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Se connaître avec les cartes

Posté par othoharmonie le 28 février 2015

 

SeConnaitreCartesLes cartes de tirage ont longtemps été perçues comme un outil « ésotérico-magique ». De plus en plus, elles sont conçues comme un moyen de développer son intuition.

De plus en plus de jeux de cartes paraissent chaque année. Au traditionnel tarot de Marseille et autres classiques, s’ajoutent désormais des jeux destinés à nous mettre en relation avec notre inconscient, nos guides, ou notre intuition, selon la terminologie utilisée. Sur les 3 000 exemplaires du Voyage de Ritavan édités en octobre 2012 – des cartes joliment illustrées dont le personnage principal est un enfant de couleur bleue – plus de 1 500 se sont déjà vendus. « Les jeux sont porteurs de messages de l’âme, les gens qui les utilisent sont dans une démarche spirituelle portée par les peintures des cartes », indique Samuel Djian-Gutenberg, le créateur. « Les cartes prolifèrent et tous les milieux sociaux, toutes les catégories socio-professionnelles, sont désormais concernés », précise Claudia Trédaniel, des éditions du même nom. S’agit-il d’un nouvel avatar de la quête de soi ? 

Plus seulement des supports de voyance

Par le passé, les cartes étaient utilisées essentiellement comme un outil divinatoire. À l’instar d’autres intermédiaires – pièces de monnaie du Yi-King, runes, etc. – la carte est alors un support de l’information reçue. « Toutes les cartes fonctionnent comme un alphabet, comme des lettres qui, associées, prennent tout leur sens », explique Maud Kristen, une voyante célèbre qui milite pour une approche rationnelle de cette capacité. Utilisées pour des personnes aux situations différentes, les cartes sont en quelque sorte un langage personnel exprimant les impressions des voyants, raison pour laquelle certains, comme Maud Kristen, dessinent leur propre jeu. Les cartes permettent d’évaluer les chances de réalisation d’une situation et peuvent répondre à des questions précises. 

Le travail de celui qui les utilise est tout d’abord intuitif. La carte vient en appui de l’intuition et de la sensibilité. Elle précise une vision ou un ressenti. C’est un détail de la carte qui va faire écho. La thérapeute Naty Davillars, qui utilise les cartes de manière marginale dans sa pratique, les qualifie de « support pour avoir de l’information. C’est comme un scénario décliné sous forme d’images en mouvement. Un film se déroule au niveau de l’écran mental, déclenché par la configuration de plusieurs cartes ou un détail sur une seule carte. Cela peut concerner des événements passés, présents ou futurs. » Elle considère les cartes comme des capteurs d’un flux d’informations qui n’a rien de figé et que nos actions peuvent modifier. 

Le miroir de soin

Depuis quelques décennies, les cartes servent à un autre usage, à la fois psychologique et thérapeutique. Dans cette optique, le tirage des cartes, face cachée, cesse de révéler le futur. Pourtant, il ne doit rien au hasard. C’est un autre mécanisme qui est sollicité, dont les ressorts sont tout aussi mystérieux que ceux de la divination. Le consultant tire les cartes qui correspondent à ses problématiques profondes. Les cartes permettent alors d’avoir en quelque sorte une photographie du paysage de l’inconscient du consultant à un moment donné, avec ses enjeux, et même les clés qui peuvent permettre de se sortir de telle situation. La pionnière de la psychologie transpersonnelle, Denise Roussel, les décrivait comme « un miroir vivant qui utilise harmonieusement notre intuition. » Elle était insatisfaite des outils dont disposaient auparavant les psychologues et fut l’une des premières à introduire cet « outil projectif » dans son travail thérapeutique. Selon elle, les images servent à canaliser l’inconscient avec une rapidité et une précision stupéfiantes. Cela repose sur l’idée que l’esprit inconscient est capable de choisir parmi une série d’archétypes, sans les voir, celui ou ceux qui sont signifiants pour lui. Les cartes jouent le rôle de miroir pour une psyché aux paysages sans cesse changeants. On y cherche une vision profonde de soi-même, et non plus, comme dans la voyance, des informations renseignant sur une situation extérieure. 

L’un des plus célèbres thérapeutes tarologues est Alejandro Jodorowsky, qui a élaboré une démarche fondée sur la lecture des 78 cartes du tarot de Marseille, conçues comme autant de facettes d’un immense mandala embrassant l’aventure humaine. Le psychanalyste Carl Gustav Jung parlait de synchronicités pour désigner des coïncidences saisissantes entre un événement et un état psychique. Avec le tarot, ces coïncidences sont provoquées, raison pour laquelle Jodorowsky parle de « psychomiracles ». « En 40 ans de pratique, toutes les personnes qui ont travaillé avec moi ont toujours tiré des cartes qui correspondaient exactement à leurs problèmes. Pourquoi ? C’est un mystère. » Dans l’approche de Jodorowsky, le tarot est un outil d’exploration des enjeux profonds, cachés, souvent transgénérationnels, des individus. 

Carole Sédillot, qui enseigne le symbolisme et la mythologie, s’est intéressée notamment au rapport entre les figures du tarot de Marseille et les archétypes jungiens : « Bien utilisées, les cartes viennent nous dire des choses que nous ignorons, elles offrent à chacun l’occasion de révéler la part unique de son être en quête de réalisation. » Selon elle, de nombreux thérapeutes utilisent d’ailleurs les cartes comme outil thérapeutique même si ce n’est pas pleinement assumé. 

Développer son intuition

Désormais, certains voyants utilisent les cartes comme support informatif non plus seulement pour prédire l’avenir mais pour aider l’autre à mieux se connaître et lui « révéler son moi intime », comme l’explique Maud Kristen, qui ajoute que « les cartes permettent de tisser un lien avec soi-même ». Pour cela, « il faut utiliser les cartes de manière respectueuse dans le cadre d’un travail personnel et non prédictionnel, c’est la seule façon d’accéder à la prise de décision juste, avertit la célèbre voyante, l’important est de trouver le jeu qui crée sa propre résonance et se sentir bien avec ». De nombreux jeux de cartes ont vu le jour, qui se détachent du traditionnel tarot de Marseille. A l’instar des Portes de l’intuition, une création de Vanessa Mielczareck, qui a également consacré un livre aux facultés intuitives. « Les gens ont besoin d’être guidés vers les meilleures solutions possibles, et les cartes leur fournissent certains éléments de réponse », analyse-t-elle. Dans son jeu, elle a remplacé les figures traditionnelles par ses propres créations, « en lien avec notre époque actuelle ». La frontière entre divination pure et usage de son intuition reste poreuse : chaque lame du jeu est une porte pour accéder à son intelligence intuitive, et prendre ensuite une décision qui soit en accord avec elle. Les personnages représentés nous invitent à les suivre dans un univers de poésie, nous mettant en contact avec des vérités profondes. « Nous vivons dans une culture rationnelle où la logique est mise en exergue et laisse peu de place à l’intuition. Les cartes doivent permettre à l’individu de se reconnecter avec son intelligence intuitive et d’entrer en contact avec lui-même, en lui donnant accès aux profondeurs de sa psyché », conclut Vanessa Mielczareck. 

Toutefois, « les cartes ne doivent pas devenir un interlocuteur moqueur », met en garde Maud Kristen. Peur et désir interviennent souvent dans un tirage et le faussent. Il faudrait, selon elle, solliciter les cartes lorsqu’on est délesté de charges émotionnelles trop lourdes. Les utilisateurs s’accordent également sur le fait que pour se référer aux cartes, il faut être honnête envers soi-même, et ne pas céder aux sirènes de la pensée magique, qui voit partout, sans discernement, des signes qu’elle crée elle-même. L’idée n’est pas de modifier le cours des choses mais d’apporter une vision supplémentaire. Alejandro Jodorowsky décrivait les cartes comme des « fauves dangereux ne pouvant être domptés que par un sage ». De plus en plus, nous leur demandons d’éveiller le sage qui sommeille en nous.

Channels, Erik Piganicouvmax_87
Presses du Châtelet (Novembre 2003 ; 275 pages) 

La Voie du Tarot, Alexandro Jodorowsky
Éditions J’ai Lu (Septembre 2010 ; 575 pages) 

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Origines du Druidisme actuel

Posté par othoharmonie le 28 février 2015

 

druide-foretSur la base des document constitutifs du « Comarlia » par Eber , Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, Druide du bosquet Altitona (Grand Est) 

Nous (druidisants) avons l’habitude de poser comme principe que le Druidisme est une tradition spirituelle « première », une foi européenne « native » mais aussi une tradition qui honore l’inspiration, l’intuition et qui est connue pour avoir refusé de figer l’esprit dans la lettre. 

C’est dire qu’elle est à la fois dans la Tradition, transmise de façon régulière et l’inspiration vivante et adaptée à notre environnement, à nos rythmes, à nos sensibilités. Le druidisme actuel veut situer son origine dans la tradition des Druides antiques de l’âge du fer dont il se considère héritier, ne serait ce que sur le plan des symboles et des mythes. 

Nous (druidisants) sommes les héritiers de nos Ancêtres, directement ou indirectement, nous allons sur les mêmes lieux, nous prions les mêmes Divinités, nous nous nourrissons des mêmes énergies et des mêmes symboles. D’un point de vue plus factuel : la grande majorité des groupes druidiques actuels tirent leur filiation de l’un ou l’autre des « re-fondateurs » du druidisme moderne c’est à dire, Iolo Morganwg, Henry Hurle et John Toland. 

Ces trois courants de pensée diffèrent par leur forme, leur approche et combinent parfois leur influence au sein des collèges druidiques actuels. On peut considérer que le druidisme actuel résulte de la combinaison de ces différentes influences , y compris d’ailleurs d’influences plus récentes, issues des recherches de certains groupes :

- Le Druidisme des Bardes, de l’île de Bretagne, souché sur la transmission d’un mythe, d’une tradition populaire et qui met l’accent sur le côté culturel du druidisme ;

- Un Druidisme associatif, mutualiste que l’on pourrait qualifier d’humaniste, visant l’entraide et la fraternité ;

- Un Druidisme que l’on qualifierait d’ésotérique, dans la lignée « Toland » et qui s’attache à la philosophie, à la spiritualité, aux symboles, aux rites du druidisme. 

Ces différentes influences aux origines des néodruidismes ne sont pas les seules. Il est assez aisé de trouver des points communs entre druidisme et franc- maçonnerie, entre druidisme et hindouisme, entre druidisme et wicca.

Ces influences croisées résultent à la fois des contacts entre ces différents courants et des liens et appartenances parfois multiples des Druides ayant charge de groupes. Elles reposent également sur le fait que le Druidisme se veut adogmatique et qu’il n’est pas « figé » sur sa forme. Même et c’est normal quand on parle de courant spirituel, si la plupart des groupes s’entend pour oeuvrer à la recherche de racines communes en particulier celles qui se déclinent dans les mythes celtiques. 

Disons d’emblée qu’il ne s’agit pas ici, dans ce petit écrit d’établir un catalogue des groupes et collèges et de leurs spécificités. Le monde des druidisants est vaste et riche de ses diversités. Il serait peu pertinent d’établir une liste de groupes et encore plus de la commenter. 

Ces listes existent toutefois, en particulier sur l’excellent forum du Druide Auetos1. Ces réserves étant posées et malgré l’apparente diversité des sensibilités des collèges clairières, l’ensemble des groupes actuels s’entend a minima sur la structure et la symbolique générale de leurs rites et sur leurs mythes de référence. S’il fallait établir une typologie des groupes druidiques nous pourrions différencier les groupes selon la conception « religieuse » qu’ils se font du druidisme. Pour les uns le druidisme est une religion, au sens premier, c’est-à-dire un ensemble de pratiques qui visent à établir un contact avec le divin et entrer en relation avec lui. Pour d’autres collèges le druidisme est assimilé à une pratique spirituelle, voire un ensemble de pratiques spirituelles. Cette dernière conception expliquant le fait un peu déroutant de prime abord qui permet à des Druides de se dire chrétiens, agnostiques etc. 

Autre différence entre collèges druidiques, si la plupart des groupes et collèges se disent actuellement « païens » ce ne fut pas toujours le cas historiquement, en particulier dans les lignées « bardiques ». Le druidisme se rassemble également sur le respect qu’il accorde à la Terre aux liens quasi charnels qu’il entretient avec la Terre, les Lieux, supports de vie et de mémoire. 

Certains groupes seront donc très liés à leur environnement, à leur « terroir » d’autres pourront avoir une vision plus globale, une conception plus générale de la Terre, lieu de Vie, lieu d’Esprit. Une autre pratique qui peut différencier les groupes et collèges est celle qui est liée au « culte des ancêtres ». Pour les uns, la référence aux ancêtres fait effectivement l’objet de pratiques, d’un culte. Pour d’autres collèges, la référence aux ancêtres est plus générale et peut se limiter à considérer l’existence de liens philosophiques et/ou spirituels avec les Druides anciens. Considérés dès lors comme ancêtres « mythiques » des Druides actuels. Si nous interrogeons les collèges actuels, certains vont décliner leur enseignement comme un cheminement initiatique, c’est-à-dire qui vise à l’épanouissement, la réalisation, la transformation des personnes et qui disposent donc à la fois des rites et des structures (et contenus) nécessaires pour accompagner ce cheminement. 

D’autres collèges ne se considèrent pas comme porteurs d’un parcours initiatique et vont dispenser un enseignement sous un aspect plus formel. Ces différences peuvent s’exprimer et se manifester dans la nature, le sens et le contenu de l’enseignement ou de l’accompagnement qui est proposé par les différents collèges. Cela va de l’enseignement formalisé et construit comme un cours gradué à l’accompagnement en présence, oral, individuel et personnalisé. De nombreuses nuances existent mais la tendance actuelle est quand même celle d’un contenu formel, augmenté d’un tutorat qui permet à ceux qui font leur chemin d’être accompagnés, et de recevoir une proposition de parcours plus adaptée à ce qu’ils sont. 

Il y aurait sans doute d’autres particularités à considérer. Des différences sur la forme pourraient opposer les groupes entre eux et nuire ainsi à cohérence que devrait offrir le Druidisme. Cette propension à se concentrer sur ce qui sépare plutôt que sur ce qui nous rassemble semble être une maladie consubstantielle des groupes  druidisants et plus encore des groupes « gaulois » dont la motivation à se chamailler semble confirmer la vision un peu caricaturale qu’en donne la pensée ordinaire. 

Cela étant il a existé et il existe aujourd’hui des initiatives qui visent justement à résoudre les équations des différences apparentes pour proposer une vision plus homogène de ce que nous sommes et des fondamentaux sur lesquels nous nous entendons. L’expérience montre que malgré la diversité des approches (celle que nous avons effleuré plus avant), il est assez facile et finalement rassurant de trouver des points communs, des rituels communs, des sujets d’échanges communs entre les différents groupes et collèges druidiques. 

Et cette mise en commun, cette opportunité de partage fraternel est sans doute une nécessité pour nous. Et au moins une occasion de « grandir en créativité, en compréhension et en Sagesse mis au service des Dieux des Hommes, de la Vie et de l’Esprit. » 

D’une manière générale, ceux qui pratiquent le Druidisme se caractérisent par le sentiment qu’ils ont de leurs liens avec leurs racines, leur ancrage à la Terre, ses énergies, à la Vie, à l’esprit du temps, à ses cycles, et au divin dans toute la richesse de ses expressions. 

Ils considèrent le plus souvent qu’il n’y a pas de Vérité Unique et Universelle mais de multiples façons de concevoir le Monde et d’honorer les Dieux. Ces diversités enrichissent nos parcours spirituels, nous incitent à la réflexion, à l’analyse, à la compréhension, et à la tolérance. Le Druidisme est en capacité d’exprimer toutes les nuances de conception du divin. Qui sont autant de facettes d’une réalité inexprimable. Ce petit travail ayant quand même un objectif pratique. Quelle pourrait être la démarche de quelqu’un qui s’intéresserait au Druidisme ? 

Peut-être d’abord de s’assurer qu’il est en phase avec les fondamentaux que nous venons de décliner. S’il cherche une pratique et/ou un enseignement en présence, il y a quelque intérêt à rejoindre un groupe géographiquement proche. S’il cherche simplement un contenu, un enseignement alors l’enseignement « à distance » peut être une opportunité. Sachant que même dans le cas de structures qui disposent d’un enseignement à distance, il y a toujours la possibilité de rejoindre des clairières « locales » issues de ces structures. Viennent ensuite les critères qui permettent de savoir comment fonctionne un groupe, quelles sont ses options et ses « façons ». 

images (1)Est-ce que le groupe s’inscrit dans une lignée, une transmission traditionnelle ?

Quelle est la langue ou les langues pratiquées ? Quels sont les symboles utilisés, les mythes de référence, la nature des références ( paganisme, polythéisme , respect de la terre , des ancêtres…) ? 

Existe-t-il des conditions d’admissions ? Des incompatibilités ? Existe-t-il des conditions d’initiation ?

Y a-t-il des conditions pour assister aux cérémonies et rituels, quelle est la fréquence des célébrations ?

Sur le parcours : le groupe fonctionne-t-il sur la base d’un parcours gradué ? Lequel ? Existe-t-il des rites d’initiation ? Attribution d’un nom initiatique ? 

Tenue , serment etc…

Toutes ces questions dont les réponses sont parfois affichées explicitement par certains collèges permettent de déterminer, au moins sur le fond si le chercheur peut se trouver en accord avec ce qui est proposé par tel ou tel groupe. L’étape suivante est la rencontre et l’intégration dans un groupe avec tous les moments de chaude fraternité qu’on peut y trouver et c’est ce que nous souhaitons à chaque « cherchant » de trouver. 

Source Magazine LUNEBLEUE…

 

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Le mythe de la communauté païenne

Posté par othoharmonie le 27 février 2015

balteL’idée que les « païens » forment une grande communauté est au mieux une Belle utopie, au pire, une cruelle illusion. Il n’y pas de Communauté Païenne. Il y a des communautés, des groupes qui évoluent les uns à côté des autres, avec leurs similitudes et leurs différences. Il y a des païens. Ce n’est que de l’extérieur que nous avons l’impression que tout est merveilleux, que les gens s’aiment et font avancer les choses ensemble, pour le plus grand bien. Imaginez une vitrine avec une étiquette sur la porte. De l’extérieur, tout à l’air harmonieux, intéressant, bien rangé et super chouette. Et puis de l’autre côté, vous vous posez des questions. Vous ouvrez la porte de la vitrine pour y voir de plus près, et là, c’est le drame. 

On regroupe souvent les pratiques sous de larges appellations : Le Druidisme, la Wicca, les Asatru, les Khémites, les machins, les trucs, les bidules. En fait, ce sont des termes extérieurs, et il n’y a qu’en étant à l’extérieur de la vitrine qu’on peut les employer, en pensant que ça reflète la réalité de son contenu. La porte ouverte, vous vous rendez compte que, non seulement c’est souvent effroyablement compliqué, mais que en plus, l’immense majorité des objets de la vitrine ne peuvent pas se sentir et qu’il y a une prolifération de groupements, sous-catégories et subtilités. C’est comme dire « les Chrétiens » :  Catholiques ? Protestants ? Orthodoxes ?

Et puis : Protestants oui, mais Adventistes du 7ème jour ? Luthériens ? Pentecôtistes ? Presbytériens ? Il n’y a que quand on ne connaît pas que l’on ne fait pas la différence, c’est tellement plus simple de tout simplifier (et que d’avouer qu’on n’y connaît en définitive pas grand chose). 

Je suis toujours mitigée quand je lis des critiques virulentes portant sur tel ou tel cheminement spirituel/axe religieux. Pas parce qu’on n’a pas le droit d’avoir un avis, au contraire, mais parce que souvent, j’ai l’impression que plus les avis sont virulents, plus ils masquent surtout une profonde méconnaissance du sujet attaqué. J’ai rarement lu de critiques constructives se présentant comme absolue, d’une part. D’autre part, j’ai l’impression que l’axe de critique est souvent uniquement bilatéral : il y a d’un côté de la ligne, le sujet attaqué et à l’autre bout, la pratique ou l’avis personnel de la personne. Rarement on voit entrer en ligne de compte d’autres types de pensée, d’expérience ou des « comparaisons théologiques complexes » alors que ça permettrait de placer la réflexion sur un angle plus large. 

L’axe de pratique le plus souvent attaqué se trouve être la Wicca. Parmi les reproches -justifiés ou non, je m’en fous c’est pas le propos- adressés, il y a « ce n’est pas une spiritualité, ça ne se base que sur des pratiques magiques » et on met en opposition une pratique plus dévotionnelle et mystique. Ok. Dans le postulat énoncé, « la pratique magique » c’est « mal » et la pratique dévotionnelle, c’est « bien » et présenté sans plus de contexte, ou  l’exemple, on tient une opposition qui se défend. Tout devient nettement plus complexe si on ajoute un autre axe. Par exemple, allez parler de pratiques dévotionnelles et mystiques sur un forum Asatru à tendance folkloriste, et là, le paradigme va vite se corser : on vous répondra que vous êtes, grosso modo, encore un de ces wiccans new-âgeux / chrétien (véridique). Qui est le lapin en tutu maintenant ? Vous ? Le « Wiccan de base » ? Ou l’Asatru qui  dit par ailleurs dans d’autres postes que, en substance, il a peur d’Odin et il préfère pas attirer son attention pour   pas crever de mort violente ? Plus on rajoute d’inconnus dans l’équation, plus elle devient complexe et moins on peut faire de catégorisations. (Note par rapport à l’exemple : j’ai eu l’occasion d’éplucher, par une sorte de  curiosité un peu maso un forum de ce type et j’ai vu texto ce type de réaction. Je précise folkloriste parce que certains membres de ce forum américain l’étaient, et que c’est d’eux que provenaient les réactions les plus virulentes. Voilà pour le contexte.) 

Dans le fond ce n’est pas grave, au pire, c’est chiant, c’est énervant, parfois c’est blessant. C’est surtout un peu triste parce qu’on est mal barrés. Parce que si je comprends ce qui peut susciter tous ces reproches, qui ont très souvent un fond de vérité -que la virulence d’un propos tend finalement à desservir-, vous ne pouvez pas changer les gens, et heureusement quelque part. On est obligé de composer avec toutes les catégories et on n’est pas obligé d’aimer tout le monde, d’être d’accord. 

Je pense qu’il y a une seule chose que l’on peut faire si l’on souhaite vraiment un jour une « communauté », si tant est que cela soit possible, si tant est que cela soit souhaitable : APPRENDRE.

téléchargement (1)Apprendre à connaître les autres religions, spiritualités, les autres sentiers, les autres points de vues. Je pense que c’est important, de ce point de vue là, de faire une distinction entre « son apprentissage au niveau pratique personnel » et « l’apprentissage extérieur ». Apprendre en sortant de son propre cadre. Ne pas se cantonner à ses propres pratiques, ne pas se contenter de se torturer les méninges pour savoir « comment on définirait tel ou tel concept » parce qu’en tant que telle, sans contexte, une définition ne veut rien dire. Une définition peut être établie, mais toujours en gardant à l’esprit qu’elle n’est jamais une vérité générale applicable à tous les possibles. Elle est seulement valable dans un contexte C si une situation S regroupe X aspects. 

Par contre, on peut apprendre les différentes religions du monde (‘païennes’ ou non), leurs cadres historiques, leurs évolutions, les cultures auxquelles elles se rattachent. S’intéresser aux différentes traditions païennes (si je puis dire) sans essayer de les travailler à sa sauce pour les intégrer dans sa pratique, sans forcément vouloir être d’accord avec elles, sans gommer ce que l’on aime pas puisqu’ici, apprentissage s’entend au sens d’« ouverture intellectuelle à l’autre ». Pas d’« appropriation/acceptation/compréhension du sentier de l’autre parce que ça j’aime bien et que je veux le même sur ma cheminée. » Cela éviterait déjà beaucoup d’accrochages : je ne fréquente plus les forums aujourd’hui, mais avec le recul, je comprends mieux pourquoi il m’est arrivé de voir certaines situations dégénérer ou de me faire claquer le beignet parce que je croyais que le peu que je savais s’appliquait à tout le monde. Ne partez pas du principe que l’autre voit ce que vous voulez dire ou qu’il pense comme vous. 

Plus on connaît quelque chose, plus on tend à nuancer, et avec la nuance, vient la possibilité de conversation, de discussion -sans pour autant avoir pour but de « ranger l’autre à son avis » et de maturation. Parce qu’en se montrant moins catégorique, on tend aussi à être moins gratuitement critique et plus constructif. Cela ne veut pas dire abdiquer son opinion personnelle : on a le droit de ne pas être d’accord avec tout, et le droit de le dire, mais à mes yeux il y a un monde entre dire « nous ne sommes pas d’accord avec cela et nous trouvons telle attitude dangereuse pour X raisons » et dire « on devrait obliger telle personne à fermer définitivement sa gueule. » Malheureusement, dès que l’on parle de communauté, on induit implicitement la notion d’amalgame, et comme de l’extérieur, il ne faut pas se faire d’illusions, nous sommes tous rangés sous l’étiquette de «païens», je comprends que certaines réactions se fassent virulentes, par peur d’être assimilées à telle ou telle frange avec laquelle on n’a rien à voir. (Mais ce genre d’assimilation/généralisation est en fait courante, c’est pratiquement le mécanisme de base par rapport à l’inconnu, notamment dès qu’il est question de religions. Pour le coup, l’étymologie du terme religion est méchamment ironique.) 

Personne ne « fera » l’hypothétique communauté païenne de demain.

Et heureusement. Ce n’est pas un groupe, un forum, un truc miraculeusement sorti de terre ou du web qui fera tout rentrer magiquement dans l’ordre. Je pense que la seule réponse, la seule solution, c’est d‘être avant de faire. 

Travailler à avoir l’attitude que l’on aimerait que les autres aient avec nous avant de vouloir « fédérer » ci ou ça.

« Pratiquer » avant de chercher comment on définirait sa pratique. Être un peu plus cool et prendre les choses sous un angle moins personnel. Ne pas tout ramener à soi. Accepter et reconnaître ses erreurs. Essayer de réfléchir avant d’écrire et préférer le factuel au personnel. S’étaler moins sur les réseaux sociaux. Trouver le juste milieu entre se laisser marcher sur les pieds et taper un scandale public au moindre pet de travers. Laisser les gens tranquilles si on ne les aime pas et du moment qu’ils ne viennent pas nous chier dans les bottes, ne pas aller chier dans les leurs. De toutes façons, vous ne ferez jamais l’unanimité, quoi que vous fassiez, disiez, pensiez. Quand vous l’ouvrez, pensez que vous l’ouvrez pour vous et laissez votre armure de paladin au placard, ne commencez pas à vouloir parler pour tous les X de France et de Navarre : beaucoup auront juste envie qu’on les laisse tranquille sans les inclure par extension dans un débat dont ils se foutent éperdument. 

 

Retrouvez les articles d’Aranna Renard sur son blog : http://lacailleach.wordpress.com

 

 

 

 

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Les quatre centres du Paganisme

Posté par othoharmonie le 27 février 2015

 

71335553Il n’y a pas de définition claire et généralement acceptée du paganisme. C’est parce que le paganisme n’est pas une institution, c’est un mouvement. Les institutions ont des limites : des distinctions définissant clairement qui en fait partie ou non. Les mouvements sont amorphes, ils n’ont pas de limites. Au lieu de cela, ils ont des centres. Vous n’êtes pas dans ou en dehors d’un mouvement, vous êtes plus ou moins proche du centre. 

Le mouvement païen a quatre centres, quatre concepts et pratiques clés autour desquels se rassemblent les païens  modernes. Ceux-ci sont la Nature, les Divinités, le Soi et la Communauté. Le modèle des Quatre Centres a été proposé pour la première fois par John Halstead* l’année dernière. Je l’ai trouvé très utile pour la compréhension du paganisme moderne ; et je l’ai incorporé à mes propres écrits et enseignements. Si vous n’êtes pas familiers du paganisme, ou si vous ne savez pas bien comment le décrire, lisez ceci. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un  exercice de prosélytisme. Mon travail consiste à parler du paganisme, mais au final, ce sont les Dieux qui appellent qui Ils appellent. 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA NATURE

Le paganisme centré sur la Nature trouve le Divin dans la Nature : il s’intéresse principalement au monde naturel et à notre relation à celui-ci. Vous pourrez rencontrer les termes « centré sur la Terre » (Earth Centered en anglais), « embrasseur des arbres » (tree hugger) et « adorateur de la boue » (dirt worshipers). Il peut s’agir d’une pratique non théiste, mais pas nécessairement. Elle inclut l’animisme, l’idée que ce qui anime vous et moi, les oiseaux et les abeilles anime également le vent, la pluie et même les montagnes. Nous savons que la vie sur terre est issue de l’évolution, que tous les êtres vivants sont issus d’un ancêtre commun et sont donc liés. Les païens centrés sur la nature comprennent que la Terre est sacrée en elle-même, sa valeur ne dépend pas de son utilité aux humains, et donc nous traitons la Terre avec honneur et respect. 

Bien qu’aucun d’eux ne se revendiquent païen (et certainement pas au sens dans lequel le terme est utilisé aujourd’hui), on retrouve des idées du paganisme centré sur la Nature dans les travaux de Ralph Waldo Emerson, Henry David Thoreau, Walt Whitman et John Muir. On le retrouve exprimé pour notre époque dans Dark Green Religion de Bron Taylor, Professeur de Religion et Nature à l’université de Floride. 

Les pratiques centrées sur la Nature commencent par la science, l’étude de la Nature. Leurs mythes de création incluent le Big Bang et l’évolution. Les pratiques quotidiennes incluent l’observation du soleil, de la lune, des arbres, des animaux et tout simplement de passer du temps dans le monde naturel. De nombreux païens centrés sur la Nature sont des militants environnementaux. Quant à moi, je n’ai pas d’engagement envers la nature parce que je suis païen. Je suis païen car j’ai une responsabilité envers la Nature. 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA DÉITÉ

images (6)Les païens centrés sur la Déité trouvent le divin dans les nombreuses Déesses et nombreux Dieux. Il s’agit habituellement d’une pratique polythéiste, bien que nous ayons un débat ou deux au sujet de ce que signifie « polythéiste ». Le paganisme centré sur la déité se préoccupe de former et maintenir des relations avec les Dieux, les ancêtres et les esprits. L’essentiel de cela est réalisé par des actes de dévotion : le culte, les offrandes, les sacrifices, les prières et la méditation. Certaines traditions enseignent l’expérience extatique des divinités, tandis que d’autres sont plus réservées et formelles. 

Les monothéistes clament que leur Dieu est le seul Dieu et qu’Il (c’est toujours un Il) est infini. Les polythéistes voient le monde tel que nous l’expérimentons réellement et voient peu de preuves d’une divinité toute-puissante et toute-bienfaisante. Mais de nombreuses divinités aux pouvoirs et à la portée limités correspondent très bien à notre monde. Le paganisme centré sur la Déité comprend la plupart des reconstructionnistes éthiques : les groupes tels que les nordisants, hellénistes et khémites qui tentent de reconstruire et repenser les religions de nos ancêtres pré-chrétiens. Ils accordent une grande importance à l’étude, à la fois pour apprendre comment nos ancêtres honoraient ces divinités et pour trouver les meilleurs moyens de les honorer ici et maintenant. 

Nous lisons Leurs histoires, mais nous étudions aussi l’histoire générale, l’archéologie et l’anthropologie. Un engagement envers les Dieux est une responsabilité d’incarner Leurs vertus. La plupart de nos divinités ont le titre « Dieu ou déesse de quelque chose ou d’autre ». Ce n’est pas tout ce qu’ils sont, pas plus que « artiste », « ingénieur » ou « mère » ou aucun autre de vos rôles et identités ne décrivent totalement qui vous êtes. Cependant, c’est une part importante de qui Ils sont et de ce qu’Ils ont à nous apprendre. Ils sont différents de nous, mais pas si différents que cela. 

Plus nous incarnons Leurs vertus, plus nous devenons comme Eux.

Tandis que la Nature m’a appelé vers le paganisme, je n’ai jamais pu me dévouer complètement à cette voie, et je n’ai jamais pu m’extraire de la religion fondamentaliste de mon enfance, avant d’expérimenter les Dieux moi-même. 

 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LE SOI

Le paganisme centré sur le Soi ne veut pas dire qu’il s’agisse uniquement de vous et votre égo. Ça signifie que l’on trouve de Divin en soi-même. Ça signifie que le but de la pratique spirituelle est de vous rendre plus fort, plus sage, plus compatissant, et plus magique, pour que vous puissiez rendre de plus grands services au monde.

La Wicca, du moins dans sa forme traditionnelle gardnerienne et alexandrienne est centrée sur le Soi. C’est aussi le cas pour l’essentiel de la magie cérémonielle, la sorcellerie traditionnelle et la sorcellerie féminine. On dit qu’au temps des débuts du Reclaiming Starhawk disait à ses étudiantes : 

« Maintenant je vais vous montrer une Déesse. Tournez-vous et regardez la femme à côté de vous ».

Le paganisme centré sur le Soi est parfaitement décrit par le sous-titre du livre de Lon Milo Du Quette Low Magic : « Tout Est Dans Votre Tête… Vous N’avez Juste Aucune Idée A Quel Point Votre Tête Est Grande ». C’est également illustré par la fameuse citation du temple d’Apollon de Delphes : gnothi seautón : connais-toi toi-même. 

Le paganisme centré sur le Soi peut être non théiste, panthéiste ou moniste. Il s’intéresse souvent à la magie, que le légendaire et célèbre Aleister Crowley a définie comme « la Science et l’Art de provoquer les Changements qui se produisent en conformité avec la Volonté ». Votre Volonté n’est pas ce que vous pensez que vous voulez ou ce que vous pensez que vous êtes supposés vouloir, mais pourquoi vous êtes ici dans ce monde. 

Je suis un païen centré sur le Soi car je ne peux pas rendre justice à mon engagement envers la Nature et les Dieux sans engagement à exceller dans ma vie spirituelle. 

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LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA COMMUNAUTÉ

Le paganisme centré sur la Communauté trouve le Divin dans la famille et la tribu, quelque soit le terme choisi pour définir des groupes. Les anciennes religions tribales portaient (et portent, dans les quelques lieux où elles existent toujours) sur le maintien de relations harmonieuses et la préservation de la façon dont les choses ont toujours été. Les individus sont secondaires à la famille, et l’immortalité se trouve dans la continuité de la famille, non dans la continuité de l’individu. 

On trouve habituellement une forme de culte des ancêtres, et parfois des offrandes au Daimon Agathos, le « bon esprit » ou esprit gardien de la maisonnée. Les ancêtres et les esprits de la famille sont généralement considérés plus accessibles que les Déesses et Dieux. Un proverbe païen dit : si vous sentez une tape sur votre épaule, c’est probablement votre grand-père, pas le Père-tout-Puissant ». Les humains sont des animaux sociaux : nous vivons ensemble, pas comme des loups solitaires. Nos familles de sang et de choix nous procurent des encouragements, du renfort et de la responsabilité. 

Les communautés sont leurs propres entités, ce sont plus qu’un ensemble d’individus. Les communautés existent pour remplir leurs missions et poursuivre leurs traditions, pas pour répondre à nos besoins. Faire partie d’une communauté c’est faire partie de quelque chose de plus grand que soi. 

Les païens centrés sur la Communauté enseignent l’hospitalité envers les hôtes, y compris les hôtes divins. Et ils enseignent la réciprocité : donnez-vous au moins autant que ce que vous recevez ? Les communautés sont utiles et enrichissantes, mais elles requièrent du travail de tous ces membres. L’évitement des parties déplaisantes de la communauté vous désigne comme un consommateur religieux au lieu de quelqu’un d’engagé envers les objectifs de la communauté. 

Sans les communautés religieuses actives, bienveillantes et parfois frustrantes dans lesquelles je vis, travaille et célèbre, ma pratique et ma vie seraient diminuées. 

SYNTHÈSE ET EXCEPTIONS

En pratique, la plupart d’entre nous s’identifie à plus d’un centre. Nous nous sentons appelés par la nature, mais nous intéressons aussi à la magie. Nous honorons les Dieux, mais nous préférons le faire avec d’autres païens. En général il vaut mieux se plonger dans un ou deux centres plutôt que de survoler les quatre. Vous ne vous y prenez certainement pas mal parce que vous n’êtes pas dévoué totalement aux quatre. Je suis à la base un païen centré sur la Nature et la Déité, mais je participe au paganisme centré sur le Soi et sur la Communauté. 

Tous ceux qui font ces choses ne sont pas tous païens. Il y a des athées qui révèrent la Nature, des Hindous qui célèbrent de nombreuses divinités, des chrétiens  qui pratiquent la magie et des juifs qui aiment la communauté. Et il y a des gens dont je pense qu’ils sont clairement dans la Grande Tente du Paganisme qui n’aiment juste pas le terme et qui préfèrent s’appeler autrement. 

CECI EST LE PAGANISME

Il n’y a pas de définition de la religion païenne moderne, mais ces quatre centres décrivent bien ce que les gens qui vont à des évènements païens, qui achètent des livres païens, qui écrivent et commentent sur des blogs païens ont en commun. C’est ce que les païens pensent et font : honorent la Nature, célèbrent les Dieux, affinent leur Soi et supportent la Communauté. 

Qu’en est-il de vous ? Y a-t-il un centre qui vous appelle ? Si vous êtes curieux, il y a presque six ans de matière sur Under the Ancient Oaks, et bien plus sur les autres blogs de la chaîne païenne Patheos. Regardez autour de vous et voyez ce qui semble convenir, et qui ne convient pas. Et si rien ne semble vous vous convenir, c’est bien aussi. Ils appellent qui Ils appellent. Tant que vous faites les bonnes choses et tant que vous traitez les autres personnes et créatures avec dignité et respect, ça n’a pas d’importance quelque soit le Dieu ou la Déesse que vous honorez ou non. 

par John Beckett, traduit par Siannan Source Magazine Lunebleue Chris Scott@Flickr 

 

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LES NOUVEAUX METIERS D’AVENIR

Posté par othoharmonie le 26 février 2015

 

Notre société est en pleine mutation. Le contexte sociologique offre de ce fait des opportunités d’emplois nouveaux, notamment dans le domaine du bien-être et de l’écologie. Ainsi, les « métiers verts » ont le vent en poupe mais également tout ce qui concerne les professions en lien avec le psychisme (psychanalyse, art-thérapie, coaching…). Des centres de formation, reconnus pour leurs compétences, proposent des sites-ressources permettant d’envisager l’avenir avec de réels projets…

images (4)Créer sa propre entreprise ou s’intégrer dans un créneau porteur, grâce à des capacités spécifiques, ne relève pas de l’utopie. Loin de là. Devenir, par exemple, conseiller en phytothérapie est accessible à quiconque s’intéresse aux plantes. Dans une société où la femme travaille de plus en plus, le secteur de la petite enfance est aussi en plein essor. Rappelons d’ailleurs qu’une formation – allant de 4 à 12 mois selon la formule choisie – au métier d’auxiliaire de puériculture – ne demande aucun niveau pré-requis. Les suggestions qui suivent constituent un éclairage intéressant, voire utile…

- Les métiers verts : la prise de conscience officielle de l’importance du développement durable et de la préservation de l’environnement ouvre une voie sans précédent au niveau professionnel dans ce domaine. Ainsi, le Feng Shui et toutes les disciplines concernant l’habitat sain arrivent en tête dans les prévisions statistiques. On prévoit en effet la création officielle de plus de 300 000 emplois dans ce domaine. Les énergies renouvelables nécessitent des compétences nouvelles et les constructeurs de « maisons vertes » recrutent abondamment.

- Les métiers de la Psy : dans un monde où tout va très vite et dans lequel les repères ont tendance à disparaître au profit d’un « tout et tout de suite », générant mal-être et angoisses existentielles, les « métiers de la Psy » semblent venir à point nommé pour soulager et aider les plus fragiles. Des Instituts privés forment non seulement au métier de psychanalyste mais aussi de psychogénéalogiste, de psychodramatiste analytique, d’art-thérapeute et de psychothérapeute analytique (psychopraticien). Chacun, selon sa sensibilité, peut y trouver sa voie. Détail précieux : un Institut de Psychanalyse sérieux n’exige pas de payer un forfait à l’année, laissant l’élève tout à fait libre d’arrêter ou de continuer son cursus, la psychanalyse étant avant tout une école de liberté.

- Les métiers du Développement personnel : ce créneau très porteur comprend un large panel de techniques efficaces, de plus en plus prisées par le public : notons – entre autres – les formations en kinésiologie, énnéagramme, reiki… Devenir professeur de yoga nécessite en général un cursus de 2 à 4 années, selon les centres de formation, et ne demande pas de préalable universitaire. Il est intéressant de noter que la demande va croissante. Des associations de loisirs font entrer maintenant cette discipline dans leurs grilles de programme. De leur côté, les comités d’entreprise sont souvent à la recherche de spécialistes enseignant le qi gong, le tai-chi, ces disciplines orientales qui ont l’épanouissement et l’harmonie pour objectifs.

- Les métiers du bien-être : devenir conseiller en naturopathie en intégrant des connaissances sérieuses en aromathérapie et en réflexologie, c’est l’objectif que fixent à leurs élèves de nombreuses écoles présentes sur Internet. Le shiatsu, technique japonaise de rééquilibration des énergies selon les méridiens d’acupuncture, fait aussi partie de ces professions qui, bien que venant du passé, sont promues à un bel avenir en raison de leur efficacité.

- L’agriculture biologique : créer une entreprise d’agriculture bio est aujourd’hui possible grâce à un réseau spécialisé et compétent. Le commerce équitable séduit nos contemporains et l’éthique bio ne peut plus faire marche arrière. L’avenir sera bio ou ne sera pas invoquent ces entrepreneurs dynamiques qui n’attendent que de nouveaux adhérents sensibles à une vie meilleure.

Ces propositions ne reflètent qu’une petite partie des options professionnelles réalisables en ce XXIème siècle pas si morose pour qui sait regarder du côté du positif. Ainsi d’ailleurs le coaching connaît-il un succès mérité. Pourquoi ? Parce qu’il part du principe qu’il y a de la place pour chacun sous le soleil ! Le tout étant de ne jamais baisser les bras et de stopper nos velléités à penser de façon pessimiste, ce qui n’aurait pour seul effet que d’inhiber nos belles constructions à venir…

Jean Vella 

Le coaching pour réussir

images (2)Se projeter positivement dans le futur en vue de se donner les moyens d’atteindre l’objectif fixé – qu’il soit d’ordre affectif ou professionnel – représente la raison d’être de cette discipline que l’on nomme coaching. Et ça marche ! Le tout étant d’être en adéquation avec cette sage ambition. Le rôle du coach se situe dans cette perspective de recentrage sur soi qui permet de faire le bon choix : pour exemple, l’histoire de Frédéric qui vient d’échouer à sa première année de droit et veut se réinscrire en Faculté pour aborder une deuxième première année. Il fait cependant appel à un coach avant de prendre sa décision. Contre toute attente, il réalise, au travers de quelques séances de coaching, qu’il n’est visiblement pas fait pour ce cursus, étant surtout influencé par des injonctions familiales. Son véritable choix émerge du travail et du programme mis en place par son coach : il désire fondamentalement être consultant en Développement durable… Une filière économique est donc mieux adaptée. Le sens du coaching s’impose ici : le coaché apprend à se connaître, caractéristique qui entraîne une objectivation rapide de l’émergence des potentialités intrinsèques. Au même titre que le coaching professionnel fait progresser de façon spectaculaire les performances du consultant.

Signes & sens

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L’intelligence de Dieu

Posté par othoharmonie le 26 février 2015

Jesusterre-okLes croyants disent que Dieu est un être qui a crée le Monde et qui a imposé des lois aux hommes. Les athées disent que le Monde est apparu tout seul et que la vie sur Terre est le fruit des simples lois de la chimie. L’objet de ce texte est de proposer un point de vue qui permet de comprendre les positions des uns et des autres.

Un point important pour moi est que Dieu est un symbole. Qu’est-ce qu’un symbole ? Pour l’expliciter, prenons comme exemple un symbole moderne : la Croix Rouge. La Croix Rouge symbolise la volonté de millions de personnes de venir en aide à ceux qui sont blessés. Cette institution est connue de tous et joue un rôle très important. Pensez à un père de famille perdu dans une guerre, dont l’enfant est en train de mourir dans ses bras, pensez à ce qu’il ressent en voyant au détour d’une rue une tente blanche marquée d’une croix rouge. La Croix Rouge est un symbole fort. Mais elle ne symbolise pas quelque chose qui ressemblerait à une essence subtile qui imprégnerait le monde. Elle ne symbolise que la volonté et le talent des médecins, des infirmiers et des fonctionnaires qui travaillent pour la Croix Rouge. Si vous êtes blessé, peindre une croix rouge sur un mur et allumer des bâtons d’encens au pied du mur ne vous apportera rien. Si le sigle de la Croix Rouge n’existait pas, cela n’empêcherait pas les hommes de se porter assistance entre eux. Le sigle a été crée pour symboliser cette assistance, parce que cela permet aux hommes de mieux penser l’assistance. C’est un symbole fédérateur. Il suffit de dire « Croix Rouge » et toute le monde a compris exactement de quoi vous voulez parler. C’est une convenance d’esprit.

Dieu est le symbole de l’intelligence et de la volonté, de toutes les formes d’intelligence et de volonté. Il symbolise tout autant l’intelligence et la volonté des humains, que celles des animaux ou celles de la Nature. Il symbolise celles d’un parent attentif qui devine ce dont un enfant a besoin et celles d’un savant qui construit une nouvelle machine. Il est le symbole universel de l’intelligence et de la volonté.

La Nature a-t-elle donc une intelligence ? Si je regarde une souris et que je vois ce dont elle est capable, je dis que oui. La Nature a produit cette souris. A l’heure actuelle, aucun savant humain ne pourrait assembler quelque chose d’aussi performant qu’une souris. Les robots les plus au point ne lui arrivent pas à la cheville. Comment la Nature s’y est-elle prise pour créer, pour penser cette souris ? Cela, par contre, nous le savons. Charles Darwin, les paléontologues, les chimistes et les thermodynamiciens nous l’ont expliqué. C’est la Sélection Naturelle et les lois de la chimie. La Nature est comme un gigantesque cerveau dans lequel des millions d’hypothèses sont testées en même temps. Une souris naît par erreur avec une queue plus longue… si cela lui permet de mieux survivre, zou, elle aura plus de descendants. Ces descendants hériteront de cette queue plus longue. Après quelques centaines d’années toutes les souris de la région auront la queue un peu plus longue et seront plus performantes, améliorées. C’est ainsi que la Nature « pense » les animaux.

Mais cette Nature a-t-elle une conscience ? Ma réponse est non. La Nature ne sait pas ce qu’elle fait. Elle n’a ni plan d’action, ni intention. On ne peut pas dialoguer avec elle, on ne peut pas lui poser de questions. Elle est un énorme mécanisme aveugle, inconscient et très lent. Elle a mis des centaines de millions d’années pour créer les souris, en utilisant ce « laboratoire » démesuré qu’est la surface de la Terre. La Nature est prodigieuse, mais elle n’est pas très efficace. Dans quelques dizaines d’années, les savants seront capables de créer de toutes pièces des êtres plus performants que les souris, en seulement quelques mois de travail.

La Nature a-t-elle une volonté ? Ma réponse est oui. Elle n’a pas de but, car elle n’a pas de conscience. Mais elle a une volonté, dans le sens où elle a un moteur. Ce moteur, c’est l’énergie de la lumière qui vient du soleil et la tendance spontanée des éléments chimiques à dilapider cette énergie. Les souris existent parce qu’elles détruisent les plantes qui ont poussé grâce à la lumière du soleil. Les plantes existent parce qu’elles permettent une absorption plus rapide de la lumière et sa dégradation en lumière infra-rouge. Irrépressiblement, la lumière du soleil pousse les produits chimiques présents à la surface de la Terre à créer une Vie biologique sans cesse plus efficace dans l’art de dilapider l’énergie contenue dans cette lumière.

La Nature a-t-elle conscience du bien et du mal ? Non, puisqu’elle n’a pas de conscience. Tout ce qui arrive n’est que le fruit de ce gigantesque mécanisme aveugle. Il n’a ni haine ni pitié. Quand un ouragan dévaste une région, la Nature n’a pas eu l’intention de nuire. Elle avance sur son chemin, c’est tout. Ce sont les humains qui ont inventé les principes de bien et de mal, parce que cela leur permet de tenter de définir certaines choses.

Lors du Big Bang, l’Univers avait-il une volonté et une intelligence ? Une volonté, certainement. La même que celle d’un explosif. Une volonté monstrueuse, irrépressible. L’intelligence, par contre, je n’en vois aucune, même aveugle. L’Univers me semble parfaitement bête à sa naissance. Juste après le début du Big Bang, on peut peut-être parler d’une forme extrêmement rudimentaire d’intelligence, puisque les particules comme les électrons et les protons sont capables de se localiser réciproquement dans l’espace pour s’attirer ou se repousser. Ensuite, lentement, l’intelligence va se construire. L’intelligence simple de la Sélection Naturelle, d’abord, puis les mécanismes de réaction basiques des unicellulaires, puis l’intelligence de plus en plus structurée des animaux… pour en arriver à un maximum actuel qui est l’intelligence de l’homme. Enfin, quand je dis l’homme, c’est parce que je ne connais rien de mieux. Peut-être y a-t-il des extraterrestres plus doués que nous ? Et même si l’on ne tient pas compte des extraterrestres, définir l’homme comme un sommet est délicat. Pour certaines choses bien précises, des animaux comme les dauphins, ou tout simplement les ordinateurs, sont remarquablement plus performants que l’homme. Mais, globalement, tous hommes, dauphins, ordinateurs et extraterrestres confondus, la capacité d’intelligence ne fait qu’augmenter dans l’Univers. D’après les astrophysiciens, notre univers finira sous forme d’un ensemble froid d’astres morts, donc dénué de volonté. La volonté diminue-t-elle dans l’univers depuis le Big-Bang ? L’intelligence augmente-t-elle dans l’Univers alors que la volonté diminue ? Cela mériterait une étude scientifique. A priori, si toute volonté disparaît, il ne peut pas subsister d’intelligence active, seulement une mémoire.

« Dieu » est le symbole de tous ces mécanismes d’intelligence et de volonté, que ce soit la force du Big Bang ou la réflexion d’un joueur d’échecs, la pulsion l’un vers l’autre de deux êtres amoureux ou l’amour d’un ami. Il représente l’ensemble. Dieu, c’est nous, la Croix Rouge, les animaux, la Nature… Ce symbole est nécessaire aux humains, pour mener leurs réflexions, pour se parler entre eux. Par exemple, une part importante du travail d’un chef d’entreprise est de réussir à canaliser les intelligences et les volontés de ses collaborateurs. Pour cela il doit comprendre, savoir reconnaître et savoir assembler toutes les formes différentes d’intelligence et de volonté. Les textes de religion qui parlent de Dieu sont donc pour lui une base d’informations techniques. En psychanalyse, on utilise les notions de « Mère symbolique » et de « Père symbolique » pour parler de l’intelligence et de la volonté. Ces symboles ont permis à de nombreux psychiatres de mieux percevoir l’esprit de leurs patients et de parler de ces choses avec eux.

2943619977-1-3Le symbole de Dieu joue donc un rôle important chez les hommes. Il est pour eux un support de réflexion, un concept générique, une façon de penser. Mais la Nature et l’Univers, eux, n’en ont cure. Ils se portaient très bien avant que l’homme invente Dieu et considère la force d’expansion du Big Bang comme une forme de volonté. Le principe de fonctionnement de l’intelligence de l’homme veut qu’il trouve des liens, des similitudes, entre des multitudes de choses différentes. Cela lui permet de ranger ces choses « dans un panier commun ». Cela lui permet de mieux mémoriser ces choses ou de les associer plus facilement entre elles pour inventer des machines. Par exemple, le mécanisme de la Sélection Naturelle de Darwin est utilisé dans certains programmes informatiques pour « inventer » des systèmes. On a ainsi donné le mécanisme de l’intelligence de la Nature à des ordinateurs. Tout comme la Nature, ces ordinateurs font leurs calculs sans avoir de but ou de conscience. Ils sont simplement poussés par les commandes que leurs donnent les hommes et par le courant électrique qui les traverse. Il n’y a que les hommes pour considérer que les ordinateurs et la Nature font ainsi preuve d’intelligence. Les ordinateurs et la Nature, eux, ne considèrent rien du tout. Ils procèdent. Dieu n’est pas l’Univers. Dieu est une façon pour les hommes de décrire l’Univers, de le comprendre. Ou, mieux encore : de le ressentir.

Le symbole de Dieu est aussi la source de beaucoup d’abus. L’histoire des religions en est un terrifiant ossuaire. Combien de fadaises affligeantes n’a-t-on pas fait gober à des milliards de personnes et combien de choses vides ou criminelles ne leur a-t-on pas fait faire ? Il appartient à chacun d’entre nous d’être assez intelligent et d’avoir la volonté d’éviter ces dérives. Une erreur que font souvent les religieux est de croire, parce que Dieu est entre autres le symbole de l’intelligence et de la volonté des hommes, que l’Univers à sa création a été gouverné par une intelligence semblable ou supérieure à celle des hommes. C’est un amalgame.

Quel est l’avenir de l’intelligence ? Dans l’immédiat, ce sont les ordinateurs. Les ordinateurs sont déjà capables de mémoriser plus d’informations que n’importe quel homme. Déjà maintenant, un Système Expert Médical peut permettre à un médecin de diagnostiquer chez un patient une maladie dont il n’avait jamais entendu parler et d’ébaucher en quelques minutes un traitement approprié. Bientôt, les ordinateurs seront capables d’utiliser les informations avec plus d’inventivité et d’efficacité que les hommes. Ils seront plus intelligents que nous et plus rapides. Dans les années à venir, l’augmentation de l’intelligence dans notre partie de l’Univers sera donc due aux ordinateurs, construits par les hommes. Cela représente de grands avantages pour les hommes. Mais aussi de grands risques. Tout comme le feu, les ordinateurs intelligents pourront servir à construire ou à détruire. Si les ordinateurs sont bien programmés et que nous en faisons un usage sage, ils nous permettront d’avoir des choses merveilleuses. Si les ordinateurs sont mal programmés ou utilisés par des personnes dangereuses, ils seront les instruments de choses horribles. Un ordinateur intelligent peut permettre à un organisme malintentionné d’inventer de nouvelles armes. Il peut permettre de prendre le contrôle de toute une population simplement par la parole. Imaginons un séducteur sans scrupules qui se sert d’un ordinateur intelligent pour analyser les moindres gestes et les moindres odeurs de ses proies et qui utilise les conseils de l’ordinateur pour arriver à ses fins. Il y a des pays où beaucoup de gens possèdent une arme de guerre et où les accidents sont rarissimes. Et il y a des pays où quelques personnes possèdent une simple arme de poing et où les accidents sont légions. Les hommes doivent atteindre un niveau d’éducation suffisant pour que chacun ne risque plus d’être victime d’un ordinateur intelligent. Et puisse disposer d’un ordinateur intelligent sans être une menace pour les autres. Que ce soit notre intelligence ou celle des ordinateurs, « Dieu » est à la fois un outil pour nous et une responsabilité.

Si nous avons été conçus par un Dieu aveugle et sans conscience, quelles sont les lois qu’il nous impose ? A mon sens, simplement les lois qui sont contenues dans nos gênes. Ces gênes qui ont été lentement sculptés par la Nature, au fil de centaines de millions d’années. L’expression de ces gênes fait que naissons avec un ensemble de pulsions. Tout comme un mixer sort d’usine avec la pulsion de tourner dès qu’on presse le bouton. Nous avons la pulsion de manger, celle de boire, celle de procréer, celle de respecter notre voisin, celle de ne pas manger quand nous n’avons plus faim, celle de rejeter l’eau quand nous savons qu’elle est empoisonnée, celle de ne pas procréer si nous ne sommes pas dans un bon environnement pour accueillir nos enfants et celle de demander justice quand notre voisin commet des abus. Une pulsion intéressante est celle qui nous pousse à croire en Dieu. Il y a un très grand nombre de pulsions en nous, plusieurs pages ne suffiraient pas à en faire le détail. Il faut beaucoup de temps à un homme pour faire un inventaire de ses différentes pulsions, apprendre à les vivre et lever les contradictions qui peuvent exister entre elles.

Pour reconnaître et structurer nos pulsions, nous disposons d’une grande quantité de textes oraux, écrits et informatisés. Ils sont le précieux héritage que nous ont légué nos ancêtres. Ils contiennent nombre de renseignements et de conseils pour nous permettre de cultiver nos pulsions et trouver un équilibre entre elles. Beaucoup de ces textes ont été écrits avec l’intention explicite d’aider ou de guider les générations futures. Ces textes présentent aussi un danger. Ils ont toujours leurs limites et sont souvent mal interprétés. Nous ne connaissons pas toujours l’état d’esprit de leurs auteurs et les contraintes auxquelles ils étaient soumis. Parfois ils sont écrits par des personnes malveillantes ou irresponsables. Ils peuvent être utilisés par des personnes malintentionnées qui jouent de nos pulsions immatures pour nous exploiter.

Qu’en est-il de l’âme ? Pour moi, toute chose qui a une volonté ou une intelligence possède une âme. La mémoire étant une forme d’intelligence, une pierre a donc une âme, puisqu’elle porte en elle toute son histoire. La matière de cette pierre, sa couleur, sa dureté, par là l’usage qu’on peut en faire, tout cela découle de son passé et constitue son âme. Une porte a une âme, puisqu’elle a été conçue pour jouer un rôle précis. Si elle a été conçue intelligemment, elle sera agréable d’emploi. Elle porte cette intelligence en elle. Les oeuvres d’art ont beaucoup d’âme, puisqu’elles reflètent la volonté et l’émotion que leur créateur a voulu exprimer. Nous pouvons ressentir l’âme de tout ce qui nous entoure. Celle des objets inanimés, celle des animaux comme celle de nos semblables. Notre éducation compte pour beaucoup dans cette perception. Deux personnes différentes peuvent percevoir l’âme d’une chose de façon différente. Mais en communiquant entre nous, nous pouvons comprendre nos perceptions réciproques. Qu’advient-il de l’âme d’une chose après sa mort, après sa destruction ? En soi, rien. Ce qui est détruit est détruit. Mais il perdure les conséquences du fait que cette âme a existé. Un reflet de l’âme des écrivains que nous avons lu vit en nous. Il n’est pas nécessaire que nous nous souvenions de l’origine d’un âme pour qu’elle perdure. Si un village est fleurit, c’est parce qu’un jour, peut-être il y a cent ans, un des habitants de ce village a décidé de images (3)fleurir sa maison.

Personne ne se souvient de lui, mais c’est son âme qui perdure au travers de la floraison de tout le village. L’âme de toutes choses, aussi insignifiante soit-elle, perdure au travers des temps. Un simple caillou sur lequel nous avons trébuché entraînera des conséquences pour l’infinité des temps. « Dieu », qui est l’Univers entier, est donc la somme de toutes les âmes au fil des temps. On peut donner un sens aux notions de paradis et d’enfer, mais uniquement de notre vivant. Un homme heureux est au paradis, son âme est sereine. Un homme angoissé est en enfer, son âme est torturée. Un homme malhonnête entraînera un enfer pour d’autres personnes et cet enfer peut perdurer au-delà de sa mort. Un homme bon entraînera le paradis pour d’autres personnes et ce paradis peut perdurer au-delà de sa mort. Ces notions sont souvent très relatives. La jungle est « l’enfer vert » pour certains et « le paradis écologique » pour d’autres…

SOURCE / http://www.4p8.com/eric.brasseur

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Être solaire

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

156991_515043881853896_701356176_nLe philosophe spiritualiste Omraam Mikhaël Aïvanhov a bâti une grande partie de son enseignement sur la correspondance des lois qui régissent la vie psychique et les lois de la nature. Ainsi le soleil est-il aussi bien à l’origine de la vie physique qu’à la source du rayonnement de notre âme…

À la manière de l’astre qui nous donne la vie, être solaire revient à illuminer alentour sans se préoccuper du résultat. Être solaire, c’est vivre par soi-même et donner ce qui déborde de la coupe. Philosophie du bon sens, certes, mais qui nécessite néanmoins d’en être chaque jour un peu plus persuadé.

La symbolique solaire

De tout temps, l’Homme a divinisé le soleil. Ainsi Apollon est-il, pour les Grecs, le Dieu solaire par excellence. Dans la cosmogonie indienne, il est l’emblème de Vishnou, celui qui maintient toute vie. Le Christ aussi est représenté en tant queSol justitiae (Soleil de justice) avec ses douze rayons que sont les apôtres. En astrologie, même s’il correspond à la VIIème maison horoscopique, les astrologues s’accordent sur le fait que toute influence des signes du zodiaque est d’essence solaire. Il est aussi le XIXème arcane du tarot. Principe actif et masculin, il n’est pas rare, dans un dessin d’enfant, que le soleil donne des indications sur la relation paternelle.

Dissiper l’ombre

Il est des personnes dont la présence illumine alentour. C’est le cas de ces êtres qui ont consacré leur vie à éclairer l’humanité. Non seulement matériellement comme les scientifiques (Edison, Pierre et Marie Curie, Pasteur) mais aussi spirituellement. Ils sont eux-mêmes parfois dans l’ombre : tel thérapeute, tel astrologue, tel voyant dont la parole, la sollicitude, le professionnalisme ont éclairé l’esprit de celui qui ne voyait plus très bien où était son chemin. Dissiper l’ombre, c’est parfois adresser un sourire gratuit, sans espoir de retour. Être solaire ne veut pas automatiquement dire briller et éblouir. Les êtres de lumière sont, au contraire, humbles mais de cette humilité qui n’est en aucun cas faite de soumission passive. Ils savent que l’étincelle est en chacun et qu’il suffit de réveiller la flamme. C’est ainsi qu’on les appelle aussi éveilleurs.

Espérer

Selon Aïvanhov, l’espérance est une sagesse qui sait utiliser le passé et le présent pour agir sur l’avenir. De même que la lumière des rayons du soleil nous parvient dans une sorte d’« après coup », les prédictions des sages conduisent vers l’épanouissement de l’être, même si l’horizon semble apparemment bouché. Le soleil est éternellement optimiste. On ne le voit pas ? Pourtant, il est toujours là, derrière les nuages qui ne font que passer. Être solaire, c’est savoir, sans aucun doute, que demain il brillera à nouveau.

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L’ADN est une force quantique

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

quantiquetl_introbisPassons maintenant à l’infiniment petit. Il y a plus de 10 ans, Vladimir Poponin, un scientifique russe, a utilisé la lumière, lors d’une expérience sur une molécule d’ADN. Grâce à cette expérience ou test de laboratoire, il a découvert un champ multidimensionnel, autour de la molécule d’ADN. La lumière s’est modelée par elle-même, dans une équation mathématique (onde sinusoïdale), en présence de l’ADN. Il a découvert que l’ADN avait un champ quantique. En outre, ce champ quantique était en quelque sorte, rempli d’informations. Si l’ADN n’avait pas été présent, comment le modèle du champ lumineux aurait-il pu se transformer en une onde sinusoïdale ? N’oubliez pas que ces informations proviennent d’un biologiste quantique, non pas de Kryeon. Pourtant, nombreux sont ceux qui doutent que cette expérience se soit déjà réalisée, car elle montre quelque chose qu’aucun Être Humain n’avait pensé ou espéré. Il y en a d’autres qui ne veulent tout simplement rien savoir du fait que ce vrai biologiste quantique ait réalisé une telle expérience ! Ils ont choisi de reléguer toutes ces informations aux oubliettes du Nouvel-Âge, au lieu de la science. Il est toujours intéressant de constater ce que les Êtres Humains font avec la science, n’est-ce pas ? Si ça ne cadre pas avec le modèle 3-D de leur réalité, alors ils nient son existence.

Lorsque le génome humain a été complètement transcrit, chaque particule chimique a été vue ou identifiée. Les chiffres sont mirobolants, car, dans une molécule, trop petite pour être vue sans un microscope électronique, il y a plus de 3 milliards de particules chimiques ! La double hélice est plus complexe que vous ne le pensez. Cette molécule est assez petite pour être qualifiée comme faisant partie de l’état quantique, et Vladimir Poponin a montré qu’il avait fait un champ autour d’elle, même s’il y avait une seule petite molécule d’ADN.

Ceux qui ont créé le Projet Génome Humain ont voulu savoir comment les 3 milliards de particules chimiques de l’ADN créent plus de 26 000 gènes dans le corps humain. Sachez qu’il y a plus de gènes que cela, mais j’utilise les chiffres des scientifiques au lieu des miens. C’est ce qui les intéressait. Ils n’ont pas vu l’état quantique de l’ADN, même si, dans la science relative à l’ADN, la logique crie de toutes parts qu’elle se doit d’être quantique. Ce n’est pas ce qu’ils cherchaient. Au lieu de cela, ils ont compté les particules chimiques et cherché des codes. Ils les ont trouvés, dans un arrangement très bizarre.

Ils ont découvert que dans les 3 milliards de particules chimiques de la double hélice d’ADN, tous les gènes étaient créés dans les parties des protéines codées de l’ADN. Trois et demi pour cent de l’ADN créait tous les gènes. Plus de 90 % de la composition chimique de l’ADN semblait être aléatoire. Il semblait complètement inutile, selon ce qu’ils pouvaient voir ou comprendre. Même à ce jour, la science ne voit pas ce qui est évident ; c’est-à-dire que le 90 % est quantique et le 3,5 % est linéaire.

Aujourd’hui, vos physiciens quantiques ont souvent affaire à dix dimensions, plus le temps (11 dimensions), dans le genre le plus populaire de la physique multidimensionnelle ; la théorie des cordes [string theory]. Si vous leur demandez à quoi ça ressemble, les réponses contiendront des mots tels que : chaos, arrangement aléatoire, etc. C’est ainsi que fonctionnent les champs quantiques. Ils sont pleins de potentiels, au lieu d’être « pleins de lois et règles absolues ». En outre, ils varient selon une foule de facteurs… Incluant celui de la conscience des Êtres Humains. Un jour viendra où l’on réalisera qu’il y a une forte possibilité que l’ADN soit dans un état quantique, même si c’est une molécule biologique. Ceci va aller à l’encontre de la loi de « volume ou taille », dans l’état quantique. L’ADN est majoritairement quantique, et il a également un effet sur le spin [rotation] des atomes qui entrent dans son champ. Ensuite, la prochaine question sera :  » Quelles sont les informations contenues dans le 90 % d’ADN qui est quantique? »

Nous arrivons maintenant à la vérité de base, n’est-ce pas ? Alors, je vais vous la dire. La partie quantique du 90 % de l’ADN est deux choses à la fois. Elle est pleine d’informations ésotériques et intemporelles. C’est le modèle original et quantique de tout ce que vous avez été et de tout ce que vous êtes, depuis votre première incarnation sur cette planète. Votre ADN individuel contient des séries d’instructions utiles à votre incarnation actuelle, puisque chaque incarnation individuelle a été enregistrée dans votre propre cristal des Archives akashiques. L’on pourrait dire que c’est la semence de l’empreinte créatrice et bienveillante de toute la Création elle-même. Tous vos talents sont là : expériences de vie, connaissances, sagesse, etc., même si ces choses ne sont pas visibles ou actives dans votre incarnation actuelle. Toutes les prédispositions à X, Y ou Z sont enregistrées là. Bref, les instructions de chaque cellule-souche sont là.

Vous êtes-vous déjà demandé à quel endroit les cellules souche obtenaient l’information nécessaire à la « fabrication d’un corps humain » ? Cette information provient du 90 % de l’ADN qui est quantique. Pourquoi est-ce qu’un ADN quantique individuel crée-t-il un corps physique plus faible ou plus fort que les autres ? Pourquoi est-ce qu’il y a des prédispositions pour certaines maladies, dès la naissance ou un peu plus tard ? Je vais maintenant vous donner des informations à ce sujet. Ainsi, vous serez en mesure de comprendre ce qui suivra. Ce sera peut-être l’attribut le plus important de l’information biologique que nous ayons jamais présentée.

L’ADN est une molécule dynamique

L’humanité est coincée dans la partie 3-D de sa pensée biologique. Dans votre vie en 3-D, vous ne comptez que sur la partie chimique de votre ADN. Vous agissez comme si ce 3,5 % qui produit les gènes est tout ce qu’il y a. Vous croyez que c’est un protocole physique qui est « vous » et qui est inchangeable. Vous ne voyez pas la raison d’être de sa conception. Il est et il a toujours été dynamique. Il n’est pas « coulé dans le béton », mais il va se répéter sans cesse, jusqu’à ce qu’une autre influence quantique le fasse changer. Donc, vous vivez avec ces 3,5 % comme si c’était tout ce qu’il y a, tout ce que vous avez, puisque, selon les apparences parfois trompeuses, c’est la seule chose qui est venue avec votre corps physique. En outre, cette « chose », ce 3,5 % semble tout contrôler, car vous ne lui avez jamais parlé.

Beaucoup d’entre vous arrivent avec des prédispositions basées sur le karma. Ceci provient de ce que vous appelez « vos anciennes vies ou vos vies antérieures ». Vous n’arrivez pas dans un état immaculé [sans énergie karmique]. Vous arrivez avec des prédispositions ; des peurs, des phobies et ainsi de suite. Quelques-unes sont positives, pour ainsi dire. Vous êtes peut-être un petit prodige âgé de 8 ans qui peut peindre comme un maître, mais la réalité est que, vous avez probablement passé 30 ans dans une vie antérieure à donner des coups de pinceau. La même chose s’applique à ce que vous appelez « des dons de naissance ». Rien ne se gagne à la loterie, mais tout se mérite. La réponse est que, tout cela est contenu dans l’ensemble des instructions dynamiques et quantiques de votre ADN… Cette partie de vous. Celle à qui vous ne parlez jamais, puisque vous ne savez même pas qu’elle est là. Avez-vous une meilleure explication, au sujet de ces phénomènes ? Alors, que dites-vous de tout ce qui se trouve dans votre propre ADN ?

Extraits du channeling « Le facteur quantique – La physique avec une attitude », 10 avril 2011

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L’hypercommunication dans le nouveau millénaire

Posté par othoharmonie le 22 février 2015

Cathedral_2_by_AndreasZielenkiewiczL’hypercommunication dans le nouveau millénaire signifie quelque chose de très différent : les chercheurs pensent qui si les humains, dans leur pleine individualité, récupéraient leur conscience de groupe, ils pourraient avoir sur Terre un pouvoir d’ordre divin afin de créer, de modifier et façonner les choses ! ET l’humanité se dirige collectivement vers une conscience de groupe de ce nouveau type.

Cinquante pour cent des enfants actuels seront bientôt des enfants à problème dès qu’ils iront à l’école car le système regroupe chacun dans un ensemble et leur demande de s’ajuster. Mais l’individualité des enfants d’aujourd’hui est tellement puissante qu’ils refusent cet ajustement et l’abandon de leur singularité des façons les plus diverses. En même temps de plus en plus d’enfants clairvoyants naissent actuellement (voir le livre « China’s Indigo Ch ildren« , « les enfants Indigo Chinois ») de Paul Dong. Quelque chose dans ces enfants va de plus en plus vers cette conscience de groupe de ce nouveau type et ne sera plus réprimé. En règle générale, par exemple il est difficile pour un seul individu d’influencer les conditions météorologiques.

Mais elles peuvent être influencées par une conscience de groupe (rien de nouveau pour certaines tribus avec leur danse de la pluie). La météo est largement influencée par les fréquences de résonance, appelées les fréquences de Schumann. Mais ces mêmes fréquences sont également produites par notre cerveau ; et lorsque de nombreuses personnes synchronisent leurs pensées ou si certains individus (maîtres spirituels, par exemple) focalisent leurs pensées à la manière d’un laser, alors il n’est pas surprenant que scientifiquement parlant ils puissent influencer le temps.

Les chercheurs en conscience de groupes ont formulé la théorie de civilisations de Type I. Une humanité qui a développé un groupe de conscience du nouveau type n’aurait jamais de problèmes environnementaux, ni de pénurie d’énergie. Car si elle devait utiliser la puissance mentale en tant que civilisation unifiée, elle aurait le contrôle des énergies de sa résidence planétaire en tant que conséquence naturelle. Et cela inclut toutes les catastrophes naturelles !!! Une civilisation théorique de Type II serait même capable de contrôler toutes les énergies de sa galaxie. Dans mon livre « Nutze die taeglichen Wunder« , je cite un exemple. Chaque fois qu’un grand nombre de personnes concentrent leur attention ou leur conscience sur quelque chose comme Noël, la coupe du monde football ou les funérailles de Lady Diana en Angleterre, un certain nombre aléatoire de générateurs dans les ordinateurs commencent à donner des numéros ordonnés plutôt qu’aléatoires. Un groupe de conscience ordonné crée l’ordre dans tout son environnement !

Lorsqu’un grand nombre de personnes se rassemblent de façon très proche, les potentiels de violence se dissolvent également. Il semblerait qu’ici aussi une sorte de conscience humanitaire soit créée. Lors de la Love Parade, par exemple, où chaque année des millions de jeunes se rassemblent, il n’y a jamais eu d’émeutes brutales comme il peut s’en produire par exemple lors de manifestations sportives. Le seul nom de l’événement n’est pas considéré ici comme étant la seule raison. Le résultat de l’analyse indique plutôt que le nombre de personnes était TROP IMPORTANT pour permettre un basculement vers la violence.

Toutes ces informations sont extraites du livre : “Vernetzte Intelligenz” de Grazyna Fosar et Franz Bludorf,
ISBN 3930243237, résumées et commentées par Baerbel. Malheureusement ce livre est disponible pour l’instant uniquement en Allemand.

Vous pouvez contacter les auteurs sur : www.fosar-bludorf.com

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Le sens des mots

Posté par othoharmonie le 22 février 2015

Interview de Silvain Decosterd

 

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Quel est ton parcours ?

Après un apprentissage de carreleur, j’ai pratiqué une dizaine de métiers différents avant de finalement vivre pleinement d’une passion. J’accompagne les Êtres au mieux-être. Un accident de ma fille cadette à l’âge de six ans m’a dirigé sur un chemin que je n’aurais jamais pensé prendre un jour. Ce fut un déclic : à partir de ce jour, j’ai observé le fonctionnement physique et psychique des gens et je me suis formé en anatomie, massage, méthode énergétique, etc.

Comment te définis-tu ? Ton métier ?

Je traduis le langage du mental, de l’ego et du cœur, tout en développant une écoute différente des mots que nous utilisons, ce qui m’amène à découvrir le verbe du cœur. Je quitte le savoir pour laisser la place à la connaissance. Cette observation est ensuite transmise en consultation et lors de stages pour que chacun puisse prendre conscience de la puissance du langage et de la pensée.

Tu n’utilises pas l’appropriation, peux-tu nous expliquer ce que c’est et pourquoi tu ne l’utilises pas ?

Il est devenu normal de s‘exprimer avec des mots pour informer que cette personne ou cette chose nous appartient, même si ce n’est pas forcément ce que je veux dire. Un dentiste ou une coiffeuse n’appartient aux clients et pourtant ne dit-on pas : « Je vais chez mon dentiste » ou « chez ma coiffeuse » ? C’est du même registre pour le mari ou les enfants, dans ce deuxième exemple, l’émotionnel est plus présent.

J’ai pris l’habitude d’écouter la vibration des mots que j’utilise, ce qui me permet de percevoir physiquement la différence. J’ai observé que ce langage de l’appropriation est un poison et nous n’avons même pas conscience de ses conséquences. Comme si nous tombions dans le piège du mental et de l’ego. Depuis que je n’utilise plus ce langage, j’ai l’impression que la porte de la cage de l’oiseau que je suis s’est ouverte pour que je retrouve la liberté.

Quels sont les problèmes rencontrés le plus fréquemment par les personnes qui viennent te consulter ?

Les demandes sont très variées, elles peuvent être d’origine physique, psychique et même spirituelle. Dans tous les cas, il n’est pas important, mais bien essentiel, de sortir de l’état de victime pour laisser place à une attitude responsable afin d’activer la régénérescence cellulaire. Responsable ne veut pas dire fautif ou coupable !

Quelle est la différence pour toi entre le mental et l’ego ?

Nous avons créé l’ego dès que nous avons choisi (pas en conscience) de vivre l’expérience de la dualité. « Juste ou faux, bien et mal etc.» Le mental, bras droit de l’ego qui est alimenté par le besoin du savoir, permet à l’ego de se servir de cette expérience pour nous séparer et créer les polarités.

Qu’est-ce qui nous empêche d’être pleinement en harmonie avec nous-même ?

Nous sommes amenés à reprendre le chemin de l’écoute avec soi-même. Ne pas comprendre une situation ou un message de Vie m’amène à dire que nous avons tout compris parce qu’il n’y a rien à comprendre. L’écoute de ce langage du cœur est basée uniquement sur le ressenti. Faire confiance à ce que nous percevons nous permet de découvrir pleinement l’harmonie de l’Être.

Comment réussir à aimer dans le détachement ?

Le détachement n’est pas encore perçu comme un acte de sagesse. Et pourtant ! Avoir la possibilité de respecter les Êtres que nous côtoyons, sans avoir le besoin de leur imposer une obligation ou une interdiction, leur permettra de vivre ce qu’ils ont à expérimenter. Je ressens que cette attitude nous dirige sur le chemin de l’amour sans condition. J’œuvre chaque jour pour avoir ce comportement que je partage.

Comment apprendre à s’aimer soi-même ?

J’utilise des pratiques simples pour endormir le mental et équilibrer l’ego. Pratiquées au quotidien  pendant quelques semaines, elles nous permettent une intégration qui développe une sensation intérieure de joie et de plaisir.

Pour le mental, j’invite à respirer en conscience le plus souvent possible, c’est-à-dire à penser à la respiration dans l’instant. Cela permet au mental de se reposer. Pour l’ego, j’invite à utiliser pendant quelques semaines une phrase le matin et le soir pour intégrer l’équilibre de cette balance. La phrase du matin est « Je fais du mieux que je peux » et celle du soir « J’ai fait du mieux que j’ai pu ». Elles  s’inspirent des quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz.

Comment se libérer des blessures des autres que nous endossons malgré nous ?

Mieux percevoir ce que je veux dire par Être « responsable » nous permet de ne plus porter les fardeaux du passé, dans le seul but d’expérimenter la souffrance. Prendre conscience de la situation invite l’énergie du moment à continuer le chemin, elle ne fait que de passer.

Pour toi, quel sens a la Vie ?

La Vie n’a pas un sens, mais elle est alimentée par un mouvement qui ne s’arrête pas. Ce mouvement peut se dérégler puisque qu’il est lié par l’attitude que nous avons avec nous-même. Réapprendre à vivre avec un comportement différent harmonise ce mouvement qui devient sens à la Vie !

Quelle est notre plus grande mission sur Terre ?

Rapprocher les polarités en aimant tout ce que nous ne désirons pas pour cesser de les repousser, ce qui permet d’éveiller la compréhension de n’être qu’un.

 

Découvrir les activités de Silvain Decosterd en Suisse et en France : www.silvain-decosterd.ch

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A quoi servent les rituels

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

9890481ceremonie-indien-jpgAu nom de la raison et de l’émancipation de l’individu, notre société a délaissé les rituels. Ils ont pourtant un rôle à jouer dans la progression de l’être. Décryptage avec Ghislaine Bourgogne, psychanalyste spécialiste des thérapies traditionnelles.

Quelle est la différence entre un rite et un rituel ? 

L’un et l’autre sont une série d’actes codifiés qui se reproduit et se transmet. Le rite n’est pas forcément chargé de symbolisme : on peut en avoir pour sa toilette, pour son petit déjeuner… Le rituel, lui, est chargé de sens. Il a pour fonction de mettre en œuvre le symbole, dans un cadre collectif. Tout le monde se trouve un jour confronté au sens de l’existence : qui suis-je ? Où dois-je aller ? Nous devons aussi affronter des angoisses, en lien notamment avec la maladie et la mort. Face à ces interrogations, surgit le besoin de se rassembler, de se relier en tant que semblables et de se refonder dans un sentiment d’appartenance à une nature commune, mais aussi de faire alliance avec un principe supérieur. Le rituel répond à ces besoins. 

En quoi nous connecte-t-il à un principe supérieur ? 

Pour qu’un individu puisse se sentir semblable à un autre, il y a besoin d’un tiers référent. Celui-ci va prendre la forme d’une unité supérieure fondatrice. Ce qui me permet de reconnaître un autre homme comme frère, c’est de considérer que nous avons un père commun. L’être humain est à la recherche de cette filiation, de cette reliance. Le rituel crée un espace-temps dédié, symbolique, pour s’y reconnecter. 

Peut-on parler d’espace sacré ? 

Le sacré, c’est ce qui crée en nous le sentiment d’un lien avec le divin. L’homme est doté d’un libre-arbitre, qui lui permet d’exercer un certain contrôle sur sa destinée. Ce libre-arbitre engendre des interrogations : est-ce que j’agis de manière juste ? Suis-je sur la bonne voie ? Sous-entendu : mon inspiration est-elle bonne ? Ce besoin d’inspiration est fondamental chez l’être humain, car il le relie à une source autre. Il est le signe que nos aspirations ne sont pas que matérielles. Les enjeux sociaux et environnementaux actuels mettent plus que jamais l’homme face à son futur. Pour trouver l’inspiration juste et se sentir en lien avec la source, il ne suffit pas de s’asseoir, de fermer les yeux et de battre des mains : nous devons nous mettre dans des conditions particulières, nous désencombrer des pensées parasites, nous rendre perméables. Là est aussi l’un des rôles du rituel. 

Comment savoir si l’on est en présence d’un rituel opérant, transcendant ? 

Le rituel puise normalement son origine dans une révélation. Une personne, à l’occasion d’un songe, d’une vision ou d’une illumination spontanée, se trouve en contact avec la source et reçoit l’inspiration de faire telle ou telle chose. Elle va appliquer ce qui lui a été recommandé, puis le transmettre de manière précise. Le rituel ne s’invente pas : il se reçoit. Il existe une technologie du sacré : on ne doit pas faire n’importe quoi. Inventer ses propres rituels, c’est courir le risque qu’ils soient inopérants, voire contre-productifs. Dans les sectes, par exemple, il existe pléthore de rituels, mais comme ils ne sont pas en lien avec une source véritable de fraternité et de reconnaissance de l’autre, ils ne sont qu’un outil d’emprise. Avant de participer à un rituel, il est important de se demander à quelle source on va se relier et quelle personne va le guider : a-t-elle reçu une transmission ? Dans le cadre de quelle filiation ? D’où lui vient son inspiration ? Est-elle suffisamment débarrassée de son ambition personnelle et de son désir de pouvoir ? 

Un autre élément important est l’intention avec laquelle on aborde le rituel…

On voit certaines personnes accomplir toutes sortes de rituels par superstition, pour se protéger. Leur intention alors est de conjurer leurs peurs, pas de grandir dans leur humanité. Tout est affaire d’intention. On peut accomplir des rituels sans en connaître la signification symbolique ; si on les accomplit en conscience, ils auront une portée, mais si on les suit de manière automatique ou sans s’y impliquer, ils resteront stériles. Dans le bouddhisme tibétain, par exemple, il existe des rituels très codifiés ; ils sont expliqués dans certains textes, mais ce n’est qu’en les expérimentant qu’ils finissent par prendre un sens. Les tibétains disent que sur un chemin de vie, il existe plusieurs types d’empêchements : les obstacles externes (un camion en travers de la route, par exemple), les obstacles internes (un blocage psychologique ou autre) et les obstacles secrets, d’ordre spirituel, qui entravent la compréhension tant que la connaissance n’est pas suffisante. En attendant, il faut se mettre dans la bonne intention. 

On sent une envie de renouer avec les rituels. Comment l’expliquez-vous ? 

Un être humain est doté d’une dimension physique, psychique, mentale, mais aussi symbolique. Un individu peut autant souffrir de troubles affectifs et psychologiques que de problèmes dans son architecture symbolique et de non prise en compte de ses besoins spirituels. Nos sociétés connaissent une perte de repères et d’identité profonde. Comme le souligne l’anthropologue David Le Breton, les avancées de la science ont parcellisé notre relation au monde et favorisé l’émergence de la notion d’individu. Il existe un lien entre la façon dont nous concevons le corps et celle dont nous nous percevons. Au Moyen-Age, le corps était perçu comme relié à la nature, au cosmos, aux éléments. La médecine médiévale parlait de maladies d’eau, d’air, de feu… Les rites et rituels étaient nombreux. En agriculture, une partie de la cueillette était offerte à la terre pour la remercier et la régénérer. A la Renaissance, la maîtrise de la dissection et de l’anatomie a rendu le corps sécable ; l’être humain a commencé à se couper de l’ensemble. En Occident, la séparation est aujourd’hui très marquée, la reliance s’est perdue. C’est elle que nous essayons de retrouver en nous intéressant à des pratiques rituelles. Avant-guerre, Jung avait déjà identifié que plus une société serait dévorée par le matérialisme, la consommation et la technologie, plus elle aurait besoin de se relier au symbolique. 

Les rituels ont disparu de nos sociétés. Où aller les chercher ? 

Des gens en recherche de sens se dirigent vers des cultures où les rituels de transmission ont perduré. On peut se questionner sur le bien-fondé de cette démarche – mieux vaudrait aller chercher du côté de nos propres racines –, mais il convient aussi de remarquer que les archétypes mis en œuvre sont universels. J’ai vu des occidentaux se révéler en Amazonie, dans le cadre de rituels initiatiques traditionnels, alors qu’ils n’avaient aucune connaissance de ces pratiques ni de ces cultures. L’important, alors, est de veiller à ce que les conditions soient claires et cadrées ; sinon, cela peut créer des désordres énergétiques. En Amazonie, les diètes de plantes psychoactives obéissent à des rituels d’ouverture, de déroulement et de fermeture précis. Si ces derniers ne sont pas respectés, les dégâts peuvent être conséquents. 

Faudrait-il réinstaurer des rituels de passage pour les adolescents ? 

Le besoin de marquer le passage à l’âge adulte est réel. Le rituel de passage a pour fonction de reconnaître quelqu’un dans sa croissance, de l’accueillir dans un monde. Si cette nécessité n’est pas incluse dans l’organisation sociale, elle risque d’émerger en marge de celle-ci, voire de se retourner contre elle. En l’absence de repères, les jeunes créent entre eux leurs propres rituels. Dans la consommation d’alcool et de drogue, il y a la recherche d’un inconnu et d’un état différent. On note aujourd’hui une radicalisation : avant, quand les jeunes buvaient, c’était à qui tiendrait le plus longtemps. Maintenant, c’est à qui comate le plus vite, comme pour se débarrasser d’eux-mêmes. 

images (1)Avons-nous besoin de rituels au quotidien, pour nous aider à vivre ? 

Ce qui peut nous aider à vivre, c’est d’avoir des repères. Nous avons tendance à balayer nos racines, au nom de l’individualité. Cela peut être source d’angoisse, car nous avons besoin de nous sentir reliés. Nous devons parler à nos enfants (à leur niveau) de leur place et de leur filiation ; c’est ainsi que se construit le symbolique. A chacun ensuite de cerner les repères dont il a besoin, que ce soit au niveau matériel, psychologique, affectif ou spirituel. Plus l’individu avance du matériel vers le subtil, plus il est confronté à une perte de repères, plus la conscience de son identité spirituelle, au-delà de son identité égotique, devra être claire. Sinon, il risquera de dériver. 

Cette démarche demande un engagement, là où la tendance est plutôt au zapping… 

Au-delà de l’impulsion de départ à explorer le champ spirituel, il faut accepter de persévérer. Il est tout à fait possible de se lancer sur ce chemin sans connaître son identité spirituelle. On peut la découvrir en explorant une voie ; si l’on en suit 20, ce sera plus compliqué ! La conscience interne, transcendante, ne peut émerger que d’un travail de confrontation, de mise à l’épreuve avec discipline, constance et discernement de ses motivations – y compris de son désir de pouvoir. Sinon, on pourra faire des expériences étonnantes, mais on ne sera relié à rien.

source INREES

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Oser l’authenticité

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

ob_d23c2f_be94ab0e-05f3-11e4-8e2d-12313d239d6c-lNous les utilisons tous les jours, et pourtant, leur sens nous échappe parfois. Qui sont-ils ? Les mots ! 

Lorsque la vie nous éprouve, lorsque l’on doute, lorsqu’on se perd… Osons ! Osons l’authenticité des mots, des gestes, du partage. Osons aimer.

Lorsque la vie décide de nous éprouver, sans doute voit-elle en nous les reflets des lumières qui se dissimulent encore dans les replis de notre être, régions insoupçonnées où l’amour infini reste encore endormi au cœur des paresses de soi. Car lorsque l’un des flux vitaux se retire et met à mal les fondements des étaies essentielles, c’est là que le bateau chavire ou que les forces vives surgissent pour révéler ce que chacun recèle comme trésor insoupçonné.

Le choix de la joie, de la paix et de la gratitude

Lorsque nous sommes dans le manque nous pourrions facilement nous abandonner à l’envie et comme il est merveilleux d’y préférer la joie de voir l’autre heureux, grandi des reconnaissances que la vie décide de lui donner.
Lorsque la vie nous gifle de conflits, de procès ou d’autres vilennies, comment choisir la paix au cœur de soi pour aimer davantage ce prochain qui n’a pas su endiguer les meurtrissures qui l’étreignent et qui s’est laissé emporté par le flot des frustrations ?
Lorsque la vie nous prive de ce que nous croyons essentiel, sachons ouvrir les yeux et remercier l’existence de nous offrir tant d’autres cadeaux, sans doute plus précieux.

Abandonner les masques sociaux et oser l’authenticité

Sachons délaisser les masques sociaux et préférer sentir les leçons de la sagesse faire leur œuvre au noir au creux de nos entrailles meurtries.
Apprenons à distinguer les illusions scintillantes des fondamentaux qui se déclinent dans le silence et la sobriété.
Osons l’authenticité qui nous relie au cœur des Hommes, qui tisse les liens solides d’une amitié fraternelle, qui créée le ciment des cathédrales nouvelles, temples des espaces spirituels où chacun peut se déposer en toute sérénité.

La parole du coeur relie les âmes entre elles

Osons la parole qui parle du cœur pour célébrer l’amour universel et inconditionnel, reliant les âmes entre elles, ces paroles d’essentiel, ces mots d’existence marquent le chemin des pas de la sincérité. Chacun est alors invité à s’y déposer en conscience, nu, offert au regard de l’autre dans sa plus vibrante justesse. 
Cet élixir de soi partagé sans retenue créé les lendemains matures d’une humanité courageuse. Des chemins d’amour et de lumière se dessinent sur la planète, entre des hommes et des femmes anonymes, qui décident de se rencontrer au travers de leur humanité plurielle et acceptent les échanges, les fertilisations des expériences et des témoignages. Scintillants hommages à la vie qui bouleversent l’existence et prodiguent des enseignements à méditer, des inspirations à être, des  accélérateurs de projets, des incitations à agir, en conscience.

Accepter et manifester la vie en s’exprimant en toute vérité

Osons l’authenticité de révéler nos chemins de vie, car cela nous donne une force incommensurable, celle de la sève qui se déploie dans les arbres. Nous sentons grandir en nous la puissance du vivant qui se manifeste tantôt au travers de surprises agréables tantôt par des moments inconfortables que nous qualifions d’épreuves. Toutefois, chaque instant est vibrant et nous seuls en donnons une coloration singulière.
Osons manifester l’Homme et la Femme debout, digne, qui porte le courage d’être soi comme vêtement, pleinement présent à tout ce qui est, reconnaissant des miracles de l’existence et qui dépose son cœur en partage pour nourrir l’écrin d’amour universel au service du bien commun.

Christine Marsan est psychothérapeute et coach, écrivain et conférencière au service de l’humain, de la coopération et de la mutation de la société

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Ethique, Magie et Wicca

Posté par othoharmonie le 18 février 2015

3184091129_1_2_eYDohRMLj’ ai remarqué que la plupart des personnes qui débutent la Magie ou la Wicca négligent l’éthique. C’est  un problème car c’est une base indispensable. Reprenons un peu les bases : qu’est ce que la Magie ? J’utilise, pour ma part la définition de Dion Fortune : «la Magie est l’art de changer de conscience à volonté. Une fois que vous saurez changer votre conscience, vous apprendrez à changer la réalité. Voilà ce qu’est la magie». 

Actuellement je m’attache surtout à la première partie « la Magie est l’art de changer de conscience à volonté ». Vous voyez donc que la magie n’est pas un pouvoir extra scientifique. Il s’agit de contrôler de manière volontaire notre conscience. Pour le moment, rien qui ne puisse venir contredire les principes scientifiques. 

La religion par contre, c’est beaucoup plus subtil. C’est ce que vous croyez et qui ne peut être infirmé ou confirmé de manière scientifique. Prenons un exemple : Si vous faites un rituel magique, vous travaillez, par exemple, votre mémoire et votre perception de la réalité (vous apprenez à faire attention à des détails de comportement qui sont de l’ordre de l’inconscient dans votre vie quotidienne). Tous ces faits sont démontrables et ne sont pas incompatible avec une démarche scientifique. Vous pouvez vérifier ensuite que votre mémoire s’accroît ou que vous faites plus attention à des détails comportementaux qui auparavant étaient du domaine de l’inconscient. Si vous faites un rituel wicca, vous invoquez, par exemple la déesse. Vous êtes au-delà d’une démarche scientifique. Personne ne peut dire si la déesse existe ou pas, dans ce plan ou un autre. Mais l’important dans cette démarche c’est d’y prendre du plaisir (Have fun ! selon Starhawk). Naturellement les deux peuvent être liés mais vous voyez que les deux démarches sont fondamentalement différentes. 

Un mix est toutefois possible pour renforcer les effets. Par exemple : invoquer la déesse me calme et me permet d’accroire ma mémoire mais en invoquant la déesse dans mon rituel je sors du cadre scientifique et donc du cadre magique. Ce qui est n’est pas un problème si on a intérieurement une ligne de démarcation claire entre pratique magique et pratique wiccane. A partir de là on peut définir la couleur de ce que vous faites. En s’inspirant de la typologie de la Golden Dawn, vous avez trois types de magie (et vous pouvez avoir un lien magie/religion comme défini ci-dessus) : la magie blanche, la magie grise et la magie noire. La magie blanche consiste à améliorer votre conscience, la magie grise à améliorer la conscience d’autrui avec son accord et la magie noire consiste à modifier la conscience d’autrui sans son accord. C’est là que l’éthique intervient. En effet, votre conscience est très influençable. Classiquement, un effet connu est que ce que nous faisons dans notre vie influence notre conscience : nous devenons ce que nous faisons. Il faut donc faire attention à la manière dont vous utilisez la magie et la wicca.

Prenons un exemple classique : le sort «d’amour».

 

Imaginons que vous décidiez de lancer un sort d’amour sur l’élu(e) de votre coeur qui ne partage pas vos sentiments. Peut-être que votre sort va réussir (et c’est un sort magique, je peux démontrer comment ça marche… et que l’effet est temporaire) mais vous allez également devenir beaucoup plus influençable et vous pourrez vous aussi tomber plus facilement sous l’influence de quelqu’un (magicien ou non). D’après le Rede, le mal que vous faites, vous revient trois fois. Je ne sais pas si c’est aussi « arithmétique » mais clairement vous vous placez sous l’influence des forces que vous avez utilisées. Les catholiques ont défini cet effet avec le célèbre : «celui qui vit par l’épée périt par l’épée». Si vous faites de la magie blanche, au contraire, vous n’influencez pas l’élu(e) de votre coeur. Vous faites en sorte de devenir «meilleur(e)» pour espérer lui plaire. Vous voyez la différence entre les deux approches et la différence sur vous ? Dans un cas vous vous asservissez dans l’autre vous vous purifiez.

 

C’est votre sens de l’éthique qui doit vous montrer le meilleur chemin pour vous ou, en tout cas, vous faire comprendre le prix que vous aurez à payer dans un futur plus ou moins proche pour vos actes.

C’est un peu votre boussole pour savoir si vous évoluez ou si vous involuez. Une autre conséquence importante de l’éthique : vous voulez peut être intégrer un coven ou une loge magique. Dans ces deux groupes vous allez modifier votre conscience par des rituels. Que préférez-vous ? Etre entouré de personnes avec un haut sens de l’éthique ou avec des manipulateurs ? Là aussi, si vous faites de la magie avec une optique de manipulation, il semble peu probable que des personnes pratiquantes la magie blanche soient désireuses de vous inclure dans leur groupe. Inversement, si vous pratiquez la magie blanche, il me semble clair que vous serez reconnu par des personnes « évoluées » même si elles ne pratiquent pas nécessairement la magie.

 

Par contre elles vous permettront à vous d’évoluer encore plus, y compris dans le domaine magique et wicca. A vous de choisir votre camp !

Texte issu du Mag des Païens d’Aujourd’hui

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Le Rôle de la Culture Contemporaine en Magie

Posté par othoharmonie le 18 février 2015

 

feeenDepuis que j’ai commencé à pratiquer la magie dans le début des années 90, j’ai toujours été fasciné par l’idée d’appliquer la culture contemporaine aux pratiques magiques. Cette fascination s’est traduite par des livres tel que “Pop Culture Magick”, mais quand je pense à la culture contemporaine, je ne pense pas seulement aux BD, émissions de télévision, et tous les autres organes de la culture pop. 

Certes, ce sont des artefacts de la culture contemporaine, mais ils ne sont qu’un point de vue de la culture contemporaine, bien qu’un point de vu riche. Je vois la culture contemporaine dans des domaines d’étude auxquels nous avons tous accès. Je la vois dans les livres de prestidigitation et de neurosciences, de sciences de la communication et d’alphabétisation, de conseils financiers et de stratégies d’affaires, pour ne nommer que quelques domaines d’études. Tous ces différents domaines, toutes ces disciplines, offrent également une perspective de la culture contemporaine qui peut être appliquée à votre travail spirituel, si vous trouvez cela pertinent. Dans le paganisme, beaucoup de traditions spirituelles sont axées sur la récupération d’une tradition spirituelle du passé. Vous voyez cela dans les traditions de reconstitution, dans la Wicca, et dans la plupart des autres traditions spirituelles. Il n’y a rien de mal à regarder vers le passé pour trouver votre spiritualité ou découvrir votre connexion avec la Divinité, mais parfois je pense que se focaliser sur cette voie est aussi un rejet de la culture contemporaine, comme pour dire : “il n’y a rien de spirituel ici, rien qui puisse informer mon travail magique.” On pourrait rétorquer qu’un tel rejet est vraiment un rejet de la culture dominante avec ses croyances religieuses traditionnelles, mais je pense que ce rejet peut aller plus loin et, finalement, être un rejet de toute perspective que nous pourrions découvrir dans les différents attributs de la culture contemporaine. 

Ce que la culture contemporaine a à offrir peut être bénéfique pour les différentes pratiques magiques dans lesquelles une personne pourrait s’impliquer. La culture contemporaine offre une multitude de points de vue sur l’univers dans lequel nous vivons, et le magicien dans le cadre de son travail magique peut les employer. La culture contemporaine propose également un aperçu de ce que pourrait être le monde, pour le meilleur ou pour le pire. Nous ne devons pas tourner le dos à ce qui nous a été donné, mais plutôt voir comment nous pouvons l’intégrer à notre travail spirituel. L’intégration de la culture contemporaine dans mon propre travail spirituel consiste à reconnaître que les principes fondamentaux de la magie restent les mêmes quel que soit le paradigme que vous appliquez sur eux. Ainsi, quand je regarde les neurosciences comme une discipline, je considère que je peux prendre l’information et l’appliquer à des principes magiques afin d’incorporer cela dans mon travail spirituel. De ce fait, je travaille avec les neurotransmetteurs, les bactéries de l’estomac, et une variété d’autres formes de vie microbienne comme des entités spirituelles qui peuvent être contactées afin d’établir une meilleure relation avec mon corps. Ce n’est pas si différent de travailler avec les esprits élémentaires, les anges, les démons, ou d’autres types d’entités spirituelles. 

La principale différence est que je travaille avec mon corps et les différentes entités qui l’habitent. Je ne peux le faire qu’en raison des progrès de la culture contemporaine, qui a fourni un moyen d’apprentissage sur le corps, au-delà de ce qui est visuellement apparent. De même, mon travail avec l’espace et le temps comme éléments de magie pourrait s’appuyer sur certains éléments de cultures classiques et leurs relations avec l’espace et le temps, mais il a été amélioré par la façon dont l’espace et le temps sont pertinents à la culture contemporaine. Je reste sur la discipline évidente de la physique car il y a beaucoup de choses sur l’espace-temps, mais il y aurait aussi beaucoup à apprendre des études anthropologiques et culturelles, et des disciplines telles que le design urbain et d’intérieur. Le choix d’explorer ce que ces diverses disciplines avaient à offrir de l’espace-temps s’est avéré utile dans la compréhension et l’intégration de ces concepts dans le travail magique. 

Un autre exemple. Je suis en train d’écrire un livre sur la magie de la richesse. Une grande partie des recherches pour ce livre consistait à lire d’autres livres sur la magie de la richesse, mais autant de recherches ont été consacrées à la lecture de livres sur les finances personnelles, la recherche d’emploi, et la gestion d’entreprise, parce que ces diverses disciplines informent également sur ce qu’est la richesse et la façon dont elle se manifeste. 

Le livre et ses techniques ne seraient pas efficaces si je ne les avais pas replacé dans le contexte de la culture contemporaine et de ce qu’elle a à offrir à ce sujet. Cette information est indispensable pour une  magie de la richesse efficace, à mon avis, car il fournit au magicien de multiples vecteurs pour apporter la richesse dans sa vie. Lorsque vous allez faire un acte de magie, piocher dans toutes les ressources disponibles à votre disposition est sage, car cela vous permet de créer un chemin de moindre résistance pour que la magie fonctionne. Je pourrais donner d’autres exemples pour illustrer davantage, mais je pense que mon argument est clair. S’il est bon de valoriser ce qui est venu avant et d’en tirer des leçons afin de comprendre comment cela affecte vos pratiques spirituelles, il est tout aussi important de comprendre et d’explorer la culture contemporaine et ce qu’elle peut nous offrir. Nous vivons dans cette culture, et la rejeter parce que ce n’est pas “traditionnel” ou “classique” est vraiment une présomption de la part de gens qui idéalisent une culture, des traditions et disciplines passées sans tenir compte de ce qu’était la vie dans le passé. Nous l’avons dans cette culture contemporaine où nous vivons, et nous aussi avons accès à beaucoup plus d’informations sur le monde et l’univers. Le choix d’appliquer cela à notre travail spirituel est la reconnaissance que ce à quoi nous avons accès a une valeur et peut améliorer notre travail spirituel. 

images (1)Si nous ignorons cette valeur, parce que ce n’est pas vieux ou ne vient pas d’une tradition ou d’un grimoire, alors nous fermons vraiment la porte sur le contexte de nos vies. Cela semble un peu hypocrite quand nous continuons à compter sur tous les conforts modernes que notre culture contemporaine nous apporte. Alors regardez autour de vous, ce à quoi vous avez accès, et ensuite prenez-le et faites-en une part de votre vie et de votre travail spirituel. Sa valeur se trouve dans vos propres applications et dans la façon dont vous vous l’appropriez.

 

Technologie contemporaine comme outil rituel

Une des techniques que j’aime expérimenter avec la magie consiste à intégrer la technologie contemporaine dans la pratique magique, y compris la technologie dans les outils rituels. Cela peut être quelque chose d’aussi simple qu’utiliser votre brosse à dents et dentifrice comme outils pour un rituel de bannissement (non seulement elle lutte contre les caries, mais elle nettoie également les plaques psychiques !) ou en utilisant un personnage de jeu vidéo pour charger et projeter un sceau. Cela pourrait être aussi complexe que l’utilisation des interférences sur votre écran de télévision pour de la divination ou votre téléphone portable comme outil d’évocation pour travailler avec des entités spécifiques (pensez à Jozef Karika pour celui-ci). 

Pour beaucoup de magiciens ces idées peuvent sembler étranges ou blasphématoires, mais c’est seulement en raison d’un manque d’imagination de leur part. N’importe quel type de technologie  pourrait être un outil rituel. Le langage de programmation que vous utilisez pour créer un programme peut aussi être utilisé pour injecter un travail magique dans ce même programme ou dans avec quoi le programme est censé interagir. Un pinceau peut devenir une baguette quand il est utilisé pour peindre le sceau d’une entité, en la convoquant dans une évocation que la peinture elle-même active par le choix du magicien. C’est la façon dont on va utiliser une technologie qui définit si elle devient un outil rituel. Il n’y a rien d’inhérent à l’intérieur de n’importe quel outil qui rend magique. Ce qui rend quelque chose magique, c’est l’intention du magicien, et plus précisément la façon dont il utilise un outil donné pour diriger son intention dans le monde autour de lui. L’outil est l’expression physique d’un concept que le magicien exprime à travers le travail magique qu’il réalise. Si ce concept est mieux exprimé par la technologie moderne, alors utilisez la technologie moderne dans vos travaux. Si nous supposons que la technologie moderne ne peut pas être utilisée parce qu’elle est moderne, ce que nous faisons réellement est limiter la capacité d’évolution de la magie, ainsi que son adaptation aux situations contemporaines de notre espace-temps. 

Cela ne veut pas dire que nous devrions abandonner les outils traditionnels comme l’athamé ou autre, mais pourquoi ne pas aussi regarder comment vous pouvez utiliser votre brosse à dents dans un travail magique ? Comme je le disais plus haut, il n’y a rien d’intrinsèquement magique dans n’importe lequel de nos outils. Ce qui fait la magie est le magicien et sa capacité à transformer les possibilités en réalités. 

Retrouvez les articles de Taylor Ellwood

en anglais sur son site http://www.magicalexperiments.com

 

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Oui aux lectures spirituelles

Posté par othoharmonie le 17 février 2015

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Les spiritualités vivantes n’ont jamais eu autant de succès que depuis ces dernières décennies. Il suffit de consulter les rayons que chaque libraire consacre à ce sujet pour s’en convaincre…

Quelle est donc la motivation qui poussent nos contemporains à découvrir avec ferveur les sagesses amérindiennes, à s’initier aux traditions orientales telle que le Zen, l’hindouisme ou à redécouvrir des mystiques chrétiens comme Maître Eckhart ou encore Thérèse d’Avila ? La réponse est à chercher dans la quête du sens de la vie, de plus en plus vivace dans un monde où tout semble possible mais dans lequel manque peut-être l’essentiel…

L’appel de l’Être

Au détour de ses réflexions intellectuelles et philosophiques, l’Homme a de tout temps eu l’intuition que la vie ne se résumait pas à un simple agencement – aussi ingénieux soit-il – d’éléments matériels. Si les religions apportent des réponses, elles diffèrent selon leur contexte culturel et leurs organisations institutionnelles, donc humaines. Elles ont d’ailleurs souvent pris le pas sur le message originel qui leur a donné naissance. Mais la nature ayant horreur du vide, comme le dit si bien le philosophe Aristote, pendant que les églises semblent désertifiées et même se fermer, les étagères de nos bibliothèques, quant à elles, se remplissent de volumes spirituels ayant trait au Tao, au Bouddhisme, aux aphorismes de Patanjali (enseignement yoguique millénaire), au Soufisme (branche mystique de l’Islam)… C’est comme si l’appel de l’Être prenait une autre forme, beaucoup plus universaliste, sortant des églises constituées pour aller sur les parvis et s’adresser à tout un chacun…

Des livres qui s’adressent à l’âme

Il existe une pratique ésotérique appelée bibliomancie qui consiste à ouvrir un livre spirituel au hasard pour y trouver la réponse à une question préoccupante. Il peut s’agir de la Bible mais aussi du Coran, de la Bhagavad Gita (Bible hindoue signifiant Chant du Bienheureux), des Sutras du Bouddha ou de tout ouvrage à dimension ontologique. La méthode revient à se laisser imprégner par le texte sans a priori ni intellectualisme. Le message s’adressant à l’âme, il se peut que son sens n’apparaisse pas d’emblée mais il fera son chemin et se révèlera dans un effet d’après-coup. Il suffit de faire confiance à la Connaissance qui réside dans les profondeurs de chaque inconscient.

Une spiritualité de la vie quotidienne

Karfried Graf Dürckheim, psychothérapeute spiritualiste allemand surnommé « Le Sage de la Forêt Noire », écrit dans son livre « Le Centre de l’Être » : La différence entre celui qu’on appelle le maître et celui qu’on appelle le disciple ? Il n’y en a pas. Tous deux sont sur le même chemin. À la différence que chez celui qu’on appelle le maître, cela se voit déjà un peu plus… La nouveauté qui fait le succès des publications spirituelles actuelles réside surtout dans le fait qu’elles ne délivrent aucune vérité péremptoire et qu’elles ne supposent aucun rapport dominant/dominé, chaque lecteur restant libre d’expérimenter et de vérifier dans son existence la véracité de ce qui est transmis. L’auteur s’engage en parlant de son expérience. Ces ouvrages sont des poteaux indicateurs qui ne déconnectent pas l’esprit du corps ni de la vie quotidienne. Il n’est pas besoin d’être un érudit pour en comprendre la teneur. Il s’agit d’ailleurs souvent de la retranscription écrite d’une transmission orale s’adressant à un large public. Tels sont les enseignements de Omraam Mikhaël Aivanhov, d’Arnaud Desjardin ou du Dalaï Lama, parmi bien d’autres…

 

Lucien Martin DU MAGAZINE SIGNES ET SENS

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Kinésiologie : L’art d’interroger le corps

Posté par othoharmonie le 17 février 2015

 

Dès sa mise au point, cette méthode a connu un énorme succès outre-Atlantique, plus discret dans l’Hexagone. La kinésiologie se base sur l’évaluation du tonus musculaire, afin de permettre à la structure, la chimie et le psychisme de notre être de renouer le dialogue: la symbiose de la physiologie occidentale et 1 KINESIOLOGIEde l’énergétique chinoise.

 

Thérapie manuelle? Méthode de développement personnel? La kinésiologie considère l’homme comme un tout, à la fois structurel, chimique, énergétique et psychologique. Et ses indications sont nombreuses. Elle utilise des techniques surprenantes par leur simplicité mais dont l’efficacité s’explique par la précision des modalités d’application. Avec un outil de base pour détecter les perturbations : le test musculaire. Et un procédé de correction :l’acupressure. Car la kinésiologie est le fruit de la physiologie occidentale et de l’énergétique traditionnelle chinoise.

 

Détecter le stress

C’est le Dr Goodheart, un chiropracteur américain, qui, dans les années 1960, démontre l’interaction entre muscle, méridien d’acupuncture et organe: le premier est en correspondance avec le deuxième, qui lui-même est lié à un organe précis. Le principe :lorsqu’on améliore la tonicité d’un muscle, on restaure aussi le courant d’énergie du méridien concerné et cela soulage également l’organe qui fait partie du système. Puis Goodheart met en lumière la relation entre le stress et le tonus musculaire par le test. Car le stress est une notion capitale en kinésiologie : c’est l’empreinte, au plus profond de notre être, des événements passés et/ou présents, et qui perturbe notre organisme. La kinésiologie aide à libérer ces stress.

Dans la décennie suivante, le Dr John Thie apporte une pierre angulaire aux fondements de Goodheart, et propose le Touch for health (« La santé par le toucher »), enrichi d’un concept primordial : l’interrelation entre les systèmes structurel, lymphatique, neuropsychologique, vasculaire, cérébro-spinal, nutritionnel, chimique et énergétique. Ce qui signifie que la résolution d’une perturbation dans un système peut résoudre d’autres problèmes dans chacun des systèmes. Et chaque muscle est l’élément d’un ensemble composé d’un organe, d’un vaisseau lymphatique, d’un méridien d’acupuncture, d’une ou de plusieurs émotions, etc. En le testant, on vérifie l’ensemble de ces aspects.

images (2)Le test musculaire va donc informer le praticien sur l’état de santé du patient et le guider sur la correction à apporter. La kinésiologie se réfère aux douze méridiens principaux et aux deux méridiens médians ; et le muscle correspondant à un méridien sera testé comme tel. Par exemple, le sus-épineux (un muscle du bras et de l’épaule) est en correspondance avec le vaisseau conception (méridien médian), le grand pectoral claviculaire avec le méridien de l’estomac. Il existe donc quatorze tests musculaires. Schématiquement, lorsque l’on vérifie la tonicité d’un muscle, il peut répondre de deux façons : soit il résiste (il est « verrouillé »), ce qui veut dire qu’il n’y a pas de perturbation ; soit il montre une faiblesse (il est « déverrouillé »), ce qui traduit une insuffisance énergétique, témoin d’un stress. Le thérapeute apportera les corrections par massage des points réflexes neurolymphatiques (ferme)neurovasculaires (effleuré) ou par balayage avec la main du méridien correspondant.

L’équilibre dans le mouvement

Le corps peut aussi montrer des excès énergétiques : ce sont les « points d’alarme », suivant un schéma de points d’acupuncture sur le corps vu de face. Le kinésiologue vérifie en appuyant du doigt chaque point et en testant avec le muscle indicateur du patient (en général, le bras levé et tendu sur le côté) : s’il « déverrouille », cela indique un excès d’énergie, et il suffira de le masser pour relancer la circulation.

De façon plus globale, la kinésiologie permet de faire des liens car nos muscles traduisent nos états d’équilibre ou de déséquilibre, quelle que soit leur origine. Or, dans notre corps intérieur et extérieur, tout est mouvement. En utilisant le test musculaire, cette approche aide à identifier certaines causes anciennes d’un mal-être. Et à trouver des clés en prenant davantage conscience de son potentiel, pour aller vers ses propres choix.

 

Aller plus loin

 

À écouter :

source :  http://www.principes-de-sante.com/

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Le rôle des Masques Sacrés

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

Masque-sacreJ ai assisté pour vous à une conférence et un atelier sur le théâtre sacré et les masques proposés par Thierry François. Le forum 104, qui a accueilli cette manifestation, est une association 1901 qui anime un espace culturel et inter-spirituel au coeur de Paris. Thierry François, sculpteur, comédien et metteur en scène de masques nous a exposé les fonctions et évolutions des masques. Nous avons ensuite pu en porter quelques uns et constater leurs effets. 

De quel visage de notre identité commune les  masques peuvent-ils témoigner aujourd’hui ?

Toutes les grandes civilisations ont eu recours au masque. Celui-ci constitue en quelque sorte un double de l’homme. Il était probablement impliqué autrefois dans les initiations, avant d’être utilisé au théâtre. Quelles fonctions peut-il avoir aujourd’hui ? 

Le masque cache et dévoile

La première fonction du masque qui nous apparaît est de cacher le visage de la personne qui le porte.

Mais paradoxalement, il révèle également cette personne. Celle-ci apporte au masque sa présence et sa force vitale. Les masques relativement neutres permettent d’exprimer diverses émotions. Ils agissent comme des catalyseurs, intensifiant chaque geste. Le visage est considéré comme l’emblème du corps, le portrait suffit à représenter la personne, et il constitue le principal moyen de communication via les mimiques. En figeant l’expression du visage, le reste du corps se trouve sur-investi, il vibre telle une caisse de résonance. Le masque aide celui qui le porte à habiter son corps, et l’on gagne alors en présence et en émotion.

 

Les fonctions des masques

Les masques sont issus d’une tradition populaire rituelle, avant d’’avoir été adoptés par le théâtre.

Chaque masque avait une fonction déterminée. Par exemple, un masque d’esprit morse inuit servait à inciter les troupeaux de morses à s’approcher des humains, pour que l’un d’entre eux accepte de se laisser tuer. Arlequin, personnage de la commedia dell’arte au masque noir, aurait pour origine Hellequin, le roi des enfers à la tête d’une cohorte de diables chargée de récupérer les âmes errantes. Ces âmes demeurent dans la voie lactée, mais reviennent auprès des hommes à la période du carnaval. Ils seraient liés à la fertilité de la terre et des femmes. La fonction du carnaval serait de rétablir l’ordre des choses en mimant le désordre. Ainsi à cette période on vit la nuit, on marche à reculons, on porte ses habits à l’envers, les femmes s’habillent en hommes et inversement, les enfants deviennent les bourgmestres… Il s’agit d’une conjuration rituelle visant à assurer le retour du printemps.

Les masques de sorcières figurent une énergie crainte. Cette énergie irait alors se loger dans le masque et n’embêterait plus les humains. Le principe consiste à représenter ce qui est craint pour calmer, amadouer, exorciser. 

Le théâtre nô est un style traditionnel de théâtre japonais très codifié. Il s’est développé dès le XIIIème siècle à partir de rites populaires. Les acteurs de nô travaillent toujours sans masque. Il leur est mis rituellement le jour du spectacle juste avant leur entrée en scène.

 

Par Siannan pour le magazine Lune Bleue

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LE MEILLEUR SYSTEME IMMUNITAIRE de la psyché

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

 

 

renforcer-système-immunitaire-dien-chan2-300x232L’estime de soi est au cœur de la construction individuelle. Elle permet de s’inscrire dans un projet de vie dont on est acteur et se constitue, ou pas, au gré des expériences vécues par l’individu. De fait, sa carence induite par des échecs psycho-affectifs ou des épisodes traumatiques se place en amont des altérations psychiques.

L’estime de soi, haute ou basse, ne doit pas seulement être considérée comme une caractéristique de l’individu. Elle est un outil, voire une arme permettant de s’adapter efficacement à son environnement. Un instrument intelligent et protecteur, indispensable pour faire face à la vie, s’aimer et s’aider dans un premier temps, aimer et aider les autres dans un second temps.

 

Inadaptabilité

Il existe un lien fort entre estime de soi et résultats scolaires. On observe qu’elle permet à l’enfant confronté à des difficultés d’adopter des stratégies de résolution de problèmes les plus adaptées : recherche de soutien social auprès des proches, remise en question des comportements inadéquats, confrontation à la réalité. A contrario, une estime de soi faible est souvent associée à des stratégies inverses : repli sur soi, réticence à parler de ses soucis, autocritique excessive… Un lien étroit a pu être observé entre estime de soi et capacité d’autocontrôle, une stratégie qui fait défaut aux personnes qui s’estiment peu.

Dans cette même optique a pu être souligné un lien avec l’optimisme : les sujets optimistes sont capables, face à l’incertitude, d’imaginer qu’ils auront les ressources nécessaires pour faire face, au niveau comportemental (si l’événement est contrôlable) ou émotionnel (si l’événement ne dépend pas de la personne) aux aléas de l’existence. On voit donc combien l’estime de soi va influencer les capacités adaptatives.

Elle a également d’autres fonctions importantes. La première d’entre elles, et la plus facilement observable, concerne la capacité à s’engager dans l’action. La notion de confiance en soi, composante partielle de l’estime de soi, désigne le sentiment subjectif d’être ou non capable de réussir ce que l’on entreprend. La plupart des études soulignent que les sujets à basse estime d’eux-mêmes s’engagent avec beaucoup de réticences dans l’action. Ils renoncent plus vite en cas de difficultés et souffrent plus souvent de procrastination.

Miroir déformant

À côté des manifestations comportementales, il existe également des phénomènes cognitifs d’autoévaluation. En psychiatrie, des études ont démontré le lien entre basse estime de soi et un risque dépressif évolutif au fil des ans. Des travaux sur la stabilité de l’estime de soi, autre paramètre important, ont montré que les sujets à estime d’eux-mêmes instable sont très dépendants des événements extérieurs (opinion ou fait) et sont plus souvent victimes d’états émotionnels à polarité négative (peur, colère) que ceux dont l’estime d’eux-mêmes est stable et résistante.

Sans une solide estime de soi, il est compli­qué de ressentir le plaisir de vivre, de se sentir le droit de prendre sa place, de faire entendre sa voix… C’est aussi se croire inférieur aux autres et se maltraiter, ou se laisser maltraiter. Mais quand la dotation en estime de soi a été très réduite, comment peut-on s’en sortir ? Se constituer un « patrimoine psycho-affectif » tardivement est-il possible, alors que les coups du sort nous ont conduits à nous mésestimer ?
 

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S’estimer au bénéfice d’autrui

« Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devons être les gardiens de cet ange », écrivait Jean Cocteau. S’estimer, c’est prendre conscience de cela. Mais tout d’abord, il convient de se débarrasser de l’idée fausse qui consiste à assimiler la bonne estime de soi à de l’égoïsme. S’accorder de la valeur ne se pratique pas au détriment des autres, mais au contraire à leur bénéfice. En effet, être en paix, en grande camaraderie avec son être profond (corps et esprit) est le meilleur moyen d’être en paix avec les autres et en capacité de développer l’altruisme. Ensuite, il convient d’apprendre à adopter un regard positif, sur soi-même comme sur les autres, ce qui permet de voir le réel différemment, d’apercevoir de nouveaux horizons et d’envisager d’autres options pour son projet de vie, en construisant des relations positives avec soi-même et avec autrui. C’est aussi s’octroyer la juste dose d’enthousiasme et d’optimisme nécessaire à une vie harmonieuse, avec son soi profond et avec les autres. Enfin, reconnaître qu’il est parfois nécessaire de se faire aider par un psychothérapeute, c’est aussi faire un pas décisif dans l’acceptation de son mal-être et surtout dans la volonté de se faire du bien, celui que l’on mérite.

S’aimer tel que l’on est, s’accepter pleinement, et de là s’estimer profondément, constitue un projet non seulement légitime mais libérateur. Car, à ne pas s’accepter, la vie devient un combat épuisant, où s’engouffre et se perd notre énergie qui n’est alors plus mobilisable pour des actions positives.

De la pulsion au désir

Pour construire son estime de soi, il faut quitter le schéma pulsionnel qui consiste à se faire aimer pour s’autoriser à s’aimer soi-même. Il est indispensable de s’aimer pour que l’amour que nous voue autrui ne devienne pas suspect : pourquoi m’aime-t-on puisque je ne m’aime pas ? De même qu’il est salutaire de sortir des loyautés contraignantes. La découverte de « la fidélité à soi-même » est une rencontre fondamentale, qui devient possible après une maturation psychique, une meilleure connaissance de soi, une élucidation de ses peurs profondes, une réappropriation de sa parole propre et la détermination à ne plus se laisser définir par l’autre, à ne plus s’inscrire dans le désir de l’autre, mais à se couler dans son propre désir.

Dernier point, les psychothérapeutes comportementalistes (des thérapies cognitivo-comportementales, TCC) écoutent les mots qui disent la souffrance, mais ils s’attachent surtout à repérer les comportements qui nous font mal et nous enferment et proposer des schémas comportementaux alternatifs. La finalité étant bien sûr de les sortir de ce mauvais amour de soi qui interdit tout accès au plaisir.

L’estime de soi peut être vue comme un véritable système immunitaire du psychisme qui nous protège de l’adversité, des croyances contraignantes et contre-productives qui ne nous appartiennent pas. Elle agit même comme un amortisseur qui nous maintient en état de stabilité psychique, protégés des troubles occasionnés par les aléas extérieurs. Elle constituenotre plus grande richesse intérieure, que nous devons protéger et faire fructifier tout au long de notre vie, car elle nous assure une vie équilibrée, riche, entre autres bienfaits, d’une maturité psychique et d’une sexualité épanouie, où nous accueillons l’autre dans sa dimension de sujet, où nous louons sa différence, où enfin, nous acceptons qu’il soit partiellement insatisfaisant.

La TCC au secours de l’estime de soi

La thérapie cognitivo comportementale (TCC) permet de créer des cercles vertueux liés à la dynamique d’apprentissage, dont voici quelques étapes :

  • apprentissage d’un comportement nouveau
  • mise en marche d’une dynamique de changement comportemental
  • passage à l’action, avec l’aide du thérapeute
  • encouragements/renforcements par les premiers signes de réussite
  • validation/ajustement du nouveau comportement pour une efficacité maximale.

Nathalie Queyrel du site  http://www.principes-de-sante.com/

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Se placer sous les bons auspices de Ganesh-Oghme-Hermès

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

Précision importante : ce texte ne vise pas à définir la Wicca. Il vise à proposer un cadre de communication quand on parle de la Wicca. Quand on pose une question à quatre wiccans, on a cinq réponses (et demi) différentes voire contradictoires. D’où un problème : comment faire pour communiquer avec des personnes non wicca dans ce contexte (qui est le contexte que je recherche : celui d’une liberté religieuse complète !). 

téléchargement (3)A travers ce texte, on ne cherche pas un consensus sur une définition de la Wicca, on veut juste écrire comment je il faut axer une quelconque communication. Cela fait plusieurs fois que le milieu Wicca (et le milieu païen en général) me semble démontrer, par des actes et des paroles, l’existence d’un problème de communication avec l’extérieur « moldu ». Souvent le média de communication «intra-sociale» est représenté par les journalistes et force est de constater que les milieux wiccan et païen ne rendent pas toujours une image « correcte » : en clair, les discours, pris sans recul, évoquent plus une secte (– Je ne veux pas communiquer – Tu n’as pas le droit de dire ça – Tu n’y connais rien – etc. Cf. l’incident Alison sur Madmoizelle*) qu’un mouvement religieux nondogmatique, ouvert au dialogue et à la critique. A terme, cela peut poser problème, vous ne croyez pas ? 

Il y a encore peu de temps, une journaliste qui s’est présentée sur un groupe Wicca Facebook a du avoir une surprise en lisant certaines réactions un peu outrancières. (Nous savons pourquoi ces réactions existent, mais quelqu’un qui « débarque » ne le sait pas…). 

Il me semble donc que ces réactions, toutes légitimes qu’elles soient, gagneraient à être canalisées. Le but n’étant ni de faire du prosélytisme (je suis contre soit dit en passant), ni d’avoir une communication centralisée par une autorité centrale (ce qui va contre le Rede Wicca : fais ce que tu veux…), mais plus d’avoir un mode de communication avec l’extérieur « moldu » qui même s’il est décentralisé peut servir de conseil/guide de communication à toutes/tous les wiccanes/wiccans. 

Pour moi, c’est un « retour » important : je n’apprécie pas (en général, hein !) le milieu ésoterico/occultiste et c’est un article dans un journal qui m’a branché initialement sur la Wicca. Je pense important de redonner le « don » qui m’a été fait à ce moment-là. J’ai appelé pense-bête de Ganesh-Oghme-Hermès les points qu’il me semble  important de garder en tête quand on parle à quelqu’un qui ne connaît ni la Wicca, ni le milieu « païen » (journaliste ou simple particulier « moldu »). 

J’ai essayé de faire court (quatre idées principales en partant de la plus importante) et j’ai développé un peu  chacun de ces points pour préciser ma pensée…

 

1 – La Wicca est une religion non dogmatique: en parlant de la Wicca je n’engage que moi et éventuellement mon cercle, mon coven ou mon courant SI j’ai reçu une délégation de parole. 

Il n’y a pas de cadre figé sur ce que l’on «vénère»: certains sont polythéistes, d’autres panthéistes, d’autres encore monothéistes, enfin certains sont plus dans une optique symbolique (ex : la Nature). Il n’y a pas une autorité centrale : personne ne peut définir LA pratique orthodoxe de la Wicca ou parler au nom de la Wicca. Tous les points de vues sont donc personnels (ou ceux d’un cercle/coven/courant éventuellement si l’orateur en est le porte-parole) avant d’être des points de vue wiccans. 

C’est également la raison pour laquelle il existe plusieurs courants wiccans, tous sont légitimes puisque rien n’est défini a priori. Le principe du secret complet et total existe pour certains wiccans et leur silence ne doit pas être pris pour une acceptation d’une communication ou de « révélations » sur la Wicca. Le « non dogme » implique qu’il ne peut y avoir « révélation », ni « secret ultime et monnayable ».

 

2 – Le seul cadre dans la Wicca est donné par le « Rede » (= le Conseil) – « Si nul n’est lésé, fais ce que tu veux » – et la loi du triple retour – « Tu recevras trois fois ce que tu as fait ». 

C’est donc plus un cadre faisant appel à la responsabilité et à une réflexion sur les conséquences de ces actes  qu’un dogme « éthique ». Plus qu’un principe moral rigide (faire ci ou ça, sinon…), c’est un principe de responsabilité personnelle très générique et soumis à de multiples interprétations qui fait appel à une réflexion sur nos actions, leur impact et sur le contexte. Ceci donne un aspect « vénération/respect de la nature » et « non-violence » à la Wicca. Mais là encore plusieurs interprétations sont possibles sur le « nul n’est lésé ». 

3 – Une conséquence du « Rede » est la séparation entre la Politique/la Religion/la Science pour une wiccane/un wiccan. 

Pourquoi une conséquence du Rede ? Si des gens ont des croyances différentes voire opposées comment ne léser personne en interagissant ? La réponse est : en ne tenant pas compte des croyances dès que l’on sort du cadre religieux. Il ne peut donc y avoir d’approche sectaire, fondamentaliste ou intégriste au vu du Rede. Les approches laïque et scientifique viennent d’ailleurs de la Grèce antique polythéiste : la Wicca, religion moderne, ne fait que reprendre une ancienne tradition 

La politique n’est évidemment pas interdite aux wiccanes/wiccans mais, dans ce cas, c’est en respectant le principe de séparation entre la religion et la politique… comme dans la Grèce antique (idem pour l’approche santé et psychologique). Certains courants de la Wicca veulent influencer la politique de leur pays (par exemple, le Reclaiming) mais ils suivent le cadre politique sans demander un changement de système politique (pas de mise en place d’une théocratie ou de faveur spéciale pour la Wicca). En clair, ces courants suivent les règles politiques démocratiques comme n’importe quel groupe (écologistes, socialistes, féministes, NRA, etc.) souhaitant  promouvoir ses idéaux de manière pacifique. 

Certains d’entre nous s’affichent comme wiccanes/ wiccans et affichent publiquement la Wicca (site internet, etc.) mais le prosélytisme n’est pas une valeur encouragée au vu du Rede. Par contre, on peut faire un effort pour que la communication de la Wicca soit claire et non parasitée par des intérêts particuliers (d’où ce pense-bête).

 

4 – La Wicca fait partie du mouvement global du paganisme (néo ou pas) mais elle n’est pas la seule représentante de ce mouvement et si elle reconnaît les mouvements avec des approches proches du « Rede », elle se désolidarise complément des mouvements à visé identitaire ou communautaire intégriste. 

Notamment la Wicca n’a rien à voir avec le satanisme, l’extrême droite, l’extrême gauche. A partir d’un rappel de ces points AVANT chaque communication (via internet ou en direct) et en insistant sur leur importance auprès de tout interlocuteur chacun peut développer ensuite son point de vue wiccan (approche plus spirituelle/ symbolique/philosophique que religieuse, gardnerien/éclectique/faery/reclaiming, etc.) auprès d’un tiers sans encourir des reproches du reste de la communauté wiccane ou païenne. A vous de voir si cela peut servir de base pour avoir une communication décentralisée mais structurée.

 

* http://www.madmoizelle.com/sorcierewiccane-248658

Retrouvez les articles de Onrique sur son blog : http://wicca-monde.over-blog.com

 

 

Publié dans Astrologie et Esotérisme, Chemin spirituel | Pas de Commentaire »

Initiation, Coven et Wicca

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

Man climbs to heavensCet article naît de la nécessité profonde de mettre les choses au clair, car Valentina Voxifera Ferracioli s’est souvent retrouvée impliquée dans de folles discussions sur les réseaux sociaux et en général sur les plateformes de partage (forum etc). Et, lors de ces entretiens virtuels, elle s’est aperçue du manque absolu d’information quand on parle de certains sujets, en particulier quand on touche les concepts d’initiation, de Coven et de Wicca dite « traditionnelle » (donc en général Wicca gardnerienne et/ou alexandrienne) qui semblent mystérieusement être la première préoccupation de beaucoup d’éclectiques et les ennemis de certains. Vous pouvez donc imaginer ma souffrance, étant gardnerienne/alexandrienne, en voyant défiler devant ses yeux une série de fantasmes, de clichés et de mythes infondés. Ses raisons expliquées, elle commencera par le concept d’initiation qui semble être le plus controversé.

 

Mode d’emploi : INITIATION Wicca… CETTE INCONNUE

 

Dans l’ère des sorcières virtuelles, je ne peux pas m’empêcher de remarquer l’utilisation toujours plus fréquente de mots grandiloquents souvent accompagnés par des titres assez discutables : prétendus Grands Magiciens et Sorcières ou Prêtres et Prêtresses avec un tas d’initiations, et qui changent leur tradition comme ils changent leurs vêtements ; Initiés réincarnés d’Isis qui passent au mysticisme christo-païen pour ensuite arriver à mêler traditions religieuses et mouvements politiques (ça existe je vous le jure !), et qui se sentent de grands élus. Donc, initiés, initiés, initiés partout. C’est bien facile de se cacher derrière un pseudo et de se faire passer pour quelqu’un d’autre. 

Comme d’habitude la vie réelle  est bien différente. Je reste assez perplexe devant l’abus du mot « initiation », un terme qui est utilisé abusivement par certains non-initiés et même par certains initiés, quelle ironie ! J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui disaient chercher désespérément une initiation wiccane, quand je leur ai posé la question « dans quelle tradition ? » la réponse a été « je ne sais pas, je cherche simplement une initiation », et là j’ai compris qu’à la base il n’y avait pas une véritable recherche d’un chemin ni une véritable conscience, mais un simple désir de broder en or « le canevas banal » de leur existence, atteints par une fièvre initiatique. Quand on leur donne ce qu’ils cherchent, souvent ils deviennent des « accumulateurs compulsifs d’initiations », donc l’important c’est d’accumuler et on cherche partout et n’importe où pour en avoir d’autres. Il y a une véritable course à l’initiation. 

De l’autre côté il y a chez certains initiés (heureusement pas beaucoup) la tendance à considérer l’initiation comme un titre honorifique, quelque chose qui les détache de la « plèbe », une occasion pour essayer de donner un sens à leur vie. Je suis désolée de vous contredire, mais l’initiation n’est pas un titre glorieux ni un titre à collectionner, c’est avant tout une question de responsabilité, au début envers nous puis quand on passe les autres degrés c’est aussi une responsabilité plus « large », envers nos initiés. 

Et donc, vous ne vous êtes jamais demandés qu’est-ce que c’est l’initiation? Avant tout il faut un prémisse : en rentrant dans le cadre des expériences humaines subjectives on ne pourra jamais être exhaustif au sujet de l’initiation, donc je ne prétends pas vous donner une image complète d’une expérience si vaste mais juste un aperçu général. L’initiation, au sens large et selon le dictionnaire de l’Académie française, est l’ « Admission à la connaissance de mystères religieux et à la participation au culte sacré. » en tout premier résultat, et puis encore : « Action de délivrer ou d’acquérir les premiers éléments d’un art, d’une technique, d’une science, les rudiments d’une discipline ». Parfait, comme définition de base c’est assez satisfaisant, mais l’initiation est bien plus qu’une admission officielle. L’initiation peut se passer sur deux niveaux : le niveau personnel/intérieur et le niveau collectif. Quand on parle au niveau personnel il s’agit d’un réveil intérieur, « un réveil de l’âme à une conscience supérieure » comme défini par R. Steiner dans La Science de l’Occulte2, c’est la rencontre entre le Soi et le Divin, notre expérience personnelle et intime avec les Dieux.

 

Cette rencontre peut arriver de manière spontanée sans qu’il y ait une cérémonie

et sans nous introduire dans une tradition religieuse précise, ce sera donc un auto-réveil pendant lequel on découvre notre côté divin, même si une initiation traditionnelle peut aider à accélérer le processus bien sûr. Ce phénomène est à la base de toute expérience mystique (qu’elle soit chrétienne, juive, islamique, païenne, etc.). Si l’on pense par exemple aux expériences des grands mystiques on pourra sûrement retrouver une base commune : l’étincelle divine, le contact et l’union avec Dieu. 

L’initiation collective appartient plus spécifiquement à des traditions religieuses, pour comprendre ce point il faut introduire un concept très cher à l’ésotérisme occidental : le concept d’ « esprit du groupe ». L’origine du mot « religion » est latine et dérive du verbe religo, religare qui signifie « lier, connecter, unir », donc on peut dire qu’une religion unit principalement l’homme à dieu et sur un niveau plus humain, elle unit les gens. Selon le concept « d’esprit du groupe » qui est à la base de toute religion, quand un certain nombre de personnes se    regroupent en partageant une même idée, une même croyance, un même but, il se crée une entité ou égrégore qui s’alimente au fur et à mesure que les gens pratiquent ensemble, et dans le temps cette entité devient toujours plus forte et identitaire (pensez seulement au Judaïsme). 

Pour avoir accès à cet égrégore et pour rentrer dans l’esprit du groupe d’une religion il faut passer par une cérémonie de passage, d’initiation qui change selon la tradition de référence et qui réveille dans la conscience du postulant le sens d’appartenance et la volonté d’entreprendre un nouveau cheminement. Dans la Wicca cela s’applique au concept de Coven qui est plus petit en terme numérique mais également puissant. 

images (4)Chaque Coven a son « esprit du groupe »

qui se construit avec la pratique constante, le partage et la transmission des connaissances, traditions et croyances entre les membres. Pour avoir accès à ce corpus il faut être initié, donc être admis à ce grand esprit commun, qui marche comme un grand moteur dans lequel chaque membre met une partie de ses énergies. 

En magie l’union fait la force et quand dans un Coven l’harmonie et la Volonté règnent, tous les travaux magiques deviennent effectifs et donnent de grands résultats sans trop d’efforts.

Bien sûr on n’atteint pas un tel niveau tout de suite, mais après une longue période de pratique et de travail en groupe.

 

LE COVEN

Dans le dernier paragraphe on a introduit le concept de Coven, pour ceux qui ne s’y connaissent pas bien en terminologie, au sens large ce mot désigne des sorcières qui se regroupent pour fêter et pour célébrer des rituels, mais tout comme pour l’initiation, c’est plus que cela. 

Le Coven est assimilable à une famille, une famille spirituelle dans laquelle on a été adopté et qui appartient elle-même à une plus grande famille qui est la tradition d’appartenance, et dans laquelle les membres ont construit un rapport très fort entre eux au-delà du degré d’initiation de chacun et dont l’intensité peut être comprise seulement en la ressentant (donc croyez-moi sur parole). Je vois qu’il y a une tendance, alimentée par la désinformation, à considérer le Coven comme quelque chose de sectaire où la liberté de chacun est constamment menacée par la présence des deux Grands Prêtres qui semblent assumer dans ce cas toutes les caractéristiques d’un couple de tyrans. Rien de plus faux, chaque Coven est autonome donc cela pourrait bien se passer, il faut être réaliste, mais ce n’est pas la norme. Les Grands Prêtres sont comme des « parents » spirituels, ce sont des guides et ils nous montrent un des chemins possibles mais au final c’est à nous de marcher, chaque membre a sa démarche et on la respecte. 

D’habitude on préfère avoir un Coven bien assorti avec différents points de vue et différentes habilités afin que chacun puisse enrichir le groupe en apportant sa propre expérience et en la partageant. Le mot clé est vraiment « partager », seulement en partageant on peut alimenter l’égrégore ou esprit du groupe dont on parlait auparavant. Le fait de rentrer dans l’esprit du groupe implique déjà le partage de quelque chose : à l’intérieur du Cercle chaque membre enlève ses barrières psychiques et instaure un rapport d’union et de coopération avec la psyché des autres en un acte extrême de confiance, c’est pour cela qu’au premier degré d’initiation on rentre pour la première fois dans le Cercle avec deux mots parfaits « Parfait Amour et Parfaite Confiance », et quand on s’engage longtemps en ce sens, cela peut se passer de manière tout à fait spontanée même à l’extérieur du Cercle sous la forme de petits phénomènes de télépathie, de synchronicité, de rêves synchronisés, etc. 

Comme le dit si bien Vivianne Crowley dans son livre Wicca, The Old Religion in the New Millennium : « Il est plus facile que tout cela se passe dans un groupe coopératif que dans un groupe compétitif, quand le groupe n’est pas autoritaire et quand les gens s’aiment bien ». C’est aussi pour cette simple raison qu’il y a une sélection plus ou moins stricte pour entrer dans un Coven. 

SEXUALITÉ, SKYCLAD ET AUTRES FANTASMES

Il n’y a pas longtemps, je me suis retrouvée au sein d’une discussion très animée sur un groupe virtuel français dédié à la Wicca, dans laquelle quelqu’un disait que les gardneriens et les alexandriens étaient des pervers sexuels parce qu’ils pratiquent skyclad. Étant gardnerienne et alexandrienne à la fois je me suis sentie doublement impliquée. Encore une fois je vais expliquer pour ceux qui ne connaissent pas la terminologie: skyclad est un terme anglais qui signifie « vêtu de ciel », une manière poétique et très british de désigner la nudité rituelle. À l’intérieur de la Wicca presque tout le monde sait que dans les branches traditionnelles (mais ce n’est pas exclusif à ces branches) la nudité rituelle est très pratiquée, et c’est problématique pour certains païens d’abandonner la vieille forma mentis qui lui a été inculquée dans l’enfance et pendant la jeunesse selon laquelle un corps nu est nécessairement un instrument sexuel, et donc il faut le cacher à tout prix. Pour comprendre à fond cette pratique il faut abandonner les préjugés et comprendre qu’il n’y a aucune implication sexuelle à la base de la nudité et surtout à l’ère de la pornographie virtuelle et des clubs privés je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir recours à la religion et à la spiritualité:  si on veut « s’amuser » il n’y a pas de soucis, on peut toujours organiser une soirée informelle chez soi tranquillement sans honte, et donc on n’a pas besoin de se justifier en ce sens.

 

La pratique skyclad donc sert principalement à rapprocher les membres d’un Coven en créant une intimité profondeon montre aux autres notre vraie nature en Parfaite Confiance, en laissant derrière nous notre quotidien, notre condition sociale dont les vêtements sont un symbole et nos soucis par rapport à notre corps, puisqu’à l’intérieur du Cercle tous les membres sont égaux. En même temps, être familiarisé avec son corps nous aide à avoir un rapport meilleur avec nous-mêmes et à considérer notre corps dans sa beauté puisque « belles sont pour les Dieux toutes les choses ». La pratique skyclad fut introduite par Gerald Gardner qui avait longtemps fréquenté les milieux intellectuels naturistes anglais, dans les années 1940 donc bien avant la révolution des années 1960 (pour ceux qui nous prennent pour des hippies), et qui a tout simplement décidé d’insérer cet aspect dans la liturgie wiccane : selon sa théorie les sorcières ont toujours pratiqué nues parce que les vêtements empêcheraient les énergies dégagées par les corps lors des rituels de se répandre à l’intérieur du cercle. 

téléchargement (2)En tout cas, qu’elle soit une pratique attestée ou non, il y a ceux qui utilisent une robe rituelle et il y a ceux qui se déshabillent mais le but principal est le même: abandonner le quotidien pour se plonger dans le sacré. 

Un autre grand souci sur lequel je vois le plus souvent fantasmer c’est la question du Grand Rite, en effet il y a des rituels sexuels à l’intérieur de la Wicca mais c’est normal dans une religion qui célèbre la nature et le Divin dans la nature : la sexualité ne fait-elle pas partie de la nature ? L’énergie qui se produit lors d’un rapport sexuel peut être utilisée pour des finalités magiques bien sûr, mais le Grand Rite qui est un rituel d’une beauté étonnante peut être effectif ou symbolique et surtout n’est pas un rituel que l’on fait en légèreté quand on n’a rien à faire ou simplement pour s’amuser. Bien que de nos jours le Rite symbolique, le geste de plonger l’athamé dans la coupe, soit le plus utilisé, s’il y un couple déjà uni dans la vie qui est proprement préparé, au bon degré et donc conscient de ce que cela implique, le Rite effectif peut bien être effectué. 

INITIÉS VS. ÉCLECTIQUES

Quand on discute sur les plateformes virtuelles de partage, j’ai souvent l’impression qu’il y a idéalement deux grandes factions : les éclectiques et les initiés. 

J’avoue que je n’aime pas trop cette impression, ayant été éclectique pendant 5-6 ans de ma vie, je ne comprends pas cette « guerre virtuelle ». D’un côté il faut dire qu’il y a certains éclectiques qui n’ont pas encore une idée précise de la Wicca mais qui s’élèvent déjà au degré de maître, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un maître inconscient surtout pour ceux qui commencent à s’approcher de ce chemin. De l’autre côté il y a chez certains initiés un esprit « identitaire » trop fort qui empêche l’ouverture vers les non-initiés, et pour la Wicca initiatique il n’y a rien de plus dangereux que la fermeture. Entre ces deux extrêmes, comme je le dis souvent, la bonne route passe au milieu. Il faut se rappeler que l’on est tous des êtres humains, l’initiation ne nous rend pas plus grands, plus forts ou plus savants que les autres, mais en même temps il faut se rappeler que cette spiritualité n’est pas un jeu où il faut démontrer qui sont les plus grandes et puissantes sorcières comme celles des séries télévisés. Ce qui est important c’est de ne pas tomber dans la vision « je-m’en-foutiste » qui considère un parcours éclectique sérieux et un parcours initiatique comme équivalents, ce sont deux chemins différents et ils doivent le rester. Chacun a sa démarche. 

La Wicca est un parcours expérimental, même si l’on est en « compagnie » chacun marche de ses propres pieds, chacun construit son rapport personnel avec le Divin, pour arriver à un même but commun par des chemins très différents. Ce n’est pas une compétition à qui arrive le premier, en tout cas courir sur une route en amont ce n’est pas sage.

 

Références:

Butler, W. E. – Magic: Its Ritual, Power and Purpose, Thoth publications Crowley, Vivianne – Wicca: A Comprehensive Guide to the Old Religion in the Modern World, Element Books Ltd Fortune, Dion – Applied Magic, RedWheelWeiser

Steiner, Rudolf – La Science de l’Occulte, Triades

1. v. 27 “Au lecteur” Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

2. Rudolf Steiner (1861-1925), membre et conférencier de la Société Théosophique et puis fondateur de l’anthroposophie.

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LOI SACREE

Posté par othoharmonie le 9 février 2015

 

La Loi d’Attraction : Loi de l’Amour :

La plus Puissante Loi de l’Univers

Il est formidable de constater que depuis plus de 10 ans, la Loi d’Attraction s’est répandue partout sur la terre comme une semence exceptionnelle, dépassant les frontières et fertilisant l’idée que nous  sommes de puissants co-créateurs.. Cette connaissance précieuse est si élévatrice, qu’elle mérite que l’on s’y attarde et qu’on l’étudie avec respect et noblesse. 

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La Loi : un mouvement Sacré de chaque instant.

Bien trop souvent utilisée comme un simple outil de manifestation, la LOI d’Attraction demande à être véritablement reconsidérée. Car en son Essence, en sa puissante vérité, elle s’impose comme un processus Universel et Divin de très grande envergure. 

En effet, à chaque battement de coeur, à chaque inspir et à chaque expir, nous utilisons la Loi d’ATTRACTION. Parce que tout dans l’Univers est vibratoire, nous vivons à chaque seconde une impressionnante symphonie vibratoire dont les notes affectent chacun d’entre nous, où que nous soyons, qui que nous soyons et quoi que nous fassions. Les vibrations sont émises par une infinité de sources, puis reçues par une infinité de récepteurs. Ce fabuleux va et vient incessant et insondable, nous caresse, nous pénètre et nous interconnecte créant en l’instant présent : notre réalité et la réalité collective. 

Certains appellent ce méli-mélo enchanté et enchanteur, cette danse, cette orchestration : le principe de «cause à effet». La Loi d’Attraction, serait un féérique flux/reflux de tourbillons et de feux d’artifices vibratoires au cœur desquels, chacun d’entre nous, sans exception, joue sa propre partition à

chaque instant !. L’effet ainsi produit et observé constitue ce que l’on croit être notre réalité. Certains nomment ce mouvement : la Loi de l’Amour, la puissante Loi de notre Père/Mère Divin.. 

La Loi : une Force Divine

En effet, la Loi ne se met pas en mouvement dès que nous décidons de faire appel à elle.et elle ne s’active pas uniquement lorsque nous en avons besoin. Elle n’est pas simplement au service d‘un désir ressenti à un moment précis. Elle est active tout le temps, à chaque souffle. 

Donc, l’utiliser uniquement lorsque nous envisageons d’attirer une situation spécifique est un fourvoiement qui peut  amener bien des surprises. Bien évidemment que nous pouvons l’utiliser pour attirer une nouvelle voiture, un autre travail, ou un logement plus adapté, mais la Loi s’inscrit dans un tout autre registre, celui du Sacré et du Divin. Celui qui ne perçoit pas sa dimension cosmique, sera amené à revisiter le processus afin de se délecter de ces infinies possibilités et de ses formidables aspects (lesquels, bien souvent dépassent l’entendement). Si nous la réduisons à un outil de manifestation, elle frappera à nouveau à la porte de notre coeur pour nous signifier qu’elle oeuvre d’une toute autre façon et quelle est prête à nous révéler des facettes insoupçonnées (sur nous-mêmes et la vie en tous ces aspects). . 

Car La Loi ne tolère pas la victimisation et l’ignorance Chaque pensée, chaque émotion, chaque intention, chaque action, chaque regard, chaque mouvement vibre à une certaine fréquence et instantanément cette fréquence devient un langage universel auquel une réponse sera toujours faite par la substance Universelle: c’est la LOI, la loi Sacrée : La Force Divine! 

Il ne suffit pas de visualiser, ou de « commander » à un moment donné, il est fondamental de maintenir en soi une haute qualité vibratoire afin de recevoir une réponse en adéquation à cette qualité là. L’Univers utilisera toujours la fréquence choisie et émise pour nous apporter la réponse adaptée à la fréquence. C’est pour cette raison que nous devons faire preuve de grande vigilance : En cela se tient le Libre Arbitre, en cela se tient l’Ascension. La Loi d’Attraction est le langage qui nous lie avec l’Univers et si parfois nous ne le comprenons pas quand celui-ci nous répond, lui, Il sait sans l’ombre d’un doute pourquoi il répond ainsi. Il nous sera demandé de prendre le temps d’étudier notre désir, de l’alimenter d’amour, de joie et de grandeur, afin que la Loi en accueille les belles fréquences pour ensuite, nous offrir une réponse vibrante de lumière.. 

La Loi : Choisir une haute qualité vibratoire :

FLe Libre arbitre consiste à choisir la qualité de nos pensées, de nos émotions et de nos actes. L’acte en lui-même est un mouvement de création, mais la qualité vibratoire avec laquelle nous posons cet acte permettra une manifestation correspondant à la valeur émise. Cela est vrai pour les pensées, les intentions, les rêves, les visions… . Si, par exemple : vous désirez partir en voyage aux Seychelles, l’Univers entend instantanément et organise déjà sa réponse, mais votre voyage se déroulera à la hauteur de la beauté vibratoire avec laquelle vous l’aurez imaginé. Si dans votre projection, vous colorez ce voyage de douceur, d’amour, d’abondance, de joie, de révérence, de partages, vous vivrez sûrement un voyage d’exception car vous aurez créé des passerelles de grandes qualités, favorisant des rencontres et des synchronicités exceptionnelles. 

En revanche, si vous demandez simplement à partir aux Seychelles, vous aurez une réponse, mais je serai curieuse de savoir comment se déroulera votre voyage. J’en ai moi-même fait l’expérience avec le tsunami en 2004. Je désirais aller en Thaïlande et je n’avais pas pris soin de donner un relief particulier à mon désir, il s’inscrivait un peu comme une fuite. Donc je n’ai pas suffisamment pris soin de mon intention. La réponse fut rapide. Oui, j’ai eu l’opportunité de partir en Thaïlande, mais j’ai vécu le  Tsunami de plein fouet. Bien évidemment, il ne tenait qu’à moi à comprendre pourquoi je m’étais trouvée là en ce moment très particulier : l’Univers avait répondu à mon appel qui certes manquait de finesse et de grandeur. La qualité vibratoire : voilà ce qui est fondamental pour attirer et émettre des ondes d’une grande valeur, valeur qui permet de co-créer une réalité tellement plus lumineuse. 

La Loi n’est donc pas un principe technique. C’est pour cette raison que nous devons être très attentif à la qualité vibratoire que nous exprimons aux moyens de nos ressentis, de nos pensées, car la Loi étant toujours en action, elle donnera toujours, toujours, toujours une réponse à ce qui a été impulsé… Cela veut dire que tout ce que nous présente la vie est toujours une réponse vibratoire à ce que nous avons créé, consciemment ou inconsciemment !!! Là se tient la LOI. Et en la comprenant ainsi, elle devient non plus un outil de manifestation, mais un véritable allié pour co-créer une toute autre réalité. 

Le langage de la Loi : l’Amour, La Loi D’attraction est la Loi de l’AMOUR.

Car son langage est celui de l’Amour. Nous avons été conçus en un souffle d’amour et ce même souffle est créateur. La Matrice Universelle, la Substance Universelle sont faites d’Amour, elles vibrent d’Amour, elles créent dans l’Amour… Parce que la LOI ne juge pas, elle « répond » en permanence à toute émission quelle qu’elle soit. Dans un premier temps, nous maîtrisions parfaitement cette LOI et ainsi nous expérimentions notre propre pouvoir créateur et nous créions des univers de splendeur. Malheureusement, nous nous sommes profondément égarés et nous avons sombré dans les affres de l’ignorance. Malgré cela, nous sommes restés des créateurs, mais des créateurs amnésiques, créant à chaque instant des réalités dépourvues d’amour, de compassion, de tendresse et de joie. 

Il est donc temps de se réapproprier cette connaissance sacrée et de l’utiliser avec révérence et gratitude. Plus nous nous employons à manifester avec un élan d’amour pur, avec respect et noblesse, plus les fruits de nos créations seront exemplaires. C’est pour cette raison qu’elle requiert toute notre attention et notre humilité. La Loi : c’est une puissance d’Amour pur !!!! 

LA LOI oeuvre avec LA PRESENCE « JE SUIS »

Cependant, elle sera encore plus probante et plus efficace si nous l’utilisons en faisant appel à notre Puissante Présence Divine « JE SUIS ». Car notre Présence suprême « gère » à chaque seconde tout ce que nous émettons afin de réguler nos co-créations. La Présence JE SUIS nous permet de créer la Perfection et de redevenir des Maîtres sur Terre. Voilà le sens de la Loi ! Tant que nous créons par le filtre de notre simple volonté, il manquera cette dimension Divine. La Création est toujours plus lente et plus complexe sans l’intervention de notre Pouvoir Divin… Car la Présence Divine Créée et

la personnalité Réagit…Sans la collaboration de Notre Présence JE SUIS, nous n’allons pas aussi loin… Ce qui compte ce n’est pas simplement d’exprimer nos désirs avec amour, mais c’est de les exprimer en demandant à notre Présence Divine d’orchestrer la synchronicité la plus adaptée à notre apprentissage du moment. 

De ce fait dès que nous remettons nos désirs emplis d’amour et de joie à notre Divine Présence, les avenues d’opportunités qu’elle est capable de nous « peaufiner » dépassent notre imagination et vont au-delà du connu. C’est ainsi que nous expérimentons notre expansion ! 

Saint Germain nous enseigne :

« Ceux qui se fieront suffisamment à cette puissante Présence auront des preuves abondantes de son intelligence et de sa Puissance Illimitée. Beaucoup de Maîtres ascensionnés vous tendent la main pour vous assister à condition que vous gardiez votre attention sur l’active

Présence du Divin en vous et que vous résistiez fermement aux apparences extérieures qui s’efforcent de vous distraire de votre vérité. Car la vérité est toute puissante et triomphe toujours. La Plénitude de votre Présence nous donne toutes choses désirées. » 

eComprendre la Loi : c’est redevenir Un puissant Co-Créateur !

Connaître la Loi et s’émerveiller en l’appliquant sont des privilèges sacrés qui nous permettent de changer littéralement notre vie. Nous avons donné le pouvoir à tant de croyances, à tant d’émotions, à tant de devoirs, à tant de fausses réalités que si nous nous engageons avec noblesse dans la compréhension et l’application de cette Loi, nous nous transformons et nous redevenons les co-créateurs conscients de notre réalité. Plus nous nous appliquons à émettre de très belles fréquences, plus nous nous rapprochons de cette communion magique avec Notre Présence JE SUIS et ainsi nous devenons en conscience des Puissances d’Amour Pur Et ainsi s »’ dresser à notre Présence JE SUIS : 

« Ô Puissante Présence JE SUIS, Toi Maître de Tout, Montre-moi ce que je dois faire, ressentir, dire, penser, créer… et vois à ce que je le fasse rapidement et parfaitement.. et Ô combien je te remercie…. » 

Je vous souhaite des co-créations resplendissantes d’audace, de couleurs, de rires, de profondeurs, de légèreté.. et d’Amour !

ISSSU du Magazine « Vivre sa Légende » n° 81

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Cessez de chercher à l’extérieur

Posté par othoharmonie le 8 février 2015

 

 

670px-Stop-Feeling-Self-Conscious-Step-8Vous êtes venu au monde avec une connaissance innée du pouvoir que vous avez de créer votre propre réalité. Et cette connaissance est si profondément gravée en vous que lorsque quelqu’un tente de freiner votre propre élan créateur, un sentiment de discorde s’empare immédiatement de vous. Dès votre naissance, vous saviez d’instinct que vous étiez le créateur de votre propre destin. Toutefois, même en étant constamment habité du puissant désir d’agir en ce sens, dès que vous avez commencé à vous intégrer dans votre société, vous avez accepté d’emblée l’image que les autres se font de la manière dont la vie devrait se dérouler. 

Pourtant, le sentiment d’être vraiment le créateur de votre propre expérience de vie survit toujours en vous, de même que celui selon lequel le fondement de votre vie est la liberté absolue et qu’en bout de ligne, c’est à vous seul qu’il revient de créer les conditions dans lesquelles se déroulera votre existence. Vous n’avez jamais aimé que d’autres vous dictent

quoi faire, ni que l’on cherche à vous dissuader de suivre vos propres impulsions. Mais avec le temps, et suffisamment de pression de la part des gens autour de vous qui semblaient convaincus que leur façon de faire était plus valide que la vôtre (et, par conséquent meilleure), votre détermination à guider le cours de votre vie a graduellement commencé à faiblir. Vous avez souvent trouvé qu’il était dès lors plus facile de simplement vous adapter à leurs idées de ce qui était mieux pour vous au lieu d’essayer de le découvrir par vous-même. Mais, par tous ces efforts d’adaptation pour vous conformer aux attentes de votre société, sans compter vos propres tentatives pour minimiser vos ennuis, vous avez involontairement renoncé à votre assise la plus fondamentale : votre liberté totale et absolue de créer. 

Toutefois, vous n’y avez pas renoncé facilement. En réalité, vous ne pouvez jamais vraiment vous en défaire, car elle est le principe le plus fondamental de votre être. Néanmoins, dans votre tentative de l’abdiquer, afin de mieux vous intégrer, ou dans votre résignation désespérée à l’idée que vous n’avez pas d’autre choix que de renoncer à votre droit inaliénable de choisir, vous vous êtes mis en travers de votre courant naturel et vous êtes allé contre la volonté de votre âme…Personne d’autre que vous ne peut créer votre réalité…Dès que vous aurez rétabli votre alignement avec les Forces Eternelles et les lois de l’Univers ainsi qu’avec la véritable Source de votre identité profonde, de joyeuses créations, défiant toute description physique, vous attendront car vous êtes le créateur de votre expérience et rien ne saurait être plus satisfaisant que de guider délibérément le cours de sa propre existence. 

Maîtres Bien-aimés, dressez une liste de cinq choses que vous aimeriez le plus changer dans votre vie, dans un futur immédiat. Tournez-vous à l’intérieur et examinez chacune de ces choses, puis efforcez-vous de les percevoir sous un nouveau jour et d’un point de vue plus élevé. 

Il est temps de comprendre que ce que vous détestez le plus en vous-même et dans votre monde, vous l’avez manifesté dans cette existence pour le changer, le surmonter ou l’accepter tout simplement. Ensuite, dressez la liste de ces cinq choses qui priment dans votre vie. Vous découvrirez peut être qu’en cette époque accélérée de transformation, vos priorités se modifient à mesure que vous évoluez.. Il est important d’apprendre à lâcher prise par rapport à ces choses qui ne servent plus votre bien suprême et de comprendre, qu’en fin de compte, c’est aussi pour le bien suprême de tous. Plus vous devenez centrés, puissants et sages, plus vous influencerez ceux qui vous entourent et votre monde pour le meilleur. 

Il est important que vous procédiez tout d’abord à des modifications mineures ; celles-ci doivent partir de l’intérieur. En ajustant votre attitude et en modifiant votre perception de votre entourage et du monde, la première partie du processus consistera à « accroître » ou à augmenter les schémas vibratoires que vous émettez. Vous arriverez ainsi à attirer à vous des gens et des situations en accord à la vibration plus élevée que vous projetez. «Maîtres Bien-aimés, comme vous le savez, vous êtes au coeur d’une métamorphose considérable. Jadis, le processus d’Ascension exigeait de s’isoler, de se retirer du monde. Il fallait des années  d’études intensives, de discipline et d’épreuves ardues. Cette époque est révolue. Le processus d’Illumination s’adresse désormais aux masses et pas uniquement à quelques heureux élus. 

Aujourd’hui, vous devez passer les épreuves initiatiques tout en vaquant à vos occupations quotidiennes, car c’est dans ces situations de tous les jours qu’elles apparaîtront. Chaque épreuve que vous réussissez accroît votre sagesse. Bientôt, vous cesserez de chercher à l’extérieur de vous la confirmation de votre valeur personnelle. Cela aura pour effet de permettre aux autres de trouver leur voie au moment qui leur convient et de la manière appropriée. Une fois cette façon de faire bien ancrée en vous, vous vivrez alors le Nouvel Âge de la maîtrise. Nous l’avons déjà mentionné, vous dégagez un champ magnétique de schémas vibratoires modulés par vos pensées, vos intentions et vos actes… 

Modifiez vos pensées, vos intentions et vos actes et vous transformerez votre Univers. Vos schémas de pensées modulés et ennoblis produisent un effet qui touchera votre vie et celle de ceux qui vous entourent et, par le fait même, vous accélérez grandement des changements dans le monde et au sein de l’Humanité… Il faut que vous sachiez que ce qui appartient au

passé relève du domaine de la mémoire. Modifiez la mémoire ou changez votre interprétation d’un événement passé et vous arriverez à transformer l’ensemble de vos antécédents en souvenirs heureux. Votre passé ayant fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, pourquoi ne pas en conserver uniquement le meilleur, que vous renforcerez et revendiquerez comme partie de votre « futur » ? … 

Autre point important à comprendre : tout dans votre avenir est une fabrication de votre   imagination ; alors pourquoi ne pas envisager et imaginer l’avenir le plus sublime le plus merveilleux pour vous-mêmes et autrui. Impossible de prédire l’avenir avec quelque certitude que ce soit. Toutefois, nous, des domaines supérieurs sommes capables d’entrevoir des lignes

temporelles les plus fortement probables. Chacun de vous possède la capacité de modifier une ligne temporelle négative dans le futur en retirant son énergie (ses pensées) de celle-ci et en se focalisant sur une issue heureuse… 

Maîtres Bien-aimés, aimeriez-vous accéder à vos aptitudes créatives supérieures et combler les désirs les plus ardents de votre coeur, même s’ils paraissent irréalisables? Quelles visions entretenez-vous pour l’avenir ? Imaginez ce à quoi pourrait ressembler votre monde idéal. Faites de cette vision votre futur probable le plus sûr, demeurez focalisés, sans diverger et modelez votre avenir, pensée après pensée, un pas à la fois. Rappelez-vous, Tout se joue  toujours, dans un premier temps à l’intérieur» 

Je suis l’Archange Michaël. 

Le message de l’Archange Michaël Par Ronna Herman

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Manifester les modèles de Perfection Pour La Nouvelle Terre

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

 

En Unissant les COEURS DE L’HUMANITÉ

Harnote Tra

Afin de manifester les modèles de perfection de la Nouvelle Terre sur le plan physique, notre Père/Mère Divin et la Compagnie des Cieux ont besoin de notre participation consciente. En alignement avec la Loi universelle, l’appel à l’aide doit provenir du domaine où l’aide est nécessaire. Cela signifie que, pour que les transformations se manifestent sur le plan physique de la Terre, elles doivent être impulsées par les Flammes qui pulsent au coeur du coeur des hommes et des femmes qui sont incarnées dans le plan physique. 

Même si les Royaumes Célestes nous aident par tous les moyens, les schémas de perfection pour la Nouvelle Terre seront cristallisés dans le plan physique par le prisme de la Flamme D’Amour du Père/Mère Divin qui brille dans les Coeurs de ceux qui sont incarnés. Aujourd’hui, nous avons des occasions extraordinaires de magnétiser les schémas de perfection pour la Nouvelle Terre dans le plan physique. Un afflux de lumière, au-delà des fréquences connues a baigné la planète lors de l’alignement céleste de l’équinoxe de Printemps, qui a lieu le dimanche 16 Mars 2014. Cet afflux de Lumière va s’édifier en intensité pendant plusieurs semaines. Ensuite, cette lumière sera disponible en permanence pour chacun et elle nous assistera dans le processus de transformation de nos vies. 

Il est bon de mettre à profit cette opportunité cosmique en unissant nos coeurs et nos esprits avec le coeur et l’esprit de notre Père/Mère Divin, avec les coeurs et les esprits des Royaumes Célestes et avec les coeurs et les esprits de la Présence JE SUIS de chaque homme, femme et enfant sur Terre. 

Sachez que la lumière de Dieu est toujours victorieuse et nous sommes Lumière. Nous sommes la « porte ouverte » que personne ne peut fermer. Nous sommes « la Coupe », « le Saint Graal », à travers lesquels la lumière Divine s’est déversée en ce jour sacré afin de manifester les schémas de perfection de la Nouvelle Terre dans le plan physique de la Planète.  

Ces modèles vibrent dans les strates mentale et émotionnelle de la planète depuis la naissance de la Nouvelle T erre. Ces modèles, ces nouvelles matrices attendent nos invocations afin d’être précipités dans le plan physique et cela se produit par la puissance d’Amour qui pulse en nos coeurs. 

Je vous propose une invocation qui a été offerte à l’humanité par la Compagnie des Cieux.. Parce que nous sommes simultanément interconnectés et interreliés,

dès lors que l’un d’entre nous invoque la Lumière, il devient un relai, un instrument pour l’humanité. De ce fait, il sert en conscience et participe à l’éveil de chaque homme, chaque femme et chaque enfant de la Terre. Cette invocation s’active par la présence JE SUIS de chacun, de ce fait, les personnes reçoivent ce qui est en alignement parfait avec leur plan divin et pour le plus grand bien de tous. Rappelez-vous : Une âme qui s’élève, élève le monde !. 

Invocation :

« JE SUIS ma Présence JE SUIS et JE SUIS Un avec la Présence JE SUIS de toute l’humanité. JE SUIS Un avec mon omniscient, omniprésent, omnipotent Dieu Père/ Mère, Un avec la Cosmique Présence JE SUIS, et JE SUIS est Tout Ce Qui Est . JE SUIS Un avec les Royaumes Célestes et JE SUIS Un avec les Tous les Êtres de Lumière associés avec les schémas de perfection pour la Nouvelle Terre . 

« JE SUIS » inspire en mon coeur ces modèles provenant des sphères mentales et émotionnelles de la Terre, et JE SUIS expire de mon coeur ces modèles pour la Nouvelle Terre afin qu’ils enveloppent toute vie sur cette planète. 

Alors que j’inspire et que j’expire ces modèles de perfection par le filtre de mon coeur, mon Père/Mère Divin et tous les Êtres de Lumière amplifient 1000 fois mes efforts. J’inspire et j’expire maintenant par le lumineux prisme de mon coeur et par le prisme du coeur de l’Humanité les plus HAUTS modèles de la Nouvelle Terre afin qu’ils se manifestent dans le plan physique. 

J’inspire et j’expire par le lumineux prisme de mon coeur les flots de modèles parfaits d’abondance Divine, d’Opulence Divine, de Liberté Financière et tous les Biens Divins pour tous, afin qu’ils se manifestent dans le plan physique. J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles portant les fréquences de la jeunesse éternelle, de la santé parfaite, de la beauté rayonnante et de la vitalité permanente afin de les manifester dans le plan physique. 

J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles vibrants d’habitudes saines, qu’elles soient alimentaires, relationnelles, sportives, relaxantes, professionnelles afin de les manifester dans le plan physique. J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles lumineux d’une vie de famille très harmonieuse, de relations d’amour pur, d’amour divin, de sexualité divine, de vraie écoute et compréhension, de communication claire et efficace, de sincère partage de coeur, d’Unité, et d’unification de toute vie afin de les manifester dans le plan physique.  

J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles portant les énergies pour la Paix Eternelle, l’Harmonie, l’Équilibre, et le Respect pour Toute Vie afin de les manifester dans le plan physique. 

J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles qui favorisent la manifestation de la Liberté, du Succès, de l’Accomplissement, d’une carrière enrichissante, de l’Estime de soi, de la Conscience Divine et de la Perception Divine. J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles qui vont initier l’ouverture du Coeur, la Communication  télépathique avec les Royaumes Célestes, les Anges et les Elémentaux afin de les manifester sur le plan physique. 

J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles qui inspirent toute forme de pure créativité à travers la musique, le chant, le son, la danse, le mouvement, l’art et l’éducation afin de les manifester dans le plan physique.

J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles qui déclenchent les rires, la joie, la légèreté, les divertissements de qualité, l’Eveil,  l’Enthousiasme, la Contemplation, le Bonheur, l’Emerveillement afin de les manifester dans le plan physique. J’inspire et j’expire par le prisme de mon coeur les modèles qui resplendissent de Splendeur afin de manifester dans le plan physique le Paradis et l’expression libre de l’Amour Divin J’accepte, ici et maintenant, et je sais tout au fond de moi que ces modèles de perfection édifiant la Nouvelle Terre ont été insufflés et ancrés dans le plan physique. 

J’accepte aussi et je sais que ma Présence JE SUIS va intensifier ces modèles chaque jour, à chaque « inspir » et à chaque « expir », jusqu’à ce que la Nouvelle Terre soit concrètement manifestée sur cette douce Planète et que toute Vie ressente une exaltation infinie et Ascensionne Librement Avec une profonde humilité, un amour  divin et une gratitude infinie : je décrète : 

C’est accompli. Et il en est Ainsi ! JE SUIS, JE SUIS Aimé , Aimé JE SUIS.

 Par Patricia Cota- Robles Traduit par Dominique-Claire Germain

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La fécondité intérieure

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

 

Qui mieux que l’auteur du  Symbolisme du corps humain  (éd. Albin Michel) pouvait nous faire partager l’appel de la gestation intime  

Annick de Souzenelle : Nous avons tous à « Devenir »…

vision-quest-l-as-de-l-eau-3926552L’Homme d’aujourd’hui n’est pas l’Homme définitif. Pour l’instant l ‘Homme est très identifié à son inconscient…

Mais une lente montée de conscience se fait depuis le début des temps et se fera jusqu’à la fin des temps. L’Homme est comparable à un arbre qui grandit et dont la sève monte. Le thème de la fécondité est donc essentiel. Mais on a trop longtemps confondu le fruit de cet arbre, et donc l’objet même de la fécondité, avec l’enfant qu’un couple met au monde. L’enfant est béni, mais il n’est pas le but, il n’est pas le fruit. Dans mes ouvrages, j’ai souvent mis l’accent sur ce qui est dit de la création de l’Homme – de l’Adam – dans la Genèse: « A l’image de Dieu » et » mâle et femelle il est créé ». Il est bien entendu qu’à un tout premier niveau, celui du sixième jour qui voit aussi l’apparition des animaux de Terre, Adam est comme ces derniers, « mâle et femelle », dans les catégories biologiques, et voué à la procréation. Mais à un autre niveau qui fera l’objet du septième jour, l’Homme en tant qu’image de Dieu est appelé à faire un passage essentiel dans la réalisation de cette image, et le vocable « mâle et femelle » prend alors une tout autre signification: est « mâle » celui (ou cela) qui « se souvient » de cet autre « côté » de lui-même (et non d’une « côte » !) lourd de l’image divine; il s’agit dans ce pôle « femelle », d’un féminin intérieur à tout être humain, côté voilé de lui parce qu’encore inconscient mais riche d’un potentiel inouï.

Epouser ce féminin-là pour faire grandir « l’image » – comme grandit en effet un enfant dans un ventre maternel – pour atteindre à la « Ressemblance à Dieu », est alors la vocation réelle de l’Homme (hommes et femmes). Nous pouvons prolonger l’analogie et dire que l’état de « Ressemblance » est celui d’un enfant intérieur prêt à naître au neuvième mois d’une gestation essentielle. A ce terme, ce qui n’était que potentiel est réalisé, l’inconscient est transmuté en conscience. L’arbre a donné son fruit : l’Homme déifié.

Là est la vraie fécondité.

Malheureusement, je lis encore aujourd’hui de nombreux ouvrages de théologiens qui continuent de confondre ce féminin des profondeurs en chacun, avec la femme extérieure qu’alors on voile d’une façon ou d’une autre…

N C : L’humanité s’est donc arrêtée là, et les églises participent à ce réductionnisme !

A.D.S : Oui, les instances religieuses se sont dramatiquement arrêtées là ! En Occident, jusqu’au concile Vatican II, le mariage n’a eu pour finalité que la procréation. Un couple sans enfant était terriblement culpabilisé. Non moins culpabilisante était l’union accomplie hors de ce propos. Navrant !

N. C. : Vous venez de dire que l’homme est à devenir… à devenir Homme vraiment… A travers la rencontre amoureuse, sorte d’état d’illumination, n’a-t-on-pas, insconciemment, l’impression qu’enfin l’être aimé va nous aider à faire fleurir en nous ce germe d’humanité que nous n’arrivons pas à faire émerger seul ? La relation de couple peut-elle être une voie d’évolution vers ce Devenir dont vous parlez ?

A.D.S : Être amoureux tient d’une magie dont la folie, en l’homme ou en la femme, résulte de cette même « montée de sève » que j’évoquais tout à l’heure. Mais, en l’occurrence, cette montée de sève est totalement investie « à l’horizontal », récupérée dans les relations humaines ; elle ne fait plus l’objet du mariage intérieur qui,lui, assure la verticalisation de l’être et le conduit jusqu’à l’expérience de la « folie en Dieu ».

En l’Homme, cette sève est la puissance de l’Eros, de source et de finalité divine, mais dont une partie dessert, si j’ose dire, les étages intermédiaires: la vie génitale et l’ordre affectif s’en nourrissent, mais se voient transformés par un appel plus puissant encore, celui des épousailles divines. En profondeur, la vie de l’Homme n’est que nous ! Mais lorsque les ordres intermédiaires captent toute la sève et qu’ils s’octroient la dimension d’Absolu, qui n’est qu’en Dieu, les lendemains sont désenchanteurs, pour ne pas dire parfois très douloureux ; chacun des deux partenaires, coupé de lui-même – étranger à cet autre « côté » de lui-même – exige de l’autre un absolu et s’irrite de ce qu’il ne le lui apporte pas. Il s’agit là d’un jeu hélas
inconscient !

Mais lorsque l’Homme devient conscient, cette magie de l’amour de deux êtres peut admirablement contribuer à la transformation intérieure de chacun. Lors qu’ils replacent cette poussée de sève dans le souffle de l’appel divin, ils ne vivent pas là des forces contraires, mais des étapes différentes d’une même force, dont l’une illumine l’autre.

Une transcendance nous habite, qui transforme tout ; je dirais que nous devons nous laisser envahir par elle. En ce sens, le mariage n’est pas une moins grande ascèse que les autres formes de vie, celle du moine ou du célibataire; toutes ont le même but. Mais le mariage en est une icône directe.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de replacer toutes ces valeurs dans leur vraie lumière. Il nous faut une exigence autre…

N. C. : Peut-on voir à travers le symptôme du divorce, qui se développe de plus en plus, le symbole précisément,de cette autre exigence ? Par exemple, un début de prise de conscience que l’autre ne peut pas faire le travail intérieur à notre place, et que la recherche du bonheur à l’extérieur de soi n’est qu’illusion ?

A.D.S : Je ne sais si nous pouvons poser le problème de cette façon. Je crois que la multiplication des divorces est encore une réaction aux interdits d’autrefois. Nous arrivons à la fin d’un monde qui était basé sur une éthique morale. On ne divorçait pas, c’était interdit par l’Église d’Occident. Cette Loi faisait partie intégrante de l’éthique, mais celle-ci est en train de s’effondrer. On n’a pas encore reconstruit pour autant un autre paradigme. Aujourd’hui on ne veut plus obéir à une loi, mais comprendre le sens. Je crois que les divorces font partie de ces conflits auxquels on croit pouvoir donner une solution en les contournant.

N. C. : Je suis peut-être trop optimiste en disant cela…

A.D.S : Oui, peut-être. Si deux êtres qui se séparent ne se remettent pas totalement en question, ils risquent de reproduire la même situation par la suite. S’ils se remettent en question, ils peuvent parfois reconstruire une relation à un autre niveau de l’amour. Ce n’est plus la folle magie du premier jour, mais c’est beaucoup plus profond.

N. C. : Vu ainsi, le divorce est la preuve de notre grande irresponsabilité face à nous-mêmes… La seule aide véritable doit venir de nous…

A.D.S : Vous avez raison. Mais Je vous arrête sur le mot « aide » qui, justement, apparaît dans la Bible au 2ème chapitre de la Genèse. « Dieu dit: il n’est pas bon qu’Adafi soit seul, faisons une aide semblable à lui ». 

Cette traduction est mauvaise sous bien des aspects, mais surtout en ce qu’elle qualifie l’aide ; il n’est pas possible de traduire par « semblable à », il serait plus juste de parler d’une « aide capable de communiquer avec lui », ou encore « d’être son face à face ». C’est alors que Dieu fait découvrir à Adam cet autre « coté » de lui-même – et non sa « côte » comme je l’ai dit tout à l’heure – cette part de lui qu’il devra épouser, son féminin intérieur.
Adam – chacun de nous – ne peut que trouver aide en lui-même, en entrant en communication avec lui-même, avec cette part sacrée de ses profondeurs.

N. C. : En partant de ce constat, comment l’homme et la femme, dans la vie de couple, peuvent-ils cheminer ensemble et s’aider à réaliser ces épousailles intérieures ?

A.D.S : Ce n’est que dans la mesure où l’on communique avec soi-même que l’on peut communiquer avec l’autre à l’extérieur. Cet « autre extérieur » est toujours représentatif de « l’autre intérieur » à soi. L’accepter dans sa totale différence, c’est s’accepter soi-même. Seule cette vraie communication nourrit l’amour. Lorsqu’elle n’existe plus, l’amour meurt.

C’est ce que signifie le « ils n’ont plus de vin » – plus de réjouissances – que Marie fait discrètement remarquer à Jésus dans l’épisode des « Noces de Qanah » que rapporte l’évangéliste Jean. L’eau que Jésus transforme alors en vin pour continuer la fête, un vin d’un nectar incomparable, est symboliquement de l’inconscient transformé en conscient, un amour humain encore assez animal qui prend dimension divine.

Jésus vient alors renvoyer le Satan. Nous, de même, devons renvoyer tous nos démons, et tout d’abord accepter de les voir, de les nommer et de travailler à leur retournement. C’est cela, la communication avec soi-même, et le commencement d’un travail intérieur. Adam, laboureur de la Terre, doit travailler avec toute sa terre intérieure. Alors vient la fécondité !

N. C. : Nous vivons dans un siècle où, depuis la libération sexuelle, le corps est montré partout. Le corps est exposé, vendu, commercialisé… Par les films pornographiques, de plus en plus répandus, on peut « voir  » l’amour, « apprendre  » l’amour ; l’acte d’amour est devenu une « chose  » sans intimité, une image, un objet de consommation … Ne sommes-nous pas allés trop loin ? Cet étalage du « corps-chose  » n ‘est-il pas dangereux au point de nous faire totalement oublier l’Esprit qui vit à l’intérieur ?

A.D.S : Actuellement, nous vivons du réactionnel par rapport aux interdits d’avant, mais nous sommes aussi tombés dans une autre aliénation! Et vous avez raison, l’amour n’importe comment, avec n’importe qui, est aussi faux et aussi aliénant, si ce n’est plus, que les refoulements que dénonçait Freud. Je crois qu’il faut rendre au corps sa beauté, sa grandeur…

N. C. : Le poète Novalis, amoureux de l’amour, dit : « Il n ‘y a qu’un temple au monde et c’est le corps humain.. »

A.D.S : Je ne serais pas aussi absolue! Le cosmos aussi est un temple – la Maison que j’habite… Tout peut être temple si j’y contemple la présence divine.

Le corps ne doit pas être idolâtré; il sera transformé en corps spirituel avec la déification de l’Homme intérieur; il inscrit dans la moindre de ses cellules toute transformation de l’être ; il est un témoin.

N. C. : Alors, quelle est ta voie du milieu, celle qui chemine entre les interdits et la déification ?

A.D.S : C’est le « chemin qui a un coeur » dont parle l’autre poète, Daniel Pons : « Le chemin des profondeurs où chaque chose est reliée au Verbe divin qui la fonde. » Si nous ne voyons pas derrière le moindre brin d’herbe sa relation à l’archétype divin dont il procède, nous sommes dans un non-sens absolu. Avant tout, il nous faut retrouver la respiration qui unit la terre au ciel et l’Homme à Dieu.

3091315523_1_9_C9pfkbpNParce que nous ne sommes plus dans ce souffle, nous sommes dans une effroyable confusion. Coupés du monde divin, nous sommes dans la même situation que celle du déluge. « Maboul » est le déluge en hébreu. Nous sommes tellement concernés que nous en avons gardé le mot français! Il signifie l’anarchie la plus totale – l’Homes coupé des archétypes. Celui qui rentre dans l’arche, Noé – et nous sommes tous appelés à devenir des Noé, rentre dans le souffle, dans la respiration exaltante de la vie divine, et il s’accomplit.

Dans l’arche (notre arche intérieure), toute chose reprend sa vraie place, y compris le corps de l’Homme.

N. C. : Dans un couple, il arrive que l’homme ou la femme ( c’est le plus souvent la femme), ait un peu plus de conscience de la nécessité de ces noces intérieures… Une personne peut-elle, par contagion, transformer l’autre ?

A.D.S : Là est la grande difficulté ! Je dirais même l’Épreuve! On peut marquer une distance avec les amis quand on ne parle plus le même langage qu’eux, mais que faire avec le conjoint quand il n ‘y a plus cette communication possible parce qu’on ne participe plus du même niveau de conscience ? Un vrai mariage, dans le sens sacramental du terme, devrait résister à pareille épreuve. Il est alors essentiel que l’un des époux ne fasse pas pression réductrice sur l’autre, et que cet autre non seulement n’entre pas dans le piège du mépris, mais que son amour devienne patience, compréhension, acceptation…

C’est le but de son travail intérieur que de le conduire vers un degré de conscience plus élevé encore, car tel est le chemin ! Alors, en effet, plus celui-là développera cette qualité, plus le chemin se fera pour l’autre, car une sorte de « transfusion sanguine » unit les deux.

Mais, si l’un des deux n’a pas « décollé » de son labyrinthe d’inconscience et s’il ne supporte pas l’avancée de l’autre, il peut parfois être agressif, culpabilisant, voire destructeur. A ce moment-là une séparation est quelquefois nécessaire. Mais le chemin que poursuit « l’éveillé » peut aussi continuer de jouer un rôle pour la transformation de son conjoint.

Il est difficile de parler de ce sujet en termes de généralité ; seule une écoute intérieure à chacun, dans le secret de sa personne, peut dicter la route à suivre. Nul ne peut juger de la décision de l’autre, dont il est seul à être éclairé et seul responsable.

Mais, quand la décision et l’attitude sont justes, ce que vous appelez « contagion » et que j’appelle véritable « transfusion » d’un sang subtil, oeuvre d’une manière admirable. Dans notre génération actuelle c’est en effet la femme qui, généralement, s’éveille plus que l’homme. Il y a de nombreuses raisons à cela, de l’ordre de la nature ainsi que de la culture – pour reprendre des catégories chères à nos temps modernes ; quelquefois, c’est le cas contraire, mais en général l’homme fuit beaucoup cette exigence intérieure ; il se cache inconsciemment derrière ses fonctions familiales, professionnelles, voire « initiatiques » et sarcerdotales… Il fuit aussi la femme qui l’oblige à sortir des schémas rassurants d’autrefois.

Aujourd’hui la femme est très seule. Mais lorsque l’homme entendra enfin le message des profondeurs, l’humanité fera un grand bond. C’est la femme qui, pour l’instant, est génératrice du nouveau paradigme qu’il faut très vite mettre en place.

N. C. : « La femme est l’avenir de l’Homme » écrivait Aragon. . . Est-elle ta jardinière du Devenir ?

A.D.S : J’ai été longtemps thérapeute et je travaillais avec cette phrase qu’on trouve dans les actes des apôtres : « L’un sème, l’autre arrose, Dieu seul fait croître ». Et si nous croyons que nous pouvons faire croître quelque chose ou quelqu’un, nous sommes vraiment dans l’illusion.

Donc, continuons de semer et d’arroser, d’abord en nous-même, parcourons nous-mêmes le chemin…

N. C. : Parfois ta femme s’exaspère facilement de ce que l’homme ne veut jamais regarder au-dedans de lui- même et fuit sans cesse au-dehors… L’attaquer de front, lui faire remarquer que ce n’est pas la bonne méthode, il fuit plus encore… Quelle attitude faut-il avoir ?

A.D.S : Il est certain qu’on se trompe en l’agressant… C’est par toute notre féminité, notre douceur et beaucoup d’amour que les choses peuvent se faire, mais que c’est difficile! Quand on se trouve devant un homme qui ne comprend rien, il est difficile de ne pas être irritée et de manifester subtilité et douceur…

N. C. : Entre ma génération et la vôtre, trente années d’écart. Quels sont les vrais grands changements que vous avez observés dans la vie des femmes… Il y a bien sûr eu le féminisme…

A.D.S : D’après la forme qu’il s’est donné, le féminisme est lui aussi un phénomène réactionnel. Mais, en soi, l’éveil de la femme est dans l’ordre des choses. J’ai dit dans Le symbolisme du corps humain que, d’une part, une synchronicité liait cette émergence du féminin à une prise en compte de l’inconscient redécouvert par Freud – les Pères de l’Église en avaient déjà parlé – et que, d’autre part, l’arrivée de l’Homme sur la lune est un grand tournant de notre histoire. Pour reprendre une terminologie biblique, je dirais qu »‘une vapeur monte de terre », qui va commencer à arroser notre sécheresse d’intellect et de coeur! C’est pourquoi cette forme réactionnelle est en train d’évoluer vers plus de justesse. Les choses se mettent en place du fait même que la femme, par son éveil, trouve plus de justesse intérieure. Mais elle est aussi lucide et découvre les fuites, les multiples cachettes de ses partenaires; elle est souvent amenée à prendre plus qu’elle ne le voudrait la place de l’homme à cause des insuffisances de ce dernier !

Et puis, les vieux schémas ne sont pas encore évacués. J’animais l’autre jour un stage dont un participant me dit: « Mais moi, je permets à ma femme de faire ce qu’elle veut » !

Sans commentaire, n’est-ce-pas ? Il y a encore beaucoup de chemin à faire…

N. C. : Oui… Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus de femmes qui entreprennent un authentique travail intérieur, et, parfois, l’émergence de leur être fondamental demande encore une attention consciente et permanente afin qu’il ne soit plus étouffé sous le poids de ta responsabilité que les hommes ont fait porter aux femmes depuis le pêché originel !!!

A.D.S : Nous avons été jusqu’ici tellement identifiés à notre inconscient que, incapables de la voir et de la nommer, nous avons pris cette Ishah de la Genèse pour la femme, alors qu’elle est le « côté inaccompli » d’Adam, de chacun de nous donc, dont je vous ai parlé, c’est-à-dire l’inconscient. Dans le paradis terrestre, Adam est seul, mais un Adam Ish et Ishah, c’est-à-dire époux et épouse de lui-même à lui-même. De même aujourd’hui chacun de nous est seul et le serpent s’adresse d’abord images (3)à notre inconscient ; nous sommes alors piégés avant même de le savoir! Le jeu de séduction est subtil.

Je pense à la femme d’aujourd’hui comme à la lettre Shin de l’alphabet hébraïque: son idéogramme est un arc tendu à l’extrême avant le départ de la flèche. Son symbole est donc celui de l’extrême rétention mais aussi celui de la détente infinie. Nul ne peut dire où la flèche ira, mais elle est partie : sa course commence et l’axe dans lequel elle se dirige est celui de l’Absolu.

Site :   http://souzenelle.free.fr  

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DES CRITERES DE SAGESSE QUI NE TROMPENT PAS

Posté par othoharmonie le 6 février 2015

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Comparaison n’est pas raison. Le sage ne compare pas son image à celle d’un autre pour en déduire une hiérarchie. Il n’est jaloux de personne. S’il contemple l’image d’un autre, c’est pour des raisons utilitaires constructives. 

Il faut des garde-fous, des protections, des tampons. Une image de soi solide ne peut changer que lentement. Faites attention à cela quand vous dites quelque chose à quelqu’un : il est normal qu’il évolue lentement, votre remarque ne peut pas porter immédiatement ses fruits. (Les maîtres peuvent comprendre tout de suite en quoi leur image va changer, puis intègrent ce changement sur une période assez courte.) 

Celui qui est libre est celui qui a les moyens de décider/sculpter lui-même son image de soi. Il a besoin des autres pour le faire, du monde entier, mais il reste seul décideur. 

Le sage tend à avoir une image de soi appropriée aux circonstances. Il s’adapte. Mais il a aussi une image de soi unique, synthèse abstraite de toutes les images de soi, qui le définit en tout temps, à tout endroit et face à toute autre personne. Cette sur-image prime sur toutes les images de circonstance. Elle n’est sensée être teintée d’aucune idéologie, d’aucun drapeau, d’aucune appartenance. 

Le sage est prêt à redéfinir son image de soi. Quelle que soit l’image de soi que l’on ait, donc les choses que l’on fait dans la vie, il peut toujours arriver un moment où cela devient inadéquat. Ou bien cela a toujours été inadéquat, et on s’en rend compte. Prenons par exemple le cas de quelqu’un qui a pris sous son aile une personne faible et fragile. Après quelques temps, peut-être grâce à la protection reçue, cette personne a acquit de la force et du savoir. Il n’est donc plus nécessaire de la protéger. Au contraire, il vaut maintenant mieux l’encourager à aller de l’avant. Il faut donc cesser d’être un protecteur et devenir un support. Tout le monde n’est pas capable de faire cela. Beaucoup de protecteurs immatures, quand l’oisillon menace de grandir, vont le casser psychologiquement ou compromettre ses chances de succès. Pour qu’il reste un oisillon, pour que le protecteur garde son statut de protecteur. Une personne aimante acceptera au contraire la modification de statut et la favorisera. Il peut sembler naturel de faire cela, en pratique c’est souvent très dur, associé à une souffrance. Car cesser d’avoir une image de soi de protecteur, c’est tuer ce qu’on est, c’est renoncer à le faire vivre. Le sage accepte ce sacrifice, par amour. Et puis aussi il sait que souvent il renaîtra, différent, sans doute meilleur encore. Par exemple avec une image de soi d’encourageur, de promoteur, de supporter… Il y a un très grand nombre de cas où l’on peut ou doit accepter de mourir et de renaître. On peut être un bandit qui se croyait Robin des Bois, comprendre qu’on a causé beaucoup de malheurs et désirer renaître honnête travailleur… La Passion du Christ est un symbole de ce processus de mort et de Résurrection. Dans la philosophie Alchimiste, héritée de la Chine Antique, le processus est décrit très en profondeur. Les longues phases traversées par la personne en mutation sont minutieusement décrites, de façon symbolique. Parfois ce processus peut prendre des années. 

L’ami du sage est celui qui le critique. 

kabir-soufisme-543poLe sage sait que rien n’est intrinsèquement impur et que tout peut être nécessaire à toutes choses. Il amène donc toutes choses à lui, mais travaille longuement à en tisser des ensembles cohérents, efficaces, utiles. Une des phases les plus importantes est le choix judicieux de la quantité de chaque chose : la pondération. Un sage est une grande bibliothèque parsemée de machines qui ronronnent doucement. L’efficacité de cet ensemble dans le vie pratique est sensée être extraordinaire. Le sage est capable de faire des choses. 

Il n’y a plus de problèmes dès l’instant où les images ont été énoncées, qu’elles ont été officialisées et perçues par tous. Prenons par exemple une personne qui a un handicap et qui parle difficilement. Ou une personne surdouée qui s’exprime dans des termes que personne ne comprend. Tous deux ont un problème de communication. Tous deux vont énerver leurs interlocuteurs, peut-être les fâcher. Si on explique à ces interlocuteurs la raison du problème, si on leur dit ce que ces deux personnes sont, alors ils ne s’énerveront plus. Ils prendront le temps d’écouter la personne handicapée et diront au surdoué de se calmer un peu. On pense parfois qu’il ne faut pas dire qu’une personne est handicapée, parce que c’est humiliant. Ou qu’il ne faut pas dire qu’une personne est surdouée, parce qu’elle sera rejetée ou vénérée ce qui revient au même. C’est idiot. Bien sûr ces problèmes existent, mais uniquement avec les personnes qui ont des problèmes d’éducation. De toute façon, tout le monde finira bien par se rendre compte que le handicapé est handicapé et le surdoué est surdoué. Mais si cela n’a pas été dit, énoncé, il subsistera toujours un problème, un inconfort. Que l’on soit handicapé ou surdoué n’est pas la question. Ce qui compte, c’est d’être un personne et avoir l’affection des autres personnes parmi les autres personnes. Le vrai privilège est là. Cela implique d’être reconnu pour ce que l’on est et de recevoir ce dont on a besoin. Alors on est ni mieux ni moins bien qu’un autre. On est. On fait ce qu’on a à faire. 

On agit suivant l’image qu’on est. Améliorer et connaître cette image est donc primordial. Mais trop de personnes restent prisonnières de cette image. Elles sont comme piégées à l’intérieur. Elles vivent cette image mais elles ne la voient pas. Elles souffrent si quelqu’un critique une partie de cette image, comme une personne dont on a heurté une partie du corps. Le sage, lui, est capable de contempler son image de soi. Il peut devenir comme une personne externe, qui regarde calmement cette image, qui en voit les parties et les liens. Il peut donc gérer cette image avec beaucoup plus d’intelligence. Il souffre aussi beaucoup moins quand cette image est attaquée. Par exemple, le sage est capable de plaisanter sur ce qu’il est, il est capable d’en rire. On se moque parfois d’un nouveau venu. C’est souvent uniquement pour voir si c’est un sage ou non. Si c’est un sage, il surenchérira sur la plaisanterie, il en rira plus fort encore. Si ce n’est pas un sage, il sera vexé et blessé. 

Que ce soient deux individus ou deux ethnies, chacun a son image de soi et des choses. Cela pose des problèmes quand ces deux individus ou ces deux ethnies sont obligés de vivre sur le même territoire. Comment concilier les actes et les ambitions de chacun dès lors que chacun pense les choses suivant des images différentes ? Il y a en gros trois gradations dans la confrontation. Au stade le plus bas il y a la guerre. On ne supporte pas le point de vue de l’autre. Alors on le force à partir ou on le détruit. On peut aussi le réduire en esclavage ce qui est une façon plus productive de le détruire. Au deuxième stade il y a les marchandages. On essaye de négocier, de s’arranger, de partager les ressources de façon plus ou moins équilibrée. Chacun présente ses arguments et dit ses priorités. On essaye de trouver le terrain d’entente le moins mauvais possible. C’est le travail des commerçants, des diplomates et des parlementaires. Pour que ce deuxième stade soit possible, il faut un pays avec un bon enseignement, où l’on apprend à parler et à calculer. Au troisième stade chacun essaye de comprendre et surtout de ressentir quelles sont les rêves et les émotions de l’autre. Chacun essaye de satisfaire au mieux les besoins et les espoirs de l’autre. Ce troisième stade demande un niveau culturel et spirituel très élevé. 

On est parfois étonné de voir un sage imposer quelque chose de très dur à une personne et cette personne l’accepter. Alors que venant d’autrui elle ne l’aurait pas accepté. Une première raison est bien sûr que l’on peut supposer que le sage sait ce qu’il fait. Soit il est juste de faire ce qu’il fait, soit il y a un bénéfice à en escompter plus tard. Il y a une autre raison à laquelle on pense moins : le sage sait et ressent ce qu’il inflige à la personne. Il sait quelle sera la douleur de la personne ou ses angoisses. La personne le sait et c’est pour cette raison qu’elle l’accepte. Le sage a en lui l’image de ce que la personne ressent. Autrui n’aurait pas eu cette image et aurait imposé ses décisions sans tenir compte de ce que ressent le personne. 

Les personnes pour lesquelles nous avons le plus de dépendance affective sont celles qui nous comprennent, qui ont en elles une image de nous-mêmes. Par exemple des parents peuvent avoir passé des années à s’occuper d’un enfant. Si à l’adolescence ils cessent de comprendre leur enfant, celui-ci considérera ses parents comme inintéressants voir comme des ennemis, des personnes à éviter. Par contre il suivra sans hésiter une personne qui ne lui donne rien mais qui le comprend. Le Dalaï Lama est très aimé des tibétains alors qu’il ne leur donne rien. Parce qu’ils savent qu’il les comprend, qu’il pense à eux et qu’il se tient au courant de ce qui leur arrive. Un poète qui révèle des choses que les gens sentent en eux, sera vénéré comme aucun chef d’état ne pourrait l’être. Un chef d’armées qui sait parler à ses hommes et réveiller en eux la pulsion du guerrier, pourra être aimé peut-être autant qu’un poète. 

Ce qui est inconnu attire. Cela recèle des choses que nous pourrions ajouter à notre image de nous-mêmes. Cette attirance peut autant se manifester par de la fascination et une envie irrépressible que par de la peur et de la répugnance. L’inconnu engendre des sentiments extrêmes. Le sage n’a pas ces sentiments extrêmes. Il a visité l’inconnu, en personne ou par une poésie créée par un autre sage. Pour lui ce n’est plus l’inconnu. Il comprend et ressent cet inconnu, il est capable de dialoguer avec lui et de le vivre. Un sport national dans beaucoup de milieux consiste à essayer de se faire passer pour un sage. On dit de l’inconnu : « Oui oui je connais  ! ». On croit savoir ce qu’est l’inconnu. A cause de cela on engendre le mal. On prend des décisions pour des choses que l’on ne connaît pas. 

Le sage est prêt à la mort de toute chose. Il l’accepte. Cela lui permet de vivre, de faire vivre et de laisser vivre. Si on n’accepte pas la mort possible des choses, on passe son temps à trembler, on commet des lâchetés. Si un époux n’accepte pas la mort possible de son couple, c’est à dire la possibilité du divorce, la vie de ce couple sera un enfer. Il y aura des tensions, des doutes, des menaces… Il n’y aura pas de vraie vie de couple, le couple n’est pas vivant. Si la possibilité du divorce est acceptée cela veut dire que l’on reconnaît l’autre comme un individu à part entière, qui pourrait vivre seul. Alors on peut vraiment s’intéresser à lui, on peut réellement l’aimer, lui donner ce dont il a besoin, vivre une vraie vie de couple. On est libre de ses idées et on offre cette liberté à l’autre. Si un parent n’accepte pas la mort possible de son enfant il va enfermer cet enfant. Cela causera de graves problèmes à l’enfant, qui peuvent le mener à la maladie ou au suicide. Si le parent accepte la mort possible de l’enfant, l’enfant pourra vivre. Le sage ne souhaite pas la mort. Il fera tout pour éviter les morts que l’on ne désire pas. Mais il les accepte. Il ne laissera pas un enfant faire des choses trop dangereuses mais il respectera le besoin d’exploration de l’enfant. Accepter la mort possible d’une chose et apprendre à aimer cette chose sont des démarches liées. On apprend à la connaître pour l’aider à vivre. Si elle meurt, on gardera des souvenirs. Ainsi elle ne disparaît pas vraiment de notre image de nous-mêmes, elle reste vivante en nous. On dit que les femmes recherchent des hommes qui n’ont plus peur de la mort. Ce sont des hommes qui n’ont pas peur de vivre, qui ne pleurnichent pas pour des bêtises. Devenir une personne qui craint moins la mort n’est pas simple. Il y a des pièges. Certains en meurent. Une femme peut être attirée par un rêveur ou par un drogué. Ils donnent l’impression de ne pas avoir peur de la mort alors qu’au fond d’eux-mêmes ils sont terrifiés. 

Le sage est entraîné au mordant. « Entraîne au mordant » est un terme qu’utilisent les éleveurs de chiens. Ils expliquent qu’il faut apprendre à un chien à mordre. Quand le chien est petit il faut jouer avec lui avec des objets qu’il peut mordre. Par exemple une vieille serviette ou un anneau en plastique. Le chien mord dans l’objet d’un côté et vous tirez de l’autre côté. Vous jouez ainsi avec le chien à vous battre pour tirer l’objet. Plus tard il faut apprendre au chien à attaquer, à se servir de sa gueule pour tenir un ennemi en respect. On peut avoir l’impression que les éleveurs fabriquent ainsi des chiens monstrueux, prêts à attaquer le premier enfant qui passe. C’est tout le contraire. Ces chiens entraînés sont extrêmement fiables. Un enfant est bien plus en sécurité à côté d’un tel chien que si le chien n’était pas là. Un chien est génétiquement programmé pour protéger les personnes autour de lui, en particulier les enfants. Mordre un enfant n’aurait pas plus de sens pour lui que pour un garde du corps sortir son arme et abattre son client. Par contre il s’imagine bien donner sa vie pour sauver celle de son client. Ces chiens entraînés sont bien dans leur peau parce qu’ils ont une image précise en tête de leur gueule et de leurs dents. Ils savent que leur gueule est dangereuse et ils savent l’utiliser avec mesure. Les chiens dangereux, ce sont ceux qui n’ont pas d’image de leur gueule, qui n’ont pas appris à l’utiliser. Ces chiens-là se sentent en danger, ils ne comprennent pas ce qui se passe autour d’eux. Ils se sentent menacés et paniquent pour un rien. S’ils mordent, ce sera de toutes leurs forces. Attention : certains chiens, tout comme certains humains, ont des problèmes nerveux d’ordre médical. Dans ces quelques rares cas, apprendre le mordant peut empirer la situation. Mais ce sont des exceptions. 
images
Un sage a en général un point de vue assez équilibré sur les choses. Il comprend les rouages du monde et les contemple de façon placide. Les autres personnes par contre voient le sage souvent de façons extrémistes. Certains adorent le sage, parce qu’ils savent que lui seul les comprend. D’autres au contraire sont effrayés par le fait que le sage les comprends et le détestent. 

Il est parfois étonnant de voir la facilité avec laquelle un sage obtient des choses d’autrui. Il ne manipule pas, ne menace pas ni n’essaye de corrompre… pourtant il obtient tout ce dont il a besoin et avec le sourire. Une raison importante à cela est que le sage demande en général des choses raisonnables et qui sont bonnes pour tout le monde. Mais il faut chercher plus loin. Quand le sage s’adresse à une personne, il a en lui un sourire pour cette personne. Il connaît, au moins un peu, l’image de soi de son interlocuteur. Même inconsciemment, la personne sent que le sage la comprend et la respecte

SOURCE http://www.4p8.com/eric.brasseur/

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