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L’EXCELLENCE, C’EST ICI ET MAINTENANT

Posté par othoharmonie le 14 août 2014

 

 

images (2)Lorsque je me suis demandé pourquoi je finissais toujours par éprouver ce sentiment désagréable après chaque dîner entre amis, je me suis aperçue que c’était parce que j’étais perfectionniste. Comme la perfection n’existe pas, chercher à l’atteindre conduit inévitablement à un sentiment d’échec. Je voulais donner le meilleur de moi-même, mais essayer d’être parfaite était épuisant et démoralisant, alors j’ai décidé depuis de viser plutôt l’excellence. Cela signifie que tout en continuant à m’appliquer dans ce que je fais, j’y trouve aussi du plaisir. 

Je suis présentement une perfectionniste en réhabilitation. Il m’arrive de rechuter, mais je m’améliore ; Le cheminement a été long et difficile pour passer de croire que je devais tout faire d’une certaine façon à comprendre qu’il vaux mieux viser l’excellence que la perfection. 

Un diner « parfait à tous points de vue » m’épuisait, m’irritait et me laissait insatisfaite, tandis qu’un « excellent » diner me permet de me sentir appréciée et aimée. J’ai maintenant l’impression d’avoir passé du temps de qualité avec des amis ou de la famille et je me sens capable de jouir des préparatifs tout en me relaxant et en ayant du plaisir avec mes convives. 

J’ai découvert que je peux organiser une très belle soirée tout en passant du temps avec les gens que j’aime, car je leur permets de partager le processus avec moi. J’accepte qu’ils apportent quelque chose et qu’ils m’aident à terminer les préparatifs. Autrement dit, je n’essaie plus de tout faire toute seule comme avant. J’ai par ailleurs compris que c’est moi que les gens viennent voir et non pas ma maison, qui peut donc ne pas être immaculée. Je prépare souvent un seul plat moi-même et j’achète les autres chez un traiteur, ce qui me laisse plus de temps avec mes invités et m’évite de passer toute la soirée dans la cuisine. Enfin j’accepte qu’on m’aide à tout ranger ensuite. Certains penseront que tout cela est parfaitement courant et normal, mais ce fut une révélation pour moi de prendre conscience que je pouvais donner une soirée, organiser une réunion ou un séminaire sans essayer d’être parfaite. Sans compter que je pouvais y trouver du plaisir en plus. 

Ce concept qui consiste à choisir l’excellence plutôt que la perfection peut être appliqué à de nombreux autres aspects de la vie. Chercher à être parfait exige beaucoup de concentration et sape toute notre énergie ; il devient alors impossible de savourer le moment présent. Vous vous rendrez compte qu’en accordant autant d’importance à toutes sortes de petits détails, votre esprit n’a plus la possibilité nécessaire pour se relaxer ni pour jouir de ce qui compte vraiment. En revanche, viser l’excellence a davantage à voir avec l’intention que le résultat escompté et vous met dans un meilleur état d’esprit. 

Je crois que nous avons toujours le choix d’entrer dans l’énergie de l’excellence ; Cela commence par faire en sorte que nos pensées et nos paroles – le langage qu’on utilise avec soi-même et les autres – soient valorisantes ; Par exemple, si quelqu’un vous complimente sur votre apparence, votre maison ou un tableau que vous avez peint. Plutôt que de répondre en minimisant la réalité ou en vous diminuant – exemples : « Tu n’as pas vu de quoi j’ai l’air avant de me maquiller », « d’habitude, tout n’est pas si impeccable » ou « je pense que les couleurs sont trop ternes » – toutes des déclarations dont les perfectionniste sont friands, dites donc simplement « merci » et vous serez dans l’excellence. Cela démontrera que vous avez fait de votre mieux et que vous acceptez élégamment le compliment pour vos efforts. 

De plus, l’excellence ne se situe pas dans l’avenir, mais dans le présent immédiat. Elle ne consiste pas à surpasser les autres ni à essayer d’être parfait, mais à accueillir tout ce qui se trouve en vous et autour de vous avec appétit et avec joie, même quand tout ne se passe pas comme vous l’aviez souhaité ; l’excellence consiste à accepter que ce que vous avez vaut la peine d’être apprécié, au lieu de vous plaindre que ce n’est pas suffisant. C’est voir le meilleur de vous-même, dans votre vie comme chez les autres… et prendre le temps de l’apprécier et d’en jouir. 

La vie est imprévisible et parfois complexe : le temps nous manque, nous avons de mauvaises journées et, parfois, la coupe est pleine. C’est ainsi et nous n’y pouvons rien. Le secret consiste à ne pas se laisser embourber dans des détails sans importance ; Plutôt que de chercher à tout rendre parfait, contentez-vous de faire de votre mieux avec ce que vous avez. Vous serez surpris de constater que les choses prennent parfois une tournure inattendue. 

Si vous êtes comme moi et avez tendance à imaginer comment les choses pourraient être parfaites – et donc à vous sentir déstabilisé lorsqu’elles ne le sont pas – le défi consiste à lâcher prise à l’égard de cet idéal inaccessible. Acceptez et accueillez ce que la vie vous offre, surtout quand c’est difficile. Si un aspect de votre vie n’est vraiment pas parfait, dites-vous (et au monde entier) « c’est comme ça et c’e t tout » voilà. 

Imaginez que vous avez posé un sac de citrons frais sur vote comptoir de cuisine et que vous attendez des convives pour dîner. Peut-être aviez-vous planifié de confectionner la meilleure tarte au citron du monde, mais vous manquez de temps. Tout espoir d’une belle soirée s’envole-t-il pour autant ? Bien sûr que non. Pourquoi ne pas préparer de la limonade fraîche que vous servirez avec une feuille de menthe à vos invités ou laver les fruits et les disposer dans un bol sur la table à café du salon pour ajouter une note décorative. Il s’agit de cesser de vous blâmer si la situation ne correspond pas à votre plan de départ. Acceptez-la et tire-en le meilleur parti. C’est le premier pas vers l’excellence. Le deuxième consiste à chercher ce que vous pouvez faire pour améliorer la situation. 

Entretenez toujours l’esprit de la joie plutôt que le spectre du jugement et du découragement dans la vie. De cette façon, quand la vie vous donnera des citrons, vous saurez quoi faire ; De la limonade, bien entendu !

 

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Krishnamurti ou la connaissance de Soi

Posté par othoharmonie le 14 août 2014

 

extrait du livre « De la connaissance de soi »

images (1)« Je ne sais pas si vous avez remarqué que lorsque vous vous livrez à l’introspection, lorsque vous regardez en vous-mêmes en vue de vous changer, il y a toujours une vague de dépression. Il y a toujours une vague de mauvaise humeur contre laquelle il vous faut batailler; vous êtes obligé de vous examiner de nouveau afin de dominer cette humeur, et ainsi de suite. 

L’introspection est un processus qui consiste à transformer ce qui est en quelque chose qui n’est pas. Il est clair que c’est exactement ce qui se produit lorsque nous faisons de l’introspection, lorsque nous nous complaisons en cette action particulière. En cette action il y a toujours un processus d’accumulation, le » je » examinant quelque chose dans le but de le changer. 

Il y a donc toujours une dualité en état de conflit, et par conséquent un processus de frustration. Il n’y a jamais d’affranchissement; et comme on sent cette frustration, il en résulte une dépression.

Mais la lucidité est entièrement différente. La lucidité est l’observation sans condamnation. La lucidité engendre la compréhension, car elle ne comporte ni condamnation ni identification, mais une observation silencieuse. 

Si je veux comprendre quelque chose, je dois évidemment l’observer, je ne dois pas critiquer, je ne dois pas condamner, je ne dois pas le poursuivre comme étant un plaisir ou l’éviter comme étant un déplaisir. 

Il faut qu’il y ait simplement la silencieuse observation d’un fait. Il n’y a pas de but en vue, mais une perception de tout ce qui survient. Cette observation, et la compréhension de cette observation cessent lorsqu’il y a condamnation, identification ou justification. 

L’introspection est une amélioration de soi, et par conséquent l’introspection est égocentrique. La lucidité n’est pas une amélioration de soi. Au contraire, c’est la fin du moi, du « je » avec toutes ses idiosyncrasies, ses particularités, ses souvenirs, ses exigences, ses poursuites. 

Dans l’introspection, il y a identification et condamnation. 

Dans la lucidité, il n’y a ni condamnation ni identification; par conséquent, il n’y a pas d’amélioration du soi: il y a une immense différence entre les deux. L’homme qui veut s’améliorer ne peut jamais être lucide, parce que l’amélioration implique une condamnation et l’obtention d’un résultat, tandis qu’en la lucidité il y a observation sans condamnation, sans déni ni acceptation.

Cette lucidité commence avec les choses extérieures, elle consiste à être conscient, à être en contact avec les objets, avec la nature. Tout d’abord, on perçoit avec lucidité les choses qui vous entourent, on est sensible aux objets, à la nature, ensuite aux personnes, ce qui veut dire être en relation, et ensuite il y a la perception lucide des idées. Cette lucidité -qui consiste à être sensible aux choses, à la nature, aux personnes, aux idées – n’est pas composée de processus différents, mais est un seul processus unifié. C’est une constante observation de tout, de chaque pensée, sentiment et acte à mesure qu’ils surgissent en nous-mêmes. Et comme la lucidité n’est pas condamnatoire, il n’y a pas d’accumulation. Vous ne condamnez que lorsque vous avez un critérium, ce qui veut dire accumulation, et par conséquent amélioration du moi. Être lucide c’est comprendre les activités du moi, du « je » dans ses rapports avec les gens, avec les idées, avec les choses. Cette lucidité est d’instant en instant et, par conséquent, n’est pas obtenue par des exercices. 

Lorsque vous vous exercez à une chose, elle devient une habitude; et la lucidité n’est pas une habitude. 

Un esprit routinier n’est plus sensitif, un esprit qui fonctionne dans l’ornière d’une action particulière est obtus, n’a pas de souplesse; tandis que la lucidité exige une continuelle souplesse, une grande vivacité. 

Cela n’est pas difficile: c’est ce que vous faites tous lorsque quelque chose vous intéresse, lorsque cela vous intéresse d’observer votre enfant, votre femme, vos plantes, vos arbres, vos oiseaux. Vous observez sans condamnation, sans identification; par conséquent, dans cette observation il y a une complète communion, l’observateur et l’observé sont complètement en communion. C’est cela qui, en fait, a lieu lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose. 

Ainsi, il y a une très grande différence entre la lucidité et l’amélioration auto-expansive du soi qu’est l’introspection. L’introspection mène à la frustration, à de nouveaux et plus vastes conflits, tandis que la lucidité est un processus qui nous affranchit de l’action du moi; elle consiste à être conscient de vos mouvements quotidiens, de vos actions, et à être conscient des autres personnes, de les observer. Vous ne pouvez faire cela que lorsque vous aimez. Lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose; et lorsque je veux me connaître, connaître mon être entier, le contenu total de moi-même et pas seulement une couche ou deux de ma conscience ».

 

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« De la Connaissance de soi » Krishnamurti 

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