12 séances guidées de méditation

Posté par othoharmonie le 23 avril 2014

avec Fabrice Midal

« Méditer, c’est comme rentrer à la maison. Et nous en avons tous besoin. » Ces mots, aussi simples que profonds, sont révélateurs du ton des 12 séances guidées de méditation que livre Fabrice Midal dans son nouveau livre audio.
12 séances guidées de méditation  dans Méditation medit2© Csaba Attila Kontár

Donner à chacun les clés d’authentiques retrouvailles avec sa propre humanité, tel est le beau projet que s’est fixé Fabrice Midal dans cet audiolib Méditations. Parce que la pratique de la méditation est indépendante de tout dogme et de toute croyance, elle est un chemin privilégié pour la rencontre avec la liberté d’être soi, en toute sérénité. 

Le philosophe spécialiste du bouddhisme vous aide à trouver ce chemin à travers 12 séances guidées de méditation en se refusant à tout folklore mystificateur, et au travers d’un apprentissage adapté aux Occidentaux. 

Un livret complète les deux CD et aborde les origines de la méditation, mais répond aussi à toutes les questions pratiques que l’on se pose concernant le temps à y consacrer, la posture à adopter ou le rôle capital de la respiration.
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Philosophe reconnu par ses pairs, Fabrice Midal enseigne la méditation depuis plus de quinze ans. Dans un cadre rigoureusement laïc, il a fondé l’Ecole occidentale de Méditation, où il dirige de nombreux séminaires et colloques présentant une approche de la méditation en rapport avec notre vie quotidienne. 

Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont Risquer la liberté (Seuil), Et si de l’amour, on ne savait rien(Albin Michel) dessinant, à partir du bouddhisme mais aussi de la philosophie occidentale et de l’esthétique moderne, une approche de l’intériorité rigoureuse et stimulante pour notre temps. 

Méditation, 12 Méditations guidées pour s’ouvrir à soi et aux autres, deux CD accompagnés d’un livret chez Audiolib.couv_607 dans MéditationMéditations, Fabrice Midal
Audiolib (Octobre 2011 ; 64 pages)
Collection : Bien-être et vie pratique

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La boite à baisers !

Posté par othoharmonie le 8 avril 2014

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Il y a de cela plusieurs années, un père punit sa fillette de 3 ans pour avoir inutilement dépensé un rouleau de papier doré. À l’époque, l’argent se faisait rare et il ne put supporter que la fillette utilisa le papier pour décorer une boite à cadeau juste pour occuper le dessous de l’arbre de Noël. Le lendemain matin, la petite enfant apporta le cadeau à son père en lui disant : « C’est pour toi Papa ! « .

Embarrassé, son père regretta sa trop vive réaction. Toutefois, celle-ci se raviva et ne fit qu’empirer quand il découvrit que la boite était vide. Il cria alors à sa fille « Ne sais-tu pas qu’en offrant un paquet-cadeau, il doit toujours y avoir quelque chose dans la boite ? « . La fillette regarda son père les yeux pleins d’eau et lui dit: Mais papa, la boite n’est pas vide, je l’ai remplie de baisers, juste pour toi! ». Le père était chaviré. Il enlaça sa fille, la priant de lui pardonner sa réaction.

Peu de temps après, un accident vint faucher la fillette. Le père garda longtemps la boite, tout près de son lit. A chaque fois que le découragement l’assaillait, il prenait la boite, en tirait un baiser imaginaire et se rappelait l’amour que l’enfant y avait mis.

Au fond, cette fable nous rappelle qu’il est donné à chacun de nous, comme humain, de disposer d’une telle boite dorée, remplie de l’amour inconditionnel et des baisers de nos enfants, de nos ami(e)s, de notre famille ou de Dieu. Existe-t-il de plus grands cadeaux ?

 

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La victoire : triomphe de l’amour sur l’homme

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

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Face au drame de la dépossession une seule issue s’avère possible : la fidélité inébranlable à l’éternelle loi d’amour, quelles que soient les circonstances. Cette issue n’aboutit plus à une faillite, elle n’est plus un effondrement. Elle est le plus merveilleux triomphe de l’Amour sur l’homme. Un bonheur infini sanctionne le bien-fondé de sa réalisation. 

Nous venons de parler un langage étrange : le triomphe de l’Amour sur l’homme. Ceci n’implique pas la déshumanisation de l’humain. L’état de pur amour ne consacre pas la dissolution de l’humain mais constitue au contraire son plus haut épanouissement. Pour que se réalise pleinement cette suprême floraison de l’humain il faut que le feu purificateur de l’Amour brûle littéralement une à une, les innombrables barrières engendrées par l’égoïsme. Ainsi que l’exprime Krishnamurti « le cercle du « moi » doit se briser de l’intérieur, le « moi » ne peut dissoudre le « moi ». 

Nous comprenons maintenant l’irremplaçable privilège de ceux qui s’ouvrent à l’Amour. Ce n’est pas le « moi » qui triomphe de ses limites mais l’Amour. Dans l’âme qui subit l’envahissement d’un puissant amour il existe un embrasement sacré; irrésistible qui dévore les limitations, les attachements et brise toutes les amarres. 

Tout amour véritable se manifeste par le don de soi. Dans le don de soi il y a renaissance, recréation. Il faut mourir pour renaître, nous disent les Evangiles. Il nous faut mourir à nous-mêmes pour naître à la Plénitude du Pur Amour. La mise en évidence d’un tel processus nous étonne de prime abord. L’instinct de conservation de notre « moi » se rebiffe et tente de nous suggérer qu’il y a là quelque chose qui pèche contre les lois de la nature. Bien au contraire. Toute l’histoire de la vie dans les règnes successifs n’est-elle pas celle d’une recréation perpétuelle, d’une destruction continuelle de formes, d’un dépassement incessant de niveaux acquis. Le don de soi inhérent à tout véritable amour, constitue le prolongement sur le plan humain, de processus naturels observables sur le plan biologique parmi des êtres primaires en organisation. 

Nous citerons ici l’exemple que nous donne le Dr. Roger Godel (L’Expérience Libératrice, p. 210) :

« Ne donnons pas à cette norme universelle de l’amour, un sens exclusivement métaphysique », dit-il.

« Le plus froid et le moins mystique des biologistes peut nous la démontrer, sous le microscope, dans la syngamie de deux conjoints unicellulaires, deux paramécies. Tandis que les deux partenaires accouplés échangent entre eux ces noyaux où se concentrent les caractéristiques fondamentales de leur personne, et pendant qu’une configuration nouvelle — prélude de régénérescence les transforme —, chacun d’eux meurt à lui-même. Par delà l’individualité double tenue en suspens, demeure seule la loi d’amour ordonnant le destin biologique. Dès que la magie de l’union syngamique apparait dans le monde vivant, Eros impose à tous, la même loi du sacrifice : perdre sa vie pour renaître ». Ce qui vient d’être dit sur le plan biologique se transpose en l’homme sur les plans psychiques et spirituels. 

Dans le drame de la dépossession de l’amour humain, c’est uniquement la qualité de l’amour qui décidera de la victoire finale. Si cette qualité se trouve réalisée dans les conditions requises l’adorateur lésé verra soudainement s’installer en lui une vision nouvelle des données inhérentes au problème qui le torture. 

L’acuité douloureuse du premier choc et les arrachements subtils qu’il détermine se profilent sur la toile de fond d’un amour qui persiste malgré tout. Au lendemain de la tempête, ou parfois même chez certains, — au cœur même de la crise intérieure, un élan d’Amour émerge en lumineux triomphe au milieu des ténèbres. L’adorateur comprendra confusément d’abord que l’Amour est plus important que les personnes sur lesquelles il s’était provisoirement fixé. 

Ainsi que l’exprime Krishnamurti (Madras-Bénarès, p. 157) : « Ce qui arrive généralement, c’est que l’amour est moins important que la personne. L’objet de notre amour devient important… non l’amour lui-même »; et p. 159:

« … L’amour n’est pas une recherche de satisfaction. Il n’existe que lorsqu’il y a oubli de soi, complète communion non entre une ou deux personnes — mais communion avec le Suprême, et ceci ne peut avoir lieu que lorsque le « moi » est oublié ». Le contenu de ce qui précède revêtira finalement le caractère d’une évidence tendant à se matérialiser irrésistiblement. Et dans le cœur de l’amant abandonné apparaîtra un ultime combat au cours duquel s’affronteront deux tendances. 

D’un côté la somme des résistances du « moi » apparaissant sous la forme de mille suggestions du mental : réapparition de griefs prétendus légitimes, réminiscences des souffrances de la chair et de l’esprit, questions de prestige, de réputation, etc. Mais d’un autre côté ces sollicitations mémorielles du passé seront rapidement balayées par une fidélité inébranlable à l’éternelle loi d’amour.

 

EXTRAIT de : L’Amour Humain  A L’Amour Divin de Ram LINSSEN -  Editions ETRE LIBRE  1953 –  

 

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Symbole et le Symbolisme du Soleil

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

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1. Exploration du Symbolisme Solaire

On trouve le symbole du soleil dans toutes les cultures à travers l’histoire avec beaucoup d’explication selon les traditions et les coutumes. La plupart des peuples considère le soleil comme une puissance cosmique, il n’est pas surprenant que nous voyons le soleil sur d’innombrables objets et d’écrits.  L’ancienne culture chinoise a reconnu le soleil comme le Grand Homme Principe – le nec plus ultra Yang. Ces personnes symboliquement élogieuses également personnifiez le soleil comme un œil cosmique sur sa domination au cours de la journée.  En Alchimie, le soleil est sol et il est un symbole ésotérique de l’esprit ou de l’intellect. L’or est considéré comme le matériau du soleil dans les pratiques symboliques à l’extérieur de l’alchimie.

2. Certains éléments considérés comme Symboles Solaire

Bronze
Or
Diamant
Ruby
Topaze

Le signe planétaire du soleil (un cercle avec un point au centre) est également un symbole alchimique d’origine d’achèvement signifiant une Grande Œuvre. En outre, ce symbole du soleil représente le Soi dans son rapport à l’ensemble cosmique.  C’est également le cas en astrologie où le soleil est le symbole du Soi qui s’exprime à l’extérieur – qui brille ouvertement à nos amis, famille, collègues, etc la position du soleil au moment de notre naissance donne un éclairage spécial pour nos caractéristiques. C’est comme si le soleil brille sur nous-mêmes symboliquement et nous rend plus visible pour le monde entier.

3. Rapide liste de significations symboliques de Soleil

Vie
Puissance
Force
Énergie
Forcez
Clarté

Dans le christianisme, le soleil est la maison de l’Archange Michael (Gabriel vit à l’intérieur de la lune), et est également un symbole du Christ, ou des attributs comme le Christ.  Dans l’Egypte ancienne le soleil est associé à l’Horus, Ra et Osiris. Horus représente le soleil levant, Osiris le soleil couchant, et Ra représente le zénith du soleil.  Encore une fois, nous voyons le symbolisme solaire en association avec les yeux ou la vision que le soleil est l’œil de Zeus dans la mythologie grecque.  De même, dans la mythologie hindoue, le soleil est l’œil de Varuna, et est également considéré comme le « régénérateur divin.”  Le soleil est en résonance avec l’énergie masculine dans la plupart des cultures. Toutefois, la perspective Celtique met la puissance féminine au sein des rayons du soleil. De même, l’Afrique antique, le Japon, l’Allemagne, et certaines tribus amérindiennes occupent tout le soleil comme une énergie féminine. Les animaux peuvent également être considérés comme des symboles du soleil. Par exemple, l’aigle est un symbole du soleil levant dans sa gloire et le pouvoir sur leurs villes. Le tigre est le soleil dans son aspect de réglage.

http://eloviawp-live.nth.ch/

 

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Démystifier la méditation

Posté par othoharmonie le 25 mars 2014

avec Fabrice Midal

téléchargement (1)La méditation… Comment s’ouvrir à une dimension plus grande et passer du méditant grenouille à la posture du yogi ? Fabrice Midal pense que c’est en se confrontant à la réalité du monde et à nos souffrances que nous pouvons trouver le véritable bonheur. Il nous livre le fruit de 25 ans de pratique dans son livre « Frappe le ciel, écoute le bruit ».

Non, la méditation n’est pas une sorte de technique de bien-être qui nous donnerait le bonheur sans effort, ni non plus une pratique austère réservée à quelques privilégiés. Selon Fabrice Midal, la méditation peut nous permettre de trouver un chemin permettant une prise de conscience plus grande, plus mystérieuse et passionnante. Dans son livre « Frappe le ciel, écoute le bruit », le philosophe se confie pour la première fois sur son histoire et sa découverte de la méditation. Le récit d’un homme qui ne cesse de se poser des questions quant au fait d’exister… En se confrontant à ses douleurs passées et aux souffrances du monde, il nous montre que le bonheur et l’unité sont une quête de chaque instant. Entretien exceptionnel. 

Méditer : quelle est votre définition de ce mot devenu passe-partout?

Méditer, c’est développer un sens d’attention délibérée dans le moment présent tel qu’il est — attention qui inclut toutes nos perceptions sensorielles, c’est-à-dire l’entièreté de notre être. Au quotidien, nous sommes généralement focalisés sur une seule chose. Nous pensons à quelque chose ou encore regardons un objet mais sans la plénitude de notre être — en oubliant notre corps. Avec la méditation, nous développons une attention ouverte. C’est à la fois extrêmement simple mais très déconcertant, car nous n’avons pas du tout l’habitude de cultiver une telle manière de faire. 

Beaucoup d’images véhiculées donnent de la méditation une image trop exotique… Elles nous empêchent de voir qu’il y a dans la méditation quelque chose d’incroyablement concret, évident et humain. Ce qui n’empêche pas qu’elle soit la quintessence au cœur de toute voie spirituelle, mais nous le comprenons que si nous partons de son incroyable simplicité. Méditer c’est apprendre à découvrir l’ampleur magnifique et infinie du présent. 

Dans votre livre, vous dites d’ailleurs : « méditer, c’est redevenir l’enfant que j’étais qui pose une question quant au fait d’exister… » 

Si je regarde ce que j’ai appris en 25 ans de méditation, ce n’est pas ce qu’on aurait tendance à croire quand on ne connaît pas cette discipline. Elle m’a appris à retrouver un sens d’innocence, à m’interroger et à pouvoir m’étonner à neuf devant la réalité. Ce qui me semble le plus décisif et à la fois le plus oublié, c’est que la méditation n’est pas une technique pour essayer de se calmer ou se détendre ou je ne sais quoi … Méditer, c’est entrer dans un rapport profond à notre existence pour révéler un sens de présence plus grand à soi, aux autres et au monde, une plus grande bienveillance qui nous guérit de la souffrance, de la douleur et de l’isolement. Méditer, c’est ainsi éclairer, éclaircir, enrichir, éveiller notre vie toute entière. 

Et redevenir intérieurement un enfant ? 

Au fond, tout être humain a en lui une forme d’innocence, quels que soient les actes qu’il a faits. Cet état est un aspect primordial de notre être… La méditation nous aide à le retrouver et c’est absolument fondamental. Nous ne sommes pas uniquement cet homme, qui a cette vie, ce statut social, cette identité sexuelle. Il y a quelque chose de plus profond en nous, un secret. C’est d’ailleurs cette dimension de conscience plus grande que vous essayez d’explorer à l’INREES. Tout l’enjeu de mon travail, tout l’enjeu du livre, c’est d’arriver à montrer comment cette dimension de présence plus ample est à la fois très simple, à portée de main, et en même temps extraordinaire ! La méditation est sans doute la plus simple et directe manière d’entrer en rapport avec ce mystère au cœur de notre propre existence. 

Nous n’avons pas toujours l’impression que ce soit si simple…

Nous avons tendance à penser que la méditation est soit compliquée et donc hors de portée, ou à l’inverse très simple et nous perdons alors l’émerveillement devant le secret de notre propre être. Mon livre s’appelle « Frappe le ciel, écoute le bruit » et non pas « Douze leçons pour être heureux tout de suite ». Il porte un titre énigmatique car être en rapport avec cette ouverture de la conscience, c’est être du côté de cette interrogation. Cette phrase ne nous donne pas de certitude, elle nous ouvre l’esprit. 

Souvent, quand nous souffrons, c’est que nous avons perdu cette ouverture… Si vous, vous frappez le ciel, est-ce que vous entendez quelque chose ? 

Dans votre livre, vous comparez le « yogi » au « méditant grenouille ». Quelles différences ? 

C’est Francisco Varela – neurobiologiste et philosophe chilien – qui en parlait souvent quand il enseignait la méditation… C’est lui qui m’a en grande partie formé. Il disait : « Surtout, ne devenez pas comme les méditants grenouilles ! Parce que les grenouilles, elles sont calmes, elles ne bougent pas, mais ce n’est pas pour autant qu’elles sont en rapport à une ouverture réelle. » 

Méditer ce n’est pas être calme – c’est être ouvert et vigilant, présent dans la plénitude de notre être. C’est ainsi que nous pouvons être en rapport avec ce qu’il appelait de manière absolument magnifique : le présent vivant. 

Le yogi est l’être qui ne sépare pas le travail spirituel de l’engagement dans le monde. Pour lui, méditer ce n’est pas essayer d’être calme, mais transmuter les activités ordinaires en voies de sagesse. Autrement dit, le yogi pratique la méditation pour faire de chacune de ses activités une occasion d’ouvrir son esprit et son cœur. C’est une voie très parlante pour nous, car je ne suis pas sûr que la voie monastique soit aussi pertinente pour nous aujourd’hui qu’elle a pu l’être à d’autres époques pour des raisons sociales et historiques. Or c’est ainsi en Orient que la voie des yogis a été pensée, comme une alternative à la voie monastique. Une voie spirituelle pour les gens engagés dans le monde, pour les laïcs. 

Comment définir cet engagement ? Que cache-t-il ? 

C’est l’idée que toute expérience mise dans le creuset de la présence va devenir l’occasion d’une plus grande ouverture. Nous avons parfois l’idée que la méditation consiste à se protéger de la réalité : grâce à la méditation, je vais être calme ; quelqu’un va me faire du mal, je vais être calme ; on va me marcher sur les pieds, je vais être calme… C’est une idée très pauvre de la méditation. J’ai été blessé par une situation ? Quelqu’un souffre autour de moi ? Comment faire de cette expérience l’occasion d’une plus grande ouverture, d’une plus grande intelligence, d’un sursaut d’amour, d’un sursaut de générosité, d’une plus grande responsabilité ? C’est cela la voie. 

Pourquoi étiez-vous si heureux, à l’adolescence, en découvrant la méditation ? Correspond-elle aujourd’hui à l’idée que vous en aviez à l’époque ? 

Les premiers mois où j’ai pratiqué ont été très difficiles. En pratiquant, je n’ai pas du tout expérimenté l’ouverture mais plutôt d’incroyables tensions. Pourtant, c’était une expérience d’un immense bonheur parce que j’ai eu le sentiment profond d’avoir trouvé un chemin et de ne pas être condamné à la souffrance qui était alors la mienne. Je prenais conscience qu’il existe une possibilité de travailler avec son être, quelle que soit la situation. C’est vraiment une chose très importante aujourd’hui où le découragement et le cynisme règnent si profondément. La méditation montre l’incroyable imposture de ce découragement. Je crois que la méditation redonne sens à une espérance tangible et concrète dont nous avons absolument besoin. 

Comment notre souffrance peut-elle nous permettre de prendre confiance ? 

Nous croyons souvent qu’en enlevant la souffrance, ou en luttant contre elle, nous allons être heureux et avoir la paix. C’est une idée profondément agressive ! Nier la souffrance pour essayer d’atteindre le bonheur ne donne pas le bonheur. Reconnaître la souffrance, la difficulté, nos parts d’ombre, c’est ce qui donne un sens réel de plénitude. C’est complètement déconcertant ! Ce que nous apprend la méditation, ainsi que toute voie spirituelle, c’est qu’il faut entretenir un rapport de douceur avec nos souffrances. J’ai eu une enfance extrêmement difficile… Et je raconte dans ce livre comment la méditation m’a aidé à guérir de mon enfance, et comment c’est en accueillant la souffrance qu’on peut la guérir. Au fur et à mesure que je suis rentré dans la pratique, j’ai découvert d’autres zones de souffrance, d’autres zones sur lesquelles travailler. Mon chemin de 25 ans de méditation n’a pas été un chemin en permanence heureux, mais une aventure palpitante et réelle où j’ai été confronté au manque d’amour, à mes insuffisances et à nombre d’aventures. 

Pourquoi idéalisons-nous les gens qui enseignent et parlent de méditation ? 

Parce que nous manquons tellement de confiance en nous. Nous pensons que nous ne sommes pas capables de faire comme les grands sages. 

Lorsque nous regardons quelqu’un qui pratique, comme le Dalaï-Lama ou Nelson Mandela, nous sommes intimidés. Nous voyons un personnage apaisé et serein. 

Or en réalité, ils ont été comme nous. Nelson Mandela a témoigné des immenses difficultés qu’il a traversées, des doutes qu’il a eus… Il n’est pas devenu cet homme extraordinaire, qui a réussi à surmonter la haine et montrer une possibilité d’ouverture, sans une immense réflexion, sans d’immenses tourments. La sérénité se gagne en étant honnête sur ses difficultés, non pas en restant immobile et insensible. Le Dalaï-Lama pratique encore tous les jours ! 

Pourquoi est-ce que je dénonce une vision romantique de la spiritualité ? Parce qu’elle nous fait beaucoup souffrir. Nous pensons qu’il existe des gens extraordinaires qui n’ont rien à voir avec nous. Nous rêvons d’être comme eux, et par là, nous ne nous mettons pas au travail. Nous renonçons à travailler sur notre propre esprit. C’est dommage ! Toutes les personnes extraordinaires ont été exactement comme nous, elles se sont juste mises en chemin. Le chemin ne nous demande pas d’être parfaits, mais d’être vraiment ce que nous sommes. 

Un jour, vous faites une expérience méditative où le temps et l’espace ne sont pas séparés. C’est aussi ça une prise de conscience ? 

C’est une expérience très simple que nous avons tous faite, et où nous sommes dans un rapport au temps complètement autre que celui linéaire de l’horloge. La méditation nous invite à une présence et non à une succession de moments. Le passé est là comme mémoire vivante et non comme ressassement. L’avenir est là comme ouverture et non comme anticipation. Et ce rapport au temps est lié à l’espace. Dans la tradition bouddhique, l’une des choses qui m’a le plus fasciné c’est qu’ils disent que l’espace et l’esprit sont inséparables. Quand on regarde la grandeur du ciel, notre esprit est aussi vaste que lui. Dans les moments de méditation où il y a une forme de détente profonde et d’ouverture, nous sentons que notre environnement n’est plus « claustrophobique ». Nous n’étouffons plus, nous sommes en rapport avec l’espace tout entier. Comme dans l’amour : ceux qui sont loin géographiquement, nous sont pourtant proches. La méditation nous permet de comprendre que notre rapport mécanique au temps et à l’espace nous fait vivre dans un monde complètement fabriqué et faux. 

Pourquoi cette ouverture et cette nécessité de paix avec les autres, avec soi-même, nous demande-t-elle autant d’effort ? 

L’être humain est tout le temps menacé d’être. La langue française le dit : « inhumain ». C’est tout à fait étonnant… Votre chat n’est jamais « inchat ». Il est toujours chat, du matin au soir. Mais nous, combien de fois ne sommes-nous pas à la hauteur de notre humanité ? L’humanité demande un certain type de travail, très étrange car il n’est pas forcé. Nous avons à apprendre à être humain. De ce point de vue, la méditation est en quelque sorte une forme d’éthique primordiale : apprendre à écouter la plénitude et la vérité de notre être pour la laisser irradier. Nous nous plaignons du manque d’éthique dans notre société mais nous réduisons l’être humain à une machine corporelle, avec un esprit dessus. Comment pouvons-nous être éthique à partir de là ? Nous devons repenser la vérité de l’être humain. 

L’homme est devenu le seigneur de la terre et du monde, c’est ce que vous sous-entendez ? 

Exactement… Mon engagement dans la méditation, je le pense comme un engagement politique. Je crois que la méditation est aujourd’hui la dernière grande chance révolutionnaire pour notre temps. Parce qu’il s’agit en méditant de cesser l’attitude de vouloir tout contrôler et tout dominer. C’est le problème majeur de notre monde ! Je crois qu’il ne faut pas croire que l’engagement spirituel qu’implique la méditation soit un désengagement du terrestre, au contraire… C’est une célébration du couvmax_1718terrestre. La spiritualité est peut-être aujourd’hui seule à même de sauvegarder un rapport au terrestre. Et le rapport au terrestre dont je parle n’est pas un rapport de gestion du terrestre, c’est un rapport d’appréciation du terrestre ! 

Nous allons prochainement parler de la « créativité » dans Inexploré : un mot ? 

Etre créatif, c’est essayer de trouver le possible inattendu… Ca signifie être ouvert à l’inconnu qui se cache dans le moment présent et que je ne vois pas. La méditation, c’est aussi l’art de la créativité ! Sortir d’un état de crispation où nous voulons que l’instant futur soit exactement comme nous voulons le voir, et accepter de jouer et danser avec l’inattendu.

Frappe le ciel, écoute le bruit, Fabrice Midal
Éditions Les Arènes (Janvier 2014 ; 243 pages) 

 

article INRESS

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LES ASSISES DES POUVOIRS HUMAINS

Posté par othoharmonie le 14 mars 2014

 

images (5)Chaque humain sur cette terre est la manifestation incarnée de la divine Présence Je Suis qui lui confère tous ses pouvoirs réels. Cette présence est le Maître de Lumière intérieur, expression de sa divinité, de son infinité, de son immortalité et de sa perfection. La Présence Je Suis, expression de l’âme illimitée dans toute sa magnificence, est omniprésente, omnisciente et omnipuissante.

Unie à l’univers dans son ensemble, vibrant dans toutes les dimensions de la matrice universelle, elle peut être perçue comme un corps de lumière dont les purs rayons sont la puissance créatrice de l’amour infini.

La Présence Je Suis peut être ressentie au plus profond de vos entrailles. Elle est le sang du Christ, présent dans le hara, cotre Graal. C’est l’élixir de votre immortalité, de votre infinité, de votre universalité. C’est la source de votre pouvoir créateur, de votre force physique, psychique, spirituelle et cosmique. Voilà ce que signifie le sang du Christ. C’est l’énergie universelle en résonance avec votre individualité.

L’humain, produit de l’univers, est conscience et amour.

Cette conscience et cet amour ont permis sa manifestation à la fois universelle et individuelle. L’amalgame de l’universalité et de l’individualité est représenté dans cette Présence Je Suis. Vous pouvez ressentir cette présence comme la puissante énergie de vie dans vos entrailles, au niveau du hara (2è chakra), comme l’amour infini émanant de votre cœur et comme la sagesse de votre conscience. Vous pouvez aussi l’imaginer comme une sphère de lumière qui permettra de rallier en vous les dimensions de l’amour et de la conscience universelle.

C’est cette puissante énergie en vous, continuellement unie à l’énergie de l’univers et de la Terre, qui vous permettra de déployer et d’exprimer la beauté universelle à votre façon. Si le personnage (créé par les peurs et les désirs) est en soi une illusion, la réalité de l’être est le Je Suis, une réalité énergétique, cosmique, mais aussi terrestre.

A cette étape de l’évolution de l’humanité, le moment est venu d’émerger de l’océan des émotions. Tandis que le rythme vibratoire s’élève, que l’atmosphère terrestre se transforme, que la nature est en mutation et que d’autres formes de vie se manifestent, il est de la plus haute importance que les humains non seulement reconnaissent leur Présence Je Suis mais s’unissent à elle – l’objectif premier de ce livre et des exercices proposés. Ainsi, à l’instar des Maîtres, ils pourront créer un monde en harmonie et en équilibre.

En d’autres termes, les personnages s’adapteront de plus en plus difficilement aux exigences de ces nouveaux environnements géophysiques, sociaux, économiques et énergétiques. Trouver un espace d’harmonisation s’avérera aussi difficile. Pourtant, c’est grâce à  la connexion avec le Je Suis véritable que les individus pourront faire face aux changements imminents, s’y adapter et continuer de vivre en équilibre tout en étant présents à une vie plus subtile et aux autres dimensions de la vie universelle.

L’univers, les galaxies ainsi que l’atmosphère terrestres sont composés d’une matrice définissant la circulation de l’énergie. Les humains ayant atteint l’union avec la Présence Je Suis peuvent alors y circuler, que ce soit sur les plans plus physiques ou les plans plus subtils. C’est pourquoi nous affirmons la toute-puissance du Je Suis, tant sur la Terre que dans l’espace subtil universel. La puissante énergie de vie de la Présence Je Suis permet à l’être de s’affranchir et de transcender les limites apparents, mais illusoires, de l’incarnation. Elle porte une puissance individuelle pour que l’être éprouve une joie réelle à se manifester et à s’unir aux autres de manière complémentaire.

Ainsi, la source, l’être existant véritablement est le Je Suis ; l’autre, le personnage, est en soi un masque. Vous comprendrez alors que tant et aussi longtemps que vous serez séparé ou désuni de votre Je Suis, vous vivrez des déceptions, des désillusions, mais aussi des formes d’autodestruction. L’être qui n’est pas en relation continue avec son Je Suis, sont âme, présente une image vulnérable devant les différentes forces de vie.

Lorsque vou savez saisi cela, votre première véritable mission consiste à vibrer de plus en plus dans la Présence Je Suis, à ressentir sur puissance universelle et son orientation en vous. Voilà ce que chacun de vous est venu réaliser ici. Cela ne signifie pas que vous devez occulter vos blessures, nier vos responsabilités ou oublier la structure karmique que vous avez mise en place. Cela veut simplement dire reconnaître ce qu’il y a au plus profond de votre être – qui vous êtes réellement – ainsi que vos pouvoirs véritables.

La reconnaissance du Je Suis est aussi un éveil à la présence de l’Esprit en vous, lequel se manifeste par l’énergie de la conscience. L’Esprit peut- être représenté par un corps invisible juste au-dessus du chakra de la couronne, dans le corps mental supérieur. Cette reconnaissance vous permettra de mieux rencontrer les turbulences du quotidien en vous donnant un sens, une orientation, un idéal pour les choix inspirés en ce qui a trait à votre création et à votre unification.

Jusqu’iici, nous avons abordé la constitution de l’humain en termes d’âme, d’esprit et de corps, ce qui renvoie aussi à la Présence Je Suis, au Soi supérieur ou christique et à l’être incarné ou, encore, au Père, au Saint Esprit et au Fils. Ce qu’on appelle la trilogie énergétique de la volonté, de la conscience et de l’amour et qui correspondent avec les chakras du hara, du cœur et du troisième œil. Lorsque les énergies de ces chakras sont dirigées avec cohérence et maîtrise, les pouvoirs spirituels de guérison, de manifestation et de projection/communication avec les autres dimensions de vie universelle sont aisés, voire naturels.

Ainsi, l’étude des assises en vue de reconnaître et de déployer vos pouvoirs réels, tels qu’octroyés par le Je Suis, vous permettra d’intensifier la trilogie énergétique, d’élever votre rythme vibratoire vers votre fréquence fondamentale, d’amplifier votre champ magnétique et de créer des intentions pures.

La méditation et la contemplation vous y guideront en favorisant des états d’expansion grâce auxquels vous serez mieux à même de ressentir la Présence Je Suis et la guidance de l’esprit.

Extrait du livre : MANIFESTER SES POUVOIRS SPIRITUELS – Vivre en équilibre dans un monde en mutation de Pierre Lessard aux Editions Ariane 2009

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Dans le sens de la lumière intérieure

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

images (14)Vous devez admettre que, quelque soit le potentiel de Lumière qui vous est propre à chacun, quelque soit le niveau de révélation de cette Lumière, vous vaquez, pour le moment, à vos occupations matérielles, quelles qu’elles soient. Mais, le moment venu, ces occupations matérielles devront, elles aussi, cesser. Viendra le moment où vous aurez à vous mettre en regard intérieur, totalement. Le moment venu vous sera clairement indiqué. Tout être humain le ressentira. Tout être humain pourra l’accepter ou le refuser. Mais il est bien évident, que si vous n’avez pas fait le travail de préparation (le deuil, si vous préférez, de certains attachements, de certains comportements et de certaines attitudes) cela sera d’autant plus dur le moment venu. Ce qui ne veut pas dire que vous n’y arriverez pas mais cela risque d’entraîner des conséquences fâcheuses, dans un premier temps, qui sont totalement inutiles à vivre ou à expérimenter. Allez vers l’intérieur. Un certain nombre d’exercices vous ont été donnés au fur et à mesure des mois passés et je pense en particulier à Abram qui vous a donné l’accès aux clés de votre sanctuaire intérieur. Il n’y a pas d’autres exercices. Celui-ci est le plus simple, le plus authentique, le plus complet et surtout le plus sûr. (Ndr : méditation sur le cœur, transmise par RAM et reprise dans la rubrique « protocoles » du site). Néanmoins, rien ne vous interdit, pour le moment, de vous intéresser aux symptômes de la venue de cette Lumière, en vous et sur ce monde. Car les images que vous verrez seront gravées en votre âme de façon éternelle. Elles fortifieront et forgeront votre Esprit dans la compréhension des mécanismes précis du retournement de l’Ombre à la Lumière. Vous êtes venus, vous vous êtes incarnés (pour certains depuis tant et tant de temps, tant et tant de vies) uniquement pour vivre ce moment. Alors, n’ayez aucune crainte. Simplement, essayez, autant que cela se peut, de vous déconnecter de vos souffrances (quelle qu’en soit l’origine) et cela est possible. Cela n’est pas une vue du mental. Cela est une réalité rendue possible par l’afflux de Lumière.

Bien-aimés enfants de la Loi de Un, nous allons maintenant vivre un moment de communion, un moment d’Amour, un moment d’éveil. Veuillez simplement accueillir en votre intérieur la bénédiction que je vous transmets, je dirais, du plus haut des Cieux, en votre densité. Soyez bénis. Vous êtes enfants de Lumière, enfants de l’Unité et enfants du Père Un. Soyez bénis et recevez.

… Effusion de Lumière …

 

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Méditation dans la lumière de Chr. SASTRE

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2014

 

Auteur(s) : Christian Sastre

Edition : Lacour-Ollé

Date de parution : 03/01/2014

Nb de pages : 249

ISBN : 978-2-7504-3348-2

 

LIVRE DE Christian

Christian Sastre, né à Nîmes, dans le Gard, est un autodidacte puisant aux sources où le guide sa soif de connaissance. Ses expériences de la vie lui ont fait comprendre que ce qu’il s’efforçait de découvrir de par le monde résidait, en fait, au plus profond de lui-même. Ayant maintenant intériorisé cet idéal, il le définit comme la quête d’un Graal existentiel dont il ressent peu à peu les bienfaits. Ce fut là une merveilleuse découverte, qu’il s’efforce d’approfondir avec amour et conscience, deux vertus qui émergent de son âme. Circonspect dans ses investigations, la démarche de Christian Sastre reste personnelle et captivante. Sa motivation est un approfondissement de quelques facettes du savoir humain, propices au progrès spirituel des êtres. En synthétisant des connaissances scientifiques et mystiques, religieuses et traditionnelles, il tente de réconcilier les civilisations de l’Orient et de l’Occident. Son espoir est que les Hommes assument sereinement leur existence pour la plus grande gloire du Dieu de leur coeur, qui ne demande qu’à les éclairer.

On en parle ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/t1398-mon-nouveau-livre-meditation-dans-la-lumiere#11171

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Allumer la lampe de la vigilance

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2014

 

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Pendant la méditation assise, une fois que nous avons fermé les portes et les fenêtres sensorielles, les formations internes enfouies en nous se révèlent parfois sous formes d’images, de sensations ou de pensées.

Nous pouvons remarquer un sentiment d’angoisse, de peur ou un désagrément dont nous ne pouvons cerner la cause. Nous allumons alors la lampe de vigilance et nous préparons à voir cette image, ce sentiment ou cette pensée dans toute sa complexité. Quand ça commence à apparaître, ça peut devenir plus fort et plus intense. On peut trouver ça si fort que cela nous dérobe paix, joie et bien-être.

Nous n’avons alors peut-être plus envie d’entrer en contact avec ça. Nous avons peut-être envie de méditer sur autre chose ou d’arrêter carrément de méditer ; nous pouvons avoir envie de dormir ou de méditer à un autre moment.

En psychologie, on appelle ça la résistance. Nous avons peur de faire émerger à notre conscience les sentiments de douleur enfouis en nous parce que ceux-ci vont nous faire souffrir. Mais si nous pratiquons la respiration et le sourire depuis quelque temps, nous avons développé cette capacité à rester assis tranquille et à simplement observer nos peurs. Tout en restant connecté à notre respiration et en continuant à sourire, nous pouvons dire alors: « Salut, la peur! Te voilà encore. »

Il y a des gens qui pratiquent la méditation assise plusieurs heures par jour et qui ne font jamais vraiment face à leurs sentiments. Certains d’entre eux disent que les sentiments ne sont pas importants – et préfèrent porter leur attention sur des sujets métaphysiques. Je ne dis pas que ces autres sujets n’ont pas d’importance. Mais s’ils sont considérés sans relation avec nos problèmes réels, notre méditation n’aura pas vraiment de valeur ni d’utilité.

C’est un processus similaire à la psychothérapie. Au côté de son patient, un thérapeute cherche la nature de la souffrance. Souvent, le thérapeute peut révéler les causes d’une souffrance. Celle-ci provient de la façon dont le patient regarde les choses, des croyances qu’il a sur lui-même, sur sa culture et sur le monde en général. Le thérapeute examine ces points de vue et ces croyances avec le patient. Ce travail commun aboutit alors à libérer le patient de la prison dans laquelle il est enfermé. Mais les efforts du patient sont cruciaux. Un thérapeute doit savoir éveiller le thérapeute qui sommeille chez son patient.

Le thérapeute ne traite pas le patient en lui offrant un ensemble de nouvelles croyances. Il essaie de l’aider à voir quelles idées et croyances l’ont amené à souffrir ainsi. Beaucoup de patients veulent se débarrasser de leurs émotions douloureuses, mais ils ne veulent pas abandonner leurs croyances et points de vue qui sont les racines mêmes de leurs souffrances. Thérapeute et patient doivent alors travailler ensemble pour que le patient voie les choses telles qu’elles sont. 

C’est la même chose quand on utilise la vigilance pour transformer nos sentiments. Après avoir identifié le sentiment, nous être unis à lui, l’avoir calmé et l’avoir lâché, on peut regarder plus profondément les causes, qui sont souvent basées sur des perceptions erronées. Dès que nous comprenons les causes et la nature de nos sentiments, ceux ci commencent à se transformer d’eux-mêmes.

En pratiquant la respiration en pleine conscience, nous pouvons retrouver l’accès à certains de ces nœuds en nous. Quand nous sommes conscients des images, des comportements, des pensées, des paroles et des comportements en nous, nous pouvons nous poser des questions comme: « Pourquoi ne me suis-je pas senti bien quand je l’ai entendu dire ça ? Pourquoi lui ai-je dit ça ? Pourquoi est-ce que je pense toujours à ma mère quand je vois cette femme? Pourquoi n’ai-je pas aimé ce personnage dans ce film? Qui ai-je haï dans le passé – et à qui il ressemblait? » .

Une telle observation méticuleuse peut faire peu à peu remonter à la conscience les formations internes enfouies en nous.

Thich Nhat Hanh – dans : La sérénité de l’instant – Editions J’ai lu

 

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La magie des chants de Taizé

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2014

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Impossible d’évoquer Taizé sans parler de tous ces chants méditatifs qui rythment les temps de prière commune. Des formules brèves et répétitives (reprises longuement en latin, en français et dans toutes les langues) qui s’inspirent à la fois des litanies orthodoxes et des chants populaires du Moyen-Age ou de la Renaissance. Reprenant les paroles des psaumes, des Pères de l’Eglise, de sainte Thérèse d’Avila, de saint Jean de la Croix ou de Frère Roger, ces refrains colorent les célébrations d’une manière très particulière. Edités dans les cahiers Chants de Taizé, les textes et les mélodies sont d’une grande simplicité. C’est aussi ce qui explique leur succès. Diffusés dans plus de 150 pays, et traduits récemment en coréen, en chinois et en slovaque, ils contribuent encore à la renommé de Taizé. 

« Pour ouvrir les portes de la confiance en Dieu, rien ne remplace la beauté des voix humaines unies par le chant », témoigne Frère Jean-Marie, chantre de la communauté, originaire de New-York. « Cette beauté peut faire entrevoir la joie du ciel sur la terre, comme l’expriment les chrétiens d’Orient. » Très pacifiants, ces chants font découvrir aux jeunes qui les entonnent un monde qui leur est souvent inconnu, celui de leur propre intériorité. Car ces refrains n’ont pas seulement pour but d’animer la prière, mais de conduire au silence. 

Les premiers cantiques de Taizé (des psaumes et des hymnes monastiques) datent du début des années 1950. Ils sont l’œuvre du père Joseph Gelineau, liturge et musicien, l’un des principaux artisans de la réforme liturgique en France. Dans les années 1960, l’afflux de jeunes venus du monde entier oblige les frères à développer un répertoire multilingue. Ils traduisent leurs hymnes en différentes langues et font appel à des musiques populaires de différents pays. S’appuyant sur la tradition des canons des Eglises d’Europe centrale, la communauté adopte le chant Jubilate Deo, du compositeur luthérien Michel Praetorius (1571-1621). Bien connu des Allemands, ce refrain va connaître un succès considérable et se répandre dans toute l’Europe.

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http://youtu.be/sKVsQCkfvZI

Fort de cette expérience, les frères font appel à Jacques Berthier, organiste à l’église Saint Ignace à Paris, pour qu’il compose des chants méditatifs sur le même modèle. Nous sommes en 1974. C’est le début d’une longue et fructueuse collaboration avec Frère Robert, le responsable de la musique de l’époque. Pendant près de vingt ans, celui-ci va envoyer à Jacques Berthier des textes litaniques avec des directives de mise en forme. La capacité de ce dernier à trouver l’accent juste des mots, même dans des langues qui lui sont étrangères, et la créativité dont il fait preuve dans la mélodie et l’harmonie des voix vont contribuer à la renommée des chants de Taizé. Ensemble, ils signeront près de 80 titres. Aujourd’hui, quatre frères musiciens (dont Frère Jean-Marie), conseillés par un compositeur suisse pour les harmonisations, ont repris le flambeau. Chaque année, de nouveaux chants sont ainsi édités et font l’objet d’un enregistrement sur CD diffusé dans le monde entier. Le dernier en date, « O Toi, l’au-delà de tout » a déjà été vendu à plusieurs milliers d’exemplaires.

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http://youtu.be/U8cbNAwwQhU

article paru sur http://www.lavie.fr/religion/spiritualite

 

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Bouddhisme et Bonheur

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2013

 

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Auteur : Matthieu Ricard
Un film de Guido Ferrari

« Partout où la vie s’épanouit dans l’univers, la souffrance est présente : maladie, vieillesse, mort, séparation d’avec ceux qu’on aime… Mais la souffrance ne possède pas un caractère absolu, et le malheur n’a pas de causes immuables. S’il est difficile de changer le monde, il est toujours possible de transformer notre manière de le percevoir. La méditation ne consiste pas simplement à ‘vider son esprit’ ou à se détendre pendant quelques instants des tensions de la vie quotidienne. « 

Un film de Guido Ferrari – Témoignages et photos de Matthieu Ricard

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Synopsis:
. langue française seulement de C’est Notre esprit Qui Traduit-les Circonstances extérieures, Bonnes ou Mauvaises, salle Bonheur ou en mal-être. Changement de l’ONU, même minime, Dans la manière de Percevoir et d’interprète Le Monde Transforme considérablement la qualité de CHAQUE instant de Notre existence. Certes partout ou la vie s’épanouit DANS L’UNIVERS, la souffrance Est présente: maladie, vieillesse, mort, séparation d’avec CEUX Que l’on aime … MAIS LA SOUFFRANCE NE PAS possédé ONU caractere Absolu, et Le Malheur N’A PAS DE provoque immuables. S’Il Est difficile de le changeur monde, il Est Toujours possible de transformateur Notre manière de le Percevoir. La meditation NE PAS SIMPLEMENT : Consiste à un Vider esprit ou a se détendre pendentif Quelques instants des tensions de la vie quotodienne. C ‘EST ONU processus de familiarisation AVEC UNE NOUVELLE MANIERE D’ETRE ET UNE entrainement Qui Permet de cultiver les-qualités Index thématique Fondamentales, Comme l’altruisme, la compassion, la joie de vivre et. l’Equilibre Emotionnel Pourquoi TANT hésiter à Notre égard Tourner Vers l’interieur? C’EST POURTANT bien au coeur de la nature meme de l’espirit Que l’sur may s’ouvrir au Potentiel de serenite Qui est Toujours présent au plus les profond de soi. Ailleurs Par, les études récentes en neurosciences – sous les auspices du Dalaï Lama et de l’Institut Mind and Life – Que montrent les émotions positives et le bonheur de Sont en grande party le resultat d’expertise juin Acquise.

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La méditation tout simplement

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

Revue Recto Verseau n° 219 Mai 2011

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Pouvons-nous améliorer la santé physique grâce à la méditation ?

Dès que la maladie se présente, l’activité mentale génère autour de cet évènement toute une chaîne de réactions émotionnelles basées sur l’idée que nous nous faisons de la bonne santé du corps. Notre esprit, qui ne sait pas voir le mouvement éternel de la vie qui transcende les limites de l’humaine condition, est incapable de poser sur l’évènement une attention profonde et aimante, un regard vers sa source, vers ce point qui vibre en nous et se connaît immortel. Tout émerge de ce lieu.

Ce que nous appelons méditation est une vision non partielle, non fragmentée, de la réalité. Elle est dans l’absence de lutte contre ce qui nous est proposé, dans l’accueil sans condition, sans marchandage intellectuel, de chaque nouvelle situation. Seuls le plein consentement à ce qui se présente, l’acceptation – qui n’est pas résignation – et la perception globale de l’évènement permettent de donner à la maladie un sens autre que celui de fatalité, d’épreuve génératrice de souffrance.

La méditation est cette perception de la totalité, au sein de laquelle l’esprit discriminant cesse de fonctionner. Les manifestations corporelles douloureuses sont alors vues dans cette perspective d’unité, celle d’une vaste conscience silencieuse. L’esprit apaisé, notre respiration se ralentit naturellement, notre souffle prend une tout autre puissance, le flot d’énergie capté pénètre en profondeur nos cellules, traverse librement nos canaux, élargit notre espace intérieur. Nous ressentons cette paix qui imprègne notre être depuis l’origine et qui est sa véritable nature. L’énergie que nous captons ainsi en conscience n’est autre que l’énergie cosmique de l’amour, qui régénère tout ce qu’elle touche.

La méditation ne risque t-elle pas de nous éloigner de la réalité quotidienne ?

La méditation n’est pas autre chose que l’observation, dans notre quotidien, sans a priori, sans jugement, de la vie qui se vit à travers nous, à travers nos petites et grandes joies, nos petites et grandes misères. En son sein opère la prise de conscience de la force d’expression de l’énergie qui s’exprime dans toutes les dimensions de la vie.

Nous avons tous la capacité de demeurer dans une tranquille observation où est ressenti seulement le mouvement harmonieux de la vie. Malgré notre quotidien souvent agité et bruyant, malgré nos contraintes de toutes sortes, nous pouvons vivre sereinement, où que nous nous trouvions, regarder, écouter, agir avec un cœur humble, un esprit simple. La méditation, c’est rester absorbé dans la paix intérieure, quel que soit l’environnement, dans un silence recueilli qui n’exclut pas mais englobe tout. C’est aussi aimer ce que l’on fait chaque jour, peu importe si ce sont de petites choses à nos yeux : il n’y a pas de petites et de grandes choses pour la vie qui est don permanent.

La méditation est ce regard élargi, ouvert, qui permet de nous voir dans tout et de voir tout en nous-mêmes, sans l’interférence de pensées qui parasitent la perception pure et créent une illusion de distance avec ce qui est. Voir ainsi nous conduit au cœur du mystère de la vie. Loin de nous extraire de la réalité, la méditation nous y plonge.

La méditation n’est-elle pas tout simplement une forme de relaxation ?

La méditation peut être ressentie comme un bien-être au départ, par le calme qu’elle apporte. Au fur et à mesure que nous nous ménageons des moments de silence, l’esprit se dégage de ses projections, de ses attentes, de ses identifications, de tout ce tumulte qu’il génère. Il se met en repos et laisse ainsi l’énergie s’écouler sans obstacle dans l’espace qu’il laisse se dévoiler. Notre attitude détendue lui permet de nous traverser sans résistance et la vie peut alors commencer à œuvrer puissamment.
Nous avons tellement l’habitude de diriger notre esprit vers l’extérieur, vers des objets qui le retiennent et le distraient, que nous avons oublié sa source, cet espace vide et lumineux d’où toutes les formes d’énergie émergent. La méditation sans intention, non dirigée, nous permet de toucher cet espace de silence. Elle nous invite à demeurer dans un état d’attention recueillie, sans aucune prière, sans aucune parole intérieure, sans aucun désir, même de paix. La méditation est notre état naturel, dès que nous ne sommes plus encombrés d’innombrables pensées toutes issues d’un cerveau en constante effervescence, dès que nous accomplissons chaque geste en pleine conscience. Nous entrevoyons alors ce que nous sommes et que nous avions oublié au milieu des distractions multiples.

Plus qu’un simple exercice de relaxation, la méditation nous dévoile notre véritable nature, toujours au repos, silencieuse au sein du grand silence. Elle élargit sans fin notre espace, qui déborde de sagesse et de bonté. C’est dans cet espace qu’est perçue la réalité.

La méditation est-elle une pratique spirituelle ?

Toute pratique spirituelle tend à la réalisation de notre véritable nature, qui est l’énergie consciente de la vie.

Il s’agit de laisser émerger ce fond permanent et immuable, que notre esprit, harcelé par une multitude de désirs qui le dispersent en tous sens, recouvre. Plutôt que de tenter dans l’effort de supprimer les pensées ou de diriger volontairement le mental sur un objet de concentration, il s’agit de réaliser la nature éphémère de la pensée qui émerge, de la voir comme un déploiement naturel et transitoire d’énergie. Elle perd ainsi sa capacité d’attrait ou de répulsion. L’esprit, libre dès lors de toute saisie, se calme peu à peu. Seul un esprit limpide, qui se repose en lui-même, peut laisser se dévoiler ce quelque chose qui existe par-delà son champ. L’attention fine qu’il libère, dégagée de toute attente, fait alors accueillir spontanément chaque perception, chaque fait, sans passer par la pensée qui trie, juge, sépare, prolonge ou rejette. Voici ce qu’est notre vraie nature : cet accueil libre, joyeux. La paix ressentie en est sa substance. Nous pouvons la sentir affleurer lorsque le choc de la beauté d’un paysage ou d’une musique suspend l’activité mentale. En cet instant immobile entre deux pensées, nous sommes en contact direct avec ce qui est. Plus rien n’est alors perçu comme extérieur à soi. Le penseur s’est effacé : il n’avait plus rien à faire en ce lieu hors du temps.

La méditation n’est pas dans le temps. Elle n’est pas le produit d’expériences, ne peut être créée, prolongée, car elle n’est pas une pensée. En ce sens, on ne peut parler de méditation comme pratique spirituelle, car la méditation est justement l’absence du penseur, du méditant.

Elle est simplement accueil du mouvement de la vie et de sa liberté, d’instant en instant. Elle est ouverture à cet espace où la vie circule puissamment et œuvre à travers nous, avec amour et compassion.

Source :  site de Nicole Montinéri http://www.laconscience-espace.com/echanges.html

 

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OSEZ ÊTRE VRAIMENT VOUS

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

Méditation guidée pour ‘Ressentir l’Énergie de votre Être véritable’



– ‘Ressentir l’énergie de votre Être véritable’

 

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Ce court enregistrement intitulé ‘Ressentir l’Énergie de votre Être véritable’ est une méditation expérientielle tirée de la série originale anglaise ‘Dare to be You! partie 2, de Caroline Cory, diffusée en mai 2010, et traduite en français. Cet exercice fait suite au premier exercice intitulé: ‘Méditation guidée pour ‘Vous souvenir de votre Être véritable’.

Dans cette série dont le titre francophone est ‘Osez être vraiment vous!’, Caroline partage des outils pratiques et essentiels pour vous permettre de transformer votre moi humain en votre Moi véritable, ou qui vous êtes vraiment. Le but de cette série est de vous aider à harmoniser tous les aspects de votre réalité matérielle afin de vous maintenir dans le courant d’énergie universelle et divine et de devenir ainsi capable de manifester votre mission de vie véritable.

Dans la deuxième partie de cette série, vous apprenez à utiliser la Formule créatrice pour vous faire l’expérience de votre Moi divin – qui vous êtes vraiment — afin que vous puissiez créer votre réalité à partir de cet alignement avec le flot d’énergie divine.

Vous pouvez lire la série traduite en français ‘Osez être vraiment vous!’ ici : http://omnium-daretobeyou.blogspot.co…

Vous pouvez écouter la série originale ‘Dare to be You! en anglais ici: http://www.omniumuniverse.com/index.p…

Vous pouvez lire la série originale ‘Dare to be You’ en anglais ici: www.omnium-daretobeyou.blogspot.com.

 

 

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Méditation guidée pour ‘Vous souvenir de votre Être véritable’

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

 

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Voici la première méditation expérientielle en français de la série ‘Osez être vraiment vous!’.

Cet exercice a été guidé par Caroline Cory dans la série originale anglaise ‘Dare to be You! diffusée en 2010. Cet exercice permettra à votre cerveau physique de commencer à reconnaître cet aspect de votre champ énergétique qui n’est pas seulement votre âme, votre esprit ou un concept imprécis, mais qui fait partie de votre conscience. C’est en apprenant à vous aligner à cet aspect de votre conscience, qui est votre identité véritable, que vous arriverez à manifester dans votre réalité quotidienne ce que vous désirez vraiment.

Vous pouvez lire la série traduite en français ‘Osez être vraiment vous!’ ici : http://omnium-daretobeyou.blogspot.co…

Vous pouvez écouter la série originale ‘Dare to be You! en anglais ici: http://www.omniumuniverse.com/index.p…

Vous pouvez lire la série originale ‘Dare to be You’ en anglais ici: www.omnium-daretobeyou.blogspot.com.

Pour plus d’informations, consulter : www.omniumuniverse.com. Vous trouverez la section francophone en cliquant sur ‘Other languages’.

 

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Et si nous étions tous Arabes

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2013

Civilisation : nous sommes tous des Arabes !

 

Tous les hommes descendraient d’ancêtres communs ayant peuplé la péninsule arabique, selon les généticiens.

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Nous sommes tous des Arabes ! Telle est la dernière révélation fracassante des généticiens.

Tous autant que nous sommes, Français, Américains, Esquimaux, Chinois ou Papous, nous descendons d’ancêtres communs ayant peuplé la péninsule arabique ! Après être née en Afrique, l’humanité aurait donc fait une étape dans l’Arabie heureuse, après avoir franchi la mer Rouge. C’est du scoop. En effet, jusque-là, les grands experts des migrations humaines pensaient que la division des troupes s’était plutôt faite au Proche-Orient ou en Afrique du Nord.

Les paléogénéticiens des universités de Leeds et de Porto ont été amenés à faire cette hypothèse à la suite des confidences d’un indic ! Un indic qui se cache par milliers dans chacune de nos cellules : la mitochondrie. Ce minuscule organite, qui officie en tant que centrale énergétique de nos cellules, possède son propre ADN. Comme les chromosomes, il peut muter. Ainsi, quand les généticiens observent exactement la même mutation chez deux peuples différents, ils peuvent en conclure que ceux-ci partagent un passé commun. En comparant l’ADN mitochondrial prélevé sur des centaines d’individus à travers le monde et dans la péninsule arabique, les chercheurs sont parvenus à la conclusion que tous les hommes, hors les Africains, ont tous effectué un passage de plusieurs milliers d’années très certainement, en Arabie. Voilà pourquoi nous sommes tous des Arabes et fiers de l’être. L’étude est parue dans American Journal of Human Genetics.

Éden Arabie

Voilà donc comment il faut réécrire l’histoire de l’humanité : après avoir surgi il y a quelque 200 000 ans en Afrique de l’Est, l’homme moderne (homo sapiens) a commencé par se répandre dans toute l’Afrique, se fragmentant en de nombreuses populations. La vie était belle et la nourriture largement disponible jusqu’au jour où une tribu s’est mise en tête d’aller voir si le soleil ne brillait pas davantage ailleurs. Elle a donc profité d’une baisse des eaux pour franchir la mer Rouge et débarquer sur la péninsule arabique. Jusqu’ici, on pensait que le premier passage avait dû avoir lieu, entre – 70 000 et – 40 000 ans. Mais la découverte d’outils façonnés par l’homme moderne datant de 106 000 ans repousse donc la conquête d’au moins 30 000 ans ! 

On a même trouvé le lieu de débarquement, dans le sultanat d’Oman. Il faut dire qu’à l’époque le climat arabique était humide : à la place d’un désert les nouveaux arrivants ont trouvé un paradis terrestre constitué de grandes prairies. L’occupation de ce nouvel Éden aurait duré plusieurs millénaires avant que l’homme ne poursuive sa conquête du monde. D’abord en empruntant la route du Sud-Est asiatique s’achevant en Australie, puis celle de l’est jusqu’au Japon, puis enfin la route du Nord, vers le Proche-Orient, puis l’Europe atteinte voilà environ 40 000 ans. 

Des Indiens dans l’Altaï

L’Amérique est le dernier continent conquis. Mais là encore, il y a du nouveau. Et du lourd ! Grâce à de nouvelles confidences de l’indic mitochondrial, des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont identifié la terre d’origine des Indiens d’Amérique. Ne cherchez pas, vous ne pourriez pas trouver ! Il s’agit de l’Altaï. C’est une région montagneuse au coeur du continent eurasien, là où se rencontrent la Chine, la Mongolie, la Russie et le Kazakhstan. Le grand départ aurait eu lieu voilà 15 000 à 20 000 ans. Quelques dizaines ou centaines d’individus auraient pris la route du nord-est. Après de nombreuses générations, leurs descendants auraient fini par atteindre le détroit de Béring qu’ils auraient traversé en une ou plusieurs fois lors des glaciations, puis ils auraient descendu tout le continent américain. La découverte récente, par des chercheurs de l’université du Texas, d’objets façonnés par l’homme dans l’État de Washington datant de 13 800 ans conforte cette hypothèse.

Depuis sa venue au monde dans un petit bled africain, l’homme n’a cessé d’avoir la bougeotte. Les migrations font partie de sa nature. L’Europe et encore plus la France, située à son extrémité ouest, n’ont pas arrêté d’être enrichies par des vagues d’immigrants. Il n’y a pas de raison que cela cesse…

SOURCE : Le Point.fr – article de 

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LA VIE APRÈS LA VIE : comment découvrir vos vies passées

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013


LA VIE APRÈS LA VIE : comment découvrir vos vies passées dans LECTURES Inspirantes lacJe sais avec une certitude absolue que nous avons vécu plusieurs vies sur cette terre. Et plus j’en apprends sur nos vies passées, plus nos vies actuelles me semblent intelligibles. La compréhension de nos vies passées est une clé inestimable qui nous permet de concevoir la mort non pas comme une fin, mais comme une transition au cours du voyage éternelle de nos âmes.

Franchement, l’idée que nous n’avons droit qu’à un tour de piste dans ce monde extraordinairement compliqué m’a toujours paru insensée. Comment un Dieu d’amour peut-il juger de nos succès et de nos échecs au cours d’une si brève existence et ensuite décider si nous allons passer l’éternité au paradis ou en enfer ? Il faut dire que j’ai mis le temps à comprendre que notre esprit n’est rien de plus, rien de moins qu’une pure énergie, une énergie qui ne peut être détruite, et donc que notre esprit est également indestructible. Je trouvai cette explication des plus sensées et remarquai que tout ce qui est vrai finit tôt ou tard par nous sembler évident.

Je pris pleinement conscience de la réalité de la réincarnation et des vies passées au cours d’un après-midi froid et pluvieux, il y a de cela près de quarante ans. J’étais déjà maître hypnotiseur à l’époque, et je me trouvais dans mon bureau avec un client souffrant d’un problème de surplus de poids lorsque soudain, sous avertissement, il piqua une espèce de crise. Il se mit à me parler de l’Egypte et des pyramides de manière très actuelle, comme s’il venait tout juste de quitter le site de construction des pyramides pour me rendre visite sur l’heure du lunch. Puis, il se lança dans une longue tirade passionnée dans une langue que ne je n’arrivais pas à comprendre… […] Comme tous les autres hypnothérapeutes à l’époque, je m’étais intéressée au cas de Bridey Murphy. En 1952, une femme du nom de Virginia Tighe, se mit à parler sous hypnose avec un fort accent irlandais et prétendit être Bridey Murphy, puis une Irlandaise ayant vécu au dix-neuvième siècle. Au cours de nombreuses séances d’hypnose avec Morey Bernstein, qui avait pris soin de les enregistrer, Virginia Tighe, dans la peau de Bridey Murphy, chanta des chansons irlandaises, raconta des histoires irlandaises et décrivit en détail comment s’était déroulée sa vie dans la ville de Cork cent ans plus tôt. Les enregistrements furent par la suite édités et traduits en plus de douze langues, et le livre de Berstein The Search for Bridey Murphey devin un best-seller.

[…] Quoi qu’il en soit, je fis entendre la bande magnétique à mon professeur et il s’avéra qu’il avait passé les trois derniers jours à écouter l’enregistrement à l’analyser et à le faire jouer à ses collèges qui confirmèrent son incroyable conclusion. Ce qui m’était apparu comme du verbiage inintelligible étant en fait un ancien et obscur dialecte assyrien remontant au septième siècle avant Jésus-Christ, constitué de mots imagés et formant une espèce d’écriture cunéiforme parlée.

Sur le plan spirituel, j’étais déjà convaincue de la réalité de la réincarnation, mais cette séance d’hypnose me donna envie de passer aux actes et d’enregistrer méticuleusement toutes les preuves – si preuve il y avait – qui confirmeraient notre hypothèse.

Depuis, à l’instar de mes collègues, j’ai mené des milliers de régressions dans les vies passées grâce à l’hypnose. Jamais je n’ai tenté, même par hasard, de suggérer des informations ou de poser des questions orientées, laissant mes clients me fournir cent pour cent des informations lors de ces séances. Dire que les résultats furent extraordinairement concluants et un euphémisme. Les souvenirs de nos vis passées sont emmagasinés, avec tous leurs riches et étonnants détails, dans l’esprit spirituel de notre subconscient, attendant simplement d’être débloqués et exprimés. Je possède dans mes dossiers suffisamment de comptes rendus d’authentiques régressions dans les vies passées pour remplir un autre livre – et quand je dis « authentique », je pèse mes mots. Nous ne prenons jamais pour acquises les informations que nous donnent nos clients sur leurs vies passées lorsqu’ils sont sous hypnose avant de les avoir vérifiées. Si quelqu’un par exemple, prétend avoir été un vendeur de tissus nommé Cliffort Underwood, ayant vécu à Peoria, en Illinois, en 1897.

En passant, au cours de ces milliers de régressions, je n’ai rencontré la réincarnation que d’une seule « célébrité » – un économiste anglais du dix-huitième siècle dont je n’avais jamais entendu parler et qui n’est connu que de quelques historiens. Je ne me souviens même pas de son nom. A tous ceux qui ont participé à une régression dans leurs vies passées et à qui on a dit qu’ils étaient la réincarnation de Napoléon, de la Sainte Vierge, de William Shakespeare ou de Cléopâtre, je vous conseille fortement de consulte rune autre médium avant d’alerter les média.

Un jour, au cours d’une régression, tandis qu’un client sous hypnose me décrivait une précédente incarnation dans le Richmond d’avant la Guerre de Sécession, je lui demandai en passant : « Quel était votre dessein dans cette vie ? » Sans la moindre hésitation, il me répondit : « j’étais sur terre pour apprendre à devenir constructeur ». Sa réponse était si spontanée et assurée que je la pris aussitôt en note. Ce soir-là, je suggérai aux autres hypnotiseurs de poser la même question à leurs clients, sans élaborer davantage et sans les influencer, pour voir ce qui allait se passer.

Ils acceptèrent, et les réponses qu’ils obtinrent furent aussi spontanées et assurées que celle que j’avais reçue. Nous primes tous rapidement l’habitude de poser cette question et de prendre en note, par écrit et sur ruban, les réponses de nos clients. Ayant découvert de remarquables similarités entre toutes ces réponse,s nous procédâmes à des milliers de régressions supplémentaires. Mais les mêmes quarante-quatre « buts » revenaient encore et encore. Après des années de questionnement, d’étude, de recherche et de discussion avec mon Guide Spirituel, notre travail déboucha finalement sur l’élaboration de ce que j’appelle les thèmes de vie.

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà  Chapitre 5 de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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MEDITATIONS GUIDEES à expérimenter

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013

 

 

Élever votre taux vibratoire par une Connexion à la Source Divine

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Cette méditation est conçue pour vous aider à:

* Élever votre vibration à 1 000 Hz
* Vous connecter à l’énergie du Créateur et de la Source
* Vous libérer des fréquences négatives et des blocages
* Vous souvenir de votre essence véritable
* Recevoir des fréquences supérieures et l’énergie universelle 

MEDITATIONS GUIDEES à expérimenter dans DIEU telechargement-2Caroline Cory enseigne l’étude de la Conscience, la spiritualité et la médecine énergétique. Elle a créé la Méthode OMnium d’Apprentissage et de Guérison. L’expérience de Caroline avec les mondes de la Conscience, de la spiritualité et de la médecine énergétique a commencé dès l’âge de cinq ans, lorsqu’elle a spontanément accédé à une puissante source d’énergie divine. Sa capacité de discerner avec précision l’énergie subtile s’est affirmée avec le temps et elle a finalement réussi à en identifier la nature et la localisation, à savoir, la Source de toutes les formes d’énergie au centre de l’Univers local. Depuis ce lieu, elle put alors percevoir et ramener d’autres informations relatives au plan du multi-univers, à la structure cosmique de la conscience, la configuration universelle du corps physique humain, la conscience humaine et sa mémoire cellulaire, et la construction mentale de la réalité terrestre.

Caroline a aussi compris que cette ouverture spontanée à la Source était due à une harmonisation et une accélération vibratoires de ses canaux cérébraux et de ses champs énergétiques. Cette compréhension lui a permis d’acquérir une parfaite maîtrise de cette faculté, et ensuite de pouvoir enseigner aux autres ce processus.

Caroline propose actuellement un télé-enseignement, des séminaires sur l’Internet et des réunions publiques. Sa méthode d’enseignement originale repose sur le transfert d’énergie et l’expérience; elle traite d’un grand nombre de sujets, entre autres: Maîtrise de l’esprit, Harmonisation spirituelle et Connexion à la Source, Perception de l’énergie subtile, Traitement des blocages et déséquilibres physiques et mentaux. Elle dirige également des séances de traitement collectif sur l’Internet, touchant près d’une centaine de pays et des milliers de gens aux quatre coins du globe. Ces derniers font part régulièrement de leur profonde transformation cellulaire et de régressions spontanées de maladies.

Pour plus d’informations sur les méditations et séances de guérison en groupe dirigées par Caroline sur l’Internet, consultez le calendrier d’activités sur: www.omniumuniverse.com

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Les onze portes

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013


par Douglas Harding

Les onze portes dans Méditation images-6Quelles que soient nos origines, la société nous a tous tronqués, émoussés, rétrécis, en petites choses limitées et mortelles appelées êtres humains, séparées, solitaires, pleines de toutes sortes de peurs, enfermées dans la prison de nos conditionnements. Nous imaginons maintes façons de nous échapper : acharnement au travail, télévision, shopping, sexe, drogues, spiritualité. Nous croyons que notre prison n’a pas de porte, mais en fait il n’y en a pas moins de onze, grandes ouvertes vers la liberté. Comme nous allons le voir.

J’AI BESOIN D’ETRE LIBERE DE LA CULPABILITE ET DE TOUTES SORTES D’EGOISMES ET AUTRES DEFAUTS.
Le but essentiel, la passion dominante de ma vie d’adulte a été l’union avec sa Source. Cependant j’ai l’impression d’empirer au lieu de m’améliorer ! (En fait, c’est que sans doute je suis de plus en plus conscient des tours que joue l’ego secrètement pour survivre et s’épanouir.) De toute façon, je suis de plus en plus consterné par la vilénie de Harding. Son salut ne sera pas facile ! Il lui faudra plus qu’un sauvetage ordinaire.

IL M’EST DONNE ONZE CORDES DE SECURITE, ONZE VOIES DE LIBERATION DISTINCTES, QUI CHACUNE SUFFIRAIT A ME CONDUIRE EN LIEU SUR.
Car tels sont la bonté, la générosité débordante, le sens de l’humour, la sollicitude, l’expertise parfaite de ma Source au Centre. Il est impossible d’éxagérer la force combinée des Onze. Je découvre, à ma grande stupéfaction, que déjà –

(1) JE SUIS INFINI
Quand je désigne du doigt ce à partir de quoi je regarde, je vois que cela s’étend à l’infini, dans toutes les directions – vers le haut et vers le bas, à gauche et à droite, en avant et en arrière – et toujours aussi vivant. Quelle stupéfaction également de réaliser que je suis si grand, si ‘explosé’, sans jamais le remarquer, encore moins comprendre le sens et la valeur de cette infinitude. Regardez maintenant ce que votre index désigne REELLEMENT lorsqu’il désigne ce qui est au-dessus de vos épaules, et vous verrez exactement ce que je veux dire. Etre l’Explosion superbienveillante et subnucléaire continuelle aurait déjà été une libération largement suffisante. Mais pour faire bonne mesure, il y a au moins dix autres portes attendant chacune avec impatience son tour de s’ouvrir !

(2) JE SUIS PUR
« Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine. » Ainsi chante le prophète Esaïe dans l’Ancien Testament. Le pardon des péchés est, bien sûr, l’un des thèmes essentiels du Nouveau Testament. Son sujet principal, en fait. Dans son livre, Conscience Intuitive, Ajahn Sumedo, qui est à la tête du Bouddhisme Théravada au Royaume Uni, écrit : « La Conscience est déjà pure. Vous n’avez pas besoin de la purifier. Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit… Notre véritable nature est pure. Quand nous commençons à réaliser cela, à l’apprécier et à faire preuve de confiance, nous voyons que c’est vrai. Ce n’est pas théorique, ce n’est pas abstrait, ce n’est pas une idée – c’est la réalité… Vous avez toujours été pur. » Personnellement, il me suffit de faire pivoter mon attention de 180°, et de regarder Ce Qui regarde, pour voir que c’est absolument non-contaminé et non-contaminable.

(3) JE SUIS LIBRE
Spontané, imprévisible, en liberté. Je ne sais pas – personne ne sait – ce que je vais faire dans l’instant qui suit. De plus, il y a des signes évidents que des créatures de toutes sortes sont aussi libres que moi, qu’elles le réalisent ou non. Par exemple, j’observe le vol zigzaguant du papillon qui va de fleur en fleur, les aller-retour fantasques de la mouche, en piqué, sur la vitre de la fenêtre ou sur la table, les gestes inopinés de cette main qui vous fait signe de bienvenue ou d’adieu. Dieu sait quelle bonne idée ou quelle stupidité va sortir du stylo que je tiens. Je corrige : Il ne sait pas ! S’Il le savait, Il m’aurait lié pieds et poings. Il aurait transformé l’esprit libre que je suis en un robot, un automate cybernétique très inférieur à une mouche. « Vous saurez la vérité et la vérité vous libérera », dit Jésus de Nazareth. Et le Tao te king – ce classique chinois – attribue au sage éveillé la spontanéité d’un nouveau-né. Mais à part quelques appels à la liberté de ce genre, toutes les grandes religions, chacune à sa façon, enseignent que la véritable piété est la soumission à la volonté toute puissante de Dieu. Si les esclaves et leurs maîtres ont une religion, c’est celle-là, c’est bien celle-là ! Pas étonnant que nos églises soient vides !
Pour parler crûment, Dieu a changé d’avis. Et au lieu de s’entourer de serviteurs, Il recherche des amis – des amis sincères qui ont choisi librement cette superbe relation.

(4) JE SUIS
Je suis certain de cela. Qui plus est, c’est la seule chose dont je sois absolument certain. C’est la Réalité Eveillée. Tout le reste est peut-être un rêve. Je n’ai pas seulement le droit inaliénable de dire JE SUIS, mais je suis obligé de l’affirmer sans cesse. Je suis fait ainsi. Quand la Réalité m’est servie, c’est le Menu. Dix,vingt, cent fois par jour je m’entends dire JE SUIS. JE SUIS seul, JE SUIS triste, JE SUIS très bien aujourd’hui, merci beaucoup, JE SUIS inquiet, JE SUIS très occupé en ce moment. Et ainsi de suite, continuellement. JE SUIS né ainsi. C’est une nouvelle merveilleuse. C’est ma guérison et ma plénitude, ma déification en dépit de ma « Hardinginitude ». Ou bien SUIS-JE en train de barboter la tête en bas dans ma petite mare aux canards d’ETRE privée ? NON ! La vérité évidente et stupéfiante c’est que je ne puis être sans être l’ETRE MEME.

(5) JE SUIS ICI
Quand je dis que quelque chose est situé ici, que cela signifie-t-il ? Est-ce près, est-ce accessible, est-ce intime ? Quand je décris quelque chose comme ce quelque chose, quelles sont ses limites ? Où cette chose commence-t-elle, où finit-elle ?
Cela dépend. Dans la même seconde je peux parler de ce poumon, ce pays, ce groupe de galaxies. En fait mon ceci et mon ici sont sans limites dans leur immensité et leur petitesse. Je suis infiniment élastique. Et je prends ce fait au sérieux. Je me pose la question à moi-même : QUI est Celui Qui peut à volonté se dilater et se contracter aussi facilement et naturellement ? quelle est la véritable identité de ce faiseur-de-miracle ? Je réalise que seul l’UN qui est ma Source et mon Centre correspond à cette définition. Et ce n’est pas une idée à méditer de temps en temps : c’est une expérience à vivre tout au long de mon existence.

(6) JE SUIS MAINTENANT
De même, lorsque je dis qu’un évènement se produit maintenant, que cela signifie-t-il ? Combien de temps dure le moment présent, si l’on peut parler de durée ? A nouveau, cela dépend. Je m’entends parler si allègrement de cet éclair, cette semaine, cette décennie, ce millénaire. La vérité est que je contiens autant de temps qu’il m’est nécessaire de temps en temps. Et le paradoxe, c’est qu’en contenant le temps je le maîtrise, et je peux reprendre à mon compte avec enthousiasme les paroles de Ludwig Wittgenstein : « La mort n’est pas un évènement dans la vie ; nous ne vivons pas pour faire l’expérience de la mort… Notre vie n’a pas de fin tout comme notre champ visuel n’a pas de limites ». En résumé : je suis la conscience qui observe qu’elle n’a pas de commencement, ni d’interruption, ni de fin, et je ne mourrai jamais.

(7) JE SUIS AUTO-CREE
Voici la grande porte, la porte-clef, la plus importante des Onze. Toutes les autres sont secondaires, nécessaires, certes, mais en aval de la Source. Voici le résumé de l’histoire terrestre de l’UN qui accomplit « l’impossible », c’est-à-dire que, sans aucune aide ni aucune raison, Il se crée Lui-même avant d’être, avant même que Rien ne soit. 

(a) En décembre 1945, un pot de terre contenant 13 livres gnostiques reliés en cuir fut découvert accidentellement en Haute Egypte. Ces livres contenaient 52 textes « secrets » écrit en Copte. Sans doute avaient-ils été enterrés il y a quelques quinze siècles par les moines d’un monastère voisin de peur que l’Eglise Catholique ne les découvre. Parmi ces textes « hérétiques » s’en trouvait un attribué aux Gnostiques Barbelo. Honneur et louanges à leur maître anonyme qui, quelques décennies seulement après la crucifixion de Jésus, fut le premier à parler de Celui qui s’auto-génère. Bon nombre de textes gnostiques ultérieurs (un Gnostique est littéralement celui qui sait) tiennent le même langage. Par exemple : L’Evangile des Egyptiens : « Ton grand nom est sur moi, O Toi l’Auto-Créé qui n’est pas en-dehors de moi ». Bien que chrétiens pour la plupart, ils furent pratiquement exterminés par les catholiques bien avant l’an 500 ap J.-C.. 

(b) Environ 800 ans ap J.-C., à la cour de l’empereur Charlemagne, le philosophe irlandais John Scotus Erigena enseignait que ce n’est pas CE QUE Dieu est qui est capital, mais QU’IL SOIT.

(c) Le célèbre philosophe allemand, Leibnitz (1646-1716), avec sa doctrine des Monades, était du même avis.

(d) En 1935 un autre philosophe allemand, Martin Heidegger, écrivait : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? De toute évidence, c’est la première de toutes les questions… Chacun de nous est effleuré au moins une fois, peut-être plus qu’une fois, par la puissance cachée de cette question, même s’il n’est pas conscient de ce qui se passe. » Et il parle ensuite du Fondement de l’Etre qui suscite cette question essentielle. (Introduction à la Métaphysique)

(e) Au même moment à peu près, Ludwig Wittgenstein, le philosophe autrichien que j’ai déjà cité, écrivait que ce n’est pas CE QU’est l’univers qui est mystique, mais LE FAIT QU’il existe.

(f) Au cours du dernier demi-siècle, j’ai partagé avec un grand nombre de gens l’émerveillement de l’auto-création de l’Etre. Ils sont au moins quelques centaines. Rien d’étonnant à cela ! Cela fait partie de la réalisation essentielle qui se produit aujourd’hui aux endroits les plus invraisemblables. Et c’est une cause de joie immense dans un monde qui manque terriblement de joie. C’est aussi ma fin – c’est à dire mon but et ma cessation, ma disparition délibérée en votre faveur.

(8) JE SUIS INCONNAISSABLE
Lequel est digne d’adoration, le Dieu Roc-solide qui doit forcément être, ou le Dieu Océanique auto-créé qui n’est pas obligé d’être ? Loin de L’inquiéter, le fait qu’Il ignore totalement comment Il se produit Lui-même est une bénédiction céleste à partager avec ses amis. Révéler le secret de l’Auto-Création serait la dépouiller de toute sa fascination, de tout son charme, de toute sa puissance. Cela nous plongerait la tête la première dans un enfer d’ennui éternel.

(9) JE SUIS TOUS CEUX QUI VOIENT
A partir de quoi le scorpion, l’octopus, le chimpanzé, le jeune enfant regarde-t-il, selon son expérience personnelle ?
Certainement pas à partir d’un visage de scorpion, ou d’un visage d’octopus (s’il en a un), ou d’un visage de chimpanzé, ou de mon propre visage d’enfant ou d’adulte. Toutes les créatures qui voient regardent à partir du Seul et Même Espace Vide. Non pas espace vide-pour-le-vide, mais espace-vide-pour-se-remplir, espace d’accueil pour les autres visages. Cette Capacité primordiale – abnégation totale – est le brillant et charmant Visage Originel dont parle le Bouddhisme Zen.

(10) JE SUIS TOUS LES ETRES SENSIBLES
Ne puis-je alors être un avec le sourd, l’aveugle, toutes créatures souffrant d’un handicap ? Bien sûr que si. Aucun être sensible ne peut être sans être moi, sans être L’ETRE MEME. En fait, il est impossible de surestimer la puissance cumulative de ce système d’évasion universel à onze portes ?
Considérez l’immense pouvoir caché de la question : « Comment se font la structure ordonnée et la bonne marche de l’univers ? »
Exactement, quel est le plus souhaitable des pouvoirs, celui qui a la portée la plus considérable, et qui pourtant nous est donné ?
C’est tout simplement le pouvoir de prendre, d’absorber et d’enlever la souffrance de tous les êtres sensibles.

(11) JE SUIS VOUS
CE QUE je regarde est mon problème, et CE A PARTIR DE QUOI je regarde est sa solution. Et – paradoxe des paradoxes ! – la véritable solution, c’est que vous, ainsi que tous les autres, et certainement pas moi-même, êtes ma Guérison, l’Antidote contre mon ego-centrisme invétéré. Ici au Centre, Je suis Vous !

Au commencement, je vous ai promis onze portes grandes ouvertes pour sortir de la prison de notre conditionnement, et j’ai tenu ma promesse.

Alors, prenons le large !

Pour en savoir plus sur Douglas Harding >

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qu’est-ce que la méditation pour vous ?

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013


 qu'est-ce que la méditation pour vous ? dans Méditation zen2

Bien qu’étant le cœur de la méditation bouddhiste, la pleine conscience est une pratique universelle qui mène à la libération de la souffrance. Cette méditation n’a rien à priori d’extraordinaire ou de spécial. Mais en réalité, elle l’est, parce qu’elle nous transforme incroyablement. Elle nous permet d’accéder à des parties ignorées de nous même de manière spontanée, chaleureuse et neutre. C’est une façon d’être et non une technique. Elle consiste simplement à prêter attention à ce qui se passe dans votre vie, afin de ne plus passer à coté d’elle. À laisser les choses être ce qu’elles doivent être. Il s’agit de considérer que votre existence est réellement importante, d’« entrer en amitié » avec tout ce qui se présente à vous, tout ce que vous avez à vivre, sans chercher à le modifier mais en l’accueillant simplement, sans jugement. Quand celui qui pratique vit son existence comme si elle lui importait vraiment, alors, son entourage, sa famille, l’ensemble de la société sont inclus dans ce processus. La méditation est à la fois une pratique personnelle et universelle et impersonnelle et particulière.

Quel est le défi de la pleine conscience ?

Il est de nous inviter à atteindre la pleine dimension de notre humanité, qui nous demeure encore inconnue. L’instant présent est pour nous une dimension cachée de notre humanité. Pour y accéder, nous devons aussi prendre conscience de notre corps. Le plus souvent, nous en sommes coupés. Nous sommes en général, dans notre tête, dans nos pensées et on ne se soucie du corps que quand il souffre. Nous devrions le faire avant afin de revenir au cœur de notre être, au cœur de notre ADN.

Notre vie, entière, est notre pratique. Le fait de prendre la posture assise tous les jours est un acte radical de pleine santé. C’est l’affirmation que l’on s’établit dans le monde de l’être. On entre en amitié avec soi-même, tel que l’on est, avec ses émotions et pulsions les plus profondes, y compris avec la colère, l’avidité, l’orgueil… Sans avoir pour objectif de s’améliorer, car nous sommes déjà fondamentalement complets. Du point de vue ultime, il n’y a rien à transformer, ni à réparer ni à poursuivre. L’état auquel nous souhaitons accéder est déjà là. Il s’agit simplement de regarder amicalement ce qui se passe en nous, sans forcer, sans juger, sans vouloir réaliser quelque chose, sans rejeter quoique ce soit. « Juste » regarder.

La conscience est quelque chose de très spécial. On ne sait pas comment elle procède. Grâce à elle nous pouvons équilibrer, en nous, pensées et émotions. Et devenir libre. En général, on se focalise sur ce qui ne va pas et sur notre désir d’être heureux. Nos pensées nous ramènent au passé ou nous projettent dans le futur et il ne reste plus d’espace pour le moment présent. Nous l’oblitérons. En revanche, quand nous sommes dans la pleine conscience du moment présent, nous pouvons habiter, vivre et incarner notre vie. Nous ne passons plus à coté. Nous pouvons déployer les beautés qui demeurent en nous plutôt que d’attendre, le jour hypothétique, où les bonnes conditions seront enfin réunies pour le faire. Ce qui n’arrivera peut-être jamais.

N’est-ce pas dangereux pour l’égo, de dire que nous sommes déjà complets ? Que nous n’avons pas à nous transformer ? Certains risquent de ne pas souhaiter faire l’effort de la pratique ?

Laisser s’exprimer la pleine dimension de l’être est difficile : un engagement absolu qui demande que l’on suive une discipline, un entraînement quotidien, sans se montrer rigide pour autant. En général nous sommes en « pilotage automatique » et nous nous laissons emporter par notre manière habituelle de voir et de saisir les choses, par nos désirs et nos impulsions et tout tourne autour de « je », « moi », « mes », « mon ». Ce qui renforce en nous l’idée que nous sommes le centre de l’univers et nos égoïsmes. Pourtant, « il n’y a rien à s’accrocher qui soit de l’ordre du moi, du je, du mien », comme l’a enseigné le Bouddha au moment de sa mort. Nous sommes en réalité bien plus vastes que ce que nous croyons être, mais nous ne savons pas toujours le reconnaître et l’exprimer.

 

Propos du Dr Jon Kabat-Zinn

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La méditation selon le Dr Jon Kabat-Zinn

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2013

Propos recueillis par Catherine Barry

 La méditation selon le Dr Jon Kabat-Zinn dans Méditation images-103

Plus de deux cents hôpitaux américains et des facultés de médecine aussi prestigieuses que Stanford, Duke ou Harvard pratiquent et enseignent les exercices de méditation préconisés par le Dr Jon Kabat-Zinn pour réduire le stress des traitements et les souffrances des malades.

Pour la première fois, le docteur Jon Kabat-Zinn est venu en France pour parler de la méditation de la pleine conscience et des méthodes qu’il a commencé à mettre au point il y a 30 ans maintenant, aux Etats-Unis. Il vient de fêter ses 65 ans. Son travail commence à peine à être découvert par les Européens, du moins dans le milieu médical, encore peu familiarisé avec les étonnantes capacités de transformation de l’esprit. Mais, les choses changent rapidement. En quelques jours, dès l’annonce de sa venue à Paris pour animer un séminaire, plus de 300 personnes se sont inscrites pour venir écouter cet homme, qui est à la fois médecin, scientifique, écrivain, enseignant de méditation et professeur émérite à la Faculté de Médecine de l’Université du Massachussets (le célèbre MIT), où il a fondé en 1979, la première clinique de réduction du stress, la Mindfulness Based Stress Reduction Clinic (MBSR = Méditation de la pleine conscience pour réduire le stress). Et en 1995, le Center for Mindfulness in Medecine, Health Care, and Society, un centre dédié au concept de pleine conscience dans les domaines de la médecine, de la santé et de la société. Il est aussi, membre du conseil d’administration du célèbre Mind and Life Institute, qui promeut le dialogue et la recherche, au plus haut niveau, entre les sciences modernes et les traditions contemplatives.

Quelle fut votre motivation de départ, en 1979, pour associer méditation, thérapie et réduction du stress ? A l’époque, cette démarche devait apparaître inattendue de la part d’un professeur de médecine et docteur en biologie moléculaire comme vous !

Au départ, mon souhait était de faire un travail « proche de mon cœur » (en français dans l’interview : aussi souvent que possible, par souci d’être au plus près de la pensée de ces interlocuteurs français, JKZ utilise notre langue qu’il a appris quand il était élève au Lycée Henri IV de Paris). Je voulais partager avec mes patients, les bienfaits que j’avais expérimentés en faisant ce type de méditation. Leurs effets profonds, en relation avec la santé physique et avec celle du cœur, du mental et de l’esprit, m’apparaissaient clairement. Cela, je l’avais découvert en suivant l’enseignement d’un maître coréen, Seung Sahn, dans les années 70.

Quand j’ai fondé, en 1979, la Clinique de Réduction du Stress, je n’ai pas pensé en termes de « thérapie » mais en termes d’éducation, de « self éducation », d’auto-éducation. Mais, c’est vrai que la pratique de la pleine conscience a de nombreux effets thérapeutiques, au plan physiologique et psychologique. C’est pourquoi, des méthodes issues de la MBSR existent maintenant. Le programme MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy, ou thérapie cognitive basée sur la pleine conscience), par exemple, est une forme de thérapie particulièrement efficace dans la prévention des rechutes dépressives. Elle favorise la construction d’une nouvelle attitude à l’égard des pensées, émotions, comportements. Ce programme intègre la méditation de la pleine conscience et des méthodes cognitives, qui aident à se centrer sur le moment présent, de manière à éviter les ruminations négatives et tout comportement qui conduit à générer des états d’esprit faits de tristesse, d’angoisse, de peur et de mal être. Le recours à la MBCT permet de diviser par deux le risque de récidive après deux épisodes dépressifs sévères ou plus.

C’était une manière d’aider vos patients à se prendre en charge ?

Quand j’ai crée cette méthode, il y a 30 ans, en dehors de tout contexte bouddhique, c’était pour aider mes patients qui n’étaient pas satisfaits des traitements habituels. Il s’agissait de mettre en place une forme de médecine qui soit complémentaire au traitement médical qu’ils avaient. J’ai pu le faire sans rencontrer de problèmes particuliers avec mon administration et mes collègues. Mes diplômes représentaient une garantie aux yeux de mes interlocuteurs. Ce programme a eu tant de succès qu’il a fallu que je forme des instructeurs. La plupart ne sont pas médecins. À ce jour, 18 000 personnes ont suivi le programme de huit semaines, pratiqué dans plus de 200 hôpitaux aux États-Unis.

Le programme se déroule sur 8 semaines, 6 jours par semaine, et aide les patients à faire tout un travail sur eux-mêmes, sur leur esprit et sur leurs relations à la souffrance. Le choix de participer à ces groupes montre que les patients se prennent en charge. Ils opèrent un changement de vie radical et immédiat grâce à la discipline quotidienne qu’ils suivent. Cela se voit très vite. Le soutien du groupe et les nombreuses interactions qui existent entre les personnes sont très important dans ce processus. Dans un même groupe, tous non pas les mêmes maladies ou problèmes. J’ai brisé en quelque sorte une loi médicale non écrite qui disait que tous les patients ayant un même type de maladie devaient être regroupés ensemble. Cela renforçait en réalité leur stress et leur angoisse. Ce qui compte ici, c’est de travailler ensemble, à développer la capacité de la conscience à l’attention.

Lire la suite ici…. 

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La musique Spirituelle

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2013

La musique Spirituelle dans Méditation music

Q : Pourrais-tu nous donner une définition de la « musique spirituelle » ?

Je crois que tout ce qui est issu de la nature, toute la vie est musique, et que la manière dont nous nous relions à la vie et à la nature nous permet de qualifier ou de différencier telle musique de telle autre. La musique spirituelle est celle qui nous relie à l’esprit ou au spirituel. Comment nous relier à l’esprit ? Il y a une forme de méditation à laquelle on peut associer une activité, elle est source d’énergie. Cela signifie que vous donnez la couleur ou la force de la méditation à cette activité ou à toute forme d’art. Voilà ce qu’est toute musique pour moi.

La musique sacrée ancienne était composée selon ce principe ; on sélectionnait des notes, on combinait certains sons ; le plus important n’était pas l’architecture musicale, c’était la force que la musique recevait grâce à la méditation, et elle devenait spirituelle parce qu’elle provoquait un état dans lequel on pouvait faire l’expérience de la relation avec le reste de l’univers, avec la création toute entière, ou, si je puis dire, avec l’esprit.

Revenons à la musique ancienne ; comment est-elle apparue à l’origine ? Nos très lointains ancêtres avaient appris à sauter, à inventer des danses et à produire différents sons pour créer une sorte de musique. Ce n’est que plus tard, quand les maîtres des temps anciens ont accédé à des états de conscience plus profonds en méditant qu’ils ont entendu ou perçu des sons dans leur tête et dans leurs oreilles. Nous appelons ce son « le Nad intérieur ».

Les hommes étant par nature curieux, ils ont essayé de retrouver ce son béni qu’ils avaient entendu et qui venait de l’intérieur d’eux-mêmes. Ils ont alors inventé toues sortes d’instruments pour l’imiter, mais en vain.

Voilà un procédé qui va de l’intérieur vers l’extérieur. Une fois que ces instruments furent créés, il devint possible d’inverser le procédé, c’est à dire, de trouver des sons à l’extérieur qui en en entrant en résonance avec l’intérieur permettent de retrouver cet état. C’est la vibration, la résonance qui agit dans ce principe.

Roop Verma propose un concert de musique indienne en utilisant cette « musique spirituelle » dont il nous parle dans cet interview.

 

Lire la suite des propos de Roop Verma ici….. 

 

 

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Comment savoir si c’est spirituel

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2013

Comment savoir si c’est spirituel dans Méditation aah

Comment sais-tu quand il s’agit d’une musique spirituelle ou d’une autre musique ?

La musique spirituelle est celle qui porte l’énergie de l’être humain, de tout l’être. Je ne dis pas que les musiciens qui font de la musique Pop ou Rock ne mettent pas d’énergie dans leur musique. Au contraire, ils déploient une énergie considérable, mais elle vient d’un mouvement extérieur, c’est une énergie physique, or nous parlons d’une énergie spirituelle, de celle qui suit un mouvement vertical, non un mouvement horizontal dans lequel on continue à se mouvoir sur un même plan. Dans un mouvement vertical vous allez de plus en plus profond ou de plus en plus haut. Dans la méditation c’est ce mouvement que nous rencontrons, qui donne la profondeur, la qualité, le sentiment spirituel : une étincelle divine. Quand vous écoutez cette musique, vous êtes en harmonie avec la nature, la création, vous-même et les autres qui eux aussi ressentent la même chose. Quand vous sortez d’un concert rock, vous êtes très excités, vous avez envie de bouger, une activité surgit. La musique spirituelle au contraire vous met dans une attitude de repos. Dans le cycle de la création, il y a l’activité et le repos, le mouvement et le repos : l’activité est pour la création, le repos pour la re-création, pour se ré-énergétiser. Les battements du coeur aussi ont ces deux phases, systole et diastole, contraction et décontraction et c’est merveilleux de savoir que la période de repos est la plus longue ; que le coeur se repose plus qu’il ne travaille ; donc que le repos est plus important car il nous ramène à notre état neutre. Je crois qu’il y a un point d’équilibre quand nous sommes un avec la nature ; c’est ainsi que je définis la non-activité consciente, car la conscience est très éveillée au moment où l’activité est réduite à zéro. Dans notre langue nous avons un mot pour traduire cet espace : c’est « Akasha ». C’est quelque chose de très subtil. Le même espace est à notre disposition ici, entre vous et moi, entre nous et le soleil, entre le soleil et les autres galaxies ; c’est le même espace, on ne peut pas le diviser, et c’est la même énergie qui fait que si vous produisez un son ici, comme ce claquement de doigts, en deux secondes il a fait sept fois le tour de la planète. En cet instant, vous êtes unis à l’espace, vous êtes reliés au tout si vous êtes totalement conscient. Un son créé ici est partout, tout est relié dans l’espace, les planètes, les galaxies… et si maintenant je vais cueillir une fleur dans le parc, je fais bouger une étoile car elles sont reliées. Cette inter-relation doit, absolument, être reconnue.

Roop Verma propose un concert de musique indienne en utilisant cette « musique spirituelle » dont il nous parle dans cet interview.

Lire la suite des propos de Roop Verma ici…..

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La pensée de Gandhi

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

La Foi

La pensée de Gandhi dans APPRENDS-MOI 220px-gandhi_nehru_1929Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme tout hindou traditionnel, il voyait dans toutes les religions autant de chemins possibles pour atteindre la Vérité, et refusait de se convertir à une autre foi. Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi croyait que le cœur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

 « Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

Son hymne religieux préféré était le morceau chrétien Abide with me.

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabîndranâth Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts. Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

La Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

C’est en Afrique du Sud, en luttant pour les droits des Indiens que Gandhi découvrit l’importance du respect de la vérité. « Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. À l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. »

La Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, – silence) et shanti (paix). Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier.

Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Le Végétarisme 

La pratique du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïnes, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie politique de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society  dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les œuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres, voyant sa propagation comme une mission à réaliser ; il en vint ainsi à déclarer « que l’on reconnaît la grandeur d’une nation à la manière dont elle traite ses animaux ». En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus. Enfin, la production de viande demande une bien plus grande disponibilité de terres et d’eaux pour l’engraissement des animaux, instaure une monoculture qui favorise l’industrie alimentaire et les grands propriétaires terriens plutôt que les productions locales et variées des paysans indiens possédant de petites parcelles de terre cultivable.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya ; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, par compassion pour les vaches, déclarant au sujet de son abandon de tout laitage (faisant de lui un végétalien, puisque le « végétarisme indien » exclut les œufs) : « Les considérations religieuses avaient été les plus fortes, quand il s’était agi d’abjurer le lait. L’image des procédés barbares que les govâls de Calcutta employaient pour traire leurs vaches et leurs buffles jusqu’à la dernière goutte de lait, m’avait hanté alors. J’avais eu aussi le sentiment que, de même que la viande n’était pas nourriture humaine, le lait non plus ne pouvait l’être… » ; et, ce faisant : « je me refuse à prendre du lait, les produits dans lesquels entre du lait, et aucune viande. Si ce refus devait signer mon arrêt de mort, mon sentiment est que je n’y devrais rien changer. »

Brahmacharya 

gandhi_kasturba_1942 dans LECTURES InspirantesLe brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ». Ce contrôle passe par l’arrachement à la racine des passions que l’on veut détruire : donc, tout d’abord par la pensée même ; Gandhi considérait – dans la ligne droite de la sagesse hindoue – que celui qui était un vrai pratiquant du brahmacharya ne concevait même plus les passions, non seulement dans son esprit éveillé, mais aussi dans ses rêves, – ces pensées que l’on formule dans le sommeil et que l’on croit incontrôlables : le contrôle de soi conscient passe donc en premier lieu par une maîtrise même de son inconscient, chose qui est explicitée dans la philosophie classique hindoue du Yoga-sûtra de Patañjali.

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son vœu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « vœux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

 

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Les rencontres ne sont pas anodines

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

Les rencontres ne sont pas anodines  dans Exercices simples images-16Chaque être humain imagine le monde à partir de la perception qu’il s’en fait par les informations reçues à l’aide de ses cinq sens. Votre vie se compose de l’ensemble de vos perceptions et celles-ci colorent votre réalité. C’est par vos perceptions que vous avez conscience de ce qui se passe autour de vous. Tout ce que vous voyez, touchez, sentez, goutez ou entendez est ensuite automatiquement comparé par votre cerveau aux expériences antérieures enregistrées dans votre banque de données depuis votre naissance. Toute information avec laquelle vous entrez en contact est donc interprétée à partir de cette banque de connaissance. Il est scientifiquement reconnu que le cerveau est un système extrêmement bien organisé et entrainé à interpréter les informations reçues pour en faire quelque chose de sensé, correspondant à quelque chose de connu.

Avez-vous remarqué que lorsque vous entendez ou lisez quelque chose de nouveau, vous avez tendance à comparer cette information avec ce que vous connaissez déjà ? Vous direz : « oui, c’est vraiment intéressant; je connais telle personne qui fait ceci ou j’ai déjà entendu parler de cela dans tel cours » et ainsi de suite, ou encore vous la nierez tout simplement. Dans ce processus de comparaison, très souvent l’originalité et l’unicité de la nouvelle information sont laissées de côté, vous ne percevez pas ce qui est vraiment nouveau, car vous vous efforcez tout simplement de ramener cette nouvelle information vers quelque chose que vous connaissez déjà, c’est plus rassurant.

Par ailleurs, l’information stockée dans votre banque de données n’est pas neutre. Ce qui est stocké, c’est votre perception de cette information. Par exemple si, dans votre enfance, vous avez vu un bateau et que vous avez eu le mal de mer sur ce bateau, vous associerez cette expérience avec le bateau. Et ainsi pour vous les bateaux ne représenteront pas une expérience agréable et désirable. Même en supposant que dans le futur il soit possible de construire des bateaux qui ne provoquent aucun mal de mer, cette nouvelle information sera difficile à accepter ou à croire, car votre mémoire cellulaire dit qu’un bateau n’est pas agréable. Maintenant, supposons que le bateau soit une expérience hautement positive et désirable et que vous vouliez absolument faire cette expérience, il vous sera nécessaire de laisser aller de votre mémoire cellulaire votre croyance si vous voulez être capable d’avoir une expérience positive sur un bateau.

Nous pouvons même aller plus loin et constater que les pensées sont aussi dépendantes des expériences. La majorité de vos pensées conscientes sont générées par votre perception de la réalité. Ainsi, si vous n’avez pas la mémoire d’une information ou d’une expérience, vous ne pouvez tout simplement pas avoir une pensée à ce sujet, n’est-ce pas ? C’est comme cela que votre cerveau vous maintient dans une illusion – que vous avez créée de toutes pièces.

Dans ce contexte, ce qui n’est pas visible ou ce qui ne peut être perçu avec les cinq sens devient difficile à accepter comme étant réel. Il est plus compliqué d’accepter de nouvelles informations, de nouveaux concepts ou de nouvelles façons de faire qui ne font pas partie de la banque des données connues et acceptables.

Comment pouvez-vous vous évader de la prison de l’esprit humain ? Vous devez d’abord comprendre le processus par lequel votre cerveau interprète la réalité et vous maintient dans cette illusion. Puis vous devez savoir que lorsque vous vous reliez à la nouvelle conscience provenant du centre de l’univers, et que vous ajustez votre fréquence vibratoire avec cette énergie divine et universelle, vous sortez de la prison des illusions. Vous ouvrez votre esprit à de nouvelles informations et vous élargissez votre conscience.

Votre perception joue également un rôle clé dans ce processus. Vous devez simplement être ouvert et capable d’accepter les nouvelles possibilités de l’être humain cosmique, si vous voulez que cela devienne une réalité dans votre vie. Quand vous commencerez à croire à l’existence de quelque de nouveau, vous créerez les conditions pour que cela se réalise dans le monde physique. Votre croyance provoquera de plus en plus d’évidences autour de vous de la réalité de cette information. Vous attirerez de plus en plus de confirmation et vous validerez cette réalité.

Ce concept est fondamental si vous voulez créer votre réalité consciemment. Par exemple, si vous commencez à avoir de nouvelles perceptions extrasensorielles — comme être conscient de la présence d’êtres spirituels invisibles, voir des formes d’énergie subtiles, voir de nouvelles couleurs, entendre des sons que d’autres autour de vous n’entendent pas, avoir des intuitions claires, ressentir un savoir intérieur, ressentir clairement l’énergie autour de vous — c’est la perception que vous avez de ces expériences qui déterminera comment celles-ci se développeront dans votre vie.

Vous pouvez choisir de les nier, vous dire que cela n’est pas possible, que vous ne pouvez avoir ces capacités, que vous imaginez des choses, vous pouvez douter de vous et vous dire que cela est une illusion. Dans ce cas, ces perceptions ne se développeront pas et elles finiront par vous abandonner. Si vous choisissez de croire que ce que vous percevez est vrai, vous remarquerez qu’il y aura de plus en plus d’occurrences dans votre vie. Vous trouverez de plus en plus de validations que l’information que vous avez perçue à travers ces phénomènes est vraie et réelle. Où est l’illusion, vraiment ?

Pour vivre dans un nouveau paradigme, il n’est pas nécessaire d’attendre que quelque chose se produise à l’extérieur de vous. La nouvelle réalité est présente ici et maintenant. Vous pouvez choisir de continuer à percevoir la vieille réalité, avec toutes ses manipulations et ses mensonges, comme la réalité dominante… et cela demeurera par la force des choses votre réalité. Ou, vous pouvez choisir de croire que la nouvelle réalité est une possibilité réelle et que vous êtes un être multidimensionnel, avec les capacités de créer votre vie et une réalité différente basée sur les principes universels. Et vous constaterez petit à petit autour de vous de plus en plus d’exemples vous permettant de valider votre nouvelle croyance. Croire est donc la clé qui ouvre la porte aux nouvelles expériences et aux transformations profondes.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=wo77rY6BWYY

Pour vous soutenir dans votre processus d’autoréalisation, je vous invite à faire des exercices guidés qui vous aideront d’un côté à connecter avec les fréquences universelles et de l’autre à éliminer les vieilles croyances, les vieux conditionnements et les émotions refoulées. Sur l’album « Recréez votre vie ! », vous trouverez des exercices que vous pouvez faire quotidiennement : http://www.cdbaby.com/cd/dominiquelacroix.

SOURCE …..

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Le silence à écouter

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013



« Mais écoute le souffle de l’espace, le message incessant qui est fait de silence. » (Rainer Maria Rilke)

Le silence à écouter  dans Méditation images-27

Comment dire le silence ?

Les mots expriment notre monde, nos expériences, donnent une continuité au temps. Or, le silence est la substance éternelle dans laquelle baigne l’univers. Il est sans origine et sans finalité. Il est impossible de l’expérimenter, de lui donner une continuité, car il n’est pas dans le temps. Il était déjà là au commencement du monde, intrinsèque au jaillissement de la vie, au Principe qui fonde l’univers. Les mots ne sont pas adaptés à cette réalité, qui n’existe pas pour l’entendement humain. Ce qui est produit par la projection de la pensée peut être rompu. Pas ce silence, qui est le fond immuable sur lequel se surimpose tout bruit. La vie jaillit de ce fond et y retourne. La pensée pleine d’humilité, la parole juste, qui n’ont nulle part où aller, y convergent… Le silence n’est pas une fuite égotique hors du bruit extérieur, ni une expérience que nous pouvons provoquer et prolonger à notre gré. Quand aucune volonté personnelle n’intervient pour cristalliser le mouvement énergétique du mental, la perception pure se dissout naturellement dans le silence. Cela ne laisse aucun résidu. L’énergie y est puissante, sans personne pour la dissiper, une grande créativité y est à l’œuvre, sans aucune pensée pour la bloquer ou la manipuler. Observez au-dedans de vous et au-dehors, sans produire un seul jugement : le silence est là. Il est l’espace au sein duquel le moindre mouvement qui en émerge reflète sa source. Il est le souffle qui nous invite à l’écoute, qui lui seul peut donner la réponse qui attend d’être découverte dans nos profondeurs. Nos existences précaires et si précieuses ont ce seul sens : entendre, un instant hors du temps, la voix silencieuse qui murmure le chant d’amour de l’univers. Elle est, depuis toujours, au cœur de notre être.

A l’instant où fut donné à ma conscience, dans un état d’ouverture soudaine, de se réaliser une en elle-même, tous les attributs relatifs à mon identité s’évanouirent dans la lumière qui se levait. Dans cet état d’abandon total de soi, sans interférence d’images, de projections, ne demeura que la Présence telle qu’en Elle-même. Et le silence, enveloppant, pénétrant, un silence dense, vivant, à la fois en mouvement et en repos, souffle cosmique continu, Souffle divin – vibration originelle qui continue de tout imprégner à chaque instant. Ce silence est d’une force incommensurable…

La révélation de la Réalité est un éclatement de la conscience dans toutes les directions de l’infini. Elle a un retentissement cosmique qui fait se lever et se déployer un grand vide silencieux. Il est là de toute éternité. Nous venons de lui et vivons en lui, matrice agissant comme un point magnétique qui nous attire peu à peu vers lui. Lorsque nous sommes suffisamment proches, le silence engloutit notre être tout entier. A cet instant, le mystère de la vie se dévoile. Au retour – mais peut-on vraiment « revenir » ? –  le silence a si profondément imprégné tout notre être que l’espace intérieur de liberté ainsi créé n’est plus que réceptacle, coupe ouverte en offrande. Le silence accompagne tous les gestes, tous les actes, accueille chaque chose telle qu’elle surgit. Les pensées, les émotions continuent d’arriver, bien sûr, mais elles ne sont plus arrêtées, entretenues. On ne se sent plus lié aux circonstances, laissant passer tranquillement ce qui vient. On se contente d’être dans chaque situation où la vie nous place. Tout est vécu dans cet espace ainsi intégré, accompli, qui est la conscience pure.

Laissez-vous faire, laissez-vous aspirer à l’intérieur de vous-mêmes. Si vous vous laissez aller sans résistances, sans blocages, tout votre être va s’intérioriser, va s’absorber dans un mélange de quiétude, de douceur et de félicité, qui n’est pas une torpeur ou une rêverie car vous êtes au cœur d’une énergie vibrante. Vous vous retrouvez dans un espace de paix – autre mot pour dire le silence. Au début, vous expérimentez cet état de tranquillité silencieuse. L’esprit commence à se calmer, à se reposer en lui-même. Vous êtes juste observation de chaque pensée, de chaque phénomène, sans qualifier, sans juger. Vous êtes regard paisible, neutre mais aigu, de ce qui vient à vous. Vous permettez à la conscience, votre espace intérieur, de se déployer. Vous aurez parfois l’impression de « toucher » le silence, de deviner le mystère dont il est porteur… Puis, peu à peu, sans vous en apercevoir, vous devenez le silence. Désormais, votre esprit et la conscience coïncident. Vous êtes le silence, qu’il y ait absence ou non de manifestations. Vous êtes au sein de votre espace originel, vous êtes dans les profondeurs qui recèlent l’Etre essentiel, cette présence du divin en vous, votre nature véritable. Vous êtes chez vous.

Il y a dans ce champ intérieur un niveau de perception très fin, de résonance aiguë avec la beauté de la vie, avec la douleur du monde aussi. Nous nous sentons en communion avec tout le vivant, avec l’univers entier, car nous faisons un avec l’énergie qui nous meut et meut le cosmos. Seul un esprit réellement silencieux permet ce contact subtil avec l’énergie de la vie qui est en mouvement à chaque instant. Il ne court plus le long d’un temps linéaire mais est à l’écoute d’un temps tout intérieur, un rythme propre au cœur de l’être. Des énergies jusqu’alors éparpillées sont unifiées. La vie prend son véritable sens, vécu en soi comme une évidence. Dans cet espace qui s’approfondit à mesure qu’il s’élargit, des vibrations puissantes s’activent : celles de l’amour. Sous l’effet de la grâce, des souffrances sont intégrées puis brûlées par cette énergie qui soutient l’univers.

Pas de méprise : ce n’est pas l’esprit qui crée le silence, puis le retient, sinon c’est un endormissement. Le silence n’est présent qu’au prix d’une grande vigilance face à nos pensées agitées, à nos remous intérieurs, à la fascination qu’exercent sur nous les objets et les phénomènes. L’esprit silencieux nait de la lucidité. Il est sans attente, n’a aucune orientation particulière. Il ne juge pas, ne choisit pas en fonction d’expériences passées, n’exige rien du futur. Cet esprit-là est libre, sans autocontrôle. Il a donc de l’espace, du vide, nécessaires au déploiement du silence. Il n’y a pas de silence sans espace, sans l’immensité d’une conscience qui accueille tout sans que rien n’en soit altéré. La pensée ne peut concevoir cet espace libre, qui est le cœur de notre être, jamais né, jamais mort. Ce qui en jaillit spontanément ne laisse aucun résidu. 

La vigilance est impossible à celui qui vit extériorisé. Mais chaque être humain est capable d’ouvrir son oreille et d’écouter le souffle ininterrompu de l’espace. La méditation nous aide à être attentifs aux sensations du corps, aux mouvements de l’esprit, à les accueillir avec un regard neutre, à nous ouvrir à notre être profond. Ne cherchez pas à objectiver ce silence qui se déploie, vous quitteriez cette unité. Car le silence qui peut être perçu n’est qu’un reflet du véritable silence-espace de la conscience, une vibration sans commencement ni fin, éternelle et toujours renouvelée, puissante et subtile. Elle est en chaque être, de façon substantielle, elle le met en mouvement. Elle est lui-même…

Nous n’avons pas d’autre choix que de nous retourner vers l’intérieur, d’inverser notre tendance à regarder vers l’extérieur, à tout objectiver, même notre propre personne. Seule une descente en nos profondeurs, dans cette matrice de silence qui nous fonde, peut effacer les cicatrices laissées par nos expériences. Le premier pas est de simplifier l’esprit, de le rendre humble, réceptif, observateur sans jugement. Nous ne sommes pas habitués à nous intérioriser. C’est la cause de l’agitation de nos efforts personnels, des émotions qui nous emportent, de la pensée superficielle qui fait porter aux autres le poids de notre propre ignorance. Prenons l’engagement de cette observation non orientée, de cette vision à partir de notre centre. L’esprit va s’éclaircir, se voir tel qu’il est, souple et créatif (se voir n’est pas se penser, ce qui est vu apparaît en nos profondeurs, dans une ouverture totale). Ses mouvements vont être accueillis comme des propositions de sagesse, de nouvelle intelligence. Ce qui troublait la contemplation de notre fond se décante. Par ce travail de purification, la vie devient plus fluide, les moments de doute ou de confusion se font plus rares car les contraires mettent un terme à leur jeu. Nous avons dégagé l’accès à notre nature essentielle et la justesse de notre chemin apparaît. S’amorce le voyage vers l’intérieur, vers cette source vivante qui apaise notre corps, notre activité mentale, et qui élargit notre cœur aux dimensions de l’univers. Le seuil menant au silence est dès lors franchi. Nous sortons de la dimension temporelle. Un autre « temps » émerge, tout intérieur, fait d’instants sans durée, un non-temps – celui-là même qui donna la pulsation première et dessina notre destin – un non-temps qui est celui de la Présence en soi. Il nous mène vers notre accomplissement.

Le silence est celui de nos profondeurs, au sein desquelles se trouve l’Etre secret qui nous informe à travers toutes nos expériences, sollicitant notre écoute pour nous mener vers la lumière. Vivre notre intériorité, découvrir notre noyau caché, libère du temps et de l’histoire. Ce n’est pas se blottir dans un refuge qui isole, c’est aller à la rencontre de ce qui unit le vivant, c’est rejoindre notre part d’Eternel. Rien de plus silencieux que cette rencontre… 

Retrouver le silence, c’est retrouver le champ d’accueil indispensable à la soudaine réalisation de notre nature véritable, cet espace intérieur totalement libre et ouvert, où notre être et l’univers entier trouvent leur origine, où l’Etre Un qui nous fonde se tient, dans Sa silencieuse présence, de toute éternité. C’est le lieu de nos noces, dés que l’esprit a consenti à se dessaisir, à acquiescer à ce qui est. Dés qu’il a reconnu le silence qui l’enfante.

L’intelligence divine se tient là, dans cette vacuité silencieuse. C’est elle qui enseigne. En ce vide d’une profondeur sans limite, le silence, sorte de chuchotement divin, communique le mystère de la vie. La Réalité n’est accessible que par et dans le silence.

Sans l’avoir cherché, c’est bien au silence que mène la voie. Là où il n’y a plus trace de voie. C’est par le silence que se révèle ce qui nous conduit au Silence. Il est la condition du nécessaire dépouillement ainsi que l’espace de la rencontre en lequel se réalise le grand retournement, il est le signe et enfin le fruit de l’accomplissement. 

« Désormais, je vais vers le Repos où le temps se repose dans l’Eternité du temps. Je vais au Silence. » (Evangile de Marie-Madeleine). C’est par le silence que le mystère grandiose de la vie éternelle est communiqué. Désormais, nous ne pouvons que nous taire. Demeure un ineffable souffle qui sort d’un cœur brûlant et vibre de l’indicible.

Lorsque la conscience se déploie à l’infini et que la Réalité se contemple Elle-même, dans un amour indicible, la lumière se lève, qui est Connaissance suprême. Seul le silence peut La dire : il La tait.

Revue 3e Millénaire n° 106 Hiver 2012

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