Ecran de la conscience

Ecran de la conscience oma_ados  Texte issu du livre

de Omraam Mikhaël Aïvanhov 

Intitulé : « Et il me montre un fleuve d’eau de la vie »

L’ECRAN DE LA CONSCIENCE : page 195  

Tant que l’homme ne fait pas un travail sur ses corps physique, astral et mental, il stagne dans les niveaux inférieurs de sa conscience ; et dans les niveaux inférieurs de la conscience, il se sent non seulement séparé des autres hommes et de la nature, mais aussi coupé de son origine divine. 

La conscience n’existe que comme une conséquence de tous les processus physiques et psychiques qui se déroulent en l’homme. Elle est comme un écran sur lequel son être intérieur projette des images. Et si ces images le tourmentent, le font souffrir, c’est dans sa vie même qu’il doit apporter des changements. Sinon il ressemble à celui qui, allant au cinéma et, mécontent du film qu’il voit projeter, en rendrait l’écran responsable et voudrait le changer. Eh non, ce n’est pas l’écran, c’est la bobine du film qu’il faut changer. De même, quand une émission de télévision ne vous plaît pas, vous ne vous en prenez pas à l’écran ; vous changez de chaîne ou bien vous éteignez le poste. 

Parce que la conscience se manifeste au niveau du cerveau, on s’imagine que c’est dans la tête, dans la pensée qu’il faut changer quelque chose pour changer d’état de conscience. Non, c’est une erreur. 

La conscience est le résultat du fonctionnement de toutes les cellules du corps ; c’est donc sur toutes les cellules du corps qu’il faut agir pour changer la conscience, et non sur l’écran, le cerveau, qui n’y est pour rien. Combien de personnes se plaignent d’être tourmentées par des angoisses, des obsessions dont elles ne savent pas comment se débarrasser ! Elles ne se doutent pas que c’est elles-mêmes qui, depuis plusieurs incarnations, ont fabriqué ce film ; la bobine a été donnée quelque part à un opérateur qui la projette maintenant sur l’écran de leur conscience. 

Toutes ces images qui tourmentent les êtres viennent de très loin. 

Ce n’est pas la conscience qui les fabrique, elle ne fait que servir d’écran, elle n’est en rien responsable de tout ce qui s’y projette de bon ou de mauvais. Le film a été préparé depuis longtemps, et maintenant il tourne ; par moments ce sont des images harmonieuses avec de belles couleurs ; puis tout s’assombrit, des images peu rassurantes défilent à nouveau… Et ainsi de suite, le film se déroule implacablement jusqu’à ce que l’homme ait compris qu’il doit mobiliser toutes les puissances de son être afin de travailler à réaliser un nouveau film. 

Prenons le cas d’un malfaiteur ; un voleur ou un meurtrier… Quoi qu’il fasse, il ne peut se débarrasser de certaines inquiétudes : la police, la prison, la vengeance de ses victimes, le remords. 

Pourquoi ? Parce qu’il a déclenché certains processus qui se reflètent maintenant sur sa conscience : il ne peut plus avoir la paix. Rien ne pourra apaiser sa conscience tourmentée, excepté s’il répare ses erreurs. C’est pourquoi on voit parfois des personnes qui viennent se livrer spontanément à la police et acceptent d’être punies pour leurs fautes : quelque chose en elles leur dit qu’elles méritent une sanction mais aussi qu’elles doivent réparer. Car c’est en réparant qu’elles libèrent leur conscience : ainsi sur leur écran passera désormais « un nouveau film ». 

Un homme a commis un crime et on lui inflige une punition ; c’est normal, mais c’est insuffisant. Il ne faut pas se contenter de punir les malfaiteurs, il faut aussi leur donner les moyens de réparer leurs fautes. Sinon ils en veulent d’autant plus à celui qui a pris les sanctions contre eux, car ils vivent continuellement avec l’obsession du mal qu’ils ont fait. Pour les remettre sur la bonne voie, il faut les aider à libérer leur conscience en leur donnant des conditions pour réparer leurs fautes. 

Que ce soit donc bien clair : nous n’avons pas le pouvoir de changer notre conscience, nous n’avons que celui de changer notre vie. Mais comment convaincre les humains ? Ils croient posséder un pouvoir formidable sur eux-mêmes : ils feront n’importe quelle bêtise, mais cela n’aura aucune conséquence, ils vivront tranquilles… par le raisonnement il leur suffira de changer quelque chose dans leur tête. 

Les pauvres, ils auront vite fait de mesurer l’étendue de leur pouvoir ! Ils arriveront peut-être à se donner un air assuré devant les autres, mais s’ils ont mal agi, quoi qu’ils fassent, quelque chose en eux va de plus en plus s’obscurcir et s’effriter. Même les mages à qui les esprits de la nature obéissent, s’ils commettent des erreurs, doivent subir les conséquences de ces erreurs, car quelque chose s’est inscrit là, sur l’écran de leur conscience, et cette inscription les poursuit, aucune volonté n’a  le pouvoir de l’effacer. 

Pour avancer dans la vie avec assurance et vous sentir en sécurité, vous devez soumettre vos pensées, vos sentiments et vos actes aux lois de la droiture, de l’intégrité, du désintéressement. Dès qu’une de ces lois est transgressée, vous perdez vos pouvoirs. Ils ne reviennent que si vous réparez vos erreurs et reprenez la bonne direction. 

Et justement, ce qui différencie les vrais spiritualiste des hommes ordinaires, c’est qu’ils prennent rapidement conscience de leurs erreurs et s’empressent de les réparer. Voilà où est leur pouvoir : dans le fait de reconnaître qu’ils se sont trompés et de chercher à réparer. C’est ainsi qu’ils agissent indirectement sur leur conscience : d’autres inscriptions apparaissent alors sur l’écran et ils peuvent continuer à avancer dans la lumière et dans la paix. 

Une conscience tourmentée ne peut pas être apaisée d’une façon durable par des raisonnements, des médicaments ou des visites chez un psychologue. Je le répète, si on veut vraiment aider les humains, il faut leur fournir des conditions pour réparer leurs erreurs et donner ainsi une nouvelle orientation à leur existence. Les philosophes, les psychologues, les psychanalystes, les psychiatres devraient mieux étudier cette question de la conscience : qu’est-ce que la conscience et comment travailler sur elle. 

La conscience est un domaine très vaste, car, ainsi que je viens de vous le dire, elle n’est pas uniquement une propriété du cerveau. Chaque cellule qui compose notre corps physique, chaque cellule de chaque organe possède sa conscience propre. Evidemment cette conscience est réduite, mais elle est aussi bien réelle, car chaque cellule est vivante et tout ce qui vit est doté d’une conscience. Seules les modalités sont différentes. 

Le créateur a donné une conscience à toutes les créatures animées ou inanimées, mais selon leur degré d’évolution cette conscience est plus ou moins éloignée de leur corps physique, matériel. Chez les minéraux, elle se situe très loin, c’est pourquoi ils sont dans cet état d’inertie. Chez les plantes, elle est plus proche, et chez les animaux encore davantage. Les minéraux, les végétaux et les animaux ne possèdent pas une conscience individuelle, mais une conscience collective. Pourquoi les animaux, par exemple, ont-ils des périodes déterminées pour la procréation, pour la ponte, pour les migrations, pour la mue, etc ?… parce qu’ils obéissent à une âme-groupe qui les dirige. Seuls les humains ont une conscience individuelle, donc une volonté propre. C’est cette conscience individuelle qui fait d’eux non seulement des êtres pensants, mais des individus autonomes. La question maintenant pour eux est de savoir comment utiliser cette autonomie. 

A quelque organe qu’elles appartiennent, les cellules ont des représentants dans le cerveau pour transmettre leurs réclamations, exprimer leur satisfaction ou leur mécontentement. Exactement comme les citoyens qui élisent un député pour les représenter au Parlement ou les ouvriers qui choisissent un représentant syndical pour défendre leurs intérêts. Oui, c’est le même principe, parce que les humains ne peuvent rien inventer qui n’existe déjà quelque part dans l’organisme ou dans l’univers. Par l’intuition, la réminiscence ou le tâtonnement, nous sommes obligés de retrouver des lois, des processus, des phénomènes qui existaient bien avant nous, car ils sont l’œuvre de l’Intelligence cosmique. 

Dans la partie antérieur du cerveau se trouvent des cellules qui sont les représentantes conscientes de tout le corps ; les cellules des autres parties du cerveau sont aussi des représentantes, mais inconscientes ou subconscientes. La soi-conscience a seulement pour siège ces quelques cellules en avant du cerveau. Dans la partie postérieure, le cervelet par exemple est le siège des pulsions instinctives ; l’avidité, la sexualité, l’agressivité. Ces cellules ont donc aussi des représentantes qui montent à la tribune pour réclamer, exiger. C’est ainsi que dans l’homme se manifestent des besoins dont il ne comprend pas toujours la nature ni l’origine. 

Combien de personnes, par exemple, sont étonnées des rêves qu’il lui arrive de faire la nuit ! Et elles le disent : ces rêves n’ont aucun rapport, leur semble-t-il, avec leurs préoccupations conscientes. Et bien, justement, le rêve est le moyen qu’a trouvé la nature pour faire apparaître à la conscience des désirs enfouis jusque-là dans les profondeurs de l’inconscient. Et la conscience, je vous l’ai dit, est un écran ou un tableau d’affichage où viennent s’inscrire les demandes formulées par ces différents « moi » qui constituent notre double nature inférieur et supérieure. Alors de temps en temps, il s’y inscrit des choses tout à fait surprenantes qui n’apparaissent jamais à l’état de veille.

L’être humain est donc une entité double, faite de deux natures, inférieure et supérieure, mais il est aussi l’écran sur lequel ce deux natures viennent se projeter. Sur cet écran il peut produire des changements, mais indirectement, en agissant sur l’un ou l’autre de ses deux natures. Et en même temps, il peut agir dans l’univers entier, car, par ses différents corps, il est lié à tout ce qui existe. C’est pourquoi il lui est tellement difficile, impossible même, de se connaître ; il se manifeste le plus souvent à son insu, tantôt dans un plan, tantôt dans un autre, et c’est l’écran de sa conscience qui lui renvoie plus ou moins clairement les échos, les reflets de ce qu’il est en train de faire. Cet écran lui permet de s’étudier, de se regarder comme dans un miroir, mais il ne peut pas agir directement sur le miroir. Il peut agir partout dans l’univers parce qu’il possède ces instruments très puissants que sont la pensée, le désir, l’imagination, la volonté, mais sur le miroir il ne peut pas agir ; le miroir ne fait que lui renvoyer le reflet de ses différentes activités. 

Depuis des milliards d’années, l’être humain a attiré à lui des éléments de toutes les régions de l’espace, et c’est grâce à ces éléments qu’il a réussi à se construire non seulement un corps physique, un corps astral, un corps mental, mais aussi l’ébauche d’un corps causal, d’un corps bouddhique et d’un corps atmique. Son « moi » est donc dispersé à travers tous ces corps, toutes ces régions, et c’est pourquoi il arrive à toucher des puissances, des forces qui se reflètent ensuite sur sa conscience. S’il est lucide, attentif, il regarde cet écran, il déchiffre et il se dit : « Ah, là, par ma pensée, par ma volonté, mes désirs, j’ai remué des marécages, ça se voit sur l’écran, il faut que j’y remédie« . Et s’il a touché le Ciel, il voit des splendeurs apparaître sur l’écran et il s’instruit, se réjouit. C’est ainsi qu’il « prend conscience », comme on dit, de la réalité des choses. 

En fait, ces prises de conscience n’apportent à chacun de nous que quelques indices. Ce que nous découvrons dans ces moments-là ne représente pas encore la totalité de nos activités ; nous possédons un champ d’action beaucoup plus vaste, même si nous ne savons ni comment ni où nous agissons, car notre conscience ne reflète qu’une infime partie de notre véritable existence et de nos véritables activités. Nous avons des racines dans toutes les régions de l’espace et nous sommes donc formés de particules de toutes ces régions. C’est pourquoi, même si notre conscience ne reflète pas la totalité de nos activités dans ces différents plans et régions, elle nous fournit suffisamment d’indices pour nous éclairer sur la nature et l’origine de nos pensées, de nos sentiments, de nos désirs, de nos actes. Pour mieux se connaître, chacun doit s’habituer à travailler avec ce miroir qu’est la conscience, sinon il ne deviendra jamais le maître de sa destinée. 

Car, il faut le savoir, chaque être humain héberge en lui-même des ennemis qui ne sont pas encore déclarés, jusqu’au jour où, tout à coup, ils sortent, et alors quelle surprise ! Oui, en nous des ennemis sont là depuis longtemps ; nous n’en avons aucune idée parce qu’ils ne se sont pas encore manifestés sur l’écran de notre conscience, mais un jour ou l’autre ils font irruption et nous devons nous y préparer afin d’avoir des armes pour nous défendre. De même, il nous arrivera certainement aussi de prendre soudain conscience que, depuis longtemps déjà, nous étions accompagnés de présences lumineuses qui nous orientaient, nous soutenaient, nous réconfortaient. 

Par sa conscience, l’homme est donc placé à la frontière des mondes inférieur et supérieur. S’il n’est pas vigilant, si sa conscience n’est pas éveillée, ce sont les forces obscures du monde inférieur, et particulièrement les forces du plan astral, qui cherchent à s’emparer de lui pour le broyer et le dévorer. Mais de même qu’il ne doit pas se laisser aller à l’attraction du monde inférieur, il doit aussi éviter de s’abandonner totalement à celle du monde supérieur : il faut qu’il travaille avec les forces célestes bénéfiques, oui, mais sans perdre de vue l’équilibre qui doit régner entre le haut et le bas. Du moment qu’il est sur la terre, il ne doit pas chercher à la quitter prématurément ni à se dérober à ses obligations, car il a pour mission de travailler sur la terre avec les moyens du Ciel. La conscience de l’homme doit être une conscience du milieu, du centre, à la limite des mondes supérieur et inférieur. 

S’il est si difficile pour l’être humain de se connaître vraiment, c’est qu’il représente un monde immense et d’une extrême diversité. En haut, dans son Moi supérieur, son Moi divin, sans doute se connaît-il, mais de cette connaissance il n’a pas encore, intellectuellement, une conscience claire. C’est pourquoi maintenant ses efforts doivent tendre vers un but ; se connaître ici, à travers son cerveau, à travers la matière. Sinon, à quoi lui sert-il que Dieu l’ait créé avec tant de sagesse s’il reste dans l’ignorance de sa propre réalité ? 

Comme Dieu, qui l’a fait à son image l’être humain par sa conscience existe dans toute la création. Et c’est parce qu’il ne le sait pas que sa vie est tellement difficile. En particulier, quand il se heurte aux êtres et aux choses sans savoir qu’ils sont en lui et que lui est en eux. Cette vérité est la base de la morale. Tous les commandements concernant le respect, l’amour du prochain, ont pour fondement que ce que l’on fait aux autres, c’est également à soi-même qu’on le fait. Même s’il ne le sent pas, parce que sa conscience est tellement limitée et obscurcie, les souffrances que l’homme inflige à son prochain se reflètent sur lui ; en détruisant quelque chose chez les autres, il détruit à son insu quelque chose en lui-même. Un jour, il éprouve certains malaises, certains troubles, et il ne comprend pas pourquoi : eh bien, c’est tout simplement la manifestation en lui des dégâts qu’il croyait avoir seulement commis chez les autres. 

Celui qui travaille avec la sagesse, développe son corps causal, et un jour son corps causal ne fera qu’un avec son corps mental. S’il travaille avec l’amour désintéressé, il développe son corps bouddhique qui viendra se fondre dans son corps astral. S’il travaille avec la ferme détermination de réaliser la volonté de Dieu, il développe son corps atmique qui représente la force primordiale et cette force se manifestera à travers son corps physique. L’homme ne doit jamais séparer en lui ces deux natures, mais travailler à réaliser leur fusion, car c’est à ce moment-là qu’il deviendra tout-puissant dans le plan physique, tout amour dans son cœur et omniscient dans son intellect. 

Pour le moment, le haut et le bas en lui sont séparés ; il y a entre eux cet écran où l’un et l’autre viennent se projeter à tour de rôle. Mais un jour, quand ils se seront fusionnés, il n’y aura plus d’écran, ou plutôt tout sera écran, parce que ce n’est pas avec un petit écran que l’on peut tout connaître et être partout à la fois. Si vous êtes limité, vous vous trouvez devant un écran limité ; mais si vous n’avez plus de limite, tout l’univers devient écran, vous habitez l’immensité et vous possédez la connaissance véritable. 

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