LES VOIES DE LA SAINTETE ET DE LA SAGESSE

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

meditation

De tous temps, sainteté et sagesse ont été considérées équivalentes ou du moins très proches l’une de l’autre. Certaines formes ésotériques du tantrisme indien ainsi que la psychologie de Krishnamurti permettent de dissiper les nombreux malentendus ayant toujours existé concernent les volets de la sainteté et de la sagesse. Celles-ci ne sont pas identiques.

Les critiques formulées à l’égard des voies traditionnelles de la stricte continence sexuelle et de la sainteté ne doivent pas être considérée comme un discrédit systématique de ces dernières. Elles ont leur valeur. Il se peut que certains êtres aient une vocation les orientant irrésistiblement vers la continence sexuelle et la sainteté dans l’otique des voies traditionnelles. Comme en toutes choses, il est souhaitable que chacun fasse les expériences qui lui semblent nécessaires. L’étude des mystiques de la plupart des religions nous révèle l‘existence d’être exceptionnels tels Maître Eckhart, Saint Jean de la Croix, Sri Ramakrishna, le Maharashi, etc..

Il se peut d’ailleurs qu’un être humain qui se soit engagé sur la voie de la sagesse atteigne une telle plénitude d’éveil spirituel que son comportement acquiert tous les signes distinctifs attachés aux critères traditionnels de la sainteté. Tel est très vraisemblablement le cas d’un Krishnamurti.

La structure psychique de l’être humain sert d’intermédiaire et de réceptacle des niveaux spirituels à la condition que le psychisme soit disponible et transparent. Or il est rare que cette transparence psychique se réalise dans la voie de la sainteté. Il est nécessaire de préciser en quoi consiste exactement une expérience psychique ? C’est une expérience qui s’effectue au niveau des émotions et des pensées. Sur le plan mystique, elle comporte des émotions religieuses, des images ou symboles construits depuis les âges les plus lointains, la ferveur dévotionnelle pour le divin ou des représentations du divin, la fixation de la pensée ou de l’amour mystique sur une vertu, sur un archétype de l’inconscient collectif, sur l’image d’un Christ, d’un Bouddha ou d’un Saint particulièrement vénéré. Tout ceci se passe dans le champ de la pensée et des émotions.

L’expérience spirituelle, au contraire, se situe originellement au-delà et en dehors du champ de l’émotion et de la pensée. Elle est essentiellement supra-mentale ou « non-mentale » selon l’expression des maîtres indiens ou japonais. Ce domaine se situe en dehors et bien au-delà de celui des tensions psychiques contradictoires et instables des pensées et des émotions. En ce qui concerne plus précisément les activités psychiques du mental et des émotions se développant au cours de la voie traditionnelle de la sainteté, nous sommes en droit de nous poser de nombreuses questions. Pour la grande majorité des êtres humains normaux, les expériences amoureuses et sexuelles sont parmi celles qui marquent le plus toute une vie. Seules les expériences de l’éveil intérieur les font apparaître sous un angle secondaire.

La vie n’est que relation, nous dit Krishnamurti. C’est notre attitude mentale d’approche au cours des relations qui détermine la qualité des révélations qu’elles peuvent nous apporter. Il existe une attitude intérieure d’approche de la relation sexuelle qui transfigure les messages déformés résultant de la fausseté de notre optique.

Ceux qui interpréteraient ces lignes comme une dévalorisation systématique de la sexualité prouveraient par là leur incompréhension du sens profond de notre optique. Une lumière intérieure nouvelle peut illuminer les démarches extérieures de la sexualité. « La félicité existentielle des profondeurs  » et l’orgasme de « surface » peuvent s’exprimer en parfaite simultanéité dans la communion sexuelle d’un couple parfaitement harmonisé. Ceci exige de part et d’autre certaines qualités de maturité psychologique, de sensibilité supérieure et de spiritualisation. De telles expériences sont une conséquence d’un certain éveil intérieur plutôt qu’un moyen en vue de l’acquérir.

Nous ne pouvons que tenter de faire comprendre qu’il existe d’autres niveaux que ceux de la seule matière, et s’il faut que l’humain épuise les possibilités de la seule matière jusqu’à sursaturation, pour entrevoir un jour d’autres horizons, il serait vain d’imposer notre façon de voir. Et ceci s’applique à toutes les circonstances et à tous les niveaux.

Pour ceux qui s’intéressent sérieusement aux problèmes de l’Eveil intérieur et de la connaissance de soi, il existe deux critères en matière de sexualité.

Le premier consiste dans un discernement entre les exigences de la sexualité objective et celles de la sexualité subjective. Chacun doit prendre conscience de la façon dont le « moi » se nourrit et se fortifie sans cesse par ses recherches de sensations. L’intensité de la recherche de sensations étant toujours un signe distinctif d’évasion ou de pauvreté intérieure. Le second critère est intimement lié à celui que nous devons prendre profondément conscience de notre dépendance à l’égard de la sexualité et quels en sont les mobiles réels. Ce problème de la prise de conscience de la dépendance doit se poser à l’occasion de toutes les circonstances de la vie, au cours de toutes nos relations, à tous les niveaux. 

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