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Mais qu’est-ce que la pleine conscience

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

 

bouddha-rigoloLa Mindfulness attitude est la posture mentale de « pleine conscience ». Quels que soient les phénomènes qui viennent se porter à la connaisse de ma petite conscience – des pensées, des images mentales, des idées, des sensations physique, des émotions, etc – je suis en pleine conscience à partir du moment où j’en prends simplement note, sans cherche à les juger, les comprendre, les chasser ou m’y agripper.

La conscience regarde, c’est tout. Elle devient conscience observante ; tout comme un observateur juché sur un promontoire, qui embrasse du regard les phénomènes évoluant au sol, elle est cette instance silencieuse, gravée dans le corps et l’esprit, capable d’observer les faits et gestes du mental et du corps sensible. Au risque d’être redondante, mais pour fournir des exemples parlants, une bonne image serait celle d’un entomologiste attentivement penché au-dessus d’une fourmilière, notant juste les évolutions de ses diligentes petites habitantes, mais dans leurs moindres détails. Une autre métaphore serait celle d’un reporter chargé de filmer simplement tout ce qui peut défiler dans le champ de sa caméra, sans porter de jugement ou de sélection sur les informations qu’il enregistre.

Dès les années 1970, la pleine conscience fut isolée par des chercheurs en psychologie américains qui reconnaissaient déjà ses vertus thérapeutiques. C’était l’amorce d’une étude qui allait gagner ses lettres de noblesses grâce à l’intérêt que Kabat-Zinn allait lui porter. La pleine conscience repos eau cœur même du bouddhisme, dans toutes ses formes et toutes ses traditions. Cependant, son essence est universelle, dans la mesure où elle cherche à affiner l’attention et la vigilance. Elle est un véhicule puissant pour travailler à l’exploration de son soi profond, à la recherche des causes ultimes de la souffrance, et pour s’en libérer.

Comme le rappel ce personnage, la pleine conscience dérive de l’enseignement du Bouddha historique ; elle est une traduction du terme pali sati. Mais il est vraisemblable que la pleine conscience soit encore antérieure au Bouddha ; les bases de cette technique se retrouvent dans les disciples hindoues très anciennes, qui puisent elles-mêmes leurs sources dans des écrits sémitiques et chamaniques.

Plus près de nous, deux définitions approchantes sont données par les créateurs de la MBSR ; être mindful, c’est le fait « d’amener toute sa vigilance sur l’expérience l’instant Présent, moment après moment ; ou de porter son attention sur le moment présent, avec intention, et sans jugement de valeur sur ce qui vient.

Avant que la MBSR ne popularise la pleine conscience bouddhiste, cette culture de l’instant présent était peu familière en Occident. Sans doute ses origines exotiques en étaient-elles la cause ; Mais comme Kabat-Zinn souhaitait l’intégrer coûte que coûte dans son programme de soin, il l’enseigna à ses patients sous une forme « laïcisée » c’est-à-dire dénuée du contexte spirituel qui lui avait donné naissance. Faut-il le déplorer ou s’en réjouir ? En tout cas, ce sacrifice lui a permis d’en faire profiter le lus grand nombre, toutes obédiences confondues – y compris et surtout les réfractaires à la religiosité ; aujourd’hui la MBSR connaît un immense succès grâce à l’existence de près de 250 centres qui, par-delà le monde, permettent de secourir la détresse liée à un grand nombre de problèmes de santé.

Toutes les expériences visent à enseigner que la pleine conscience, c’est accueillir en soi ce qui se passe sans plus de jugement ; sans que nos actions et décisions soient polluées par des crispations du mental. Tout ce qui franchit le champ de la conscience (sons, image s, affects, sensations, pensées, etc) est simplement observé dans une attention la plus équanime possible. Et toute évaluation critique loin d’être refoulée ou exaltée, n’est simplement pas attisée.

D’ordinaire, nous nous sentons solidaires de nos pensées. Parfois, nous l’assimilons même à cette petite voix intérieure, même si son discours est souvent source d’égarements ou d’émotions pénibles… Elles ont un pouvoir despotique sur nos émotions et nos actes, dès lors que nous nous mettons à y croire. Examiner ses productions mentales en pleine conscience, avec minutie et sans passion, place celui qui pratique dans le rôle d’observateurs de son monde intérieur. Et à l’usage, les pensées sont enfin considérées pour ce qu’elles sont : de simples représentations de la réalité ou de soi-même, rien de plus. En prenant conscience de cela, le sujet cesse progressivement de s’identifier à elles et d’y réagir par des crispations émotionnelles ou des actes impulsifs.

Ce nouveau positionnement peut sembler passif. Il n’en n’est rien, bien au contraire : contempler ses productions mentales, c’est prendre activement une distance pour se désolidariser de celles-ci, et choisir un regard plus critique sur la validité de leur discours.

Ainsi, l’observation dénuée de jugement de pensées anxieuses ou tristes amène le sujet à réaliser qu’elles sont d’abord une production de notre esprit ; elles ne reflètent ni ce que nous somme, ni ce qu’est la réalité extérieure. Ainsi cette attitude neutre et décentrée présente un intérêt majeur pour lutter contre les pensées négatives et destructrices.

Méditer, c’est mieux gérer sa vie.

L’entrainement à la pleine conscience offre des résultats prometteurs chez les personnes souffrant par exemple de boulimie. D’une part, cela permet d’affûter la sensation consciente de plénitude gastrique, sensation qu’un apprentissage adapté transformera en un « stop » face à la crise boulimique débutante. En second lieu, cela permet d’observer davantage ses envies au sein du corps et du mental, même si elles sont pénibles et d’y céder moins souvent. Enfin, grâce à cette position plus sereine d’observateur, le sujet parvient à prendre davantage de distance par rapport à sa détresse. Par conséquent, la mise en place d’attitudes de résolution de problèmes plus constructives face au stress est plus aisée à réaliser.

Pour conseil, il est nécessaire de ne pas éviter les situations pénibles, mais d’accepter de les affronter progressivement pour mieux les dépasser …!

sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Toute la psyché est-elle dans la tête

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

 

Même dans une médiation si poussée que votre pensée et votre « moi-je » s’évaporent dans les limbes de la conscience, une chose est claire : pas d’activité méditative sans votre cerveau !

Est-ce dans la tête

Pourtant, quelques notions simples nous montrent que le reste du corps participe aussi à la vie psychique. De nombreux organes (cœur, intestins, muscles, peau, glandes) portent dans leurs parois des terminaisons et des centres nerveux qui modulent leur fonctionnement. Ces centres interviennent aussi dans l’expression physique des émotions (rougissement, transpiration, larmes, etc). Ainsi, lorsque nous évoquons mentalement un souvenir chargé d’une intense émotion, nous ressentons celle-ci également dans notre corps, dans nos sensations. Les émotions ont donc leur mot à dire à notre intellect, car elles sont une manifestation à la fois psychologique et physique. Sans se soucier d’être trop sérieux, voyons une façon originale d’expérimenter l’unité que le corps et l’esprit composent ensemble ; un jour où vous êtes de bonne humeur, asseyez-vous sur une chaise. Voûtez votre buste en avant, rentrez votre tête dans les épaules, rétractez vos jambes sous la chaise, tournez vos pieds en dedans, et froncez le nez et les sourcils. Restez une minute ainsi. Notez combien votre humeur se modifie. Evitez cet exercice si vous êtes déjà d’humeur maussade.

Après cette expérience, il est aisé de comprendre que nous ne sommes pas simplement un corps matériel ni simplement des pensées.  Corps et esprit s’assemblent dans une symbiose nommée corps-esprit. Une connaissance s’y réverbère, qui n’appartient ni à l’un ni à l’autre exclusivement mais à l’union des deux. Depuis des siècles, le zen décrit ce principe sous le terme de shinjin-ichinyo. En biologie cette idée est admise depuis quelques années seulement.

Si vous pouviez ouvrir votre boîte crânienne afin devoir votre cerveau en action, vous auriez une amère déception qui vous ferait refermer assez rapidement le couvercle : à la différence d’autres organes comme le cœur, les intestins ou les muscles, le cerveau ne bouge pas quand il fonctionne, que vous fassiez la sieste ou qu’une idée géniale crépite dans votre esprit. A l’inverse d’un cœur ou d’un estomac, pas de contraction, pas de dilatation, pas de palpitation, pas de mouvement. La même immobilité que si vous ouvriez votre ordinateur pour tenter d’observer les processus informatiques qui s’y trament par millions.

Pourtant, le cerveau est un organe extrêmement plastique. Les apprentissages que nous réalisons tout au long de notre vie pétrissent sa structure, parfois profondément. Si rien ne semble changer à l’œil nu, on sait en revanche que nos acquisitions, en particulier celles que nous faisons dans l’enfance et l’adolescence, creusent à la surface de notre cerveau des vallées qu’on nomme sillons et dégagent ces reliefs arrondis appelés circonvolutions. Par contraste, la surface du cerveau d’un nouveau-né est presque aussi lisse que ses fesses roses.

Curieusement pourtant, toutes les métamorphoses qui se produisent lorsque nous apprenons s’effectuent sans que les cellules nerveuses se multiplient pour autant. En effet, le stock de neurones qui nous est alloué à la naissance est fixe. Et il a une tendance fâcheuse avec le temps ; il diminue. Pourtant, on peut apprendre à tout âge.

Mais quelles modifications se produisent donc sous notre crâne, quand nous apprenons à marcher, à jouer du piano, à résoudre une équation algébrique. Et aussi, si tous les apprentissages « font quelque chose » dans notre cerveau, qu’est-ce que l’apprentissage de la méditation va engendre dans cet organe ?

En vérité, ce sont comme des racines qui poussent… Et l’expérience m’a enseigné qu’une certaine dose de bienheureuse ignorance facilitait grandement l’expérience méditative. Au contraire, il existe des écueils à trop vouloir comprendre.

Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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