Initiation, Coven et Wicca

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

Man climbs to heavensCet article naît de la nécessité profonde de mettre les choses au clair, car Valentina Voxifera Ferracioli s’est souvent retrouvée impliquée dans de folles discussions sur les réseaux sociaux et en général sur les plateformes de partage (forum etc). Et, lors de ces entretiens virtuels, elle s’est aperçue du manque absolu d’information quand on parle de certains sujets, en particulier quand on touche les concepts d’initiation, de Coven et de Wicca dite « traditionnelle » (donc en général Wicca gardnerienne et/ou alexandrienne) qui semblent mystérieusement être la première préoccupation de beaucoup d’éclectiques et les ennemis de certains. Vous pouvez donc imaginer ma souffrance, étant gardnerienne/alexandrienne, en voyant défiler devant ses yeux une série de fantasmes, de clichés et de mythes infondés. Ses raisons expliquées, elle commencera par le concept d’initiation qui semble être le plus controversé.

 

Mode d’emploi : INITIATION Wicca… CETTE INCONNUE

 

Dans l’ère des sorcières virtuelles, je ne peux pas m’empêcher de remarquer l’utilisation toujours plus fréquente de mots grandiloquents souvent accompagnés par des titres assez discutables : prétendus Grands Magiciens et Sorcières ou Prêtres et Prêtresses avec un tas d’initiations, et qui changent leur tradition comme ils changent leurs vêtements ; Initiés réincarnés d’Isis qui passent au mysticisme christo-païen pour ensuite arriver à mêler traditions religieuses et mouvements politiques (ça existe je vous le jure !), et qui se sentent de grands élus. Donc, initiés, initiés, initiés partout. C’est bien facile de se cacher derrière un pseudo et de se faire passer pour quelqu’un d’autre. 

Comme d’habitude la vie réelle  est bien différente. Je reste assez perplexe devant l’abus du mot « initiation », un terme qui est utilisé abusivement par certains non-initiés et même par certains initiés, quelle ironie ! J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui disaient chercher désespérément une initiation wiccane, quand je leur ai posé la question « dans quelle tradition ? » la réponse a été « je ne sais pas, je cherche simplement une initiation », et là j’ai compris qu’à la base il n’y avait pas une véritable recherche d’un chemin ni une véritable conscience, mais un simple désir de broder en or « le canevas banal » de leur existence, atteints par une fièvre initiatique. Quand on leur donne ce qu’ils cherchent, souvent ils deviennent des « accumulateurs compulsifs d’initiations », donc l’important c’est d’accumuler et on cherche partout et n’importe où pour en avoir d’autres. Il y a une véritable course à l’initiation. 

De l’autre côté il y a chez certains initiés (heureusement pas beaucoup) la tendance à considérer l’initiation comme un titre honorifique, quelque chose qui les détache de la « plèbe », une occasion pour essayer de donner un sens à leur vie. Je suis désolée de vous contredire, mais l’initiation n’est pas un titre glorieux ni un titre à collectionner, c’est avant tout une question de responsabilité, au début envers nous puis quand on passe les autres degrés c’est aussi une responsabilité plus « large », envers nos initiés. 

Et donc, vous ne vous êtes jamais demandés qu’est-ce que c’est l’initiation? Avant tout il faut un prémisse : en rentrant dans le cadre des expériences humaines subjectives on ne pourra jamais être exhaustif au sujet de l’initiation, donc je ne prétends pas vous donner une image complète d’une expérience si vaste mais juste un aperçu général. L’initiation, au sens large et selon le dictionnaire de l’Académie française, est l’ « Admission à la connaissance de mystères religieux et à la participation au culte sacré. » en tout premier résultat, et puis encore : « Action de délivrer ou d’acquérir les premiers éléments d’un art, d’une technique, d’une science, les rudiments d’une discipline ». Parfait, comme définition de base c’est assez satisfaisant, mais l’initiation est bien plus qu’une admission officielle. L’initiation peut se passer sur deux niveaux : le niveau personnel/intérieur et le niveau collectif. Quand on parle au niveau personnel il s’agit d’un réveil intérieur, « un réveil de l’âme à une conscience supérieure » comme défini par R. Steiner dans La Science de l’Occulte2, c’est la rencontre entre le Soi et le Divin, notre expérience personnelle et intime avec les Dieux.

 

Cette rencontre peut arriver de manière spontanée sans qu’il y ait une cérémonie

et sans nous introduire dans une tradition religieuse précise, ce sera donc un auto-réveil pendant lequel on découvre notre côté divin, même si une initiation traditionnelle peut aider à accélérer le processus bien sûr. Ce phénomène est à la base de toute expérience mystique (qu’elle soit chrétienne, juive, islamique, païenne, etc.). Si l’on pense par exemple aux expériences des grands mystiques on pourra sûrement retrouver une base commune : l’étincelle divine, le contact et l’union avec Dieu. 

L’initiation collective appartient plus spécifiquement à des traditions religieuses, pour comprendre ce point il faut introduire un concept très cher à l’ésotérisme occidental : le concept d’ « esprit du groupe ». L’origine du mot « religion » est latine et dérive du verbe religo, religare qui signifie « lier, connecter, unir », donc on peut dire qu’une religion unit principalement l’homme à dieu et sur un niveau plus humain, elle unit les gens. Selon le concept « d’esprit du groupe » qui est à la base de toute religion, quand un certain nombre de personnes se    regroupent en partageant une même idée, une même croyance, un même but, il se crée une entité ou égrégore qui s’alimente au fur et à mesure que les gens pratiquent ensemble, et dans le temps cette entité devient toujours plus forte et identitaire (pensez seulement au Judaïsme). 

Pour avoir accès à cet égrégore et pour rentrer dans l’esprit du groupe d’une religion il faut passer par une cérémonie de passage, d’initiation qui change selon la tradition de référence et qui réveille dans la conscience du postulant le sens d’appartenance et la volonté d’entreprendre un nouveau cheminement. Dans la Wicca cela s’applique au concept de Coven qui est plus petit en terme numérique mais également puissant. 

images (4)Chaque Coven a son « esprit du groupe »

qui se construit avec la pratique constante, le partage et la transmission des connaissances, traditions et croyances entre les membres. Pour avoir accès à ce corpus il faut être initié, donc être admis à ce grand esprit commun, qui marche comme un grand moteur dans lequel chaque membre met une partie de ses énergies. 

En magie l’union fait la force et quand dans un Coven l’harmonie et la Volonté règnent, tous les travaux magiques deviennent effectifs et donnent de grands résultats sans trop d’efforts.

Bien sûr on n’atteint pas un tel niveau tout de suite, mais après une longue période de pratique et de travail en groupe.

 

LE COVEN

Dans le dernier paragraphe on a introduit le concept de Coven, pour ceux qui ne s’y connaissent pas bien en terminologie, au sens large ce mot désigne des sorcières qui se regroupent pour fêter et pour célébrer des rituels, mais tout comme pour l’initiation, c’est plus que cela. 

Le Coven est assimilable à une famille, une famille spirituelle dans laquelle on a été adopté et qui appartient elle-même à une plus grande famille qui est la tradition d’appartenance, et dans laquelle les membres ont construit un rapport très fort entre eux au-delà du degré d’initiation de chacun et dont l’intensité peut être comprise seulement en la ressentant (donc croyez-moi sur parole). Je vois qu’il y a une tendance, alimentée par la désinformation, à considérer le Coven comme quelque chose de sectaire où la liberté de chacun est constamment menacée par la présence des deux Grands Prêtres qui semblent assumer dans ce cas toutes les caractéristiques d’un couple de tyrans. Rien de plus faux, chaque Coven est autonome donc cela pourrait bien se passer, il faut être réaliste, mais ce n’est pas la norme. Les Grands Prêtres sont comme des « parents » spirituels, ce sont des guides et ils nous montrent un des chemins possibles mais au final c’est à nous de marcher, chaque membre a sa démarche et on la respecte. 

D’habitude on préfère avoir un Coven bien assorti avec différents points de vue et différentes habilités afin que chacun puisse enrichir le groupe en apportant sa propre expérience et en la partageant. Le mot clé est vraiment « partager », seulement en partageant on peut alimenter l’égrégore ou esprit du groupe dont on parlait auparavant. Le fait de rentrer dans l’esprit du groupe implique déjà le partage de quelque chose : à l’intérieur du Cercle chaque membre enlève ses barrières psychiques et instaure un rapport d’union et de coopération avec la psyché des autres en un acte extrême de confiance, c’est pour cela qu’au premier degré d’initiation on rentre pour la première fois dans le Cercle avec deux mots parfaits « Parfait Amour et Parfaite Confiance », et quand on s’engage longtemps en ce sens, cela peut se passer de manière tout à fait spontanée même à l’extérieur du Cercle sous la forme de petits phénomènes de télépathie, de synchronicité, de rêves synchronisés, etc. 

Comme le dit si bien Vivianne Crowley dans son livre Wicca, The Old Religion in the New Millennium : « Il est plus facile que tout cela se passe dans un groupe coopératif que dans un groupe compétitif, quand le groupe n’est pas autoritaire et quand les gens s’aiment bien ». C’est aussi pour cette simple raison qu’il y a une sélection plus ou moins stricte pour entrer dans un Coven. 

SEXUALITÉ, SKYCLAD ET AUTRES FANTASMES

Il n’y a pas longtemps, je me suis retrouvée au sein d’une discussion très animée sur un groupe virtuel français dédié à la Wicca, dans laquelle quelqu’un disait que les gardneriens et les alexandriens étaient des pervers sexuels parce qu’ils pratiquent skyclad. Étant gardnerienne et alexandrienne à la fois je me suis sentie doublement impliquée. Encore une fois je vais expliquer pour ceux qui ne connaissent pas la terminologie: skyclad est un terme anglais qui signifie « vêtu de ciel », une manière poétique et très british de désigner la nudité rituelle. À l’intérieur de la Wicca presque tout le monde sait que dans les branches traditionnelles (mais ce n’est pas exclusif à ces branches) la nudité rituelle est très pratiquée, et c’est problématique pour certains païens d’abandonner la vieille forma mentis qui lui a été inculquée dans l’enfance et pendant la jeunesse selon laquelle un corps nu est nécessairement un instrument sexuel, et donc il faut le cacher à tout prix. Pour comprendre à fond cette pratique il faut abandonner les préjugés et comprendre qu’il n’y a aucune implication sexuelle à la base de la nudité et surtout à l’ère de la pornographie virtuelle et des clubs privés je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir recours à la religion et à la spiritualité:  si on veut « s’amuser » il n’y a pas de soucis, on peut toujours organiser une soirée informelle chez soi tranquillement sans honte, et donc on n’a pas besoin de se justifier en ce sens.

 

La pratique skyclad donc sert principalement à rapprocher les membres d’un Coven en créant une intimité profondeon montre aux autres notre vraie nature en Parfaite Confiance, en laissant derrière nous notre quotidien, notre condition sociale dont les vêtements sont un symbole et nos soucis par rapport à notre corps, puisqu’à l’intérieur du Cercle tous les membres sont égaux. En même temps, être familiarisé avec son corps nous aide à avoir un rapport meilleur avec nous-mêmes et à considérer notre corps dans sa beauté puisque « belles sont pour les Dieux toutes les choses ». La pratique skyclad fut introduite par Gerald Gardner qui avait longtemps fréquenté les milieux intellectuels naturistes anglais, dans les années 1940 donc bien avant la révolution des années 1960 (pour ceux qui nous prennent pour des hippies), et qui a tout simplement décidé d’insérer cet aspect dans la liturgie wiccane : selon sa théorie les sorcières ont toujours pratiqué nues parce que les vêtements empêcheraient les énergies dégagées par les corps lors des rituels de se répandre à l’intérieur du cercle. 

téléchargement (2)En tout cas, qu’elle soit une pratique attestée ou non, il y a ceux qui utilisent une robe rituelle et il y a ceux qui se déshabillent mais le but principal est le même: abandonner le quotidien pour se plonger dans le sacré. 

Un autre grand souci sur lequel je vois le plus souvent fantasmer c’est la question du Grand Rite, en effet il y a des rituels sexuels à l’intérieur de la Wicca mais c’est normal dans une religion qui célèbre la nature et le Divin dans la nature : la sexualité ne fait-elle pas partie de la nature ? L’énergie qui se produit lors d’un rapport sexuel peut être utilisée pour des finalités magiques bien sûr, mais le Grand Rite qui est un rituel d’une beauté étonnante peut être effectif ou symbolique et surtout n’est pas un rituel que l’on fait en légèreté quand on n’a rien à faire ou simplement pour s’amuser. Bien que de nos jours le Rite symbolique, le geste de plonger l’athamé dans la coupe, soit le plus utilisé, s’il y un couple déjà uni dans la vie qui est proprement préparé, au bon degré et donc conscient de ce que cela implique, le Rite effectif peut bien être effectué. 

INITIÉS VS. ÉCLECTIQUES

Quand on discute sur les plateformes virtuelles de partage, j’ai souvent l’impression qu’il y a idéalement deux grandes factions : les éclectiques et les initiés. 

J’avoue que je n’aime pas trop cette impression, ayant été éclectique pendant 5-6 ans de ma vie, je ne comprends pas cette « guerre virtuelle ». D’un côté il faut dire qu’il y a certains éclectiques qui n’ont pas encore une idée précise de la Wicca mais qui s’élèvent déjà au degré de maître, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un maître inconscient surtout pour ceux qui commencent à s’approcher de ce chemin. De l’autre côté il y a chez certains initiés un esprit « identitaire » trop fort qui empêche l’ouverture vers les non-initiés, et pour la Wicca initiatique il n’y a rien de plus dangereux que la fermeture. Entre ces deux extrêmes, comme je le dis souvent, la bonne route passe au milieu. Il faut se rappeler que l’on est tous des êtres humains, l’initiation ne nous rend pas plus grands, plus forts ou plus savants que les autres, mais en même temps il faut se rappeler que cette spiritualité n’est pas un jeu où il faut démontrer qui sont les plus grandes et puissantes sorcières comme celles des séries télévisés. Ce qui est important c’est de ne pas tomber dans la vision « je-m’en-foutiste » qui considère un parcours éclectique sérieux et un parcours initiatique comme équivalents, ce sont deux chemins différents et ils doivent le rester. Chacun a sa démarche. 

La Wicca est un parcours expérimental, même si l’on est en « compagnie » chacun marche de ses propres pieds, chacun construit son rapport personnel avec le Divin, pour arriver à un même but commun par des chemins très différents. Ce n’est pas une compétition à qui arrive le premier, en tout cas courir sur une route en amont ce n’est pas sage.

 

Références:

Butler, W. E. – Magic: Its Ritual, Power and Purpose, Thoth publications Crowley, Vivianne – Wicca: A Comprehensive Guide to the Old Religion in the Modern World, Element Books Ltd Fortune, Dion – Applied Magic, RedWheelWeiser

Steiner, Rudolf – La Science de l’Occulte, Triades

1. v. 27 “Au lecteur” Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

2. Rudolf Steiner (1861-1925), membre et conférencier de la Société Théosophique et puis fondateur de l’anthroposophie.

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La fécondité intérieure

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

 

Qui mieux que l’auteur du  Symbolisme du corps humain  (éd. Albin Michel) pouvait nous faire partager l’appel de la gestation intime  

Annick de Souzenelle : Nous avons tous à « Devenir »…

vision-quest-l-as-de-l-eau-3926552L’Homme d’aujourd’hui n’est pas l’Homme définitif. Pour l’instant l ‘Homme est très identifié à son inconscient…

Mais une lente montée de conscience se fait depuis le début des temps et se fera jusqu’à la fin des temps. L’Homme est comparable à un arbre qui grandit et dont la sève monte. Le thème de la fécondité est donc essentiel. Mais on a trop longtemps confondu le fruit de cet arbre, et donc l’objet même de la fécondité, avec l’enfant qu’un couple met au monde. L’enfant est béni, mais il n’est pas le but, il n’est pas le fruit. Dans mes ouvrages, j’ai souvent mis l’accent sur ce qui est dit de la création de l’Homme – de l’Adam – dans la Genèse: « A l’image de Dieu » et » mâle et femelle il est créé ». Il est bien entendu qu’à un tout premier niveau, celui du sixième jour qui voit aussi l’apparition des animaux de Terre, Adam est comme ces derniers, « mâle et femelle », dans les catégories biologiques, et voué à la procréation. Mais à un autre niveau qui fera l’objet du septième jour, l’Homme en tant qu’image de Dieu est appelé à faire un passage essentiel dans la réalisation de cette image, et le vocable « mâle et femelle » prend alors une tout autre signification: est « mâle » celui (ou cela) qui « se souvient » de cet autre « côté » de lui-même (et non d’une « côte » !) lourd de l’image divine; il s’agit dans ce pôle « femelle », d’un féminin intérieur à tout être humain, côté voilé de lui parce qu’encore inconscient mais riche d’un potentiel inouï.

Epouser ce féminin-là pour faire grandir « l’image » – comme grandit en effet un enfant dans un ventre maternel – pour atteindre à la « Ressemblance à Dieu », est alors la vocation réelle de l’Homme (hommes et femmes). Nous pouvons prolonger l’analogie et dire que l’état de « Ressemblance » est celui d’un enfant intérieur prêt à naître au neuvième mois d’une gestation essentielle. A ce terme, ce qui n’était que potentiel est réalisé, l’inconscient est transmuté en conscience. L’arbre a donné son fruit : l’Homme déifié.

Là est la vraie fécondité.

Malheureusement, je lis encore aujourd’hui de nombreux ouvrages de théologiens qui continuent de confondre ce féminin des profondeurs en chacun, avec la femme extérieure qu’alors on voile d’une façon ou d’une autre…

N C : L’humanité s’est donc arrêtée là, et les églises participent à ce réductionnisme !

A.D.S : Oui, les instances religieuses se sont dramatiquement arrêtées là ! En Occident, jusqu’au concile Vatican II, le mariage n’a eu pour finalité que la procréation. Un couple sans enfant était terriblement culpabilisé. Non moins culpabilisante était l’union accomplie hors de ce propos. Navrant !

N. C. : Vous venez de dire que l’homme est à devenir… à devenir Homme vraiment… A travers la rencontre amoureuse, sorte d’état d’illumination, n’a-t-on-pas, insconciemment, l’impression qu’enfin l’être aimé va nous aider à faire fleurir en nous ce germe d’humanité que nous n’arrivons pas à faire émerger seul ? La relation de couple peut-elle être une voie d’évolution vers ce Devenir dont vous parlez ?

A.D.S : Être amoureux tient d’une magie dont la folie, en l’homme ou en la femme, résulte de cette même « montée de sève » que j’évoquais tout à l’heure. Mais, en l’occurrence, cette montée de sève est totalement investie « à l’horizontal », récupérée dans les relations humaines ; elle ne fait plus l’objet du mariage intérieur qui,lui, assure la verticalisation de l’être et le conduit jusqu’à l’expérience de la « folie en Dieu ».

En l’Homme, cette sève est la puissance de l’Eros, de source et de finalité divine, mais dont une partie dessert, si j’ose dire, les étages intermédiaires: la vie génitale et l’ordre affectif s’en nourrissent, mais se voient transformés par un appel plus puissant encore, celui des épousailles divines. En profondeur, la vie de l’Homme n’est que nous ! Mais lorsque les ordres intermédiaires captent toute la sève et qu’ils s’octroient la dimension d’Absolu, qui n’est qu’en Dieu, les lendemains sont désenchanteurs, pour ne pas dire parfois très douloureux ; chacun des deux partenaires, coupé de lui-même – étranger à cet autre « côté » de lui-même – exige de l’autre un absolu et s’irrite de ce qu’il ne le lui apporte pas. Il s’agit là d’un jeu hélas
inconscient !

Mais lorsque l’Homme devient conscient, cette magie de l’amour de deux êtres peut admirablement contribuer à la transformation intérieure de chacun. Lors qu’ils replacent cette poussée de sève dans le souffle de l’appel divin, ils ne vivent pas là des forces contraires, mais des étapes différentes d’une même force, dont l’une illumine l’autre.

Une transcendance nous habite, qui transforme tout ; je dirais que nous devons nous laisser envahir par elle. En ce sens, le mariage n’est pas une moins grande ascèse que les autres formes de vie, celle du moine ou du célibataire; toutes ont le même but. Mais le mariage en est une icône directe.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de replacer toutes ces valeurs dans leur vraie lumière. Il nous faut une exigence autre…

N. C. : Peut-on voir à travers le symptôme du divorce, qui se développe de plus en plus, le symbole précisément,de cette autre exigence ? Par exemple, un début de prise de conscience que l’autre ne peut pas faire le travail intérieur à notre place, et que la recherche du bonheur à l’extérieur de soi n’est qu’illusion ?

A.D.S : Je ne sais si nous pouvons poser le problème de cette façon. Je crois que la multiplication des divorces est encore une réaction aux interdits d’autrefois. Nous arrivons à la fin d’un monde qui était basé sur une éthique morale. On ne divorçait pas, c’était interdit par l’Église d’Occident. Cette Loi faisait partie intégrante de l’éthique, mais celle-ci est en train de s’effondrer. On n’a pas encore reconstruit pour autant un autre paradigme. Aujourd’hui on ne veut plus obéir à une loi, mais comprendre le sens. Je crois que les divorces font partie de ces conflits auxquels on croit pouvoir donner une solution en les contournant.

N. C. : Je suis peut-être trop optimiste en disant cela…

A.D.S : Oui, peut-être. Si deux êtres qui se séparent ne se remettent pas totalement en question, ils risquent de reproduire la même situation par la suite. S’ils se remettent en question, ils peuvent parfois reconstruire une relation à un autre niveau de l’amour. Ce n’est plus la folle magie du premier jour, mais c’est beaucoup plus profond.

N. C. : Vu ainsi, le divorce est la preuve de notre grande irresponsabilité face à nous-mêmes… La seule aide véritable doit venir de nous…

A.D.S : Vous avez raison. Mais Je vous arrête sur le mot « aide » qui, justement, apparaît dans la Bible au 2ème chapitre de la Genèse. « Dieu dit: il n’est pas bon qu’Adafi soit seul, faisons une aide semblable à lui ». 

Cette traduction est mauvaise sous bien des aspects, mais surtout en ce qu’elle qualifie l’aide ; il n’est pas possible de traduire par « semblable à », il serait plus juste de parler d’une « aide capable de communiquer avec lui », ou encore « d’être son face à face ». C’est alors que Dieu fait découvrir à Adam cet autre « coté » de lui-même – et non sa « côte » comme je l’ai dit tout à l’heure – cette part de lui qu’il devra épouser, son féminin intérieur.
Adam – chacun de nous – ne peut que trouver aide en lui-même, en entrant en communication avec lui-même, avec cette part sacrée de ses profondeurs.

N. C. : En partant de ce constat, comment l’homme et la femme, dans la vie de couple, peuvent-ils cheminer ensemble et s’aider à réaliser ces épousailles intérieures ?

A.D.S : Ce n’est que dans la mesure où l’on communique avec soi-même que l’on peut communiquer avec l’autre à l’extérieur. Cet « autre extérieur » est toujours représentatif de « l’autre intérieur » à soi. L’accepter dans sa totale différence, c’est s’accepter soi-même. Seule cette vraie communication nourrit l’amour. Lorsqu’elle n’existe plus, l’amour meurt.

C’est ce que signifie le « ils n’ont plus de vin » – plus de réjouissances – que Marie fait discrètement remarquer à Jésus dans l’épisode des « Noces de Qanah » que rapporte l’évangéliste Jean. L’eau que Jésus transforme alors en vin pour continuer la fête, un vin d’un nectar incomparable, est symboliquement de l’inconscient transformé en conscient, un amour humain encore assez animal qui prend dimension divine.

Jésus vient alors renvoyer le Satan. Nous, de même, devons renvoyer tous nos démons, et tout d’abord accepter de les voir, de les nommer et de travailler à leur retournement. C’est cela, la communication avec soi-même, et le commencement d’un travail intérieur. Adam, laboureur de la Terre, doit travailler avec toute sa terre intérieure. Alors vient la fécondité !

N. C. : Nous vivons dans un siècle où, depuis la libération sexuelle, le corps est montré partout. Le corps est exposé, vendu, commercialisé… Par les films pornographiques, de plus en plus répandus, on peut « voir  » l’amour, « apprendre  » l’amour ; l’acte d’amour est devenu une « chose  » sans intimité, une image, un objet de consommation … Ne sommes-nous pas allés trop loin ? Cet étalage du « corps-chose  » n ‘est-il pas dangereux au point de nous faire totalement oublier l’Esprit qui vit à l’intérieur ?

A.D.S : Actuellement, nous vivons du réactionnel par rapport aux interdits d’avant, mais nous sommes aussi tombés dans une autre aliénation! Et vous avez raison, l’amour n’importe comment, avec n’importe qui, est aussi faux et aussi aliénant, si ce n’est plus, que les refoulements que dénonçait Freud. Je crois qu’il faut rendre au corps sa beauté, sa grandeur…

N. C. : Le poète Novalis, amoureux de l’amour, dit : « Il n ‘y a qu’un temple au monde et c’est le corps humain.. »

A.D.S : Je ne serais pas aussi absolue! Le cosmos aussi est un temple – la Maison que j’habite… Tout peut être temple si j’y contemple la présence divine.

Le corps ne doit pas être idolâtré; il sera transformé en corps spirituel avec la déification de l’Homme intérieur; il inscrit dans la moindre de ses cellules toute transformation de l’être ; il est un témoin.

N. C. : Alors, quelle est ta voie du milieu, celle qui chemine entre les interdits et la déification ?

A.D.S : C’est le « chemin qui a un coeur » dont parle l’autre poète, Daniel Pons : « Le chemin des profondeurs où chaque chose est reliée au Verbe divin qui la fonde. » Si nous ne voyons pas derrière le moindre brin d’herbe sa relation à l’archétype divin dont il procède, nous sommes dans un non-sens absolu. Avant tout, il nous faut retrouver la respiration qui unit la terre au ciel et l’Homme à Dieu.

3091315523_1_9_C9pfkbpNParce que nous ne sommes plus dans ce souffle, nous sommes dans une effroyable confusion. Coupés du monde divin, nous sommes dans la même situation que celle du déluge. « Maboul » est le déluge en hébreu. Nous sommes tellement concernés que nous en avons gardé le mot français! Il signifie l’anarchie la plus totale – l’Homes coupé des archétypes. Celui qui rentre dans l’arche, Noé – et nous sommes tous appelés à devenir des Noé, rentre dans le souffle, dans la respiration exaltante de la vie divine, et il s’accomplit.

Dans l’arche (notre arche intérieure), toute chose reprend sa vraie place, y compris le corps de l’Homme.

N. C. : Dans un couple, il arrive que l’homme ou la femme ( c’est le plus souvent la femme), ait un peu plus de conscience de la nécessité de ces noces intérieures… Une personne peut-elle, par contagion, transformer l’autre ?

A.D.S : Là est la grande difficulté ! Je dirais même l’Épreuve! On peut marquer une distance avec les amis quand on ne parle plus le même langage qu’eux, mais que faire avec le conjoint quand il n ‘y a plus cette communication possible parce qu’on ne participe plus du même niveau de conscience ? Un vrai mariage, dans le sens sacramental du terme, devrait résister à pareille épreuve. Il est alors essentiel que l’un des époux ne fasse pas pression réductrice sur l’autre, et que cet autre non seulement n’entre pas dans le piège du mépris, mais que son amour devienne patience, compréhension, acceptation…

C’est le but de son travail intérieur que de le conduire vers un degré de conscience plus élevé encore, car tel est le chemin ! Alors, en effet, plus celui-là développera cette qualité, plus le chemin se fera pour l’autre, car une sorte de « transfusion sanguine » unit les deux.

Mais, si l’un des deux n’a pas « décollé » de son labyrinthe d’inconscience et s’il ne supporte pas l’avancée de l’autre, il peut parfois être agressif, culpabilisant, voire destructeur. A ce moment-là une séparation est quelquefois nécessaire. Mais le chemin que poursuit « l’éveillé » peut aussi continuer de jouer un rôle pour la transformation de son conjoint.

Il est difficile de parler de ce sujet en termes de généralité ; seule une écoute intérieure à chacun, dans le secret de sa personne, peut dicter la route à suivre. Nul ne peut juger de la décision de l’autre, dont il est seul à être éclairé et seul responsable.

Mais, quand la décision et l’attitude sont justes, ce que vous appelez « contagion » et que j’appelle véritable « transfusion » d’un sang subtil, oeuvre d’une manière admirable. Dans notre génération actuelle c’est en effet la femme qui, généralement, s’éveille plus que l’homme. Il y a de nombreuses raisons à cela, de l’ordre de la nature ainsi que de la culture – pour reprendre des catégories chères à nos temps modernes ; quelquefois, c’est le cas contraire, mais en général l’homme fuit beaucoup cette exigence intérieure ; il se cache inconsciemment derrière ses fonctions familiales, professionnelles, voire « initiatiques » et sarcerdotales… Il fuit aussi la femme qui l’oblige à sortir des schémas rassurants d’autrefois.

Aujourd’hui la femme est très seule. Mais lorsque l’homme entendra enfin le message des profondeurs, l’humanité fera un grand bond. C’est la femme qui, pour l’instant, est génératrice du nouveau paradigme qu’il faut très vite mettre en place.

N. C. : « La femme est l’avenir de l’Homme » écrivait Aragon. . . Est-elle ta jardinière du Devenir ?

A.D.S : J’ai été longtemps thérapeute et je travaillais avec cette phrase qu’on trouve dans les actes des apôtres : « L’un sème, l’autre arrose, Dieu seul fait croître ». Et si nous croyons que nous pouvons faire croître quelque chose ou quelqu’un, nous sommes vraiment dans l’illusion.

Donc, continuons de semer et d’arroser, d’abord en nous-même, parcourons nous-mêmes le chemin…

N. C. : Parfois ta femme s’exaspère facilement de ce que l’homme ne veut jamais regarder au-dedans de lui- même et fuit sans cesse au-dehors… L’attaquer de front, lui faire remarquer que ce n’est pas la bonne méthode, il fuit plus encore… Quelle attitude faut-il avoir ?

A.D.S : Il est certain qu’on se trompe en l’agressant… C’est par toute notre féminité, notre douceur et beaucoup d’amour que les choses peuvent se faire, mais que c’est difficile! Quand on se trouve devant un homme qui ne comprend rien, il est difficile de ne pas être irritée et de manifester subtilité et douceur…

N. C. : Entre ma génération et la vôtre, trente années d’écart. Quels sont les vrais grands changements que vous avez observés dans la vie des femmes… Il y a bien sûr eu le féminisme…

A.D.S : D’après la forme qu’il s’est donné, le féminisme est lui aussi un phénomène réactionnel. Mais, en soi, l’éveil de la femme est dans l’ordre des choses. J’ai dit dans Le symbolisme du corps humain que, d’une part, une synchronicité liait cette émergence du féminin à une prise en compte de l’inconscient redécouvert par Freud – les Pères de l’Église en avaient déjà parlé – et que, d’autre part, l’arrivée de l’Homme sur la lune est un grand tournant de notre histoire. Pour reprendre une terminologie biblique, je dirais qu »‘une vapeur monte de terre », qui va commencer à arroser notre sécheresse d’intellect et de coeur! C’est pourquoi cette forme réactionnelle est en train d’évoluer vers plus de justesse. Les choses se mettent en place du fait même que la femme, par son éveil, trouve plus de justesse intérieure. Mais elle est aussi lucide et découvre les fuites, les multiples cachettes de ses partenaires; elle est souvent amenée à prendre plus qu’elle ne le voudrait la place de l’homme à cause des insuffisances de ce dernier !

Et puis, les vieux schémas ne sont pas encore évacués. J’animais l’autre jour un stage dont un participant me dit: « Mais moi, je permets à ma femme de faire ce qu’elle veut » !

Sans commentaire, n’est-ce-pas ? Il y a encore beaucoup de chemin à faire…

N. C. : Oui… Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus de femmes qui entreprennent un authentique travail intérieur, et, parfois, l’émergence de leur être fondamental demande encore une attention consciente et permanente afin qu’il ne soit plus étouffé sous le poids de ta responsabilité que les hommes ont fait porter aux femmes depuis le pêché originel !!!

A.D.S : Nous avons été jusqu’ici tellement identifiés à notre inconscient que, incapables de la voir et de la nommer, nous avons pris cette Ishah de la Genèse pour la femme, alors qu’elle est le « côté inaccompli » d’Adam, de chacun de nous donc, dont je vous ai parlé, c’est-à-dire l’inconscient. Dans le paradis terrestre, Adam est seul, mais un Adam Ish et Ishah, c’est-à-dire époux et épouse de lui-même à lui-même. De même aujourd’hui chacun de nous est seul et le serpent s’adresse d’abord images (3)à notre inconscient ; nous sommes alors piégés avant même de le savoir! Le jeu de séduction est subtil.

Je pense à la femme d’aujourd’hui comme à la lettre Shin de l’alphabet hébraïque: son idéogramme est un arc tendu à l’extrême avant le départ de la flèche. Son symbole est donc celui de l’extrême rétention mais aussi celui de la détente infinie. Nul ne peut dire où la flèche ira, mais elle est partie : sa course commence et l’axe dans lequel elle se dirige est celui de l’Absolu.

Site :   http://souzenelle.free.fr  

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Portrait d’une personne connectée au champ de l’intention

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2015

 

 

581118Les personnes qui vivent en union avec la Source de toute vie ne sont pas différentes des gens ordinaires. Elles ne portent ni auréole, ni vêtements  spéciaux pour afficher leurs qualités quasi-divines. Mais quand on voit leur bonne fortune et qu’on se met à discuter avec elles, on se rend tout de suite compte qu’elles se distinguent des gens qui vivent à des niveaux de conscience plus ordinaires. 

Prenez le temps de converser avec des gens en contact avec le pouvoir de l’intention et vous verrez à quel point ils sont uniques. Ces personnes, que  j’appelle les connectés pour marquer le lien harmonieux qui les unit au champ de l’intention, sont des individus ouverts au succès. Vous ne pourrez jamais leur  faire adopter un point de vue pessimiste quant à leurs chances d’obtenir ce qu’elles désirent. Au lieu d’utiliser un langage qui dénote que leurs désirs  pourraient ne pas se réaliser, elles parlent avec conviction, car elles savent que la Source universelle voit à tout. 

Elles ne disent jamais : Connaissant ma chance, cela ne fonctionnera jamais. Au contraire, il est probable que vous les entendiez dire : J’ai l’intention d’y arriver et je sais que tout ira bien. Même quand vous tentez de les dissuader en leur expliquant en détail pourquoi leur optimisme n’est pas de mise, elles semblent demeurer sourdes à toute confrontation avec la réalité. On dirait qu’elles vivent dans un autre monde, un monde où elles refusent d’entendre pourquoi leur projet ne pourra jamais se réaliser. 

Si vous leur en parlez, elles vous répondront probablement : Je refuse de penser à ce qui peut ne pas arriver, car étant donné que j’attire dans ma vie ce à quoi je pense, je pense seulement à ce qui arrivera. Pour eux, ce qui s’est passé auparavant n’a aucune importance. Elles n’accrochent pas aux concepts d’échec et d’impossibilité. Bref, elles semblent immunisées contre le pessimisme.  Elles sont ouvertes au succès et savent qu’elles peuvent faire confiance à la force invisible qui s’occupe de tout. En fait, elles sont si étroitement liées à la Source de toute chose qu’on dirait qu’une aura bloque naturellement l’accès à tout ce qui pourrait affaiblir le lien qui les unit à l’énergie créatrice du pouvoir de l’intention. 

Les connectés ne pensent pas à ce qu’ils ne veulent pas, car, comme ils comme ils communient avec la Source en exprimant  leur gratitude pour tout ce qui est présent dans leur vie, car ils savent que cela leur donne le pouvoir de manifester ce dont ils ont besoin. 

Les connectés se décrivent des gens doués pour l’appréciation et l’étonnement. On les entend rarement se plaindre. Ils ne cherchent jamais la petite bête. S’il pleut, ils s’en réjouissent, car ils savent qu’ils n’iraient pas là où ils ont envie  d’aller s’ils se déplaçaient uniquement lorsqu’il fait beau. C’est ainsi qu’ils réagissent aux caprices de la nature, en les appréciant et en demeurant en harmonie avec eux. La neige, le vent, le soleil et les bruits de la nature sont pour eux un rappel qu’ils font partie du monde naturel. L’air – quelles que soient sa température ou la vélocité du vent – est vénéré comme souffle de vie. Les connectés apprécient le monde et tout ce qui s ‘y trouve. Ils ressentent pour tous les êtres le même attachement qui les lie à la nature, y compris pour ceux qui ont vécu avant eux et ceux qui viendront après eux. Ils ont conscience de l’unité du genre humain, et ne font aucune différence entre eux et les autres. 

Pour un connecté, il n‘y a que le nous. Si vous pouviez jeter un coup d’oeil dans leur monde intérieur, vous découvririez que la souffrance que l’on inflige aux autres les blesse terriblement. Ils ignorent ce qu’est un ennemi, car ils savent que nous émanons tous de la même Source divine. Ils apprécient les modes et les coutumes qui diffèrent des leurs, au lieu de les détester, de les critiquer ou de se sentir menacés par elles. Le lien qui les unit aux autres est de nature spirituelle, mais ils ne se coupent jamais spirituellement des autres, quels que soient l’endroit où ils vivent, leur apparence physique ou leurs coutumes. Dans leur coeur, les connectés ressentent une affinité pour tout ce qui est vivant, de même que pour la Source de toute vie. C’est en raison de ce lien que les connectés ont tant de facilité à se valoir la coopération et l’assistance des autres lorsque vient le temps de réaliser leurs propres intentions. Dans l’esprit du connecté, personne sur cette planète n’est coupé des autres sur le plan spirituel. Par conséquent, en vivant dans le champ de l’intention, ils ont accès à tout ce qui existe dans l’univers, étant donné qu’ils sont déjà en contact avec ce système d’énergie vitale et tout ce qui en découle. Les connectés apprécient ce lien spirituel, et ne gaspillent jamais leur énergie à le déprécier ou à le critiquer. Ils ne se sentent jamais privés de l’aide que ce système générateur de vie peut leur offrir. 

Il s’ensuit que les connectés ne sont pas surpris lorsqu’une synchronicité ou une coïncidence leur apporte les fruits de leurs intentions. Ils savent dans leur coeur que ces soi-disant miracles ont été introduits dans leur espace vital parce qu’ils étaient déjà en contact avec eux. Parlez-en à un connecté et il vous répondra: Bien sûr, c’est la loi de l’attraction. Harmonisez vos vibrations avec celles de la Source de toute vie qui a voulu ici votre présence et celle des autres, et le pouvoir du champ de l’intention coopérera avec vous afin que vous obteniez ce que vous désirez. Ils savent que l’univers fonctionne ainsi. Certains diront que les connectés ont tout simplement de la chance, mais les gens qui jouissent du   pouvoir de l’intention savent de quoi il en retourne. Ils savent qu’ils peuvent négocier la réalisation de tout ce sur quoi ils portent leur attention, en autant que cela soit en accord avec les sept visages de l’intention. 

 Les connectés ne se vantent jamais de leur bonne fortune, mais ils sont toujours reconnaissants et d’une humilité radicale. Ils ont compris le fonctionnement de l’univers, et c’est avec joie qu’ils demeurent en harmonie avec celui-ci, au lieu de le défier et de lui trouver des défauts. Demandez-leur leur avis et ils vous diront que nous faisons tous partie d’un système énergétique en mouvement. Les énergies les plus rapides, vous expliqueront-ils, dissolvent et neutralisent les énergies inférieures les plus lentes. Ces gens ont choisi de vivre en harmonie avec l’énergie spirituelle invisible. Ils ont pris l’habitude d’entretenir des pensées qui se déplacent aux niveaux des vibrations supérieures, ce qui leur permet de se protéger des énergies lentes et inférieures. 

Les connectés ont un effet apaisant sur les gens qui vivent à des niveaux  d’énergie inférieure. Ils dégagent une énergie calme et sereine qui les tranquillise et les rassure. Il ne leur viendrait pas à l’idée de se disputer ou de chercher des alliés. Au lieu de chercher à vous persuader de penser comme eux, ils vous convaincront en vous mettant en présence de l’énergie qui émane d’eux. Les gens se sentent aimés par les connectés, parce que ceux-ci vivent en communion avec la Source de toute vie : l’amour. Les connectés vous diront sans hésiter qu’ils ont choisi de se sentir bien peu importe ce qui se passe autour d’eux ou ce que les autres pensent. Ils savent que se sentir mal est un choix qui n’est d’aucune utilité pour corriger les situations désagréables qui perdurent dans le monde. C’est pourquoi ils utilisent leurs émotions pour déterminer s’ils sont en harmonie avec le pouvoir de l’intention. 

S’ils ne sont pas dans leur assiette, ils y l’indice qu’il est temps de modifier leur niveau énergétique afin qu’il soit en accord avec l’énergie aimante et sereine de la Source. Ils se répètent alors: Je veux me sentir bien, et ils harmonisent leurs pensées avec ce qu’ils désirent. Si le monde est en guerre, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. Si l’économie pique du nez, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. Si le taux de criminalité grimpe en flèche ou si un ouragan dévaste un coin de la planète, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. 

Si vous leur demandez pourquoi ils ne sont pas affectés par les catastrophes qui frappent notre planète, ils esquisseront un sourire et vous rappelleront que le monde de l’esprit d’où nous sommes tous issus oeuvre dans la paix, l’amour, l’harmonie, la bonté et l’abondance, et que c’est ainsi j’ai choisi de vivre. Si je me sentais mal dans ma peau, je ne ferais qu’attirer encore plus de sentiments négatifs dans ma vie. 

Les connectés refusent que leur bien-être dépende des aléas du monde extérieur, que ce soit la météo, la guerre, le paysage politique, l’économie ou le choix des autres de vivre à des niveaux d’énergie inférieure. Ils travaillent de concert avec le pouvoir de l’intention en imitant ce qu’ils savent être la Source créatrice de tout. Les connectés sont toujours en contact avec leur nature infinie. Ils ne craignent pas la mort et vous diront même, si vous leur posez la question, qu’ils ne sont jamais vraiment nés et qu’ils ne mourront jamais. Pour eux, mourir, c’est changer de vêtement ou passer d’une pièce à une autre. Bref, une simple transition. Ils vous parleront de l’énergie invisible qui a eu la première l’intention de créer tout ce qui existe et qu’ils considèrent comme leur véritable moi. Étant donné que les connectés sont alignés sur tout ce qui existe dans l’univers, ils ne se sentent jamais coupés des autres ou de ce qu’ils souhaitent attirer dans leur vie. Ce lien a beau être invisible et immatériel, ils ne doutent jamais de son existence, et c’est pourquoi ils font confiance à cette énergie spirituelle invisible qui circule en toute chose. Ils vivent en harmonie avec l’Esprit dont ils ne se sentent jamais coupés. Cette prise de conscience est la clé qui leur permet de voir le pouvoir de l’intention à l’oeuvre dans leur vie quotidienne. 

Vous ne pouvez tout simplement pas convaincre les connectés que leurs intentions ne se réaliseront pas, car rien ne peut ébranler la confiance qu’ils ont mise dans la Source énergétique. Ils vous inviteront à choisir les possibilités auxquelles vous souhaitez vous identifier, puis vous encourageront à vivre comme si elles s’étaient déjà concrétisées. Si vous en êtes incapable, si vous êtes rongé par le doute, la peur et l’inquiétude, ils vous souhaiteront bonne chance, mais continueront de faire ce qu’ils appellent penser en commençant par la fin. Ils peuvent voir ce qu’ils ont l’intention de rendre manifeste dans leur vie comme si cela s’était déjà matérialisé, et pour eux, ce souhait est si réel dans leurs pensées qu’il devient leur réalité. Ils vous diront sans ambages : Mes pensées, lorsqu’elles sont en harmonie avec le champ de l’intention, sont les pensées de Dieu, et c’est ainsi que je choisis de penser. Et vous verrez, si vous les observez attentivement, qu’ils ont un don inouï pour réaliser leurs intentions. 

Les connectés sont des gens extrêmement généreux. Ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, ils le veulent encore plus pour les autres. En fait, ils prennent un plaisir fou à donner. Certains se demanderont comment il leur est possible d’accumuler quoi que ce soit, et pourtant, ils vivent dans l’abondance et semblent ne jamais manquer de rien. Pour accéder au pouvoir de l’intention, vous diront-ils, vous devez penser et agir comme la Source qui pourvoit à tout et dont toute chose est issue. Cette Source veille à ce que je ne manque de rien, et j’ai choisi moi aussi de veiller à ce que les autres ne manquent de rien. Plus je donne, que ce soit de mon temps ou les choses qui surgissent dans ma vie, plus je reçois en retour. Les connectés sont des gens extrêmement inspirés. Ils vivent davantage dans le monde de l’esprit que dans le monde de la forme. Par conséquent, ce sont des gens inspirés et inspirants, par opposition à informés et submergés d’informations. 

Les connectés sont convaincus d’avoir une destinée. Ils savent pourquoi ils sont ici et ils savent qu’ils ne sont pas qu’un corps composé d’os, de sang et d’organes, recouvert de peau et de poils. Les connectés se consacrent avant tout à leur but et préfèrent éviter d’être distraits par les exigences de leur ego. Ils ont une grande vénération pour le monde de l’Esprit, et c’est en communiant avec cette Source qu’ils trouvent leur inspiration. Leur niveau d’énergie est exceptionnellement élevé. Cette énergie est ce qui les définit en tant que connectés. C’est l’énergie de la Source, une fréquence vibratoire extrêmement rapide qui apporte l’amour là où règne la haine et qui convertit cette haine en amour. Les connectés apportent la paix là où règne le chaos et la discorde, et convertissent les énergies inférieures en énergies supérieures. Quand vous êtes en présence de ceux qui vivent dans le champ de l’intention, vous vous sentez revitalisé, purifié, en meilleure santé et inspiré. Vous remarquerez qu’ils ne sont pas enclins à critiquer les autres et qu’ils ne se laissent jamais déstabiliser par les pensées et les actions des autres. 

papillon_intentioOn les dit souvent froids et distants, car ils évitent les échanges de banalités et les commérages. Ils vous diront que la Source est celle qui donne la vie et que tous les habitants de cette planète ont cet Esprit en eux comme une force toute puissante au service du bien. Ils y croient, ils en vivent, et ce faisant, ils inspirent ceux qui les entourent. Ils iront même jusqu’à dire que les déséquilibres naturels comme les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et les conditions météorologiques extrêmes sont la conséquence d’un déséquilibre dans la conscience collective de l’humanité. Ils vous rappelleront que votre corps est composé des mêmes éléments que ceux de la terre, que le fluide qui compose 98 pour cent de votre sang a déjà été de l’eau de mer, et que les minéraux qui composent vos os faisaient partie des ressources minérales du globe. Ces gens, qui ne font qu’un avec notre planète, sentent qu’il est de leur responsabilité de demeurer en harmonie avec le champ de l’intention afin de contribuer à stabiliser et harmoniser les forces de l’univers que nous déstabilisons en accordant une place démesurée à notre ego. Ils vous diront que toutes vos pensées et toutes vos émotions sont des vibrations, et que la fréquence de ces vibrations peut créer des perturbations; non seulement en nous, mais dans tout ce qui est composé des mêmes matériaux que nous. 

Les connectés vous encourageront à vivre en harmonie avec la Source, par souci pour notre planète et par souci d’imiter notre Source. Ce n’est pas une possibilité à laquelle ils pensent ou dont ils discutent d’un point de vue purement intellectuel; c’est quelque chose qu’ils ressentent profondément en eux-mêmes et qu’ils vivent tous les jours avec passion. Tandis que vous observez ces connectés, vous remarquerez qu’ils sont rarement malades. Ils traversent la vie comme si leur corps était toujours en parfaite santé. En fait, ils pensent et vivent comme si tout ce que nous appelons maladie n’existait pas, et que dans le cas contraire, ils en seraient, de toute façon, déjà guéris. Ils croient être responsables

de cette situation, car ils savent qu’il y a plusieurs dénouements possibles à une situation donnée, même si cette situation semble impossible à surmonter. Ils vous diront que vous avez la possibilité de guérir ici et maintenant, et que la progression d’une maladie dépend de la façon dont nous l’envisageons. Selon eux, si un système extérieur peut retrouver le calme quand nous le mettons en présence de notre sérénité, il en va de même de nos turbulences intérieures. 

Parlez-leur de leur pouvoir de guérison et ils vous répondront: Je suis déjà guéri, et j’ai choisi de penser et de vivre conformément à cette perspective. Souvent, vos maladies et vos douleurs physiques disparaissent quand vous êtes en présence d’un connecté dégageant une énergie exceptionnellement élevée. Pourquoi ? 

Parce que son énergie spirituelle neutralise et éradique les énergies inférieures de la maladie. Le simple fait d’être en sa présence vous procure un sentiment de bien-être, car il exulte et irradie une énergie de joie et d’appréciation qui vous guérira, vous aussi, si vous demeurez près de lui. 

Les connectés sont conscients qu’ils doivent éviter les énergies inférieures. Ils s’éloigneront en silence des gens bruyants, belliqueux et bornés en les et en poursuivant leur route sans faire d’histoire. Ils ne passent pas leur temps à regarder des émissions de télé violentes ou à prendre connaissance des dernières atrocités ou des statistiques de la guerre. Ils peuvent sembler dociles et faire peu de cas des gens qui baignent dans les horreurs qu’on diffuse sur les ondes. Mais puisque les connectés ne ressentent pas le besoin de gagner, d’avoir raison ou de dominer les autres, leur pouvoir tient au fait qu’ils remontent le moral des gens qu’ils croisent. Ils communiquent leur point de vue en étant en harmonie avec l’énergie créatrice de la Source. Rien ne peut les offenser, car leur ego n’a aucune part dans leurs opinions. 

Les connectés vivent leur vie en harmonie avec les vibrations du champ de l’intention. Pour eux, tout est énergie. Ils savent que l’hostilité, la haine et même la colère, lorsqu’elles sont dirigées contre des gens qui croient et s’impliquent dans des activités associées à des énergies inférieures et à des actes violents, ne font que contribuer à ce genre d’activités débilitantes dans le monde. Les connectés vivent en s’appuyant sur une énergie plus élevée et plus rapide qui leur permet d’avoir facilement accès à leurs pouvoirs intuitifs. Ils savent au fond d’eux-mêmes ce qui s’en vient. Si vous leur en parlez, ils vous diront : Je ne peux l’expliquer, mais je peux le sentir à l’intérieur de moi. Par conséquent, ils sont rarement étonnés quand les événements qu’ils avaient anticipés et eu l’intention de créer… se produisent. Au lieu d’être surpris, ils s’attendent à ce que tout se déroule bien. En demeurant en contact avec l’énergie de la Source, ils sont capables d’activer leurs intuitions et d’entrevoir ce qui est possible et comment y arriver. Ce savoir intime leur permet d’être d’une patience infinie, et c’est pourquoi ils ne se plaignent jamais de la façon dont leurs intentions se manifestent ou du temps qu’elles mettent à se manifester. 

Les connectés sont souvent le reflet des sept visages de l’intention dont je n’ai cessé de vous entretenir tout au long de ce livre. Vous verrez des gens d’une créativité extraordinaire qui ne ressentent ni le besoin de se conformer, ni de faire ce que les autres attendent d’eux. Ils tirent profit de leur individualité unique et vous diront qu’ils peuvent créer n’importe quoi s’ils y mettent toute leur attention et leur imagination. 

Les connectés sont des gens extrêmement bons et affectueux. Ils savent qu’en étant en harmonie avec l’énergie de la Source, ils reproduisent la bonté dont ils sont issus. Néanmoins, être bon ne leur demande aucun effort. Ils sont toujours reconnaissants de ce qu’ils reçoivent de la vie et savent qu’aimer la vie et notre petite planète est la meilleure façon d’exprimer cette gratitude. En étant bons avec les gens, ces derniers voudront leur rendre la pareille et deviendront des alliés qui les aideront à réaliser leurs intentions. Ils se lient avec un nombre illimité de gens affectueux, bons et généreux qui s’entraident afin de réaliser leurs désirs. 

Vous remarquerez également que les connectés savent apprécier la beauté de notre monde. Ils trouvent toujours quelque chose à apprécier. Pour eux, il n ‘y a rien comme se perdre dans la beauté d’un ciel étoilé ou contempler une grenouille sur un nénuphar. Ils voient la beauté dans les yeux des enfants, et  perçoivent l’éclat naturel et la splendeur des gens âgés. Ils n’ont aucune envie de juger les autres ou de les décrire en termes négatifs, et ils savent que la Source créatrice ne crée que de la beauté et que cette beauté sera toujours là pour nous. Les connectés n’en savent jamais assez ! Ils veulent tout savoir de la vie et s’intéressent à tous les secteurs de l’activité humaine. Quel que soit le type de créativité, ils trouvent toujours une raison de se réjouir et ne ratent jamais une occasion d’élargir leurs propres horizons. Cette ouverture d’esprit face à tout ce qui existe et tout ce qui est possible, de même que cette volonté de toujours se développer, expliquent en grande partie leur grande facilité à réaliser leurs désirs. En d’autres termes, ils ne disent jamais non à l’univers. Peu importe ce que la vie leur réserve, ils diront: Merci! Qu’ai-je à apprendre, et comment puis-je grandir avec ce que la vie m’a donné ? 

Ils refusent de juger ce que la Source leur envoie, et ce désir d’étendre leurs connaissances est finalement ce qui leur permet de se brancher sur l’énergie de la Source et d’ouvrir leur vie à tout ce que la Source veut bien leur donner. Les connectés sont toujours ouverts à toutes les possibilités, et cette qualité fait qu’ils sont toujours réceptifs à l’abondance intarissable de l’intention. Cet ensemble d’attitudes propres aux gens connectés est la raison pour laquelle ils semblent avoir tant de chance dans la vie. Quand vous êtes en leur compagnie, vous vous sentez revitalisé, utile, inspiré et entier. Ils vous donnent de l’énergie, mais aussi le sentiment que vous êtes en possession de tous vos moyens. Quand vous vous sentez bien dans votre peau, vous entrez dans l’abondance de la Source et invitez les autres, sans vous en rendre compte, à faire de même. Les connectés ne sont pas seulement liés à l’énergie de la Source, ils sont liés à tout ce qui existe dans l’univers. Ils sont alignés sur le cosmos et sur toutes les particules qui le composent. Et si le pouvoir de l’intention est possible et accessible, c’est grâce à ce lien. 

Ces gens qui sont parvenus à l’autoréalisation pensent en commençant par la fin. Ils expérimentent dans leur esprit ce qu’ils désirent avant que cela ne se manifeste sous forme matérielle et utilisent leurs émotions pour déterminer s’ils sont synchronisés avec le pouvoir de l’intention. S’ils se sentent bien, ils savent qu’ils vivent en harmonie avec leur Source. S’ils se sentent mal, ils y voient l’indice qu’ils doivent remonter à des niveaux d’énergie supérieure. Et finalement, en accord avec leurs pensées et leurs émotions, ils agissent comme si leurs désirs étaient déjà réalité. Si vous leur demandez ce que vous devez faire pour réaliser vos rêves, ils vous conseilleront sans hésiter de changer le regard que vous posez sur les choses, et les choses que vous regardez changeront. 

Je vous encourage à reproduire leur monde intérieur et à vous réjouir dans le champ infini du pouvoir de l’intention. Ça fonctionne, je vous le garantis! 

Texte extrait de : Le Pouvoir de l’intention, Dr Wayne W. Dyer, aux éditions Ada, http://www.ada-inc.com 

 

 

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Ce que les Êtres de Lumière nous rappellent

Posté par othoharmonie le 17 janvier 2015

 

jacques2La bascule vibratoire que vient de connaître Les Etats-Unis nous propulse dans « l’après victoire », nous poussant à reconsidérer certains aspects de notre fonctionnement. Oui, un sentiment de victoire a déferlé dans le monde entier impulsant des regains d’espoir immenses. La victoire d’un monde plus juste s’est inscrite dans le peuple américain. Ce vent de victoire et cette vague d’espoir ont fait le tour du monde. Mais après la Victoire, vient le moment de s’interroger sur la façon de faire perdurer l’enthousiasme et l’optimisme. Vient alors, le moment de solliciter les merveilleux potentiels qui remodèleront le monde. Pour cela, Les Êtres de Lumière nous accompagnent et nous rappellent : 

Que Chacun de nous est vital. Que chacun de nous fera la différence. Que nous sommes précieux. Car le Nouveau Monde s’inscrit au coeur de chacune de nos pensées, chacun de nos mots, chacune de nos émotions et chacune de nos actions. Que la responsabilité de chacun est engagée, que nous en ayons conscience ou pas. 

Qu’il nous est essentiel de devenir des visionnaires constructifs comme l’a été Martin Luther King. Poser la Vision d’un Monde Nouveau est essentiel. Maintenir la vision de ce Nouveau Monde est puissant. Croire en quelque chose ne suffit pas. 

Que l’intention pure qui amorce la journée, transforme le quotidien.

Que la gratitude qui conclut la journée, scelle le Nouveau Monde.

Que tout est parfait à chaque instant et que chaque instant est sacré.

Qu’il est temps que nous devenions des observateurs silencieux, les témoins de notre propre histoire.

Qu’il est temps d’aimer son passé afin de l’assainir.

 

Que le jugement n’appartient pas à la Nouvelle Terre et que chacun d’entre nous expérimente ce qui est juste et bon pour son propre épanouissement.

Qu’il est temps de sortir de l’illusion comportementale, de sortir des schémas obsolètes; pour cela il est bon de faire preuve de discernement silencieux.

Qu’il est temps de planter les graines sans se préoccuper de comment, ni de quand elles germeront. Accepter que certaines graines ne germeront jamais car il en est de bien plus fortes et de bien plus belles qui ont pris le dessus.

Qu’Il est temps d’être doux avec soi-même et le reste du monde, la vie en sera plus douce. 

Qu’il est temps de se poser les questions justes: 

Qu’est-ce qui m’empêche d’être dans la réussite ?

Quels sont mes atouts, mes talents, mes qualités ?

Qu’est-ce que je peux changer, améliorer, développer ?

A qui ou à quoi ai-je donné mon pouvoir ? 

Qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

Qu’il est bon d’être patient.

Que le contact avec les Êtres de Lumière sera de plus en plus facile.

 

Par Dominique-Claire Germain – Issu de magazine « Vivre sa Légende » 

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Éveiller votre potentiel divin

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2015

« Selon la sagesse ancienne du monde, nous pouvons consciemment nous unir au divin par cette incarnation ; car cet homme naîtra dans la réalité. S’il rate sa destinée, la Nature n’est pas pressée ; un jour, elle le rattrapera et l’obligera à accomplir sa secrète raison d’être. » SARVEPALLi RADHAKRISHNAN Président de l’Inde, 1962-67 

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Nous voulons tous connaître notre raison d’être. Quelle est donc notre mission ? Les initiés sont faciles à repérer: leur vie rayonne de sens. Comme ils perçoivent le dessein de leur vie, ils ont la force d’en traverser les périodes difficiles autant que d’en apprécier les meilleures. Mais bien des gens n’en ont pas d’idée précise, ou ignorent tout à fait leur raison d’être. Depuis que je pratique l’intuition médicale (c’est-à-dire la capacité de « lire » l’état psychologique de quelqu’un par l’intuition plutôt  que par l’examen et le diagnostic physiques), on me demande souvent : « Pourquoi suis-je malade, et comment guérir ? » Encore plus souvent et avec plus d’insistance, on me demande : « Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma véritable raison  d’être ? Que faire de ma vie ? » En un sens, ce manque de direction et de compréhension de soi constitue un problème de santé, car il peut engendrer diverses formes de stress émotionnel, comme la dépression, la fatigue et l’anxiété. Lorsque ces tensions et ces émotions négatives s’installent, elles peuvent engendrer la maladie. La connaissance de votre mission n’est  pas qu’une aspiration de l’esprit : elle est également essentielle à votre corps et à votre âme. 

Une vie confuse et dépourvue d’orientation peut entraîner d’autres conséquences. L’ignorance de votre mission peut avoir un effet destructeur sur vos  relations. Comme le disait souvent le regretté Howard Thurman, théologien, mystique et professeur à Harvard, nous devons nous poser deux questions : « La première est « Où vais-je ? » et la seconde, « Qui  viendra avec moi ? » Si vous ne vous les posez pas dans cet ordre, vous aurez des difficultés. » Sans cette compréhension de soi, sans ce dessein, nous pouvons porter atteinte à notre entourage et nous faire du tort. Sans une idée claire du « tableau d’ensemble », nous ne pouvons réagir correctement aux événements et aux gens lorsque les choses vont mal. […] 

Après avoir, pendant plus de dix-sept ans, aidé des gens à trouver et à utiliser leur boussole intérieure, j’en conclus que cette absence d’orientation spirituelle et émotionnelle est endémique. En plus de représenter un problème personnel pour bien des gens, c’est aussi une préoccupation mondiale : d’un point de vue cosmico-pratique, à quoi sert à l’univers une  planète remplie d’âmes qui n’ont pas la moindre idée de leur raison d’être ni de leur mission ? 

Lorsqu’on me demandait comment « se réapproprier sa propre existence » ou guérir ses blessures, comment trouver la bonne direction, je recommandais souvent la prière. Mais malgré toutes les qualités de cet exercice, j’ai cherché un autre chemin ou processus précis par lequel on puisse clarifier sa vie et trouver sa raison d’être. Personne ne peut tout prévoir,  bien sûr mais si nous pouvions envisager le sens symbolique de nos expériences, nous serions mieux préparés à affronter les inévitables changements et à nous y adapter. Au lieu de nous opposer à la transformation (tout en accumulant des  cicatrices émotionnelles), nous pourrions choisir, voir les événements sous un jour différent, accepter les changements et profiter de notre vie. Considérant l’importance personnelle et planétaire de la connaissance de notre mission, pourquoi est-elle si difficile à trouver ? Comment peut-on mieux la chercher et s’en informer ? Pourquoi certains la découvrent-ils  facilement, tandis que d’autres peinent sur le moindre indice ? Comment nous en faire une idée ? 

Chacun de nous a intérêt à connaître sa mission, car notre façon d’aborder les diverses circonstances de la vie améliorent ou compromettent notre santé. Comme je l’ai découvert après plus de huit mille lectures intuitives médicales au cours de ces dix-sept années, « notre biographie devient notre biologie » : c’est ce que j’écrivais dans Anatomie de l’Esprit.  Autrement dit, les petits problèmes et les grands traumatismes s’installent et vivent dans notre corps, et affectent ou bloquent notre énergie. Il va sans dire que plus nous nous écartons de notre mission véritable, plus nos frustrations s’accumulent et plus notre énergie est déphasée. Une fois informé de sa mission, on peut vivre de façon à tirer le meilleur parti de son énergie. Lorsqu’on s’accorde à son énergie, on exprime mieux son propre pouvoir. J’appelle cela vivre en accord avec son Contrat sacré.  

Lors de mes lectures intuitives, j’aide des gens à exploiter plus consciemment leur énergie, en repérant les traumatismes ou autres événements de leur vie qui sont restés dans leur champ énergétique. Lorsque je ramène ces souvenirs à leur conscience, ils voient souvent comment ils ont perdu leur énergie ou leur pouvoir en s’identifiant à l’excès à ces blessures ou à ces expériences. En identifiant ces « fuites d’énergie », ils peuvent regagner leur âme. Même si ce rappel est parfois utile, la plupart des gens n’ont pas besoin de mon aide pour se souvenir de ces expériences majeures. Mais là où je crois avoir vraiment aidé certains, c’est dans l’identification et l’interprétation des schémas sous-jacents de pensées et de croyances qui affectent leurs souvenirs. Ces schémas sous-jacents portent les interprétations et les sens que vous assignez à vos expériences. Ces interprétations deviennent des souvenirs cellulaires et traînent la charge d’énergie émotionnelle qui affecte votre biographie et, par conséquent, votre biologie. 

Lorsque vous vous rappelez, par exemple, avoir excellé en mathématiques à l’école, ce souvenir d’une réussite peut stimuler et inspirer votre corps et votre esprit. Mais si votre talent pour les mathématiques a provoqué du ressentiment ou du rejet de la part d’un entourage jaloux, il portera également une charge émotionnelle négative. Celle-ci peut s’attacher à tout succès  subséquent, et vous commencez à associer la culpabilité à l’accomplissement. Supposons, par contre, que votre expérience de ces complications émotionnelles vous ait, en réalité, préparé à affronter des défis ultérieurs. Au lieu d’en vouloir à cet entourage jaloux, vous pouvez lui être reconnaissant d’avoir contribué à votre apprentissage de la vie. En percevant votre propre énergie, en prenant conscience de votre perspective sur votre monde, vous pouvez changer votre point de vue et votre vie. En détectant une charge émotionnelle dans votre biographie, vous voyez comment les fragments rassemblés de votre histoire ont affecté votre passé, votre présent et votre état de santé. Cette perspective, c’est ce que j’appelle la vision symbolique. Entrevoir votre vie à larges traits et en zones de couleurs vives vous permet de redessiner votre conception de l’avenir et d’en interpréter plus clairement et plus consciemment les détails. La vue symbolique vous permet de retrouver votre énergie ou votre âme, pour guérir du point de vue émotionnel, spirituel et parfois même physique. La vision symbolique constituera une façon importante de travailler votre énergie lorsque vous ferez le point sur votre Contrat sacré. 

En faisant la lecture symbolique de quelqu’un, je vois son énergie (dans toutes ses attributions) circuler autour de lui. Mais je la perçois simultanément, comme la somme unifiée de toutes ses parties, et comme une cellule unique reliée à une grande matrice énergétique. Pendant ces lectures, mes sujets deviennent des hologrammes humains. Leur schéma énergétique général se reflète dans chacune de leurs cellules, tout comme chacune de nos âmes bourdonne activement pour former une sorte d’âme planétaire qui englobe toute la vie terrestre. Nos paroles, pensées, actions et visions influencent notre santé individuelle et celle de notre entourage. Parcelles essentielles d’une âme universelle, nous avons tous été placés sur la terre pour remplir un Contrat sacré qui améliore notre croissance spirituelle personnelle tout en contribuant à l’évolution de la grande âme mondiale. 

Notre mission de vie, ou Contrat, ne peut se définir ni se mesurer uniquement à l’aune de notre vie extérieure. Notre raison d’être ne se limite pas à notre carrière, à notre passe-temps ni à notre relation amoureuse. Notre Contrat, c’est notre relation globale à notre pouvoir personnel et spirituel. C’est notre façon de fonctionner avec notre énergie et avec les gens à qui nous la donnons. C’est aussi la mesure dans laquelle on est prêt à se soumettre à la direction du divin. Même si un Contrat ne correspond pas aux détails matériels de notre vie, on peut utiliser ces derniers pour le découvrir. Notre vie comporte de nombreuses facettes qui chatoient et reflètent à la fois notre énergie physique et notre énergie intérieure. En tentant de saisir l’ensemble de ce reflet, vous pouvez discerner et définir votre mission. Tout comme un hologramme contient une image entière en chacun de ses fragments, notre mission se reflète, peut-être sous un angle légèrement différent, en chacun de nos nombreux rayons énergétiques. Mais il faut de l’entraînement pour arriver à percevoir le tableau d’ensemble dans ces fragments et à les combiner pour obtenir la somme de notre mission. La découverte de votre Contrat est susceptible de vous réserver des surprises. Vous vous ferez couper l’herbe sous le pied et serez secoué par des prises de conscience. Mais en cours de route, vous apprendrez à utiliser une vision symbolique, à gérer votre pouvoir personnel et à accomplir votre Contrat sacré. 

Dans mes livres précédents, Anatomie de l’Esprit (Éd. Ariane) et Why people don’t heal and how they can, j’ai expliqué comment fonctionne l’énergie, comment elle s’organise autour de nos sept centres émotionnels ou chakras, et comment vous pouvez apprendre à percevoir votre énergie et à aiguiser votre intuition afin de voir d’où proviennent vos perturbations spirituelles et physiques. J’ai enseigné comment et pourquoi l’énergie pouvait se bloquer ou se dénaturer, et comment se guérir en brisant ce blocage qui provient souvent de comptes à régler. En général, la guérison émotionnelle ou spirituelle est reliée à l’apprentissage d’une leçon prodiguée par le ou les centres émotionnels en cause dans la maladie. Cette leçon, c’est parfois la maladie elle-même, et travailler avec cette forme d’énergie permet de découvrir les changements mentaux et émotionnels nécessaires. 

Au bout de milliers de lectures, j’en conclus qu’un principe organisateur encore plus grand que le jeu des chakras structure notre énergie et, ce faisant, notre vie. J’ai commencé à identifier des formes universelles d’intelligence cosmique directement à l’oeuvre dans l’organisation quotidienne de notre vie. En fait, à chacune des lectures que j’ai faites depuis 1989, un modèle archétypal s’est dégagé des détails et des fragments de chaque vie pour prendre une forme définie, offrant une idée claire de la psyché de cette personne et de la raison de son état. Souvent d’origine ancienne, ces modèles peuplent notre esprit, et leur mode d’existence nous affecte profondément, mais nous en sommes généralement inconscients. Ces modèles  intelligents sont des archétypes, des formes de vie énergétiques dynamiques qui circulent dans les pensées et les émotions de beaucoup de gens, dans toutes les cultures et dans tous les pays. Les archétypes sont les architectes de nos vies. Ils constituent les compagnons énergétiques grâce auxquels nous pouvons apprendre à nous comprendre, comme Laura. Ces modèles psychologiques et émotionnels (notre façon de vivre et les gens que nous aimons) peuvent nous amener à la compréhension profonde de notre raison d’être. Leur énergie peut nous mettre en contact avec notre grand Contrat sacré, avec notre grande mission sur cette planète. Comme je l’ai constaté lors de ma lecture de Laura, aucune relation n’est insignifiante. Chacune de nos expériences inclut un but et un sens. Chaque événement, chaque personne de notre vie   incarne un fragment énergétique de notre psyché et de notre âme. La tâche spirituelle de chacun consiste à reconnaître et à intégrer tout cela dans sa conscience, afin que le modèle général de sa mission puisse briller dans toutes ses dimensions. 

Cette prise de conscience est à l’origine de ce livre, qui révèle un processus de découverte et d’intégration des fragments de la psyché. Ce guide d’exploration de soi permet de découvrir nos compagnons archétypaux et de travailler avec eux pour accomplir notre mission de vie et notre Contrat sacré. 

téléchargementEn développant une vision symbolique et un langage archétypal, vous saisirez l’ensemble de votre vie avec un degré de clarté qui vous permettra de guérir les blessures émotionnelles et spirituelles, et vous remplira d’émerveillement devant l’importance de votre vie pour tous les gens que vous rencontrerez. Soyez assuré que tous les événements et les gens qui sont destinés à croiser votre chemin se présenteront à temps, et que les conseils du divin affluent sans fin vers votre âme. Il ne peut en être autrement : si nous gérons nos Contrats, le Divin s’occupe du Sacré. 

Extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

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Comment redonner le pouvoir à nos présences JE SUIS

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

 

spirit10 Un vieil adage dit : « Tu deviens ce que tu crois, tu deviens ce que tu regardes, tu deviens ce que tu penses, tu deviens ce que tu ressens, tu deviens ce que tu dis, tu deviens ce que tu manges… ». De ce fait, en portant toute notre attention à Notre Présence JE SUIS, nous connectons à sa vibration et nous connectant à sa vibration, nous nous imprégnons de son énergie. Et, parce que nous devenons ce sur quoi nous portons notre attention, nous devenons jour après jour, seconde après seconde Notre Présence Divine. Cette Présence Divine est Douce, Multidimensionnelle, empreinte de Révérence, investie d’une Force incommensurable. Notre Présence attend à chaque seconde l’opportunité de reprendre les commandes de nos vies et dès que nous nous efforçons de communier avec Elle, Elle s’enthousiasme de cette réunification et s’empresse de prendre le relai. Notre vie devient alors magique, libre et bouleversante d’enchantement.

 Malheureusement, nos vieilles habitudes nous ont coupés de ce rituel sacré, celui de passer les commandes à notre Essence Divine. Par conséquent, dès le matin au réveil, il est puissant et régénérant de lui porter toute notre attention et de nous en remettre à sa Pureté et à son Omnipotence car Elle sait mieux que personne ce qui est juste et bon pour nous. Nous sommes faits d’habitudes, celles-ci sont tenaces et persistantes. Un muscle qui n’a pas fonctionné depuis des mois perd toute sa fibre, sa vitalité, son galbe et sa force. Il en est de même avec notre Divinité. De ce fait, le travail de reconnexion avec son Divin exige la même persévérance que celle dont nous devons faire preuve lorsque nous rééduquons un muscle. 

Cela prend du temps, de la constance et de la patience. En effet, il nous faut du temps pour inverser un dysfonctionnement depuis bien trop longtemps établi. Alors, il est fondamental de nous tourner vers notre Présence Divine le plus souvent possible et de persévérer même si les résultats ne sont pas visibles rapidement. Avec le temps et la pratique, cela nous sera aisé et tout aussi simple et agréable que de prendre un bon petit déjeuner le matin. Nous éprouverons un plaisir immense à vivre ce mariage au quotidien. Dès lors que nous coopérons avec Elle et ce, à chaque instant, nous déposons tout naturellement notre ego, qui jusque là, tenait les rennes de nos vies. Nous avons donc la responsabilité d’être dans l’Instant Présent, conscients de ce que Nous Sommes et de ce que nous émettons à chaque seconde. Seconde après seconde, il est essentiel d’être en alignement avec notre Présence JE SUIS et encore davantage dès que nous devons faire face à une situation plus délicate. Prenez du recul à toute forme de peur ou de résistance et dites-vous : 

« JE SUIS ma Présence JE SUIS. De ce niveau Divin de conscience comment vais-je réagir à cette situation ? Comment puis-je ajouter de la lumière au moyen de mes mots, de mes actions, de mes pensées, de mes attitudes, de mes croyances et de mes émotions ? »

Sachez sans aucun doute, que la réponse sera impulsée par la guidance de notre Présence JE SUIS. Sans l’interférence de notre ego, nous entendons la petite voix intérieure et celle-ci fait preuve de profondeur nouvelle. Mais comment savoir si nous sommes sous la guidance de notre Présence JE SUIS et non sous l’influence de votre ego ? 

Posons-nous à nouveau les questions suivantes : Est-ce une réaction provenant d’une peur ? Est-ce la façon la plus positive de réagir face à ce problème ? Est-ce que je nourris le monde de lumière en agissant ainsi ou est-ce que je nourris l’ombre ? 

Si les réponses sont : non, alors la guidance ne vient pas de notre Présence JE SUIS mais sûrement de nos vieilles façons de fonctionner. Alors, il est juste de se centrer à nouveau  jusqu’à ce que dans notre coeur, la réponse soit : OUI ! En redonnant le pouvoir à Notre Présence JE  SUIS, l’intervention céleste sera tellement plus aisée et tout se mettra en place avec une grande fluidité. Nos modèles de perfection et nos visions se manifesteront plus rapidement ! Soyons attentifs et nourrissons uniquement ce qu’il y a de plus noble et de plus pur. Alors notre Présence JE SUIS prendra le pouvoir de nos pensées, de nos actions de nos paroles, de nos émotions et de nos actes. Elle nous guidera dans chaque situation, dans chaque relation et surtout sur le chemin de ce que Nous Sommes vraiment. Notre Présence Divine réveillera en nous toutes nos qualités et nous rappellera que nous sommes un  trésor, que nous avons toujours été ce trésor et qu’il est temps de laisser ce trésor dévoiler tous ses secrets et toutes ses potentialités. 

En nous connectant ainsi à notre Présence JE SUIS, nous connectons à la Présence JE SUIS de l’Humanité. Cette reconnexion créera la Nouvelle Terre unissant toutes les races, toutes les religions, tous les peuples, toutes les organisations et toutes les nations. Notre victoire sera certaine et nous évoluerons ainsi dans une toute autre réalité. Tout deviendra magique et empreint de beauté. Ce qui mettait des mois, voire des années à se manifester, se fera parfois en un clin d’oeil ! Cette étape est celle appelée « l’Ascension ». Il n’y aura pas ou peu  d’Illumination instantanée, mais bien la manifestation de miracles, fruits d’un labeur depuis bien longtemps entrepris par tous ceux et celles qui se sont mis en quête de ce paradis perdu. Paradis lové au coeur de chacune de nos cellules, au coeur de notre ADN, au coeur de tout ce qui est !!

 

La Flamme Violette : Un outil précieux et efficace!

Parce que nos cellules sont encombrées d’impuretés de toutes sortes, parce que nos lourdes fréquences passées ralentissent la rotation des électrons, parce que notre ADN est prisonnier de vibrations parasites, il est très important d’utiliser des outils de grande efficacité qui sont accessibles à chaque instant dont : la Flamme Violette. Cette extraordinaire fréquence transmute toute imperfection en perfection, tout négatif en positif et opère une alchimie magique longtemps restée dans le secret des Initiés. La Flamme Violette fonctionne tel un accélérateur atomique, transformant les énergies discordantes en énergies Harmonieuses. Nos lourds karmas peuvent être transmutés. La Flamme Violette dissout nos densités, nos limitations, nos enfermements, nos conditionnements et nos peurs. Quand nous évoquons Notre Présence Divine ainsi que la Flamme Violette, de concert, elles éliminent instantanément les distorsions dans nos corps mental, physique, émotionnel et éthérique. Rien ne résiste à la Flamme Violette, elle nous nettoie nous préparant à l’intégration de notre Présence JE SUIS. 

Ainsi, nous célébrerons notre Eveil, notre Bonheur et notre Liberté, nous célèbrerons notre Victoire ! Dès lors que notre Présence Divine reprend les commandes, nous déchirons le voile de l’illusion. Derrière le voile se tiennent des splendeurs insoupçonnées !!! 

images (2)Il y a peu de temps Jésus nous enseignait ceci : « Vous n’êtes pas cet humain que vous croyez être. Vous allez redevenir un être dont la puissance servira toute la  création et servira toutes les créations à venir. Vous échappez aux contrôles extérieurs dès lors que vous comprenez tout cela. Vous allez vivre la liberté à laquelle vous avez toujours eu droit. Il est essentiel que vous vous donniez le droit à une autre réalité.  Vous allez enfin comprendre combien vous pouvez vous aimez les uns les autres inconditionnellement. Sachez que vous arrivez au bout du voyage. Les souffrances ne seront plus qu’un mauvais rêve. Les Miracles de la Création sont en vous. C’est avec grand honneur que nous vous assistons dans cette dernière étape de votre odyssée. Sachez également qu’une grande célébration vous attend et que les Royaumes de Lumière s’enthousiasment de votre retour ! »   

 

Extrait CD de méditation sur la Présence «JE SUIS»

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L’engagement conduit à la Victoire

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

 

fini-le-mensonge« Cette année, L’Humanité fait l’expérience d’une bascule considérable et cette bascule touche toutes les facettes de nous-mêmes. Cette accélération d’énergie, de vibration et de conscience nous conduira à vivre des évènements extrêmement positifs et ce pour chacun d’entre nous. 

Malheureusement, en raison des douloureux challenges qui émergent actuellement, challenges qui nous poussent à guérir, beaucoup ne prennent pas conscience que tout ceci est une véritable opportunité de guérison. Alors, au lieu de renforcer les rêves et les espoirs, les gens se sentent accablés par les peurs et les sentiments d’impuissance.*

Pour cette raison, les Êtres de Lumière demandent aux Artisans de Lumière de redoubler leurs efforts. Ils nous rappellent que nous ne sommes qu’Un et que dès lors que nous agissons pour l’Humanité, Nous servons nos frères et soeurs de Lumière en accomplissant ce qui doit l’être, assumant ainsi notre engagement en tant que Gardiens de nos Frères. Il nous est donc demandé d’agir. Sommes-nous prêts MAINTENANT à accepter la responsabilité de ce rôle privilégié ? 

Nous constatons que beaucoup d’Artisans de Lumière se sentent également accablés. Cependant, nous savons au fond de notre coeur que tout cela a un sens et nous savons au plus profond de nous-mêmes que nous allons être Victorieux. Nous savons également que tout ce dont nous avons besoin pour accomplir cette divine mission est déjà inscrit en nous. Nous sommes donc puissants au-delà de notre entendement et quand nous unissons nos coeurs et nos esprits nous devenons invincibles. Il nous est donc demandé de nous unir, de nous réunir car cet engagement en ces temps précieux est crucial. Toutes les fois ou nous nous réunissons, les Êtres de Lumière amplifient par plus de 1000 la puissance de l’intention. 

En cet instant précis, Notre Présence « Je suis » augmente toutes les 24 heures la fréquence vibratoire au sein de nos corps physiques, éthérique, mental et émotionnel. 

Bien évidement l’intensité varie en fonction de notre capacité à recevoir ces flots d’énergies. Ceci crée un véritable stress, mais nous prépare à recevoir d’autres fréquences de Lumière encore plus subtiles. Souvenez-vous la Lumière est bien plus puissante que toutes fréquences de peurs et de petitesses qui remontent à la surface pour être transmutées et guéries. Au plus nous projetons de la Lumière dans les distorsions qui se présentent, plus vite nous manifesterons les modèles de Perfections de la Nouvelle Terre. Les Êtres de Lumière ont annoncé l’année 2010 comme étant l’année de la Manifestation. Après des décennies de travail acharné entrepris par les Artisans de Lumière répartis dans le Monde entier, nous avons atteint la Masse Critique, le point culminant qui verra la manifestation de la Nouvelle Terre. De ce fait soyez attentifs aux événements positifs qui se présentent dans votre vie. 

Ne portez plus votre attention à la négativité qui bombarde votre quotidien. Si vous y prêtez trop d’attention, vous permettez à la limitation et à la souffrance de perdurer. Centrez votre énergie sur les changements positifs qui se  produisent en toutes circonstances. Focalisez votre pourvoir sur ce que vous désirez co-créer et non plus sur les choses que vous ne désirez plus. 

Quand vous méditez et que vous invoquez la Lumière, vous vous unissez à tous les Artisans de Lumière du Monde. Ainsi, vous créer un calice, une coupe immense qui permet de recevoir cette Lumière qui transmute toutes les blessures et toutes séparations, quelles soient collectives ou individuelles. Ceci prépare le chemin de la manifestation de nos rêves et de nos espoirs renforçant à chaque instant la Matrice du Nouveau Monde. Souvenez-vous, l’engagement, l’intention pure conduisent inexorablement à la Victoire ! » 

Patricia Diane Cota Robles

Traduit par Dominique-Claire Germain du magazine Vivre Sa Légende

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Petit guide pour mener une vie heureuse

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

guide-du-bonheurComment mener une vie heureuse et harmonieuse avec soi-même et avec les autres ? C’est à cette question que répond Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, historien des religions, écrivain, dans son livre « Petit traité de vie intérieure » en apportant des connaissances pratiques au lecteur. Extraits.

La foi est l’une des dimensions les plus importantes de la vie intérieure. Je ne parle pas de la foi telle qu’on l’entend à propos des religions monothéistes, c’est-à-dire la croyance en Dieu sans preuve de son existence, mais de cette foi, que l’on pourrait qualifier de confiance, sans laquelle on ne peut avancer, progresser dans la vie. Les spiritualités orientales utilisent d’ailleurs indifféremment les mots de foi et de confiance pour parler de cet état d’être. Le bouddhisme, par exemple, part d’un constat empirique : sans une foi-confiance préalable dans ledharma, l’enseignement du Bouddha, tout progrès spirituel est impossible. Et sans une foi-confiance préalable dans le maître, on ne peut pas intégrer ses enseignements. La raison en est simple : si nous n’avions pas foi que ce que nous allons étudier va nous être profitable, nous ne l’étudierions pas sérieusement. Les enfants connaissent cette vérité et ils l’appliquent spontanément : ils ont foi en leurs parents, ils les croient, et apprennent ce qu’ils leur transmettent. Cela vaut aussi bien pour la transmission de la culture et des valeurs que pour tous les autres apprentissages. C’est d’ailleurs ainsi que, comme la plupart d’entre nous, j’ai appris à faire du vélo : mon père derrière moi me maintenait en équilibre, je ne le voyais pas et j’avais peur, je lui ai dit de ne pas me lâcher, il m’a demandé de lui faire confiance. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçu que je pédalais tout seul. J’avais réussi à me lancer grâce à la foi-confiance que j’avais en lui. […]

La foi est donc tout d’abord indispensable pour progresser par la confiance que nous faisons à d’autres individus qui en savent plus que nous (parents, éducateurs, scientifiques, sages), ensuite parce qu’elle nous aide à vivre et à nous développer en nous fiant au monde et à la vie. Nous sommes motivés pour progresser, pour apprendre, pour avancer, pour chercher, pour nous engager, pour créer, parce que nous croyons qu’il y quelque vérité et quelque bonté dans le monde et dans la vie. Sinon, à quoi bon se lever le matin ?

Cette foi varie selon les individus. Chez certains, le désespoir, la peur, le ressentiment, la colère l’emportent. L’existence devient alors douloureuse. La vie au quotidien peut se transformer en enfer quand elle est dénuée de confiance. Le monde apparaît hostile, dangereux. La peur remplace la confiance. On n’ose plus prendre un avion de peur qu’il ne s’écrase, on n’ose plus pas entrer dans une relation amoureuse de peur d’être trahi ou abandonné, on n’ose pas postuler à un emploi de peur que notre candidature ne soit rejetée. Et, au lieu de progresser, on reste paralysés dans notre vie professionnelle, affective et sociale. Notre existence devient impossible si on n’a pas un minimum de confiance. En soi, dans les autres, dans la vie. […]

Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique, même si les apparences sont tout autres, développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance. Plus nous voyons les « cadeaux » de la vie, plus ils viennent à nous. Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. […]

Sans aller jusqu’à cette mystique de l’abandon de toute volonté, admettons qu’il nous est impossible d’exercer une maîtrise totale sur notre vie : les failles par lesquelles l’impromptu surgit sont imprévisibles. En voulant à tout prix contrôler cette part d’impondérable, nous nous condamnons à vivre dans l’angoisse permanente. Nous ne pouvons pas non plus contrôler autrui : nous devons accepter qu’il nous échappe toujours, y compris quand il s’agit de son conjoint ou de son enfant. Comme l’écrit Khalil Gibran si justement dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les enfants de la vie. » Nous ne pouvons pas davantage contrôler totalement notre vie professionnelle soumise à tant d’aléas externes, ni nous obstiner à vivre dans l’illusion de stabilité et de sécurité.

couvmax_813Alors, faisons de notre mieux pour maîtriser ce qui peut l’être, à commencer par nos désirs et nos passions, mais armons-nous psychologiquement à accepter l’imprévu, à nous y adapter et à en tirer le meilleur parti. Les sagesses indiennes utilisent une expression que l’on pourrait traduire par « lâcher-prise » pour qualifier cette attitude intérieure d’abandon au réel. Mais on ne peut véritablement lâcher prise que lorsqu’on a confiance en la vie. La première fois que nous sommes amenés à le faire, c’est toujours une épreuve : nous avons peur de l’inconnu, nous sommes angoissés. Et puis l’expérience positive du lâcher-prise – détente, joie, conscience que rien de grave ne nous est arrivé – augmente la confiance et nous aide à aller encore plus loin dans l’abandon.

Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir
PLON/Perrin/Presses de la Renaissance (Novembre 2010 ; 193 pages) 

 

 

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La rationalité de la foi

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2014

 

Depuis le début de ce que les schémas historiques appellent l’époque moderne (XVIIè siècle), nous avons pris l’habitude de séparer rigoureusement l’attitude scientifique de l’attitude religieuse, et même de les opposer en les considérant parfaitement incompatibles. Beaucoup de gens s’offusquent par exemple en entendant un scientifique avouer sa foi, jusqu’à remettre en question son professionnalisme et ses compétences de chercheur justement, estimant que science et religion ne peuvent raisonnablement cohabiter. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERACe qui m’intéresse ici, c’est d’examiner rapidement les sources de ce conflit, et la manière dont on renvoie face à face ces deux perspectives que sont l’attitude scientifique et l’attitude spirituelle. Mais ce que j’aimerais surtout montrer, en m’appuyant précisément sur des recherches scientifiques et mathématiques notamment, c’est que l’acte de foi peut être considéré comme tout à fait rationnel, voire logiquement incontestable, ce qui peut même, à l’extrême, nous conduire à désigner une attitude athée comme allant à l’encontre de toute logique rationnelle.

Bien sûr, je n’irai pas jusqu’à défendre cette position, car j’estime que même si l’attitude consistant à opposer foi et raison est en même temps infondée et indéfendable sur un plan purement logique, le fait d’établir une rationalité d’ordre scientifique à l’acte de foi n’autorise pas à faire preuve du même type d’obscurantisme dans le sens opposé. Au contraire de la position agnostique (ne pas se prononcer sur l’existence de Dieu), l’athéisme, en tant que conviction en la non-existence d’un Dieu, relève pleinement d’un acte de foi, puisque parfaitement indémontrable, et n’a pas non plus en ce sens à se légitimer dans la mesure où cette croyance doit relever d’une conscience purement individuelle et intime. 

LES SOURCES D’UNE OPPOSITION

A priori, ce qui caractérise l’opposition entre science et religion, dans la conscience commune, c’est une sorte de face à face binaire entre deux schémas à la fois erronés et très restrictifs : d’un côté la science, associée à la raison, la logique, la vérité, l’objectif, et de l’autre la religion, assimilée à la croyance, l’imaginaire, l’incertitude et le subjectif. Présenté comme ça, on se rend bien compte que cet oxymore science/religion est à la fois incomplet, artificiel, voire intenable, mais c’est pourtant ce qui semble animer au quotidien le débat entre « purs scientifiques » et « purs croyants ». Il est d’ailleurs dommageable que les uns et les autres s’excluent mutuellement ainsi, mais le nerf de la guerre et les arguments avancés par chaque camp sont plus ou moins redondants : d’un côté les scientifiques vont se parer d’un savoir complètement rationnel, logique et par là même irréfutable, ne supportant aucune objection puisque parfaitement objectif. A l’opposé, les religieux vont utiliser au fond le même argument, mais à l’appui d’un relativisme absolu qui va consister à soutenir que leurs propos relèvent de la foi, que chacun est seul maître de sa propre croyance, et qu’en ce sens aucun énoncé ne peut la réfuter. 

Vous l’aurez compris, ces deux postures me paraissent aussi extrêmes l’une que l’autre, mais surtout bêtement restrictives. Je ne suis pas convaincu par exemple que la science soit toujours rationnelle, et il est avéré que ses énoncés n’ont qu’une durée de vie limitée, de la même manière que je suis tout à fait persuadé que l’on peut trouver des arguments rationnels tout à fait solides en faveur de la foi. Ce sont ces deux aspects que je voudrais creuser à présent. 

RELATIVITÉ DE LA SCIENCE ET RATIONALITÉ DE LA FOI 

La première des choses qu’il faudrait vraiment remettre en question, c’est ce caractère à la fois rationnel, immuable, universel et parfaitement incontestable des « vérités » scientifiques. Pour commencer, la science repose davantage sur une attitude empirique (expérimentale) que véritablement rationnelle. Les énoncés scientifiques sont « démontrés » a posteriori, mais au départ de chacun de ces énoncés, il n’y a rien de plus qu’une hypothèse, une opinion, une intuition même. On part donc d’une idée complètement subjective que l’on va chercher à démontrer scientifiquement pour voir si cela fonctionne ou pas. Il faut noter également que la « preuve » de ces énoncés scientifiques n’est valable qu’au sein de ce qu’on appelle le « paradigme » scientifique, c’est-à-dire au sein de ce schéma. Par exemple, un théorème mathématique ne peut être prouvé que via les mathématiques. Sortez du cadre mathématique, vous aurez beaucoup de mal à montrer que la somme des angles d’un triangle est toujours égale à 180°, ce qui remet sérieusement en question le caractère universel de ce type d’énoncé. 

En second lieu, et par-delà le fait que la science s’auto- valide au fond elle-même, en ayant beaucoup de mal à sortir de son paradigme, il faut également considérer que ce qui caractérise un énoncé scientifique, c’est sa faible durée de vie. Là, soyons clair, je n’énonce pas une théorie personnelle, cette idée est communément admise en épistémologie depuis que Karl Popper a établi, comme critère de scientificité, la possibilité d’invalidation d’un énoncé. En clair, un énoncé ne peut être considéré comme scientifique s’il ne peut être réfuté. Pour reprendre l’exemple précédent, ce qui a permis de considérer comme scientifique le fait que la somme des angles d’un triangle soit toujours égale à 180°, c’est le fait que cet énoncé  puisse être invalidé par la suite, ce qui n’a pas manqué d’arriver, et à deux reprises (on sait aujourd’hui que la somme des angles d’un triangle peut aussi être supérieure ou inférieure à 180°). Dès lors qu’on a cela en vue, on a donc beaucoup de mal à considérer les énoncés scientifiques comme des vérités à la fois universelles et immuables. Pour les scientifiques eux-mêmes, de telles vérités relèvent du domaine de la mystique, la science étant caractérisée par la caducité de ses propositions. 

Envisagé comme ça, on peut donc considérer que le domaine des « vérités immobiles » relève de la croyance, en ce sens qu’elles sont parfaitement subjectives, mais ça n’est pas ce qui m’intéresse ici. Je ne vais pas non plus m’attarder sur des arguments purement spéculatifs et relevants plus ou moins du jeu d’esprit comme le fameux pari de Pascal (cf Pascal, Les Pensées, fragment 233 de l’édition Brunschvicg). Ce qui m’intéresse, c’est de montrer que la foi en un dieu par exemple peut être considérée comme tout à fait rationnelle, voire davantage en adéquation avec la logique que la position athée (qui au fond, je l’ai dit, relève elle aussi de l’acte de foi). Pour cela, je m’appuierai essentiellement sur l’idée que l’univers est né d’un hasardeux concours de circonstances plutôt que d’une « cause première », c’est-à-dire d’une certaine forme d’agencement ordonné, pour montrer que la première position est beaucoup moins défendable sur le plan logique que la seconde. 

Je serai volontairement assez bref, car je vais exposer ici une idée qui n’est pas de moi, et qui est expliquée de manière très complète dans un ouvrage écrit conjointement par Jean Guitton, philosophe chrétien réputé pour son sérieux et son érudition, et Grishka et Igor Bogdvanov, physiciens et astrophysiciens qui ont malheureusement, malgré leurs compétences certaines, beaucoup soufferts de leur surexposition médiatique. Pour ceux que ça intéresse je vous renvoie donc à l’ouvrage : Dieu et la science, Editions Grasset et Fasquelle, Paris, 1991. 

Très rapidement donc, l’idée défendue dans l’un des chapitres est la suivante : la naissance de l’univers, et a fortiori l’éclosion de la vie, résultent d’une foule de combinaisons et de facteurs et, si le plus infime d’entre eux avait été légèrement modifié, n’auraient jamais pu voir le jour, ce qui remet fortement en question le fait que ces combinaisons aient eu lieu au hasard. Je cite un passage, ce sera plus clair : 

« Il est vrai que le calcul des probabilités plaide en faveur d’un univers ordonné, minutieusement réglé, dont l’existence ne peut être engendrée par le hasard. Certes, les mathématiciens ne nous ont pas encore raconté toute l’histoire du hasard : ils ignorent même ce que c’est. Mais ils ont pu procéder à certaines expériences grâce à des ordinateurs générateurs de nombres aléatoires. A partir d’une règle dérivée des solutions numériques aux équations algébriques, on a programmé des machines à produire du hasard. Ici, les lois de probabilité indiquent que ces ordinateurs devraient calculer pendant des milliards de milliards de milliards d’années, c’est-à-dire pendant une durée quasiment infinie, avant qu’une combinaison de nombres comparable à ceux qui ont permis l’éclosion de l’univers et de la vie puisse apparaître. Autrement dit, la probabilité mathématique pour que l’univers ait été engendré par le hasard est pratiquement nulle. » 

L’extrait est limpide, il n’y a pas grand-chose à ajouter, mais on voit bien que d’un point de vue purement mathématique, statistique et logique, il est beaucoup plus rationnel de soutenir que l’univers, et la vie, ont été créés à l’initiative d’une forme de conscience extérieure, ou du moins d’un ordre naturel réglé, que par le fruit du hasard via une accumulation de coïncidences fortuites. 

UNE OPPOSITION RENVERSÉE ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERACe que l’on peut tirer des observations que l’on a examinées jusqu’à présent, c’est que le schéma simpliste consistant à associer la science à la raison, à l’universalité et à l’objectivité, en l’opposant au subjectif et au relatif de la foi n’est pas aussi évident que ce qui paraît au premier abord. 

En voulant caricaturer le débat dans l’autre sens, et en étant un peu provocateurs, on pourrait même dire que la science repose finalement sur beaucoup moins de certitudes que la religion. D’une part car, on l’a vu, la posture scientifique se fonde sur une démarche empirique et elle se construit de manière perpétuelle en détruisant ce qu’elle a énoncé précédemment, là où la religion a de son côté une fâcheuse tendance à ne jamais vouloir remettre en question ses énoncés. Mais de manière plus intéressante, on a même pu envisager le fait que l’avènement du monde et de la vie n’avait quasiment aucune chance, en matière de probabilités, de reposer sur le hasard, ce qui plaide au minimum, de manière presque scientifique, pour une conception ordonnée et réglée de l’univers, voire pour une impulsion extérieure à sa source. 

Sans vouloir remuer trop de vase et rentrer dans des provocations inutiles, tout ceci peut au moins, je l’espère, permettre à chacun, scientifiques et religieux, de se montrer un peu moins dogmatiques en ce qui concerne leurs positions respectives. Une telle attitude pourrait permettre de dépasser cette ambivalence un peu frustrante, et pourquoi pas, de penser conjointement le monde selon ces deux modèles qui n’ont rien d’antagonistes, comme les auteurs de l’ouvrage que j’ai cité plus haut ont tenté de le faire. 

QUELQUES DOUTES DE PLUS POUR TERMINER…

Pour terminer, j’aimerais insister sur le fait qu’il ne s’agissait surtout pas ici, à mes yeux, de faire l’apologie de la religion en dénigrant la posture scientifique. Je voulais simplement proposer une alternative au schéma un peu trop restrictif qui a malheureusement pignon sur rue, en montrant que la foi pouvait aussi avoir des fondements tout à fait rationnels, de la même manière que la science pouvait également être construite sur beaucoup d’incertitudes, de tâtonnements et d’hésitations. 

Mais surtout, je trouve dommage de vouloir aujourd’hui bâtir un monde que l’on s’imagine parfaitement systémique, sur des vérités périssables par essence, en se berçant d’une illusion qui relève elle aussi, au fond, de quelque chose de très mystique. Mais histoire de jeter encore un peu plus de doutes dans la marmite, si l’on considère l’acte de foi comme rationnel, peut-on encore, au final, appeler ça de la foi ? C’est un autre débat en tout  cas…

par Shaël Texte issu du Mag des Païens d’Aujourd’hui

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Physique quantique et spiritualité

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2014

 

HommeSablierAprès des études de physique à l’école poly technique de Munich et l’obtention d’une thèse d’état dans le domaine de la structure atomique et moléculaire de la matière, Andreas K.

Freund a travaillé pendant quarante ans dans deux grandes institutions scientifiques européennes à Grenoble. Passionné par la communication vers le grand public, il a été responsable des relations publiques pendant quatre années. En parallèle à ses activités de chercheur scientifique, il a été formé en psychologie, en communication et en yoga.

Persuadé que c’est l’homme qui limite l’expérience de la réalité, qui fragmente les choses à ne pas séparer, Andreas Freund cherche à dépasser les limites physiques par une exploration parallèle intérieure afin de franchir le « mur de la lumière » physique et aboutir dans un nouvel espace conjugué où brille une lumière de nature différente.

Voyageant souvent en Inde il s’intéresse particulièrement à la conciliation entre science et  spiritualité et à ce que les traditions ancestrales, en particulier védiques, peuvent apporter à notre monde moderne dans un bouleversement profond se manifestant par des crises de toute nature, qui, au fond, sont des crises d’ignorance et de manque de conscience.

La découverte de la physique quantique au début du siècle dernier a révolutionné notre  compréhension de la nature. Aujourd’hui, les appli cations technologiques du quantique ont un impact très important sur nos vies. Des thérapies basées sur les phénomènes quantiques font leur apparition dans le domaine de la santé. Mais relativement peu de personnes sont conscientes des aspects philosophiques, métaphysiques, également révolutionnaires de cette science nouvelle.

La vision quantique du monde s’approche de façon étonnante de ce que les traditions spirituelles millénaires enseignent. La relation intime entre l’expérimentation orientée vers l’extérieur en physique, chimie, biologie, et l’expérience intérieure par la méditation, la contemplation et les états de conscience modifiée devient évidente.

La matière n’est pas une masse inerte et inanimée, mais tout au contraire une substance dynamique et vivante ; elle est de la lumière condensée. La physique moderne le démontre et les traditions ancestrales le savaient déjà. Le scientisme matérialiste et le mysticisme spiritiste disparaissent dans la lumière d’une nouvelle approche plus globale où science et spiritualité sont non seulement compatibles, mais associées l’une avec l’autre. Ici, il ne s’agit donc ni d’une spiritualisation de la science, ni d’une « scientification » de la spiritualité ou de l’expérience religieuse, mais d’une véritable synergie de ces deux formes de réalisation de la vérité qui s’interpénètrent et se complètent mutuellement. Dans ce nouvel espace transdisciplinaire et exempt de dogmes science rime avec conscience.

Andreas Freund écrit des articles et donne des conférences accessibles à tout public en Europe et outre Atlantique expliquant les termes énergie, lumière, vibration, résonance, champ, etc., et illustrant la congruence des visions scientifique et spirituelle par de nombreux exemples.

La sortie d’un livre en l’automne 2013 aux Éditions Le Mercure Dauphinois : Lignes de lumière : physique quantique et spiritualité.

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L’homme et son compagnon

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (2)Il était une fois un Homme qui avait une vie très occupée – peu de temps pour lui-même, toujours pris par son travail et par d’autres personnes. Jusqu’à ce qu’il décida qu’il ne voulait plus continuer ainsi et se mit à chercher un conseil. 

Le maître qu’il a consulté lui a dit: “Demandez à un philosophe de vous accompagner”, et c’est ce qu’il fit. Ils marchèrent ensemble dans la vie – le Philosophe et l’Homme. Ils parlèrent beaucoup de la vie et de la mort, de l’origine et de la destinée, du bien et du mal, de la parole et du silence. L’Homme apprit beaucoup de choses profondes auxquelles il n’avait jamais pensé avant. Mais le temps passant, il découvrit que sa tête devenait tout aussi remplie qu’elle avait toujours été et il quitta le Philosophe.

Une fois de plus il consulta le maître. Celui-ce répondit: “Demandez à un enfant de vous accompagner.

Vous vous détendrez”. L’Homme trouva une charmante petite fille qui était justement en vacances et elle aimait à se promener avec l’Homme. Et comme l’Homme était bon, ses parents n’ont pas fait d’objection. Ils marchèrent à travers les champs pendant des jours et des semaines et l’Homme se rétablit grâce à sa joyeuse petite compagne. L’Enfant à son côté a fait revivre l’enfant dans son âme et il apprit à être heureux et à danser de nouveau. Il apprit aussi à pleurer. Toutefois, le temps passant, il remarqua que l’Enfant recevait tout son amour et toute son attention mais qu’il ne se retrouvait pas encore lui-même. Aussi ramena-t-il l’Enfant à ses parents. 

Un fâcheux compagnon

Irais-je encore une fois voir le maître pour lui demander conseil?, se demandait-il. Mais il rejeta cette idée car il avait deux fois reçu un conseil qui ne lui avait pas procuré ce qu’il cherchait. Et il partit tout seul, complètement seul, ayant pour seul compagnon, Silence. Ce fut d’abord une aventure effrayante et solitaire, et garder le silence fut un plus lourd fardeau que tout le bruit de sa vie antérieure. Il fut tenté de retourner à son ancienne existence avec tout ce monde et ce travail, et de se séparer du Silence. Mais il a réalisé que ce ne serait pas la solution car le Philosophe lui avait appris qu’il y a plus dans la vie que le travail et les autres. 

Et l’Enfant avait éveillé son amour et ses préoccupations et ses larmes.

Et donc il ne pouvait rien faire de plus que continuer avec ce fâcheux compagnon: Silence. Il ne  s’entendait pas vraiment bien avec lui mais ne pouvait pas non plus s’en passer. Et ils se traînèrent donc ensemble, silencieux et mal à l’aise; sa présence le déprimait. 

Pourtant, après quelques temps, il s’est passé quelque chose d’étrange. Une nuit, il s’est éveillé en entendant parler quelqu’un. Mais à part son compagnon Silence, il n’y avait personne. Et pourtant il ne l’avait pas imaginé! Silence peut-il parler?, se demandait-il. Heureusement, ses promenades avec le Philosophe n’avaient pas été vaines. Il lui avait dit un jour: “Le seul langage qui a un sens vient de la bouche du Silence”. 

Et il a donc écouté et écouté pendant des heures, pendant si longtemps que le temps cessa d’exister.

Il écouta ce que son compagnon Silence avait à lui dire. 

Un chant tout à fait nouveau

Quand finalement ils continuèrent ensemble, il n’avait pas fini de lui parler et lui n’avait pas cessé d’écouter. 

Mais en écoutant, sa tête ne s’est pas remplie comme avec le Philosophe. Au contraire, son cerveau est devenu large et clair et très concentré. Son sommeil même était détendu et c’était probablement le plus grand miracle. Mais malgré cela, il se réveilla encore une nuit. Et parce qu’il n’y avait pas âme qui vive à des kilomètres, ce devait être encore son compagnon Silence. Sa voix était toutefois différente, elle résonnait comme une coquille mélodieuse et c’est pourquoi il ne l’a pas tout de suite reconnue. Il chantait, chantait et son chant était tout à fait nouveau. Parfois il le remplissait de joie et d’excitation et puis après il pleurait à chaudes larmes d’une vieille blessure, tout ce que l’Enfant lui avait appris. Le Silence peut-il chanter?, se demandait-il. Il y mit toute son attention et amour, mais ces sentiments non seulement sortaient de lui, comme avec l’Enfant, mais ils retournaient vers lui, purifié et calme. 

Elles n’avaient pas été en vain, ses promenades avec l’Enfant qui lui avait dit que Silence peut chanter et danser et rire et pleurer. Et il a donc continué à écouter son compagnon bien plus longtemps qu’un tour d’horloge. Il en était tellement absorbé qu’il était redevenu comme un enfant. 

Quand enfin ils ont continué, ils étaient inséparables, main dans la main, pour la vie. Parce que Silence avait trouvé quelqu’un qu’il cherchait depuis longtemps: quelqu’un à qui parler. Et l’Homme avait trouvé quelqu’un qui lui avait appris ce que très peu peuvent accomplir: à écouter, aussi à s’écouter lui-même. 

UMOFC Newsletter août 2000

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L’Avenir de l’Humanité

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

Où s’en va le monde ?  Ne sentez-vous pas que la seule stabilité se trouve… 
dans le changement ?  Pourquoi sommes-nous ici et où allons-nous ?

quelserait-156x234Dans cet ouvrage « Quel serait l’avenir de l’humanité si… » , nous explorons des sujets d’actualité tels la politique, l’économie, l’éducation, l’art, la nature, le rôle des femmes et de la mère, etc. et les examinons à la lumière de la compréhension initiatique des Sages, des Initiés et des grands Maîtres dont Omraam Mikhaël Aïvanhov.

L’humanité arrive à l’apogée d’une ère de matérialisation et se trouve maintenant au seuil d’une nouvelle ère qui, elle, sera toute empreinte de spiritualité. Nous voici donc à la croisée des chemins. L’éveil de notre conscience et notre esprit de collaboration en tant que famille globale et universelle représentent les moyens les plus sûrs de relever les défis de ce vingt-et-unième siècle.

Cet ouvrage permet de contempler l’avenir d’un point de vue différent, avec une conscience nouvelle. L’avenir peut être harmonieux et glorieux. Puissions-nous plonger au cœur de notre être et explorer les richesses déposées par le Créateur dans les profondeurs de notre âme !

Nous vous proposons, à la fin de chaque chapitre, des exercices de visualisation et d’affirmation qui aideront à élever la conscience vers ces dimensions de l’Amour universel et de la Lumière cosmique. Bonne lecture !

« Étudier l’actualité sous l’angle de la spiritualité offre une perspective nouvelle sur notre quotidien comme sur notre avenir. Un livre à méditer ! »

– Hubert Mansion, auteur, compositeur, formateur/conférencier, spécialiste juridique de la musique.

« Omraam Mikhaël Aïvanhov est un grand maître bulgare. Son enseignement s’est manifesté d’une manière très puissante dans ma vie. »

– Dr Wayne Dyer – Wishes Fulfilled, The Shift/Experiencing the Miraculous.

 

INTRODUCTION DU LIVRE

Nul ne peut nier que nous vivons actuellement une époque des plus intéressantes. Tout file à vive allure et malgré les progrès industriels et technologiques, il nous semble manquer de temps pour arriver à tout faire. Se peut-il que nous vivions neuf vies en une seule, tel le cycle de la vie du chat ?

Certaines personnes sont surmenées, d’autres courent tout le temps et d’autres encore ne font que vivoter, dépassées par les événements. Chose certaine, on ne peut rester indifférent à la direction que prend l’humanité, que ce soit au plan politique, économique, social, écologique ou religieux. Où allons-nous à cette vitesse ? Vers le progrès ou vers la destruction ?

La terre n’a jamais été aussi peuplée. C’est une expérience inouïe que de s’incarner actuellement en raison de la vitesse et de l’intensité croissante de la vie. pour certains c’est une époque intéressante ; pour d’autres elle est plutôt bouleversante.

Une nouvelle vie s’annonce ; elle apporte avec elle de grands changements, qu’on le veuille ou non. Le Verseau est là qui déverse ses énergies, à l’image du soleil répandant sa lumière et sa chaleur. Le Maître Mikhaël  Aïvanhov disait : « La nouvelle vie qui se prépare dépassera toute imagination par sa beauté, sa splendeur et son harmonie ».

Cette nouvelle époque viendra, soyons-en certains, mais ce sera sans doute après un quart d’heure difficile car comme nous le sentons tous, il n’y a plus rien autour de nous qui soit vraiment stable. Quelque chose de plus nous interpelle. Ouvrons-nous à cet appel vers un avenir qui fera de l’humanité un jardin de paradis.

A vous de sentir si quelque chose s’éveille en vous. Si oui, nous aurons touché la corde sensible qui vous fait vibrer à ces nouveaux courants qui permettront à l’humanité de retrouver sa vraie humanité et sa divinité.

Conseil de lecture :

Introduction du livre : Quel serait l’avenir de l’humanité si… Par l’équipe du Verseau – aux éditions Ariane 2013

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LES BESOINS DU CORPS SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

images (8)Vous vous demandez sûrement: «Quels sont les besoins du corps spirituel?». En réalité, ce que nous appelons le «corps» spirituel n’en est pas un, car un corps appartient au monde matériel. Ce terme est utilisé pour distinguer la partie matérielle de la partie spirituelle qui nous habite.

Le corps spirituel n’a aucun besoin, car il est un tout; il est déjà complet et parfait. Nous n’avons donc pas à le «nourrir» puisque seulement ce qui appartient au monde matériel a besoin de nourriture pour vivre.

Notre tâche consiste donc à reprendre contact avec ce tout. Nous avons à nous rappeler son existence. C’est en augmentant notre niveau de conscience que cela est possible. Pour véritablement accroître et développer notre conscientisation, nous devons expérimenter monde spirituel, c’est-à-dire celui de l’amour.

Une personne peut largement évoluer au niveau du monde matériel, c’est-à-dire dans les domaines physique et psychologique, sans toutefois prendre conscience de la dimension spirituelle qui l’habite.

Mais que veut signifie «être spirituel»?. Tout au long de mon cheminement, j’ai moi-même été exposée à différentes visions de la spiritualité.  Certains croient qu’une personne est spirituelle lorsqu’elle appartient à une religion, assiste à la messe chaque semaine, prie beaucoup, est charitable, encourage les bonnes oeuvres, est médium  ou clairvoyante, voit l’aura ou encore fait partie d’un ordre religieux. Qu’en pensez-vous? En ce qui  me concerne, je crois que chacune des descriptions énumérées ci-haut, peut ou non être attribuée à une personne spirituelle.

Ma définition personnelle est plutôt celle-ci: une personne spirituelle est celle qui sait qu’elle est  d’essence divine et qui comprend que tout ce qui existe au niveau matériel est aussi une manifestation de Dieu, exprimée sous différentes formes. Voici quelques critères qui permettent de différencier une personne spirituelle d’une personne strictement matérialiste.

• Une personne spirituelle sait que Dieu est énergie et que la volonté se dégageant de cette énergie est de s’exprimer à travers une multitude de formes et d’expériences dans l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, croit que Dieu est un personnage à l’image de l’être humain, qui vit des peines et des joies. Ce personnage est dominateur, guette tout le monde, les punit ou les récompense.

• Une personne spirituelle sait qu’elle est la seule créatrice de sa vie. Elle prend la responsabilité de tout ce qui lui arrive parce qu’elle sait que le hasard n’existe pas et que tout ce qui survient est là pour l’aider à grandir davantage. La personne matérialiste croit plutôt que tout vient de l’extérieur; lorsqu’il lui arrive quelque chose d’agréable, elle se dit «chanceuse» et croit que cela est passager. Par contre, lorsqu’une expérience désagréable survient, elle se dit «malchanceuse» et rejette la faute sur quelqu’un d’autre ou blâme une situation extérieure à elle-même.

• Une personne spirituelle sait de plus que, Dieu, étant pur amour, il ne juge jamais l’humain dans le choix qu’il exerce. Dieu lui permet de s’éloigner de l’amour car Il sait que l’humain apprendra par les conséquences des actes posés.

• La personne spirituelle sait qu’elle a plein pouvoir sur sa façon de penser, d’agir ou de réagir dans monde matériel et que tout ce qu’elle récolte est le résultat de ses choix intérieurs. La personne matérialiste croit très souvent qu’elle n’a pas le choix: elle doit endurer certaines personnes, situations, maladies ou la société en général.

• La personne spirituelle sait qu’au niveau spirituel elle n’a pas de choix: elle doit retourner à la lumière originelle et chaque incarnation la rapproche davantage de ce but ultime. La personne matérialiste croit qu’il n’existe que ce qu’elle perçoit par ses sens et que la vie se termine lorsque son corps physique meurt. Elle ne croit pas qu’il y ait une volonté supérieure qui dirige le grand tout. Elle croit plutôt au hasard, à la chance et à la malchance.

• La personne spirituelle se dirige de plus en plus vers l’illimité. Elle croit en sa grande puissance intérieure et se dépasse régulièrement Elle reconnaît ses limites du moment présent, mais ne se laisse pas arrêter pour autant parce qu’elle sait que tout ce qui vit est en mouvement et que les limites du monde matériel sont temporaires. La personne matérialiste se croit souvent incapable, limitée et se remet difficilement d’un échec. Elle envie plutôt ceux qui osent plus qu’elle, car elle ne croit pas assez en sa puissance intérieure.

• Sachant que tout bouge continuellement, la personne spirituelle ne s’attache à rien dans le monde matériel. Elle sait qu’elle ne possède rien ni personne, que tous biens et êtres humains qui ‘entourent ne sont là que pour l’aider à grandir, à reprendre contact avec Dieu et avec l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, est possessive et croit que ce qui l’entoure lui appartient. Elle a peur de perdre ses possessions et lorsque quelque chose ou quelqu’un disparaît de sa vie, elle éprouve alors une sensation de manque mélangée à de la colère et à du ressentiment.

Renoncement ou détachement

Au sujet du détachement, il est important de se rendre compte que «détachement» n’est pas  synonyme de «renoncement». Certaines personnes croient qu’en renonçant à tout bien matériel,  elles seront plus spirituelles. Le seul moyen pour savoir si vous vivez dans le détachement consiste à vivre l’expérience d’avoir des biens ou de l’argent et de vérifier votre degré d’attachement. Si cela ne vous crée aucunement la peur de les perdre et que vous demeurez en harmonie intérieurement devant la possibilité de perdre ces biens, vous avez développé la capacité de vivre dans le détachement. Si, plus tard, vous choisissez une vie de renoncement, cela se fera davantage dans l’harmonie et le détachement véritable.

images (7)Voilà donc plusieurs moyens pour vous aider à reprendre contact avec votre être spirituel. Plus vous vous dirigerez vers votre lumière intérieure, plus vous éprouverez le bonheur de découvrir Dieu partout, dans tout ce qui vit. Vous ressentirez de plus en plus de plaisir à utiliser votre monde matériel pour vous aider à voir Dieu partout. Par contre, n’oubliez pas que lorsque vous vivrez des peurs ou des problèmes qui vous sembleront injustes ou insurmontables, ce sera simplement pour vous aider à conscientiser que vous aviez oublié Dieu. Heureusement, plus vous vivrez dans la lumière et moins ces moments de peur se manifesteront dans votre vie.

Source: BOURBEAU, Lise. Magazine Lumière, Vol. 5 No. 2, Juin 1996.

 

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Vivre et mourir… guéri

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2014

Par Martine Vallée

Il y a de ces livres qui, nous le savons, auront un impact important à un moment clé de la transformation de l’humanité, particulièrement pour l’être qui œuvre à l’émergence d’une nouvelle conscience éveillée. Vivre et mourir… guéri ! est beaucoup plus qu’un livre sur la guérison ou le récit d’une histoire vécue. C’est aussi de grands enseignements canalisés par les guides de lumière qui ont accompagné Anne-Marie Séguin et France Gauthier dans un remarquable processus alchimique.

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« Lorsqu’un Être choisit de guérir et laisse le processus se réaliser dans son entièreté, il lui faut une foi inébranlable puisque de l’extérieur, pour ceux qui l’accompagnent, cela peut sembler un chemin vers la mort. Les proches témoins sont réveillés dans leurs peurs et l’Être en guérison doit élever sa conscience pour percevoir la Vérité à travers l’illusion de la troisième dimension. Les autres Êtres, ceux qui vivent un processus de guérison en exprimant la peur, choisissent la mort comme chemin de libération karmique. Anne-Marie a choisi la Vie et c’est pourquoi elle est toujours en présence sur cette Terre dans la joie et la paix de Dieu. »

L’année 2014 et les années qui suivront marquent le début d’une nouvelle ère de guérison, celle où l’être humain comprend la véritable nature de la maladie et retrouve la maîtrise de son corps, l’ultime frontière à atteindre pour vibrer dans les ondes de son cœur solaire. Je vous invite donc, le samedi 18 octobre, à un rendez-vous… avec la guérison. Vous entendrez France et Anne-Marie (pour une seule et unique conférence) raconter cette expérience aussi touchante qu’inédite. Plusieurs autres collaboratrices et «guérisseuses» seront également présentes.

Tout ce que j’ai publié jusqu’à maintenant sur la santé et le grand défi que je vis moi-même en ce moment ne pouvait que mener à cette journée. J’y serai et j’espère que vous y serez aussi.

Martine Vallée

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Pour plus d’information au sujet de la conférence La guérison… un état de conscience et l’achat de billets, CLIQUEZ ICI

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La nouvelle Société sera compassionnelle ou ne sera pas

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

 

 

téléchargement (12)Le précepte de compassion, qui est au cœur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques, nous invite à toujours traiter autrui de la manière dont nous aimerions être traités nous-mêmes. La compassion nous enseigne à reconnaître le caractère sacré de chaque être humain, et à traiter chacune et chacun, sans aucune exception, avec un respect inconditionnel et dans un esprit de justice et d’équité. » 

C’est par ces phrases que débute la Charte de la Compassion, un écrit solennel lancé en 2008 à l’initiative de Karen Armstrong, essayiste britannique et historienne des religions, venue en présenter les contours à Paris, le 23 avril 2013, sur l’invitation de l’INREES 1 lors d’une Journée de la Compassion. Pour cette ancienne religieuse, si nous n’agissons pas de toute urgence afin que la compassion devienne une force dynamique et lumineuse à même de nous guider dans ce monde, ce dernier ne sera plus vivable pour qui que ce soit. Lassée de voir les différents responsables des grandes traditions religieuses condamner des actes, invectiver des comportements tels que l’homosexualité ou proférer des conseils haineux, elle a entrepris, avec des penseurs représentatifs de 6 courants majeurs de foi, la rédaction de cette charte de la Compassion. La charte est courte et tient en 350 mots. Tout le monde peut la signer. Mais surtout, tout un chacun peut la mettre en pratique et l’appliquer dans son quotidien, dans son entreprise, son école, sa ville. …/… 

Les cités de la compassion

« L’une de nos actions consiste à créer un réseau de cités de la compassion. Les maires de 12 villes ont déjà signé la charte. Cela ne signifie pas qu’ils sont pleins de compassion, mais qu’ils vont essayer de mettre en place cette notion dans leur cité, sur un plan pratique. Chaque année, ils s’engagent à travailler sur un projet précis en réponse à un besoin de leur communauté. L’idée est d’élever la compassion au rang de priorité dans l’esprit des gens. 80 villes sont déjà dans le processus pour devenir des cités de la compassion. Mon rêve est de jumeler certaines de ces cités, par exemple des villes américaines avec des villes du Moyen-Orient, afin qu’elles échangent des nouvelles, des mails, se rendent visite mutuellement et fassent tomber certaines des appréhensions qu’elles peuvent nourrir mutuellement. » 

La compassion est ce qui rassemble universellement les religions entre elles même si elles continuent à lutter les unes contre les autres.

Le guide de comportement, au coeur de toutes les foi, est résumé dans cette règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Karen Armstrong porte et portera cette éthique compassionnelle incarnée par la   règle d’or jusqu’à la fin de ses jours. Car, pour elle, le monde n’en a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui. 

La compassion est un programme d’action

La compassion est une attitude, un comportement mais certainement pas une idée, une doctrine ou encore moins, une émotion ou un  sentiment. La compassion a changé la vie de cette historienne dès l’instant où elle a fait l’effort, à  chaque instant de chaque jour, de mettre au centre de son monde autre chose qu’elle-même. « Au travers de mes recherches pour mes livres, j’ai réalisé que la compassion n’avait rien à voir avec le fait de ressentir de la pitié ou des bons sentiments, mais était bien le fait de se mettre, soi, à la place de l’autre. En adoptant une démarche de compassion, les choses ont commencé à changer. J’ai eu des moments de prise de conscience, de réalisation  profonde, de joie et j’ai été poussée à poursuivre mes recherches, quelles qu’elles soient, à partir de cette dimension de compassion. Je la vois davantage comme une discipline et une détermination à se mettre à la place de l’autre. » 

Les racines grecques et latines du mot « compassion » renvoient à cette idée de mettre au centre de votre monde autre chose que vous-mêmes. C’est également la conception chinoise de la compassion. Confucius 2 a d’ailleurs été le premier à énoncer cette règle d’or qui consiste à ne jamais traiter les autres comme nous n’aimerions pas être traités. Cela signifie qu’il faut revenir dans son coeur, identifier ce qui nous fait souffrir et se promettre de ne jamais infliger

cette même peine à d’autres. Dans les traditions musulmanes et judaïques, le terme compassion a pour racine « matrice », lui conférant une dimension d’amour maternel, un amour extrêmement exigeant. Une mère doit être responsable de son enfant chaque seconde de la journée mettant ses propres désirs et besoins de côté. Il existe également une prière bouddhiste qui conseille de prendre en compte tous les êtres comme une mère le ferait pour son unique enfant. Ainsi, dans l’approche bouddhiste, la compassion implique de prendre ce type de responsabilités pour la douleur qui existe  dans le monde et c’est ce qui nous est demandé aujourd’hui. 

Lorsque Jésus a dit « Aimez vos ennemis », l’amour en question doit être interprété avec son sens hébraïque premier.

Ce terme était utilisé dans la signature des traités internationaux avec pour signification, entre les dirigeants, d’être loyaux les uns envers les autres, de protéger leurs intérêts réciproques et de travailler à leur bien-être respectif. Toutes les principales croyances dans le monde ont décliné leur version de la règle d’or parfois exprimée positivement Traite les autres comme tu voudrais être traité toi-même », parfois négativement « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent » mais la règle est omniprésente. Et surtout, elle est vue comme un comportement, pas comme une croyance. 

L’idée que la religion est uniquement une question de « croyance » date seulement de la fin du XVIIe siècle, et fausse la perception qu’en ont les Occidentaux. À l’origine, toutes les soi-disant doctrines religieuses étaient essentiellement des programmes d’action. « Quoi qu’on fasse, on doit consacrer notre vie à soulager toute la peine que nous rencontrons autour de nous, c’est une responsabilité active », estime Karen Armstrong. « Nous sommes responsables les uns des autres et devons tenter de soulager cette souffrance. Car comme l’avait prédit Confucius, si nous ne le faisons pas, nous nous détruirons les uns les autres. » 

Toute violence résulte d’une violence antérieure

« Nous sommes si intensément connectés qu’il ne nous est plus possible de ne pas nous sentir concernés par ce qui se passe à l’autre bout du monde. » En faisant référence au colonialisme, Karen Armstrong développe : « Nous avons constitué un marché global et nous, en tant que britanniques, nous sommes coresponsables des événements du 11 septembre. Toutes nos actions ont des conséquences, parfois des générations plus tard ». Ses recherches l’ont conduite à travailler sur l’émergence des mouvements extrémistes de toute confession. La douleur et la colère ne viennent jamais de nulle part. Chacun de ces mouvements radicaux s’est manifesté sur le terreau d’un sentiment d’être agressé par le monde libéral. Et à chaque fois qu’ils sont attaqués, que ce soit au plan militaire ou simplement économique ou médiatique, ils deviennent encore plus actifs, plus extrêmes. Aussi devons-nous trouver une autre façon de nous exprimer lorsque nous énonçons cette cruauté, lorsque nous faisons allusion au terrorisme sans y associer d’animosité. Les limites de la compassion sont souvent évoquées lorsqu’il s’agit de réagir à des actes de cruauté. Peut-on demeurer dans la non-violence face aux atrocités, comme celles commises par Hitler en son temps, et n’y a-t-il pas des limites insoutenables à l’éthique compassionnelle ? 

Pour la philosophe, toute situation ne peut être qu’analysée en globalité, y compris la solution finale des nazis. « Si les autres États n’avaient pas pénalisé aussi durement l’Allemagne après la 1ère guerre mondiale, alors probablement Hitler n’aurait pas pu déployer de tels plans. Et s’il n’y avait pas eu, en Europe, une tradition millénaire de haine pour les juifs, vraisemblablement, ce génocide n’aurait pas pu faire son nid. Toutefois, face à l’insoutenable, fallait-il laisser faire Hitler ou combattre comme l’ont fait les Alliés ? Je ne vois d’autre solution que d’aller combattre dans un tel cas, mais il faut comprendre que le principe de la guerre a sa propre dynamique. Ainsi, les deux parties commencent à se livrer à des atrocités qui sont à l’encontre de ce qui les a motivés à entrer en guerre, comme ce qui s’est passé en Irak. »

« Il n’y a pas de réponse facile, mais tout acte de compassion demande d’être aussi accompagné d’une extrême intelligence, de tenir compte de toute l’histoire et de ne pas projeter sur d’autres peuples ce que nous voudrions pour les autres. 

La compassion, le plus puissant vecteur de paix et d’harmonie

Et pourtant, c’est bien face à ses ennemis qu’il faut faire preuve de compassion, des ennemis ou des collègues de travail, des voisins qui nous agressent. Car chacun de ces comportements extrêmes (guerres, violence) se retrouve aussi dans nos comportements quotidiens et dans notre attitude par rapport à des problèmes auxquels nous faisons face tous les jours. « Il est facile d’être compassionnel envers les dauphins ou les baleines mais beaucoup plus difficile envers les personnes que nous n’aimons pas », fait-elle remarquer. « Et pourtant, chaque fois que nous détestons une personne, chaque fois que nous nous autorisons à éprouver de la haine pour notre voisin, cela nous diminue. Quand nous faisons cela, nous méditons sur ses mauvaises qualités et de la sorte nous devenons son alter ego. C’est donc à nous, à vous, à chacun de commencer. En se mettant tous les jours à la place de l’autre, non seulement nous  développons sainement la compassion mais nous sortons de l’emprise de notre ego : nous nous transcendons.» 

téléchargement (13)Pourquoi une charte ?  

Karen Armstrong perçoit donc la compassion comme un impératif global urgent. Dans cette perspective, la Charte de la Compassion prend tout son sens. Il s’agit de susciter une mobilisation massive. « Depuis 2008, ceux qui m’ont le plus aidée dans la mise en application de la charte ne sont ni des religieux, ni des spirituels, mais des entrepreneurs. Ils ont bien compris que sans le développement urgent d’une attitude compassionnelle, c’est toute la société qui va s’effondrer. Parmi les pays les plus actifs dans l’application de la Charte figurent ceux que l’on n’attendait pas, à l’exemple du Pakistan  qui en train de monter un réseau d’écoles de la compassion initié par de jeunes entrepreneurs. Le projet pilote concentré sur quelques écoles est aujourd’hui inondé de requêtes d’écoles qui veulent les rejoindre. »…/….

 

A retrouver ici : http://othoharmonie.unblog.fr/2014/09/23/la-charte-de-la-compassion-2/

 

Extraits de l’article. Voir l’article complet dans Sacrée Planète n°59 page 6 à 10 par Nathalie Petit

 

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TRANSCENDER L’EGO POUR SE REALISER

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

images (7)Chères Âmes,

Sur le parcours d’évolution d’un Être humain, l’ego a pu avoir temporairement sa raison d’être lorsque l’être fut séparé de lui-même. Sans quoi, dans cet univers si parfait, lorsque nous observons la beauté et la perfection de tous les mécanismes de votre corps physique, de tous les circuits de vos corps subtils, pourquoi aurait-t-il été autorisé, pourquoi n’aurait-il pas été rejeté comme une entrave?

Imaginez qu’un Être se présente dans votre demeure et qu’il cherche, avec peu de délicatesse et peu de subtilité, à diriger votre demeure. Pour celui dont la demeure est en déséquilibre, la présence d’un invité qui s’improvise et s’inscrit comme un dirigeant peut sembler un bienfait. Bien que plusieurs en seraient offusqués, certains auraient l’impression que leur demeure se rééquilibre de cette direction.

Ainsi pour l’Être qui ne s’est pas découvert, qui ne fut pas guidé à reconnaître sa véritable nature, son essence, et qui a de la difficulté à se ressentir comme Un dans le Tout, l’ego semble servir pendant une partie du parcours; il lui permettra de retrouver une sensation de son existence. Imaginez qu’un individu, dans les conditions de vie actuelles sur Terre, soit éduqué selon des structures et des valeurs déjà dépassées. Il serait comme une feuille emportée par les vents, comme une petite branche sur une rivière à débit intense…, projetée dans un sens, projetée dans l’autre. Ne réalisant pas qu’il est un dans le Tout, il se sentirait comme un pantin secoué par les mouvements, les désirs, les caprices, les expressions de pouvoir des uns et des autres. Il serait manipulé, abandonné dans un mouvement qui le submerge.

L’ego facilite la construction d’un personnage, d’une image de lui, d’un caractère, d’une personnalité qui lui donne une impression d’existence jusqu’à ce qu’il retrouve la sensation qu’il existe uni dans le Tout. L’ego va donc lui permettre de sentir qu’il existe, bien sûr à travers une existence qui n’est pas l’expression de ce qu’il est véritablement et profondément. Cette existence l’entraînera dans des déviations de ce qu’il est et fera en sorte qu’il pourra ressentir une énergie de vie en lui, même si elle est sous-utilisée, mal utilisée ou emprisonnée. Et l’utilisation de l’énergie de vie en lui, contrôlée par son ego, fera rejaillir des signaux, des malaises, un mal-être lui indiquant progressivement qu’il s’égare, dans la foule d’égarés. Et un jour, il retrouvera un peu plus de sensations véritables de lui-même et vivra progressivement une ouverture de conscience. Et ainsi, plus conscient de ce qu’il est au niveau de sa source et de son expression, il ressent davantage l’impact et l’ampleur de ce que l’ego a créé et détruit en lui et autour de lui.

En d’autres termes, si l’ego sert l’Être temporairement pour ne pas qu’il soit abandonné dans sa voie d’évolution, il devient rapidement un obstacle. Lorsque, par exemple, un enfant, mû par une pulsion de vie, cherche à se lever et à marcher, vous tendez amoureusement la vie… La vie qui vibre dans votre cœur lui est offerte. Et cette vie est si vibrante que de tout votre Être, il en ressent l’amour. Et puis physiquement, vous lui tendez aussi la main. Vous l’aidez à se lever, vous l’aidez à marcher. Pourtant il n’a pas besoin réellement de votre main. L’enfant, naturellement, pourrait se lever. Il prendra appui sur une pierre, sur un arbre, sur une table, sur votre jambe… Il se lèvera. Et lorsqu’il commencera à marcher, il trébuchera, se fera quelques ecchymoses et il retrouvera son équilibre. Il n’a pas besoin de vous physiquement. Votre présence amoureuse, votre exemple d’un Être qui marche allègrement l’inspire, nourrit sa pulsion et il peut se lever. Toutefois, vous pouvez bien lui tendre la main, si cela évite certaines douleurs, si cela fait en sorte que sa chute soit moins souffrante. Et puis, il retrouve plus facilement un équilibre, il retrouve une confiance, une sécurité. Il sait fort bien que ce n’est pas votre main qui lui permet de marcher. Bien sûr, si vous tendez les deux mains et si vous le portez en le suivant partout, dans sa marche, il a plus de difficulté à constater qu’il existe. Il a l’impression que vous marchez et que vous le portez. Quel sera son véritable apprentissage? Il est totalement sous l’emprise de celui qui lui donne l’impression de marcher. Et l’enfant, au plus profond de lui, sait alors qu’il ne marche pas vraiment. C’est une illusion totale. Tôt ou tard, toutefois, la force de vie de l’enfant fera en sorte qu’il se retournera, regardera celui qui le porte en lui disant qu’il veut un peu plus de liberté.

Imaginez que vous maintenez la main d’un enfant dont la marche est progressivement de plus en plus équilibrée. Il a maintenant six ou sept ans et vous avez toujours sa main dans la vôtre. Il a cinquante ans, soixante ans et vous avez toujours sa main dans la vôtre… Il aurait l’impression qu’il n’existe que par vous. Cela ne ferait pas sens.

Il en est de même pour l’ego. Vous n’avez pas besoin de lui. Toutefois, l’ego a permis à certains de sauver leur peau, de survivre, à cause des circonstances qui prévalaient sur cette Terre. Bien sûr, dans une humanité de paix, d’amour, de joie, de stimulation, où les Êtres sont tous conscients, accueillent et guident les Êtres et se guident mutuellement, l’ego n’a pas sa place.

Lorsqu’un dictateur, dans une contrée, a usurpé le pouvoir dans une période d’anarchie, très souvent, le peuple s’en est senti fort sécurisé au début. Il instaure des structures, il met apparemment de l’ordre, il semble bien aligné. Les individus l’écoutent et ont l’impression qu’il y a enfin une voie plus claire, que la contrée progresse économiquement, politiquement et socialement. Les Êtres s’en sentent plus en équilibre, protégés et ils ont l’impression qu’enfin ils peuvent exister. Jusqu’à un jour où ils constatent qu’ils ont pu certes se lever, ils ont pu marcher, il y a eu de l’ordre, mais que toutes ces structures sont répressives, abusives et emprisonnantes. On a mis de l’ordre dans la prison. Alors, ils réclament de sortir de prison. C’est merveilleux! Les peuples de la Terre se réveillent, réclament que les dictateurs puissent quitter.

Pourrons-nous faire un parallèle entre le dictateur et l’ego? Est-il possible que l’ego vous ait permis de faire un peu d’ordre, de vous sécuriser, de vous affirmer? Il a fait en sorte qu’il y ait moins d’anarchie à l’intérieur de vous, créant une sensation de centration. Mais pourtant, voulant s’épanouir davantage, il ressent la présence d’une oppression maintenant. L’Être a grandi. Lorsqu’il était un enfant naissant, son terrain de jeu de deux mètres carrés lui semblait être un univers infini… Lorsque ses soixante-quinze kilos le font bien vibrer, ces deux mètres carrés lui semblent bien étroits…

Qu’il s’agisse d’une contrée prise en charge par un dictateur, ou qu’il s’agisse de l’emprise de l’ego il en va de même.

Le moment est venu maintenant où les peuples de la Terre s’unissent dans la fraternité et les dictateurs cèdent leur place. De plus en plus de présences subtiles, des Êtres de lumière, des Êtres de d’autres plans de conscience, des frères des étoiles se présentent dans le champ magnétique de la Terre pour favoriser l’ouverture des hommes à d’autres dimensions. Simultanément les hommes de la Terre se réveillent ; constatant qu’ils furent emprisonnés ils ouvrent leur cœur et leur conscience et deviennent progressivement disponibles à une autre réalité. Et à ce moment, d’autres formes de vie se présentent dans la matrice planétaire et créent des portes multidimensionnelles. Ce ne sont pas uniquement des concepts et des symboles, mais voilà votre réalité d’aujourd’hui et de demain.

Et vous, observateur de ces peuples qui veulent se libérer de leurs dictateurs, de plus en plus observateur et conscient des portes vibratoires qui se créent sur Terre et dans l’atmosphère terrestre, nous vous invitons à aussi faire le choix de vous libérer de l’ego. Souvent, durant la dernière décennie, nous vous avons proposé de reconnaître vos beautés intérieures, vos qualités, votre essence. Vous connaissez notre message, l’éclairage que nous formulons, tout comme les peuples oppressés ont reçu aussi plusieurs messages de l’importance de la liberté en provenance de peuples plus libres. Et comme les peuples oppressés qui se réveillent et ressentent davantage les effets de l’oppression, de plus en plus, vous sentirez l’oppression de vos prisons, de vos egos.

À cette étape de l’évolution de la Terre et des Êtres humains, un grand rendez-vous de réveil, à plusieurs niveaux, est proposé. La période n’est plus celle du regard sur soi pour constater ses blessures, ses souffrances, ses désirs, les exigences des Êtres autour de soi. La période n’est plus à apprendre qu’il y a un ego, un personnage qui contrôle, un submergement émotionnel, mental, de croyance. Vous constaterez l’ampleur du paradoxe que nous vous présentons. La période est à un renouveau créateur, une ouverture vers une réalité beaucoup plus ample. Vous constaterez autour de vous jusqu’à quel point les Êtres sont maintenant plus disponibles à reconnaître qu’ils sont leurs propres saboteurs. Nous vous disions auparavant de regarder les aspects de vous qui sont des entraves, un personnage… les autres Êtres n’étant que des acteurs… Nous vous disons maintenant que libérés du personnage, vous retrouvez et intensifiez toutes vos facultés d’aimer et de créer.

images (8)Chères Âmes nous vous entretenons d’une nouvelle ouverture sur l’univers qui se crée actuellement et malgré que la majorité des Êtres humains en soit inconscients, ils le ressentent. Ils le ressentent et veulent s’unir à eux-mêmes et aux autres.

Alors, au-delà de tout jugement, il faille simplement constater que, sur la Terre, maintenant, pour la majorité des Êtres humains, le mouvement de réveil a débuté. Pour plusieurs il s’agit d’un éveil. Vous qui avez choisi d’aller vers la réalisation de l’Être de lumière que vous êtes, accélérez le pas d’émergence de l’ego d’une part, et surtout, reconnaissez-vous comme une véritable offrande à la vie. Vous êtes les Maîtres de lumière incarnés.

Accueillez notre amour.

Les Énergies du Maître Saint-Germain par Pierre Lessard
Prismayam, 6 février 2011

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Une transformation individuelle peut modifier la société

Posté par othoharmonie le 30 août 2014

 

figure1Dans « Not by genes alone » (non traduit, University Of Chicago Press, 2006), le biologiste Peter J. Richerson et l’anthropologue Robert Boyd ont montré que l’évolution des cultures est beaucoup plus rapide que celle de nos gènes. Cette évolution favorise l’établissement d’institutions sociales qui définissent et veillent au respect de normes de comportements, afin d’assurer l’harmonie de la vie communautaire. Bien que porteurs des mêmes gènes que les hommes de l’antiquité nous sommes différents. C’est un processus darwinien, mais en version accélérée : en cinquante ans, un groupe fondé sur l’altruisme et la solidarité peut présenter des avantages décisifs sur un groupe fondé sur la compétition et l’égoïsme. Prenez l’avenir de notre environnement, qui intéressait fort peu de gens il y a trente ans et dont nul ne conteste l’importance aujourd’hui : une enquête a montré que 20 % des gens s’en fichent, 20 % sont prêts à faire des sacrifices quoiqu’il arrive et les 60 % restants sont disposés à faire des efforts pourvu que les autres en fassent autant. D’où l’importance des minorités actives qui transforment les idées et des figures exemplaires, comme Martin Luther King, Gandhi, Mandela ou le Dalaï-lama.

À la fameuse « banalité du mal », conceptualisée par Hannah Arendt, vous opposeriez une « banalité du bien » ?

La majorité des humains se comporte effectivement de façon altruiste la plupart du temps, souvent sans qu’on le réalise, et les gens abominables sont, fort heureusement, relativement rares. Certes, on peut se déshumaniser et dévaluer l’autre en étouffant en soi toute forme d’empathie. Au cours de massacre de masse, on désindividualise l’autre, on le compare avec mépris à un animal ou on le diabolise. De même, nous traitons chaque année des milliards d’animaux comme des choses, des produits de consommation et des machines à saucisses, alors que l’on sait pertinemment que les animaux ressentent la douleur, la souffrance et ont des émotions très semblables aux nôtres, ce qui est tout à fait logique du point de vue de l’évolution.

Les chercheurs travaillant sur l’altruisme convergent vers une sorte de « science de l’amour ». À quelle définition de l’amour parviennent-ils ?

Barbara Fredrickson, qui a fondé la psychologie positive avec Martin Seligman, dit que les émotions positives, telles que le contentement, la gratitude, l’émerveillement, l’enthousiasme, l’inspiration et l’amour ne procèdent pas simplement d’une absence d’émotions négatives : l’amour est bien plus qu’une absence de haine. L’amour n’est pas non plus réductible au coup de foudre romantique. L’amour exige que l’on passe à un stade plus constructif. C’est un exercice permanent au fil de la journée, une répétition constante d’une « résonance positive » avec l’autre, une l’attention portée aux autres, un renouvellement incessant du désir de comprendre leurs besoins réels et de les aider à les satisfaire. 
J’ai cependant préféré utiliser le mot altruisme au mot amour, malgré son aspect un peu désincarné, parce qu’il permet plus facilement d’appréhender les deux niveaux où tout se joue : l’affectif et le cognitif. Aimer l’autre, ce n’est pas seulement ressentir de l’affection pour lui, c’est chercher à comprendre les causes de sa souffrance pour pouvoir y remédier. Car l’autre, quel qu’il soit, a quelque chose d’essentiel en commun avec moi : il souhaite être heureux. Et s’il souffre, il faut chercher à saisir pourquoi, avec la conviction que chacun a le potentiel nécessaire pour s’en libérer. Le Bouddha a montré que la principale cause de la souffrance est l’ignorance de la vraie nature du réel, notamment de l’interdépendance de tous les êtres. Penser qu’un être est fondamentalement mauvais ou haïssable, c’est opérer une projection, une distorsion de la réalité. Éprouver de la compassion pour les êtres qui sont plongés dans l’ignorance et désirer remédier à cette cause fondamentale est un processus cognitif.

Le bouddhisme a-t-il finalement servi à découvrir les mécanismes d’une « écologie de l’esprit » pouvant servir aussi aux non-bouddhistes, en particulier aux pédagogues ?

Socrate était grec, Lao Tseu chinois, Jésus juif, le Bouddha indien… cela n’empêche pas leurs messages d’intéresser tous les humains et tous les pédagogues. Le bouddhisme met l’accent sur les causes cachées de la souffrance. Nous désirons le bonheur, mais nous courrons sans cesse vers le malheur en toute inconscience. Trouver l’explication de ce mystère n’intéresse-t-il pas tout le monde ?

La méditation est très en vogue, mais elle n’est pas toujours centrée sur l’altruisme. On parle plus volontiers de « pleine conscience. »

Mon grand ami le Dr Jon Kabat-Zinn, fondateur de la méthode de « réduction du stress par la pleine conscience » (MBSR) et plusieurs autres pratiquants de la « pleine conscience » estiment que si vous méditez correctement, l’altruisme et la bienveillance vous viendront tout naturellement. Je veux bien le croire, mais pourquoi attendre que l’altruisme se manifeste comme un effet secondaire de la pleine conscience ? Je préfère penser comme le fait maintenant John Teasdale, l’un autre fondateur des « thérapies cognitives fondées sur la pleine conscience » (MBCT), qu’il vaut mieux inclure l’entraînement à l’amour altruiste dès le début de l’apprentissage de la méditation. La pratique de l’amour altruiste et de la compassion requiert de toute façon la pleine conscience, mais ils donnent à cette dernière une dimension encore plus vaste et positive.

Face à l’individualisme égotique, l’altruisme propose-t-il une vision crédible pour le XXI° siècle ?

C’est la vision la plus pragmatique que je puisse imaginer : pratiquer et enseigner une technique qui nous permet de nous débarrasser de cet égocentrisme effréné qui caractérise trop souvent le monde contemporain, avec toute la confusion que cela provoque. Dans Plaidoyer pour l’altruisme, je cite nombre d’expériences en cours, en particulier d’écoles où l’altruisme est enseigné aux enfants dès la maternelle avec des résultats remarquables. L’éminent psychologue Paul Ekman imagine même des « gymnases de la compassion » ! Il ne s’agit pas de nier l’importance de toutes les autres formes d’action, sociales et politiques, mais sans une motivation altruisme je ne vois pas comment nous pourrions résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés. Il faut donc oser l’altruisme. Oser dire que l’altruisme véritable existe, qu’il peut être cultivé par chacun de nous, et que l’évolution des cultures peut favoriser son expansion. Oser, de même, l’enseigner dans les écoles comme un outil précieux permettant aux enfants de réaliser leur potentiel naturel de bienveillance et de coopération. Oser affirmer que l’économie ne peut se contenter de la voix de la raison et du strict intérêt personnel, mais qu’elle doit aussi écouter et faire entendre celle de la sollicitude. Oser prendre sérieusement en compte le sort des générations futures, et modifier la façon dont nous exploitons aujourd’hui la planète qui sera la leur demain. Oser, enfin, proclamer que l’altruisme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Extrait de l’entretien de Matthieu RICARD  

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Conférence d’une jeune mourante

Posté par othoharmonie le 30 août 2014

 

Extrait de « La source noire », P. van Eersel, éd. Grasset

images (1)Devenue médecin, Élisabeth ROSS se voit tout à fait marcher sur les traces d’Albert Schweitzer en Afrique. A moins que ce soit en Inde? Elle a un échange étrange avec l’Inde. Un enfant indien, atteint d’une septicémie après qu’un rat lui eut mangé un oeil, a été sauvé in extremis par une bonne âme qui l’a fait expédier en Europe. L’enfant se retrouve à l’hôpital de Zurich, où, affolé, il refuse de manger et demeure prostré depuis une semaine. Que faire? C’est la panique: le petit Indien va mourir. Élisabeth appelle aussitôt quelques étudiants indiens amis et leur demande de s’occuper à tour de rôle de la nourriture du petit. Ils le font avec joie. A la seule odeur du riz au curry rapporté par ces gens aux figures familières, l’enfant se débloque et guérit. L’histoire circule jusqu’à Berne. Justement, le Pandit Nehru et sa fille Indira Gandhi sont en visite. Ils invitent Élisabeth et ses amis étudiants indiens à l’ambassade. Élisabeth sympathise avec Indira, qui lui dit : « Venez chez nous, nous avons besoin de gens comme vous. »

Élisabeth n’ira jamais en Inde. La voie semble pourtant toute tracée. Déjà elle rêve de paysages grandioses, se voit, par un chaud après-midi tropical, aider les malheureux dans quelque léproserie. Elle en parle à Emmanuel Ross, avec qui elle est sûre, décidément, de vouloir faire sa vie… Mais l’Américain refuse tout net.

Élisabeth découvre le rythme de travail monstrueux des Américains. L’usine ! Autre différence : là-bas, les aides-soignantes, les infirmières, les sages-femmes, bref toutes les femmes qui travaillent à l’hôpital sont outrageusement maquillées. La montagnarde européenne trouve cela choquant. Et leur façon de parler des patients! De ceux qui meurent !
« Salut, baby, qu’est-ce que t’as comme pot de t’casser maintenant. Quoi d’neuf ?

- Bof, rien. Il est super ton fut ! Si, tiens, la 7 est morte.

- 3 dollars chez Hoover, à côté. La 7 ? Elle a tenu si longtemps ? J’aurais pas cru. J’ l’aimais bien.

- Si, si. A part ça, je crois que… oui, la 5 et la 14 sont vides… Attends qu’ j’vérifie… Oui, la 12 aussi. Ben, dis-donc, on peut dire que vous avez du bol: ils ont tous clamsé pendant la journée cette fois. Qu’est-ce qu’on a dégusté ! »

Ces femmes sont-elles des monstres ? Quelques années plus tard, l’atmosphère « s’américanisera » de la sorte jusqu’au fin fond de l’Europe, mais ce n’est pas encore le cas dans les années cinquante : Élisabeth est profondément choquée.

Pourtant, s’ils parlent facilement de la mort, dès que celle-ci frappe à l’improviste – dans un service où l’on ne meurt pas d’habitude -, dès qu’il s’agit d’un gosse, dès que la routine n’offre plus son bouclier somnambulique, c’est la panique. Et Élisabeth découvre l’extraordinaire épaisseur du mensonge qui entoure les Américains gravement malades. Ces gens-là sont trop vernis, que voulez-vous! Trop beaux, trop grands, trop forts, trop sains, trop gais, trop jeunes, que viendrait faire la mort dans le tableau ?

L’étonnant, c’est qu’il y ait, en même temps, le cinéma, avec une mort mythique apparemment au point :

« Aaaah, Joe, soutiens-moi ! Je vais mourir.

- Mais non, Bill.

- Mais si. Alors, écoute-moi bien, Joe. Le type au bras d’argent… c’est… lui qui a vendu Sam aux flics. Jure-moi de le venger.

- Je te le jure, Bill.

- Et c’est aussi lui qui… qui…

- Qui quoi ? Bill ? Bill ! Dieu ait ton âme, Bill. »

Bizarrement, cette scène n’a jamais lieu à l’hôpital. C’est pourtant là que meurent la plupart des citoyens d’Amérique. Élisabeth découvre que les Américains sont tellement obnubilés par la bonne santé qu’ils vous la souhaitent et vous la prêtent à tout bout de champ. Même quand ça ne marche plus du tout.

« Est-ce grave, docteur ?

- Mais non, mais non, vous allez vous en sortir comme un chef ! »

Puis, en aparté, à la famille toute tremblante: « Il n’y a, hélas ! plus rien à faire. » Ou, éventuellement, à un confrère : « Il est cuit. Dans huit jours, il n’y a plus personne dans ses baskets ! »

Mais jusqu’au bout, on sourira Cheeeeeese ! en entrant dans la chambre du malade, le maintenant « par humanité » dans l’ignorance de son état réel.

Les familles ne s’en sortent pas plus élégamment que les toubibs. On sèche ses larmes le mieux qu’on peut avant d’entrer dans la chambre, et le mourant reçoit des siens un double message horriblement contradictoire: leurs mots sont pleins d’espoir, mais leurs vibrations, leurs gestes, leurs tics puent l’angoisse. En général – Élisabeth le découvrira plus tard – le mourant sait. Mais il négocie plus ou moins bien avec son savoir tragique. Quand tout le monde, autour de lui, nie si farouchement la réalité et ne voudrait pour rien au monde en parler avec lui, le malheureux entre facilement dans la combine. Sans se douter que c’est une torture. Orchestrée, de toute bonne foi. Avec les médecins qui règnent là-dessus comme des pachas maladroits. Pachas pressés. Pachas paniqués, en réalité – mais cela non plus, Élisabeth ne le sait pas encore, quand elle travaille au Glencove Community Hospital. D’ailleurs, qui sait, à l’époque, que les médecins et les professions médicales sont, en Amérique, plus paniqués devant leur propre mort que la moyenne des gens ? Les enquêtes et les sondages sur la question n’ont pas encore commencé. Le grand public apprendra cela dans les années quatre-vingt, un quart de siècle plus tard. De combien « plus paniqués » ? 13 % ? 20 %? Est-ce mesurable ? Cette panique est-elle la cause ou l’effet de leur profession ? Autre paire de manches.

Tous ces mensonges autour de la mort confirment Élisabeth dans son impression que les Américains sont des gamins. Elle-même se taille vite une réputation de roc. Un jour, l’une des infirmières tombe gravement malade. Elle a travaillé avec Élisabeth aux urgences. Instinctivement, c’est elle qu’elle réclame à son chevet la nuit où elle meurt. Elles se connaissent à peine. Élisabeth est étonnée. Encore tellement loin de se douter de ce qui l’attend.

La mort ? En réalité, elle n’y pense pas plus que n’importe quel médecin. Les enfants, en revanche, l’intéressent énormément. Après son internat, elle décide de devenir pédiatre.

Un patron l’accepte dans son service, amusé d’entendre cette petite bonne femme pester contre tous les pédagogues américains réunis. Une seule condition: qu’elle ne soit pas enceinte. Une semaine plus tard, Élisabeth découvre qu’elle l’est. Premier acte manqué.

Elle cherche un autre poste – et ne trouve rien. Devant l’urgence, elle finit par accepter un poste à 400 dollars par mois, dans un établissement d’État, un hôpital psychiatrique, le Manhattan State Hospital, sur l’île de Ward, dans l’East River, à la hauteur de Harlem.

Là-dessus, série de coups durs. Fausse couche. Et son père, en Suisse, qui a une attaque et se trouve à l’article de la mort. Élisabeth a le moral à plat. Seule consolation, au moment de quitter l’hôpital de Glencove, les Ross sont élus meilleurs internes de l’année par le personnel de l’hôpital. Mais la direction refuse : cette récompense très ancienne est réservée aux étudiants de la maison. Chauvinisme criant.

Autant Élisabeth s’est relativement vite attachée aux Américains de base, autant les leaders lui semblent épouvantables. On est à la fin des années cinquante. L’ère des Kennedy arrive. L’Amérique au faîte de sa gloire. C’est la Rome des grands triomphes. Avec la même apparente fraîcheur que le jeune et beau nouveau président: le mensonge fait tache d’huile, on nie tous les obstacles, tous les maux, on est optimiste à 1 000 %, on est les rois de l’univers. Élisabeth fait partie des gens qui ont vraiment eu peur de la guerre mondiale à cette époque. Après l’étourdissement du mensonge viendra la colère. Puis le marchandage. Puis la dépression. Les sociétés humaines passent, elles aussi, par cette étrange succession de phases…

Le premier lundi de juillet 1959, Élisabeth arrive en bus, à travers Harlem, et débarque dans l’île du diable. Une forteresse monstrueusement laide, entourée de réservoirs à gaz géants, de centrales électriques, à deux pas du vieux nœud autoroutier qui relie les aéroports à Manhattan par le nord. Dès l’entrée, ça sent la souffrance, la violence, la résignation, la bestialité. Mille bouquins ont raconté cette zone. L’emprisonnement qu’elle représente. Le fait que, pour beaucoup, il n’y ait pas d’autre endroit où aller. Mais le Manhattan State Hospital, c’est vraiment le pire de tous. Élisabeth est tombée dans ce qui se fait de plus glauque.

Un gros chef de service à la voix enrouée lui fait visiter l’endroit. Au centre, les bureaux et les labos – où des biochimistes mettent au point de nouvelles drogues. Autour, en étoile, l’infirmerie, le bloc chirurgical et les différents services où s’entassent psychopathes, schizophrènes et maniaco-dépressifs divers. Quatre cours bondées – essentiellement de Noirs et de Portoricains, prostrés dans tous les coins, en loques, nageant dans leur urine.

Élisabeth doit surveiller des femmes schizophrènes chroniques et soigneusement noter le comportement de celles à qui l’on vient d’administrer une drogue. Il s’agit d’expériences inédites. Ces malades, souvent jugées incurables, servent de cobayes. Épouvantée, Élisabeth découvre qu’on ne demande pas leur avis aux « cobayes ». Plus tard, elle apprendra que les produits qu’on leur administrait s’appelaient LSD, psilocybine, mescaline, à doses de cheval. Des hallucinogènes puissants, outils remarquables aux mains des chamans, mais horriblement destructeurs lorsque vous les injectez anarchiquement à n’importe quelle malheureuse, à son insu et sans rien faire pour l’aider, alors qu’elle se roule par terre, tordue de douleur et de peur, en proie à d’indicibles cauchemars.

Très vite, Élisabeth jette ses bouquins psychiatriques au panier. A quoi bon ces salades ?

Elle veut du concret, et tout de suite ! La direction la laisse d’abord faire. Élisabeth exige de ses malades un peu de tenue: qu’elles portent des souliers, se peignent, se brossent les dents… Sinon, pas de cigarettes, ni de Coca-Cola. Ça marche tout de suite étonnamment.

Les malades les plus atteintes comprennent très bien ce que raconte la petite dame étrangère. Elles l’ont toutes repérée, celle-là, qui vient leur tenir la main comme à des enfants, quand elles se paient une crise ! Une vraie petite mère. En moins de deux, les malades s’accrochent à Élisabeth Elle leur apporte des cadeaux, sourit aux plus maboules. Bien vite, ses patrons la mettent en garde: si elle n’est pas capable d’observer de recul par rapport à ses propres émotions, autant abandonner tout de suite, elle n’est pas faite pour ce métier. D’ailleurs, c’est très simple: elle va forcément se prendre un retour de manivelle dans la mâchoire. Il n’y a qu’à attendre. Or c’est le contraire qui se produit. Élisabeth obtient des résultats étonnants, en particulier avec une schizophrène catatonique, une ancienne artiste peintre qui n’a pas dit un mot depuis plusieurs années et qui ne parlera jamais plus, on en est sûr. On connaît bien ce genre de trouble. C’est terrible. Mais il n’y a rien à faire. EKR demande le droit de s’occuper personnellement de la dame.

Pour qui se prend-elle ? Si on ne la flanque pas à la porte, c’est qu’aucun médecin américain ne veut travailler dans ce genre de bagne. Élisabeth obtient de s’occuper de la muette.

Elle s’appelle Rachel. Son visage n’exprime strictement rien. Jamais. Elle semble définitivement aspirée à l’intérieur d’elle-même. Pendant trois mois, Élisabeth lui parle, comme si elle était sûre que l’autre entendait. Mais l’autre ne moufte pas. Pas un cil ne bouge. Plusieurs fois, EKR est à deux doigts d’abandonner. Elle mesure à quel point, en effet, elle risque de se blesser elle-même à ce petit jeu. Allez parler à une statue de marbre, tous les jours, pendant des mois, à la fin, vous vous demanderez qui est le plus fou des deux !

Dix mois passent et rien ne s’est produit. Élisabeth est convoquée : Rachel doit retourner chez les incurables et tout doit rentrer dans le rang. La jeune toubib supplie ses chefs de lui laisser un dernier délai, jusqu’à Noël. Un jour, elles regardent ensemble la neige tomber dans la cour. Élisabeth parle à Rachel de la joie de peindre. Elle essaie d’imaginer l’émotion de l’artiste devant le spectacle qu’elles ont sous les yeux. Puis elle se tourne vers la schizophrène et, la tenant par les épaules, la conjure de mettre toutes ses forces dans la balance et simplement de lui dire « Oui ». La femme brune semble soudain parcourue d’un spasme. Son visage, pour la première fois depuis des années, perd sa mortelle immobilité. Ses lèvres se tordent, se convulsent. Elle porte ses mains à sa gorge. Et enfin laisse échapper un « Oui » étranglé. Élisabeth, suffoquée de stupeur, se met à sangloter.

Ensuite, en quelques jours, avec l’aide de l’assistante sociale et d’un thérapeute ami, elle élargit la brèche qu’elle a réussi à ouvrir dans l’éboulis monstrueux de la folie. Mais elle ne dit rien aux autres. Quand Noël arrive, EKR invite le boss à venir faire un tour chez elle.

téléchargementLe psychiatre trouve Rachel penchée sur un canevas. L’aiguille à la main, elle le regarde et, d’une voix désaccordée mais audible, lui demande : « Vous trouvez ça joli ? »

Évidemment, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Ce genre de chose n’arrive pas tous les quatre matins! Maintenant, Élisabeth ne veut plus partir. Elle organise un Noël fabuleux, fait elle-même des gâteaux, rapporte un cadeau pour chacune de ses malades… La folie ! Cette fois, c’est carrément le blâme. Elle est mise en demeure de cesser immédiatement sa thérapie sauvage.

Une fois par mois, tous les psychiatres se réunissent et discutent méthodes. Ils citent Freud, Adler, Skinner, etc. Élisabeth ne cite jamais personne. Selon elle, la plupart des psychiatres sont inaptes à ce métier, qui exige plus de cœur que d’intelligence mentale. Elle commence à le dire tout haut : du coeur ! Ce mot a le chic pour mettre ses confrères en rage. Mais ses démonstrations sont tellement concrètes qu’ils sont généralement obligés de se plier. Ils l’attendent au tournant.

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Tout le monde ne croit pas à l’altruisme

Posté par othoharmonie le 8 août 2014

 

images (2)Les économistes classiques, par exemple, ont du mal à intégrer la chose, notamment parce qu’ils sont dominés par l’esprit de plus en plus court-termiste de la finance. Et parce que notre société continue à confondre qualité (de vie) et quantité (de flux), alors même que nous avons aujourd’hui la preuve statistique que notre bien-être dépend de notre richesse relationnelle bien plus que matérielle. 

Mais les « économistes de l’altruisme » et les économistes écologiques sont de plus en plus nombreux. Si l’altruisme s’impose plus que jamais comme le fil d’Ariane indispensable à la suite de l’aventure humaine, c’est que nous sommes entrés dans l’anthropocène, c’est-à-dire dans une ère géologique dont l’humanité est l’acteur n° 1. Désormais, le sort de la biosphère elle-même, donc des générations futures, se trouve entre nos mains. S’en sortir sans altruisme est devenu impossible. L’altruisme et l’égoïsme sont au cœur de la question de l’environnement. Il est donc essentiel d’accorder au sort des générations futures toute la considération qu’elle mérite. 

Certes, les contre-exemples ne manquent pas. Je cite dans mon livre quelques champions de l’égoïsme affiché. La philosophe Ayn Rand, dont la pensée reste très influente au États-Unis, qui affirme que « l’altruisme est immoral. » Parlant de la montée du niveau des océans, le milliardaire Steven Forbes disait quant à lui : « Modifier nos comportements parce que quelque chose va se produire dans cent ans est, je dirais, profondément bizarre. » Ou plus crû, le patron du plus gros syndicat de bouchers américains : « Notre job est de vendre un maximum de viande. Ce que ça fait à la planète n’est pas notre problème. » Groucho Marx montrait l’absurdité de ce point de vue par sa fameuse boutade : « Pourquoi me soucierai-je des générations à venir ? Qu’ont-elles fait pour moi ? » 

Plus sérieusement, la vision d’un humain foncièrement égoïste a dominé une bonne partie de la philosophie et de la psychologie à partir du XVII° siècle. En gros, de Hobbes à Nietzsche ou Freud, la tendance n’a fait que s’amplifier, bien résumée par cette phrase récente du biologiste américain Michael Ghiselin : « Grattez la surface d’un altruiste, c’est un égoïste qui va saigner » – l’idée étant que, derrière les apparences du plus bel altruisme, nous ne visons en réalité que notre propre intérêt.

Je cite ce que Freud dit de l’altruisme. Il peint une image dévalorisante de l’être humaine, écrivant par exemple, « Je n’ai découvert que fort peu de bien chez les hommes D’après ce que j’en sais, ils ne sont pour la plupart que de la racaille… » Pour lui, « L’enfant est absolument égoïste… » Or, c’est faux. Un grand nombre de travaux, dont ceux de Warneken et Tomasello à téléchargementl’Institut Max Planck de Leipzig, contredisent ces affirmations et montrent que les jeunes enfants sont en vaste majorité des coopérateurs altruistes inconditionnels jusque vers l’âge de 5 ans. D’autres travaux ont montré que des enfants de deux ans sont plus heureux de donner un bonbon que de le manger. On retrouve ces dispositions à l’entraide et à la coopération chez d’autres grands mammifères. Nous avons hérité de l’altruisme au cours de millions d’années d’évolution commune. 

Extrait de l’entretien de Matthieu RICARD et Nouvelles Clés.fr 

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Le pouvoir infini de la conscience

Posté par othoharmonie le 4 août 2014

 

Psychiatre américain de réputation mondiale et invité d’honneur à l’INREES pour la conférence du mercredi 13 Octobre 2010, Stanislav Grof a posé les bases de la psychologie transpersonnelle, menant avec son épouse Christina des recherches consacrées aux états de conscience modifiés depuis des décennies.

images (2)Thomas Kuhn, dans son ouvrage « La structure des révolutions scientifiques » explique que la science ne suit pas un parcours linéaire mais évolue par étapes. Entre chaque étape, on trouve des périodes, dont chacune est caractérisée par un consensus établi par le monde universitaire et accepté par tous, définissant ce qui est considèré alors comme étant la réalité. Durant chaque période, les scientifiques appliquent le paradigme existant. Mais il se produit parfois des « anomalies », des phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par la vision du monde en cours. Physique, chimie, psychologie… toutes les composantes de la science connaissent à un moment donné ce débat. Le dernier en date a eu lieu au début du siècle dernier, lorsque la physique de la relativité a dû faire place à la physique quantique. Un changement de paradigme se profile alors, qui peut durer plusieurs décennies durant lesquelles le monde scientifique dans son immense majorité oppose une très forte résistance. Nous sommes actuellement, nous dit Stanislav Grof, dans l’une de ces périodes-clé. Ses travaux, qui s’inscrivent dans un nouveau paradigme, bousculent. Il a choisi d’en parler avec humour : « Certains de mes collègues ne comprennent pas comment un médecin peut avoir recours à la psychologie transpersonnelle, ou écrire un ouvrage avec ce titre invraisemblable « Voyage au-delà de mon cerveau » ! » (ndlr : référence au livre du Dr Jill Bolte Taylor, paru en 2008). 

Pour nous présenter la synthèse de ses études sur les états de conscience non ordinaires, Stanislav Grof a choisi de parler tout simplement de ce qu’il a vécu : des histoires extraordinaires mais avérées, qui démontrent l’existence d’une psyché élargie et d’une conscience distincte du cerveau. 

La conscience n’est pas le cerveau

Né d’une famille sans affinités religieuses, il s’est passionné très tôt pour Freud et la psychiatrie. Sa formation médicale a été des plus matérialiste et, après quelques années d’analyse freudienne, il sent qu’il fait fausse route : intuitivement, il sait qu’il y a autre chose à découvrir. 

Il est dans cet état d’esprit lorsqu’un colis arrive au département de psychiatrie de Prague où il travaille, adressé au Directeur de l’établissement et accompagné d’une lettre. Un laboratoire allemand envoyait dans ce paquet plusieurs ampoules de LSD 25 et proposait aux membres du département de mener des recherches avec cette substance tout en communiquant leurs conclusions au laboratoire. La lettre suggérait : « peut être pouvez-vous l’utiliser comme un outil éducatif, le donner aux psychiatres, psychologues, étudiants en psychiatrie afin qu’ils passent quelques heures dans le monde de leurs patients… » 

Cet événement fut déterminant pour le jeune chercheur, qui dès lors réalisa avec son Directeur de recherches de très nombreuses expérimentations, sur lui-même et avec des patients, effectuant de nombreuses analyses avant, pendant et après afin d’obtenir des modèles. « c’était une source d’exploration tout à fait passionnante ! ». Au cours d’une de ses expériences avec le LSD 25, Stanislav Grof vécut notamment une expérience marquante, explorant des niveaux de conscience qu’il appellera « non ordinaires ». A cet instant, il eut l’intuition « à un niveau cellulaire » que ce qu’il avait appris à l’Université sur la conscience n’était pas exact : la conscience n’est pas un phénomène physique ; elle est quelque chose de fondamental qui agit au niveau du cerveau mais ce n’est pas le cerveau. « Il a fallu des années avant d’obtenir une démonstration scientifique de ce que j’avais expérimenté, notamment par les expériences de sorties du corps et surtout les EMI (Expériences de mort imminente) ou ce qui peut arriver à des personnes au seuil de la mort. » Depuis, des milliers de témoignages de personnes qui ont vécu des états de conscience modifiés (lors de comas, d’EMI ou d’intervention chirurgicale) ont été collectés, confirmés par un grand nombre d’expériences documentées. Ces personnes voient ce qui se passe au même dans la pièce, parfois même ce qui se passe à ce moment à plusieurs kilomètres de là. Mêmes interrogations et confirmations devant les témoignages de personnes aveugles, au seuil de la mort, ayant précisément décrit leur environnement suite à une EMI, ce que le psychologue Ken Ring appelle la « vision de l’esprit » (Mindsight). 

Inconscient individuel et inconscient collectif archétypal

Mais si notre conscience peut se « promener » lorsqu’elle est dans cet état particulier, jusqu’où peut-elle aller ? Au fil de leurs travaux, Stanislav et son épouse élargissent la carte de la psyché, que l’on croyait jusque là limitée à la mémoire postnatale. Ils démontrent qu’on peut revivre notre propre naissance, notre vie intra-utérine et jusqu’à notre conception au niveau cellulaire ! Une véritable révolution. « Nous savons que c’est possible, c’est maintenant aux neurophysiologistes de nous dire où cette mémoire est enfouie… Nous savons par la biologie que nous n’avons pas besoin d’un cortex pour avoir de la mémoire, la mémoire est une propriété intrinsèque à la matière vivante, Eric R. Kandel a reçu le prix Nobel en 2000 pour ses études sur la mémoire d’une limace de mer… Donc, on accepte qu’une limace ait de la mémoire, mais pas un être humain nouveau-né ! » 

Les découvertes ne s’arrêtent pas là. S. Grof constate que nous pouvons non seulement revivre des événements nous concernant directement et enfouis dans nos archives mémorielles, mais également des événements datant de plusieurs générations avant notre naissance biologique. Les personnes décrivent alors, avec une précision étonnante, une époque, un lieu disparu, toutes informations vérifiées et documentées ensuite par des recherches généalogiques, historiques, géographiques ou par l’étude des légendes et mythologies dans le monde. 

Carl Gustav Jung l’avait pressenti : nous disposons d’un inconscient non seulement individuel mais également collectif. Et même archétypal : dans ces états modifiés de conscience, de nombreuses personnes voient des personnages ou des royaumes mythologiques ou archétypaux qui leur est impossible de connaître intellectuellement. 

Les émergences spirituelles pour guérir

Mais le psychiatre pressent la dimension spirituelle de la conscience. Il rencontre alors des enseignants spirituels, moines tibétains, bouddhistes de la tradition zen, chamanes, chrétiens bénédictins… et étudie ce qu’il appelle « les technologies du sacré », comme les techniques de méditation profonde. Il découvre avec Christina que ces explorations peuvent être un mécanisme puissant de guérison pour nombre de pathologies étiquetées comme des « psychoses » ou « états psychotiques ». Eux préfèrent les nommer « émergence spirituelle » ou « urgence spirituelle », des termes qui parlent bien d’un état de crise thmais aussi d’une opportunité de passer à un autre niveau de conscience et de guérir. « On peut véritablement aider les gens à traverser ces crises plutôt que de supprimer les symptômes, même si le thérapeute n’y croit pas. Ne pas laisser les gens aller vers ça serait les priver d’une guérison possible. » En 1980, Christina fonde le réseau d’urgence et d’émergence spirituelle, qui met en contact des personnes traversant des crises de cet ordre-là avec des professionnels capables de les accompagner. 

« Quand nous aurons acquis cette nouvelle vision du monde, quand l’émergence de ce nouveau paradigme sera effective, ces expériences ne seront plus des anomalies mais des éléments normaux de notre nouveau monde. » Pour Stanislav Grof, l’important n’est pas de savoir ce qui crée ces émergences spirituelles mais de savoir comment accéder à ces nouvelles sources de guérison. 

Pour aller plus loin conseil lectures : « l’ultime voyage » et « Quand l’impossible arrive » (Editions Tredaniel)

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L’ECRITURE Lorsqu’ils sont en détention

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

Quand dire, c’est faire et écrire, c’est guérir.

L’expérience de Claire RöslerLe Van n’est pas banale. Docteur en philosophie, elle a pratiqué pendant cinq années consécutives l’enseignement philosophique en prison, à la Maison d’Arrêt de Bonneville, à raison d’une séance hebdomadaire en groupe avec des volontaires et par le biais d’entretiens individuels en parloirs. Cette expérience, motivée par de multiples interrogations (sur la liberté, la solitude, le temps, le mal, la justice, etc.), lui a permis de découvrir en acte que « dire, c’est faire » et « écrire, c’est guérir ». Exploration !

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Les détenus sont des personnes qui, dans leurs parcours singuliers, rencontrent la sanction de certains de leurs choix jugés répréhensibles par la privation de leur liberté de mouvement. Cette définition, aussi imparfaite soit‐elle, met le doigt sur le fait que les décisions de la conscience induisent des conséquences concrètes. L’agir hors la loi conduit en prison. Cela vaut aussi en psychologie : une âme qui ne respecte pas un certain équilibre de vie, que cela soit conscient ou inconscient, et donc des lois structurelles qui transcendent ses convictions, volontairement illusoires ou erronées par héritage, aura à assumer les conséquences de ses excès, ignorances ou déviances. De même qu’une nutrition déséquilibrée entraîne des pathologies, un psychisme perturbé génère des désagréments.

 

Reconstruction et de réorientation

Il ne s‘agit pas d’envisager la souffrance psychologique uniquement dans une perspective de sanction, voire de culpabilisation (le malade serait coupable – cela empêcherait de penser à un malade innocent, au moins partiellement). La culpabilité ‐ et sa reconnaissance ‐ correspond sans doute à l’une des étapes de l’amendement ou guérison, mais ne saurait se substituer à l’entreprise globale de reconstruction et de réorientation de la volonté. De même un diagnostic est utile, mais incomplet, s’il n’est corrélé à un remède. Donc partons du principe que fauter fait partie des possibilités de la condition humaine en raison de sa liberté, et qu’en psychologie cela mène à un trouble qui, à terme, rend malade (psychiquement et/ou physiquement). Guérir demande donc de modifier une habitude intérieure ou extérieure d’agir ou de réagir.

 

Vers un équilibre dynamique

Il s’agit d’entamer un processus de guérison consciemment, par une voie exploratoire, sans présumer de son issue, ni des détours qui seront nécessaires. Ce chemin de renouvellement de soi passe par la rencontre de l’altérité, de ce qui est différent, inattendu, inconnu (une autre personne – médecins, psychologues, amis, etc. et une autre façon d’être, de penser, d’interpréter le monde). Changer suppose un certain effort, et donc une bonne volonté polarisée par un objectif : le retour à l’équilibre, la sérénité ou la paix, état qui n’est d’ailleurs ni statique, ni définitif, mais dynamique et évolutif, donc à réactualiser en permanence au gré des expériences et des circonstances rencontrées. Il existe de multiples vecteurs de guérison. Nous focaliserons notre réflexion sur la parole, orale puis écrite, car elle nécessite un effort de concentration, d’extériorisation, de création, et d’instauration de liens (avec soi, les autres, le texte, une histoire, une culture…) qui a des vertus curatives.

Changer suppose un certain effort
donc une bonne volonté
polarisée par un objectif.

 

Dire, c’est faire

La parole est créatrice, d’un point de vue religieux, mais aussi de manière générale dans nos vies par les échanges qui en découlent. L’usage du langage n’a pas seulement une fonction utilitaire, mais aussi plus radicalement une fonction identitaire : elle nous fait être un sujet qui pense (cogito), et un sujet qui dialogue (en relation avec les autres). Les mots me permettent de me situer dans le monde, de le mettre en ordre (ordre toujours ouvert à des complexifications progressives), et ce faisant, de me structurer. Observer le réel, et le décrire par des mots, c’est prendre conscience du milieu dans lequel je suis, et donc me situer en son sein. Le sujet appartient à un monde, il en est un miroir, puisqu’il est capable de prendre conscience de son intériorité face à l’extériorité qui l’entoure.

 

Dire, c’est donner du sens.

Le propre d’une pathologie psychique, c’est d’altérer la compréhension et les relations. Le délire ne fait plus sens, il est insensé. Parler en se donnant comme règle de construire un discours cohérent, signifiant, donc partageable, voilà qui instaure de la rationalité, des repères et des points de stabilité indispensables pour édifier un moi sain. Parler, c’est donc vouloir comprendre et communiquer. On peut certes « parler pour ne rien dire », la parole est alors bavardage ou, à la limite, « bruit ». Mais même dans ce cas limite, derrière l’expression verbale se découvrent des significations implicites : je m’ennuie, je meuble un silence, je veux que l’on s’intéresse à moi, je manifeste un effort pour exister, etc… Le langage a donc une dimension active, il est un agir, une expression de l’existence en devenir qui veut s’affirmer, un désir qui veut s’accomplir. Cette modalité de l’action par les mots se décline selon une gamme infinie de situations et des degrés très variables d’intensité : l’action verbale peut avoir des effets presque nuls ou, au contraire, transformer le monde.

 Un projet écrit n’est pas encore 

une vie transformée, mais il en porte le germe.

 

Un regain de liberté

Notre intervention étant centrée sur la guérison de l’âme, demandons‐nous quelles paroles activent la santé, l’équilibre, le bien‐être ou le bien vivre ? À travers les multiples rencontres avec des prisonniers, me sont apparues plusieurs modalités d’échanges constructifs. Pour ces gens enfermés dans l’étroitesse des murs physiques et psychiques des prisons de pierres et de pensées, la prise de parole constituait d’abord un regain de liberté : ils étaient acteurs de leurs discours au lieu de subir des conditions aliénantes. Dès lors, les écouter attentivement, avec patience et bienveillance, pour accueillir leurs paroles, les aider à les structurer, les ordonner, mettre en relief l’essentiel en soulignant les points les plus féconds, voilà qui constituait une première étape d’un dialogue bénéfique, bienfaisant. Instaurer un climat de confiance est requis pour amorcer un changement, une prise de conscience. Il s’agissait ensuite de cerner les points d’achoppement, les incohérences, surtout morales, de leurs raisonnements par des questions ciblées : « Pour s’affirmer, est‐il nécessaire d’user de violence ? » ; « Celui qui me conduit sur des chemins aux issues douteuses est‐il véritablement mon ami ? »

 

Ouvrir une brèche dans l’identité

L’effet Pygmalion, fort utile en pédagogie, semble être un très bon outil pour faciliter l’advenue d’une parole qui porte en elle les germes d’une transformation. Ainsi, je pratiquais une valorisation systématique de ce qui était bon ou valide dans leurs discours, accentuant sans exagération leurs qualités de réflexion et leurs progrès au fur et à mesure des séances. C’est ainsi que les propos noirs d’un prisonnier féroce devenaient poétiquement des « fleurs du mal », et ce détenu révolté, le « Baudelaire » du groupe. Dire, c’est faire : cet homme enfermé dans un mutisme de souffrance et de colère s’est progressivement pris au jeu, il est devenu « notre Baudelaire » et s’est mis à écrire. Sa plume s’est débloquée, le silence rageur a laissé place à l’expression d’une bile noire. Première étape : ouvrir une brèche dans une identité recluse sur elle‐même. Ensuite a commencé le travail de réécriture et de recherche pour tirer les fleurs de ce terreau… L’expérience s’est malheureusement arrêtée après deux ans d’évolution, non pas linéaire mais continue, en raison d’un transfert. Je n’oublierai jamais sa façon pudique et émue, étonnamment innocente, de venir me dire un « au revoir » sensible, lui qui était tout sauf un enfant de coeur. 

Écrire, c’est guérir

Bien entendu, les pistes que j’évoque ne sont ni des clefs absolues, ni des recettes miracles. Elles ne valent que par les ouvertures de conscience qu’elles peuvent induire. La complexité des situations de détresse et de pathologies psychoaffectives exclut les méthodes simplistes et appliquées froidement ou systématiquement, sans nuances ni bienveillance. Les écueils ou les échecs se rencontrent, ce qui n’invalide pas pour autant la tentative d’amélioration, ni la démarche qu’elle mobilise, fût‐elle partielle dans ses résultats ou ponctuelle dans son succès. L’écriture guidée me paraît contenir en elle des effets qui peuvent être salutaires. Coucher sur le papier des nœuds d’opacité, des affects destructeurs profonds, les analyser avec un certain recul puisqu’ils sont déposés, les concentrer sur des points essentiels, les hiérarchiser pour ainsi dire, essayer de cerner les problèmes à leurs racines, voilà autant de fruits d’un travail d’écriture. 

Pour réamorcer un mouvement qui va de l’avant, encore faut‐il savoir au moins en partie où se situe l’obstacle. Écrire, c’est guérir, car c’est s’offrir la possibilité de réécrire en partie le texte de sa destinée.

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Reconquérir sa créativité

À la pensée bloquée qui tourne en boucle comme une toupie, à tendances obsessionnelles, et rive au piétinement (posture figée) peut se substituer, par un travail de réécriture, une pensée qui reconquiert sa créativité : invention d’autres possibles, mobilisation de l’imaginaire pour se reconstruire, attachement à un idéal qui autorise un dépassement de soi en avançant en spirales (posture active), par jaillissements libérateurs.

Vers une pensée capable de se libérer donc de déceler, à même le texte de sa vie, l’espérance d’une guérison.

« Veux‐tu sortir de cette situation d’incarcération ? » ; « Pourquoi ? » ; « Quels sont tes souhaits lorsque tu sortiras de prison ? » ;« Comment feras‐tu pour sortir des mécanismes qui t’ont mené en détention ? » ; « Quelles souffrances et carences affectives sont de manière récurrente à l’origine de certains de tes comportements destructifs ? ».

Le prisme de la pensée

Se reconstituer activement de l’intérieur par un travail de réécriture de ses schémas mentaux et émotionnels s’avère indispensable pour modifier ses actions, et par suite, les situations qui en résultent. Ainsi, être agressif conduit presque systématiquement à des réactions crispées ; à l’inverse, être serein permet d’éviter d’inutiles exaspérations. Évoquons un autre exemple, à savoir l’obsession de l’argent. Elle repose sur un prisme de pensée et des soubassements passionnels qu’il convient de mettre à jour avec lucidité : peur de manquer, jalousie, volonté de puissance, complexe d’infériorité, avidité, manipulations, etc., et donc survalorisation de ce moyen qui devient critère de référence, qui enserre la pensée dans des catégories figées de calculs et d’appropriation, comme dans les tentacules d’une pieuvre. Est‐il nécessaire d’aller au bout d’une errance pour en mesurer la nocivité ? Il serait souhaitable que des exercices de sagesse soient proposés régulièrement aux personnes tout au long de leurs parcours, afin de leur épargner des détours néfastes prévisibles.

Du brouillon à l’écriture juste

Écrire peut s’entendre au sens large. C’est une métaphore de l’action. Nous sommes auteurs de textes écrits, mais aussi du livre de nos vies, de nos choix, décisions, des actions découlant de nos volontés. Les brouillons sont souvent utiles pour parvenir à l’écriture juste. Ainsi, des formules inélégantes, confuses, peuvent préfigurer un style maîtrisé. Dès lors, l’acquisition d’un équilibre vertueux (au sens étymologique, donc excellent ou épanouissant) résulte souvent de tâtonnements antérieurs, de déceptions comprises et dépassées, voilà pourquoi il n’y a rien à renier dans ces égarements, si ce n’est de s’y complaire.

Une pensée capable de se libérer

Guérir est un horizon de possibilités offert à chacun, car nous sommes tous porteurs de certains déséquilibres, plus ou moins accentués, plus ou moins inhibiteurs. L’homme est initialement prisonnier de bien d’entraves, certaines constitutives de sa condition humaine (indépassables), d’autres provenant des différentes strates de son ancrage au monde (famille, métier, aptitudes, choix, trajectoire personnelle et collective, etc.). Les expériences de limitations et de souffrance qui se présentent à chacun, dans des vécus vifs et singuliers, sont autant d’appels à modifier en nous des mécanismes réactifs et interprétatifs. L’option d’une pensée capable de se libérer, donc de déceler à même le texte de sa vie, l’espérance d’une guérison, reste toujours ouverte. Mettre en mouvement des décisions créatrices pour cheminer vers ces découvertes émancipatrices constitue le défi qui distingue l’homme ordinaire de l’homme exemplaire. Personne n’est exclu de la possibilité de réécrire son histoire, pour laisser advenir le meilleur de lui‐même.

Claire Rösler‐Le Van, Professeur agrégée et docteur en philosophie.

Texte issu du magazine medi@me n°1 

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Prendre au sérieux le deuil d’un animal

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

Aujourd’hui, le lien existant entre un propriétaire et son animal de compagnie est davantage admis et compris. La perte de celui-ci est désormais considérée comme un véritable deuil. Une nouvelle conscience qui se retrouve dans la pratique des vétérinaires. Devenus les accompagnateurs de fin de vie de ces animaux, leur pédagogie et leur écoute permettent aux propriétaires de mieux vivre la situation.

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Trente ans après les faits, Véronique en est encore traumatisée. Elle était venue soutenir sa meilleure amie, qui venait de perdre son chat. « Je tâchais de la consoler. L’animal, empoisonné, reposait sur le carrelage, se souvient-elle. Soudain, mon amie s’est levée, a pris le chat mort et… l’a jeté dans la poubelle. Je ne m’en suis jamais remise. » Choquée, Véronique avoue que cette manière d’agir a sérieusement endommagé le lien qu’elle avait avec son amie. « Traiter ainsi un animal avec qui on a vécu de longues années, c’est inhumain, non ? »

L’attitude expéditive de cette propriétaire envers son chat correspond à une époque révolue: celle où l’on ne prenait pas en compte la profondeur du lien qui peut unir un maître à Médor ou Mistigri. « Pendant longtemps, la question de la condition animale n’a pas suscité grand intérêt en Occident,rappelle la journaliste Karine-Lou Matignon, qui vient de publier le beau livre Enfants et animaux. Des liens en partage (Éditions de La Martinière). L’attachement que l’on pouvait éprouver pour un animal a été souvent jugé sinon indécent ou dérisoire, en tout cas symptomatique d’une époque et d’une société malades, en perte de repères. Dans un tel contexte, il était même difficile de montrer sa peine lors de la mort de son chien ou de son chat. »

Les pays anglo-saxons ont été les premiers à changer la donne, avec la création de groupes de parole pour propriétaires endeuillés * et l’émergence de pet loss therapists, qui accompagnent ceux dont la douleur s’éternise. Internet a aussi ouvert de nouveaux espaces pour toute une population qui ne savait pas où communiquer son chagrin: les cimetières virtuels pour animaux y fleurissent, ainsi que les forums de discussion autour d’un chat ou d’un chien perdu.

Les étapes du deuil

Pour la journaliste Karine-Lou Matignon, pas de doute, il s’agit bien d’un deuil à traverser. « On peut retrouver envers l’animal les réactions typiques en cas de décès d’un humain: attitude de déni à l’annonce de la mort, suivie de colère, puis de culpabilité et enfin d’acceptation… »
Cette nouvelle conscience du deuil des propriétaires est notamment en train de changer le rôle du vétérinaire, devenu un tiers essentiel. « En trente-trois ans de pratique, j’ai vu une grande évolution dans la manière de vivre la fin de vie de son animal de compagnie, témoigne Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire en Ile-de-France. Des personnes âgées de plus en plus isolées sont extrêmement attachées à leur animal, des couples sans enfant considèrent leur chien comme “leur bébé”, des ados s’accrochent à ce hamster offert par un parent qui a désormais quitté le domicile familial… Tous ces nouveaux liens ont transformé notre clinique. »

Car le vétérinaire est désormais celui qui accompagne la fin de vie de l’animal, soit que ce dernier, malade ou accidenté, lui ait été confié pour être soigné, soit que des propriétaires lui amènent le corps pour incinération. Consultation particulièrement « sensible », celle où il faut euthanasier l’animal. Tout un protocole et même des rites permettent aux maîtres de vivre au mieux la situation, notamment en exprimant leur culpabilité : « Je les préviens que leur animal va d’abord être anesthésié et ne souffrira pas, explique Jean-Pierre Kieffer.Je les invite à rester un dernier moment seuls avec leur chien ou leur chat, puis je les écoute me parler de lui, de ce qu’il a apporté dans leur foyer et leur vie, car un animal représente pour beaucoup un moment précis de leur existence. Enfin, je leur propose, après rasage de la patte où sera pratiquée l’injection létale, une touffe de poils à emporter chez eux. » Et le vétérinaire de reconnaître qu’il a dû acquérir cette expérience sur le terrain, car la formation dispensée jusque-là ne prévoyait pas la nécessité d’écouter les maîtres éplorés.

Écouter la peine de l’enfant
Auprès des enfants aussi, l’écoute et l’attention s’avèrent essentielles. « Si l’on porte intérêt à la peine de deuil1l’enfant en évoquant les bons moments passés avec l’animal de son vivant, les raisons de sa mort, puis en organisant avec lui un petit rituel de deuil, l’épreuve sera alors mieux vécue et la place de l’animal intégrée sous le signe du respect », conseille Karine-Lou Matignon. Un poème, des fleurs, une petite tombe dans le jardin ou des caresses avant de laisser le corps chez le vétérinaire… Pour la journaliste, dans tous les cas et quelle que soit l’espèce animale, l’entourage doit accompagner l’enfant dans cette étape. « Et il faut respecter un temps avant d’envisager l’acquisition d’un autre animal, précise-t-elle, ceci afin de ne pas projeter sur le nouveau compagnon le souvenir du précédent. »

Nouvelle preuve que la singularité de l’animal et la peine provoquée par sa perte sont désormais prises en compte: quelques jours après l’euthanasie, les vétérinaires sont invités à envoyer une lettre de condoléances à ses propriétaires.

Lire l’article sur Le Figaro.fr

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Pionnière de la psychanalyse d’enfants

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

Elle a osé, la première, explorer l’inconscient des jeunes enfants, révélant les fantasmes angoissants qui peuplent leur univers. On lui doit la compréhension des processus psychiques précoces qui déterminent notre vie d’adulte.

Jacques Lacan l’avait surnommée « la tripière de génie ». Tripière car, pour Melanie Klein, le ventre, avec ses viscères, ses excréments et ses monstres imaginaires, est l’antichambre du moi. Quand elle rejoint le camp de la psychanalyse, elle est l’une des très rares psys d’enfants.

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Elle se démarque rapidement de ses consœurs, Anna Freud, fille du maître ou Hermine von Hug-Helmuth (assassinée par son neveu qu’elle a psychanalysé), qui pensent que la thérapie des petits doit se limiter à un travail éducatif. Pour Mélanie Klein, en revanche, l’enfant, dès 2 ans, est un patient digne de ce nom.

Dès 1920, elle développe sa technique de psychanalyse par le jeu : des poupées, des autos, des animaux, des crayons, des ciseaux, et la séance peut commencer. « Le grand train, c’est papa ; le petit, c’est toi ; la gare, c’est maman, explique-t-elle à Dick, un jeune patient resté un cas célèbre de la littérature analytique. Dick entre dans maman, il fait noir dans maman, Dick est dans le noir de maman. » Voilà comment Melanie Klein aide les petits à apprivoiser leurs fantasmes incestueux et l’angoisse qui les accompagne.

La psychanalyse freudienne déroule le tapis rouge devant le père. Pour le kleinisme, le personnage déterminant, c’est la mère. Pour réussir à penser, il faut la tuer symboliquement, quitte à la retrouver plus tard. Cet affront au père, Freud ne le pardonnera pas à Melanie Klein.

Le sadisme est originel 
Pour Melanie Klein, l’être humain est, de façon innée, travaillé par une pulsion de mort et de destruction. Dès ses premiers mois, il est habité par des fantasmes sadiques visant l’intérieur du ventre maternel. Il imagine ses deux parents soudés en une sorte de copulation ininterrompue et, se sentant exclu de cette belle harmonie, rêve de les anéantir. La survie dans l’inconscient de ce sentiment d’exclusion archaïque explique les meurtres passionnels de l’adulte, mais aussi la douleur indicible qui peut nous assaillir lorsque nous sommes trompés : nous revivons alors cette mise à l’écart primitive.

Les filles ont peur de leur mère
Selon Melanie Klein, les filles se tournent vers leur père, puis s’intéressent aux hommes pour échapper à une mère vécue comme toute-puissante, qui menace de les détruire et de leur interdire l’accès à la maternité. Le fantôme de la mère se tient derrière toute histoire d’amour. Même dans l’hétérosexualité, le véritable objet de désir et de défi d’une femme, c’est l’autre femme, toujours imaginée comme une rivale.

La vie psychique démarre dès la naissance
Loin de connaître la béatitude, le nourrisson expérimente des états paranoïdes, où il croit que le sein, le biberon et le monde lui veulent du bien ou du mal, selon ses sensations du moment. Empli d’une envie dévorante à l’égard du sein, il est terrorisé par cette pulsion : il craint d’abîmer cette source nourricière, de la perdre. Vers 6 mois, la « position dépressive » tempère cette agitation mentale. La pression se relâche, l’envie archaïque se transforme en gratitude et en amour pour ce qui fait du bien, la mère. Melanie Klein qualifie cette étape de dépressive, car elle apprend à supporter ces sentiments douloureux que téléchargement (2)sont tristesse, remord et culpabilité.

L’analyse des enfants peut aller beaucoup plus loin que celle des adultes et [...] mettre en lumière des détails qui n’y apparaissent pas aussi clairement – propos de Melanie Klein

Pour en discuter sur le Forum clic « La Vie Devant Soi«  

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La pionnière du grand passage

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

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Guidée par un instinct sûr, cette psychiatre fait partie des femmes qui ont paradoxalement sauvé l’Occident devenu mégalo, en lui réapprenant l’art le plus humain et le plus mystérieux qui soit : accompagner les mourants.

Avec passion, elle voulait s’occuper de bébés en Afrique ou en Inde. Le sort l’a entraînée aux Etats-Unis où la terreur de la plupart des gens, médecins inclus, vis-à-vis de la mort l’a tant sidérée qu’elle dut en quelque sorte s’occuper non des naissants, mais des mourants.

A 16 ans, elle avait spontanément découvert les grandes phases du deuil en aidant un ophtalmologue à consoler ses patients de la perte de leurs yeux. Peu après, elle avait reçu son baptême du feu aux portes des camps de la mort, où certains rescapés lui enseignèrent sans un mot la plus ancienne des sagesses. Devenue professeur de psychiatrie, elle se retrouve, malgré ses supérieurs, pionnière de la redécouverte de l’art de mourir. Un art paradoxalement vital pour tous, qui exige de ceux qui le pratiquent d’avoir effectué un profond travail introspectif sur leur propre mortalité.

Amour inconditionnel
Son métier de psychiatre n’a fait que confirmer ce que son travail d’assistante médicale et de secouriste lui avait appris depuis l’adolescence : il n’existe pas de thérapie ni de mouvement vrai vers l’autre sans amour inconditionnel. Il est fait d’écoute, d’acceptation, de sollicitude active, et comporte un refus de monnayer l’affection (le « refus de la prostitution »). Cet amour se caractérise par la capacité à dire « non ». Aimer s’apprend et structure. 
 
La mort, question vitale
Aucune société humaine ne peut faire l’économie d’un art de mourir. Peur de mourir et peur de vivre sont les deux faces d’une même réalité. Le déni de la mort est hautement pathogène. Entouré d’amour et d’ouverture (ce qui suppose de chacun un profond travail sur soi), l’être humain retrouve la sagesse de l’art de mourir des plus anciennes traditions. La plus belle preuve en est donnée par les enfants : quand les adultes autour d’eux ne sombrent pas, les petits humains se comportent souvent de façon étonnante aux portes de la mort. Elisabeth Kübler-Ross les appelle « mes véritables professeurs ».

Les cinq phases du deuil
La fin de la vie nous fait connaître le paroxysme d’une situation que nous côtoyons quasiment tous les jours : la perte, le deuil. Toute perte passe schématiquement par cinq phases, qu’il est utile de reconnaître et de distinguer pour mieux s’aider les uns les autres à les traverser : le déni, la révolte, le marchandage, la dépression, et enfin l’acceptation. Le travail d’Elisabeth Kübler-Ross, alias EKR, sur les grandes phases de l’agonie est devenu un guide précieux pour toutes les infirmières et pour tous les accompagnateurs en soins palliatifs. 
 
Les quatre quadrants
Chacun d’entre nous se présente sous quatre aspects fondamentaux : physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. Pour aider l’autre de façon efficace, surtout s’il est au plus mal, il est essentiel de tenir compte de chacun de ces « quadrants », si possible dans l’ordre qui va du plus physique au plus immatériel. Ainsi convient-il plutôt de commencer par soulager la souffrance physique avant de se préoccuper des peines affectives, et ces dernières doivent avoir été dissoutes avant que l’on puisse sérieusement aborder un accompagnement spirituel.

La métamorphose
Dans les baraques de Maïdanek, les enfants déportés avaient dessiné des centaines de papillons. C’est devenu le totem d’EKR. Pour elle, une vie bien vécue vous apprend au moins une chose : « Nous sommes tous des chrysalides ; au moment de mourir, notre cocon s’ouvre et nous devenons papillons. » Ce sont les enfants qui, selon elle, comprennent le mieux les règles de la métamorphose : « La mort, lui ont-ils suggéré, est un nouveau soleil. » Pour les adultes, il faut tout un travail sur soi, ardu et douloureux, pour parvenir à « achever le business inaccompli».

  
images (5)Tel est l’objectif des stages « Vie, mort et transition », organisés jadis par l’association Shanti Nilaya et aujourd’hui, entre autres, par l’association EKR-France. On y apprend à pardonner aux autres et à soi-même.

Je sais bien que je dois encore travailler la patience, l’indulgence, le lâcher-prise. Ensuite seulement, j’aurai le droit de mourir.

Elisabeth Kübler-Ross

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Dressez vos Etendards pour le BIEN

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2014

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 La mission qui nous attend tournera une page importante de notre évolution. Surtout ne manquons pas ce grand rendez-vous avec la vie. Permettez-moi de vous dire que vous êtes accompagnés. Vous n’êtes pas seuls, même si parfois vous éprouvez une forme de solitude. Parfois, votre âme est submergée par l’angoisse, par la peur du lendemain, par l’inquiétude pour le futur. Mais vous avez du ressort, vous êtes solides et réussissez toujours avec l’aide de l’au-delà, à vous sortir de situations quelquefois tendues ou à la limite du déséquilibre. 

Saluez la bannière sous laquelle vous allez combattre et sachez qu’elle ne vous trahira jamais. C’est l’étendard d’une victoire est annoncée du bien sur le mal, même si ce dernier résiste. Permettez-moi de vous dire qu’il ne pourra pas… qu’il ne pourra jamais s’opposer à la décision de Dieu qui consiste avec votre appui et celui de toutes les âmes prêtes à s’engager dans cette prestigieuse bataille. Pressez-vous d’agir, le temps est compté. Il n’est pas possible de laisser la terre se pourrir plus longtemps. La gangrène a déjà pris possession de nombreux membres qui devront être nécessairement séparés du corps, parce qu’ils risqueraient de polluer ce qu’il reste de sain. 

Restez confiants quoi qu’il arrive, parce que vous sortirez vainqueurs et sans aucun doute grandis par votre puissante aide intérieure, qui est la Source indestructible de la volonté. Songez à tous ceux qui n’ont pas votre chance. Votre privilège est d’être aujourd’hui choisis par la plus haute autorité de l’autre monde ; choisis pour agir et non pour regarder la dégradation se poursuivre. Choisis pour aider, pour lutter, pour résister au rouleau compresseur. Parce qu’il y a urgence. 

Tout ou presque en ce bas monde est sur la vie du déclin. Toutes les valeurs fondamentales de la vie sont malmenées, broyées, éclatées ou incomprises. Elles sont reléguées pour la plupart au second plan. Elles passent après les valeurs matérielles pour les humains prisonniers du système ; ce sont les valeurs du bonheur, les valeurs du futur, les valeurs tangibles qui marqueront leur passage sur la terre. Tout est inversé par rapport à l’origine. Les valeurs VRAIES : celle que le Seigneur nous a enseignées, ne sont plus que des chimères pour ringards attardés. 

Le ridicule est souvent présent lorsque les vraies valeurs : celles que nous défendons, sont évoquées. C’est pour cette raison que plus personne n’en parle ou en catimini, du bout des lèvres. Le nom de Dieu, du Christ, de la Vierge Marie, n’est prononcé qu’à l’intérieur des lieux prévus à cet effet. Mais les gens dans la rue n’osent pas en parler, de peur de passer pour des demeurés ou des attardés mentaux. 

Vous ne devez surtout pas vous arrêter à la moindre contradiction ou contrariété que vous ne manquerez pas de rencontrer, car cette mission qui vous est assignée dérange et dérangera demain. Dans ce cas, ne vous attendez pas à être bénis par tous. Dans certains cas, vous le serez. Votre courage à exprimer votre opinion sera montré du doigt, même si quelque fois derrière les encouragements et autres félicitations se cache une grande hypocrisie. Soyez inflexibles, ne restez pas trop longtemps dans la réflexion et l’appréciation, parce que ce serait du temps inutilement employé à tenter d’évaluer un rapport de force sans aucun intérêt. Ce qui doit vous motiver, c’est uniquement l’atteinte de votre objectif. 

Des incidents de parcours ne sont pas importants. Ils ne seront que des tentatives bien maladroites de la part de vos détracteurs, qui consisteront à vous freiner ou à ralentir votre démarche. Votre mission aura un grand succès. 

 Permettez-moi de vous dire, que vous êtes protégés par Dieu, et que l’incertitude ou l’inquiétude ne doivent plus faire partie de votre vie. 

Le temps du renouveau est arrivé pour TOI. Ne le laisse pas s’écouler trop rapidement parce qu’il ne sera pas de sitôt de retour. Donc, tu as compris que certains trains ne sont pas à manquer. Si tu laisses passer le train qui devait t’emmener en voyage, ce n’est pas grave parce que tu pourras prendre le suivant. Mais saches que le conducteur de l’un est parfois différent du conducteur de l’autre, et que son itinéraire ne sera pas forcément le même ; c’est-à-dire que ta destination sera différente ; je vois que tu as compris cette image et je sais que tu prendras toutes les dispositions pour être dans le bon wagon. 

Organisez votre vie future dès maintenant. Pensez à être plus souple dans votre gestion du temps. Ce qui veut dire que vous pourriez être dérangés pour la bonne cause à des moments ou lors de journées ne correspondant pas à des journées de travail. Prenons l’exemple du week-end. Vous pourrez être sollicités pour participer à des réunions ou à des conférences, parce que votre avis sera intéressant à écouter pour nombre de gens. Dans ce cas, il vous sera demandé de ne pas vous défiler sous prétexte que ces jours sont pour vous des moments de repos. 

Je veux dire par là que votre vie publique vous contraindra, parce que c’est dans l’ordre des choses, de répondre aux demandes de personnes ou de groupes prêts à soutenir notre combat.  

Rejoindre Francesca ici http://devantsoi.forumgratuit.org/

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