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La musique qui parle à notre âme

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

Lors du congrès « Émergence d’un nouveau monde , Logos, de son vrai nom Stephen Sicard, nous a confié ce qui l’anime aujourd’hui, après vingt-six années de création musicale, une trentaine d’albums et plus d’un million de disques vendus. Musique de relaxation et de détente, musique sacrée… nous découvrons un artiste inspiré, passionné par ce que l’électronique apporte aujourd’hui à la musique et au son.

FeelGood

SP : Pourquoi participer au congrès « Émergence d’un nouveau monde » ? 

Logos : Ma présence à cet événement est en cohérence avec un souhait qui m’habite depuis toujours : créer un « nouveau monde » et participer à son émergence. Ce fut sans doute inconscient dans mes débuts puis, progressivement, avec l’expérience, j’ai réalisé ce qu’il m’importait de bâtir avec la musique, c’est-à-dire proposer aux personnes qui écoutent mes œuvres une ouverture de conscience différente. C’est ce que je tente essentiellement de réaliser aujourd’hui.

SP : Quelle est la place de l’art et de la musique dans l’émergence de ce nouveau monde ?

L : Dans ce congrès, on peut souligner la participation importante de nouveaux artistes, des peintres, des musiciens, des sculpteurs… Dans son livre « Bruits. Essai sur l’économie politique de la musique »  , Jacques Attali a expliqué que la musique est toujours « précurseur d’une période révolutionnaire ». L’histoire dira si celle de ces artistes annonce une nouvelle période. Je crois personnellement que ces nouvelles musiques peuvent servir un monde nouveau. N’est-ce pas fantastique ?

SP : Avez-vous toujours été musicien, est-ce un choix ?

L : Au niveau professionnel, oui. J’ai eu la grande chance de pouvoir vivre immédiatement de ma musique, car, dans ma famille, il n’y avait pas de sensibilité musicale particulière. Je n’étais pas vraiment destiné à être musicien professionnel puisque j’ai fait des études scientifiques. C’est la vie qui m’y a amené sans que je le demande ou le programme et surtout sans avoir étudié la musique. J’ai appris le violon enfant mais j’ai tout oublié. Vingt ans après, la musique est revenue dans ma vie sans que je comprenne comment ni pourquoi ! J’ai été guidé par la force du destin ! En fait, les études que j’ai suivies me servent maintenant pour l’aspect technique de ma création, mais je n’en vis pas, et j’ai un métier que je n’ai pas appris et dont je vis !

SP : Quel fut l’élément déterminant dans ce changement de voie ?

L : Ce sont principalement des rencontres humaines enrichissantes qui ont orienté ma vie. Par ma famille, j’ai été baigné dans un milieu et un environnement très porteurs. Mon père était un médecin pionnier dans le domaine des médecines nouvelles et énergétiques. Il y a 26 ans, on faisait beaucoup de découvertes en médecine et en santé ; j’ai ainsi pu explorer de nouveaux domaines encore extraordinaires à l’époque. On parlait des chakras, de l’auriculomédecine… C’était la naissance d’un nouveau monde passionnant auquel je me suis trouvé mêlé par ma recherche musicale dans le secteur très précurseur de l’électro-acoustique.

SP : Avez-vous senti un appel vers la création musicale ?

L : Ce n’est pas un appel, cela m’a été imposé. J’ai le sentiment que je n’aurais pas pu faire autre chose que de devenir musicien et compositeur, même si je l’avais voulu. Vingt-six ans après je n’ai toujours pas compris ce qu’il s’est réellement passé ! Et je le vis comme un vrai bonheur !

SP : Comment a débuté votre carrière musicale ?

L : En 1987, j’ai sorti un premier CD intitulé « Couleurs Sonores » qui a connu un succès immédiat. Sans ce disque, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui ; il a posé les fondations de Logos.

SP : Pourquoi avez-vous choisi ce nom : « Logos » ?

L : À l’origine, le choix du nom « Logos » était en rapport avec la propagation du son sacré et du Verbe créateur selon les Grecs, le discours… C’était un sujet qui me passionnait. Je me suis simplement dit : « Tiens, je vais prendre ce nom d’artiste… ». Seulement, Logos peut aussi désigner Dieu… ce qui donne accès un vaste champ de possibles !

SP : Est-ce en rapport avec le son primordial ?

L : Le son primordial est le OM, la base des sons sacrés. Le développement de la vie dans l’univers est basé sur ce son.

SP : L’utilisez-vous dans vos compositions ?

L : Dans le CD « La Lune des Sages », un morceau est composé avec le « OM ». Sinon, comme le nombre d’or, qui se trouve dans la musique classique [3], lorsque ma musique prend une dimension sacrée, le OM sera caché parmi certaines notes, presque de façon subliminale.

SP : Comment qualifiez-vous votre musique ? Musique de bien-être, musique sacrée ou « Nouvel-âge » ?

L : On me pose souvent cette question et comme il m’est très difficile d’y répondre, j’ai solutionné le problème en la nommant « musique de bien-être »  car c’est la réponse que les personnes nous renvoient le plus souvent. En l’écoutant, elles témoignent se sentir bien. Ma musique ouvre des horizons, détend et entraîne dans d’autres univers et d’autres mondes, permettant des expériences profondes.

Au fond, je la vois comme une musique nouvelle encore difficile à définir et à nommer. Le terme musique « Nouvel-âge » est connoté et souvent mal perçu. De plus, il ne veut plus rien dire : si l’on n’est pas dans le classique, le pop ou le jazz, automatiquement, on est classé « new âge » alors qu’il y a des musiques très belles, des mélodies incroyables et magnifiques, qui parlent aux gens, les portent, et qui ne sont pas nécessairement « new âge ». En réalité, je pense que la musique ne devrait pas porter d’étiquette.

SP : Le Jazz, le Blues sont des courants musicaux… On parle beaucoup aujourd’hui de musique chamanique, comment vous situez-vous dans ces styles musicaux actuels ?

L : Je considère la musique chamanique comme une musique ancienne liée à une sagesse ancestrale qui se réveille de nouveau aujourd’hui, sans doute associée à une recherche de racines. La musique qui se crée de nos jours puise ses racines à la fois dans du déjà fait, la base, et dans l’air du temps. Elle préfigure – ceci dit sans prétention – la musique classique de demain.

SP : Avez-vous le sentiment d’évoluer à travers vos albums ? Et y en a-t-il un que vous préfériez ?

L : Oui, si j’écoute le premier puis le dernier de mes albums, j’ai l’impression de m’être bonifié.

Il n’y en a pas de plus boutique d’autres, sinon cela signifierait que j’aurais sorti des albums dont je n’étais pas satisfait. Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire mieux parfois, mais je les aime comme mes enfants, donc tous. Aujourd’hui, en 2013, je me dirige vers la musique sacrée, quoique je ne saurais pas expliquer ce qui fait qu’une musique est sacrée ou non. C’est en partie le public qui la définit. Pour ma part, une musique doit être belle, porter les gens, parler à leur âme. Elle doit être universelle ou alors ce n’est pas de la musique mais du bruit.

SP : L’album « Corpus Christi » est une œuvre importante, comment vous est-elle venue ?

corpus_christi-29L : « Corpus Christi » est l’évocation musicale de la vie de Jésus-Christ. L’album contient deux disques qui ont été également mis en sons et lumières, avec des chants. Il doit prochainement sortir sous forme de DVD. Le spectacle retrace la vie du Christ dans une vision artistique, sous la forme d’une méditation, pour ramener les personnes qui l’écoutent à leurs origines et leur donner à vivre une expérience profonde. Un ami, évêque, m’a invité à le réaliser. Lorsqu’il m’a parlé du projet, je lui ai répondu : «Tu ne te rends pas compte, c’est un défi à la fois artistique, intellectuel et spirituel… Tout le monde va me tomber dessus… Les Églises… ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit ! Cet œuvre occupe une place à part dans ma discographie, ce fut une aventure tellement particulière… Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi j’ai entrepris cette création.

SP : Combien de temps ce projet vous a-t-il demandé ?

L : Un an par album, soit deux années suivies de six mois pour la préparation des concerts.

SP : D’où proviennent les textes des chants ? Vous ont-ils été fournis ou sont-ils le fruit de votre travail de recherche ?

L : Mon ami, évêque, m’a laissé me débrouiller seul ; il a d’ailleurs, par la suite, apprécié le résultat. J’ai créé les chants à partir de textes sacrés en reprenant des psaumes en hébreu, des poèmes arabes anciens et également en latin car j’ai veillé à ce que les trois courants soient équilibrés.

SP : Quels instruments et voix avez-vous fait intervenir ?

L : J’ai fait appel à une chanteuse sur scène, Oriane, avec qui j’avais déjà réalisé des disques et qui amène une présence vocale phénoménale. Il est bien sûr préférable d’avoir un chœur de chanteurs plutôt qu’un enregistrement de voix en fond, mais ce n’est plus le même budget et le spectacle prend une autre envergure. On ne peut pas déplacer tout le monde sur scène et il est donc nécessaire d’employer des artifices techniques pour obtenir le résultat voulu. Pour cela, nous avons utilisé de la lumière et des formes géométriques calculées pour créer un spectacle complet.

SP : Cette réalisation vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette voie du sacré ?

L : Ces deux albums m’ont permis de recontacter une énergie christique que j’avais un peu perdue, et cela fut très bénéfique. Plusieurs morceaux m’ont offert d’établir un contact sensitif d’une grande proximité. J’ai également réalisé que l’énergie christique est bien plus présente dans le monde que ce que l’on pourrait penser. Le Christ est proche de la Terre et des humains, car en fait, il n’est jamais parti, il est toujours là. Cette idée est assez éloignée de celle des églises qui le représentent comme un personnage lointain dont on attend le retour.

Au cours de la phase de distribution de « Corpus Christi », après avoir consulté ma discographie sur internet, certains ont refusé de distribuer l’album au motif que « ma spiritualité, trop universelle », pourrait effrayer mon public… L’album est donc surtout accessible dans le milieu que l’on pourrait nommer « de la nouvelle conscience » .

SP : Cette expérience vous a-t-elle particulièrement ouvert à la musique sacrée ?

L : Oui, je le pense. Ces deux albums sont les disques les plus sacrés de ma discographie.

SP : Comment composez-vous ?

L : La création d’une œuvre d’art en général et d’une œuvre musicale, en particulier est un phénomène qui ne peut pas s’expliquer. La musique est dans l’univers, elle « flotte dans l’air » et certaines personnes ont la capacité de la capter pour l’incarner et ainsi en faire profiter d’autres. Elle est potentiellement ouverte à tout le monde. L’inspiration est impossible à provoquer ; si nous détenions la recette pour la maîtriser, nous passerions notre temps à faire des tubes.

Pour composer de la musique sacrée, on se laisse porter pendant un certain temps, variable d’un compositeur à l’autre, durant lequel il ne se passe rien. Pour moi, cela peut durer un mois, par exemple, ce qui est très pénible, ensuite dans une même journée, jusqu’à cinq morceaux peuvent se présenter. Cela nécessite d’être disponible à tout moment.

SP : Y a-t-il un environnement qui vous soit plus propice qu’un autre ?

L : Idéalement, non. C’est l’intériorité du compositeur qui est essentielle, ce dont il se nourrit, comment il vit. Si l’environnement était important, ce serait le signe que l’on est dépendant de l’extérieur et ce serait une erreur. Personne ne pourrait imaginer que « Les Couleurs Sonores  », mon premier album, dont la musique est très aérienne, avec des chants d’oiseaux, des bruits d’eau qui coulent, etc., a été composé dans une cave en plein Paris. Ceci dit, l’environnement aide, comme la forêt dans laquelle je vis aujourd’hui.

SP : Quels sont vos instruments de prédilection ?

L : Le synthétiseur, le clavier. Quoique le terme synthétiseur ne signifie plus grand-chose, c’est presque un ordinateur déguisé en clavier ! À partir de vrais sons de base, on peut reproduire des sons naturels, c’est la lutherie du XXIe siècle, en quelque sorte.

SP : La vibration d’un instrument électronique est-elle identique à celle d’un acoustique ? Dans un violon, il y a une âme. Qu’en est-il de l’électronique ?

L : Le son dans le synthétiseur est comme le son du violoniste qui a été enregistré… Aujourd’hui, nous pouvons atteindre une très haute qualité de son… Perçoit-on l’âme du violon lorsqu’on enregistre son timbre sur un CD ? Aujourd’hui, tout devient électronique et la musique n’échappera pas à la règle. On reproche au synthétiseur l’absence de phénomènes acoustiques comme les harmoniques, c’est-à-dire faire résonner une corde de piano qui entraîne les cordes à côté à résonner aussi. Cependant, l’électronique circule dans le monde du subtil, presque dans le domaine du quantique et produit donc d’autres phénomènes. En ce sens, les sons vont couvrir un registre différent, plus large, avec un spectre différent et d’autres fréquences et ils toucheront plus profondément que l’acoustique.

Je pense que l’âme vient de la mélodie et non du musicien… La musique écoutée est-elle inspirée ? L’âme qui se dégage du violon ne viendrait-elle pas de la mélodie jouée par l’intermédiaire de l’interprète ? Qu’est-ce qui est le plus important : avoir une très belle mélodie jouée en live ou en CD que l’on écoute chez soi, ou avoir un violon avec une âme phénoménale mais qui va jouer du hard rock ou autre ?

Le plus important est ce que le compositeur va donner comme sens à son œuvre. Bien sûr, l’interprète est essentiel : Yehudi Menuhin produira un son différent de celui produit par un étudiant en musique de deuxième année. Avec de tels artistes – Luciano Pavarotti, par exemple, dans la partie chant – on est dans le domaine de l’excellence et du génie. Dans un tel cas, aucun appareil électronique ne pourra imiter, reconstituer, ou reproduire le son à l’identique !

SP : Un concert « en live »est magique : il y a l’âme des musiciens, une présence, on perçoit certaines vibrations… Que permet l’écoute d’un CD ?

L : Le CD permet d’écouter la musique chez soi et aux artistes de l’écouter immédiatement, de l’enregistrer et de la distribuer au public, c’est génial. Auparavant il fallait attendre que le roi vous ait en sympathie, qu’il ait envie de vous payer un orchestre, que toute la cour soit présente avec ses salamalecs et dise que c’est génial. Il n’y avait aucun autre moyen d’entendre de la musique, qui était en outre censurée. On a donc progressé de manière prodigieuse.

SP : Que représentent les concerts pour vous ?

L : Pour moi la musique doit être un spectacle complet avec à la fois les lumières, la vidéo, le chant, des projections. Son et lumière se complètent à merveille. Lors du concert « Corpus Christi » à Valence, c’était magique, j’étais comme un gosse, à m’extasier de tout… Sur scène, les artistes sont privés du spectacle auquel a droit le public. J’aurais presque préféré être dans la salle, à regarder !

Je suis un musicien qui aime voir la musique, les lumières… et le spectacle… C’est ce que je fais assez régulièrement avec Michel Pépé.

SP : Avez-vous travaillé avec d’autres musiciens que Michel Pépé ?

L : J’aime beaucoup travailler en collaboration, c’est un enrichissement, sinon ce travail est trop solitaire. Avec Michel Pépé, nous avons réalisé quatre CD. J’ai créé « Chants des Voûtes Célestes », une reprise de chants classiques avec Oriane ; 2 CD avec un pianiste classique nommé Eric Aron  ; quatre CD de méditation guidée avec Michel Dogna et quatre albums avec mon épouse, Frédérique Cabezas.

SP : Comment créez-vous un spectacle, partez-vous de la musique et recherchez-vous les images ensuite ?

L : C’est un énorme travail, cela commence par la musique à composer puis toute la mise en images, la mise en scène avec les lumières, etc. J’essaie de scénariser, de donner un sens au spectacle, une cohérence en fonction de la musique qui porte soit sur la nature soit sur l’aspect onirique, ou vers ce que j’appelle les autres mondes.

SP : Avez-vous songé à créer un DVD de vos concerts ?

L : Nous l’avions envisagé avec Michel Pépé, mais nous avons abandonné le projet pour deux raisons principales : la première est technique, il est très difficile de filmer de nuit ; ensuite la logique du DVD voudrait que l’on fasse le même spectacle dans les différentes villes, sinon les spectateurs ne comprendraient pas. Or, dans la réalité, le spectacle change d’une représentation à l’autre… Si l’on en tenait compte pour créer des DVD, nous serions, avec Michel, à promouvoir un DVD tout en préparant déjà le suivant… Ce serait trop complexe.

SP : Pour quelles raisons modifiez-vous les spectacles ? Est-ce pour demeurer dans la créativité ?

L : Oui, tout à fait selon ce qu’il se passe lors du concert, comment il évolue…

SP : Pouvez-vous nous parler de votre collaboration à la création d’un jeu de cartes avec Frédérique Sicard, votre épouse ?

L : J’ai composé, pour mon épouse, une musique inspirée afin d’accompagner le tirage de son « Jeu de l’Invitation » , qui est un outil thérapeutique suivant sa méthode personnelle de travail que je trouve intéressante et originale.

SP : Quels sont vos projets ?
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L : Je continue de créer des concerts, ce qui représente beaucoup de travail… et d’incertitudes, et surtout je viens de sortir un nouvel album en septembre. 

 SOURCE : Par Dominique Duchêne pour Sacré Planète
Article extrait de Sacrée Planète n° 60 d’octobre/Novembre 2013

Logo en concert à Paris Samedi 29 novembre - renseignements ICI
www.logos-musique.com.

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L’artiste émerveillé

Posté par othoharmonie le 10 juin 2014

 

téléchargement (4)Son chef-d’œuvre, Le Prophète, serait aujourd’hui le livre le plus lu après la Bible. Rien qu’en France, pas moins de cinq traductions sont disponibles, et des dizaines de millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde.

La philosophie du chrétien Khalil Gibran (« Gibran » signifiant « Consolateur » en arabe) est simple, intemporelle et universelle : ce que l’homme a de plus divin en lui, c’est « l’émerveillement qu’il a devant la vie ». Gibran brûlait de vivre, privilégiait l’amitié des femmes et ne se privait d’aucune voie de création. Outre ses livres et ses poèmes, écrits tout d’abord en arabe puis directement en anglais, il fut un peintre réputé aux Etats-Unis, sa patrie d’exil, et un éditorialiste reconnu de la presse arabe au Moyen-Orient.

Ses dernières années furent marquées par la maladie et les sollicitations mondaines suscitées par sa gloire, car Gibran le Libanais était devenu un écrivain américain exprimant des intérêts universels. Outre la rencontre de l’Orient et de l’Occident, ce poète incarne surtout l’acharnement d’un homme à être un vivant.

Avoir l’ambition d’être
Pour Khalil Gibran, nous sommes des pèlerins en chemin entre « la nuit de notre moi-pygmée » et « le jour de notre moi-divin ». Tel une flèche continuellement tendue vers une cible, l’homme doit vouloir aller au-delà de sa simple existence et ne jamais se contenter d’une étape acquise. Chaque désir satisfait doit être le point de départ d’un nouveau désir. S’arrêter, se replier sur soi, serait trahir le rythme même de la nature, de sa nature. On l’aura compris, la suffisance est notre pire ennemi.

Rêver sa vie
Il est absolument vital de rêver, de jour, consciemment et de façon constructive : rêver est un véritable arbre de vie. Rêver n’est pas s’évader du réel. Pour Gibran, celui qui ne rêve pas ne sait pas transcender son quotidien, il en devient esclave. Ce que Gibran appelle rêver, c’est aller chercher en soi, un à un, les désirs que l’on porte, et les mettre à jour. Les faire jaillir de notre nature profonde, c’est poser un acte de responsabilité par rapport à son destin. Le rêveur est alors celui qui se donne les moyens de construire son avenir. C’est dans ses rêves qu’il cherche et découvre les buts à atteindre. Khalil Gibran rêvait et travaillait sans cesse, s’autorisant un minimum de pause, dessinant le jour, écrivant la nuit : il en est mort jeune.

Appartenir au futur
Fidèle aux souvenirs et aux légendes transmis par sa mère, Gibran est toujours resté attaché à l’Orient. Néanmoins, l’homme ne peut s’attarder sur le passé, car il doit être en renouvellement perpétuel. Le « moi-divin» doit se débarrasser de ce qui est vieux pour laisser de l’espace à ce qui arrive de nouveau. Vivre dans l’hier, c’est donner une autorité aux morts sur les vivants, c’est se figer et nier sa liberté. Le moi-divin appelle toujours vers l’avenir. C’est en ce sens que Gibran recommande aux parents de ne jamais vouloir faire de leurs enfants des prolongements d’eux-mêmes, des copies qui leur ressemblent : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. »

Être relié à l’univers
La beauté, les couleurs et les austérités de la terre du Liban imprimèrent dans le cœur de Gibran un amour profond pour la nature qui ne se démentit jamais. Pour lui, éternel amoureux des arbres, ces « poèmes que la terre écrit sur le ciel », la destinée humaine est irrévocablement liée à celle du cosmos. « La loi veut que nous vivions l’un par l’autre », écrivait-il. Il considérait le monde naturel comme un être vivant : « Si vous chantez la beauté alors que vous êtes seul dans le désert, vous aurez un auditoire. » Le monde naturel est ce à quoi nous devons toujours nous relier.

S’aimer soi-même
Gibran honore la confiance en soi, une vertu qui permet de ne jamais céder aux illusions du prestige ou des richesses. Pour lui, le bonheur naît aux confins du cœur, il n’est jamais le fruit des événements extérieurs. Tout part de soi. « Il est en moi un ami qui me console à chaque fois que les maux m’accablent et que les malheurs m’affligent. Celui qui n’éprouve pas d’amitié téléchargement (5)envers lui-même est un ennemi public et celui qui ne trouve pas de confident en lui-même mourra de désespoir. » 
 

Donnez donc maintenant, afin que la saison de donner soit vôtre et non celle de vos héritiers.

Khalil Gibran

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la riche histoire du Père Noël

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2013

De Saint-Nicolas à Santa-Claus, 

Au gré des traditions régionales et des vagues d’immigration, la figure du vieil homme distribuant des cadeaux aux enfants a évolué jusqu’à devenir notre Père Noël actuel. En France, ce dernier s’imposera dans les années 1950 malgré la défiance de l’église catholique.

Le Père Noël n’a pas toujours existé. Ou du moins, sous sa forme actuelle. Le vieil homme bien aimé des enfants a connu de nombreuses mutations en fonction des croyances régionales, avant de s’imposer dans le monde occidental au sortir de la seconde guerre mondiale. Son histoire est également intimement liée à celle de la célébration de Noël et de sa progressive sécularisation.

Bien avant la naissance de Jésus, les Européens ont pris l’habitude de fêter le passage du solstice d’hiver, et donc le retour annoncé du printemps, à la fin décembre. On décore les habitations avec des feuillages et des branches de sapin, on organise des festins, on s’échange des cadeaux. Ces célébrations païennes, ancrées dans la tradition depuis des siècles, ne sont pas du goût de l’église catholique qui souhaite les voir disparaître. En 354, le pape Libère fixe la date de la naissance de Jésus au 25 décembre. L’objectif est atteint: la fête du solstice d’hiver est peu à peu oubliée au profit d’une célébration purement religieuse.

 

Saint Nicolas

Saint Nicolas, protecteur des enfants

 Sept cent ans plus tard, dans l’Europe germanique, un autre personnage chrétien fait parler de lui: Saint Nicolas. Cet évêque, ayant vécu à la fin du IIIe siècle au sud de l’actuelle Turquie, est paré de nombreuses vertus. On raconte que par sa générosité, il a réalisé des miracles. D’autres disent qu’il aurait ressuscité des enfants tués par un boucher. Le saint devient le protecteur des petits. La tradition germanique célèbre sa mort, le 6 décembre, en distribuant des cadeaux aux enfants sages. La figure de Saint-Nicolas est née. Le Saint descend du ciel dans la nuit du 5 au 6 décembre, accompagné d’un âne ou d’un cheval blanc, selon les pays. Il se glisse dans les cheminées, et distribue cadeaux et friandises: sa monture, elle, se nourrit des pommes et des carottes laissées par les enfants. Mais gare à ceux qui n’ont pas été sages. Le compère de Saint-Nicolas, le Père Fouettard, est chargé de punir les vilains enfants.

Les célébrations de la Saint-Nicolas s’étendent à l’Europe du Nord, centrale et de l’Est. En France, il est fêté dans les Flandres, en Alsace, en Champagne et en Franche-Comté. Au XIXe siècle, les Hollandais migrant aux Etats-Unis importent la tradition de «Sinterclaes», qui deviendra par déformation «Santa-Claus». La première pierre à la création du mythe du Père Noël est posée en 1823, avec la publication dans un journal américain du poème «A visit from St Nicholas», mieux connu depuis sous le nom de «The night before Christmas». L’oeuvre raconte la venue de Saint-Nicolas, un sympathique lutin dodu et souriant, qui descend du ciel dans un traineau tiré par huit rennes, et distribue des cadeaux aux enfants dans la nuit du 24 au 25 décembre.

De Santa Claus au Père Noël

 

Saint Nicolas en 1906

Dans les décennies suivantes, l’imagerie de Santa-Claus varie au gré des illustrateurs et des nouvelles histoires inventées par les romanciers. En 1885, on précise que l’homme vient non pas du ciel, mais du Pôle Nord, où il dispose d’une usine à jouets. Ces représentations s’imposent peu à peu dans l’inconscient collectif américain, tout comme la distribution des cadeaux le 25 décembre. Notre Père Noël actuel prend forme en 1931, quand la marque de soda Coca-Cola cherche un moyen de vendre ses boissons en hiver. Elle charge l’illustrateur Haddon Sundblom de trouver une mascotte. Ce dernier s’oriente vers Santa-Claus, et s’inspire de précédentes représentations parues dans la presse du début du siècle, et montrant un vieil homme habillé en rouge et en blanc. Les couleurs de Coca-Cola! Haddon Sundblom accentue dans sa publicité la jovialité et la bonhommie du vieil homme: le Père-Noël moderne est né, et son image s’impose dans tous les Etats-Unis.

En Europe, c’est une autre histoire. La tradition de la Saint-Nicolas est toujours très vivace dans les pays de tradition germanique et dans l’est de la France, tandis que «Un conte de Noël» de Charles Dickens, paru en 1843 au Royaume-Uni, met l’accent sur l’esprit de générosité personnelle et de rédemption durant cette période. Il faudra attendre la fin de la Seconde guerre mondiale pour que le Père Noël débarque brusquement dans les foyers européens. Notre pays succombe rapidement à l’aura de ce personnage lié à la séduisante «american way of life» et importe des traditions qui lui sont peu ou pas connues: le sapin richement décoré, le papier cadeau, les cartes de voeux, et les cadeaux bien plus onéreux que la traditionnelle orange dévolue aux enfants.

Le Père Noël brûlé devant la cathédrale de Dijon en 1951

 

Le Père Noël brûlé à Dijon

 Ce mouvement n’est pas pour plaire à l’église catholique, qui voit d’un très mauvais oeil ce personnage païen détournant les familles du message de la naissance du Christ. Cette défiance est illustrée de manière spectaculaire à Dijon, le 23 décembre 1951: le Père Noël est brûlé comme un hérétique devant les grilles de la cathédrale de la ville! «Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation», écrivait l’église de Dijon. «Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur».

L’épiscopat français approuve cette action, et déplore que «le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu’ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n’ont rien de chrétiennes alors qu’au nom d’une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles.» Ces résistances de l’église catholique française seront vaines face à la puissance du Père Noël, et des célébrations associées. Mais rien est figé, et l’imagerie de Noël pourrait encore évoluer dans les siècles à venir.

article paru sur http://epanews.fr/

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Le CONTE DU GRAAL

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2013


A la découverte des clés de l’éveil !

Marie Ardizio-Visconti, professeur agrégée de Lettres, étudie depuis de nombreuses années le langage des symboles, notamment dans la littérature courtoise des XXe et XIIIe siècles. C’est avec rigueur et méthode qu’elle aborde ce Conte du Graal qui nous tend les clefs de l’éveil. Interview !                                                                                     

 Le CONTE DU GRAAL dans Mythologie/Légende images-5

 Quel parcours personnel vous a amenée à vous intéresser au Conte du Graal ?

Dès l’enfance, je me suis plongée dans la lecture des contes et légendes de tous les pays : je me passionnais pour l’histoire des hommes et celle de leur pensée. Les mythes me fascinaient – surtout ceux de l’Orient méditerranéen. La pensée mythique n’est pas pure chimère : comme la vraie poésie qui transmet le Souffle créateur, elle est le moyen d’accéder à « l’autre côté du miroir »… Un parcours personnel en harmonie avec mon parcours professionnel : toute petite, je voulais écrire et enseigner, découvrir – et faire découvrir – la littérature et ce qu’elle véhicule d’essentiel. Je précise que je ne suis pas une mystique. De formation universitaire, j’éprouve le besoin de vérifier, avec une méfiance instinctive devant tout ce qui est le supra-normal.

 Quand avez-vous commencé d’étudier le mythe du Graal ?
Même si c’est à l’université que j’ai étudié la littérature médiévale et l’œuvre de Chrétien de Troyes, mon approche du mythe est plus récente. En effet, c’est ma pratique d’enseignant qui m’a permis de mesurer l’intérêt que ce mythe continuait de susciter. Et cet intérêt, à ma grande surprise était partagé par des étudiants de toutes confessions et de tous horizons. Dans les années 80, le cinéma lui-même, avec le « Perceval » d’Eric Rohmer ou le somptueux « Excalibur » de Boorman, a reflété et entretenu cet engouement.

 Comment a évolué votre intérêt pour ce mythe ?
Au départ, l’intérêt était strictement intellectuel. Aux abords d’un XXIe siècle avec ses performances technologiques, je m’étonnais de la permanence d’un récit médiéval ! Portée par l’enthousiasme des autres, je me suis plongée d’abord dans l’énorme production des « romans du Graal », écrits au Moyen-Age. J’ai aussi consulté les commentaires qui, depuis le XIXe siècle, interprètent le mythe, du point de vue des historiens de la littérature, des linguistes, des psychanalystes, sans compter les ésotéristes. Puis, je suis revenue à Chrétien de Troyes, dont le roman est à l’origine de tout. C’est en effet dans le Conte du Graal (rédigé à la fin du XIIe siècle) que le mot « graal » connote autre chose que l’objet usuel qu’il désignait à l’époque médiévale. Pourtant, aussi étonnant que cela paraisse, ce « graal » n’est absolument pas le Saint Graal. C’est sur ce fait linguistique indéniable que ma recherche a pris appui.

 Quelle est l’originalité de votre démarche ?
J’ai fait abstraction de tout ce que j’avais lu, notamment sur le Graal christianisé, coupe ou calice. Ma connaissance de la littérature médiévale m’a appris qu’on n’aborde pas un roman de cette époque de la même façon qu’un roman du XIXe siècle. Tout écrit médiéval se réfère aux autres écrits du temps : le conte de Chrétien de Troyes ne pouvait manquer, entre autres, de renvoyer au reste de l’œuvre de ce poète. Or c’est là que des différences apparaissent nettement. Au contraire des autres récits de Chrétien, le Conte du Graal semble incohérent. Le héros, Perceval, n’est nommé qu’au tiers de l’œuvre, il fait n’importe quoi et se comporte en jeune ahuri. Puis apparaît Gauvain dont l’aventure occupe près de la moitié de ce conte inachevé, ce qui en fait un récit « à deux têtes »…

Il faut alors se rappeler que l’écrit médiéval aime jouer avec le langage : ainsi les fameux troubadours ont usé de toutes les ressources de la langue, de sa souplesse et de son ambiguïté, réservant à un petit nombre le sens profond de leurs poèmes. Chrétien de Troyes de même parle par symboles. Ainsi les nombres cités dans le texte appellent à s’interroger : pourquoi certains et non d’autres ? Pourquoi ce martèlement du nombre 5 ? A l’évidence le Conte du Graal est un récit double : d’une part le roman de chevalerie, d’autre part le roman initiatique. Pour le décrypter, il convient de recourir aux symboles issus de la science des nombres, de la géométrie sacrée, de l’alchimie et de l’astrologie. Ce qui apparaît alors, c’est un récit qui nous intéresse toujours : l’aventure de l’âme humaine, notre aventure. Et l’enseignement spirituel qui se dégage, toujours d’actualité, nous tend « les clefs de l’éveil ».

 Nous sommes aujourd’hui dans une spiritualité ouverte avec des secteurs de croissance personnelle, de développement personnel, de santé holistique et j’en passe. De quelle actualité parlez-vous ?
Les questions dont débat ce livre sont toujours valables aujourd’hui. L’une des premières que nous nous posons – qui suis-je ? – trouve réponse. Il y a aussi la question de la relation maître/disciple. Comment reconnaître un Maître ? Sans oublier le problème toujours actuel de la sexualité et de son rôle dans le développement de l’être humain. Le problème de la violence est largement abordé dans ce conte, et, bien entendu, celui de la mort. Le conte offre des pistes d’interprétation sur tous ces sujets. Je n’en suis que la traductrice. Je n’ai pas réécrit le Conte du Graal, j’ai simplement mis à portée du plus grand nombre les clefs de l’éveil qu’il propose.

Reste la leçon essentielle que transmet le roman médiéval : elle rejoint celles des grands courants mystiques. Se connaître soi-même, mener le combat contre l’ego, et surtout, manifester aux autres notre compassion, seule attitude capable de régénérer le monde. En somme, nous souvenir de l’Arcane majeur : la parenté spirituelle Créateur-créatures-création…

UN ARCHETYPE

Le graal, c’est d’abord un mot. Ecrivez-le en observant vos gestes : la lettre g vous oblige à tracer un cercle puis à amorcer une descente suivie d’une remontée… S’ensuit une série de courbes et de retours de la plume sur elle-même, jusqu’à la lettre l dont la hampe vous propose une nouvelle montée, et vous invite ensuite à… recommencer. Un tracé révélateur.Or, au XIIe siècle, qu’est-ce qu’un « graal » ? C’est un grand plat où l’on servait les poissons. Dans notre conte, une demoiselle le tient à deux mains et, précédée par un jeune noble qui porte une « lance qui saigne », traverse en silence la salle où se tient Perceval. De ce plat émane une lumière surnaturelle… Ce qui pose question : si ce cortège est un rite religieux, pourquoi choisir un vulgaire plat à poisson ? Et pourquoi confier à une femme un objet de culte ? En ce cas, dire que le Graal est un mythe m’apparaît comme un moyen commode d’évacuer le problème. Le Graal est bien plus que ça. C’est plutôt l’émergence d’une tradition oubliée qui s’est perpétuée jusqu’à nous à travers un mot choisi parce qu’il était porteur de sens.

Parution au magazine http://www.gproductions.fr/presse

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Matérialiste et Spiritualisme

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2013


 Matérialiste et Spiritualisme dans Chemin spirituel animee2

Serait-ce l’espoir d’une nouvelle ère, celle d’un XXI° siècle où les deux camps qui s’affrontaient jusqu’à présent, le matérialisme et le spiritualisme, s’ils sont logiques et de bonne foi, ne pourraient plus s’exclure, le principe d’incomplétude leur interdisant à tous deux de prétendre détenir la vérité ? 

Tout à fait. Cette complémentarité des approches scientifique et spirituelle est très importante. Je suis persuadé que la science ne constitue pas la seule fenêtre qui nous permet d’accéder au Réel. Cela serait arrogant, de la part d’un scientifique d’affirmer le contraire. La spiritualité, au même titre que la poésie ou l’art, constitue une fenêtre complémentaire à la science pour contempler la réalité. Le théorème de Gödel va dans ce sens : en ce qui concerne la connaissance du monde, même la raison a des limites. Seule, jamais la science ne pourra aller jusqu’au bout du chemin. Il nous faut donc faire appel à d’autres modes de connaissance, comme l’intuition mystique ou religieuse (le mot bouddhiste pour cette intuition mystique est l’ « Eveil »), l’art ou la poésie, informés par les découvertes de la science, pour nous rapprocher de la réalité ultime. Les Nymphéas de Monet ou les poèmes de Rimbaud nous éclairent autant sur le réel que la physique des particules ou la théorie du Big Bang. Avec Matthieu Ricard dans L’infini dans la paume de la main , nous avons mis en évidence une convergence et une résonance certaine entre les deux visions, bouddhiste et scientifique, du réel. Le concept d’interdépendance qui est au cœur du bouddhisme évoque de manière étonnante la globalité du monde à l’échelle atomique et subatomique mise en évidence par l’expérience EPR. Le concept bouddhique de la vacuité trouve son pendant scientifique dans la nature duale de la lumière et de la matière en mécanique quantique : tous les deux sont à la fois onde et particule. Le concept bouddhique de l’impermanence fait écho au concept d’un univers en évolution constante. Les manières respectives d’envisager le réel du bouddhisme et de la science ont débouché, non pas sur une contradiction aigue, mais sur une convergence harmonieuse. La science nous apporte des informations, mais n’a rien à voir avec notre progrès spirituel et notre transformation intérieure. Par contre, l’approche spirituelle doit provoquer en nous une transformation personnelle profonde dans la façon dont nous percevons le monde et agissons sur lui. Confronté à des problèmes éthiques et moraux, comme en génétique, le scientifique a besoin de la spiritualité pour l’aider à ne pas oublier son humanité.

Quelle importance a un point de vue comme le vôtre dans la communauté scientifique aujourd’hui ? À lire la presse, non pas de France (ce serait trop beau), mais d’outre-Atlantique, on a l’impression que beaucoup de scientifiques le partagent… 

Beaucoup ? C’est peut-être trop dire ! Mon point de vue est plutôt minoritaire dans le monde scientifique. La majorité de mes collègues ne se posent pas de question spirituelle, ou en tout cas n’en parlent pas ouvertement. D’autres encore mettent une cloison étanche entre la science et la spiritualité. Ils font leur science pendant la semaine et vont à l’église le week-end. Mais il ne leur viendra jamais à l’esprit de connecter les deux activités ensemble. Ce sont des compartiments séparés de leur vie. Dans leur esprit, leur foi n’a rien à voir avec la science qu’ils pratiquent. Je comprends ce genre de position qui est tout aussi défendable que la mienne. Mais attention ! Bien que je sois en faveur d’un dialogue entre science et spiritualité, il faut bien comprendre que ce n’est nullement mon intention d’imprimer à la science des allures de mysticisme, ou d’étayer la spiritualité (dans mon cas le bouddhisme) par les découvertes de la science. La science fonctionne parfaitement et atteint le but qu’elle s’est fixée sans aucun besoin d’un support philosophique du bouddhisme ou d’une autre tradition spirituelle. Le bouddhisme est la science de l’Eveil, et que ce soit la Terre qui tourne autour du Soleil ou le contraire ne change rien à l’affaire. Mais parce que ces deux systèmes de pensée représentent l’un comme l’autre une quête de la vérité, dont les critères sont l’authenticité, la rigueur et la logique, leurs manières d’envisager le réel ne devraient pas déboucher sur une opposition irréductible, mais, au contraire, sur une harmonieuse complémentarité. En ce sens, j’adhère totalement à ce que le physicien allemand Werner Heisenberg a écrit : « Je considère que l’ambition de dépasser les contraires, incluant une synthèse qui embrasse la compréhension rationnelle et l’expérience mystique de l’unité, est le mythos, la quête, exprimée ou inexprimée, de notre époque ». 

Pour une minorité de scientifiques, il y a certainement eu un questionnement. C’est ainsi qu’une amorce de dialogue entre science et spiritualité a eu lieu dans les dernières années, surtout dans les pays anglo-saxons comme les Etats-Unis (où je réside) et l’Angleterre. En France, la tradition de l’éducation laïque rend ce genre de dialogue plus difficile. J’ai ainsi fait partie en l’an 2000 d’un groupe de travail composé de physiciens et de cosmologues, dont quelques prix Nobel (comme Charles Townes, l’inventeur du laser) réunis par un milliardaire américain, Sir John Templeton, qui a fait fortune à Wall Street et qui a créé une fondation (la John Templeton Foundation) pour financer la recherche sur des ponts possibles entre science et spiritualité. Notre groupe a beaucoup discuté des conséquences spirituelles et philosophiques de la physique et de la cosmologie contemporaines. Il existe donc certainement une ouverture spirituelle chez certains scientifiques de très haut niveau, universellement reconnus par la qualité de leurs travaux par leurs pairs, puisque c’est l’un des critères de sélection pour appartenir à ce groupe. En 2002, j’ai été aussi l’un des membres fondateurs de la International Society for Science and Religion (ISSR ou Société Internationale pour la Science et la Religion) basée à l’Université de Cambridge, en Angleterre. Cette société rassemble quelques deux cents scientifiques de haut niveau, du monde entier, appartenant à tous les domaines scientifiques et à des traditions spirituelles variées, et a pour but de favoriser et de développer le dialogue entre science et spiritualité. Il faut aussi noter qu’il existe un grand intérêt de la part du grand public pour ce genre de dialogue. Notre livre sur les relations entre la science et le bouddhisme avec Matthieu Ricard a été un best-seller, non seulement en France, mais aussi dans des pays aussi divers que la Belgique ou les Etats-Unis !

 lire la suite ici…. 

 

 

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Association

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2011

Association « Eric, la voie intérieure » 

 

 

Association dans Chemin spirituel 024-couv2_prdLa vocation de l’association Eric « la voie intérieure«  c’est d’aider les familles en deuil, par une partie des revenus des stages divers qu’elle propose.  

 Elle permet à la fois, la mise en place des stages, mais aussi et surtout,  elle récupère quelques fonds qui seront autant de dons pour des œuvres d’entraide.

Donc, vous l’avez bien compris. Adhérer à l’association, c’est vous permettre d’avoir accès à des stages à des prix très accessibles.

L’Association programme ces stages, surtout dans le Var, à Hyères, ou à Saint Maximim. Elle aide donc, les parents endeuillés dans leur demande, ainsi que d’autres organisations dans le même but.

Entre l’association et les stages, un bulletin trimestriel fait le lien. Il y est mentionné des rubriques, des poèmes, des témoignages, et cela, afin de susciter l’espérance, la foi, l’éveil de notre conscience. Le lien, sera lu dans ce site partagé.

3D1 dans Entre amis     DES CONTACTS : 

Association Eric « la voie intérieure »
chez Mme Ghislaine CORRAZE
128 Traverse des Figuiers
83260 LA CRAU
 

Mail : ass.eric.lavoieinterieure@wanadoo.fr 

Association C.D.A.E. 
chez Mr Thierry Ventre 
8 bis rue du docteur Ayasse
Le Piolit entrée 3
05000 GAP

Mail : Thierry.ventre@neuf.fr 

 

POUR vous procurer le LIVRE de mon amie Ghislaine, c’est ici : http://ericlavoieinterieure.monsite-orange.fr/ 

eric-la-voie-interieur13 dans Guérir en douceur

 

Drag and drop me

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Le maître des illusions

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2010

Titres

LE MAITRE DES ILLUSIONS 

Auteur

Donna TARTT  

 

                                                  Le Maître des illusions

 

 

 

Le Maître des illusions

 

 

est un roman américain de Donna Tartt publié en 1992.

 

De quoi ça parle :

Richard, un étudiant californien de 19 ans en quête de nouveaux horizons, débarque dans un petite université du Vermont avec la ferme intention d’y poursuivre des études de grec. Il parvient a intégrer le petit groupe très fermé et fascinant d’étudiants en lettres classiques, mené par le charismatique Julian, un sage mais étrange professeur (L’une de ses phrase « la beauté est la terreur » donne un aperçu de ses convictions esthétiques.) Il se lie rapidement avec les cinq étudiants, Henry, un génie ténébreux, riche à millions et qui vit dans son monde, le beau Charles et sa sœur Camilla, deux jumeaux, Francis Abernathy, riche, excentrique et gay, et Bunny, le cancre du groupe, stéréotype du brave américain bourgeois.

Les semaines passent ainsi comme dans un rêve pour Richard, entre la beauté des paysages du Vermont, les week-ends à la campagne, les soirées étudiantes, et les traductions de Platon, le tout baigné d’alcool et imbibé de drogues, sans compter son coup de foudre pour la belle et froide Camilla.

Pourtant, une tension s’installe, et Richard se rend vite compte que ses cinq nouveaux amis lui cachent quelque chose. La dévotion d’Henry pour les rites de l’Antiquité, une bacchanale qui tourne mal, un meurtre, des mensonges en série, des vacances d’hiver où tout implose et Richard va apprendre la vérité. Il décide alors de se ranger du côté de ses amis, et de les aider à garder leur secret, même quand cela implique de se débarrasser de l’un d’entre eux. Après deux meurtres, vont-ils réussir à s’en sortir libres? Comment ne pas craquer face à la pression de la culpabilité? Ont-ils réussi à orchestrer le meurtre parfait? Richard parviendra-t-il à gagner Camilla malgré la présence d’Henry?

 

EXTRAITS :

« (…) Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? (…) Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »

 

 

Le maître des illusions dans S à  Z livre.tnt.gif1.

AVIS

 

Si vous êtes fan de Bret Easton Ellis en particulier de « Zombies », « Moins que zéro » et « Les lois de l’attraction », que vous aimez les pavés dans la digne tradition des story-tellers américains et les ambiances de campus US alors ce roman devenu culte est pour vous ! Souvent défini comme un roman à suspens ou un thriller, ce roman demeure avant tout un roman sur la fascination et la manipulation psychologique. Un roman sur le pêché et l’innocence perdue. C’est aussi un roman d’apprentissage « extrême » en quelque sorte, où un jeune californien quitte les bosquets d’orangers, les piscines de ses voisins et surtout la station service de ses parents modestes et négligents, pour étudier dans une prestigieuse université du Vermont (région où a étudié l’auteur au Bennington Collège et où elle s’est liée d’amitié avec l’écrivain Bret Easton Ellis) : Hampden.


Un nom « à la résonnance anglicane » (et qui rappelle celui de « Campden » imaginé par Ellis) dans une région qui lui évoque « les prairies radieuses et les montagnes vaporeuses dans un lointain frémissement », bref un échappatoire inespéré à sa morne vie et l’opportunité de prendre un nouveau départ plus exaltant.

 

Le personnage de Camilla, seule figure féminine du groupe est particulièrement réussi (et rappelle un peu celui de la sœur de Jordan dans « Les morsures de l’aube » de Tonino Benacquista) : d’un romantisme sombre presque gothique, elle dégage une forte sensualité à la fois angélique et noire qui séduira immédiatement le narrateur.

 

L’AUTEUR

 

photo_Donna_Tartt2 dans S à  Z Avec sa soeur cadette, Donna Tartt grandit dans le Mississippi et passe une partie de son enfance à combattre la maladie. A cinq ans elle écrit son premier poème et publie un sonnet, à treize ans, dans le Mississippi Literary Review. En 1981 elle entre à la Mississippi University, mais part l’année suivante au Bennington College dans le Vermont. Dans sa seconde année à Bennington, elle entame l’écriture de ‘The Secret History’, et un de ses condisciples, un certain Bret Easton Ellis, s’enthousiasme pour les premières pages du manuscrit, qu’elle ne finira que huit ans plus tard, en 1991 (Le maître des illusions, 1993), et qu’elle dédie à Ellis. Dans la guerre des éditeurs, les enchères montent et ce sera Knopf qui l’emportera, pour 450 000 dollars. Les droits d’adaptation seront vendus, avant même que le livre ne sorte, à Alan J. Pakula. Il sera traduit dans dix langues. En 2001, Donna s’installe à New York et publie son deuxième opus : ‘The Little Friend (Le petit copain, 2003), qui lui a pris dix ans d’écriture. Elle a un style extrêmement précis et descriptif dans les endroits et les personnages élaborés. Donna a également publié un essai sur le basket-ball dans un recueil de textes autour du sport ainsi que des nouvelles dans The New Yorker, Harper’s (‘A Christmas Pageant’, décembre 1993), GQ (‘ A Garter Snake, mai 1995) et dans Meurtres et Passions-Spécial Suspense (‘ Un vrai crime’, 1996). Elle partage son temps entre Manhattan et la Virginie.

 

  

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si vous aussi vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez ICI : http://www.amazon.fr/Ma%C3%AEtre-illusions-Donna-Tartt/dp/2266125338

 

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Interprétation de rêves

Posté par othoharmonie le 9 juillet 2010

Interprétation de rêves dans Rêves le-reveVoici rien que pour vous, quelques interprétations de rêves… rien que pour le plaisir de connaître ou de se re-connaître ! Comme tout rêve a sa signification, en voilà donc quelques pistes de compréhension …. 

 ABEILLE

Rêver d’abeille est un symbole très positif du monde onirique. De tous les insectes, c’est le seul avec laquelle il y ait un rapport direct avec l’homme. L’abeille représente le monde industrieux féminin. L’action de l’abeille symbolise le dépassement de soi, la conscience qui s’élève purifiées et qui participe à un ensemble plus vaste, en accord avec la vie. Elle représente aussi l’individu qui se réalise au niveau d’un groupe, au sien d’une collectivité harmonieuse (la ruche), là où le travail s’accomplit de façon efficace et joyeuse. 

En rêve, elle symbolise la conscience de sa force et de sa place au milieu du groupe. L’individu est ainsi mieux armé pour défendre ses convictions et ses valeurs morales. 

L’abeille est aussi un symbole de fécondité et de connaissance. Sa couleur dorée et le miel qu’elle produit représente une richesse intérieure, l’aboutissement d’un travail. 

Il ne faut pas confondre l’abeille et la guêpe au symbolisme négatif. Si cependant, ces deux images venaient à se confondre en rêve, cela suggérerait une certaine peur du monde féminin industrieux. Nous gardons aussi une image oppressante et omniprésente de notre mère assimilée à la Reine des abeilles. 

Féminin positif, collectivité, comportements sociaux harmonieux, capacité professionnelle. 

22878683reves-jpg dans Rêves

ACCIDENT 

Un rêve d’accident est le constat d’une conduite dangereuse ou indisciplinée. Cette image nous signale que nous avons été emportés dans une suite d’actions négatives et irréversibles, parfois, à notre insu. 

Pour comprendre les causes de cet accident, il faut s’attacher à déchiffrer les éléments du rêve : si nous sommes en voiture, si nous la conduisons, si elle est en bon état, si nous sommes à un croisement. Si le conducteur est responsable de l’accident, c’est que dans la réalité, le rêveur a une telle conduite à risque qu’elle va l’amener à un choc violent dans sa vie, qu’elle soit professionnelle ou  affective. Mais le rêveur peut n’être que la victime passive. Dans ce cas, l’avertissement doit être pris avec le même sérieux. 

Ne pas être responsable (conscient) de ses actes est parfois un comportement d’autruche. Le rêve vient nous rappeler à l’ordre. 

Un accident de la circulation est aussi une mise en garde contre un mode de vie trop fatigant. La circulation et le flot des voitures peuvent représenter le flux sanguin et l’accident d’une menace d’infarctus suite à un surmenage prolongé, une dépense d’énergie trop importante. C’est une invitation à ralentir une activité trop épuisante, à éviter davantage de surmenage.  

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ANIMAUX 

Les comportements ou particularités physiques des êtres humains offrent souvent beaucoup de similitudes avec ceux des animaux. Le rêve qui anime les analogies va se servir de ces images simples pour définir ou caricaturer des comportements trop marqués. 

Les rêves d’animaux réels ou parfois mythologiques sont très fréquents. Notre psychisme est imprégné de ces symboles, de ces particularités propres à chaque animal auquel il s’identifie ou qu’il personnifie pendant la période de rêve. Ce sont des aspects archaïques, les forces ou tendances qui habitent l’esprit humain. Il convient de se reporter à chaque animal pour approfondir le sens du rêve. 

On peut noter que les représentations de la mère ou de la femme sont très souvent animalières. Chez l’enfant, de l’araignée à l’ours, ces images mettent souvent l’accent sur des aspects négatifs. Les représentations du père ou de l’homme sont plus rarement animalières. 

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AUTOMOBILE (ou voiture) 

La voiture représente le corps physique que le conducteur – le mental –  dirige de façon consciente dans son action. La conduite symbolise notre évolution dans la vie et la façon dont nous nous conduisons dans le monde physique. La couleur de la voiture est importante dans la lecture du rêve. 

Si nous conduisons la voiture sans problème, c’est que tout va bien. Nous sommes maître de notre corps et de notre destinée. S’il y a  d’autres personnes avec nous nous sommes capables de diriger les autres, de les entraîner dans notre sillage. Mais si nous ne contrôlons pas notre véhicule ou avec difficulté, c’est que nous faisons fausse route, que les éléments sont temporairement contre nous. 

Les infractions au code de la route sont des avertissements relatifs à un comportement qui ne respecte plus les règles morales qui sont les nôtres ou celles du groupe dans lequel nous évoluons. Nous ne sommes plus en accord avec nos actes. 

Si nous tombons en panne d’essence, c’est que nous manquons d’énergie, nous sommes en perte de vitalité. L’immobilisme, aussi contrariant soit-il, semble être la meilleure des solutions pour le moment. 

Les autres pannes relatives à une usure ou à des pièces défectueuses indiquent une faiblesse passagère ou un organe malade. 

Si nous ne conduisons pas la voiture, cela signifie que nous ne dirigeons pas notre vie  actuellement. Si le conducteur ne maîtrise pas du tout le véhicule ou fait n’importe quoi, il est temps de nous reprendre en main. Mais, si la conduite et la direction sont bonnes, nous pouvons nous laisser guider. Le conducteur est un compagnon de route sur lequel nous pouvons nous reposer. 

La voiture peut symboliser aussi le corps d’une autre personne. Chez de nombreux hommes, dans la réalité, la voiture est assimilée à une forme féminine. Ce sens est parfois le même dans certains rêves. La voiture peut représenter la compagne ou une femme avec qui le rêveur a eu des relations sexuelles. Elle symbolise celle qu’il a conduite ou dirigée sur les chemins du plaisir. Si la clef de contact fait bien démarrer le moteur, le sens du rêve est évident. Celui qui se fait voler sa voiture a le sentiment qu’on lui « vole » sa femme. 

 

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BATEAU

De toutes les embarcations, c’est le bateau qui apparaît le plus souvent dans nos rêves. En opposition avec un symbole précédent – la barque – le bateau est le véhicule des vivants, de leur vie, de leur histoire. Il s’agit toujours d’une histoire vécue avec plusieurs personnes, histoire qui va s’inscrire dans un long déroulement temporel (le temps de la traversée). Celle-ci est d’autant plus importante que le bateau est gros. Mais ce voyage ne se fait pas dans le dépouillement. Nous emportons notre culture et nos richesses. Par contre, nous serons captifs de cette cellule, le temps du voyage. 

Par exemple, un couple qui s’unit et qui va engendrer, se doit, logiquement, de rester à bord pour assumer les fonctions inhérentes à la vie maritale et parentale. 

Quand il s’agit d’un départ d’un quai, le bateau symbolise un changement d’existence, mais pas existentiel, une nouvelle histoire qui commence. L’importance de l’histoire est relative à la taille du bateau et à son apparence. Le paquebot est très fréquent dans les rêves. 

Prendre un bateau, c’est prendre un départ, un nouveau cap, mettre tout son espoir dans une direction de vie qui implique une collectivité, soit réduite (familiale) soit plus ou moins importante (professionnelle). Il est donc important de savoir dans quelle histoire nous nous embarquons et avec qui. 

Si nous avons manqué le départ et si, sur le quai, nous regardons le bateau s’éloigner, c’est que nous avons conscience d’avoir laissé échapper une opportunité importante. Celle-ci pouvait être professionnelle ou familiale. 

 

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DAME 

Il existe des personnes qui sont visitées dans leurs songes par une femme belle et lointaine. Cette apparition imprécise est pourtant suffisamment forte pour laisser une trace dans la mémoire du rêveur. La plupart du temps, la dame regarde le rêveur avant de disparaître. 

Cette présence correspond à un désir très fort, celui d’une présence maternelle et féminine. Bien souvent, la véritable mère a été absente. Soit physiquement, soit affectueusement. Un enfant a besoin d’être regardé avec amour et il a besoin plus que tout de la présence d’une mère. Ces rêves ont pour fonction de rassurer l’enfant. Plus tard, devenu adulte, ils peuvent produire l’effet contraire si la personne n’a pas réussi à se débarrasser de ce vide affectif. Ils la rappellent à celui-ci. 

Cette image est celle qui hante l’imaginaire de tous les hommes. C’est l’image de la femme parfaite, la mère symbolique qui regarde avec amour ses enfants, la beauté inaccessible l’éternel féminin.  

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DENTS 

Voici un des symboles dont chacun de nous a déjà rêvé au moins une fois. Ces rêves sont ceux qui marquent le plus la mémoire tellement ils laissent une impression pénible, angoissante et désagréable. Ils se produisent aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Le plus souvent, les dents se déchaussent sont abîmées, deviennent friables, nous restent entre les doigts ou tombent toutes seules. Le réveil est soulageant, mais il subsiste une certaine appréhension. 

Contrairement à ce que dit la tradition populaire, ces rêves de chutes de dents ne sont pas prémonitoires d’une mort prochaine. Des morts, il y en a tous les jours. Il est donc difficile de faire un lien avec un futur proche hypothétique. Par contre, cette angoisse et ce sentiment morbide sont fondés sur une réalité précise. Ces rêves sont liés à une perte de vitalité, une perte d’énergie. 

Ils sont symptomatiques d’une grande fatigue, d’un état de faiblesse et de vulnérabilité. Il est important d’être à l’écoute de ce type de rêves et de chercher les causes de cette faiblesse perçue comme une mise en danger par le psychisme. Cette perte de vitalité est appréhendée comme une perte de vie. 

Heureusement, après chaque mort symbolique, il y a une renaissance et le rêveur averti va avoir accès à une nouvelle vitalité. 

Dans une interprétation de rêve, sur la radio, un auditeur qui perdait ses dents a évoqué le fait qu’il pourrait être un « perd dents ». Ce sens de perdant rebondi parfaitement avec celui de la perte de vitalité. En effet, à ce moment-là, nous ne sommes certainement pas au mieux  de notre forme pour être un gagnant. 

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FAMILLE

Les membres de notre famille sont évidemment des personnages de nombreux rêves. Dans l’interprétation du rêve, il est difficile de savoir ici s’ils sont présents en tant que symbole ou comme simple membre de la famille. Presque toujours, les personnages de nos rêves, réels ou fictifs, sont des aspects, des facettes de notre personnalité. Ils nous renvoient une image que nous ne percevons pas dans la réalité. Les membres de la famille ont le même rôle, d’autant plus que plus nous les côtoyons, plus ils impressionnent notre psychisme. 

Nos comportements sont conditionnés par la culture familiale, et à notre insu, nous reproduisons des attitudes d’un proche. Si ce phénomène semble normal quand un enfant imite ses parents, l’inverse existe aussi. Il suffit que l’enfant ait une personnalité assez forte. Ce mimétisme ou cette influence existe aussi entre les époux. 

Mais parfois, les proches parents sont ce qu’ils semblent être, c’est-à-dire eux-mêmes. Dans ce cas, les rêves ont un sens qui concerne le groupe familial, ils indiquent une direction commune, à deux, à trois ou plus. Le plus souvent, le sens du rêve continue une action commencée la veille ou les jours précédents. 

Donc, une petite réflexion est nécessaire avant d’interpréter le rêve, à savoir si l’autre est un symbole ou un compagnon de route. Les membres de la famille symbolisent ainsi des états proches. Parfois, ils servent aussi de repères spatio-temporels pour situer le rêve dans l’histoire personnelle du rêveur, pour en préciser le sens. 

Fille/fils : le plus souvent, c’est un aspect de nous-mêmes qui est en train de grandir ou d’évoluer et dont il faut s’occuper comme on le ferait de son propre enfant. Cette facette intérieure est encore fragile, influençable, mais porteuse d’une énergie propre à la jeunesse. Le sexe de l’enfant indique quelle polarité et quelle qualité nous développons. 

Les rêves où vous voyez votre enfant dans une situation dramatique ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Ils ne sont pas prémonitoires, mais révélateurs d’une angoisse. C’est la peur qu’il lui arrive réellement quelque chose qui génère ce rêve. Ces rêves ont une fonction positive. Ils confirment les dangers réels pressentis les jours précédents et ils vous invitent à redoubler de vigilance. Ils viennent aussi résoudre une projection négative, une pensée terrifiante dirigée sur l’enfant et non sur le danger. 

Frère/sœur : les liens fraternels sont les plus proches symboliquement. A ce titre, une personne avec qui nous avons des liens très forts peut apparaître sous les traits d’une sœur ou d’un frère. 

C’est une part très importante de la personnalité qui est représentée par le frère ou la sœur. Ils sont les personnes avec qui nous avons grandi, subit les mêmes influences au même âge. Même si les démonstrations affectives fraternelles sont souvent violentes et brutales, à la limite de l’exaspération, le psychisme de l’individu est lié de manière très affective à son frère ou sa sœur. C’est un double, d’autant plus qu’il est du même sexe. 

Les rêves les concernant vont donc osciller longtemps entre deux attitudes, celle de l’amour ou de la haine qu’on leur porte et celle du nécessaire processus de détachement de l’autre.

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INDE 

Pays de la sagesse, lieu de naissance du Bouddha. L’Inde symbolise la partie spirituelle en nous, ou l’espace spirituel à atteindre. C’est une dimension ou une aspiration mystique. 

 

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MAGASINS 

Les rêves de magasins sont toujours liés à des désirs de changements. Ils symbolisent les différentes facettes de la personnalité. Si vous visitez des magasins de vêtements, c’est un désir de changement d’apparence qui est symbolisé. Ces rêves sont principalement féminins. 

Négatif : la plupart du temps, quand vous entrez dans un magasin, vous êtes en quête de quelque chose qui vous manque. Ce manque est souvent réel, surtout si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez. Ces rêves correspondent à des périodes de mal-être. Vous ne vous sentez pas bien dans votre peau, vous doutez de votre véritable identité. Si vous n’avez pas assez d’argent pour acheter l’article qui vous fait envie, vous ressentez une fatigue  liées à cette période de stress. 

Positif : vous êtes dans un grand magasin ou dans une rue pleine de boutiques charmantes où vous trouvez tout ce que vous cherchez. Mieux encore, vous découvrez un article exceptionnel que vous pouvez acquérir à un prix dérisoire. Vous êtres enchanté, même si vous n’étiez pas venu pour cela ; vous êtes dans une période de changement, vous découvrez des potentiels intérieurs que vous ne soupçonniez pas. La vie vous sourit.

Vous vous donnez les moyens de vos transformations, vous êtes inventives. 

D’une manière générale, les magasins symbolisent votre propre corps que vous visitez, un corps aux possibilités infinies ou réduites. 

Quand il s’agit d’un marché, vous êtres en positon d’ouverture sur le monde, vous avez moins besoin d’un environnement protecteur. 

Quand c’est une boutique qui est clairement nommée, le sens du rêve est légèrement différent. Si vous rêvez qu’un homme pénètre dans votre boutique, c’est votre intimité secrète que vous lui dévoilez ou qu’il découvre. 

Potentiels intérieurs, inventivité, désir de changement, transformation, stress, mal-être…. (Voir également boutique…) 

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 REPTILES OU AMPHIBIENS 

Un rêve de reptile, quand son apparence est indéfinie, correspond à la résurgence d’une mémoire archaïque interne. Nous possédons tous un cerveau reptilien qui est en relation avec les fonctions vitales élémentaires et inconscientes du corps. 

Les rêves de reptiles sont plutôt négatifs, inquiétants en tous cas. Le caractère dominant des reptiles est celui de bêtes dangereuses ou affamées. Cette caractéristique  leur donne une apparence menaçante alors que cela peut être eux qui  sont menacés. Si nous voyons des reptiles qui semblent menaçants, c’est peut-être nous qui devenons dangereux pour nous-mêmes. Nous pouvons l’être aussi pour les autres dans nos comportements, si nous oublions nos fonctions élémentaires, celles des besoins du corps, cela peut signifier que nous sommes pris dans une activité cérébrale trop importante. 

Le corps oublié réclame son dû, de la reconnaissance, de l’amour, de l’exercice, une nourriture plus équilibrée, l’expression de sa sexualité et un accord avec le mental. Si ces conditions ne sont pas remplies, notre santé, comme notre équilibre psychique risquent d’être sérieusement perturbés. 

Fonctions vitales élémentaires, comportements dangereux.  

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TELEPHONE 

Le téléphone symbolise les moyens de communication relationnelle, mais aussi les communications internes, plus subtiles, celles que l’individu est capable de faire avec lui-même. 

Ce sont les liens véritables que l’individu entretient avec lui et avec le monde extérieur, les connexions internes qu’il a su développer permettant à tous ses aspects de communiquer. 

L’apparition historique du téléphone correspond à celle des débuts de la psychanalyse. Très souvent, il symbolise ainsi cet aspect introspectif et l’action psychanalytique. 

Communications externes et internes, psychanalyse, liens véritables, relations, contacts, rapprochement. 

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TRAIN 

De tous les symboles relatifs aux chemins de fer, le train est le plus présent dans nos rêves. Il représente une action en cours, un nouveau départ ou une continuité sur le chemin de notre vie. Nous sommes « en train » de faire quelque chose. Le train symbolise les déplacements et changements relatifs à l’histoire du rêveur.

 

Malheureusement, les rêves les plus fréquents sont ceux où nous laissons partir le train sans nous. Nous sommes en retard, nous ne trouons pas le bon quai, le bon train ou la gare, les horaires ne sont pas respectés ou sont illisibles.

Le train que nous avons laissé échapper symbolise l’opportunité que nous avons manquée. C’est une histoire impliquant une autre personne ou un groupe de personnes, une décision professionnelle, un changement de vie opportun. L’angoisse ressentie pendant le rêve à la vue du train qui part sans nous, fait comprendre combien il était important de prendre ce nouveau départ. 

Si ce sont les bagages que nous portons qui nous ralentissent et nous font manquer le train, le sens du rêve est simple. C’est le poids du passé qui nous encombre, qui nous empêche de prendre la bonne décision, au bon moment. Le contenu d’une valise qui se renverse peut nous renseigner utilement sur ce passé. 

Celui qui peut monter dans le train, être là au bon moment, avant qu’il démarre est un être qui sait saisir les opportunités, capable de prendre la bonne décision au bon moment. C’est une faculté, celle d’être réceptif au présent, à ses courants porteurs.   

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TRIANGLE 

Comme le carré et le cercle, le triangle est une forme première parfaite.

 

Intimement lié au chiffre trois, le triangle en est la représentation spatiale. Il apparaît plus fréquemment que les autres dans sa forme simple ; les constructions ou dessins triangulaires étant plus rares que les carrés ou les cercles. Son dessin évoque la pointe d’une flèche. Il indique une direction, un sens. Il possède une dynamique. Le triangle est un symbole d’énergie. 

Un triangle avec la pointe en l’air indique une polarité masculine. Son énergie est dirigée vers le haut. Il contient le sexe masculin. 

Un triangle avec la pointe en bas est de polarité féminine. Son énergie descend. Il dessine le sexe féminin. 

Le triangle peut apparaître comme une surface colorée. La couleur qu’il contient est importante dans la lecture du rêve pour comprendre la qualité de cette énergie. 

 

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VACHE 

La vache symbolise des aspects maternels un peu négatifs. Malgré sa taille et sa force, cet animal est soumis à l’homme. La vache représente une femme docile dont l’énergie est utilisée au profit des autres, de son mari ou de ses enfants. Sa personnalité est complètement effacée. Seul apparaît son aspect maternel et nourricier. Cette image de la vache est vraie, surtout si nous visualisons la vache dans un troupeau. 

Une femme qui rêve de vache a l’impression de se faire exploiter, sans possibilité d’exprimer son intelligence et son libre arbitre. On l’aime, mais pour une fonction précise. Par extension, la vache peut symboliser une personne dont on profite, une « vache à lait« . 

Dans certains cas, la vache peut représenter le caractère mauvais de la mère ou de la femme, la « peau de vache« . C’est vrai principalement si la vache est agressive dans le rêve. 

Dans le rêve de Joseph (Genèse CH,41) la vache symbolise la prospérité ou la disette selon son aspect. + aspect nourricier 

-         Soumission, exploitation, femme trop maternelle. Mère mauvaise. 


 
 

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VOL D’ARGENT

 Si vous rêvez que vous volez de l’argent, vous constatez que vous utilisez l’énergie des autres. Vous vous servez d’eux ou vous vous substituez à leur succès. Il n’en ressort aucun mérite personnel. 

Si on vous vole de l’argent, le rêve signale que vous dépensez de l’énergie inutilement. Vous vous faites exploiter ou bien votre travail n’est pas reconnu à sa juste valeur. 

Perte d’énergie, fatigue, exploitation, travail ingrat. 

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D’après Tristan-Frédéric MOIR
http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/separateur.jpg

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue
Analyse et interprétation de rêves
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En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur “Radio Ici & Maintenant !” 95.2 FM

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