La Passion de l’Ecriture

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2014

 

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Aujourd’hui nous voulons vous présenter une jeune artiste talentueuse, une jeune femme qui unit la spiritualité, la musique et l’écriture dans une même quête de l’artistique et du spirituel. Nous espérons par l’intermédiaire de cet interview pouvoir vous faire découvrir son oeuvre naissante. 

Seasaidh, peux-tu dresser à nos lecteurs un rapide portrait de toi ? 

 Née il y a un quart de siècle, je suis une fleur fragile et étrange qui s’épanouit au coeur de la nuit, sous les rayons de la lune. J’ai souvent été  piétinée, mais jamais écrasée. Quelques- uns de mes pétales se sont fanés, mais mes épines sont mordantes. Je suis celle qui tombe mais qui se relèvera toujours. 

Il me semble que tu as fait partie pendant un temps d’un groupe de musique Underground, comment as-tu vécu cette expérience ? 

Oui, j’ai été choriste pendant un an pour un groupe underground français, dont la réputation est aujourd’hui européenne. Cette expérience a été très belle et enrichissante sur le plan personnel.

J’ai retrouvé confiance en moi grâce à la scène. J’ai appris beaucoup de choses. Je me suis aussi remise en question sur certains points. Le chant et la musique sont des clefs qui ouvrent des portes tant sur le plan psychologique que spirituel. 

De quelle tradition ou dans quelles directions orientes-tu ta spiritualité ? 

Je suis fille de la Terre-Mère. Je célèbre les saisons lors des solstices et des équinoxes, les anciennes fêtes celtiques du feu et les lunaisons. Je suis la voie de la Déesse sans pour autant renier le Dieu. Je m’intéresse à chaque branche spirituelle honorant le divin dans la nature sacrée. 

Quel est le sens de la recherche spirituelle que tu mènes ? 

Ce n’est pas tant la destination que le voyage en lui-même qui compte. Et quelque soit le chemin emprunté, on finit toujours, tôt ou tard, par rentrer chez soi. Je veux avant tout retrouver mes racines. Déterrer ce qui a été enfoui sous terre et oublié. La route sera longue et fastidieuse mais c’est cela qui est intéressant. Se battre pour être soi, parvenir à briser les masques imposés qui défigurent ceux qui les portent. Comment savoir où je vais si je ne sais pas d’où je viens ? Je désire plus que tout faire la paix avec la petite Jessie. Poursuivre la Déesse, c’est me traquer moi-même et rattraper la petite fille sauvage. 

Que t’apporte-t-elle dans ta vie ? 

Plein de bonnes choses : l’espoir, la joie, l’amour, la patience, la force, la sagesse, l’inspiration… Elle me permet d’être meilleure au quotidien avec l’autre et envers moi-même. Elle m’offre un soutien réconfortant et m’a permis de vaincre mes plus anciennes peurs. 

Parle-nous un peu de tes activités littéraires ? 

J’ai écrit trois nouvelles à ce jour. Deux d’entre elles ont été publiées dans un fanzine de littérature gothique, La Salamandre. J’écris sous mon vrai nom, Jessica Radigue.

 Ta troisième nouvelle devrait paraître à la rentrée, quel en est le thème ? 

 Pour cette nouvelle, je me suis inspirée d’un rêve. Il a été mon point de départ, plantant une ambiance et une esthétique visuelle. Puis j’ai incorporé des éléments du mythe osirien, arrangés à ma façon dans cette atmosphère fantastique pour constituer l’histoire. Enfin, j’ai essayé de retranscrire ma propre interprétation de ce mythe, en donnant mon point de vue quant au concept de l’éternité, ce qui rend éternel, plus précisément. 

Est-ce que ta spiritualité est une source d’inspiration dans ton activité d’auteure ? 

Oui, à travers les mythes des civilisations anciennes que j’étudie avec grande curiosité et soif d’apprendre. Je passe beaucoup de temps à me délecter de mythologie et de folklore. Les dieux ont de si jolies histoires à nous conter. 

Cette envie d’écrire vient-t-elle de loin ? On dit que l’écriture permet de faire sortir «ce que l’on a de plus profond en soi», est-ce que tes nouvelles puisent dans ton vécu ? 

J’ai toujours préféré m’exprimer par écrit. Je parle très mal en public. Je me trompe souvent dans le choix de mes mots, parle trop vite et on a parfois du mal à comprendre ce que je dis. Par écrit, j’ai le temps de me poser, de revenir en arrière si nécessaire, les mots me viennent plus facilement, je suis plus à l’aise pour faire passer ce que je ressens ou pense. Je puise dans mes rêves, mes réflexions personnelles et ma spiritualité pour écrire. Je traîne aussi mes fantômes derrière moi, et ils ont plein de choses à dire. 

Comment vois-tu l’avenir ? As-tu des projets pour le futur ? 

Pour l’instant je vis le moment présent. Je ne me projette pas, j’ai du mal avec ça. J’espère juste être comme le vin et m’améliorer, de manière générale, avec le temps.   

As-tu quelque chose à ajouter ?

«Carpe Diem, Carpe Noctem !»

 

SouRce : Magazine LA LUNE BLEUE

 

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