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LA SUBSTANCE DE LA VIE

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

 

terra-chama-violetaQuelle est la substance de notre vie ? Personne, ni même la science ne peut répondre. Dans notre vie il n’y a pas de substance. Où pourrait-elle exister ? Nous ne pouvons pas décider. La substance de la vie existe dans chacune de nos cellules et dans le cosmos infini se trouve le pouvoir fondamental qui gouverne tout l’organisme.

Jadis, le soleil représentait le pouvoir cosmique fonda­mental du cosmos entier. Mais ce n’est qu’un système particulier et partiel. Autrefois la science céleste, la cos­mogonie permettait aux hommes d’aborder les suprêmes mystères qui constituent la béatitude parfaite. Dante, dans son chef-d’œuvre,la Divine Comédie, ce voyage allé­gorique, symbole de l’humanité aveugle qui s’égare dans le péché et les passions, nous livre un trésor complet de connaissance et de la science de l’époque sur l’histoire, la philosophie, l’astronomie, la théologie médiévales.

« Représentons-nous l’Enfer tel que Dante le décrit. C’est une immense cavité circulaire en forme d’entonnoir dont la pointe, dirigée vers le bas, aboutit exactement au cen­tre de la terre, où se tient Lucifer. Ce côté renversé est divisé en neuf paliers, sortes de gradins gigantesques, correspondant chacun à une catégorie de péchés.

Après avoir dépassé l’extrémité inférieure de l’entonnoir, les deux voyageurs remontent vers la surface de l’autre hémisphère où, dans une île inaccessible aux mortels, située au milieu de l’océan, aux antipodes de Jérusalem, s’élève une montagne. Dante y a placé le purgatoire, cou­ronné à sa partie supérieure par le Paradis terrestre. Plus haut, dans l’éther, s’étend l’Empyrée, espace infini, immobile, séjour de Dieu. » 

 

Extrait de la Revue Question De. No 55. Janvier-Février-Mars 1984

Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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Spectateur devant le monde

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

 

 imageL’évidence immé­diate d’un tel principe existentiel l’enracine, par le cœur de sa nature, dans un roc de permanence. Par contraste aussi, elle déploie l’éphémère devant son regard au passage du temps.

Un ferme ancrage préalable dans le socle du réel s’impose à l’homme de science s’il veut entreprendre sous d’heureux auspices l’exploration aventureuse de sa propre structure jusqu’à l’ultime profondeur. Il est souhaitable qu’une amarre indestructible, guidant sa progression dans la descente aux abîmes, lui assure une stabilité à l’épreuve des courants de dérive. Car c’est d’abord dans un monde de fluidité aux formes incertaines qu’il doit passer ; au-delà du territoire où s’élèvent encore les fugitives constructions mentales qui lui sont familières, aucun indice sensible n’apparaît. Un uni­vers sans dimensions d’espace ni de temps se laisse découvrir – paysage de figures significatives que seule une conscience en éveil peut déchiffrer.

Aucun pionnier de cette expédition ne saurait procéder avec l’aide des seules ressources dont dispose l’investigation mentale au-delà des frontières extrêmes de la psyché ; et dès les premiers pas il risque de s’égarer par défaut d’épisté­mologie. L’achèvement de l’itinéraire exige que soit éveillée la connaissance – à la fois transcendante et immanente de l’intemporel.

Cet éveil à la connaissance de soi – une anamnèse de la vérité au sens platonicien – est-ce là ce que pratiquait Socrate par son art maïeutique ?

On sera tenté de répondre affirmativement après avoir lu les dialogues d’Alcibiade, ceux de Théétète et de Phèdre. Conduire l’interlocuteur à travers les brumes de l’oubli jusqu’à la connaissance de son identité perdue, c’est la tâche du Sage de tous les temps.  

(Extrait de Roger Godel – Un compagnon de Socrate. dialogues sur l’expérience libératrice.Édition Les Belles Lettres 1956).

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