LA VOIX DE SON ETRE.

Posté par othoharmonie le 5 avril 2016

 

Yoga de la Voix : D’abord, il y a un Silence prodigieux, le silence d’Or, où dore la Conscience absolue.

Soudain ce Mystère se met à rêver et son rêve vibre de toutes parts dans l’éternité.
La bouche de l’infini s’ouvre, le cri de naissance de l’univers OM remplit l’espace.
Plus rien n’est stable, la lumière apparait, ainsi que les mondes, et les créatures.

1

Il y a dans cette succincte approche de l’origine du monde d’après les Védas, une certaine relation avec la théorie scientifique du Big Bang, qui se résume à une succession de « changements d’états » de l’univers. Comme dans le jeu de la conscience, l’univers est en expansion. Dans le yoga, le mot même «Univers» est en expansion : «Uni vers…»
Le terme Veda dans son sens de « Révélation » correspond à l’expérience des premiers sages qui entendirent le son primordial manifesté. Il signifie aussi «Connaissance».

Les hymnes sacrés des Vedas sont uniquement scandés ou chantés, et ont chacun une atmosphère particulière. Ils peuvent être extrêmement pénétrants, au point d’être quasi-insupportables à certains auditeurs. Cette notion de «divin», contenue dans la vibration est encore bien vivante aujourd’hui en Inde, où la peur du Sacré n’existe pas encore. La transmission orale des Vedas fut compilée en livres au fil des millénaires, et l’on y trouve entre autres une description de l’atome constituant la matière. Depuis la nuit des temps, les Maîtres sont d’accord (parfait) pour dire que dans ce monde en mouvements, (impermanent), tout est vibration. Les couleurs, les formes, les mots vibrent et l’on peut mesurer leur fréquences.  Nul besoin de microscope électronique pour ces êtres étonnants, ils ont vu les particules de la matière vibrer, avec l’oeil de la Conscience.

Laissons quelques anges passer…

Il y a très longtemps et quelques secondes à peine, Gita Marg, la voie de la réalisation par la musique, était enseignée par des maitres yogi et musiciens. Pour exemples, Baba Shivananda de Rishikesh qui pratiquait la musique comme un yoga. L’illustre Hazrat Inayat Khan, qui enseignait en jonglant avec les sphères de la musique. Maharishi Mahesh Yogi, qui fit découvrir en occident la musique reliée aux lois naturelles de la Nature.

La science du son, de la musique, (Nada Yoga, ou Gita Marg) a été conçue et donnée comme moyen de recherche, pour retrouver la grande musique qui est Silence.

Le Yoga de la Voix, vient de là. C’est une branche de l’arbre du Yoga.

Pour dénommer ce type de chant complètement relié à la Conscience, et plutôt que de prendre un terme Indien, nous avons préféré unir les mots Yoga et voix, (plus appropriés en nos contrées), pour définir clairement le propos.  De par nos intérêts, les Védas et le Védanta constituent toute la saveur philosophique de cette pratique, et nos guides de coeur, Sri Aurobindo et Mère, Swami Shivananda, Swami Chidananda, Maharishi MY, Chandra Swami, Swami Brahmdev, Pandit Barun Kumar Pal, contribuent par leur bienveillance à garder authentique en nous cet aspect de la spiritualité vivante.

Le Yoga de la Voix, dont l’axe musical principal est le Gandharva (devenu musique classique Indienne), se compose des éléments suivants : Hatha yoga, Bhakti-yoga, Nada/Shabda yoga, et Jnanayoga. Reliés ensemble, ils deviennent «Gita Marg», alias «Yoga de la voix», le véhicule de notre sadhana.

C’était mieux maintenant

A l’origine, la musique modale Indienne (qui utilises des modes) était offerte aux Dieux et jouée exclusivement dans les temples. Aujourd’hui, nous avons la joie de la pratiquer comme un yoga dans l’intimité du sanctuaire intérieur.
Notre corps vibre constamment au tempo du coeur qui bat à son rythme.  

Quelle musique cela fait-il ? Comment sommes-nous accordés?
Les Maitres qui ont entendu la musique subtile de la création, ont initié la musique Gandharva, musique céleste. Ils ont appliqué l’harmonie naturelle émise par l’univers, (que l’on peut partiellement mesurer aujourd’hui*), aux règles de la musique classique Indienne.

Les modes joués (gammes spécifiques), se réfèrent au chant subtil du monde, qui va varier du lever du soleil à son couché, de la lune noire jusqu’à sa pleine croissance. Ainsi, il y a une sélection de gammes et de rythmes divers correspondant aux sons et aux pulsations de l’univers, et qui suit ses variations sur une échelle de 24 heures (prahara).

Pratiquer les différents modes Hindustani, le matin et le soir, nous fera découvrir la réalité mystérieuse de ce principe établi, et nous mettra en phase avec notre nature essentielle. Nous accostons sur un rivage mystique, il suffit de passer le mur du son.
«Qu’est ce que le mysticisme, disait Inayat Khan, simplement les lois de la vibration».
Ici et maintenant, tout commence par des chansons.

*On sait depuis peu, grâce au satellite Corot que le soleil résonne comme un tambour. Sous l’effet des mouvements turbulents des masses de gaz, son atmosphère se remplit d’ondes. Ces excitations acoustiques pénètrent vers le cœur de notre étoile.  Des milliers de fréquences ont ainsi été détectées.
Faut-il en conclure que le soleil pète de joie?

Pratique (rappel).

Le Yoga de la Voix est une pratique d’harmonisation par le son utilisant les techniques vocales de la musique classique Indienne, la science des Ragas, les mantras, et divers aspects du chant dévotionnel indien. Le chanteur apprend rapidement à se situer dans un espace vocal précis, monter et descendre dans l’échelle des gammes (mode), guidé en continu par la note de référence du bourdon (tanpura). L’étude des modes principaux, de chants sacrés en Sanskrit, autant que la simple psalmodie de Mantras, tous porteurs de richesses et d’émotions, contribuent à une expérience globale du son.

Au cours des séances, douces où intenses, nous voguons en musique dans le présent. Nous abordons avec précision les fréquences des notes, et la musique qui se situe entre les notes. Nous utilisons le potentiel vibratoire de la voix naturelle que nous développons dans un univers micro-tonal merveilleux. Nous sommes les instruments d’une musique savante et infiniment énergétique. Nous affinons notre écoute, il y a notre voix, la voix du groupe et la voix d’ensemble. Il y a le chapelet d’Unité (mala) que nous tissons de nos perles de musique.

L’effet, les fées, les faits

Vive la créativité, ne limitons pas notre pouvoir symphonique à quelques coups de grosse caisse. Nous découvrons l’ivresse de chanter dans nos profondeurs, au plus haut de nos aspirations. Le goût de la liberté revient. La richesse sonore contenue dans le chant d’un mode est porteuse de douces sensations et révèle la vibration comme une amie intime. On se connait, on se reconnait. Je me berce moi même, je suis la mère et l’enfant, je suis l’enfant qui berce sa mère.

Très vite et sans recourir à une concentration soutenue, l’attrait de la musique aidant, nous voyons (observons) le Silence s’élever comme un soleil, surgir en nous comme une rosée de délicatesse et de tranquillité. Nous percevons que ce «vide» étrange n’est pas l’absence de bruit autour de nous, mais un élément vivant et sensible de notre face intérieure. La face cachée de la surface. Quand le tumulte disparait, il y a communion de l’être avec le son et union avec le Silence. On se remplit goutte à goutte, note à note, le vent des pensées souffle au loin. Le système nerveux, le coeur sont apaisés, les centres subtils sont harmonisés, le masque noir de nos préoccupations favorites est tombé.  Nous goûtons la grâce d’un repos profond, des larmes coulent, de la joie monte. Nous nous retrouvons. L’ état d’absorption méditatif survient naturellement. Un genre de «transe-en-danse» résultant des notes sur le chemin. Expériences du témoin où l’on saute la barrière des pensées pour faire l’école buissonnière de la raison.

Relaxation finale

Allongé, un brin de musique entre les dents, on se surprend à contempler le présent.
Un Silence essentiel, vibrant et réconfortant nous salue, au seuil du temple où notre nom est Unité, où l’on a pas à devenir, simplement être.

Les tests des neurosciences mettent en évidence les changements cérébraux qui interviennent pendant la méditation, où la synchronisation des ondes du cerveau est possible, (notamment les ondes alpha et gamma). La méditation induit la cohérence, stimule la mémoire, et accentue la concentration. Elle a bien sûr d’autres effets dont la transcendance, qui est le sujet du Yoga.

Rien ne vaut la pratique personnelle, (pas d’intermédiaire, nous sommes l’acteur de notre propre évolution) pour aller à notre propre rencontre.  Ce que nous vivons dans l’état d’apaisement, n’est pas ce qui vient de nous, mais ce qui vient à nous. Il s’agit d’universel, d’Unité. Cela échappe au contrôle mental qui est bien content de lâcher et de recevoir. Il a bien droit à des vacances. Dès que la Conscience est nourrie, nous ne manquons plus de rien et nous éprouvons un bien-être qui babille au bras de l’allégresse.

MUSIQUE BIO

Musique Bio

L’usage des instrument acoustiques* (en accompagnement des séances, ou pendant les relaxation musicales), est primordial car ils vibrent, ils sont vivants. De la terre, du métal, de la peau, du bois, des cordes en cuivres, acier, boyau. Le son joué est naturel, direct, et non filtré, synthétisé, généré, échantillonné, compressé, numérisé, etc. Cette restitution idéale de la musique participe à l’harmonisation générale. Pas de nappes ici, on joue directement sur la table (d’harmonie). On sort du son flatteur mondialisé pour retrouver la beauté et la subtilité du son naturel. C’est important, et ça fait du bien, car les instruments sont des miroirs de la voix. De plus nous avons à rééduquer nos oreilles malmenées par le bombardement médiatique, les bruits horribles de toutes nos machines, et les formats audio de plus en plus réduits et comprimés. Retour à l’appréciation simple et consciente du son, de la musique nuancée en quelques notes et avec une seule voix. Cela suffit pour nous bouleverser. Il y a une différence entre le fait d’entendre et celui d’écouter. Ces considérations concernent la pratique en question, en aucun cas nous ne portons des jugements de valeurs sur les autres musiques (j’utilise aussi des synthés dans mes CD).

TAMPARA*Tanpura, esraj, vishraj, khôl, tablas.

Le sanskrit, qui est le verbe des chants pratiqués, apporte aussi une énergie particulière, cette langue révélée n’a pas été altérée et déformée au fil du temps, et même sans comprendre la signification des mots, la vibration de ce langage agit sur celui qui écoute et transforme sa perception du présent. C’est une langue vivante, créatrice, et le pouvoir des mantras en atteste.

Hatha-yoga
Les séances de Hatha-Yoga, principalement composées d’étirements et de respirations, sont douces et relaxantes. Elles aident à l’enracinement et nous rendent plus aptes à focaliser l’attention sur le chant. Par la conscience tournée sur le souffle et les sensations, nous ouvrons des passages subtils, les nadis, et l’énergie se met à pétiller en nous, amplifiant notre chant, ses résonances et le massage interne procuré. Il ne s’agit pas là d’apprendre de nouvelles contorsions, de dépasser les limites du physique, mais plutôt d’intégrer en douceur les vagues de la mer intérieure éveillée par nos voix. De sentir une fluidité nouvelle dans nos mouvements, une liberté qui s’ouvre à l’Infini.

Redécouvrir la Joie du mouvement. Le mouvement conscient, qui, comme le chant, est fait d’instantanéité, et nous porte à expérimenter le présent plus pleinement, plus intensément. Comme un enfant ! Et tout naturellement, le mental se dénoue, se dissout, nous sentons l’unité de nos êtres, comme en chantant l’unité de nos voix, reliés les uns aux autres dans l’harmonie du vivant. C’est ainsi que nous réinventons la simplicité dans notre vie, que le coeur s’ouvre, et laisse passer la Lumière.

Tais toi, t’es Toi

Nous passons notre vie à répéter les expériences, nous attendant à des résultats nouveaux. Un jour, entre les envie de rien et le désir de tout, il y a un appel au calme, et si nous sommes déterminés, ouverts, nous marcherons vers un autre point de vue, nous ne serons plus plongé au coeur du tumulte. Le but du yoga est de révéler que le rêve éveillé dans lequel nous nous projetons est aussi illusoire que le rêve qui a lieu dans le sommeil. Si on coupe les moteurs du projecteur, le mouvement sur l’écran s’arrête, l’image disparait. Le rêve est fini. Silence, on ne tourne plus. La Conscience redevient stable.

La musique est idéale pour se relier à l’âme, à l’essentiel, à l’Unité.
Comme vous l’aurez deviné, nous en sommes convaincus.

Rishidwar

 1

Il n’y aura pas de week-end de chant en France cette année de Septembre 2013 à Mai 2014. Nous allons faire un pas de plus dans notre chemin en restant en Inde pour une durée de 9 mois environ (le temps de renaître).

Swami Brahmdev, l’hôte principal de l’ashram d’Aurovalley, nous a invité à passer une année avec lui. Il nous a proposé de monter et diriger une école de musique qui sera ouverte aux enfants de l’école, aux résidents et aux visiteurs.

Nous y développerons des ateliers spéciaux Yoga de la Voix.
Nous offrirons également notre musique pour des célébrations et des concerts méditatifs.

Par ailleurs nous avons programmé un stage intensif sur place, et nous voyagerons vers le sud de l’Inde en février pour donner deux autres stages, à Auroville et au Kérala.

Logiquement, nous reviendrons pour nos stages d’été en France.

All Life is Yoga.  Belle vie. OM

Nathalie et Adam
www.yogadelavoix.com

nouveau CD «CONTRASTES», Musiques modales d’Ici et Maintenant
CDgraphie et autres articles sur le site www.yogadelavoix.com

Publié dans Méditation, Musique au coeur, SAGESSE | Pas de Commentaire »

QUE RESTE-T-IL QUAND TOUT S’EST ÉCROULÉ ?

Posté par othoharmonie le 31 mars 2016

 

Tous les jours nous entendons parler de crise dans les médias : crise économique, politique, financière et diplomatique. Plus près de nous, nous entendons aussi parler de crise dans les entreprises, chez les couples et les individus. Ceux-ci sont confrontés à des situations difficiles telles que la maladie, décès, perte d’emploi, violence, incompréhension, insatisfaction, etc.

Les crises sont des moments charnières où l’on se rend compte que ce qui était satisfaisant jusque-là ne l’est plus. Les crises sont des occasions de passer à un niveau de conscience supérieur. À chaque crise nous perdons, puis retrouvons nos repères et nous réalisons des apprentissages.

La première grande crise que nous avons vécue fût le passage de l’utérus chaud et douillet à un monde froid et, peut-être hostile. Puis il y eut le passage de la maison à la garderie, à l’école, au travail, puis à la retraite. À chaque fois, il a fallu lâcher quelque chose pour accéder à d’autres expériences et à d’autres niveaux de conscience.

Il y a une crise qui est différente de toutes les autres. Lorsque vous passez au travers, elle vous transforme complètement. C’est radical. Cette crise ne concerne pas quelque chose d’extérieur à vous, mais quelque chose de très intime. Je parle de l’effondrement complet de votre système de croyances, de l’anéantissement de qui vous croyez être.

tout s'écroule

Que reste-t-il lorsque tout s’est écroulé ?

Vous contactez un champ de forces si puissant et si aimant que vous en êtes subjugué. Vous basculez dans un niveau de conscience absolue. Vous retrouvez votre visage originel, sans forme et sans limite. Quand tout s’est écroulé, il ne reste rien. Non pas un rien qui soit en opposition avec quelque chose, mais un Rien qui contient tout. C’est l’Unité. Il n’y a plus moi et le reste, il y a Cela qui est et Cela est ma nature véritable.

Vous êtes invité à lâcher prise complètement pour vous libérer de vos chaînes et retrouver votre liberté d’être ?

Abandonnez-vous à la Vie qui vous attend depuis toujours. Lâchez prise à l’idée que vous avez de vous-même et découvrez qui vous êtes vraiment, une conscience radieuse et immaculée.

ÊTRE UNE PRÉSENCE AIMANTE

Comme beaucoup de gens vous voulez sans doute trouver la paix intérieure et, être habité en permanence par cette paix. Vous voulez être dans le moment présent et ressentir de l’amour pour vous et les autres.

Vous savez que ces possibilités existent parce que vous en avez l’intuition ou parce que vous en avez déjà fait l’expérience, ne serait-ce que quelques instants.

L’être humain aspire à expérimenter autre chose que les limitations et la souffrance dans laquelle il est plongé quotidiennement. Être constamment à la merci des émotions que peuvent déclencher une situation, parfois banale, n’est pas acceptable. Si vous vous sentez souvent menacé ou en danger, c’est que quelque chose ne va pas chez vous.

Il est inconcevable que l’être humain souffre autant et qu’il passe sa vie à chercher des distractions pour occulter sa souffrance.

Vous avez entendu des gens dire qu’ils vivent dans la plénitude. Ils parlent de joie et de sérénité. Avez-vous rencontré quelqu’un qui vit sans désir, dans l’accueil de ce qui est ? Si oui, vous avez remarqué que cette personne est détendue, accueillante et aimante ? Elle ne réagit pas à ses peurs, elle est habitée par une douceur de vivre. C’est une présence aimante.
Comment vivre en tant que présence aimante ?

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner pour vous. Il existe cependant une voie simple, puissante et libératrice. Cette voie c’est accueillir ce qui est là pour vous, en ce moment; que ce soit du découragement, de la peine ou quelqu’émotion que ce soit. Ouvrez la porte de votre coeur et invitez ce qui est là. Laissez-vous toucher par les émotions qui vous habitent sans vous y attacher. Comme le vent entre par une fenêtre et sort par une autre, ouvrez portes et fenêtres de votre coeur. Lorsque votre coeur est ouvert, prenez conscience de ce qui est là et soyez présent à cette émotion, ressentez-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchez pas à vous débarrasser de quoique ce soit. Soyez présent et laissez-vous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein, pas vous.

Pour vivre votre spiritualité au quotidien, vous n’avez rien à ajouter à ce que vous êtes déjà. Il s’agit plutôt de vivre à partir de votre présence aimante. Cette présence n’est pas quelque chose que vous avez, c’est ce que vous êtes. Ce que vous êtes se manifeste à travers vous lorsque vous êtes ouvert et disponible.

Si vous n’êtes pas heureux, c’est simplement que vous vous êtes éloigné de vous, la présence aimante. Revenez ici et maintenant, l’éternité vous attend !

téléchargement

Conférences – Retraites – Satsang
En France, Belgique et au Québec avec Claudette Vidal

« Vous êtes invités à découvrir un joyau d’une inestimable beauté. Ce joyau ne peut être capturé ni possédé. Il est d’une vastitude infinie. Ce trésor n’est rien d’autre que vous, ici et maintenant. Ce « vous » est Source. La plus grande merveille du monde est juste là lisant ce texte. Le réalisez-vous ? » Claudette Vidal

Publié dans Guérir en douceur, LECTURES Inspirantes, SAGESSE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

LE CHANT DES BOLS TIBETAINS

Posté par othoharmonie le 22 mars 2016

 

 

Est-elle véritablement Zen, cette rentrée?

Il faut rester centrée pour retrouver parmi tous ces exposants, le secret de la Zénitude : chacun tente de vous vendre son produit ou sa recette miracle. Ecole de formation, stages divers, outils de développement personnel, musique new âge, artisanat, compléments alimentaires … tout cela pourrait donner le sentiment d’avoir parfois affaire aux nouveaux marchands du temple…

1 Patrica

Certains stands attirent plus le regard, une envie de s’arrêter devant une peinture sur soie, un parfum d’authenticité avec les huiles essentielle qui reconnectent à l’essence dont on a tant besoin. C’est super. Et je vais dans une vibration différente avec un massage des pieds ou une lecture d’aura. Tant de choses sont à découvrir qui veulent nous mener au mieux-être, moyennant finances. Mais au fil des allées, il n’est pas aisé de faire son choix entre trop belles promesses et réalité.

Pour les femmes en quête de leur identité, une jeune revue est apparue: « Rêves de femmes ». Une voie féminine pour être uni…vers…elles, pour la nouvelle conscience.

Toutes ces technique ou approches proposées peuvent-elles ouvrir des horizons nouveaux et permettre le commencement d’un mieux-être ? Un stage, un livre peuvent-ils à eux seuls transformer notre quotidien ? Ce salon Zen apporte la preuve que la diversité s’élargit, que des choix deviennent possibles, que la conscience grandit et se matérialise dans des offres pour la santé, le mieux-être et le devenir plus…

C’est un oui à la vie. Pour ceux qui en ont besoin une thérapie peut démarrer un processus. A mes yeux, y ajouter la connaissance de soi, une méditation appropriée accélère grandement cette transformation. Est-ce le but de ce salon de plus en plus visité ? Je laisse à chacun le soin d’y répondre…

Mirabai Ceiba, c’est avant tout la rencontre de deux artistes Angelika Baumbach et Markus Sieber. Influencés par la musique indienne et amérindienne, ils parcourent le monde depuis 2001 afin de partager leurs musiques. Les voici pour la première fois à Paris. Patricia Betsch a réussi le pari incroyable d’organiser ce concert en un temps record.

Mais le public répond présent et sort peu à peu de cette réserve bien française. Prana yoga, mantras repris en cœur, nous font glisser subtilement vers l’espace du cœur.
Leur pratique spirituelle se ressent dans la qualité du concert…c’est elle qui permet ce subtil passage pour le public du formel à l’intemporel.
Une sorte de grâce les anime, si l’on croit au concept de l’âme sœur, ils en semblent la représentation vivante. Le yin et le yang s’interpénètrent au fil des sons.
Lorsque la fin du partage approche, c’est à regret que nous vous quittons ! Angelika et Markus, il nous reste vos disques. Rien ne remplace une présence, mais pour tous nos lecteurs, ces disques offrent l’occasion de découvrir des harmonies sonores devenues trop rares de nos jours.

Voir l’interview audio en anglais faite par Patricia
avant le concert.

1 Patricia MENETREY

Patricia Menetrey

Patricia donne des séances à Paris de Bols tibétains, chants sacrés, massages, lecture d’aura et rééquilibrage énergétique.
Cliquez ici pour voir sa page web sur meditationfrance

Publié dans Musique au coeur, SAGESSE | Pas de Commentaire »

Sagesse et Compassion

Posté par othoharmonie le 3 mars 2016

 

Mon point de vue n’est-il pas terriblement élitiste ? Mon Dieu, je l’espère. Si vous regardiez un match de basket ne préféreriez-vous pas voir jouer Michael Jordan que moi ? Si vous aimez la pop musique, pour qui êtes-vous prêt à payer pour écouter ? Moi ou Bruce Springsteen ? Lorsque vous lisez de la belle littérature, préférerez-vous passer du temps à lire Tolstoï ou moi ? Si vous payez 64 millions de dollars pour un tableau, le feriez-vous pour un Van Gogh ou pour un de mes tableaux ?

Sagesse et compassion

L’excellence est élitiste. Y compris l’excellence spirituelle. Mais l’excellence spirituelle, est un élitisme auquel nous sommes tous invités. Nous nous tournons d’abord vers les grands maîtres comme Padmasambhava, sainte Thérèse d’Avila, le Bouddha, Dame Tsogyal, Emerson, Eckhart, Maimonide, Shankara, Sri Ramana Maharshi, Bodhidharma, ou Garb Dorje. Mais leur message est toujours le même : laissez cette conscience qui est en moi être en vous. Vous commencez comme élitiste et vous finissez égalitaire, toujours.

Mais entre temps, il y a cette sagesse furieuse qui hurle dans nos cœurs; nous devons, tous, garder notre attention sur le but de la transformation ultime. Donc toute spiritualité intégrale ou authentique inclura forcément toujours un appel critique, intense et par moments polémique, de la part du camp de la transformation au camp purement translatif.

Si nous utilisons les pourcentages du chinois Ch’an comme exemple de base, cela veut dire que 0,0000001% de la population est engagé de façon active dans une authentique spiritualité, alors que 0,99999999 % de la population est impliqué dans des systèmes de croyances non transformatrices, non authentiques, purement translatives ou horizontales. Et cela veut dire, eh oui, que la grande majorité des aspirants spirituels dans ce pays comme partout ailleurs sont impliqués dans des pratiques qui sont loin d’être authentiques. Il en a toujours été ainsi; et c’est le cas maintenant. Ce pays ne fait pas exception.

Ce qui devient beaucoup plus dérangeant en Amérique aujourd’hui, est qu’une immense majorité d’adhérents de mouvements spirituels horizontaux prétendent souvent être à l’avant-garde de la transformation spirituelle, d’apporter le « nouveau paradigme » qui va changer le monde, la « grande transformation » dont ils sont les éclaireurs. Mais dans la plupart des cas ces nouveaux paradigmes ne sont pas transformateurs du tout. Ils sont purement et agressivement translatifs. Ils n’offrent pas de moyens efficaces pour démanteler le moi, mais proposent au moi de nouvelles façons de penser. Pas des moyens de transformation, mais des nouvelles façons de translater. En fait, ce que la plupart de ces mouvements proposent ce ne sont ni des pratiques ou des séries de pratiques, ni des sadhana, satsang, shikan-taza ou yoga. Ce que la plupart de ces mouvements offrent c’est : lisez mon livre sur le nouveau paradigme ! Tout cela est profondément dérangé et profondément dérangeant.

Ainsi les camps spirituels authentiques, tout en gardant le coeur et l’esprit des grandes traditions de transformation, feront coexister deux choses : une appréciation et un engagement pour les pratiques mineures et translatives (dont dépend leur succès généralement) et un cri du coeur tonitruant – hurlant que cette translation ne suffit pas en elle-même.

Par conséquent tous ceux qui ont été bousculés dans la profondeur de leur âme par la transformation authentique doivent, je le crois, en découdre avec le profond engagement moral, lancer cet appel du cœur – que ce soit tranquillement avec douceur et pleurant de réticence; ou avec un feu brûlant et une sagesse furieuse; ou par l’analyse lente et prudente; ou en étant un inébranlable exemple public. L’authenticité porte en elle de façon absolue une obligation et un devoir. Vous devez l’exprimer, secouer l’arbre de la spiritualité, braquer sur les yeux des complaisants les phares de votre réalisation au mieux de votre capacité. Vous devez laisser cette réalisation radicale déferler à travers vos veines pour ébranler ceux qui vous entourent.

Et si par malheur vous manquez à cet appel, vous trahirez votre propre authenticité. Vous dissimulerez votre état véritable. En refusant de déranger les autres, vous refuserez de vous déranger vous-même. Vous serez de mauvaise foi avec un mauvais relent d’infini.

Parce que, voyez-vous, ce qui est alarmant, c’est que toute réalisation porte en elle un terrible fardeau : ceux à qui il a été donné de voir sont simultanément harnachés à l’obligation de communiquer cette vision en termes très clairs. Tel est le contrat. Il vous a été permis de voir la vérité à la condition que vous la communiquiez aux autres (tel est en fait la signification des vœux du bodhisattva). Par conséquent, si vous avez vu, vous devez tout simplement le dire. Le dire avec compassion, le dire avec une folle sagesse, ou le dire par des moyens habiles, mais dire, il le faut.

Voilà le vrai et terrible fardeau, qui ne laisse aucune place à la timidité. Que l’on puisse se tromper n’est pas une excuse : que vous soyez juste ou non dans votre façon de communiquer n’a guère d’importance. Comme nous le rappelait si brutalement Kierkegaard, ce n’est qu’en parlant avec passion de votre vision que la vérité pourra pénétrer d’une façon ou d’une autre la réticence du monde. Il n’y a que cela qui compte. Que vous ayez raison ou que vous ayez tort, vous ne le découvrirez qu’à la force de votre passion. C’est votre devoir de mettre en avant cette découverte – de n’importe quelle façon – donc il est de votre devoir de dire votre vérité avec toute la passion et le courage que vous pourrez puiser dans votre coeur. Votre devoir est de crier comme vous le pouvez.

Le monde vulgaire hurle déjà et avec un vacarme tellement assourdissant que les voix plus justes sont à peine audibles. Le monde matérialiste déborde de publicités, d’attractions, d’incitations hurlantes, de commerce criard, de vagissements de bienvenue, d’invites aguichantes. Loin de moi l’intention d’être dur : il est important d’honorer les engagements mineurs, mais on ne peut ignorer que « âme » est devenu le mot le plus galvaudé dans les titres des meilleurs ventes en librairie. Cependant « l’âme » dont parlent ces livres n’est qu’un travestissement de l’ego. Dans l’appétit dévorant de l’avidité translative, le mot « âme » a pris le sens non pas de ce qui est éternel en nous, mais de ce qui en nous se débat à grands cris dans ce bas monde. Ainsi, aussi absurde que cela puisse paraître, « prendre soin de son âme » a fini par ne signifier rien d’autre que de se concentrer intensément sur notre moi ardemment séparé. Le mot « spirituel » est sur toutes les lèvres mais pour ne se référer généralement qu’à un sentiment profondément égotique, comme « coeur » finit par signifier toute sensation sincère de contraction intérieure.

Tout cela, en vérité, n’est que le bon vieux jeu de la translation sur son trente et un pour aller en ville. Cela serait plus qu’acceptable sans le fait alarmant que toutes ces manoeuvres translatives sont dotées agressivement du nom de transformation, lorsqu’en fait ce ne sont que de fringantes translations. En d’autres termes, il semble que dans ce jeu de faire de toute nouvelle translation une grande transformation, il y ait hélas une profonde hypocrisie. Et le monde dans son ensemble, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, est et a toujours été totalement sourd à cette calamité.

Ainsi donc si, devant l’amplitude de votre propre réalisation authentique, vous vous prépariez à murmurer gentiment à l’oreille de ce monde presque sourd, mon ami, je vous dis non. Vous devez hurler. Hurler depuis le tréfonds de votre vision, comme vous le pouvez.

Non sans discrimination pourtant. Procédons à ce cri transformateur avec prudence. Laissons les petites poches de spiritualité transformatrice radicale, de spiritualité authentique concentrer leurs efforts et transformer leurs étudiants. Laissons ces poches commencer à exercer leur influence doucement, avec prudence, responsabilité et humilité, et tout en embrassant une tolérance absolue pour tous les points de vue, tenter néanmoins de défendre une spiritualité authentique, véritable et intégrale, tout cela par l’exemple, par le rayonnement, par une évidente délivrance, une libération manifeste. Que ces poches de transformation persuadent le monde et ses individus réticents avec douceur, défient leur légitimité, leurs translations qui limitent, et suscitent l’éveil de la torpeur qui hante le monde dans son ensemble.

Que cela commence ici, maintenant – avec vous, avec moi – avec notre engagement à respirer dans l’infini jusqu’à ce que l’infini seul devienne l’unique affirmation que le monde reconnaisse. Qu’une réalisation radicale irradie de nos visages, hurle de nos cœurs et tonne de nos esprits, ce fait simple et évident : que vous, dans l’immédiateté même de votre conscience présente, êtes le monde dans sa totalité avec toute sa froideur et sa fièvre, toutes ses gloires et sa grâce, tous ses triomphes et ses larmes. Vous ne regardez pas le soleil, vous êtes le soleil; vous n’entendez pas la pluie, vous êtes la pluie; vous ne touchez pas la terre, vous êtes la terre. Et dans cette lumière simple et claire, que l’on ne peut remettre en cause, la translation a cessé en tous les domaines, et vous vous retrouvez transformé en Coeur du « Kosmos » lui-même et là, à ce moment précis, tout simplement, tout tranquillement, tout est défait.

L’émerveillement et le remords vous seront alors complètement étrangers, de même que le moi et les autres, le dedans et le dehors n’auront plus aucun sens pour vous. Et dans ce choc de la reconnaissance – lorsque mon Maître est mon Moi et le Moi est le « Kosmos » dans sa totalité – vous pénétrerez doucement le brouillard de ce monde et le transformerez totalement en ne faisant rien.
Et alors, et seulement alors – avec compassion, soin et clarté, vous écrirez enfin, sur la tombe d’un moi qui n’a jamais existé : Tout est Ati.

FIN


imagesKen Wilber n’a guère besoin d’être présenté. Génie reconnu de son vivant, cet auteur prolifique est universellement loué pour sa synthèse visionnaire des philosophies orientales et occidentales. Il est salué comme l’un des esprits les plus lumineux du monde spirituel moderne. Les personnes qui adhèrent à ses idées dont l’influence est grandissante viennent d’horizons idéologiques extrêmement divers, alors que lui-même, bouddhiste pratiquant, demeure farouchement indépendant et ne s’aligne qu’à la force de sa propre recherche. Prenant sans crainte le risque de la controverse, il a été durement critiqué pour sa remise en question franche et courageuse de beaucoup des idées les plus chères et les plus fermement défendues par le statu quo culturel et spirituellement progressiste d’aujourd’hui. Pourtant, c’est cette qualité même, sa passion indéfectible pour un questionnement authentique, une qualité bien trop rare dans le monde spirituel moderne, que nous trouvons si réconfortante. Dans l’essai original qui suit, Ken Wilber lance un cri du coeur implorant chacun d’entre nous a relever le défi d’embrasser une « spiritualité qui transforme ».


Cet article est extrait de la revue «Qu’est-ce que l’Eveil ?» liée à l’enseignement d’Andrew Cohen

Publié dans Nouvelle TERRE, SAGESSE | Pas de Commentaire »

A L’ECOLE DE LA TERRE PURE

Posté par othoharmonie le 27 février 2016

 

La Terre pure est un bouddhisme dévotionnel qui offre une sortie du cycle des renaissances par la foi en un bouddha spécifique. La pensée Mahayana des 1er et 2ème siècles développa une vision cosmologique bien plus vaste que tout ce qui avait été énoncé dans le bouddhisme primitif.

Le Bouddha y disait que :  « le monde, son origine et sa cessation sont contenus dans notre carcasse d’une brasse de long ». Les mahayaniste exposent l’existence de mondes infinis où bouddhas et bodhisattvas se manifestent.

TERRE PURE

Ces « champs de bouddhas » sont des royaumes paradisiaques produit par un bouddha. Le plus célèbre d’entre eux est celui de l’Ouest, Sukhawati, « la terre bienheureuse », où demeure le bouddha Amitabha, « Lumière infinie ». Deux textes appelés Sukhavati-vyuha (terre de Bouddha) décrivent cette Terre un paradis « où n’existe point de douleur physique et mentale […] empli de dieux et d’humains qui ne renaitront plus qu’en qualité de bodhisattvas ». Parmi les joies de Sukhavati figurent des rivières de musique ou de parfums, des pluies de fleurs des lacs aux lotus multicolores, des arbres de joyaux, des architectures splendides et tout autre plaisir que l’on peu souhaiter excepté les plaisirs érotiques. Dans ce paradis, il est donné à chacun d’entendre le Bouddha prêcher.

Ce récit poétique de la libération bouddhiste ressemble à une version facilement accessible du nirvana. A l’opposé des hinayanistes qui soutiennent que le nirvana ne peut être atteint que pas ceux qui se sont efforcés de l’achever pendant de nombreuses vies, l’un des textes dit que n’importe qui peut entrer en Sukhavati, indépendamment de son karma. Selon l’autre texte du Sukhavati-vyuha, les actes méritoires sont la condition de la libération. Hormis cela, la seule chose requise est de retenir sans distraction le nom d’Amitabha jusqu’à sept nuits, ou de penser à Amitabha au moment de la mort.

Au IIIè siècle, de nombreux mahayanistes pensaient qu’après la mort du bouddha viendraient trois périodes de déclin des enseignements du dharma. Avec l’instabilité politique qui siivit la fin de la dynastie Han (230 après J.C) et la difficulté à maîtriser la complexité croissante des doctrines, beaucoup de bouddhistes chinois partageaient cette idée, pensant vivre la période finale de dégénérescence de la Loi. La foi en Amitabha semblait être une voie de salut ; plus sûre qu’un laborieux processus vers l’Eveil. La Terre pure, avec son insistance sur la foi et la récitation du mantra « Nan-mo A mi t’o Fo » (Hommage au bouddha Amitabha) devin ainsi la plus répandue de toutes les disciples bouddhistes, sans jamais être confinée à la seule sphère populaire.

Aujourd’hui encore, bien que plus rares, les adhérents des autres écoles bouddhistes chinoises telles que le T’ien-t’ai, combinent la pratique de la médiation avec la dévotion de la Terre pure.

Les gens devraient pratiquer la Terre Pure

Le Bouddha Sakyamuni a dit : ‘’Il y a beaucoup d’expédientes méthodes à pratiquer, et chacune peut mener à une fin du cycle de la naissance et de la mort. Réciter le nom du Bouddha en recherchant la renaissance en Terre Pure est un raccourci.’’ Les enseignements merveilleux et complets des sutras Avatamsaka et du Lotus, ainsi que la sublime conduite du Bodhisattva Samanthabadra, tous pointent et mène vers la Terre Pure. De même, des patriarches Asvaghosa et Nagarjurna aux grands maîtres chinois Yung-Ming et Chung-Feng, tous sont en faveur de la Terre Pure.

 Ce Dharma a été adopté par des gens de toutes capacités et la quadri-assemblée (moines, nonnes, hommes et femmes laïques). Il peut être pratiqué pour atteindre un bon effet par tous les gens, que ce soit de faibles ou de grandes capacités. 

Ce n’est pas limité seulement à ceux qui ne sont pas des racines les plus profondes. Il est dit dans les Sutras que si vous voulez purifier la Terre de Bouddha, vous devriez purifier votre propre esprit.

Si vous voulez avoir un karma pur, vous devez en premier purifier votre propre esprit. Pou purifier votre propre esprit, vous devriez en premier maintenir une discipline pure (garder les préceptes). Les trois démons du corps, les quatre de la parole et les trois de l’esprit, ils sont ensembles les dix démons qui sont les causes de souffrance dans le Triple Royaume. 

A partir de maintenant, vous devez maintenir les règles de la discipline et garder les trois karmas du corps, de la parole et de l’esprit, purs et propres. Alors l’esprit sera naturellement pur. Si vous ne tuez PAS des êtres sensibles, ne volez pas ou ne commettez d’adultère, alors le karma du corps sera pur. Si vous ne mentez pas ou ne trompez pas en pratiquant le double langage et ne vous adonnez pas dans les mots blessants ou à la discussion oisive, alors le karma de la parole sera pur. Si vous ne permettez pas à l’avarice convoitise et la colère de pénétrer votre esprit et ne permettez pas les vues erronées, alors le karma de l’esprit sera pur. Si vous pouvez trancher les dix mauvais karmas pour toujours, le triple Royaume sera lavé et purifié. Ceci est très important pour la purification de notre propre esprit. 

Source : Livre  » L’EVEIL DU BOUDDHA

Publié dans Nouvelle TERRE, SAGESSE | Pas de Commentaire »

DEUX CONTES DE SAGESSE

Posté par othoharmonie le 25 février 2016

 

 ZEN3

Un jour une silhouette arriva dans le village. Elle portait un manteau sombre. Tout le monde détournait le regard sur son passage, chacun changeait de trottoir. Elle frappait aux portes pour demander l’hospitalité, mais toutes restaient obstinément closes. Elle aperçut un jeune homme souriant. Les passants accourraient, on se battait pour lui payer un verre, pour l’inviter. Tout le monde l’aimait.

Cet homme si recherché aperçut la silhouette sombre, que tous évitaient, et cela l’intriguait. Il alla la voir, et lui demanda :

« Qui es-tu ? Pourquoi tout le monde te fuit ?

- Je suis la Vérité. Les gens ont horreur de la Vérité. Mais toi que tout le monde t’adore, comment fais-tu ?

- Je suis l’Histoire. Tout le monde adore les histoires. Viens avec moi, et en ma compagnie tu seras aussi invité.

- Oh non, malheureux ! Si les gens te voient avec moi, ils te fuiront aussi.

 - J’ai une idée, dit l’Histoire, cache-toi sous mon manteau ! »

Et l’Histoire et la Vérité devinrent inséparables. Sous le manteau de l’Histoire, se cachait la Vérité. C’est ainsi que dans chaque Histoire, se cache un peu de Vérité.

 Conscience3

Les grains de blé

Il était une fois un fermier qui avait cinq filles. Un jour il dut s’absenter pour un long voyage. Avant de partir, il appela ses filles et leur remit chacune trois grains de blé, en leur recommandant d’en prendre grand soin.

L’aînée se dit « Que puis-je bien faire de trois grains de blé ? » et elle les jeta par terre.

Quatre années passèrent, et un jour le père revint. Les filles étaient heureuses de le revoir, et à peine arrivé leur père leur demanda si elles avaient toujours les trois graines qu’il leur avait confiées.

« Bien sûr ! » dit l’aînée, qui courut chercher trois graines dans le garde manger.

 La seconde retrouva ses graines qu’elle avait dé- posé en haut de son armoire. Elle souffla la poussière et les ramena fièrement.

« Je les avais soigneusement rangées dans une boîte, les voici ! dit la troisième.

-  Elles étaient sur ma table de chevet, c’était la dernière chose que je voyais le soir en m’endormant, et la première que je voyais le matin en me réveillant, dit la quatrième.

 - Très bien, dit le père en souriant. Et toi ? demanda-t-il à la cadette.

- Je ne les ai plus.

- Comment ça ? Est-ce ainsi que tu traites les présents de ton père ? s’énerva le patriarche.

- J’ai cherché ce que je pouvais bien faire de ces graines, expliqua-t-elle.

Après réflexion, j’ai pensé que le mieux était de les planter. Les graines ont poussé, ont mûri, et donné des graines à leur tour. Je les ai plantées, obtenant de nouvelles graines, et j’ai recommencé ainsi chaque année.

Et maintenant, tu peux voir le champ de blé derrière la maison. »

Le père fut très satisfait de la réponse de sa cadette, et dit à ses autres filles : « Voyez, c’est ainsi qu’il faut faire usage des présents que l’on vous fait».

De la même manière, je vous ai transmis ce conte, pour qu’à votre tour, vous le contiez à d’autres personnes, qui le raconteront à leur tour.

MERCI ! 

Publié dans Mythologie/Légende, SAGESSE | Pas de Commentaire »

La Sagesse nous ramène à la VERITE

Posté par othoharmonie le 16 février 2016

Avant, les enfants partaient en voyage explorer le monde, très jeunes, à 15 ans, 17 ans. Ce n’est pas parce qu’ils étaient vieux avant l’âge, non, c’est tout simplement parce qu’ils n’avaient pas de télé et pas de réseaux sociaux pour vivre par procuration au lieu de réaliser leurs missions de vie respectives. Nous vivons dans une société à la fois et de Labeur et de Divertissement. Un être humain aujourd’hui, soit travaille comme une abeille dans une ruche pour nourrir le système (en donnant ses idées et sa force vitale à une autre entreprise que la sienne), soit il se diverti (télévision, films, sports médiatiques, alcool, drogues, déviations sexuelles). A la fin de sa journée, il ne reste rien pour la Conscience. L’âme se meurtrie peu à peu, dans un véhicule qui fait tout sauf ce qu’il avait prévu de faire avant de venir. L’âme se meurtrie, car elle n’a plus aucun moyen de communiquer avec son véhicule, qui est totalement déconnecté d’elle. L’âme se meurtrie, elle envoie des signaux dans le corps physique, qui tombe malade, qui déclenche des maux pour attirer l’attention de son véhicule, mais celui-ci court chez le médecin pour acheter des substances chimiques qui enlèveront ces signaux, au lieu de traiter le mal à la racine, les raisons de cette alerte, le message derrière. Jusqu’au jour où l’âme ne peut tout simplement plus rester.

bouddha

Il faut bien comprendre que l’âme n’a pas d’intérêt à continuer à être dans un véhicule qui ne lui permet pas d’accomplir ce qu’elle souhaiterait accomplir. L’âme n’en a que faire de regarder la télé, de jouer aux jeux vidéos, d’aller travailler comme un esclave chaque matin, ou de rester au même endroit pendant des années à fréquenter des personnes qui ne nourrissent ni son cœur ni son esprit. L’être humain n’est pas un arbre ! Nous sommes des êtres vivants incarnés dans des corps physiques mobiles justement pour nous permettre de réaliser avec nos 2 mains et nos 2 jambes, dans la réalité physique, des choses que nous ne pourrions faire sous d’autres formes.

Et qu’est ce que la plupart des humains réalisent avec leurs 2 bras et leurs 2 jambes au long de leur vie ? Qu’est ce qu’ils laissent sur Terre après leur passage ? Quelle est leur ŒUVRE ?

 

J’ai toujours eu le souhait de ne pas quitter cette Terre dans le même état que je l’aurais trouvée. Que je laisserai une « trace », mais pas dans le sens de « l’ego », dans le sens qu’il ne peut en être autrement, plutôt mourir sinon. Qu’avant et après mon arrivée, il faudrait qu’il y ait une différence remarquable. Ca, je le ressens depuis toujours. Et aujourd’hui, je comprends pourquoi. C’est certes la raison pour laquelle les Indigos / Starseeds se sont incarnés sur Terre, mais imaginez si chaque humain avait cette intention ? 

Cette simple intention de quitter la Terre dans un meilleur état que lorsqu’ils y sont arrivés ? 

Imaginez la rapidité avec laquelle la civilisation humaine se restaurerait d’elle-même. Malheureusement, beaucoup d’humains viennent et quittent la Terre sans n’avoir du tout émis l’intention d’améliorer les choses autour d’eux mais plutôt en ayant pris, voire abîmé encore plus lors de leur passage la situation sur Terre. Combien d’humains acceptent pendant leur passage sur Terre de tuer d’autres humains, de massacrer des animaux, de mentir, de trahir, d’abuser, de ne pas respecter la Vie. 

Chaque être vivant a le choix de ce qu’il souhaite servir : la Vie, ou l’Anti-Vie ; l’Harmonie, ou la destruction. La source a créé la vie, mais cette force, peut être utilisée pour faire le bien, ou pour faire le mal. Elle peut être utilisée pour créer la Beauté, ou pour créer la laideur, elle peut être utilisée pour créer le chaud, ou le froid, pour créer le jour, ou la nuit. Mais la fatalité n’existe pas de son point de vue et c’est chaque élément de la création qui en chaque instant, de par ses intentions et ses choix, contribue à faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre. La balance a penché du côté de l’obscurité depuis des milliers d’années sur Terre, à cause de l’absence de Conscience de la civilisation humaine. Une civilisation ignorante de sa propre nature et de son propre pouvoir est une civilisation naïve et facilement contrôlable. Une civilisation qui a été habituée à être assistée et non responsabilisée est une civilisation dépendante d’une hiérarchie. Une civilisation qui a été habituée à croire en des dieux extérieurs à lui et à tuer au nom de ces dieux est une civilisation qui ne sait pas encore utiliser son discernement interne. Mais le système s’effrite. Voici un message qui m’a récemment été transmis par ceux avec qui je suis maintenant en communication pour le déroulement de ma mission (un indigo ne vient pas sur Terre seul sinon cela relève du suicide, nous sommes en équipe pour le bon accomplissement du plan ; et reconnecter avec cette équipe réellement en janvier 2015 pour moi fut une profonde « libération » – à défaut de trouver un mot plus fort) :

« La vérité commence à s’infuser sur la planète.

Elle est telle un virus que l’on ne peut difficilement stopper.

Les moyens de stopper la vérité deviennent de plus en plus compliqués.

Ils perdent du terrain et du contrôle.

Le virus de la Vérité, ou plutôt devrait-on l’appeler « l’antidote », se diffuse de l’intérieur au cœur même de cette matrice.

Cette antidote traite la gangrène de l’intérieur.

Les informateurs de vérité sont soumis à de fortes pressions de toutes part.

Nous entrons dans une ère où la réalité est mélangée à la fiction.

La sagesse universelle nous ramène à la résonance de la Vérité, c’est pour cela qu’elle doit être rendue à nos frères et sœurs.

Faites preuve de sagesse.

La sagesse ne trompe pas,

 La sagesse ne juge pas,

La sagesse ne contrôle pas;

La sagesse ne dupe pas,

La sagesse libère,

La sagesse renforce,

La sagesse sourit,

La sagesse sait,

La sagesse rend indépendant.

 

AUTEUR : LAURA MARIE

internet : www.LauraMarieTV.com

Publié dans LECTURES Inspirantes, SAGESSE | 1 Commentaire »

L’astucieuse fille du paysan : contes de sagesse ancestrale

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

enchanteur

Un vieux paysan très pauvre survivait tant bien que mal avec sa fille. Un jour, tandis qu’il labourait un champ, il déterra une coupe en or. Il s’en réjouit, et pensa sa fortune faite, mais le propriétaire des terres réclama le trésor. Le paysan décida d’aller plaider sa cause devant le roi. Le roi écouta les deux parties, et leur dit : « Je vais vous poser une question, dans trois jours, vous reviendrez et vous me donnerez votre réponse.

Celui qui aura la meilleure réponse aura le trésor.

Voici ma question : quelle est la plus grande richesse ? » Le paysan rentra chez lui perplexe, et raconta tout à sa fille. Celle-ci la rassura et lui donna des instructions. Trois jours plus tard, il était à nouveau devant le roi avec le propriétaire. « Avez-vous trouvé quelle est la plus grande richesse ? demanda le roi.

-  C’est l’or, évidemment, répondit le propriétaire.

- Qu’en dis-tu ? demanda le roi au paysan.

- Pour moi la plus grande richesse c’est la terre, c’est elle qui nous nourrit. »

Le roi fut satisfait de cette réponse et accorda le trésor au paysan. Il ne pensait pas le vieil homme capable d’avoir trouvé lui-même la réponse, et insista pour savoir qui l’avait aidé. Le paysan parla alors de sa fille, qu’il présenta comme très intelligente. Le roi voulut la mettre à l’épreuve.

Il lui dit « Si ta fille est si intelligente que tu le dis, qu’elle vienne à moi dans trois jours, ni vêtue, ni dévêtue, ni chevauchant, ni à pied, ni avec un présent, ni les mains vides. Si elle réussit je l’épouserai, sinon elle mourra. »

Le vieil homme était désespéré. Sa fille s’inquiéta en le voyant, et il finit par tout lui raconter. « Fais-moi confiance, lui dit-elle, nous nous en sortirons ».

Et trois jours plus tard, elle s’enroula dans un filet de pêche, et prit le chemin du château, enjambant un mouton, un pigeon dans les mains. Le roi l’aperçut et vint à sa rencontre. Le filet ne l’habillait pas vraiment, mais on ne pouvait pas non plus dire qu’elle était nue.

Sur son mouton, on ne pouvait pas dire qu’elle chevauchait, pourtant elle n’était pas non plus à pied. « As-tu un présent pour moi ? » demanda le roi.

Elle ouvrit les mains, et le pigeon qu’elle tenait s’envola. Le roi fut impressionné, et l’épousa comme il l’avait promis. Il mit toutefois une condition : elle ne devait jamais, au grand jamais, discuter ou contredire ses décisions. Le mariage eut lieu, et la fille du paysan devint reine.

Elle aimait son époux, et son père ne manquait plus de rien. Elle assistait aux jugements, voyait souvent son époux rendre de mauvais jugements et dire des bêtises, mais elle se mordait les lèvres et ne disait mot. Un jour elle aperçut un ami de son père. Il était venu demander justice au roi.

Lors d’un voyage, il s’était arrêté à une auberge, et avait mangé un œuf dur. Or quelle ne fut pas sa surprise quand l’aubergiste lui réclama 3 pièces d’or pour cette collation. Selon lui, l’œuf aurait pu donner une poule, qui aurait donné à son tour une poule, qui aurait donné naissance à une autre poule et ainsi de suite. L’œuf valait donc le prix de plusieurs poules.

La reine craignait fort que son mari ne se laisse abuser par cette explication, et elle donna à l’ homme des instructions. Le lendemain matin, quand le roi sortit dans le jardin pour sa promenade matinale, il aperçut l’homme en train de planter quelque chose.

Intrigué il lui demanda ce qu’il faisait. « Je plante des haricots bouillis.

- Mon pauvre homme, êtes-vous fou ? Jamais vous ne récolterez rien !

- Ça n’est pas plus fou que de penser qu’on peut obtenir une poule avec un œuf dur, répondit le paysan. »

Le roi reconnut tout de suite l’esprit aiguisé de sa femme. Furieux, il alla la voir, et lui dit qu’elle devrait quitter le château le lendemain avant l’aube. Elle avait été une bonne reine, aussi lui permit-il d’emporter avec elle la chose qu’elle avait de plus précieux. Le soir, la femme mit un somnifère dans la boisson du roi à son insu.

Celui-ci s’endormit rapidement. En se réveillant le lendemain, il ne reconnaissait pas sa chambre, et sa femme était à ses côtés. « Où suis-je ? Et que fais-tu là ? s’emporta-t-il. Je t’avais dit de partir !

- Et vous m’aviez permis d’emporter ce que j’avais de plus précieux. Or c’est vous, cher époux, mon bien le plus précieux. »

Le roi prit conscience de la grande sagesse de sa femme, et de sa propre stupidité de vouloir s’en passer. Aussi ils revinrent ensemble au château, et depuis ce jour, le roi ne manque pas de demander conseil à sa femme avant toute décision…

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Méditation, Philosophie de la VIE, SAGESSE | Pas de Commentaire »

Cultiver l’Harmonie Spirituelle

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2016

libellule

Quand notre état de conscient a été purifié des déformations et des afflictions émotionnelles, quand l’ignorance est remplacée par la sagesse et la faiblesse par la force, alors le courant d’activités qui se manifeste spontanément donne naissance à une infinité de graines de bonheur et de joie.

Le bonheur spirituel n’est pas comparable à celui qu’apporte la réussite matérielle, politique ou sociale, qu’un changement de circonstances peut nous dérober à tout moment et dont, quoi qu’il arrive, nous devrons nous éparer au moment de la. Parce qu’il ne dépend pas seulement des conditions trompeuses que sont les ressources matérielles, un environnement particulier ou une situation spécifique, une fois que celles-ci sont retirées, il lui reste toujours ses autres supports.

Purifier l’esprit, c’est contrecarrer et déraciner toutes les sources des troubles émotionnels et de l’ignorance – qu’elles soient innées ou formée conceptuellement – ainsi que toutes les graines des tendances que nous avons accumulées dans notre courant de conscience depuis le début des temps. Lorsque les émotions sont totalement purifiées, les conditions mentales qui poussent à créer davantage de négatif n’existent plus ; et lorsque le s graines sont éliminées, on ne porte plus en soi de causes de frustration et de détresse. C’est pourquoi les personnes qui cherchent le bonheur et souhaitent vaincre la souffrance ont la sagesse de s’adonner de tout cœur à des pratiques spirituelles.

Maintenant que se présente cette occasion d’avoir un corps et un esprit humains et d’avoir rencontré de profonds enseignements nous devrions en tirer parti et nous engager dans la pratique de méthodes spirituelles. Si nous ne pratiquons pas maintenant, alors que nous avons une incarnation particulièrement appropriée pour atteindre l’éveil, quel espoir aurons-nous de progresser dans le futur ?

Contrairement aux animaux, nous, les êtres humains, avons la capacité de nous engager dans les plus hautes méditations et d’atteindre l’éveil en une vie. Mais nous ne bénéficions pas tous pour autant de l’ensemble des conditions nécessaires. Les personnes totalement absorbées dans des modes de vie négatifs ou dans la culture de fausses vues, ou celles qui naissent dans des contrées reculées, où les lignes d’instruction ne sont pas présentes, ne réunissent pas toutes ces conditions. L’absence de cette liberté fondamentale est un grand obstacle pour l’atteinte de l’éveil. Ceux d’ente nous uqi ont la possibilité d’étudier et de méditer ont une chance extraordinaire.

La vie humaine est rare et précieuse, mais également très impermanente. En ce moment même elle est en train de subir un changement continu. Si nous regardons autour de nous et nous demandons combien de nos amis et de nos connaissances sont morts au cours de la dernière année, l’immanquable réalité de notre nature impermanente nous deviendra évidente. D’une certaine manière, nous nous sentons très solides et nous imaginons la réalité de notre mort comme un fait très lointain. A chaque instant pourtant, elle s’approche furtivement de nous et personne ne peut même garantir que nous serons encore en vie ce soir.

Quand nous cherchons les sources de tous les problèmes auxquels la vie humaine nous confronte, nous invoquons habituellement toutes les causes sauf la cause première ; notre manque de discipline spirituelle et de réalisation. Particulièrement durant cette époque de dégénérescence où l’atmosphère générale du monde est si négative et où les conditions autour de nous favorisent surtout la production de distractions futiles, ne pas être protégé par la connaissance spirituelle équivaut à être totalement sans défense face à l’esprit négatif.

C’est maintenait le moment d’extraire l’essence de la vie. Nous devons regarder en direction des êtres éveillés, des lignées de transmission spirituelles et de la communauté des pratiquants accomplis, e t nous consacrer aux enseignements. Cela ne veut pas dire qu’aujourd’hui nous sommes des êtres ordinaires et que demain nous serons capables de suivre toutes les instructions, mais plutôt que, lentement et soigneusement, nous étudierons et contemplerons les enseignements puis que nous travaillerons à la maitrise des divers niveaux de méditation.

Il existe beaucoup de niveaux de conscience et, bien que les niveaux les plus grossiers soient touchés par les forces souillantes, le niveau le plus subtil reste libre des négativités grossières. Les émotions ne sont pas quelque chose de solide, fondé sur la réalité. Elles disparaissent d’elles-mêmes lorsque nous leur appliquons les antidotes méditatifs. Reposant sur des croyances profondément enracinées en une réalité qui n’existe pas, elles sont vite déracinées par la sagesse et les autres qualités spirituelles. C’est ainsi que l’on parvient à dissocier l’esprit des forces négatives qu’il porte en lui et que l’on vainc la souffrance pour toujours.

Une fois acquises une perspective d’ensemble des diverses voies et pratiques, on peut non seulement comprendre en quoi toute les instructions spirituelles sont non contradictoires, mais aussi comment elles doivent toutes être adoptées, et intégrées dans notre entraînement. La capacité nous est donnée d’explorer d’une façon sûre et bénéfique l’éventail complet des enseignements, d’une manière qui nous fasse voir tous les préceptes comme des instructions personnelles, à appliquer nous-mêmes en vue de dompter et de cultiver notre esprit.

Nous devons débarrasser notre esprit des préconceptions et des superstitions que nous devons fournir un effort attentif et que nous devons tenter de garde consistance et régularité dans notre pratique.

Si nous souhaitons obtenir les pleins bénéfices de nos efforts, nous devrons remplacer les mauvaises attitudes par un état d’esprit ouvert, et part de la clarté et de la consistance dans notre application. Nous devrions toujours être conscients dès que nous sommes spirituellement malades, que les êtres éveillés sont les docteurs, et la vie est le remède dont nous avons besoin et qu’il existe un trésor particulièrement précieux en l’humanité toute entière.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans APPRENDS-MOI, SAGESSE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

De l’Amour en parcelles

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

 

Pourquoi aimons-nous certains êtres, avons-nous de l’aversion pour d’autres et sommes-nous indifférents à d’autres encore ?

A cause des actions accomplies ou non accomplies dans cette vie. Nous aimons les êtres qui nous ont aidés et soutenus, nous n’aimons pas ceux qui nous ont fait du mal ou qui menacent notre existence d’une manière ou d’une autre, et nous nous sentons indifférents à l’égard de ceux avec lesquels nous n’avons pas de lien, et qui ne nous ont fait ni bien ni mal.

Si nous méditons sur les personnes que nous n’aimons pas, l’aspect superficiel des raisons que nous avons de ne pas les aimer deviendra évident. Certaines nous ont simplement souri bizarrement, nous ont regardé une fois avec réprobation ou on dit quelque chose contre nous. D’autres se trouvent avoir des rôles funestes dans notre existence. De plus, les motifs pour lesquels nous aimons les personnes que nous avons choisies comme amies sont en général tout aussi ineptes. La plupart des gens change de sentiment à l’égard d’autrui aussi vite que change le temps. Un tel esprit est risible. Il l’est déjà selon des critères ordinaires et combien plus eu égard au chemin spirituel.

femme de lettre

Il serait raisonnable de dire de telle personne qu’elle est une « amie », telle autre une « ennemie », et une troisième une « étrangère », si elles avaient conservé ce statut tout au long des milliards de vies que nous avons vécues depuis le début des temps. Mais tel n’est pas le cas. Tous les êtres ont été nos amis, nos frères, et même nos parents, encore et encore.

Chaque fois, ils nous ont abreuvés de leur gentillesse, nous protégeant du mal et nous donnant beaucoup de bonheur. Voilà pour le passé. En ce qui concerne le futur, jusqu’à ce que nous atteignions la liberté ou l’illumination, nous allons continuer de tourner dans la roue de la vie avec eux, les retrouvant encore et encore, tantôt comme amis, tantôt comme parents, et ainsi de suite.

Aussi, les gens que nous apprécions et aimons dans cette vie n’ont pas toujours été nos amis. Dans beaucoup de vies précédentes, ils nous ont tués, volés et nous ont fait toutes sortes de torts. Quant au futur, jusqu’à ce que nous atteignions l’illumination, nous allons continuer d les rencontrer, vie après vie, chaque fois dans une situation spectaculairement transformée. Il n’y a personne qui ait toujours joué le rôle d’un allié dans nos vies et personne qui nous ait toujours été opposé.

Pas plus qu’il n’y a de personne qui nous ait toujours été étrangère. Au fur et à mesure qu’elle tourne, la roue nous fait prendre toutes ces positons les uns par rapport aux autres.

En méditant sur ces faits et en appliquant les expériences de nos méditations sur nos échanges quotidiens avec autrui, l’esprit aplani qui pose sur tous les êtres un regard équinime apparaîtra rapidement.

Il sera la fondation pour la pratique véritable des SIX CAUSES ET UN EFFET

Première cause : le développement de la conscience que tous les êtres ont été notre mère. Parce que l’on ne peut trouver le début à la vie sensible et à l’existence cyclique, on doit avoir eu un nombre infini de vies passées ; il en est de même pour tous les autres êtres. Cela signifie donc qu’il n’y a pas de lieu dont on puisse dire que l’on n’y soit pas né et qu’il n’y pas d’être sensible dont on puisse dire qu’il n’ait été notre parent. Nous devrions donc ne voir que de la bonté en tous.

Deuxième cause : La conscience de la gentillesse de l’infinité des êtres. Comment votre mère de cette vie ci vous a-t-elle manifesté de la gentillesse ? Quand vous étiez dans la matrice, elle ne pensait qu’au moyen de vous protéger et de prendre soin de vous. Après votre naissance, elle vous a pris et enveloppés dans des vêtements doux, vous a tenus dans ses bras, a posé sur vous des regards plein d‘amour, vous a souri affectueusement. Même si elle était gravement malade et que vous étiez légèrement souffrants, elle n’avait de pensées que pour vous. Elle vous protégeait et vous gardait contre toutes les difficultés, elle vous donnait tout ce qu’elle pouvait vous donner pour vous aider à réaliser vos souhaits, et tout ce que vous ne pouviez faire seuls…. Vous devriez ainsi contempler régulièrement la manière dont votre mère vous a grandement aidés et l’immense gentillesse qu’elle vous a manifestée.

Visualisez ensuite simultanément les trois catégories de personnes : celles qui vous sont proches, telles que votre famille et vos amis de cette vie ; les personnes neutres, avec lesquelles vous n’avez pas eu de contact réel ; et vos ennemis, ou ceux qui vous ont fait du mal dans cette vie. Considérez comment chacun d’entre eux a été votre mère un nombre incalculable de fois dans le passé.

La troisième cause : le souhait de leur rendre leur bonté. Toutefois, ces êtres sensibles qui ont été notre mère et qui nous ont nourris de leur bonté tant de fois sont tourmentés par les démons de la distorsion mental et les émotions négatives. Leur esprit est incontrôlé et ils sont comme fous. Ils ont l’œil de la sagesse aveuglé par la fumée de l’ignorance et n’ont aucun moyen de voir les chemins menant aux renaissances supérieurs, à la libération individuelle ou à l’omniscience. La plupart d’entre eux, n’ayant pas de maître spirituel qui puisse les mener vers la liberté, sont comme des mendiants aveugles sans personne pour les  guider. Chaque jours ils s’éloignent du bonheur à cause des maladresses des actions passées qu’ils commettent au travers de leur corps, de leur parole et de leur esprit. De plus, même s’ils venaient à obtenir les différents fruits du bonheur, tels les états d’éveil ou semblables, leur paix ne serait pas éternelle.

Les quatrième et cinquième causes : L’amour et la compassion. Pensez à pourquoi ces êtres qui ont été ma mère et qui sont privés du bonheur ne seraient-ils pas heureux. Et aussi, pourquoi ces êtes qui ont été ma mère et qui sont rongés par la misère ne seraient-ils pas séparés de cette misère ?

La sixième cause : l’attitude exceptionnelle et son effet, l’esprit altruiste d’éveil. Pensez à la force de réalise ces vœux. Sans même parler de l’ensemble des êtres sensibles, je n’ai même pas la force de libérer ne serait-ce qu’un seul d’entre eux ni de l’introduire au bonheur. C’est pour cette raison précise que j’ai pris la résolution d ‘atteindre l’état d’Eveil parfait et si j’abandonne maintenant cette résolution, je tomberai certainement dans les royaumes inférieurs. 

Je dois m’employer de toutes les manières possibles à réaliser l’état de parfaite et complète illumination en me fondant sur le souhait de libérer les êtres sensibles des souffrances même les plus profondes et de les mener à la joie ultime, dès maintenant.

L’esprit d’éveil ressenti par une personne ordinaire est quelque chose d’un peu négatif. Par raisonnement, on se dit « dans le but d’atteindre l’omniscience complète, j’ai besoin d e l’esprit d’éveil, et puisque le fondement de l’esprit d’éveil est la grande compassion et le chérissement d’autrui, je dois aussi cultiver cela ». La saisie innée du « SOI » par l’esprit est ainsi utilisée comme une force afin de vaincre cette même saisie et de la remplacer par l’amour et la compassion envers autrui. Au début, on pratique donc plus pour son profit personnel que pour celui d’autrui, de telle sorte qu’il n’y a d’esprit d’éveil que le nom. Mais, avec de la persistance, la nature de cette technique permet véritablement d’éliminer la négativité.

Une fois pris cet engagement de l’esprit d’éveil, nous devons alors pratiquer les entraînements et par là-même,  faire preuve d’assiduité, et AGIR.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans SAGESSE, TRANSFORMATION INTERIEURE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

QUESTION : Qu’est-ce que la jalousie?

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2016

 

 Jalousie

    KRISHNAMURTI : La jalousie suppose d’être insatisfait de ce qu’on est et d’envier les autres, n’est-ce pas? L’insatisfaction par rapport à soi-même est le commencement même de l’envie. Vous voulez ressembler à quelqu’un d’autre qui a plus de connaissances, ou qui est plus beau, ou qui a une plus grande maison, plus de pouvoir, une meilleure situation que vous. Vous voulez être plus vertueux, vous voulez savoir comment méditer mieux, vous voulez accéder à Dieu, vous voulez être autre que vous n’êtes, vous êtes donc envieux, jaloux. Comprendre ce que l’on est extrêmement difficile, parce que cela suppose d’être totalement libéré de tout désir de changer ce que l’on est en quelque chose d’autre. Le désir de se changer engendre l’envie, la jalousie, alors que la compréhension de ce que l’on est suscite une transformation de cet état. Mais voyez-vous, toute votre éducation vous incite à vouloir être différent de ce que vous êtes. Lorsque vous êtes jaloux, on vous dit: « Voyons, ne sois pas jaloux, c’est affreux! » Vous vous efforcez donc de ne pas être jaloux. Mais cet effort même fait partie de la jalousie, car vous voulez être différent. Une belle rose est une belle rose, un point c’est tout. Mais nous, les humains, nous avons reçu en partage la capacité de penser, et nous pensons mal. Savoir comment penser requiert énormément de pénétration, de compréhension, mais savoir quoi penser est comparativement facile.

 

Or notre éducation actuelle consiste à nous dire quoi penser, elle ne nous apprend pas comment penser, comment explorer, pénétrer les choses ; et ce n’est que lorsque le professeur autant que l’élève savent comment penser que l’école est digne de ce nom.

 

KRISHNAMURTI – LE SENS DU BONHEUR 

Publié dans SAGESSE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

Des mangeoires pour âmes

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2015

 

Mangeoires pour l'âmeEn ces temps de frimas, alors que l’hiver se profile au loin, l’image m’a paru toute trouvée pour exprimer ce que sont, à mon sens, les contes. Petit soutien lors de l’été de l’âme, lorsque la nourriture est abondante, elle devient indispensable à sa survie – ou, du moins, d’un grand secours – quand le gel fige le sang et l’inconscient. Dragon Ball se fonde sur la très vieille légende chinoise du Singe Pèlerin. Star Wars doit son immense succès à des procédés issus des sagas mythologiques et des hordes de fans écrivent plus qu’il n’en faut de bits sur les Thor et Loki de Marvel.

Bref, pour mettre les choses au point en cette introduction, le premier qui me dit que plus personne ne s’intéresse aux contes de nos jours, je lui fais ravaler ses Disney ! Immortels, on vous dit ! La principale qualité d’un conte, d’une légende ou d’un mythe est son atemporalité. Ils parlent à notre esprit humain en-dehors du temps et des modes, en-dehors même des civilisations. Bien que je reconnaisse une réelle difficulté pour une personne pas spécialement motivée à aborder certaines formes très éloignées de nos habitudes narratives (je pense par exemple aux contes aïnous, présentés sous forme de chants comprenant des répétitions parfois assez insistantes et des dialogues), il suffit de modifier l’habit pour que le sens du récit nous rattrape.

Toutes les histoires ne nous intéresseront pas de façon similaire, mais toutes les histoires qui ont survécu jusqu’à nous ont passé le cap de la sélection naturelle : elles sont validées par le tampon des siècles. À travers les guerres, à travers les souffrances, à travers les diverses fins du monde qu’ont connu des peuples renversés et presque éteints, comment auraient fait les contes pour perdurer s’ils n’étaient pas aussi indispensables que l’eau potable ?

À plus petites doses, certes, plutôt de manière similaire à la viande autrefois. Néanmoins, sans eux, quelque chose en nous ne survit pas. Les dictateurs qui fondent leur autorité sur une idéologie le savent bien : il faut étouffer cette mémoire pour contrôler un esprit, mais aussi pour réformer les pensées. N’est-ce pas ce qu’ont réalisé les hommes des Lumières en France, en ridiculisant le folklore et les recettes de grands-mères ? Les Français sont désormais connus (pour leur cuisine, leurs produits de luxe et les Américains croient qu’on ne se douche qu’une fois par semaine, certes…) pour leur approche carté- sienne de l’existence. En tant que praticienne Reiki et chamanique , je vois bien le fossé dans la façon dont mon métier est perçu entre ce côté de la frontière et nos voisins helvètes, par exemple. Dans le milieu du paganisme, la différence d’accueil entre l’Hexagone et les pays anglo-saxons est criante. Vous aurez compris l’idée.

Au-delà de l’identité d’un peuple, un conte participe à l’identité | de l’humain. La Belle au bois dormant, même si le titre et certains détails changent, se retrouve sur tout le pourtour méditerranéen. L’enfant vaillant face à la sorcière ou à l’ogre, les époux-animaux, la création du monde à partir du corps d’une divinité humanoïde… Il est des figures qui transpercent les continents et les époques, plongeant comme des pivots dans la mémoire collective. Les contes transmettent des valeurs, et par-là ces habillages de la conscience et de la moralité, ils impriment en nous des schémas de pensées. Les récits russes n’auront pas la même saveur que ceux d’Afrique noire, ou encore des Indiens des plaines d’Amérique du Nord – qui diffèrent eux-mêmes des histoires et de la civilisation transmises par les Indiens de la Côte ouest ou par les Pueblos. Les contes sont vitaux – ce qui rend le rejet et le mépris dont ils sont victimes plus tristes encore – à notre époque parce qu’ils proposent des cadres, des façons d’envisager et de mener sa vie ; parce qu’ils parlent d’autres points de vue tout en respectant l’humanité de chacun.

Ils révèlent les préoccupations  de tel ou tel peuple :

ils inscrivent à quel point la vie est rude ici ou là, aident à décrypter les injustices sociales. Les contes peuvent ainsi donner à réfléchir pour mieux comprendre l’ « étranger ». Une des façons les plus intéressantes et efficaces pour comprendre les rouages d’une société, qu’il s’agisse d’une tribu paumée dans les steppes ou d’une communauté étalée sur plusieurs pays, consiste à se plonger dans leur tradition orale, que les travaux des ethnologues et sociologues ont hautement contribué à rendre disponible pour tout un chacun, et un peu moins orale qu’autrefois. Lors de l’écriture de mon roman court : L’Ivresse du djinn2 , j’ai dû me plonger dans un travail de recherches important, car je connaissais très mal les croyances et le folklore du Maghreb. Cela m’a permis de découvrir toute une trame de concepts filant dans un même sens et de mieux appréhender la prééminence donnée à l’homme, y compris – et de façon fort étonnante pour notre approche occidentale et scientifique – pour la santé d’un enfant durant la période de grossesse. Pour un autre pan de ma vie, plus spirituel celui-ci, j’ai été amenée à explorer en profondeur les cultes autour de la figure de la divinité Inari . Cette étude des mythes fondateurs du kami et de la façon dont ils s’exprimaient dans la population – dont celle-ci gérait les incohérences et la multiplicité de ses aspects – a jeté une nouvelle lumière sur le peuple japonais, en tout cas celui vivant sur l’île de Honshû.

Les mythes, in vivo Les contes nous structurent. Est-ce pour cela que les enfants en raffolent, eux qui sont encore en pleine période de construction ? J’ai vu une petite terreur venir à chacun de mes ateliers et me chercher dans la cour de récréation pour que je lui raconte une histoire inventée et à dévorer « sur le pouce », exprès pour lui. J’ai entendu des enfants demander encore et encore la même histoire, jusqu’à plus soif – comme si le récit, justement, répondait à une béance en eux, coulait des fondations dans une incertitude qui les angoissait et qui appelait une réponse.

Libre à eux, par la suite, de poser les murs, la charpente et de décorer selon leurs goûts ! Pour ces êtres encore si sensibles face aux drames et au malheur, une histoire peut dédramatiser la mort (Conte de celui qui partit pour apprendre la peur, recueilli par les frères Grimm ; La Légende du morin-khour …) ou les adultes malveillants, leur donnant alors le droit de se défendre par la ruse et les incitant à recourir à leur malice et à leur jugement (Le Vaillant Petit Tailleur, Jack et le Haricot magique, les contes impliquant Baba Yaga), leur apprenant à agir malgré la peur. Un mythe leur enseigne le compromis et le cycle des saisons. Un conte leur dit de poursuivre leur voie, d’avancer vers leur rêve et leur destinée et de garder le cœur ouvert, car nos gentillesses nous reviennent, même s’il ne s’agit que de joies de l’âme – autant de boucliers contre l’aigreur et la défaite.

Les contes nous révèlent

Ils nous aident à (re)connaître nos valeurs ; àexercer notre pitié et notre compassion ; à transcender les épreuves qui se présentent tout au long de notre existence. Il fut une période de ma vie où j’allais mal – où, clairement, j’étais tombée en dépression. J’ai fini par en sortir avec l’aide d’un ou deux proches, mais aussi grâce à un tire-fesses inattendu : la légende de Sedna5 . Découverte par inadvertance, travaillée dans le cadre de l’Ordre de Dea, elle a veillé sur moi durant toute cette période noire, aussi noire que l’horrible histoire qu’elle raconte. Je garde de cette période un souvenir flou, mais, imprimée en couverture de celui-ci, se tient Sedna, la jeune femme sans mains sombrant dans les eaux froides.

Sedna qui devint une déesse, que les Inuits craignent et vénèrent, rendue à la vie par les animaux qu’elle sema dans sa descente. À chaque fois que je rechute – car qui a sombré une fois déprimera toujours, même par petits bouts –, j’invoque l’histoire de Sedna et ses enseignements. En fait, c’est grâce à cet épisode que j’ai un tel amour et une telle reconnaissance pour les contes, les légendes et les mythes ; que je suis si persuadée de leur efficacité et de leur nécessité, même en ce XXIe siècle. Sans elle, je ne saurais pas ce que je serais aujourd’hui. Elle m’a aidée à reprendre du pouvoir sur ma vie. Grâce à elle, je ne suis pas dans la honte de ce que j’ai vécu et je ne le vois pas comme une faiblesse, car cela a un sens et cet effondrement m’a fait monter plus haut, m’a rendue plus sage. Enfin, les contes activent notre inscription dans un système de symboles et de sens. En leur sein, nous sommes des parties de la nature et les animaux sont capables de parole – quand ce ne sont pas les arbres, les fleurs ou des cailloux ! Ils guident notre éthique, éduquent notre morale et nos capacités de survie, nourrissent et cerclent notre vie intérieure. Écouter une légende, un mythe, les lire et les raconter enrichit nos âmes et nos esprits.

Ils nous renforcent, et nous devenons moins faibles face aux critiques, aux pommes empoisonnées et aux figures de papier qu’agitent ceux qui veulent obtenir du pouvoir sur nos consciences. Nos ancêtres veillent sur nous par-delà les siècles et le voile de la mort. Le monde conspire à éclairer la voie. Les anciennes histoires ne sont rien d’autre que leurs paroles. Tant à compter dans l’art de conter Il existe autant de façons de conter que de sensibilités – et l’on peut tout à fait en aimer plusieurs, même dans des styles très éloignés ! Il y a les spectacles de contes qu’on invente et les racontages d’histoires anciennes et sacrées par tant de siècles. Il y a les postures traditionnelles, le burlesque et les divers échelons d’adaptation. On trouve des spectacles où le conteur n’utilise que sa voix, d’autres où il s’accompagne d’un instrument. Parfois, il chante ou fait chanter ses auditeurs. Parfois, il mime avec conviction ; d’autres fois, il tient la posture de l’aïeul-e murmurant au chevet de l’enfant qui s’endort. Chaque conteur est unique. Il a sa méthode, ses pré- dispositions et ses préférences, qu’il affinera avec les années.

La pratique du conte s’est enrichie au fil du temps, nouant avec d’autres arts et artisanats. Ainsi, on pourrait y ranger les spectacles de marionnettes. On voit de plus en plus se développer l’usage des kamishibai, des cadres en bois dans lesquels sont glissées des feuilles de papier. Sur celles-ci, des saynètes représentent les moments importants d’une histoire que le narrateur raconte tout en retirant les fiches au fur et à mesure du récit. L’engouement pour ce type de support est tel que plusieurs maisons d’édition jeunesse ont créé leur collection dédiée, et des structures en grande partie consacrées aux kamishibai se sont montées .

En revanche, une chose, à mon sens, fait qu’un conteur est un conteur : car il dit les histoires. que je racontais sans livre. Pourtant, c’est la définition même du conteur – autrement, je serai une lectrice publique (ce que je suis aussi, remarquez… Mais ce n’est pas le sujet !  ).

Un conteur a intégré le récit en lui. Il le vit. Dans la plupart des cas, ne pas avoir à suivre les lignes d’un texte permet de mieux partager avec le public, de rendre la gestuelle plus souple et impulsive. J’aime cette sensation d’échange et de complicité avec les gens venus écouter des histoires. Nous sommes réunis là dans une sorte de célébration de notre héritage, de cette pratique que les humains de tout âge et de tout lieu ont accomplie : se retrouver pour transmettre, pour communier dans nos émotions, pour cet esprit fraternel – et sororal ! – qui nous unit dans un petit nid confortable. C’est aussi pour cela que je préfère conter assise par terre, sur des couvertures ou des coussins, et qu’on puisse, adultes comme enfants, avoir cette démarche de se dépouiller du quotidien, des soucis et de notre « sé- riosité de grands » pour vivre ensemble un bon moment. Un peu de régression infantile, voyons ! On m’a enseigné à maîtriser la narration de façon assez rigoureuse. Pourtant, au sein du Contoir des lé- gendes7 , je préfère connaître l’histoire, bien me reposer sur l’assise solide de son déroulé, puis me lancer dans le conte comme dans un spectacle d’impro. Ainsi, les personnages prennent une voix inattendue, des gimmicks apparaissent auxquels je n’aurais pas forcément pensé. Mon plus bel exemple fut la fois où je me suis retrouvée à raconter Le Vaillant Petit Tailleur, une histoire avec laquelle je n’ai pas beaucoup d’affinités, mais qui correspondait si bien au thème de la séance que je ne pouvais pas ne pas l’y inclure.

mangesLe héros s’est soudain retrouvé avec une attitude très « ouech ouech » d’autant plus vivante et surprenante qu’elle était tout à fait spontanée – et je me suis surprise à l’apprécier. Je me retrouve ainsi libre d’interpréter l’histoire selon l’air de l’instant. Bien sûr, cela comporte des risques, lorsque l’air est moyennement inspiré. En contrepartie, j’adapte mon ton sans grand souci. Il m’arrive de conter de façon cérémoniale, telle qu’on se l’imagine dans l’imagerie d’Épinal du conteur ridé avec sa longue barbe blanche et sa vénérable couronne grisonnante. Néanmoins, la plupart du temps, j’affectionne un vocabulaire contemporain et me tourne vers l’humour. C’est révélateur de ce que je veux offrir aux gens, je pense : de la joie et de l’espoir.

La façon de conter d’une | personne parle de ses valeurs. On en revient toujours au même : les légendes, les mythes mettent celles-ci en lumière. Une parole moderne crée un décalage avec la trame ancienne du récit qui fait sourire, mais qui permet également de mieux cerner certains personnages en les rapprochant de référentiels connus et côtoyés. Enfin, je trouve important de choisir des légendes qui créent une résonance en nous. Bon, bien sûr, il est possible de forcer le tir (je vous ai parlé du Vaillant Petit Tailleur ?) et cela peut même s’avérer instructif de travailler un récit qui ne nous attirait pas au premier abord, mais quand on vit ce rapprochement du cœur entre un mythe et son conteur, il arrive que se noue un moment magique.

La séance prend alors une profondeur et une intensité palpables. Une tension apparaît, un calme se place et l’on sent une présence nous sourire – le genre de sensations qu’on peut avoir en fermant un cercle ou au bout d’une séquence de Taï Ji Quan. Attention, je vous refroidis tout de suite : cela reste rare ! Mais il m’est arrivé, notamment après avoir dit Sedna (quelle surprise, n’est-ce pas ?), que des personnes viennent me voir afin de partager à quel point l’histoire les avait touchées. Et même pour nous, les conteurs : ces occasions ouvrent des gouffres sous nos pieds.

Un bref instant, on se sent flotter dans le vide. Pour la durée d’un sablier rempli de mots, on se tient comme suspendu entre deux respirations. Ne vous avais-je pas révélé, alors que vous commenciez cette lecture, que l’essence des contes est atemporelle ? J’espère que ce petit article vous aura convaincue de l’importance des contes, des mythes et des légendes, même en ces temps où les esprits se focalisent surtout sur l’avenir. Un dernier conseil : pour découvrir ces récits, rendez-vous dans les rayons Jeunesse des bibliothèques et des librairies. Il existe des collections spécialisées très bien faites et pertinentes . Je souhaiterais aussi vous recommander de piocher dans un peu toutes les contrées, de tous les continents : la nature humaine a su créer des histoires magnifiques, très drôles ou encore d’une profondeur touchante et même numineuse, un peu partout dans le monde. Ça serait dommage de ne pas en profiter !

Fait partie des contes de Sagesse ancestrale

Retrouvez Nagali sur https://contoirdeslegendes.wordpress.com  

Publié dans Mythologie/Légende, SAGESSE | Pas de Commentaire »

Conspiration du silence

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2015

 

 « Quand on discute avec des scientifiques en privé, il y a beaucoup plus d’ouverture qu’on pourrait le croire, observe le neuropsychologue Mario Beauregard. Mais ils disent: « nous devons penser à notre carrière, à nos crédits de recherche, etc. Il y a une sorte de conspiration du silence, qui est aussi une réaction de peur. « 

Conspiration du silence

C’est donc du terrain que viennent les évolutions en cours, des thérapeutes eux-mêmes, mais aussi et surtout du public qui exerce une pression croissante pour que l’on prenne en compte non seulement le corps de l’individu, mais également les dimensions émotionnelle et spirituelle de son existence. En témoigne le succès de l’association Inrees fondée par le journaliste Stéphane Allix, et qui vient de publier un Manuel clinique des expériences extraordinaires à l’usage des thérapeutes mais aussi des curieux et passionnés. Contributrice de l’ouvrage, la psychologue Isabelle de Kochko observe le basculement engagé : « Ce qui m’étonne toujours quand on parle de l’extraordinaire est la précipitation superficielle à trouver des explications dites rationnelles qui sont parfois bien tirées par les cheveux, même dans les milieux psy qui devraient être plus ouverts. »

Quand on ne comprend pas, on dit trop facilement que « ce n’est pas possible » ou que « ça n’existe pas », ajoute-t-elle. Mais elle juge « tout aussi étonnantes » les réactions plutôt confidentielles de professionnels de santé qui parlent de dons qu’eux-mêmes possèdent: voyance, prémonition, magnétisme… « Comme il y a quelques années avec l’hypnose, les jeunes psychologues chercheurs qui briguent des postes universitaires ne doivent pas trop se compromettre », relève-t-elle.

Paradoxe Thierry Janssen, ex-chirurgien devenu psychothérapeute, a lui-même parcouru le chemin qui mène d’une médecine mécanisée, quasi déshumanisée, à une approche globale, holistique, de la personne et de son trouble. « La guérison est un concept qui permet de faire le lien entre le corps et l’esprit, explique-t-il.

Dans les cultures asiatiques, qui n’ont jamais séparé le corps et l’esprit, l’énergie est au centre des systèmes de guérison : Prana en Inde, Qi en Chine, Ki au Japon, etc. » Le paradoxe est que la science, la médecine elle-même, ne croit pas à l’énergie vitale, comme le constate fort justement le biologiste canadien Bernard Grad.

Nous passons enfin de la biochimie à la biophysique, avec une prise en compte graduelle de la notion d’énergie . En référence aux rois thaumaturges (« Le Roi te touche, Dieu te guérit »), Thierry Janssen note qu’en Occident « beaucoup de guérisseurs ont un mythe personnel. Ils insistent sur un parcours initiatique, passé par la souffrance et au bout duquel il y a comme une révélation extérieure, qui leur donne une connexion, une légitimité. »

Au final, ils se disent « connectés à plus grand qu’eux, à ce mystère de la vie que beaucoup appellent Dieu. » Traumatismes effacés Psychiatre, neurologue et lui aussi auteur à succès, David Servan-Schreiber a rencontré le prodigieux au détour du virage intellectuel qui fut le sien. Parmi les méthodes qu’il présente dans son livre Guérir, l’EMDR est véritablement spectaculaire, et encore plus incompréhensible pour la science que tous les concepts d’énergie vitale. Comment en effet les mouvements oculaires rapides (comme dans le sommeil du rêve), associés au rappel d’un souvenir traumatisant, peuvent-ils faire disparaître les (graves) symptômes liés à ce traumatisme ?

Victimes d’attentats, de viols, té- moins de scènes de massacre…, ils ont perdu le sommeil et la sérénité depuis des années. Et voilà que quelques séances d’EMDR effacent littéralement toutes les composantes psycho-émotionnelles associées au traumatisme pour ne laisser que le souvenir lui-même… Dans le domaine de la maladie mentale, on gravit encore une marche vers l’inconnu. « Freud a découvert l’inconscient en étudiant l’hystérie », rappelle le psychiatre Serge Tribolet, qui a le sens de la formule : le « fou » n’a pas une case en moins, mais une case en plus! « À qui sait entendre, le délire dit beaucoup, écrit-il dans son dernier livre .

Réduire la folie à la maladie mentale est une grave erreur en même temps qu’une faute éthique! La folie n’est pas l’expression d’une carence, mais la manifestation d’une capacité supérieure, capacité à dépasser le mur de la connaissance rationnelle pour accéder à un savoir comparable à celui que pouvait transmettre la pythie (oracle grec). » Expériences chamaniques Parmi les vécus autrefois systématiquement associés à la folie, les expériences transpersonnelles sont aujourd’hui vues d’un autre œil. « Après Freud et Jung, on a découvert que l’inconscient humain est beaucoup plus vaste qu’on le croyait, souligne Mario B.

 L’esprit humain et la notion de soi peuvent varier énormément, au-delà du temps et de l’espace, jusqu’à des expériences d’identification avec tout l’univers, de conscience cosmique. »

 La psychologie transpersonnelle est aujourd’hui un quatrième courant reconnu de la psychologie aux États-Unis. Olivier Chambon, autre psychiatre formé à l’EMDR, s’intéresse désormais aux expériences de type chamanique, qui présentent à ses yeux des « possibilités insoupçonnées », autant que des « propriétés thérapeutiques originales ». Ainsi, les voies d’exploration ne manquent pas pour tenter de comprendre un peu mieux un être humain décidément multidimensionnel.

Sur le blog de Francesca Source Magazine NEXUS

Publié dans SAGESSE, TRANSFORMATION INTERIEURE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

L’ART DU DÉTACHEMENT ET L’AMOUR INCONDITIONNEL

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

L’amour inconditionnel réside dans le sein de la déesse. Et pourquoi trouvai-je cela la chose la plus magnifique qui soit? Parce que cela signifie que cette femme possède plus d’amour que d’association; là où était l’association, rien n’existe que l’amour, parce que cela seul vous reste lorsque vous retirez tout ce qui soutient vos sentiments de victime à chacun des niveaux de votre vie. Et maintenant je dis que la déesse est florissante car, de son sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé ; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est l’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

l'art du détachement

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce démon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de raison de vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle journée à suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ont vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez-vous?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement?

Ce n’est pas difficile du tout; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est I’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce demon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de .raiso~ d~ vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle Journee a suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ?nt vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez- vous ?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.

Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement? Ce n’est pas difficile du tout ; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc lorsque vous prenez conscience qu’en vous n’existe rien que l’on puisse appeler manque, peur, maladie ou mal – ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser – ou ignorance ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous savez cela? L’espace entier de cette contemplation est balayé parce qu’il ne peut se maintenir seul. Il est balayé et un pouvoir prend sa place : le pouvoir de l’espace libre, l’amour. C’est dans un tel lieu que le miraculeux se produit. Le miraculeux ne se produit pas dans le passé, il ne se produit pas non plus dans le futur. Il a lieu au moment où vous êtes présent, lors de votre contemplation; c’est à ce moment que le miracle a lieu. C’est le seul espace dans lequel il peut se produire. Quel est le miracle? Le miracle est que le mensonge est aboli et qu’à sa place apparaît l’abondance. Elle avait toujours été là, elle a toujours été là. Ceux d’entre vous qui n’entendent pas très bien, vous allez continuer à préserver votre sale petite conscience et vos sales petits modes de pensée et à être ceux qui possédez votre passé parce que celui-ci vous offre une raison de vous plaindre et quelque chose sur quoi travailler, tout cela parce que vous ne me croyez pas, moi, mais croyez assurément en votre manque.

Ceux d’entre vous qui tiennent par-dessus tout à leur tourments – vos tourments imaginaires, votre trahison imaginaire, vos réactions méchantes imaginaires – ceux d’entre vous qui vont y tenir par-dessus tout, votre vie ne va être rien d’autre que l’enfer non seulement pour le reste de cette vie-ci, mais également pendant toutes vos vies à venir. Quel est le prix à payer pour votre attachement à l’ «ombre du soi» ? Le prix en est que l’amour que vous portez à cet être erroné vous séduit plus que l’amour de la vie et les opportunités qui font que chaque jour l’amour de cette bête est plus important que l’amour de la vie – et la participation à cet amour de quelque manière que ce soit, dans chaque action, dans chaque pensée, ce qui nous permettrait de dire que nous sommes réellement en vie, et en vérité, que nous avons réellement vécu. Vos manières de pensées, petites et erronées, ne vous permettront jamais de faire l’expérience de la vie, malheur à vous. Et vous ne serez jamais un maître dans cette école car le salaire de la maîtrise est très strict. Non seulement il requiert la conquête de soi, mais il requiert aussi l’absolution du divin en nous. Ceci signifie la liberté de notre divinité. Et cette divinité, où réside-t-elle? Elle réside précisément là où vous imaginez que réside votre manque. Notre divinité, c’est la volonté. C’est l’épée de la volonté qui nous permet, comme un législateur, de déterminer quelle vie nous voulons. Moi, je dis qu’aucun ennemi, ni aucun homme, ni aucune femme, ni aucun parent n’est assez imposant pour me priver de ma vie et de mon pouvoir de faire ce que je veux de ma vie. Personne n’a eu une telle importance dans ma vie. Pourquoi en serait-il ainsi pour vous?

Ainsi, ceux parmi vous qui ont des oreilles, écoutez ce que je viens de dire et n’y apportez aucune interprétation qui changerait le sens de mon enseignement. Ceux parmi vous qui veulent savoir, votre liberté est à portée de main; votre légèreté d’être absolue est à portée de main. Et peu importe qui vous êtes – et peu importe quelle langue vous parlez, si vous savez lire, si vous savez écrire ou pas – nous sommes tous égaux en Dieu. Et lorsque nous prenons un moment pour nous regarder droit dans les yeux, pour regarder nos limitations et pour définir notre manque par ce qui lui sert de support, lorsque nous retirons ensuite ces mêmes supports, je jure que nous mettons en œuvre le divin, chose que nous avons tous la faculté de faire. L’amour est un aimant. Il est magnétique et puissant. Le manque est artificiel, limité et destructeur. Le merveilleux véritable, nous ne l’avons pas encore appris dans l’école; on ne peut l’apprendre avant d’avoir appliqué et maîtrisé cette leçon. Combien d’entre vous comprennent? Qu’il en soit ainsi.

Notre premier pas dans cette entreprise eut donc lieu avant cette vie-ci; s’ensuivit notre rencontre, vous et moi, et cette école. Tel fut le premier pas : faire en sorte que vous demandiez, que vous exigiez que l’âme requiert que vous recherchiez dans cette vie une solution significative à votre dilemme, à ce petit et unique problème qui est le vôtre. Et lorsque nous donnons satisfaction à l’âme, nous sommes libres d’aller où bon nous semble. Ce soir, j’ai satisfait l’âme en donnant à celui qui la porte l’information qui lui est nécessaire en sorte qu’il puisse prendre les décisions qui conviennent à propos de cette petite attitude, ainsi que la manière de l’éliminer. Je ne peux l’éliminer pour vous – ce n’est pas mon chemin – mais je suis votre professeur et je vous assure que cette discipline est la plus rapide, la plus radicale de toutes. Elle va vous lancer dans l’espace libre plus rapidement que tout ce que je vous ai enseigné jusqu’à présent. Ce pas est à la portée de ceux qui veulent bien le prendre.

coeur

Cela peut ne pas sembler tâche bien ardue, mais, je vous le promets, renoncer à votre fierté est en vérité très difficile à faire. Être humble est difficile pour un homme ou une femme. L’acte de pardonner et la prostration de soi dans l’acte de pardonner – pour en donner une image, se prosterner, signifie que l’on se met la face à terre, que l’on s’étende sur le sol comme un aigle à la merci de quelque chose de plus grand – c’est cela l’image. Cela signifie que l’on accepte de renoncer à ce que l’on est pour quelque chose de plus grand et de le sacrifier. Ceci n’est pas facile mais on peut aussi dire que ça l’est.

Et au moment où vous allez vous concentrer sur ce petit problème ou sur cette attitude, vous allez découvrir que – et je vous abjure de ne le relier en aucune manière avec le passé, ni avec aucune personne de quelque manière que ce soit, ni à aucun événement quel qu’il soit, non plus qu’à aucun temps, je vous en abjure – si vous vous concentrez sur cette petite attitude selon ces recommendations, vous allez découvrir que ce ne sera rien. Vous voilà maintenant à apprendre le secret. Il suffit en premier lieu d’acquérir la connaissance, et vous possédez désormais cette connaissance. En second lieu, vous devez accepter de faire ce que je vous ai enseigné.

Quand allez-vous faire cela? Quand vous voulez : ce soir, demain matin, demain après midi ? À vous de choisir. Et vous découvrirez cette chose en vous, et je vous promets qu’avec un peu d’aide de votre ami, elle va faire surface. Comme toujours, vous avez alors le choix d’agir à son encontre ou de la laisser courir. Si vous êtes décidé à agir, il vous suffit d’aller quelque part, de fermer les yeux – mettez un bandeau sur vos yeux si possible – installez-vous dans un endroit tranquille, mettez cette étoile, roulez vos yeux en arrière, serrez, soufflez, et commencez à faire monter l’énergie. Et quand vous êtes prêt, prenez cette petite attitude et placez-la ici ( le lobe frontal) dans votre concentration sans y mettre aucun autre attachement. Alors que vous allez le maintenir là pendant un certain temps, il va essayer de se dérober; vous allez alors devoir souffler et le ramener dans votre concentration, et cela sans attachement. Quand vous ferez cela, je vous promets que votre monde va changer – votre vie, le flux de votre énergie et votre liberté – et lors de notre prochaine rencontre, vous aurez acquis de la sagesse. Vous comprenez? Qu’il en soit ainsi.

Tout le monde à travers les âges a posé cette question proverbiale : Maître, qu’est-ce que l’amour inconditionnel ? L’amour inconditionnel est ce qui toujours est. S’il n’existe pas d’attachement, il apparaît dans tout son éclat. Ce n’est pas quelque chose qu’il vous faille être; c’est ce que déjà vous êtes. À sa place sont maintenus illusions et mensonges. Ceux-ci enlevés, l’amour est là. Il n’est nul besoin d’y apporter d’efforts. C’est la nature de notre être, mes bien-aimés. Nous avons été conçus dans l’amour ; nous y demeurons donc. Point Zéro est l’amour, et tout le pouvoir qui a formé toutes les dimensions, tous les plans et tous les cieux est ce même pouvoir. Ayant été conçus dans la matrice d’un tel amour, ce dernier se doit d’être l’aspect de notre nature véritable. Etre autre que cela est un artifice par rapport à cette nature. Telle la raison d’être de ce qu’on appelle la roue de la réincarnation…

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini p. 49  aux éditions Adda. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Philosophie de la VIE, SAGESSE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

LA PAIX EST EN VOUS

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2015

La paix en soiPosséder beaucoup de biens matériels, être riche, avoir des quantités d’argent ne sont pas une force de dissuasion pour la croissance spirituelle et l’illumination.

Cependant, bien que ces choses soient indispensables à notre plan d’existence, il nous faut savoir que notre sécurité ne dépend pas d’elles. Notre sécurité est toujours en Dieu et en son Amour.

Lorsque nous plaçons notre confiance en Lui, nous n’avons, selon toute probabilité, aucune perte matérielle à subir. Dans le cas contraire, nous ne tarderons pas à récupérer les biens perdus, et cela sans trop être dans l’inconfort entre-temps.

La paix, l’intégrité, le bonheur, l’inspiration et l’harmonie sont des trésors appartenant à l’esprit. En tant que tels, ils sont intangibles. Il est aussi bon de se rappeler qu’un homme, même s’il est milliardaire, ne peut acheter ni la santé, ni la paix d’esprit, ni la joie, ni l’amour vrai d’une femme.

Ces bénédictions ne sont pas à vendre. Le prix que nous devons payer pour les obtenir est la foi et la confiance en Dieu, le Père des Lumières, chez qui la variabilité est inconnue ainsi que l’ombre du retournement.

Si nous devons être aimable, ce n’est tant pour gagner des amis que parce que l’amabilité est un attribut qui nous est échu de Dieu. Nombre de gens se joignent au Mouvement de la Vérité, apportent quelques témoignages puis disparaissent: pour revenir le jour où ils ont à affronter des problèmes.

Il nous faut chercher la Vérité pour elle-même, et laisser le reste de côté. Ceux qui vivent dans la conscience de la paix, de l’harmonie, de l’amour et qui comprennent que les idées et les dons de Dieu sont toujours à leur disposition, ne manquent jamais de rien, car toutes les choses leur sont données en surplus.

Ne travaillons pas pour la nourriture périssable. La nourriture qui dure à jamais ce sont les idées divines, les vérités impérissables.

Les humains sont toujours à la recherche des signes. « Aucun signe ne lui parviendra sinon le signe de Jonas. »

Celui-ci étant votre sentiment intime, votre certitude, votre conviction intérieure que l’état mental invisible dans lequel vous vivez, vous déplacez et avez votre être est une réalité.

Apprenons à croire dans l’invisible: « Dieu appelle des choses qui ne sont pas, comme si elles étaient, et l’invisible devient visible. »


de Joseph Murphy: NOUVELLE PENSÉE sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans SAGESSE, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaire »

Pourquoi avoir besoin de vivre le sacré

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

VIVRE LE SACREC’est bien ce que je me demande ! La vie n’est-elle pas suffisamment sacrée ainsi ? A-t-on besoin de lui donner plus de valeur ? 

Vouloir vivre le sacré, au-delà de tout dogme, c’est poser et relier la Conscience de ce que Sa-Créer en moi. C’est lui donner une dimension psychocorporelle pour sortir enfin des guerres intestines…

Vouloir vivre le sacré implique de sentir à un niveau plus profond le sens que je donne à ma vie. C’est l’expression d’un chemin intérieur qui se défie des croyances.
Pour moi, le sacré est un espace relationnel qui me permet de vivre avec intensité l’instant présent. Je me sens nourrie et contentée. 

Le sacré, c’est aussi l’acceptation que chaque inspire et chaque expire nous rappellent notre dernier souffle, nous invitant à accueillir avec sagesse et sérénité le temps du passage.

Le sacré appelle-t-il un autre rapport au temps, un autre regard ?

Tout à fait ! Il nécessite d’appuyer sur le bouton « pause » de la télécommande de ce tourbillon de la vie qui s’accélère sans cesse, un tourbillon de consommation, d’obligations, d’habitudes… Vivre le sacré, c’est vivre de façon extraordinaire des choses ordinaires, non pas pour les magnifier mais pour leur redonner toute leur valeur, toute leur saveur. C’est donner à cet espace qui ralentit la possibilité de respirer profondément, c’est apporter un second souffle, nous nourrir et nous remplir de ce beau en nous, cette délicatesse du cœur qui nous révèle toutes ces façons de conjuguer le verbe aimer la vie. Développer l’Amour de la Vie dans la fierté d’être un homme ou une femme. Être dans la profondeur du cœur, l’émerveillement. « La beauté est dans l’œil de celui qui regarde ». Quand on vit dans le sacré, on accueille notre humanité tout en espérant rencontrer notre divinité. 

Le sacré s’est-il perdu ?

Oui, il s’est perdu quand l’homme est passé de la vie nomade à la vie sédentaire : il a alors perdu le lien avec la nature et peu à peu avec sa nature profonde. Le chaman en lui, relié aux esprits des plantes, des animaux, des éléments et du monde des esprits s’est endormi pour laisser place au conquérant. Le cerveau droit et le cerveau gauche sont entrés en lutte.

Comment y revenir aujourd’hui ?

En se souvenant que le sacré n’est pas le rituel mais l’expérience personnelle de ce que cela CRÉE en soi. Ce retour à notre vraie nature est plus que jamais porté par les femmes. Non pas pour revenir au matriarcat mais pour permettre aux valeurs de cette expression primordiale de l’humanité de soutenir la vie et toutes ses formes d’expression.

Peux-tu nous en dire plus sur ton rapport au Féminin sacré 

Le culte de la Déesse Mère Universelle des origines est un culte matricien qui vénérait le pouvoir originel de la femme. La femme est magique comme la terre. Elle donne la vie et la nourrit. Tel était le pouvoir devant lequel on s’inclinait. Le lien entre la Terre et la Femme a donné naissance au culte de la Déesse Mère, fertile et nourricière. En ces temps les femmes portaient la vie dès leurs premières menstruations. La vie du clan s’ordonnait autour de la relation entre la mère et l’enfant. On trouve des ouvertures aux formes vulvaires peintes en ocre rouge, honorant le sang de la vie, des femmes, des lunes. Le lien entre la Terre et le Ciel, les menstruations étant en lien avec le cycle lunaire. Le symbole du serpent est associé au culte matricien.

D’autres symboles sont-ils associés au culte de la Déesse Mère ?

Les pierres levées sont vénérées comme des points d’accumulation d’énergie, des points d’acupuncture : elles symbolisent l’œil cosmique de la Déesse. Ces lieux de culte s’articulent autour du cercle pour célébrer les rythmes des saisons : solstice et équinoxe, pleine lune et nouvelle lune. Un changement récent s’est produit dans l’histoire de l’humanité. Il y a 6 000 ans, on a cessé de vénérer la Terre et l’élément féminin. La révolution agricole a bouleversé la relation avec la terre. Il ne suffisait plus d’accepter les bienfaits de la terre mais de maîtriser ses forces prodigieuses. Quand l’homme s’est sédentarisé il a voulu posséder la terre puis la femme. 

Avec quelles conséquences ?

Le symbole du « conquérant » a bouleversé la place des femmes dans la société. Privée du pouvoir lié à la terre nourricière, la femme a perdu sa liberté d’être sexué, porteuse de vie et de vitalité. Le culte de la matrice a été diabolisé, l’entrée du temple – la vulve, le vagin, l’utérus, en un mot la yoni (en sanscrit) – a été séparée et sectionnée. 

Comment sortir de cette séparation ?

Grâce à la roue Médecine de la réconciliation de l’homme et de la femme. Elle est cette comme-union entre l’énergie des organes de la vie et l’énergie du cœur. Ce qui a été séparé peut à nouveau être réuni. Le masculin portant le féminin et inversement. UNIDOS. Union des principes Masculin et Féminin car toute aventure humaine commence dans le ventre d’une femme….. Cette union nous ramène à Dieu comme Conscience, espace universel qui anime le monde fait de vibrations, molécules, atomes… Dieu comme expression du vivant, d’une fraternité du vivant dans tous les aspects et tous les règnes : minéral, végétal, animal, terrestre, extra-terrestre…

Le mot de la fin ?

Revenir au sacré, c’est vivre une expérience au cœur de nous-mêmes qui nous ouvre un chemin spirituel, une transformation intérieure. C’est développer les qualités et les valeurs du cœur, nos intentions… Cela génère en nous la magie de la présence, la dévotion, l’adoration, l’écoute intérieure. C’est là où j’ai le sentiment d’œuvrer. 

Renseignements – Inscriptions : 
www.esprittantra.org et www.femininsacre.org

Pour en savoir plus, procurez-vous le nouveau livre « Et tu seras chamane! » la biographie de Marie Jésus SANDOVAL-AMRITA par Jean-Luc Nussbaumer.

Publié dans Astrologie et Esotérisme, PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS, SAGESSE | Pas de Commentaire »

Clés pour l’éveil de la conscience

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2015

SELON AMMA

Au cours des trente dernières années, Amma a consacré sa vie à élever le niveau de conscience de l’humanité souffrante grâce au plus simple des gestes : une étreinte. C’est de cette manière intime qu’elle a béni et consolé plus de trente cinq millions de personnes dans le monde entier. Ambassadeur de la paix et engagée de longue date dans des oeuvres de caritatives (Embracing the World), Amma distille aussi un enseignement authentique, émané du coeur, comme une mère parle à ses enfants. Les réponses simples qu’elle apporte aux questions des gens qui l’entourent ou au cours des programmes qu’elle donne partout dans le monde, sont inimitables et pragmatiques, emplies d’une sagesse que chacun peut comprendre. Les paroles qui suivent sont issues de ces entretiens.

 AMMA

Question : Quelle est la relation entre l’homme et la nature ?

Amma : L’être humain n’est pas différent de la Nature. Il en fait partie. L’existence même des êtres humains sur la terre dépend de la Nature. En fait, nous ne protégeons pas la Nature, c’est elle qui nous protège. Les arbres et les plantes, par exemple, sont indispensables à la purification de l’énergie vitale. Chacun sait qu’il est impossible à l’homme de vivre dans le désert car il n’y a pas d’arbres pour y purifier l’énergie vitale. Si l’atmosphère n’est pas purifiée, la santé des êtres humains se détériore et il s’ensuit la maladie, la diminution de la durée moyenne de vie, l’affaiblissement voire la perte de la vue. Notre existence est inextricablement liée à la Nature. Un changement, même minime, dans la Nature se répercute dans notre vie sur cette planète. Nos pensées et nos actions ont également un effet sur la Nature. Si l’équilibre de la Nature est rompu, l’harmonie de la vie humaine est elle aussi brisée, et réciproquement.

Le facteur reliant les hommes à la Nature, c’est leur innocence innée. Lorsque nous voyons un arc-en-ciel ou les vagues de l’océan, ressentons-nous toujours la joie innocente d’un enfant ? Un adulte qui interprète l’arc-en-ciel uniquement en termes d’ondes lumineuses ne connaîtra pas la joie et l’émerveillement de l’enfant devant l’arc-en-ciel ou les vagues de l’océan. La foi en Dieu est le meilleur moyen de préserver cette innocence enfantine chez les êtres humains. Inversement, la foi et la dévotion jaillissent de l’innocence et grâce à elles, un croyant voit Dieu en tout, qu’il s’agisse d’un arbre ou d’un animal ; il perçoit Dieu dans chacun des aspects de la Nature. De ce fait, il vit en parfaite harmonie, en accord avec la Nature. Le fleuve d’amour infini qui s’écoule d’un véritable croyant vers la création tout entière produit un effet doux et apaisant sur son environnement. Cet amour est la meilleure protection de la Nature. La perte de l’innocence vient avec le développement de l’égocentrisme. Alors l’être humain aliène la Nature et commence à l’exploiter. L’homme est inconscient de la menace qu’il représente maintenant pour la Nature. En la maltraitant, il pave le chemin de sa propre destruction. Tout en développant son intelligence et ses connaissances scientifiques, l’être humain ne devrait pas oublier les sentiments de son coeur, qui lui permettent de vivre en accord avec la Nature et ses lois fondamentales.

 

Q : Quel rôle doit jouer la religion dans les relations entre l’homme et la Nature ?

 

Amma : C’est la religion qui aide les êtres humains à rester conscients de leur union avec la Nature. Sans la religion, l’humanité perd cette conscience. La religion nous enseigne à aimer la Nature. En vérité, le progrès et la prospérité de l’humanité dépendent entièrement du bien que l’homme fait à la Nature. La religion permet de maintenir une relation juste entre l’Homme et la Nature. La relation entre l’homme et la Nature est semblable à la relation entre le microcosme (pindanda) et le macrocosme (Brahmanda). Nos ancêtres, dans leur sagesse, l’avaient compris. C’est la raison pour laquelle ils accordaient tant d’importance au culte de la Nature dans les pratiques religieuses. L’idée sous-tendant les pratiques religieuses (acharam) était d’associer intimement les êtres humains avec la Nature. En établissant une relation d’amour entre l’Homme et la Nature, ils assuraient à la fois l’équilibre de la Nature et le progrès de l’humanité. Prenez un arbre. Il donne de l’ombre même à celui qui l’abat. Il offre ses fruits sucrés et délicieux à la personne qui lui fait du mal. Mais notre attitude est totalement différente. Quand nous plantons un arbre ou élevons un animal, notre seul intérêt est le profit que nous pouvons en tirer. Si l’animal cesse d’être rentable, nous le supprimons sans délai. Dès que la vache ne donne plus de lait, nous la vendons au boucher pour retirer quelque argent. Si un arbre ne produit plus de fruits, nous l’abattons pour fabriquer des meubles. L’égoïsme règne en maître. Il est impossible de trouver où que ce soit l’amour désintéressé. Mais nos ancêtres étaient différents. Ils savaient que les arbres, les plantes et les animaux étaient indispensables au bien des humains.

Q : Quelle a été la raison de la rupture des relations entre la Nature et les êtres humains ?

Amma : C’est à cause de son égoïsme que l’homme voit aujourd’hui la Nature comme séparée de luimême. C’est la conscience que les deux mains sont « miennes » qui pousse l’une à consoler l’autre en cas de coupure ou de blessure. Nous n’éprouvons pas le même souci si quelqu’un d’autre est blessé, n’est-ce pas ? Cela ne vient-il pas de la notion : « Ce n’est pas moi » ? Ce mur de séparation entre les humains et la Nature est créé principalement par le comportement égocentrique de l’homme. Les hommes pensent que la Nature n’existe que pour être exploitée et utilisée en vue de satisfaire leurs désirs égoïstes. Cette attitude crée un mur, une séparation, une distance. Il est effrayant de constater que l’homme moderne a perdu sa largesse d’esprit et que c’est la conséquence du développement phénoménal de la science. L’homme a découvert des méthodes pour produire cent tomates à partir d’un plant qui n’en portait habituellement que dix. Il a également réussi à doubler la taille des fruits. Ces techniques ont certes permis de réduire en partie la pauvreté grâce à l’accroissement de la production, mais l’homme n’est pas vraiment conscient des effets nocifs des engrais et des pesticides artificiels qui pénètrent dans son corps avec les aliments dont il se nourrit. Ces produits chimiques détruisent les cellules du corps et en font une proie facile pour les maladies. Le nombre des hôpitaux a lui aussi augmenté tandis que les scientifiques multipliaient artificiellement le rendement des graines et des plantes, sans tenir compte de leurs limites naturelles.

Bien que la science ait atteint des sommets inimaginables, l’homme, par égoïsme, a perdu la vision claire des choses et la faculté d’agir avec discernement. (…) Il est grand temps de réfléchir sérieusement à la protection de la Nature. Détruire la Nature signifie détruire l’humanité. Les arbres, les animaux, les oiseaux, les plantes, les forêts, les montagnes, les lacs et les rivières, tout ce qui constitue la Nature, ont désespérément besoin de notre bienveillance, du soin attentionné et de la protection de l’homme. Si nous les protégeons, à leur tour ilsnous nous protègeront.

Le légendaire dinosaure et de nombreuses autres espèces vivantes ont complètement disparu de la surface de la terre car ils ne purent survivre aux conditions de changements climatiques. Si l’homme n’est pas prudent, il subira le même sort lorsque son égoïsme atteindra son apogée. La protection et la préservation de la Nature ne sont possibles que grâce à l’amour et à la compassion. Mais ces deux qualités sont en diminution rapide chez l’être humain. Afi n d’éprouver un amour et une compassion réels, il est nécessaire de prendre conscience de l’unité de la force de vie, qui est le substrat et le soutien de l’univers entier. Cette réalisation ne peut survenir que par une étude approfondie de la religion et par l’observance des principes spirituels.

Q : Quels sont les points communs entre un cheminement spirituel et la préservation de la Nature ?

Amma : Les Upanishads disent : « Isavasyamidamsarvam », tout est pénétré de Conscience Divine. C’est cette Conscience qui maintient le monde avec toutes ses créatures. La religion nous enseigne à voir et à vénérer Dieu en toute chose. Cette prise de conscience nous conduit à aimer la Nature. Aucun d’entre nous ne blesse délibérément son propre corps car nous savons que c’est douloureux. Ainsi, lorsque nous percevons la même conscience vivante, unique, dans tous les êtres, la souffrance et les douleurs d’autrui deviennent notre souffrance. La compassion éclot dans notre coeur et nous aspirons à aider et à protéger les autres. Lorsqu’un humain accède à cet état, il ne souhaite pas cueillir inutilement ne serait-ce qu’une feuille. Il ne cueille une fleur qu’au dernier jour de son existence, juste avant qu’elle se fane. Et il considère comme un acte très nuisible, pour la plante comme pour la Nature, le fait de cueillir la fleur dès le premier jour, par avidité. En regardant la Nature et en observant sa façon désintéressée de donner, nous pouvons prendre conscience de nos propres limitations, ce qui favorise le développement de la dévotion et l’abandon de soi à Dieu. Ainsi, la Nature nous aide à nous rapprocher de Dieu et nous apprend à l’adorer vraiment. En réalité, la Nature n’est rien d’autre que la forme visible de Dieu que nous pouvons percevoir et expérimenter à travers nos organes sensoriels. En aimant et servant la Nature, nous louons en vérité Dieu lui-même. De même que la Nature crée les circonstances nécessaires pour qu’une noix de coco devienne un cocotier et pour qu’une graine se transforme d’elle-même en un arbre immense, qui porte des fruits, la Nature crée les circonstances permettant au Soi individuel (jiva) d’atteindre le royaume du Soi Suprême (Paramatman) et de se fondre en lui en une union éternelle. Un chercheur spirituel sincère, un vrai croyant, ne peut nuire à la Nature, car il voit la Nature comme étant Dieu, il ne ressent pas la Nature séparée de luimême. C’est un amoureux authentique de la Nature.

Q : Comment entrer sur le chemin de la paix ?

Amma : Pour éviter les attaques terroristes, des mesures de sécurité très sévères ont été instaurées dans les aéroports et autres lieux publics. Certes, de telles mesures sont absolument nécessaires pour notre sécurité physique, elles ne constituent pourtant pas une solution ultime. En vérité, le plus destructeur de tous les explosifs et celui qu’aucune machine ne peut détecter, c’est la haine, associée à l’aversion et au désir de vengeance, qui demeure dans le coeur humain. A ce propos, Amma se rappelle une histoire. Le chef d’un village célébrait son centième anniversaire. De nombreux dignitaires et journalistes assistaient à la fête. Un des journalistes lui posa la question suivante : « Vous avez eu une longue vie. Dites-moi, en regardant le passé, de quoi êtes-vous le plus fi er ? » Le vieil homme répondit : « Eh bien, voyez-vous, j’ai vécu cent ans mais je n’ai pas un seul ennemi sur cette planète. » « Vraiment ? Voilà qui est réellement surprenant, dit le journaliste, puisse votre vie être une source d’inspiration pour tous ! Maintenant, dites-moi comment avez-vous fait ? » « Oh ! C’est très simple : je me suis assuré qu’aucun d’entre eux ne restait en vie ! » s’exclama le centenaire. Si nous ne nous libérons pas de nos émotions destructrices, il n’y aura pas de fin à la guerre ni à la violence.

De nos jours, en cas de guerre, le pays ennemi est détruit de fond en comble. Les vaincus sont assujettis par les vainqueurs qui les dépossèdent de leurs terres, pillent leurs ressources naturelles et leurs richesses. La culture et les traditions ancestrales, transmises de génération en génération, sont anéanties et de nombreux innocents sont tués sans aucune pitié. En outre, la quantité de gaz toxiques qui se répand dans l’atmosphère et pollue le sol suite à l’explosion de bombes et d’autres armes de guerre est inimaginable. Ces gaz affectent la santé mentale et physique de nombreuses générations à venir ! Au lendemain d’une guerre sévissent la mort, la pauvreté, la famine et les épidémies. Voilà les cadeaux que la guerre offre à l’humanité. Aujourd’hui, certains pays riches encouragent l’émergence de guerres uniquement pour écouler leurs dernières innovations en matière d’armement. Le but de toutes nos actions, y compris de la guerre, devrait être de protéger la vérité et le dharma (la justice). Je ne dis pas que la guerre est inévitable. Elle n’est jamais une nécessité. Mais réussirons-nous à éliminer la guerre du monde extérieur tant que des conflits persistent dans l’esprit humain ? Voilà une question sur laquelle il nous faut absolument méditer.

im AMMA

Q : Quelle est la source de ces conflits ?

Amma : La raison principale de nombreux conflits dans le monde actuel, c’est la séparation entre la science et la religion. En réalité, la science et la religion doivent aller de pair, avancer main dans la main. Sans la religion, la science est incomplète et vice-versa. La société essaie de couper l’humanité en deux : d’un côté les scientifiques, de l’autre les croyants. Les scientifiques déclarent que la religion et la spiritualité sont fondées sur une foi aveugle. En revanche, ils s’accordent à dire que la science repose sur des faits, prouvés par des expériences.

La question qui se pose est la suivante : de quel côté se place-t-on ?

Du côté de la foi ou du côté des preuves scientifiques ? Il est inexact d’affirmer que la religion et la spiritualité sont basées sur une foi aveugle et que leurs principes n’ont pas été prouvés. On peut même dire que les maîtres spirituels ont fait des recherches plus poussées que les De nos jours, en cas de guerre, le pays ennemi est détruit de fond en comble. Les vaincus sont assujettis par les vainqueurs qui les dépossèdent de leurs terres, pillent leurs ressources naturelles et leurs richesses. La culture et les traditions ancestrales, transmises de génération en génération, sont anéanties et de nombreux innocents sont tués sans aucune pitié. En outre, la quantité de gaz toxiques qui se répand dans l’atmosphère et pollue le sol suite à l’explosion de bombes et d’autres armes de guerre est inimaginable.

Ces gaz affectent la santé mentale et physique de nombreuses générations à venir ! Au lendemain d’une guerre sévissent la mort, la pauvreté, la famine et les épidémies. Voilà les cadeaux que la guerre offre à l’humanité. Aujourd’hui, certains pays riches encouragent l’émergence de guerres uniquement pour écouler leurs dernières innovations en matière d’armement. Le but de toutes nos actions, y compris de la guerre, devrait être de protéger la vérité et le dharma (la justice). Je ne dis pas que la guerre est inévitable. Elle n’est jamais une nécessité. Mais réussirons-nous à éliminer la guerre du monde extérieur tant que des conflits persistent dans l’esprit humain ? Voilà une question sur laquelle il nous faut absolument méditer…

INTERVIEW de AMMA sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Philosophie de la VIE, SAGESSE, TRANSFORMATION INTERIEURE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

La Vérité et la Connaissance appartiennent à des mondes différents

Posté par othoharmonie le 21 octobre 2015

1lettres

 Je ne sais pas si vous y avez jamais pensé, mais le soi, avec son expérience immédiate, est vraiment tout ce qui existe. Tout, et même le monde entier, ne s’y trouve-t-il pas contenu ? Je peux vous sembler un cas de mégalomanie en m’exprimant de cette façon, mais ne me condamnez pas; pensez-y plutôt vous-même très attentivement, et vous verrez bien. Au sens profond du terme, nous pouvons affirmer que « l’Homme est la mesure de toutes choses ». Donc, nous devons comprendre l’homme comme étant la seule unité de mesure, ce qui veut dire que pour nous, la mesure et le mesuré, l’observateur et l’observé, le penseur et la pensée ne font qu’un. Nous n’avançons rien de mystique ou de surnaturel, mais nous voulons dire qu’à chaque instant il peut y avoir plénitude dans la simple vision du soi dans la connexité : c’est là notre seule réalité.

On ne peut que suggérer la vérité : elle ne peut jamais être transmise. La question suivante : « Quelle est la vérité ? », n’est pas légitime et ne signifie rien si vous vous attendez à ce qu’on vous réponde. Elle ne le devient que si vous vous la posez à vous-même. Toute verbalisation ou description de la vérité n’est pertinente et valide que dans un sens négatif : « pas ceci, pas cela… » C’est pourquoi il est un peu simple de discuter de la vérité car on peut outrepasser la vérité dans le sens le plus limité du mot. La vérité est une expérience personnelle, mais sa perception n’est ni subjective, ni objective, ni individuelle, ni universelle dans sa validité. Le moment de vérité est un moment de libération dans lequel il n’y a ni le soi ni le non-soi. Ceci met fin à toute catégorisation, et c’est alors le commencement du silence.

Être conscient signifie percevoir une chose dans sa totalité, pour pouvoir passer à une action immédiate sans tergiversation. Percevoir totalement, c’est donc avoir une vision sans l’observateur et toute son idéation qui interfère avec la vision. Une telle vision est un processus impersonnel qui n’entraîne pas d’émotions (qui appartiennent à l’observateur) et elle ne peut donc être mesurée en intensité comme étant « très forte » ou autrement. Elle n’est pas non plus fragmentaire, comme lorsque vous différenciez votre côté « positif » et votre côté « négatif ». Qui, de toute manière, décide de ce qui est « positif » ou « négatif », « mauvais » ou « bon », etc., si ce n’est l’observateur à cause de son héritage ? Comme je l’ai déjà énoncé, pratiquer la « conscience sans choix », c’est observer en silence, c’est-à-dire sans jugement, sans faire de catégorisation, sans émotion; ceci ne laisse absolument pas de place à l’observateur (qui est l’éternel censeur). La conscience substitue à un « appris » un « désappris », c’est-à-dire un « désappris » des réflexes conditionnés de l’observateur. Contrairement à la plupart des processus « appris/désappris », elle n’entraîne ni discipline ni répression.

Propos de Robert Powell Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Philosophie de la VIE, SAGESSE, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaire »

Mais qu’est-ce que la pleine conscience

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

 

bouddha-rigoloLa Mindfulness attitude est la posture mentale de « pleine conscience ». Quels que soient les phénomènes qui viennent se porter à la connaisse de ma petite conscience – des pensées, des images mentales, des idées, des sensations physique, des émotions, etc – je suis en pleine conscience à partir du moment où j’en prends simplement note, sans cherche à les juger, les comprendre, les chasser ou m’y agripper.

La conscience regarde, c’est tout. Elle devient conscience observante ; tout comme un observateur juché sur un promontoire, qui embrasse du regard les phénomènes évoluant au sol, elle est cette instance silencieuse, gravée dans le corps et l’esprit, capable d’observer les faits et gestes du mental et du corps sensible. Au risque d’être redondante, mais pour fournir des exemples parlants, une bonne image serait celle d’un entomologiste attentivement penché au-dessus d’une fourmilière, notant juste les évolutions de ses diligentes petites habitantes, mais dans leurs moindres détails. Une autre métaphore serait celle d’un reporter chargé de filmer simplement tout ce qui peut défiler dans le champ de sa caméra, sans porter de jugement ou de sélection sur les informations qu’il enregistre.

Dès les années 1970, la pleine conscience fut isolée par des chercheurs en psychologie américains qui reconnaissaient déjà ses vertus thérapeutiques. C’était l’amorce d’une étude qui allait gagner ses lettres de noblesses grâce à l’intérêt que Kabat-Zinn allait lui porter. La pleine conscience repos eau cœur même du bouddhisme, dans toutes ses formes et toutes ses traditions. Cependant, son essence est universelle, dans la mesure où elle cherche à affiner l’attention et la vigilance. Elle est un véhicule puissant pour travailler à l’exploration de son soi profond, à la recherche des causes ultimes de la souffrance, et pour s’en libérer.

Comme le rappel ce personnage, la pleine conscience dérive de l’enseignement du Bouddha historique ; elle est une traduction du terme pali sati. Mais il est vraisemblable que la pleine conscience soit encore antérieure au Bouddha ; les bases de cette technique se retrouvent dans les disciples hindoues très anciennes, qui puisent elles-mêmes leurs sources dans des écrits sémitiques et chamaniques.

Plus près de nous, deux définitions approchantes sont données par les créateurs de la MBSR ; être mindful, c’est le fait « d’amener toute sa vigilance sur l’expérience l’instant Présent, moment après moment ; ou de porter son attention sur le moment présent, avec intention, et sans jugement de valeur sur ce qui vient.

Avant que la MBSR ne popularise la pleine conscience bouddhiste, cette culture de l’instant présent était peu familière en Occident. Sans doute ses origines exotiques en étaient-elles la cause ; Mais comme Kabat-Zinn souhaitait l’intégrer coûte que coûte dans son programme de soin, il l’enseigna à ses patients sous une forme « laïcisée » c’est-à-dire dénuée du contexte spirituel qui lui avait donné naissance. Faut-il le déplorer ou s’en réjouir ? En tout cas, ce sacrifice lui a permis d’en faire profiter le lus grand nombre, toutes obédiences confondues – y compris et surtout les réfractaires à la religiosité ; aujourd’hui la MBSR connaît un immense succès grâce à l’existence de près de 250 centres qui, par-delà le monde, permettent de secourir la détresse liée à un grand nombre de problèmes de santé.

Toutes les expériences visent à enseigner que la pleine conscience, c’est accueillir en soi ce qui se passe sans plus de jugement ; sans que nos actions et décisions soient polluées par des crispations du mental. Tout ce qui franchit le champ de la conscience (sons, image s, affects, sensations, pensées, etc) est simplement observé dans une attention la plus équanime possible. Et toute évaluation critique loin d’être refoulée ou exaltée, n’est simplement pas attisée.

D’ordinaire, nous nous sentons solidaires de nos pensées. Parfois, nous l’assimilons même à cette petite voix intérieure, même si son discours est souvent source d’égarements ou d’émotions pénibles… Elles ont un pouvoir despotique sur nos émotions et nos actes, dès lors que nous nous mettons à y croire. Examiner ses productions mentales en pleine conscience, avec minutie et sans passion, place celui qui pratique dans le rôle d’observateurs de son monde intérieur. Et à l’usage, les pensées sont enfin considérées pour ce qu’elles sont : de simples représentations de la réalité ou de soi-même, rien de plus. En prenant conscience de cela, le sujet cesse progressivement de s’identifier à elles et d’y réagir par des crispations émotionnelles ou des actes impulsifs.

Ce nouveau positionnement peut sembler passif. Il n’en n’est rien, bien au contraire : contempler ses productions mentales, c’est prendre activement une distance pour se désolidariser de celles-ci, et choisir un regard plus critique sur la validité de leur discours.

Ainsi, l’observation dénuée de jugement de pensées anxieuses ou tristes amène le sujet à réaliser qu’elles sont d’abord une production de notre esprit ; elles ne reflètent ni ce que nous somme, ni ce qu’est la réalité extérieure. Ainsi cette attitude neutre et décentrée présente un intérêt majeur pour lutter contre les pensées négatives et destructrices.

Méditer, c’est mieux gérer sa vie.

L’entrainement à la pleine conscience offre des résultats prometteurs chez les personnes souffrant par exemple de boulimie. D’une part, cela permet d’affûter la sensation consciente de plénitude gastrique, sensation qu’un apprentissage adapté transformera en un « stop » face à la crise boulimique débutante. En second lieu, cela permet d’observer davantage ses envies au sein du corps et du mental, même si elles sont pénibles et d’y céder moins souvent. Enfin, grâce à cette position plus sereine d’observateur, le sujet parvient à prendre davantage de distance par rapport à sa détresse. Par conséquent, la mise en place d’attitudes de résolution de problèmes plus constructives face au stress est plus aisée à réaliser.

Pour conseil, il est nécessaire de ne pas éviter les situations pénibles, mais d’accepter de les affronter progressivement pour mieux les dépasser …!

sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Méditation, Philosophie de la VIE, SAGESSE, TRANSFORMATION INTERIEURE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

Le moine et l’adversité

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2015

Sagesse des contes


MEMORY-80x80Le maître zen Hakuin vivait dans une ville du Japon. On le tenait en haute estime et bien des gens venaient l’écouter dispenser ses enseignements spirituels. Un jour, la fille adolescente de son voisin tomba enceinte. Les parents de cette dernière se mirent en colère et la réprimandèrent pour connaître l’identité du père. La jeune fille leur avoua finalement qu’il s’agissait d’Hakuin. Les parents en colère se précipitèrent chez lui et lui dirent en hurlant que leur fille avait avoué qu’il était le père de l’enfant. Il se contenta de répondre : « Ah, bon? ».

La rumeur du scandale se répandit dans la ville et au-delà. Le maître perdit sa réputation ne plus personne ne vint le voir. Mais cela ne le dérangea pas. Il resta impassible. Quand l’enfant vint au monde, les parents le menèrent à Hakuin en disant : « vous êtes le père, alors occupez vous en! » Le maître prit grand soin de l’enfant. Un an plus tard, prise de remords, la jeune fille confessa à ses parents que le véritable père de l’enfant était le jeune homme qui travaillait chez le boucher. Alarmés et affligés, les parents se rendirent chez Hakuin pour lui faire des excuses et lui demander pardon. « Nous sommes réellement désolés. Nous sommes venus reprendre l’enfant. Notre fille a avoué que nous n’étiez pas le père ». La seule chose qu’il dit en tendant le bébé aux parents fut : « ah, bon? ».

Le maître réagit de façon identique au mensonge et à la vérité, aux bonnes nouvelles et aux mauvaises nouvelles. Il permet à la forme que prend le moment, bonne ou mauvaise, d’être ce qu’elle est. Ainsi, il ne prend pas part au mélodrame humain. Pour lui, il n’y a que ce moment, ce moment tel qu’il est. Les événements ne sont pas personnalisés et il n’est la victime de personne. Il fait réellement un avec ce qui arrive et ce qui arrive n’a aucun pouvoir sur lui… Il a pris soin de l’enfant avec beaucoup d’amour. L’adversité se transforme en félicité grâce à son absence de résistance. et répondant encore à ce que le moment présent exige de lui, il rend l’enfant quand c’est le moment de le faire.

Imaginez un instant comment l’ego aurait réagi au cours de ces divers événements.

cité par Eckhart Tolle dans Nouvelle Terre, p. 169-170.

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

Sagesse des contes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2015

 

Le magicien


sagesse des contes

 

C’était deux frères aux destinées incomparables. l’un était pâtissier, l’autre magicien. Ils vivaient dans un modeste village à l’abri des paillettes et des tapis rouge. Le premier se contentait de peu, le deuxième était rongé par l’insatisfaction. 

Mécontent, il quitta son village pour devenir le magicien le plus reconnu du pays. Après mille et une craintes, privations et sacrifices, il réalisa enfin son rêve. 

Hélas ! Cela ne put suffire à combler la vacuité de son âme.

Il partit alors séduire sa future âme sœur dans les soirées branchées de la capitale. Le voici marié à une déesse parmi les femmes.

Malgré toutes ces réjouissances, le bonheur n’était toujours pas au rendez-vous.

Le couple céleste déménagea alors dans un splendide manoir et mit au monde sept merveilles qui furent éduqués dans des conditions royales. 

Pauvre magicien… Il avait beau gravir les sommets les plus élevés de l’humanité, il ne pouvait échapper à cette sournoise insatiabilité.

Désespéré, il revint aux sources et reprit contact avec son frère bienheureux. En guise de retrouvailles, ce dernier avait préparé une tarte aux citrons qu’ils partagèrent au café du village. Après quelques discussions stériles, ils en vinrent à l’essentiel :

« Mon tendre frère, j’ai un meilleur métier, une plus belle femme et une plus grande famille que toi. Pourtant, de nous deux, c’est toi le plus heureux. Comment fais-tu ? Quand pourrais-je enfin goûter au bonheur ? »

Le pâtissier s’essuya les babines avec sa serviette, et déclara ceci :

« Tu seras heureux quand tu cesseras de désirer autre chose que cette tarte aux citrons. » 

Ils firent silence, et le magicien repris une part de tarte qu’il s’efforçât de savourer pleinement.

Il avait là le pressentiment d’apprendre le seul tour de magie qui échappait à sa virtuosité : le bonheur.

     Un conte thérapeutique de François Sivade sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans SAGESSE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaire »

A L’ère du Non-jugement

Posté par othoharmonie le 17 août 2015

Le-Non-JugementAlors, faites ce bond en avant, en entrant dans l’ère du Non-jugement. Je sais que cela n’est pas facile, car on vous a inculqué depuis des millénaires ces notions de peur qui vous freinent et ont permis à certains de vous contrôler à loisir ; ce qui est encore le cas pour beaucoup d’entrevous…

Mais maintenant, rejetez ces peurs qui ne reposent sur rien et entrez pleinement et en conscience dans l’ère du NON-JUGEMENT. C’est ce passage obligatoire, que certains appellent la 4e dimension, la dimension du cœur, l’expression de l’Amour… par le chakra du cœur… peu importe le nom que l’on y donne. Étant donné que dans le Nouveau Monde qui vous attend, à l’issue de l’ascension de la Terre, ces notions de « jugement » et de « pardon » n’existent plus, car tout est Amour.

Mais ne pensez pas : « Je n’ai qu’à attendre que cela arrive, puisque c’est si bien annoncé… ». Que nenni ! C’est libérés de ces notions erronées que vous pourrez franchir les portes du Nouveau Monde. Aussi, préparez-vous immédiatement, sans attendre, afin de pouvoir goûter très prochainement à cette joie incommensurable de l’Amour Inconditionnel et Universel, qui vous attend.

Considérez simplement, dans ce processus, que vous êtes à l’école de la Vie et que pour pouvoir accéder à la classe « supérieure », vous devez avoir auparavant intégré ce qui en est l’essence… en l’occurrence dans le cas présent, intégrer pleinement l’Amour.

Soyez et Rayonnez

Ce n’est que lorsque les notions de jugement et de pardon ne seront plus qu’un lointain, très lointain souvenir, que vous aurez pleinement intégré l’Amour inconditionnel. Mais tout ceci peut aller très vite, aussi vite que l’évolution actuelle de la planète, sinon plus… cela ne dépend que de vous.

Posez-vous simplement la question : « Pourquoi continuer à être l’instrument des Autres, et penser qu’ils sont responsables des embûches sur mon chemin, et moi victime… » au lieu de dire simplement : « JE SUIS et j’assume qui JE SUIS », en permettant à l’Être de Lumière en moi de s’exprimer, d’Être et des Rayonner.

Prenez cette décision tout simplement, avec votre cœur, SANS JUGEMENT, ni envers vous-même, ni envers les Autres.

SOYEZ et RAYONNEZ, mes chers Enfants de la Terre.

Je vous aime.


Message du Maître Hilarion, reçu le 11 juillet 2015 par Jean-Paul Thouny

 

 

 

Publié dans Channeling, SAGESSE | Pas de Commentaire »

MORALE DU BOUDDHISME

Posté par othoharmonie le 10 août 2015

 

bouddhismeLa quatrième des « vérités saintes » ou « chemin à huit branches » peut être considérée comme la morale du Bouddhisme, les « vérités » précédentes constituant sa doctrine. La seule vie sainte est, pour le Bouddhisme, la vie monastique car le précepte n’est pas de vivre en ce monde et de chercher à améliorer, mais de se détacher du monde. Il est dit formellement que seuls les moines peuvent parvenir à la délivrance complète ; les laïques devront revenir comme moines pour y arriver. Le fondement de la morale bouddhique n’est pas l’obéissance à la volonté d’un maître, mais le fruit des actes : récompense ou châtiment ; la moralité n’a pour but que le bonheur dans cette vie et dans les existences futures ou, à un degré supérieur, la délivrance. Cette morale est en générale négative. D’ailleurs elle n’a pas de valeur absolue ; c’est simplement un programme de vie que les sages ont jugé bon, mais il est révisable.

Son principe, c’est la droiture, c’est-à-dire l’éloignement de toute impureté, en paroles et en actions, et surtout le fait de penser et d’agir en conformité avec les lois de l’existence. Le Bouddhisme ignore les vertus chrétiennes, notamment l’humilité qui est incompatible avec une doctrine de confiance dans les forces humaines ; il ignore également la soumission, l’obéissance ; Gautama ne parle de l’obéissance que pour enjoindre à ses disciples de n’y pas succomber. Même le renoncement ne s’accomplit pas chez le bouddhiste à la façon d’un arrachement ; il vient de la réflexion, du raisonnement ce que ses méditations lui ont montré futile ou méprisable, il y renonce. En d’autres termes, la méthode de salut bouddhique est assez proche d’un système de recherches scientifiques. La moralité est simplement une attitude, elle n’est pas ce que nous appelons le Bien, pas plus que les actes que nous qualifions de vices ne sont le Mal. Pour le Bouddhiste, le Bien n’est pas un idéal, mais une bonne hygiène capable d’accroître la santé et le développement intellectuel. 

La notion de charité est étrangère au Bouddhisme primitif ; Gautama n’ordonne pas tant d’aimer son prochain que de ne pas le haïr ; il éveille et entretient des dispositions bienveillantes à l’égard du monde entier, mais sans oublier qu’attacher son coeur à d’autres êtres, c’est se condamner à souffrir. D’ailleurs, venir en aide au prochain est incompatible avec cette quiétude qui, pour le Bouddhisme, est le bien suprême ; aux yeux du bouddhiste en effet la vie qui conduit au nirvâna n’est pas une vie d’activité passée dans le tumulte du monde, mais une vie de solitude et de calme contemplation . Et puis, soigner les malades, subvenir aux besoins des nécessiteux, c’est contribuer à confirmer les malheureux dans leur attachement illusoire à l’existence individuelle, la chose même que le Bouddhisme cherche à faire disparaître.

    Le pardon est enseigné, mais avec cette arrière pensée que pardon et réconciliation sont de meilleure politique que vengeance, car l’inimitié ne s’apaise pas par l’inimitié . La voie à huit branches « n’est donc ni inaction, ni paresse, ni engourdissement ; le principal intérêt de la vie morale réside dans le travail incessant de la discipline intérieure. « Pas à pas, pièce à pièce, heure par heure, celui qui est sage doit épurer son moi de toute impureté, comme un orfèvre épure l’argent » (Dhammapada, stance 239) .

Ainsi, ce « moi » dont la réalité demeure pour la spéculation métaphysique une énigme indécise, la morale lui donne toute sa valeur. Les sens doivent être tenus en bride, une conscience claire doit toujours diriger tous nos mouvement, il faut parvenir à une absolue maîtrise de soi. Cette victoire, l’homme ne la doit qu’à lui seul. Il n’y a pas d’excuse au mal, chacun est entièrement responsable pas de compensations : une bonne action n’en rachète pas une mauvaise ; les actes coupables doivent d’abord être expiés intégralement, puis les vertus reçoivent leur récompense. La misère, la maladie, les souffrances dans cette vie sont la punition des fautes antérieures ; la santé, la fortune, les dignités, le bonheur domestique sont la rémunération des mérites. Il est dit « Le moi est le protecteur du moi ; quel autre protecteur pourrait-on avoir que soi-même ? ».

    Le bouddhiste n’a aucun dieu à remercier, de même qu’il n’en appelle aucun à son aide. Le Bouddha ne peut donner la victoire à ses disciples, il ne peut que leur en montrer le chemin ; il leur enseigne à se délivrer comme lui-même s’est délivré. On ne le prie pas ; étant « éteint »(parinivriti)il ne retire pas plus d’avantage d’un culte qui lui serait offert qu’il ne souffre des offenses. Le dévot n’attend aucune faveur de sa piété ; mais penser au Bouddha, c’est orienter ses sentiments vers lui.

- Au contraire, le Christ se donne comme le Sauveur, comme l’unique Sauveur du monde, comme l’unique condition du salut : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ; nul ne vient au Père que par moi ; hors de moi, vous ne pouvez rien ; venez a moi, vous tous qui êtes fatigués et chargé : je vous soulagerai ; je suis avec vous tous les jours jusqu’à la Fin du monde. » Il n’y a dans le Bouddhisme pas plus de place pour la prière que pour la grâce.

    bouddha-lotusCe qui remplace la prière, c’est la méditation. Elle consiste, non pas dans l’examen discursif d’un problème, mais en une intense concentration de l’esprit, en une réflexion profonde, suivant un plan et une méthode fixes, pour détourner la pensée du monde extérieur et goûter à l’avance la « cessation du périssable », pour voir non plus la surface changeante des choses, mais leur fond éternel. Ce qui consomme la délivrance, c’est la sagesse, c’est-à-dire une attitude mentale : la connaissance de la doctrine, surtout des quatre vérités. Le bouddhiste sait que tout est illusion ; il ne cherche que le savoir.

C’est pourquoi sagesse et méditation se prêtent mutuellement appui et secours. Le Bouddhisme est un système de reploiement. Pour lui, la voie du salut s’ouvre en sens inverse de la direction normale de la vie. Il ne prêche pas l’inaction, mais il mène à la suppression de toute personnalité. L’absence de personnalité caractérise le Bouddhisme : elle se retrouve dans tous les produits de son activité (littérature impersonnelle, style sans caractère, art emprunté à la Grèce, dégoût des recherches scientifique) et jusque dans la physionomie de ses moines. Assurément, il enseigne à modérer les désirs, mais il méconnaît cette beauté : le désir du mieux, la soif d’une vie plus pleine.

 Or le Christ a dit : « Je suis venu afin que mes brebis aient la vie et qu’elles l’aient avec abondance. »

Extrait de BOUDDHISME ET CHRISTIANISME  (Édition de 1925) retranscrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

La relation maître-disciple

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

A cœur ouvert, Lee Lozowick, disciple de Yogi Ramsuratkumar et représentant de la tradition Bâule en Occident, nous parle ici du chemin spirituel et du rôle du maître authentique.

maitre_et_discipleAvons-nous besoin d’un maître spirituel ?

Mon maître est mort l’année dernière et je n’en ai pas trouvé d’autre. Pour moi, mon maître est toujours vivant. Une chose à considérer, c’est que j’ai passé 27 ans auprès de mon maître, et que pendant toutes ces années, j’ai eu le temps d’apprendre à faire la différence entre ce qui venait de lui et ce qui venait de mon propre mental. Ce point est fondamental. Je ne suis pas très optimiste quand à la capacité qu’a l’être humain de faire preuve de discernement. Notre ego est tellement complexe et sophistiqué qu’il peut nous convaincre de n’importe quoi. J’avais l’habitude d’être cynique face à la condition humaine…mais pas autant qu’aujourd’hui.

Comment savoir si un maître a de l’intégrité ?

Il n’a pas d’autre vie que celle du Travail. Une fois franchie la ligne de démarcation, on ne peut plus rester centré sur soi même. L’ego n’est pas écrasé, brisé, tué. L’ego est tourné au service du divin, il n’est plus tourné exclusivement au service du soi séparateur.

Les soufis disent qu’il existe trois types d’élèves, et que chaque type a ses motivations propres. 

Le premier type d’élève part du principe que l’instructeur possède certaines informations et peut les lui transmettre. Il entre en relation avec l’instructeur pour obtenir ces informations. Il réalise rapidement que l’instructeur ne sait pas tout, il se sent déçu tout, se met à le critiquer, devient agressif, et finit par partir à la recherche d’un autre instructeur qui, lui, saura tout. Ce type d’élève n’est jamais satisfait.

Le deuxième type d’élève entre en relation avec l’instructeur car celui-ci répond à l’image qu’il se fait d’un instructeur authentique. Mais, tôt ou tard, l’instructeur fera quelque chose qui ne correspondra pas tout à fait à l’image de l’élève. 
Celui-ci sera déçu et partira, cherchera un autre instructeur qui correspond mieux à son image. Ce type d’élève n’est jamais satisfait.

Le troisième type d’élève entre en relation avec un instructeur parce qu’il veut la vérité. Il refuse de laisser quoi que ce soit créer un doute dans son esprit ou faire obstacle à la vérité. Même le manque de foi de son instructeur n’influencera pas la foi de l’élève. Ces élèves sont satisfaits dès le début, et ils le restent.

Question : Une certaine dimension de nous-même possède une intelligence divine. Il y a d’autres dimensions en nous prêtes à nous emmener en enfer. Comment faire la différence entre les dimensions subjectives et objectives ?

La différence, c’est le maître vivant. Mais, c’est le boulot de l’élève de surpasser le maître. Ce que le maître veut pour chacun de ses disciples, c’est qu’ils soient complètement indépendants de lui. Une indépendance parfaite équivaut à l’union à Dieu.

Le disciple doit donc découvrir le véritable guide intérieur. Sinon, il dépendra du maître pour les compliments que celui-ci lui fait, la sécurité qu’il représente. Nous devons finir par quitter le maître tout comme nos enfants finissent par quitter la maison familiale. La relation avec le maître ne se termine pas. Elle ne peut pas se terminer. Le maître reste le maître, et en même temps, c’est notre boulot de devenir complètement indépendant du maître.

Il y a quatre types d’instructeurs.

Le premier type d’instructeur est le seul authentique. Ce type d’instructeur peut offrir ce qu’un véritable instructeur est censé offrir.

Le deuxième type est quelqu’un de bien. Ce type d’instructeur fait preuve d’une solide intégrité dans toutes ses relations. Il essaie honnêtement d’aider les gens. Il s’imagine être beaucoup plus avancé qu’il ne l’est en réalité. Il est sincère, mais n’a pas les compétences requises pour réellement faire de ses élèves des disciples.

Le troisième type d’instructeur, le plus courant, est tellement inconscient des motivations négatives qui l’animent que même lorsqu’il pense avoir de l’intégrité et aider les gens, il les manipule, en fait, inconsciemment, et essaie de leur imposer son pouvoir.

Le quatrième type d’instructeur – assez rare – ment intentionnellement, trompe les gens, les vole, les manipule. Il y a deux façons de trouver un maître. La première est de nous mettre à en chercher un. Nous avons fait un certain travail sur nous-même, et nous réalisons que nous avons besoin d’un guide. La deuxième est d’en rencontrer un à l’improviste. Nous cherchons autre chose. 

Nous restons stupéfaits : chaque mot qui sort de sa bouche résonne en nous complètement.  C’est fou, mais nous avons le sentiment d’avoir attendu cette rencontre depuis toujours. Notre mental nous crie :  » Non ! Non ! S’il te plaît, ne ressens pas cela ! « Mais nous ne pouvons pas nous empêcher.

Tout maître cherche une chose et une seule chose : des disciples. Malheureusement ce qu’il trouve, ce sont des élèves. Les disciples sont plutôt rares. De temps en temps, comme par magie, un élève se transforme en disciple. Un jour c’est un élève, le jour suivant c’est un disciple ! Si vous êtes déjà un bon disciple, le maître vous trouvera. Lorsque l’élève est prêt, le maître apparaît. Il est vrai également que lorsque le maître est prêt, l’élève apparaît. La relation maître-disciple est une relation de complète réciprocité.

Question : Qu’est-ce que cela veut dire que d’être un bon disciple ?

Cela veut dire tenir ses promesses. Ne vous engagez pas à faire quelque chose si vous ne pouvez pas le mener à bien. Soyez capable d’agir rapidement. Soyez capable de vous réduire ou de vous élargir rapidement selon de ce que les circonstances demandent. Lorsque vous faîtes une erreur, n’essayez pas de la réparer. Dans la plupart des cas, lorsqu’on nous essayons de réparer nos erreurs, nous ne faisons qu’empirer les choses. Ne tirez pas des conclusions soudaines. Au lieu de tirer des conclusions sur le maître, contentez-vous de lui demander ce qui se passe dans cette tête-là ! 

Avant de tirer des conclusions que vous avez en compagnie du maître, assurez-vous de la justesse de vos perceptions. Développez votre pouvoir de discernement. Les gens pensent que les élèves qui sont proches de moi parlent en mon nom. Ils leur posent des questions à eux au lieu de me les poser à moi. De nombreux maîtres passent la moitié de leur temps à s’assurer que les erreurs de leurs élèves ne posent pas trop de dégâts. Ce n’est pas parce qu’un maître éprouve beaucoup d’estime et de respect pour quelqu’un que cette personne sait toujours faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. 

Comment arriver à développer la discrimination nécessaire ? Acceptez de tirer les leçons de vos expériences. C’est aussi simple que cela.

Interview de Lee Lozowick retranscrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

LA VOIE BOUDDHISTE

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2015

 

Bouddha serpentDans l’enseignement de Bouddha, il n’a jamais été dit que la vie se transforme en mort. C’est le non-devenir qui est exposé dans l’enseignement du Dharma où la mort ne pouvant se changer en vie est désignée par non-extinction. La vie et la mort ont une existence propre et n’ont entre elles de rapport que celui qu’entretient l’hiver avec le printemps. N’allez surtout pas penser que c’est l’hiver qui se change en printemps ou le printemps en été. Une fois que les bûches sont réduites en cendre, elles ne peuvent redevenir des bûches. Nous ne pouvons pas prétendre pour autant que la cendre soit un état potentiel de la bûche et vice versa. La cendre est radicalement de la cendre et la bûche est complètement une bûche. Toutes deux ont leur propre existence, leur passé, leur présent et leur avenir. Pareillement, quand les humains meurent, ils ne peuvent retourner à la vie.

Quand nous parvenons à l’éveil, c’est comme la lune se reflétant dans l’eau. La lune apparaît dans l’eau, mais elle n’est pas mouillée et l’eau ne se trouve pas troublée par sa présence. De plus, la lumière de la lune qui éclaire la terre entière peut se contenir dans une mare, une goutte de rosée et même dans une particule d’eau. L’éveil n’est pas une source de tracas. C’est comme la lune qui ne crée aucun problème à l’eau. Ne considérez pas l’éveil comme un obstacle à votre vie. Une seule goutte de rosée peut contenir la lune et le ciel tout entier. Lorsque le Dharma n’a pas encore été totalement assimilé par le corps et l’esprit, nous avons la fâcheuse tendance de croire que nous possédons la totalité du dharma et que notre travail est fini. Lorsque le Dharma est vraiment possédé, nous avons le sentiment que quelque chose manque encore.

Lorsque vous êtes sur un bateau en plein océan et qu’il n’y a aucune terre à l’horizon, si vous regardez dans toutes les directions, l’océan vous apparaîtra comme une immense étendue circulaire. Bien que l’océan ne soit pas une étendue circulaire et que ses spécificités soient infinies, [c’est un palais pour les poissons, un bijou précieux pour les dieux] à nos yeux, il nous apparaît tout de même comme une immense superficie circulaire. Il en va de même pour toutes les choses de ce monde. Si l’on se réfère à notre point de vue, nous voyons les choses d’une manière sélective. Mais avoir une vision correcte des choses dépend plus de notre pratique que de notre point de vue. Pour appréhender toute la diversité du possible, nous devons étudier toutes les caractéristiques et les vertus des montagnes, puis des océans, en plus de notre façon de les percevoir. Nous ne devrions jamais oublier qu’il en va de même pour tout ce qui nous concerne.

Le poisson dans l’eau trouve l’océan immense, comme l’oiseau dans le ciel estime qu’il est sans limites. Cependant, le poisson et l’oiseau n’ont jamais quitté leur élément. Ils s’en servent en toute liberté selon leur besoin et leur limite. Toutefois, si nous dissocions les oiseaux et les poissons de leur élément réciproque, ils périraient. Ainsi, l’eau représente la vie pour les poissons comme l’air pour les oiseaux. Les poissons dans l’eau représentent la vie comme les oiseaux dans les airs. Beaucoup d’autres choses peuvent être interprétées de la sorte, par exemple la pratique et l’éveil. Mais un poisson ou un oiseau qui essaieraient de comprendre l’eau ou l’air avant de nager ou de voler, ne trouveraient aucune raison à le faire dans ces éléments. Si nous pouvons comprendre ce point de vue, chaque instant de la vie devient genjokoan. Si nous sommes sur la Voie, toutes nos actions sont, elles aussi, genjokoan, tant bien même que ce chemin ne soit pas grand ou petit, qu’il n’ait aucun rapport avec nous ou les autres et encore moins avec le passé ou le présent. Il existe simplement.

Si nous pratiquons et réalisons la Voie de Bouddha, nous maîtriserons et pénétrerons chacun des dharmas. Entre autre, nous affronterons et surmonterons toutes les sortes de pratiques. En tout lieu, nous pourrons approfondir la Voie et élargir le champ de nos perceptions. Nos connaissances existent conjointement en nous et dans l’accomplissement du Dharma. Quand cet accomplissement est devenu le fondement de notre perception, il n’est plus nécessaire de croire à la nécessité d’une compréhension intellectuelle. Mais même si la réalisation se manifeste instantanément, elle n’est pas pour autant définitive.

Extrait de l’enseignement Par Maître Dogen retranscrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Philosophie de la VIE, SAGESSE | Pas de Commentaire »

123456
 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...