ETAPES DE L’HUMAIN AU DIVIN

Posté par othoharmonie le 14 juin 2015

 

DIVIN12Le fait de parler d’étapes progressives dans le passage de l’amour humain à l’amour divin est en soit un peu absurde. C’est une situation qui porte son empreinte sur notre langage et fait apparaître une foule de pseudo-problèmes.

Les Eveillés disent avec raison : « Il n’y pas d’étapes dans l’amour : l’amour est, ou bien il n’est pas ». C’est le mental qui corrompt l’amour ; à nos yeux tout au moins. En fait, l’amour véritable est incorruptible, mais nous nous mettons dans une condition d’ignorance telle que son incorruptibilité fondamentale nous est voilée.

Si des étapes existent, elles ne se situent pas au niveau de l’amour véritable, mais à celui du voile mental. Celui-ci peut avoir le sentiment de se dépouiller progressivement de son opacité ; Souhaitant mettre l’accent sur la puissance et le réalisme de l’état d’amour authentique ainsi que sur sa simplicité. Nous prendrons comme point de départ le cas d’un être de maturité psychologique nulle. Il n’a jamais réfléchi et ne se pose donc aucune question à aucun point de vue ; Il vit comme un animal de forme humaine. Une réalité, en lui, domine toutes les autres : ses appétits physiques, ses perceptions sensorielles et les satisfactions immédiates de son égoïsme.

Supposons qu’un tel homme accède à un autre sens des valeurs après une longue nuit d’indifférence totale. Dans la mesure où il tendrait à s’éveiller à une vie intérieure plus profonde et plus riche, capable de lui révéler un jour un état d’amour véritable, une transformation s’opère dans son psychisme.

L’amour authentique contient un potentiel tellement élevé d’énergies spirituelles que le simple effleurement de cette zone profonde de l’être humain apporte de nombreux bouleversements intérieures ; La qualité particulière de rayonnement d’un tel état d’amour peut donner à un débutant l’impression de partager une vie très différente, nettement distincte de la vie matérielle. Une perception d’un domaine étranger au monde matériel se révèlera progressivement. Cette expérience, ne durerait-elle qu’une seconde, apporte un épanouissement de conscience et une joie très grande. Un tel homme pourrait avoir le sentiment de vivre peu à peu et simultanément dans deux mondes différents. Ces deux mondes (le monde de l’esprit et celui de la matière) ne sont qu’un, mais leur fondamentale unité n’est pas encore perçue. Il aura donc provisoirement le sentiment de mener une vie double, le terme de « vie double » n‘étant pas ici employé péjorativement.

Parallèlement au jeu des phénomènes physiques, des perceptions sensorielles grossières, les vibrations d’un monde plus profond lui révèleront que son être fonctionne sur d’autres secteurs que ceux vers lesquels se concentraient antérieurement tout son intérêt et sa sensibilité. Cette sensibilité n’est pas la perception cérébrale ou la compréhension intellectuelle de quelque chose d’immatériel, d’étranger ou de lointain. Elle est aussi peu cérébrale que les fonctions du toucher. Dans la mesure où l’homme s’ouvre à la découverte des énergies spirituelles latentes en lui, des facultés nouvelles apparaissent.

Ces facultés nouvelles n’ont rien d ‘étrange ou e surnaturel. Leur développement constitue le signe distinctif de l’homme pleinement accomplit. La plus simple de ces facultés pourrait être comparée à celle du toucher. Il s’agit d’un toucher psychique. Par le sens du toucher nous pouvons apprécier le poli d’un fragment de marbre, la surface lisse d’un meuble bien ciré.

Lorsque l’homme s’éveille à la vie spirituelle non seulement par un travail cérébral, mais par l’exercice d’une sensibilité supérieure, celle-ci se caractérise par la perception d’une saveur émotionnelle particulière. Ceci ne concerne que les premiers pas du processus expérimental. Les étapes finales étant absentes de toute objectivation.

Les Indiens ont catalogué plusieurs nuances affectives depuis l’émotion amoureuse, sexuelle, jusqu’aux états émotifs les plus purs de l’amitié, de l’expérience mystique. Plus une perception psychique ou spirituelle est élevée, plus elle est puissante. Un homme ordinaire, accoutumé seulement aux vibrations engendrées par des émotions et des pensées s’inscrivant dans le cadre limité de son égoïsme, pourrait difficilement soutenir l’acuité des perceptions psychiques ou spirituelles élevées. Lorsqu’un homme, plongé dans la conscience de soi, parvient pour la première fois à se dégager quelques instants de l’emprise de ses tendances égoïstes, en éprouvant au contact de la nature ou en d’autres circonstances, une communion totale, des transformations profondes se réalisent dans le fonctionnement de son psychisme.

L’être humain est alors « touché » par une impression de joie ineffable et de dynamisme intérieur. Si l’expérience est spirituelle, son système nerveux peut à peine soutenir la présence d’un rythme vibratoire aussi intense et d’une saveur aussi pure. Les  émotions nobles et profondes peuvent nous arracher des larmes. Pour être valables, ces premiers états de communion – qui peuvent aussi bien s’éprouver dans un soleil couchant qu’au bord d’un océan ou dans un profond amour humain – doivent conserver leur spontanéité et n’être en aucun cas l’objet de l’analyse à laquelle nous procédons… Du point de vue des Eveillés, de telles préoccupations sont malsaines ; mais nous sommes dans l’obligation d’y recourir dans l’espoir de situer un climat peu familier.

Etre « Touché » veut dire que l’individuel en l’homme a coïncidé avec l’universel. Ces moments de coïncidence, dualistes dans leurs débuts finiront par disparaître au profit d’une intégration moniste dans laquelle l’universel occupera la place de priorité que par nature il doit avoir. Néanmoins, cet homme  encore plongé dans le monde des dualités, aura été profondément touché. Et le choc intérieur qu’il aura subi est bien plus impérieux que tous ceux qu’il aurait pu recevoir antérieurement.  De même que la réalité du monde matériel est saisie en ordre principal par le sens du toucher, la réalité du monde psychique se révèle à nous par une faculté de toucher psychique. Cette faculté tactile psychique est un sens du toucher subtil en vertu duquel la réalité – disons mieux ; la substantialité intrinsèque – des mondes psychiques et spirituels nous est perceptible.

images (1)Par cette expérience, le caractère simultané d’immanence et de transcendance du monde spirituel s’affirmera en nous avec une constance et une puissance progressive. Pour les mystiques, cette force est la « grâce ». La grâce est précisément pour la plupart d’entre eux, une sorte de « toucher divin ».

Par ce nouveau toucher subtil mais réel, tout un monde nouveau se révèle à nous. Disons plus exactement qu’l nous paraît nouveau, car ce monde a toujours fait partie de nous-mêmes ; Nous n’acquérons pas de nouveaux biens, mais nous devenons simplement conscients de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et seront de toute éternité. De même que dans la vie physique nous sommes éveillés au contact du milieu physique par les sens du corps matériel, de même sommes-nous éveillés aux mondes psychiques et spirituels  par un contact par un toucher psychique et spirituel. Pour ces raisons nous disons que pour l’homme ordinaire, les premiers éveils à la vie spirituelle donnent souvent l’impression d ‘une double vie.

Chaque perception matérielle est illuminée de sa contrepartie spirituelle. Parallèlement aux messages des sens physiques se révèle une richesse de vie intérieure surprenante. 

Francesca du Forum « La Vie Devant Soi » sur le blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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