Mystère de la méditation

Posté par othoharmonie le 26 mai 2011

Méprise n° 3 sur la méditation: On dit que la méditation est une pratique mystérieuse que l’on ne peut pas comprendre.



Là encore, c’est presque vrai, mais pas tout à fait. La méditation concerne des niveaux de conscience plus profonds que la pensée symbolique. Par suite, une partie des données la concernant ne peut simplement pas être expliquée par des mots. Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne puisse être comprise. Il y a des manières de comprendre plus profondes que les mots. Vous comprenez comment vous marchez. Probablement, vous ne pouvez pas décrire l’ordre exact dans lequel se contractent vos fibres nerveuses et vos muscles pendant le processus. Mais vous pouvez marcher. La méditation doit être comprise de la même façon, en la pratiquant. Vous ne pouvez pas l’apprendre en termes abstraits. Ce n’est pas quelque chose dont on parle. Il faut la vivre. La méditation n’est pas une sorte de formule stéréotypée donnant des résultats automatiques et prévisibles. Vous ne pouvez jamais prédire exactement ce qui apparaîtra à chaque séance particulière. A chaque fois, c’est une investigation, une expérience et une aventure. C’est tellement vrai que, lorsque vous atteignez un niveau de prévision et de ressemblance dans votre pratique, vous utilisez ce fait comme un indicateur. Il signifie que vous êtes sorti de la bonne route et que vous stagnez. Apprendre à voir chaque seconde dans l’univers comme si c’était la première et la dernière est le plus important dans la méditation Vipassana
(clic ici pour connaître ) . 

 

 

 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

Mystère de la méditation dans Noble Silence-Vipassana

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La méditation

Posté par othoharmonie le 26 mai 2011

Méprise n° 2 sur la méditation : on pense que méditation veut dire entrer en transe.

Ici encore, l’affirmation pourrait être appliquée avec exactitude à certains systèmes de méditation, mais pas à Vipassana  (clic ici pour connaître ). La méditation de la vision intérieure n’est pas une forme d’hypnose. Vous n’êtes pas en train d’obscurcir votre esprit pour devenir inconscient. Vous n’êtes pas en train de vous transformer en un légume sans émotions. A tout dire, c’est l’inverse qui est vrai. Vous serez de plus en plus accordé à vos propres changements émotionnels. Vous apprendrez à vous connaître avec une clarté et une précision toujours plus grandes. Avec cette technique, certains états peuvent paraître une transe aux yeux d’un observateur. Mais ils en sont vraiment tout l’opposé. Dans la transe hypnotique, le sujet est susceptible d’être contrôlé par quelqu’un d’autre, alors que dans la concentration profonde le méditant reste tout à fait sous son propre contrôle. La similitude est superficielle, et en tout cas l’apparition de ces phénomènes n’est pas le but de Vipassana. Comme nous l’avons dit, la concentration profonde du Jhana est un outil ou une marche sur la route d’une conscience supérieure. Par définition, Vipassana est la culture de l’Attention. Si vous vous rendez compte en méditation que vous êtes en train de devenir inconscient, alors vous n’êtes pas en train de méditer selon la définition de ce mot tel qu’il est utilisé dans le système Vipassana. C’est aussi simple que cela. 

 

 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

La méditation dans Noble Silence-Vipassana meditation2-19c907e

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Méditation et relaxation

Posté par othoharmonie le 26 mai 2011

Méprise n° 1 sur la méditation : On dit que la méditation est simplement une technique de relaxation.

L’erreur ici est le mot «simplement». La relaxation est un élément clef de la méditation, mais la méditation Vipassana
(clic ici pour connaître )a un but beaucoup plus élevé. Toutefois, pour beaucoup d’autres systèmes, l’affirmation est vraie. Toutes les procédures de méditation insistent sur la concentration de l’esprit, pour l’amener à se poser sur un objet ou un sujet de pensée délimité. Faites-le intensément, d’une manière suffisamment complète et vous parvenez à une relaxation profonde et bienheureuse appelée ]hana. C’est un état d’une telle suprême tranquillité qu’il équivaut à l’extase. C’est une forme de plaisir au-dessus et au-delà de tout ce qui peut être ressenti dans l’état de conscience ordinaire. La plupart des systèmes s’arrêtent là. C’est le but. Lorsque vous l’avez atteint, vous répétez simplement l’expérience pendant le reste de votre vie. Il n’en va pas de même pour Vipassana. Elle cherche un autre but: la conscience sans ego. Concentration et relaxation sont considérées comme des éléments concomitants, nécessaires à sa présence. Ce sont des précurseurs nécessaires, des outils pratiques, et des sous produits avantageux. Mais ils ne constituent pas l’objectif. Le but est la vision intérieure. Vipassana est une pratique religieuse profonde visant à rien de moins que la purification et la transformation de votre vie quotidienne.

 

  

. Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

Méditation et relaxation dans Noble Silence-Vipassana image18_moine_en_meditation

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La méditation n’est pas…

Posté par othoharmonie le 25 mai 2011

Ce que la méditation n’est pas - par Bhante Henepola Gunaratana 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien », Robert Lafond 1995 et Marabout 2003 

La méditation n'est pas... dans Noble Silence-Vipassana CD-VipassanaRetreat01

Introduction
Méditation est un mot. Vous l’avez déjà entendu, sinon vous n’auriez pas été attiré par ces écrits. Le mécanisme de la pensée opère par association, et toutes sortes d’idées sont associées au mot «méditation». Certaines d’entre elles sont probablement justes et d’autres fausses. Certaines appartiennent à d’autres systèmes de méditation et n’ont rien à voir avec Vipassana (clic ici pour connaître ). Avant de continuer, il est souhaitable d’éliminer le plus possible les conceptions erronées pour purifier nos neurones et permettre à une information nouvelle de pénétrer sans obstruction. Commençons par le plus évident. 

Nous n’allons pas vous apprendre à contempler votre nombril ni à chanter des syllabes secrètes. Vous ne serez pas en train de conquérir des démons ni de passer le harnais à des énergies invisibles. Aucune ceinture de couleur ne vous sera remise pour attester de vos performances et vous n’aurez pas besoin de vous raser le crâne ni de porter un turban. Vous n’aurez même pas à faire don de vos possessions ni à venir vivre dans un monastère. En fait, à moins que votre vie ne soit immorale et chaotique, vous pourrez probablement commencer tout de suite et faire quelques progrès. C’est encourageant, n’est-ce-pas ? 


Il existe de très, très nombreux livres sur la méditation. La plupart d’entre eux sont écrits d’un point de vue clairement situé au sein d’une tradition religieuse ou philosophique particulière, et nombre d’auteurs n’ont pas pris la peine de le mettre en évidence. Ils ont des affirmations qui sonnent comme des lois générales mais qui, en fait, sont des procédures hautement spécifiques à un système particulier. Le résultat est un beau fouillis. Pire encore est la panoplie des théories complexes et des interprétations, toutes en désaccord les unes avec les autres. Le résultat est un méli-mélo d’opinions conflictuelles accompagnées d’une masse de données étrangères au sujet. Le présent ouvrage est spécifique. Nous nous occupons exclusivement du système de méditation Vipassana. Nous allons vous apprendre à observer le fonctionnement de votre propre esprit d’une manière calme et détachée, de façon à développer un regard pénétrant sur votre propre comportement. Le but est la présence d’esprit, une présence d’esprit si intense, si concentrée et si finement accordée que vous serez capable de percer les mécanismes intérieurs de la réalité même.
 

Il existe également des conceptions fausses. Nous les voyons sans cesse réapparaître avec les nouveaux étudiants, qui posent constamment les mêmes questions. Aussi est-il préférable de nous en occuper d’abord, car elles peuvent bloquer votre progression dès le départ. Nous allons les examiner une à une. 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

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Méditation Vipassana

Posté par othoharmonie le 25 mai 2011

Méditation Vipassana dans Noble Silence-Vipassana vipassana   Méditation Vipassana, qui signifie voir les choses telles qu’elles sont réellement, est une des plus anciennes techniques de méditation de l’Inde. Elle a été enseignée en Inde il y a plus de 2500 ans comme un remède universel aux maux universels, c’est-à-dire un Art de Vivre

 

Comment apprendre cette technique ? 

La technique de méditation Vipassana est enseignée lors de cours résidentiels de 10 jours pendant lesquels les participants apprennent les bases de la méthode, et pratiquent suffisamment pour faire l’expérience de ses résultats bénéfiques. Aucune participation financière n’est demandée pour les cours, pas même pour couvrir le coût de la nourriture et du logement. Tous les frais sont payés par les dons d’anciens étudiants qui, ayant suivi un cours et expérimenté les bénéfices de Vipassana, désirent offrir à d’autres la même occasion unique. Le Code de Discipline présente les conditions de suivi d’un cours

 

Où et quand ? 

Il existe un grand nombre de centres où l’on enseigne la Méditation Vipassana : en Inde et en Asie, en Amérique du Nord, en Australie et Nouvelle-Zélande, en France et en Europe. Chaque centre propose son propre calendrier de cours de dix jours. De plus des cours de 10 jours sont fréquemment organisés dans d’autres localisations hors des centres, par d’anciens étudiants locaux. Pour vous inscrire à un cours allez sur le site du centre de méditation correspondant (voir le menu de gauche). 

 

Les cours 

La méditation Vipassana est aussi enseignée dans les prisons pour les détenus en Inde et dans d’autres pays.

Des cours spéciaux de Vipassana, destinés aux responsables d’entreprises et aux membres officiels de gouvernements sont également organisés périodiquement dans plusieurs centres dans le monde. Pour de plus amples informations visitez le site des Executive Course.

Des informations sur la méditation Vipassana sont également disponibles dans d’autres langues.

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Le silence noble : le silence qui guérit

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2010

  

 

 

Après la méditation du soir et jusqu’à la fin du petit déjeuner, le lendemain, nous restons en silence au sein de la communauté. Nous appelons cette période « noble silence ». Cela nous aide à calmer notre esprit et à nous préparer à un repos réparateur et à un réveil en pleine conscience le lendemain. Dans cette atmosphère sereine, nous avons l’occasion de regarder plus en profondeur en nous-mêmes. Nous pouvons voir plus clairement nos blessures et le silence devient juste le baume guérisseur dont nous avions besoin. Le silence est aussi un moyen de nous reposer et de conserver notre énergie. 

 

Pendant que nous sommes en silence, nous continuons de regarder les autres autour de nous et de sourire : c’est une forme de communication authentique ! Nous pouvons écrire un message pour communiquer avec un frère ou une Sœur, si c’est absolument nécessaire. 

 

 

Une petite vidéo :  India 

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puis une autre encore : India 

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Afin que l’art de vivre dans la pleine conscience puisse s’enraciner en vous durant votre séjour et devenir par la suite une part vitale de votre vie quotidienne, on vous demande de venir pendant une semaine au minimum. Si vous ne pouvez pas rester une semaine, vous avez la possibilité de venir pratiquer le week-end.

Les enseignements mettent l’accent sur la pratique avec la Sangha* afin de bénéficier des bienfaits de l’énergie collective, les retraitants participent pleinement à toutes les activités programmées. Il est demandé aussi que tous respectent les 5 Entraînements à la Pleine Conscience, et veuillent donc bien s’abstenir de fumer et de boire de l’alcool.

Un jour par semaine est décrété comme jour de paresse de la semaine ; c’est un jour où il n’y a pas d’activités programmées, ni de cloche de rappel sauf celles invitant aux repas. Le jour de paresse est une occasion de laisser les choses se dérouler de façon naturelle tout en restant dans la Pleine Conscience. C’est l’occasion de faire un pique-nique entre amis(es), une promenade, de lire, ou simplement de se reposer et de prendre plaisir à vivre cette journée tout en restant dans l’ambiance de la retraite. La salle de méditation est disponible pour ceux qui souhaitent y pratiquer.

Les langues principales utilisées au Centre, sauf l’hindi,  sont l’anglais comme vous le savez,  un peu le français. La traduction des enseignements en plusieurs autres langues est tout à fait possible. 

 

 

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* NB Sangha : Le terme Sangha (sagha, n.m.) qui peut être traduit par communauté, désigne, dans son sens le plus restreint, la communauté spirituelle des arya-bodhisattva (on distingue ainsi quatre types d’êtres nobles selon le degré de détachement qu’ils ont atteint), ou bien les arya (supérieurs) ayant déjà atteint une perception directe de la vacuité des phénomènes, première des terres de bodhisattva, (un niveau certain de réalisation spirituelle). Ce terme peut aussi désigner évidemment toute la communauté monastique. On parle alors du « Sagha sublime », objet du refuge bouddhique, par opposition au « Sangha ordinaire ». Enfin, Sangha est, au sens large l’ensemble des pratiquants du bouddhisme

Le Sangha est un des trois lieux de refuge dans lesquels tout bouddhiste se place quotidiennement. 

 

 

 

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NOBLE SILENCE

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2010

  

NOBLE SILENCE dans Noble Silence-Vipassana

A côté de Jaipur, au Rajasthan où nous sommes allés, il existe un centre ou une communauté, comme vous voulez, nommé « NOBLE SILENCE » où l’on peut réaliser une retraite ; en quoi cela consiste : simplement, c’est être présent à soi-même…. 

 

Visionnez cette vidéo, vous allez comprendre … 

 

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La pratique du silence fait partie intégrante d’une session vipâssana* ; c’en est même un élément essentiel. C’est par le silence, « extérieur » et « intérieur », qu’on parvient à une plus grande clarté de l’esprit. Rompre le silence peut constituer un manque de respect à l’égard de celui ou de celle à qui on s’adresse. La parole est bien sûre autorisée pour poser une question et lors d’un entretien individuel avec l’enseignant. 


Certains participants aimeraient faire connaissance avec d’autres participants et regrettent que les journées soient presque totalement silencieuses. Mais les retraites ne sont pas conçues pour nouer des liens sociaux. Toutefois, les personnes régulières finissent par se connaître ; les périodes avant et après la journée de pratique offrent un peu d’espace pour communiquer. Il arrive également que nous ouvrions la parole au moment de la pause thé, pendant la dernière journée d’une session. La parole n’est pas le seul moyen de communiquer : beaucoup de « choses » passent entre les participants par un autre canal que la parole.
 

 

 

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*NB : vipâssana = Vipassana bhavana, ou « développement de la vision supérieure » ou « vue pénétrante » (sous entendu, de la réalité non seulement conventionnelle, mais également ultime), c’est une méthode de méditation découverte par le Bouddha. Elle consiste à simplement prêter attention à la réalité. 

 

 

POUR NOURRIR NOTRE JOIE 

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Le jour de paresse

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2010

  

 

Le jour de paresse, il n’y a pas d’activité particulière. Nous pratiquons comme nous le souhaitons. Nous pouvons faire la méditation marchée seul ou avec un ami, nous asseoir dans la forêt pour méditer. Certains lisent, d’autres écrivent à leur famille ou à leurs amis. 

 

C’est l’occasion de regarder en profondeur notre pratique et nos relations avec les autres. Ce regard sur nous-mêmes est souvent très enrichissant et révélateur. Quelquefois, nous pratiquons avec trop de volonté, cela entraîne une rigidité et une perte d’harmonie en nous. Ce jour de paresse est idéal pour rétablir l’équilibre … Reconnaître que nous avons simplement besoin de nous reposer ou de pratiquer avec plus d’assiduité, est parfois la chose la plus importante à faire. Un jour de paresse est l’occasion pour nous-mêmes et pour la Sangha* d’apprécier la pratique à notre propre rythme. Le jour de paresse est un jour très calme pour chacun d’entre nous. 

 

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*NB  / Sangha : Le terme Sangha (sagha, n.m.) qui peut être traduit par communauté, désigne, dans son sens le plus restreint, la communauté spirituelle des arya-bodhisattva (on distingue ainsi quatre types d’êtres nobles selon le degré de détachement qu’ils ont atteint), ou bien les arya (supérieurs) ayant déjà atteint une perception directe de la vacuité des phénomènes, première des terres de bodhisattva, (un niveau certain de réalisation spirituelle). Ce terme peut aussi désigner évidemment toute la communauté monastique. On parle alors du « Sagha sublime », objet du refuge bouddhique, par opposition au « Sangha ordinaire ». Enfin, Sangha est, au sens large l’ensemble des pratiquants du bouddhisme

Le Sangha est un des trois lieux de refuge dans lesquels tout bouddhiste se place quotidiennement.

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Respirer

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2010

Notre respiration est un terrain stable et solide sur lequel nous pouvons prendre refuge. Quel que soit notre état d’âme, nos pensées, nos émotions et nos perceptions, notre respiration est toujours avec nous comme une amie fidèle. Chaque fois que nous sommes entraînés par une émotion forte ou perdue dans nos soucis ou dans nos projets, nous retournons à notre respiration pour calmer et libérer notre esprit. 

 

Nous prenons conscience du flux d’air qui entre et sort de notre nez, nous sentons combien notre respiration est légère, naturelle, calme et paisible. À tout moment, pendant que nous sommes en train de marcher, de jardiner, de laver la vaisselle … nous pouvons retourner à cette source de vie paisible. Et nous pouvons réciter la gatha* suivant : 

 

 » J ‘inspire et je sais que je suis en train d’inspirer 

J’expire et je sais que je suis en train d’expirer. » 

 

Nous n’avons pas besoin de contrôler notre respiration; il suffit de l’observer telle qu’elle est réellement. Elle peut être longue ou courte, profonde ou superficielle. Peu à peu, avec la pratique, elle deviendra naturellement plus lente et plus profonde. La respiration consciente unit notre corps et notre esprit et nous apporte l’énergie de la pleine conscience à chaque instant de notre vie. 

 

 

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*NB : Une gâthâ (sanskrit: gāthā; chinois : ou gātuó 伽陀 ; japonais : ge ou kada) désigne dans le bouddhisme une poésie en vers, un hymne. Le Khuddaka Nikaya contient les recueils d’hymnes des moines et moniales de la première communauté bouddhiste, appelés respectivement Theragatha et Therigatha. Ce genre occupe une place importante dans la littérature Zen

Exemple, la gâthâ de l’impermanence, de Daisetz Teitaro Suzuki : 

« Toutes les choses composées sont impermanentes 

Et soumises à la naissance et à la mort, 

Mettez fin à la naissance et à la mort, 

Et vous parviendrez à une tranquillité bien heureuse. »

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Les cloches de la pleine conscience

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2010

 

Lorsque vous entendrez la cloche, la sonnerie du téléphone ou la musique du carillon, vous remarquerez que tout le monde autour de vous s ‘immobilise et s’arrête de parler.

 

 Ce sont nos cloches de pleine conscience. Quand elles retentissent, nous arrêtons tout ce que nous sommes entrain de faire, nous relâchons notre corps et notre esprit et nous retournons à notre respiration. Nous faisons cela le plus naturellement possible, avec plaisir, sans être solennels ni rigides. Le son de la cloche nous interpelle: 

« J’écoute, j’écoute, ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure. » 

 

En nous arrêtant, en revenant à notre respiration et restaurant notre calme et notre paix, nous devenons libres, notre travail devient plus agréable et l ‘ami qui est en face de nous devient plus vivant. Quand vous rentrerez chez vous, vous pourrez utiliser la sonnerie du téléphone, les cloches de l’église de votre village ou de votre quartier, le chant d’un oiseau ou tout autre bruit familier. Avec seulement trois respirations conscientes, nous pouvons relâcher les tensions dans notre corps et dans notre esprit et redevenir plus calmes et plus libres.

Les cloches de la pleine conscience dans Noble Silence-Vipassana pilgrimage-to-peace

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La méditation assise

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2010

 

La méditation assise dans Noble Silence-Vipassana noble-silence-flowers

La méditation assise est un moyen de retourner chez soi et de prendre soin de soi. A l’instar de la représentation du Bouddha sur l’autel, nous pouvons, nous aussi, rayonner la paix et la stabilité. Nous nous asseyons le dos bien droit avec dignité et retournons à notre respiration. Nous portons notre pleine attention à ce qui se passe à l’intérieur et autour de nous. Nous laissons notre esprit devenir ouvert et sans limites et notre cœur doux et aimant. 

 

La méditation assise apporte beaucoup de bienfaits. Nous réalisons que nous pouvons être un avec ce qu’il y a à l’intérieur de nous : notre douleur, notre colère, notre irritation ou notre joie, notre amour, notre paix. Nous sommes seulement avec ce qui est là sans nous laisser entraîner. Laissons ce qui est là apparaître, s’installer puis repartir. Nul besoin de rejeter ou de réprimer une pensée, ni de prétendre qu’elle n’est pas là. Observez les pensées et les images de votre esprit avec un regard tolérant et amical. Nous sommes libres de demeurer immobiles et calmes en dépit des orages qui peuvent éclater en nous. 

 

Si vos jambes, vos cuisses ou vos pieds s’ankylosent pendant l’assise, il est essentiel de modifier votre position. Vous pouvez le faire lentement tout en suivant votre respiration, sans bruit et sans déranger vos voisins. La méditation assise doit être un moment agréable. Et comme il est inutile de souffrir à cause de la position, vous devez donc trouver celle qui vous convient. 

 

Entre les deux périodes d’assise, nous pratiquons kinh-hanh* dans la salle de méditation. C’est une marche lente et silencieuse où l’on fait un pas le temps de l’inspiration et un pas le temps de l’expiration. Nous sommes conscients des autres tout autour de nous, nous nous sentons en harmonie avec le Corps de la Sangha. Tout le monde se déplace dans un même mouvement, lentement et en pleine conscience. 

 

Nous pourrons trouver d’autres suggestions pour agrémenter cette marche dans les livres de Thy ou en demandant des conseils aux Sœurs et aux Frères aînés. Il est préférable d’arriver dans la salle au moins cinq minutes avant le début de la méditation, pour que chacun puisse trouver une place et s’asseoir confortablement avant que la cloche ne soit invitée. Si malencontreusement vous arrivez après le premier son de cloche, n’entrez pas s’il vous plaît. 

Nous vous invitons à faire une marche méditative à l’extérieur et à revenir pour la deuxième période d’assise après le kinh-hanh. 

 

 

 

*NB : kinh-hanh = Marche lente silencieuse, à petits pas. 

 

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La cuisine

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2010

  

 

 

La cuisine est aussi un lieu où l’on pratique la méditation. Quand nous sommes de cuisine ou que nous devons nettoyer la cuisine, nous devons aussi exercer notre pleine conscience. Nous ne parlons qu’en cas de nécessité absolue, et seulement à propos de ce que nous sommes en train de faire. Avant de commencer notre travail, nous pouvons offrir de l’encens sur l’autel de la cuisine pour exprimer notre gratitude de nous rappeler de rester en pleine conscience. Quand nous sommes de cuisine, nous prévoyons assez de temps pour ne pas avoir à nous dépêcher. Soyons conscients que nos frères et nos sœurs comptent sur cette nourriture pour leur pratique. Si nous restons vigilants, notre pleine conscience nous aidera à préparer une nourriture saine et pleine d’amour. 

 

Si nous sommes affectés à une autre activité, nous pouvons apporter notre soutien à l’équipe qui cuisine en évitant de la déranger. N’entrons dans la cuisine que si c’est absolument nécessaire et en respectant le silence. 

 

Quand nous nettoyons la cuisine ou lavons notre vaisselle, nous le faisons comme si nous lavions le bébé Bouddha. De cette manière, la joie et la paix qui nous habitent rayonnent autour de nous.

 

 

La cuisine dans Noble Silence-Vipassana freedom_07-08.1246019301.noble-silence

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Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2010

colombe   Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont la base d’une vie libre et heureuse pour l’individu, la famille et la société. Ils offrent le moyen de protéger la vie et de la rendre belle. En les pratiquant, nous pouvons éviter de commettre des erreurs, de causer de la souffrance et du désespoir. En suivant ce chemin, nous cultivons l’amour, la liberté, le bonheur, et aidons les autres à faire de même. 

 

Les cinq entraînements nous permettent d’approfondir notre compréhension de l’inter-être de toutes choses, et de mieux comprendre que notre bonheur et notre souffrance sont interdépendants du bonheur et de la souffrance d’autrui. 

 

La pratique des Cinq Entraînements à la Pleine Conscience est également un entraînement à la concentration et à la vision profonde. Elle nous donne ainsi accès à la vision de l’inter-être qui nous libère de toute peur et de toute séparation. 

 

Ces entraînements ne sont pas des commandements. Il est important de les recevoir et de les vivre dans un esprit ouvert, avec souplesse et sans dogmatisme, en tenant compte des exceptions possibles. 

Le premier entraînement : Protection de la vie 

Conscient(e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je suis déterminé(e) à cultiver mon attention et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je trouverai les moyens d’aider les autres à voir combien la vie est précieuse, en eux et autour d’eux. 

 

Je m’entraînerai à entrer en contact profond avec la nature interdépendante de toutes choses. Je pourrai ainsi transformer la discrimination, la peur, la colère, l’avidité, en moi et dans le monde, de manière à prévenir la violence et la guerre, qui s’exercent souvent au nom d’une religion ou d’une idéologie. 

Deuxième entraînement : Equité et générosité 

Conscient(e) de la souffrance provoquée par l’injustice sociale, le vol et l’oppression, je m’engage à respecter la propriété d’autrui et à ne pas tirer profit, ni soutenir l’exploitation des êtres humains ou de toute autre forme de vie. 

 

Je suis déterminé(e) à pratiquer la générosité et à partager mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec celles et ceux qui en ont besoin. 

 

J’apprendrai les moyens d’offrir la joie, la paix et le bonheur à tous les êtres. Je m’entraînerai à reconnaître mes véritables besoins de façon à mener une vie simple et heureuse. En transformant l’avidité en moi, je contribuerai au développement de la générosité dans le monde et à l’établissement d’une société plus juste. 

Troisième entraînement : Conduite sexuelle responsable 

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irréfléchie, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité et à ne pas avoir de relations sexuelles sans amour ni engagement à long terme. Conscient(e) que dans notre société, l’amour est souvent réduit à la sexualité, je m’engage à bâtir ma vie affective sur les quatre fondements de l’amour véritable : la bonté aimante, la compassion, la joie et l’équanimité. 

 

Je vois que le corps et l’esprit ne font qu’un, et je suis conscient(e) que la sexualité ne peut pas suffire à dissiper le sentiment de solitude et à combler les besoins affectifs. Afin de préserver mon propre bonheur et celui des autres, je suis déterminé(e) à traiter mon corps et celui d’autrui avec respect et non avec désinvolture. Je serai respectueux(se) de mes engagements ainsi que des engagements des autres. Je m’engage à faire tout mon possible pour éviter les conséquences d’une conduite sexuelle irresponsable, comme la désunion des couples et des familles, la situation dans laquelle la question de l’avortement devrait être affrontée, ou l’abandon des enfants. Je ferai également tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les enfants des abus sexuels. 

Quatrième entraînement : Ecoute profonde et parole aimante 

Conscient(e) de la souffrance provoquée par l’incapacité à écouter autrui et par des paroles irréfléchies, je suis déterminé(e) à développer une écoute bienveillante et à parler à tous avec compassion, afin de soulager les souffrances et de cultiver la joie et le bonheur. 

 

Je m’engage à écouter profondément, sans juger ni réagir de manière impulsive, afin de comprendre réellement l’autre, et je m’entraînerai à être attentif(ve) aux perceptions erronées et aux malentendus possibles. 

 

Je m’engage à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent la confiance en soi, qui nourrissent l’harmonie et l’espoir, et qui œuvrent à la réconciliation dans tous les conflits si petits soient-ils. Je m’entraînerai à dire la vérité de manière à ce que l’autre puisse l’accepter sans se sentir blessé. Je ne répandrai aucune information dont l’authenticité ne serait pas établie et ne condamnerai ni critiquerai ce dont je ne suis pas certain(e). Je ne chercherai pas à me mettre en valeur et à impressionner les autres. 

 

Je m’entraînerai, grâce à la pratique de la respiration consciente, à apaiser l’énergie de la colère, qui empêche l’écoute profonde et la parole aimante. 

Cinquième entraînement : Consommation en pleine conscience 

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé(e) à ne pas intoxiquer mon corps et mon esprit avec des poisons comme l’alcool, le tabac ou la drogue, comme certains sites internet, films, émissions de télévision, livres ou musiques, ou encore certaines conversations. 

 

Je suis déterminé(e) à être attentif(ve) à tout ce qu’absorbent mon corps et mon esprit, de façon à entretenir une bonne santé physique et mentale. Je m’engage à consommer et à offrir uniquement des nourritures qui peuvent m’apporter le bien-être, la paix et la joie, et j’observerai profondément comment mon bien-être, ma paix et ma joie nourrissent à leur tour le corps et la conscience de mes proches, ainsi que le corps et la conscience collective de la société. 

 

Je suis conscient(e) qu’une discipline alimentaire et mentale est indispensable pour préserver la planète, notamment en prévenant le tarissement de ses ressources et la pollution. 

 

Au lieu de chercher dans la consommation un remède à l’insatisfaction et à la souffrance, je m’entraînerai à regarder celles-ci profondément en moi pour les transformer, et à entrer en contact avec ce qui peut me rendre heureux dans l’instant présent.

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience dans Noble Silence-Vipassana 326

 

 

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Vivre ensemble

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2010

 

Le fait d’être ensemble est déjà en soi, une pratique. Au Village de Jaipur nous avons la chance de vivre avec des personnes de différents pays et de différents milieux. Ensemble, nous formons un Corps de Sangha relié par la pratique de la pleine conscience. Avec notre énergie collective, notre calme et notre regard profond, nous pouvons être pour les autres un soutien sur le chemin de la transformation. Il faut pour cela faire preuve de coopération, d’habileté et d’acceptation mutuelle. Nous avons besoin de cultiver la compréhension, l’art de la communication et la générosité. Prenons le temps de connaître les personnes qui sont autour de nous (nous qui négligeons notre voisinage depuis si longtemps !). En vivant ensemble, nous pouvons nous encourager dans la pratique et établir des liens solides entre nous. Partager notre chambre est une occasion de développer la compréhension et la compassion en nous-mêmes et vis-à-vis des autres. Nous pouvons observer ce qui rend l’autre personne heureuse, et, si elle est heureuse, alors nous sommes aussi heureux. 

 

Une bonne entente avec nos compagnons de chambre passe aussi par le partage des tâches ménagères et le respect de quelques règles simples pour ne pas les importuner: demander leur accord avant d’ouvrir la fenêtre, avant de brûler un bâton d’encens ou d’allumer la lumière. En étant plein d’égard vis-à-vis de nos amis, nous pourrons créer un environnement favorable. Le plus beau cadeau que l’on puisse offrir à ceux qui nous entourent est notre pratique de la pleine conscience et notre sourire.

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Un nouveau départ

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2010

 

gif arbre         Prendre un nouveau départ, c’est regarder profondément et honnêtement en nous-mêmes, dans nos actions passées, dans nos paroles et dans nos pensées et créer le renouveau en nous et dans nos relations avec les autres. Au Village des Pruniers, nous faisons un nouveau départ avec toute la communauté deux fois par mois (et individuellement, aussi souvent que nous le souhaitons). Nous faisons un nouveau départ pour rendre notre esprit plus clair et préserver la fraîcheur de notre pratique. Quand une difficulté survient dans nos relations avec un membre de la Sangha, si l’un d’entre nous se sent blessé ou éprouve de la colère, nous savons que c’est le moment de faire un nouveau départ. Nous allons décrire la cérémonie telle qu’elle est pratiquée ici de façon formelle. Une personne prend la parole et n’est pas interrompue pendant le temps de son intervention ; les autres participants pratiquent l’écoute profonde et suivent leur respiration. 

1ère partie: L’arrosage des fleurs. 

C’est une occasion pour vous d’exprimer ce que vous aimez dans l’autre personne. Vous pouvez donner des exemples de ce que cette personne a dit ou fait et que vous avez apprécié. Cela met en lumière ce qu’il y a de solide, de beau en elle et cela renforce ses qualités positives. 

2ème partie: aborder les regrets

Vous avez la possibilité de demander pardon à propos de vos actions, de vos paroles ou de vos pensées que vous trouvez maladroites à posteriori. 

3ème partie: exprimer une souffrance. 

Peut-être vous sentez vous blessé par ce que vous a dit ou fait un autre membre de la Sangha. Vous ne pourrez exprimer cette souffrance qu’après avoir arrosé les fleurs de cette personne en citant au moins deux qualités positives que vous avez observées en elle. Vous pouvez également aborder ce sujet seul à seul avec cette personne ou en demandant de l’aide à une troisième personne que vous respectez mutuellement et en qui vous avez confiance. 

4ème partie: partager une difficulté tenace et demander le soutien de la communauté. 

Avec le temps, nous rencontrons tous des difficultés. … des douleurs du passé qui remontent brutalement à la surface. Quand nous exprimons nos difficultés devant les autres, nous permettons aux personnes assises autour de nous de mieux nous comprendre et de nous apporter ainsi le soutien dont nous avons vraiment besoin. 

 

 

 

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Les mouvements en pleine conscience

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2010

 

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Il est important de prendre soin de notre corps. Nous avons besoin d’avoir un corps en bonne santé pour pouvoir pratiquer. Les mouvements en pleine conscience et la relaxation profonde entretiennent notre santé, nourrissent notre bonheur, et nous permettent de rester en contact avec notre corps et notre esprit. Nous portons toute notre attention sur notre respiration et les mouvements de notre corps. 

 

La relaxation totale est une pratique qui instaure un climat de paix et d’harmonie au sein de la communauté. Elle permet aux participants de lâcher prise avec leurs soucis et de les ramener dans leur île intérieure. Nous utilisons la respiration comme support, elle est comme une vague qui doucement nous entraîne dans une paix profonde. Dans cet état de repos, notre corps et notre esprit peuvent se libérer de leurs fardeaux. Nous pouvons obtenir un grand soulagement en nous laissant complètement immerger dans cet état de relaxation totale. Après avoir assisté à ne relaxation totale conduite par un Frère ou une Sœur expérimenté(e), vous pourrez utiliser vous-même la technique aussi souvent que vous le souhaitez. 

 

La relaxation totale et les dix mouvements de pleine conscience nous mettent à l’écoute de notre corps. Nous apprenons à être doux avec nous-mêmes et à mous donner de l’espace pour comprendre et grandir. En pratiquant de cette façon, notre corps devient un ami et non plus un obstacle à notre pratique. Devenir plus compatissant envers nous-mêmes nous rend plus compatissant envers les autres. Notre façon de marcher, de nous déplacer, de nous asseoir et de nous tenir debout reflète notre état d’esprit. Quand nous nous déplaçons avec grâce, les personnes qui nous entourent se sentent plus légers et plus détendus. 

 

 

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Ecouter un enseignement

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2010

 Ecouter un enseignement dans Noble Silence-Vipassana grassland

 Chaque semaine, notre Maître donne un ou plusieurs enseignements. Il est conseillé d’arriver à l’avance afin d’avoir tout le temps de vous installer confortablement et d’établir le calme dans votre esprit. Écoutez avec vos oreilles mais aussi avec votre coeur. Si vous écoutez seulement avec votre intelligence, comparant ce qui est dit avec ce que vous savez, ce que vous avez déjà lu ou entendu …, vous perdez une occasion de recevoir pleinement le message qui vous est transmis. Le Dharma est comme la pluie, laissons-le pénétrer profondément dans notre conscience et arroser les graines de sagesse et de compassion qui sont déjà en chacun de nous. Soyons comme une terre fraîchement labourée qui reçoit une pluie fine. L’enseignement peut permettre à l’arbre qui est en nous de fleurir et de produire les fruits de la compréhension et de l’amour. 

 

Par respect pour notre Maître, mais aussi pour les enseignements, nous vous demandons de rester assis sur une chaise ou sur un coussin et de ne pas vous allonger. Si vous vous sentez fatigué, gardez votre pleine conscience, changez votre position, faites quelques respirations profondes, massez-vous doucement la tête ou les zones endolories de votre corps. Abstenez-vous de parler ou de faire du bruit. Si vous devez absolument quitter la salle avant la fin de l’enseignement, faites le avec le plus de discrétion possible. 

 

 

 

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Toucher la terre

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2010

 

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Pour une pratique quotidienne : Toucher la Terre, Conversations intimes avec le Bouddha

 

Toucher la Terre est une pratique qui nous permet de rentrer en contact profond avec la Terre, avec nos racines, nos ancêtres. Nous réalisons que nous ne sommes pas seuls mais reliés à une multitude d’ancêtres génétiques et spirituels. Nous sommes leur continuation, et, avec eux, nous continuerons le chemin dans les générations futures. Nous touchons la Terre et une partie de la Vie. 

 

Quand nous touchons la Terre, nous redevenons petits, avec l’humilité et la simplicité d’un enfant. Quand nous touchons la Terre, nous devenons grands comme un vieil arbre avec ses racines bien profondes dans le sol buvant à la source universelle. Quand nous touchons la Terre, nous inspirons toute la force et la stabilité de la Terre, et nous expirons toutes nos souffrances, notre chagrin, notre colère, notre haine, notre peur, toutes nos insuffisances… 

 

Nous joignons nos paumes de mains pour former un bouton de lotus, puis nous respirons trois fois profondément, et nous nous prosternons lentement. Notre front, nos avant-bras et nos jambes reposent le plus confortablement possible sur le sol. Nous tournons les paumes de nos mains vers le ciel en signe d’ouverture aux trois joyaux: le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Après avoir réalisé cette pratique deux ou trois fois (qu’il s’agisse des trois ou des cinq touchés de la Terre), vous pouvez vraiment vous libérer de beaucoup de souffrances, du sentiment d’aliénation et vous réconcilier avec vos ancêtres, vos parents ou vos amis. 

 

 

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La solitude : s’établir dans notre île intérieure

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2010

  

 

La solitude : s'établir dans notre île intérieure dans Noble Silence-Vipassana tn_050809noble_silence_reminder

 

Bien que nous soyons constamment entourés de la Sangha dans nos activités quotidiennes, nous sommes également seuls. Pour être seuls, nous n’avons pas besoin de grimper au sommet d’une montagne ou d’aller dans une cabane au cœur de la forêt pour fuir la civilisation. La véritable solitude se trouve dans notre cœur, un cœur stable qui ne se laisse pas perturber par la foule ni par les peines du passé, les inquiétudes de l’avenir ou les préoccupations du présent. Nous ne nous perdons pas, nous ne perdons pas notre pleine conscience. Prendre refuge dans notre respiration consciente, revenir au moment présent, c’est nous établir dans notre île intérieure, une île merveilleuse et sereine. 

 

Nous participons tout ensemble, avec la Sangha*, à la méditation assise, à la méditation marchée, à la méditation du travail, mais nous sommes aussi toujours seuls dans notre propre île. Nous aimons être avec nos frères et nos Sœurs. Avec la Sangha comme soutien, nous ne nous laissons pas entraîner ou emprisonner dans nos émotions et nos perceptions. Quand nous voyons une Sœur marcher en pleine conscience, parler avec amour, travailler avec plaisir, c’est une invitation à retourner dans notre île intérieure. Et retourner dans notre île intérieure c’est retrouver notre solitude. Quand nous passons de bons moments avec les gens qui sont autour de nous, nous ne nous perdons pas dans ces échanges, même au cœur de la société. Nous pouvons sourire et suivre paisiblement notre respiration en nous établissant dans notre île intérieure. 

 

 

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* Sangha : Le terme Sangha (sagha, n.m.) qui peut être traduit par communauté, désigne, dans son sens le plus restreint, la communauté spirituelle des arya-bodhisattva (on distingue ainsi quatre types d’êtres nobles selon le degré de détachement qu’ils ont atteint), ou bien les arya (supérieurs) ayant déjà atteint une perception directe de la vacuité des phénomènes, première des terres de bodhisattva, (un niveau certain de réalisation spirituelle). Ce terme peut aussi désigner évidemment toute la communauté monastique.  

 

 

 

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