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DEUX CONTES DE SAGESSE

Posté par othoharmonie le 25 février 2016

 

 ZEN3

Un jour une silhouette arriva dans le village. Elle portait un manteau sombre. Tout le monde détournait le regard sur son passage, chacun changeait de trottoir. Elle frappait aux portes pour demander l’hospitalité, mais toutes restaient obstinément closes. Elle aperçut un jeune homme souriant. Les passants accourraient, on se battait pour lui payer un verre, pour l’inviter. Tout le monde l’aimait.

Cet homme si recherché aperçut la silhouette sombre, que tous évitaient, et cela l’intriguait. Il alla la voir, et lui demanda :

« Qui es-tu ? Pourquoi tout le monde te fuit ?

- Je suis la Vérité. Les gens ont horreur de la Vérité. Mais toi que tout le monde t’adore, comment fais-tu ?

- Je suis l’Histoire. Tout le monde adore les histoires. Viens avec moi, et en ma compagnie tu seras aussi invité.

- Oh non, malheureux ! Si les gens te voient avec moi, ils te fuiront aussi.

 - J’ai une idée, dit l’Histoire, cache-toi sous mon manteau ! »

Et l’Histoire et la Vérité devinrent inséparables. Sous le manteau de l’Histoire, se cachait la Vérité. C’est ainsi que dans chaque Histoire, se cache un peu de Vérité.

 Conscience3

Les grains de blé

Il était une fois un fermier qui avait cinq filles. Un jour il dut s’absenter pour un long voyage. Avant de partir, il appela ses filles et leur remit chacune trois grains de blé, en leur recommandant d’en prendre grand soin.

L’aînée se dit « Que puis-je bien faire de trois grains de blé ? » et elle les jeta par terre.

Quatre années passèrent, et un jour le père revint. Les filles étaient heureuses de le revoir, et à peine arrivé leur père leur demanda si elles avaient toujours les trois graines qu’il leur avait confiées.

« Bien sûr ! » dit l’aînée, qui courut chercher trois graines dans le garde manger.

 La seconde retrouva ses graines qu’elle avait dé- posé en haut de son armoire. Elle souffla la poussière et les ramena fièrement.

« Je les avais soigneusement rangées dans une boîte, les voici ! dit la troisième.

-  Elles étaient sur ma table de chevet, c’était la dernière chose que je voyais le soir en m’endormant, et la première que je voyais le matin en me réveillant, dit la quatrième.

 - Très bien, dit le père en souriant. Et toi ? demanda-t-il à la cadette.

- Je ne les ai plus.

- Comment ça ? Est-ce ainsi que tu traites les présents de ton père ? s’énerva le patriarche.

- J’ai cherché ce que je pouvais bien faire de ces graines, expliqua-t-elle.

Après réflexion, j’ai pensé que le mieux était de les planter. Les graines ont poussé, ont mûri, et donné des graines à leur tour. Je les ai plantées, obtenant de nouvelles graines, et j’ai recommencé ainsi chaque année.

Et maintenant, tu peux voir le champ de blé derrière la maison. »

Le père fut très satisfait de la réponse de sa cadette, et dit à ses autres filles : « Voyez, c’est ainsi qu’il faut faire usage des présents que l’on vous fait».

De la même manière, je vous ai transmis ce conte, pour qu’à votre tour, vous le contiez à d’autres personnes, qui le raconteront à leur tour.

MERCI ! 

Publié dans Mythologie/Légende, SAGESSE | Pas de Commentaire »

 

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