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Ne courons pas après les faits dits : merveilleux

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 

N’essayons même pas de voir des miracles authentiques. Ne courons pas après les faits dits merveilleux…. Quand nous en aurions constaté un, il nous en faudrait encore d’autres, pour confirmer le premier et cela nous détournerait de l’immense miracle qui nous entoure de toute part et que, aveuglés que nous sommes par le souci de nous-mêmes, nous n’apercevons pas. 

 imagesSi nous faisions taire toutes les voix de l’orgueil en nous, nous entendrions l’« Ami » qui est là, qui frappe à la porte de notre coeur et qui nous répète :  

 » Heureux les pauvres en esprit,   
 » Heureux ceux qui pleurent,   
 » Heureux les débonnaires,   
 » Heureux les affamés de justice,   
 » Heureux les miséricordieux,   
 » Heureux ceux dont le coeur est pur,   
 » Heureux les pacificateurs,   
 » Heureux les affligés et persécutés pour la justice. » 

 Quand nous aurons vraiment entendu ces paroles, car la foi vient par l’ouïe, quand nous les aurons incorporées dans notre vie, quand elles seront devenues la substance même de notre chair et de notre sang spirituels, un jour ou plutôt au milieu d’une de ces terribles nuits de désolation que connaissent parfois les mystiques, le Très Miséricordieux nous dira : « Venez maintenant hériter le Royaume qui vous a été préparé dès le début, ainsi qu’il a plu au Père de vous le donner! »  

Publié dans TRANSFORMATION INTERIEURE, Travail sur soi !, Zones erronées | Pas de Commentaire »

L’âme qui veut trouver Dieu doit sortir du créé

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 

ricordNotre âme, en effet, a un double visage : en tant qu’elle est la forme d’un corps vivant, elle est tournée vers les choses sensibles qui composent le monde physique dans lequel elle est appelée, en vertu de sa localisation organique, à agir et à évoluer ; mais, en tant qu’elle est substance spirituelle, elle appartient au monde des choses invisibles où domine l’esprit, cette manifestation de vie et d’action qui est comme un reflet, une image de la nature divine dans le miroir de la Création.

     Et, s’il en est ainsi, n’est-il pas vrai de dire que le Ciel est, d’une certaine façon, dans notre âme, de même que la Terre y possède ses attaches par les liens qui unissent cette âme à un corps ? Dès lors, la question se pose de savoir comment dans une âme ainsi partagée entre le Ciel et la Terre s’établira l’équilibre qui doit donner une juste satisfaction aux exigences de sa double nature ; et, parce que cette nature est, en outre, attirée par la grâce divine vers les splendeurs et les béatitudes de la vie surnaturelle, sa condition normale et spirituelle va déterminer tout le sens de sa destinée et l’engager sur la voie du salut ou sur celle de la damnation. L’option qui fût présentée à Adam dans le Paradis s’offre, encore une fois, à tout homme qui vient en ce monde.

     Il y a, en effet, deux voies qui s’ouvrent devant la créature humaine en marche vers l’accomplissement de ses fins dernières. Parce qu’elle est créature corporelle, elle est douée d’une nature dont les tendances l’entraînent de préférence vers les choses de ce monde où elle subit la séduction de tous les mirages de la vie sensible ; mais, parce qu’elle est aussi une créature privilégiée, à laquelle Dieu a fait dans son amour le don d’une liberté que lui-même ne peut enchaîner, elle n’est pas attachée nécessairement à la roue du devenir phénoménal, et, si elle répond à l’attrait des choses divines en elle, elle peut se libérer de tous les liens qui tentent de l’asservir à la loi du péché, et, désormais affranchie de toute entrave sensible et même intellectuelle, monter peu à peu par le chemin de l’esprit vers Celui qui est Esprit. Elle n’a pas cessé en effet d’appartenir, par sa création même, à l’ordre surnaturel ; mais cet ordre demeure caché en elle : il suffit qu’elle le découvre de nouveau dans son âme, avec l’aide de la grâce divine, pour en prendre possession dès la vie présente, en attendant que la lumière de gloire dans la vie future en manifeste toutes les splendeurs et en féconde toutes les richesses. 

Pour réaliser cette tâche, qui doit être le seul but de tout effort vraiment humain et qui mesurera le progrès dans l’âme de la vie surnaturelle, il n’y a pas d’autre moyen que de rentrer en soi-même, par un recueillement toujours plus profond, de façon à pénétrer jusqu’au centre même de notre personnalité, à ce noyau simple et indivisible où réside, dans une intimité toute spirituelle, le Dieu secret et trop souvent méconnu ou ignoré : aller de tout ce qui est extérieur vers ce qui est intérieur, de tout ce qui est périphérique vers ce qui. est central, de tout ce qui est superficiel vers ce qui est de plus en plus profond, de tout ce qui est visible vers ce qui est invisible, de tout ce qui est sensible et même intellectuel vers ce qui est purement spirituel, afin qu’au terme de cette démarche l’âme se trouve directement en contact avec Celui qui est Esprit et veut être adoré en esprit et en vérité. Pour entrer au Ciel l’âme n’a donc pas besoin de sortir d’elle-même, puisqu’elle porte déjà le Ciel dans son propre sein ; mais elle doit, par un effort constant d’intériorisation, prendre une conscience toujours plus vivante et plus claire de l’oeuvre de Dieu en elle.

     L’âme qui suit de la sorte les voies intérieures de la grâce est assurée d’accomplir dès la vie présente toute sa destinée surnaturelle, puisque ces voies ne peuvent manquer de la conduire au Créateur qui réside en elle et la remplit, non seulement de sa présence métaphysique, mais encore de tout son amour et de ses bénédictions. Tous les mystiques se sont livrés avec une ardeur passionnée à cette poursuite de Dieu dans l’âme qui éprouve sa présence ineffable et aspire à contempler sa face : « je vous cherche, bien que je sache que vous êtes en moi, s’écriait la bienheureuse Marie de l’Incarnation, mais vous y avez une demeure qui m’est inconnue ».   Qui donc mieux que St-Jean de la Croix a décrit cette odyssée de l’âme qui marche vers Dieu en descendant toujours plus profondément en elle-même ?

     « L’âme qui veut trouver Dieu doit sortir de tout le créé par l’affection et la volonté de rentrer en elle-même, dans un recueillement si profond que toutes les créatures soient pour elle comme si elles n’étaient pas. 
     « Dieu est caché dans l’âme ; c’est dans cette mystérieuse retraite qu’il faut le chercher avec la foi et avec l’amour sans vouloir trouver ni satisfaction ni jouissance en aucune chose créée et sans vouloir comprendre plus que vous n’en devez savoir. La foi et l’amour seront vos conducteurs ; ils vous guideront par des sentiers inconnus, jusqu’à la retraite que Dieu habite. 
     « Mais, répondrez-vous, si Celui que j’aime est au dedans de moi, comment se fait-il que je ne puisse ni le trouver ni le sentir ? Là raison en est bien simple, il y est caché et vous ne vous cachez pas comme Lui pour le trouver et le sentir. Celui qui veut découvrir une chose très profondément cachée doit pénétrer jusqu’à sa plus mystérieuse retraite et, lorsqu’il l’atteint, il est aussi caché qu’elle l’est elle-même. Votre Bien-aimé est le trésor enfoui dans le champ de votre âme, ce trésor pour l’acquisition duquel le sage marchand a sacrifié tous ses biens, Il faudra donc, pour le trouver, vous oublier entièrement vous-même, vous éloigner de toutes les créatures et vous cacher dans la retraite intérieure de votre esprit. Puis, fermant la porte derrière vous, c’est-à-dire renonçant volontairement à tout, priez votre Père dans le secret. Alors restant caché avec Lui, vous le sentirez, vous l’aimerez, vous le goûterez en secret et en secret vous prendrez en Lui vos délices d’une manière que la langue ne peut exprimer et que les sens ne sauraient apprécier. » .

Extrait de « Les voix intérieures » par GABRIEL HUAN

 

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