Rythme de vie et intuition

Posté par othoharmonie le 20 août 2015

jardin-zenLe rapport au temps comprend à la fois le temps linéaire, ponctué et séquencé, proche de nos besoins vitaux physiques, et le temps englobant (les espaces-temps de l’infini). Il s’agit de les accueillir tous deux, dans un même espace, de les sentir onduler en nous. L’animal nous propose un mode de vie où nous pouvons ralentir quand un temps de pause linéaire est nécessaire, et savoir écouter les voix de l’intuition, savoir et pouvoir réagir en conséquence en adoptant une réponse d’Intelligence : répondre à sa créativité lorsqu’elle nous est proposée.

C’est donc un rythme pulsé par la Vie elle-même qui parle à travers nous, et qui saura prendre soin de nous, y compris sur le plan de nos besoins les plus physiques comme l’alimentation, la respiration, etc. Tout ce qu’un animal sait satisfaire de façon innée : la vie ne le laisse pas se déconnecter de ses saveurs, l’intuition parle bien à travers le corps de l’animal pour lui faire entendre quels sont ses besoins à respecter. L’Intuition parle aussi à travers l’Être, dans ses différentes échelles de préhension de la vie, pour lui faire entendre – lui suggérer — quoi penser avec son Esprit, à quoi ouvrir son Cœur. L’Intuition parle de Créativité et le corps entend… parce qu’il sait écouter et ensuite répondre à cet appel dans un cheminement temporel, dans sa mise en pratique. La voix de l’Intuition, qui devient créatrice, prime sur tout le reste, en créant ainsi un espace de bonté en action, de bonheur, de sécurité, de santé, un sentiment d’aise, celui d’être en accord concrètement avec son « génie » créatif. Ce créatif est libre de s’exprimer, de provoquer des idées, de susciter des envies (allant du repos intérieur ou méditatif, à l’action de grâce, en passant par différentes expériences concrètes).

En écoutant son rythme de vie, l’Être répond à l’Intuition qui lui imprime une légère tension bienfaisante, celle de l’Élan de Vie qui n’a rien à voir avec l’action continue empressée des sociétés humaines. Il s’agit plutôt d’un état réceptif suffisant dans lequel peuvent se déposer des germes de vie et de suggestions, qui lorsqu’ils grandissent, se manifestent et évoluent à travers nous en différents registres (mental, corporel, spirituels, etc), poussant vers différents états de conscience intérieure et de pratique extérieure, créant ainsi et offrant ce que l’on nomme la VIVANCE : la vie en mouvement : la vivre tout en la sentant!

Pour avoir été éduquée, enseignée par de nombreux animaux, dès l’enfance, pour les rencontrer chaque jour nombreux, je peux véritablement témoigner de leur lien tout particulier et intense avec cette notion de Vivance. Ils expriment la vivance, dans tous leurs faits et gestes, dans leur corps tout autant que dans leur conscience la plus profonde, et ils nous expriment leur expérience.

Même un animal domestique, parfois travesti dans son comportement par des modes de vie humains et certaines modalités d’absence de conscience dans la surconsommation émotionnelle, reçoit son Intuition qui le fait baigner au fond de lui dans un état de béatitude consciente, en lien avec la force créatrice, qui provoque avant tout et naturellement son bien-être global, un mouvement d’équilibre.

L’Homme aussi a accès à cette place où tout est calme, tout est fluide, tout est sain ; où l’Homme n’a plus oublié, il se rappelle. Mais souvent auprès de l’Animal nous puisons plus facilement à cette source commune de bonheur, comme s’il y avait moins à gratter chez lui, comme si la couche de sale était moins tenace que chez un humain, empreint de tradition, croyances et véritables répétitions, véritables glues pour l’âme qui alors perd son élan et ne sait plus entendre.

L’âme se construit alors une identité en marge de l’Élan de vie, pour survivre, car elle court après la sensation de vivre, elle ne sait plus vivre, elle ne sait plus entendre concrètement. Cette nouvelle identité toute façonnée ralentit et brime l’âme, qui pourtant se souvient d’où elle vient, où elle est née et à quel Esprit elle appartient. Ne sachant plus quoi ni comment faire pour retrouver le lien à cet État, elle cherche et l’âme s’empresse alors, s’affole, s’accélère sans attendre et entendre la voix qui parle, ou alors se noie dans la démotivation, la tristesse profonde qui enlise et fait perdre tout espoir… perdant ainsi le fil du BON-HEURE, perdant le lien sacré au Temps… pas celui forcément des Humains, ce temps linéaire souvent fragmenté et fractionné, pas seulement celui-là ; on parle ici du Temps Absolu et Relatif, celui qui n’a aucune vérité..si ce n’est toutes les vérités possibles.

Celui où l’On Est.

Extrait de Florence Emmeline Lombardini

Ostéopathe animalière de formation vétérinaire, communicante animale, claire-sentante

Facebook : Florence Lombardini

Association Wakama Nagi – Esprit Animal : www.wakama-nagi.org

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