Éveiller votre potentiel divin

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2015

« Selon la sagesse ancienne du monde, nous pouvons consciemment nous unir au divin par cette incarnation ; car cet homme naîtra dans la réalité. S’il rate sa destinée, la Nature n’est pas pressée ; un jour, elle le rattrapera et l’obligera à accomplir sa secrète raison d’être. » SARVEPALLi RADHAKRISHNAN Président de l’Inde, 1962-67 

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Nous voulons tous connaître notre raison d’être. Quelle est donc notre mission ? Les initiés sont faciles à repérer: leur vie rayonne de sens. Comme ils perçoivent le dessein de leur vie, ils ont la force d’en traverser les périodes difficiles autant que d’en apprécier les meilleures. Mais bien des gens n’en ont pas d’idée précise, ou ignorent tout à fait leur raison d’être. Depuis que je pratique l’intuition médicale (c’est-à-dire la capacité de « lire » l’état psychologique de quelqu’un par l’intuition plutôt  que par l’examen et le diagnostic physiques), on me demande souvent : « Pourquoi suis-je malade, et comment guérir ? » Encore plus souvent et avec plus d’insistance, on me demande : « Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma véritable raison  d’être ? Que faire de ma vie ? » En un sens, ce manque de direction et de compréhension de soi constitue un problème de santé, car il peut engendrer diverses formes de stress émotionnel, comme la dépression, la fatigue et l’anxiété. Lorsque ces tensions et ces émotions négatives s’installent, elles peuvent engendrer la maladie. La connaissance de votre mission n’est  pas qu’une aspiration de l’esprit : elle est également essentielle à votre corps et à votre âme. 

Une vie confuse et dépourvue d’orientation peut entraîner d’autres conséquences. L’ignorance de votre mission peut avoir un effet destructeur sur vos  relations. Comme le disait souvent le regretté Howard Thurman, théologien, mystique et professeur à Harvard, nous devons nous poser deux questions : « La première est « Où vais-je ? » et la seconde, « Qui  viendra avec moi ? » Si vous ne vous les posez pas dans cet ordre, vous aurez des difficultés. » Sans cette compréhension de soi, sans ce dessein, nous pouvons porter atteinte à notre entourage et nous faire du tort. Sans une idée claire du « tableau d’ensemble », nous ne pouvons réagir correctement aux événements et aux gens lorsque les choses vont mal. […] 

Après avoir, pendant plus de dix-sept ans, aidé des gens à trouver et à utiliser leur boussole intérieure, j’en conclus que cette absence d’orientation spirituelle et émotionnelle est endémique. En plus de représenter un problème personnel pour bien des gens, c’est aussi une préoccupation mondiale : d’un point de vue cosmico-pratique, à quoi sert à l’univers une  planète remplie d’âmes qui n’ont pas la moindre idée de leur raison d’être ni de leur mission ? 

Lorsqu’on me demandait comment « se réapproprier sa propre existence » ou guérir ses blessures, comment trouver la bonne direction, je recommandais souvent la prière. Mais malgré toutes les qualités de cet exercice, j’ai cherché un autre chemin ou processus précis par lequel on puisse clarifier sa vie et trouver sa raison d’être. Personne ne peut tout prévoir,  bien sûr mais si nous pouvions envisager le sens symbolique de nos expériences, nous serions mieux préparés à affronter les inévitables changements et à nous y adapter. Au lieu de nous opposer à la transformation (tout en accumulant des  cicatrices émotionnelles), nous pourrions choisir, voir les événements sous un jour différent, accepter les changements et profiter de notre vie. Considérant l’importance personnelle et planétaire de la connaissance de notre mission, pourquoi est-elle si difficile à trouver ? Comment peut-on mieux la chercher et s’en informer ? Pourquoi certains la découvrent-ils  facilement, tandis que d’autres peinent sur le moindre indice ? Comment nous en faire une idée ? 

Chacun de nous a intérêt à connaître sa mission, car notre façon d’aborder les diverses circonstances de la vie améliorent ou compromettent notre santé. Comme je l’ai découvert après plus de huit mille lectures intuitives médicales au cours de ces dix-sept années, « notre biographie devient notre biologie » : c’est ce que j’écrivais dans Anatomie de l’Esprit.  Autrement dit, les petits problèmes et les grands traumatismes s’installent et vivent dans notre corps, et affectent ou bloquent notre énergie. Il va sans dire que plus nous nous écartons de notre mission véritable, plus nos frustrations s’accumulent et plus notre énergie est déphasée. Une fois informé de sa mission, on peut vivre de façon à tirer le meilleur parti de son énergie. Lorsqu’on s’accorde à son énergie, on exprime mieux son propre pouvoir. J’appelle cela vivre en accord avec son Contrat sacré.  

Lors de mes lectures intuitives, j’aide des gens à exploiter plus consciemment leur énergie, en repérant les traumatismes ou autres événements de leur vie qui sont restés dans leur champ énergétique. Lorsque je ramène ces souvenirs à leur conscience, ils voient souvent comment ils ont perdu leur énergie ou leur pouvoir en s’identifiant à l’excès à ces blessures ou à ces expériences. En identifiant ces « fuites d’énergie », ils peuvent regagner leur âme. Même si ce rappel est parfois utile, la plupart des gens n’ont pas besoin de mon aide pour se souvenir de ces expériences majeures. Mais là où je crois avoir vraiment aidé certains, c’est dans l’identification et l’interprétation des schémas sous-jacents de pensées et de croyances qui affectent leurs souvenirs. Ces schémas sous-jacents portent les interprétations et les sens que vous assignez à vos expériences. Ces interprétations deviennent des souvenirs cellulaires et traînent la charge d’énergie émotionnelle qui affecte votre biographie et, par conséquent, votre biologie. 

Lorsque vous vous rappelez, par exemple, avoir excellé en mathématiques à l’école, ce souvenir d’une réussite peut stimuler et inspirer votre corps et votre esprit. Mais si votre talent pour les mathématiques a provoqué du ressentiment ou du rejet de la part d’un entourage jaloux, il portera également une charge émotionnelle négative. Celle-ci peut s’attacher à tout succès  subséquent, et vous commencez à associer la culpabilité à l’accomplissement. Supposons, par contre, que votre expérience de ces complications émotionnelles vous ait, en réalité, préparé à affronter des défis ultérieurs. Au lieu d’en vouloir à cet entourage jaloux, vous pouvez lui être reconnaissant d’avoir contribué à votre apprentissage de la vie. En percevant votre propre énergie, en prenant conscience de votre perspective sur votre monde, vous pouvez changer votre point de vue et votre vie. En détectant une charge émotionnelle dans votre biographie, vous voyez comment les fragments rassemblés de votre histoire ont affecté votre passé, votre présent et votre état de santé. Cette perspective, c’est ce que j’appelle la vision symbolique. Entrevoir votre vie à larges traits et en zones de couleurs vives vous permet de redessiner votre conception de l’avenir et d’en interpréter plus clairement et plus consciemment les détails. La vue symbolique vous permet de retrouver votre énergie ou votre âme, pour guérir du point de vue émotionnel, spirituel et parfois même physique. La vision symbolique constituera une façon importante de travailler votre énergie lorsque vous ferez le point sur votre Contrat sacré. 

En faisant la lecture symbolique de quelqu’un, je vois son énergie (dans toutes ses attributions) circuler autour de lui. Mais je la perçois simultanément, comme la somme unifiée de toutes ses parties, et comme une cellule unique reliée à une grande matrice énergétique. Pendant ces lectures, mes sujets deviennent des hologrammes humains. Leur schéma énergétique général se reflète dans chacune de leurs cellules, tout comme chacune de nos âmes bourdonne activement pour former une sorte d’âme planétaire qui englobe toute la vie terrestre. Nos paroles, pensées, actions et visions influencent notre santé individuelle et celle de notre entourage. Parcelles essentielles d’une âme universelle, nous avons tous été placés sur la terre pour remplir un Contrat sacré qui améliore notre croissance spirituelle personnelle tout en contribuant à l’évolution de la grande âme mondiale. 

Notre mission de vie, ou Contrat, ne peut se définir ni se mesurer uniquement à l’aune de notre vie extérieure. Notre raison d’être ne se limite pas à notre carrière, à notre passe-temps ni à notre relation amoureuse. Notre Contrat, c’est notre relation globale à notre pouvoir personnel et spirituel. C’est notre façon de fonctionner avec notre énergie et avec les gens à qui nous la donnons. C’est aussi la mesure dans laquelle on est prêt à se soumettre à la direction du divin. Même si un Contrat ne correspond pas aux détails matériels de notre vie, on peut utiliser ces derniers pour le découvrir. Notre vie comporte de nombreuses facettes qui chatoient et reflètent à la fois notre énergie physique et notre énergie intérieure. En tentant de saisir l’ensemble de ce reflet, vous pouvez discerner et définir votre mission. Tout comme un hologramme contient une image entière en chacun de ses fragments, notre mission se reflète, peut-être sous un angle légèrement différent, en chacun de nos nombreux rayons énergétiques. Mais il faut de l’entraînement pour arriver à percevoir le tableau d’ensemble dans ces fragments et à les combiner pour obtenir la somme de notre mission. La découverte de votre Contrat est susceptible de vous réserver des surprises. Vous vous ferez couper l’herbe sous le pied et serez secoué par des prises de conscience. Mais en cours de route, vous apprendrez à utiliser une vision symbolique, à gérer votre pouvoir personnel et à accomplir votre Contrat sacré. 

Dans mes livres précédents, Anatomie de l’Esprit (Éd. Ariane) et Why people don’t heal and how they can, j’ai expliqué comment fonctionne l’énergie, comment elle s’organise autour de nos sept centres émotionnels ou chakras, et comment vous pouvez apprendre à percevoir votre énergie et à aiguiser votre intuition afin de voir d’où proviennent vos perturbations spirituelles et physiques. J’ai enseigné comment et pourquoi l’énergie pouvait se bloquer ou se dénaturer, et comment se guérir en brisant ce blocage qui provient souvent de comptes à régler. En général, la guérison émotionnelle ou spirituelle est reliée à l’apprentissage d’une leçon prodiguée par le ou les centres émotionnels en cause dans la maladie. Cette leçon, c’est parfois la maladie elle-même, et travailler avec cette forme d’énergie permet de découvrir les changements mentaux et émotionnels nécessaires. 

Au bout de milliers de lectures, j’en conclus qu’un principe organisateur encore plus grand que le jeu des chakras structure notre énergie et, ce faisant, notre vie. J’ai commencé à identifier des formes universelles d’intelligence cosmique directement à l’oeuvre dans l’organisation quotidienne de notre vie. En fait, à chacune des lectures que j’ai faites depuis 1989, un modèle archétypal s’est dégagé des détails et des fragments de chaque vie pour prendre une forme définie, offrant une idée claire de la psyché de cette personne et de la raison de son état. Souvent d’origine ancienne, ces modèles peuplent notre esprit, et leur mode d’existence nous affecte profondément, mais nous en sommes généralement inconscients. Ces modèles  intelligents sont des archétypes, des formes de vie énergétiques dynamiques qui circulent dans les pensées et les émotions de beaucoup de gens, dans toutes les cultures et dans tous les pays. Les archétypes sont les architectes de nos vies. Ils constituent les compagnons énergétiques grâce auxquels nous pouvons apprendre à nous comprendre, comme Laura. Ces modèles psychologiques et émotionnels (notre façon de vivre et les gens que nous aimons) peuvent nous amener à la compréhension profonde de notre raison d’être. Leur énergie peut nous mettre en contact avec notre grand Contrat sacré, avec notre grande mission sur cette planète. Comme je l’ai constaté lors de ma lecture de Laura, aucune relation n’est insignifiante. Chacune de nos expériences inclut un but et un sens. Chaque événement, chaque personne de notre vie   incarne un fragment énergétique de notre psyché et de notre âme. La tâche spirituelle de chacun consiste à reconnaître et à intégrer tout cela dans sa conscience, afin que le modèle général de sa mission puisse briller dans toutes ses dimensions. 

Cette prise de conscience est à l’origine de ce livre, qui révèle un processus de découverte et d’intégration des fragments de la psyché. Ce guide d’exploration de soi permet de découvrir nos compagnons archétypaux et de travailler avec eux pour accomplir notre mission de vie et notre Contrat sacré. 

téléchargementEn développant une vision symbolique et un langage archétypal, vous saisirez l’ensemble de votre vie avec un degré de clarté qui vous permettra de guérir les blessures émotionnelles et spirituelles, et vous remplira d’émerveillement devant l’importance de votre vie pour tous les gens que vous rencontrerez. Soyez assuré que tous les événements et les gens qui sont destinés à croiser votre chemin se présenteront à temps, et que les conseils du divin affluent sans fin vers votre âme. Il ne peut en être autrement : si nous gérons nos Contrats, le Divin s’occupe du Sacré. 

Extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

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Comment redonner le pouvoir à nos présences JE SUIS

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

 

spirit10 Un vieil adage dit : « Tu deviens ce que tu crois, tu deviens ce que tu regardes, tu deviens ce que tu penses, tu deviens ce que tu ressens, tu deviens ce que tu dis, tu deviens ce que tu manges… ». De ce fait, en portant toute notre attention à Notre Présence JE SUIS, nous connectons à sa vibration et nous connectant à sa vibration, nous nous imprégnons de son énergie. Et, parce que nous devenons ce sur quoi nous portons notre attention, nous devenons jour après jour, seconde après seconde Notre Présence Divine. Cette Présence Divine est Douce, Multidimensionnelle, empreinte de Révérence, investie d’une Force incommensurable. Notre Présence attend à chaque seconde l’opportunité de reprendre les commandes de nos vies et dès que nous nous efforçons de communier avec Elle, Elle s’enthousiasme de cette réunification et s’empresse de prendre le relai. Notre vie devient alors magique, libre et bouleversante d’enchantement.

 Malheureusement, nos vieilles habitudes nous ont coupés de ce rituel sacré, celui de passer les commandes à notre Essence Divine. Par conséquent, dès le matin au réveil, il est puissant et régénérant de lui porter toute notre attention et de nous en remettre à sa Pureté et à son Omnipotence car Elle sait mieux que personne ce qui est juste et bon pour nous. Nous sommes faits d’habitudes, celles-ci sont tenaces et persistantes. Un muscle qui n’a pas fonctionné depuis des mois perd toute sa fibre, sa vitalité, son galbe et sa force. Il en est de même avec notre Divinité. De ce fait, le travail de reconnexion avec son Divin exige la même persévérance que celle dont nous devons faire preuve lorsque nous rééduquons un muscle. 

Cela prend du temps, de la constance et de la patience. En effet, il nous faut du temps pour inverser un dysfonctionnement depuis bien trop longtemps établi. Alors, il est fondamental de nous tourner vers notre Présence Divine le plus souvent possible et de persévérer même si les résultats ne sont pas visibles rapidement. Avec le temps et la pratique, cela nous sera aisé et tout aussi simple et agréable que de prendre un bon petit déjeuner le matin. Nous éprouverons un plaisir immense à vivre ce mariage au quotidien. Dès lors que nous coopérons avec Elle et ce, à chaque instant, nous déposons tout naturellement notre ego, qui jusque là, tenait les rennes de nos vies. Nous avons donc la responsabilité d’être dans l’Instant Présent, conscients de ce que Nous Sommes et de ce que nous émettons à chaque seconde. Seconde après seconde, il est essentiel d’être en alignement avec notre Présence JE SUIS et encore davantage dès que nous devons faire face à une situation plus délicate. Prenez du recul à toute forme de peur ou de résistance et dites-vous : 

« JE SUIS ma Présence JE SUIS. De ce niveau Divin de conscience comment vais-je réagir à cette situation ? Comment puis-je ajouter de la lumière au moyen de mes mots, de mes actions, de mes pensées, de mes attitudes, de mes croyances et de mes émotions ? »

Sachez sans aucun doute, que la réponse sera impulsée par la guidance de notre Présence JE SUIS. Sans l’interférence de notre ego, nous entendons la petite voix intérieure et celle-ci fait preuve de profondeur nouvelle. Mais comment savoir si nous sommes sous la guidance de notre Présence JE SUIS et non sous l’influence de votre ego ? 

Posons-nous à nouveau les questions suivantes : Est-ce une réaction provenant d’une peur ? Est-ce la façon la plus positive de réagir face à ce problème ? Est-ce que je nourris le monde de lumière en agissant ainsi ou est-ce que je nourris l’ombre ? 

Si les réponses sont : non, alors la guidance ne vient pas de notre Présence JE SUIS mais sûrement de nos vieilles façons de fonctionner. Alors, il est juste de se centrer à nouveau  jusqu’à ce que dans notre coeur, la réponse soit : OUI ! En redonnant le pouvoir à Notre Présence JE  SUIS, l’intervention céleste sera tellement plus aisée et tout se mettra en place avec une grande fluidité. Nos modèles de perfection et nos visions se manifesteront plus rapidement ! Soyons attentifs et nourrissons uniquement ce qu’il y a de plus noble et de plus pur. Alors notre Présence JE SUIS prendra le pouvoir de nos pensées, de nos actions de nos paroles, de nos émotions et de nos actes. Elle nous guidera dans chaque situation, dans chaque relation et surtout sur le chemin de ce que Nous Sommes vraiment. Notre Présence Divine réveillera en nous toutes nos qualités et nous rappellera que nous sommes un  trésor, que nous avons toujours été ce trésor et qu’il est temps de laisser ce trésor dévoiler tous ses secrets et toutes ses potentialités. 

En nous connectant ainsi à notre Présence JE SUIS, nous connectons à la Présence JE SUIS de l’Humanité. Cette reconnexion créera la Nouvelle Terre unissant toutes les races, toutes les religions, tous les peuples, toutes les organisations et toutes les nations. Notre victoire sera certaine et nous évoluerons ainsi dans une toute autre réalité. Tout deviendra magique et empreint de beauté. Ce qui mettait des mois, voire des années à se manifester, se fera parfois en un clin d’oeil ! Cette étape est celle appelée « l’Ascension ». Il n’y aura pas ou peu  d’Illumination instantanée, mais bien la manifestation de miracles, fruits d’un labeur depuis bien longtemps entrepris par tous ceux et celles qui se sont mis en quête de ce paradis perdu. Paradis lové au coeur de chacune de nos cellules, au coeur de notre ADN, au coeur de tout ce qui est !!

 

La Flamme Violette : Un outil précieux et efficace!

Parce que nos cellules sont encombrées d’impuretés de toutes sortes, parce que nos lourdes fréquences passées ralentissent la rotation des électrons, parce que notre ADN est prisonnier de vibrations parasites, il est très important d’utiliser des outils de grande efficacité qui sont accessibles à chaque instant dont : la Flamme Violette. Cette extraordinaire fréquence transmute toute imperfection en perfection, tout négatif en positif et opère une alchimie magique longtemps restée dans le secret des Initiés. La Flamme Violette fonctionne tel un accélérateur atomique, transformant les énergies discordantes en énergies Harmonieuses. Nos lourds karmas peuvent être transmutés. La Flamme Violette dissout nos densités, nos limitations, nos enfermements, nos conditionnements et nos peurs. Quand nous évoquons Notre Présence Divine ainsi que la Flamme Violette, de concert, elles éliminent instantanément les distorsions dans nos corps mental, physique, émotionnel et éthérique. Rien ne résiste à la Flamme Violette, elle nous nettoie nous préparant à l’intégration de notre Présence JE SUIS. 

Ainsi, nous célébrerons notre Eveil, notre Bonheur et notre Liberté, nous célèbrerons notre Victoire ! Dès lors que notre Présence Divine reprend les commandes, nous déchirons le voile de l’illusion. Derrière le voile se tiennent des splendeurs insoupçonnées !!! 

images (2)Il y a peu de temps Jésus nous enseignait ceci : « Vous n’êtes pas cet humain que vous croyez être. Vous allez redevenir un être dont la puissance servira toute la  création et servira toutes les créations à venir. Vous échappez aux contrôles extérieurs dès lors que vous comprenez tout cela. Vous allez vivre la liberté à laquelle vous avez toujours eu droit. Il est essentiel que vous vous donniez le droit à une autre réalité.  Vous allez enfin comprendre combien vous pouvez vous aimez les uns les autres inconditionnellement. Sachez que vous arrivez au bout du voyage. Les souffrances ne seront plus qu’un mauvais rêve. Les Miracles de la Création sont en vous. C’est avec grand honneur que nous vous assistons dans cette dernière étape de votre odyssée. Sachez également qu’une grande célébration vous attend et que les Royaumes de Lumière s’enthousiasment de votre retour ! »   

 

Extrait CD de méditation sur la Présence «JE SUIS»

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Le début de chaque nouveau cycle nous fournit une importante possibilité de changer

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2014

 annee_europe_innovationLa clé de notre avenir réside dans la sagesse de notre passé ! Appliquant le concept du temps fractal à l’histoire du monde et de la vie, je vous propose l’idée selon laquelle toute chose, depuis la guerre et la paix entre les nations jusqu’aux relations humaines, reflète les cycles récurrents du passé. 

Chaque fois qu’un cycle se répète, il entraîne la manifestation d’une version amplifiée de lui-même. Si vous savez où chercher dans le passé, vous saurez à quoi vous attendre, lorsque les mêmes conditions se répèteront à l’avenir ! 

La clé de tout ceci est un message conservé dans la nature sous la forme d’une vieille carte du temps. En utilisant cette clé que nous ne faisons que commencer à comprendre, les Mayas ont déterminé des cycles temporels en une série de calendriers uniques. Parce qu’ils ont compris les cycles de la nature, ils savaient que les conditions de l’avenir sont également inscrites dans les documents du passé. Nous vivons les derniers moments d’un cycle de 5 125 ans- d’un âge du monde- qui, selon les calculs faits par les anciens Mayas, est censé se terminer lors du 21 décembre 2012. Nos ancêtres nous ont transmis le récit de ce qu’ils ont vécu lors de la dernière « fin des temps », démontrant ainsi clairement que la fin d’un âge du monde est le commencement d’un nouvel âge et non la fin du monde.

Sur le plan physique, notre système solaire est engagé dans la partie la plus courte d’une orbite ressemblant à un cercle aplatiune ellipse qui nous entraine présentement de plus en plus loin du coeur de notre galaxie, « La Voie Lactée ». Tout comme la rotation de la Terre fait en sorte que la partie la plus sombre de la nuit survient avant l’aube, notre position actuelle relativement au centre de la galaxie a pour conséquence que la partie la plus ténébreuse de notre âge mondial arrive tout juste avant que notre trajectoire orbitale ne commence à ramener la Terre plus près du coeur de la Galaxie. 

Avec l’amorce de ce retour, nous pourrons observer une atténuation des forces cataclysmiques se déchainant durant le cycle des ténèbres. Et tout comme la nuit doit s’achever avant qu’un nouveau jour se lève, ce n’est qu’après le passage de cet âge noir que la Lumière d’un nouveau cycle pourra apparaitre. De fait, selon les Mayas, dans les jours précédents et suivant le solstice d’hiver de 2012, la Terre et l’ensemble de notre système solaire se sont retrouvés alors dans une position à tous points de vue extraordinaire. Nous franchirons alors une ligne imaginaire marquant le centre de la zone médiane entre les deux moitiés de notre galaxie spiralée. Tout comme l’Equateur de notre planète divise les hémisphères Nord et Sud de la  Terre, la ligne de l’équateur de la Voie Lactée que nous traverserons alors sépare la moitié « supérieure » de ce vaste disque étoilé de sa moitié « inférieure ». Alors que les planètes de notre système solaire seront plus ou moins alignées les unes sur les autres et sur notre soleil, notre passage à travers les plan équatorial de la galaxie nous alignera également sur la mystérieuse source d’énergie se trouvant au centre de la Voie Lactée. 

Cet alignement et les conditions le rendant possible marqueront l’achèvement du grand cycle actuel, ainsi que l’indique le calendrier Maya. Pour être absolument clair, il ne s’agira pas là d’un événement survenant dans le cours d’une seule journée. Autrement dit, lorsque nous avons franchi la ligne imaginaire divisant notre galaxie, il ne fallait pas croire que nous irions au lit le 20 décembre 2012 dans un monde pour ensuite nous éveiller le lendemain dans un autre monde radicalement différent. Il semble pour les Mayas que le jour du solstice d’hiver le 21/12/2012 était le jalon astronomique désignant le point central de la période de transition de deux ères. Cette période transitoire a débuté bien avant 2012 et se terminera après. Tout ceci est un processus et non un événement ponctuel. Il est important de comprendre que même si les ingrédients nécessaires à la répétition d’une chose sont réunis et même si la situation s’y prête, ce sont tout de même les choix que nous faisons qui déterminent ce qui se produira réellement. Comme pour toute autre expérience humaine, c’est ce que nous choisissons de faire avec les circonstances se présentant à nous qui détermine la suite des choses. 

Ainsi que le disait Emerson : «Notre vie n’est qu’un apprentissage de la vérité ; autour de chaque cercle on peut en décrire un autre ; il n’y a pas de fin dans la nature, chaque fin est un commencement », pour comprendre 2012 et sa signification actuelle pour nous, consiste à savoir lire la carte du temps. Si nous pouvons percevoir le temps à partir de cette perspective fractale, ces grands cycles du temps, le passé révèle  alors le code des moments de choix et de ce qui pourrait arriver alors … 

Le début de chaque nouveau cycle nous fournit une importante possibilité de changer — le moment de choix — qui nous permet de choisir un nouveau résultat pour le schéma récurrent. Les anciennes traditions nous rappellent que notre venue sur Terre s’explique par une raison majeure : nous sommes ici-bas pour aimer et pour trouver un amour encore plus grand que celui des anges des cieux » 

Greg Braden

 

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Travail rituel avec le Centre

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2014

 

par B. T. Newberg, traduit par Boadicée et Siannan 

Mon dernier rituel de Samhain1 expérimentait une nouvelle technique pour créer un moment et un espace spécial (par exemple l’espace sacré) : travailler avec le centre. En résumé, les  participants circumambulent autour d’un point focal. Cela parait assez simple, n’est-ce pas ?

Maintenant, approfondissons un peu. Pourquoi créer un espace et un temps spéciaux ? Pourquoi proposer de nouvelles techniques ? Qu’est-ce que le centre ?

 

htableau1_01POURQUOI CRÉER UN ESPACE ET UN TEMPS SACRÉ ? 

Le but ultime du rituel est de réaffirmer ou de modifier les schémas de perception et de comportement. A cette fin, il est utile de créer le sentiment d’un espace et d’un temps sacrés. Quelle que soit la nature du temps et de l’espace dans l’absolu, notre expérience d’eux est malléable. Le temps peut sembler plus long ou plus court, l’espace peut sembler plus vaste ou plus vital, et les deux peuvent atteindre une signification plus élevée, dépendant de votre niveau de conscience. Le temps et l’espace peuvent parfois apparaître spéciaux. Dans ces moments, les schémas comportementaux habituels sont interrompus lorsque l’inconscient réévalue la situation. Ce sont donc ainsi des instants privilégiés pour introduire de nouvelles informations dans le système. En bref, la fonction d’atteindre le sens d’un temps et d’un espace spéciaux est de signaler à l’inconscient que ce qui va arriver est significatif, de façon à ce qu’il le privilégie désormais dans la mémoire et le processus décisionnel. 

Théologiquement parlant, il s’agit de créer un espace qui est sacré, ce qui veut dire «distinct». L’espace et le temps rituel sont distincts car spéciaux et significatifs.

 

POURQUOI CRÉER UN ESPACE ET UN TEMPS SACRÉ ? 

Le but ultime du rituel est de réaffirmer ou de modifier les schémas de perception et de comportement. A cette fin, il est utile de créer le sentiment d’un espace et d’un temps sacrés. Quelle que soit la nature du temps et de l’espace dans l’absolu, notre expérience d’eux est malléable. 

Le temps peut sembler plus long ou plus court, l’espace peut sembler plus vaste ou plus vital, et les deux peuvent atteindre une signification plus élevée, dépendant de votre niveau de conscience. Le temps et l’espace peuvent parfois apparaître spéciaux. Dans ces moments, les schémas comportementaux habituels sont interrompus lorsque l’inconscient réévalue la situation. Ce sont donc ainsi des instants privilégiés pour introduire de nouvelles informations dans le système. En bref, la fonction d’atteindre le sens d’un temps et d’un espace spéciaux est de signaler à l’inconscient que ce qui va arriver est significatif,  de façon à ce qu’il le privilégie désormais dans la mémoire et le processus décisionnel. 

Théologiquement parlant, il s’agit de créer un espace qui est sacré, ce qui veut dire «distinct». L’espace et le temps rituel sont distincts car spéciaux et significatifs.

 

POURQUOI UNE NOUVELLE  TECHNIQUE ? 

Mais attendez ! quel est l’intérêt d’expérimenter de nouvelles méthodes pour ce faire ? Ne sommes nous pas en train de réinventer la roue ? Il y a déjà plusieurs techniques éprouvées pour créer un espace sacré dans la communauté païenne, telles que tracer un cercle ou ouvrir les portails. Elles évoquent habituellement une sorte de déplacement entre «les mondes», et les naturalistes peuvent facilement comprendre cela comme se mouvoir entre différents états de conscience. Les naturalistes gagnent à se familiariser avec ces techniques, car cela nous permet de prendre part à des rituels dans différentes traditions, côte à côte avec d’autres païens dans une communauté plus large. Et si ça fonctionne avec vous, hé pourquoi donc ne pas l’utiliser ! 

En même temps, ces techniques peuvent laisser à désirer. Leurs supports théoriques sont hautement métaphysiques. Par exemple, le but d’un cercle est prétendument de maintenir les énergies hostiles à l’extérieur ou celles désirées à l’intérieur. L’ouverture des portails (une technique de l’ADF2 et de ses ramifications) est destinée à accroître la communication avec les divinités, les esprits et les ancêtres. Bien que cette théorie ne doive pas empiéter sur la pratique, elle me laisse m’interroger sur ce que ce serait que d’expérimenter une technique entièrement naturaliste, faite maison et inspirée par les motifs de la nature. Par conséquent je vous présente : le centre.

images (4)QU’EST-CE QU’UN CENTRE ?

Où que vous regardiez, les centres (avec un petit «c ») imprègnent la nature. Ce sont des centres au sens littéraire, tel le noyau atomique entouré par ses électrons ou l’étoile par ses planètes. Il y a aussi des centres au sens figuré comme le trou d’eau entourée par des troupeaux ou le séquoia géant par un mini- écosystème de vie. Sur un plan domestique, il y a le feu du foyer de la maison. Sur un plan cosmique, il y a le point d’origine omnicentrique du Big Bang (qui est partout). Les centres sont partout. Point crucial, le centre n’existe qu’en relation avec ce qui tourne autour. Sans cela, il n’a aucun sens. Les centres sont profondément relationnels. 

Ainsi, la caractéristique qui distingue le centre est que c’est le centre de quelque chose. Il unit ce quelque chose autour d’un objectif partagé. C’est le nexus, la source, ou le coeur d’une communauté. Et c’est ce qui le rend intéressant comme schéma rituel. 

Le Centre (avec un grand « C ») est un langage liturgique pour concentrer de manière réelle et symbolique l’activité rituelle. Il est réel dans la mesure où il est réellement ce sur quoi se concentrent tous les participants, et symbolique dans la mesure où il reproduit les motifs majeurs de la nature. Son rôle dans les rituels est d’altérer la conscience suscitant la relation entre l’ego individuel au groupe et au cosmos. Comme tout bon langage liturgique, le Centre est plus suggestif qu’indicatif, évocatif plus que précis, de sorte que chaque personne puisse s’y retrouver. Pratiquement tout peut être vu comme un centre si l’on regarde d’assez près, et c’est l’intérêt : il est partout, mais il requiert un changement de perspective pour pouvoir être vu.

 

Comment réaliser un rituel avec le Centre ? 

La technique de base est de choisir un point focal approprié, de le marquer comme le Centre, et circumambuler autour en pleine conscience trois fois. Cela peut s’accompagner de gestes, de phrases, et/ ou d’hymnes appropriés (voir le texte du rituel de Samhain pour un exemple). Bien que cette technique soit simple, elle élabore beaucoup de choses.

 

1. LA JUSTESSE

Le choix du point focal devrait être approprié, doublement. Tout d’abord, cela signifie qu’il doit être un vrai centre d’activité réelle, ce qui nécessite une réflexion des participants sur l’écosystème local. En quel sens le point focal est-il un centre ? Est-ce un arbre autour duquel se rassemblent diverses créatures, un puits dont la communauté tire sa subsistance, ou l’étoile polaire autour de laquelle notre perspective terrestre tourne ? 

En même temps, la justesse signifie aussi qu’il doit être adapté aux intentions du rituel. Cela requiert des participants de lier leurs intentions au centre. Par exemple, un rituel pour de nouveaux commencements peut encercler le point de départ d’un chemin, ou un rituel de mort autour d’un champ récemment récolté.

Au cours de la planification d’un rituel, vous pouvez passer des heures, des jours ou même des semaines à apprendre à connaître la région et trouver le lieu parfait. Le fait de penser ainsi au lieu va vous ancrer en lui, faire couler votre inspiration et rendre le rituel plus concret et significatif. De plus, cela commencera à transformer votre perspective ordinaire des objets et intérêts vers une perspective holistique de relations et de symboles. 

2. MARQUER

Quand les rituel est sur le point de commencer, le point focal choisi est marqué comme le Centre. Un corde peut être ceinte autour d’un arbre, une pierre installée dans un champ, un sigil tracé à la craie sur un chemin pavé, et ainsi de suite. Ça peut être élaboré ou spartiate, mais quel que soit le marquage, il ne doit pas éclipser mais plutôt compléter la beauté naturelle du Centre. Cela a des fonctions à la fois pratique et symbolique. D’un point de vue pratique, ça marque clairement pour tous les participants où se trouve exactement le centre. D’un point de vue symbolique, ça confirme votre relation à lui, en y contribuant par une part de vous-même. Cette rencontre entre soi et l’autre établit le lien initié par la considération précautionneuse du lieu le plus adapté. 

3. CIRCUMAMBULATION EN PLEINE CONSCIENCE 

Circumambuler veut dire tourner autour du Centre. Qu’il s’agisse d’une procession solennelle ou d’une danse musicale, c’est à vous de voir. Dans tous les cas elle doit être faite en pleine conscience, trois fois. A la fin du rituel, circumambulez une fois dans le sens inverse pour signifier à votre esprit le retour au temps et à l’espace  normaux. En imagination, laissez ce centre devenir le Centre, symbole de tous les centres dans votre vie, et même de tous les centres de l’univers. Laissez-le devenir un lieu d’interprétations infinies, une source d’où coule l’inspiration comme les motifs et relations se suggèrent elles-mêmes à vous. Laissez toute pensée vagabonde passer sans y prêter attention, ramenant gentiment votre concentration sur le Centre. 

Cela peut être supporté par l’usage de phrases rituelles appelant à songer à des relations spécifiques tandis que vous circumambulez. Par exemple, le texte de Samhain invoque trois relations de la transcendance naturaliste. Au premier tour, les participants lèvent un bras vers le Centre et disent : « Ceci est le Centre, autour duquel tout tourne. Il ne tourne pas autour de moi, je tourne autour de lui. Tandis que je passe j’affirme ma place dans l’esprit.» 

Au second tour, la phrase est répétée, en affirmant «ma place dans la communauté », et enfin, la troisième fois : « ma place dans l’univers ». Traditionnellement, les néopaïens marchent deosil (dans le sens des aiguilles d’une montre) pour créer l’espace sacré. Cela reproduit le mouvement du soleil tel qu’il est vu d’une perspective terrestre dans l’hémisphère nord, où le soleil traverse le ciel du sud. Pour dissoudre l’espace, ils marchent widdershins (en sens inverse des aiguilles d’une montre), ce qui pourrait représenter une nouvelle perspective acquise pendant le rituel. 

COMMENT LE CENTRE FONCTIONNE-T-IL EN PSYCHOLOGIE ? 

Les actes répétitifs symboliques comme ceux-ci peuvent sembler sans intérêt et vides au premier regard pour certains. Toutefois, de récentes recherches dévoilent comment et pourquoi le rituel fait appel au cerveau, de sorte qu’il se retrouve de manière universelle à travers les cultures, que ce soit dans des contextes religieux ou séculiers. Comme expliqué plus loin, le travail avec le Centre tire profit de la connaissance incarnée, de l’association pavlovienne et de la psychologie cognitive pour réaliser un changement de conscience. 

Au niveau le plus primitif, la circumambulation crée ce que l’historien Willian McNeil appelle un « lien musculaire » entre les participants : bouger ensemble dans le temps. Les mouvements synchrones créent l’impression d’un super-organisme, et initie l’immersion de l’ego individuel au sein d’une identité plus vaste. A travers une telle connaissance incarnée, le mouvement du corps façonne la conscience. Au niveau pavlovien, la triple répétition est significative. C’est un nombre dénotant la plénitude dans la culture occidentale, de même que la diversité (la triplicité s’opposant à l’unicité). Ces associations culturelles, instillées en nous depuis notre  enfance, constellent l’état d’esprit désiré selon une association pavlovienne. 

Enfin au niveau cognitif, la pleine conscience monopolise ou « emplit » la mémoire de travail, ne laissant pas de place pour les pensées mondaines ou intrusives, avec pour résultat un état de concentration légèrement altéré.

De plus, le fait que la procédure semble inutile, du moins pour l’observateur non averti, et redondante, encerclant trois fois au lieu d’une, est également important. Lienard et Boyer proposent que l’observation de pas apparemment inutiles signale un danger non apparent à l’inconscient, laissant peut être entendre que la raison des pas doit être une menace potentielle connue des autres mais non de soi. Cela active un module mental qu’ils appellent « le système de risque de danger », qui a probablement évolué pour éviter les dangers mal compris mais mortels, tels que les pathogènes ou parasites. Suivre une coutume d’éviter rituellement les cadavres ou de se laver après avoir touché du sang, par exemple, a des avantages évolutifs, même si l’on ne connaît pas la vraie raison pour laquelle ces gestes doivent être effectués. 

Ce qui nous intéresse ici n’est pas pourquoi le système de risque de danger a évolué, mais comment nous pouvons nous en servir. Son activation éveille un état d’attention particulier, produisant un état de conscience légèrement altéré. Il éloigne l’attention des buts et vers les étapes spécifiques du rituel, qui sont typiquement des actions si automatisées qu’elles deviennent mortes pour la conscience, telle la marche. L’attention supplémentaire donnée à la marche en cercle trois fois réanime cet acte, le rafraîchit, et encourage ainsi une sorte de vivacité et de présence « dans l’instant ». Des signaux rituels, comme les pas inutiles, peuvent déclencher inconsciemment une activation. 

L’état résultant de conscience approfondie peut faciliter significativement le pouvoir émotionnel et le sens d’inspiration d’un rituel. Il est important de noter que ce système est inconscient et intuitif, une partie de ce que Daniel Kahneman appelle Système 1 de pensée. Il y a aussi le Système 2 : la conscience, la pensée délibérée, dont l’effet est souvent d’inhiber des processus intuitifs. Dans ce cas, par exemple, une pensée critique peut questionner la nécessité rationnelle de tourner trois fois, et ainsi inhiber le système de risque de danger et déjouer le  changement de conscience désiré. La question a du mérite, mais nous entrave pour le moment. C’est pourquoi les ritualistes recommandent souvent de mettre de côté tout scepticisme pendant la durée du rituel. Les questions critiques peuvent et devraient être développées avant et après, mais pas pendant le rituel. Ce n’est pas réprimer la critique, mais laisser les systèmes intuitifs fonctionner efficacement. 

Si tout va bien, la technique devrait produire ce que le langage théologique appelle « sacré ».

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VERS UN RITUEL NATURALISTE

Le travail rituel avec le Centre peut être utilisé comme une méthode viable et avec un support scientifique pour créer un espace et un temps sacrés. C’est fait maison selon une perspective naturalise sans exclure qui que ce soit. Il n’est pas non plus lié à une quelconque tradition culturelle, de sorte que les naturalistes spirituels de tous genres pourront le trouver utile. Cette technique en est encore au stade expérimental, aussi sentez-vous libre d’offrir vos commentaire ou vos critiques constructives.

Retrouvez les articles de HumanisticPaganism en anglais sur le site http://humanisticpaganism.com   .

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Le Sanctum (Sanctuaire intérieur)

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2014

 

Les lieux sacrés ont le bénéfice d’être des sanctuaires, des espaces où l’on peut se ressourcer, des lieux protégés où l’on accède facilement à des énergies particulières. Toutefois, avant d’en rechercher à l’extérieur, commençons à l’intérieur. Non pas dans votre maison mais dans votre psyché. Allez à la rencontre, créez celui qui puisse être totalement à votre image : le sanctum.

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QU’EST-CE QUE LE SANCTUM ?

Il s’agit tout simplement du sanctuaire intérieur, une projection intentionnelle mêlant volonté et imagination.

Créer un tel lieu lui donne une réalité sur un plan plus subtil (manifestation astrale à l’instar des pensées, d’émotions créant des égrégores ou des formes-pensées), ayant à son tour une incidence sur le plan physique.

Pour qu’il soit pleinement efficace, lui consacrer régulièrement un temps renforce son énergie (sa présence en quelque sorte) et permet d’en retirer plus facilement des bénéfices.

CRÉER SON SANCTUM

Le sanctum est avant tout une création personnelle. Cependant, il est possible qu’en voulant le créer, vous vous aperceviez que vous le connaissiez déjà (élaboré pendant l’enfance par exemple), que vous l’associez à un lieu  matériel. Voici plusieurs étapes possibles pour sa création : Explorez un lieu, un type de lieu avec lequel vous vous sentez confortable, qui éveille un sentiment de bien-être, de pouvoir, d’harmonie en vous. Vous pouvez prendre un temps pour chercher autour de vous, dans les lieux que vous avez fréquentés (pensez au type de nature, aux éléments présents, aux couleurs, à la chaleur, au sentiment de liberté ou de confort). Des recherches sur le web, dans des livres de géographie ou d’oeuvres imaginaires peuvent vous inspirer. 

Explorez vos atouts, vos pouvoirs, votre médecine. Quels sont vos symboles, quelles sont vos qualités à ajouter dans un tel lieu pour le personnaliser. Explorez votre voie spirituelle : quelles en sont les concepts, les alliés (que vous pouvez présenter physiquement ou non), les symboles, quels sont les objets, l’ambiance qui correspond à votre vision du Sacré. Ajoutez les éléments que vous souhaitez pour la décoration, pensez à explorer chaque sens  afin de rendre le lieu plus réel (douceur des étoffes, fraîcheur de l’eau de source, chaleur de bougie, parfum des plantes alliées, couleurs d’une aurore éternelle…). Ajoutez des seuils, des accès pour vous faciliter l’exploration de votre psyché et des multimondes (portes sur le passé, le futur, les différents univers (vous pouvez vous baser sur votre roue de médecine – voir l’article consacré à ce sujet – ou un lieu de pouvoir de votre connaissance dont les portes sont distinctes). 

Pensez à mettre des protections (symboles par exemple) qui vous fassent vous sentir totalement en sécurité et à votre aise. Concrétisez : vous pouvez visualiser à 360 degrés, dessiner, peindre, poser chaque élément que vous souhaitez présent par écrit (dans votre grimoire par exemple ou sur un parchemin codé dans votre alphabet personnel d’affinité – voir article sur les symboles du précédent numéro – puis camouflé dans un lieu connu de vous seul-e). Posez une intention claire et précise mais sentez-vous libre d’y effectuer des modifications quand bon vous semblera.

 

UTILISATION DU SANCTUM

Nombreuses sont les utilisations possibles. La limite ne s’arrête probablement qu’à votre imagination. Voici quelques exemples : 

• Se recentrer facilement et rapidement quel que soit le lieu où vous vous trouvez.

• Accéder plus aisément à des énergies (notamment sacrées), se recharger, se régénérer.

• Retrouver rapidement et exploiter plus profondément sa médecine.

• Explorer les mondes subtils, notamment par la visualisation.

• Explorer sa psyché, les connexions avec son passé plus ou moins lointain, son futur, son moi supérieur, l’enfant et le couple intérieur, l’ombre chamanique…

 

EXEMPLE DE SANCTUM

04-Intérieur de la caverne © Tristan MillerPour les personnes qui auraient un peu de mal à se faire une image de cette pratique, voici un exemple personnel. Mon tout premier sanctum se trouvait dans une caverne avec une ouverture sur une roue de médecine, délimitée par des pierres gravées de runes. J’y avais visualisé quatre puits emplis de ce que j’estimais l’énergie de chaque élément principal pour m’aider à me connecter à chacun. Au-delà de la roue s’étendait une forêt dans laquelle il m’arrivait de partir pour trouver la réponse à certaines de mes questions ou faire des voyages de type chamanique.

Dans la caverne, parmi d’autres éléments, j’avais créé un coffre dans lequel je mettais des objets de pouvoir dont je souhaitais pouvoir évoquer l’énergie rapidement et facilement. Enfin, j’avais créé un accès au sommet, une colline verdoyante où je pouvais retrouver mes alliés, ainsi qu’un autre vers les profondeurs de la terre et le monde du dessous (partie que j’ai peu explorée alors). 

Pour conclure,

Rappelez-vous que le sanctum ne peut qu’être personnel. Si vous hésitez, commencez par quelque chose de simple que vous pourrez élaborer au fil du temps. L’important est qu’il soit à votre image, que vous vous y sentez bien et en connexion avec le sacré (quelle qu’en soit votre vision).

Source : Magazine « les Païens d’aujourd’hui »

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Briser les liens avec le passé

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2014

 

téléchargement (2)Nos liens

Depuis notre naissance, nous sommes coincés dans une situation de dépendance à l’autre et en même temps d’interaction avec l’autre. Ce conditionnement se fait dans notre milieu premier : La famille proche ou lointaine, en lien avec la culture du temps, les valeurs, les croyances. Ce conditionnement se continue par les professeurs, les amis, les amants, les conjoints et autres personnes de qui l’on dépend pour sa sécurité. Au travers ces apprentissages, nous développons d’autres dépendances plus subtiles : l’entêtement à nos idées et à des émotions : la jalousie, la colère, et même au pouvoir, à l’image, au rang social, au succès, etc.

Ce conditionnement nous place depuis toujours dans une situation de stress importante. Ce besoin d’être aimé et d’être pris en charge dans les premières années de la vie, nous oblige à créer un lien avec l’autre (le parent et plus tard les autres) et nous crée un dilemme car nous voulons nous affirmer dans la vie (interagir avec le parent et plus tard les autres).

Pour bien découvrir notre territoire à chacun de nous et surtout découvrir qui nous sommes et nous permettre de transformer notre compréhension de nos conditionnements, il est important que nous connaissions nos mécanismes de fonctionnements.

Serait-il possible d’apprendre à vivre en interaction avec l’autre autrement que par la fusion, la compétition, la manipulation, le contrôle ? Oui, si on prend le temps de se connaître nous-mêmes.

Une avenue pour s’en sortir

La méthode « Briser les liens avec le passé » de Madame Phyllis Krystal convient très bien à ce travail sur Soi pour mieux se connaître. Je me permets ici de vous en donner les indications de base. Ce travail utilise des symboles précis, car comme disent les chinois « Une image vaut dix milles mots »

Aucun changement ne peut être effectué dans la vie d’une personne sans que l’inconscient ne soit lui-même imprimé même si elle souhaite changer ou évoluer consciemment. Un symbole est un moyen par lequel se transmet efficacement un message à la partie subconsciente du mental. Le symbole est efficace parce que le langage de l’inconscient se compose de symboles et d’images.

C8L001_lien-8Méthode

Le premier symbole proposé est un cercle que l’on trace autour de soi. On le pense, l’imagine ou visualise au sol autour de soi, on lui donne la couleur jaune or. Ce premier cercle symbolise l’espace que l’on se donne dans la vie, car chacun de nous a le droit à cet espace.

Maintenant, tracez un autre cercle au sol devant vous qui vient s’appuyer au vôtre, mais qui ne le croise pas. Ce ne sont pas des bulles, ce sont deux (2) cercles tracés qui signifient deux (2) espaces face à face. Puis visualisez une lumière bleue qui part du point où les deux (2) cercles se touchent¸ cette lumière circule à l’intérieur du cercle devant vous allant dans le sens de l’aiguille d’une montre et tout en faisant le tour du cercle, revient au point de départ et poursuit son chemin par le coté gauche de votre cercle pour revenir sur votre droite et pour ensuite retourner de nouveau au point de départ où les cercles se rencontrent. Le tout formant une figure en 8 couché à plat sur le sol et qui circule continuellement entre les deux cercles. Ce rayon bleu représente bien le fait que nous sommes tous en interaction les uns les autres. Donc, vous avez un cercle et vous donnez un cercle à l’autre et vous visualisez le rayon bleu qui circule continuellement entre les deux (2) cercles.

Se connecter à sa Conscience Supérieure

Ce travail demande aussi à se connecter avec ce que Madame Phyllis Krystal nomme la Conscience Supérieure, terme neutre utilisé pour ne pas introduire de connotation d’ordre religieux. La Conscience Supérieure est la super-conscience (cette partie de nous qui sait ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, cette partie de nous qui est au-delà de l’ego) que nous nommons le « Sage » en nous. Cette partie, « le Sage », que nous avons tous en nous et au travers ce travail, nous pouvons la découvrir.

Briser les liens avec le passé nous permet de briser les liens de dépendances avec les parents, enfants et autres, nous permet de ne plus exercer de contrôle l’un sur l’autre. On se libère et par le fait même on libère l’autre. Cela n’a rien à voir avec l’amour mutuel que l’on se porte, cet amour reste présent.

Un autre symbole est proposé dans ce travail, celui de l’arbre. Il est connu que l’arbre dans sa symbolique est une sécurité sur laquelle nous pouvons s’appuyer lorsque nous prenons conscience de nos apprentissages dans la vie.

Il nous est aussi proposé dans ce travail d’inviter deux parents cosmiques, un parent masculin et un parent féminin. Ces deux parents ne sont pas nos parents humains. Ce sont deux figures symboliques qui nous accompagnent dans notre vie et qui nous accompagnent dans ce profond travail de Connaissance de Soi.

Voila la base de ce travail sur Soi, simplement pratiquer la figure du huit en utilisant les cercles (figure huit) tous les jours, est déjà une aide très précieuse pour nous permettre de se recentrer et de prendre conscience que nous sommes ici et maintenant.

Il va de soi que pour mieux saisir cette méthode de travail sur soi et en comprendre toute son ampleur, vous devrez consulter les écrits de Madame Phyllis Krystal.

Ouvrages de Madame Phyllis Krystal :

Visualiser : briser les liens du passé.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1990
Visualiser : accompagner l’enfant, se libérer des liens du passé, trouver son identité profonde.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1993
Visualiser : fiches pratiques.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1993

Claudette Gosselin Thérapeute en soins esséniens, et Psycho-énergie, Québec, Canada
http://www.energie-sante.net

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DANS LE MONDE DE L’INTUITION

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2014

 

images (1)L’intuition pourrait être comparée à un rayon d’énergie qui illumine notre cerveau. Quand elle se manifeste, elle agit sur certaines parties du cerveau et active les cellules qui s’y trouvent ; Cette intuition vient de l’intérieur de nous, de notre Supraconscient, de notre Soi, de notre Ame. L’on pourrait la définir comme la juste perception synthétique et globale des principes spirituels qui animent le monde. Lorsqu’elle se révèle, tout ce qui nous entoure est perçu comme une lumière ; Cette lumière nous illumine et nous fait pénétrer des plans de conscience vibrant d’Amour desquels sont absent stout esprit de séparativité et de critique.

L’intuition nous permet d’entrer en contact avec la lumière présent eau centre de chaque être. Cette lumière que nous ne percevons pas toujours, soit que nous n’y prêtons assez attention par manque d’habitude ou d’intérêt, soit qu’elle se trouve encore à l’état latent chez la personne se trouvant en face de nous. En nous centrant sur le rayonnement qui resplendit dans son cœur et qui se répand, tel un soleil, au-delà de son enveloppe charnelle, nous sommes à même de mieux la comprendre, de percevoir ses réelles difficultés, son potentiel et le sens de sa quête de l’absolu. En ce sens, l’épanouissement de l’intuition permet d’accroître les qualités d’empathie si nécessaires quand on œuvre au bien d’autrui.

L’amour et l’intérêt que nous portons aux autres favorisent l’épanouissement de l’intuition.

Les personnes d’inclinations mentales, férues de logique, se fient peu à leur ressenti intérieur et se méfient des sensations d’ordre psychique. Elles éprouvent souvent la nécessité de corroborer leur intuition par leurs facultés de discrimination, par des associations d’idées leur venant de la connaissance et de la compréhension des choses de la vie. L’environnement doit être perçu, par elles, de la manière la plus précise, car elles se méfient de ce qui ne semble pas cohérent. Quand ces facteurs sont réunis, alors ces personnes peuvent accepter cette brillance intérieure, cette voix insistante qui se fait entendre. Elles devront, pour cela, s’ouvrir sans réserve à la puissante énergie du cœur qui avait été tenue bridée depuis longtemps.

Les personnes de tendances psychiques trouveront certainement cette méthode surprenante. Elles se demanderont pourquoi cette perte de temps, pourquoi ce manque de confiance en soi-même, pourquoi ce besoin de vérification, pourquoi la nécessité de ce contrôle sur les sentiments, les sensations, les perceptions les plus élevées ? Elles accueillent avec enthousiasme ces perceptions intérieures qui les éclairent de mille feux. L’exaltation qu’elles éprouvent leur enlève souvent toute prudence, et les rend sujettes à s’entourer des voiles de l’illusion. Elles devront soumettre leur ressenti à l’épreuve du discernement qu’elles n’utilisent pas sassez.

Toutes les approches destinées à mieux comprendre, appréhender et aimer ses semblables et la vie en général, sont honorables. Aucune n’est supérieure à l’autre. Il est judicieux de s’harmoniser à celle qui nous correspond intrinsèquement afin de nous donner les moyens d’être le plus performant possible dans notre travail de soutien, de conseil et de guide. Il n’est tout de même pas inutile de faire l’effort de comprendre et d’intégrer le pont de vue de celui qui fonctionne suivant des paramètres différents des nôtres. En effectuant ce travail dans ce sens, nous faisons preuve d’une certaine sagesse et d’une grande ouverture d’esprit. Deux qualités essentielles pour interpréter le plus judicieusement un tirage d’arcanes.

L’intuition est une faculté de l’Ame.

Elle lui sert à mieux communiquer avec l’autre partie de nous-mêmes

(l’ego, le moi, la triple personnalité)

qui demande  à être éveillée aux réalités spirituelles de ce monde.

 

DEVELOPPER SON INTUITION

téléchargement (1)Par son côté abstrait, onirique et symbolique, le Tarot par exemple se prête particulièrement au développement de cette faculté présente à des degrés divers en chacun de nous. L’un des moyens les plus efficaces pour développer son intuition, consiste à effectuer un profond travail de visualisation sur des symboles. Comme le dit Patanjali, ce grand Maître Indien qui initia le Raja Yoga il ya plus de 2500 ans, dans ses Yogas Soutras, « l’art de lire les symboles relève de la lecture spirituelle ». Etant conçu à partir des symboles, le Tarot nous incite sans cesse à laisser notre intuition s’écouler librement, sans la moindre entrave. Nous pouvons stopper ce processus et nous focaliser essentiellement sur l’aspect connaissance intellectuelle des symboles et créer à partir d’eux des grilles de lecture dans lesquelles nous allons enfermer un consultant. 

Pourquoi vouloir limiter l’outil que nous utilisons en ne développant qu’une infime partie de ce qu’il nous offre ? Pourquoi s’enfermer dans des définitions toutes faites susceptibles de restreindre le libre arbitre d’un consultant ? Pourquoi nier les capacités créatrices et la divinité de l’Homme ? Cette démarche me semble enfermante, sclérosante au quotidien, peu féconde sur le plan de la pensée et contraire à l’épanouissement du centre cardiaque. 

Ce n’est bien sûr pas cette dernière voie que je développe dans mes ouvrages et que je vous incite à suivre. Etant traditionaliste et conservatrice de nature, elle est contraire à l’esprit humaniste. Cette méthode appartient au mode de fonctionnement qui était utilisé, à juste titre, pendant l’Ere des Poissons. L’Homme avait besoin de garde-fous, de limites précises, d’une autorité supérieure représentée par les systèmes religieux, les écoles de pensées, dirigés eux-mêmes par des « maîtres » pour avancer sur le chemin. Les concepts de globalité, d’universalité, de conscience de groupe, de liberté individuelle et collective, étaient difficilement concevables. L’Etre du Verseau offre de nouvelles opportunités d’ouverture de la conscience. Ces nouvelles valeurs peuvent s’incarner en raison des qualités que nous avons développées par le passé ; qualités, estimées les plus élevées et les plus nobles à un moment donné de notre longue histoire, mais devenues inadéquates aujourd’hui. 

Il en sera de même vers la fin de l’Ere du Verseau vis-à-vis de cette nouvelle façon de penser, d’aborder les choses et de concevoir la vie. Ce qui est encore considéré comme l’idéal le plus haut, sera perçu comme le mode de pensée le plus sclérosant au début de la prochaine Ere, celle du Capricorne ; Cette époque erra naître des concepts encore inconcevables à notre perception actuelle. 

Voici en rois points, le processus de visualisation à suivre qui vous permettra de développer votre intuition tout en étudiant en profondeur les Arcanes du Tarot. Je conseil de faire ce travail carte par carte, que ce soit dans l’ordre de numérotation à l’intérieur de chacune des familles, ou dans le désordre, en prenant dans ce cas, bien soin de retirer du jeu les cartes que vous avez tirées afin de ne pas les choisir à nouveau. Vous pouvez aussi utiliser cette visualisation pour interpréter un tirage vous posant quelques difficultés d’interprétation. Dans ce second cas, procédez de la même manière, mais en visualisant l’ensemble des Arcanes formant le jeu que vous devez commenter. 

PHASE VISUELLE PAR L’INTEGRATION DES SYMBOLES

-          Je choisis l’Arcane avec lequel je vais travailler. Soit j’opte délibérément pour une carte avec laquelle j’éprouve des difficultés, soit je m’en remets au « hasard ».

-          Pour commencer à étudier un symbole, il est important d’en visualiser son contour, sa forme générale, sa couleur, d’en ressentir sa puissance émotive, l’idée générale qu’il est censé représenter, sa valeur archétypale.

-          Avec le Tarot, nous chercherons aussi à comprendre le rôle social des personnages représentés, l’aspect mythologique t religieux de certaines cartes, la valeur numérique ainsi que celles des Quatre éléments, la signification du nom de la carte, la façon dont sont agencés les symboles (cercle, triangle, carré, étoiles) des Arcanes Mineurs. 

PHASE DU RESSENTI ET DE LA PERCEPTION MENTALE

Après avoir effectué ce travail, ne prêtons plus attention à l’aspect-forme des symboles et centrons-nous sur l’émotion qu’ils évoquent, à l’intérieur d’une carte, et sur l’idée générale, le concept, qui se dégage de notre perception. 

Les symboles et tout particulièrement ceux du Tarot éveillent chez chacun de nous, par rapport à la vie en général et à l’Homme en particulier, des réactions, des sentiments, qui n’avaient jamais été éprouvés jusque là. Je me pose donc la question ; quelle émotion je ressens face à cette carte ? Quelle idée et pensée me traversent l’esprit ? 

Quelle relation je discerne entre l’Arcane que je visualise et certains autres du jeu de Tarot ? 

Maintenant, je perçois l’Arcane par le sentiment ou la pensée qu’il m’évoque. 

Je ne suis plus centré sur le graphique de la carte, ni sur ce que j’en ressens et perçois. Je traduis ces impressions par un Symbole. Ce symbole représente ma perception la plus globale de la carte, sa qualité ultime. 

PHASE DE CONTEMPLATION

Je me tiens dans un état de relâchement et de disponibilité. Je ne pense à rien, ne m’arrête sur aucune des images pouvant défiler devant moi. Même le symbole qu’évoque pour moi la carte s’estompe de mon esprit. Je fais le vide en moi. 

En me maintenant dans cet état de contemplation, je suis ouvert à toutes les intuitions qui peuvent affluer à mon esprit sur le Tarot en général et les Arcanes en particulier. 

Nourri par le travail effectué au cours des deux premiers stades, c’est au cours de celui-ci que je vais véritablement pénétrer les Arcanes du Tarot, que je vais percevoir ses possibilités, son rôle sa dimension spirituelle et que je vais m’ouvrir véritablement à l’interprétation, sans préjugés ou idées préconçues, l’esprit libre de toutes entraves. 

Je laisse maintenant l’intuition libre s’écouter en moi de l’âme vers le cerveau, qui s’en trouve illuminé. 

RumiJe peux faire cette visualisation avec les Arcanes Majeurs et Mineurs en les étudiant intérieurement les uns après les autres. Rien ne m’empêche de l’utiliser au cours d’un tirage quand je ne comprends pas le sens de l’histoire décrite par les cartes. Au lieu de travailler une care à la fois, je peux effectuer le même processus pour l’ensemble des cartes posées devant moi. La réponse viendra immanquablement avec une évidente précision. Je conseille aussi cet exercice à ceux qui étudient l’Astrologie en remplaçant les cartes par les Signes du Zodiaque, les Planètes, les Maisons, les Aspects, les Dessins Planétaires. 

Je recommande tout particulièrement cet exercice pour l’étude des Nombres (de 1 à 10) et des Quatre Eléments (Terre, Eau, Feu, Air). Vous découvrirez par ce biais des données essentielles qui vous seront grandement utiles pour mieux comprendre les Arcanes Mineurs et appréhender avec plus de facilité vos futures interprétations. 

Les informations que vous recueillerez seront, le plus souvent totalement nouvelles pour vous ; Ce que l’intuition nous permet de découvrir, se trouve rarement contenu à l’intérieur d’un livre. Chaque fois que je fais faire cet exercice, je suis émerveillé par ce que les personnes découvrent, même si elles abordent le domaine sur lequel elles travaillent pour la première fois, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances dans un domaine donné pour que l’intuition survienne. Au cours de cet exercice elle se manifeste autant chez le débutant que chez le spécialiste. 

Ce type de méditation nous met en relation avec notre « SOI », notre âme, notre être intérieur, appelé souvent l’ange gardien, avec la partie divine en nous. Notre Soi ainsi contacté éclaire notre mental à la manière d’un projecteur dont le faisceau illumine une scène de spectacle.

 

EXTRAIT DU LIVRE : L’interprétation des Arcanes Mineurs par Alain BRETHES aux Editions Oriane.

 

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FAIRE PARLER LE CORPS

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2014

 

par Nicolas Bernard

Nicolas Bernard est un ancien élève de Normal’sup Ulm. Passionné par la compréhension de la pensée, il a étudié le fonctionnement du cerveau avant de basculer dans une autre vision de l’humain suite à des expériences d’ouverture de conscience. En recherche d’un sens de la vie bon pour soi, au-delà de la compréhension scientifique, extérieure, il a expérimenté la méditation, le chamanisme, la danse et s’est confrontation au monde en temps que thérapeute. Ses recherches personnelles sont à l’origine d’une nouvelle approche du corps, la Thérapie des Neuf Souffles, dont les bases sont exposées dans son livre, « le Corps au Cœur de l’Homme » aux éditions Le Souffle d’Or.

 

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Faire parler les corps

Suite à mon parcours, je suis aujourd’hui thérapeute manuel. Thérapeute dans le sens le plus ancien : non pas celui qui « remet en place », mais celui qui se met à l’écoute de ce qui se dit là et qui en favorise l’émergence par son écoute. Jamais je ne manipule : à l’image d’une sage-femme, je me met à côté de l’autre et accompagne, d’abord par ma présence.
La découverte fabuleuse que j’ai faite, progressivement, est que le corps est intelligent. Il fait des choix, il interagit avec notre environnement… il est à lui seul un monde complexe, riche, surprenant. Et ce corps parle, avec son langage… et lorsque nous apprenons ce langage, il semble toujours prêt à nous révéler les merveilles qu’il recèle. 
Je reçois des gens de tous bords pour toutes sortes de problématiques, physiques, émotionnelles, mentales, relationnelles… dont l’attente principale est d’être entendu et accompagnés dans ce qui se joue à l’intérieur d’eux-mêmes.
Je fais parler les corps : je suis une espèce de confesseur des corps, qui, à la manière de certains prêtres orthodoxes, ne questionne pas la personne pour qu’elle parle, mais qui lit en elle et lui redonne le contenu de ce qu’elle porte comme poids, afin de soulager son âme et lui permettre de s’élancer dans un chemin nouveau.

Je considère en effet que tous les déséquilibres du corps ont des raisons et qu’exercer une action pour « ré-équilibrer » est en fait une violence. Mon expérience thérapeutique me montre que de très nombreux symptômes, même soi-disant non physiques peuvent disparaître dès lors que le corps livre ses raisons de les avoir créés et que l’on sait les accueillir correctement.
Le corps est un être intelligent, sensible.

 

La conscience

Cette façon de considérer les liens entre la personne et son corps sont le résultat d’un long parcours de questionnement. 
Très jeune, déjà, je me posais la question de la nature de la pensée, ce qui m’a orienté vers une carrière de chercheur. Je me suis intéressé de manière générale aux sciences cognitives (ce qui touche à la compréhension des mécanismes de la pensée) et je me passionnais en particulier pour le thème de la conscience.
Qu’est-ce que la conscience ?
Je croyais que je trouverai des explications dans le champs de la science, mais celle-ci ne sait pas quoi faire de cet objet qui n’en est pas un, au point de se demander si celle-ci existe, ou s’il elle sert à quelque chose… mais comment faire rentrer dans la boîte de la logique un phénomène qui ne semble être « transpersonnel » ?

Comme d’autres chercheurs, je me cassais la tête sur ce mur, et poussé par ma curiosité, j’accédai, par des moyens délibérés, à ce que l’on nomme des « états de conscience modifiés ».
Ce fut pour moi une révélation : j’étais vaste comme l’univers, je fusionnais avec les étoiles, je plongeais dans l’histoire des pierres et des lieux, je goûtais dans des grains de poussière à la fontaine de l’éternité… en expérimentant une conscience élargie, mes concepts matérialistes éclatèrent me montrant la vraie nature de ma recherche de connaissance.

La réalité de nos besoins et le corps

Au travers de ces expériences, je ne faisais pas que m’ouvrir à une dimension vaste de l’être : j’ouvrai aussi la boîte de pandore, inconnue de moi jusque là dans laquelle se trouvaient refoulées mes souffrances personnelles, comme si aller vers le plus grand, m’avait fait redescendre vers le plus petit. La vie m’avait descendu du piédestal de savant qui observe, classe et juge de tout en haut, à celui de petite chose prise dans la machine à laver !

En réalité, c’est bien dans le corps et sa réalité que m’ont reprécipité ces vécus transpersonnels.
Lorsque l’on expérimente que la conscience est plus vaste que notre corps (en tout cas ce que nous entendons habituellement par corps), il y a une forte tentation à se désintéresser de celui-ci pour partir à l’exploration des « royaumes célestes ». J’ai eu la chance pour ma part de cheminer sur des voies qui ont maintenu mon attention dans la direction inverse : le chamanisme, la danse, et la thérapie manuelle.

Dans toutes ces approches, c’est le placement dans le corps qui est primordial : chaque petite chose qui se trame en soi, chaque petite sensation est une porte vers un univers magique, le monde de dedans. Que ce soit dans le « voyage chamanique » ou dans le voyage dansé, la confiance apportée à ce qui monte de dedans est le début d’une grande aventure à la rencontre de soi-même. Notre fonction est juste de dire « oui », et de plonger dans un vaste réservoir de merveilleux qui est là en nous.

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Accompagner la croissance de l’être par le corps

Pendant des années ma pratique de soins ostéopathiques, bien que basée sur l’écoute du corps, ne cadrait pas avec ce vécu magique. Je ressentais que rééquilibrer, même en douceur, les « déséquilibres » du corps n’était pas juste, que pour les personnes qui venaient consulter il s’agissait d’une perte d’informations précieuses.
Au travers de cas de plus en plus en plus fréquents, je fortifiais ma conviction que les symptômes ne sont pas des « accidents » ou des signes de dégradation du corps, mais des signaux, des appels à écouter quelque chose de profond.

Pourtant, malgré mon vécu personnel, je ne disposais que de moyens limités pour entrer dans un véritable dialogue avec cet univers, et surtout de moyens qui permettent de témoigner de la dynamique interne de la personne dans des termes accessibles, dans lesquels elle puisse non seulement se sentir reconnue, mais également accompagnée dans son évolution.

Derrière les symptômes, c’est bien d’évolution dont il s’agit : si nous avons tous un corps, c’est pour grandir, pour évoluer. Par le fait d’être incarné, notre âme peut se nourrir de nos expériences et croître. Il n’est donc pas question de faire taire les symptômes, fut-ce par des moyens doux : ma conviction est que le corps est un creuset alchimique, un athanor, et que chaque corps, chaque être est différent dans sa façon d’accomplir cela : veiller sur lui, c’est donc lui permettre de réaliser sa fonction du mieux possible, et non pas de l’emmener dans une direction d’équilibre stéréotypée.

Pour accompagner l’être dans son évolution, il m’a fallu, au-delà de toutes les techniques et savoirs que j’avais reçu, trouver des clefs pour engager ce dialogue personnalisé avec le corps et entrer en intimité dans son univers, ce qui reste selon moi le socle de toute guérison véritable.

 

Ouvrir le corps au dialogue

Le corps est un espace fabuleux, mais qui se protège… en réalité, qui nous protège : en considérant que c’est en lui et par lui que notre accomplissement et notre survie sont assurés, il m’est devenu clair qu’il était strictement impossible d’entrer en lui et de comprendre ses raisons juste par curiosité et encore moins par intrusivité.
Le corps ne nous révèle ses trésors que lorsque nous sommes clairement là pour le soutenir dans son propre fonctionnement.

Pour établir ce dialogue-là, il m’a fallut au fil des années, désapprendre à vouloir agir sur le corps… puis il m’a fallut apprendre à me laisser guider par lui : lorsque nous sommes respectueux, l’être vient nous prendre par la main à la porte du symptôme et nous emmène pas à pas dans la découverte de ce qui est là, de ce qui à besoin d’évoluer, et des ressources qui ont besoin de s’activer.

Il est très difficile de s’enfoncer dans cette lecture sans jalons. Les moyens que j’ai été amené à déployer permettent de progresser pas à pas dans cette exploration. 
Il s’agit d’abord d’une compréhension de comment l’être est structuré et évolue et qui permet de le questionner par étapes, sans jamais le contraindre : « en quoi as-tu besoin d’aide ? », « comment te protèges-tu ? », « de quoi te protèges-tu ? », « qu’est-ce que tu protèges ? », « quelles interactions établies-tu avec l’environnement ? », « quels sont les ressources disponibles en toi pour évoluer ? », « quel chemin se dessine ? », « de quoi as-tu besoin pour installer ce chemin ? ».

En avançant pas à pas avec ces questions, le corps montre par des images, des sensations, des impressions les choix et l’organisation qui sont en lui aussi bien que les moyens d’évolution disponibles.

Un symbolisme corporel au service de l’alchimie qui œuvre en nous
Toujours en recherche de moyens de dialogues plus directs et plus parlants, j’ai regardé de près la constitution du corps sous l’angle de sa dimension alchimique. J’ai pour cela appliqué un modèle développé par G.I.Gurdjieff pour décrire des lois universelles de processus (l’ennéagramme des processus) et me suis aperçu que non seulement l’anatomie humaine renvoie directement à ces lois, mais également la dynamique interne du corps.

Il est né de ces observations un modèle symbolique unique du corps, la vision des Neuf Souffles, qui décrit neuf familles principales d’archétypes qui ont pour fonction d’interagir avec le cosmos.
Écouter le corps, dans la thérapie des Neuf Souffles consiste à cheminer avec les questions que j’ai énumérées plus haut en dialoguant avec ces archétypes. À chaque pas, chaque archétype se révèle sous un jour particulier qui parle de la place qu’il a prise, pour des raisons de survie, dans l’univers intérieur de la personne : il peut être en position de protecteur, de se cacher, de se mettre au service, ou bien de potentiel de changement.

L’application en séance individuelle ou en stage de cette façon de dialoguer avec le corps ne cesse de m’émerveiller et de me montrer sa richesse. Elle amène une réelle résonance avec le vécu intime des personnes, à un niveau souvent quasi subconscient, et cette résonance provoque un profond soulagement : celui d’être entendu, sans avoir à faire d’effort pour se montrer. Cette écoute continue aussi à m’émerveiller dans sa capacité à révéler et à accompagner avec poésie les ressources disponibles en chacun.

C’est cette vision cohérente, et les pratiques qui en découlent (la thérapie manuelle, mais aussi la méditation et avec mon épouse AnneEna, la danse) que je transmets aujourd’hui en stage, en consultations et sous forme de formations… comme des moyens de permettre à chacun d’accoucher de soi-même par le corps.

C’est aussi ce qui est exposé dans mon dernier ouvrage : « Le Corps au Cœur de l’Homme » paru cet automne aux éditions Le Souffle d’Or.

Plus d’infos sur l’auteur : Nicolas BERNARD
www.caravanedesneuf.fr
« Le Corps au Cœur de l’Homme », Editions Le Souffle d’Or 
Cliquez ici pour plus d’information sur ce livre.

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L’ACCEPTATION – REGARDER NOTRE VIE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

REGARDER NOTRE VIE TELLE QU’ELLE SE PRÉSENTE À NOUS ET SURTOUT TELLE QUE NOUS L’AVONS CHOISIE

téléchargement (1)« Avec qui avons-nous pris rendez-vous si ce n’est avec cet atome du fond de notre cœur qui, de toute Éternité a tout compris et qu’incroyablement nous continuons de museler jour après jour ? » — Un pas vers Soi.

Tant que notre mental veut réformer le monde, notre monde, nous nous contentons de porter un masque de plus, le masque du sauveur ou de l’Être parfait « sous tout rapport », auquel rien ne peut être reproché. Nous pouvons aussi être le rebelle qui cherche l’attention et veut qu’on le regarde… et derrière ces multiples identités, nous espérons un peu de reconnaissance, une justification à notre présence sur terre et surtout un peu d’amour… tout en cheminant de désillusions en désillusions.

Quoi que nous fassions pour cacher notre blessure, rien n’y fait et le monde continue de tourner comme si nous n’étions pas là !

Personne ne nous reconnaît comme nous aimerions l’être, nous ne sommes pas aimés ou du moins le croyons-nous et nous sommes loin d’être parfaits. Puisque la Vie, notre Vie, n’est pas comme nous l’aurions voulue, qu’à cela ne tienne, nous allons nous en inventer une… ainsi, jour après jour, nous contribuons à notre désarroi grandissant et à notre autodestruction programmée.

Dès lors, nous nous confondons avec notre personnalité du moment et avec le rôle que nous avions choisi pour cette vie… et l’acteur s’identifiant à son rôle, glisse doucement vers la folie de l’Oubli de Soi.

Un matin, les informations annonçaient qu’un grand cuisinier venait de se suicider car il avait perdu deux points (qui ne sont pas les étoiles) sur son classement prestigieux habituel.

Était-il lui aussi à la recherche de cette reconnaissance et de cette perfection qu’il aurait aimé trouver dans le regard des autres mais qu’il était incapable de s’offrir à lui-même ?

Pour reconnaître les FP qui nous encombrent et ralentis sent notre route, un acte d’humilité vraie, demeure indispensable. Il est celui qui va nous permettre enfin d’accepter ce que nous sommes et ce qu’est notre vie, sans orgueil et sans peur. Lorsque nous posons l’acte Sacré d’enlever les masques derrière lesquels nous pensions nous protéger, nous accomplissons un acte de courage et un acte d’amour.

C’est cet Amour qui renverse les montagnes et va tout rendre possible.

Il est le premier témoin de ce face-à-face avec nous-mêmes que nous craignons tant. Ainsi, l’enfant que nous étions, indépendamment de notre âge et qui se déplaçait à quatre pattes, décide un jour de se tenir debout.

Nous ne sommes pas des êtres parfaits (même si cette perfection est en nous) et tant que nous refuserons de voir les zones d’ombre que nous portons ou qui font partie de notre vie, nous ne pourrons les éclairer d’une lumière nouvelle.

Comme la plupart, nous nous réfugions derrière un mécanisme simple : celui de l’oubli de ce pourquoi nous avons dit oui à la Vie. Enfants, lorsqu’il nous était impossible d’agir devant les souffrances que nous éprouvions ou faisions éprouver, submergés ou incapables du moindre recul dû à notre âge et à notre état de dépendance, il ne nous restait que la fuite dans l’oubli ou dans l’imaginaire.

Nos parents ne nous désirent pas, ils ne s’aiment pas ou plus, ils sont trop vieux ou trop jeunes, nous arrivons en fille alors qu’ils souhaitent un garçon, nous sommes le septième d’une longue tribu, nous remplaçons l’enfant mort avant nous. Bref ! nous ne sommes pas attendus, voire rejetés ou encore abandonnés. Derrière cette terrible souffrance qui est la nôtre, derrière cette colère fondamentale qui nous envahit et qui se dirige autant envers eux, les « mal aimants », qu’envers nous les « coupables », les « non adéquats », les « mal aimés », nous préférons changer le scénario tout en sachant qu’il repose sur le vent de la rébellion et de la non-acceptation.

Dès ce moment, nous décidons de croire que nous n’avons pas choisi cette vie, que nous voulons retourner d’où nous venons, que nous ne voulons plus vivre et que nous en voulons au monde entier. De victime en coupable nous naviguons en eaux troubles où l’avance est difficile… parce que, en nous trompant d’histoire, en refusant le scénario pour lequel nous sommes là, en entrant en guerre, nous trahissons celui ou celle qui, en nous, sait que nous avons dit oui. Dès cet instant, nous voilà aux prises avec une histoire de vie qui peut n’avoir aucune réalité objective mais qui n’en existe pas moins, pour nous. Cette « réalité » que nous venons de fabriquer en tant que « mal aimé » vient de créer en nous l’impact qui va nous suivre toute notre vie et faire de nous des êtres réactifs à tout.

Aidés par les somnifères, les drogues ou les alcools mis à notre disposition par cette société que nous formons et qui a peur de la souffrance, notre vie devient peu à peu une course d’obstacle où la seule survie est à l’ordre du jour.

Nous sommes presque toujours mal à l’aise ou malade et nos actions ne sont guère plus que des réactions dont l’objectif est de nous aider à trouver le « bonheur » ou un peu moins de « malheur » ou peut-être « un peu plus d’amour » mais en vain.

La quête du bonheur, que dans notre mal être nous situons à la périphérie de notre vie, demeure toujours inaccessible. Dieu, que nous accusons souvent, n’y est pour rien. Il n’est pas celui qui nous laisse tomber. La Vie n’est pas injuste, et les Autres ne sont pas les fau tifs de notre malheur. Eux aussi ont dit oui pour faire partie de la même pièce de théâtre…

Un jour, après un tel constat, épuisés d’avoir joué et rejoué la même scène, n’ayant plus rien à quoi nous raccrocher, nous nous apercevons que, quoi que nous fassions, nous souffrons et nous décidons de revoir le scénario. Nous commençons, dès cet instant, nos premiers pas vers la Libération.

téléchargement (2)Ce moment n’a ni lieu ni règle et peut survenir à n’importe quel instant de notre vie, souvent là où nous l’attendons le moins et où notre mental surpris n’oppose plus de résistance.

« Nous n’avions pas lu toute la pièce et ce passage-là, si douloureux lorsque nous l’avons joué dans cette vie, paraissait beaucoup moins dramatique lors de la première lecture. » Dirons-nous pour toute excuse ! « Vu de plus haut, avant que nous n’entrions dans le ventre de notre mère, tout semblait plus facile et réalisable. »

Les excuses se profilent, mais cette fois nous ne les acceptons plus, car nous n’y croyons plus…

EXTRAIT de Formes-Pensées – Tome 2 – ÉDITIONS S.O.I.S. de Anne Givaudan

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LES BESOINS DU CORPS SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

images (8)Vous vous demandez sûrement: «Quels sont les besoins du corps spirituel?». En réalité, ce que nous appelons le «corps» spirituel n’en est pas un, car un corps appartient au monde matériel. Ce terme est utilisé pour distinguer la partie matérielle de la partie spirituelle qui nous habite.

Le corps spirituel n’a aucun besoin, car il est un tout; il est déjà complet et parfait. Nous n’avons donc pas à le «nourrir» puisque seulement ce qui appartient au monde matériel a besoin de nourriture pour vivre.

Notre tâche consiste donc à reprendre contact avec ce tout. Nous avons à nous rappeler son existence. C’est en augmentant notre niveau de conscience que cela est possible. Pour véritablement accroître et développer notre conscientisation, nous devons expérimenter monde spirituel, c’est-à-dire celui de l’amour.

Une personne peut largement évoluer au niveau du monde matériel, c’est-à-dire dans les domaines physique et psychologique, sans toutefois prendre conscience de la dimension spirituelle qui l’habite.

Mais que veut signifie «être spirituel»?. Tout au long de mon cheminement, j’ai moi-même été exposée à différentes visions de la spiritualité.  Certains croient qu’une personne est spirituelle lorsqu’elle appartient à une religion, assiste à la messe chaque semaine, prie beaucoup, est charitable, encourage les bonnes oeuvres, est médium  ou clairvoyante, voit l’aura ou encore fait partie d’un ordre religieux. Qu’en pensez-vous? En ce qui  me concerne, je crois que chacune des descriptions énumérées ci-haut, peut ou non être attribuée à une personne spirituelle.

Ma définition personnelle est plutôt celle-ci: une personne spirituelle est celle qui sait qu’elle est  d’essence divine et qui comprend que tout ce qui existe au niveau matériel est aussi une manifestation de Dieu, exprimée sous différentes formes. Voici quelques critères qui permettent de différencier une personne spirituelle d’une personne strictement matérialiste.

• Une personne spirituelle sait que Dieu est énergie et que la volonté se dégageant de cette énergie est de s’exprimer à travers une multitude de formes et d’expériences dans l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, croit que Dieu est un personnage à l’image de l’être humain, qui vit des peines et des joies. Ce personnage est dominateur, guette tout le monde, les punit ou les récompense.

• Une personne spirituelle sait qu’elle est la seule créatrice de sa vie. Elle prend la responsabilité de tout ce qui lui arrive parce qu’elle sait que le hasard n’existe pas et que tout ce qui survient est là pour l’aider à grandir davantage. La personne matérialiste croit plutôt que tout vient de l’extérieur; lorsqu’il lui arrive quelque chose d’agréable, elle se dit «chanceuse» et croit que cela est passager. Par contre, lorsqu’une expérience désagréable survient, elle se dit «malchanceuse» et rejette la faute sur quelqu’un d’autre ou blâme une situation extérieure à elle-même.

• Une personne spirituelle sait de plus que, Dieu, étant pur amour, il ne juge jamais l’humain dans le choix qu’il exerce. Dieu lui permet de s’éloigner de l’amour car Il sait que l’humain apprendra par les conséquences des actes posés.

• La personne spirituelle sait qu’elle a plein pouvoir sur sa façon de penser, d’agir ou de réagir dans monde matériel et que tout ce qu’elle récolte est le résultat de ses choix intérieurs. La personne matérialiste croit très souvent qu’elle n’a pas le choix: elle doit endurer certaines personnes, situations, maladies ou la société en général.

• La personne spirituelle sait qu’au niveau spirituel elle n’a pas de choix: elle doit retourner à la lumière originelle et chaque incarnation la rapproche davantage de ce but ultime. La personne matérialiste croit qu’il n’existe que ce qu’elle perçoit par ses sens et que la vie se termine lorsque son corps physique meurt. Elle ne croit pas qu’il y ait une volonté supérieure qui dirige le grand tout. Elle croit plutôt au hasard, à la chance et à la malchance.

• La personne spirituelle se dirige de plus en plus vers l’illimité. Elle croit en sa grande puissance intérieure et se dépasse régulièrement Elle reconnaît ses limites du moment présent, mais ne se laisse pas arrêter pour autant parce qu’elle sait que tout ce qui vit est en mouvement et que les limites du monde matériel sont temporaires. La personne matérialiste se croit souvent incapable, limitée et se remet difficilement d’un échec. Elle envie plutôt ceux qui osent plus qu’elle, car elle ne croit pas assez en sa puissance intérieure.

• Sachant que tout bouge continuellement, la personne spirituelle ne s’attache à rien dans le monde matériel. Elle sait qu’elle ne possède rien ni personne, que tous biens et êtres humains qui ‘entourent ne sont là que pour l’aider à grandir, à reprendre contact avec Dieu et avec l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, est possessive et croit que ce qui l’entoure lui appartient. Elle a peur de perdre ses possessions et lorsque quelque chose ou quelqu’un disparaît de sa vie, elle éprouve alors une sensation de manque mélangée à de la colère et à du ressentiment.

Renoncement ou détachement

Au sujet du détachement, il est important de se rendre compte que «détachement» n’est pas  synonyme de «renoncement». Certaines personnes croient qu’en renonçant à tout bien matériel,  elles seront plus spirituelles. Le seul moyen pour savoir si vous vivez dans le détachement consiste à vivre l’expérience d’avoir des biens ou de l’argent et de vérifier votre degré d’attachement. Si cela ne vous crée aucunement la peur de les perdre et que vous demeurez en harmonie intérieurement devant la possibilité de perdre ces biens, vous avez développé la capacité de vivre dans le détachement. Si, plus tard, vous choisissez une vie de renoncement, cela se fera davantage dans l’harmonie et le détachement véritable.

images (7)Voilà donc plusieurs moyens pour vous aider à reprendre contact avec votre être spirituel. Plus vous vous dirigerez vers votre lumière intérieure, plus vous éprouverez le bonheur de découvrir Dieu partout, dans tout ce qui vit. Vous ressentirez de plus en plus de plaisir à utiliser votre monde matériel pour vous aider à voir Dieu partout. Par contre, n’oubliez pas que lorsque vous vivrez des peurs ou des problèmes qui vous sembleront injustes ou insurmontables, ce sera simplement pour vous aider à conscientiser que vous aviez oublié Dieu. Heureusement, plus vous vivrez dans la lumière et moins ces moments de peur se manifesteront dans votre vie.

Source: BOURBEAU, Lise. Magazine Lumière, Vol. 5 No. 2, Juin 1996.

 

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Le mystère du silence

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

 

Nous ne connaissons pas le silence… Nous le recherchons lorsque les bruits et l’agitation envahissent nos vies, nous le fuyons lorsque l’ennui et l’angoisse se font trop pesants. Ces deux tendances apparemment contradictoires sont enracinées dans notre psyché. Monique Virelaude constate ainsi qu’il existe : « de la peur au silence… du silence à la peur, deux états de conscience étroitement imbriqués et si étrangement solidaires… » Ce sont ces deux tendances qu’il nous faut apprendre à connaître dans leurs fonctionnements [1].

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Toutes deux appartiennent au domaine du brouhaha intérieur et se partagent cette double vision que nous nous sommes forgés de « l’état sans bruit ». Cette situation est la manifestation d’une double méprise parce que « le silence n’est pas l’absence de bruit. Il se tient à l’arrière-plan du monde phénoménal », dit Serge Pastor à l’instar de la plupart de nos auteurs. « L’absence de bruit » ! c’est pourtant ainsi que nous envisagions le silence, tant le bruit de nos villes – comme de nos campagnes, souvent – est devenu lancinant, masquant l’angoissante existence de contemporains déboussolés qui ignore l’apaisement. … Il semble alors que nous ne connaissions pas le silence ! Mais qu’est-ce que le silence ? Et quel sens peut-il avoir dans nos vies ? Avant tout, remarquons, avec le Frère John Martin qu’« il est contradictoire d’écrire ou de parler de silence.

En effet, à partir du moment où l’on parle et écrit à propos du silence, il n’y a plus de silence. Le silence n’est pas un objet ». Il faut alors comprendre avec Jean-Marc Mantel que : « nous confondons souvent le silence-objet, perçu, avec le silence du sujet, de la conscience sans pensée ». Cette confusion tient au fait que le silence est notre véritable nature, par-delà la vie et la mort, et que cette essence de ce que nous sommes échappe totalement à nos fonctions cognitives. En effet, précise Viator : « comme l’immobilité, ou l’immuabilité, ou encore l’absolu, le silence n’est pas quelque chose que je puisse appréhender, il n’est pas un phénomène. » C’est pourtant ce que nous en faisons, car nous avons, du silence, des perceptions de quiétude, de tranquillité, de repos ; ses expériences deviennent des représentations du silence-objet jetant leurs voiles sur le silence du sujet. Ces représentations de l’expérience du silence conditionnent notre rapport au monde, aux autres et à nous-même ; elles placent notre conscience dans l’alternance de l’attraction/répulsion et imposent leurs définitions particulières. Pourtant, comme le dit Betty : « définir ce qu’est le silence et être disposé à l’accueillir sous toutes réserves sont deux choses bien différentes. » Le silence véritable, qui n’exclut pas le champ de l’expérience qu’il transcende, est au cœur de nous-même, si bien que connaître le silence revient à « Être silence » et à se connaître soi-même dans la dimension du Soi – connaissance qui, ici, ne s’enferme pas dans les images bruyantes que nous nous renvoyons mutuellement dans la vie sociale. Le sens du silence est alors dans la connaissance silencieuse de nous-même, connaissance à laquelle nous aspirons tous.

 

Le silence créateur 

Au sein de cette civilisation du bruit qui est la nôtre [2], les populations s’agitent et l’être humain manque d’inspiration ; la capacité à créer semble avoir disparu au profit de l’invention continuelle de gadgets jetés dans une économie trépidante en voie d’essoufflement. Invention et agitation sont pratiquement synonymes tant les produits de l’une engendre les effets de l’autre. En dehors de ce chaos d’inventions délibérément fragiles et superfétatoires, il paraît bien difficile d’envisager autrement l’organisation économique et sociale vouée à la production continue d’une croissance extérieure. Le monde des ego fait partie du brouhaha de masse, jetant les uns dans la rue, les autres dans des labeurs ou des occupations souvent absurdes ou stériles. Au cours de ce mouvement faussement perpétuel, quelques lueurs d’esprit se font jour…

La quête d’un havre de paix intérieur conduit de plus en plus de personnes à sortir, pendant un temps, des autoroutes de la distraction collective, pour « se retrouver ». « Se ressourcer », « retrouver du sens », « marquer un temps d’arrêt », « faire un break », « être ici et maintenant »,… toutes ses expressions relèvent de notre aspiration profonde à vivre une existence plus sereine. Sérénité et créativité sont les qualités du silence, l’une invitant l’autre à tous les modes d’expression. « Le silence, par son essence même, dit Paul Pujol, permet la création, c’est-à-dire l’existence des choses et des êtres. » Toute création émerge du silence. Et la musique en particulier n’a d’existence que par le silence qui en sous-tend tous les pas. L’intervalle entre deux sons évoque la silencieuse présence, insondable, dont nous sommes le tissu – corps et âme à la fois sur des plans différents. « Le silence est sans origine et sans finalité, nous dit Nicole Montineri. Il est impossible de l’expérimenter, de lui donner une continuité, car il n’est pas dans le temps. Il était déjà là au commencement du monde, intrinsèque au jaillissement de la vie, au Principe qui fonde l’univers. »

C’est, dit aussi David Ciussi, « le mouvement universel qui donne naissance à tous les sons et à toutes les formes. Il est l’intelligence créatrice qui se déploie dans l’univers. » Il est judicieux de l’envisager, à l’instar de Rudolf Steiner (voir le Document dans ce numéro), comme l’essence du Penser. Mais pour puiser à cette source si nécessaire et indispensable, dans un monde qui n’en finit pas d’être en crise, il faut alors apprendre à « observer le penser » [3], afin de co-participer à la création du monde qui se renouvelle à chaque instant et éternellement. Nicole Montineri en témoigne ainsi : « L’esprit est actif, créatif, souple, car réellement silencieux. Il ne court plus le long d’un temps phénoménal mais est à l’écoute d’un temps tout intérieur, un rythme propre au cœur de l’être. La vie prend alors son véritable sens, vécu en soi comme une évidence. » La créativité, dont on a beaucoup parlé, n’est possible qu’au cœur du silence. « Silence » qu’il ne faut pourtant pas confondre avec l’absence de bruit, et qui n’a de réalité qu’au-delà du monde des phénomènes, dans une dimension spirituelle où « naître à la plénitude », comme le dit John Martin, prend tout son sens. La « seconde naissance » évoquée par tous les enseignements spirituels demeure la possibilité du Silence, dans la cessation spontanée, car non conditionnée, du mouvement des conflits intérieurs.

 

Les religions face au silence 

De nombreux mystiques ont témoigné d’un silence divin, « surnaturel », d’une « impensabilité profonde » comme l’exprime ici Peter Fenner. Ce silence n’a jamais été perçu comme un état d’âme à conquérir, mais plutôt comme l’abandon du mental devant l’insondable et l’inconnaissable Présence divine. Sur les ailes de l’abandon, des instants de grâce ont porté les esprits à concevoir de nouvelles voies de salut. En Occident, le quiétisme de Miguel Molinos en est sûrement la meilleure expression (voir le Document dans ce numéro). L’importance du « silence divin », que les intégrismes de tous bords se refusent à considérer, est qu’il ouvre la conscience à une véritable « œcuménicité spirituelle », libre des dogmes et des enseignements dualistes sur lesquels ils reposent. Le silence est la seule voie de paix intérieure comme extérieure. Envisagé comme l’absence de bruit et de parole, il est totalement ignoré dans la dimension profonde dont témoignent seuls les mystiques. Et cette ignorance engendre la très regrettable guerre des peuples, des religions, et des civilisations. Sur ce dernier état de « guerre » – celui des « civilisations » – un silence superficiel étouffe actuellement les esprits occidentaux qui refusent d’en voir la situation : deux civilisations s’opposent avec de plus en plus d’évidence. Celle de l’Islam, religion chargée d’archaïques traditions politiques et sociales, celle de l’Occident, laïque et démocratique sourde aux potentialités spirituelles de l’humanité. Le silence intérieur, chemin vers Dieu, est le seul remède aux conflits, et la seule voie de transformation pouvant conduire à une civilisation alternative : une 3e civilisation portée par une spiritualité véritable, c’est-à-dire par un sens créateur de l’homme et d’une nouvelle société dont l’accouchement terrestre n’est pas sans souffrance…

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Dé-couvrir le silence 

« Explorer la dimension du silence », selon les termes de Vimala Thakar, c’est découvrir les limites de notre connaissance intellectuelle, avec tout ce qu’implique ce mode de connaissance à travers les sens et les émotions. Nos sens et nos émotions sont en effet, conditionnés par l’intellect réduit aux multiples mémoires qui nous dominent. Viator constate avec nous l’évidence : « je ne peux donc entendre, ni percevoir en aucune manière le silence. » En effet, « lorsque je recherche le silence intérieur (silence des pensées, au sens propre du terme, mais aussi des émotions, des sentiments, des sensations…), je constate très vite que cette tentative est vouée à l’échec. » Cet « échec », s’il est vu directement et sans jugement, participe à la dissolution de l’emprise égotique qui gouverne nos vies. La vision profonde de cet « échec » ouvre la conscience au silence d’Être. Gangaji nous fait remarquer que « notre esprit reste inactif durant de longues périodes de la journée, mais comme notre conditionnement nous porte à ne faire attention qu’à l’activité du mental, ces moments de silence passent inaperçus. » Gangaji propose alors l’exercice du « stop ». « Stopper », c’est mettre notre « attention sur ce silence entre les pensées, qui correspond à la conscience sans forme ». Pragmatique, Monique Virelaude, propose un exercice d’attention au vide et au silence des organes des sens « en écho au silence de l’ensemble du corps ». La dé-couverte du silence est comme un retour à l’évidence de l’état primordial de l’esprit. Rudolf Steiner en a parlé en termes de seuil, d’étape nécessaire à la « connaissance du monde spirituel » ; le monde spirituel se révélant à l’esprit veillant dans la vacuité du silence.

C’est dans cette optique qu’il indique l’observation du penser. Observation non-duelle qui n’est en aucune façon l’observation de quelque chose ou l’expérience d’un état. Cette « observation sans observateur », dit Krishnamurti [4], dé-couvre le silence qu’est l’absence de pensée cérébrale, et par conséquent « l’abolition du temps », c’est-à-dire la cessation de tout le mouvement de la pensée conditionnée – conditionnée par tout le champ de nos expériences et de nos savoirs. Ce silence, nous dit Viator, est « non pas vide ni absence de sens, mais participation à la grande cohérence de l’ensemble de ce qui est, de l’ensemble de ce qui survient. Non pas absence de son, mais musique ». L’idée de musique intérieure et vivante, de « musique des sphères », de musique silencieusement créatrice du monde, remonte à l’Antiquité. La chimie comme l’astronomie moderne n’ont d’ailleurs pas échappé aux analogies musicales [5] ! Pour Rudolf Steiner – qui est l’une des Références Majeures de 3e millénaire [6] – le monde spirituel se révèle « musicalement » dans le Silence du silence, à l’esprit qui a appris à veiller dans la paix absolue de sa psyché.

Dans le silence, qui ne se définit plus naïvement comme l’absence de bruit, vibre le Verbe créateur. Râmana Maharshi, connu pour son expérience de l’Éveil et sa simplicité d’Être, dit en termes paradoxaux, lors d’entretiens, à ses interlocuteurs que : « le silence ne cesse de parler. C’est un courant continuel qui n’est interrompu que par la parole » (voir le Document dans ce numéro). L’expérience vivante, de ce vrai philosophe de l’advaïta (non-dualité) contemporain participe, ici, à la renaissance de la connaissance ancestrale du « Verbe créateur » et de l’« harmonie des sphères ».

 

Thérapie du silence 

Le silence sous-tend toute relation. Non pas le silence de la parole qui ne vient pas, mais le silence de « l’espace de la rencontre » dont parle Nicole Montineri, dans l’abolition des conflits. « Cet espace partagé où la dissolution des idées et des concepts se fait naturellement et sans effort est exquis et magnifique » dit le thérapeute Peter Fenner. Seulement voilà, « Toutes les expériences de silence ne déconditionnent pas nos esprits. Le silence peut faire tout le contraire : il peut aggraver et amplifier nos fixations. Si l’on se sent mal à l’aise, le silence peut intensifier nos émotions, surtout si l’on a l’impression que les occasions de communiquer sont limitées ou supprimées » souligne Peter Fenner.

L’absence de bruit ne définit effectivement pas l’insondable silence. L’absence de bruit peut rassurer, devenir un refuge ou être un objet de crainte et d’angoisse ; il peut ainsi apaiser ou révolter, mais en aucun cas « amener une transformation » comme le précise Vimala Thakar, ou faire « naître à la plénitude », selon l’expression du Frère John Martin. Atteint de ce qu’il convient d’appeler médicalement « une sclérose en plaque », David Anza, « témoin d’Éveil » dans ce numéro, « pratique pleinement et médite sur toutes ces techniques qui nous permettent de nous ancrer dans l’instant présent et de retrouver un calme intérieur. » Pour Monique Virelaude : « La guérison se fera sur la mise en ordre des forces sensibles physiques, sensorielles dans le rythme silencieux du souffle. » La quiétude thérapeutique retrouve ici le « chant de la vie » évoqué par Paul Pujol.

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Notes :  

[1] – Et plus exactement : dans le dysfonctionnement de nos fonctions motrice, sexuelle, émotionnelle et intellectuelle, au sens de l’enseignement de G.I. Gurdjieff. Voir l’incontournable ouvrage d’Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu, Stock. 
[2] – Aldous Huxley écrit que « Le XXe siècle est, entre autres choses, l’Age du Bruit. Le bruit physique, le bruit mental et le bruit du désir – nous détenons le record de l’histoire en ce qui les concerne tous. » La philosophie éternelle. Philosophia perennis, Points Sagesse, 1977, p. 259. 
[3] – Pour Rudolf Steiner : « L’observation et le penser sont les deux points de départ de toute aspiration de l’homme à l’esprit, dans la mesure où il est conscient de cette aspiration. » La philosophie de la liberté, Novalis, 1993, p. 43. 
[4] – Krishnamurti parle de l’observation non-duelle en terme d’« observation sans observateur », c’est-à-dire sans jugement, ou sans le mouvement « mécanique » (automatique) de la pensée. Voir, par exemple, le dernier ouvrage paru cette année aux Presses du Châtelet, Vers la révolution intérieure. 
[5] – Kepler, fondateur de l’astronomie moderne, a décrit le système solaire en termes d’harmonies musicales dans L’harmonie du monde (1619) et dans Le secret du monde (1621) ; voir aussi, sur « L’harmonie des sphères », 3e millénaire n°92. 
[6] – Voir les Références Majeures de 3e millénaire dans le n°100.

 

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«Mind Map» schéma mental

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 par Olivier Desurmont

 

images (5)Une «Mind Map» ou carte mentale est un schéma arborescent permettant de représenter visuellement le fonctionnement et le cheminement associatif de la pensée. Son utilisation, appelée «Mind Mapping», peut littéralement booster la créativité et la structure de tout sujet qui y est exposé. 

L’objectif premier d’une carte mentale est de permettre la mise en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée et les informations qui leur sont associées. La structure même d’une «Mind Map» est en fait une sorte de diagramme qui représente l’organisation des liens entre différentes idées ou des liens hiérarchiques entre différents concepts. À l’inverse du schéma conceptuel classique, les «Mind Maps» offrent une représentation arborescente de données imitant ainsi le cheminement et le développement de la pensée. 

Origines du concept

D’abord imaginé par Aristote, le concept a été formalisé par un psychologue anglais, Tony Buzan. L’idée lui vint alors qu’il écrivait «Une encyclopédie du cerveau et de son utilisation» [An Encyclopedia of the Brain and Its Use] en 1971, ce qui lui fût fort utile ! Il est vrai que les années ‘70 virent le plein essor de la théorie de la spécialisation hémisphérique : les activités de l’hémisphère gauche du cerveau concerneraient davantage la logique, la pensée rationnelle, le classement, le langage et les activités de l’hémisphère droit seraient davantage la créativité, la pensée holistique, la capacité de synthèse. 

Au-delà d’une localisation des facultés cérébrales dans des aires spécifiques [ce qui reste controversé par la neurologie contemporaine], c’est surtout le recensement des facultés cérébrales naturelles qui intéressa Tony Buzan. Ainsi, selon lui, contrairement aux possibilités offertes par le cerveau, nos habitudes de réflexions et d’écriture ont tendance à fortement privilégier certaines capacités au détriment d’autres. Les notes classiques omettent souvent l’utilisation de couleurs, de rythme, de dessins, de liens, d’ajouts, etc…

Certains psychologues et linguistes prétendent également que seuls quelques mots-clés appelés «mots de rappel» sont nécessaires à la compréhension et la mémorisation d’un texte. 

Ces mots ne représenteraient que 10% à 20% des mots employés dans un texte. En français, l’expression «carte heuristique» est apparue pour la première fois dans le livre «Organisez vos idées avec le Mind Mapping1» publié en français en 2004. Le terme «heuristique » vient du grec ancien eurisko, «je trouve».

Pourtant, si ce terme est assez répandu, il existe de nombreuses tentatives de traduction qui essaient de reprendre l’idée de «Mind Map». C’est ainsi que l’on trouve aussi : «carte des idées», «schéma de pensée», «carte de l’esprit», «carte de la pensée», «arbre à idées» ou encore «topogramme»… Néanmoins, beaucoup d’auteurs, d’utilisateurs et de formateurs, conservent le nom anglais «Mind Map» [et «Mind Mapping»], pour insister sur certains principes fondamentaux et certaines qualités du concept initial.

 

Mise en oeuvre

Une «Mind Map» se construit comme suit : au centre le thème ou sujet en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en images et mots-clés, etc… [voir illustration page suivante]. 

Le moyen le plus facile de bien comprendre comme fonctionne une carte heuristique est de la comparer au réseau routier d’une ville. Les routes principales partant du centre, représentent les idées clés d’un projet. Les routes secondaires ou les embranchements représentent un degré de granularité supplémentaire,  Etc… 

La carte mentale reprenant la façon dont le cerveau fonctionne, il est très facile de s’approprier le concept.

Elles peuvent être dessinées en utilisant simplement une feuille de papier et des feutres ou, mieux, des crayons de couleurs. Un grand tableau noir ou blanc permet le travail à plusieurs sur le même arbre. Même si, à l’heure actuelle, on utilise souvent des outils informatiques pour en créer, les cartes datent de bien avant la banalisation des ordinateurs. 

Le «Mind Mapping» est donc une représen tation, sur un support extérieur, de la pensée naturelle [dont la caractéristique est d’être «irradiante» selon Tony Buzan] et peut, par conséquent, représenter tous les types de relations.

C’est pourquoi plusieurs occurrences d’une même information peuvent apparaître à différents endroits d’une «Mind Map» où l’on trouve quasiment nécessairement des flèches, associations et mises en relation entre différentes branches d’une «Mind Map» . En effet, toutes les cartes heuristiques ont une chose en commun. Elles ont une structure organisationnelle intuitive qui part du centre et utilise des liens, des symboles, des mots, des couleurs et des images rappelant à notre cerveau quel était le concept de base.

Le «Mind Mapping» peut ainsi convertir une longue liste d’informations monotones en un diagramme coloré, facilement mémorisable et organisé de façon optimale par rapport à un projet spécifique. 

Des caractéristiques fractales

Une autre de ses caractéristiques intéressantes  est la possibilité d’y placer d’autres «arborescences » en tant qu’éléments, ceux-ci pouvant parfois eux-mêmes inclure l’arbre initial. Ce mécanisme affranchit donc les cartes mentales de la contrainte d’une représentation purement hiérarchique. On retrouve d’ailleurs le même comportement dans les arborescences  de fichiers en informatique, où un dossier peut contenir un lien [notion de raccourci ou de lien symbolique] vers n’importe quel autre dossier, autorisant par là même qu’un de ses sous-dossiers contienne ce même raccourci. Ainsi, une idée [un noeud de l’arbre] peut appartenir à plus d’une branche de l’arbre. Dans ce cas, parler d’arbre est un peu abusif : le terme adéquat serait davantage «graphe». 

De nombreuses applications

La «Mind Map» a de nombreuses applications potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent : la prise de notes et la remise en forme de ces notes, la préparation d’un exposé ou d’un discours, le brainstorming, l’aide au résumé, la structuration d’un projet, la révision et la clarification d’idées, l’identification de mots clefs, la visualisation d’organisation complexe d’idées, l’aide à l’apprentissage mnémotechnique, l’organisation de l’accès à un ensemble de fichiers, … pour n’en citer que quelques-uns. Les cartes mentales ont démontré qu’elles augmentent les compétences organisationnelles, la créativité, la mémorisation et qu’elles permettent une meilleure compréhension du sujet. 

Evidemment, concevoir le «Mind Mapping» comme unique système de représentation hiérarchique peut être limitant pour certains types de problèmes. Effectivement, les mêmes choses auront parfois des représentations hiérarchiques différentes en fonction de choix arbitraires de l’utilisateur. Ainsi, chacun imprégnera la «Mind Map» de sa personnalité, de sa compréhension et de la direction unique de son questionnement ! 

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A VOIR   «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et Jean-Luc Deladrière chez Dunod.

Références : “Organisez votre vie avec le Mind-Mapping côté tête et côté coeur” de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne

chez InterEditions, «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et

Jean-Luc Deladrière chez Dunod, Wikipédia & www.optimind.be

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Comment éviter les conflits

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

Propos recueillis par Patricia Gandin
ELLE Magazine. Vie privée

            Entretien avec Paule Salomon

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Il suffit d’une peccadille et les reproches fusent. Les mots font mal, les insultes démolissent. Au prochain sujet de discorde, on aura une raison de plus de  » démarrer  » ou quart de tour et de râler encore plus fort, avec les rancoeurs qui s’accumulent. Alors, les crises se multiplient, toujours plus vives, toujours plus blessantes. Et l’on se prend à douter d’aimer encore quelqu’un qui nous comprend si peu, qui nous traite si mal. Dans la partie adverse, c’est sans doute le même constat. Attention, rupture en vue ! Pour tenter de l’éviter tant qu’il est encore temps, voici ce qu’il faut savoir, selon Paule Salomon, philosophe, auteur de  » Le Sainte FoIie du couple  » (Albin Michel) et qui organise des stages de connaissance de soi.

Pourquoi le conflit s’envenime-t-il ?

Parce que nous possédons, tous deux, la même certitude: « J’ai raison, tu as tort !  » Nous entrons alors dans un système d’accusations réciproques, car nous sommes en. proie à l’influence des deux personnages qui demeurent en nous l’enfant vulnérable, soumis à l’obéissance, que nous avons été, et le parent, autoritaire et protecteur, dont nous gardons le souvenir. Dans le couple, celui qui est attaqué perçoit l’assaillant comme un parent qui lui adresse un reproche. L’enfant qui est en lui se sent blessé et va chercher son parent pour se protéger et rendre les coups. L’autre en fait autant. Le conflit s’inscrit alors dans une sorte de – 8 -, à l’infini.

Comment échapper à ces rôles pièges ?

En ayant plus confiance en soi pour ne pas se sentir blessé, nié, remis en question ài la moindre attaque. Si le sentiment de sa propre valeur ne s’est pas suffisamment constitué tout au long de l’enfance et de l’adolescence, on arrive très vulnérable dans la relation amoureuse, puisqu’on imagine exister seulement par le regard de l’autre. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’enfance, nous n’avons pas dépassé le « J’existe parce que tu m’aimes  » adressé à la mère qui nous nourrit et sans qui nous mourrions. Devenir adulte, c’est pouvoir dire : « j’existe parce que je m’aime « . Ce but atteint, nous sommes moins ébranlés par des jugements négatifs, et donc moins tentés de riposter.

Pourquoi est-ce le plus souvent l’homme qui malmène la femme ?

Parce que nous sommes héritiers d’une conscience collective qui influe sur nos comportements. Depuis des millénaires, nous vivons dans une société patriarcale, où l’homme est dominant et la femme dominée. Bien que les choses aient un peu évolué en surface, le fond est toujours le même : à l’homme le pouvoir de décision, de rayonnement. A la femme de répondre à ses désirs. Mais la soumission, c’est abandonner ses désirs propres, sa personnalité, se nier. Enfin, l’homme reste souvent prisonnier de l’influence maternelle. Il voit dans sa compagne la femme et la mère qui ‘doivent tout lui donner. Peu d’hommes apprennent à passer des bras de leur maman aux bras de leur compagne.

Comment le leur apprendre ?

En n’acceptant pas de vivre en couple avec quelqu’un qui n’aurait pas su se ménager trois ou quatre ans de vie autonome auparavant, pour apprendre à tenir debout tout seul.

Que faire lorsque vous êtes victime d’une attaque ?

1. Respirez un bon coup, car il ne faut pas nier que ça fait mal.
2. Résistez à la tentation de vous jeter à corps perdu dans là bataille, en répondant oeil pour oeil, dent pour dent.
3. Evitez aussi de neutraliser carrément l’autre d’une flèche assassine. Tant qu’il y aura un dominant et un dominé, le couple sera toujours bancal, donc fragile. Il faut passer de l’amour du pouvoir au pouvoir de l’amour.
4. Faites preuve d’humilité, en acceptant de vous remettre en cause. Mentalement, pour ne pas perdre la face.
5. Tempérez votre émotion en vous pénétrant de cette certitude : votre agresseur cherche la bagarre parce qu’il se sent menacé, parce qu’il croit perdre son pouvoir. C’est lui qui est en position d’infériorité, pas vous.
6. Alors seulement, exprimez-vous en confirmant, en intégrant les propos tout en les laissant dans la bouche de l’autre:
« - Tu estimes que je suis égoïste.
Tu te sens blessé. Peut-être as-tu raison!.. » (jamais: Moi, égoïste ? « , etc.)
7. Promettez: « je vais réfléchir à tout cela.  » Cette attitude conciliante désamorce la tension sans que vous lâchiez vraiment du terrain.
8. Quelques jours plus tard, vous pouvez revenir sur la question, si possible avec humour. Votre message personnel passera doucement. Mais sûrement.

Propos recueillis par Patricia Gandin ELLE Magazine. Vie privée

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L’EXCELLENCE, C’EST ICI ET MAINTENANT

Posté par othoharmonie le 14 août 2014

 

 

images (2)Lorsque je me suis demandé pourquoi je finissais toujours par éprouver ce sentiment désagréable après chaque dîner entre amis, je me suis aperçue que c’était parce que j’étais perfectionniste. Comme la perfection n’existe pas, chercher à l’atteindre conduit inévitablement à un sentiment d’échec. Je voulais donner le meilleur de moi-même, mais essayer d’être parfaite était épuisant et démoralisant, alors j’ai décidé depuis de viser plutôt l’excellence. Cela signifie que tout en continuant à m’appliquer dans ce que je fais, j’y trouve aussi du plaisir. 

Je suis présentement une perfectionniste en réhabilitation. Il m’arrive de rechuter, mais je m’améliore ; Le cheminement a été long et difficile pour passer de croire que je devais tout faire d’une certaine façon à comprendre qu’il vaux mieux viser l’excellence que la perfection. 

Un diner « parfait à tous points de vue » m’épuisait, m’irritait et me laissait insatisfaite, tandis qu’un « excellent » diner me permet de me sentir appréciée et aimée. J’ai maintenant l’impression d’avoir passé du temps de qualité avec des amis ou de la famille et je me sens capable de jouir des préparatifs tout en me relaxant et en ayant du plaisir avec mes convives. 

J’ai découvert que je peux organiser une très belle soirée tout en passant du temps avec les gens que j’aime, car je leur permets de partager le processus avec moi. J’accepte qu’ils apportent quelque chose et qu’ils m’aident à terminer les préparatifs. Autrement dit, je n’essaie plus de tout faire toute seule comme avant. J’ai par ailleurs compris que c’est moi que les gens viennent voir et non pas ma maison, qui peut donc ne pas être immaculée. Je prépare souvent un seul plat moi-même et j’achète les autres chez un traiteur, ce qui me laisse plus de temps avec mes invités et m’évite de passer toute la soirée dans la cuisine. Enfin j’accepte qu’on m’aide à tout ranger ensuite. Certains penseront que tout cela est parfaitement courant et normal, mais ce fut une révélation pour moi de prendre conscience que je pouvais donner une soirée, organiser une réunion ou un séminaire sans essayer d’être parfaite. Sans compter que je pouvais y trouver du plaisir en plus. 

Ce concept qui consiste à choisir l’excellence plutôt que la perfection peut être appliqué à de nombreux autres aspects de la vie. Chercher à être parfait exige beaucoup de concentration et sape toute notre énergie ; il devient alors impossible de savourer le moment présent. Vous vous rendrez compte qu’en accordant autant d’importance à toutes sortes de petits détails, votre esprit n’a plus la possibilité nécessaire pour se relaxer ni pour jouir de ce qui compte vraiment. En revanche, viser l’excellence a davantage à voir avec l’intention que le résultat escompté et vous met dans un meilleur état d’esprit. 

Je crois que nous avons toujours le choix d’entrer dans l’énergie de l’excellence ; Cela commence par faire en sorte que nos pensées et nos paroles – le langage qu’on utilise avec soi-même et les autres – soient valorisantes ; Par exemple, si quelqu’un vous complimente sur votre apparence, votre maison ou un tableau que vous avez peint. Plutôt que de répondre en minimisant la réalité ou en vous diminuant – exemples : « Tu n’as pas vu de quoi j’ai l’air avant de me maquiller », « d’habitude, tout n’est pas si impeccable » ou « je pense que les couleurs sont trop ternes » – toutes des déclarations dont les perfectionniste sont friands, dites donc simplement « merci » et vous serez dans l’excellence. Cela démontrera que vous avez fait de votre mieux et que vous acceptez élégamment le compliment pour vos efforts. 

De plus, l’excellence ne se situe pas dans l’avenir, mais dans le présent immédiat. Elle ne consiste pas à surpasser les autres ni à essayer d’être parfait, mais à accueillir tout ce qui se trouve en vous et autour de vous avec appétit et avec joie, même quand tout ne se passe pas comme vous l’aviez souhaité ; l’excellence consiste à accepter que ce que vous avez vaut la peine d’être apprécié, au lieu de vous plaindre que ce n’est pas suffisant. C’est voir le meilleur de vous-même, dans votre vie comme chez les autres… et prendre le temps de l’apprécier et d’en jouir. 

La vie est imprévisible et parfois complexe : le temps nous manque, nous avons de mauvaises journées et, parfois, la coupe est pleine. C’est ainsi et nous n’y pouvons rien. Le secret consiste à ne pas se laisser embourber dans des détails sans importance ; Plutôt que de chercher à tout rendre parfait, contentez-vous de faire de votre mieux avec ce que vous avez. Vous serez surpris de constater que les choses prennent parfois une tournure inattendue. 

Si vous êtes comme moi et avez tendance à imaginer comment les choses pourraient être parfaites – et donc à vous sentir déstabilisé lorsqu’elles ne le sont pas – le défi consiste à lâcher prise à l’égard de cet idéal inaccessible. Acceptez et accueillez ce que la vie vous offre, surtout quand c’est difficile. Si un aspect de votre vie n’est vraiment pas parfait, dites-vous (et au monde entier) « c’est comme ça et c’e t tout » voilà. 

Imaginez que vous avez posé un sac de citrons frais sur vote comptoir de cuisine et que vous attendez des convives pour dîner. Peut-être aviez-vous planifié de confectionner la meilleure tarte au citron du monde, mais vous manquez de temps. Tout espoir d’une belle soirée s’envole-t-il pour autant ? Bien sûr que non. Pourquoi ne pas préparer de la limonade fraîche que vous servirez avec une feuille de menthe à vos invités ou laver les fruits et les disposer dans un bol sur la table à café du salon pour ajouter une note décorative. Il s’agit de cesser de vous blâmer si la situation ne correspond pas à votre plan de départ. Acceptez-la et tire-en le meilleur parti. C’est le premier pas vers l’excellence. Le deuxième consiste à chercher ce que vous pouvez faire pour améliorer la situation. 

Entretenez toujours l’esprit de la joie plutôt que le spectre du jugement et du découragement dans la vie. De cette façon, quand la vie vous donnera des citrons, vous saurez quoi faire ; De la limonade, bien entendu !

 

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Krishnamurti ou la connaissance de Soi

Posté par othoharmonie le 14 août 2014

 

extrait du livre « De la connaissance de soi »

images (1)« Je ne sais pas si vous avez remarqué que lorsque vous vous livrez à l’introspection, lorsque vous regardez en vous-mêmes en vue de vous changer, il y a toujours une vague de dépression. Il y a toujours une vague de mauvaise humeur contre laquelle il vous faut batailler; vous êtes obligé de vous examiner de nouveau afin de dominer cette humeur, et ainsi de suite. 

L’introspection est un processus qui consiste à transformer ce qui est en quelque chose qui n’est pas. Il est clair que c’est exactement ce qui se produit lorsque nous faisons de l’introspection, lorsque nous nous complaisons en cette action particulière. En cette action il y a toujours un processus d’accumulation, le » je » examinant quelque chose dans le but de le changer. 

Il y a donc toujours une dualité en état de conflit, et par conséquent un processus de frustration. Il n’y a jamais d’affranchissement; et comme on sent cette frustration, il en résulte une dépression.

Mais la lucidité est entièrement différente. La lucidité est l’observation sans condamnation. La lucidité engendre la compréhension, car elle ne comporte ni condamnation ni identification, mais une observation silencieuse. 

Si je veux comprendre quelque chose, je dois évidemment l’observer, je ne dois pas critiquer, je ne dois pas condamner, je ne dois pas le poursuivre comme étant un plaisir ou l’éviter comme étant un déplaisir. 

Il faut qu’il y ait simplement la silencieuse observation d’un fait. Il n’y a pas de but en vue, mais une perception de tout ce qui survient. Cette observation, et la compréhension de cette observation cessent lorsqu’il y a condamnation, identification ou justification. 

L’introspection est une amélioration de soi, et par conséquent l’introspection est égocentrique. La lucidité n’est pas une amélioration de soi. Au contraire, c’est la fin du moi, du « je » avec toutes ses idiosyncrasies, ses particularités, ses souvenirs, ses exigences, ses poursuites. 

Dans l’introspection, il y a identification et condamnation. 

Dans la lucidité, il n’y a ni condamnation ni identification; par conséquent, il n’y a pas d’amélioration du soi: il y a une immense différence entre les deux. L’homme qui veut s’améliorer ne peut jamais être lucide, parce que l’amélioration implique une condamnation et l’obtention d’un résultat, tandis qu’en la lucidité il y a observation sans condamnation, sans déni ni acceptation.

Cette lucidité commence avec les choses extérieures, elle consiste à être conscient, à être en contact avec les objets, avec la nature. Tout d’abord, on perçoit avec lucidité les choses qui vous entourent, on est sensible aux objets, à la nature, ensuite aux personnes, ce qui veut dire être en relation, et ensuite il y a la perception lucide des idées. Cette lucidité -qui consiste à être sensible aux choses, à la nature, aux personnes, aux idées – n’est pas composée de processus différents, mais est un seul processus unifié. C’est une constante observation de tout, de chaque pensée, sentiment et acte à mesure qu’ils surgissent en nous-mêmes. Et comme la lucidité n’est pas condamnatoire, il n’y a pas d’accumulation. Vous ne condamnez que lorsque vous avez un critérium, ce qui veut dire accumulation, et par conséquent amélioration du moi. Être lucide c’est comprendre les activités du moi, du « je » dans ses rapports avec les gens, avec les idées, avec les choses. Cette lucidité est d’instant en instant et, par conséquent, n’est pas obtenue par des exercices. 

Lorsque vous vous exercez à une chose, elle devient une habitude; et la lucidité n’est pas une habitude. 

Un esprit routinier n’est plus sensitif, un esprit qui fonctionne dans l’ornière d’une action particulière est obtus, n’a pas de souplesse; tandis que la lucidité exige une continuelle souplesse, une grande vivacité. 

Cela n’est pas difficile: c’est ce que vous faites tous lorsque quelque chose vous intéresse, lorsque cela vous intéresse d’observer votre enfant, votre femme, vos plantes, vos arbres, vos oiseaux. Vous observez sans condamnation, sans identification; par conséquent, dans cette observation il y a une complète communion, l’observateur et l’observé sont complètement en communion. C’est cela qui, en fait, a lieu lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose. 

Ainsi, il y a une très grande différence entre la lucidité et l’amélioration auto-expansive du soi qu’est l’introspection. L’introspection mène à la frustration, à de nouveaux et plus vastes conflits, tandis que la lucidité est un processus qui nous affranchit de l’action du moi; elle consiste à être conscient de vos mouvements quotidiens, de vos actions, et à être conscient des autres personnes, de les observer. Vous ne pouvez faire cela que lorsque vous aimez. Lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose; et lorsque je veux me connaître, connaître mon être entier, le contenu total de moi-même et pas seulement une couche ou deux de ma conscience ».

 

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« De la Connaissance de soi » Krishnamurti 

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LA PRISE EN CHARGE DE SON CORPS

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

images (7)Il nous appartient de contrôler les processus de dégénérescence et de les retourner dans le sens du renouvellement. L’esprit a un pouvoir sur la matière et la prise en charge de son corps est l’application directe. Cette prise en charge n’est pas une mesure d’exception, mais un comportement quotidien, une vigilance toujours en alerte. Si le système biologique a des fonctionnements automatiques, il n’en reste pas moins sous l’influence d’une partie plus volontaire. Il est possible d envoyer à différentes parties de son corps des ondes bénéfiques, notamment dans les endroits qui se révèlent plus faibles. Mais c’est surtout une attitude d’esprit à acquérir. Vous qui lisez ces lignes, soyez très attentifs, car c’est là que se trouve la clef d’une prévention efficace.

Tout se passe comme s’il était en notre pouvoir de nous programmer pour le meilleur de notre fonctionnement. On ne parvient évidemment pas à ce niveau de conscience en un jour. Il est important de comprendre et d’intégrer le fait que nous disposons intérieurement, intimement de ce pouvoir d’autorégulation. Évidemment, beaucoup de facteurs nous échappent pendant longtemps, mais ce voyage au coeur de son corps fait partie d’une maîtrise. Certains d’entre vous ne comprendront pas du tout, mais d’autres auront un déclic et amorceront lentement un travail de conquête de leur biologique. C’est à l’intérieur que ça se passe. Et les comportements extérieurs en sont progressivement modifiés. Quand on est responsable de son territoire, on s’efforce de le gérer intelligemment, de le faire fructifier, il en est de même pour son corps. Au lieu de s’adonner à la cigarette ininterrompue, on préfère s’offrir des bols d’air aussi souvent que possible en respirant quelques instants à la fenêtre ou en faisant une promenade. Au lieu de se précipiter sur des nourritures grasses, on se choisit des aliments de qualité et si possible on se donne le temps de manger tranquillement. Quand le travail n’est pas une fuite, on ne se tue pas au travail. On fait des haltes pour récupérer les périodes d’efforts. On ne se prive pas de sommeil plusieurs soirs de suite, on ne passe pas tous ses loisirs devant la télé, on ne s’abrutit pas d’alcools, etc. Autrement dit, on ne vit plus en complicité constante avec des plans d’abrutissement et de destruction.

La notion de prise en charge de soi-même est fondamentale. Vous connaissez tous ces gens disent  » moi, je ne pense qu’à aider les autres « , vous pouvez aussi traduire « je ne pense qu’à me fuir moi-même « , je ne supporte pas ma propre compagnie, je refuse de m’occuper de moi-même. Après des années d’erreurs et d’abus systématiques, la plupart des gens se retrouvent avec un corps affaibli, alourdi, un foie gonflé, des intestins paresseux, une mauvaise graisse. Ils décident un beau jour qu’ils vont faire quelque chose, qu’ils vont repartir dans le bon sens. Ce n’est évidemment pas si simple. Il faut aussi décider en soi la partie qui n’a pas envie de changer, pas envie de faire d’efforts. On regarde de tous côtés, on cherche à s’informer, on achète des livres, on se tourne vers des médecins. On parle avec les uns et les autres. C’est une phase difficile et décisive: on rencontre ou non les éléments qui vont être le moteur d’une transformation progressive. Il y a beaucoup de choses à apprendre et surtout à assimiler. Il faut commencer par un aspect. Il n’est pas facile de se familiariser seul avec de nouveaux types de comportements.

Un ami compétent se révèle souvent un guide sûr, ou bien encore un médecin devient un ami.

La première réforme importante passe souvent par la nourriture. Il y a beaucoup de choses à dire au sujet de l’alimentation et un chapitre spécial lui est consacré mais d’ores et déjà, on peut souligner la coloration passionnelle de cette question. Les calories ou les vitamines en sont l’aspect le plus extérieur. La nourriture a une valeur affective, elle nous réconforte physiquement et psychiquement. Elle est liée à des impressions d’enfance, elle nous enchaîne à des habitudes, des réponses toutes faites; nous lui demandons de remplir notre vide psychique et nous devenons boulimiques, nous la refusons au contraire parce que nous refusons la vie et c’est l’anorexie. Entre ces deux extrêmes se situent toutes sortes de nuances de comportement. Les névroses que les mères entretiennent sur la nourriture se reportent, immanquablement, sur leurs enfants. Pour se prendre en charge au niveau de la nourriture, il faut donc progressivement se dégager de ses attaches et de ses habitudes. C’est une période difficile parce qu’on y manque de sécurité, on accepte de voyager en terrain inconnu, on met en jeu son équilibre biologique, affectif et psychique, on touche à un aspect racine de son personnage. Réfléchissez longuement au rôle de sécurisation que joue la nourriture.

Surprenez-vous avec la friandise de réconfort, le- gâteau avalé à la hâte au coin d’une rue; mesurez l’importance que vous attachez à chaque repas. Êtes-vous capable de sauter un repas? Êtes-vous le maître de ce que vous mangez ou êtes-vous dominé par les besoins et les désirs du ventre? Êtes-vous de ceux pour qui les repas à heure fixe sont une nécessité absolue? Le repas est-il pour vous associé à une compagnie, est-il un acte social? Vous devez parvenir a un bilan précis, honnête, détaillé mais pas trop, de manière à reconsidérer l’ensemble de cette question. Tant que vous resterez en dessous de votre rapport à la nourriture, tant que vous aurez ‘un comportement aveugle et névrosé, vous ne pourrez pas espérer vous prendre en charge. Vous n’aurez aucun contrôle sur vos entrées et sorties, donc sur votre équilibre. Vous serez ballottés images (8)entre des excès de toutes sortes et vous vous sentirez mal à l’aise. L’aliment demande à être compris, respecté, non dénaturé par les manipulations. Cette compréhension intime appartient déjà à une sagesse. Et Naturel et Simplicité en sont les règles.

Extrait du livre      Corps Vivant  de Paule Salomon aux Editions : Albin Michel

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UN EXERCICE : COMMENT S’AIMER SOI-MEME

Posté par othoharmonie le 11 août 2014

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Faire une liste des aspects que vous n’acceptez pas physiquement
Faire une liste des aspects que vous n’acceptez pas psychiquement, défauts et autres imperfections… 
Prendre conscience que toutes ces identités que vous rejetez ne sont pas mortelles : trop grand, trop gros, trop dépendant, etc. 

Faire une liste de ce que vous pouvez changer.

Comprendre que vous êtes une personne unique qui ne peut se comparer à personne. 
Comprendre qu’être aimé ne signifie pas être parfait, premier, riche, beau… 
Faire une liste de ce que vous appréciez chez vous. 
Faire une liste de ce que vous ne feriez pas aux autres et que vous faites à vous-même. 
Faire une liste de tous les gens que vous rejetez. 
Faire une liste de tous les gens que vous considérez comme plus importants que vous. 

Méditer régulièrement les phrases suivantes Plus je m’aime et plus les autres m’aiment. Plus j’ai du respect pour moi et plus les autres me respectent. 

Plus je suis honnête avec moi-même et plus les autres sont honnêtes avec moi. 
Plus j’ai confiance en moi et plus les autres me font confiance. Plus je pense à moi et plus les autres pensent à moi. 
Plus je pense à moi et plus je peux penser aux autres.

Pour être en amitié avec moi-même, pour être un bon compagnon pour moi, que dois-je faire ? C’est une question à se poser chaque jour au niveau de son bien-être corporel, de sa nourriture, de ses temps de repos, de ses achats, de ses temps de plaisir, d’apprentissage. Quand j’ai un désir, je n’attends pas que mon bonheur vienne des autres, je crée ce bonheur. je suis responsable de mon bonheur. 

Ma réussite dépend de moi. 

Je n’ai pas besoin de plaire à tout le monde. je n’ai pas besoin de l’approbation de qui que ce soit quand je prends une décision.

Extrait du livre :  La brûlante lumière de l’amour de  Paule Salomon aux Editions : Albin Michel

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S’INTERROGER SUR SOI A TRAVERS UN OUTILS D’EVOLUTION

Posté par othoharmonie le 11 août 2014

 

images (3)S’interroger sur chacun des stades, repérer son négatif et son positif crée une grande fertilité dans la connaissance de soi. A l’heure actuelle très peu de gens se posent de vraies questions sur l’intérieur. La plupart considèrent la vie comme une bataille dans laquelle ils s’engagent avec courage et détermination. Ils ne savent pas qu’au niveau de l’inconscient ils se préparent à une forme d’échec, à une désillusion progressive, à une usure de leur combativité.

Le renoncement est une question de temps. L’acceptation ne signifie pas sagesse du lâcher-prise mais abandon à la fatalité. Beaucoup de gens sont programmés en victimes et se comportent de façon à devenir sans le savoir leurs propres bourreaux. Cette victimisation personnelle se noue dans le fils-amant et le guerrier, avec l’intériorisation de la relation à la mère et à la vie, de la relation au père et à la société. Ces deux premiers stades ne reçoivent jamais assez d’attention. Le goût et l’énergie de s’interroger, de prendre conscience du scénario parental nous sont communiqués par les stades androgynes et éveillés qui sont présents, même développés de manière embryonnaire.

Il faut souvent une grande désillusion, un déséquilibre pour que cette interrogation, qui n’est pas encore entrée dans la culture, soit vécue comme une nécessité impérieuse. Au niveau du soi tout est là, enveloppé comme peut l’être un arbre dans une graine. Les intuitions fondamentales parlent déjà dès les premiers jours. Sur le plan du comportement, les apprentissages, les essais et erreurs, les errances ne manquent pas et les blessures introduisent leur facteur de dérapage. Déséquilibre entre cerveau droit et cerveau gauche, entre irrationnel et rationnel, entre intuition et logique. Le rétablissement de l’équilibre est le fruit d’une conquête consciente. Tel est bien l’enjeu.

La métaphysique, le pulsionnel, le passionnel, sont nourris en nous par les trois premières étapes. Le stade  » éclairé  » place la connaissance de soi comme outil de transformation. L’activité réflexive, le jeu du miroir entrent en scène. « je fais mon introspection, je me regarde, je me place à distance, je me vois en l’autre, je vois l’autre en moi.  » C’est le début d’un nouveau monde de dialogue et d’amour. De manière spontanée, archaïque et fusionnelle, il était là cet amour dès le premier stade mais il a dérapé avec l’opposition du masculin et du féminin, avec la constitution de la personne. Il s’agit donc maintenant de redresser progressivement la barre pour retrouver cette confiance initiale de l’enfant avec sa mère, confiance cette fois dans la Grande Mère qu’est la Vie. Le désir de trouver la solution, d’arriver au bout du parcours est si fort que chaque stade se prend en nous pour une fin en soi. La personnalité se constitue sans être éclairée sur sa totalité. Un ou plusieurs stades gonflent démesurément et voilent l’existence des autres.

Extrait du livre  Les Hommes se transforment de Paule Salomon aux Editions : Albin Michel

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Tarot Humaniste

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2014

Tarot Humaniste dans APPRENDS-MOI tarot-de-marseille    Bonjour à tous et toutes            0002044C dans Entre amis 

Ces derniers jours, j’ai reçu quelques messages de mes amies, qui se reconnaîtront d’ailleurs, me demandant à peu de choses prêt la même chose au sujet du TAROT HUMANISTE dont j’exécute les tirages depuis quelques années maintenant …  

Alors je me suis dit, finalement pourquoi je ne ferais pas un post spécifique sur mon blog afin d’expliquer ma façon personnelle d’utiliser le Tarot de Marseille.  

Et bien voilà, c’est parti …  

Le tirage du Tarot Humaniste me suit depuis 1998, j’ai appris à effectuer les assemblages à l’aide du livre d’Alain Brêthe intitulé :  

L’INTERPRETATION DES TIRAGES : – Le Tarot Humaniste – Réédition grandement revue et augmentée des 462 assemblages Aux éditions Alain Brêthe. 

Je vous reporte donc ici les questions que j’ai reçues dernièrement :  

« Francesca, Je suis en train de lire des tirages humanistes que tu as fait sur ton Forum « La Vie Devant Soi » 

Quelle(s) question(s) poses-tu pour faire ce tirage ?

Utilises-tu un conditionnement psychologique particulier ? 

Tu prends le prénom de la personne et puis ?  

Ce tirage est valable sur quelle période ?     

Pourquoi tu fais des tirages gratuitement, ça t’apporte quoi ? 

Pourquoi 642 combinaisons ? 

A quel rythme peut-on exécuter des tirages ?

Dans quels buts autres que spirituels peut-on s’en servir ?

tarot-marseille dans Tarots et tirages Cartes

Donc  voici, je vais tenter de répondre joyeusement, sans rien oublier, à toutes ces gentilles questions :

  Tout d’abord, je vous mets le lien pour vous procurer cette méthode, je l’ai retrouvée moi-même sur le site PRICEMINISTER :   Le Tarot Humaniste consiste en un tirage de 2 lames seulement, sur les 22 Arcanes Majeurs du Tarot de Marseille

1 TETE DE CHAT MINI

 

En réalité, LE TAROT HUMANISTE vous amène à une meilleure connaissance de vous-mêmes, vous révèle votre potentiel créateur et vous propose une voie d’accomplissement. Il est une invitation au changement et au mieux-être. C’est un peu comme si vous étiez mis en possession de clés pour votre évolution. Ce peut être celle de votre problématique passée, présente ou bien encore future. Le Tarot Humaniste vous amène à une meilleure connaissance de vous-mêmes en vous révélant votre potentiel créateur dont parfois nous n’avons pas conscience.  

En explorant tous les assemblages possibles avec deux Arcanes (soit 462 assemblages possibles) on y trouve une interprétation sur le plan général, professionnel, sentimental et spirituel ; sous l’angle de la psychologie et de la symbolique.  

De très bons conseils… des pistes de réflexion… un regard plus objectif sur ses difficultés personnelles et surtout, comment y remédier pour attendre nos objectifs avec une certaine lucidité.  

Je sais que quelques uns d’entres-vous connaissent déjà le tirage du Tarot Humaniste et je les en remercie ! 

Et rien n’empêche de le refaire puisqu’en effet, il est évolutif, au gré de vos humeurs du moment présent ! L’utilisation correcte en serait d’à peu près un tirage à intervalle d’un trimestre…  

Pourquoi 462 combinaisons ?

 Tout simplement parce que 22 Arcanes Majeurs associées par 2 = 462 possibilités de lecture. Si Alain Brêthe les avait assemblées par exemple par trois, il y en aurait eu alors 9240 et impliquerait un ouvrage de 700 pages : dit-il lui-même

Il arrive qu’une carte soit mal aspectée (explication dans le livre) dans ce cas là, j’utilise une carte que l’on appelle de recouvrement. 

Et pourquoi je fais ça ? Et qu’est-ce que cela m’apporte ? 

ben ! tout simplement le plaisir de pouvoir rendre service…  le plaisir de renseigner quelqu’un …    la réponse est : que cela m’apporte même BEAUCOUP, car la personne qui reçoit un tirage du tarot humaniste a entre les mains les clés de son évolution, et mon plus grand plaisir c’est de voir quelqu’un qui se donnera la peine afin de prendre sa Vie en main pour évoluer. 

Car le tarot humaniste, c’est par le fait une invitation au changement et au mieux-être, il donne des pistes de lâcher-prise, nous libère du passé et touche également au profil psychologique pour mieux atteindre notre objectif spirituel.

D’ailleurs, je vous en avais fait une petite démonstration sur mon blog, à cet endroit exactement : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/11/le-tarot/  lorsque j’ai fait une interprétation pour moi-même. 

Un seul prénom me suffit pour interpréter un assemblage, je n’ai nul besoin d’en savoir plus, moins j’en sais sur une personne et plus cela me met à l’aise. La seule résonnance du prénom me suffit. J’intègre au plus profond de mon être sa consonance et je pose la seule et unique question :   « qui est …. Untel ? «  

On peut également utiliser le tirage du Tarot Humaniste pour une question précise touchant un seul sujet (travail – amour etc…) mais après c’est au consultant d’interpréter la vision que j’en ressortirai, car n’oublions pas que ce Tarot est symbolique, il faudra donc savoir lire entre les lignes !! 

Et je signale au passage que le TAROT HUMANISTE n’est absolument pas prédictionnel, mais c’est un outil de développent personnel !

Je ne pose jamais de questions à la personne qui me demande un tirage !! 

Il peut arriver que les réponses tirées ne correspondent pas à l’attente du consultant. Personnellement je dis tout ce que je « ressens » et non ce que le consultant aimerait entendre. C’est à lui ensuite de se donner la peine de comprendre ou de « laisser tomber » …. Chacun a son libre-arbitre ! 

Il m’est arrivé d’ailleurs sur le forum que quelqu’un me dise : « j’aurais préféré avoir le même tirage que… untel a eu ! »  Or, nous avons tous nos bagages, notre personnalité, c’est à chacun de savoir utiliser son potentiel pour évoluer dans de meilleures conditions possibles ! 

Pour ceux que cela intéresse, rejoignez La Vie Devant Soi 

Il suffit d’être membre actif au Forum afin de pouvoir en bénéficier.

Merci de votre compréhension !

Le Tarot Humaniste est un support que j’aime beaucoup en terme de symbolique, c’est un fabuleux outil de développement personnel ! 

voilà, j’espère n’avoir rien oublié, et si toutefois vous avez d’autres questions, n’hésitez surtout pas à demander … 

 tarot dans Travail sur soi !

 

 

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Un chat vivant et mort à la fois

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

Telle une énigme nous invitant à penser autrement, l’expérience du Chat de Schrödinger, imaginée par le physicien Erwin Schrödinger dont on fêtait le 126e anniversaire dernièrement, compte parmi les grands classiques de cette physique qui repousse nos frontières. Explication d’une théorie qui illustre un chat vivant et mort à la fois.

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La physique quantique nous demande de saisir des notions qui sont à contre mesure de nos habitudes de pensée. Toutefois ces challenges et ces casse-têtes virtuels sont souvent stimulants et nous permettent d’élargir notre compréhension des choses. Telle une énigme nous invitant à penser autrement, l’expérience de pensée du Chat de Schrödinger compte parmi les grands classiques de cette physique qui repousse nos frontières. C’est l’histoire d’un chat qui est dans tous ses états, tant qu’on ne l’a pas regardé…

Imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, cette expérience permet d’aborder le problème posé par le fait que les particules, qui sont à la base de notre matière, semblent être dans des états indéterminés. « En mécanique quantique on a observé que les particules peuvent être dans un état qui n’est pas défini, avoir des vitesses ou des positions qui ne sont pas déterminées. Ce qu’on dit alors, c’est que tous ces états existent simultanément, qu’ils sont superposés », nous explique Philippe Guillemant, physicien, spécialiste de l’intelligence artificielle et du temps, ingénieur de recherche au CNRS. Donc tant que nous n’avons pas pris la mesure de ces particules, elles sont dans tous leurs états à la fois. 

Afin d’aborder les questions soulevées par ces états quantiques superposés, Schrödinger a imaginé une situation dans laquelle un chat serait placé dans une boîte avec un dispositif qui tuerait l’animal dès qu’il détecterait la désintégration d’une particule radioactive. Le hic, c’est que cette particule peut se trouver dans tous les états possibles, et le chat – qui est intriqué avec la particule dans cette expérience – est donc à la fois mort et vivant, il est indéfini. Et nous n’avons aucun moyen de savoir quel est cet état indéfini, car prendre sa mesure a pour effet de le réduire à un seul état, soit mort, soit vivant. « Il faut se représenter que nous ne sommes pas dans une réalité telle que nous la voyons habituellement, mais dans un univers d’informations. L’idée c’est alors que la réalité que nous essayons de voir dans la boîte n’existe pas tant que la mesure n’a pas été faite. L’univers n’a tout simplement pas d’information sur l’état du chat dans la boîte », poursuit Philippe Guillemant. Alors comment comprendre ce moment clé où l’état se définit ? Que se passe-t-il ? Là sont les questions auxquelles le chat attend impatiemment des réponses. 

Un univers multiple ou unique ?

Première des trois théories, qui d’après Philippe Guillemant sont intéressantes pour l’interprétation de cette expérience : la théorie des univers multiples de Hugh Everett, qui propose l’existence d’un éventail de mondes parallèles. Les états indéfinis ou superposés seraient comme différentes possibilités qui existeraient chacune dans un monde parallèle séparé. En ce qui concerne notre chat, il y aurait donc un univers où il est retrouvé mort et un autre où il est retrouvé vivant. Et à chaque fois que se présenteraient plusieurs possibilités, de nouvelles branches d’univers se créeraient et continueraient d’exister en parallèle. « Et ça se produirait à chaque fois que nous faisons un choix. Mais c’est impensable. Vous imaginez, la conscience devrait également être dédoublée. Nous aurions des milliards de milliards de milliards de doubles conscients dans des univers parallèles », souligne Philippe Guillemant. 

La seconde théorie proposée s’appuie sur le phénomène dit de « décohérence ». La décohérence est un procédé qu’emploie la nature pour partir d’états indéfinis et les réduire en un seul état final, par des interactions avec l’environnement. Au lieu d’arriver dans une multiplicité de manifestations, les états superposés se matérialisent en un choix effectué dans l’espace temps qui existe de manière précise pour nous. « La décohérence nous amène à notre seul univers réel. Ce qui ne veut pas dire que les autres univers n’existent pas pour la physique, précise Philippe Guillemant, mais ils sont potentiels et non réels ».

Le problème du choix

Seulement voilà, la décohérence n’explique pas le choix. Elle montre un moyen mais pas la direction. Nous savons que nous allons arriver à un état final, mais lequel ? Notre pauvre chat attend toujours sa réponse. La théorie de la décohérence se décline en deux interprétations, dont l’une propose qu’il y ait des variables cachées, c’est à dire que le choix nous échappe, et l’autre propose que le choix soit aléatoire. « Mais le problème c’est que ça fait intervenir un hasard qui est celui d’un Dieu qui jouerait aux dés », poursuit Philippe Guillemant – rebondissant sur cette fameuse expression d’Einstein « Dieu ne joue pas aux dés »

Soutenue par des prix Nobel comme Eugène Wigner et par les français Bernard D’Espagnat et Olivier Costa de Beauregard, la troisième théorie proposée avance que le choix serait effectué par une forme… de conscience. « Le rôle de la conscience serait de déterminer l’état final de la particule. On arrive à un seul univers réel vécu par la conscience », explique Philippe Guillemant. Force fondamentale de notre univers, un libre arbitre serait à l’œuvre, dont nous serions nous-mêmes dotés comme toutes les formes de consciences. C’est ce libre arbitre qui agirait dans la construction de notre réalité. Voilà que cette branche de la physique quantique rejoint les plus vieilles traditions de notre monde. 

Quand le temps s’en mêle

« Je suis d’accord avec l’idée de l’influence de la conscience, par contre pour moi elle n’intervient pas dans le présent, c’est à dire pas au moment où la boîte est ouverte et donc au moment de la mesure. La conscience intervient sur le futur ». Voilà que Philippe Guillemant introduit le temps dans l’équation. En fait tant que la particule et le chat sont indéfinis, le temps n’existe pas. Tout est simultané, tout est là en même temps. Mais lorsqu’un choix est fait, ce positionnement se traduit par un événement, qui produit du temps. On dit alors que nous entrons dans une épaisseur d’événements, qui fait apparaître l’épaisseur du temps tel que nous le connaissons. Imaginez que vous décidez d’aller chercher du pain mais vous ne savez pas encore comment vous allez vous y rendre. La réalité d’acheter du pain se crée dans « votre futur », sous forme d’informations, pas sous forme temporelle. La direction est donnée, le choix est fait. Et les moyens pour aller chercher du pain se matérialisent ensuite, en créant l’épaisseur de chaque instant, à la suite les uns des autres, ce qui donne la sensation du temps linéaire. Un potentiel futur influencerait notre présent. Alors, quels choix de conscience faites-vous ?

Conférence de Philippe Guillemant à Reims le 17 novembre 2013, dans le cadre du congrès Quantique Planète

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LE CHEMIN INITIATIQUE

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2014

 

 

41HVoWDzpYL._Combattre les forces du mal fait partie d’un chemin initiatique. Un chemin initiatique a toujours une dimension spi- rituelle, il est fait d’obstacles, d’épreuves à surmonter. Son but est une mission : ouvrir la voie, ouvrir une brèche dans un domaine inexploré. Ceux qui tracent cette voie sont missionnés, c’est-à-dire appelés par leur âme à effectuer ce travail. Ce travail, qui n’est pas sans difficultés, demande d’avoir une grande foi, du courage mais aussi de la ténacité, de la persévérance et surtout un immense amour pour ses frères car cette voie est faite pour eux. Il prend sur lui les épreuves pour faciliter la marche de ceux qui viendront. Sur un chemin initiatique, celui qui trace la route le fait grâce aux « outils », aux aides précieuses que les forces célestes lui procurent et à son tour il transmet ces « outils », ces aides, à ses compagnons de route. Ces aides sont aussi un savoir, une connaissance, une compréhension qui se transmet, une compréhension spirituelle de ce qu’est ce chemin. 

Un chemin initiatique n’est pas une promenade entre amis. La progression se fait par étapes et, à chaque étape, certains abandonnent, renoncent et c’est normal cela fait partie de la loi de ce chemin. Ceux qui suivront jusqu’au bout gagneront d’atteindre une dimension spirituelle supérieure. L’important en tout cela n’est pas que certains chutent, abandonnent, renoncent ou même prennent des chemins de traverse, l’important est qu’à la fin, la route soit tracée, soit ouverte, dégagée et qu’alors tous puissent l’emprunter pour leur plus grand bonheur ou tout au moins pour un grand soulagement de leurs difficultés en tout domaine, car ce combat contre les forces du mal, ce combat contre l’ombre a ce but : faire cette route, qui consiste à donner aux hommes tous les moyens possibles pour vivre plus heureux, dégagés de toutes ces énergies négatives, intérieures ou extérieures, dont le poids est devenu si lourd parfois, que l’être ploie et ne peut plus se redresser. Ce travail a été effectué pour tous ceux qui sont dans la peine, tous ceux qui souffrent pour une raison ou pour une autre, ou pour mille raisons. Soulager ses frères dans la peine est la plus belle des missions. 

Qui n’a pas un jour ressenti ce poids de la vie, lorsque les énergies négatives s’en mêlent ?

Que ce livre soit un baume pour tous ceux qui, à ce jour ou un jour prochain, ont besoin ou auront besoin d’alléger leur fardeau et trouver enfin que la vie peut être belle. 

Ce livre est un aboutissement, il n’y en aura pas d’autres sur ce sujet car ce chemin comportait trois étapes et cet ouvrage correspond à la troisième. Tous les moyens, toutes les aides pouvant être donnés aux hommes sont ici, cela veut simplement dire que ce qui est donné dans ce livre, cité ci-dessous, est d’une grande puissance et, même si tous les problèmes n’ont pas été abordés, les solutions offertes permettront à chacun de se dégager, de se libérer au maximum de ce qui est possible aujourd’hui. 

Dieu est en vous. L’amour est avec vous. Tout est possible et surtout d’être plus heureux.

La Lumière attire les énergies négatives. Dans tout travail de dégagement, il faut donc commencer par s’assurer que nous en sommes préservés afin d’avoir une efficacité maxi- male. Plusieurs sortes d’énergies négatives ou d’entités négatives peuvent interférer et empêcher notre travail, voire l’inverser. L’ordre dans lequel nous en dégager et nous en protéger est important.

Avant de commencer tout travail de dégagement, même minime, il est indispensable de se remettre en Dieu. 

Les termes précis à employer pour cela sont :

-Mon Dieu, je me confie en Toi

-Mon Dieu, je me remets en Toi. 

Ou, si vous dégagez une autre personne de votre famille :

-Mon Dieu, je Te confie X (prénom et nom de cette personne)

-Mon Dieu, je remets en Toi X (prénom et nom de cette personne) . 

Puis, avec votre bras, vous tracez une grande croix de Lumière devant vous. 

Si vous n’arrivez pas à la visualiser en Lumière, cela n’est pas important, l’essentiel est de la tracer.

Conseil de lecture / Extrait du livre : Se dégager plus rapidement, plus simplement par des Paroles Magiques de Prière divine par  MIDAHO  aux Editions L’Arbre Fleuri

 

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

 Golden magic wand

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

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Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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RETROUVER LA PERSERANCE

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

 Auteure, formatrice et psychothérapeute, Marie Lise Labonté a vaincu une maladie dite incurable par un processus d’auto-guérison. La persévérance fut sa fidèle compagnie sur le chemin qui la mena au plus profond d’elle-même. Analyse….

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 JCG : Nos plus beaux élans ne serviraient à rien sans la persévérance. C’est, semble-t-il, la qualité qui t’a permis de recouvrer la pleine santé. Car c’est bien la maladie qui t’a révélée cette valeur ?

 MLL : En effet, on m’a diagnostiquée « incurable » à l’âge de vingt-cinq ans et ce fut la descente aux enfers. La médecine était impuissante et je ne parvenais pas à comprendre le sens de cette maladie. Devant le fait d’être en chaise roulante, très limitée par mon corps, face à la souffrance physique et psychique, j’ai rapidement perdu tout espoir et j’ai souhaité mourir. Pourtant, un déclic a eu lieu. J’ai pris conscience que personne d’autre que moi ne pouvait me guérir puisque mon corps et cette maladie étaient miens. Je suis entrée dans une grande réceptivité et j’ai senti que je pouvais  guérir, malgré les apparences. 

JCG : Quelles étaient ces apparences ? 

MLL : Les médecins me disaient que mes méridiens étaient ceux d’une femme de 75 ans. Ils exprimaient une réalité qui s’appuyait sur des analyses. Mais, à l’intérieur de moi, je percevais une autre vérité et je leur répétais. « Je sais que je suis encore malade, mais je sais aussi que je suis aussi en train de me guérir ». Et j’ai persévéré. 

JCG : Les médecins avaient les résultats des examens et toi, ta force intérieure. 

MLL : Oui ? et j’avais cette foi au-delà du « je crois », c’était indescriptible. Rien ne pouvait toucher cet espace intérieur et même dans les moments difficiles – moments de peine, de découragement, etc… je savais que j’étais sur la bonne voie. La persévérance est pour moi une forme de certitude intérieure sur laquelle j’ai pu m’appuyer et qui m’a aidée à traverser les épreuves. 

JCG : Comment s’est amorcée la persévérance ? 

MLL : La première étape a été de rester en présence de mon désir de guérir. Ce que j’observe chez les personnes avec qui je partage mon travail depuis, c’est qu’elles ont de magnifiques projets et même des visions. Certaines sont en contact avec des élans profonds, d’autres sont davantage alimentées par un conditionnement social, familial ou personnel, qui les fait entrer dans une forme de volontarisme, qui pour moi, n’est pas la persévérance. 

JCG : Quelle serait da définition de cette valeur ? 

MLL : La persévérance vient d’un état intérieur que j’appelle le « je sais » Cet état fait que, face à des événements de la vie et à des choix essentiels, on a l’impression qu’il est possible d’accomplir de grandes choses en maintenant toujours une présence à cette sensation du « je sais » (je sais que c’est ça ma voie, que c’est ça, mon expérience). Trop de gens sont conditionnés par des croyances, des fausses valeurs et des schémas de vie stéréotypés. Ils sont alors dans un volontarisme qu’ils confondent avec la persévérance. Je rencontre beaucoup de ces gens malades qui avaient persévéré dans ce genre de démarche et s’étaient abîmés à la tâche. 

JCG : Pour toi, la persévérance est donc reliée à la foi.

 

MLL : Oui, elle est reliée à cette foi qui n’est pas alimentée par un système de croyances extérieures. Croire en Dieu est une chose, vivre l’expérience de Dieu en est une autre. Cet état intuitif très profond génère, malgré des expériences difficiles ou en contact avec ses élans très profonds et ses rêves, la certitude que cela va s’accomplir. Il faut simplement se maintenir dans un état de persévérance et non s’acharner à contre-courant de sa vie ou de son destin. 

JCG : La persévérance serait-elle une force capable de nous garder sur notre véritable chemin ?

 MLL : Oui, cette réelle persévérance – à l’opposé du volontarisme : nous fait entrer dans un état de fluidité intérieure. Les choses s’ouvrent et vous êtes dans la fluidité de votre mouvement de vie. la persévérance est alors un accompagnement intérieur de ce que l’on a ressenti ou pressenti comme étant  juste pour soi. Elle préserve notre élan et notre rêve dans son accomplissement. 

JCG : La persévérance que l’on sait écouter nous guiderait donc vers notre destin ?

 MLL : Oui, et le destin, pour moi, c’est suivre le mouvement de notre être profond. La persévérance est innée chez l’être humain. Mais les gens qui sont encore aux prises avec des conditionnements et des systèmes de croyances éprouvent des difficultés à contacter cet état intérieur par lequel leurs élans et leurs rêves se manifestent. Ils savent ce qu’ls ont à accomplir, mais ils vont le refuser et choisir un chemin opposé. 

JCG : Nos élans et nos rêves viennent d’un contact très profond avec e que tu appelles le « soi », l’énergie de nos profondeurs, notre chemin de vie. 

MLL : Oui, et pour moi, la persévérance est la force qui accompagne cet état intérieur même si, parfois, nous avons l’impression que les réponses attendues ne sont pas au rendez-vous ou qu’elles se manifestent de bien d’autres façons. Cette valeur entraîne un état d’humilité, d’écoute et de grande réceptivité. 

JCG : La persévérance nous permet aussi de comprendre, d’être lucide quant à nos choix et décisions. 

téléchargement (2)MLL : Elle sait nous faire attendre non de manière passive, mais en étant réceptifs. Ce n’est en aucun cas un état de lutte pour atteindre à tout prix les buts de la personnalité, mais davantage un état de « guerrier intérieur » au service des grands mouvements de notre être. La persévérance nous maintient dans la vigilance des signes extérieurs et intérieurs pour identifier le prochain mouvement, la prochaine étape à accomplir. 

JCG : La persévérance aurait donc le pouvoir de nous relier à l’être d’amour que nous sommes ? 

MLL : Oui, et au grand tout. Lorsque je persévère, ce qui m’entoure  – même les difficultés rencontrées au quotidien - perd de son influence sur moi. Je ne mets donc aucune charge sur ce qui bloque et je retrouve un état de fluidité induit par la qualité dont nous parlons. Elle est un fil conducteur qui nous relie à tous les événements de notre quotidien et au grand mouvement de vie que chacun porte en lui. Pour se guérir, il est important d’être en état de réceptivité de soi-même et de rester uni aux forces de guérison. 

JCG : Tel que nous l’abordons, il n’y a de persévérance que si nous restons reliés à nos ressentis intérieurs ; cette intelligence maintient notre intégrité. 

MLL : Elle est « une » dans tous les secteurs de notre existence (famille, travail, loisirs, etc). Elle est aussi un état d’esprit. Tout à fait, et cet état d’esprit touche à cette foi intrinsèque et, devant un obstacle qui paraît infranchissable, on est capable de prendre le temps de retrouver la force du « je sais ». Je vis de plus en plus la persévérance comme un accueil de l’inconnu. En effet, quand on entre dans le « je sais », il ne s’agit pas du « connu » rassurant mais bien d’entrer en résonance avec cette part de soi qui ne se révèle que dans la profondeur de l’expérience. 

 

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http://youtu.be/EHtN3tpRXQk

LA PERSEVERANCE

 La persévérance est essentielle dans toute démarche d’accomplissement.

 Elle permet la consolidation du but poursuivi et nous entraîne vers la réalisation de ce que nous nous sommes fixés.

 La motivation nous met en mouvement, l’honnêteté détermine la qualité de notre action, le courage nous propulse et la persévérance nous permet de perpétuer l’intention et de garder le cap.

 Elle est active tant que nous restons centrés sur nos ressources.

Elle s’évanouit si nous donnons la préférence à l’entêtement de l’ego ou au fanatisme intolérant.

 Elle est le lien subtil entre l’énergie du commencement et le but à atteindre.

C’est ainsi que notre parcours, même semé d’obstacles, reste éclairé, la persévérance agissant comme une lumière dans la nuit.

 Cette valeur, septième facette du joyau de l’amour inconditionnel, nous fait progresser en « terrain connu ».

 En effet, elle nous maintient connectés au « guide intérieur » ou à la « petite voix » qui nous montre les solutions à mesure qu’en nous-mêmes, nous les acceptons.

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les connexions qui nous lient

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Sommes-nous tous reliés par des liens invisibles ? C’est ce que pense la journaliste scientifique Lynne Mc Taggart, qui nous éclaire dans son livre « Le lien quantique » sur cette nouvelle approche du monde.
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Quand les trois vagues de vingt-quatre mètres de haut du tsunami de décembre 2004 ont frappé la baie de Bon Yai, au sud de l’île de Surin, la tribu Moken, une petite communauté nomade de pêcheurs, a été témoin de l’anéantissement de son village et de la mort instantanée de 24 000 villageois qui s’étaient réfugiés sur l’une des plus hautes collines de l’île. Les anciens avaient prévenu toute la tribu des Moken, c’est-à-dire 200 personnes, et tous, à part un garçon handicapé, ont réussi à se sauver bien avant que les vagues n’arrivent. Quand le tsunami a balayé le nord, en atteignant les îles d’Andaman, de Nicobar et le sud de l’Inde, les 250 membres de la vieille tribu Jarawa, seuls occupants de l’île de Jirkatang, ont tous fui dans la forêt de Balughat. Ils ont vécu pendant 10 jours de noix de coco et s’en sont sortis. 

Tous les membres des quatre autres tribus indigènes de l’archipel indien des îles Andaman et Nicobar – les Onges, les Grands Andamanais, les Sentinelles et les Shompen – ont eux aussi eu la prémonition du tsunami, alors que d’ordinaire ils auraient dû être en mer en train de pêcher. Quand un hélicoptère indien a survolé l’île, pour chercher des survivants, une Sentinelle nue, offensé par cette intrusion sans raison d’être, a brandi son arc et lancé une flèche vers l’engin. 

Quand on leur a demandé comment ils savaient que le tsunami arrivait, un ancien de la tribu a haussé les épaules. C’était évident. L’un des petits garçons de la tribu avait été pris de vertiges. Le niveau du ruisseau près de leur village avait soudain baissé. L’un des membres de la tribu avait remarqué des petites différences entre la façon dont une vague grossissait par rapport à une autre. Ils avaient remarqué une agitation inhabituelle chez les plus petits mammifères qui griffaient davantage, une légère altération dans les figures de nage des poissons. 

Quand il était enfant, on avait appris à l’ancien à faire attention à ces signaux subtils. Ils annonçaient des secousses de la terre et de la mer qui allaient se déchaîner avec rage. L’ancien avait compris que les signes étaient là, que la mer et que la Terre étaient « en colère » et que son peuple devait se réfugier sur les plus hautes Terres. 

L’une des régions les plus affectées par le tsunami comprenait le Yala National Park, la réserve de vie sauvage la plus grande du Sri Lanka, où les raz-de-marée ont inondé jusqu’à 3km à l’intérieur des terres. Pourtant, selon Ravi Corea, président de la Sri Lanka Wildlife Conservation Society, parmi toutes les centaines d’animaux de la réserve, seulement deux buffles d’eau sont morts. Des centaines d’éléphants, de léopards, de tigres, de crocodiles et de petits mammifères se sont cachés dans leurs repaires ou se sont sauvés pour se mettre à l’abri. 

La survie remarquable des animaux sauvages et des peuples indigènes a été attribuée à un sens très aigu de l’ouïe, à un don « sismique » qui leur permet de sentir les vibrations d’un tremblement de terre, ou à une compréhension ancestrale des changements subtils dans le vent et dans l’eau. « Ils peuvent sentir le vent », déclare Ashish Roy, avocat et activiste environnemental, en parlant des indigènes. « Ils peuvent jauger de la profondeur de la mer rien qu’avec le son de leurs rames. Ils ont un sixième sens que nous ne possédons pas. »
Mais il y a une autre possibilité qui est quelque chose d’encore plus extraordinaire : une différence énorme entre la façon dont ils voient le monde et la façon dont nous le voyons. (…)

Nous avons perdu notre sens du lien, mais notre perte n’est pas irrévocable. Nous pouvons remettre l’intégralité dans nos vies et retrouver le sentiment de la connexion entre les choses, mais cela nécessite de suivre une série de règles très différentes de celles avec lesquelles nous vivons à présent. Vivre le lien, c’est s’abandonner à la poussée de la nature vers l’intégralité et reconnaître le tout dans chaque aspect de notre vie quotidienne. Nous devons nous poser certaines questions fondamentales : comment pourrions-nous voir le monde comme autre chose qu’un lieu qui existe seulement pour nous ? Comment pourrions-nous avoir des relations les uns avec les autres qui ne soient pas basées sur la compétition ? Comment pourrions-nous nous organiser dans notre voisinage – la tribu immédiate autour de nous et notre plus petit groupe en dehors de la famille – pour nous soutenir mutuellement plutôt qu’entrer en compétition ? 

Nous avons besoin de percevoir différemment le monde, de communiquer différemment avec les autres, de nous organiser – d’organiser nos amitiés, notre voisinage, nos villes et nos cités différemment. Si nous ne voulons pas être séparés, mais toujours attachés et engagés, nous devons changer notre but fondamental sur Terre en quelque chose de plus grand que celui qui est fondé sur la lutte et la domination. Nous devons voir nos vies à partir de perspectives complètement différentes, d’un point de vue plus large afin que nous puissions voir finalement l’interconnexion. Nous devons changer la façon même de voir le monde, afin de voir comme voient les Moken, non pas pour prévenir les tsunamis, mais pour remarquer les connexions qui nous lient tous ensemble. (…)

Nous avons oublié comment regarder. Nous ratons la connexion subtile, l’idée périphérique, le moindre changement dans le vent qui nous amènerait à la conclusion inéluctable qu’un tsunami se prépare. Même les Moken qui étaient sur leurs bateaux avant que le tsunami ne frappe ont su aller vers les eaux plus profondes et s’éloigner du bord, contrairement à leurs voisins, les pêcheurs birmans, qui ont péri. Un Moken a accueilli la nouvelle de leur mort d’un hochement de tête : « Ils pêchaient des sèches. Ils n’ont rien vu venir. Ils ne savent pas comment regarder. »

Nous avons vu que notre besoin le plus fondamental est de toujours chercher un lien et une unité, et d’aller au-delà de l’individualité. Pourtant, quand nous regardons notre monde, nous ne voyons que des choses individuelles, séparées et sans rapport. Nos impulsions les plus basiques sur nous-mêmes vont à l’encontre de la façon actuelle dont nous voyons et interprétons notre monde. En apprenant à voir comme un Moken, à voir l’espace entre les choses, nous pouvons apprendre à reconnaître les connexions qui ont toujours été présentes, mais qui sont restées invisibles à l’œil occidental : les connexions qui nous lient ensemble. Nous commencerons à reconnaître ce qui est le plus invisible : l’impact de nous-mêmes sur les autres et sur ce qui nous entoure.

les connexions qui nous lient dans TRANSFORMATION INTERIEURE couv_879Le lien quantique, Lynne Mc Taggart
Macro Éditions (Janvier 2012 ; 392 pages) 

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La vie intérieure

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

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« …lorsque j’articule la dernière syllabe du mot, les deux premières ont été articulées déjà; elles sont du passé par rapport à celle-là, qui devrait alors s’appeler du présent. Mais cette dernière syllabe « rie », je ne l’ai pas prononcée instantanément ; le temps, si court soit-il, pendant lequel je l’ai émise, est décomposable en parties, et ces parties sont du passé par rapport à la dernière d’entre elles, qui serait, elle, du présent définitif si elle n’était décomposable à son tour : de sorte que vous aurez beau faire, vous ne pourrez tracer une ligne de démarcation entre le passé et le présent, ni par conséquent, entre la mémoire et la conscience. A vrai dire, quand j’articule le mot « causerie », j’ai présents à l’esprit non seulement le commencement, le milieu et la fin du mot, mais encore les mots qui ont précédé, mais encore tout ce que j’ai déjà prononcé de la phrase ; sinon, j’aurais perdu le fil de mon discours.

Maintenant, si la ponctuation du discours eût été différente, ma phrase eût pu commencer plus tôt; elle eût englobé, par exemple, la phrase précédente, et mon « présent » se fût dilaté encore davantage dans le passé. Poussons ce raisonnement jusqu’au bout : supposons que mon discours dure depuis des années, depuis le premier éveil de ma conscience, qu’il se poursuive en une phrase unique, et que ma conscience soit assez détachée de l’avenir, assez désintéressée de l’action, pour s’employer exclusivement à embrasser le Sens de la phrase : je ne chercherais pas plus d’explication, alors, à la conservation intégrale de cette phrase que je n’en cherche à la survivance des deux premières syllabes du mot « causerie » quand je prononce la dernière Or, je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience, phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. Et je crois par conséquent aussi que notre passé tout entier est là, subconscient – je veux dire présent à nous de telle manière que notre conscience, pour en avoir la révélation, n’ait pas besoin de sortir d’elle-même ni de rien s’adjoindre d’étranger : elle n’a, pour apercevoir distinctement tout ce queue renferme ou plutôt tout ce queue est, qu’à écarter un obstacle, à soulever un voile. Heureux obstacle, d’ailleurs ! voile infiniment précieux !

C’est le cerveau qui nous rend le service de maintenir notre attention fixée sur la vie; et la vie, elle, regarde en avant; elle ne se retourne en arrière que dans la mesure où le passé peut l’aider à éclairer et à préparer l’avenir. Vivre, pour l’esprit, c’est essentiellement se concentrer sur l’acte à accomplir. C’est donc s’insérer dans les choses par l’intermédiaire d’un mécanisme qui extraira de la conscience tout ce qui est utilisable pour l’action, quitte à obscurcir la plus grande partie du reste. Tel est le rôle du cerveau dans l’opération de la mémoire : il ne sert pas à conserver le passé, mais à le masquer d’abord, puis à en laisser transparaître ce qui est pratiquement utile. Et tel est aussi le rôle du cerveau vis-à-vis de l’esprit en général. Dégageant de l’esprit ce qui est extériorisable en, mouvement, insérant l’esprit dans ce cadre moteur, il l’amène à limiter le plus souvent sa vision, mais aussi à rendre son action efficace. C’est dire que l’esprit déborde le cerveau de toutes parts, et que activité cérébrale ne répond qu’à une infime partie de L’activité mentale.

Mais c’est dire aussi que la vie de l’esprit ne peut pas être un effet de la vie du corps, que tout se passe au contraire comme si le corps était utilisé par l’esprit, … »

L’énergie spirituelle de Bergson

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