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les instructions de Ramana Maharshi

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

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La quintessence de l’enseignement de Ramana Maharshi se trouve dans le petit livre intitulé « Qui suis-je ? ». Il contient la première série d’instructions données par Ramana Maharshi, basées sur sa propre expérience de la réalisation du Soi. La série de questions initiale fut posée par Sivaprakasam Pillai et fut ensuite présentée par Ramana Maharshi lui-même sous forme de prose.
Chacun peut prendre conscience de la puissance de cet enseignement, à condition de le mettre en pratique. Dans L’Enseignement de Ramana Maharshi (Talks) nous lisons : « [qu’on recherche] à qui appartiennent les pensées. D’où proviennent-elles ? Elles doivent surgir du Soi conscient. S’en rendre compte, même vaguement, favorise l’élimination de l’ego. Par la suite, la réalisation de l’Existence unique et infinie devient possible. Dans cet état, il n’y a pas d’autres individus, il ne reste que l’Existence éternelle. Aussi ne pense-t-on ni à la mort ni à la souffrance ».
L’enseignement intégral peut être téléchargé ici : « Qui suis-je ». Voici une version abrégée pour faciliter l’usage.

 

téléchargement

Qui suis-je ?
Tout être vivant aspire à un bonheur qu’aucune souffrance ne troublerait ; et chacun éprouve le plus grand amour pour lui-même ; ce qui est dû uniquement au fait que le bonheur est sa nature véritable. De là, afin d’atteindre ce bonheur intrinsèque et pur que nous éprouvons chaque nuit dans le sommeil profond lorsque le mental est endormi, il est essentiel de se connaître soi-même. La meilleure méthode pour y parvenir est la voie de la Connaissance, la quête du Soi par la question « Qui suis-je ? ».

« Qui suis-je ? » Je suis pure Conscience. Cette Conscience est par nature-même Etre-Conscience-Félicité (sat-chit-ânanda).

Le mental est l’outil du savoir et la base de toute activité ; si le mental se retire, la perception du monde en tant que réalité objective cesse. L’analogie suivante est souvent utilisée dans l’Advaita : un homme voit une corde au crépuscule, la prend pour un serpent et s’effraye sans raison. La corde sur laquelle l’illusion se forme n’est pas perçue en tant que corde, jusqu’à ce que cette illusion s’évanouisse. De même, on ne peut avoir la vision de la vraie nature du Soi, sur lequel les illusions se forment, à moins que ne cesse cette perception illusoire du monde en tant que réalité objective.

Ce qui est appelé « mental » est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent. En dehors des pensées, le mental n’existe pas. Aussi la pensée constitue-t-elle la nature du mental. En dehors des pensées, il n’y a pas d’entité séparée appelée « monde ». Dans le sommeil profond il n’y a pas de pensée, et donc pas de monde. Dans les états de veille et de rêve, les pensées sont présentes, ainsi que le monde.

Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même.

Quand le mental émerge du Soi, le monde se manifeste. Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi n’apparaît pas ; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit), le monde n’apparaît pas. Si l’on s’interroge assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par se retirer, il ne restera que le Soi. Ce qui est désigné comme le Soi est l’âtman. Le mental ne peut exister indépendamment de quelque chose de grossier (le corps physique) ; il ne peut exister par lui-même. C’est le mental qu’on appelle corps subtil ou âme (jîva).

Ce qui s’élève dans ce corps en tant que « je » est le mental. Si l’on cherche à savoir d’où, dans le corps, émerge en premier la pensée « je », on découvrira que c’est du Cœur. C’est là la source du mental. Même en pensant continuellement « je, je », on sera conduit à cet endroit. La pensée « je » est la première de toutes les pensées qui apparaissent dans le mental. Ce n’est qu’après sa naissance que les autres pensées s’élèvent.

La pensée « Qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées et, comme le bâton qu’on utilise pour tisonner le bûcher funéraire, elle sera, elle aussi, finalement brûlée elle-même. C’est alors que surviendra la réalisation du Soi. Lorsque d’autres pensées surgissent, au lieu de les suivre, on devrait se demander avec persévérance : « A qui sont-elles venues ? ». Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Chaque fois qu’une pensée arrive, on devrait s’interroger vivement : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse serait : « A moi ». Et là, si on se demande « Qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira.

En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental, qui est subtil, passe par le cerveau et les organes des sens, il apparaît des noms et des formes grossières ; lorsque le mental reste dans le Cœur, ces noms et ces formes disparaissent. Ce qu’on appelle « intériorisation » consiste à ne pas laisser le mental s’échapper, mais à le retenir dans le Cœur. L’« extériorisation », c’est de laisser le mental sortir du Cœur. Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le ‘je’, origine de toutes les pensées, s’évanouit et le Soi toujours présent resplendit.
Il n’y a que l’investigation intérieure comme moyen adéquat pour faire que le mental se retire de façon permanente. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens, il ne sera maîtrisé qu’en apparence, car il s’élèvera à nouveau. Le mental peut aussi être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle ; quand elle reprend librement, le mental redevient actif et commence à vagabonder.

Tout comme la pratique du contrôle de la respiration, la méditation sur les représentations de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire, etc. ne sont que des aides temporaires pour apaiser le mental. Le mental parvient à cette concentration extrême par la méditation sur des formes de Dieu et par la répétition de mantras. Pour un mental ainsi concentré, la recherche du Soi devient facile.

En observant un régime strict [nourriture sattvic (pure)], on améliore la qualité du mental, ce qui aide à la recherche du Soi. Même un grand pêcheur est assuré de pouvoir s’amender par la pratique zélée de la méditation sur le Soi.
On ne devrait pas permettre au mental d’errer vers les choses de ce bas monde, ni de se mêler des affaires des autres. Aussi mauvais que puissent paraître certains, il ne faudrait pas les haïr pour autant.

Tout ce que l’on donne à autrui, on se le donne à soi-même. Si on a compris cela, comment ne pas vouloir donner à son prochain ?
Si l’ego se manifeste, tout se manifeste ; si l’ego s’apaise, tout s’apaise.
Le bien s’établira en proportion de notre humilité.
Une fois le mental apaisé, on peut vivre n’importe où.

Sans titre
Ce qui existe en vérité, est le Soi seul. Le monde, l’âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comme l’argent qu’on croit voir dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent simultanément. Le Soi est là où il n’y a pas la moindre pensée « je ». C’est « le Silence ». Le Soi lui-même est le monde ; le Soi lui-même est « je » ; le Soi lui-même est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

Celui qui s’abandonne au Soi, qui est Dieu, est un excellent devotee. S’abandonner à Dieu signifie se souvenir constamment du Soi. Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera. Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi ne pas nous y soumettre, plutôt que de nous tracasser de ce qui doit ou ne doit pas être accompli, et comment. Sachant que le train transporte tous les bagages, pourquoi nous éreinter à porter nos petits bagages sur la tête, au lieu de les déposer dans le train et d’être à l’aise ?

 

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UN TEMPS POUR LE SILENCE

Posté par othoharmonie le 15 avril 2016

 

 

Dieu nous parle. Il nous parle de différentes manières : par Sa parole écrite, la nature, son Esprit Saint, des circonstances, des livres et parfois par des gens autour de nous. Sa parole est vivante et comme les israélites dans le désert, nous devons chercher cette parole et la manger tous les jours pour vivre et pour vivre en bonne santé spirituelle. 

Je me lève tous les matins et je cherche la présence de Dieu (Il est Lui-même le pain de vie). Je l’écoute en sachant qu’Il parle aussi sans mots. Et dans mon expérience il est rare que Dieu crie. La plupart du temps Il nous parle doucement et il nous faut trouver des moments tranquilles et garder silence, choses qui sont de plus en plus rares dans le monde dans lequel nous vivons. Si vous en avez besoin, j’aimerais partager régulièrement avec vous un peu de ce pain, un peu de Lui qui me fait vivre. Quelqu’un a chanté ceci : 

Je suis un mendiant mais je sais où me trouver du pain.
Je suis un mendiant mais je suis bien nourri.

 

L

J’ai décidé de ne pas faire corriger mes fautes de grammaire et d’orthographe (je suis anglophone) parce que je veux que vous sachiez que je ne suis qu’un homme imparfait, ma vie étant un chantier du Seigneur, un vaisseau fragile dont Il en a fait Sa demeure. Pardonnes-moi mes offenses ! 

Le Père, le Fils et le Saint Esprit nous invite à la table qu’ils ont dressés pour nous. Venez manger, venez souvent.

-          Chris A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

UN TEMPS POUR LE SILENCE….

« Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche ; dites seulement des paroles utiles, qui répondent à un besoin et encouragent l’autre, pour faire ainsi du bien à ceux qui vous entendent. » Ephésiens 4 :29

Si nous mettions en pratique la première phrase de ce verset, il y aurait beaucoup plus de silence dans le monde…au moins jusqu’à ce qu’on apprenne à pratiquer le reste du verset.

Aimer ou ne pas aimer quelqu’un commence dans nos pensées ; que pensons- nous d’eux, quelle est notre « méditation » à leur sujet ? Quand la bouche parle, elle parle de l’abondance du cœur et c’est toujours révélateur. 

Parfois il est préférable de garder le silence, d’ « apprivoiser » sa langue, plutôt que de semer les mauvaises graines et la violence que nous avons laissé pousser dans nos pensées. Si nous constatons que dans nos pensées il y a des jugements, de la condamnation, de la haine ou du négatif (autant de graines qui s’enracinent si nous le permettons,) garder le silence est la meilleure des choses à faire par respect pour l’autre. Ce silence peut être perçu par l’autre comme de l’indifférence et le perturber parce que nous avons interrompu un cercle vicieux et négatif. Il est important d’expliquer pourquoi nous décidons de garder le silence ; pour sonder notre cœur et ne plus dire ni écouter des mauvaises paroles qui blessent.

 
Le silence, même pendant une période douloureusement longue, n’est pas toujours une mauvaise chose, même si dans notre culture occidentale nous n’avons pas cette habitude et ça nous rend mal à l’aise. « Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche… »Souvent nous parlons pour des raisons personnelles et égoïstes, pour « exorciser » le poison intérieur et nous décharger d’un poids, sans prendre garde à l’autre. Mais ce verset nous dit que nos paroles doivent répondre aux besoins de l’autre personne et non pas soulager notre égo. Quand j’étais enfant, on m’a appris tout simplement que « mauvaise parole » voulait dire gros-mots ! Souvent les gros-mots ne sont pas aussi blessants que nos jugements injustes, nos accusations et nos conclusions fausses ou à moitié vraies. En fait le mot grec employé dans ce verset veut dire « pourri, putréfié, corrompu, inutile, usé, sans valeur ».

Mais vous allez me dire : « Le mal que je vois dans mon frère/ma sœur n’est pas le fruit de mon imagination, je le vois vivre depuis des années, c’est évident pour moi et pour les autres, je suis objectif. » En êtes-vous sûr ? Etre objectif signifie voir l’autre comme Dieu le voit. L’homme regarde l’extérieur mais Dieu regarde le cœur. L’objectivité humaine n’est pas l’objectivité divine. Nous voyons la vie et les personnes du point du vue du temps et nous ne voyons pas tout. Dieu lui voit tout et Il le voit du point de vue de l’éternel présent. 

Qu’est-ce que ça veut dire? La Bible nous dit: « Si quelqu’un est en Christ il est (déjà) une nouvelle créature. » Voici comment Dieu te voit et comment Il voit l’autre. Et par ses paroles et son Esprit Il appelle à l’existence, non pas le « faux moi » qui est arrogant, égoïste et sur la défensive, mais le « vrai moi » déjà créé à son image et déjà existant, aussi dormant ou caché qu’il puisse être aux yeux humains. Savons-nous quand il faut parler et quand il faut se taire ? Sommes-nous capables de scruter nos propres cœurs suffisamment longtemps et profondément pour discerner nos motifs cachés et savoir si nous parlons par amour ou par intérêt personnel habilement déguisé ?

Permettez-moi d’aller plus loin. Par « mauvaises paroles » on peut aussi comprendre, verbaliser la vérité « objective » quand le moment n’est pas propice pour l’autre personne ou quand le motif n’est pas sain. Parfois il ne faut rien dire même si on pense que c’est bien et vrai, parce-que le maître potier est déjà à l’œuvre. Bien souvent on veut donner un coup de main pour que le travail se fasse plus vite, car on ne veut plus souffrir. Alors Dieu nous dit : « Laisse-moi agir, laisse cette personne entre mes mains. » Le temps de Dieu est toujours propice et souvent il n’a pas besoin de nous. 

corps-de-cristal

Quelqu’un qui prie régulièrement pour moi et qui savait que je passais par des moments très sombres m’a écrit il y a quelques semaines pour me dire : « Cher Chris, combien de fois mes doigts touchaient le clavier pour t’écrire et Dieu m’a dit non. Il fallait que Dieu seul s’occupe de toi. » Ceci est très difficile pour l’être humain. Que faire? Il nous faut apprendre la patience, veiller sur nos propres cœurs et prier. Pendant combien de temps ? Le temps qu’il faudra…tant que Dieu dira: « Laisse-moi faire. »

Imaginons un enfant qui regarde le potier à l’œuvre pour former un vase sur le tour. Nous sommes souvent comme l’enfant qui ne veut pas se contenter d’observer mais qui veut donner un coup de main. Dans notre imagination infantile nous nous disons : « Je peux le faire. » Le problème c’est que si nous n’avons pas appris le processus délicat de créer des choses belles dans d’autres personnes, nous risquons de mettre nos mains charnelles sur le vase et le déformer. Et combien de fois faisons-nous cela! Et puis le potier doit tout recommencer encore…et encore…et encore. Si nous sommes capables d’attendre pendant que Dieu travaille, le temps laissera monter à la surface nos propres défauts. Les défauts de l’autre peuvent nous aider à constater les nôtres. Ne soyons pas pressés de demander à Dieu de changer l’autre si nous n’avons pas encore compris ce qu’Il veut changer en nous.

Quelqu’un a dit : « J’ai entendu beaucoup de bons conseils mais pas beaucoup de bonnes nouvelles. » On a tous besoin de bons conseils mais la plupart du temps, avant tout, on a besoin de bonnes nouvelles, par exemple : Une accolade, un sourire, un pardon sincère, l’acceptation inconditionnelle ou des paroles comme « Dieu est à l’œuvre en moi aussi, sois patient. Dieu t’aime, il ne t’abandonnera jamais. Je t’aime aussi, je ne t’abandonnerai jamais.” Point.

Nos paroles ont une puissance terrible, presque créatrices de bon ou de mauvais. Ce qu’on dit devient réalité. Par sa Parole Dieu a fait exister ce qui n’existait. Et nos paroles ont ce même pouvoir d’engendrer le bien ou le mal. Les choses qu’on met en évidence dans l’autre s’enracinent plus profondément quand nous les verbalisons. Ces choses ne font pas partie de son identité véritable. Que veut-on voir s’amplifier dans l’autre ? Le « faux moi » qu’on déteste, ou le « vrai moi » créé à l’image de Dieu ; la nouvelle création ? Comment un enfant devient-il adulte ? En jouant, en faisant semblant d’être déjà adulte. Lorsqu’un petit garçon porte le chapeau de son père ou quand une petite fille porte les chaussures de sa maman, dans leur monde de fantaisie, ils arrivent à croire qu’ils sont déjà grands, surtout si on leur dit : « Mais qu’est-ce que tu es grand! » C’est comme ça que Dieu nous fait grandir en nous donnant « son grand chapeau et ses grandes chaussures », et oui, même en nous laissant nous mêler des chefs-d’œuvre qu’il sculpte de toi et de moi !!!

Ce genre d’autocritique, de prise de conscience et de maîtrise de soi que je viens de décrire semble impossible, aussi impossible que mettre fin à toute la violence dans le monde et toutes les guerres. J’échoue tous les jours alors que je vois d’autres échouer aussi. C’est douloureux. Les solutions de Dieu sont radicales mais seulement des solutions radicales peuvent générer des changements radicaux. Peut-être que vous me direz : « Attends-tu qu’on essaie d’être comme Dieu ? » Alors, est-ce que ce n’est pas ça le but ? « Si nous visons les étoiles aujourd’hui peut-être nous atteindrons la lune demain. » Je devrais plutôt dire : En regardant avec les yeux de l’éternel présent, nous y sommes déjà.

Pour revenir au point de départ, nos pensées verbalisées ont un pouvoir terrible. Notre silence aussi…
Chris

-          A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

 

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LA VOIX DE SON ETRE.

Posté par othoharmonie le 5 avril 2016

 

Yoga de la Voix : D’abord, il y a un Silence prodigieux, le silence d’Or, où dore la Conscience absolue.

Soudain ce Mystère se met à rêver et son rêve vibre de toutes parts dans l’éternité.
La bouche de l’infini s’ouvre, le cri de naissance de l’univers OM remplit l’espace.
Plus rien n’est stable, la lumière apparait, ainsi que les mondes, et les créatures.

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Il y a dans cette succincte approche de l’origine du monde d’après les Védas, une certaine relation avec la théorie scientifique du Big Bang, qui se résume à une succession de « changements d’états » de l’univers. Comme dans le jeu de la conscience, l’univers est en expansion. Dans le yoga, le mot même «Univers» est en expansion : «Uni vers…»
Le terme Veda dans son sens de « Révélation » correspond à l’expérience des premiers sages qui entendirent le son primordial manifesté. Il signifie aussi «Connaissance».

Les hymnes sacrés des Vedas sont uniquement scandés ou chantés, et ont chacun une atmosphère particulière. Ils peuvent être extrêmement pénétrants, au point d’être quasi-insupportables à certains auditeurs. Cette notion de «divin», contenue dans la vibration est encore bien vivante aujourd’hui en Inde, où la peur du Sacré n’existe pas encore. La transmission orale des Vedas fut compilée en livres au fil des millénaires, et l’on y trouve entre autres une description de l’atome constituant la matière. Depuis la nuit des temps, les Maîtres sont d’accord (parfait) pour dire que dans ce monde en mouvements, (impermanent), tout est vibration. Les couleurs, les formes, les mots vibrent et l’on peut mesurer leur fréquences.  Nul besoin de microscope électronique pour ces êtres étonnants, ils ont vu les particules de la matière vibrer, avec l’oeil de la Conscience.

Laissons quelques anges passer…

Il y a très longtemps et quelques secondes à peine, Gita Marg, la voie de la réalisation par la musique, était enseignée par des maitres yogi et musiciens. Pour exemples, Baba Shivananda de Rishikesh qui pratiquait la musique comme un yoga. L’illustre Hazrat Inayat Khan, qui enseignait en jonglant avec les sphères de la musique. Maharishi Mahesh Yogi, qui fit découvrir en occident la musique reliée aux lois naturelles de la Nature.

La science du son, de la musique, (Nada Yoga, ou Gita Marg) a été conçue et donnée comme moyen de recherche, pour retrouver la grande musique qui est Silence.

Le Yoga de la Voix, vient de là. C’est une branche de l’arbre du Yoga.

Pour dénommer ce type de chant complètement relié à la Conscience, et plutôt que de prendre un terme Indien, nous avons préféré unir les mots Yoga et voix, (plus appropriés en nos contrées), pour définir clairement le propos.  De par nos intérêts, les Védas et le Védanta constituent toute la saveur philosophique de cette pratique, et nos guides de coeur, Sri Aurobindo et Mère, Swami Shivananda, Swami Chidananda, Maharishi MY, Chandra Swami, Swami Brahmdev, Pandit Barun Kumar Pal, contribuent par leur bienveillance à garder authentique en nous cet aspect de la spiritualité vivante.

Le Yoga de la Voix, dont l’axe musical principal est le Gandharva (devenu musique classique Indienne), se compose des éléments suivants : Hatha yoga, Bhakti-yoga, Nada/Shabda yoga, et Jnanayoga. Reliés ensemble, ils deviennent «Gita Marg», alias «Yoga de la voix», le véhicule de notre sadhana.

C’était mieux maintenant

A l’origine, la musique modale Indienne (qui utilises des modes) était offerte aux Dieux et jouée exclusivement dans les temples. Aujourd’hui, nous avons la joie de la pratiquer comme un yoga dans l’intimité du sanctuaire intérieur.
Notre corps vibre constamment au tempo du coeur qui bat à son rythme.  

Quelle musique cela fait-il ? Comment sommes-nous accordés?
Les Maitres qui ont entendu la musique subtile de la création, ont initié la musique Gandharva, musique céleste. Ils ont appliqué l’harmonie naturelle émise par l’univers, (que l’on peut partiellement mesurer aujourd’hui*), aux règles de la musique classique Indienne.

Les modes joués (gammes spécifiques), se réfèrent au chant subtil du monde, qui va varier du lever du soleil à son couché, de la lune noire jusqu’à sa pleine croissance. Ainsi, il y a une sélection de gammes et de rythmes divers correspondant aux sons et aux pulsations de l’univers, et qui suit ses variations sur une échelle de 24 heures (prahara).

Pratiquer les différents modes Hindustani, le matin et le soir, nous fera découvrir la réalité mystérieuse de ce principe établi, et nous mettra en phase avec notre nature essentielle. Nous accostons sur un rivage mystique, il suffit de passer le mur du son.
«Qu’est ce que le mysticisme, disait Inayat Khan, simplement les lois de la vibration».
Ici et maintenant, tout commence par des chansons.

*On sait depuis peu, grâce au satellite Corot que le soleil résonne comme un tambour. Sous l’effet des mouvements turbulents des masses de gaz, son atmosphère se remplit d’ondes. Ces excitations acoustiques pénètrent vers le cœur de notre étoile.  Des milliers de fréquences ont ainsi été détectées.
Faut-il en conclure que le soleil pète de joie?

Pratique (rappel).

Le Yoga de la Voix est une pratique d’harmonisation par le son utilisant les techniques vocales de la musique classique Indienne, la science des Ragas, les mantras, et divers aspects du chant dévotionnel indien. Le chanteur apprend rapidement à se situer dans un espace vocal précis, monter et descendre dans l’échelle des gammes (mode), guidé en continu par la note de référence du bourdon (tanpura). L’étude des modes principaux, de chants sacrés en Sanskrit, autant que la simple psalmodie de Mantras, tous porteurs de richesses et d’émotions, contribuent à une expérience globale du son.

Au cours des séances, douces où intenses, nous voguons en musique dans le présent. Nous abordons avec précision les fréquences des notes, et la musique qui se situe entre les notes. Nous utilisons le potentiel vibratoire de la voix naturelle que nous développons dans un univers micro-tonal merveilleux. Nous sommes les instruments d’une musique savante et infiniment énergétique. Nous affinons notre écoute, il y a notre voix, la voix du groupe et la voix d’ensemble. Il y a le chapelet d’Unité (mala) que nous tissons de nos perles de musique.

L’effet, les fées, les faits

Vive la créativité, ne limitons pas notre pouvoir symphonique à quelques coups de grosse caisse. Nous découvrons l’ivresse de chanter dans nos profondeurs, au plus haut de nos aspirations. Le goût de la liberté revient. La richesse sonore contenue dans le chant d’un mode est porteuse de douces sensations et révèle la vibration comme une amie intime. On se connait, on se reconnait. Je me berce moi même, je suis la mère et l’enfant, je suis l’enfant qui berce sa mère.

Très vite et sans recourir à une concentration soutenue, l’attrait de la musique aidant, nous voyons (observons) le Silence s’élever comme un soleil, surgir en nous comme une rosée de délicatesse et de tranquillité. Nous percevons que ce «vide» étrange n’est pas l’absence de bruit autour de nous, mais un élément vivant et sensible de notre face intérieure. La face cachée de la surface. Quand le tumulte disparait, il y a communion de l’être avec le son et union avec le Silence. On se remplit goutte à goutte, note à note, le vent des pensées souffle au loin. Le système nerveux, le coeur sont apaisés, les centres subtils sont harmonisés, le masque noir de nos préoccupations favorites est tombé.  Nous goûtons la grâce d’un repos profond, des larmes coulent, de la joie monte. Nous nous retrouvons. L’ état d’absorption méditatif survient naturellement. Un genre de «transe-en-danse» résultant des notes sur le chemin. Expériences du témoin où l’on saute la barrière des pensées pour faire l’école buissonnière de la raison.

Relaxation finale

Allongé, un brin de musique entre les dents, on se surprend à contempler le présent.
Un Silence essentiel, vibrant et réconfortant nous salue, au seuil du temple où notre nom est Unité, où l’on a pas à devenir, simplement être.

Les tests des neurosciences mettent en évidence les changements cérébraux qui interviennent pendant la méditation, où la synchronisation des ondes du cerveau est possible, (notamment les ondes alpha et gamma). La méditation induit la cohérence, stimule la mémoire, et accentue la concentration. Elle a bien sûr d’autres effets dont la transcendance, qui est le sujet du Yoga.

Rien ne vaut la pratique personnelle, (pas d’intermédiaire, nous sommes l’acteur de notre propre évolution) pour aller à notre propre rencontre.  Ce que nous vivons dans l’état d’apaisement, n’est pas ce qui vient de nous, mais ce qui vient à nous. Il s’agit d’universel, d’Unité. Cela échappe au contrôle mental qui est bien content de lâcher et de recevoir. Il a bien droit à des vacances. Dès que la Conscience est nourrie, nous ne manquons plus de rien et nous éprouvons un bien-être qui babille au bras de l’allégresse.

MUSIQUE BIO

Musique Bio

L’usage des instrument acoustiques* (en accompagnement des séances, ou pendant les relaxation musicales), est primordial car ils vibrent, ils sont vivants. De la terre, du métal, de la peau, du bois, des cordes en cuivres, acier, boyau. Le son joué est naturel, direct, et non filtré, synthétisé, généré, échantillonné, compressé, numérisé, etc. Cette restitution idéale de la musique participe à l’harmonisation générale. Pas de nappes ici, on joue directement sur la table (d’harmonie). On sort du son flatteur mondialisé pour retrouver la beauté et la subtilité du son naturel. C’est important, et ça fait du bien, car les instruments sont des miroirs de la voix. De plus nous avons à rééduquer nos oreilles malmenées par le bombardement médiatique, les bruits horribles de toutes nos machines, et les formats audio de plus en plus réduits et comprimés. Retour à l’appréciation simple et consciente du son, de la musique nuancée en quelques notes et avec une seule voix. Cela suffit pour nous bouleverser. Il y a une différence entre le fait d’entendre et celui d’écouter. Ces considérations concernent la pratique en question, en aucun cas nous ne portons des jugements de valeurs sur les autres musiques (j’utilise aussi des synthés dans mes CD).

TAMPARA*Tanpura, esraj, vishraj, khôl, tablas.

Le sanskrit, qui est le verbe des chants pratiqués, apporte aussi une énergie particulière, cette langue révélée n’a pas été altérée et déformée au fil du temps, et même sans comprendre la signification des mots, la vibration de ce langage agit sur celui qui écoute et transforme sa perception du présent. C’est une langue vivante, créatrice, et le pouvoir des mantras en atteste.

Hatha-yoga
Les séances de Hatha-Yoga, principalement composées d’étirements et de respirations, sont douces et relaxantes. Elles aident à l’enracinement et nous rendent plus aptes à focaliser l’attention sur le chant. Par la conscience tournée sur le souffle et les sensations, nous ouvrons des passages subtils, les nadis, et l’énergie se met à pétiller en nous, amplifiant notre chant, ses résonances et le massage interne procuré. Il ne s’agit pas là d’apprendre de nouvelles contorsions, de dépasser les limites du physique, mais plutôt d’intégrer en douceur les vagues de la mer intérieure éveillée par nos voix. De sentir une fluidité nouvelle dans nos mouvements, une liberté qui s’ouvre à l’Infini.

Redécouvrir la Joie du mouvement. Le mouvement conscient, qui, comme le chant, est fait d’instantanéité, et nous porte à expérimenter le présent plus pleinement, plus intensément. Comme un enfant ! Et tout naturellement, le mental se dénoue, se dissout, nous sentons l’unité de nos êtres, comme en chantant l’unité de nos voix, reliés les uns aux autres dans l’harmonie du vivant. C’est ainsi que nous réinventons la simplicité dans notre vie, que le coeur s’ouvre, et laisse passer la Lumière.

Tais toi, t’es Toi

Nous passons notre vie à répéter les expériences, nous attendant à des résultats nouveaux. Un jour, entre les envie de rien et le désir de tout, il y a un appel au calme, et si nous sommes déterminés, ouverts, nous marcherons vers un autre point de vue, nous ne serons plus plongé au coeur du tumulte. Le but du yoga est de révéler que le rêve éveillé dans lequel nous nous projetons est aussi illusoire que le rêve qui a lieu dans le sommeil. Si on coupe les moteurs du projecteur, le mouvement sur l’écran s’arrête, l’image disparait. Le rêve est fini. Silence, on ne tourne plus. La Conscience redevient stable.

La musique est idéale pour se relier à l’âme, à l’essentiel, à l’Unité.
Comme vous l’aurez deviné, nous en sommes convaincus.

Rishidwar

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Il n’y aura pas de week-end de chant en France cette année de Septembre 2013 à Mai 2014. Nous allons faire un pas de plus dans notre chemin en restant en Inde pour une durée de 9 mois environ (le temps de renaître).

Swami Brahmdev, l’hôte principal de l’ashram d’Aurovalley, nous a invité à passer une année avec lui. Il nous a proposé de monter et diriger une école de musique qui sera ouverte aux enfants de l’école, aux résidents et aux visiteurs.

Nous y développerons des ateliers spéciaux Yoga de la Voix.
Nous offrirons également notre musique pour des célébrations et des concerts méditatifs.

Par ailleurs nous avons programmé un stage intensif sur place, et nous voyagerons vers le sud de l’Inde en février pour donner deux autres stages, à Auroville et au Kérala.

Logiquement, nous reviendrons pour nos stages d’été en France.

All Life is Yoga.  Belle vie. OM

Nathalie et Adam
www.yogadelavoix.com

nouveau CD «CONTRASTES», Musiques modales d’Ici et Maintenant
CDgraphie et autres articles sur le site www.yogadelavoix.com

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La méditation c’est un mode vie

Posté par othoharmonie le 26 mars 2016

 

La méditation n’est pas une nouvelle religion, une nouvelle discipline,
c’est un mode de vie, un outil qui me permet d’avoir un rapport libre
et ouvert avec tout ce que je vis.

attitude

Pendant des années je me suis souvent senti confiné et limité dans ma personnalité, dans mon ego.
Pour dépasser ces limites j’ai commencé à méditer, à m’observer pour apprendre à me connaitre, et je me suis rendu compte que j’étais autre chose que cette personnalité. J’ai découvert un espace, une conscience en moi qui a la capacité de tout observer ; mes gestes, mes émotions, mes pensées, mes attitudes, mes actions et réactions, etc.

Cette conscience est spacieuse, ouverte et me permet de voir et de comprendre comment je fonctionne. Je me suis aperçu que la plupart du temps je réagissais un peu comme un robot avec des automatismes. Des automatismes et des attitudes qui ressemblaient étrangement à celles de mes parents. je ne voulais pas ni ne pouvais y croire (mais enfin, je suis complètement différent de mon père ou de ma mère !) et pourtant plus je m’observais et plus je notais que j’avais les mêmes réactions que mon père face à des situations bien précises. Rien de tragique, c’est tout à fait naturel et normal, l’enfant copie inconsciemment ses parents et apprend à réagir d’une certaine façon en fonction du type d’éducation et du milieu familial dans lequel il évolue.

Mais il était clair que mon sentiment d’être limité et confiné était lié à tous ces automatismes que je répétais aveuglément. Après quelques expériences avec diverses techniques de méditation, j’ai senti très fort que la méditation était le moyen de m’ouvrir, de ne plus agir par ces automatismes et de découvrir mon être naturel.

Je suis donc parti en voyage pour savoir qui je suis et j’ai pris le chemin qui me plaisait le plus pour découvrir le potentiel que la vie m’a donné. Mon chemin c’est la méditation. La méditation c’est l’espace dans lequel je suis moi-même, tout nu, tout libre, tout naturel, en harmonie avec l’existence.

Grâce à la méditation, plus je deviens conscient de mes automatismes et plus un changement se met en place. Le simple fait d’en prendre conscience les débloque petit à petit. Je comprends aussi qu’il ne me faut rien rejeter, rien juger, rien condamner, seulement observer et comprendre.

La méditation me donne une voix, une sagesse intérieure qui me guide et me conduit à appliquer ma propre discipline, à respecter et à aimer les autres et la vie non pas par imposition ou par idéologie, mais par une conclusion naturelle venant de mes propres aventures, expériences, relations et rencontres de vie.

Que de joie que de rentrer en contact avec moi-même, avec ma vraie nature. Que de joie que de me sentir chaque jour un peu plus libre de l’emprise de mon ego. Cet être véritable que je suis me donne entière satisfaction, il est fluide, il est limpide, il a son authenticité et il me donne entièrement confiance en la vie.

Je n’ai besoin d’aucunes qualités ou disciplines particulières pour accéder à mon espace de méditation, à ma conscience, car elle est déjà en moi. Le problème était que je ne lui prêtais pas assez attention. Je lui donne donc plus d’attention maintenant au lieu de donner cette même attention aux va et vient de mes pensées, aux histoires que mon ego me raconte, à refaire le passé ou à m’inquiéter du futur. Dès que je m’aperçois que je suis pris dans une histoire, il me suffit de le voir, comprendre que c’est une histoire et revenir au moment présent. Etre présent à ce que je vis est ma méditation quotidienne. Si j’observe que mon mental m’envoie ailleurs dans une histoire imaginaire, je le vois et donc sans lui donner aucune importance, aucune énergie, l’histoire s’évapore et je reviens à ce que je vis dans le présent.

La méditation me fait voir les choses comme elles sont sans avoir besoin de les interpréter ou de les juger.
Elle m’ouvre tout simplement à voir la vie comme elle est. Je ne cherche pas à atteindre un but ou un certain état d’être, ni accomplir quelque chose de spécial, être présent est suffisamment plein en soi. Vouloir atteindre quelque chose me créait sans cesse un sentiment d’inachevé, de mécontentement, cela m’efforçait de chercher quelque chose ailleurs alors que tout se trouve ici. Etre maintenant totalement dans ce que je fais ou dans ce que je suis. C’est si simple. Trop simple. L’ego est attiré par le compliqué, l’extraordinaire, le spécial… La vie est faite de petites choses ordinaires ; marcher, cuisiner, travailler, jardiner, chanter, rire, blaguer, nager, prendre un bain de soleil, s’asseoir en silence, parler avec des amis, ne rien faire, etc.

Avec la méditation je n’ai besoin d’aucune attache à une religion ou à un mouvement religieux ou spirituel en particulier. La méditation c’est ma voie intérieure personnelle, mon état d’être.

La méditation me révèle ce qui est faux en moi, elle me montre clairement ce qui ne m’appartient pas, ce qui me dérange, ce qui bloque le flot naturel de ma vie. Tout naturellement, cela m’incite à ne plus m’identifier à ce qui est faux en moi, à ce qui ne m’appartient pas. Et quand le faux s’en va, le vrai apparait, il prend tout simplement sa place et s’installe confortablement dans mon être.

L’effort ce n’est pas de changer, c’est d’être attentif à ce qui est, à ce que je suis. Le changement vers plus d’authenticité se fait de lui-même. Le changement forcé n’a pas de valeur, il n’a pas de racines. Seul le changement naturel issu de la conscience et de l’expérience a une intégrité, une durabilité, une autorité.

La méditation est une voie très ordinaire qui m’invite à vivre ma vie quotidienne dans toute sa simplicité. Etre conscient c’est comme une sorte de filtre qui élimine naturellement ce qui est faux et qui laisse passer ce qui est vrai.

Je respire continuellement et je ne m’en rendais pas compte. J’ai une conscience qui est toujours présente et je ne le savais pas. Je me sentais confiné et limité car j’étais obsédé, accaparé, prisonnier de mes pensées et de mes émotions. La méditation est la libération de cette obsession, de cette prison, c’est remettre de l’ordre en soi.

La méditation n’est pas une nouvelle religion, une nouvelle discipline, c’est un mode de vie, un outil qui me permet d’avoir un rapport libre et ouvert avec tout ce que je vis. La méditation ne me demande pas de me raser la tête, de changer de vie et de vêtements, de suivre des rituels ou une discipline de rigueur. Les chakras, les auras, les mantras, les au-delà, les anges, les archanges, les canalisations, les modèles traditionnels religieux et les mouvements spirituels, tout cela ne me parle pas vraiment. La vie quotidienne est suffisante et donne tout ce dont j’ai besoin pour apprendre et être moi-même.
Et quelle liberté !

La méditation c’est immédiat, c’est maintenant !
C’est allumer la lumière à l’intérieur de soi pour y voir clair.
Ce n’est pas pratiquer pour atteindre quelque chose, c’est simplement reconnaitre et accepter ce que je suis maintenant !
La méditation agit toujours immédiatement, c’est un outil pour le présent, elle ne connait ni le passé ni le futur.

1 perle

Accepter ce moment comme il est.
Ne pas vouloir être plus heureux, être heureux.
Ne pas vouloir être plus riche, être satisfait.
Ne pas vouloir être plus, être soi-même.
Ne pas vouloir être plus libre, être libre.
Ne pas vouloir être ailleurs, être ici.

L’émergence, la cristallisation de mon être arrive d’elle-même, rien n’est requis ni attendu. Mon potentiel s’installe tout naturellement pendant mon voyage. Mon être véritable et naturel se construit, se crée et se révèle au fil de mes expériences, au fil de mes reconnaissances, au fil de mes observations, au fil de mes réalisations personnelles.

Je ne renonce à rien et je vis pleinement en intégrant tout ce que j’apprends par l’observation quotidienne de moi-même.
Les choses vont et viennent dans ma vie, je remarque que certaines choses qui avaient de l’importance à un certain moment, n’en ont plus aujourd’hui. Ce qui m’excitait avant ne m’excite plus aujourd’hui. Les choses bien vécues ont tendance à disparaitre d’elles-mêmes. Je n’ai plus besoin de conditions particulières, de faire quelque chose ou d’être avec des personnes en particulier, pour me sentir bien. S’asseoir en silence et ne rien faire ! Une chose très simple et ordinaire qui cache un nectar invisible extraordinaire. Le goût de la méditation est indescriptible, insondable, infini, intarissable.

Je n’agis pas en fonction d’idéologies ou d’idées préconçues. Je suis simplement ce que je suis, observateur, attentif à tout ce qui se passe en moi. Cela me suffit. Cela me remplit. La méditation c’est mettre toutes les parties de mon être en harmonie. Le corps, le mental, la conscience, rien n’est à rejeter, tout a une fonction, et quand tout est à sa place, alors mon être est accordé, il peut chanter sa chanson, jouer sa musique, il peut alors exprimer naturellement, sans se forcer, le potentiel que la vie lui a donné.

La méditation c’est le moyen de transport de mon voyage vers la découverte de moi-même.
Ce qui est magnifique c’est qu’une fois en route, tout se fait de lui-même, par la conscience et l’expérience. La vie m’emmène là où je dois être et me mets face à tout ce que je dois apprendre. Je ne peux rien et ne veux rien éviter. Je veux tout vivre et tout comprendre par moi-même.

Avec la méditation je suis libre, je n’ai pas de cartes à suivre. C’est la grande liberté de prendre totale responsabilité de ma vie et de suivre mon propre chemin selon ce que me dicte ma sagesse intérieure.
Plus je comprends comment mon ego me manipule et plus je m’en libère et plus je suis libre.

J’ose me laisser aller, je n’ai pas peur de faire des erreurs. Je m’expose pour me voir, me découvrir. Mon inconscient est plein, il faut le vider, l’exposer pour que tout devienne clair et limpide.  Si je me retiens dans mon attitude face à ce que je vis, je ne suis pas en mesure de me comprendre entièrement et de mettre au grand jour ce qui sommeille en moi. Oser être, oser vivre tout en gardant ma vigilance intérieure.
Tout est permis et il n’y a pas de raccourci.
Tout est possible et rien n’est vraiment sérieux.
J’aime ce voyage intérieur.

C’est un simple voyage, un parmi tant d’autres. Il y a des milliards d’êtres humains, chacun avec son histoire et son voyage, personne n’est mieux ou plus qu’un autre, tous uniques, différents, utiles et nécessaires à ce grand jeu de la vie. Je joue le jeu sans but et sans attente avec la conscience de n’être que l’observateur d’une vie qui se manifeste en moi chaque jour. Tout fonctionne à merveille dans cet univers composé de millions et de millions de galaxies (on ne peut même pas les compter !).
L’infini est là devant mes yeux. Je suis minusculeusement minuscule.

Plus je vis et plus j’apprends.
Plus j’apprends et plus je connais.
Plus je connais et moins je connais.
Moins je connais et plus je suis naturellement ce que je suis.
Je suis uni-vers la vie.

Jean-Claude
coordinateur et webmaster de meditationfrance.com

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LA RESPONSABILITÉ DE TOUS est INTERIEURE

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2016

 

Je sentis de la colère envers mon ami. Je lui dis ma rage, et celle-ci disparut.
Je sentis de la colère envers mon ennemi . Je lui tus ma rage, et celle-ci crût.

William Blake

La véritable responsabilité intérieure tourne autour de la disposition de chacun à exprimer tout ce qui peut émerger en lui dans le cadre d’une relation. Ceci est important aussi bien pour vous que pour la personne avec qui vous êtes en relation. À défaut d’être présent, il n’y a rien à quoi réagir. Et l’amour ne peut devenir réel dans le monde que par notre capacité à réagir. Amener sa propre vérité dans une relation donne aux autres l’occasion de dépasser leurs limites par l’amour. Cela leur donne aussi l’occasion de se montrer.

Pensée limitée

Si vous restez muet, je peux alors inconsciemment continuer à vivre toute iniquité ou déséquilibre existant entre nous. Mais quand vous me montrez votre blessure, votre frustration, votre confusion ou votre questionnement, j’ai alors la chance d’arrêter de participer inconsciemment au scénario particulier dont notre relation est faite. La clé faisant en sorte que je réagirai ou pas à vous a souvent à voir avec l’amour, la seule chose qui puisse rompre l’inertie propre aux vieilles habitudes.

Il se peut que nous roulions sur l’infinie autoroute de l’été et que nous soyons pris dans un scénario devenu suffocant pour vous. Mais, à moins que vous ne soyez mû par un vent soudain qui révèle le tronc du saule pleureur pendant que nous roulons à toute vitesse, à moins que vous ne soyez touché au point de dire: « Je ne peux plus continuer comme ça! », je ne peux quant à moi avoir l’occasion de répondre: « Moi non plus, je ne veux plus continuer comme ça! » Si vous ne rompez pas le silence, je n’aurai pas l’occasion de vous demander : « Que pouvons-nous faire pour changer les choses? »

Souvent, nous passons un temps incroyable à attendre que l’autre se réveille et constate notre souffrance. Entre-temps, nous devenons chacun de plus en plus frustré et blessé. Mais tout ceci exprime une limitation: notre incapacité à reconnaître l’évidence.

Ainsi, pendant que nous craignons d’exprimer nos peurs et nos blessures les uns aux autres, l’amour ne peut s’exprimer parce qu’il n’a rien de vrai vers quoi se refléter.

  • Centrez-vous et remémorez-vous une peur ou une blessure que vous portez en silence et qui concerne une relation significative pour vous.
  • Respirez pleinement et, en sécurité dans votre espace intérieur, exprimez sans paroles ce que vous ressentez.
  • Laissez l’émotion monter librement jusqu’à votre esprit et votre cœur.
  • Continuez à respirer profondément et sentez-vous devenir de plus en plus à l’aise devant la vérité propre à cette émotion.
  • Ce sera tout pour aujourd’hui. Ayez confiance que vous saurez si, quand et comment vous devez exprimer cette vérité à la personne dans votre vie qui a besoin de l’entendre.

Par MARK NEPO – Extraits de son livre LE LIVRE DE L’ÉVEIL, p. 88-89 – sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/  aux Éditions Ariane , 2006

 

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La magie des fils d’Enoch

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

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La Magie sacrée des Fils d’Enoch est encore vivante aujourd’hui. Elle se renouvelle d’âge en âge au sein de la tradition la plus ancienne du monde : la Tradition Primordiale ou essénienne. Celui ou celle qui veut s’approcher des saints mystères du Père et de la Mère et traverser les portails de l’Initiation ; celui ou celle qui veut entrer dans le cercle intérieur de l’Alliance de Lumière ne peut y pénétrer comme un homme, une femme, mais uniquement comme un serviteur du monde divin, comme une Mère pour Dieu. Le candidat doit donc apprendre à séparer le subtil de l’épais, le vrai du faux, le mortel de l’immortel en lui et dans le monde qui l’entoure, de peur d’être capturé dans les filets de l’oiseleur, de celui qui va venir le tester pour voir si ses intentions sont vraiment claires et s’il sait répondre aux questions essentielles de la vie : A qui appartiens-tu ? Es-tu vraiment prêt à abandonner les forces de la décomposition du monde des hommes qui ne peuvent entrer dans le Temple et qui pourtant constituent l’essentiel de l’existence mortelle ? Sais-tu vraiment qui tu es ? 
 
L’homme qui vit dans la vallée et celui qui se tient au sommet de la montagne ne sont pas du tout les mêmes. En apparence, ils sont identiques. Mais en réalité, ils ne voient pas du tout le monde de la même façon. Le premier vit dans sa bulle, prisonnier d’une vision limitée où tout est séparé de tout, où toute la vie n’est qu’une conséquence du « hasard », du « rien », le Dieu des hommes. Au mieux, l’homme est un spiritualiste, un religieux qui va penser que tout a une raison d’être et contient une sagesse, mais cela reste bien souvent une philosophie et une abstraction. L’autre, celui qui connaît la vision des hauts sommets, voit tous les chemins et tous leurs aboutissements. Il voit une chose, un événement, un être, mais il voit en même temps la cause première qui les a engendrés, tout le chemin, toutes les étapes qui ont été parcourues pour donner naissance à cette chose, à cet être ou à cet événement. Rien de mal ne peut arriver à un tel individu qui possède la vision du sommet, car même s’il lui arrive quelque chose de « mal », il s’éveillera et comprendra qu’il y avait une raison à cela. Il s’apercevra que ce « mal » lui est arrivé pour qu’il en découvre la cause et puisse agir en conséquence. L’homme qui cultive cette vision supérieure devient alors un magicien, un créateur conscient de sa vie, en accord avec la destinée lumineuse de son âme, car il sait qui il est, pourquoi il s’est incarné sur la terre et ce qu’il doit y faire.
 
De l’homme ordinaire à l’homme-Ange L’un des buts majeurs de l’Initiation est de transmettre au candidat, de nourrir en lui les pensées, les états d’âme et les forces magiques qui lui permettront de s’élever au-dessus de sa condition d’homme ordinaire passif jusqu’à atteindre l’Ange – celui qui se tient derrière et au-delà de la montagne du monde. Si l’initié parvient à réaliser cette alliance avec l’Ange, il lui apportera la vision juste qui lui permettra de maîtriser sa destinée et de conduire sa vie tout entière dans la Lumière. Alors, quand il aura atteint le sommet de cette montagne (appelée Montagne des six Lunes dans la Tradition) et après avoir contemplé la lumière de son Ange, il sera une créature nouvelle, un homme nouveau. Par la force et la vision divines qu’il aura reçues d’un monde supérieur, il sera enfin prêt à accomplir sa destinée en servant l’oeuvre du Père et de la Mère.
 
Méditer sur le hiéroglyphe de la montagne Celui qui se tient au sommet de la montagne a un recul, une vision qu’il ne pouvait pas avoir en restant dans la vallée. Tout ce à quoi il donnait tant d’importance dans la vallée devient inexistant. Il n’y pense même plus et peut se demander comment il pouvait être attaché à des choses aussi inutiles et éphémères. De même, tant qu’il n’aura pas traversé les méandres de la vallée de son corps et tous les brouillards psychiques qui l’empêchent de sortir de son emprise ; tant qu’il n’aura pas affronté et triomphé de tous les animaux sauvages et guéri toutes les ombres de la nuit qui séparent son corps de son Ange et de son âme, le candidat ne pourra pas savoir qui il est et n’aura aucune force pour accomplir sa destinée. Elle demeurera un rêve lointain, une chimère insaisissable. Le chemin de la montagne ou des 6 lunes lui montrera qu’il est lui-même une montagne et que le but de la vie est de se gravir soi-même, en se libérant progressivement de tout ce qui nous enchaîne à la mort et nous empêche de respirer dans la grandeur de notre âme. La montagne invite le pèlerin à sortir de l’esprit de la vallée pour vivre ses propres expériences et goûter la vie supérieure de son âme, mais elle demeure cachée pour celui qui ne veut pas marcher sur ses pentes escarpées et s’élever au-dessus de l’illusion de ce qui est mortel.
 
La richesse de l’expérience Il ne s’agit pas de croire, mais d’expérimenter la réalité des mondes invisibles supérieurs. Aujourd’hui, dans la Tradition Essénienne, cela se fait par la pratique de la Ronde des Archanges et par le chemin des Formations Esséniennes. S’élever vers le sommet de l’existence est une expérience intime. Il faut d’abord s’élever au-dessus de la vie du corps physique, puis au-dessus des désirs du corps, puis des sentiments nés du monde de la vallée, puis des pensées mécaniques nées de la culture de la vallée pour enfin entrer dans le royaume de la clarté, de l’harmonie supérieure, de l’impersonnel, de l’universel, de l’intelligence supérieure. Ceux qui ont gravi une haute montagne ont vécu cette expérience de s’élever au-dessus de tous les autres sommets et d’entrer dans le royaume du silence et de la pureté. Ils pouvaient alors contempler de haut les montagnes des problèmes du monde en s’en sentant délivrés. 
 
Ils pouvaient puiser une force pour changer les choses,  pour les améliorer. La montagne est le lieu de l’initiation  et de l’ennoblissement. Elle commence dans la vallée  et s’élève jusqu’au ciel. Elle unit les deux mondes des  ténèbres inconscientes et de la pleine lumière du jour.  Elle ne favorise pas l’un au détriment de l’autre, mais  les protège et les harmonise. Ainsi, il ne s’agit pas de  remplacer une nature par une autre, de supprimer  « la nature inférieure » pour faire vivre « la nature  supérieure ». Une telle attitude équivaudrait à faire  descendre le sommet dans la vallée. Et pour cela, il  faudrait détruire la montagne de Dieu. Or, il ne s’agit  pas de détruire mais de construire. Dieu le Père, caché  dans le sommet, doit s’unir à Dieu la Mère, cachée  dans la vallée. C’est le travail de l’homme d’unir en lui  les deux pôles.  S’élever vers le sommet, c’est laisser derrière soi le  confort de la vallée. Il ne faut emporter avec soi que  l’essentiel… Car ceux et celles qui connaissent la  montagne le savent bien : il est impératif de voyager  léger ! Ainsi, il faut se détacher de certains désirs,  de certaines préoccupations… Plus l’on s’approche  du sommet, plus il faut lâcher du lest au niveau des  pensées, des préjugés, des croyances… D’autres  sentiments, d’autres pensées, d’autres sensations  peuvent alors venir vers soi. Tel est le chemin de  l’Initiation des 6 lunes, de la résurrection des Mystères  d’Enoch. Il s’agit d’une transformation qui peut être  douloureuse et difficile, mais qui conduit finalement  vers un grand allègement et une grande purification, en  ouvrant le chemin vers de vastes horizons, jusqu’alors  inconnus et insoupçonnés…
 
Les trois étapes de l’alchimie  des 6 lunes : de la chenille au papillon  Une autre image que nous offre le grand livre de  la nature vivante peut nous aider à comprendre le  processus que le candidat devra vivre et traverser au  cours de l’initiation des 6 lunes : celle de la chenille  qui devient papillon, après être passée par toutes les  métamorphoses de la chrysalide. Dans son psaume  42 de l’Evangile Essénien, l’Archange Ouriel décrit à la  perfection les processus intérieurs et les épreuves que  doit nécessairement rencontrer l’initié aux 6 lunes, à  l’image de la chenille qui se transforme et travaille sur  elle pour devenir un papillon :  « Dans la faiblesse et l’espoir, l’homme se tourne  naturellement vers la Lumière.[…] Les hommes veulent  vivre avec le monde divin et attendent la libération. Ils  aimeraient pouvoir vivre en Dieu et se sentir libres dans  leur être. Sache que tout cela est une illusion. Rappelle-toi  que la Tradition de la sagesse associe l’homme  au papillon. L’homme est avant tout une chenille. En  cela, il est très limité dans ses déplacements, dans  ses perceptions. Il est dépendant du monde qui  l’entoure et n’importe quel animal peut l’attraper et le  manger. L’homme doit accepter d’être une chenille et  comprendre le processus de transformation exigé. »  L’Archange Ouriel parle ici aux êtres qui veulent  travailler sur eux et se transformer, aux Enfants de la  Lumière sans équivoque. Il commence par leur montrer  que se tourner vers la Lumière pour avoir des réponses  est déjà en soi une faiblesse qui révèle un manque de  compréhension élémentaire des lois de la vie. Il laisse  entendre que l’homme est totalement inconscient  des forces qui vivent en lui et qu’il n’y a pour ainsi dire  rien en lui qui puisse rencontrer la Lumière. Il affirme  que l’homme n’a pas compris et mis en application  la première des lois, la loi des affinités selon laquelle  « qui se ressemble, s’assemble » ou dit autrement : « on  attire à soi ce que l’on est ». Il ne voit pas que de par  son hérédité, le climat social et culturel de la nation qui  l’a formé et par l’état général du monde dans lequel il  vit, il est totalement impossible que la Lumière vienne  partager sa vie avec lui. Pour les mondes de la Lumière,  l’homme – même l’Enfant de la Lumière – qui cherche  à entrer en communication avec eux, est semblable à  la chenille : un être nuisible qui ne peut ni recevoir, ni  donner la Lumière, mais qui cherche à l’attraper par  quelque moyen que ce soit.
 
 « La chenille ne peut pas recevoir la Lumière et vivre en  elle. Elle doit prendre le chemin d’être enfermée dans  un cocon, coupée du monde pour un certain temps. » 

Extrait : Par Olivier Manitara sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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AU DEVANT DE LA CONSCIENCE DE SOI

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2016

 

SOURCESe servir objectivement nos cinq sens ouvre les chemins de la conscience de soi. J’étais un peu le paysage, le ciel, les nuages, la table en pin devant moi. Maintenant il ya la table et il y a moi. Elle existe et moi face à elle. J’étais prisonnière du jeu infini de mes perceptions, je suis libérée. Je deviens l’observateur, le « témoin neutre » de ma propre vie. Je cesse d’être l’actrice prise dans la mêlée. Ce retrait momentané est source de paix, induit la par la relaxation.

La conscience de soi peut être affinée, approfondie jusqu’à la perception subtile, l’intuition de notre « JE Essentiel » en deçà de toutes les attaches, les prisons multiples de l’ ego. Alors devient possible l’expérience de l’Absolu, la rencontre avec Dieu.

L’usage insolite nos sens, je veux dire, utilisés objectivement, librement, sans entraves ou émotion, a deux vertus : nous découvrir des horizons inconnus et nous mener en chemin de sérénité.

Vivre un corps réconcilié, c’est comme habiter son pays, rentrer chez soi.

Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie dit le proverbe chinois. Ecoutons-le. Pour connaître son corps il faut le regarder, le voir de l’extérieur, comme un acteur à qui l’on cesserait de s’identifier. Devenir un spectateur dans la salle, un témoin…  Faites le tour de votre corps, examinez-le avec lucidité et bienveillance. Souriez de tous ces mouvements inutile sou incongrus, des ces tensions parasitaires.

Notre corps a besoin de notre amour lucide, ferme et bienveillant à la fois. D’un amour intelligent sans parti pris, sans différences, d’un amour qui l’englobe tout entier. Nous n’aimons que des morceaux de nous-mêmes presque détachés comme des pièces de boucherie… Nous aimons volontiers ce qui nous flatte ou qui nous procure du plaisir, détestons ce qui nous dévalue ou nous fait souffrir et restons indifférents pour tout le reste.  Se connaître, s’accepter dans la clarté, et s’aimer tel que l’on est, est le meilleur moyen le plus sûr d’avancer en paix.

Une chose qui élève infiniment l’homme au-dessus de toutes les autres créatures qui vivent sur la terre, c’est d’être capable d’avoir la notion de lui-même. C’est par là qu’il devient une personne !

Les gens prétendent posséder toute sorte de connaissances : sur eux-mêmes, sur Dieu, sur la vie, sur la mort, sur l’univers, sur l’évolution, sur la politique, le sexe, sur n’importe quoi. En réalité, les gens ne savent même pas qui ils sont et ce qu’ils sont. La seule raison pour laquelle les humains ne sont pas en paix avec eux-mêmes est parce que nous sommes empêtrés dans de fausses croyances que les choses doivent être ‘bonnes ou mauvaises’. Ceci génère le jugement, qui produit la culpabilité. La réponse habituelle à la culpabilité est la projection – mettre cela sur le compte de l’autre – afin d’essayer de se débarrasser de cette culpabilité. Bien sûr ça ne marche pas, mais c’est à l’origine des guerres et donne aux gens un sentiment d’insécurité.

Les individus présentant des niveaux élevés de conscience de soi sont plus susceptibles de participer de façon plus active à leur programme de réadaptation, de vivre des relations plus solides et d’obtenir de meilleurs résultats de réadaptation en matière d’intégration communautaire.

A première vue, la cérémonie du thé japonaise tourne autour d’un acte très ordinaire, fait tous les jours : faire et boire une tasse de thé. C’est quelque chose que nous avons tous fait des centaines et des milliers de fois. Comment cela est-il fait dans la cérémonie du thé japonaise ? Cela est fait d’une façon très différente, car cela est fait avec prise de conscience.

Avec prise de conscience, la bouilloire est remplie d’eau.

Avec prise de conscience, elle est mise sur le feu de charbon de bois.

Avec prise de conscience on s’assied et on attend que l’eau bouille, écoutant le frémissement de l’eau et des bulles, et regardant danser les flammes.

Enfin, c’est avec prise de conscience que l’on verse l’eau bouillante dans la théière, avec prise de conscience que l’on verse le thé, qu’on l’offre, et qu’on le boit, observant pendant tout ce temps un silence complet.

D’un bout à l’autre, c’est un exercice de prise de conscience qui représente l’application de la prise de conscience aux choses de la vie quotidienne découlant sur la conscience de Soi.

Cette attitude, nous devrions l’avoir dans toutes nos activités. Elles devraient toutes être conduites sur le même principe que la cérémonie du thé japonaise, tout étant fait avec prise de conscience et attention, et donc avec tranquillité, calme et beauté, ainsi qu’avec dignité, harmonie et paix.

C’est le travail sur soi qui améliore la conscience de soi.

Conseil de Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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La Relaxation est une stratégie du bonheur

Posté par othoharmonie le 13 janvier 2016

 

ZENLa relaxation peut bouleverser nos vies ; elle ouvre en nous des chemins ignorés, pénètre au cœur de la citadelle, elle est une passerelle vers le Bonheur. Comment écrire à son sujet sans tourner sept fois la plume dans l’encrier ? Comment prévenir les risques de manipulation, les dérives, les excès ? Comment créer par le biais d’un écrit cette relation privilégiée et confiante, qui doit se nouer entre celui qui apprend et celui qui sait un peu de vérité ? Comment ne rien dire qui nuise, et rien qui ne serve ? être sérieuse sans être grave, informer, guider, sans jamais blesser la liberté d’autrui ?

Les personnes tendues se brûlent. Elles gaspillent follement leur énergie vitale, jetant dans le brasier leur adénosine triphosphorique (ATP). Elles préparent une terre accueillante, de sympathiques autoroutes aux maladies psychosomatiques : hypertension, asthme, ulcères de l’estomac et du duodénum, colites, dermatoses, troubles cardio-vasculaires, migraines, insomnies, etc. Elles tendent, si j’ose dire, un cou docile au lacet des névroses. Elles perdent la maîtrise de leur mental, et n’assurent plus le sage gouvernement de leur corps. Bref, elles gèrent absolument leur vie. Je propose une solution : la Relaxation.

JE M’ADRESSE A :

-          Ceux qui voudraient bien entrer, mais n’osent pas en raison d e leur âge, d e leur pauvreté, de leur handicap physique, culturel ou social…

-          Ceux qui ont la peau de l’âme fragile que la vie blesse à l’excès, stressés pour un mot, un geste, une vétille, et qui n’imaginent pas qu’une solution existe… à leur portée.

-          Ceux qui ont déjà « essayé » un peu de yoga, un peu d’eutonie, un peu de cela un peu de ceci, à la cueillette du hasard, n’ont jamais rien choisi, perdus avant d’avoir commencé.

-          Ceux qui compensent en activités frénétiques leurs pulsions d’angoisse, cycliste maudits qui ne peuvent une seule seconde cesser de rouler sous peine de s’effondrer.

-          Ceux qui n’ont réellement pas le temps. Je pense aux mamans accablées d’enfants, qui font deux journée en une, et qui ne peuvent jamais « voler » une heure de solitude, de silence, de paix.

-          Ceux qui se moquent ouvertement de ces « méthodes de relaxation », les tiennent pour coquecigrues ; mais qui ont peur le soir, en secret.

-          Et ceux que j’oublie….

-          Je m’adresse : aux angoissés chroniques, aux stressés d’occasion..

A tous ceux-là, clos sur une vie absurde, verrouillés dans le malheur au quotidien, je leur dis : il existe des solutions : DES SEANCES DE RELAXATION

Essayer. Il faut essayer… Sauter le pas, car nul ne peut se relaxer à votre place

Persévérer. Il faut tenir, il faut vous obstiner. Tout dépend de votre qualité d’anxiété, de la cohérence entre votre choix et votre personnalité etc..

Vous aimer. Enfin, il faudra vous aimer, vous regarder avec bienveillance, humour et lucidité. L’amour équitable de soi est la pierre d’angle de toute relaxation.

La relaxation est une stratégie du bonheur. Je ne plaide pas pour l’insouciance et la frivolité, mais pour une juste appréciation des choses, que vous prenez pour des montagnes, et des petits ennuis que vous nommez tragédies.

Il existe plusieurs sortes de relaxations EXPRESS ou ESCARGOTES ou ALEATOIRES : LOCALES – GENERALES – MENTALES

LOCALES : Ces relaxations visent un organe précis, ou une contraction bien déterminée. Exemple : la relaxation de la langue. Elles sont subdivisées en relaxations  dites « Express », et « Aléatoires » . Elles s’apprennent rapidement et détendent en quelques minutes. Elles ne réclament aucune posture singulière, elles peuvent être exécutées discrètement dans la rue, au bureau, n’importe où. Leur effet est généralement limité.

GENERALES : Ces relaxations s’adressent à l’ensemble du corps. Exemple : la station debout. Elles se subdivisent en relations « express » et « escargotes ». Elles postulent une oasis de calme. Elles ouvrent éventuellement sur d’autres niveaux de conscience.

MENTALES : Ces relaxations privilégient l’attitude intérieure. Exemple : « La prière », ou « Vivre le Présent ». Elles se subdivisent en relaxations « escargotes » et aléatoires »

 

Voici quelques exemples :

RELAXATION LOCALE DE LA LANGUE (express) – Imaginez le volume de votre cavité buccale, vous la voyez ? Détendez les mâchoires en bas, les dents doivent à peine s’effleurer, explorez avec la langue l’arrière des incisives, le palais rugueux près des dents et le voile si doux. Prenez conscience du volume de la langue, de son attache dans l’arrière-gorge ; Représentez-vous maintenant la masse tout entière de langue de la base à la pointe, laissez-la s’affaisser, s’aplatir au fond de la bouche comme une sole échouée sur le sable du fond de l’eau. Sentez votre langue mole, chaude, indolente, amorphe. Résistez aux envies de l’agiter, maintenez-la avec patience étalée, calme, au repos.

C’est extraordinaire, on peut la pratiquer en faisant ses courses, chez le médecin, en voiture, pas besoin de s’allonger sur un tapis.

RELAXATION GENERALE (express): La marche est déjà une forme de détente. Balancement rythmé, respiration approfondie et régulière, accueil paisible du spectacle de la rue, ou d’un paysage. Le promeneur qui jette sur les gens et les choses un regard innocent réalise un début de relaxation oculaire et mentale.

…………….. (escargote) : Pendant cette même marche, une inspiration sur deux pas, rétention de souffle sur deux pas, inspiration sur deux pas etc. Le nombre de ces inspirations fractionnées est libre et se modèle sur la capacité de chacun (la moyenne est de quatre à six inspirations). Une expiration en continu par le nez de préférence conclut cette partie de l’exercice. Recommencer cinq fois.

RELAXATION MENTALE (express) : S’installer dans un endroit isolé. Prendre une posture de stabilité classique ou assis sur une chaise basse, l’essentiel est de garder le dos bien droit (ce peut être aux toilettes) … Pointez les deux mains en direction de l’abdomen (paumes à l’intérieur). Expirez en essayant de contracter le muscle relevateur de l’anus. Ensuite relâchez doucement le muscle. Inspirez en laissant bomber légèrement le ventre. Les mains s’élèvent en même temps que le souffle. Les doigts sont toujours pointés vers le bas.

…………… (escargote) : ajoutez-y votre souffle qui atteint le plexus… Placez les doigts à l’horizontal, les mains se font face. Ecartez largement l‘accordéon des côtes, les mains montent régulièrement puis redescendent doucement. Votre inspiration est achevée, vous bloquez le souffle et expirez.

………….. (aléatoire) : Le souffle atteint la zone claviculaire… Vous surélevez le thorax. Les mains continuent leur ascension en un mouvement lent, régulier, harmonieux ; elles passent devant la gorge et le visage. Votre inspiration est achevée, vous bloquez le souffle. Les mains s’immobilisent enfin paumes tournées vers le ciel. Le visage renversé, les yeux fermés en direction d’un soleil réel ou imaginaire…. Vous prononcez mentalement le mot « Paix«  !

BULLES

Je souhaite que ces petits exercices vous soient utiles pour bien démarrer votre relaxation quotidienne …

Notre corps est la pierre d’angle de notre âme, la racine du ciel. Il n’est pas une machine à notre service, une « guenille », mais un être vivant, digne de respect. Une certaine tradition nous a peu préparés à adopter une attitude juste, équilibrée vis-à-vis de notre corps. Il fut souvent méprisé au cours des siècles passés. En réaction, aujourd’hui, nous l’idolâtrons. Excès, qui sont les plus sûrs ennemis de notre harmonie, de notre paix. Pourtant les plus hautes cultures, les grandes religions, la science comprise, même nous l’enseignent : il faut tout simplement « habiter » notre corps comme l’on habite un pays. Le corps est notre première patrie.

Je vous souhaite donc de belles découvertes les Amis !

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Écoutez sans interpréter

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2015

 

On attribue cette phrase à Lao-tseu : « Si j’étais Dieu, je donnerais à tous les mots le même sens. » Quand vous parlez, quand vous écoutez, il y a parfois mésentente sur leur signification. Vous qui enseignez par la parole, ne vous est-il pas difficile par moment de vous faire comprendre, à cause jus­tement de la valeur différente que nous attribuons à ce qui est prononcé ? N’avez-vous pas quelquefois envie de renoncer à toute formulation ?

nature-gifs

Bien sûr, nous ne devons pas donner trop d’importance à la syntaxe, aux mots, mais l’homme communique de cette façon, c’est un problème de tous les jours. Faut-il nous taire ou trouver une autre manière de communiquer plus précise, dans laquelle on ne pourrait relever de sens divergents ? En tout cas, dans l’enseignement qui vous est ici transmis, les mots sont seulement une image, écoutez-les sans les inter­préter, afin de sentir ce qui est derrière, ce qui passe par leur intermédiaire. Laissez vivre la formulation sans intervenir, sinon, ce que l’on a entendu devient intellectuel, on cherche à s’en souvenir ; or, ces phrases sont déjà mortes, la mémoire est un cimetière.

Quand on vit sa véritable nature, cela se manifeste avant tout par le vécu d’une ultime suffisance. On se sait dans une tranquillité immuable, indescriptible, insensible aux mouve­ments de l’existence. Ce n’est même pas une absence de désir totale, on ne s’en sentirait pas atteint, c’est un vécu pleinement présent. Pour répondre à votre deuxième question, personne n’enseigne, il y a enseignement, c’est tout. Les événements arrivent fortuitement, semble-t-il, rien n’a été provoqué. On a l’impression que les choses se font sans que nous ayons participé à leur production. Les Allemands disaient pendant la guerre « Nous avons reculé selon le plan prévu. » De même, on peut dire : il y a enseignement, mais pas d’instructeur, pas d’ignorant et pas de savant. C’est alors une entrevue sans individu au rendez-vous, une autre façon d’aborder la vie. Puisque vous vous prenez pour rien, il ne peut être question d’un autre et sur un plan d’unité, d’amour, de paix, le contact s’établit. Bien entendu, par la suite, l’intelligence fonctionne, elle a ses exigences, mais au point de vue phénoménal, la rela­tion en ce cas est complètement différente ; vous ne demandez, ne cherchez rien. Tout est donné et vous le savez.

C’est le paradis sur terre ?

Oui, si vous ne désirez plus quoi que ce soit, c’est un paradis.

La présence à soi-même est-elle ressentie de la même façon que la présence à quelqu’un d’autre ?

Vous êtes d’abord conscient de quelque chose lorsque rien ne s’interpose entre l’observateur et la chose observée. Vous allez vous rendre compte que vous êtes présence lucide, même en l’absence de l’objet, vous savez être clairvoyant, attentif, faire partie d’un infini qu’on ne peut concevoir, indiscernable, inexprimable, mais toujours présent ; vous le sentez sans le sentir.

En dernier lieu, quand vous êtes passé par là, vous vous savez autonome en présence ou en l’absence de l’objet et comme celui-ci naît et meurt dans le tout et en fait partie également, la relation avec l’autre est éliminée obligatoirement. Celui-ci étant une émanation, une prolongation de la conscience, vous êtes en unité.

Les rêves ne sont-ils qu’un processus d’évacuation des résidus de la journée ?

Une partie d’entre eux est une évacuation des éléments non accomplis, ajournés et surtout des rêveries. Le jour où l’état de veille est vécu d’une façon conséquente, vous n’avez plus de résidus à éliminer et vous êtes ouvert à un autre monde.

Oui, mais nous pouvons encore avoir des rêves avec une signification différente ?

Dans la majorité des cas, c’est une élimination de ce qui n’a pas été complètement vécu au cours de vos activités, mais si vous rêvez sur un autre plan, soyez prudent, ne l’interprétez pas avec les éléments de la journée.

Vous croyez être conscient des facultés de votre corps, de vos sensations, de vos affectivités, de vos pensées ; en réalité, vous en avez une idée très superficielle. Connaître c’est accep­ter car l’acceptation est déjà une distanciation, l’exploration n’est possible que dans ce cas. Mais attention, ne mettez pas l’intonation sur la chose admise, mais seulement sur le fait d’accueillir et regardez-vous ainsi lucidement, calmement. Vous êtes l’espace non meublé que vous ne pouvez localiser puisque ce n’est ni un percept, ni un percept, ni un concept. Il est important pour vous de vous accorder dans la journée des moments de silence, sans activité, sans pensée. Le geste juste, adéquat, s’il dérange, s’il surprend est issu lui aussi de ce vide lucide.

ce qu’on appelle la réalisation du Soi, de l’Ultime, de la Réalité ?

Comment la décrire ? C’est en quelque sorte une médi­tation constante qui n’est pas une fonction, une activité, nous ne pouvons pas la situer ici ou là. Vous devez uniquement prendre note, constater, faire face sans laisser intervenir juge­ment, interprétation, comparaison, sans que l’espace soit pollué par l’affect. Dans cette présence, la personnalité n’a pas sa place et peut seulement en être une expression parmi d’autres. On est ouverture soi-même, sans observateur et chose observée, sans relation sujet/objet. C’est une connaissance silencieuse qui est l’arrière-plan – si l’on peut dire, plutôt le point de départ – de tout ce qui se manifeste, sa raison d’être, le support de chaque apparition. Par une constante vigilance de chaque instant, position éminemment réceptive, nous sommes ouverts à nous-mêmes, attentifs aussi bien dans l’état de veille, de rêve ou de sommeil profond. Habituez-vous à une obser­vation non concentrée, sans but, sans résultat escompté ; c’est une attention multidimensionnelle. Apparemment, elle semble d’abord une faculté cérébrale, mais en la maintenant, elle devient conscience, intelligence, nous sommes totalement accueillants, la vision, l’audition, la sensation ne cherchent plus à saisir et sont uniquement réceptives. En fait, notre vraie nature est réceptivité, acceptation, ouverture.

Ne changez pas la manière dont vous faites face à vos obligations journalières. Soyez alerte, lucide, attentif, ce que vous appelez activités sont des tableaux que vous dessinez d’une façon répétitive ; vous remarquerez les gestes que vous renouvelez machinalement et vous vous mettrez à l’écoute de vous-même. Votre observation vierge, innocente vous permettra de voir des choses que vous ignoriez auparavant et vous aurez un tout autre comportement. Seulement, ne modifiez surtout pas volontairement vos occupations habituelles, interrogez-les et cette écoute où personne ne peut s’introduire dans l’espace où elles s’exécutent, ne sera plus habitée par l’affect, vous éprouverez une sensation d’intensité, vous ne serez plus collé à l’action et un jour, vous serez dans l’écoute, sans projection d’aucune sorte. Là se trouve la joie de vivre, elle ne provient jamais de nos divers travaux, de ce que nous faisons ou ne faisons pas, mais de la façon dont nous abordons chaque chose.

Si vous regardez un paysage, un beau tableau, vous les contactez avec vos cinq sens, mais la véritable joie, le silence arrivent après la contemplation car la beauté vous met en relation avec cet espace libre de toute sonorité, de toute vision, le silence. Les œuvres d’art et les beautés de la nature sont surtout des poteaux indicateurs sur notre route. De même, la personne ou l’objet soi-disant cause de votre plaisir ne sont plus présents au moment où vous vivez en unité dans le Soi, l’Ultime.

Tout est sacré. Quand ce que vous regardez vous semble indépendant de votre conscience, c’est un art profane. Sinon, si vous considérez les objets en partant de votre présence, ce qui est émis par le Soi est sacré. C’est une expression de votre nature primordiale.

Quel est l’artisan qui exécute l’action ?

C’est le mental. Pour un architecte, le sens du volume, de l’extension est un surgissement instantané de la beauté, cela ne s’apprend pas. Pour écrire un poème, on doit savoir aimer les mots, mais l’action se passe toujours dans l’espace/temps et les règles de fabrication doivent être connues.

Pour conclure, n’oubliez pas ce conseil : sachez regarder, vous vous apercevrez dans le regard même, ce miroir reflète la joie véritable, l’amour, la paix.

Entretien/Interview, Klein Jean paru sur la Revue Être. No 4. 14e année. 1986

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Conspiration du silence

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2015

 

 « Quand on discute avec des scientifiques en privé, il y a beaucoup plus d’ouverture qu’on pourrait le croire, observe le neuropsychologue Mario Beauregard. Mais ils disent: « nous devons penser à notre carrière, à nos crédits de recherche, etc. Il y a une sorte de conspiration du silence, qui est aussi une réaction de peur. « 

Conspiration du silence

C’est donc du terrain que viennent les évolutions en cours, des thérapeutes eux-mêmes, mais aussi et surtout du public qui exerce une pression croissante pour que l’on prenne en compte non seulement le corps de l’individu, mais également les dimensions émotionnelle et spirituelle de son existence. En témoigne le succès de l’association Inrees fondée par le journaliste Stéphane Allix, et qui vient de publier un Manuel clinique des expériences extraordinaires à l’usage des thérapeutes mais aussi des curieux et passionnés. Contributrice de l’ouvrage, la psychologue Isabelle de Kochko observe le basculement engagé : « Ce qui m’étonne toujours quand on parle de l’extraordinaire est la précipitation superficielle à trouver des explications dites rationnelles qui sont parfois bien tirées par les cheveux, même dans les milieux psy qui devraient être plus ouverts. »

Quand on ne comprend pas, on dit trop facilement que « ce n’est pas possible » ou que « ça n’existe pas », ajoute-t-elle. Mais elle juge « tout aussi étonnantes » les réactions plutôt confidentielles de professionnels de santé qui parlent de dons qu’eux-mêmes possèdent: voyance, prémonition, magnétisme… « Comme il y a quelques années avec l’hypnose, les jeunes psychologues chercheurs qui briguent des postes universitaires ne doivent pas trop se compromettre », relève-t-elle.

Paradoxe Thierry Janssen, ex-chirurgien devenu psychothérapeute, a lui-même parcouru le chemin qui mène d’une médecine mécanisée, quasi déshumanisée, à une approche globale, holistique, de la personne et de son trouble. « La guérison est un concept qui permet de faire le lien entre le corps et l’esprit, explique-t-il.

Dans les cultures asiatiques, qui n’ont jamais séparé le corps et l’esprit, l’énergie est au centre des systèmes de guérison : Prana en Inde, Qi en Chine, Ki au Japon, etc. » Le paradoxe est que la science, la médecine elle-même, ne croit pas à l’énergie vitale, comme le constate fort justement le biologiste canadien Bernard Grad.

Nous passons enfin de la biochimie à la biophysique, avec une prise en compte graduelle de la notion d’énergie . En référence aux rois thaumaturges (« Le Roi te touche, Dieu te guérit »), Thierry Janssen note qu’en Occident « beaucoup de guérisseurs ont un mythe personnel. Ils insistent sur un parcours initiatique, passé par la souffrance et au bout duquel il y a comme une révélation extérieure, qui leur donne une connexion, une légitimité. »

Au final, ils se disent « connectés à plus grand qu’eux, à ce mystère de la vie que beaucoup appellent Dieu. » Traumatismes effacés Psychiatre, neurologue et lui aussi auteur à succès, David Servan-Schreiber a rencontré le prodigieux au détour du virage intellectuel qui fut le sien. Parmi les méthodes qu’il présente dans son livre Guérir, l’EMDR est véritablement spectaculaire, et encore plus incompréhensible pour la science que tous les concepts d’énergie vitale. Comment en effet les mouvements oculaires rapides (comme dans le sommeil du rêve), associés au rappel d’un souvenir traumatisant, peuvent-ils faire disparaître les (graves) symptômes liés à ce traumatisme ?

Victimes d’attentats, de viols, té- moins de scènes de massacre…, ils ont perdu le sommeil et la sérénité depuis des années. Et voilà que quelques séances d’EMDR effacent littéralement toutes les composantes psycho-émotionnelles associées au traumatisme pour ne laisser que le souvenir lui-même… Dans le domaine de la maladie mentale, on gravit encore une marche vers l’inconnu. « Freud a découvert l’inconscient en étudiant l’hystérie », rappelle le psychiatre Serge Tribolet, qui a le sens de la formule : le « fou » n’a pas une case en moins, mais une case en plus! « À qui sait entendre, le délire dit beaucoup, écrit-il dans son dernier livre .

Réduire la folie à la maladie mentale est une grave erreur en même temps qu’une faute éthique! La folie n’est pas l’expression d’une carence, mais la manifestation d’une capacité supérieure, capacité à dépasser le mur de la connaissance rationnelle pour accéder à un savoir comparable à celui que pouvait transmettre la pythie (oracle grec). » Expériences chamaniques Parmi les vécus autrefois systématiquement associés à la folie, les expériences transpersonnelles sont aujourd’hui vues d’un autre œil. « Après Freud et Jung, on a découvert que l’inconscient humain est beaucoup plus vaste qu’on le croyait, souligne Mario B.

 L’esprit humain et la notion de soi peuvent varier énormément, au-delà du temps et de l’espace, jusqu’à des expériences d’identification avec tout l’univers, de conscience cosmique. »

 La psychologie transpersonnelle est aujourd’hui un quatrième courant reconnu de la psychologie aux États-Unis. Olivier Chambon, autre psychiatre formé à l’EMDR, s’intéresse désormais aux expériences de type chamanique, qui présentent à ses yeux des « possibilités insoupçonnées », autant que des « propriétés thérapeutiques originales ». Ainsi, les voies d’exploration ne manquent pas pour tenter de comprendre un peu mieux un être humain décidément multidimensionnel.

Sur le blog de Francesca Source Magazine NEXUS

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ETRE A L’ECOUTE DE CE QUE NOUS SOMMES

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

Écouter pour découvrir a un tout autre sens qu’écouter simplement pour avoir confirmation de ce que l’on pense déjà. Si vous êtes ici simplement en quête de confirmation, d’encouragement à suivre votre ligne de pensée, votre écoute n’a guère de valeur. Mais si vous écoutez pour aller à la découverte, alors votre esprit est libre, sans obligation ; il est très vif, acéré, vivant, curieux, interrogatif, donc capable de découverte. Il est donc capital d’examiner pourquoi vous  écoutez, et ce que vous écoutez, ne croyez-vous pas? 

Conscience4

   Vous est-il déjà arrivé de rester assis en silence, sans fixer votre attention sur quoi que ce soit, sans faire d’efforts pour vous concentrer, mais en ayant l’esprit très calme, vraiment silencieux? Alors rien ne vous échappe, vous entendez les bruits lointains comme les plus rapprochés, et ceux qui sont tout près, les sons les plus immédiats – ce qui signifie en fait que vous écoutez tout. Votre esprit n’est pas confiné à un petit canal étroit. Si vous êtes capables d’écouter de la sorte, avec facilité, sans effort, vous vous apercevrez qu’un changement extraordinaire s’opère en vous, un changement qui survient sans volonté délibérée, sans avoir rien demandé, et dans ce changement il y a une immense beauté, une grande profondeur de vision. 

    Faites-en l’expérience à l’occasion, maintenant par exemple. Tandis que vous m’écoutez, n’écoutez pas que moi, mais soyez attentifs à tout ce qui vous entoure. 

Écoutez tinter toutes ces cloches, celles des vaches et celles des temples, écoutez le bruit du train au loin et les charrettes sur la route ; et si vous vous rapprochez encore et m’écoutez aussi, vous découvrirez une qualité d’écoute beaucoup plus profonde. Mais pour ce faire, votre esprit doit être très calme et silencieux. Si vous avez vraiment envie d’écouter, votre esprit fait spontanément silence, n’est-ce pas? Vous n’êtes pas distraits par ce qui se passe à côté de vous, votre esprit est silencieux parce que vous écoutez toute chose intensément. Si vous êtes à même d’écouter de cette manière-là, sans effort, avec une certaine félicité, vous vous apercevrez qu’une transformation stupéfiante s’opère dans votre cœur, dans votre esprit, une transformation à laquelle vous ne vous attendiez pas, et que vous n’avez suscitée en aucune manière. 

    La pensée est chose très étrange, n’est-ce pas? Savez-vous ce qu’est la pensée?

Pour la plupart des gens, la pensée, ou l’acte de penser, est une élaboration de l’esprit, et ils se battent à propos de leurs pensées. Mais si vous êtes capables d’écouter vraiment tout – le clapotis de l’eau au bord d’une rivière, le chant des oiseaux, les pleurs d’un enfant, les remontrances de votre mère, les taquineries d’un ami, les récriminations de votre femme ou de votre mari –, vous découvrirez alors que vous passez au-delà de la simple expression verbale, au-delà des mots qui déchirent tant notre être. 

Et il est très important d’aller au-delà de la simple expression verbale, car que cherchons-nous en définitive? Que nous soyons jeunes ou vieux, inexpérimentés ou avancés en âge, nous voulons tous être heureux, n’est-il pas vrai? En tant qu’élèves, nous voulons être heureux à travers le sport, l’étude, et toutes les petites activités qui nous sont chères. En prenant de l’âge, nous cherchons le bonheur dans la possession de biens, d’argent, d’une belle maison, d’un mari ou d’une femme compréhensifs, d’un bon travail. Lorsque tout cela ne nous satisfait plus, nous optons pour autre chose. 

Nous disons: « Je dois me détacher, et je serai heureux. » Nous commençons donc à pratiquer le détachement. Nous quittons notre famille, nous renonçons à nos biens et nous nous retirons du monde. Ou nous rejoignons une organisation religieuse, pensant être heureux en nous rassemblant, en parlant de fraternité, en suivant un gourou, un Maître, un idéal, en croyant à ce qui n’est essentiellement qu’une illusion, une chimère, une superstition.  

   Comprenez-vous de quoi je parle?

    Lorsque vous vous coiffez, que vous enfilez des vêtements propres, et que vous soignez votre apparence, tout cela participe de votre désir d’être heureux, n’est-ce pas? Quand vous réussissez vos examens et que vous ajoutez quelques titres universitaires à la suite de votre nom, quand vous décrochez un emploi, que vous achetez une maison ou d’autres biens, quand vous vous mariez, que vous avez des enfants, quand vous rejoignez une organisation religieuse dont les chefs disent recevoir des messages émanant de Maîtres invisibles – derrière tout cela se cache ce formidable besoin, cette irrésistible envie de trouver le bonheur. 

   Mais en fait, le bonheur ne vient pas si facilement, car il n’est rien de tout cela. Vous pouvez certes éprouver du plaisir, trouver une nouvelle forme de satisfaction, mais tôt ou tard on s’en lasse, car il n’existe pas de bonheur durable dans les choses que nous connaissons. Les larmes font suite au baiser, le rire fait place à la souffrance et à la désolation. Tout fane, tout se délite. Vous devez donc, tant que vous êtes jeunes, commencer à découvrir ce qu’est cette chose étrange qu’on appelle le bonheur. C’est un des aspects essentiels de l’éducation. 

    Le bonheur ne vient pas lorsqu’on le cherche – là est le plus grand secret – mais c’est facile à dire… Je peux expliquer les choses en quelques mots très simples, mais vous contenter de m’écouter et de répéter ce que vous avez entendu ne va pas vous rendre heureux. Le bonheur est étrange, il vient sans qu’on le cherche. Lorsque vous ne faites pas d’efforts pour être heureux, alors, mystérieusement, sans qu’on s’y attende, le bonheur est là, né de la pureté, de la beauté qu’il y a dans le simple fait d’être. Mais cela exige énormément de compréhension – c’est autre chose que de faire partie d’une organisation ou de vouloir devenir quelqu’un. La vérité naît lorsque votre esprit et votre cœur sont exempts de toute sensation d’effort et que vous n’essayez plus de devenir quelqu’un ; la vérité est là lorsque l’esprit est très silencieux, qu’il écoute à l’infini tout ce qui se passe. Vous pouvez écouter les mots prononcés ici, mais pour que le bonheur soit, vous devez découvrir comment libérer l’esprit de toute peur. 

Extrait du livre LE SENS DU BONHEUR -  KRISHNAMURTI  à retrouver ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/12/04/le-sens-du-bonheur-de-krishnamurti/

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Pour trouver le lieu secret

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

Comment le chercher? Où le trouver? Comment y habiter? ce sont là des questions que l’on se pose de nos jours plus qu’à aucune autre époque, car nous avons besoin d’abord de spiritualité.

Le lieu secretLorsque nous prononçons les paroles de vérité, essayant de manifester la lumière que nous possédons déjà, nous progressons et nous nous rapprochons du jour où nous aurons consciemment l’entendement parfait du Christ; avec tout ce que cet entendement implique, c’est-à-dire l’amour, la beauté, la santé, et la puissance.

Attendons cette pleine manifestation sans inquiétude et sans hâte. Ne perdons jamais de vue le fait que notre désir, si grand soit-il n’est que le désir de Dieu, en nous. « Nul ne peut venir à moi si le père qui m’a envoyé ne l’attire ». Le Père en nous, désire nous révéler le secret de sa présence; sans cela nous ne serions pas affamés de vérité.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit ».

Vous qui lisez ces lignes, quelle que soit la place que vous occupiez en ce monde, soit que vous prêchiez l’évangile, soit que vous habitiez une humble maison, lorsque vous cherchez la vérité afin de la manifester par une vie plus douce, plus forte, une vie moins égoïste, ce n’est pas vous qui cherchez Dieu, mais c’est Dieu qui vous cherche.

Ce que vous sentez, ce que vous désirez, c’est l’Énergie Éternelle, qui fait mouvoir les mondes dans leur orbite, cette Énergie se faisant jour à travers vous afin d’être manifestée. Ne vous tourmentez pas, ne vous inquiétez pas. Ne faites pas d’efforts et laissez faire. Apprenez à laisser faire.

Après avoir battu tous les chemins, cherchant de ci, de là, le désir de notre coeur, il nous faut aller droit à celui qui est l’accomplissement de tous les désirs; à celui qui attend, afin de se manifester davantage à nous et à travers nous. Si vous désiriez mon affection ou quelqu’autre qualité qui forme ce que je suis (et non ce que je possède), vous n’iriez pas trouver Jean, Pierre ou Paul; mais vous viendriez directement à moi, afin de recevoir ce que seul je puis vous donner.

Après avoir tant cherché la lumière et la vérité, il faut que chacun de nous apprenne à compter sur Dieu pour recevoir cette révélation intérieure, pour sentir cette union avec le Seigneur.

La lumière que nous désirons n’est pas quelque chose que Dieu puisse nous donner. C’est Dieu lui-même. Dieu ne nous donne pas la vie et l’amour comme s’il s’agissait d’objets. Dieu est la Vie, la Lumière et l’Amour. Ce dont nous avons besoin, c’est d’avoir plus de lui-même, quel que soit le nom que nous lui donnions.

Je dois être revêtu de la puissance « d’en haut », c’est-à-dire une région plus élevée que celle où se trouve actuellement mon entendement conscient. C’est une descente du Saint Esprit (entier, total) au centre de l’être dans l’entendement conscient. L’illumination que nous désirons ne peut jamais venir autrement, non plus que le pouvoir de manifester le bien.

« Demeurer dans le silence ». Pour beaucoup, cela ne signifie pas grand chose, car ils n’ont pas encore appris à « compter sur Dieu », et ils n’entendent que les voix du dehors. Le bruit appartient au monde extérieur, et non à Dieu. Dieu travaille dans le silence, et nous pouvons compter sur le Père en notre être afin de devenir conscients du travail intérieur, conscients de l’accomplissement de nos désirs. « Rien ne manque à ceux qui le craignent ». Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leurs forces ».

Dans un de ses contes, Edward Everett Hale parle d’une petite fille qui jouait à la campagne avec les oiseaux et les papillons; elle quittait souvent ses jeux pour aller prier dans une chapelle qui se trouvait non loin de là, et après avoir prié, elle restait parfaitement tranquille, « attendant, disait-elle, de voir si Dieu avait quelque chose à lui dire ». Les enfants sont toujours plus près que nous du royaume céleste.

Quand vous commencerez l’exercice du silence, ne croyez pas que cela soit nécessaire de vous trouver en compagnie d’autres personnes. La présence d’une autre personnalité est apte à distraire l’esprit. Apprenez à communier seul avec le Créateur de l’univers, qui est votre vrai compagnon. Et lorsque vous serez capable de vous abstraire de ce qui vous entoure, vous pourrez vous réunir à plusieurs, et cela sera profitable pour vous.

C’est attendre la voix de Dieu. Choisissez un moment où vous ne serez pas dérangé, et où vous pourrez laisser de côté tout souci. Élevez votre coeur en vous adressant au Père. Ne craignez pas d’être trop « orthodoxe ». Vous ne suppliez pas un Dieu qui vous a déjà donné « tout ce que vous demandez ». Vous savez qu’il vous l’a déjà envoyé.

Vous ne lui adressez pas une prière incrédule, plaidant votre cause et le suppliant. Vous parlez directement au Père et votre Esprit se concentre sur l’Éternel. Beaucoup de personnes ont essayé sincèrement de demeurer silencieuses, attendant que Dieu leur parle, mais dès qu’elle fermait les yeux, leur esprit se trouvait rempli de toutes sortes de vaines imaginations. Les sujets les plus ordinaires et les plus futiles se succédaient avec rapidité dans leur cerveau, et au bout d’une heure, elles n’avaient obtenu aucun résultat, ce dont elles étaient découragées.

de « H. Emilie Cady  » tiré du livre « La leçon de Vérités » sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Une enfance en or par Osho

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2015

enfance en or

L’autre jour, je vous disais que le décès de mon grand-père avait été ma première rencontre avec la mort. Oui, une rencontre, mais pas seulement une rencontre, quelque chose de plus aussi ; sinon je serais passé à côté de la signification véritable. J’ai vu la mort, et quelque chose de plus qui ne mourait pas, qui flottait au-dessus, qui s’échappait du corps… les éléments. Cette rencontre détermina tout le cours de ma vie. Elle me donna une direction, ou plutôt une dimension que je ne connaissais pas auparavant. J’avais entendu parler de la mort d’autres personnes, mais seulement entendu parler. Je ne l’avais pas vue, et ces gens-là ne comptaient pas pour moi.

À moins d’aimer quelqu’un avant sa disparition, vous ne pouvez pas vraiment faire face à la mort. Soulignez cela : on ne peut faire face à la mort qu’avec le décès de ceux que l’on aime. Quand vous faites l’expérience de l’amour et de la mort, il y a une transformation, une immense mutation, comme si un nouvel être était né. Vous ne serez jamais plus le même. Mais les gens n’aiment pas, et comme ils n’aiment pas, ils ne peuvent pas faire l’expérience de la mort de la manière dont je l’ai faite. Sans amour, la mort ne vous donne pas les clés de l’existence. Avec l’amour, elle met entre vos mains les clés de tout ce qui est.

Ma première expérience de la mort ne fut pas une simple rencontre. Elle fut complexe de bien des façons. L’homme que j’avais aimé était en train de mourir. Pour moi, il avait été un père. Il m’avait élevé dans une liberté absolue, sans inhibitions, sans répressions et sans commandements. Il ne m’avait jamais dit : « Ne fais pas ceci, » ou « Fais cela ». Ce n’est que maintenant que je suis en mesure de réaliser la beauté de cet homme.

C’est très difficile pour un vieil homme de ne pas dire à un enfant : « Ne fais pas cela, fais ceci » ou « Assieds-toi simplement là, ne fais rien » ou encore « Fais quelque chose ; pourquoi restes-tu assis sans rien faire ? » Mais il ne l’a jamais fait. Je ne me souviens pas d’une seule fois où il ait même tenté de se mêler de mes affaires. Il se retirait tout simplement. S’il pensait que ce que j’étais en train de faire était faux, il se retirait et fermait les yeux.

Une fois, je lui ai demandé : « Nana, pourquoi fermes-tu parfois les yeux, quand je suis simplement assis à côté de toi ? »
Il répondit : « Aujourd’hui, tu ne comprendras pas, mais un jour peut-être… Je ferme les yeux pour ne pas t’empêcher de faire ce que tu es en train de faire. Juste ou faux, je n’ai pas à t’en empêcher. Je t’ai enlevé à ta mère et à ton père. Si je ne peux même pas t’offrir la liberté, alors pourquoi t’avoir enlevé à tes parents ? Je t’ai uniquement pris pour qu’ils ne puissent pas mettre leur nez dans tes affaires. Comment pourrais-je y mettre le mien ? »

« Mais tu sais » continua-t-il, « c’est parfois une grande tentation. Tu es une telle tentation. Je ne le savais pas, sinon, je n’aurais pas pris ce risque. D’une certaine manière, quand il s’agit de trouver des choses à ne pas faire, tu es un génie. Ou je suis complètement fou, ou c’est toi qui l’es. »

Je répondis : « Nana, tu n’as pas besoin de te faire de souci. Si quelqu’un est fou, alors c’est moi. » Et depuis ce jour-là, j’ai dit aux gens : « Ne vous occupez pas de moi, je suis fou. »

J’avais dit ça pour le consoler, et je le dis encore pour consoler les gens qui sont vraiment fous. Mais quand on est dans une maison de fous et qu’on est le seul qui ne soit pas fou, que peut-on faire, si ce n’est dire à tout le monde : « Détendez-vous, je suis fou, ne me prenez pas au sérieux. » C’est ce que j’ai fait toute ma vie. Il fermait les yeux, mais parfois, la tentation était trop grande… Un jour, par exemple, je me suis mis à cheval sur Bhoora, notre serviteur. Je lui ai ordonné de se conduire comme un cheval. Tout d’abord, il eut l’air étonné ; mais ma grand-mère s’exclama : « Quel mal y a-t-il à ça ? Ne peux-tu pas jouer un peu ? Bhoora, fais le cheval. » Alors, il se mit à faire tout ce qu’un cheval est censé faire, et moi, je le montais.

Devant mon grand-père, c’en était trop. Il ferma les yeux et se mit à chanter son mantra : Nama arihantanam namo… namo siddhanam namo. Bien entendu, j’ai arrêté. Quand il se mettait à chanter son mantra, cela signifiait que pour lui c’en était trop. C’était le moment de s’arrêter. Je l’ai secoué et j’ai dit : « Nana reviens, tu n’as pas besoin de chanter ton mantra. Je ne joue plus. Tu ne peux pas voir que ce n’était qu’un jeu ? »

Il m’a regardé dans les yeux, je l’ai regardé dans les yeux.
Pendant un moment, il n’y eut que du silence. Il attendait que je parle. Il dut céder, il dit : « Très bien, c’est moi qui parlerai en premier. »

J’ai répondu : « C’est juste, car si tu étais resté silencieux, je serais resté en silence pour le restant de ma vie. Heureusement que tu as parlé, comme ça, je peux te répondre. Que veux-tu savoir ? »
Il dit : « J’ai toujours voulu te demander pourquoi tu étais aussi malicieux ».

J’ai répondu : « Voilà une question que tu devrais réserver à Dieu. Quand tu le rencontreras, pose-lui la question : “Pourquoi as-tu créé un enfant aussi malicieux ?” Tu ne peux pas me demander ça. C’est presque comme de demander : “Pourquoi as-tu créé un enfant aussi malicieux ?” Comment peut-on y donner une réponse ? Cela ne me concerne pas. Je suis simplement moi-même. Est-ce que c’est permis dans cette maison, oui ou non ? »
Nous étions assis dehors dans le jardin.

Il me regarda à nouveau et demanda : « Que veux-tu dire ? »
J’ai répondu : « Tu comprends parfaitement bien ce que je veux dire. Si on ne me permet pas d’être moi-même, je ne mettrai plus les pieds dans cette maison. Alors, je t’en prie, sois clair avec moi : soit je rentre dans cette maison avec la permission d’être moi-même, soit j’oublie cette maison et je deviens un voyageur, un vagabond. Dis-le-moi clairement, n’hésite pas, vas-y ! »

Il répondit en riant : « Tu peux rentrer. Tu es chez toi. Si je n’arrive pas à résister à la tentation de mettre mon nez dans tes affaires, alors c’est moi qui m’en irai, ce n’est pas toi. »

C’est exactement ce qu’il a fait. Deux mois après ce dialogue, il n’était plus de ce monde. Il n’a pas seulement quitté cette maison, il les a toutes quittées, même le corps, qui était sa vraie maison. J’aimais cet homme, car il aimait ma liberté. Je ne peux aimer que si ma liberté est respectée. Si je dois marchander et recevoir de l’amour en payant de ma liberté, cet amour-là n’est pas pour moi. Alors, il est pour de moindres mortels, il n’est pas pour ceux qui savent.

Presque tout le monde pense aimer, mais si vous observez les amoureux, ils sont prisonniers l’un de l’autre. Quel étrange amour qu’un amour qui asservit ! L’amour peut-il jamais devenir un asservissement ? Mais dans quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent des cas, c’en est un, car dès le début, l’amour est absent.
C’est un fait que les gens ordinaires croient seulement aimer.

Ils n’aiment pas – car quand l’amour est là, où est le je, où est le tu ? Quand l’amour est là, il donne immédiatement un immense sentiment de liberté, de non-possessivité. Mais malheureusement, cet amour-là n’existe que très rarement.

Amour et liberté – si vous avez cela, vous êtes un roi ou une reine. C’est cela le vrai royaume de Dieu. Amour et liberté. L’amour vous donne des racines dans la terre et la liberté vous donne des ailes.
Mon grand-père m’a donné les deux. Il m’a donné son amour, plus qu’il n’en a jamais donné à ma mère, ou même à ma grand-mère ; et il m’a donné la liberté, le plus grand des cadeaux. Alors qu’il était en train de mourir, il m’a donné sa bague et, les larmes aux yeux, il m’a dit : « Je n’ai rien d’autre à te donner. »
J’ai répondu : « Nana, tu m’as déjà donné le plus précieux des cadeaux. »

Il ouvrit les yeux et s’exclama : « Quoi donc ? »
J’ai ri et lui ai dit : « As-tu oublié ? Tu m’as donné ton amour, tu m’as donné la liberté. Je pense qu’un enfant n’a jamais reçu autant de liberté. Que me faut-il de plus ? Que peux-tu donner de plus ? Je suis reconnaissant. Tu peux mourir en paix. »
Depuis lors, j’ai vu mourir beaucoup de gens, mais il est vraiment difficile de mourir en paix. Je n’ai vu que cinq personnes mourir en paix : la première fut mon grand-père, la deuxième fut Bhoora, mon serviteur, la troisième ma Nani, la quatrième, mon père et la cinquième, Vimalkirti.

Bhoora est mort, car il ne pouvait tout simplement pas concevoir de vivre dans un monde sans son maître. Il mourut simplement. Il s’est détendu dans la mort. Il était venu avec nous jusqu’au village de mon père, parce qu’il conduisait le char à bœufs. Quand il n’entendait rien pendant un moment, quand aucun mot ne lui parvenait de la carriole, il demandait : « Beta » cela signifie fils – « est-ce que tout va bien ? »
Continuellement, Bhoora demandait : « Pourquoi ce silence ? Pourquoi est-ce que personne ne parle ? » Mais ce n’était pas le genre d’homme à regarder derrière le rideau qui nous séparait. Comment aurait-il pu regarder à l’intérieur, alors que ma grand-mère s’y trouvait ? C’était là le problème, il ne pouvait pas le faire. Mais continuellement, il demandait : « Que se passe-t-il – pourquoi tout le monde est-il silencieux ? »

Je répondais : « Tout va bien. Nous jouissons du silence. Nana désire que nous soyons silencieux. » C’était un mensonge, car Nana était mort – mais d’une certaine manière, c’était vrai. Il était silencieux ; pour nous le message était d’être silencieux.
Finalement, j’ai dit : « Bhoora, tout va bien, mais Nana s’en est allé. »
Il n’a pas pu y croire. Il a dit : « Alors, comment tout peut-il aller bien ? Sans lui, je ne peux pas vivre. » Et il mourut dans les vingt-quatre heures qui suivirent. Juste comme une fleur qui se referme… qui refuse de rester ouverte d’elle-même au soleil, sous la lune. Nous avons tout essayé pour le sauver, car à présent, nous étions dans une plus grande ville, celle de mon père.

La ville de mon père n’était, pour l’Inde bien sûr, qu’une petite ville. La population n’était que de vingt mille habitants. Elle avait un hôpital et une école. Nous avons fait tout notre possible pour sauver Bhoora. Le docteur de l’hôpital était étonné, il n’arrivait pas à croire que cet homme était un Indien ; il ressemblait tellement à un Européen. Ce devait être un caprice de la biologie. Je ne sais pas. Quelque chose a dû bien tourner. Comme on dit : « Quelque chose a dû mal tourner », j’ai inventé l’expression : « Quelque chose a dû bien tourner » – pourquoi est-ce que ça tournerait toujours mal ?

Bhoora était dans un état de choc suite à la mort de son maître. Nous avons dû lui mentir jusqu’à notre arrivée en ville. Ce n’est qu’une fois arrivés, quand on retira le corps du char à bœufs que Bhoora vit ce qui s’était passé. Alors, il ferma les yeux et ne les ouvrit jamais plus. Il dit : « Je ne peux pas voir mon maître sans vie. » Et ce n’était qu’une relation maître-serviteur. Mais une certaine intimité était née entre eux, une sorte de parenté indéfinissable. Il n’ouvrit jamais plus les yeux. De cela, je peux en témoigner. Il vécut encore quelques heures, puis tomba dans le coma avant de mourir.

Avant de mourir, mon grand-père avait dit à ma grand-mère : « Prends soin de Bhoora. Je sais que tu vas prendre soin de Rajah – je n’ai pas besoin de te le dire –, mais prends soin de Bhoora. Il m’a servi comme personne d’autre n’aurait pu le faire. »
J’ai dit au médecin : « Comprenez-vous, pouvez-vous comprendre le genre de dévotion qui existait entre ces deux hommes ? »
Le médecin me demanda : « Est-il Européen ? »
Je répondis : « Il en a l’air. »

Le médecin dit : « Ne fais pas le futé. Tu es un enfant, tu n’as que sept ou huit ans, mais tu es très futé. Quand je t’ai demandé si ton grand-père était mort, tu as dit non, et ce n’était pas vrai. »
J’ai répondu : « Non, c’était vrai : il n’est pas mort. Un homme qui a tant d’amour ne peut pas mourir. Si l’amour peut mourir, alors le monde est sans espoir. Je ne peux pas croire qu’un homme qui a tant respecté ma liberté, la liberté d’un gamin, soit mort, simplement parce qu’il ne peut plus respirer. Je ne peux pas assimiler les deux : ne plus respirer et la mort. »

Le médecin européen me regarda avec suspicion et dit à mon oncle : « Ou ce garçon deviendra un philosophe, ou il deviendra fou. »
Il avait tort : je suis les deux. …

Je ne comprenais pas pourquoi le médecin n’était pas prêt à croire que mon grand-père n’était pas mort. Je savais, et il le savait aussi, qu’en ce qui concerne le corps, c’était terminé ; il n’y avait aucune discussion à ce sujet. Mais il y a quelque chose de plus que le corps – qui est dans le corps et qui pourtant n’en fait pas partie. Laissez-moi le répéter pour le mettre en évidence – qui est dans le corps et qui pourtant n’en fait pas partie. L’amour le révèle ; la liberté lui donne des ailes pour s’élever dans le ciel.

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Extrait de l’ouvrage : Une enfance en or – Osho
Traduit de l’anglais par Uttama

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Les secrets de l’aura du Christ

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

L'aura du christ

L’aura est un champ magnétique fait d’énergie, d’âme, d’esprit, qui entoure chaque créature vivante. Comment harmoniser notre aura avec celle du Christ pour bénéficier de son pouvoir d’éveil et de transformation ? La clé est contenue dans l’idée de la fraternité universelle. Cette idée est vivante et il est donc tout à fait possible de communiquer avec elle et de l’accueillir en soi. Par résonance, elle fera fleurir en nous les meilleures forces et capacités. Son énergie permet de trouver un sens positif à la vie, de dépasser des problèmes d’ordre physique, émotionnel, mental ou spirituel qui paraissent insurmontables, d’obtenir des réponses inattendues à ses questions et de découvrir en soi des richesses inconnues.  

Une ancienne légende raconte que le maître Jésus a accompli tous ses miracles grâce au mystérieux pouvoir d’un vêtement de Lumière qui appartenait à l’homme originel. Alors qu’il était chassé du paradis, le Père de l’humanité aurait emporté avec lui ce vêtement magique. Par la suite, il se serait transmis de père en fils au sein des écoles des mystères. Jésus l’a reçu à son tour des mains du prophète Élie réincarné et des Esséniens, gardiens du savoir secret de l’Égypte du Pharaon. La robe de lin blanc que portaient les Esséniens était une image de cette robe de Lumière. Elle incarnait leur idéal d’atteindre cette conscience intérieure de l’unité et de l’amour fraternel. Cette robe est connue aujourd’hui sous le nom d’« aura ». Il s’agit d’un champ magnétique fait d’énergie, d’âme et d’esprit qui entoure chaque créature vivante. Cette belle légende signifie que, par son travail sur lui-même, Jésus était parvenu à réaliser en lui un état d’être divin. Son aura a alors fusionné avec celle de l’homme originel et c’est pour cela qu’il a rayonné autour de lui l’amour fraternel. C’est la qualité de notre aura qui détermine toute notre vie : nos réussites, nos échecs, la qualité de nos rencontres, la provenance de nos inspirations, de nos pensées, de nos sentiments, de nos désirs, de nos actes… L’aura atteint sa perfection par l’acquisition de la fraternité intérieure.

 

Prendre soin de son intériorité

Imaginez un homme qui aime se reposer auprès d’un petit point d’eau qu’il a aménagé dans son jardin. Dans ce lieu, il se sent inspiré et il écrit de très beaux poèmes. Voilà qu’un jour, tous ses voisins décident de jeter leurs poubelles dans son jardin si bien qu’il se transforme en décharge. Les rats, les moustiques, les maladies y élisent leur demeure. Notre homme a perdu le lieu de son âme, il ne peut plus écrire de poésies. Ce jardin existe en chacun. Nous nous sommes tellement écartés de la nature que nous avons perdu notre nature et que nous acceptons que n’importe quoi entre dans notre espace intérieur. Le moi est la chose la plus précieuse que possède chaque homme venant en ce monde. Il est une étincelle de feu, un joyau de l’âme, une terre fertile. Il est surtout de plus en plus ignoré et dénaturé. On a fabriqué un moi artificiel, inconscient, mécanique. Les humains tournent de plus en plus leur attention vers des choses physiques, visibles, grossières, alors que le moi est spirituel dans son essence, invisible, subtil. Mon expérience m’a montré qu’il n’y a pas d’autre sécurité pour l’humanité que celle qui puise son origine dans l’ennoblissement du moi. C’est une science et un art initiatiques. Coupez un homme de sa nature divine, de sa conscience profonde et tout peut arriver. Un tel être ne réfléchira plus, sa conscience sera en sommeil, il prendra tout pour de l’argent comptant. On lui dira qu’il est dans une démocratie et il le croira. On lui dira que c’est lui qui pense sa vie et il sera d’accord. On lui dira que c’est normal de déverser les poubelles dans son jardin et non seulement il sera d’accord, mais en plus il y prendra goût. Sur la croix de son supplice, le Christ a prononcé cette parole terrible : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Lorsqu’il dit : « Ils ne savent pas ce qu’ils font », il sous-entend qu’ils sont sous l’emprise du mensonge, car ils n’ont pas trouvé l’être vrai en eux.

 

Purifier son aura Par l’éveil du moi supérieur

Dans toutes les cultures, la méditation est une science et un art de l’éveil, qui consiste à devenir conscient de tout ce qui se passe en soi. C’est une vigilance, une observation, une analyse de soi. Au bout d’un certain temps de pratique, la conscience s’élargit naturellement et accède à une réalité plus subtile, à ce que l’on pourrait appeler une conscience supérieure commune. C’est un état d’être absolument naturel que tout homme peut atteindre avec de l’entraînement. Beaucoup de traditions ont appelé cet état d’être : le moi supérieur et éternel de l’homme. Elles le décrivent comme le fondement de l’expérience de la vérité, l’origine de l’amour et de la sagesse dans l’humanité et dans le monde. Lorsque l’on en fait l’expérience, on s’aperçoit aussitôt que cette conscience supérieure est la véritable gardienne et l’inspiratrice de tout ce qui fait la beauté et la grandeur de l’âme humaine dans le monde. Chacun peut y avoir accès. Si ce chemin n’est plus connu ni enseigné d’une façon saine, libre et naturelle, c’est parce que le monde est sous l’emprise d’un mensonge et qu’il est souvent plus facile d’être faux, artificiel que de trouver sa vraie nature et de l’exprimer. La clé de ce chemin est l’observation et l’étude de soi. L’attention doit se tourner vers l’intérieur, vers ce qui est ordinairement invisible en soi. Alors l’éveil se produit naturellement, l’intelligence s’illumine, la lumière se fait dans la conscience. Vous vous apercevez que quoi que vous fassiez les-secrets-de-l-aura-du-christdans la vie, il y a une conscience supérieure aimante qui vous observe et vous protège. 

La porte pour l’atteindre est l’entrée consciente dans le silence et dans le calme profond. Lorsqu’elle est éveillée, cette conscience-témoin peut changer toute la vie. Elle éclaire sur ce qui ne va pas et elle donne la force de créer l’harmonie. Certains l’ont appelée le Christ, d’autres le Bouddha, le Messie ou la parole de Dieu dans le silence…

 

Par Olivier Manitara Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Le retour de Dieu vers le nouveau Dieu

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

 

nouveau dieuToutes sortes de légendes courent déjà sur le compte de l’être à venir, tout un folklore se constitue, qui fait couler l’encre et l’argent, comme tant d’autres manifestations qui, aujourd’hui, se veulent spirituelles. Mais il est dou­teux que cette foire aux hommes-dieux donne une idée juste de l’évolution et du temps qu’il faudra pour que se manifeste une autre race. Ni les opaques dissertations des uns ni les slogans des autres n’apporteront beaucoup de lumière. Car il s’agit d’autre chose qui, au fond, ne prend aucun chemin précis, n’épouse aucune pensée particulière, ne se reconnaît aucun maître, aucun messie, aucune déesse, mais se donne entièrement à ce qui est devant nous et que l’esprit humain n’a jamais supposé et donc encore moins défini.

Ainsi parler de Dieu, et prétendre que nous marchons vers lui, ne veut-il pas dire grand-chose. De même vouloir mettre des noms sur les formes futures de la manifestation n’a-t-il guère de valeur. Ce qui doit se produire nous étant totalement inconnu, n’appartenant à aucune de nos caté­gories, comment voudrions-nous en faire le récit des siècles ou des millénaires avant que rien ne se soit effec­tivement passé ? Un australopithèque aurait-il pu prévoir Praxitèle ou Mozart ? Comment pourrions-nous décrire l’apparence et le comportement d’une future race hypo­thétique alors que nous sommes incapables de déterminer ce qui se passera dans dix ans et s’il n’est pas des inven­tions ou des systèmes de philosophie qui, dans un temps aussi court, ne mettront pas en question tout ce que nous tenons aujourd’hui pour normal ou pour essentiel ?

Cependant, il est des lignes que nous pouvons tenter de dégager en considérant la physionomie du passé qui s’étend derrière nous et dont nous sommes l’aboutissement provisoire. Au gré des mutations qui démontrent d’emblée que rien n’est impossible à l’Énergie créatrice (qu’elle soit purement mécanique, comme le veulent certains, ou qu’on l’appelle Dieu, comme d’autres le demandent), la Vie, d’abord absente pendant un milliard d’années, a proliféré lentement, puis de plus en plus vite : pendant plus de deux milliards et demi d’années, des algues unicellulaires et des bactéries ont constitué ses seuls vaisseaux — et aujourd’hui nous régnons, entourés d’un peuple d’animaux divers et environnés de forêts, de jardins et de champs. Tous nés d’une même matrice, et l’oubliant tous. Tous frères — non pas seulement entre nous, les hommes, mais entre les règnes variés, puisque issus d’une même substance ori­ginelle, enfantés par l’unique Magna Mater, et l’ayant oublié. Unité perdue? Ou bien jamais connue encore, seu­lement pressentie et devant appartenir à la psyché de demain?

À chaque pas, s’est accompli un miracle qu’aucun cal­cul des probabilités n’aurait évidemment pu prévoir, car un nouvel élément s’ajoutait, venu, semble-t-il, de nulle part et commandé, peut-être, par un déterminisme omni­scient. En sorte que nous ne pouvons guère déduire ce que demain sera de ce que nous sommes et savons aujourd’hui. Ce qu’il y aura, nous le portons sans doute en nous, mais ce que cela sera nous ne saurions le dire, puisque cela sera différent de tout ce que nous offre le monde et que nous ne pouvons le déduire des apparences actuelles. Et même si nous pouvions d’avance en avoir la vision, nous ne sau­rions l’interpréter, car elle ne correspondrait à aucun de nos archétypes.

Nul langage au monde ne peut évoquer ce qui échappe à sa fonction. Nos mots désignent un ordre de réalité pure­ment humaine. Depuis les sons les plus primitifs de l’homo erectus jusqu’aux équations des scientifiques, un même courant tend à décrire une réalité qui, pour être unique, n’en varie pas moins dans la façon qu’elle a de se proposer aux regards : toujours plus précise, elle devient aussi plus subtile, et il est clair que ce que nous voyons et nommons aujourd’hui aurait échappé à la vision de nos ancêtres génétiques.

D’une certaine manière, les premiers balbutiements des races d’avant l’homo sapiens correspondent, sur le plan de l’espèce, au langage imitatif et non réfléchi du petit enfant. Et de même que l’enfant grandit et devient conscient, de même l’espèce a-t-elle grandi, est-elle deve­nue consciente quand sont apparus les néandertaliens, avec qui, sans que nous puissions savoir comment, le langage a dû se charger d’un sens original, acquérir le pou­voir qu’il revêt chez l’enfant qui s’interroge d’une façon personnelle et commence d’organiser ses souvenirs et ses rêves. Âge qui n’est pas encore de raison, mais où se profile ce que la raison forgera plus tard, âge de l’intuition fulgurante et inexplicable qu’il faut ensuite une vie pour déchiffrer. Un choc, à ce moment-là, se produit, une secousse dans l’être, où est renversée l’enceinte de l’inconscience protectrice. Que ce soit pour l’enfant humain ou pour l’espèce humaine en son enfance, le choc a lieu comme un cataclysme libérateur.

Pour l’homme de Neandertal, on l’a vu, le choc a été la découverte de la Mort qui avait toujours existé autour de lui et dont, brusquement, la signification lui est appa­rue. Et de ce choc imparable, notre race est née peu à peu, comme l’adolescent naît de l’enfant, et l’homme de l’ado­lescent.

La Mort ! La Mort ! Ç’avait été comme un cri jeté au visage de nos ancêtres, qui vivaient sans se douter de rien. Et ce viol de leur conscience — ou cette fracture de leur inconscience —, c’est ce qu’ils nous ont transmis et qu’aveuglément nous tentons d’élucider. C’est ce qui nous aiguillonne à notre tour et que nous voulons à toute force dépasser. Cela qui a donné un sens à leurs grognements obscurs, c’est ce qui, aujourd’hui, illumine nos hymnes, fait parler nos ordinateurs et se volatilise en des abstrac­tions où l’esprit se dépasse lui-même.

Toute notre histoire est en fait l’histoire de la Mort. Est l’histoire de sa découverte et de son dépassement par un être que métamorphosent les rapports qu’il entretient avec elle. L’éveil de l’intelligence entraîne la révélation stupé­fiante de la Mort qui, à son tour, fournit l’aliment dont l’intelligence se nourrira. Parce que les perceptions se sont affinées chez l’homo erectus, un sens nouveau a été donné à ce qu’il n’avait jamais cessé de voir autour de lui, à ce à quoi il avait même participé dans la chasse et les crimes anthropophagiques. La Mort a brutalement pris un autre visage, plus subjectif, plus mystérieux, plus insondable. Jusque-là naturelle et non suspecte, elle n’entraînait aucune interrogation. Les moyens de s’interroger n’exis­taient pas encore. Mais à présent, la question était là, comme une blessure perpétuelle qui ne se refermerait qu’à la fin, sur un silence qui serait la seule réponse.

La question nous ronge à notre tour, ayant traversé les dizaines de millénaires, en dessinant la généalogie de la douleur, homme après homme, dans l’éploiement de l’espace et du temps terrestres. Est-il vrai que moi aussi je vais mourir ? Mais pourquoi ? Pourquoi ? Et pourquoi suis-je seulement né ?

Intolérable question qui nous courbe vers le sol où nous devons nous écrouler demain, ou peut-être aujourd’hui. Intolérable, intolérable question greffée sur notre cœur et qui nous oblige, pour respirer un peu à redresser la tête et à regarder le ciel, à espérer, à croire, à affirmer qu’il y a autre chose. Oui, oui, là-bas, là-haut, plus loin, toujours plus loin — au-delà —, s’étend le pays où l’on ne meurt pas, le soleil y brille toujours, la nuit n’existe pas, le Temps n’existe pas, tout est éternel là-bas.

 

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Sagesse des contes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2015

 

Le magicien


sagesse des contes

 

C’était deux frères aux destinées incomparables. l’un était pâtissier, l’autre magicien. Ils vivaient dans un modeste village à l’abri des paillettes et des tapis rouge. Le premier se contentait de peu, le deuxième était rongé par l’insatisfaction. 

Mécontent, il quitta son village pour devenir le magicien le plus reconnu du pays. Après mille et une craintes, privations et sacrifices, il réalisa enfin son rêve. 

Hélas ! Cela ne put suffire à combler la vacuité de son âme.

Il partit alors séduire sa future âme sœur dans les soirées branchées de la capitale. Le voici marié à une déesse parmi les femmes.

Malgré toutes ces réjouissances, le bonheur n’était toujours pas au rendez-vous.

Le couple céleste déménagea alors dans un splendide manoir et mit au monde sept merveilles qui furent éduqués dans des conditions royales. 

Pauvre magicien… Il avait beau gravir les sommets les plus élevés de l’humanité, il ne pouvait échapper à cette sournoise insatiabilité.

Désespéré, il revint aux sources et reprit contact avec son frère bienheureux. En guise de retrouvailles, ce dernier avait préparé une tarte aux citrons qu’ils partagèrent au café du village. Après quelques discussions stériles, ils en vinrent à l’essentiel :

« Mon tendre frère, j’ai un meilleur métier, une plus belle femme et une plus grande famille que toi. Pourtant, de nous deux, c’est toi le plus heureux. Comment fais-tu ? Quand pourrais-je enfin goûter au bonheur ? »

Le pâtissier s’essuya les babines avec sa serviette, et déclara ceci :

« Tu seras heureux quand tu cesseras de désirer autre chose que cette tarte aux citrons. » 

Ils firent silence, et le magicien repris une part de tarte qu’il s’efforçât de savourer pleinement.

Il avait là le pressentiment d’apprendre le seul tour de magie qui échappait à sa virtuosité : le bonheur.

     Un conte thérapeutique de François Sivade sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Vivre le DEJA, ICI ET MAINTENANT

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2015

 

rtxyr8pCertains changements doivent être vécus par l’homme, car ces changements représentent l’évolution de la force créatrice, de la dynamique que l’on appelle Dieu et qui se déploie dans votre réalité. Pour connaître son évolution, l‘homme doit parvenir à toucher cette divinité en lui. Ces changements apportent à l’humanité de grandes questions, de grandes interrogations. Chacun doit entreprendre la plus grande aventure et cette aventure s’appelle VIVRE.

Vivre, veut dire être soi, vivre veut dire reconnaître cette divinité en nous, et cette reconnaissance nous fera plonger dans une oasis. Cette oasis est potentielle, car l’homme vit dans le déjà, dans le moment présent, dans le potentiel qui lui est acquis.

Notre déjà, le moment présent, existe quand l’homme se permet d’y vivre, car il peut voir l’espoir, il peut comprendre toute la multiplicité qui provient de ce plan terrestre. Le déjà est le moment présent. Le ici et maintenant est ce déjà, ce moment présent. Vivre dans le déjà nous le faisons parfois inconsciemment car chaque homme, chaque femme vit dans le moment présent.

Cependant, à cause de son esprit binaire, l’homme tire constamment de l’arrière, il vit dans le passé et très souvent dans le futur. L’homme oublie le moment présent, et lorsqu’il le retrouve il peut se permettre de vivre car il n’y a que le moment présent qui existe réellement.

Imaginez un instant que dans votre temps et dans votre espace, les verbes du passé, les verbes du futur, les mots du passé, les mots du futur n’existent plus. Que reste-t-il ? Le Présent.

Il existe beaucoup de tourments, de doutes à cause du passé et du futur. Lorsque vous aurez pris conscience de ce que votre Etre est réellement, votre verbe et vos mots changeront pour toujours car tout se manifestera ici et maintenant et non point dans le futur.

Le passé fait naître la culpabilité, vous retournez dans le passé et vous désirez changer les événements pour lesquels vous ne pouvez plus rien faire… Le futur, lui, vous en rêvez, vous rêvez même que ce futur soit le moment présent, mais comment se pourrait-il lorsque le futur n’existe pas encore. Avez-vous remarqué que toute manifestation se réalise ici et maintenant et non point dans le futur ? Imaginez un instant que votre désir soit de manifester une chose. Donc, vous êtes ici, présent, dans le déjà et soudainement cette chose se manifeste dans le futur. Impossible n’est-ce pas ?

L’homme est sans cesse plongé dans le passé, l’homme est empressé de vivre dans le futur, mais il en oublie le potentiel du moment présent. Tout être vit déjà dans son déjà, mais l’homme, par son esprit, est déjà rendu dans son futur. Vous faites comme si le Ici et Maintenant n’existait pas !

Le temps n’est qu’illusion, alors comment faire confiance à une illusion ! Ne faites confiance qu’à vous-même, voilà le plus important. Il n’existe point de temps pour la pensée… seulement des manifestations.

Si le temps a une place primordiale dans vos pensées, vous vous préparez à faire face à la « défaite ». Vous êtes habitués à la défaite, bien sûr. Alors ne placez jamais le facteur « temps » à l’intérieur d’une manifestation matérielle, dans la réalisation d’un désir. Il vous serait alors impossible d’apprécier le moment présent. Ne vous projetez point dans le futur en disant : « Je ne peux plus attendre, j’ai hâte que tout cela arrive« , car si vous le faites, comment pouvez-vous vivre totalement le moment présent…. ?

Ramenez plutôt à vous ces connaissances qui vous habitent et qui sont déjà connues de vous. Il y a notre conscience, notre pensée et surtout notre totalité, notre Etre, comme vous voudrez l’appeler. Nous faisons partie de la Totalité, nous ne sommes point un clan à part, nous sommes le représentant, le participant dans la totalité de l’Ici et Maintenant. Cette force, cette dynamique que l’on appelle Dieu se nourrit du moment présent et ceci constitue sa propre force. Cette dynamique connaît seulement ce que vous connaissez ici et maintenant. Dieu ne sait que ce que vous savez maintenant. Il est donc de notre devoir de grandir, d’être cette vie, d’être nous, d’être cette totalité, d’être ici et maintenant, de vivre enfin le moment présent.

L’homme évolue de déjà en déjà, car toute connaissance, emmagasinée en lui devient potentielle. La connaissance représente le cadeau, le présent divin, et de connaissance en connaissance il évolue. L’homme n’arrête jamais d’évoluer, il évolue constamment, il peut très bien vivre dans la limitation et dans l’ignorance, mais l’homme peut aussi être conscient de cette évolution. En étant conscient, il entre dans une autre dimension et cette dimension  s’appelle le divin en soi. Quand l’homme exprime sa propre divinité, il se permet de vivre dans le maintenant. Quand il se permet, il entreprend cette aventure que l’on appelle l’Amour de soi, l’amour inconditionnel et là l’homme peut connaître les joies ici-bas.

Il n’y a pas de matin sans que l’on décide que cela est le matin. Si vous regardez une fleur, vous cueillez cette fleur, la regardez et vous exclamez devant sa beauté. Quand cette fleur se défraîchit, se fane, sa vie est terminée. Mais l’homme oublie que cette fleur est potentiellement potentielle, il a oublié que cette fleur peut laisser tomber une graine de ce grain, dans le silence de la terre, devenant ainsi potentiel pour une autre beauté.

Le plus grand mystère de l’humanité c’est l’homme. Quand l’homme reconnaît cet inconnu, il se rend compte de cette reconnaissance et reconnaît l’inconnu en lui. L’inconnu en nous est déjà connu de nous. Il s’agit de faire cette friction que l’on appelle reconnaissance et à partir de ce moment nous cultiveront cette reconnaissance. Cependant, il ne s’agit pas d’emmagasiner de grandes connaissances pour être intelligent, le simple fait d’Etre, en toute simplicité, est déjà Intelligence.

L’homme qui essaie d’atteindre la perfection ne peut qu’échouer, car il est déjà parfait. On ne peut se créer d’importances pour devenir car tout est important. D’importance en importance, l’homme reconnaît cette force, cette importance, car tout le devient. Et pour devenir, il faut être dans la simplicité.

En vérité, nous sommes tous de grands soleils et ces soleils possèdent l’infinité pour les jours à venir.

Enrichissez-vous de tout ceci et comprenez l’espoir qui est maintenant en nous. Etreignons notre vérité, possédons notre vérité, maîtrisons notre potentiel et rappelons-nous de ce terme ICI ET MAINTENANT.

Francesca du forum « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Je plonge en moi raconte Guillaume Nery

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2015

 

 

En s’enfonçant dans l’océan, celui qui rêvait de devenir astronaute regarde loin en lui. La pression et le froid le repoussent dans les confins de son corps, à l’écoute de microsensations : l’écoulement de l’eau sur son visage, l’écrasement de sa cage thoracique, les pulsations ralenties de son cœur. Il a dissous ses peurs dans l’océan pour vivre une symbiose avec l’élément. 

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Vivre, respirer à 200 % ! 

Cela fait des années qu’il modèle son corps pour la mer. « Jusqu’à 22 ans, je plongeais cinq fois par semaine en mer, avec deux entraînements profonds, toute l’année. J’ai ainsi façonné mon corps au milieu marin et à la profondeur. » Homme-dauphin ? La transformation est bien physique, organique, cellulaire. L’entraînement et la répétition des plongées ont accentué le réflexe d’immersion : dès sa mise à l’eau, son rythme cardiaque ralentit très vite et son sang se concentre instantanément dans les organes vitaux. Un réflexe qui réduit les besoins en oxygène et potentialise les apnées. Mais la profondeur impose d’autres adaptations. Comment les poumons endurent-ils la pression ? L’écrasement de la cage thoracique étant limité, après les 40 premiers mètres se produit une érection pulmonaire : la paroi des poumons se gorge de sang et s’épaissit. En plongeant régulièrement en profondeur, les tissus deviennent plus réactifs et élastiques. « Je n’ai jamais craché de sang, ce qui est pourtant assez fréquent en plongée profonde. Peut-être parce que j’ai commencé très jeune. » Il faut aussi que les oreilles supportent le milieu hyperbare. « Pour compenser, je soulève le faux palais, comme lors d’un bâillement, pendant toute la plongée. » Là encore, Guillaume a une prédisposition rare. Le perfectionnement de ses dons rend le voyage possible.

Un voyage dans les profondeurs de soi, une échappée dans un autre monde qui se mesure en chiffres. En novembre dernier, Guillaume a atteint 123 mètres dans le Blue Hole des Bahamas, à trois mètres du Russe Alexey Molchanov qui a décroché la plaquette à 126 mètres. « Passer les 120 mètres, c’est une frontière psychologique. Le chiffre intimide, cela fait des années que j’y pense. Mais je ne pars pas pour ça. Ma quête est de plonger dans la maîtrise totale de ce que je fais, dans le respect absolu de mon corps, pour le plaisir avant tout. »

 

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Aller au fond intérieurement”

 Dans cette quête hédoniste de l’extrême, Guillaume Néry plonge d’abord mentalement. Il rejoue sa performance des dizaines de fois avant de la réaliser sous l’eau. « Je dois déjà être allé au fond intérieurement. Seconde par seconde, mètre après mètre, je visualise ma plongée. Après une séance de yoga, je mets mon pince-nez et réalise toutes les étapes-clés de mon apnée. Lorsque je plonge en mer, je n’envoie que mon corps physique. Mon mental sait déjà ce qui va se passer. » 

Le temps de la descente est millimétré. Une séquence de 1 minute 55 secondes pendant laquelle se jouent les phases les plus techniques de sa plongée. Les secondes, les mouvements, les mètres sont comptés. Au cours de la remontée, en revanche, le temps se comprime et se fait volatile : 1 minute 35 secondes d’efforts physiques intenses qui semble pourtant très courte à Guillaume. La narcose entre en jeu. L’excès d’azote dans le sang agit sur le système nerveux. Les pensées sont très saccadées, les échanges physiologiques s’accélèrent. « J’ai peu à peu apprivoisé ces ivresses desprofondeurs qui sont plus ou moins agréables. » Lâcher prise s’impose : « Il faut juste garder un brin de conscience et laisser filer les pensées. » Sa compagne, Julie Gautier, vient de mettre en scène ce phénomène dans un court-métrage étonnant, « Narcose », en cours de finalisation. On y suit Guillaume lors de sa remontée d’une plongée profonde, en proie à des hallucinations. La première inspiration est une libération. Surgissant du monde du silence, de l’obscurité, de la solitude, il fait irruption dans la lumière, l’air, le son, la chaleur et la présence du monde. C’est une forme de naissance. Faire l’expérience du grand bleu, c’est revenir de là où personne ne va. Renaître à soi et aux autres, encore et encore. Vivre mille vies. 

 

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Le 6e sens…Un pont vers l’infini

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2015

 

La vie peut être redoutable, particulièrement lorsque nous n’en comprenons pas le sens. L’être humain a besoin de repères pour lâcher prise et accepter de poursuivre sa route. C’est encore plus criant lorsque nous traversons des passages de vie éprouvants. Vers quoi se tourner quand le brouillard intérieur s’installe? L’aide que nous cherchons pourrait-elle être plus près que nous le croyons? Notre corps pourrait-il être dépositaire de la solution?

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En mars dernier, j’ai eu le privilège d’assister aux Deuxièmes Rencontres Internationales sur les expériences de mort imminente (EMI) à Marseille. J’ai interviewé quelques-uns des conférenciers sur la relation qui unit le corps à nos six sens : Vanessa Charland-Verville, neuropsychologue au Centre de recherche Hospitalier Universitaire Sart Tilman de Liège, le Dr Olivier Chambon, médecin psychiatre et psychothérapeute à Lyon et Éric Dudoit, psychologue clinicien et responsable de l’Unité de Soins et de Recherche sur l’Esprit du Chu La Timone. Je me suis aussi entretenue avec Sonia Barkallah, organisatrice de l’évènement, productrice et réalisatrice du film Faux départ. 

Le sixième sens, vous connaissez? 

Pour la plupart des gens, le corps physique est un acquis. Tant qu’il fonctionne, bien peu s’en soucient. Nos six sens — l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat, le goût et le ressenti — sont rarement vus comme des alliés pouvant être mis au service de notre cheminement, mais plutôt comme des serviteurs nous permettant d’accomplir nos tâches quotidiennes. Et pourtant… Trop occupés par la course folle de la vie, nous ne voyons pas à quel point nos sens sont précieux et tout le potentiel qu’ils recèlent. Prendre le temps de les écouter pourrait nous éviter bien des détours. Éric Dudoit nous dit à ce sujet que « Nous, les êtres humains, sommes des êtres très singuliers et cette partie de nous que nous croyons la plus importante — notre moi — peut parfois éteindre cette partie de nous, qu’on pourrait appeler l’âme ou la psyché. » C’est par l’intermédiaire de nos sens, principalement le sixième, le ressenti, que la psyché — ou ce que certains appellent la conscience intuitive — s’exprime. C’est elle qui nous livre notre raison d’être sur Terre. En l’écoutant, nous nous alignons sur notre mission de vie et notre existence prend tout son sens.

 

Quand le corps ne réagit plus, qu’advient-il de nos sens?

 

Consciemment ou inconsciemment, de gré ou de force, nos sens sont actifs tout au long de notre vie. Mais quand le corps est dans le coma, qu’il ne réagit plus, est-ce que les sens, eux, s’éteignent? 

Vanessa Charland-Verville nous explique de prime abord qu’il est difficile d’établir un bon diagnostic en matière de coma, car le terme est souvent employé de façon générale pour parler des patients en état de conscience altérée. Le vrai coma, dit-elle, est un état où le patient ne peut plus être éveillé, où il ne réagit plus à son environnement. Les patients en état de conscience altérée sont premièrement évalués de façon comportementale avec des échelles standardisées prévues à cet effet. On leur demandera par exemple de nous serrer la main, de bouger les jambes ou de suivre des yeux leur reflet dans un miroir pour nous montrer qu’ils sont conscients. Pour complémenter ces évaluations, nous employons des techniques comme l’Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle afin d’identifier des signes de conscience qui ne seraient pas observables au chevet du patient. On lui demande alors de s’imaginer en train de jouer au tennis. S’il réagit à la demande, on verra la zone associée à l’activité prémotrice s’activer dans son cerveau. On peut aussi lui demander de s’imaginer à la maison. S’il répond, le gyrus hypocampique s’active. On peut donc dire qu’il a compris puisqu’il a « effectué » la tâche, et ce même si son corps ne bouge plus. Cependant, chez un patient qui est dans le coma, on n’observe plus aucune activation dans le cerveau. Donc, dans l’état de coma, il n’y a plus aucune réaction ni du corps ni du cerveau. Et si le coma persiste, devient irréversible, on dira qu’il y a mort cérébrale.

 

La conscience peut-elle s’éteindre? 

Mais la mort cérébrale signifie-t-elle la mort de la conscience, de l’âme ou de la psyché? Selon des recherches actuellement en cours, plusieurs scientifiques affirment que la conscience peut se manifester en dehors du corps physique, sans l’intervention du cerveau, sans même avoir besoin des sens, et qu’elle survit à la mort cérébrale. On peut donc se demander comment on se sent lorsqu’une telle situation se produit. Les personnes qui ont vécu une EMI affirment qu’elles se sentaient légères, qu’elles ressentaient une impression de bien-être profond, qu’elles étaient capables de voir les choses avec une vision périphérique de 360 degrés ou encore de voir à distance ce qui se passait ailleurs. Ces mêmes observations sont rapportées par ceux qui ont vécu une sortie de corps, comme Sonia Barkallah qui en a vécu une à l’âge de quatorze ans. « J’ai pu créer des interférences avec la radio qui était pourtant éteinte, dit-elle avec émerveillement. J’ai eu l’impression de me connecter à un Tout.

J’ai développé certaines sensibilités et je pense que ça fait partie des choses qui m’ont ouverte à la spiritualité et à tous ces phénomènes qui entourent l’inexplicable. »

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Quand les sens s’affinent 

Si le corps et les sens sont touchés lorsque surviennent une maladie, une perte ou encore une épreuve, c’est encore plus probant lorsqu’on s’approche des frontières de la mort. Étonnamment, alors que le corps périclite, les sens, eux, s’affinent. 

En effet, selon le Dr Chambon, les études démontrent qu’entre 30 et 60 % des personnes en fin de vie relatent l’apparition d’un proche décédé au moment du trépas. C’est un phénomène qui s’observe partout sur la planète. Il se manifeste grâce à un accroissement de la sensibilité, donnant ainsi accès aux perceptions extrasensorielles et au monde de l’au-delà. Les personnes en fin de vie peuvent alors voir ou entendre des défunts, des guides ou des êtres spirituellement élevés. Elles peuvent accéder à des paysages d’une beauté grandiose ou encore entendre des musiques célestes. Selon Éric Dudoit, ces expériences « servent inévitablement à aider la personne à partir plus sereinement, à vivre moins de résistance. Je pense que l’univers est très pédagogue pour les soignants. À travers ces expériences, nous aussi apprenons des choses ».

 

Libérer le corps pour mieux l’entendre 

La fin de la vie nous enseigne donc que nos sens sont importants pour nous aider à mieux vivre cette grande transition qu’est la mort. Ils nous permettent d’accéder à d’autres niveaux de conscience. Mais doit-on attendre la fin de la vie pour découvrir ce potentiel latent en nous? 

Pourquoi ne pas le laisser émerger alors que nous sommes vivants? Mais comment?  me direz-vous.

Le Dr Olivier Chambon explique qu’il faut d’abord libérer le corps des informations qui y sont emprisonnées pour retrouver la paix en soi. « Par exemple, dans les thérapies reichiennes, par le massage, l’intervention du toucher ou lors des mises en mouvements appelées “acting”, on demande à la personne de reproduire des séquences motrices, émotionnelles ou verbales associées à des interactions particulières qu’ils ont eues étant enfant, soit avec leur environnement ou avec leurs parents. Ça fait remonter plein de souvenirs, des parties de soi qui sont comme des enfants intérieurs qu’on reconnait et qui peuvent à nouveau exister ; des petits bouts de soi qui s’actualisent par cette mise en acte et que j’appelle des recouvrements d’âme. » Une fois le corps libéré, il devient plus facile d’accéder à des niveaux de conscience plus élevés. 

Bien enraciné, mieux connecté

Alors comment, au quotidien, pouvons-nous vivre pleinement les évènements en évitant de refouler des petits bouts de soi? Bonne question! La solution est simple, mais requiert de la discipline. 

Il faut bien s’enraciner et intégrer des temps de silence pour prendre régulièrement contact avec notre corps et nos ressentis, comme nous l’enseignent les grands maîtres depuis toujours. « C’est extrêmement important de se connecter à nos racines, nous dit le Dr Chambon. Lorsqu’on dit de dépasser l’ego, ça ne signifie pas de le dépasser pour aller se réfugier dans les sphères spirituelles supérieures, dans le “skying”, ou la reconnexion au  ciel. Il faut aussi pratiquer le “grounding”, la reconnexion à la terre. Le corps est fait des quatre éléments. La présence au corps est donc importante pour retrouver notre animalité, notre matérialité. Le “grounding” est un exercice qui nous permet de refaire le plein d’énergie en se plaçant contre un arbre, en position de Ji Qong, soit les deux pieds bien à plat, les jambes légèrement fléchies, la colonne vertébrale bien droite, en respirant, en récupérant l’énergie de la terre et en la faisant circuler dans tout le corps. »

 

Vivre, à tous les niveaux!

Quand j’ai demandé à ces quatre personnes ce que signifiait Vivre pour elles, elles m’ont d’emblée parlé de l’importance de la place de l’amour dans l’expérience humaine et de l’importance d’être là, ici et maintenant. Voilà pourquoi le corps et les six sens sont des clés essentielles à notre réalisation, car c’est grâce à eux que le mouvement de la vie circule en nous. « L’être humain est d’abord un être spirituel, conclut Éric Dudoit. Nous avons autant besoin de respirer, de boire et de manger que d’être spirituel. » 

Qu’est-ce que la spiritualité, si ce n’est une voie pour goûter une dimension encore plus profonde de la vie? 

Mais cette vie, qui défile à vive allure, est quand même fragile. Comme en témoigne madame Charland-Verville, « Le seul fait de travailler en soins intensifs permet de prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil et qu’il faut absolument vivre à fond, ne pas avoir peur de vivre pour ne pas craindre la mort. La peur de la mort est en effet un frein qui nous empêche de vivre une vie riche et épanouie. Comme nous le rappelle le Dr Chambon, le bonheur est dans les petites choses terrestres. On n’est pas sur terre pour être dans le ciel par des méthodes spirituelles, sinon ça ne sert à rien de descendre ici-bas. On vient sur terre pour se rendre compte qu’on peut faire des choses qu’on ne pourrait faire nulle part ailleurs. La vie à tous les niveaux sensoriels vaut la peine d’être vécue, car même si elle est par moments difficile, n’empêche qu’elle possède une saveur incomparable. »

 

Cette saveur incomparable, ce sont nos sens qui nous y donnent accès. C’est en étant présent à notre corps que nous pouvons goûter pleinement la saveur de la vie. Quand on est véritablement enraciné, on peut toucher à notre raison d’être sur terre. Cette connexion entre la conscience intuitive et le corps nous donne accès à l’infini potentiel que nous portons tous : l’amour inconditionnel. « Par moment, dit Sonia Barkallah, je crois que l’être humain peut connaître ce qu’est l’amour inconditionnel, c’est-à-dire aimer sans retour, sans calcul. Aimer pour tout simplement faire plaisir; aimer et aider les gens. Je pense ceux qui y parviennent sont épanouis. » 

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Honorer ce temple…

Ce corps, si précieux, est donc la clé qui nous permet d’accéder au sens de notre existence par l’intermédiaire de nos sens, le sixième gagnant vraiment à être mieux connu. Pas étonnant que les grands sages qualifient le corps de temple! Honorons-le, bénissons-le et écoutons-le pour qu’il nous livre toute la grandeur et la beauté de la vie.

 

Je remercie Vanessa Charland-Verville, Dr Olivier Chambon, Éric Dudoit et Sonia Barkallah pour leur grande générosité et leur merveilleuse contribution à cet article.

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Élever le Feu Sacré et faire circuler l’énergie RITUEL

Posté par othoharmonie le 22 juin 2015

 

0251Comme je vais proposer un certain nombre d’ateliers sur la facilitation de rituels à la Pantheacon, la Convocation, et la Paganicon, j’ai décidé d’offrir un de mes articles sur la façon de mener des rituels, extrait de mon livre Ritual Facilitation. J’ai aussi créé un groupe Facebook dans le but de discuter et d’enseigner des techniques pour mener des rituels plus puissants. N’hésitez pas à le rejoindre si vous le souhaitez !

Élever le Feu Sacré: Comment accumuler et faire circuler l’énergie en rituel Ensemble nous chantons, bougeons, dansons, scandons, et tambourinons autour du feu au centre du cercle. L’énergie monte et ralentit et s’élève à nouveau. J’anime le battement du tambour et le battement du tambour m’anime. Nous nous rapprochons; je regarde dans les yeux éclairés de flammes des gens autour de moi et nous sourions en chantant. Nous abaissons notre chant à un murmure, puis l’élevons à nouveau. Notre chant est une prière de transformation, une prière pour que nos dons individuels soient transformés dans la forge de Brigid en leur plus haut potentiel. Je chante pour mon don, et pour les dons de tous ici. Notre prière est chant, mouvement, rythme, et notre intention partagée. Le chant évolue vers un son qui s’élève et retombe comme un feu sous le soufflet jusqu’à ce que nous conservions ensemble le silence. Avez-vous déjà travaillé à accumuler de l’énergie extatique en rituel ?

Accumuler de l’énergie en rituel peut être une fonction difficile à faciliter. Bien des ritualistes lancent un chant seulement pour s’apercevoir que le groupe cesse de chanter dès que le ritualiste marque une pause pour reprendre son souffle. Malgré les obstacles, il y a des savoir-faire, des outils, et des procédés que vous pouvez utiliser pour favoriser l’accumulation d’une énergie puissante et transformatrice en rituel. Faciliter l’énergie extatique est la faculté de ressentir l’énergie et de comprendre le flux énergétique logique de tout événement. Avoir un talent de chanteur, de joueur de tambour, de musicien, ou de danseur peut aider; il est peut-être plus important d’avoir une équipe de personnes engagées, enthousiastes, et souhaitant modeler l’énergie par exemple.

L’enthousiasme est communicatif, et si vous êtes investi dans l’énergie, alors vos participants seront plus enclins à adhérer et à investir leur énergie aussi. Qu’est-ce que l’énergie? Bien que certains ritualistes puissent avoir le don de voir les auras et l’énergie, tel n’est pas mon cas. Je ressens l’énergie de façon plutôt kinesthésique, et je travaille également avec l’énergie moins comme une chose métaphysique, et plus comme la force de vie émanant de nos corps. Lorsque nous inhalons de l’oxygène, il y a une réaction chimique et nous exhalons du dioxyde de carbone; les réactions chimiques dégagent de l’énergie. Je vois aussi l’énergie à travers la réalité physique du langage corporel. Ainsi ressentir l’énergie consiste en grande partie à devenir observateur.

Pensez à la dernière réunion ou au dernier cours auquel vous ayez assisté. Comment les gens étaient-ils assis ? Semblaient-ils intéressés ou ennuyés et fatigués ? Qu’en était-il de l’enseignant ou de l’animateur, est-ce que sa voix était monotone, ou bien était-il enthousiaste ? Maintenant repensez à un concert ou à un événement sportif. Comment saviez-vous si les gens étaient enthousiastes ? Est-ce qu’ils se levaient pour applaudir ou danser ? Quand les gens applaudissaient, que ressentiez-vous au fond de vous ? Soyez attentif au monde qui vous entoure et à comment vous pouvez ressentir le niveau d’énergie du groupe. L’énergie se ressent dans notre langage corporel, nos mouvements, nos actions, notre façon de parler, et l’expression de notre regard. Si je parle à quelqu’un et qu’il ne me regarde pas, je n’ai pas l’impression qu’il s’intéresse vraiment à moi. Mais si je vais voir un ami pour lui parler d’un problème et qu’il me regarde au fond des yeux, j’ai le sentiment qu’il est vraiment présent et connecté à moi.

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Moyens d’ajouter de l’énergie

Voilà des moyens d’ajouter son énergie lors d’un rituel, classés par élément

TERRE – Corps, mouvement, danse. Que je sois un excellent danseur, ou que je n’ajoute mon énergie qu’en me balançant d’avant en arrière au rythme du chant, j’ajoute l’énergie de mon corps. Quand je bouge, mon sang circule plus vite. Des calories sont brûlées, et l’énergie fait que mon corps émet de la chaleur et l’énergie de ma force de vie physique.

AIR – respiration, parole, psalmodie, chant. En rituel, j’ajoute de l’Air quand je participe en énonçant à voix haute une intention ou un souhait, quand je prête ma voix au chant. Quand nous chantons ensemble, nous respirons ensemble, harmonisant nos souffles et nos pouls. Nous n’avons pas besoin d’être bons chanteurs pour produire un son malgré tout et ajouter l’énergie de notre voix.

FEU – Rythme, percussion, tambour. Les joueurs de tambour peuvent ajouter un son et un rythme intenses au rituel. Je peux aussi ajouter du rythme en battant des mains, tapant des pieds, en claquant des doigts, ou par des percussions vocales et en produisant des sons rythmiques avec ma bouche.

EAU – Connexion, intention, émotion. Je peux me connecter à l’intention du rituel au plus profond de mon cœur, et aux autres participants du rituel par un contact visuel soutenu et profond ou en se touchant les mains. Si je suis émotionnellement investi dans l’intention, dans la communauté, si je suis connecté au divin et à la part divine en moi, alors j’ajoute mon énergie émotionnelle au rituel. Même si je ne suis pas physiquement capable de bouger, si j’ai un très mauvais sens du rythme, ou si chanter me met trop mal à l’aise, je peux ajouter mon énergie en gardant l’intention dans mon cœur.

Flux d’énergie Tout rituel possède un flux énergétique, et ce qui se passe durant les toutes premières minutes du rituel donnera le ton pour la suite. Dans les rituels que je donne, qui viennent de la tradition extatique que nous enseigne le Reclaiming, Diana’s Grove (le bosque et Diane), et d’autres traditions chamaniques, je travaille à engager les gens dans le rituel et à inviter à la participation. Voici un déroulement typique de rituel public dans le style extatique participatif. En général ces rituels sont facilités par une équipe, ainsi chaque passage peut être mené par plus d’une personne.

Marketing/promotion : Des e-mails et des flyers donnent le ton pour le thème du rituel et aident à construire une confiance commune en l’équipe rituelle.

Arrivées / Accueil : Comme les participants arrivent sur les lieux, l’équipe rituelle s’attache à les accueillir. Idéalement tout est déjà mis en place pour qu’on puisse accueillir les gens dans l’espace, puisque l’accueil aide les gens à se sentir plus en sécurité, et ainsi plus enclins à se risquer à chanter et bouger par la suite. Ménager une période sociale d’au moins une demi-heure avant le rituel aide les participants à faire la transition depuis leur trajet dans la circulation vers l’espace du rituel.

Discours Pré-Rituel : Cette session (15 minutes ou moins pour maintenir l’attention des participants) concerne le thème, l’intention, et toute question logistique liée au rituel. Donnez aux gens l’opportunité de parler, même s’il faut faire un tour de cercle en se nommant, car cela pose un ton participatif et aide le groupe à passer du statut d’étrangers à celui de tribu. C’est le bon moment pour parler des accords basiques du groupe sur ce qu’il est admis de faire, et pour apprendre les chants de sorte que les gens n’aient pas de difficultés à les apprendre plus tard. Typiquement j’utiliserais aussi le modèle élémentaire pour expliquer aux participants comment ajouter leur énergie.

Rassemblement: Au lieu de commencer par des fumigations ou d’autres purifications du même type nécessitant une longue file d’attente, Diana’s Grove utilise un rassemblement énergétique. C’est une sorte de purification par le son et le rythme ainsi qu’un moyen de faire passer les participants d’un état d’esprit individuel à un état d’esprit de groupe. L’idée est de commencer au niveau d’énergie où se trouve le groupe et de l’emmener vers quelque chose de plus collectif. Vous pouvez faire chanter une note au groupe, ou vous pouvez les faire frapper dans leurs mains, bouger et chanter pour accumuler de l’énergie qui servira plus tard lors du rituel. Ancrage : Autant le rassemblement est énergique et fait dans un esprit de groupe, autant l’ancrage est, dans ce contexte, une façon de se connecter plus profondément à soi-même, de devenir plus présent dans le divin, et de se connecter au thème du travail. Une méditation de l’arbre typique peut très bien fonctionner, ou toute méditation aidant les participants à rentrer en eux-mêmes pour se mettre dans un état d’esprit sacré.

Tracer un Cercle : pour les rituels que je donne, tracer un cercle consiste moins en une barrière énergétique maintenant les énergies négatives à l’extérieur, et plus en une frontière énergétique marquant le fait que nous sommes ici ensemble en tant que tribu. De même que l’ancrage est intérieur, le tracé du cercle nous fait sortir de nous-mêmes pour nous connecter en tant que tribu. Le cercle est la frontière de notre tribu pour le temps du rituel, et il est important d’établir la connexion et la sécurité.

C’est là le chaudron qui contiendra la soupe. Dans un rituel extatique participatif, une à deux personnes facilitent le tracé du cercle mais l’intention est que les participants ajoutent leur énergie au processus. Le défi est de pratiquer un tracé participatif, ou une invocation, en environ deux minutes ou moins pour maintenir l’engagement des participants.

Invocation des éléments : Les invocations élémentaires, de même, sont une opportunité d’inviter les participants à y prêter leur voix, leur corps, leurs mouvements et leur intention, ainsi qu’à approfondir le thème.

Dans les rituels au sein desquels je travaille, au lieu de faire face aux directions, l’invocateur élémentaire se place au centre et facilite un processus où tout le groupe invoque un élément. Par exemple : « Vous joindrez-vous à moi pour accueillir l’Air ? Inspirerez-vous ensemble, ferez-vous le son du vent dans les arbres qui souffle les feuilles et les fait tomber au sol, bougerez-vous comme bouge l’Air ? L’Air est le souffle de vie, sentez-vous comme le changement dans l’air annonce le changement de saison ? Bienvenue à toi, Air. »

Centre : Je travaille typiquement avec le centre comme puits gravitationnel qui attire et rassemble la communauté. Pour quelle raison les gens sont-ils venus ?

 C’est une autre opportunité de connecter le groupe ensemble en tant que tribu, et au centre qui nous tient. Divinités, ancêtres, alliés : Nous invitons toutes les divinités ou tous les alliés avec lesquels nous allons travailler d’une manière aussi participative que possible. Ce à quoi participe chaque personne est plus puissant que ce qu’ils regardent faire un ritualiste. La liturgie et la poésie peuvent être puissantes, mais si vous voulez que le groupe ajoute cette énergie plus tard, donnez-leur le moyen de participer à chaque passage, même s’il s’agit seulement de fermer les yeux et d’imaginer les ancêtres.

Narration : Souvent la partie active du rituel commence avec de la narration ou bien un texte qui ajoutera du contexte à ce que nous faisons dans le rituel. Ce texte peut dépasser les deux minutes, pourvu que les gens puissent s’installer confortablement.

Voyage de Transe : La narration sert souvent de transition vers un voyage de transe qui emmène le thème du récit depuis une histoire de dieux et de héros vers une histoire dans laquelle nous pouvons personnellement interagir. La narration et les voyages de transe intériorisent l’énergie des participants et nécessiteront une transition si je souhaite qu’ils sortent de leur transe et soient actifs.

Physicalisation : Autant que possible, cela aide d’offrir des expériences correspondant aux divers types d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique, etc.). Si le voyage de transe nous a emmenés en un lieu où nous nous sommes connectés au feu de notre magie personnelle, alors la physicalisation pourrait être d’inviter chacun à choisir une pierre pour représenter leur magie personnelle. Ou bien elle pourrait consister en les faire se lever et aller à un autel et offrir leur magie personnelle à la forge de Brigid pour qu’elle y soit transformée.

Une physicalisation aide à intégrer l’intention du rituel, tout en faisant transiter les participants de l’intériorité vers l’extériorité afin qu’ils soient mieux préparés à participer à l’énergie. Accumulation d’Énergie : Une masse d’énergie soutenue est ce qui alimente la magie. Il est souvent plus facile de commencer doucement et de progresser en ajoutant couche par couche le chant, le mouvement, les harmonies, la percussion vocale, le tambour, et ainsi de suite.

L’équipe ritualiste devrait être entièrement engagée; si vous n’avez pas la volonté de vous lever et de chanter, personne d’autre ne l’aura. L’énergie peut s’élever jusqu’à un pic de son et de rythme, après quoi il y a généralement un moment de silence. Une durée typique pour l’énergie est 8-10 minutes; 15 risque d’être pour beaucoup de gens un temps trop long à tenir en chantant. L’énergie et le rituel devraient avoir une fin bien définie. Les gens pourront jouer du tambour et danser encore après le rituel. Bénédiction : Dites aux participants pour quoi était fait ce rituel, par exemple, “Brigid, merci de nous avoir aidés à trouver notre magie personnelle et de l’avoir transformée dans ta forge. Puissions-nous nous entraider en tant que communauté. » Cela conclut l’affaire pour le travail effectué et mène à la révocation des alliés et des éléments. L’ouverture du cercle est une dernière chance pour le groupe de se connecter en tant que tribu avant de s’ouvrir.

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Dessert / Festin : Les rituels participatifs extatiques n’utilisent généralement pas de gâteaux et de bière au cours de la cérémonie à cause du ralentissement énergétique que créerait la longue attente tandis qu’on se fait passer la nourriture. Le dessert ou le festin post-rituel est un moment intentionnel de tissage de liens pour faire grandir la communauté. Diviser l’énergie en couches Pour accumuler une énergie soutenue, cela aide d’ajouter couche par couche la voix, le rythme, et le mouvement. Lorsqu’une couche se construit, amenez-en doucement une autre, car cela semblera plus naturel au groupe et ils auront plus de chances de participer. Les tambours devraient suivre l’énergie du groupe plutôt que de le mener; la construire trop vite pourrait faire « décrocher » le groupe. Si l’énergie monte trop vite vers un pic vous pouvez réduire le chant à un murmure puis le reconstruire.

Vous pouvez inviter le groupe à la participation par le contact visuel, un signe d’appel, ou en demandant, “joindrez-vous votre geste et votre voix à ce rituel ? » Avoir une équipe prête à chanter et danser détermine quel comportement est admis par le groupe et crée la sécurité. Observez un rituel où quelqu’un commence à taper dans ses mains; si personne d’autre ne le fait, il va s’arrêter. Mais si une seconde ou une troisième personne le fait, alors les autres le feront. Si vous avez de bons chanteurs, vous pouvez utiliser un chant à deux voix ou en canon pour ajouter une autre couche d’énergie. Un panier d’instruments rythmiques est une autre opportunité pour les participants d’ajouter un son.

Travailler l’énergie est un équilibre entre laisser le groupe conduire la vitesse à laquelle le chant se construit, et pousser l’énergie. L’énergie atteindra un plateau, et montera de nouveau quand vous ajouterez une couche. Au départ il est difficile de sentir si le groupe est prêt à s’arrêter, ou s’il s’agit juste d’un plateau naturel où une nouvelle couche va recommencer à accumuler l’énergie. Observer l’Énergie Commencez à mieux remarquer le langage corporel des gens.

Ces personnes sont-elles prêtes à se lever et à chanter ? Les types d’énergies que vous pouvez construire en rituel dépendront de votre équipe – avez-vous des tambours et des chanteurs ? Combien de participants – 10 ou 100 ? Quel chant utilisez-vous, est-il berçant, ou énergisant ? Observez les rituels de divers groupes. Qu’arrive-t-il à l’énergie quand 40 personnes font une fumigation ou qu’elles font la queue à un autel ? Combien de temps les gens parlent-ils ? Quand est-ce ennuyeux ? Quand les gens sont-ils pleins d’énergie, enclins à chanter ou à participer? Quand sont-ils somnolents ? Tandis que les capacités nécessaires à accumuler une énergie extatique en rituel demandent du temps et de la pratique, ces outils devraient offrir un moyen de cadrer les rituels en termes d’énergie et de commencer à mettre en place des techniques dans vos propres rituels. Avec de la pratique, vous pourrez élever le feu sacré de l’énergie extatique dans vos rituels.

___ Cet article a été publié pour la première fois dans le numéro 105 de Circle Magazine, Sacred Fire, et apparaît aussi dans Stepping Into Ourselves : An Anthology of Priestessing. C’est aussi une des articles rassemblés dans mon livre Ritual Facilitation.

Retrouvez les articles de Shauna Aura Knight sur son site : https://shaunaaura.wordpress.com/ 

(Lire : 1. groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/RitualFacilitationSkills/ )

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AU SUJET DU TANTRA ARC EN CIEL

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

Pourquoi as-tu nommé ton approche du Tantra, le Tantra Arc-en-Ciel ?

382882La première raison est l’influence sur ma vie d’un séjour de près de dix ans que j’ai effectué à Hawaï de 2002 à 2012. En effet, si les îles d’Hawaï évoquent souvent des clichés de plages ensoleillées peuplées de surfers, en vérité la moitié de ces îles montagneuses est exposée à la pluie ! D’où une abondance d’arc-en-ciel, qu’il m’est arrivé de contempler jusqu’à deux ou trois fois par jour, me laissant absorber par la beauté et le mystère de ces manifestations colorées dans le ciel. 
Dans les années qui ont précédé mon départ à Hawaï j’avais donné à l’ensemble de mes stages l’appellation « Tantra du cœur », pour bien indiquer que cette approche est centrée sur le cœur et non pas sur le sexe comme le croient certains. Mais pendant les années où j’étais loin du pays, d’autres personnes ont repris cette expression. Aussi en rentrant en France j’ai senti de choisir ce nom « Tantra Arc-en-ciel », symbolisant l’ouverture de ce que l’on appelle « la flûte intérieure » (pour plus d’informations sur ce processus, on peut se reporter à mon article « du jardin du Tantra au Tantra Arc-en-Ciel« ).

En effet, chacune des sept couleurs de l’arc-en-ciel, du rouge au violet, représente l’un de nos principaux chakras et toutes les qualités qui lui sont associées. Le chakra du cœur (la couleur verte) se trouve juste au centre et symbolise notre capacité d’amour et notre humanité, avec les trois chakras du bas représentant notre énergie vitale, animale, et les trois du dessus donnant accès au monde subtil et à notre essence divine. Le chemin du Tantra consiste en la prise de conscience et l’ouverture progressive de ces centres d’énergie, ce qui nous amène à la réalisation de notre potentiel infini d’amour, de conscience et d’extase. 

On associe généralement les pratiques tantriques à l’amélioration des qualités relationnelles dans le couple, ce qui n’est pas faux, mais correspond plus à ce que j’appellerais la cerise sur le gâteau. Pour moi, le fondement du Tantra repose sur un développement intérieur qui ne dépend pas du fait d’être ou non dans une relation amoureuse. Il est vrai que le Tantra intègre positivement la relation à l’autre comme un miroir de notre propre énergie. Mais c’est un mythe de croire qu’il est indispensable d’être impliqué dans une relation amoureuse pour pratiquer le Tantra. En fait, toute situation est parfaite, que l’on soit seul, dans une relation de couple, ou dans des relations multiples, car l’essentiel c’est la conscience de plus en plus grande de notre trésor intérieur. Et lorsque cette conscience se maintient et se cristallise, on cesse d’être un mendiant; on devient un empereur…

Tu travailles aussi avec le Rebirth, en quoi cela complète la pratique du Tantra Arc-en Ciel ?

 
Le Rebirth est merveilleuse technique de travail sur l’énergie grâce à la respiration connectée. C’est une méthode à la fois simple et puissante pour libérer les tensions et les nœuds émotionnels hérités du passé, ainsi que pour s’ouvrir à des états de conscience élargis, y compris des expériences d’amour inconditionnel et d’extase. 

J’ai découvert le Rebirth en 1979 et pratiqué une centaine de séances dans les deux années qui suivirent. Cela m’a donné une confiance en moi et dans l’existence suffisante pour sortir des cadres traditionnels et me consacrer entièrement à la recherche intérieure, et au partage avec les autres grâce à l’animation de stages. Le Rebirth a en commun avec le Tantra d’être basé non pas sur le contrôle mais sur le lâcher-prise. Cela permet d’aller au-delà des limites de la personnalité ordinaire, et d’avoir accès à des prises de conscience et des réalisations de plus en plus larges.

Je me sers du Rebirth comme d’une préparation à la pratique du Tantra Arc-en-Ciel afin de dissoudre les peurs, crispations et croyances limitatives qui nous empêchent de nous ouvrir véritablement. Il est fascinant de voir à quel point l’énergie du groupe a changé après un Rebirth, et de sentir combien les personnes sont ouvertes, vibrantes, confiantes… Il devient alors beaucoup plus aisé de rentrer dans la profondeur des méditations tantriques, que ce soit avec soi-même ou avec un partenaire.

Il me semble que dans ton approche du Tantra, la célébration a une place importante….quel est le sens pour toi de ce mot « célébration » ? Et peux-tu donner des exemples dans ta vie personnelle ?

L’art de la célébration est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de mon maître spirituel, Osho. Lorsque je suis arrivé dans son Ashram à Poona, en Inde,  au mois de janvier 1980, j’étais un jeune homme bien sérieux, « dans la tête » et avec une vision de la religion empreinte de gravité. J’ai été trés touché par l’alternance des moments de silence avec ceux aussi intenses et nombreux de danse, de rire, et de célébration. Il faut dire qu’il y avait une pléiade d’excellents musiciens dans l’Ashram, d’Annhubava (Peter Makena) à Milarepa, de Deuter à Karunesh, à Miten et plus tard sa compagne Deva Premal, et tant d’autres, connus ou inconnus… Que de merveilleux moments où la musique inondait peu à peu le « Buddha Hall », donnait des ailes à nos pieds et nous emportait dans un tourbillon de danses où tout l’être pouvait s’abandonner sans aucune crainte du regard de l’autre. Chacun se laissait immerger dans la dynamique de son propre mouvement aussi bien que dans la puissante énergie du groupe… 

J’ai aussi été très marqué par les paroles d’Osho alors qu’il expliquait la différence entre le « Sannyas » traditionnel et son « néo-Sannyas ». La voie multi-millénaire en Inde du Sannyas était basée sur le renoncement : renoncement au plaisir des sens et aux relations amoureuses, renoncement à la vie pour se consacrer uniquement à une recherche intérieure basée sur l’ascétisme et le détachement. Les sannyasins traditionnels, encore très nombreux en Inde, vont sur les routes en mendiant leur nourriture et n’ont pas le droit, sauf pendant la saison des pluies, de rester au même endroit pendant plus de trois jours. Mon maître-mot, disait Osho, n’est pas la renonciation mais la célébration. Il a proposé  une nouvelle forme de recherche intérieure basée sur la créativité et un total « oui » à la vie, ce qui s’est exprimé plus tard dans la formule « Zorba le Buddha ». Zorba le grec représente l’amour de la vie terrestre, et la capacité à la célébrer complètement à travers la musique, la danse, le rire, la nourriture, l’appréciation de la nature et de tous ses cadeaux… Et Buddha incarne la conscience pure à l’intérieur de nous, le témoin innaffecté qui se cristallise au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit.
 
Il est un peu triste de voir qu’aujourd’hui de nombreuses personnes associent « célébration » avec la consommation immodérée de nourritures sucrées de mauvaise qualité, de tabac, d’alcool et autres agents intoxicants. Et c’est une grande joie de pouvoir co-créer à l’intérieur des stages de Tantra d’authentiques espaces de célébration grâce à l’ouverture du cœur, à l’énergie du souffle, aux danses et rituels de rencontre hommes-femmes… sans avoir recours à aucune substance nocive.
Pour moi la méditation et la célébration se complètent parfaitement, comme le font le jour et la nuit ou l’inspire et l’expire. L’intensité de joie vécue dans la célébration permet de goûter encore plus à la beauté du silence et de la sérénité qui émane de la méditation. Et dans cette paix et ce silence se trouvent les graines des célébrations à venir…

Tu co-animes en ce moment avec différents intervenants, je pense à Bruno Giuliani avec qui tu animes des stages de Tantra et de biodanza. Mais aussi avec le chanteur et musicien Abel Millot avec qui tu proposes un stage Tantra et Mantras. Il y aussi le stage La Danse Sacrée de Shiva et Shakti co-animé avec  Antoine van Limburg.


Peux-tu nous parler de ces rencontres et de ces stages qui ont des thèmes différents? 

J’ai eu la chance de rencontrer Bruno Giuliani et Antoine van Limburg au cours du dernier festival Festi-spirit organisé à Trimurti par mon ami Emmanuel Moulin. J’ai participé à un atelier de « Joïa » animé par Bruno, et j’ai eu la surprise de ressentir ses paroles comme venant d’une source qui m’était intimement connue … Le partage que nous eûmes ensuite a confirmé que nous étions bien des frères d’âmes, engagés sur le même chemin d’évolution avec des techniques un peu différentes (la Biodanza et le Tantra) mais très complémentaires. Après avoir participé avec bonheur chacun à un stage animé par l’autre, nous avons naturellement décidé de co-animer des groupes. ce qui à conduit entre autres à la co-création d’un merveilleux passage à l’année 2015 avec une soixantaine de participants… Et l’aventure continue avec un stage « les voies de l’amour sacré, Biodanza et Tantra » les 8, 9 et 10 mai aux Damias, prés d’Eourres.
 
En partageant avec Antoine van Limburg, nous nous sommes rendus compte que nous portions un projet très similaire de création d’un grand lieu d’accueil de stages, tout autant que de vie au quotidien, entièrement dédié au Tantra et à la méditation, dans le sud-est de la France.
Ce projet, que nous avons appelé « Shamballah », est en cours de développement et toute personne intéressée est bienvenue à nous rejoindre. Antoine est déjà le fondateur du gite de « Belles Ombres » en Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry, où nous allons co-animer notre premier stage « Tantra, la Danse Sacrée de Shiva et Shakti » le week-end du 30/31 mai.
 
Abel Millot est venu participer à un groupe l’été dernier avec moi, et comme j’ai souffert d’un rhume pendant quelques jours, je l’ai invité à animer des sessions de chants sacrés et mantras, au grand bonheur de tous les participants. Quelle beauté, quelle force d’évocation et quelle joie puissante dégagent ces chants, qu’Abel sait si bien partager dans la douceur et la simplicité ! Je suis très heureux de proposer un stage « Tantra et mantras » en co-animation avec lui le WE des 20/21 Juin, au moment de la fête de la musique et du passage à l’été…

Quels sont les trois livres sur le Tantra que tu conseillerais si il fallait n’en sauver que trois ? 

Le livre des secrets (tome 1) de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho). C’est le livre qui a changé ma vie et m’a incité à partir dans l’Ashram d’Osho il y a 35 ans ! Traduit à la fin des années 70 par Michel Sokolof, le fondateur du centre Trimurti, ce livre décrit les 24 premières techniques parmi les 112 méthodes de transformation intérieure attribuées à Shiva. Osho jette une lumière éclatante sur ce texte vieux de 5000 ans : le « Vigyana Bhaivara Tantra ».

L’Art de l’extase sexuelle de Margot Anand. C’est le livre le plus complet sur les techniques tantriques à destination des couples, écrit par la personne qui a sans doute animé le plus grand nombre de stages et de formations en Tantra dans le monde.

Tantra, connaissance suprême par Osho. Au-delà des techniques, Osho partage dans ce livre une grande vision spirituelle liée à l’essence profonde du Tantra. Un marchepied vers l’éveil…

Comment vois-tu l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel ?

Au-delà des stages d’initiation à la pratique du Tantra, je vois l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel dans la co-création d’un mode de vie tantrique avec les personnes souhaitant approfondir cette approche. Cela peut prendre deux formes principales : la création d’un lieu de vie permanent et la formation d’animateurs.

J’ai eu à trois reprises au cours de ma vie la chance de pouvoir créer un lieu dédié à l’accueil de stages ainsi qu’au développement d’un art de vivre fondé sur la partage, la méditation ei la célébration. J’y ai vécu chaque fois des moments extrêmement précieux, et un certain nombre de personnes m’ont témoigné des changements considérables que ces expériences leur avaient apporté. Je souhaite maintenant créer un lieu permanent dans le sud-est de la France, suffisamment étendu pour que puissent y vivre un groupe de résidents dans de bonnes conditions de confort et d’espace, et bien sûr y accueillir des stagiaires et des visiteurs. Face à tous les défis que connaît notre société, il me semble crucial Joel-leveque-copied’arriver à développer un mode de vie inspiré par le Tantra et la méditation ici, aujourd’hui, en Occident. Je vois un tel lieu comme une sorte d’Oasis pouvant aider de plus en plus de personnes à approfondir leur cheminement.

Il me tient aussi à cœur de transmettre tout ce que j’ai reçu au cours de mes 35 années de recherches et d’expérimentation en Tantra. Pour cela je pense proposer à partir du mois d’août une formation individualisée d’animateurs en Tantra Arc-en-Ciel, en trois cycles successifs pouvant être réalisé à son rythme, en une année ou plus. Pendant le troisième cycle les personnes en formation seront encouragées à approfondir un thème lié à l’émergence du Tantra dans notre société, et à partager leur recherche dans un mémoire ou une création audio-visuelle. Transmettre les enseignements du Tantra est à mes yeux le plus beau métier au monde, et je serais profondément heureux d’aider des personnes à aller sur ce chemin. 

Chetan Joël Samarpan Interview réalisée par Emmanuel Moulin www.tantra-arc-en-ciel.com

Stages : « tantra célébrer l’arc-en-ciel de la vie » et « Méditation, Massage et Tantra »
avec Chetan Joël Samarpan et Formation « Tantra, l’Eveil des Lotus »
Lieux: Ardèche et Cévennes

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La musique indienne, source de spiritualité

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

Carnatic_violinsLa musique indienne, exotique et mystérieuse, vient nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Mais pour les maîtres indiens, elle serait à l’origine de « tout » et s’inscrirait dans une communion avec l’Univers.

D’après les légendes, de certains saints émanaient un parfum de rose. On dit d’ailleurs qu’une fragrance musquée suivait les interprétations musicales d’Annapurna Devi. Première femme du célèbre sitariste Ravi Shankar, elle a maîtrisé l’art de la musiquehindustani, musique de l’Inde du Nord, à la perfection. Source de tensions, l’admiration qu’elle suscitait lui coûta son mariage. 

Et pourtant, la tradition veut que la pratique de l’art musical indien ressemble à une ascèse spirituelle : le calme, la patience, le contrôle de soi et de sa respiration, ainsi qu’une immense humilité à l’égard du maître, sont de rigueur. Ravi Shankar Mishra, maître de bansouri, la flûte indienne, l’explique : « La première condition est l’engagement, la seconde est le « surrender », ce qui signifie de s’en remettre totalement à l’enseignement du maître. Et pour cela, il faut savoir écouter, aussi bien la musique que le maître. C’est très beau. » Si le maître transmet bien une part de technique à son disciple, son enseignement va bien au-delà car sa qualité la plus précieuse est immatérielle : il apprend à ressentir la musique et à retransmettre ce ressenti. 

Un son tellurique à l’origine de tout

Depuis la nuit des temps, dans toutes les sociétés, la musique vient toucher les profondeurs de l’âme humaine, et en Inde l’apprentissage de l’art musical exige le déploiement d’une grande intériorité. Des qualités comme le calme et la patience ne sont pas seulement nécessaires pour tenir une posture durant plusieurs heures ; c’est grâce à sa pleine attention au moment présent que se révèle au musicien le secret des notes. Le calme et la méditation lui ouvrent ainsi l’accès à un autre espace-temps, une autre fréquence : le son ou « nada » en sanskrit. « Il s’agit du yoga Nada, le yoga du son, c’est une méditation », commente Ravi Shankar Mishra. « En Inde, la musique est un domaine très spirituel. Toutes les compositions musicales proviennent de ce son subtil, « Nada ». C’est ici que réside le secret de la musique indienne. »

101955893La tradition musicale indienne considère que toutes les notes de musique se fondent et jaillissent d’un seul son pur et absolu : le son « AUM », chanté par tous les yogis d’Inde et du Tibet. De ce son pur naîtrait tous les autres ; primordial, il serait à la fois le principe, le pouvoir et la source de toute création. De très faible intensité, il peut se rapporter à la vibration sonore permanente « AUM… » émise par la terre, découverte par des chercheurs japonais en 1998. Ce son mystérieux est inaudible aux oreilles ordinaires ; seuls ceux dont la conscience est profondément tournée vers l’intérieur, en méditation, peuvent le saisir. Kabir, le saint soufi, l’appelait la « musique inaudible », et Ravi Shankar Mishra souligne le paradoxe : entendre ce son exige le silence. « Il ne peut y avoir de bonne musique sans silence intérieur. Au fur et à mesure de la pratique, ce silence s’établit dans le musicien, grâce à des techniques de yoga et à la dévotion, et en écoutant de belles compositions. Cette dernière constitue une part fondamentale de l’apprentissage. »

Une musique pour communier avec l’univers

Dans sa plus pure tradition, l’art musical indien s’inscrit en communion avec l’univers entier, qui, avec ses sons et ses formes, n’est autre que pure harmonie. Sur les pas de son cheminement musical et spirituel, le musicien devient canal d’expression de cette harmonie universelle en jouant des « ragas ». Ce mot sanskrit se traduit par « passion », et représente un groupe de sons caractérisés par un état émotionnel. Compilés dans les textes millénaires des Védas, en particulier les textes des Samaveda, les ragas détiennent un grand pouvoir : leur structure, génératrice d’une atmosphère particulière telle que la nostalgie, l’amour ou l’exaltation, confère au musicien qui les joue la faculté de transformer son environnement aussi bien physiquement que psychologiquement. La force des éléments peut être ainsi démultipliée sous l’effet de la musique d’un raga. 

L’exemple surprenant de Tansen, célèbre musicien de la cour du roi Akbar au XVIème siècle, est souvent cité par les maîtres de musique pour ses prodiges : il pouvait provoquer la pluie en jouant le « Raga Megh », ou Raga pour la saison des pluies, ou savait allumer une lampe en jouant le « Raga Dipika », ou Raga de la flamme. Si de tels exemples semblent un brin mythique, pour des maîtres indiens tels que Ravi Shankar Mishra il s’agit bien « du pouvoir des ragas »

La croyance en de tels pouvoirs, développés grâce à une pratique assidue, ne se limite pas à l’Inde. Ainsi, au Tibet, les écrits d’explorateurs rapportent comment des lamas tibétains, au moyen du son de leurs cors, de leurs trompettes et des battements de tambours, pouvaient disperser des nuages chargés de pluie, ou au contraire les concentrer et provoquer les averses. Le pouvoir serait ainsi contenu dans les sons, bien plus que dans les mots. 

images (1)En connexion étroite avec le cosmos, les ragas s’associent également à certains moments de la journée et des saisons. « Certains ragas se jouent le matin, d’autres le midi ou le soir », explique le maître de flûte indienne. Au point que « s’il est joué au petit matin alors qu’il est destiné à la nuit tombée, le Raga excellemment interprété par un grand musicien recouvre celui-ci d’obscurité », écrivait le sanskrite et spécialiste de musique indienne, Alain Daniélou. 

Pour le musicien dont le plus profond de l’être vibre avec les rythmes sacrés de l’univers, les enchaînements de notes ne peuvent se réduire à une suite d’intervalles de sons saccadés. Au contraire, chaque note constitue une vibration provenant de l’intérieur du musicien, créant comme un arrondi d’une note à l’autre, de sorte qu’au contact de la vibration intime de l’interprète, le résultat d’ensemble exalte une harmonieuse unité, au plus près du rythme cosmique. Le musicien partage ainsi avec les membres de son public une fréquence vibratoire, et si ces derniers sont suffisamment réceptifs, alors le temps se suspend et devient méditation, rétablissant ordre et harmonie. Un langage de l’univers.

source INREES

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QUAND LE MENTAL DISPARAIT

Posté par othoharmonie le 27 mai 2015

 

951Yogananda a demandé à l’enseignant spirituel Osho :

Osho, est-il possible qu’au lieu d’observer la pensée, je réfléchisse seulement sur l’observation ?

Yogananda, c’est non seulement possible, c’est même absolument certain qu’au lieu d’observer les pensées, tu réfléchis seulement sur l’observation. Mais si tu en deviens conscient, un changement est possible.

Si tu peux penser à l’observation, pourquoi ne pourrais-tu pas observer la pensée ?
Essaie, tout simplement. Ce n’est pas quelque chose de difficile, c’est simple.
Mais la plupart des gens font cela – ils pensent à l’observation des pensées et se dupent eux-mêmes : ils se persuadent que de grandes choses se passent, que l’observateur est entré en action, que les pensées vont bientôt disparaître, et que l’état de non-mental est tout proche !

Quand les gens me disent que leur méditation se déroule à la perfection, je suis un peu sceptique. Si votre méditation se passe bien, il n’est pas nécessaire de me le dire, je peux le voir moi-même. Cela change votre regard, votre attitude, votre façon de marcher, cela change votre façon de parler, vous devenez de plus en plus silencieux – un lac paisible sans aucune perturbations dues aux pensées.

Mais le mental humain est absolument malhonnête ; il essaie jusqu’au bout de vous berner. Et vous êtes très naïfs, vous ne cessez de vous faire avoir.

Sadie Moskovitz emmena sa vieille grand mère au cinéma. C’était un film à grand spectacle sur l’empire romain. Dans une scène, une foule de prisonniers désarmés étaient jetés aux lions. La vieille grand mère fut prise de bruyants sanglots, criant : « Ah, les pauvres gens… ! »

Sadie fut très gêné et, furieux, lui murmura : « Ne pleurs pas comme ça Mamie, ce sont des Catholiques ! »
Choquée, Mamie dit : « Je le vois bien. » Puis après être restée tranquille un moment, elle se mit à sangloter encore plus fort qu’avant.
« Mamie » demanda Sadie, « que se passe-t-il encore ? »
« Là-bas… regarde là-bas… » dit la grand mère, « ce pauvre lion au fond, il n’arrive pas à attraper le moindre Catholique ! »

Méfiez-vous de votre mental plus que de n’importe quoi au monde ! C’est le plus grand système d’arnaque qui existe ; il a été créé par votre corps, votre physiologie, votre chimie, votre biologie. Il vous maintient attaché au corps et ne vous permet pas d’ouvrir les yeux sur votre conscience. Il vous fixe quelque part, et ne vous donne jamais aucune liberté. Le danger serait que si vous aviez un moment de liberté vous risqueriez de devenir conscient de votre grandeur intérieure, de la beauté de votre être, et de l’immensité de sa vérité et de sa gloire. Une fois que vous avez vu cette splendeur, vous ne pouvez plus être trompé.

Yogananda, change cela maintenant. Au lieu de réfléchir sur l’observation, mets-toi à observer tes réflexions.

Même si les pensées concernent l’observation, observe.
Peu importe quel est l’objet des pensées, elles peuvent être observées. Ne te laisse perturber par rien. Persiste dans ton observation, même si les pensées portent sur l’observation, et la pratique de l’observation te révélera les secrets et le mystère de ton être. Et quand cela se produit, le mental disparaît.

Le mental n’est présent que lorsque tu es complètement inconscient et ignorant. Quand la méditation apporte plus de lumière, plus d’observation, le mental disparaît comme l’obscurité. Ce n’est pas un ennemi très fort, c’est simplement que tu n’as jamais essayé d’aller au-delà de lui.

L’observation est simplement un procédé qui permet d’aller au-delà du mental, très loin – en regardant le mental, en observant ce qui se passe. Quoi que fasse le mental, vous le regardez – sans appréciation, sans condamnation, sans jugement, parce que tout cela fait partie de la pensée, de la réflexion.

L’observation ne se soucie pas de juger, de condamner, de justifier ou d’apprécier. L’observation est comme un miroir ; devant un miroir, même si vous avez un agréable visage, le miroir ne vous sourit pas. Si votre visage est laid, le miroir n’est pas dégoûté. Vous pouvez ne pas avoir de visage et le miroir n’est en rien concerné !

L’observation est exactement comme un miroir qui reflète le mental. Quoi qu’il se passe, le miroir le réfléchit, mais ne fait aucun commentaire. C’est le secret pour aller au-delà du mental, loin, très loin au-delà de lui. Vous allez alors très vite vous rendre compte que votre mental n’est plus qu’un écho lointain – vous ne pouvez même plus saisir ce qu’il marmonne – et puis il disparaît !

L’attachement au mental se produit par le biais de la condamnation ou de l’appréciation.

Quand le mental disparaît, ne vous dites pas à vous-même : « Aha, ça y est ! » Parce qu’alors le mental est déjà revenu par une porte secrète.
Restez silencieux.
Ne dites pas : « Aha ! »
Il n’y a pas besoin de dire : « Ça y est ! »

Réjouissez-vous et savourez le silence qui est apparu autour de vous.
Alors que le mental était comme la foule au marché, vous êtes entré dans les silences du cœur.
Réjouissez-vous, dansez, mais ne dites pas le moindre mot !

Source : OSHO Satyam Shivam Sundram – chap. 27 quest. 2

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MEDITER SUR LE SOI

Posté par othoharmonie le 29 mars 2015

 

comment-mediter-chez-soi-mains-en-coupeOn doit toujours persévérer dans la méditation sur le Soi, sans laisser place au doute « est-ce possible, ou non ? ». Aussi pêcheur qu’on puisse être, il ne sert à rien de se tourmenter et de pleurer « oh, je suis un pêcheur, comment puis-je être sauvé ? ». Si l’on renonce à la pensée « je suis un pêcheur » et si l’on reste profondément centré dans la méditation sur le Soi, le succès est assuré. Il n’y pas deux mentaux, un qui serait bon et un qui serait mauvais ; il n’y a qu’un seul mental. Ce ne sont que les impressions résiduelles qui sont de deux sortes – favorable et défavorable. Quand le mental est sous l’influence des impressions favorables on le considère comme bon ; sous des impressions défavorables il est dit mauvais. On ne doit pas permettre au mental de se tourner vers les choses du monde et de se mêler des affaires des autres. Aussi mauvais que certains êtres puissent paraître, on ne doit pas les haïr pour autant. Le désir doit être évité au même titre que la haine. Tout ce que l’on donne à autrui, on se le donne à soi-même. Sachant que telle est la vérité, comment peut-on encore refuser quoi que ce soit à son prochain? Si l’ego se manifeste, tout se manifeste ; si l’ego s’apaise, tout s’apaise. A mesure que nous nous conduisons avec humilité, le bien s’établit. Une fois le mental tranquillisé, peu importe où l’on vit.

Tant que les impressions des objets demeurent dans le mental, il est nécessaire de poursuivre l’investigation « qui suis-je ? ». Dès que les pensées se manifestent elles doivent êtres détruites à l’endroit même de leur origine par l’investigation. Se livrer sans interruption à la contemplation du Soi, jusqu’à ce qu’il soit réalisé, cela suffit. Tant que la forteresse est occupée par les ennemis, ceux-ci tenteront de se lancer au dehors ; mais si, au moment où ils s’élancent, ils sont anéantis, la forteresse tombera dans nos mains.

En vérité, seul le Soi existe. Le monde, l’âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable à l’argent dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent simultanément. Le Soi est ce en quoi il n’y a pas la moindre pensée « je ». Cela est appelé « Silence ». Le Soi lui-même est le monde ; il est le « Je » ; il est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

Le soleil se lève sans désir, sans intention ni effort ; et par sa simple présence, la pierre émet de la chaleur, le lotus fleurit, l’eau s’évapore et les hommes accomplissent leurs tâches diverses et variées, puis se reposent. De même qu’en présence de l’aimant l’aiguille se met à bouger, ainsi, par le pouvoir de la présence de Dieu, les âmes, gouvernées par les trois fonctions (cosmiques) ou par la quintuple activité divine, accomplissent leurs actions, puis se reposent, conformément à leur karma. Dieu n’a pas d’intention et aucun karma n’adhère à Lui ; c’est comme le soleil qui reste insensible aux activités du monde ou l’éther qui pénètre tout sans être influencé par les aspects positifs ou négatifs des quatre autres éléments.

Celui qui s’abandonne au Soi, c’est à dire Dieu, est l’adorateur le plus parfait. S’abandonner à Dieu signifie demeurer fermement dans le Soi sans permettre à une autre pensée que celle du Soi de surgir. Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera. Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi ne nous y soumettons-nous pas, plutôt que de nous tracasser pour ce qui doit être accompli et comment il le sera. Sachant que le train transporte toute lourde charge, pourquoi devrions-nous, nous les passagers, continuer à porter nos petits bagages sur les genoux, pour notre plus grand inconfort, au lieu de les poser à terre dans le train et d’être à l’aise.

EXTRAIT du livre : « Qui suis-je? » Les enseignements de Sri Ramana Maharshi

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Oser l’authenticité

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

ob_d23c2f_be94ab0e-05f3-11e4-8e2d-12313d239d6c-lNous les utilisons tous les jours, et pourtant, leur sens nous échappe parfois. Qui sont-ils ? Les mots ! 

Lorsque la vie nous éprouve, lorsque l’on doute, lorsqu’on se perd… Osons ! Osons l’authenticité des mots, des gestes, du partage. Osons aimer.

Lorsque la vie décide de nous éprouver, sans doute voit-elle en nous les reflets des lumières qui se dissimulent encore dans les replis de notre être, régions insoupçonnées où l’amour infini reste encore endormi au cœur des paresses de soi. Car lorsque l’un des flux vitaux se retire et met à mal les fondements des étaies essentielles, c’est là que le bateau chavire ou que les forces vives surgissent pour révéler ce que chacun recèle comme trésor insoupçonné.

Le choix de la joie, de la paix et de la gratitude

Lorsque nous sommes dans le manque nous pourrions facilement nous abandonner à l’envie et comme il est merveilleux d’y préférer la joie de voir l’autre heureux, grandi des reconnaissances que la vie décide de lui donner.
Lorsque la vie nous gifle de conflits, de procès ou d’autres vilennies, comment choisir la paix au cœur de soi pour aimer davantage ce prochain qui n’a pas su endiguer les meurtrissures qui l’étreignent et qui s’est laissé emporté par le flot des frustrations ?
Lorsque la vie nous prive de ce que nous croyons essentiel, sachons ouvrir les yeux et remercier l’existence de nous offrir tant d’autres cadeaux, sans doute plus précieux.

Abandonner les masques sociaux et oser l’authenticité

Sachons délaisser les masques sociaux et préférer sentir les leçons de la sagesse faire leur œuvre au noir au creux de nos entrailles meurtries.
Apprenons à distinguer les illusions scintillantes des fondamentaux qui se déclinent dans le silence et la sobriété.
Osons l’authenticité qui nous relie au cœur des Hommes, qui tisse les liens solides d’une amitié fraternelle, qui créée le ciment des cathédrales nouvelles, temples des espaces spirituels où chacun peut se déposer en toute sérénité.

La parole du coeur relie les âmes entre elles

Osons la parole qui parle du cœur pour célébrer l’amour universel et inconditionnel, reliant les âmes entre elles, ces paroles d’essentiel, ces mots d’existence marquent le chemin des pas de la sincérité. Chacun est alors invité à s’y déposer en conscience, nu, offert au regard de l’autre dans sa plus vibrante justesse. 
Cet élixir de soi partagé sans retenue créé les lendemains matures d’une humanité courageuse. Des chemins d’amour et de lumière se dessinent sur la planète, entre des hommes et des femmes anonymes, qui décident de se rencontrer au travers de leur humanité plurielle et acceptent les échanges, les fertilisations des expériences et des témoignages. Scintillants hommages à la vie qui bouleversent l’existence et prodiguent des enseignements à méditer, des inspirations à être, des  accélérateurs de projets, des incitations à agir, en conscience.

Accepter et manifester la vie en s’exprimant en toute vérité

Osons l’authenticité de révéler nos chemins de vie, car cela nous donne une force incommensurable, celle de la sève qui se déploie dans les arbres. Nous sentons grandir en nous la puissance du vivant qui se manifeste tantôt au travers de surprises agréables tantôt par des moments inconfortables que nous qualifions d’épreuves. Toutefois, chaque instant est vibrant et nous seuls en donnons une coloration singulière.
Osons manifester l’Homme et la Femme debout, digne, qui porte le courage d’être soi comme vêtement, pleinement présent à tout ce qui est, reconnaissant des miracles de l’existence et qui dépose son cœur en partage pour nourrir l’écrin d’amour universel au service du bien commun.

Christine Marsan est psychothérapeute et coach, écrivain et conférencière au service de l’humain, de la coopération et de la mutation de la société

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