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Provoquer les esprits

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

images (9)De celui que la postérité a fini par nommer simplement “Monsieur Gurdjieff”, on a dit énormément de choses ; pour autant, plus les informations s’accumulent, plus il devient clair que, de cet étrange Caucasien au regard magnétique, nous ne savons rien. La vie n’est réelle que lorsque “Je suis”, ainsi s’intitule la troisième et dernière partie de son opus magnum, Du tout et de tout. Or, l’étude de sa biographie tourmentée donne le tournis, tant il semble se plaire à multiplier les masques et les identités contradictoires. La période la plus fascinante de sa vie, la plus environnée de merveilleux, est sans conteste sa jeunesse. D’elle, nous ne connaissons que ce qu’il a bien voulu en laisser transparaître à travers ses récits contradictoires où le factuel se noie dans l’allégorique et le burlesque. Né, selon les recoupements les plus cohérents, au début de l’année 1866 dans le quartier grec d’Alexandropol, ville arménienne alors située en territoire russe, près de la frontière turque, Gurdjieff entame son itinéraire spirituel au sein de l’Église d’Arménie. Au début des années 1880, après avoir échappé par deux fois à la mort, celui qu’on surnomme alors “Tatah” ou “le Basané” comprend qu’il est sur Terre pour percer le secret de la vie humaine et organique. De 1885 à 1907, il parcourt alors le Monde ancien, de la Crète au Tibet, d’Alexandrie aux confins du Caucase, en quête d’une tradition spirituelle authentique. À Constantinople et en Anatolie, il fréquente les tekkes (“monastères”) de divers ordres soufis : les mevlevis d’une part, héritiers du grand maître persan Djalâl al-Dîn Rûmî, plus connus sous le nom de “derviches tourneurs” ; les bektashis ensuite qui, par leur pensée cosmologique et leurs rituels, se rattachent aux cultes angéliques du Kurdistan rural. On sait que Gurdjieff, dans sa jeunesse, a été très impressionné par les rites d’un de ces groupes kurdes, les yézidis. Ces derniers, un des rares groupes non islamisés de la région, vénère l’ange suprême, Malâk Tawûs ou “Ange-Paon”, à qui Dieu a délégué la direction du monde. L’identification de cet ange de lumière à Lucifer a valu aux yézidis le surnom extrêmement hostile d’“adorateurs du diable”.

Il semble que Gurdjieff soit ensuite allé à Jérusalem tenter de rencontrer des cercles esséniens, ainsi qu’en Égypte.

Une initiation multiforme

Au début du XXe siècle, on croit retrouver sa trace dans les monastères des “Bonnets rouges”. On surnomme ainsi les lamas de l’école bouddhique la plus ancienne du Tibet, les Nyingmapa, par opposition aux “Bonnets jaunes” de l’école réformée ou Gelugpa.

Ils se caractérisent par un enseignement tantrique et ésotérique très profond, à la symbolique souvent mortuaire. Mais la tradition de laquelle se réclame explicitement Gurdjieff est une mystérieuse “confrérie des Sarmoung”, qui aurait été fondée à Babylone au milieu du troisième millénaire avant l’ère commune, aurait perduré en Asie centrale jusqu’à aujourd’hui et dont Gurdjieff aurait retrouvé la trace grâce à des manuscrits découverts dans un monastère d’Ani, l’antique capitale arménienne. Du point de vue historique, l’existence de ce groupe n’est attestée que dans les écrits de Gurdjieff lui-même. À partir de 1908, il s’installe en Russie et mène une double vie. D’une part il amasse une fortune confortable à travers des trafics divers : tapis, caviar, bétail…

De l’autre il se présente sous les traits outrés d’un instructeur en sciences surnaturelles, afin de tester la réceptivité du public russe. Simultanément, il élabore son propre système philosophique et symbolique et attire à lui son premier cercle de disciples : l’écrivain Ouspensky, auteur d’un Tertium Organum qui présente des affinités troublantes avec ses propres idées ; le médecin clinique et psychologue Stjoernval et son épouse ; le compositeur Thomas de Hartmann et son épouse Olga ; Alexandre et Jeanne Salzmann ; ou encore le mathématicien Andrei Zaharoff. À ce groupe, dont l’effectif varie de six à trente, il transmet l’intégralité de son enseignement entre 1916 et 1920, notamment à l’été 1917, dans la station thermale caucasienne d’Essentouki, où est entreprise une session de six semaines d’expérimentation psychosomatique intensive qui restera comme l’événement fondateur de la diffusion de cet enseignement. C’est également durant cette période, à l’automne 1919, que le groupe reçoit un nom : l’Institut pour le développement harmonique de l’homme.

Un enseignement radical 
L’enseignement qui est délivré sous l’égide de cet institut comporte deux aspects, l’un théorique, l’autre pratique, et l’équilibre entre les deux est déterminant pour comprendre la physionomie des différents groupes gurdjieviens qui apparaîtront par la suite. Le constat de principe est simple et radical : l’être humain, dans son état de veille habituel, est un être en sommeil qui n’atteint pratiquement jamais la conscience. L’homme est une machine qui réagit mécaniquement aux stimuli du monde extérieur, sans être maître ni du monde ni de lui-même. Il se trompe lorsqu’il dit “Je”, parce qu’il ne possède en général pas ce point fixe et éternel d’où il pourrait envisager l’ensemble de son existence. Il n’est fait que de moi-s éparpillés, inconsistants et souvent contradictoires qui se manifestent au gré des circonstances. S’il n’atteint pas la conscience, cette multitude de personnalités qui l’habite se désagrège avec la mort, atteinte du même pourrissement que le corps.

Cet impermanence du moi, à laquelle seule l’habitude fournit un semblant de réalité, est une vérité observée aussi bien par le bouddhisme et le soufisme que par la philosophie européenne, d’Augustin à Husserl, en passant par Descartes, Hume, Kant et bien d’autres, bien que l’enseignement qui est dispensé sur ces penseurs passe systématiquement sous silence la portée existentielle et mystique de cette recherche d’un « Je » transcendantal.

Les quatre corps 
Gurdjieff, à la suite de la majorité des systèmes religieux, identifie quatre niveaux de l’expérience humaine, quatre “corps” : le corps charnel, support des sensations ; le corps astral, support des émotions ; le corps mental, support des pensées ; et le corps causal, support de la volonté et de la (vraie) conscience. À partir de là, il définit quatre voies de travail sur soi-même pour parvenir à la conscience : la voie du fakir, qui consiste à devenir maître de son corps ; la voie du moine, qui travaille sur ses émotions ; la voie du yogi, qui enseigne la vacuité des productions intellectuelles ; et enfin la Quatrième Voie, ou “Voie de l’homme rusé”, qu’il se propose d’enseigner au monde après l’avoir lui-même menée jusqu’à son terme. Contrairement aux trois premières, elle n’exige pas de se retirer du monde, bien au contraire : pour la suivre, il faut, au sein même de la réalité quotidienne, effectuer un travail de détachement vis-à-vis de son corps, de ses émotions, de ses pensées. Le “travail”, ainsi que Gurdjieff nomme simplement sa méthode, commence par des “exercices de sensation” ou “rappel de soi” qui consiste à focaliser son attention sur différentes parties du corps, afin d’en obtenir une conscience détachée. À ce travail s’ajoutent rapidement d’autres exercices de maîtrise des émotions ou de calcul mental compliqué, l’étape la plus élevée consistant à effectuer simultanément cette focalisation de l’attention sur le corps, les émotions et les pensées, afin de déconstruire les automatismes qui affectent ces trois centres. Ce travail trouve son expression la plus complète dans les danses symboliques élaborées par Gurdjieff et De Hartmann. Celles-ci sont assez clairement inspirées des rituels soufis, et de nombreuses représentations furent par la suite mises sur pied, avec l’intention avouée de lever des fond pour l’Institut. Les effets du travail sont aisés à deviner : épuisement physique et mental produisent des états de conscience modifiée permettant une perception dépersonnalisée du monde et de l’individu. La déconstruction de la personnalité est une donnée constante du travail, Gurdjieff imposant à ses élèves les tâches qui les rebutaient le plus, forçant les aristocrates à s’astreindre aux travaux les plus ingrats, privant de boisson les bons vivants et forçant les tempérants à boire des quantités phénoménales d’alcool. Au-delà de cette discipline simultanément fakirique, monastique et yogique, on trouve chez Gurdjieff un système symbolique d’une grande complexité, centré sur une compréhension de l’univers à partir de l’octave musicale et de l’ennéagramme. Ce dernier symbole synthétise la « loi de trois », qui régit l’éternité, et la “loi de sept”, qui gouverne l’ensemble des phénomènes du monde. Riche en enseignements arithmétiques et harmoniques, ce symbole joue chez Gurdjieff un rôle analogue à l’arbre séphirotique chez les cabalistes ou à la croix de lumière chez les mystiques chrétiens ; et, comme eux, il a été abondamment récupéré par divers groupuscules occultistes ou parapsychologiques.

Des livres rares 
Tout ce système théorique est décrit avec force détails dans les Fragments d’un enseignement inconnu d’Ouspensky, dont Gurdjieff approuva la publication.

images (10)En surimpression de ce symbolisme vient se greffer une riche mythologie, oscillant entre le profond et le grotesque, qui est développée dans les Récits de Belzébuth à son petit-fils. Truffé jusqu’à la moelle de néologismes abscons, c’est un livre provocateur : il offense les bonnes mœurs et le goût littéraire, mais peut aussi être l’occasion d’un choc initiatique. Mais ces deux œuvres majeures, les Fragments et le Belzébuth, ne parurent que l’année de la mort de Gurdjieff, en 1949 ; durant les trente années qui précèdent, l’enseignement fut essentiellement oral. En 1922, alors qu’Ouspensky, qui s’est désolidarisé de la personne de Gurdjieff mais non de sa pensée, anime déjà à Londres des cercles d’étude à l’orientation clairement théorique, le maître fait acheter à Avon, dans la forêt de Fontainebleau, un ensemble de bâtisses dénommé Le Prieuré des Basses-Loges où se rassemblent quantité d’élèves ainsi qu’une foule d’émigrés russes. Une vie communautaire s’instaure, faite de travail et d’activités manuelles éprouvantes, qui attire curieux et enthousiastes de tous âges et de toutes classes. Parmi eux, on croise Alfred Richard Orage, brillant autodidacte britannique fondateur de l’influente revue New Age, ou Katherine Mansfield, écrivain néo-zélandaise de notoriété mondiale qui mourra au Prieuré, persuadée d’avoir gagné l’immortalité, ou tout du moins le repos de l’âme ; même Aleister Crowley, l’infâme occultiste anglais fondateur du satanisme moderne, y fut reçu quelques heures avant de se faire éconduire comme un malpropre. Jusqu’à sa fermeture en 1935, le Prieuré est le centre de l’activité gurdjievienne. Orage commence, au début de l’année 1925, à enseigner aux États-Unis. Cette période est féconde autant que brouillonne : l’enseignement gagne chaque semaine de nouveaux adeptes des deux côtés de l’Atlantique, mais le maître est visiblement insatisfait. Il se brouille avec Orage et Ouspensky, navigue entre l’apparence du maître vénérable et mystérieux et celle du charlatan infréquentable. Alors que son enseignement est médiatiquement très exposé, il joue à brouiller les pistes, d’autant qu’il a commencé d’écrire Du tout et de tout. Après la fermeture du Prieuré, et en l’absence d’autre point de chute pour l’Institut, Gurdjieff s’installe à la fin des années trente dans un Paris bientôt soumis à l’occupation allemande. Là, dans son petit appartement, il pourvoit aux besoins des nécessiteux de tous bords grâce aux ressources du marché noir et inaugure un nouveau rituel, le « toast aux idiots ». Chaque soir ou presque, lors d’agapes surréalistes, chacun doit lever son verre aux quelque seize catégories d’idiots accessibles aux humains – Dieu étant l’Unique Idiot. À cette époque, le maître n’enseigne plus directement, se contentant en général de superviser de loin les groupes qui se réclament de lui. Quand il meurt, le 3 novembre 1949, il laisse derrière lui des centaines d’adeptes et une littérature abondante.

Il a laissé une empreinte profonde dans la spiritualité contemporaine. De nombreux mouvements, des plus ouverts aux plus sectaires, s’en réclament ou recyclent ses idées. Son influence musicale, à travers De Hartmann puis Schaeffer, le fondateur de la musique concrète, reste son legs le plus précieux.

En fin de compte, c’est bien en “Maître de danse” provocateur et éveilleur, que Gurdjieff aura marqué le plus durablement notre siècle.

G.-I. Gurdjieff : Figure hautement charismatique de la première moitié du XXe siècle, celui qui voulait qu’on se souvienne de lui comme d’un “maître de danse” déchaîne aujourd’hui encore la controverse. Très habile à confondre les indélicats, sachant prêcher outrageusement le faux pour forcer ses disciples à se mettre en quête de la vérité, perçu par les observateurs de passage comme par ses élèves les plus proches, tour à tour, comme le détenteur d’une sagesse profonde ou comme un illusionniste machiavélique, Georges Ivanovitch Gurdjieff n’a pas fini de provoquer les esprits

À lire :

  • Gurdjieff parle à ses élèves , éd. du Rocher.
  • Récits de Belzébuth à son petit-fils , éd. du Rocher.
  • Rencontres avec des hommes remarquables , éd. du Rocher.
  • La vie n’est réelle que lorsque « Je suis » , éd. du Rocher.
  • Fragments d’un enseignement inconnu , P. D. Ouspensky, éd. du Rocher.
  • Gurdjieff, J. Moore, éd. du Seuil : la meilleure biographie parue.

Monsieur Gurdjieff , Louis Pauwels, éd. Albin Michel.

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TRANSCENDER L’EGO POUR SE REALISER

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

images (7)Chères Âmes,

Sur le parcours d’évolution d’un Être humain, l’ego a pu avoir temporairement sa raison d’être lorsque l’être fut séparé de lui-même. Sans quoi, dans cet univers si parfait, lorsque nous observons la beauté et la perfection de tous les mécanismes de votre corps physique, de tous les circuits de vos corps subtils, pourquoi aurait-t-il été autorisé, pourquoi n’aurait-il pas été rejeté comme une entrave?

Imaginez qu’un Être se présente dans votre demeure et qu’il cherche, avec peu de délicatesse et peu de subtilité, à diriger votre demeure. Pour celui dont la demeure est en déséquilibre, la présence d’un invité qui s’improvise et s’inscrit comme un dirigeant peut sembler un bienfait. Bien que plusieurs en seraient offusqués, certains auraient l’impression que leur demeure se rééquilibre de cette direction.

Ainsi pour l’Être qui ne s’est pas découvert, qui ne fut pas guidé à reconnaître sa véritable nature, son essence, et qui a de la difficulté à se ressentir comme Un dans le Tout, l’ego semble servir pendant une partie du parcours; il lui permettra de retrouver une sensation de son existence. Imaginez qu’un individu, dans les conditions de vie actuelles sur Terre, soit éduqué selon des structures et des valeurs déjà dépassées. Il serait comme une feuille emportée par les vents, comme une petite branche sur une rivière à débit intense…, projetée dans un sens, projetée dans l’autre. Ne réalisant pas qu’il est un dans le Tout, il se sentirait comme un pantin secoué par les mouvements, les désirs, les caprices, les expressions de pouvoir des uns et des autres. Il serait manipulé, abandonné dans un mouvement qui le submerge.

L’ego facilite la construction d’un personnage, d’une image de lui, d’un caractère, d’une personnalité qui lui donne une impression d’existence jusqu’à ce qu’il retrouve la sensation qu’il existe uni dans le Tout. L’ego va donc lui permettre de sentir qu’il existe, bien sûr à travers une existence qui n’est pas l’expression de ce qu’il est véritablement et profondément. Cette existence l’entraînera dans des déviations de ce qu’il est et fera en sorte qu’il pourra ressentir une énergie de vie en lui, même si elle est sous-utilisée, mal utilisée ou emprisonnée. Et l’utilisation de l’énergie de vie en lui, contrôlée par son ego, fera rejaillir des signaux, des malaises, un mal-être lui indiquant progressivement qu’il s’égare, dans la foule d’égarés. Et un jour, il retrouvera un peu plus de sensations véritables de lui-même et vivra progressivement une ouverture de conscience. Et ainsi, plus conscient de ce qu’il est au niveau de sa source et de son expression, il ressent davantage l’impact et l’ampleur de ce que l’ego a créé et détruit en lui et autour de lui.

En d’autres termes, si l’ego sert l’Être temporairement pour ne pas qu’il soit abandonné dans sa voie d’évolution, il devient rapidement un obstacle. Lorsque, par exemple, un enfant, mû par une pulsion de vie, cherche à se lever et à marcher, vous tendez amoureusement la vie… La vie qui vibre dans votre cœur lui est offerte. Et cette vie est si vibrante que de tout votre Être, il en ressent l’amour. Et puis physiquement, vous lui tendez aussi la main. Vous l’aidez à se lever, vous l’aidez à marcher. Pourtant il n’a pas besoin réellement de votre main. L’enfant, naturellement, pourrait se lever. Il prendra appui sur une pierre, sur un arbre, sur une table, sur votre jambe… Il se lèvera. Et lorsqu’il commencera à marcher, il trébuchera, se fera quelques ecchymoses et il retrouvera son équilibre. Il n’a pas besoin de vous physiquement. Votre présence amoureuse, votre exemple d’un Être qui marche allègrement l’inspire, nourrit sa pulsion et il peut se lever. Toutefois, vous pouvez bien lui tendre la main, si cela évite certaines douleurs, si cela fait en sorte que sa chute soit moins souffrante. Et puis, il retrouve plus facilement un équilibre, il retrouve une confiance, une sécurité. Il sait fort bien que ce n’est pas votre main qui lui permet de marcher. Bien sûr, si vous tendez les deux mains et si vous le portez en le suivant partout, dans sa marche, il a plus de difficulté à constater qu’il existe. Il a l’impression que vous marchez et que vous le portez. Quel sera son véritable apprentissage? Il est totalement sous l’emprise de celui qui lui donne l’impression de marcher. Et l’enfant, au plus profond de lui, sait alors qu’il ne marche pas vraiment. C’est une illusion totale. Tôt ou tard, toutefois, la force de vie de l’enfant fera en sorte qu’il se retournera, regardera celui qui le porte en lui disant qu’il veut un peu plus de liberté.

Imaginez que vous maintenez la main d’un enfant dont la marche est progressivement de plus en plus équilibrée. Il a maintenant six ou sept ans et vous avez toujours sa main dans la vôtre. Il a cinquante ans, soixante ans et vous avez toujours sa main dans la vôtre… Il aurait l’impression qu’il n’existe que par vous. Cela ne ferait pas sens.

Il en est de même pour l’ego. Vous n’avez pas besoin de lui. Toutefois, l’ego a permis à certains de sauver leur peau, de survivre, à cause des circonstances qui prévalaient sur cette Terre. Bien sûr, dans une humanité de paix, d’amour, de joie, de stimulation, où les Êtres sont tous conscients, accueillent et guident les Êtres et se guident mutuellement, l’ego n’a pas sa place.

Lorsqu’un dictateur, dans une contrée, a usurpé le pouvoir dans une période d’anarchie, très souvent, le peuple s’en est senti fort sécurisé au début. Il instaure des structures, il met apparemment de l’ordre, il semble bien aligné. Les individus l’écoutent et ont l’impression qu’il y a enfin une voie plus claire, que la contrée progresse économiquement, politiquement et socialement. Les Êtres s’en sentent plus en équilibre, protégés et ils ont l’impression qu’enfin ils peuvent exister. Jusqu’à un jour où ils constatent qu’ils ont pu certes se lever, ils ont pu marcher, il y a eu de l’ordre, mais que toutes ces structures sont répressives, abusives et emprisonnantes. On a mis de l’ordre dans la prison. Alors, ils réclament de sortir de prison. C’est merveilleux! Les peuples de la Terre se réveillent, réclament que les dictateurs puissent quitter.

Pourrons-nous faire un parallèle entre le dictateur et l’ego? Est-il possible que l’ego vous ait permis de faire un peu d’ordre, de vous sécuriser, de vous affirmer? Il a fait en sorte qu’il y ait moins d’anarchie à l’intérieur de vous, créant une sensation de centration. Mais pourtant, voulant s’épanouir davantage, il ressent la présence d’une oppression maintenant. L’Être a grandi. Lorsqu’il était un enfant naissant, son terrain de jeu de deux mètres carrés lui semblait être un univers infini… Lorsque ses soixante-quinze kilos le font bien vibrer, ces deux mètres carrés lui semblent bien étroits…

Qu’il s’agisse d’une contrée prise en charge par un dictateur, ou qu’il s’agisse de l’emprise de l’ego il en va de même.

Le moment est venu maintenant où les peuples de la Terre s’unissent dans la fraternité et les dictateurs cèdent leur place. De plus en plus de présences subtiles, des Êtres de lumière, des Êtres de d’autres plans de conscience, des frères des étoiles se présentent dans le champ magnétique de la Terre pour favoriser l’ouverture des hommes à d’autres dimensions. Simultanément les hommes de la Terre se réveillent ; constatant qu’ils furent emprisonnés ils ouvrent leur cœur et leur conscience et deviennent progressivement disponibles à une autre réalité. Et à ce moment, d’autres formes de vie se présentent dans la matrice planétaire et créent des portes multidimensionnelles. Ce ne sont pas uniquement des concepts et des symboles, mais voilà votre réalité d’aujourd’hui et de demain.

Et vous, observateur de ces peuples qui veulent se libérer de leurs dictateurs, de plus en plus observateur et conscient des portes vibratoires qui se créent sur Terre et dans l’atmosphère terrestre, nous vous invitons à aussi faire le choix de vous libérer de l’ego. Souvent, durant la dernière décennie, nous vous avons proposé de reconnaître vos beautés intérieures, vos qualités, votre essence. Vous connaissez notre message, l’éclairage que nous formulons, tout comme les peuples oppressés ont reçu aussi plusieurs messages de l’importance de la liberté en provenance de peuples plus libres. Et comme les peuples oppressés qui se réveillent et ressentent davantage les effets de l’oppression, de plus en plus, vous sentirez l’oppression de vos prisons, de vos egos.

À cette étape de l’évolution de la Terre et des Êtres humains, un grand rendez-vous de réveil, à plusieurs niveaux, est proposé. La période n’est plus celle du regard sur soi pour constater ses blessures, ses souffrances, ses désirs, les exigences des Êtres autour de soi. La période n’est plus à apprendre qu’il y a un ego, un personnage qui contrôle, un submergement émotionnel, mental, de croyance. Vous constaterez l’ampleur du paradoxe que nous vous présentons. La période est à un renouveau créateur, une ouverture vers une réalité beaucoup plus ample. Vous constaterez autour de vous jusqu’à quel point les Êtres sont maintenant plus disponibles à reconnaître qu’ils sont leurs propres saboteurs. Nous vous disions auparavant de regarder les aspects de vous qui sont des entraves, un personnage… les autres Êtres n’étant que des acteurs… Nous vous disons maintenant que libérés du personnage, vous retrouvez et intensifiez toutes vos facultés d’aimer et de créer.

images (8)Chères Âmes nous vous entretenons d’une nouvelle ouverture sur l’univers qui se crée actuellement et malgré que la majorité des Êtres humains en soit inconscients, ils le ressentent. Ils le ressentent et veulent s’unir à eux-mêmes et aux autres.

Alors, au-delà de tout jugement, il faille simplement constater que, sur la Terre, maintenant, pour la majorité des Êtres humains, le mouvement de réveil a débuté. Pour plusieurs il s’agit d’un éveil. Vous qui avez choisi d’aller vers la réalisation de l’Être de lumière que vous êtes, accélérez le pas d’émergence de l’ego d’une part, et surtout, reconnaissez-vous comme une véritable offrande à la vie. Vous êtes les Maîtres de lumière incarnés.

Accueillez notre amour.

Les Énergies du Maître Saint-Germain par Pierre Lessard
Prismayam, 6 février 2011

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