Traditions en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 25 février 2013

Berthe de Bourgogne
(née vers 964, morte en 1031)

(Épouse Robert II en 996)

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Fille de Conrad, roi de Bourgogne, et de Mathilde, fille de Louis IV d’Outremer, Berthe de Bourgogne était issue de grandes familles. Lorsque Robert II l’épousa après la mort de Hugues Capet (996), Robert II avait vingt-six ans ; depuis plusieurs années il portait le titre de roi, car Hugues avait pris la sage précaution de l’associer au trône afin que son droit ne fût pas contesté ; déjà les peuples l’aimaient. « Il semblait, dit Helgaud, fait pour porter la couronne ; nul n’avait plus d’habileté à manier les armes, on le voyait se tenir debout sur l’étrier sans perdre jamais l’équilibre et sans plier le genou ». Robert avait d’autres titres à l’amour de ses sujets ; son esprit, éloigné de toute dissimulation, son cœur, rempli d’une douce indulgence, la vivacité de sa foi, la ferveur de sa piété firent chérir sa personne, et affermirent l’autorité de la dynastie capétienne ; ces vertus douces s’alliaient à l’amour de l’étude qui en fit un des hommes les plus savants de son temps.

Berthe était la veuve de Eudes, comte de Blois. Mathilde, mère de cette princesse, était fille de Louis d’Outremer et de Gerberge de Saxe, et se trouvait cousine de Robert au deuxième degré ; plus malheureusement encore, Robert avait tenu, sur les fonts de baptême, un des enfants du premier lit de Berthe ; ce double empêchement n’avait point arrêté le mariage : la liaison de Berthe et Robert était ancienne, ayant pris corps du vivant de Hugues Capet ; Robert aimait Berthe, dont l’humeur était douce et la beauté remarquable.

Pour rendre régulier un mariage que prohibaient les canons, on convoqua un synode qui fournit une dispense, et Archambaud de Sully, archevêque de Tours, les maria. Mais à peine les époux avaient-ils goûté le bonheur d’être ensemble que le pape Grégoire V appelé au trône quelque temps plus tôt réunit en 996 un synode à Pavie, où il fut décrété : « Le roi Robert, qui, malgré l’interdiction apostolique, a épousé sa parente, doit se rendre auprès de Nous pour Nous donner satisfaction, de même que les évêques qui ont autorisé ces noces incestueuses ; s’ils refusent de venir, qu’ils soient privés de la communion ». Le roi essaya inutilement de négocier, envoyant à Rome un ambassadeur réputé pour son habileté : « Nous avons certaines affaires en litiges avec le Saint-Siège, dit-il ; assurez Grégoire V que je lui donnerai satisfaction sur tous les points s’il me laisse ma femme ». Le pape refusa le compromis et ordonna, une fois encore, à Robert de quitter Berthe.

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Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne
après l’excommunication du souverain en 998
Peinture de Jean-Paul Laurens (XIXe siècle)

 

L’ambassadeur revint à la cour de France, où le roi accueillit son message avec une grande colère : « Jamais je ne me séparerai de ma femme, dit-il. Elle m’est plus chère que tout au monde ! Je veux que l’univers entier le sache ! » Quelques mois passèrent, et le pape, en voyant l’obstination de Robert, convoqua à Rome en 998 un concile général qui rendit les graves sentences suivantes. Canon I : « Le roi Robert quittera Berthe, sa parente, qu’il a épousée contre les lois. Il fera une pénitence de sept années, selon la discipline de l’Église. S’il refuse, qu’il soit anathème. La même sentence est rendue contre Berthe ». Canon II : « Archambaud, archevêque de Tours, qui a consacré cette union, et tous les évêques qui ont assisté à ce mariage incestueux sont suspendus de la sainte communion jusqu’à ce qu’il soient venus à Rome pour y donner satisfaction ».

L’arrêt du concile l’avait frappé d’excommunication, lui et sa femme, les rejetant ainsi de l’Église s’ils refusaient de se soumettre ; l’anathème, qui était la plus forte peine que le pape pût prononcer, condamnait vivant à la damnation éternelle. Profondément pieux, Robert pourtant ne céda point et garda son épouse qu’il préférait au salut de son âme. En voyant qu’il persistait, le pape fit plus : il lança un interdit sur toutes les terres du domaine du roi et mit sa menace à exécution, condamnant le souverain à sept ans de pénitence. Après la cérémonie d’excommunication, Robert et Berthe, glacés d’épouvante, s’enfermèrent dans leur palais.

C’était la première fois qu’un tel arrêt frappait des populations entières : plus de chants sacrés, plus d’offices saints, plus de sacrements. On administrait seulement la pénitence aux malades et le baptême aux enfants en danger de mort ; on ne célébrait plus les saints mystères, les églises étaient fermées, les images des saints voilées ; la cloche n’annonçait plus l’approche d’une fête, le mariage d’un ami, ni l’agonie d’un frère ; une consternation muette frappa tous les cœurs ; on supplia le roi de céder. Robert, en proie à une douleur amère, regardait tantôt son épouse aimée, tantôt son peuple en souffrance ; il voyait les seigneurs et les habitants de la cité fuir sa présence naguère tant chérie ; son palais était devenu désert. Ce jardin, si souvent rempli de la foule des pauvres que la libéralité du bon roi entretenait, était silencieux ; les pauvres mêmes redoutaient de goûter aux restes d’un excommunié ; ces restes étaient jetés comme souillés, et les vases qui les avaient contenus devaient être purifiés par le feu ; de toute la maison du roi, il n’était resté que deux serviteurs qui préparaient ces tristes aliments ; Berthe et Robert mangeaient le pain de la douleur dans l’amertume et dans les larmes.

Cependant Berthe allait devenir mère, le roi se flattait que la naissance d’un héritier de son sceptre désarmerait la sévérité du pontife et ferait ratifier son union ; mais l’inquiétude et le chagrin avaient tari, dans le sein de la mère, les sources de la vie de l’enfant ; Berthe mit au monde un enfant mort, et le bruit, dont Abbon se fait l’écho dans ses chroniques, se répandit parmi la multitude crédule que la reine était accouchée d’un monstre qui avait les pattes et le cou d’une oie.

Plus de bornes alors au désespoir des Parisiens, la clameur publique s’élève contre le couple royal ; la douleur des fidèles ne pouvait plus croître ; Robert céda enfin, laissant partir en 1001 la reine qui commençait à dépérir. Le jour des adieux, dès que Berthe eût franchi le seuil du palais et qu’elle fût hors de l’enceinte des murs de la cité, un cri de joie signala son départ ; les cloches en branle se firent entendre, la foule remplit les églises et de là se porta sous les fenêtres du roi pour le remercier.

Si quelque chose put le consoler de son sacrifice, ce fut le bonheur qu’il vit renaître autour de lui ; mais s’il répudia Berthe, fournissant pour prétexte qu’elle ne lui avait pas donné d’enfant, il ne souffrit pas que l’honneur de celle qu’il avait appelée son épouse pût être terni ; il voulut qu’elle conservât le titre de reine et qu’elle fût entourée des mêmes respects que si elle était restée sur le trône. Berthe continua ainsi à voir son ancien époux, partageant secrètement sa couche chaque nuit. En 1008, après l’assassinat du favori du roi, elle effectua même avec Robert II un voyage à Rome où ils tentèrent d’obtenir du pape Sylvestre II l’annulation du mariage du roi avec Constance d’Arles qu’il avait épousée en 1003. Mais le souverain pontife refusa. Berthe mourut en 1031, peut-être au château de Melun. Robert, inconsolable, ne lui survécut que quelques mois.

Berthe n’eut aucun enfant avec Robert II.

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Mariage dans le Morvan

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

Mariage dans le Morvan au XIXe siècle :
deux journées de festivités et de rituels

(D’après « Revue de folklore français », paru en 1933)

 

Il existait encore au XIXe siècle, dans le Morvandes coutumes particulières à ce pays et qui, à travers bien des siècles, étaient venues jusqu’à nous, sans presque s’altérer, se révélant surtout saisissantes aux noces. Celles-ci étaient marquées par des festivités et rituels se déroulant sur deux jours, de la « capture » de la mariée aux danses rythmées par le musettier, en passant par l’incontournable trempée

Dans cette Ecosse du Nivernais, la nature est énergique et précoce, les habitants sont formés de bonne heure. A peine, sorti du hasard et des épreuves de la conscription, le Morvandeau se cherche une compagne et son choix fait, il charge son père, un de ses parents ou une personne âgée de sa connaissance, de boulayer pour lui, de demander pour lui la jeune fille en mariage. Puis, la proposition agréée, à quelques jours de là, il se rend, endimanché et accompagné de son boulayeur, chez le père de celle qu’il aime.

Ils ont grand soin de remarquer ce qui se passe autour d’eux, à leur arrivée. Si on trace des croix dans les cendres avec les pincettes, c’est mauvais augure : on ne leur servira à déjeuner que du caillé et des crapiaux, du fromage et des œufs délayés avec de la farine : à leur départ, on dressera en l’air les tisons du feu, ce qui signifie de ne point revenir. Mais si, au contraire, ils sont reçus avec empressement, le succès de leur démarche est assuré : on se met en cuisine ; on sert l’omelette au lard, la tranche de jambon, le fromage à la crème et le vin des jours de fête ; puis, quelques paroles échangées, on passe à table.

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Noces morvandelles : le départ

Le futur beau-père fait placer à dessein les deux jeunes gens l’un près de l’autre, et pendant que lui s’entretient, avec le boulayeur, de bétail et de culture, nos deux amoureux ne cessent de chercher à découvrir dans leurs regards qui se croisent les sentiments qu’ils n’ont pu s’exprimer encore ouvertement. Cet accueil bienveillant et cordial du chef de la famille, ces apprêts extraordinaires du repas, ces regards de la jeune fille qui se forment langoureux sous sa paupière, tout cela est de bon augure, tout cela remue profondément l’âme du jeune homme ; mais rien ne lui dit encore qu’il est aimé.

Pour le savoir, il remplit son verre à pleins bords ; il boit, puis il le passe à la jeune fille à moitié bu : usage évidemment conservé des Gaulois, et qu’on est surpris de retrouver au sein de nos campagnes, comme un précieux débris de la nationalité gallique, dispersée et perdue sous le vent de la conquête ; gage d’amour, qui, chez nos pères comme chez les Morvandeaux, était l’épanchement de deux cœurs, le lien qui les attachait indissolublement. Si la jeune fille consent à boire le reste du verre, si elle le met à sec, oh ! il est heureux, il est aimé : dès lors, elle est sa fiancée ; il la prend sur ses genoux, il l’inonde de baisers et de caresses et de brûlants propos d’amour.

Souvent, pour lui, le soleil ne s’arrête pas assez longtemps à l’horizon frangé que dessinent les montagnes boisées du Morvan ; l’approche de la nuit vient trop tôt l’arracher à ces doux épanchements, à ces voluptés du cœur que sentent mille fois mieux que l’homme du monde, d’ordinaire blasé si jeune, ces hommes faits à une vie dure et laborieuse. Avant de se quitter, on convient de tout : on remet au dimanche suivant l’écrit des bans et l’achat des habits de noce ; on s’embrasse, on se dit adieu. Jamais, peut-être, le jeune homme n’a senti son cœur battre à tant d’émotions ; il reprend à pas lents et pensifs le chemin de sa demeure et rentre chez lui avec la nuit d’un des plus beaux jours de sa vie.

Le rendez-vous de cet heureux dimanche est donné sur le parvis de l’église du village, au sortir de la messe. L’épouseur y attend sa fiancée avec toute l’impatience d’un amour de vingt ans. Dès qu’il l’a distinguée au milieu de ses compagnes, il va à elle et lui jetant le bras autour de la taille, il la distrait de la foule pour l’entretenir à part jusqu’à l’arrivée des parents. Alors, on se rend successivement à la Maison Commune, au presbytère, chez le marchand, puis les emplettes faites, au cabaret, où nos deux jeunes gens boivent encore dans le même verre. Cette journée à moitié dépensée au village, s’achève, comme celle de la première entrevue, chez la future, où son épouseur l’a accompagnée. Le temps qui s’écoule entre le jour où s’écrivent les bans et le jour où l’hymen se fait est employé, de part et d’autre, aux préparatifs de la noce. Chacun invite ses parents, ses amis ; tous les conviés font venir chez eux lecoudré ; tout le monde ordonne sa toilette. Les jeunes à marier font leurs présents.

Mais, peu à peu, l’attente diminue ; le crépuscule de la dernière nuit est venu. Dans chaque famille, on se presse autour de longues tables chargées de viande, on circule autour du foyer brûlant et encombré d’ustensiles de cuisine. On mange, on boit, on cause, on rit, on chante et, par intervalle, le musettier joue des airs du pays. Les jeunes garçons chez l’épouseur, chez sa future, les jeunes filles, se livrent chacun à leur plaisir favori : la table ou la danse. Tous les fronts s’épanouissent de gaieté, tous les cœurs débordent de joie. Cependant, l’aiguille de l’horloge n’est plus éloignée de minuit que du temps nécessaire pour franchir la distance qui sépare l’habitation du jeune homme de celle de sa fiancée. Tous les grands garçons, deux à deux, bras dessus, bras dessous, l’épouseur en tête et conduit par ses deux meilleurs amis, prennent joyeux, au son de la musette, le chemin qui y mène.

Rien n’est aussi doux à voir et à entendre que ces noces qui passent à travers les ombres et le silence de la nuit, comme ces troupes de bienheureux qui vont du Purgatoire au Paradis, dans les contes religieux dont les grand-mères bercent l’esprit de l’enfance. Les airs montagnards de la musette, la flamme brillante des torches qui s’agitent dans l’air, ces jeunes gens qui accompagnent leur ami, et semblent être heureux de son bonheur, tout porte à l’esprit de bien agréables pensées.

A peine arrivés, ils tirent plusieurs, coups de pistolet, puis ils frappent à la porte et la secouent de toutes leurs forces. La porte est solidement fermée. Au bruit qu’ils font, le personnel de l’intérieur leur demande :

– Qui est là ? Que voulez-vous ? Ce n’est point à cette heure que d’honnêtes gens se présentent : vous êtes des malfaiteurs. Passez votre chemin.

– Nous ne sommes pas des malfaiteurs, répond l’un d’eux, ordinairement un garde, nous sommes des chasseurs. Nous avons tiré une caille : elle est tombée par le cornet de votre cheminée ; nous venons vous la demander.

– Nous n’avons point vu votre caille, reprennent les autres d’un ton mécontent.

Alors, il se fait quelques moments de silence ; puis, on entonne la chanson des idées, mot par lequel on désigne les cérémonies de la nuit qui précède le jour des noces. Cette chanson est par demandes et par réponses. Après chaque couplet, la musette joue un air, absolument comme dans nos cathédrales l’orgue, après chaque verset d’un psaume.

Un des grands garçons, pour l’épouseur :

Ouvrez-moi la porte,
La belle, si vous m’aimez.

Une des grandes filles, pour la jeune à marier :

Je n’ouvre point ma porte
A l’heure de minuit :
Passez par la fenêtre
La plus proche de mon lit.

Le même :

Si vous saviez, la belle,
Comment nous sommes ici.
Nous sommes dans la neige,
Dans l’eau jusqu’aux genoux ;
Une petite pluie fine
Qui nous tréfoule tous…

La même :

Allez donc chez mon père :
Il y a de bons manteaux,
Ainsi que des couvertes
Pour vous couvrir le dos.

Le même :

Les chiens de votre père
Ne font que d’aboyer,
Disant, dans leur langage :
Galant, tu fais l’amour,
Galant, tu perds ton temps.

Il y a encore là quelques instants de silence, après lesquels la jeune fille, qui parle pour la fiancée, demande sur un autre air :

Galant qui êtes à la porte,
Quel présent nous apportez-vous ?

Le jeune homme :

Le présent que je vous apporte,
Belle, le recevrez-vous ?

La jeune fille :

S’il est beau et présentable,
Pourquoi le refuserions-nous ?

Cette chanson, les airs que jouent alternativement la musette des jeunes gens et celle des jeunes filles, ne rappellent-ils pas encore quelques traits caractéristiques des noces des Gaulois ? Les deux musettiers ne sont-ils pas les deux bardes qui, dans les chants contradictoires, défendaient, l’un la virginité de la mariée, l’autre les droits du mari ? Quand la chanson est finie, encore un silence que vient briser une personne de l’intérieur, par ces paroles prononcées d’une voix forte : « Ah ! ça, vous autres ! nous aimons à croire que vous n’êtes pas des étrangers ; mais, puisque vous êtes si appris, voyons si vous répondrez à nos questions ? »

C’est vraiment plaisir d’entendre les rires francs et sonores qu’arrache à ces jeunes filles l’ignorance de ceux dont elles clouent ainsi l’impatience à la porte. Et, le plus longtemps qu’elles peuvent, elles les retiennent par des questions, par des énigmes toujours neuves, toujours improvisées sur-le-champ, toujours naïves et quelquefois par trop grivoises, qu’elles multiplient jusqu’à ce qu’on en ait deviné une. Alors, la place est forcée : elles capitulent. La chevillette qui ferme la porte est ôtée, et tous les jeunes gens se précipitent, se ruent dans la maison, à la recherche de la future, qui s’est cachée de son mieux, pendant que ses compagnes leur faisaient compter, sans chandelle, les clous de la porte. Dans quelques cantons, ce n’est point par des énigmes qu’on retient les jeunes gens à la porte. Pour être introduits, on leur demande un otage. Leur attente est proportionnée à leur nombre. Chacun d’eux se nomme successivement et on n’ouvre qu’au dernier, à l’épouseur, quand il a décliné son nom.

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Noces morvandelles : le repas

En un clin d’œil, les jeunes gens se répandent par toute la maison ; ils cherchent partout, furètent partout, remuent partout ; pas un lit qu’ils ne bousculent, pas un meuble qu’ils n’ouvrent, pas un meuble qu’ils ne dérangent ; ils ne respectent rien ! Quelques minutes leur suffisent pour explorer tous les coins et recoins de l’appartement et quelque soin qu’ait pris là jeune fille de se bien cacher, elle est découverte, à moins que, déguisée en homme, comme je l’ai vu faire, elle ne se soit mêlée aux grands garçons et ait feint de chercher avec eux.

A celui qui l’a trouvée sont réservés d’insignes honneurs : c’est lui qui, dans quelques instants, dansera avec elle la première bourrée ; c’est lui qui portera, à la noce, la bouteille de vin et le verre, la couronne de brioche pendue par une serviette à son côté, comme un sabre en bandoulière, et le rameau – nom que je crois devoir donner à une petite branche d’arbre dépouillée de ses feuilles et chargée de rubans, de bonbons et de fruits, absolument semblable à celle qu’on donne aux enfants le dimanche des Rameaux, et que pour cela on appelle un Rameau – ; c’est lui encore qui ira, ce soir, offrir aux mariés la trempée. Il conduit aussitôt la jeune fille à son épouseur. Celui-ci, après avoir remercié son ami de l’agréable cadeau qu’il lui fait, la prend sur ses genoux, la presse contre son cœur, l’embrasse et lui dit à voix basse quelques doux mots d’amour.

Cependant, le musettier qui n’a cessé de jouer pendant la recherche comme la musique de l’armée, pour soutenir le courage des combattants au milieu d’une bataille, le musettier a quitté la maison pour se rendre à la grange où déjà les danses s’organisent. Le jeune à marier remet alors sa fiancée à celui qui la lui a amenée et toute la noce suit la musette.

Si vous n’avez jamais assisté à un bal champêtre, si vous n’avez jamais dansé le gracieux rigodon et la lourde bourrée dans une grange, à la lueur blafarde d’une seule lampe suspendue à une poutre, et dont les rayons, loin d’être réfléchis, comme dans d’aristocratiques salons, par des glaces limpides, sont absorbés par la teinte sombre des murailles, vous ne pourrez que très imparfaitement comprendre tout ce qu’il y a de poétique dans cette scène que seuls rendent exactement les frais et suaves tableaux de Téniers.

Dans un coin, on a improvisé une table avec deux tonneaux et quelques planches ; on l’a couverte de verres et de grands brocs de vin. A l’entour, sur des bancs improvisés comme elle, se sont assis les vieux ; ils boivent et, tout près d’eux, à l’extrémité de la table, debout sur un tonneau comme sur un piédestal, le musettier se dandine, aussi altéré que l’outre de sa musette ; puis, sur l’aire, les jeunes filles, les jeunes garçons, qui dansent joyeux et gais : toute la noce est là. Mais pendant qu’on danse à la grange, à la maison on hâte la collation et, quand tout est prêt, quand l’horloge vivante du domaine annonce qu’il n’y a plus que quelques heures de nuit, la noce revient.

On se range autour de là table-comme on arrive, chaque garçon à côté de sa danseuse. Les gaietés les plus franches, les chansons les plus bachiques et les plus nuptiales, les conversations les plus animées, les plus vives, les plus naïves assaisonnent le repas. Puis, la collation faite, chacun cherche une place où poser sa tête un peu lourde ; on s’entasse nombreux dans les lits, les hommes dans les uns, les femmes dans les autres. Les deux fiancés s’embrassent et se souhaitent bonne nuit. Quelques instants après, le silence le plus épais enveloppe la maison : le sommeil a passé sur toutes les têtes.

Tout dort encore que les premiers rayons du jour, descendus par la vaste cheminée, seul endroit de la maison par lequel ils puissent pénétrer, blanchissent l’âtre qui fume. Alors, les femmes chargées de la cuisine s’agitent sur les chaises où elles se sont endormies et se mettent bientôt à rallumer le foyer. Elles se sont éveillées, ces femmes, dont la lumière n’avait qu’à traverser la paupière, pour arriver à leurs yeux ; mais ceux qui dorment à l’ombre d’un épais rideau de serge, il n’y a que l’habitude qui puisse les arracher au sommeil que donne une longue nuit de fatigue et d’insomnie. Cependant, au grand jour, tout le monde se lève ; tout le monde, comme à l’ordinaire, va respirer dehors l’air frais du matin. Les premières heures de cette journée sont dépensées en causeries oiseuses, éparpillées çà et là jusqu’au déjeuner, après lequel les jeunes à marier se parent de leurs habits de noce.

Ce sont les filles d’honneur qui habillent la fiancée : elles lui placent sur la tête, quand elle est jugée vierge, une petite couronne de différentes couleurs et lui attachent au côté un bouquet et une touffe de rubans, cadeaux qu’elles lui ont faits à frais communs. Le plus souvent, son vêtement n’est pas blanc. Quant à l’épouseur, il n’est guère plus endimanché qu’un autre jour, sauf que ses habits sont de drap, sauf que la cravate, la chemise et le mouchoir de poche donnés par sa future, sont d’une étoffe plus fine. Ce n’est qu’à la touffe, de rubans, que les grands garçons ont suspendu à sa boutonnière, qu’on le distingue des autres jeunes gens.

Puis tout le monde se marque, se noue un ruban rose autour du bras gauche. Les grands garçons marquent leurs grandes filles ; les jeunes à marier marquent successivement leurs nouveaux parents. Dans certains endroits, quand la noce est sur le point de quitter la maison, la jeune à marier s’assied dans la porte par où tout le monde doit sortir, place une chaise à côté d’elle, et une assiette dessus. Puis, elle étend sa jambe et relève sa jupe jusqu’au genou. Le premier homme qui passe lui ôte sa jarretière et la dépose dans l’assiette avec ses générosités ; le second rattache la jarretière à la jambe de la jeune fille et laisse aussi son présent dans l’assiette ; le troisième détache la jarretière, le quatrième la renoue et chacun fait son cadeau de noce. Cet exercice et cette offrande se continuent jusqu’au dernier. Et l’on part.

La noce, musique en tête, se déploie en colonne, comme toutes les noces ont fait ; mais ce. qu’elle n’a point dé commun avec celles que vous voyez ordinairement passer sous vos regards, c’est la manière de se donner le bras : les femmes conduisent les hommes ; c’est encore de voir, sur un des flancs et hors rang, l’homme au rameau l’élever en l’air, en signe de triomphe. Tout le long du chemin, on chante les chansons dont le musettier joue l’air, et le bruyant, le joyeux passage de cette noce appelle les curiosités au seuil de toutes les portes.

On arrive enfin à la Maison Commune. Après là célébration du mariage, on offre à l’officier de l’état-civil un morceau de brioche et un peu de vin. Puis, on reprend sa marche pour l’église, où va se consommer le second acte. A la porte, la musette s’est tue ; tous se sont arrêtés, tous ont fait silence : la jeune à marier attache sa jarretière. Pour cela, il ne faut qu’un instant, et l’on entre. Les deux époux, conduits par leurs parents, vont s’agenouiller devant l’autel, puis les chants d’églises commencent ; puis, le prêtre donne la bénédiction nuptiale.

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Noces morvandelles : la trempée

Et, pendant ce temps-là, tous les yeux sont fixés sur les cierges des mariés. On remarque celui des deux qui brûle le plus vite. Ils sont l’emblème de la vie des époux ; celui-là doit mourir le premier dont le cierge s’use davantage. Et lorsque le jeune homme passe au doigt de sa femme la bague d’argent, premier anneau de la chaîne indissoluble qui lie leurs existences, elle ferme son doigt : car moins la bague sera descendue avant, plus elle aura d’empire sur son mari.

Mais les cérémonies religieuses sont finies : on a replié ce voile mystérieux qui rappelle clairement le rideau du lit nuptial ; on a fait crier, pendant que les mariés étaient dessous, la poule, emblème de la fécondité, qu’on a apportée exprès de la maison et qui sera, au dîner du soir, la pièce d’honneur : l’hymen est fait. Alors, tous les grands garçons se précipitent vers la mariée : c’est à qui arrivera le premier, c’est à qui aura la gloire de détacher sa jarretière. Il y a, parmi eux, confusion, cohue. Le reste de la noce s’écoule lentement jusqu’à la porte, où l’heureux grand garçon qui a dénoué la jarretière en distribue une fraction à chaque convié, qui reçoit aussi un morceau de brioche et un peu de vin. Cette jarretière est toujours un ruban d’un ou plusieurs mètres.

Quand toute la noce s’est ainsi de nouveau marquée, en fixant à son habit par une épingle une fraction de la jarretière, on se rend au presbytère. On y reste peu de temps ; puis, comme, chez le Morvandeau, en tout, le profane touche de près au sacré, cette noce, tout à l’heure agenouillée, pieuse et fervente au pied de l’autel, cette noce qui versait dans l’église des larmes et des prières comme une jeune fille au sein de sa mère, cette noce s’en va, rieuse et folâtre, du presbytère au cabaret où l’attendent des tables chargées de vin.

Là, pendant plusieurs heures, on danse et on boit, on boit et on danse, encore, toujours ; là, c’est la fête mondaine, dévergondée, aux allures lascives ; là, c’est l’orgie dégoûtante. Chacun en sort la jambe avinée. Et tout le long du chemin, les chants, les conversations, tout se ressent de la station faite à la taverne : la conséquence est mathématique ; mais rien de plus saillant, à moins que quelqu’un n’ait planté un bouquet au milieu de la route. Alors, on s’arrête et l’on danse en rond autour du bouquet ; on donne un morceau de brioche et un verre de vin à la personne qui vous a fait l’honneur de ce bouquet qu’on emporte. Et tout est dit ; on reprend son chemin sans halte, si on ne rencontre pas encore quelques honneurs.

Cependant, toute cette gaieté est quelquefois attristée par des rencontres fâcheuses : si une pie traverse le chemin, superstition qu’on rencontre dans les bucoliques de Virgile et dans l’esprit des Morvandeaux, c’est mauvais augure, un malheur traversera la vie des mariés. Si l’on rencontre des voitures ou un mort qu’on mène en terre, c’est un malheur encore que l’avenir leur garde. La superstition, dans le Morvan, exploite la moindre chose, le moindre événement. On ne se marie jamais dans le mois de mai ; on l’appelle le mois des ânes.

Mais la noce arrive au domaine. Les personnes restées à la maison pour veiller aux apprêts du repas ont été averties par les chants joyeux et les sons de la musette de l’approche de la noce qu’elles ont vu, il y a déjà quelque temps, descendre le penchant de la colline. Elles se sont portées à la porte de la maison, et quand la mariée est sur le point d’en franchir le seuil, une d’elles lui jette au visage une poignée de graine de chanvre ou de navette, et la force à donner un coup de dent au morceau d’éponge qu’elle lui présente. Pour éprouver si elle aura de l’ordre, on étend sous ses pas, en travers de la porte, le balai qu’elle doit ramasser et mettre à sa place accoutumée.

Par cette pluie de graines dont on l’inonde, on souhaite à la jeune femme beaucoup d’enfants, seule richesse du pauvre cultivateur ; si ce sont des enfants mâles qu’on lui souhaite, c’est de la graine ronde qu’on lui a lancée à la tête ; pour les filles, c’eût été de la graine longue, du seigle, de l’avoine, par exemple. Quant au morceau de pain mordu, c’est le symbole de la communauté, sa signification étant enfouie sous une couche de siècles. Maintenant, conduisez votre regard dans l’intérieur de la maison : les jeunes mariés embrassent en pleurant tout le monde ; chacun d’eux reconnaît comme siens les membres de sa nouvelle famille, et à ces embrassements expansifs succède un silence pieux, touchant, solennel, mais de courte, durée : le jeune marié s’est coiffé de son bonnet de coton blanc, sa nouvelle marque distinctive ; le dîner fume sur la table.

Si les mets qu’on y sert ne sont point succulents, ils sont abondants du moins : y a d’quoé m’zer ! dit en cette circonstance le patois du Morvan. Pour cette noce, on a décimé la basse-cour, on a attaqué la bergerie, attaqué l’étable. Le vin de Bourgogne coule dans tous les verres à pleins bords. Rien ne manque à ce repas, où tous les convives mettent de côté leur sobriété naturelle. On reste longtemps les pieds sous la table ; on se leste presque toujours trop l’estomac. Au dessert, on chante tous en chœur, avec les inflexions de voix sonores, traînantes, saccadées, des chansons du pays, composées dans la langue du terroir. C’est à étourdir, à briser les oreilles.

Les mariés choisissent le moment où tous les esprits sont aux chansons pour gagner furtivement le lit qu’on leur a préparé dans une pièce isolée. Leur absence n’est, remarquée que longtemps après, lorsque la noce est rassasiée de chants, comme elle l’était auparavant de viandes. Un seul cri s’échappe alors de toutes les bouches : la trempée ! la trempée ! Et l’on prépare la trempée. Celui qui a eu le bonheur aux Iolées de trouver l’épousée, s’en va, une pleine jatte de vin à la main, quêtant le sucre que chaque grand garçon donne à sa générosité ; puis, le sucre fondu, on jette dans le vin deux tranches de pain, et, musique en tête, toute la noce se rend à la chambre, des mariés. Mais la porte est fermée et ne s’ouvrira que lorsque auront cessé les airs gais de la musette et les gaies chansons des grands garçons.

La mariée porte la première ses lèvres à la trempée ; la première elle prend sa part du pain qu’on lui offre. Ils boivent tour à tour jusqu’à la dernière goutte et, à chaque reprise, un des grands garçons leur passe sous le nez, pour leur essuyer les lèvres, une aile de volaille, un pieumas. Puis, celui qui a apporté la trempée, si son monsieur n’est à la noce, prend sur ses deux bras la jeune femme, qui, jusqu’ici, ne s’est point déshabillée, la fait danser quelque temps et la remet auprès de son mari de la manière dont il l’y a prise.

Et la foule se retire. Les danses vont se former dans la grange où vous les avez vus tourbillonner la nuit précédente, les mêmes danses à côté des mêmes libations. Elles se prolongent ordinairement jusqu’au jour, dont les frais rayons viennent se refléter sur des toilettes en désordre, des visages pâles et fatigués. On se couche. Le peu de temps donné au sommeil entre les danses et le déjeuner, où se doivent m’zer las rechtes de la noce, a calmé l’effervescence, disons l’ébullition des conviés. A part quelques propos légers qui traversent encore la table en tous sens, à part quelques bons mots aux dépens de la mariée et qu’on se permet dans les villes, bien que moins crûment dits, on est plus sérieux, plus posé. Une chose seulement préoccupe tous les esprits : chacun tient à savoir quel est celui des deux mariés qui s’est endormi le premier : car celui qui s’est endormi le premier dans la nuit de ses noces doit le premier aussi s’endormir dans la nuit du trépas.

La fête se termine avec ce déjeuner, à moins que les apprêts n’aient excédé le nombre et l’appétit des conviés. En ce cas, la noce continue jusqu’à l’entière consommation des vivres. Puis, après cette excursion gastronomique, chacun rentre dans sa sobriété, chacun reprend sa vie de travail et de fatigue.

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Film 2012

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

             »2012, fin du monde : risque réel ou pure imagination ? »

Les dossiers de l’écran du planétarium organisent une soirée intitulée :« 2012, fin du monde : risque réel ou pure imagination ? »

Cette soirée est organisée dans le but de vous rassurer et de répondre à toutes vos interrogations sur la vie sur Terre après le 21 décembre 2012. Elle aura lieu le 20 décembre 2012 :

Jardin des sciences

Planétarium - Parc de l’Arquebuse

14 rue Jehan de Marville

21000 Dijon

 Film 2012 dans Traditions en Bourgogne film-2012-fin-du-monde-8-225x300

Programme de la soirée

 de 19h30 à 22h (environ) : Projection du film  »2012″, Réalisé par Roland Emmerich avec en interprètes principaux John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, Danny Glover, Thandie Newton.

Synopsis : Les Mayas, l’une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l’ont confirmé, les numérologues l’ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. 
La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps… 
Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d’individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés…

 de 22h30 à 23h : Débat / discussion avec le public en présence de Pierre Causeret (ancien Président de la Société Astronomique de Bourgogne et auteur de plusieurs ouvrages d’astronomie), Christophe Vuillemot (diplômé en Astrophysique de l’Université d’Orsay et responsable du planétarium) et David El Kenz (chercheur en sciences humaines).

Cette soirée sera animée par Marie-Laure BAUDEMENT, Conservateur du patrimoine à la Mission Culture Scientifique (Université de Bourgogne)

Informations pratiques :

  • Entrée libre
  • Inscription obligatoire au 03 80 48 82 00
  • Renseignements : www.dijon.fr

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Pruneaux de Vitteaux

Posté par othoharmonie le 11 mai 2012

 


Pruneaux de Vitteaux dans Traditions en BourgogneS’il est un produit Bourguignon dont on parle peu, mais qui mérite une découverte urgente, c’est bien le Pruneau de Vitteaux. Issus de la Prune Jaune de Vitteaux qui fut importée d’Orient au Moyen-Age par les seigneurs de Vitteaux, ces délicieux Pruneaux sont produits dans la région de l’Auxois selon des critères et une rigueur qui confinent à l’excellence, et qui en même temps que sa rareté, en font un produit recherché des amateurs.

De couleur brune tirant sur le clair, légèrement acidulé et moins sucré que son cousin du Sud-Ouest, le Pruneau de Vitteaux se récolte sur d’étonnants pruniers à troncs vrillés. Les Prunes sont ensuite déposées sur des claies en osier et on les laisse sécher environ 16 heures. Aujourd’hui, vous pourrez déguster ces Pruneaux de mille façons : essayez-les natures pour le plaisir, en apéritif « bardés » d’une fine tranche de lard et légèrement grillés ou encore en confiserie fine pour réaliser de délicieux fruits déguisés…

A la découverte d’une très ancienne spécialité locale, jadis connue de toutes les foires d’Europe : « Les pruneaux de Vitteaux traversaient les mers, on les présentait devant les rois, et ils allaient faire connaître jusqu’au bout du monde l’excellence de la terre qui les avait produits ». Très original et totalement naturel, ce pruneau se distingue des autres sortes de pruneaux par la finesse de sa peau, sa saveur particulière et sa qualité culinaire exceptionnelle.

 

 dans Traditions en BourgognePrésentation d’un lieu de production, le verger du Château de Saffres et sa maison-forte, en restauration.


Arrêt et promenade dans le village de Saffres qui a accueilli le premier cette variété

de prunes rapportée des Croisades, histoire et relance récente du pruneau.

Dégustation en compagnie d’un membre de la Confrérie du Pruneau de Vitteaux.

Selon la légende, ces prunes auraient été rapportées d’Orient au Moyen Âge par les seigneurs de Vitteaux. Au début du XIXe siècle, la région de Vitteaux fournissait des quantités importantes de fruits, notamment de pruneaux. Désormais, malgré une relance de la production dans les années 1990, celle-ci reste infime.

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Un Bourguignon bien connu

Posté par othoharmonie le 11 mai 2012

 

Un Bourguignon bien connu dans Traditions en BourgogneHenri Vincenot est un écrivain français, également peintre et sculpteur, né à Dijon le 2 janvier 1912 et mort à Dijon le 21 novembre 1985.

 Son œuvre est fortement liée à la Bourgogne.

 Henri Vincenot a passé son enfance dans une famille d’employés du chemin de fer, plus précisément de la compagnie du PLM. Son père était ingénieur à la voie, son grand-père paternel mécanicien, son grand-père maternel était garde-barrière à Mâlain (à 16 km à l’ouest de Dijon). Henri Vincenot a grandi dans le quartier cheminot de Dijon, le quartier des Perrières, proche de la gare de Dijon-Ville et du dépôt de Dijon-Perrigny.

 

Diplômé de l’ESC Dijon et d’HEC, il a travaillé aux chemins de fer, puis comme journaliste au journal La Vie du Rail (anciennement nommé Notre Métier), dont il fut pendant plus de vingt ans l’un des principaux rédacteurs. À la fin de sa vie, il s’est retiré à Commarin (Côte-d’Or) où il a écrit la plupart de ses ouvrages.

L’œuvre d’Henri Vincenot est profondément marquée par son attachement à la Bourgogne. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon-morvandiau qui, d’après Vincenot, dérive tout droit du celtique. Les romans d’Henri Vincenot ne peuvent cependant le placer dans le groupe des écrivains du terroir tels que ceux de l’école dite de Brive. En effet, il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l’Histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu’il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s’est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fers et à l’automobile. Certains de ses romans quittent l’univers bourguignon pour la Bretagne ou le Sahara.

Une autre partie de son œuvre, non moins importante, est consacrée aux chemins de fer, qui constituent son univers familial, univers dans lequel il a grandi à Dijon. En effet, il ne fréquentait étant jeune que des cheminots et enfants de cheminots comme son ami Marcel Dulot. Tous ses parents travaillaient à la compagnie du PLM.

 

EXEMPLE / Le pape des escargots, Henri Vincenot

 

41Yr-el74rL._SL500_AA300_ dans Traditions en BourgogneLe pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.

Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.

Voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.

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Coccinelles asiatiques en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

Coccinelles asiatiques en Bourgogne dans Traditions en Bourgogne 304px-Harmonia_axyridis01Issues de populations importées en Belgique pour participer à la « lutte biologique » contre les pucerons, les coccinelles asiatiques se sont admirablement adaptées et gagnent de nouveaux territoires depuis une dizaine d’années. Repérées pour la première fois en Côte d’Or en 2007, elles sont aujourd’hui présentes partout en Bourgogne. Elles se remarquent surtout en automne lorsqu’elles se rassemblent, parfois par milliers, sur les murs ensoleillés des habitations en attendant de trouver un abri pour passer l’hiver au chaud… dans les bâtiments.

A la différence des coccinelles indigènes dont la plus commune est rouge avec sept points noirs (le nombre de points, contrairement à une croyance répandue, n’indique pas l’âge mais est spécifique à chaque espèce) les coccinelles asiatiques présentent une grande variété de couleurs et un nombre de points aléatoire. Elles peuvent être rouges à points noirs, noirs à points rouges, jaunes à points noirs, jaunes à points rouges. Signe distinctif : elles présentent souvent deux grosses taches blanches de chaque côté de la tête.

 La prolifération des coccinelles asiatiques menace les espèces indigènes avec lesquelles elles entrent en compétition pour la nourriture et l’espace et dont elles peuvent manger les larves. C’est la raison principale de leur déclassement d’insectes « utiles » en « espèces exotique envahissante » faisant l’objet d’une surveillance à laquelle participe l’Observatoire de la Faune Bourgogne.

 Pour l’homme, elles ne présentent aucun danger sanitaire. Simplement des nuisances lorsqu’elles squattent durant l’hiver les maisons où elles dégagent de mauvaises odeurs. Plus grave économiquement, ces coccinelles polyphages qui ne dédaignent pas les fruits posent problème à la viticulture lorsqu’elles s’attaquent au raisin et contaminent le vin dont elles modifient le goût.Fichier:Harmonia axyridis.jpg

 On comprend les raisons qui ont motivé la démarche de l’INRA  (Institut National de la Recherche AgronomiquePortail de l’entomologie) d’importer de Chine en 1982 ce coléoptère pour en faire un allié des horticulteurs, arboriculteurs et jardiniers soucieux d’éviter les traitements chimiques. Extrêmement vorace, la coccinelle asiatique, qui peut, comme sa cousine indigène, dévorer jusqu’à 500 pucerons par jour possède des « qualités » propres ; très résistante au froid, adaptable à des climats variés, elle a une fécondité très élevée et son élevage est facile. Aujourd’hui déclarées indésirables, les coccinelles asiatiques font de la résistance ; on ne leur connaît pas, pour le moment, de prédateur ou de parasite suffisamment spécialisé. Les chercheurs tentent de comprendre son langage chimique pour mettre au point des pièges efficaces et spécifiques.

 La prolifération incontrôlée de ces espèces exotiques (il en existe 357) en passe peut-être de détrôner les espèces indigènes illustrent les dangers d’introductions d’espèces sans études suffisantes, même avec les meilleures intentions. Une erreur dont il faudra tirer les leçons pour éviter de la reproduire. Il semble donc bien qu’il faille apprendre à vivre avec elles, comme en Belgique où elles sont d’ores et déjà communes.

 Alors, si vous les rencontrez, pas la peine de vous acharner. Si votre maison en est envahie, retirez les petites bêtes avec un aspirateur avant… de les relâcher… Même asiatique, la coccinelle reste une « bête à bon Dieu ».

 Voir Enquête OFAB sur le site www.bourgogne-nature.fr                            Portail de l’entomologie

 

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Don du ciel

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 Don du ciel dans Traditions en BourgogneSur les bords des chemins du Morvan (ma région), dans les décombres, le long des murs ou à l’orée des bois, vous pouvez m’apercevoir, longue tige dressée pouvant attendre 50 com. Mes tiges renferment un latex jaune, voir orange à l’intérieur, grâce auquel, bous guérirez vos verrues, d’où mon surnom, d’ailleurs d’herbe aux verrues. On m’appelle aussi herbe à l’hirondelle qui est la traduction littérale de mon nom latin.

 Je peux guérir de nombreuses maladies et suis très utilisée en homéopathie. Mais attention !… m’ingérer directement peut être dangereux car je cause nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées et déshydratation. De quoi m’appeler lait des sorcières, qui est un autre de mes surnoms.

                                                         Alors vous m’avez reconnue ???

 Si vous ne savez pas, alors cliquez ici et vous saurez tout : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chelidonium_majus

 

                                                                                   220px-Chelidonium_majus_bialowieza_forest_juice_beentree dans Traditions en Bourgogne

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Lavoirs de ma Bourgogne

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2011

Lavoirs de ma Bourgogne dans Traditions en Bourgogne lavoir-1-9d862bUn lavoir est un bassin public alimenté en eau généralement d’origine naturelle qui a pour vocation première de permettre de rincer le linge après l’avoir lavé. Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s’y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l’y rincer. Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée.

 Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée. Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

cadre-sous-dossier-38-1916368 dans Traditions en Bourgogne Je me souviens moi-même, étant toute petite, être allée accompagner ma mère pour ce lavage du linge une fois la semaine. D’ailleurs à cette époque mon père m’avait également confectionné  un petit caisson, à ma taille, comme celui de ma mère, afin de reposer mes genoux sur un coussin et afin d’y mettre ma petite brosse et mon savon de Marseille découpé car sinon il était bien trop gros pour ma petite menotte …

 Pour l’anecdote, je vous avouerai qu’un jour, pas fait comme un autre, j’ai fait une chute à trop me pencher pour atteindre l’eau du lavoir et oups ! je me suis retrouvée dans la rivière. Heureusement plus de peur que de mal mais je me souviens avoir eu très froid…. Maman me racontait souvent cet exploit en disant qu’elle m’avait rattrapée par ma robe !

 L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques en rénovation, aux styles architecturaux d’une grande variété selon les régions et périodes historiques.

 pt21754Il faut dire que les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L’activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre elles, plaisanter, chanter… Des conflits surgissaient également parfois.

 Pour ces différentes raisons, un certain nombre de  » codes  » se sont développés autour des lavoirs : règles officielles relatives à leur fréquentation, interdits religieux, traditions à respecter… La culture populaire conserve ainsi de nombreuses traces du rôle social des lavoirs, de l’image d’Épinal des lavandières aux expressions courantes, chansons ou œuvres artistiques.

 La fréquentation des lavoirs était exclusivement féminine. Certaines femmes s’y rendaient à titre personnel tandis que d’autres y exerçaient également les métiers de lavandières, laveuses ou blanchisseuses. Je sais que ma mère à cette époque, faisait ce travail de temps à autres, à la fois pour dépanner de vieilles gens mais également pour gagner 4 sous….

 

Album photos des lavoirs

Plus qu’un album de photos, feuilletez l’intégralité des lavoirs du site.

Leur rénovation est importante pour notre patrimoine, hors tous ne le sont pas encore : Sites à visiter : lavoirs réformés, la seconde vie des lavoirs

http://bourgognefranchecomte.lavoirsdefrance.com/

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CHAILLY SUR ARMANCON

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2011

 

CHAILLY SUR ARMANCON dans Ma Bourgogne En détails Chailly-sur-Armancon_44679_Chateau-de-Chailly

  

 

 

Le charme authentique en Côte d’Or ! 

 

Au cœur de la Bourgogne, à 30 min. de Dijon  et de Beaune , à 2h00 de Lyon et 2h30 de Paris et Genève, l’hôtel-golf Château de Chailly vous propose : 45 chambres climatisées, 2 restaurants et une terrasse, une piscine, un parcours de golf 18 trous, 6 salles de séminaire, mariage et réception. Goûtez au charme authentique d’un château en France, idéal pour vos vacances, week-ends, séjours, cours de golf, réunions de travail, banquets et événements. 

 

L’hôtel-Golf Château de Chailly, c’est le charme authentique d’un ancien château du XVIème siècle. Forteresse médiévale anoblie par la Renaissance, le Château de Chailly‐sur‐Armançon, classé Monument Historique, a été restauré avec art pour devenir l’un des plus prestigieux château-hôtel de Bourgogne. Il offre à ses hôtes un confort moderne de grande classe dans un univers de tradition à la française. 


Séjournez dans une des 45 chambres et suites du Château de Chailly, c’est profiter aussi de nos restaurants et bar, de la piscine extérieure chauffée, du court de tennis, de l’espace détente avec jacuzzi et hammam, de la salle de billard et du parcours de golf 18 trous. 

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Autour de son château du XVIème siècle, le Golf du Château de Chailly vous offre la qualité irréprochable d’un magnifique parcours de 18 trous dont le tracé doucement vallonné et traversé par un ruisseau, le Rubillon, présente l’harmonie d’une nature préservée. 

 

Univers de rêve où chaque golfeur trouve dans le terrain un adversaire à sa mesure, le parcours a été conçu par Thierry Sprecher et Géry Watine, champion de France professionnel en 1989. 

 

Que ce soit pour des cours ou stages de golf, l’organisation d’une compétition ou d’une activité golfique, une équipe chaleureuse, professionnelle et attentionnée est à votre écoute et vous réserve un accueil personnalisé et l’assurance d’un suivi permanent de votre événement golf. 


Le golf de Chailly est membre du réseau Golfy et « Golfy Domaines ». 

   

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A 5 min. de la sortie d’autoroute A6, à seulement 30 min. de Dijon et de Beaune, à 2h00 de Lyon et 2h30 de Paris et de Genève, le Château de Chailly dispose de 6 salles de réunion pour l’organisation de vos séminaires résidentiels ou journées d’étude. 

 

Dans une ambiance stimulante et chaleureuse, toutes les conditions sont réunies pour associer créativité et détente. Situés dans le bâtisse principale du Château, les salons bénéficient de la lumière naturelle avec vue sur le golf et comportent cheminées imposantes et plafonds à la française. 

 

Pour clore vos journées, poursuivez votre séminaire sous le signe de la décontraction au bar ou autour d’une partie de billard ou bien encore sur le parcours de golf, le temps d’un challenge amical ou d’une initiation. Vos collaborateurs auront alors bien mérité de goûter au luxe apaisant du Château de Chailly. 

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La fête des oeufs au château de Chailly-sur-Armançon à Chailly-sur-Armançon (21) à laquelle participent les enfants déficients de l’Entreprise (EMPP) d’où je travaille depuis 35 ans….. 

 

Une tradition remontant à l’Antiquité, veut que l’on peigne des oeufs pour en faire des offrandes le jour de Pâques. Si les enfants adorent décorer les oeufs de Pâques, les écoliers de Pouilly-en-Auxois et des villages voisins sont particulièrement fiers de décorer des oeufs géants qui sont ensuite disposés dans la cour et aux abords du château, mais aussi dans le village. 


Quelques jours avant ce dimanche de Pâques, comme chaque année, un rendez-vous incontournable réuni petits et grands pour un moment artistique. La 21ème fête des oeufs a permis aux enfants d’agrémenter d’œufs peints par leurs soins selon un thème différent chaque année, le vénérable château dont l’histoire à débuté au XIIème siècle ! 


C’est ainsi que chaque année Pâques est un enchantement au château et dans le village, les jours précédents cette fête, le château prend de la couleur ainsi que le village grâce aux enfants, mais aussi grâce au propriétaire Japonais du château, qui a institué cette coutume pour le bonheur des petits et des grands, gageons que la fête des oeufs perdurera longtemps dans ce petit village de Côte D’Or. 


lire l’article détaillé ici…  

 

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Château de Chailly, Hôtel **** Golf
BP 10 Rue Dessous 21 320 Pouilly en Auxois
BOURGOGNE, FRANCE – Tél : 03 80 90 30 30
Fax : 03 80 90 30 00
E-mail :
reservation@chailly.com 

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BIODIVERSITE

Posté par othoharmonie le 5 juin 2011

Le Val Suzon, bientôt Réserve naturelle régionale

 

Situé au nord de l’agglomération dijonnaise, le massif forestier du Val-Suzon offre une grande diversité de milieux, et une richesse florale et faunistique à préserver. D’où le projet d’y créer une Réserve naturelle régionale.

 

BIODIVERSITE dans Traditions en Bourgogne   dans Traditions en Bourgogne            

         Forêt du Val-Suzon

Forêt du Val-Suzon © crédit photo : Pierre Combier

La loi de démocratie de proximité (article 109) a institué, en 2002, les réserves naturelles régionales, dont le classement appartient au Conseil régional. Ce nouvel outil permet une réflexion sur la préservation de la biodiversité à l’échelle régionale.


Le conseil régional de Bourgogne souhaite inscrire le massif forestier du Val Suzon comme réserve naturelle régionale. Celui-ci présente en effet une mosaïque d’habitats unique en Bourgogne et une faune et une flore associées, très riches tant sur le plan de la rareté que de la diversité, sur une surface de plus de 3000 ha.

 

Des habitats multiples et rares

La Bourgogne se situe au carrefour des influences climatiques océaniques, méditerranéennes et continentales. De plus, le Val Suzon bénéficie de multiples orientations et situations topographiques. On y trouve par conséquent une riche diversité de milieux : pelouses sèches, éboulis, marais tufeux, falaises,…


 
Une grande diversité faunistique et floristique

 

La variabilité des situations déterminent la diversité de la faune et de la flore, particulièrement importantes dans les milieux ouverts remarquables. 27 sites ont ainsi été répertoriés d’intérêt écologiques en forêts domaniale du Val-Suzon et communale de Messigny-et-Vantoux. On dénombre plus de 500 espèces botaniques dont 59 espèces remarquables. Un quart de la flore bourguignonne est représentée dans le massif forestier du Val-Suzon. Parmi elles, on trouve 11 espèces bénéficiant d’un statut de protection régional, et 1 espèce botanique protégée au niveau national.


Par ailleurs, 11 espèces d’oiseaux d’intérêt européen et 5 espèces de reptiles protégés au niveau national ont été recensées, ainsi que plusieurs espèces entomologiques protégées et remarquables.

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Un site primordial pour la gestion de l’eau

Le périmètre du projet de la réserve naturelle couvre une surface importante du réseau hydrographique du massif forestier. Les résurgences et le ruisseau du Val Suzon représentent un tiers du bassin d’approvisionnement de l’agglomération dijonnaise. Autant dire que la qualité de l’eau y est primordiale. Que ce soit les habitats humides ou les sols forestiers, tous jouent un rôle de filtre naturel, de stockage temporaire ou de transfert de l’eau qui ne doit pas être négligé.

Archéologie :

trois sites témoins des premières activités humaines Le périmètre de la réserve inclut trois sites d’exception que nous devons de préserver :

  • Le camp fortifié de Roche-Château (21 ha, il domine l’entrée sud de la vallée)
  • Le camp de la Fontaine au Chat (2 ha, installé au Nord-est du bourg de Val-Suzon)
  • Le camp du châtelet d’Etaules (8  ha, il surplombe le Val-Suzon)

Ces sites ont été choisis dès le Néolithique (entre le IVème et le IIème millénaire avant J.-C.) comme sites de défense permanents pour les populations venues chercher la sécurité afin de pratiquer des activités principalement pastorales. Abandonnés au Néolithique final, puis de nouveau occupés au environ du Xème siècle avant J.-C. après 10 siècles d’abandon, ils verront construire des ouvrages plus imposants comme des citadelles pendant l’Âge de fer.

On trouve aussi le temple Lingon, une construction de pierres sèches attribuée aux Lingons où l’on a retrouvé des monnaies gauloises et romaines.

Le saviez-vous ?

le classement en Réserve naturelle régionale est proposé pour une durée initiale de 10 ans

 

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Cuisine bourguignonne

Posté par othoharmonie le 27 avril 2011

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Cuisine bourguignonne dans Traditions en Bourgogne 91e8def6468afd351ef11b5b6edbeda3-300x300La cuisine dite cuisine bourguignonne, comme ses homologues françaises, n’est pas axée sur l’utilisation d’un seul type de produits ou encore d’un seul mode de préparation. Elle offre une grande diversité directement liée à la géographie éponyme qui s’étend sur les quatre départements de la Côte-d’Or, de Saône-et-Loire, de la Nièvre et de l’Yonne.

 

 

De cette disparité et des modes de vie qui en découlent sont nées plusieurs cuisines ou, plus exactement, plusieurs « spécialités ». Chaque département de la Bourgogne tire profit, selon un schéma commun à toutes les autres régions, de ses produits et de ses propres ressources agricoles.

BOURGOGNE- dans Traditions en Bourgogne

 

Aussi distingue-t-on les cuisines dites « de la côte vineuse », laquelle s’étend sur les départements de la Côte-d’Or et de Saône-et-Loire, poussant son impact jusqu’aux confins du Lyonnais. Cette cuisine, certes la plus connue, tire son caractère spécifique de l’usage du vin, voire du raisin et de la viande (Charolaise). Ainsi connait-on le coq au Chambertin (plus exactement à la lie), les œufs en meurette, le jambon persillé, le pavé, le bœuf bourguignon, la fondue bourguignonne et les tartes aux pêches de vigne. Les usages des dérivés tels que le moût ou le verjus ont donné lieu à des préparations maintenant tombées en désuétude mais que le Moyen Âge avait coutume de « mettre à sa table ».

 

 

La Saône-et-Loire tire, quant à elle, une grande fierté de sa tradition céréalière, notamment par l’usage du maïs sous des formes diverses dont la farine torréfiée liée en bouillie à l’eau ou au lait, sucrée ou salée, les gaudes. Cette préparation extrêmement roborative a nourri des générations de paysans jusque peu après la Seconde Guerre mondiale.

 

 

10000016La Nièvre, certes plus discrète, se manifeste essentiellement sous le dénominateur commun de « cuisine du Morvan », partage opéré conjointement avec le sud du dernier département qu’est l’Yonne. La cuisine morvandelle est elle aussi fondée sur le principe ancien de nourriture roborative et puise allègrement dans les féculents telle la pomme de terre (lai treuffe), la crème fraiche, le lard et les salaisons (jambon cru, rosette). Le crâpiau (grâpiau, crépiâ), crêpe de sarrasin très épaisse au lard aromatisée de persil et d’ail, est une recette traditionnelle. On se doit de citer le jambon en saupiquet, plus communément nommé jambon à la crème. C’est une spécialité de Saulieu. On trouve aussi lai râpée, pommes de terre râpées confectionnées en galettes frites à la poêle, que l’on déguste avec un fromage blanc à la crème (le quiâque bitou).

 

 

Il n’existe donc pas, à proprement parler, de cuisine bourguignonne, mais plutôt diverses cuisines bourguignonnes, cette dernière appellation étant calquée sur le découpage géographique, lequel découpage ne saurait tenir compte tant du relief que des ressources.

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Des quatre départements ainsi regroupés, il faut aussi compter sur les productions laitières qui ne sont pas en reste, avec une multitude de spécialités de fromages aux noms évocateurs tels que l’époisses, le saint-florentin , le brillat-savarin, le chaource, le charolais ou le délice de Bourgogne.

 

 

La cuisine bourguignonne, en tant que mode de préparation, ne se distingue en rien des autres régions, si ce n’est pour la cuisine de la viande, alliant sans distinction tous les modes de cuisson ou de confection. Les traditions de recours au four banal ont donné naissance à des plats aujourd’hui connus en tous lieux, mais bien issus de la Bourgogne, telle la tarte aux fruits cuits, la brioche aux lardons, aux pralines ou encore la brioche en couronne.

 

 

En résumé, il convient de n’user de l’appellation « cuisine bourguignonne » qu’avec précaution, tant les variétés sont nombreuses et les produits diversifiés.

 

 

10000019La mémoire collective a depuis fort longtemps assimilé de nombreuses spécialités dites bourguignonnes et certains de ses plats sont désormais sur de nombreuses tables françaises : escargots de bourgogne, bœuf bourguignon, coq au vin, fondue bourguignonne ou encore la gougère, initialement couronne de pâte à choux agrémentée de Comté, aujourd’hui servie sous forme de choux individuels.

 

 

Mention spéciale pour une dernière spécialité du Val-de-Saône, dénommée pochouse (ou pauchouse). Il s’agit d’une matelote de poissons de rivière fort gouteuse préparée avec du vin blanc. On distinguera celle-ci d’une recette de poissons, voisine, la matelote, cuisinée au vin rouge et plutôt commune au val de Loire nivernais.

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L’année de la forêt en Morvan

Posté par othoharmonie le 24 mars 2011

L’année de la forêt en Morvan 

Paru au journal local mars 2011 

 

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La forêt est omniprésente dans le Morvan dont elle couvre la moitié du territoire du Parc, soit 128000 hectares. Les feuillus, des chênes et des hêtres pour l’essentiel, couvrent 55 % de la surface boisée contre 45 % de résineux, principalement Douglas, épicéas et sapins. Elle est très morcelée: environ 19000 propriétaires se la partagent dont 85 % de propriétaires privés.

Déjà, au XW siècle, l’exploitation de cette forêt était la principale ressource du Morvan. Grâce aux nombreux cours d’eau du massif, les bois étaient transportés par flottage jusqu’à la région parisienne. En 1800, le Morvan fournissait les trois quarts du bois de chauffe utilisé dans la capitale entraînant un déboisement massif au risque d’épuiser la ressource. Depuis les années 1960, la politique forestière de l’État a privilégié la plantation d’essences résineuses pour anticiper les besoins en bois destinés à la construction.

Depuis 2001, le Parc naturel régional du Morvan mène une politique forestière active qui s’est traduite par la signature d’une première charte forestière en 2004 avec un objectif de mettre tous les acteurs de la forêt autour d’une table. La deuxième charte s’est axée sur le développement forestier conciliant environnement et paysage ainsi que la valorisation des productions. Nous sommes à présent à la 38 générations de charte forestière de territoire qui se veut équilibrée. Cette année sera le lieu de débats et d’actions pour maintenir une forêt exploitable mais surtout multifonctionnelle face aux questions sur son avenir lié à l’installation de scieries industrielles à proximité du territoire. Cette implication dans les chartes forestières de territoire témoigne de la vigilance qu’a le Parc naturel régional du Morvan dans le développement forestier durable du massif. C’est donc tout naturellement qu’en 2011, déclarée année internationale de la forêt par l’ONU, le Parc du Morvan a mis en place un calendrier d’actions liées à la forêt et à ses enjeux.

Demandez le programme!

• Mobilisation de l’équipe du Parc et de ses partenaires pour développer plus les contrats forêt, contrat aidant à une gestion forestière rentable et respectueuse de l’environnement et des paysages:

- aide à la régénération naturelle des peuplements de Douglas;
- aide à la conversion de taillis de feuillus en futaie;
- aide à l’irrégularisation des peuplements résineux.

 

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Mobilisation de l’équipe du Parc et de ses partenaires pour développer les contrats Natura 2000. Avec pour objectif initier la contractualisation Natura 2000 sur des sites forestiers. 

 

·        Exposition de photos sur les murs de l’espace Saint Brisson (58) mettant en valeur les arbres et forêts du Morvan

·        Travail du Conseil scientifique sur l’adaptation de la production forestière au changement climatique

·        Prêt aux communes, associations, écoles, collèges … des expositions du Parc sur le thème de la forêt et de la filière bois. 

·        Semaine du bois du 9 au 15 mai:  

 

- visites en forêt d’un chantier d’exploitation avec franchissement;
de ruisseau (démonstration de la mise en place d’un kit provisoire de franchissement) ;
- visites des artisans de la filière bois avec des scolaires;
- visite d’une installation de chaufferie bois;
- tenue de la conférence annuelle de la charte forestière le 11 mai (bilan de la deuxième charte forestière et présentation des axes de développement de la troisième charte forestière). 

·        Juin: Organisation d‘une journée grand public sur le thème de La forêt Morvandelle, une richesse à préserver et à valorisier »,  

·       1 er et 2 octobre: Fête de l’automne à thématique forêt et filière bois; 

·       Courant septembre: comité syndical spécial « forêt» ; 

·       Décembre 2011 : sortie du film sur la forêt, présentant les savoir-faire de la filière forêt! bois et leurs évolutions; 

·        Janvier 2012: édition d’un numéro spécial du  » Bourgogne nature junior  » sur le thème de la forêt. Cf. www.bourgogne-nature.fr  


Julien Delforge – 03 86 78 79 35 – julien.delforge@parcdumorvan.org  

 

 

Le renouvellement de la charte forestière et l’éducation des enjeux forestiiers doit permettre l’expression forest@parcdumorvan afin de recueillir votre vision d’avenir de la forêt Morvandelle. Vos contributions seront rendus publiques et permettrons d’enrichir le débat nécessaire au renouvellement de la chartre forestière 

 

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Dijon-Prenois

Posté par othoharmonie le 13 mars 2011

Circuit automobile de Dijon-Prenois 

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Le circuit automobile de Dijon-Prenois est un circuit français de course automobile situé à Prenois près de Dijon 

 

L’inauguration du Stade automobile de Dijon-Prenois, avec un tracé initial de 3,289 km, a eu lieu le 26 mai 1972. En 1975, le tracé est porté à 3,801 km. De nombreuses courses d’endurance se disputèrent sur ce circuit : les 500 et 1 000 km de Dijon, les 4 et 6 heures de Dijon, le Championnat du Monde des protos et des Voitures de Sport FIA

 

Actuellement, le circuit de Dijon-Prenois accueille des épreuves historiques (Grand Prix historique de Bourgogne, Grand Prix de l’Âge d’Or, …), des épreuves nationales (Super Série FFSA, championnat suisse), ainsi que des compétitions de motos. En 2009,le circuit a accueilli le championnat allemand de voitures de tourisme DTM. Le 23 mars 2005, le circuit de Dijon-Prenois a été officiellement homologué pour une durée de quatre ans pour toutes les catégories de voitures, à l’exception de la Formule 1. 

 

Formule 1

 

Le circuit a accueilli cinq Grands Prix de France de Formule 1 et un Grand Prix de Suisse en 1982 (le dernier organisé).

 

En 1979, Jean-Pierre Jabouille (Renault) marque l’histoire de la Formule 1 en remportant son premier Grand Prix, mais surtout en faisant triompher pour la première fois une monoplace à moteur turbocompressé. Sur le coup, son succès est pourtant en grande partie éclipsé par le duel d’anthologie que se sont livrés dans les derniers tours pour le gain de la deuxième place Gilles Villeneuve (Ferrari) et René Arnoux (Renault).

 

Alain Prost y a gagné son premier Grand Prix en 1981 sur Renault. Niki Lauda est le dernier vainqueur en Formule 1 en 1984.

 

Le record du circuit de 1min 05s 257 au tour à 209,633 km/h de moyenne a été établi en 1984 par Alain Prost qui courait pour l’équipe McLaren.

 

Le record de la pole position est également détenu par Alain Prost sur une Renault RE30B Renault. Il l’a établi lors du Grand Prix de Suisse en 1982 en 1min 01s 380, à la moyenne de 222,874 km/h.

 

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Palmarès de la F1

 

Saison 

Grand Prix 

Date 

Pilote vainqueur 

Écurie 

Résultats 

1974 

Grand Prix de France 

7 juillet 

Ronnie Peterson 

Lotus-Ford 

Résultats 

1977 

Grand Prix de France 

3 juillet 

Mario Andretti 

Lotus-Ford 

Résultats 

1979 

Grand Prix de France 

1er juillet 

Jean-Pierre Jabouille 

Renault 

Résultats 

1981 

Grand Prix de France 

5 juillet 

Alain Prost 

Renault 

Résultats 

1982 

Grand Prix de Suisse 

29 août 

Keke Rosberg 

Williams-Ford 

Résultats 

1984 

Grand Prix de France 

20 mai 

Niki Lauda 

McLaren-TAG 

Résultats 

Galerie images 

 

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Pour les amateurs de vitesse…. Et les nostalgiques 

 

« Depuis 1972, il en a accueilli des compétions de haut niveau, des championnats prestigieux et des pilots de renom ! Cette année encore, le circuit de Dijon-Prenois promet du spectacle et des sensations fortes. Entretien avec son président, Yannick Morizot :

 

Quels seront les temps forts de la saison 2011 ? 

 

D »une part, des manifestations axées sur la vitesse et la compétition pure, d’autre part, des événements réunissant des véhicules historiques. Le circuit accueillera le championnat de France Grand Tourisme (14-15 mai 2011), un événement qui offrira un beau plateau international et sera d’ailleurs retransmis à la télé. Côté motos, les coupes O3Z (courses d’endurance) réuniront début juin les meilleurs pilots du moment. Le premier week-end de juillet, la série FFSA proposera des courses d’endurance avec des voitures de Grand Tourisme et des véhicules historiques de collection. Pour les nostalgiques, le Grand Prix de l’Age d’Or sera aussi l’occasion d’assister fin juin à des courses de voitures de collection de plus de 25 ans. Mais le gros événement de la saison sera sans aucun doute Moto Légende, un événement soutenu par le Conseil Général et qui attire chaque année 25 000 spectateurs le dernier week-end de mai. Des passionnés viennent en effet de loin pour assister au plus grand rassemblement européen annuel de motos de collection !

 

La notoriété du circuit Dijon-Prenois crée une belle dynamique sur le territoire…. 

 

C’est exact ! Le circuit est reconnu bien au-delà de nos frontières comme un circuit de très haut niveau. La clientèle, régionale, nationale et européenne apporte localement beaucoup d’activité au secteur de l’hôtellerie et de la restauration (70 000 nuitées et 250 000 repas consommés en 2010). La fréquentation du circuit ne cesse d’augmenter, ce qui s’explique par notre programmation attractive, mais aussi par notre très bonne situation géographique : Paris, Lyon et les pays européens frontaliers sont à seulement trois heures de route. Nous sommes heureux que le Conseil Général soit impliqué à nos côtés pour le sport automobile et les retombées économiques qu’il génère sur notre territoire. C’est un vrai partenaire dont nous apprécions l’engagement !

 

 

002_conseil_general  En savoir + au 03 80 35 32 22 – www.circuit-dijon-prenois.com 

 

 

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EN 2011 SUR LE CIRCUIT DE DIJON-PRENOIS 

 

·         26-27 mai : Coupe de France des circuits  

·         2-3 avril : Série VH FFSA (Courses Voitures Historiques) 

·         14-15 mai : Super Série FFSA (Championnat de France Grand Tourisme) 

·         28-29 mai : Coupes Moto Légende (Démonstrations Motos Historiques) 

·         4-5 juin : Coupes O3Z (Courses endurance Motos Modernes) 

·         18-19 juin : Coupe WERC (Courses Motos modernes) 

·         25-26 juin : GPAO Grand Prix de l’Age d’Or (Courses voitures Historiques) 

·         2-3 juillet : Série FFSA (Courses d’endurance de véhicules historiques de compétition et GT) 

·         24-25 septembre : Rencontres Peugeot Sport 

·         1er-2 octobre : Trophée Historique de Bourgogne. 

 

 

 

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Canal en 21

Posté par othoharmonie le 11 mars 2011

La Bourgogne, une histoire d’eau 

 

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Péniches – hôtels, bateaux de plaisance… la Bourgogne arrive en tète des régions françaises pour son tourisme fluvial.

 

Le cadre exceptionnel de ses canaux et rivières attire de nombreux touristes, notamment étrangers. Mais encore trop peu de Bourguignons en profitent. Cette année, le conseil régional met en place de nouvelles aides pour inciter les acteurs des canaux à mettre en œuvre des activités, des services, des loisirs susceptibles d’attirer les Bourguignons sur leurs berges et d’offrir une alternative au coûteux tourisme de plaisance.

 

Le conseil régional intensifiera cette année la réhabilitation des ouvrages (écluses, barrages – réservoirs, digues) pour assurer la sécurité des visiteurs sur ces lieux de baignade, de pêche ou de randonnée.

 

 

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Loisirs et services 

Nouveauté en 2011, la Région soutient les activités de loisirs : bateaux-promenades proposant des mini-croisières insolites, aménagement d’aires de jeux au bord de l’eau, de plages à proximité des barrages-réservoirs, comme à Grosbois-en-Montagne…  La Région aide aussi à transformer les maisons éclusières en lieux d’accueil : restaurants, bistrots, épiceries, services de dépannage vélo, guinguettes…

 

Entre la terre et l’eau 

Enfin, le conseil régional encourage la création ou l’aménagement de ports de plaisance et de haltes nautiques. L’objectif ; proposer aux plaisanciers et visiteurs (cyclistes, propriétaires de camping-cars, randonneurs) toute une gamme de services (bornes d’au et d’électricité, alimentation…). Comme à Fragnes, en Saône et Loire, où le développement de la halte a permis de créer et d’animer un centre-bourg au bord de l’eau.

 

 

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Edith Gueugneau, vice-présidente en charge du tourisme et des canaux donne son point de vue…

 

« Les Bourguignons doivent se réapproprier les canaux »

 

« Nous avons tourné le dos aux canaux. L’enjeu pour la Région – qui expérimente sur tois ans la gestion des 574 kilomètres de voies d’eau – est de créer les conditions pour que communes et Bourguignons se réapproprient ce patrimoine exceptionnel. En 2011, nous lancerons un plan de soutien aux projets touristiques tournés autour des canaux. Si les voies d’eau attirent une clientèle aisée et étrangère, nous voulons aussi favoriser un tourisme fluvial accessible au plus grand nombre en aidant, par exemple, les haltes nautiques à s’équiper de bateaux électriques en location à la journée ou en soutenant des activités autour du canoë-kayak, de la pêche… Nous travaillons aussi au développement de la fréquentation autour des canaux. Nous souhaitons aider la création d’activités et de services accessibles au plus grand nombres (location de vélos, boucles de découverte des territoires traversés, ateliers pédagogiques…) Cette expérimentation par la Région crée une dynamique favorable au développement des projets. »

 

 

 

Voici ce qu’est le métier d’éclusier…. 

 

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Evelyne Vermenot, éclusière sur le canal du Nivernais, est parue dans la presse :

 

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Cuisine Bourguignonne 1922

Posté par othoharmonie le 16 janvier 2011

Cuisine Bourguignonne 1922 dans Traditions en Bourgogne alimentation-plats-6VIEILLE CUISINE BOURGUIGNONNEalimentation-plats-6 dans Traditions en Bourgogne

 

 (D’après « La Revue de Bourgogne » paru en 1922) 

 

 

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En Bourgogne, pays par excellence de l’hospitalité cordiale et généreuse, la bonne chère est de règle. Dans sa capitale  comme dans ses grands centres, on trouve, aussi bien que dans la capitale de la France, des artistes culinaires qui, comme leurs collègues parisiens, ont la maîtrise des méthodes et le talent inné des hautes conceptions gourmandes. Mais ce n’est pas de la grande cuisine classique que nous voulons parler ici : c’est de la cuisine locale, des vieux plats dont quelques-uns sont sans doute oubliés

 

 

Citons d’abord la potée, où se confondent choux, carottes, navets, pommes de terre, lard salé et cervelas, à la fois soupe et plat de résistance, la potée qui sera éternelle comme la Bourgogne où elle est née. D’autres provinces ont aussi la leur qui n’est pas sans mérite, et qui se spécialise, ici, par le farci, plus loin par le confit d’oie et partout par le saucisson de pays. Elles sont excellentes, ces garbures, mais les gourmands bourguignons affirment que la leur est meilleure, parce qu’elle est celle de leur petite patrie. Puis, voici la daube  la succulente daube qui, au temps où les ustensiles de fonte étaient inconnus, mijotait des heures et des heures devant la cheminée, dans son pot encerclé d’un haut rempart de cendres étoilé de braisillons renouvelés, avec quels soins ! par la vestale du lieu… La daube, c’était le plat des grasses lippées, des solennités familiales, baptêmes, mariages, fête du pays et, en ces occasions, les ménagères débordées recouraient parfois au four du boulanger

 

 

Aujourd’hui, elle est remplacée généralement par la pièce de bœuf piquée en bœuf à la mode, marinée et braisée au vin rouge, avec accompagnement de lardons, petits oignons et champignons. C’est ce qu’on appelle la Pièce de bœuf à la bourguignonne,   très acceptable à la vérité quand elle est conduite avec les soins voulus, mais qui n’a point quand même cette succulence dernière de la vieille daube préparée selon les rites, avec addition calculée d’aromates, condiments et éléments gélatineux (pieds de veau et couennes fraîches) et mijotée, comme de nos jours fiévreux on n’a plus la patience de le faire. Le souvenir de ce qui est bon, de ce qui laisse aux sens une agréable impression gustative ne s’oublie pas : la daube doit retrouver sa faveur d’autrefois

 

 

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De l’escargot spécialité gourmande incontestée de toute la Bourgogne, il faut bien dire un mot, car, à la vérité, nous ne voulons et ne pouvons admettre comme tels, ces escargots de haies à coquilles multicolores que l’on nous offre effrontément sous cette appellation, qui est une injure faite à l’huître de Bourgogne. L’escargot, le vrai, le seul, c’est celui qui, aux approches de l’hiver se casemate derrière sa cloison calcaire et que les vignerons déterrent au pied des ceps. Il n’en est pas d’autre et l’escargot n’est vraiment « lui » qu’après sa mortification volontaire. On nous a conté qu’autrefois, par des déprédations scélérates d’exploiteurs sans scrupules, le cornard des vignes bourguignonnes faillit disparaître totalement, et que le Conseil général de la Côte-d’Or ne crut pas déroger à son mandat en intervenant pour sa protection, et en mettant le préfet en demeure d’interdire rigoureusement son ramassage pendant un temps déterminé. Quelle affaire ! L’escargot n’étant point compris parmi les êtres vivants que protègent les arrêtés préfectoraux

 

 

L‘escargot n’est point un gibier, arguait le préfet ! Qu’il le soit, rétorquèrent les conseillers ; et c’est ainsi que par un baptême à la Gorenflot, le mollusque terrestre fut désormais, comme gibier, placé sous la sauvegarde de l’autorité départementale. Nous ne nous arrêterons pas à exposer le mode initial - car il y en a plusieurs - de préparation à la « mode bourguignonne » de ces morceaux friands, et viande exquise si fort appréciée des nobles Romains, comme écrivait Daigue en 1550. Nous devons tout au moins signaler cette étrange particularité, et cette croyance enracinée chez les vieilles ménagères - elle l’est peut-être encore chez les jeunes - que sans addition d’un sachet de cendres les escargots ne cuiraient pas. Comment en expliquer l’usage - car son utilité est absolument niable -, sinon pour une raison symbolique

 

 

Dans les temps très anciens, un plat d’escargots devait obligatoirement être servi dans tout repas funèbre et le sachet de cendres adjoint à leur cuisson figurait une sorte d’hommage rendu aux cendres des morts. Et comme certaines traditions ont la vie dure, celle du sachet de cendres s’est perpétuée à travers les siècles. 

 

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Comme spécialité gourmande du pays de Crébillon, signalons en passant la Queue de bœuf à la vigneronne dont la recette fut cueillie par Escoffier dans les cuisines d’un hospitalier manoir des environs de Nuits-Saint-Georges. Et elle n’est pas du tout banale cette préparation de queue de bœuf qui, à une condimentation bien réglée ajoute une copieuse addition de grains de raisins, et un mijotage long et régulier fait de cette chair gélatineuse une substance fondante. C’est ce qu’on peut appeler un plat dans la note locale

 

Est-il un Bourguignon bourguignonnant qui ignore la Meurette ? 

S’il en est un, honte à son ignorance. La meurette,   où sous les flammes bleues du cognac ou du vieux marc, et dans les ondes du vin rouge - et du fameux ! - s’associent les tronçons d’anguille, de chevenne et de tanche. Observons, cependant, que les vrais amateurs y exigent la truite comme dominante et que la meurette n’est pas complète si elle n’est accompagnée des croûtons en pain bis, grillés et frottés du condiment que Galien dénommait la « thériaque du laboureur » et du vigneron, l’ail pour l’appeler par son nom. Et le Poulet au sang ? Vit-on jamais un pêcheur ayant capturé dans l’Yonne un barbillon de huit livres, ne pas convier ses amis à venir célébrer sa prise sous les espèces et apparences du poulet des guinguettes de la banlieue Sénonaise ? Du poulet sacrifié, plumé, sauté en 35 minutes, montre en main, et suivi de quelques autres bagatelles réconfortantes

 

Et maintenant, parlons un peu de cette transcendance de la cuisine des campagnes aux jours de fêtes carillonnées ! De la Tourte aux boulettes, énorme circonférence cerclée d’un bourrelet, dont le couvercle de pâte bronzée dissimule les rotondités d’un hachis, comme on ne le fait que dans nos pays. Et ce plat des appétits robustes n’a pas, jusqu’ici, trouvé son chantre. Nul poète n’a cru devoir accorder sa lyre pour chanter la tourte aux boulettes alliacées, qui nous fit entrevoir - il y a longtemps - les merveilles de la gastrotechnie. Soyons juste pourtant. Dans un livre de cuisine où de notoires écrivains et artistes férus de cuisine avaient cru devoir consigner leurs conceptions culinaires, l’architecte Binet, Sénonais de naissance et père de la « parisienne » en robe azur qui surmontait la porte monumentale de l’Exposition de 1900, a tenté de décrire cette tourte bourguignonne placée sous le patronage du grand saint Germain. Et il l’a décrite en architecte, gastronome émérite, nous en convenons, mais piètre théoricien de l’art porté si haut par les Dubois, les Escoffier, les Casimir, les Cubat, les Giroix etc…. 

 

 

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Nous glissons sur une multitude de plats locaux dus au génie inventif des Rosalie, Aglaé et Brigitte bourguignonnes, pour terminer en mentionnant : la Gougère  , descendante du vieux « Ramequin ». La gougère en couronne pointillée des cubes de gruyère, invariable dessert des déjeuners dominicaux bourgeois dont, au temps où nous étions jeune patronnet, nous avons promené tant et tant d’échantillons. Le Rigodon, obligatoire le jour où le four était chauffé pour la cuisson du pain dont il prenait la place. Il se faisait de deux façons : comme plat, avec addition de jambon eu de viande de porc bouillie et hachée ; comme entremets, sorte de pudding au plat, parfumé de cannelle, additionné de noix hachées appuyées de quelques noisettes et complété par une marmelade quelconque. Enfin, la Fouée, la Flamiche aux poireaux et le Tatas, toutes friandises également préparées le jour de la cuisson du pain. La louée était une circonférence - pas toujours bien régulière - en pâte à pain abaissée à l’aide d’une bouteille sur la large pelle à enfourner, relevée en bourrelet sur les bords et généreusement badigeonnée d’huile de noix, ou couverte de crème fraîche légèrement salée avec, par ci par là, quelques parcelles de beurre

 

 

La flamiche se faisait de même, à cette différence que l’abaisse était couverte d’une épaisse couche de poireaux étuvés au beurre, cuits dans une sorte de Béchamel avec abondante addition de petits lardons. Cela se cuisait sur l’âtre, toute la surface léchée par les flammes claires de sarments disposés en couronne. La famille entière était là, attendant la défournée, car fouée et flamiche doivent se manger brûlantes. Le tatas était une sorte de galette, toujours en pâte à pain légèrement enrichie de beurre, et doré au vin ; grand régal des autochtones. Il y aurait encore à parler de l’Andouille aux haricots, de la Ferchuse aux navets, des Fricassées, des Tartes des jours de fêtes, mais il faut nous borner

 

 

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Source : la gazette bourguignonne

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Légendes de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2010

UN PAYS DE LEGENDES ET DE TRADITIONS 

 La BOURGOGNE

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Des  histoires de mon village   Légendes de Bourgogne dans Traditions en Bourgogne japo062

Le Morvan, sa forêt, sa faune sauvage, quel dur pays autrefois. Anciens prédateurs des loups, les lynx ont disparu. Les Loups également.

 

Autrefois, les meutes hantaient la région. Ces petits groupes de cinq à huit marchaient à la queue leu leu, ne laissant qu’une trace. Sur les toits, la « tuile à loups » accrochée à la crête, sifflait avec le vent froid du Nord, annonçant bien souvent l’arrivée de ces animaux refoulés. Dans la maison étaient accrochées la « fourche aux loups » très meurtrière et la « rhombe » que l’on faisait tourner au bout d’une ficelle et qui émettait un bruit effrayant les loups.

 

Dans sa demeure de Précy sous Thil (mon village), le père Boyard, moustache pendante, évoque sa journée de travail au bas fourneau. On extrait le minerai de fer puis, sans le laver, on le fond sur place dans de vastes fours de 1,5 à 2 mètres de haut. Quand le bois pour la chauffe ou le minerai pour la fonte s’éloignent du centre d’activité, on reconstruit une nouvelle installation plus loin. Les journées sont longues. On se repaît sur place. Justement, ce jour même, Jacob, grand ami d’Hyppolyte, s’est distingué par son féroce appétit. Un vrai Gargantua !

 

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 Voici l’histoire qu’il raconta

 

« Ah ah ah ! reprend le père, si jamais il devient grand comme Gargantua, notre Jacob ! … Tien, vous savez les enjambées qu’il faisait Gargentua ? Eh bien, d’un coup il allait du mont Dieu au mont Ligault. D’ailleurs, pour tout vous dire, le mont Dieu et le « Ligault » ne sont jamais que des mottes de terre tombées de ses bottes, tout comme le « Mouron ». Sans lui mes fils, vous seriez dans une plaine sans fin.

 

Une autre fis, Gargantua se reposé là-bas derrière. Il s’endormit la bouche ouverte et commença à ronfler. Le ciel s’assombrit. Les premiers éclairs zèbrent l’espace. Sur le coteau, un berger rassemble en hâte son troupeau. Les nuages de plus en plus épais noircissent encore la nuit. Les premières gouttes piquent l’herbe sèche. Vite, vite, un abri ! Là, une caverne ! Allez « le chien » aide-moi. Allez « mes moutons », rentrez vite vous protéger. Et il frappe le sol de sa houlette pour rythmer ses paroles. Hélas, cent fois hélas, cette grotte n’est autre que la bouche grande ouverte de notre géant. Enervé par tous ces picotements, d’un hoquet agacé, il avale brusquement tout à la fois bêtes et hommes.

 

A son réveil, un peu pâteux, Gargantua assoiffé fait quelques pas hésitants. S’étirant, il s’approche de la Brème, et d’une gorgée, assèche la pauvre petite rivière. Réveillé, il doit faire face à des besoins bien naturels. Et ainsi, ses spectaculaires évacuations nous créent l’étang de la Vénarde et… la Seine ! Ragaillardi, il refait deux ou trois pas. Tout va mieux à présent, ou presque, car au cinquième, la fatigue de la nuit se faisant sentir, croisant du regard une belle pierre carrée, la Pierre-Champeu, apte à former un siège idéal, il s’assoit et se repose quelques instants, ne manquant pas de laisser l’empreinte de son fessier dans la roche.

 

Parfois, lors de ses passages dans la région, Gargantua fait halte au moulin Cassin, près de Dompierre en Morvan. Il grignote rapidement la soupe de douze hommes et vingt livres de pain. »

 

Vraiment, le père Hippolyte connaît tout de Gargantua, et ce soir, devant l’âtre rougeoyant, il n’en finit pas de raconter anecdotes sur anecdotes tout en dégustant lentement sa vieille « Fine de Bourgogne« .

 

En son époque, la Germaine, mère du père Boyard fut une nourrice si appréciée du Morvan qu’elle finit par connaître la capitale. Quand elle fut à même d’allaiter, elle alla à Paris comme beaucoup d’autres pauvres femmes passer quelque mois pour vendre son lait aux riches bourgeois. Elles devinrent célèbres les nourrices du Morvan. Certaines accueillaient des enfants de l’assistance dans leur ferme. En 1880, 1 500 enfants surnommés les Petits Paris furent recasés en Morvan. Ah ! elle vécu à la dure notre Germaine, et sa fille ne lui ressemble guère, la blonde Jeannette.

 

Cette jeune fille, la Jeannette, gaie et jolie, qui aime danser et le fait bien. Pour la Fête Dieu, elle a déjà gagné deux fois le fromage blanc traditionnel offert par la municipalité à la meilleure danseuse. Ensuite, la lauréate offre son présent qui baigne dans de la délicieuse crème fraîche et un des pauvres du village de son choix. Quelle fierté pour Jeannette. Par contre, le jour de Carnaval, elle n’est pas plus fière que les autres filles du bourg. C’est le jour où la Beuffenie, vieille et laide fée légendaire, vient chercher son Epathie, écheveau de fil préparé par toutes les fileuses. Et gare à celles qui ne filent pas ! La Beuffenie les emporte pour toujours avec elle.

 

Tout la région connaît la Beuffenie (ou Boefnie). Elle préside le sabbat, dit-on. Dans le ravin de la Gallafre, on entend le bruit de ses fêtes. Si vous osez vous y aventurer, vous y trouverez de bien étranges pierres sculptées qui ne sont autres que… son siège, sa marmite, son lit… etc. qu’elle changea en roches le jour de son départ. Mais prenez garde de ne pas vous faire prendre par la nuit sans avoir dans votre sac un peu de pain et de sel pour vous protéger des maléfices, faute de quoi, on ne vous reverra jamais.

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Légendes de Bourgogne (suite)

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2010

UN PAYS DE LEGENDES ET DE TRADITIONS 

Une histoire de mon village ; suite……

 

 

  

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D’autres histoires encore …

 

Le jeu du rouleur de noix dérivé du jeu des œufs de Pâques. Vous ne connaissez pas non plus !

 

Eh bien voilà. On fait cuire les œufs au dur avec pour les colorer :

 

·         de la suie pour le mauve,

·         de la stellaire pour le jaune vif,

·         des pelures d’oignons simples pour le jeune foncé ou grillées pour l’ocre,

·         de l’anémone pulsatif pour le violet,

·         des bourgeons de peupliers, de l’oseille…

 

des motifs préalablement dessinés avec un corps gras gardaient leur couleur initiale. Puis les enfants les font rouler sur une planche inclinée en visant un autre œuf installé à la base. Bien vite, ils se retrouvent en mille morceaux et le gagnant les range ou, prudent, les grignote tout de suite pour éviter de se les faire reprendre dans une remise en jeu.

 

Quant au charbon ardent, imaginez la scène. On prend dans l’âtre un charbon bien rougeoyant que l’on suspend au plafond jusqu’à hauteur de la bouche de deux joueurs situés face à face. Alors, chacun commence à souffler en essayent d’expédier la braise vive à la figure de son adversaire. Le premier touché ou le premier qui s’écarte a perdu.

 

Une drôle d’affaire est arrivée à Lédavrée. Une histoire de sorcier pour tout vous dire.

Constatant que ses bêtes s’affaiblissaient de jour en jour, un riche fermier de Lédavrée est allé voir le sorcier local en quête de conseil. Après étude approfondie de ce cas, l’homme de l’art déclara être face à un cas d’envoûtement.

 

Une seule solution, démasquer le coupable. « La formule est simple », expliqua-t-il. « Ce soir à minuit, vous taperez de toutes vos forces sur un tonneau. La première personne qui se présentera sera votre opprimeur ». Ainsi faut fait.

 

A minuit, un bruit sourd et régulier réveilla la campagne. Le gendre du propriétaire se précipita et découvrit son beau-père tapant à tour de bras. Une dispute éclata, mais notre homme, pris d’un doute, en resta là, préférant retourner voir le sorcier.

 

« Intéressant, conclut notre expert en cas spéciaux. Je vous prescrits une nouvelle formule. Ecoutez-moi : ce soir à minuit, vous vouterez le feu à un buisson proche de la ferme et le premier qui se présentera sera votre tourmenteur ». Ainsi fut fait de nouveau et de nouveau, le gendre se précipita un seau à la main. De nouveau, une dispute éclata, un petit peu plus violente toutefois. De nouveau, notre homme se calma pris d’un doute.

 

Les choses auraient pu durer longtemps, le fermier allant voir le sorcier, le sorcier conseillant une nouvelle solution…Mais un des jours suivants, le commis de ferme fut surpris détournant du fourrage pour le donner à ses propres bestiaux. On comprit alors que les animaux de la ferme se mourraient tout simplement de faim.

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Légendes de Bourgogne (suite)

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2010

Légendes de Bourgogne Suite ….

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A Saint Martin de la Mer, un habitant essaya de transporter la statue de la Vierge de Conforgien jusqu’au moulin Chamboux. Mais les bœufs refusèrent de démarrer. A Sussey également. On attela plusieurs paires de bœufs pour abattre la Pierre-Pointe, mais les cordes se brisèrent tandis qu’un pigeon blanc s’envolait, petite fée déguisée, âme de la Roche.

 

En ce temps-là, les animaux étaient d’une importance capitale. Ils faisaient presque partie de la famille. A Noël, on leur offrait le plus beau foin appelé la « gerbe de Noël », on leur donnait à boire de l’eau pimentée d’une pincée de cendre de la bûche de Noël. Ne dit-on pas d’ailleurs que, cette nuit-là, les animaux parlent entre eux ?

 

 

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Dans notre région, en Morvan, nos Compagnons tailleurs de pierres sont embauchés, c’est ce qui arriva à Josèph, le dernier des Boyard qui partit pour Vézelay, sa grande fierté, et plus simplement au château rouge de Viserny, celui-là même qui possède un fabuleux trésor gardé par un énorme taureau noir (maintenant à Saulieu). A Vic sous Thil, ce rôle de gardien est voué à la Vouivre. Animal légendaire, serpent ici, dragon là. A Fontangy, elle demeure au fond d’une sombre grotte. A La Roche en Brenil, elle loge au château Vernon et se plaît à ravir les enfants en détournant leurs parents avec des pièces d’or dispersées à bon escient, surtout le jour de la Fête-Dieu.

 

Josèph connut aussi le miracle de Viserny alors qu’il travaillait à la nouvelle chapelle. Quelle histoire !

 

On s’en souvient encore. Les répliques de Sainte Christine arrivaient de Rome pour venir à Viserny, tirées par une robuste et infatigable mule. A flanc de montagne, l’animal pourtant puissant dut redoubler d’efforts, si fort et si fort qu’il en grava l’empreinte de son pied dans la roche au lieu-dit aujourd’hui le « Pas de la Mule« . Au village,  la construction de la chapelle commençait. Mais chaque matin, on trouvait l’ouvrage de la veille détruit et mêle, un beau jour, les outils demeurèrent introuvables. Après de longues recherches, on les découvrit rangés sur le flanc du coteau. Alors, la vérité s’imposa. La chapelle devait peut être édifiée ici même. Ainsi fut fait et les travaux ne connurent plus d’incidents, sainte Christine elle-même, dirent certains, transportant de grosses pierres dans son tablier.

 

 

Voilà les amis, vous connaissez maintenant tous les Boyard. Peut-être cette rapide présentation s’est-elle égarée de temps à autre hors des frontières d’une chronologie bien précise. Mais à travers ces six personnages, vous avez certainement imaginé la richesse des traditions, légendes et coutumes du Pays grâce à ces quelques bribes tirées de l’écheveau fantastique tissé par la Beuffenie avec les réparties du jour de Carnaval

 

 

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Pierres légendaires de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2010

Les Pierres de Légendes Bourguignonnes 

La forêt du Morvan nous dissimule une myriade de pierre de légendes. Usées par leurs mystères, polies par leurs secrets, sculptées par leurs énigmes, elles nous apparaissent parfois brusquement, insolites au détour du sentier, laissant l’imagination s’évader, galoper, dériver, s’égarer ou inventer origines, formes et usages, sacrés ou maudits. 

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   A l’exemple de amas biscornu du Poron-Murger creusé par les doigts, marqué par les épaules du Diable. Un Diable qui accourait vers l’église de La Roche En Brenil portant sur son dos ce bien curieux et pesant fardeau. Mais les cloches se mirent à sonner. Défait, il jeta sa charge dans les bois avant de s’enfuir. Aussi, quelle idée de parier avec le Bon Dieu ! 

Mais voyez-vous, quand on est un vrai Diable, et que l’on peut, sur un simple pari, gagner toutes les âmes présentes dans une église, quelle tentation ! Le pari ; empêcher la sortie de la messe en bloquant l’entrée avec un quartier de roche venant d’un lointain pays. Il ne lui restait pourtant guère plus de deux kilomètres pour arriver dans les délais. 

Allez voir la pierre. Escaladez-la. Regardez les empreintes du démon. N’êtes-vous pas angoissés pour tous ceux qui ont frôlé l’enfer ? 

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Poron-Murger 

Allons, remettez-vous. Restez sous l’ombre des chênes dont certains comme le chêne Saint-Charles atteignent des dimensions respectables. Laissez-vous guider par les chemins bordés de fougères jusqu’au rocher de la Beuffernie (ou Bœufnie ).  Ne tardez pas trop en route car la nuit venue, si vous n’avez ni pain, ni sel dans votre besace, on risque bien de ne plus jamais vous revoir. Voici le Poron de la Bœufnie, souvent pris par erreur pour un dolmen, porte magique de l’antre de la vieille et vilaine fée. 

Surtout, n’essayez pas de le soulever. Grimpez plutôt au sommet et viser en contrebas, sur votre droite. Vous le Voyez ? Tant et tant usé par les sacrifices humains, gardant l’empreinte profonde du corps des hommes et des femmes étendues en grand nombre pour leurs derniers instants. 

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Rassurez-vous, toutes les pierres de légendes ne nous réservent pas de si inquiétants commentaires. 

Nous aurions également à bavarder à propos du Rocher-Arthur, du Poron-de-la-Balance ou des Pierres-Pelot. L’une, ancienne pierre de sacrifices, l’autre ancienne pierre de justice sur laquelle les Celtes accusés de crimes montaient et dont l’oscillation indiquait s’ils étaient ou non coupables. Certains la nomment Pierre-de-la-Tête-de-Lapin en raison de son profil. 

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 ***

Mais partons pour Liernais . Tout change, les roches biscornues cèdent la place à un gigantesque bloc régulier considéré parfois comme un vieux menhir brisé. Ni grue, ni cric ne peuvent le décoller du sol et pourtant !… Pourtant, seule, une fois l’an, d’elle-même, elle se soulève, laissant découvrir une ravissante jeune fille endormie, Mais quel jour ?? 

Cependant, attention, si vous avez l’incommensurable change d’assister à cet événement, ne vous laissez pas endormir par la belle déesse ou les pièces d’or semées autour d’elle. Monstrueux couvercle de la Pierre-Sarrazine pourrait bien se refermer sur vous. 

Choses souvent ignorée, les roches se connaissent bien entre elles et communiquent régulièrement. 

Eh oui ! La Pierre-Pointe par exemple superbe menhir de plus de quatre mètres. Un beau jour, on décidé de la déplacer. On attela une paire de bœufs puissants. La pierre résista. On tripla l’attelage. La pierre résista, mais commença à être terriblement inquiète. Tandis qu’on rajoutait d’autres animaux, elle appela sa voisine à son secours : Sarrazine, au secours, les bœufs m’emmènent ! Aussitôt, les cordes se rompirent alors qu’un pigeon blanc, petite fée intérieure, s’échappait du monument. Plus jamais on n’osa recommencer un tel sacrilège. 

Les principales pierres de légendes par chez nous : (porons ou peurons) 

Gorges de la Galaffre – Pierre-Ecrite – Faus dolmen – Blocs erratiques – Menhir de la Grande-Borne – Pierre-Sarrazine et Pierre-Pointe – Pierres-Pelot – Faux dolmen de Chevresse – Pierre-Folle – la Pierre qui vire – celles citées également dans le texte et etc….    

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Pierre Ecrite 

La côte d’Or possède trois menhirs reconnus comme authentiques, et ces trois menhirs se situent dans la région de Saulieu (dont je vous ai parlé), de Précy (mon village) et Liernais (cité plus haut). 

1 – Le Menhir de Pierre-Pointe 

Il atteint 4,30 m de hauteur. Autrefois, une sorte d’autel, dont l’usage reste mystérieux, lui était accolé. On pourra le trouver près du hameau de Vouvres à proximité de Liernais, après avoir gravi une forte côte.

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2 – le Menhir de La Grande-Borne, au nord-ouest de Semur en Auxois, est estimé à plus de quatre tonnes de bon granit, comme le précédent. Autrefois couché, il fut redressé et classé monument historique. Mesurant un mètre de moins que Pierre-Pointe, il reste encore particulièrement riche en légendes. Ne dit-on pas que Sainte Christine fut jetée à la mer lestée de ce formidable poids. Mais le Tout-Puissant transforma le bloc de roche en radeau et la sauva. En souvenir, elle décida de ne plus s’en séparer. Plus tard, consultée pour définir les limites de territoires de deux communes en conflit, elle partit en portant son fardeau dans son tablier, se proposant de le déposer sur la limite que sa conscience lui inspirerait. Mais elle empiéta sur le domaine de Saint Loup. Aussitôt, ses bretelles se rompirent et la pierre se figea au sol pour toujours. Sa forme particulière entraîna bien d’autres croyances. Ainsi, les jeunes filles stériles qui parvenaient à l’escalader et à s’asseoir au sommet retrouvaient leur fécondité

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3  - le dernier Menhir local, se situe à Montigny Saint Barthélemy. Bloc de granit de trois mètres, installé tout contre  l’église, construite dit-on sur un emplacement druidique, bien après l’érection de notre monument. Lui aussi dormit pendant des années, couché au sol avant d’être de nouveau debout en 1968

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D’autres pierres dressées existent dans les limites du pays de Saulieu, Précy et Liernais, mais leur authenticité comme menhir ou dolmen reste douteuse. Les passionnés pourront toutefois, au prix de quelques kilomètres supplémentaires, découvrir facilement les dolmens ou allées couvertes de Ternant à l’est, Volnay ou La Rochepot au Sud-est. 

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Châteaux en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2010

la Bourgogne, un pays de Châteaux….

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« Les échelles s’abattent contre la muraille, les pierres volent, le bruit des armes et les hurlements des hommes, cris d’ivresse meurtrière ou cris d’agonie, effraient les plus courageux. « Les Ecorcheurs » sont là  depuis déjà cinq jours. Ils assiègent la forteresse de Thil, solidement assise au sommet de sa montagne. Horriblement cruels, les Ecorcheurs suspendent leurs prisonniers sous des portiques de vois, leur déchirent le corps avec des grappins avant d’enflammer les bûchers empilés sous les suppliciés. Menaces terrifiantes pour ceux qui osent résister. Le 25 mai 1366, l’inévitable se produit. Thil tombe aux mains des maudits ».  Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? 

D’imposantes ruines ceinte de barbelés dominant toute la contrée. On le dit construit sous Charlemagne pour se protéger des Normands. Plusieurs fois rebâti, il échappe de justesse aux démolitions ordonnées par Richelieu en 1640. Depuis le début du siècle, ses différents propriétaires successifs tentent maladroitement de le restaurer. Tout à côté, la balle collégiale du XIVè s’éteint lentement.

Mais Thil, célèbre grâce à sa positon stratégique, ne représente qu’une des pages de l’histoire du pays.

 

 

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Et si, comme Gargantua, héro  local des légendes d’ici, nous enjambons la forêt à grands coups de bottes de sept lieux, nous découvrons un étonnant assortiment de châteaux de toutes sortes. Châteaux du XVè ruiné de Chazelle-l’Echo ou fière façade XVIIIè de Missery flanquée de vieilles tours rondes. Château XVIè à l’allure bien rustique de Villargois, blotti au fond de son vallon avec son allée de tilleuls bicentenaires, ou élégant édifice de Pluvier du XVè, agrémenté de baies en accolades, meurtrières et tours.

Déjà George Sand relevait, dans Les Légendes Rustiques : « je croirais que Gargantua est l’œuvre du peuple et que, comme tous les grands créateurs, Rabelais a pris son bien où il l’a trouvé. » Gargantua y est appelé le Fayet comme toutes les Fées – Morgane la Fée est dite sa marraine – il a la maîtrise des formes et se transforme tout particulièrement en Dragon, ce qui le rattache à la Vouivre représentant les énergies telluriques.

 

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Un coup de botte plus loin, voici Mont Saint Jean, assiégé au début du Xè par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France. L’ensemble du village nous imprègne de cette ambiance féodale avec sa promenade qui longe les vieux remparts, dominés par la masse quadrangulaire du donjon autrefois accessible par un pont levis dont on retrouve très bien l’emplacement.

 

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 Bierre

Mini Versailles perdu dans son immense parc ornementé de fontaines, pièces d’eau, statues, animé par sa ménagerie de sa faisanderie, Bierre les Semur, demeure luxueuse des Chartraire de Montigny, résista hélas bien difficilement à la traversée des siècles. Remanié au XIVè, fort abîmé au XXè et en particulier pendant la dernière guerre, le superbe château ne conserve plus qu’un corps de logis dont les décorations se sont envolées. Dernière pichenette à son orgueil, le joli temps d’amour qui palpitait au cœur d’une petite île fut transféré au parc de la Colombière à Dijon.

 

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 Bourbilly

Impossible de ne pas parler de Bourbilly, pieds à terre de Madame de Sévigné à qui il arriva, en passant par Saulieu, une bien agréable aventure ; pour se rendre à Vichy, « s’enivra » au cours du repas : « Ils sont si longtemps à table que par contenance on boit, et puis on boit encore… ».

Mais qu’il est difficile de vous parler du magnifique patrimoine de cette région de Bourgogne. Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saulieu, c’est autant de visites que vous devrez organiser pour découvrir le plus somptueux ou le plus modeste de tous les châteaux, Chailly le prestigieux ou Lédavrée, caché au cœur d’un bosquet aux abords du village, patiemment englouti, dévoré par une végétation qui, d’année en année, nous en arrache quelques pierres.

En Bourgogne, nous cumulons environ 300 châteaux, parmi les plus connus seulement….

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Lacs et étangs de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2010

LACS et ETANGS en Bourgogne 

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Dans ma région, entourée de forêts fraîches, animé par les triangles de toiles multicolores qui glissent à la surface des flots au gré des vents, entraînant voiliers ou petites planches d’un bord à l’autre, le grand lac des Settons (photo ci-dessus)  s’est vu couronné en 1990 de la plus belle distinction possible pour un point d’eau, l’appellation station voile attribuée par France Station Voile

 

Belle preuve de la valeur touristique de ma région, criblé d’une multitude de plans d’eau. 

 

Pourtant, la vocation première du lac des Settons n’était certes pas du tout les loisirs. Bien au contraire, alors que le flottage du bois battait son plein, constatant l’insuffisance de débit des rivières pour porter les stères coupés jusqu’à Paris, il fallut concevoir un dispositif complémentaire. Ainsi naquit ce grand réservoir qui, périodiquement soulevait de ses flots lâchés vivement, les bûches échouées qui refusaient de prendre le chemin de la capitale. 

 

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Nombreuses furent les digues élevées pour les besoins de ce mode de transport ; ajoutées aux étangs naturels et à ceux construits pour d’autres utilisations, vous comprendrez mieux pourquoi cette région est si bien lotie. 

 

Nouvellement créé pour l’alimentation en eau potable de 23 000 habitants de Côte d’Or et Saône et Loire, auxquels il convient d’ajouter 46 000 bovins, Chamboux, 3 600 000 mètres cubes, 80 hectares séparés par une digue qui permet aux amateurs de sports nautiques de s’amuser tranquillement dans la partie Est. 

 

lac de Chamboux 

 

 

Souvent attachés à leurs légendes comme les curieuses pierres de la région, les étangs rafraîchissent le sous-bois d’une touche de vie où toute la faune se retrouve, mammifères des forêts et oiseaux de toutes espèces. 

 

Emportez le calme et le silence dans votre sac à dos, garnissez de douceur vos chaussures de marche, munissez-vous d’une petite paire de jumelles pour mieux profiter du spectacle et approchez-vous sans bruit d’un des miroirs scintillants qui vibrent aux caprices des brises. Il ne sera pas nécessaire de passer tout votre séjour en affûts pour admirer héron ou grèbe huppé traînant leur sillages en se glissant au milieu des roseaux. 

 

 

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Vous découvrirez peut-être une de nos plantes carnivores innocemment installée au milieu de ses consoeurs et diffusant ses odeurs irrésistibles aux insectes. Surtout, ne la touchez pas. Plus encore que toute autre espèce, Drosera reste rare, fragile et encore pleine de secrets (visible également à la Maison du Parc : le lien  : http://www.parcdumorvan.org/fr/Le_Parc/L_espace_Saint-Brisson.php?rub=02&srub=01&ssrub=&sssrub=&lg=fr

 

Consolez-vous en dégustant mûres et framboises, cornouilles et prunelles suivant la saison, ou en récoltant les cynorrhodons délicieux en confitures. 

 

 

 

 

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Ceux qui ne souhaitent pas parcourir sentiers et chemins de traverse pourront se plonger avec nostalgie par exemple dans la lecture de : 

·         La Billebaude 

·         Le pape des escargots 

·         Les étoiles de Compostelle 

·         Le livre de raison de Glaude Bourguignon 

·         Le maître des abeilles 

 

Ces magnifiques histoires de ma Bourgogne écrites par un bourguignon bien connu : Henri Vincenot né à Dijon en 1912 et mort à Dijon le 21 novembre 1985

 

Je suis certaine que vous le connaissez déjà !!! 

 

Henri Vincenot a passé son enfance dans une famille d’employés du chemin de fer, plus précisément de la compagnie du PLM. Son père était ingénieur à la voie, son grand-père paternel mécanicien, son grand-père maternel était garde-barrière à Mâlain (à 16 km à l’ouest de Dijon), vous savez je vous en ai déjà parlé !!

 

La majorité de ses oncles étaient à la traction. Henri Vincenot a grandi dans le quartier cheminot de Dijon, le quartier des Perrières, proche de la gare de Dijon-Ville et du dépôt de Dijon-Perrigny. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon-morvandiau qui, d’après Vincenot, dérive tout droit du celtique. Les romans d’Henri Vincenot ne peuvent cependant le placer dans le groupe des écrivains du terroir tels que ceux de l’école dite de Brive. En effet, il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l’Histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu’il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s’est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fers et à l’automobile. 

 

 

 

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Escargot de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2010

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Je souhaite vous parler de cette fameuse tradition qui fait que nos escargots sont à la gloire… 

 

Eh oui ! qui n’a jamais entendu parler des ESCARGOTS de BOURGOGNE ??

 

  

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Les Français en ont fait l’une de leurs plus emblématiques spécialités gastronomiques : l’escargot fait toujours rêver les gourmets. Et cette habitude culinaire est ancrée dans un lointain passé, puisque apparue il y a quelque 600 millions d’années…

 

 

Les fameux gastéropodes étaient déjà dégustés au cours de l’ère Mésolithique, vers 10 000 ans avant Jésus Christ. Grecs et Romains ont encore contribué à la popularité de l’escargot, accommodé de différentes façons et déjà élevé à cet effet.

 

 escargot002Drôle de destin pour ce mollusque : au Moyen-âge, il gagne ses lettres de noblesse, on le chasse à cheval, avec des chiens dont la truffe délicate est entraînée à les dénicher ! 


Sa cote d’amour fléchira au 17e siècle : voilà le gastéropode réduit à la position de « plat du pauvre », et dédaigné jusqu’au siècle suivant, avec l’avènement de « l’escargot à la bourguignonne ». 

 

 
Pour l’anecdote
, c’est cette célèbre préparation qui aurait fait entrer l’escargot de Bourgogne dans la légende, car, contrairement aux idées reçues, la recette serait à l’origine de son appellation, et non sa provenance ! 

 

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Fin et recherché, l’escargot dit : de Bourgogne, s’est grandement raréfié en France au cours du 20è siècle, victime de l’industrialisation et du progrès technique (pesticides, destruction des sites naturels, sulfatage des vignes). Sa cueillette est désormais très codifiée et réglementée et strictement interdite pendant la période de reproduction, du 1er avril au 30 juin je crois.

 

 Pendant le reste de l’année, on peut les ramasser, à l’exception des escargots au diamètre inférieur à 3 cm. Pour les restaurateurs, les escargots de Bourgogne frais ne peuvent caracoler au menu qu’une poignée de semaines et d’ailleurs aujourd’hui très peu le font.

 

 

                                                                             

 

 

De nos jours, le ramassage des escargots de Bourgogne s’inscrit dans la gamme des activités « sauvages », au même titre que la cueillette des champignons ou des baies, des plantes médicinales ou décoratives tels le muguet, les jonquilles, etc.

 

 

animaux-escargots-12 Les adeptes de cette pratique sont difficilement repérables en raison du caractère libre et peu visible de cette activité, mais également parce qu’ils ne tiennent pas à faire parler d’eux. Ce souci de discrétion peut être imputable à des considérations internes à la pratique. Le ramassage des escargots comme la cueillette des champignons ou des myrtilles suppose de connaître les lieux privilégiés, les endroits particulièrement propices. Et comme chacun sait, personne ne souhaite divulguer ses  » coins  » à escargots, et encore moins à morilles. Dans ce domaine,  » moins on en parle, mieux ça vaut « .

 

 

Faut-il s’interroger sur l’efficacité de l’arrêté limitant le ramassage d’Helix pomatia. Ce qui suppose de connaître l’attitude des ramasseurs vis-à-vis des mesures de protection prises dans le cadre de cette réglementation. Il est certain que des dispositions qui ne requièrent pas l’assentiment des populations concernées ont peu de chance d’être adoptées, y compris lorsqu’elles se traduisent par un renforcement des contrôles et des sanctions.

 

 

ramassage      Enfin, maintenant ça ressemble plutôt à cette image… cette mesure censée pallier la raréfaction d’une espèce, en l’occurrence Helix pomatia, ne saurait être jugée efficace et recevable aux yeux de la population, dès lors qu’elle ne s’attache pas à prendre en compte les principaux facteurs censés participer à la raréfaction de l’Escargot de Bourgogne.

 

 

Actuellement, les escargots de Bourgogne que l’on trouve dans le commerce proviennent bien souvent de Grèce et des pays d’Europe de l’Est. Le petit-gris est originaire des pays méditerranéens. Plus petit que l’escargot de Bourgogne (de 28 à 35 mm pour un poids adulte de 7 à 15g, contre 40 à 55 mm pour un poids adulte de 25 à 45g. pour ce dernier), il devient adulte, donc consommable, entre 6 et 12 mois.

 

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Le Bourgogne, quant à lui, se fait plutôt désirer : il n’atteint sa taille adulte qu’après 4 à 5 ans, ce qui, tenant compte des difficultés liées à sa reproduction, le rend particulièrement inapte à l’élevage intensif ! 

 

 

escargot.19113Soyons réaliste, le ramassage des escargots concerne, aujourd’hui, une minorité et surtout des particuliers. Les élevages eux, s’achalandent des espèces étrangères… Plus rien à voir avec notre tradition… c’est aujourd’hui du commercial qu’il s’agit ! escargot.19113 

 

 

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Les sabots en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 4 août 2010

LES SABOTS  une autre tradition en Bourgogne : 

ici : http://ventsdumorvan.org/pdfs/pdfs/vdm-0739.pdf 

Les sabots en Bourgogne dans Traditions en Bourgogne bretons

Saboteries 

1 La Saboterie Marchand à Gouloux 2 Le Musée du Sabot à Etang-sur-Arroux (58) 

LE SABOTIER 

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 Situé à Gouloux dans un petit village morvandiau, la saboterie Marchand, issue de la tradition a le visage résolument tourné vers l’avenir. 

 L’entreprise, créée en 1946 par le père de l’exploitant actuel, fabriquait à cette époque plus de 100.000 paires de sabots. Beaucoup de gens, au sortir de la guerre, portaient encore des sabots dans les entreprises, dans les fermes et chez les particuliers. La saboterie Marchand vendait ses productions dans toute la Bourgogne souvent par l’intermédiaire de coopératives. Dans notre région, les fabricants se comptaient par dizaines ; il n’en reste plus que six à sept en France et le plus proche de Gouloux est en Bresse : Alain Marchand m’a bien précisé : c’est un collègue, il n’y a pas de concurrence chez les sabotiers. 

En 2008, certaines professions utilisent encore des sabots : industrie lourde, hauts fourneaux, verrerie, sans oublier les groupes folkloriques et bien sûr les nombreux particuliers qui viennent à la boutique située au coeur du village. Il se vend encore à peu près 30.000 paires de sabots par an. Dans quel bois est fabriquée une paire de sabots ? 

de préférence avec du bouleau, bois qui résiste bien aux déformations, à l’humidité, et encaisse bien les chocs. C’est un bois très résistant. Egalement sont utilisés l’aulne, le merisier, le hêtre et pour les sabots «des dimanches» le noyer, bois «ramageux» plus rare. Toutes essences confondues, l’entreprise utilise au moins 30.000 m3 par an pour toutes ses activités finement ouvragée. Actuellement l’évolution de la demande se porte vers un modèle intermédiaire dit «la galoche» dont la semelle, entièrement en bois, est recouverte de cuir sur le dessus du pied. Avant 1870 et l’arrivée de la mécanisation du travail, (souvent les visiteurs de l’atelier pensent encore que les sabots se font toujours à la main) le tronc d’arbre était découpé avec un passe partout, longue scie souvent maniée par deux hommes. La forme du sabot dégrossie à la hache, la tarière puis la cuillère creusaient le bois pour lui donner la taille du pied. La finition s’effectuait au paroir qui terminait le nez et le talon pour lui offrir son aspect définitif. Un bon sabotier pouvait, à cette époque, fabriquer deux à trois paires de sabots par jour. 

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Egalement, la société fabrique des contenants en bois pour les horticulteurs, les jardineries et les particuliers. Un autre créneau occupé par les ateliers Marchand est la décoration de sapins floqués et de branchages dans différentes couleurs vendus auprès du grand public ou des collectivités locales pour la décoration des rues. 

Depuis peu la société Marchand fabrique et installe des chalets en bois de 40 m2 à 150 m2 pour résidences principales ou secondaires. Les charpentes sont en partie importées de Pologne ou de Biélorussie mais sont de plus en plus fabriquées localement avec du douglas. Pour les bardages il semble préférable, l’expérience aidant, de poser du pin sylvestre dont la tenue dans le temps est mieux connue. 

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LE MUSÉE DU SABOT D’ETANG SUR ARROUX.

Il est des musées au nom ronflant, installés dans des cadres majestueux, annoncés par une publicité dithyrambique, mais dont vous sortez déçus et surtout sans avoir rien appris. 

Le Musée du Sabot d’Etang-sur-Arroux est tout le contraire de cela. Installé dans les vieilles salles d’une ancienne école, ouvert à la demande (de juin à septembre seulement et du lundi au vendredi de 8h à 12h et 14h à 16 h en s’adressant à la Bibliothèque Municipale située à côté au 12, rue St Pierre !!!), il faut vraiment s’intéresser au sabot pour entrer le visiter. Mais, si vous avez cette motivation, votre curiosité sera satisfaite au delà de vos espérances et vous en sortirez quelques heures plus tard sans ignorer un seul détail de ce que nos ancêtres portaient en guise de chaussures. Dans ces trois petites salles et un couloir copieusement garnis, mais bien présentés, aucun aspect ne vous sera épargné : – L’histoire, avec les origines du sabot, les textes anciens qui en parlent, les photos d’école des petits gars d’Etang ainsi chaussés…

   

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Ami de M. Marchand, le dernier sabotier du Morvan, Jean Cottin saura, si vous avez la chance de visiter ce musée en sa compagnie, vous faire aimer cet objet et découvrir toutes ses facettes, sans oublier de vous faire une démonstration de maniement des outils exposés. (La visite du Musée d’Etang et l’atelier de Gouloux sont parfaitement complémentaires). En sortant, vous ne manquerez pas de jeter un œil sur le plus gros sabot du monde (inscrit au Guiness Book) construit à partir d’un arbre d’Issy-l’Evêque abattu par la tempête. 

Quoiqu’il en soit, vous sortirez d’ici en sachant tout sur le sabot et vous n’aurez qu’un souhait, que ce Musée du Sabot puisse avoir rapidement un cadre à la hauteur de sa richesse. Merci, monsieur Cottin ! 

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Pour tous renseignements, 

Téléphone N° 03 86 78 73 90, Fax N° 03 86 78 70 88 

et messagerie : saboteriemarchand@wanadoo.fr 

SABOTERIE MARCHAND Le Meix Garnier 

58230 GOULOUX 

Morvan ; le plus grand sabot du monde a été fabriqué à Gouloux
Ville :
Gouloux (58)

Description : Dans les années 1940, le sabotier de Gouloux produisait jusqu’à 27000 paires de sabots ! 

Le plus grand sabot couvert du monde a été réalisé en Morvan, il a été homologué en 1989. 

taillé dans un séquoia géant provenant de la Bresse; il pèse 2,5 tonnes, sa longueur est de 3.80 mètres. 

Ce sabot géant réalisé par Monsieur MARCHAND sabotier à Gouloux a obtenu en 1989 le titre de plus grand sabot du monde, homologué par le Guiness des records !
 

La hauteur totale du séquoia était de 45 mètres, le tronc seul faisait 20 mètres de haut et pesait 18 tonnes. 

Pour le creuser, M. Marchand a commencé à tailler le tronc à la tronçonneuse, ensuite à la hache et enfin à l’herminette, pour finir au papier de verre, il a été réalisé en une quinzaine de jours ! 


Le tronc a aussi servi à sculpter un bœuf qui a pris place dans le superbe métier à ferrer de Gouloux, proche de la saboterie 

Et j’ai la joie et l’avantage de le voir tous les jours, car il a été placé à l’entrée de mon village de Précy !!!

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 Le Petit Patrimoine est représenté par l’ensemble des monuments (par exemple les tours, cadrans solaire, gargouilles, fours à pain , moulins, cabanes, fontaines, lavoirs, puits, chapelles etc.) qui ne sont pas classés comme Monuments Historiques. L’objectif de ce site est, avec votre aide, de recenser un maximum de ces oubliés du patrimoine et de créer un lieu ludique ou plaisir rime avec culture. 

http://www.petit-patrimoine.com/images/flechebas.gifPourquoi chasser des petits patrimoines : C’est une autre manière de les découvrir et d’utiliser la puissance d’Internet pour votre culture et des loisirs étonnants. 

A VOIR : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=58129_1 

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Traditions culinaires en 21

Posté par othoharmonie le 2 août 2010

 

Nos TRADITIONS en BOURGOGNE                                   sont également CULINAIRES 

En Bourgogne, la tradition culinaire cuisine, tient une place prépondérante (grands chefs, foire gastronomique de Dijon…). Non seulement on y boit bien (n’oublions pas le Kir!), mais aussi on y mange bien. La cuisine, à l’image des vins de la Côte, est riche et élégante, rustique et élaborée. Les mets les plus réputés sont : le boeuf bourguignon, le jambon persillé et les oeufs en meurette (pochés dans le vin rouge). La Bourgogne dispose de nombreux atouts : volailles et gibier (chapons, dindes, chevreuils, sangliers, faisan, lapins…), poissons (truites, brochets…), champignons (morilles, trompettes de la mort, girolles, cèpes…), escargots (helix pomatia), fromages (Epoisses, Amour de Nuits, Ami du Chambertin, Cîteaux…), pain d’épices, cassis, les anis de Flavigny et naturellement, la moutarde

 

 

 Plats qui font notre réputation : 

 

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 LE BOEUF BOURGUIGNON 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes : 

 

1,5 kg de paleron, macreuse, collier ou gîte à la noix 

50 gr de beurre 

5 cl d’huile 

100 gr de lardons 

2 oignons 

2 carottes 

30 gr de farine 

2 gousses d’ail écrasées 

1 bouteille et demi de vin rouge de Bourgogne 

1 bouquet garni, sel, poivre gris 

  



Préparation : 

Préparer et couper la viande en 16 à 20 morceaux réguliers. 

Dans une cocotte, faire revenir au beurre et à l’huile les lardons, les morceaux de viande puis les oignons et les carottes coupées très finement. 

Colorer le tout puis saupoudrer de farine et recouvrir de vin rouge (du Bourgogne fera l’affaire). 

Ajouter l’ail et le bouquet garni, le sel, le poivre. 

Faire cuir à couvert à feu doux pendant 2 à 3 h selon la taille et du choix des morceaux. 

A la fin de la cuisson, retirer la viande et la garniture aromatique et faire réduire la sauce si elle manque de consistance. 

Servir chaud. 

 

 

 

 

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LA CASSOLETTE D’ESCARGOTS AU CHABLIS 

Ingrédients (pour 6 personnes

 

6 douzaines d’escargots de Bourgogne décoquillés
500 g de champignons de Paris
2 échalotes
2 gousses d’ail
100 g de beurre
1 bouquet de persil
250g de crème fraîche épaisse
25 cl de Chablis
sel, poivre 




Préparation  

• Egoutter les escargots 

• Couper les champignons en lamelles
• Hacher les échalotes, l’ail et le persil puis mélanger ce hachis au beurre. Saler, poivrer. 

• Dans une sauteuse, faire fondre ce beurre. Ajouter les champignons. Les faires rissoler pendant 2 ou 3 minutes en les faisant sauter.
• Ajouter les escargots et mélanger. 

• Déglacer avec le Chablis et faire réduire de moitié.
• Ajouter alors la crème fraîche et faire encore réduire de moitié, sur feu vif.
• Rectifier l’assaisonnement. 

• Servir très chaud dans des cassolettes 

 

à voir : http://www.terroirs-b.com/france/gastronomie/recettes.htm 

 

 

 

 

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JAMBON PERSILLE 

Ingrédients pour 8 personnes : 

 

1,5 kg de jambon demi-sel 

1 jambonneau demi-sel 

2 pieds de cochon 

1l d’Aligoté 

10 cl de vinaigre de vin 

1 oignon 

2 carottes 

4 échalotes 

1 tête d’ail 

100 g de persil haché 

1 bouquet garni 

thym, laurier, poivre noir en grains. 



Préparation : 

Faire dessaler le jambon et le jambonneau pendant six heures. 

Plonger dans l’eau froide le jambon et le jambonneau et les laisser cuire à feu moyen pendant 30 minutes. 

Les égoutter et les remettre à cuire avec les deux pieds de cochon, 1l de vin blanc, un oignon, deux carottes, deux échalotes, deux gousses d’ail, le bouquet garni, le thym, le laurier et quelques grains de poivre noir. 

Recouvrir d’eau, faire cuire à couvert pendant 2 heures. 

Égoutter le jambon et le jambonneau, les couper en gros dés. 

Faire bouillir le bouillon jusqu’à obtention d’1 litre de liquide environ et le filtrer à travers une passoire. Ajouter le vinaigre et le vin. 

Verser un peu de ce bouillon dans un ramequin et réserver le reste. 

Mettre le ramequin 30 minutes au congélateur. Si au bout de ces 30 minutes vous n’obtenez pas une gelée, rajouter 4 à 5 feuilles de gélatines alimentaires (que vous aurez ramollies préalablement à l’eau tiède) dans le bouillon restant. 

Hacher finement les échalotes et l’ail restant et le persil. Réserver. 

Dans une terrine, monter le persillé en alternant les dés de jambon et jambonneau et l’ail, les échalotes et le persil hachés. Couler la gelée refroidie (mais non encore prise) au fur et à mesure que vous monter le persillé. 

Mettre la terrine au congélateur pendant 12 heures. 

Il n’est pas nécessaire de mettre du jambonneau dans cette recette, ce n’est pas de coutume, mais en ajouter permet de rendre le jambon persillé plus moelleux. 

Servir frais accompagné d’un vin blanc de la Côte de Beaune (Montrachet, Saint-Romain) 

 

 

 

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LES OEUFS EN MEURETTE  

 Ingrédients 

 

6 oeufs frais 

6 tranches de pain de campagne 

1 oignon 

1 gousse d’ail 

2 échalotes 

1 bouquet garni 

50 g de beurre 

150 g de lard 

20 g de farine 

750 ml de vin rouge (Bourgogne) 




 Préparation 

• Hachez menu l’oignon, les échalotes et la gousse d’ail. 

• Coupez le lard en dés et faites le revenir avec le beurre et le hachis précédemment préparé. 

• Saupoudrer de farine puis faire légèrement colorer pour obtenir un roux brun. 

• Arrosez avec le vin rouge, ajoutez le bouquet garni puis salez et poivrez. 

• Couvrez et laissez mijoter à feu doux, une demi-heure. 

• Ceci vous laisse le temps de préparer des croûtons en faisant griller des tranches de pain frottées à l’ail. 

• Lorsque votre sauce est prête, si vous le souhaitez, filtrez-la, récupérez uniquement les lardons et le jus. 

• Pochez les œufs 3 minutes dans cette sauce au vin. Le blanc doit être bien cuit, le jaune doit rester mollet. 

• Dans un plat creux bien chaud, posez les œufs sur les croûtons, couvrez avec la sauce dont vous aurez vérifié et corrigé l’assaisonnement. 

• Servez chaud, avec le vin qui a servi à préparer la sauce. 

 

A voir  : http://www.terroirs-b.com/france/gastronomie/recettes.htm 

 

 

 

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LA POCHOUSE 

Recette pour 10 personnes 

 

3 kg de poissons d’eau douce (sandre, anguille, tanche, carpe, brochet, truite) 

1/2 verre de marc de Bourgogne 

2 litres de vin blanc aligoté 

un bouquet garni, ail, échalotes 

poireaux, carottes, lardons 



Préparation 

Vider les poissons, les débiter en tronçons de 5 à 6 cm d’épaisseur, conserver têtes et queues. 

Dans une grande cocotte, mettez les têtes et les queues des différents poissons, le bouquet garni, les aromates, les carottes et les poireaux. Mouillez de vin blanc, salez, poivrez, couvrez, portez à ébullition et laissez bouillonner pendant 15 minutes. 

Découvrez, amenez à petit frémissement et faites réduire le vin à la moitié de sa quantité initiale. 

Filtrez au chinois, versez le jus dans une autre cocotte. 

Incorporez le beurre manié, portez à ébullition, faites flamber au marc. 

Dans cette sauce, ajoutez les lardons, pochez les tronçons de poissons pendant 15 minutes. 

Vérifiez l’assaisonnement et dégustez bien chaud avec des croûtons frottés d’ail. 

 

 

 

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++++ les Gourmandises : 

 

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LES GOUGERES 

Ingrédients pour 100 gougères : 

 

50 cl d’eau 

200 g de beurre 

300 g de farine 

8 oeufs  

300 g de gruyère râpé 

2 cuillers à café de sel 

Poivre du moulin 

  




 Préparation
   

• Préchauffez le four à 200°C (thermostat 5). 

 

• Dans une casserole, mélangez l’eau, le beurre et le sel. Faites cuire à feu vif pour porter à ébullition. 


• Lorsque le beurre est complètement fondu, retirez du feu. Incorporez ensuite la farine d’un seul coup en remuant très énergiquement avec une spatule en bois. 


• Mettez de nouveau la casserole sur feu vif en continuant de remuer jusqu’à ce que la pâte forme une boule et se détache. Cette opération s’appelle dessécher, elle est essentielle pour la réussite des petits choux. 


• Retirez la casserole du feu. 

 

• Incorporez les oeufs un par un en vous assurant à chaque fois qu’ils sont bien incorporés avant de casser le suivant. La pâte a bonne consistance lorsqu’en y plongeant le bout du doigt elle y adhère franchement. 


• Ajoutez le fromage. 

 

• Répartissez la pâte en petites boules assez espacées sur la plaque du four beurrée ou recouverte de papier sulfurisé. 


• Faites cuire environ 25 mn, jusqu’à qu’ils soient dorés. 

 

• A servir en apéritif ou avec une salade. Accompagnez d’un vin blanc sec. 

 

 

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LE PAIN D’EPICES  

 Ingrédients

 

150 g de miel 

125 g de sucre 

50 g de lait 

50g de beurre 

250 g de farine 

1 cuillère à café de poudre d’anis 

1 cuillère à café de bicarbonate 



 Préparation 

• Pour commencer, bien mélanger la farine et le bicarbonate 

• Ensuite, faire tiédir et mélanger le lait, le beurre, le sucre, le miel, et l’anis
• Incorporer tout doucement, la farine et le bicarbonate. Utilisez un fouet.
• Mettre la préparation dans un moule à cake 

• Faire cuire sur thermostat 6-7 (160°) pendant 45-50 minutes, puis démouler à chaud. 

 

A voir :  http://www.terroirs-b.com/france/gastronomie/recettes.htm     

 

 

 

UNE EXPRESSION BIEN DE CHEZ NOUS !!! 

 

FAIRE CHABROT 

 

Quelques parcelles de bourgogne de Montrachet pour faire chabrot 

Extrait : LE MONDE | 04.08.05 | 


La pintade en vessie préparée par Michel Rostang pour Claude Chabrol est une recette adaptée de la tradition lyonnaise, celle qui se rattache à la cuisine au vin. La cuisson de la volaille, par échange de chaleur frémissante, se fait dans du vin blanc, du porto et du madère. On pourrait même soutenir que cette préparation intègre le vieil usage paysan appelé « chabrot » ou « chabrol ». 

 

Faire chabrot consistait autrefois, avant de finir la soupe, à l’allonger avec un demi-verre de vin et, à même l’assiette, boire à petites gorgées. C’est un usage qui perdure dans le sud-ouest de la France. Le Périgourdin fà chabroù , en Limousin ont fait chabrot , tandis qu’en Provence Mistral pense que cabroù est issu du latin capreolus . Faire chabrot, c’est donc « boire comme une chèvre », c’est- à-dire dans une assiette

 

 

 

Les vins servis au cours de ce repas ne pouvaient être que bourguignons, sans que la frontière puisse être clairement établie entre blanc et rouge. Carte blanche avait été donnée à Olivier Leflaive, propriétaire et négociant en Bourgogne, dont le choix s’est très judicieusement porté sur le millésime 2002 Les Pucelles, un terroir de 1er cru de puligny-montrachet, situé au centre de ce vignoble qui produit des vins d’une finesse remarquable. 

 

C’est à un grand cru criots-bâtard-montrachet 2001 que revint l’honneur d’accompagner la pintade en vessie. Ce terroir, contigu aux parcelles de Montrachet, est situé sur la commune de Chassagne-Montrachet et couvre moins de 2 hectares. Difficile de le départager avec un rugiens 1er cru 1999, vin bien connu de Pommard, aux notes parfois terreuses, animales, et aux arômes de sous-bois. Le premier mettait en valeur, par contraste, les nuances délicates de la sauce ; le second donnait à la chair de la pintade une dimension sauvagine. 

 

 

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Pour goûter aux merveilles de la cuisine et des vins bourguignons, les aoûtiens auront à Paris le loisir d’aller jusqu’à Saint-Ouen, au Coq de la Maison-Blanche, une honnête maison dont Alain François, le patron, bichonne la cave riche en fabuleuses bouteilles du domaine Jean-François Coche-Dury. Considéré comme l’un des grands vinificateurs, ses vins, d’une profondeur, d’une richesse et d’une intensité exceptionnelles, sont recherchés et pratiquement introuvables.

 

 Au Coq, on trouvera encore quelques bouteilles de corton-charlemagne 1996, mais aussi des vins plus accessibles parmi les meursaults (Rougeots, Caillerets, Perrières), ainsi qu’un charmant aligoté. Un fameux persillé de Bourgogne et quelques plats d’opportunité permettront aussi de goûter les rouges de Coche-Dury (auxey-duresses, volnay) et bien d’autres bouteilles de Dauvissat et Chandon-de-Briailles. 

 

 

 
 

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Bourgogne en 21

Posté par othoharmonie le 2 août 2010

Parmi les traditions de notre Bourgogne (21)

 

Bourgogne en 21 dans Traditions en Bourgogne assurance-credit-domaine-viticole-vin   Nous avons bien sûr nos traditions viticoles 

Tourisme œnologique et viticole de Bourgogne et de Côte d’or : 

Pommard mais aussi Chassagne Montrachet, Meursault, Puligny-Montrachet, Volnay, Santenay, Gevrey Chambertin, …

De grands noms de la Côte d’or, autant d’étapes sur la route des grands vins de Bourgogne, autant de vins disponibles à l’achat et en vente aux Châteaux.  

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Les Trois Glorieuses 

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Cette fête est marquée par trois événements majeurs : la rencontre avec la Confrérie des Chevaliers du Tastevin dont je vous ai déjà parlé, la vente des vins des Hospices de Beaune et la Paulée de Meursault, repas traditionnel où chaque convive apporte son vin. 

Le chapitre de la confrérie des Chevaliers du Tastevin 

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Dans les années 1930, la mévente des vins ruinait toute la région, d’où cette idée lancée par quelques vignerons visionnaires : on invita le monde entier à venir le déguster au château du Clos de Vougeot, autour de la confrérie des Chevaliers du Tastevin. 

Cette nouvelle confrérie se réunit au clos de Vougeot lors de banquets nommés chapitres. Pour l’occasion, la confrérie est habillée de pourpre et d’or à la mode rabelaisienne, et reçoit diverses personnalités d’honneur des mondes politique, littéraire, artistique et scientifique. Celles-ci sont intronisées après une cérémonie rituelle et burlesque au cours de laquelle elles prennent connaissance de leurs devoirs en tant que futurs chevaliers.


En 1950, la confrérie crée le tastevinage : il s’agit d’accorder l’estampille de la confrérie à une sélection de vins de Bourgogne. 

La vente des Hospices de Beaune 

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Mondialement connus, les Hospices de Beaune représentent l’une des premières fortunes hospitalières de France. La vente des vins provenant de ce domaine d’exception permit durant des siècles de soigner gratuitement les malades et d’accueillir les personnes âgées. 
Aujourd’hui, les fonds recueillis permettent l’entretien et la modernisation des installations hospitalières. C’est pourquoi on peut encore parler de « vente de charité ». 


Issues de la récolte de l’année, les cuvées mises en vente le lendemain portent le nom des généreux donateurs. 

La Paulée de Meursault 

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L’origine du mot « paulée » provient vraisemblablement du patois paule, qui signifie « pelle ». Il s’agirait de la dernière pelle de raisins versée dans le pressoir symbolisant la fin des vendanges. À midi, se déroule le banquet où chacun apporte à déguster ses meilleures bouteilles. Au cours du repas, on décerne un prix littéraire à un écrivain connu. L’heureux veinard repart avec 100 bouteilles de meursault.

  

La Saint-Vincent tournante

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Autrefois, dans chaque village existait une confrérie des Vignerons, compagnie d’entraide de la corporation. Chaque confrérie fêtait dignement le saint patron des vignerons, saint Vincent. 
En 1938, les Chevaliers du Tastevin donnent un nouveau souffle à ces fêtes en réunissant l’ensemble des confréries des Côtes de Nuits et de Beaune. La Saint-Vincent tourne chaque année, le dernier week-end de janvier, de village en village. Elle revient dans chaque commune à peu près une fois par génération. L’événement est donc d’importance pour le village organisateur. 

                   Boissons typiques de la Bourgogne 

Le COMMUNARD

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(également appelé le « Cardinal ») est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de Bourgogne Pinot Noir ou de Bourgogne Passetoutgrain. 

(C’est un apéritif).

  

LE FOND DE CULOTTE 

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  (« Le fond de culotte ne s’use qu’assis ») est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de Suze. C’est un apéritif. 

LE KIR 

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  Le kir traditionnel est composé d’1/3 de crème de cassis de Dijon et de 2/3 de vin blanc aligoté. C’est un apéritif. 

Variantes : Remplacer la crème de cassis par de la crème de mûres ou de la liqueur de framboises, ou encore par de la liqueur de pêches de vigne.

  

+++++++ Histoire du Kir

Le Chanoine Kir n’a pas inventé la fameuse boisson à laquelle il donna son nom. Mais il eut la bonne idée d’offrir un blanc-cassis (blanc-cass) comme apéritif à tous les visiteurs qu’il recevait en tant que maire de Dijon, dans les Cuisines ducales. 

En 1952, il donne à la famille Damidot, propriétaire de la société dijonnaise Lejay-Lagoutte, le droit d’utiliser son nom à des fins commerciales. Pour ne pas peiner les concurrents liquoristes de Dijon, Félix Kir leur donne ensuite la possibilité de faire de même, mais l’antériorité joue en faveur des Damidot, de Lejay-Lagoutte. Douze années de procès sont nécessaires pour permettre à cette société de se voir reconnaître, une fois rendu l’arrêt de la cour de cassation du 27 octobre 1992, l’appartenance exclusive de la marque « Un kir ». Depuis, Lejay-Lagoutte est en droit d’attaquer tous les établissements qui propose sur leur carte un kir maison. 

A la Libération, le chanoine est élu maire de Dijon. Conseiller général, député de la Côte-d’Or de 1945 à 1967, il est le Doyen d’âge de l’Assemblée Nationale de 1953 à 1967. Il meurt le 26 avril 1968. Il a 92 ans. 

Ce commandeur de la Légion d’Honneur (1957) restera pour les Bourguignons un personnage au charisme affirmé. 

LE MARCASSIN

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Le (très dangereux) marcassin est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de Marc de Bourgogne. 

  LE RATACASSE

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Le (dangereux) ratacasse est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de ratafia

LE ROSE PAMPLEMOUSSE :

  

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Le rosé-pamplemousse (également appelé « ro-pam ») est composé, comme son nom l’indique, de rosé (de Marsannay de préférence) à environ 9/10 et de sirop de pamplemousse à environ 1/10. C’est un apéritif, à consommer frais de préférence. 

Le TEMERAIRE ou encore LE KIR ROYAL  : 

Le Téméraire est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de Crémant de Bourgogne (alors que son cousin champenois, le Kir Royal, est composé de crème de cassis et de Champagne). C’est généralement un apéritif, mais il peut être dégusté en digestif. 

                                     cocktail-kir-royal

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