TENIR UN JOURNAL DE NOS REVES

Posté par othoharmonie le 11 février 2016

 

RËVEQuelles que soient les méthodes utilisées pour vous souvenir de vos rêves, il est fondamental que vous tentiez un journal. Placez un cahier et un stylo sur votre table de chevet, et consignez vos rêves dès votre réveil. Veillez à faire un minimum de mouvements qui pourraient vous distraire. Le simple fait de vous retourner dans votre lit peut volatiliser vos souvenirs. Ecrivez sans attendre ; les rêves les plus vivants s’évanouissent rapidement ou leurs détails se transforment en quelques instants.

Il y a bien des façons de tenir un journal des rêves. Certains préfèrent classer événements, personnages, couleurs et émotions dans des colonnes distinctes. Cependant, établir des catégories alors même que vous faites un effort de mémoire peut contribuer à vous les faire oublier. La meilleure méthode consiste à écrire le rêve, puis à prendre votre temps pour l’analyser et le classer. Ecrivez  sur la page de gauche du cahier et réservez la page de droite à l’interprétation, aux commentaires et aux schémas, ainsi qu’à l’analyse ultérieure.

Datez chaque récit et notez un maximum de détails, au stade de  l’interprétation, les aspects les plus insignifiants se révèlent souvent les plus importants.

Ecrivez toujours au présent ; essayez de re-vivre le rêve en le consignant et notez soigneusement toutes vos émotions. Ce qui suit est tout à fait caractéristique de celle d’un journal des rêves :

« Je suis dans un magasin de jouets, une sorte de musée du jouet victorien. Je décide d’acheter une boîte de grands soldats de bois, vêtus d’un uniforme rouge, mais lorsque je m’approche de la caisse, le vendeur me dit qu’elle n’est pas à vendre. Son visage est dans l’ombre, mais je remarque ses vêtements de couleur sombre et le col cassé de sa chemise. A la place des soldats, il me demande de choisir un livre dans le grand rayonnage que je n’avais mêmes pas remarqué.

Déçu, je prends un livre au hasard, et je le feuillette. Il compte de nombreuses illustrations, et soudainement, je me retrouve enfant, assis devant la table de cuisine verte de notre ancienne maison, à regarder un livre d’image. L’une d’entre elle représente la vitrine d’un magasin de jouets au centre de laquelle est présentée une boîte de soldats en bois. Le vendeur, raide et en bois, dans ses vêtements noirs et avec sa chemise au col cassé, trône au milieu de la boîte. Je suis fâché, comme s’il avait essayé de me jouer un tour, et je me dis ; il ne s’est mêmes pas donné la peine de mettre son uniforme »….

EXTRAIT DU LIVRE :

APPRENEZ A MIEUX REVER ET A TIRER PARTI DE VOS REVES

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La Vie comme un rêve

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2015

 

consciousness 1Le vent transporte le sentiment d’une catastrophe imminente comme il gémit à travers les voiles – une voix envoûtante que les marins connaissent bien. Le embruns salés de l’océan pique nos visages que nous nous situons dans le rang et nous stabiliser sur le pont en bois se balançant, se préparant à faire face à notre destin. Le mouvement de notre grand navire est quelque chose que nous sommes habitués, mais il a augmenté dans les derniers instants mais notre capitaine continue de manœuvrer notre navire de guerre pour engager l’ennemi.

Nous avons tous peur – froid et très peur. Beaucoup autour de moi sont silencieux et prient. Je peux voir le mouvement de leurs lèvres comme ils disent leurs mots doux à leur Dieu. Certains apportent de petits jetons de leurs femmes et enfants, et les tiennent serrés … mais nous ne devons jamais lâcher nos armes … jamais. Certains pleurent, mais aucun homme n’est dans le jugement de cette aventure. Beaucoup d’entre nous vont mourir bientôt, et il n’y a pas de «règles» entre guerriers en ces derniers moments. Ce sont des moments personnels, et chaque homme a sa propre manière de faire face à la mort.

L’appel au combat est imminent. Dans la semi-obscurité de l’aube du matin, le vent balaie les vagues et est livré aux voiles du navire que nous continuons à diriger pour entrer en position avec un ennemi invisible qui est très proche, mais caché par le brouillard. En le guindant de voiles et en remplir les flèches du capitaine par le vent, en essayant de deviner la position de l’ennemi, nous sommes contre le vent, et le capitaine nous a donné avantage à la bataille. L’océan nous parle à nouveau, comme une forte houle du nord pousse contre notre côté bâbord, basculement de la plate-forme d’une manière qui prédit que nous manœuvrons vers la ligne de bataille.

Les livres sont remplis de ces moments, afin de se glorifier et de les rendre importants dans une sorte d’aventure. Mais la plupart ne connaîtront jamais le silence absolu, nous vivons avant la bataille entre les hommes sur la mer. Les navires doivent se réunir d’une manière qui permet l’embarquement, mais ils doivent rester en dehors de la « gamme de profil » des gros canons qu’ils portent à la fois au dernier moment possible. Aucune instruction ne crié ou cris de bataille sont entendues. Au lieu de cela, le silence est de rigueur pour émettre une voix non-émotionnelle constante du capitaine d’être entendue au cours du vent et des vagues, donnant des ajustements constants de gouvernail, et des instructions sur les garnitures de voile finales. Les tondeuses sont sur ​​les chantiers, avec les archers et des belvédères. Nous sommes plus d’une centaine sur le pont avec notre armure et des armes, et il n’y a pas un bruit, sauf pour ces voix hantent de navigation surréaliste et le craquement du navire comme il gémit contre la montée de la mer.

Sur le brouillard et la brume semble que les ennemis, et ils sont énormes! Leur navire est comme on nous l’a dit – beaucoup plus grande que la nôtre. Une nouvelle vague de froid de la peur descend sur nous comme nous voyons la réalité de ce qui est à venir et nous savons que les côtes sont proches. Aucun homme ne dit rien, comme nous regardons tout simplement notre sort. Nous observons que leurs voiles sont furieusement recueillies pour renverser le vent. Nous faisons la même chose.

Les explosions sont assourdissantes quand les canons des deux navires éclatent. Le rugissement des deux côtés est presque simultané, et la plate-forme inclinée immédiatement sous nos pieds comme notre navire Iron Clad sent le poids de la volée sur la coque. La plupart des canons visent à la coque de l’autre, mais certains des plus petits canons visent à l’agrément. Le résultat des dommages est le chaos sur les ponts des deux navires, et nous sommes au milieu de tout cela.

Nous devons nous concentrer pour rester en vie et nous protéger de notre peur. Tomber dans le pont où nous nous trouvons, et les lignes lourdes humides et l’outillage nous fouettait comme des serpents attaquant, destinés à nous embrouiller et nous garder de la lutte. Nous sommes maintenant hors du rang, les boucliers pointent vers le haut, en esquivant les débris qui volent et se déplacent furieusement.

Viennent ensuite les flèches. Nous voyons leurs archers attachés aux chantiers de mât de misaine de leur navire, leur permettant d’avoir un «premier choix» afin que leur navire accoste au nôtre. Lier les hommes de cette manière permet de stabiliser leur but, et beaucoup y mourront, suspendus dans leur harnais comme des poupées de chiffon, coloration lentement les voiles rouge. Nous observons que nos archers essaient de prendre les leurs. Nous entendons les cris de douleur des deux côtés par des flèches qui ont frappé leur marque. Puis la mort autour de moi commence. Les hommes sont en diminution partout. Concentrez-vous ! Faites ce pour quoi vous êtes formés ! Recherchez où les flèches viennent et gardez votre bouclier de cette façon. Ecoutez et regardez!

L’ordre vient rapidement à se déplacer à tribord, où de grandes sections de la rampe ont été retirés en prévision de la bataille. Nous devons être rapide ! Les rampes d’embarquement en bois ont été soulevées dans l’air, ce qui donne une certaine protection à la pluie de flèches et des lances qui continue à nous assaillir. Plus les hommes tombent, et plus nous allons de l’avant pour prendre leur place. Concentrer ! Ne pas aider les camarades tombés au combat. Ne pas les regarder ! Vous serez à côté si vous le faites.

Moins d’une minute a passé depuis le premier coup de canon, et un énorme cri de bataille soutenue qui sort de la gorge qui nous fait avancer en masse à l’assaut de la plate-forme de l’autre navire. Ceci est notre protocole. Nos commandants nous disent que le bruit effraie l’ennemi, mais nous savons que nos cris sont principalement destinés à couvrir les cris de douleur de ceux qui nous entourent et qui sont en diminution, et trébuchant de blessures horribles qui nous apprend à ne pas voir. Ne cherchez pas! FOCUS!

Les canons rugissent encore une fois, et ma mort est ce que mes supérieurs appellent une « mort stupide. » Il n’y a pas d’honneur. Dans tout ce chaos, le bruit et la confusion… je me rends compte que je suis positionné sur le bord de la passerelle d’embarquement. L’inertie de notre propre reprise de volée de canon coordonnée -  lancer notre terrasse et me jeter dans le chaos et l’agitation des deux navires de broyage l’un devant l’autre. Certains ont été déchirés et noyés dans le même temps. Je fus en échec total. L’océan se moquait de moi car il s’est immédiatement fermé sur mes parties démembrées et a capturé mon âme. Personne n’a entendu mes cris. ___________

Je me réveille dans une mare de sueur. Ce rêve encore ! Pourquoi dois-je revivre ce rêve si souvent? Était-ce un film que je voyais ou un livre que je lis ? Il était si réel!  Je pouvais entendre les sons!

Comme je me prépare pour le travail, vérifier mes courriels, et le texte à un ami sur mon téléphone intelligent, je réfléchis tout cela. Est-il possible que cette mémoire est quelque chose que je fais l’expérience? Peut-être cela explique mon anxiété de la mer? Toute ma vie, mes amis ont fait moquer de moi parce que je ne voudrais pas aller dans l’océan. Les piscines étaient très bien; lacs étaient bien, mais jamais l’océan. Il n’était pas raisonnable, mais la peur n’est pas logique. Je me suis rendu il y a quelque temps auprès de l’océan, je détestais ça. Je détestais le sentiment qu’il m’a donné, comme si elle me connaissait en quelque sorte. Je me fichais si je nageais dans le oui ou non. Je n’ai pas aimé – et aussi loin que la navigation de plaisance ou la croisière est allée, oubliez ça. Jamais ! Certains ont suggéré une thérapie, mais je devais ma propre réponse, et cela a fonctionné. Je viens de vivre aussi loin de la mer que je le pouvais.

Je sens encore la crainte résiduelle et l’anxiété de mon rêve lorsque je commence mon trajet au travail. Ma voiture commence à se déplacer sur la route. Je souris, et apprécie mon lecteur pacifique quotidiennement pour aller travailler dans les vastes plaines du Texas, très sûr de la mer. ___________

Kryeon a

De Lee Carroll

L’histoire ci-dessus est pas la mienne. Kryeon nous dit que ces étonnants rêves réels peuvent très bien être des expressions de nos vies passées comme elles sont reportées dans cette énergie mystérieuse appelée les Annales Akashiques. Certaines vies passées, qui sont particulièrement puissantes avec le drame environnant, semblent être gravés dans notre tissu cellulaire. Peuvent-ils nous affecter aujourd’hui ? Est-ce que ces résidus se portent encore et nous affectent où nous vivons et comment prendre des décisions ? La réponse est oui, et les potentiels de changement de vie sont profonds.

Ce livre parle de ces énergies incroyables Akashiques comme discuté par Kryeon dans les vingt-quatre dernières années. Cependant, il va beaucoup plus loin que la simple information sur les expériences passées de la vie. Dans cette nouvelle énergie, après 2012, on nous dit que nous pouvons réellement travailler avec nos propres énergies Akashiques de manière profonde. Nous pouvons même ré-écrire la peur et l’anxiété des expériences passées, et annuler le drame. Comment sur ​​l’exploitation minière nos propres talents se cachent dernières les attributs du corps ? Est-il possible de les utiliser dans notre vie actuelle ? Après tout, si elle est à l’intérieur de nous, alors pourquoi pas ? Intéressé ?

Ceci est le deuxième livre de l’objet-chassés de Kryeon, auteur et archiviste, Monika Muranyi. Le premier livre, L’Effet Gaia,  était une compilation de recherches minutieuses de tout ce que Kryeon a canalisé à propos de Gaia. Il a été si bien reçu, qu’elle savait qu’elle devait compiler et écrire sur au moins deux sujets. Le livre que vous tenez entre vos mains est le numéro deux dans la série.

L’Akash est complexe et souvent mal compris. Encore une fois Monika rassemble ce que Kryeon a canalisé sur ce sujet et l’entoure avec des explications et des commentaires. En outre, elle pose à Kryeon beaucoup de questions pour contribuer à préciser certains attributs. Ces questions apparaissent et sont uniques à ce livre.

Profitez de ce voyage dans un sujet qui est une étude de votre propre lignée sur la planète Terre!

Voir les têtes de chapitre!   Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Les messages prémonitoires sont déstabilisants

Posté par othoharmonie le 25 août 2015

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Ces messages sont troublants, même s’ils concernent des inconnus.

Pourquoi a-t-on l’information ? Qu’en faire ?

« Depuis 3 ans, je reçois des visions d’accidents de voiture, de déraillements de train, de troubles sociaux parfois confirmés par l’actualité, dit Ulrich. Je n’ai pas toujours les clés, je me sens impuissant. »

 Lorsqu’ils touchent des proches, ces pressentiments bouleversent. « Suite à un rêve pas rigolo impliquant une femme de sa famille, j’ai appelé une amie pour prendre de ses nouvelles, raconte Anne-Lise. Elle m’a appris que sa mère venait de mourir. » A chaque prémonition, la jeune femme s’interroge : doit-elle ou non en faire part ? « Pendant longtemps, je n’ai rien dit, mais des forces me poussent à parler. Quel est l’intérêt d’annoncer des choses dures, auxquelles je ne peux rien changer ? »

Les questions soulevées par ces expériences sont vertigineuses. D’où viennent ces messages ? Sont-ils des projections de notre intériorité, ou démontrent ils l’existence d’un champ d’information extérieur, affranchi des frontières de l’espace et du temps, auquel nous pouvons nous connecter ? Signifient-ils que le futur est écrit ? Pourquoi moi ? se demande -t-on aussi.

Pourquoi maintenant ? Est-ce le fruit du hasard ou ai-je été choisi ? Que veut-on me dire ? Que suis-je censé faire de ces informations ? Comme nt me protéger, si elles prennent le pas sur ma vie ?

Beaucoup essaient d’analyser, de trouver une explication rationnelle. Anne-Lise, par exemple, a tenté d’identifier les circonstances de ses rêves prémonitoires : émergeaient-ils plutôt les jours de fatigue, de stress ou de pleine lune ?

« Je n’ai rien trouvé de tangible, rapporte-t-elle, si ce n’est peut-être, à chaque fois, un état de fragilité émotionnelle. » Pour le docteur en psychologie Jean-Luc Van den Bergh, du réseau d’écoute de l’INREES, l’important est bien de dépasser sa surprise ou sa peur pour « décrypter en quoi cette expérience s’inscrit dans notre contexte de vie ».

 Car aussi surprenant que cela paraisse, « nos prémonitions pour autrui parlent d’abord de nous ». Traversons-nous une situation de crise ? Sortons-nous d’une période d’interrogation ?

« C’est souvent dans ces moments que notre inconscient, qui en sait plus que notre conscient, nous délivre des messages. »

Tout va bien ? Alors c’est peut-être qu’une pratique « comme le yoga ou le tai-chi » nous permet subitement d’accéder à un potentiel « qui est en chacun de nous ».

Quelle information cette expérience nous apporte-telle donc sur nous-mêmes ? En quoi nous demande t-elle d’évoluer ? Comment en faire une opportunité de mieux se comprendre et de grandir ?

« Pour Jung, les rêves sont un outil prospectif », rappelle Jean-Luc Van den Bergh. 

Par Réjane Ereau Magazine Inexploré N°21

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Différence entre l’état de veille et l’état de rêve

Posté par othoharmonie le 4 avril 2015

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L’état de veille est long, l’état de rêve est court ; il n’y a pas d’autre différence. Les événements du rêve paraissent tout aussi réels quand on rêve que ceux de l’état de veille paraissent réels quand on est éveillé. Dans le rêve le mental revêt un autre corps. Les pensées, les noms et les formes apparaissent simultanément aussi bien dans l’état de veille que dans l’état de rêve.

Toutes les Écritures sont d’accord sur le fait que, pour obtenir la Libération, le mental doit être apaisé; une fois que l’on a compris que l’essence de leur enseignement est la maîtrise du mental, il devient futile de faire des études interminables. Pour tranquilliser le mental il suffit de chercher en soi-même ce qu’est la nature du Soi. Cette recherche, comment peut-on la mener dans les livres ? On ne peut connaître le Soi que grâce à son propre œil de Sagesse. Le Soi se trouve à l’intérieur des cinq enveloppes , mais les livres se trouvent en dehors d’elles. Puisque le Soi doit être cherché à l’intérieur en rejetant les cinq enveloppes, il serait donc futile de le chercher dans les livres. Arrivera le moment où il faudra oublier tout ce que l’on a appris.

Le bonheur est la nature même du Soi ; le Soi et le bonheur ne sont pas distincts. Le bonheur ne se trouve dans aucun objet du monde. A cause de notre ignorance nous nous imaginons que ce sont les objets qui nous procurent le bonheur. Quand le mental s’extériorise il éprouve de la souffrance. La vérité est que, ses désirs une fois satisfaits, il retourne chez lui [à sa source] et jouit du bonheur qui n’est autre que le Soi. De la même manière, dans les états de sommeil, de samâdhi et d’évanouissement et quand l’objet désiré est obtenu ou l’objet non désiré éliminé, le mental se tourne vers l’intérieur et jouit du bonheur du Soi. Ainsi le mental erre sans cesse, tantôt il abandonne le Soi, tantôt il y retourne. Il est agréable d’être à l’ombre d’un arbre ; dehors, la chaleur du soleil est brûlante. Quand on s’est promené sous le soleil on apprécie la fraîcheur de l’ombre. Celui qui n’arrête pas de passer de l’ombre au soleil et du soleil à l’ombre est un insensé. L’homme avisé reste toujours à l’ombre. De même le mental de celui qui connaît la vérité ne quitte jamais le brahman. Le mental de l’ignorant, au contraire, se mêle aux choses du monde et, se sentant misérable, il retourne vers le brahman un court instant afin d’éprouver le bonheur. En fait, ce qui est appelé monde n’est rien que pensée. Quand le monde disparaît, en d’autres termes, quand le mental est libre de pensées, il fait l’expérience du bonheur ; inversement, quand le monde apparaît il éprouve douleur et souffrance.

Rester tranquille est ce qu’on appelle la vision de la Sagesse. Rester tranquille, c’est laisser le mental se résorber dans le Soi. Télépathie, clairvoyance et connaissance du passé, du présent et de l’avenir n’ont rien à voir avec la vision de la Sagesse.

EXTRAIT du livre : « Qui suis-je? » Les enseignements de Sri Ramana Maharshi

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Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

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Agir sur nos cauchemars

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2014

 

Peut-on influencer le cours de nos rêves pour mieux guérir de certains traumatismes ? C’est le type d’expérience mené par l’armée américaine sur des vétérans souffrant de cauchemars récurrents. Des méthodes qui nous interrogent sur notre approche des rêves et sur leur rôle curatif.

Octobre 2011, le magazine américain Wired indique que l’armée américaine teste auprès de militaires traumatisés par des scènes de guerre la projection d’univers virtuels en 3D, destinés à modifier positivement leurs cauchemars.

Pour la psychothérapeute Brigitte Holzinger, de l’Institut pour la recherche sur le rêve et la conscience, il s’agit là d’une nouvelle étape dans les traitements expérimentés depuis les années 90 sous le nom de Thérapie centrée sur l’imagerie mentale (ou Imagery Rehearsal Therapy) : « Initiée par Barry Krakow, un médecin spécialiste des troubles du sommeil et directeur d’un centre au Nouveau Mexique, cette méthode consiste à amener le patient à changer le contenu de ses cauchemars », explique-t-elle.

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En quelques étapes simples, cette thérapie vous permet de sélectionner l’un de vos cauchemars récent (pas forcément le plus traumatisant dans un premier temps), le raconter au thérapeute, puis en imaginer une version plus positive (par exemple en changeant sa fin), et écrire ou visualiser celle-ci plusieurs fois en phase d’éveil, afin de l’imprimer dans votre cerveau. « Ca peut paraître étonnant, mais ça marche pour pas mal de gens ! » témoigne Brigitte Holzinger, qui voit là un outil accessible à quiconque souffrirait de cauchemars récurrents – militaires, mais aussi victimes ou témoins d’actes violents, d’accidents ou de toutes autres expériences traumatisantes.

Et pour cause : il suffit de quelques heures pour apprendre la technique de base, puis de quelques minutes de pratique quotidienne, pendant quelques semaines, pour sentir les cauchemars s’espacer et devenir plus surmontables.
Mais est-ce assez ? Ne faut-il pas plutôt travailler sur l’évènement déclenchant ces cauchemars ? « Pour moi, ils sont le maître symptôme des troubles psycho-traumatiques, commente le psychiatre militaire Yann Andruétan. Les protocoles d’images artificielles développés par les Américains sont séduisants, mais c’est un outil, pas un remède. Car le traumatisme n’est pas un simple stress, mais une expérience qu’on ne peut pas effacer, juste dépasser. » Par le biais notamment de la parole : « Raconter ce qu’on a vu et ressenti, de manière parfois très précise, est indispensable pour obtenir l’apaisement. » 

Selon Barry Krakow, il peut toutefois être utile de traiter directement le cauchemar, pas sa cause. Notamment chez ceux dont celle-ci n’est pas clairement identifiable. « Au bout de plusieurs mois, les cauchemars finissent par vivre leur propre vie, explique le médecin ; ils deviennent comme une mauvaise habitude, une façon pour le cerveau de réagir à un stress. C’est alors le processus créateur de cauchemars qu’il faut défaire. »

Posant par là-même le principe que notre esprit peut maîtriser notre imagerie mentale et agir sur elle. « Les cauchemars sont un moyen pour le cerveau de métaboliser une information qu’il n’a pas su traiter dans la journée, rappelle Brigitte Holzinger. Ils sont la manifestation que quelque chose nous perturbe, une façon pour notre cerveau de se battre ou de donner l’alerte. Pas confortable, mais utile ! » Pour Barry Krakow, une fois l’alerte détectée, il est possible d’y répondre en envoyant de manière consciente à notre cerveau des signaux plus positifs. « Dans la journée, vous êtes bien capable de visualiser la route qui mène de chez vous à votre restaurant préféré ; de la même manière, on peut se représenter des scénarios alternatifs de nos cauchemars. »

Qui, répétés régulièrement, finissent par faire leur chemin, prouvant la puissance des pensées positives. Une notion que les amateurs de yoga connaissent sous le nom de « sankalpa », une graine d’intention semée dans l’esprit qui germe et porte ses fruits chez qui la cultive… Ce que d’autres appellent aussi la méthode Couet ! 

Les images 3D, un progrès ? Si les stimuli visuels aident indubitablement les patients à entrer dans un univers calmant et rassurant, ils sont une intervention extérieure dans la révision du cauchemar, là où Krakow est d’avis de ne pas intervenir. « Aux gens de mobiliser leur imagination et leur conscience pour trouver par eux-mêmes comment le rêve doit évoluer, puis visualiser cette nouvelle version dans leur tête », estime le médecin.

Pas seulement parce que cela rend apparemment le processus plus efficace, mais pour des raisons éthiques. « Introduire dans l’esprit des gens des images pour changer leur comportement pose la question de la “rééducation”, estime Yann Andruétan. Notre rôle de thérapeute n’est pas de reformater les gens, mais de les aider à dépasser leurs troubles. Des expériences ont prouvé qu’on peut débarrasser certaines personnes de souvenirs douloureux par l’hypnose, mais mes patients ne veulent pas forcément oublier ! l’expérience, aussi traumatisante soit-elle, nous appartient. Prenez l’écrivain espagnol Jorge Semprun, résistant, torturé par les Gestapo, déporté au camp de concentration de Buchenwald : les souffrances qu’il a endurées ont été fondamentales dans sa construction. Peut-être aurait-il préféré ne pas les traverser, mais elles ont fait de lui le grand homme et le grand auteur qu’on connaît. »

Reste qu’utilisées intelligemment, ces méthodes représentent un outil complémentaire. « Le rêve est un matériau précieux, conclut Brigitte Holzinger. Apprendre à l’écouter, le respecter, l’interpréter, permet de mieux se connaître, d’identifier les causes de ses mal-être et de les dépasser, d’être plus à l’aise avec soi et les autres. »

Institut pour la recherche sur la conscience et le rêve (spécialiste du traitement des cauchemars, du rêve lucide et de téléchargement (1)Gestalt-thérapie) Traum.ac.at »

Travaux du Dr Barry Krakow
Sleeptreatment.com »
Nightmaretreatment.com » (dont un quizz sur les cauchemars)

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A quoi sert le rêve ?

Posté par othoharmonie le 7 juin 2014

 

Processus aléatoire ou rencontre avec d’autres mondes ? Conférence de Tobie Nathan

Tout le monde rêve, toutes les nuits. Rêver est un processus biologique. Il est dans notre nature de rêver, comme il est dans notre nature de respirer ou de marcher. Si nous avons la chance de vivre septuagénaire, nous aurons passé plus de 23 ans à dormir, et plus de cinq ans à rêver. Mais pourquoi rêve-t-on ? Et à quoi sert le rêve ? S’agit-il seulement d’un mécanisme neurologique indispensable à notre équilibre psychologique ? Ou notre esprit fait-il dans le sommeil l’expérience d’une seconde vie ? 

Quand nous dormons, notre conscience dort-elle, ou est-elle en état modifié, capable de perceptions différentes de celles qu’elle permet à l’état de veille ? Le rêve est-il un pont qui mène vers d’autres dimensions de l’esprit et du réel ? Le rêve serait-il le lieu privilégié où rencontrer les mondes invisibles ?

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=wurHyFbY_s8

Cette vidéo provient de la conférence : A quoi sert le rêve ? » 

Tout le monde rêve, toutes les nuits, selon une séquence identique. La durée des rêves, l’alternance entre les différentes phases de sommeil sont semblables chez tous les êtres humains. Le fait de rêver est un processus biologique, probablement instinctif, qui ne dépend en aucune manière du désir du rêveur — conscient ou inconscient. Il est dans notre nature de rêver, comme il est dans notre nature de respirer ou de marcher. Si nous avons la chance de vivre septuagénaire, nous aurons passé plus de 23 ans à dormir, et plus de cinq ans à rêver. Mais pourquoi rêve-t-on ? Et à quoi sert le rêve ? S’agit-il seulement d’un mécanisme neurologique indispensable à notre équilibre psychologique et servant à la récupération nerveuse et musculaire ? Ou notre esprit fait-il dans le sommeil l’expérience d’une seconde vie ? Quand nous dormons, notre conscience dort-elle, ou est-elle en état modifié, capable de perceptions différentes de celles qu’elle permet à l’état de veille ? Le rêve est-il un pont qui mène vers d’autres dimensions de l’esprit et du réel ?

images (4)Tobie Nathan, professeur de psychologie et représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France, propose des réponses surprenantes. L’auteur de La nouvelle interprétation des rêves nous invite d’abord à la réflexion : « Que propose-t-on à l’homme, à la femme qui rêve ? Que doit-il faire de cet objet, ramassé en ses nuits, et qui parfois l’encombre des jours durant ? Que lui propose la tradition en Afrique ? En Australie ? En Asie ? En Amérique du Sud ? Que lui propose-t-on dans nos sociétés postmodernes ? » De ces questions en découle une autre, centrale : le contenu des rêves est-il aléatoire ou a-t-il un sens décryptable ? Pour Tobie Nathan, si les rêves n’ont pas une signification susceptible d’être décodée, ils constituent en revanche un formidable et inépuisable espace d’interprétation. En quoi décodage et interprétation sont-ils différents ? Pourquoi, et comment interpréter un rêve ? Après avoir exploré le rapport intime entre rêve et rêveur, Tobie Nathan nous proposera d’aller plus loin encore. Pourquoi fait-on des cauchemars ? Les rêves nous montrent-ils l’avenir ? Les rêves sont-ils imaginaires ? Quelles sont les différences entre les rêves et les songes ? Existe-il plusieurs types de rêves ? Le cas échéant, certains mondes perçus en rêve existent-ils de façon autonome ? Pour Tobie Nathan, « les êtres parfois rencontrés lors de rêves, des êtres que l’on postule vivants, mais que l’on sait aussi non-humains et échappant à la perception des humains, trouvent tout naturellement leur espace dans le rêve des humains. » Il poursuit en affirmant que ce sont les rêves qui ont probablement été la principale source d’information sur les singularités des dieux, sur leurs demandes et sur les caractéristiques de leurs rites. C’est la raison pour laquelle bien des dieux apparaissent en rêve, aux prophètes, bien sûr, mais aussi aux hommes ordinaires. Le rêve serait-il le lieu privilégié où rencontrer les mondes invisibles ?

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La signification des couleurs dans les Rêves

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

 

                                                                              La signification des couleurs dans les Rêves dans Rêves images33

Nous parlons souvent de couleurs dans les rêves et très peu y portent de l’intérêt, cependant, ceci  a son importance…
 
La signification des couleurs dans les rêves peut être très révélatrice de ce qui se passe dans les eaux les plus profondes qui s’agitent à l’intérieur de nous. 

La signification des couleurs à l’interprétation des rêves ajoute une autre couche de compréhension. Par exemple, si nous rêvons de lézards, la couleur du lézard indiquera une autre facette de notre interprétation des rêves. 

Un autre exemple de la signification des couleurs dans les rêves : Certains rêvent d’auras, et ces impressions conduisent souvent à des solutions en temps réel. Je pense à un de mes amis qui a continuellement rêvé de son partenaire ayant des auras rougeoyantes autour de ses mains. Pour mon ami, cela signifiait que son partenaire allait prendre la prochaine étape dans sa pratique de guérison.

La semaine suivante, on a proposé à son partenaire un poste lucratif dans un centre de guérison.  Dans cet exemple, la couleur rouge est un détail très précis dans son interprétation des rêves. Mon ami associe la chaleur ressentie dans les mains lors de la conduite (mains sur) de la guérison. Pour lui, la couleur rouge était un repère de la pratique de la guérison de son partenaire, il serait « chauffer » et il entend par là, que ses capacités de guérison seraient activées. 

Que dire de ceux d’entre vous qui ne rêvent pas en couleur ?

Pas de soucis. Si vos rêves sont en noir et blanc (niveaux de gris) c’est significatif également.  

Ci-après, voici quelques réflexions sur la signification des couleurs dans les rêves. Comme toujours, prenez seulement mentalement ce qui vous plaît, et laissez tomber le reste.  Votre sens du rêve est unique à vous. 

Personne ne peut avec précision dire quel est le message plus profond d’un rêve, mais vous, oui. Les rêves sont intensément personnel – il est logique que vous serez votre meilleur interprète.

Si vous souhaitez décrypter une autre couleur que celles que je vais citer ici : LIRE LA SUITE ICI

 

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Sachons utiliser nos rêves

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Nos nuits sont peuplées d’images, de mots et de symboles. Les décoder nous permet de voir clair en nous. Mais en travaillant sur nos rêves, nous pouvons aussi transformer concrètement notre vie, explique la thérapeute Layne Dalfen.

Petit manuel d’utilisation

images (14)Petit manuel d’utilisation et d’interprétation pour une nouvelle approche de ce continent mystérieux.
Les songes constituent un matériau d’une richesse inépuisable pour nous permettre de devenir les créateurs de notre vie. Depuis Freud, on sait que l’inconscient s’exprime sans entraves dans notre sommeil. En dévoilant des pans enfouis du moi, l’analyse des rêves permet de mieux se connaître. Mais aussi – c’est l’originalité de la démarche de Layne Dalfen (membre de la Jung Society et de l’International Association for the Study of Dreams, Layne Dalfen, Gestalt-thérapeute américaine, a fondé le Dream Interpretation Center, à Montréal, et anime de nombreuses émissions radiophoniques au Canada et aux Etats-Unis), Gestalt-thérapeute américaine – de trouver des clés à nos problèmes.

Dans Dreams Do Come True (Les rêves se réalisent vraiment, ouvrage non traduit en français – Adams Media Corporation, 2002), elle expose une méthode pratique pour débloquer les situations. Selon elle, tout notre potentiel s’exprime à travers les rêves. Formée aux techniques d’interprétation de Freud, de Jung et de l’école de la Gestalt, elle ne pense pas qu’il existe de grille de lecture universelle. Chacun développe une symbolique qui lui est propre et qu’il est seul à même d’analyser : un chien, un lac, une forêt auront des significations radicalement différentes selon les individus.

Une exploration fructueuse, à condition de ne pas s’autocensurer et de faire preuve de persévérance.

Préparer le terrain

Tout enregistrer dès le réveil
Rien de plus évanescent que les rêves ; à peine sommes-nous levés que des séquences entières s’effacent de notre mémoire. Il importe donc de les recueillir dès le réveil. Dans ce but, prévoir un cahier et un stylo à portée de main. On s’efforcera de tout noter : protagonistes, événements, émotions, etc., l’idéal étant de disposer d’un magnétophone. Il permet en effet de raconter son rêve en gardant les yeux fermés, ce qui est le meilleur moyen de se remémorer le plus grand nombre d’éléments.

Sélectionner son rêve
Les rêves s’articulent souvent autour d’un même thème mais mettent en scène des symboles différents. L’important : recueillir le rêve le plus marquant. Comment le reconnaître ? Il a tendance à se répéter ou suscite des émotions très fortes. Ceux qui rêvent trop peuvent formuler à haute voix : « Cette nuit, je préfère ne pas rêver », ce qui permet de limiter la production onirique. On peut aussi se concentrer sur un problème précis et demander à son inconscient d’y travailler : « Cette nuit, je veux faire un rêve important. » Enfin, même si l’on ne se souvient que de bribes, il est utile de les noter.

Repérer la problématique

Scruter chaque élément
Pour analyser le rêve, on établira un tableau en quatre colonnes. Dans la première, le récit complet sera restitué. Dans la deuxième colonne, on notera les émotions associées à chaque étape (tristesse, stupeur, soulagement) ; puis chaque symbole (personne, animal, paysage) sera entouré, et les actions ou absences d’action (courir, rester sans voix), y compris les paroles échangées, seront soulignées. Dans la troisième colonne, on tentera de définir le sens de chaque symbole, en mêlant définition objective et évocation personnelle. Exemple : « Un guépard chasse pour se nourrir, court très vite, je le trouve élégant, etc. » S’il s’agit d’une personne, on notera les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit (opiniâtre, accueillant…) ou un événement marquant qui lui est associé (dispute, retrouvailles…). Dans la quatrième colonne seront consignés les aspects répétitifs : la même émotion provoquée par des situations différentes, un personnage ou un paysage qui apparaissent à diverses reprises, d’éventuels homonymes (« mer » et « mère »). L’inconscient martèle ses messages ! On y inscrira aussi les polarités (un loup, un agneau ; le jour, la nuit) et les paradoxes (des ciseaux servent à détruire, mais aussi à créer). En mettant en scène des pôles opposés, notre inconscient cherche parfois à nous inciter à revenir à une position médiane, plus équilibrée.

Décrypter le scénario
Généralement, les rêves racontent des situations dont nous souffrons ou des problèmes que nous ne parvenons pas à résoudre. Encore faut-il pouvoir en décrypter le scénario. Layne Dalfen conseille la technique d’« association directe » : on examine un élément, on réfléchit à ce qu’il évoque, on revient au rêve, on analyse un deuxième élément, etc. On commencera par les points les plus spectaculaires ou ceux liés à des émotions fortes. Par exemple : « Un ours m’attaque. Quelque chose de massif et d’effrayant s’approche-t-il dans ma vie ? » Ou : « Je ne peux parler. Y a-t-il quelqu’un à qui je ne parviens pas à dire quelque chose ?» Si l’on a rêvé d’une personne précise, elle symbolise souvent une autre liée à des soucis précis. Ainsi, un ami qui trahit peut refléter la crainte d’être trompé par un partenaire amoureux. Enfin, même si l’on commence par les points forts, il est important de tout scruter, car les « détails » se révèlent parfois fort significatifs.

Dénouer la situation

Interpréter tous les rôles
Une fois que l’on a saisi ce qui sous-tend le rêve, on analysera sa logique interne. On dispose d’un « film » dont on est le scénariste, le metteur en scène, tous les acteurs, et même le décor ! Si l’on joue souvent le rôle d’un personnage proche de ce que nous sommes, les autres protagonistes évoquent les aspects sous-investis de notre personnalité. Pour se mettre à leur écoute, on les incarnera. On prendra un symbole – homme, avion, montagne – et on le « jouera », en disant ce qu’il fait, ce qu’il ressent… 
On procédera de même avec un autre symbole. On imaginera ensuite une conversation entre eux, et l’on observera ce qu’ils apprennent l’un de l’autre, leurs points communs, leurs désaccords.

Retravailler le scénario
Prendre du recul et évaluer le rêve permet de comprendre ce qui ne « va pas » dans le scénario. Et donc dans sa vie. Les actions des protagonistes sont-elles efficaces ? Peut-on s’en inspirer ? A défaut, qu’est-ce qui aurait été préférable ? On s’interrogera sur les éléments qui manquent, ils désignent souvent quelque chose que l’on ne parvient pas à réaliser. Si l’histoire finit mal, ou s’interrompt brusquement, c’est le moment de lui donner une fin plus satisfaisante : que faut-il modifier, soustraire, ajouter ?
Peu à peu, on met ainsi en lumière les ressorts cachés de notre fonctionnement psychique. L’histoire symbolique est une sorte de terrain d’entraînement qui permet d’aborder la vie réelle en possession de tous ses moyens. La meilleure façon de pouvoir la changer !

Le détail… qui a tout changé

Dans son ouvrage Dreams Do Come True, la Gestalt-thérapeute américaine Layne Dalfen rapporte l’histoire de l’un de ses patients qui illustre l’importance du moindre détail dans les songes. Etudiant en fin de maîtrise, celui-ci avait rêvé qu’il attendait un ascenseur à côté d’une photocopieuse. Quand les portes s’étaient ouvertes, il avait rejoint un homme en sanglots, qui lui avait expliqué la raison de ses pleurs : un professeur l’avait critiqué parce qu’il avait affirmé ne pas croire en Dieu.

Après coup, le jeune homme eut un déclic quand il examina un aspect mineur en apparence : la photocopieuse. Une machine qui sert à produire des copies identiques à l’originale. Or, l’étudiant hésitait à poursuivre ses études en vue d’un doctorat. Il prit conscience que cette perspective lui déplaisait, car les docteurs de son université lui semblaient tous formatés sur le même modèle, suivant avec une foi aveugle une voie toute tracée. Témoin l’homme en pleurs, car il était sorti de la norme et avait été critiqué pour sa non-croyance en Dieu. L’étudiant décida d’arrêter ses études et partit à l’étranger. Ce dont il rêvait, à l’état éveillé cette fois ! 
(Karen Isère)

Archétypes : des symboles universels

Carl Gustav Jung a défini les archétypes – notion clé de sa psychologie analytique – comme « des images originelles existant dans l’inconscient » : ce sont des symboles universels, ou des thèmes universels, qui peuvent apparaître au cours des rêves de chacun d’entre nous parce qu’ils sont « stockés » dans l’inconscient collectif depuis l’aube de l’humanité. Le dragon, le héros, le vieux sage, le poisson, le sable, le cristal, la mère, le trésor sont des exemples d’« images archétypales ». Le héros qui tue le dragon, le baptême, la confrontation entre le bien et le mal sont des « motifs archétypiques ».

Selon Jung, ce ne sont pas seulement des images, mais aussi des « centres chargés d’énergie » qui surgissent dans nos rêves lorsqu’un problème ou une situation psychologique difficile les mettent en action. Les archétypes sont porteurs d’une évolution intérieure et de solutions pour résoudre une difficulté spécifique. 
A condition, bien sûr, d’être capable de les identifier et de comprendre leur message…

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Hypnose et rêve conscient

Posté par othoharmonie le 1 mai 2014

Le présent texte repose sur une confusion entre l’état d’hypnose et le rêve conscient. 

images (6)L’état d’hypnose n’a pas de définition stricte. Une description souvent acceptée consiste à dire qu’une personne qui n’est pas en état d’hypnose se préoccupe consciemment et inconsciemment de tout ce qui se trouve autour d’elle. Elle tient compte des personnes présentes, des objets, mais aussi des règles de comportement, des usages… Mettre la personne en hypnose consiste à faire en sorte qu’elle ne se préoccupe plus de cet environnement global mais se focalise sur certaines choses bien précises. Par exemple, si le cerveau d’une personne refuse de se souvenir de quelque chose, parce que cette chose est trop pénible ou culpabilisante, un hypnotiseur peut amener la personne à oublier temporairement les règles de morales ou la douleur qui sont liés à ce souvenir. Alors la personne peut se consacrer à ce souvenir et l’énoncer. Autre exemple : une personne peut subir une opération chirurgicale sans anesthésie, si un hypnotiseur réussit à faire en sorte que son cerveau ne tienne plus compte des signaux de douleur et de la situation dans la salle d’opération. Le cerveau de la personne se focalisera sur l’idée qu’elle se trouve à un endroit agréable où elle passe un peu de temps.

La suggestion est en toute généralité l’art d’induire quelqu’un à faire quelque chose. En particulier, l’hypnotiseur fait usage de suggestion pour mettre la personne en état d’hypnose. Une fois la personne en hypnose, l’hypnotiseur continue à faire usage de suggestion pour mettre à profit cet état.

Le rêve lucide est un état du cerveau, comme endormi et en train de rêver, mais au lieu de subir le rêve ; de voir son déroulement comme un film, on est un acteur conscient dans le rêve. On se trouve comme dans un jeu vidéo où on commande son personnage. On observe, on prend la décision de se déplacer ou de faire certaines choses… on peut éventuellement décider de changer complètement le décors du rêve. C’est une question d’entrainement. Sans entrainement, on décide de peu de choses dans le rêve éveillé. Avec de l’entrainement par contre, on peut devenir un corps à part entière, manipuler des objets avec ses mains…

Pour entrer en rêve lucide, j’ai utilisé des éléments propres à l’hypnose. J’ai tiré du rêve lucide des bénéfices que l’on attribue généralement à l’hypnose. Je suppose donc que ces états sont apparentés. J’ai qualifié le rêve lucide d’état d’hypnose mais cela peut être refusé par d’autres personnes sans que j’aie d’argument particulier à opposer.

Les sorciers africains disent circuler la nuit. Ils se réunissent, commettent des actes de magie, se battent… Après avoir lu le récit de ces nuits de sorciers, il me semble tout à fait qu’ils sont en état d’hypnose. Ces sorciers sont en réalité en train de dormir. S’ils arrivent à faire des choses ensemble dans ce monde hypnotique, c’est sans doute parce qu’ils partagent la même culture ou parce qu’ils en parlent entre eux avant d’aller dormir. La suggestion et l’auto-persuasion font le reste. Le monde hypnotique dans lequel ils évoluent a comme décor leur village et ses alentours. Ils ont conscience d’évoluer dans un monde parallèle calqué sur le monde réel. Ce qu’ils y font a des répercussions dans le monde réel. Réciproquement, les villageois n’hésitent pas à placer des pièges, un peu comme des tapettes à souris, pour blesser les sorciers qui se permettraient d’entrer chez eux. Ce petit univers de sorcellerie peut sembler amusant raconté ainsi. Le problème, c’est que les africains prennent cela au sérieux. Par exemple pour eux toutes les maladies ou autres inconvénients sont la conséquence des actes, batailles ou transactions que les sorciers font la nuit. La maladie d’une personne est due au fait qu’un sorcier est venu prendre son énergie la nuit, par un acte de vampirisme. Il s’ensuit des terreurs, des prises de pouvoir, des dépenses d’argent et de temps énormes… pour quelque chose qui en réalité n’existe pas. Les vraies causes des problèmes sont négligées. Dans ces histoires de sorciers africains j’ai pu reconnaître une anecdote qui m’est arrivée : un jeune garçon malade depuis longtemps mais dont les médecins ne comprennent pas la maladie. D’après les tests médicaux il est en parfaite santé. Conseillée par un médecin, sa mère demande l’aide d’un sorcier. Le garçon passe une nuit chez ce sorcier. Le lendemain il se sent beaucoup mieux, presque guéri. Officiellement parce que le sorcier s’est battu pour lui toute la nuit, contre les sorciers qui avaient pris son énergie. Une amie avait de gros problème avec un voisin. Elle était au bout du rouleau. Elle est venue dormir chez moi et le lendemain elle avait retrouvé toute sa vivacité. Je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir posé de quelconques actes hypnotiques cette nuit là. Mais ceci montre que l’univers de la sorcellerie colle en apparence à des faits concrets que l’on peut rencontrer. Cela montre aussi que la maladie peut parfois être due davantage à des problèmes sociaux qu’à un véritable microbe. 

Propos de Eric Brasseur 

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La signification des couleurs dans les Rêves

Posté par othoharmonie le 28 mars 2014

 

 

images (5)1. Signification des couleurs dans les rêves

La signification des couleurs dans les rêves peut être très révélatrice de ce qui se passe dans les eaux les plus profondes qui s’agitent à l’intérieur de nous.  La signification des couleurs à l’interprétation des rêves ajoute une autre couche de compréhension. Par exemple, si nous rêvons de lézards, la couleur du lézard indiquera une autre facette de notre interprétation des rêves.  Un autre exemple de la signification des couleurs dans les rêves : Certains rêvent d’auras, et ces impressions conduisent souvent à des solutions en temps réel. Je pense à un de mes amis qui a continuellement rêvé de son partenaire ayant des auras rougeoyantes autour de ses mains. Pour mon ami, cela signifiait que son partenaire allait prendre la prochaine étape dans sa pratique de guérison. La semaine suivante, on a proposé à son partenaire un poste lucratif dans un centre de guérison holistique.  Dans cet exemple, la couleur rouge est un détail très précis dans son interprétation des rêves. Mon ami associe la chaleur ressentie dans les mains lors de la conduite (mains sur)de la guérison. Pour elle, la couleur rouge était un repère de la pratique de la guérison de son partenaire, il serait « chauffer » et il entend ses capacités de guérison seraient activés.  Que dire de ceux d’entre vous qui ne rêve pas en couleur? Pas de soucis. Si vos rêves sont en noir et blanc (niveaux de gris) c’est trop significatif.   Voici quelques réflexions personnelles sur la signification des couleurs dans les rêves. Comme toujours, prenez seulement mentalement ce qui vous plaît, et laisser tomber le reste.   Votre sens du rêve est unique à vous. Personne ne peut avec précision dire quel est le message plus profond d’un rêve, mais vous, oui. Les rêves sont intensément personnelle – il est logique que vous êtes votre meilleur interprète.

2. La couleur dans les Rêves

Rouge: rêvez de rouge est sur l’activation, la physicaliste, la passion et l’intensité. Dans les chakras le rouge est la racine, c’est une énergie primitive qui s’exprime en termes de survie et de l’instinct premier. Considérons le rouge intense de sang qui coule dans nos veines. Affirmation de la vie, qui coule, et l’activation de notre énergie à un niveau très bas physiquement. Le rouge est la racine qui traverse notre psyché. Il nous parle de la puissance dormante. Pensez au feu. Il nécessite une action inflammation. La capacité du feu est partout autour de nous, mais il faut une étincelle pour libérer la puissance. On aime particulièrement le symbolisme des volcans lorsqu’ils envisagent la signification des couleurs dans les rêves. L’énergie d’un rouge ardent est toujours là, juste sous la surface.

Orange: L’Orange dans les rêves est un signe de la péréquation, d’équilibre et de tempérance. L’orange représente stoïquement entre les initiations rage de rouge, et la prise de conscience des thèmes / réalisations de jaune. Ce n’est pas tout à fait physique et pas complètement mental. L’Orange est le point d’appui et de notre perception de la balançoire à bascule. Lorsque nous rêvons dans les oranges, on nous demande de considérer ce qui est en équilibre (ou le besoin d’équilibre) dans nos vies. L’Orange propose des messages d’harmonie et de contentement trop – souvent réalisé par un cycle spécifique (parfois longue) de temps. L’Orange nous demande aussi de renforcer nos immunités, rafraîchir nos routines et de s’engager dans des pratiques qui améliorent notre vie quotidienne. Sur une note personnelle, je pense aux potirons quand mes clients me disent qu’ils ont rêvé en orange. Les citrouilles me parlent de la manifestation – de labourer le sol, les semences de la plantation, à tendre l’usine, puis la récolte. En d’autres termes, les actions sur une période de temps conduisent à des résultats spécifiques.

Jaune: la signification des couleurs jaunes dans les rêves rayonne de thèmes de la centralisation, la concentration, la conscience et nous rappelle notre rôle en tant qu’êtres humains dans le contexte de l’ensemble. Considérez les tons jaunes du soleil, et comment cette étoile centrale est le centre de notre existence.  Nous considérons le chakra centre (plexus solaire), qui est également jaune et régit notre volonté et même notre sentiment d’identité. Certaines des premières fleurs à éclater d’une longue dormance sont jaunes (pissenlits, narcisses), ces cris me parlent- la prise de conscience (peut-être pour la première fois) de la plus grande image de la vie. Le jaune est la couleur de la conception intelligente, et quand nous rêvons en jaune, il reflète un type particulier de clarté. Le jaune est une idée lumineuse, et une révélation sur une grande échelle.  Lorsque nous rêvons de jaune, de notre conscience profonde ouvre la voie (route de briques jaunes ?) À un chemin de la hausse compréhension et la sensibilisation mystique. Le Jaune centralise notre accent énergique afin que nous puissions intensifier notre présence. Cette intensité rayonne alors vers l’extérieur – tout comme la lumière du soleil ne se couche. Effectivement, rêver de jaune indique un temps de réflexion intelligent dans laquelle nous influençons le monde qui nous entoure de façon incroyable. .

Vert : Les significations de la couleur verte dans les rêves nous fait souvent penser dans le sens de la croissance, de la guérison, de l’amour, de donner, et d’inspiration. Le Vert correspond avec le chakra du cœur, qui régit la passion, l’amour et la guérison. L’Anahata est associé à l’élément de l’air, et donc nous voyons un autre type d’amour que ce que nous vivons dans les teintes rouges primal. Le vert est symbolique de communiquer sur les soins, un niveau énergétique subtile. Lorsque nous rêvons de vert, nous sommes imprégnés avec une capacité magique de transférer des connaissances par des moyens peu orthodoxes.  Le Vert facilite la croissance, de l’amour et de la guérison par la stimulation mentale. Les Grecs croyaient que l’intelligence venait du cœur. Ceci, combiné avec le vert des pourparlers de chakra du cœur pour nous sur l’intelligence émotionnelle et la communication avec un cœur ouvert. Je me rends compte que je suis vague ici, ce genre de communication éthéré n’est pas facilement identifiable .  Cependant, nous pouvons nous tourner vers la mère nature de l’aide pour une explication. Elle parle en langue Viridian – communiquer une mer de croissance en plein essor – tous exprimé par la couleur verte. Lorsque nous rêvons de vert que nous vivons des niveaux de guérison et de croissance qui sont subtils. Il est temps de se concentrer sur les domaines de notre vie qui ont besoin pour s’épanouir. Une fois que nous singularisent, et commencent à exprimer notre identification à un niveau émotionnel (cœur), notre croissance sera exponentielle et immense.

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La numérologie et la signification des chiffres dans les rêves

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

téléchargement (4)Les numéros dans les rêves ont la même signification et les explications qui sont données par la numérologie. Mais, selon ceux qui rêvent, leur interprétation peut être très personnelle, que ce soit en matière de finances, les dates importantes et ou leurs événements. Il n’y a pas d’interprétation universelle des chiffres qui ont le même sens pour le rêve de chaque personne, mais celui qui rêve doit d’abord déterminer quels numéros sont importantes pour lui dans la vie privée, et si possible de se livrer à une analyse peu plus du nombre. Mais la numérologie dans ce cas, fournit des renseignements généraux pour l’analyse des nombres dans les rêves de sa science ésotérique d’importance, et interprétées conformément à la vie personnelle et des caractéristiques dont chaque homme porte en lui.

Les chiffres

NUMÉRO 1:
Il vous apporte de la satisfaction personnelle. Signifie aussi la nécessitée pour le développement individuel et la créativité. Signifie une chiffre mâle et symbolise le principe mâle.

NUMÉRO 2:
Symbolise la résolution  d’un long et difficile problèmes. C’est un symbole de la femme et le dualisme. Symbolise un développement psychologique.

NUMÉRO 3:
Ce nombre représente une tâche ou une conférence. Signifie la manque de confiance et de courage, concernant la vie professionnelle.

NUMÉRO 4:
Indique la limite de la vie par des actions et des pensées. Peut être représentée par une chambre avec quatre murs, ce qui signifie la limitation.

NUMÉRO 5:
Ce numéro mâle est associée avec les cinq sens humains, la sexualité et la sensualité. À travers les rêves peut être un signe de la grande aventure.

NUMERO 6:
Ce numéro féminin est associée avec le foi en amour, le pardon et la compassion.

NUMÉRO 7:
Le nombre sacré de la chrétienté et le judaïsme, c’est un signe de la spiritualité. Celui qui rêve du nombre sept cela signifie qui a le destin dans ses mains.

NUMÉRO 8:
Le symbole de l’équilibre parfait, parce que dans une position horizontale correspond au signe de l’infini. Dans les rêves, il symbolise la solution du problème.

NUMÉRO 9:
Il est estimé que ce nombre est très rare dans les rêves. Toute personne qui rêve de ce numéro, signifie qu’il a des capacités extraordinaires dans la forme de l’intuition ou exprimé une vision forte. En tant que tel, en suivant le chemin spirituel et sont conscients des leçons de vie importantes.

NUMÉRO 11:
Similaire au nombre neuf, représente la vision, l’illumination, et la capacité de réalisation. Le symbole est une vision créatrice qui ce réalise.

NUMÉRO 22:
Indique la force mentale et la connaissance. Représente aussi pratique et l’orientation pour atteindre les objectifs.

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Travail personnel sur les rêves et type

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2013


Felice Meltzer
(Traduction par Fabien Chabreuil)

téléchargement (6)

J’avais étudié l’Ennéagramme pendant de nombreuses années et je m’étais définie comme de type 2 ; pourtant, je continuais à penser que quelque chose manquait, que quelque chose ne collait pas. Ce sentiment, comme il s’est avéré par la suite, était un indice, mais j’étais comme un poisson trop immergé dans l’eau pour pouvoir l’observer. J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec des amis et des collègues connaissant l’Ennéagramme, à lire tout ce qui me tombait sous la main et à essayer de m’observer, tout cela sans grand succès. Un jour, j’ai réalisé que pour aller au cœur du problème, je devais trouver une autre méthode, moins cognitive. J’ai espéré que les biais et les dénis de ma personnalité s’exerceraient avec moins de puissance dans mes rêves et que je pourrais ainsi contourner les limitations de ma pensée. Aussi, j’ai commencé à interroger mes rêves dans une double perspective :

  1. Quels étaient les principaux thèmes qui apparaissaient dans mes rêves ?
  2. Quels types étaient compatibles avec les conflits et les motivations qui s’y manifestaient ?

Peu à peu, des motifs répétitifs d’attention et de comportement sont apparus dans mes rêves. En écrivant à propos de ces rêves et des interprétations que j’en ai faites, j’espère faire comprendre de nouvelles choses sur le point de vue du 4. Pour rester aussi simple que possible, j’ai choisi d’utiliser le pronom « Je » quand je décris les rêves afin d’être congruente avec l’expérience que j’ai vécue. Quand je les interprète, je passe au pronom « Elle » pour indiquer le changement d’un état d’expérience directe du rêve à une position qui est plus celle d’un « témoin ». Ces allers et retours entre l’expérience intérieure directe (subjective) et son analyse (objective) a été déterminante dans mon processus de découverte et de compréhension de mon fonctionnement.

* * *

Voici le premier rêve sur lequel j’ai travaillé :

Les constructeurs viennent juste de terminer ma nouvelle maison, un cottage petit et modeste, rien de tapageur. La maison est très naturelle, avec des pièces de bois visibles, particulièrement les poutres et il y a des fils électriques qui pendent. Mon ex-petit ami et moi sommes dans le living-cuisine qui est un simple espace ouvert avec un plafond non fini et rugueux. Quelqu’un m’a montré comment brancher un téléphone sur un des fils qui pendent. C’est un système ingénieux qui entoure le fil. Je décide que mon premier appel depuis ma nouvelle maison sera pour ma mère ; je compose le numéro mais je passe le téléphone à mon ex-petit ami qui lui parle pendant quelques minutes d’une manière amicale et détendue. Pendant ce temps, je jette un coup d’œil ici et là, puis je le regarde et soudain je réalise que ce n’est pas notre maison mais la mienne. Je réalise que je l’ai payée et conçue et qu’elle m’appartient véritablement. Je comprends aussi, avec tristesse, qu’il ne peut pas vivre ici et qu’il doit partir ; aussi je me mets à pleurer bruyamment. Curieusement, les pleurs sonnent un peu comme un rire, particulièrement au téléphone, et comme je ne veux pas que ma mère s’inquiète, je suis heureuse qu’il soit difficile de faire la différence. Alors il commence à pleurer aussi et je lui demande de dire à ma mère que je la rappellerai, que je ne peux pas lui parler maintenant, ce qu’il fait d’une manière drôle et amusante en disant : « Je sais que c’est nous qui vous avons appelée, mais je crois que nous devrons rappeler une autre fois… »

Fin du rêve.

Ce qui manque

Dans le rêve, la plus importante structure, la nouvelle maison,  est inachevée : murs non terminés, pas de meubles, etc. Ce sont des choses qui manquent, ce qui est bien évidemment l’objet de l’attention d’un 4.

Connexion authentique

Dans ce rêve, elle se révèle : elle délègue à un autre le pouvoir de se relier à sa sagesse intérieure quand elle donne le téléphone, ce qui est un moyen « ingénieux » de se connecter. Ce n’est pas le pouvoir que l’on a « sur » quelqu’un d’autre, mais le pouvoir du 4 d’être connecté profondément et authentiquement. Cela peut aussi avoir un lien avec le mouvement sous stress du 4 vers le 2 car elle essaye de plaire à la fois à sa mère et à son ancien petit ami.

Le piège de l’originalité

Le chemin vers la vérité pour un 4 passe par l’appréciation de ce qui est ordinaire, symbolisé par le caractère très simple et naturel de la maison (l’essence est la vraie maison d’une personne). De nombreux 4 tombent dans le piège d’une apparence extérieure « voyante » pour masquer un sentiment de déficience intérieure.

Connexion originelle

Le rêve parle de l’importance pour la rêveuse de rentrer en elle-même. Ici, elle apprend qu’elle ne doit pas se trahir pour une relation amoureuse et, mêlé à sa tristesse (envie et mélancolie) à ce propos, il y a un aperçu de la joie « cachée » qu’elle ressentira si elle reste sur sa propre voie. Ceci est symbolisé dans le rêve par l’impossibilité de distinguer les larmes du rire.

* * *

Un autre rêve soulève quelques-uns des autres problèmes contraignants du 4 :

Je suis avec mon ex-petit ami dans son appartement, où je suis allée discuter avec lui. Je suis assise sur le sofa et il est debout : il est retenu et calme. Je deviens très émotionnelle quand j’essaye de lui expliquer ce que je ressens à propos de notre rupture et il se penche pour toucher mes cheveux et je deviens alors totalement hystérique et commence à crier : « Ne me touche pas ! » Bien que je n’aie pas réellement envie de le repousser, je dois le faire parce que la douleur est atroce. Alors sa nouvelle compagne entre depuis une autre pièce et il lui dit « Bonjour chérie. » et ils s’apprêtent à sortir ensemble. Elle est belle, plutôt jeune et très petite, peut-être une tête de moins que lui, avec de longs cheveux bouclés brun clair. Il est très doux avec elle, il met son bras autour d’elle d’une manière protectrice alors qu’ils sortent dans le couloir. Je cours après elle, mes yeux sont bouffis et j’ai l’air d’une démente.

Paniquée, je lui demande son nom. Elle lui jette un coup d’œil et il recule un petit peu pendant que je crie après elle et elle répond « Carole. » ce qui me rend complètement folle de rage parce que je pense que je la connais et je dis « Carole QUI ? » et elle commence à essayer de me mentir et dit en cherchant ses mots « Fix, hmm… Carole Fix. » mais ils rient tous les deux parce qu’elle est en train de mentir et soudain je réalise cela et je lui dis : « Il va vous faire la même chose qu’aux autres : il se sert des femmes, puis il les jette quand elles cessent de l’intéresser. » Mais bien sûr, elle ne me croit pas.

Fin du rêve.

Fixation

Je crois que ce rêve décrit la souffrance que créent toutes les fixations et, d’une certaine manière, il est l’opposé du premier rêve. Au tout début du rêve, nous découvrons que la rêveuse n’est pas dans sa maison, mais dans l’appartement de son ex-ami. Cela est lié à la fixation de l’envie parce que, dès le début, le caractère principal éprouve la douleur de la séparation, puisqu’elle ne vit pas dans son propre centre qui est la seule position dans laquelle elle peut faire l’expérience de l’amour. Elle s’est abandonnée elle-même. Il est intéressant que le faux nom de l’autre personnage soit Fix ! [Note du traducteur : Il y a là un jeu de mots intraduisible. "Fix" est le début du mot fixation et signifie aussi une réparation un peu sommaire et le pétrin dans lequel on se fourre parfois.]

Le problème de la compétition (sous-type intimité)

On a ici le scénario typiquement 4 de deux femmes en compétition pour obtenir l’affection d’un homme. Il y a aussi le choix subtil de l’ex-petit ami pour le rôle principal, exagérant à nouveau le thème de la perte et de l’abandon.

Variété et intensité émotionnelles

Le caractère principal est décrit comme dément et ayant les yeux bouffis. Elle semble se considérer elle-même comme trop émotionnelle, anormale et folle.

Le problème relationnel « Attirer-Repousser »

Le rêve montre le mélange intense d’émotions ressenties à propos d’un être aimé tout puissant (l’ex-petit ami relaxé et calme dans le rôle de l’Autre tant désiré) et de l’incapacité à accueillir son amour. Elle désire profondément recevoir sa tendresse, mais elle en est incapable parce qu’elle est tellement piégée dans sa souffrance.

Idéalisation

La rêveuse est sa propre victime en se comparant sans cesse à un Soi idéalisé et en échouant toujours à atteindre cet idéal.

Abandon

L’ex-petit ami la quitte pour l’autre femme qui est « mieux », plus jeune, plus jolie, etc.

* * *

Un autre rêve…

C’est le jour de mes noces et je suis en train de m’habiller dans la chambre de la mariée. Je porte une belle robe blanche et ma mère m’apporte une cape bleue avec un capuchon qui doit être portée par-dessus la robe et elle se tracasse en essayant de la faire tomber bien droite et cela commence à m’ennuyer et finalement je l’enlève. Mais alors je me retrouve en train de porter un autre vêtement bleu qu’elle a amené pour le mettre par-dessus la robe et qui se révèle être un imperméable fait de plastique bleu. Je finis par l’enlever aussi. Alors ma mère dit qu’elle va chercher mon voile mais pour cela elle doit prendre l’ascenseur vers un autre étage du bâtiment ce qui prend un certain temps. Chaque fois que j’enlève quelque chose, elle insiste compulsivement pour l’accrocher soigneusement sur un cintre et pour aller le ranger dans un placard éloigné ce qui m’empêche d’essayer librement les vêtements à cause de la difficulté à les prendre et à les ranger.

Pendant ce temps, mon fiancé (le même ex-petit ami !) attend près de l’autel et le reste de la noce a déjà descendu l’allée centrale et maintenant il y a un problème d’horaires parce que j’attends toujours le voile. Je crains qu’il ne m’attende pas et finalement la cérémonie n’a pas lieu.

Dans une scène suivante, lui et moi sommes couchés ensemble, habillés de nos vêtements de ville. Nous nous embrassons et il dit « Je t’aime vraiment. » et je lui dis « C’est merveilleux. Cela veut dire que tout va aller bien maintenant » et il dit « Oui, mais pas forcément de la façon à laquelle tu penses ! Mais je veux que tu saches cela, je t’aime vraiment profondément, mais cela ne veut pas dire ce que tu crois. » Je me sens si bien allongée comme cela à côté de lui, si confortable. J’aime la façon dont nos corps s’adaptent naturellement l’un à l’autre.

Fin du rêve.

Perte et vanité

En attachant trop d’importance aux apparences, en faisant des histoires avec les couches de vêtements, elle finit par manquer la cérémonie et il y a un sentiment de frustration et d’anxiété en se demandant si le fiancé va l’attendre.

Etre vue

La rêveuse veut que la beauté et la pureté de la robe de mariée soit vue sans rien qui la dissimule, sans rien qui la recouvre, surtout pas quelque chose en plastique.

Recherche d’authenticité

L’image de ces couches bleues ôtées les unes après les autres est un symbole fort. Mes associations sur le sujet sont : me débarrasser de ce qui pèse, m’exposer plus, vouloir montrer ce qu’il y a de brillant en moi (la robe blanche qui est dessous). Pour moi, la couleur bleue est aussi associée à la tristesse (le « blues ») et à la difficulté qu’ont les 4 à laisser la tristesse derrière eux : quand elle retire un manteau, il y en a un autre dessous plus épais et en plastique. Le second manteau est très mystérieux parce qu’elle se retrouve en train de le porter sans savoir comment il est arrivé là.

Amour et Etre

Finalement dans la dernière scène, elle éprouve un véritable amour sans artifice : il n’y a pas eu de cérémonie de mariage, pas eu de vêtements fantaisistes. La rêveuse fait une expérience de l’Essence en étant relaxée, sans effort, sans formalisme et sans affectation. Pas de fioritures, rien de « spécial », simplement une expérience d’être, en portant des vêtements de ville ordinaire, sans grands feux d’artifice. La vie est devenue satisfaisante et simple en lâchant les idées sur comment les choses devraient être et en vivant le moment présent.

Empêcher l’union

Tous les retards dans le rêve qui empêchent la cérémonie montrent de manière saisissante comment la passion de l’envie s’auto-entretient. Les nombreuses excuses pour être en retard créent une distance, un état d’insatisfaction, puis un violent désir d’être entière et complète et le cycle se répète.

* * *

En résumé, j’ai trouvé que mes rêves constituaient une mine d’informations dont je pouvais extraire des trésors de vérité à propos de mes habitudes inconscientes de pensée et de cœur. Je crois que travailler ainsi avec ses rêves peut être extrêmement utile pour quiconque a lutté avec le caractère évasif de la véritable observation de soi.

__________

Felice Meltzer est un enseignant de l’Ennéagramme, certifié par Helen Palmer dans la Tradition Orale. Elle utilise actuellement l’improvisation théâtrale comme moyen d’une plus grande découverte de soi. Elle reçoit avec plaisir vos réactions et vos messages à felice@aztec.asu.edu.

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Que nous apprend le rêve ?

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2013

 

Pour la philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle, auteur 
d’« Intelligence du rêve », le rêve n’est pas une fantaisie du cerveau, mais un puissant outil de savoir et de transformation. Qu’a-t-il à nous apprendre ? Quels horizons dessine-t-il ? Entretien.

 Anja Photography

Quelle est l’utilité du rêve ?
Dans la vie, nous nous heurtons souvent aux mêmes problèmes, nous répétons les mêmes chagrins, les mêmes situations. Par cette répétition, nous cherchons à réparer une situation. Mais nous ne cessons de retomber, parce que notre conscient, qui aime la tranquillité, se masque les éléments perturbateurs. Le rêve, lui, les réinvite. Il se fait l’intercesseur des choses importantes que notre être a à nous dire, mais que notre conscient ne veut pas entendre. Il contourne les censures et les interdits, dévoile les faux semblants, met à jour les fantasmes… Mais inaugure aussi un chemin. Il ne fait pas seulement signe vers les blocages de notre histoire et les postures dans lesquelles nous sommes figés : il propose des pistes nouvelles pour en sortir, offre des clés pour construire une autre perception du présent et un autre avenir. C’est une sorte de signal. Comme Tobie Nathan, je considère qu’il est un réel savoir, une magnifique source d’enrichissement. En ce sens, il peut vraiment avoir un impact sur nos vies.

Le rêve, plutôt qu’un délire, serait donc une hyperacuité ? 
Il peut avoir la fulgurance d’une pleine conscience. Il nous renseigne sur nos peurs, nos compromissions, nos dénis, nos conditionnements, mais aussi sur nos capacités. En inversant les codes qui composent notre image du monde, il offre un relevé de sens inédit et parvient à révéler le désir qui secrètement nous soutient et arme nos vies. Il a le pouvoir d’annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d’y répondre – avant que le corps ne tombe malade, que l’accident ne survienne… 

Voilà qui interroge la « vérité » de notre réalité ordinaire !
Même les scientifiques ont aujourd’hui du mal à parler de « la » vérité. Une vérité le reste jusqu’à ce qu’une nouvelle théorie vienne affiner, déplacer, voire remettre en question la manière dont on voyait le monde jusque-là. Malgré tout, ce qui est troublant, ce que je ressens subjectivement, c’est qu’il y a parfois des moments « de vérité ». Par exemple, lorsqu’un patient parvient à traverser un épisode de son passé, tout à coup, des éléments se rejoignent et s’alignent, un changement d’axe s’opère, ressenti comme une conversion. Ces moments de révélation intime font vérité. En ce sens, le rêve n’est pas le contraire de la vérité, mais sa traduction la plus directe.

Peut-il alerter sur des événements qui dépassent l’individu ?
Il existe plusieurs registres au rêve, comme il y en existe plusieurs à la conscience. Certains puisent dans des éléments beaucoup plus vastes que le moi et touchent à l’universel, en informant de l’état du monde ou d’un événement à venir. Ils anticipent, pressentent. Un ouvrage a ainsi recensé les rêves qui avaient été faits avant la seconde guerre mondiale ; c’est fascinant de voir comme tout était déjà là, décrit… 

Ces rêves démontrent-ils l’amplitude de nos capacités de perception ?
Je les crois bien plus vastes que ce que peut en explorer notre conscience ordinaire. Dès lors qu’on se branche sur une dimension qui dépasse la lucarne très étroite du moi, nous pouvons capter des tas d’informations, qui se retranscrivent dans nos rêves. C’est ce qui lui donne sa capacité prémonitoire et de transmission de savoir. Comme cette personne réveillée en pleine nuit par la vision d’un accident, bien réel, à des kilomètres de là ; ou celle qui rêve d’un événement ayant eu lieu trois générations auparavant, dont elle ignorait tout, mais qui s’avère vrai… Ces faits troublants bousculent nos visions du monde, au même titre que les synchronicités et la télépathie. En analyse, il m’est arrivé plusieurs fois de penser la même chose que mes patients, exactement au même moment ! Nous n’avons pas fini d’explorer les facultés du cerveau, sa plasticité, ce qu’on en active ou désactive au quotidien. Nous ignorons de quoi nous sommes capables. Des expériences au MIT ont par exemple montré que notre corps peut anticiper un événement de plusieurs secondes. Notre réactivité psychique précède le conscient. 

De quoi bouleverser notre rapport au monde…
Hegel disait que nous rêvons uniquement parce que nous ne sommes pas en rapport avec le tout. Le rêve et son mystère sont des modalités du réel. Nous rêvons tous, toutes les nuits, même si nous ne nous en souvenons pas. Le rêve transcende les frontières : il n’a pas de limites, de bords, de hiérarchie. Il ignore le temps, fait aussi bien avec des éléments du présent, des événements du passé, une histoire vieille de mille ans ou de choses à venir. Il associe des souvenirs à des pensées, des émotions sédimentées à des impressions reçues d’ailleurs, des vécus personnels à des données culturelles. Les échelles de valeur, d’urgence, de grandeur n’y sont pas respectées. Le rêve rend aussi poreux le rapport entre l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible ; il essaie d’échapper à la dualité parfois un peu simpliste entre le conscient et l’inconscient, en étant ouvert aux connexions, à cette intelligence perceptive du monde qui est bien plus vaste que le moi.

Au fond, le rêve est-il un éveil ?
Il est un éveil à une autre conscience ou prise de conscience. Il est tout à la fois l’envers de la raison et le lieu où elle est le plus efficace. Beaucoup de penseurs et de scientifiques ont ainsi trouvé en songe ou en vision des pistes, des réponses ou des solutions. 

Preuve aussi de l’étonnant pouvoir de création qui est en nous…
Le rêve est fascinant. Je suis analyste depuis vingt ans, et je ne m’en lasse pas ! Il utilise tout : des lettres, des images, des métonymies, des déplacements, des répétitions, des mises en espace, des scénarisations, un détail pour désigner l’essentiel… Le réservoir à son actif semble quasiment infini. Son mode opératoire, c’est le renversement constant. Face à une frustration, il va halluciner une satisfaction. Si vous rêvez d’être poursuivi, il faudra vous demander ce que vous poursuivez, vous ! Il faut prendre soin de ce qui, en nous, est capable de rêve. Et ne pas avoir peur de nos capacités de vision. 

Est-ce un chemin vers la liberté ?
Le rêve nous invite à décaler sans cesse notre angle de vision, ainsi qu’à être ouvert à l’inconnu, à l’inattendu, à l’inexploré. C’est une forme de dissidence absolue : personne ne peut commander aux rêves, c’est le lieu où s’exprime le principe de liberté inaliénable de l’être humain. Il nous fait comprendre que la résistance à une vie plus haute, plus forte, plus intense, n’est pas dans la réalité extérieure, mais en nous. En ce sens, il est un appel à une révolution intime, au retournement de l’être. Il nous met sur cette piste… tout en nous en montrant les ambivalences : il y a toujours un prix à payer pour assumer sa liberté. Être libre, c’est sortir de l’enfance, renoncer à une certaine sécurité. Est-on prêt à cela ? Le rêve va voir dans la nuit, nous confronte à nos choix. 

Agit-il de lui-même ou faut-il l’interpréter pour qu’il prenne sa puissance ?
Je constate que les gens qui se souviennent bien de leurs rêves, qui peuvent s’y relier et les relater facilement, avancent plus vite que les autres. En analyse, c’est un turbo phénoménal. La première étape est de s’ouvrir à eux, en formulant le souhait de s’en souvenir. Un rêve que l’on se remémore agit déjà, à condition de lui donner une substance extérieure en l’écrivant ou en le racontant. Après, je trouve intéressant de voir ce qu’il a à dire plus profondément, en tout cas de se laisser interroger par lui, d’associer autour. L’imagination est une force immense, qui a des choses à nous apprendre. Pour moi, elle est tout sauf trompeuse. L’ouverture au sensible, au subtil, à l’énigmatique, permet d’être plus créateur de sa vie. 

couvmax_1269Les rêves lucides sont-ils aussi efficaces ?
Quand un patient n’a pas accès au contenu de ses nuits, je travaille avec lui en rêve éveillé, par des associations libres, qui lui permettent de se relier à son imaginaire et à des expériences passées, intuitivement migrantes du rêve. Quand je m’absente un long moment, je conseille à mes patients, s’ils ont des angoisses matinales ou font un rêve perturbant, de consacrer une demi-heure à une séance d’écriture automatique, sans censure, puis de laisser reposer une journée. En reprenant le texte, ils s’aperçoivent que sous ses airs totalement débridés, il recèle des éléments qui indiquent des issues, pointent déjà vers un après.

Intelligence du rêve, Anne Dufourmantelle
Manuels Payot (Février 2012 ; 173 pages) 

vu sur http://www.inrees.com/

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Colorer notre vie grâce au rêve lucide

Posté par othoharmonie le 15 septembre 2013

Vous êtes-vous déjà levés le cœur joyeux au sortir d’un beau rêve, avec le sentiment que cette jolie énergie illuminerait votre journée ? Et si nous pouvions choisir d’agir sur nos rêves afin de renouveler ces expériences ? Stephen Laberge dans « S’éveiller en rêvant » nous apprend à manier nos rêves afin qu’ils viennent enrichir notre vie éveillée.

Colorer notre vie  grâce au rêve lucide dans Rêves couvmax_37

C’est un lieu commun en même temps qu’une évidence indéniable que d’affirmer que la vie est courte. Et le fait que nous passions entre un quart et la moitié de notre vie à dormir n’arrange rien. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes des somnambules dans nos rêves nocturnes. Nous dormons, inconscients, et nous passons à côté de milliers d’opportunités d’être pleinement conscients et vivants. Vous assoupir dans vos rêves nocturnes est-il le meilleur usage que vous pouvez faire de votre courte vie ? Vous passez à côté d’une partie du temps limité durant lequel vous pouvez être vivant, mais aussi durant lequel vous pouvez jouir d’aventures et de prises de conscience qui pourraient enrichir vos vies. En vous éveillant dans vos rêves, vous ajouterez à votre expérience de la vie, et si vous faites usage de ces heures de lucidité pour expérimenter et exercer votre esprit, vous pouvez alors apprécier davantage vos heures passées dans l’état de veille. (…)

De l’état de rêve lucide, nous pouvons ramener dans l’état de veille diverses formes de connaissance, mais aussi des états émotionnels. Lorsque nous nous réveillons d’un merveilleux rêve lucide en riant et en nous réjouissant, il n’est pas surprenant de constater que notre humeur de l’état de veille a été illuminée par des sentiments de joie. Le premier rêve lucide d’une jeune femme, obtenu après la lecture d’un article sur le rêve lucide, en fournit un excellent exemple. Après avoir pris conscience qu’elle était en train de rêver, elle « essaya de se souvenir des conseils qu’elle avait lus dans l’article », mais la seule chose dont elle se souvint et qui n’avait rien à voir avec l’article était « expérience ultime ». Elle se sentit transportée par « une sensation merveilleuse de fusion et de dissolution dans les couleurs et la lumière » qui « culmina en un orgasme total ». Elle eut ensuite l’impression de flotter gentiment vers l’état de veille et fut imprégnée d’un sentiment de joie pétillante qui subsista plus d’une semaine. Cette importation d’émotion et de sentiments positifs dans l’état de veille est un aspect important du rêve lucide. Les rêves, que nous nous en souvenions ou pas, colorent bien souvent notre humeur au réveil, parfois pour une part significative de la journée. Tout comme les répercussions négatives des mauvais rêves peuvent vous donner l’impression de vous être levé du mauvais pied, les éléments positifs d’un rêve peuvent vous procurer une élévation émotionnelle qui vous aide à commencer la journée avec confiance et énergie. Ceci est encore plus vrai des rêves lucides qui sont source d’inspiration. (…)

En quoi la fraicheur et la richesse de votre expérience ordinaire de l’état de veille a-t-elle un rapport avec l’expérience du rêve lucide ?

La majorité des aspects qui caractérisent votre expérience de l’état de veille caractérisent également l’état de rêve. Si vous étiez en train de rêver, vous expérimenteriez un monde multi sensoriel aussi riche et apparemment aussi réel que le monde que vous êtes en train d’expérimenter maintenant. Vous verriez, entendriez, sentiriez, goûteriez, penseriez, et seriez tel que vous êtes maintenant. La différence cardinale réside dans le fait que le monde multi sensoriel que vous expérimentez lorsque vous rêvez est d’origine interne plutôt que qu’externe. Dans l’état de veille, la majorité de ce que vous percevez correspond à des individus, des objets et des évènements qui existent vraiment dans le monde extérieur. Parce que ces objets de perception dans l’état de veille existent en fait indépendamment de votre esprit, ils demeurent relativement stables. Par exemple, vous pouvez lire et regarder cette phrase, fermer le livre quelques instants, l’ouvrir à nouveau à la même page, et vous verrez la même phrase. Mais comme vous le verrez dans le chapitre deux, la même chose n’est pas vraie dans l’état de rêve. Parce qu’il n’y a pas de source stable de stimulation à partir de laquelle construire le monde de votre expérience, les rêves sont beaucoup plus changeants que ne l’est le monde physique.

Si vous étiez dans un rêve lucide, votre expérience du monde serait encore plus différente de celle de l’état de veille. Tout d’abord, vous sauriez que tout ce que vous vivez est un rêve, et à cause de cela le monde environnant aurait une tendance à se réorganiser et à se transformer de manière plus prononcée que dans les rêves ordinaires. Des choses impossibles pourraient se produire, et la scène onirique elle-même, plutôt que de disparaître à partir de l’instant où vous prendriez conscience de son « irréalité », deviendrait au contraire plus claire et brillante jusqu’à ce que vous soyez abasourdi d’émerveillement. En étant totalement lucide, vous réaliseriez que le monde onirique dans sa totalité existe dans votre esprit, et cette prise de conscience s’accompagnerait d’un sentiment exaltant de liberté. Rien d’externe ne pourrait contraindre votre expérience, ni lois sociales, ni lois physiques ; vous pourriez faire tout ce que vous seriez en mesure de concevoir, tout ce que vous croiriez pour voir faire. (…)

En cultivant la conscience de vos rêves et la conscience dans vos rêves et en apprenant à utiliser votre tapis volant, vous pouvez amener plus de conscience et plus de vie… dans votre vie. Durant ce processus, vous vous réjouirez davantage de vos voyages oniriques nocturnes et vous approfondirez votre compréhension de vous-même. En vous éveillant dans vos rêves, vous pouvez vous éveiller à la vie.

S’éveiller en rêvant, Stephen Laberge
Editions Almora (Mars 2008 ; 121 pages) 

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Les « connexions » des artistes

Posté par othoharmonie le 15 septembre 2013

De nombreux artistes disent avoir rêvé certaines de leurs œuvres. D’autres racontent vivre des états mystiques et seraient comme connectés à d’autres dimensions qu’ils considèrent source de leur inspiration créative.

Les Depuis l’âge de 4 ans, Akiane Kramarik peint des visages, des regards, des scènes de vie, des animaux et des paysages, avec un réalisme, une émotion et une profondeur à couper le souffle. Si la jeune prodige, aujourd’hui âgée de 18 ans, n’a jamais reçu d’éducation religieuse, elle a toujours prétendu être transcendée par Dieu. « Dès l’enfance, j’ai eu de nombreuses visions aux couleurs vibrantes que j’ai reproduites en peinture. Puis, par une nuit froide étoilée, j’ai été réveillée par un souffle à la fois léger et intense. Là, j’ai conversé avec Dieu et visité le Paradis. Depuis, il me guide et m’inspire dans mon art. » 

Akiane Kramarik est loin d’être un cas isolé. Depuis toujours, de nombreux artistes – peintres, musiciens, sculpteurs, écrivains, acteurs… – disent avoir eu l’impression de ne pas être à l’origine d’une œuvre qu’ils ont pourtant créée. La plupart tireraient leur inspiration de leurs rêves, ou lors de moments privilégiés de grâce. 

Rêver une œuvre

Giuseppe Tartini (1692-1770), violoniste et compositeur italien, rêva que le diable était devenu son esclave. Dans son rêve, il lui donna un violon et, à sa grande surprise, le diable se mit à jouer « une sonate d’une telle beauté exquise que cela dépassait les limites de mon imagination », témoignait-il. Au réveil, Tartini se rappela de la musique du mieux qu’il le pu et composa la célèbre Sonate des trilles du Diable. Richard Wagner (1813-1883), compositeur allemand, décrivant son opéra Tristan et Yseult, confiait à l’époque: « Pour une fois, vous allez entendre un rêve, un rêve que j’ai mis en musique … J’ai rêvé tout cela. Jamais ma pauvre tête aurait pu inventer une telle chose délibérément. » En septembre 1853, pendant une sieste, il conçut le prélude pour orchestre de L’anneau du Libelung. En mai de l’année suivante, il termina l’opéra en entier. Robert Louis Stevenson (1850-1894), écrivain britannique, auteur de l’Île aux trésors, constata très jeune qu’il pouvait rêver des histoires entières et même continuer un même rêve les nuits suivantes pour lui trouver une fin différente ou affiner une intrigue. Dans son autobiographie, Across the Plains, Stevenson écrit que ses rêves étaient produits par des petits bonhommes qui travaillaient toute la nuit, jouant devant lui des morceaux d’histoire sur un petit théâtre illuminé. C’est ainsi qu’est né L’Etrange cas du Doctor Jekyll et Mister Hyde. Autre exemple, plus récent, celui du réalisateur américain James Cameron qui aurait, lui aussi, trouvé l’inspiration dans ses rêves pour réaliser le film Avatar. Or, qu’est-ce que le rêve en parapsychologie ? Ce n’est rien d’autre qu’un état modifié de conscience qui se révèle être un terrain très favorable aux expériences de télépathie, d’intuition et de prémonition, et permet d’avoir accès à des sources intarissables d’informations. 

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Un tiers de notre vie à rêver

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2013

Un tiers de notre vie à rêver dans Rêves riziere Une fois la journée terminée, nous allons au lit. En fait, nous passons le tiers de notre vie au lit, ce que Dieu à génialement prévu, car le sommeil nous ouvre à un tout autre monde où notre âme peut se nourrir, s’informer et grandir. Durant notre sommeil, notre esprit conscient fait une pause – n’est-ce pas reposant lorsqu’il se tait enfin ? – et permet à notre esprit subconscient, où vit notre esprit spirituel, de prendre les commandes.

Et bien sûr, les rêves sont l’un des principaux moyens utilisés par notre subconscient pour s’exprimer.

Il existe des centaines de théories sur l’interprétation des rêves, et des milliers d’études ont été menées sur le sujet, mais personne jusqu’à ce jour n’a résolu ne serait-ce qu’une fraction du mystère qui les entoure. J’ai lu, étudié, enseigné et scruté ces théories sur l’interprétation des rêves. En général, j’ai tendance à penser que la théorie de la Gestalt (une approche psychologique développée en Allemagne) est celle qui se rapproche le plus de la vérité. Selon cette théorie, tous les éléments de vos rêves sont des parties de vous, séparées en symboles, afin que vous puissiez les examiner et travailler sur eux.

Les rêves se divisent en trois catégories : de libération, de souhait et de prémonition.

Les rêves libérateurs sont un moyen pour votre esprit subconscient de se libérer de toutes les émotions que votre esprit conscient n’arrive pas à gérer et à  exprimer. Lorsque vous faites un rêve où semble s’exprimer une émotion très forte – de la colère, du chagrin, de la peur, de la confusion, de l’embarras, etc. – il s’agit assurément d’un signal envoyé par votre subconscient vous disant qu’il est temps de faire face à cette émotion et d’y remédier durant vos heures de veille. Les rêves libérateurs agissent un peu comme une valve de sécurité, et ils peuvent vous aider à régler certains problèmes émotionnels importants qui méritent votre attention.

Les rêves de souhait, comme leur nom l’indique, servent à exprimer ce que souhaite réellement notre cœur. Il y a quelques années, une personne me raconta un rêve dans lequel elle se trouvait seule avec Robert Redfort. Ils se trouvaient dans un salon aménagé avec goût, lui en smoking, elle dans une vaporeuse robe de bal, dans le style de Gatsby le Magnifique, et ils valsaient. Le simple fait de le raconter lui donnait encore des frissons, et je suis sûre qu’elle entretenait quelques maigres espoirs que j’allais effectivement lui confirmer qu’elle et Robert Redford allaient être réunis par le destin. Pas de chance ! La véritable signification de son rêve fit surface lorsque je lui demandai comment elle se sentait dans son rêve pendant qu’elle valsait avec lui.

Elle répondit : « Belle, gracieuse, aimée, désirée et en sûreté ». Tous les sentiments que son âme aurait aimé éprouver mais que son mariage lui refusait. Si nous ne commettons par l’erreur de prendre les rêves de souhait trop au pied de la lettre, ils peuvent projeter un éclairage fort pertinent sur les désirs que nous n’arrivons pas encore à verbaliser. Les rêves à caractère sexuel, par exemple, n’impliquent pas nécessairement un désir sexuel ou une attirance profonde pour le partenaire de vos rêves. Ils correspondent habituellement à un souhait d’une plus grande intimité, ce qui n’implique pas forcément une plus grande intimité physique. Si vous rêvez d’une nouvelle maison, cela ne veut pas dire que le lendemain matin au saut du lit vous déviez mettre votre maison en vente. Ce rêve porte peut-être sur quelque chose que vous souhaitez changer en vous (vous êtes là où vous vivez après tout, peu importe la maison où vous habitez). Si vous rêvez que vous donnez naissance à un enfant, ce n’est pas un indice que vous allez tomber enceinte. Cette « nouvelle vie » peut symboliser la vôtre, une bonne idée que vous allez faire fructifier ou la découverte de nouvelles profondeurs spirituelles en vous. En d’autres mots, attardez-vous toujours à la vue d’ensemble plutôt qu’aux détails de vos rêves de souhait. Vous serez étonné de voir tout ce que vous pouvez apprendre sur vous-mêmes et sur ce que vous désirez vraiment.

Le troisième type, les « rêves prémonitoires », sont des rêves dans lesquels certains événements ou conversations futurs sont anticipés. J’ai du mal à tenir le compte de tous les gens qui m’ont dit : « Je ne peux pas prédire l’avenir dans mes rêves – je ne suis pas médium ». Même si vous n’êtes pas conscient d’être médium, l’esprit spirituel logé dans votre subconscient peut néanmoins révéler à tout moment son extraordinaire pouvoir et sa conscience permanente du passé – y compris de vos vies passées, de votre présent et de votre avenir.

N’oubliez pas, votre esprit spirituel ne connaît pas seulement votre plan de vie, il l’a créé. Donc ne sous-estimez jamais ce dont vous êtes capable lorsque vous dormez. En fait, avant de conclure que les rêves prémonitoires ne sont pas de votre registre, essayez ceci pendant un mois : chaque fois que vous vous rappelez un rêve qui semble avoir un certain contenu prémonitoire, prenez-le en note, rangez votre compte rendu et ne le relisez pas avant un mois. Si vous en prenez l’habitude et si vous êtes patient, vous aurez droit à de belles surprises.

 Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà de Sylvia Browne aux éditions Ada.

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Le journal de mes nuits

Posté par othoharmonie le 5 août 2013

Interprétation des rêves

Extrait de : Le journal de mes nuits
Dr Jean-Michel Crabbé

Le journal de mes nuits dans AUTEURS A CONNAITRE images-22

Le but de l’ouvrage « Le journal de mes nuits » est de nous montrer par l’exemple – celui de l’auteur – comment les rêves contribuent sur une longue période au déroulement du processus d’individuation que Jung a décrit.

Plus de 300 rêves
Jean-Michel Crabbé nous livre et nous commente une sélection de ses propres rêves, basée sur les milliers de rêves qu’il a noté au cours d’une période qui s’étend de 1984 à 2005.

Par essence le processus d’individuation est unique, aussi l’exercice auquel se livre l’auteur est difficile. Il nous dévoile ses rêves et met chacun d’eux en relation avec sa situation du moment, ses interrogations, sa vie passée et à venir. Au fil des pages, se dessine une lente évolution, le travail autour des rêves prend tout son sens. 

Le rêveur et le rêve
L’auteur précise « Parler objectivement des rêves m’oblige à parler de moi et de mes propres rêves, le plus honnêtement possible, et sur le long terme. Parler de mes rêves m’oblige à donner mes propres associations, à dévoiler les idées et les réflexions qui me viennent peu à peu à l’esprit à propos de tel ou tel rêve, et à parler un peu de la vie que je mène ». Il ajoute « En dernière analyse, seul le rêveur lui-même peut commenter ses rêves et en donner une interprétation valable ». Aussi le présent ouvrage servira d’exemple pour tous ceux qui s’engagent dans cette voie de prise en compte et de reconnaissance des messages véhiculés par les rêves.

Chaque rêve me bouscule
L’auteur souligne que « L’initiation et l’épreuve sont bien réelles. Mon travail intérieur est un véritable parcours initiatique. Chaque rêve me bouscule, un peu ou beaucoup, me montre quelque chose de nouveau et je deviens un autre homme ». Il ajoute : « Mes rêves ont une cohérence et une logique interne indiscutables, avec des lignes directrices stables pendant des années, des rappels de rêves très anciens, de rêves emboîtés, des réponses à des problèmes tout à fait concrets, des critiques, des avertissements et des encouragements, une complémentarité entre des rêves séparés par de longs intervalles de temps. Mes rêves reprennent les mêmes thèmes sous différents aspects. Ils me répètent les mêmes conseils pendant des mois ou des années jusqu’à ce que je comprenne et que j’en tienne compte ».

L’individuation
L’auteur définit le processus d’individuation tel qu’il le vit : « L’individuation est une sorte de jeu de piste intérieur, avec des directions, des messages énigmatiques, des voies sans issue, des périodes de progrès et de régression. Le rêve transforme peu à peu la façon de penser et la vie de celui qui s’y consacre. Le rêve nous révèle notre nature profonde et il nous différencie de nos conditionnements familiaux et sociaux ». Ce processus balaye tout le spectre de la vie psychique, des fonctions instinctives aux fonctions les plus élevées, intellectuelles et spirituelles. Il confirme l’importance de la notion jungienne d’inconscient collectif.

Le rêve surprend, répare et guide
Il ajoute : « Le langage du rêve est une sorte de langue maternelle universelle que l’homme a oubliée au fil des siècles. Comme un événement imprévu, le rêve surprend, provoque un arrêt et un retour sur soi, une réflexion. Le rêve nous corrige et nous répare, il est en permanence adapté à tout ce que nous sommes. Le rêve est le germe d’une pensée nouvelle que la conscience doit saisir et développer. Le rêve est la source et l’avenir de la pensée, il nous guide vers notre propre totalité et notre accomplissement ».

Jung ne s’étudie pas, il doit se vivre
Voici comment interviennent C.G. Jung et M.L. von Franz dans la vie de Jean-Michel Crabbé : « Dans mes rêves, Jung et ses livres sont toujours très importants. Je préfère ses livres les plus vivants comme Ma Vie, C.G. Jung parle, l’Âme et l’a vie, Un mythe moderne ou son Essai d’exploration de l’inconscient. [...] Avec Jung, le principal danger est de passer sa vie à l’étudier sans jamais faire soi-même l’expérience de l’inconscient et sans faire le premier pas vers sa propre individuation. Jung ne s’étudie pas, il doit se vivre. Avant ce travail, je n’avais pas remarqué la place de Marie-Louise von Franz dans mes rêves. Cette plus proche collaboratrice de Jung y intervient d’une façon très positive comme une inspiratrice, une muse, une guide images-21 dans Rêvespour mon travail. »

L’interprétation jungienne des rêves
Jean-Michel Crabbé rappelle que « L’interprétation jungienne considère le rêve comme un témoin de la situation intérieure du rêveur, un instantané de sa vie psychique, une fonction d’équilibrage et de croissance psychique, une fonction créatrice. Presque chaque rêve concerne la vie intérieure du rêveur et doit être interprété sur le plan du sujet. Dans sa fonction compensatrice, le rêve corrige le point de vue de la conscience par celui de l’inconscient. L’inconscient élargit le champ de la conscience à ce qu’elle ne perçoit pas ». D’où un enrichissement, une évolution qui s’enclenche.

Éditions Robert Laffont, collection Réponses, 304 pages

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entre rêves et réalités

Posté par othoharmonie le 5 août 2013

Paralysie du sommeil  

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Imaginez que vous vous réveilliez, le corps bloqué, le souffle oppressé, la conscience inondée de perceptions étranges – dont celle d’une présence immatérielle à vos côtés. Plus courante qu’il n’y paraît, l’expérience a un nom: paralysie du sommeil. A quoi tient-elle ? Que faut-il en penser ? Que faire pour la dompter ?

« J’étais étudiant, raconte David Hufford, professeur au Penn State College of Medecine (USA). Epuisé par un bachotage intense, je m’étais couché tôt. Une heure plus tard, je me réveille ; j’entends un bruit de porte et des pas étouffés. Bizarre : j’avais fermé à clé. J’essaye de bouger, de crier. Impossible. Je commence à paniquer. Soudain, je sens une forte pression sur ma poitrine, quelque chose enserrer mon cou. Je n’arrive plus à respirer, je me dis que je vais y passer ! Puis mes muscles finissent par réagir, je saute du lit et m’enfuis. »

L’histoire paraît abracadabrante. Elle concerne pourtant, au moins une fois dans leur vie, 30 à 40% des gens.« Rien ne me préparait à ce type d’expérience, commente David Hufford. J’étais jeune, en bonne santé, ne consommais aucune substance. Je n’étais pas non plus particulièrement croyant, m’apprêtant plutôt à devenir un bon matérialiste. »

Entre rêve et réalité

Déstabilisants, parfois source d’angoisse, ces épisodes, isolés ou récurrents, sont connus de la science sous le terme de « paralysies du sommeil ». Premier point important, le blocage de l’activité musculaire est parfaitement normal pendant le sommeil : il évite qu’on vive physiquement ses rêves. Le trouble survient quand, par une sorte de mauvais timing, cette inhibition s’invite à un moment où la conscience n’est pas totalement endormie. Piégé entre sommeil et éveil, le cerveau perçoit un état qu’il n’est pas censé distinguer. « Ce processus biochimique est parfaitement compris, confirme David Hufford. Il explique l’impossibilité de bouger le corps, ainsi que la sensation de pression sur la poitrine et de manque d’oxygénation, liée au blocage involontaire des muscles respiratoires », sous l’effet de la panique.

Permet-il aussi d’expliquer les autres sensations ? Là-dessus, les scientifiques sont plus circonspects. « 80% des personnes ayant vécu une paralysie du sommeil témoignent de perceptions extraordinaires », rappelle David Hufford. Auditives, comme « des souffles, des voix, de la musique, des grincements ». Visuelles, via souvent la distinction d’une présence, sous la forme d’une ombre, d’un halo ou d’une masse sombre. « Certains disent la voir nettement, d’autres plutôt percevoir où elle est, où elle va, quelles sont ses intentions », précise David Hufford. D’autres impressions, encore, peuvent être évoquées : « J’ai vécu une dizaine de paralysies du sommeil lorsque j’étais étudiante, témoigne Patricia Serin, psychologue clinicienne.J’avais l’impression qu’une ombre s’approchait de moi jusqu’à me fixer puis m’attaquer. Parfois, en pleine agression, un bourdonnement m’enveloppait, je me sentais sortir de mon corps pour m’éloigner de cette violente intrusion. J’atterrissais une fois l’entité partie, avant de plonger d’épuisement dans un sommeil profond. » 

Pour Allan Cheyne, professeur de psychologie à l’Université de Waterloo (Canada), qui a étudié plus de neuf mille cas, ces perceptions s’apparentent biologiquement aux rêves. « Cheyne explique que deux mécanismes cérébraux interdépendants gèrent notre sommeil, décrypte Patricia Serin. L’un nous permet de nous réveiller, l’autre de nous maintenir en état de rêve. Lorsqu’ils ne fonctionnent pas correctement, le premier n’inhibe plus le second, et l’on se réveille sans cesser de rêver. » Mis en alerte brusquement, inquiet de sentir le corps paralysé et la respiration oppressée, le cerveau nourrirait l’activité onirique d’images internes, représentatives de nos peurs.

Mais alors, comment se fait-il que les visions induites par les paralysies du sommeil convergent tellement ? Les rêves, eux, varient énormément d’un individu à l’autre !

Selon David Hufford, qui a étudié le sujet pendant trente ans, dans plus de douze pays, ces similitudes ne peuvent être le fruit d’une influence culturelle. « Les témoignages concordent partout dans le monde, à toutes les époques », rappelle-t-il. Au point que la paralysie du sommeil se retrouve dans les folklores d’Orient et d’Occident, sous forme d’une vieille sorcière en Amérique du Nord, d’un démon mâle ou femelle en Europe du Sud, d’une kanashibari au Japon, d’un djinn au Maroc, d’un elfe en Europe du Nord… « Aujourd’hui, ces légendes sont aux oubliettes, mais des gens continuent de vivre ce type d’expérience. Elles ne sont donc pas le fruit de croyances. »

Ni de troubles neurologiques. Car si certaines prédispositions favoriseraient le déclenchement de la paralysie du sommeil, « aucun processus physiologique connu n’est capable de produire des contenus hallucinatoires aussi complexes »

Autre hic : l’expérience est bien réelle. Tous ceux qui la vivent disent s’être sentis aussi lucides qu’en état de veille. Et tous s’en souviennent parfaitement le lendemain – ce qui n’est pas le cas des rêves. « Les travaux de l’anthropologue Michael Winkelman suggèrent que les humains sont câblés pour voir des esprits, indique Ryan Hurd, auteur d’un guide sur la paralysie du sommeil. Nul ne sait s’ils sont des représentations mentales, symboliques, fomentées par notre inconscient pour nous passer un message, ou s’ils ont une existence propre, extérieure à nous. Mais le vécu, lui, est authentique. » Alors de quoi s’agit-il ? « Etat modifié de conscience », répond David Hufford, comme ceux qu’on atteint parfois volontairement par l’hypnose, la transe, les psychotropes ou la méditation intense. « On ne dispose pas d’une cartographie précise de ces états, mais on sait qu’ils existent. » Dans ces moments, le cerveau serait capable de capter d‘autres champs vibratoires et de percevoir d’autres dimensions du monde, différentes à la fois de l’univers du rêve et de la réalité matérielle ordinaire. 

Moteur de ce processus : une certaine sensibilité. Innée chez certains, elle peut émerger chez d’autres dans ces moments où la vie nous submerge, où une brèche se crée dans nos systèmes de défense habituels : suractivité physique ou intellectuelle, horaires chaotiques, retard de sommeil, anxiété, mort d’un proche, naissance d’un enfant, passage à l’âge adulte, crise de la cinquantaine, problème professionnel, difficultés socio-économiques, changement d’environnement… « J’ai remarqué que ça m’arrivait surtout lorsque j’étais stressée ou fatiguée », note ainsi Leila, victime de paralysies de sommeil depuis trois ans.

Jusqu’à révéler, parfois, des malaises plus profonds. « Les troubles post-traumatiques peuvent promouvoir la paralysie du sommeil », indique le psychiatre Devon Hinton dans un article de Sciences News – par exemple chez les victimes d’abus sexuels ou les rescapés d’actes violents. « En plongeant dans l’inconscient, la psychanalyse peut proposer des explications à des paralysies du sommeil régulières, telles qu’un refoulement, un déni, une phobie, une tendance à l’hystérie, la paranoïa ou la dépression », ajoute Patricia Serin.

Voie de transformation

Si ça vous arrive, pas de panique. « Vous n’êtes ni fous, ni maudits ! rassure Hufford. Par méconnaissance, beaucoup de psychiatres, devant de tels symptômes, concluent à un épisode psychotique. Savoir que la paralysie du sommeil est courante, qu’elle peut arriver à n’importe qui, l’inscrit dans une normalité. »

Qu’on soit convaincu d’être harcelé par des esprits ou qu’on jette sur l’expérience un regard très rationnel, l’important est d’abord de retrouver confiance dans sa capacité à surmonter le trouble. Puis d’envisager la paralysie du sommeil comme la manifestation d’un déséquilibre, une invitation (certes musclée) à l’identifier et tenter de le résoudre. « Le poète Robert Bly décrit ces ombres comme tout ce qu’on évite de regarder en face, tels un trait de caractère, une histoire personnelle ou collective, une situation difficile, commente Ryan Hurd. Ces visions ne s’invitent pas dans nos nuits pour nous faire peur, mais pour être entendues. »

Jusqu’à en faire, pourquoi pas, une opportunité de transformation personnelle. « Les paralysies du sommeil sont perturbantes mais pas dangereuses, témoigne Jean-Christophe Terrillon, professeur au Japan Advanced Institute of Science and Technology. A moins d’être cardiaque au point de succomber à la panique, elles sont sans conséquence physiologique. Explorer la peur qu’elles suscitent conduit à un changement psychologique radical, d’un état défensif à une attitude courageuse d’observation et d’apprentissage. » Ce que Patricia Serin appelle « une voie d’accomplissement de soi », dont il faut « apprendre à utiliser les ressources pour se transcender ».

OK, mais comment ? « Sur le moment, le premier réflexe, qu’on soit religieux ou non, est souvent de prier », observe David Hufford. Sous une forme ou une autre, concentrer son esprit sur des choses positives et rassurantes semble assurément une première clé. Dieu, le Dalai Lama, votre mère, votre copain, peu importe ! « Vous pouvez aussi imaginer un cercle d’amour tout autour de vous, propose Ryan Hurd. Ça semble ridicule, mais ça marche. »

Le plus important : se calmer. « Qu’on pense rêver ou être éveillé, il s’agit d’admettre qu’on vit une paralysie du sommeil, qu’on va s’en sortir, recommande Patricia Serin. La peur active dans notre cerveau deux types de réaction : se battre ou fuir. Impossible dans une paralysie du sommeil, puisque le corps est bloqué ! On passe alors en mode terreur. » Pour l’évacuer, il faut « reprendre aussi tranquillement que possible la maîtrise de sa respiration, en l’amplifiant et en la ralentissant », visualiser une partie précise de son corps – comme le bout de ses doigts ou de ses orteils – puis essayer de les faire bouger. Et, si l’on estime être attaqué par une entité, « s’affirmer face à l’intrus, en exigeant qu’il parte et ne nous dérange plus », préconise Patricia Serin. « Dans cette expérience, nous ne sommes pas des victimes passives, estime aussi Ryan Hurd. Le corps est bloqué, mais le reste est modelé par nos peurs et nos pensées. Si le visiteur se fait insistant, demandez-lui ce qu’il veut, comment vous pouvez l’aider. Face à cette présence, soyez curieux, ouvert mais ferme. Si vous êtes dans l’acceptation et la confiance, l’expérience se métamorphosera. La nature reflète le visage que l’on tourne vers elle. »

Une fois la crise passée, pour éviter qu’elle recommence dans la foulée, David Hufford conseille d’allumer la lumière, « se lever, boire un verre d’eau », voire faire quelques exercices avant d’aller se recoucher, « mais pas sur le dos ! Les trois-quarts des paralysies du sommeil surviennent quand on dort dans cette position ».

Patricia Serin, elle, recommande de noter sur un carnet les détails de l’expérience, les émotions ressenties, le contenu de la journée précédente, afin de mieux l’apprivoiser. « Seul ou avec un psy, on peut ensuite associer avec d’autres vécus, des souvenirs, des traumatismes. Le fait de pouvoir en parler représente déjà un grand soutien. » Au-delà, pour tous les spécialistes, les paralysies du sommeil régulières doivent inviter à repenser son mode de vie. Exit les drogues, l’alcool et les excitants. Exit les pics de stress, les nuits trop courtes, les retards de sommeil accumulés. Exit les activités stimulantes avant d’aller se coucher. Au programme : régime alimentaire équilibré, chambre paisible et fraîche, volets formés (la lumière favorise le phénomène), soirées calmes, activités permettant de se poser, de se reconnecter à son intériorité, d’exprimer sa créativité… 

Certains affirment même devenir suffisamment sereins et ancrés face à l’expérience pour en faire un tremplin vers d’autres dimensions. « Leur terreur initiale se transforme progressivement en excitation ou en ravissement », confirme Allan Cheyne, notamment lorsque la paralysie du sommeil ouvre vers un rêve lucide ou une sortie hors du corps (maîtrisée)…

Autant d’états modifiés de conscience qui « questionnent deux siècles de postulats sur le nature non-empirique et non-rationnelle de la spiritualité », conclut David Hufford. 

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Au commencement était le rêve

Posté par othoharmonie le 5 août 2013

Au commencement était le rêve dans Rêves 9

Dans les croyances chamaniques, certains rêves sont considérés comme des enseignements provenant directement du monde des esprits. Par leur intermédiaire, les chamanes ont accès à des informations vitales pour eux-mêmes et leur communauté Ces « grands rêves » sont au centre d’une pratique onirique très élaborée.

Tout commence par une anecdote hypothétique qu’il m’arrive de raconter lorsque l’on me demande d’expliquer comment le chamanisme a été inventé par l’Homme. En effet, comment nos ancêtres préhistoriques en sont-ils venus à utiliser des états modifiés de conscience pour faire voyager leurs âmes dans un autre monde ? Et surtout, comment en sont-ils venus à utiliser ces états modifiés de conscience pour résoudre des problèmes de la vie courante, ce qui est aujourd’hui encore le but de la pratique chamanique ?

Je me plais à imaginer une tribu regroupée autour d’un feu ; la nuit est froide et cela fait plusieurs jours que les chasseurs n’ont pas ramené de gibier. Dans le regard des uns et des autres, on peut lire la faim et la peur. Au petit matin, une femme du groupe raconte que durant son sommeil, son âme a voyagé de l’autre côté de la montagne, et que là, elle a vu un troupeau de bisons. Elle les a vus paître et ruminer. Elle a senti leur odeur et leur force. Ne doutant pas une seconde de ce que cette femme a pu voir et ressentir, les chasseurs de la tribu s’en vont de l’autre côté de la montagne et reviennent le soir même avec assez de gibier pour tout le monde.

La femme qui a rêvé est bien évidemment remerciée : elle reçoit une patte de bison, comme cela se fait aujourd’hui encore dans certaines peuplades traditionnelles, et sa capacité à « voir » en rêvant est considérée comme une bénédiction pour la tribu. On lui demande alors d’affiner ses perceptions et de trouver un moyen d’accéder au monde des rêves sur demande, selon les requêtes, de jour comme de nuit.

C’est comme cela que j’imagine la naissance du chamanisme : grâce à un rêve. 

Le voyage de l’âme

Pour comprendre la manière dont le rêve s’inscrit dans la pratique chamanique, il est nécessaire d’avoir à l’esprit que pour les chamanes, l’âme n’est pas une entité monolithique immuable. En effet, contrairement à la manière dont elle est décrite dans certaines cosmologies religieuses, l’âme chamanique change, elle évolue, elle vit une vie d’âme, parfois très aventureuse. Et surtout, elle voyage, parce qu’elle est indépendante du corps et qu’elle le quitte régulièrement, par exemple au moment du sommeil.

C’est autour du voyage de l’âme – ou voyage chamanique – que les chamanes ont construit leurs pratiques, leurs techniques et leurs cosmologies. En apprenant à provoquer ce voyage intentionnellement, ils sont parvenus à se frayer considèrent comme étant la réalité ultime sous-tendant la réalité visible dite « ordinaire ». Cette réalité ultime est parfois appelée l’ « autre monde », bien qu’elle soit en fait « le » monde qui forme la trame de toutes les réalités, y compris celle du rêve.
Au départ, il y a cependant une différence subtile entre le voyage chamanique proprement dit et le rêve : l’un est provoqué volontairement par l’intermédiaire de diverses méthodes, les plus répandues étant l’utilisation de rythmes et de chants, ou l’ingestion de plantes psychotropes, alors que l’autre a lieu spontanément durant le sommeil. Mais lorsque le voyage chamanique et le rêve coïncident, qu’ils fusionnent en un seul et même continuum onirique, les « grands rêves » font leur apparition…

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Habiter le monde autrement

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2013

Nichée au creux d’un arbre ou bâtie au fond d’un jardin, la cabane fait rêver de plus en plus de citadins stressés ou d’amoureux de la nature en quête de calme et de poésie… Voyage au pays des nouveaux « barons perchés ».

 Habiter le monde autrement dans En 2012-2013 et après 2016 foret

Palais, bâtisse, forteresse, coquille : la cabane représente tout cela à la fois. Du désir d’habiter le monde autrement au retour à l’état de nature, elle constitue avant tout un jeu, un « je » de construction, diraient les lacaniens. Une rêverie à laquelle l’enfant donne corps, avec la puissance de son imaginaire, et que l’adulte ressuscite, plus tard, à travers le prisme déformant de la nostalgie.

Pour l’enfant, bâtir une cabane, c’est construire pour la première fois. Et se construire. En dressant quatre murs rassurants, un toit et une porte, que lui seul pourra ouvrir ou claquer, il fait ses premiers pas vers l’autonomie. Dans leur cahute, les bambins se forgent une identité, « en y érigeant des règles, des relations sociales inspirées de celles des adultes, mais dans un “comme si” qui n’est pas un “tout comme” », explique le pédopsychiatre Eric Lemonnier. L’enfant édifie d’ailleurs toujours son abri à proximité des espaces de vie des grands. Car il est avant tout un point de guet, d’où il peut voir sans être vu. La cabane joue un rôle de laboratoire de la personnalité en devenir. Dans cet atelier d’expérimentation psychique, l’enfant se forge des secrets et cache, tels des trésors, les réponses obtenues à ses questionnements.

« Ne chassez pas l’homme trop tôt de la cabane où s’est écoulée son enfance », recommande le poète allemand Friedrich Hölderlin. Car rêver de cabane, c’est renouer avec l’enfant enfoui en nous. Mais ce que l’adulte cherche à ressusciter, c’est l’image mythique qu’il se fait de cette époque révolue. Une fois devenus grands, certains ont décidé d’imiter Côme, le poétique Baron perché d’Italo Calvino, en se nichant dans les frondaisons. Pour prendre de l’altitude et de la distance par rapport au quotidien. Ainsi le photographe Yann Arthus-Bertrand, qui s’est fait construire une cabane à quinze mètres du sol dans un chêne tricentenaire, et confie « rêver d’y habiter à plein-temps ». La cabane – du latin capana, « ce qui contient un homme seul debout » – forme un cocon, « un espace clos, enveloppant, berçant, dont émerge quelque chose de doux rappelant l’utérus et la chaleur du ventre maternel », analyse Catherine Jaconelli, pédopsychiatre et psychanalyste.

Havre de paix propice à l’introspection, le séjour en cabane répond à une invite au voyage intérieur. « Le consumérisme incite aujourd’hui l’individu à se retirer du monde pour adopter une vie plus ou moins contemplative, à la manière de Diogène, qui, méprisant honneurs et richesses, s’exila dans son tonneau », remarque Eric Lemonnier. La précarité des lieux favorise en effet le dépouillement de soi, le recueillement, et indique la voie de la sérénité. « Tel l’ermite dans sa hutte ou le sage dans le pavillon de thé oriental, […] le solitaire veut retrouver l’apaisement et la sagesse perdus, croit-il, dans le fracas du monde environnant », écrit joliment Sonya Faure dans son livre Cabanes. Ni imaginaire ni totalement ancrée dans le réel, la cabane représente en quelque sorte ce que le pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott appelait une « aire transitionnelle ». Elle ne constitue pas seulement un territoire physique, mais ouvre les portes d’un espace psychique où l’individu se réfugie temporairement. Pour mieux en sortir.

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Rêves : des images à messages

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2012

 

Les animaux

Rêves : des images à messages dans Rêves chat-et-chatonsLa première clé d’un rêve dominé par l’image d’un animal nous est donnée par la principale caractéristique de l’animal. Le chien évoque la fidélité, mais aussi l’instinct, qu’il soit maternel, de survie et de défense, ou sexuel. Un chien amical indique que vos instincts ne sont ni étouffés ni dominants. S’il est agressif ou menaçant, peut-être ces instincts sont-ils trop dominants ou trop refoulés. Les rêves de poursuite par des animaux inquiétants sont, en général, une façon d’attirer notre attention sur un problème que nous n’osons pas affronter.

Le chat, quant à lui, est souvent symbole du féminin, que l’on soit homme ou femme. Il peut inviter à s’ouvrir davantage à la dimension féminine de sa personnalité. Il évoque également la sexualité. Lorsqu’il est agressif, il peut signifier que la sexualité est vécue inconsciemment comme une agression.

Un peu plus inquiétants, l’araignée et le serpent s’invitent fréquemment dans nos rêves. La première, tissant sa toile et guettant sa proie, suggère l’idée d’un piège. Observez votre comportement face à l’araignée : la fuyez-vous, essayez-vous de vous en débarrasser ? Votre attitude, passive ou active, vous donnera une piste de réflexion sur la façon dont vous gérez les situations difficiles. Le serpent est l’une des figures principales de notre inconscient. Il peut évoquer le changement (le serpent mue) : êtes-vous en train d’entamer un nouveau cycle personnel, ou en ressentez-vous le besoin ? Il représente aussi la sexualité et, de manière plus large, la libido, c’est-à-dire notre énergie vitale.

La mort

Cercueil, enterrement, cimetière, défunts… Ces images très fortes sont, contrairement à ce que l’on peut croire, positives, car pour notre inconscient, la mort est signe de renaissance. Elles doivent donc être interprétées comme des incitations au changement, à l’évolution, voire à la métamorphose.

Ainsi, rêver de sa propre mort est souvent le signe que le rêveur est en train d’évoluer. Certaines parties de lui sont en train de perdre de leur vitalité pour laisser place à de nouvelles dimensions de son être. Si ces images peuvent générer angoisse ou anxiété, c’est simplement que le changement, même lorsqu’il est positif, fait peur. Dans la même perspective, le cimetière représente un lieu de régénération. Mais avant de goûter au « nouveau », il nous faut régresser une dernière fois vers l’ancien, c’est cet entre-deux que représente le cimetière.

Le bébé

Il symbolise le soi, c’est-à-dire notre être essentiel, celui qui est au-delà de notre ego. Ainsi, les rêves d’accouchement peuvent annoncer la naissance de cet être essentiel. Ce peut être, par exemple, un projet personnel important qui voit le jour, une nouvelle relation plus épanouissante, mais aussi une nouvelle façon d’être au monde, plus libre, plus consciente.

Si les beaux bébés, souriants et joufflus, symbolisent notre capacité à prendre soin de notre être essentiel, les bébés sales, tristes, négligés, suggèrent en revanche que le rêveur maltraite son être profond. Que négligeons-nous d’essentiel, quels besoins, quels désirs n’écoutons-nous pas ? Le bébé peut aussi évoquer la relation de couple : suivant son apparence et l’enjeu qu’il représente dans le rêve, il peut évoquer un lien satisfaisant ou problématique. Lorsqu’il meurt, sa mort peut indiquer une transformation de cette relation. Enfin, la métamorphose d’un bébé en petit animal peut traduire la difficulté du rêveur à laisser s’exprimer son instinct, qui a pu être étouffé par une éducation trop rigide ou trop intrusive.

Pour en savoir plus, visitez le site de référence : http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Reves/Articles-et-Dossiers/Ce-que-nous-disent-nos-reves/Reves-des-images-a-messages/4Les-animaux#5

 

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Des images de Rêves sont des messages

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2012

 

Personnages, lieux, objets… les images que nous rencontrons aux cours de nos nuits ont-elles une signification ? Oui, si l’on sait lire ces symboles et en faire les déclencheurs d’une réflexion personnelle. Premiers pas pour se lancer.

Article de Flavia Mazelin-Salvi

Des images de Rêves sont des messages dans Rêves mod_html152385_5-300x207Un animal, une voiture, une liasse de billets… Chacun de nos rêves s’articule plus particulièrement autour d’une image. Puisées à la fois dans l’histoire singulière du rêveur, mais aussi dans son environnement culturel – « l’inconscient collectif », selon Jung –, ces images « dominantes » symbolisent ses désirs, besoins ou préoccupations les plus fortes du moment.

L’écrivaine et journaliste Hélène Renard, spécialiste des rêves, a mis au point une méthode originale d’interprétation nourrie de psychanalyse et de symbolisme. Comme base de travail, elle propose au rêveur de se dire au réveil : « J’ai fait un rêve de… » Spontanément, des réponses s’imposent : « d’animal », « d’argent », « de tunnel »… Ce sera l’image dominante. Lorsque plusieurs images fortes se chevauchent, elle recommande pour y voir plus clair de titrer le rêve. Par exemple, vous avez rêvé de chat, de voiture et de voyage. Quel titre choisiriez-vous ? Si c’est « Le chat qui part », c’est cela qui dominera dans votre interprétation.

Ces images dominantes sont des clés offertes au rêveur pour gagner en connaissance de soi, pour mieux comprendre les émotions et les désirs qui le traversent. Elles donnent le « la » de chaque rêve et la direction fondamentale de l’interprétation. Nous avons choisi de vous présenter les sept thématiques les plus récurrentes selon Hélène Renard, et les questionnements qui peuvent en découler. Ce ne sont que des pistes pour vous interroger, mais vous saurez en trouver d’autres, plus personnelles et liées à votre actualité. Car chacun sait intuitivement quelles zones de sa vie « ses » images viennent éclairer.

La maison

Symbole de notre vie intérieure, elle représente à la fois le corps et la vie psychique du rêveur. Sa représentation onirique correspond donc à la façon dont vous vous percevez globalement. Délabrée, en désordre, elle peut indiquer que vous traversez une période de vie « brouillonne », et que vous devriez peut-être interroger vos habitudes, vos relations, votre hygiène de vie…

Evoluer dans une maison inconnue peut révéler une certaine méconnaissance de soi : quels pans de votre histoire, quelles facettes de votre personnalité laissez-vous dans l’ombre ? De la même façon, des pièces vides peuvent évoquer des ressources personnelles qui ne sont pas encore explorées. A chaque pièce correspond également un symbolisme particulier. La cuisine est le lieu par excellence de transformation et d’évolution, c’est dans cette pièce que la matière brute est travaillée et raffinée. Elle suggère qu’un changement est sans doute nécessaire pour avancer. On peut aussi lire dans cette image une invitation à se montrer plus actif et plus entreprenant dans sa vie personnelle.

L’apparition de toilettes peut évoquer une nécessité de se libérer. Qu’est-ce qui, dans votre vie, devient étouffant et demande à être évacué ? Quelle croyance, quelle émotion, quelle relation ? La salle de bains, lieu de nettoyage et de purification, peut exprimer chez le rêveur le désir de nettoyer une partie de sa vie pour gagner en énergie vitale. S’agit-il d’un mode de vie à aménager différemment, d’une relation à clarifier ?
La chambre à coucher évoque quant à elle, sans surprise, les relations conjugales et sexuelles.

Le corps

Plus que le corps tout entier, c’est généralement une de ses parties qui est mise en scène dans un rêve. La première question à se poser est très basique : à quoi sert cette partie du corps ? Parmi les images corporelles dominantes les plus fréquentes, on trouve les mains, les jambes, les dents et la gorge. Les mains sont à la fois un outil de communication et de contact (du simple bonjour à la caresse), et un outil de création.

Lorsqu’on les rêve mutilées, abîmées, attachées, sales, mordues, elles peuvent être une invitation à se questionner sur la qualité de sa vie relationnelle : multiplie-t-on les conflits ? Se sent-on maltraité ?… Mais aussi sur ses propres capacités créatrices : les ignore-t-on par méconnaissance de soi ? Les inhibe-t-on par manque d’assurance ?… Les jambes symbolisent généralement notre capacité à progresser et à trouver un équilibre. Bloquées, refusant d’avancer, elles traduisent une difficulté à faire des choix dans sa vie, à avancer ou encore à être indépendant.

Rêver que l’on perd ses dents est aussi angoissant que fréquent. Cela peut révéler un manque de « saine » agressivité, pour se défendre, pour s’affirmer, pour entreprendre. La peur de la perte renvoyant au manque de contrôle de soi peut aussi traduire une émotivité excessive. Enfin, la gorge concentre nos émotions et nos angoisses, ne parle-t-on pas de « nœud dans la gorge » ? Qu’est-ce qui vous empêche, dans votre vie, de respirer librement ? Les sensations d’étouffement, de gêne, de blocage, sont une invitation pour le rêveur à interroger tout ce qui peut faire obstacle à son bien-être émotionnel.

Pour en savoir plus, visitez le site de référence : http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Reves/Articles-et-Dossiers/Ce-que-nous-disent-nos-reves/Reves-des-images-a-messages

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Des signes dans les Rêves

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2012

Par aigle Bleu

 

1. Le Grand Esprit nous parle

Le Créateur, le Grand Esprit, l’Intelligence primordiale qui crée et ordonne l’univers, nous parle. Il est en constante communication avec nous. Son langage est celui de la création. Il ne parle pas en français, ni en anglais, ni en innu aïmun. Il nous parle par le monde qu’il a créé pour nous. Il est aussi en nous, c’est la partie la plus intime, l’essence de ce que nous sommes. C’est cette partie de nous qui peut comprendre les messages inscrits sur les paysages du monde. 

Des signes dans les Rêves  dans Rêves feu-4Son langage est le plus limpide et le plus vrai de tous : il est directement dans la nature puisque tous les éléments naturels répondent constamment à sa volonté. Dans un monde humain, nous pouvons aussi lire les signes, mais ils sont moins faciles à lire et peuvent parfois tromper. Mais ils sont présents et à notre disposition aussi. Par exemple, en trouvant la soeur d’une chaussette qui était orpheline, la journée de l’accident de ma femme, j’ai compris qu’elle allait retrouver un aspect d’elle-même qu’elle allait pouvoir réintégrer grâce à l’accident. Cela s’est avéré juste.

2. Comment comprendre les signes?

Mais comment pouvons-nous savoir qu’un événement est un signe? Comme la blague que nous faisons souvent lorsque des événements cocasses se produisent, nous proclamons avec beaucoup de sérieux « C’est un signe! » avant de pouffer de rire. Effectivement, tous les événements ne sont pas des signes. Sans quoi chaque vol d’oiseau, chaque fleur et chaque arbre qui bouge nous plongeraient dans des interrogations incessantes.

Ce qui nous indique qu’un événement s’adresse directement à nous, c’est l’émotion. Lorsqu’un événement nous interpelle, que nous ressentons en nous quelque chose qui bouge, alors nous avons une indication que cela est un signe. Habituellement, si nous avons la compréhension des signes, sa signification apparaît immédiatement. Son sens est, en fait, contenu dans l’émotion et non pas dans l’événement qui se produit. L’événement n’est que la piste qui nous mène à la compréhension qui se fait en nous.

3. Qui peut lire les signes?

Il est impossible de lire les signes pour les autres. Combien de fois ai-je reçu des messages de personnes qui ont vécu des événements spéciaux et qui me demandent ce que cela veut dire? Comment voulez-vous que je sache? Je n’ai pas vécu l’émotion qui est venue avec l’événement. C’est dans cette émotion que se tient le sens de ce que vous avez vécu. C’est là, dans l’émotion, que l’interprétation se fait, ainsi que dans la relation avec le symbole que renferme l’événement. La chaussette orpheline a un sens pour moi dans mon expérience de vie qu’elle n’a pas pour vous. Chaque personne a son propre symbolisme qui vient de sa vie et de son vécu. Alors, ne vous tournez pas vers l’autre pour le sens de votre dialogue avec le Grand Esprit. Regardez en vous, c’est là que la communion se passe.

4. Le Grand Livre de Vie

Il y a aussi un langage plus profond inscrit dans les êtres vivants et la nature. Cette écriture se lit comme un livre et ses symboles sont comme des lettres qui donnent le sens de la vie et de la création. Chaque famille inscrit dans le monde une page de ce grand livre de vie en concevant et réalisant son domaine familial, son havre de paix et de bonheur. Cette écriture-là se transmet dans la famille. Apprendre à lire et à écrire ce livre est la science spirituelle la plus élevée qui soit. Nous avons été coupés de ce livre par les forces de l’ombre. Tranquillement nous recommençons à écrire ce livre sacré et c’est un bonheur aussi vaste que l’univers qu’il décrit.

 

5. L’interprétation des rêves

Les rêves nous parlent avec un langage symbolique. En général, chaque élément du rêve désigne un aspect de nous-mêmes. Nos rêves trouvent leur origine dans notre inconscient, cette partie de nous qui est rattachée au Grand Tout et qui semble moins accessible lorsque nous sommes éveillés. Les voiles du conditionnement obscurcissent notre compréhension. Parfois, dans la grande détente du sommeil, ces voiles tombent et la vérité nous est révélée.

La compréhension que les Premières Nations ont des rêves, dit qu’il existe plusieurs dimensions dans le rêve ainsi que plusieurs sortes de rêves. Le songe est un message direct du monde spirituel et se caractérise par une grande clarté. Le début, la progression et la fin d’un songe laissent un souvenir très net, aussi réel, sinon plus, que ceux de notre vie diurne. Son message est important pour toute la communauté. C’est pourquoi les songes étaient racontés à un sage dans les communautés autochtones. Le sage pouvait nous aider à les interpréter et évaluer leurs implications pour la communauté. Avec son aide, nous déterminions de quelle manière ils doivent se traduire pour les autres membres de notre communauté, soit par des gestes précis, des avertissements, des suggestions ou simplement une modification de nos comportements au quotidien.

Nous avons un symbolisme qui peut se rattacher à ce que Jung appelait l’inconscient collectif. Mais ce symbolisme est aussi influencé par notre expérience. Aussi, il n’y a pas de meilleur guide pour interpréter les symboles dans nos rêves que nous-mêmes.

Voici quelques suggestions utiles pour l’interprétation des rêves.

Nous pouvons noter sur une feuille tous les éléments du rêve et faire ensuite un exercice d’écriture automatique. Nous prenons notre liste et écrivons la première chose qui nous vient à l’esprit à côté de chacun des symboles. Avec ce début comme piste, nous trions les souvenirs et les images qui remontent à la surface de notre conscience. Avec ces pistes, nous pouvons commencer a interpréter nos rêves.

Nous pouvons aussi consulter un dictionnaire de symboles. L’une des propriétés du symbole est d’être plus vaste que notre mental. Nous n’épuiserons jamais leurs ramifications significatives dans l’expérience humaine. Par contre, il faut adapter ces informations à notre expérience. Ce n’est pas parce que des informations se retrouvent dans un livre qu’elles s’appliquent nécessairement à nous.

Dans les familles indiennes, le matin au lever était souvent un moment pour raconter les rêves, sans chercher à les interpréter. Lorsque nous les racontons, ils deviennent beaucoup plus clairs et nous nous en souvenons davantage. Cependant, nous ne racontons nos rêves qu’aux membres de notre famille proche. Nous leur faisons suffisamment confiance pour leur livrer ces éléments intimes de notre conscience.

Écrire nos rêves est une autre démarche intéressante qui remplit les mêmes objectifs, c’est-à-dire amener à la conscience ce qui vient de l’inconscient, soit amener au petit soi de la journée les messages du Grand Soi qui est lié au Grand Tout.

6. Conclusion

Qu’il s’agisse de signes ou de rêves, évitez de laisser autrui les interpréter à votre place! Vous seuls êtes capables de les lire puisque c’est à vous qu’ils sont « adressés ». Les forces de l’ombre ont si bien manipulés l’humanité qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes se sentent démunies et incapables de lire les messages qui leur sont adressés. Je vous ai donné ici quelques pistes pour vous aider. J’ajoute qu’il est important de passer du temps au contact de la nature. C’est elle qui aidera le mieux ceux qui ont à reprendre confiance en eux et en leur capacité à décoder les signes qui leur sont envoyés.

AIGLE BLEU : http://www.aiglebleu.net/36-index.html

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La voie des rêves

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

La voie jungienne des rêves par Agnès Vincent

Agnès Vincent et Pierre Trigano, fondateurs de l’Ecole du Rêve et des Profondeurs ont créé en association avec Georges Didier le concept de “psychanalyse symbolique” pour définir la cohérence des formations à l’analyse qu’ils proposent. La pratique qu’ils enseignent repose essentiellement sur la contemplation des rêves et de la dimension symbolique de l’existence. Nous présentons ici de courts extraits de leur texte fondateur. 

Une voie symbolique 

La voie des rêves dans Rêves vague+de+lumiereCG Jung a pensé de manière pertinente une psychanalyse des profondeurs dont le véhicule central est la contemplation symbolique du rêve. Il a notamment découvert de manière très expérimentale au coeur de l’inconscient la réalité spirituelle d’un processus naturel qui recherche la transmutation harmonieuse de la vie, et qui vient transcender de manière incessante le point de vue limité et figé du moi.

Cette découverte est malheureusement encore largement ignorée par les théories de la psyché les plus en vogue qui demeurent centrées exclusivement sur le moi et qui ne connaissent que les aspects destructeurs et dysfonctionnants de l’inconscient. Ces aspects existent bien sûr, mais existe aussi au centre de l’inconscient un recours positif qui oeuvre de l’intérieur de nous-mêmes à les réparer et à nous guérir du tragique. 
Jung a pensé cette réalité intérieure positive qu’il a découverte sous le concept du Soi. Celui-ci est le travail du divin, du transcendant, du numineux, au sein de l’humain. 
Il est l’Un vivant présent au coeur de l’inconscient collectif de l’humanité, traversant de l’intérieur tous les êtres, mais se manifestant cependant d’une manière personnelle et singulière à chacun. 
Il est le centre de la psyché humaine, et il veut réaliser celle-ci comme un “mandala” vivant, c’est à dire une union harmonieuse des contraires qui la constituent (comme le masculin et le féminin, la raison et l’instinct, etc.). C’est en nous abandonnant au point de vue du Soi qui s’exprime dans nos rêves et en nous déprenant du point de vue narcissique de notre moi que nous pouvons nous ouvrir à une relation harmonieuse au monde et à la découverte de notre vraie parole différenciée en tant que personne. 

Ce lâcher prise et cette ouverture font de la quête analytique une authentique expérience spirituelle personnelle. L’union du Soi veut se réaliser sous une forme totalement inédite et singulière dans la vie de chaque individu : une forme inédite que ni l’analyste, ni le sujet qu’il accompagne ne connaissent encore, et dont ils ne peuvent en rien anticiper le déroulement, au commencement d’une psychanalyse symbolique. 
Cette forme inédite se cherche au cours de la création spontanée (c’està- dire en réalité indépendante de notre moi) des symboles qui nous viennent notamment au travers des rêves que nous recevons. 

Les rêves nous permettent de nous confronter aux représentations archétypales figées transgénérationnelles, familiales et culturelles qui dominent, préforment notre vie psychique bien avant notre naissance, nous enchaînant avant même que nous puissions dire « je » ou « moi » dans une indifférenciation d’avec les malheurs et les traumatismes des générations passées. 

Le fait même de pouvoir les confronter consciemment au travers des rêves fait que ces représentations, jusqu’ici toutes puissantes parce qu’inconscientes, commencent à se transformer à l’intérieur de notre vie psychique personnelle. 
C’est ainsi que nous sommes en mesure, au cours de ce processus ou grand oeuvre d’individuation du Soi, de travailler à la refondation de notre naissance dans le sens d’une vie personnelle réellement différenciée ayant découvert la voie singulière et inédite de son harmonisation.

Site de l’Association de Psychanalyse symbolique : 
www.psychanalyse-symbolique.com Contact : Agnès VINCENT 06 77 49 10 83 
agnesvincent@club-internet.fr

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