Expérience pour éveiller l’inconditionné

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2013

Extraits de « Le dos au Mur »

INTRODUCTION
Vous connaissez peut-être Jiddhu Krishnamurti? Mais il n’est pas « le » K. dont nous parlons ici. U.G., comme on nomme l’autre Krishnamurti est un franc-tireur de la spiritualité. Il dénie toute appartenance à l’enseignement de son homonyme. Il critique parfois même certaines affirmations de Jiddhu K. Cela ne manque pas de piquant… Et malgré tout, tous deux cherchent à éveiller l’inconditionné en chacun de ses interlocuteurs.Voici quelques extraits brefs qui vous permettront d’approcher les dires décapants d’U.G.. Des commentaires pertinents de J.M. Terdjman accompagnent en italique les dialogues.

Expérience pour éveiller l’inconditionné dans LECTURES Inspirantes images-18

Question U.G., est-ce qu’on peut dire que vous vivez dans un état sans conflit?

U.G. : Je ne suis pas en conflit disons au moins avec la société. Le monde, tel qu’il est actuellement, est ma seule réalité. La réalité ultime que l’homme a inventée n’a absolument rien à voir avec la réalité de ce monde. Vous cherchez de tous les côtés et dans tous les sens à comprendre cette réalité, que vous qualifiez d’ultime » mais ne vous gênez pas, donnez-lui tous les noms que vous voudrez; c’est cette recherche effrénée tous azimuts qui vous empêche de voir et d’accepter la réalité de ce monde tel qu’il est. Tous vos efforts pour fuir le monde tel qu’il est rendent impossible l’harmonie véritable avec les choses qui vous touchent directement.

Nous nous faisons une idée de cette harmonie. Comment vivre en ayant la paix intérieure -voilà l’idée que nous créons, mais ce n’est qu’une idée. La paix est déjà là, elle est extraordinaire. Mais vous ne pouvez jouir de cette paix intérieure parce que vous vous êtes fait une idée de ce que vous appelez « paix intérieure » qui n’a absolument rien à voir avec le fonctionnement harmonieux de ce corps. Débarrassez-vous de ce fardeau, n’essayez pas d’atteindre cette réalité, d’en faire l’expérience, de la vivre; vous verrez alors qu’il est impossible de faire l’expérience de quoi que ce soit, mais au moins vous ne vivrez pas dans l’illusion. Alors, vous accepterez qu’il n’y a rien, absolument rien, que vous puissiez faire pour avoir une expérience de quoi que ce soit -en-dehors de la réalité que nous impose la société.

Nous n’avons d’autre choix que d’accepter ce moule que la société nous impose, parce qu’il est vital de fonctionner dans ce monde d’une manière saine et intelligente. Si nous n’acceptons pas cette réalité imposée par la société, c’en est fini de nous, on termine au cabanon. Il faut donc accepter cette réalité telle qu’elle nous est imposée par la culture, la société, appelez-la comme vous voudrez; mais en même temps Il faut se rendre compte qu’on ne peut rien faire pour avoir l’expérience de la réalité [au lieu de son concept]. Acceptez tout cela et vous ne serez plus en conflit avec la société, et le désir d’être quelque chose d’autre que ce que vous êtes actuellement prendra fin aussi.

Ce but que vous vous êtes fixé, cet idéal qu’il vous faut réaliserce besoin d’être quelque chose d’autre, tout cela disparaît. Le problème n’est pas d’accepter quelque chose d’autre, d’autres valeurs ou d’autres croyances. Simplement, la quête n’est plus. Ces objectifs que la société et la culture ont placés devant nous, et que nous avions considérés comme désirables, ne sont plus. Ce besoin d’atteindre cet objectif, lui aussi n’est plus. Alors, vous êtes ce que vous êtes, sans plus.

Quand vous ne cherchez plus à devenir autre chose que ce que vous êtes, le conflit intérieur n’est plus. Si intérieurement vous n’êtes plus en conflit, il vous devient impossible de l’être avec la société. Tant que vous n’êtes pas intérieurement en paix, vous ne pouvez l’être avec autrui. Bien sûr, on peut être soi-même en paix, sans que son voisin le soit. Mais, voyez-vous, cela ne vous concernera pas. Voilà la situation : quand vous êtes sans conflit intérieur, vous devenez une menace pour la société actuelle. Vous devenez une menace pour vos voisins, parce qu’ils ont accepté le monde [le monde qu'ils connaissent et qu'ils conçoivent] comme étant la réalité -et aussi ils ont en tête un objectif bizarre qu’ils appellent « la paix ». Vous devenez une menace pour leur existence telle qu’ils la conçoivent et telle qu’ils en font l’expérience. Alors vous êtes complètement seul -pas la solitude que les gens redoutent simplement vous êtes seul.

On croit s’intéresser à la réalité ultime, à l’enseignement des gurus et des saints, aux innombrables techniques qui doivent éveiller en vous cette énergie que vous recherchez quand le mouvement de la pensée cesse que cette énergie, qui est déjà là, est libérée. L’enseignement du saint n’y fait rien, toutes les techniques imaginables non plus.

Simplement le conflit [engendré par la pensée] n’est plus. Vous ne pouvez pas comprendre.

Le mouvement là [il désigne son interlocuteur] et le mouvement ici [il se désigne ] sont une seule et même chose. Pas de différence entre cette machine humaine et tout autre machine. Elles existent ensemble. C’est la même énergie qui s’exprime là-bas et ici. En fait toute énergie que vous ressentez en pratiquant toutes ces techniques est une énergie de friction, de conflit. Cette énergie-là est créée par la friction de la pensée -le besoin de faire l’expérience de cette énergie est la cause directe de l’énergie que vous ressentez. Mais on ne peut absolument pas faire l’expérience de cette énergie-ci [cette énergie indifférenciée dont je parle]. Elle est simplement une expression, une manifestation de la vie. Vous n’avez rien à faire pour ça.

Tout ce que vous faites pour avoir l’expérience de cette énergie entrave cette énergie, qui est l’expression et la manifestation de la vie, et l’empêche de fonctionner. On ne peut pas évaluer cette énergie à l’aune de nos valeurs habituelles -différentes techniques, méditation, yoga, etc. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre. Mais toutes ces techniques ne vous permettront pas d’atteindre votre objectif -l’objectif lui-même est un leurre. Si c’est la souplesse du corps que vous recherchez, c’est sûr que le yoga vous aidera. Mais ça ne sert à rien pour atteindre l’illumination, la libération, appelez ça comme vous voudrez. Même les techniques de méditation sont des activités de concentration sur soi [et d'exclusion du reste]. Vous utilisez des mécanismes qui continuent sur eux-mêmes, qui se maintiennent par eux-mêmes. Ces techniques vont à l’encontre de votre recherche de la réalité ultime; elles ne sont que des instruments d’auto-continuité. Un jour vous vous apercevrez, ou plutôt vous vous éveillerez au fait que la quête même d’une réalité ultime n’est qu’un mécanisme d’auto-continuité. Il n’y a rien à atteindre, rien à gagner, rien à réaliser.

Lorsque vous agissez en vue d’atteindre votre objectif, un mécanisme d’auto-continuité se met en place. J’utilise les mots 44 mécanisme d’auto-continuité » mais je ne veux pas dire par là qu’il y a un soi, un moi, une entité quelconque. J’utilise le mot « soi » parce qu’il n’y en a pas d’autre. C’est comme le démarreur dans votre voiture. Elle démarre toute seule, elle se maintient automatiquement dans son existence de voiture. Ce mécanisme n’existe pour rien d’autre. Tout ce que vous voulez accomplir est basé sur le moi. Je dis « basé sur le moi » et vous pensez aussitôt « attention, à éviter », parce que votre idéal est l’absence du moi. Mais tant que vous agissez en vue du non-moi, vous êtes ancré dans le moi. Quand l’énergie du désir d’aller au-delà du moi n’est plus, alors le moi n’est plus et il n’y a plus d’activité fondée sur le moi. Ces techniques, ces systèmes, ces méthodes pour atteindre l’état de non-moi, tout cela est au centre du moi.

Malheureusement, la société considère l’abnégation de soi comme l’idéal le plus élevé; l’altruiste est un atout pour la société, et la société ne se préoccupe que de sa propre continuité -maintenir le statu quo. Ainsi toutes ces valeurs, que nous acceptons et honorons, sont des inventions de l’esprit humain pour assurer sa propre continuité.

Le fait même d’avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n’arrivez nulle part. Seulement l’espoir est là qu’un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu’en fait vous n’alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d’autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n’en sort, et vous verrez que c’est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l’ombre d’un doute.

Il vous plain de vous engager dans un certain nombre de choses; à un moment donné, il vous faut bien voir que tout cela ne mène à rien. Tant que vous avez quelque chose en tête, vous suivez votre idée. [Notre "volonté", nos "décisions", loin d'être décidées librement, sont simplement la prise de conscience de nos obsessions, de notre conditionnement mental, de nos pensées. À rapprocher de la réponse de Sri Nisargadatta Maharaj le 9 janvier 1981, dans "Conscience et Absolu " (Les Deux Océans, Paris, 1998, p.49: "Que sont les pensées? -Elles sont le résultat de conditionnements antérieurs). Voir aussi plus loin, p. 75, l'identité entre pensée et volonté]. Il faut être lucide. Que voulez-vous? Je pose tout le temps la même question : « Que voulez-vous »? Vous dites : « Je cherche la paix intérieure ». Voilà un but impossible à atteindre, une contradiction dans les termes : tout ce que vous faites pour y parvenir détruit la paix qui est déjà là. Vous voyez, vous avez mis en marche un mouvement de pensée qui détruit la paix qui est déjà là. Il vous est très difficile de comprendre (ou d’accepter) que toutes vos tentatives vont précisément à l’encontre de la paix et l’harmonie qui sont déjà là. Tout mouvement de pensée, quelle que soit sa direction, quel que soit son niveau, est un facteur de destruction du fonctionnement calme et paisible de cet organisme vivant -qui n’a que faire de vos aspirations spirituelles. Il n’a que faire de vos expériences spirituelles, même les plus extraordinaires.

Une fois que vous avez eu une expérience spirituelle vous en désirerez forcément une autre, puis une autre, et finalement vous allez vouloir vivre en permanence dans cet état. Il n’y a rien de tel, le bonheur éternel, la félicité éternelle n’existent pas. Vous y croyez, parce que c’est ce qu’on vous a dit dans tous ces livres que vous lisez. Pourtant vous savez parfaitement que votre quête n’aboutit à rien. C’est ce mécanisme qui a été mis en route, cet instrument que vous utilisez, qui vous fait continuer dans cette direction parce que c’est la seule chose qu’il puisse faire. Il est le résultat de tant d’années de dur travail, d’effort et d’exercice de volonté. Vous voulez que vos efforts amènent un état au-delà de l’effort; ça ne marchera pas. Ne vous mettez pas martel en tête à propos de J’état au-delà de l’effort : il n’y a rien de tel. Vous voulez atteindre le sans-effort par l’effort -comment diable allez-vous y arriver? Vous oubliez que tout ce que vous faites, tout mouvement (de pensée), tout besoin, tout désir de quoi que ce soit, est effort.

On ne peut pas arriver à l’état-sans-effort par l’effort. Essayer de ne plus faire d’efforts est un effort en soi. C’est à devenir fou, en vérité! Vous ne vous êtes pas (encore) mis dans cette impasse. Si ça arrive pour de bon, alors vous allez vraiment devenir fou -et ça vous fait peur. Rendez-vous compte que tout ce que vous faites pour arriver à cet état-sans-effort, pour quelque raison que ce soit, est un effort. Même le désir d’éviter l’effort est aussi effort. On peut appeler état sans effort l’absence totale de volonté et d’effort -mais ce n’est pas quelque chose qu’on peut atteindre par l’effort.

Si seulement vous pouviez comprendre l’absurdité de votre quête! Changez de techniques, changez de maîtres, vous n’arriverez à rien; l’obstacle qui vous bloque n’est rien d’autre que la méthode en quoi vous mettez tous vos espoirs, voilà votre problème. Peu importe le maître que vous suivez. Si vous remettez en question son enseignement, vous n’aurez pas d’autre choix que de le remettre en question lui aussi. Mais le doute vous saisit alors : « C’est de ma faute, [si je persévère] un jour j’y arriverai ». Si vous n’y comprenez rien aujourd’hui, demain ce sera la même chose. On comprend quand le besoin de comprendre n’est plus là -maintenant ou la semaine prochaine.

Il n’y a rien à comprendre, voilà. Comprendre ne sert qu’à comprendre ce qui va arriver demain -mais pas la réalité de l’instant. Dans l’instant, il n’y a rien à comprendre du tout.

Ça peut paraître drôle, mais c’est comme ça. Vous voulez comprendre quoi? Vous n’arrivez pas à me comprendre. Ça fait vingt jours que je vous parle, et on peut continuer, mais vous ne comprendrez toujours rien. Ce n’est pas que c’est difficile. C’est tellement simple. La structure complexe [la pensée] que vous utilisez est précisément incapable de cette simplicité. Voilà le vrai problème. « Ce ne peut pas être aussi simple que ça », pensez-vous; la structure est si compliquée qu’il lui est impossible de considérer pour un instant que ça pourrait être aussi simple. Alors on va comprendre plus tard, pas maintenant. Mais demain ce sera la même chose, et dans dix ans ce sera toujours la même chose. Alors que faire? On est tous passés par là. On bascule ou on fout le camp. Si vous forcez suffisamment vous avez une bonne chance de basculer [dans la folie ] Mais vous allez vous arrêter avant.

Vous voulez comprendre quoi? Je ne dis rien de profond. Je répète la même chose tout le temps, jour après jour. Pour vous, c’est rempli de contradictions. Je dis quelque chose -que vous ne comprenez pas- et puis je dis le contraire. Vous y voyez une contradiction. En fait, il n’y en a pas. Ce que j’ai dit en premier lieu n’a pas exprimé ce que je voulais dire, alors la deuxième affirmation est une négation de la première; et la troisième est une négation des deux premières; et la quatrième une négation des trois premières. Non que j’aie quelque chose à dire. Non quej’aie dans l’idée de vous communiquer quoi que ce soit. Il n’y a rien à transmettre. Seulement une suite de négations. Non qu’il y ait quelque chose à dénier. Vous voulez comprendre. Voyez-vous, vous voulez comprendre. Il n’y a rien à comprendre. Chaque fois que vous croyez y voir un sens quelconque, j’attire votre attention sur le fait que ça n’est pas ça. Ce n’est pas non plus la doctrine du neti-neti.

Vous savez, en Inde, ils ont mis au point cette approche négative. Mais cette soi-disant approche négative est en fait une approche positive, parce qu’ils ont quand même un but en tête. Ça n’a pas marché avec l’approche positive, alors ils ont inventé ce qu’on appelle l’approche négative. « Pas ceci, pas cela ». On ne peut pas atteindre l’inconnaissable, voyez-vous, et on ne peut pas non plus en faire l’expérience par l’approche positive. Cette approche soi-disant négative ne l’est pas vraiment, parce qu’il y a toujours un but tangible -connaître l’inconnaissable, ou le désir de faire l’expérience de quelque chose- et ce quelque chose est au-delà de l’expérience. C’est une pure supercherie -on s’amuse. Tant qu’il y a un but tangible, quel qu’il soit -et on peut appeler ça approche positive ou négative c’est une approche positive.

D’accord, on s’amuse, c’est intéressant, mais soyons sérieux, ‘l’au-delà », « l’inconnaissable », il n’y a rien de tel. Si vous acceptez l’idée d’un au-delà, vous allez chercher à le connaître -à connaître l’inconnaissable. Votre intérêt est de chercher à connaître. Ce mouvement [de la pensée] va persister tant qu’il y aura le désir de faire l’expérience de quelque chose qui n’est pas du domaine de l’expérience. Il n’y a pas d’au-delà, point final. Qu’est-ce qui me permet d’affirmer qu’il n’y a rien de tel ? Comment puis-je me permettre d’être aussi catégorique? Vous comprendrez plus tard. Tant que vous êtes en quête de l’au-delà, ce mouvement persiste. C’est quelque chose qui est à votre portée, qui vous donne l’espoir que peut-être un jour par un heureux hasard vous allez avoir l’expérience de l’au-delà. Comment l’inconnaissable pourrait-il être du domaine du connu? Vous pouvez toujours courir. Même si ce mouvement (pour connaître l’inconnaissable) n’est pas là, vous ne saurez jamais ce qui est. Vous ne pouvez pas savoir ce qui est, vous n’avez aucun moyen de le saisir, d’en faire l’expérience, aucun moyen de l’exprimer.

C’est pourquoi toutes ces histoires de félicité éternelle, d’amour éternel, c’est du pipi de chat. Il est strictement impossible de saisir cette réalité, de la contenir, de l’exprimer. Un jour peut-être vous vous éveillerez au fait que cet instrument [la pensée] ne peut pas vous aider à comprendre quoi que ce soit, et qu’il n’y en a pas d’autre. Il n’y a donc rien à comprendre. Je ne veux pas donner une conférence. Aidez-moi.Vous voyez, vous auriez tort d’interpréter mes mots selon vos valeurs, selon certains codes de conduite, vous seriez complètement à côté de la cible. Je n’ai rien contre un code de moralité -les codes de conduite ont une utilité sociale, sans eux la société ne pourrait pas fonctionner. Un certain code de conduite est nécessaire pour fonctionner intelligemment dans le monde. Sinon, c’est le chaos. C’est uniquement un problème de société, pas une question d’éthique ni un problème religieux. Il faut séparer les deux choses, le monde a changé. Il faut trouver quelque chose d’autre [que les vieux interdits religieux ou moraux] pour pouvoir vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. Tant qu’il y aura conflit intérieur, en vous, vous ne pourrez pas vivre en harmonie avec la société. C’est à vous de faire le premier pas, en vous-même.

N’essayez pas d’interpréter mes mots dans un contexte religieux. Ce que Je dis n’a rien à voir avec la religion. Loin de moi l’idée que vous devriez devenir quelque chose d’autre que ce que vous êtes déjà. C’est impossible. Il n’est pas dans mon intention de vous libérer de quoi que ce soit. Franchement, notre conversation n’a aucun sens. Vous pouvez rejeter ce que Je dis, n’y voir qu’un non-sens, je n’y vois aucun inconvénient. Peut-être qu’un jour vous verrez clairement que l’objectif que vous avez en tête, ce but à quoi vous aspirez par tous vos efforts et la tension de la volonté, peut-être qu’un jour vous verrez que tout ça n’a absolument rien à voir avec ce dont je parle. L’ état que je décris n’est pas ce que vous voulez.

Je vous disais l’autre jour que j’aimerais vous donner juste un aperçu de cet état. Pas un aperçu dans le sens visuel. Juste vous faire toucher ça du doigt. Mais vous n’auriez aucune envie de vous en approcher, encore moins de le toucher. En revanche, ce que vous voulez, ce qui vous intéresse vraiment, n’existe pas. Vous pouvez avoir un tas d’expériences insignifiantes, si ça vous chante. Allez-y, méditez, faites ce qui vous plaît, vous en aurez des expériences. En fait, c’est encore plus facile en se droguant. Je ne préconise pas l’utilisation des drogues, mais le résultat est le même, exactement le même. Les docteurs disent que les drogues vont vous abîmer le cerveau, mais la méditation -si on fait ça sérieusement- va aussi vous abîmer le cerveau. [Ceux qui l'ont pratiquée sérieusement] sont devenus fous, ils se sont fichus dans la rivière et sont morts. Ils ont fait mille choses -ils se sont emmurés dans des cavernes- parce qu’ils ne pouvaient y faire face.

Voyez-vous, il est impossible d’observer ses propres pensées, de s’observer à chaque pas qu’on fait. Vous en deviendriez fou, vous ne pourriez pas faire un pas. Ce n’est pas ce qu’on veut dire quand on parle d’être conscient de tout -d’observer chaque pensée- comment vous serait-il possible d’observer toutes vos pensées, une à une- et pour quelle raison, je vous prie, voudriez-vous observer vos pensées? Pour quelle raison? Dans un but de contrôle? Vous ne pouvez pas contrôler la pensée. Elle a une force fantastique.

Vous pouvez vous imaginer que vous avez réussi à contrôler vos pensées, et que vous avez senti un certain espace entre ces pensées, une sorte d’état sans pensée; vous croyez alors que vous avez fait un pas en avant. Mais cet état-sans-pensée se fonde lui-même sur la pensée, il représente un espace entre deux pensées. Faire l’expérience de l’espace entre deux pensées -l’état-sans-pensée- est la preuve que la pensée était là, bien là. Elle refait son apparition après, comme le Rhône, en France, qui disparaît et réapparaît. Il est toujours là, mais souterrain. Il n’est pas navigable, mais finalement il réapparaît. De la même manière toutes ces choses que vous refoulez (avec le sentiment d’avoir eu une expérience extraordinaire) reviennent à la surface, -et alors vous sentez vos pensées revenir avec une force accrue.

Vous n’êtes pas conscient de votre respiration en ce moment. Vous n’avez pas besoin d’en être conscient. Pourquoi en auriez-vous besoin? Si c’est pour contrôler votre respiration, accroÎtre votre capacité respiratoire, etc, d’accord. Mais pourquoi être conscient du mouvement respiratoire du début jusqu’à la fin? Soudain, vous êtes conscient de votre respiration. Respiration et pensée sont étroitement liées. C’est pourquoi vous voulez contrôler votre respiration. Ainsi, d’une certaine manière, vous allez contrôler votre pensée, pendant un certain temps. Mais si vous retenez votre souffle trop longtemps, vous allez étouffer et tomber raide mort; de la même manière, si vous retenez ou bloquez le flot de pensées, vous allez étouffer et tomber raide mort, littéralement, ou au moins il y aura de sérieux dégâts. La pensée est une vibration très forte, une extraordinaire vibration. C’est comme l’atome. Il ne faut pas jouer avec ces choses-là.

Vous voulez maîtriser le flot de pensées, mais vous n’y arriverez pas. La pensée doit fonctionner à sa manière, de façon discontinue, sans suite. Cet état existe de lui-même, vos efforts ne peuvent en aucun cas le provoquer. [U. G. décrit « l’état naturel  » qui est le sien, une fois que le carcan de la structure mentale a disparu]. La pensée doit trouver son rythme naturel. Le fait même de vouloir lui donner son rythme naturel ajoute une impulsion au flot de pensées. La pensée a sa vie propre-, malheureusement, elle a créé un mouvement parallèle à l’intérieur de la vie. Ces deux mouvements, de la vie et de la pensée, sont dans un conflit perpétuel , qui ne prendra fin que lorsque le corps cessera de fonctionner.

La pensée s’est emparée du corps. Elle est le maître de la place. Elle essaye toujours de tout contrôler. C’est un domestique qu’on ne peut plus mettre à la porte, quoi qu’on fasse. Si vous l’expulsez par la force, il va tout brûler, même s’il doit périr dans les flammes lui aussi. [Il est très dangereux d’essayer de contrôler ou de bloquer la pensée. On risque la folie]. Il n’a rien à y gagner, mais c’est ce qui va vous arriver si vous essayer de le contrôler. Ne prenez pas cette image littéralement, voyez par vous-même, ne jouez pas avec tout ça. Ou alors, allez-y, jouez. Tout ça, pour vous, ce sont des jouets. 

Extrait de l’Auteur : Le Dos au Mur par Uppaluri Gopala Krishnamurti

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Un cadeau des dieux

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2013

Un cadeau des dieux dans LECTURES Inspirantes clip_image001La Transmission : une méditation pour le nouvel âge, de Benjamin Creme

compte rendu de lecture de Betsy Whitfill

images-i dans Méditation

Quelle activité pourrait-elle mieux convenir aux principes de synthèse et au travail de groupe de l’ère du Verseau qu’une méditation de groupe ouverte à tous, qui facilite l’envoi d’énergies spirituelles de transformation au monde entier pour le bien de tous ?

Le manuel écrit pour cette activité du Verseau est le livre de Benjamin Creme : La Transmission : une méditation pour le nouvel âge. Il s’agit d’un ouvrage pratique destiné à ceux qui sont prêts à intégrer la méditation et le service dans leur existence. De nombreux groupes de méditation de transmission se sont déjà créés après l’annonce historique de B.Creme que l’Instructeur mondial attendu sous différents noms par toutes les traditions, religieuses comme non religieuses, et son groupe, les Maîtres de Sagesse, sont de retour dans le monde pour nous donner leur enseignement. Ces groupes constituent pour les individus de tous horizons une porte leur permettant d’accéder à un sentier, à une vie au service, qui en même temps transforment leur existence personnelle.

Pour ceux qui abordent ces informations pour la première fois, B. Creme traite de thèmes tels que : la Hiérarchie spirituelle des Maîtres ; le fait que tout est constitué d’énergie vibrant à un niveau ou un autre ; l’immense pouvoir de la pensée ; l’importance du rythme et de la discipline dans la vie ; le sentier que chaque étudiant peut créer pour lui-même. Ainsi, le lecteur peut découvrir certains aspects de sa vie intérieure éclairée d’une lumière nouvelle. Pendant la Transmission , le méditant s’aligne avec son âme, qui est le Maître intérieur. Le désir de méditer, si ténu soit-il, est l’expression d’un appel de l’âme qui veut établir un contact avec l’homme ou la femme en incarnation, et la méditation est la « voie royale » permettant de développer ce contact.

Une méditation de service

A ceux qui ont l’habitude des diverses techniques d’amélioration de soi par la méditation et le yoga, B. Creme propose un enrichissement extraordinaire : la méditation au service du monde. Le fait de pouvoir méditer et en même temps servir le monde de manière puissante et positive semble incroyable, si l’on considère l’impuissance dont certains sont saisis devant la situation chaotique dans laquelle semble se trouver le monde aujourd’hui. Cependant, il existe un Plan, et nous pouvons tous aider.

Dans le chapitre 1 : Qu’est-ce que la Méditation de transmission ? B. Creme traite de la place et du rôle de l’homme dans l’organisation et la dynamique énergétique des différents règnes. Du minéral le plus élémentaire au végétal supérieur, puis à l’animal, à l’homme et finalement au royaume spirituel, chaque règne stimule énergétiquement le règne qui le précède. Le règne des âmes – que la Bible appelle le Royaume de Dieu – ou règne spirituel, naît à partir du règne humain. En d’autres termes, un être humain n’est pas vraiment une entité physique automatique inerte et séparée – si merveilleuse que soit sa complexité –, mais une étincelle du Divin, qui se trouve dans un champ d’énergie et est reliée à tout ce qui est, y compris l’Être que nous appelons Dieu. Nous sommes des dieux en devenir qui, petit à petit, par la méditation et le service, deviennent conscients, de façon de plus en plus inclusive, de niveaux d’être de plus en plus élevés. Le lecteur découvre ainsi l’existence de l’âme – ou divinité intérieure –, il apprend que la stimulation vient du règne des âmes lors de la méditation, et que la méditation de transmission constitue une technique de contact, de développement et d’expression de cette divinité sur le plan physique : c’est tout un monde de signification et d’espoir qui s’ouvre à lui, un nouveau sens de la vie qui lui est proposé.

Il va sans dire que la méditation de transmission est unique, puisqu’elle est assurée par certains membres du groupe des Maîtres de Sagesse qui guident l’évolution de l’humanité depuis l’aube des temps. B. Creme a passé une grande partie de sa vie en contact télépathique avec l’un de ces Maîtres ; depuis des décennies, il parcourt le globe, préparant le public à leur venue parmi nous sur le plan physique. Les Maîtres, écrit-il, connaissent parfaitement les réussites et les échecs qui sont ceux des hommes, car ils ont parcouru avant eux le chemin de l’expérience évolutionnaire humaine ; ils reviennent travailler parmi nous au grand jour pour la première fois depuis des millénaires. Si tel est notre désir, ils souhaitent nous indiquer le sentier qui nous mènera à un avenir brillant, mais c’est de notre plein gré que nous devons suivre leurs conseils. Ce chemin est celui du partage des ressources et d’une vie selon le principe que l’humanité est une, que nous sommes tous les fils et les filles d’un seul et même Dieu. La méditation de transmission est fondamentale car elle donne à tous, croyants ou non, l’opportunité de croître en conscience, tout en travaillant directement avec les Maîtres et leur leader, Maitreya, à la sauvegarde et à la réhabilitation du monde. Nombreux sont ceux, dans les groupes de méditation, qui ont le sentiment qu’ils sont venus en incarnation pour accomplir ce travail.

Dans le chapitre : La nature de la Transmission , B. Creme nous explique que la transmission des énergies a toujours eu lieu partout dans le cosmos. Concernant la nature des énergies transmises, il explique que c’est Maitreya, l’incarnation de l’Amour sur Terre, qui reçoit et dirige les énergies spirituelles (provenant de sources cosmiques interplanétaires, extraplanétaires ou plus) vers un ou deux Maîtres, lesquels les envoient de manière scientifique dans les chakras des participants. Ainsi les puissantes énergies spirituelles baissent d’intensité, et elles sont redirigées par Maitreya dans le monde. L’humanité peut alors les absorber et les utiliser pour, dans l’unité, la synthèse et la coopération, résoudre sagement les problèmes et mettre en œuvre de façon pacifique les principes du Verseau sur lesquels se construira la nouvelle civilisation. Les Maîtres savent combien d’énergie chaque individu peut recevoir, et ils les répartissent en conséquence. Les méditants n’ont plus qu’à rester assis tranquillement, à dire ensemble à haute voix la Grande Invocation , et à maintenir leur attention au centre ajna, entre les sourcils. La croissance spirituelle, le développement de la conscience des transmetteurs, se trouvent en sécurité entre les mains des Maîtres, qui sont de grands scientifiques. La méditation de transmission est une combinaison de Laya Yoga (le yoga des énergies, des centres ou chakras) et de Karma Yoga (le yoga du service) ; elle permet à ceux qui la pratiquent d’avancer rapidement ; c’est une véritable « serre » pour le développement spirituel.

Des informations transmises par télépathie

Si les renseignements ésotériques donnés dans ce livre sont présentés si simplement, c’est en raison du rapport télépathique permanent existant entre Benjamin Creme et son Maître, qui répond aux questions. C’est ce même Maître qui fut à l’origine du premier groupe de méditation de transmission à Londres en 1974. Pendant les décennies où il a sillonné le monde pour donner ses conférences, B. Creme a en même temps assuré des méditations de transmission lors desquelles Maitreya l’a adombré ainsi que son public. Les participants font l’expérience des énergies, et beaucoup d’entre eux ont formé des groupes de Transmission sur leur lieu de résidence. Naturellement, les questions n’ont pas tardé à affluer : « Combien de temps dois-je transmettre ? », « Comment rester aligné avec mon âme ? », « La Transmission est-elle compatible avec toutes les croyances ? », « Peut-on transmettre tout en continuant de pratiquer la méditation transcendantale ? », et ainsi de suite.

La lecture de ce manuel est essentielle à la compréhension de cette méditation et de l’opportunité exceptionnelle qu’elle représente. Cela est si vrai que le livre est disponible en version électronique sur le site de Partage international (par-tageinternational.org) où l’on peut le télécharger gratuitement. La méditation de transmission, comme l’écrit Benjamin Creme, « est un cadeau des dieux. »

Benjamin Creme : La Transmission : une méditation pour le nouvel âge, 2004, Partage Publication.

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l’Amour est la Création

Posté par othoharmonie le 29 juin 2013


l’Amour est la Création dans Méditation couleursL’amour est la source de la création toute entière. C’est en fait la conscience qui forme les univers créés, toutes les dimensions d’existence et les mondes dans lesquels nous vivons. Lorsque nous examinons les autres mondes depuis notre point de vue dualiste, nous voyons sans cesse les choses sous la forme d’une trilogie. Nous partageons toujours le temps en trois tranches ; le passé, le présent et le futur.

Pour nous, l’espace est à considérer selon ces trois axes que son x, y et z. nous saisissons la réalité sous la forme du microcosme, le monde de tous les jours, et du macrocosme. Nous désignons ceci par la trinité de la réalité.

Tout dans cette trinité de la réalité, des particules atomiques aux gigantesques galaxies, est maintenu en place par des forces auxquelles nous avons donné différents noms parce que nous les percevons comme étant séparées et sans rapport les unes avec les autres. Les atomes sont des forces gravitationnelles qui, elles, gardent les planètes ensemble autour d’un Soleil. Et les Soleils, avec leur système tournant autour d’eux, sont eux-mêmes retenus ensemble parmi d’autres Soleils, mais tout ceci est-il vraiment dissemblable ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une différence de dimensions dans lesquelles tous se manifeste ?

L’amour est une vibration particulière de la conscience qui, lorsqu’elle est présente parmi les humains, rassemble les gens et leur permet de développer une vie sociale. Sans amour, le mariage n’est qu’un travesti et il finira par se dissoudre. Souvent, les parents ne resteront ensemble que pour épargner leurs enfants. Mais même dans ce cas, n’est-ce pas pour épargner leurs enfants. Mais même dans ce cas, n’est-ce pas justement l’amour qui sauve le mariage, l’amour pour les enfants ? Il se peut aussi que nous ayons d’autres raisons de continuer à entretenir des liens avec quelqu’un sans qu’il y ait d’amour, mais ce n’est jamais la même chose qu’avec un amour vrai. L’amour est le lien le plus puissant de tous. Les gens mourront d’amour, pour de l’amour ou à cause de son absence, et même par amour.

Je crois fermement que tout, dans l’univers est un miroir de la conscience. D’après ce que j’ai pu voir moi-même, l’énergie est consciente, peu importe le nom qu’on lui donne. On pourra l’appeler électricité, magnétisme, champs électromagnétiques, chaleur, énergie cinétique, forces atomiques, gravité etc… et à partir de cette croyance, nous voyons que selon la fameuse formue E = mc², l’énergie est en relation avec la matière et avec le carré de la vitesse de la lumière, qui est un chiffre. Par conséquent, la matière est aussi la conscience, mais sous une forme cristallisée. Depuis ce point de vue sur le monde, tout est conscience. Et la conscience est la lumière intérieure qui se réfléchit sur la matière du monde intérieur et crée ainsi le monde extérieur tout entier, d’un souffle à l’autre.

Le monde intérieur de la conscience, les rêves, les visions, les sentiments, les émotions, l’énergie sexuelle, la kundalini, et même nos interprétations de la réalité extérieure, constitue la source même de la matière, et la manière dont cette matières est organisée se retrouve ans la formule pré-citée. L’amour est la force de cohésion dans cette équitation. L’amour est exactement la vibration à laquelle la matière réagit. Nous avons tous un grand pouvoir de création. Nous l’avons oublié, mais il est maintenant temps de nous en souvenir.

C’est l’amour qui peut nous guérir ainsi qu’autrui. En fait, c’est l’amour et ce ne peut être que lui qui guérira ce monde. Par conséquent, parler de guérison sans parler d’amour, c’est parler sans vérité. En médecine, seules certaines choses sont possibles. Mais avec l’amour, tout l’est.  Avec l’amour, une maladie incurable n’est rien d’autre qu’une  manifestation de  lumière, et les atomes du corps peuvent être réarrangés de telle manière que la santé parfaite retourne en lui. L’absence d’amour est la source de toutes les maladies, car seul l’amour tire la matière du chaos et lui donne un certain ordre. S’il n’y a pas d’amour, le chaos s’ensuivra.

La guérison ne peut avoir lieu que par le biais de l’amour.

Qu’il s’agisse de guérir des gens, des villages entiers ou la planète dans sa totalité, c’est du pareil au même. La seule différence est le degré d’amour que l’on émet.

Le mental sait comment manipuler la matière, et l’amour aussi, mais l’amour peut également créer la matière à partir de rien. Peu importe ce qui a besoin d’être guéri, l’amour trouvera toujours un moyen. L’amour véritable est illimité.

Quel est donc le voile qui nous empêche de voir cette grande vérité et de la vivre ?

Ce que vous croyez être vrai constitue toujours votre limite. Si vous ne croyez pas à ces limites, vous êtes libre.

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Méditation et ses citations

Posté par othoharmonie le 28 juin 2013

La méditation est notre nature

  « Qu’est-ce que la méditation? Est-ce une technique qui peut être pratiquée? Est-il un effort que vous avez à faire? Est-ce quelque chose que l’esprit peut atteindre? Il n’est pas. 

« Tout ce que l’esprit peut faire ne peut pas être la méditation – c’est quelque chose au-delà de l’esprit, l’esprit est absolument impuissant là-bas.  »L’esprit ne peut pas pénétrer dans la méditation, où l’esprit se termine, la méditation commence. Il ne faut pas oublier, parce que dans notre vie, tout ce que nous faisons, nous le faisons à travers l’esprit;. Peut importe ce que nous réalisons, nous l’obtenons grâce à l’esprit   »Et puis, quand nous nous tournons vers l’intérieur, nous avons à nouveau commencer à penser en termes de techniques, méthodes, faits et gestes, parce que l’ensemble de l’expérience de la vie nous montre que tout peut être fait par l’esprit – Oui.. à l’exception de la méditation, tout peut être fait par l’esprit  «Tout est fait par l’esprit », sauf la méditation. Parce que la méditation n’est pas un exploit – c’est déjà le cas, c’est notre nature. Il n’a pas à être atteint, il doit seulement être reconnu, il n’a qu’à se rappeler. Il est là pour nous – juste un tournant dans, et il est disponible. Et Vous serez transporté toujours et pour toujours.  »La méditation est notre nature intrinsèque. C’est nous, c’est notre être, cela n’a rien à voir avec nos actions. Nous ne pouvons pas l’avoir. Elle ne peut être possédée, ce n’est pas une chose.  «C’est nous. Il est de notre être. «  

Méditation et ses citations dans Méditation images-18

La méditation est Vigilance

  «Tout ce que vous faites, faites-le avec une profonde vigilance, alors même les petites choses deviennent sacrées. La cuisine ou le nettoyage devient sacré.. Ils deviennent culte  «Ce n’est pas question de ce que vous faites, la question est de savoir comment vous le faites. Vous pouvez nettoyer le sol comme un robot, une chose mécanique, vous avez à nettoyer, afin de le nettoyer. Ensuite, vous manquez quelque chose de beau. Ensuite, vous perdez ces moments qu’est le nettoyage du sol. Le nettoyage du sol aurait pu être une grande expérience, vous l’avez manqué. Le sol est nettoyé, mais quelque chose qui aurait pu arriver en vous n’a pas eu lieu. 

Si vous étiez au courant, non seulement le sol, mais vous, auriez senti un nettoyage en profondeur.   »Nettoyer le sol plein de sensibilisation, lumineux avec conscience du travail ou de s’asseoir, ou de marcher, mais une chose doit être un fil continu. rendre de plus en plus les moments de notre vie lumineux, avec conscience.

Laissez la bougie de conscience brûler à chaque instant, dans chaque acte.

« L’effet cumulatif est ce que l’illumination est. L’effet cumulatif, tous les moments ensemble, toutes les petites bougies ensemble, devenir une grande source de lumière. »

Osho, The Beloved , Vol. 1, n ° 4 Réagissez et Osho, Ancient Music in the Pines , Discuter # 7

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Born Again méditation

Posté par othoharmonie le 28 juin 2013

Born Again est une thérapie méditative créée par Osho qui nécessite deux heures par jour sur sept jours.

Pendant la première heure, les participants ont tout l’espace et la liberté de se comporter comme des enfants.

La deuxième heure, ils s’assoient en silence.

 

Born Again méditation dans Méditation sun

Voilà ce qu’Osho dit sur cette méditation :

Rappelez vous: Retrouvez, regagnez votre enfance Tout le monde aimerait la retrouver mais peu font réellement quelque chose pour la retrouver. Tout le monde voudrait regagner son enfance! Les gens disent toujours que leur enfance était le paradis…et les poètes écrient souvent sur la beauté de l’enfance. Qui vous en empêche? Regagnez la!

La poésie ne vous aidera guère et le fait de vous rappeler que c’était le paradis ne vous aidera pas plus. Pourquoi ne pas simplement y retourner? Pourquoi ne pas redevenir un enfant? Je vous dis simplement que si vous redevenez un enfant, vous grandirez d’une manière nouvelle. Pour la première fois, vous serez à nouveau plein de vie. Et quand vous retrouvez les yeux de l’enfant, sa sensibilité– jeune, et vibrant de vie– La vie entière vibre avec vous. Rappelez vous, c’est votre propre vibration qui a besoin d’être transformé. Le monde vibre déjà en extase; c’est simplement que vous n’êtes pas connectés. Le problème n’est pas avec le monde, mais avec vous: vous n’êtes pas connecté au monde. Le monde est constamment en danse, en extase…chaque moment, il est en festivité. Le festival continue d’éternité en éternité, simplement vous n’y êtes pas connectés. Vous vous êtes décrochés et vous avez accumulez plein de savoir; vous êtes devenus très mature ! Vous êtes fermés. Débarrassez-vous de ces barrières et laissez-vous portez par le courant de la vie. Quand la tempête arrive, les arbres dansent, vous aussi, dansez. Quand la nuit arrive, tout devient noir, vous aussi devenez noir. Et le matin, quand le soleil se lève, vous aussi, faîtes en sorte que le soleil se lève en vous. Soyez comme un enfant, amusez-vous sans penser au passé.

Un enfant ne pense jamais au passé. En fait, il n’a pas de passé sur lequel il pourrait réfléchir. Un enfant ne s’inquiète pas plus du futur; Il n’a pas conscience du temps. Il vit sans aucune inquiétude. Il agit dans le moment; Il ne garde jamais des choses du passé. Si il est en colère, il est en colère maintenant et dans cette colère, il peut dire à sa mère « je te hais ».Et, ce ne sont pas que des mots, il les pense. En fait, à ce moment, il est réellement en colère. Un instant plus tard, il embrassera sa maman et lui dira « je t’aime ». Il n’y a pas de contradiction. Ce sont deux moments différents. Il était pure colère et maintenant il est pur amour. Il est comme la rivière qui coule en zigzag. Mais où qu’il soit, — où que soit la rivière– il est total, et en complet laisser-aller.

Pendant ces jours, soyez totalement un enfant — totalement! Si vous haïssez, haïssez; Si vous aimez, aimez; si vous êtes en colère, soyez en colère; et si vous êtes joyeux, soyez joyeux et dansez!. Ne gardez rien du passé. Restez avec le moment présent; Ne vous préoccuper pas du futur. Durant ces 8 jours, ne vous préoccuper pas du temps. Sortez du temps! C’est pourquoi, je vous dis de ne pas être sérieux: car le plus sérieux vous êtes, le plus vous êtes conscient du temps. L’enfant vit dans l’éternité. Il n’ y a pas de temps pour lui. Il n’en est même pas conscient. Ces huit jours seront une réelle méditation si vous arrivez à être au de là du temps. Vivez dans le moment et soyez vrai.

Soyez joueur. Ce ne sera pas facile car vous êtes tellement structuré. Vous avez une armure et il vous ait difficile de vous en défaire, de vous en séparer. Vous ne pouvez pas danser, vous ne pouvez pas chanter, vous ne pouvez même pas sauter; vous ne pouvez même pas rire ou crier. Même pour rire, il vous faut quelqu’un – pour que vous puissiez vous moquez de lui. Vous ne pouvez pas simplement rire. Il vous faut une raison: alors seulement vous pouvez rire ou pleurer.

Mettez de côté votre savoir, vos connaissances et votre sérieux Soyez complètement joueur pour huit jours. Vous n’avez rien à perdre. Si vous ne gagnez rien en faisant cette méditation…de toute façon vous ne perdrez rien. Qu’est-ce que vous pouvez bien perdre ? En fait, c’est le contraire… je vous le dis: vous ne serez jamais le même àprès ce groupe. Si j’insiste sur le fait de s’amuser, c’est pour cette raison: je veux que vous reveniez au point où vous avez arrêtez de grandir. Il y a eu un moment où vous avez arrêtez de grandir et vous êtes alors devenu faux. Vous avez peut-être été en colère, un enfant dans un tantrum, en colère et votre père et votre mère qui vous disaient : »Arrête d’être en colère ! Ce n’est pas bien ! » Vous étiez naturel…puis une division a été crée en vous – il vous fallait faire un choix. Si vous restiez naturel, vous perdiez l’amour de vos parents. Je veux vous ramener au moment où vous êtes devenu »gentil », « obéissant » et non plus naturel. Amusez – vous et votre enfance reviendra. Ce sera difficile car il vous faudra ôter les masques et les « faux » visages que vous êtes habitués à porter. Vous devrez mettre de côté votre personnalité. Mais rappelez – vous, l’essence ne peut s’imposer que lorsque la personnalité n’est plus là car votre personnalité est devenue une prison. Mettez – la de côté. Ce sera douloureux, mais cela en vaut la chandelle car vous allez ni plus, ni moins renaître. Et aucune renaissance n’est possible sans douleur. Si vous êtes réellement déterminé à renaître, alors prenez le risque.

Osho
Extrait de : Meditation: The First and Last Freedom

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méditation No Mind

Posté par othoharmonie le 28 juin 2013


Osho a commencé à introduire la méditation No-Mind lors de ses discours sur le zen. Ce n’est que plus tard qu’elle devint une thérapie méditative d’une semaine.

méditation No Mind dans Méditation bonjour141

Voici un extrait du discours dans lequel Osho a présenté cette méditation :

Elle comporte trois phases. 

D’abord le charabia. Le terme charabia vient du maître soufi Jabbar. Ce mystique n’ouvrait la bouche que pour baragouiner, il produisait des sons incohérents, dénués de sens. Cela ne l’empêchait pas d’avoir des milliers de disciples. Il considérait que le mental est pur charabia et que le faire taire donne un avant-goût de notre nature profonde.

Livrez-vous au charabia et devenez consciemment fou. Perdez la tête, centrez-vous dans l’oeil du cyclone. Laissez venir tout ce qui monte en vous, sans vous demander ce que cela vaut ou signifie. Contentez-vous d’évacuer votre bric-à-brac psychique, faites de la place pour le bouddha.

Dans la deuxième phase, le cyclone est passé. Il a tout balayé, y compris vous. L’espace libéré est occupé par votre bouddhéité immobile et silencieuse. Observez votre corps, votre mental, tout ce qui présente.

Dans la troisième phase , quand vous entendrez: « Lâchez tout! » , détendez vos muscles et tombez comme un sac de riz, sans rien aménager.

N.B Chaque phase est annoncée par le tambour…

Osho
Extrait de Live Zen et repris dans Meditation: The First and Last Freedom

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Le Feu Sacré Chamanique

Posté par othoharmonie le 23 juin 2013

 par Patrick Dacquay

L’élément Feu est sans doute le plus voyant dans les pratiques Chamaniques. En effet, dans les cérémonies traditionnelles, un Feu est allumé, il est le centre de toutes les intentions des officiants et des participants. Les cérémonies ont lieu le plus souvent la nuit, le Feu apporte la lumière et permet d’échapper, au sens propre et symbolique, à l’obscurité.

Le Feu Sacré Chamanique dans Expériences nabuleuse3  

Le Feu est symbole de régénérescence, il consume ce qui n’est plus nécessaire de garder en soi, pour laisser la place à la renaissance qui tend vers une nouvelle perspective de vie. 
Le Feu est considéré par les Celtes comme un peuple à part entière avec ses Esprits inférieurs et supérieurs. C’est donc avec respect, mais aussi avec une certaine crainte, que le gardien du Feu (l’homme qui a pour responsabilité d’accompagner les cérémonies Chamaniques), remplit son office. 

L’allumage du Feu nécessite beaucoup de précautions et chaque Tradition « monte le Feu » selon une architecture précise. 
Dans notre Tradition, une croix égalitaire est construite en fondation. Elle est composée de neuf bûches solides dans sa verticale, et entourée de trois bûches par la droite et par la gauche dans son horizontale. Le tout formant une formidable croix Celtique égalitaire. 

Par la suite, le Feu est bâti sur un multiple de trois, six et neuf bûches qui forment sa super structure. Le Feu forme un cône majestueux prêt à s’enflammer. Le gardien attentif dirige ses nombreux assistants, offrant des feuilles de tabac en remerciement. La conscience qui est mise dans le montage d’un Feu présage de la qualité de la cérémonie. 

Le silence qui baigne cette préparation illustre l’importance de l’action entreprise. Le Feu devient l’axe du Monde qui prend sa force dans le bois (le végétal, qui lui-même ancre ses racines dans la Mère Terre). Les flammes, comme des danseuses en extase, montent vers le Ciel et projettent vers les étoiles des pétales embrasés de lumières oranges, rouges, jaunes et blanches.

Le Feu a donc pour mission dans le Monde du milieu, celui de la Création, de purifier et de réduire en cendres ce qui n’a plus d’utilité. Cette fonction symbolique et pourtant réelle, illustre la puissance du troisième élément

Le Feu assis sur la Terre, se nourrit de l’élément Air qui vient tournoyer avec les flammes. L’Air et le Feu dansent ensemble, s’attisent, se calment, se dévorent, s’aiment et se combattent selon les instants magiques de la cérémonie. 

La Tradition Celte n’oppose jamais les éléments et quand un Déo souffle la flamme d’une bougie, il remercie le peuple du Feu qui fait l’amour avec le peuple de l’Air. Cette union tantrique a pour conséquence d’apaiser les contraires et de laisser la place à la paix et l’harmonie. La flamme éteinte par l’Air est la tranquillité d’après l’acte d’amour. Les éléments, après s’être étreints, s’apaisent et se reposent. 

  Les cérémonies de marche sur le Feu 
L’expérience est inouïe et concrétise les sensations décrites précédemment. 
Je me souviens de ma première marche sur le Feu, où après une longue préparation, nécessaire pour éteindre mon mental, je marchais sur un long ruban de braises. Mon coeur s’ouvrait et j’avais l’impression de marcher sur une épaisse moquette de coton. Cet état de félicité et de bien-être est inoubliable. Bien sûr, mes pieds n’avaient aucune brûlure, ce qui demeure un mystère pour la science. 
Cette cérémonie ne peut pas s’improviser et doit être dirigée par un Chaman compétent et dans un cadre traditionnel. Le Feu est un principe androgyne qui, au cours de la cérémonie, exprime le masculin qui nourrit et le féminin qui reçoit. Il mange et il nourrit. Le Feu peut détruire, mais régénère et alchimise. Grâce à lui, dans de telles cérémonies, l’impétrant renait de ces cendres. 

Dans les danses autour du Feu, le danseur va offrir à ce dernier tout ce qu’il ne veut plus et les flammes qui bougent avec lui, vont illustrer la progression de sa guérison psychique ou émotionnelle. Le Feu est à son image fou ou calme, serein ou agité, il est le miroir de son âme. 

J’étais dans la Cordillère des Andes, en Equateur, dans le pays d’Otavallo et je marchais avec empressement vers la maison d’un vieux Chaman. Il m’attendait pour diriger une cérémonie de purification Quetchoua. Le bâtiment était une sorte d’accumulation de vieux parpaings, coiffée de tôles rouillées. L’atmosphère était reposante et bienveillante et un Feu éclairait la pièce. 

Une petite communauté de vieilles femmes et de jeunes hommes accompagnaient le rituel. On me demanda, après de longues préparations chantées, de me déshabiller. J’étais confiant, mais inquiet car un des assistants alluma une torche impressionnante et tout en chantant, soufflait le Feu sur mon corps. Je sentais le « cochon brûlé » car quelques poils s’étaient embrasés. Les chants redoublaient d’intensité. Le Feu grandissait à la fois inquiétant et rassurant. 

La cérémonie dura le temps de toute une vie et quand elle fut interrompue, je n’étais plus qu’un « chamallow » tout mou. Je me sentais sans force et plus aucune tension dans mon corps ne subsistait. J’étais dans un bien-être rarement connu. Le Feu avait purifié tout ce qui devait l’être et j’étais délesté de mes scories. 

Le Chaman put continuer son travail de guérison. Il fixait constamment la flamme d’une bougie qu’il avait au préalable passée sur tout mon corps et après m’avoir flagellé délicatement avec des herbes piquantes comme les orties, il chanta de concert avec la flamme de la bougie qui s’agitait. Son chant semblait être l’écho de ce que lui disait le Feu. Ce dernier « ce grand-homme-médecine » officiait et le Chaman lui obéissait, il était au service du grand Feu sacré. 

  Le Feu est donc une clé de voûte des pratiques Chamaniques 
Les Celtes, le 21 juin, à l’occasion du Solstice d’été, franchissent le Feu en sautant à travers les flammes. Les vertus purificatrices et transformatrices de ces dernières permettent aux participants de renaître transformés. 

La fête fut reprise, hélas dénaturée de son contenu, par les Chrétiens qui l’appelèrent le Feu de la Saint Jean. Les Chrétiens ont d’ailleurs beaucoup assimilé le Feu à l’Enfer, ce dernier étant le gardien de la maison du Diable. On comprend leur crainte envers la puissance du Feu et l’obligation, pour eux, de faire courir la rumeur de son rôle démoniaque. La force du Feu est telle que celui qui se l’approprie, devient inatteignable et libre de toute emprise. On voit bien l’utilité de diaboliser le Feu afin qu’il ne puisse livrer ses secrets au plus grand nombre. 

Mon Grand-Père me disait : « Va toujours où on te demande de ne pas aller, car il y aura sûrement un secret que personne ne doit connaître ». 

En Bretagne, tous les lieux puissants de l ’Ancienne Sagesse ont été diabolisés… La Roche du Diable, l a M a r e a u x Sorcières, le Bois aux Esprits… Et cela pour éloigner les paroissiens des lieux de culte anciens. Le Feu n’a pas échappé à cette manipulation. Bien sûr, il n’est pas l’arme du Diable, mais au contraire la puissance manifestée du Ciel et de la Terre unifiés. 

«  Le feu androgyne est le sang des Esprits », me disait un vieux Chaman. Le Feu est le gardien de toutes les cérémonies, bienveillant pour les adeptes respectueux et terrible pour les profanateurs. 

Il est un rempart entre le Monde profane qui méprise les lois de l’univers et le Sacré qui honore ces dernières.

www.cercledesagesse.com

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On aime pour être aimés

Posté par othoharmonie le 12 juin 2013

 On aime pour être aimés dans Beaux textes 10-petit

Avez-vous remarqué qu’il est plus spontané d’aimer les autres plutôt que de s’aimer soi-même ? 

Cela s’explique par le fait qu’inconsciemment on cherche l’amour divin qui nous manque tant dans les relations avec les autres. Or, cet amour terrestre est souvent conditionnel puisqu’il provient d’êtres qui se sont eux-mêmes en quête de ce même besoin viscéral. 

Le chemin qui mène à cet amour inconditionnel requiert d’aller au-delà des angoisses existentielles, des angoisses associées à l’incarnation. Elles sont principalement occasionnées par le voile de la séparation. Cette sensation de coupure qui survient au fur et à mesure de la descente sur Terre est engendrée par les corps énergétiques qui imposent de fait un éloignement entre l’esprit - la partie divine de notre être – et la matière. Elle donne l’impression d’un vide intérieur et cet inconfort devient une urgence à combler. Alors, la tête marchande l’amour auprès des autres. 

On aime pour être aimer en retour.

Pour pouvoir offrir à l’autre un amour inconditionnel, il faut d’abord avoir retrouvé une parcelle d’unité qui nous relie à notre essence divine, à la beauté et à la grandeur du Grant Tout et, bien évidemment de soi puisqu’on fait partie intégrante de ce Grand Tout. C’est là que les angoisses existentielles fondent comme neige au soleil et qu’on peut ainsi combler le vide occasionné par le voile de l’incarnation. C’est là qu’on puise cet amour sans condition et qu’on peut ensuite l’offrir aux autres.

Voilà pourquoi il est si important de s’aimer soi-même puisque c’est cela qui nous comblera réellement et qui du coup comblera réellement les autres. 

Source : Sylvie Ouellet

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Regarder pour la première fois

Posté par othoharmonie le 4 juin 2013

Méditer, c’est regarder pour la première fois

Par Jean Bouchart d’Orval

 

Regarder pour la première fois dans Méditation p1030502-300x225 

La méditation n’a vraiment rien à voir avec une technique. Méditer c’est regarder pour la première fois, alors que pratiquer une technique consiste à répéter pour la nième fois. Se concentrer c’est se couper de la vie, c’est un manque de respect envers ce qui est là. Qu’est-ce donc que vous ne voulez pas voir dans votre vie au juste et pourquoi ? Il n’y a pas à se concentrer ; il n’y a qu’à écouter, regarder.

Méditer ce n’est ni fuir les objets ni aller à la pêche pour en attraper ; ce sont là les deux facettes d’un même manque de maturité. Tout ce qu’on attend, tout ce qu’on espère, tout ce qu’on peut comprendre, ce sont des objets, c’est-à-dire quelque chose qu’un observateur particulier découpe de toutes parts par rapport aux autres « objets » et par rapport à l’arrière-plan silencieux. Si vous allez à la chasse ou à la pêche au fond des bois, vous risquez de tuer un animal ou un poisson qui, comme vous, ne demande qu’à vivre. Ce n’est certes pas là une marque de grande sensibilité, mais quand vous partez chaque jour à la pêche intérieure pour attraper quelque chose de substantiel, vous faites preuve d’une insensibilité encore plus fondamentale : vous n’allez peut-être pas tuer un animal, mais vous allez tuer, ou du moins ensevelir, ce qui en vous est vivant. Au bout de quelques années, vous irez grossir les rangs des vieux croûtons qui errent à la surface de la soupe prétendument spirituelle de cette planète. Chercher à distinguer un objet, chercher à comprendre, chercher un état de conscience, vouloir transcender le monde, devenir un être réalisé, tout cela reflète un manque de clarté et c’est encore un compromis.

Mais alors le mot méditer a-t-il un sens pour vous ?

La méditation, c’est le respect total de ce qui est là, le respect de la vie telle qu’elle est. C’est le respect de ce que j’appelle ma vie, avec mon corps et mon psychisme tels qu’ils sont. C’est la non-violence parfaite. Cela veut dire que vous ne faites plus dans l’ailleurs ou dans le plus tard. Vous ne pensez plus à votre vie, vous la vivez clairement, directement.

Vous savez ce que veut dire vivre ? Cela veut dire être présent : sentir, ressentir, goûter, regarder, écouter. Ce n’est pas anesthésier cette sensibilité en vivant dans un monde abstrait tissé de notions engluées de mots. Quand vous voyez un arbre, un cerf, un homme, vous vous donnez vraiment à la vision et aussi à ce que vous sentez en vous, vous vous abandonnez au toucher intérieur. Vous n’êtes pas en train d’évaluer l’âge de l’arbre, si c’est un beau cerf ou un homme sympathique. Bien sûr, toutes ces notions peuvent vous venir – vous ne choisissez pas ! – mais vous ne mettez pas l’accent sur elles. Vous êtes beaucoup trop occupé à ressentir, à toucher, à goûter, pour avoir le temps de courir après des concepts ou des opinions. C’est un manque de temps. Généralement, quand on perçoit un objet, un visage ou une énergie, que fait-on immédiatement ? On se détourne de la réalité pour se tourner vers les images proposées par la mémoire. C’est cela vivre de manière abstraite, complexe, virtuelle. La vie est très simple, sauf quand on la regarde à travers le brouillard de la mémoire.

Observez bien ! Notez ce que vous échafaudez par-dessus la perception du moindre objet physique ou mental. Voyez ce que vous construisez encore qui étouffe et ensevelit le regard. Au moment même où vous plongez la main nue dans la neige, il n’y a rien à penser, à juger, à analyser ni à classifier. Au moment même où vous ressentez la tristesse, la colère ou la peur, il n’y a pas davantage à penser ou à « comprendre ». À un moment donné, il vous apparaît étrange de rechercher autre chose que ce qui est là, autre chose que ce qui est offert par la vie. Vraiment, cela paraît très étrange.

Voyez les enfants – tant ceux des êtres humains que ceux des animaux -, voyez comme ils ne sont que regard, écoute, sensibilité, attention. C’est universel, c’est inné ; voilà notre vraie nature. N’y a-t-il pas là un signe très clair ? C’est avec l’accumulation des impressions mentales laissées par les innombrables expériences passées que nous nous mettons à vivre dans l’habitude. Avec le temps, nous en venons à accepter l’idée que ce n’est pas la première fois, la seule fois, que nous ouvrons les yeux sur le monde. La notion d’objet va alors de soi et il ne nous vient plus de douter de la réalité de nos images. Notre cerveau, très tôt dans notre vie, a échafaudé une image du « monde » à partir des impressions des cinq sens. Nous sommes dès lors convaincus de la solidité des choses « là-bas » et d’un moi « ici ». Le cerveau a construit les notions même de « là-bas » et « ici ». Mais si vous absorbez des substances hallucinogènes, alors vous voyez différemment et avec la même conviction. Est-il vraiment nécessaire de se livrer aux drogues pour voir l’aspect fallacieux de nos fragiles images du monde ? Il suffit d’être attentif ! Pendant combien de temps allons-nous rêver et remplacer une image par une autre image ?

La vie méditative, c’est la maturité du regard, dans lequel il n’y a plus l’habituelle ruée bovine sur des objets. C’est une persistance du regard. C’est par impatience que nous nous jetons sur des objets et sur des situations. L’impatience c’est la peur et cette peur repose uniquement sur une pensée. Méditer, c’est persister avec ce qui est là. Cela implique donc le refus des images. Non pas les combattre, non pas chercher à les détruire – qu’y a-t-il à combattre ? – Non. Cela consiste à refuser de se contenter du pâle reflet de la réalité qu’est l’image de soi-même. Quand vous demeurez avec « ce qui est là », à un moment donné cette attention devient silence, étonnement, ravissement, tranquillité. La brume des images se dissipe et il reste une lucidité dans laquelle il n’y a plus ni objet ni sujet. Méditer, c’est vivre sans se localiser. Il n’y a que pur regard, pure attention.

Jean Bouchart d’Orval
Extrait de l’article publié en 2003 dans le numéro 67 (« Prière et méditation ») de la revue 3e Millénaire.
http://www.jeanbouchartdorval.com
http://www.revue3emillenaire.com

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Méditation sur l’inspiration

Posté par othoharmonie le 31 mai 2013

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Méditation sur l'inspiration dans Méditation zen

De l’aveu général, celle-ci peut être la plus difficile parce qu’elle ouvre la porte à toutes les richesses et à tous les avantages du contact de l’âme.

1. Asseyez-vous dans une posture confortable avec votre colonne vertébrale droite et érigée. Vous pouvez vous asseoir dans la position traditionnelle de méditation de yoga ou en étant assis buste redressé sur une chaise confortable.

2. Invoquez la Flamme violette de protection ou lisez l’Invocation de protection sur notre site web www.sanctusgermanus.net

3. Commencez à respirer profondément. Honorez la respiration qui est la vôtre en aspirant et en expirant. Et avec chaque respiration, on devrait réaliser que l’on est en train de puiser dans la lumière et vie pures.

4. Alors que vous respirez profondément, fixez au départ votre attention dans la région de la tête, le sommet de celle-ci en particulier. Prenez alors conscience de votre propre aura.

5. Ensuite, prenez conscience de votre épine dorsale, la poutre centrale du temple de votre corps, la colonne vertébrale, cette magnifique porte d’entrée dans l’espace intérieur. Concentrez-vous sur la colonne dès que vous êtes accoutumé au rythme de la respiration, comme elle entre comme elle sort et éventuellement relâchez votre attention sur la respiration à mesure qu’elle se poursuit à son propre rythme.

6. Fixez toute votre attention sur la colonne vertébrale, la gardant à cet endroit. Cherchez à la visualiser comme un tube de néon de pure lumière blanche. C’est votre ouverture dimensionnelle dans le corps physique aux autres dimensions.

7. Vous devez avoir le désir de vous aventurer en elle, la volonté d’entrer dans le portail dimensionnel. Par un acte de volonté, imposez-vous à y entrer. Vous pourriez sentir que c’est un peu comme quelqu’un qui pagaie dans un canot à contre-courant. Ou comme des saumons qui continuent obstinément de remonter le courant d’une rivière qui continue de les repousser, mais n’arrêtent pas. Utilisez votre volonté pour y entrer, y entrer, y entrer.

8. Au cours de chaque session de méditation, à un certain moment vous rencontrerez un point d’appui intérieur ou un moment décisif. Vous saurez ce dont il s’agit par pure et simple expérience. Si vous pensez que vous ne pouvez aller plus profondément, vous devriez quand même continuer d’essayer jusqu’à ce que vous ne puissiez aller plus loin. À ce point, arrêtez et prenez simplement plaisir de l’environnement intérieur.

9. Devenez conscient de l’atmosphère intérieure alors que la respiration continue à inspirer et à expirer selon son propre rythme régulier.

10. Cherchez à vous connaître tels que vous êtes, au-delà des pensées, des sentiments, des sensations et certainement des corps physiques. Chaque session sera une nouvelle aventure.

11. Arrivez à connaître cette partie de vous-même, l’âme, qui n’a jamais changé et ne changera jamais, la part de vous qui est éternelle. Cherchez à ressentir votre propre infinité.

12. Vous devriez commencer à voir une légère lueur dans votre tête, même dans une chambre sombre, qui deviendra de plus en plus brillante avec le temps. Ceci est une indication que vous vous approchez de l’âme, le Dieu intérieur, qui est logé dans votre glande pinéale.

Pour plus d’information, s.v.p. visitez notre site web à : www.sanctusgermanus.net

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La méditation est : non-faire

Posté par othoharmonie le 26 mai 2013

La méditation est : non-faire dans Méditation d2

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«Quand les gens viennent me voir et ils demandent :« Comment méditer ? « Je leur dis :« Il n’est pas nécessaire de se demander comment méditer, il suffit de demander comment rester inoccupée. La Méditation arrive spontanément. Il suffit de demander comment rester inoccupé, c’est tout. C’est tout le tour de la méditation – comment rester inoccupé. Ensuite, vous ne pouvez rien faire. La méditation est fleur. Quand vous ne faites rien, de l’énergie se déplace vers le centre, et s’installe vers le centre. Quand vous faites quelque chose, de l’énergie sort. Faire = un moyen de sortir. Non-faire est un moyen d’emménager. L’Occupation est une évasion. Vous pouvez lire la Bible, vous pouvez en faire une profession. Il n’y a aucune différence entre la profession religieuse et laïque de occupation : toutes les professions sont des métiers, et ils vous aident à s’accrocher à l’extérieur de votre être. Ils sont des excuses pour rester à l’extérieur. 

« L’homme est ignorant et aveugle, et il veut rester ignorant et aveugle, parce que de venir vers l’intérieur ressemble à entrer dans un chaos Et c’est ainsi ;  à l’intérieur vous avez créé un chaos Vous devez le rencontrer  et passer par le courage, c’est nécessaire -. courage d’être soi-même, et le courage de se déplacer vers l’intérieur ; je n’ai pas rencontré un plus grand courage que cela -.. le courage d’être méditatif  »Mais les gens qui sont engagés à l’extérieur avec les choses du monde ou de non- choses du monde, sont occupés tout de même, ils pensent – et ils ont créé une rumeur autour d’elles, ils ont leurs propres philosophes – ils disent que si vous êtes introverti vous êtes en quelque sorte morbide, quelque chose qui ne va pas avec vous. Et ils sont en majorité. Si vous méditez, si vous êtes assis en silence, ils plaisantent sur vous: ???? « Que faites-vous – regarder votre nombril : Que faites-vous – l’ouverture du troisième œil ? Où allez-vous êtes-vous morbide … ?.

Parce que ce qu’il y a à faire à l’intérieur…. mais Il n’y a rien à l’intérieur «   »Inside n’existe pas pour la majorité des gens, il existe seulement l’extérieur et à l’opposé c’est le cas – qu’à l’intérieur est réel ; extérieur n’est rien d’autre qu’un rêve . Mais ils appellent cela introvertis morbide, ils appellent les méditants morbide. Dans l’Ouest, ils pensent que l’Orient est peu morbide. Quel est le mal de s’asseoir seul et en regardant vers l’intérieur ? Qu’allez-vous y trouver ? Il n’y a rien.  »David Hume , l’un des grands philosophes britanniques, a essayé une fois … parce qu’il a étudié les Upanishads et ils ont dit : Allez, allez, allez dedans – c’est leur seul message. 

Alors il a essayé. Il ferma les yeux un jour – un homme totalement laïque, très logique, empirique, mais pas méditatif du tout – il ferma les yeux et dit: « C’est tellement ennuyeux… C’est un ennui de regarder les Pensées mouvement, parfois! quelques émotions, et ils vont sur ​​la course dans l’esprit, et vous allez le regarder entre eux – ce qui est le point de lui : Il est inutile – Il n’a aucune utilité »?..  »Et c’est la compréhension de beaucoup de gens  de Hume : celle de la majorité ?.? Que va pénétrer à l’intérieur ? il y a les ténèbres, les pensées flottent ici et là…. 

Que ferez-vous de ce qui va sortir  si Hume avait attendu un peu plus longtemps – et c’est difficile pour ces personnes – s’il avait été un peu plus patient, et par la pensée disparaître, les émotions se calmer. Mais si elle lui était arrivé, il aurait dit: «C’est encore pire, parce que le vide vient. Au moins il y avait d’abord pensées, quelque chose à être occupé avec, à regarder, à penser. Maintenant, même les pensées ont disparu ; que le vide …. Que faire avec le vide ? Il est absolument inutile. «   »Mais s’il avait attendu un peu plus, puis l’obscurité disparaît également. C’est comme quand vous venez à partir de la chaleur du soleil et vous entrez dans votre maison : tout est sombre parce que vos yeux ont besoin d’un peu d’initiation. Ils sont fixés sur le soleil chaud à l’extérieur, comparativement, votre maison est sombre. 

Vous ne pouvez pas voir, vous vous sentez comme si c’était la nuit. Mais vous attendez, vous vous asseyez, vous reposer sur une chaise, et après quelques secondes, les yeux deviennent et l’écoute arrive. Maintenant, il n’est pas sombre, un peu plus de lumière …. Vous reposez pendant une heure, et tout est lumière, il n’y a pas de ténèbres.  »Si Hume avait attendu un peu plus longtemps, alors l’obscurité disparaîtrait également. Parce que vous avez vécu dans le soleil chaud à l’extérieur pour de nombreuses vies, vos yeux sont devenus fixes, ils ont perdu la flexibilité. Ils ont besoin de réglage. Quand on vient à l’intérieur de la maison, on prend un peu de temps, un peu de temps, une patience. Ne pas être pressé.  »En hâte, personne ne peut venir à se connaître. C’est un très très profond attente. Une infinie patience est nécessaire. Car par la méditation l’obscurité disparaît. Il vient une lumière sans source !

Il n’y a pas de flamme en elle, pas de lampe brûlée, aucun soleil n’est là. A la lumière, tout comme le matin : la nuit a disparu, et le soleil ne s’est pas levé …. Ou le soir – le crépuscule, lorsque le soleil s’est couché et la nuit n’a pas encore descendu. C’est pourquoi les hindous appellent leur temps sandhya de prière. Sandhya signifie crépuscule, la lumière sans aucune source.  »Quand vous vous déplacez vers l’intérieur, vous arriverez à la lumière sans aucune source. Dans ce contexte, pour la première fois que vous commencez à vous comprendre, comprendre qui vous êtes, parce que vous êtes la lumière. Vous êtes le crépuscule, n’être que Sandhya, que la clarté pure, que la perception, où l’observateur et l’observé disparaissent, et que la lumière reste. « 

Ecrit par OshoJust Like That  

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La méditation est dans le présent

Posté par othoharmonie le 26 mai 2013

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La méditation est dans le présent  dans Méditation 2a      « L’esprit se concentre:.. Il agit sur ​​le passé des actes de méditation dans le présent, Out of the Present C’est une réponse pure pour le présent, il n’est pas réaction Elle agit pas de conclusions, il s’agit de voir l’existentiel..  » Regardez dans votre vie: il y a une grande différence lorsque vous agissez sur les conclusions.Vous voyez un homme, vous vous sentez attiré – un bel homme, semble très bien, regards innocents. Ses yeux sont magnifiques, l’ambiance est belle. Mais alors, l’homme se présente et il dit: «Je suis Juif » – et que vous êtes un chrétien. Quelque chose clique immédiatement et il est distance: maintenant l’homme n’est pas plus innocent, l’homme n’est pas plus beau. Vous avez certaines idées sur les juifs. Or, il est un chrétien et vous êtes un Juif, vous avez certaines idées sur les chrétiens – ce que le christianisme a fait aux Juifs dans le passé, ce que d’autres chrétiens ont fait aux Juifs dans le passé, comment ils ont torturé les Juifs à travers les âges .. . et tout à coup il est chrétien – et quelque chose change immédiatement.  »Cela agit sur ​​les conclusions, les préjugés, ne cherche pas à cet homme – parce que cet homme ne peut pas être l’homme que vous pensez qu’un Juif doit être … parce que chaque Juif C’est un genre différent de l’homme, chaque hindou est un genre différent de l’homme, est ainsi chaque musulman.  »Vous ne pouvez pas agir sur les préjugés. Vous ne pouvez pas agir par catégoriser les gens. Vous ne pouvez pas cataloguer les gens, personne ne peut être catalogué. Vous avez été trompé par une centaine de communistes, mais quand vous rencontrez le communiste cent unième ne vont pas à croire dans la catégorie que vous avez fait dans votre esprit: que les communistes sont trompeuses – ou quoi que ce soit. C’est peut-être un type différent de l’homme, car il n’y a pas deux personnes qui se ressemblent.  »Chaque fois que vous agissez de conclusion, il est esprit. Quand vous regardez dans le présent et vous ne laissez pas la moindre idée d’entraver la réalité, faire obstacle à la fait, vous regardez juste dans la réalité et agir sur ce regard, c’est la méditation « .

Osho, Le Soutra du cœur ,  

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LA MEDITATION

Posté par othoharmonie le 9 mai 2013

 

LA MEDITATION dans Méditation image-45-300x300

Et si j’essaie de ne plus penser? Juste d’être, mais d’une Conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d’étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m’accompagne: « Et voici qu’un grand silence s’établit à l’intérieur de moi… » Je me passerais bien de ce commentaire-là. « Et voici qu’un calme nouveau apparaît dans mon cœur… » Je me passerais bien de cette pensée-là. « Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation. » Encore un autre type de pensée ! Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération, (état de Conscience suprême, en fait, n’est pas incompatible avec les phénomènes.

Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s’il y a encore des sensations de malaise, même s’il y a encore une pensée qui passe, même s’il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n’êtes pas libérés. C’est encore une pensée de constater: «Ah, ça y est, ce n’est pas pour aujourd’hui; ça y est, je ne me sens pas bien – donc, c’est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j’étais dans l’état suprême. » C’est cela qui vous empêche d’être libérés: de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération.

Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l’instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte. Considérez la libération comme un état – ou plutôt une absence d’état, ou un état au-delà de tous les états – qui est ou n’est pas recouvert. C’est tout. Comme le ciel bleu. Aujourd’hui nous ne voyons pas 1e ciel bleu, les ombres ne sont pas marquées, le soleil est entièrement caché par les nuages, pourtant nous savons bien que, derrière les nuages, le ciel bleu est là. Les nuages s’écartent un instant, nous voyons le ciel; les nuages reviennent, nous ne le voyons plus. Mais le ciel bleu est toujours là.

Ce qu’on appelle communément un « état de conscience supérieur » ou même un des différents états de « samadhi» reconnus et classés par l’Inde, c’est un moment où les nuages se sont un peu dissipés et où nous avons découvert un peu de ciel bleu – et puis les nuages reviennent et le ciel bleu disparaît. Ou bien les nuages reviennent mais le ciel bleu ne disparaît plus parce que nous sommes situés à dix mille mètres d’altitude c’est-à-dire que les nuages sont en dessous de nous, et non plus entre nous et le ciel bleu.

Voilà la libération: être situé du côte du ciel et regarder passer les nuages qui ne vous voilent plus ni le ciel, ni la lumière du soleil. Et ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Les souffrances sont des pensées, c’est-à-dire des formes de votre conscience. Revenez toujours à ceci. Ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Vous n’êtes prisonniers de rien d’autre que de vos pensées Vous n’avez à vous libérer de rien d’autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n’avez pas d’autre problème que celui de vos pensées. Vous n’avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n’avez qu’un seul problème : un problème entre vous et vos pensées…

Extrait de A la recherche du Soi, volume 4 : « Tu es cela », Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .(p.294)

Arnaud Desjardins a quitté son corps le 10 Août 2011.

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L’état naturel

Posté par othoharmonie le 23 avril 2013

 

L'état naturel dans Etat d'être 14

Dans le dzogchen le principal est la connaissance de l’état naturel. Si on a cette compréhension, tout peut être intégré dans cet état. C’est pourquoi on parle toujours d’intégration lorsqu’on pratique le dzogchen. « Intégration » ne signifie pas mettre deux choses ensemble ou changer les aspects de quelque chose.

 Tout simplement présents dans l’état lui-même, nous ne faisons absolument rien. C’est la méthode caractéristique de l’enseignement dzogchen et le sens véritable de la clarté. Dans la pratique du dzogchen, il n’est pas nécessaire de s’asseoir les yeux fermés tout en fixant un point unique comme on le pratique dans les soutras. Ce n’est pas le principe. Nous ne considérons pas que la contemplation ou méditation consiste à rester silencieux. Cette attitude appartient à la tradition des soutras, qui s’est beaucoup développée partout. Certains pensent que si quelqu’un s’assoit sans bouger, même avec les yeux fermés, de cette façon il médite.

 Mieux encore, la personne qui agit ainsi croit également qu’il, ou elle médite.

 De nombreux Occidentaux ressentent un grand intérêt pour l’enseignement tantrique, mais n’aiment pas le pratiquer. De leur point de vue ce n’est pas véritablement la méditation, mais plutôt seulement des psalmodies et des rituels. Ces personnes ne savent pas réellement ce qu’est la contemplation, et considèrent que la méditation c’est seulement être assis en silence, sans bouger. Le véritable sens de méditation ou contemplation, telle que l’a enseigné Bouddha Shakyamouni, est de demeurer dans notre nature véritable. Comment pouvons-nous nous trouver dans cette nature véritable ?

 Puisque notre nature véritable n’est pas seulement la vacuité, mais qu’elle comprend aussi la clarté et l’énergie, nous devons nous trouver à la fois dans notre énergie et dans notre clarté. Si la nature de notre énergie est le mouvement et non pas le silence, alors comment pouvons-nous être dans cette nature sans bouger ? Pratiquer le dzogchen ne consiste pas seulement à rester silencieux, mais implique aussi bouger, s’intégrer à la clarté et au mouvement de l’énergie. Ainsi il vous est facile de comprendre pourquoi, dans la pratique tantrique, il y a tant de récitations, de chants, de déplacements et autres, parce qu’elle implique l’intégration à l’énergie en mouvement.

 Parfois trouverez-vous des explications à ce sujet dans les enseignements tantriques, mais généralement, il est seulement appliqué sans être expliqué, bien qu’il soit possible d’en découvrir et d’en comprendre le principe en y réfléchissant. Dans les enseignements dzogchen, ces choses doivent être apprises directement.

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 Extraits des pensées de Namkhai Norbu qui est aujourd’hui un des plus grands maîtres tibétains vivants ; il transmet le Dzogchen, considéré comme la cime et l’essence du bouddhisme tibétain.

 

 

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La méditation de Krishnamurti

Posté par othoharmonie le 23 avril 2013

La méditation de Krishnamurti dans Méditation 81

Chacun de nous veut vivre certaines catégories d’expériences, qu’elles soient mystiques, religieuses, sexuelles, ou celles de posséder beaucoup d’argent, d’exercer le pouvoir, d’avoir une situation, de dominer. En vieillissant, nous pouvons ne plus avoir d’appétits physiques, mais nous avons le désir de vivre des expériences plus vastes, plus profondes, de plus grande portée, et nous cherchons à les obtenir par toutes sortes de moyens tels que l’élargissement de notre conscience par exemple —qui est tout un art— ou l’intensification des sensations par des drogues.

Cet usage des drogues est un artifice qui existe depuis des temps immémoriaux. On mâche un morceau de feuille ou on absorbe le produit chimique le plus récent, pour obtenir, au moyen d’une altération temporaire de la structure des cellules cérébrales, une plus grande sensibilité, des perceptions plus élevées, qui ont un semblant de réalité. Ce besoin de plus en plus répandu d’expériences de ce genre révèle la pauvreté intérieure de l’homme. Nous nous imaginons qu’elles nous permettent d’échapper à nous-mêmes, mais elles sont conditionnées par ce que nous sommes. Si nous avons un esprit mesquin, jaloux, inquiet, nous pouvons prendre la drogue la plus récemment inventée, nous ne verrons que nos propres créations à notre mesure, nos projections émanant de notre arrière-plan conditionné.

La plupart d’entre nous aspirent à des expériences durables, que la pensée ne peut détruire, susceptibles de nous satisfaire pleinement. Ainsi, sous-jacent à cette aspiration, est un désir de satisfaction qui détermine la nature de l’expérience. Il nous faut donc comprendre à la fois ce désir et les sensations que l’expérience procure.

C’est un grand plaisir que d’éprouver une grande satisfaction. Plus une expérience est durable, profonde, vaste, plus elle est agréable. C’est ce plaisir qui dicte la nature de l’expérience à laquelle nous aspirons, et qui nous donne sa mesure. Or tout ce qui est mesurable est dans les limites de la pensée et susceptible de créer des illusions. On peut vivre des expériences merveilleuses et être dupé. Les visions qu’une personne peut avoir sont déterminées par son conditionnement. Vous pouvez voir le Christ ou le Bouddha ou tout autre personnage objet de votre culte, et plus vous serez croyant, plus intenses seront vos visions: ces projections de vos désirs.

Si, à la recherche d’une notion fondamentale telle que celle de la vérité, nous voyons Que sa mesure pour nous —est notre plaisir, nous projetons déjà l’idée de ce que serait cette expérience, et elle ne serait plus valable.

Qu’entendons-nous par vivre une expérience? Existe-t-il rien de neuf, d’originel, dans ce que l’on éprouvé au cours d’un tel événement? Il n’est que la réaction d’un paquet de mémoires, en réponse à une provocation. Ces mémoires ne peuvent répondre que selon leur arrière-plan, et plus on est habile à. interpréter l’expérience, plus cette réponse se développe. Vous devez donc non seulement mettre en question les expériences des autres, mais aussi les vôtres.

Si vous ne reconnaissez pas une expérience, c’est que ce n’en est pas une. Chaque expérience a déjà été vécue, sans quoi vous ne la reconnaîtriez pas. Vous la reconnaissez comme étant bonne, mauvaise, belle, sainte, etc., selon votre conditionnement, donc sa récognition doit inévitablement être vieille.

Nous voulons vivre l’expérience du réel —c’est ce que nous voulons tous, n’est-ce pas?— mais vivre le réel c’est le connaître et dès que nous le reconnaissons, nous l’avons déjà projeté et il n’est plus réel parce qu’il est dans le champ de la pensée et du temps. Ce que l’on peut penser au sujet de la réalité n’est pas le réel. Nous ne pouvons pas reconnaître une expérience neuve: c’est impossible. On ne reconnaît que ce que l’on connaît déjà, donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle, elle n’est pas du tout neuve. Chercher des expériences nouvelles au moyen d’une expansion de la conscience, ainsi qu’on le fait avec des drogues psychédéliques, c’est encore demeurer dans le champ limité de la conscience.

Nous découvrons maintenant une vérité fondamentale, qui est qu’un esprit à la recherche des expériences vastes et profondes auxquelles il aspire est très creux et obtus, car il ne vit qu’avec des souvenirs.

Si nous n’avions pas d’expériences, que nous arriverait-il? Nous avons besoin de leurs provocations pour nous tenir éveillés. S’il n’y avait en nous ni conflits, ni perturbations, ni changements, nous serions tous profondément endormis. Donc ces rappels sont nécessaires pour presque tout le monde. Nous pensons que sans eux nos esprits deviendraient stupides et lourds, par conséquent nous avons besoin de provocations et d’expériences pour nous faire vivre plus intensément et pour aiguiser nos esprits. Mais en vérité, cet état de dépendance ne fait qu’émousser nos esprits. Il ne nous tient pas du tout éveillés.

Je me demande donc s’il me serait possible d’être éveillé totalement, non en quelques points périphériques de mon être, mais totalement éveillé, sans provocations ou expériences. Cela exigerait une grande sensibilité, à la fois physique et psychologique. Cela voudrait dire qu’il me faudrait être affranchi de toute aspiration, car je provoquerais l’expérience dès l’instant que je l’appellerais. Pour être débarrassé de mes exigences intérieures, de mes désirs et de mes satisfactions, il me faudrait reprendre une investigation en moi-même et comprendre toute la nature de mon désir. Toute demande intérieure provient d’une dualité: «Je suis malheureux, je voudrais être heureux.» En cette aspiration: «Je veux être heureux» est un état malheureux, de même que lorsqu’on fait un effort vers le bien, en cette vertu est le mal. Toute affirmation contient son opposé, et tout effort renforce ce que l’on veut surmonter. Lorsque vous désirez l’expérience du vrai ou du réel, cette demande émane de votre manque de satisfaction au sujet de ce qui «est», et crée, par conséquent, son contraire. Et dans ce contraire se trouve ce qui a été. Nous devons nous libérer de ces incessantes demandes, autrement il n’y aurait pas de fin au couloir de la dualité. Cela veut dire se connaître soi-même si complètement que l’on ne cherche plus.

On a, en cet état, un esprit qui n’appelle pas l’expérience; qui ne veut pas être provoqué; qui ne connaît pas la provocation; qui ne dit ni «je dois», ni «je suis éveillé»; qui est complètement ce qu’il «est». Ce ne sont que des esprits frustrés, étroits, creux, conditionnés, qui recherchent le «plus ». Peut-on vivre en ce monde sans le «plus», sans ces sempiternelles comparaisons? Assurément, c’est possible. Mais on doit l’apprendre par soi-même. Mener une enquête dans toute cette sphère, c’est méditer. Ce mot a été employé, en Orient et en Occident, d’une façon malheureuse. Il existe différentes écoles et différents systèmes de méditation. Certaines écoles disent: «Observez le mouvement de votre gros orteil, observez-le, observez-le, observez-le», d’autres recommandent que l’on s’assoie dans certaines postures, que l’on respire régulièrement, ou que l’on s’exerce à être lucide. Tout cela est purement mécanique. Une autre méthode consiste à vous donner un certain mot et à vous dire que si vous le répétez très longtemps, vous aurez une expérience transcendantale extraordinaire. C’est une absurdité. C’est de l’auto-hypnotisme. Il est certain qu’en répétant indéfiniment Amen, Om, ou Coca-Cola, vous aurez une certaine expérience, parce qu’au moyen de répétitions on se calme l’esprit. C’est un phénomène bien connu en Inde depuis des milliers d’années, que l’on appelle Mantra-Yoga. Avec des répétitions vous pouvez inciter votre esprit à être aimable et doux, mais il n’en sera pas moins un petit esprit mesquin, misérable. Vous pourriez aussi bien placer sur votre cheminée un morceau de bois ramassé dans le jardin et lui présenter tous les jours une fleur en offrande. Au bout d’un mois vous seriez en train de l’adorer, et ne pas lui offrir une fleur serait un péché.

La méditation ne consiste pas à suivre un système; ce n’est pas une constante répétition ou imitation; ce n’est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d’insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d’expulser toutes les autres. C’est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier, lorsqu’on l’y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l’esprit qui vagabonde, tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l’aventure, c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

La méditation exige un esprit étonnamment agile; c’est une compréhension de la totalité de la vie, où toute fragmentation a cessé, et non une volonté dirigeant la pensée. Lorsque celle-ci est dirigée, elle provoque un conflit dans l’esprit mais lorsqu’on comprend sa structure et son origine —que nous avons déjà examinées— elle cesse d’intervenir. Cette compréhension de la structure de la pensée est sa propre discipline, qui est méditation.

La méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment; à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d’observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité naît le silence.

Un silence composé par la pensée est stagnation, une chose morte, mais le silence qui vient lorsque la pensée a compris sa propre origine, sa propre nature et qu’aucune pensée n’est jamais libre mais toujours vieille, ce silence est une méditation où celui qui médite est totalement absent, du fait que l’esprit s’est vidé du passé.

Si vous avez lu ce livre attentivement pendant une heure, c’est cela, la méditation. Si vous n’avez fait qu’en extraire quelques mots et que rassembler quelques idées afin d’y penser plus tard, ce n’est pas de la méditation.

La méditation est un état d’esprit qui considère avec une attention complète chaque chose en sa totalité, non en quelques-unes seulement de ses parties. Et personne ne peut vous apprendre à être attentif. Si un quelconque système vous enseigne la façon d’être attentifs, c’est au système que vous êtes attentif, et ce n’est pas cela, l’attention.

La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être «l’art suprême», et on ne peut l’apprendre de personne: c’est sa beauté. Il n’a pas de technique, donc pas d’autorité. Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie —être conscients de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

Ainsi la méditation peut avoir lieu alors que vous êtes assis dans un autobus, ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d’ombres, ou lorsque vous écoutez le chant des oiseaux, ou lorsque vous regardez le visage de votre femme ou de votre enfant.

Comprendre ce qu’est la méditation implique l’amour: l’amour qui n’est pas le produit de systèmes, d’habitudes, d’une méthode. L’amour ne peut pas être cultivé par la pensée; mais il peut —peut-être— naître dans un silence complet en lequel celui qui médite est entièrement absent. Un esprit ne peut être silencieux que lorsqu’il comprend son propre mouvement en tant que penser et sentir, et, pour le comprendre, il ne doit rien condamner au cours de son observation.

Observer de cette façon est une discipline fluide, libre, qui n’est pas celle du conformisme.

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Coeur de Neige

Posté par othoharmonie le 21 mars 2013

 

Histoire de Christian Bobin

Tacite, pour son plus grand malheur avait rencontré la femme de sa Vie. Tacite était un chat de gouttière au pelage noir et aux manières calmes – un peu trop calmes peut-être. La femme de sa vie s’appelait Brulhe. C’était une chatte angora qui, à l’époque de leur mariage, suivait des études d’architecture et depuis s’était installée à son compte dans un commerce de lingerie fine.

Coeur de Neige dans Méditation aoui-300x175Brulhe était fraîche comme le vent du printemps, douce comme la nuit d’été, mais son cœur était comme la lune que l’on voit grandir et diminuer dans le ciel : un morceau de gruyère périodiquement rongé par les souris. Le cœur de Brulhe était fantasque. Comme la lune, il avait sa face aveugle. Tantôt ouvert tantôt fermé. Tacite naviguait sur ce cœur comme un marin perdu sur la haute mer, regardant avec angoisse les vagues immenses qui pouvaient d’une seconde à l’autre l’engloutir. Il s’était renseigné, Tacite. Il avait regardé autour de lui : il comprit bien vite que ce qu’il vivait de si extraordinaire n’était rien d’autre que cette vie que l’on appelle « vie conjugale », Curieux mélange de solitude et de confort. Tantôt les anges avec leurs flûtes, tantôt les diables avec leurs pétards. Tantôt la lumière, tantôt l’ombre, et même plus souvent l’ombre que la lumière : cela allait si loin que souvent, alors que Tacite lisait son journal dans la salle à manger, Bruîhe, en sortant de cette pièce, éteignait la lumière comme s’il n’y avait jamais eu qu’elle seule dans la maison. Cela n’en finira jamais, soupirait Tacite, lissant ses moustaches dans le noir et retrouvant un souvenir particulièrement sombre de son enfance.

Ses parents étaient des gens modestes. Son père travaillait comme magasinier dans une quincaillerie tenue par un éléphant. Sa mère faisait des ménages chez un huissier, le descendant d’une grande famille de dromadaires. Le chômage les avait atteints tous les deux le même mois de la même année. Tacite avait alors onze ans. Le quincaillier fit faillite en vendant des couteaux dont les manches, se désolidarisant d’avec les lames, envoyèrent plusieurs clients à l’hôpital, qui pour une main, qui pour un pied. L’huissier avait une si grande passion du jeu qu’il perdit toute sa fortune en misant trois jours sur un numéro qui ne sortit à la roulette que dans les rares instants où il s’absentait du casino pour manger ou dormir. Il ne lui resta plus qu’à s’envoyer à lui-même une lettre recommandée, entrer dans sa maison suivi d’un serrurier et d’un commissaire de police, faire une liste de ses biens et organiser une vente aux enchères pour rembourser ses dettes — mettant un point d’honneur à exercer une dernière fois son travail d’huissier et assistant, désolé, au départ de ses meubles et de sa collection de tabatières anglaises, il dut renvoyer sa femme de ménage : il n’y a guère besoin de mettre de l’ordre dans une maison vide. Et le quincaillier, en larmes, ferma le rideau de fer rouillé de sa boutique.

Les parents se retrouvaient sans emploi. C’était une époque où — cela semble aujourd’hui incroyable — l’argent était le seul signe incontesté de vie. Ceux qui, n’ayant plus de. travail, n’avaient plus d’argent étaient considérés comme morts et traités comme tels. Un mort, comme chacun sait. cela n’a pas besoin de se divertir, de se nourrir et encore moins de s’éclairer. Ne payant plus les factures d’électricité les parents de Tacite durent se passer de lumière. Tacite, qui était en sixième, s’installa pour faire ses devoirs dans la cage d’escalier de son immeuble, appuyant sur la minuterie et écrivant entre deux interruptions de lumière. Il passa ainsi l’année entière. « Travail honnête mais manque de soin : certaines phrases s’achèvent sans ponctuation et parfois même au beau milieu d’un mot. Soignez votre écriture. » Soignez votre écriture : cette phrase rouge sang en marge de ses bulletins, Tacite la lut des dizaines de fois jusqu’à ce qu’un travail trouvé par la mère ramène la lumière, et un faible sourire aux lèvres du père à la maison.

Tacite franchit brillamment les étapes suivantes de sa scolarité. Titulaire d’un bac C, il suivit des études d’ingénieur et fut engagé dans une centrale nucléaire. C’est avec ce travail qu’il rencontra Brulhe, sœur d’un collègue. Et c’est avec ce mariage qu’il retrouva l’alternance du jour et de la nuit, de la lumière et de l’ombre. On peut fort bien vivre une vie que l’on ne vit pas. On peut, indéfiniment supporter ce que l’on ne supporte plus. Les années passèrent. Les périodes où Tacite était abandonné dans le noir, au plus profond d’un fauteuil devinrent de plus en plus longues. Brulhe, après avoir éteint toutes les lumières, sortait faire des courses et ne revenait qu’après plusieurs heures, à chaque fois surprise. réellement surprise, de découvrir son petit homme immobile dans le noir, méditatif et silencieux.

Il y eut un jour où Brulhe ne revint pas de courses. Rien ne distingua ce jour de la pleine nuit. Le jour suivant fut aussi rempli de ténèbres, et toute la suite des jours désormais. Tacite ne bougeait plus de son fauteuil, en proie à une pensée informulable. Jusqu’ici, il avait cru que Brulhe, par sa négligence, était cause des ombres qui envahissaient régulièrement la maison. À présent, il comprenait son erreur et que Brulhe était celle grâce à qui, de temps en temps, il avait connu un peu de clarté. Je le lui dirai lorsqu’elle reviendra, songeait Tacite, devinant qu’elle ne reviendrait pas.

Du temps passait. Tacite prit l’habitude de rentrer chez lui sans jamais allumer les lumières.

Il apprit à faire la cuisine dans le noir, à écouter la radio dans le noir, à repasser une chemise dans le noir. Il apprit à vivre avec un cœur aveugle, définitivement éteint : il n’y a pas de minuterie pour ces choses-là. Le soir avant de s’endormir, il écoutait la voix sans phrases, le murmure du dedans : soignez votre écriture. Soignez votre vie.

Arrivèrent la fin de l’année et le 24 décembre. Ce jour-là était vraiment le seul jour où l’on ne pouvait espérer aucun miracle. L’argent donnait ses fêtes. Les anges des magasins avaient des mines d’experts-comptables et les bons sentiments n’étaient qu’une monnaie de plus — fausse, évidemment.

Restait la neige, dernier refuge de l’innocence.
Mais voilà : la première neige n’était pas encore apparue, et Tacite rentrait dans sa maison noire, n’attendant décidément rien de cette journée. Il fit quand même un effort, but une bouteille de Champagne, passa une demi-heure à chercher le bouchon dans le noir et s’endormit à moitié ivre, oubliant de refermer sa porte. Le froid le réveilla : quelques flocons de neige dansaient sur le tapis.

En s’approchant de la porte, la fantaisie lui vint d’attraper un flocon sur le bout de sa petite langue rosé. C’est un geste qui suppose une technique parfaite et plus qu’une technique : un cœur d’enfant. Tacite échoua dans ses premières tentatives et, gagné par l’ivresse qui ne devait rien au champagne, s’entêta, sortit dans la rue, tête renversée, bouche grande ouverte, pendant une heure entière.

Quand il revint à la maison ; il s’étonna de la trouver allumée, les pièces où il entrait s’éclairaient comme d’elles-mêmes et ce n’est que devant le miroir de la salle de bains — illuminée comme une salle de bal – — qu’il comprit : la lumière sortait de son cœur désormais blanc. Une lumière qui perçait le pelage noir et inondait tout l’espace. Il n’y avait pas d’explication raisonnable à cela. Il pouvait simplement constater que cette lumière légèrement bleutée, ressemblait à celle du flocon de neige qu’il avait réussi, tout à l’heure, à avaler.

Cette clarté était si vive que des passants entraient chez lui, s’extasiaient sur la brillance de son cœur et repartaient réjouis.

Ainsi, dans la nuit du 24 au 25 décembre, commença la nouvelle vie de Tacite, sa première vie en vérité. La lumière qu’il portait en lui ne le quittait plus. Comme il s’estimait favorisé sans pouvoir connaître celui qui lui faisait une telle faveur, il se mit à écrire des lettres à ceux qu’il rencontrait — des lettres de remerciement. La première des lettres fut pour Brulhe. Il ne la priait pas de revenir. Ceux que l’on aime, l’essentiel est qu’ils soient heureux. Que cela soit en notre compagnie ou non
importe peu. Et même soyons honnêtes : ceux que l’on aime sont parfois beaucoup plus heureux quand ils ne sont plus en notre compagnie. Non, il ne lui demandait rien dans cette lettre. Il la remerciait, c’est tout. Merci d’exister, Brulhe.

Merci infiniment d’être qui tu es, petite sœur aux yeux d’or. Il mit la lettre dans une boîte le 25 décembre au matin. Ce jour-là, les facteurs se reposent. Un ange, un vrai, s’empara de la lettre et la glissa directement dans le cœur de la destinataire.
Cela faisait maintenant deux cœurs remplis d’une étrange lumière, deux cœurs de neige. Et, dans le voisinage de ces deux-là, d’autres cœurs commençaient à s’éclairer. Il n’y avait aucune raison que cela s’arrête.

 

Christian Bobin est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages. Parmi eux, le plus récent, une rêverie poétique sur Saint François d’Assise : Le Très-Bas, publié chez Gallimard. Parmi ses autres œuvres – Une petite robe de fête et La femme à venir, L’enchantement simple, L’éloge du rien.

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La Lutte entre le Corps et l’Esprit

Posté par othoharmonie le 12 mars 2013

 

C’est-à-dire :  LES MEFAITS DE LA COMPLAISANCE  

 

La Lutte entre le Corps et l'Esprit dans Méditation bouddha-medecine-297x300En fait, la lutte qui a lieu entre les parties hautes et les parties basses de notre ETRE, correspond à la lutte entre l’esprit et le corps, c’est-à-dire à la lutte entre l’adulte et l’enfant. 

Quand l’adulte n’arrive pas à imposer sa volonté à l’enfant ou alors qu’il l’impose d’une mauvaise manière, le petit enfant va certainement développer un caractère très difficile : colère, irrespect, etc. Mais il faut savoir que aucun enfant n’est mauvais ; un enfant qui se comporte mal n’est que le reflet de la mauvaise éducation qui lui a été donnée. 

Dans cette situation tout le monde est malheureux : l’adulte est malheureux, car le petit enfant refuse de faire ce qu’il lui demande. Et l’enfant est malheureux, car l’image qu’il a de lui-même est déplorable ; ou plus précisément, l’image de lui que lui renvoie l’adulte est déplorable, et dons il va agir en fonction de cette image négative que lui a donné l’adulte, et endosser le rôle du méchant, car il pense que c’est ce que la vie attend de lui. 

En fait, lorsqu’il y a un conflit à l’intérieur d’une famille, il ne peut y avoir que des perdants. En effet, blesser ou faire du mal à quelqu’un avec qui on est lié, cela revient en définitive à se faire du mal à soi-même. 

La clé pour sortir de cette impasse, c’est que l’adulte cesse toute forme de complaisance envers l’enfant. Il ne s’agit pas du tout d’être violent ou agressif envers l’enfant, mais simplement de lui reprendre le pouvoir qu’il n’aurait jamais dû avoir. 

En effet, le monde dans lequel nous vivons est complexe, dangereux, etc. Ce n’est pas un monde adapté pour les enfants, ni pour les animaux d’ailleurs. Je parle des animaux, car il y a des gens qui leur donnent un pouvoir qu’ils ne devraient pas avoir. Prenons l’exemple des chiens : certains dorment dans le lit de leur maître, mangent dans la même assiette, etc. On pourrait croire que c’est un « cadeau » pour le chien, mais c’est en réalité exactement l’inverse : le chien se retrouve en position dominante, c’est-à-dire en position de celui qui prend les décisions, alors qu’il est dans un monde qui le dépasse complètement. Cela me fait penser au cas du premier singe envoyé dans l’espace : celui-ci était suffisamment intelligent pour comprendre qu’il était au cœur d’une expérience, mais pas suffisamment pour comprendre le sens ni l’intérêt de cette expérience. Conséquence : un stress terrible pour l’animal.

 

Concrètement, comment faire pour s’en sortir ?  

Je pense que tout se joue lorsque nous sommes confrontés à une situation ingérable. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’aucune situation n’est ingérable pour un adulte véritable, pour un « adulte » au sens le plus fort de ce mot. Les enfants – et 99,99% des gens sont des enfants à l’intérieur – perçoivent toute chose comme étant soit un bien soit un mal. Un adulte, quant à lui, voit tout comme un défi. 

La crucifixion de Jésus, par exemple, est effrayante pour ceux qui perçoivent le monde comme des enfants ; un adulte digne de ce nom ne verrait même pas où est le problème, il dirait un truc du genre : « Bon, je vois pas trop pourquoi ces gens veulent détruire ce corps en faisant des trous dedans… Mais ce n’est pas grave, si ça les amuse ! ». 

La grande erreur, l’erreur fatale, c’est de vouloir « gérer » une situation « ingérable ». Il est incorrect de demander à un enfant de gérer l’ingérable, car c’est au-dessus de ses forces. Par contre, l’adulte peut sans problème gérer une situation ingérable, car pour lui, aucune situation ne peut être perçue comme ingérable. 

Quand l’enfant essaye de gérer une situation qui le dépasse, il n’y arrive pas. Son réflexe, c’est alors de se mettre à se plaindre, voire à gémir. Bref, il va dire « non » à la situation qui se produit, il va refuser la réalité, refuser que ce qui est soit. Ce non va engendrer une souffrance qui va aller en s’accroissant, et cette situation de souffrance va provoquer un deuxième non dans le cœur de l’enfant, qui va refuser de souffrir à cause d’une situation qui le dépasse. Ce deuxième non va encore accroître la souffrance… Bref, c’est un cercle vicieux : plus je souffre, plus je refuse la souffrance, et donc plus la souffrance s’accroît. 

 Ce qu’il faut faire face à une situation ingérable, c’est très précisément ne rien faire, en ayant le courage de reconnaître que dans cette situation on ne peut pas s’en sortir par soi-même. Cela a une conséquence en quelque sorte magique : l’adulte, autrement dit la partie la plus évoluée de notre être (Dieu le Père), passe au premier plan, et cela résout tout d’une manière magistrale.

 Si l’on comprend bien ce qui vient d’être dit, alors il faudrait se réjouir de toute situation ingérable à laquelle la vie nous confronte. Je me souviens d’un mystique chrétien, contemporain de St-Thérèse d’Avila, qui dormait dans une minuscule cellule pour moine, non chauffée. Lorsque par exemple l’hiver il avait trop froid et percevait une voix qui commençait à se plaindre à l’intérieur de lui, il enlevait une épaisseur de vêtement, ou encore ouvrait la porte de sa cellule pour que le vent y entre…

 En ce qui me concerne je pense utile de préciser qu’il n’y a pas un milligramme de masochisme en moi. Si je me suis confronté à des situations ingérables dans ma vie, notamment par le biais de l’alpinisme et de la marche en montagne, ce n’est pas du tout par masochisme, mais au contraire parce que seules ces situations me permettent de sortir le meilleur de moi-même et de me dépasser.

 Etre confronté à la mort ici et maintenant permet de réaliser à quel point la vie est précieuse. C’est la présence de la mort qui donne un goût délicieux à la vie ! 

 

Extrait issu du site de Xavier Plantefol, créateur de Terra Incognita : http://www.terre-inconnue.ch/

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Evolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

 

Pourquoi notre évolution spirituelle est-elle si importante ?

Evolution Spirituelle dans Méditation nature3L’évolution spirituelle est importante car c’est elle qui nous amènera à notre source, à ce que l’on est : des êtres divins. Dieu nous a créés de telle sorte que nous ayons en nous cette origine divine.

L’évolution spirituelle est importante car c’est elle qui nous amènera à notre source, à ce que l’on est : des êtres divins. Dieu nous a créés de telle sorte que nous ayons en nous cette origine divine. Dieu ce n’est que Amour avec un grand A, celui qui n’a pas de frontières de langue ou autre. Les gens sont souvent malheureux, ils font de la déprime et ont bien d’autres maux ; pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas vu, ils n’ont pas pris conscience qu’ils avaient en eux cette étincelle divine. Cette étincelle divine, lorsqu’on la  » cultive « , lorsqu’on la fait grandir, nous unit à l’essentiel, au créateur, alors nous sommes énergie d’Amour. Rien dans ce monde terrestre ne peut alors nous ébranler. Notre base est sûre, il s’agit de Dieu et nous faisons vivre Dieu en nous ; alors notre vie est synonyme de Joie et Bonheur. Et lorsque des événements comme un décès arrivent et bien nous sauront repartir dans la vie car la vie avec Dieu est ce qu’il y a de plus important pour notre âme. 

Etre avec Dieu signifie que notre âme vit ce qu’elle est vraiment. C’est lorsque nous sommes coupés de Dieu que notre âme souffre, que nous tombons malade, que nous n’arrivons pas à remonter à la surface. Chacun de nous devrait être conscient qu’il est Dieu, que son âme porte en elle Dieu. Ceci amènerait davantage d’Amour et de sagesse dans ce monde. Les gens seraient alors moins malheureux et pourraient suivre leur chemin de façon plus claire et ne pas se perdre dans le superflu de la vie terrestre.

Notre étincelle divine nous pouvons la développer tout d’abord en étant conscient que nous sommes des créatures de Dieu, que nous sommes Dieu. Ensuite nous pouvons la faire grandir par l’amour que nous donnons aux autres mais aussi à nous même. Les méditations énergétiques aident aussi notre âme à évoluer, à se sentir enfin elle-même. 

Si nous sommes tous des êtres de Dieu alors pourquoi le Mal existe-il ?

Tout d’abord le Mal n’existe pas, pas plus que le Bien. Cette conception manichéenne est typiquement terrestre. Le mal existe si nous y mettons du jugement dans l’acte or là-haut vous êtes dans des lieux si différents que tout ce qui existe ici (crimes…) ne peut absolument pas se produire. 

La Terre est un lieu intéressant d’évolution car tous les niveaux de conscience sont représentés, ce sont pour ces raisons que certaines personnes font ce que nous appelons le Mal. Maintenant les personnes qui font le Mal le font simplement parce qu’elles n’ont pas ouvert leur cœur à Dieu. Leur étincelle divine est fermée à double tour et ne peut pas se faire jour dans leur vie. Mais en soit, elles ne font pas le Mal : ce sont des actes qui ne sont pas dirigés par l’Amour.

Ces personnes sont dans l’ignorance de ce qui est la vraie vie. En fait nous pourrions dire que Bien = Dieu et Mal = ignorance de Dieu mais comme là-haut nous enlevons tout jugement, il reste seulement les personnes qui sont avec Dieu et celles qui n’ont pas encore conscience de leur être divin. En soit le Mal et le Bien ne sont qu’une interprétation de ce qui est l’ordre du divin et de ce qui s’en écarte. 

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Dieu et la confiance

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

 

Pourquoi est-ce si difficile de faire confiance en Dieu ?

Dieu et la confiance dans DIEU nature4A l’origine vous savez que vous êtes une partie de Dieu, que vous faîtes parties du tout.

Et puis arrive votre naissance où vous coupez les ponts avec votre nature originelle. Mais en quelque sorte, c’est volontaire puisque votre condition humaine vous amène à « oublier » un certain temps votre origine, qui vous êtes vraiment pour apprendre.

Alors enfant on vous conditionne de telle sorte que cette coupure que vous vous êtes faites deviennent de plus en plus évidente et le retour vers la confiance en Dieu de moins en moins sûre. Les expériences de la vie vous amènent à avoir un certain jugement par rapport à cette « croyance » et très vite vous dérapez vers quelque chose d’irréelle. Dieu ne fait pas partie de la sciences, Dieu n’est pas vérifiable. Alors devant tant d’incertitude, c’est à l’age de raison que l’on doute sur son existence. Il s’agit donc de désapprendre beaucoup, désapprendre ce que l’on apprend depuis des siècles de pressions politiques scientifiques et religieuses.

Aujourd’hui c’est paraître illuminé que de dire que Dieu existe. Et puis on entend, s’il existait il n’y aurait pas toutes ces horreurs que l’on voit sur terre. La confusion, le manque de clarté sur les actes des hommes amènent alors des raisonnements erronnés. Ce n’est pas Dieu qui crée la condition de l’Homme. L’Homme est assez grand pour la créer lui même mais comme il n’en est pas conscient, la condition qu’il crée l’amène à sa déchéance.

L’ignorance de l’Homme est ce qui le perd. La foi est perdue, l’Amour est coupé. Pourquoi votre monde va-t-il si mal ? Parce que l’Amour n’est plus en harmonie avec l’Univers. L’Amour n’est pas assez présent. L’amour c’est Dieu. Si l’amour n’est plus là, une partie de Dieu est absente en vous. Alors comment faire confiance à une partie qui n’est plus là? C’est pour cette raison que nous vous disons d’ouvrir votre coeur à L’Amour, c’est pour y faire rentrer Dieu. Plus L’Amour règnera dans votre vie, plus vous aurez confiance en Dieu. C’est la même chose exprimée de façon différente, c’est tout. Plus serez en harmonie avec vous même, plus vous saurez que vous faites partie d’un ensemble, un ensemble d’Amour et de Lumière.

Alors il reste simplement à lâchez prise, lâcher les peurs qui résistent au fait que vous voulez vous abandonnez à la Lumière. apprenez à être vous même dans la simplicité. Et les choses couleront en vous, l’Amour coulera en vous, vous exprimerez Dieu dans votre vie. Ayez donc d’abord confiance en vous et vous verrez que vous irez vers Dieu de façon tout à fait naturelle, c’est la voie de tout le monde exprimée de façon différente pour chacun, mais en vous laissant aller avec la Lumière les portes s’ouvriront en vous. Dieu n’a jamais laissé une âme dans l’ombre lorsque celle-ci désire le voir.

Article 48 © GDL – source-lumiere.net – 2002-2008 

 

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Au-delà de notre mental

Posté par othoharmonie le 1 mars 2013

[Eckhart Tolle - Extraits de son livre "QUIÉTUDE" Ed Ariane]

La condition humaine, c’est d’être immergé dans la pensée. La plupart des gens restent toute leur vie prisonniers des limites de leurs pensées. Ils ne dépassent jamais un sentiment de soi personnalisé, construit par le mental et conditionné par le passé.

Tout comme en chaque être humain, votre conscience comporte une dimension beaucoup plus profonde que la pensée. C’est votre essence même. On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée. Dans les enseignements anciens, c’est le Christ intérieur, votre nature de Bouddha.

Au-delà de notre mental dans APPRENDS-MOI image-73-300x198Découvrir cette dimension vous libère, ainsi que le monde, de la souffrance que vous vous infligez, de même qu’aux autres, lorsque le « petit moi » définit tout votre bagage et mène votre vie.

Chaque fois que vous êtes plongé dans la pensée compulsive, vous évitez ce qui est.

Vous ne voulez pas être là où vous êtes. Ici. Maintenant.

Le domaine de la conscience est trop vaste pour être saisi par la pensée. Lorsque vous ne croyez plus tout ce que vous pensez, vous sortez de la pensée pour voir clairement que le penseur n’est pas votre être essentiel.

Les dogmes – religieux, politiques, scientifiques – naissent de la croyance erronée selon laquelle la pensée peut englober la réalité ou la vérité. Ils sont des prisons conceptuelles collectives. Le plus curieux, c’est que les gens adorent leur cellule, car elle leur donne un sentiment de sécurité et la fausse impression de savoir.

Rien n’a infligé à l’humanité plus de souffrance que ses dogmes. Tout dogme finit tôt ou tard par s’effondrer, oui, car la réalité finit par révéler sa fausseté ; mais si l’on n’en voit pas l’illusion fondamentale, il sera remplacé par d’autres. Quelle est cette illusion fondamentale? L’identification à la pensée.

S’éveiller sur le plan spirituel, c’est s’éveiller du rêve de la pensée.

Comme le mental dépend de l’insuffisance, il est toujours avide d’avoir davantage. En vous identifiant au mental, vous tombez très facilement dans l’ennui et l’agitation. L’ennui signifie que le mental a faim de stimuli, de stimulations intellectuelles, et que son appétit  n’est pas satisfait.

Lorsque vous vous ennuyez, vous pouvez satisfaire la faim du mental en ouvrant un magazine, en faisant un appel téléphonique, en allumant votre téléviseur, en naviguant sur le Web, en vous rendant dans une boutique ou – ce qui n’est pas rare – en transférant sur le corps cette impression mentale de manque et ce besoin d’avoir plus, que vous comblez brièvement par l’ingestion d’aliments.

Vous pouvez rester dans l’ennui et l’impatience, tout en observant ce sentiment d’ennui et d’impatience. Lorsque vous portez votre conscience sur ce sentiment, il s’entoure soudainement d’espace et de calme, pour ainsi dire. D’abord un peu, puis, à mesure que grandit ce sentiment d’espace intérieur, l’ennui diminue en importance et en intensité. Ainsi, même l’ennui peut vous enseigner qui vous êtes et qui vous n’êtes pas.

Vous découvrez que cette « personne qui s’ennuie » n’est pas votre nature essentielle. L’ennui n’est qu’un mouvement d’énergie conditionné qui vous habite. Vous n’êtes pas non plus cette personne en colère, triste ou craintive. L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous » ; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent.

Rien de ce qui va et vient n’est vous.

 » Je m’ennuie.  » Qui sait cela?

 » Je suis en colère, je suis triste, j’ai peur.  » Qui sait cela?

Vous êtes le fait de connaître et non l’état connu.

Tout préjugé implique l’identification au mental. Il signifie que vous ne voyez plus l’autre humain, mais seulement l’idée que vous en avez. Ramener à un concept la vitalité d’un autre humain constitue déjà une forme de violence.

Si elle n’est pas enracinée dans la conscience, la pensée devient égoïste et dysfonctionnelle. L’ingéniosité dépourvue de sagesse est extrêmement dangereuse et destructrice. C’est l’état actuel de la majeure partie de l’humanité. L’amplification de la pensée par la science et la technologie, ni bonne ni mauvaise en soi, est elle aussi devenue destructrice, car, souvent, la pensée initiale n’est pas enracinée dans la conscience.

La prochaine étape de l’évolution humaine consistera à transcender la pensée. C’est notre tâche urgente. Cela ne veut pas dire cesser de penser, mais tout simplement ne pas être identifié à la pensée, ni possédé par elle.

Sentez l’énergie de votre corps intérieur. Le bruit du mental ralentit alors ou cesse immédiatement. Sentez-la dans vos mains, vos pieds, votre abdomen, votre poitrine. Sentez la vie que vous êtes, la vie qui anime ce corps.

Ce corps devient alors une ouverture, en quelque sorte : il donne accès à un sentiment plus profond de vitalité, sous les émotions fluctuantes et l’activité mentale.

Il y a en vous une vitalité que vous pouvez sentir de tout votre Être et non uniquement dans la tête. Chaque cellule vit dans cette présence qui vous dispense de penser. Cet état n’exclut pas la pensée si elle est nécessaire à des fins pratiques. Le mental fonctionne encore, et d’une façon magnifique, quand l’intelligence supérieure que vous êtes l’utilise et s’exprime par lui.

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Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais de brèves périodes de « conscience sans pensée » se produisent déjà d’une manière naturelle et spontanée dans votre vie. En vous livrant à une activité manuelle, en traversant une pièce, en attendant au comptoir de la ligne aérienne, vous pouvez être si complètement présent que les parasites mentaux habituels se calment pour laisser place à une présence consciente. Vous pouvez aussi regarder le ciel ou écouter quelqu’un sans faire de commentaire mental intérieur. Vos perceptions deviennent claires comme du cristal, limpides et dépourvues de pensée.

Pour le mental, cela ne compte pas, car il a d’autres chats à fouetter. De plus, comme ce ne sont pas des moments mémorables, vous ne les avez pas remarqués. En réalité, c’est ce qui vous arrive de plus important. C’est le début du passage de la pensée à la présence consciente.

Acclimatez-vous avec aisance à l’état de « non-savoir ». Il vous permet de dépasser le mental, qui essaie toujours de conclure et d’interpréter, craignant de ne pas savoir. Ainsi, lorsque vous êtes à l’aise dans le non-savoir, vous dépassez déjà le mental. De cet état surgit alors une certitude plus profonde, non conceptuelle.

La création artistique, le sport, la danse, l’enseignement, l’aide aux personnes: la maîtrise de n’importe quel champ d’activité implique que le mental n’est plus engagé ou, du moins, qu’il occupe une place secondaire. Il devient une force et une intelligence plus grandes que vous, et pourtant essentiellement unies à vous. Il n’y a plus de processus décisionnel ; la bonne action s’exerce spontanément, sans que « vous » en soyez l’acteur.

La maîtrise de la vie est le contraire du contrôle.

Vous vous alignez sur la conscience supérieure, qui agit, parle, effectue le travail.

Un instant de danger peut susciter une cessation temporaire du flux de la pensée et, ainsi, vous donner un aperçu de ce que veulent dire la présence, l’éveil, ou la conscience.

La Vérité dépasse largement ce que le mental peut comprendre. Nulle pensée n’englobe la Vérité. Au mieux, elle peut l’indiquer. Par exemple, celle-ci: « Toutes choses sont intrinsèquement Une. » C’est là une indication, non une explication. Comprendre ces paroles, c’est sentir au fond de vous la vérité qu’elles indiquent.

Eckhart Tolle

[Extraits de son livre "QUIÉTUDE" Ed Ariane]

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L’Ignorance ?

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

On peut se poser légitimement une question : 

si l’esprit est infiniment parfait, infiniment pur, etc, comment peut-il être victime de l’illusion ?

L'Ignorance ? dans Méditation images-2 La réponse, c’est que l’ignorance que l’esprit a de sa propre substance, cette ignorance ne fait aucunement partie de la nature de l’esprit ! Cette ignorance est peut-être un phénomène particulier, mais elle n’est pas autre chose qu’un phénomène. Cette ignorance est un conditionnement, à l’origine elle n’était pas en nous. Je suis sûr que tous les petits enfants perçoivent la Vérité, en tout cas à certains moments. Mais les enfants ont une pulsion extrêmement forte qui les pousse à « faire comme tout le monde », à imiter papa et maman. Et comme tout le monde, y compris papa maman, ne se préoccupe aucunement de la Vérité, du Réel, et passe son temps à rechercher les causes du confort et à fuir les causes de l’inconfort, le petit enfant finit par faire la même chose… Il est né Fils de Dieu, et le voilà déchu, devenu Fils des hommes !

 Mais comme tous les phénomènes dépendent de causes et de conditions, si on détruit les causes qui permettent à ce phénomène de se manifester, en l’occurrence l’ignorance, elle ne se manifestera plus. Si j’écris ce texte, c’est précisément dans le but de produire une cause de destruction de l’ignorance et de l’inconscience.

En fait, c’est notre dialogue intérieur, les pensées ordinaires qui habitent notre esprit qui le maintiennent en état d’ignorance et de conscience diminuée. C’est comme l’oeuf et la poule : le bavardage intérieur incessant abaisse considérablement le niveau de conscience de notre esprit, et c’est cette inconscience et ce manque de lucidité dans notre esprit qui permet aux pensées grossières et ordinaires d’avoir pouvoir sur nous.

 En résumé tout se joue au niveau de la perception. Si notre perception est dégénérée, le monde où nous vivrons semblera dégénéré; si notre perception est sublime, le monde où nous vivrons semblera sublime. Quand notre vue est grossière et superficielle, nous sommes piégé par les apparences qui sont trompeuses ; quand notre vue est subtile et profonde, nous obtenons la grâce suprême de voir l’essence du réel, qui seule a le pouvoir de dissoudre notre cœur et notre esprit dans la joie pure.  

Si vous cherchez vraiment à connaître mon maître, alors cherchez dans votre cœur ou dessus de votre tête ! Quand vous l’aurez trouvé, vous réaliserez alors qu’il n’y a aucun endroit où il n’est pas, que en vérité vous et moi n’existons pas réellement, que seul existe le Divin Maître et qu’Il joue tous les rôles ! 

 EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

A retrouver sur le site : http://www.terre-inconnue.ch/

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La Nature de l’Esprit

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Voici encore ce que disent les maîtres bouddhistes à propos de la nature de l’esprit :

 « Aucun mot ne peut la décrire. Aucun exemple ne peut la désigner. Le samsara [le monde] ne peut la dégrader. Le nirvana [le Royaume de Dieu] ne peut l’améliorer. Elle n’est jamais née. Elle n’a jamais cessé. Elle n’a jamais été libérée. Elle n’a jamais été victime de l’illusion. Elle n’a jamais existé. Elle n’a jamais été inexistante. Elle ne connaît aucune limite. On ne peut la ranger dans aucune catégorie. »  (Dudjom Rinpoché)

 Car il faut bien comprendre que la nature de l’esprit imprègne tout, absolument tout. Aucun phénomène ne pourrait exister si sa nature essentielle, réelle, était autre que la nature de l’esprit. En réalité, notre esprit, notre âme n’est jamais née, elle ne peut donc pas mourir, elle est sans commencement ni fin. Comme elle seule est réelle, les notions d’intérieur et d’extérieur ne peuvent s’appliquer à elle. Et pour la même raison on ne pas dire qu’elle est immobile ni qu’elle bouge. Elle n’a jamais fait l’expérience du plaisir ni de la souffrance (puisque plaisir et souffrances sont des phénomènes illusoires), elle ne fait l’expérience que d’elle-même, qui est une expérience de joie pure, d’une joie si pure qu’elle est au-delà du plaisir et de la souffrance.

 Voici comment Katie Byron, une américaine, s’est réveillée un matin après des années de dépression sévère :

« Il n’y avait pas de moi. C’était comme si quelque chose d’autre s’était éveillée. « Cela » avait ouvert les yeux. « Cela » regardait à travers les yeux de Katie. Rien n’était reconnaissable. Et « Cela » était si émerveillé. « Cela » était ivre de joie. Il n’y avait rien de séparé, rien d’inacceptable pour « Cela ». »

(Katie Byron) 

Et selon St-Thérèse d’Avila, fondatrice de l’ordre des carmélites :

«Pour revenir à ce que nous disions : lorsque Dieu a introduit l’esprit dans Sa demeure, qui est le centre de l’esprit lui-même, de même que le ciel paradisiaque où se tient Notre Seigneur ne se meut pas, dit-on, comme les autres, dès que cette âme y pénètre, tout mouvement cesse en elle ; ni les puissances, ni l’imagination, ne peuvent lui porter tort ni lui enlever la paix. (…)

10 Pour en revenir, donc, à ce que je disais, il ne faut pas croire que les puissances, et les sens, et les passions, jouissent toujours de cette paix ; l’âme, oui. Dans les autres Demeures, il est des combats, des moments d’épreuves et de fatigue, mais à l’ordinaire cela ne lui ôte ni sa paix, ni sa place. Ce centre de notre âme, ou cet esprit, est chose si difficile à décrire, il est même si difficile d’y croire, que je crains, mes soeurs, que faute d’avoir su m’exprimer vous ne soyez tentées de ne pas me croire ; car il est difficile de dire qu’il y a là des épreuves et des peines, mais que l’âme reste en paix. Je vais faire une ou deux comparaisons : plaise à Dieu qu’elles m’aident à expliquer quelque chose, mais si je n’y réussissais pas, je sais que je dis la vérité.


Le Roi est dans son Palais, la guerre et bien des choses pénibles sévissent dans son royaume, mais il n’en reste pas moins à sa place ; de même, ici ; bien qu’il y ait un grand tumulte, beaucoup de bêtes venimeuses, dans les autres Demeures, et que tout cela fasse grand bruit, rien ne pénètre dans cette Demeure-là, et ne force l’âme à en sortir ; les choses qu’elle entend, qui toutefois lui font un peu de peine, ne parviennent pas à l’agiter et à lui ôter la paix ; les passions, déjà vaincues, ont peur de pénétrer dans cette Demeure, car elles en sortent plus asservies. Le corps tout entier nous fait mal, mais si la tête est saine, nous n’aurons pas mal à la tête du fait que nous avons mal au corps. Je ris toute seule de ces comparaisons dont je ne suis pas satisfaite, mais je n’en trouve pas d’autres ; Pensez ce que vous voudrez : tout ce que j’ai dit est la vérité. »

La Nature de l'Esprit dans Etat d'être bouddha3

 On peut donc dire que ce je crois être « moi » n’a rien, mais alors rien du tout à voir avec ce que je suis vraiment. « Xavier » c’est le nom donné à mon corps, à ma monture. Je suis l’esprit, je suis le cœur ; mais ni l’esprit ni le cœur ne sont manifesté dans le monde. Ils sont présents dans le monde, mais de manière non-manifesté ! 

En fait notre esprit et notre cœur sont un soleil, un soleil de joie, de paix et d’amour. Nous recherchons la joie, la paix, etc, dans le monde, et nous nous trouvons sans cesse confronté à l’obscurité. Et dans notre délire, nous croyons que notre cœur et notre esprit souffrent à cause de ce monde obscur, violent et imparfait. Ce que je crois vivre n’a rien à voir avec ce que je vis vraiment, comme quelqu’un qui rêve qu’il est perdu au milieu de l’antarctique… mais qui en réalité est bien au chaud chez lui sous sa couette !

Le problème c’est que nous ne sommes jamais en contact avec rien, ni avec nous-mêmes, ni avec quoi que ce soit ! Nous sommes uniquement en contact avec nos projections sur le réel, et pas en mesure d’avoir un contact avec le réel lui-même. Nous sommes sans cesse en train de fuir le réel, j’en veux pour preuve le fait que quand nous sommes dans le train, dans une salle d’attente, dans l’ascenseur, etc, notre esprit tente par tous les moyens de fuir la situation, soit concrètement : on feuillette un magasine, on tape un sms, etc, soit nous fuyons intérieurement : on imagine ceci, on pense à cela, notre esprit pense à tout sauf à ce qui est ici et maintenant. Nous sommes dans un cercle vicieux : comme nous notre esprit n’est jamais paisible, mais toujours excité, se débattant constamment pour résoudre nos soi-disant problèmes, il est coupé du réel et souffre ; et comme il souffre, il trouve légitime de se battre, de s’agiter intérieurement, etc, pour enfin ne plus souffrir ! Si notre esprit entrait en contact avec le réel ne serait-ce que un instant, il aurait une merveilleuse surprise en réalisant que tout est Cela, pur, parfait, infini, etc.

 Comme aucun phénomène a plus la nature de Cela que un autre, comme ils ont de manière égal la nature de Cela, ça n’a pas de sens de rechercher le plaisir et de fuir la souffrance. Le bien et le mal existent pour celui qui ne perçoit que l’apparence ; mais pour celui qui réalise l’essence qui est Cela, le bien et le mal n’apparaissent pas (le Péché Originel, nous dit la Bible poétiquement, c cueillir le fruit qui pousse sur l’Arbre de la Croyance au bien et au mal…).

 Si nous ne passons plus notre temps à fuir les causes de souffrance et à rechercher les causes du bonheur dans le monde, qu’allons-nous faire ? Qu’elle sera notre activité principale ? Peut-être allons-nous nous ennuyer, si cessons d’être esclaves de nos conditions de vie et que nous nous  unissons à Cela ! 

Pour celui qui vit au niveau de l’esprit, il n’y a qu’une seule et unique activité : aimer ce qui est, aimer ce que je suis entrain de vivre ici et maintenant. Pas aimer ceci par opposition à cela, comme font les gens ordinaires, mais tout aimer

« Sur une île faite uniquement d’or, il est impossible de trouver un caillou ordinaire ! » 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

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La Nature de ce qui EST

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Maintenant se pose évidement la question : quelle est la nature de ce qui est ?

La Nature de ce qui EST dans Méditation images-1 Pour répondre à cette question, je parlerais brièvement de mon enfance. Parfois, j’avais l’impression en regardant le monde qui m’entourait, qu’il y avait quelque chose au-delà de ce que mes yeux voyaient. Quelque chose de complètement fou, d’inimaginable, d’incroyable, mais ce quelque choses était aussi pour moi totalement indéfinissable et insaisissable. Ce quelque chose était extrêmement subtil, à tel point que je ne pouvais dire si cette chose existait ou n’existait pas. Pourtant je sentais bien ce quelque chose m’attirait plus que tout, plus que toutes les joies du monde. Situation paradoxale : le truc qui touche le plus mon cœur est si subtil que je ne sais même pas si il existe vraiment ou non !

 Comme je ne pouvais pas définir ce truc, je l’ai appelé le « ça » ou « Cela ».

Et en fait, je crois que ce truc, « Cela », la nature de l’esprit… En fait, tous les phénomènes sont illusoires ; je dis qu’ils sont illusoires, pas qu’ils n’existent pas. Ils sont comme un mirage dans le désert, le mirage existe vraiment, mais il est illusoire dans le sens qu’il n’est pas ce qu’il a l’air d’être. Autrement dit, ce que nous appelons « réalité » est illusoire. La vraie réalité, c’est ce mystère que les enfants perçoivent parfois, mais que tous les adultes ont oublié. Le monde visible est le reflet de la réalité; mais l’ambiance indescriptible dégagée par le monde visible, c’est ça la réalité. Nous avons tendance à croire que le réel est soit glauque soit sympa ; mais c’est nos projections sur le réel qui sont soit glauques soit sympas ! En fait, la réalité est au-delà du bien et du mal ; elle remplit tout mais ne dépend de rien, elle voit tout mais ne juge rien.

Ce sentiment – que nous avons peut-être éprouvé enfant – qu’il y a un mystère indicible ou une présence subtile caché en toute chose, ce ressenti est lié à l’impression que l’univers tout entier est vivant, conscient, habité par une présence aimante, que tout l’univers a été spécialement créé pour nous… C’est ça le « Dieu-Amour » dont nous parle Jésus. L’impression que la vie nous aime, que la vie a un sens, que c’est une chance pour nous d’exister ici et maintenant, c’est le bonheur véritable, dont nous avons peut-être déjà eu un aperçu. Dans cet état peu nous importe d’être riche ou pauvre, seul ou entouré, puisque dans cet état, chaque atome de l’univers semble chanter un hymne à la vie, chaque atome de l’univers révèle dans le silence la quintessence de tous les enseignements religieux…

Les aliments remplissent notre ventre, notre corps ; les connaissances remplissent notre tête, notre intellect. Mais il n’y a que l’amour qui puisse remplir notre cœur !

  C’est peut-être ça le sens le plus important, la « Communion », liée aux paroles que Jésus a prononcé : « Celui qui ne me mange pas ne pourra pas accéder à la Vie !». Absorber Dieu signifie donc dire « Oui » à Dieu dans son cœur. Cela signifie que symboliquement nous demandons que notre vue, nos sens et notre perception du réel soit identique à celle de Jésus Christ, nous demandons que nos pensées, nos paroles et nos actes aient la même qualité, la même pureté que ses pensées, ses paroles et ses actes, bref, d’être continuellement connecté à la même source que lui.

 Mais pour que cela ait un sens il nous faut le percevoir dans notre quotidien, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous… Il nous faut donc changer notre perception des choses, accéder à une perception plus élevée et plus authentique de ce qui est.

 Lorsque « l’Amour » n’est pas ou plus présent dans notre vie, cela créé un vide, un trou dans notre cœur. Et donc, quand cette nourriture nous fait défaut, ce trou, ce néant dans notre cœur tend à tout engloutir : notre monde, notre moi, notre vie… Cette impression d’être englouti par le néant, cette impression de manque dans le cœur, c’est ce qu’il y a de plus insupportable pour un être vivant ! Alors, pour échapper à cela, nous nous débattons autant que possible.  En résumé, c’est quand nous n’avons plus accès à l’amour universel, l’amour inconditionnel, l’amour divin, que nous commençons alors à rechercher l’amour humain, et c’est là que tous les problèmes commencent.

 En effet, pour obtenir l’amour humain – contrairement à l’amour divin qui est donné « gratuitement » – il faut remplir certaines conditions, il faut être beau, riche, bien portant, faire ce que les autres attendent de nous, il faut être au bon endroit au bon moment, etc ! Et si les conditions qui nous permettraient d’obtenir une reconnaissance, une impression d’amour de la part de notre mère, de notre père, de notre conjoint, de nos amis, de notre psy ou de notre guide spirituel, etc, ne sont pas réunies, alors notre vie devient un cauchemar et nous sommes alors ravagés par les émotions négatives.

 N’ayant pas pu obtenir ni l’amour divin, ni même l’amour humain, nous cherchons alors la jouissance, le plaisir, c’est-à-dire que nous cherchons à obtenir de l’amour de la part des objets inanimés. Et c’est à ce moment que l’on touche le fond, que ça devient vraiment pitoyable, quand par exemple certaines personnes vont s’accrocher à la nourriture et manger sans cesse pour combler leur manque d’amour, elles vont alors enfler, devenir obèses et mener une existence lamentable. D’autres vont s’accrocher aux drogues, à l’alcool, au jeu, à la télé, etc, pour « anesthésier » leur cœur et ne plus ressentir (ce manque d’amour), avec pour conséquence là aussi une existence lamentable. Il s’agit là d’une vie d’ennui au sens le plus profond, en effet l’expression « s’ennuyer » signifie littéralement « être un objet de haine pour soi-même ».

 Bref, depuis que nous sommes sur terre, nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux : plus nous fermons notre cœur, plus nous souffrons, et plus nous souffrons, plus nous fermons notre cœur… il s’agit donc maintenant d’inverser cette tendance ! L’impression de ne pas être aimé est liée selon moi à l’impression d’être victime de la malchance. Les personnes qui ont traversé de nombreuses épreuves dans leur vie ont souvent l’impression d’être victime d’une certaine malchance. Leur cri du cœur c’est « Pourquoi moi ?! ».

 Mais comme l’a dit Dalaï-Lama : « Personne n’est né sous une mauvaise étoile ; il y a seulement des gens qui ne savent pas lire la carte du ciel ! ».

 

Ce qui brise intérieurement les gens, ce n’est pas les épreuves qu’ils subissent ; c’est le fait de ne pas pouvoir donner un sens à c’est épreuves. Ne pouvant pas donner un sens aux épreuves qu’ils ont vécu, ils pensent « La vie est bête, méchante et injuste ! ». Et c’est cette pensée qui détruit les gens, pas les épreuves de la vie ! Pour donner un sens aux épreuves que nous avons traversées, nous devons comprendre que celles-ci nous ont permis de grandir intérieurement, d’évoluer, de développer des qualités comme : l’humilité, l’empathie envers ceux qui souffrent, la patience, la persévérance, etc. Prenons l’exemple d’une vertu essentielle à mes yeux : le courage. Est-il possible de faire preuve de courage si nous sommes dans une situation confortable et facile à vivre ? Bien sûr que non. Pour développer le courage, il faut être confronté à des situations difficiles, c une évidence logique ! Et donc si, la vie, nous a fait subir plus d’épreuves que la moyenne des gens, ce n’est pas parce que ELLE nous aime moins que les autres.

C’est peut-être simplement parce que : ELLE attend beaucoup de nous…

L’amour universel correspond à ce que les bouddhistes appellent « la nature de l’esprit ». C’est ce que nous sommes vraiment, notre vraie nature, la « substance » de notre âme, que je décrirai comme une lumière sans couleur, une lumière vivante et intelligente.Le but de notre vie c’est de fusionner avec cet amour universel, c’est se dissoudre dans l’Océan de Joie… Et le moyen d’atteindre le but, c’est de remettre en question toutes nos certitudes, notre éducation, et de détruire toutes nos croyances illusoires, notamment la croyance en l’existence du bien et du mal. Pour cela, il faut se poser des questions du genre : 

 « La situation que je vis maintenant est-elle 100% réelle, 100% irréelle ou entre 2 ? ». Ou encore : « Qu’est-ce qui ce passe vraiment ici et maintenant ? Ce que je vis, ce que je perçois, existe-il indépendamment de moi ? ».

 

images2 dans Méditation « Ce que l’on a coutume d’appeler « esprit » est généralement très estimé et fait l’objet de nombreuses discussions, cependant, il demeure incompris, ou compris de manière erronée ou partielle. Parce qu’il n’est pas compris correctement, en tant que tel, voici que naissent, en nombre incalculable, idées et affirmations philosophiques. De plus, puisque les individus ordinaires ne le comprennent pas, ils ne reconnaissent pas leur propre nature ; ils continuent donc à errer au gré des situations dans différents états d’existence, à l’intérieur du temps et de l’espace, et connaissent ainsi la souffrance. En conséquence, ne pas comprendre son propre esprit est une très grave erreur. »

(Padmasambhava, fondateur du bouddhisme tibétain)

 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

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Il n’y a que la Source

Posté par othoharmonie le 20 février 2013

  …. s’amusant Elle-même

 

Vous pensez que vous devriez être illuminé. Vous l’êtes déjà.

Il n'y a que la Source dans DIEU a-petit1

Vous pensez devoir suivre un chemin pour y arriver. Il n’est pas de chemins.

Vous pensez que l’illumination est un but. Il n’est pas de buts.
Vous pensez que vous devez vous transformer vous-même et transformer le monde pour le rendre meilleur. Il n’est rien à accomplir.
Vous pensez pouvoir trouver Dieu en Inde ou au Tibet. Il n’est nulle part où aller. La Conscience est partout la même.
Vous pensez que l’issue de votre parcours personnel est ce qui importe. Cela est égal, quelle que soit la façon dont il se termine.

Vous pensez que l’histoire qui vous arrive est vraie. C’est une illusion, un rêve.

Vous pensez avoir le contrôle de votre vie. Vous n’êtes qu’une marionnette de la Source.
Vous pensez avoir le libre arbitre et la liberté de choix. Il n’y a que la destinée et son déroulement ordonné.
Vous êtes persuadé d’avoir des ennemis. Il n’y a que la Source.
Vous pensez qu’il existe une formule magique pour trouver Dieu. Détendez-vous, vous résidez déjà en Lui.
Vous pensez que le drame de chacun est une réalité. Il s’agit uniquement de jeux de miroirs et d’écrans de fumée.
Vous pensez que Dieu souhaite une conscience plus élevée pour la planète. La Source est uniquement là pour jouer dans la limitation.
Vous pensez que Dieu vous tient pour responsable. Il n’y a pas de karma.
Vous nourrissez jugements, comparaisons, opinions, préférences. Il n’y a que ce qui Est, tel que c’est, exactement tel que cela doit  être.
Vous voulez être quelqu’un d’important et d’apprécié. Soyez, simplement.
Vous redoutez la mort comme l’évènement le plus tragique de votre vie. La mort est la fin de la limitation.
Vous espérez une vie meilleure, pour la prochaine fois. Il n’y a pas de soi pour se réincarner. Il n’y a que Source en tant que JE SUIS.
Vous regrettez le passé, vous vous tourmentez dans le présent et vous craignez le futur. Vous êtes la Source infinie en train de se distraire, détendez-vous !
Vous êtes captivés par de complexes histoires de conspirations. Il n’y a que la Source s’amusant Elle-même.
Vous pensez avoir une raison de vivre. Il n’y a aucun « moi » individuel pour avoir un quelconque dessein. Il n’y a que la Source. Elle a un dessein pour cette apparence.
Vous n’y avez pas accès au travers d’un esprit fini.

Satyam Nadeem, auteur de « De la prison à l’éveil » Éditions Du Relié 2001 trouvé sur http://www.eveilspirituel.net 

 

 . Nétiquette : Vous pouvez partager en toute liberté en citant la source : Le Jardin de Joeliah 

 

Venez nous rejoindre sur le forum http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Accepter votre corps : méditation

Posté par othoharmonie le 14 février 2013

Méditation guidée pour ‘Accepter votre corps physique’

 

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OSEZ ÊTRE VRAIMENT VOUS ! 

4- Accepter votre corps physique

Ce court enregistrement est une méditation expérientielle tirée de la série originale anglaise ‘Dare to be You! partie 4, de Caroline Cory, diffusée en 2010, et traduite en français. Cet exercice fait suite aux exercices précédents intitulés: ‘Méditation guidée pour ‘Vous souvenir de votre Être véritable’ , ‘Méditation guidée pour Ressentir l’énergie de votre Être véritable’ et ‘Rester en harmonie avec le courant divin’.

Dans cet exercice, nous allons examiner les croyances inconscientes à propos de l’intimité et à propos de votre Être véritable afin que vous puissiez arriver à vous sentir réellement vous-mêmes dans vos relations intimes. Nous allons faire monter à la surface les croyances négatives afin que vous puissiez vraiment les ressentir. Et nous allons ensuite les reprogrammer avec de nouvelles croyances, celles que vous choisirez. Nous allons également recréer un nouveau système de croyance avec une nouvelle énergie à l’intérieur de vous qui vous permettra de graviter autour d’un mode de vie ou un mode d’être qui sera plus cohérent avec votre essence divine véritable.

Dans cette série dont le titre francophone est ‘Osez être vraiment vous!’, Caroline partage des outils pratiques et essentiels pour vous permettre de transformer votre moi humain en votre Moi véritable, ou qui vous êtes vraiment. Le but de cette série est de vous aider à harmoniser tous les aspects de votre réalité matérielle afin de vous maintenir dans le courant d’énergie universelle et divine et de devenir ainsi capable de manifester votre mission de vie véritable.

Vous pouvez lire la série traduite en français ‘Osez être vraiment vous!’ ici : 
http://omnium-daretobeyou.blogspot.com/p/osez-etre-vraiment-vous.html

Vous pouvez écouter la série originale ‘Dare to be You! en anglais ici:http://www.omniumuniverse.com/index.php?content_type=search&top=main&…

Vous pouvez lire la série originale ‘Dare to be You’ en anglais ici: www.omnium-daretobeyou.blogspot.com 

Accepter votre corps : méditation dans Méditation chemin-3-233x300Caroline Cory enseigne les Sciences de la Conscience, la spiritualité et la médecine énergétique. Elle a créé la Méthode OMnium d’Apprentissage et de Guérison. L’expérience de Caroline avec les mondes de la Conscience, de la spiritualité et de la médecine énergétique a commencé dès l’âge de cinq ans, lorsqu’elle a spontanément accédé à une puissante source d’énergie divine. Sa capacité de discerner avec précision l’énergie subtile s’est affirmée avec le temps et elle a finalement réussi à en identifier la nature et la localisation, à savoir, la Source de toutes les formes d’énergie au centre de l’Univers local. Depuis ce lieu, elle put alors percevoir et ramener d’autres informations relatives au plan du multi-univers, à la structure cosmique de la conscience, la configuration universelle du corps physique humain, la conscience humaine et sa mémoire cellulaire, et la construction mentale de la réalité terrestre.

Caroline propose actuellement un télé-enseignement, des séminaires sur l’Internet et des réunions publiques. Sa méthode d’enseignement originale repose sur le transfert d’énergie et l’expérience; elle traite d’un grand nombre de sujets, entre autres: Maîtrise de l’esprit, Harmonisation spirituelle et Connexion à la Source Divine, Perception de l’énergie subtile, Traitement des blocages et déséquilibres physiques et mentaux. Elle dirige également des séances de guérison de groupe sur l’Internet, touchant près d’une centaine de pays et des milliers de gens aux quatre coins du globe. Ces derniers font part régulièrement de leur profonde transformation cellulaire et de régressions spontanées de maladies.

Pour plus d’informations, consulter : www.omniumuniverse.com. Vous trouverez la section francophone en cliquant sur ‘Other languages’.

 

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