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«Mind Map» schéma mental

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 par Olivier Desurmont

 

images (5)Une «Mind Map» ou carte mentale est un schéma arborescent permettant de représenter visuellement le fonctionnement et le cheminement associatif de la pensée. Son utilisation, appelée «Mind Mapping», peut littéralement booster la créativité et la structure de tout sujet qui y est exposé. 

L’objectif premier d’une carte mentale est de permettre la mise en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée et les informations qui leur sont associées. La structure même d’une «Mind Map» est en fait une sorte de diagramme qui représente l’organisation des liens entre différentes idées ou des liens hiérarchiques entre différents concepts. À l’inverse du schéma conceptuel classique, les «Mind Maps» offrent une représentation arborescente de données imitant ainsi le cheminement et le développement de la pensée. 

Origines du concept

D’abord imaginé par Aristote, le concept a été formalisé par un psychologue anglais, Tony Buzan. L’idée lui vint alors qu’il écrivait «Une encyclopédie du cerveau et de son utilisation» [An Encyclopedia of the Brain and Its Use] en 1971, ce qui lui fût fort utile ! Il est vrai que les années ‘70 virent le plein essor de la théorie de la spécialisation hémisphérique : les activités de l’hémisphère gauche du cerveau concerneraient davantage la logique, la pensée rationnelle, le classement, le langage et les activités de l’hémisphère droit seraient davantage la créativité, la pensée holistique, la capacité de synthèse. 

Au-delà d’une localisation des facultés cérébrales dans des aires spécifiques [ce qui reste controversé par la neurologie contemporaine], c’est surtout le recensement des facultés cérébrales naturelles qui intéressa Tony Buzan. Ainsi, selon lui, contrairement aux possibilités offertes par le cerveau, nos habitudes de réflexions et d’écriture ont tendance à fortement privilégier certaines capacités au détriment d’autres. Les notes classiques omettent souvent l’utilisation de couleurs, de rythme, de dessins, de liens, d’ajouts, etc…

Certains psychologues et linguistes prétendent également que seuls quelques mots-clés appelés «mots de rappel» sont nécessaires à la compréhension et la mémorisation d’un texte. 

Ces mots ne représenteraient que 10% à 20% des mots employés dans un texte. En français, l’expression «carte heuristique» est apparue pour la première fois dans le livre «Organisez vos idées avec le Mind Mapping1» publié en français en 2004. Le terme «heuristique » vient du grec ancien eurisko, «je trouve».

Pourtant, si ce terme est assez répandu, il existe de nombreuses tentatives de traduction qui essaient de reprendre l’idée de «Mind Map». C’est ainsi que l’on trouve aussi : «carte des idées», «schéma de pensée», «carte de l’esprit», «carte de la pensée», «arbre à idées» ou encore «topogramme»… Néanmoins, beaucoup d’auteurs, d’utilisateurs et de formateurs, conservent le nom anglais «Mind Map» [et «Mind Mapping»], pour insister sur certains principes fondamentaux et certaines qualités du concept initial.

 

Mise en oeuvre

Une «Mind Map» se construit comme suit : au centre le thème ou sujet en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en images et mots-clés, etc… [voir illustration page suivante]. 

Le moyen le plus facile de bien comprendre comme fonctionne une carte heuristique est de la comparer au réseau routier d’une ville. Les routes principales partant du centre, représentent les idées clés d’un projet. Les routes secondaires ou les embranchements représentent un degré de granularité supplémentaire,  Etc… 

La carte mentale reprenant la façon dont le cerveau fonctionne, il est très facile de s’approprier le concept.

Elles peuvent être dessinées en utilisant simplement une feuille de papier et des feutres ou, mieux, des crayons de couleurs. Un grand tableau noir ou blanc permet le travail à plusieurs sur le même arbre. Même si, à l’heure actuelle, on utilise souvent des outils informatiques pour en créer, les cartes datent de bien avant la banalisation des ordinateurs. 

Le «Mind Mapping» est donc une représen tation, sur un support extérieur, de la pensée naturelle [dont la caractéristique est d’être «irradiante» selon Tony Buzan] et peut, par conséquent, représenter tous les types de relations.

C’est pourquoi plusieurs occurrences d’une même information peuvent apparaître à différents endroits d’une «Mind Map» où l’on trouve quasiment nécessairement des flèches, associations et mises en relation entre différentes branches d’une «Mind Map» . En effet, toutes les cartes heuristiques ont une chose en commun. Elles ont une structure organisationnelle intuitive qui part du centre et utilise des liens, des symboles, des mots, des couleurs et des images rappelant à notre cerveau quel était le concept de base.

Le «Mind Mapping» peut ainsi convertir une longue liste d’informations monotones en un diagramme coloré, facilement mémorisable et organisé de façon optimale par rapport à un projet spécifique. 

Des caractéristiques fractales

Une autre de ses caractéristiques intéressantes  est la possibilité d’y placer d’autres «arborescences » en tant qu’éléments, ceux-ci pouvant parfois eux-mêmes inclure l’arbre initial. Ce mécanisme affranchit donc les cartes mentales de la contrainte d’une représentation purement hiérarchique. On retrouve d’ailleurs le même comportement dans les arborescences  de fichiers en informatique, où un dossier peut contenir un lien [notion de raccourci ou de lien symbolique] vers n’importe quel autre dossier, autorisant par là même qu’un de ses sous-dossiers contienne ce même raccourci. Ainsi, une idée [un noeud de l’arbre] peut appartenir à plus d’une branche de l’arbre. Dans ce cas, parler d’arbre est un peu abusif : le terme adéquat serait davantage «graphe». 

De nombreuses applications

La «Mind Map» a de nombreuses applications potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent : la prise de notes et la remise en forme de ces notes, la préparation d’un exposé ou d’un discours, le brainstorming, l’aide au résumé, la structuration d’un projet, la révision et la clarification d’idées, l’identification de mots clefs, la visualisation d’organisation complexe d’idées, l’aide à l’apprentissage mnémotechnique, l’organisation de l’accès à un ensemble de fichiers, … pour n’en citer que quelques-uns. Les cartes mentales ont démontré qu’elles augmentent les compétences organisationnelles, la créativité, la mémorisation et qu’elles permettent une meilleure compréhension du sujet. 

Evidemment, concevoir le «Mind Mapping» comme unique système de représentation hiérarchique peut être limitant pour certains types de problèmes. Effectivement, les mêmes choses auront parfois des représentations hiérarchiques différentes en fonction de choix arbitraires de l’utilisateur. Ainsi, chacun imprégnera la «Mind Map» de sa personnalité, de sa compréhension et de la direction unique de son questionnement ! 

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A VOIR   «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et Jean-Luc Deladrière chez Dunod.

Références : “Organisez votre vie avec le Mind-Mapping côté tête et côté coeur” de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne

chez InterEditions, «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et

Jean-Luc Deladrière chez Dunod, Wikipédia & www.optimind.be

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Thérapie crânio-sacrée

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

les rythmes au coeur de l’écoute par Olivier Desurmont

images (2)La thérapie crânio-sacrée est une méthode d’évaluation et de traitement dont le but est de corriger les différentes restrictions qui affectent l’unité crâne-sacrum et le système tissulaire conjonctif [fascia], de sorte que les méninges ainsi que les os du

crâne retrouvent leur liberté de mouvement naturelle et que le rythme crânio-sacré soit restauré. 

C’est au début du 20ème siècle que les premières techniques dites de «traitement crâniosacré » furent développées par le Dr. William Garner Sutherland qui, sur la base de l’ostéopathie classique, élabora une forme spécifique d’ostéopathie crânienne. Après avoir expérimenté la recherche des mouvements crâniens, dans un premier temps sur lui-même, puis sur les autres, il découvrit que la mobilité du sacrum était synchronisée avec la mobilité Crânienne. 

Dans ses recherches, le Dr. Sutherland fit une autre découverte importante : il constata que derrière ce mouvement rythmique du liquide céphalo-rachidien, se trouvait une grande force qui initiait ce dernier. Il nomma cette force le «souffle de vie», dans le sens d’une «étincelle qui met en route le système crânio-sacré». Ce «souffle de vie» s’exprime dans tout le corps, il est directement lié à la respiration tissulaire du système nerveux central et régule l’ensemble des fonctions corporelles. 

Depuis, plusieurs ostéopathes, comme H.J. Magoun, puis V. Frymann et J.E. Upledger ont travaillé et affiné ce concept cranio-sacré. C’est  d’ailleurs ce dernier, J.E. Upledger, qui utilisa pour la première fois, dans les années ‘70, le terme spécifique de «thérapie crânio-sacrée». Cette terminologie vient de ces deux pôles - crâne et sacrum – qui forment une unité dans laquelle le liquide céphalo-rachidien pulse de manière rythmique. Ce rythme se transmet à tout le corps et influence le développement et les facultés de fonctionnement de l’individu dans son ensemble. 

Le Mouvement Respiratoire Primaire

En plaçant ses mains sur les parties supérieures et latérales du crâne, le praticien en thérapie crânio-sacrée éprouve à un moment donné, la sensation d’un élargissement et d’un rétrécissement subtils du crâne. Ce mouvement se produit de 6 à 12 fois par minute. Le Dr. Sutherland expliquait ce «Mouvement Respiratoire Primaire» comme la résultante de plusieurs facteurs : la “motilité” du cerveau et de la moelle épinière, la fluctuation du liquide céphalo-rachidien, la mobilité des membranes intra-crâniennes et intraspinales et la mobilité des os du crâne. Le «Mouvement Respiratoire Primaire» serait la somme de ces composantes. Ce rythme subtil réagit aux traumatismes, aux  maladies, au stress psychologique, aux efforts physiques et à la respiration. Une inspiration et une expiration forcées peuvent, par exemple, avoir une action sur son amplitude, alors que le stress augmente son rythme.

 

Le corps-unité

La thérapie crânio-sacrée considère le corps comme une unité fonctionnelle, qui englobe également l’esprit. Toutes les structures du corps sont directement ou indirectement reliées par les tissus conjonctifs [fascias]. Ces derniers peuvent être considérés comme une sorte de «filet» dans lequel sont enveloppés le crâne, la moelle épinière, tous les organes, les os, les muscles, les articulations, les vaisseaux sanguins et les nerfs. Les restrictions au niveau des tissus conjonctifs peuvent donc provoquer de nombreux problèmes à de nombreux endroits de l’organisme. Les douleurs dans la nuque peuvent, par exemple, trouver leur origine au niveau du cou, mais aussi ailleurs dans le corps via le «réseau» formé par le tissu conjonctif. En offrant au corps résistance et protection, il est important que ce tissu conjonctif puisse rester parfaitement mobile. La thérapie crânio-sacrée propose différentes approches qui se complètent de manière optimale pour réinsuffler au corps cette subtile mobilité.

 

Et concrètement ?

Les traumatismes, le stress, les troubles émotionnels, toutes nos difficultés de vie, affectent le «Mouvement Respiratoire Primaire» dans la qualité de son rythme et de son amplitude, amenant parfois un trouble spécifique ou un déséquilibre au niveau de la santé en général. Par une écoute profonde et la qualité de son toucher, le thérapeute identifie les zones de restriction dans le corps du patient. Il encourage ainsi la restauration du rythme et facilite le retour vers le bien-être et l’équilibre. La thérapie crânio-sacrée est une technique douce, non agressive [les pressions dépassent rarement 5 g.] et qui «travaille» sur les membranes et le liquide céphalo-rachidien, entourant le cerveau et la moelle épinière. 

Le patient est allongé sur une table de massage, il reste habillé et reçoit le toucher du thérapeute à différents points d’écoute : le crâne, le sacrum, les pieds ou tout autre partie du corps. Il peut ainsi ressentir de la détente, de petits tremblements, parfois de la chaleur, des courants ou des pulsations qui sont les effets de la circulation des fluides dans le corps. Il en résulte souvent une profonde relaxation, un sentiment de se retrouver avec soi-même dans un profond bien-être amenant une possible amélioration physiologique et psychique. 

L’écoute des rythmes crânio-sacrés permet la libération de nombreuses restrictions en invitant le corps à retrouver son intelligence naturelle à se réorganiser et à s’auto-guérir. Le traitement crânio-sacré donne au corps les moyens de retrouver son homéostasie en le libérant des blocages physiques, psychosomatiques et existentiels. 

Un large spectre d’applications

Cette thérapie, à la fois subtile et puissante, s’adresse à tous : adultes et personnes âgées, femmes enceintes, enfants et nourrissons, personnes fragilisées ou stressées. Ses bénéfices sont vastes car son action est à la fois : relaxante, préventive et thérapeutique. Elle agit sur toutes les structures du corps : le système musculo-squelettique, nerveux, cardio-vasculaire, immunitaire, endocrinien, les organes et les fascias, l’énergie vitale, les aspects psychologiques conscients et inconscients et les troubles existentiels.

images (4)Ainsi, elle trouve des applications sur des symptômes très larges, tels que : les troubles du système nerveux [sommeil, tensions psycho-émotionnelles, anxiété, dépression, fatigue, stress,…] ; les problèmes liés aux changements qui perturbent l’équilibre du corps [étapes de vie, maladie, vieillissement, etc…] ; les douleurs, tensions et malaises divers [en renforçant la mobilité des articulations, ainsi que les fonctions du système immunitaire et des organes] ; les empreintes laissées par des vécus traumatisants ; mais aussi le développement d’une plus grande conscience de soi et de son vécu corporel. 

Le corps est un instrument d’une grande intelligence, doté de tous les moyens pour maintenir sa structure et ses systèmes en équilibre. Par une facilitation de la circulation du liquide cérébro-spinal et des fluides dans tout le corps, le praticien en thérapie crânio-sacrée offre une aide précieuse pour relancer les processus naturels d’auto-guérison et permettre de retrouver un fonctionnement sain et équilibré. 

Références : Thérapie crânio-sacrée Tome 1, de Jon-D Vredevoogd, John-E Upledger aux Ed. Satas

- Au coeur de l’écoute. Livre 1, Une approche visionnaire de la thérapie cranio-sacrée d’Hugh Milne aux Ed. Sully – upledger.be – therapiecraniosacrale.fr & l’Association Professionnelle Procranio.be

 

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