Francesca et LA VIE DEVANT SOI

Posté par othoharmonie le 4 mai 2016

N’oubliez pas que lorsque ce blog sera complet, et cela ne saurait tarder…..

Vous pourrez toujours me retrouver sur le Forum de discussion : LA VIE DEVANT SOI

Voici quelques sujets de discussions pour lesquels vous pourrez nous y rejoindre :

4 LA VIE DEVANT SOI

6 LA VIE DEVANT SOI

5 LA VIE DEVANT SOI

7 LA VIE DEVANT SOI

Au plaisir de vous retrouver dans un autre Univers !

Affection à tous, et Merci de m’avoir suivie !

 

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Publié dans A Francesca-otho, Bonjour d'amitiés, En 2012-2013 et après 2016, Entre amis, Penserie | Pas de Commentaire »

Disciples et Gourous

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

 

Les disciples ont besoin d’un gourou,
est-ce qu’un gourou a besoin de disciples ?

disciple et gourou

Réponse du mystique Osho à cette question fondamentale sur le chemin spirituel….

Le gourou n’existe que parce que les disciples ont besoin de lui. En ce qui concerne le gourou lui-même, le gourou n’existe pas : c’est seulement la projection du disciple. Quand le disciple a compris, il n’y a plus ni disciple, ni gourou. Quand le disciple a besoin de comprendre, il y a un disciple et il y a un gourou. Le gourou et le disciple existent tous les deux dans le mental du disciple.

Ceci doit être compris : en ce qui me concerne, je n’existe pas, j’existe dans votre mental. Vous aussi vous existez dans votre mental. C’est votre besoin de savoir qui projette l’état de gourou, qui fait que vous vous mettez à me voir comme le Maître, comme votre Maître – cela fait partie de votre état de disciple. Le jour où vous aurez compris, où vous vous serez éveillé et que votre état de disciple aura disparu, au même moment le gourou disparaîtra aussi.

De la même façon que les sommets existent, les vallées existent à côté d’eux. Quand les sommets disparaissent, les vallées disparaissent : aucune vallée ne peut exister sans des sommets. Vous voyez une grosse vague dans l’océan, elle est suivie par un creux, une vague-vallée, dans son sillage – elles sont ensemble. Quand la vague a disparu, le creux qui la suivait a disparu aussi.

Le silence existe avec le son. Si le son disparaît, le silence disparaît aussi. Le silence existe comme intervalle entre deux sons. Si ces deux sons disparaissent, le silence disparaîtra. Il y a le silence et il y a aussi un état au-delà des deux, silence et son. L’homme qui est réellement un maître – et quand je dis ‘réellement un Maître’ je veux dire quelqu’un dont la présence peut aider des disciples – non pas qu’il fasse quelque chose, sa présence est juste un agent catalytique – en sa présence des choses se passent.

Quand quelque chose se passe pour vous, je ne ressens pas que j’en suis l’auteur. Je ne suis pas ici pour faire cela. Je sais simplement que ça s’est produit. Vous pouvez vous sentir reconnaissant à mon égard, mais je sais parfaitement bien que ça s’est produit de soi-même : je ne l’ai pas fait. Je l’ai permis, je ne l’ai pas fait, et c’est arrivé. Cela dépend essentiellement du fait que vous l’ayez permis. Si vous le permettez, des choses se produiront en présence du maître. Si des choses se produisent en présence d’un Maître quand vous le permettez, alors il est un Maître. C’est ce que je veux dire quand je dis ‘un Maître’ – pas quelqu’un qui fait… c’est seulement sa présence qui aide à ce que des choses arrivent.

Le maître n’a aucun besoin du disciple, le leader par contre a besoin du partisan – c’est la différence entre un leader et un Maître. Un Maître n’est pas un leader. Un leader ne peut pas exister sans le militant, le leader a besoin du militant. En fait le leader a besoin du militant plus que le militant a besoin du leader. Le leader cherche à convaincre les militants : ‘Je suis tout à fait indispensable’, mais il dépend du militant. Un leader est le militant des militants. Il regarde les militants – ce qu’ils veulent – et c’est cela qu’il va faire. Rappelez-vous Jésus est un Maître, le Pape est un leader. Le premier Shankaracharya était un maître, le Shankaracharya de Puri, aujourd’hui, est un leader. Mahomet est un Maître, mais le Maulwi est un leader.

Un maître est quelqu’un dont les besoins ont disparu, quelqu’un qui a lui-même disparu… où les besoins pourraient-ils s’accrocher ? Les besoins ont besoin d’un ego auquel se raccrocher. Il n’a aucun besoin : que vous soyez là ou pas ne fait aucune différence.

Regardez les choses de cette façon : le soleil se lève le matin, les fleurs s’ouvrent et les oiseaux chantent. Si aucune fleur ne s’ouvre, cela ne fait aucune différence pour le soleil – il continuera à se lever. Il y a des millions d’étoiles où aucune fleur ne s’ouvre. Il y a des planètes où aucune fleur ne s’ouvre, mais le soleil continue à briller. La fleur ne peut pas s’ouvrir sans le soleil, c’est sûr – mais le soleil peut continuer à se lever sans qu’une fleur s’ouvre. Le Maître est juste une lumière. Si vous vous ouvrez, si votre fleur s’ouvre en sa présence – bien ! Si rien ne s’ouvre en sa présence, bien ! Il n’y a aucune différence entre les deux. S’il y a une différence, alors le Maître est un leader, pas encore un Maître.

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Osho

Une fleur s’ouvre dans la profondeur de la forêt. Personne ne passera jamais là. Le parfum continuera à se répandre. Il n’attend pas le promeneur, il n’attend pas que quelqu’un vienne et s’émerveille – ce n’est pas l’histoire du tout. Si quelqu’un passe et s’en réjouit – bien ! Si personne ne vient et que personne ne s’émerveille, c’est exactement aussi bien. Il n’y a pas de différence.

Le Maître et le disciple existent tous les deux à l’intérieur du disciple. Quand le mental du disciple s’éveillera, il rira et il découvrira qui est un disciple et qui est un Maître. Tout ce jeu devient alors ridicule. Mais tant que le disciple n’est pas en éveil, le jeu continue. Krishnamurti a raison quand il dit qu’aucun Maître n’est nécessaire. Oui, un jour, vous saurez aussi qu’aucun Maître n’est nécessaire, mais vous ne le saurez que lorsque quelqu’un vous aura réveillé ou que vous vous serez éveillé, grâce à la présence de quelqu’un. Alors vous saurez, vous direz ‘Krishnamurti a raison’. Mais si vous écoutez Krishnamurti tout de suite et que vous croyez qu’aucun Maître n’est nécessaire, vous ne saurez jamais que Krishnamurti a raison ! Vous resterez non éveillé.

Ça semble être un paradoxe. En écoutant et en croyant Krishnamurti, vous ne pourrez jamais vérifier qu’il a raison. Si vous voulez vérifier qu’il a raison dans tout ce qu’il dit, trouvez un Maître… et un jour vous saurez que le Maître n’est pas nécessaire, n’a jamais été réellement nécessaire. Mais ce ne sera compris qu’après l’éveil. Quand vous regarderez en arrière, vous pourrez alors dire ‘Oui, le Maître n’était pas vraiment nécessaire, j’aurais pu devenir éveillé…’ . Mais vous n’avez pas pu, rappelez-vous le !

Tout cela ressemble à un puzzle – ce n’en est pas un, c’est tout simple. N’avez-vous pas observé ceci parfois ? Vous essayez de résoudre une devinette, un puzzle, un mot croisé ou quelque chose de ce genre. Au moment où vous trouvez la solution, vous vous sentez ridicule. Pourquoi, pendant des heures, n’avez-vous pas pu trouver la solution ? Vous pouvez voir maintenant que c’était simple.

C’est si bête – s’acharner pendant trois heures et ne pas trouver la solution, et maintenant c’est tellement évident !
Une fois résolu, c’est vraiment simple, et vous pouvez voir que n’importe qui pouvait trouver la solution, mais vous savez aussi que pendant trois heures, vous vous êtes acharné en vain, ou pendant trois jours, et vous ne trouviez pas la solution. 

Cela arrive à chaque chercheur scientifique. Quand il fait une découverte, cela a pris parfois dix ans, vingt ans, avant d’aboutir. Le jour où la solution est trouvée, il ne peut pas croire qu’il l’ait autant ratée. C’était tellement simple ! Pourquoi a-t-il fallu perdre vingt ans ? Pourquoi cela ne s’est pas produit dès le premier jour ?

C’est vrai pour tout : une fois connu, ça semble si simple ! Mais ça paraît simple seulement après qu’on ait trouvé la solution. Une fois que vous savez, après l’avoir expérimentée, la vérité est si simple, si évidente, si ‘déjà là’ ! Mais tout de suite, quand vous êtes profondément endormi et perdu dans vos rêves, quelqu’un est nécessaire pour vous secouer et vous sortir de votre endormissement. Et ce besoin est le vôtre.

Le Maître n’a pas besoin du disciple. En fait, un homme n’est un Maître que lorsqu’il n’a plus aucun besoin d’un disciple. S’il rêve d’avoir des disciples, c’est qu’il est lui-même encore endormi et en train de ronfler ! Évitez-le ! Échappez-vous !

Osho : TAO: The pathless path vol. 1 #12 quest. 4 & 7 – 22/2/1977  Osho International Foundation
Pour en savoir plus sur Osho

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AIDE-TOI ET LE CIEL T’AIDERA REELLEMENT

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

ANGE

Tout ce qui existe vient, à l’origine, de l’esprit, se situe toujours au niveau de la pensée ; la bombe atomique autant que les mouvements pacifiques. Rien ne peut se produire si cela n’a pas été réfléchi auparavant. Nous savons, par des informations médiumniques, que dans ce qu’on appelle l’au-delà c’est-à-dire dans le monde spirituel, une pensée occasionne une «matérialisation » immédiate. Il n’en va pas autrement ici-bas, à la différence près qu’en tant qu’êtres humains nous sommes soumis aux lois de l’espace et du temps, et que pour notre perception humaine, la réalisation indispensable dans la matière selon les trois dimensions, n’est accessible qu’après un certain laps de temps. La pensée, en tant que création spirituelle, œuvre constamment à la réalisation d‘elle-même, mais comment ?

Nous connaissons tous cette formule que bon nombre de personnes ne semble pas comprendre : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». Nous avons déjà tous jeté une pierre dans l’eau pour observer les rondes qu’elle y forme. Le principe est le même. Du fait que nous soyons prêts à nous aider nous-mêmes dans une situation difficile, nous permet de nous représenter cette situation une fois modifiées, telle qu’elle s’améliore en bien. Nous forgeons de l’espoir en percevant qu’il s’agit d’une forme d’énergie. En même temps, nous sentons que nous sommes déjà en train de résoudre notre problème, que nous en sommes capables, que cela nous réussit. De même que les molécules se transforment dans l’espace sous l’effet du moindre de nos mouvements, notre vibration, notre aura se transforme sous l’effet du moindre soupçon d’espoir, et comme par un acte magique nous attirons des situations et des personnes dans la vie qui nous aident à tourner la page.

C’est ainsi que fonctionne la pensée positive, c’est ainsi que fonctionne Dieu.

Mais ce processus fonctionne aussi en sens inverse. Si nous ne voulons pas nous aider nous-mêmes – ce qui est identifiable avec le syndrome d’impuissance énoncé sous la forme « Je n’en suis pas capable » – nous nous refermons à des énergies positives, secourables. Il devient donc parfaitement inutile de se dire avec confiance « Notre père mettra de l’ordre dans tout cela » si par ailleurs, nous pensons qu’il n’existe pas de Notre père. La pensée positive est donc une condition préalable à l’action positive. Lorsque la pensée et l’action ne sont pas en harmonie, nous devons changer notre façon de penser. Les pensées étant des forces.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Vous pouvez continuer à prier

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2015

 

Famille-qui-prieC’est très important pour ceux qui sont partis de ce plan brutalement et surtout, en les visualisant, priez pour tous les êtres qui sont dans la désespérance, dans la souffrance de la séparation. Il est primordial de vous visualiser en tant qu’être divin, de visualiser la planète rayonnante de Lumière.

Visualisez les règnes végétal, animal et humain en parfait équilibre et en parfaite harmonie, et ce monde nouveau qui vous attend, qui vous ouvre les bras. Essayez de vous visualiser personnellement dans ce monde merveilleux de paix et de sérénité où l’argent n’existe plus, où il n’y a plus de pouvoir directeur, plus de gouvernements ni de religions, mais où règnent le service et l’entente, où tous les êtres humains ont compris qu’ils sont réellement frères, où chacun s ‘assume, un monde où les êtres vivent en paix parce qu’ils ne sont plus dans l’ignorance.

La projection et la visualisation de ce monde sont très influentes sur sa transformation. Plutôt que d’avoir du chagrin, de vous lamenter au regard de ce qui se passe sur cette planète et de toutes ces souffrances, ayez beaucoup de compassion et d’Amour et surtout, projetez-vous en permanence dans le monde de demain.

Priez, priez comme nous prions, priez pour votre propre évolution. Demandez à la Source, demandez à votre Divin qu’ils vous aident à grandir, à accepter ce que vous devenez. Priez pour vos proches. Nous vous incitons à vous tourner délibérément vers votre futur, d’utiliser toute l’énergie qui est en vous et que vous recevez pour vous construire, mais d’une très belle manière. Soyez assurés que lors de vos moments de méditations, de prières, vous serez assistés par vos Guides et par vos Frères de Lumière.

Il est important de prier pour soi, mais il est aussi important de prier pour ceux que vous désirez aider, en demandant simplement que le mieux soit pour eux et que la Source ou leur propre Divinité éclairent leur chemin. Souhaitez toujours le meilleur à l’autre et essayez de voir celui qui est en difficulté dans la sérénité et dans la paix, toutes ses difficultés ayant été consumées dans l’Amour de sa propre Divinité.

Si nous vous parlons de la prière, c’est qu’elle va prendre de l’importance dans votre vie. Imaginez que demain, il y ait des événements qui vous dépassent. Que fera à ce moment là l’humanité dans sa globalité ? Elle priera, mais de quelle façon ? Elle dira « Mon Dieu, aidez-nous. Père Divin, aidez-nous ». Elle dira bien sûr d’autres choses bien souvent générées par la peur ; à ce moment là, la réponse qui pourra être faite aux humains sera ; « vous êtes vous aidés vous-mêmes pendant que vous en aviez encore la possibilité. Avez-vous compris votre pouvoir intérieur ? Avez-vous compris qui vous êtes réellement ?

Si vous avez compris tout cela, vous savez que l’aide vous sera donnée automatiquement. La prière générée par la peur n’est pas porteuse, elle ne vous élève pas, elle peut tout au plus cacher un peu les effets de votre peur, parce que vous vous dite « si je prie, je serai automatiquement exaucé, et ce qui me terrorise ou me dépasse me sera enlevé de la route ».

Ce n’est pas ainsi que les êtres humains doivent fonctionner. Ils doivent  grandir en eux-mêmes, ils doivent devenir adultes, ils doivent quitter l’enfance pour se prendre en main réellement, pour comprendre réellement les trésors qui dorment en eux et qui attendent d’être utilisés.

Enfants de la Terre, la prière va devenir essentielle pour vous. C’est une manière de vous relier, d’évoluer, d’aider, de projeter hors de vous-mêmes les meilleurs intentions et tout se qu’il y a de plus beau. Pendant vos prière, bénissez en permanence, bénissez ceux qui vous entourent, visualisez(les dans la paix, dans la joie et dans la santé parfaite. Dans cette bénédiction, offrez aux autres vos plus belles pensées.

Apprenez à remercie le créateur votre Père pour toute la beauté qu’il a mise sur ce monde ; C’est la plus belle des prières que vous puissiez faire. Apprenez à respecter la Création, la prière c’est cela, c’est cela aussi. La prière est un état d’être avant tout. Cela aussi il faut que vous le sachiez.

Quand vous dite ; »Merci, Père, de la beauté que vous avez mise sur mon chemin », c’est une très belle prière. « Merci, mon frère, pour la joie que me donne ta présence », c’est une prière. « Merci mon compagnon, de l’Amour que tu me donnes », c’est une prière ; Apprenez que tout est prière et priez dans ce sens-là.

Lorsque vous êtes en prière, lorsque vous honorez le Divin en vous, et la vie autour de vous, lorsque vous envoyez beaucoup d’Amour à la Création de la Source dans sa moindre manifestation, lorsque vous vous émerveillez devant une fleur, un animal, un arbre, un ciel étoilé, lorsque vous sentez l’Amour fuser de votre cœur et aller vers votre mère La Terre, lorsque vous vous connectez à ce qu’il y a de plus beau en vous, à cet enfant Divin, à ce soleil intérieur, lorsque vous vous connectez à la Source, que vous l’honorez et que vous lui dites, avec l’Amour le plus beau, le plus pur de votre cœur, combien vous l’aimez, lorsque vous faites la même chose pour vos frères de Lumière, pour vos frères Humains, et pour toute vie, vous faites monter vos vibrations. Prier, honorer la vie est très important.

Lorsque vous envoyez gratuitement de tout votre cœur, de toute votre âme votre Amour le plus beau, le plus pur, l’Amour du Divin en vous à toute la Création, vous élevez votre fréquence vibratoire. Au contraire, lorsque vous êtes révolté, quand vous ne voulez pas lâcher prise, quand vous ne voulez pas accepter certaines expériences, quand vous vous mettez en colère, quand vous jugez vos frères, vous abaissez votre taux vibratoire.

Chantez la vie, aimez-la, aimez tout ce que votre Père, qui est la Source de toute vie, à créé pur vous et autour de vous.

Extrait de LA PRIERE – Association du Ciel à la Terre. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Sur le Chemin de la Pensée

Posté par othoharmonie le 8 août 2015

 

regard-778995Pour comprendre le concept de la pensée, il faut connaître tout d’abord d’où provient cette pensée et où elle se situe dans le temps et l’espace. La pensée est invisible et elle se situe partout dans l’Univers autour de nous. Elle est omniprésente.

Comment cette pensée est-elle alors captée par l’homme ? Il faut savoir que nous avons 7 centres énergétiques que nous appelons « chakras » puisque ces centres marquent les points de croisement de nos énergies, nous pouvons les considérer comme des sceaux. Ces sept centres donc, constituent également une forme de réflecteurs, et l’homme est capable de faire revenir la pensée ou d’attirer la pensée vers ces centres énergétiques. L’être humain que nous sommes peut aussi capter cette pensée, car elle est magnétisée, en quelque sorte par les sept sceaux et elle y est attirée comme par un aimant.

Nous dirons que cette pensée entre par notre récepteur, ce septième sceau que nous appelons le sceau de la couronne. Le récepteur accepte cette pensée et l’analyse. C’est à ce moment que l’homme analyse une pensée comme étant positive ou négative. Il entre alors dans l’esprit binaire. Cet esprit binaire provient du fait que nous utilisons un tiers de notre cerveau….

Notre conscience envoie alors un signal qui cristallise une pensée ensuite reçue par notre récepteur, appelé « cerveau ». A partir de ce moment, c’est là que tout se joue car notre cerveau qui fonctionne à un tiers de sa capacité, a développé le concept binaire entre la pensée et le cerveau. La pensée est pure et entre de façon pure dans le cerveau, cependant, pour fonctionner notre cerveau nous fait entrer dans notre esprit binaire, nous devons être logique, avoir du sens, sans quoi, nous pensons être « insensés ».

L’esprit binaire a besoin d ‘une dualité, d’une sorte de polarité : le négatif, le positif. Notre esprit se balade alors entre le succès et l’échec, le pour et le contre, la santé et la maladie. Il est d’ailleurs inconcevable pour beaucoup d’entre-nous de penser que le succès pourrait être omniprésent, sans l’échec.

L’esprit binaire se balance donc entre le positif et le négatif. L’homme puisqu’il pense de cette façon, peut tendre vers la pensée positive, mais pour tendre vers cette pensée positive, il doit avoir connu une pensée négative sans quoi il ne pourrait connaître l’opposé, soit le positif. Alors il analyse et encore une fois, se balance entre le vrai et le faux, le passé et le futur, le positif et le négatif. Il est régit par cette force. A partir de ce moment, l’homme agit selon sa pensée analysée. Il manifeste alors ses expériences dans la réalité, dans tous ses gestes quotidiens et dans tout ce qu’il choisit de vivre, en accord avec sa pensée positive et négative.

Sur notre plan, il y a une vague de pensées positives… la pensée à l’état pur, n’est ni positive, ni négative, la pensée est seulement « pensée. La force divine est pure  et ne se balance pas entre vrai et le faux puisqu’elle est pure. Mais comment découvrir cette force ? Tout simplement en regardant à l’intérieur de vous.

Lorsque l’homme pourra entretenir une seule pensée, une pensée pure, divine, il pourra créer de fantastiques réalités. Non pas parce qu’il entretient une pensée positive, mais parce qu’il entretient une pensée divine qui provient de l’intérieur de soi, qui est le tout et l’homme peut manifester cette pensée à l’état pur.

Pour qu’une pensée se cristallise, pour qu’un désir se manifeste, l’homme doit fixer un point « X » dans son esprit et voir, en image, cette pensée déjà concrétisée. Il doit voir dans son esprit cette image, soit le produit final qu’il désir obtenir. Il doit garder cette image et en même temps, entretenir cette pensée, ce désir dans son esprit. Donc, pensée et image peuvent créer une manifestation dans notre réalité. L’homme a de la difficulté à entretenir image et pensée au même moment, ceci est causé par le balancement de son esprit que l’on pourrait appeler « doute ».

Ce doute est fortement entretenu par l’homme et ce doute provient encore une fois de l’esprit binaire qui se balance et se balance, puisque l’homme connaît seulement un point « A » et un point « B », c’est à dire le positif et le négatif. Il croit devoir connaître le négatif, le point A, avant de connaître le positif, le point B, ce pourquoi il rate souvent sa cible. Alors que ce n’est pas seulement une question d’équilibre entre positif et le négatif mais c’est plutôt une question de reconnaissance de sa propre divinité et de sa confiance en lui. 

Une fois que l’humanité aura goûté aux saveurs infinies de sa personnalité, il connaîtra l’autre dimension. Et pour goûter à ces saveurs infinies, il faut d’abord affirmer et reconnaître que l’homme est divin, voilà une première porte à franchir et ensuite l’homme peut expérimenter sa propre divinité, son infinité.

La pensée régit toutes les parties de notre corps. Elle actionne les mouvements de notre corps, la pensée actionne une force en nous que l’on appelle « énergie » et cette énergie se traduit en termes physiques. Notre fonctionnement corporel et notre création de chaque expérience nous permettent d’expérimenter dans l’action, mais là, il y aune différence entre une action et une réaction. Donc l’homme qui utilise un tiers de son cerveau ne peut que « réagir » à cette force qu’est la pensée et non pas « agir » avec la pensée. Cependant, l’homme peut transcender cette réaction et connaître l’action, en coopérant avec cette force pure, avec la pensée et ainsi actionner les forces qui se manifesteront dans son quotidien, dans toutes ses expériences.

On parle fréquemment de « forme-pensée », et une forme-pensée doit être pensée d’abord, avant de prendre forme. Une forme-pensée provient du même récepteur et prend forme dans notre quotidien. Donc cette forme est la manifestation de cette pensée, qu’elle soit matérielle ou spirituelle. Une pensée prend forme dans la pensée, et la forme prend forme dans la pensée. Sans pensée, nous ne pouvons régir et mouvoir notre corps, la pensée est infinie, partout, puissante, sans limite.

Bien évidemment, pour manifester toute forme de pensée dans notre réalité, il fait avoir la volonté sans quoi cette pensée ne peut prendre forme. La volonté en d’autres termes, pousse, actionne vers l’extérieur la pensée pour se manifester dans notre réalité, puisque l’homme a besoin d’expérimenter, de voir, de toucher, d’entendre de goût et de sentir pour recevoir la connaissance.

Soyons responsables de nos pensées… toute personne a une volonté, même si parfois on entend dire : « Non, ne n’ai pas voulu cette expérience dans ma vie »… Mais qui d’autre a créé cette expérience ? Une force extérieure ? IMPOSSIBLE !…  Il n’existe pas d’erreur de parcours, il n’existe que des expériences, lesquelles nous apportent les émotions nécessaires pour devenir SAGESSE.

Voilà le chemin de la noble vertu du Maître que nous deviendrons.

Source : Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Nourrir les étages de conscience

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

3H1GcHiBWOqt7r5wF9A8r9-mvpoPrendre conscience du mode de fonctionnement de l’Univers Cosmique, à l’aide de notre pensée consciente, nous allons pouvoir donner l’ordre à notre subconscient, de se mettre à l’écoute de notre conscience supérieure, qui capte les messages intuitifs éminemment positifs émis par cette dernière.

Que se passe-t-il alors ? notre subconscient enregistre les messages d’harmonie émis par notre conscience supérieure. Messages d’harmonie qu’il va ensuite transmettre à notre conscient, qui va à son tour les diffuser dans le monde extérieur (le visible) en transformant ces pensées positives en actes positifs autour de nous.

Puis par simple phénomène d’interaction, ces pensées/actions positives vont se multiplier dans le monde matériel visible, favorisant ainsi une plus grande fluidité de l’atmosphère subtile qui nous enveloppe tous (l’Ether). Ce qui va avoir pour effet d’intensifier le phénomène évolutif (positif et harmonieux) de l’humanité tout entière. C’est la spiritualisation de la matière !

Malheureusement, une toute autre utilisation est fréquente.

Soit inconsciemment, victimes des vibrations négatives émises par notre environnement, soit consciemment, nous émettons des messages de pensées négatives d’impossibilités, de peur, de jalousie, de colère, de critiques destructives, etc… en direction de notre subconscient (et du subconscient des autres; tout est lié, interconnecté). Et naturellement, ce dernier enregistre tous les messages négatifs, sans se poser la moindre question et réagit ensuite en fonction de ces messages. C’est-à-dire que dans un premier temps, notre subconscient va s’empresser de verrouiller les portes de communication avec la conscience supérieure ou se concentrer uniquement sur les émotions négatives qu’il reçoit du conscient.

Pensées qu’il va s’empresser de stocker et qu’il redistribuera ultérieurement sous forme d’impulsions, par l’intermédiaire de ce même conscient dans le monde extérieur, provoquant des vibrations négatives, faisant en quelque sorte écran et empêchant de nourrir notre univers matériel qui deviendra ainsi de plus en plus lourd, de plus en plus pesant, de plus en plus négatif et conflictuel.

Bien sûr, ce ne sont que deux hypothèses extrêmes que j’évoque ici et entre ces deux extrêmes, il existe des milliards et des milliards de possibilités. Cependant, il est très important pour nous de bien garder en mémoire la grande loi Cosmique de cause à effet.

« Nous récoltons toujours et uniquement en fonction de ce que nous semons. » Même si ce n’est pas toujours flagrant au premier abord.

Et c’est là l’unique explication de tous les conflits qui secouent périodiquement notre monde. C’est vrai pour une personne, c’est vrai pour un groupe, mais c’est également vrai pour une entreprise, pour une nation, une race, ainsi que pour la planète tout entière qui est actuellement bien malade, du simple fait de notre inconscience humaine.

Souvenez-vous : « L’univers est un tout dans un tout, où tout est interconnecté »..

Aucune, je dis bien aucune de nos pensées n’est perdue. Toutes celles qui apparemment restent inutilisées et il y en a des milliards à chaque seconde sur notre planète (autant que d’êtres humains), sont rassemblées dans l’univers éthérique, dans des espèces de grands récipients appelés ‘égrégores’. Là, elles sont stockées séparément. D’une part les pensées-vibrations positives et d’autre part, les négatives. Et, lorsque l’un ou l’autre des égrégores déborde, arrive à saturation, il déverse son trop plein dans le monde de la matière, notre monde..

Ce qui a pour conséquence de parfois, résoudre brusquement et de façon tout à fait inattendue, certains antagonismes (chute du mur de Berlin, par exemple), mais le plus souvent, il faut bien en convenir, de provoquer ou d’amplifier les conflits existants.

Si nous acceptons de subir les influences négatives du monde extérieur, nous avons alors toutes les chances de créer nos propres pensées négatives dans notre conscient. Pensées qui vont bien sûr être enregistrer par notre subconscient, qui va ensuite nous les redistribuer (dans notre conscient), sous forme d’habitudes ou d’actions négatives, provoquant ainsi dans le monde extérieur une amplification des vibrations négatives, façonnant sur nos têtes un véritable couvercle, empêchant de plus en plus la lumière d’éclairer positivement notre monde..

« On devient ce que l’on pense ! » Par conséquent, les gens devraient s’assurer que leurs pensées soient pures et bonnes. La vie humaine est l’expression de nos pensées. Les pensées nées dans le mental remplissent l’atmosphère de vagues d’énergie. Sachez que ces vagues sont très puissantes.

Par conséquent, nos pensées devraient être sublimes et sacrées. Aucune mauvaise idée ne devrait affecter nos pensées. Les mauvaises pensées conduisent inévitablement à de mauvaises actions. Lorsqu’il y a en l’homme des pensées bonnes et aimantes, il se divinise et devient capable d’accomplir des actions bonnes et sacrées.

Ainsi, chaque cœur d’homme devrait être rempli d’Amour, de compassion et de bonté. Il n’y a qu’une seule véritable source de bonheur parfait : «  La recherche permanente de l’harmonie, partout et pour tout ».

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Source : pour un monde meilleur.

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Une transformation individuelle peut modifier la société

Posté par othoharmonie le 30 août 2014

 

figure1Dans « Not by genes alone » (non traduit, University Of Chicago Press, 2006), le biologiste Peter J. Richerson et l’anthropologue Robert Boyd ont montré que l’évolution des cultures est beaucoup plus rapide que celle de nos gènes. Cette évolution favorise l’établissement d’institutions sociales qui définissent et veillent au respect de normes de comportements, afin d’assurer l’harmonie de la vie communautaire. Bien que porteurs des mêmes gènes que les hommes de l’antiquité nous sommes différents. C’est un processus darwinien, mais en version accélérée : en cinquante ans, un groupe fondé sur l’altruisme et la solidarité peut présenter des avantages décisifs sur un groupe fondé sur la compétition et l’égoïsme. Prenez l’avenir de notre environnement, qui intéressait fort peu de gens il y a trente ans et dont nul ne conteste l’importance aujourd’hui : une enquête a montré que 20 % des gens s’en fichent, 20 % sont prêts à faire des sacrifices quoiqu’il arrive et les 60 % restants sont disposés à faire des efforts pourvu que les autres en fassent autant. D’où l’importance des minorités actives qui transforment les idées et des figures exemplaires, comme Martin Luther King, Gandhi, Mandela ou le Dalaï-lama.

À la fameuse « banalité du mal », conceptualisée par Hannah Arendt, vous opposeriez une « banalité du bien » ?

La majorité des humains se comporte effectivement de façon altruiste la plupart du temps, souvent sans qu’on le réalise, et les gens abominables sont, fort heureusement, relativement rares. Certes, on peut se déshumaniser et dévaluer l’autre en étouffant en soi toute forme d’empathie. Au cours de massacre de masse, on désindividualise l’autre, on le compare avec mépris à un animal ou on le diabolise. De même, nous traitons chaque année des milliards d’animaux comme des choses, des produits de consommation et des machines à saucisses, alors que l’on sait pertinemment que les animaux ressentent la douleur, la souffrance et ont des émotions très semblables aux nôtres, ce qui est tout à fait logique du point de vue de l’évolution.

Les chercheurs travaillant sur l’altruisme convergent vers une sorte de « science de l’amour ». À quelle définition de l’amour parviennent-ils ?

Barbara Fredrickson, qui a fondé la psychologie positive avec Martin Seligman, dit que les émotions positives, telles que le contentement, la gratitude, l’émerveillement, l’enthousiasme, l’inspiration et l’amour ne procèdent pas simplement d’une absence d’émotions négatives : l’amour est bien plus qu’une absence de haine. L’amour n’est pas non plus réductible au coup de foudre romantique. L’amour exige que l’on passe à un stade plus constructif. C’est un exercice permanent au fil de la journée, une répétition constante d’une « résonance positive » avec l’autre, une l’attention portée aux autres, un renouvellement incessant du désir de comprendre leurs besoins réels et de les aider à les satisfaire. 
J’ai cependant préféré utiliser le mot altruisme au mot amour, malgré son aspect un peu désincarné, parce qu’il permet plus facilement d’appréhender les deux niveaux où tout se joue : l’affectif et le cognitif. Aimer l’autre, ce n’est pas seulement ressentir de l’affection pour lui, c’est chercher à comprendre les causes de sa souffrance pour pouvoir y remédier. Car l’autre, quel qu’il soit, a quelque chose d’essentiel en commun avec moi : il souhaite être heureux. Et s’il souffre, il faut chercher à saisir pourquoi, avec la conviction que chacun a le potentiel nécessaire pour s’en libérer. Le Bouddha a montré que la principale cause de la souffrance est l’ignorance de la vraie nature du réel, notamment de l’interdépendance de tous les êtres. Penser qu’un être est fondamentalement mauvais ou haïssable, c’est opérer une projection, une distorsion de la réalité. Éprouver de la compassion pour les êtres qui sont plongés dans l’ignorance et désirer remédier à cette cause fondamentale est un processus cognitif.

Le bouddhisme a-t-il finalement servi à découvrir les mécanismes d’une « écologie de l’esprit » pouvant servir aussi aux non-bouddhistes, en particulier aux pédagogues ?

Socrate était grec, Lao Tseu chinois, Jésus juif, le Bouddha indien… cela n’empêche pas leurs messages d’intéresser tous les humains et tous les pédagogues. Le bouddhisme met l’accent sur les causes cachées de la souffrance. Nous désirons le bonheur, mais nous courrons sans cesse vers le malheur en toute inconscience. Trouver l’explication de ce mystère n’intéresse-t-il pas tout le monde ?

La méditation est très en vogue, mais elle n’est pas toujours centrée sur l’altruisme. On parle plus volontiers de « pleine conscience. »

Mon grand ami le Dr Jon Kabat-Zinn, fondateur de la méthode de « réduction du stress par la pleine conscience » (MBSR) et plusieurs autres pratiquants de la « pleine conscience » estiment que si vous méditez correctement, l’altruisme et la bienveillance vous viendront tout naturellement. Je veux bien le croire, mais pourquoi attendre que l’altruisme se manifeste comme un effet secondaire de la pleine conscience ? Je préfère penser comme le fait maintenant John Teasdale, l’un autre fondateur des « thérapies cognitives fondées sur la pleine conscience » (MBCT), qu’il vaut mieux inclure l’entraînement à l’amour altruiste dès le début de l’apprentissage de la méditation. La pratique de l’amour altruiste et de la compassion requiert de toute façon la pleine conscience, mais ils donnent à cette dernière une dimension encore plus vaste et positive.

Face à l’individualisme égotique, l’altruisme propose-t-il une vision crédible pour le XXI° siècle ?

C’est la vision la plus pragmatique que je puisse imaginer : pratiquer et enseigner une technique qui nous permet de nous débarrasser de cet égocentrisme effréné qui caractérise trop souvent le monde contemporain, avec toute la confusion que cela provoque. Dans Plaidoyer pour l’altruisme, je cite nombre d’expériences en cours, en particulier d’écoles où l’altruisme est enseigné aux enfants dès la maternelle avec des résultats remarquables. L’éminent psychologue Paul Ekman imagine même des « gymnases de la compassion » ! Il ne s’agit pas de nier l’importance de toutes les autres formes d’action, sociales et politiques, mais sans une motivation altruisme je ne vois pas comment nous pourrions résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés. Il faut donc oser l’altruisme. Oser dire que l’altruisme véritable existe, qu’il peut être cultivé par chacun de nous, et que l’évolution des cultures peut favoriser son expansion. Oser, de même, l’enseigner dans les écoles comme un outil précieux permettant aux enfants de réaliser leur potentiel naturel de bienveillance et de coopération. Oser affirmer que l’économie ne peut se contenter de la voix de la raison et du strict intérêt personnel, mais qu’elle doit aussi écouter et faire entendre celle de la sollicitude. Oser prendre sérieusement en compte le sort des générations futures, et modifier la façon dont nous exploitons aujourd’hui la planète qui sera la leur demain. Oser, enfin, proclamer que l’altruisme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Extrait de l’entretien de Matthieu RICARD  

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Tout est égrégore

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

Nous connaissons l’inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l’égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d’agir sur nous…

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Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l’on partage avec d’autres un projet passionnant ou un moment fort. L’activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l’impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d’une émotion mutuelle et sans même s’en rendre compte, nous connectons nos sources d’énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d’onde. La tension est alors assez haute pour qu’émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d’un individu exerce une force sur celui de l’autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n’est pas que la résultante passive d’un instinct grégaire. 

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l’égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l’échelle individuelle par exemple, nous savons qu’une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l’alimenterons par nos croyances. De la même manière, l’égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d’énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l’égrégore se renforce jusqu’à influencer leurs existences. 

Une connexion héritée

« Dès lors qu’au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d’autres traverseront les siècles : une histoire d’amour peut durer quelques jours, l’égrégore de l’église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L’auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d’amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n’ait de réelle incidence sur leur psyché. 

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l’égo. L’individu se doit d’adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C’est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L’égrégore s’appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c’est justement l’être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d’une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l’étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes. 

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s’efforcent d’unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d’équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d’associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains. 

Tout est égrégore

« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu’il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille… Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu’un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l’égrégore des gens qui aspirent à s’isoler sur une île déserte », plaisante l’auteur. Parfois trop forte, l’empreinte peut néanmoins donner cette impression d’être englué dans l’existence d’un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur,il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d’un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n’y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu’exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté. 

Mais quitter un égrégore n’est jamais que l’occasion d’en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d’inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c’est l’archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l’enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l’égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l’égrégore de son pays et de l’histoire de son pays. Il inhale une quantité d’énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu’il va faire sienne. « L’égrégore est la contre-partie psychique d’un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C’est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l’égrégore. Nul besoin donc d’être physiquement ensemble ; l’égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres. 

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l’égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l’égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d’accès vers l’énergie universelle. Mais aujourd’hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s’emparer du phénomène. 

Aura universelle

Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique. 
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A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation  »par hasard » fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

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Lire dans les pensées

Posté par othoharmonie le 15 mai 2014

 

téléchargement (2)Les avancées neurologiques ont récemment permis de reconstituer des mots pensés par une personne, relançant l’espoir pour les scientifiques de pouvoir lire un jour dans les pensées des gens. L’occasion pour Olivier Oullier, professeur et chercheur au Laboratoire de psychologie cognitive de l’Université d’Aix-Marseille, de faire le point sur les avancées de l’imagerie cérébrale et sur les questions éthiques qui en découlent.

Lire dans les pensées de gens, c’est pour bientôt ?

Cela fait rêver pas mal de monde, mais on en est encore loin. Certains pensent que l’on s’en rapproche depuis que des neuroscientifiques ont réussi à recréer grossièrement le film qu’une personne voit à partir des données d’imagerie cérébrale fonctionnelle. Mais il s’agit de la reconstruction du signal visuel et non d’un décodage de pensées intimes, un résultat qui n’en est pas moins extraordinaire avec de formidables perspectives thérapeutiques, notamment pour le recouvrement de la vue. C’était de la science-fiction il n’y a encore pas si longtemps.

Y a-t-il un risque que d’autres domaines comme la publicité utilisent ces techniques ?

Les techniques se développent et la société s’en empare, cela fait partie du « jeu ». Les mêmes stratégies marketing peuvent servir l’industrie agro-alimentaire et la prévention en santé publique. C’est pour cela qu’il faut informer, réguler, mais pas interdire. En France, la loi de bioéthique a été révisée dans cette optique. Bien que la partie relative à la neuroimagerie nécessite d’être précisée, il faut saluer le travail du législateur et sa réflexion sur les conséquences sociétales de ces techniques. A ce niveau, nous sommes en avance sur les autres pays. 

Pourtant vos travaux ont aussi gagné la sphère institutionnelle…

Depuis 2009, j’ai la responsabilité d’un programme de travail intitulé « Neurosciences et politiques publiques » au sein du Centre d’analyse stratégique. Il s’agit d’étudier comment les sciences du comportement pourraient améliorer les stratégies de politiques publiques, qu’il s’agisse des campagnes de lutte contre l’obésité ou le tabagisme. Se baser uniquement sur des questionnaires pour connaître les comportements des individus est insuffisant. L’imagerie cérébrale vient compléter les données comportementales. Ainsi, nous proposons une meilleure évaluation des stratégies de prévention, même si cela ne donne pas des réponses absolues. Et cela concerne aussi les domaines de l’écologie ou de la justice.

Comment les neurosciences peuvent interférer dans le domaine de la justice ?

Elles peuvent aider à étayer des décisions de justice. Dans le cadre du rapport publié par le Centre d’analyse stratégique, nous avons consulté des experts nationaux et internationaux afin de discuter des différents aspects des neurosciences dans ce domaine et les avis restent partagés. Qu’il s’agisse de détecter le mensonge ou de juger du niveau de responsabilité d’un individu. Mais aujourd’hui, il convient de garder à l’esprit que si l’imagerie anatomique informe l’analyse psychiatrique par exemple, l’imagerie par résonance magnétique (IRMf) n’est pas encore mure pour être recevable dans les prétoires comme preuve principale. 

Quel est le problème ?

Il y a un gouffre entre des résultats de laboratoire obtenus sur des sujets volontaires et le comportement de personnes mises en examen par exemple. De plus, un comportement antisocial n’est pas uniquement le fruit d’un dysfonctionnement de quelques millimètres cubes de cerveau. Il y a certes une composante neurobiologique, mais il convient aussi de prendre en compte les influences contextuelles. Il faut poursuivre la réflexion et former tous les acteurs d’un procès sur l’imagerie cérébrale sans toutefois prendre des décisions qui nous priveraient de nouvelles techniques qui permettraient de mieux rendre la justice dans quelques années.

Comment établir un équilibre entre les progrès scientifiques et les risques qu’ils engendrent ?

D’un point de vue scientifique et médical, l’imagerie cérébrale est un outil formidable. Le risque ne vient pas tant des techniques, mais de la façon dont ont les utilise et dont on fait des liens simplistes avec le comportement des gens. On apprend beaucoup plus sur certains comportements déviants, mais ce n’est pas encore suffisant pour établir des preuves principales dans un procès. Dire que vous avez eu des problèmes avec vos parents parce que vous vous grattez l’oreille ou qu’on interprète votre personnalité à travers votre écriture, est autrement plus dangereux et répandu que l’imagerie cérébrale utilisée avec mesure par des personnes compétentes.

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La pensée pour agir

Posté par othoharmonie le 11 avril 2014

 

images (1)RO. Y a-t-il d’autres façons d’altérer la vie sur la planète ? Nos pensées, nos actions peuvent-elles modifier le climat ?

BC. Oui. Certainement. Nous influons sur le temps de manière considérable. Nos pensées destructrices perturbent les forces élémentales qui gouvernent les différents types de climats. Si nos pensées sont instables, comme c’est très fréquemment le cas actuellement, ces forces élémentales perdent leur équilibre, provoquant ainsi des séismes, des orages, des tornades, des inondations, etc, qui dévastent continuellement de vastes zones de la planète. Nous en sommes responsables. Nous disons que c’est la main de Dieu, mais Dieu n’y est pour rien. C’est l’humanité qui, par ses pensées et ses actions négatives, déséquilibre les forces élémentales. Lorsque nous retrouverons finalement l’équilibre, ces forces retrouveront le leur et le climat redeviendra normal.

RO. Il existe donc de bonnes raisons d’agir de manière juste ?

BC. La bonne volonté est  » rentable « . C’est notre nature essentielle que d’exprimer la bonne volonté. Si nous faisons preuve de mauvaise volonté, nous récoltons le karma de la mauvaise volonté. La bonne volonté est l’aspect inférieur de l’énergie d’amour que l’humanité dans son ensemble est capable de manifester. Il est essentiel de saisir cette idée, de la répandre et de la mettre en pratique autant que nous le pouvons. Pas seulement dans notre propre intérêt, bien sûr, même si, comme je l’ai dit, la bonne volonté est vraiment  » rentable « .

RO. Il semble qu’elle soit rentable également pour la société et le monde dans son entier.

BC. Bien sûr, tout à fait. La bonne volonté génère la bonne volonté ; et graduellement elle se transforme en amour. Elle est le premier pas vers la manifestation de l’amour.

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Manifester la réalité spirituelle

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

 

images (11)Question : Que puis-je faire pour amener la réalité à se manifester ? 

Réponse : Vous ne pouvez rien faire, mais vous pouvez éviter de créer des obstacles. Observez votre mental, voyez comment il naît, comment il fonctionne. En observant votre mental, vous découvrirez votre soi, qui est l’observateur. Quand vous vous tenez immobile, ne faisant que regarder, vous vous découvrez vous-même comme la lumière qui est derrière l’observateur. La source de la lumière est obscure, et inconnue la source de la connaissance. Seule cette source est. Retournez à la source et demeurez-y. Elle n’est pas dans le ciel ni dans l’éther omni-pénétrant. Dieu est tout ce qui est grand et merveilleux ; je ne suis rien, je ne possède rien, je ne peux rien faire Cependant tout vient de moi – je suis la source ; je suis la racine, l’origine. 

Quand la réalité explose en vous,  vous pouvez l’appeler expérience de Dieu ; ou plutôt, c’est Dieu qui fait l’expérience de vous. Dieu vous connaît quand vous vous connaissez vous-même. La réalité n’est pas le résultat d’un processus, c’est une explosion. Elle est totalement au delà du mental, mais tout ce que vous pouvez faire, c’est de connaître à fond votre mental. Non que votre mental vous aide, mais en connaissant votre mental, vous pourrez éviter qu’il ne vous rende incapable. Il faut que vous soyez vigilant, ou votre mental vous jouera des tours. C’est comme de surveiller un voleur – non que vous attendiez quoi que ce soit de lui, mais vous ne voulez pas être volé. Vous accorderez, de la même façon, beaucoup d’attention à votre mental, sans rien attendre de lui.

 Prenez un autre exemple. Nous veillons et nous dormons. Après un jour de travail, le sommeil vient. En fait, m’en vais-je dormir, ou bien est-ce l’inadvertance, spécifique du sommeil, qui se produit en moi ? En d’autres termes, nous sommes éveillés parce que nous dormons. Nous ne nous réveillons pas dans un état d’éveil réel. Dans l’état de veille, le monde, dû à l’ignorance, surgit et nous plonge dans un état de rêve éveillé. Sommeil comme veille sont de mauvaises appellations. Nous ne faisons que rêver.   

Seul le gnani (ndlr : le connaisseur) connaît le vrai éveil, comme le vrai sommeil. Nous rêvons que nous sommes éveillés, nous rêvons que nous sommes  endormis. Les trois états ne sont que des variétés de l’état de rêve. Cela libère que de traiter toute chose comme un rêve. Tant que vous accordez de la réalité aux rêves, vous en êtes l’esclave. En imaginant que vous êtes né un-tel, vous devenez l’esclave de ce « tel ». L’essence de l’esclavage, c’est de vous imaginer être un processus, d’avoir un passé et un futur, d’avoir une histoire. En fait, nous n’avons pas d’histoire, nous ne sommes pas un processus, nous ne nous développons pas, ni ne dépérissons ; voyez donc tout comme un rêve et restez hors de lui.

 

Sri nisargadatta maharaj – « je suis » – extrait de la conversation N° 41.

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la paix ne réside qu’en toi-même

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

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     »La plupart des hommes cherchent la solitude dans les champs, sur des rivages, sur des collines. C’est aussi ce que tu recherches ordinairement avec le plus d’ardeur. Mais c’est un goût très vulgaire. Il ne tient qu’à toi de te retirer à toute heure au-dedans de toi-même. Il n’y a aucune retraite où un homme puisse être plus en repos et plus libre que dans l’intérieur de son âme; principalement s’il y a mis de ces choses précieuses qu’on ne peut revoir et considérer sans se trouver aussitôt dans un calme parfait, qui est, selon moi, l’état habituel d’une âme où tout a été mis en bon ordre et à sa place.

   Jouis donc très souvent de cette solitude, et reprends-y de nouvelles forces. Mais aussi fournis-la de ces maximes courtes et élémentaires, dont le seul ressouvenir puisse dissiper sur-le-champ tes inquiétudes, et te renvoyer en état de soutenir sans trouble tout ce que tu retrouveras.

   Car enfin, qu’est-ce qui te fait de la peine ? Est-ce la méchanceté des hommes ? Mais rappelle-toi ces vérités-ci : que tous les êtres pensants ont été faits pour se supporter les uns les autres; que cette patience fait partie de la justice qu’ils se doivent réciproquement; qu’ils ne font pas le mal parce qu’ils veulent le mal. D’ailleurs à quoi a-t-il servi à tant d’hommes, qui maintenant sont au tombeau, réduits en cendres, d’avoir eu des inimitiés, des soupçons, des haines, des querelles ? Cesse donc enfin de te tourmenter.

   Te plains-tu encore du lot d’événements que la cause universelle t’a départi ? Rappelle-toi ces alternatives de raisonnement : ou c’est la providence, ou c’est le mouvement fortuit des atomes qui t’amène tout; ou enfin il t’a été démontré que le monde est une grande ville…

   Mais tu es importuné par les sensations du corps ? Songe que notre entendement ne prend point de part aux impressions douces ou rudes que l’âme animale éprouve, sitôt qu’il s’est une fois renfermé chez lui, et qu’il a reconnu ses propres forces. Au surplus, rappelle-toi encore tout ce qu’on t’a enseigné sur la volupté et la douleur, et que tu as reconnu pour vrai.

   Mais ce sera peut-être un désir de vaine gloire qui viendra t’agiter. Considère la rapidité avec laquelle toutes choses tombent dans l’oubli; cet abîme immense de l’éternité qui t’a précédé et qui te suivra; combien un simple retentissement de bruit est peu de choses; la diversité et la folie des idées que l’on prend de nous; enfin la petitesse du cercle où ce bruit s’étend. Car la terre entière n’est qu’un point de l’univers; ce qui en est habité n’est qu’un coin du monde; et dans ce coin-là même, combien auras-tu de panégyristes, et de quelle valeur ?

   Souviens-toi donc de te retirer ainsi dans cette petite partie de nous-mêmes. Ne te trouble de rien; ne fais point d’efforts violents; mais demeure libre. Regarde toutes choses avec une fermeté mâle, en homme, en en citoyen, en être destiné à mourir. Surtout, lorsque tu feras dans ton âme la revue de tes maximes, arrête-toi sur ces deux : l’une, que les objets ne touchent point notre âme, qu’ils se tiennent immobiles hors d’elle, et que son trouble ne vient jamais que des opinions qu’elle se fait au-dedans; l’autre, que tout ce que tu vois va changer dans un moment, et ne sera plus ce qu’il était. N’oublie jamais combien il est arrivé déjà de révolutions, ou en toi, ou sous tes yeux. «Le monde n’est que changement; la vie n’est qu’opinion»1.

Pensée pour moi-même, livre IV, art 3. traduction de 1803 de M. de Joly. Marc-Aurèle  

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Les Voeux de Francesca du forum La Vie Devant Soi

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

Belle carte avec la nouvelle année

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Nos pensées sont extérieures à notre corps

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

 

 

« Nos pensées sont extérieures à notre corps », « Le délire est une expérience de libération », « Les mots sont notre asile, mais aussi les murs de notre prison »… Qui exprime ces idées étranges ? Serge Tribolet est psychiatre hospitalier à Paris et docteur en philosophie, spécialiste de Plotin et de Lacan. Ce qu’il dit sort des pistes ordinaires. Il nous met en garde contre le réductionnisme neuro-psychologique actuel – et contre un certain conformisme antifreudien – nous rappelant que le génie de la psychanalyse est d’être une anti-psychologie.

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Nouvelles Clés : Après le Livre noir de la psychanalyse , voilà que le philosophe Michel Onfray « démonte » Freud, comme titrent les journaux. Comment réagissez-vous à cette furieuse attaque antifreudienne ?

Serge Tribolet : Rien de neuf sous le soleil ! Mais c’est toujours « onfrayant » de voir les ravages de l’idéologie. Michel Onfray est un personnage sympathique qui, à mes yeux et surtout à mes oreilles, est plus un militant qu’un philosophe. Mais à trop militer ses causes politiquement correctes (une bonne pensée qui se pense à gauche), il en devient un militaire de la pensée. Il était déjà un templier de l’athéisme, il vient de rejoindre l’énorme armée des anti-freudiens… Ce qui est triste, c’est que cette armée est déjà en territoire conquis. Pour la psychiatrie universitaire, par exemple, la psychanalyse n’est plus bien vue du tout, elle est montrée du doigt, doit se cacher, faire acte de résistance. Onfray rejoint les bataillons de la psychologie, c’est elle qui est au pouvoir. La psychanalyse venait justement montrer une autre voie, une voie de liberté : elle venait sortir l’homme du cadre exigu des « sciences humaines ». L’homme vaut beaucoup plus que tout ce que la psychologie peut en dire. La psychanalyse dépasse ce cadre. C’est pour cette raison qu’elle a toujours fait peur : elle est interdite dans les dictatures, elle est étrangère aux matérialistes, elle est suspecte pour la religion. C’est à tous ces titres qu’elle est géniale. Il n’y aurait pas beaucoup de difficultés à reprendre l’argumentation de Michel Onfray pour faire entendre ce qui s’y cache. Il me fait penser à ces étudiants qui, dans les années post 68, apostrophaient Lacan, en lui lançant les invectives visant à renverser l’ordre du savoir. En réponse, Lacan les invitait à se méfier : de quel savoir parle-t-on ? Où est le pouvoir ? La psychanalyse est plus révolutionnaire que les révolutionnaires eux-mêmes. Son discours est à l’envers même du discours révolutionnaire qui, contre toute apparence, n’est qu’une face cachée du discours du Maître. A ces étudiants, Lacan répondait : « Ce à quoi vous aspirez comme révolutionnaires, c’est à un maître. Vous l’aurez. ». C’est aussi ce que je dis, très respectueusement et chaleureusement, à Michel Onfray.

N.C. : A la fois psychiatre et philosophe, vos champs de recherche sont vastes, mais vous ne semblez pas trop vous intéresser aux spectaculaires avancées neuro-cognitivistes, à toutes ces découvertes qui, de l’EMDR aux neurones-miroirs, révèlent combien nous sommes encore loin de comprendre comment fonctionne notre cerveau.

S.T. : Toute nouvelle découverte est intéressante. Mais je pense que l’actuelle démarche « cognitiviste » – qui occupe tout le terrain médiatique, mais aussi scientifique – constitue une régression. Nous sommes revenus au « tout cérébral », c’est un retour à la période qui précédait la découverte freudienne. De nouveau, la moindre anomalie psychique est ramenée à du neuronal. Et je trouve cela affligeant. Quand j’étais jeune interne en psychiatrie, je me souviens d’une formule qu’avait lancée le professeur Lucien Israël, grande figure de la psychanalyse strasbourgeoise: « Vous verrez qu’ils finiront par redécouvrir l’inconscient. » Cette prévision me plait, mais je crains qu’elle ne soit trop optimiste. Récemment, je participais au jury du concours national de praticiens hospitaliers : constatant, une fois de plus, à quel point la nouvelle génération des psychiatres est très peu sensibilisée à la psychanalyse, j’ai demandé à une brillante interne qui venait d’exposer au jury les préceptes de la pensée cognitiviste: « Que pouvez-vous nous dire de l’inconscient, tel que l’a théorisé Freud ? » Elle m’a fusillé du regard et a fini par bredouiller : « Je pense évidemment qu’il y a des choses dont on n’a pas conscience. » Cette réponse est tout bonnement consternante. Comme si l’inconscient freudien était le « silence des organes » ! C’est aussi fâcheux que de se méprendre sur le mot « sexe » tellement important dans la psychanalyse, et de le confondre avec le génital. Le « sexe » désigne avant tout la séparation – en latin,sexus, c’est le fait de couper.

N.C. : Mais Freud ne rêvait-il pas lui-même d’aboutir un jour à une explication psychosomatique de ses visions ?

S.T. : L’essentiel est ailleurs. Ce que Lacan a génialement su montrer, c’est que la psychanalyse de Freud était une anti-psychologie. Nous vivons aujourd’hui dans un monde entièrement gouverné par la psychologie. Un monde où le Moi tient une place centrale. « Moi qui pense, je suis ». En quelque sorte, toute la psychologie repose sur l’étude de la communication entre le Moi et le monde, entre le Moi et les autres Moi, etc. Alors que, comme dit Lacan, « l’inconscient, ça ne communique pas », ajoutant : « Le grand secret de la psychanalyse, c’est qu’il n’y a pas de psychogenèse. » Ça veut dire quoi ? La psychologie intègre le fait psychique dans une relation de causalité : tel fait est lié à tel blocage, qui remonte à tel trauma, etc. La psychanalyse montre quelque chose de radicalement différent. Le psychanalyste dit en substance à celui qui vient le voir : « Étendez-vous sur le divan et dites tout ce qui vous passe par la tête. Dites même ce qui vous paraît futile ou absurde, soyez sans crainte parce qu’il ne s’agit pas de comprendre ce que vous dites, mais d’entendre, à travers vos mots, quelque chose qui est ailleurs et pourtant déjà là : votre inconscient. » La découverte est prodigieuse, elle est révolutionnaire ! La psychanalyse nous révèle qu’une parole « parle » par nous. Ce n’est pas « Moi » qui parle. Le Moi n’est qu’un faiseur (de mots), il joue un rôle, il truande, il n’est même « pas maître en sa propre maison », selon la célèbre formule de Freud. C’est donc une toute nouvelle logique que Freud a introduit pour appréhender l’appareil psychique. Devant cette nouvelle logique, toute la psychologie s’effondre. Jacques Lacan utilisait des mots durs envers les psychanalystes qui ramenaient Freud du côté de la psychologie. Il les traitait de canailles !

Extrait des écrits de Serge Tribolet

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Mon conseil pour Noël

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2013

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Et faites surtout Que l’amour soit au rendez-vous ! 

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Des signes qui ont du sens !

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2013

Tous les individus du monde entier sont fascinés par leur devenir. Autant dire par leur avenir. Il existe une vraie raison à cela, aussi bien pour les parapsychologues que pour les astrologues, les philosophes et, bien sûr, les psychanalystes : l’inconscient est visionnaire. Pour autant, nous redoutons de nous tromper devant la tentation d’interpréter ce qui nous semble être des signes. Explications.

Effectivement, nous avons l’art de dramatiser et d’analyser de façon négative des manifestations qui nous parlent, qui nous semblent adressées. Alors qu’il est si simple de remédier à ce type de dérive. Tout d’abord, un signe s’adresse véritablement à nous s’il compulse dans une même journée. Ensuite, il faut le positiver ! À chacun sa méthode, à chacun sa technique. Entre en jeu à ce moment précis l’envie de chasser l’horrible Thanatos et de savourer… Eros. Très vite cette saine attitude fait un pied-de-nez au négatif tout en dégageant les mauvais réflexes/but. Et là, enfin, les signes prennent tout leur sens… 

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Qu’est-ce qu’un
Clown-Gestalt ?

Le fondateur de la Gestalt-thérapie, Fridrich Perls, s’est intéressé aux individus soumis à la réelle difficulté d’identifier leurs besoins. Or, en tant qu’organismes vivants, les humains répondent à des pulsions d’autoconservation qui demandent à être assouvies régulièrement. Nos instincts nous y aident la plupart du temps, à moins – effectivement – que des résistances inconscientes s’y opposent. Fondamentalement, chacun d’entre nous est donc lié à des besoins primaires et secondaires. Les gestaltistes, dont la particularité consiste à prendre en compte les perceptions, étudient le « figuratif » en tant qu’un événement puisse se détacher de façon sensible du fond. Pour Perls, ce processus figure-fond considère le «champ». Le Clown-Gestalt ouvre sur la compréhension de cet outil thérapeutique singulier comme médiation tout aussi étonnante que probante. Patchwork étonnant, drôle, poétique, l’habit de clown version Gestalt nous pousse à révéler à la face de l’Univers les recoins les plus secrets, les plages les plus lumineuses de notre être. But du jeu : nous équiper d’une palette plus large dans nos relations aux autres et avec le monde. Bref, le jeu avec le nez rouge remet de la couleur sur nos visages pâlots.

C’est un mariage de raison et de coeur que ce duo du clown-théâtre et de la Gestalt, pratique de développement personnel et psychothérapie. Pour cause, Fridrich Perls, quand il crée la Gestalt, est nourri de philosophies orientales, avec des axes comme l’ici et maintenant, la mort/renaissance mais également le théâtre « moderne » et son travail sur la présence, la mémoire du corps, de l’invisible. La Gestalt se donne comme objectif de nous ouvrir sur une vie intérieure-extérieure plus complète, une attitude plus riche et plus souple vis-à-vis de notre environnement. Elle veut soigner ce qui en nous bloque, freine, filtre, déforme, répète sans renouvellement. Retrouver le mouvement avec l’énergie de l’essentiel et la totalité de notre être : voilà ce sur quoi elle peut aboutir. Sur tous ces points, elle est en harmonie avec le clown-théâtre, avec son présent, sa présence, son corps, ses mouvements, regards, contacts, sens, imaginaire, poésie, rire et sourire. Concret, son univers onirique a les pieds sur terre. En contact, son regard pointe et partage ses émotions les plus riches. De chair, son corps est vivant, respire, échange constamment avec ce qui l’environne et ceux qui l’entourent. Animé, bruyant ou sonore, il surfe sur les vagues de ses états intérieurs. Spontané, il traverse ses peurs et s’ouvre à l’inconnu. Ouvert, il rencontre ses partenaires d’improvisation dans une totale liberté, les respectant en les bousculant tout à la fois. Créatif, il fait de chaque objet, de chaque chose, du moindre événement, du son qui passe, comme de l’ombre qui s’étend, un élément de son monde imaginaire, le transforme, jongle, joue, manipule jusqu’à plus soif. Il est curieux sans cesse, découvre tout sous un jour nouveau ; son regard est lumière, une lumière tellement particulière, quasi «numineuse», pure, sans biais et sans faux-semblant et, s’il est menteur, moqueur, tricheur ou voleur, c’est toujours entièrement et sans demi-ton. Le clown-théâtre est éclatant. Il est la vie en bloc, matière première essentielle et brutale, poésie des temps oubliés où nous connaissions sans savoir, où nous étions totalement. 

Clown-contact
Examinons maintenant le clown à travers concepts et outils de la Gestalt. Du fond de la Gestalt se détache nettement le concept de contact-retrait et, avec lui, la notion de cycle. C’est ce qu’on appelle une gestalt (la forme en allemand). C’est la manière dont un besoin émerge à notre conscience, se développe, trouve satisfaction puis s’estompe pour laisser place à un nouveau besoin. Ce mouvement se reproduit de manière continue et ascendante chez une personne saine. Exemple très simple, la faim ! Ici, deux nouvelles notions gestaltistes sont nécessaires pour exprimer la qualité de déploiement d’une gestalt : l’awarness et l’ajustement créateur. La première peut se résumer (de manière très réductrice) par conscience-présence-acceptation à (et de) ce que je suis, sens, veux, désire et ai besoin. La deuxième (de manière tout aussi lapidaire) par comment je peux faire, agir, me comporter, créer pour satisfaire ce que mon awarness met à jour. Le clown-théâtre est contact, awarness et ajustement créateur. Il est le prototype même du contact : soit conscience sans a priori de ce qui l’entoure, sensibilité de ce qui change et bouge en lui, une présence sans cesse active, partie prenante, intégrante, transformante, mutante. Une conscience de soi et de ses envies. Une conscience en action, une âme désirante faite d’actes poussés jusqu’à leur épuisement, respectueuse du rythme qui lui est propre et, chose primordiale, face (le mot n’est pas neutre !) au «public» représenté en stage par les autres stagiaires et l’animateur. Un public « validateur » de contact… une clé de contact ? Car avec son public le jeu est d’une totale vérité : rien n’échappe à cette instance à la fois chaleureuse (rire, émotions, applaudissements, etc.) et glaciale (trop silencieux, dissipé, bruyant). Tel un équilibriste sur son fil, le clown-théâtre suit une ligne située entre son centre intime et le coeur du public. Toute déviation, tout mensonge, tout faux-semblant, toute tricherie trouble, détend ce lien ténu. Une fois coupé, le clown vit une solitude intense ; il n’est plus nourri, plus alimenté. Or, il a encore une chance de se rattraper, un joker : vivre totalement et vraiment cet instant de perte et d’éloignement et, en le partageant avec les autres par le regard et le coeur, renouer, retisser et retendre le lien vital. Revivre en somme.

Etapes et écueils
De nombreuses Gestalt (les cycles du contact) restent inachevées sous l’effet des résistances. Le jeu du clown va permettre de les repérer assez rapidement. Elles sont présentes dès les premiers exercices, dès les premières improvisations. Elles sont les étapes et les écueils sur le chemin du clown intérieur. Mais révélées et acceptées, elles font aussi partie du clown, de son jeu avec les choses de la vie. Comme dans la vie ? « Parle moins fort ! », « Sois poli ! », « Dis bonjour ! », « Une chaise est une chaise pas une balançoire », voilà le prototype même de l’empêcheur de clowner en rond, c’est l’introjection. Mal digérées, entassées, stockées en nous, tels des paquets de linge sale, elles nous appesantissent et nous rétrécissent. C’est « l’apprentis-sage » mais souvent trop sage ! Le clown plonge dans le paquet et s’en délecte. La projection consiste à attribuer à l’environnement des éléments personnels. Une gourmandise pour le clown qui va pouvoir sans frein, ni raison, répandre et projeter sur la réalité extérieure la richesse de son imaginaire, de sa folie, de sa fantaisie. La confluence dans laquelle plus de différence entre l’individu et l’environnement n’existe. Le clown se fond et absorbe ce qui l’entoure et, en effet, tout est lui et lui est tout. Il est tout pouvoir, toute-puissance et rien du tout. Il est le maître du monde et le jouet de son imaginaire. Ces résistances sont les principales. Elles ont à la fois un rôle de sauvegarde et de déformation de nos cycles de contact. La démarche Gestalt et clown permet de les transmuter.

Exprimer l’indicible
Dans le jeu de clown, toutes ces résistances sont là naturellement mais, avec le plaisir du jeu, leur exploration devient dynamique et dédramatisée. Le clown gestaltiste, qu’il soit débutant ou avancé, repart des sessions avec une moisson d’expériences émotionnelles, créatives, relationnelles hors du commun. De quoi travailler « à la maison ». Il a vécu une belle aventure, un voyage au coeur de ses potentialités, de ses différentes « polarités » amour/haine, violence/douceur, colère/impassibilité, joie/tristesse, etc. Le travail du clown assouplit, attendrit, réveille et revivifie ces parties de nous-mêmes laissées pour compte : notre corps, notre ombre, notre inconscient. Le jeu du clown-théâtre sert donc de support, de milieu-test ; c’est un espace éprouvette où chacun à sa mesure, en son temps, avec ses ressources, expérimente des manières d’être différentes, autorise ses sens cachés à resurgir, exprime l’indicible, dévoile sa part occulte et honteuse, laisse jaillir et célèbre son humanité. D’ailleurs, c’est sur un espace dénudé et vide que le clown donne la pleine mesure de la qualité de son contact ! Là, son imaginaire, sa vie intérieure s’expriment le plus clairement. Là, sa capacité à « communiquer » ses émotions et ses sentiments est la plus éclatante, la plus magistrale. Le clown-théâtre dans sa dimension d’expérimentation, de training, recrée pour l’individu-acteur une situation de forte intensité dans laquelle celui-ci devra mettre en jeu toutes ses potentialités créatrices. C’est la subjectivité de l’Homme qui est mise en lumière, dans un espace de grande liberté.

 

Article de Manuel Fréchin paru sur http://www.psychanalysemagazine.com/

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Le sens positif des événements à portée de main

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2013

 

« Jamais content ! », chantait Alain Souchon… Nous avons, nous autres humains, une propension à nous plaindre… Ainsi pouvons-nous pester contre nos enfants qui nous prennent tout notre temps ! À l’inverse, nous désespérons de ne pas en avoir. Celui-ci se désole de n’être pas marié, celui-là envie le célibat, comme le « nec plus ultra » de la liberté. Untel se plaint de ne pas avoir Internet, un autre rêve d’une île déserte, enfin débarrassé de tous ces courriels qui l’envahissent…

Bref, voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ne semble pas aller de soi. Pourtant, il suffirait d’arrêter un tout petit peu nos jérémiades afin de considérer la face cachée de la médaille…

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Changer de point de vue !

Des ressources insoupçonnées
L’existence nous réserve de véritables cadeaux pour peu qu’on accepte de ne pas se fier aux apparences.

Pierre Pradervand écrit encore : Quand on a compris qu’absolument tout ce qui nous arrive dans la vie contient une leçon, que nous sommes sur terre pour apprendre les grandes lois de l’existence, de l’Univers, alors toute la vie change. Quand des difficultés surviennent, au lieu de rechigner, nous plaindre, notre réaction devient : qu’ai-je donc à apprendre de ce revers, de cet accident, de cette tuile qui me tombe dessus ? Le fait de regarder l’autre côté des choses peut effectivement nous apporter du bonus, avec la perspective du bonheur en surcroît. Sigmund Freud, le maître de la psychanalyse, dans sa description de l’appareil psychique, parle de conscient et d’inconscient, de ça (le plaisir) et de surmoi (le gendarme), de processus actif et passif, bref de couples d’opposés. Un symptôme, un mal-être peuvent effectivement nous mettre à l’envers, pour peu qu’on y reste fixé. Carl Gustav Jung, disciple de Freud, dans son ouvrage « Ma vie », apporte sa pierre à l’édifice de la manière suivante : L’âme est, pourrait-on dire, cette moitié du monde qui n’existe que dans la mesure où l’on en prend conscience. Il est très intéressant, partant de là, de s’intéresser à cette idée et de découvrir la face cachée et positive des évènements… Il suffit parfois d’un peu de persévérance et de foi en soi-même pour comprendre que tout a un sens, même si la dure réalité du moment peut nous persuader du contraire. Sans sombrer dans une crédulité stérile, il est toutefois bon de se remettre en mémoire la définition que donne la Bible de la foi. Il s’agit de la ferme attente de choses qu’on espère, la claire démonstration de réalités que pourtant l’on ne voit pas…

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La vertu est elle si difficile à atteindre

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2013

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« Courage, est-ce tellement autre chose que sagesse ? C’en est plutôt une forme. Le courage était, dans la philosophie antique, une des quatre vertus cardinales du sage. Faut-il dire que c’est une des saisons de la sagesse ? La vertu de la saison mauvaise. Et vous m’accorderez que nous sommes entrés, en ces premiers jours de septembre, dans une saison mauvaise du monde, dans un des hivers de l’histoire. Le courage, voilà bien la sagesse qui est de mise en un tel moment. Je dirais volontiers encore qu’il est une sagesse mobilisée, une sagesse casquée. Mais au fait, Minerve ne fut-elle pas toujours casquée ?

La voici qui doit se faire plus casquée, plus armée que jamais. Mais cette métamorphose n’est nullement inouïe, n’est en rien contraire à l’ordre des choses. Vous savez que la vie a, sur notre planète souvent avare, d’étonnantes ressources d’adaptation. Elles sont enracinées plus profond que toute raison ; elles sont dans le sûr instinct des animaux, voire les plus rudimentaires, et la plante elle-même se comporte comme si elle avait, au plus secret de ses tissus, la prescience et la prudence qu’il faut. La végétation tout aussi bien que les fourmis, s’arrange chaque année pour ses quartiers d’hiver, et nous n’avons cessé de nous en émerveiller que par l’accoutumance. A chaque recrudescence d’hostilité de la part d’un milieu rude et inhospitalier, la vie répond par une nouvelle métamorphose de défense et d’adaptation. Elle transforme des organes pacifiques, faits pour la locomotion ou pour l’économie, en organes de combat et de protection. Tout se blinde, se hérisse, s’aiguise ; la vie rentre, s’il le faut, sous d’épaisses carapaces ; mais elle s’obstine. Sans doute en est-il de la vie de l’esprit comme de celle du corps, car la psychologie moderne nous a montré qu’elle obéit aux mêmes lois fonctionnelles, au même principe d’adaptation. Et quand, tout spontanément, nous sentons à notre plume ou à nos lèvres le mot « sagesse » se transformer en celui de « courage », n’assistons-nous pas, en quelque sorte, à une de ces transformations d’organes ?

Il faut tenir. La vie veut tenir, c’est dans sa nature la plus intime, et quand nous voulons tenir nous aussi, nous pouvons être sûrs que nous sommes fidèles à ses lois, et soutenus par elles. L’herbe pousse entre les pavés ; un arbre parvient à s’agripper à une roche aride, où l’on a peine à comprendre comment il trouve la terre végétale qu’il lui faut. Certes la vie, en se défendant, sacrifie pour sa défense quelque chose de sa substance ; elle ne tire que d’elle-même sa carapace ; elle se tord et se rabougrit ; les espèces et les tribus qui s’installent dans les régions polaires diminuent de taille. Sans doute la vie de l’esprit, elle aussi, doit-elle se ramasser et se recroqueviller pour tenir. Sans doute doit-elle y sacrifier quelque chose d’elle-même. Mais à ce prix, elle aura tenu ; et c’est l’essentiel, car elle est en droit d’espérer de l’avenir le retour de meilleures saisons où elle pourra de nouveau s’épanouir. Et elle a déjà connu, elle a déjà traversé plus d’une de ces époques glaciaires. » 

Sur notre monde moderne, Baudouin jetait un regard amusé, sarcastique, fâché, mais toujours révélateur.

1-  « Les deux derniers siècles ont connu le mythe du Progrès. Le nôtre a instauré le mythe du Moderne. L’un a remplacé l’autre.

2- C’est par transitions – presque par escamotage – que le mythe du Progrès s’est mué en celui du Moderne. A tel point que le second s’exprime encore parfois dans le langage du premier, et que le peuple s’y trompe. Mais le ton a changé, les mots ont changé de sens.

3- Essayons de suivre ces transitions : La croyance au Progrès plaçait le mieux dans l’avenir ; donc il était bon de courir au-devant de l’avenir ; de là le prestige du changement et de la vitesse. La croyance au Progrès voyait dans la science et les techniques qu’elle instaure son plus sûr instrument ; de là le prestige de la machine. Puis le but, comme il arrive, fut oublié en cours de route ; les moyens devinrent leur propre but. Vitesse et machine sont parmi les principaux éléments du nouveau mythe. Comme la vitesse est un produit de la machine ; comme en outre elles sont toutes deux, par excellence, conquêtes modernes, ces trois entités : vitesse, machine, moderne, s’associèrent aussitôt en un seul complexe bien noué. » 

    « Il y avait une fois une belle petite cité, riche en rues tortueuses et en souvenirs du moyen âge. Elle était réputée notamment pour ses fontaines, qui se dressaient à chacun de ses carrefours, coiffées de hallebardiers en pied, ou d’allégories bariolées, armées de tuyaux rayonnants et ouvragés, qui dispensaient dans toutes les directions de la rose des vents le bienfait d’une eau froide originaire des montagnes. Comme tous les lieux remarquables, la petite cité fut remarquée en effet par le tourisme. On vint la visiter. Ce fut d’abord le chemin de fer, ce furent ensuite les autos qui y amenèrent saison après saison, jour après jour, des visiteurs disparates, éberlués et cacophoniques. Puis on organisa des services d’autocars. Qui soutiendra encore que le progrès mécanique est contraire au culte des belles choses ? Vous voyez bien qu’il le sert. Jamais les étrangers n’avaient été si nombreux à venir admirer les fontaines, ou à faire semblant.

L’entreprise grossit et prospéra ; le progrès continua de s’en mêler, si bien que l’on construisit des autocars plus longs, plus larges, et d’une capacité plus cossue. Alors il arriva que ces engins eurent de la peine à se mouvoir dans les rues étroites de la vieille ville, et singulièrement à tourner aux carrefours, où les célèbres fontaines avec leurs tuyaux, tenaient vraiment beaucoup de place.

Alors on commença à démolir les fontaines. Les autocars continuèrent le service avec autant de zèle, et les touristes furent charmés. Cette histoire vraie peut servir d’apologue ; elle illustre à merveille cette forme particulière de la sottise humaine que l’on peut appeler la sottise moderne. «   

Et maintenant au tour de la politesse : « A la suite de la guerre de 1914, il régna pendant quelques années, à Paris même, une « muflerie » d’autant plus sensible dans cette capitale de la politesse. On rencontrait alors, dans les salons littéraires, un jeune poète frais émoulu de la province et qui, mi-sérieux, mi-plaisant, parlait de fonder une ligue pour la restauration de la vieille politesse française ; et cela semblait si insolite, qu’on l’avait surnommé Diplodocus.

4- Il y a politesse et politesse. Celle que nous entendons, il est clair que c’est elle qu’on nomme « politesse du cœur ». Elle consiste à faire les gestes de la bienveillance réelle, tout le respect vrai, dont nous sommes capables. Certes, la politesse tient à faire le geste, là même où le sentiment n’est pas très vif, là même où il fait défaut ; aussi se fera-t-elle taxer d’hypocrisie par des butors. Elle n’est pas hypocrite, pas plus hypocrite que Philinte ; elle est simplement sage. Elle connaît cette grande loi psychologique, sur laquelle on ferait bien de méditer, qu’il est plus aisé de commander à nos gestes qu’à nos sentiments, à nos actes qu’à nos pensées. Mais c’est en faisant le geste qu’on appelle, comme par une incantation, le sentiment, et Pascal sait ce qu’il dit, lorsqu’il conseille à l’incroyant de commencer par prendre de l’eau bénite.

Les propagandistes de toute farine savent bien ce qu’ils font quand ils vous amènent à accepter leur insigne, quand ils vous le font épingler : la partie est déjà à moitié gagnée. Les croisés commençaient par « se croiser », par porter sur eux le signe de la croix !

Extrait de Le sage de la taconnerie par charles Baudouin.

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Nelson Mandela est mort, Paix ait son âme

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2013

 

L’Afrique du Sud et le monde entier ont commencé vendredi à rendre hommage à Nelson Mandela, héros de la lutte contre l’apartheid et premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique, mort la veille au soir à l’âge de 95 ans.

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« Notre bien-aimé Nelson Mandela, le président fondateur de notre nation démocratique, nous a quittés. Il est décédé en paix entouré de sa famille aux environs de 20H50 (…) Notre nation a perdu son plus grand fils », a déclaré le président Zuma lors d’une intervention en direct à la télévision peu après 21H30 GMT jeudi.

La date des funérailles n’a pas été annoncée, mais le corps de Nelson Mandela a été transféré dans un hôpital militaire de Prétoria, selon la radio publique sud-africaine SABC.

Dès l’annonce du décès de celui que le monde entier vénérait comme une incarnation de la réconciliation raciale, des centaines de personnes de toutes origines ont commencé à se rassembler près de la maison de Mandela, à Johannesburg.

L’ambiance n’était pas au recueillement mais à la célébration, avec des chants anti-apartheid ou à la gloire de Madiba (son nom de clan), repris en choeur par la foule qui agitait des drapeaux et scandait parfois « Viva Mandela » ou « Longue vie à Mandela ».

  • Mandela en chansons

« Je savais que ce jour devait arriver, mais je peux dire que notre bien-aimé Mandela a mené le bon combat, maintenant il est temps de reposer en paix », a déclaré Ashleigh Williams, une voisine venue dès l’annonce du décès à la télévision.

« Au cours de 24 années (depuis sa libération, ndlr) Madiba nous a appris comment vivre ensemble et croire en nous-mêmes et en chacun », a déclaré dans la soirée un autre héros de la lutte anti-apartheid, l’archevêque anglican Desmond Tutu, considéré à 82 ans comme la conscience morale de son pays.

« Suggérer que l’Afrique du Sud pourrait partir en flammes (après le décès de Mandela) -comme certains l’on prédit- revient à discréditer les Sud-Africains et l’héritage de Madiba », a-t-il ajouté.

« Il était une inspiration pour le monde entier », a réagi Frederik De Klerk, le dernier président blanc sud-africain, qui avait fait sortir Mandela de prison avant de négocier la transition démocratique et de partager en 1993 le Nobel de la Paix avec lui.

Toute la nuit, des hommages unanimes ont afflué de quasiment toutes les capitales du monde. Aux Etats-Unis, le président Barack Obama, lui aussi premier président noir de son pays, a ordonné de mettre les drapeaux américains en berne jusqu’à lundi soir.

Pour le chef de l’Etat français François Hollande, qui a également ordonné de mettre les drapeaux français en berne, Nelson Mandela a été « l?incarnation de la Nation sud-africaine, le ciment de son unité et la fierté de toute l?Afrique ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué en lui « une source d’inspiration » pour le monde entier.

Le Dalaï Lama, autre prix Nobel de la Paix, a dit de son côté avoir perdu un « ami cher ».

Le monde du sport, auquel Mandela était attaché, n’est pas en reste: « Grâce à son extraordinaire vision, il a réussi à faire de la Coupe du monde 1995 un instrument pour favoriser l’émergence d’une nation, juste un an après les premières et historiques élections démocratiques en Afrique du Sud », a rappelé le président de la Fédération sud-africain de rugby Oregan Hoskins, ajoutant: « Son nom prendra place parmi les plus grands libérateurs et humanistes aussi longtemps que vivra l’humanité ».

Au Brésil, qui accueille vendredi le tirage au sort de la prochaine Coupe du monde de football, l’émotion était immense également: « Il était mon héros, mon ami, mon compagnon dans la lutte en faveur de la cause du peuple et pour la paix dans le monde », a écrit sur son compte Twitter Pelé, la légende du football brésilien.

Nelson Mandela, qui avait fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre 2012, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires.

Ces problèmes récurrents étaient probablement liés aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

Absent de la scène politique depuis plusieurs années déjà, « Madiba » faisait l’objet d’un véritable culte qui dépassait largement les frontières de son pays.

Il restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale. Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissait difficilement évitable.

Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle « nation arc-en-ciel », de 1994 à 1999.

Un rôle notamment magnifié dans le film « Invictus » de Clint Eastwood, où on le voit conquérir le coeur des Blancs en venant soutenir l’équipe nationale de rugby lors de la Coupe du monde de 1995, remportée par l’Afrique du Sud.

« Je ne doute pas un seul instant que lorsque j’entrerai dans l’éternité, j’aurai le sourire aux lèvres », avait-il dit à l’époque, heureux de voir son pays grandir en paix après des décennies de ségrégation raciale.

Né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le Transkei (sud-est) au sein du clan royal des Thembus, de l’ethnie xhosa, le jeune garçon avait rapidement déménagé dans le village voisin de Qunu, où il a passé, dira-t-il, ses « années les plus heureuses » –une enfance libre à la campagne peut-être idéalisée–, avant de recevoir une bonne éducation.

C’est à Qunu qu’il voulait être inhumé.

Si son institutrice l’a nommé Nelson, son père l’avait appelé Rolihlahla (« celui par qui les problèmes arrivent », en xhosa).

Après avoir fondé la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), il prend rapidement les rênes du parti, jugé trop mou face à un régime qui a institutionnalisé l’apartheid en 1948.

Après l’interdiction de l’ANC en 1960, Nelson Mandela passe dans la clandestinité. C’est lui qui préside à la fondation d’une branche armée de son parti et il restera longtemps catalogué comme terroriste en Occident.

Arrêté de nouveau en 1962, il est condamné à la prison à perpétuité deux ans plus tard.

Invisible en public depuis 2010, il était devenu une sorte de héros mythique, intouchable, invoqué tant par le pouvoir que par l’opposition dans son pays, et une icône à travers le monde.

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Les familles sont composées de personnes

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013

Les familles sont composées de personnes dans LECTURES Inspirantes l97828956508431Je sais que chaque membre de chaque famille, y compris la mienne, rédige un plan de vie séparé avant de venir ici-bas. Nous avons tous choisi d’être apparentés les uns aux autres. et puisque nos plans de vie sont semblables à une carte routière détaillée où serait indiqué tout ce que nous devons apprendre sur terre, il y a sûrement de nombreuses leçons à tirer et de nombreux défis à relever dans chaque famille, sinon nous ne choisirions pas d’en faire partie. 

Au moins, si nous n’apprécions pas toujours les leçons et les personnes que nous avons choisies pour nous les inculquer, nous pouvons profiter des occasions qui nous sont offertes et témoigner notre reconnaissance à ceux qui le sont rendues possibles, puisqu’en faisant les choses comme il se doit cette fois-ci, nous ne serons pas obligés de revenir et de tout recommencer à nouveau. 

Les membres d’une même famille sont en droit de s’attendre à être traités avec courtoisie, mais comme pour toutes les autres relations dans la vie, la confiance et le respect sont des choses qui se gagnent et qu’il faut entretenir. L’existence d’un « lien génétique » ne veut pas dire que vous êtes dispensé d’être poli ou que tout est permis. Mais cela ne veut pas dire non plus que vous deviez forcément vous aimer les uns les autres. Et de mon côté, s’il y a une vérité que j’ai trop longtemps ignorée, c’est bien celle-là. 

[…] Pour compliquer encore davantage nos problèmes familiaux et personnels, nous devons tenir compte du fait que nous n’arrivons pas sur terre uniquement avec notre plan de vie et les caractéristiques génétiques de nos ancêtres, mais aussi avec un bagage unique d’expériences et de relations accumulées au cours de nos vies passées. Si vous vous êtes déjà demandé en examinant les membres de votre famille – que ce soit votre père, votre mère ou vos enfants – comment est-il possible que deux personnes issues du même sang puissent avoir si peu de choses en commun, vous avez votre réponse. Vos esprits sont tous déjà venus sur terre à plusieurs reprises, et chaque fois avec leur propre plan de vie, leurs propres luttes et leurs propres leçons à tirer. Lorsqu’on y regarde de plus près, quelles sont en fait les probabilités que vous ayez quelque chose en commun avec toutes le s personnes auxquelles vous êtes apparenté dans cette vie ? 

La génétique joue un rôle important dans le développement de notre personnalité, non pas en raison d’une série de bizarreries propres à notre bassin génétique, mais en raison de notre plan de vie. En choisissant nos parents, nous choisissons les facteurs génétiques qui serviront de canevas à la réalisation des buts que nous nous sommes donnés avant de venir ici. Quels que soient les sentiments que vous inspirent les qualités physiques, mentales, émotionnelles et physiologiques héritées de vos deux parents, vous n’avez que vous-même à féliciter… ou à blâmer. De toute manière, rappelez-vous que vous n’avez pas choisi ces qualités sans raison. 

Il est possible que votre famille compte quelques esprits auxquels vous êtes apparenté – des esprits que vous avez connus dans une vie passée et avec lesquels vous avez tissé des liens, bons ou mauvais. A l’inverse, il n’y a aucun doute que vous avez rencontré pour la première fois certains membres de votre famille. Cela  ne veut pas dire que vos relations actuelles soient plus ou moins signifiantes. Toutefois, cela peut vous aider à comprendre certaines dynamiques que vous avez peut-être eu du mal à vous expliquer au fil des ans. Par exemple, pourquoi vous vous sentez plus proche et échangez plus facilement des messages télépathiques avec certaines personnes ; pourquoi vous ressentez parfois de l’inconfort, de la méfiance, voire carrément de la colère, sans savoir pourquoi ; pourquoi la présence de certaines personnes est rafraîchissante et exempte de toute « lourdeur » ; pourquoi un parent vous inspire un sentiment de sécurité, de confort et de familiarité particulièrement profond ; pourquoi vous n’arrivez pas à entrer en contact avec certaines personnes en dépit de tous vos efforts, comme si on vous demandait de devenir l’ami intime d’un parfait inconnu, même s’il vous ressemble. On peut imaginer toutes sortes de variations sur ce thème, mais la raison qui les sous-tend est une affaire simple logique – dans toutes les familles, certains membres ont noué des liens au cours de vies passées, et d’autres non. 

[…] Il est parfaitement normal de réagir fortement à la réactualisation de ses relations et/ou absence de relations passées. Dans un cas comme dans l’autre, il est préférable de servir de cette information pour mieux comprendre les dynamiques à l’intérieur de votre famille et faire la paix avec elles, plutôt que de vous en servir comme excuse pour perpétuer vos querelles et vos rancoeurs. En fin de compte, honorer les liens qui nous unissent aux membres de notre famille fait partie de notre essence et des défis qui nous ont amenés à choisir de venir au monde dans ce groupe particulier d’individus. 

Cela est également vrai pour les enfants adoptés et leur famille adoptive. Si vous avez inscrit dans votre plan de vie que votre mère biologique vous donnerait en adoption à votre naissance, vous l’avez fait pour une raison importante touchant le progrès de votre esprit. Nous ne devrions pas utiliser une expression comme « ramille réelle » pour décrire un ensemble de gens ayant des liens génétiques. Cela impliquerait que les familles adoptives seraient « irréelles », ce qui est faux et injuste. 

Toutefois, j’aimerais apporter une distinction entre le fait d’honorer un lien familial et ce compte confus « d’appartenance ». Avancer l’idée que nous « appartenons » à notre famille est trop souvent une autre façon de dire : « Je peux te traiter comme bon me semble, et tu dois me pardonner, puisque nous sommes parents ». N’est-ce pas stupide ? Et nous avons tous connu cela – nous nous disputerons avec nos parents, notre conjoint ou notre frère dans le stationnement de l’épicerie, nous traitant mutuellement de tous les noms, puis nous nous adressons poliment à la caissière pendant qu’elle enregistre nos achats car nous n’oserions jamais insulter quelqu’un que nous ne connaissons pas. Je suis désolée, mais c’est le monde à l’envers. Non, je ne dis pas qu’il faille se montrer d’une exquise politesse avec les membres de sa famille et enguirlander la caissière à l’épicerie. Je dis plutôt n’est-il pas plus sensé de réserver nos bonnes manière,s et non les plus exécrables, pour ces gens que nous avons choisis et qui jouent ce rôle des plus importants, celui de notre « famille » ? 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   page 113 – de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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JOURNEE de DEUIL PERINATAL (parlons-en)

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2013

JOURNEE de DEUIL PERINATAL (parlons-en) dans Bonjour d'amitiés 1379963_10201566774350147_633506773_n

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« Le deuil d’un bébé pendant la grossesse ou après, ce n’est pas le deuil du passé, comme le deuil d’un adulte.  C’est le deuil de l’avenir, le deuil du futur et des projets qui viennent avec.  Ce n’est pas un deuil qui se règle en très peu de temps, puisqu’on va peut-être revivre une grossesse, accompagnée d’inquiétudes et de stress.  Et c’est justement à ce moment-là qu’il faudra renégocier la perte qu’on a vécue. »

Ce site a vu le jour le 26 avril 2001.
Il est le premier groupe de soutien virtuel créé
pour les parents qui font face au deuil de leur petit bébé décédé
en cours de grossesse, en naissant
ou durant ses premières semaines de vie.
Depuis, il réunit des parents endeuillés habitant aux quatre coins du monde…
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«Chaque année des milliers de parents vivent le décès d’un bébé en cours de grossesse ou dans les jours, semaines ou mois suivant sa naissance. Aujourd’hui j’appuie ces parents en affichant comme photo de profil le ruban du deuil périnatal, faites comme moi!» 

Cet événement vient de toucher le couple de ma fille et son compagnon ! la grossesse avait atteint 7 mois ! le petit Nolan sera… en pensées ! 2758329009 dans Entre amis

«Un bébé qui meurt entourant sa naissance, c’est toute une vie qui ne sera jamais vécue. Appuyons les parents vivant un deuil périnatal en affichant comme photo de profil le ruban de la cause aujourd’hui»

«La peine ne se mesure pas au nombre de semaines ou au vécu d’un bébé, mais à la grandeur du rêve que portaient en eux ses parents. Aujourd’hui j’appuie la cause du deuil périnatal en affichant le ruban officiel comme photo de profil. Faîtes comme moi!»

«Le deuil périnatal est ce que vivent les parents dont le bébé décède en cours de grossesse ou dans l’année suivant sa naissance. Un deuil méconnu, tabou et très difficile à vivre. Aujourd’hui est la journée internationale de sensibilisation au deuil périnatal, faites comme moi et affichez le ruban de la cause comme photo de profil!»

OSEZ en parler et faites en sorte que le deuil périnatal ne soit plus un sujet tabou pour notre société !

Chaque petit geste compte!

France – Fondatrice

Nos Petits Anges au Paradis
Groupe de Soutien au Deuil Périnatal 


www.nospetitsangesauparadis.com

Nos Petits Anges au Paradis – Deuil Périnatal


www.nospetitsangesauparadis.com

Groupe de soutien pour les parents qui font face au deuil de leur petit bébé mort in utero, décédé à la naissance ou encore suite à de graves malformations menant au décès.

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La pensée de Gandhi

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

La Foi

La pensée de Gandhi dans APPRENDS-MOI 220px-gandhi_nehru_1929Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme tout hindou traditionnel, il voyait dans toutes les religions autant de chemins possibles pour atteindre la Vérité, et refusait de se convertir à une autre foi. Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi croyait que le cœur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

 « Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

Son hymne religieux préféré était le morceau chrétien Abide with me.

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabîndranâth Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts. Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

La Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

C’est en Afrique du Sud, en luttant pour les droits des Indiens que Gandhi découvrit l’importance du respect de la vérité. « Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. À l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. »

La Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, – silence) et shanti (paix). Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier.

Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Le Végétarisme 

La pratique du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïnes, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie politique de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society  dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les œuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres, voyant sa propagation comme une mission à réaliser ; il en vint ainsi à déclarer « que l’on reconnaît la grandeur d’une nation à la manière dont elle traite ses animaux ». En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus. Enfin, la production de viande demande une bien plus grande disponibilité de terres et d’eaux pour l’engraissement des animaux, instaure une monoculture qui favorise l’industrie alimentaire et les grands propriétaires terriens plutôt que les productions locales et variées des paysans indiens possédant de petites parcelles de terre cultivable.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya ; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, par compassion pour les vaches, déclarant au sujet de son abandon de tout laitage (faisant de lui un végétalien, puisque le « végétarisme indien » exclut les œufs) : « Les considérations religieuses avaient été les plus fortes, quand il s’était agi d’abjurer le lait. L’image des procédés barbares que les govâls de Calcutta employaient pour traire leurs vaches et leurs buffles jusqu’à la dernière goutte de lait, m’avait hanté alors. J’avais eu aussi le sentiment que, de même que la viande n’était pas nourriture humaine, le lait non plus ne pouvait l’être… » ; et, ce faisant : « je me refuse à prendre du lait, les produits dans lesquels entre du lait, et aucune viande. Si ce refus devait signer mon arrêt de mort, mon sentiment est que je n’y devrais rien changer. »

Brahmacharya 

gandhi_kasturba_1942 dans LECTURES InspirantesLe brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ». Ce contrôle passe par l’arrachement à la racine des passions que l’on veut détruire : donc, tout d’abord par la pensée même ; Gandhi considérait – dans la ligne droite de la sagesse hindoue – que celui qui était un vrai pratiquant du brahmacharya ne concevait même plus les passions, non seulement dans son esprit éveillé, mais aussi dans ses rêves, – ces pensées que l’on formule dans le sommeil et que l’on croit incontrôlables : le contrôle de soi conscient passe donc en premier lieu par une maîtrise même de son inconscient, chose qui est explicitée dans la philosophie classique hindoue du Yoga-sûtra de Patañjali.

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son vœu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « vœux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

 

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Une nouvelle conscience

Posté par othoharmonie le 18 août 2013


17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Une nouvelle conscience dans Nouvelle conscience images-131Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne. Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

higgs-event dans PenserieMais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

parution : http://www.inrees.com/articles

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La puissance de la pensée

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


pourquoi ce sentiment de solitude ?

La puissance de la pensée dans Penserie images-28J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering de krishnamurti le 30 Aout 1977.

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l’Amour est la Création

Posté par othoharmonie le 29 juin 2013


l’Amour est la Création dans Méditation couleursL’amour est la source de la création toute entière. C’est en fait la conscience qui forme les univers créés, toutes les dimensions d’existence et les mondes dans lesquels nous vivons. Lorsque nous examinons les autres mondes depuis notre point de vue dualiste, nous voyons sans cesse les choses sous la forme d’une trilogie. Nous partageons toujours le temps en trois tranches ; le passé, le présent et le futur.

Pour nous, l’espace est à considérer selon ces trois axes que son x, y et z. nous saisissons la réalité sous la forme du microcosme, le monde de tous les jours, et du macrocosme. Nous désignons ceci par la trinité de la réalité.

Tout dans cette trinité de la réalité, des particules atomiques aux gigantesques galaxies, est maintenu en place par des forces auxquelles nous avons donné différents noms parce que nous les percevons comme étant séparées et sans rapport les unes avec les autres. Les atomes sont des forces gravitationnelles qui, elles, gardent les planètes ensemble autour d’un Soleil. Et les Soleils, avec leur système tournant autour d’eux, sont eux-mêmes retenus ensemble parmi d’autres Soleils, mais tout ceci est-il vraiment dissemblable ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une différence de dimensions dans lesquelles tous se manifeste ?

L’amour est une vibration particulière de la conscience qui, lorsqu’elle est présente parmi les humains, rassemble les gens et leur permet de développer une vie sociale. Sans amour, le mariage n’est qu’un travesti et il finira par se dissoudre. Souvent, les parents ne resteront ensemble que pour épargner leurs enfants. Mais même dans ce cas, n’est-ce pas pour épargner leurs enfants. Mais même dans ce cas, n’est-ce pas justement l’amour qui sauve le mariage, l’amour pour les enfants ? Il se peut aussi que nous ayons d’autres raisons de continuer à entretenir des liens avec quelqu’un sans qu’il y ait d’amour, mais ce n’est jamais la même chose qu’avec un amour vrai. L’amour est le lien le plus puissant de tous. Les gens mourront d’amour, pour de l’amour ou à cause de son absence, et même par amour.

Je crois fermement que tout, dans l’univers est un miroir de la conscience. D’après ce que j’ai pu voir moi-même, l’énergie est consciente, peu importe le nom qu’on lui donne. On pourra l’appeler électricité, magnétisme, champs électromagnétiques, chaleur, énergie cinétique, forces atomiques, gravité etc… et à partir de cette croyance, nous voyons que selon la fameuse formue E = mc², l’énergie est en relation avec la matière et avec le carré de la vitesse de la lumière, qui est un chiffre. Par conséquent, la matière est aussi la conscience, mais sous une forme cristallisée. Depuis ce point de vue sur le monde, tout est conscience. Et la conscience est la lumière intérieure qui se réfléchit sur la matière du monde intérieur et crée ainsi le monde extérieur tout entier, d’un souffle à l’autre.

Le monde intérieur de la conscience, les rêves, les visions, les sentiments, les émotions, l’énergie sexuelle, la kundalini, et même nos interprétations de la réalité extérieure, constitue la source même de la matière, et la manière dont cette matières est organisée se retrouve ans la formule pré-citée. L’amour est la force de cohésion dans cette équitation. L’amour est exactement la vibration à laquelle la matière réagit. Nous avons tous un grand pouvoir de création. Nous l’avons oublié, mais il est maintenant temps de nous en souvenir.

C’est l’amour qui peut nous guérir ainsi qu’autrui. En fait, c’est l’amour et ce ne peut être que lui qui guérira ce monde. Par conséquent, parler de guérison sans parler d’amour, c’est parler sans vérité. En médecine, seules certaines choses sont possibles. Mais avec l’amour, tout l’est.  Avec l’amour, une maladie incurable n’est rien d’autre qu’une  manifestation de  lumière, et les atomes du corps peuvent être réarrangés de telle manière que la santé parfaite retourne en lui. L’absence d’amour est la source de toutes les maladies, car seul l’amour tire la matière du chaos et lui donne un certain ordre. S’il n’y a pas d’amour, le chaos s’ensuivra.

La guérison ne peut avoir lieu que par le biais de l’amour.

Qu’il s’agisse de guérir des gens, des villages entiers ou la planète dans sa totalité, c’est du pareil au même. La seule différence est le degré d’amour que l’on émet.

Le mental sait comment manipuler la matière, et l’amour aussi, mais l’amour peut également créer la matière à partir de rien. Peu importe ce qui a besoin d’être guéri, l’amour trouvera toujours un moyen. L’amour véritable est illimité.

Quel est donc le voile qui nous empêche de voir cette grande vérité et de la vivre ?

Ce que vous croyez être vrai constitue toujours votre limite. Si vous ne croyez pas à ces limites, vous êtes libre.

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