A la recherche du Soi

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

Hommage à Arnaud DESJARDINS

AVT_Arnaud-Desjardins_1954Arnaud Desjardins nous parle du cheminement spirituel et de la relation au maître (le gourou)…

Le mot chemin, ou le mot voie, a été depuis toujours utilisé pour désigner la transformation possible à l’homme, transformation qui débouche sur ce que l’on a appelé éveil ou libération. Le Bouddha a même employé les mots véhicule et bateau, disant que lorsqu’on a utilisé un bateau pour passer sur l’autre rive, on n’a plus qu’à le laisser et à continuer sans lui. Il est parfaitement légitime de s’appuyer sur cette comparaison et de faire des rapprochements entre la sadhana et le voyage ou la navigation (c’est-à-dire le déplacement d’un lieu à un autre).

Quand on voyage, il est nécessaire de faire souvent le point en se demandant : « Où est-ce que je me trouve ? À quel degré de longitude, de latitude ? Quelle direction dois-je prendre ? Quelle distance ai-je franchie depuis mon point de départ ? Quelle distance me reste-t-il à franchir ? » Sur le chemin, il faut faire souvent le point, reprendre toutes les questions fondamentales, même celles qu’on croit résolues, et dix ans après, se reposer les questions qu’on se posait : « Qu’est-ce que je veux ? Sur quel chemin suis-je engagé ? Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce qui m’est demandé ? Pourquoi ? » Reprendre souvent les grandes notions fondamentales de la voie qu’on comprend de mieux en mieux, d’année en année, et leur donner un sens nouveau. Il ne faut pas penser qu’une fois pour toutes on a compris ce qu’était le mot méditation, ou n’importe quelle autre donnée concernant le chemin. Il s’agit d’une entreprise réellement nouvelle par rapport à tout ce que le courant d’existence nous a enseigné, une entreprise toujours nouvelle.

Dans l’existence, très vite, tout se répète. Celui qui a mangé d’un certain plat peut se dire : « Ce sera toujours la même chose toute ma vie, chaque fois que je remangerai de ce plat. » Si un homme a eu une fois des relations sexuelles avec une femme, il y a de fortes chances pour que ces relations sexuelles se répètent toujours identiques à elles-mêmes, sauf si cet homme et cette femme évoluent et se transforment, auquel cas leur sexualité se transformera aussi. Mais les expériences de la vie, très vite, deviennent répétition ; on ne vit plus rien de réellement nouveau. Au contraire, sur le chemin – si l’on y progresse vraiment – tout est tout le temps nouveau.

Par rapport à la voie, la vie consiste à rester sur place, comme quelqu’un qui vivrait toujours au même endroit et qui n’aurait d’autre horizon, pendant toute son existence, que les maisons de son village. La voie, au contraire, c’est le voyage. Je quitte mon village, je quitte les paysages auxquels je suis habitué, et chaque jour, à chaque kilomètre, je découvre de nouvelles montagnes, de nouvelles végétations. Après les plaines les montagnes, après les montagnes les plaines ; après les forêts les déserts, après les déserts les oasis, et de nouvelles forêts. Un des critères de l’engagement sur le chemin, c’est cette impression de renouvellement, de nouveauté. La vie, au lieu d’être fastidieusement pareille à elle-même, commence à apporter du nouveau tous les jours. Ce que j’appelle aujourd’hui méditation sera tout autre dans un an, et encore tout autre dans cinq ans. Si ma méditation se répète d’année en année toujours pareille, cela signifie que je ne suis pas sur le chemin, que je ne progresse pas. Tous les éléments de ce chemin évoluent.

Je peux même dire que le chemin, c’est la transformation du sens que nous donnons à un certain nombre de mots. Le mot « je », le mot « amour », le mot « liberté », sont de ceux dont le sens se transformera le plus au cours des années. Vous devez être parfaitement disponibles et souples, ne pas vous crisper involontairement sur le sens d’un mot, ne pas figer le sens d’un mot que vous avez utilisé d’une certaine façon, à un certain moment, et en rester là.
Il y a plus grave. Il existe un certain nombre de termes que nous avons connus avant même de nous engager sur un chemin réel. Qui n’a pas entendu prononcer les mots « libération », « éveil », « sagesse », « méditation », et ne s’en est pas fait mécaniquement une certaine idée (on devrait même dire qu’une certaine idée s’est faite en lui). Et puis, on arrive avec cette idée, avec ce sens qu’on donne au mot, sans songer à le mettre en question ; on fait comme si l’on savait de quoi il s’agit : « Je reconnais bien de quoi l’on parle » – alors que je ne reconnais rien du tout et que je ne sais pas de quoi l’on parle.

A la recherche du Soi dans SAGESSE 220px-2012-10-19_16-18-19-musee-beaux-arts-belfortUn des mots les plus critiques pour les Européens est le mot hindou gourou, qui est devenu tellement à la mode. Il vous faudra peut-être des années pour comprendre vraiment ce qu’est un gourou et il m’a fallu personnellement des années pour entrevoir peu à peu le sens véritable de ce mot. Ce n’est pas quand vous avez vu dans un livre sur l’hindouisme que le mot gourou peut s’interpréter étymologiquement comme « la lumière qui dissipe les ténèbres », que vous avez compris ce qu’est un gourou. Le mot « maître » en français, que nous employons pour un académicien ou un avocat, ne nous éclaire pas beaucoup plus. On dit bien de quelqu’un qu’ « il a trouvé son maître », quand il a trouvé celui devant qui il s’incline, à qui il va enfin se décider à obéir, alors que jusqu’à présent il n’en avait toujours fait qu’à sa tête. « Ni Dieu ni Maître. » « Maître » prend dans cette expression un sens autoritaire, comme le maître par rapport à l’esclave.

Nous pouvons penser aussi au maître d’école, avec tous les souvenirs conscients, semi-conscients ou inconscients qui se rattachent à cette notion. Rien de cela ne correspond vraiment à celle de gourou. Le fait est que dans tous les enseignements traditionnels, il y a des maîtres, que cette notion de maître est essentielle et qu’il est difficile pour l’Européen de se rendre compte à quel point elle est importante. Une grande partie du chemin consiste à chercher son maître et à le trouver. Certains ont mis des années, Tibétains, soufis, hindous, à aller de monastère en monastère, de confrérie en confrérie, pour trouver leur maître. Les hommes ont rarement idée qu’il est nécessaire de trouver un maître et se mettent rarement à sa recherche. Plus rares encore sont ceux qui trouvent leur maître (ce qui est autre chose que de rencontrer un certain nombre de sages).

Je sais maintenant par expérience, puisque je n’ai pas vécu et grandi en Orient et que je suis un pur Occidental, que cette notion de maître, de gourou, est celle sur laquelle on se trompe le plus au départ. On se trompe, parce qu’on croit assez vite qu’on sait de quoi il s’agit, alors qu’on ne le sait absolument pas. Quel genre de relation va s’établir avec un maître ? Quelle différence y a-t-il entre cette relation et toutes les autres relations que nous avons connues jusque-là ? La relation du disciple au gourou est une relation unique, incomparable. La première erreur consiste à penser qu’on peut pressentir dès le début quelle va être cette relation, la deviner ou la connaître, en référence à d’autres expériences qui n’ont réellement rien à voir avec elle. C’est un sujet immense, où l’on est à peu près certain de parler à des sourds, tellement ce dont il est question est incommensurable avec l’expérience courante. Si l’on vous dit : « la sagesse transcendante », « les états supra-conscients », vous vous rendez compte de quelque chose dont vous n’avez pas idée ; mais si l’on vous parle d’un gourou et qu’on traduit gourou par maître, vous pensez tout de suite que vous pouvez avoir une idée de quoi il s’agit, et c’est tout à fait faux.

Combien de personnes en France utilisent le mot « maître » ou « gourou » (« mon maître », « mon gourou »), alors qu’elles n’ont absolument pas établi avec cette personne la véritable relation de disciple à maître ? Celle-ci est très précise, ancienne, traditionnelle ; elle ne dépend de la fantaisie, de l’arbitraire ou de l’invention de personne, elle est tout à fait particulière. Ce mot gourou ou ce mot maître est employé à tort et à travers aujourd’hui. « Mon maître », « mon gourou » : aucun maître, aucun gourou le plus souvent ; simplement un moine, un swâmi, qu’on a pu rencontrer, admirer, et qui nous a donné sa bénédiction ou quelques instructions collectives. Voilà une première vérité à dire.

La seconde vérité, qui doit être dite et redite, c’est que si le maître est libre, libre de son inconscient, de ses peurs, de ses désirs, de son mental, le candidat-disciple, lui, ne l’est pas ; et ce n’est pas parce qu’il va se trouver en face d’un homme libre que, magiquement, il va se trouver libre lui-même. Il est inévitable, et il ne peut pas en être autrement, que le candidat-disciple approche le maître à travers sa non-liberté, à travers ses émotions réprimées, son inconscient, ses peurs, ses aspirations, ses illusions, tous les mensonges de son mental. On peut donc poser comme loi que, pendant des années, le candidat-disciple ne voit pas le maître tel qu’il est. Il ne voit que son maître, le maître conçu par son mental. Tous les phénomènes de transfert et de projection, étudiés et décrits en psychologie dans la relation patient-thérapeute, commencent aussi par jouer en face du gourou, pour le candidat-disciple.

Le maître a des possibilités supérieures à celles du thérapeute, dues à une transformation radicalement plus profonde de lui-même que celle produite chez le thérapeute par l’analyse didactique. Il y a certainement une immense différence entre un thérapeute et un gourou, mais il n’y a pas, le plus souvent, au départ du chemin, une immense différence entre un candidat-disciple et un homme ou une femme qui s’adresse à un thérapeute. Pendant longtemps, le candidat-disciple voit le gourou à travers son inconscient, son mental et ses projections. Pendant longtemps aussi, il se laisse impressionner par l’apparence extérieure du gourou, par des détails nombreux qui n’ont qu’une importance tout à fait secondaire, au lieu de saisir l’essence du gourou, c’est-à-dire sa fonction de guide et d’éveilleur. Il y a toute une « surface » par laquelle les différents gourous sont tous différents : il n’y a pas deux gourous qui soient pareils extérieurement. La liberté intérieure des gourous est la même, leur essence, leur vision sont les mêmes, puisqu’ils ont une vision objective, impersonnelle, et qu’ils sont morts à eux-mêmes ; mais l’apparence entre un pir soufi afghan, un maître tibétain, un gourou de naissance brahmane, est tout à fait différente.

Ce texte est extrait du livre d’Arnaud Desjardins :
A LA RECHERCHE DU SOI Adhyatma yoga - La Table Ronde (pour acheter ce livre)

Les quatre tomes de la série « À la Recherche du Soi » (À la Recherche du Soi, le Vedanta et l’inconscient, Au-delà du moi et « Tu es cela ») ont été publiés entre 1975 et 1980 et ils ont réédités. 
Notez que ces textes n’ont pas été écrits mais parlés : Arnaud Desjardins s’adressait alors directement à des auditoires restreints.

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Si nous savions exprimer notre intériorité

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

 

220px-Vincent_Van_Gogh_-_SorrowLa violence, intériorisée ou extériorisée, résulte d’un manque de vocabulaire ; elle est l’expression d’une frustration qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. Et pour cause : nous n’avons jamais acquis le vocabulaire de notre vie intérieure. Nous n’avons pas appris à décrire précisément ce que nous sentons ni quels sont nos besoins. Pourtant, depuis l’enfance, nous avons appris beaucoup de mots ; nous pouvons parler d’histoire, de géographie, de mathématiques, de science ou de littérature, nos pouvons décrire une technique informatique ou sportive, discourir sur l’économie ou le droit, mais les mots de la vie intérieure, quand les avons-nous appris ? En grandissant, nous nous sommes occupés de nos sentiments et de nos besoins pour tenter d’être à l’écoute de ceux de papa et maman, des frères et sœurs, de l’instituteur etc… « Fais ce que maman te dit de faire …, Fais ce que veut ton petit cousin qui vient jouer cet après-midi…, Fais ce qu’on attend de  toi » .

 

Et nous nous sommes ainsi mis à l’écoute des sentiments et des besoins de tous – patron, client, voisin, collègues de travail, sauf des nôtres ! Pour survivre et nous intégrer, nous avons cru devoir nous couper de nous-mêmes.

 

Un jour, cette coupure se paie. Timidité, dépression, doutes, hésitations à prendre une décision, incapacité de faire des choix, difficulté à s’engager, perte du goût de vivre. Au secours ! Nous tournons en rond comme l’eau dans un lavabo qui se vide ; L’engloutissement est proche ; Nous attendons qu’on nous repêche, qu’on nous donne des instructions et à la fois, nous ne pouvons plus entendre aucune recommandation. Nous sommes saturés de « Il faut que tu…, Il est grand temps que tu… Tu devrais… »

 

Nous avons fondamentalement besoin de nous trouver, nous, de nous ancrer solidement en nous-mêmes, de sentir de l’intérieur que c’est nous qui parlons, nous qui décidons et non plus nos habitudes, nos  conditionnements, nos peurs du regard de l’autre. Mais comment ?

 

  1. 1.      L’ESPACE MENTAL

La tête symbolise l’espace mental. C’est lui qui a bénéficié de l’essentiel de toute l’éducation que nous avons reçue. C’est lui que nous avons musclé, discipliné, affiné pour être efficace, productif, rapide. Notre cœur, lui, notre vie affective, notre vie intérieure, n’a pas reçu toute cette attention. Nous avons en effet appris à être sages et raisonnables, à prendre de bonnes décisions bien réfléchies, à analyser, catégoriser et étiqueter toutes choses et à les ranger dans des tiroirs bien distincts. Nous sommes devenus maître en logique et en raisonnement, et depuis l’enfance, c’est notre compréhension intellectuelle des choses qui a été stimulée, exercée, affinée et nuancée. Notre compréhension émotionnelle, elle, n’a été que peu ou pas encouragée, quand elle n’a pas été ouvertement découragée.

 

Dans cet espace mental, il y a quatre caractéristiques qui sont souvent la cause de la violence que nous nous faisons à nous-mêmes ou que nous imposons aux autres.

 

Les jugements, étiquettes et catégories – Nous jugeons l’autre ou une situation en fonction du peu que nous en avons vu et nous prenons le peu que nous en avons vu pour toute la réalité…. en un éclair, nous avons jugé. Plus vite que notre ombre. Nous ne savons rien de cette personne, qui est peut-être engagée avec passion dans un mouvement de jeunesse, une équipe de théâtre ou la recherche informatique et contribue ainsi de tout son talent et de tout son cœur au mouvement du monde. Mais comme quelque chose dans son aspect, dans sa différence, suscite en nous de la peur, de la méfiance et des besoins que nous ne savons pas décoder, nous jugeons. Vouez comme notre jugement fait violence à la beauté, la générosité, la richesse qu’il y a certainement dans cette personne et que nous n’avons pas vue.

 

Nous jugeons encore, prenant le peu que nous avons vu de l’autre pour toute sa réalité. Nous l’enfermons dans un petit tiroir, nous l’emballons sous cellophane ; De nouveau, nous faisons violence à toute la beauté de cette personne que nous n’avons pas aperçue parce qu’elle est intérieure. Cette personne est peut-être très généreuse de son temps et de son argent, si elle en a, engagée dans l’entraide et le soutien, nous n’en savons rien. Encore une fois, un aspect de sa personne éveille  en nous peur, méfiance, colère ou tristesse et des besoins que nous ne savons pas décoder (besoin d’échange, besoin de partage, besoin que les êtres humains contribuent activement au bien-être commun), alors nous jugeons, nous coinçons l’autre dans une catégorie, nous l’enfermons dans un tiroir. Nous prenons la partie émergée de l’iceberg pour tout l’iceberg, alors que chacun sait que quatre-vingt dix pour cent de l’iceberg se trouve sous le niveau de la mer, hors de la vue. Rappelons-nous : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » écrivait Saint Exupéry. Regardons-nous vraiment l’autre avec le cœur ?

 Si nous savions exprimer notre intériorité dans APPRENDS-MOI

Préjugés, a priori, croyances toutes faites et automatismes – Nous avons appris à fonctionner par habitude, à intégrer des automatismes de pensée, des a priori, des préjugés, à vivre dans un univers de concepts et d’idées, et à fabriquer ou à propager des croyances qui ne sont pas vérifiées …. Ce sont souvent des expressions qui sont essentiellement le reflet de nos peurs… Ce faisant, nous nous enfermons et enfermons les autres dans une croyance, une habitude, un concept. De nouveau, nous faisons violence aux hommes qui sont tout sauf des machos, qui se sont ouverts à leur sensibilité, à leur délicatesse, à la féminité qui est en eux. Nous faisons violence aux femmes qui conduisent beaucoup mieux que la plupart des hommes, avec à la fois plus de respect pour les autres automobilistes et plus d’efficacité dans la circulation. Nous faisons violence aux fonctionnaires qui se donnent avec générosité et enthousiasme dans leur travail. Nous faisons violence aux politiciens qui exercent leurs fonctions avec loyauté et intégrité, et dans le sens du bien commun. Nous nous faisons violence pour toutes ces choses que nous n’osons pas dire ou faire alors qu’elles nous importent vraiment, ou pour toutes celles que nous « croyons devoir » faire sans prendre le temps de vérifier si elles sont effectivement prioritaires et si nous ne pourrions pas plutôt prendre soin des besoins réels des personnes concernées (ceux des autres ou les nôtres) autrement.

 

Le système binaire ou la dualité – Enfin, nous avons pris l’habitude sécurisante de tout formuler en noir et blanc, en positif et négatif. Une porte doit être ouverte ou fermée, c’est juste ou ce n’est pas juste, on a tort ou raison, ça se fait ou pas… Avec des variantes subtiles : on est intellectuel ou manuel, mathématicien ou artiste, père de famille responsable ou individu fantaisiste… homo ou hétéro, branché ou ringard… C’est le piège de la dualité, le système binaire.

 

Comme si la réalité n’était pas toujours infiniment plus riche et colorée que nos pauvres petites catégories, que ces pauvres petit tiroirs dans lesquels nous essayons de la coincer parce que sa mouvance, sa diversité et sa vitalité chatoyante nous déconcertent et nous font peur et que nous préférons pour nous rassurer, tout enfermer dans des potiquets d’apothicaire bien étiquetés sur l’étagère de notre intellect. Nous pratiquons cette logique d’exclusion et de division basée sur « ou » ou sur « soit ». Nous jouons à « Qui a tort, qui a raison », jeu tragique qui stigmatise tout ce qui nous divise plutôt que de valoriser tout ce qui nous rassemble. Comme si nous ne pouvions pas à la fois prendre soin des autres et prendre soin de nous-mêmes, être proches des autres sans cesser d’être proches de nous-mêmes.

 

Le langage déresponsabilisant – Nous utilisons un langage qui nous déresponsabilise de ce que nous vivons ou de ce que nous faisons. D’abord, nous avons appris à reporter sur les autres ou sur un facteur extérieur à nous la responsabilité de nos sentiments. « Je suis en colère parce que tu… » (le tu qui tue évoqué par Jacques Salomé ». Nous ne prenons aucunement la responsabilité de ce que nous ressentons. Au contraire, nous trouvons un bouc émissaire, nous coupons une tête, nous nous déchargeons de notre mal être sur l’autre qui sert de paratonnerre à nos frustrations. Ensuite nous avons également appris à ne pas nous tenir responsables de nos actes. « C’est le règlement, ce sont les ordres etc… » Ce langage nous déconnecte de nous-mêmes et des autres et nous asservit d’autant plus subtilement qu’l paraît être un langage responsable.

 

  1. Les sentiments

250px-Smooches_%28baby_and_child_kiss%29 dans Travail sur soi !Dans ce fonctionnement traditionnel qui privilégie le processus mental, nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions comme par une dalle de béton. Nous avons appris et on nous a inculqué très tôt qu’être adulte, c’est se couper le plus possible de ses émotions et ne s’en préoccuper que pour faire joli dans une conversation de salon, sans déranger personne, une fois de temps en temps. Pour être aimé et avoir sa place dans ce monde, on doit faire non pas ce que l’on ressent ni ce que l’on voudrait, mais ce que les autres veulent. Etre vraiment soi-même, c’est risquer de perdre l’amour des autres.

 

De cet encodage résultent quelques conditionnements. Nos émotions sont comme des vagues de sentiments multiples, agréables ou désagréables, qu’il est intéressant de pouvoir identifier et différencier. L’intérêt d’identifier notre sentiment, c’est qu’il nous renseigne sur nous-mêmes en nous invitant à identifier nos besoins. Le sentiment fonctionne comme un signal clignotant sur un tableau de bord ; il nous indique qu’une fonction est ou n’est pas remplie, qu’un besoin est ou n’est pas satisfait.

 

Etant bien souvent coupés de nos sentiments, nous ne possédons que quelques mots pour les décrire ; d’un côté nous pouvons nous sentir bien, heureux, soulagés, détendus, et de l’autre, nous pouvons avoir peur, nous sentir moches, déçus, tristes, en colère. Nous avons bien peu de mots pour nous décrire et malgré tout, nous fonctionnons avec cela. Dans les formations à la communication non violente, une liste de plus de deux cent cinquante sentiments est distribuées aux participants pour leur permettre d’étoffer leur vocabulaire et donc d’élargis la conscience qu’ils ont de ce qu’ils éprouvent. Cette liste ne tire pas ses mots de l’encyclopédie mais d’un vocabulaire de mots courants comme nous pouvons en lire dans les journaux et en entendre à la télévision. Toutefois, une pudeur et une réserve transmises de génération en génération nous empêchent de les utiliser pour parler de nous-mêmes.

 

  1. Les besoins

Si nous sommes déjà largement occupés de nos sentiments nous le sommes presque tout à fait de nos besoins. Nous avons parfois l’impression qu’une dalle de béton nous coupe de nos besoins. Nous avons plus appris à tenter de comprendre et de satisfaire les besoins des autres qu’à tenter de nous mettre à l’écoute des nôtres. S’écouter a été longtemps synonyme de péché mortel, en tout cas d’égocentrisme ou de nombrilisme : « Ce n’est pas bien de s’écouter comme cela. Oh ! c’est encore une personne qui s’écoute ». L’idée même que l’on puisse « avoir des besoins » est encore souvent perçue comme infamante.

 

Il est vrai que le mot besoin est souvent mal compris. Il ne s’agit pas ici d’une envie du moment, d’une pulsion passagère, d’un désir capricieux. Il s’agit de nos besoins de base, ceux qui sont essentiels à notre maintien en vie, ceux que nous devons satisfaire pour trouver un équilibre satisfaisant, ceux qui touchent à nos valeurs humaines les plus répandues ; identité, respect, compréhension, responsabilité, liberté, entraide.

 

En indiquant à l’autre quelle est notre demande concrète, nous rendons le besoin moins menaçant parce que nous l’incarnons dans la réalité, dans le quotidien. Ce n’est pas un besoin virtuel, apparemment insatiable et donc menaçant. C’est une demande concrète, bien définie en termes d’espace et de temps, et par rapport à laquelle nous pouvons nous situer, adapter une attitude. Une fois notre besoin identifié, nous allons pouvoir formuler une demande concrète et négociable qui va dans le sens de sa satisfaction.

 

  1. La demande

En formulant une demande, soit une proposition d’action concrète et négociable, nous nous dégageons de la troisième dalle de béton qui nous tient entravés et nous empêche d’entreprendre toute démarche dans le sens de notre besoin. En formulant une demande concrète, nous sortons de l’attente, souvent désespérée, que l’autre comprenne notre besoin et accepte de le satisfaire, attente qui peut durer une éternité et se révéler extrêmement frustrante ; C’est nous qui prenons en charge la gestion de notre besoin et donc la responsabilité de sa satisfaction. Nous nous piégeons cependant souvent en prenant nos demandes pour des besoins fondamentaux.

 

Nous sommes souvent fiers, et à juste titre, de notre langue française riche en nuances. Cependant, elle ne représente qu’un petit pourcentage de notre langage ; Le langage non verbal, selon des spécialistes de la chose, constituerait près de quatre-vingt dix pour cent de notre communication, seulement quelque dix pour cent étant attribués au langage verbal ! Etre conscient de cela nous permet d’être attentif à notre propre langage du corps ainsi qu’au langage du corps de l’autre.

 

Extrait du livre  CESSEZ D’ETRE GENTIL, SOYEZ VRAI  de Thomas d’Ansembourg aux éditions De L’homme

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Lucidité et Introspection

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

 

Krishnamurti

  images (2)  « Nous appelons introspection le fait de regarder en soi-même, de s’examiner soi-même. Or, pourquoi s’examine-t-on ? .En vue de s’améliorer, en vue de changer, en vue de modifier. Vous vous livrez à l’introspection en vue de devenir quelque chose, sans quoi vous ne vous complairiez pas en l’introspection. Vous ne vous examineriez pas s’il n’y avait pas le désir de modifier, de changer, de devenir autre chose que ce que vous êtes. C’est la raison évidente de l’introspection. Je suis en colère et je me livre à l’introspection, je m’examine afin de me débarrasser de la colère, ou de modifier, de changer la colère. Or, lorsqu’il y a introspection (qui est le désir de modifier ou de changer les réponses, les réactions du moi), il y a toujours un but en vue; et lorsque ce but n’est pas atteint, il y a de la mauvaise humeur, une dépression. Ainsi l’introspection va invariablement de pair avec la dépression. Je ne sais pas si vous avez remarqué que lorsque vous vous livrez à l’introspection, lorsque vous regardez en vous-mêmes en vue de vous changer, il y a toujours une vague de dépression. Il y a toujours une vague de mauvaise humeur contre laquelle il vous faut batailler; vous êtes obligé de vous examiner de nouveau afin de dominer cette humeur, et ainsi de suite. L’introspection est un processus qui consiste à transformer ce qui est en quelque chose qui n’est pas. Il est clair que c’est exactement ce qui se produit lorsque nous faisons de l’introspection, lorsque nous nous complaisons en cette action particulière. En cette action il y a toujours un processus d’accumulation, le je examinant quelque chose dans le but de le changer. Il y a donc toujours une dualité en état de conflit, et par conséquent un processus de frustration. Il n’y a jamais d’affranchissement; et comme on sent cette frustration, il en résulte une dépression.

    Mais la lucidité est entièrement différente. La lucidité est l’observation sans condamnation. La lucidité engendre la compréhension, car elle ne comporte ni condamnation ni identification, mais une observation silencieuse. Si je veux comprendre quelque chose, je dois évidemment l’observer, je ne dois pas critiquer, je ne dois pas condamner, je ne dois pas le poursuivre comme étant un plaisir ou l’éviter comme étant un déplaisir. Il faut qu’il y ait simple- ment la silencieuse observation d’un fait. Il n’y a pas de but en vue, mais une perception de tout ce qui survient. Cette observation, et la compréhension de cette observation ces- sent lorsqu’il y a condamnation, identification ou justification. L’introspection est une amélioration de soi, et par conséquent l’introspection est égocentrique. La lucidité n’est pas une amélioration de soi. Au contraire, c’est la fin du moi, du  je avec toutes ses idiosyncrasies, ses particularités, ses souvenirs, ses exigences, ses poursuites. Dans l’introspection, il y a identification et condamnation. Dans la lucidité, il n’y a ni condamnation ni identification; par conséquent, il n’y a pas d’amélioration du soi: il y a une immense différence entre les deux. L’homme qui veut s’améliorer ne peut jamais être lucide, parce que l’amélioration implique une condamnation et l’obtention d’un résultat, tandis qu’en la lucidité il va observation sans condamnation, sans déni ni acceptation. Cette lucidité commence avec les choses extérieures, elle consiste à être conscient, à être en contact avec les objets, avec la nature. Tout d’abord, on perçoit avec lucidité les choses qui vous entourent, on est sensible aux objets, à la nature, ensuite aux personnes, ce qui veut dire être en relation, et ensuite il y a la perception lucide des idées. Cette lucidité -qui consiste à être sensible aux choses, à la nature, aux personnes, aux idées – n’est pas composée de processus différents, mais est un seul processus unifié. C’est une constante observation de tout, de chaque pensée, sentiment et acte à mesure qu’ils surgissent en nous-mêmes. Et comme la lucidité n’est pas condamnatoire, il n’y a pas d’accumulation. Vous ne condamnez que lorsque vous avez un critérium, ce qui veut dire accumulation, et par conséquent amélioration du moi. Être lucide c’est comprendre les activités du moi, du « je »  dans ses rapports avec les gens, avec les idées, avec les choses. Cette lucidité est d’instant en instant et, par conséquent, n’est pas obtenue par des exercices. Lorsque vous vous exercez à une chose, elle devient une habitude; et la lucidité n’est pas une habitude. Un esprit routinier n’est plus sensitif, un esprit qui fonctionne dans l’ornière d’une action particulière est obtus, n’a pas de souplesse; tandis que la lucidité exige une continuelle souplesse, une grande vivacité. Cela n’est pas difficile: c’est ce que vous faites tous lorsque quelque chose vous intéresse, lorsque cela vous intéresse d’observer votre enfant, votre femme, vos plantes, vos arbres, vos oiseaux. Vous observez sans condamnation, sans identification; par conséquent, dans cette observation il y a une complète communion, l’observateur et l’observé sont complètement en communion. C’est cela qui, en fait, a lieu lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose. Ainsi, il y a une très grande différence entre la lucidité et l’amélioration auto-expansive du soi qu’est l’introspection. L’introspection mène à la frustration, à de nouveaux et plus vastes conflits, tandis que la lucidité est un processus qui nous affranchit de l’action du moi; elle consiste à être conscient de vos mouvements quotidiens, de vos actions, et à être conscient des autres personnes, de les observer. Vous ne pouvez faire cela que lorsque vous aimez. lorsque vous êtes profondément intéressé par quelque chose; et lorsque je veux me connaître, connaître mon être entier, le contenu total de moi-même et pas seulement une couche ou deux de ma conscience ».

De la Connaissance de soi,  Courrier du Livre. 

Vu sur http://akbal.canalblog.com/

 

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Cultivez la zen-attitude !

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2014

 

images (39)Quand Mercure rétrograde, c’est la cata : tout tourne à l’envers, les nerfs se mettent en pelote et c’est la porte ouverte aux disputes et énervements de toutes sortes. Ajoutez à cela les petits tracas de la vie quotidienne, le stress, le manque de temps, et c’est parti, le stress en toile de fond vous pourrit la vie.

Comment résister à ces influences néfastes ? En cultivant la zen-attitude. Plus qu’une façon de réagir, c’est une philosophie, un art de vivre qui devrait vous guider sur les rails d’une sérénité à toute épreuve. En entendant le mot zen, vous visualisez des moines bouddhistes assis en tailleur dans une pièce vide ? Et bien sachez que la merveilleuse école du zen est parfaitement adaptable à nos contrées occidentales. A condition de le vouloir…
Découvrez les quatre étapes pour progresser sur le chemin de la zen-attitude.

« Connais-toi toi-même »
Un principe de base qui n’est pas à négliger. Inutile de se fixer des objectifs impossibles à tenir, ni d’avoir une image de soi totalement différente de ce qu’on est en réalité. Nous sommes tous imparfaits, il suffit de le savoir et de l’accepter. Etre zen, c’est s’accepter tel qu’on est. Cette acceptation générera très vite de la bienveillance, par rapport à soi-même puis par rapport aux autres.

Gardez vos distances
Un des temps forts de la zen-attitude est cette capacité à vivre le moment présent tout en gardant ses distances par rapport à ses émotions. Un vrai challenge pour qui n’a pas l’habitude ! Courage, une pratique quotidienne permet d’apprendre vite cette distanciation. Pour commencer, il suffit de se concentrer sur les gestes quotidiens (par exemple se laver les dents), en faisant le vide dans son cerveau : peu à peu les pensées parasites deviennent conscientes, et on arrive à les stopper pour se concentrer uniquement sur ce que l’on est en train de faire. L’étape suivante sur le chemin du calme mental est la méditation, mais mieux vaut se faire guider dans l’apprentissage de cette pratique.

Apprenez à rester calme
Sans doute le plus dur, surtout lorsque les événements se télescopent et nous donnent l’impression d’être totalement dépassés. Le stress monte en flèche. Comment rester calme ? Avant toute chose, en apprenant à respirer. Pour cela, un petit exercice à pratiquer n’importe où et dans n’importe quelle position, dès que la tension monte : bien droit, la colonne vertébrale souple et les épaules détendues, inspirer par le nez, naturellement et sans forcer, puis expirer très lentement mais à fond, toujours par le nez, en contractant doucement les muscles abdominaux. Laisser l’inspiration se faire naturellement avant de recommencer à expirer. La règle pour commencer est d’inspirer sur trois temps et d’expirer sur six, puis d’allonger le temps de l’expiration au fur et à mesure de la pratique. Il suffit de s’entraîner à cette respiration zen deux à trois fois par jour pendant quelques minutes pour se sentir détendu et apaisé.

Prenez le temps de faire les choses
Aujourd’hui, tout va trop vite. Qui d’entre nous n’a pas entendu cette phrase, ne s’est pas trouvé confronté à cette impression que les choses se déroulent sans avoir aucune prise sur elles ? STOP ! Rétablissons un rythme plus calme, et refusons de subir des agendas surchargés. Toutes les situations impossibles génèrent du stress : autant les éviter en n’acceptant plus tout ou n’importe quoi. Parfois, la zen-attitude passe par le fait de savoir dire non : non à la surconsommation, non à la multiplication des occupations, non aux demandes irréalisables…

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Le bien-être est déjà là

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

printempsUn bon thérapeute ne regarde pas « seulement » la maladie, mais aussi tout ce qui est en bonne santé chez un malade. L’expression « prendre soin de l’Etre », chez les thérapeutes d’Alexandrie, peut sembler paradoxale. Elle revient à dire : «soigner Dieu dans l’autre». Soigner Dieu ?… Qu’est-ce que cela peut bien signifier ?

Soigner Dieu dans l’autre, c’est croire et expérimenter que l’autre va guérir à partir du point de santé qui est en lui. Quand on parle de la nature de bouddha en nous, il s’agit de ce quelque chose en nous qui n’est pas malade, déjà éveillé, non né, non conditionné.

Nous sommes déjà sauvés, déjà guéris, en bonne santé, mais nous ne le savons pas, nous n’en faisons pas l’expérience. L’expérience du salut (soteria), c’est l’esprit saint en nous.

Ce n’est pas le médecin qui guérit, mais la nature. Le thérapeute, quel qu’il soit, met la personne qui souffre dans les conditions qui permettront à la nature de la soulager.

C’est l’Etre qui guérit de l’intérieur. Cela suppose de la part du thérapeute, ou de celui qui est sur un chemin spirituel – celui qui travaille au bien-être de tous les vivants – de savoir que le bien-être est déjà là, ce n’est donc pas lui qui l’apporte.

Nous devons nous le répéter chaque fois que nous soignons quelqu’un : nous n’allons pas guérir la personne, nous allons simplement créer les dispositions les plus favorables pour que puisse opérer ce qui est sain en elle.

Ce n’est pas nous qui allons apporter ce qu’il y a de plus précieux, car cela se trouve déjà dans la personne. Il y a au milieu de nous quelqu’un que nous ne connaissons pas ; il y a au cœur de nous une dimension de vie, de plénitude, de paix, que nous n’avons jamais goûtée.

Cette considération nous permet de soigner les autres sans désespérer, car le désespoir nous guette sur ce chemin. Quand on voit toutes les souffrances du monde, on se dit qu’on n’y arrivera jamais! Il faut pourtant croire que la santé sera la plus forte, que le bonheur aura le dernier mot ; mais cela suppose une certaine expérience de l’Éveil ou de la libération (soteria) chez celui qui accompagne une personne qui souffre. 

Dans la tradition chrétienne, on parle de l’esprit du Christ, de la nature du Christ, de l’être du Christ: «Là où je suis, je veux que vous soyez aussi … Tout ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites.» C’est parfaitement clair : quand on fait quelque chose à quelqu’un, on ne le fait pas seulement à ce quelqu’un qui est là, on le fait aussi au Christ qui est en lui, qui est son « Je Suis » essentiel.

Tout être, quel qu’il soit, est porteur de la nature du Christ, de la nature divine. Dans tout être il y a cette Présence de ce qui est libre, de ce qui est sauvé ; on peut alors agir sans être désespéré : quand on fait quelque chose de l’extérieur, cela « coopère » aussi de l’intérieur.

D’où l’importance de la prière dans tous les actes que l’on pose, appeler chez l’autre la Présence, le réveil de son Esprit, parce que c’est de l’intérieur qu’il peut être guéri. Face à certaines maladies mentales difficiles, douloureuses, on sait qu’on ne peut rien de l’extérieur ; tout ce qui est dit ou fait risque au contraire de conforter le délire. Mais on peut appeler à l’intérieur de celui qu’on accompagne, l’Être qui sait le guérir et le sauver : cette forme de prière s’appelle l’intercession. 

Jean Yves Leloup – Extrait de : La montagne dans l’océan – Editions Albin Michel 

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Le dialogue intérieur empêche d’ être libre

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2013

 

Le dialogue intérieur empêche d’ être libre dans Travail sur soi ! jailmental2Le dialogue intérieur est le monologue que nous avons en permanence avec nous-mêmes.

Nous parlons tout le temps à nous-mêmes. Nous avons une conversation avec « nous-mêmes » qui ne s’ arrête jamais.

La plupart des êtres humains ne sont pas du tout conscients de ce dialogue intérieur. Ceux qui « savent » que ce bavardage incessant se produit en eux, n’ y prêtent pas trop attention, ils trouvent cela normal.

Et pourtant, il serait peut-être intéressant de regarder ce phénomène de plus près. Peut-être qu’il pourrait nous fournir une clé importante pour mieux comprendre l’ homme.

Un constat essentiel est le suivant : nous ne sommes pas capables d’arrêter ce bavardage. Impossible. Asseyez-vous et essayez d’ interrompre ce flot incessant de pensées et d’images qui passe par votre tête. Si vous essayez, vous allez très vite arrêter parce que le fait d’observer et de vouloir intervenir dans ce dialogue intérieur, le vivifie !
Le regarder le rend insoutenable !

Insoutenable ? Oui car un deuxième constat nous fait comprendre que nous ne maîtrisons ni l’ intensité, ni les sujets de ce dialogue intérieur. Les pensées se présentent, se mélangent, se bousculent les unes les autres dans un chaos total. Il n’y a aucune logique, ni dans le rythme, ni dans la cohésion de ce dialogue. Nous ne maîtrisons pas nos pensées.

Vous connaissez tous la chanson qui « reste dans notre tête » pendant des journées. Si vous avez le courage de regarder de très près ce dialogue intérieur, de le suivre dans toute sa course et sa bousculade folle et insensée, vous verrez qu’il agit comme la chanson : les mêmes idées, les mêmes pensées, les mêmes souhaits, les mêmes frustrations, les mêmes colères, les mêmes désirs, etc… sont formulés et répétés en boucle, sans fin, suscitant les mêmes espoirs, les mêmes déceptions : un moulin fou !

Dans ce dialogue s’exprime l’ensemble de tout notre être, tout « notre champ de respiration ». Tout ce qui a été réalisé dans notre vie. Tout ce qui ne s’ est pas réalisé mais que nous aurions voulu. Et toutes les frustrations, les regrets et les émotions négatives que ces possibilités et ces impossibilités ont engendrés.

Ce dialogue intérieur nous enchaîne littéralement ; il ne nous lâche jamais. C’est le boulet que nous traînons au pied, notre prison à vie. Il nous conditionne entièrement et nous empêche à chaque moment d’être libre, neuf, ouvert et sans préjugé.

Pouvons-nous nous libérer de ce dialogue intérieur ? 
Oui, cela est possible. Car le dialogue intérieur a besoin de certaines conditions pour se maintenir en nous. Il a besoin de notre inconscience, de notre état de « rêverie » dans lequel nous sommes la plupart du temps. Si nous sommes conscients, éveillés et dans cette attention particulière qui nous rend vigilants à la qualité de chaque pensée et de chaque émotion qui l’ accompagne, le dialogue intérieur perdra son pouvoir sur nous et s’ essoufflera. Pour… ? Laisser la place à un autre souffle d’une toute autre qualité ! Une nouvelle réalité pointe à l’horizon…

L’ être humain ne maîtrise pas ses pensées. Il peut en devenir conscient. Cette prise de conscience est indispensable pour devenir un homme libre, juste et fraternel.

article vu sur  http://epanews.fr

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LUMINEUSE CONFIANCE

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013


 

téléchargementParmi les valeurs les plus motivantes et régénératrice qui soient, la confiance semble la plus lumineuse. Mais, comme l’étoile dans la nuit, elle semble parfois bien éloignée. Marie-Claire Daupale nous montre le chemin de cette ascension lové au cœur même de notre esprit.

Enseignante de Philosophie

Qu’y a-t-il de plus touchant que la confiance d’un jeune enfant envers ses parents? Le tout petit qui entre dans l’apprentissage de la marche consolide son équilibre encore hésitant en donnant les mains à ses parents. Il sait qu’il peut compter sur eux pour le soutenir, l’encourager et l’aider à affermir ses pas encore maladroits, aussi longtemps que nécessaire. N’en va-t-il pas de même pour l’évolution spirituelle de chaque âme? Le Père céleste prend grand soin de chacun de ses enfants, il les protège et les accompagne de sollicitude en fonction de ses progrès, de ses aptitudes et de ses défis. Dès lors, nous pouvons nous demander pourquoi les peurs paralysent parfois les actions des hommes, les découragements ralentissent momentanément leurs élans créateurs et la méfiance s’insinue sournoisement dans leur cœur. Ne faudrait-il pas que les adultes ravivent régulièrement en eux une certaine candeur enfantine qui insuffle audace, confiance et joie à leurs mouvements, dans un regain de liberté? Il ne s’agit pas pour autant d’adopter une attitude aveuglément confiante, source de témérité, de désillusion et d’imprudence. Le sage, en effet, sait habilement associer la fraîcheur de l’innocence à la lucidité de l’expérience, la confiance au discernement. Mais cultiver un état d’esprit serein et confiant, porté par l’Amour éblouissant du Très-Haut, pousse à innover, aller de l’avant pour accomplir sa vocation, en assumant ses responsabilités.

La transparence d’une conscience reliée permet de
cultiver un regard confiant
sur les événements qui jalonnent notre vie.

Le meilleur des mondes possibles

Etre au fond de soi persuadé que tout concourt au Bien, même ce qui n’en présente pas l’apparence immédiate, permet de cultiver une attitude optimiste qui n’a rien de candide, n’en déplaise à Voltaire! C’est ainsi que le philosophe Leibniz, génie universel du 17ème Siècle, affirme: «Tout est bien pour celui qui aime Dieu». Qu’est-ce à dire? Si Dieu existe, il possède toutes les qualités poussées à leur perfection. Il est donc infiniment bienveillant, omniscient et tout-puissant, ce qui Lui permet d’instaurer un monde harmonieux, au sein duquel tout contribue à rehausser la beauté et l’ordre admirable de l’ensemble. Il aurait pu créer un monde excluant le mal, la souffrance et les erreurs, mais ce monde n’aurait pas été le meilleur possible, car il n’aurait pas inclus la liberté de l’homme avec sa possibilité de choix, ni de ce fait son perfectionnement. Un monde où l’homme doit développer sa conscience afin de devenir acteur du Bien, et donc instrument de la volonté parfaite de Dieu, voilà la plus fabuleuse des possibilités que Dieu a actualisée! Précisons que le service de Dieu n’a rien d’asservissant, bien au contraire, c’est une clef de liberté. En effet, en méditant sur l’idée de Dieu et en comprenant qu’Il est infinie perfection, l’âme ne peut que ressentir un immense amour envers cet Etre infiniment aimable. Or, aimer, c’est vouloir librement et gratuitement servir l’être aimé. Dès lors, penser à Dieu, c’est l’aimer, par suite, vouloir se mettre à son service. Comment Le servir? Leibniz répond: en participant au dessein de Dieu qui est d’instaurer du Bien, donc en servant le genre humain. Ainsi, toute personne qui consciemment agit en vue du bien commun en témoignant de l’amour à son prochain, chante une louange à Dieu et inscrit ses actes dans l’harmonie du monde. Sur cet arrière-plan métaphysique, l’optimisme n’est pas seulement une attitude psychologique épanouissante, mais c’est aussi le résultat d’une logique solidement fondée sur des principes théologiques cohérents. La foi entre donc ici en conformité avec la raison. Méditer sur l’idée de Dieu, c’est L’aimer et Le servir et, de ce fait, participer activement à l’instauration d’un monde «le meilleur possible».

La confiance est de mise, car tout conduit au Bien, même ce qui au premier abord paraît néfaste. Le sage adoptera un regard constructif sur les situations qui lui occasionnent des difficultés, en ne focalisant pas son attention sur l’épreuve du présent, ce qui serait une attitude statique coupée du devenir, mais en sachant que son expérience individuelle s’inscrit au sein de la Création divine et, de ce fait, constitue une voie de perfectionnement qu’il doit non seulement accepter, mais encore aimer et célébrer afin d’en tirer pleinement profit. Tout est enseignement, encore faut-il le comprendre. En cultivant des vues larges et vastes, décentrées de son petit moi, le disciple peut donner du sens à ce qu’il qualifie de pénible et qui constitue en réalité l’une des marches le menant plus haut sur l’escalier de l’ascension spirituelle. Dans la tourmente, avoir confiance que Dieu cisèle les consciences afin qu’elles deviennent de purs diamants constitue un réconfort inébranlable.

La simplicité du regard

La confiance fondée sur un optimisme métaphysique autorise une candeur lucide. Rappelons que le mot «candeur» s’enracine dans le terme latin «candor» qui signifie blanc. Ainsi, la transparence d’une conscience reliée à Dieu permet de cultiver un regard confiant sur les événements qui jalonnent le parcours de vie d’une âme éveillée. Pour celui qui reste fixé sur l’envers de la toile cosmique (ou la matière seule), les noeuds qu’il aperçoit ne sont ni beaux, ni signifiants. Mais celui qui peut se hisser au-dessus et contempler l’endroit de cette toile (en accédant aux réalités spirituelles) découvrira que tout a sa raison d’être et participe à la réalisation d’une vaste et magnifique réalisation d’ensemble. Comment parvenir à cette «double lecture» (matérielle et spirituelle) des événements?

Le philosophe néoplatonicien Plotin répond : en apprenant à simplifier son regard. Pour cela, il convient de se déprendre des préoccupations strictement matérielles, d’entamer un mouvement de conversion intérieure, afin d’entrer dans «la course immobile» d’un voyage en Esprit. Cette découverte des espaces métaphysiques requiert une vie pure et donc des exercices cathartiques. Le miroir de l’âme doit être lisse, impeccable, pour pouvoir refléter les beautés immatérielles. En méditant sur de belles idées (des vertus par exemple), le disciple fait fleurir dans le jardin de son âme des semences de vérité. Cette ascension intérieure s’opère de façon très progressive (sur des années, et même des vies). Elle permet à l’homme de redécouvrir sa nature profonde qui est éternelle et unie à Dieu. En méditant sur le principe premier, l’Un dont on ne saurait à la limite parler, l’âme parvient à dépasser l’appréhension strictement rationnelle pour activer sa sensibilité mystique ou son intuition spirituelle. Tout en elle se simplifie, au sens où tout s’harmonise, s’apaise et s’éclaire. Au contact de la Source, l’âme avec confiance se désaltère. Pourvue d’ailes, cette âme aérienne reçoit la grâce de s’envoler vers le Très-Haut. Et ainsi que le dit le Psaume 91: «Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant». C’est donc cette capacité à se relier à la Lumière divine qui permet à l’homme conscient de s’établir dans la confiance, car il se sait protégé, accompagné et guidé.

Abraham ou la confiance absolue en Dieu

Rappelons que l’étymologie du mot confiance renvoie à la «fides» (la foi, la créance………….suite de l’article ICI

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Des valeurs à vivre

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2013

 

Je vous propose une Série de vidéos à votre intention…. 

Des valeurs pour reprendre notre pouvoir personnel et nous ouvrir la porte au bonheur ! 

Je partage donc avec vous 8 vidéos de 58 minutes chacune, conduite par Lucie Douville (rédactrice en chef du magazine Vivre) et J.Claude Genel (explorateur de l’âme humaine), plus un invité-valeur, des interviews dans la rue, des analyse et des exemples pour améliorer votre qualité de vie et devenir, chaque jour, une meilleur personne ! 

Je vous souhaite de bons moments à tous et toutes !

  

PRESENTATION des Valeurs à Vivre – 11 invités-valeurs

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Et maintenant je m’en vais vous mettre à la suite, les vidéos de développent …

 

 – LA TOLERANCE

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Vous pourrez trouver la suite de cette vidéo sur YouTube… jusqu’à 4/4

 

-          LE COURAGE

 

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-          LA PATIENCE

 

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-          L’HONNETETE

 

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 - L’Obéissance - 

 

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- L’humilité  

 

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-  La Justice  

 

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Vous pourrez trouver la suite de cette vidéo sur YouTube … jusqu’à 4/4

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Les regrets ça nous plombe

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2013

 

Les regrets, ça a un goût de sanglots longs des violons de l’automne, le parfum aigre des erreurs, des relents de si-j’avais-su, des nostalgies de la Tamise et des persiennes chères à Souchon… que nous nous traînons comme un poète maudit son vague à l’âme: en écharpe de préférence, histoire de montrer tout ce qu’on veut cacher.

A savoir que nous avons la gorge irritée de ce que nous n’arrivons pas à avaler, d’où l’écharpe nécessaire.

 téléchargement (5)

Et en vertu du fait que la raison à toujours tort, les beaux discours plein de bonnes intentions et de sagesse sur “ce qui est fait est fait”, censés nous faire avaler l’amère pilule, n’ont évidemment aucun effet sur l’état interne de celui qui regrette. Rappelons d’ailleurs que lorsque Lady Macbeth expliquait à son mari que “ce qui est fait est fait”, elle ne tentait pas de réconforter son cher et pas tout à fait tendre, elle lui reprochait d’être une fillette perclue de remords au point d’en générer des hallucinations coupables.

  

Le regret: une expérience émotionnelle 

Selon le psychiatre Christophe André “le regret n’est pas seulement une douleur du passé, mais aussi une souffrance du présent”.

Selon l’excellent site redpsy, le regret “une évaluation négative d’une action passée engendrant mécontentement et chagrin.” C’est à dire qui déclenche une émotion: la colère ou la tristesse, dans toutes leurs nuances possibles, mais aussi potentiellement l’inquiétude.

 

Il s’agit donc d’une expérience émotionnelle dans le présent et, en tant que telle, elle est porteuse d’enseignements précieux. Voir Les émotions, amies fidèles ou ennemies incapacitantes?

 Le regret est utile en ce sens “qu’il indique le décalage entre l’évaluation que nous avons fait d’une situation dans le passé et celle que nous en faisons aujourd’hui.” (Redpsy) Il a donc l’avantage de nous envoyer des indications précieuses sur ces différences d’évaluation, directement liées à une évolution ou une méconnaissance de nos besoins et sur ce qui est réellement important pour nous maintenant, et par conséquent, sur comment agir mieux. C’est l’émotion qui accompagne le regret qui va indiquer avec précision les besoins insuffisamment satisfaits qui s’expriment à travers lui.

 Ainsi ce cadre supérieur qui regrette d’avoir quitté ce job dans lequel il était moins bien payé, mais qui nécessitait moins de transports et était moins stressant, peut sans doute en tirer la conclusion qu’il lui est indispensable d’accorder à certaines catégories de besoins professionnels comme les besoins environnementaux au moins autant d’importance que ses besoins financiers. La colère, l’inquiétude ou la tristesse qui accompagnent ses regrets lui permettront de savoir quel besoin fondamental est prioritaire et comment y répondre. 

Le but n’est donc pas de s’efforcer de ne pas ressentir le regret, mais, comme toujours face à nos réactions émotionnelles, d’en faire quelque chose pour aller vers davantage de bien-être personnel ou professionnel.   

Regret, rumination et plombage. 

Ce plombage-là n’a rien de dentaire. C’est celui de l’humeur par ces vilains et pénibles regrets qui nous poussent à ruminer des erreurs réelles (du moins leur perception en tant qu’erreur), les paradis perdus ou virtuels, qui se mettent à prendre de la place dans nos pensées, favorisant au passage l’amertume, la frustration, la baisse de moral et/ou la dévalorisation. Et ces deux-là ont une forte propension à être directement proportionnelles à notre absence d’écoute des messages transmis par l’expérience émotionnelle.

 Alors puisqu’ils sont porteurs d’enseignements précieux, autant faire quelque chose de nos regrets plutôt que les pousser à la reconversion subie comme gardiens de nos cimetières à rêves. En commençant par distinguer les trois types de regrets, car ils ne se traitent pas de la même manière.

   Regrets, remords et nostalgie

 Plusieurs sortes de regrets

  • Regretter un geste, un choix, une parole malheureux, qui a eu une conséquence négative pour un tiers. Ce regret-là est de l’ordre du remords, une reconnaissance saine de culpabilité. Comme cette jeune femme manager qui comprend son comportement persécuteur et s’en veut d’avoir agi de la sorte.
  • Regretter un geste, un choix ou une parole qui ne se sont pas produits, et dont l’absence a généré des conséquences qu’on aurait bien voulu éviter. Comme ce chef de projet qui estime ne pas avoir défendu son point de vue stratégique face à son N+1, se retrouve à gérer sa mission d’une façon qui ne lui convient pas et qui se reproche de manquer de cran.
  • Regretter une situation enfuie dont on aurait bien voulu conserver les bénéfices. Ce regret-là est du domaine de la nostalgie. Comme cet ingénieur technique qui adorait son job et suite à une vague de licenciements économiques, se retrouve au chômage, persuadé qu’il ne retrouvera jamais “la même chose”.

  Mini coaching: évaluer ses regrets 

  • Qu’est-ce que vous regrettez?
  • De quel type s’agit-il? Regret? Remord? Nostalgie?
  • Quelles émotions sont associées à chacun de vos regrets? Colère? Tristesse? Inquiétude?
  • Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-mêmes?
  • §  Sur vos besoins? Vos valeurs? Vos talents à développer?
  •  

Nous reviendrons sur les trois regrets et les différentes façons de les gérer. En attendant de comprendre comment agir, si les vôtres occupent un poil trop vos pensées et vous minent le moral, vous pouvez aller lire comment cesser de ruminer ou comment mettre en place un pare-feu mental. Ce sont des moyens de diminuer l’intensité émotionnelle désagréable pour se mettre dans un état d’esprit propice à sa gestion. 

SOURCE  : http://www.ithaquecoaching.com Sylvaine Pascual Coach  

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Naître à soi, le livre de J.C Genel

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Interview paru sur  http://www.universite-libre-des-valeurs.com/index.php?id=21

images (7)En introduction de votre livre, vous dites avoir le sentiment de vivre une époque particulièrement mouvementée. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Je me place, bien entendu, d’un point de vue spirituel. Tout d’abord, nos modes de pensées et nos bonnes vieilles habitudes sont perturbés. Ensuite, beaucoup de personnes engagées sur un chemin de développement personnel sont confrontées à un manque de pratique de tout ce qu’elles ont appris. Elles ont même le sentiment d’être rattrapés par le passé, ce qui ajoute à leur trouble, d’autant que les messages des Maîtres de Sagesse de ces vingt dernières années ont offert les informations nécessaires pour agir de manière inspirée et responsable.  Pensez-vous que nous subissons les événements ?  

Une grande alchimie cosmique est en cours et chacun la ressentons au plus profond de lui même, mais sans réelle visibilité. Je pense, en effet, que nous la subissons et devons continuellement nous ajuster, avec le sentiment d’avoir toujours un temps de retard !

Le chevauchement vibratoire de deux ères – celle des Poissons qui s’achève et celle du Verseau qui commence – génère une gigantesque vague énergétique qui met à mal tous nos systèmes d’organisation humains. Nous sommes tous remués jusque dans notre corps physique, même si nous n’en avons pas conscience.  Pour vous, les événements semblent se précipiter.

Pour moi, « le futur est déjà là ! » et les nouvelles énergies nous entraînent vers quelque  chose de plus compatible avec nos espérances et les exigences de la vie en général. Intérieurement, nous savons qu’il nous faut aller de l’avant et nous cherchons encore confusément une force, une harmonie comme tremplin. À l’échelle humaine, nous changeons de siècle et probablement de société. À l’échelle cosmique, nous assistons à l’avènement d’un nouveau cycle de 26 000 ans dont l’année 2012 est, en quelque sorte, le coup d’envoi Vous pensez donc qu’il y aura bien un après 2012 !

2012 est une année symbolique sur laquelle tout, et son contraire, a été dit. Au cours de cette année et des suivantes, nous devrions être capables de ressentir de nouvelles dispositions intérieures auxquelles les quarante dernières années nous ont préparés. Pour cela, il est indispensable de ne pas céder à la peur inhérente à cette « fin d’un monde » qui marque le déclin d’une certaine suprématie de l’ego sur les aspirations de l’âme. La montée de la violence alimente la peur et brouille notre objectivité. Toutes les images de catastrophes planétaires qui parcourent les médias et inondent la « toile » sont aussi l’expression de ce qui, symboliquement, meurt en nous.

Dans votre livre, les Maîtres de Sagesse insistent sur le fait que l’humanité vit une « grande initiation ». Pouvez-vous en préciser les composantes ?

La première est la peur ! Tout semble nous éloigner de notre réalité intérieure et la grande majorité de la population mondiale se laisse influencer par la souffrance et la violence du monde qui défilent à longueur de journaux télévisés. La peur, nous le savons bien, nous fait quitter notre « centre ». Elle nous tient hors de nous-mêmes, de notre force intérieure, là où notre propre lumière nous devient peu à peu lointaine et étrangère. Nous sommes alors vulnérables et susceptibles de croire plus volontiers en la peur de l’autre qu’en la victoire de notre âme. Certains perdent leur emploi ou apprennent qu’ils sont atteints d’une maladie grave. D’autres vivent une séparation affective, un abandon ou la mort d’un être cher. D’autres encore sont trahis en affaires ou prennent conscience, à un certain âge, qu’ils sont passés à côté de leur vie… Tous ces événements sont souvent vécus de manière dramatique alors qu’ils sont les ingrédients d’une authentique initiation que nous vivons à l’échelle planétaire. C’est une période de bilan, de vérification et de synthèse en vue de quelques réparations avant un nouvel engagement. Notre vision humaine limitée interprète cette période en termes de fin mais notre être intérieur, lui, la saisit en termes de commencement et de passage.

 Autrement dit, la vie nous lancerait un défi qu’il nous faut relever ?

C’est exact et à quoi ce défi nous renvoie-t-il ? Principalement à notre ressenti profond pour nous obliger à choisir les forces de la victoire plutôt que celles de la défaite. Et même si je répète à longueur d’enseignement que l’âme est, par essence, victorieuse, tant que nous ne relevons pas ce défi, nous en doutons. Nous ne pouvons pas le faire si nous nous abandonnons aux images de notre temps, toutes plus effrayantes les unes que les autres et qui nous amènent à nous recroqueviller et à nous isoler du monde. Le message des Maîtres insiste sur le fait que les valeurs, en nous permettant de choisir la vérité de notre nature divine plutôt que les mensonges de l’ego, représentent les forces par lesquelles nous pouvons répondre à l’initiation. C’est le sens même de la quête du héros, de l’être qui, placé dans des conditions extraordinaires – notre époque en est une – révèle sa divinité jusque-là ignorée.

 Chacun de nous doit donc faire sa propre introspection et s’interroger quant à sa manière de vivre.

Le seul questionnement qui vaille est : « En moi, qu’est-ce que je ressens ? Que me dit ma force intérieure ? Que me souffle mon âme ? » Le fait même de s’interroger de la sorte crée l’ouverture vers les forces de progrès, le lien avec nos valeurs essentielles par lesquelles les bonnes réponses se présentent, même si le contexte semble nous contredire.

C’est alors que nous reprenons le dessus grâce à la valeur confiance. Par elle, nous nous ouvrons au champ des possibles et opérons tous les renversements que nous pensions impossibles auparavant. La confiance nous rend la vision qui nous libère des peurs et du mauvais stress. L’absence de peur nous positionne en force. Notre cerveau retrouve un fonctionnement plus équilibré, notre subconscient joue de nouveau son rôle de GPS ou d’ange-gardien (1). Les décisions sont plus faciles à prendre et nos actions plus cohérentes. Nous en assumons l’entière responsabilité, ce qui libère la force de vie sur toute la planète. 

Vous semblez placer la valeur de confiance au-dessus de toutes les autres. Pourquoi ?

Dans le message des Maîtres, il est beaucoup question de « confiance en l’avenir. Beaucoup de gens pensent qu’il faut être bien naïf ou carrément « à côté de la plaque » pour croire que la confiance est l’ingrédient majeur du renversement de conscience. C’est oublier qu’en soi, la confiance est, en chacun, créatrice d’évolution, elle éclaire le chemin C’est par elle seule que je peux laisser ma vision s’étendre et que mes inspirations gagnent en précision. Les valeurs en général me permettent de capter la présence des Maîtres et de transmettre leur message. Et quand le chemin est éclairé par la confiance, nous voyons mieux les pièges à éviter comme, par exemple, les situations susceptibles de nous ramener dans le passé. Je dis souvent que nous ne sommes vivants que des liens que nous faisons.

Les valeurs facilitent et activent la magie de ces liens. Elles nous enseignent que nous sommes faits de lumière, de foi et d’amour, que nous nous tenons au cœur de la Source. 

Que dites-vous à celles et ceux qui ont la nostalgie du passé et qui pensent que « c’était mieux avant » ?

Nous devons naître à ce nouveau monde et l’accouchement est douloureux, parce qu’une grande partie de l’humanité s’accroche aux images illusoires d’un soi-disant âge d’or passé. « C’était mieux avant ! » traduit à la fois le manque de vision et l’absence de décodage symbolique de ce qui se trame en ce moment. Je pense parfois que les spiritualistes de tous bords sont les sages-femmes qui assistent et rassurent celles et ceux qui souhaitent que tout redevienne comme avant. Peurs et pensées négatives rendent l’être humain servile. Elles chargent l’énergie qui, en retour, crée une instabilité préjudiciable à une transition harmonieuse comme nous pourrions l’espérer. Le basculement vers plus de conscience est possible, celui vers plus d’ignorance aussi. Nos bons choix d’aujourd’hui peuvent encore contrebalancer les mauvais d’hier. La bêtise humaine n’a certes pas dit son dernier mot et nous devons rester vigilants, c’est pourquoi ce nouveau livre s’inscrit dans la tradition de ceux qui donnent la parole aux Guides de l’humanité (2).

 Vous citez une pensée d’Albert Einstein disant qu’une nouvelle façon de pensée est essentielle si l’humanité doit survivre. Pourquoi cette citation ?

Le futur n’est pas écrit, il se tisse à chaque instant à partir de nos pensées, de nos paroles et de nos actes quotidiens. Autrement dit, personne ne peut dire ce qu’il sera. Notre besoin fondamental, spirituel, est de fermer la porte au passé pour nous tourner résolument vers l’avenir. Et la question qui nous maintient centrés est immuable car elle a le pouvoir de déclencher la loi d’attraction : Qu’est-ce que je veux ? Sans elle, toute démarche de thérapie, de développement personnel ou de spiritualité est hasardeuse.  La réponse à cette question pose les solides fondations qui nous garantissent la suprématie de l’âme sur l’ego. Les nouvelles énergies dont nous parlent les Maîtres de Sagesse sont synonymes de renouveau et de nouvelles sociétés. Les responsables politiques représentent une minorité qui ne peut opérer les vrais changements que si nous sommes aux commandes des énergies du Verseau. En lisant attentivement les messages des Maîtres, vous verrez à quel point nous sommes détenteurs du pouvoir de transformer positivement les choses. Il nous faut juste un peu de pratique pour disposer, rapidement, d’un savoir-faire en matière de ressenti, de valeurs et de foi.

Pensez-vous toujours que les gens spirituels sont privilégiés et même protégés en cette période ? Croyez-vous qu’ils soient « élus » ?

Je ne crois pas aux élus et je crois que nous devons agir comme si tout dépendait de nous et, une fois l’énergie de l’action lancée, tout confié au bon vouloir divin. Apprenons à ne rien attendre de l’extérieur. Il est irresponsable de souhaiter être sauvés par une intervention extraterrestre ou par un vaisseau venu chercher quelques élus. Que voulez vous que des intelligences supérieures fassent d’individus qui n’auraient pas commencé le processus alchimique de l’amour divin en eux-mêmes ? Tout au plus, agiraient-ils comme nos services municipaux qui, le « jour des encombrants », viennent nous débarrasser des choses inutiles qui prennent trop de place !

En revanche, je crois que, plus que les autres, les gens spirituels sincères essaient de vivre en accord avec leurs valeurs et de rester fidèles à ce qu’ils perçoivent. Toute personne qui pense une chose et fait autrement, par lâcheté, intérêt ou cupidité, va au devant de toutes sortes de problèmes et y entraîne les autres. L’initiation actuelle n’est donc pas seulement un défi, elle nous oblige à progresser dans la conscience que nous possédons les capacités de renverser les situations les plus désespérées, de faire face, d’aller de l’avant. 

Vous ne craignez donc pas le futur ?

Le futur est toujours à notre image. Il est l’exacte projection de ce que nous savons révéler ou ignorer de nous. Après des millénaires de civilisations brillantes, de philosophies éclairées, de traditions religieuses inspirées, il semble que nous ne sachions pas encore qui nous sommes. Pourtant, dans l’existence, tout parle de nous, mais de nous au passé. La personne que vous êtes aujourd’hui, vous l’avez pensée, peut-être même espérée voici quelques mois ou quelques années. À moins que cela n’ait jamais été votre préoccupation et alors c’est par défaut que vous êtes ce que vous êtes maintenant ! Votre privilège est donc bien de pouvoir vous imaginer dans le futur et de tout miser sur le présent qui devient, alors, le tremplin des changements auxquels vous aspirez, alors que, pour la plupart des gens, le présent est toujours la dernière étape du passé.

 Comment quitter l’ancien monde, sortir du cercle vicieux du pouvoir et de l’argent et entrer dans un cercle plus vertueux ?

D’après vous, de quoi se nourrissent les personnes qui maintiennent l’humanité en esclavage ? De la lâcheté, de la violence, de l’impatience, du mensonge – la liste est  longue – de celles et ceux qui, vivant par défaut, renforcent ainsi les « forces contraires » dont il sera question dans les messages que vous allez découvrir. Ces forces représentent tout le négatif que nous avons accumulé ou que nous avons généré au cours de cette vie et des précédentes. Les zones d’ombre, partout présentes sur la planète, nous en sommes responsables. Tout comme nous le sommes de notre rayonnement quand nous vivons selon notre éthique personnelle. Dès que nous devenons intelligents de la vie, notre lumière éclaire notre part d’ombre et le printemps s’installe sur toute la Terre. Mais tout est mouvant et seul l’enchaînement répétitif et positif garantit d’entrer dans un cercle vertueux qui finira de transmuter jusqu’aux intentions les plus sombres !

 Comme la flamme d’une bougie a besoin d’air, nous avons besoin du souffle de notre âme pour maintenir suffisamment d’espoir pendant la traversée dont on ne connaît pas la durée. Pour éviter que nos bonnes résolutions de début d’année ne disparaissent sous le poids de notre fatalisme et de notre indifférence, nous pouvons décider de ne plus alimenter ces forces contraires. Dès que nous prenons conscience d’une défaillance, si petite soit-elle, nous pouvons remédier dans l’instant, c’est comme désamorcer un engin miniature qui, si nous ne faisons rien, viendra rejoindre le gigantesque arsenal de l’inconscient collectif et qui, un jour, nous reviendra sous la forme d’un tsunami humain dévastateur.  

Croyez-vous qu’un jour, nous prendrons la mesure que notre façon de penser génère les situations que nous vivons ?

Avec nos pensées, nous créons le monde, a dit le Bouddha. Et il a également enseigné que nul ne peut autant nous aider que la compassion de nos propres pensées. Nous finirons bien pas prendre conscience que nous sommes certainement bien plus intelligents que nous ne l’imaginons. Nous nous dévoilerons donc dans nos pouvoirs intérieurs, nos pouvoirs divins et nous nous rendrons la vie d’abord moins compliquée, puis plus simple.

C’est comme si les ailes de notre conscience, paralysées pendant des siècles par les dogmes de tous bords, allaient de nouveau pouvoir se déployer totalement. Nous retrouverons l’usage des lois spirituelles de la création et découvrirons d’autres horizons. Naturellement, nous nous repositionnerons sur un plan intérieur et renouerons avec la fidélité à cette force puissante de notre âme dont aucun jeu de pouvoir humain ne pourra jamais nous départir.

Certes, c’est sans doute le premier pas qui coûte, mais le reste relève de l’alchimie dont j’ai parlé tout à l’heure et tout trouve sa juste fonction.

 Dans un de leurs messages, Les Maîtres disent que nous devons veiller à ne pas être le grain de sable dans l’engrenage cosmique. Aurions-nous un tel pouvoir ?

images (6)Par expérience, nous savons que le moindre déni de nous-mêmes peut se traduire par des horreurs que l’être humain est capable d’infliger aux siens et aux différents règnes de la nature. Avant de proclamer que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, nous devrions déjà être conscients que nous ne sommes pas seuls sur Terre ! L’équilibre de notre planète est fragile et prendre soin de soi en particulier et des hommes en général, c’est préserver la dignité de la vie et sa mission spirituelle. Nous sommes faits de tous les règnes et l’initiation les concerne tous. Alors que certains se voient déjà ascensionnés dans la cinquième dimension et plus, nous pourrions être balayés du terrain de jeu cosmique.

Notre atout majeur dans la partie, c’est notre intelligence, pas celle dont on se gonfle d’orgueil, non, celle qui nous connecte au réseau des bonnes volontés et nous met en résonance avec tout ce qui vit, celle qui réunit raison et intuition, logique et émotion, celle qui place naturellement les valeurs au centre de toute relation, quelle qu’elle soit, celle, enfin, qui nous réconcilie avec l’incarnation et sa fonction première : révéler Dieu !

(1)          Cf. la formation T.C.A.P. (www.tcap-formation.com)

(2)          (2) Cf. Naître à Soi, la grande initiation, J.-C. Genel, aux éditions Entre Deux Mondes – s – www.entre-deux-mondes.fr

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La méthode Simonton au service de l’Etre

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2013

 

imagesCette méthode a été développée à son origine pour les malades atteints de cancer en tant que soutien complémentaire aux traitements médicaux existants. Actuellement, elle est utilisée non seulement pour les personnes atteintes de maladies diverses, mais aussi pour les personnes souhaitant rester en bonne santé. Elle s’adresse à l’être humain sans sa globalité, à son corps, son âme et son esprit intimement liés et interdépendants et qui forment un tout. (Propos de Inge Bergmeister)

La philosophie de la méthode Simonton

Elle est basée sur une prise de conscience et la recherche d’une meilleure qualité de vie, comprenant la joie et la douceur. Pour ce faire, les points importants sont :

  1. Se centrer sur ce qui va et non sur ce qui ne vas pas, sans s’attacher au résultat – Lâcher prise, intégrer vie et mort, santé et maladie.
  2. Reconnaître ses besoins essentiels et chercher à les satisfaire – Valoriser et respecter ses propres limites et accepter la réalité.
  3. Identifier ses émotions, développer une compétence émotionnelle – Reconnaître ses émotions et les croyances dont elles découlent et apprendre à les transformer.

La psycho-neuro-immunologie a démontré que le stress est défavorable à la santé. Si des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc, peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs ou d’autres maladies, en revanche la joie, la recherche du bien-être à travers le calme, la paix, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne et influencer favorablement sa guérison et sa qualité de vie.

Cette méthode est fondée sur quatre axes principaux :

  1. Détente, relaxation et visualisation – Prendre contact avec son corps, trouver la paix intérieure, visualiser, imaginer les processus de guérison.
  2. Gestion du stress – Identifier les sources de stress et apprendre à les gérer plus efficacement.
  3. Emotions, croyances et certitudes – Reconnaître ses croyances malsaines et les transformer en croyances saines. Les peurs face à la maladie et à la vie en général, les révoltes, la culpabilité, la mésestime de soi sont des émotions issues de croyances ou de certitudes. La mise à jour de ces croyances malsaines puis leur transformation en croyances saines fondées sur la réalité permet de porter un regard différent sur les événements. Les ressentis émotionnels se modifient alors agréablement et offrent la possibilité de vivre plus sereinement.
  4. Objectifs de vie – Définir sa ou ses raisons de vivre, donner un sens à la vie et établir un plan fixant des objectifs agréables atteignables sur 2 ans ; cette façon de faire met en relief les éléments susceptibles d’amener de la joie dans sa vie tout en respectant un rythme adapté à chacun.

La méthode Simonton propose des outils pour (re)découvrir son être profond, ses aspirations, ses valeurs et vivre en accord avec soi-même dans un climat incluant la joie et la douceur. Se relier à sa nature profonde offre au corps la possibilité de fonctionner d’une manière plus naturelle et plus saine et peut influencer favorablement la guérison. Aux personnes en bonne santé, cette méthode propose un outil de prévention et de connaissance de soi, aux personnes maladies, un chemin vers la guérison et à tous, une amélioration de la qualité de vie.

MAGIC MATIERE

Un travail supplémentaire sur la mise à jour des valeurs personnelles et leur développement accompagne favorablement la recherche de son être profond.

Pourquoi agir sur nos émotions? Le dialogue corps-esprit:

Au cours de son histoire, la science avait identifié et étudié deux systèmes qui tissent des connections entre corps et esprit: le système nerveux et le système endocrinien. C’est assez récemment que le système immunitaire, qui joue un rôle prépondérant dans le maintien de la santé, a été mieux compris car il se compose de cellules qui parcourent l’ensemble de l’organisme et de médiateurs chimiques difficiles à localiser. Le maillage des liens entre la conscience (psycho), le système nerveux (neuro) et les mécanismes de défense de l’organisme (immunologie) est aussi complexe.

Au début des années 70, l’équipe de Carl Simonton avec son étude sur la survie des patients et deux chercheurs américains, Ader et Cohen, produisirent des travaux remarquables sur la psycho-neuro-immunologie. Cette discipline récente vise à mettre en lumière les interactions existant entre les pensées, les émotions, le psychisme et le corps physique dans le processus thérapeutique. Cette science étudie et démontre le lien très étroit existant entre les systèmes immunitaire, endocrinien et neurologique, les molécules, le fonctionnement psychologique ou la psyché (à voir!) et comment ces différents domaines sont étroitement reliés et dépendants les uns des autres.

Une certitude scientifique

Dans les plus grands laboratoires du monde et les universités les plus prestigieuses, on a pu démontrer clairement que le cerveau influence le système immunitaire et qu’à son tour, celui-ci agit sur le cerveau. Le Dr. Michael Irwin, directeur du centre de psycho-neuro-immunologie de l’Université de Los Angeles (UCLA) déclare: “le dialogue corps-esprit occupe désormais une place essentielle dans la compréhension de l’homme”. Le langage de ce dialogue biologique a été décodé. Il s’agit de petites molécules appelées neuropeptides qui sont libérées et capturées aussi bien par les cellules nerveuses que par les cellules immunitaires et endocrines.

Les scientifiques constatent que la psyché dialogue en d’incessants allers et retours avec le corps par d’innombrables messages. L’équilibre de l’organisme est dynamique et non statique, par conséquent, il doit s’adapter aux changements de son environnement. Stress, contraintes, peurs, douleurs, émotions agréables ou désagréables bousculent l’équilibre de l’organisme à un niveau très subtil, en deçà de la molécule et de la biochimie. On sait désormais que le stress négatif contribue à affaiblir ou à dérégler le système immunitaire et donc qu’il exerce une influence défavorable sur la santé. On a pu observer par exemple que des personnes sous stress chronique sont beaucoup plus sensibles au virus de la grippe que les autres.

Le corps, mémoire intelligente

Depuis la fin des années 80, des techniques sophistiquées, regroupées sous le nom d’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique IRM, permettent de “voir” ce qui se passe quand le cerveau travaille sous différents modes: détente, stress, peur, prière, souvenir, émotion, etc. Grâce à cette technologie de pointe, il a finalement été prouvé de manière tout à fait scientifique ce que tant de savants et de chercheurs d’antan avaient pressenti ou découvert empiriquement sans pouvoir le démontrer d’une façon absolue. Le “cerveau émotionnel” (système limbique, hypophyse, hypothalamus) contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique et une bonne part du bien-être corporel. Mais ce cerveau émotionnel est extrêmement sensible et, par conséquent, vulnérable. Il peut entraîner des dysfonctionnements sérieux. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé. Ces expériences sont imprimées dans l’inconscient et influencent le ressenti, le comportement, l’état général de la personne. Le cerveau et le corps n’oublient rien. Les émotions non exprimées sont mémorisées, stockées, encapsulées et peuvent ressurgir à n’importe quel moment, même des années après l’évènement traumatique, provoquant malaise et maladie, voire la mort dans les cas graves.

La pensée créatrice

Le cerveau émotionnel est peu perméable au langage et à la raison. Il l’est beaucoup plus aux images, aux produits de l’imagination. Tout ce qui tourne en permanence dans la tête − images, pensées, sentiments − influence le rapport au monde, les humeurs, les émotions et sensibilise plus ou moins aux agents stressants, externes ou internes. C’est pourquoi la méthode Simonton utilise la relaxation, la visualisation, l’imagination, la pensée saine, etc.

En psycho-neuro-immunologie, la découverte la plus récente et la plus importante est celle du lien entre notre système nerveux et nos globules blancs (nos cellules de défense, aussi appelées lymphocytes); ceux-ci portent à leur surface des récepteurs nerveux directs qui répondent aux stimulations nerveuses, les neurorécepteurs. Grâce à ces neurorécepteurs, un message peut être transmis instantanément du cerveau à nos globules blancs, autrement dit aux mécanismes de défense de base de notre organisme.

Outre cette connexion neurologique à effets immédiats, il existe aussi un autre système aux effets plus lents et plus variables: le système endocrinien qui fonctionne par le canal des voies hypothalamo-hypophysaire et adrénalique. Par conséquent, le système nerveux et les substances chimiques libérées dans le flux sanguin par le système endocrinien provoquent la libération de diverses substances (corticoïdes et autres hormones actives) qui influencent l’activité cellulaire et le fonctionnement génétique. C’est à travers cette voie biochimique stable et continue que nos émotions, nos pensées et nos attitudes influencent directement l’activité de nos globules blancs.

Si l’on admet que des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc., peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs, la joie, le bien-être et le calme, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne, influencer favorablement le cours de sa maladie et l’amener vers la guérison.

La Méthode Simonton permet de mieux comprendre comment influencer sa santé et la guérison et comment se donner les moyens d’y parvenir.

 

La revue de l’ULV www.universit-libre-des-valeurs.com

Parue dans la revue MEDI@ME n°4

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Partout, je sens monter l’intolérance

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2013


 Partout, je sens monter l’intolérance dans Travail sur soi ! images-41

Dans notre société individualiste et ultralibérale, la confiance en l’autre n’a pas sa place. C’est là que naît la violence qui gangrène le lien social. Mais la philosophe ne désespère pas, elle croit en “nos jeunes”. Biberonnés au culte de la réussite, ils ont, d’après elle, soif de justice et de fraternité.

Clés : Pourquoi vous être lancée dans la réalisation d’un dictionnaire sur la violence ?

Michela Marzano : Après m’être intéressée au corps, à la sexualité et aux violences qui peuvent les accompagner, du point de vue de la victime, j’ai voulu comprendre les choses du point de vue du bourreau, appréhender la violence globalement, comme une composante de la nature humaine évoluant au fil de l’histoire. Mais je me suis vite rendu compte que je n’y arriverais pas toute seule. C’était trop compliqué, il fallait croiser les regards des philosophes, des psychanalystes, des historiens, des juristes, des artistes, etc. Le meilleur moyen était un dictionnaire. J’en avais déjà dirigé un sur le corps. C’est une formule intéressante, où le lecteur peut cheminer à son gré. Mais je ne recommencerai pas : faire travailler deux-cents-vingt auteurs pendant quatre ans est une tâche éreintante ! Elle m’a heureusement beaucoup appris.

Vous avait rédigé vous-même quatre articles de ce dictionnaire. Le premier est le mot « Confiance ». Quel rapport entre confiance et violence ?

La confiance constitue la base du lien social. Elle endigue donc les pulsions de violence. Le problème, c’est que si je fais confiance, je m’en remets à une instance extérieure à moi, une personne ou une institution, et cela me met en situation de vulnérabilité : faire confiance, c’est rendre possible un abus de confiance, une trahison, qui est une forme de violence très contemporaine. Aujourd’hui, la confiance fait défaut. On constate sa disparition progressive partout. Depuis la crise financière de 2008, la crédibilité des sociétés occidentales et de l’économie libérale s’effrite de plus en plus. La multiplication des scénarios conspirationnistes en est un signe : on remet en question la parole des experts, des chefs d’entreprises, des journalistes, des politiques.

Mais la confiance ne s’établit-elle pas d’abord entre individus ?

L’idéologie néolibérale a induit une mentalité ultra individualiste. Depuis trente ans, on hyper valorise ceux qui, ayant appris « l’estime de soi », ne font plus confiance aux autres. Du coup, on perd la coopération. Les entrepreneurs le disent : il y a perte de confiance au sein des équipes, parce qu’on a poussé les gens à l’excellence en solo, avec cette issue violente : d’un côté les winners, de l’autre les loosers, incapables d’entreprendre. C’est un modèle social à courte vue : seule la coopération permet de développer des projets communs, donc un vrai développement.

Autre exemple d’extension de la défiance : les rapports entre malades et médecins. C’est un domaine où la relation de confiance est essentielle – on la mesure scientifiquement dans le phénomène du placebo : l’efficacité d’un remède est proportionnelle à la confiance qu’on a en celui qui le prescrit. Or que s’est-il passé ? Ne pouvant plus traiter son patient comme un enfant, le thérapeute a dû prendre en compte son autonomie individuelle et son consentement – à juste titre. Mais progressivement, l’esprit sécuritaire de nos sociétés a fait que ce consentement s’est trouvé pris dans une méfiance croissante et réciproque : le patient est prompt à envisager de porter plainte contreson médecin et ce dernier lui fait signer force formulaires de décharges, pour se protéger d’éventuelles poursuites. 

On pourrait prendre aussi l’exemple des contrats de mariage, qui se multiplient, même si nous n’en sommes pas au stade des États-Unis. Là-bas, le jour où l’on se marie, il faut prévoir, dans les moindres détails, tout ce qui se passera le jour où l’on divorcera. Imagine-t-on manque de confiance plus criant ? Le même phénomène atteint peu à peu le rapport entre enfants et parents, ou entre étudiants et enseignants.

Vous parlez de vos étudiants ?

Entre autres. Que les enseignants soient évalués par leurs élèves, cela fait partie du jeu. Mais bientôt, il faudra signer un contrat en début d’année pour garantir un taux de réussite aux examens. Or, la voie contractuelle ne peut pas tout réguler ; son extension excessive signale que la confiance a disparu. Le philosophe Georg Simmel disait que, dans l’acte de confiance, il y avait forcément un moment où la personne devait s’abandonner et sauter dans le vide. On n’est pas obligé d’en arriver à la foi absolue du dévot prêt à mourir pour sa secte, mais la confiance suppose une prise de risque, un pari sur l’autre, sans quoi on fige les relations. 

Méfiance et violence vont de paire, parce que la méfiance suppose une certaine peur et qu’il est beaucoup plus facile de devenir violent quand on a peur. Les êtres les plus violents sont les paranoïaques, qui pensent que le monde entier leur en veut. Dans une société globalement paranoïaque comme la nôtre, la violence est latente. Aujourd’hui, la tendance montante est de systématiquement considérer l’autre comme dangereux. Ce n’est pas nouveau, l’histoire de l’humanité est traversée par le refus de l’altérité, de l’autre en tant qu’autre, différent, étranger. Mais aujourd’hui, l’esprit du tout sécuritaire, associé à la crise économique, accentue la diabolisation d’autrui. Et l’idée d’un « risque zéro » pousse à négliger l’éducation et la prévention sociale, qui sont pourtant les seuls instruments capables de faire diminuer la violence à terme. 
Bref, nous assistons à une régression. Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, on pouvait s’imaginer que la Déclaration des droits de l’homme allait vraiment être appliquée et que tous les humains seraient bientôt traités à égalité. Depuis trente ans, c’est l’inverse qui se produit. Traiter nos congénères comme des esclaves reste possible. Cela se produit tous les jours sur cette planète.

Cela dit, dans nos sociétés, la violence physique, les crimes de sang notamment, ont considérablement diminué, ne serait-ce qu’en un siècle. Ne faut-il pas le rappeler pour contrebalancer ce que vous dites ?

Vous n’avez pas tort. D’ailleurs le premier but de notre « Dictionnaire de la violence » était de donner la parole aux sociologues qui montrent que certaines violences sont clairement en train de diminuer. Leurs études expliquent combien les médias nous désinforment, en alimentant les rumeurs de banlieues violentes ou de quartiers infréquentables, ou extrapolent tel fait divers barbare et en rendent potentiellement responsables tous les jeunes issus de l’immigration. Il est nécessaire de déconstruire ces clichés.

Mais il ne faut pas pour autant nier que la vie dans certaines zones sensibles est ressentie comme très violente, parce que la situation socio-économique y devient épouvantable. Et qu’il peut effectivement en surgir des explosions d’ultra violence, comme en France en 2005 ou en Angleterre en 2010. Quand tout votre immeuble est au chômage et que vous suivez à la télévision ou sur Internet les péripéties de l’économie mondiale, la crise des subprimes, les bénéfices des banquiers ou des traders, etc., ce n’est plus seulement une violence physique, que vous subissez, c’est une violence sociale et symbolique. La violence symbolique ne passe pas par des gestes, mais par des mots. Et quand on analyse le langage de nos contemporains, on découvre qu’il est de plus en plus violent et injurieux. L’injure est une violence qui efface l’autre, tente de l’empêcher d’exister. Aujourd’hui, la violence symbolique est notamment liée à l’abus du pouvoir politique.

Le langage politique n’était-il pas beaucoup plus injurieux dans les années trente, quand fascistes et communistes se traitaient de tous les noms, chacun appelant au meurtre de l’autre ?

Oui, mais les démocrates ont été très fiers, ensuite, de dire, avec sincérité : « Plus jamais ça ! » Or, même si je suis influencée par ce qui se passe en Italie, mon pays, d’une façon générale, je sens monter un peu partout des discours d’intolérance : contre les étrangers, contre les homosexuels, contre les nomades, contre les marginaux, contre les assistés, contre tous ceux qui ne sont pas « compétitifs ».

Le pouvoir politique n’est-il pas violent par nature, comme dirait Machiavel ?

Une chose est la violence acceptée, liée au fait que chacun doit nécessairement abandonner une partie de sa liberté pour permettre une vie commune ; une autre est un État de droit qui met en place un système légitimant la violence. Quand l’État démocratique des États-Unis décide de justifier officiellement la torture à Abu Ghraïb ou à Guantanamo, on voit des philosophes s’associer à cette dérive, au nom de l’efficacité et du pragmatisme. L’utilitarisme est une idéologie qui peut mener terriblement loin des droits de l’homme.

Est-ce pour cela que, dans l’introduction au « Dictionnaire de la violence », vous trouvez « naïve » l’idée du XVIII° siècle, selon laquelle la raison pourrait suffire à dissoudre en nous la violence ?

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont tous les travaux de l’école de Francfort, qui ont montré qu’une rationalité implacable était présente derrière les projets d’extermination des juifs. Il faut donc faire très attention de ne pas hyper valoriser la raison. Une raison froide et sans empathie peut planifier l’extermination d’un peuple. Dans un article qui a fait scandale, intitulé Survival Lottery , le philosophe John Harris a tenté d’explorer les justifications dont disposerait une médecine idéale, devenue maîtresse des transplantations, pour disposer du droit de tuer une personne tirée au sort, dont les organes serviraient à en sauver de nombreuses autres. Un tel comportement serait peut-être « rationnel ». Il oublierait juste la compassion, qui est le fait de prendreen compte l’autre comme mon alter égo. La question est de m’identifier à l’autre, et donc de ne pas lui faire subir ce que je ne voudrais pas endurer moi-même.

La nature humaine n’est-elle pas violente en soi ?

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Michela Marzano

Certes. Freud a bien montré – de façon, je pense, définitive – que la pulsion violente des êtres humains ne pouvait être effacée. C’est en quelque sorte notre moteur d’action. Jusqu’où peut aller l’expression de cette pulsion vis à vis des autres ? Il est certain que nous avons besoin de « digues psychiques » pour la canaliser, la sublimer, limiter son pouvoir de cruauté et de destruction. D’où l’importance cruciale de l’éducation, pour enseigner comment endiguer et métamorphoser la pulsion violente – dans le sport, l’art, la recherche, l’exploration, la résistance, l’endurance… L’éducation doit bien sûr utiliser les outils de la raison, mais seule la compassion peut rendre celle-ci humaine. La compassion n’est pas innée, on l’apprend. Or, nous avons un gros problème : notre système éducatif sait de moins en moins transmettre cette capacité. Je le vois quand arrivent mes nouveaux étudiants de première année. L’esprit individualiste a pris une telle ampleur chez eux qu’ils sont immédiatement en négociation contractuelle : « Je te respecte, si tu me respectes. » Mais l’idée que l’on doive respecter l’autre en tant qu’autre leur est à peu près étrangère.

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LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

images-1 dans Créativité

Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

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Changement intérieur pour un meilleur être

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013


Changement intérieur pour un meilleur être dans Travail sur soi ! images-8Laurent Delacherie exerce depuis dix ans la médecine de vile, l’ostéopathie, la nutrition et pratique l’autonomisation psychologique. Dix ans d’énergie bienveillante investie dans l’aide de l’humain, souvent avec un désir d’accompagner la personne sur son propre chemin, parfois pour l’aider à sortir d’une impasse. Il nous propose ici une manière nouvelle d’aborder et de traiter les addictions, notamment celle du tabac.

Mon expérience de la vie a été soutenue par la pratique et l’enseignement d’une vie de famille et le développement de mon respect personnel. C’est d’ailleurs plus récemment, grâce à l’immersion dans les enseignements de Jiddu Krishnamurti, Eckhart Tollé et la Communication Non-violente, que j’ai pu prendre en charge et intégrer mes propres traumatismes nous dit L.Delacherie.

Soyez vous-même le changement que vous voudriez voir dans le monde (Gandhi).

Au lieu d’attendre que notre environnement comble nos attentes et que nos compagnons comprennent et satisfassent des besoins que nous ne nous reconnaissons parfois pas nous-mêmes ou que nous ne savons pas exprimer, il est préférable d’intégrer dans notre for intérieur les règles fonctionnelles de  l’existence. Nous pouvons alors exploiter les possibles de la vie à notre guise. Ces règles régissent nos trois plans de vie : physique, physiologique et psychologique.

« Etre heureux ? Et pourquoi pas, ne serait-ce que pour montrer l’exemple ».

En développant une attitude fonctionnelle de vie, nous pouvons offrir aux autres de la douceur et l’opportunité de changer. C’est efficace, même lorsque la personne ou le groupe en face de vous n’y participe pas de son côté. C’est une responsabilité qui nous incombe du fait de notre condition de vivant.

« Ce n’est pas le temps qui fait les choses, mais les choses qui mettent un certain temps pour être faites ».

Ce n’est pas une conviction, c’est la nature même du fonctionnement mental. Le temps psychologique est infini ou immédiat. Ces deux états ne sont pas opposés mais successifs, comme un interrupteur on/off : nous pouvons nous souvenir qu’il y a deux états au choix, mais un seul existera dans l’instant présent.

« La vie offre tout mais ne donne rien »

Couper un câble à mains nues ou le faire avec un tournevis prendra du temps. Avec des tenailles, c’est immédiat. Par cette image, j’introduits ici la notion d’outil. Psychologiquement, l‘outil et l’argumentaire reçu ou la prise de connaissances née de l’observation. L’avantage d’un argument ou d’une connaissance, c’est que nous pouvons les partager, les donner sans les perdre. La Terre en propose à foison, de différentes sources (livres, CD, DVD ou humains directement). Il sera cependant nécessaire de faire le tri dans la qualité de ces sources. Ensuite, le receveur en fera l’usage qu’il peut, s’il le veut ; le mode d’emploi est dans le manche de l’outil et la réflexion est la force mise en œuvre pour l’utiliser.

« Apprendre à parler ? Oui, mais pour dire la vérité. Apprendre à écrire ? Oui mais pour écrire la vérité. Apprendre à lire ? Oui, mais pour lire la vérité ».

Le seul véritable outil est celui qui est aidant. Il ne pourra donc qu’être brut et véritable, c’est-à-dire résistant à l’épreuve de toute conception erronée de personnes, familles, école,s université, collectivités, groupements, gouvernements, sociétés, religions ou corporations.

« Vrai besoin, grand bonheur »

Se connecter à nos vrais besoins en s’ouvrant à l’interaction entre la discipline et la liberté apporte un grand bonheur qu ele plaisir peut agrémenter avec du sens. Notre société s’en est bien écartée, cultivant isolément le plaisir par le divertissement inculte et corrompu, nous conduisant a point extrême d’être inattentifs à notre propre chemin de vie alors accessoirisé et malheureux. Dans cette situation, être aidé est aussi un besoin fondamental. Un élan me pousse naturellement à contribuer au bien-être des autres. je développe donc une des plus belles choses à mes yeux : les moyens authentiques d’aider les personnes. Ces moyens sont : les connaissances honnêtes à partager, la qualité de communication équilibrée entre bienveillance et fermeté, l’amélioration de mon positionnement personnel et de ma congruence. Pour concrétiser ces propos, je vais prendre l’exemple d’une des plus grandes impasses de la vie, celle du tabac.

« Le non-violent s’oppose à la violence et donc la pérennise. Pour effacer la violence, il suffit d’être doux ».

L’objectif principal est d’amener la personne à dire simplement « oui » à la respiration saine et à sortir de « ne pas fumer ». Le but est de l’aider à retrouver son état de quiétude et à penser simplement « bénéfices » au lieu de « frustrations » (qui ne sont, par ailleurs, que des illusions mentales).

La conscience comme déclencheur

Le tabac ? Dix ans d’observation d’échecs des méthodes médicales et paramédicales d’aide à l’arrêt du tabac. Mais aussi, dix ans de recueil de témoignages de réussites pour des personnes ayant décidé seules de ne plus jamais fumer et qui arrêtent donc, sans jamais reprendre.

Un constat et une déduction s’imposent. Il existe une unique différence, simple et puissante, entre le désir d’arrêter de fumer et le fait de ne plus vouloir fumer. Cette différence, c’est la prise de conscience qui va conduire au succès total. Dans le premier cas, on se force et on lutte contre des résistances incomprises en restant exposé à de nombreuses failles. Cela perdure un certain temps. Dans le second cas, on a réfléchi ou exploré par l’expérience négative et compris, jusqu’à changer de point de  vue. La décision est alors permanente, sans effort. C’est comme un déclic intérieur qui se fait alors, instantanément. Ce n’est pas une méthode extérieure qui permet l’arrêt, mais le changement interne d’attitude, réalisable uniquement par la personne elle-même. C’est à elle que revient la construction de sa propre autonomie et son changement de point de vue. là encore, ce changement profond d’attitude n’est pas une méthode, mais le résultat de la réflexion éclairée par des connaissances fonctionnelles, acquises par soi-même au fil du temps ou apportées en condensé par un guide extérieur (comme celui qui éclaire le chemin de sa lampe afin que le voyageur avance facilement). La réflexion est la méthode et elle exerce son action dans l’immédiateté du temps psychologique.

La capacité de réflexion humaine est rapide. Lorsque j’apporte des connaissances constructives, la déduction agit rapidement et l’acquisition est complètement personnalisée du fait même que la personne la réalise elle-même. En outre, en donnant des arguments honnêtes permettant d’effacer les pensées erronées et limitantes, je constate que la peur, le doute et les blocages s’effacent. Aucune injonction ni jugement donc, aucun propos aversif de ma part. il est important d’instituer une coopération dans le raisonnement et un accompagnement respectant l’autonomie psychique.

Un processus mental intelligent

Voici ce qui m’a poussé à élaborer des conférences dédiées à ce mécanisme cérébral en trois volet,s regroupés sous ces termes : compétence, conscience, décision.

En première partie, j’ »habille » l’auditeur avec les compétences de la vie qui concernent, sur le plan physique, la gestion de l’activité corporelle de santé, sur le plan physiologique, la gestion de l’alimentation et des neuromédiateurs et enfin, sur le plan psychologique, la gestion de la motivation, des émotions, de l’estime personnelle, de la communication et des valeurs.

En seconde partie, je « déshabille » le tabac, avec une invalidation de toutes les raisons de fumer (toutes les unes après les autres), puis j’explique le fonctionnement de la nicotine et de sa grande illusion.

En troisième partie, j’explore le processus de décision afin de démasquer et dénouer ce mécanisme d’indécision.

Mes exposés durent moins d’une heure et laissent place à l’interaction. Une période de réflexion et d’assimilation espace chaque présentation.

En six séries de trois exposés, douze personnes en ont bénéficié (sessions de 1 à 3 personnes). Je suis conscient du fait que ce nombre est insuffisant pour en déduire une quelconque interprétation statistique. Mais les impressions immédiates en fin de cycle ont été similaires : clair, utile, aidant, avec évocation d’un ressenti personnel de changement de point de vue.

J’effectue un suivi téléphonique à trois mois qui m’a permis, entre autres, d’observer une évolution de conscience chez tous les participants. Une interprétation de bon sens des différents résultats obtenus me laisserait supposer que les corrections et les améliorations apportées au fil des exposés ont pu contribuer à ce niveau d’efficacité.

Conférence de Laurent Delacherie dans MEDi@ME N° 3.

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A l’abandon du Soi

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2013

A l’abandon du Soi dans Channeling images-16

Question : pourquoi le Soi, si narcissique, renoncerait-il à lui-même ? 

Il ne le peut pas. La conscience ne renonce jamais à elle-même. La projection entraîne la projection. La créativité entraîne la création. L’expérience entraîne l’expérience. Parce que l’ensemble de ce qui est entraîné, implique une comparaison : conscience Unitaire, conscience dualitaire, etc, etc. Mais ce que tu Es n’est aucunement concerné par cela. Ce n’est pas du Soi qu’on réalise l’Abandon du Soi. Ce n’est pas un acte de volonté, ce n’est pas un acte lié à une pratique (encore moins à une ascèse, encore moins à une morale) mais, bien, ce fameux néant du Soi, ou de la personne, ce cataclysme final de la conscience elle-même, qui te fait découvrir ce que tu Es. De la même façon que, quand la plupart des Frères et Sœurs humains vivent des expériences hors du corps (ou d’approche de la mort), il y a bien un traumatisme (quel qu’il soit), une rupture de la continuité, et donc, cette forme de discontinuité qui conduit à Être ce que tu Es, mais pas avant. Je vais reprendre un autre exemple, qui vous est familier parce qu’utilisé, à de nombreuses reprises, par le Commandeur des Anciens (ndr : O.M. AÏVANHOV). La Conscience, que vous cherchez, vous semble éloignée. Cette Conscience, c’est la cacahuète dans le bocal. Quand vous voyez le bocal et les cacahuètes, il faut mettre la main dans le bocal, pour tenir les cacahuètes. Et que se passe-t-il, à ce moment-là ? La main ne sort plus du bocal. Il convient donc de dépasser la cacahuète, le bocal, et la main. Mais tant que tu considères qu’il existe un bocal, des cacahuètes, et une main pour les tenir, il n’y a pas de solution. La considération des réfutations (menées, ou pas, par vous, jusqu’à présent) était destinée à vous faire changer de point de vue. C’était une forme de logique qui s’adressait à la personne et au mental. Aucune autre activité mentale (de la personne ou, même, de la Conscience la plus élargie) ne vous est d’aucune utilité. Réaliser l’Abandon du Soi, n’est pas une Réalisation : c’est une Libération. Ce n’est pas un objectif à accomplir, c’est, bien au contraire, quelque chose à lâcher. Mais ce quelque chose à lâcher ne doit pas être confondu avec le fait de ne plus rien faire. La conscience est ce qui tient. L’a-conscience est ce qui a lâché. Quoi que vous teniez (avec la conscience, avec les idées, avec les croyances, avec les mémoires, avec les projections), tant que vous tenez à quoi que ce soit de cela, vous n’êtes pas Libre. Celui qui est Libre n’a pas effacé ses mémoires : elles sont toujours là, mais elles ne l’affectent plus. La personne comme la Conscience, l’ego comme la Conscience Unifiée, sont toujours en quête d’une expérience, d’un objectif, et d’un but. Aucun objectif, aucune expérience, et aucun but, ne relèvent de l’Absolu.

Question : la perception d’un mouvement alors que tout est tranquille révèle l’Abandon du Soi ?

Le mouvement est un processus Vibratoire. Tout dépend si ce mouvement est né quelque part dans ce sac, ou s’il prend tout le sac d’un coup. Le mouvement, l’impression de mouvement, ou la perception d’un mouvement, peuvent être reliés à l’une des étapes ultimes de la conscience elle-même. Même s’il n’existe pas de passage, à proprement parler, entre l’Infinie Présence (ou Abandon du Soi, réalisé totalement) et l’Absolu, alors on peut dire que ce sont des prémices, des témoins, si tu préfères, que le point de vue est en train de changer. De la même façon que les expériences de Communion, de Fusion et de délocalisation vous ont préparés. De la même façon que le contact avec d’autres Absolus, par le Canal Marial, vous ont préparés. L’Onde de Vie est aussi un mouvement. Quand la personne est effacée, et quand la conscience arrête de s’observer elle-même (même dans le Soi), alors l’Onde de Vie s’élance. L’Absolu est alors présent. Cela est vécu, et cela est entièrement conscient, parce que vous touchez votre nature, au-delà de la conscience elle-même. C’est ce que vous Êtes.

 EXTRAIT de BIBI canalisation 2012

 

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CHANGER DE MONDE

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

CHANGER DE MONDE dans Nouvelle conscience images-a1

Le pouvoir citoyen. Est-ce que cela vous dit quelque chose? Depuis 2007, une communauté supranationale – elle diffuse en 15 langues- réunit des millions de cyber militants à travers le monde. Leur but: « encourager tous les citoyens du monde à se mobiliser pour réduire l’écart entre le monde que nous avons et celui voulu partout par le plus grand nombre » En 24 heures Avaaz peut rallier des millions de voix pour lutter contre une infamie. Certaines luttes sont longues, mais les résultats confirment qu’il y a là une nouvelle forme de pouvoir avec une vision planétaire d’équité, une manifestation concrète de la très jeune ère du Verseau.

Mais si vous êtes inconscient de cette force montante, vous ne pouvez pas y goûter, en faire partie ni y trouver réconfort. Que reste-t-il de nos amours ? La vie de tous les jours. Et pour beaucoup de gens, cette vie de tous les jours est grignotée par des attentes, des envies de plus d’argent, des désirs inassouvis, des conflits et toute une série de fausses obligations dont ils semblent incapables de se dépêtrer. On peut dire alors que leur vie est gérée par le Mental.

Le Mental est un obsédé du temps (le temps c’est de l’argent) Sa théorie : Comme il y a tant à faire, il faut sauver du temps. Pour vivre plus tard. Mais dès que vous sortez de l’emprise du mental, cela devient évident que ce ne sera jamais le temps, qu’il aura toujours quelque chose à faire.

Le Mental- qui est sûrement lié au cerveau gauche- est comme un ordinateur, un agenda intelligent. Merveilleux pour toutes sortes de tâches, mais pour bien vivre, vous avez besoin d’apprendre que vous avez aussi un cerveau droit. Équilibrer le Mental, ne pas lui laisser toute la place, c’est un des bienfaits de la pratique de la méditation. Vivre maintenant, être dans l’expérience, les enfants semblent le savoir spontanément. Les adultes ont plus tendance à l’avoir oublié.

Le cerveau droit semble davantage intéressé à l’expérience en soi, qu’à la comptabilité. Il est impliqué quand on relaxe, médite. C’est avec lui qu’on semble créer, se dépasser, celui avec lequel on vit d’autres espaces. Tant que vous ne réalisez pas que vous pouvez choisir, vous vivez avec le programme par défaut. Celui qui est pressé de cocher sur sa liste pour pouvoir vivre plus tard.

Le mental va dire : « pas besoin de regarder cette main-là, une main c’est fait comme ça ! » Toujours pour sauver du temps, le mental pense à autre chose en écoutant. « Il y a un gros 40% de redondance ». « Ben oui ! Une rose ça sent bon ! Pas besoin d’y mettre son nez » Dans la même lignée de pensée, facile d’affirmer « que la vie c’est toujours pareil, que jamais rien ne change. Le mental se justifie ainsi de courir sans regarder autour, de «trouver ça plate, déprimant au boutte! » Pour finir par croire qu’il est tout seul avec ses problèmes et sa liste de choses à faire. Et que c’est ça la vie ! 

En cette année du Serpent, belle occasion de cesser de se mordre la queue !

Y a-t-il encore quelqu’un qui ignore le rôle joué par nos croyances dans notre vie ? Ben oui! Nos croyances dirigent nos vies. Ainsi, si vous ne croyez pas à l’astrologie, vous vous coupez des forces diffusées par les planètes. Cet automne. Il y a des trigones Scorpion/ Poisson/Cancer. Grande sagesse et compassion que vous pouvez intégrer dans votre vie.

En octobre, pas moins de cinq planètes sont en Scorpion. Cette énergie nous ramène à l’intérieur, dans nos profondeurs. Associées à Neptune en Poisson et Jupiter en Cancer, elles peuvent nous aider à sortir de nos noirceurs, à élargir nos idées, à amener plus de sagesse, d’équité dans nos vies personnelles.

Il faut croire au possible pour le rendre possible. Ah ! Ah ! Bien sûr il ne s’agit pas d’une baguette magique, mais d’une ouverture sur un nouveau mode, autant dire un nouveau monde. Voir que vous pouvez prendre vos distances de votre mental. Ne plus penser qu’il a toujours raison. Oh que non !

Par Diane Sandesh Cadoret, astrologue

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le lâcher prise

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2013

le lâcher prise dans Etat d'être lacher-prise

Le lâcher prise est directement lié à la confiance que vous pouvez avoir par rapport à la Vie, aux gens… Lâcher prise c’est accepter de perdre le contrôle que vous pouvez avoir sur votre environnement mais aussi sur des pensées et même votre passé. C’est ne plus embrasser les événements ou les gens de façon tendue et ferme mais au contraire saisir les choses de façon décontractée et laisser aller ce qui n’est pas utile pour vous. 

Arriver à décharger des bagages trop lourds pour vous, c’est vivre de façon plus légère. C’est accepter de mener une existence dans la confiance. A quoi cela sert-il de se faire du soucis pour quelque chose qui n’est pas encore arrivé ? Il s’agit donc de voir clair en soi, en sa vie pour appréhender les événements de façon sereine.

Il y a beaucoup trop de fardeaux en vous et au niveau physique cela se ressent pour vous. Vous en avez plein le dos ? Mais cela se voit, au niveau énergétique nous voyons vos soucis s’accumuler. Alors lâchez, lâchez ce qui n’est plus utile pour votre avancée. Le plus dur pour vous est d’arriver à faire confiance avant de savoir ce qui sa se passer. C’est pourtant cela la vraie confiance. Il ne s’agit pas d’être inconscient mais de vivre dans une athmosphère de confiance. C’est ressentir au fond de soi, au fond de son être spirituel et physique la confiance qui vous habite. Car elle est là mais trop souvent confinée derrière vos peurs.

Lâcher prise est une notion que la plupart d’entre vous accepte facilement car vous vous rendez compte du bienfait qu’elle procure. Mais vous avez aussi du mal à la mettre en pratique. Comment faire ? Lorsque vous êtes confrontés à des problèmes dont vous n’avez pas la solution voilà ce que je propose pour lâcher prise : dites-vous que vous êtes conscient de votre problème, que vous avez envie de le régler. Dites à l’Univers ce que vous venez de vous dire à vous-même et rajoutez « non seulement je te fais part de mes soucis mais en plus je te les offre ». Oui, n’ayez pas peur d’offrir vos soucis ou problèmes à l’Univers ou la Lumière. Faites-en un cadeau. Si dans votre vie actuelle vous vous sentez bloqués, alors déchargez-vous de ce poids en l’offrant à la Lumière tout en lui demandant de l’aide c’est-à-dire la solution à votre problème. Mais n’attendez pas quelque chose de précis, soyez réceptifs, ouverts à n’importe quel signe. Pour cela il ne faut pas attendre quelque chose de spécial, vous verrez bien le moment venu mais ayez confiance en ce don que vous faites à l’Univers car, même si ce sont des soucis, vous donnez de l’Amour, vous donnez de vous-même.

Ensuite faites vraiment confiance en la Lumière, la Vie vous amènera toujours des événements qui sont en relation avec ce que vous êtes, avec les actes et événements passés donc en faisant un don d’Amour à un moment donné, vous ne récolterez que de l’Amour dans votre futur. Mais faites un vrai don, celui qui est total. Si vous lâchez votre problème, faites-le complètement. L’important est la circulation d’énergies ou le fait que les événements de votre vie bougent et si vous êtes dans une perspective d’Amour et de lâcher prise, vous serez plus disposés à recevoir de l’Amour en retour. C’est pour cette raison que le lâcher prise est important car c’est ce qui permet l’échange d’énergies, un échange de Lumière même si vous n’en n’êtes pas spécialement conscient. Confiez vos problèmes que vous ne pouvez pas résoudre à la Lumière et vous vous soulagerez d’un grand poids !

Article 89 © GDL – source-lumiere.net – 2002-2008 

 

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Je suis Dieu..et vous aussi !

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2013

 - France Gauthier -

 

 Je suis Dieu..et vous aussi ! dans DIEU telechargement-9

 Lilou Macé :  » Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai été journaliste et animatrice à la télé, et je suis aujourd’hui auteure de plusieurs livres sur la spiritualité, en plus d’enseigner en ateliers et en conférences ce que j’ai intégré de mes recherches et expériences depuis 11 ans. En fait, tout ce qui touche à la Conscience humaine me passionne.

Mon propre « réveil » de Conscience s’est produit un peu malgré moi en 2002 quand j’ai vécu une expérience transcendante grâce à une médium qui communique avec les personnes décédées (mon premier bouquin raconte en détails cette histoire, voir On ne meurt pas dans la section Livres). La populaire animatrice Claire Lamarche m’avait alors envoyée en « mission » pour tester les facultés psychiques de cette femme dans le but de produire une émission d’une heure, diffusée à l’époque à TVA. Très sceptique au départ, j’ai été rapidement ébranlée par les révélations de la médium au sujet de mon père décédé alors que je n’avais que 14 ans. Il ne m’en fallait pas plus pour amorcer une quête de vérité qui m’a menée à lire des centaines de livres et à faire plus de 200 entrevues avec des gens qui ont vécu toutes sortes d’expériences hors du commun, comme des EMI (expérience de mort imminente) ou encore des éveils à leur médiumnité. De plus, j’ai interviewé une vingtaine de scientifiques qui s’intéressent à ces phénomènes, principalement aux USA, mais aussi quelques-uns au Québec et en Europe.
À travers ces rencontres, j’ai personnellement expérimenté de multiples communications avec des personnes décédées ou des guides, des régressions dans des vies antérieures et des guérisons psychiques renversantes, sans compter que j’ai développé en cours de route ma propre médiumnité. Toute cette quête m’a aussi poussée à écrire plusieurs bouquins, à donner des conférences et à enseigner l’écriture inspirée, comment intégrier la maîtrise au quotidien et créer l’abondance dans nos vies à tous les niveaux (voir Conférences et Ateliers). » –

 

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 source http://www.francegauthier.ca/biographie/ 
Interview enregistrée à Montréal au B&B Atmosphèrehttp://www.atmospherebb.com/

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Les principes de la communication non violente

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013


 

Les principes de la communication non violente dans Travail sur soi ! images-14Depuis des siècles, les principes de la communication non violent font partie de la sagesse du monde, cette sagesse si peu mise en pratique, sans doute parce qu’elle semble souvent peu pratique. Ce qui me paraît nouveau et dont j’ai l’occasion de vérifier chaque jour l’aspect très pratique, c’est l’articulation du processus proposé par Marshall Rosenberg.

D’une part, il y a l’articulation dans le langage des deux notions connues de communication et de non violence ; Ces deux notions et les valeurs qu’elles portent, pour attirantes qu’elles soient, nous laissent souvent un sentiment d’impuissance ; est-il possible de toujours  communiquer sans violence ? Comment, dans nos échanges, rendre concrètes, palpable set efficaces ces valeurs auxquelles tout le monde adhère en pensée : le respect, la liberté, la bienveillance mutuelle, la responsabilité ?

D’autre part, il y a l’articulation dans notre conscience des éléments et des enjeux de la communication. Par ce processus en quatre points, nous sommes invités à prendre conscience que nous réagissons toujours à quelque chose, à une situation (c’est le point 1, l’Observation), que cette observation suscite toujours en nous un sentiment (c’est le point 2) qui nous invite à formuler une demande (point 4). Cette méthode est basée sur la constatation que nous nous sentons mieux lorsque nous voyons clairement ce à quoi nous réagissons, lorsque nous comprenons bien tant nos sentiments que nos besoins et lorsque nous parvenons à formuler les demandes négociables en nous sentant en sécurité de pouvoir accueillir la réaction de l’autre, quelle qu’elle soit. Cette méthode est également basée sur le constat que nous nous sentons mieux lorsque nous voyons clairement ce à quoi l’autre se réfère ou réagit, lorsque nous comprenons bien ses sentiments et besoins, et entendons une demande négociable qui nous laisse la liberté de ne pas être d’accord et de chercher ensemble une solution qui satisfasse les besoins des deux parties, pas l’une au détriment de l’autre, pas l’autre au détriment de l’une. Ainsi, au-delà d’une méthode de communication, la communication non violente permet un art de vivre la relation dans le respect de soi, de l’autre et du monde alentour.

A l’ère de l’informatique, de plus en plus de gens communiquent de plus en plus vite et de plus en plus mal ! De plus en plus de personnes souffrent de solitude, d’incompréhension, de la perte de repères et du manque de sens. Les préoccupations d’organisation et de fonctionnement sont encore largement prioritaires par rapport au souci de la qualité de nos relations ; Il est urgent d’explorer d’autres façons d’être en relation.

Nous sommes nombreux à nous sentir fatigués de notre incapacité à vraiment nous exprimer et à être véritablement écoutés et compris. Même si, par nos moyens actuels, nous échangeons beaucoup d’informations, nous sommes comme handicapés de l’expression et de l’écoute vraie. De l’impuissance qui en résulte naissent beaucoup de peurs qui suscitent de vieux réflexes de repli ; intégrisme, nationalisme, racismes. Dans la conquête passionnante de la technologie, particulièrement des moyens mondiaux de communication, et dans le contexte tout à fait neuf du tissage et du métissage des ethnies, des races, des religions, des modes, des modèles politiques et économiques que ces moyens permettent, ne risquons-nous pas de manquer secrètement de quelque chose d’intime et de vrai, si précieux que toute autre quête risque bien de se révéler désespérée ; la rencontre, la rencontre réelle d’être humain à être humains, sans jeu, sans masque, qui ne soit pas parasitée par nos peurs, nos habitudes, nos clichés, qui ne porte pas le poids de nos conditionnements et de nos vieux réflexes, et qui nous sorte d e l’isolement de nos combinés, de nos écrans et de nos images virtuelles ? 

Il semble qu’il y ait là un nouveau continent à conquérir, bien mal exploré jusqu’à ce jour, et qui fait peur à beaucoup ; la relation vraie entre personnes libres et responsables. Si cette exploration fait peur, c’est que nous craignons souvent de nous   perdre dans la relation. Nous avons en effet appris à nous couper de nous pour être avec l’autre. Je propose d’explorer une piste pour des relations vraies entre des êtres libres et responsables, piste que j’évoquerai par cette double question qui m’apparaît régulièrement comme étant au cœur des difficultés d’être de beaucoup d’entre nous : 

Comment être soi sans cesser d’être avec l’autre, comment être avec l’autre sans cesser d’être soi ?

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Cesser d’être gentil pour être Vrai

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013

Cesser d’être gentil pour être Vrai dans Travail sur soi ! images2

Exprimer sa vérité dans le respect d’autrui et dans le respect de ce que l’on est, voilà le projet auquel nous convie Thomas d’Ansembourg. C’est invitation qu’il nous lance en nous proposant une véritable plongée au cœur de notre façon de dialoguer avec nous-mêmes et avec les autres. Nous y apprenons comment reprogrammer notre façon de nous exprimer, notre façon de NOUS DIRE. Au terme de cette démarche, il y a la joie d’être plus près des autres et plus près de soi, il y a le bonheur d’être ouvert aux autres. Et au coeur de cette démarche, il y a la possibilité de renoncer aux confusions accommodantes dont nous nous contentons bien souvent au lieu d’accéder à un univers de choix et de liberté. 

Avec des airs de ne pas y toucher ou de n’effleurer que la surface des choses, c’est-à-dire ce que l’on communique à l’extérieur de soi, la méthode proposée d’Ansembourg remet en question l’édifice psychologique de chacun. Entreprise exigeante, car pour arriver à énoncer clairement ce qui se vit en nous, il faut débusquer bien des conditionnements inconscients ; entreprise révolutionnaire, car chemin faisant, nous découvrirons que notre projet de NOUS DIRE clairement expose notre vulnérabilité, éprouve notre orgueil. Projet bouleversant, car il met en évidence notre propension à laisser les choses telles qu’elles sont, de peur de déranger les autres, de peur aussi que les autres nous dérangent à leur tour si nous osons parler vraiment ; Projet provocant et stimulant, car il invite chacun à travailler à son propre changement plutôt que d’attendre que l’autre change. 

J’ai compris tout le potentiel de la communication non violente alors que je voyageais dans le désert di Sahara… Je me suis rendu compte que la plupart d’entre nous, en sommes encore aux balbutiements lorsque nous tentons de communiquer. Nous sommes habitués à évaluer les autres, à les juger et à les étiqueter sans leur révéler quels sont nos propres Sentiments, sans oser NOUS DIRE. En effet, qui parmi nous, peut se vanter de faire l’effort d’inventorier les sentiments qui motivent ses jugement savant de les énoncer ? Qui prend la peine d’identifier de nommer les besoins qui ont été refoulés et camouflés derrière les mots que nos prononçons ? Qui tente de faire des demandes réalistes et négociables dans ses rapports avec les autres ? 

Toutes méthodes soulignent avec justesse la nécessité que nous avons d’apprendre à parler au « je » à partir de notre propre expérience de vie et à admettre que nos besoins sont légitimes en eux-mêmes. Pourtant, cette légitimité a ses limites. Elle doit trouver son expression dans la formulation de demandes négociables adressées à autrui, sous peine d’enfermement dans une bulle d’égocentrisme. Car si tous nos besoins sont justes en eux-mêmes, il s ne peuvent pas tous être satisfaits. Des compromis acceptables pour chacun doivent être trouvés. A mon sens, la communication non violente montre ici  toute sa force. 

Une telle technique ferait des miracles en politique. Elle devrait d’ailleurs être enseignée aux écoliers dès qu’ils commencent à fréquenter l’école primaire afin de leur permettre d’éviter de prendre de mauvais plus en s’éloignant d’eux-mêmes et du mode d’expression qui leur est propre. Sur le terrain du couple, où la friction entre les êtres s’intensifie parfois douloureusement et dangereusement, elle trouve un lieu par excellence où exercer son efficacité. La communication non violente me semble à la fois l’antichambre de la psychologie et ce qui peut permettre à la compréhension psychologique de nos enjeux humains de trouver une implication très pratique dans notre quotidien. 

telechargement dans Travail sur soi !A dire vrai, si les principes de toute méthode de communication sont en général faciles à saisir, c’est précisément la pratique qui demeure difficile. En ce sens, cet ouvrage constitue vraiment un manuel de référence. Il révèle tout le talent et toute l’ouverture d’esprit de l’auteur qui donne une approche du monde des sentiments et des besoins où se reconnaissent deux atouts de sa longue pratique de juriste ; la rigueur d’analyse et le souci bien concret de l’efficacité. 

Je vous conseille de lire CESSEZ D’ETRE GENTIL, SOYEZ VRAI  de Thomas d’Ansembourg aux éditions de l’homme : avec la préface de GUY Corneau

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La puissance de la pensée

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


pourquoi ce sentiment de solitude ?

La puissance de la pensée dans Penserie images-28J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering de krishnamurti le 30 Aout 1977.

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Le recouvrement d’âme

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2013

Dans le chamanisme, l’âme assure l’intégrité énergétique et spirituelle de l’individu. Le travail des chamanes consiste à maintenir cette intégrité, et parfois à la rétablir.

Le recouvrement d’âme dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS b1111

Dans le chamanisme, tout n’est finalement qu’une histoire d’âme : lorsque celle-ci est bien ancrée dans le corps, qu’elle est unifiée et présente dans la réalité matérielle, l’individu est en pleine possession de ses moyens.

Il est alors protégé de la maladie, de la souffrance et de la peur, et ressent la connexion intime qui le relie au sens de l’existence et lui permet d’exprimer librement sa créativité et son enthousiasme. Il est dans « l’état de grâce », pour reprendre l’expression de la psychologue américaine Sandra Ingerman, spécialiste du recouvrement d’âme et auteur de Soul Retrieval (Recouvrer son âme), l’ouvrage de référence sur cette pratique.

Il arrive cependant que l’âme ne soit pas complètement présente dans le corps, et que l’être souffre de son absence ; il lui manque ou il a perdu « quelque chose », et ce sera au chamane, « l’appeleur d’âmes », de partir à la recherche de ce supplément d’âme qui lui fait défaut, et de lui restituer.

Alors que dans les cultures traditionnelles, la perte de l’âme a dans la plupart des cas des causes surnaturelles (esprits possessifs, sorcellerie, etc.), Sandra Ingerman explique que « de nos jours, [elle] est souvent due à des traumatismes comme l’inceste, les abus sexuels, la perte d’un être aimé, la chirurgie, un accident, une maladie, une fausse couche, un avortement, le stress du combat ou encore les toxicodépendances. » Confrontée à la douleur ou à un choc, l’âme se morcèle et certains de ses « fragments » retournent dans la réalité non ordinaire, au-delà du temps, de l’espace, de la souffrance et de la douleur. Autrement dit, des parties de l’âme s’échappent du corps et vont se ressourcer dans leur berceau spirituel, loin des aléas de l’existence matérielle.

Cependant, la perte de l’âme n’est pas uniquement provoquée par des événements traumatisants, et le seul fait de venir prendre forme dans un corps humain peut suffire à provoquer un morcèlement de l’âme. Elle peut avoir des difficultés à assumer d’avoir pris forme dans la matière, acte courageux s’il en est.

Initiation et incarnation

Dans la plupart des cultures traditionnelles, les rites de passage et les initiations sont autant de manières de renforcer le lien à l’âme, ou d’en récupérer des morceaux qui seraient partis en vagabondage. Pour prendre un exemple classique, lorsque l’individu ritualise son passage à l’âge adulte, il intègre son âme d’adulte, qui vient en quelque sorte compléter son âme d’enfant. Inutile de préciser que dans ces cultures, les rites de passage sont les moments les plus importants de la vie de l’individu, parce que c’est par leur intermédiaire que ce dernier se définit en tant qu’être incarné dans un corps, et qu’il prend sa place dans le groupe social. Comme l’a si bien dit l’anthropologue Pierre-Yves Albrecht lors d’une conférence à laquelle j’ai eu le plaisir d’assister au forum du GRETT, « nous vivons pour être initiés ». Cela signifie qu’au-delà de nos préoccupations triviales et « terrestres », nous vivons avant tout pour intégrer notre âme, pour l’incarner pleinement. Dans la société moderne, il semblerait que nous ayons cruellement besoin de retrouver nos âmes, ne serait-ce que parce que nous les avons délaissées en cessant de croire en elles.

Il est d’autant plus intéressant d’observer que dans les symptômes classiques de la perte de l’âme, il y a le fait d’être sans cesse en quête de quelque chose, d’être insatisfait, de consommer aveuglément pour chercher à remplir un vide. Selon cette grille de lecture chamanique, la société de consommation serait la résultante d’un manque d’âme généralisé.

Un travail d’orfèvre

Pour accomplir un recouvrement d’âme, le chamane va entreprendre un voyage chamanique durant lequel ses esprits alliés le conduiront là où se trouve le bout d’âme qui s’est réfugié dans l’autre monde (voir encadré). Dans certains cas, il se rendra dans le passé de son client et percevra les circonstances qui ont provoqué la fuite de son âme, alors que dans d’autres cas, il voyagera dans des mondes très éloignés de la réalité tangible qui ne lui seront perceptibles que par pure abstraction. Dans tous les cas, le chamane fera en sorte de retrouver l’âme de son client, qu’il pourra ensuite ramener dans la réalité ordinaire et ancrer dans le corps de celui-ci, par exemple en l’insufflant dans son coeur.

Cette approche du recouvrement d’âme est largement pratiquée aujourd’hui dans le cadre du chamanisme moderne. Décrite ainsi sommairement, cette technique peut sembler relativement simple à mettre en oeuvre, mais elle demande cependant une certaine expérience de la part du chamane praticien, car le travail sur l’âme est un travail d’orfèvre. On ne « joue » pas avec le recouvrement d’âme, parce qu’il met le praticien en contact avec l’intimité la plus profonde de la personne pour laquelle il travaille.

Une fois que l’âme a été récupérée par le chamane, c’est ensuite au tour du client d’entreprendre un travail d’intégration – ou d’incarnation –, qui peut prendre des semaines, des mois, voire des années à mûrir. Car l’âme qui est de retour a soif de nature, de beauté et de joie de vivre, et elle demande que l’on s’occupe d’elle. Cela peut parfois signifier entreprendre de grands changements dans sa manière de vivre – autrement dit, mettre plus d’âme dans sa vie. Mais avant tout, il s’agit d’apprendre à être soi-même, car être soi-même est l’expression la plus simple et directe de l’âme.

 

L’auteur de l’article : Laurent HuguelitChamane suisse

 

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TRAVAIL ET DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2013

TRAVAIL ET DÉVELOPPEMENT PERSONNEL dans Chemin spirituel usN.C. : Un autre aspect du travail, c’est l’idée qu’il permet l’épanouissement de soi. La « vocation ». Est-ce une réalité, ou un discours venu d’en haut ?

T. G. : Les deux. Il y a une formidable ambiguïté dans notre utilisation du mot travail, qui « capture » en quelque sorte des significations beaucoup plus larges : effort, réalisation de soi, emploi… Sans revenir à l’étymologie et au « tripalium » – la souffrance n’est pas indispensable ! -, tout travail, y compris sur soi-même, demande persévérance et discipline. Il faut du travail pour développer un talent personnel, avoir une activité artistique ou sportive, ou même pratiquer le yoga ! D’un autre côté, tous les emplois ne donnent pas l’occasion d’une réalisation de soi.

N.C. : J’imagine que, longtemps, la question ne s’est pas posée !

T. G. : En effet. Cette idée de « vocation » est née au siècle des Lumières et s’est concrétisée avec le Romantisme. C’est surtout une idée d’artistes. Il s’agit quand même d’arriver à réaliser quelque chose d’unique !

N.C. : Mais si l’avenir est aux petits jobs, il va falloir se bâtir une personnalité, un destin, autrement que par un métier !

T. G. : Dans la mesure où il y a éclatement des activités, bien sûr ! Mais il y a une cohérence avec l’homme local dont vous parliez et la reconstitution de l’autonomie : tout cela passe par un ancrage plus fort dans un territoire. Cet ancrage signifie non plus une posture d’exploitant, mais une posture de jardinier. Le lieu où vont se manifester la créativité et l’empreinte personnelle, ce sera la relation locale avec la nature. Vivre de légumes – et de fleurs ! – qu’on a plantés soi-même, entouré de meubles qu’on a faits soi-même, se réapproprier son environnement immédiat, voilà autant d’éléments de réalisation de soi, dans une autre relation avec la nature. Car sur le plan philosophique, l’idée va nécessairement s’imposer que l’espèce humaine n’est, certes, qu’une espèce parmi d’autres, mais qu’elle est en position de gardien, de jardinier, de l’écosystème. Et ce rôle-là est absolument vital, d’autant plus qu’aujourd’hui la nature est une « technonature » déjà modelée par l’espèce humaine.

N.C. : Comment préparer nos enfants à cet avenir ?

T. G. : L’école étant formatée pour des emplois qui n’existent plus, l’essentiel s’apprend sans doute en dehors. Outre des outils leur permettant d’avoir un minimum d’activité artistique pour exprimer leur personnalité, il faut que les jeunes acquièrent les connaissances de base nécessaires pour accéder aux résultats de la science. Mais il faudrait aussi leur enseigner la nature, les animaux, les plantes, ainsi que des savoir-faire techniques. Un bon boulanger a aujourd’hui le monde entier qui s’ouvre devant lui, ce n’est pas le cas d’un Polytechnicien !

À lire de Thierry Gaudin : 2100, Récit du prochain siècle et 2100, Odyssée de l’espèce , éd. Payot.

Extrait de l’interview de Thierry Gaudin paru au http://www.cles.com/

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Régression par l’osthéopathie

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2013

Régression par l’osthéopathie dans Guérir en douceur image_front_1_

Sans remonter à l’origine du monde et des bactéries, sommes-nous dans la même logique, quand un ostéopathe, pour soigner une personne qui ne peut plus se redresser parce qu’elle souffre d’un lumbago, la met d’abord à quatre pattes, l’invitant ainsi à régresser au stade des mammifères quadrupèdes et à y retrouver un terrain et des défenses utilisables ?

Si vous voulez, mais les ostéopathes préfèrent souvent manipuler une personne sur le côté, afin d’utiliser les épaules et le bassin dans un geste en torsion, autre mouvement archaïque s’il en est, puisque les crustacés remettaient déjà leurs articulations en place ainsi !

Ce qui est cependant évident c’est que cette personne n’a pas trouvé la solution (résidant dans un processus archaïque qu’elle porte en elle), puisque, justement, elle est bloquée et a besoin de l’aide d’un tiers ! En principe, tous ces mécanismes auto-réparateurs passent inaperçus, dans le « silence des organes » qui caractérise la bonne santé. La question surgit évidemment quand le processus ne fonctionne plus. Pourquoi ce monsieur souffre-t-il de ce trouble chronique, mettons de cette entorse récidivante, pour en rester à notre exemple de tout à l’heure ?

Si nous poursuivons notre raisonnement dans la même logique, cette entorse est le symptôme, donc la partie visible d’un enchaînement dont la cause initiale, disions-nous, peut remonter très loin et s’avérer de nature extrêmement variée – un deuil, un échec, une déception professionnelle… Admettons que ce soit le fait que sa femme l’ait quitté. A priori, nous ne pouvons pas le savoir – et lui non plus, d’ailleurs, ne fait pas le rapprochement.

Tout ce que nous savons, c’est qu’il présente ce symptôme-là, donc que son processus autoguérisseur s’est bloqué à ce niveau – à cette époque phylogénétique, dans la recherche d’une solution parmi les processus récupérateurs mémorisés au cours l’évolution. Si le processus réparateur de l’entorse remonte à l’époque des arthropodes, eh bien, ce patient ne réussit pas à utiliser en lui-même une « solution arthropode ».

Souffrant en fait, à l’origine, du fait que sa femme l’a quitté, ce monsieur se fait entorse sur entorse, autrement dit, il est bloqué, en panne, à ce niveau-là de sa mémoire Il existe une résonance entre ces deux faits qui n’ont apparemment pas le moindre rapport entre eux. Le micro-ostéopathe découvre la coïncidence entre l’événement difficile et la mise en panne d’un processus archaïque – dans le cas présent : refaire une articulation stable pour pouvoir continuer à vivre. L’incapacité à récupérer sa cheville pour cet homme matérialise par un symptôme son incapacité à continuer à avancer dans sa vie. C’est pourquoi je dis que son histoire est inscrite en lui au sens biologique. On retrouve là le psychosomatique classique évoqué par la médecine, mais expliqué par l’évolution. L’aspect psy est indéniable, mais sa prise en compte appartient au psychothérapeute plutôt qu’à l’ostéopathe…

Mais comment expliquer cette résonance entre tel aspect psy et telle incapacité à mettre en branle un processus physiologique archaïque ?

Ma recherche est d’abord thérapeutique. Je ne suis pas un scientifique, mais une sorte d’ouvrier de la médecine. Ce qui m’intéresse, c’est d’abord de soigner. Autrement dit, d’aider mon patient à dépasser ce blocage et à utiliser tous les possibles existants à l’intérieur d’un organisme : son potentiel autoréparateur.

Ma principale réponse sera donc empirique : je peux vous dire comment nous procédons pour, effectivement, débloquer des processus récupérateurs anciens – essentiellement en nous mettant à l’écoute très attentive de nos patients, et cela demande une qualité de présence que seule une longue pratique peut vous apporter. Mais il ne m’est pas impossible auparavant, sinon de répondre à votre question sur le plan théorique, du moins de cerner en gros le terrain de recherche d’où elle pourra vraisemblablement se dégager un jour, c’est bien entendu l’ontogenèse de la personne, autrement dit son histoire embryonnaire et fœtale, qui entre ici en jeu.

Extrait de  Philippe Petit « La guérison nous vient de nos mémoires archaïques » 

 

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Se créer nos petits rituels pour être heureux

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2013

Se créer nos petits rituels  pour être heureux dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS c5

On nous dit souvent aujourd’hui que le bonheur n’est pas quelque chose qui nous tombe dessus, ou pas, mais que c’est un état qui peut être cultivé. Dans « 3 Kifs par jour », Florence Servan-Schreiber nous donne un truc : nous choisir des petites choses qui nous rendent heureux, et les transformer en rituels.

Malgré nos 50% de prédisposition génétique au bonheur, rappelons-nous que l’on peut intervenir pour percevoir la même vie autrement. C’est difficile, ça ne nous vient absolument pas naturellement et sans effort, mais il est possible de choisir son point de vue et d’ajouter quelques instruments à nos compétences pour mieux abattre nos cartes.

Chercher à ressentir plus de bonheur n’est pas une mode ou une tendance. C’est une quête légitime et sérieuse dont témoignent tous les textes anciens. Y aurait-il des inconvénients à ressentir plus de joie, moins d’angoisse, plus de tranquillité, moins de doutes et plus d’optimisme ?

Pas si on souhaite vivre plus longtemps, en meilleure santé, avec plus d’énergie, de créativité, d’amour et de productivité. Et c’est là que l’appétit et le plaisir de cuisiner rentrent en jeu. Il y a des recettes de bonheur disponibles sur le marché, mais toutes ne sont pas adaptées à nos goûts et nos enzymes digestifs. Ce chapitre est un placard d’ingrédients. J’y ai entreposé les pratiques qui ont été testées et j’ai rajouté par-ci par-là les trucs qui m’ont aidée à ne pas tout oublier au cours de cette année. (…)

Profiter des traumatismes positifs

L’équivalent positif d’un choc post-traumatique qui nous laisse profondément marqués est ce qu’Abraham Maslow a appelé « l’expérience paroxistique ». Il s’agit d’un moment de grâce pendant lequel on se sent transcendé. Il peut se produire quand on fait l’amour, en parlant en public, en dansant, en tenant son enfant contre soi, en écoutant de la musique, en pratiquant un sport, etc. C’est un séisme positif qui crée dans son sillage une sensation d’ordre et d’harmonie, à l’opposé de la cacophonie par les drames.

Barbara Frederickson s’est penchée sur ce qui peut favoriser la survenue de tels moments. Elle recommande d’accepter ses émotions lorsqu’elles surviennent, de pratiquer la méditation en pleine conscience ou la prière pour augmenter son potentiel de perception, de danser en ce concentrant sur la musique, de se fixer des objectifs qui nous tiennent à cœur et de prendre le temps. Nous nous privons de la plupart des émotions imprévues en courant après nous-mêmes. Respectons le flux naturel de nos vies.

Simuler pour nous transformer

Est-ce que c’est nous qui créons nos habitudes, ou est-ce que ce sont nos habitudes qui nous façonnent ? « Les deux mon capitaine », répond Ben-Shahar. A force de croire des choses sur nous-mêmes, nous finissons par devenir ce que nous croyons être. « Je ne sais pas parler d’argent », « Je suis nul en math » ou « Je suis un bon vendeur » auront un effet décisif sur l’individu qui se l’affirme. Nous sommes donc à la fois notre meilleur ami et notre pire ennemi. Ben-Shahar nous demande alors de lister sur nos tablettes les croyances qui nous avons sur nous-mêmes et de les regarder bien en face, comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Elles s’allègent instantanément et le chemin du changement apparaît plus clairement. (…) 
Notre comportement a le pouvoir de modifier nos émotions. Sans renoncer à ce que nous sommes, nous pouvons, en sortant même temporairement de notre zone de confort, récolter les bénéfices d’une nouvelle sérénité. Prendre des risques augmente la confiance que l’on se porte.

S’engager à changer est un défi, d’autant que nous érigeons nous-mêmes nos barrières. Nous plaçons nos propres obstacles dans la course et nous nous plaignons de ne pas pouvoir les dépasser. Pour les franchir, il faut accepter d’atteindre un niveau d’inconfort optimal. Pas celui de la panique, mais celui d’une accélération de rythme et de l’arrivée des courants d’air.
Selon Sonja Lyubomirsky, la meilleure façon de se mettre au travail pour son bonheur est de capitaliser sur ses forces et ses vertus. Ne surtout pas partir du principe qu’on tirera le maximum de bénéfices en commençant par le plus dur. Parmi toutes les possibilités proposées ici, on choisit celle qui fait envie, pas celle que l’on pense « devoir » adopter, car c’est probablement la plus éloignée de ce que nous sommes naturellement.

Le bénéfice des rituels

Tal Ben-Shahar précise les choses : l’autodiscipline est un piètre agent du changement. « Combien d’entre vous souhaiteraient en avoir plus ? » Tous les élèves lèvent leur crayon. « Eh bien, nous n’en aurez pas plus, nous dit-il. Mais vous n’en aurez pas besoin non plus. » (…)
La solution pour mener une vie plus heureuse est donc de choisir des rituels. Se laver les dents n’est pas un acte d’autodiscipline, c’est un rituel. On ne le fait pas parce qu’on en a envie, on n’ouvre pas le débat avec soi-même chaque matin avant d’attraper le tube de dentifrice, on le fait. Un rituel crée de nouvelles habitudes saines. S’engager donne le pouvoir de réussir. Il s’agit d’une action portée par ses valeurs (on y croit) effectuée à un moment précis (identique à chaque fois). Le tout est de trouver la bonne dose et le bon moment, pour soi.
Passer de l’autodiscipline aux rituels augmente la productivité et la créativité. Selon les spécialistes, il nous faut trente jours pour créer un nouveau circuit cérébral et un automatisme. Cela suppose de « s’accrocher » dans les premiers temps. Ben-Shahar recommande de ne pas introduire plus d’une ou deux nouveautés à la fois. Trop pénalisant pour notre volonté. Et, surtout, de ne s’engager dans aucune action négative. Commencer, ne pas arrêter. Je n’arrête pas de consulter mes emails dès qu’ils arrivent, je décrète deux heures sans connexion électronique.

3 kifs par jour, Florence Servan-Schreiber
Marabout (Février 2011 ; 318 pages) 

 

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