Beaucoup voudraient imputer l’ombre à une entité

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

 Beaucoup voudraient imputer l’ombre à une entité, terrifiés qu’ils sont de tout ce qui sort de leurs quatre dimensions. Peu importe ce que c’est, si cela peut traverser un mur, c’est sans doute néfaste !

spectres

Ne voyez-vous pas que c’est exactement le cœur de ce que vus êtes, êtres interdimensionnels ? Savez-vous pourquoi vous n’êtes pas contenus intégralement de votre corps physique ? Si vous l’étiez, les lois de la physique quadridimensionnelle ne s’appliqueraient pas à vous. La multidimensionnalité constitue votre état naturel, si vous vous en souvenez.

C’est seulement parce que vous avez accepté de voir réduite et dissimulée de vous par votre dualité que vous pensez être limités aux quatre dimensions. Rappelez-vous. Tout ange divin qui vous soit jamais apparu, a prononcé les mots : « N’aie crainte ». En effet, les entités divines habitant la planète sont bien conscientes que les êtres humains ont tendance à craindre tout ce qu’ils ne peuvent comprendre.

Certains d’entre vous appréhendent des entités de l’ombre. La vérité est que ça n’existe pas.

Quelques-uns répliqueraient « J’ai vu ceci ou cela ». Ce n’est qu’une projection de ce qu’un être humain – ou quelqu’un aidé d’autres personnes cachées derrière lui – a placé sur ses épaules. Il s’agit d’une peur renforcée par votre propre peur, en coopération avec eux. La crainte peut-elle faire apparaître la magie ? Oui, si vous coopérez avec elle. Elle peut vous montrer n’importe quoi, puisque aucune lumière ne permet de déceler la vérité. Cela signifie que vous pouvez grandement faciliter le travail de ceux qui désirent vous envoyer de l’ombre si vous leur en concédez le pouvoir. Si, de votre plein gré, vous éteignez les lumières, ils accourront et se feront un plaisir de projeter sur l’écran noir tout ce que vous pouvez imaginer. Multiples peuvent être alors les visages de la danse que vous exécuterez dans le noir, et ils seront tous terrifiants. A vous de décider.

Mais ce dont vous devez être certains, c’est que tout cela est toujours humain, peu importe le visage que vous lui attribuez, là est la vérité.

Beaucoup redoutent de ce qui se déroule à l’instant présent. Je pense par exemple à mes lectures, souvent critiquées lorsque j’aborde le sujet des livres de Kryeon…. Certains s’exclameraient par exemple : « Une entité nommée Kryeon a possédé une personne et s’exprime par le biais de celle-ci pendant une rencontre » en parlant par exemple de Lee Carroll.

Détrompez-vous, cela ne se passe pas ainsi.

Que ressentez vous actuellement ? La peur ou une impression de sécurité ? Une entité faisant partie de la famille pourrait-elle mystifie votre cœur année après année ? Seriez-vous si faibles ? Non.

Une fusion se produit sous le sceau de l’amour, votre Soi Supérieur et un frère ou une sœur vous transmettant des messages d’amour depuis l’autre côté du voile. Et quelles sont les recommandations par rapport à cela ? Exercez votre discernement.

Nous avons toujours le dernier mot. Est-ce que cela sent le piège ? Est-ce que cela s’appelle avoir une idée derrière la tête ? Notre fil d’Ariane, c’est d’accroître notre niveau de conscience et d’amour.

Il est temps de nous rappeler la lumière que nous portons et les événements survenu sur cette planète. Nous nous déplaçons, porteurs d’une vibration accrue, et n’en sommes même pas conscients. Nous  effleurons souvent le fait que certains d’entre nous se rendent en des endroits de travail qu’ils n’aiment pas. C’est difficile pour eux et ils prient afin d’en être délivrés. Ils pensent que cette situation est inopportune et qu’ils ne font que passer le temps en attendant que leur prière soit exaucée. Ces lieux de travail ou même ces logements, où nous habitons ? ont besoin de la lumière que nous émettons.

Pensez à ce  fait … Et si c’était l’unique lumière qui y brillait !?!

Je pense que c’est la tâche des travailleurs de la lumière que nous sommes. Nous ne saurons jamais à quel point les gens gravitant autour de nous auront bénéficié du contact avec la lumière que porte notre visage. Cette lumière se dresse sans fin, même dans la nuit, émettant sa source lumineuse afin de permettre à tout capitaine de gouverner son bateau sans écueil. Un capitaine ne rencontre jamais un gardien de phare ; il ignore son nom et quelle sorte d’être c’est, mais son navire n’en est pas moins bien dirigé.

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Le développement spirituel est une chose complexe

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2015

 

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Le développement spirituel implique souvent de passer par des phases difficiles pour ensuite renaître de ses cendres, forts de l’expérience nouvellement acquise. En ce sens, il existe une idée communément acquise dans les milieux spirituels : chacun d’entre nous a défini son chemin de vie et a donc choisi ce qui allait lui arriver, avant de s’incarner sur Terre.

Ainsi, selon cette théorie, untel choisira d’être trompé par sa petite copine afin de voir s’il peut faire confiance à nouveau. Semblablement, untel choisira de s’incarner dans une famille qui ne lui donne pas suffisamment d’amour pour voir s’il peut dépasser ce sentiment de manque, et se sentir aimé à nouveau. 

En ce sens, l’évolution spirituelle se rapproche de l’activité sportive : sans efforts, pas de résultats possibles (ce que les anglo-saxons ont très bien ramassé dans l’expression consacrée « no pain no gain »). Reste que pour la personne qui subit ces avanies, les choses ne sont pas roses. Et nombreux sont ceux qui ne réussiront jamais à dépasser le stade de la souffrance et à s’élever au-dessus des difficultés présentes. 

A vrai dire, on ne peut pas leur jeter la pierre : l’existence sur Terre est difficile, et il est facile de ressasser ses problèmes, de s’embourber dans ses difficultés, bref, de tomber dans une spirale pessimiste qui ne générera jamais rien de bon. 

Il est vital d’éviter cela, d’autant plus quand on sait que l’esprit humain est créateur de sa propre réalité, et que les pensées répétitives finissent bien souvent par devenir réelles (loi de l’attraction). Les pensées positives attirent le positif mais l’inverse est aussi vrai ! 

D’où l’intérêt de prendre de la hauteur, de réfléchir aux schémas récurrents de sa propre vie. 

Mais sans aide extérieure, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. 

Ainsi, il est souvent opportun de faire appel à quelqu’un qui vous aidera à démêler la situation, quelqu’un avec du recul, dont c’est le métier : un psychologue.

En France malheureusement, consulter un psychologue ne fait pas partie des réflexes culturels, contrairement aux USA ou à la Grande Bretagne où il s’agit d’une pratique bien plus répandue et acceptée. En France, on pense que l’on avancera mieux tout seul qu’accompagné. C’est une erreur, qui malheureusement retarde le moment de la prise de conscience. Autant il est important de concevoir sa vie dans l’autonomie et de se responsabiliser pour ses erreurs, autant il est important d’être aiguillé sur la bonne voie au début de sa réflexion. C’est le métier d’un psychologue : il est formé à cela et reçoit de nombreux patients en ce sens. 

Quelle que soit la méthode choisie (« traditionnelle » ou « en phase avec son temps »), les bénéfices de ce type d’entretien sont très grands, car l’évolution spirituelle passe toujours par un travail psychologique plus ou moins important. 

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On ne peut pas faire du neuf avec du vieux

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

Et cela est d’autant moins possible que le vieux s’accroche à sa survie. Tout le monde le pressent, en effet : en l’état, il faudrait une catastrophe mondiale pour que le système soit ébranlé, parce qu’il est trop enraciné. 

Je vois cependant une autre possibilité plus douce et créative (même si je ne rejette pas l’hypothèse abrupte d’un cataclysme salutaire). Si nous contenons tous en nous une étincelle de nostalgie pour une vie « en bonne intelligence », et si nous n’avons pas été trop profondément atteints par la défaite au point de ne plus croire en rien, il est probable que l’évocation d’une civilisation nouvelle stimule les plus éveillés d’entre nous. 

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Nous devons commencer par inspecter nos fondations. Si nous sommes d’accord avec le constat que notre société est inhumaine (justice injuste, travail contraint, pouvoir corrompu, traitement robotisé des souffrances, éducation sans âme, système de santé tout chimique, abrutissement des masses, sociétés punitives de type dictatorial, manipulations des foules, perpétuation des guerres…), il nous faut trouver à quel endroit nous avons dérapé. Il n’est pas question de seulement chercher et nommer des coupables, le plus raisonnable étant de réaliser que si nous n’avons pas été les premiers créateurs de ce système, nous en sommes pourtant devenus les complices passifs ou désabusés. Par conséquent, si nous pouvons imaginer, même avec une foi vacillante, un « monde meilleur », nous devons le faire ensemble, sans condamner ceux qui ont tiré leur épingle du jeu, ne serait-ce que parce que nous avons tous plus ou moins été en quête de cette épingle, par mimétisme. 
La logique de l’homme social l’a coupé de son intégrité et de son espérance et nous sommes tous affectés par cette réalité. 

Nous ne souhaitons pas « faire une révolution sanglante » qui mettrait des coupables au pilori, mais travailler à une prise de conscience collective qui, en premier lieu, permette de réaliser que nous sommes les créateurs de ce monde, qu’il est le reflet de notre vie intérieure et que, si nous en sommes les victimes, nous verrons, sur ce chemin de conscience, à quel point nous sommes également attachés à notre épave. 

Avant de devenir ce personnage social que nous avons fini par prendre pour « soi », cette identité qui s’ajuste en permanence à un environnement de règles absconses et de béton pour survivre, mais qui ne connaît pas vraiment le goût de la vie, qui sommes-nous ? Si nous ne voyons rien d’autre que ce pantin désarticulé qui réagit de manière automatique aux stimuli extérieurs, qui porte un masque en permanence pour des raisons qu’il a oubliées et qui semble précipité dans une course folle dont il a perdu le sens, nous sommes devant la cause première de notre malheureux destin. Un être humain qui ne sait pas qui il est, ni ce qu’il fait ici, ne peut pas construire quelque chose de cohérent et de sain. Nous pourrions toujours nous faire croire que ceux qui contrôlent la situation (les dirigeants, les intellectuels) savent, eux, et que nous devons leur faire confiance, mais nous avons constaté l’état du monde et nous voyons qu’il n’en est rien. Ceux qui sont au sommet de la pyramide sociale sont aussi démunis que nous devant la question essentielle de leur véritable nature (qui ils sont vraiment). Ils apprécient la vue de là-haut parce qu’elle leur offre des avantages sociaux considérables qui compensent, pour la plupart d’entre eux et pour un temps du moins, la perte de leur identité véritable. 

Que nous soyons roi ou mendiant, qui sommes-nous donc, au fond ? Il est primordial, dans cette recherche, de réaliser que notre statut de roi ou de mendiant, s’il a des implications radicalement différentes dans le système où nous vivons, n’est pas apte à réinventer le monde. Un pantin roi reste un pantin. Il prendra des décisions de pantin, son œuvre sera une œuvre de pantin et ses millions de sujets pantins en subiront les conséquences, tout en se reconnaissant dans des décisions de pantin puisqu’il n’existe pas d’autres perspectives dans un univers de pantins. 

Nous devons tout « reprendre à zéro ».
Chacun de nous est un élément de base de la société, sa première cellule vivante. Si nous résistons à nous « connaître nous-mêmes » dans toutes nos facettes (sans exclure la condition humaine, ignorée ou dégradée malgré et parfois à cause de tant de démarches religieuses ou spirituelles modernes), nous ne pourrons pas réinventer le monde. Je renvoie donc chacun à cette nécessité première d’un « travail sur soi » préalable ou en parallèle à toute reconstruction. 

Thierry Vissac propose depuis une douzaine d’années une démarche de connaissance de soi comme fondation pour réinventer le monde. Pour aller plus loin, lire « Les éclaireurs du nouveau monde » et « Traversée – Trois étapes clés pour une libération » aux éditions La Parole Vivante.

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LA POLLUTION PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

4207726001hkL’aura humaine est dotée d’une qualité magnétique ; elle attire et rejette les différentes énergies. Elle absorbe un flux continuel d’impressions provenant des mondes physique, émotionnel et mental. Cette attraction est modifiée et conditionnée par notre état d’esprit, la tendance générale de nos émotions et la façon dont nous alimentons et considérons notre corps physique. Le bavardage continuel de l’esprit emplit l’aura de formes pensées floues et incomplètes ; à celles-ci s’ajoutent les courants d’énergie émotionnelle qui tendent à brouiller le flux des pensées. Dans ce ressac fluctuant d’énergies dissonantes, les ressentiments flamboient sous la forme de couleurs brutales.

Les affronts imaginaires deviennent le centre de scénarios mentaux-émotionnels. Nous construisons ainsi autour de nous un monde  chargé de menace, d’anxiété et de stress. L’aura reflète alors un chaos de couleurs désordonnées et tourbillonnantes, régi par un flux d’émotions et de pensées incontrôlables. Dans cet état, qui est aujourd’hui le lot de la plupart des gens, l’aura se dévitalise et ouvre ainsi le passage à des influences malsaines. Si elles ne sont pas maîtrisées, ces influences hostiles peuvent provoquer des états dépressifs et des comportements névrotiques qui rendent l’individu inefficace, et détruisent généralement les joies et les merveilles que la vie devrait apporter.

Les sages de l’ancien temps connaissaient parfaitement ce semi-aveuglement de la condition humaine. Mais auraient-ils su prévoir les pressions et le stress que l’homme moderne doit affronter ? Il y a des siècles, de tels troubles survenaient à l’échelle locale ; aujourd’hui, ils se développent sur le plan planétaire, et chacun de nous y est soumis par le biais des médias, qui insistent continuellement sur les aspects négatifs du monde contemporain. Ce qui équivaut à un bombardement constant de l’aura de l’individu et de l’humanité sans son ensemble par un déluge de menaces économiques et sociales transmises par les journaux, les radios et les télévisons. Rares sont ceux qui échappent à ce conditionnement, lequel modèle les processus de pensée et les réactions émotionnelles de millions de gens. Les médias montent les nations les unes contre les autres, et les émissions politiques manipulent les corps émotionnels d’innombrables personnes, créant des attitudes de peur et de division.

Le simple fait de regarder un écran induit une forme de transe hypnotique, car les lignes scintillantes de l’image annihilent l’esprit, le laissent passif et ouvert à toute suggestion. Le monde de la publicité, naturellement conscient de ce phénomène, sait l’exploiter, et vous avec. Fondamentalement, toute publicité vise le corps astral ou émotionnel, sa fonction consistant à éveiller le désir. S’y ajoute une présentation habile qui fait appel à l’esprit inférieur et pénètre l’aura mentale. La musique renforce la puissance de ces images. Afin d’imposer le message malgré vos facultés de discrimination, les points de lumière flashent et scintillent, les images vibrent à une certaine vitesse et les scènes se succèdent rapidement dans tous les sens. Ces dispositifs subliminaux sont destinés à vaincre votre résistance, s’il vous en reste une, à certaines idées, certains produits et évidemment certains politiciens.

La prochaine fois que vous percevrez un point de lumière étincelant dans une publicité télévisée, ou un point lumineux scintillant accompagné d’une seule note de musique stridente, souvenez-vous que le publiciste cherche à implanter une directive dans votre inconscient ; il pollue votre aura avec une énergie de pacotille. Nous sommes à présent conscients des dangers de la nourriture industrielle, mais les implants d’énergie mentale constituent un concept plus récent et plus insidieux dans son influence sur l’aura et, en conséquence, sur notre vie. Idem en ce qui concerne certaines personnes qui viennent vous saper le moral. Si vous êtes suffisamment sensible pour enregistrer leur approche, la seule méthode de combat consiste à « fermer » votre corps astral. Quoi qu’ils puissent vous dire, adoptez une attitude détachée ; ne marquez pas votre sympathie et ne vous impliquez dans aucune réaction. Si nécessaire, imaginez un bouclier invisible contre le sapeur – une barrière mentale. Dites-lui silencieusement qu’il ne peut prendre votre énergie ; s’il s’attarde en votre compagnie, vous devrez répéter votre refus plusieurs fois, en particulier s’il poursuit son bavardage.

Nous connaissons tous de telles personnes, qui nous pompent littéralement l’énergie. Il est bon de savoir se protéger contre elles, car cette forme de contact, souvent désagréable, est aussi une pollution de l’aura.

Les bavardages futiles constituent le plus sûr moyen de  pollution psychique, notamment si la conversation comporte des critiques envers une personne absente, et tout particulièrement si cette dernière est malade. « Qui sème le vent récolte la tempête » dit un vieux proverbe – le « vent » des critiques et des bavardages oiseux revient en tempête dans l’aura de celui qui l’a semé, la déformant et la colorant de verts et de jaune-brun visqueux.

Vous devez laisser mourir d’épuisement les formes-pensées de la colère, de l’envie, de la peur et du ressentiment. Ne luttez pas conte elles, laissez-les s’évanouir en les remplaçant par la toute puissance de la compassion. Purifier quotidiennement sa pensée, ses paroles et ses actes clarifie non seulement l’aura plus efficacement que toute autre technique, mais encore favorise notre développement intérieur. Sur le plan physique, nous devons contrôler la qualité de notre nourriture et déterminer notre temps de repos et de loisirs. Nous devons éviter de polluer notre psychisme pal r le tabac et l’alcool ; le premier contracte l’aura alors que le second peut la dilater jusqu’au point où elle perd son élasticité et permet aux entités obsessionnelles d’en prendre le contrôle. La possession est un danger réel lorsque l’alcool ou les drogues sont utilisées avec excès ; ils ouvrent des barrières et brisent des couches protectrices au sein de l’aura, lesquelles servent à préserver l’intégrité du champ d’énergie.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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COMMENT PROCEDER POUR SE CHANGER SOI-MEME

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

 

tout-est-psyNous faisons partie d’un vaste champ d’énergie invisible contenant toutes les réalités possibles et réagissant à nos pensées et à nos sentiments. A l’instar des scientifiques d’aujourd’hui qui étudient les relations entre la pensée et la matière, nous désirons faire de même dans notre vie. C’est pourquoi nous nous demandons si nous pouvons utiliser notre esprit pour créer notre propre réalité. Si c’est le cas, pouvons-nous acquérir cette aptitude et l’employer pour devenir ce que nous voulons être et obtenir l’existence que nous désirons ?

Soyons francs ; personne n’est parfait. Si nous voulons effectuer un changement quelconque dans notre être physique, émotionnel ou spirituel, nous avons tous le même désir : vivre une version idéale de ce que nous pensons et croyons pouvoir être. Quand nous regardons notre embonpoint dans le miroir, nous ne voyons pas uniquement l’image qui s’y réfléchir, mais aussi selon notre humeur du jour, une version plus mince de nous-mêmes ou bien une version plus lourde encore. Laquelle des deux images est réelle ?

Quand, avant de nous endormir le soir, nous passons en revue notre journée et nos efforts pour devenir moins susceptibles et plus tolérants, nous ne voyons pas seulement le parent qui s’est emporté contre l’enfant qui n’a pas obéi simplement et rapidement à une simple demande de notre part.  Nous voyons soit un ange dont la patience est épuisée comme celle d’une victime innocente, soit un ogre hideux souillant l’estime de soi d’un enfant. Laquelle de ces deux images est réelle ?

La réponse : elles le sont toutes. Non seulement ces deux extrêmes, mais aussi une série infinie d’images allant du positif au négatif. Pourquoi ? Afin que vous saisissiez mieux la raison pour laquelle aucune de ces versions n’est plus ou moins réelle que les autres, je devrais écarter la vieille vision désuète de la nature fondamentale de la réalité et la remplacer par une nouvelle.

Il s’agit là d’une grande entreprise, mais vous devez savoir ceci : vous avez sans doute été attiré par cette lecture parce que vos efforts pour effectuer des changements durables dans votre existence, que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou spirituel, ont échoué en regard de l’idéal que vous entretenez de vous-même. La raison pour laquelle ces efforts ont échoué relève davantage de vos croyances que d’autre chose, y compris un prétendu manque de volonté, de temps, de courage ou d’imagination.

Pour changer, nous devons toujours avoir une vision neuve de nous-mêmes et du monde afin d’acquérir de nouvelles connaissances et de vivre d’autres expériences.

C’est ce vers quoi nous devons tendre…. Il  nous est possible de remonter à la source de nos faiblesses passées qui est une seule grande bévue. C’est que nous ne nous sommes pas engagés à vivre selon cette vérité : nos pensées ont des conséquences telles, qu’elles créent notre réalité.

En fait, nous sommes tous privilégiés. Nous pouvons tous récolter les fruits de nos efforts constructif. Nous n’avons pas à nous soumettre à notre réalité présente, car nous pouvons en créer une nouvelle si nous choisissons de le faire. Nous avons cette capacité, car nos pensées influencent notre vie, pour le meilleur et pour le pire.

Je suis convaincu que vous avez déjà entendu cela auparavant, mais je me demande combien de gens y croient réellement. Si nous adhérions vraiment à l’idée que nos pensées exercent des effets tangibles sur notre existence, pourquoi ne nous efforcerions-nous pas de ne jamais entretenir une pensée que nous ne voulons pas vivre ? Pourquoi ne pas concentrer notre attention sur ce que nous voulons au lieu d’être continuellement obsédés par nos problèmes ?

Pensez-y un peu : si vous étiez convaincus que ce principe est vrai, perdriez-vous une seule journée dans la création intentionnelle du destin désiré ?

Pour changer sa vie, il faut changer ses croyances sur la nature de la réalité.

Tant que vous n’aurez pas modifié la vision de votre réalité présente, tout changement que vous apporterez à votre existence sera arbitraire et transitoire. Il vous faut repenser comment les choses se produisent afin d’obtenir des résultats désirés et durables. Pour ce faire, vous aurez besoin d’être ouverts à une nouvelle interprétation de la réalité et de la vérité.

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Ne courons pas après les faits dits : merveilleux

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 

N’essayons même pas de voir des miracles authentiques. Ne courons pas après les faits dits merveilleux…. Quand nous en aurions constaté un, il nous en faudrait encore d’autres, pour confirmer le premier et cela nous détournerait de l’immense miracle qui nous entoure de toute part et que, aveuglés que nous sommes par le souci de nous-mêmes, nous n’apercevons pas. 

 imagesSi nous faisions taire toutes les voix de l’orgueil en nous, nous entendrions l’« Ami » qui est là, qui frappe à la porte de notre coeur et qui nous répète :  

 » Heureux les pauvres en esprit,   
 » Heureux ceux qui pleurent,   
 » Heureux les débonnaires,   
 » Heureux les affamés de justice,   
 » Heureux les miséricordieux,   
 » Heureux ceux dont le coeur est pur,   
 » Heureux les pacificateurs,   
 » Heureux les affligés et persécutés pour la justice. » 

 Quand nous aurons vraiment entendu ces paroles, car la foi vient par l’ouïe, quand nous les aurons incorporées dans notre vie, quand elles seront devenues la substance même de notre chair et de notre sang spirituels, un jour ou plutôt au milieu d’une de ces terribles nuits de désolation que connaissent parfois les mystiques, le Très Miséricordieux nous dira : « Venez maintenant hériter le Royaume qui vous a été préparé dès le début, ainsi qu’il a plu au Père de vous le donner! »  

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SE LIBRER DES PREJUGES

Posté par othoharmonie le 24 mai 2015

 

images (1)Comment peut-on vivre sans juger les autres et sans les juger parfois en ne connaissant pas parfaitement les raisons profondes qui les ont incités à agir ainsi?

Je conviens qu’il est difficile et presque surhumain de formuler toujours un jugement équitable envers toute chose. Mais la loi universelle exige cette justice pour être pleinement respectée.

D’ailleurs connaissons-nous vraiment ce qu’est un préjugé?

Un préjugé, le mot dit bien ce qu’il veut dire, juger avant de savoir tout sur ce que l’on juge.

Donnons quelques exemples pour illustrer cette huitième loi: « Notre voisin ne travaille pas, il possède un métier dont les hommes sont en grande demande, il semble en bonne santé, il a des obligations familiales assez lourdes… et pourtant il est chez lui à ne rien faire… On le croit paresseux, inconscient de ses responsabilités, il vit à même l’état. Conclusion: « Il n’est pas débrouillard et il est paresseux ».

Qui nous certifie qu’il n’est pas débrouillard et paresseux? Connaissons-nous sa fiche de santé? Son état psychologique? Ses handicaps sociaux?

Ordinairement, non. Alors pourquoi ‘juger aussi catégoriquement?

Un autre exemple:

« Une femme sort tous les soirs laissant son mari et ses enfants seuls à la maison. Elle est bien mise, habillée et coiffée avec goût… Son mari est naïf croit-on, pour garder ainsi tous les soirs les enfants, tandis que madame se promène en ville…

Qu’en savons-nous? Cette femme travaille peut-être dans un endroit où une élégance sobre est exigée, si oui, elle se fatigue à recevoir des gens qui lui sont indifférents pour apporter sa part de gain qui permettra de boucler le budget familial?

Toutes ces raisons sont dans le domaine du possible… et pourtant on préfère adopter les raisons négatives des sorties journalières de cette femme dont on ne connaît pas grand chose, en somme.

Un préjugé est toujours injuste parce que basé sur des apparences, des données incomplètes et qui nous parviennent le plus souvent déformées, parce que transmises de bouche à oreille et parfois assaisonnées de fantaisie venant de l’imagination plus ou moins active de l’informateur. Le préjugé n’est jamais positif, lors même qu’il donnerait plus de qualités que la personne en possède, parce que la vérité n’est pas respectée, quoique ce préjugé revalorise aux yeux d’autrui celui dont on parle.

Le préjugé est l’oeuvre d’une imagination trop vive, d’une tournure d’esprit non scientifique, d’une logique qui manque de rigueur et d’un sens de la justice qui n’atteint même pas la moyenne.

On ne peut presque jamais jurer de rien. Qui peut connaître profondément la nature des choses?

Puis-je dire qu’une sphère est parfaitement ronde, si je n’ai pas pris les moyens de le vérifier?

Je le crois parce qu’on me l’a dit. Cela est valable à condition que là personne qui l’a dit possède des connaissances pour l’affirmer. « Je puis dire qu’une chose est vraie lorsqu’une personne digne de foi me l’affirme; mais la personne que l’on croit digne de foi, l’est-elle réellement? Oui, si elle a donné et donne encore des preuves de connaissances du sujet, de sincérité et d’équilibre nerveux, on peut donc croire sans préjugé, ce qu’elle nous dit, car dans la vie terrestre il faut bien croire en quelqu’un ou en quelque chose, sinon on ne pourrait pas vivre en société.

Cependant, il ne faut pas confondre préjugé et naïveté avec l’hypothèse qui conduit à l’expérimentation, base de toutes recherches, origine de toutes découvertes, d’où s’établissent les principes de toutes les sciences que l’homme a déjà pu prouver sur la terre.

Les préjugés sont des armes à deux tranchants, car si par préjugé vous faites tort à un autre, le tranchant se tourne vers vous car vous avez posé un acte négatif qui vous empoisonnera bien plus que vous ne le pensez. L’arme négative est si mortelle qu’elle entraîne non seulement la dégénérescence cellulaire mais l’affaiblissement de la conscience et l’obscurcissement intellectuel et physique. Le négatif est si mauvais qu’il est la cause de toutes les maladies, du vieillissement prématuré, des haines, de la jalousie, de la vengeance, enfin c’est la faute contre l’harmonie de l’énergie qui nous alimente à chaque instant de notre vie.

Le négatif est partout, dans toutes les actions des hommes; s’ils ne savent pas comment le réduire, ils ne pourront jamais évoluer sur tous les plans tel que le demande la grande Loi Divine.

 

Extrait des lois de Adéla Tremblay Sergerie http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/09/06/les-douze-lois-cosmiques/

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Que peut-on faire pour vaincre l’orgueil

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

 

expansionTout comme la vanité, le premier pas consiste à prendre conscience du défaut, et le second, à modifier l’attitude. Le simple fait de prendre conscience du défaut et de ses manifestations, n’empêchera pas celui-ci de revenir, mais le reconnaître nous aidera à éviter d’agir sous son influence au moment de prendre des décisions. Et si en ce moment nous prenons ces décisions en fonctions de ce que nous dictent nos sentiments, le défaut s’affaiblira progressivement, jusqu0’à ce que finalement il soit vaincu. La prise de conscience passe par la connaissance en profondeur de l’orgueil, de ses manifestations, savoir de quoi il s’alimente. L’orgueil se nourri de la peur, de la méfiance, de l’autosuffisance, il se manifeste comme isolement et répression de la sensibilité. L’orgueil est comme une cuirasse qui enveloppe l’esprit, une forteresse imprenable qui l’entoure et qui empêche l’entrée et la sortie des sentiments. Par conséquent, il faut lutter pour se débarrasser de cette cuirasse. Le premier pas que doit faire l’orgueilleux pour vaincre son orgueil c’est de se libérer de la croyance qu’il n’est pas digne d’être aimé, qu’il ne rencontrera jamais personne qui l’aime vraiment.

Celui qui cherche l’amour véritable et partagé le trouve tôt ou tard parce que les esprits qui ont des affinités tentent de se chercher et se reconnaissent lorsqu’ils se rencontrent, mais il faut être patient et constant, parce que celui qui ferme la porte à double tour pour se protéger du mal, la ferme aussi pour exprimer le bien. Il est bon d’être prudent pour éviter que l’on nous nuise, mais nous ne pouvons renoncer aux sentiments, ni rendre l’ingratitude pour l’ingratitude, la haine pour la haine, la rancœur pour la rancœur parce que ce qui nous fait souffrir fait souffrir aussi les autres. Et celui qui est le plus conscient de la souffrance, pour être le plus sensible, est plus responsable que celui qui la génère sans en être conscient. Je vous ai dit, et je le répète, vous n’êtes pas seuls. Vous êtes tous, absolument tous, profondément aimés par Dieu, par votre guide, par une multitude d’êtres spirituels, amis, votre famille spirituelle, incarnés ou non. Chacun de nous a une âme jumelle, une demie-orange, avec laquelle vous expérimenterez le réveil de l’amour pur et inconditionnel. Il ne vous manque que d’en prendre conscience.

L’orgueilleux doit aussi apprendre à mieux accepter l’ingratitude de ceux qui lui firent du mal, parce qu’il a la capacité de comprendre ceux qui ne comprennent pas, et il doit savoir qu’il fut, lui aussi, dans la même situation. En même temps il doit perdre la peur d’être lui-même. Il doit se libérer des chaines tendues par ceux qui disent l’aimer, mais qui veulent le soumettre. Il ne doit pas non plus prendre le chemin contraire, c’est-à-dire, s’isoler des relations humaines par crainte de souffrir. Il n’est pas mauvais que quelqu’un désire qu’on l’aime, mais il doit savoir que tout le monde n’a pas la même capacité d’aimer et nous ne devons pas exiger de ceux qui sont nos proches ou qui simplement vivent quotidiennement avec nous, qu’ils nous aiment ou qu’ils nous respectent avec la même intensité que nous les aimons ou que nous les respectons, par le seul fait que nous aimerions être aimés en retour. Qui est le plus responsable de l’indifférence, celui qui n’aime pas pour ne pas savoir (vaniteux), ou celui qui, tout en sachant, se défend d’aimer par fierté ? (orgueilleux). Il est important aussi que l’orgueilleux ne se surpasse pas en complaisance envers les autres si cela signifie renoncer au libre arbitre, croyant que de cette façon il parviendra à réveiller chez les autres le sentiment encore endormi, parce que cet effort sans récompense retombera plus tard sur lui sous forme de déception, tristesse, amertume, rage et impuissance. Comme j’ai déjà dit, l’authentique amour se donne sans condition, sans rien attendre en échange, et on ne peut obliger personne à donner quelque chose qu’il ne veuille ou ne puisse donner.

 Brièvement, que dirais-tu à un orgueilleux qui puisse l’aider dans son évolution ?

 Lorsque tu te sens triste, vide, ne te replie pas sur toi-même. Ne refoule pas tes sentiments croyant que tu vas souffrir moins, tu souffriras davantage et, de plus, ce sera une souffrance stérile qui ne te conduira nulle part ; cherche à vivre en accord avec ce que tu ressens et non avec ce que tu penses. Sois compréhensif avec les autres, mais ne te laisse pas emporter par ce que les autres attendent de toi si ce n’est pas ce que tu ressens. Ne prétexte pas le mal qu’on t’a fait pour justifier ta méfiance et ton isolement. Sois prudent avec ceux qui veulent profiter de tes sentiments, mais ouvert envers ceux qui vont vers toi de bonne foi.

EXTRAIT de   » LES LOIS SPIRITUELLES » par Vicent Guillem

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La religion, phénomène de culture

Posté par othoharmonie le 16 avril 2015

 

arton43Toute religion cherche à établir un lien entre l’humanité et la divinité. De tout temps et en tout lieu, l’homme a tenté, d’une manière ou d’une autre, de s’approcher de celui qui lui paraissait inaccessible et qu’il nommait Dieu. La relation qui s’établit entre l’homme et Dieu s’appelle religion, d’un terme latin signifiant relier.

Depuis ses origines, l’homme ne s’est guère reconnu comme le maître de l’univers dans lequel il se trouve inséré et il a cherché à connaître cette puissance supérieure qui pouvait diriger le monde naturel. L’homme se percevait comme un élément particulier du monde sur lequel il n’avait pas toujours une prise directe. C’est de cette manière que les différents cultes ont pu se constituer à l’égard de certains éléments qui prouvaient la réalité d’une puissance étrangère à l’homme : le soleil ou les astres, la pluie qui permet à la terre d’être fertile, la mer qui effraye l’homme naviguant… Mais au-dessus de ces forces de la nature, il semblait qu’il existait une puissance nettement supérieure et qui se signalait dans le monde par ces éléments naturels ; la divinité, qu’elle soit une ou multiple, intervient dans le monde de la nature par des forces que l’homme est incapable de contrôler mais qu’il tente de s’allier par le culte qu’il rend aux éléments naturels.

Il existe encore aujourd’hui des religions qui honorent d’un culte les éléments de la nature comme autant de manifestations possibles de l’élément divin répandu dans le monde. Pour ces religions, Dieu ou les dieux se signalent ou signalent leur présence dans le monde ; elles sont appelées « religions naturelles », en ce sens que l’homme essaye d’apprivoiser la divinité en dominant, autant qu’il le peut, les différentes manifestations. Ces religions naturelles se caractérisent par le fait que l’homme s’est mis lui-même à la recherche de Dieu. A côté de ces manifestations religieuses que la mentalité occidentale considère comme primitives, il existe des religions révélées, qui sont le fait d’une intervention particulière de Dieu dans l’histoire des hommes. Le terme même de « révélation » implique que le Dieu a dévoilé une partie du mystère qui l’entourait, qu’il a fait connaître ce qui était caché aux hommes. Et cette connaissance que l’homme peut avoir vient du fait que c’est Dieu lui-même qui s’est mis en recherche de l’homme, et non l’inverse : l’initiative vient de Dieu.

Si le terme « religion » dérive directement du latin « religio », dans son sens premier, il ne désigne pas ce que les Occidentaux ont appelé religion, sous l’influence du judéo-christianisme. Ce mot latin indiquait un ensemble d’observances, de règles et d’interdictions, sans se référer directement à une ou plusieurs divinités, sans se référer davantage aux mythes et aux légendes, aux célébrations rituelles ou sacrificielles. Pour comprendre les manifestations spirituelles ou mystiques des peuples, il convient presque nécessairement de se débarrasser de tous les préjugés qui proviennent de la civilisation et de la culture occidentale. De cette manière, il sera possible de pénétrer avantage dans la mentalité des hommes qui pratiquent de nombreux rites, issus d’une tradition séculaire, tout en ignorant l’aspect religieux, tel que peut l’imaginer un Occidental : la relation avec le sacré, avec l’impondérable, avec l’au-delà ou simplement avec les puissances qui échappent au contrôle direct de l’homme.

Ainsi, les religions asiatiques ont pu rendre sacrés des éléments qui ne sont pas a priori religieux pour les tenants de la civilisation occidentale. C’est que la religion est autre chose que la simple relation avec le sacré ; pour tout homme, la religion fait partie de sa vie, au point qu’il lui est souvent difficile, sinon impossible, de distinguer ce qui serait purement religieux et ce qui ne le serait pas. La religion échappe ainsi à un aspect purement psychologique pour incorporer toute la densité de l’existence humaine. Elle investit toute la dimension de l’homme par l’aspect régulateur qu’elle est susceptible d’exercer à différents niveaux : économiques, politiques, historiques…

La mentalité courante du monde occidental s’est donc forcé un concept de la religion, tel qu’il lui est difficile de reconnaître dans une conception religieuse autre chose que l’aspect doctrinal. Les aspects rituels, liturgiques, moraux, sociaux… sont ainsi évacués. Ainsi, il n’y a guère plus d’un siècle, on affirmait que certains peuples considérés comme primitifs étaient totalement ignorants de ce qui pouvait ressembler à une religion, alors même que l’on décrivait leurs rites, leurs coutumes et même leurs croyances en des êtres qualifiés d’imaginaires. On oubliait ainsi que, pour les hommes de ces peuples, la religion faisait partie intégrante de leur vie, et qu’ils ne la distinguaient en rien des autres pratiques de leur existence. La grande erreur venait du fait que la distinction entre le religieux et le profane n’entrait pas dans leurs catégories de pensée et que les chercheurs du siècle dernier s’étaient construit une notion de la religion en se fondant uniquement sur leur expérience particulière. II importe d’éviter toute définition a priori et de constater l’existence de certaines pratiques qui deviennent signifiantes pour des individus à l’intérieur d’une société déterminée. Les croyances sont multiples et diverses dans les religions, elles ne revêtent pas toutes la même importance, et il serait préjudiciable à tout essai de compréhension de limiter, et par voie de conséquence de réduire la pensée religieuse à une expression unique, culturellement située, alors que cette expression est elle-même le résultat et le fruit d’une longue évolution.

Extrait Source : http://ilmsil.free.fr/branche6/les_grandes_religions

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La mémoire chez les mourants

Posté par othoharmonie le 15 avril 2015

 

 
images-4Au dernier moment, la vie tout entière est reflétée dans notre mémoire : elle émerge de tous les recoins oubliés, image après image, un événement succédant à l’autre. Le cerveau mourant déloge les souvenirs avec une impulsion de la dernière énergie et la mémoire restitue fidèlement chacune des impressions qui lui avaient été confiées pendant la période d’activité du cerveau. L’impression, ou la pensée, qui fut la plus intense devient naturellement la plus vive et survit pour ainsi dire à tout le reste qui s’évanouit ensuite et disparaît, pour ne réapparaître qu’en « devachan » ( paradis )…

Aucun homme ne meurt fou ou inconscient — comme l’affirment certains physiologistes. Même un individu en proie à la folie, ou à une crise de delirium tremens, a son instant de parfaite lucidité au moment de la mort, bien qu’il soit incapable de le faire savoir aux assistants. Souvent, l’homme peut paraître mort. Pourtant, après la dernière pulsation, entre le dernier battement de son cœur et le moment où la dernière étincelle de chaleur animale quitte le corps, le cerveau pense et l’Ego passe en revue en quelques brèves secondes l’intégralité de sa vie.

Aussi, parlez tout bas, vous qui vous trouvez près du lit d’un mourant, en la présence solennelle de la mort. Observez surtout le calme dès que la mort aura posé sa main moite et froide sur le corps. Parlez tout bas, de peur de troubler le cours naturel des pensées qui reviennent et d’empêcher l’activité intense du Passé projetant sa réflexion sur le voile du Futur… 

Plus d’une fois, les matérialistes ont fortement condamné de telles affirmations ; d’après eux, la biologie et la psychologie scientifique s’opposent toutes deux à ces idées : la seconde n’ayant aucun élément solide sur lequel appuyer une tellehypothèse, la première rejetant l’idée comme pure « superstition ». En attendant, même la biologie est forcée d’évoluer ; voici d’ailleurs ce que nous venons d’apprendre sur ses dernières découvertes. Le Docteur Ch. Ferré a communiqué tout récemment à la Société de Biologie de Paris une très curieuse note concernant l’état mental des mourants et venant admirablement confirmer les affirmations précédentes. En effet, c’est sur ce phénomène particulier des réminiscences de la vie, et sur la réapparition soudaine sur l’écran blanc de la mémoire d’un défilé d’images surgissant de ses « coins et recoins » négligés et oubliés depuis longtemps, que le Docteur Ferré attire spécialement l’attention des biologistes.
 

Nous mentionnerons ici, pour prouver l’exactitude scientifique des enseignements reçus de nos Maîtres orientaux, cet exemple tel qu’il a été rapporté par ce chercheur. Il concerne un phtisique à l’article de la mort, dont la maladie s’était développée à la suite d’une affection de la moelle épinière. Il avait déjà perdu conscience lorsque, rappelé à la vie par deux injections d’un gramme d’éther, il releva légèrement la tête et commença à parler avec volubilité en flamand, langue que ni lui, ni personne autour de lui, ne comprenait. Quand on lui tendit un crayon et une feuille de carton blanc, il écrivit avec une grande rapidité plusieurs lignes dans cette langue — très correctement, comme on put le vérifier plus tard — puis il retomba en arrière et mourut. Une fois la traduction faite, on s’aperçut qu’il s’agissait d’une affaire tout à fait prosaïque : le mourant s’était soudain souvenu qu’il devait à quelqu’un une somme de 15 francs depuis 1868 — ce qui remontait à plus de vingt ans — et désirait qu’on la remboursât.
 

Mais pourquoi avoir écrit sa dernière volonté en flamand ? Le défunt était né à Anvers, mais il avait quitté son pays encore enfant, sans avoir jamais connu la langue flamande, et comme il avait passé toute sa vie à Paris, il ne savait parler et écrire que le français. De toute évidence, son sursaut de conscience, ce dernier éclair de mémoire qui avait permis de déployer devant lui, comme un panorama rétrospectif, toute sa vie, jusqu’à ce détail insignifiant — l’emprunt de quelques francs à un ami, vingt ans auparavant — n’émanait pas de son cerveau physique seul, mais bien plutôt de sa mémoire spirituelle, celle de son Ego supérieur (que nous appelons Manas, ou l’individualité qui se réincarne). Le fait qu’il parla et écrivit en flamand, langue qu’il avait entendue à un âge où lui-même ne parlait pas encore, en est une preuve supplémentaire. L’EGO est presque omniscient dans sa nature immortelle. Car, en vérité, la matière n’est rien d’autre que « le dernier degré et l’ombre de l’existence ».

 

Texte théosophique (extraits)

 

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Les gens ont besoin de la foule

Posté par othoharmonie le 13 avril 2015

 

Dans votre véritable solitude, il n’y a là personne d’autre, de ce fait, naturellement, vous n’avez aucun besoin d’agir; vous n’avez aucun besoin d’être un hypocrite. Vous vous détendez simplement dans ce que vous êtes; mais votre mental est rempli des foutaises que les que les autres vous ont données. Ainsi lorsque vous êtes avec d’autres gens, ils vous imposent leurs vues et lorsque vous êtes seul, le mental, qui a été créé par les autres, vous fait vous sentir laid, coupable, indigne…

manifsLes gens ne veulent pas être seul. Ils veulent toujours être en compagnie, parce qu’ en compagnie ils ne peuvent pas se détendre dans leur propre nature. La présence de l’autre les maintient tendu, l’autre est là, jugeant chaque moment, chaque action et geste que vous allez faire. Aussi, vous exécutez simplement un certain acte que l’on vous a dit être juste. Alors votre mental se sent bien, c’est en accord avec le conditionnement, votre mental se sent heureux que vous vous soyez bien débrouillé; vous êtes magnifique ! 

Les gens ont besoin de la foule. C’est la raison psychologique pour laquelle ils veulent toujours appartenir à l’Hindouisme, au Christianisme, à la religion musulmane, à ce pays ci, à ce pays là, à cette race ci, à cette race là. Même cela ne suffit pas, ils créent des Rotary clubs, des Lion’s clubs. Ils ne peuvent pas être seuls, ils doivent être continuellement entourés de monde. Alors seulement, peuvent-ils maintenir vivante la tension, la performance. Dans la foule, ils ne peuvent pas être eux-mêmes. 
Seul, pourquoi ressentez-vous la peur ?

Être seul est l’une des plus belles expériences

Vous n’êtes plus dérangé par les autres; vous ne vous contraignez plus vous-même à faire quelque chose que l’on attend de vous.

Seul, vous pouvez faire ce que vous voulez faire, vous pouvez ressentir ce que vous voulez ressentir. Tout ce dont vous avez besoin est de vous détacher de votre mental. Votre mental n’est pas votre mental; votre mental est seulement un représentant de la foule à laquelle vous appartenez. Il n’est pas à votre service, il est au service de la foule. La foule a mis, dans votre mental, un détective qui continue à vous forcer, même si vous êtes seul, à vous comporter selon les règles. 

Tout le secret est d’être témoin du mental; permettez à votre nature d’être et dites clairement au mental: « Tu n’es pas à moi, je suis venu au monde sans toi, tu m’as été donné plus tard par l’éducation, par l’exemple. Tu es quelque chose d’étranger; tu ne fais pas partie de ma nature; au moins lorsque je suis seul, laisse moi seul. » Vous devez apprendre à dire au mental: « La ferme ! » et permettre à votre nature la pleine liberté. 

Une fois que vous avez appris que le mental peut être mis de côté et que vous pouvez être vraiment seul, vous serez immensément étonné des beautés, de l’innocence, de la perspicacité que vous avez. Parce qu’avec le mental vous n’êtes pas vraiment seul, toutes ces voix, celles de vos parents, celles des enseignants, des prêtres et des politiciens sont enregistrées dans le mental et le mental continue simplement à les répéter. C’est une superbe stratégie jouée par la société contre l’individu.

Osho - Extrait de: From Death to Deathlessness

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LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L’AME

Posté par othoharmonie le 6 avril 2015

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SENTIMENT DU MOI, DE LA CAPACITÉ D’AMOUR DE L’ÂME ET DE SES RAPPORTS AVEC LE MONDE ÉLÉMENTAIRE.

Quand l’âme humaine entre consciemment dans le monde élémentaire, elle se voit obligée de transformer bien des conceptions qu’elle avait acquises au sein du monde sensible. Grâce à une augmentation correspondante de ses forces, elle se rend apte à opérer cette transformation. Ce n’est qu’en se laissant troubler par nécessité de ce renforcement qu’elle peut craindre qu’en entrant dans le monde élémentaire, elle ne perde le terrain solide sur lequel il faut qu’elle édifie sa vie intérieure. Les conceptions acquises dans le monde physique-sensible n’empêchent l’entrée dans le monde élémentaire qu’aussi longtemps qu’on veut à toute force les conserver telles qu’on les a formées dans le monde sensible.

Cette tendance à la conservation vient uniquement d’une raison d’habitude. Il est d’ailleurs tout à fait naturel que la conscience qui, d’abord, ne s’étend que sur le monde sensible, s’habitue à considérer comme seules possibles les formes qui proviennent du monde sensible. Cela n’est pas seulement naturel ; cela est même nécessaire. La vie de l’âme, n’arriverait jamais à sa fermeté intérieure, à sa solidité nécessaire, si elle ne développait pas dans le monde sensible une conscience vivant en quelque sorte dans des conceptions rigides ; rigoureusement imposées. Par tout ce qu’elle retire de son commerce avec le monde sensible, l’âme est alors à même d’entrer dans le monde élémentaire sans devoir y perdre son autonomie, son individualité bien définie. Ce renforcement, ce raffermissement de la vie intérieure doit être acquis pour que, quand l’âme entre dans le monde élémentaire, elle ne possède pas seulement son autonomie comme une qualité inconsciente, mais qu’elle puisse nettement l’utiliser en pleine conscience.

Si l’âme est trop faible pour faire des expériences conscientes dans le monde élémentaire, alors, en y entrant, elle voit disparaître son autonomie ainsi que disparaît une pensée trop peu affermie dans l’âme pour s’y maintenir comme souvenir distinct. En réalité, l’âme ne peut alors en aucune façon pénétrer avec sa conscience dans le monde supérieur. Elle est repoussée dans le monde sensible par cet être suprasensible que nous avons appelé le « Gardien du Seuil » quand elle s’efforce de pénétrer dans le monde supérieur. Et au cas où, en quelque sorte débauchée par le désir de la connaissance supérieure, elle aurait tout de même, en replongeant dans le monde physique, su retenir dans sa conscience quelque expérience du monde suprasensible, un tel accaparement peut souvent devenir la cause de troubles mentaux. Un danger de ce genre est absolument écarté si l’on cultive avec un soin particulier la faculté du discernement normal, telle qu’elle s’acquiert dans le monde sensible.

Grâce au renforcement de cette faculté, l’âme arrive à établir un juste rapport entre elle et les phénomènes et êtres des mondes suprasensibles. Car pour vivre consciemment dans ces mondes, l’âme doit posséder une force qui ne peut se déployer avec la même intensité dans le monde sensible que dans les mondes supérieurs.

 Il s’agit de la force qui pousse à s’abandonner à ce qu’on éprouve. Il faut se plonger dans l’expérience occulte ; il faut pouvoir devenir un avec elle, et cela à un degré tel qu’on se contemple soi-même en dehors de son propre être et qu’on se sent entré dans l’autre être. Il faut que le propre être se métamorphose en l’autre être, objet de l’expérience occulte. Si l’on ne possède pas cette faculté de transformation, on ne peut pas faire d’expériences véridiques dans les mondes supérieurs. Car toutes ces expériences sont basées sur le fait que l’homme se rend compte maintenant de cette transformation spéciale, par laquelle sa vie est mêlée à un être qui, de par sa nature, modifie celle de l’observateur. C’est dans cette métamorphose, dans cette manière de se sentir un avec d’autres êtres que consiste la vie dans les mondes supérieurs. C’est ainsi qu’on apprend à connaître les êtres et les phénomènes de ses mondes. De cette façon on constate ce qu’on a de commun avec tel ou tel être ou pourquoi de par sa propre nature on se sent éloigné de tel autre être.

L’âme peut se soustraire à toutes les sympathies et antipathies et ne vivre que sa vie, en observant uniquement son propre être et en concentrant ses sentiments. Et même cette concentration des sentiments peut atteindre un degré de force telle qu’on peut parler d’un « vouloir » de l’être propre. Il s’agit ici d’un état de la vie de l’âme difficile à décrire, parce que, dans sa pureté, dans son originalité, il ne peut être comparé dans le monde sensible qu’au sentiment fort et pur du « moi », de l’individualité de l’âme. Peut-être, pour le monde élémentaire, cet état se laisse-t-il décrire comme suit. En face de l’abandon nécessaire aux expériences de sympathie et d’antipathie, l’âme se sent poussée à ce dire : je veux aussi m’appartenir à moi seule ; ne vivre qu’en moi. Et par une espèce d’acte de volonté, l’âme s’arrache à cet abandon que nous avons décrit. Pour le monde élémentaire, cette vie repliée sur elle-même est en quelque sorte l’état de sommeil, tandis que l’abandon aux phénomènes et aux êtres correspond à l’état de veille.

Si, dans le monde élémentaire, l’âme humaine est éveillée et veut se concentrer sur sa propre vie, c’est-à-dire si elle éprouve le besoin du « sommeil élémentaire », elle peut se le procurer en rentrant avec un sentiment du moi pleinement développé dans l’état de veille de la vie physique. Car la vie physique, tout imprégnée du sentiment du moi, est précisément le sommeil élémentaire. Il consiste dans un arrachement de l’âme des expériences élémentaires. Il est littéralement exact de dire que, pour la conscience clairvoyante, la vie de l’âme dans le monde sensible est un sommeil spirituel.

Si l’homme possède une clairvoyance normalement développée en s’éveillant dans le monde supérieur, il conserve le souvenir des expériences que son âme a faites sur le plan physique. La continuité de ce souvenir est nécessaire ; autrement il arriverait que les autres êtres et phénomènes se trouveraient présents dans le champ de la conscience, et que l’être lui-même en disparaîtrait. On ne saurait alors rien de soi-même ; on n’aurait pas de vie propre spirituelle ; les autres êtres et phénomènes rempliraient l’âme. Si l’on prend cela en considération, on comprend qu’il faut, dans l’intérêt du développement normal de la clairvoyance, donner une grande importance à la formation d’un vigoureux « sentiment du moi ».

Cela ne veut pas dire que la clairvoyance développe dans ce sentiment du moi quelque chose que l’âme ne posséderait pas par elle-même. La clairvoyance aide seulement à connaître ce qui, toujours présent dans les profondeurs de l’âme, reste pourtant caché à la conscience ordinaire, telle qu’elle évolue dans le monde sensible. Le fort sentiment du moi ne provient pas du corps éthérique comme tel, mais de l’âme qui prend conscience d’elle-même dans le corps physique-sensible. Si l’âme, en devenant clairvoyante, n’est pas encore en possession de ce sentiment du moi grâce à ses expériences dans le monde sensible, elle verra qu’elle est insuffisamment armée pour celles du monde élémentaire. Il est essentiel pour la conscience humaine que le sentiment du moi (l’expérience que fait l’âme du « moi ») tout en étant présent dans le monde sensible, y soit affaibli.

Cela permet d’y faire l’éducation de la force morale la plus noble, de l’altruisme. Si le fort sentiment du moi se mêlait dans les expériences conscientes de l’âme au sein du monde sensible, les impulsions et les conceptions morales ne pourraient pas se développer normalement. Elles ne pourraient pas produire le fruit de l’amour. Il ne faut pas considérer l’abandon, cette force instinctive du monde élémentaire, comme égal à ce qu’on désigne par amour dans la vie humaine. L’abandon élémentaire consiste à se retrouver soi-même dans un autre être ou phénomène, tandis que l’amour consiste à prendre conscience d’autrui dans sa propre âme. Pour que ce sentiment puisse se déployer, il faut en quelque sorte qu’un voile s’étende sur le sentiment du moi présent dans les profondeurs de l’âme. L’âme dont les forces égoïstes sont estompées peut épanouir la faculté de ressentir en elle-même les souffrances et les joies d’un autre être, et l’amour, qui produit la vraie moralité dans la vie humaine, pousse ses bourgeons.

 Pour l’homme, l’amour est le fruit le plus important de sa vie dans le monde sensible. En pénétrant l’essence de l’amour, de l’altruisme, on saisit le procédé par lequel, dans sa vérité, le spirituel se manifeste dans le monde sensible. Nous avons dit qu’il est dans la nature du suprasensible de se métamorphoser en autre chose. Le spirituel dans l’homme physique-sensible se transforme de façon à affaiblir le sentiment du moi et à revivre en forme d’amour, ce spirituel reste fidèle à ses propres lois élémentaires. On peut dire que, par la conscience clairvoyante, l’âme humaine s’éveille dans le monde, mais il faut tout aussi bien dire que, dans l’amour, le spirituel s’éveille au sein du monde sensible. Là où l’amour, où l’altruisme naissent dans la vie, on perçoit le souffle magique de l’esprit qui pénètre les monde des sens.

Par contre, l’amour véritable, la vraie bienveillance sont en même temps des expériences de l’âme qui augmentent les forces de la conscience en favorisant la clairvoyance. Si l’on dit avec raison que l’âme doit passer par une préparation avant d’être à même de faire des expériences dans le monde supérieur, on peut bien ajouter aussi que la vraie capacité d’amour, le penchant pour une réelle bienveillance humaine et pour la sympathie sont au nombre de ces moyens préparatoires. Un sentiment du moi démesurément développé dans le monde sensible agit contrairement à la moralité. Un sentiment du moi trop faiblement développé fait que l’âme qui, dans la réalité supérieure, subit les orages des sympathies et des antipathies élémentaires, manque de sécurité intérieure et de consistance. Celles-ci présupposent dans le corps éthérique qui demeure inconscient dans la vie ordinaire, un sentiment du moi suffisamment fort provenant des expériences dans le monde sensible. Mais le développement d’une disposition de l’âme vraiment morale exige que le sentiment du moi, bien qu’il doive être présent, soit pourtant affaibli par les penchants à la bonté et à l’amour.

EXTRAIT du livre : LE SEUIL Du MONDE SPIRITUEL de RUDOLF STEINER aux Editons ALICE SAUERWEIN

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Créer l’abondance en se débarrassant de l’inutile et du superflu

Posté par othoharmonie le 25 mars 2015

 

 

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Une attitude mentale saine

Posté par othoharmonie le 21 mars 2015

 

CatcallUne attitude mentale saine, c’est avant tout d’avoir une vision positive de la vie. Ceci constitue l’une des clés les plus importantes du bonheur et de la santé ici-bas. C’est aussi le pouvoir de s’abandonner à la vie, plutôt que de vouloir la maîtriser à tout prix. Et ceci est très important.

Il existe un ‘Guide Suprême’ en qui nous pouvons avoir toute confiance, c’est l’Esprit Universel.

Malheureusement, très souvent, nous lui préférons notre ‘ego’, malgré tous les risques que cela comporte. Nous ne savons rien, nous ne connaissons rien du parcours à effectuer, ni des embûches à éviter et pourtant nous voulons tout commander, tout régenter en permanence, alors que nous ne sommes que de pauvres aveugles ignorant des dangers qui nous guettent, sans arrêt fascinés par les ‘mirages’ que nous propose notre ‘ego’.

Alors, éjectons notre ‘ego’ de l’avion qui nous transporte (notre vie) et laissons le soin au Pilote Divin de nous conduire à bon port. C’est cela, s’abandonner à la vie, c’est s’abandonner corps et âme, dans les bras du meilleur ami, du meilleur guide qui soit : l’Esprit Universel.

Cela suppose aussi que nous restions à l’écoute de nous-même. Par ‘nous-même’, j’entends ici notre ‘Soi Spirituel’ et non pas notre ‘ego’ bien entendu. Attention à ne pas confondre l’intuition avec l’impulsion.

Une attitude mentale saine, c’est ‘s’aimer soi-même’. Oh pas de façon égoïste, bien sûr ! Pas question ici de narcissisme ou de nombrilisme.

Sachant que la pensée est la forme d’énergie la plus subtile de la matière, prenons conscience que le processus de la pensée fait appel à une énergie fabuleuse dont nous sommes tous responsables.

La pensée crée ! Nos pensées ont non seulement un effet direct sur nous-même, mais elles ont également des effets sur les autres, sur notre environnement plus ou moins lointain, qu’il soit d’origine animale, végétal ou minéral.

Il faut donc en déduire que les courants d’énergies propagés par la pensée sont très très loin d’être individualisés. En effet, nous subissons tous continuellement les diverses influences, positives ou négatives, des pensées des autres, en captant toutes les énergies qui se trouvent sur les mêmes fréquences vibratoires que les nôtres. D’où l’importance de l’élévation de la conscience, de notre conscience, car nous ne mangeons pas uniquement avec notre bouche, nous ne voyons pas uniquement avec nos yeux, ni n’entendons pas uniquement avec nos oreilles. Nous percevons, nous nous nourrissons également de toutes les pensées/vibrations qui se trouvent sur la même longueur d’onde que la nôtre !

D’où l’exactitude de l’expression : « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. »

Car, en élevant notre conscience, nous élevons en même temps nos fréquences vibratoires, ce qui a pour effet de nous éviter d’être perturbé, voir contaminé par les émissions de basses fréquences émises par les gens négatifs de notre entourage.

« Un seul langage, le langage du cœur. »

L’Amour, c’est également le langage du silence. C’est un langage international, compris par le cœur et non par le mental.

Et sachez bien que : Qui que nous soyons (prince ou mendiant, démocrate ou tyran), nous avons tous caché au fond de notre cœur assez d’Amour pour soigner et guérir le monde entier. Alors, qu’attendons-nous ?

Malheureusement, il semble bien qu’à l’heure actuelle, à l’aide de notre ego et de notre mental, nous essayons d’accaparer l’Esprit à notre profit, dans le seul et unique but de renforcer notre ego, de paraître, de réussir matériellement, de gagner plus d’argent et bien entendu sans nous soucier le moins du monde ni des autres ni de l’environnement.

Non non, ne me dites pas que ce sont les autres qui sont comme cela ! Car, nous y sommes tous tombés et nous y tomberons encore tous plus ou moins, dans ce piège tendu par notre ego. Bien sûr, tout n’est pas entièrement de notre faute, car, que nous a-t-on appris à l’école, si ce n’est à jouer des coudes pour nous faire une place au soleil ?

Une seule chose semble être importante aujourd’hui : Produire plus, pour vendre plus, pour gagner plus. La croissance, la croissance, la croissance, mais la croissance n’est pas infinie. C’est comme un ballon, à force de souffler dedans, il finira par vous exploser à la figure. Et la rentabilité, voilà le maître mot actuel. Il faut ren-ta-bi-li-ser à tout prix, quitte à écraser, à exploiter les autres, quels qu’ils soient, simple individu ou nation tout entière. Et l’Amour dans tout ça, où est-il ?

N’oubliez surtout pas que si nous avons notre libre arbitre, nous sommes également responsables, non seulement de nos actes, mais aussi des pensées qui les provoquent. Et, qu’un jour viendra où il faudra bien remettre tous les compteurs à zéro.

Serons-nous capables de le comprendre, de l’appliquer à temps, nous, pauvres humains qui n’utilisons à peine que 5 % de nos capacités mentales et pas toujours dans le bon sens ?

Oui ! Certainement, si nous acceptons d’élever notre conscience.

Extrait Source : pour un monde meilleur.

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UN ESPRIT QUI SE DELESTE DE SES PEURS

Posté par othoharmonie le 7 mars 2015

 

 

ob_9cd2f5_anatomiePratiquer l’intuition médicale ne m’a pas seulement permis de découvrir quelles étaient les causes énergétiques de la maladie, mais aussi de réfléchir au problème de la guérison. «Guérir» ne se traduit pas toujours nécessairement par une guérison du corps physique ; cette constatation a été pour moi de la plus haute importance. Guérir peut aussi vouloir dire que l’esprit s’est enfin délesté des peurs et des pensées négatives envers soi et envers autrui qu’il entretient depuis longtemps. Ce type de libération et de guérison sur le plan spirituel peut survenir même lorsque le corps physique approche de la mort. Apprendre le vocabulaire du système énergétique humain ouvre la voie à la connaissance de soi et à la croissance spirituelle. Vous pourrez ainsi mieux cerner les éléments qui caractérisent votre existence personnelle et les relations complexes qui unissent l’esprit, le corps et l’âme. Une telle appréhension de soi peut vous apporter jouissance et paix tout en vous guidant vers la guérison affective et corporelle. 

En apprenant à considérer le corps et l’âme par le biais de vérités ancestrales, votre capacité intuitive pourra se développer, et vous pourrez mieux comprendre et maîtriser votre âme. Mon but initial consistait à ne traiter «que» du système énergétique humain, de philosophie, d’applications pratiques et d’intuition médicale; cependant, sitôt entrepris le travail de rédaction, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas présenter ces concepts sans les situer dans un cadre spirituel. Ma conviction, c’est que nous sommes appelés à prendre conscience de notre corps-âme en tant qu’expression spirituelle et individuelle d’une énergie divine universelle. Chacun d’entre nous est censé découvrir la notion de pouvoir individuel et le sens de l’existence à l’intérieur de cette dimension spirituelle. Tous les êtres humains ont un corps physique semblable, que des causes de même nature peuvent rendre malade ou guérir. Tous nous faisons l’expérience de crises de nature émotionnelle et psychologique. Nous craignons d’être abandonnés, de subir des épreuves, d’être trahis, la colère peut avoir des effets aussi toxiques dans un corps juif que dans un corps chrétien ou hindou; l’amour exerce sur tous un attrait irrésistible. Il n’existe aucune différence entre les êtres humains lorsqu’il s’agit de la santé du corps et de l’esprit. […] 

Il vous sera possible d’améliorer vos capacités intuitives en vous dotant d’une saine objectivité vous permettant de dégager le symbolisme inhérent aux événements, aux personnes et aux épreuves, tout particulièrement peut-être celle de la maladie. La vision symbolique peut vous permettre de fouiller votre âme et ses ressources inépuisables de guérison et d’épanouissement. 

L’intuition médicale peut venir en aide aux médecins qui conçoivent le corps humain comme un système de nature tant physiologique qu’énergétique, et pour qui l’expérience humaine est liée au cadre spirituel. Elle peut les aider à identifier les conditions énergétiques liées à une maladie physiologique et à en traiter la cause fondamentale et les symptômes. Le champ énergétique peut être soigné à l’aide de thérapies diverses comme la psychothérapie, l’acupuncture, la massothérapie et l’homéopathie. L’ingrédient essentiel de toute guérison énergétique demeure toutefois la participation active du patient. On peut insister sur l’imminence d’une maladie chez quelqu’un, mais les avertissements seuls ne suffisent pas. On doit agir ! 

 La médecine traditionnelle est sur le point de reconnaître qu’il existe un lien entre les dysfonctions d’ordre énergétique et spirituel, et la maladie. Il semble inévitable que la médecine traverse un jour la frontière qui sépare le corps et l’âme; en attendant que cela se produise, nous pouvons, en tant qu’individus, bâtir nos propres ponts avec l’âme en nous familiarisant avec le vocabulaire énergétique et la vision symbolique. Je souhaite que vous puissiez apprendre, grâce à ce livre, à acquérir une conscience de vous-même qui s’appuie sur le langage de l’énergie aussi naturellement qu’il vous est facile de percevoir la réalité du corps matériel, et que vous vous mettiez à cultiver votre âme aussi consciencieusement que vous soignez aujourd’hui votre corps. 

Propos de Caroline Myss dans son livre : ANATOMIE DE L’ESPRIT

 

 

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Oser l’authenticité

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

ob_d23c2f_be94ab0e-05f3-11e4-8e2d-12313d239d6c-lNous les utilisons tous les jours, et pourtant, leur sens nous échappe parfois. Qui sont-ils ? Les mots ! 

Lorsque la vie nous éprouve, lorsque l’on doute, lorsqu’on se perd… Osons ! Osons l’authenticité des mots, des gestes, du partage. Osons aimer.

Lorsque la vie décide de nous éprouver, sans doute voit-elle en nous les reflets des lumières qui se dissimulent encore dans les replis de notre être, régions insoupçonnées où l’amour infini reste encore endormi au cœur des paresses de soi. Car lorsque l’un des flux vitaux se retire et met à mal les fondements des étaies essentielles, c’est là que le bateau chavire ou que les forces vives surgissent pour révéler ce que chacun recèle comme trésor insoupçonné.

Le choix de la joie, de la paix et de la gratitude

Lorsque nous sommes dans le manque nous pourrions facilement nous abandonner à l’envie et comme il est merveilleux d’y préférer la joie de voir l’autre heureux, grandi des reconnaissances que la vie décide de lui donner.
Lorsque la vie nous gifle de conflits, de procès ou d’autres vilennies, comment choisir la paix au cœur de soi pour aimer davantage ce prochain qui n’a pas su endiguer les meurtrissures qui l’étreignent et qui s’est laissé emporté par le flot des frustrations ?
Lorsque la vie nous prive de ce que nous croyons essentiel, sachons ouvrir les yeux et remercier l’existence de nous offrir tant d’autres cadeaux, sans doute plus précieux.

Abandonner les masques sociaux et oser l’authenticité

Sachons délaisser les masques sociaux et préférer sentir les leçons de la sagesse faire leur œuvre au noir au creux de nos entrailles meurtries.
Apprenons à distinguer les illusions scintillantes des fondamentaux qui se déclinent dans le silence et la sobriété.
Osons l’authenticité qui nous relie au cœur des Hommes, qui tisse les liens solides d’une amitié fraternelle, qui créée le ciment des cathédrales nouvelles, temples des espaces spirituels où chacun peut se déposer en toute sérénité.

La parole du coeur relie les âmes entre elles

Osons la parole qui parle du cœur pour célébrer l’amour universel et inconditionnel, reliant les âmes entre elles, ces paroles d’essentiel, ces mots d’existence marquent le chemin des pas de la sincérité. Chacun est alors invité à s’y déposer en conscience, nu, offert au regard de l’autre dans sa plus vibrante justesse. 
Cet élixir de soi partagé sans retenue créé les lendemains matures d’une humanité courageuse. Des chemins d’amour et de lumière se dessinent sur la planète, entre des hommes et des femmes anonymes, qui décident de se rencontrer au travers de leur humanité plurielle et acceptent les échanges, les fertilisations des expériences et des témoignages. Scintillants hommages à la vie qui bouleversent l’existence et prodiguent des enseignements à méditer, des inspirations à être, des  accélérateurs de projets, des incitations à agir, en conscience.

Accepter et manifester la vie en s’exprimant en toute vérité

Osons l’authenticité de révéler nos chemins de vie, car cela nous donne une force incommensurable, celle de la sève qui se déploie dans les arbres. Nous sentons grandir en nous la puissance du vivant qui se manifeste tantôt au travers de surprises agréables tantôt par des moments inconfortables que nous qualifions d’épreuves. Toutefois, chaque instant est vibrant et nous seuls en donnons une coloration singulière.
Osons manifester l’Homme et la Femme debout, digne, qui porte le courage d’être soi comme vêtement, pleinement présent à tout ce qui est, reconnaissant des miracles de l’existence et qui dépose son cœur en partage pour nourrir l’écrin d’amour universel au service du bien commun.

Christine Marsan est psychothérapeute et coach, écrivain et conférencière au service de l’humain, de la coopération et de la mutation de la société

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LE MEILLEUR SYSTEME IMMUNITAIRE de la psyché

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

 

 

renforcer-système-immunitaire-dien-chan2-300x232L’estime de soi est au cœur de la construction individuelle. Elle permet de s’inscrire dans un projet de vie dont on est acteur et se constitue, ou pas, au gré des expériences vécues par l’individu. De fait, sa carence induite par des échecs psycho-affectifs ou des épisodes traumatiques se place en amont des altérations psychiques.

L’estime de soi, haute ou basse, ne doit pas seulement être considérée comme une caractéristique de l’individu. Elle est un outil, voire une arme permettant de s’adapter efficacement à son environnement. Un instrument intelligent et protecteur, indispensable pour faire face à la vie, s’aimer et s’aider dans un premier temps, aimer et aider les autres dans un second temps.

 

Inadaptabilité

Il existe un lien fort entre estime de soi et résultats scolaires. On observe qu’elle permet à l’enfant confronté à des difficultés d’adopter des stratégies de résolution de problèmes les plus adaptées : recherche de soutien social auprès des proches, remise en question des comportements inadéquats, confrontation à la réalité. A contrario, une estime de soi faible est souvent associée à des stratégies inverses : repli sur soi, réticence à parler de ses soucis, autocritique excessive… Un lien étroit a pu être observé entre estime de soi et capacité d’autocontrôle, une stratégie qui fait défaut aux personnes qui s’estiment peu.

Dans cette même optique a pu être souligné un lien avec l’optimisme : les sujets optimistes sont capables, face à l’incertitude, d’imaginer qu’ils auront les ressources nécessaires pour faire face, au niveau comportemental (si l’événement est contrôlable) ou émotionnel (si l’événement ne dépend pas de la personne) aux aléas de l’existence. On voit donc combien l’estime de soi va influencer les capacités adaptatives.

Elle a également d’autres fonctions importantes. La première d’entre elles, et la plus facilement observable, concerne la capacité à s’engager dans l’action. La notion de confiance en soi, composante partielle de l’estime de soi, désigne le sentiment subjectif d’être ou non capable de réussir ce que l’on entreprend. La plupart des études soulignent que les sujets à basse estime d’eux-mêmes s’engagent avec beaucoup de réticences dans l’action. Ils renoncent plus vite en cas de difficultés et souffrent plus souvent de procrastination.

Miroir déformant

À côté des manifestations comportementales, il existe également des phénomènes cognitifs d’autoévaluation. En psychiatrie, des études ont démontré le lien entre basse estime de soi et un risque dépressif évolutif au fil des ans. Des travaux sur la stabilité de l’estime de soi, autre paramètre important, ont montré que les sujets à estime d’eux-mêmes instable sont très dépendants des événements extérieurs (opinion ou fait) et sont plus souvent victimes d’états émotionnels à polarité négative (peur, colère) que ceux dont l’estime d’eux-mêmes est stable et résistante.

Sans une solide estime de soi, il est compli­qué de ressentir le plaisir de vivre, de se sentir le droit de prendre sa place, de faire entendre sa voix… C’est aussi se croire inférieur aux autres et se maltraiter, ou se laisser maltraiter. Mais quand la dotation en estime de soi a été très réduite, comment peut-on s’en sortir ? Se constituer un « patrimoine psycho-affectif » tardivement est-il possible, alors que les coups du sort nous ont conduits à nous mésestimer ?
 

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S’estimer au bénéfice d’autrui

« Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devons être les gardiens de cet ange », écrivait Jean Cocteau. S’estimer, c’est prendre conscience de cela. Mais tout d’abord, il convient de se débarrasser de l’idée fausse qui consiste à assimiler la bonne estime de soi à de l’égoïsme. S’accorder de la valeur ne se pratique pas au détriment des autres, mais au contraire à leur bénéfice. En effet, être en paix, en grande camaraderie avec son être profond (corps et esprit) est le meilleur moyen d’être en paix avec les autres et en capacité de développer l’altruisme. Ensuite, il convient d’apprendre à adopter un regard positif, sur soi-même comme sur les autres, ce qui permet de voir le réel différemment, d’apercevoir de nouveaux horizons et d’envisager d’autres options pour son projet de vie, en construisant des relations positives avec soi-même et avec autrui. C’est aussi s’octroyer la juste dose d’enthousiasme et d’optimisme nécessaire à une vie harmonieuse, avec son soi profond et avec les autres. Enfin, reconnaître qu’il est parfois nécessaire de se faire aider par un psychothérapeute, c’est aussi faire un pas décisif dans l’acceptation de son mal-être et surtout dans la volonté de se faire du bien, celui que l’on mérite.

S’aimer tel que l’on est, s’accepter pleinement, et de là s’estimer profondément, constitue un projet non seulement légitime mais libérateur. Car, à ne pas s’accepter, la vie devient un combat épuisant, où s’engouffre et se perd notre énergie qui n’est alors plus mobilisable pour des actions positives.

De la pulsion au désir

Pour construire son estime de soi, il faut quitter le schéma pulsionnel qui consiste à se faire aimer pour s’autoriser à s’aimer soi-même. Il est indispensable de s’aimer pour que l’amour que nous voue autrui ne devienne pas suspect : pourquoi m’aime-t-on puisque je ne m’aime pas ? De même qu’il est salutaire de sortir des loyautés contraignantes. La découverte de « la fidélité à soi-même » est une rencontre fondamentale, qui devient possible après une maturation psychique, une meilleure connaissance de soi, une élucidation de ses peurs profondes, une réappropriation de sa parole propre et la détermination à ne plus se laisser définir par l’autre, à ne plus s’inscrire dans le désir de l’autre, mais à se couler dans son propre désir.

Dernier point, les psychothérapeutes comportementalistes (des thérapies cognitivo-comportementales, TCC) écoutent les mots qui disent la souffrance, mais ils s’attachent surtout à repérer les comportements qui nous font mal et nous enferment et proposer des schémas comportementaux alternatifs. La finalité étant bien sûr de les sortir de ce mauvais amour de soi qui interdit tout accès au plaisir.

L’estime de soi peut être vue comme un véritable système immunitaire du psychisme qui nous protège de l’adversité, des croyances contraignantes et contre-productives qui ne nous appartiennent pas. Elle agit même comme un amortisseur qui nous maintient en état de stabilité psychique, protégés des troubles occasionnés par les aléas extérieurs. Elle constituenotre plus grande richesse intérieure, que nous devons protéger et faire fructifier tout au long de notre vie, car elle nous assure une vie équilibrée, riche, entre autres bienfaits, d’une maturité psychique et d’une sexualité épanouie, où nous accueillons l’autre dans sa dimension de sujet, où nous louons sa différence, où enfin, nous acceptons qu’il soit partiellement insatisfaisant.

La TCC au secours de l’estime de soi

La thérapie cognitivo comportementale (TCC) permet de créer des cercles vertueux liés à la dynamique d’apprentissage, dont voici quelques étapes :

  • apprentissage d’un comportement nouveau
  • mise en marche d’une dynamique de changement comportemental
  • passage à l’action, avec l’aide du thérapeute
  • encouragements/renforcements par les premiers signes de réussite
  • validation/ajustement du nouveau comportement pour une efficacité maximale.

Nathalie Queyrel du site  http://www.principes-de-sante.com/

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Apprendre à se des-identifier avec Tony Parsons

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2014

 

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https://www.youtube.com/watch?v=fobmRpM_DPY

 » Lorsque s’effondre l’apparente identité séparée, la radieuse merveille de la présence se révèle – à personne «  nous dit Tony Parsons

téléchargement (3)L’unicité ou l’éveil n’émerge pas à travers une acquisition mais plutôt à travers la perte de quelque chose… Le « moi » avec son encombrant fatras de certitudes et de refuges s’étiole et s’effiloche. Tony Parsons révèle au lecteur l’esquive permanente de l’éveil dont il est le théâtre. Il insiste sur le fait que c’est le « chercheur » qui est l’obstacle et qu’un lâcher prise est nécessaire. Les entretiens se déroulent d’abord au niveau d’un échange de concepts, dans le cadre duquel il est possible que des idées confuses à propos de notre nature originelle puissent être délogées par une clarté sans concession. A un autre niveau, ce qui est partagé est déjà su. La sagesse parle à la sagesse et nous reconnaissons ce que nous sommes déjà. Déchiquetée par le souffle de l’évidence, l’idée d’une individualité autonome et souveraine part en lambeaux jusqu’à s’évanouir pour de bon, faisant place à l’évanescente fragrance de l’ultime.

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Cherchez l’info, chassez l’intox

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

par Charline Nocart

Début février, La Libre titrait «Les Belges n’ont jamais consommé autant de médicaments». Depuis 2004, le nombre de médicaments prescrits a progressé de   5% en Belgique et les autres pays ne sont pas en reste ! Notre société a-telle fini par donner raison au célèbre Dr Knock selon lequel «les gens bien portants sont des  malades qui s’ignorent» ?

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Petit tour d’horizon d’une dérive sur ordonnance… 

Avant toute chose, il importe de définir ce qui déclenche tellement de passion, que cela soit auprès de ses producteurs, de ses consommateurs, comme de ses détracteurs… le médicament. Commune à l’ensemble des pays de l’Union Européenne, la définition du médicament va fixer les limites, mais aussi les enjeux de son utilisation et de sa mise sur le marché. Le code de la Santé publique [article L.5111-1] définit ainsi le médicament comme : 

«toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou  préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique». 

Dans cette définition, les notions de guérison ou de prévention des maladies sont fondamentales… mais correspondent-elles pour autant à la réalité du terrain ? Les chiffres alarmants de la hausse spectaculaire de consommation de médicaments sont-ils vraiment synonymes de meilleure santé ou sont-ils, au contraire, le reflet d’un état sanitaire de la population en plein déclin ? 

Des chiffres… entre grandeur et décadence

En 2012, le marché mondial du médicament représentait 856 milliards de dollars, soit environ 645 milliards d’euros ! Cela représentait, par rapport aux années ‘90, un triplement des budgets ! En tête de liste des plus grands consommateurs de médicaments : les USA, le Japon et, plus proche de nous, la France. Avec une dépense moyenne de santé de 350 euros par habitant et par an, la patrie de Pasteur est le berceau d’une longue tradition pharmaceutique, mais également un lieu de consommation médicamenteuse effrénée. Les classes de médicaments en tête de vente y sont : les médicaments à visée cardiovasculaire [hypocholestéroléminants, beta-bloquants,…], les anti-dépresseurs [leur consommation dans les pays de l’OCDE a augmenté de 60% ces dix dernières années !!], les médicaments du système  nerveux [anti-douleurs, anxiolytiques,…] et les antibiotiques. 

Sur les 36 milliards d’euros annuels de dépenses de médicaments en France, au moins un tiers serait, selon le Professeur Philippe Even - auteur du livre polémique «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» [voir encadré page 19] - injustifié au regard de leur utilité pour la santé ! Entrer dans l’examen de la ruine du système de santé et du «trou de la sécurité sociale» engendré par cette consommation serait certes intéressant, mais moins sans doute que son impact sur la santé publique.

Car si, comme le décrit le Prof. Even et comme vient encore de le défendre l’association belge de défense des consommateurs Test Achats, près de 40% des médicaments ont une efficacité faible, voire nulle en terme d’amélioration de la santé du patient, 19% des médicaments présenteraient des effets secondaires notables et 5% des risques majeurs pour la santé ! 

Dans un document datant de 2010 et traitant de l’usage rationnel des médicaments, l’Organisation Mondiale de la Santé [OMS] déclare également que «Plus de 50% des médicaments ne sont pas prescrits, délivrés ou vendus comme il convient et la majorité des patients ne prennent pas correctement leurs médicaments. La consommation exagérée, insuffisante ou erro née des médicaments a des effets nocifs pour les personnes et dilapide les ressources». 

Santé en danger ?

Ces chiffres posent la question de l’intérêt sanitaire d’une telle consommation médicamenteuse. On désigne par «iatrogénèse [littéralement : «provoqué par le médecin»] médicamenteuse » l’ensemble des conséquences néfastes sur la santé individuelle ou collective de la prise de médicaments. Ces conséquences peuvent avoir plusieurs origines : le médicament lui-même, son association avec d’autres médicaments ou aliments, son incompatibilité  avec l’état du patient, ou encore une erreur de prise. 

images (9)Aux Etats-Unis, près de 1,5 million d’hospitalisations par an en découleraient ! Avec entre 150.000 et 300.000 hospitalisations et près de 15.000 décès annuels, la France affiche également des chiffres qui font frémir ! Parmi les victimes, les personnes âgées sont les plus touchées, le nombre de maladies augmentant avec l’âge, de même que le risque de se tromper lors de la prise du traitement. Souvent polymédiqués, les seniors sont donc deux fois plus touchés que le reste de la population. La moitié des effets indésirables des médicaments [EIM] seraient imputables aux médicaments à visée cardiovasculaire [statines,  betabloquants,…]  et un quart aux médicaments du système nerveux. Aux USA, les «EIM» sont la 4ème à 6ème cause de mortalité et leur impact  économique va de 30 à 130 milliards de dollars annuels… mais que dire de leur impact humain ? 

A qui la faute ?

Si la responsabilité est partagée en matière de surconsommation de médicaments et de risques associés, de nombreux scandales ont mis en lumière la responsabilité écrasante de l’industrie pharmaceutique dans la survenue d’accidents médicamenteux. Citons notamment le cas du Thalidomide. Commercialisé sous le nom de Softénon, ce médicament, prescrit comme anti-nauséeux aux femmes enceintes et mis sur le marché en 1958 en a été retiré en 1962. Il avait été administré à de futures mamans dans 48 pays et fut responsable de nombreuses et graves malformations de naissance [les «bébé softenon» sont pour la plupart nés sans membres ou avec des membres atrophiés]. Ce drame est d’ailleurs à l’origine du changement de législation dicté par la FDA [«Food and Drug Administration», agence du médicament américaine délivrant les Autorisations de Mise sur le Marché [AMM] aux Etats-Unis] à partir de 1962 et qui obligea désormais les firmes pharmaceutiques à prouver l’innocuité de leur médicament, son efficacité dans le traitement de la maladie pour lequel il est conçu. La firme doit aussi faire état des effets indésirables du médicament et fournir aux médecins toutes les informations permettant l’évaluation de la balance bénéfice risque liée à sa prise. 

De nombreux scandales suivront tels que ceux du Distilbène [médicament prévenant soi-disant les fausses couches et responsable de dysfonctionnements gynécologiques sur plusieurs générations], du Vioxx [anti-inflammatoire commercialisé de 1998 à 2004 et responsable d’un risque cardiovasculaire majoré]. Plus récemment, le Médiator [coupe-faim responsable d’un triplement du risque d’atteinte cardiaque par valvulopathie et laissé sur le marché… 33 ans !!] montre hélas que la synergie des mensonges, corruptions de médecins, falsification d’études et autres malversations des industries pharmaceutiques, alliée aux dysfonctionnements des agences de contrôle du médicament [FDA aux USA, AFSM en France, AFMPS en Belgique,…] et au laxisme des gouvernements, génèrent une machinerie titanesque au sein de laquelle même les meilleures volontés médicales se retrouvent broyées… et que dire des victimes ?! 

Le Réseau Cochrane a ainsi montré que les résultats d’études financées par les industries pharmaceutiques sont 5 fois plus favorables aux médicaments que ceux d’études financées par des organismes indépendants ! A titre d’exemple, le laboratoire Merck est transforment de nombreux bien-portants en malades imaginaires déjà détenteurs de «LA» solution… qu’il ne reste plus qu’à se faire

prescrire par un médecin, autant victime de la loi du marché que bourreau de patients qu’il n’a pas su recadrer ! 

Tous malades ???

Comment continuer à vendre plus de médicaments lorsqu’on n’en découvre plus de nouveaux, que les brevets juteux pris sur les molécules actives prennent fin et que celles-ci tombent dès lors dans le domaine public [ceci permet d’ailleurs la production de génériques, moins parvenu, en 2007, à un accord de 4,85 milliards de dollars – par lequel il n’admet pas sa culpabilité ! - afin de régler plus de 95% des 26.000 plaintes déposées à son encontre concernant le Vioxx ! Dans la majorité des cas, ces accords à l’amiable imposent aux plaignants qui l’acceptent, outre l’abandon de la plainte, un silence total sous peine de représailles en justice ! A côté de cela, la Mafia semblerait presque inoffensive ! Mais la responsabilité des patients que nous sommes n’est pas à négliger dans cette dérive ! 

Nombreux sont les médecins à dénoncer la pression mise par le patient déçu s’il ne ressort pas de la consultation avec une prescription ! La crainte de perdre sa clientèle au profit d’un collègue plus prompt à dégainer son carnet d’ordonnances est donc bien présente ! L’alliance de l’Internet comme source de renseignements sur les maladies et le matraquage publicitaire des firmes pharmaceutiques, chers que le médicament original] ? C’est simple ! Il suffit de «créer des malades» ! Comment ? C’est encore plus simple ! En modifiant les normes qui définissent la maladie ! Ces 30 dernières années, on a ainsi vu baisser les seuils du cholestérol, de la glycémie et de la tension artérielle. Des millions de personnes de par le monde sont donc devenues subitement «malades » et donc susceptibles de prendre un traitement

! Pour ne prendre que l’exemple des maladies psychiques répertoriées dans la bible de la psychiatrie, le DSM [Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders] : le nombre de celles-ci est passé de 60 dans la première édition de 1952 à plus de 400 dans la 5ème édition de 2013 !! Progrès du diagnostic pensez-vous

? Non ! Simple médicalisation du moindre de nos comportements «déviants» ! 

Les enfants sont les premiers visés ! En trente ans, l’enfant «plein de vie ayant besoin de se dépenser» s’est transformé en «hyperactif avec déficit d’attention» ! L’enfant «impertinent répondant à ses parents» est devenu porteur d’un «trouble oppositionnel avec provocation» !! Et bien sûr, la balade en forêt prêtant au défoulement et le moment de partage avec les parents ont été balayés et remplacés par des anxiolytiques, des anti-dépresseurs et, cerise sur le gâteau, la camisole chimique de la sacro-sainte Rilatine ! Rappelons quand même que celle-ci a pour effets secondaires : insomnies, dépendances, dépressions, accidents cardiaques, auto-mutilations, tentatives de suicide… et que sa molécule active est sur la liste officielle des subtances prohibées du Code Mondial Anti-Dopage ! 

Alors que faire ?

Au propre comme au figuré, il s’agit pour toute personne «d’arrêter d’avaler n’importe quoi» ! Retrouver la responsabilité de sa santé et la certitude que la solution aux problèmes de santé vient essentiellement «de  ’intérieur», surveiller son hygiène de vie et surtout interroger le système ! Le service de pharmacovigilance

belge de l’AFMPS met en outre, depuis septembre 2012, une fiche signalétique à disposition des patients afin de signaler tout effet secondaire d’un médicament. Même si des doutes sont émis sur le réel suivi apporté à ses plaintes et si une démarche similaire sur le site européen d’EudraVigilance implique d’accepter une décharge de responsabilité [!!], autant en faire usage ! 

Rappelons aussi que la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient implique que le bénéfice/risque de tout traitement lui soit expliqué. Quant aux médecins, il s’agit peut-être de leur rappeler comme le déclare le Dr Healy dans le documentaire cité ci-dessus [citation du Dr. Pinel] : «c’est bien de savoir donner un médicament pour traiter une maladie, mais c’est un art encore plus grand de savoir quand il ne faut pas traiter». 

Maladies à vendre…

Pneumologue français, Professeur Emérite de l’Université Paris Descartes et Président de l’Institut Necker, Philippe Even dénonce aujourd’hui les dérives de la médecine. Dans une récente émission diffusée par la chaîne ARTE, plusieurs intervenants, dont le directeur de la revue médicale «Prescrire» et le Professeur Even [auteur de l’ouvrage «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux»] s’expriment sur  cette création arbitraire de maladies maximisant les profits colossaux de l’industrie pharmaceutique. En modifiant les normes du cholestérol, l’industrie a ainsi multiplié par 3 [soit 36 millions d’Américains !] le nombre de « malades » potentiels ! Une aberration !!

 

A voir sur  Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=HXJlB7WESmw

 

A lire et à voir pour en savoir plus :

«La Face cachée des Médicaments» du Dr Nicole Delépine aux Editions Michalon

«Ces médicaments qui nous rendent malades» du Dr Sauveur Boukris aux Editions Cherche Midi

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Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance la rend non pas plus recevable, mais plus «humaine»

Au même titre que la peur, la tristesse et la joie, la colère est une émotion de base. Chacun a maille à partir avec elle dans sa vie, souvent ou peu. Ce n’est cependant pas une émotion qui a la cote. En effet, si la tristesse est une émotion acceptée par tous, la colère ne l’est pas. Elle fait l’objet d’une réprobation à peu près générale, vu qu’on l’associe à des comportements très souvent blessants à l’égard d’autrui. Et pourtant, il est normal de l’éprouver. Elle fait partie de la palette des émotions, y images (7)compris de celles des personnes équilibrées.

Un chemin…

Sa nature et son fonctionnement dans notre vie, la place qu’elle prend ont cependant avantage à être compris. Et il est important que son mode d’expression soit adéquat, c’est-à-dire non violent. En ce sens, elle peut devenir un chemin de progression. Un chemin, oui. Que faire d’autre d’ailleurs, si l’on est colérique ? Et que faire quand on est confronté à la colère d’une personne proche ? La langue a des expressions parlantes pour décrire la colère. Lorsque la colère monte, on dit que la personne «bouillonne», qu’elle est «prête à exploser», qu’elle est «rouge de colère» ! Explosion, donc. Le plus souvent. Explosion difficile à endiguer. Difficile à vivre des deux côtés. 

Menacée

La personne colérique est d’abord quelqu’un qui se ressent comme vitalement menacée et injustement traitée. Elle attaque !? Il serait plus adéquat de dire : «Elle se défend». Dans son vécu, son vis-à-vis ne la respecte pas, ou essaye de l’annexer, de l’envahir, de le dévaloriser. Son territoire est mis en péril. Et son territoire, c’est là où intérieurement, elle se sent en sécurité.  Quelquefois, il arrive que ce soit très peu de chose qui mette une personne en colère. Mais ce peu est vécu comme un séisme qui bouleverse des bases. 

Parents colériques

C’est éventuellement le cas lorsqu’il y a présence d’un parent colérique. L’enfant, et plus tard l’adulte, peut réagir par le biais de ce type d’émotion comme étant la réponse aux situations difficiles. Lorsqu’un bébé ou un enfant est continuellement confronté à un père ou une mère colérique, il a «appris» cette émotion au quotidien. 

Compassion envers les colériques…

Carolle et Serge Vidal-Graf, dans leur remarquable petit ouvrage «La colère, cette émotion mal-aimée» [Editions Jouvence], attirent l’attention du lecteur sur la souffrance des colériques. Ceux-ci expriment leur souffrance par la colère, comme d’autres l’expriment par la plainte. Comprendre que la colère est l’expression de la souffrance la rend non pas plus recevable, mais plus «humaine». Car la compassion peut avoir lieu lorsque l’on se rend compte que le colérique ne choisit pas d’être en colère. Il est agi par une souffrance. Or, nous souffrons tous. Et nous souffrons avec nos composantes et notre histoire. On ne souffre pas de façon idéale. On souffre comme on peut. Pas comme on veut. 

Se protéger

Mais se protéger est légitime. Se protéger des paroles blessantes, haineuses, humiliantes, qui peuvent être criées durant une colère. Paroles auxquelles il est nécessaire de ne pas répondre. Sinon, une escalade de violence verbale des plus dommageables peut avoir lieu. En colère, on ne peut tout simplement pas  couter, possédée par une énergie puissante qui ne laisse pas place à autrui. Cela n’empêche que les colériques souffrent, et beaucoup. Ils souffrent parce qu’ils se sentent injustement traités, d’où leur colère. Mais ils souffrent aussi de s’être mis en colère, ce qui donne lieu à une intense sensation de honte. 

Honte et occultation

Qui a connu la honte sait combien elle est cuisante, voire insupportable, car elle touche au sentiment de sa propre dignité. La ressentir, «La repérer», dites-vous, «mais elle est tellement envahissante qu’elle est immédiatement repérable !». Détrompez-vous. La colère n’atteint pas tout de suite le pic du non-retour.

Elle ne projette pas directement la personne dans les cris, les paroles blessantes, voire la violence physique. 

Dans le corps…

La colère s’annonce. Elle monte graduellement. Elle est présente dans le corps tout d’abord. Le corps se prépare au combat avec l’adversaire : l’attaque est la seule réponse que l’organisme a trouvé face à ce qui est ressenti comme une menace. Il envoie des doses massives d’adrénaline qui donne l’énergie nécessaire pour une action forte et rapide. Les pupilles se dilatent pour mieux voir. Les muscles c’est avoir honte de   qui l’on est. Tellement qu’il arrive que le colérique nie les paroles blessantes qu’il a pu prononcer. Il ne s’en souvient tout simplement plus. L’occultation a lieu car la souffrance de la honte est trop forte. Celle-ci s’accompagne, en outre, d’un sentiment de culpabilité par rapport aux mots injurieux ou aux actes violents commis envers autrui. 

Autrui que l’on aime. C’est ça, la bonne nouvelle, que les Vidal-Graf mettent en évidence.

La colère et l’amour ne s’excluent pas. La colère, même récurrente, ne met pas fin à l’amour, pourvu qu’elle ne soit pas niée. 

La repérer…

L’essentiel pour vivre la colère sans en être totalement possédé est de la rendre consciente. Il s’agit d’abord de la repérer et de la nommer. Dès que le corps se met à envoyer l’un de ses messages, il est nécessaire d’en tenir immédiatement compte et d’exprimer la cause de ce début d’irritation à autrui. Car si la cause de cette irritation n’est pas exprimée dès son apparition, elle peut dégénérer. 

Degrés et modes de la colère

La colère n’a pas un visage définitif dès le départ. Elle se décline sous divers modes et elle a différentes intensités. Il est profitable de les identifier. Et de les identifier précisément, c’est-à-dire avec les mots les plus appropriés possibles. Car une contrariété n’est pas de l’hostilité. On peut acter une différence entre contrariété, frustration, amertume, aigreur, énervement, irritation, exaspération, aversion, hostilité, haine, rage, fureur et enfin rancune lorsqu’elle s’installe pour un long temps. Repérer les signes avant-coureurs de la colère, c’est ne pas attendre que le «vase déborde ». Ne pas attendre qu’il y ait accumulation.

«C’est la goutte qui a fait déborder le vase.» Eh bien non, il est préférable de ne pas attendre jusque-là. Dès que le vase commence à se remplir, il y a danger potentiel … 

Des termes précis et concrets

On peut donc, après avoir repéré les premiers signes d’irritation, s’exprimer. Exprimer la cause de la colère, ce qui l’a fait naître, et cela en termes précis et concrets, en décrivant la situation. Et en n’en sortant pas. Pas de «toujours », de «jamais», de «personne», de «tout le monde», et de «chaque fois que…» ! Pas de généralisation. On reste dans l’expression de la cause. 

S’exprimer en «je»

Encore faut-il que l’expression soit adéquate. Ici, on ne peut que souligner le bien-fondé de l’expression en «je», comme le met en valeur la Communication Non Violente. Plutôt que de dire «tu as tort, tu m’as traité[e] comme une quantité négligeable, c’est dégoutant, tu es nul[le] !» Mieux vaut dire : «Je ne me suis pas sentie respecté[e], j’ai eu la sensation d’être traité[e] comme une quantité négligeable lorsque tu ne m’as pas offert un verre de vin, alors que tu en offrais un à chaque convive…». Bref, le plus adéquat est de prendre en charge la colère comme étant sa responsabilité. La colère est ainsi exprimée sans injure blessante à l’égard d’autrui. Ceci dit, il ne s’agit pas d’adopter un ton de voix lénifiant. Quand on est en colère, le surplus d’énergie doit sortir. Les propos sont généralement exprimés vigoureusement, avec un ton de voix élevé. 

Se retirer

Parfois, la colère monte rapidement. Dans ce cas, la fuite peut être salutaire. Le colérique, s’il sent que son émotion va devenir violente, peut se retirer. Si possible, en exprimant cette nécessité : «Je pars me promener car ma colère monte.» Ceci pour revenir plus tard et exprimer ce qui l’a mis en colère, sans se trouver submergé par elle. Le retrait temporaire, tant du colérique que de celui qui reçoit la colère, est parfois la solution la plus sage. 

Que faire avec l’absence ?

Malheureusement, il n’est pas toujours possible de s’exprimer. Supposons que le destinataire destinataire de la colère soit absent, décédé ou qu’une rencontre ne soit pas souhaitée par lui, ou impossible… On peut alors avoir recours à l’écrit en écrivant une «lettre de colère» où la cause de la colère et les griefs sont clairement exprimés. Franz Kafka y a eu recours lorsqu’il a écrit sa fameuse «lettre au père». Cette lettre exemplaire comporte plus d’une trentaine de pages. Elle est émouvante, lucide, extrêmement sincère et détaillée. Franz Kafka avait demandé que toute son oeuvre écrite fut brûlé après sa mort. Il n’en fut pas ainsi, son œuvre fut publiée et la lettre aussi. 

Au feu et à l’eau…

Cette lettre connut un destin exceptionnel et qui sait si le témoignage qu’elle offre ne réconforta pas plus d’une personne aux prises avec un père brutal… ? Ceci dit, nous ne sommes pas tous des «Kafka ». La lettre de colère, une fois écrite… il y a une de bonnes raisons de la jeter au feu, de la voir se consumer, ou de la laisser aller au fil de l’eau… car la détruire, c’est aussi laisser aller symboliquement la colère qu’elle contient… Et si l’écriture n’est pas aisée pour certains, il est toujours possible de l’exprimer et de la travailler dans un espace thérapeutique. 

De l’utilité de la colère…

Si la colère existe, c’est qu’elle a une utilité. C’est un signal d’alarme strident qui nous signale que «la limite est dépassée» ou va l’être. Lorsqu’on est en colère, c’est qu’on se sent injustement traité, c’est que l’on estime ses droits bafoués. On est utilisé, on est abusé, on est envahi, on n’est pas respecté. «Stop», dit la colère. «Stop, je refuse cela». Pour cela, elle doit être écoutée et prise en compte. En son absence, certaines personnes risquent de s’enfoncer dans la passivité ou l’impuissance à mettre fermement leurs limites. La refouler ne fait qu’en accroître la force inconsciente. Il s’agit aussi de ne pas la subir et la faire subir sauvagement car elle s’avère, dans ce cas, destructrice. On est sur le fil du rasoir. Avec le temps, se modifie-t-elle ? De colérique, devient-on non colérique ? C’est rare, semble-t-il. Mais on peut modifier son rapport avec elle et l’exprimer de façon non violente et sauvage. 

Ne pas la nourrir…

Pour Deepak Chopra, et pour le Dalaï Lama, l’accepter est une étape. L’autre étape est de ne pas la nourrir, de ne pas en faire un automatisme. «Notre mental se développe à partir de nos habitudes et plus nous utilisons les centres qui émettent reproches, colère, intolérance et violence, plus leur croissance est favorisée» explique Chopra. Alors, que faire ? 

Un processus…

Pour Chopra, il faut construire de façon continue d’autres conditionnements où l’amour est prépondérant. Il s’agit d’«alimenter la moindre raison d’avoir des pensées d’amour». Cette transformation intérieure est à replacer dans un processus, bien évidemment. On ne peut en faire un précepte unique et irréaliste car l’amour ne se force pas ! Il est vrai qu’on peut au moins en avoir l’intention. Bref, ce changement de conditionnement est très lent. Il demande pratiquement toute une vie.

Cette démarche va de pair avec le fait «d’adoucir  son coeur et de soigner tendrement ses blessures ».

Traiter sa colère avec tendresse

téléchargement (10)Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste, explique que la colère a droit à être traitée «avec le plus grand respect et la plus grande tendresse ». C’est ce dont Olivia, belle jeune femme de 40 ans, humoristique, intelligente et sensible, engagée dans un processus assidu de méditation bouddhiste, témoigne :

«Je ne savais pas ce que c’était que la colère. Car elle avait été fortement contenue, cachée, occultée. Il y a peu, sans savoir vraiment à quoi j’avais affaire, j’ai commencé à ressentir la colère, à la vivre. Ce fut d’abord très inconfortable, elle se retourna contre moi par divers symptômes. Ensuite comprenant de quoi il s’agissait, pouvant la nommer, j’ai tenté de l’accueillir, d’en prendre soin, de respirer, de marcher avec elle. Un peu comme une maman prend soin de son bébé qui pleure… Cela a permis de l’apaiser, d’en voir les causes.» 

Olivia explique qu’elle fit ensuite l’expérience d’en parler en «je» à la personne concernée et qu’elle ressentit l’énergie circuler en elle. L’énergie de la colère ne fut pas détruite mais transformée dans ce cas. On ne peut espérer mieux : développer son attention et sa présence à ce qui survient pour que le rapport

en soit allégé. Mais encore une fois, la règle unique ou l’idéal sont illusoires. A chacun de se frayer un chemin en tenant compte de sa propre réalité, avec la colère, cette émotion significative. 

Livres à lire : La colère, cette émotion mal-aimée, Carolle et Serge Vidal-Graf, Editions Jouvence – Cessez d’être gentil, soyez vrai, Thomas d’Ansembourg, éd. de L’Homme.

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Pourquoi l’amour cesse d’être divinement humain

Posté par othoharmonie le 23 août 2014

 

Entretien avec le psychanalyste Bruno Clavier

images (8)Successeur de Didier Dumas à la tête du “Jardin d’idées” et de son groupe de parole d’hommes sur la sexualité, le psychanalyste Bruno Clavier complète les observations de la gynécologue Danièle Flaumenbaum. «

L’héritage ancestral des femmes est d’autant plus lourd, dit-il, qu’à l’interdit de jouir s’ajoute l’interdit de penser et de parler. Or, la sexualité humaine se joue dans la parole. C’est pour cette raison qu’elle est ”spirituelle” ou “divine”, au sens de la “divinité incarnée” des taoïstes. Dès qu’elle quitte le verbe; comme le porno, qui est un monde sans parole, elle quitte aussi l’ordre du “divinement humain”. »

Clés : Partant de votre expérience des groupes de parole sur la sexualité, qu’en est-il du rapport des hommes d’aujourd’hui à la dimension spirituelle de l’amour charnel ?

Bruno Clavier : Cela dépend de ce qu’on entend par spirituel et de comment on situe la sexualité. A la base, toute sexualité humaine est spirituelle puisque, si elle est humaine, elle est forcément dans la parole. Toute la question est là : une sexualité qui n’est plus dans la parole n’est plus humaine. À ma connaissance, quand on parle avec des hommes et des femmes qui ont des problèmes sexuels avec leurs conjoints, ça se résout toujours par la parole et non pas par des trucs ou des recettes. La sexualité humaine est une sexualité de langage, qui se construit dans la parole, ce qui la distingue de celles des mammifères. Et on voit bien que là où il n’y a plus de parole, on tombe dans le corps. C’est caractéristique du porno, qui est un monde sans parole. Il y a un sketch de Pierre Palmade, où il explique que, dans un film porno, on rentre et on commence à faire l’amour sans même se dire bonjour.

Une de mes patientes faisait des rencontres sur Meetic. Un matin, elle arrive en pleurs. Je lui demande ce qui lui est arrivé et elle me dit : « J’ai rencontré un homme sur Meetic, je l’ai vu on a fait l’amour toute la nuit, puis au matin il était adorable, il m’a couverte de baisers comme on ne m’en avait jamais fait, sur tout le corps, et il est parti. Depuis, je suis mal, au fond d’un trou. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. » Je lui demande s’il lui a dit quelque chose sur la façon dont cette relation allait se poursuivre, ou pas. Elle répond : « Ah non, c’est vrai, il ne m’a rien dit, il m’a couverte de baisers puis il est parti sans un mot. » Alors j’ai pu lui dire : « C’est bien ça la question. Ce qui vous met dans un trou, c’est qu’il n’a pas été capable de vous dire : on se revoit ou on ne se revoit pas. » C’est donc une relation sans lien, et du coup, ce n’est pas une relation humaine, elle est déshumanisée. Il aurait très bien pu lui dire : « Écoute, c’est une histoire d’un soir », et elle aurait pu situer ça dans une parole. Mais il ne lui a rien dit. Et alors elle est tombée dans un trou. C’est cette parole sur le sexe qui va faire qu’on est un être humain. Et à mon avis, si on est un être humain, on est divin. Car pour moi, vivre la corporalité d’un être de parole, c’est cela, l’incarnation du divin sur terre. La terre, c’est la sexualité. Le ciel, c’est le verbe, la parole. La sexualité devient divine quand on peut mettre des mots sur ce qui se passe quand on fait l’amour. Didier Dumas, avec qui j’ai beaucoup travaillé, empruntait cette vision-là aux taoïstes chinois : faire l’amour, faire se rencontrer le yin et le yang, c’est faire jouer le ciel et la terre. La sexualité est divine parce que le projet humain est divin.

Clés : Les groupes de parole d’homme sur la sexualité que vous animez abordent-ils ces questions ?

Bruno Clavier : Chacun tente de parler de sa propre sexualité. Il s’agit d’essayer de mettre des mots là où, parfois, on ne peut pas en mettre, où l’on ne comprend pas ce qui se passe. C’est une problématique qui commence dans l’enfance. Et l’on trouve les racines d’énormément de problèmes sexuels dans l’enfance, parce que les parents et les éducateurs n’ont pas su poser de mots sur la sexualité. Ça a fait un trou. C’est comme si l’on s’enfonçait dans la terre, perdant tout rapport avec le ciel : beaucoup de gens ont une sexualité à 100% terrestre, uniquement corporelle. Ça leur laisse toujours des manques, et des symptômes.

Clés : Danièle Flaumenbaum, avec qui vous travaillez, nous dit : « Pour énormément de femmes, en 2011, ça n’est toujours pas évident d’admettre ou de se reconnaître le droit de jouir. A fortiori de parler de “jouissance divine” ! » Et pour les hommes ?

Bruno Clavier : Il y a quand même une grande différence entre les hommes et les femmes, encore aujourd’hui, sur la parole et la sexualité. Comme le disent Dumas et Flaumenbaum, c’est très transgénérationnel. Les femmes héritent d’un interdit de penser sur la sexualité, donc de parole. Et c’est quand même en général plus facile d’en parler pour les hommes que pour les femmes. C’est un héritage de l’oppression féminine, qui leur interdisait de voir leur corps et de le penser. Or, si elles ne peuvent pas le penser, elles ne peuvent évidemment pas en parler. Les hommes ont toujours eu un peu plus de droits là-dessus et c’est souvent plus facile pour eux d’en parler. Mais même pour eux, parler de ce qu’ils ressentent sexuellement est difficile.

Clés : De quoi parlent-ils ?

Bruno Clavier : L’intérêt des groupes, c’est qu’on ne se sent plus seul. En fait, chacun a un peu honte de sa sexualité. Les gens ont toute sorte de pratiques spécifiques et personnelles, toujours avec un peu de honte. Et en même temps, les questions un peu toutes les mêmes. Sur la masturbation. Sur l’envie de regarder des films porno. Sur la culpabilité… Le groupe leur fait réaliser qu’ils ne sont pas seuls. On a toujours tendance à fantasmer la sexualité de l’autre. Beaucoup d’hommes peuvent se dire, par exemple : « Je suis un mauvais coup, les autres sont bien meilleurs que moi. » C’est d’ailleurs vrai aussi chez les femmes, qui ont toujours fantasmé les autres comme beaucoup plus sexuées qu’elles-mêmes. Le travail en groupes permet de se dire : « Finalement, on est tous des humains un peu fragiles. » Il y a beaucoup de fragilité. Même chez les donjuans. Partout.

Clés : C’est quand même le moment de la vie adulte, où l’on se retrouve nu, dans tous les sens du terme, donc désarmé, vulnérable…

Bruno Clavier : En parler ne va pas de soi. On se retrouve en effet nu, couché, dans un lit, entouré d’un univers de caresses, de jeux, où l’on pousse des gémissements, des grognements, des borborygmes. La sexualité est un retour à l’état de bébé.
Didier Dumas avait beaucoup travaillé cette question (il en parle admirablement dans « Et si nous n’avions toujours rien compris à la sexualité », édité chez Albin Michel) : tout ce qui est archaïque se rejoue dans la sexualité. C’est pour cela qu’on est fragile. Et que l’on risque de déclencher toutes sortes de quiproquos, de paranos, puisqu’il y a de la peur des deux côtés. Du coup, on se met à jouer des rôles, et beaucoup de mésententes naissent de ça. Et de nouveau le problème se dénoue par la parole. Certaines personnes s’imaginent qu’il ne faut pas parler. Certains hommes diront même : « Si j’en parle, ça va me désexciter, je vais débander. » Mais on s’aperçoit à l’usage que ça n’est pas vrai. Si l’on peut nommer les choses, une tranquillité s’installe et on peut effacer cette peur de la régression, puisque dans la sexualité, on est forcément en état de régression.

Clés : Didier Dumas a même montré que l’on revenait à l’état du fœtus flottant en apesanteur et dont les orifices corporels sont libérés et entrent en résonance jouissive, de la bouche au sexe et à l’anus..

Bruno Clavier : On pourrait dire que c’est à ce moment-là que l’amour est divin : quand il est fœtal. On retrouve l’état d’extase du bébé dans l’utérus, on flotte, on sait très bien que les couples qui font l’amour disent qu’ils flottent dans l’air. Faire l’amour, c’est forcément se retrouver dans cet état de délicieuse fragilité archaïque, qui exige une grande confiance, en l’autre et en soi. A la moindre peur, surgissent mésententes et quiproquo. D’où l’importance de la parole, qui seule peut dénouer ces nœuds. Ceux qui pensent le contraire – “Si je parle, ça va me faire débander” – se trompent. Nommer les choses garantit une tranquillité, qui évite au retour dans l’archaïque de verser dans la régression.

Clés : Quelle régression ?

Bruno Clavier : Celle de confondre, comme le font souvent les religions, le divin et le parental – chaque fois qu’il est question de « Dieu le père » ou de la « Déesse mère ». Or, avec les parents, on n’entre pas dans le divin, mais dans l’œdipien ! L’enjeu du travail de la psychanalyse transgénérationnelle est justement de nous aider à vivre une sexualité « divine », en réveillant en nous les grands archétypes et non pas l’image de nos parents. Et c’est là que la problématique devient transgénérationelle, parce que, dans toute sexualité, on retrouve toujours celle de ses parents, toujours, c’est une règle. Donc non seulement l’amour cesse alors d’être divin, mais en plus, il se trouve imprégné des manques des parents. Or, quand on parle de régression et du travail à faire sur cette question, il s’agit justement de ne pas retrouver ses parents, mais les dieux que nous sommes au-delà des parents.

Clés : Il s’agit peut-être de « retrouver les archétypes », comme disait Jung. C’est peut-être ça que l’on veut dire, quand on parle de sexualité « divine » ?

Bruno Clavier : Oui, mais ce n’est pas facile. C’est pourquoi la sexualité est un travail incroyable. Je dis souvent aux gens : « Mais la sexualité, c’est comme quand vous mangez, il faut y penser tous les jours. Si vous n’avez pas fait vos courses, vous n’allez pas manger. Mais la sexualité, on oublie qu’il faudrait y penser et que ça se prépare ! » Alors que pour la plupart des gens, ça déboule comme par hasard, sans que l’on ait rien préparé. La sexualité d’un couple, ça se prépare, ça se pense et ça se soigne ! N’est-ce pas fou ? C’est comme si un bon repas, auquel vous conviez une personne très chère, devait se faire tout seul, sans que vous leviez le petit doigt avant. Et vous vous étonneriez ensuite que ça n’ait pas été un festin divin ! Il n’est pas évident de rester affalé toute la soirée devant la télé, puis de brusquement passer dans la chambre à coucher pour faire divinement l’amour.

Clés : Et quand on réussit à atteindre des moments sublimes, la question se pose-t-elle de savoir ce qu’on en fait ? S’agit-il juste de vivre des moments sublimes, puis de retourner à la vie ordinaire ? Ou ces moments sublimes peuvent-ils apporter quelque chose au reste de la vie ? Je pense que chez les taoïstes, il y a l’idée qu’en faisant l’amour, on va à une source et qu’on en rapporte un nectar qui vivifie toute l’existence.

Bruno Clavier : Oui, c’est aussi une transformation. On pourrait dire : « Plus on fait bien l’amour, plus on change. » Ça nous transforme physiquement, énergétiquement et psychiquement, parce que le sexe, c’est physique, énergétique et psychique. Nous faisons l’amour avec notre corps, mais plus encore avec notre « l’image du corps », comme disait Françoise Dolto. C’est ainsi qu’un homme ou une femme peuvent penser que leur sexe est trop grand, ou trop petit. Et cette image qu’ils ont en tête va jouer un rôle décisif. Si un homme pense que le sexe d’une femme est un gouffre, il se perdra dedans, mais si physiquement il n’en est rien. Même chose pour une femme qui dit : « Quand on me pénètre, je ne sens rien. » Physiquement, elle ne peut pas ne pas sentir, mais énergétiquement et psychiquement, elle est absente. C’est donc toute la combinaison de ces différentes dimensions qui va faire que l’on recueille l’amour un élixir de jouvence, de vie, d’énergie et de joie – ou pas.

Clés : Quelles sont les aides possibles ? Vous disiez que le travail transgénérationel était très important…

Bruno Clavier : Capital. Parce qu’il n’y a pas plus duplicateur que la sexualité. Pourquoi ? Parce que, dans la transmission transgénérationelle, tout ce qui n’est pas dit est copié ; or, le plus souvent, la sexualité n’est pas parlée. Je travaille beaucoup avec des enfants atteints de symptômes psychiques graves : eh bien, quand on réussit à remonter à l’origine du problème, c’est toujours un non-dit sur la sexualité et sur la mort. Toujours. C’est une des choses cruciales que nous avait apportées Didier Dumas, qui travaillait dans les traces de Dolto. Et ça se guérit en ramenant de la parole sur la sexualité et sur la mort. Tant qu’on n’aura pas compris que les enfants doivent être informés sur la sexualité et sur la mort à partir de deux ans et demi – et non pas à quatorze ans au collège –, on ne résoudra pas le problème à la racine.
Le non-dit sur la sexualité implique une duplication des problèmes. Ca veut dire que l’on va inconsciemment dupliquer la sexualité de ses parents. Et ça amène des désastres sexuels. Tout simplement parce qu’on ne peut pas faire autrement que la sexualité de ses parents. Si un homme, et c’est fréquent, aime passer ses nuits devant des films porno, alors qu’il a une femme adorable qui l’attend au lit, très souvent, à l’enquête, on s’aperçoit que son père et que son grand-père allaient au bordel : il ne peut donc pas imaginer sa sexualité autrement que comme celle de ses ascendants, qui ne pouvaient jouir qu’avec des prostituées et pas avec les femmes qu’ils respectaient.
On le voit très bien aussi avec les jeunes femmes d’aujourd’hui qui sont des femmes « libérées », mais qui souvent, vont arrêter net leur sexualité une fois qu’elles ont enfanté : elles font donc comme leurs mères et leurs grands-mères. Ces hommes et ces femmes se retrouvent donc dans les structures de leurs parents. Ils ne sont plus eux-mêmes, mais leur papa et leur maman et… ils ne font plus l’amour, ou alors ils s’engueulent, sans comprendre pourquoi.
Il faut dire que, pour les générations qui ont vécu la « libération sexuelle », la transition a été incroyablement courte et abrupte, à partir de 1968. On est alors brusquement passé d’une sexualité archaïque à une libération, avec des gens qui n’étaient mentalement pas du tout prêt. Personne n’était prêt à ça, et ça se voit encore aujourd’hui, les gens ont basculé, et nous l’avons vécu ! Nous sommes alors entrés dans l’ère du n’importe quoi, où n’importe qui était censé pouvoir faire l’amour avec n’importe qui, tout était permis, mais en réalité, les mentalités profondes étaient restées exactement comme celles de leurs parents.

Clés : Cela dit, la sagesse ancienne n’avait pas forcément tort de rappeler que faire l’amour avec quelqu’un que l’on n’aime pas n’est pas très intéressant.

Bruno Clavier : Vous me ramenez à la parole. S’il y a une vraie parole, un échange, il y a du respect pour l’autre et donc de l’amour. Et la question du sexe, aujourd’hui, dans beaucoup de cas, c’est que l’autre disparaît. On n’est alors plus du tout dans le divin. On est dans le corps, le corps d’un autre qui n’est pas reconnu en tant qu’autre. Le partenaire amoureux devient juste un prolongement de moi-même. Alors que la parole change tout. Échangée, elle va faire que chacun se reconnaît et se sent reconnu en tant que sujet humain, et c’est là qu’il peut être « divin ». Alors que là où il y a de la perversion, il n’y a pas de parole échangée.

Clés : Pour conclure, avez-vous souvent rencontré des hommes pour qui c’était très difficile de parler ?

Bruno Clavier : Oh oui ! Ça peut être très surprenant, venant de quelqu’un qui a beaucoup d’activité sexuelle, mais qui s’évère incapable d’en parler. Un don juan n’est pas sexuel, quoi que l’on s’imagine. La preuve c’est qu’il ne peut pas rester, il doit très vite s’en aller. Or, pour connaître une personne il faut du temps, ça ne se fait pas en un soir. Le don juan ne connaît téléchargement (3)jamais personne. Il n’entre donc jamais dans la sexualité. Il en a peur, sans le savoir. Il a très peur de la femme, c’est pourquoi il la quitte très vite. S’il reste, il meurt. Il n’entre donc jamais vraiment dans le corps de la femme et ne peut rigoureusement pas en parler.

Clés : Nous sommes restés très classiques, très hétéro…

Bruno Clavier : Oui bien sûr, mais c’est pareil pour tout le monde. Les homosexuels avec qui je travaille ont exactement les mêmes problèmes, les mêmes blocages, les mêmes horizons et les mêmes extases que les hétéros !

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Comment éviter les conflits

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

Propos recueillis par Patricia Gandin
ELLE Magazine. Vie privée

            Entretien avec Paule Salomon

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Il suffit d’une peccadille et les reproches fusent. Les mots font mal, les insultes démolissent. Au prochain sujet de discorde, on aura une raison de plus de  » démarrer  » ou quart de tour et de râler encore plus fort, avec les rancoeurs qui s’accumulent. Alors, les crises se multiplient, toujours plus vives, toujours plus blessantes. Et l’on se prend à douter d’aimer encore quelqu’un qui nous comprend si peu, qui nous traite si mal. Dans la partie adverse, c’est sans doute le même constat. Attention, rupture en vue ! Pour tenter de l’éviter tant qu’il est encore temps, voici ce qu’il faut savoir, selon Paule Salomon, philosophe, auteur de  » Le Sainte FoIie du couple  » (Albin Michel) et qui organise des stages de connaissance de soi.

Pourquoi le conflit s’envenime-t-il ?

Parce que nous possédons, tous deux, la même certitude: « J’ai raison, tu as tort !  » Nous entrons alors dans un système d’accusations réciproques, car nous sommes en. proie à l’influence des deux personnages qui demeurent en nous l’enfant vulnérable, soumis à l’obéissance, que nous avons été, et le parent, autoritaire et protecteur, dont nous gardons le souvenir. Dans le couple, celui qui est attaqué perçoit l’assaillant comme un parent qui lui adresse un reproche. L’enfant qui est en lui se sent blessé et va chercher son parent pour se protéger et rendre les coups. L’autre en fait autant. Le conflit s’inscrit alors dans une sorte de – 8 -, à l’infini.

Comment échapper à ces rôles pièges ?

En ayant plus confiance en soi pour ne pas se sentir blessé, nié, remis en question ài la moindre attaque. Si le sentiment de sa propre valeur ne s’est pas suffisamment constitué tout au long de l’enfance et de l’adolescence, on arrive très vulnérable dans la relation amoureuse, puisqu’on imagine exister seulement par le regard de l’autre. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’enfance, nous n’avons pas dépassé le « J’existe parce que tu m’aimes  » adressé à la mère qui nous nourrit et sans qui nous mourrions. Devenir adulte, c’est pouvoir dire : « j’existe parce que je m’aime « . Ce but atteint, nous sommes moins ébranlés par des jugements négatifs, et donc moins tentés de riposter.

Pourquoi est-ce le plus souvent l’homme qui malmène la femme ?

Parce que nous sommes héritiers d’une conscience collective qui influe sur nos comportements. Depuis des millénaires, nous vivons dans une société patriarcale, où l’homme est dominant et la femme dominée. Bien que les choses aient un peu évolué en surface, le fond est toujours le même : à l’homme le pouvoir de décision, de rayonnement. A la femme de répondre à ses désirs. Mais la soumission, c’est abandonner ses désirs propres, sa personnalité, se nier. Enfin, l’homme reste souvent prisonnier de l’influence maternelle. Il voit dans sa compagne la femme et la mère qui ‘doivent tout lui donner. Peu d’hommes apprennent à passer des bras de leur maman aux bras de leur compagne.

Comment le leur apprendre ?

En n’acceptant pas de vivre en couple avec quelqu’un qui n’aurait pas su se ménager trois ou quatre ans de vie autonome auparavant, pour apprendre à tenir debout tout seul.

Que faire lorsque vous êtes victime d’une attaque ?

1. Respirez un bon coup, car il ne faut pas nier que ça fait mal.
2. Résistez à la tentation de vous jeter à corps perdu dans là bataille, en répondant oeil pour oeil, dent pour dent.
3. Evitez aussi de neutraliser carrément l’autre d’une flèche assassine. Tant qu’il y aura un dominant et un dominé, le couple sera toujours bancal, donc fragile. Il faut passer de l’amour du pouvoir au pouvoir de l’amour.
4. Faites preuve d’humilité, en acceptant de vous remettre en cause. Mentalement, pour ne pas perdre la face.
5. Tempérez votre émotion en vous pénétrant de cette certitude : votre agresseur cherche la bagarre parce qu’il se sent menacé, parce qu’il croit perdre son pouvoir. C’est lui qui est en position d’infériorité, pas vous.
6. Alors seulement, exprimez-vous en confirmant, en intégrant les propos tout en les laissant dans la bouche de l’autre:
« - Tu estimes que je suis égoïste.
Tu te sens blessé. Peut-être as-tu raison!.. » (jamais: Moi, égoïste ? « , etc.)
7. Promettez: « je vais réfléchir à tout cela.  » Cette attitude conciliante désamorce la tension sans que vous lâchiez vraiment du terrain.
8. Quelques jours plus tard, vous pouvez revenir sur la question, si possible avec humour. Votre message personnel passera doucement. Mais sûrement.

Propos recueillis par Patricia Gandin ELLE Magazine. Vie privée

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

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Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

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Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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Maîtriser les ondes électroniques

Posté par othoharmonie le 21 juin 2014

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Sachons que les ondes produites par les appareils électroniques sont nocives. Elles sont très polluantes pour l’esprit humain. 

Les ondes émises par les appareils de cuisson ou les téléviseurs et même par les ordinateurs, viennent perturber le réseau interne de notre propre champ vibratoire. Ce sont des ondes physiques générées par la matière. Elles se produisent partout où il existe un champ électromagnétique. Mais  il ne faut surtout pas confondre leur puissance avec la nôtre. Jamais, il ne peut être possible de confondre. Elles s’expriment parallèlement et très fortement par l’intermédiaire de toute l’électronique. C’est la raison pour laquelle nous pouvons agir sur elles. 

Nous pouvons manipuler, nous les maîtrisons à notre guise. C’est pour cela que le visage de certains décédés peut apparaître sur l’écran de nos téléviseurs, ou que leur voix peut s’imprimer sur nos bandes magnétiques. La matière est maîtrisable par nous, et rien ne s’oppose à ce que nous intervenions sur elle. Parfois, nous avons l’impression d’être surpris par certaines manifestations que la matière, et la science qui la contrôle, sont incapables de produire. 

Les ondes spirituelles émises par notre esprit sont incroyablement puissantes. Mais il se trouve qu’elles peuvent, malgré tout, être très fortement perturbées par d’autres. Il nous faut être vigilants parce que si nous n’y prenons garde, elles peuvent à certains moments prendre totalement le contrôle de notre esprit. C’est un peu ce qui se passe avec les jeux vidéo, les émissions de télévision ou avec la nourriture que nous absorbons, lorsqu’elle a été préparée de façon artificielle ; les ondes courtes sont présentes, elles ne meurent pas, elles se diffusent dans l’organisme, qu’il soit individuel ou collectif. Nous le constatons chaque jour. 

Alors, il est temps de nous protéger de toute cette technologie audiovisuelle dont le téléphone portable est la pire des inventions, parce qu’il agit directement au plus près de notre cerveau et atteint très rapidement notre esprit. 

Une mise au point s’avère indispensable. Dénoncer la nocivité des ondes liées aux appareils dits « électroniques » ne veut pas dire ignorer leur existence et encore moins leur utilisation. Il suffit de prendre conscience du danger pour s’en protéger. Qui aurait l’audace de marcher tout près d’un précipice avec le risque de chuter, s’il peut s’en écarter légèrement ? Personne, me direz-vous, excepté un fou, un drogué, un kamikaze ou encore un suicidaire. Pardon pour l’exagération ! 

Il nous suffit de comprendre et de prendre conscience des risques encourus pour mieux nous en protéger, parce qu’ils existent réellement. Tout dépend ensuite du degré d’utilisation et de la gravité qui s’ensuivra. Il faut rester mesuré là aussi, comme en toute chose, et savoir qu’une personne avertie sera moins vulnérable qu’une autre. Par ailleurs, sachons que notre évolution spirituelle, notre champ vibratoire rapide, nous exposent moins que quiconque à ces ondes nocives pouvant entraîner de sérieux dommages. 

Restons utilisateurs de nos outils, mais de grâce, n’en faisons jamais des dieux. Parce que c’est là, arrivé à ce stade, que commence l’irréversible danger. Sachons garder la tête froide et disons-nous bien que si la technique est incontournable, elle doit dans tous les cas rester sous le contrôle de l’esprit humain, et ne jamais mettre ce dernier sous son contrôle parce qu’il souffrirait d’esclavage, de conditionnement et de soumission. La matière doit rester et restera sous l’autorité de l’esprit. Nul humain n’est plus fort que lorsqu’il la maîtrise grâce à son évolution spirituelle, garante de toutes les protections. 

Peut-être qu’un jour nous seront trahis par notre intelligence mentale, et ne pourrons, le moment venu, que faire une grande marche arrière. Mais ce temps n’est pas arrivé. Il nous faut encore expérimenter pour comprendre que certaines de nos inventions vont s’avérer, ou s’avèrent déjà, terrifiantes pour la vie des terriens. 

Peut-être avez-vous constaté vous-mêmes, bien que les pays les plus avancés sur le plan de la technologie, sont le plus en retrait par rapport à la démarche spirituelle. les autres, les « sous-développés » comme nous les désignons si facilement, tournent le dos à toutes ces « merveilles », mais n’en sont pas pour autant malheureux ; les habitants de ces régions du monde sont proches de Dieu. Ils ont compris que leur bonheur ne passe pas par les gadgets dont nous, les gens « civilisés » voulons les envahir, parce qu’il en résultera de nouvelle sparts de marché ! Ces gens ne demandent qu’une seule chose : être en paix avec leur corps et avec leur conscience. C’est-à-dire qu’ils ne veulent pas exagérer leur consommation, sachant que celle-ci entraînerait de graves dommages pour les ressources naturelles, parce qu’ils les respectent plus que quiconque. Mais nous, les « civilisé » nous les pillons. 

Cessons rapidement de produire et de consommer à outrance et sachons équilibrer les choses. Répartissons nos richesses et rendons à l’Autre ce qui lui appartient. 

Je suis persuadée que nous nous en sentirons grandis. 

Quoi qu’il en soit, nous sommes tous LIBRE. Il ne sera jamais question de nous priver de telle bonne chose que nous prenions plaisir à consommer ; qu’il s’agisse de nourriture, de loisir, ou même de relation d’amour. Parce que c’est nous qui devons fixer les limites de notre vie physique en suivant notre conscience….

 Tout comme il est par exemple possible de fumer, de voir ou de consommer la viande des animaux, sans qu’il soit pour autant répréhensible ou interdit par Dieu de le faire. Mais à la seule condition que les animaux ou les plantes concernées, soient traités avec tous les égards qui leur sont dus, et l’amour que nous devons leur porter est, le plus important d’entre eux. 

N’allons pas au-delà de ce que notre corps physique et notre esprit ne peuvent supporter. Sachons vivre, mais surtout bien vivre ! et comme vous l’aurez compris cela ne veut pas dire vivre dans l’excès.  Il est dans cette formule une forme de sagesse. Car gardons à l’esprit que tous ceux qui sont dans une démarche spirituelle peuvent, s’ils n’y prennent garde, se retrouver très rapidement pilotés par une force noire qui les conduira, après les avoir séduits, vers le néant. 

Merci à vous de votre attention ! 

Et que cela ne vous empêche pas d’apporter vos commentaires !

 

 

 

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Savourer chaque signe d’amour

Posté par othoharmonie le 15 juin 2014

 

images (2)Parmi les légendes du reggae, il y a Bob Marley… et Alpha Blondy. Le chanteur ivoirien, dont la musique résonne depuis trente ans du cœur de l’Afrique au fin fond du Brésil, parle de sa vie comme d’une grande connexion. Confidences.

Votre dernier album se nomme Mystic Power – « Pouvoir mystique ». A quoi faites-vous référence ?

L’une des chansons de cet album s’appelle Woman. J’ai eu la chance d’assister à la naissance de certains de mes enfants ; voir une femme donner la vie m’a fait prendre conscience qu’elles détiennent le pouvoir suprême, c’est-à-dire la force physique et spirituelle de surpasser la douleur pour engendrer l’humanité, qui est à mes yeux le plus grand mystère de l’univers. Cette force d’amour et d’intention positive, voilà ce que j’appelle le mystic power. Nous en sommes tous issus et nous y participons tous – que nous en soyons conscients ou non. L’homme est à la fois infiniment complexe et infiniment bon ; nous interroger sur notre part divine, c’est déjà faire un pas vers elle. 

La créativité est-elle un autre signe du mystère ?
Je suis incapable d’expliquer comment naissent mes chansons. Elles me tombent dessus quand elles le souhaitent, alors que je suis en train de discuter, de regarder un film ou une émission. Quand je réécoute certains de mes titres, je me demande d’où m’est venue l’inspiration ! J’ai l’impression que ni mon cerveau ni les informations qu’il contient, ne m’appartiennent. Comme si nous n’étions que des vecteurs, dotés chacun d’une mission complémentaire, dont aucune n’est plus importante que l’autre. Tout est lié, l’envol d’un papillon à Paris peut créer un cyclone aux Antilles. Le monde est en mouvement grâce à la conjugaison de nos actions.

Votre musique a le pouvoir de transcender les frontières. Comment l’expliquez-vous ?
Quand j’étais gamin, j’écoutais beaucoup de chansons en anglais ; je ne comprenais pas encore cette langue, mais certaines me faisaient pleurer. Il doit en être de même avec mes succès. Le reggae est un mouvement spirituel et sociopolitique d’appel à la paix. Au-delà, il y a dans la musique une magie auquel nous sommes tous sensibles. Quand je joue avec mon groupe, arrive un moment où j’ai l’impression que nous ne faisons plus qu’un. Comme si les guitares, la batterie, les cuivres, les voix, tout n’émanait que d’une seule personne. Idem avec le public : que des anglophones reprennent des paroles en français, que des francophones chantent un refrain en dioula, ne cesse de m’émerveiller. Pendant les concerts, je sens souvent qu’une osmose se crée, qu’un fluide passe. D’où vient cette alchimie ? Je n’en sais rien. Quand on est en CM1, on ne comprend pas les équations de classe de troisième. De même, je me dis qu’il existe une intelligence dont on n’a pas toutes les clés. Et Dieu merci.

Ce ne serait pas bien, parfois, que l’humanité soit plus éclairée ?
Certains hommes le sont. Qu’ils soient prêtres, rabbins, imams ou autres, peu importe : si leur vérité spirituelle me touche, je bois leurs paroles. L’urgence est de cultiver le lien. Dans le contexte ivoirien, c’est plus que nécessaire : le tissu social y est dans un état désastreux, tout le monde se regarde en chiens de faïence. Dans la chanson Réconciliation, je fais intervenir des chanteurs d’ethnies différentes, afin d’essayer à notre modeste niveau de toucher les cœurs et de participer à recoller les morceaux. J’ai connu l’époque d’une Côte d’Ivoire unie, où l’on avait des amis de toutes origines, où rien ne nous guidait que l’amour de la vie et des moments partagés. C’était sain.

Vous avez été nommé ambassadeur de l’ONU pour la Paix. Utile ? 
Cette nomination m’a donné l’impression d’être important ; puis j’ai réalisé mon impuissance et ma naïveté. Des présidents africains m’ont reçu, j’ai mis tout mon cœur à leur expliquer les propositions de sortie de crise que j’avais à leur porter. Cause toujours tu m’intéresse… Le jeu politique est au-delà des états d’âme. Je suis retourné à mes chansons, en tâchant d’envoyer toujours les mêmes ondes d’espoir. Entre les mains de nouvelles volontés, nos idées utopiques deviendront peut-être un jour réalité.

Quand vous êtes énervé, fatigué, comment vous recentrez-vous ?
En racontant à mes enfants des blagues qui ne font rire que moi ! Passer du temps avec eux me permet de mettre les choses en perspective. Au milieu d’une conversation, je prends du recul et je réalise la magie d’être là. Je me rends compte que j’ai beaucoup de chance, que la vie des autres est moins facile. Je critique par exemple beaucoup les hommes politiques, mais je ne suis pas sûr que j’aurais aimé avoir leur vie. Quand ils arrivent au pouvoir, ils sont beaux gosses ; un an après, ils ont de gros cernes et le teint gris ! Personne n’est foncièrement mauvais, tout le monde commet des erreurs. L’important c’est d’essayer de nous améliorer, en mettant tout notre cœur à accomplir la mission qui nous a été confiée. 

Avez-vous toujours été dans cet état d’esprit ?
J’ai eu ma période d’irresponsabilité, lorsque je fumais de l’herbe. Je ne sais pas de quoi j’avais peur ni ce que j’essayais de fuir… Peut-être que ça devait faire partie de mon parcours. Parvenir à m’en sortir, il y a dix-sept ans, a renforcé ma foi : comme je n’arrivais pas à arrêter seul, j’ai fini par implorer l’aide d’une force supérieure, par la prière… Quelque temps après, on m’a donné un joint ; j’ai tiré une taffe, elle m’a fait l’effet d’une bombe atomique. Moi qui étais censé être très habitué, j’avais des sueurs, des palpitations. Je me suis senti tellement mal que j’ai compris que c’était fini, j’étais guéri.

Qu’est-ce que votre parcours vous a appris de la vie ?
J’ai longtemps été excessif. La vie met des épreuves sur nos routes ; je suis tombé dans certains pièges. Désormais, je m’efforce de les éviter, de ne pas laisser mon côté « humanoïde » prendre le dessus sur la part divine qui est en chacun de nous. Respecter tout le monde, être plus à l’écoute, me soucier des autres. Accepter les critiques, aussi, même si elles font mal, comme une incitation à chercher encore plus profond en moi pour donner le meilleur. Et savourer chaque signe d’amour et d’attention. Quand ma fille prend du temps pour m’accompagner à une interview, ça me touche. Quand les mères de mes enfants m’appellent pour prendre des nouvelles, ça me touche. Des moments suspendus de grand bonheur. 

Avez-vous peur de la mort ?
Ce qui me fait peur, c’est le grand inconnu. Ce qui me rassure, c’est de me dire : il y a cent ans, où étais-tu ? Dans cent ans, où seras-tu ? Au fond, pourquoi t’inquiètes-tu ? Celui qui t’a amené là connaît la route.

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