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La Félicité n’est pas un état d’âme mais un état d’être

Posté par othoharmonie le 23 avril 2016

« La Félicité, c’est le bonheur suprême.

La Félicité, c’est ce qui vous attend lorsque vous aurez lâché complètement votre ego limitatif et votre mental étriqué.

La Félicité, c’est le bonheur retrouvé. Celui de l’enfant que vous étiez jadis et qui le savourait après chaque tétée, lorsque sa joue se reposait sur le sein encore tout chaud de sa maman et que le sommeil l’emportait dans ses limbes éthérées…

La Félicité, ce n’est pas un état d’âme mais un état d’être.
La confiance rassérénante de se savoir aimé, de toute éternité, par la Source de toute Vie. La Joie de vivre, tout simplement, mais une joie sans commune mesure avec tout ce que vous avez éprouvé sur Terre. Pas le simple bien-être, la satisfaction ou le plaisir éprouvé dans une relation affective équilibrée. Plus que cela encore, mais comment l’exprimer en mots ?

Comment vous le faire ressentir sinon en vous exhortant à le VIVRE, dans ce corps, ICI et MAINTENANT, dès à présent, si vous le voulez bien ?

félicitée

Comment y accéder ? Il n’y a pas d’accès particulier.

Seule votre ouverture d’esprit et du cœur ouvre la première porte. La seconde est celle de l’abandon confiant. La troisième est celle du silence intérieur, que vous pouvez atteindre dans un premier temps par la méditation ou la contemplation.
Mais ensuite, elles ne seront pas indispensables. Vous n’aurez qu’à prendre une respiration en conscience, vous reconnecter au Divin par la pensée aimante et ouvrir votre cœur en étant dans la Gratitude.

C’est le silence intérieur qui vous amène à la Présence. Ce qui suit est une relation intime à établir avec cette Présence, cet Amour divin qui vous enveloppe de sa chaleur rayonnante mais douce, protectrice mais libératrice, pleine d’Attention et de Paix…
Oui, frères et sœurs de Lumière, voici à quoi vous êtes conviés en ces temps de Transition, chacun à sa manière et chacun à son rythme. La Source n’est pas pressée de vous envelopper de sa Grâce, elle n’a jamais cessé de veiller à ce que vous soyez toujours en chemin vers ce retour.

Le retour du Christ, c’est votre retour, sachez-le.
Le retour du Christ, c’est ce que vous vivez et, pour certains, c’est ce qu’ils vivent déjà. Le Christ en eux agit déjà de par le monde en apportant la Bonne Nouvelle. Celle du retour à la Vie Père Mère, celle des Noces célestes, celle du retour de l’enfant prodigue, celle qui – dans tous les Univers – est attendue de toute éternité par l’ensemble des galaxies des univers manifestés.
Oui, frères et sœurs de Lumière, cet événement est le plus important de toute la Création car il sonne le glas de l’ancien monde: celui de la peur et de la maladie, de la souffrance et de la mort. Des milliards d’âmes attendent votre retour au bercail et louent le Berger pour sa Patience et son Amour inconditionnel.

Oui, vous êtes attendus de pied ferme, les jeunes comme les vieux, les ignorants comme les sages, les infirmes et les bien- portants, les hétéros et les homos, les blancs et les noirs, les vertueux et les pervers. Car la Source de toute Vie a tout prévu et Elle vous demande seulement de revenir en son Sein.

Dans la Joie de l’Unité retrouvée, dans l’Abondance de l’Amour restauré, dans la Félicité, ce bonheur suprême que vous n’avez jamais oublié. Cet état de Grâce permanent et éternel, que vous avez bien mérité.

Soyez-en remerciés. »

Si vous partagez ce message, pensez à inclure ces lignes :
Extrait du livre « Semences pour la Nouvelle Terre ».
Patrick Giani- www.giani.fr

 

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les instructions de Ramana Maharshi

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

vidéo : Image de prévisualisation YouTube

La quintessence de l’enseignement de Ramana Maharshi se trouve dans le petit livre intitulé « Qui suis-je ? ». Il contient la première série d’instructions données par Ramana Maharshi, basées sur sa propre expérience de la réalisation du Soi. La série de questions initiale fut posée par Sivaprakasam Pillai et fut ensuite présentée par Ramana Maharshi lui-même sous forme de prose.
Chacun peut prendre conscience de la puissance de cet enseignement, à condition de le mettre en pratique. Dans L’Enseignement de Ramana Maharshi (Talks) nous lisons : « [qu’on recherche] à qui appartiennent les pensées. D’où proviennent-elles ? Elles doivent surgir du Soi conscient. S’en rendre compte, même vaguement, favorise l’élimination de l’ego. Par la suite, la réalisation de l’Existence unique et infinie devient possible. Dans cet état, il n’y a pas d’autres individus, il ne reste que l’Existence éternelle. Aussi ne pense-t-on ni à la mort ni à la souffrance ».
L’enseignement intégral peut être téléchargé ici : « Qui suis-je ». Voici une version abrégée pour faciliter l’usage.

 

téléchargement

Qui suis-je ?
Tout être vivant aspire à un bonheur qu’aucune souffrance ne troublerait ; et chacun éprouve le plus grand amour pour lui-même ; ce qui est dû uniquement au fait que le bonheur est sa nature véritable. De là, afin d’atteindre ce bonheur intrinsèque et pur que nous éprouvons chaque nuit dans le sommeil profond lorsque le mental est endormi, il est essentiel de se connaître soi-même. La meilleure méthode pour y parvenir est la voie de la Connaissance, la quête du Soi par la question « Qui suis-je ? ».

« Qui suis-je ? » Je suis pure Conscience. Cette Conscience est par nature-même Etre-Conscience-Félicité (sat-chit-ânanda).

Le mental est l’outil du savoir et la base de toute activité ; si le mental se retire, la perception du monde en tant que réalité objective cesse. L’analogie suivante est souvent utilisée dans l’Advaita : un homme voit une corde au crépuscule, la prend pour un serpent et s’effraye sans raison. La corde sur laquelle l’illusion se forme n’est pas perçue en tant que corde, jusqu’à ce que cette illusion s’évanouisse. De même, on ne peut avoir la vision de la vraie nature du Soi, sur lequel les illusions se forment, à moins que ne cesse cette perception illusoire du monde en tant que réalité objective.

Ce qui est appelé « mental » est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent. En dehors des pensées, le mental n’existe pas. Aussi la pensée constitue-t-elle la nature du mental. En dehors des pensées, il n’y a pas d’entité séparée appelée « monde ». Dans le sommeil profond il n’y a pas de pensée, et donc pas de monde. Dans les états de veille et de rêve, les pensées sont présentes, ainsi que le monde.

Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même.

Quand le mental émerge du Soi, le monde se manifeste. Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi n’apparaît pas ; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit), le monde n’apparaît pas. Si l’on s’interroge assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par se retirer, il ne restera que le Soi. Ce qui est désigné comme le Soi est l’âtman. Le mental ne peut exister indépendamment de quelque chose de grossier (le corps physique) ; il ne peut exister par lui-même. C’est le mental qu’on appelle corps subtil ou âme (jîva).

Ce qui s’élève dans ce corps en tant que « je » est le mental. Si l’on cherche à savoir d’où, dans le corps, émerge en premier la pensée « je », on découvrira que c’est du Cœur. C’est là la source du mental. Même en pensant continuellement « je, je », on sera conduit à cet endroit. La pensée « je » est la première de toutes les pensées qui apparaissent dans le mental. Ce n’est qu’après sa naissance que les autres pensées s’élèvent.

La pensée « Qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées et, comme le bâton qu’on utilise pour tisonner le bûcher funéraire, elle sera, elle aussi, finalement brûlée elle-même. C’est alors que surviendra la réalisation du Soi. Lorsque d’autres pensées surgissent, au lieu de les suivre, on devrait se demander avec persévérance : « A qui sont-elles venues ? ». Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Chaque fois qu’une pensée arrive, on devrait s’interroger vivement : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse serait : « A moi ». Et là, si on se demande « Qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira.

En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental, qui est subtil, passe par le cerveau et les organes des sens, il apparaît des noms et des formes grossières ; lorsque le mental reste dans le Cœur, ces noms et ces formes disparaissent. Ce qu’on appelle « intériorisation » consiste à ne pas laisser le mental s’échapper, mais à le retenir dans le Cœur. L’« extériorisation », c’est de laisser le mental sortir du Cœur. Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le ‘je’, origine de toutes les pensées, s’évanouit et le Soi toujours présent resplendit.
Il n’y a que l’investigation intérieure comme moyen adéquat pour faire que le mental se retire de façon permanente. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens, il ne sera maîtrisé qu’en apparence, car il s’élèvera à nouveau. Le mental peut aussi être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle ; quand elle reprend librement, le mental redevient actif et commence à vagabonder.

Tout comme la pratique du contrôle de la respiration, la méditation sur les représentations de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire, etc. ne sont que des aides temporaires pour apaiser le mental. Le mental parvient à cette concentration extrême par la méditation sur des formes de Dieu et par la répétition de mantras. Pour un mental ainsi concentré, la recherche du Soi devient facile.

En observant un régime strict [nourriture sattvic (pure)], on améliore la qualité du mental, ce qui aide à la recherche du Soi. Même un grand pêcheur est assuré de pouvoir s’amender par la pratique zélée de la méditation sur le Soi.
On ne devrait pas permettre au mental d’errer vers les choses de ce bas monde, ni de se mêler des affaires des autres. Aussi mauvais que puissent paraître certains, il ne faudrait pas les haïr pour autant.

Tout ce que l’on donne à autrui, on se le donne à soi-même. Si on a compris cela, comment ne pas vouloir donner à son prochain ?
Si l’ego se manifeste, tout se manifeste ; si l’ego s’apaise, tout s’apaise.
Le bien s’établira en proportion de notre humilité.
Une fois le mental apaisé, on peut vivre n’importe où.

Sans titre
Ce qui existe en vérité, est le Soi seul. Le monde, l’âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comme l’argent qu’on croit voir dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent simultanément. Le Soi est là où il n’y a pas la moindre pensée « je ». C’est « le Silence ». Le Soi lui-même est le monde ; le Soi lui-même est « je » ; le Soi lui-même est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

Celui qui s’abandonne au Soi, qui est Dieu, est un excellent devotee. S’abandonner à Dieu signifie se souvenir constamment du Soi. Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera. Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi ne pas nous y soumettre, plutôt que de nous tracasser de ce qui doit ou ne doit pas être accompli, et comment. Sachant que le train transporte tous les bagages, pourquoi nous éreinter à porter nos petits bagages sur la tête, au lieu de les déposer dans le train et d’être à l’aise ?

 

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La méditation c’est un mode vie

Posté par othoharmonie le 26 mars 2016

 

La méditation n’est pas une nouvelle religion, une nouvelle discipline,
c’est un mode de vie, un outil qui me permet d’avoir un rapport libre
et ouvert avec tout ce que je vis.

attitude

Pendant des années je me suis souvent senti confiné et limité dans ma personnalité, dans mon ego.
Pour dépasser ces limites j’ai commencé à méditer, à m’observer pour apprendre à me connaitre, et je me suis rendu compte que j’étais autre chose que cette personnalité. J’ai découvert un espace, une conscience en moi qui a la capacité de tout observer ; mes gestes, mes émotions, mes pensées, mes attitudes, mes actions et réactions, etc.

Cette conscience est spacieuse, ouverte et me permet de voir et de comprendre comment je fonctionne. Je me suis aperçu que la plupart du temps je réagissais un peu comme un robot avec des automatismes. Des automatismes et des attitudes qui ressemblaient étrangement à celles de mes parents. je ne voulais pas ni ne pouvais y croire (mais enfin, je suis complètement différent de mon père ou de ma mère !) et pourtant plus je m’observais et plus je notais que j’avais les mêmes réactions que mon père face à des situations bien précises. Rien de tragique, c’est tout à fait naturel et normal, l’enfant copie inconsciemment ses parents et apprend à réagir d’une certaine façon en fonction du type d’éducation et du milieu familial dans lequel il évolue.

Mais il était clair que mon sentiment d’être limité et confiné était lié à tous ces automatismes que je répétais aveuglément. Après quelques expériences avec diverses techniques de méditation, j’ai senti très fort que la méditation était le moyen de m’ouvrir, de ne plus agir par ces automatismes et de découvrir mon être naturel.

Je suis donc parti en voyage pour savoir qui je suis et j’ai pris le chemin qui me plaisait le plus pour découvrir le potentiel que la vie m’a donné. Mon chemin c’est la méditation. La méditation c’est l’espace dans lequel je suis moi-même, tout nu, tout libre, tout naturel, en harmonie avec l’existence.

Grâce à la méditation, plus je deviens conscient de mes automatismes et plus un changement se met en place. Le simple fait d’en prendre conscience les débloque petit à petit. Je comprends aussi qu’il ne me faut rien rejeter, rien juger, rien condamner, seulement observer et comprendre.

La méditation me donne une voix, une sagesse intérieure qui me guide et me conduit à appliquer ma propre discipline, à respecter et à aimer les autres et la vie non pas par imposition ou par idéologie, mais par une conclusion naturelle venant de mes propres aventures, expériences, relations et rencontres de vie.

Que de joie que de rentrer en contact avec moi-même, avec ma vraie nature. Que de joie que de me sentir chaque jour un peu plus libre de l’emprise de mon ego. Cet être véritable que je suis me donne entière satisfaction, il est fluide, il est limpide, il a son authenticité et il me donne entièrement confiance en la vie.

Je n’ai besoin d’aucunes qualités ou disciplines particulières pour accéder à mon espace de méditation, à ma conscience, car elle est déjà en moi. Le problème était que je ne lui prêtais pas assez attention. Je lui donne donc plus d’attention maintenant au lieu de donner cette même attention aux va et vient de mes pensées, aux histoires que mon ego me raconte, à refaire le passé ou à m’inquiéter du futur. Dès que je m’aperçois que je suis pris dans une histoire, il me suffit de le voir, comprendre que c’est une histoire et revenir au moment présent. Etre présent à ce que je vis est ma méditation quotidienne. Si j’observe que mon mental m’envoie ailleurs dans une histoire imaginaire, je le vois et donc sans lui donner aucune importance, aucune énergie, l’histoire s’évapore et je reviens à ce que je vis dans le présent.

La méditation me fait voir les choses comme elles sont sans avoir besoin de les interpréter ou de les juger.
Elle m’ouvre tout simplement à voir la vie comme elle est. Je ne cherche pas à atteindre un but ou un certain état d’être, ni accomplir quelque chose de spécial, être présent est suffisamment plein en soi. Vouloir atteindre quelque chose me créait sans cesse un sentiment d’inachevé, de mécontentement, cela m’efforçait de chercher quelque chose ailleurs alors que tout se trouve ici. Etre maintenant totalement dans ce que je fais ou dans ce que je suis. C’est si simple. Trop simple. L’ego est attiré par le compliqué, l’extraordinaire, le spécial… La vie est faite de petites choses ordinaires ; marcher, cuisiner, travailler, jardiner, chanter, rire, blaguer, nager, prendre un bain de soleil, s’asseoir en silence, parler avec des amis, ne rien faire, etc.

Avec la méditation je n’ai besoin d’aucune attache à une religion ou à un mouvement religieux ou spirituel en particulier. La méditation c’est ma voie intérieure personnelle, mon état d’être.

La méditation me révèle ce qui est faux en moi, elle me montre clairement ce qui ne m’appartient pas, ce qui me dérange, ce qui bloque le flot naturel de ma vie. Tout naturellement, cela m’incite à ne plus m’identifier à ce qui est faux en moi, à ce qui ne m’appartient pas. Et quand le faux s’en va, le vrai apparait, il prend tout simplement sa place et s’installe confortablement dans mon être.

L’effort ce n’est pas de changer, c’est d’être attentif à ce qui est, à ce que je suis. Le changement vers plus d’authenticité se fait de lui-même. Le changement forcé n’a pas de valeur, il n’a pas de racines. Seul le changement naturel issu de la conscience et de l’expérience a une intégrité, une durabilité, une autorité.

La méditation est une voie très ordinaire qui m’invite à vivre ma vie quotidienne dans toute sa simplicité. Etre conscient c’est comme une sorte de filtre qui élimine naturellement ce qui est faux et qui laisse passer ce qui est vrai.

Je respire continuellement et je ne m’en rendais pas compte. J’ai une conscience qui est toujours présente et je ne le savais pas. Je me sentais confiné et limité car j’étais obsédé, accaparé, prisonnier de mes pensées et de mes émotions. La méditation est la libération de cette obsession, de cette prison, c’est remettre de l’ordre en soi.

La méditation n’est pas une nouvelle religion, une nouvelle discipline, c’est un mode de vie, un outil qui me permet d’avoir un rapport libre et ouvert avec tout ce que je vis. La méditation ne me demande pas de me raser la tête, de changer de vie et de vêtements, de suivre des rituels ou une discipline de rigueur. Les chakras, les auras, les mantras, les au-delà, les anges, les archanges, les canalisations, les modèles traditionnels religieux et les mouvements spirituels, tout cela ne me parle pas vraiment. La vie quotidienne est suffisante et donne tout ce dont j’ai besoin pour apprendre et être moi-même.
Et quelle liberté !

La méditation c’est immédiat, c’est maintenant !
C’est allumer la lumière à l’intérieur de soi pour y voir clair.
Ce n’est pas pratiquer pour atteindre quelque chose, c’est simplement reconnaitre et accepter ce que je suis maintenant !
La méditation agit toujours immédiatement, c’est un outil pour le présent, elle ne connait ni le passé ni le futur.

1 perle

Accepter ce moment comme il est.
Ne pas vouloir être plus heureux, être heureux.
Ne pas vouloir être plus riche, être satisfait.
Ne pas vouloir être plus, être soi-même.
Ne pas vouloir être plus libre, être libre.
Ne pas vouloir être ailleurs, être ici.

L’émergence, la cristallisation de mon être arrive d’elle-même, rien n’est requis ni attendu. Mon potentiel s’installe tout naturellement pendant mon voyage. Mon être véritable et naturel se construit, se crée et se révèle au fil de mes expériences, au fil de mes reconnaissances, au fil de mes observations, au fil de mes réalisations personnelles.

Je ne renonce à rien et je vis pleinement en intégrant tout ce que j’apprends par l’observation quotidienne de moi-même.
Les choses vont et viennent dans ma vie, je remarque que certaines choses qui avaient de l’importance à un certain moment, n’en ont plus aujourd’hui. Ce qui m’excitait avant ne m’excite plus aujourd’hui. Les choses bien vécues ont tendance à disparaitre d’elles-mêmes. Je n’ai plus besoin de conditions particulières, de faire quelque chose ou d’être avec des personnes en particulier, pour me sentir bien. S’asseoir en silence et ne rien faire ! Une chose très simple et ordinaire qui cache un nectar invisible extraordinaire. Le goût de la méditation est indescriptible, insondable, infini, intarissable.

Je n’agis pas en fonction d’idéologies ou d’idées préconçues. Je suis simplement ce que je suis, observateur, attentif à tout ce qui se passe en moi. Cela me suffit. Cela me remplit. La méditation c’est mettre toutes les parties de mon être en harmonie. Le corps, le mental, la conscience, rien n’est à rejeter, tout a une fonction, et quand tout est à sa place, alors mon être est accordé, il peut chanter sa chanson, jouer sa musique, il peut alors exprimer naturellement, sans se forcer, le potentiel que la vie lui a donné.

La méditation c’est le moyen de transport de mon voyage vers la découverte de moi-même.
Ce qui est magnifique c’est qu’une fois en route, tout se fait de lui-même, par la conscience et l’expérience. La vie m’emmène là où je dois être et me mets face à tout ce que je dois apprendre. Je ne peux rien et ne veux rien éviter. Je veux tout vivre et tout comprendre par moi-même.

Avec la méditation je suis libre, je n’ai pas de cartes à suivre. C’est la grande liberté de prendre totale responsabilité de ma vie et de suivre mon propre chemin selon ce que me dicte ma sagesse intérieure.
Plus je comprends comment mon ego me manipule et plus je m’en libère et plus je suis libre.

J’ose me laisser aller, je n’ai pas peur de faire des erreurs. Je m’expose pour me voir, me découvrir. Mon inconscient est plein, il faut le vider, l’exposer pour que tout devienne clair et limpide.  Si je me retiens dans mon attitude face à ce que je vis, je ne suis pas en mesure de me comprendre entièrement et de mettre au grand jour ce qui sommeille en moi. Oser être, oser vivre tout en gardant ma vigilance intérieure.
Tout est permis et il n’y a pas de raccourci.
Tout est possible et rien n’est vraiment sérieux.
J’aime ce voyage intérieur.

C’est un simple voyage, un parmi tant d’autres. Il y a des milliards d’êtres humains, chacun avec son histoire et son voyage, personne n’est mieux ou plus qu’un autre, tous uniques, différents, utiles et nécessaires à ce grand jeu de la vie. Je joue le jeu sans but et sans attente avec la conscience de n’être que l’observateur d’une vie qui se manifeste en moi chaque jour. Tout fonctionne à merveille dans cet univers composé de millions et de millions de galaxies (on ne peut même pas les compter !).
L’infini est là devant mes yeux. Je suis minusculeusement minuscule.

Plus je vis et plus j’apprends.
Plus j’apprends et plus je connais.
Plus je connais et moins je connais.
Moins je connais et plus je suis naturellement ce que je suis.
Je suis uni-vers la vie.

Jean-Claude
coordinateur et webmaster de meditationfrance.com

sur le blog de Francesca  http://othoharmonie.unblog.fr/

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La magie des fils d’Enoch

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

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La Magie sacrée des Fils d’Enoch est encore vivante aujourd’hui. Elle se renouvelle d’âge en âge au sein de la tradition la plus ancienne du monde : la Tradition Primordiale ou essénienne. Celui ou celle qui veut s’approcher des saints mystères du Père et de la Mère et traverser les portails de l’Initiation ; celui ou celle qui veut entrer dans le cercle intérieur de l’Alliance de Lumière ne peut y pénétrer comme un homme, une femme, mais uniquement comme un serviteur du monde divin, comme une Mère pour Dieu. Le candidat doit donc apprendre à séparer le subtil de l’épais, le vrai du faux, le mortel de l’immortel en lui et dans le monde qui l’entoure, de peur d’être capturé dans les filets de l’oiseleur, de celui qui va venir le tester pour voir si ses intentions sont vraiment claires et s’il sait répondre aux questions essentielles de la vie : A qui appartiens-tu ? Es-tu vraiment prêt à abandonner les forces de la décomposition du monde des hommes qui ne peuvent entrer dans le Temple et qui pourtant constituent l’essentiel de l’existence mortelle ? Sais-tu vraiment qui tu es ? 
 
L’homme qui vit dans la vallée et celui qui se tient au sommet de la montagne ne sont pas du tout les mêmes. En apparence, ils sont identiques. Mais en réalité, ils ne voient pas du tout le monde de la même façon. Le premier vit dans sa bulle, prisonnier d’une vision limitée où tout est séparé de tout, où toute la vie n’est qu’une conséquence du « hasard », du « rien », le Dieu des hommes. Au mieux, l’homme est un spiritualiste, un religieux qui va penser que tout a une raison d’être et contient une sagesse, mais cela reste bien souvent une philosophie et une abstraction. L’autre, celui qui connaît la vision des hauts sommets, voit tous les chemins et tous leurs aboutissements. Il voit une chose, un événement, un être, mais il voit en même temps la cause première qui les a engendrés, tout le chemin, toutes les étapes qui ont été parcourues pour donner naissance à cette chose, à cet être ou à cet événement. Rien de mal ne peut arriver à un tel individu qui possède la vision du sommet, car même s’il lui arrive quelque chose de « mal », il s’éveillera et comprendra qu’il y avait une raison à cela. Il s’apercevra que ce « mal » lui est arrivé pour qu’il en découvre la cause et puisse agir en conséquence. L’homme qui cultive cette vision supérieure devient alors un magicien, un créateur conscient de sa vie, en accord avec la destinée lumineuse de son âme, car il sait qui il est, pourquoi il s’est incarné sur la terre et ce qu’il doit y faire.
 
De l’homme ordinaire à l’homme-Ange L’un des buts majeurs de l’Initiation est de transmettre au candidat, de nourrir en lui les pensées, les états d’âme et les forces magiques qui lui permettront de s’élever au-dessus de sa condition d’homme ordinaire passif jusqu’à atteindre l’Ange – celui qui se tient derrière et au-delà de la montagne du monde. Si l’initié parvient à réaliser cette alliance avec l’Ange, il lui apportera la vision juste qui lui permettra de maîtriser sa destinée et de conduire sa vie tout entière dans la Lumière. Alors, quand il aura atteint le sommet de cette montagne (appelée Montagne des six Lunes dans la Tradition) et après avoir contemplé la lumière de son Ange, il sera une créature nouvelle, un homme nouveau. Par la force et la vision divines qu’il aura reçues d’un monde supérieur, il sera enfin prêt à accomplir sa destinée en servant l’oeuvre du Père et de la Mère.
 
Méditer sur le hiéroglyphe de la montagne Celui qui se tient au sommet de la montagne a un recul, une vision qu’il ne pouvait pas avoir en restant dans la vallée. Tout ce à quoi il donnait tant d’importance dans la vallée devient inexistant. Il n’y pense même plus et peut se demander comment il pouvait être attaché à des choses aussi inutiles et éphémères. De même, tant qu’il n’aura pas traversé les méandres de la vallée de son corps et tous les brouillards psychiques qui l’empêchent de sortir de son emprise ; tant qu’il n’aura pas affronté et triomphé de tous les animaux sauvages et guéri toutes les ombres de la nuit qui séparent son corps de son Ange et de son âme, le candidat ne pourra pas savoir qui il est et n’aura aucune force pour accomplir sa destinée. Elle demeurera un rêve lointain, une chimère insaisissable. Le chemin de la montagne ou des 6 lunes lui montrera qu’il est lui-même une montagne et que le but de la vie est de se gravir soi-même, en se libérant progressivement de tout ce qui nous enchaîne à la mort et nous empêche de respirer dans la grandeur de notre âme. La montagne invite le pèlerin à sortir de l’esprit de la vallée pour vivre ses propres expériences et goûter la vie supérieure de son âme, mais elle demeure cachée pour celui qui ne veut pas marcher sur ses pentes escarpées et s’élever au-dessus de l’illusion de ce qui est mortel.
 
La richesse de l’expérience Il ne s’agit pas de croire, mais d’expérimenter la réalité des mondes invisibles supérieurs. Aujourd’hui, dans la Tradition Essénienne, cela se fait par la pratique de la Ronde des Archanges et par le chemin des Formations Esséniennes. S’élever vers le sommet de l’existence est une expérience intime. Il faut d’abord s’élever au-dessus de la vie du corps physique, puis au-dessus des désirs du corps, puis des sentiments nés du monde de la vallée, puis des pensées mécaniques nées de la culture de la vallée pour enfin entrer dans le royaume de la clarté, de l’harmonie supérieure, de l’impersonnel, de l’universel, de l’intelligence supérieure. Ceux qui ont gravi une haute montagne ont vécu cette expérience de s’élever au-dessus de tous les autres sommets et d’entrer dans le royaume du silence et de la pureté. Ils pouvaient alors contempler de haut les montagnes des problèmes du monde en s’en sentant délivrés. 
 
Ils pouvaient puiser une force pour changer les choses,  pour les améliorer. La montagne est le lieu de l’initiation  et de l’ennoblissement. Elle commence dans la vallée  et s’élève jusqu’au ciel. Elle unit les deux mondes des  ténèbres inconscientes et de la pleine lumière du jour.  Elle ne favorise pas l’un au détriment de l’autre, mais  les protège et les harmonise. Ainsi, il ne s’agit pas de  remplacer une nature par une autre, de supprimer  « la nature inférieure » pour faire vivre « la nature  supérieure ». Une telle attitude équivaudrait à faire  descendre le sommet dans la vallée. Et pour cela, il  faudrait détruire la montagne de Dieu. Or, il ne s’agit  pas de détruire mais de construire. Dieu le Père, caché  dans le sommet, doit s’unir à Dieu la Mère, cachée  dans la vallée. C’est le travail de l’homme d’unir en lui  les deux pôles.  S’élever vers le sommet, c’est laisser derrière soi le  confort de la vallée. Il ne faut emporter avec soi que  l’essentiel… Car ceux et celles qui connaissent la  montagne le savent bien : il est impératif de voyager  léger ! Ainsi, il faut se détacher de certains désirs,  de certaines préoccupations… Plus l’on s’approche  du sommet, plus il faut lâcher du lest au niveau des  pensées, des préjugés, des croyances… D’autres  sentiments, d’autres pensées, d’autres sensations  peuvent alors venir vers soi. Tel est le chemin de  l’Initiation des 6 lunes, de la résurrection des Mystères  d’Enoch. Il s’agit d’une transformation qui peut être  douloureuse et difficile, mais qui conduit finalement  vers un grand allègement et une grande purification, en  ouvrant le chemin vers de vastes horizons, jusqu’alors  inconnus et insoupçonnés…
 
Les trois étapes de l’alchimie  des 6 lunes : de la chenille au papillon  Une autre image que nous offre le grand livre de  la nature vivante peut nous aider à comprendre le  processus que le candidat devra vivre et traverser au  cours de l’initiation des 6 lunes : celle de la chenille  qui devient papillon, après être passée par toutes les  métamorphoses de la chrysalide. Dans son psaume  42 de l’Evangile Essénien, l’Archange Ouriel décrit à la  perfection les processus intérieurs et les épreuves que  doit nécessairement rencontrer l’initié aux 6 lunes, à  l’image de la chenille qui se transforme et travaille sur  elle pour devenir un papillon :  « Dans la faiblesse et l’espoir, l’homme se tourne  naturellement vers la Lumière.[…] Les hommes veulent  vivre avec le monde divin et attendent la libération. Ils  aimeraient pouvoir vivre en Dieu et se sentir libres dans  leur être. Sache que tout cela est une illusion. Rappelle-toi  que la Tradition de la sagesse associe l’homme  au papillon. L’homme est avant tout une chenille. En  cela, il est très limité dans ses déplacements, dans  ses perceptions. Il est dépendant du monde qui  l’entoure et n’importe quel animal peut l’attraper et le  manger. L’homme doit accepter d’être une chenille et  comprendre le processus de transformation exigé. »  L’Archange Ouriel parle ici aux êtres qui veulent  travailler sur eux et se transformer, aux Enfants de la  Lumière sans équivoque. Il commence par leur montrer  que se tourner vers la Lumière pour avoir des réponses  est déjà en soi une faiblesse qui révèle un manque de  compréhension élémentaire des lois de la vie. Il laisse  entendre que l’homme est totalement inconscient  des forces qui vivent en lui et qu’il n’y a pour ainsi dire  rien en lui qui puisse rencontrer la Lumière. Il affirme  que l’homme n’a pas compris et mis en application  la première des lois, la loi des affinités selon laquelle  « qui se ressemble, s’assemble » ou dit autrement : « on  attire à soi ce que l’on est ». Il ne voit pas que de par  son hérédité, le climat social et culturel de la nation qui  l’a formé et par l’état général du monde dans lequel il  vit, il est totalement impossible que la Lumière vienne  partager sa vie avec lui. Pour les mondes de la Lumière,  l’homme – même l’Enfant de la Lumière – qui cherche  à entrer en communication avec eux, est semblable à  la chenille : un être nuisible qui ne peut ni recevoir, ni  donner la Lumière, mais qui cherche à l’attraper par  quelque moyen que ce soit.
 
 « La chenille ne peut pas recevoir la Lumière et vivre en  elle. Elle doit prendre le chemin d’être enfermée dans  un cocon, coupée du monde pour un certain temps. » 

Extrait : Par Olivier Manitara sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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Les secrets de l’aura du Christ

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

L'aura du christ

L’aura est un champ magnétique fait d’énergie, d’âme, d’esprit, qui entoure chaque créature vivante. Comment harmoniser notre aura avec celle du Christ pour bénéficier de son pouvoir d’éveil et de transformation ? La clé est contenue dans l’idée de la fraternité universelle. Cette idée est vivante et il est donc tout à fait possible de communiquer avec elle et de l’accueillir en soi. Par résonance, elle fera fleurir en nous les meilleures forces et capacités. Son énergie permet de trouver un sens positif à la vie, de dépasser des problèmes d’ordre physique, émotionnel, mental ou spirituel qui paraissent insurmontables, d’obtenir des réponses inattendues à ses questions et de découvrir en soi des richesses inconnues.  

Une ancienne légende raconte que le maître Jésus a accompli tous ses miracles grâce au mystérieux pouvoir d’un vêtement de Lumière qui appartenait à l’homme originel. Alors qu’il était chassé du paradis, le Père de l’humanité aurait emporté avec lui ce vêtement magique. Par la suite, il se serait transmis de père en fils au sein des écoles des mystères. Jésus l’a reçu à son tour des mains du prophète Élie réincarné et des Esséniens, gardiens du savoir secret de l’Égypte du Pharaon. La robe de lin blanc que portaient les Esséniens était une image de cette robe de Lumière. Elle incarnait leur idéal d’atteindre cette conscience intérieure de l’unité et de l’amour fraternel. Cette robe est connue aujourd’hui sous le nom d’« aura ». Il s’agit d’un champ magnétique fait d’énergie, d’âme et d’esprit qui entoure chaque créature vivante. Cette belle légende signifie que, par son travail sur lui-même, Jésus était parvenu à réaliser en lui un état d’être divin. Son aura a alors fusionné avec celle de l’homme originel et c’est pour cela qu’il a rayonné autour de lui l’amour fraternel. C’est la qualité de notre aura qui détermine toute notre vie : nos réussites, nos échecs, la qualité de nos rencontres, la provenance de nos inspirations, de nos pensées, de nos sentiments, de nos désirs, de nos actes… L’aura atteint sa perfection par l’acquisition de la fraternité intérieure.

 

Prendre soin de son intériorité

Imaginez un homme qui aime se reposer auprès d’un petit point d’eau qu’il a aménagé dans son jardin. Dans ce lieu, il se sent inspiré et il écrit de très beaux poèmes. Voilà qu’un jour, tous ses voisins décident de jeter leurs poubelles dans son jardin si bien qu’il se transforme en décharge. Les rats, les moustiques, les maladies y élisent leur demeure. Notre homme a perdu le lieu de son âme, il ne peut plus écrire de poésies. Ce jardin existe en chacun. Nous nous sommes tellement écartés de la nature que nous avons perdu notre nature et que nous acceptons que n’importe quoi entre dans notre espace intérieur. Le moi est la chose la plus précieuse que possède chaque homme venant en ce monde. Il est une étincelle de feu, un joyau de l’âme, une terre fertile. Il est surtout de plus en plus ignoré et dénaturé. On a fabriqué un moi artificiel, inconscient, mécanique. Les humains tournent de plus en plus leur attention vers des choses physiques, visibles, grossières, alors que le moi est spirituel dans son essence, invisible, subtil. Mon expérience m’a montré qu’il n’y a pas d’autre sécurité pour l’humanité que celle qui puise son origine dans l’ennoblissement du moi. C’est une science et un art initiatiques. Coupez un homme de sa nature divine, de sa conscience profonde et tout peut arriver. Un tel être ne réfléchira plus, sa conscience sera en sommeil, il prendra tout pour de l’argent comptant. On lui dira qu’il est dans une démocratie et il le croira. On lui dira que c’est lui qui pense sa vie et il sera d’accord. On lui dira que c’est normal de déverser les poubelles dans son jardin et non seulement il sera d’accord, mais en plus il y prendra goût. Sur la croix de son supplice, le Christ a prononcé cette parole terrible : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Lorsqu’il dit : « Ils ne savent pas ce qu’ils font », il sous-entend qu’ils sont sous l’emprise du mensonge, car ils n’ont pas trouvé l’être vrai en eux.

 

Purifier son aura Par l’éveil du moi supérieur

Dans toutes les cultures, la méditation est une science et un art de l’éveil, qui consiste à devenir conscient de tout ce qui se passe en soi. C’est une vigilance, une observation, une analyse de soi. Au bout d’un certain temps de pratique, la conscience s’élargit naturellement et accède à une réalité plus subtile, à ce que l’on pourrait appeler une conscience supérieure commune. C’est un état d’être absolument naturel que tout homme peut atteindre avec de l’entraînement. Beaucoup de traditions ont appelé cet état d’être : le moi supérieur et éternel de l’homme. Elles le décrivent comme le fondement de l’expérience de la vérité, l’origine de l’amour et de la sagesse dans l’humanité et dans le monde. Lorsque l’on en fait l’expérience, on s’aperçoit aussitôt que cette conscience supérieure est la véritable gardienne et l’inspiratrice de tout ce qui fait la beauté et la grandeur de l’âme humaine dans le monde. Chacun peut y avoir accès. Si ce chemin n’est plus connu ni enseigné d’une façon saine, libre et naturelle, c’est parce que le monde est sous l’emprise d’un mensonge et qu’il est souvent plus facile d’être faux, artificiel que de trouver sa vraie nature et de l’exprimer. La clé de ce chemin est l’observation et l’étude de soi. L’attention doit se tourner vers l’intérieur, vers ce qui est ordinairement invisible en soi. Alors l’éveil se produit naturellement, l’intelligence s’illumine, la lumière se fait dans la conscience. Vous vous apercevez que quoi que vous fassiez les-secrets-de-l-aura-du-christdans la vie, il y a une conscience supérieure aimante qui vous observe et vous protège. 

La porte pour l’atteindre est l’entrée consciente dans le silence et dans le calme profond. Lorsqu’elle est éveillée, cette conscience-témoin peut changer toute la vie. Elle éclaire sur ce qui ne va pas et elle donne la force de créer l’harmonie. Certains l’ont appelée le Christ, d’autres le Bouddha, le Messie ou la parole de Dieu dans le silence…

 

Par Olivier Manitara Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Pour commencer à y voir plus clair

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

marcher en silence

Méditer c’est s’arrêter. S’arrêter de faire, de remuer, de s’agiter. Se mettre un peu en retrait, se tenir à l’écart du monde. Au début, ce qu’on éprouve semble bizarre : il y a du vide (d’action, de distraction) et du plein (tumulte des pensées et des sensations dont on prend soudainement conscience). Il y a ce qui nous manque : nos repères et des choses à faire ; et, au bout d’un moment, il y a l’apaisement qui provient de ce manque. Les choses ne se passent pas comme à « l’extérieur », où notre esprit est toujours accroché à quelque objet ou projet : agir, réfléchir sur un sujet précis, avoir son attention captée par une distraction.

Dans cette apparente non-action de l’expérience méditative, on met du temps à s’habituer, à voir un peu plus clair. (…) Nous sommes entrés en nous-mêmes, pour de vrai. C’était tout près de nous, mais nous n’y allions jamais. Nous traînions plutôt dehors : à notre époque de sollicitations effrénées et de connexions forcenées, notre lien à nous-mêmes reste souvent en friche. Intériorités abandonnées… Les extériorités sont plus faciles, et plus balisées. Alors que l’expérience méditative est souvent une terre sans sentiers. Dans la pièce où médite le philosophe, il y a moins de lumière, alors il faut ouvrir les yeux plus grand. En nous-mêmes aussi : il y a moins d’évidences et de réassurances, alors nous avons à ouvrir plus grand les yeux de notre esprit. On pensait, on espérait trouver le calme, le vide. On tombe souvent sur un grand bazar, du tapage, du chaos. On aspirait à la clarté, on a trouvé la confusion. Parfois, méditer nous expose à l’angoisse, à la souffrance, à ce qui nous fait souffrir et qu’on évitait en pensant à autre chose, en s’agitant ailleurs.

 

CALMER L’AGITATION

Comme ça avait l’air simple, vu de dehors ! On imaginait que s’asseoir et fermer les yeux pourrait suffire. Mais non, ce n’est qu’un début, un indispensable début, ça ne suffira pas. Alors ? Alors, il va falloir travailler, apprendre à regarder, à rester là, légèrement hors du monde, comme ça, assis, les yeux fermés. Apprendre à laisser décanter le tumulte. La première étape à franchir, c’est celle-ci : rester immobile et silencieux assez longtemps pour qu’une sorte de calme vienne envelopper le bavardage de notre esprit, suffisamment pour commencer à y voir un peu plus clair. Sans forcer, sans vouloir : cela relancerait le désordre, sinon. Laisser faire et laisser venir, de l’intérieur… Parfois, il faut attendre longtemps. On ne peut pas accélérer ce mouvement. On voudrait bien, mais non : la méditation, ça prend du temps. Et il y a même des jours où rien ne viendra. Scandaleux, n’est-ce pas ? Et anachronique, à notre époque de promesses d’instantanéité et de garanties de résultats. Les sagesses zen fourmillent de contes à ce propos. Comme celui-ci, dans lequel un élève demande à son maître : « Maître, combien de temps me faudra-t-il méditer pour atteindre la sérénité ? » Après un long silence, le maître répond : « Trente ans. » L’élève accuse le coup : « Euh… C’est un peu long. Et si je mets les bouchées doubles, si je travaille dur, jour et nuit, si je ne fais plus que ça ? » Le maître garde le silence un très long moment et fi nit par lâcher : « Alors, cinquante ans… »

 

COMMENCER À Y VOIR PLUS CLAIR

Nous nous sommes arrêtés, donc, nous nous sommes assis et nous avons fermé les yeux. Non pour dormir, non pour nous reposer, mais pour comprendre : comprendre ce que l’on éprouve, clarifier ce désordre, qui n’est que l’écho du monde en nous. Comprendre qu’il y a deux voies : celle de l’intelligence (intervenir, agir, malaxer la réalité avec notre volonté, notre lucidité, nos efforts) et celle de l’expérience (accueillir la réalité toute nue et la laisser nous recouvrir, nous habiter, nous imprégner, dans un mouvement de lâcher prise intensément attentif). Dans les deux cas, intelligence ou expérience, nous restons en lien avec le monde. Pour mieux le comprendre ou mieux l’éprouver. Les deux voies sont parfaites, chacune dans son genre. Il n’y a pas de supériorité de l’une sur l’autre. Nous avons besoin des deux. Et de maintenir les deux en état de marche et de vivacité. Disons pour simplifier que la première voie est celle de la réflexion philosophique. Et la seconde (accueillir le monde sans forcément le penser, ou le penser mais sans mots, ou au-delà des mots), celle de la pleine conscience. C’est cette approche méditative en pleine conscience qui nous intéresse…

 

Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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A quoi servent les enseignements

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2015

 transcendance

Tout enseignant qui se respecte n’a qu’un but, une mission : faire douter les hommes de leurs certitudes présentes, les délivrer de toute mentalité bourgeoise (le mot bourgeois n’est pas employé ici dans sa signification politique) et éveiller en eux un esprit de recherche véritable. Dans cette recherche, qui exige une énorme discipline personnelle, rien ne doit être tenu pour acquis et aucun fait ne doit être interprété ou jugé selon nos idées préconçues, nos « sympathies » ou nos « antipathies ». Aussi, l’enseignement par lui-même n’a aucune utilité immédiate en ce qui concerne notre libération, il peut atteindre nos points faibles; en agissant comme catalyseur. Il peut déclencher alors un moyen de connaissance qui nous permet de nous diriger tout seul pour la première fois de notre vie et de nous passer de maître. Peut-être aurai-je réussi à élucider certaines maximes de Ramana Maharshi lorsqu’il dit par exemple : « Le vrai guru est au-dedans de nous ». Il est au-dedans de chacun de nous et quand on découvrira cette vérité, on aura peut-être découvert ce qu’est la méditation. Quand j’utilise ce terme dont on a beaucoup abusé, je ne parle pas de la méditation factice qui consiste à cultiver un certain état de pensée mystique, sorte d’hypnose intérieure, ou encore de la concentration précise sur quelque sujet sans intérêt. Nous ne pouvons pas approfondir le sujet ici, mais la méditation serait mieux définie en disant qu’elle est un moyen d’enquête « pré-verbale » qui, comme le dicte le bon sens, devrait commencer par un examen de l’enquêteur lui-même. Et parce que l’enquête est préalable à sa verbalisation, on peut voir en silence ce qui est, sans la distraction bruyante de ce qui devrait être.

Propos de Robert Powell Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Vivre le DEJA, ICI ET MAINTENANT

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2015

 

rtxyr8pCertains changements doivent être vécus par l’homme, car ces changements représentent l’évolution de la force créatrice, de la dynamique que l’on appelle Dieu et qui se déploie dans votre réalité. Pour connaître son évolution, l‘homme doit parvenir à toucher cette divinité en lui. Ces changements apportent à l’humanité de grandes questions, de grandes interrogations. Chacun doit entreprendre la plus grande aventure et cette aventure s’appelle VIVRE.

Vivre, veut dire être soi, vivre veut dire reconnaître cette divinité en nous, et cette reconnaissance nous fera plonger dans une oasis. Cette oasis est potentielle, car l’homme vit dans le déjà, dans le moment présent, dans le potentiel qui lui est acquis.

Notre déjà, le moment présent, existe quand l’homme se permet d’y vivre, car il peut voir l’espoir, il peut comprendre toute la multiplicité qui provient de ce plan terrestre. Le déjà est le moment présent. Le ici et maintenant est ce déjà, ce moment présent. Vivre dans le déjà nous le faisons parfois inconsciemment car chaque homme, chaque femme vit dans le moment présent.

Cependant, à cause de son esprit binaire, l’homme tire constamment de l’arrière, il vit dans le passé et très souvent dans le futur. L’homme oublie le moment présent, et lorsqu’il le retrouve il peut se permettre de vivre car il n’y a que le moment présent qui existe réellement.

Imaginez un instant que dans votre temps et dans votre espace, les verbes du passé, les verbes du futur, les mots du passé, les mots du futur n’existent plus. Que reste-t-il ? Le Présent.

Il existe beaucoup de tourments, de doutes à cause du passé et du futur. Lorsque vous aurez pris conscience de ce que votre Etre est réellement, votre verbe et vos mots changeront pour toujours car tout se manifestera ici et maintenant et non point dans le futur.

Le passé fait naître la culpabilité, vous retournez dans le passé et vous désirez changer les événements pour lesquels vous ne pouvez plus rien faire… Le futur, lui, vous en rêvez, vous rêvez même que ce futur soit le moment présent, mais comment se pourrait-il lorsque le futur n’existe pas encore. Avez-vous remarqué que toute manifestation se réalise ici et maintenant et non point dans le futur ? Imaginez un instant que votre désir soit de manifester une chose. Donc, vous êtes ici, présent, dans le déjà et soudainement cette chose se manifeste dans le futur. Impossible n’est-ce pas ?

L’homme est sans cesse plongé dans le passé, l’homme est empressé de vivre dans le futur, mais il en oublie le potentiel du moment présent. Tout être vit déjà dans son déjà, mais l’homme, par son esprit, est déjà rendu dans son futur. Vous faites comme si le Ici et Maintenant n’existait pas !

Le temps n’est qu’illusion, alors comment faire confiance à une illusion ! Ne faites confiance qu’à vous-même, voilà le plus important. Il n’existe point de temps pour la pensée… seulement des manifestations.

Si le temps a une place primordiale dans vos pensées, vous vous préparez à faire face à la « défaite ». Vous êtes habitués à la défaite, bien sûr. Alors ne placez jamais le facteur « temps » à l’intérieur d’une manifestation matérielle, dans la réalisation d’un désir. Il vous serait alors impossible d’apprécier le moment présent. Ne vous projetez point dans le futur en disant : « Je ne peux plus attendre, j’ai hâte que tout cela arrive« , car si vous le faites, comment pouvez-vous vivre totalement le moment présent…. ?

Ramenez plutôt à vous ces connaissances qui vous habitent et qui sont déjà connues de vous. Il y a notre conscience, notre pensée et surtout notre totalité, notre Etre, comme vous voudrez l’appeler. Nous faisons partie de la Totalité, nous ne sommes point un clan à part, nous sommes le représentant, le participant dans la totalité de l’Ici et Maintenant. Cette force, cette dynamique que l’on appelle Dieu se nourrit du moment présent et ceci constitue sa propre force. Cette dynamique connaît seulement ce que vous connaissez ici et maintenant. Dieu ne sait que ce que vous savez maintenant. Il est donc de notre devoir de grandir, d’être cette vie, d’être nous, d’être cette totalité, d’être ici et maintenant, de vivre enfin le moment présent.

L’homme évolue de déjà en déjà, car toute connaissance, emmagasinée en lui devient potentielle. La connaissance représente le cadeau, le présent divin, et de connaissance en connaissance il évolue. L’homme n’arrête jamais d’évoluer, il évolue constamment, il peut très bien vivre dans la limitation et dans l’ignorance, mais l’homme peut aussi être conscient de cette évolution. En étant conscient, il entre dans une autre dimension et cette dimension  s’appelle le divin en soi. Quand l’homme exprime sa propre divinité, il se permet de vivre dans le maintenant. Quand il se permet, il entreprend cette aventure que l’on appelle l’Amour de soi, l’amour inconditionnel et là l’homme peut connaître les joies ici-bas.

Il n’y a pas de matin sans que l’on décide que cela est le matin. Si vous regardez une fleur, vous cueillez cette fleur, la regardez et vous exclamez devant sa beauté. Quand cette fleur se défraîchit, se fane, sa vie est terminée. Mais l’homme oublie que cette fleur est potentiellement potentielle, il a oublié que cette fleur peut laisser tomber une graine de ce grain, dans le silence de la terre, devenant ainsi potentiel pour une autre beauté.

Le plus grand mystère de l’humanité c’est l’homme. Quand l’homme reconnaît cet inconnu, il se rend compte de cette reconnaissance et reconnaît l’inconnu en lui. L’inconnu en nous est déjà connu de nous. Il s’agit de faire cette friction que l’on appelle reconnaissance et à partir de ce moment nous cultiveront cette reconnaissance. Cependant, il ne s’agit pas d’emmagasiner de grandes connaissances pour être intelligent, le simple fait d’Etre, en toute simplicité, est déjà Intelligence.

L’homme qui essaie d’atteindre la perfection ne peut qu’échouer, car il est déjà parfait. On ne peut se créer d’importances pour devenir car tout est important. D’importance en importance, l’homme reconnaît cette force, cette importance, car tout le devient. Et pour devenir, il faut être dans la simplicité.

En vérité, nous sommes tous de grands soleils et ces soleils possèdent l’infinité pour les jours à venir.

Enrichissez-vous de tout ceci et comprenez l’espoir qui est maintenant en nous. Etreignons notre vérité, possédons notre vérité, maîtrisons notre potentiel et rappelons-nous de ce terme ICI ET MAINTENANT.

Francesca du forum « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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La méditation vers la lucidité silencieuse

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2014

La méditation est une pratique spirituelle menant à la paix intérieure,à la vacuité de l’esprit et à l’unification à notre nature véritable…

images (5)Tour d’horizon

Le terme méditation, du latin meditatio, désigne une forme de pratique spirituelle.

Même si ce terme est souvent utilisé pour décrire l’attention portée sur un objet de pensée [par exemple : méditer un principe philosophique dans le but d’en approfondir le sens], son objectif premier est avant tout une attention tournée vers l’intérieur afin de s’affranchir de la pensée et réaliser son «identité spirituelle». 

Les différentes pratiques méditatives impliquent généralement que l’adepte amène son attention sur un seul point de référence qui sera, tôt ou tard, abandonné pour seulement «laisser la conscience observer la conscience». 

Les pratiques méditatives se retrouvent au coeur de nombreuses philosophies et religions : dans l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme, le yoga, l’islam, la chrétienté, ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité. 

Les techniques de méditation sont multiples. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d’attention : une zone corporelle spécifique ou le déplacement d’une zone à une autre, une perception précise, un objet spécifique présélectionné profane ou religieux, le nom d’une déité ou d’un concept inspirant la paix, le souffle, un son, une incantation ou un mantra, une visualisation, le vide de tout concept ou vacuité,… 

Dans l’hindouisme Il y a plusieurs types de méditation décrites dans l’hindouisme, citons les deux principaux courants :

- le Védanta, dans lequel le Jñâna-Yoga a pour méthode principale l’investigation du Soi [le célèbre « Qui suis-je ? »] afin de retourner à la source des pensées jusqu’à notre Réalité transcendante ; – le Yoga, dans lequel la méditation [dhyâna] est recommandée pour calmer les fluctuations du mental. Elle est l’avant dernière des 8 phases développée dans les Yoga-Sûtra de Patañjali : elle se place après la concentration [dhâranâ, fixation de l’esprit sur un seul point] et avant la contemplation [samâdhi, état d’union avec l’Être ou d’absorption dans l’Absolu]. 

Dans les pratiques hindouistes, il existe de nombreuses propositions de méditation avec support : observer la lumière qui pénètre par le sommet de la tête [chakra coronal] et s’identifier à cette lumière, écouter l’infrason dans l’oreille interne  [nâda], parcourir l’intérieur du corps par la sensation, rester dans une posture spécifique avec une position de main codifiée [mudrâ], etc… 

Pour que le mental parvienne au calme, au détachement des désirs du monde et cesse de vagabonder, le pratiquant évoluera vers la méditation sans support. Bien que certains adeptes s’y adonnent dès le  commencement de leur quête, la méditation sans support est une voie évidemment plus abrupte que celle avec support. Il s’agit ici de développer l’état de présence afin de rester totalement conscient dans l’ici et maintenant et disponible à l’épanouissement spontané du silence intérieur. 

Dans le bouddhisme La méditation a toujours été centrale au bouddhisme. Le Bouddha historique a d’ailleurs obtenu son éveil spirituel par la méditation. La plupart des formes de bouddhisme distinguent deux classes de pratiques pour atteindre l’illumination : – Samatha, ou tranquillité, qui développe la capacité de focaliser l’attention en un seul point ;

- Vipassana, ou vision supérieure, vue pénétrante, qui développe la perspicacité et la sagesse en dévoilant la vraie nature de la réalité. 

Le but ultime de la méditation bouddhique est l’atteinte du nirvâna. Ce terme est au-delà de toute description et ne peut être défini que comme la fin de toutes formes d’ignorance. Dans le zen Le zen est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste davantage sur la méditation et particulièrement sur la posture/pratique dite de zazen. Pour ses adeptes, la pratique elle-même est déjà réalisation, pratique et éveil sont comme la paume et le dos de la main. Pour le zen, il suffit de s’asseoir, immobile et silencieux, pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha… 

Dans la Chrétienté

Chez les moines orthodoxes l’hésychasme ou «prière du coeur» est une prière silencieuse invoquant le nom de Jésus au rythme de la respiration. Par son rapport au corps, il est l’équivalent chrétien de certaines techniques de méditations orientales. 

Dans l’Islam

Il existe deux concepts de méditation dans l’Islam :

- le premier, issu du Coran, est appelé taffakur, c’est-à-dire la réflexion sur les sourates ou la contemplation de la Création ;

- l’autre, développé par les Soufis, est une pratique mystique appelée Mouraqaba ou «exercice de vigilance» : l’adepte, en assise et les yeux fermés, concentre son attention sur un point unique. Ce point est généralement la visualisation du Cheikh, le maître soufi, qui est considéré comme un pont entre le monde de l’illusion et celui de la réalité. 

La méditation transcendantale  La méditation transcendantale est une technique de relaxation et un mouvement spirituel fondé à la fin des années ‘50 par Maharishi Mahesh Yogi. Elle est présentée comme une «technique de relaxation profonde et de développement de la conscience». Elle se pratique quotidiennement, lors de séances de 15 à 20 minutes durant lesquelles le pratiquant répète mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement intime et adapté à sa personnalité. Au fur et à mesure de la séance, le mantra doit s’estomper pour laisser l’esprit aller naturellement à la source de sa conscience propre. Cette expérience est unique et personnelle. Le mantra est révélé par l’instructeur après une brève cérémonie. 

Lucidité silencieuse sans support Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti, Jean Klein ou, plus récemment, Eckhart Tolle, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ces enseignants donnent ainsi quelques directions de méditation : 

- l’attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente, notre tranquillité naturelle ;

- l’observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver ; - la liberté : la compréhension se situe habituellement dans notre tête, mais «être» la pure compréhension n’a plus rien à voir avec la tête, c’est une perception globale transcendante.

 

Recherches scientifiques

Certains psychothérapeutes ou scientifiques tel que Jon Kabat-Zinn s’intéressent à la méditation dans ces applications psychothérapeutiques, comme par exemple : la MBSR [réduction du stress par la pleine conscience] ou la MBCT [thérapie cognitive par la pleine conscience]. 

images (6)La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d’anxiété, une forme de méditation qui se rapproche du zazen, mais dont les éléments «spirituels» ont été supprimés. Cette technique augmenterait le bien-être, la bonne humeur, la capacité à «faire face» et améliorerait le sommeil. La MBCT réduirait en outre le risque de rechute dépressive. Certaines études* prouveraient également l’efficacité de la méditation en complément d’un traitement médical classique dans

la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques, amélioration des défenses immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer, de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie et de sida. 

Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l’importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Le Dr. Susan Blackmore défend par exemple la thèse, sur base de sa propre pratique du zazen et de ses recherches scientifiques, selon laquelle la conscience et les perceptions humaines seraient pure illusion. 

Selon David Orme Johnson, directeur de la faculté de psychologie à l’Université Internationale Maharishi, des études scientifiques ont été publiées sur la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, dans plus de 160 revues scientifiques. 

D’autres études médicales spécifiques ont également été réalisées afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la majorité des cas, les conclusions étaient positives, sous réserve que les objectifs de la thérapie  soient bien sûr en accord avec les effets de la méditation proposée… 

Olivier Desurmont

* 4 études rigoureuses tirées de «Journal of Behavioral Medicine», «Psychosomatic Medicine», «General Hospital Psychiatry» & «Brain, Behavior, and immunity». Références : «La méditation bouddhique» de Jean- Pierre Schnetzler chez Albin Michel, «La Vision profonde : De la Pleine Conscience à la contemplation intérieure» de Thich Nhat Hanh chez Albin Michel,  «Le livre de la méditation et de la vie» de Krishnamurti, Livre de poche, «Approches de la méditation» d’Arnaud Desjardins, La Table Ronde et Wikipedia. 

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Rationnel – Irrationnel : Un malaise à surmonter

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

par Marie-Madeleine Davy

 wdavy

Grande dame (1903 – 1998) de la réflexion spirituelle en France, spécialiste du Moyen-Age sur lequel elle était maître de recherche au CNRS, sa disparition a laissé un grand vide.

N C : Il ne se passe pas une semaine sans que l’un ou l’autre de nos grands médias n’ouvre un dossier sur le paranormal, les sciences occultes, les religions, la sorcellerie, les pouvoirs présumés magiques…

Marie-Madeleine Davy : La plupart du temps il en sort une bouillie où tout se trouve mélangé sans discernement par des journalistes incompétents qui, même lorsqu’ils interrogent des personnes pouvant donner un avis intéressant, ne gardent de ces propos que ce qui pourra conforter leurs thèses, le cas nous a été signalé à plusieurs reprises. Il n’empêche que la mode est désormais à la métaphysique et à la pataphysique. Et que le mélange général des genres prête à confusion.

N.C. : Comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

M.-M. D. : Ceux qui ont étudié le déclin du paganisme au IIIè siècle, peuvent aisément discerner des correspondances entre cette époque et la nôtre. Au syncrétisme de l’Antiquité tardive fait écho le mélange des crédules croyances de notre temps. Lorsqu’une société nouvelle s’ébauche, les véritables valeurs tremblent et sont remises en question. Aujourd’hui, un regain d’occultisme, d’ésotérisme, de parapsychie soulève non seulement l’intérêt mais le monopolise. Des individus anxieux, manquant le plus souvent de structure et d’autonomie, se précipitent dans les filets que leur tendent quelques naïfs et surtout des exploiteurs de la détresse humaine. Rien de neuf à cet égard sinon l’ampleur du désarroi des uns et la sordide cupidité des autres. Lorsque la presse a parlé de l’arrestation d’une femme estimée, certains lecteurs ont pu se demander pourquoi les internements n’étaient pas plus nombreux. Il est vrai que les prisons sont bourrées ; il faudra bientôt faire la queue sur les trottoirs pour y avoir accès. Dans des revues et magazines, la publicité faite en faveur de réunions, séminaires, sectes dépasse le plus élémentaire bon sens : astrologie, numérologie, lévitation, allusion à la Kabbale par des non-kabbalistes, pseudo méditation, spiritisme, etc. On a l’impression d’un étalement de produits épicés, d’origines diverses. L’ésotérisme lui-même, dont la réalité est incontestable, apparaît défiguré. Il est servi de mille et une façons. En parcourant du regard les réclames en sa faveur, on pourrait évoquer les propos pleins d’humour de Bernard de Clairvaux à l’égard de la manière d’accommoder les œufs dans les monastères clunisiens : « On les tourne, on les retourne, on les délaie, on les durcit, on les hache, on les frit, on les rôtit, on les farcit, on les mélange… » Pour les nourritures terrestres, le palais est stimulé par les sauces, dans cet envahissement d’ésotérisme et d’occultisme, il est difficile de distinguer le faux du vrai en raison des savants dosages. Qu’une sonnette d’alarme retentisse, comment s’en étonner ? Elle signale un déraillement. Il convient de relever les blessés et de les soigner avec diligence. Les diriger vers des hôpitaux ou encore les faire entrer dans des centres psychiatriques serait une monstrueuse erreur. Ils devraient être traités avec une infinie tendresse et compassion. En revanche, il serait opportun d’écarter les charlatans qui les endorment avec des drogues douces et dures. Ces manipulateurs s’adonnent à des lavagesde cerveau et leurs victimes deviennent des épaves.

N.C. : Pourtant, ne vous semble-t-il pas que cet engouement pour le magique cache autre chose, de profond et beau ?

M.-M. D. : Ne nous méprenons pas, cette naïveté crédule véhicule un immense appel de l’essentiel ! Le monde cruel, voué au matérialisme, dominé par le goût de l’argent, politisé jusqu’à la moelle de l’os, englué dans une démagogie primaire n’est pas favorable à la profondeur. L’ère inhumaine de la machine draine l’agressivité et la violence. La marée noire polluante apparaît comparable à un déluge. Et chacun cherche l’arche flottant sur les eaux déchaînées pour y prendre refuge. On s’accroche à n’importe quoi afin de ne point périr et les robots, qu’on appelle encore des hommes, se multiplient. Cependant un merveilleux souffle de liberté s’élève, mais il n’atteint pas encore les options crédules qui sont aussi des formes d’esclavage. Une grave question se pose : convient-il d’enlever aux adeptes de ces peudo-sciences, des options qui leur permettent de vivre et ainsi d’échapper aux états dépressifs qui menacent les individus fragiles ? Sont-ils capables de supporter la perte de leurs illusions afin de s’orienter vers une autonomie libératrice ? La tendresse éprouvée pour autrui s’afflige de voir tant de personnes bernées. Sans doute ces adeptes, peu exigeants, préfèrent-ils une tiédeur douillette, qui les réconforte, à une orientation vers la quête de la vérité qui exige des purifications et aussi des dépouillements. Aux divers appétits correspondent une pluralité de nourritures. Il serait rigoureusement vain de rêver d’un âge d’or. La légende du « Grand Inquisiteur » est significative. L’homme ordinaire n’aime point la liberté. Elle serait pour lui un joug écrasant. Le goût des systèmes et des superstitions rassure. Et cela d’autant plus que la culture recule. Auparavant, elle procurait une structure et relativisait l’éphémère. Il faut comprendre que l’homme égaré dans un monde, qu’il juge hostile, éprouve la nécessité de s’agglutiner afin d’échapper au drame de son isolement.

N.C. : Mais comment échapper au cercle vicieux justement ?

M.-M. D. : Face à l’exploitation menée par des mages, magiciens, sorciers de bas étage, il existe de véritables formateurs. Des hommes d’expérience créent des oasis de silence, de méditation et de paix. Ils tentent de donner à leurs auditeurs un enseignement valable au sein de leurs communautés. Ils apprennent le détachement des illusions qui obligatoirement se poursuit durant toute l’existence. Ces ashrams promus par des Orientaux et des Occidentaux sont des centres de connaissance dans lesquels le visible et l’invisible se rejoignent. Chacun apprend à devenir autonome en se libérant des diverses idolâtries. Dans ces divers centres, loin d’exploiter leurs visiteurs, des hommes et des femmes les aident à poursuivre leur pérégrination. L’important est d’opérer un choix judicieux et de ne pas se fourvoyer. Quant à ceux qui tirent la sonnette d’alarme pour signaler le déraillement, ils devraient tout d’abord prendre conscience de leur propre ignorance ; eux aussi s’abandonnent à une énorme confusion, à commencer par celle du langage. Taxer de « surnaturel » ce qui relève de l’occultisme ou s’y apparente, ne saurait correspondre au contenu dece terme. On chercherait vainement l’emploi du mot « surnaturel » dans les Ecritures sacrées, ou encore chez les Pères grecs et latins. Il n’appartient pas non plus aux auteurs de l’Antiquité. Le terme se présente seulement au IXè siècle avec les traductions carolingiennes de Denys le Mystique, grâce à Hilduin et à Scott Erigène. Puis son emploi sera momentanément récusé. Il ne fera son entrée officielle qu’au XIIIè siècle avec Thomas d’Aquin, se généralisera avec le scolastique et deviendra un terme d’école strictement réservé à la théologie. Invoquer le « surnaturel » pour couvrir ce qui échappe à la raison n’explique rien. Il serait plus exact de mentionner la présence d’énergies invisibles opératives dans le corps, le mental et le cœur. Mélanger ces forces subtiles avec le spiritisme est preuve d’un non-savoir.

N.C. : Alors, comment définir les domaines sont nous parlons ? La grâce, le surnaturel, le magique… Voilà bien des mondes qui échappent à notre entendement !

M.-M. D. : E.R. Dods (professeur à Oxford) a parlé de l’expérience de Plotin qu’il juge proche de celle de certains mystiques indiens. Il s’agit d’un événement naturel ne comportant aucun recours à une grâce. Cette expérience concerne « l’avènement de quelque chose qui attendait le moment de sa réalisation, le dévoilement dans l’instantané d’un donné éternel ». Selon Plotin, images (16)« l’Un, parce qu’il ne contient aucune altérité, est toujours présent ; mais nous, nous ne sommes présents que lorsque nous nous débarrassons de l’altérité » (VI, 9). Selon Henri Charles Puech, professeur au Collège de France, Plotin a été le premier auteur à reconnaître que « l’âme possède des sensations, des désirs et des dispositions, dont le moi est normalement inconscient ». Ces tendances produisent des éclatements qui n’ont absolument rien de miraculeux. En vertu de l’étroite correspondance entre le macrocosme et le microcosme, ces forces secrètes peuvent atteindre l’univers et l’homme. Celui-ci et soumis aux lois dans la mesure où il n’a pas conscience des états animal et psychique dans lesquels il se tient. Il conviendrait ici d’insister sur les différences entre l’homme ordinaire et l’homme éveillé. Tout ce qui concerne le chaos de l’inconscience doit être examiné à sa juste valeur. Ce qui est vrai dans l’instant présent sera faux lorsque demain deviendra présent. Entre ces deux instants, un discernement judicieux aura pu surgir. Pour éclairer ce sujet, l’enseignement de Ramana Maharshi est précieux. Un exemple sera ici proposé. Question : « Est-ce que les prédictions faites sur notre destin par l’astrologie sont vraies ?  » Réponse du Maharshi : « Aussi longtemps que vous avez le culte du Moi, elles sont vraies. Quand cet égotisme est détruit, toutes les prévisions ne sont plus vraies ». Voici qui est clair. Tout dépend de l’état dans lequel se trouve le sujet. Au départ, l’homme subit son destin. Ensuite il en possède la maîtrise : « La conquête du destin passe par l’effacement de l’ego, que cet effacement soit atteint par l’investigation du moi ou par la voie de la dévotion « . Le rationnel ne gère ni le monde visible ni le monde invisible. S’insurger, au nom du rationnel, contre l’ésotérisme, signifie un manque d’expérienceet une totale méconnaissance de la condition humaine. Si on se tient à la division proposée par Philon d’états animal, psychique et pneumatique, il est évident que la parapsychologie et tout ce qu’elle comporte se situe dans un ordre psychologique. Il en est de même pour « le parler en langue » qu’au dire de saint Paul la charité dépasse. L’homme extérieur a normalement recours aux visions, apparitions, à la voyance, il tente de scruter ce qui lui est dissimulé. Et souvent il se trompe. Pour l’homme intérieur, dégagé des illusions, le déchirement des voiles, l’approche des mystères, la révélation des secrets se produit sans avoir le moindre recours à l’occultisme. Saisir l’irréalité du monde sensible n’est pas le lot de tous les hommes mais d’un petit nombre. Dans toutes les traditions, l’homme uniquement psychique s’avère incapable de pénétrer dans la connaissance.

N.C. : Jésus dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Il évoque donc un autre monde, que peu perçoivent !

M.-M. D. : Henry Corbin a parlé du « suprême miracle », de « l’irruption d’un autre monde dans notre connaissance, irruption qui déchire le réseau de nos catégories et de leurs nécessités, de nos évidences et de leurs normes ». Et d’ajouter : « Mais il doit être entendu qu’avec cet autre monde, il s’agit d’un monde qui ne peut être perçu par l’organe de la connaissance commune, ni prouvé ni récusé au moyen de l’argumentation commune : un monde tellement autre qu’il ne peut être vu ni perçu que par l’organe d’une perception « hûrqalyenne » (Hûrqalyâ : terre céleste, terre des visions). Le monde, qui n’est point perceptible par les sens, est celui où « ont lieu des événements spirituels réels, mais réels d’une réalité qui n’est pas celle du monde physique, ni de celle qu’enregistre la chronique et avec laquelle on « fait de l’histoire », parce qu’ici l’événement transcende toute matérialisation historique « . Dans ce temps qualitatif se découvre la dimension suprasensible des êtres. La terre des visions « est inaccessible aux abstractions rationnelles aussi bien qu’aux matérialisations empiriques… elle est le lieu où l’esprit prend corps comme caro spiritualis, corporéité spirituelle « . Il ne conviendrait pas d’offrir ces textes d’Henry Corbin à la réflexion des matérialistes et rationalistes. Ils ne seraient pas concernés par leur contenu. Quant aux amis des mystères, ils possèdent l’expérience de la « Terre céleste et du corps de résurrection ». Parvenus à cet état, ils ne sauraient donner leur attention à des recherches inutiles issues d’une naïveté qui n’a rien de commun avec l’innocence.

Ses derniers Livres :

  • Initiation médiévale, Paris, Dervy, 1977.
  • Henri Le Saux, le passeur entre deux rives, Paris, Le Cerf, 1981.
  • Un itinéraire à la découverte de l’intériorité, Paris, Desclée de Brouwer, 1984.
  • Traversée en solitaire, Paris, Albin Michel, 1989.
  • Bernard de Clairvaux, Paris, Le Félin, 1990.
  • Écrits, Henri le Saux, édités par M-M Davy, Paris, Albin Michel,1991
  • Nicolas Berdiaev, Paris, Le Félin, 1991, Albin Michel, coll. « Espaces Libres » poche, 1999
  • L’Oiseau et sa symbolique, Paris, Albin Michel, 1992.
  • Tout est noces, Paris, Albin Michel, 1993.
  • Encyclopédie des mystiques. Chamanisme, grec, juif, gnose, christianisme primitif; Christianisme
  • occidental, ésotérisme, protestantisme, Islam, Égypte, Mésopotamie, Iran, hindouisme, bouddhisme indien, Bouddhisme tibétain, chinois, japonais, Yi-King, Tch’an, zen, Paris, Payot, 4 vol..1996.
  • La Montagne et sa symbolique, Paris, Albin Michel, 1996.
  • L’Homme intérieur et ses métamorphoses, Paris, Desclée de Brouwer, 1997.
  • L’Arbre, Charles HIRSCH, M.-M. DAVY, Paris, Philippe Lebaud, 1998.

- Le Désert intérieur, Paris, Albin Michel, 1985, rééd. poche 1999.

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RITUEL DE PASSAGE

Posté par othoharmonie le 1 février 2014

« …….. DANS UNE REALITE DE CINQUIEME DIMENSION  »
« Ritual of Passage into a fifth-dimensional reality »
Traduction du message de l’Archange Michel

de janvier 2014

transmis à travers Ronna Herman

     images (10)

Maîtres bien-aimés, vous êtes présentement en plein devenir votre Soi originel, authentique grâce au processus d’ascension qui implique des cycles toujours en expansion de croissance de l’Ame. Votre Sur Ame – Soi Supérieur vous pousse toujours en avant et vers le haut dans la Lumière de champs plus complexes et plus puissants de conscience. La qualité de votre expérience de vie est déterminée par les fréquences de vos pensées moment après moment. Plus vous mettez d »énergie dans une pensée, plus vous la répétez déterminent la rapidité avec laquelle un modèle de pensée se manifestera et comment il vous affectera dans votre réalité présente. Vos formes pensées rayonnent vers l’extérieur en un motif d’Infinité, où elles se joignent à des champs énergétiques compatibles de conscience – un niveau spécifique d’énergie de conscience de masse au sein de l’hologramme sous dimensionnel de vie dans lequel vous existez présentement. Les fréquences de peur et de négativité sont très puissantes dans le courant tri et quadridimensionnel de conscience de masse. Quelque soient les émotions négatives les plus fortes dans n’importe quelle situation, elles vous seront constamment présentées sous différentes formes jusqu’à ce que vous transmutiez l’énergie discordante en modèles de Lumière de vibrations supérieures. 

Alors que des aspects de plus en plus nombreux de votre ancienne réalité s’évanouissent et que vous vous déplacez plus profondément dans un territoire inexploré, vous devez apprendre à faire confiance et à avoir foi dans le fait que le futur se déploie parfaitement, qu’importe combien chaotique et perturbateur il puisse sembler être parfois. Premièrement, vous devez apprendre à vous faire confiance et ceci peut être l’étape la plus difficile, car il vous a été enseigné que les autres sont plus sages que vous et qu’ils savent ce qui est le meilleur pour vous. Ceci a pu être vrai quand vous étiez un enfant ; cependant, vous êtes maintenant des adultes avec une occasion en or devant vous, car la sagesse des vérités universelles supérieures est maintenant disponible à toute l’humanité. Nous, des domaines supérieurs, sommes ici en grande force pour vous aider à atteindre la Maîtrise de Soi et pour réassumer votre état légitime d’Etre humain inspiré par l’Esprit. 

Sous une forme ou sous une autre, vous tous avez abandonné votre puissance dans la plupart de vos incarnations sur Terre. Vous êtes devenus conditionnés et accoutumés à ce qui a été appelé « l’état de troupeau » au moyen duquel d’autres en position d’autorité ont posé les règles et vous ont dit quoi faire. Que cela vous plaise ou non, vous avez adhéré au dogme restrictif, accepté du moment, car cela semblait plus sûr que de résister et d’essayer de tracer votre propre trajectoire.  

Un composant important de la Maîtrise de Soi est d’apprendre à fonctionner grâce à l’intelligence du Cœur Sacré. Alors que vous renforcerez la connexion entre votre Esprit Sacré et votre Cœur Sacré, vous commencerez à accéder à la sagesse de l’Ame, de votre Soi Supérieur et des facettes multidimensionnelles de votre Soi. Votre Ame, votre Soi Supérieur, vos guides, gardiens et aides angéliques communiquent avec vous à travers votre Soi Ame et votre Cœur Sacré. Les murmures de l’Esprit dans le non éveillé deviennent une voix puissante de sagesse pleine d’amour et de confort, alors que vous vous éveillez à la force et à la majesté de votre propre divinité. 

Votre système de chakras a été conçu pour attirer et intégrer la Lumière / l’énergie du Créateur dans le corps humain, tout autant que pour contenir tous les attributs, qualités et vertus de votre Soi divin. La fonction du système glandulaire est de transférer cette énergie dans la substance matérielle afin qu’elle soit utilisée par le vaisseau physique. Vous réapprenez comment respirer de la façon dont vous aviez été originellement conçus pour ce faire, ce qui vous donne accès au Prana, le souffle de Vie, et aussi vous aide à l’intégration de la pure Essence du Créateur appelée Particules Adamantines. Dans ces premiers âges d’or, ces merveilleuses outils et techniques étaient utilisés sans aucune altération pour manifester une énergie sans limite et ils facilitaient la création de toutes choses nécessaires pour vivre dans le confort et l’abondance. Pendant ces temps merveilleux, la Terre était un vrai paradis appelé le jardin d’ÉDON. 

Afin de réussir à accéder au corps mental supérieur et à le connecter, vous devez vous efforcer de rester centrés à l’intérieur du Cœur Sacré. Ce processus peut seulement être initié une fois que vous avez un contrôle ferme sur votre corps physique – émotionnel. Le conscient peut avoir des périodes de silence afin de s’accorder aux murmures subtils de l’Ame et de votre Soi Supérieur. Vous atteindrez la paix mentaleen respirant consciemment à travers le Cœur Sacré (la Respiration de l’Infinité), elle devient une façon naturelle de respirer une fois que vous avez établi le Motif d’Infinité au sein de votre vaisseau physique et que vous pratiquez la technique jusqu’à ce qu’elle devienne une habitude. Il est d’une importance capitale que vous appreniez à respirer de façon attentive. Grâce au processus de la respiration focalisée - en suivant le chemin du souffle - vous deviendrez progressivement conscients des différentes parties de votre corps. Les signaux d’inconfort ou de malaise de votre Élémental corporel sont très subtils d’abord. Si vous ne prêtez pas attention à ces signaux, ils évolueront progressivement en souffrance et peut-être en maladie sérieuse. 

En vivant dans les champs vibrationnels restrictifs de la troisième dimension /des niveaux inférieurs de la quatrième dimension, l’humanité a accédé à seulement le demi-spectre d’Energie Primordiale de Force de Vie qui crée de la matière grossière et qui crée les limites d’évolution. Nous avons parlé auparavant des structures du plan matériel de conscience et de comment les croyances structurées que vous avez créées vous emprisonnent et vous restreignent tout aussi efficacement que peut le faire n’importe quelle structure physique. Votre corps physique peut être un vaisseau de délice, de joie et de liberté ou il peut être une prison de souffrance et de limitation. Vos relations, votre activité professionnelle, votre famille ou vos croyances spirituelles peuvent être belles et gratifiantes et apporter un sentiment de confiance en soi, de satisfaction et d’accomplissement, ou elles peuvent être un lourd fardeau et vous faire ressentir que vous n’êtes pas appréciés, que vous êtes sans valeur et sans puissance. 

Nous avons souvent dit que sortir de votre zone de confort et de la structure de croyances de la conscience collective est une chose très courageuse. Vous en aller bravement chercher et vivre votre propre vérité est la première étape pour retrouver votre puissance personnelle. Alors que vous lâchez des chaînes du passé et arrivez à la compréhension que vous êtes maîtres de votre futur, vous commencez le processus d’éveil à votre potentiel en tant que maître cocréateur. Alors que vous atteignez la sagesse et commencez à jouir des résultats positifs de vos tentatives, vous commencez à vous faire confiance et à faire confiance à votre jugement. Votre perception multisensorielle s’étend et devient plus forte et vous apprenez à voir d’un poste supérieur d’observation et les résultats positifs et les résultats négatifs de vos choix, apprenant ainsi progressivement à prendre les décisions d’un point de vue centré sur le cœur. 

Vous êtes en train d’apprendre qu’afin de créer votre nouvelle réalité de joie, d’harmonie et d’abondance, vous devez vous efforcer de découvrir et d’intégrer vos vérités propres les plus hautes et puis de vivre votre philosophie personnelle au mieux de vos capacités. Grâce à l’expérience vous avez appris les règles du karma, les résultats douloureux des cause et effet des pensées et actions déformées. De par les éternités, vous êtes devenus des cocréateurs compétents dans les domaines matériels d’existence. Grâce à beaucoup d’efforts et de pratique vous avez appris à fondre la Substance Primordiale de Force de Vie en une multitude de formes, beaucoup d’entre-elles étaient élégantes et inspirantes, tandis que d’autres parmi celles-ci étaient déformées car elles étaient un reflet de votre champ de force vibratoire diminuée.  

Le processus d’ascension dans les domaines de dimensions supérieures de Lumière plus grandes demande que vous vous efforciez d’unifier votre conscience terrestre avec chaque niveau vibrationnel supérieur de conscience-Dieu. Le Grand Plan a été conçu de sorte que votre ré-entrée dans les domaines supérieurs soit accomplie par intégration des Atomes Semences de Feu Blanc emmagasinés au sein de la Cellule Divine au Noyau de Diamant de chaque facette plus avancée de votre Soi Supérieur. Un par un, étape par étape, vous intégrez la volonté, la sagesse, les attributs et les qualités de chaque facette plus vaste de votre Sur Ame. La rapidité et la facilité avec lesquelles vous accomplissez ceci dépend de vous, car il vous a été donné le don de LIBRE ARBITRE qui est un composant important au sein du grand dessein pour cette expérience Sous Universelle. 

Toutes les facettes de conscience du Créateur dans ce Sous Univers ont connu la fragmentation Ame – corps, et toutes les Ames, à tous les niveaux et lieux de leur Etre Entier sont maintenant en cours de guérison et de réunification avec les nombreuses facettes de lui-même. Vous intégrerez autant de facettes de Soi qu’il est humainement possible en étant dans votre vaisseau physique présent et le processus continuera alors que vous cheminerez dans les domaines supérieurs d’existence. Vous êtes des bio-ordinateurs avec une résonance harmonique. Chacun de vous est un Etre vibratoire complexe. Vous vous êtes accoutumés à l’énergie plus lente et plus dense des troisième et quatrième dimensions ; cependant, vous êtes en cours d’équilibration, d’harmonisation d’élévation de la résonance de votre champ de force afin d’ascensionner dans un état d’Etre plus raffiné de dimension supérieure. Vous devez vous rappeler que vous êtes une facette unique du Créateur et vous devriez attacher une grande valeur à votre unicité, alors que vous vous efforcez de retourner à l’état de Un de votre Soi Divin. Vous avez une profusion d’expériences et de sagesse à partager avec les facettes multiples de votre Soi et vos succès ont été enregistrés en bonne et due forme dans les Enregistrements Cosmiques pour des références futures. Vous apprenez à effacer de votre mémoire les limites du système de croyances de la conscience collective et à vous en libérer ; et via vos Pyramides de Lumière dans les dimensions supérieures, vous apprenez aussi à planer dans les domaines plus raffinés de conscience. Chaque fois que vous faites ainsi, vous ramenez progressivement avec vous dans votre vaisseau physique et votre champ aurique une partie des fréquences inspirantes, harmonieuses des domaines supérieurs, lesquelles construisent un champ de force plus fort, plus rayonnant et plus étendu autour de vous. 

Quand vous êtes remplis jusqu’à en déborder d’amour /de Lumière et que votre Sur Ame – Soi Supérieur est le directeur de votre vie et de vos expériences, vous ne vous souciez plus d’obtenir votre part d’amour, de richesse, de respect etc. car la confirmation de qui et de ce que vous êtes rayonne de l’intérieur.  Ceci se produit quand vous vous déplacez dans le mode vibrationnel supérieur d’un Maître de Soi et que le petit soi ou corps de désirs de l’ego revient au rôle qui lui appartient, celui de serviteur du Soi Ame. Vous savez sans douter que vous avez accédé aux trésors, vertus et talents que le droit Divin inhérent à votre naissance vous offre, et que vous créez votre propre réalité via vos pensées semences, intentions et actions. La conscience et l’interaction de groupe deviennent plus importantes pour vous que les amitiés individuelles. Vous développez un amour inconditionnel qui englobe tout et la compassion envers chacun et vous n’êtes plus totalement dépendants d’une personne quelconque ou de quelque chose dans le domaine physique. 

Quand vous invoquerez votre Soi Supérieur chaque jour avant de vous lever et que vous demanderez que votre volonté soit alignée sur la Volonté de votre Soi Divin pour votre bien le plus grand, une flèche de Lumière dorée / blanche vous entourera à tous les moments sans exception, alors que vous irez dans le monde de troisième et quatrième dimensions. De cette façon, vous donnez à votre Soi Ame la permission de vous guider, inspirer et diriger. Vous renforcerez la connexion entre votre Soi Supérieur, le domaine angélique et les grands Etres de Lumière, de sorte qu’ils puissent commencer à communiquer avec vous grâce à votre intuition et ils vous aideront à faire les choix les plus élevés à tous les moments du jour sans exception. 

Toute chose s’étend du centre vers l’extérieur, ceci s’applique à toute création. Plus près du centre vous serez, plus de puissance et de rayonnement de Dieu vous posséderez. Alors que vous progressez sur le chemin de la conscience de Soi supérieur en tant qu’Etre de Lumière rayonnant, l’amour sacré, un comportement joyeux, serein ainsi qu’un intense désir d’être au service des autres s’imposeront. 

Avec application, prenez l’habitude de vous focaliser sur ce qui est juste dans votre vie de chaque jour et le monde et commencez à vous imaginer tels que vous désirez devenir. Nous avons insisté sur le fait que vous devez pratiquer le non jugement et cela s’applique au jugement de Soi. Rappelez-vous, vous avez maintenant accès à toutes les Particules de Lumière / Vie du Créateur que vous pouvez attirer à vous dans votre Cœur Sacré et soyez toujours conscients que ces Particules Adamantines de Création peuvent seulement être activées par votre pure intention pleine d’amour. 

La foi est une facette intrinsèque de la confiance : la foi en vous-mêmes et en votre jugement, la foi en ceux qui vous entourent qui ont prouvé eux-mêmes qu’ils étaient dignes de confiance et honorables, la foi dans notre Dieu Père / Mère, les lois universelles, et le Plan de base Divin pour l’avenir de l’humanité. Nous ne parlons pas de la foi aveugle car c’est une autre façon de donner votre puissance à quelqu’un d’autre – à leurs enseignements ou règles. Dans votre monde matériel, la foi est construite sur la base d’actions et des résultats positifs, d’une fonction mentale purifiée à travers le cœur. Le cœur est les deux, un vortex magnétique et un vortex rayonnant et il est l’entrepôt de la vraie source de la puissance humaine. Votre Esprit Sacré contient les pensées semences de votre passé et du futur et il est votre source personnelle de volonté et de puissance Divines venant de notre Dieu Père / Mère céleste. Vos pensées semences pour l’avenir doivent être incubées à l’intérieur du Cœur Sacré et les Particules Adamantines de Lumière du Créateur allumées par votre amour pour autrui. De cette façon, grâce à votre intention et vos actions pures, elles sont manifestées dans le monde de la forme. L’abondance de toutes sortes est une manifestation naturelle quand vous êtes en accord harmonieux avec l’Esprit et le Plan divin pour le plus grand bien de tous. 

Très chers amis, il se peut que cela semble comme si le monde et votre vie personnelle s’effondraient. Votre réalité personnelle bouge et change si rapidement qu’il vous semble que c’est comme si vous viviez sur des « sables mouvants ». Les tests et les défis sont si dramatiques et arrivent si rapidement et que vous vous sentez écrasés et vous vous demandez souvent : « Qu’est ce que je fais de mal et quand cela cessera-t-il ? ». 

Vous rappelez-vous ce que nous vous avons dit au sujet du Gardien du seuil et de l’Ange de la Présence qui monte la garde au Portail de Lumière ? Vous, les Montreurs de chemins et l’Avant-garde désignée, êtes en train de déblayer le Chemin Sacré et de poser les fondations pour le Plan de base Divin / les fréquences Divines du Nouvel Age. Afin de faire cela, vous devez déblayer et harmoniser la majeure partie des modèles vibrationnels discordants qui restent au sein de vos quatre systèmes corporels inférieurs : les corps physique, mental, émotionnel et éthérique. 

Ceci est nécessaire afin que vous intégriez autant de « rayonnement » que possible des nouveaux Rayons Divins plus puissants – l’Essence puissante et de transformation du Créateur – qui bombardent maintenant la Terre et l’humanité.Nous vous avons dit que les situations que vous vivez maintenant ne sont pas des « actions karmiques » spécifiques que vous déblayez car des millions d’entre-vous se sont déplacés dans un Etat de Grâce et ne sont plus affectés par le passé. Elles sont un processus de raffinement ou un « Rituel de Passage » qui est un nettoyage nécessaire et un processus de déblaiement, de sorte que vous puissiez passer par l’entrée ou le « Portail de Lumière » pour aller dans les domaines raréfiés de votre monde futur. L’Ange de la Présence est en train d’ouvrir doucement le Portail, de sorte que de plus en plus de Lumière puisse passer et vous aider à terminer ce Rituel de Passage. Vous vous approchez de la fin du « tunnel de transformation » bien-aimés et nous vous encourageons à « TENIR BON ». Vos prières / mantras du jour et de la nuit devraient inclure : « JE GAGNERAI ». 

Nous sommes toujours près de vous pour vous donner la force quand vous chancelez, pour partager notre sagesse quand vous êtes dans la confusion et ne savez quel chemin prendre, mais d’abord et avant tout, nous sommes ici pour vous aimer maintenant et pour toujours. 

JE SUIS L’ARCHANGE MICHAEL. 

Je réclame le copyright universel pour cet article au nom de l’Archange Michel. Copiez et partagez en toute liberté.

Transmis par Ronna Herman, www.ronnastar.com et ronnastar@earthlink.net

Traduit par Mona Barbier, www.ascensionspi.fr et mona.barbier@orange.fr

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la voie de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

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La méditation est un chemin long et difficile que l’on nomme “le chemin de la fourmi” (Pilpilya marg) dans la philosophie du Védanta.
Le chemin de la connaissance ou la voie directe est appelé le chemin de l’oiseau (Vihanga marg).
Une fourmi peut mourir en chemin avant d’atteindre la cime de l’arbre alors que l’oiseau vole de branche en branche avec tant d’aisance !

Siddharameshvar Maharaj
 

Aujourd’hui, dans tous les domaines, l’homme est à la recherche de rapidité, d’efficacité. Si elle gère notre quotidien au plan matériel, parfois avec de bons résultats, cette dynamique de progrès peut-elle s’appliquer au plan spirituel ? Celui-ci n’est-il pas considéré comme une voie lente, laborieuse et difficilement accessible, se déroulant sur des années et pour certains, sur des vies ! Est-il possible de survoler « l’océan de l’ignorance » en avion plutôt que de tenter de le traverser à la nage ?

Certains grandes maîtres l’ont cru et ont enseigné « la voie de l’oiseau » pour la distinguer de « la voie de la fourmi », réservée aux méthodes basées sur la méditation, sur la lente transformation des pulsions désordonnées, l’apaisement des agitations mentales, des désirs et des passions.

Contrairement aux autres approches, la « voie de l’oiseau » n’essaie pas de transformer quoi que soit ! Elle s’interroge plutôt sur la nature de ce que l’on cherche à transformer : quelle est sa consistance, sa solidité, sa réalité ?

En cernant attentivement la nature d’un serpent endormi, on pourrait être soulagé en constatant qu’il ne s’agissait que d’une simple corde négligemment déposée dans un endroit obscur! Dès lors, à quoi bon chercher à apprivoiser ou à neutraliser le reptile, à s’interroger sur son pedigree, son espèce, sa toxicité ? Ne vaut-il pas mieux découvrir le pot aux roses ? Cette révélation de « ce qui est » nous mène droit au but en nous plongeant d’emblée au cœur de la Vérité ultime.

« Jugée parfois difficile, [cette approche] est cependant un merveilleux raccourci vers le but. [...] elle est d’une étonnante simplicité [...]. Ne requérant a priori ni foi, ni credo particulier, ni engagement dans aucune institution ou groupe spirituel, elle s’adresse indistinctement à tous, croyants ou non-croyants, et tout spécialement à ceux qui souhaitent cheminer sur leur propre voie, sans dépendance vis-à-vis de quoi que ce soit ou de quiconque. Elle ne nécessite même pas la guidance autorisée d’un Maître extérieur et s’en remet à la compétence du Maître intérieur, le seul vrai Maître.

Par ailleurs, elle ne demande pas de quitter le monde, d’entrer dans le silence, ni même de devenir adepte de la méditation pendant de longues années. Cette dernière pratique est d’ailleurs appelée parfois « voie de la fourmi », tandis que la voie de la compréhension se nomme « voie de l’oiseau » : elle est donc un précieux raccourci vers le but. Loin de nécessiter un retrait du monde, irréaliste pour beaucoup, elle se pratique au cœur de la vie active et même, paradoxalement, c’est là qu’elle excelle et produit les meilleurs résultats !

Contrairement aux autres chemins spirituels qui nécessitent silence, recueillement et concentration – conditions si difficiles à réaliser aujourd’hui – elle s’accommode fort bien de l’agitation, du bruit et même des turbulences du monde moderne. Ne nécessitant pas de se protéger du stress, ni de se mettre à l’écart – ce qui n’est pas non plus sans intérêt – elle se pratique au sein même de l’action et de la « pâte humaine », en plein vent et même dans la violence des cyclones.

Le lecteur se sentira sans doute intrigué par une proposition qui semble si contraire aux enseignements classiques basés sur l’ascèse, le renoncement, la quête du silence. Qu’il se tranquillise en sachant que cette voie n’est pas une création nouvelle, mais un chemin traditionnel, mal connu certes, souvent éclipsé par d’autres approches plus ésotériques ou confiné à une élite intellectuelle. Mais, que l’on se rassure, il est véritablement à la portée de tous.

Il ne nécessite aucune qualité intellectuelle spéciale, sinon une attention et une vigilance qui s’acquièrent avec la pratique. »

Déjouer les pièges de l’ego - Éditions Jouvence de Daniel Maurin     

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Révélateur de notre liberté

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2013

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Krishnamurti

S’extraire de toute doctrine, de toute norme et croire en sa propre force d’être humain, c’est ce qu’enseignait le maître indien. Un pilier spirituel salutaire pour le XXIème siècle.

Le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je songe à Krishnamurti, ce maître spirituel si singulier, c’est celui de « liberté ». Et c’est sans doute, et avant tout, cette liberté qui m’a émerveillé lorsque j’ai découvert, dans les années 1970, son livre « La Révolution du silence ». Tout ce qui me fascinait et m’interrogeait à l’époque dans les spiritualités orientales s’y trouvait rassemblé, condensé en une sorte de spirale libre et anticonformiste. Je trouvais là un « instructeur » qui correspondait, sur le plan philosophique, au meilleur de ma révolte adolescente, et dont l’extrême liberté m’offrait non pas un savoir, mais un horizon de possibles. « Ne laisse jamais une tête au-dessus de la tienne », lançait-il comme un avertissement absolu. J’avais voyagé à travers l’Asie (Inde, Népal, Bali, Afghanistan…), mais je cherchais toujours autre chose. Je ne voulais pas adhérer à un dogme, mais habiter la vie autrement. Je refusais tous ces prêts-à-penser, ces mises aux normes, ces chimères où le désir d’autorité l’emportait souvent sur le désir de vérité. 

 

Avec Krishnamurti, tout d’un coup, je me frottais au vivant. Pas de mots vides, jamais. Mais une vision centrale : tout enseignement perd son pouvoir libérateur dès qu’il est accepté comme une doctrine. Nulle promesse d’extase, nul au-delà consolateur – Krishnamurti appelait à une autre perception, à un réenchantement généralisé où chaque facette de l’existence est source d’énergie. Loin de m’imposer un évangile, un catalogue de modèles respectables qui me tiendraient captif, il m’ouvrait la voie à une approche de la vie libérée de tout conditionnement. Pas de croyance imposée, pas le moindre exotisme, mais un enseignement direct, immédiat, qui table sur un seul et unique substrat : ma réalité, à la fois sombre et lumineuse, d’être humain. Une spiritualité paradoxale, non coercitive et déculpabilisante, en ce qu’elle renvoie à ce que je suis, pas à ce que je voudrais être. Une parole de haute désobéissance, secouant la sempiternelle léthargie qui nous soumet à des « sauveurs ».

 

Mais qui est donc celui qui affirma paradoxalement : « Il n’y a pas de Krishnamurti » ? A vrai dire, celui-là ne parle jamais de lui, mais de nous. Plutôt qu’un sauveur, Krishnamurti m’est toujours apparu comme un révélateur. C’est une sorte de miroir dans lequel j’ai pu me lire, me former, me forger, découvrir mon immensité interne – jusqu’à comprendre que les tempêtes de l’existence peuvent aussi être perçues comme des foyers d’éveil. 

 

Ces tempêtes, ces épreuves, Krishnamurti en a lui-même traversé beaucoup. En 1922, lors d’un voyage en Californie, il découvre la vallée d’Ojai, où il connaît une expérience spirituelle aiguë qui modifie radicalement sa vision de l’existence (ce « processus », qu’il décrit comme une « irruption de la totalité de la vie », durera près d’un an et se répétera jusqu’à sa mort). Celui que la Société théosophique avait qualifié d’« instructeur du monde » dans les années 1920, ce jeune « messie à la peau brune » dont la popularité ne cesse de grandir, poursuit un intense travail de gestation, de révolution intérieure, de remise en cause. 

 

En 1925, tournant décisif, son frère Nityananda meurt. « Mon frère est mort ; nous étions comme deux étoiles dans un ciel nu. En toi […] je vois les visages de tous les vivants et de tous les morts. » Expérience fondatrice, révélation de la nécessaire mort à soi-même : de la violence du chagrin émerge une perception autre (« Une nouvelle force, née de la souffrance, bat dans les veines. »).

 

Le 3 août 1929, à Ommen aux Pays-Bas, lors d’un discours prononcé devant la Société théosophique, il définit les grandes lignes d’un enseignement aussi incendiaire que simplissime : « Je maintiens que la vérité est un pays sans chemin, que l’on ne peut atteindre par aucune voie quelle qu’elle soit, ni par aucune religion, ni aucune secte… La croyance est une affaire totalement personnelle, vous ne pouvez ni ne devez l’organiser. » 

A partir de ce jour, Krishnamurti fait table rase. Il refuse d’être le gourou qu’on voulait faire de lui. Pendant plus d’un demi-siècle, il va parcourir le monde, donnant causeries et interviews, modulant d’infinies variations sur ses thèmes fondateurs : sagesse de l’instant, silence, amour, attention, beauté, souffrance, éducation, justesse, spontanéité, compassion… Réinventant à chaque rencontre une forme unique de méditation à voix haute. Quand on lui demande pourquoi il continue de disséminer sa parole sur tous les continents, il répond : « Pouvez-vous demander à une fleur pourquoi elle fleurit ? »

 

Krishnamurti m’a transmis une autre façon de voir les êtres et les choses. Il m’a ouvert à un monde neuf, celui de l’infinie première fois : « Observez, dit-il, regardez comme si vous le faisiez pour la première fois. » Qui a vraiment envie de vivre comme un « être de seconde main », répétant les mots des autres, les expériences des autres, le monde des autres ? 

 

On ne peut inviter le vent, rappelle en substance Krishnamurti, mais on doit laisser la fenêtre ouverte. N’est-il pas temps de recouvrer notre capacité d’émerveillement ? D’écouter toute la palette de notre radar intime ? 

Que serait une nouvelle présence au monde ? Une liberté parfaite ? Un amour infini ? Et, risquons-le, une terre un peu plus fraternelle ?

 

Il y a chez Krishnamurti une lucidité fulgurante. Attentif à ne jamais séparer la vie spirituelle de la vie quotidienne, il ne cherche pas à endormir notre inquiétude d’être humain. Il veut en faire le terreau d’une ascension intérieure, d’une présence authentique. Sa parole, chose rare, est à la fois radicale et bienveillante, soit le contraire absolu des grandes schizophrénies mortifères dont on ne cesse de mesurer les dégâts à l’échelle de la planète. 

On ne sait si le xxie siècle sera métaphysique, mais pour ne pas mourir, il devrait être krish­namurtien. 

 

Article par Zéno Bianu paru dans CLES.

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les vieilles habitudes

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2013

 

Question du visiteur Harideva :


Osho, les vieilles habitudes ont la vie dure, peux-tu parler de nos habitudes ?

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Harideva, ce que tu dis est vrai… mais pourquoi ?

Pourquoi est-ce que les vieilles habitudes ont du mal à mourir ? Parce que vous n’êtes rien d’autre… que vos vieilles habitudes ! Si elles meurent, VOUS mourez !

Vous n’êtes rien d’autre, vous n’êtes rien de plus.

Vous êtes juste vos vieilles habitudes, vos vieux modèles.Vous êtes un mécanisme, pas encore un homme ; c’est pourquoi les vieilles habitudes ont la vie dure. C’est très rare qu’un homme existe, il y en a très peu, un de temps en temps.

Un Bouddha est un homme réel, authentique. Un Zarathoustra est un homme réel, un homme digne d’être appelé un homme. L’humanité ordinaire est seulement robotique : elle vit dans l’inconscience, mécaniquement. Et les habitudes sont tout ce que vous êtes.

Si vous laissez tomber toutes vos habitudes, vous allez simplement vous évaporer…, vous n’allez plus vous trouver…
Qu’est-ce que vous êtes ? Regardez ! Et vous n’allez voir qu’un paquet de vieilles habitudes ! Pour l’instant vous n’avez rien de plus.

C’est tout l’effort de la méditation : d’apporter quelque chose de plus à votre vie, quelque chose qui ne soit pas une habitude, quelque chose qui soit spontané, qui ne soit pas mécanique, quelque chose qui vous transforme – de robot en être conscient !

George Gurdjieff avait l’habitude de dire que tout homme ne naît pas avec une âme.
Au premier abord cela n’est pas croyable puisque pendant des siècles il vous a été dit par les prêtres que tout homme naissait avec une âme, et vous l’avez cru.

C’est très confortable de croire que vous avez une âme. Ça paraît très bien, douillet, réconfortant, que profondément en vous, vous ayez une âme, éternelle, immortelle !

Et Gurdjieff dit qu’en fait vous n’avez pas d’âme du tout !

À l’intérieur, vous êtes tout simplement… vide ! Il n’y a rien à l’intérieur de vous – juste des habitudes et encore des habitudes… un tas d’habitudes, et au centre lui-même, il n’y a personne !

La maison est vide. Le maître n’est pas encore arrivé, ou il est complètement endormi.

Et Gurdjieff a raison, vous n’êtes seulement que potentiellement un être humain. Cette possibilité est là, mais cette possibilité peut être ratée très facilement. Et des millions de gens la ratent parce que pour devenir conscient, pour devenir une âme, des efforts ardus sont nécessaires. Ce n’est pas une tâche facile, c’est d’un niveau de difficulté élevé.

Rester dans vos habitudes est bon marché, facile, il n’y a qu’à suivre la pente, la gravitation suffit, elle vous entraîne d’elle-même. C’est pareil que lorsque vous descendez une pente avec une voiture, vous pouvez couper le contact, vous n’avez pas besoin de carburant pour aller en bas de la pente, la force de la gravitation suffit. Mais cela ne peut pas marcher quand vous devez gravir une pente, là vous avez besoin de puissance.

Vous allez avoir besoin d’une certaine intégrité, d’un certain pouvoir, et seule la conscience donne du pouvoir.
La conscience en éveil est la clé, la clé de contact, qui libère la puissance en vous, et vous devenez capable de vous élever très haut.

Autrement, Harideva, ce vieux dicton est juste… les habitudes ont la vie dure ! – parce qu’il n’y a personne pour tuer ces vieilles habitudes.

Au petit déjeuner, la femme de Feinberg lui dit : « On va avoir le petit ami de Sonia pour dîner, pour la première fois. On va se faire un super repas avec nos meilleurs plats. Alors s’il te plaît, tiens-toi bien ! Ne mange pas avec ton couteau ou tu vas bousiller toutes ses chances de mariage ! »

Au souper, tout se passait bien. Feinberg faisait très attention de ne pas mal utiliser un couvert… Et puis le café arriva. Feinberg prit la tasse et commença à verser le kawa dans la soucoupe. La famille le foudroya du regard ! Feinberg continua à verser… et finalement la soucoupe fut remplie. Feinberg l’éleva vers ses lèvres, jeta un regard autour de la table et dit : « Un seul mot de l’un d’entre vous… et je me mets à faire des bulles ! »

C’est difficile, c’est très dur. Vous devez être conscient, alerte, sur vos gardes. Vous devez vous rappeler continuellement. Et le rappel est la chose la plus difficile de l’existence.

On ne peut pas abandonner les habitudes en luttant contre elles. C’est ce que les gens font ordinairement. S’ils veulent changer une habitude, ils en créent une autre pour lutter contre la première. D’une habitude ils passent à une autre. Si vous voulez arrêter de fumer, vous vous mettez au chewing-gum, mais cette habitude est aussi stupide que la première. Vous passez d’une habitude à une autre, mais vous restez la même personne inconsciente !

Laisser tomber une habitude, sans la compenser par autre chose, et rester absolument vigilant, alerte – afin de ne pas tomber dans un substitut ou un autre – est une des choses les plus difficiles de la vie.

Mais ce n’est pas impossible ; autrement il n’y aurait aucune possibilité d’un Bouddha, d’un Christ, d’un Krishna. Puisqu’il existe des bouddhas c’est possible, bien que difficile, très difficile, c’est un grand challenge qui doit être accepté. Et tous ceux qui ont un peu de respect pour eux-mêmes acceptent toujours le défi de ce qu’il y a de plus élevé, de ce qu’il y a de plus dur.
Atteindre la lune n’est pas aussi dur, pas aussi difficile. Atteindre l’Everest est un jeu d’enfant, comparé à se rappeler constamment d’être conscient de ce qu’on est en train de faire. Mais le jour où cette conscience vigilante arrive, vous connaissez l’extase d’être, la bénédiction d’être. Vous connaissez alors quelque chose qui ne peut pas être imaginé.

Et qui est tellement vaste… inépuisable… !

AES DHAMMO SANANTANO ! Bouddha dit : c’est la loi ultime de la béatitude, de la joie, de l’extase. Et c’est illimité ; une fois que vous entrez dedans, c’est à vous pour l’éternité ! Jésus appelle cela ‘le royaume de Dieu’, c’est sa façon de le nommer. Mais on doit être assez vigilant, assez conscient, pour pouvoir se désidentifier des habitudes, des patterns, des structures qui se sont incrustées dans notre être.

Un homme très riche, mais très avare, était en train de mourir. Il demanda à trois hommes du clergé de venir le voir sur son lit de mourant : un prêtre, un rabbin, et un pasteur.

Quand ils arrivèrent il leur dit : « Messieurs, vous connaissez le vieux dicton : ‘on ne peut pas l’emmener avec soi !’ Bien ! mais l’emmener avec moi est justement ce que je me propose de faire ! Et vu votre formation religieuse je pense que je peux vous faire confiance. Voici ces trois boites, dedans il y a la plus grande partie de ma fortune. Mon dernier vœu est que chacun de vous mette une de ces boites dans ma tombe. »

Ils acquiescèrent tous les trois à sa demande, après quoi le mourant distribua les boites et mourut ! Et comme convenu, le jour des funérailles, ils étaient là tous les trois pour mettre une boite dans la tombe. Après cela, ils décidèrent d’aller au pub le plus proche pour boire un verre. Après un long silence, le prêtre se mit finalement à parler. « Mes amis » dit-il, « j’ai peur d’avoir quelque chose à confesser : je n’ai pas mis la totalité de l’argent dans la tombe. Vu que les rentrées sont en diminution ces derniers temps et que l’église a besoin de réparations, cela m’aurait paru être un péché de ne pas mettre cet argent là où il pouvait être bien utilisé. »

Le Pasteur dit alors : « Mon père, je suis heureux que vous ayez pris la parole. Comme vous le savez j’anime plusieurs œuvres de charité, et de plus, ça m’aurait paru un tel péché d’en venir à enterrer tout cet argent ! Alors j’ai moi aussi gardé une partie de l’argent, oh, seulement une petite part ! pour contribuer à ces louables, et bien nécessaires charités dont je m’occupe ! »
Après un nouveau long silence, le prêtre et le pasteur demandèrent au rabbin, qui n’avait pas cessé de regarder par la fenêtre pendant tout ce temps, ce qu’il pensait de leur action.

« Eh bien ! » dit le rabbin, « je dois dire que je suis très surpris, pour ne pas dire choqué ! En tant que rabbin, respectant les dernières volontés d’un homme, je ne pouvais que mettre dans la tombe la somme entière ! En fait… je lui ai donné un de mes propres chèques ! »

Un Juif est un Juif ! Qu’il soit rabbin ou pas ne fait pas grande différence : les vieilles habitudes ont la vie dure !

Mais elles peuvent mourir !

Et vous devez faire tous les efforts possibles pour qu’elles meurent, car c’est dans leur mort que se trouve le début de votre vraie vie.

OSHO : Le Dhammapada : Le Chemin du Bouddha
volume 8, chapitre 8, question 2

Le matin du 28 décembre 1979 dans le Bouddha Hall à Poona – © Osho International Foundation

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La pensée de Gandhi

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

La Foi

La pensée de Gandhi dans APPRENDS-MOI 220px-gandhi_nehru_1929Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme tout hindou traditionnel, il voyait dans toutes les religions autant de chemins possibles pour atteindre la Vérité, et refusait de se convertir à une autre foi. Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi croyait que le cœur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

 « Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

Son hymne religieux préféré était le morceau chrétien Abide with me.

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabîndranâth Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts. Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

La Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

C’est en Afrique du Sud, en luttant pour les droits des Indiens que Gandhi découvrit l’importance du respect de la vérité. « Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. À l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. »

La Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, – silence) et shanti (paix). Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier.

Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Le Végétarisme 

La pratique du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïnes, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie politique de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society  dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les œuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres, voyant sa propagation comme une mission à réaliser ; il en vint ainsi à déclarer « que l’on reconnaît la grandeur d’une nation à la manière dont elle traite ses animaux ». En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus. Enfin, la production de viande demande une bien plus grande disponibilité de terres et d’eaux pour l’engraissement des animaux, instaure une monoculture qui favorise l’industrie alimentaire et les grands propriétaires terriens plutôt que les productions locales et variées des paysans indiens possédant de petites parcelles de terre cultivable.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya ; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, par compassion pour les vaches, déclarant au sujet de son abandon de tout laitage (faisant de lui un végétalien, puisque le « végétarisme indien » exclut les œufs) : « Les considérations religieuses avaient été les plus fortes, quand il s’était agi d’abjurer le lait. L’image des procédés barbares que les govâls de Calcutta employaient pour traire leurs vaches et leurs buffles jusqu’à la dernière goutte de lait, m’avait hanté alors. J’avais eu aussi le sentiment que, de même que la viande n’était pas nourriture humaine, le lait non plus ne pouvait l’être… » ; et, ce faisant : « je me refuse à prendre du lait, les produits dans lesquels entre du lait, et aucune viande. Si ce refus devait signer mon arrêt de mort, mon sentiment est que je n’y devrais rien changer. »

Brahmacharya 

gandhi_kasturba_1942 dans LECTURES InspirantesLe brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ». Ce contrôle passe par l’arrachement à la racine des passions que l’on veut détruire : donc, tout d’abord par la pensée même ; Gandhi considérait – dans la ligne droite de la sagesse hindoue – que celui qui était un vrai pratiquant du brahmacharya ne concevait même plus les passions, non seulement dans son esprit éveillé, mais aussi dans ses rêves, – ces pensées que l’on formule dans le sommeil et que l’on croit incontrôlables : le contrôle de soi conscient passe donc en premier lieu par une maîtrise même de son inconscient, chose qui est explicitée dans la philosophie classique hindoue du Yoga-sûtra de Patañjali.

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son vœu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « vœux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

 

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La transmission spirituelle

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Extrait de la Revue 3e Millénaire n° 100 Eté 2011

La transmission spirituelle dans Noble Silence-Vipassana aaaaaaa

Par commodité de langage, nous emploierons les mots de « maître » et de « disciple ». Cependant, ce mot de « maître », ou de guru, qui nous vient d’Orient, est abusivement employé en Occident. Bien souvent, ce sont de simples psychothérapeutes qui sont pris pour des gurus par des faux disciples en mal de réconfort égotique.

Les maîtres de sagesse font partie de cette lignée fraternelle qui se perpétue sur la terre depuis des millénaires et qui, dans son immense compassion, éclaire la voie de ceux qui cherchent avec sincérité et audace.

Remercions tous ces éclaireurs que nous aimons, qui sont comme des balises tout au long de cette distance mentale que nous nous créons. Avec la tendresse, avec la patience de ceux qui « savent », ils montrent la direction. Ils coupent net toute croyance en des étapes pour atteindre une réalité qui serait hors de soi.

Ils sont souvent économes de mots, afin de faire prendre conscience aux disciples qu’ils sont encore dans le mental et peu dans le cœur…. Ce qui est dit l’est avec sensibilité, bonté et fermeté, dans la simplicité et le dénuement nécessaires.

Tout individu qui se met en quête de découvrir le sens de son passage sur la terre ressent le besoin, à un moment donné, de se mettre en situation d’être aidé. Lire les enseignements de sages, savoir que « cela » existe, ou simplement s’asseoir auprès d’êtres unifiés, participe de la mise en marche indispensable qui ouvrira les vannes de la compréhension profonde, qui dissoudra la pensée ignorante, discriminante, et préparera à la pénétration dans la pure conscience par-delà toute chose.

Il ne s’agit pas ici de progression spirituelle que favoriserait un individu qui se pose en maître et présente des étapes marquées par des techniques, par des discours habiles qui ne satisfont que l’intellect ou par des récitations de prières présentées comme sacrées mais qui ne font qu’endormir le mental. L’esprit du chercheur doit rester libre, souple, vif, efficient pour l’entrée en vigilance et la juste perception de ce qui est dans l’instant. Le cheminement est une illusion mentale. En réalité, il n’y a pas de progression, pas de trajet graduel à effectuer.

Le véritable maître ne « fait » rien. Il sait que chacun est à la fois le maître, le disciple et l’éveil tant recherché. L’essence lumineuse ne cesse d’être, par-delà tous les moyens, toutes les disciplines qui ne relèvent que du domaine temporel de l’expérience.

Les différentes modalités de transmission spirituelle encadrées par des règles définies appartiennent aux cultures des différentes traditions, et souvent se perdent dans des spéculations mentales. La Réalité est liberté absolue et ne peut entrer dans nos règles humaines codifiées et rattachées au passé. Lorsque la Lumière transperce le cœur et brûle tous les résidus, ce n’est pas une expérience reliée à une tradition, car cet évènement cosmique ne s’inscrit pas dans le temps.

Le véritable maître n’est pas un simple enseignant qui propose à ceux qui le suivent des exercices en vue de se libérer, exercices qui provoquent des efforts chez le disciple qui, s’appuyant sur son passé, se projette dans un avenir qu’il veut conforme à ses désirs. Cette tension étire le temps et entretient l’illusion inhérente à cette zone temporelle. En outre, les méthodes rattachées à des cultures précises, propres à telle religion ou à tel système philosophique, ne peuvent jamais être parfaitement adaptées à ce qu’est le disciple, exactement là où il se trouve, dans un présent renouvelé à chaque instant. Aussi, la voie est-elle unique pour chacun d’entre nous. Le vrai maître se tient dans ce présent renouvelé. Discret, il ne dit jamais ce qu’il donne, qui est fonction de l’ouverture offerte en retour par le disciple. Loin de méthodes imposées, la transmission se fait dans le secret des cœurs.

Le véritable maître n’est pas non plus celui qui, ayant eu un aperçu de la réalité lumineuse, a simplement vu le rideau de ses propres illusions tomber. Fort de cette « gloire », il se sert de cette expérience inscrite dans un moment donné de son existence pour enseigner. Incapable d’approfondissement, il ne fait que répéter, souvent en des termes approximatifs, ce que la mémoire lui restitue. Son discours n’est jamais neuf, frais, innocent… Il s’enferme dans une impasse tragique et y entraine ceux qui, attirés par son habileté intellectuelle ou sa forte personnalité, le suivent dans ce processus stérile.

Il y en a même qui n’ont rien aperçu, mais ont entendu parler… Ils n’ont rien vécu de cette lumineuse réalité, mais s’arrogent le droit de discourir. Ce sont des imposteurs au cœur sec. Leurs propos habiles ne correspondront jamais à la vérité qui surgit soudainement dans le cœur ouvert de celui qui s’avance nu.

C’est notre propre voyage, et non celui suivi par un autre, qui nous permettra de développer le discernement indispensable à la reconnaissance de la Réalité lorsque celle-ci sera vue. Sur cette voie intérieure, intime, le véritable maître – celui qui nous aura trouvé -, dissoudra, en les portant à notre observation, les peurs enfouies, les constructions imaginaires, les convictions erronées.

Il faut avoir entrepris soi-même le voyage pour pouvoir en connaître les multiples tours et détours, ses enthousiasmes et ses désespérances qui nous métamorphosent et nous donnent la certitude que la réalisation jaillissante n’est pas une illusion de plus.

Certains enseignent aujourd’hui, à contre-courant de la longue lignée des maîtres, que nous sommes déjà arrivés avant même de nous être mis en marche. Ils se situent d’emblée à la fin du voyage, lorsqu’est réalisé le saut ultime… Leurs propos fascinent intellectuellement, mais dessèchent, voire désespèrent, les chercheurs sincères. Ces enseignants développent une pensée mortifère, un rejet de l’engagement dans l’existence, encourageant une apathie qui est la maladie de nos sociétés, une indifférence à la vie, dernier refuge protecteur d’un ego qui se croit éveillé… Leurs disciples tombent dans un vide stérile qui s’apparente au néant et flirte avec le nihilisme cher à l’Occident.

La proximité du maître peut provoquer une prise de conscience des discriminations qui font écran à la connaissance directe, des nombreuses différenciations accumulées qui entravent la vision claire, préalable au surgissement de la Conscience en Elle-même, dans Sa pureté vide.
Le maître apprend à demeurer tranquille. Peu à peu, le silence se déploie, dans un espace totalement libre et ouvert. Tout est vu avec un regard neuf, frais, émerveillé.

Prés du maître, le disciple se sent soulevé à sa juste mesure, allégé par la grâce qui se dégage de lui de façon discrète, presque timide. Le véritable maître n’a pas de comportement ostentatoire, n’offre aucune apparence distinctive, n’étale pas de faux pouvoirs magiques, ne cherche pas de publicité. Seul le disciple qui aspire à l’essentiel est capable de le reconnaître, de l’intérieur.

Parfois, il suffit de s’asseoir prés de cet être unifié pour que la Réalité soulève un coin du voile, et que, dans cet aperçu éphémère, le caractère illusoire de la souffrance apparaisse. On y voit alors ses propres énergies renouvelées, dans le sillage de sa bonté, de son amour, de son humanité. D’autres fois, les mots sont nécessaires, tous les mots, ceux qui réconfortent et ceux qui décapent. Le maître sait que ni l’éloquence ni même le silence ne peuvent exprimer le mystère. Mais il a une grande joie à témoigner de la Réalité qui l’habite.

Ici, il n’est pas question de réponse du maître à des attentes, ni même de demande du disciple. Il s’agit d’imprégnation subtile d’une vibration unique, qui englobe émetteur et réceptacle, dans une totalité qui est Conscience. Le maître sourit parce qu’il a la paix inébranlable et la liberté souveraine de celui qui sait que c’est la grâce, suprême énergie qui rayonne dans l’espace rendu à sa vacuité originelle, qui toujours saisit soudainement. L’éveil est la reconnaissance instantanée par la Conscience de Son essence lumineuse. Il ne dépend que de la grâce, qui agit comme un foudroiement. Il surgit comme un appel de l’intérieur, du cœur du disciple, qui entre en résonance avec la vibration neutre, dénuée de toute subjectivité et vide d’objet, du maître. Celui-ci est l’expression extérieure et visible de la Réalité. Cette Réalité étant l’Invisible de l’univers. Or, l’essentiel se déroule dans l’Invisible… C’est là qu’a lieu le saut dans le vide.

Le véritable maître ramène le disciple à son intériorité, à sa présence. S’il indique une voie, c’est celle de la vie vécue en conscience, exactement là où elle nous place, nous invitant à chaque instant à creuser au plus profond de son sens. Il n’y a pas d’autre « pratique » que celle de vivre intensément ce voyage dans les profondeurs, sans nous égarer vers l’extérieur, l’éphémère, le reflet. Le maître, à la lumière de son propre vécu, rappelle sans cesse au disciple de vivre pleinement, c’est-à-dire de ne pas oublier qui il est en vérité.

Son message est simple, trop pour ceux qui préfèrent se remplir de méthodes et de concepts, effrayés par le vide qu’ils pressentent.

Le véritable maître, imprégné de la grâce et la vivant intensément, sait que le jeu qui se joue dans le rapport maître/disciple est celui d’une seule et même Conscience… Mêlant sa pure énergie à celle, morcelée, du disciple, il revivifie le courant qui portera celui-ci vers la source. Les liens sont tranchés, les doutes brûlés, les désirs brisés… Seule demeure, dans le cœur du disciple, la confiance, qui est l’amour exprimé.

Le disciple authentique ne cherche pas une autorité qui lui fournira son dernier refuge d’illusions, un paradis conforme à ses désirs, mais celui qui sera capable de l’ébranler au point qu’il ne saura plus qui il est. La perte complète de tout repère égotique est la condition indispensable à la découverte de la liberté. Le vrai disciple est celui qui est prêt à traverser la nuit la plus obscure, sans douter. Il se laisse aller à ce qui l’entraîne vers le cœur du maître sans certitude, sans rien demander, sans vouloir enlever ou ajouter quoi que ce soit. Il n’a plus de mouvement propre, il se laisse disposer, oublieux de lui-même, au point de ne plus se voir, de ne plus se connaître, au point de se fondre dans un espace infini… Il n’y a pas de véritable quête qui ne tende vers cette absorption totale. Ce n’est pas une entrée dans un lieu indépendant. C’est alors que l’on comprend que le maître peut être visible ou invisible, incarné ou non…

Il s’agit, pour le chercheur sincère, d’être très vigilant et de voir clairement lorsque la dualité s’immisce dans sa quête et lui fait croire que la transmission doit se faire obligatoirement ici, par l’intermédiaire d’un maître incarné.

Pour le chercheur authentique, vient un moment où il ne peut plus se contenter de discours et de conférences. L’esprit et le cœur silencieux, il a besoin d’une transmission directe de l’Energie, de cette intelligence créatrice qui œuvre en Son sein.

Cette transmission directe est rare. Elle n’a pas de rapport avec ce qui se passe lors de réunions publiques organisées avec un enseignant, où trop de questions fusent, bien souvent inutiles… Loin d’alléger le mental, ces rencontres entravent toute imprégnation par-delà la pensée et attisent les revendications égotiques à « l’éveil ».

Le véritable maître sait ne prononcer que les paroles qui peuvent toucher le centre intime du disciple, être comprises, supportées par lui, accueillies à la mesure de son propre discernement, de sa capacité de pénétration et d’absorption dans le feu du souffle partagé.

C’est le maître qui trouve le disciple, celui qui est digne de la transmission, qui possède en lui la force de supporter la Lumière, et qui n’a besoin ni d’explications, ni de conseils, ni de techniques pour reconnaître la Réalité.

Un même souffle, qui brûle et éclaire, circule entre les deux cœurs. La grâce agit librement et opère d’espace à espace, de l’espace vide et intensément vivant du maître qui demeure dans l’illimité, à celui, recueilli et confiant, du disciple qui se tient prêt à se fondre dans le courant cosmique. C’est un flot d’énergie d’amour qui coule d’un être totalement absorbé dans la réalité sans fond – et cependant rempli de compassion pour l’obscurité souffrante – vers un être nostalgique qui entend l’appel et y répond… Le silence vibrant, actif, créatif, du maître, qui est celui, infini, de la Présence, rejoint l’espace en repos, accueillant et attentif, du disciple. En réalité, un même espace indifférencié, qui est Conscience unique… Silence et Amour de l’Essence en sa plénitude. La véritable transmission se fait par réfléchissement de l’Energie lumineuse en Elle-même.

Le seul trésor que transmet réellement le maître, qui en est le témoin éveillé, est celui du Vivant au sein de la Présence, Vivant que l’être humain exprime par ses pensées, ses émotions, ses sentiments, qu’il rend manifeste à travers les expériences qui le traversent. Vivant qui jamais ne s’arrête. L’être humain participe de Son éternelle danse dans le vide.

Tel est le sens du voyage – essentiellement intérieur – entrepris ici par le pèlerin, qui demeure un « passant ».

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Comment mesurer le progrès spirituel ?

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

Comment mesurer le progrès spirituel ? dans Chemin spirituel a1 

par M. Govindan Satchidananda

Comment mesurer le progrès spirituel ? C’est une question importante à laquelle chaque personne attirée par la spiritualité doit pouvoir répondre. De plus, la réponse n’est pas facile à donner car le chemin spirituel est progressif et l’esprit est sans forme ce qui rend le progrès spirituel difficile à mesurer. C’est pourquoi, avant de définir ce qu’est la progression, nous devons définir ce que nous entendons par « spirituel ».

Dans le yoga nous parlons de la dualité de l’égo, de l’identification avec le corps et l’esprit. Nous nous référons aux cinq corps : le corps physique (anna maya kosha, littéralement le corps de nourriture), le corps vital (prana maya kosha, qui anime le physique et est le siège des émotions), le corps mental (man omaya kosha, qui comprend le subconscient, le mémoire, les cinq sens et les facultés de discernement), le corps intellectuel (vinjnana maya kosha, qui comprend les facultés de raisonnement) et le corps spirituel (ananda maya kosha, littéralement, le corps divin, ou l’âme, qui est pure conscience, le Témoin).

Pour cette raison, le « progrès spirituel » implique une identification progressive à l’ananda maya kosha ou corps spirituel et nécessite de se détacher progressivement de l’identification aux corps physique, émotionnel, mental et intellectuel ou aux dimensions de l’existence. Cependant, comme nous le verrons par la suite, une fois que l’état de réalisation de soi est maîtrisé, il commence à descendre dans les corps intellectuel, mental, vital et physique et les transforme. Notre développement spirituel ne nécessite pas d’être au-delà et hors de ce monde. Il peut, comme nous le verrons, impliquer un développement qui intègre les cinq plans de l’existence.

Au départ, cependant, notre capacité à progresser spirituellement dépend de notre capacité à nous identifier de manière croissante avec cette partie de nous-mêmes qui est pure conscience, ou le Témoin. C’est ce qu’on appelle le processus de Réalisation de Soi.

Cela se produit dans les étapes suivantes :

1. L’état de calme s’installe. Le calme n’est pas l’absence de pensées mais le fait d’être présent avec elles. Ainsi, au fur et à mesure que nous progressons dans cette première étape, nous prenons graduellement l’habitude de remplacer notre façon de réagir habituelle comme la colère ou l’anxiété par un état de calme. L’illusion mentale, ou maya, s’affaiblit au fur et à mesure que l’on cultive un état de calme. Toutes les ascèses de yoga, c’est-à-dire les postures, la respiration, les mantras, la méditation et le bhakti yoga nous aident à ce stade à diminuer l’agitation et l’activité inutiles (rajas) et à affaiblir l’inertie, le doute, la paresse (tamas) avec tranquillité, calme, sérénité (sattva). Cela amène la présence, l’existence (sat). En pratiquant le détachement, nous commençons à lâcher prise par rapport à notre besoin d’être absorbé par notre vie.

2. Le Témoin, ou Chit, pure conscience prend place. Nous adoptons une nouvelle façon de voir les choses en gardant une partie de notre conscience en retrait, en état d’observation. Le Témoin ne fait ou ne pense rien. Il regarde simplement les actions se dérouler, les pensées ou émotions surgir et s’en aller. Une partie de notre conscience est impliquée dans les activités, une autre est passive, en retrait. Nous commençons cette étape avec la pratique de Nityananda Kriya, ou le témoin en continu pendant des durées relativement courtes ou bien en continu du début à la fin d’une activité. Cela est surtout possible lorsque nous réalisons des activités de routine qui ne requièrent pas beaucoup de concentration ou pour lesquelles nous sommes conditionnés. Par la suite, nous le pratiquons lors d’activités qui demandent davantage d’efforts ou bien lorsque nous vivons quelque chose pour la première fois, par exemple quand nous avons un accident, si nous tombons. Cette pratique demande de moins en moins d’efforts et s’intègre aux activités de notre vie quotidienne.

3. « Je ne suis pas l’acteur». Au fur et à mesure que notre conscience Témoin se développe, nous n’avons plus l’impression que nous faisons quelque chose car nous ne nous identifions plus avec les mouvements du corps et du mental. Nous sommes plutôt un simple observateur et notre corps et notre esprit sont des instruments. Une partie de notre conscience est impliquée dans les faits et gestes que nous faisons, que ce soit marcher, parler, travailler, manger, etc., mais maintenant une partie de notre conscience est en retrait. Elle ne fait rien. Elle observe un état passif qui ne juge pas. Nous avons l’impression d’être un instrument et que le Divin fait tout. Nous sentons qu’il n’y a pas d’acteur impliqué. Et pourtant, tout est fait. Nous apprécions l’enchaînement des évènements, leur harmonisation et leurs conséquences. Nous sommes de plus en plus sensibles à la façon dont les actions, les mots et les pensées entraînent des conséquences, ou karma et comment cette loi peut être utilisée pour apporter de la joie plutôt que de la souffrance aux autres. Avec ce nouveau sens du Soi élargi, nous avons l’impression que les besoins des autres sont nos propres besoins. Nous ressentons de l’amour pour les autres, nous les aidons à trouver le bonheur.

4. « Je suis celui qui est ». En méditation profonde nous devenons conscients de ce qui est conscient. La conscience même devient l’objet. Nous sentons que «Je suis dans tout » et « Tout est en moi ». Par la suite, progressivement, la réalisation du Soi commence à imprégner nos actions quotidiennes. La réalisation de Dieu nous vient avec l’intensification de cette étape. Les Saints et les mystiques de toutes les traditions spirituelles ont essayé de décrire cette expérience, mais les mots leur ont généralement manqué. En fait, plus nous essayons de le décrire, plus nous nous en éloignons car en décrivant, ou même en y pensant, nous en venons à le restreindre à quelques idées. Comme « celui qui est » surpasse tous les noms ou formes, imprègne tout et est infini et éternel, tout autre expérience ne peut s’y mesurer. Tous ceux qui en ont fait vraiment l’expérience préfèrent garder le silence plutôt que d’en parler. Comme Swami Rama Tirtha, le premier Yogi à introduire le yoga en Amérique à la fin du 19ème siècle l’a dit d’une manière convaincante : « Un Dieu défini, est un Dieu limité. Tout ce qu’il y a à dire à son sujet ne peut être raconté ni même loué ».

Les étapes ci-dessus ne représentent pas une ligne droite. Nous pouvons fréquemment zigzaguer entre elles du fait de la nature instable de l’esprit et de nos habitudes (samskara), du karma, de maya et de l’action des gunas. Mais de manière générale, c’est le cheminement que nous suivons si nous progressons spirituellement. Notre identification au corps, aux émotions et aux mouvements de l’esprit diminue et est remplacée par l’identification avec celui qui est, qui est sans nom, sans forme, qui est le Soi, Pure conscience et qui est finalement Divin.

Phases de la réalisation de Dieu

36 dans ExpériencesNotre conception de Dieu ou de l’Etre Suprême se développera aussi de manière progressive par des phases qui sont parallèles aux étapes mentionnées ci-dessus concernant le développement spirituel. Que nous considérions Dieu comme « quelque chose complètement en dehors de nous » ou comme « ce qui est à l’intérieur de nous », il est intéressant d’analyser comment nous concevons Dieu et ce que nous identifions en soi, évolue au fur et à mesure que nous avançons sur le chemin spirituel. En faisant cela, nous évitons de rester bloqués à un niveau inférieur. Les Théologiens ont classifié les différentes conceptions de Dieu selon les religions. Chaque religion et même chaque groupe culturel considère que sa conception de Dieu est la seule qui soit bonne. Il est évident que notre conception de Dieu est limitée par notre éducation, notre compréhension de la nature, notre expérience personnelle, notre imagination, nos désirs et peurs. La situation humaine est projetée sur notre conception de Dieu. Ce qui suit illustre ce propos.

Phase 1 : Dieu est le Protecteur. Je suis le corps physique.

La croyance en un être suprême apparaît lorsque nous devenons conscients de la peur et la plus grande peur est la peur de mourir. Les hommes primitifs cherchaient à surmonter les peurs en attribuant aux événements qui se produisaient des sources supra mentales. Afin d’apaiser leurs craintes, ces derniers offraient des sacrifices dans l’espoir que cela calmerait les esprits en colère responsables des orages, inondations, sécheresses, guerres, maladies et de la mort. Dans les premières religions polythéistes, les être surnaturels, qu’ils soient malveillants ou bienveillants pouvaient être des ennemis ou des alliés. Les croyants cherchaient la protection des dieux et déesses pour écarter le mal, les forces maléfiques et les souffrances engendrées. Les forces surnaturelles pouvaient être capricieuses et même vindicatives. La vie était courte, bestiale et la survie était la chose la plus importante, la protection était plus que tout nécessaire. Dans cette phase, nous nous identifions tout d’abord avec le corps physique et la survie est la première chose recherchée. Si je suis le corps, alors le mal est ce qui menace ma survie. Le bon est celui qui apporte la sécurité, la nourriture et le logis. L’ignorance qui fait partie de notre identité et par conséquent l’égoïsme est profondément ancré dans le corps physique.

Phase 2 : Dieu est omnipotent. Je suis l’esprit et la personnalité.

Une fois que la société a trouvé une certaine stabilité et que la survie n’est plus la préoccupation première, les humains cherchent à établir des lois pour régir leur vie sociale. L’autorité est attribuée à un Dieu « Tout Puissant ». Dieu est alors à l’origine de tout pouvoir et toute autorité. Ceux qui prennent le pouvoir le font parce que Dieu leur a donné. Les chefs de tribu deviennent rois, les juges deviennent prêtres. Mais le pouvoir finit par les enivrer car plus nous en avons, plus nous en devenons avides. L’être humain maintenant libéré de sa préoccupation de survie s’identifie à son esprit et ses désirs vitaux. L’égo, l’habitude de s’identifier à son corps et son esprit, englobe maintenant un éventail presque illimité de possibilités au fur et à mesure que les désirs augmentent. L’un concurrence les autres. Nous sommes égoïstes. Avec le pouvoir, nous cherchons à accomplir des choses, à dominer les autres, à réaliser ses ambitions. Nous le faisons, tout en essayant de respecter les lois définies par Dieu, craignant néanmoins d’être punis si nous les transgressons.

Phase 3 : Dieu est Imperturbable : « soit en paix et sache que je suis Dieu ». Je suis Témoin.

De nombreuses personnes atteignent cette phase quand, pour une raison ou une autre, elles découvrent leur être intérieur, qui est au-delà des mouvements du corps, des sens et de l’esprit. Ce peut être au cours d’une expérience spirituelle spontanée, dans laquelle nous transcendons notre nature, ce peut être à la suite d’une pratique de méditation définie, cela peut arriver à la suite d’une expérience physique intense accompagnée de douleur ou qui a nécessité une concentration intense au cours de laquelle nous nous détachons de notre état mental ordinaire. Par la suite, nous commençons à réaliser que les conceptions que nous avions de Dieu sont juste des concepts, c’est-à-dire que nous nous rendons compte que jusqu’à présent, nous avons créé un Dieu pour nous servir, pour faire face à nos peurs et satisfaire nos désirs. Mais dans cette phase, nous trouvons la paix, et Dieu est la paix. Nous nous rendons compte de la vérité contenue dans les Psaumes : « sois en paix et sache que je suis Dieu ». Nous réalisons que c’est seulement en développant la perspective intérieure de son vrai Soi, un Témoin conscient, que nous parvenons à surmonter l’agitation du monde extérieur. Dans la paix de l’esprit nous découvrons la pure conscience. C’est comme une pièce baignée de lumière. Trop préoccupés jusqu’à présent par les objets réfléchis par la lumière, nous ignorons la lumière elle-même Au début, nous observons une tension entre la vie intérieure et la vie extérieure qui peut conduire à l’un rejetant l’autre. Au fur et à mesure que cette phase évolue, nous cherchons à cultiver le calme, la conscience méditative à travers chaque moment de la journée que nous vivons. Nous ne rejetons pas le monde. Selon les paroles de Jésus, nous sommes dans ce monde, mais pas de ce monde.

Phase 4 : Dieu est sage. Je suis intuitif.

Une fois que nous nous sommes affranchis de la peur et du désir et que nous avons trouvé la paix intérieure, nous réalisons que Dieu nous aime, qu’il nous pardonne, qu’il comprend. Il est par conséquent sage. Dieu est toute connaissance et en écoutant Dieu je connais aussi. Je l’écoute en étant calme, réceptif et en laissant mon intuition s’exprimer. Je commence à m’identifier à celui qui connaît, non pas parce que j’ai appris quelque chose à l’école, mais simplement parce que je connais. La compréhension arrive spontanément, à chaque fois que mon attention se fixe sur quelque chose, « ça coule de source ». Les choses deviennent claires. Je vois la vérité sous-jacente derrière toute chose et la sagesse grandit. Je parviens à distinguer ce qui est permanent de ce qui est impermanent, ce qui amène la joie et ce qui cause la souffrance, et Qui Je Suis vraiment, l’âme éternelle, la pure conscience. Nous ne sommes plus soucieux de nous conformer aux lois et d’éviter ce qui fait souffrir, particulièrement dans l’agitation du monde « extérieur », comme dans les phases précédentes. Nous nous tournons vers un Dieu aimant transcendantal en toute confiance, en chérissant Celui qui est dans notre cœur constamment, nous nous sentons intuitivement aimés, purifiés et guidés par le Seigneur. A la fin de cette phase, nous nous sentons complètement innocents, nous lâchons prise sur toutes notions de bon et de mauvais, de culpabilité et d’orgueil. Nous nous identifions aux autres, nous les aimons et nous les aidons à trouver le bonheur.

Phase 5 : Dieu est mon co-créateur. Je crée.

A ce niveau de développement spirituel, nous réalisons que nous détenons la possibilité et la responsabilité de créer notre propre vie. Nous allons au-delà de l’état ordinaire de « rêver les yeux ouverts » à celui de visionnaire. Nous devenons un visionnaire. Nous restons fidèles à nos rêves, les rêves qui, nous le savons, sont en accord avec notre chemin vers la sagesse et la Réalisation de Soi. Le Seigneur n’est plus distant et nous sentons que nous sommes un « co-créateur » avec le Seigneur. Le Seigneur donne gracieusement. Le Seigneur inspire. Lorsque nous avons l’intention de manifester quelque chose, par voie de conséquence, l’univers fait en sorte de nous soutenir afin que nos intentions se réalisent. Nous pouvons avoir à travailler beaucoup pour atteindre nos objectifs, mais nous sentons que nous ne sommes plus l’acteur, juste un instrument. Nous devenons patients quant aux résultats car nous savons que l’univers s’en charge. Nous demeurons dans le moment présent et les choses se font quel que soit ce qui doit être fait. Nous nous alignons de plus en plus avec la volonté du Seigneur au fur et à mesure que nous purifions l’égo. Quel que soit le résultat, nous nous sentons bénis.

Phase 6 : Dieu est un miracle. Je suis radieux et conscient.

En considérant Dieu notre co-créateur, nous commençons à voir le monde comme un miracle de la création et nos vies sont une aire de jeux. Les miracles abondent. Dieu est « une joie sans cesse renouvelée » comme le disait Yogananda, tellement grandiose est chaque moment, chaque évènement. Nous percevons le Seigneur comme ce qui est au-delà de toute cause, non affecté par la création, la lumière de la conscience. Nous réalisons que notre Soi le plus profond est le même : radieux et conscient. La lumière est une métaphore pour la conscience, mais c’est aussi ce que les mystiques expérimentent au fond de leur âme. Le Seigneur est au-delà du temps, de l’espace, non limité par quoi que ce soit. A ce stade, la grâce du Seigneur apporte de nombreuses choses merveilleuses. Nous voyons le sacré dans le banal. Nous voyons avec les yeux d’un mystique l’omniprésence du Seigneur. La Grâce, contrairement au karma, ne se mérite pas, et ne dépend pas de la qualité de nos actions, bonnes ou mauvaises ; c’est la réponse du Seigneur à l’appel de celui qui veut s’unir avec Celui qui est, qui est sans nom, sans forme, un appel à l’abandon de la dualité de ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, d’avoir et de perdre, de la réussite et de l’échec, du succès ou de la honte. Nous reconnaissons que le jeu de l’égo avec tous ses désirs est un grand piège et nous nous en remettons au Seigneur non seulement mentalement mais consciemment. Nous cherchons à nous libérer des jeux de l’égo. Nous nous plongeons dans ce qui est au-delà du mouvement du mental, la source fondamentale, la lumière de la conscience.

Phase 7 : Dieu est l’Etre, la Conscience et la Béatitude Absolue. « Je suis »

Ayant vaincu la dualité de l’esprit, nous atteignons l’état de non dualité « satchidananda » ou l’être, la conscience et la béatitude absolue. Cet état est inconditionnel en ce qu’il ne dépend de rien. Il est simplement et nous réalisons : « ce que je suis ». Nous ne devenons rien de particulier ; nous n’expérimentons rien de particulier. Car particulier implique que nous sommes séparés et à ce stade nous avons dépassé les opposés et réalisé l’unité avec tout. A ce stade, que les théologiens classifieraient de monisme, il n’y a qu’un et un seul. Dans le théisme, il y a l’âme et le Seigneur, ils sont séparés. Pour les monistes, il n’y a qu’un et un seul. L’un est infini, intact, éternel, indéfinissable, la source de tout. Nous atteignons Celui qui est en état de méditation profonde, le mental devient silencieux et la conscience s’élargit. Lorsque Moïse a demandé à Dieu « Qui est tu ? » Dieu s’est exprimé par le buisson ardent et a répondu « Je suis celui qui est ». Ce qui exprime à la fois les états ultimes de la vie, qu’ils soient objectifs ou subjectifs. « Je » est le sujet et « Celui » est l’objet. Ce n’est pas le vide. C’est la source de tout ; c’est l’intelligence suprême elle-même. Être ici maintenant devient par conséquent la seule façon d’être ! Être, et non pas faire, devient notre véhicule et notre but. Être présent, quelles que soient les circonstances, apporte la conscience et la conscience amène l’extase : « satchidananda ». Il n’est alors plus possible de répondre à la question « Qui es-tu ? » si ce n’est par la réponse « Je suis ». Toute autre réponse serait l’expression d’une fausse identification, le jeu de l’égo. Nos vieilles habitudes, goûts et dégoûts s’évanouissent et le sentiment de « Je suis » prévaut. Il n’existe plus « autre ». Cette réalisation, que l’on nomme « samadhi » en yoga, se produit lors d’expèriences méditatives profondes et pendant de nombreuses années cette réalisation peut être évasive car nous avons tellement l’habitude de nous identifier à nos mémoires, notre corps et notre esprit. Mais en retournant continuellement à cet état, l’ignorance, l’égoïsme, l’illusion et le karma se dissipent progressivement dans la réalisation de soi.

Lire la suite ici ….   

M. Govindan enseigne le Kriya Yoga de Babaji. Il habite en Estrie, au Québec, et il donne des conférences et des séminaires régulièrement en France.
Son site web est: www.babajiskriyayoga.net
courriel : info@babajiskriyayoga.net

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La Nature de ce qui EST

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Maintenant se pose évidement la question : quelle est la nature de ce qui est ?

La Nature de ce qui EST dans Méditation images-1 Pour répondre à cette question, je parlerais brièvement de mon enfance. Parfois, j’avais l’impression en regardant le monde qui m’entourait, qu’il y avait quelque chose au-delà de ce que mes yeux voyaient. Quelque chose de complètement fou, d’inimaginable, d’incroyable, mais ce quelque choses était aussi pour moi totalement indéfinissable et insaisissable. Ce quelque chose était extrêmement subtil, à tel point que je ne pouvais dire si cette chose existait ou n’existait pas. Pourtant je sentais bien ce quelque chose m’attirait plus que tout, plus que toutes les joies du monde. Situation paradoxale : le truc qui touche le plus mon cœur est si subtil que je ne sais même pas si il existe vraiment ou non !

 Comme je ne pouvais pas définir ce truc, je l’ai appelé le « ça » ou « Cela ».

Et en fait, je crois que ce truc, « Cela », la nature de l’esprit… En fait, tous les phénomènes sont illusoires ; je dis qu’ils sont illusoires, pas qu’ils n’existent pas. Ils sont comme un mirage dans le désert, le mirage existe vraiment, mais il est illusoire dans le sens qu’il n’est pas ce qu’il a l’air d’être. Autrement dit, ce que nous appelons « réalité » est illusoire. La vraie réalité, c’est ce mystère que les enfants perçoivent parfois, mais que tous les adultes ont oublié. Le monde visible est le reflet de la réalité; mais l’ambiance indescriptible dégagée par le monde visible, c’est ça la réalité. Nous avons tendance à croire que le réel est soit glauque soit sympa ; mais c’est nos projections sur le réel qui sont soit glauques soit sympas ! En fait, la réalité est au-delà du bien et du mal ; elle remplit tout mais ne dépend de rien, elle voit tout mais ne juge rien.

Ce sentiment – que nous avons peut-être éprouvé enfant – qu’il y a un mystère indicible ou une présence subtile caché en toute chose, ce ressenti est lié à l’impression que l’univers tout entier est vivant, conscient, habité par une présence aimante, que tout l’univers a été spécialement créé pour nous… C’est ça le « Dieu-Amour » dont nous parle Jésus. L’impression que la vie nous aime, que la vie a un sens, que c’est une chance pour nous d’exister ici et maintenant, c’est le bonheur véritable, dont nous avons peut-être déjà eu un aperçu. Dans cet état peu nous importe d’être riche ou pauvre, seul ou entouré, puisque dans cet état, chaque atome de l’univers semble chanter un hymne à la vie, chaque atome de l’univers révèle dans le silence la quintessence de tous les enseignements religieux…

Les aliments remplissent notre ventre, notre corps ; les connaissances remplissent notre tête, notre intellect. Mais il n’y a que l’amour qui puisse remplir notre cœur !

  C’est peut-être ça le sens le plus important, la « Communion », liée aux paroles que Jésus a prononcé : « Celui qui ne me mange pas ne pourra pas accéder à la Vie !». Absorber Dieu signifie donc dire « Oui » à Dieu dans son cœur. Cela signifie que symboliquement nous demandons que notre vue, nos sens et notre perception du réel soit identique à celle de Jésus Christ, nous demandons que nos pensées, nos paroles et nos actes aient la même qualité, la même pureté que ses pensées, ses paroles et ses actes, bref, d’être continuellement connecté à la même source que lui.

 Mais pour que cela ait un sens il nous faut le percevoir dans notre quotidien, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous… Il nous faut donc changer notre perception des choses, accéder à une perception plus élevée et plus authentique de ce qui est.

 Lorsque « l’Amour » n’est pas ou plus présent dans notre vie, cela créé un vide, un trou dans notre cœur. Et donc, quand cette nourriture nous fait défaut, ce trou, ce néant dans notre cœur tend à tout engloutir : notre monde, notre moi, notre vie… Cette impression d’être englouti par le néant, cette impression de manque dans le cœur, c’est ce qu’il y a de plus insupportable pour un être vivant ! Alors, pour échapper à cela, nous nous débattons autant que possible.  En résumé, c’est quand nous n’avons plus accès à l’amour universel, l’amour inconditionnel, l’amour divin, que nous commençons alors à rechercher l’amour humain, et c’est là que tous les problèmes commencent.

 En effet, pour obtenir l’amour humain – contrairement à l’amour divin qui est donné « gratuitement » – il faut remplir certaines conditions, il faut être beau, riche, bien portant, faire ce que les autres attendent de nous, il faut être au bon endroit au bon moment, etc ! Et si les conditions qui nous permettraient d’obtenir une reconnaissance, une impression d’amour de la part de notre mère, de notre père, de notre conjoint, de nos amis, de notre psy ou de notre guide spirituel, etc, ne sont pas réunies, alors notre vie devient un cauchemar et nous sommes alors ravagés par les émotions négatives.

 N’ayant pas pu obtenir ni l’amour divin, ni même l’amour humain, nous cherchons alors la jouissance, le plaisir, c’est-à-dire que nous cherchons à obtenir de l’amour de la part des objets inanimés. Et c’est à ce moment que l’on touche le fond, que ça devient vraiment pitoyable, quand par exemple certaines personnes vont s’accrocher à la nourriture et manger sans cesse pour combler leur manque d’amour, elles vont alors enfler, devenir obèses et mener une existence lamentable. D’autres vont s’accrocher aux drogues, à l’alcool, au jeu, à la télé, etc, pour « anesthésier » leur cœur et ne plus ressentir (ce manque d’amour), avec pour conséquence là aussi une existence lamentable. Il s’agit là d’une vie d’ennui au sens le plus profond, en effet l’expression « s’ennuyer » signifie littéralement « être un objet de haine pour soi-même ».

 Bref, depuis que nous sommes sur terre, nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux : plus nous fermons notre cœur, plus nous souffrons, et plus nous souffrons, plus nous fermons notre cœur… il s’agit donc maintenant d’inverser cette tendance ! L’impression de ne pas être aimé est liée selon moi à l’impression d’être victime de la malchance. Les personnes qui ont traversé de nombreuses épreuves dans leur vie ont souvent l’impression d’être victime d’une certaine malchance. Leur cri du cœur c’est « Pourquoi moi ?! ».

 Mais comme l’a dit Dalaï-Lama : « Personne n’est né sous une mauvaise étoile ; il y a seulement des gens qui ne savent pas lire la carte du ciel ! ».

 

Ce qui brise intérieurement les gens, ce n’est pas les épreuves qu’ils subissent ; c’est le fait de ne pas pouvoir donner un sens à c’est épreuves. Ne pouvant pas donner un sens aux épreuves qu’ils ont vécu, ils pensent « La vie est bête, méchante et injuste ! ». Et c’est cette pensée qui détruit les gens, pas les épreuves de la vie ! Pour donner un sens aux épreuves que nous avons traversées, nous devons comprendre que celles-ci nous ont permis de grandir intérieurement, d’évoluer, de développer des qualités comme : l’humilité, l’empathie envers ceux qui souffrent, la patience, la persévérance, etc. Prenons l’exemple d’une vertu essentielle à mes yeux : le courage. Est-il possible de faire preuve de courage si nous sommes dans une situation confortable et facile à vivre ? Bien sûr que non. Pour développer le courage, il faut être confronté à des situations difficiles, c une évidence logique ! Et donc si, la vie, nous a fait subir plus d’épreuves que la moyenne des gens, ce n’est pas parce que ELLE nous aime moins que les autres.

C’est peut-être simplement parce que : ELLE attend beaucoup de nous…

L’amour universel correspond à ce que les bouddhistes appellent « la nature de l’esprit ». C’est ce que nous sommes vraiment, notre vraie nature, la « substance » de notre âme, que je décrirai comme une lumière sans couleur, une lumière vivante et intelligente.Le but de notre vie c’est de fusionner avec cet amour universel, c’est se dissoudre dans l’Océan de Joie… Et le moyen d’atteindre le but, c’est de remettre en question toutes nos certitudes, notre éducation, et de détruire toutes nos croyances illusoires, notamment la croyance en l’existence du bien et du mal. Pour cela, il faut se poser des questions du genre : 

 « La situation que je vis maintenant est-elle 100% réelle, 100% irréelle ou entre 2 ? ». Ou encore : « Qu’est-ce qui ce passe vraiment ici et maintenant ? Ce que je vis, ce que je perçois, existe-il indépendamment de moi ? ».

 

images2 dans Méditation « Ce que l’on a coutume d’appeler « esprit » est généralement très estimé et fait l’objet de nombreuses discussions, cependant, il demeure incompris, ou compris de manière erronée ou partielle. Parce qu’il n’est pas compris correctement, en tant que tel, voici que naissent, en nombre incalculable, idées et affirmations philosophiques. De plus, puisque les individus ordinaires ne le comprennent pas, ils ne reconnaissent pas leur propre nature ; ils continuent donc à errer au gré des situations dans différents états d’existence, à l’intérieur du temps et de l’espace, et connaissent ainsi la souffrance. En conséquence, ne pas comprendre son propre esprit est une très grave erreur. »

(Padmasambhava, fondateur du bouddhisme tibétain)

 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

A retrouver sur le site : http://www.terre-inconnue.ch/

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Renoncer à l’ancien

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2012

 

fonds ecran indiensBien des gens, et je parle ici de milliards d’individus, ne sont pas prêts à renoncer aux anciens systèmes de croyances. Ils veulent croire que Dieu est à l’image de ce qu’on leur a appris à son sujet. Aucun de vous ne connaît la véritable nature de Dieu. Pour une raison que j’ignore, la plupart des humains s’entêtement à croire que les anciens qui proclamaient que certains écrits étaient d’inspiration divine avaient raison de le prétendre.

 En vérité, comme pour tout message canalisé, qu’il s’agisse d’écrits censés être divinement inspirés datant de plusieurs milliers d’années ou de ce que vous êtes en train de lire, l’énergie de la pensée est interprétée selon le système de croyances de la personne qui la reçoit. Puis, à votre tour, vous interprétez cette même énergie à travers le filtre de vos propres croyances personnelles. La douleur de la naissance de quelque chose de nouveau résulte donc de la difficulté à renoncer à ces anciens systèmes de croyances ; il faut pourtant les détruire si vous désirez vraiment que se réalise la promesse de l’année 2012.

 La naissance de cette nouvelle ère sera difficile en raison de tous les reliquats de ces systèmes de croyances qui vous entoureront. Les désordres qui éclateront seront également dus à la violence mentale et physique de ceux qui veulent désespérément s’accrocher aux croyances créant un sentiment de séparation du tout. Comme vous le savez, il y aura une élection présidentielle et ce pays sera à nouveau le théâtre de graves tensions raciales, des tensions qui couvent depuis longtemps. Vous allez découvrir, en fait, qu’elles sont déjà présentes par suite des efforts déployés pour discréditer celui que vous appelez Barack Obama. Sachez qu’il est un des leaders les plus éclairés parmi ceux qui ont accepté de briguer la présidence américaine depuis quelques décennies. Bien sûr, il a des défauts et des faiblesses, tout comme chacun de nous.

 Prenez vos propres décisions concernant cette prétendue divergence. Ne vous laissez pas infecter par la peur qui règne… Cette peur que les Etats Unis ont propagée depuis le 11 septembre s’est répandue tel un cancer partout dans le monde. Pour freiner la prolifération de ce cancer, quiconque lit ces lignes doit demeurer centré dans son cœur. Lorsque vous parviendrez à centrer votre attention dans votre cœur, et pas seulement au-dessus ou près de celui-ci, mais au plus profond de celui-ci, vous y trouverez un espace de paix et d’acceptation. Vous y serez comme dans l’œil d’un ouragan. Vous aurez conscience de toutes les tensions tourbillonnant autour de vous, mais vous demeurerez parfaitement calmes.

 Plus vous serez nombreux à pratiquer cet exercice, plus ce centre de paix dans l’oeil de la tempête deviendra important jusqu’à ce qu’il devienne si puissant que la tempête s’apaisera. Malheureusement, nous devons nous préparer à plus de violence. Ceux parmi vous qui se font les apôtres de la paix doivent faire un examen de conscience et évaluer leurs sentiments à l’égard de ceux qui s’affichent en faveur de la guerre. Si vous découvrez qu’une colère sourde habite votre cœur, alors sachez que vous contribuez aussi à promouvoir la violence et ce, quel que soit le discours que vous tenez.

 J’aimerais aussi vous entretenir quelque peu de votre système de santé. Alors que votre vibration et celle de la planète toute entière s’élèvent, les médicaments d’origine synthétique provoqueront de plus en plus d’effets secondaires. Il y aura une augmentation du nombre de rapports faisant état de problèmes d’invalidité et de décès causés par la consommation de médicaments pharmaceutiques. Devant ce phénomène, l’industrie pharmaceutique tentera de discréditer tout le secteur des soins alternatifs et des médecines douces. Leur stratégie consistera à monter en épingle tout cas de réactions négatives à la consommation de plantes ou de substances aux vertus médicinales, pour ensuite réclamer que leur vente soit interdite. Par ailleurs, vous constaterez que davantage de recherches seront effectuées sur l’efficacité de la médecine énergétique. De nouveaux appareils plus sensibles seront mis au point et acceptés par votre communauté scientifique. Ils permettront de mettre en lumière le pouvoir de la médecine énergétique.

 Soyez attentifs à ce que vous mangez. Certains subiront des effets indésirables à cause des aliments génétiquement modifiés qu’ils absorbent. D’autres ne seront pas affectés ; mais ne vous faites pas trop de mauvais sang à ce sujet. Sachez simplement qu’en dépit de tous vos efforts pour éviter de polluer votre corps par des produits chimiques, il est pratiquement impossible de trouver quoi  que ce soit à voire ou à manger qui soit exempt de toute contamination chimique. La majeure partie des conséquences négatives de ce que vous ingérez sera éliminée si vous demeurez équilibrés. Vous laisser dominer par la peur ou la colère à l’égard de ces produits chimiques que vous ne pouvez pas éviter ne fera qu’exacerber le problème en vous.

 belles imagesBeaucoup plus de gens que ne le laissent supposer vos médias aspirent à la paix. Nous tenons à ce que vous le sachiez. L’avenir n’est pas aussi sombre que vos médias le dépeignent. Et sachez encore que si les membres de la vieille garde expriment avec tant d’amertume leur rage à l’égard du fait qu’ils sont discrédits, c’est en réalité un signe révélateur de besoin de s’exprimer de la sorte. 

 Une nouvelle aube pointe. Vous allez peu à peu observer des signes révélant l’approche d’une grande lumière en de nombreux domaines ; de temps à autre, ils seront rapportés dans les journaux à la radio ou à la télévision. Soyez attentifs  la présence de ces signes dans vos rapports avec votre famille et vos amis. Le fait de ressentir une plus grande paix intérieure est un signe de changement. Des millions de personnes ressentent aussi cette paix intérieure. Vous pourriez aider à accroître ce phénomène en prenant du temps chaque jour pour méditer en silence et demander à être connectés aux autres dont le cœur est également ouvert.

 Tous, vous comprendrez de mieux en mieux comment vos systèmes de croyances affectent votre vie et votre esprit. Vous apprendrez des techniques  mettant de changer plus facilement ces croyances, de telle sorte que votre corps se mettra à rajeunir au fur et à mesure qu’il se libérera de tout ce dont il n’a pas besoin, y compris les produits chimiques qu’il a absorbé par l’eau et la nourriture. Vous découvrirez que vous êtes à même de choisir ce qui aura de l’influence sur votre corps. Vous pourrez apprendre de quelle manière préserver votre santé jusqu’à l’âge que vous désirez le plus atteindre. Cela ne sera pas accompli au moyen d’hormones de croissance humaines, mais bien grâce à des changements sur les plans mental, émotionnel et spirituel.

 Extrait de : Au-delà du voile de l’illusion et de la confusion – 2008 Année de l’Unité – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – Editions Ariane – page 287.

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Connexion à la Source

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Annales Akashiques sur la Méditation et la Connexion à la Source
Jen Eramith – Traduction Anne Duquesne

 

Rappel : Jen Eramith prépare une version française du « Membership », alors… patience les Ami(e)s, vous aurez bientôt la possibilité de vous abonner à l’intégralité des Annales ! @

Pourquoi la pratique de la méditation est-elle importante pour que quelqu’un soit connecté à la source ?

 

Connexion à la Source dans Méditation 170px-William-Adolphe_Bouguereau_%281825-1905%29_-_At_The_Fountain_%281897%29Une pratique de méditation particulière n’est pas nécessairement importante. Cela dépend de qui vous êtes. Certaines pratiques de méditation seront parfaites pour permettre à certains d’entre vous de se connecter à la source, et ne le seront pas pour d’autres. Ce qui est important au sujet de ​​la méditation comme vous l’avez tous définie, c’est ce que nous allons appeler « silence ». Le silence est important pour la connexion avec la source. La pratique de la méditation est l’un des moyens les plus directs pour entrer dans le silence. Des pratiques différentes vous y conduisent de différentes manières et elles sont toutes bonnes, bien que certaines d’entre elles ne seront pas bonnes pour certains d’entre vous. Le silence est important, car la source, ou Dieu, ou le divin, quelle que soit la manière dont vous voulez l’appeler, n’est pas quelque chose que vous cherchez à atteindre, c’est quelque chose dont vous vous souvenez. Le fait est que vous êtes le Divin. Vous êtes une partie de la Source.

 Le processus de connexion avec la Source, de connexion avec Dieu, exige un certain degré de silence intérieur. C’est dans ce silence intérieur que vous vous rappelez qui vous êtes vraiment. C’est dans ce silence intérieur que votre esprit peut parvenir à une prise de conscience de ce que ça fait d’être votre moi véritable. Maintenant, gardez à l’esprit que souvent la première phase de la pratique de la méditation, implique beaucoup de malaise. Ce qui se présentera tout d’abord, ce n’est pas celui-que-vous-êtes-vraiment, mais tous les blocages, toutes les peurs et tous les fardeaux que vous avez accumulés. Ne croyez pas que tout cela est celui-que-vous-êtes-vraiment. Tant que vous êtes aux prises avec cela, vous n’êtes pas vraiment encore tout à fait dans le silence. Ça vaut la peine de l’attendre encore parce que finalement, après suffisamment de pratique ou d’attente, vous parvenez au vrai silence. Le silence qui est celui-que-vous-êtes-vraiment est votre meilleure façon de percevoir le divin, la source. Aucune pratique de méditation n’est nécessaire pour cela, mais le silence est nécessaire. Un silence intérieur contemplatif, un silence paisible, un silence d’amour. Toute pratique spirituelle qui vous aide à trouver cela durablement est bénéfique.

 dans MéditationNous avons également demandé aux Gardiens comment on peut communiquer avec d’autres personnes pour résoudre des problèmes par la méditation, et atteindre des niveaux plus élevés d’unité et d’harmonie à travers une pratique de méditation. Les réponses se trouvent dans la canalisation complète.

 Les Gardiens ont révélé que l’élaboration d’une pratique de méditation personnelle est essentielle pour trouver paix et pouvoir tout au long du processus d’Illumination. Mais pour beaucoup, c’est plus facile à dire qu’à faire. Cette canalisation d’une importance et d’une utilité capitales offre des informations concrètes sur ce qu’est la méditation, sur la manière dont elle peut être pratiquée et sur ce que cela signifie quand votre pratique change.

 Barre mexicain musicien

Anne Duquesne : http://www.anneduquesne.com/ – Page d’origine : http://www.akashictransformations.net/page/ARonFREE

 

 

Pour lire la suite de ces Annales Akashiques sur la Méditation et la Connexion à la Source, devenez Membre d’Akashic Transformation ou, si vous êtes déjà membre, identifiez-vous maintenant. Les sujets sont canalisés en fonction des questions que vous posez… Posez votre question aujourd’hui !

IMPORTANT ! Veuillez noter que cet aperçu des dossiers akashiques est en accès libre pendant une semaine seulement sur le site d’origine. Le lien ci-dessus renverra donc toujours à la page en cours le jour où vous l’utiliserez. L’accès aux « Archives » en anglais est réservé aux membres, donc payant. Sur ce site http://www.chezkat.com/annales-meditation-et-connexion.php

 

 

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Découragé de progrès trop lents ….

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2011

 

« Dieu n’a pas créé le monde en une seule journée, Pourquoi pensez-vous être capable de le faire ? » 

(citation de Boris Cyrulnik) 

 

Découragé de progrès trop lents …. dans APPRENDS-MOI paixVous faites des efforts pour vous transformer intérieurement, mais vous ne voyez pas d’effets significatifs à court terme ? Par exemple, vous avez tenté à plusieurs reprises de vous débarrasser d’une mauvaise habitude ; mais malgré tous vos efforts, vous n’y arrivez pas. Et ceci vous donne le goût d’abandonner. Ne vous découragez pas. En réalité, rien n’est plus efficace que de se transformer intérieurement ; mais ce travail donne rarement des résultats frappants à court terme. Vous trouverez ci-dessous des approches qui vous aiderons à gérer cette situation.

 


Commencer par de petits pas : 


Il est préférable de débuter par de petits changements. Une fois que vous aurez acquis une certaine confiance en réalisant avec succès des changements moins difficiles, vous pourrez alors augmenter graduellement le niveau de difficulté. Nous pouvons tous réaliser de grandes choses, mais nous devons commencer modestement. 

decomauve dans APPRENDS-MOIFaire des efforts : 


Rien n’échappe à la loi de l’effort. Le travail que nous devons effectuer sur nous-mêmes est un cheminement à long terme. Celui qui est pressé rencontrera assurément des difficultés qui peuvent le décourager. Et ce découragement est évidemment très néfaste. Il faut garder en tête que l’effort peut être difficile, surtout au début ; mais une fois l’habitude bien acquise il devient moins ardu. Et après un certain temps, on peut même atteindre le niveau ou l’on exécute certaines activités de cheminement sans se poser de question, sans avoir l’impression de faire des efforts ou presque. Mais, pour atteindre ce niveau d’automatisme, il faut évidemment beaucoup de persévérance et de sagesse. 

decomauveImaginer les résultats à venir : 


Il peut être utile de visualiser les résultats que l’on souhaite obtenir, c’est-à-dire de les imaginer comme si nous les avions déjà. Ceci a pour effet de stimuler notre motivation. Evidemment, pour que cette approche fonctionne il est absolument nécessaire que le changement visé soit de nature altruiste. Si c’est le cas, alors la visualisation devient non seulement une source de motivation mais aussi une source d’inspiration.

decomauveEchecs ou opportunités : 


Pour s’améliorer il faut absolument essayer de nouvelles approches. Celles-ci ne sont jamais parfaites du premier coup. Il est donc tout à fait normal de vivre des échecs de temps à autre. Ces échecs sont parfois des occasions uniques d’apprendre et de progresser. Ils peuvent même être la fondation d’un niveau supérieur de compréhension. Les gens sages réfléchissent et utilisent tout pour le bien, incluant les revers. Je sais, il faut du courage pour changer notre attitude face aux échecs et aux déceptions. Mais puisqu’on doit nécessairement faire face à la défaite de temps à autre, pourquoi de pas l’utiliser pour mieux cheminer ? 

decomauveDévelopper notre patience : 


Lorsque j’espère des résultats trop rapides, je démontre que je manque de sagesse. En effet, je devrais plutôt focaliser le bénéfice que m’apportera la transformation visée, sans me soucier du temps que ça pourrait prendre. En somme, la gestion de mes attentes est une opportunité d’apprendre à mieux me connaître et surtout une occasion de développer ma patience. 

decomauveFatigue ou maladie : 


Parfois nous sommes fatigué ou même malade. Si vous n’êtes pas bien, prenez au besoin du repos et soignez-vous. Mais faites-le sans abandonner vos efforts d’amélioration. Pour ce faire, au lieu d’interrompre temporairement votre cheminement, essayez plutôt de diminuer vos efforts (significativement au besoin) mais sans les arrêter complètement. Par exemple, si vous aviez l’habitude de faire une promenade quotidienne à pied en silence de 30 minutes ; vous pouvez alors simplement diminuer à 10 ou même 5 minutes. Le principe est de garder l’habitude quotidienne, et donc d’encrer davantage l’idée de progresser au moins un peu chaque jour. C’est cette idée de progrès continue qui vous fera ultimement triompher.

Title-Conclusion


Se transformer intérieurement demande du temps. Par exemple, si vous débutez un programme de conditionnement physique, vous ne vous attendez pas à des résultats immédiats. Il en va de même pour la transformation personnelle. Mais contrairement à la condition physique, les acquis intérieurs sont à vous pour toujours. La vie peut nous enlever tous nos biens matériels, mais elle n’a aucune emprise sur ce que nous sommes à l’intérieur. En effet, nos acquis intérieurs nous appartiennent vraiment, et ce pour toujours. 

 

« Celui qui a entrepris un véritable travail intérieur se sent de plus en plus soutenu par la conviction que personne ne peut le priver des découvertes qu’il est en train de faire ni des réalisations qu’il a obtenues. «  


(citation de Omramm Mikhaël Aïvanhov) 

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Le Manuscrit de Marie-Madeleine

Posté par othoharmonie le 8 mai 2011

M’étant procuré le livre de TOM KENYON et JUDI SION, sorti en 2008 aux éditions Ariane,  une constatation troublante m’a donné envie de reproduire ici la partie intitulée « Le Manuscrit transmis par Marie Madeleine » en page 15 de ce livre. Oui, effectivement, la pratique de la MAGIE d’ISIS et l’ALCHIMIE d’HORUS décrits dans ce Manuscrit, est tout à fait ce que nous appelons aujourd’hui le TAO de la sexualité (ou tantrisme) que j’ai expérimenté moi-même, avec l’aide des explications de MANTAK CHIA dans ses deux livres dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog :

Le Manuscrit de Marie-Madeleine dans La Sexualité Sacrée flecheici pour le féminin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-2/ .

fleche dans La Sexualité SacréeEt également ici pour le masculin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-1/

Enfin, lisez et vous me donnerez vos impressions …

Voici donc le contenu : pages 15 à 61

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE 

(initiation à la Magie sexuelle d’Isis)  flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

flecheDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

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Mannaz (1)

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2010

Le Soi

 

Mannaz (1) dans Runes Mannaz

 

 

LA RUNE (1) : MANNAZ

 

 Le point de départ est le moi. Son essence est l’eau. Il ne s’agit ici que de clarté, d’acceptation du changement. C’est en effet à partir d’une relation correcte avec nous-mêmes que nous établirons une relation correcte avec autrui et avec le divin. 

 

Restons modeste, nous conseille l’oracle. Aussi grand que soit notre mérite, n’en soyons pas moins docile, dévoué, modéré ; ainsi seulement nous trouverons la direction juste. 

 

Soyons de ce monde sans nous perdre en lui : le message, ici, va de soi. Mais ne nous fermons pas, ne soyons pas étroit, évitons les préjugés ; au contraire, soyons réceptif aux influx provenant du divin, en nous et en dehors de nous. Efforçons-nous de vivre notre vie ordinaire de façon non ordinaire. Distinguons sans cesse ce qui se passe et concentrons-nous sur ce qui demeure. Voilà ce qui nous est demandé en ce moment. 

 

Le temps est à la croissance, à la rectification, laquelle naturellement, précède toute progression. Il faut herser le champ avant de semer, et désherber le jardin avant la floraison ; de même notre moi doit connaître la tranquillité avant de pouvoir découvrir sa propre mélodie. 

 

Ce n’est pas le moment de glaner des louanges pour nos accomplissements ou de ne nous intéresser qu’aux résultats. Soyons plutôt heureux d’accomplir une tâche pour elle-même. Cet état d’esprit est moins accessible à ceux qui ont en permanence le regard fixé sur les buts à atteindre qu’à ceux qui, n’ayant pas perdu le sens du jeu, savent rester fidèles à eux-mêmes au sien de leur activité. Là réside un secret ; celui de l’expérience  du présent véritable. 

 

Si nous scindons la rune du Soi en deux moitiés, dans le sens de la hauteur, nous trouverons la rune de la Joie face à son image réfléchie. Il nous est subtilement demandé de nous méfier de l’insouciance. L’énergie qui doit être ici mobilisée est une énergie dansante, acrobatique ; c’est le Soi qui doit équilibrer le moi. « rien d’excessif » ; telle était la deuxième phrase inscrite au propylée du temple de Delphes. La première était ; « Connais-toit toi-même ». 

 

 

SIGNIFICATION INVERSEE

mannaz-reversed dans Runes 

 

Si nous nous sentons entravé, ne nous tournons pas vers les autres, mais cherchons en silence, à l’intérieur de nous-mêmes, à identifier l’ennemi de notre progression. Quel que soit le domaine de notre vie où nous nous sentons bloqué, arrêtons-nous et méditons bien, jusqu’à ce que l’ennemi « extérieur » ne nous apparaisse plus comme le reflet de notre ennemi intérieur dont jusqu’alors nous n’avons pas voulu ou pu reconnaître l’émanation. 

 

Par-dessus tout, soyons humble. Il nous est ici demandé de briser la chaîne des habitudes anciennes ; en effet dans la vie spirituelle, le chemin est toujours à recommencer. 

 

  

  

Image du temple de Delphe

 

 

dessin-Delphes

 

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Vers le SILENCE INTERIEUR

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2010

   

 Vers le SILENCE INTERIEUR dans A et B silence

 De l’imperfection à la perfection 

 

  

 

Ce que Yahvé demande à Lot c’est, en s’éloignant du lieu où se trouve pervertie l’énergie créatrice, de ne point tourner son regard vers les conséquences inéluctables du karma et de s’orienter résolument vers la Lumière et le Divin. Le message est clair : ce qui en nous s’enfonce dans la négation du bon, du beau, du vrai, est dangereux au moment même où nous pouvons le quitter.

  

La voie intérieure nous invite à changer de direction et à quitter ce lieu (qui est avant tout un état vibratoire) sans diverger, sans hésiter, sans retour, dans l’impeccabilité d’une décision complète. Ce qui en nous hésite, tergiverse, c’est bien sûr le mental. Par son activité nous vivons en décalage avec l’instant présent, soit parce que des images du passé nous tiennent prisonnier, soit parce que nous nous projetons dans un avenir hypothétique. Bien des sages nous le disent : le problème majeur de l’humanité vient de son mental et de son incapacité à contrôler efficacement cet outil.

  

Le tableau suivant met en contraste les deux attitudes spécifiques du mental selon les priorités accordées :

  

ACTIVITES DU MENTAL 

 

AVANT LE RETOURNEMENT 

 

APRES LE RETOURNEMENT 

 

Il occupe la place du maître et décide -ou croit décider- des grandes orientations de la vie 

Il devient serviteur, au service d’une intelligence qui l’englobe 

Son activité est incessante, véritable bruit de fond qui empêche toute irruption du moi profond 

Son activité est discontinue ; il laisse des moments de vide propices au passage de l’Esprit 

Il perçoit l’aspect matière de la vie comme étant la réalité et en conséquence fonctionne dans l’idée de séparation 

Le plan physique est perçu comme une partie seulement d’une réalité UNE beaucoup plus vaste 

Les pensées, les émotions sont perçues comme étant engendrées par l’activité cérébrale et endocrine du corps physique 

Il y a interaction de tous les plans. Les pensées créatrices naissent lorsque le contact est établi avec le moi profond 

Sans pensées pas de conscience 

La conscience n’a pas besoin de la pensée pour exister 

Il nous ballade entre les souvenirs et les anticipations 

Il devient canal de l’énergie contenue dans l’instant présent 

  

  

  

Bonheur dans A et B

Méthode pour parvenir au contact du moi profond 

 

  

 

1 – L’observation des pensées et émotions 

-         Crée un décalage entre la conscience et l’activité psychique.

-         Il n’y a plus identification du moi à la pensée et aux émotions puisque le moi devient observateur ; une distance s’insère entre lui et l’activité psychique.

-         Un degré de liberté supplémentaire apparaît.

-         Où la Présence en arrière-plan du moi profond peut être perçue.

Réflexions  sur deux facettes de cette présence 

  

Dans mon expérience quotidienne, je vis constamment avec la présence intérieure d’une conscience qui n’est pas identifiable à mon mental ou à mon moi ordinaire. Cette impression -qui doit être partagée par beaucoup je suppose- suscite en moi l’interrogation suivante : 

  

-         cette présence est-elle le fruit du conditionnement moral imprimé dans mon psychisme par l’éducation reçue. une sorte d’instance morale, ou de Surmoi( pour employer un terme de la psychanalyse) qui s’est greffée artificiellement dans ma psyché. 

-         Ou bien cette impression émane-t-elle d’un contact avec le moi indestructible présent de toute éternité. 

  

Comme la première proposition est semblable à un voile recouvrant la seconde, et qui dans sa face interne reçoit les vibrations du vrai moi, la distinction peut ne pas être aisée. Pourtant il existe un moyen simple de les reconnaître. La nature nous offre des situations analogues à celles-ci. Nous trouvons ainsi des baies comestibles et d‘autres presque semblables en apparence mais qui sont toxiques pour l’homme. Nous les reconnaissons aux effets qu’ils produisent sur nous lorsque nous les ingérons. De même ces deux présences se distinguent par les états qu’ils produisent en nous : 

-         l’instance morale engendre doute, culpabilité, fluctuation, oppression, angoisse, peur… 

-         le moi profond engendre, lui, impressions de paix, de joie, d’unité… 

  

Je ne porte pas de jugement sur le mental et les émotions ; je constate seulement leur manière de se développer, d’exister en moi. Je cesse d’être identifié à eux. 

 

  

 

meditation_sept

2 – Stopper le flux mental 

  

La prise de conscience d’un dialogue intérieur qui ne s’arrête jamais amène l’interrogation suivante : si ce bavardage n’existait pas, que se passerait-il ? Supposons que le bruit incessant de nos pensée recouvre un autre son, une autre voix plus subtile dont nous n’entendons jamais le message. Partant de cette hypothèse, la question devient : comment favoriser l’émergence de cette possible Présence dans notre vie de tous les jours ?

  

Nous avons déjà évoqué la réponse à cette question en soulignant la nécessité de créer des moments de vacuité, en brisant la continuité rassurante de notre dialogue intérieur. C’est le but principal de toutes les méditations, parvenir dans un état de réceptivité, de disponibilité, de vide, afin d’accueillir la présence du Maître intérieur. Méditer suppose se mettre en retrait du monde ambiant, dans un lieu calme et conçu pour favoriser le recueillement. Existe-t-il d’autres moyens pour atteindre au silence intérieur ?

  

Cet été en marchant sur les routes de Compostelle, nous avons expérimenté une forme de travail tout à fait intéressante. Au lieu de laisser nos pensées vaquer à leur gré dans le temps, tantôt dans les souvenirs, tantôt dans  les projets, nous nous sommes disciplinés afin d’être le plus dans l’instant présent. Certes, ce ne fut pas une réussite à 100%, on ne change pas un fonctionnement ancré dans des années d’habitude en huit jours, mais ce travail amena quelques moments précieux, une plus grande disponibilité, et une moindre fatigue.

  

3 – Vivre dans l’instant présent 

  

A notre époque où se développent les techniques d’écoute du corps physique, voie de rééquilibrage nécessaire dans notre occident par trop intellectualisé, la marche apparaît comme la technique naturelle par excellence pour se mettre en situation d’attention au corps et aux sens.

  

Le premier acte se joue au niveau de la respiration ; la simple attention portée sur l’inspire et l’expire procure une satisfaction, un bien-être indéniable. D’une manière générale chaque moment où l’activité mentale (indissociable du facteur temps) s’arrête, voit la libération d’une énergie précieuse qui est ressentie comme source de la vie. Il n’est pas nécessaire de modifier son rythme respiratoire, mais seulement de sentir l’air pénétrer dans nos poumons, puis l’expulser de soi avec conscience.

  

Le deuxième acte consiste à inspirer non plus seulement avec le nez et les poumons mais avec tout son corps. Cet énoncé peut paraître curieux voire incompréhensible si on l’écoute avec le raisonnable. Accomplir cet exercice fait passer l’attention directement dans le corps énergie. En ayant l’intention d’ouvrir tout le corps à l’absorption de l’air, je sensibilise mon corps éthérique et l’ouvre à des énergies subtiles.

  

J’entre aussi en relation avec le monde environnant d’une manière globale. Mes sens son aiguisés, tout ce qui constitue mon champ de perception est animé dune vivance particulière. Je vois les formes qui m’entourent non plus comme des objets morts, mais comme des êtres qui irradient leur vitalité. Je me sens faisant un avec eux.

Choisir la marche pour privilégier des moments de travail sur l’instant présent est une bonne méthode ; toutefois chaque moment de la journée quelle que soit l’activité exercée contient la clef de l’éveil.. En étant identifiés au mental, nous laissons le présent s’échapper. La clef de l’éveil spirituel c’est de vivre l’instant sans remord, ni crainte ; dans cette optique, chaque seconde représente un trésor que nous laissons filer entre nos doigts.

  

Bien sûr, il y a dans le futur des moments que nous appréhendons, il y a dans le passé des expériences douloureuses qui nous habitent et qui surgissent parfois à la surface de la conscience suscitant regrets, doutes, culpabilité, etc. Mais rien de tout cela n’a existé en dehors du présent, et assujettir le seul moment de liberté aux méandres du temps c’est être à côté de la plaque.

* 

  

Pour clore cette petit réflexion sur le silence intérieur, voici extrait du jeu de Tarot de Osho Rajneesh la lame 2 des arcanes mineures appartenant à la catégorie « Arc-en-ciel » et concernant la maîtrise du physique :

  

  

 


silenc15

« Bien que le personnage de cette lame avance sur les rochers d’un pas léger, le visage souriant, il reste parfaitement équilibré et vigilant. Derrière les flots mouvementés se profilent des bâtiments. Il y a une ville à l’arrière-plan. Cet homme est présent dans la société et en même temps il en est détaché. Sans perdre pied, il observe d’en haut. 

   

Cette lame nous incite à ne plus nous préoccuper de ce qui est ailleurs et autrement et à investir toute notre attention dans ce qui se passe ici et maintenant. 

   

La vie est un vaste océan au sein duquel vous pourriez jouer quand vous aurez renoncé à vos opinions, à vos jugements, à vos programmes obsessionnels. Soyez disponible pour ce qui arrive. Et ne vous tracassez pas si vous trébuchez ou tombez. Relevez-vous, secouez la poussière de vos vêtements, riez de votre maladresse et poursuivez votre chemin. »   

Tarot ZEN d’Osho Rajneesh  

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Guérison et religion

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2010

Guérison et religion dans L'Esprit  Guérisseur coeurVotre esprit peut vous guérir

– Le principe universel de la guérison.

 (si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

 -  10 – 

  

La guérison spirituelle et mentale n’est en aucune manière la prérogative exclusive de la religion. Certaines personnes élèvent des objections lorsque le sujet est trop étroitement associé à l’enseignement de Jésus, et lorsque des citations de la Bible sont introduites pour illustrer un point. Le lecteur attentif remarquera néanmoins que ces citations ne sont jamais introduites avec l’intention d’émettre une idée religieuse, mais toujours afin de démontrer comment agissent l’un sur l’autre, le corps, l’Intelligence et l’esprit. 

1.     La maladie ne fait pas partie du Plan divin 

Jésus vint, enseignant aux hommes, comment prendre conscience du fait que la maladie n’avait aucun pouvoir parce qu’elle n’était pas dans le Plan divin. Ses enseignements furent déformés au point qu’aujourd’hui ils sont surtout employés pour imposer des sanctions morales et religieuse. Jésus ne fut pas un grand puritain ; il fut un maître pratique de la vérité la plus pratique qui fut jamais enseignée. En fait, les puritains de son temps s’opposèrent durement à lui, passant leur temps à lui tendre des pièges et, à la fin, furent les promoteurs de son exécution. C’est pourquoi nous le citons comme un maître de la science qui guérit plutôt que comme une autorité religieuse, bien qu’il fût les deux (?) 

Nous citons la Bible parce qu’elle est le livre le mieux connu en fait dans toutes les contrées du monde, surtout en Occident. La plupart d’entre nous furent élevés dans sa connaissance. Nous pourrions citer des passages d’autres écrits s’ils étaient aussi bien connus. 

2.     Le bouddhisme 

Les écrits de l‘Inde sont pleins de faits de guérison mentale. La littérature bouddhiste énonce ces mots d’une puissance pénétrante : « Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Cela est fondé sur nos pensées, constitué par nos pensées. » 

Et encore : « Exactement comme la roue d’un chariot en marche ne roule qu’en un point de la jante, et au repos ne repose qu’en un seul point, ainsi exactement de la même manière la vie d’un être vivant ne dure que pour la période d’une seule pensée. Dès que cette pensée est achevée, cet être vivant est censé avoir cessé d’être« . 

Et encore : « ce qu’un homme pense, il l’est. Cela est l’antique secret« . 

Bouddha enseigna la loi du karma, ou celle de la cause et de l’effet. Il enseigna que la conséquence peut aussi se soustraire à sa cause qu’un home peut échapper à son ombre. Il enseigna que cette Loi de cause à effet est une énergie aussi réelle que celle qui guide le soleil et ruisselle du soleil. Que cette Loi agit machinalement, mais qu’elle est engendrée par l’Intelligence. Que tout homme est libre, que par les choix qu’il fait il est le créateur de sa propre destinée. Mais qu’en faisant son choix, il doit être prêt à accepter la conséquence inhérente à celui-ci. Bouddha enseigna que la Loi de cause à effet n’opère que dans le monde des apparences. Elle ne saurait affecter l’homme spirituel, éternel. Il enseigna que, lorsque l’homme aperçoit son unité inséparable avec l’univers et avec la Cause première invariable, il en arrive à refléter en son corps, cette Cause première dans sa perfection. 

3.     Les philosophes 

Platon, les épicuriens, les stoïciens, tous enseignèrent que les états mentaux intérieurs sont reflétés dans les états physiques extérieurs, insistant sur le fait que la vie intérieure est le lieu d’origine de la maladie ou de la santé. 

Plotin fit sienne cette vérité et fut capable, en de nombreux cas, de guérir ceux qui venaient à lui. Le néoplatonisme, qui dans une large mesure survécut grâce à son influence, offre de riches matériaux à qui étudie la guérison spirituelle et mentale. 

Spinoza, Kant, Descartes, Hegel et Swedenborg, parmi les philosophes et les savants, tous saisirent plus ou moins profondément le fait que la maladie et la santé ont toutes deux leur origine dans la vie de la pensée. 

Je suggère à l’étudiant de poursuivre ses études plus avant dans les écrits de ces hommes et dans ceux d’autres hommes de cette époque et d’époques antérieures. En agissant ainsi, il trouvera que ce n’est point une nouvelle vérité que nous proclamons. Depuis que l’homme a été un penseur, sa pensée s’est tournée vers le problème de la santé, étant donné que c’est là l’expérience la plus intime de la vie, et les penseurs les plus pénétrants ont toujours été amenés en dernière analyse face à face avec cette vérité de toute évidence que les états intérieures de l’homme influencent ses conditions extérieures. 

Le vrai problème pour l’homme fut toujours d’examiner sa voie jusqu’aux facteurs causals – les causes sous-jacentes cachées de la maladie enfouies profondément dans les caveaux de sa conscience. A diverses époque, les hommes ont approché le problème en partant d’angles différents, et des chercheurs isolés en un seul et même âge ont choisi des chemins divergents dans leur recherche de la vraie causalité ; il est remarquable que chacun, finalement, soit arrivé au point où il vit que l’homme ou bien contrôle ses états mentaux, ou bien est contrôlé par eux. Là où ces états le contrôlent il est l’esclave de circonstances et de conditions ; là où il contrôle ces mêmes états, il est le maître. 

4.     La maladie n’a aucune réalité durable 

Au XXè siècle, de nombreux « guérisseurs de l’âme » se sont servi de méthodes variées d’analyse mentale et de guérison mentale. Mais ils appartiennent tous à l’un ou l’autre de deux groupes caractérisés par leur méthode de travail particulière. La première méthode est celles qu’emploient les psychologues, psychiatres, hypnotiseurs, ceux qui usent de suggestion mentales, les magnétiseurs. L’analyse et la suggestion sont la base de leur travail. Ils traitent l’individu comme une entité distincte, possédant une intelligence entièrement indépendante de l’Intelligence divine. 

La deuxième méthode est celle esquissée dans ces écrits ; c’est celle qu’employait Jésus, d’où nos fréquents renvois à sa personne et à son enseignement. L’indestructible unité avec Dieu dans son univers est la base de notre travail. L’homme est un être spirituel ; son corps est substance spirituelle ; comme telle, le corps n’a jamais été malade parce que l’Esprit ne saurait être malade. Nous admettons que l’homme ressente la douleur, qu’il souffre de maladie et d’affliction en tant qu’expérience, mais nous affirmons que ces manifestations sont simplement des reflets de ses états mentaux. De par leur origine elles n’ont aucune réalité durable. Dans notre travail, nous cherchons à réaliser l’Intelligence divine et nous nous tournons constamment vers Dieu dans notre esprit. 

Lorsque nous regardons la personne malade – que ce soit nous-mêmes ou un autre individu – nous nous tournons en esprit immédiatement vers Dieu, vers la perfection, et nous nous efforçons de nous convaincre que c’est l’état réel de la personne devant nous. Pendant que nous travaillons, notre pensée demeure en communion avec la Perfection éternelle, le monde spirituel, l’amour, la paix, l’harmonie, la joie, le bien-être, la beauté et la puissance de Dieu, jusqu’à ce que nous puissions voir toutes ces qualités reflétées en cette personne. Si nous devions tomber à un niveau inférieur en nous remplissant nous-mêmes de l’idée de la maladie et de l’image de l’homme physique devant nous dans toute son apparence d’imperfection, nous ne devrions pas nous servir de la vraie méthode scientifique dont se servait Jésus. Et puisqu’il a obtenu les meilleurs résultats parmi tous les guérisseurs qui vécurent jamais, nous sentons bien que sa méthode dut être plus proche de la vérité effective. 

Nous avons accepté le fait que notre pensée intérieure a sans aucun doute un effet extérieur correspondant, nous sentons donc que, tout comme une pensée médiocre produira un effet médiocre, une pensée élevée produira un effet élevé. C’est pourquoi la pensée la plus élevée que nous puissions entretenir doit avoir l’effet le plus élevé possible. La pensée la plus haute que l’homme puisse réaliser est celle de Dieu et de sa Perfection. Dirigeons ensuite notre pensée vers la personne que nous traitons, efforçons-nous de réaliser au plus profond de nous-mêmes que cette dernière est un fragment de Dieu, si j’ose dire, et qu’elle participe comme tel à toute la perfection qu’est Dieu. Regardons le patient avec assurance, sachant en nous-mêmes qu’en réalité il n’y a rien à guérir, que tout ce qui est nécessaire est que sa Perfection spirituelle innée se manifeste à travers son corps, et particulièrement à l’endroit où son état pathologie paraît être centralisé. 

Cela ne signifie pas que nous disons purement et simplement : « Cette personne est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu, donc elle est parfaite« . Il y a beaucoup plus à faire que cela. Nous avons à nous convaincre véritablement du fait, de telle sorte que cette conviction devienne une conviction intérieure profonde, qu’aucune apparence extérieure ne puisse ébranler. Que Dieu réside en cette personne doit être pour nous plus qu’une déclaration verbale, mais devenir un fait vivant, plus réel que l’apparence de maladie. 

Comme nous l’avons exposé, nous aurons peut-être à raisonner intérieurement avec nous-mêmes jusqu’à ce que ce fait devienne pour nous une vérité absolue. Finalement, lorsqu’il n’est plus rien en notre conscience qui nie la vérité que nous avons exprimée, nous remettons notre pensée rendue parfaite à l’Intelligence Universelle, certain que sa grande énergie créatrice se répandra maintenant à travers cette pensée et réfléchira cette pensée parfaite dans une forme parfaite. 

5.     La méthode du Christ est une méthode scientifique 

Est-il possible aux êtres humains sujets à toutes les faiblesses résultant de leur vision obscurcie, de  s’élever ainsi au-dessus du monde et de son influence, de façon à ce qu’ils puissent perfectionner leur pensée et voir cette pensée reflétée en des corps guéris, des affaires prospères et un entourage heureux ? Cela est possible sans nul doute et se fait tous les jours dans toutes les contrées du monde ! Au moment même où ces pages sont lues, quelqu’un quelque part met en activité la Loi d’Intelligence en faveur de quelque corps enchaîné et voit les chaînes se briser. Cette méthode de traiter le problème de la maladie se répand et croît chaque jour. Il n’est plus de mode de s’en moquer, étant donné que, dans une réunion, il se trouve toujours aujourd’hui quelqu’un d’à peu près certain d’avoir été guéri ainsi, ou de connaître une autre personne qui le fut. La méthode du Christ est une méthode scientifique. Il n’est besoin à personne d’être confondu lorsqu’elle est mentionnée, car toute découverte scientifique venue des laboratoires renforce les bases de cette vérité. 

Les savants font des recherches plus profondes sur le fonctionnement de l’intelligence humaine et découvrent que leurs conclusions, exposées en termes scientifiques, coïncident avec la vérité énoncée il y a vingt et un siècles, par un charpentier en Palestine. Les physiciens examinent la structure de l’atome, alors que découvertes après découvertes déferlent en une succession rapide, ils en arrivent à voir que la station génératrice de l’univers n’est pas seule, bien loin dans les espaces interstellaires, mais qu’elle se trouve dans les espaces infinitésimaux de l’atome. Il y a plus de cent ans, la science étant encore dans sa première enfance, Carlyle, dans un éclair d’illumination, prononça ces paroles : « Force, force, force partout. Nous-mêmes sommes une force mystérieuse. Il n’est pas une feuille pourrissant sur la grande route qui n’ait en elle une force. » Quel essai il eût pu écrire aujourd’hui, se tenant, s’il le pouvait, à côté du cyclotron géant ou briseur d’atomes et voyant s’amonceler les témoignages prouvant que l’atome infinitésimal est un vaste abîme dans les profondeurs atomiques duquel il y a des montées subites d’énergie dépassant toute compréhension ; abîme où les dynamos de l’univers ronflent sans arrêt et du sein duquel sera extraite un jour la force qui fera marcher toute machine, fera tourner toute roue sur la terre. 

Quelle est cette force, cette énergie vers laquelle l’homme va ainsi, cherchant à tâtons son chemin faiblement éclairé ? C’est l’Intelligence divine, la puissance identique à celle dont nous nous servons pour guérir. Nous employons un pouvoir que nous ne comprenons pas pleinement, mais nous avons appris sur ce pouvoir une chose ; c’est qu’il se répand dans la direction que l’intelligence de l’homme lui indique. Il n’est pas nécessaire de comprendre la nature de la radio pour s’en servir. Que nous soyons ou non électricien, l’électricité afflue pour nous, et cette grande Energie cosmique palpitante et vibrante est nôtre pour que nous nous en servions. Ainsi, le guérisseur spirituel et mental est-il capable de présenter des résultats qui souvent remplissent de surprise le matérialiste, parce que le guérisseur spirituel agit en liaison avec la Cause première. 

6.     L’homme n’est jamais seul 

Si notre travail ne reposait que sur nous seuls, il nous faudrait peut-être répondre négativement à la question concernant la possibilité pour l’homme faible par lui-même d’influencer les conditions physiques et sa faculté de le faire. Mais chaque atome du corps de l’homme malade est une station génératrice parce qu’il est habité par l’Intelligence Universelle. Le traitement libère cette énergie et lui permet de se mettre au travail. L’homme ne se trouve jamais seul dans l’univers ; il est toujours l’incarnation d’un pouvoir prêt à rendre harmonieux son être entier. Nous prêchons la guérison spirituelle et mentale comme basée sur ce savoir. 

L’homme est une partie de l’univers et il est un avec son Créateur. Comme le dit Gray : « Cette singulière créature, l’homme, curieuse, trébuchante, aspirant à s’élever, espérant toujours. Demi-brute s’accrochant à la glèbe, demi-dieu qui perce du regard de lointaines années-lumière pour voir où luit le soleil« . 

C’est ce côté Dieu de l’homme qui nous incite à croire que nous avons le droit de compter pour la guérison sur l’action de l’Energie créatrice en nous. Voici pourquoi nous nous détournons de l’homme en tant qu’organisme physique et le voyons comme être spirituel quand nous donnons un traitement (reïki, magnétisme, médicament, etc…). Chaque individu est éternellement considéré dans l’Intelligence divine comme une conception parfaite. Cela signifie qu’il est l’idée parfaite de Dieu. Il a donc le droit de croire que l’Esprit désire à travers lui une manifestation parfaite. S’il en est ainsi, l’homme n’a pas à hésiter lorsqu’il prononce ses paroles, afin que par lui cette perfection soit rendue manifeste. 

7.     Guérir est une expérience bénie 

Mais il est une chose encore meilleure que d’être guéri : c’est vivre en reconnaissant chaque jour le fait que nous sommes perpétuellement habités par l’Esprit, que l’Intelligence opère continuellement en nous et par nous. Le jour viendra où les hommes non seulement emploieront ce principe guérisseur lorsqu’ils auront des difficultés, mais cultiveront ce sens de la proximité de Dieu – de son immanence. Quand ce jour viendra la maladie ne sera pour la race humaine qu’un cauchemar dont souffraient ses ancêtres. Cette vérité équivaut à un flux spirituel de puissance, touchant l’homme d’abord en son centre spirituel, s’étendant ensuite à travers sa mentalité jusque dans son enveloppe physique. 

L’homme, séparé de Dieu n’est jamais vie en lui-même. La santé, la prospérité et le bonheur, aussi beaux soient-ils ne peuvent jamais être primordiaux. Ils sont toujours secondaires. Comme le dit le catéchisme presbytérien en réponse à la question : « Quel est le but principal de l’homme ? » c’est « de glorifier Dieu et de se réjouir en Lui à jamais ». Il faut d’abord qu’il y ait le sentiment de la Présence divine en nous, ensuite toutes les autres choses prennent leur place légitime. Lorsqu’on apprend à cultiver ce sentiment de Dieu en soi, ces bénédictions secondaires se manifestent naturellement. 

Qui atteint ainsi aux plans supérieurs de la pensée et de la vie s’offre un aperçu nouveau du monde. Il le voit gémir sous le poids des échecs, de la maladie et des privations. Mais il est profondément conscient de l’harmonie et de la santé. Il est, pour ainsi dire, debout sur le balcon du ciel et baisse son regard sur l’humanité souffrante. Il paraît vivre et se mouvoir dans un autre monde, soulevé loin au-dessus de la fausse croyance en la nécessité de la maladie, et il souhaite à tous les hommes de voir et de comprendre que la maladie est seulement une réalité pour ceux qui croient en cette réalité. 

Quand il annonce ses paroles pour ceux qui cherchent à être délivrés de leur servitude, ses paroles ont de la force parce qu’elles vivent dans la conscience de son unité avec la Force Universelle. 

8.     Jusqu’ici j’étais aveugle 

En ce moment même existe en tout individu une part suffisante de la puissance de Dieu pour le transformer et le dégager entièrement de sa situation difficile. Vous pouvez vous-même être en période d’examens médicaux approfondis : analyses de sang et d’urines, radioscopie, radiographie, échographie, scanner… Ensuite, on vous a peut-être informé avec ménagements que c’était bien regrettable, mais qu’il n’y avait rien qu’on puisse faire pour vous. 

Laissez tomber ce diagnostic, ignorez le pronostic, détournez-vous de votre terreur et dites-vous : 

 « Je sais que toute la Vie de l’Univers coule à travers mon corps en ce moment. Je sais que l’Intelligence ne sait rien d’états incurables. Je sais que la seule chose qui empêche mon rétablissement entier et immédiat est mon propre aveuglement devant la vérité. A partir de ce moment j’affirme mon unité avec la Perfection divine. J’abandonne ma croyance en la réalité de la maladie et j’affirme ma foi en la Présence parfaite en moi. Je n’ai pas besoin d’invoquer un Dieu lointain siégeant dans les cieux. Le Dieu de l’Univers est en moi maintenant. Il a été là tout ma vie, ne s’imposant jamais à moi mais attendant à tout moment que je Le reconnaisse. Toute ma vie je fus aveugle, mais à présent mes yeux se sont ouverts à la vérité, et la vérité me libère de la Loi du péché et de la mort ». 

« En ce moment je retiens le fait que cette grande Loi créatrice de l’Intelligence attend mon commandement. Je prononce ma parole pour la manifestation en moi de tout ce que l’Esprit est en Lui-même. Je rends grâce pour ma perfection enfin découverte et je m’abandonne, sans rien excepter – diagnostic, pronostic et sentiments – à l’activité créatrice de l’Esprit ». 

Ensuite, détournez-vous complètement de votre état avec la pensée ; « Me voici, partant de l’extrémité où les eaux sont les plus profondes, il me faut ou m’enfoncer ou nager ». Le fait même d’abandonner l’état entier à l’Intelligence vous détendra mentalement, de sorte que vous n’interposerez plus votre propre tension entre vous-même et l’activité parfaite de l’Esprit se manifestant par l’Intelligence. 

La formule qui précède fut donnée il y a treize ans à une femme de Pasadena condamnée par les médecins, son cas ayant été jugé absolument sans espoir. Pendant que je préparais ce livre, elle entra quelques instants chez moi et me rappela le traitement de « l’extrémité profonde ». Elle me dit : « En ce temps-là, je sentais réellement que je plongeais dans l’extrémité profonde des eaux, mais je découvris que c’était dans les profondeurs de l’Intelligence que je plongeais. » Elle a parcouru un bien long et riche chemin depuis ce jour il y a treize ans, et fut l’intermédiaire qui amena beaucoup de gens à voir et à comprendre cette vérité. 

9.     La force de la conviction 

Une des choses remarquables concernant la guérison mentale et spirituelle est qu’elle peut s’accomplir en un clin d’œil. On n’a pas besoin d’étudier pendant des années pour devenir capable de l’appliquer. Il est vrai que certaines personnes ont besoin de plus de temps que d’autres avant d’atteindre à une conviction intérieure claire et ferme, mais si on se sert du traitement rapide exposé ci-dessus en s’ouvrant à lui sans aucune réserve mentale, on peut être guéri. 

Une fois qu’une personne a fait l’expérience d’une guérison, il est naturel qu’elle désire avancer et en apprendre davantage. La raison en est qu’ayant ouvert sa conscience toute grande et reconnu le Dieu en elle, l’esprit qui l’habite continue à s’épanouir en une connaissance de plus en plus vaste. Quelque chose de réel est arrivé. La guérison n’est pas simplement une transmission de la pensée, c’est un mouvement de l’Esprit par la Loi d’Intelligence. Le corps est changé. « Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles ». 

10.            La maison du Père 

Pendant longtemps l’homme fut absent de la maison du Père, mais à présent il se trouve sur le chemin du retour. Dans l’histoire de l’enfant prodigue, Jésus enseignait le secret de la guérison. Ce n’était en aucune façon une dissertation morale, Jésus n’ayant jamais été un moraliste, comme nous l’avons indiqué ci-dessus. Il enseignait aux hommes des voies pratiques pour changer leurs conditions de vie. 

Il enseignait que le fils désirait quitter la maison du père où tout était paisible et harmonieux, et où il n’avait qu’à faire connaître ses besoins pour qu’il y fût amplement pourvu. Le père ne voulut pas discuter avec lui et le fils partit. Au bout de quelque temps, il se trouva dans une gêne terrible et essaya de se représenter comment il avait fait pour en arriver là . Enfin, la lumière se fit dans son esprit. Sa situation fâcheuse était le résultat de sa séparation d’avec son père. Il se rappela comment, même les serviteurs étaient nourris, vêtus et se trouvaient heureux dans sa maison paternelle. Il se mit donc en route pour y retourner. En arrivant, il commença par s’accuser lui-même devant son père. Mais le père qui n’avait pas discuté avec lui lors de son départ, n’écouta pas cette accusation du fils contre lui-même à son retour. Au lieu de le condamner il l’aima, le nourrit et le vêtit, et le fils reprit une fois de plus au foyer la place qui lui revenait de droit. 

Dieu est toujours Celui-qui-ne-change-pas. L’homme peut faire de sa vie ce qui lui plaît, car il est libre. Mais la Loi de la cause et de l’effet ordonne qu’il subisse l’effet de son choix. Chacun des actes du fils était le sien propre, conçu et exécuté par lui-même, sans insistance ni entrave de la part du Père. Le Père était là lorsqu’il partit, il était à la même place lorsqu’il revint. 

La maison du Père était l’endroit où régnait une acceptation commune du niveau d’existence du Père. C’était donc l’endroit où la sécurité et le bonheur de l’homme les plus grands pouvaient être obtenus. Le pays lointain était le monde des opinions diverses où prévalaient de fausses croyances, où dominaient les sens et où le malheur et l’insécurité étaient la fin de toute action. 

L’homme se remet toujours des effets de la vie des sens lorsqu’il tourne intérieurement son esprit vers la maison du Père. Il est un lieu dans les profondeurs de la conscience de l’homme qui est la maison du Père. C’est ce qu’entendait David lorsqu’il disait : « Celui qui habite dans la retraite secrète du Très-Haut est logé à l’ombre du Tout-Puissant« . Le monde des sens est un endroit bruyant. Le monde de l’Esprit est le lieu de la paix. Le monde des sens vous met en pièces, celui de l’Esprit vous guérit et vous complète. C’est le privilège de l’homme de fermer ses oreilles aux voix rauques du monde des sens, de pénétrer de plus en plus profondément dans le monde de la Réalité qui est en lui. 

On peut se représenter un tunnel souterrain au cœur d’une grande ville. Ce tunnel conduit en descendant très loin dans les profondeurs, puis il s’élargit graduellement en une vaste pièce où brillent des lumières douces et voilées, où des tapis moelleux couvrent le sol, où il y a des chaises et des lits de repos confortables et où le silence est presque tangible. Le citadin, fatigué et désaxé, se détourne du bruit et des clameurs stridentes des rues de la ville, de la pollution, du beuglement des klaxons, du fracas des poids lourds, de la télévision du voisin… lorsqu’il entre dans le tunnel, les bruits sont quelque peu affaiblis. Peu à peu ils se réduisent à un murmure et, lorsque l’homme arrive dans la vaste pièce, on ne les entend plus et le visiteur se trouve complètement à l’abri d’eux. C’est l’image qu’exprime la parabole du fils prodigue au moment où il rentre dans la maison de son père. 

La plupart des gens continuent à vire au milieu de la cacophonie des rues. Beaucoup, cherchant la réalité, se retirent et font un peu de chemin dans le tunnel ; quelques-uns font leur chemin profondément dans le cœur de la Réalité, où les maux, les douleurs et les maladies de la vie ne peuvent élever leurs voix discordantes. Ce sont ceux qui habitent dans la retraite secrète du Très-Haut. Jésus vivait de cette vie retirée, même au milieu d’une vie extérieure concrète et active. Il n’est pas nécessaire d’être ermite, ni de se retirer dans des couvents ou sur des sommets solitaires dans les montagnes. 

Nous pouvons poursuivre les multiples devoirs de ce monde prosaïque et, cependant, l’homme intérieur peut rester pour toujours en contact avec le Père au-dedans de lui. C’est là ce que signifient les mots : « Etre dans le monde, mais non du monde« . Le lis peut vivre entouré du limon de l’étang, mais il attire à lui les éléments qui émergent en une pureté et une beauté singulières. Demeure dans les profondeurs, mon âme , demeure dans les profondeurs, c’est le secret de la paix. 

11.            Les courants de la vie 

Les courants de la vie coulent toujours dans une direction. Ils ne changeront jamais le cours de leurs eaux, comme le Père n’a jamais changé sa position. L’homme doit s’adapter à ce courant de la vie et alors il trouvera une harmonie complète. Tous ses maux proviennent de ce qu’il se met en travers des courants de la vie. En agissant ainsi, il peut se détruire lui-même ; la destruction ne vient jamais de l’Esprit, mais du fait que l’homme a décidé de sortir du courant universel harmonieux et de se précipiter à l’encontre de celui-ci. Ni supplications ni prières ne détermineront le Père à changer la direction du fleuve d’harmonie. L’homme doit revenir du pays lointain et reprendre sa place légitime, coopérant avec le courant au lieu d’aller contre lui. C’est le véritable enseignement de la cause et de l’effet. 

L’homme est tout Esprit, de l’âme aux atomes physiques. Tout comme la pensée de Dieu condensée devient l’univers physique actuel, ainsi la pensée de l’homme, condensée, devient son petit univers physique. Il n’est pas strictement vrai de dire que la vie de la pensée de l’homme ne fait que simplement influencer sa vie physique. Nous le répétons de temps en temps afin d’attirer l’attention sur le fait de l’influence mentale, mais la vérité est que la pensée de l’homme devient effectivement sa forme matérielle. Les conditions de la vie de l’homme et son état physique sont ses propres pensées modèles auxquelles il a donné une forme. C’est pourquoi nous disons que ses manifestations ne peuvent jamais dépasser d’un pouce le niveau de sa pensée. Ses conditions matérielles sont toujours l’indice de sa vie intérieure, qui est celle de sa pensée parce que la vie extérieure et ses conditions matérielles sont cette vie de la pensée elle-même. 

12.            Une action en dehors des sens 

Voilà pourquoi plus élevée sera la qualité de notre pensée, plus élevée en sera l’effet. Et c’est pourquoi nous cherchons à introduire dans notre traitement l’élément spirituel. La puissance mystérieuse de l’Esprit est plus forte que toute autre vibration, physique ou mentale. Elle est Esprit pur, à une hauteur incommensurablement au-delà de la puissance mentale, de la concentration, de la suggestion ou de toute autre activité psychologique. On ne saurait l’enregistrer par les seules facultés humaines. Elle opère silencieusement comme la lumière du soleil se pose sur la terre. Pour cette raison, le traitement n’est pas toujours enregistré par les sens, car l’action est en dehors des sens. 

Au cours d’un traitement le patient ne se sent pas nécessairement différent, et est quelquefois désappointé de ne pas éprouver la sensation d’un feu entrant en lui ou celle d’une manifestation de quelque chose qui lui serait arrivé. Laissez-le poursuivre son chemin, sachant que la Vie de l’Esprit n’est pas une chose tangible, électrique, annonçant sa présence par un bruit de trompettes émotives ou physiques. Elle se glisse silencieusement à travers le corps, agissant activement dans chaque cellules, reproduisant sa propre image partout où de l’attention lui est accordée, accomplissant tout cela avec le même calme avec lequel son Intelligence dirige l’univers. 

Les effets sont néanmoins visibles. Le corps en lequel opère ainsi l’Esprit commence à montrer une amélioration dans les conditions extérieures. Un calme nouveau pénètre la conscience, une nouvelle vitalité commence à se manifester, l’ordre ancien commence à s’effacer et toutes choses deviennent nouvelles. 

13.            On ne peut jamais réprimer la vie 

La vie se frayera toujours son chemin vers la surface. Rien ne peut être un obstacle dans son chemin. La vie dans les racines de l’arbre soulèvera le trottoir de béton non par une poussée explosive, mais par une effort soutenu et continu de la puissance qui jaillit de la source de toute Vie. 

La vie à l’intérieur du corps de l’homme, la Vie de l’Esprit, tout aussi impitoyablement que l’arbre, repoussera la dalle écrasante de la maladie ou le bandeau de peur qui enserre l’homme lorsque celui-ci entrera en contact avec elle selon la façon scientifique décrite. Il nous faut nous dépouiller de toute superstition et savoir en nous-mêmes que cette Loi de la Vie ne doit pas être approchée avec peur et tremblements. Elle est notre serviteur et nous pouvons la diriger vers l’action avec confiance, dans le domaine spécifique sur lequel est tombé notre choix. 

14.            Acceptons notre responsabilité 

En toute âme individuelle il y a, latente, en ce moment même, assez de Puissance Divine pour transformer le corps entier et l’amener à la perfection. Cette puissance est filtrée à travers la conscience humaine. Il n’est pour elle point d’autre chemin qui lui permette d’agir, car si nous attendons de Dieu qu’Il fasse tout pour nous, Il ne peut rien faire qu’à travers nous. Nous pouvons être assis dans l’enclos des porcs d’une contrée lointaine, plein de commisération pour nous-mêmes et nous demandant pourquoi la vie nous a infligé pareille chose, nul Père aimant ne lèvera un seul doigt pour nous arracher notre misère. Nous devons le faire sous notre propre responsabilité

Dès que nous nous décidons à nous lever et à nous rendre auprès du Père, nous trouvons que toutes Ses ressources sont à notre disposition. Nous aurions pu les avoir à tout moment, en jouir pendant les années passées à souffrir dans le pays lointain, car toutes ces ressources étaient nôtres pendant tout ce temps. Mais nous ne pouvons jamais jouir de leur possession effective avant que, de notre propre volonté nous rentrions dans la maison du Père et prenions ce qui nous appartient. 

Nous terminons donc notre débat. La conscience lucide, les yeux grands ouverts devant la certitude de la guérison, guérison qui ne dépend pas d’un caprice incertain d’un Potentat céleste, mais qu’il est en notre pouvoir d’accepter ou de refuser. Ceux qui refusent ne trouveront pas d’autre chemin pour arriver à une libération physique complète. Ceux qui acceptent entreront dans la plénitude la plus entière de la vie, car : « Je suis venu afin que vous ayez la vie, et que vous l’ayez plus abondamment« . 

coeur dans L'Esprit  Guérisseur

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