Les formes Spiritualisées de l’Amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

tillmanLe problème des rapports existant entre les formes spiritualisées de l’amour, l’amour mystique dés-anthropomorphisé, l’amour mystique anthropomorphisé, l’amour tendresse et la sexualité, apparaît d’autant plus compliqué que nous le sommes nous-mêmes.

Ceci résulte non seulement d’une attitude mentale pervertie, mais aussi de la complexité de notre constitution. Cette dernière étant à la fois corps, âme et esprit, selon la fameuse trilogie traditionnelle. Les valeurs qu’il fut accorder à ces trois éléments de base varient beaucoup suivant les écoles philosophiques et les civilisations. Toujours est-il que les tendances analytiques de notre esprit occidental et notre habitude invétérée d’étiquetage, de mise en catégories ont érigé arbitrairement une foule de cloisons étanches et de coupes illusoires au cœur d’une Réalité suprêmement UNE et homogène. A cette réalité qui ne peut être pensée, nous avons donné le nom « Amour »….

Il n’y a pas un amour suprême qui soit distinct ou opposé à l’amour humain. Qu’il se manifeste sur le plan psychologique ou sexuel, l’amour est UN.

Pour l’être humains spirituellement éveillé, la réalité une de l’amour englobe et domine à la fois tous les secteurs de notre constitution : les activités spirituelles, psychologiques, physiques, sexuelles.

Dans cette optique, il n’y a pas de problème.

Les problèmes résultent en grande partie de l’abus du mental et des fausses valeurs qu’il nous suggère à tout instant et à tout propos. Mais la compréhension et la réalisation d ‘un tel point de vue sont plutôt exceptionnelles. L’importance exagérée que l’on accorde à la sexualité en ce siècle résulte à la fois d’une réaction aux interdits  du passé et d’une émancipation engendrée indirectement par les progrès foudroyants de la technique.

L’évolution psychologique de l’humanité semble obéir de tous temps à ce que l’on appelait les « mécanismes pendulaires de l’esprit ». Les mouvements d’opinion politique, les attitudes mentales et émotionnelles des individus et des collectivités, leur sens des valeurs suivent la trajectoire des balanciers oscillant périodiquement d’un extrême à l’autre.

L’ampleur des révolutions sexuelles de la fin des siècles est telle qu’elle dépasse par ses excès les sévérités du puritanisme le plus strict. L’érotisme, et son corollaire inévitablement commercialisé ; la pornographie, atteignent des proportions dont nous pourrions trouver difficilement l’équivalent dans l’histoire. En effet, l’ampleur des problèmes actuels de la sexualité au niveau psychologique et social résulte en grande partie de la puissance de suggestion de la publicité moderne. Cette dernière est elle-même engendrée par le développement de la technique.

Loin de nous aider à résoudre les problèmes de la sexualité et de la spiritualité, les extrémismes du puritanisme et de l’érotisme privent l’homme moderne d’une optique équilibrée, raisonnable et naturelle. Ces faits méritent toute notre attention et méritent d’être analysés de façon objective, c’est à dire sans à priori. 

L’orgasme sexuel est, sur le plan physique, la manifestation et le parachèvement de suggestions spirituelles et psychologiques dépassant infiniment le cadre du corps matériel auquel l’occidental s’est identifié de façon excessive et unilatérale.

L’organisme n’est pas une fin en soi. Il n’est que l’écho ici en « surface », de richesses spirituelles « des profondeurs ». L’orgasme pour l’orgasme est une aberration. La Nature sanctionne le mal fondé d’une telle optique par un pressentiment obscur de tristesse, de sursaturation e t parfois de dégoût. C’est à un tel climat que s’applique la fameuse expression « post coitem animal triste ». Nous avons constaté effectivement que l’abus de la sexualité a pour conséquence d’émousser toute qualité supérieure de sensibilité.  Il semble que ce soit véritablement à l’échelle planétaire que les jeunes autant que les adultes ont été sensibilisés à de telles expériences.

« Sensibilisés » n’est peut-être plus le terme adéquat à de nombreux cas individuels. « Traumatisé » serait peut-être exact. Pour tous ces motifs, il semble urgent de présenter à ce vaste problème de l’amour, du sexe et de la spiritualité les solutions équilibrées, naturelles, originales et profondes d’une psychologie nouvelle.

L’amour authentique est empreint de simplicité, de spontanéité, de gratuité, de détente. Il résulte de la dissolution de nos tensions psychiques et des faisceaux de tendances contradictoires inhérents à l’égoïsme humain. Ceci nous montre à quel point il est important que chacun reconnaisse d’abord en lui-même le processus opérationnel de cet égoïsme pour le dépasser ensuite.

Il est bien entendu indispensable de se connaître avant de se dépasser. Pour cela, le travail intérieur consiste en un effort de décontraction, en un non agir, opposé à nos agitations intérieures réflexes. C’est une simplicité opposée à notre complexité naturelle et le Zen insiste souvent sur cette simplicité, cette détente. Malheureusement, l’immense majorité du monde actuel, déformée par le prestige des progrès techniques, semble chaque jour davantage s’écarter de cette simplicité fondamentale en laquelle réside le secret d’un bonheur durable et le charme infini de l’amour. En fait la prétendue civilisation moderne, hautement technicienne est l’organisation la lus puissante de la dégradation et de la destruction de l’amour, et ce à tous les niveaux.

Imbus de leur supériorité monstrueuses et arrogante, beaucoup d’Hommes modernes sourient ironiquement en s’entendant énoncer l’antique parole du Christ : »En vérité, je vous le dis : « quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas » .  

Privée de l’inspiration du véritable amour, la sexualité perd non seulement sa signification profonde, sa beauté , mais aussi sa saveur la plus réelle. Mais nous ne savons plus ce qu’est l’amour véritable. Nous énonçons ce terme à la légère en ne soupçonnant pas l’immensité de ce qu’il implique. Ce n’est qu’un mot et depuis Korzybski nous savons que « le mot n’est pas la chose ».

Il est évident que le mot « amour » lu ou entendu, suscite dans l’esprit de la plupart, consciemment ou inconsciemment, des associations d’images sexuelles enrobées dans on contenu émotionnel plus ou moins trouble ; Pour l’immense majorité, le mot « amour » possède une résonance nerveuse, épidermique. En raison du climat d’émancipation sexuelle, on parle tout naturellement de « faire l’amour » comme on évoque la pluie ou le beau temps. Certes, l’activité sexuelle est aussi naturelle que la pluie et le beau temps, mais nous voulons souligner à quel point les mots « amour » et « sexe » sont indissociablement unis dans notre esprit.

Au Danemark par exemple, on déclare « faire l’amour » comme on respire ou comme on éternue. Les spécialistes de physiologie sexuelle déclarent d’ailleurs que les processus de l’orgasme sexuel et de l’éternuement sont identiques.

L’amour véritable donne à la sexualité sa pleine signification et révèle le charme inconnu d’une lumière intérieure. La magie de celle-ci abolit la dualité des amants et les plonge dans une insondable communion. Nous vivons la plénitude d’une des plus hautes possibilités que la Nature destine dans les relations humaines ; le fait qu’un tel climat se trouve rarement atteint n’est pas une raison suffisante pour affirmer son impossibilité.

Francesca du forum « La Vie devant Soi« 

Nous avons les moyens de changer nos comportements… Simplement en se connaissant soi-même. Vous pouvez rejoindre mon autre blog pour savoir comment s’y prendre : http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/category/tao-et-sexualite/  

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