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Comprendre les aspects de notre forme de vie

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2015

 

177 CORPS PHYSIQUE : Le corps physique solide est l’aspect inférieur de notre forme de vie. En ses divisions, nous percevons un reflet des niveaux intérieurs de la conscience. Dans certains textes, il est appelé « Temple du corps », et nous pouvons effectivement constater qu’à l’instar d’un temple, il possède trois divisions. Premièrement, la cavité abdominale, la cour extérieure du temple, qui contient les organes d’assimilation et de procréation et reflète les fonctions du monde le plus élémentaire. Au dessus, réside la grande frontière du diaphragme, voile symbolique entre les niveaux inférieurs et supérieures de la conscience ; La cavité pulmonaire représente la cour intérieure du temple, contenant le coeur et les poumons dont la fonction consiste à faire circuler la force de vie. Alors que la cavité abdominale symbolise le corps, la cavité pulmonaire désigne l’âme. Sur le pont étroit du cou, réside la tête, ou le saint des saints, la demeure de l’esprit. Ici nous trouvons les organes de la perception spirituelle, les glandes pinéale et pituitaire ; ainsi sommes-nous, comme l’affirme certains, le temple du Dieu vivant. Chaque organe et chaque fonction constituent un symbole ou une métaphore de vérités spirituelles profondes et complexes. L’oracle de Delphes n’annonçait-il pas : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras Dieu et l’Univers ».

CORPS ETHERIQUE : Entre le corps et l’esprit réside l’âme, et entre le corps physique et son monde et les plus subtils corps mentale t émotionnel et leurs mondes, réside le corps éthérique. Symbole de l’âme et corps de lumière, il est, come l’âme, un corps médian et vitalisant. La Bible l’appelle « le Rameau d’Or » et dans un mouvement continu, il irradie véritablement un flux de lumière dorée dans les ténèbres du royaume physique. Le corps éthérique est la charpente sur laquelle se construit le corps physique ; il transmet les énergies au corps physique qu’il vitalise avec le Prâna. Il y a sept chakras majeurs au sien du corps éthérique ; par le truchement de ceux-ci, le jeu des différentes énergies construit et soutient les glandes endocrines et le système nerveux, et active, galvanise nos systèmes organiques. La rate constitue un autre chakra d’importance majeure dans le corps éthérique. Par l’intermédiaire de ce centre, le corps éthérique reçoit et distribue le Prâna, et cela, en retour, énergétise le corps physique. Les cinq sens oeuvrent par le biais du corps éthérique, ce qui permet à l’individu de fonctionner dans le temps et dans l’espace au niveau physique. Le corps éthérique est en réalité le champ au sien duquel se rencontrent les mondes physique et spirituel. Il donne naissance à ce que l’on appelle communément l’aura de santé, cette bande d’énergie plutôt étroite qui étreint la forme physique.

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CORPS EMOTIONNEL : Le corps émotionnel, comme l’implique un tel terme est cette forme subtile en laquelle prend place le jeu des énergies émotionnelles. Les alchimistes l’appelaient « corps astral » en raison de son aspect étincelant à l’oeil intérieur. Dans ce corps, nous faisons l’expérience des contradictions – bonheur et dépression, calme et colère. Il s’agit de notre ciel – ou enfer – personnel au sien duquel nous menons la bataille, tiraillés entre ce monde et le monde spirituel. Les peurs et les désirs égoïstes, les colères et les irritations excessives mettent le corps astral dans une activité fiévreuse, avec des effets importants sur le corps éthérique, qui produisent une fatigue, voire des lésions organiques dans la forme physique. Le symbole du corps astral est l’eau, et lorsque nous nous montrons capables de clamer le corps astral comme un lac par un jour sans vent, sa surface reflète alors une profonde vérité intérieure et le sens de la paix. Nous disons ici de deux métaphores intéressantes : l’eau pour le corps astral et l’air pour le corps mental. Le corps astral et mental s’influencent réciproquement comme l’eau et le vent, l’un se nourrissant de l’autre. L’histoire biblique de Jésus marchant sur l’eau et réprimandant l’orage n’est rien moins qu’une démonstration de son contrôle sur les aspects mental et astral de sa nature. La Bible regorge de telles métaphores qui malheureusement ont été interprétées trop littéralement. Il est réconfortant, néanmoins d’être assurés que nous pouvons faire de telles choses, et de plus grandes encore. Aujourd’hui, la majorité des humains est centrée sur le corps astral et soumise à toutes les secousses émotionnelles qui en résultent. Les disciplines de la prière et de la méditation visent à vaincre les forces du plan astral et à soustraire le chercheur aux orages qui balaient cette zone de la conscience.

L’aura astrale tend à être de forme ovoïde et se tient à une distance de trente à cinquante centimètre du corps physique. Elle se présente aux yeux du clairvoyant comme un champ multicolore. Si la personne concernée es sujette à un conflit émotionnel, ces couleurs auront un aspect discordant, chaotique, et même trouble. Le corps astral duquel émane cette aura est souvent désigné sous le nom de « double astral ». C’est ici que les expériences de sortie hors du corps se manifestent. Dans les moments de grande tension physique, ou sous anesthésie, et même dans les états de rêve ou au moment de la mort, il arrive qu’une personne apparaisse sous sa forme physique et se tienne devant un ami ou un parent, signifiant ainsi son besoin d’aide, voire sa mort proche. Bien des gens ont fait l’expérience du dédoublement et se sont retrouvés brusquement en train de voir leur propre corps du dessus. Lors de graves interventions médicales, certains patients peuvent répéter mot pour mot ce que disent les médecins et les infirmières et décrire leurs actions en détail. Le retour au corps, souvent brusque, s’accompagne d’un état inconscient.

CORPS MENTAL : Les théosophes divisent l’esprit ou le corps mental en plusieurs niveaux. Premièrement, l’esprit inférieur concret, c’est à dire le principe raisonnant qui applique la logique et le sens commun. C’est le dépositaire du savoir acquis et de la capacité à discriminer. S’il devient trop actif, il met le corps astral dans un état d’agitation. De trop nombreuses pensées négatives dans l’esprit inférieur peuvent polluer le corps astral. Il obéit à des tendances contradictoires, et dans certains textes anciens, il est appelé « l’esclave du réel » ; autrement dit, il traite en grand seigneur les corps éthérique et émotionnel, à tel point que la part de lumière provenant de l’esprit intuitif qui peut y pénétrer se révèle bien faible, sinon inexistantes. Un autre aspect du corps mental et l’esprit abstrait supérieur, le convoyeur des vérités spirituelles et le reflet de l’amour divin. Ici, reposent les facultés intuitives et la capacité de raison pure. L’aura mentale est perçue comme une forme  ovoïde. Aux yeux d’un clairvoyant, l’aura mentale apparaît comme un nuage de particules à grande vitesse. Les processus de la pensée mettent ce champ en activité, et se manifestent sous la forme de modèles appelés formes pensées. Celles-ci circulent au sien de l’ovoïde et s’expriment en une variété de couleurs. Les pensées négatives, la haine, les préjugés, l’égoïsme et l’envie créent des formes qui par leur nature même tendent à s’accumuler  dans la partie inférieure de l’aura et se déploient en couleur ternes et grossières. Au contraire, les pensées élevées se déplacent vers la partie supérieure de l’aura et sont perçues comme des couleurs claires et brillantes, vivantes et rayonnantes. D’une manière assez curieuse et même sans don de clairvoyance, il est possible d’enregistrer ces couleurs et ces modèles dans un sens général. C’est ce que nous faisons inconsciemment la plupart du temps ; A partir de ces signaux, nous nous formons une impression sur les autres gens, et même sur les lieux. Lorsque vous jugez rapidement quelqu’un comme étant « ennuyeux comme un jour de pluie », vous le faites à partir des couleurs de son aura mentale, laquelle s’accord parfaitement à cette description. Les gens ternes et stupides ont des aura ternes et stupides, avec des couleurs troubles et des formes pensés indistinctes circulant autour d’eux. Dans l’aura mentale, le bleu correspond à une haute spiritualité, aux sentiments religieux et à la dévotion envers des idéaux élevés. Le jaune et l’orange clairs désignent les plus hautes formes de l’intellect. Lorsque ces couleurs sont ternes ou mêlées de nuances plus sombres, cela indique que la clarté de pensée et de décision s’est perdue. Clarifier notre processus mental est l’un des premiers pas sur le sentier de la délivrance des activités de notre esprit inférieur. Nous vivons dans l’âge de la domination du cerveau gauche, où les processus rationnels, la logique et l’intellect sont devenus de dieux. Ceux-ci tendent à écraser les fonctions intuitives, holistiques et transcendantes du cerveau droit.

En conclusion : Pour toutes ces fonctions, il se révèle donc indispensable de localiser les chakras, de la base de la colonne vertébrale jusqu’au front. Lorsqu’ils sont bien équilibrés, vous obtenez un type d’individu rayonnant d’énergie. Vivacité féminine ou charisme masculin. Une inactivité, au contraire, engendrera un état dans lequel l’individu réprimera les énergies de sa personnalité, inclinera à l’introversion et échouera à s’exprimer pleinement.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Et POUR REJOINDRE LA VIE DEVANT SOI ….. http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Trouver la lumière qui scintille en vous

Posté par othoharmonie le 11 mars 2015

 

ChineseCorner_LiLI_FDL2013_VilledeLyonDans toutes les traditions, l’âme est associée à une notion de luminosité. Elle brille inlassablement, telle une étincelle divine, même si nos yeux ne la voient pas. Pourtant, c’est elle qui éclaire nos pas et nous guide sur le chemin…

Le terme d’Illumination, cher au Bouddhistes, est repris par l’ésotériste René Guénon comme ayant sa correspondance avec le Fiat lux (« Que la lumière soit »), première parole divine de la Genèse biblique. René Guénon précise que l’illumination ordonne le chaos par vibration. On retrouve d’ailleurs, de manière symbolique, cette notion de vibration au tout début de l’Évangile de Saint Jean, la lumière primordiale étant associée au son et à la Connaissance : « Au commencement était le Verbe… En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes ».

Au-dessus des nuages, au-delà de l’obscurité !


De même que le soleil ne cesse d’exister, même s’il est parfois voilé par quelques nuages ou se rend invisible pendant la nuit, selon le principe alchimique qui enseigne que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, en chacun de nous réside un principe de vie équivalent et inaltérable. Si les soucis et les inquiétudes existentielles, voire le désespoir, obscurcissent l’horizon, ils n’auront jamais la suprématie car la lumière intérieure sera toujours au rendez-vous. Omraam Mikhael Aïvanov, ésotériste bulgare, faisant correspondre son enseignement avec l’observation de la nature, propose cette prière : Comme ce soleil plein d’amour se lève au-dessus du monde, que le soleil de l’amour et de l’immensité se lève dans nos âmes ! Ce sage explique aussi que c’est toujours au moment où la nuit est la plus noire que la lumière solaire apparaît. De quoi reprendre courage et confiance dans les moments difficiles à traverser…

Trouver la lumière pour transmettre


Une autre composante de l’astre solaire objective qu’il brille aussi bien pour les bons que pour les méchants. Par analogie, notre soleil intérieur est dépourvu de tout jugement. Ainsi, tous les parapsychologues, ésotéristes, alchimistes, prônent subtilement l’amour de la divinité en soi, s’intéressant à cette petite flamme qui ne s’éteint jamais, présente dans le cœur de chacun. Ces spécialistes se révèlent être de précieux guides dont le rôle ne consiste pas à développer en nous un égocentrisme erroné et sans issue, mais plutôt de nous faire saisir qu’au-delà de nos faiblesses et de nos limites, nous pouvons faire entièrement confiance à la capacité d’amour inconditionnel qui réside en tout être humain, à commencer par soi-même. Faisant écho à l’injonction du temple de Delphes « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux », l’apprentissage de l’amour doit commencer par soi. Il s’agit, selon une guidance spécifique, de se débarrasser de tout ce qui encombre cette vision ultime : fausses culpabilités, manque d’estime de soi… Ce n’est qu’ensuite, selon la science initiatique, ayant appris à se pardonner, qu’il est possible et même fortement conseillé de refléter la lumière alentour. Vous êtes la lumière du monde, écrit Saint Matthieu. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et on n’allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison

 

Alexis Simoni du Magazine SIGNES et SENS

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Connaissance de Soi : une porte vers la Sagesse

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2014

 

Qui peut prétendre bien se connaître ?

Qui a le sentiment de maîtriser tout son univers  intérieur, de dominer parfaitement son esprit, d’être toujours en pleine conscience de ses pensées et de ses actes ?

Comme l’exprime habituellement cette citation de Sigmund Freud, nul ne peut prétendre se connaître parfaitement car la conscience n’est que la partie émergée de l’iceberg, tandis que l’inconscient, représenté par la zone immergée de cet iceberg, constituerait le « moi », notre psychisme.

La majeure partie de nos pensées naît de notre inconscient et cette zone intérieur qui fait partie de nous, mais dans le même temps échappe à notre contrôle, nous fait peur et souvent nous submerge … Mais n’existe-t-il pas différents degrés de conscience ? Prenons-nous vraiment le temps d’analyser tous les messages qui nous parviennent depuis la zone mystérieuse de notre inconscient ?

Tels des automates, nous sommes la plupart du temps guidés par nos émotions inconscientes et par les conditionnements et réflexes sociaux (éducation, habitudes ancrées dans la société, règles de savoir vivre ;..), bien plus que par notre conscience libre et indépendante ; Ce n’est pas pour autant qu’il faut abandonner toute recherche de soi. Au contraire, c’est en prenant conscience de cette situation que nous avançons et devons persévérer dans la recherche de la connaissance de soi.

Nous ne pouvons pas tout résoudre grâce à l’intelligence e tau raisonnement ; Certaines pensées échappent à notre connaissance objective de nous-mêmes ; celles qui sont dictées par nos émotions, pures produits de l’inconscient. Que faire ? Laisser parler notre cœur, écouter ce qu’il y a à dire sans refouler systématiquement les pensées qui en émanent, libérer nos émotions … et poursuivre ainsi notre chemin intérieur vers la connaissance de nous-mêmes.

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« Connais-toi toi-même »

Socrate reprenant la maxime inscrite sur le temple d’Apollon à Delphes.

Cette célèbre devise a le mérite de nous rappeler le but essentiel de la démarche que nous devons mener constamment tout au long d e notre vie, le but vers lequel nous devons tendre sans relâche pour accéder à la sagesse.

Néanmoins, il ne faut pas oublier la suite, trop souvent passée sous silence, de la maxime qui était inscrite sur le temps de Delphes : « Connais-toi toi-même … et tu connaîtras les dieux ». Celui qui parvient à la connaissance de soi,  la sagesse, devient l’égal de Dieu. En d’autres termes, cette devise nous rappelle notre condition d’être humain, mortel et imparfait, elle nous invite à prendre conscience de nos propres limites, de notre véritable identité et par là même de notre liberté potentielle.

« Connaitre les autres, c’est sagesse. Se connaître soi-même, c’est sagesse supérieure »

Notre tendance première est de vouloir connaître les autres, de les analyser afin de mieux les comprendre et parfois de leur apporter notre aide. Lao-Tseu nous rappelle ici que, si cette démarche altruiste est un pas en  vers la sagesse, elle ne doit pas pour autant nous détourner de notre recherche primordiale et essentielle : la connaissance de soi.

Il est nécessaire avant toute autre démarche de se penser à l’intérieur de soi, avant même de se tourner vers autrui. Ce n’est qu’en ayant fait connaissance avec son monde intérieur que l’on peut faire face aux autres avec honnêteté, amour et sincérité.

Bouddha va plus loin encore : pour parvenir à la paix intérieure et à la véritable sagesse, il est indispensable d’apprendre à contrôler son esprit, à ne plus se laisser envahir par des pensées négatives et inutiles ; ‘est à cette condition seulement que vous pourrez apporter le bonheur et la paix à votre entourage. Pour Bouddha, le contrôle de l’esprit passe par la médiation. En outre, de la paix de l’esprit naît la paix du corps, la santé mentale étant indissociable de la santé physique dans la philosophie bouddhiste. En d’autres termes, il faut au préalable être soi-même en bonne santé mentale pour nourrir des relations saines avec autrui.

Contrairement aux idées reçues, toutes nos perceptions émanent de notre monde intérieur : c’est à l’intérieur de nous-mêmes que naissent nos émotions, indépendamment des contraintes extérieures ; Autrement dit, si nous sommes en paix avec nous-mêmes et libérés des pensées qui affluent de notre inconscient, rien ne peut nous empêcher d’être parfaitement heureux et de garde le sourire même sous un temps maussade, dans l’adversité ou dans la pauvreté. A l’inverse, si nous ne parvenons pas à nous libérer des émotions négatives qui empoisonnent notre espace intérieur, nous ne parviendrons pas à ressentir une once de bien être même si nous nous offrons un voyage à l’autre vous de la terre ou un séjour sur une plage paradisiaque.

Dans la même veine que ce proverbe algérien, Alexandra David-Neel nous confie : « Le calme et la quiétude sont choses qui dépendent plus des dispositions intérieures de l’esprit que des circonstances extérieures et l’on peut les goûter même au milieu d’une apparente agitation ».

En somme, lorsque vous n’avez pas le moral, il est inutile d’incriminer ce et ceux qui vous entourent mais indispensable d’entamer une démarche d’introspection, de tendre vers une meilleure connaissance de soi.

Le chemin vers la sagesse et la connaissance de notre monde intérieur est long et difficile. Il nécessite un courage et une persévérance que nous ne pouvons puiser qu’en nous-mêmes. La sagesse, ça se mérite et vous êtes le seul maître à bord du vaisseau qui vous y conduira.

Ne vous laissez pas influencer par les apparences et guider par la facilité. Ce qui importe avant toute chose, c’est ce qui se passe à l’intérieur de vous-mêmes. Votre petite voix intérieure peut beaucoup plus pour vous que votre voix physique. Favorisez toujours la recherche de votre véritable identité et explorez sans relâche les chemins de la connaissance de soi avant de prendre la parole. 

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Pour une télévision ouverte au sacré

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

par Yves Rasir

images (7)Nous souffrons tous de la médiocrité de la télévision et de l’aveuglement de ses dirigeants qui, pour de fausses vraies raisons d’Audimat, bloquent les projets qui pourraient apporter de vraies réponses aux êtres assoiffés de sens que nous sommes. Puisse l’entretien qui suit, témoignant d’une réussite médiatique différente – l’émission « Noms de dieux » du Belge Edmond Blattchen -, ouvrir des portes…

Média de l’immédiat, la télévision brasse l’écume des jours en négligeant souvent les courants profonds qui dirigent l’Histoire. Aux affamés de nourritures spirituelles, l’« Église Cathodique » donne rarement la chance de se rassasier. Jamais peut-être, la « folle du logis » n’a autant mérité sa réputation d’objet insensé, vecteur d’un redoutable décervelage. Mais l’envahissement du petit écran par la futilité connaît d’heureuses exceptions. En Belgique, l’émission «  Noms de dieux  » accueille chaque mois un personnage-clé de la pensée contemporaine, qui vient confier – longuement – sa foi et ses espoirs à Edmond Blattchen. Rencontre avec le journaliste créateur de cette émission publique, postée au carrefour des valeurs.

Nouvelles Clés : Quelle est la genèse de votre émission ?

Edmond Blattchen : Avant de présenter « Noms de dieux », j’ai animé pendant quelques années l’« Écran-Témoin », l’équivalent belge des « Dossiers de l’Écran ».

Dans ce rôle, j’ai eu l’occasion de me pencher sur des thèmes comme « Les juifs aujourd’hui », « Les nouveaux apôtres » ou « Les libre-penseurs ». Lors de ce dernier débat, deux participants avaient cité la phrase de Malraux : « Je pense que la tâche du prochain siècle, devant la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux ». Ce fut le point de départ de ma méditation.

N. C. : On cite habituellement une autre phrase de Malraux : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »…

E. B. : On dit aussi « religieux » ou « mystique ».
Les deux intervenants voulaient précisément faire un sort à cette phrase qui, selon eux, n’a jamais été prononcée. J’ai fait des recherches personnelles et je n’ai effectivement jamais retrouvé, dans un texte de Malraux ou l’une de ses interviews, le propos qu’on lui attribue. Je ne prétends pas qu’il n’ait jamais dit cela, mais je dis que le propos qui se rapproche le plus et qui est certain, c’est la phrase citée ci-dessus. C’est un extrait d’un entretien accordé en 1955 à un hebdomadaire danois, qui interrogeait des intellectuels occidentaux sur le thème de l’apocalypse, dix ans après Hiroshima – entretien qui fut traduit et publié à l’époque par l’Express.

N. C. : Cette citation est donc à l’origine du projet ?

E. B. : Elle m’a beaucoup fait réfléchir – comme citoyen et comme professionnel des médias. L’évolution technologique du métier de journaliste nous prive de recul par rapport à l’information que l’on traite. Il m’a semblé important d’essayer d’introduire dans une grille de programmes télé, une émission de réflexion sur le siècle – celui qui se termine et celui qui va commencer -, une émission qui ne soit pas soumise au diktat du polaroïd, qui nous donne le temps de chercher du sens dans le tourbillon de l’actualité. De la secte japonaise Aoum aux scandales politiques belges et français, il y a tant d’événements qui posent aujourd’hui la question du sens ! Avec une curiosité teintée de scepticisme, la hiérarchie de la RTBF ( La télévision publique francophone belge) m’a permis deconcrétiser cette ambition.

N. C. : Une émission unique en son genre dans le paysage audiovisuel ?

E. B. : En toute modestie, je crois que oui. En Belgique comme en France, il existe des émission dites « concédées » aux catholiques, aux protestants, aux israélites ou aux musulmans. Petite particularité belge, nous avons aussi l’émission « La Pensée et les Hommes » produite par l’Action Laïque, la famille des libre-penseurs. Mais ce sont des émissions confiées, si je puis dire, aux différentes chapelles. Dans un esprit très « service public », « Noms de dieux » est un espace pluraliste, puisque tous les courants de pensée y sont représentés à travers les invités – qui ne sont pas seulement des penseurs patentés ou des figures de proue de telle ou telle institution, mais aussi des « artisans de la spiritualité » qui ne représentent qu’eux-mêmes. Je pense à une Annick de Souzenelle, à un Arnaud Desjardins ou à un Amin Maalouf.

N. C. : Et ce rendez-vous mensuel a trouvé son public ?

E. B. : Depuis sa création, l’émission a déménagé trois fois dans la grille. Son horaire a toujours été tardif, malgré quoi l’audience est satisfaisante dans un contexte concurrentiel acharné, puisque la Belgique est un pays câblé à 95 %, où l’on peut capter une trentaine de chaînes. Nous avons un public de fidèles qui regardent la plupart des émissions, les enregistrent, s’échangent les cassettes.

La RTBF les rediffuse plusieurs fois à différentes heures de la journée sur ses deux chaînes, et TV5 fait de même. Faibles à l’audimat, nous tirons notre épingle du jeu en audience cumulée. Cela transparaît clairement dans le volume de courrier. Nous recevons beaucoup de lettres de France, mais aussi de Grèce, du Liban, de Scandinavie, d’Arabie, des États-Unis…

Souvent émouvantes. Un correspondant algérien nous a écrit son bonheur d’avoir vu Eugen Drewermann, symbole d’une liberté d’expression impensable chez lui. Nous recevons beaucoup de témoignages de gratitude, mais la plupart nous écrivent parce qu’ils veulent en savoir plus.

N. C. : « Noms de dieux » est devenu une sorte d’ombudsman de la spiritualité, un « service-consommateur » pour les chercheurs de sens ?

E. B. : Ce serait prétentieux de dire ça. À notre petite échelle, nous faisons cependant office de « bureau d’information ». Exemple : un téléspectateur non juif nous demande s’il pourrait suivre des cours de Talmud. Nous le mettons en contact avec un cercle hébraïque qui organise des conférences. Après le passage du Dalaï-Lama, des tas de gens nous ont demandé des renseignements sur le bouddhisme tibétain et nous leur avons donné des adresses, des pistes de lecture. Tous les téléspectateurs peuvent nous commander la bibliographie complète de nos invités, généralement assortie d’ouvrages généraux.

Après Arnaud Desjardins, nous avons par exemple établi une liste d’ouvrages d’introduction à l’hindouisme et aux spiritualités orientales. Pas nécessairement des livres universitaires.

Cela peut être un Marabout-Flash, la collection « Points-Sagesse » du Seuil ou les collections « Spiritualités » d’Albin Michel… À chacun de poursuivre son chemin.

N. C. : Ce regardde l’Occident qui se tourne vers l’Orient est-il perceptible de votre poste d’observation ?

E. B. : Très nettement. Il y a un besoin, à mon sens très positif, d’exotisme – dans la spiritualité, comme dans le tourisme ou la gastronomie. Nos contemporains savent que la table ne se limite plus au steak-frites ou au cassoulet, mais qu’il y a d’autres goûts à portée de bouche. De même, ils s’intéressent aux traditions venues d’ailleurs. Les hommes et les femmes déçus par les réponses formelles et figées données par les Églises aux grandes questions de l’existence se tournent vers des spiritualités qui leur semblent plus tolérantes. Les gens d’aujourd’hui sont en attente, non pas de réponses définitives, mais de pistes possibles pour étancher leur soif de sens – sens de leur vie individuelle, de leur couple, leur pays, leur planète… -, avec le risque, c’est vrai, d’une dérive syncrétique empruntant sauvagement à différentes traditions. Je ne suis pas sûr qu’on élève l’art culinaire en mélangeant n’importe quels ingrédients. Mais c’est intéressant. Puisque nos estomacs prennent du plaisir à des saveurs contrastées, pourquoi nos esprits n’en feraient-ils pas autant ?

N. C. : Cette curiosité tous azimuts n’est-elle pas aussi une indice de confusion identitaire, en fin de compte peu productive ?

E. B. : Si, à force de chercher un sens à son existence, on se perd dans la fréquentation frénétique de courants de pensée comme on passe d’une auberge à l’autre, alors oui. Mais la quête de Dieu me semble beaucoup plus passionnante qu’auparavant, parce qu’elle nous invite justement au voyage. C’est fatigant, on peut y perdre la raison, traverser le désert, mais l’enjeu est à la mesure du périple. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les lois de l’Univers et des Dieux », disait Socrate. Je crois beaucoup à l’importance du travail intérieur. Se pétrir soi-même pour faire de soi une brique intéressante de l’édifice humain. Quand je vois l’itinéraire – que certains qualifieraient de « cahotique » – d’un Jean-Yves Leloup, on pourrait dire qu’il ne sait pas ce qu’il est. De l’hindouisme à l’orthodoxie en passant par chez les dominicains, il a vécu une spiritualité de boule de flipper. Mais en même temps, il a fallu qu’il parcoure ce labyrinthe pour se trouver lui-même.

N. C. : Votre émission n’est-elle pas inéluctablement élististe ?

E. B. : Je crois pouvoir répondre par la négative. Notre public n’est sans doute pas le même que celui d’un talk-show de TF1, mais nous recevons pas mal de lettres – très touchantes d’ailleurs – de gens peu scolarisés qui nous confessent leur ignorance, leur maigre bagage intellectuel. Beaucoup de téléspectateurs découvrent des invités pour la première fois. Notre mission de chaîne généraliste nous permet d’attirer des gens qui, sans cela, n’auraient jamais été en contact avec telle ou telle manière de penser.

images (8)Comme l’émission est pluraliste, les barrières entre religions s’effacent : les cathos regardent les réformés, les athées militants découvrent le bouddhisme… Je trouve cet intérêt (très moderne) pour la différence plutôt réjouissant. D’autre part, l’essentiel ne s’embarasse pas d’une formulation compliquée: quand je demande à l’abbé Pierre ce que signifie « aimer son prochain » et qu’il me répond : « Servir en premier le plus souffrant », mon petit garçon de dix ans comprend parfaitement !

N. C. : D’aucuns interprètent le renouveau spirituel comme la résurgence des vieilles angoisses millénaristes. On ne vous reproche pas d’exploiter ce créneau ?

E. B. : Cette idée ne m’a jamais animé. Mais il est clair que l’émission comble un besoin.

Le XIXe siècle était positiviste à tout crin. Le XXe siècle a cru pouvoir remplacer les religions par la science et on a prophétisé la mort de Dieu. Aujourd’hui encore, certains espèrent la victoire de l’homme sur la mort. Mais quand bien même la médecine y parviendrait, la question demeure : quelle vie et pour quoi faire ? En 1995, nous sommes confrontés à une surinformation de l’horreur. Plus on en sait sur le monde environnant, moins on en sait sur le monde intérieur. Si j’exploite le créneau de l’âme, je m’en félicite.

N. C. : L’ appétit spirituel qui marque notre époque ne révèle-t-il aussi pas une profonde inculture ?

E. B. : Certainement. En Angleterre, un enfant qui sort d’école primaire sait ce qu’est un musulman ou un bouddhiste, ou que les anglicans ne sont pas les seuls chrétiens. La culture religieuse devrait entrer beaucoup plus tôt dans les programmes scolaires. Il est inadmissible aujourd’hui d’avoir son bac sans savoir pourquoi un juif observe le Sabbat, ni ce qui sépare un sunnite d’un chiite. L’histoire de l’Église devrait faire partie de l’enseignement. Pourquoi des élèves n’iraient-ils pas visiter une mosquée, un ashram, une synagogue, un temple maçonnique ? Il faut démocratiser le savoir spirituel car les défis de demain réclament des hommes réellement tolérants. Or la tolérance est inséparable de la connaissance de l’autre.

Je redoute que l’ignorance n’aboutisse à nier les différences. Or, les médias ont une lourde responsabilité en faisant l’économie de la question spirituelle. Le danger existe de voir demain les Églises s’isoler dans des citadelles médiatiques. L’Église catholique songe par exemple à fonder sa propre chaîne de télévision par satellite. Si l’on veut éviter que les grandes multinationales de la spiritualité reprennent la direction des âmes, il faut respiritualiser l’information.

N. C. : Selon quels critères choisissez-vous vos invités ?

E. B. : Critère principal, le pluralisme : des gens d’ici et d’ailleurs, d’une confession ou d’une autre, des gens de terrain et des représentants officiels, des croyants et des non-croyants… Mais je n’aime pas cette expression : des gens qui ne croient en rien, ça n’existe pas.

Un homme sans Dieu est-il pour autant un homme dépourvu de foi ? Je fais encore partie de la génération qui allait au cours de religion pendant que les « mécréants » restaient dehors. Cette vieille dualité me paraît profondément injuste. J’ai découvert des libre-penseurs pétris de spiritualité, comme Georges Van Hout, un homme extraordinaire qui a animé pendant quarante ans les émissions laïques de la télévision belge. À l’inverse, il y a dans les Églises des matérialistes quis’ignorent, des « fonctionnaires de Dieu », comme dirait Drewermann. Il est temps d’en finir avec les stéréotypes !

N. C. : « Noms de dieux » affiche la couleur mais ne se cantonne pas dans les hautes sphères de la métaphysique…

E. B. : Le magazine se définit comme un mensuel de réflexion sur l’avenir de nos systèmes de valeurs. Il y a place pour la philosophie au sens large, la morale, la religion, mais aussi l’économie, la politique, l’écologie… Au nom de quel idéal vais-je agir en tant qu’électeur ? Quelles valeurs influencent mon comportement de consommateur ? En faisant cette émission, j’ai l’impression de parler de la vie de tous les jours. Si la spiritualité sert à savoir si Platon est mieux que Socrate ou Luther meilleur que Saint-Augustin, cela n’a aucun intérêt. Du moins à la télévision. C’est pourquoi j’ai un faible pour les invités qui incarnent très concrètement les valeurs qu’ils défendent.

N. C. : Hors de l’action point de salut ?

E. B. : Je ne dénigre absolument pas la contemplation qui est une dimension importante de la spiritualité chez les carmes, les chartreux ou les soufis. Mais une spiritualité qui se désintéresse du prochain me semble complètement dénaturée. Finalement, le grand message de toutes les traditions est identique : la compassion chez les bouddhistes, la charité chez les juifs et les chrétiens, la fraternité chez les francs-maçons… Croire en Dieu, c’est très facile.

La question la plus difficile, c’est : est-ce que je crois en l’Homme, est-ce que je suis capable d’aimer mon prochain ? Et mon prochain, ce n’est pas seulement le SDF à qui on fait l’aumône. C’est le collègue de bureau antipathique, l’automobiliste qui vous fait une queue de poisson, le conjoint infidèle. Ce qui me dérange dans les spiritualités New-Age, c’est leur côté narcissique, centré sur l’épanouissement personnel. Bien sûr, il est illusoire de vouloir aimer les autres sans s’aimer soi-même. Mais un individu solitaire n’est pas solidaire. Aussi, les tentations très actuelles pour la pure mystique m’inquiètent un peu ; quand je vois des jeunes files se shooter aux chants attribués à Sainte-Hildegarde, je m’interroge. Par contre, j’aime beaucoup la cohérence des jésuites qui conjuguent constamment la prière et l’action.

N. C. : Sur votre plateau, avez-vous eu l’impression de rencontrer des sages ?

E. B. : Je pense que le Dalaï-Lama est un sage. Qu’Arnaud Desjardins ou sœur Emmanuelle sont des sages. Je ne dis pas que les autres ne le sont pas. Mais dans le sens oriental, le sage est celui qui arrive à surmonter des passions empoisonnantes telles que la jalousie, l’envie, le mesquinerie. Comment ne pas voir à travers le Dalaï-Lama quelque chose qui est de l’ordre de la sagesse absolue ? Sérénité ne veut pas dire passivité ni pacifisme radical.

Quand l’abbé Pierre dit « ta gueule » à Jean-Marie Le Pen, il ne perd pas, pour moi, sa qualité de sage. La sagesse, à mon sens, c’est ne jamais renoncer à aimer l’autre.

N. C. : Avez-vous vécu, en compagnie de vos invités, desmoments de grâce ?

E. B. : J’en citerai un seul qui s’est déroulé hors-antenne. Lorsque le Dalaï-Lama s’est levé à la fin de l’émission, il est allé saluer individuellement chaque membre de l’équipe. Depuis la maquilleuse jusqu’au cameraman en passant par le porteur de câble. De la même manière, il a adressé à tous le même sourire, la même gentillesse. C’est à des moments pareils que l’on mesure l’incarnation du bien. Cette idée que l’obscur, le sans-grade, celui qu’on n’entend ni ne voit jamais, est aussi important. Que chacun est égal à chacun. Pour moi, c’était aussi le signe de la parfaite harmonie entre l’idéal et la personne du leader tibétain.

images (9)N. C. : Hostile envers les étiquettes, pourquoi acceptez-vous celle d’agnostique ?

E. B. : Je l’accepte si l’on s’entend sur les mots.
Quand Paul Ricœur dit qu’il est agnostique et croyant, il surprend beaucoup de monde, mais il ne commet pas de contresens. Il veut dire par là qu’il met des limites à sa foi mais qu’il ne renie rien de son passé protestant.

Beaucoup croient que l’agnosticisme consiste à déclarer que la raison est inapte à saisir l’être de Dieu et donc qu’il est vain d’en chercher la présence. Au contraire, l’agnostique peut être celui qui accepte les limites de son intelligence, n’adhère à aucune vérité révélée mais refuse de s’arrêter dans sa quête de sens. Oui, je pense que Dieu est hors de portée mais je fais le pari de Pascal. Il y a quelques années, je ne faisais pas ce pari. J’ai beaucoup évolué.

Renseignement : Edmond Blattchen

Noms de dieux – RTBF – Palais des Congrès B-4020 Liège

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c’est quoi la Spiritualité Laïque

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

 images (3)

La Spiritualité Laïque , c’est la prise de conscience de l’unité spirituelle de l’espèce humaine par delà les formes distinctives. Elle est un chemin de connaissance de soi adapté à notre époque et capable d’utiliser l’essence même des enseignements libérateurs du passé qu’ils soient d’Orient comme d’Occident. Sur ce chemin, l’accent est principalement mis sur le fond, l’unité de la conscience impersonnelle, par delà les hypostases ou symboles de divinités qui sur ce chemin n’ont pas réellement d’importance. Il s’agit ici de laver les mots, laver les concepts et libérer l’esprit des croyances et du savoir (s-avoir) qui sont des entraves à la connaissance de soi. Dans l’esprit d’un Socrate : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux. »l’humain est une représentation miniature du cosmos. En ce sens que par le principe d’analogie s’il se connaît lui-même, il connaît directement (par une connaissance de première main) le fonctionnement de l’univers et s’harmonise avec lui. Remontant ainsi à la conscience universelle il perçoit directement l’aspect illusoire et temporaire de la croyance en un dieu personnel. Car il a compris que le besoin d’un dieu personnel existe uniquement tant que l’être s’identifie à sa personnalité de surface et n’a pas encore eu accès à son être essence-ciel. Mais dès qu’il réalise une plongée dans ses propres profondeurs il observe que tout est UN et que la source qui lui donne vie est un océan d’amour infini qui est libre de toute éternité. Ce n’est pas l’essence de notre être qui entre en conflit avec celle des autres, mais la confusion créée par nos masques illusoires.

La Spiritualité Laïque aujourd’hui s’exprime de plus en plus, on le voit dans de nombreuses démarches intérieures. Elle s’axe principalement autour de la conscience d’être et non dans l’avoir au niveau des croyances, des techniques de méditations ou du savoir spéculatif. Elle étudie certes les avancées scientifiques, les méthodes de méditation ou de guérison qui tendent vers une compréhension des phénomènes de l’esprit. Mais elle perçoit qu’aussi bien une croyance ou un savoir théorique ne mène pas à la libération intérieure, à la connaissance du réel. Elle privilégie la connaissance de soi, l’accent est principalement placé sur l’ancrage de l’unité centrale de la conscience en soi. Une fois ce centre perçu et vécu au quotidien, alors il est possible de s’orienter vers la périphérie et de s’intéresser à la diversité des formes manifestées. Gardant toujours ce centre en soi, il n’est plus possible de dévier en prenant le doigt (la forme) pour la lune (le fond).

La Spiritualité Laïque représente à mon sens une chance pour notre époque, elle est accessible à toutes et à tous. Elle peut être vécue aussi bien par des athées que par des religieux car elle propose de les rassembler sur leur réalité intérieure par-delà les filtres conceptuels. C’est un chemin d’unification, où l’on tente de rassembler l’humanité dans ce qu’elle a en commun. Tous les êtres aspirent au bonheur, à la joie, la liberté et l’amour, ce sont des valeurs universelles qui vibrent au fond de chacun. Plutôt que de rechercher cela chacun de son côté, nous est t-il possible de tendre une main vers cet autre qui ne nous ressemble pas ?

issu du site http://www.unisson06.org/

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Dialogue Intérieur

Posté par othoharmonie le 7 avril 2012

QU’EST-CE QUE LE DIALOGUE INTÉRIEUR ?

Une personnalité bien intégrée, en harmonie, est celle où chaque sous-personnalité tient sa place, mais uniquement sa place !

 

Dialogue Intérieur dans Travail sur soi ! 501px-Martin_Johnson_Heade_-Blue_Morpho_Butterfly_ATC-250x300Deux conditions pour cela :

 Premièrement, nous devons apprendre à connaître, à reconnaître et accepter chacune de nos sous-personnalités, comme autant d’acteurs dans notre pièce, ou autant d’instruments de musique dans notre orchestre intérieur.

 Deuxièmement, nous devons développer un Moi conscient, véritable metteur en scène ou chef d’orchestre, qui régule l’action et l’entrée en scène de chacune de nos sous-personnalités.

Le Dialogue Intérieur est ainsi cet art qui nous permet d’établir une relation, un dialogue, avec chacune de nos « voix » ou « sous-personnalités », pour que chacune tienne juste sa place.

Le Dialogue Intérieur est un procédé d’exploration de la conscience à la simplicité trompeuse, mais d’une étonnante efficacité. Les docteurs Hal et Sidra STONE, ses fondateurs dans les années 70, le décrivent ainsi : « Le Dialogue Intérieur est un outil de communication et d’exploration de la conscience. Il nous aide à mettre à jour les connaissances et les intuitions profondes qui sommeillent en chacun de nous. Il a sa place parmi une multitude d’approches concernant le processus de l’évolution et de la transformation personnelles »

Le Dialogue Intérieur est une démarche de connaissance de soi, une exploration des énergies qui nous animent. Ces énergies sont à la source de nos pensées, de nos émotions, de nos sensations corporelles et sont, en quelque sorte, le moteur de nos comportements.

Basée sur la psychologie et l’aide que celle-ci peut apporter, cette approche n’a pas pour objectif de changer la personne, ni de la modeler à notre goût. C’est, au contraire, une investigation où l’on fait l’expérience de soi, tel qu’on est. La compréhension qui s’en dégage nous amène à cet amour de soi qui nous transforme, spontanément, naturellement, sans tous ces efforts que nous faisons pour être différents. Se comprendre c’est s’aimer, ce qui nous ouvre la porte pour aimer l’autre en le reconnaissant comme notre semblable.

 Le Dialogue Intérieur est un processus qui facilite cette prise de conscience et s’adresse à tous ceux qui aspirent à mieux se connaître et n’est donc pas uniquement réservé à ceux qui se sentent en difficultés. Il prend en compte la personne dans sa globalité.

Le Dialogue Intérieur est un réel outil de développement personnel, il nous révèle l’ampleur de notre potentiel et nous remet en contact avec le sens de notre vie. 

« Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux » nous disait déjà Socrate il y a 2500 ans !

 

extrait : Hal et Sidra STONE- Le Dialogue Intérieur- Connaître et intégrer nos sous-personnalités – Editions Souffle d’Or – Collection Chrysalide – 1991

 

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L’aventure intérieure

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2011

- par Jacques Brosse : Article paru dans le hors-série n° 28 du Nouvel Observateur : La soif de Dieu : voyage au coeur des religions: Propos recueillis par Jean-Philippe de Tonnac et Catherine David

L'aventure intérieure  dans Expériences Hetre-9d439En 1987, Jacques Brosse a reçu le grand prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Essayiste, naturaliste, psychanalyste, encyclopédiste… Autant de cages qui n’ont jamais su retenir cet étrange oiseau. Le parcours intérieur de cet intime de Michaux, de Cocteau, de Bachelard, de Lévi-Strauss, du maître zen Deshimaru, est plus surprenant encore. Doué d’une curiosité insatiable, Jacques Brosse est passé par la psychanalyse et l’expérience scientifique des drogues, il a interrogé ses rêves et son enfance avec le scalpel du chirurgien, pratiqué le raja yoga, vécu auprès des Indiens d’Amérique latine et reçu d’un moine japonais la mission d’enseigner le zen depuis près de vingt ans. Pour parler de l’expérience spirituelle commune à tous les enseignements traditionnels, Jacques Brosse est irremplaçable. 

Le Nouvel Observateur. – Qu’y a-t-il de commun à toutes les expériences spirituelles?

Jacques Brosse. – Il n’existe qu’une expérience spirituelle : se mettre en face de soi-même. C’est le fameux Qui suis-je? Une question à laquelle chacun doit répondre pour soi… Il vient un moment dans la vie où l’on doit se poser cette question. Mais pas trop tôt. Souvent, la question se pose après la trentaine. On se dit: Bien, j’ai déjà un peu construit ma vie, mais qu’est-ce que je fais vraiment? L’expérience spirituelle prend donc l’aspect du « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux  » inscrit au fronton du temple de Delphes. C’est pour moi une définition de la quête spirituelle.  

N. O. – En quoi le fait de se connaître soi-même permet-il de connaître l’univers?

J. Brosse. – Pour un Occidental, l’expérience revient à mettre en doute ses certitudes: l’individu d’un côté, le monde de l’autre; l’âme d’un côté, le corps de l’autre. Des positions que nous appelons dualistes et qu’inspire le combat du bien et du mal.

 

N. O. – Vous refusez les notions de bien et de mal ?

J. Brosse. – Dans l’absolu il n’y a ni bien ni mal puisque ce qui est bien devient mal et réciproquement. A un autre niveau, il faut bien prendre parti mais sans oublier que dans ce bien il y a peut-être un peu de mal, que dans le criminelle plus endurci il y a du bien.  

N. O. – Qu’est-ce que la mystique par rapport à l’expérience spirituelle?

J. Brosse. – Toute expérience spirituelle est mystique et initiatique. On peut distinguer dans toutes les voies une expérience immédiate, à travers laquelle le mystique entre directement en relation avec la divinité; s’il s’agit de méditation zen, on parle de sa tari ou d’illumination. Il existe une autre voie, qui vous permet de vous élever graduellement. La grâce n’est pas l’objet d’un calcul, elle est donnée indépendamment des fins que l’on s’est assignées. Cependant, si l’on n’est pas préparé à la grâce, on peut la recevoir et ne pas s’en apercevoir. Les enfants aussi peuvent avoir des éveils, mais les adultes sont souvent incapables de comprendre de quoi il s’agit.  

N. O. – Que cherche-t-on à connaître? Le « moi » social, le « moi » familial, ou s’agit-il d’autre chose ?

J. Brosse. – Les bouddhistes répondent que c’est la nature de Bouddha. Nous sommes des éveillés et nous ne le savons pas. L’éveil peut être comparé au fait de recouvrer la vue pour un aveugle de naissance. C’est se connaître, non plus en tant qu’individu séparé mais participant àl’univers et relié aux autres.

N. O. – Est-ce connaître son inconscient ?

 

J. Brosse. – Ce serait réducteur, parce que l’inconscient est un concept plutôt négatif. Pour les psychanalystes, le moi n’est pas quelque chose à quoi l’on puisse se raccrocher. Il naît du conflit entre le « ça » et le « surmoi », il est une force de résistance à l’un et à l’autre, c’est tout. La question est de savoir ce qui reste lorsqu’on réalise que le moi est une fiction.  

N. O. – Vous avez fait une psychanalyse. Dans quel contexte?

J. Brosse. – Le plus classique possible: une analyse freudienne. C’est très bien de remettre le moi en marche, mais ce n’est pas suffisant. A l’origine, la psychanalyse a été conçue pour soigner des névrosés, non pour guérir des gens normaux. A la fin de sa vie, Jung disait que si on lui trouvait quelqu’un de normal, il le guérirait.
 

 

N. O. – La psychanalyse est-elle un préalable nécessaire à l’expérience spirituelle? 

J. Brosse. – Ce n’est pas indispensable. Un maître idéal serait celui qui connaîtrait la psychanalyse de l’intérieur, pour distinguer ce qui est psychique de ce qui est spirituel. 

N. O. – Pouvez-vous définir ces termes?

J. Brosse. – Dans le langage des mystiques, on dit psychique et pneumatique, de pneuma en grec, le souffle, l’esprit. Ce qui est psychique est de l’ordre de l’âme, ce qui est spirituel est de l’ordre de l’esprit. Ce qui fait l’unité de l’individu, c’est le corps, lui-même changeant, impermanent. 

N. O. – Comment peut-on situer l’inconscient dans le bouddhisme?

J. Brosse. – Il n’y a pas d’inconscient dans le bouddhisme, en ce sens qu’il est seulement l’une des consciences. Le bouddhisme distingue de six à huit consciences. Il y a une conscience pour chacun des sens qui sont au nombre de six, le sixième étant le mental qui cherche à faire la synthèse des cinq premiers. La septième est une autre forme du mental qui tend vers l’universel. La huitième est la conscience fondamentale, âlaya, qui correspond à peu près à l’inconscient collectif de Jung, mais beaucoup plus étendu. L’analyse de la conscience évite la fracture du conscient et de l’inconscient. La conscience âlaya est composée de l’expérience personnelle de l’individu, de son expérience actuelle, de son karma, du karma de ses parents, du karma de l’humanité, de l’univers tout entier. Au moment de l’éveil, c’est cette conscience qui est purifiée.  

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