Que faire face à l’extra-ordinaire

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

Que faire lorsque nous sommes confrontés à une expérience inexpliquée ? John E. Mack a eu, le premier, un rôle déterminant sur le changement de regard posé par la science sur ce sujet. Sa rencontre en 2003 avec Stéphane Allix a contribué à la fondation de l’INREES en 2007 avec une ligne de conduite immuable : écouter sans juger.

images (9)Comment ne pas être bouleversé à l’écoute de ces personnes qui affirment vivre des expériences, souvent traumatisantes, au cours desquelles elles sont « enlevées » par des êtres minces aux yeux immenses, venus d’ailleurs et qui entrent chez eux par des moyens inconnus ? Elles parlent de dématérialisation de leur corps, emporté pendant quelques heures puis ramené là où il était, ou encore de « missing time », un laps de temps qui peut durer plusieurs heures et qui semble comme effacé de leur mémoire. Lors de ces expériences, les témoins sont éveillés et parfaitement conscients. Ils n’ont pas rêvé et savent qu’ils viennent de vivre une expérience « impossible » à expliquer. En témoignant, ces gens prenaient encore récemment le risque d’être pris pour des fous ou des menteurs. Ils vivaient pourtant dans la terreur car généralement les expériences se renouvellent. Mais les choses changent et depuis peu, quelques scientifiques, pour la plupart des professionnels en santé mentale, se penchent sérieusement sur ces expérienceurs de l’extraordinaire. Ils les déclarent sains d’esprit, crédibles, sincères et confirment que ce qu’ils vivent, même si on ne sait pas l’expliquer, est réel. Les témoignages, collectés dans des pays différents, se recoupent. Enfants ou adultes, les « enlevés » voient et vivent les mêmes choses, les racontent et les dessinent de la même façon, depuis le premier témoignage recueilli en 1902. 

Quelle attitude adopter devant l’extraordinaire ? Comment cesser de penser que ce que nous ne comprenons pas est impossible ? Cette question est la base même de la fondation de l’INREES, et le phénomène des « enlevés » est probablement le thème qui illustre le mieux cette question, parce qu’il bouleverse notre système de pensée lui-même. 

c’est sur cette réflexion que Stéphane Allix a proposé de continuer la soirée, revenant sur nos tentatives d’exploration de l’inconnu et sur le cheminement intellectuel qui a été le sien tout au long de son enquête : « Le réflexe est de ne pas y croire. Parce que nous sommes formatés comme ça. Il m’a fallu des années pour acquérir une construction mentale qui me permette d’écouter, sereinement et sans juger, des récits surprenants. » Journaliste d’investigation, ex-reporter de guerre, le Président et fondateur de l’INREES a l’habitude d’être confronté à des situations ou des témoignages hors du commun. Lorsqu’en 2003 une chaîne télévisée lui commande un documentaire sur les exoplanètes, sa curiosité est piquée. Il commence progressivement à s’intéresser aux PAN, phénomènes aériens non-identifiés, en découvrant qu’un nombre important de scientifiques travaillent sur le sujet et que même l’Armée et la Défense Nationale semblent prendre ce phénomène au sérieux. Il étudie les rapports, les enquêtes, s’informe et rencontre ces gens qui disent avoir vu « quelque chose ». Le déclic s’opère lorsqu’il lit les témoignages de deux officiers de l’Armée de l’Air, le Capitaine Krine et le Colonel Giraud qui rapportent, une fois à la retraite, l’étrange rencontre qu’ils ont faite, chacun à un moment différent dans les années 1970-1980. Ces deux pilotes expérimentés et entraînés affirment qu’un ovni est soudain apparu aux côtés de leur appareil, les a accompagnés un moment puis a effectué une manœuvre à une vitesse insensée, impossible à atteindre non seulement à l’époque mais encore maintenant ! Un mot, surtout, interpelle Stéphane Allix : ces officiers décrivent le comportement de l’ovni comme « tactique et intelligent. » Voilà l’outil qui lui manquait ! « En tant que journaliste d’investigation, j’ai besoin de faits crédibles pour démarrer une enquête. Or, à ce moment-là je suis stupéfait de toujours trouver des faits avérés et des personnes crédibles. » 

Stéphane AllixIl poursuit ainsi ses recherches et découvre que l’Université d’Harvard a consacré un colloque au phénomène des « enlèvements extraterrestres » quelques années auparavant. Il rencontre alors, en 2003, le professeur de psychiatrie John E. Mack à Boston. Cet éminent psychiatre, reconnu et respecté par ses pairs, compte plusieurs « enlevés » parmi ses patients.« Je sens qu’avec cet homme, je vais pouvoir aller plus loin car son travail est différent et suggère un changement d’attitude radical de notre part. Il propose simplement d’écouter, sans chercher à prouver quoi que ce soit, d’accueillir ces patients comme n’importe quels autres et de voir si une pathologie se dégage de leur récits. Avant de le rencontrer, j’ai lu son étude clinique, un livre de 600 pages intitulé « Abduction » dans lequel il décrit treize cas d’abduction. 

John E. Mack n’est pas un illuminé. Son honnêteté intellectuelle, sa profonde implication dans son travail avec les expérienceurs, son humilité face à ces récits extraordinaires, lui ont permis de se poser une question fondamentale : « dois-je croire mon diagnostic (ils sont sincères) ou ma vision du monde (c’est impossible) ? » Il décide de suivre sa propre conviction. Car ces patients ne présentent aucune psychose, ils sont traumatisés par ce qu’ils vivent mais leur récit, leur attitude, leur comportement, indiquent qu’ils n’ont pas rêvé, ni inventé ce qu’il racontent. 

« c’était incroyablement courageux, surtout pour un grand scientifique ! » commente Stéphane Allix « Le changement fait toujours peur mais il s’agissait là de changer de paradigme, de système de pensée, de changer sa lecture du monde… Il se disait : après tout, pourquoi serions-nous forcés de choisir entre j’y crois ou je n’y crois pas ? Décidons juste d’écouter, on verra bien. c’est exactement la ligne que nous avons choisie en fondant l’INREES : créer un espace d’écoute pour l’extraordinaire, l’inconnu, l’inconcevable. » 

Tous les « enlevés » du monde entier décrivent la même chose, depuis le début. Mais la façon dont ils vivent cette situation semblent varier légèrement selon leur niveau d’éducation et de spiritualité. Et nous voici au cœur du débat : où est vraiment le problème ? La peur que suscitent les phénomènes extraterrestres ne vient-elle pas de notre incapacité à la concevoir ? « Après cette première semaine à Boston au cours de laquelle j’ai rencontré John E. Mack et quelques-uns de ses patients enlevés, j’ai regardé la Terre » confie Stéphane Allix « et je me suis dit que ma réalité ne serait plus jamais la même. j’avais pris conscience du champ immense de l’inconnu qu’il nous restait à découvrir. »

Que faire face à l'extra-ordinaire dans Astrologie et Esotérisme couv_109Extraterrestres : l’Enquête, Stéphane Allix
Albin Michel (Septembre 2006 ; 324 pages)
Collection : ESSAIS DOC.

Enlevés 
Réalisé par Stéphane All
Bonne Pioche

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