LA DEPOSSESSION DE L’AMOUR HUMAIN

Posté par othoharmonie le 21 juin 2015

 

AMOUR HUMAINL’amour authentique se reconnaît à un signe infaillible : il donne sans rien attendre en retour. Son absolue gratuité le consacre. Il peut éveiller dans un instant, la suprême quiétude.

L’amour vrai est pure spontanéité, pure liberté que seuls peuvent atteindre ceux qui font le don intégral du meilleur d’eux-mêmes. Cet état de gratuité n’est pas aussi rare qu’on tend à le supposer. Nombreux sont les poètes qui l’ont éprouvé au cours d’exaltantes communions avec la Nature ou dans l’amour humain.

Une belle aurore ou la vision du soleil couchant au sommet d’une montagne peuvent nous saisir dans une magie soudaine et nous arracher à nous-mêmes pour nous immerger dans une sorte d’éblouissement de lumière intérieure et d’amour. Les grands horizons sont pour nous très souvent une concrétisation de l’infini, qui de ce fait, se trouve plus à notre mesure. En d’autres occasions les profondeurs insondables du ciel étoilé peuvent faire surgir un immense appel du fini vers l’infini.

Quelques secondes d’un amour embrassant l’Univers entier dans son élan suffisent pour transformer une vie. Dans ces moments extraordinaires de plénitudes nous recueillons au centre de notre être l’ultime confidence du divin. Signalons cependant que les différents états d’amour évoqués sont incapables à eux seuls de libérer intégralement l’être humain. Nous pouvons les éprouver au cours d’exaltantes communion, mais quelque chose de notre être « se réserve » malgré tout, au-delà des envols de l’motion esthétique ou mystique. C’est pourquoi, sans discréditer ces dernières, nous insisterons davantage sur la nécessité d’un profond amour humain dans lequel la totalité des secteurs de notre égoïsme se trouve engagée. Ainsi que l’exprimait avec beaucoup d’humour le poète suisse Pascal Ruga : « Il est très facile d’adorer Dieu le Père parce qu’avec lui nous n’avons aucun conflit. Nous en avons créé une image  notre mesure et suivant nos convenances personnelles. L’amour humaine st beaucoup plus exigeant et, par conséquent, plus révélateur ».

Dans un amour humain véritable, les « réserves » secrètes du « moi » et toutes les résistances égoïstes sont brisées. C’est en cela que réside le potentiel de libération intégrale de l’amour humain.  Ils résultent de l’ignorance dans laquelle nous sommes de notre être réel. Il est important de nous voir tels que nous sommes : end épit de nos lectures, de nos croyances nous restons très souvent des égoïstes. Cette positon réaliste est également suggérée par C.G.Jung qui nous recommande de nous voir tels que nous sommes, sans jugement aucun.

Les Eveillés ne nous engagent jamais à penser au conditionnel, vers un avenir hypothétique. Tout est très simple car tout est là, en nous, dès cet instant. Il n’y arien à faire. Il suffit de nous éveiller à la plénitude de ce que nous sommes réellement. Rien ne nous manque. Nous avons en nous tous les éléments nécessaires au plus haut accomplissement de notre destinée. Mais ces éléments se trouvent actuellement dans une disharmonie fonctionnelle nous plongeant dans l’ignorance des richesses que nous portons en nous.

Il faut utiliser dans le jeu de la vie les cartes que nous avons en mains. Ces cartes sont nos facultés de penser, d’aimer, de sentir et d’agir. Rien ne sert de tricher. On ne ment pas impunément à la Vie. L’art de la vie consiste à jouer le jeu pleinement sans être prisonnier des rôles que l’on assume, sans perdre de vue la totalité d’ensemble et l’unité sous jacente de l’Etre qui est le mobile profond de toute l’affaire. L’art de la vie, comme l’écrivait le professeur Masson-Oursel, c’est le fait de vivre pleinement, libéré du « vouloir-vivre ». Il est possible jouer le jeu, le Grand Jeu, en étant libre de lui. Mais pour que cette liberté soit réalisable, il est nécessaire que s’établisse en nous un fonctionnement harmonieux des facultés affectives et mentales.

A beaucoup d’égards, nous sommes nous-mêmes « problèmes » et créateurs de problèmes. Le mirage du « moi » n’est rien d’autre qu’une sorte de courant secondaire et parasite engendré par une disharmonie fonctionnelle localisée dans le secteur psychique. Dans la superposition des engrammes sou enregistrements mémoriels de la nature humaine un courant secondaire naquit un jour. Il nous donne le sentiment d’être une entité soi-consciente douée d’une objectivation excessive. Le paquet de mémoire qui forme la plus grande part de notre structure psychique assuma un jour une pseudo-personnalité. La se situe le drame, si drame il y a .

Cette seconde nature funeste c’est à tel pont ancrée en nous que nous éprouvons des difficultés presque insurmontables à nous libérer de l’envoûtement de notre méprise.

Le problème consiste à nous observer attentivement afin que notre esprit se libère de ses troubles fonctionnels, de son rêve, de son inertie ; La Réalité suprême EST. Elle n’a jamais cessé d’être, même durant notre rêve qui ne l’affecte nullement, précisément parce que c’est un rêve.

Ce n’est pas à Elle qu’il importe de changer mais à Nous.

Francesca du Forum « La Vie Devant Soi » sur le blog http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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