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Rien ne Réussit Mieux que le Succès

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

 

L’inverse est aussi vrai, que lorsque nous vivons dans l’idée que nous ne pouvons pas réussir, nous mettons en échec toutes nos facultés et capacités; et nous pouvons de cette façon réduire notre puissance d’habileté et de travail considérablement.

En conséquence, nous trompons notre mental, nous-mêmes et les autres si nous tolérons la croyance que le succès n’est pas pour nous.

LE SUCCES

Dans la même veine, nous devrions nous souvenir que rien n’est plus efficace pour amener nos propres éléments mentaux à mieux travailler et à en faire plus que la conviction assurée que nous pouvons, le sentiment intérieur profond que nous “pouvons”.

Nous réalisons ainsi que lorsque nous vivons constamment dans cette attitude, sachant que “nous pouvons” et travaillant dans la compréhension du fait que le mental et toutes ses facultés peuvent se transposer à volonté sur une plus grande échelle, lorsque nous savons ces choses et que nous procédons dans notre travail et notre développement avec cette connaissance, il n’y a rien que nous ne pouvons accomplir, aucune limite à ce que nous pouvons réaliser.

La psychologie de tout cela: quand nous entrons dans la véritable dynamique du succès, nous obtenons de plus en plus de puissance, venant de mille et une sources différentes, et nous accroissons le volume et la capacité de notre dynamique du succès, prouvant ainsi la loi qui veut que rien ne réussit mieux que le succès et démontrant le fait que ce n’est que dans la vie, l’esprit et la force du “réel” succès que nous trouvons le secret qui mène à de plus grands succès encore.

Quand nous vivons et travaillons constamment dans le sentiment et la conviction que nous pouvons réussir, nous nous concentrons plus parfaitement et plus positivement sur le but à atteindre. Nous activons aussi en quelque sorte plus de “dynamique du succès”, appliquant ainsi une plus large mesure de la puissance que nous possédons. Ces choses aident énormément à la réalisation de plus grands succès maintenant et dans le futur.

Nos analyses de tous ces faits démontrent combien la “réalisation” du succès affecte les individus eux-mêmes et à quel point les talents et forces des individus sont amenés à faire de plus grands efforts quand ils “savent” qu’ils sont réellement devenus un succès et obtiennent encore plus de capacités à travers la présence vivante de l’esprit du succès dans le mental et dans l’âme de l’individu.

Nous pouvons tous apprécier la grande importance de ce gain pour l’individu lui-même, mais il existe un autre aspect de ce processus qui est aussi important, c’est l’effet que le succès de l’individu a tôt ou tard sur le monde en général et sur ses plus proches associés en particulier.

Dans tous les cas nous constatons le fait que l’individu qui a du succès devient le centre d’attraction de son monde et de tous les autres mentaux qui apprécient ses accomplissements.

L’avantage psychologique d’une telle situation est indéniable. Cette personne réalise qu’elle devient puissante dans sa sphère d’influence et ceci tend à accroître sa propre conscience de “puissance”, en éveillant ainsi encore plus dans son mental et dans son âme.

Cette personne devient plus puissante dans son propre monde et démontre l’évidence de la puissance dans sa vie et son travail. Mais encore, cette personne, à travers son propre succès, accroît la confiance des autres mentaux avec qui elle vient en contact. Cette confiance accrue ne fait pas qu’augmenter son prestige, mais lui amène aussi toutes sortes d’autres opportunités menant toujours vers de plus grands succès.

On dit que “à celui qui a déjà on donnera encore plus”. Tous les jours nous voyons l’évidence du fait que c’est l’individu qui a du succès qui obtient les meilleures chances de réussir à un plus haut niveau encore.

De plus, quand le monde commence à avoir plus de foi et de confiance en nous, nous commençons naturellement nous aussi à avoir plus de foi et de confiance en nous. Et plus nous avons de foi et de confiance en nous, plus nous accomplissons de grandes choses, quelles que soient les circonstances.

Alors, lorsque nous prouvons notre foi et notre mérite en produisant des résultats tangibles, qui ont une réelle valeur et qui sont appréciés par le monde, alors le monde, par sa plus grande foi en nous, nous aide, en augmentant notre propre foi, à produire d’encore plus grands résultats.

Et ce procédé d’accroissement peut continuer sur son élan et dans cette dynamique indéfiniment ou jusqu’à l’atteinte du pinacle de la réalisation et de l’accomplissement sur cette planète.

Nous devons ici, cependant, considérer un sérieux obstacle dans le chemin, celui de la tendance qu’a l’individu moyen à “perdre la tête” quand le succès arrive, qui fait qu’au lieu de saisir les avantages des plus grandes opportunités qui se présentent inévitablement sur la route du succès, il “tombe” et se redirige dans la mauvaise direction.

Pour éviter une telle calamité, il suffit de voir clairement la différence entre “l’ego exagéré” et la véritable confiance en soi. Il faut ensuite cultiver et développer la confiance en soi tout en éliminant “l’ego exagéré” par la négligence absolue.

Il est bon de se rappeler ici que “l’ego exagéré” vit à la surface des choses, est toujours sur-gonflé et jamais substantiel, alors que la véritable confiance en soi vient du plus profond de l’âme et est remplie de qualité, de supériorité et de valeur.

De plus, la personne qui a du succès, de par une tendance particulière à la nature humaine, recevra de l’aide directe, de l’encouragement et de la coopération d’une large part de ceux qui s’intéressent à son projet et son but. Car il est étrange mais vrai que l’humanité s’efforce d’aider ceux qui ont du succès afin qu’ils en obtiennent encore plus.

Les gens en général veulent s’associer au succès et préfèrent invariablement faire affaire là où ils trouvent le plus d’évidence du succès. Ils repoussent au contraire un individu ou une institution qui ne réussit pas.

En d’autres termes, l’espèce humaine travaille instinctivement du côté du succès, elle est vitalement intéressée à rendre un succès encore plus grand, mais pas du tout intéressée à aider à faire d’un échec un succès; et même si cela ne fait pas bien paraître le “grand coeur” de l’humanité, lorsqu’on considère sérieusement ce fait, il se trouve à être l’attitude adéquate.

C’est une des grandes lois de la vie qu’une personne ne doit pas s’attendre à obtenir de l’aide des autres tant qu’elle ne prouve pas qu’elle peut s’aider elle-même. En d’autres mots, il faut faire bon usage du talent que nous avons reçu avant de pouvoir compter sur la coopération de talents additionnels.

Il faut prouver notre puissance à réaliser de petites choses avant d’obtenir de l’autorité pour réaliser de plus grandes choses. Ceci est une loi et elle est absolument nécessaire à l’avancement de l’humanité.

Souvenons-nous du proverbe: “aides-toi et le ciel t’aidera”! C’est vrai tant pour l’humanité que pour la nature; tout dans la vie se conforme instinctivement à cette loi.

La vie supporte ceux qui avancent, ajoute de la puissance à ceux qui utilisent la puissance, accroît le bien ou le bien se produit, donne plus à ceux qui ont, aide à produire de plus grands succès là où est démontré positivement le succès et aide à construire là où une réelle construction est en cours.

Cette loi est-elle dure et sans coeur? Au contraire, elle incite l’humanité à travailler avec des forces constructives et ainsi à faire progresser davantage tout ce qui existe dans la vie.

Souvenons-nous qu’un individu qui fait le meilleur usage possible du talent et du pouvoir qu’il possède, se voit récolter les bénéfices de cette grande loi. Il obtient bientôt la coopération de toutes parts, il trouve toute l’aide et les opportunités nécessaires pour faire de son succès un plus grand succès encore.

D’abord prouvons que nous sommes méritants et dignes; démontrons le fait que nous pouvons régner seul dans notre petit royaume, alors toutes les forces de la vie viendront avec nous pour nous créer une place dans un plus large royaume.

Le premier pas revient donc à l’individu, et l’individu qui démontre vraiment qu’il est fidèle à son propre talent n’a pas à se soucier pour l’avenir. Toutes les forces constructives de la vie, ainsi que l’intérêt, la pensée et l’expression d’autres individus viennent le rencontrer. Mais dans toutes les circonstances, il doit continuer à faire de son mieux. Il doit continuer à être un succès intérieurement et le succès viendra aussi de toutes les sources du monde extérieur.

Lorsque nous envisageons la vie d’une manière superficielle, nous pouvons rencontrer de nombreuses exceptions à ces règles, mais ce ne sont que des apparences qui viennent soit de la négligence ou de l’application imparfaite des principes et méthodes.
D.LARRON
La règle première tient toujours bon même s’il y a ignorance et imperfection de l’application des lois de la vie.

L’individu qui a du succès reçoit donc invariablement, de la nature et de l’humanité, toutes sortes de moyens et d’opportunités afin de se créer pour lui-même plus grands succès encore.

Il existe plusieurs raisons psychologiques pour lesquelles ceci est véridique, et toute personne possède le privilège de profiter de cette situation. Nous pouvons devenir des centres vitaux autour desquels gravitent les grandes forces de la vie et de l’humanité.

En faisant cela, nous ne ferons pas que promouvoir notre propre avancement mais aussi celui de tout ce qui en vaut la peine sur cette planète.

de Christian D. Larson
Éditions Nouvelle Pensée (2009)

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INTERPRÉTER LES FORCES

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

 

NOS FORCESCes méthodes sont extrêmement nombreuses et varient suivant les époques et l’environnement. L’observateur impartial qui ne s’intéresse qu’au succès illusoire qu’on leur attribue dans une interprétation vulgaire, défigure l’essence même de la divination.

Jadis, le rôle du chamane ou du sorcier était très impor­tant dans les sociétés. « Le chamane, maillon d’une chaî­ne initiatique peut guérir et prévoir ; il est capable d’entreprendre de périlleux voyages dans l’au-delà, de mener de difficiles combats invisibles, il veille à l’équilibre des forces. Artisan d’une lente évolution de l’espèce, explo­rateur infatigable, danseur et chanteur de l’Inconnu qui l’appelle, c’est lui qui entraîne le groupe vers de nouveaux terrains de chasse, de guerre et de connaissance. Sous sa guidance, lui-même guidé par ce qu’il découvre, l’humain se déplace et se dépasse. » 

De tout temps l’homme a essayé de connaître davantage, de percer un peu plus chaque jour le mystère de ses origines et celui de sa destination ultime. Le moteur de toute recherche divinatoire vise la finalité de l’existence et les circonstances suivant laquelle elle se déploie. Les arts divinatoires, par le processus mental et la démarche intuitive qui les fondent ont la même démarche que les travaux scientifiques les plus modernes, en établissant des lois de correspondances entre l’homme et l’Univers. En ce sens, ils sont une recherche, une quête de la Vérité. Nous n’existons que par interdépendance. Nous n’avons pas de substance propre. Tout change sans cesse. Bien utilisés, les arts divinatoires permettent un dépassement de soi, un regard sur la réalité du monde, une interprétation de l’Absolu.

Giorgio Perrin, extrait de la préface de la Divine Comédie, Ed. Jean de Bonnot.

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LA SUBSTANCE DE LA VIE

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

 

terra-chama-violetaQuelle est la substance de notre vie ? Personne, ni même la science ne peut répondre. Dans notre vie il n’y a pas de substance. Où pourrait-elle exister ? Nous ne pouvons pas décider. La substance de la vie existe dans chacune de nos cellules et dans le cosmos infini se trouve le pouvoir fondamental qui gouverne tout l’organisme.

Jadis, le soleil représentait le pouvoir cosmique fonda­mental du cosmos entier. Mais ce n’est qu’un système particulier et partiel. Autrefois la science céleste, la cos­mogonie permettait aux hommes d’aborder les suprêmes mystères qui constituent la béatitude parfaite. Dante, dans son chef-d’œuvre,la Divine Comédie, ce voyage allé­gorique, symbole de l’humanité aveugle qui s’égare dans le péché et les passions, nous livre un trésor complet de connaissance et de la science de l’époque sur l’histoire, la philosophie, l’astronomie, la théologie médiévales.

« Représentons-nous l’Enfer tel que Dante le décrit. C’est une immense cavité circulaire en forme d’entonnoir dont la pointe, dirigée vers le bas, aboutit exactement au cen­tre de la terre, où se tient Lucifer. Ce côté renversé est divisé en neuf paliers, sortes de gradins gigantesques, correspondant chacun à une catégorie de péchés.

Après avoir dépassé l’extrémité inférieure de l’entonnoir, les deux voyageurs remontent vers la surface de l’autre hémisphère où, dans une île inaccessible aux mortels, située au milieu de l’océan, aux antipodes de Jérusalem, s’élève une montagne. Dante y a placé le purgatoire, cou­ronné à sa partie supérieure par le Paradis terrestre. Plus haut, dans l’éther, s’étend l’Empyrée, espace infini, immobile, séjour de Dieu. » 

 

Extrait de la Revue Question De. No 55. Janvier-Février-Mars 1984

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Spectateur devant le monde

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

 

 imageL’évidence immé­diate d’un tel principe existentiel l’enracine, par le cœur de sa nature, dans un roc de permanence. Par contraste aussi, elle déploie l’éphémère devant son regard au passage du temps.

Un ferme ancrage préalable dans le socle du réel s’impose à l’homme de science s’il veut entreprendre sous d’heureux auspices l’exploration aventureuse de sa propre structure jusqu’à l’ultime profondeur. Il est souhaitable qu’une amarre indestructible, guidant sa progression dans la descente aux abîmes, lui assure une stabilité à l’épreuve des courants de dérive. Car c’est d’abord dans un monde de fluidité aux formes incertaines qu’il doit passer ; au-delà du territoire où s’élèvent encore les fugitives constructions mentales qui lui sont familières, aucun indice sensible n’apparaît. Un uni­vers sans dimensions d’espace ni de temps se laisse découvrir – paysage de figures significatives que seule une conscience en éveil peut déchiffrer.

Aucun pionnier de cette expédition ne saurait procéder avec l’aide des seules ressources dont dispose l’investigation mentale au-delà des frontières extrêmes de la psyché ; et dès les premiers pas il risque de s’égarer par défaut d’épisté­mologie. L’achèvement de l’itinéraire exige que soit éveillée la connaissance – à la fois transcendante et immanente de l’intemporel.

Cet éveil à la connaissance de soi – une anamnèse de la vérité au sens platonicien – est-ce là ce que pratiquait Socrate par son art maïeutique ?

On sera tenté de répondre affirmativement après avoir lu les dialogues d’Alcibiade, ceux de Théétète et de Phèdre. Conduire l’interlocuteur à travers les brumes de l’oubli jusqu’à la connaissance de son identité perdue, c’est la tâche du Sage de tous les temps.  

(Extrait de Roger Godel – Un compagnon de Socrate. dialogues sur l’expérience libératrice.Édition Les Belles Lettres 1956).

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LA PAIX EST EN VOUS

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2015

La paix en soiPosséder beaucoup de biens matériels, être riche, avoir des quantités d’argent ne sont pas une force de dissuasion pour la croissance spirituelle et l’illumination.

Cependant, bien que ces choses soient indispensables à notre plan d’existence, il nous faut savoir que notre sécurité ne dépend pas d’elles. Notre sécurité est toujours en Dieu et en son Amour.

Lorsque nous plaçons notre confiance en Lui, nous n’avons, selon toute probabilité, aucune perte matérielle à subir. Dans le cas contraire, nous ne tarderons pas à récupérer les biens perdus, et cela sans trop être dans l’inconfort entre-temps.

La paix, l’intégrité, le bonheur, l’inspiration et l’harmonie sont des trésors appartenant à l’esprit. En tant que tels, ils sont intangibles. Il est aussi bon de se rappeler qu’un homme, même s’il est milliardaire, ne peut acheter ni la santé, ni la paix d’esprit, ni la joie, ni l’amour vrai d’une femme.

Ces bénédictions ne sont pas à vendre. Le prix que nous devons payer pour les obtenir est la foi et la confiance en Dieu, le Père des Lumières, chez qui la variabilité est inconnue ainsi que l’ombre du retournement.

Si nous devons être aimable, ce n’est tant pour gagner des amis que parce que l’amabilité est un attribut qui nous est échu de Dieu. Nombre de gens se joignent au Mouvement de la Vérité, apportent quelques témoignages puis disparaissent: pour revenir le jour où ils ont à affronter des problèmes.

Il nous faut chercher la Vérité pour elle-même, et laisser le reste de côté. Ceux qui vivent dans la conscience de la paix, de l’harmonie, de l’amour et qui comprennent que les idées et les dons de Dieu sont toujours à leur disposition, ne manquent jamais de rien, car toutes les choses leur sont données en surplus.

Ne travaillons pas pour la nourriture périssable. La nourriture qui dure à jamais ce sont les idées divines, les vérités impérissables.

Les humains sont toujours à la recherche des signes. « Aucun signe ne lui parviendra sinon le signe de Jonas. »

Celui-ci étant votre sentiment intime, votre certitude, votre conviction intérieure que l’état mental invisible dans lequel vous vivez, vous déplacez et avez votre être est une réalité.

Apprenons à croire dans l’invisible: « Dieu appelle des choses qui ne sont pas, comme si elles étaient, et l’invisible devient visible. »


de Joseph Murphy: NOUVELLE PENSÉE sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Il y a une dimension de lâcher-prise dans le pardon

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2015

 

 

Quand celui-ci est avant tout l’abandon du jugement qui nous détruit et la rage qui nous consume, quand il s’accompagne d’une remise en question de la posture de supériorité du haut de laquelle on s’estimait en droit de juger l’autre sans appel et de prononcer son exécution. Au jugement succède alors l’humilité, dont la racine renvoie à humus, la terre, et à humain : je descends de la tour d’ivoire de mon juge intérieur, je pose mon fardeau d’accusations à terre, au sol, je remets jugement juste et pardon authentique à plus grand que moi, au Ciel et à la Terre. Et dans cette mise à terre, au propre et au figuré, je trouve le moyen de décharger ces millions de volts de haine qui menaçaient de me détruire, moi.

 1 Emanation lumière

C’est pour favoriser ce surprenant renversement de posture, ce passage du jugement au pardon, que le rituel que j’ai reçu de Miguel RUIZ consiste prioritairement à apprendre à demander pardon, aussi paradoxal que cela puisse paraître à celui qui a souffert et qui s’estimerait plutôt en droit de recevoir une demande en pardon. La clé de ce paradoxe, c’est qu’on ne demande pas pardon pour ce que l’autre personne nous a fait, bien entendu, car elle seule en porte la responsabilité. On demande pardon pour sa propre haine, pour la façon dont on a peut-être utilisé les torts de l’autre pour alimenter trop longtemps notre ressentiment et empêcher ainsi nos plaies de cicatriser. 

On demande pardon pour se libérer soi-même! Pour ne plus laisser à l’autre le pouvoir de dicter notre état intérieur. Pour reprendre notre pouvoir et notre part de responsabilité. D’où ce paradoxe que le pardon est une vertu qui semble disparaître en l’exerçant : en demandant intérieurement pardon, en abandonnant mes jugements, en arrêtant de haïr… c’est le besoin même de pardonner qui semble disparaître avec! Qui suis-je pour juger? Et par conséquent, qui suis-je pour pardonner? 

Par ignorance, par manque d’éducation – et je ne juge personne en disant cela, c’est juste là que nous sommes actuellement en tant que société – nous devenons souvent nos pires bourreaux, à notre insu. À la suite du mal que nous avons réellement subi, notre coeur et notre mental inconscients et non éclairés nous enferment dans un cocon intérieur cauchemardesque, tissé de nos propres pensées et sentiments qui – partant de méfaits bien réels – ne font que les amplifier, les aggraver et les faire perdurer. Parvenir à conscientiser cet automatisme, à voir comment nous fonctionnons aux niveaux affectif et intellectuel, puis à inverser la vapeur, à cesser ce tissage infernal pour retrouver la liberté intérieure et la lumière, c’est ce que permet un travail conscient sur le non-jugement et le pardon.

Il n’y a nulle obligation à rester dans la froide obscurité de son cocon de haine, à attendre passivement qu’un miracle vienne le déchirer et nous redonne accès au grand jour et à la chaleur du soleil. Nous pouvons agir nous-mêmes de l’intérieur. » 

« Dans le langage courant, les verbes pardonner et excuser sont souvent employés l’un pour l’autre, d’où cette confusion. « Excuse-toi! » dit-on à un enfant qui aussitôt murmure penaud « Pardon… ». En réalité, ce sont des choses très différentes. Quand j’excuse quelqu’un, cela veut dire que je ne retiens plus aucune charge contre lui. Quand je lui pardonne, cela veut dire que je cesse de le détester, de lui en vouloir. On est dans deux registres différents.

On notera au passage que s’excuser soi-même (« Je m’excuse ») est une pratique un peu douteuse; par analogie, imaginez quelqu’un qui vous dirait : « Je me pardonne! ». Il est plus juste de présenter ses excuses, excuses que l’autre est libre d’accepter ou non. Présenter ses excuses, c’est reconnaître ses torts. Cette reconnaissance exprimée permet à l’autre de décider comment y réagir : excuser ou non, pardonner ou pas, excuser sans pardonner, etc.

La pratique du pardon exige donc une conscience plus aiguë de ce qui se passe en nous, et en particulier une meilleure distinction entre ce qui se passe dans notre tête, dans notre coeur et aussi dans notre corps. Cette distinction se reflétera ensuite tout naturellement dans le vocabulaire auquel nous ferons appel pour nous exprimer : le coeur pardonne ou non; le mental excuse ou pas; et le corps accepte ou non. Nous avons la chance d’avoir, en français, une langue d’une grande richesse : encore faut-il développer en soi la sensibilité aux nuances intérieures que ce riche vocabulaire permet d’exprimer.

Retenez donc de ce qui précède que vous pouvez tout à fait pardonner, sans que cela vous conduise à accepter, cautionner ou excuser des actes que vous jugez inacceptables et inexcusables. »

 

Olivier CLERC – Extrait de son livre Peut-on tout pardonner? (Ed. Eyrolles)

 

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L’Esprit divinatoire

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2015

 

Esprit divinatoireL’homme d’aujourd’hui, intéressé par l’as­trologie, les tarots ou un autre art divinatoire ne fait que succéder à des millénaires d’une humanité qui a toujours essayé de dompter le temps et de connaître l’avenir. En fait l’être humain, devant le mystère de la vie, a toujours eu l’intuition d’un ordre qui le dépasse, de lois qui échappent à la rationalité. Croire que l’art divinatoire se limite aux petites gens en quête d’espoir est un leurre. Il touche toutes les couches de la société. Certaines personnes recherchent seu­lement à travers lui des réponses ayant trait aux événements primordiaux de leur vie quotidienne d’autres consulteront l’art divinatoire pour, par exemple prendre des décisions importantes à des mo­ments favorables concernant des événements ou d’autres personnes. On peut aussi remarquer, même dans les tra­ditions les plus anciennes, que l’art divinatoire a tou­jours été l’auxiliaire de la décision des princes et gou­vernements de ce monde.

« Il y a deux espèces de divination : l’une est due à l’art et l’autre à la nature. Indiquez-moi, s’il se peut, une nation, une cité qui ne se gouverne point par des présages tirés des intestins des animaux, ou par les interprétations des prodiges ou des éclairs, ou par les prédictions des augures, ou par le jeu des sorts… Ou bien montrez m’en une qui n’ait pas recours aux songes et aux pressentiments qui nous viennent, dit-on, de la nature… », disait Ciceron.

La quête divinatoire est un acte d’éclairement. Elle a toujours voulu illuminer, ne fût-ce qu’un instant, la nuit de l’inconnu, l’essence de la divination étant bien de mettre l’homme en correspondance avec les forces qui l’entourent, lui permettant de redécouvrir sa personna­lité comme totalité en osmose avec le cosmos. L’être baignant dans le continuum espace-temps n’existe pas comme entité isolée mais bien au contraire, se meut en inter-connexion avec autrui, la nature, le cosmos entier.

 

Extrait de L’esprit divinatoire par Evelyn De Smedt  paru dans Revue Question De. No 55. Janvier-Février-Mars 1984

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Le symbole du centre : la croix, structure à cinq éléments

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2015

 

C’est dans la tradition chinoise que le pro­blème nous semble avoir été le mieux posé . Le centre marque alors une rupture de niveau ontologique. Il est en même temps le seul point stable, si nous inscrivons la croix non plus dans un carré, mais dans un cercle  : la circonfé­rence est le monde de la Création ; le centre est le Verbe, l’Émanation originelle, le « moteur immobile » ; la circonférence est animée d’un perpétuel mouvement, que l’on peut même assimiler à un tourbillon, tant que cette énergie en constante mutation n’est pas ramenée vers le centre par un mouvement évolutif : d’où, dans toutes les traditions, les images de la roue comme symbole de renouvellement et d’inces­sante circulation, et, chez les chrétiens, cette devise très explicite des chartreux : « stat crux dum volvitur orbis », « la croix est immobile, et le monde tourne autour ». Quant aux branches de la croix, elles deviennent alors des rayons animés d’un double mouvement, et les vecteurs d’une dynamique qui conjugue à chaque instant des forces d’expansion, correspondant au processus de création, et des forces partant de ce monde créé et tendant à le faire retourner vers ce centre dont il est issu. La croix explicite alors le mystère du Centre : elle est à la fois diffusion et rassemblement.

Il est une autre figure apparentée à la croix qui nous aide à comprendre ce symbolisme, car elle transcrit, elle aussi, la diffusion de l’énergie cosmique d’un centre « immobile » à une cir­conférence en perpétuel mouvement : c’est le vieux symbole hindou de la svastika, à ceci près que « la rotation autour du centre fixe, au lieu d’être représentée par le tracé de la circonférence, est seulement indiquée… par les lignes ajoutées aux extrémités des branches de la croix » .

Le centre joue alors, par rapport aux quatre rayons de la croix, le même rôle que l’éther par rapport aux quatre éléments, en alchimie : celui de la quintessence (quinta essentia), parfois représentée, dans l’iconographie alchimique, par une étoile à cinq branches, ou une fleur à cinq pétales située au centre de la croix des éléments.

La croix tridimensionnelle : le sénaire / septénaire

Toutefois, ce « centre » reste, en lui-même, mal défini, dans la mesure où il indique une rupture, le passage de l’horizontalité à la verticalité, mais sous une forme mystérieuse, et même prêtant à ambiguïté. Il est beaucoup plus explicite de le représenter non comme un point (symbole inadéquat, puisque inscrit dans l’espace, alors que le « point » principiel dont nous parlons n’est pas soumis à l’espace, dans la mesure où c’est lui qui l’engendre), mais comme un axe qui transcende verticalement les différents plans de la création représentés, eux, horizontalement (l’horizontalité traduisant alors la multiplicité des expériences possibles et le foisonnement de la vie).

La croix acquiert alors la plénitude de sa valeur symbolique : elle s’inscrit dans trois dimensions de l’espace, et s’ouvre ainsi sur le monde de la transcendance, représenté sous une forme plus explicite et plus complète que par le « centre » ; en même temps, elle devient une figure à six pôles, qui est en fait un septénaire si l’on intègre le centre, qui se charge alors de ce que nous croyons être sa véritable signification (sur laquelle nous reviendrons). L’axe vertical est, métaphysiquement parlant, l’axis mundi, et, sur un plan ontologique, le symbole de notre « verticalité », c’est-à-dire de notre possibilité d’accéder à d’autres niveaux d’être. Cet axe est lui-même polarisé (haut vs bas) ; être au centre, c’est donc être à l’intersec­tion du plan « horizontal » et du plan « verti­cal », dans un espace et un temps absolu, qui permettent de connaître tous les états de l’être, dans ce que nous appellerons une « illumina­tion » :

 

LA CROIX

Ainsi, le symbolisme de la croix permet de comprendre le mouvement dialectique qui intègre la relation au monde « horizontal » et l’intériorise dans une « verticalité » ; comme le dit le mystérieux et éblouissant initiateur des Dialogues avec l’Ange : « Ne pas élever ! Ni,entraîner vers le bas – Mais relier ! »

On remarquera que cette structure sénai­re/septénaire trouve un écho dans d’autres situations symboliques où elle transcrit le même rapport fondamental, dans un autre contexte :

  • dans l’Ancien Testament, la Création est accomplie en six jours, et le septième, celui du « repos », marque en fait le centre, à partir duquel s’élabora et en lequel s’achève le monde créé (on pense à la parole du Christ : « Je suis l’Alpha et l’Oméga »), lui-même « décrit » à travers le symbole du six, caractérisant la création-émanation ;
  • de même, dans les sept couleurs de l’arc-en-ciel, le blanc, symbole de l’Absolu, est en fait la « récapitulation » des six autres.

 

De plus, le schéma ci-dessus fait ressortir que les six directions partent du centre en s’oppo­sant deux à deux (fait qui est souligné par ailleurs par l’ambivalence de tous les grands symboles, connotés de façons opposées : feu créateur vs feu dévastateur, etc.), et y revien­nent en se neutralisant deux à deux dans le mouvement de retour. On trouve des traces de cet enseignement, entre autres, dans les Actes de Pierre : « Si vous ne rendez pas la droite semblable à la gauche et la gauche semblable à la droite, et ce qui est en haut semblable à ce qui est en bas, et ce qui est derrière comme ce qui est devant, vous ne connaîtrez pas le royaume du ciel » (chap. 38). Cette croix, perçue comme symbole de l’union des contraires, nous rappelle que, dans la tradition mythique des anciens Mexicains, les quatre directions de l’espace sont regroupées autour du centre, perçu comme lieu de synthèse 6 ; en ce centre s’enracine un arbre dont le symbolisme « vertical » ne fait aucun doute, et donne à l’ensemble de la figure sa troisième dimension (cf. infra nos remarques sur l’arbre perçu comme axis mundi).

René Guénon précise de façon très intéres­sante le sens ontologique de ce symbole de la croix à six branches en le rapprochant des trois guna de l’Inde : le plan sattvique serait alors projection vers le « haut », élan pour retrouver la conformité à l’essence pure de l’être ; le plan tamasique serait attraction vers le « bas » et la pesanteur des forces régressives, des pulsions, d’une zone de l’inconscient qu’il importe d’explorer, de canaliser et de transmuter ; quant au plan rajasique, caractérisant la force expansive de l’être, il serait représenté par tout le niveau « horizontal », celui de l’action de l’homme dans et sur le monde, à travers lamultiplicité de ses expériences ; cela peut se représenter ainsi :

 

REPRESENTATION CROIX

Le centre devient alors le lieu où s’opère la transmutation, par le biais de ces courants d’énergie, de tamas en rajas, puis de rajas en sattva, en même temps que l’union de Purusha et de Prakriti chez l’« éveillé ».

Dans le monde chrétien, on trouve, très précisément, cette croix à six branches et à trois dimensions sur les clochers des églises d’Orient. Mais on peut aussi relever que c’est un des sens dont se charge le symbole du chrisme, à condition de remarquer que sa représentation en surface plane n’est qu’une apparence, et qu’elle transcrit en fait une structure tridimen­sionnelle .

Les textes ne manquent pas, chez les Pères de l’Église, qui définissent très clairement la néces­sité à la fois de cette tridimensionnalité et de cette complémentarité, pour décrire correcte­ment le symbolisme des énergies mises en jeu, et donc permettre à l’homme sa rédemption.

 

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 12. Janvier-Février 1984)

Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Pour trouver le lieu secret

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

Comment le chercher? Où le trouver? Comment y habiter? ce sont là des questions que l’on se pose de nos jours plus qu’à aucune autre époque, car nous avons besoin d’abord de spiritualité.

Le lieu secretLorsque nous prononçons les paroles de vérité, essayant de manifester la lumière que nous possédons déjà, nous progressons et nous nous rapprochons du jour où nous aurons consciemment l’entendement parfait du Christ; avec tout ce que cet entendement implique, c’est-à-dire l’amour, la beauté, la santé, et la puissance.

Attendons cette pleine manifestation sans inquiétude et sans hâte. Ne perdons jamais de vue le fait que notre désir, si grand soit-il n’est que le désir de Dieu, en nous. « Nul ne peut venir à moi si le père qui m’a envoyé ne l’attire ». Le Père en nous, désire nous révéler le secret de sa présence; sans cela nous ne serions pas affamés de vérité.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit ».

Vous qui lisez ces lignes, quelle que soit la place que vous occupiez en ce monde, soit que vous prêchiez l’évangile, soit que vous habitiez une humble maison, lorsque vous cherchez la vérité afin de la manifester par une vie plus douce, plus forte, une vie moins égoïste, ce n’est pas vous qui cherchez Dieu, mais c’est Dieu qui vous cherche.

Ce que vous sentez, ce que vous désirez, c’est l’Énergie Éternelle, qui fait mouvoir les mondes dans leur orbite, cette Énergie se faisant jour à travers vous afin d’être manifestée. Ne vous tourmentez pas, ne vous inquiétez pas. Ne faites pas d’efforts et laissez faire. Apprenez à laisser faire.

Après avoir battu tous les chemins, cherchant de ci, de là, le désir de notre coeur, il nous faut aller droit à celui qui est l’accomplissement de tous les désirs; à celui qui attend, afin de se manifester davantage à nous et à travers nous. Si vous désiriez mon affection ou quelqu’autre qualité qui forme ce que je suis (et non ce que je possède), vous n’iriez pas trouver Jean, Pierre ou Paul; mais vous viendriez directement à moi, afin de recevoir ce que seul je puis vous donner.

Après avoir tant cherché la lumière et la vérité, il faut que chacun de nous apprenne à compter sur Dieu pour recevoir cette révélation intérieure, pour sentir cette union avec le Seigneur.

La lumière que nous désirons n’est pas quelque chose que Dieu puisse nous donner. C’est Dieu lui-même. Dieu ne nous donne pas la vie et l’amour comme s’il s’agissait d’objets. Dieu est la Vie, la Lumière et l’Amour. Ce dont nous avons besoin, c’est d’avoir plus de lui-même, quel que soit le nom que nous lui donnions.

Je dois être revêtu de la puissance « d’en haut », c’est-à-dire une région plus élevée que celle où se trouve actuellement mon entendement conscient. C’est une descente du Saint Esprit (entier, total) au centre de l’être dans l’entendement conscient. L’illumination que nous désirons ne peut jamais venir autrement, non plus que le pouvoir de manifester le bien.

« Demeurer dans le silence ». Pour beaucoup, cela ne signifie pas grand chose, car ils n’ont pas encore appris à « compter sur Dieu », et ils n’entendent que les voix du dehors. Le bruit appartient au monde extérieur, et non à Dieu. Dieu travaille dans le silence, et nous pouvons compter sur le Père en notre être afin de devenir conscients du travail intérieur, conscients de l’accomplissement de nos désirs. « Rien ne manque à ceux qui le craignent ». Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leurs forces ».

Dans un de ses contes, Edward Everett Hale parle d’une petite fille qui jouait à la campagne avec les oiseaux et les papillons; elle quittait souvent ses jeux pour aller prier dans une chapelle qui se trouvait non loin de là, et après avoir prié, elle restait parfaitement tranquille, « attendant, disait-elle, de voir si Dieu avait quelque chose à lui dire ». Les enfants sont toujours plus près que nous du royaume céleste.

Quand vous commencerez l’exercice du silence, ne croyez pas que cela soit nécessaire de vous trouver en compagnie d’autres personnes. La présence d’une autre personnalité est apte à distraire l’esprit. Apprenez à communier seul avec le Créateur de l’univers, qui est votre vrai compagnon. Et lorsque vous serez capable de vous abstraire de ce qui vous entoure, vous pourrez vous réunir à plusieurs, et cela sera profitable pour vous.

C’est attendre la voix de Dieu. Choisissez un moment où vous ne serez pas dérangé, et où vous pourrez laisser de côté tout souci. Élevez votre coeur en vous adressant au Père. Ne craignez pas d’être trop « orthodoxe ». Vous ne suppliez pas un Dieu qui vous a déjà donné « tout ce que vous demandez ». Vous savez qu’il vous l’a déjà envoyé.

Vous ne lui adressez pas une prière incrédule, plaidant votre cause et le suppliant. Vous parlez directement au Père et votre Esprit se concentre sur l’Éternel. Beaucoup de personnes ont essayé sincèrement de demeurer silencieuses, attendant que Dieu leur parle, mais dès qu’elle fermait les yeux, leur esprit se trouvait rempli de toutes sortes de vaines imaginations. Les sujets les plus ordinaires et les plus futiles se succédaient avec rapidité dans leur cerveau, et au bout d’une heure, elles n’avaient obtenu aucun résultat, ce dont elles étaient découragées.

de « H. Emilie Cady  » tiré du livre « La leçon de Vérités » sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Changer le monde et être Soi

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

 

Et si vous aviez juste à laisser rayonner ce que vous êtes 
pour que tous les possibles s’ouvrent dans votre vie ?
Rencontre avec un docteur pas comme les autres…

 

etre Soi

De passage à Paris pour un workshop intensif intitulé « Sois toi et change le monde », le Dr Dain Heer nous ouvre les portes d’une nouvelle conscience pour changer véritablement le cours de notre existence. Ayant développé un processus énergétique unique à travers la méthode Access Consciousness®, fondée par Gary Douglas, il rayonne une puissante aura de liberté qui pourrait bien balayer nos résistances à dissoudre nos schémas de limitation, qui plus est dans la joie. Et si pour changer le monde et y apporter notre meilleure contribution, il suffisait d’être soi-même ? 

Sois toi et change le monde, est-ce vraiment possible ? 

D.H. : J’ai pris conscience, il y a très longtemps, que la meilleure contribution que nous puissions apporter pour changer le monde est d’être qui nous sommes réellement. Il existe une telle pression, aujourd’hui, à viser un état d’être supérieur à celui où nous sommes, qui présuppose que nous ne sommes pas « assez bien ». J’ai vu tellement de personnes essayer d’être quelqu’un d’autre, de jouer un rôle qui n’était pas le leur. Peut alors s’ensuivre un profond malaise, difficile à identifier. La vraie question qui se pose, c’est plutôt : et si vous étiez vous–même, qui seriez-vous ?

Votre méthode repose sur plusieurs fondamentaux, à commencer par le fait que nos points de vue créent le monde… C’est-à-dire ? 

D.H. : Le principe d’incertitude énoncé en 1927, par Heisenberg, pourrait se résumer de la façon suivante : une particule (qui est une énergie) est là dans une potentialité, attendant le point de vue qu’on va mettre dessus avant de se transformer en ce que nous pensons qu’elle est… C’est à dire que nous influençons la particule ! Einstein avait déjà cette compréhension : l’observateur peut impacter une molécule (et donc l’énergie et les évènements associés) par ses pensées ! Un concept fondateur pour la physique quantique pour qui ce monde est pure énergie, vibrant sur différentes fréquences qui créent ensuite la réalité matérielle.

Des données qui font références aux extraordinaires découvertes de Masaru Emoto, sur l’eau ? 

Exactement ! Imaginez votre vie tel un champ de molécules dans l’eau : nous aurions donc la possibilité de la déstructurer ou bien de l’harmoniser, selon que nous émettions des vibrations de colère ou de haine, d’amour, de joie, de gratitude ou de gentillesse qui vont immanquablement entraîner des résultats différents. Nous pouvons influencer notre vie selon nos formes de pensées. Le choix nous appartient ! Nous avons simplement à reconnaître que ce choix est suffisamment important pour nous, au delà de la cacophonie ambiante !

Nous pouvons influencer notre vie selon nos formes de pensées. 

Comment changer de point de vue ? 

D.H. : Il s’agit de revenir à notre nature véritable. Nous « sommes » ce point de vue d’amour, de paix et de gratitude ! Nous l’avons oublié. Pour revenir à qui nous sommes vraiment, je propose en premier lieu de sortir du jugement ! Sans doute le plus efficace destructeur de nos potentialités. Jusqu’ici nous avons pris l’habitude de créer notre vie à partir du jugement de ce qui est « bon ou pas » de choisir. S’il n’y avait pas de jugements, qu’est-ce que vous choisiriez vraiment ? Il n’y a pas à se battre avec la vie, à être d’accord ou pas avec, mais à accepter ce qu’elle nous présente. Ce laisser–être se définit par cet espace où tout n’est simplement qu’un point de vue intéressant ! Nos choix devraient être orientés par ce qui nous fait vraiment vibrer, ce qui va nous apporter du bonheur… Un bon indicateur pourrait être la sensation de légèreté qu’il nous procure ! Quand c’est le cas, allez-y ! 

Que faire de nos points de vue limitant ?

D.H. : A l’origine de la cascade de limitations (pensées, sentiments, émotions, croyances) qui nous empêche d’être qui nous sommes vraiment et d’être heureux, il existe un point de vue dit « racine » ! Grâce à une sorte de stratagème pour occuper le mental pendant que la dimension énergétique de l’intention agit, vous dirigez votre attention, et donc votre énergie, jusqu’à ce point originel de création de vos pensées limitantes pour vous en libérer ! Par exemple, enfant, vous avez peut-être validé la croyance selon laquelle vous étiez « insuffisant ». Un « point de vue » qui au fil de votre vie va créer cette réalité en accord avec cette croyance ! Le plus souvent à votre insu. La formule de déblayage va agir sur l’instant précis où vous avez fait ce choix, sans forcément l’identifier ! En réalité, nous en connaissons la source, mais du point de vue de la conscience. Vouloir accéder à cette information du point de vue cognitif n’est pas nécessaire pour libérer cette mémoire et « décréer » tout ce qui y est rattaché. Nos limitations peuvent provenir du transgénérationnel ou du collectif… Avec le déblayage mental, il est possible de remonter au point de création de nos limitations que ce soit il y a 20 minutes, 20 heures, 20 ans ou plus encore… 

changer le monde

Un autre aspect fondamental de votre méthode réside dans le fait « d’être dans la question ». De quoi s’agit-il ? 

D.H. : Il s’agit de ne jamais prétendre être la réponse, ou avoir les réponses, qui sont autant de manières de nous couper du champ des possibles de notre évolution. La simple phrase : « Comment ça peut devenir encore mieux que cela ? » à chaque fois que vous rencontrez une situation, va ouvrir de nouvelles opportunités. Quand vous partez du principe que tout point de vue est intéressant, alors vous n’avez plus peur de vous tromper ou de faire « un mauvais choix ». Le seul risque que vous prenez est celui d’essayer, tout en étant à la pointe de la créativité, dans une attitude de changement dynamique. 

L’univers « quantique » va résonner avec la confiance que vous dégagez et vous offrir des opportunités.

L’univers « quantique » va résonner avec la confiance que vous dégagez et vous offrir des opportunités. Essayez ! Votre volonté d’avancer dans votre vie en posant cette question, en devenant cette question, ouvre de nouvelles portes et d’autres possibilités.

Ca peut sembler magique ! Y a–t-il une disposition intérieure particulière qui facilite ce processus ? 

D.H. : Quel que soit l’espace d’où vous décidez de le faire, que ce soit celui de la volonté ou du cœur, ça marche. La pratique va changer l’énergie avec laquelle vous abordez la journée. Une présence attentive et chaleureuse donne sans doute de meilleurs résultats, mais ça n’est pas un prérequis ! C’est un peu comme prendre une douche énergétique, tous les jours finalement ! Si vous aviez la possibilité de vous nettoyer de vos croyances limitantes en prenant votre douche, le feriez-vous ? Le plus important est de ne pas le pratiquer comme une obligation, comme une tâche supplémentaire pour atteindre un objectif. C’est juste et avant tout la conscience que ça améliore votre vie et que ça peut la rendre plus épanouissante !

Le fait d’entendre que nous sommes illimités peut faire peur ! La peur peut-elle bloquer notre évolution, et qu’en fait-on ? 

D.H. : Ma question serait « est-ce que vous avez peur, ou bien cette éventualité d’être illimité vous paraît-elle excitante ? » Est-ce qu’un être infini peut avoir peur ? Ma vie a été pilotée par la peur, pendant plus d’une quinzaine d’année… Celle-ci a disparu. J’ai juste réalisé que c’était un mensonge. Elle n’est pas réelle, c’est une création, une invention. La plupart de ceux qui ont peur ne reconnaissent plus leur excitation positive à franchir un pas, ou concrétiser telle chose ! Il existe une certaine confusion entre l’excitation et la peur. C’est juste une manière de nous stopper et de nous limiter !

Une conclusion ? 

D.H. : De nombreuses personnalités hautement spirituelles peuvent nous inspirer, mais le plus important est de réaliser que chacun de nous est vital pour ce monde. En étant vraiment nous-mêmes, nous sommes le cadeau et les possibilités dont le monde a besoin pour changer !

 

SOURCE : Magazine INEXPLORE

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La puissance vibratoire des mots

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

puissance des motsSi vous employez le plus souvent possible les mots « Amour », « Aimer », « Lumière », ils auront un impact important sur vous parce qu’ils génèrent une énergie qui vous grandit et qui vous permet non seulement d’élever votre conscience humaine, mais aussi d’élever votre fréquence vibratoire.

Il y a des mots puissants. Les mots « Aimer » et « Amour », doivent être bien utilisés, et ne pas être entourés d’autres mots qui font baisser leurs vibrations. Nous vous donnons un exemple : lorsque vous dîtes « j’aime cette maison », « j’aime cette voiture », quelle vibration donnez-vous au mot « aime » ? Vous lui donnez une vibration qui appartient totalement à troisième dimension ! Il serait préférable de dire : j’apprécie cette maison », « j’apprécie cette voiture »…

Si vous dîtes « j’aime la Lumière », « j’aime la beauté », « j’aime la perfection », « j’aime Dieu », « j’aime tous mes frères », « j’aime l’harmonie », vous créez autour de vous une vibration totalement différente, porteuse, qui vous élève et qui vous nourrit, parce que les mots « Amour » et « Lumière » vous nourrissent. Leurs vibrations sont accentuées, d’une certaine manière, par la puissance de votre âme.

Lorsque vous vous connectez aux parties supérieures de vous-même, lorsque vous leur demandez d’inonder tout ce que vous êtes en tant que matière avec cet Amour puissant, il se passe quelque chose en vous et vous donnez corps et vie à l’Amour.

Vos pensées créent

Il est important pour chacun de vous d’apprendre à bien penser et à bien aimer. Certes, vous parlez d’Amour, mais chacun d’entre vous a sa propre façon d’aimer, de ressentir et d’offrir cet Amour.

Avant de pouvoir offrir l’Amour, essayez de le comprendre, de le ressentir, essayez de le faire vibrer au niveau de votre cœur, essayez de ressentir son énergie, sa vibration, et petit à petit vous reconnaîtrez cette vibration et vous lui donnerez de plus en plus forme et vie.

N’oubliez pas que toute pensée, aussi puissante soit-elle, est générée par l’énergie de votre âme. Comprenez bien que vous n’êtes rien, que vous n’êtes qu’un instrument vide et inutile sans l’énergie, la force et la vie que votre âme met en vous. La preuve en est que votre âme décide de quitter votre corps de matière, celui-ci ne peut plus penser, ne peut plus agir, il ne peut plus rien faire, donc il reste sur ce monde, votre âme le quitte car il est devenu totalement inutile.

Laissez le passé au passé

Dans le nouveau cycle que vous avez commencé, oubliez tout ce qui correspondait à l’avant 2012 car maintenant ce n’est plus totalement valable ; d’autres paramètres se sont installés en vous et dans la vie autour de vous. A partir du moment où vous aurez compris que votre vie a basculé dans autre chose, vous n’aurez plus la même façon de concevoir la vie, vous n’aurez plus tout à fait la même façon de penser, de ressentir et de vivre vos émotions.

N’allez plus rechercher dans le passé ce qui ne vous appartient plus et qui est totalement inutile dans votre présent. Certes, vous devrez vivre des émotions parce qu’elles font partie de ce que vous êtes en tant que conscience humaine.

Les émotions sont aussi des stimulations, alors si ce sont des émotions totalement positives vous pouvez les vivre pleinement. L’Amour génère une grande émotion qui fait vibrer tout votre être, qui peut vous apporter des larmes, et tout comme la peur elle peut générer de très fortes émotions (à notre avis inutiles).

Vibration des mots

Et maintenant…

Maintenant, Enfants de la Terre, essayez de bien comprendre où vous allez et ce que vous souhaitez et la façon dont vous voulez gérer votre transformation. Grâce à votre âme et à votre Partie Divine, vous pourrez éradiquer votre personnalité humaine et votre ego. Votre conscience s’éveillera de plus en plus à une autre vibration beaucoup plus importante et sera considérablement modifiée. Vous arriverez à comprendre beaucoup plus facilement votre comportement, à quelque niveau que ce soit, et à ce moment-là, vous changerez de façon de penser, vous vivrez totalement différemment vos émotions et tout ce qui touche l’Amour.

Vous êtes entrés dans un cycle évolutif très rapide, cependant si vous voulez réellement profiter de ce cycle, il faut, encore une fois, couper avec ce qui ne vous appartient plus.

Si, dans une journée, vous utilisez souvent le mot « peur », vous générez une vibration de peur au travers de ce mot, et celle-ci peut demeurer auprès de vous et augmenter, elle peut donc avoir une influence sur vous et faire grandir votre peur.

Message reçu des Êtres de Lumière par Monique Mathieu  www.ducielalaterre.org

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Et si Dieu était une femme

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

Selon la Genèse, Dieu a créé l’homme et la femme à son image. Pourtant c’est une image très largement masculine de la divinité qui s’est imposée pendant des siècles. C’est une des questions fondamentales que pose Othmar Keel, professeur émérite de théologie de l’Ancien Testament, passionné d’archéologie et qui a rassemblé de nombreux textes, iconographies, et objets soulignant  des  traits  féminins  dans  le  dieu  biblique. 

 Dieu une femme

Et  si  par  cela  la  Femme ouvrait la porte du ciel à l’Homme ?

C‘est une question que je me pose à mon tour. Et si c’était une des questions primordiales de notre temps ? 

Un moment d’éveil de notre conscience  vers  la  réconciliation des principes masculins  et  féminins,  vers  une unification,  un  mariage, une  alchimie  de  la  rencontre  de l’homme et de la femme ?

En  ces  temps  d’urgence  où s’élèvent des quatre coins de la planète des cris de désespoir, de souffrance, une demande immense de transformation  se  fait  entendre. 

L’humanité  cherche  des  réponses qui  lui  apporteront  une  paix durable.  Une  de  ces  réponses  est l‘éveil  à  la  conscience  du  Sacré, incluant l’énergie féminine sacrée, afin que notre terre soit notre paradis et non notre enfer. 

L’énergie féminine, apparentée à la Mère Divine, à la Déesse en tant que force primordiale, est créatrice de  vie  dans  son  émanation d’Amour.  Elle  était  célébrée  du fond  des  âges  par  des  rituels  qui généraient  l’harmonie,  l’équilibre et  la  paix  avec  toutes  les  dimensions,  tous  les  règnes  et  tous  les êtres. 

En  d’autres  temps,  en  d’autres lieux, les femmes se rassemblaient les  soirs  de  pleine  lune  pour  se reconnecter  à  la  source  de  leur féminin sacré, pour se souvenir que toute vie passe par la matrice originelle et qu’il n’y a rien de plus précieux que la VIE.  Porteuses dans leur ventre de ces messages, les femmes sont de façon naturelle  les  gardiennes  de  la connaissance de cette loi de vie, de la paix sur terre. Ce qui fait dire à de nombreux sages qu’il n’y a rien de  plus  dangereux  qu’une  femme en colère. 

En tissant un lien de conscience, un lien profond de sororité, cette force de l’union des femmes nous replace  dans  notre  pouvoir  créateur. Il nous apporte  le courage et l’estime de soi pour apaiser les blessures infligées à notre petite fille, à l’adolescente, à la jeune femme, à la mère, à l’amante, à la créatrice. En  revisitant  notre  histoire  de femmes,  autour  d’un  cercle d’échange et de parole, nous pouvons faire remonter à la surface ces mémoires douloureuses afin de les transformer. Les chaînes de transmission d’une génération à l’autre sont ainsi rompues, et nos enfants sont préservés. 

Notre  époque,  avec  la  libération des mœurs, nous permet d’unifier tous  les  aspects  du  féminin.  Ils peuvent  prendre  tour  à  tour  la forme de la guérisseuse, la sauvage, la  magicienne,  la  mère,  l’audacieuse, l’amante, la prêtresse. Avec le temps viendra la réconciliation, l’’unité, qui rassemblera toutes ces facettes en une seule : la femme debout. 

Ces aspects du féminin unifié, qui sont à l’image de la déesse Shakti dans la symbolique tantrique,  ne  seraient-elles  pas les qualités du principe féminin de  Dieu ? 

Le  couple  dans  ses aspects  féminins  et  masculins unifiés ne serait-il pas un moyen d’accéder à la reconstitution de l’unité primordiale ? “la pratique tantrique ne s’apprend pas dans les textes. Elle repose sur la grâce  accordée  ou  reçue  et  le  lien sacré qui unit maitre et disciple, un lien  d’exigences  mutuelles  et  de risque pris en commun” – par Milarepa. 

Il  nous  faut  retrouver  d’urgence l’innocence  de  nos  sexes,  de  nos cœurs, de nos esprits, afin d’équilibrer  et  d’harmoniser  nos  propres roues de vie, nos portes du ciel, les chakras principaux et secondaires. Comme  nous  l’enseigne l’Ayurvéda, la mise en mouvement de ces roues nous relie au rythme des saisons, et aux cinq éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther, qui nous composent et qui constituent l’univers. Par ce travail nous émettons une fréquence d’harmonie, de guérison  pour  nous  et  notre  planète.  Nous  réapprenons  à  vivre pleinement  nos  émotions,  puis  à les  transmuter  pour  accéder  à  la vision  dans  le  non  jugement  :  la claire  voyance.  Quand  la  femme atteint  cet  état  de  grâce,  elle oriente  alors  son  regard  au  plus profond  d’elle-même. 

Par  cette porte du féminin sacré, qui active un  circuit  énergétique,  elle  développe ce sixième sens qu’est l’intuition, et accède à la connaissance. Son  corps  devient  l’écho  des rythmes de la nature, le reflet de son temple intérieur. Le temps de ses Lunes, de ses menstruations, est un  temps  d’écoute  propice  à  la capacité de retrouver ses fonctions sacrées : l’initiatrice, la guérisseuse et  la  prêtresse.  Son  rythme  est alors en harmonie originelle avec l’Univers et la destinée profonde de  sa  féminité,  sa  Déesse Intérieure. 

Les épreuves de la vie sont des messages de l’Univers, des miroirs qui nous renvoient à ce qui doit être changé en nous. Cela nous conduit à  retrouver  notre  authenticité  la plus juste, et façonner notre vie en harmonie avec nos véritables dons et  possibilités.  En  acceptant  les défis et les obstacles sur notre parcours de vie, en acceptant ce qui se présente  comme  une  source  de connaissance et de croissance, nous cheminons  intérieurement  vers  la liberté. L’Autre devient le messager du Divin. 

Le Sentier Sacré, chemin de rencontre entre notre être divin et terrestre,  nous  amène  à  courir  de grands  risques,  inconnus  et  solitaires. En choisissant cette voie, il nous conduira à l´abandon et à la fluidité  de  ce  que  nous  sommes dans  notre  Essence  Originelle. Pour que coule l’Amrita, ou Amrit, qui selon les religions dharmiques est un nectar. Il est la boisson des Devas, qui leur donne l’immortalité.  En  sanskrit,  le  mot  Amrita signifie littéralement “sans mort”. 

Dans la philosophie yogi, l’Amrita est  un  fluide  qui  s’écoule  de  la glande pinéale vers la gorge, dans les  états  de  méditation  profonde. Que ces femmes, qui ont transmis cet enseignement du Féminin Sacré à leurs enfants, depuis des générations,  soient  vénérées.  Aujourd’hui, plus que   jamais, Il devient important  de  reconnaître,  de remercier et d’honorer cette énergie féminine sacrée en chacun de nous,  afin  qu’elle  soit  réhabilitée en notre cœur. Pour que se fasse la rencontre alchimique de l’homme et de la femme, et ainsi retrouver notre  place  et  raison  d’  être  en toute noblesse au sein de l’humanité. 

DANSEZ DANS LA LUMIERE

Et si Dieu était une Femme ?

Marie Madeleine ne serait-elle pas, comme  de  nombreux  historiens  le disent aujourd’hui, une femme-déesse à l’origine du culte de la Femme Sacrée, et la principale détentrice de l’enseignement du Christ ? 

Marie-Madeleine de Francesco Hayez, (1825)

 Etre  dans  l’écoute  profonde  de  ce  «  SACREE » en moi, m’éveiller totalement à la vie en reliant mon corps, mon cœur et mon esprit dans une complète harmonie du masculin et du féminin. 

par Marie Jésus Sandoval-Amrita - http://www.esprittantra.org

 

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Vous pouvez continuer à prier

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2015

 

Famille-qui-prieC’est très important pour ceux qui sont partis de ce plan brutalement et surtout, en les visualisant, priez pour tous les êtres qui sont dans la désespérance, dans la souffrance de la séparation. Il est primordial de vous visualiser en tant qu’être divin, de visualiser la planète rayonnante de Lumière.

Visualisez les règnes végétal, animal et humain en parfait équilibre et en parfaite harmonie, et ce monde nouveau qui vous attend, qui vous ouvre les bras. Essayez de vous visualiser personnellement dans ce monde merveilleux de paix et de sérénité où l’argent n’existe plus, où il n’y a plus de pouvoir directeur, plus de gouvernements ni de religions, mais où règnent le service et l’entente, où tous les êtres humains ont compris qu’ils sont réellement frères, où chacun s ‘assume, un monde où les êtres vivent en paix parce qu’ils ne sont plus dans l’ignorance.

La projection et la visualisation de ce monde sont très influentes sur sa transformation. Plutôt que d’avoir du chagrin, de vous lamenter au regard de ce qui se passe sur cette planète et de toutes ces souffrances, ayez beaucoup de compassion et d’Amour et surtout, projetez-vous en permanence dans le monde de demain.

Priez, priez comme nous prions, priez pour votre propre évolution. Demandez à la Source, demandez à votre Divin qu’ils vous aident à grandir, à accepter ce que vous devenez. Priez pour vos proches. Nous vous incitons à vous tourner délibérément vers votre futur, d’utiliser toute l’énergie qui est en vous et que vous recevez pour vous construire, mais d’une très belle manière. Soyez assurés que lors de vos moments de méditations, de prières, vous serez assistés par vos Guides et par vos Frères de Lumière.

Il est important de prier pour soi, mais il est aussi important de prier pour ceux que vous désirez aider, en demandant simplement que le mieux soit pour eux et que la Source ou leur propre Divinité éclairent leur chemin. Souhaitez toujours le meilleur à l’autre et essayez de voir celui qui est en difficulté dans la sérénité et dans la paix, toutes ses difficultés ayant été consumées dans l’Amour de sa propre Divinité.

Si nous vous parlons de la prière, c’est qu’elle va prendre de l’importance dans votre vie. Imaginez que demain, il y ait des événements qui vous dépassent. Que fera à ce moment là l’humanité dans sa globalité ? Elle priera, mais de quelle façon ? Elle dira « Mon Dieu, aidez-nous. Père Divin, aidez-nous ». Elle dira bien sûr d’autres choses bien souvent générées par la peur ; à ce moment là, la réponse qui pourra être faite aux humains sera ; « vous êtes vous aidés vous-mêmes pendant que vous en aviez encore la possibilité. Avez-vous compris votre pouvoir intérieur ? Avez-vous compris qui vous êtes réellement ?

Si vous avez compris tout cela, vous savez que l’aide vous sera donnée automatiquement. La prière générée par la peur n’est pas porteuse, elle ne vous élève pas, elle peut tout au plus cacher un peu les effets de votre peur, parce que vous vous dite « si je prie, je serai automatiquement exaucé, et ce qui me terrorise ou me dépasse me sera enlevé de la route ».

Ce n’est pas ainsi que les êtres humains doivent fonctionner. Ils doivent  grandir en eux-mêmes, ils doivent devenir adultes, ils doivent quitter l’enfance pour se prendre en main réellement, pour comprendre réellement les trésors qui dorment en eux et qui attendent d’être utilisés.

Enfants de la Terre, la prière va devenir essentielle pour vous. C’est une manière de vous relier, d’évoluer, d’aider, de projeter hors de vous-mêmes les meilleurs intentions et tout se qu’il y a de plus beau. Pendant vos prière, bénissez en permanence, bénissez ceux qui vous entourent, visualisez(les dans la paix, dans la joie et dans la santé parfaite. Dans cette bénédiction, offrez aux autres vos plus belles pensées.

Apprenez à remercie le créateur votre Père pour toute la beauté qu’il a mise sur ce monde ; C’est la plus belle des prières que vous puissiez faire. Apprenez à respecter la Création, la prière c’est cela, c’est cela aussi. La prière est un état d’être avant tout. Cela aussi il faut que vous le sachiez.

Quand vous dite ; »Merci, Père, de la beauté que vous avez mise sur mon chemin », c’est une très belle prière. « Merci, mon frère, pour la joie que me donne ta présence », c’est une prière. « Merci mon compagnon, de l’Amour que tu me donnes », c’est une prière ; Apprenez que tout est prière et priez dans ce sens-là.

Lorsque vous êtes en prière, lorsque vous honorez le Divin en vous, et la vie autour de vous, lorsque vous envoyez beaucoup d’Amour à la Création de la Source dans sa moindre manifestation, lorsque vous vous émerveillez devant une fleur, un animal, un arbre, un ciel étoilé, lorsque vous sentez l’Amour fuser de votre cœur et aller vers votre mère La Terre, lorsque vous vous connectez à ce qu’il y a de plus beau en vous, à cet enfant Divin, à ce soleil intérieur, lorsque vous vous connectez à la Source, que vous l’honorez et que vous lui dites, avec l’Amour le plus beau, le plus pur de votre cœur, combien vous l’aimez, lorsque vous faites la même chose pour vos frères de Lumière, pour vos frères Humains, et pour toute vie, vous faites monter vos vibrations. Prier, honorer la vie est très important.

Lorsque vous envoyez gratuitement de tout votre cœur, de toute votre âme votre Amour le plus beau, le plus pur, l’Amour du Divin en vous à toute la Création, vous élevez votre fréquence vibratoire. Au contraire, lorsque vous êtes révolté, quand vous ne voulez pas lâcher prise, quand vous ne voulez pas accepter certaines expériences, quand vous vous mettez en colère, quand vous jugez vos frères, vous abaissez votre taux vibratoire.

Chantez la vie, aimez-la, aimez tout ce que votre Père, qui est la Source de toute vie, à créé pur vous et autour de vous.

Extrait de LA PRIERE – Association du Ciel à la Terre. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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La psyché est bisexuée

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2015

 

psyché bi-sexuéeUn premier point que je veux souligner, c’est le caractère bisexué de la psyché humaine. Dans la lutte pour l’égalité des sexes, on a souvent tendance à réduire ces derniers aux différences anatomiques et physiologiques. Seuls les corps seraient différents et complémentaires en vue de la reproduction.

Les autres caractéristiques ne seraient que le résultat de stéréotypes sociaux imposés par la division des tâches et la domination masculine traditionnelles. Au contraire, pour Jung, l’opposition entre le féminin et le masculin constitue la base même du psychisme humain. L’examen des oppositions qui structurent la psyché nous révèle en effet qu’elles ont toutes une grande affinité avec celle des sexes, chacun des contraires ayant toujours un caractère soit masculin soit féminin.

Cette façon de voir repose en premier lieu sur des observations cliniques comme l’analyse des rêves et des rêveries éveillées des nombreux patients et patientes que Jung a traités durant sa très longue carrière : il affirmait avoir analysé plus de 80,000 rêves. De plus, l’étude des mythologies venait confirmer et élargir ses théories. Une des hypothèses fondamentales de Jung consiste en effet à poser que les mécanismes psychiques qui sont à l’origine de la création des mythes et des rites universels sont les mêmes chez tous les hommes et continuent à alimenter l’imaginaire moderne. La connaissance de ces mythes nous permet donc de psychanalyser nos lointains ancêtres, comme les rêves et les fantasmes de nos contemporains guident le psychologue actuel dans son travail clinique.

Or il est évident qu’une des grandes structures de la mythologie consiste dans l’opposition et la lutte entre divinités masculines et féminines. Il semble donc que telle aussi soit la structure de l’inconscient collectif qui habite tous les humains. En fait les différents complexes qui constituent les noyaux énergétiques qui polarisent l’action de l’inconscient sont toujours personnifiés, aussi bien dans les rêves que dans les mythes, par des hommes et des femmes, ou par des animaux associés respectivement aux divinités masculines et féminines.

Ceci n’est pas surprenant puisqu’une autre hypothèse de base de Jung veut que toute l’organisation énergétique de la psyché repose sur l’opposition entre des pôles contraires entre lesquels circule cette énergie qu’il a d’abord nommée libido, selon le vocabulaire freudien, puis tout simplement énergie psychique, à cause de la signification trop unilatéralement sexuelle du premier terme . Sans tension entre des forces contraires, pas de transfert d’énergie, donc pas d’action : inertie totale. Lorsque les différences de potentiel sont nivelées, c’est la suspension ou l’arrêt du mouvement vital. Lorsque la conscience est trop unilatéralement dominée par l’un des pôles, il se produit donc nécessairement dans l’inconscient une activation compensatoire du pôle contraire en vue de retrouver une situation d’équilibre, c’est-à-dire une situation ou l’énergie circule librement entre ces pôles. Ainsi un homme exclusivement orienté selon ses tendances masculines et refoulant toute attitude féminine risque de souffrir de troubles émotionnels et de symptômes dont le but ultime est de rétablir l’équilibre de sa personnalité .

Ceci signifie que les composantes psychiques masculines et féminines sont simultanément présentes aussi bien dans la femme que dans l’homme, ce qui est une certaine forme d’androgynie. Cependant il y a une différence importante : chez la femme, la masculinité est au départ inconsciente et chez l’homme il en va de même pour la féminité. C’est le phénomène auquel Jung a donné les noms bien connus d’anima et d’animus. La féminité inconsciente de l’homme s’exprime dans la figure de l’anima, qu’il projette facilement sur les femmes qui l’entourent, tandis que la femme fait de même avec son animus. En termes freudiens, on dira que l’homme prend la femme pour sa mère et que sa partenaire le prend pour son père, ce qui n’est pas très différent de la position jungienne, car aux traits féminins impersonnels et universels de l’anima et de l’animus viennent nécessairement s’adjoindre les déterminations résultant de la relation au père et à la mère personnels.

Pour bien comprendre cette problématique et ne pas en rester au niveau des généralités, il faut cependant aller plus loin et nous poser la grande et terrible question : quels sont ces traits psychologiques que l’on peut considérer comme naturellement propres au masculin et au féminin ? 

Extrait de L’anima et l’animus dans Dialectique du Moi et de l’Inconscient, Gallimard, Paris, 1964, p. 137-191 sur le Blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Appel au Grand Maître de l’Ancien

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

Entretien avec Serge Toussaint, Mystique de l’Ordre de la Rose-Croix
 
Serge Toussaint, Grand Maître de l’A.M.O.R.C., est l’auteur de plusieurs livres axés sur le bien-être, l’écologie, l’humanisme et la spiritualité. Ses lettres ouvertes à l’attention des scientifiques, des croyants, des athées, des femmes, etc. ont également éveillé notre curiosité. Elles traitent de thèmes de société qui concernent chaque individu et l’humanité en général. Il a accepté de partager avec nous sa vision du présent et du futur, et c’est avec plaisir que nous vous livrons ses propos.

humanisme-spiritualite

 
M E : Quel regard portez-vous sur le monde actuel ?     

Serge Toussaint : Comme de nombreuses personnes à travers le monde, je suis inquiet. La plupart des pays sont confrontés à une crise sociale et économique majeure : beaucoup d’entre eux sont en guerre ; la pauvreté ne cesse de croître ; l’intégrisme et le fanatisme religieux – notamment à travers l’islamisme – prend de l’ampleur ; les catastrophes naturelles se multiplient et s’intensifi ent… À moins d’être inconscient, on ne peut que s’interroger sur l’avenir de l’humanité et de la planète.

M.E : Cela signifie-t-il que vous êtes pessimiste pour le futur ?

S.T : Non. Il ne faut pas confondre inquiétude et pessimisme. En fait, j’ai foi en l’être humain, car s’il est capable du pire, il est aussi capable du meilleur. Et lorsqu’il exprime le meilleur de lui-même, il fait des choses remarquables et montre qu’il peut se transcender, non seulement dans son intérêt personnel, mais également dans celui des autres et de la société en général.

M.E : Selon vous, pourquoi le monde est-il dans cet état ?

S.T : Parce qu’il est devenu trop matérialiste.

M.E : Qu’entendez-vous par là ?

S.T : Les progrès de la science et le développement de la technologie ont été trop rapides et ont exalté l’aspect matériel de l’existence au détriment de son aspect spirituel. Ce faisant, nombre de personnes ont perdu le sens des vraies valeurs et recherchent le bonheur exclusivement dans les possessions matérielles et la satisfaction des désirs physiques. Pourtant, force est de constater que la grande majorité d’entre eux ne donnent pas le sentiment d’être heureux.

M.E : Que voulez-vous dire par « vraies valeurs » ?

S.T : Précisément, ce sont les valeurs qui font appel à ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine : bienveillance, non-violence, intégrité, générosité, humilité et autres vertus, sans oublier le respect – respect de soi-même, respect des autres, respect de l’environnement. Il est évident que si chacun faisait de ces valeurs le fondement de son existence, le monde irait infiniment mieux.

M.E : Le mot « vertu » n’a-t-il pas une connotation morale, voire religieuse ?

S.T : En ce qui me concerne, je lui donne un sens philosophique. Ma référence dans ce domaine reste Socrate, qui considérait que la dignité de tout être humain repose sur son aptitude à manifester dans son comportement les vertus de son âme. Rappelons également que le mot « philosophie » veut dire littéralement « amour de la sagesse » et que la sagesse est indissociable de l’éthique.

M.E :Vous croyez donc en l’existence de l’âme ?

S.T : Oui. Je pense que l’être humain ne se limite pas à son corps physique et aux processus mentaux qu’il utilise à l’état de veille. Comme tous les Rosicruciens, je suis convaincu qu’il possède une âme, et que c’est cette âme qui constitue l’essentiel de son être.

M.E : Et d’après vous, qu’est-ce que l’âme ?

S.T : C’est l’énergie spirituelle qui anime tout être humain, au sens de « donner vie et conscience ». Elle est parfaite par nature, ce qui explique pourquoi nous sommes effectivement capables d’être généreux, bienveillants, non-violents, etc. Ce que l’on appelle « la voix de la conscience » est également un attribut de l’âme.
M.E : Dans ce cas, pourquoi les êtres humains sont-ils si imparfaits ?

S.T : Parce qu’ils n’ont pas conscience de leur perfection latente et ne la manifestent pas à travers leur comportement. Mais tous évoluent graduellement vers cette prise de conscience, parfois au-delà des apparences.

M.E : Revenons-en à la situation du monde actuel. Comment le rendre meilleur ?

S.T : Il n’y a pas de “remède miracle” en la matière. Pour rendre le monde meilleur, il n’y a qu’une solution : que chacun s’évertue à devenir meilleur dans son comportement, ce qui nous ramène aux considérations précédentes. Par ailleurs, il faut faire de l’éducation une cause internationale. Celle-ci est en perdition depuis des décennies, d’où la déliquescence des moeurs : violence, irrespect, impudeur, vulgarité… Malheureusement, nombre de parents n’ont pas conscience de ce problème ou n’ont plus les repères voulus pour éduquer correctement leurs enfants.

M.E : Que faire alors ?

S.T : Réintroduire la morale à l’école, ou si vous préférez l’éthique, et en faire une matière, une discipline à part entière. En l’état actuel des choses, c’est à mon avis le meilleur moyen de bien éduquer les enfants afin que, devenus parents, ils fassent de même avec leurs propres enfants. M.E : Au début de notre entretien, vous avez fait allusion à l’état de la planète. Là aussi, êtes-vous confiant pour l’avenir ?

S.T : De toute évidence, la Terre – ou plutôt la nature – est gravement malade : pollutions diverses, déforestation excessive, écosystèmes menacés, disparition exponentielle d’espèces végétales et animales, réchauffement climatique… Autant de maux qui menacent la survie de l’humanité. Jusqu’à ce jour, aucune mesure d’ampleur internationale n’a été prise pour remédier à la situation et permettre à notre planète de se régénérer. Cela étant, de plus en plus de personnes, d’associations, de mouvements et autres groupes militent pour une transition écologique. Il faut donc rester confiant.

M.E : Certains scientifiques disent que le point de non-retour a été franchi, notamment en ce qui concerne le réchauffement climatique et l’un de ses effets majeurs : l’élévation du niveau des mers et des océans. Qu’en pensez-vous ?

Serge ToussaintS.T : J’espère qu’ils se trompent ou qu’ils dramatisent volontairement, afin de provoquer une réaction salutaire de la part des peuples et des gouvernements. Toujours est-il que la nature a un très grand pouvoir de régénération et d’adaptation. Pour s’en convaincre, il suffit de songer à l’efficacité avec laquelle elle transmute une marée noire. Si on lui laisse le temps et si on l’aide, elle peut se rétablir progressivement et redevenir un espace vital privilégié pour l’humanité. Il n’est pas trop tard, mais il y a urgence…

 Issu de la New-Letter du magazine Essentiel 

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Quel monde allons-nous offrir à nos enfants

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

le monde

Alors que la société dans laquelle nous évoluons avance de plus en plus vers la déshumanisation et la perte des qualités de l’âme, un nombre croissant d’individus se tourne vers les traditions spirituelles. En effet, ces chercheurs de vérité ou, tout simplement, ces hommes et ces femmes désillusionnés des promesses d’un monde dans lequel ils ne peuvent pas fleurir, se sentent prêts à écouter « d’autres sons de cloches », à s’ouvrir à d’autres points de vue. Une pensée vient alors les visiter de plus en plus fréquemment et elle retentit à l’intérieur de leur tête comme la sonnerie d’un réveille-matin qui clame :

« Quel est le sens de notre vie, pourquoi sommes-nous sur Terre et quel monde allons-nous offrir à nos enfants, aux générations futures ? »

S’ils tendent suffisamment l’oreille, peut-être entendront-ils la réponse…. Nous le souhaitons en tous cas.

Dans tous les peuples du monde, l’esprit de la sagesse a déjà répondu à ces questions et a envoyé ses émissaires : Jésus, Bouddha, Lao Tseu, Manitou, Peter Deunov… Et aujourd’hui encore, cet esprit continue à parler par la bouche de ses représentants à travers le monde – représentants que de plus en plus de gens écoutent. Mais cette révolution de la conscience ne se fait pas forcément en douceur. Elle crée des remous. Elle demande du courage et du discernement.

Le pèlerin est toujours testé sur le chemin. Prendra-t-il ses jambes à son coup devant la moindre ombre inquiétante, ou continuera-t-il malgré tout à avancer en cherchant à savoir si l’ombre ne provient pas d’un simple feuillage qui borde le sentier ? Même si une certaine « culture » médiatique agite depuis longtemps l’épouvantail de la peur en s’emparant des mots « secte », « guru », « maître », pour préserver ses « parts de marché » et ses certitudes rassurantes, un nombre croissant de gens s’individualise et cultive le discernement.

Ces chercheurs commencent à voir que la vérité n’est pas forcément du côté de celui qui parle le plus fort et ils commencent également à prendre en compte cet enseignement de la nature « On reconnaît un arbre à ses fruits ».

Ainsi, ce sont des milliers de personnes qui s’éveillent et vont chaque année à la rencontre d’Amma, lors de ses programmes en France, pour recevoir une nourriture pour leur âme et leur esprit. Ce sont aussi des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui se tournent vers les enseignements éprouvés de la Rose+Croix, des bouddhistes ou des Esséniens et de leurs villages, pour construire leur vie avec les matériaux les plus nobles et les plus sains qui soient. C’est toujours par une poignée d’individus que le monde a été transformé.

Soyons de ceux qui feront vivre l’harmonie, la paix et l’amour sur la Terre et nous donnerons un sens merveilleux à notre existence.
 
Ecrit par Thierry-Frantz Dislaire Rédacteur en chef magazine Essentiel

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Comment vivre le sacré au quotidien

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2015

VIVRE LE SACRE

Dans ce court exposé, nous allons aborder principalement le côté pratique de ce sujet en tentant de répondre à la question : « est-il possible de vivre le sacré au quotidien et – si oui – COMMENT ? » Nous proposerons quelques pistes de solutions en nous inspirant entre autres de l’enseignement de Peter Deunov, médecin et musicien bulgare – dont le pape Jean XXIII affirmait qu’il le considérait comme le plus grand philosophe sur terre et à propos duquel Einstein confiait à une radio zurichoise : « tout le monde s’incline devant moi mais, personnellement, je m’incline devant Deunov… »

Par quoi débuter notre liste de propositions ? Allons-y en musique… Dans le passé, j’ai eu la surprise de lire ceci dans plusieurs écrits orientaux et occidentaux : « Au Commencement était le Verbe » (on retrouve cette phrase par exemple dans le prologue de l’Évangile selon St Jean). Plus tard, j’ai été tellement fasciné par ce sujet que j’en ai rédigé un mémoire intitulé : « Au Commencement était la Musique », ouvrage pointant la mystérieuse influence de la musique à travers les âges et expliquant à quel point certains compositeurs avaient eu une incidence sur notre société.

Nous avons avec ce thème un début de réponse : commençons par opter pour un nouveau type de musique !
Pourquoi ? Parce que – selon les Grecs et leur théorie de l’éthos – le type de musique écoutée par une population détermine l’ordre ou le chaos de cette nation. Les sages de la Grèce antique accordaient donc une immense importance à ce sujet susceptible de mettre en péril toute la république. Le musicien pouvait ainsi encourir jusqu’à la peine de mort (…) s’il introduisait un style de musique produisant des effets néfastes sur le peuple.

 

Vivre autrement

Comment vivre le sacré au quotidien ?

Dans ce court exposé, nous allons aborder principalement le côté pratique de ce sujet en tentant de répondre à la question : « est-il possible de vivre le sacré au quotidien et – si oui – COMMENT ? » Nous proposerons quelques pistes de solutions en nous inspirant entre autres de l’enseignement de Peter Deunov, médecin et musicien bulgare – dont le pape Jean XXIII affirmait qu’il le considérait comme le plus grand philosophe sur terre et à propos duquel Einstein confiait à une radio zurichoise : « tout le monde s’incline devant moi mais, personnellement, je m’incline devant Deunov… »

Par quoi débuter notre liste de propositions ? Allons-y en musique… Dans le passé, j’ai eu la surprise de lire ceci dans plusieurs écrits orientaux et occidentaux : « Au Commencement était le Verbe » (on retrouve cette phrase par exemple dans le prologue de l’Évangile selon St Jean). Plus tard, j’ai été tellement fasciné par ce sujet que j’en ai rédigé un mémoire intitulé : « Au Commencement était la Musique », ouvrage pointant la mystérieuse influence de la musique à travers les âges et expliquant à quel point certains compositeurs avaient eu une incidence sur notre société.

Nous avons avec ce thème un début de réponse :commenons par opter pour un nouveau type de musique !
Pourquoi ? Parce que – selon les Grecs et leur théorie de l’éthos – le type de musique écoutée par une population détermine l’ordre ou le chaos de cette nation. Les sages de la Grèce antique accordaient donc une immense importance à ce sujet susceptible de mettre en péril toute la république. Le musicien pouvait ainsi encourir jusqu’à la peine de mort (…) s’il introduisait un style de musique produisant des effets néfastes sur le peuple.

Influence musicale

Actuellement, on voit par contre malheureusement fleurir un peu partout de grossières musiques binaires privilégiant la syncope, les basses fréquences avec des paroles appelant parfois à la haine ou la débauche. Or les effets sur la population sont beaucoup plus désastreux qu’on pourrait le penser : violence, sensualité débridée et abêtissement sont certainement parmi les nombreuses conséquences de ce type d’expression.

 paneurythmie

Alors quelles sont les musiques pouvant engendrer à court ou long terme un changement dans notre perception du sacré ?

Voici deux exemples parmi beaucoup d’autres :

1. On trouve dans le final de la 9ème symphonie de Beethoven un hymne avec ces paroles : « Alle Menschen werden Brüder » – ce qui signifie « tous les êtres humains deviennent frères ». Il est intéressant de noter que cet Ode a été créé lorsque le compositeur était totalement sourd : à l’issue de l’exécution de son œuvre, la soprano a même dû retourner Beethoven pour - qu’à défaut de l’entendre - il voit le public, debout en train de l’applaudir frénétiquement !

Selon les dires du compositeur – malgré ou grâce à sa surdité – il aurait entendu une sorte de « musique des sphères » qu’il a essayé de retranscrire ensuite dans sa dernière symphonie. On peut donc comprendre pourquoi ce chant tonique et joyeux a été maintenant choisi comme hymne européen et pourquoi il serait très intéressant de faire chanter un jour cette musique céleste, sacrée et fraternelle à toute la terre : qui sait, on éviterait ainsi peut-être bien des guerres inutiles !

 

2. À propos du thème de fraternité, voici ce que Peter Deunov suggéra un jour à un de ses disciples : « va contempler le lever de soleil au sommet du Mont Mousala (une montagne en Bulgarie culminant à 3000 m d’altitude qui – contrairement à l’Everest – n’aurait encore jamais été sous les eaux), et redescends nous raconter ce que tu as vu… »

Au retour, l’homme – visiblement ému – décrivit avoir eu la sensation de voir dans le ciel des entités angéliques dansant en cercle toutes de blanc vêtues. A la fin de son récit, le Maître expliqua qu’en effet - dans les autres plans – anges et archanges chantent et dansent tous une danse sacrée nommée « Paneurythmie ». Il indiqua solennellement ensuite qu’il communiquerait - pour la 1ère fois en ce monde - les mélodies et mouvements de cette méditation collective qu’on peut traduire par « haute rythmique de l’univers ».

 

Actuellement, la Paneurythmie est enseignée dans certaines écoles en Bulgarie et a fait l’objet de nombreuses études scientifiques confirmant toutes le très haut pouvoir thérapeutique de cette danse. Peter Deunov allait même jusqu’à affirmer : « là où la Paneurythmie est jouée, aucun malheur n’arrivera. »

On peut donc penser sans grand risque de se tromper qu’une pratique matinale quotidienne dans les parcs de nos cités – comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays – amènerait santé, paix, harmonie et sacralité dans les relations humaines.

Alain Besson – Pianiste, chef d’orchestre, directeur du Choeur Universel, thérapeute – Suisse
www.alainbesson.com

 

Publié dans Nouvelle TERRE, PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS, Philosophie de la VIE | Pas de Commentaire »

Etre femme aujourd’hui

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2015

 

mohamed-mahmoud-mural-008-001Toute femme porte en elle une graine de soleil. Il n’en reste pas moins que chaque femme doit parcourir un cheminement intérieur en intégrant les principes du féminin et du masculin pour aller à sa propre rencontre et pouvoir vraiment s’ouvrir à l’autre.

D ieu était une femme. Dieu était une femme pendant vingt mille ans de préhistoire. Cette Déesse-Mère à l’origine de toute création régnait en Déesse du Soleil et en Reine du Ciel. Souvenons-nous… Notre mémoire archaïque entre en résonance. La Déesse est vénérée sur toute la terre pour son courage, sa force, son sens de la justice, sa sagesse, son don de vision et de révélation. Selon les langues et les dialectes, l’ancêtre divine a de nombreux noms : Astarté, Inanna, Istar, Isis, Hathor, Gaia. Elle personnifie l’unité de toutes choses, elle inspire une société pacifique, une forme d’égalité entre l’homme et la femme, une absence de hiérarchie. La femme solaire La grande Déesse des Origines resurgit dans nos mémoires. Elle n’a jamais totalement disparu, elle a toujours été vivante, enfouie en chacun.

Chaque femme est dépositaire dans ses cellules de ce soleil intérieur. Chaque homme porte en lui comme une trace nostalgique de cette figure. Prophétesse, visionnaire, libre et indépendante, donneuse de vie et de mort, elle restitue aux femmes d’aujourd’hui les traces d’une puissance archaïque. Elle leur rappelle qu’elles sont reliées à l’arbre, qu’elles se ressourcent dans la nature, qu’une connivence fusionnelle les unit à la terre. Les femmes ont l’intuition d’une dimension sacrée de la sexualité, elles sont prêtresses d’amour, elles vivent naturellement l’acte sexuel dans le rituel et l’inspiration. La virginité est un accomplissement intérieur, une liberté d’épouse divine. Les deux faces de la vie sont intégrées, blanche et noire, bonne et mauvaise. L’évolution féminine demande déjà le développement d’un phallus psychique et un mariage du masculin et du féminin pour une réalisation de soi. Tels sont les messages incroyablement clairs et initiatiques que nous a légués la déesse plus de vingt mille ans avant J.C. Par les rituels au temple, les femmes d’un passé lointain se mettaient en contact avec Eros. Aujourd’hui, les temples sont retournés à la poussière et les statues ornent les musées.

Mais la Loi que personnifiait la Déesse Mère a gardé toute sa vigueur. L’antique principe féminin réaffirme sa puissance. La femme est royale et solaire par essence. Femmes et hommes: un ballet aveugle Depuis trop longtemps, l’homme et la femme ne parlent pas le même langage. La peur de la différence entre en lutte avec l’attraction. Chacun vit avec l’image de ses peurs avant de vivre avec l’autre. Ange ou Démon, Vierge Marie ou sorcière, mère ou putain, l’homme vit la femme comme une menace et comme un besoin impérieux dans une ambiguïté haine-amour ; la femme vit l’homme comme un oppresseur dont elle est la victime parfois contrainte, parfois complice. Chacun tourne autour de l’autre et de ses besoins, s’aliène en se rendant indispensable et tente de se faire aimer. La femme est une inconnue pour l’homme et une inconnue pour elle-même.

L’homme est un inconnu pour la femme et pour lui-même. Deux êtres aveugles sur leur vérité intérieure cherchent au cours d’une vie à pénétrer un peu de ce mystère marchant l’un vers l’autre et se demandant mutuellement un peu de lumière. La femme d’aujourd’hui porte la trace de ses mutilations, elle se relève encore incertaine, tente de croire à sa valeur, de persuader son entourage, mais elle n’a pas encore revivifié sa force intérieure. Par moments, elle entre en contact avec son creuset solaire puis le perd à nouveau. L’homme vient à la femme par pulsion et il découvre en elle, par elle, l’éveil du sentiment, l’enchaînement de la liberté, l’affinement de sa sensibilité et parfois l’esquisse de son visage en Dieu. Epreuves l’un pour l’autre, geôliers l’un pour l’autre, libérateurs l’un pour l’autre, l’homme et la femme engagés dans un ballet aveugle parviennent parfois à crever les voiles d’illusion et accèdent à la clairière de la conscience. Le temps est venu de regarder en face cette guerre qui s’est longtemps jouée entre l’homme et la femme, vieille guerre des sexes qui empoisonne la planète terre. La peur des différences a entraîné des dépenses infinies d’énergie, des souffrances et des errances qui continuent d’alimenter tous les jeux destructeurs. Le passé se rejoue en nous.

Nous pensons que nous sommes des êtres évolués et nous avons souvent des comportements archaïques. C’est comme si en une seule vie nous avions à repasser par toutes les étapes que l’humanité a traversées. Nous marchons tous sur le même sentier et pourtant nous avons l’impression d’avancer seuls dans une forêt obscure de sentiments, sans repères et sans cartes. Femme solaire et homme lunaire Chaque être humain, homme ou femme, traverse des épreuves pour parvenir à se comprendre et à comprendre l’autre, pour aborder une complétude de lui-même où il intègre le masculin et le féminin. Ce mariage intérieur change la rencontre, le prédateur découvre la gratuité du don et le sens du mot amour. La femme, lunaire dans sa nature, aborde sa créativité solaire.

L’homme, solaire dans son actif combattant, entre dans sa réceptivité lunaire. Deux êtres désormais plus complets avancent l’un vers l’autre. Ils découvrent avec émerveillement le bonheur d’une fraternité d’où le désir n’est pas exclu. Celui ou celle près duquel on peut s’arrondir, se lover, ronronner paisiblement, jouer follement, s’apaiser, s’endormir, travailler, rire et pleurer, devient véritablement l’âme-sœur. Ce couple solaire-lunaire est notre responsabilité, notre horizon et notre chance. La femme soumise était le portique d’une civilisation du sacrifice, la femme solaire ouvre sur une civilisation éclairée où l’homme et la femme instaurent dans leurs relations la coopé- ration et la co-création. Notre soleil intérieur Toute femme est enceinte d’un soleil intérieur qui éclaire et inspire sa personnalité. Toute femme est composée de plusieurs visages qui la révèlent à elle-même comme les morceaux d’un puzzle. Du plus archaïque au plus ultime sur la spirale du bonheur, chacune avance vers le centre de l’être, retrouvant de cercles en cercles les mêmes écueils, mais avec plus de conscience et moins de difficultés.

 La solarité archaïque et sauvage de la déesse-Mère devient une solarité consciente après la traversée de la domination, de la soumission, du conflit. Le masculin phallique et pénétrant s’intègre, s’équilibre avec la douceur du féminin. La créatrice quitte les aspects abrupts de la conquête pour aborder les rivages de l’aimance. L’amour de la vie, de soi et des autres vient tempérer le goût du pouvoir. La femme solaire organise sa vie sur le mode de la coopération et non de la compétition. Sa créativité se déploie dans le rire et la détente. Elle est l’amie des autres femmes, elle découvre la sororité, version féminine de la fraternité. Elle est l’amie des hommes et en particulier de ceux avec qui elle partage une intimité d’esprit ou de corps. Elle aime et préserve sa solitude pour pouvoir se mettre à l’écoute de son âme.

Le fil ne s’est jamais perdu. Il y a toujours eu des femmes solaires, mais elles étaient l’exception. Notre époque favorise cette émergence. La femme inspiratrice et muse, la femme idéale des poètes, la femme-soleil de la quête du Graal, la femme initiatrice sexuelle, la femme mystique, la femme créatrice, tous ces visages ouvrent le parcours et esquissent une trame d’accomplissement. La femme solaire est porteuse du flambeau de l’amour inspiré, elle est le creuset d’une magie vivante sans cesse renouvelée, son attrait magnétique n’a pas d’âge et pour l’homme, elle est l’éveilleuse. La femme d’aujourd’hui a accès plus directement à cette graine de soleil en elle, mais elle retraverse toutes les étapes et pour confirmer sa confiance, Etre femme aujourd'huielle s’entoure de la solidarité des autres femmes et de l’amitié des hommes. Elle se sent aspirée par une vie redimensionnée dans la conscience. Sa vie intérieure est comme un poudroiement d’or chaud

Paule SALOMON est philosophe. Elle enseigne le développement personnel dans un esprit socratique de questionnement et d’accouchement des êtres. Elle a enrichi son expérience d’une recherche spirituelle depuis plus de vingt ans. Auteure de nombreux ouvrages dont « La Femme Solaire » ou « La Sainte Folie du Couple », publiés chez Albin Michel. www.paulesalomon.org

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Nécessairement, le sens du Mal s’évanouira

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

Le sens du Mal disparaitra puisque le Temps n’existera plus et que sera perçue la totalité des choses. Ce n’est pas que nos fautes nous seront remises, ce n’est pas que le pardon nous sera consenti, qu’une amnis­tie générale sera accordée. C’est que, la linéarité du Temps ne jouant plus pour notre conscience, un événe­ment cessera d’en susciter un autre : la causalité ne sera plus ce qui réunit les choses, nous ne jugerons plus en termes de Bien et de Mal, nous ne verrons plus que l’unité, ne vivrons plus que l’intégralité. Nous ne serons plus nous-mêmes au sens où nous le sommes aujourd’hui — séparés du reste et opposés à lui —, nous serons fondus dans le Tout, nous serons tout, et, ayant la conscience de Dieu, nous serons Dieu. Comme lui sans début et sans fin, nous serons comme lui sans cause. Et cela même, qui est la signature de l’Éternité, prouvera notre affranchissement de ce Bien et de ce Mal qui n’existaient pas sur la Terre avant qu’une créature ne s’y avisât du passage du Temps.

Prendre conscience

De cet état de conscience, l’extase des mystiques donne un aperçu sidérant où est d’un seul coup arraché le voile des perceptions habituelles. À quelque pays, quelque siècle, quelque culture qu’ils appartiennent, l’expérience est identique, même si, par la suite, au moment d’être expri­mée, elle se recouvre d’un vocabulaire ethnique parti­culier et semble se référer au canon d’une Église.

L’expérience peut s’emparer d’un laïc autant que d’un religieux, d’un athée autant que d’un croyant, d’un réprouvé autant que d’un homme de bien, d’une victime autant que d’un bourreau, d’un enfant autant que d’un vieillard, car, en vérité, rien ne peut la provoquer. Les macérations, les rites, les systèmes de yoga ne sont d’aucun secours : ils peuvent éclairer la nature extérieure, l’embellir, la sanctifier en termes strictement humains, ils ne sauraient donner l’expérience de Dieu, laquelle se situe dans un plan où ils n’ont pas accès.

D’ailleurs, pour celui qui a vu Dieu, l’impression est toujours la même : il n’y est pour rien — comment la ché­tive force humaine pourrait-elle soulever à elle seule l’insoupçonnable dalle qui nous cache la Réalité de notre être ? Comment effacerions-nous d’un regard l’immensité stellaire ? Comment passerions-nous de la conscience étroite où nous vivons, déchirés par les dualités, à cette conscience sans limites où, soudain, et depuis toujours, et pour toujours, et tout naturellement, nous sommes l’essence de tout ce qui est, a été ou sera ?

Cette conscience dont l’unité manifeste et constitue tout espace et toute durée, comment oserions-nous dire, si nous l’avons touchée et nous y sommes immergés, que c’est grâce à nos efforts ? Nous savons bien, désormais, que la chose est impossible, même s’il nous semble que l’expérience était le fruit d’une inlassable purification.

Et nous sourions de notre ancienne naïveté qui nous insufflait la ferveur au moyen de laquelle nous nous imagi­nions pouvoir déplacer les montagnes sans savoir au juste ce qu’étaient ces montagnes — nous croyions qu’elles appartenaient à notre monde, qu’elles étaient faites d’une même matière, et maintenant que nous sommes passés de l’autre côté, nous savons bien que non, car nous avons vécu ce qu’aucune langue ne peut laisser soupçonner, avons été possédés de ce dont nul ne peut se douter, dépris de nous-mêmes, de notre corps, de nos sentiments, de nos pensées, de notre foi, même — des mille images brisées qui composent notre univers. Nous avons été effacés et, alors, non pas anéantis, mais rendus infinis, éternels, omni­scients d’une omniscience silencieuse et absolue qui, après coup, nous a peut-être donné à comprendre qu’il n’y a rien à savoir.

Du moins n’y a-t-il rien que la pensée puisse savoir, ana­lyser, comprendre et mettre en application. Rien que l’esprit humain puisse ensuite prétendre posséder en propre. À supposer qu’il le veuille, il ne le pourrait pas. Mais il ne le veut pas. Il est comblé par son annulation. Il abdique en faveur d’une autre forme d’intelligence. La seule chose qu’il puisse affirmer dorénavant, c’est que « cela » existe, et incomparablement plus que n’importe quoi au monde. Il insiste pour le dire d’une manière ou d’une autre, et tout, autour de lui, mystérieusement, se fait l’écho de l’oracle qui, en lui, déchiffre la vérité : « Cela est, et il n’y a que cela, je suis cela, tu es cela, je suis toi, tu es moi, depuis toujours et à jamais. Les myriades d’existences qui, à travers l’univers, naissent et meurent à chaque instant ne sont en réalité que cela. Atomes ou galaxies, elles ne sont que l’existence unique que je suis moi-même dans l’Éternité. »

Or, c’est à l’homme qu’est procurée l’expérience : elle fait partie du champ de nos possibilités. Elle nous définit autant que le don de composer de la musique, d’écrire de la poésie, ou de recenser les nébuleuses spirales. Elle ne nous est pas étrangère. Même si elle n’est accordée qu’à certains, elle ne peut être rejetée par les autres sous pré­texte que son contenu est invérifiable : en shlôkas, en sou­rates, en soutras, en versets, ce contenu nous est transmis de par le monde au fil des siècles, comme nous sont communiqués d’autres savoirs en formules scientifiques dont la valeur ne nous apparaît vraiment que si nous les mettons nous-mêmes à l’épreuve.

Ce dont témoigne le voyant, c’est que quelque chose a été à jamais détruit en lui, au cours de l’expérience, qu’il a atteint un point de non-retour, qu’il lui est, à l’avenir, impossible de penser comme il pensait, de croire ce qu’il croyait, quoi que cela ait pu être, si vertigineuse qu’ait pu être sa pensée, si profonde sa foi. Cela même qui le dis­tingue à présent du reste des hommes indique ce que l’humanité — dont il continue de partager les coutumes — a la puissance de réaliser demain.

C’est un homme comme les milliards d’autres hommes qui a vu s’effondrer le mur inexpugnable de la Nuit pour alors devenir la Lumière. C’est un représentant de l’espèce humaine et non un être appartenant à une race différente, que mouvraient d’autres lois, c’est une cellule de la grande masse des hommes qui a vu, qui a vécu, qui a connu et qui, par là, a montré que toutes les autres cellules sans exception peuvent, à son exemple, voir, connaître et vivre ce que cache l’illusion cosmique.

D’ailleurs, il ne revient au monde que pour révéler cette identité, cette ressemblance, cette fraternité. Il ne se réclame pas de cette vision pour s’emparer du pouvoir. Il ne demande pas qu’on l’adore. Même si une poignée de disciples ou des foules entières se prosternent devant lui, il ne peut rechercher les marques de l’adoration. Devant lui, il n’y a que lui-même. À ses pieds, il n’y a que des êtres qui, essentiellement, sont lui et qui, un jour, seront, comme lui, libérés de la conscience humaine pour laquelle l’écoulement temporel est tout, avec son sens de la causa­lité, du Bien, du Mal, de la Mort et de Dieu.

Et lui que l’on voudrait parfois vénérer comme un Dieu, il sait qu’un jour il n’y aura plus de Dieu. Ou qu’il n’y aura plus que Dieu, ce qui revient au même, car cela veut dire qu’il n’y aura plus de différence entre Créateur et création. Et ce jour-là, la Mort aura été vaincue, le Temps dépassé, nul Bien n’aura plus à compenser nul Mal, tout sera au-delà de ce qu’aujourd’hui nous vivons. Les contraires disparaîtront. Il y aura autre chose. Il n’y aura plus qu’une chose.

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Pourquoi avoir besoin de vivre le sacré

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

VIVRE LE SACREC’est bien ce que je me demande ! La vie n’est-elle pas suffisamment sacrée ainsi ? A-t-on besoin de lui donner plus de valeur ? 

Vouloir vivre le sacré, au-delà de tout dogme, c’est poser et relier la Conscience de ce que Sa-Créer en moi. C’est lui donner une dimension psychocorporelle pour sortir enfin des guerres intestines…

Vouloir vivre le sacré implique de sentir à un niveau plus profond le sens que je donne à ma vie. C’est l’expression d’un chemin intérieur qui se défie des croyances.
Pour moi, le sacré est un espace relationnel qui me permet de vivre avec intensité l’instant présent. Je me sens nourrie et contentée. 

Le sacré, c’est aussi l’acceptation que chaque inspire et chaque expire nous rappellent notre dernier souffle, nous invitant à accueillir avec sagesse et sérénité le temps du passage.

Le sacré appelle-t-il un autre rapport au temps, un autre regard ?

Tout à fait ! Il nécessite d’appuyer sur le bouton « pause » de la télécommande de ce tourbillon de la vie qui s’accélère sans cesse, un tourbillon de consommation, d’obligations, d’habitudes… Vivre le sacré, c’est vivre de façon extraordinaire des choses ordinaires, non pas pour les magnifier mais pour leur redonner toute leur valeur, toute leur saveur. C’est donner à cet espace qui ralentit la possibilité de respirer profondément, c’est apporter un second souffle, nous nourrir et nous remplir de ce beau en nous, cette délicatesse du cœur qui nous révèle toutes ces façons de conjuguer le verbe aimer la vie. Développer l’Amour de la Vie dans la fierté d’être un homme ou une femme. Être dans la profondeur du cœur, l’émerveillement. « La beauté est dans l’œil de celui qui regarde ». Quand on vit dans le sacré, on accueille notre humanité tout en espérant rencontrer notre divinité. 

Le sacré s’est-il perdu ?

Oui, il s’est perdu quand l’homme est passé de la vie nomade à la vie sédentaire : il a alors perdu le lien avec la nature et peu à peu avec sa nature profonde. Le chaman en lui, relié aux esprits des plantes, des animaux, des éléments et du monde des esprits s’est endormi pour laisser place au conquérant. Le cerveau droit et le cerveau gauche sont entrés en lutte.

Comment y revenir aujourd’hui ?

En se souvenant que le sacré n’est pas le rituel mais l’expérience personnelle de ce que cela CRÉE en soi. Ce retour à notre vraie nature est plus que jamais porté par les femmes. Non pas pour revenir au matriarcat mais pour permettre aux valeurs de cette expression primordiale de l’humanité de soutenir la vie et toutes ses formes d’expression.

Peux-tu nous en dire plus sur ton rapport au Féminin sacré 

Le culte de la Déesse Mère Universelle des origines est un culte matricien qui vénérait le pouvoir originel de la femme. La femme est magique comme la terre. Elle donne la vie et la nourrit. Tel était le pouvoir devant lequel on s’inclinait. Le lien entre la Terre et la Femme a donné naissance au culte de la Déesse Mère, fertile et nourricière. En ces temps les femmes portaient la vie dès leurs premières menstruations. La vie du clan s’ordonnait autour de la relation entre la mère et l’enfant. On trouve des ouvertures aux formes vulvaires peintes en ocre rouge, honorant le sang de la vie, des femmes, des lunes. Le lien entre la Terre et le Ciel, les menstruations étant en lien avec le cycle lunaire. Le symbole du serpent est associé au culte matricien.

D’autres symboles sont-ils associés au culte de la Déesse Mère ?

Les pierres levées sont vénérées comme des points d’accumulation d’énergie, des points d’acupuncture : elles symbolisent l’œil cosmique de la Déesse. Ces lieux de culte s’articulent autour du cercle pour célébrer les rythmes des saisons : solstice et équinoxe, pleine lune et nouvelle lune. Un changement récent s’est produit dans l’histoire de l’humanité. Il y a 6 000 ans, on a cessé de vénérer la Terre et l’élément féminin. La révolution agricole a bouleversé la relation avec la terre. Il ne suffisait plus d’accepter les bienfaits de la terre mais de maîtriser ses forces prodigieuses. Quand l’homme s’est sédentarisé il a voulu posséder la terre puis la femme. 

Avec quelles conséquences ?

Le symbole du « conquérant » a bouleversé la place des femmes dans la société. Privée du pouvoir lié à la terre nourricière, la femme a perdu sa liberté d’être sexué, porteuse de vie et de vitalité. Le culte de la matrice a été diabolisé, l’entrée du temple – la vulve, le vagin, l’utérus, en un mot la yoni (en sanscrit) – a été séparée et sectionnée. 

Comment sortir de cette séparation ?

Grâce à la roue Médecine de la réconciliation de l’homme et de la femme. Elle est cette comme-union entre l’énergie des organes de la vie et l’énergie du cœur. Ce qui a été séparé peut à nouveau être réuni. Le masculin portant le féminin et inversement. UNIDOS. Union des principes Masculin et Féminin car toute aventure humaine commence dans le ventre d’une femme….. Cette union nous ramène à Dieu comme Conscience, espace universel qui anime le monde fait de vibrations, molécules, atomes… Dieu comme expression du vivant, d’une fraternité du vivant dans tous les aspects et tous les règnes : minéral, végétal, animal, terrestre, extra-terrestre…

Le mot de la fin ?

Revenir au sacré, c’est vivre une expérience au cœur de nous-mêmes qui nous ouvre un chemin spirituel, une transformation intérieure. C’est développer les qualités et les valeurs du cœur, nos intentions… Cela génère en nous la magie de la présence, la dévotion, l’adoration, l’écoute intérieure. C’est là où j’ai le sentiment d’œuvrer. 

Renseignements – Inscriptions : 
www.esprittantra.org et www.femininsacre.org

Pour en savoir plus, procurez-vous le nouveau livre « Et tu seras chamane! » la biographie de Marie Jésus SANDOVAL-AMRITA par Jean-Luc Nussbaumer.

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La croix au double visage

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

croix au double visageLe symbole de la croix a un double visage : à la fois universel (on en trouve des représentations partout dans le monde) et très marqué par l’importance toute particulière qu’il prend dans le contexte du christianisme. Il n’est donc pas, pour nous occidentaux, héritiers – consentants ou non – de vingt siècles de tradition chrétienne, un symbole tout à fait « comme les autres » et, pour fonder cette étude dans toute sa rigueur, nous sommes conduit à poser quelques prémisses méthodologiques. Nous ne pensons pas qu’il soit compatible avec une attitude scientifique de privilégier la symbolique chrétienne, même si nos sociétés euro­péennes lui reconnaissent, consciemment ou inconsciemment, une place particulière. Mais, pour échapper à cette tentation, il serait tout aussi peu souhaitable de dresser un catalogue inexpressif ; car, sous couvert d’objectivité, on ne tiendrait pas compte de l’approche privilé­giée que le christianisme a pu avoir du symbolisme de la croix, et ce serait une attitude peu heuristique, par rapport à l’intelligence du symbole.

La réponse et le juste équilibre sont, pensons-nous, dans une approche plus synopti­que, qui permette aux différents visages du symbole de s’éclairer et de se vivifier mutuelle­ment. Les progrès de l’anthropologie la rendent possible : comparatiste, mais se défiant de toute tentative syncrétiste, et soucieuse de ne pas rapprocher superficiellement des éléments fon­damentalement hétérogènes, elle se fonde sur une structure ontologique soigneusement défi­nie, de façon à découvrir ce qui, dans leur essence, associe des phénomènes différents dans leurs manifestations particulières ; elle seule, pensons-nous, peut trouver, dans l’économie générale du symbole, l’harmonie entre son visage dominant et ses visages particu­liers ; alors, nous verrons que, par delà le temps et l’espace, les aspects multiples de ce riche et beau symbole ne sont pas fondamentalement différents, et qu’ils s’inscrivent tous dans une dynamique et une énergétique ; mais qu’il est aussi exact que, parmi eux, c’est le christia­nisme qui nous propose la lecture la plus complète et la plus intégrante, et que nous devons donc en tenir compte.

Parmi les premières croix symboliques dont la littérature ou l’iconographie nous donnent des images, il en est beaucoup qui sont asso­ciées à un souci de s’orienter, de se stabiliser. On sait que c’est une des préoccupations les plus urgentes de l’homme primitif, dès l’instant où il tente d’analyser et de structurer sa relation au monde. Pour exorciser une angoisse fonda­mentale, il éprouve le besoin de se situer par rapport à des points de repère : les quatre points cardinaux, déterminant un axe « polaire » nord-sud, coupant à angle droit un axe « solaire » est-ouest ; c’est la croix qui est à la base de tous les plans de villes romaines par l’intersection du decumanus est-ouest et du cardo Nord-Sud ; c’est aussi le sens que lui donne Platon quand il nous parle du khi (?) formé par l’intersection du cercle de l’équateur et de celui de l’écliptique. Le symbole connexe est alors le carré (associé au 4, nombre symbo­lique de la matière) ; la croix constitue ses diagonales, et s’inscrit tout naturellement dans cette forme géométrique qui l’ancre et l’immo­bilise.

Quant au Christ, cloué sur sa croix aux yeux d’un incroyant, il est, même pour un croyant, écartelé aux quatre coins du monde (représenté implicitement à travers les quatre branches de la croix) .

 

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 12. Janvier-Février 1984) Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Tout est Dieu, et Dieu n’est rien

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

tout est dieuDepuis toujours, pour lui, il en sera ainsi. À jamais, il en sera ainsi. Le plus énorme nombre ne suffirait pas à définir sa durée, que la plus infime fraction contient aussi bien tout entière : n’importe quel instant, pour « cela », contient non seule­ment l’histoire de notre univers depuis sa naissance, il y a quinze milliards d’années, jusqu’à sa dissolution éven­tuelle, mais aussi la manifestation de tous les autres uni­vers qui, pour une conscience temporelle, ont précédé le nôtre ou doivent lui succéder. Tout existe d’avance et à jamais. En Cela et pour Cela, toute vie, immesurablement grande ou incommensurablement petite, est une, est infi­nie, est éternelle, est à la fois radicalement illusoire et réelle. Rien n’existe vraiment. Et tout a toujours existé.

Comment, dès lors, parler de Bien, ou de Mal ? Com­ment, même, parler de Dieu? Nous nous figurons une Per­sonne qu’il nous faut prier pour nous la rendre propice et qui attendrait quelque chose de nous, qui voudrait quel­que chose. Mais, nous l’avons déjà vu, cette volonté suppo­sée est en contradiction avec le sens même de l’Éternité. Il ne peut y avoir de volonté dans ce qui est éternel, cela est en soi satisfait depuis toujours et à jamais. Cela ne peut être rendu propice, cela n’a pas besoin d’être prié, cela ne peut juger ni louer ni sévir. Cela est éternellement ce que cela doit être — et il n’y a que cela, ici et au-delà, en sorte que tout est d’avance accompli dans l’Éternité, que tout est immuable et parfait.

De cette vision unique et toujours semblable, nous avons noté que sont issues des religions si variées qu’elles semblent contradictoires. Un enseignement a d’abord été donné par le voyant primordial ou, comme dans le cas des rishis de l’Inde ou des prophètes d’Israël, par un collège d’illuminés. Et pour être plus facilement assimilable, l’expérience a été coulée dans le moule de formules répu­tées conduire à l’état divin, alors qu’au maximum elles ne pouvaient en être qu’un compte rendu.

La silhouette du maître s’est parée, aux yeux des foules, d’un prestige supérieur, alors que lui, sachant ce que Dieu est en vérité, pénétrait leur erreur tout en voyant qu’il était vain de vouloir les détromper.

L’exemple le plus manifeste est celui du Bouddha pour qui la perception de la Transcendance absolue aboutit à la négation de Dieu au sens où nous entendons le mot et à l’affirmation du Vide, mais dont on fit une divinité. Pour lui, tout se désintégra dans l’illumination : le monde devint une illusion et, dans ce monde, lui-même ne pouvait être qu’illusoire, et de même tout homme. Plus subtilement, l’expérience de l’Être suprême qu’il avait eue ne pouvait dès lors être qu’illusoire, puisqu’il n’y avait, en réalité, personne pour rien éprouver : rien n’est réel, pas même le Rien.

De sa vision, est issue la vertu essentielle du boud­dhisme : la compassion étendue à toutes les créatures, toutes étant victimes de cette illusion que nous prenons pour la réalité.

Vécue et interprétée différemment, la même vision a donné le taoïsme en Chine pour la sagesse duquel le Tao pénètre, imprègne, soutient toutes les formes du monde. A donné les différents courants de la pensée indienne où, tantôt, tout est Dieu, comme dans les Oupanishads et, tan­tôt, rien n’existe vraiment, sauf Dieu, comme dans le védânta médiéval de Shankara.

C’est la même vision, encore, qui est à la racine des reli­gions sémitiques : du monothéisme mosaïque où se réflé­chit l’expérience de l’Un, de l’universalité chrétienne où cette unicité divine se mue en unité humaine, de l’islam et de son ivresse d’abstraction ineffable où se reproduit l’informel de la Transcendance.

C’est elle, enfin, qui inspire la prophétie de l’Apoca­lypse et annonce que cette splendeur divine qui enfante infiniment le monde et en est le support doit en être aussi le terme et se révéler aux yeux des hommes une fois fran­chies les portes de la Mort universelle et conquise l’immortalité non au-delà, mais ici-bas, sur cette Terre elle-même transfigurée par la descente de son archétype sacré, la Jérusalem céleste qui est, pour ainsi dire, l’âme de la planète ou sa divinité tutélaire.

Et il n’est sans doute pas de prophétie qui soit allée plus loin que celle-là, dont le déchiffrement est malaisé, car, suivant le canevas des apocalypses précédentes, Jean de Patmos s’y est servi d’un langage qui se reporte constamment aux codes et à l’iconographie judaïques. L’idée du Royaume appartient en propre à la pensée juive, et Jésus lui-même, en sa mission, ne fait pas autre chose qu’annoncer la victoire sur la Mort — thème que sou­lignent les diverses résurrections qu’il opère et que rap­portent les Évangiles et que, pour finir, exalte la sienne. Il n’est donc pas étonnant que l’Apocalypse, sur quoi se clôt le Livre, promette sans ambiguïté l’immortalité terrestre.

Mais le langage a de quoi nous égarer. Tout comme les anciens Juifs, en lisant Isaïe ou Osée, pouvaient voir des races ennemies qu’il fallait abattre, nous voyons des images infernales quand il s’agit de la Bête. Nous imagi­nons le diable — sans savoir au juste ce qu’il est — là où, en réalité, il s’agit de nature inférieure, du règne animal auquel, par tant de traits, nous appartenons encore, mam­mifères que nous sommes en tenant de notre espèce vieille de deux cents millions d’années jusqu’à la façon de nous reproduire et de prendre soin les uns des autres — de nous aimer.

De cette espèce et de ses lois, nous ne cessons de perce­voir les limites et de vouloir nous affranchir. Mais elle a mis sur nous son empreinte, et c’est elle la Bête qui est à l’origine de tant de nos faims et de nos impulsions, de nos violences et de nos hideurs, comme aussi de ces gestes où nous attirons à nous le corps auquel nous unir pour nous prolonger en un être dont nous entourerons la naissance de notre émerveillement d’âge en âge renouvelé.

 

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Levez-vous en bonheur

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2015

secrets-bonheurJ’ai demandé à mon ami Jean-Yves de me donner son avis sur ce sujet.
Jean-Yves est paralysé depuis plusieurs années suite à un accident de montagne. Il entend, nous comprend, sait encore lire. Si nous prenons le temps, nous pouvons communiquer avec Jean-Yves en prononçant l’alphabet lettre par lettre pour écrire un mot. Jean-Yves ferme un instant les yeux pour nous désigner la bonne lettre. C’est ainsi que Monsieur Jean-Dominique Bauby a écrit son livre « Le scaphandre et le papillon ».

Pour converser avec Jean-Yves, j’utilise la technique de la communication profonde accompagnée ou communication de cœur à cœur. Je me mets à l’écoute de Jean-Yves et j’entends ses pensées, voici ses réponses :

« Tout faire pour que le maximum de personnes voient en nous les êtres cérébro-lésés notre véritable identité, notre véritable valeur. Nous avons perdu notre parole dans un accident, mais nous avons également ouvert en grand notre cœur, notre connaissance, Nos frontières sont mobiles, le valide devient invalide lorsqu’il est borné et aveuglé par la vantardise, par l’envie de dominer par le pouvoir, par le besoin de se rassurer en écrasant les plus petits que soi. Nous sommes présents dans votre monde où l’argent est essentiel, où la corruption règne en maître, où le pauvre et affamé devient gênant, alors que dire à vos yeux de ma présence ici sur terre ! ?

L’essentiel est invisible pour les yeux : changeons de fréquence et alignons-nous sur le cœur, restons posés et centrés. Moi Jean-Yves je vous annonce des bonnes nouvelles, d’excellentes nouvelles : Je suis un être intègre au niveau mental et spirituel, j’apporte ma contribution à ce monde, j’apporte ma part de travail d’éclaireur spirituel.

Oui nous vivons tous à deux niveaux : le physique et spirituel et nous les êtres sans voix sommes en vie pour vous montrer la voie, le chemin d’élévation de votre âme.

Vous pouvez amasser tous les lingots, tous les diamants, toutes les fortunes pendant votre vie terrestre, vous pouvez vider vos bas de laine et les « mettre » à l’abri dans votre coffre-fort préféré, et en être satisfait car vos peurs de manquer seront comblées.


Est-ce ces actions que vous êtes venus faire ici sur terre ?

Toute la construction de notre système capitaliste est basée sur des énergies négatives de possession, rendez-vous compte que lorsque vous franchirez les portes de l’au-delà, aucun bien matériel ne sera comptabilisé, seule votre valeur humaine sera examinée ainsi que vos actions d’entraide aux nécessiteux.

La vérité est que moi Jean-Yves, ainsi que tous mes amis sans voix, sommes revenus de l’au-delà afin d’améliorer notre humanité. Il est temps, grand temps de nous réharmoniser sur la vibration de l’amour, sur la fréquence du cœur.
Mes guides célestes, nos guides nous demandent de prendre du temps pour prier, pour méditer, pour cesser de nous activer dans le mental et le jugement, afin de rendre grâce à Dieu, omniprésent, omnipuissant en toute création, et dans tout le cosmos.

Dieu est l’organisation universelle, une force d’Amour, d’harmonie et de paix.
Nous : les êtres privés de voix et de mobilité, nous envoyons dans nos prières et méditations énormément d’Amour en permanence, notre présence diffuse dans l’éther de l’univers une vibration de paix. Nous remplaçons les moines et les bonnes sœurs qui ont déserté depuis longtemps les couvents.

Toutes les nations devraient s’unir pour co-créer ensemble la paix. Ceci est en place dans les autres dimensions où seule l’énergie d’Amour règne et se diffuse aux quatre coins de l’Univers.

Je suis très heureux ici dans ce centre avec mes amis MUTIQUES. Nous œuvrons en chœur pour réaliser les nouvelles constructions énergétiques, pour réactiver les sites hautement importants, pour neutraliser les endroits très pollués par les émanations chimiques ou nucléaires.
Nous sommes des intermédiaires entre vous : les humains aux yeux fermés et les Maîtres de Lumière et les créatures célestes. »

Le livre de Jean-Yves sera disponible en novembre et a pour titre :
« Journal de bord de Jean-Yves, autrement capable », ESA Editions, de Eliane et Jean-Yves Fayolle.
J’espère qu’un jour Michael Schumacher et Vincent Lambert écriront eux aussi leur journal de vie.

En conclusion, vous êtes invités à vous poser, à vous lever chaque jour de bonheur et à vous aligner sur votre fréquence du Cœur, de l’empathie, de l’Unité. Vous êtes invités, par vos pensées et vos actions, à entrer dans cette dimension d’Amour. Vous êtes invités à co-créer une Nouvelle Humanité basée sur la Conscience du Cœur.

Odile Mourglia
Interprète des personnes privées de parole, intervenante au Symposium « Nouvelle Conscience, Nouvelle Humanité » www.symposium-international.com

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Nos guides Attendent Notre collaboration

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2015

nos guides

« Nos guides sont toujours là, à nous observer, à œuvrer de concert avec notre Présence JE SUIS pour co-créer notre réalité. Ils peuvent être angéliques, Maîtres Ascensionnés, ou autre, mais dans tous les cas, Ils sont pur amour. Ils nous aiment inconditionnellement. Leur bonté, leur bienveillance sont infinies.

Ils font preuve de profonde compassion. Ils facilitent la connexion à notre multidimensionalité et ainsi nous aident à nous relier aux plans supérieurs. En faisant appel à nos guides et à notre Présence Divine, ils nous aident ainsi, à mieux comprendre notre «mission de vie ».

De ce fait, Ils nous poussent à agir de façon juste afin de réaliser notre mission. Nos guides sont une pure caresse d’amour. Ils sont attentifs à notre évolution, à nos projets, à nos questionnements. Ils sont toujours avec nous et ils nous accompagnent, prêts à intervenir instantanément, dès lors que nous faisons appel à leur assistance. Nous pouvons avoir plusieurs guides. Certains nous aident à maintenir un équilibre en nous et d’autres se réjouissent quand ils nous aident à révéler notre magnifique potentiel. Leurs différents soutiens offrent la force qui nous permet de surmonter les épreuves et de faire des choix. Nos guides sont à nos côtés, et entreprennent le nécessaire pour induire la pensée, l’émotion ou l’action les plus belles et les plus justes. Quoi qu’ils mettent en place pour nous épauler, ils respectent pleinement notre libre arbitre, nos choix, nos décisions, nos relations, même si ceux-là manquent encore de lumière. Un guide n’interviendra jamais de « force », ni même ne poussera son protégé à faire des choix contre son gré.

 Cependant, nos choix conscients semblent parfois fabuleusement inspirés. Ces inspirations, si elles sont auréolées d’impeccabilité, sont souvent l’expression de leur intervention. Unis à Notre Présence Divine, ensemble, ils mettent des plans et des stratégies en place. Ces plans ont pour objectif de nous extraire de notre « zone de confort «, créant une instabilité afin de nous faire réfléchir et ainsi grandir. Ou bien, ces plans, en fonction du travail que nous avons entrepris, s’expriment de façon surprenante en nous présentant de magnifiques cadeaux! Comme le dit si justement Paolo Coehlo : «Rien dans ce monde n’arrive par hasard!».. Même s’il nous arrive de nous sentir « abandonné » par nos guides ou par la hiérarchie céleste, cela n’est jamais vrai.

Quand ce sentiment là se présente, c’est que nous sommes prêts à franchir une étape de plus dans notre processus d’évolution et que nos guides et notre Présence JE SUIS, ont co-créé cette situation afin de répondre à un désir profond de purification, de guérison ou d’évolution. Le langage des guides est le langage de l’Amour. En parlant avec le langage du Cœur, des liens plus profonds s’établissent et notre intuition se développe.

Tout peut aller très vite et notre sincérité est alors divinement récompensée. Grâce à l’amour que nous leur témoignons, nul besoin de rituel particulier. La relation devient plus consciente et notre perception de la Vérité Eclairée s’affine. Nous comprenons alors, que même si nous nous sommes cru « égaré », cela n’a jamais été le cas, car ils ont toujours et à chaque seconde veillé sur nous. Il est de notre intérêt de communiquer étroitement et quotidiennement avec eux. Plus nous nous appliquons à chérir ces relations, plus notre épanouissement spirituel se développe. De ce fait, notre conscience s’accroit et plus vite nous Ascensionnons. Parce que leur aide est très précieuse, ils nous évitent bien souvent de terribles cocréations.

Sachez que leur réponse se fait toujours. En revanche, la réponse qu’ils nous proposent peut se tenir à mille lieux de ce que nous avions imaginé. Ils se « régalent » à nous surprendre, c’est une façon de nous maintenir curieux et attentif. Quelque soit notre interrogation du moment, ils trouveront toujours un moyen de nous glisser une information ou un indice nous mettant sur la voie la plus juste. Ils agissent de manière douce, efficace et très appropriée. Souvent ils manifestent des «signes «dont le but est bien de baliser de lumière notre parcours. Ces signes sont perceptibles au quotidien dès lors que nous restons alertes : Une chanson qui passe à la radio au moment propice, un dialogue de film qui arrive au bon moment, un ami qui vous donne la réponse que vous cherchiez, un slogan publicitaire.. .

En effet, Albert Enstein nous dit « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito !» Nous sommes tous capables de recevoir des réponses encore plus directes et évidentes. Pour cela, il nous est demandé de nous ouvrir à la finesse de ce qui nous entoure et de leur exprimer toute notre gratitude pour le soutien inconditionnel dont ils font preuve depuis la nuit des temps. Nos guides attendent notre collaboration…

Clothaire : www.guidesspirituels.fr.  

Ce que les guides nous enseignent:

• Tout ce qui vous agace, vous enseigne la patience.

• Tout abandon ressenti, vous enseigne à trouver la force en vous.

• Tout ce qui vous met en colère vous enseigne le pardon et la compassion.

• Tout ce qui exerce une emprise sur vous, vous enseigne qu’il est temps de reprendre votre propre pouvoir.

• Tout ce que vous « haïssez », vous enseigne l’Amour Inconditionnel.

• Tout ce que vous redoutez, vous enseigne à aller au-delà de vos peurs.

• Tout ce que vous ne pouvez maîtriser, vous enseigne le lâcher-prise

• Tout ce qui vous rend malheureux, vous enseigne qu’il est temps de vous aimer davantage.

source : http://www.dominique-claire-germain.com/

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Une enfance en or par Osho

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2015

enfance en or

L’autre jour, je vous disais que le décès de mon grand-père avait été ma première rencontre avec la mort. Oui, une rencontre, mais pas seulement une rencontre, quelque chose de plus aussi ; sinon je serais passé à côté de la signification véritable. J’ai vu la mort, et quelque chose de plus qui ne mourait pas, qui flottait au-dessus, qui s’échappait du corps… les éléments. Cette rencontre détermina tout le cours de ma vie. Elle me donna une direction, ou plutôt une dimension que je ne connaissais pas auparavant. J’avais entendu parler de la mort d’autres personnes, mais seulement entendu parler. Je ne l’avais pas vue, et ces gens-là ne comptaient pas pour moi.

À moins d’aimer quelqu’un avant sa disparition, vous ne pouvez pas vraiment faire face à la mort. Soulignez cela : on ne peut faire face à la mort qu’avec le décès de ceux que l’on aime. Quand vous faites l’expérience de l’amour et de la mort, il y a une transformation, une immense mutation, comme si un nouvel être était né. Vous ne serez jamais plus le même. Mais les gens n’aiment pas, et comme ils n’aiment pas, ils ne peuvent pas faire l’expérience de la mort de la manière dont je l’ai faite. Sans amour, la mort ne vous donne pas les clés de l’existence. Avec l’amour, elle met entre vos mains les clés de tout ce qui est.

Ma première expérience de la mort ne fut pas une simple rencontre. Elle fut complexe de bien des façons. L’homme que j’avais aimé était en train de mourir. Pour moi, il avait été un père. Il m’avait élevé dans une liberté absolue, sans inhibitions, sans répressions et sans commandements. Il ne m’avait jamais dit : « Ne fais pas ceci, » ou « Fais cela ». Ce n’est que maintenant que je suis en mesure de réaliser la beauté de cet homme.

C’est très difficile pour un vieil homme de ne pas dire à un enfant : « Ne fais pas cela, fais ceci » ou « Assieds-toi simplement là, ne fais rien » ou encore « Fais quelque chose ; pourquoi restes-tu assis sans rien faire ? » Mais il ne l’a jamais fait. Je ne me souviens pas d’une seule fois où il ait même tenté de se mêler de mes affaires. Il se retirait tout simplement. S’il pensait que ce que j’étais en train de faire était faux, il se retirait et fermait les yeux.

Une fois, je lui ai demandé : « Nana, pourquoi fermes-tu parfois les yeux, quand je suis simplement assis à côté de toi ? »
Il répondit : « Aujourd’hui, tu ne comprendras pas, mais un jour peut-être… Je ferme les yeux pour ne pas t’empêcher de faire ce que tu es en train de faire. Juste ou faux, je n’ai pas à t’en empêcher. Je t’ai enlevé à ta mère et à ton père. Si je ne peux même pas t’offrir la liberté, alors pourquoi t’avoir enlevé à tes parents ? Je t’ai uniquement pris pour qu’ils ne puissent pas mettre leur nez dans tes affaires. Comment pourrais-je y mettre le mien ? »

« Mais tu sais » continua-t-il, « c’est parfois une grande tentation. Tu es une telle tentation. Je ne le savais pas, sinon, je n’aurais pas pris ce risque. D’une certaine manière, quand il s’agit de trouver des choses à ne pas faire, tu es un génie. Ou je suis complètement fou, ou c’est toi qui l’es. »

Je répondis : « Nana, tu n’as pas besoin de te faire de souci. Si quelqu’un est fou, alors c’est moi. » Et depuis ce jour-là, j’ai dit aux gens : « Ne vous occupez pas de moi, je suis fou. »

J’avais dit ça pour le consoler, et je le dis encore pour consoler les gens qui sont vraiment fous. Mais quand on est dans une maison de fous et qu’on est le seul qui ne soit pas fou, que peut-on faire, si ce n’est dire à tout le monde : « Détendez-vous, je suis fou, ne me prenez pas au sérieux. » C’est ce que j’ai fait toute ma vie. Il fermait les yeux, mais parfois, la tentation était trop grande… Un jour, par exemple, je me suis mis à cheval sur Bhoora, notre serviteur. Je lui ai ordonné de se conduire comme un cheval. Tout d’abord, il eut l’air étonné ; mais ma grand-mère s’exclama : « Quel mal y a-t-il à ça ? Ne peux-tu pas jouer un peu ? Bhoora, fais le cheval. » Alors, il se mit à faire tout ce qu’un cheval est censé faire, et moi, je le montais.

Devant mon grand-père, c’en était trop. Il ferma les yeux et se mit à chanter son mantra : Nama arihantanam namo… namo siddhanam namo. Bien entendu, j’ai arrêté. Quand il se mettait à chanter son mantra, cela signifiait que pour lui c’en était trop. C’était le moment de s’arrêter. Je l’ai secoué et j’ai dit : « Nana reviens, tu n’as pas besoin de chanter ton mantra. Je ne joue plus. Tu ne peux pas voir que ce n’était qu’un jeu ? »

Il m’a regardé dans les yeux, je l’ai regardé dans les yeux.
Pendant un moment, il n’y eut que du silence. Il attendait que je parle. Il dut céder, il dit : « Très bien, c’est moi qui parlerai en premier. »

J’ai répondu : « C’est juste, car si tu étais resté silencieux, je serais resté en silence pour le restant de ma vie. Heureusement que tu as parlé, comme ça, je peux te répondre. Que veux-tu savoir ? »
Il dit : « J’ai toujours voulu te demander pourquoi tu étais aussi malicieux ».

J’ai répondu : « Voilà une question que tu devrais réserver à Dieu. Quand tu le rencontreras, pose-lui la question : “Pourquoi as-tu créé un enfant aussi malicieux ?” Tu ne peux pas me demander ça. C’est presque comme de demander : “Pourquoi as-tu créé un enfant aussi malicieux ?” Comment peut-on y donner une réponse ? Cela ne me concerne pas. Je suis simplement moi-même. Est-ce que c’est permis dans cette maison, oui ou non ? »
Nous étions assis dehors dans le jardin.

Il me regarda à nouveau et demanda : « Que veux-tu dire ? »
J’ai répondu : « Tu comprends parfaitement bien ce que je veux dire. Si on ne me permet pas d’être moi-même, je ne mettrai plus les pieds dans cette maison. Alors, je t’en prie, sois clair avec moi : soit je rentre dans cette maison avec la permission d’être moi-même, soit j’oublie cette maison et je deviens un voyageur, un vagabond. Dis-le-moi clairement, n’hésite pas, vas-y ! »

Il répondit en riant : « Tu peux rentrer. Tu es chez toi. Si je n’arrive pas à résister à la tentation de mettre mon nez dans tes affaires, alors c’est moi qui m’en irai, ce n’est pas toi. »

C’est exactement ce qu’il a fait. Deux mois après ce dialogue, il n’était plus de ce monde. Il n’a pas seulement quitté cette maison, il les a toutes quittées, même le corps, qui était sa vraie maison. J’aimais cet homme, car il aimait ma liberté. Je ne peux aimer que si ma liberté est respectée. Si je dois marchander et recevoir de l’amour en payant de ma liberté, cet amour-là n’est pas pour moi. Alors, il est pour de moindres mortels, il n’est pas pour ceux qui savent.

Presque tout le monde pense aimer, mais si vous observez les amoureux, ils sont prisonniers l’un de l’autre. Quel étrange amour qu’un amour qui asservit ! L’amour peut-il jamais devenir un asservissement ? Mais dans quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent des cas, c’en est un, car dès le début, l’amour est absent.
C’est un fait que les gens ordinaires croient seulement aimer.

Ils n’aiment pas – car quand l’amour est là, où est le je, où est le tu ? Quand l’amour est là, il donne immédiatement un immense sentiment de liberté, de non-possessivité. Mais malheureusement, cet amour-là n’existe que très rarement.

Amour et liberté – si vous avez cela, vous êtes un roi ou une reine. C’est cela le vrai royaume de Dieu. Amour et liberté. L’amour vous donne des racines dans la terre et la liberté vous donne des ailes.
Mon grand-père m’a donné les deux. Il m’a donné son amour, plus qu’il n’en a jamais donné à ma mère, ou même à ma grand-mère ; et il m’a donné la liberté, le plus grand des cadeaux. Alors qu’il était en train de mourir, il m’a donné sa bague et, les larmes aux yeux, il m’a dit : « Je n’ai rien d’autre à te donner. »
J’ai répondu : « Nana, tu m’as déjà donné le plus précieux des cadeaux. »

Il ouvrit les yeux et s’exclama : « Quoi donc ? »
J’ai ri et lui ai dit : « As-tu oublié ? Tu m’as donné ton amour, tu m’as donné la liberté. Je pense qu’un enfant n’a jamais reçu autant de liberté. Que me faut-il de plus ? Que peux-tu donner de plus ? Je suis reconnaissant. Tu peux mourir en paix. »
Depuis lors, j’ai vu mourir beaucoup de gens, mais il est vraiment difficile de mourir en paix. Je n’ai vu que cinq personnes mourir en paix : la première fut mon grand-père, la deuxième fut Bhoora, mon serviteur, la troisième ma Nani, la quatrième, mon père et la cinquième, Vimalkirti.

Bhoora est mort, car il ne pouvait tout simplement pas concevoir de vivre dans un monde sans son maître. Il mourut simplement. Il s’est détendu dans la mort. Il était venu avec nous jusqu’au village de mon père, parce qu’il conduisait le char à bœufs. Quand il n’entendait rien pendant un moment, quand aucun mot ne lui parvenait de la carriole, il demandait : « Beta » cela signifie fils – « est-ce que tout va bien ? »
Continuellement, Bhoora demandait : « Pourquoi ce silence ? Pourquoi est-ce que personne ne parle ? » Mais ce n’était pas le genre d’homme à regarder derrière le rideau qui nous séparait. Comment aurait-il pu regarder à l’intérieur, alors que ma grand-mère s’y trouvait ? C’était là le problème, il ne pouvait pas le faire. Mais continuellement, il demandait : « Que se passe-t-il – pourquoi tout le monde est-il silencieux ? »

Je répondais : « Tout va bien. Nous jouissons du silence. Nana désire que nous soyons silencieux. » C’était un mensonge, car Nana était mort – mais d’une certaine manière, c’était vrai. Il était silencieux ; pour nous le message était d’être silencieux.
Finalement, j’ai dit : « Bhoora, tout va bien, mais Nana s’en est allé. »
Il n’a pas pu y croire. Il a dit : « Alors, comment tout peut-il aller bien ? Sans lui, je ne peux pas vivre. » Et il mourut dans les vingt-quatre heures qui suivirent. Juste comme une fleur qui se referme… qui refuse de rester ouverte d’elle-même au soleil, sous la lune. Nous avons tout essayé pour le sauver, car à présent, nous étions dans une plus grande ville, celle de mon père.

La ville de mon père n’était, pour l’Inde bien sûr, qu’une petite ville. La population n’était que de vingt mille habitants. Elle avait un hôpital et une école. Nous avons fait tout notre possible pour sauver Bhoora. Le docteur de l’hôpital était étonné, il n’arrivait pas à croire que cet homme était un Indien ; il ressemblait tellement à un Européen. Ce devait être un caprice de la biologie. Je ne sais pas. Quelque chose a dû bien tourner. Comme on dit : « Quelque chose a dû mal tourner », j’ai inventé l’expression : « Quelque chose a dû bien tourner » – pourquoi est-ce que ça tournerait toujours mal ?

Bhoora était dans un état de choc suite à la mort de son maître. Nous avons dû lui mentir jusqu’à notre arrivée en ville. Ce n’est qu’une fois arrivés, quand on retira le corps du char à bœufs que Bhoora vit ce qui s’était passé. Alors, il ferma les yeux et ne les ouvrit jamais plus. Il dit : « Je ne peux pas voir mon maître sans vie. » Et ce n’était qu’une relation maître-serviteur. Mais une certaine intimité était née entre eux, une sorte de parenté indéfinissable. Il n’ouvrit jamais plus les yeux. De cela, je peux en témoigner. Il vécut encore quelques heures, puis tomba dans le coma avant de mourir.

Avant de mourir, mon grand-père avait dit à ma grand-mère : « Prends soin de Bhoora. Je sais que tu vas prendre soin de Rajah – je n’ai pas besoin de te le dire –, mais prends soin de Bhoora. Il m’a servi comme personne d’autre n’aurait pu le faire. »
J’ai dit au médecin : « Comprenez-vous, pouvez-vous comprendre le genre de dévotion qui existait entre ces deux hommes ? »
Le médecin me demanda : « Est-il Européen ? »
Je répondis : « Il en a l’air. »

Le médecin dit : « Ne fais pas le futé. Tu es un enfant, tu n’as que sept ou huit ans, mais tu es très futé. Quand je t’ai demandé si ton grand-père était mort, tu as dit non, et ce n’était pas vrai. »
J’ai répondu : « Non, c’était vrai : il n’est pas mort. Un homme qui a tant d’amour ne peut pas mourir. Si l’amour peut mourir, alors le monde est sans espoir. Je ne peux pas croire qu’un homme qui a tant respecté ma liberté, la liberté d’un gamin, soit mort, simplement parce qu’il ne peut plus respirer. Je ne peux pas assimiler les deux : ne plus respirer et la mort. »

Le médecin européen me regarda avec suspicion et dit à mon oncle : « Ou ce garçon deviendra un philosophe, ou il deviendra fou. »
Il avait tort : je suis les deux. …

Je ne comprenais pas pourquoi le médecin n’était pas prêt à croire que mon grand-père n’était pas mort. Je savais, et il le savait aussi, qu’en ce qui concerne le corps, c’était terminé ; il n’y avait aucune discussion à ce sujet. Mais il y a quelque chose de plus que le corps – qui est dans le corps et qui pourtant n’en fait pas partie. Laissez-moi le répéter pour le mettre en évidence – qui est dans le corps et qui pourtant n’en fait pas partie. L’amour le révèle ; la liberté lui donne des ailes pour s’élever dans le ciel.

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Extrait de l’ouvrage : Une enfance en or – Osho
Traduit de l’anglais par Uttama

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