• Accueil
  • > Archives pour septembre 2014

«Mind Map» schéma mental

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 par Olivier Desurmont

 

images (5)Une «Mind Map» ou carte mentale est un schéma arborescent permettant de représenter visuellement le fonctionnement et le cheminement associatif de la pensée. Son utilisation, appelée «Mind Mapping», peut littéralement booster la créativité et la structure de tout sujet qui y est exposé. 

L’objectif premier d’une carte mentale est de permettre la mise en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée et les informations qui leur sont associées. La structure même d’une «Mind Map» est en fait une sorte de diagramme qui représente l’organisation des liens entre différentes idées ou des liens hiérarchiques entre différents concepts. À l’inverse du schéma conceptuel classique, les «Mind Maps» offrent une représentation arborescente de données imitant ainsi le cheminement et le développement de la pensée. 

Origines du concept

D’abord imaginé par Aristote, le concept a été formalisé par un psychologue anglais, Tony Buzan. L’idée lui vint alors qu’il écrivait «Une encyclopédie du cerveau et de son utilisation» [An Encyclopedia of the Brain and Its Use] en 1971, ce qui lui fût fort utile ! Il est vrai que les années ‘70 virent le plein essor de la théorie de la spécialisation hémisphérique : les activités de l’hémisphère gauche du cerveau concerneraient davantage la logique, la pensée rationnelle, le classement, le langage et les activités de l’hémisphère droit seraient davantage la créativité, la pensée holistique, la capacité de synthèse. 

Au-delà d’une localisation des facultés cérébrales dans des aires spécifiques [ce qui reste controversé par la neurologie contemporaine], c’est surtout le recensement des facultés cérébrales naturelles qui intéressa Tony Buzan. Ainsi, selon lui, contrairement aux possibilités offertes par le cerveau, nos habitudes de réflexions et d’écriture ont tendance à fortement privilégier certaines capacités au détriment d’autres. Les notes classiques omettent souvent l’utilisation de couleurs, de rythme, de dessins, de liens, d’ajouts, etc…

Certains psychologues et linguistes prétendent également que seuls quelques mots-clés appelés «mots de rappel» sont nécessaires à la compréhension et la mémorisation d’un texte. 

Ces mots ne représenteraient que 10% à 20% des mots employés dans un texte. En français, l’expression «carte heuristique» est apparue pour la première fois dans le livre «Organisez vos idées avec le Mind Mapping1» publié en français en 2004. Le terme «heuristique » vient du grec ancien eurisko, «je trouve».

Pourtant, si ce terme est assez répandu, il existe de nombreuses tentatives de traduction qui essaient de reprendre l’idée de «Mind Map». C’est ainsi que l’on trouve aussi : «carte des idées», «schéma de pensée», «carte de l’esprit», «carte de la pensée», «arbre à idées» ou encore «topogramme»… Néanmoins, beaucoup d’auteurs, d’utilisateurs et de formateurs, conservent le nom anglais «Mind Map» [et «Mind Mapping»], pour insister sur certains principes fondamentaux et certaines qualités du concept initial.

 

Mise en oeuvre

Une «Mind Map» se construit comme suit : au centre le thème ou sujet en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en images et mots-clés, etc… [voir illustration page suivante]. 

Le moyen le plus facile de bien comprendre comme fonctionne une carte heuristique est de la comparer au réseau routier d’une ville. Les routes principales partant du centre, représentent les idées clés d’un projet. Les routes secondaires ou les embranchements représentent un degré de granularité supplémentaire,  Etc… 

La carte mentale reprenant la façon dont le cerveau fonctionne, il est très facile de s’approprier le concept.

Elles peuvent être dessinées en utilisant simplement une feuille de papier et des feutres ou, mieux, des crayons de couleurs. Un grand tableau noir ou blanc permet le travail à plusieurs sur le même arbre. Même si, à l’heure actuelle, on utilise souvent des outils informatiques pour en créer, les cartes datent de bien avant la banalisation des ordinateurs. 

Le «Mind Mapping» est donc une représen tation, sur un support extérieur, de la pensée naturelle [dont la caractéristique est d’être «irradiante» selon Tony Buzan] et peut, par conséquent, représenter tous les types de relations.

C’est pourquoi plusieurs occurrences d’une même information peuvent apparaître à différents endroits d’une «Mind Map» où l’on trouve quasiment nécessairement des flèches, associations et mises en relation entre différentes branches d’une «Mind Map» . En effet, toutes les cartes heuristiques ont une chose en commun. Elles ont une structure organisationnelle intuitive qui part du centre et utilise des liens, des symboles, des mots, des couleurs et des images rappelant à notre cerveau quel était le concept de base.

Le «Mind Mapping» peut ainsi convertir une longue liste d’informations monotones en un diagramme coloré, facilement mémorisable et organisé de façon optimale par rapport à un projet spécifique. 

Des caractéristiques fractales

Une autre de ses caractéristiques intéressantes  est la possibilité d’y placer d’autres «arborescences » en tant qu’éléments, ceux-ci pouvant parfois eux-mêmes inclure l’arbre initial. Ce mécanisme affranchit donc les cartes mentales de la contrainte d’une représentation purement hiérarchique. On retrouve d’ailleurs le même comportement dans les arborescences  de fichiers en informatique, où un dossier peut contenir un lien [notion de raccourci ou de lien symbolique] vers n’importe quel autre dossier, autorisant par là même qu’un de ses sous-dossiers contienne ce même raccourci. Ainsi, une idée [un noeud de l’arbre] peut appartenir à plus d’une branche de l’arbre. Dans ce cas, parler d’arbre est un peu abusif : le terme adéquat serait davantage «graphe». 

De nombreuses applications

La «Mind Map» a de nombreuses applications potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent : la prise de notes et la remise en forme de ces notes, la préparation d’un exposé ou d’un discours, le brainstorming, l’aide au résumé, la structuration d’un projet, la révision et la clarification d’idées, l’identification de mots clefs, la visualisation d’organisation complexe d’idées, l’aide à l’apprentissage mnémotechnique, l’organisation de l’accès à un ensemble de fichiers, … pour n’en citer que quelques-uns. Les cartes mentales ont démontré qu’elles augmentent les compétences organisationnelles, la créativité, la mémorisation et qu’elles permettent une meilleure compréhension du sujet. 

Evidemment, concevoir le «Mind Mapping» comme unique système de représentation hiérarchique peut être limitant pour certains types de problèmes. Effectivement, les mêmes choses auront parfois des représentations hiérarchiques différentes en fonction de choix arbitraires de l’utilisateur. Ainsi, chacun imprégnera la «Mind Map» de sa personnalité, de sa compréhension et de la direction unique de son questionnement ! 

images (6)

A VOIR   «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et Jean-Luc Deladrière chez Dunod.

Références : “Organisez votre vie avec le Mind-Mapping côté tête et côté coeur” de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne

chez InterEditions, «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et

Jean-Luc Deladrière chez Dunod, Wikipédia & www.optimind.be

Publié dans Travail sur soi ! | Pas de Commentaire »

Thérapie crânio-sacrée

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

les rythmes au coeur de l’écoute par Olivier Desurmont

images (2)La thérapie crânio-sacrée est une méthode d’évaluation et de traitement dont le but est de corriger les différentes restrictions qui affectent l’unité crâne-sacrum et le système tissulaire conjonctif [fascia], de sorte que les méninges ainsi que les os du

crâne retrouvent leur liberté de mouvement naturelle et que le rythme crânio-sacré soit restauré. 

C’est au début du 20ème siècle que les premières techniques dites de «traitement crâniosacré » furent développées par le Dr. William Garner Sutherland qui, sur la base de l’ostéopathie classique, élabora une forme spécifique d’ostéopathie crânienne. Après avoir expérimenté la recherche des mouvements crâniens, dans un premier temps sur lui-même, puis sur les autres, il découvrit que la mobilité du sacrum était synchronisée avec la mobilité Crânienne. 

Dans ses recherches, le Dr. Sutherland fit une autre découverte importante : il constata que derrière ce mouvement rythmique du liquide céphalo-rachidien, se trouvait une grande force qui initiait ce dernier. Il nomma cette force le «souffle de vie», dans le sens d’une «étincelle qui met en route le système crânio-sacré». Ce «souffle de vie» s’exprime dans tout le corps, il est directement lié à la respiration tissulaire du système nerveux central et régule l’ensemble des fonctions corporelles. 

Depuis, plusieurs ostéopathes, comme H.J. Magoun, puis V. Frymann et J.E. Upledger ont travaillé et affiné ce concept cranio-sacré. C’est  d’ailleurs ce dernier, J.E. Upledger, qui utilisa pour la première fois, dans les années ‘70, le terme spécifique de «thérapie crânio-sacrée». Cette terminologie vient de ces deux pôles - crâne et sacrum – qui forment une unité dans laquelle le liquide céphalo-rachidien pulse de manière rythmique. Ce rythme se transmet à tout le corps et influence le développement et les facultés de fonctionnement de l’individu dans son ensemble. 

Le Mouvement Respiratoire Primaire

En plaçant ses mains sur les parties supérieures et latérales du crâne, le praticien en thérapie crânio-sacrée éprouve à un moment donné, la sensation d’un élargissement et d’un rétrécissement subtils du crâne. Ce mouvement se produit de 6 à 12 fois par minute. Le Dr. Sutherland expliquait ce «Mouvement Respiratoire Primaire» comme la résultante de plusieurs facteurs : la “motilité” du cerveau et de la moelle épinière, la fluctuation du liquide céphalo-rachidien, la mobilité des membranes intra-crâniennes et intraspinales et la mobilité des os du crâne. Le «Mouvement Respiratoire Primaire» serait la somme de ces composantes. Ce rythme subtil réagit aux traumatismes, aux  maladies, au stress psychologique, aux efforts physiques et à la respiration. Une inspiration et une expiration forcées peuvent, par exemple, avoir une action sur son amplitude, alors que le stress augmente son rythme.

 

Le corps-unité

La thérapie crânio-sacrée considère le corps comme une unité fonctionnelle, qui englobe également l’esprit. Toutes les structures du corps sont directement ou indirectement reliées par les tissus conjonctifs [fascias]. Ces derniers peuvent être considérés comme une sorte de «filet» dans lequel sont enveloppés le crâne, la moelle épinière, tous les organes, les os, les muscles, les articulations, les vaisseaux sanguins et les nerfs. Les restrictions au niveau des tissus conjonctifs peuvent donc provoquer de nombreux problèmes à de nombreux endroits de l’organisme. Les douleurs dans la nuque peuvent, par exemple, trouver leur origine au niveau du cou, mais aussi ailleurs dans le corps via le «réseau» formé par le tissu conjonctif. En offrant au corps résistance et protection, il est important que ce tissu conjonctif puisse rester parfaitement mobile. La thérapie crânio-sacrée propose différentes approches qui se complètent de manière optimale pour réinsuffler au corps cette subtile mobilité.

 

Et concrètement ?

Les traumatismes, le stress, les troubles émotionnels, toutes nos difficultés de vie, affectent le «Mouvement Respiratoire Primaire» dans la qualité de son rythme et de son amplitude, amenant parfois un trouble spécifique ou un déséquilibre au niveau de la santé en général. Par une écoute profonde et la qualité de son toucher, le thérapeute identifie les zones de restriction dans le corps du patient. Il encourage ainsi la restauration du rythme et facilite le retour vers le bien-être et l’équilibre. La thérapie crânio-sacrée est une technique douce, non agressive [les pressions dépassent rarement 5 g.] et qui «travaille» sur les membranes et le liquide céphalo-rachidien, entourant le cerveau et la moelle épinière. 

Le patient est allongé sur une table de massage, il reste habillé et reçoit le toucher du thérapeute à différents points d’écoute : le crâne, le sacrum, les pieds ou tout autre partie du corps. Il peut ainsi ressentir de la détente, de petits tremblements, parfois de la chaleur, des courants ou des pulsations qui sont les effets de la circulation des fluides dans le corps. Il en résulte souvent une profonde relaxation, un sentiment de se retrouver avec soi-même dans un profond bien-être amenant une possible amélioration physiologique et psychique. 

L’écoute des rythmes crânio-sacrés permet la libération de nombreuses restrictions en invitant le corps à retrouver son intelligence naturelle à se réorganiser et à s’auto-guérir. Le traitement crânio-sacré donne au corps les moyens de retrouver son homéostasie en le libérant des blocages physiques, psychosomatiques et existentiels. 

Un large spectre d’applications

Cette thérapie, à la fois subtile et puissante, s’adresse à tous : adultes et personnes âgées, femmes enceintes, enfants et nourrissons, personnes fragilisées ou stressées. Ses bénéfices sont vastes car son action est à la fois : relaxante, préventive et thérapeutique. Elle agit sur toutes les structures du corps : le système musculo-squelettique, nerveux, cardio-vasculaire, immunitaire, endocrinien, les organes et les fascias, l’énergie vitale, les aspects psychologiques conscients et inconscients et les troubles existentiels.

images (4)Ainsi, elle trouve des applications sur des symptômes très larges, tels que : les troubles du système nerveux [sommeil, tensions psycho-émotionnelles, anxiété, dépression, fatigue, stress,…] ; les problèmes liés aux changements qui perturbent l’équilibre du corps [étapes de vie, maladie, vieillissement, etc…] ; les douleurs, tensions et malaises divers [en renforçant la mobilité des articulations, ainsi que les fonctions du système immunitaire et des organes] ; les empreintes laissées par des vécus traumatisants ; mais aussi le développement d’une plus grande conscience de soi et de son vécu corporel. 

Le corps est un instrument d’une grande intelligence, doté de tous les moyens pour maintenir sa structure et ses systèmes en équilibre. Par une facilitation de la circulation du liquide cérébro-spinal et des fluides dans tout le corps, le praticien en thérapie crânio-sacrée offre une aide précieuse pour relancer les processus naturels d’auto-guérison et permettre de retrouver un fonctionnement sain et équilibré. 

Références : Thérapie crânio-sacrée Tome 1, de Jon-D Vredevoogd, John-E Upledger aux Ed. Satas

- Au coeur de l’écoute. Livre 1, Une approche visionnaire de la thérapie cranio-sacrée d’Hugh Milne aux Ed. Sully – upledger.be – therapiecraniosacrale.fr & l’Association Professionnelle Procranio.be

 

Publié dans Guérir en douceur | Pas de Commentaire »

Cherchez l’info, chassez l’intox

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

par Charline Nocart

Début février, La Libre titrait «Les Belges n’ont jamais consommé autant de médicaments». Depuis 2004, le nombre de médicaments prescrits a progressé de   5% en Belgique et les autres pays ne sont pas en reste ! Notre société a-telle fini par donner raison au célèbre Dr Knock selon lequel «les gens bien portants sont des  malades qui s’ignorent» ?

 téléchargement (11)

Petit tour d’horizon d’une dérive sur ordonnance… 

Avant toute chose, il importe de définir ce qui déclenche tellement de passion, que cela soit auprès de ses producteurs, de ses consommateurs, comme de ses détracteurs… le médicament. Commune à l’ensemble des pays de l’Union Européenne, la définition du médicament va fixer les limites, mais aussi les enjeux de son utilisation et de sa mise sur le marché. Le code de la Santé publique [article L.5111-1] définit ainsi le médicament comme : 

«toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou  préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique». 

Dans cette définition, les notions de guérison ou de prévention des maladies sont fondamentales… mais correspondent-elles pour autant à la réalité du terrain ? Les chiffres alarmants de la hausse spectaculaire de consommation de médicaments sont-ils vraiment synonymes de meilleure santé ou sont-ils, au contraire, le reflet d’un état sanitaire de la population en plein déclin ? 

Des chiffres… entre grandeur et décadence

En 2012, le marché mondial du médicament représentait 856 milliards de dollars, soit environ 645 milliards d’euros ! Cela représentait, par rapport aux années ‘90, un triplement des budgets ! En tête de liste des plus grands consommateurs de médicaments : les USA, le Japon et, plus proche de nous, la France. Avec une dépense moyenne de santé de 350 euros par habitant et par an, la patrie de Pasteur est le berceau d’une longue tradition pharmaceutique, mais également un lieu de consommation médicamenteuse effrénée. Les classes de médicaments en tête de vente y sont : les médicaments à visée cardiovasculaire [hypocholestéroléminants, beta-bloquants,…], les anti-dépresseurs [leur consommation dans les pays de l’OCDE a augmenté de 60% ces dix dernières années !!], les médicaments du système  nerveux [anti-douleurs, anxiolytiques,…] et les antibiotiques. 

Sur les 36 milliards d’euros annuels de dépenses de médicaments en France, au moins un tiers serait, selon le Professeur Philippe Even - auteur du livre polémique «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» [voir encadré page 19] - injustifié au regard de leur utilité pour la santé ! Entrer dans l’examen de la ruine du système de santé et du «trou de la sécurité sociale» engendré par cette consommation serait certes intéressant, mais moins sans doute que son impact sur la santé publique.

Car si, comme le décrit le Prof. Even et comme vient encore de le défendre l’association belge de défense des consommateurs Test Achats, près de 40% des médicaments ont une efficacité faible, voire nulle en terme d’amélioration de la santé du patient, 19% des médicaments présenteraient des effets secondaires notables et 5% des risques majeurs pour la santé ! 

Dans un document datant de 2010 et traitant de l’usage rationnel des médicaments, l’Organisation Mondiale de la Santé [OMS] déclare également que «Plus de 50% des médicaments ne sont pas prescrits, délivrés ou vendus comme il convient et la majorité des patients ne prennent pas correctement leurs médicaments. La consommation exagérée, insuffisante ou erro née des médicaments a des effets nocifs pour les personnes et dilapide les ressources». 

Santé en danger ?

Ces chiffres posent la question de l’intérêt sanitaire d’une telle consommation médicamenteuse. On désigne par «iatrogénèse [littéralement : «provoqué par le médecin»] médicamenteuse » l’ensemble des conséquences néfastes sur la santé individuelle ou collective de la prise de médicaments. Ces conséquences peuvent avoir plusieurs origines : le médicament lui-même, son association avec d’autres médicaments ou aliments, son incompatibilité  avec l’état du patient, ou encore une erreur de prise. 

images (9)Aux Etats-Unis, près de 1,5 million d’hospitalisations par an en découleraient ! Avec entre 150.000 et 300.000 hospitalisations et près de 15.000 décès annuels, la France affiche également des chiffres qui font frémir ! Parmi les victimes, les personnes âgées sont les plus touchées, le nombre de maladies augmentant avec l’âge, de même que le risque de se tromper lors de la prise du traitement. Souvent polymédiqués, les seniors sont donc deux fois plus touchés que le reste de la population. La moitié des effets indésirables des médicaments [EIM] seraient imputables aux médicaments à visée cardiovasculaire [statines,  betabloquants,…]  et un quart aux médicaments du système nerveux. Aux USA, les «EIM» sont la 4ème à 6ème cause de mortalité et leur impact  économique va de 30 à 130 milliards de dollars annuels… mais que dire de leur impact humain ? 

A qui la faute ?

Si la responsabilité est partagée en matière de surconsommation de médicaments et de risques associés, de nombreux scandales ont mis en lumière la responsabilité écrasante de l’industrie pharmaceutique dans la survenue d’accidents médicamenteux. Citons notamment le cas du Thalidomide. Commercialisé sous le nom de Softénon, ce médicament, prescrit comme anti-nauséeux aux femmes enceintes et mis sur le marché en 1958 en a été retiré en 1962. Il avait été administré à de futures mamans dans 48 pays et fut responsable de nombreuses et graves malformations de naissance [les «bébé softenon» sont pour la plupart nés sans membres ou avec des membres atrophiés]. Ce drame est d’ailleurs à l’origine du changement de législation dicté par la FDA [«Food and Drug Administration», agence du médicament américaine délivrant les Autorisations de Mise sur le Marché [AMM] aux Etats-Unis] à partir de 1962 et qui obligea désormais les firmes pharmaceutiques à prouver l’innocuité de leur médicament, son efficacité dans le traitement de la maladie pour lequel il est conçu. La firme doit aussi faire état des effets indésirables du médicament et fournir aux médecins toutes les informations permettant l’évaluation de la balance bénéfice risque liée à sa prise. 

De nombreux scandales suivront tels que ceux du Distilbène [médicament prévenant soi-disant les fausses couches et responsable de dysfonctionnements gynécologiques sur plusieurs générations], du Vioxx [anti-inflammatoire commercialisé de 1998 à 2004 et responsable d’un risque cardiovasculaire majoré]. Plus récemment, le Médiator [coupe-faim responsable d’un triplement du risque d’atteinte cardiaque par valvulopathie et laissé sur le marché… 33 ans !!] montre hélas que la synergie des mensonges, corruptions de médecins, falsification d’études et autres malversations des industries pharmaceutiques, alliée aux dysfonctionnements des agences de contrôle du médicament [FDA aux USA, AFSM en France, AFMPS en Belgique,…] et au laxisme des gouvernements, génèrent une machinerie titanesque au sein de laquelle même les meilleures volontés médicales se retrouvent broyées… et que dire des victimes ?! 

Le Réseau Cochrane a ainsi montré que les résultats d’études financées par les industries pharmaceutiques sont 5 fois plus favorables aux médicaments que ceux d’études financées par des organismes indépendants ! A titre d’exemple, le laboratoire Merck est transforment de nombreux bien-portants en malades imaginaires déjà détenteurs de «LA» solution… qu’il ne reste plus qu’à se faire

prescrire par un médecin, autant victime de la loi du marché que bourreau de patients qu’il n’a pas su recadrer ! 

Tous malades ???

Comment continuer à vendre plus de médicaments lorsqu’on n’en découvre plus de nouveaux, que les brevets juteux pris sur les molécules actives prennent fin et que celles-ci tombent dès lors dans le domaine public [ceci permet d’ailleurs la production de génériques, moins parvenu, en 2007, à un accord de 4,85 milliards de dollars – par lequel il n’admet pas sa culpabilité ! - afin de régler plus de 95% des 26.000 plaintes déposées à son encontre concernant le Vioxx ! Dans la majorité des cas, ces accords à l’amiable imposent aux plaignants qui l’acceptent, outre l’abandon de la plainte, un silence total sous peine de représailles en justice ! A côté de cela, la Mafia semblerait presque inoffensive ! Mais la responsabilité des patients que nous sommes n’est pas à négliger dans cette dérive ! 

Nombreux sont les médecins à dénoncer la pression mise par le patient déçu s’il ne ressort pas de la consultation avec une prescription ! La crainte de perdre sa clientèle au profit d’un collègue plus prompt à dégainer son carnet d’ordonnances est donc bien présente ! L’alliance de l’Internet comme source de renseignements sur les maladies et le matraquage publicitaire des firmes pharmaceutiques, chers que le médicament original] ? C’est simple ! Il suffit de «créer des malades» ! Comment ? C’est encore plus simple ! En modifiant les normes qui définissent la maladie ! Ces 30 dernières années, on a ainsi vu baisser les seuils du cholestérol, de la glycémie et de la tension artérielle. Des millions de personnes de par le monde sont donc devenues subitement «malades » et donc susceptibles de prendre un traitement

! Pour ne prendre que l’exemple des maladies psychiques répertoriées dans la bible de la psychiatrie, le DSM [Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders] : le nombre de celles-ci est passé de 60 dans la première édition de 1952 à plus de 400 dans la 5ème édition de 2013 !! Progrès du diagnostic pensez-vous

? Non ! Simple médicalisation du moindre de nos comportements «déviants» ! 

Les enfants sont les premiers visés ! En trente ans, l’enfant «plein de vie ayant besoin de se dépenser» s’est transformé en «hyperactif avec déficit d’attention» ! L’enfant «impertinent répondant à ses parents» est devenu porteur d’un «trouble oppositionnel avec provocation» !! Et bien sûr, la balade en forêt prêtant au défoulement et le moment de partage avec les parents ont été balayés et remplacés par des anxiolytiques, des anti-dépresseurs et, cerise sur le gâteau, la camisole chimique de la sacro-sainte Rilatine ! Rappelons quand même que celle-ci a pour effets secondaires : insomnies, dépendances, dépressions, accidents cardiaques, auto-mutilations, tentatives de suicide… et que sa molécule active est sur la liste officielle des subtances prohibées du Code Mondial Anti-Dopage ! 

Alors que faire ?

Au propre comme au figuré, il s’agit pour toute personne «d’arrêter d’avaler n’importe quoi» ! Retrouver la responsabilité de sa santé et la certitude que la solution aux problèmes de santé vient essentiellement «de  ’intérieur», surveiller son hygiène de vie et surtout interroger le système ! Le service de pharmacovigilance

belge de l’AFMPS met en outre, depuis septembre 2012, une fiche signalétique à disposition des patients afin de signaler tout effet secondaire d’un médicament. Même si des doutes sont émis sur le réel suivi apporté à ses plaintes et si une démarche similaire sur le site européen d’EudraVigilance implique d’accepter une décharge de responsabilité [!!], autant en faire usage ! 

Rappelons aussi que la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient implique que le bénéfice/risque de tout traitement lui soit expliqué. Quant aux médecins, il s’agit peut-être de leur rappeler comme le déclare le Dr Healy dans le documentaire cité ci-dessus [citation du Dr. Pinel] : «c’est bien de savoir donner un médicament pour traiter une maladie, mais c’est un art encore plus grand de savoir quand il ne faut pas traiter». 

Maladies à vendre…

Pneumologue français, Professeur Emérite de l’Université Paris Descartes et Président de l’Institut Necker, Philippe Even dénonce aujourd’hui les dérives de la médecine. Dans une récente émission diffusée par la chaîne ARTE, plusieurs intervenants, dont le directeur de la revue médicale «Prescrire» et le Professeur Even [auteur de l’ouvrage «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux»] s’expriment sur  cette création arbitraire de maladies maximisant les profits colossaux de l’industrie pharmaceutique. En modifiant les normes du cholestérol, l’industrie a ainsi multiplié par 3 [soit 36 millions d’Américains !] le nombre de « malades » potentiels ! Une aberration !!

 

A voir sur  Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=HXJlB7WESmw

 

A lire et à voir pour en savoir plus :

«La Face cachée des Médicaments» du Dr Nicole Delépine aux Editions Michalon

«Ces médicaments qui nous rendent malades» du Dr Sauveur Boukris aux Editions Cherche Midi

«Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» des Pr Philippe Even et Bernard Debré aux Editions Cherche Midi

• Documentaire sur Internet : «maladies à vendre». 

Publié dans Auto-Guérison, UNE TERRE D'ALLIANCE, Zones erronées | Pas de Commentaire »

A CHACUN SA SPIRITUALITE

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

 

Le choix des activités et l’importance relative donnée à chacune permettent d’approcher la «spiritualité » qui diffère selon chaque courant spirituel.

images (8)

 

Témoignage : Hubert Boumendil

Brièvement quel est votre parcours spirituel ?

J’ai commencé mon parcours en recevant très jeune les initiations des principales traditions initiatiques spirituelles occidentales et en les pratiquant intensivement. Aujourd’hui, je transmets les enseignements d’une tradition ancienne issue du désert d’Egypte et donne des formations qui portent sur la connaissance et la compréhension élargies de ce qu’est la spiritualité. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Ce sont les moyens, fiables, efficaces et complets qui nous permettent d’éveiller notre conscience, d’accéder au sens profond de notre vie par la réalisation intérieure et de matérialiser cette richesse dans notre vie quotidienne. Ces moyens sont transmis par les traditions spirituelles qui ont toujours existé, en plus des religions, et sont à notre disposition pour atteindre cette réalisation. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

La spiritualité lorsqu’elle est pratiquée, apporte la liberté dans la manière d’appréhender la vie, au quotidien, dans les petites comme dans les grandes choses, ce qui change tout : comprendre ce que l’on vit, choisir la direction que l’on prend en fonction du sens qui nous parait correct, c’est considérablement différent que de « subir » sa propre vie, vous ne trouvez pas ? 

Témoignage : Pierre-François de Bethune

Brièvement, quel est votre parcours spirituel ?

J’étais moine bénédictin depuis 15 ans quand j’ai découvert le bouddhisme grâce à la cérémonie du thé (chadô) et au zazen. J’ai beaucoup investi pendant plusieurs années dans une recherche sur cette voie. C’est ainsi que, vingt ans après être entré au monastère chrétien, je suis entré dans un monastère zen, pour quelques mois à peine, mais, avec ma formation préalable et la préparation intense, je crois avoir pu établir un contact vrai. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Le mot ‘spiritualité’ est piégé. Je préfère chercher l’unité. En effet, il ne s’agit pas de privilégier une partie de notre être, l’esprit, — éventuellement même au détriment du corps, — mais au contraire de permettre à tous les éléments qui nous constituent (sensations, sentiments, volonté, pensée, instinc, mémoire, habitudes, etc.) de s’accepter, de s’harmoniser. Il s’agit finalement de réussir une belle synergie au service de l’essentiel : l’amour. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

Je ne puis pas dire en quoi la ‘spiritualité’ change ma vie. Car, d’après mon expérience, la ‘spiritualité’ n’est pas un élément extérieur qui serait venu un jour s’ajouter, avec plus ou moins de succès, à ma vie-tout court, pour la changer, la qualifier, etc. Mais je constate que mon souci d’harmoniser toute mon existence apporte une grande paix. Dans la vie monastique, tout se joue dans le quotidien. La devise des bénédictins est : «Qu’en tout Dieu soit glorifié». L’important n’est pas de réaliser des performances remarquables, mais de vivre toute sa vie comme une ‘voie’ (dô, en japonais) ou une unité (yoga), à la gloire de Dieu. 

Témoignage : Ilios Kotsou

Brièvement quel est votre parcours spirituel ?

Je suis tombé dans la marmite tout petit : j’ai découvert la méditation et le bouddhisme tibétain dans une communauté ou ma maman avait été vivre. Après en être sorti, j’ai pris mes distances avec l’aspect religieux qui y était vécu tout en restant connecté à la dimension spirituelle. Enfin, il y a quelques années je m’y suis connecté sous un autre angle : celui de la recherche scientifique sur les thérapies dites de 3ème vague qui englobent la méditation de pleine conscience et  l’acceptation. J’essaie de me relier au quotidien à cette manière d’habiter de manière concrète le moment présent. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Pour moi, la spiritualité c’est avant tout cultiver une vie intérieure, mais c’est aussi les liens : le lien avec soi, les autres, la nature. La spiritualité n’est pas un exercice intellectuel : c’est une pratique, une expérience. A titre d’exemple, la méditation de pleine conscience propose, notamment par l’attention au souffle, d’habiter de manière plus consciente notre expérience du présent. Elle nous rapproche et nous rend plus sensible aux autres, en apprenant à cultiver davantage la bienveillance et la compassion. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

La spiritualité éclaire et change ma vie, c’est ce qui me permet de rester connecté au monde et aux autres, plus spécialement lorsque les moments sont difficiles et où la tendance naturelle serait de se replier. Elle me permet d’apprendre à accepter ce qui vient et de cultiver une joie qui ne dépend pas des circonstances extérieures de la vie, mais de notre ouverture à la vie.

 

Publié dans Chemin spirituel | Pas de Commentaire »

Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance la rend non pas plus recevable, mais plus «humaine»

Au même titre que la peur, la tristesse et la joie, la colère est une émotion de base. Chacun a maille à partir avec elle dans sa vie, souvent ou peu. Ce n’est cependant pas une émotion qui a la cote. En effet, si la tristesse est une émotion acceptée par tous, la colère ne l’est pas. Elle fait l’objet d’une réprobation à peu près générale, vu qu’on l’associe à des comportements très souvent blessants à l’égard d’autrui. Et pourtant, il est normal de l’éprouver. Elle fait partie de la palette des émotions, y images (7)compris de celles des personnes équilibrées.

Un chemin…

Sa nature et son fonctionnement dans notre vie, la place qu’elle prend ont cependant avantage à être compris. Et il est important que son mode d’expression soit adéquat, c’est-à-dire non violent. En ce sens, elle peut devenir un chemin de progression. Un chemin, oui. Que faire d’autre d’ailleurs, si l’on est colérique ? Et que faire quand on est confronté à la colère d’une personne proche ? La langue a des expressions parlantes pour décrire la colère. Lorsque la colère monte, on dit que la personne «bouillonne», qu’elle est «prête à exploser», qu’elle est «rouge de colère» ! Explosion, donc. Le plus souvent. Explosion difficile à endiguer. Difficile à vivre des deux côtés. 

Menacée

La personne colérique est d’abord quelqu’un qui se ressent comme vitalement menacée et injustement traitée. Elle attaque !? Il serait plus adéquat de dire : «Elle se défend». Dans son vécu, son vis-à-vis ne la respecte pas, ou essaye de l’annexer, de l’envahir, de le dévaloriser. Son territoire est mis en péril. Et son territoire, c’est là où intérieurement, elle se sent en sécurité.  Quelquefois, il arrive que ce soit très peu de chose qui mette une personne en colère. Mais ce peu est vécu comme un séisme qui bouleverse des bases. 

Parents colériques

C’est éventuellement le cas lorsqu’il y a présence d’un parent colérique. L’enfant, et plus tard l’adulte, peut réagir par le biais de ce type d’émotion comme étant la réponse aux situations difficiles. Lorsqu’un bébé ou un enfant est continuellement confronté à un père ou une mère colérique, il a «appris» cette émotion au quotidien. 

Compassion envers les colériques…

Carolle et Serge Vidal-Graf, dans leur remarquable petit ouvrage «La colère, cette émotion mal-aimée» [Editions Jouvence], attirent l’attention du lecteur sur la souffrance des colériques. Ceux-ci expriment leur souffrance par la colère, comme d’autres l’expriment par la plainte. Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance la rend non pas plus recevable, mais plus «humaine». Car la compassion peut avoir lieu lorsque l’on se rend compte que le colérique ne choisit pas d’être en colère. Il est agi par une souffrance. Or, nous souffrons tous. Et nous souffrons avec nos composantes et notre histoire. On ne souffre pas de façon idéale. On souffre comme on peut. Pas comme on veut. 

Se protéger

Mais se protéger est légitime. Se protéger des paroles blessantes, haineuses, humiliantes, qui peuvent être criées durant une colère. Paroles auxquelles il est nécessaire de ne pas répondre. Sinon, une escalade de violence verbale des plus dommageables peut avoir lieu. En colère, on ne peut tout simplement pas  couter, possédée par une énergie puissante qui ne laisse pas place à autrui. Cela n’empêche que les colériques souffrent, et beaucoup. Ils souffrent parce qu’ils se sentent injustement traités, d’où leur colère. Mais ils souffrent aussi de s’être mis en colère, ce qui donne lieu à une intense sensation de honte. 

Honte et occultation

Qui a connu la honte sait combien elle est cuisante, voire insupportable, car elle touche au sentiment de sa propre dignité. La ressentir, «La repérer», dites-vous, «mais elle est tellement envahissante qu’elle est immédiatement repérable !». Détrompez-vous. La colère n’atteint pas tout de suite le pic du non-retour.

Elle ne projette pas directement la personne dans les cris, les paroles blessantes, voire la violence physique. 

Dans le corps…

La colère s’annonce. Elle monte graduellement. Elle est présente dans le corps tout d’abord. Le corps se prépare au combat avec l’adversaire : l’attaque est la seule réponse que l’organisme a trouvé face à ce qui est ressenti comme une menace. Il envoie des doses massives d’adrénaline qui donne l’énergie nécessaire pour une action forte et rapide. Les pupilles se dilatent pour mieux voir. Les muscles c’est avoir honte de   qui l’on est. Tellement qu’il arrive que le colérique nie les paroles blessantes qu’il a pu prononcer. Il ne s’en souvient tout simplement plus. L’occultation a lieu car la souffrance de la honte est trop forte. Celle-ci s’accompagne, en outre, d’un sentiment de culpabilité par rapport aux mots injurieux ou aux actes violents commis envers autrui. 

Autrui que l’on aime. C’est ça, la bonne nouvelle, que les Vidal-Graf mettent en évidence.

La colère et l’amour ne s’excluent pas. La colère, même récurrente, ne met pas fin à l’amour, pourvu qu’elle ne soit pas niée. 

La repérer…

L’essentiel pour vivre la colère sans en être totalement possédé est de la rendre consciente. Il s’agit d’abord de la repérer et de la nommer. Dès que le corps se met à envoyer l’un de ses messages, il est nécessaire d’en tenir immédiatement compte et d’exprimer la cause de ce début d’irritation à autrui. Car si la cause de cette irritation n’est pas exprimée dès son apparition, elle peut dégénérer. 

Degrés et modes de la colère

La colère n’a pas un visage définitif dès le départ. Elle se décline sous divers modes et elle a différentes intensités. Il est profitable de les identifier. Et de les identifier précisément, c’est-à-dire avec les mots les plus appropriés possibles. Car une contrariété n’est pas de l’hostilité. On peut acter une différence entre contrariété, frustration, amertume, aigreur, énervement, irritation, exaspération, aversion, hostilité, haine, rage, fureur et enfin rancune lorsqu’elle s’installe pour un long temps. Repérer les signes avant-coureurs de la colère, c’est ne pas attendre que le «vase déborde ». Ne pas attendre qu’il y ait accumulation.

«C’est la goutte qui a fait déborder le vase.» Eh bien non, il est préférable de ne pas attendre jusque-là. Dès que le vase commence à se remplir, il y a danger potentiel … 

Des termes précis et concrets

On peut donc, après avoir repéré les premiers signes d’irritation, s’exprimer. Exprimer la cause de la colère, ce qui l’a fait naître, et cela en termes précis et concrets, en décrivant la situation. Et en n’en sortant pas. Pas de «toujours », de «jamais», de «personne», de «tout le monde», et de «chaque fois que…» ! Pas de généralisation. On reste dans l’expression de la cause. 

S’exprimer en «je»

Encore faut-il que l’expression soit adéquate. Ici, on ne peut que souligner le bien-fondé de l’expression en «je», comme le met en valeur la Communication Non Violente. Plutôt que de dire «tu as tort, tu m’as traité[e] comme une quantité négligeable, c’est dégoutant, tu es nul[le] !» Mieux vaut dire : «Je ne me suis pas sentie respecté[e], j’ai eu la sensation d’être traité[e] comme une quantité négligeable lorsque tu ne m’as pas offert un verre de vin, alors que tu en offrais un à chaque convive…». Bref, le plus adéquat est de prendre en charge la colère comme étant sa responsabilité. La colère est ainsi exprimée sans injure blessante à l’égard d’autrui. Ceci dit, il ne s’agit pas d’adopter un ton de voix lénifiant. Quand on est en colère, le surplus d’énergie doit sortir. Les propos sont généralement exprimés vigoureusement, avec un ton de voix élevé. 

Se retirer

Parfois, la colère monte rapidement. Dans ce cas, la fuite peut être salutaire. Le colérique, s’il sent que son émotion va devenir violente, peut se retirer. Si possible, en exprimant cette nécessité : «Je pars me promener car ma colère monte.» Ceci pour revenir plus tard et exprimer ce qui l’a mis en colère, sans se trouver submergé par elle. Le retrait temporaire, tant du colérique que de celui qui reçoit la colère, est parfois la solution la plus sage. 

Que faire avec l’absence ?

Malheureusement, il n’est pas toujours possible de s’exprimer. Supposons que le destinataire destinataire de la colère soit absent, décédé ou qu’une rencontre ne soit pas souhaitée par lui, ou impossible… On peut alors avoir recours à l’écrit en écrivant une «lettre de colère» où la cause de la colère et les griefs sont clairement exprimés. Franz Kafka y a eu recours lorsqu’il a écrit sa fameuse «lettre au père». Cette lettre exemplaire comporte plus d’une trentaine de pages. Elle est émouvante, lucide, extrêmement sincère et détaillée. Franz Kafka avait demandé que toute son oeuvre écrite fut brûlé après sa mort. Il n’en fut pas ainsi, son œuvre fut publiée et la lettre aussi. 

Au feu et à l’eau…

Cette lettre connut un destin exceptionnel et qui sait si le témoignage qu’elle offre ne réconforta pas plus d’une personne aux prises avec un père brutal… ? Ceci dit, nous ne sommes pas tous des «Kafka ». La lettre de colère, une fois écrite… il y a une de bonnes raisons de la jeter au feu, de la voir se consumer, ou de la laisser aller au fil de l’eau… car la détruire, c’est aussi laisser aller symboliquement la colère qu’elle contient… Et si l’écriture n’est pas aisée pour certains, il est toujours possible de l’exprimer et de la travailler dans un espace thérapeutique. 

De l’utilité de la colère…

Si la colère existe, c’est qu’elle a une utilité. C’est un signal d’alarme strident qui nous signale que «la limite est dépassée» ou va l’être. Lorsqu’on est en colère, c’est qu’on se sent injustement traité, c’est que l’on estime ses droits bafoués. On est utilisé, on est abusé, on est envahi, on n’est pas respecté. «Stop», dit la colère. «Stop, je refuse cela». Pour cela, elle doit être écoutée et prise en compte. En son absence, certaines personnes risquent de s’enfoncer dans la passivité ou l’impuissance à mettre fermement leurs limites. La refouler ne fait qu’en accroître la force inconsciente. Il s’agit aussi de ne pas la subir et la faire subir sauvagement car elle s’avère, dans ce cas, destructrice. On est sur le fil du rasoir. Avec le temps, se modifie-t-elle ? De colérique, devient-on non colérique ? C’est rare, semble-t-il. Mais on peut modifier son rapport avec elle et l’exprimer de façon non violente et sauvage. 

Ne pas la nourrir…

Pour Deepak Chopra, et pour le Dalaï Lama, l’accepter est une étape. L’autre étape est de ne pas la nourrir, de ne pas en faire un automatisme. «Notre mental se développe à partir de nos habitudes et plus nous utilisons les centres qui émettent reproches, colère, intolérance et violence, plus leur croissance est favorisée» explique Chopra. Alors, que faire ? 

Un processus…

Pour Chopra, il faut construire de façon continue d’autres conditionnements où l’amour est prépondérant. Il s’agit d’«alimenter la moindre raison d’avoir des pensées d’amour». Cette transformation intérieure est à replacer dans un processus, bien évidemment. On ne peut en faire un précepte unique et irréaliste car l’amour ne se force pas ! Il est vrai qu’on peut au moins en avoir l’intention. Bref, ce changement de conditionnement est très lent. Il demande pratiquement toute une vie.

Cette démarche va de pair avec le fait «d’adoucir  son coeur et de soigner tendrement ses blessures ».

Traiter sa colère avec tendresse

téléchargement (10)Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste, explique que la colère a droit à être traitée «avec le plus grand respect et la plus grande tendresse ». C’est ce dont Olivia, belle jeune femme de 40 ans, humoristique, intelligente et sensible, engagée dans un processus assidu de méditation bouddhiste, témoigne :

«Je ne savais pas ce que c’était que la colère. Car elle avait été fortement contenue, cachée, occultée. Il y a peu, sans savoir vraiment à quoi j’avais affaire, j’ai commencé à ressentir la colère, à la vivre. Ce fut d’abord très inconfortable, elle se retourna contre moi par divers symptômes. Ensuite comprenant de quoi il s’agissait, pouvant la nommer, j’ai tenté de l’accueillir, d’en prendre soin, de respirer, de marcher avec elle. Un peu comme une maman prend soin de son bébé qui pleure… Cela a permis de l’apaiser, d’en voir les causes.» 

Olivia explique qu’elle fit ensuite l’expérience d’en parler en «je» à la personne concernée et qu’elle ressentit l’énergie circuler en elle. L’énergie de la colère ne fut pas détruite mais transformée dans ce cas. On ne peut espérer mieux : développer son attention et sa présence à ce qui survient pour que le rapport

en soit allégé. Mais encore une fois, la règle unique ou l’idéal sont illusoires. A chacun de se frayer un chemin en tenant compte de sa propre réalité, avec la colère, cette émotion significative. 

Livres à lire : La colère, cette émotion mal-aimée, Carolle et Serge Vidal-Graf, Editions Jouvence – Cessez d’être gentil, soyez vrai, Thomas d’Ansembourg, éd. de L’Homme.

Publié dans Philosophie de la VIE, Zones erronées | Pas de Commentaire »

Un rituel védique offert à l’humanité

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

 

 téléchargement (12)

Le Mahayaga 2014   

 

Les Vedas & Sri Aurobindo

Dans les années 1912-1916, tandis que l’Europe plonge dans les abîmes d’une terrible guerre, un être exceptionnel, Aurobindo GHOSE, Indien ayant fait ses études en Angleterre, lit les Vedas dans la version sanscrite originale. Il les avait déjà lus en traduction anglaise mais en avait été peu impressionné ; les traductions d’érudits européens du XIXe siècle font ressortir des hymnes peu compréhensibles adressés a des pouvoirs de la nature pour obtenir des biens matériels. Bientôt, un courant puissant de révélations parcourt Śrī Aurobindo, lui donnant une vision complètement nouvelle. Il comprend que les Vedas sont, comme les Rishis qui les ont révélés a l’humanité, d’une antiquité non datable. Ils ont été transmis par voie orale de génération en génération dans les familles de Brahmanes, l’écrit ne faisant son apparition que vers 500 avant Jésus-Christ ; il s’agit ainsi des textes sacrés les plus anciens de l’humanité. 

Śrī Aurobindo voit dans les Vedas le corpus spirituel le plus puissant qui soit, cartographie de la vie entendue comme le grand voyage vers le Divin, vers la lumière en soi. Il y trouve en particulier un éclairage sur des expériences spirituelles qu’il a faites mais que ni la tradition védantique, postérieure aux Vedas, ni celle du yoga ne lui ont apporté. Son ouvrage majeur La Vie Divine, concernant le futur spirituel de l’humanité, ne cesse de citer le Rig Veda révélant sa grandeur spirituelle. 

Sri Aurobindo & Sri Tathâta

Aujourd’hui, Śrī Tathāta, maître spirituel qui se consacre inlassablement a aider les êtres humains à élever leur niveau de conscience et qui peut être considéré comme le continuateur de Śrī Aurobindo, a la même révérence pour les Vedas. 

SiŚrī Aurobindo a écrit de façon inspirée sur le futur spirituel du monde, Śrī Tathāta utilise les protocoles védiques dune façon concrète pour le bénéfice de lhumanité. Il transmet a tous les pratiques les plus simples ((mantra de la gāyatri et  méditations au lever et coucher du soleil) et également, comme l’ont fait avant lui d’autres maîtres indiens renommés, tels que Marishi Mahesh yogi et Satya Sai Baba , il utilise les protocoles complexes des grands rituels védiques pour aider l’humanité en devenir. 

Les Mahayagas ou grands rituels védiques

De fait, les grands rituels védiques de plusieurs jours sont des outils d’une puissance incomparable pour une action spirituelle a grande échelle. Leur coeur est un feu sacré auquel sont faites des offrandes de matières nobles, comme le beurre clarifié, en même temps que sont récités des hymnes védiques. 

Les offrandes au feu symbolisent l’Offrande de la volonté humaine à la Volonté divine. En retour descendent sur terre de magnifiques énergies spirituelles. Les maîtres qui, comme Śrī Tathāta, ont la connaissance intérieure de leurs effets, expliquent que les hymnes védiques créent un alignement avec les énergies supérieures favorisant ainsi leur descente. On pourrait dire avec d’autres mots qu’il s’agit de codes sonores ou clés vibratoires par rapport aux énergies les plus élevées, les plus proches de la Source, bien au-delà des énergies spirituelles ordinairement accessibles. Il s’agit de faire descendre des énergies supérieures nommées le Supramental par Śrī Aurobindo. De plus, l’élément feu étant subtilement présent dans tous les êtres et dans la matière même, la vibration se transmet partout. 

De fait, ceux qui ont eu la chance de participer a de tels rituels peuvent témoigner de la puissance du champ énergétique dans lequel on est plongé.

 téléchargement (11)

Le Mahayaga du 6 au 12 février 2014 à Palakkad en Inde

Cet événement, nommé Dharmasooya Mahayaga, qui sera en quelque sorte le couronnement de la mission terrestre de Śrī Tathāta, a plusieurs buts dont celui de contribuer a stabiliser le mental humain, aujourd’hui agité et a apporter la paix au niveau individuel et social. Mais également d’aider l’humanité à entrer dans la nouvelle conscience et rendre celle-ci accessible a tous. Le mot Dharmasooya souligne cet aspect, car il signifie «conduit en faveur du Dharma», Dharma étant le mot de la tradition indienne désignant la conscience de l’Ordre cosmique.  

Plusieurs éléments soulignent le caractère universel de ce rituel. Les officiants seront non pas des brahmanes professionnels mais des pratiquants spirituels entraînés depuis de longues années dans ce but, y compris quelques Occidentaux. C’est plus d’un million de personnes qui sont attendues devant le feu sacré avec des pratiquants spirituels confirmés, indiens et occidentaux (1000 Occidentaux dont plus de la moitié viendront de France), des personnalités politiques de premier plan de l’Inde, des personnalités spirituelles de tous les continents, des personnalités des médias, d’autres issues de la société civile de plusieurs pays. Tous seront les représentants de l’humanité. Chaque jour sera dédié a un thème spécifique : la venue sur terre de la non-violence, l’éducation prenant en compte le développement intérieur, le juste développement de la vie de famille, l’émergence d’une bonne gouvernance des nations, l’adoption par les êtres humains d’une vie juste, en harmonie avec l’ordre cosmique, la fraternité vécue. 

Chaque jour, les personnes présentes prieront pour ces différents aspects qui pointent tous vers un futur de conscience plus élevée, plus lumineuse, pour l’humanité entière, vers « la Vie Divine », comme l’a nommée Śrī Aurobindo. Et lorsque des représentants de l’humanité unissent leur pensée pendant la descente d’une grande Energie divine, en présence d’un être de haute conscience tel que Śrī Tathāta, leurs intentions positives pour l’humanité deviennent réalité. 

Le Mahayaga va favoriser un grand changement au niveau individuel et global. Joindre nos pensées positives et généreuses a la Présence Divine pendant le Mahayaga aidera ainsi les rêves que nous avons pour un nouveau monde empreint de qualités supérieures, comme l’amour-fraternité, le partage et la coopération, à se réaliser le moment venu. 

SATYAKAMAN  BENOÎT PARISOT www.mahayaga.org,

 www.dharma-resa.net,contact@dharma-resa.net

Publié dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS, VOYAGE EN INDE | Pas de Commentaire »

Une chanson pour la paix

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

 

Un milliard d’enfants vit en zone de conflit. Comment les protéger et leur fournir d’autres références que la violence ?

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=Gl9n8A02fXY

 


Le rythme est doux, apaisant. La chanson écrite par l’artiste sénégalais Wasis Diop ressemble à une berceuse. Sur la vidéo mise en ligne le 21 septembre 2014, des enfants dansent, aériens, appliqués sur la chorégraphie de Reya de la Véga. En Colombie, en Irak, au Tchad, au Sud Soudan… L’initiative, pourtant, n’a rien d’une bluette. Elle est née d’un insoutenable bilan : aujourd’hui sur cette planète, 1 milliard d’enfants vit en zone de conflit, 28 millions ne vont pas à l’école. 

« En 2012, l’Union européenne a gagné le prix Nobel de la paix, rappelle le musicien et producteur Olivier Delevingne, partenaire de Wasis Diop sur ce projet, et co auteur de la chanson. La Commission européenne pour l’aide humanitaire et la protection civile a décidé d’affecter ces fonds à des programmes éducatifs, car l’école est l’un des meilleurs vecteurs pour éviter que les enfants ne tombent dans la violence. Il faut agir avant l’adolescence, leur faire comprendre que se taper dessus n’est pas la seule issue. » Certains programmes sont pédagogiques, d’autres récréatifs. Leur mise en place, dans les 12 pays concernés, s’appuie sur des ONG. 

« En 2013, un programme avait été développé autour de la photo », indique Olivier Delevingne. En 2014, le cap est mis sur 

images (7)

la musique et la danse. Wasis Diop est sollicité. Les vedettes, ce sont les enfants. Eux qui ont reçu une caméra, une toile de fond, une vidéo de la chorégraphie. Eux qui l’ont apprise, répétée, puis interprétée devant l’objectif. « Le but était avant tout de leur proposer une activité ludique qui leur donne le sourire, les fédère, les porte vers les haut. Tant qu’ils sont dans cette dynamique, ils ne s’enrôlent pas. » 

Car les conflits auxquels ils sont exposés ne prennent pas toujours l’allure d’une guerre armée entre deux pays ou deux ethnies. « Tout naît du déplacement des populations, dit Olivier Delevingne. En Colombie, par exemple, des problèmes peuvent naître suite au déplacement de certaines populations de 300 mètres, parce qu’un gang a pris possession d’une rue… L’impact psychologique est fort. » A l’école, les professionnels de santé peuvent suivre les enfants, leur apporter un soutien, détecter ceux qui présentent un risque. « Il s’agit de briser les schémas, proposer d’autres références. »

  

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, Musique au coeur | Pas de Commentaire »

La nouvelle Société sera compassionnelle ou ne sera pas

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

 

 

téléchargement (12)Le précepte de compassion, qui est au cœur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques, nous invite à toujours traiter autrui de la manière dont nous aimerions être traités nous-mêmes. La compassion nous enseigne à reconnaître le caractère sacré de chaque être humain, et à traiter chacune et chacun, sans aucune exception, avec un respect inconditionnel et dans un esprit de justice et d’équité. » 

C’est par ces phrases que débute la Charte de la Compassion, un écrit solennel lancé en 2008 à l’initiative de Karen Armstrong, essayiste britannique et historienne des religions, venue en présenter les contours à Paris, le 23 avril 2013, sur l’invitation de l’INREES 1 lors d’une Journée de la Compassion. Pour cette ancienne religieuse, si nous n’agissons pas de toute urgence afin que la compassion devienne une force dynamique et lumineuse à même de nous guider dans ce monde, ce dernier ne sera plus vivable pour qui que ce soit. Lassée de voir les différents responsables des grandes traditions religieuses condamner des actes, invectiver des comportements tels que l’homosexualité ou proférer des conseils haineux, elle a entrepris, avec des penseurs représentatifs de 6 courants majeurs de foi, la rédaction de cette charte de la Compassion. La charte est courte et tient en 350 mots. Tout le monde peut la signer. Mais surtout, tout un chacun peut la mettre en pratique et l’appliquer dans son quotidien, dans son entreprise, son école, sa ville. …/… 

Les cités de la compassion

« L’une de nos actions consiste à créer un réseau de cités de la compassion. Les maires de 12 villes ont déjà signé la charte. Cela ne signifie pas qu’ils sont pleins de compassion, mais qu’ils vont essayer de mettre en place cette notion dans leur cité, sur un plan pratique. Chaque année, ils s’engagent à travailler sur un projet précis en réponse à un besoin de leur communauté. L’idée est d’élever la compassion au rang de priorité dans l’esprit des gens. 80 villes sont déjà dans le processus pour devenir des cités de la compassion. Mon rêve est de jumeler certaines de ces cités, par exemple des villes américaines avec des villes du Moyen-Orient, afin qu’elles échangent des nouvelles, des mails, se rendent visite mutuellement et fassent tomber certaines des appréhensions qu’elles peuvent nourrir mutuellement. » 

La compassion est ce qui rassemble universellement les religions entre elles même si elles continuent à lutter les unes contre les autres.

Le guide de comportement, au coeur de toutes les foi, est résumé dans cette règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Karen Armstrong porte et portera cette éthique compassionnelle incarnée par la   règle d’or jusqu’à la fin de ses jours. Car, pour elle, le monde n’en a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui. 

La compassion est un programme d’action

La compassion est une attitude, un comportement mais certainement pas une idée, une doctrine ou encore moins, une émotion ou un  sentiment. La compassion a changé la vie de cette historienne dès l’instant où elle a fait l’effort, à  chaque instant de chaque jour, de mettre au centre de son monde autre chose qu’elle-même. « Au travers de mes recherches pour mes livres, j’ai réalisé que la compassion n’avait rien à voir avec le fait de ressentir de la pitié ou des bons sentiments, mais était bien le fait de se mettre, soi, à la place de l’autre. En adoptant une démarche de compassion, les choses ont commencé à changer. J’ai eu des moments de prise de conscience, de réalisation  profonde, de joie et j’ai été poussée à poursuivre mes recherches, quelles qu’elles soient, à partir de cette dimension de compassion. Je la vois davantage comme une discipline et une détermination à se mettre à la place de l’autre. » 

Les racines grecques et latines du mot « compassion » renvoient à cette idée de mettre au centre de votre monde autre chose que vous-mêmes. C’est également la conception chinoise de la compassion. Confucius 2 a d’ailleurs été le premier à énoncer cette règle d’or qui consiste à ne jamais traiter les autres comme nous n’aimerions pas être traités. Cela signifie qu’il faut revenir dans son coeur, identifier ce qui nous fait souffrir et se promettre de ne jamais infliger

cette même peine à d’autres. Dans les traditions musulmanes et judaïques, le terme compassion a pour racine « matrice », lui conférant une dimension d’amour maternel, un amour extrêmement exigeant. Une mère doit être responsable de son enfant chaque seconde de la journée mettant ses propres désirs et besoins de côté. Il existe également une prière bouddhiste qui conseille de prendre en compte tous les êtres comme une mère le ferait pour son unique enfant. Ainsi, dans l’approche bouddhiste, la compassion implique de prendre ce type de responsabilités pour la douleur qui existe  dans le monde et c’est ce qui nous est demandé aujourd’hui. 

Lorsque Jésus a dit « Aimez vos ennemis », l’amour en question doit être interprété avec son sens hébraïque premier.

Ce terme était utilisé dans la signature des traités internationaux avec pour signification, entre les dirigeants, d’être loyaux les uns envers les autres, de protéger leurs intérêts réciproques et de travailler à leur bien-être respectif. Toutes les principales croyances dans le monde ont décliné leur version de la règle d’or parfois exprimée positivement Traite les autres comme tu voudrais être traité toi-même », parfois négativement « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent » mais la règle est omniprésente. Et surtout, elle est vue comme un comportement, pas comme une croyance. 

L’idée que la religion est uniquement une question de « croyance » date seulement de la fin du XVIIe siècle, et fausse la perception qu’en ont les Occidentaux. À l’origine, toutes les soi-disant doctrines religieuses étaient essentiellement des programmes d’action. « Quoi qu’on fasse, on doit consacrer notre vie à soulager toute la peine que nous rencontrons autour de nous, c’est une responsabilité active », estime Karen Armstrong. « Nous sommes responsables les uns des autres et devons tenter de soulager cette souffrance. Car comme l’avait prédit Confucius, si nous ne le faisons pas, nous nous détruirons les uns les autres. » 

Toute violence résulte d’une violence antérieure

« Nous sommes si intensément connectés qu’il ne nous est plus possible de ne pas nous sentir concernés par ce qui se passe à l’autre bout du monde. » En faisant référence au colonialisme, Karen Armstrong développe : « Nous avons constitué un marché global et nous, en tant que britanniques, nous sommes coresponsables des événements du 11 septembre. Toutes nos actions ont des conséquences, parfois des générations plus tard ». Ses recherches l’ont conduite à travailler sur l’émergence des mouvements extrémistes de toute confession. La douleur et la colère ne viennent jamais de nulle part. Chacun de ces mouvements radicaux s’est manifesté sur le terreau d’un sentiment d’être agressé par le monde libéral. Et à chaque fois qu’ils sont attaqués, que ce soit au plan militaire ou simplement économique ou médiatique, ils deviennent encore plus actifs, plus extrêmes. Aussi devons-nous trouver une autre façon de nous exprimer lorsque nous énonçons cette cruauté, lorsque nous faisons allusion au terrorisme sans y associer d’animosité. Les limites de la compassion sont souvent évoquées lorsqu’il s’agit de réagir à des actes de cruauté. Peut-on demeurer dans la non-violence face aux atrocités, comme celles commises par Hitler en son temps, et n’y a-t-il pas des limites insoutenables à l’éthique compassionnelle ? 

Pour la philosophe, toute situation ne peut être qu’analysée en globalité, y compris la solution finale des nazis. « Si les autres États n’avaient pas pénalisé aussi durement l’Allemagne après la 1ère guerre mondiale, alors probablement Hitler n’aurait pas pu déployer de tels plans. Et s’il n’y avait pas eu, en Europe, une tradition millénaire de haine pour les juifs, vraisemblablement, ce génocide n’aurait pas pu faire son nid. Toutefois, face à l’insoutenable, fallait-il laisser faire Hitler ou combattre comme l’ont fait les Alliés ? Je ne vois d’autre solution que d’aller combattre dans un tel cas, mais il faut comprendre que le principe de la guerre a sa propre dynamique. Ainsi, les deux parties commencent à se livrer à des atrocités qui sont à l’encontre de ce qui les a motivés à entrer en guerre, comme ce qui s’est passé en Irak. »

« Il n’y a pas de réponse facile, mais tout acte de compassion demande d’être aussi accompagné d’une extrême intelligence, de tenir compte de toute l’histoire et de ne pas projeter sur d’autres peuples ce que nous voudrions pour les autres. 

La compassion, le plus puissant vecteur de paix et d’harmonie

Et pourtant, c’est bien face à ses ennemis qu’il faut faire preuve de compassion, des ennemis ou des collègues de travail, des voisins qui nous agressent. Car chacun de ces comportements extrêmes (guerres, violence) se retrouve aussi dans nos comportements quotidiens et dans notre attitude par rapport à des problèmes auxquels nous faisons face tous les jours. « Il est facile d’être compassionnel envers les dauphins ou les baleines mais beaucoup plus difficile envers les personnes que nous n’aimons pas », fait-elle remarquer. « Et pourtant, chaque fois que nous détestons une personne, chaque fois que nous nous autorisons à éprouver de la haine pour notre voisin, cela nous diminue. Quand nous faisons cela, nous méditons sur ses mauvaises qualités et de la sorte nous devenons son alter ego. C’est donc à nous, à vous, à chacun de commencer. En se mettant tous les jours à la place de l’autre, non seulement nous  développons sainement la compassion mais nous sortons de l’emprise de notre ego : nous nous transcendons.» 

téléchargement (13)Pourquoi une charte ?  

Karen Armstrong perçoit donc la compassion comme un impératif global urgent. Dans cette perspective, la Charte de la Compassion prend tout son sens. Il s’agit de susciter une mobilisation massive. « Depuis 2008, ceux qui m’ont le plus aidée dans la mise en application de la charte ne sont ni des religieux, ni des spirituels, mais des entrepreneurs. Ils ont bien compris que sans le développement urgent d’une attitude compassionnelle, c’est toute la société qui va s’effondrer. Parmi les pays les plus actifs dans l’application de la Charte figurent ceux que l’on n’attendait pas, à l’exemple du Pakistan  qui en train de monter un réseau d’écoles de la compassion initié par de jeunes entrepreneurs. Le projet pilote concentré sur quelques écoles est aujourd’hui inondé de requêtes d’écoles qui veulent les rejoindre. »…/….

 

A retrouver ici : http://othoharmonie.unblog.fr/2014/09/23/la-charte-de-la-compassion-2/

 

Extraits de l’article. Voir l’article complet dans Sacrée Planète n°59 page 6 à 10 par Nathalie Petit

 

Publié dans APPRENDS-MOI, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaire »

LA CHARTE DE LA COMPASSION

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

LA CHARTE DE LA COMPASSION  

téléchargement (11)

 

Le précepte de compassion, qui est au cœur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques, nous invite à toujours traiter autrui de la manière dont nous aimerions être traités nous-mêmes. La compassion nous incite à nous engager sans relâche à soulager les souffrances de tous les êtres et à apprendre à ne pas nous considérer nous-mêmes comme le centre du monde, mais à être capable de placer autrui à cette place centrale. Elle nous enseigne à reconnaître le caractère sacré de chaque être humain, et à traiter chacune et chacun, sans aucune exception, avec un respect inconditionnel et dans un esprit de justice et d’équité. 

Cela implique aussi de s’abstenir d’infliger de la souffrance à autrui, en tout temps et en toutes circonstances, que ce soit dans la sphère publique ou privée. Agir de manière violente, que ce soit par malveillance, chauvinisme, colère ou égoïsme; exploiter qui que ce soit ou le priver de ses droits fondamentaux; inciter à la haine et dénigrer autrui – même nos ennemis – sont autant de négations de notre condition humaine commune à toutes et à tous. Nous reconnaissons que nous n’avons pas toujours été capables de vivre avec compassion, et que d’aucuns ont même infligé bien des souffrances au nom de la religion. 

Pour cela, nous invitons solennellement tout le genre humain ~ à placer la compassion au coeur de toute éthique et de toute religion ~ à adhérer au principe ancestral selon lequel toute interprétation des Ecritures qui suscite violence, haine ou mépris, est illégitime ~ à s’assurer que la jeunesse soit informée de manière respectueuse et authentique sur les autres traditions, religions et cultures ~ à encourager une approche positive de la diversité des cultures et des religions ~ à se doter d’une compréhension empathique des souffrances de tous les êtres humains, même de ceux considérés comme ennemis. 

Nous devons de toute urgence agir pour que la compassion devienne une force dynamique et lumineuse qui puisse nous guider dans ce monde de plus en plus polarisé. Enracinée dans la ferme détermination à transcender l’égoïsme, la compassion peut faire tomber les barrières politiques, idéologiques, dogmatiques et religieuses. Née de la réalisation de notre profonde interdépendance, la compassion est essentielle aux rapports entre humains  et pour une humanité accomplie. Elle est la voie vers l’illumination et elle s’avère indispensable à la création d’une économie plus juste et d’une communauté globale harmonieuse et pacifique. 

Une vraie empathie plus spontanée chez les enfants qui n’a rien à voir avec de la pitié

 Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=wktlwCPDd94

 

LA CHARTE A ETE TRADUITE EN 30 LANGUES.

ELLE EST TELECHARGEABLE SUR http://charterforcompassion.org/the-charter/#charter-for-compassion

Publié dans APPRENDS-MOI | 3 Commentaires »

Vers des routes spirituelles

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

par Raphaël Dugailliez

images (4)La spiritualité, dans notre société contemporaine occidentale, dans les médias, ou parfois dans certaines pratiques, c’est un peu comme la mayonnaise. Tout le monde connaît cette sauce, beaucoup de gens en connaissent les ingrédients. Mais peu de gens osent la recette et donc beaucoup l’achètent toute faite, la mélange au reste de sorte que son goût, sa texture, finissent par passer inaperçus. Ne dit-on pas que la meilleure mayonnaise est celle faite «maison» ? 

Il semble que la communication et le vécu de la spiritualité restent [...] souvent relégués à l’intime pour éviter deux travers qui heurtent nos êtres : l’humiliation ou le prosélytisme. 

Si l’entrée en matière de ce dossier pourrait apparaître quelque peu provocante, il n’en reste pas moins que ce siècle est formidable car, avec l’éventail des outils de diffusion (livres, associations, voyages, médias sociaux, etc), chacun peut, comme dans un musée vivant, découvrir, visiter, apprendre et tenter d’appréhender des courants et des pratiques spirituelles pour créer son propre chemin. Saint Augustin nous disait déjà «Avance

sur ta route, elle n’existe que par ta marche»… 

Pourtant, faites l’exercice de questionner ou de parler de votre spiritualité à vos proches ou d’observer comment les médias l’analysent : il semble que la communication et le vécu de la spiritualité restent encore tabous, soumis à une certaine chape de plomb et donc souvent relégués à l’intime pour éviter deux travers qui heurtent nos êtres : l’humiliation ou le prosélytisme. 

Ceci n’est pas une pipe

ais qu’est-ce que la spiritualité ? Comment la définir ? Par ce qu’elle est ou par ce qu’elle n’est pas ? Face à tout ce qui émerge, nous voulions aborder ce sujet très intime et très mystérieux, aborder la discussion des frontières et en parcourir certaines capitales. En route pour un voyage intérieur… 

Un petit détour par le dictionnaire Larousse nous éclairera déjà sur plusieurs de ses acceptions :

«Qui est de la nature de l’esprit, considéré comme une réalité distincte de la matière : La nature spirituelle de l’âme. Qui relève du domaine de la pensée, de l’esprit : La parenté spirituelle de deux écrivains. Qui appartient à un domaine moral, distinct des réalités du monde sensible et de la vie pratique : Le pape, chef spirituel des catholiques.  Qui a de l’esprit, de la finesse dans sa manière de manier les idées : Un homme spirituel.

Qui manifeste du piquant, qui amuse, fait rire : Une repartie spirituelle.» 

Une relation avec le divin ?

Ces dernières années, est apparu le concept de spiritualité laïque, c’est-à-dire une recherche de sens, un travail de réponse à des interrogations fondamentales, à baliser sa vie avec des points de repères éthiques sans toutefois faire appel au divin. 

Cette notion de spiritualité laïque peut déjà apporter une approche du plus grand commun dénominateur en ce sens qu’elle peut rassembler nombre de personnes autour de balises de vie pour garantir un profond respect de l’humain et de son écosystème, nous inviter à la liberté de pensée, nous amener à un profond sens de la responsabilité. En ce sens, elle s’appuie sur l’humanisme. Mais est-elle réellement spiritualité dans son essence ? 

Initialement, nombre d’aspirations et de pratiques spirituelles se sont développées de façon souvent très normative par exemple dans le cadre d’églises institutionnelles, ou de rites établis. Dans cette approche, il y a eu nombre de déviations dans la relation entre les représentants de ces institutions (clergé, chefs spirituels par exemple) et les participants, de sorte que les «croyants» n’avaient qu’à consommer la spiritualité ou à la vivre dans un cadre bien délimité. La spiritualité s’est alors fondée sur des rites et des pratiques, nos ancêtres bénissant les bonnes récoltes et bonnes chasses, nos récents aïeux priant pour des guérisons ou pour tout autre

grâce demandée ou obtenue, et nous-mêmes aujourd’hui, dans ce monde interconnecté, pour instaurer la culture de la non-violence entre les peuples ou la prise de conscience de nos responsabilités de Terriens. 

Comme nous vivons dans un continent qui a été traversé par la religion catholique, l’histoire nous aura fait découvrir certaines déviations peu anodines (par exemple le processus multiséculaire de l’Inquisition), la sociologie nous aura appris à établir un regard critique à l’égard d’une normativité trop restrictive (par exemple la libération de la notion de plaisir au XXème siècle), la psychologie que la quête de sens est une aspiration fondamentale dans l’existence, loin d’être religieuse. 

Aujourd’hui, nombre d’observateurs du monde nous invitent à la réflexion suivante : il y aurait dans les religions une perspective collective et dans la spiritualité une démarche plus individuelle. La spiritualité a tout de même eu ses fondements quelques soient les continents dans des recherches de réponses à des questionnements autour

de ce qui nous survit après la mort physique, sur l’origine du monde et sa destinée, sur la perception du monde extra-sensoriel, sur la notion de l’absolu d’amour, sur la relation avec le Divin et le monde invisible, le rôle d’un ou de plusieurs Êtres Divins dans le cosmos, sur le rôle qu’ont joué sur Terre certains êtres de l’histoire comme Jésus, Bouddha, et bien d’autres encore. 

L’âme : le lien entre SPI et PSY ?

Si la spiritualité participe d’une relation au monde, comment le «Je» ou le «Moi» peut-il se relier au monde spirituel, au Divin et à ce qui dépasse notre conception cartésienne ? C’est sans doute le croisement en psychologie et spiritualité qui a permis, en Occident, cette jonction. Dans les courants comme le soufisme, le taoisme, l’hindouisme, le christianismle, le bouddhisme, l’être humain est considéré comme souffrant du

déséquilibre de ses émotions, de ses fixations mentales, de ses «mémoires » et du manque d’harmonie entre les différentes composantes de l’être : l’intellect, le corps, la parole, etc. 

La «guérison spirituelle» ou «guérison de l’âme» est généralement recherchée avec l’appui et l’encadrement d’un maître, d’un guide, dénommé lama, gourou ou cheykh selon les traditions. Au travers de la relation entre le disciple et le maître, ce dernier jouait parfois le rôle d’un thérapeute avant l’heure et le disciple était proche du «patient » de la médecine moderne. Cette approche spirituelle est courante aujourd’hui aux régions du monde où la relation de maître à disciple est perçue comme une composante naturelle des relations humaines. Chez nous par contre, cette relation lève souvent diverses peurs (peur de la manipulation, de l’abus, etc) et est moins fréquente. 

Il est vrai qu’en Orient, les courants spirituels, abordant la notion d’«ego» ou de «corps de souf-france», font naturellement référence, dans le chemin spirituel, à bien des notions que la psychologie du XXème siècle a explicité. Carl Gustav Jung sans doute aura-t-il laissé cette trace dans notre culture occidentale. Parmi les courants de psychologie, certains visent à un épanouissement du «Soi» et non du «Je», invitant à une maîtrise des désirs individuels pour les transcender vers la bienveillance collective, vers la reliance avec autrui, avec le monde et avec le Divin. La perspective de la spiritualité, à contrario du développement personnel, c’est d’oeuvrer à l’évolution de l’âme, du “Soi”, plutôt que de gonfler le “Je”. Révolution de perspective dont la profondeur demande réflexion et intégration. 

Expérimenter

images (5)Dieu merci, la spiritualité n’est pas limitée à une démarche conceptuelle ou dogmatique car alors elle serait bien lassante et manquerait de goût dans l’incarnation. L’expérience spirituelle pourrait être définie comme un long chemin, où sont jalonnés la recherche d’intériorité et de connaissance de soi, l’apprentissage d’une forme de sagesse en tirant la quintessence de nos expériences, par le dépassement de nos limites (nos peurs, nos obsessions, nos conditions dans notre façon d’aimer, etc), par un apprentissage à aimer chaque jour davantage, par l’engagement à faire rayonner le meilleur de Soi au profit de tous. 

La pratique spirituelle passe aussi selon les appels et les dons de chacun par :

• la méditation, la prière, la lecture de textes sacrés et leurs commentaires, de livres de piété, l’audition (lectures à voix haute, prêches) ;

• le travail manuel ou intellectuel, la lecture (d’ouvrages savants ou d’autres traditions), l’écriture, le chant et la musique sacrée, le service aux autres (secours aux nécessiteux ou aux malheureux, prêche, instruction); le contact avec Dame Nature

• la réflexion, l’engagement dans la société, la rencontre et surtout le dialogue

• l’action, en conscience et dans l’amour, de toutes formes de dons quand ils sont expérimentés avec humilité et amour. 

Certaines de ces activités sont solitaires, d’autres collectives, certaines se vivent dans la réclusion volontaire (pièce de méditation, marche solitaire, ou lieux de prières) et d’autres «à l’extérieur» (dans la société civile). Certaines sont contemplatives, d’autres plus pratiques. 

Les sens et la spiritualité

Car qui dit expérience, dit perception par nos sens. Primo nos 5 sens. Par exemple, à travers l’ouïe et le toucher, vous pouvez faire une expérience spirituelle en chantant des chants sacrés ou des mantras. Vous pouvez ainsi expérimenter un autre état de conscience après une période chant. A travers le toucher et la vue, vous pouvez

ressentir la puissance d’élévation spirituelle de certains lieux sacrés en y priant ou méditant quelques minutes. Car vous pouvez alors consacrer votre conscience à votre ressenti et permettre une ouverture à d’autres modes de perception que dans le quotidien. Deuxio, nos sens subtils, notre intuition et d’autres capacités qui s’éveillent aujourd’hui collectivement, comme une forme de communication avec le vivant en général, de la télépathie, etc. 

Les sens nous permettent de percevoir des facettes souvent méprisées de nos vies et c’est en consacrant quotidiennement du temps à ces facettes qu’elles finissent par s’enraciner dans notre être, pour habiter notre quotidien. Alors, à mesure que ceci s’installe, la spiritualité s’incarne dans le quotidien et la frontière entre le sacré et le profane disparaît peu à peu. Cet engagement avec soi-même, cette rigueur à développer, est sans doute un des aspects les plus ardus du chemin spirituel. 

Les mystiques, des enamourés ?

De tous temps, l’histoire a été jalonnée par la présence de mystiques, des êtres ayant une connexion au Divin particulièrement forte, bousculant les codes de l’époque, désirant consacrer leur vie au service du Divin. Pour n’en citer que quelques uns de connus, pensez  à Jésus, Bouddha, François d’Assise, Hildegarde von Bingen, Ibn ’Arabî, Thérèse d’Avila, Djalâl ad-Dîn Rûmî, etc avec ces mystiques, c’est la force et l’intensité du feu d’amour qui les relie au Divin, ainsi que la puissance du témoignage qu’ils tracent autant pour leurs contemporains que pour les siècles à venir. En ce sens, ces Êtres sont comme des phares. 

Le channeling, une pratique de mystique contemporaine ?

Dans cette belle époque actuelle, il existe un phénomène à la fois magnifique et qui peut troubler, nommé le channeling. Le channeling est  un processus où un être humain « prête » consciemment ou inconsciemment son corps et ses outils de communication (écriture, voix, don de guérison, etc) pour permettre à des Êtres spirituels non incarnés de se manifester dans notre réalité d’humain. La relation avec le monde spirituel devient donc perceptible, vivante, merveilleuse. Il existe aussi d’autres formes de channeling mais ici le discernement sera le meilleur GPS pour naviguer entre ciel et terre car, pour accueillir cette forme merveilleuse de communication sensible, il n’en reste pas moins que la personne qui va «canaliser» se doit d’avoir une hygiène de vie profonde, une humilité infinie, de n’avoir aucun but de manipulation et de pratiquer pour elle-même une discipline de méditation et de ressourcement. Elle devra constamment chercher à élever son taux vibratoire, à pratiquer le non-jugement, la compassion profonde, etc. Bref, vous aurez compris que l’expression de ce don est particulièrement exigeante et rare pour être vécue dans le respect et la transparence. 

Une constellation humaine

Même s’il est facile de critiquer le New Age –pour certains vaste fourre-tout informe et dont les limites ne sont pas fixées – cette période est marquée par un début d’éveil à grande échelle, d’une approche spirituelle non religieuse, caractérisée par la primauté accordée à l’expérience personnelle et à la voie spirituelle de chacun. Elle inclut la santé (thérapie, guérison) et le bonheur ici-bas dans la visée d’une élévation de l’âme, une conception du monde sans séparation du naturel (écologie), du surnaturel, de la science, etc. Le but de la démarche spirituelle est alors de se relier, verticalement au Divin (à la Source Divine, à Dieu ou à l’Innommable), horizontalement à la nature, aux humains, au règne végétal et animal, tout en s’ancrant dans la matérialité. Qu’est-ce qui donne le sentiment de reliance? 

images (6)Qu’est-ce qui lie un couple, une famille, un  berger à ses moutons, un prêtre à Dieu, un vulcanologue à la Terre, chacun à ses jardinières de fleurs, à son animal de compagnie ? L’amour. Avec un grand A. Le XXIème siècle nous pousse au changement, réveille notre désir de reliance, nous questionne sur le sens, nous pousse à développer la compassion, la solidarité, l’engagement, à sortir du coma. La poussée est comme irrémédiable. 

Impossible de résister. Pour marquer cette évolution de conscience, déjà 7 chakras régissaient notre fonctionnement physique et psychique. Ce siècle va nous aider à en développer cinq nouveaux pour redécouvrir des capacités enfouies et être habité d’états d’âmes très aimants, harmonieux, paisibles. Mais pour qu’adviennent ces nouvelles potentialités, il s’agira aussi d’accueillir les résistances, d’éviter la dispersion et de ne pas se faire happer dans l’orgueil ou les montées de violence et d’insécurité. 

Au final, l’expérience spirituelle ne serait-elle pas un long chemin vers la reliance, vers un état d’Amour, pour finalement être Amour ? Si nous retrouvons la connexion à cet amour infini en étant incarné, notre humanité sera comme une constellation d’étoiles sur Terre. Alors l’image de nos villes, de nos pays illuminés la nuit par l’éclairage public en avion deviendra la métaphore vers quoi ce siècle nous conduit : l’amour nous interreliera si fort que le sentiment de séparation se dissoudra peu à peu.

 

Issus du Magazine AGENDAplus

Publié dans Chemin spirituel | Pas de Commentaire »

Des algues pour nourrir le monde

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

par Charline Nocart

Consommées en Chine depuis le 6ème siècle avant Jésus-Christ, reconnues pour être des trésors nutritionnels, voire la solution aux famines mondiales, les algues  ’invitent depuis quelques années à la table des grands chefs… et pourquoi pas à la vôtre ?  

téléchargement (9)

Wakamé, hijiki, dulse, nori, laitue de mer… voilà des noms sans doute familiers pour un amateur de cuisine asiatique. Ces algues ne sont que quelques unes des 36 espèces comestibles consommées de par le monde et une infime partie des quelques 35.000 espèces d’algues constituant un tiers de la biomasse végétale mondiale. Consommées abondamment en Asie, les algues et leur palette gustative très variée se voient enfin mises en valeur en Europe [surtout en Bretagne où elles sont cultivées et récoltées] depuis quelques années à la faveur du succès des cuisines exotiques mais aussi de la révélation de leur extraordinaire richesse nutritionnelle. 

Condensés de nutriments

Méconnues dans nos assiettes occidentales, les algues sont une source sûre de nutriments essentiels à la santé et, qui plus est, d’un faible apport calorique ! Avec une teneur de 20 à 70% de protéines contenant, en outre, les 10 acides aminés essentiels, elles se révèlent extrêmement intéressantes comme apport protéique de base. La spiruline [Spirulina platensis et Spirulina maxima, micro-algues d’eau douce contenant près de 70 % de protéines], a même été reconnue par les Nations-Unies, dans les années ‘80, «nourriture la plus adéquate pour nourrir l’humanité» ! Les personnes âgées, les enfants, les végétariens, les convalescents et, d’une manière générale, toute personne dont la consommation de protéines animales [viande] est faible, y trouveront donc une source de protéines complètes associées, de plus, à un contenu minéral important [jusqu’à 25 % du poids sec !] qui en diminue l’effet acidifiant.  

Les algues concentrent en effet beaucoup plus les minéraux [surtout le calcium, le magnésium et le fer] que les végétaux terrestres et peuvent donc participer grandement à l’équilibre acido-basique de l’alimentation. Leur richesse en vitamines [A, C, E, B dont la B12, …] et en oligoéléments [dont l’iode] associée à une faible teneur en glucides assimilables et en graisses les rend d’autant plus intéressantes pour équilibrer le régime alimentaire, particulièrement des personnes en surpoids. Etant riches en fibres solubles, elles vont, en outre, améliorer le fonctionnement intestinal et concourir à réduire l’absorption des graisses et des sucres. Hors situation de santé nécessitant la surveillance de certains paramètres [iode, excès d’acide urique, …], la balance bénéfice-risque penche donc certainement en la faveur de ces légumes de la mer !  

images (2)

Alimentaires…

Brunes [wakamé, kombu,...], rouges [dulse, nori, …], vertes [laitue de mer, ulve, …] ou bleues [spiruline, klamath,...], la diversité de couleur des algues s’allie à celle de leur goût pour en faire un élément  Remarquable d’une assiette santé. Le très discret Agar-Agar, utilisable comme gélifiant végétal dans une infinité de préparations salées ou sucrées grâce à sa nature inodore et insipide, est ainsi reconnu comme le secret minceur des japonaises et un détoxifiant intéressant, en plus d’être une alternative simple d’utilisation à la gélatine animale.  

Disponible en poudre, il côtoie souvent en magasin bio d’autres algues proposées en version déshydratée [en paillettes ou entières et nécessitant un temps de réhydratation variable d’une espèce à l’autre] ou   fraîches. Dégustées tels des légumes ou simplement ajoutées aux soupes, salades, légumes cuits ou céréales, elles peuvent être incorporées à de nombreuses préparations chaudes ou froides. L’adjonction d’un morceau d’algues telles le wakamé et le kombu à l’eau de cuisson des légumineuses [lentilles, haricots] en réduit, en outre, le temps de cuisson et en  améliore la digestibilité. Il est recommandé d’inclure les algues de manière progressive dans son alimentation afin de s’habituer à leur léger effet laxatif. Pour les débutants, la découverte des tartares d’algues [à réaliser soi-même ou à acheter en magasin bio] est un excellent moyen d’en apprivoiser les saveurs variées. 

…ou complémentaires

Certaines algues unicellulaires dont les vertus pour la santé n’ont été découvertes que récemment s’avèrent très utiles comme complément alimentaire afin de soutenir l’organisme. La Chlorella est ainsi connue pour ses capacités détoxifiantes des métaux lourds. L’algue Klamath [dont il faudra cependant veiller à la pureté] semble quant à elle améliorer de nombreux troubles nerveux [fatigue, dépression,...],

immunitaires et inflammatoires. Enfin, la célèbre spiruline, d’une exceptionnelle richesse nutritionnelle, fait un complément de choix en cas de fatigue, d’anémie, de convalescence et de croissance.

 

Pour en savoir plus : Avec de la spiruline, de Nicolas Ottart, Editions Amyris – Agar agar, secret minceur des japonaises, de Clea, Editions La Plage – Algues, saveurs marines à cuisiner, de Anne Brunner, Editions la Plage – Centre d’Etude et de Valorisation des Algues (CEVA) : ceva.fr – passeportsante.net

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaire »

APPARAÎTRE ET DISPARAÎTRE

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

886505344 

Se pourrait-il que toutes les tribulations qui se vivent actuellement au plan mondial soient en réalité le signe que chaque humain sur terre est maintenant prêt à transcender sa peur ultime : celle de disparaître ? Et si les âmes de l’humanité toute entière s’étaient donné le mot afin que nous puissions tous ensemble nous entraider à surmonter cette angoisse existentielle limitative et à nous libérer de nos mémoires d’oppression une fois pour toute ? Serait-ce le signe que le nouveau monde tant attendu est sur le point de se concrétiser sous nos yeux et qu’il suffit de demeurer centré sur sa Lumière intérieure pour que le meilleur se révèle dans toute sa splendeur en nous et autour de nous?
 

Imaginez ceci : il y a de cela des éons, les êtres vivant sur terre connaissaient le bonheur d’une vie éternelle où il était aisé de passer d’un plan de conscience à un autre, voire même d’une dimension à une autre et d’un endroit à l’autre du cosmos, sans effort et sans contrainte. Or, l’attachement à la terre, au sens physique du terme (la force de l’attraction terrestre) a peu à peu fait en sorte que nos âmes aient fini par se densifier dans la matière et, donc, se retrouver emprisonnées dans un corps physique qui, lui, semble perpétuellement affecté par les « limites de durée » relatives à la troisième dimension.
 

Depuis de nombreuses générations, des Maîtres spirituels sont venus sur terre tenter de lever le voile de l’oubli pour nous rappeler que tout cela n’est qu’illusion et qu’il nous suffit de nous reconnecter à la Source, à nos origines célestes, pour que cette force d’attraction illusoire n’ait plus de prise sur nous. Par leur témoignage vivant, leurs enseignements et leur sagesse, ils ont manifesté dans leur propre corps cette capacité disponible à tout être humain d’incarner son Essence divine. Et certains d’entre eux sont même parvenus à transcender la mort pour fusionner avec la Lumière dans tout leur Être…
 

Certains d’entre eux ont laissé des traces de leur passage : Jésus, Bouddha, St-Germain, etc. Mais combien d’autres sont passé inaperçus ? Il a été dit que, lorsque les feux de forêt ont fait rage en Australie dernièrement, des peuplades entières d’aborigènes ont disparu sans laisser de trace. Plusieurs affirment qu’ils ont péri dans le brasier, mais personne ne peut expliquer pourquoi l’on n’a retrouvé aucun cadavre, aucune carcasse… Se pourrait-il qu’ils soient tout simplement passés dans une autre dimension, non perceptible par nos cinq sens ?
 

Tous ceux qui ont lu « La Prophétie des Andes » comprennent cette allusion : à la fin du bouquin, lorsque le personnage principal et ses amis se retrouvent cernés par les militaires, ils se connectent les uns avec les autres pour élever leur vibration et, tout à coup, ils semblent enrobés d’un cocon lumineux qui les rend invisibles à leurs opposants.
 

Des êtres humains « ordinaires » ont aussi connu ce phénomène, comme par exemple, cette religieuse à Hiroshima qui était en prière lorsque la bombe a sauté tout près d’elle et qui s’en est sorti indemne. Ou cette autre femme qui, lors du tsunami en Asie, se trouvait en profonde méditation dans sa maison sur la plage… qui semble avoir été « contournée » par la vague meurtrière.
 

Coïncidences ? Légendes urbaines ? Miracles accordés aux personnes imbues de « sainteté » ? Et si nous étions actuellement tous face au même choix : être terrassé par la peur (quelle qu’elle soit) ou fusionner ensemble dans la Lumière ?
 

Il s’avère que, depuis des millénaires, notre expérience humaine nous a fait croire qu’il y avait bel et bien quelque chose à combattre : le mal, la noirceur, la mort… Cette énergie de lutte pour sa survie a engendré une scission  profonde entre l’âme (qui sait que tout est parfait) et la raison (qui sans cesse doute et se remet en question).
 

Et si ce qui se passe sur terre à ce jour était, en fait, l’occasion parfaite, délibérément choisie par notre âme, de nous inciter à dire oui à la Lumière qui transcende les limites humaines… de gré ou de force ? Et si notre Moi supérieur, conscient de la possibilité pour l’ensemble des êtres vivant dans la troisième dimension d’accéder ensemble au paradis sur terre, avait pris la décision de « donner un grand coup » pour que nous faisions le saut (quantique) tous ensemble ?
 

Méditez ceci : à l’intérieur de notre peur de disparaître se trouve aussi la peur d’apparaître, c’est-à-dire de révéler au monde la Lumière exceptionnelle qui nous habite tous. La noirceur, le mal, la douleur, la souffrance et la mort ne représentent en réalité que ces parties de nous, ces espaces présents en nous-mêmes affectés par le vide, le manque, l’absence de Lumière. La part de nous vulnérable à la peur demeure celle que l’on a négligé d’alimenter, de nourrir, d’abreuver d’énergie divine en nous-mêmes…
 

Se pourrait-il que nous soyons actuellement comme des graines que l’ont a mise en terre et qui craignent de se transformer, de devoir « mourir », pour enfin se libérer de la « coquille » qui nous emprisonne afin de finalement germer et porter fruit comme il se doit ? Que nous soyons telles des chenilles se voyant immobilisées et impuissantes, à la merci du premier trouble-fête, ne comprenant pas que les « murs » qui se referment autour d’elle sont en réalité les parois de la chrysalide qui lui permettra d’effectuer l’ultime métamorphose : devenir un merveilleux papillon, déployer ses ailes et prendre son envol pour sortir des limites terrestres pour aller butiner avec grâce de fleurs en fleurs, de dimensions en dimensions…
 

Or, le fait de se laisser « envahir » par sa pleine Lumière, de goûter à la plénitude divine, demeure à la fois notre plus grande aspiration et notre plus grande appréhension. La peur de la transformation, de la transmutation cellulaire, c’est la peur de disparaître: la crainte pour l’Ego de perdre le contrôle, de ne plus exister… La noirceur et la lumière sont donc les deux faces d’une même médaille, de même que la vie et la mort, apparaître et disparaître : lutter ou accepter ? Combattre ou s’élever ? Donner l’exemple ou se sacrifier pour les autres ? Survivre ou vivre pleinement ?
 

Telles sont les questions qui nous sont posées à l’heure actuelle. Peu importe la réponse que vous choisirez, votre âme sait que ce sera la meilleure solution pour vous ici et maintenant… sachant que la vie continue et continuera encore pour des éons, en ce monde comme dans les dimensions supérieures !
 

Ainsi, plutôt que de chercher à « aider » nos semblables, recentrons-nous sur l’essentiel : oser apparaître ! Appliquons-nous à fusionner avec le meilleur en nous-mêmes, à communier dans l’Amour divin pour rayonner de mille feux et éclairer, par notre présence, des milliers de consciences prêtes à nous emboîter le pas…
 

Tout est parfait ! Tout est merveilleux ! Tout est divinement synchronisé pour que l’avènement du Nouveau Monde prenne naissance ici et maintenant à l’intérieur de chacun d’entre nous.
 

Et, bien entendu, vos Frères et Sœurs de Lumières sont toujours là, à vos côtés, et ne demandent qu’à vous soutenir à chaque instant. Osez faire appel à eux pour retrouver la paix du cœur et la sérénité de l’esprit. Ces Présences Éternelles affirment que 2010 sera l’année de la RÉSILIENCE, le moment parfait où l’ensemble de la population terrestre prendra conscience de la capacité intrinsèque de chaque être humain à transcender ses peurs existentielles pour que se révèle en lui sa véritable Lumière, sa divine Quintessence, infinie et illimitée. Laissez-vous inspirer par eux pour, à votre tour, apparaître dans toute votre splendeur ici sur terre. Il en va du meilleur pour tous et chacun d’entre nous.
 

Avec tout mon amour,

Bianca Gaïa
 

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, transmis le 15 septembre 2009,

aussi disponible sur www.biancagaia.com. Vous êtes invité à faire circuler ce texte
à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes.

Publié dans Channeling | Pas de Commentaire »

Faut-il Acheter des équipements durables

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

  

Afin d’associer la théorie à la pratique, nous avons souhaité ouvrir nos colonnes à l’Asbl ‘‘Les Amis de la Terre’’, reconnue par la Communauté Française comme association d’Education Permanente. Chaque mois, cette rubrique aborde une thématique qui témoigne d’un engagement Humain pour un mieux vivre individuel et collectif, ainsi qu’un engagement pour un respect profond de la Nature et de la Vie…

téléchargement (2)

Depuis une vingtaine d’années, les équipements électriques et électroniques ont envahi nos maisons de la cave au grenier et la tendance ne faiblit pas. La prise de conscience progressive de ce que les ressources de la Terre en matières premières et en énergies non renouvelables sont limitées, et pour la plupart très largement entamées, nous incite à nous poser la question avant tout achat : «Est ce bien un équipement «durable» ?

Est-ce que je pourrai l’utiliser longtemps ?» 

Comment, de manière pratique, faire un choix «durable» ?

Pour les équipements de moins de 100-150 euros, pour lesquels la réparation est presque exclue en raison du prix disproportionné demandé ou de la non disponibilité de pièces de rechange, la seule indication sérieuse de la «durabilité» du produit est la durée de garantie qui est en Europe de minimum deux ans. Personnellement, en raison de mes réflexes de bricoleur, je donne la priorité aux équipements pourvus de vis, car ils sont   normalement plus facilement démontables. 

Pour les équipements plus chers, la réparation devient possible et les réponses du vendeur quant à la durée de garantie mais aussi aux performances du service après-vente [lieu de dépôt, durée moyenne de réparation, tarif, etc...] sont des éléments importants pour faire le choix final. 

Un autre critère utile lors de l’achat est de donner priorité aux équipements simples, qui possèdent les fonctions nécessaires mais rien de plus. On n’a pas besoin d’une horloge sur l’appareil à café, ni sur le robot de cuisine ; tous ces gadgets électroniques sont une source possible de panne et toujours un élément de consommation électrique inutile d’autant plus qu’on ne les débranche plus de la prise. 

Enfin et peut-être le réflexe le plus important [et le plus difficile], lorsqu’on est «au bord de l’achat» est de se poser la question de l’intérêt de cet équipement. «Va-t-il réellement améliorer ma vie et celle de mes proches ou vat- il la rendre plus lourde pour moi, pour eux et pour la planète ?». Avec cette double question, chaque panne d’un de nos appareils peut devenir une opportunité de se simplifier sa vie, de redevenir un peu plus autonome [abandonner l’aspirateur électrique de table par un appareil purement manuel, oublier l’ouvre-boîte électrique pour ressortir l’ouvre boîte mécanique] ou parfois, mieux encore, de se désencombrer définitivement de ces appareils. 

Ezio Gandin

Les Amis de la Terre – Belgique Curieux, désireux d’en savoir plus, contactez-les Amis de la Terre au 081 39 06 39 [tous les jours ouvrables de préférence en matinée] ou via teramikaro@amisdelaterre.be

 Venez en discuter sur La Vie Devant Soi : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans Créativité | Pas de Commentaire »

La méditation vers la lucidité silencieuse

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2014

La méditation est une pratique spirituelle menant à la paix intérieure,à la vacuité de l’esprit et à l’unification à notre nature véritable…

images (5)Tour d’horizon

Le terme méditation, du latin meditatio, désigne une forme de pratique spirituelle.

Même si ce terme est souvent utilisé pour décrire l’attention portée sur un objet de pensée [par exemple : méditer un principe philosophique dans le but d’en approfondir le sens], son objectif premier est avant tout une attention tournée vers l’intérieur afin de s’affranchir de la pensée et réaliser son «identité spirituelle». 

Les différentes pratiques méditatives impliquent généralement que l’adepte amène son attention sur un seul point de référence qui sera, tôt ou tard, abandonné pour seulement «laisser la conscience observer la conscience». 

Les pratiques méditatives se retrouvent au coeur de nombreuses philosophies et religions : dans l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme, le yoga, l’islam, la chrétienté, ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité. 

Les techniques de méditation sont multiples. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d’attention : une zone corporelle spécifique ou le déplacement d’une zone à une autre, une perception précise, un objet spécifique présélectionné profane ou religieux, le nom d’une déité ou d’un concept inspirant la paix, le souffle, un son, une incantation ou un mantra, une visualisation, le vide de tout concept ou vacuité,… 

Dans l’hindouisme Il y a plusieurs types de méditation décrites dans l’hindouisme, citons les deux principaux courants :

- le Védanta, dans lequel le Jñâna-Yoga a pour méthode principale l’investigation du Soi [le célèbre « Qui suis-je ? »] afin de retourner à la source des pensées jusqu’à notre Réalité transcendante ; – le Yoga, dans lequel la méditation [dhyâna] est recommandée pour calmer les fluctuations du mental. Elle est l’avant dernière des 8 phases développée dans les Yoga-Sûtra de Patañjali : elle se place après la concentration [dhâranâ, fixation de l’esprit sur un seul point] et avant la contemplation [samâdhi, état d’union avec l’Être ou d’absorption dans l’Absolu]. 

Dans les pratiques hindouistes, il existe de nombreuses propositions de méditation avec support : observer la lumière qui pénètre par le sommet de la tête [chakra coronal] et s’identifier à cette lumière, écouter l’infrason dans l’oreille interne  [nâda], parcourir l’intérieur du corps par la sensation, rester dans une posture spécifique avec une position de main codifiée [mudrâ], etc… 

Pour que le mental parvienne au calme, au détachement des désirs du monde et cesse de vagabonder, le pratiquant évoluera vers la méditation sans support. Bien que certains adeptes s’y adonnent dès le  commencement de leur quête, la méditation sans support est une voie évidemment plus abrupte que celle avec support. Il s’agit ici de développer l’état de présence afin de rester totalement conscient dans l’ici et maintenant et disponible à l’épanouissement spontané du silence intérieur. 

Dans le bouddhisme La méditation a toujours été centrale au bouddhisme. Le Bouddha historique a d’ailleurs obtenu son éveil spirituel par la méditation. La plupart des formes de bouddhisme distinguent deux classes de pratiques pour atteindre l’illumination : – Samatha, ou tranquillité, qui développe la capacité de focaliser l’attention en un seul point ;

- Vipassana, ou vision supérieure, vue pénétrante, qui développe la perspicacité et la sagesse en dévoilant la vraie nature de la réalité. 

Le but ultime de la méditation bouddhique est l’atteinte du nirvâna. Ce terme est au-delà de toute description et ne peut être défini que comme la fin de toutes formes d’ignorance. Dans le zen Le zen est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste davantage sur la méditation et particulièrement sur la posture/pratique dite de zazen. Pour ses adeptes, la pratique elle-même est déjà réalisation, pratique et éveil sont comme la paume et le dos de la main. Pour le zen, il suffit de s’asseoir, immobile et silencieux, pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha… 

Dans la Chrétienté

Chez les moines orthodoxes l’hésychasme ou «prière du coeur» est une prière silencieuse invoquant le nom de Jésus au rythme de la respiration. Par son rapport au corps, il est l’équivalent chrétien de certaines techniques de méditations orientales. 

Dans l’Islam

Il existe deux concepts de méditation dans l’Islam :

- le premier, issu du Coran, est appelé taffakur, c’est-à-dire la réflexion sur les sourates ou la contemplation de la Création ;

- l’autre, développé par les Soufis, est une pratique mystique appelée Mouraqaba ou «exercice de vigilance» : l’adepte, en assise et les yeux fermés, concentre son attention sur un point unique. Ce point est généralement la visualisation du Cheikh, le maître soufi, qui est considéré comme un pont entre le monde de l’illusion et celui de la réalité. 

La méditation transcendantale  La méditation transcendantale est une technique de relaxation et un mouvement spirituel fondé à la fin des années ‘50 par Maharishi Mahesh Yogi. Elle est présentée comme une «technique de relaxation profonde et de développement de la conscience». Elle se pratique quotidiennement, lors de séances de 15 à 20 minutes durant lesquelles le pratiquant répète mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement intime et adapté à sa personnalité. Au fur et à mesure de la séance, le mantra doit s’estomper pour laisser l’esprit aller naturellement à la source de sa conscience propre. Cette expérience est unique et personnelle. Le mantra est révélé par l’instructeur après une brève cérémonie. 

Lucidité silencieuse sans support Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti, Jean Klein ou, plus récemment, Eckhart Tolle, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ces enseignants donnent ainsi quelques directions de méditation : 

- l’attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente, notre tranquillité naturelle ;

- l’observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver ; - la liberté : la compréhension se situe habituellement dans notre tête, mais «être» la pure compréhension n’a plus rien à voir avec la tête, c’est une perception globale transcendante.

 

Recherches scientifiques

Certains psychothérapeutes ou scientifiques tel que Jon Kabat-Zinn s’intéressent à la méditation dans ces applications psychothérapeutiques, comme par exemple : la MBSR [réduction du stress par la pleine conscience] ou la MBCT [thérapie cognitive par la pleine conscience]. 

images (6)La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d’anxiété, une forme de méditation qui se rapproche du zazen, mais dont les éléments «spirituels» ont été supprimés. Cette technique augmenterait le bien-être, la bonne humeur, la capacité à «faire face» et améliorerait le sommeil. La MBCT réduirait en outre le risque de rechute dépressive. Certaines études* prouveraient également l’efficacité de la méditation en complément d’un traitement médical classique dans

la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques, amélioration des défenses immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer, de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie et de sida. 

Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l’importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Le Dr. Susan Blackmore défend par exemple la thèse, sur base de sa propre pratique du zazen et de ses recherches scientifiques, selon laquelle la conscience et les perceptions humaines seraient pure illusion. 

Selon David Orme Johnson, directeur de la faculté de psychologie à l’Université Internationale Maharishi, des études scientifiques ont été publiées sur la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, dans plus de 160 revues scientifiques. 

D’autres études médicales spécifiques ont également été réalisées afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la majorité des cas, les conclusions étaient positives, sous réserve que les objectifs de la thérapie  soient bien sûr en accord avec les effets de la méditation proposée… 

Olivier Desurmont

* 4 études rigoureuses tirées de «Journal of Behavioral Medicine», «Psychosomatic Medicine», «General Hospital Psychiatry» & «Brain, Behavior, and immunity». Références : «La méditation bouddhique» de Jean- Pierre Schnetzler chez Albin Michel, «La Vision profonde : De la Pleine Conscience à la contemplation intérieure» de Thich Nhat Hanh chez Albin Michel,  «Le livre de la méditation et de la vie» de Krishnamurti, Livre de poche, «Approches de la méditation» d’Arnaud Desjardins, La Table Ronde et Wikipedia. 

Publié dans Méditation, Noble Silence-Vipassana | Pas de Commentaire »

Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2014

 

 

téléchargement (2)La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. La semence, la voix de nos ancêtres, est le fruit de plus de 12.000 années de co-évolution entre l’Homme, la Terre et la Plante. Ce processus a engendré un patrimoine végétal et culturel très diversifié qui est le bien commun de toute l’humanité. 

Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie constitue un danger sans précédent pour l’indépendance alimentaire et pour la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires ou dans leurs champs, brûlés par la chimie, des hybrides dégénérescents ou des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler «semences». 

Ces semences industrielles sont malades : elles ne peuvent vivre sans pesticides, sans engrais chimiques ou sans manipulations génétiques. Polluantes pour l’environnement, elles sont le point de départ de déficiences nutritionnelles, d’aliments-poisons, de cancers et autres maladies de dégénérescence chez l’Homme et chez l’animal. 

Afin d’obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, les lobbies de la pétro-agrochimie, aidés par l’Etat, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. L’agriculture toxique est une invention récente des industriels de la guerre et de la chimie, soutenus par une caste de technocrates qui a réduit à néant les paysanneries traditionnelles. L’humanité s’est nourrie pendant plus de 12.000 ans de plantes saines et savoureuses, issues de semences de vie, de semences de terroir issues d’éco-systèmes naturels et vivants. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos enfants, et aux enfants de nos enfants, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir. 

Dans leur «Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie», Raoul Jacquin et Dominique Guillet, de l’association Kokopelli** [cible des attaques du lobby semencier et de l’Etat français depuis des années], exigent pour tous les paysans, maraîchers, jardiniers, semenciers et associations oeuvrant à la protection de la biodiversité alimentaire : 

- la liberté de protéger les semences de vie, de terroir, de population ;

- la liberté de reproduire ces semences ;

- la liberté de refuser, pour ces semences, tout enregistrement, tout catalogue national, tout brevet, tout droit de propriété intellectuelle ;

- la liberté de donner, d’échanger et de commercialiser ces semences ;

- la liberté de créer de nouvelles variétés de semences adaptées à un terroir, adaptées à une vie culturelle, adaptées à des pratiques agro-écologiques ;

- la liberté de refuser les chimères génétiques, source de contamination ;

- la liberté de partager et d’échanger, en toute coopération et réciprocité, les savoirs et les savoir-faire issus de millénaires d’agriculture traditionnelle ;

- la liberté d’utiliser, de commercialiser, de conseiller et d’enseigner toute technique et pratique agro-écologique [purin d’ortie, extraits fermentés, etc...] respectueuse de l’Homme et des ecosystèmes.

 

En fait, dans ce Manifeste, ils exigent, tout simplement, le droit inconditionnel de transmettre la biodiversité et la fertilité aux générations futures. 

Soutenons sans réserve leurs actions ! 

Infos sur www.liberterre.fr

** Kokopelli oeuvre à la protection de la biodiversité alimentaire, à la promotion de pratiques agro-écologiques et au recouvrement par les jardiniers et les paysans du droit à produire leurs propres semences.

Publié dans Nouvelle TERRE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

L’Homme dans l’Univers

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2014

images (9)Lorsque l’on arrive pour la première fois dans un lieu où l’on va séjourner, on fait le tour de ce lieu. On entre dans les pièces, on furète, on va au jardin. Bref, on se rend compte de ses caractéristiques. Quelle est sa composition ? Est-il aéré ? Chaud ? Frais ? Lumineux ? Facile d’accès ? Puis, on fait le tour du voisinage. De façon quasi-instinctive comme les animaux, nous délimitons et prenons connaissance de notre territoire. 

En tant qu’être humain, notre territoire commun est la Terre. Cette notion est maintenant revendiquée par tout un chacun. Ne parlons-nous pas de «village global» ? Nous habitons ce magnifique village, la Terre. Les images des plus lointaines contrées sont devenues accessibles et nous pouvons même, si nous le souhaitons, chatter avec leurs habitants. Par ailleurs, cette Terre fait partie d’un ensemble plus vaste qui est l’univers. L’expression «planète Terre» fait d’ailleurs partie du langage courant des médias. 

Nous savons – pour la plupart, vaguement – que notre planète est l’une des millions de planètes qui peuplent l’univers. Nous savons cela, mais nous ne l’intégrons pas. Notre regard reste braqué sur notre quotidien terrestre, nos préoccupations, nos émotions, notre famille, notre travail, nos intérêts. 

Nous donnons à ces choses matérielles ou psychologiques un statut essentiel dans nos vies. L’univers n’entre pas, ou peu, ou mal intégré, dans notre conception de nous-mêmes en relation avec un environnement plus vaste que nos seules préoccupations.

 

images (8)Les voiles du réel

Pourtant, penser le cosmos, ses immensités, ses paradoxes, ses inconnues, aboutit inévitablement à changer notre représentation des choses. Nous nous agrandissons de notre pensée du cosmos. Nous agrandissons notre représentation de l’être humain. Nous agrandissons notre représentation du réel. Car c’est le réel que nous questionnons encore et toujours lorsque nous questionnons le cosmos. Quelles sont ces lois ? Qu’est-ce qui anime tout cela ? Pourquoi la connaissance de son fonctionnement ne nous est-elle pas donnée d’emblée, de façon limpide, avec évidence ? Nous devons chercher. 

Nous ne pouvons pas -pas encore- appréhender directement le réel : il se cache derrière d’innombrables voiles. Ainsi en est-il de la matière dont est fait l’univers, cette matière dont on sait maintenant qu’elle n’a de solide que son apparence…

 

L’invisible en question

La science questionne, autant que la philosophie ou la religion, l’invisible des choses. Les planètes lointaines ne se voient pas à l’oeil nu, et la masse noire n’émet aucun rayonnement. Dieu, quant à lui, est tout aussi invisible. Dieu ou la Matière, sont-ce d’ailleurs vraiment, à l’heure actuelle, deux langages incompatibles ?

Déjà, début XX è, Teilhard de Chardin ne conjuguait-il pas d’admirables intuitions scientifiques et spirituelles dans sa recherche : «Quand je pense à Vous, Seigneur, je ne puis dire si je vous trouve davantage ici que là, si vous êtes plutôt pour moi Ami, Force ou Matière…» ? C’est en tous cas toutes les modalités de l’invisible qui sont questionnées de toutes parts à notre époque, invisible qui se décline du plus petit au plus grand, dans des approches multiples de plus en plus foisonnantes et riches.

 

D’une idée…à une quête 

Ceci dit, l’espace intersidéral a toujours fait rêver autant les poètes que les scientifiques. Les uns ont chanté ses énigmes, les autres ont tenté de les déchiffrer. D’innombrables mythes expliquant l’origine de la Terre et de l’univers ont été écrits. Quant aux premières tentatives de description de la Terre dans l’espace, elles montrent celle-ci comme étant une surface plane. On est bien loin de la description d’une terre plate actuellement. Nous sommes peu outillés si nous voulons réellement avancer dans le savoir de ce territoire cosmique dont nous faisons partie. Car pour  se situer quelque part, dans la culture dont nous sommes, il est nécessaire de se faire une idée du lieu. 

Outre le fait que nous puissions regarder le ciel, le contempler, nous laisser imprégner de sa mystérieuse beauté, nous allons élaborer mentalement une représentation de l’univers. Elle va se construire de façon quasi-inconsciente par les apports de la culture et du monde audiovisuel dans lequel nous baignons, ou par le biais d’une démarche plus consciente. Cette représentation de l’univers, et donc de la matière et espace de l’énergie, va donner naissance à des croyances. Les croyances ayant trait à l’univers sont directement reliées à des questions métaphysiques aussi importantes que : 

«Qui suis-je ? De quoi suis-je fait ? Quelle est mon origine ? Où est-ce que je vais ? Pourquoi est-ce que je vis ?».

 La question du sens posée par la philosophie et la spiritualité, se nourrit de la question du «comment» à laquelle la science et les astrophysiciens tentent de répondre. Il est terminé le temps où on laissait aux seules religions ces questions qui font partie de la destinée même de l’espèce humaine et de chacun individuellement. C’est à travers la chimie, la biologie, la physique, l’astrophysique, mais aussi l’anthropologie, l’archéologie,  l’histoire, l’esthétique qu’elles se posent. A cela, on peut ajouter toutes les approches qui questionnent nos systèmes de représentations, nos niveaux de langage, nos productions artistiques et intellectuelles. Et, last but not least, tout ce qui a trait à l’intériorité et à l’étude de la conscience : la psychologie personnelle et transpersonnelle, et les neurosciences. Le monde extérieur et le monde intérieur se rencontrent…

 

Comprendre l’espace

Il y a quelque chose d’admirable dans la quête scientifique. Quête de la science ?

Oui, car elle est d’abord une aventure de l’esprit pour comprendre le monde. Les astrophysiciens vont d’abord tenter de comprendre l’espace. Et cette tentative, le mot le dit bien, est composé d’erreurs, de révisions, de corrections. 

Le modèle élaboré par Ptolémée, selon lequel la Terre était le centre de l’univers autour de laquelle tournaient les planètes et les astres, a duré plus d’un millier d’années. On a cru pendant plus de 1500 ans que la Terre était le centre de l’univers ! C’est beaucoup, 1500 ans. Puis la révolution de Copernic au 16ème siècle eut lieu et renversa totalement les rôles : ce n’est plus la Terre qui est au centre, mais le Soleil. 

Et un nouveau modèle eut lieu et est encore actuel. Tout le monde connaît ces grands tournants scientifiques qui élaborent un nouveau paradigme, un nouveau socle de croyances pour une période plus ou moins longue, ici plus d’un millier d’années.

 

Un casse-tête mathématique

Sachant cela, il nous appartient de chercher quels sont les grands paradigmes scientifiques qui sous-tendent notre siècle. Pour élaborer cette recherche, nous disposons, entre autres approches, de la pensée scientifique. La pensée scientifique, mais vulgarisée. Il est évident que nous ne pouvons pas avoir accès à la source même des recherches en astrophysique, vu que les symboles mathématiques en font intégralement partie. Qui peut se targuer de comprendre ce que sont les opérateurs hermitiens, les matrices densité, les espaces de Hilbert, les vecteurs d’état ? Qui sait ce qu’est exactement l’équation

de Maxwell, faisant partie de la théorie dite de «jauge», forme élaborée de la théorie quantique des champs ? C’est à s’y perdre, et cela d’autant plus quand on sait que le prix Nobel de physique en 1965, le pédagogue Richard Feynman, avoua qu’il lui était impossible d’expliquer à quiconque la loi quantique relativiste des champs…

D’un savoir multidisciplinaire à une connaissance transdisciplinaire…

On entre ici dans la difficulté qui consiste à produire de la bonne vulgarisation, difficulté que Valéry, cité par Etienne Klein(3), a très bien énoncée : «Tout ce qui est simple est faux, tout ce qui est complexe est inutilisable» ! Nous devons donc bien nous rendre compte que les informations scientifiques dont nous disposons pour nous faire une idée de l’univers sont, dès le départ, sujettes à des interprétations et des transformations. Songeons aussi que chaque théorie va se modifier en fonction de nouvelles données. 

Bref, sachons que l’idée que nous allons nous faire de l’univers via les informations scientifiques que nous aurons peu ou prou intégrées sera nécessairement subjective. La synthèse de toutes ces données peut cependant s’effectuer à partir d’un espace de pensée autre, qui résout les contradictions, une sorte d’espace où les savoirs multidisciplinaires se résolvent dans une connaissance transdisciplinaire, espace  intérieur où des formes de révélations ont lieu [Eurêka !] et des certitudes métaphysiques éclosent. Sachant la relativité mais aussi la beauté de cette démarche, avançons…

 

Des milliards de fois plus petit qu’un atome…

Car il existe de superbes écrits destinés au grand public. Ce sont, par exemple, les écrits de l’astrophysicien Hubert Reeves, ou encore ceux de Trinh Xuan Thuan, astrophysicien et professeur à l’université de Virginie. Dans ces écrits, on peut retracer une aventure qui va du plus élémentaire au plus complexe. Aventure qui commence avec le Big Bang, déflagration cosmique à l’origine de l’univers qui fait actuellement l’unanimité des scientifiques. Et on s’émerveille lorsque l’on pense que tout a commencé dans un espace minuscule, des milliards de fois plus petit qu’un atome, et que cet espace minuscule a commencé à s’étendre. 

Car l’univers n’est pas immuable, mais en expansion, selon l’hypothèse émise début des années 1920 par Friedmann et Lemaire. 

Le minuscule espace des débuts a continué à s’accroître pour atteindre les gigantesques proportions du cosmos actuel. L’histoire n’est pas finie, bien évidemment. L’univers continue à grandir et en même temps, il refroidit. 

Ce refroidissement est nécessaire pour que la complexité continue à voir le jour. En effet, la chaleur donne lieu au mouvement. Dans un univers trop chaud, les formes structurées en mouvement entrent en collision les unes avec les autres et se détruisent. Dans un univers plus froid, tout se stabilise. 

Ce «Un» qui fait la différence

Par ailleurs, l’univers est composé d’énergie et de lumière. L’Univers est né d’un vide quantique, donc baratté d’énergie et rempli de particules qui naissent et meurent à des cadences infernales. Cette énergie du vide est essentielle puisqu’elle donne lieu à la matière. C’est ici que la formule bien connue d’Einstein prend tout son sens : E = mc2. 

On parle souvent de la « soupe primordiale », expression parlante entre toutes qui illustre bien la constante et bouillonnante activité du vide d’où particules et antiparticules ont surgi. Celles-ci entrent en collision, se rencontrent et s’annihilent pour se transformer en lumière qui elle-même se transforme en matière et antimatière. Mais, au cours de l’évolution, l’antimatière a disparu. C’est assez fascinant. Il y a, selon  l’explication du physicien russe renommé Andreï Sakharov mort en 1989,(1) «une minuscule partialité» de l’univers en faveur de la matière. 

Cette minuscule partialité fait qu’il y a un milliard et UN électrons face à un milliard d’antiélectrons. Ce «un» a fait toute la différence. On ne peut que poser ici la question du hasard et de la nécessité… 

Ce «un» est-il seulement effet de hasard ou fait-il partie d’un inexorable processus de développement ?

 

Big Crunch

On n’en a pas fini avec la question de la matière et de l’énergie. Les scientifiques se heurtent jusqu’à maintenant à des énigmes concernant la matière dit «noire». Qu’est-ce ? Il faut d’abord comprendre qu’une gigantesque lutte est à l’oeuvre entre la gravité qu’exerce toute la matière de l’univers, gravité qui arrête l’expansion de celui-ci, et la force du Big Bang initial qui continue à diluer l’univers. Si la gravité gagne, c’est très simple : il y aura ce qu’on appelle un «Big Crunch», à savoir une fermeture de l’univers sur lui-même qui, ne pouvant croître, mourra.

 

Matière noire et énergie sombre

images (7)Or, il se fait que la matière ordinaire, que nous pouvons recenser, est minoritaire, l’autre partie étant constituée de ce que les astrophysiciens appellent la matière noire, ou encore «la masse noire». Celle-ci a un rôle important car sa gravitation permet de faire tenir les amas de galaxies ensemble. Mais les astrophysiciens ne savent pas sous quelle forme se dissimule cette matière noire. 

Pour corser le tout, il apparaît que la matière, qu’elle soit noire ou ordinaire, ne constitue elle-même que 30% du contenu de l’univers, les 70% restants étant une autre forme d’énergie que les savants ont appelée «énergie sombre». L’existence de cette énergie sombre, nommée ainsi en 1998, a été établie grâce au fait que l’on s’est aperçu que l’expansion de l’univers ne ralentissait pas, mais au contraire s’accélérait, ce qui fait qu’on a bien dû admettre l’existence d’une force anti-gravité. Une force inimaginable, totalement noire qui n’émet ni n’absorbe aucun rayonnement. 

Immenses énigmes que celles-là, qui montrent les limites de la science actuelle, en dépit des apparences.

 

Le principe de complémentarité

Par ailleurs, les données de la physique quantique posent question quant aux «outils de mesure» utilisés pour percevoir et comprendre les mystères de l’univers. En effet, la physique quantique a révolutionné la manière dont les scientifiques appréhendaient la réalité. 

La physique quantique qui, rappelons-le, s’exerce dans un univers infiniment petit, le monde des atomes subatomiques, montre qu’un électron dans un atome prend l’aspect d’une onde. Dès que le scientifique observe cet électron avec des instruments de mesure, l’électron quitte son habit d’onde et devient particule. Ce phénomène, que le physicien Niels Bohr, un des pères de la physique quantique, a appelé «principe de complémentarité» explique une interaction évidente entre la réalité et l’observateur. 

Autrement dit, le réel est façonné par l’observation que nous en avons. On ne peut pas parler d’une réalité en dehors de l’observation, vu que cette réalité ne sera jamais appréhendée.

 

Ondes porteuses d’infos

Par ailleurs, dans le monde quantique, les ondes sont porteuses et codeuses d’informations et, se cognant les unes aux autres, elles emmagasinent des informations de façon quasi infinie. Il y constamment échange et interconnectivité… même si les particules ne se touchent pas ! Cela pose évidemment question, d’où le postulat de l’existence du champ du point zéro, «où les informations sur tous les aspects de la vie, allant de la communication cellulaire aux processus de l’ADN, sont transmises au niveau quantique»(2), ce champ étant par ailleurs défini par certains scientifiques à tendance spiritualiste comme «une sorte de gigantesque état fondamental auto-régénérateur de l’univers» (ibid).

 

Univers parallèle ? Je donne ma langue aux deux chats…

Ce que l’on peut remarquer, c’est que dans la culture scientifique d’aujourd’hui, l’imaginaire est roi. Les modèles et les hypothèses se multiplient, et l’on avance, médusé, dans des propositions toutes plus désarçonnantes les unes que les autres. La physique quantique n’est pas facile à intégrer, elle donne lieu à beaucoup de débats, de controverses et de variantes dans le discours scientifique. Ainsi, un groupe de physiciens, relativement restreint, propose la théorie des univers parallèles, dont la première version, que l’on doit à l’américain Hugh Everett, date de 1957. Cette théorie s’est établie à partir d’une expérience de pensée où un chat est enfermé dans une boîte et meurt,[cette expérience qui produit différentes interprétations complexes est appelée le «paradoxe du chat de Schrödinger», du nom d’Erwin Schrödinger, l’inventeur de l’équation de base de la mécanique quantique]. Dans la théorie des «univers parallèles» existeraient, le cas échéant, deux univers : l’un où le chat est vivant et l’autre où le chat est mort…

 

Des propriétés un rien différentes : vous n’existeriez pas

Il importe, pour notre croissance, de laisser émerger de façon tout à fait personnelle, sans avoir recours aux innombrables «prêt-à-penser » qui jalonnent notre route, il importe, oui, de laisser émerger une intuition de réponse face à la question qui ne manque pas de se poser, à un moment ou l’autre : l’évolution de l’univers est elle fortuite ? 

Cette magnifique odyssée d’un univers jalonné d’étapes de plus en plus précises serait-elle l’effet seulement du hasard ? Si certaines propriétés de l’univers avaient été un tout petit peu différentes, je ne serais pas là, écrivant cet article et il n’y aurait ni éditeur pour l’éditer, ni lecteur pour le lire, vu que l’être humain n’existerait tout simplement pas.

 

«L’omniprésent levainde la complexité croissante»

Sur des centaines de milliers d’années, après le Big Bang, des objets de plus en plus complexes sont apparus : la voie lactée et les planètes, les premières cellules de vie, le sexe, les organismes pluricellulaires, l’oxygène, puis les espèces avec les premiers poissons, les reptiles, les insectes, les plantes et les fleurs. Il y eut ensuite la catastrophe de la percussion de la Terre par un astéroïde géant, la disparition des dinosaures, l’apparition des primates, le singe, l’homme. 

Puis, de plus en plus complexe, le développement du cerveau… De paliers en paliers, l’évolution du vivant a eu lieu, comme poussée de l’intérieur par «l’omniprésent levain de la complexité croissante» dit Hubert Reeves. Cette poussée vers un «plus» de vie tire parti des hasards. Quoiqu’imprévisibles, les événements issus du hasard entrent dans une progression comme si le programme d’une complexité croissante était déjà là, en germe, au tout début de l’univers, ce qui fait dire au physicien F. Dyson : «L’univers savait quelque part que l’homme allait venir» [Les dérangeurs d’univers, Payot, 1987].

 

Espace intérieur et extérieur 

Alors, l’univers est-il un «hasard ou une nécessité» ? L’expression de Monod pèche par trop de dualisme. Et si la logique de l’univers ne se conjuguait pas en «ou», mais en «et» ? Et si on disait hasard ET nécessité ? Si on disait hasard ET nécessité, on se trouverait tout simplement dans une vision non-duelle des choses. Au même titre qu’une voie spirituelle, il peut y avoir une voie scientifique, pourvu qu’elle nous mène vers un changement. Cela peut être un élargissement du cadre de notre représentation de la réalité. 

Cela peut aussi être un changement de croyances et de vision.

Ainsi, dans la physique quantique, il existe à la fois une chose et son contraire [puisque l’électron est à la fois onde et particule]. Ce sont deux possibilités en apparence inconciliables : comment peut-on être à la fois une chose ET son contraire ? Il n’y a pas de comment. C’est comme cela. 

Une chose Et son contraire peuvent exister simultanément. Le Tao l’avait déjà admirablement énoncé. Mais

pour que cette vison soit rendue possible, et que le réel devienne un peu moins opaque, il est nécessaire que le regard reçoive le réel d’un autre niveau que celui où il se situe habituellement. 

images (6)Cet autre niveau fait le lien entre l’information «un électron est une onde» et l’information «un électron est une particule», il va au-delà d’une vision qui choisit l’une ou l’autre proposition. Nous ne sommes  évidemment pas habitués à ce type de vision qui demande de se déplacer intérieurement quelque part où les contradictions ne sont pas un problème… Où est donc ce quelque part ? L’espace, s’il est cosmique et extérieur, n’est pas moins vaste à l’intérieur. Quelquefois, l’être humain peut faire une expérience d’ouverture intérieure. 

Elle se produit lorsque tout s’ouvre de plus en plus profondément en lui, par exemple grâce à l’amour, la création, la méditation, la concentration dans un travail, la pratique d’un sport, ou de toute autre chose, pourvu que la personne soit unie à ce qu’elle fait, sent, ressent et pense. Cette expérience de l’espace intérieur a lieu lorsque le coeur, le corps, l’esprit font un et que la coupure entre le «je» et le monde s’abolit. Elle peut se produire parfois à la faveur d’un hasard : une feuille qui tombe, un caillou qui roule, une étoile filante, le reflet d’un rayon de soleil dans l’eau, un chien qui aboie… 

Il se peut alors que l’espace intérieur et extérieur soit non-séparé, et que l’un ou l’autre devienne soudainement, avec l’évidence d’un changement de point de vue radical : l’un EST l’autre… 

Marie-Andrée Delhamende

(1) reprise dans «Origines»

(2) Cfr Lynne Mc Taggart

(3) in «Conversations avec le Sphynx»,Albin Michel, 1991. 

LIVRES

- Lynne Mc Taggart, «Le Champ», Editions Ariane.

- Trinh Xuan thuan, «Origines», Folio Essais.

- Hubert Reeves, «Intimes convictions»,

Editions Paroles d’aube.

Publié dans Philosophie de la VIE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

MEDITATION LIBRE D’ELLE-MEME

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2014

 téléchargement (4)

Le corps, lorsqu’il est écouté, se détend à la manière d’un enfant entouré par les bras de sa maman.

Les pensées, lorsqu’elles sont écoutées, se détendent à la manière de la corde d’un arc qui se relâche, et viennent mourir dans le silence qui les contient. 

Les sensations, lorsqu’elles sont écoutées, se résorbent, à la manière d’un sucre qui se dissout dans une mer sans fin. 

La conscience est ce qui contient le corps, les sensations, les pensées et les émotions.

La conscience de la conscience est méditation, sans qu’il y ait un quelqu’un qui soit conscient. On peut parler d’une auto-reconnaissance de la conscience, conscience consciente d’elle-même par nature et par identité. 

L’habitude de chercher la joie dans l’objet au loin est remplacé par l’habitude de savoir que la joie ne se trouve qu’en celui qui la cherche. Le mouvement de projection, excentrique,  est remplacé par un mouvement d’introjection, concentrique. 

Le regard se tourne vers le dedans et contemple ce qui le précède : conscience pure, sans témoin et sans moi.

Méditer est un acte de remémoration : remémoration de ce que je ne suis pas, remémoration de ce que je suis. Dans ce souvenir qui émerge dans une conscience endormie, réside la méditation, non pas en tant qu’acte, mais en tant qu’être. 

L’unité dans la conscience est cela vers quoi tendent les expériences diverses traversées par un moi avide de se trouver. 

Le moi ne peut se trouver dans l’ailleurs. Il se trouve dans l’ici, présence sans moi, qui est le moi. 

Par distraction, nous désignons le moi comme étant le corps ou le coeur, mais le moi ne se trouve ni dans le corps, ni dans le coeur. Il ne peut se trouver nulle part, car il est cela qui cherche. Le chercheur est le cherché. 

Le mental arrivant au bout de sa course vient mourir dans la conscience qui le contient, à la manière d’une vague qui revient à la mer dont elle est issue. 

Méditons sur la méditation libre du méditant, libre du besoin de méditer, libre d’elle-même. 

La méditation est alors un vécu, complétude absolue. 

Dr Jean-Marc Mantel

 

Publié dans Méditation | Pas de Commentaire »

Le mythe fondateur de la création du monde

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2014

 

 

Le mythe, tel que formalisé de façon imagée et poétique par les anciens Égyptiens au travers de la cosmogonie d’Héliopolis semble, à l’aube des révélations scientifiques récentes, expliquer de façon plausible l’origine de la vie sur Terre : une origine cosmique.

 

1gij89iuLes découvertes scientifiques de ces dernières années donnent un tout autre éclairage sur l’histoire de la genèse de l’humanité sur la planète Terre, et donnent à interpréter sous un angle nouveau le mythe de la création conceptualisé par les anciens Égyptiens dans la cosmogonie d’Héliopolis. L’origine cosmique de la vie apparaît de plus en plus une hypothèse étudiée avec beaucoup de sérieux par les savants du monde entier. 

Or, la cosmogonie d’Héliopolis pourrait bien expliquer l’apparition de la vie sur terre d’une manière que la science commence à peine à envisager ; explications que les anciens Égyptiens avaient pourtant formulées, il y a déjà des milliers d’années. 

Selon ce mythe, les premières traces de vie sur terre seraient venues de l’espace. Des eaux profondes de l’océan galactique aurait émergé une pierre sacrée, probablement une météorite ou une comète portant, en son sein, les éléments de la vie. Or, ces deux informations cruciales sont à ce jour confirmées. D’une part, l’eau existe bien aux confi ns de l’espace et des galaxies, et ces nuages d’eau profonde constituent même l’environnement dans lequel naissent les étoiles et probablement les planètes. D’autre part, les briques essentielles à la vie auraient pu être apportées par des comètes et/ou des météorites qui peuvent abriter des acides aminés et certains composants de l’ADN. Depuis les années 2000, les découvertes se sont accélérées en ce sens, du moins certaines d’entre elles ont-elles été rendues publiques sur la scène internationale. 

Signes d’eau dans le cosmos

Le télescope spatial Herschel (Ph. 2-3), le plus grand jamais lancé à ce jour a livré, en 2009, sous la direction de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), des images spectaculaires de réservoir interstellaire, montrant des signes d’eau, et son spectromètre a révélé la présence d’eau en abondance dans le milieu de formation des étoiles. Ce résultat a pu être obtenu grâce aux instruments présents à bord du satellite dans le cadre d’un programme d’observation d’Herschel qui porte sur la détection d’eau dans les zones de formation des étoiles : le projet WISH (Water in Star forming regions with Herschel). 

Ainsi, ce satellite a montré, comme l’explique l’Agence spatiale européenne , que les étoiles se forment dans d’immenses nuages de gaz composés d’hydrogène, de monoxyde de carbone essentiellement, d’ammoniaque, de vapeur d’eau, d’alcool et de grains de poussière (Ph. 1). Ces nuages sont immenses, d’une taille difficilement concevable par nos sens (diamètre de plusieurs centaines d’années lumière), que les rares molécules qui les composent (hydrogène…) sont présentes en extrêmement faible densité. C’est pourquoi on compare ce matériau à celui que les chercheurs obtiennent dans nos laboratoires quand ils reconstituent le vide. Le vide en laboratoire correspond à 10- 13 kg/m3, soit encore 1milliard de molécules par m3. Dans le milieu interstellaire, la masse volumique avoisinerait 10- 21 kg/m3, soit 100.000 à 1 million d’atomes ou molécules par m3. 

Les données les plus surprenantes fournies par Herschel montrent que l’eau fait partie du réservoir de matériau pour la fabrication des étoiles au sein de ce qu’il est parfois appelé «les pouponnières d’étoiles» qui jouent pour elles, en quelque sorte, un rôle de placenta, explique le physicien Nassim Haramein. 

En 2010, Herschel détecte même de la vapeur d’eau dans un endroit supposé impossible – dans l’atmosphère d’une étoile géante rouge de carbone vieillissante. En 2011, le même satellite découvre dans le disque entourant une jeune étoile TW Hydrae, (âge compris entre 5 et 10 millions d’années), une quantité d’eau suffisante pour remplir des milliers d’océans (Ph. 5) ! La découverte est absolument révolutionnaire et pour les scientifiques du CNES (Centre National des Etudes Spatiales), ces observations renforcent peu à peu l’hypothèse d’un bombardement de la jeune Terre par un déluge de comètes qui lui auraient fourni son eau. 

Or, on apprend dans le même temps que des météorites et même des comètes peuvent être composées d’acides aminés, les briques essentielles à la vie. Plusieurs découvertes de grande ampleur se sont dernièrement succédées.

 

Similitude avec le mythe d’Héliopolis

«Au commencement, disent les anciens égyptiens, il y a une vaste étendue d’eau, le Noun, l’eau d’abord, de laquelle émerge la première terre». Selon le chercheur et auteur en égyptologie Antoine Gigal 1, les anciens textes égyptiens confirme que «ce vaste océan primordial est fait de ténèbres absolues existant

avant les dieux». «De ce chaos s’est créé seul par lui-même le dieu Atoum, assimilé à Râ, qui créa le monde ; il engendra le premier couple divin Chou et Tefnout (symbole de l’air et de l’humidité). Ces deux divinités mettront ensuite au monde Geb (la terre) et Nout (le ciel) qui auront, à leur tour comme enfants, Isis et Osiris, Seth et Nephtys constituant ainsi les 9 énergies de l’ennéade primitive.»

 

Fin de l’extrait de l’article « la vie vient-elle du cosmos ? »

par Nathalie Pertit – paru sur Sacrée Planète 2012.

1- «Physique moderne et physique des Anciens Egyptiens», conférence d’Antoine Gigal et de Nassim Haramein, Paris, 3 juin 2011.

Antoine Gigal a une formation universitaire. Elle a étudié les langues orientales, les anciennes civilisations et se consacre depuis 20 ans à l’Égypte. Exploratrice, elle y étudie les sites archéologiques les plus reculés dont beaucoup ne sont pas encore ouverts au public. Fondatrice de : «Giza for Humanit » (GH), ainsi que de l’organisation : «International Women Explorers» (IWE), elle est également l’auteur des «Chroniques des secrets de Giza» et de nombreuses séries d’articles novateurs sur des aspects non encore révélés des civilisations égyptiennes et mégalithiques publiés dans divers magazines (anglais, français, italien et néerlandais). Plus d’information : www.gigalresearch.com  et www.gizaforhumanity.org

 

Publié dans Nouvelle TERRE | Pas de Commentaire »

CHANGER LE MONDE TOUT EN CUISINANT

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

images (8)Notre société occidentale a oublié ce que se nourrir et « cuisiner » signifient au regard de la vie…. Souvent rattaché à l’unique valeur du plaisir, cuisiner est soit élevé au rang de compétition, soit réduit aux plats tout préparés et au fast-food. S’alimenter sainement tient aujourd’hui du défi ! David Birghoffer nous propose de retrouver le plaisir de cuisiner de bons repas simples en pleine conscience.

Comment sont nés votre amour de la cuisine et votre engagement pour une alimentation saine ?

David Birghoffer : Durant ma petite enfance, ma grand-mère et ma mère m’ont transmis l’art de cuisinier, de recevoir et de partager. Il y a certainement un aspect génétique car mes enfants aiment tous cuisiner et le font bien. Ma mère, certainement mon premier maître, avait le sens de la recherche dans l’art de présenter une belle table ; elle aimait découvrir les recettes d’autres pays et possédait un goût très fin et le sens des saveurs. Cependant, comme elle était nourrice et allaitait un autre enfant, j’ai toujours eu l’impression de ne pas avoir suffisamment à manger. J’ai par la suite développé, en lien avec une blessure d’abandon, une relation d’avidité avec la nourriture qui a ainsi pris une place importante dans ma vie. Mon cheminement en a fait petit à petit un atout. J’aime bien manger et j’ai naturellement un palais très fin qui me permet de jouer avec des recettes de base. Je sais reconnaître si un plat est abouti ou non. J’entre en communion avec les légumes et je leur parle. Je cuisine à l’intuition, attentif aux bruits et aux odeurs…

Qu’explore-t-on d’essentiel dans la nourriture et la cuisine ?

D.B : La vie, l’amour :

Nous mangeons deux à trois fois par jour, ce n’est pas rien. Reconnaître le processus de transmutation que constitue le fait de manger permet de s’aimer, de se respecter ; à travers la nourriture, nous offrons de l’amour. Cuisiner permet d’aborder des aspects de soi jusqu’alors inconnus, de découvrir sa créativité, de franchir des peurs et de reprendre confiance en soi. Swami Premananda disait que lorsqu’il cuisinait en étant relié, en chantant des bhajans, il entendait la nourriture chanter des chants sacrés. Cela veut bien dire que le petit légume devant soi, porte en réalité quelque chose d’immense…

 

SE NOURRIR : UNE PORTE POUR FAVORISER L’EVEIL DE LA CONSCIENCE

 

images (9)Votre démarche spirituelle est essentiellement en relation avec la nourriture, est-ce un choix ? 

DB : La transmission familiale y est pour beaucoup. Mes grands-parents paternels et maternels étaient des personnes qui avaient la foi. Nous lisions tous les soirs des passages de la Bible et nous priions ensemble, les repas étaient bénis. Mon grand-père me donnait en exemple Albert Schweitzer : J’ai ensuite poursuivi mon propre chemin, sans pour autant renier mes racines. Cela fait 20 ans que cuisiner est mon activité principale…

La cuisine est-elle un acte sacré et pourquoi est-ce si important ?

DB : Dans les grandes traditions, une partie des textes sacrés donne des consignes particulières sur la manière de cuisiner. Selon les Upanishads, par exemple, la nourriture est « brahamane » (c’est à dire réalité divine). Les rituels et l’attention que l’on porte à la cuisine et au repas ont un sens profond. Dans les ashrams ou encore dans les dojos zen, le maître confie la cuisine au disciple le plus avancé sur le chemin pour altérer le moins possible les aliments et transmettre l’amour, la bienveillance et la reliance ; dans l’église chrétienne, on communie par le pain et le vin… La nourriture détermine nos sentiments, nos pensées et nos actes. En mangeant, nous nourrissons tous les principes de vie à l’intérieur de notre organisme et tous les principes de vie à l’intérieur de notre organisme et nous participons à la vie et à la création. Nous pouvons prendre conscience, quel que soit notre système de croyance, de la place et du rôle de l’être humain dans l’univers. En transmutant les aliments, il participe à l’évolution des autres règnes vivants. On honore le divin en lui offrant de la nourriture. Or, nous portons en nous le divin, que lui offrons-nous à travers l’alimentation ?  

Lors de la préparation d’un repas, prêter attention au sacré permet d’apprécier l’offrande qui nous est faite à travers la nourriture et de communier avec le règne qui se transforme. Aujourd’hui, dans la civilisation occidentale européenne, la notion de sacré est presque taboue. Au départ, introduire une pratique  spirituelle dans mes ateliers m’a fait un peu peur. Aujourd’hui, je réalise que c’est ce que j’ai à faire ; nous asseoir ensemble, nous mettre dans la Présence, partager un texte sacré sur la nourriture, entrer dans la conscience de ce qui se passe. Pour moi, découper un légume est un acte spirituel, je suis centré et présent à ce qui se passe intérieurement.

Vous communiquez avec les esprits de la nature en cuisinant. Comment faites-vous ?

DB : C’est très simple, il suffit de se penser en collaboration avec eux, « d’ouvrir la porte » à leur présence. Lorsque je prends une carotte, j’ai une pensée pour tous ceux qui ont permis à ce légume d’arriver là. Le jour de la saint David, les esprits de la nature m’ont rendu visite dans le restaurant bio végétarien dont je m’occupais, en Dordogne. Ces esprits de la nature ont déposé, sous forme d’énergie, comme une fleur en cristal pour permettre aux personnes venant manger dans le restaurant de se relier avec eux et avec la Terre. J’ai alors compris qu’ils se manifestaient jusque dans la nourriture préparée et non pas exclusivement dans les potagers. Par la suite, une personne sensible a témoigné percevoir dans le restaurant une multitude d’esprits de la nature.

CUISINER AVEC LES REGNES ET LES ELEMENTS 

D’autres règnes participent-ils à la cuisine ?

D.B : j’en suis convaincu, c’est le cas pour le règne angélique, par exemple. Dans les rituels traditionnels hindous, la cuisine se fait sur un foyer, et on commence par invoquer la présence du feu et des autres éléments. Lors des animations, je donne des pratiques qi permettent de se relier aux cinq éléments (terre, air, eau, feu et éther), au soleil, à la lumière, pour se connecter au niveau des trois corps. 

Quelle est la place du silence dans vos ateliers ? 

DB : Cuisiner en silence permet de calmer le mental, de se concentrer et d’accéder à un autre état de conscience. C’est l’être subtil qui va réaliser quelque chose dans la matière. Nous préparons avec le cœur, dans la paix. Manger en silence favorise l’assimilation. Un événement majeur de ma vie privée a pris forme dans le silence …/…

 

UN ENJEU POUR L’HUMANITE 

Pensez-vous que la façon de s’alimenter caractérise des étapes dans l’évolution de l’humanité ? 

DB : L’homme est inclus dans un principe d’évolution et ses besoins diffèrent selon les époques. Originellement, l’alimentation était sans doute mieux adaptée à sa constitution physique naturelle, à l’époque de la cueillette par exemple. Dans la tradition inca, au moment des semailles, le roi-prêtre ouvrait la terre en premier avec un soc de charrue en or, cela illustre bien sa relation à la terre nourricière. Puis, lorsque l’homme s’est occupé de sa divinité, à la fin de l’Artlantide par exemple, il a perdu toute relation harmonieuse avec la nourriture. 

Aujourd’hui, l’enjeu est de taille. Depuis la fin du XIXè siècle, la politique agricole, les lobbies alimentaire et pharmaceutique notamment dictent leurs lois. L’alimentation et la santé sont les deux principaux instruments pour qui tenterait d’asservir et contrôler l’humanité. Or, force est de constater que nous consommons essentiellement des plats cuisinés, nous mangeons trop de viande et il n’y a pas de véritable enseignement sur ce qu’est une  alimentation saine. Pour citer Pierre Rabhi, agriculteur biologiste, écrivain, concepteur d’ »oasis en tous lieux », du mouvement « colibri » et de l’agroécologie, une agriculture respectueuse des ressources naturelles : « Avant quand nous nous mettions à table nous nous souhaitions bon appétit, aujourd’hui il faudrait plutôt se souhaiter bonne chance ». En nous alimentant mal, nous nous coupons de notre partie lumineuse et nous créons un obstacle et notre évolution.

Allons-nous vers un changement ? 

D.B : Certainement, de plus en plus de personnes consomment des produits biologiques et les rayons de produits ultra-frais dans les magasins bios excellent en créativité pour les aliments végétariens. Cette attitude témoigne d’une remise en cause profonde de la façon de se nourrir ces 50 dernières années. Ainsi les rayons de fruits et légumes bios se sont diversifiés, les AMAP   multipliées. Nombreux sont ceux qui se tournent vers la production de leurs propres fruits et légumes, que ce soit à la campagne ou à la ville, où des mouvements citoyens se sont organisés spontanément autour de jardins collectifs. Ce mouvement témoigne de la prise de conscience de l’importance d’une alimentation saine et naturelle pour l’équilibre de notre corps physique et de notre psyché…/…

 

CELEBRER LA VIE PAR LA CUISINE

David_20avec_20un_20verre_20_C3_A0_20eau Quelle est votre méthode d’enseignement de la cuisine ?

 D.B : J’enseigne la cuisine comme une célébration dans la vie : dans la joie… Vivre dans la Présence, être conscient de ce qui se passe à chaque instant. J’invite à suivre son intuition, à la développer en ouvrant ses perceptions, à créer sa propre manière de cuisiner. Pour vous donner un exemple, cela commence par la manière de couper les légumes : tenir un légume dans ses mains et se demander comment le couper pour qu’il donne le meilleur de lui-même ; en hélice, en diagonale, sans jamais trancher à la perpendiculaire pour respecter l’énergie du légume. Mon enseignement propose d’entrer avec la conscience du sacré dans l’acte de cuisiner et de manger, et dans tout ce qui y est en relation : la présentation, la manière de stocker les aliments, de faire ses courses…/…

 

Extrait de l’Article paru au Magazine Sacrée Planète n° 64 – voir le site de D.Birghoffer au www.cuisine-et-conscience.fr

Publié dans Nouvelle conscience, Philosophie de la VIE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

VISION D’UNE HUMANITE NOUVELLE

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

HERITAGE DE BARBARA MARX HUBBARD

images (7)L’histoire commence lorsque Barbara Marx Hubbard a décidé d’organiser un grand événement mondial, intitulé Naissance 2012, une grande célébration planétaire de l’avènement du Nouveau Monde.  Femme remarquable à plus d’un titre, en remontant dans le temps jusqu’à sa naissance, le 22 décembre 1929. Celle qui, depuis plus de 30 ans, a défendu sur toutes les tribunes l’idée que l’humanité joue désormais un rôle clé dans l’évolution de la vie sur Terre est « un merveilleux modèle dont l’œuvre visionnaire mérite d’être présentée à un plus vaste public… 

Mais qui est BM Hubbard

Il est probable que peu de Français aient entendu parler de Barbara. Elle est aujourd’hui une jeune femme de 83 ans, qui parcourt la planète pour partager son idéal, son enthousiasme et sa foi en la Nouvelle Humanité.

 

Candidate à la vice-présidence (Etats-Unis) Barbara fut la première femme à voir son nom mis en candidature à la vice-présidence des Etats-Unis (en1984). Elle s’est également rendue en URSS au titre d’ambassadrice culturelle pour la paix au plus fort de la guerre froide. Elle a été reçue dans le bureau ovale de la Maison-Blanche par le président Eisenhower à qui elle a demandé : « A quoi sert notre puissance si elle ne peut faire le bien » ? question à laquelle il n’a su que répondre. Dans les années 70, Barbara a participé à la mise en place, dans son pays, de groupes de réflexions sur la prospective sociale, les fonctionnements collectifs, avec des méthodes très innovantes. Elle a conçu une série de 25 conférences, baptisées SYNCON (SYNergistic CONvergence) qui rencontrèrent un grand succès aux USA. Il s’agissait de trouver des solutions gagnantes, à la lumière de nos nouvelles capacités, en tous domaines… des exercices de démocratie synergique coopérative. 

Animatrice télévisuelle

Durant les années 80, elle anima une série télévisée (14 épisodes) intitulée « Potentials » [potentiels] où elle interviewait certains des plus célèbres futurologues américains contemporains, tels que Buckminster, Norman Cousins, Gene Roddenberry ou Willis Harman, des « visionnaires » très innovants pour leur époque. Au fil des ans, Barbara put exercer une influence sur le programme spatial américain et jouer d’autres rôles essentiels dans son pays.

 

 Image de prévisualisation YouTube

Aujourd’hui, elle demeure à la fine pointe de la pensée contemporaine et de l’action novatrice, contribuant ainsi à façonner le monde de demain. Elle œuvre actuellement au sein de l’organisme américain The Shift network (le réseau de la cocréation) afin de guider les êtres. Elle leur enseigne comment évoluer consciemment. Le but est de parvenir à la production d’un événement multimédia mondial intitulé NAISSANCE 2012 : cocréation d’un changement planétaire. 

FEMME PIONNIERE

L’histoire de Barbara, à contre-courant du modèle social dominant, lance également un petit clin d’œil aux « femmes au foyer » parfois enfermées dans un schéma trop étroit pas toujours choisi. Elle a été mariée et a éduqué 5 enfants juste après sa rencontre avec Earl Hubbard, mais elle s’aperçoit vite que son être profond aspire à une autre perspective. Il est bien clair que ceci n’est pas un jugement sur les mères au foyer, mais un témoignage intéressant sur la détermination à assumer ses choix. 

Son histoire est également la nôtre…

Dès les premières pages de son livre intitulé « La Mère de l’Invention« , ND Walsch explique les raisons qui l’ont poussé à écrie cette biographie. Barbara est certes une personne connue aux Etats-Unis, mais ce n’est pas l’essentiel. Ce qui l’a séduit, c’est une histoire humaine individuelle qui peut inspirer d’autres individus. La vie de Barbara est « exemplaire », non pas parce qu’elle a réalisé un destin hors du commun, mais parce que chacun d’entre nous peut s’inspirer de son parcours pour établir le sien propre. L’exemplarité est dans sa démarche. Il s’en dégage des principes de vie qui peuvent contribuer à nous rendre meilleurs, plus humains, plus vivants, plus heureux… à réussir nos vies en quelque sorte. 

ND Walsch se sert de la vie de Barbara comme trame de fond pour démontrer comment chacun de nous peut se réinventer pour collectivement refaire le monde. Nous sommes inventés à devenir telles des « sages-femmes » afin d’aider l’humanité à naître à une nouvelle réalité. Barbara est « une preuve vivante de l’effet de l’évolution consciente ». ND Walsch a parsemé d’anecdotes savoureuses le récit d’une existence remplie de rencontres « fortuites » qui l’nt guidée vers son destin d’éveilleuse de consciences et d’instrument du Divin. 

Pourquoi un compte à rebours ?

Tout a concouru dans la vie de Barbara à la conduire à ce qu’elle est aujourd’hui. Le compte à rebours fait penser aux fils policiers dont l’auteur choisit de faire du lecteur son complice en lui révélant dès le départ qui est l’assassin, alors que pour les protagonistes de l’histoire, il s’agit de le découvrir. Il est fascinant de constater que le hasard n’a aucune place dans nos évolutions. L’enchaînement de tout ce qui nous arrive, ou de ce que nous choisissons, répond à une logique qui nous amène vers notre but ultime, bien que nous n’en ayons pas conscience pour la plupart d’entre nous. En fait, nous sommes amenés à poser un regard quelque peu différent sur la succession d’événements qui prennent place dans notre existence.

Image de prévisualisation YouTube

L’Intention

La parution de ce livre vise un objectif précis : mobiliser le plus possible d’être derrière le projet de célébrer le premier jour de l’âge de l’illumination dans lequel nous entrerons…  une date qui, par un étonnant « hasard » constituera également le 83è anniversaire de naissance de Barbara Marx Hubbard. Cet événement a été  diffusé en direct sur le Web et marque « le coup d’envoi symbolique » d’une nouvelle ère. Ceci sera rendu possible par l’activation mondiale de notre cocréativité, en étroite symbiose consciente avec la Force de Vie ayant façonné cette biosphère vivante à laquelle nous appartenons tous. Malgré les prédictions alarmantes et les hypothèses négatives émises par bien des gens à travers le monde qui voyaient 2012 comme la fin du monde, nous sommes pressés par toutes les forces et énergies de l’univers de considérer que ce fut plutôt un Commencement. 

Pour Barbara, il faudrait même parler d’une naissance, après une longue période de gestation, alors que nous nous apprêtons à joindre la communauté cosmique des êtres universels. Elle est donc la marraine fée toute désignée pour offrir la bonne étoile sur le berceau du nouveau monde. 

Il nous appartient maintenant de profiter de l’occasion, d’y puiser l’inspiration de vivre chaque instant dans la pleine conscience de l’ineffable beauté de la vie et de participer activement et délibérément à notre propre évolution. Lorsque viendra le moment, nous pourrons alors contribuer à cocréer le plus puissant champ d’amour, de  résonance et de synergie sociale de l’histoire, déclenchant ainsi un élan planétaire d’unification marque l’aube d’une nouvelle ère sur Terre. 

Barbara M.Hubblard et ND Walsch ont été présents à Toulouse les 5 et 6 mai. A voir sur www.ariane.qc.ca/fr/evenements.php

 

Publié dans Nouvelle TERRE | Pas de Commentaire »

La beauté est d’abord en nous-mêmes

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

Comment remettre le respect de la terre, de la nature, au centre de nos priorités ? Selon Pierre Rabhi, nous devons commencer par retrouver notre beauté intérieure, afin de trouver l’élan pour transformer notre société. Portrait d’un pionnier de l’agro-écologie.

images (6)

Paysan, écrivain et penseur, Pierre Rabhi est connu pour son engagement en faveur de l’agro-écologie. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et soutient le développement de pratiques agricoles préservant les patrimoines nourriciers et accessibles à tous. D’abord marginal, son message reçoit aujourd’hui un écho grandissant. Le 27 mars sort au cinémaAu nom de la terre, un documentaire qui retrace son parcours. L’occasion de revenir sur le destin d’un homme qui place la beauté au centre de l’existence humaine.

« L’esthétisme et la créativité sont une chose, mais la vraie beauté est dans le cœur humain avant tout » affirme Pierre Rabhi lors de ses interventions publiques. Ce militant écologiste convaincu, chantre d’une société basée sur une « sobriété heureuse », pionnier de l’agro-écologie et du retour à la terre, souligne que « le monde ne va pas changer simplement parce qu’on va se chauffer au solaire ou manger bio. Nous devons d’abord générer de la compassion, de la bienveillance ». Un discours bien reçu à en croire sa notoriété grandissante et les salles de cinéma combles qui caractérisent les présentations en avant-première d’Au nom de la terre, le documentaire qui lui est consacré.

Oser exister

Pourtant, rien n’était gagné d’avance. L’histoire de Pierre Rabhi est faite « d’exils, d’arrachements, de transplantations ». Né en 1938 dans une oasis aux portes du Sahara, confié par son père forgeron et musicien à un couple de français résidant en Algérie, il devient ouvrier spécialisé à Paris dans les années 50. Il a alors le sentiment de « troquer sa vie contre un salaire. Dans cet univers laborieux, j’ai senti tout le poids de la hiérarchie et j’ai vécu le quotidien comme une forme d’incarcération ». Il s’oppose à ce modèle de société basé sur la possession des biens matériels, dont il dénonce le caractère « aliénant »« Nous sommes dans un monde qui offre tout à l’avoir, mais de moins en moins à l’être. C’est là que se situe selon moi le cœur même de l’aliénation, et donc mon refus de ce modèle en tant que tel. J’ai voulu retrouver l’équilibre entre l’être et l’avoir »

La recherche de cet équilibre passe par un retour à la terre. En 1961, tout jeune marié, il s’installe en Ardèche avec son épouse. Ils portent leur dévolu sur un terrain réputé incultivable, mais d’une grande « beauté ». Un choix radical, qui les conduit à vivre pendant 13 ans sans électricité. Lui qui ne connaissait rien à l’agriculture devient ouvrier agricole. Il découvre l’usage des engrais et de la chimie de synthèse, dont il constate la nocivité. Il apprend alors l’agriculture biodynamique, basée sur l’irrigation maîtrisée et la création de l’humus, qui régénère la terre au lieu de l’épuiser. De là vient son questionnement sur la place de l’homme dans son environnement, sur le mal qu’il s’inflige à lui-même en « empoisonnant l’air, en épuisant les ressources de la terre et de la mer ».

A partir de 1975, Pierre Rabhi commence à faire parler de lui sur le plan local grâce aux résultats obtenus avec son épouse Michèle dans leur ferme familiale. De fils en aiguilles, il est appelé en 1981 au Burkina Faso. Depuis, il transmet son savoir-faire agricole dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe. Son engagement conduit même l’ONU, en 1997, à le reconnaître expert en sécurité et salubrité alimentaire. A l’origine du « Mouvement pour la terre et l’humanisme » lancé en 2008 au Grand Palais à Paris en compagnie de Nicolas Hulot et Colline Serreau, il est aujourd’hui un tribun écouté et respecté. Sa parole militante est entendue jusque dans les enceintes de l’Unesco, du Medef ou de HEC. Des artistes célèbres, comme la comédienne Marion Cotillard, se reconnaissent dans sa pensée. Avant elle, le violoniste Yehudi Menuhin, décédé en 1999, célébrait un Pierre Rabhi qui, « de ses propres mains, (…) a transmis la Vie au sable du désert ».

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=XupTZRqFFgc

Se transformer nous-mêmes pour transformer le monde

« Il faut s’interroger sur ce que vivre veut réellement dire » martèle Pierre Rabhi, qui ne se « sent pas né pour le Produit National Brut ». Il érige en revanche la modération comme principe libérateur. « A vouloir toujours plus, on n’est jamais satisfait, et donc jamais dans le bonheur. J’ai à manger, je suis abrité. Si je suis malade, je peux me soigner. J’ai tout ce qu’il faut pour entretenir ma vie. Je me sens donc satisfait, puisque mes besoins vitaux sont satisfaits. Je peux donc vaquer à autre chose ». Avec sa femme et leurs cinq enfants, il a ainsi « travaillé et protégé la terre, agi par la pensée comme par les actes, engagé [sa] propre vie dans la voie de valeurs qui [lui] sont chères »

Cet « autre chose » passe aussi par la contemplation du monde et la transformation de soi. Pour Pierre Rabhi, « la vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde. Nous avons tous une histoire individuelle dans laquelle nous sommes plus ou moins empêtrés. Et puis, petit à petit, on se découvre soi-même, et on arrête de rejeter la cause de nos malheurs sur les autres pour faire face à sa propre responsabilité. Ensuite, on se demande si on est en bonne relation avec ses enfants, ses voisins, son époux, ses amis. C’est comme ça qu’on arrive à s’interpeller et à s’inviter à se changer soi-même. Changer le monde, c’est tellement dur, complexe, les problèmes sont tellement gigantesques qu’il faut d’abord commencer à faire sa part, à son propre niveau. »

Faire sa part, c’est aussi s’ouvrir à la beauté que l’on porte en soi. « Il ne faut pas se tromper de beauté. On peut être un merveilleux musicien et un abruti, ce n’est pas incompatible. On peut être un merveilleux peintre, mais un être infect. On peut servir la beauté et être soi-même dans la laideur dans sa propre vie. » C’est peut-être en ce sens qu’il faut comprendre la célèbre phrase de Dostoïevski, « la beauté sauvera le monde », à laquelle Pierre Rabhi se réfère souvent. Faire sa part, à son niveau, avoir confiance dans la force de ses convictions, sentir que chaque être humain est investi d’une beauté qui lui est propre, savoir dire non à un chemin imposé par l’extérieur pour mieux suivre la voie de ses intuitions.

source INRESS

Publié dans Chemin spirituel, En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaire »

Des chemins spirituels tracés par les sages

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 


téléchargement (1)
Dans les Andes, l’histoire des civilisations pré-incas est exemplaire. A cette époque, les Hommes vivaient en interdépendance avec la Terre Mère – la Pachamama – et entretenaient avec elle une connexion intense et consciente. Grâce à leur clairvoyance et leur respect de la nature, ces sages ont tracé un chemin concret et tangible pour les âmes des générations à venir. Se rendre sur ces lieux hautement énergétiques, se tenir devant les portes dimensionnelles, au sein d’une nature magique et de montagnes célestes, est un pèlerinage passionnant, profondément instructif et curatif. 

J’ai réalisé cette exploration qui m’a guidé vers la beauté et la sagesse de la vie. Je me suis senti en communion avec la Terre et les gens de cette cordillère sacrée, dont l’histoire témoigne de la beauté du passé, du souhait de vivre le présent ensemble, vers un avenir prometteur. J’ai suivi les rites initiatiques que les maîtres de sagesse perpétuent depuis des millénaires. En plus d’une reconnaissance cosmique, cette expérience a activé en moi l’aspiration à unir ma voix à celle des autres pour un monde meilleur. 

Dans les centres d’initiation, les maîtres conçoivent l’Etre dans son ensemble, en le définissant comme  » Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas « . Il y a de nombreuses façons d’envisager la réalité. Rien n’est absolument noir ou blanc mais un mélange de couleurs. Hommes et femmes ne sont pas différents les uns des autres mais partagent de nombreux traits. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers « . En ces termes les enseignants et les maîtres de sagesse indiquent qu’il nous faut  » connaître une seule vérité et sa multiplicité «  

Sur les sites péruviens, les initiés assimilent les secrets de la nature, développent leur intuition, leur clairvoyance et leur capacité à créer et à transformer l’énergie dans le but d’apporter la paix à l’humanité.

Activer les énergies de la Terre pour trouver l’équilibre
Un des aspects les plus intéressants des enseignements est la récente ouverture de portes cosmiques. Ces accès à de nouvelles dimensions de la conscience apparaissent en raison de la venue de temps nouveaux appelés  » Pachakuti « , ou cycle cosmique. 

L’histoire Andine connaît une période de transformation tous les 500 ans environ. Il y a un peu plus de 500 ans, l’Inca visionnaire Pachacutec a conçu la construction de la ville de Cusco, centre de la société Inca, selon la forme d’un Puma. Or, dans la mythologie Inca, cet animal apporte à tous les habitants et tous les pèlerins la force et l’illumination. Pachacutec a ainsi symbolisé l’éveil progressif de la conscience des êtres humains sur Terre. 

Des portes spirituelles et psychiques fermées pendant des siècles sont maintenant ouvertes, nous accueillant et nous propulsant vers de nouvelles responsabilités en connexion avec notre planète. 

Le lac Titicaca est une des portes dimensionnelles les plus importantes d’Amérique du Sud, et joue un rôle unique. Les sages sont appelés à participer à l’ »activation » énergétique du Lac Titicaca. Ceci est un aspect de la prophétie hopi appelée « l’Aigle et le Condor ». En activant les énergies, le but est d’atteindre un équilibre vital pour la planète. 

Etant aujourd’hui dans une période de transition, redécouvrir la vision et la clairvoyance de nos ancêtres est primordial. La tolérance et le respect entre les cultures, la reconnaissance des nombreux aspects du divin, la capacité de dégager de façon constructive les points d’accord et de désaccord, sont les missions et les étapes majeures de notre évolution dans cette nouvelle ère. Le simple fait de se trouver sur des lieux sacrés tels que ceux de la cordillère des Andes permet dès à présent de se reconnecter à l’énergie de la terre et à nos capacités intérieures de façon à franchir les évènements à venir de façon consciente. Cela marquera le renouveau de l’équilibre entre l’humanité et les autres règnes de la nature. 

En découvrant le Pérou, j’ai donné à ma démarche intérieure une approche ésotérique bien différente de tout ce que j’avais appris par ailleurs. J’ai imaginé le sentiment de vénération des milliers de précolombiens et d’incas qui ont fait ce pèlerinage au cours des siècles passés. Il est certain que leur ferveur religieuse a été imprimée ici, dans la fibre de la matrice énergétique. 

Nous abordons un moment important d’éveil et de réveil de toute l’humanité. Voir la réalité sous un nouvel angle, spirituel et ésotérique, sera particulièrement important, spécialement pour les voyageurs empruntant les antiques chemins des sages Andins. Une expérience profonde et puissante à la découverte de notre héritage et de notre avenir si proche. 

Par Eric Grange

images (2)De nombreuses civilisations ont marqué de leur empreinte le Pérou et les Andes… développant une Connaissance et une relation harmonieuse avec la Terre Mère. De nombreuses personnes sentent un appel de ces lieux « sacrés » qui murmurent parfois des mémoires remontant jusqu’à la Lémurie. Eric Grange partage ses découvertes et son expérience auprès du chamane Arevalo.

Extrait de l’Article paru sur SACREE PLANETE n° 50

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

MAHABALIPURAM ET SES TEMPLES RUPESTRES

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 

carte_inde

Quelque part, sur la côte de Coromandel 1, face à l’Extrême-Orient, se dressent les vestiges de la cité la plus mystérieuse de l’Inde du Sud. Un site remarquable, en bordure de l’océan qui forme le sud du golfe du Bengale, classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tant ses falaises et ses rochers de granit furent le support et la matière d’une architecture et d’un art sculptural issus du génie d’un peuple disparu. 

L’ancien port de la dynastie des Pallava  nous a laissé des oeuvres inégalées dans le monde indien pourtant si riche en temples magnifiques. Des architectes et des sculpteurs ont transformé de grands rochers affleurant des sables en sanctuaires, en temples et en grottes finement sculptées et ornées des divinités du panthéon hindou, contant les antiques histoires mythologiques impliquant les dieux et leurs compagnes célestes : le sommeil cosmique de Vishnu, les aventures magiques de Krishna, l’omniprésence de la déesse, les emblèmes de Shiva et les avatars de Vishnu. 

Ces merveilles ornent les parois millénaires des grottes rupestres taillées dans les falaises de granit.

La plus longue falaise offre aux pèlerins le plus grand bas-relief du monde, datant du VIe siècle :« la Pénitence d’Arjuna ». Il nous conte le récit légendaire de la descente du Gange, tiré du Mahâbhârata, l’un des textes fondateurs de l’hindouisme avec le dieu Shiva recevant sur sa tête le Gange afin d’en amortir la puissance. La fresque de pierre ne mesure pas moins de 27 mètres sur 9, et demeure inachevée, comme d’ailleurs bon nombre de temples de ce site .

 

829132a60c93e64f1e0e9e23000d2293

 Deux kilomètres plus loin, se dresse l’extraordinaire ensemble dit des « 5 Rathas », site composé d’énormes rochers affleurant, transformés en temples et en sanctuaires sculptés, flanqués d’un grand éléphant, d’un lion et d’un taureau. Le génie des sculpteurs pallava atteint là son sommet, mais on constate que certains de ces temples ne sont pas terminés, les colonnes demeurent grossières et certains sanctuaires n’y sont pas encore creusés. Quel événement dramatique a pu donner, il y a plus de 1200 ans, un coup d’arrêt à cette entreprise hors du commun ? 

Jamais le travail ne fut repris ; le chantier fut laissé en l’état ; personne n’est venu ensuite parachever la gigantesque entreprise commencée au début de notre ère, sur cette côte. Cette tradition de la taille de la pierre a trouvé un regain de gloire grâce aux écoles de sculptures ouvertes il y a quelques dizaines d’années dans la ville, les oeuvres produites de nos jours ont conservé la qualité artistique de celles qui ornent les parois des temples rupestres ; et les martèlements des ciseaux de centaines de sculpteurs retentissent sans interruption de l’aube au crépuscule dans certaines rues de la ville. 

Face à la mer, protégée par une digue récente qui lui a évité d’être endommagé par le tsunami du 26 décembre 2004, le Temple du Rivage est le seul qui soit construit de pierres et non excavé d’un gros rocher comme tous les autres sanctuaires de la ville. Bâti au VIe siècle, il est le premier temple maçonné en Inde. Avant lui, le génie indien se contentait, si l’on peut dire, de creuser les falaises et de créer de vastes et somptueux sanctuaires au creux des montagnes de pierre, comme ce fut le cas pour les fabuleuses grottes d’Ajanta et d’Ellora, dans le centre de l’Inde. Sur ce rivage battu par les vagues, l’on commença à tailler des pierres afin de bâtir des temples libérés de l’emprise des falaises ; on créa une architecture nouvelle.

 

LA CITÉ DES 7 PAGODES

La ville côtière de Mahabalipuram, maintenant rebaptisée « Mamallapuram », était autrefois un port renommé et florissant, dont les textes attestent l’existence et l’activité dès le début de l’ère chrétienne. Ce port antique avait une vocation internationale, il envoyait navires et marchandises vers le Sri Lanka, l’Asie du Sud-Est et même la Chine. Des pièces romaines à l’effigie de l’empereur _ èodose y furent trouvées ainsi que des débris d’amphores. Un célèbre moine bouddhiste, Vajradanth, y embarqua afin de porter le Dharma en Chine. Sous le règne de la dynastie des Pallava, qui dominait alors une grande partie du sud de l’Inde, la cité devait être vaste et prospère. Elle s’étendait  vraisemblablement sur plusieurs kilomètres, depuis le sanctuaire des 5 Rathas au sud jusqu’à la grotte sculptée de faces de lions et de dragons dédiée à la déesse Durga la Terrible, située 3 km au nord . Le port proprement dit devait se trouver dans la lagune qui s’étend toujours derrière les falaises, avec un canal d’entrée donnant sur la mer. Ce qui reste de la splendeur de cette cité n’est qu’une infime partie des bâtiments, entrepôts et palais qui devaient en être la parure.

 

mahabalipuram_217210_pghd

Il est vraisemblable que Mamallapuram soit l’un des ports indiens ayant exporté l’hindouisme et ses brahmanes, le bouddhisme et ses moines, le sanskrit ( la langue des textes sacrés ) et leurs  connaissances architecturales vers l’Asie du Sud-Est. Il a permis, dès le VIIe siècle, la naissance de l’art et de la culture hindous dans cette partie de l’Asie ; celle-ci allait fleurir d’une façon magistrale dès le IXe siècle à Angkor, coeur de l’empire Khmer, au Cambodge actuel.

 

La légende et les traditions locales parlent de la Cité des 7 pagodes, c’est-à-dire 7 temples semblables à celui qui, de nos jours, orne le rivage, seul survivant d’un groupe dont on parle toujours et dont les voyageurs européens, dès le XVIIe siècle, avaient signalé l’existence dans les récits légendaires.

…/…

LE 26 DÉCEMBRE 2004

Soudain la mer se retira et à la surprise des pêcheurs affairés sur le rivage, laissa place à une immense plage qui se découvrit vers le large… C’est à ce moment que l’on put apercevoir des structures de pierres à la surface, à 800 m du rivage, là où d’habitude il n’y avait que quelques remous d’écume provoqués par la rencontre de la houle et d’un récif fort poissonneux. Le retrait des eaux avait révélé l’existence, en pleine mer, de l’une des 7 pagodes de la légende. 

Puis la vague arriva, terrible, elle envahit soudain la plage, fracassa les pirogues, emporta tout, détruisit les restaurants qui bordaient la mer et n’épargna pas ceux qui travaillaient à repriser leurs filets de pêche. L’eau s’engouffra loin dans les terres et modifia la ligne du rivage à jamais. En se retirant, la marée du tsunami emporta avec elle des tonnes de sable et découvrit dans sa course vorace d’autres vestiges enfouis depuis plus d’un millénaire sous les sables de la plage et de la lande. Deux autres fondations de temples anciens refi rent alors surface. L’un d’eux est situé à quelques centaines de mètres du Temple du Rivage, les vestiges en ont été dégagés mais aucune fouille sérieuse n’est entreprise alentours. 

L’autre, apparu dans la lande à 100 m de la mer, non loin de la « Durga Cave », au pied d’une grosse roche qui affleurait des sables, révéla les vestiges d’un sanctuaire important qui semble être très ancien, peut-être antérieur au Temple du Rivage. Là aussi les fouilles n’ont pas été approfondies. Non loin du Temple du Rivage, des rochers sculptés surgirent également du sable de la plage, dévoilant un bas-relief de cheval et d’éléphant, l’effigie d’un lion et quelques êtres grimaçants associés à Durga, la déesse au lion. Cela nous fait trois pagodes… Où sont les 4 autres ? 

Mais le point le plus mystérieux de ces révélations demeure celui-ci : Que font ces ruines à près de 800 mètres du rivage actuel ? Sont-elles uniques ?

 

INVESTIGATIONS SOUS-MARINES

Lorsque Graham Hancock 3, auteur du livre « Civilisations englouties », vint sur les lieux quelques années auparavant, il eut l’idée judicieuse d’interroger les pêcheurs. Connaissaient-ils l’existence de ruines sous-marines le long de la côte ? Il lui fut répondu que c’était, à leurs yeux, une évidence quotidienne, et que c’était précisément au-dessus de ces amas de pierres qu’ils préféraient pêcher car les poissons y avaient élu domicile. 

Les instances scientifiques n’avaient pas attendu le tsunami pour effectuer des recherches au large du Temple du Rivage, les traditions locales et les plongées préliminaires effectuées par l’équipe de G. Hancock, 4 ans avant la vague, étaient suffisamment probantes pour que le « NIO » indien ( National Institut of Oceanography ) retourne sur les lieux avec une équipe scientifique mieux armée à laquelle se sont joints les meilleurs spécialistes de la « Scientific Exploration Society » britannique. 

Après avoir délimité au sonar la zone probable, ils découvrirent une crête rocheuse semblable à celle où se trouvent le bas-relief et les sanctuaires rupestres de la côte. Ce promontoire immergé se poursuit sur près de 2 km parallèlement à la côte. Or cette dorsale rocheuse se situe à plus de 700 m du rivage actuel. Des dizaines de sites furent alors choisis pour effectuer des plongées exploratoires. Un certain nombre d’entre eux révéla en effet de vastes structures bâties : fondations plates-formes et long murs, escaliers et éboulements de grosses pierres taillées. Un rocher en forme de lion apparut dans sa gangue d’algues et de madrépores 4. Ces investigations mirent à jour un ensemble architectural très vaste : les fondations d’une ville portuaire avec ses temples et ses édifices de pierres, suffisamment étendus pour laisser la place aux 5 Temples engloutis dont parle la tradition.

…/…

LES SANGAMS ET LES CITÉS

ENGLOUTIES DU TAMIL NADU …/… DWARKA LA CAPITALE

DE KRISHNA

…/…

Par JEAN_BERNARD CABANÈS PARU DANS LE N°63 de Sacrée Planète

—————–

3 – Graham Hancock est l’auteur de best-sellers internationaux. Il est reconnu comme un penseur non conventionnel qui soulève des questions controversées sur le passé de l’humanité.

4 – Madrépore : de la famille du corail dur, ressemble à l’anémone de mer mais possède un exosquelette.

Publié dans SAGESSE, VOYAGE EN INDE | Pas de Commentaire »

PROTOCOLE DE SANTE

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

 images (9)

Bonjour,

C’est, depuis peu, tout à fait officiel : le jeûne seul permet de traiter efficacement une majorité de cancers chez des animaux de laboratoire, y compris les tumeurs cancéreuses provenant de cellules humaines. Ainsi dans une étude de 2012, sur 8 types de cancer observés chez des souris de laboratoire, 5 ont réagi aussi bien au jeûne qu’à la chimiothérapie.

Tout le monde sait que lorsqu’un animal est malade, il s’arrête de manger, il jeûne. Quelle en est la logique ? Elle est très simple, et tout naturopathe digne de ce nom la connaît :

Tout organisme doit assumer pour survivre trois fonctions vitales :

– l’ASSIMILATION (digestion)
– l’ELIMINATION (nettoyage)
– la RESTAURATION (désordres en cours – maladie).

Or il faut savoir que l’énergie nécessaire aux deux premières opérations est considérable, et n’est même pas suffisante pour assumer les deux en même temps. C’est en fait une distribution binaire qui bascule de l’une à l’autre sachant qu’il y a toujours priorité à l’assimilation (digestion) afin de ne pas laisser des aliments se dégrader à l’intérieur. Donc à chaque fois que l’on introduit quelque chose dans l’estomac, les opérations d’élimination s’arrêtent jusqu’à la digestion terminée. L’on comprend bien ici les dégâts du grignotage ou des digestions paresseuses.

Tout cela nous amène à la restauration, qui lorsqu’elle nécessite de gros moyens ne peut s’effectuer correctement qu’une fois les deux premières fonctions au repos – c’est au départ le privilège du temps de sommeil, mais elle ne suffit plus pour les problèmes lourds.

Sans pratiquer des jeûnes longs, des diètes de 3 jours ou même de 36 heures (sauter le dîner, puis ne rien manger jusqu’au déjeûner du surlendemain) sont toujours bénéfiques pour la santé et activent toutes les guérisons. Ceci a toujours été enseigné dans toutes les civilisations… Sauf la nôtre où la dictature pharmaceutique cultive la rupture avec le savoir traditionnel afin d’assurer son chiffre d’affaires.

Michel Dogna

PS : pour en savoir plus sur les différentes manières de purifier son organisme (5 articles réservés aux abonnés), cliquez ici.

PS : découvrez le protocole détox de 6 semaines de La Vie Naturelle en suivant ce lien.

Alternative Santé » est édité par la société Santé Port Royal, société de presse indépendante des laboratoires pharmaceutiques et des pouvoirs publics.
Santé Port Royal SAS – 65, rue Claude Bernard – 75005 Paris

Publié dans APPRENDS-MOI, Auto-Guérison | Pas de Commentaire »

A TOUS LES LECTEURS DE KRYEON

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

 

9782896261307FSJ’étais absolument convaincue que les humains étaient à l’origine de tous les maux dont souffre notre planète et que is nous ne faisions pas attention, nous allions la détruire, et nous avec elle. Imaginez ma surprise quand j’ai découvert que je ne pouvais pas être plus loin de la vérité.

Je connais maintenant beaucoup mieux notre planète, Gaia, que par mes études universitaires et mes années de travail sur le terrain. Pour en percer les mystères, il faut toutefois travers un voile. Que veux-je dire par là ? Qu’est-ce que ça évoque pour vous ? Et comment traverse-t-on ce voile ?

La réponse à toutes ces questions diffère sans doute selon les individus. D’après moi, on y arrive quand on abandonne la logique tridimensionnelle du cerveau. Je dis bien « tridimensionnelle ». Nous avons toujours besoin de l’intelligence spirituelle. Nous permettons ensuite à toutes nos autres facultés de s’activer. Nous ouvrons nos cœurs. Nous ressentons les émotions. Nous écoutons notre intuition et nos  pensées les plus secrètes. Nous laissons notre propre « connaissance » nous parler. Je ne saurais le décrire mieux, mais il se peut que cela ne veuille rien dire pour vous si vous ne pouvez pas abandonner la pensée et la logique tridimensionnelles.  J’imagine qu’il vous revient de vouloir en savoir davantage et d’avoir l’intention pure de découvrir cotre divinité intérieure.

Chacun et chacune a son propre processus d’éveil et sa propre perception de l’autre côté du voile. Je suppose qu’à cause de mon entêtement, de ma pensée extrêmement rationnelle et de mon esprit scientifique, j’avais besoin de quelque chose de spectaculaire pour attirer mon attention. Quand mon couple s’est brisé, j’ai subi un traumatisme incroyable qui m’a terrassée. Du jour au lendemain, mon monde s’effondrait et je me retrouvais seule, abandonnée et sans amour. Je me suis alors rendue compte que je ne savais rien ni ne comprenais rien. C’était une nuit obscur. C’est seulement à ce moment-là que je me suis ouverte à recevoir de l’aide de l’Univers.

[…]

J’ai découvert que la spiritualité coexistait avec la science alors que je les avais toujours crus séparées. Finalement, je ne faisais pas qu’apprendre la sagesse t le savoir, je me les rappelais. J’avais découvert l’existence d’une étincelle divine en moi. La divinité habite chaque être humain, nous sommes tous des fragments de Dieu, ce dont témoigne note ADN.

Et si je n’avais pas découvert cette vérité spirituelle ? Eh bien, je regarderais toujours la planète Terre à travers mon vieux filtre tridimensionnel, ne voyant et n’observant que des parties de l’ensemble. Je  n’aurais pas pu comprendre l’ingénieux système existant entre Gaia et l’humanité. Je serais restée engluée dans un monde dont je ne comprenais que des parties sans jamais percevoir mon propre rôle dans la création de la vie que je désirais.

Ce livre s’adresse essentiellement aux gens qui poursuivent un cheminement spirituel. Que ce cheminement ne fasse que commencer ou que vous l’ayez entrepris depuis des décennies, il y a ici quelque chose pour vous. L’information présentée dans ces pages est une étude ésotérique de Gaia, notre planète Terre, et des liens complexes unissant l’humanité à l’univers.

Cet ouvrage s’inspire des messages de Kryeon canalisés par Lee Carroll. On peut décrire Kryeon comme une entité angélique bienveillante, livrant à l’humanité des messages de paix et d’encouragement.

Lee Carroll est le canalisateur originel de Kryeon, dont il transmet les messages depuis plus de vingt-trois ans. Il est l’auteur de douze tomes de Kryeon et le co-auteur des Enfants indigo et de Célébration des enfants indigo |éditions Ariane| et des Enfants indigo dix ans après : l’adaptation à la vie adulte, des livres traduit sen plus de vingt-quatre langues.

Si vous êtes lecteur assidu des ouvrages de Kryeon écrits par Lee Carroll, vous êtes déjà familiarisé avec une partie de l’information présentée dans ce livre. Ce que ce livre a de particulier, toutefois, c’est qu’il offre sous une forme concise une synthèse de toute l’information liée à Gaia, afin de révéler les vérités essentielles relatives à l’humanité et à la planète Terre. De plus, Kryeon a fourni des réponses substantielles à plus de quarante questions sur les sujets traités dans ce livre. Les canalisations citées ici sont disponibles en fichiers audio sur le site Internet de Lee Carroll : www.kryeon.com.

Si vous êtes un nouveau lecteur de Kryeon ou si vous n’en avez jamais entendu parler, mais que vous avez l’esprit et le cœur ouverts, préparez-vous à lire des choses incroyables. Ce livre couvre de très nombreux sujets. Le titre de chaque chapitre indique le type d’information qui y est présenté. Même si ce livre a été conçu pour être lu en entier, du début à la fin, certains lecteurs préféreront peut-être ne consulter que les chapitres qui les intéressent.

Cet ouvrage constitue un mélange d’informations scientifiques et ésotérique (spirituelle). Ce choix est intentionnel et délibéré puisque les choses sont ainsi. Plus nous nous débarrassons rapidement de l’idée que Dieu et la science sont séparés, plus nous ferons de découvertes et nous serons illuminés. On ne peut concevoir la science supérieure sans l’illumination. Le simple fait d’avoir choisi de lire ce livre indique que vous êtes déjà sur la voie de l’illumination et donc de la conscience scientifique supérieure. L’univers retentit de joie à l’idée que vous lirez ces pages où vous entendrez des messages provenant de l’autre côté du voile. Mais peut-être êtes-vous un lecteur sceptique ayant choisi ce livre par simple curiosité. Ou peut-être vous a-t-il été offert par un ami qui a insisté pour que vous le lisiez. Ou peut-être encore êtes-vous un physicien ou un astronome nullement intéressé par l’information ésotérique et ne cherchant que des faits concrets pouvant faciliter sa prochaine percée scientifique.  […]

Le véritable objectif à l’origine de ce livre qui couvre tellement de sujets est de vous fournir de l’information susceptible d’éveiller la sagesse et de savoir existant déjà en vous ; de vous faire savoir qu’l existe un Dieu aimant, un Univers bienveillant, et que nous appartenons tous à un système merveilleux. Vous êtes un magnifique fragment de Dieu et TOUT ce que vous faites affecte Gaia ainsi que l’humanité.

Comme le dit si bien Kryeon : « Heureux l’être humain qui prend sa vie spirituelle au sérieux. Elle n’est pas une excroissance de votre être physique. C’est plutôt votre être physique qui est une excroissance de votre être spirituel ». Amour et bénédiction.

userid_257_originalavatar_muranyi_m3-156x179Monika Muranyi

 

EXTRAIT de L’effet GAIA de Monika Muranyi – L’extraordinaire système de collaboration entra Gaia et l’humanité – Aux Editions ARIANE 2013

Publié dans Channeling, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaire »

12
 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...