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L’ART DU DÉTACHEMENT ET L’AMOUR INCONDITIONNEL

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

L’amour inconditionnel réside dans le sein de la déesse. Et pourquoi trouvai-je cela la chose la plus magnifique qui soit? Parce que cela signifie que cette femme possède plus d’amour que d’association; là où était l’association, rien n’existe que l’amour, parce que cela seul vous reste lorsque vous retirez tout ce qui soutient vos sentiments de victime à chacun des niveaux de votre vie. Et maintenant je dis que la déesse est florissante car, de son sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé ; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est l’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

l'art du détachement

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce démon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de raison de vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle journée à suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ont vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez-vous?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement?

Ce n’est pas difficile du tout; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est I’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce demon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de .raiso~ d~ vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle Journee a suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ?nt vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez- vous ?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.

Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement? Ce n’est pas difficile du tout ; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc lorsque vous prenez conscience qu’en vous n’existe rien que l’on puisse appeler manque, peur, maladie ou mal – ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser – ou ignorance ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous savez cela? L’espace entier de cette contemplation est balayé parce qu’il ne peut se maintenir seul. Il est balayé et un pouvoir prend sa place : le pouvoir de l’espace libre, l’amour. C’est dans un tel lieu que le miraculeux se produit. Le miraculeux ne se produit pas dans le passé, il ne se produit pas non plus dans le futur. Il a lieu au moment où vous êtes présent, lors de votre contemplation; c’est à ce moment que le miracle a lieu. C’est le seul espace dans lequel il peut se produire. Quel est le miracle? Le miracle est que le mensonge est aboli et qu’à sa place apparaît l’abondance. Elle avait toujours été là, elle a toujours été là. Ceux d’entre vous qui n’entendent pas très bien, vous allez continuer à préserver votre sale petite conscience et vos sales petits modes de pensée et à être ceux qui possédez votre passé parce que celui-ci vous offre une raison de vous plaindre et quelque chose sur quoi travailler, tout cela parce que vous ne me croyez pas, moi, mais croyez assurément en votre manque.

Ceux d’entre vous qui tiennent par-dessus tout à leur tourments – vos tourments imaginaires, votre trahison imaginaire, vos réactions méchantes imaginaires – ceux d’entre vous qui vont y tenir par-dessus tout, votre vie ne va être rien d’autre que l’enfer non seulement pour le reste de cette vie-ci, mais également pendant toutes vos vies à venir. Quel est le prix à payer pour votre attachement à l’ «ombre du soi» ? Le prix en est que l’amour que vous portez à cet être erroné vous séduit plus que l’amour de la vie et les opportunités qui font que chaque jour l’amour de cette bête est plus important que l’amour de la vie – et la participation à cet amour de quelque manière que ce soit, dans chaque action, dans chaque pensée, ce qui nous permettrait de dire que nous sommes réellement en vie, et en vérité, que nous avons réellement vécu. Vos manières de pensées, petites et erronées, ne vous permettront jamais de faire l’expérience de la vie, malheur à vous. Et vous ne serez jamais un maître dans cette école car le salaire de la maîtrise est très strict. Non seulement il requiert la conquête de soi, mais il requiert aussi l’absolution du divin en nous. Ceci signifie la liberté de notre divinité. Et cette divinité, où réside-t-elle? Elle réside précisément là où vous imaginez que réside votre manque. Notre divinité, c’est la volonté. C’est l’épée de la volonté qui nous permet, comme un législateur, de déterminer quelle vie nous voulons. Moi, je dis qu’aucun ennemi, ni aucun homme, ni aucune femme, ni aucun parent n’est assez imposant pour me priver de ma vie et de mon pouvoir de faire ce que je veux de ma vie. Personne n’a eu une telle importance dans ma vie. Pourquoi en serait-il ainsi pour vous?

Ainsi, ceux parmi vous qui ont des oreilles, écoutez ce que je viens de dire et n’y apportez aucune interprétation qui changerait le sens de mon enseignement. Ceux parmi vous qui veulent savoir, votre liberté est à portée de main; votre légèreté d’être absolue est à portée de main. Et peu importe qui vous êtes – et peu importe quelle langue vous parlez, si vous savez lire, si vous savez écrire ou pas – nous sommes tous égaux en Dieu. Et lorsque nous prenons un moment pour nous regarder droit dans les yeux, pour regarder nos limitations et pour définir notre manque par ce qui lui sert de support, lorsque nous retirons ensuite ces mêmes supports, je jure que nous mettons en œuvre le divin, chose que nous avons tous la faculté de faire. L’amour est un aimant. Il est magnétique et puissant. Le manque est artificiel, limité et destructeur. Le merveilleux véritable, nous ne l’avons pas encore appris dans l’école; on ne peut l’apprendre avant d’avoir appliqué et maîtrisé cette leçon. Combien d’entre vous comprennent? Qu’il en soit ainsi.

Notre premier pas dans cette entreprise eut donc lieu avant cette vie-ci; s’ensuivit notre rencontre, vous et moi, et cette école. Tel fut le premier pas : faire en sorte que vous demandiez, que vous exigiez que l’âme requiert que vous recherchiez dans cette vie une solution significative à votre dilemme, à ce petit et unique problème qui est le vôtre. Et lorsque nous donnons satisfaction à l’âme, nous sommes libres d’aller où bon nous semble. Ce soir, j’ai satisfait l’âme en donnant à celui qui la porte l’information qui lui est nécessaire en sorte qu’il puisse prendre les décisions qui conviennent à propos de cette petite attitude, ainsi que la manière de l’éliminer. Je ne peux l’éliminer pour vous – ce n’est pas mon chemin – mais je suis votre professeur et je vous assure que cette discipline est la plus rapide, la plus radicale de toutes. Elle va vous lancer dans l’espace libre plus rapidement que tout ce que je vous ai enseigné jusqu’à présent. Ce pas est à la portée de ceux qui veulent bien le prendre.

coeur

Cela peut ne pas sembler tâche bien ardue, mais, je vous le promets, renoncer à votre fierté est en vérité très difficile à faire. Être humble est difficile pour un homme ou une femme. L’acte de pardonner et la prostration de soi dans l’acte de pardonner – pour en donner une image, se prosterner, signifie que l’on se met la face à terre, que l’on s’étende sur le sol comme un aigle à la merci de quelque chose de plus grand – c’est cela l’image. Cela signifie que l’on accepte de renoncer à ce que l’on est pour quelque chose de plus grand et de le sacrifier. Ceci n’est pas facile mais on peut aussi dire que ça l’est.

Et au moment où vous allez vous concentrer sur ce petit problème ou sur cette attitude, vous allez découvrir que – et je vous abjure de ne le relier en aucune manière avec le passé, ni avec aucune personne de quelque manière que ce soit, ni à aucun événement quel qu’il soit, non plus qu’à aucun temps, je vous en abjure – si vous vous concentrez sur cette petite attitude selon ces recommendations, vous allez découvrir que ce ne sera rien. Vous voilà maintenant à apprendre le secret. Il suffit en premier lieu d’acquérir la connaissance, et vous possédez désormais cette connaissance. En second lieu, vous devez accepter de faire ce que je vous ai enseigné.

Quand allez-vous faire cela? Quand vous voulez : ce soir, demain matin, demain après midi ? À vous de choisir. Et vous découvrirez cette chose en vous, et je vous promets qu’avec un peu d’aide de votre ami, elle va faire surface. Comme toujours, vous avez alors le choix d’agir à son encontre ou de la laisser courir. Si vous êtes décidé à agir, il vous suffit d’aller quelque part, de fermer les yeux – mettez un bandeau sur vos yeux si possible – installez-vous dans un endroit tranquille, mettez cette étoile, roulez vos yeux en arrière, serrez, soufflez, et commencez à faire monter l’énergie. Et quand vous êtes prêt, prenez cette petite attitude et placez-la ici ( le lobe frontal) dans votre concentration sans y mettre aucun autre attachement. Alors que vous allez le maintenir là pendant un certain temps, il va essayer de se dérober; vous allez alors devoir souffler et le ramener dans votre concentration, et cela sans attachement. Quand vous ferez cela, je vous promets que votre monde va changer – votre vie, le flux de votre énergie et votre liberté – et lors de notre prochaine rencontre, vous aurez acquis de la sagesse. Vous comprenez? Qu’il en soit ainsi.

Tout le monde à travers les âges a posé cette question proverbiale : Maître, qu’est-ce que l’amour inconditionnel ? L’amour inconditionnel est ce qui toujours est. S’il n’existe pas d’attachement, il apparaît dans tout son éclat. Ce n’est pas quelque chose qu’il vous faille être; c’est ce que déjà vous êtes. À sa place sont maintenus illusions et mensonges. Ceux-ci enlevés, l’amour est là. Il n’est nul besoin d’y apporter d’efforts. C’est la nature de notre être, mes bien-aimés. Nous avons été conçus dans l’amour ; nous y demeurons donc. Point Zéro est l’amour, et tout le pouvoir qui a formé toutes les dimensions, tous les plans et tous les cieux est ce même pouvoir. Ayant été conçus dans la matrice d’un tel amour, ce dernier se doit d’être l’aspect de notre nature véritable. Etre autre que cela est un artifice par rapport à cette nature. Telle la raison d’être de ce qu’on appelle la roue de la réincarnation…

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini p. 49  aux éditions Adda. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Définition du hasard et est-il forcément nécessaire

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

histoire de hasardLe terme hasard désigne pour moi ce que le mathématicien Antoine-Augustin Cournot en a dit : La rencontre de deux séries causales indépendantes.
Le hasard deviendra un hasard nécessaire (synchronicité) lorsque cette rencontre sera liée par un sens pour l’individu (critère 1), qu’elle aura une forte charge émotionnelle (critère 2), qu’elle proposera une nouvelle direction ou traduira une transformation (critère 3). Ce hasard nécessaire ou cette synchronicité est susceptible de se produire dans les entre-deux de notre vie (critère 4).
Le hasard est nécessaire et il y a des hasards qui sont plus nécessaires que d’autres. Un hasard ou une coïncidence peut ainsi exister et être banale si elle ne répond pas aux 4 critères mentionnés.

Pourquoi cette notion fascine t’elle autant l’homme ?

Parce qu’elle nous invite à nous questionner sur le pouvoir que nous avons de changer notre vie ou de la subir. De tous les temps, nous avons tenté de trouver des moyens de nous donner des illusions de contrôler la vie. Ces illusions sont nécessaires tant que nous arrivons à bien délimiter où se trouve notre pouvoir et où se trouve le pouvoir de la vie de nous déstabiliser. C’est comme d’apprendre à jouer avec les règles dans un jeu. Si je joue en croyant que je peux contrôler l’issue des dés, ou si je modifie les règles pour que je ne joue que si j’ai une paire de 6, cela rend le jeu de la vie terriblement ennuyeux. Le hasard nous offre cette possibilité de redonner du jeu au jeu de la vie !


Quelle était votre démarche en écrivant votre premier livre « Les Hasards Nécessaires » ?
 

J’ai voulu simplement développer un art de la rencontre. Apprendre à sortir de nos zones de conforts pour rencontrer véritablement de l’altérité et des symboles qui peuvent nous transformer.

La synchronicité concerne t’elle les rencontres de tout ordre? 

Oui, toutes les rencontres peuvent être ou non synchronistiques. Dans le livre collectif de Michel Cazenave, (« La synchronicité, l’âme et la science », Editions Albin Michel) il y est même fait mention de la dimension biologique des rencontres qui ont fait muté les espèces au cours de l’évolution, dans un chapitre intitulé « L’évolution en tant que continu synchronistique ».


Est-ce qu’une synchronicité a toujours un sens, un « message » à transmettre ?
 

La vie est une longue conversation et la synchronicité en est un de ses canaux privilégié. La synchronicité n’a jamais un sens précis. Son langage est comme le symbole, il est multi sens et s’adresse donc aussi à tous les sens de l’être pour le garder vivant dans sa conversation avec le vivant.


Si on ne comprend pas ou que l’on résiste aux sens de ces signes, que se passe-t-il ?
 

Il existe une obsession de trouver le bon signe, de trouver toujours le sens des synchronicités. La clé consiste à rester visible et disponible. Si le sens n’a pas été saisi, la vie continuera sa conversation avec nous d’une manière ou d’une autre.


Est-ce que lorsque l’on a, comme vous, autant écrit et réfléchi sur ce thème, on arrive à déceler et accepter davantage ces signes ?
 

Le but est d’accepter la vie et non les signes. Imaginons un être qui se promènerait sur la route en collectionnant les panneaux de signalisation et les emmagasinant dans sa voiture pour se sécuriser. Tout dépend des endroits où l’on circule dans la vie. Certes dans certains aspects de notre vie, nous pouvons développer des capacités à mieux lire les signes. Mais la signalisation de type symbolique est toujours à réapprendre, surtout dans les autres pays…. !

Comment arriver à faire la distinction entre reconnaître certains symboles et en voir partout ? Ne serait-ce pas là qu’interviendrait l’intuition ? 

Tout à fait. Selon Jung, l’intuition est la capacité à voir avant la courbe. Autrement dit, c’est notre capacité à nous fier à notre sens intérieur et à répondre aux appels intérieurs qui nous indiquent par exemple de tourner à gauche alors que tout à l’extérieur nous pousse à tourner à droite. Par exemple, lorsque vous vivez une synchronicité ou une rencontre, demandez-vous simplement : Qu’est-ce que cette rencontre me pousse à faire ? Qu’ai-je envie de découvrir, de lire, de voir suite à telle rencontre ? Quelles nouvelles actions cette rencontre me propose d’entreprendre ?


La synchronicité semble aussi très liée à la notion de créativité…

Effectivement, et le plus difficile dans la véritable créativité est d’accepter de détruire ou transformer quelque chose ailleurs dans notre vie pour faire de la place à la nouveauté. La vraie créativité est une transformation et nécessite souvent l’aide d’une rencontre avec l’inconnu et l’inattendu.


Existe-t-il une loi de la synchronicité comme il existerait une loi de l’attraction ?
 

Lorsque le Christ est arrivé dans le monde, il a proposé quelque chose de totalement révolutionnaire pour l’époque : Le principe d’amour gratuit. Cela a choqué considérablement les tenants des lois de tout acabit. La synchronicité est un peu comme l’amour gratuit et il peut choquer des théories comme la loi d’attraction qui est toujours sous le registre de la causalité. La synchronicité tente de nous libérer d’un monde où la loi et la causalité dominent pour nous faire entrevoir des mondes plus complexes où le sens peut lier les événements et non la cause.


Dans votre dernier livre « Danser avec le chaos » (Editions de l’Homme – 2012), vous abordez le thème de l’inattendu et le génie des rencontres qui peuvent en être issues. L’inattendu est un parent très proche du hasard, qu’avez-vous voulu transmettre en abordant à ce thème ?
 

Une ouverture sincère à la créativité qui peut se cacher dans l’inattendu. Mon livre est une invitation à « inattendre » ce qui arrive dans nos vies et à danser avec l’inattendu plutôt que de lutter contre.J’ai voulu aussi tenter de remettre un peu de gratuité qui est une notion déstabilisante, dans le vaste shopping existentiel qui existe dans le développement personnel de nos jours. J’ai souhaité insister sur un message essentiel : celui d’aimer et d’accepter pleinement de ne pas attendre, et de respecter la gratuité de ce geste.


Vous faites également une large place dans votre livre à une figure archétypale ; le Trickster. Qui est-il et quel est son rôle exactement ?
 

C’est l’archétype des transitions et du chaos, le personnage farceur et rusé rencontré dans toutes les mythologies, notamment dans la mythologie grecque, avec Hermès. Le Trickster symbolise le renversement de l’ordre établi. À ce titre, il incarne la dynamique de l’ombre dans une conscience unilatérale dominée par la rationalité. Sa survenue dans les rêves, les synchronicités, les lapsus, les actes manqués, voire dans des situations vécues comme chaotiques, signale la libération d’une énergie compensatrice. Il fait partie du quatrième critère pour qu’une synchronicité se produise. C’est le principe déstabilisateur dans nos vies et dans nos histoires. Il survient pour remettre de la vie dans un système qui s’est rigidifié.

Sommes tous le trickster de quelqu’un, et donc qu’un trickster sommeille en chacun de nous ? 

Nous sommes surtout et avant tout les grand tricksters de la vie…. Une vie qui a besoin de nous pour la pousser à se dépasser, même si on a tendance à lui mettre de gros bâtons dans les roues par les temps qui courent…..

Interview Jean-François Vézina

Pour en savoir plus sur les activités de Jean-François Vézina, ou se procurer ses différents livres en version audio, je vous invite à visiter son site : http://www.jfvezina.net

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Il n’y a rien à l’extérieur du Soi

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2015

 

ETRE SOIÀ nouveau, le corps n’est rien de plus ou rien de moins qu’une projection dans la forme d’une pensée. C’est la pensée qui est la source du corps, la cause du corps. Le corps n’est littéralement rien en lui-même et par lui-même. Ce qui semble donner au corps la vie, l’importance et la particularité, c’est notre croyance en lui, notre pensée. C’est notre croyance dans l’ego qui se traduit très rapidement dans la croyance au corps, auquel il est donné la particularité, l’importance et la réalité que nous pensons avoir. Le corps ne fait littéralement rien mais transmet les directives, les ordres et les commandements de l’esprit.

Le corps peut alors seulement servir le but continu de l’ego, lequel consiste à prouver que la séparation d’avec Dieu est réelle, que la particularité est réelle, que le rêve de vie à l’extérieur du Ciel est la réalité, et que le Ciel – lequel est la vraie réalité – est seulement un rêve. Voilà le but continu de l’ego. Voilà pourquoi il est « né ». Voilà pourquoi le monde fut fait ; voilà pourquoi le corps fut spécifiquement fait ; et voilà ce qui le maintient en mouvement. En tant qu’esprits, l’engagement que nous avons tous pris est envers le but de l’ego consistant à perpétuer l’illusion ou le mensonge que l’existence séparée que nous semblons avoir est vraie. Nous parlons du corps comme étant neutre une fois qu’il est fait, parce qu’il y a une autre Voix que celle de l’ego, la Voix du Saint-Esprit. Cette Voix a pour but de nous aider à regarder le système de l’ego et à reconnaître qu’il est illusoire, afin de voir l’ego tel qu’il est : un énorme mensonge. Et c’est voir ce mensonge et le reconnaître en tant que tel qui nous aident finalement à échapper à sa domination, laquelle est véritablement notre domination sur nous-mêmes.

À l’instant où le système de pensée de l’ego perd son pouvoir, nous lui retirons notre croyance, et au bout du compte, comme le Cours le dit à propos du monde, il disparaît en retournant dans le néant d’où il est venu. À l’instant où nous nous réveillons du rêve, le rêve prend fin, et nous sommes de retour dans le Foyer que nous n’avons jamais quitté. 

Il y a donc deux voix intérieures, et en fait, le mot intérieures est superflu parce qu’il n’existe pas de voix extérieures. Il n’y a rien à « l’extérieur ». Il y a seulement deux voix. Nous pensons à elles comme étant intérieures parce que nous pensons qu’il existe un extérieur. C’est parce que nous pensons qu’il existe un monde, et c’est parce que nous pensons qu’il existe un corps. Nous pensons qu’il existe là des corps avec lesquels nous interagissons, auxquels nous parlons et qui nous parlent, par des voix. Par conséquent, afin de faire la distinction entre ces voix et la prétendue voix intérieure, nous utilisons les termes extérieur et intérieur. En réalité, l’extérieur est simplement la projection de l’intérieur et elle n’a pas quitté sa source.

En fait, quand je suis assis ici ou que je me tiens debout pour vous parler, je suis véritablement en train de parler à moi-même. Quand vous faites un commentaire ou que vous posez une question, vous la posez à vous-même, parce qu’il n’y a rien d’autre – tout comme les personnages dans un rêve nocturne interagissent avec l’esprit du rêveur parce qu’ils sont tous les parties séparées ou les expressions symboliques des différents aspects de l’esprit du rêveur. C’est véritablement une conversation que le rêveur a avec lui-même chaque nuit. Cela n’est en rien différent de nos rêves éveillés de tous les jours. Nous sommes en conversation avec notre soi, mais il n’est pas le soi que nous pensons être. C’est le soi intérieur. Et ainsi, le premier pas véritablement important à faire pour être capable d’entendre la vraie Voix intérieure, la Voix du Saint-Esprit, consiste à prendre conscience que nous passons cette vie entière, et Dieu sait combien d’autres vies (puisque le Fils croit aux années), à écouter la fausse voix – la voix de l’ego.

EXTRAIT de la Voix Intérieure Centre de retraite de la Fondation pour Un Cours en Miracles

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LA POLLUTION PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

4207726001hkL’aura humaine est dotée d’une qualité magnétique ; elle attire et rejette les différentes énergies. Elle absorbe un flux continuel d’impressions provenant des mondes physique, émotionnel et mental. Cette attraction est modifiée et conditionnée par notre état d’esprit, la tendance générale de nos émotions et la façon dont nous alimentons et considérons notre corps physique. Le bavardage continuel de l’esprit emplit l’aura de formes pensées floues et incomplètes ; à celles-ci s’ajoutent les courants d’énergie émotionnelle qui tendent à brouiller le flux des pensées. Dans ce ressac fluctuant d’énergies dissonantes, les ressentiments flamboient sous la forme de couleurs brutales.

Les affronts imaginaires deviennent le centre de scénarios mentaux-émotionnels. Nous construisons ainsi autour de nous un monde  chargé de menace, d’anxiété et de stress. L’aura reflète alors un chaos de couleurs désordonnées et tourbillonnantes, régi par un flux d’émotions et de pensées incontrôlables. Dans cet état, qui est aujourd’hui le lot de la plupart des gens, l’aura se dévitalise et ouvre ainsi le passage à des influences malsaines. Si elles ne sont pas maîtrisées, ces influences hostiles peuvent provoquer des états dépressifs et des comportements névrotiques qui rendent l’individu inefficace, et détruisent généralement les joies et les merveilles que la vie devrait apporter.

Les sages de l’ancien temps connaissaient parfaitement ce semi-aveuglement de la condition humaine. Mais auraient-ils su prévoir les pressions et le stress que l’homme moderne doit affronter ? Il y a des siècles, de tels troubles survenaient à l’échelle locale ; aujourd’hui, ils se développent sur le plan planétaire, et chacun de nous y est soumis par le biais des médias, qui insistent continuellement sur les aspects négatifs du monde contemporain. Ce qui équivaut à un bombardement constant de l’aura de l’individu et de l’humanité sans son ensemble par un déluge de menaces économiques et sociales transmises par les journaux, les radios et les télévisons. Rares sont ceux qui échappent à ce conditionnement, lequel modèle les processus de pensée et les réactions émotionnelles de millions de gens. Les médias montent les nations les unes contre les autres, et les émissions politiques manipulent les corps émotionnels d’innombrables personnes, créant des attitudes de peur et de division.

Le simple fait de regarder un écran induit une forme de transe hypnotique, car les lignes scintillantes de l’image annihilent l’esprit, le laissent passif et ouvert à toute suggestion. Le monde de la publicité, naturellement conscient de ce phénomène, sait l’exploiter, et vous avec. Fondamentalement, toute publicité vise le corps astral ou émotionnel, sa fonction consistant à éveiller le désir. S’y ajoute une présentation habile qui fait appel à l’esprit inférieur et pénètre l’aura mentale. La musique renforce la puissance de ces images. Afin d’imposer le message malgré vos facultés de discrimination, les points de lumière flashent et scintillent, les images vibrent à une certaine vitesse et les scènes se succèdent rapidement dans tous les sens. Ces dispositifs subliminaux sont destinés à vaincre votre résistance, s’il vous en reste une, à certaines idées, certains produits et évidemment certains politiciens.

La prochaine fois que vous percevrez un point de lumière étincelant dans une publicité télévisée, ou un point lumineux scintillant accompagné d’une seule note de musique stridente, souvenez-vous que le publiciste cherche à implanter une directive dans votre inconscient ; il pollue votre aura avec une énergie de pacotille. Nous sommes à présent conscients des dangers de la nourriture industrielle, mais les implants d’énergie mentale constituent un concept plus récent et plus insidieux dans son influence sur l’aura et, en conséquence, sur notre vie. Idem en ce qui concerne certaines personnes qui viennent vous saper le moral. Si vous êtes suffisamment sensible pour enregistrer leur approche, la seule méthode de combat consiste à « fermer » votre corps astral. Quoi qu’ils puissent vous dire, adoptez une attitude détachée ; ne marquez pas votre sympathie et ne vous impliquez dans aucune réaction. Si nécessaire, imaginez un bouclier invisible contre le sapeur – une barrière mentale. Dites-lui silencieusement qu’il ne peut prendre votre énergie ; s’il s’attarde en votre compagnie, vous devrez répéter votre refus plusieurs fois, en particulier s’il poursuit son bavardage.

Nous connaissons tous de telles personnes, qui nous pompent littéralement l’énergie. Il est bon de savoir se protéger contre elles, car cette forme de contact, souvent désagréable, est aussi une pollution de l’aura.

Les bavardages futiles constituent le plus sûr moyen de  pollution psychique, notamment si la conversation comporte des critiques envers une personne absente, et tout particulièrement si cette dernière est malade. « Qui sème le vent récolte la tempête » dit un vieux proverbe – le « vent » des critiques et des bavardages oiseux revient en tempête dans l’aura de celui qui l’a semé, la déformant et la colorant de verts et de jaune-brun visqueux.

Vous devez laisser mourir d’épuisement les formes-pensées de la colère, de l’envie, de la peur et du ressentiment. Ne luttez pas conte elles, laissez-les s’évanouir en les remplaçant par la toute puissance de la compassion. Purifier quotidiennement sa pensée, ses paroles et ses actes clarifie non seulement l’aura plus efficacement que toute autre technique, mais encore favorise notre développement intérieur. Sur le plan physique, nous devons contrôler la qualité de notre nourriture et déterminer notre temps de repos et de loisirs. Nous devons éviter de polluer notre psychisme pal r le tabac et l’alcool ; le premier contracte l’aura alors que le second peut la dilater jusqu’au point où elle perd son élasticité et permet aux entités obsessionnelles d’en prendre le contrôle. La possession est un danger réel lorsque l’alcool ou les drogues sont utilisées avec excès ; ils ouvrent des barrières et brisent des couches protectrices au sein de l’aura, lesquelles servent à préserver l’intégrité du champ d’énergie.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Qu’est-ce qu’un contrat sacré ?

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2015

 

Un contrat ne vous sert pas à résumer vos engagements, mais à les assumer. OLIVER WENDELL HOLMES (1809-1894), médecin, poète et humoriste 

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Mon Contrat comprend les archétypes de l’Enseignant et du Guérisseur, qui se sont manifestés à travers les événements de ma vie, même si je n’ai jamais reçu de formation académique de guérisseuse ou d’enseignante. J’ai étudié le journalisme et la théologie, mais mon travail d’ « intuitive médicale » s’est « manifesté », tout simplement. Ma première lecture intuitive d’une personne s’est produite presque par hasard, suivie d’une autre, puis d’une autre. Tout le voisinage s’est passé le mot  et bientôt, j’en faisais de dix à quinze par semaine. Ma réputation grandissante m’a valu des invitations à prononcer des conférences et, en retour, on m’a conviée à animer des ateliers. Le plus étonnant, dans mon apprentissage de l’anatomie de l’énergie, c’est la précision avec laquelle s’est organisée ma formation. Elle aussi s’est « manifestée ». Sur une période de sept à dix jours, trois personnes atteintes de la même maladie firent appel à moi. Elles étaient aux prises avec des problèmes similaires, à quelques variantes près, qui avaient contribué au développement de leur condition. Après avoir fait la lecture de ces trois individus, j’avais l’impression d’avoir saisi les facteurs de stress énergétique majeurs qui sous-tendaient leur condition. Peu après ce premier trio, trois autres personnes vinrent me voir coup sur coup. Elles aussi souffraient d’une même maladie. Ma compréhension de l’anatomie énergétique m’amena peu à peu à réaliser que notre biographie devient notre biologie. 

Lorsque je compris ce principe, mon éducation sembla prendre une autre direction. Tandis que mes lectures précédentes retraçaient la chronologie physique et émotionnelle d’un individu, je me mis à percevoir des images sans rapport apparent avec la personne. Face à une femme qui cherchait à comprendre sa douleur au cou, par exemple, je vis dans son champ d’énergie l’image d’un pirate. Comme c’était une ménagère du Midwest, cette information ne lui disait absolument rien. Mais plus tard, en se soumettant à des exercices de relaxation et de visualisation avec un hypnothérapeute, elle sentit elle aussi l’énergie du pirate dans son champ. Elle le « vit » lui trancher la gorge avec son sabre. Curieusement, elle établit aussi des effets plus positifs, comme l’affranchissement et la libération sexuelle. Ces impressions conflictuelles lui disaient qu’elle était étranglée ou dominée par sa situation, aspirant à une liberté qu’elle ne pouvait exprimer consciemment. Peu après, faisant lecture d’une autre femme, torturée par de l’arthrite aux mains, je retrouvais sans cesse l’image d’un artiste.

Quand je le lui dis, elle resta perplexe, affirmant qu’elle n’avait aucun talent artistique. Je lui suggérai néanmoins de faire de la poterie pour se soigner. Elle commença par confectionner de petits vases de terre cuite et, avec le temps, devint une potière douée. Elle produit maintenant des pièces d’art. Enfin, procédant à la lecture d’un représentant des ventes australien nommé Jimmy, en grave dépression depuis des années, je vis apparaître un grand acteur dans son champ d’énergie. Jimmy n’avait aucune expérience du jeu théâtral, même s’il s’y sentait attiré, car, il était gay, se trouvait encore « dans le placard » et craignait de faire son coming out en jouant. En fait, il jouait déjà (à l’hétéro!), mais le blocage de son talent et la dissimulation de son identité avaient produit chez lui un effondrement émotionnel. Quelques années plus tard, j’appris avec reconnaissance que Jimmy s’était tiré de sa dépression et qu’il jouait dans des théâtres d’été. Il prend son travail d’acteur au sérieux et ne cache plus son orientation sexuelle. Lorsque ces images étranges se mirent à émerger, elles semblaient si décalées, si dissociées des gens que je lisais, que je croyais avoir plus ou moins perdu la justesse de mon intuition. Mais ces lectures s’avéraient utiles à chaque personne. Puis, un jour de 1991, tout me parut clair. Au cours de l’un de mes ateliers, j’écoutais une  conversation entre deux femmes. Cinq minutes après avoir fait connaissance, elles s’étaient déjà révélé les détails banals de leurs vies, tels leur lieu d’habitation et leur occupation. Après ces menus propos, elles se mirent à parler des expériences de vie qui les avaient attirées dans un atelier spirituel. Soudainement, elles se découvraient un modèle de vie commun, un lien énergétique immédiatement recon naissable à l’intensité de leur réaction mutuelle. Leurs enfants avaient grandi, leur mariage était réussi et leur vie se trouvait à un stade de transition naturel : elles en avaient assez d’être la « servante » de tout le monde. Elles voulaient à présent se servir elles-mêmes. Retraitées et libérées, elles comptaient cultiver leurs propres intérêts et développer leur âme. En écoutant ces douces personnes décrire leur modèle de vie, je déchiffrais leur conversation sur le plan symbolique. En tant que bonnes mères et conjointes, elles avaient passé la majeure partie de leur vie au service des autres, mais ayant complété cette première mission, elles volaient de leurs propres ailes, comme doit le faire le Serviteur du mythe et de la légende.

 

 Dans la Bible, par exemple, lorsque Joseph est vendu en esclavage par ses frères, il attend le moment opportun en passant des années à accomplir les tâches qu’on exige de lui. Mais par la suite, en utilisant ses dons singuliers pour l’interprétation des rêves, il conquiert sa liberté et devient un grand chef de la nation ; de Serviteur, il devient Maître.Les images vives mais intrigantes que j’avais recueillies au cours de mes dernières lectures prenaient soudain un sens. Le Pirate, l’Artiste, l’Acteur et le Serviteur ne faisaient pas partie de la chronologie individuelle et physique, celle que j’avais l’habitude de lire. Ces images formaient plutôt des aspects de la chronologie spirituelle de chaque individu, une mythologie personnelle existait avant même son incarnation. Ces images étaient des archétypes, des guides énergétiques qui indiquaient à l’individu sa raison d’être spirituelle, son Contrat. La légendaire lanterne qui s’alluma cet après-midi-là luit toujours. Depuis lors, chacune de mes lectures s’ouvre sur une évaluation de la chronologie spirituelle d’une personne, des modèles archétypaux qui  s’expriment à travers sa personnalité et ses expériences de vie. Et tout comme les trois personnes atteintes des mêmes maladies physiques qui m’avaient demandé des lectures intuitives, des personnes partageant des vies semblables  s’adressèrent à moi en un temps relativement court, mais étalé sur des mois plutôt que sur des jours. Par exemple, je fis certaines de mes premières lectures sur des gens dont l’archétype était celui de l’Enfant Blessé, celui qui a tendance à garder des cicatrices émotionnelles depuis l’enfance. Puis, je rencontrai quelques personnes ayant en commun un archétype dominant de Victime. Là encore, chacune d’elles reflétait des aspects légèrement différents de cet archétype, selon leur personnalité et leur expérience.

Lorsque je me mis résolument à travailler les archétypes, dans mes lectures et mes ateliers, je recueillis d’autres observations sur leur fonctionnement dans notre psyché. Lorsque Jung proposa sa théorie de l’inconscient collectif, il signala que ce dernier était peuplé d’innombrables modèles psychologiques tirés de rôles historiques, tels que la Mère, l’Escroc, le Roi et le Serviteur. En plus de notre inconscient individuel et unique, dit-il, « il existe un second système psychique, d’une nature collective, universelle et impersonnelle, identique distinguent de ce grand inconscient collectif pour jouer un rôle beaucoup plus signifiant dans la vie des gens, et que chacun de nous possède son propre assortiment d’archétypes-clés.

 Après un processus de recherche, de réflexion et de tâtonnements, je conclus qu’une combinaison unique de douze modèles archétypaux, correspondant aux douze maisons du zodiaque, est à l’oeuvre en chacun de nous et soutient notre développement personnel. Ces douze modèles affectent tous les domaines de notre vie. Ils peuvent être particulièrement vivants et perceptibles lorsque nous éprouvons des difficultés, ou un sentiment de défaillance ; et particulièrement tout aussi utiles pour guérir des souvenirs pénibles, donner une nouvelle direction à notre vie ou trouver une façon d’exprimer notre potentiel créatif inexploité.

 En un sens, chacun de ces archétypes représente un « visage » et une « fonction » du Divin qui se manifeste  individuellement en chacun de nous. L’humanité a toujours donné des noms aux nombreuses puissances du Ciel et tenté d’identifier les qualités inhérentes à chacune. La puissance archétypale féminine, par exemple, s’exprime sous des formes diverses, de la Vierge Marie à Mère Nature. Les Romains et les Grecs voyaient les puissances féminines universelles dans les traits d’Athéna (déesse du conseil), Vénus (déesse de l’amour) et Sophia (déesse de la sagesse). En Inde, la culture hindoue a donné à la Déesse des noms incarnant divers attributs de la maternité divine, tels que Laxmi (la prospérité), Durga (la fertilité), Uma (l’unité) et Kâli (la destruction et la renaissance). Comme si Dieu s’était présenté en maints aspects  différents pour nous permettre d’aborder ce pouvoir. Puisqu’il portait un nom, nous pouvions l’invoquer, l’assimiler et l’exprimer.

 

Les schémas archétypaux réveillent notre potentiel divin. Ils peuvent nous libérer des limites de nos pensées et sentiments, nous aider à éclairer les coins sombres ou peu connus de notre âme, et amplifier notre éclat et nos forces. Les archétypes constituent une source de pouvoir émotionnel, physique et spirituel, et peuvent nous aider à nous libérer de la peur, même si parfois, certains d’entre eux peuvent, au départ, déclencher des peurs en nous. Chaque archétype (ou peur) nous lance un défi spirituel : celui de l’affronter et d’y reconnaître une occasion d’apprentissage et une chance de développer un aspect de notre pouvoir. Lorsqu’un archétype nous paraît difficile ou même malveillant, notre tâche consiste à le reconnaître, à surmonter la faiblesse qu’il souligne et à nous approprier son potentiel divin. La déesse Kâli, par exemple, représente l’énergie destructrice. Elle a le pouvoir de l’archétype du Saboteur, présent en chacun de nous. Mais quel est le revers de la destruction, sinon la reconstruction et la renaissance ? Dans le langage symbolique des Contrats, l’archétype du Saboteur peut nous désarçonner si nous ne résistons pas à son pouvoir, qui est considérable. Nous pouvons aussi utiliser cette énergie consciemment, pour revisiter des lieux de notre vie qu’il nous faut parcourir, aménager ou assainir. Chaque archétype présente toujours deux faces, qui peuvent toutes deux servir à notre avantage. 

images (2)Nous avons tendance à nous percevoir, de même que notre univers, sous des aspects doubles : bon ou mauvais, intérieur ou extérieur, moi ou vous, bien ou mal, symbolique ou littéral, joyeux ou triste. Nos forces et nos peurs divisent notre esprit en polarités (ou en dualité, selon la terminologie orientale) : voilà pourquoi la foi et le doute se livrent d’éternelles batailles dans notre psyché. Mais en identifiant et en utilisant nos archétypes, nous pouvons apprendre à consolider les aspects de notre âme et à insuffler sa force à notre vie quotidienne afin d’orienter nos pensées et actions. Ces guides énergétiques nous permettent d’agir d’une façon attentive et honorable ; ils nous aident à gérer notre pouvoir et à nous montrer dignes de notre potentiel divin. Pour ma part, chaque lecture m’a révélé que mon travail archétypal contribuait à ma croissance spirituelle. Les expériences et les révélations que j’ai reçues pendant ces lectures m’ont permis de raffiner mon intuition   médicale et de prendre conscience de mes propres archétypes, et m’ont même aidée en périodes difficiles. Mes rencontres avec ces gens (étudiants, participants à mes ateliers, lecteurs) n’ont rien de banal. Tout comme la façon extraordinairement avisée dont j’ai appris l’anatomie énergétique et, plus tard, la lecture des schémas archétypaux, l’ordre divin se manifeste dans tous les domaines de notre vie.

 

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

 

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L’équilibre entre destin et liberté dans le Contrat sacré

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

 

432110Dans d’autres cultures et à d’autre époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple:  » Le moment était venu pour lui « ,  » Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou  » C’est l’emploi pour lequel elle était née « . La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelles. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts…

Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine. Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir: lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels.

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie…

En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté d’entreprendre…

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire…

Les rêves ont renforcé ma croyance qu’un dessein sous-tend les événements, que notre vie est tracée, que ses étapes et ses stades nous donnent toujours l’occasion d’une transformation spirituelle, qui est le but ultime du travail avec notre Contrat. La transformation spirituelle survient lorsque, ne voyant plus les choses en termes strictement physiques et matériels, on s’aperçoit que leur déroulement s’appuie sur une logique, qu’elles sont comprises dans un vaste plan. Notre Contrat sacré nous offre d’innombrables chances de croissance et de changement, qui ne dépendent que de notre volonté de saisir les indices et les signaux subtils apparaissant en cours de route. Les rêves, les intuitions, les coïncidences apparentes et les rencontres aléatoires ne sont que quelques-uns des indices qui nous guident sur la voie de la transformation véritable.

Le but de la transformation spirituelle

La plupart d’entre nous avouerions probablement que le changement positif (et le fait d’aider les autres) est l’une de nos raisons d’être. Sans cette possibilité d’apprendre, de grandir ou d’être une force bénéfique, la vie serait plutôt stagnante. La connaissance de votre Contrat sacré vous permet de voir comment des événements et des rencontres apparemment aléatoires (positifs ou négatifs) font partie, en réalité, d’un scénario de vie qui vous fournit d’innombrables occasions de transformation spirituelle.

On croit souvent à tort que la transformation spirituelle doit être déclenchée par un traumatisme ou une tragédie : une maladie grave, la perte d’un être cher, une catastrophe financière ou personnelle. La plupart d’entre nous avons de la difficulté à croire qu’un changement de perspective majeur puisse être motivé par le simple contenu d’un livre ou par les sujets de conversation d’un déjeuner entre amis…

Contrats sacrés et relations humaines

Parce que la vie est si complexe et qu’il y a tant à « voir » (de nous-même, du monde et du Divin), nous avons des Contrats avec bien des gens dans notre vie. Imaginez qu’en s’incarnant, chaque âme se divise en innombrables fragments qui passent instantanément à l’exploration de l’âme globale. Vous le savez quand vous rencontrez des gens qui dégagent quelque chose de profondément attirant pour vous, et vous vous sentez peut-être « vide » lorsqu’ils partent. Le terme populaire âme-sœur, appliqué à un partenaire romantique idéal, reflète à peine cette vérité; en fait, nous avons plusieurs âmes~sœurs qui jouent des rôles fort différents dans la vie. Noble ami est peut-être un meilleur terme. Ce sont les gens que vous êtes non seulement destiné à rencontrer mais que vous devez rencontrer. Peu importe le nombre d’occasions de les rencontrer qui vous échapperont, si vous avez un Contrat, vous finirez par les rencontrer, peut-être plusieurs fois, jusqu’à ce que vous ayez complété tout ce que vous aviez à régler dans l’échange de vos âmes…

D’un point de vue symbolique, de même que de la position traditionnelle d’une grande part de la pensée orientale, personne ne se trouve dans votre vie par hasard. Cela étant dit, cependant, il semble que certaines personnes comptent davantage. Vos intimes, tels que votre famille, vos amis, vos partenaires, vos amants, vos collègues proches, et même vos adversaires, font tous partie de vos ententes d’apprentissage sur terre. Mais parce que votre Contrat concerne l’ensemble de votre vie, on ne peut qualifier d’insignifiantes certaines autres relations qui semblent brèves ou banales…

À l’inverse, vous avez probablement déjà tenté de « provoquer » une relation sans que, malgré tous vos efforts, le lien ne se forme. Il y a des gens avec qui vous êtes censé vous trouver, et d’autres qui, quoi que vous fassiez, ne seront pas de votre vie. De même, certains ont beau frapper bruyamment à la porte de notre vie, mais malgré leurs efforts pour nous plaire ou attirer notre attention, nous ne sommes pas ouvert à l’idée de les accueillir. Aucun d’entre nous n’appartient à la vie d’un autre. Voici un indice qui vous aidera à déterminer si quelqu’un a sa place dans votre vie: devenez sensible à ce que j’appelle le facteur d’ »animation ». J’entends par le mot animation une sorte de courant électrique qui circule entre deux personnes lorsque l’énergie vitale fait irruption, comme entre des amants qui s’adorent absolument…

L’absence d’électricité entre les gens est aussi évidente que sa présence. Sans ce courant, rien ne pourrait vous rapprocher pour former une relation. Vous serez peut-être à même d’établir un lien temporaire, mais à moins qu’il ne circule un flux naturel entre vous, votre lien sera instable et embrouillé.

Parmi les liens riches en animation, mentionnons les relations avec des gens pour qui vous ressentez une aversion immédiate ou avec qui vous tombez dans une forme instantanée de jeu de pouvoir. Dans ces cas, vous pouvez être assuré d’avoir également quelque chose à apprendre d’eux, bien que ce soit plus difficile que l’attraction mutuelle…

Selon les termes de votre Contrat, les petits tyrans de votre vie sont aussi utiles et importants que vos nobles amis les plus chers. Vous avez des accords à conclure de part et d’autre, car tous ont à vous enseigner sur vous-même quelque chose que vous ne pourrez apprendre nulle part ailleurs…

imagesCaractéristiques d’un Contrat sacré

Votre Contrat, de même que toutes les ententes de sous-traitance qui le constituent, n’est pas une fin en soi. C’est un moyen, un plan destiné à vous aider à développer votre potentiel divin. Vous pouvez considérer votre Contrat sacré comme un « cours sur la vie » dont vous êtes censé tirer nombre d’enseignements…

En bref, c’est une entente que votre âme conclut avant la naissance. Vous promettez d’accomplir certaines choses pour vous-mêmes et pour les autres, de même qu’à des fins divines. Une partie de votre mission vous oblige à découvrir ce que vous êtes venu faire sur Terre. Le Divin, en retour, promet de vous fournir les indications nécessaires à travers votre intuition, vos rêves, vos prémonitions, les coïncidences et autres indices…

Votre Contrat sacré vous assujettit aux lois… du Divin. En fait, toute la création obéit à des règles qui gouvernent et entretiennent le flux de l’énergie et de la vie, de la loi de la gravitation à celles de la thermodynamique. Depuis l’aube de la civilisation, l’humanité reçoit des directives et accepte la nécessité de les respecter…

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

Publié dans Channeling, En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaires »

L’Homme dans l’Univers

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2014

images (9)Lorsque l’on arrive pour la première fois dans un lieu où l’on va séjourner, on fait le tour de ce lieu. On entre dans les pièces, on furète, on va au jardin. Bref, on se rend compte de ses caractéristiques. Quelle est sa composition ? Est-il aéré ? Chaud ? Frais ? Lumineux ? Facile d’accès ? Puis, on fait le tour du voisinage. De façon quasi-instinctive comme les animaux, nous délimitons et prenons connaissance de notre territoire. 

En tant qu’être humain, notre territoire commun est la Terre. Cette notion est maintenant revendiquée par tout un chacun. Ne parlons-nous pas de «village global» ? Nous habitons ce magnifique village, la Terre. Les images des plus lointaines contrées sont devenues accessibles et nous pouvons même, si nous le souhaitons, chatter avec leurs habitants. Par ailleurs, cette Terre fait partie d’un ensemble plus vaste qui est l’univers. L’expression «planète Terre» fait d’ailleurs partie du langage courant des médias. 

Nous savons – pour la plupart, vaguement – que notre planète est l’une des millions de planètes qui peuplent l’univers. Nous savons cela, mais nous ne l’intégrons pas. Notre regard reste braqué sur notre quotidien terrestre, nos préoccupations, nos émotions, notre famille, notre travail, nos intérêts. 

Nous donnons à ces choses matérielles ou psychologiques un statut essentiel dans nos vies. L’univers n’entre pas, ou peu, ou mal intégré, dans notre conception de nous-mêmes en relation avec un environnement plus vaste que nos seules préoccupations.

 

images (8)Les voiles du réel

Pourtant, penser le cosmos, ses immensités, ses paradoxes, ses inconnues, aboutit inévitablement à changer notre représentation des choses. Nous nous agrandissons de notre pensée du cosmos. Nous agrandissons notre représentation de l’être humain. Nous agrandissons notre représentation du réel. Car c’est le réel que nous questionnons encore et toujours lorsque nous questionnons le cosmos. Quelles sont ces lois ? Qu’est-ce qui anime tout cela ? Pourquoi la connaissance de son fonctionnement ne nous est-elle pas donnée d’emblée, de façon limpide, avec évidence ? Nous devons chercher. 

Nous ne pouvons pas -pas encore- appréhender directement le réel : il se cache derrière d’innombrables voiles. Ainsi en est-il de la matière dont est fait l’univers, cette matière dont on sait maintenant qu’elle n’a de solide que son apparence…

 

L’invisible en question

La science questionne, autant que la philosophie ou la religion, l’invisible des choses. Les planètes lointaines ne se voient pas à l’oeil nu, et la masse noire n’émet aucun rayonnement. Dieu, quant à lui, est tout aussi invisible. Dieu ou la Matière, sont-ce d’ailleurs vraiment, à l’heure actuelle, deux langages incompatibles ?

Déjà, début XX è, Teilhard de Chardin ne conjuguait-il pas d’admirables intuitions scientifiques et spirituelles dans sa recherche : «Quand je pense à Vous, Seigneur, je ne puis dire si je vous trouve davantage ici que là, si vous êtes plutôt pour moi Ami, Force ou Matière…» ? C’est en tous cas toutes les modalités de l’invisible qui sont questionnées de toutes parts à notre époque, invisible qui se décline du plus petit au plus grand, dans des approches multiples de plus en plus foisonnantes et riches.

 

D’une idée…à une quête 

Ceci dit, l’espace intersidéral a toujours fait rêver autant les poètes que les scientifiques. Les uns ont chanté ses énigmes, les autres ont tenté de les déchiffrer. D’innombrables mythes expliquant l’origine de la Terre et de l’univers ont été écrits. Quant aux premières tentatives de description de la Terre dans l’espace, elles montrent celle-ci comme étant une surface plane. On est bien loin de la description d’une terre plate actuellement. Nous sommes peu outillés si nous voulons réellement avancer dans le savoir de ce territoire cosmique dont nous faisons partie. Car pour  se situer quelque part, dans la culture dont nous sommes, il est nécessaire de se faire une idée du lieu. 

Outre le fait que nous puissions regarder le ciel, le contempler, nous laisser imprégner de sa mystérieuse beauté, nous allons élaborer mentalement une représentation de l’univers. Elle va se construire de façon quasi-inconsciente par les apports de la culture et du monde audiovisuel dans lequel nous baignons, ou par le biais d’une démarche plus consciente. Cette représentation de l’univers, et donc de la matière et espace de l’énergie, va donner naissance à des croyances. Les croyances ayant trait à l’univers sont directement reliées à des questions métaphysiques aussi importantes que : 

«Qui suis-je ? De quoi suis-je fait ? Quelle est mon origine ? Où est-ce que je vais ? Pourquoi est-ce que je vis ?».

 La question du sens posée par la philosophie et la spiritualité, se nourrit de la question du «comment» à laquelle la science et les astrophysiciens tentent de répondre. Il est terminé le temps où on laissait aux seules religions ces questions qui font partie de la destinée même de l’espèce humaine et de chacun individuellement. C’est à travers la chimie, la biologie, la physique, l’astrophysique, mais aussi l’anthropologie, l’archéologie,  l’histoire, l’esthétique qu’elles se posent. A cela, on peut ajouter toutes les approches qui questionnent nos systèmes de représentations, nos niveaux de langage, nos productions artistiques et intellectuelles. Et, last but not least, tout ce qui a trait à l’intériorité et à l’étude de la conscience : la psychologie personnelle et transpersonnelle, et les neurosciences. Le monde extérieur et le monde intérieur se rencontrent…

 

Comprendre l’espace

Il y a quelque chose d’admirable dans la quête scientifique. Quête de la science ?

Oui, car elle est d’abord une aventure de l’esprit pour comprendre le monde. Les astrophysiciens vont d’abord tenter de comprendre l’espace. Et cette tentative, le mot le dit bien, est composé d’erreurs, de révisions, de corrections. 

Le modèle élaboré par Ptolémée, selon lequel la Terre était le centre de l’univers autour de laquelle tournaient les planètes et les astres, a duré plus d’un millier d’années. On a cru pendant plus de 1500 ans que la Terre était le centre de l’univers ! C’est beaucoup, 1500 ans. Puis la révolution de Copernic au 16ème siècle eut lieu et renversa totalement les rôles : ce n’est plus la Terre qui est au centre, mais le Soleil. 

Et un nouveau modèle eut lieu et est encore actuel. Tout le monde connaît ces grands tournants scientifiques qui élaborent un nouveau paradigme, un nouveau socle de croyances pour une période plus ou moins longue, ici plus d’un millier d’années.

 

Un casse-tête mathématique

Sachant cela, il nous appartient de chercher quels sont les grands paradigmes scientifiques qui sous-tendent notre siècle. Pour élaborer cette recherche, nous disposons, entre autres approches, de la pensée scientifique. La pensée scientifique, mais vulgarisée. Il est évident que nous ne pouvons pas avoir accès à la source même des recherches en astrophysique, vu que les symboles mathématiques en font intégralement partie. Qui peut se targuer de comprendre ce que sont les opérateurs hermitiens, les matrices densité, les espaces de Hilbert, les vecteurs d’état ? Qui sait ce qu’est exactement l’équation

de Maxwell, faisant partie de la théorie dite de «jauge», forme élaborée de la théorie quantique des champs ? C’est à s’y perdre, et cela d’autant plus quand on sait que le prix Nobel de physique en 1965, le pédagogue Richard Feynman, avoua qu’il lui était impossible d’expliquer à quiconque la loi quantique relativiste des champs…

D’un savoir multidisciplinaire à une connaissance transdisciplinaire…

On entre ici dans la difficulté qui consiste à produire de la bonne vulgarisation, difficulté que Valéry, cité par Etienne Klein(3), a très bien énoncée : «Tout ce qui est simple est faux, tout ce qui est complexe est inutilisable» ! Nous devons donc bien nous rendre compte que les informations scientifiques dont nous disposons pour nous faire une idée de l’univers sont, dès le départ, sujettes à des interprétations et des transformations. Songeons aussi que chaque théorie va se modifier en fonction de nouvelles données. 

Bref, sachons que l’idée que nous allons nous faire de l’univers via les informations scientifiques que nous aurons peu ou prou intégrées sera nécessairement subjective. La synthèse de toutes ces données peut cependant s’effectuer à partir d’un espace de pensée autre, qui résout les contradictions, une sorte d’espace où les savoirs multidisciplinaires se résolvent dans une connaissance transdisciplinaire, espace  intérieur où des formes de révélations ont lieu [Eurêka !] et des certitudes métaphysiques éclosent. Sachant la relativité mais aussi la beauté de cette démarche, avançons…

 

Des milliards de fois plus petit qu’un atome…

Car il existe de superbes écrits destinés au grand public. Ce sont, par exemple, les écrits de l’astrophysicien Hubert Reeves, ou encore ceux de Trinh Xuan Thuan, astrophysicien et professeur à l’université de Virginie. Dans ces écrits, on peut retracer une aventure qui va du plus élémentaire au plus complexe. Aventure qui commence avec le Big Bang, déflagration cosmique à l’origine de l’univers qui fait actuellement l’unanimité des scientifiques. Et on s’émerveille lorsque l’on pense que tout a commencé dans un espace minuscule, des milliards de fois plus petit qu’un atome, et que cet espace minuscule a commencé à s’étendre. 

Car l’univers n’est pas immuable, mais en expansion, selon l’hypothèse émise début des années 1920 par Friedmann et Lemaire. 

Le minuscule espace des débuts a continué à s’accroître pour atteindre les gigantesques proportions du cosmos actuel. L’histoire n’est pas finie, bien évidemment. L’univers continue à grandir et en même temps, il refroidit. 

Ce refroidissement est nécessaire pour que la complexité continue à voir le jour. En effet, la chaleur donne lieu au mouvement. Dans un univers trop chaud, les formes structurées en mouvement entrent en collision les unes avec les autres et se détruisent. Dans un univers plus froid, tout se stabilise. 

Ce «Un» qui fait la différence

Par ailleurs, l’univers est composé d’énergie et de lumière. L’Univers est né d’un vide quantique, donc baratté d’énergie et rempli de particules qui naissent et meurent à des cadences infernales. Cette énergie du vide est essentielle puisqu’elle donne lieu à la matière. C’est ici que la formule bien connue d’Einstein prend tout son sens : E = mc2. 

On parle souvent de la « soupe primordiale », expression parlante entre toutes qui illustre bien la constante et bouillonnante activité du vide d’où particules et antiparticules ont surgi. Celles-ci entrent en collision, se rencontrent et s’annihilent pour se transformer en lumière qui elle-même se transforme en matière et antimatière. Mais, au cours de l’évolution, l’antimatière a disparu. C’est assez fascinant. Il y a, selon  l’explication du physicien russe renommé Andreï Sakharov mort en 1989,(1) «une minuscule partialité» de l’univers en faveur de la matière. 

Cette minuscule partialité fait qu’il y a un milliard et UN électrons face à un milliard d’antiélectrons. Ce «un» a fait toute la différence. On ne peut que poser ici la question du hasard et de la nécessité… 

Ce «un» est-il seulement effet de hasard ou fait-il partie d’un inexorable processus de développement ?

 

Big Crunch

On n’en a pas fini avec la question de la matière et de l’énergie. Les scientifiques se heurtent jusqu’à maintenant à des énigmes concernant la matière dit «noire». Qu’est-ce ? Il faut d’abord comprendre qu’une gigantesque lutte est à l’oeuvre entre la gravité qu’exerce toute la matière de l’univers, gravité qui arrête l’expansion de celui-ci, et la force du Big Bang initial qui continue à diluer l’univers. Si la gravité gagne, c’est très simple : il y aura ce qu’on appelle un «Big Crunch», à savoir une fermeture de l’univers sur lui-même qui, ne pouvant croître, mourra.

 

Matière noire et énergie sombre

images (7)Or, il se fait que la matière ordinaire, que nous pouvons recenser, est minoritaire, l’autre partie étant constituée de ce que les astrophysiciens appellent la matière noire, ou encore «la masse noire». Celle-ci a un rôle important car sa gravitation permet de faire tenir les amas de galaxies ensemble. Mais les astrophysiciens ne savent pas sous quelle forme se dissimule cette matière noire. 

Pour corser le tout, il apparaît que la matière, qu’elle soit noire ou ordinaire, ne constitue elle-même que 30% du contenu de l’univers, les 70% restants étant une autre forme d’énergie que les savants ont appelée «énergie sombre». L’existence de cette énergie sombre, nommée ainsi en 1998, a été établie grâce au fait que l’on s’est aperçu que l’expansion de l’univers ne ralentissait pas, mais au contraire s’accélérait, ce qui fait qu’on a bien dû admettre l’existence d’une force anti-gravité. Une force inimaginable, totalement noire qui n’émet ni n’absorbe aucun rayonnement. 

Immenses énigmes que celles-là, qui montrent les limites de la science actuelle, en dépit des apparences.

 

Le principe de complémentarité

Par ailleurs, les données de la physique quantique posent question quant aux «outils de mesure» utilisés pour percevoir et comprendre les mystères de l’univers. En effet, la physique quantique a révolutionné la manière dont les scientifiques appréhendaient la réalité. 

La physique quantique qui, rappelons-le, s’exerce dans un univers infiniment petit, le monde des atomes subatomiques, montre qu’un électron dans un atome prend l’aspect d’une onde. Dès que le scientifique observe cet électron avec des instruments de mesure, l’électron quitte son habit d’onde et devient particule. Ce phénomène, que le physicien Niels Bohr, un des pères de la physique quantique, a appelé «principe de complémentarité» explique une interaction évidente entre la réalité et l’observateur. 

Autrement dit, le réel est façonné par l’observation que nous en avons. On ne peut pas parler d’une réalité en dehors de l’observation, vu que cette réalité ne sera jamais appréhendée.

 

Ondes porteuses d’infos

Par ailleurs, dans le monde quantique, les ondes sont porteuses et codeuses d’informations et, se cognant les unes aux autres, elles emmagasinent des informations de façon quasi infinie. Il y constamment échange et interconnectivité… même si les particules ne se touchent pas ! Cela pose évidemment question, d’où le postulat de l’existence du champ du point zéro, «où les informations sur tous les aspects de la vie, allant de la communication cellulaire aux processus de l’ADN, sont transmises au niveau quantique»(2), ce champ étant par ailleurs défini par certains scientifiques à tendance spiritualiste comme «une sorte de gigantesque état fondamental auto-régénérateur de l’univers» (ibid).

 

Univers parallèle ? Je donne ma langue aux deux chats…

Ce que l’on peut remarquer, c’est que dans la culture scientifique d’aujourd’hui, l’imaginaire est roi. Les modèles et les hypothèses se multiplient, et l’on avance, médusé, dans des propositions toutes plus désarçonnantes les unes que les autres. La physique quantique n’est pas facile à intégrer, elle donne lieu à beaucoup de débats, de controverses et de variantes dans le discours scientifique. Ainsi, un groupe de physiciens, relativement restreint, propose la théorie des univers parallèles, dont la première version, que l’on doit à l’américain Hugh Everett, date de 1957. Cette théorie s’est établie à partir d’une expérience de pensée où un chat est enfermé dans une boîte et meurt,[cette expérience qui produit différentes interprétations complexes est appelée le «paradoxe du chat de Schrödinger», du nom d’Erwin Schrödinger, l’inventeur de l’équation de base de la mécanique quantique]. Dans la théorie des «univers parallèles» existeraient, le cas échéant, deux univers : l’un où le chat est vivant et l’autre où le chat est mort…

 

Des propriétés un rien différentes : vous n’existeriez pas

Il importe, pour notre croissance, de laisser émerger de façon tout à fait personnelle, sans avoir recours aux innombrables «prêt-à-penser » qui jalonnent notre route, il importe, oui, de laisser émerger une intuition de réponse face à la question qui ne manque pas de se poser, à un moment ou l’autre : l’évolution de l’univers est elle fortuite ? 

Cette magnifique odyssée d’un univers jalonné d’étapes de plus en plus précises serait-elle l’effet seulement du hasard ? Si certaines propriétés de l’univers avaient été un tout petit peu différentes, je ne serais pas là, écrivant cet article et il n’y aurait ni éditeur pour l’éditer, ni lecteur pour le lire, vu que l’être humain n’existerait tout simplement pas.

 

«L’omniprésent levainde la complexité croissante»

Sur des centaines de milliers d’années, après le Big Bang, des objets de plus en plus complexes sont apparus : la voie lactée et les planètes, les premières cellules de vie, le sexe, les organismes pluricellulaires, l’oxygène, puis les espèces avec les premiers poissons, les reptiles, les insectes, les plantes et les fleurs. Il y eut ensuite la catastrophe de la percussion de la Terre par un astéroïde géant, la disparition des dinosaures, l’apparition des primates, le singe, l’homme. 

Puis, de plus en plus complexe, le développement du cerveau… De paliers en paliers, l’évolution du vivant a eu lieu, comme poussée de l’intérieur par «l’omniprésent levain de la complexité croissante» dit Hubert Reeves. Cette poussée vers un «plus» de vie tire parti des hasards. Quoiqu’imprévisibles, les événements issus du hasard entrent dans une progression comme si le programme d’une complexité croissante était déjà là, en germe, au tout début de l’univers, ce qui fait dire au physicien F. Dyson : «L’univers savait quelque part que l’homme allait venir» [Les dérangeurs d’univers, Payot, 1987].

 

Espace intérieur et extérieur 

Alors, l’univers est-il un «hasard ou une nécessité» ? L’expression de Monod pèche par trop de dualisme. Et si la logique de l’univers ne se conjuguait pas en «ou», mais en «et» ? Et si on disait hasard ET nécessité ? Si on disait hasard ET nécessité, on se trouverait tout simplement dans une vision non-duelle des choses. Au même titre qu’une voie spirituelle, il peut y avoir une voie scientifique, pourvu qu’elle nous mène vers un changement. Cela peut être un élargissement du cadre de notre représentation de la réalité. 

Cela peut aussi être un changement de croyances et de vision.

Ainsi, dans la physique quantique, il existe à la fois une chose et son contraire [puisque l’électron est à la fois onde et particule]. Ce sont deux possibilités en apparence inconciliables : comment peut-on être à la fois une chose ET son contraire ? Il n’y a pas de comment. C’est comme cela. 

Une chose Et son contraire peuvent exister simultanément. Le Tao l’avait déjà admirablement énoncé. Mais

pour que cette vison soit rendue possible, et que le réel devienne un peu moins opaque, il est nécessaire que le regard reçoive le réel d’un autre niveau que celui où il se situe habituellement. 

images (6)Cet autre niveau fait le lien entre l’information «un électron est une onde» et l’information «un électron est une particule», il va au-delà d’une vision qui choisit l’une ou l’autre proposition. Nous ne sommes  évidemment pas habitués à ce type de vision qui demande de se déplacer intérieurement quelque part où les contradictions ne sont pas un problème… Où est donc ce quelque part ? L’espace, s’il est cosmique et extérieur, n’est pas moins vaste à l’intérieur. Quelquefois, l’être humain peut faire une expérience d’ouverture intérieure. 

Elle se produit lorsque tout s’ouvre de plus en plus profondément en lui, par exemple grâce à l’amour, la création, la méditation, la concentration dans un travail, la pratique d’un sport, ou de toute autre chose, pourvu que la personne soit unie à ce qu’elle fait, sent, ressent et pense. Cette expérience de l’espace intérieur a lieu lorsque le coeur, le corps, l’esprit font un et que la coupure entre le «je» et le monde s’abolit. Elle peut se produire parfois à la faveur d’un hasard : une feuille qui tombe, un caillou qui roule, une étoile filante, le reflet d’un rayon de soleil dans l’eau, un chien qui aboie… 

Il se peut alors que l’espace intérieur et extérieur soit non-séparé, et que l’un ou l’autre devienne soudainement, avec l’évidence d’un changement de point de vue radical : l’un EST l’autre… 

Marie-Andrée Delhamende

(1) reprise dans «Origines»

(2) Cfr Lynne Mc Taggart

(3) in «Conversations avec le Sphynx»,Albin Michel, 1991. 

LIVRES

- Lynne Mc Taggart, «Le Champ», Editions Ariane.

- Trinh Xuan thuan, «Origines», Folio Essais.

- Hubert Reeves, «Intimes convictions»,

Editions Paroles d’aube.

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

 Golden magic wand

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

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Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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Savourer chaque signe d’amour

Posté par othoharmonie le 15 juin 2014

 

images (2)Parmi les légendes du reggae, il y a Bob Marley… et Alpha Blondy. Le chanteur ivoirien, dont la musique résonne depuis trente ans du cœur de l’Afrique au fin fond du Brésil, parle de sa vie comme d’une grande connexion. Confidences.

Votre dernier album se nomme Mystic Power – « Pouvoir mystique ». A quoi faites-vous référence ?

L’une des chansons de cet album s’appelle Woman. J’ai eu la chance d’assister à la naissance de certains de mes enfants ; voir une femme donner la vie m’a fait prendre conscience qu’elles détiennent le pouvoir suprême, c’est-à-dire la force physique et spirituelle de surpasser la douleur pour engendrer l’humanité, qui est à mes yeux le plus grand mystère de l’univers. Cette force d’amour et d’intention positive, voilà ce que j’appelle le mystic power. Nous en sommes tous issus et nous y participons tous – que nous en soyons conscients ou non. L’homme est à la fois infiniment complexe et infiniment bon ; nous interroger sur notre part divine, c’est déjà faire un pas vers elle. 

La créativité est-elle un autre signe du mystère ?
Je suis incapable d’expliquer comment naissent mes chansons. Elles me tombent dessus quand elles le souhaitent, alors que je suis en train de discuter, de regarder un film ou une émission. Quand je réécoute certains de mes titres, je me demande d’où m’est venue l’inspiration ! J’ai l’impression que ni mon cerveau ni les informations qu’il contient, ne m’appartiennent. Comme si nous n’étions que des vecteurs, dotés chacun d’une mission complémentaire, dont aucune n’est plus importante que l’autre. Tout est lié, l’envol d’un papillon à Paris peut créer un cyclone aux Antilles. Le monde est en mouvement grâce à la conjugaison de nos actions.

Votre musique a le pouvoir de transcender les frontières. Comment l’expliquez-vous ?
Quand j’étais gamin, j’écoutais beaucoup de chansons en anglais ; je ne comprenais pas encore cette langue, mais certaines me faisaient pleurer. Il doit en être de même avec mes succès. Le reggae est un mouvement spirituel et sociopolitique d’appel à la paix. Au-delà, il y a dans la musique une magie auquel nous sommes tous sensibles. Quand je joue avec mon groupe, arrive un moment où j’ai l’impression que nous ne faisons plus qu’un. Comme si les guitares, la batterie, les cuivres, les voix, tout n’émanait que d’une seule personne. Idem avec le public : que des anglophones reprennent des paroles en français, que des francophones chantent un refrain en dioula, ne cesse de m’émerveiller. Pendant les concerts, je sens souvent qu’une osmose se crée, qu’un fluide passe. D’où vient cette alchimie ? Je n’en sais rien. Quand on est en CM1, on ne comprend pas les équations de classe de troisième. De même, je me dis qu’il existe une intelligence dont on n’a pas toutes les clés. Et Dieu merci.

Ce ne serait pas bien, parfois, que l’humanité soit plus éclairée ?
Certains hommes le sont. Qu’ils soient prêtres, rabbins, imams ou autres, peu importe : si leur vérité spirituelle me touche, je bois leurs paroles. L’urgence est de cultiver le lien. Dans le contexte ivoirien, c’est plus que nécessaire : le tissu social y est dans un état désastreux, tout le monde se regarde en chiens de faïence. Dans la chanson Réconciliation, je fais intervenir des chanteurs d’ethnies différentes, afin d’essayer à notre modeste niveau de toucher les cœurs et de participer à recoller les morceaux. J’ai connu l’époque d’une Côte d’Ivoire unie, où l’on avait des amis de toutes origines, où rien ne nous guidait que l’amour de la vie et des moments partagés. C’était sain.

Vous avez été nommé ambassadeur de l’ONU pour la Paix. Utile ? 
Cette nomination m’a donné l’impression d’être important ; puis j’ai réalisé mon impuissance et ma naïveté. Des présidents africains m’ont reçu, j’ai mis tout mon cœur à leur expliquer les propositions de sortie de crise que j’avais à leur porter. Cause toujours tu m’intéresse… Le jeu politique est au-delà des états d’âme. Je suis retourné à mes chansons, en tâchant d’envoyer toujours les mêmes ondes d’espoir. Entre les mains de nouvelles volontés, nos idées utopiques deviendront peut-être un jour réalité.

Quand vous êtes énervé, fatigué, comment vous recentrez-vous ?
En racontant à mes enfants des blagues qui ne font rire que moi ! Passer du temps avec eux me permet de mettre les choses en perspective. Au milieu d’une conversation, je prends du recul et je réalise la magie d’être là. Je me rends compte que j’ai beaucoup de chance, que la vie des autres est moins facile. Je critique par exemple beaucoup les hommes politiques, mais je ne suis pas sûr que j’aurais aimé avoir leur vie. Quand ils arrivent au pouvoir, ils sont beaux gosses ; un an après, ils ont de gros cernes et le teint gris ! Personne n’est foncièrement mauvais, tout le monde commet des erreurs. L’important c’est d’essayer de nous améliorer, en mettant tout notre cœur à accomplir la mission qui nous a été confiée. 

Avez-vous toujours été dans cet état d’esprit ?
J’ai eu ma période d’irresponsabilité, lorsque je fumais de l’herbe. Je ne sais pas de quoi j’avais peur ni ce que j’essayais de fuir… Peut-être que ça devait faire partie de mon parcours. Parvenir à m’en sortir, il y a dix-sept ans, a renforcé ma foi : comme je n’arrivais pas à arrêter seul, j’ai fini par implorer l’aide d’une force supérieure, par la prière… Quelque temps après, on m’a donné un joint ; j’ai tiré une taffe, elle m’a fait l’effet d’une bombe atomique. Moi qui étais censé être très habitué, j’avais des sueurs, des palpitations. Je me suis senti tellement mal que j’ai compris que c’était fini, j’étais guéri.

Qu’est-ce que votre parcours vous a appris de la vie ?
J’ai longtemps été excessif. La vie met des épreuves sur nos routes ; je suis tombé dans certains pièges. Désormais, je m’efforce de les éviter, de ne pas laisser mon côté « humanoïde » prendre le dessus sur la part divine qui est en chacun de nous. Respecter tout le monde, être plus à l’écoute, me soucier des autres. Accepter les critiques, aussi, même si elles font mal, comme une incitation à chercher encore plus profond en moi pour donner le meilleur. Et savourer chaque signe d’amour et d’attention. Quand ma fille prend du temps pour m’accompagner à une interview, ça me touche. Quand les mères de mes enfants m’appellent pour prendre des nouvelles, ça me touche. Des moments suspendus de grand bonheur. 

Avez-vous peur de la mort ?
Ce qui me fait peur, c’est le grand inconnu. Ce qui me rassure, c’est de me dire : il y a cent ans, où étais-tu ? Dans cent ans, où seras-tu ? Au fond, pourquoi t’inquiètes-tu ? Celui qui t’a amené là connaît la route.

Pour en savoir plus

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Sachons utiliser nos rêves

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Nos nuits sont peuplées d’images, de mots et de symboles. Les décoder nous permet de voir clair en nous. Mais en travaillant sur nos rêves, nous pouvons aussi transformer concrètement notre vie, explique la thérapeute Layne Dalfen.

Petit manuel d’utilisation

images (14)Petit manuel d’utilisation et d’interprétation pour une nouvelle approche de ce continent mystérieux.
Les songes constituent un matériau d’une richesse inépuisable pour nous permettre de devenir les créateurs de notre vie. Depuis Freud, on sait que l’inconscient s’exprime sans entraves dans notre sommeil. En dévoilant des pans enfouis du moi, l’analyse des rêves permet de mieux se connaître. Mais aussi – c’est l’originalité de la démarche de Layne Dalfen (membre de la Jung Society et de l’International Association for the Study of Dreams, Layne Dalfen, Gestalt-thérapeute américaine, a fondé le Dream Interpretation Center, à Montréal, et anime de nombreuses émissions radiophoniques au Canada et aux Etats-Unis), Gestalt-thérapeute américaine – de trouver des clés à nos problèmes.

Dans Dreams Do Come True (Les rêves se réalisent vraiment, ouvrage non traduit en français – Adams Media Corporation, 2002), elle expose une méthode pratique pour débloquer les situations. Selon elle, tout notre potentiel s’exprime à travers les rêves. Formée aux techniques d’interprétation de Freud, de Jung et de l’école de la Gestalt, elle ne pense pas qu’il existe de grille de lecture universelle. Chacun développe une symbolique qui lui est propre et qu’il est seul à même d’analyser : un chien, un lac, une forêt auront des significations radicalement différentes selon les individus.

Une exploration fructueuse, à condition de ne pas s’autocensurer et de faire preuve de persévérance.

Préparer le terrain

Tout enregistrer dès le réveil
Rien de plus évanescent que les rêves ; à peine sommes-nous levés que des séquences entières s’effacent de notre mémoire. Il importe donc de les recueillir dès le réveil. Dans ce but, prévoir un cahier et un stylo à portée de main. On s’efforcera de tout noter : protagonistes, événements, émotions, etc., l’idéal étant de disposer d’un magnétophone. Il permet en effet de raconter son rêve en gardant les yeux fermés, ce qui est le meilleur moyen de se remémorer le plus grand nombre d’éléments.

Sélectionner son rêve
Les rêves s’articulent souvent autour d’un même thème mais mettent en scène des symboles différents. L’important : recueillir le rêve le plus marquant. Comment le reconnaître ? Il a tendance à se répéter ou suscite des émotions très fortes. Ceux qui rêvent trop peuvent formuler à haute voix : « Cette nuit, je préfère ne pas rêver », ce qui permet de limiter la production onirique. On peut aussi se concentrer sur un problème précis et demander à son inconscient d’y travailler : « Cette nuit, je veux faire un rêve important. » Enfin, même si l’on ne se souvient que de bribes, il est utile de les noter.

Repérer la problématique

Scruter chaque élément
Pour analyser le rêve, on établira un tableau en quatre colonnes. Dans la première, le récit complet sera restitué. Dans la deuxième colonne, on notera les émotions associées à chaque étape (tristesse, stupeur, soulagement) ; puis chaque symbole (personne, animal, paysage) sera entouré, et les actions ou absences d’action (courir, rester sans voix), y compris les paroles échangées, seront soulignées. Dans la troisième colonne, on tentera de définir le sens de chaque symbole, en mêlant définition objective et évocation personnelle. Exemple : « Un guépard chasse pour se nourrir, court très vite, je le trouve élégant, etc. » S’il s’agit d’une personne, on notera les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit (opiniâtre, accueillant…) ou un événement marquant qui lui est associé (dispute, retrouvailles…). Dans la quatrième colonne seront consignés les aspects répétitifs : la même émotion provoquée par des situations différentes, un personnage ou un paysage qui apparaissent à diverses reprises, d’éventuels homonymes (« mer » et « mère »). L’inconscient martèle ses messages ! On y inscrira aussi les polarités (un loup, un agneau ; le jour, la nuit) et les paradoxes (des ciseaux servent à détruire, mais aussi à créer). En mettant en scène des pôles opposés, notre inconscient cherche parfois à nous inciter à revenir à une position médiane, plus équilibrée.

Décrypter le scénario
Généralement, les rêves racontent des situations dont nous souffrons ou des problèmes que nous ne parvenons pas à résoudre. Encore faut-il pouvoir en décrypter le scénario. Layne Dalfen conseille la technique d’« association directe » : on examine un élément, on réfléchit à ce qu’il évoque, on revient au rêve, on analyse un deuxième élément, etc. On commencera par les points les plus spectaculaires ou ceux liés à des émotions fortes. Par exemple : « Un ours m’attaque. Quelque chose de massif et d’effrayant s’approche-t-il dans ma vie ? » Ou : « Je ne peux parler. Y a-t-il quelqu’un à qui je ne parviens pas à dire quelque chose ?» Si l’on a rêvé d’une personne précise, elle symbolise souvent une autre liée à des soucis précis. Ainsi, un ami qui trahit peut refléter la crainte d’être trompé par un partenaire amoureux. Enfin, même si l’on commence par les points forts, il est important de tout scruter, car les « détails » se révèlent parfois fort significatifs.

Dénouer la situation

Interpréter tous les rôles
Une fois que l’on a saisi ce qui sous-tend le rêve, on analysera sa logique interne. On dispose d’un « film » dont on est le scénariste, le metteur en scène, tous les acteurs, et même le décor ! Si l’on joue souvent le rôle d’un personnage proche de ce que nous sommes, les autres protagonistes évoquent les aspects sous-investis de notre personnalité. Pour se mettre à leur écoute, on les incarnera. On prendra un symbole – homme, avion, montagne – et on le « jouera », en disant ce qu’il fait, ce qu’il ressent… 
On procédera de même avec un autre symbole. On imaginera ensuite une conversation entre eux, et l’on observera ce qu’ils apprennent l’un de l’autre, leurs points communs, leurs désaccords.

Retravailler le scénario
Prendre du recul et évaluer le rêve permet de comprendre ce qui ne « va pas » dans le scénario. Et donc dans sa vie. Les actions des protagonistes sont-elles efficaces ? Peut-on s’en inspirer ? A défaut, qu’est-ce qui aurait été préférable ? On s’interrogera sur les éléments qui manquent, ils désignent souvent quelque chose que l’on ne parvient pas à réaliser. Si l’histoire finit mal, ou s’interrompt brusquement, c’est le moment de lui donner une fin plus satisfaisante : que faut-il modifier, soustraire, ajouter ?
Peu à peu, on met ainsi en lumière les ressorts cachés de notre fonctionnement psychique. L’histoire symbolique est une sorte de terrain d’entraînement qui permet d’aborder la vie réelle en possession de tous ses moyens. La meilleure façon de pouvoir la changer !

Le détail… qui a tout changé

Dans son ouvrage Dreams Do Come True, la Gestalt-thérapeute américaine Layne Dalfen rapporte l’histoire de l’un de ses patients qui illustre l’importance du moindre détail dans les songes. Etudiant en fin de maîtrise, celui-ci avait rêvé qu’il attendait un ascenseur à côté d’une photocopieuse. Quand les portes s’étaient ouvertes, il avait rejoint un homme en sanglots, qui lui avait expliqué la raison de ses pleurs : un professeur l’avait critiqué parce qu’il avait affirmé ne pas croire en Dieu.

Après coup, le jeune homme eut un déclic quand il examina un aspect mineur en apparence : la photocopieuse. Une machine qui sert à produire des copies identiques à l’originale. Or, l’étudiant hésitait à poursuivre ses études en vue d’un doctorat. Il prit conscience que cette perspective lui déplaisait, car les docteurs de son université lui semblaient tous formatés sur le même modèle, suivant avec une foi aveugle une voie toute tracée. Témoin l’homme en pleurs, car il était sorti de la norme et avait été critiqué pour sa non-croyance en Dieu. L’étudiant décida d’arrêter ses études et partit à l’étranger. Ce dont il rêvait, à l’état éveillé cette fois ! 
(Karen Isère)

Archétypes : des symboles universels

Carl Gustav Jung a défini les archétypes – notion clé de sa psychologie analytique – comme « des images originelles existant dans l’inconscient » : ce sont des symboles universels, ou des thèmes universels, qui peuvent apparaître au cours des rêves de chacun d’entre nous parce qu’ils sont « stockés » dans l’inconscient collectif depuis l’aube de l’humanité. Le dragon, le héros, le vieux sage, le poisson, le sable, le cristal, la mère, le trésor sont des exemples d’« images archétypales ». Le héros qui tue le dragon, le baptême, la confrontation entre le bien et le mal sont des « motifs archétypiques ».

Selon Jung, ce ne sont pas seulement des images, mais aussi des « centres chargés d’énergie » qui surgissent dans nos rêves lorsqu’un problème ou une situation psychologique difficile les mettent en action. Les archétypes sont porteurs d’une évolution intérieure et de solutions pour résoudre une difficulté spécifique. 
A condition, bien sûr, d’être capable de les identifier et de comprendre leur message…

http://www.psychologies.com/

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Développement personnel à l’époque de Montaigne

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Les « Essais » de Montaigne se révèlent un étonnant manuel de développement personnel. L’anglaise Sarah Bakewell a décortiqué la pensée du philosophe et en a extrait 20 leçons de bonheur.

220px-Montaigne-DumonstierLiriez-vous une biographie de Montaigne ? Peut-être pas. Mais vous seriez probablement alléché par un titre du genre : « Comment vivre ? » C’est celui qu’a choisi Sarah Bakewell, au risque de passer pour une moraliste à deux sous. Mais le sous-titre révèle la vraie nature de l’objet : « Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse».

Attention, il ne s’agit pas de savoir comment on doit vivre : la question morale, ici, est délibérément absente. Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) se souciait uniquement de bien vivre, c’est-à-dire de manière pleinement humaine, aussi satisfaisante, intelligente et heureuse que possible. Il ne défendait pas des thèses, mais se contentait de dire ce qu’il avait fait, dans telle ou telle circonstance, sans jamais se donner en exemple.

Sarah Bakewell l’a découvert par hasard, il y a une vingtaine d’années. A court de lecture, à Budapest, elle est tombée sur une traduction des « Essais » dans une boutique de livres d’occasion. C’était le seul ouvrage disponible en anglais. Elle l’a ouvert et ne l’a plus lâché… Il faut dire que les livres, cest son affaire. Cette Anglaise de 50 ans a passé une partie de son enfance en Australie où son père était libraire et sa mère bibliothécaire. Après des études de philosophie, elle est devenue conservatrice au département des incunables de la Wellcome Library, à Londres.

« Comment vivre ? » n’est pas une biographie à proprement parler. Sarah Bakewell a plutôt voulu tirer les leçons du parcours de Montaigne et explorer, si l’on peut dire, ses vies posthumes. Car l’auteur des « Essais » passionne des générations de lecteurs depuis plus de quatre siècles.

Montaigne a inventé un genre littéraire. Il s’observe, se raconte parfois de manière osée (la petite taille de son sexe le tourmente…), alors qu’au XVIe siècle un auteur ne se livrait que pour évoquer de hauts faits. « Chacun regarde devant soi, constate-t-il. Moi, je regarde dedans moi : je n’ai affaire qu’à moi, je me considère sans cesse, je me contrôle, je me goûte […]. Je me roule en moi-même. » Se raconter lui permet de tendre à ses lecteurs un miroir dans lequel ils se reconnaissent. Chacun a l’impression d’avoir vécu de telles scènes, et même d’avoir écrit ces textes. « Il me semble que c’est moi-même », disait André Gide, grand admirateur des « Essais ».

De son vivant, Montaigne réussit la prouesse d’enchanter des lecteurs indépendants d’esprit sans choquer les hommes d’Eglise les plus orthodoxes. Sa règle est en effet de « tout remettre en question », mais avec une seule exception : sa foi religieuse, qu’il déclare au-delà du doute. Il prône la sou- mission à Dieu et à la doctrine catholique. Cette foi du charbonnier est bien vue par les autorités ecclésiastiques, dans la mesure où elle s’oppose au protestantisme qui fait passer le raisonnement privé et la conscience avant le dogme. Mais au siècle suivant, le fidéisme sera mis en question, et on commencera à reprocher à Montaigne toutes sortes de choses, à commencer par ses délicieuses histoires animalières qui semblent mettre hommes et bêtes dans le même panier. Il insupporte Descartes et fait bondir Bossuet, tandis que Pascal le considère comme « le grand adversaire ». Mis à l’Index le 28 janvier 1676, les « Essais » le resteront jusqu’au 27 mai 1854, pendant près de cent quatre-vingts ans.Voltaire puis Nietzsche, eux, s’enthousiasment pour Montaigne qui apparaît comme un précurseur des Lumières. Les romantiques en font un romantique, et les moralistes victoriens un allié, publiant des versions abrégées, expurgées et aseptisées de son oeuvre. Toutes ces lectures et contre-lectures font vivre les « Essais » et assurent l’immortalité littéraire de leur auteur.

L’éloge du doute

Très inspiré par les philosophies de l’Antiquité grecque (stoïcisme, scepticisme et épicurisme), vouant une admiration sans borne à Plutarque dont il a recopié des passages entiers, Montaigne laisse courir sa plume : il écrit ce qui lui passe par la tête, sans souci de cohérence. D’ailleurs, il voyage de la même façon : les personnes qui l’accompagnent en Europe le voient changer de route chaque fois qu’il entend parler d’une chose intéressante. « Montaigne assurait qu’il était impossible de s’écarter du chemin : il n’y avait point de chemin », commente Sarah Bakewell. Lui-même explique : « S’il ne fait pas beau à droite, je prends à gauche ; si je me trouve peu apte à monter à cheval, je m’arrête… Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi ? J’y retourne ; c’est toujours mon chemin. Je ne trace à l’avance aucune ligne déterminée. » 

Ses « Essais » sont truffés de « peut-être », de « je crois » ou de « ce me semble ». Souvent, un « encore ne sais-je » met en doute ce qu’il vient d’affirmer. Il est persuadé que toute chose a plusieurs faces et que tout est relatif. Ce scepticisme et cette humilité, cet éloge du doute sont d’autant plus remarquables qu’il vit dans un siècle où catholiques et protestants sont capables des pires horreurs pour défendre une simple formulation théologique. Vivre dans l’incertitude : c’est l’une des vingt « réponses » repérées par Sarah Bakewell. Les autres ne sont pas toujours aussi parlantes. Si l’on comprend d’emblée le sens de « S’arracher au sommeil de l’habitude », « Tout remettre en question » ou « Vivre avec tempérance », il faut découvrir ce que signifie « Se ménager une arrière-boutique », « Ne philosopher que par accident » ou « Faire du bon boulot sans trop ». Pourquoi vingt réponses, d’ailleurs ? Ce chiffre rond a quelque chose d’artificiel. Pour sa part, Stefan Zweig avait tiré huit leçons de cette oeuvre qu’il admirait – huit manières d’être libre…

L’une des « réponses » de Montaigne est qu’on peut traverser une guerre inhumaine en restant humain. Il condamne la torture, à une époque où celle-ci se banalise et prend les formes les plus monstrueuses. Sans être forcément héroïque – on l’a vu fuir son domaine lors d’une épidémie de peste – il est capable de ne pas se salir les mains. Et, mieux encore, de chercher à réconcilier les pires ennemis, en se mettant à la place des uns et des autres. « Au Gibelin j,étais Guelfe et au Guelfe Gibelin », dit-il joliment.

C’est un autre de ses traits – et une autre « leçon », tirée par Sarah Bakewell : multiplier les points de vue. Montaigne se documente sur les coutumes de peuples lointains pour s’émerveiller de leur étrangeté et souligner le caractère aléatoire de toute chose. « Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie, écrit-il, que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages. » Changer de perspective, c,est aussi, à la manière des sages de l’Antiquité, prendre les choses de très haut pour les relativiser. Vues du ciel, nos petites ambitions évoquent des fourmis qui s’agitent dans tous les sens. Et « au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul ».

Faire diversion face à la douleur

Montaigne a perdu, en 1563, Etienne de la Boétie, qui était pour lui comme un frère. Cette amitié profonde, il l’a exprimée par une phrase devenue célèbre : « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi. » La Boétie est mort en parfait stoïcien, avec courage, sagesse et dignité. Mais à partir de ce jour-là, Montaigne a éprouvé la nécessité de se protéger de la douleur qui naîtrait de la perte d’un être cher, lui qui a vu mourir en bas âge cinq de ses six enfants. Il est devenu un fin connaisseur des techniques de diversion. Par exemple, pour chasser la crainte du vieillissement, il se concentre sur un souvenir d,enfance. Pour consoler une veuve, il lui parle de son époux, mais fait doucement dériver la conversation : « Je lui dérobai imperceptiblement cette pensée douloureuse, et la tins en bonne contenance et du tout apaisée autant que j’y fus. »

Sarah Bakewell a choisi des citations dans la langue originale, l’ancien français. Cela gagne en saveur, mais perd parfois de sa force, car il faut relire à deux fois pour saisir la justesse du propos. Son livre est cependant une excellente introduction à Montaigne. Le lecteur n’a plus qu’une hâte en le refermant : se plonger dans une version modernisée des « Essais ».

Autre leçon de Montaigne, et non la moindre : « Ne pas se soucier de la mort. » Jeune homme, en bon stoïcien, il pensait que la grande affaire de l’homme était de se préparer à bien mourir. Mais un accident de cheval, qui a failli lui ôter la vie à l,âge de 36 ans, lui a fait voir les choses tout autrement. Un paysan passe-t-il son temps à réfléchir sur la façon dont il passera sa dernière heure ? « La Nature lui apprend à ne songer à la mort que lorsqu’il est en train de mourir. » Mieux vaut vivre pleinement, dans l’instant : « Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; et même quand je me promène solitairement dans un beau verger, si mes pensées se sont occupées de choses étrangères pendant quelque partie du temps, une autre partie du temps je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. »

Les coaches du bonheur ne disent pas autre chose quand ils conseillent de goûter l’instant, de faire le vide dans ses pensées, de se détacher du bruit du monde. Avec quelques siècles d’avance, Montaigne a incité chacun à être témoin de ce qui se passe en soi. Les « Essais » sont une précieuse leçon de liberté, pour se détacher des poisons que sont la vanité, l’avidité, la routine ou le fanatisme. Et une invitation au bonheur de vivre. 

par par Robert Solé sur http://www.cles.com/enquetes

 

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Faire un BON USAGE DE LA PAROLE

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de maîtrise des pensées et, par suite, du discours.  Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer. 

Marie-Claire Daupale Enseignante de Philosophie

téléchargementCar le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés.  Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin.  Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots.  Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent: la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance…  Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui.  Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors «pour ne rien dire», d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse.  Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible.

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique.  Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable.  Il est en effet possible de devenir artiste dans l’échange verbal, c’est-à-dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice.  Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis!  La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrite dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter.  En effet, 
les belles pensées appellent des paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

«Poiésis» en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer.  L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème.  Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’Esprit.  «L’alchimie du Verbe», dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable.  Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec des personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats!

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus.  Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs.  Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats.  Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée.  La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles.  Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux.

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole: «Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit».  Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même.  Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purificateur à effectuer avec attention: il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi- même.  Evoquons des exemples significatifs: l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi.  Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux.  Un autre travers dans lequel il est facile de tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie: dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu.  Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel.

Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques: en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis.  Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion.  Ces monologues abrupts sont dommageables.  Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive.  Saint François d’Assise procède, dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon: il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent.  Il y a donc un tri à effectuer pour que «seules» ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes.  Prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance.  Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active.  Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur.

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression.  On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre….  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers.  Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers des prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité.  En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices.

Et la parole jaillit du silence

«Seul le silence est grand», constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant ainsi souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin, Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut.  A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création.  Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables.  L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon («Et Il vit que cela était bon», Genèse).  Pour que les paroles des hommes deviennent créatrices, bienfaisantes, cristallines, il importe qu’elles découlent d’un esprit serein, ayant trouvé du calme, du repos «à l’ombre du Tout-Puissant» (Psaume 91).  En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures que creuses.  Cela est particulièrement visible pour des états de colère, de tristesse ou de jalousie.

Un retour à l’équilibre

Lorsque qu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu.  L’adage populaire qui dit qu’«il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler» prend ici tout son sens.  Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur.  En se reliant à l’Amour Infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre.  Si la prière est intense et sincère, confiante et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme.  Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur.

Une intériorité régénérante

Socrate affirmait qu’il fallait «prendre soin de son âme», c’est-à-dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure.  Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique.  Le rythme trépidant des vies, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante.  La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc., voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses, aimables.


Il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles.

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs.  Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile de l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses) pour effectuer des «promenades immobiles» (Plotin) dans les contrées métaphysiques, plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien.  Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes.  Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements.  Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations.  «Je suis la voie, la vie, la vérité», annonçait-il.  En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux.

images (1)Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine.  Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle.  Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne.  Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comme sanction divine face à la vanité humaine.
Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance.  Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exercices spirituels élevants, les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous: de fait, le langage de l’Amour est universel.  Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié.  Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs.  Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemplaire.  Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

extrait du magazine MEDI@ME n° 7 

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Faut-il connaître notre avenir ?

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

Les authentiques Messagers de l’Au-Delà révèlent qu’il est illusoire de prétendre aider les humains en leur dévoilant leur avenir.

Les changements que la planète doit subir ont commencé à se manifester à travers différents signes avant-coureurs en apparence inquiétants : dérèglement rapide des algorithmes de notre biosphère, détérioration importante de la qualité de notre environnement, pollution massive de l’ensemble des écosystèmes terrestres, accélération du réchauffement climatique, multiplication des cataclysmes naturels, disparition de nombreuses espèces animales et végétales, accroissement brutal du nombre d’humains vivant en dessous du seuil de pauvreté, remise en question soudaine des fondements idéologiques, moraux, culturels et religieux de nos sociétés, incertitude générale quant à l’avenir et sentiment inconfortable de précarité dont plus aucun habitant de la surface de la Terre n’est désormais à l’abri. 

Face à ces effets de l’accélération vibratoire cosmique dont nous avons tendance à subir les premiers effets plutôt qu’à les comprendre, face aux difficultés existentielles auxquelles nous sommes tous, à des degrés divers, confrontés, beaucoup choisissent de se mettre en quête de nouveaux repères et d’informations concernant leur avenir. Certains consultent des voyants, des télépathes, des thérapeutes, d’autres des astrologues, des tarologues, des chiromanciens dont ils espèrent recevoir des clés qui les aideraient à décrypter les causes de leur mal-être et à redonner un sens à leur vie. 

Sylvie Lorain-Berger fait partie de ces êtres exceptionnels vers lesquels les autres habitants de la Terre ont naturellement tendance à se tourner, dès lors qu’ils « ne savent plus à quel saint se vouer ». Médium authentique depuis sa plus tendre enfance, ses conversations avec l’au-delà (retranscrites dans son bouleversant livre « Les Messagers de l’Au-Delà » – Éd. Alphée) sont aussi réelles et chaleureuses que les échanges que nous entretenons avec nos familles et nos proches; elles apporteront de multiples et précieuses informations à tous ceux qui s’interrogent actuellement sur l’orientation à donner à leur vie. 

Sylvie a en effet tenu à rendre publiques certains des conseils transmis par les êtres qui l’accompagnent quotidiennement dans les plans invisibles, car ils éclairent d’un jour nouveau les sujets liés à l’éveil des consciences et à l’accès à l’information en provenance de l’au-delà. 

Voici comment Armandine, l’une de ses guides, répond, avec une touchante simplicité, à la question : « Que faut-il penser de cette tendance actuelle de l’homme à vouloir absolument connaître son avenir ? »

Connaitresonavenir

 

« Ne crois pas que tu vas rendre service aux autres en dévoilant leur avenir… Tu les rendras dépendants psychiquement, et ils deviendront incapables de prendre seuls une quelconque décision. Connaissant les lois de la responsabilité, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même. Tant que tu n’as pas une assise spirituelle, tu peux faire plus de mal que de bien. Occupe-toi de ta propre maison en désordre avant d’aller faire le ménage chez les autres… 

Je ne connais que trop ce pouvoir attrayant qui consiste à vouloir ôter les pierres du chemin d’autrui… Te substituer aux guides peux t’apporter beaucoup de déboires. À cause de toi, ces êtres régressent. Tu deviens un poteau indicateur qu’ils suivent aveuglément. Et eux t’influencent négativement avec leur étroitesse d’esprit. Ils t’aspirent vers le bas sans que tu ne t’en aperçoives… C’est très ennuyeux… 

- Mais la voyance a toujours existé. Elle apporte souvent des indications précieuses qui influencent positivement la personne demandeuse. 

Armandine, patiente, m’explique : 

- Le terme « influence » que tu viens d’utiliser est bien choisi. Et tu n’as pas à « influencer » qui que ce soit. Les expériences d’un être déterminent sa force de penser, sa volonté de se battre et de faire des choix. Lui prédire son avenir, c’est l’infantiliser, le priver de son travail personnel. L’être humain doit simultanément se servir de son intellect et de son intuition. Seul l’équilibre entre ces deux forces fera de lui un être en progression constante. Les guides n’interviennent que pour amener l’âme à son futur épanouissement. 

- Pourtant, certaines personnes ont besoin d’un éclairage à un moment bien précis de leur vie pour mieux distinguer le bon chemin… 

- Chacun de vous a le pouvoir de distinguer, sans aide extérieure, s’il est sur le bon ou le mauvais chemin… La conscience a été donnée à l’homme dans ce but. Comme je l’ai maintes fois expliqué, l’invisible passe par la conscience pour vous guider. Les mener à être à l’écoute d’eux-mêmes libérerait les hommes de fausses croyances dans la limitation de leur existence. Ils découvriraient que les épreuves découlent de la loi de la réciprocité des effets que je t’ai déjà expliquée, il me semble. 

Tu es trop jeune pour te charger des tourments des autres. Ton regard doit se fixer sur ton propre horizon. Quand tu seras prête, tu pourras te servir des tarots qui, eux, reposent sur la connaissance initiatique spirituelle. Leurs symboles, révélateurs d’un certain niveau de conscience, sont des messages de l’âme. C’est une lecture intérieure… C’est très différent! 

Armandine paraît vraiment contrariée. Elle voudrait, comme tout guide qui se respecte, m’éviter les écueils qu’elle a sûrement subis. Son message est clair :intervenir dans le destin des autres peut s’avérer lourd de conséquences…

Je reste malgré tout hésitante. Cependant, Armandine ne lâche pas prise. 

- Tu dois savoir que toute question sur l’avenir terrestre t’éloignera de la Lumière… Ce n’est pas ton objectif…

Messagersdelau-dela

Les questions concernant l’avenir terrestre nous éloignent de la Lumière.

- Mais quel est mon objectif ? Je ne le sais pas moi-même et tu m’en parles rarement. Je ne sais pas ce que je dois faire… 

- Essaie déjà d’entendre ce que tu ne dois pas faire! Sélectionner avec précision ce qui nourrit ton âme est nécessaire pour que je t’en dise un peu plus. Vois-tu, c’est comme la voyance… Te révéler ce que tu es amenée à devenir t’embrouillerait plus les idées qu’autre chose. 

- Mais le destin existe. Je le vois bien dans les lignes des mains. On y voit les bonheurs et malheurs à des dates relativement précises. Enfreint-on une loi en les lisant ? 

Si tu les lis à des personnes qui ne sont pas aptes à saisir la portée de tes prédictions, que ce soit par les cartes ou les lignes de la main, elles peuvent aboutir à une inertie pernicieuse. Beaucoup attendront les bonheurs annoncés comme un dû. Si tu n’annonces pas à la personne les malheurs et dures épreuves qui la guettent, elle s’attendra à une vie de rêve. Mais lui révéler ses futures épreuves peut la traumatiser et la freiner dans son évolution terrestre. Le moindre détail peut perturber une âme sensible. 

L’autre jour, je t’ai entendue lire les lignes de la main à une amie de ta famille. En apparence, tu ne lui as dit que des choses très positives. Tu as fait attention… Donc cette femme a déjà un enfant et tu as lu dans sa main qu’elle en aurait deux. Tu ne t’en es pas rendue compte, mais tu l’as extrêmement troublée en lui faisant cette prédiction. Cette femme ne veut plus d’autres enfants… Elle s’est d’ailleurs faite avorter il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi tu as vu ces deux enfants dans sa main… 

Pourtant, le libre-arbitre existe toujours, ne l’oublie pas! Cette femme a cru qu’elle devrait absolument avoir deux enfants. C’est inexact! Si elle le désire, elle pourrait en avoir un deuxième, ce qui est très différent! Du coup, elle en a oublié le positif de tout le reste et ne pense plus qu’à ça… Tu lui as gâché sa journée et bien d’autres à venir… À cause d’une seule affirmation! Tu croyais lui faire plaisir, mais elle, elle t’en veut de lui avoir affirmé cela… 

Comprends-tu la difficulté de prédire ? Même lorsque l’on agit avec une certaine sagesse humaine et une grande bonté, cela ne suffit pas toujours. Seule la sagesse spirituelle est représentative de la justice et du véritable Amour. C’est vers celle-ci que tu dois tendre. Elle est messagère des plans subtils élevés. Ne perds pas de temps avec la voyance. C’est une énergie néfaste pour les médiums auditifs comme toi. Ce n’est pas le même canal. Pourquoi crois-tu que les guides agissent dans l’ombre, pour la plupart des humains ? Notre rôle principal est de chuchoter quelques conseils judicieux pour guider discrètement chaque être vers l’apogée de ses possibilités tout en respectant son libre choix. 

Vous ne devez jamais perdre la maîtrise de votre propre existence. Chacun de vous est né à cette période avec un objectif très précis à atteindre. Nous sommes là pour vous aider à le « mettre en lumière », mais à vous de le réaliser avec audace. C’est un jeu de piste très élaboré. Nous, les guides, nous vous envoyons constamment des signes… À vous de les interpréter grâce a votre perspicacité. Et plus vous serez attentifs, plus vous aurez de signes… Si Dieu a masqué la destinée de l’homme qui naît, c’est pour qu’il vive en paix dans son présent. «À chaque jour suffit sa peine.» Croire à la fatalité de son destin peut amener à la résignation, une triste indifférence. Seuls les guides possèdent une sagesse assez subtile pour dévoiler certaines vérités sans pour autant « manipuler » le libre-arbitre des êtres auxquels ils s’adressent. 

La voyance détourne les êtres de leur Lumière intérieure, ils réagissent en fonction des informations données avec précision. Tu crois bien faire, mais les mettre devant un fait accompli leur fait croire en un destin tracé d’avance, alors qu’il n’en est rien. Ils peuvent le transformer en une seconde… De plus, la voyance fatigue tes surrénales et ta glande thyroïde pour pas grand-chose ! 

- Ah, c’est pour ça que j’ai le visage qui enfle soudainement. Mais, Armandine, les décédés proches qui m’entourent connaissent certains événements à venir… Toi-même, je sais que tu as une idée de ce qui m’attend… dans quelle mesure peux-tu me le dévoiler? 

- Il faut faire très attention, car plus les décédés sont proches de la Terre, moins ils en savent… Ils font surtout des déductions à partir de votre pensée du moment. Ainsi, ils se trompent, et ces erreurs causent des préjudices à ces âmes qui tentent de vous aider. Vos questions matérialistes les rattachent a la Terre qu’ils ont quittée ; ils se servent souvent de ce qu’ils ont vécu personnellement pour vous répondre, et s’ils sont restés si proches de la Terre, c’est qu’ils ne sont pas capables de s’élever plus haut. Je ne parle pas des décédés qui décident de protéger leurs proches par amour, de même que ceux qui t’ont toujours entourée pendant ton enfance. Ceux-là restent discrets sur l’avenir. 

ClairvoyancespirituellePlus les décédés sont évolués, moins ils vous en diront sur ce que vous avez à expérimenter. Ils vous soutiennent et cherchent plutôt à vous orienter en passant par votre conscience individuelle, comme nous, les guides. C’est la plupart du temps grâce à ces intuitions fulgurantes que vous changez d’idée et que vous échappez à quelques ennuis. Plus vous avez d’entités lumineuses qui vous aiment et vous assistent, plus vous avez de signes… Nous ressentons tous une joie intense quand l’intuition est suivie… Les guides sont prioritaires pour se servir de ce canal, mais certains d’entre vous sont plus réceptifs à des êtres décédés qu’ils ont aimés. Nous œuvrons tous en parfaite harmonie. Seul compte pour nous le résultat… Mets-toi en tête que la voyance et la clairvoyance spirituelle sont opposées. La voyance est une initiation mineure…

Nous, nous t’offrons l’Initiation qui te mènera directement vers les hauteurs. Ton aide sera alors bien plus efficace… Tu serviras essentiellement d’intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Les guides et les êtres de Lumière ont besoin des médiums comme toi pour délivrer certains messages, certaines mises en garde envers leurs protégés… comme je le fais avec toi. À toi de savoir si tu veux perdre du temps dans la vallée… Les épreuves doivent rester cachées a ceux et celles qui les fuient. Peu d’êtres sont à même d’entendre, sans un immense sentiment d’effroi, tout ce qu’ils auront à subir. Comme tu le sais, la peur est mauvaise conseillère. Les lois divines demandent de la patience, un effort permanent face à l’adversité ou l’inconnu… »

Extrait de « Les Messagers de l’Au-Delà » de Sylvie Lorain-Berger (Éd. Alphée – 2006) 
Bibliographe – Janvier 2007

« Ils sont là mais je n’ai jamais peur. Ils sont tendres et prévenants. Je les vois et je les entends comme si nous nous parlions au téléphone. Je les aime infiniment. » 

Voici le témoignage profondément humain d’une médium qui, dès son enfance, constate qu’elle n’est pas comme les autres. Outre ses dons de voyance, elle communique avec des guides et en particulier avec son arrière grand-mère qui jouera le rôle d’ange gardien et de première initiatrice. Car ce récit est aussi l’histoire d’une initiation, d’un parcours singulier avec ses questions, ses épreuves et ses extraordinaires révélations.Son livre « Les Messagers de l’Au-Delà » est disponible CliquezICI

 

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Ton âme s’exprime

Posté par othoharmonie le 2 février 2014

 

bannière - CopieTu ne fais qu’un avec moi. Tu as oublié qui tu étais. Il est temps de retrouver la mémoire. Il est temps, très cher, de te voir comme tu es à l’origine, un être divin. Ressens l’énergie source, celle qui t’a créé, celle qui t’a façonné, celle qui circule en toi. Il est temps de s’identifier à cette énergie, ton énergie. 

Comme tu le sais, ton corps physique n’est qu’une partie de toi, un véhicule qui te sert à vivre dans ce monde terrestre. Il te sert à vivre l’expérience de l’incarnation. Souvient toi que tu es bien + que ce corps. Il y a aussi le mental en toi, l’égo qui t’accompagne dans cette incarnation. Ne laisse pas le mental entrer dans le Je, c’est seulement moi, ton âme qui doit te parler. Je sais ce qui est bon pour toi. Je sais mieux que ton mental, je sais mieux que les gens extérieurs. Je sais aussi ce que tu as besoin. Je connais ton parcours et tes expériences. Je te souffle les meilleurs choix pour que tu vives les expériences les plus constructives et évolutives pour ton être. Mais m’écoutes tu ? ou écoutes tu ton mental ? Je te le redis donc, débranche ton mental, médite ou relaxe-toi quelques minutes par jour au minimum, en t’allongeant ou en étant assis, ceci en étant accompagné d’une musique douce ou dans le silence si tu préfères. Déconnecte de temps en temps de ta réalité terrestre pour faire du bien à ton âme et ton corps. Fais le vide dans ta tête au moins quelques minutes par jour pour ressentir un peu de paix et de bien être en toi. Prends l’habitude de le faire et tu sentiras moi, ton âme de + en + souvent. 

Tu as établi un plan, tracé une route pour rejoindre l’entité divine que tu es. Ce parcours est semé d’embuches et parfois tu tombes mais tu te relèves, je t’aide à te relever. Moi, ton âme, je suis heureux de faire la route avec toi, rappelles toi que nous sommes qu’UN. Aimes la vie, pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle t’apporte. Cette vie matérielle n’est qu’un petit passage sur le plan terrestre, je te le redis, tu es bien plus que cela, ne l’oublie jamais. Profite de ce petit passage pour faire des grandes choses pour ton âme. Tu sais qu’il faut évoluer et tu le fais à ton rythme. . Continue ainsi, dans la joie, l’amour et la lumière et ce à chaque seconde. Sens toi porter par le flux divin qui coule en toi et ne laisse pas ton mental te faire douter. Ne soit pas dans l’attente, mais crée. Suis ton chemin, suis ta route que tu as devant toi et que tu as construite. 

Très cher, je suis toi, tu es moi. Nous sommes UN. Ecoute la voix de sagesse qui est en toi, la petite voix, c’est la mienne. , je suis ton meilleur compagnon de route. je m’exprime donc par la petite voix de sagesse que tu entends parfois en toi. Mais tu ne fais pas pas toujours attention à cette voix intérieure ou tu ne l’écoutes pas. Pourtant, je te le redis, je sais mieux quiconque ce qu’il y a de meilleur pour toi. Ecoutes ma petite voix et ta vie changera. Rappelle-toi que tu es un guerrier de lumière car c’est la lumière que tu as choisi d’incarner. Tu as parfois expérimenté l’ombre mais c’est pour mieux apprécier la lumière, pour mieux juger ce qui est bon pour toi. 

Est-ce que tu es un ange de lumière ? la réponse est en toi…tu le sais que tu es un ange, un ange magnifique. Il n’est pas possible d’être autre chose puisque tous, vous êtes des anges magnifiques qui ont perdu la mémoire. Mais, vous tous les humains, vous allez la retrouver, il ne tient qu’à vous à savoir quand et comment. Tous, vous pouvez vivre dans la lumière et choisir des expériences agréables, tous pouvez faire UN avec votre âme. Si vous êtes capable de vous remettre en cause, si vous avez la volonté de changer ce que vous jugez mauvais en vous, alors vous prenez un bon chemin pour votre âme. 

Je suis ton âme et je t’aime infiniment. Remplis-toi de la lumière que je t’envoie en permanence. Cette lumière, cet amour est disponible tout le temps en toi. A toi de la ressentir, à toi d’être assez fort pour contrôler les énergies et ressentir l’amour au quotidien, tu en es capable. Il suffit juste d’avoir + de volonté et de contrôle. La puissance de le faire, tu l’as, tu sais déjà faire tout cela car tu l’as fait, il y a bien longtemps. Encore une fois, il est temps que tu retrouves la mémoire. 

Très chers habitants de la Terre, Les énergies présentes en ce moment sur votre planète font que vous pouvez ressentir à nouveau votre âme, alors ressentez la pleinement, et une Terre de lumière se matérialisera. Ne croyez pas que c’est impossible, ne croyez pas que vous ne pouvez pas le faire. Ne croyez pas que le monde est perdu. C’est vous, les humains, qui pouvez changer ce monde pour le rendre lumineux, vous en êtes capables. Encore une fois, commencez par écouter la petite voix de sagesse qui s’exprime en vous. Écoutez-la et donnez le meilleur de vous-même. 

Les êtres intergalactiques, les êtres de l’espace vous regardent et vous aiment pour ce que vous êtes , sans jugement. Ils attendent le retour de la lumière sur Terre. Il est temps de mettre en action les enseignements donnés dans beaucoup de livres comme par exemple « conversations avec Dieu ». Il n’y a jamais eu autant d’enseignements dans vos livres qu’aujourd’hui, sur cette planète, alors maintenant il faut les mettre en pratique. Pour cela, commencez par changer vos pensées, en éliminant toute négativité en vous, en remettant en cause vos croyances et schémas limitatifs enseignés par vos religions, gouvernements mais aussi vos parents qui vous enferment dans leurs croyances depuis des décennies et des décennies. Renversez les barrières, cherchez les vérités par vous-même et osez penser par vous-même. 

Ensemble, ressentons l’unité de toute chose, de chaque être vivant. Ensemble ressentons l’amour à chaque instant, cette énergie inépuisable et en abondance. Envoyons un amour infini à tous les êtres vivants dans toutes les dimensions, dans toutes les directions du temps. Envoie aussi de l’amour infini à tes toi des autres vies, à ton soi dans toutes les directions du temps. 

Que l’amour et la lumière inondent vos cœurs ne permanence 

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un lingam qui donnait des ailes

Posté par othoharmonie le 1 février 2014

 

le magazine « Sacrée Planète » a consacré un article à propos des lingams (signe)…

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En sanskrit  liṅgaṃ (« signe ») est une pierre dressée, souvent d’apparence phallique, représentation classique de Shiva. On retrouve dans ce symbole l’ambivalence du dieu, ascète et renonçant d’une part, mais aussi figure majeure du tantrisme, représenté par un phallus, d’autre part.

Le mot lingam signifie « 1) signe ; 2) phallus ; 3) symbole de Shiva ».

Ci-dessous, vous pourrez lire le témoignage de Daniel Meurois, à qui Swami Premananda a confié un lingam !

Le témoignage dont j’aimerais vous faire part ici commence au début des années 90… Avec quelques proches, je m’étais rendu en Inde du sud auprès de Swami Premananda, ainsi que j’avais la chance de pouvoir le faire une ou deux fois par an. Lors d’une conversation privée avec lui, la notion d’accompagnement des mourants a été abordée. Note petit groupe nourrissait en eff t le projet de créer une structure d’accueil afin d’aider des personnes en fi n de vie. Le projet était peu avancé mais l’idéal était là, bien présent.

J’avais personnellement l’habitude d’essayer – hors corps – de faciliter le passage de ceux qui allaient “naître au Ciel” et que la vie mettait sur ma route, mais participer à la création d’une structure dans la matière me paraissait important. Swami Premananda s’est aussitôt montré très intéressé et a déclaré sans attendre son intention de nous soutenir par le don d’un ou deux lingams spécifiques.

Sans qu’il se soit expliqué davantage, nous l’avons immédiatement vu bouger légèrement l’extrémité de ses doigts dans l’espace qui se trouvait devant lui et faire jaillir de l’Invisible, un puis deux petits œufs de pierre couleur de chair sous nos yeux émerveillés… et même sous l’objectif d’une caméra.

Swami Premananda nous alors expliqué qu’il venait de matérialiser ceux-ci en leur donnant pour fonction d’aider au détachement de l’âme à l’approche de la mort. Leur utilisation était très simple, leur capacité prenant sa pleine mesure avec le niveau de compassion manifesté par celui qui les utiliserait. L’un de ces deux lingams me fut remis en main propre. Je m’en suis donc retrouvé en quelque sorte le « gardien ».

Bien des années ont passé depuis ce jour béni… Bien des évènements se sont aussi produits. Le projet de créer une Maison d’accueil pour les personnes en fi n de vie n’a pas pu aboutir mais le lingam dont j’avais la responsabilité n’en a pas moins été extrêmement utile. À de nombreuses reprises, il a pu jouer son rôle protecteur et lumineux auprès d’hommes, de femmes et même d’enfants qui s’apprêtaient à quitter ce monde. Au fi l des années, il n’a jamais cessé d’offrir sa paix, cette si importante décrispation de l’âme et du corps dont nous avons tant besoin lorsque nous arrivons au bout de notre chemin.

Le petit rituel par lequel je sollicitais son aide était toujours le même, très simple, très discret mais d’une portée évidente. Le lingam de Swami Premananda était un vrai don du Ciel… Et puis… le jour est venu qui m’a amené au chevet de ma propre sœur. Elle se nommait Martine et était atteinte d’un cancer généralisé en phase terminale. Elle avait souhaité finir sa vie à son domicile. Chacun avait respecté sa volonté même si cela diminuait inévitablement la qualité des soins médicaux qui pouvaient lui être prodigués.

L’instant ultime approchait. Mon épouse Marie Johanne et moi-même, en relais avec quelques amis, passions d’interminables heures à son chevet, attentifs aux moindres fluctuations de sa respiration.

Qu’elles étaient longues et souffrantes ces heures et comme nous aurions voulu voir Martine être libérée au plus vite et sans douleur puisqu’il n’y avait manifestement plus de retour possible ! Mais son âme paraissait être incroyablement chevillée à son corps ; elle ne parvenait pas à entrer dans le lâcher-prise. J’utilisais le lingam de Swami Premananda cependant, même si je ne pouvais douter de son action subtile, j’aspirais à en voir les effets concrets.

Le visage tourné vers le mur de sa chambre, Martine demeurait fermée, crispée à l’extrême et comme nourrissant dans sa demi-conscience une secrète colère. Il ne fallait surtout pas qu’elle parte ainsi… Mais que faire de plus pour que l’acceptation s’installe en elle et lui permette de déployer ses ailes sans trop attendre ?

À un moment donné, je me suis retrouvé seul avec elle. L’avant de son corps toujours tourné vers le mur – c’était la position qu’elle réclamait – je ne la voyais que de dos, décharnée au point d’en être devenue presque transparente. Encore une fois, que faire de plus ? La prière, bien sûr… le dialogue intérieur avec son âme aussi, évidemment. Soudain, une idée telle une étincelle de lumière a surgi en moi : Et pourquoi ne pas essayer de placer le lingam de Swami Premananda au niveau du cœur de Martine, sous la paume de ma main et directement en contact avec son dos ?

Je l’ai fait sans réfléchir davantage mais tout en continuant à prier sans rien demander d’autre que ce qui devait être. C’est alors qu’au bout de quelques minutes, avec la rapidité de l’éclair, j’ai senti le lingam se faire littéralement absorber par Martine au point précis où je l’avais appliqué sur elle. Ne comprenant pas ce qui se passait, J’ai aussitôt voulu regarder entre la paume de ma main et son dos. Il n’y avait plus rien ; le lingam avait disparu… Mon premier réflexe a bien sûr été de le chercher dans les draps.

Il avait dû glisser quelque part… Ma recherche fut totalement vaine. Le lingam de Swami Premananda s’était comme volatilisé, me laissant avec l’incroyable certitude qu’il avait été ¨avalé¨ par le corps de Martine au niveau de son cœur. Il fallait donc que je me rende à l’évidence… Si le besoin d’aide et d’amour de ma sœur avait fait en sorte que le lingam soit ainsi aspiré par elle, c’était nécessairement juste. C’était aussi l’ultime destin du petit œuf de pierre rose.

Rien pourtant ne changea chez Martine ce jour-là. Il fallut attendre le lendemain matin : Elle avait réussi à se placer  d’elle – même sur le dos, une détente s’était délicatement installée sur son visage et son être tout entier semblait enfin connaître l’état de décrispation tant espéré. Vingt-quatre heures plus tard, Martine prenait son envol…

L’histoire que j’avais à vous conter pourrait s’arrêter là, mettant déjà en évidence l’intelligente douceur et la force du lingam de Swami Premananda… Cependant, il n’en est rien…

Quelques heures après le départ de Martine, cette histoire a en effet connu un rebondissement tout à fait inattendu. Marie Johanne et moi étions alors seuls dans la chambre où nous logions, à quelques centaines de mètres de la maison où tout s’était accompli le matin-même. J’entends encore la réflexion de mon épouse : «Ne sens-tu pas cette odeur ? C’est celle de Martine. Son âme doit être ici…»

J’y ai prêté attention et j’ai effectivement perçu cette odeur si caractéristique que la maladie donne souvent à ceux qu’elle emporte. Cela n’a pas duré longtemps mais la perception a été tellement nette qu’il fut impossible d’en douter.

Épuisés par tant de choses, nous sommes ensuite sortis de la pièce pour nous restaurer succinctement… jusqu’au moment où j’ai éprouvé le besoin d’y retourner sans attendre. Je ne sais pas ce qui m’a alors poussé à chercher sur la commode de notre chambre la petite boîte de nacre dans laquelle j’avais pour habitude de ranger le lingam d’accompagnement. Elle y était, bien à sa place. Je l’ai saisie sans savoir pourquoi et, ce faisant, j’ai immédiatement senti “quelque chose” rouler en elle. Je l’ai ouverte… Le lingam était là. Il était revenu…Était-ce l’âme de Martine qui avait réussi à le restituer en laissant derrière elle l’odeur de son passage ? Était-ce le lingam lui-même qui, manifestant sa puissance divine, avait su franchir le seuil des mondes afin de retrouver sa place et pouvoir ainsi continuer à servir ?

Je l’ignore aujourd’hui encore. Cela ne me questionne cependant pas car, en réalité, ce n’est pas très important. Ce qui l’est, à mes yeux, c’est l’enseignement de tout cela, c’est l’extraordinaire confirmation du caractère divin du cadeau de Swami Premananda. Cette seule constatation devrait alors suffire à ce que nous nous posions tous la question suivante : Qui est en vérité cet homme pour pouvoir nous faire de tels présents ?

Lorsque la subtile Lumière des mondes de l’Esprit accepte de se densifier pour nous rappeler son existence, il n’y a rien de plus beau pour nous faire grandir en Amour. Et puis… Comment ne pas être émerveillés par l’Intelligence sacrée qui vit et agi au sein d’un petit œuf de pierre ? Il faut que nous repensions notre “ordre du monde” sans tarder…

Daniel Meurois

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21 leçons pour demeurer en paix

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

BYRON KATIE

BYRON KATIE

 


Introduction. Ce qui suit représente des pratiques simples mais puissantes qui peuvent vous offrir de nouvelles manières de considérer les circonstances de votre vie et, par cela, de créer de nouvelles possibilités de réalisation de soi.

1. Inverser les jugements
Remarquez dans la pratique lorsque vous jugez ou critiquez quelqu’un ou quelque chose. 
Par exemple, au rayon de l’épicerie, vous êtes impatient et pensez que la personne devant vous est mal organisée et impolie.  

Rapidement, renversez votre jugement et demandez-vous :

- Est-ce que cela est vrai aussi pour moi ?

- Suis-je impoli ?

- Suis-je parfois impoli ? Envers les autres ou envers moi-même ?)

- Suis-je impoli en moi-même lorsque je pense que les autres sont impolis ?

 Cet exercice amène votre attention en dehors de l’autre et place votre attention sur vous-même. Le pardon en résulte naturellement.
 
Placer la responsabilité ou le jugement sur quelqu’un d’autre vous ôte tout pouvoir de changer votre expérience.

 Accepter la responsabilité de vos croyances et de vos jugements vous accorde  le pouvoir de les changer. 
 
Souvenez-vous, au-delà de l’apparence de celui que vous regardez, il s’agit toujours de Dieu qui est camouflé, debout devant vous, pour que vous puissiez vous connaître. Renverser ses jugements permet le pardon total. Le pardon mène à la conscience de soi et rétablit l’intégrité personnelle.

2.  Les trois formes d’affaires

Remarquez, lorsque vous blessez, que vous êtes intellectuellement en dehors de vos affaires. Si vous n’êtes pas certains, arrêtez-vous et demandez-vous : «Intellectuellement, dans quelle affaire est-ce que je me trouve ?». 

Il existe trois sortes d’affaires dans l’univers : les miennes, les vôtres et celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il lorsqu’un tremblement de terre se produit ? Celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il si le voisin d’en bas de la rue a une vilaine pelouse? Celles de votre voisin.

- De quelles affaires s’agit-il si vous êtes en colère contre votre voisin d’en bas de la rue parce qu’il a une vilaine pelouse ? Vos affaires.

La vie est simple, c’est à l’intérieur.

Comptez, dans des intervalles de cinq minutes, combien de fois vous vous mêlez mentalement des affaires d’autrui. Notez lorsque vous donnez un conseil non demandé ou offrez une opinion sur quelque chose (à haute voix ou silencieusement).

Demandez-vous :

- Est-ce que je me mêle de ses affaires ?

- M’a-t-il demandé mon conseil ?

Et, le plus important :

- Puis-je prendre le conseil que j’offre et l’appliquer dans ma vie ?

3. Etre dans les affaires de personne

Après avoir travaillé sur la pratique de demeurer en dehors des affaires des autres, essayez de demeurer aussi en dehors de vos propres affaires. 

Considérez sans gravité tout ce que vous croyez savoir sur vous-même. 

«Je suis contenu et limité dans ce corps physique».

- Est-ce vrai ?

- Puisque savoir absolument que cela est vrai ?

- Qu’est-ce que j’obtiens en maintenant cette croyance?

- Il y a une croyance répandue que nous sommes notre corps et que nous mourrons. Qui serais-je sans cette croyance ?

4.   Se détacher de son corps, de son histoire

Essayez de parler de vous-même, durant un moment, à la troisième personne plutôt que je ou moi.  

Au lieu de dire «Je vais déjeuner», dites «Elle/il va déjeuner» (en se référant à vous-même) ou «Celle-ci/celui-ci va déjeuner».

Faites cela avec un ami durant une heure, l’après-midi ou la journée entière. Éliminez l’utilisation de tous les pronoms personnels (je, moi, nous).

Par exemple :

- Comment va celui-ci (ou celui-là) aujourd’hui ?

- Veut-il aller au parc ?

Faites l’expérience du corps de manière impersonnelle, ainsi que des histoires et des préférences que vous croyez incarner.
 

5. Parler au présent

Devenez conscient de la fréquence de vos conversations centrées sur le passé ou le futur. Soyez conscient des verbes que vous utilisé : était, faisait, fera, va faire etc. Parler du passé dans le présent, c’est le ré-éveiller et le recréer complètement dans le présent, pas seulement dans nos esprits, ce qui nous éloigne à ce que le présent représente pour nous en ce moment.

Parler du futur, c’est créer et vivre avec un fantasme. Si vous voulez faire l’expérience de la peur, pensez au futur. Si vous voulez faire l’expérience de la honte et de la culpabilité, pensez au passé.

6. Faire la vaisselle 

«Faire la vaisselle» est une pratique d’apprentissage de l’amour de l’action en face de vous. Votre voix intérieure ou intuition vous guide toute la journée dans des tâches simples tels que faire la vaisselle, conduire au travail ou nettoyer le sol. Autoriser la sainteté de la simplicité. Écouter votre voix intérieure et ensuite agir selon ses suggestions avec une confiance implicite crée une vie avec plus de grâce, sans effort et miraculeuse.

7. Écouter la voix du corps

Le corps est la voix de notre esprit et il vous parle à travers des mouvements physiques tels que les contractions musculaires -tels que les tics, les élancements, les chatouillements et la tension-, pour n’en nommer que quelques-uns uns. 

Devenez conscient de la fréquence à laquelle vous vous éloignez de la paix ou de la tranquillité. 

Pratiquez la tranquillité et laissez votre corps vous parler à partir de l’endroit où votre esprit se contracte, peu importe la subtilité de la contraction vacillante. Lorsque vous remarquez une sensation, enquêtez à l’intérieur.

- Quelle situation ou pensée contractée déclenche cette sensation physique ?

- Suis-je hors alignement de mon intégrité dans cette circonstance, et si oui, où ?

- Suis-je désireux de laisser partir cette croyance ou cette pensée qui fait se contracter mon corps ?

Écoutez et permettez aux pensées de vous guider et retournez à la paix et la clarté intérieure.

8. Faites-vous un rapport

Cet exercice peut aider à soigner la peur et le sentiment de terreur. 

Pratiquez l’élaboration de rapports sur les évènements comme si la circonstance dans laquelle vous vous trouviez était en fait une nouvelle et que vous en soyez le reporter itinérant. Décrivez exactement l’environnement et ce qui se passe « sur la scène » au moment précis. La peur est toujours le résultat de la projection d’une re-création du passé dans le présent ou le futur. 

Si vous vous découvrez être dans la peur, trouvez la croyance qui en est au cour et enquêtez :

- Est-il vrai que je dois avoir peur dans cette situation ?

- Que se passe-t-il réellement en ce moment-même, physiquement ?

- Où se trouve mon corps (mains, bras, pieds, jambes, tête) ?

- Que vois-je (arbres, murs, fenêtres, ciel) ?
 
La dépersonnalisation de nos histoires nous offre une occasion de considérer les circonstances plus objectivement et de choisir nos réponses à ce que nous apporte la vie. Vivre dans nos esprits, croire nos pensées fausses est une bonne manière de nous effrayer à mort et cela peut apparaître sous la forme de la vieillesse, du cancer, de la dégénérescence, de l’hypertension artérielle, etc.

9.   L’écoute fidèle

Pratiquez l’écoute des autres au sens le plus littéral, croyant exactement ce qu’ils disent et faites le mieux possible pour résister à l’envie de tomber dans vos propres interprétations de l’information qu’ils partagent avec vous.

Par exemple, quelqu’un peut vous faire des compliments sur votre beauté, et vous l’interprétez comme une insinuation que cette personne a des motifs inavoués. Nos interprétations sur ce que nous entendons dire de nous par les autres sont souvent de loin plus douloureuses ou effrayantes que ce que les autres disent réellement. Nous pouvons nous blesser par nos idées fausses et notre habitude à penser à la place des autres. Essayez de croire que ce qu’ils disent est exactement ce qu’ils veulent dire : ni plus, ni moins.

Ecoutez les autres jusqu’au bout. 

Rattrapez-vous lorsque vous désirez achever une phrase pour quelqu’un, soit à haute voix soit dans votre esprit.

Ecoutez. Il peut être étonnant d’entendre ce qui vient lorsque nous permettons aux autres d’aller jusqu’au bout de leurs pensées sans interruption. Et lorsque nous sommes occupés à penser à ce qu’ils vont dire, nous manquons alors ce qu’ils disent réellement.

Vous pouvez considérer ces questions :

- Qu’est-ce qui peut être menacé si j’écoute et entends de manière littérale ?

- Est-ce que j’interromps parce que je ne veux pas réellement savoir ce que l’autre a à dire ? Est-ce que j’interromps  pour convaincre que j’en sais plus que lui ?

- Est-ce que j’essaie de dresser une image de confiance en soi et de maîtrise ?

- Qui serais-je sans le besoin de posséder ces qualités ?

- Est-ce la peur d’apparaître comme non intelligent ?

- Est-ce que les autres me quitteraient si je les écoutais fidèlement et ne m’engageais plus dans des jeux manipulateurs ?

10. Parler honnêtement et fidèlement
Parlez fidèlement, littéralement. Dites ce que vous voulez dire sans justification, sans aucun désir de manipuler et sans vous inquiéter sur comment l’autre va interpréter vos paroles. Exercez-vous à ne pas être prudent. Faites l’expérience de la liberté que ceci apporte.

11. Observer la pièce
Imaginez-vous au balcon, regardant votre drame favori sur vous et ce qui vous bouleverse. Contempler l’histoire sur la scène en dessous. Observez comment vous avez assisté à ce drame des centaines, peut-être des milliers de fois. Observez cela  jusqu’à ce que vous vous ennuyiez.

Les acteurs doivent exagérer leur rôle pour conserver votre attention. Notez le moment où vous devenez honnête avec votre ennui, où vous vous levez de votre siège, quittez le balcon, sortez du théâtre et allez dehors. Sachez que vous pouvez toujours y retourner. Qui seriez-vous sans votre histoire ?

12. Regarder une deuxième version de la pièce
Ecrivez votre histoire à partir des yeux et de l’esprit d’une autre personne. Ecrivez autant de versions avec autant de résultats que vous le voulez. Remarquez ce que vous remarquez.

13. S’entraîner à la polarité
Si vous vous trouvez demeurer avec une pensée négative, entraînez-vous à aller vers l’extrême ou la polarité positive opposée. Lorsque vous vous surprenez à glisser à nouveau dans la négativité, choisissez à nouveau de retourner à la polarité positive et demeurez présent à votre choix conscient.

Percevez-en la vérité. Il n’y a que l’amour, et ce qui n’apparaît pas en tant qu’amour est un appel déguisé pour l’amour. 

C’est notre droit de naissance que de vivre dans la polarité positive d’amour et de vérité.

14. Le processus d’amour de soi
Dressez la liste de tout ce que vous aimez chez une personne et partagez-le avec elle. Puis, accordez-vous tout ce qui est sur la liste. Vous pouvez aussi reconnaître que ce que vous aimez chez quelqu’un d’autre est aussi vrai chez vous. Puis laissez la plénitude s’exprimer dans votre vie.

15. Etre dans l’honnêteté
Entraînez-vous à bouger et à répondre à partir de l’honnêteté. Riez, pleurez, criez et parlez tel que cela est véritablement vrai pour vous en  chaque instant. Soyez à nouveau un enfant ; agissez en complète honnêteté avec vos sentiments. Ne laissez pas les croyances compromettre votre intégrité. Par exemple, entraînez-vous à quitter une pièce honnêtement sans manipuler ceux que vous laissez derrière vous avec une excuse polie. Vivez votre vérité sans chercher à vous expliquer.

16.Demandez ce que vous voulez – Accordez-vous ce que vous voulez
Demandez ce que vous voulez, même si vous vous sentez intrépide ou maladroit. Les autres ne savent pas ce que vous voulez avant de le leur demander. L’acte de demander est une validation de la prise de conscience que vous méritez d’obtenir ce que vous désirez. Si les autres sont incapables ou non disposés à répondre à votre demande, accordez-vous la vous-même.

17.La conscience de vous
Reconnaissez que celui en face de vous est vous. Au-delà de toutes les apparences et personnalités réside l’essence de la bonté, qui est vous. Vous souvenir de votre présence sous toutes les formes vous ramène immédiatement au moment présent, dans la crainte mêlée d’admiration de la plénitude intérieure. La personne  en face de vous va devenir une occasion de vous connaître. Le coeur déborde d’amour et de gratitude, annonçant humblement : « Oh ! Oui, cette personne ou situation est là pour que j’apprenne qui je suis ».

18. La gratitude pour soi
Durant 24 heures, cessez de regarder en dehors de vous pour une validation.
L’autre aspect en cela est que vous devenez l’expérience de la gratitude.

19. Le miroir de la vanité
Si vous voulez voir qui vous n’êtes pas, regardez dans le miroir. Utilisez le miroir une seule fois dans la journée seulement. Qui seriez-vous sans votre miroir ?

20. Au-delà de la justification
Commencez à remarquer à quelle fréquence vous vous expliquez ou vous vous justifiez, vous justifiez vos paroles, vos actions, vos décisions, etc. 

- Qui essayez-vous de convaincre ?

- Et quelle histoire perpétuez-vous

Prenez conscience de votre utilisation du mot «parce que» ou «mais» lorsque vous parlez. Interrompez votre phrase immédiatement. Recommencez-la. La justification est une tentative pour manipuler l’autre personne ; décidez d’être tranquille et sachez.

21. Le cadeau de la critique
La critique est une occasion incroyable de progresser. Voici quelques points sur comment recevoir la critique et en tirer bénéfice. 

Lorsque quelqu’un dit que vous êtes mauvais, épouvantable, mou, etc., dites (soit dans votre
esprit, soit de vive voix à la personne) «Merci». 

Cette pensée nous porte immédiatement dans un espace où vous êtes disponible pour entendre et utiliser l’information d’une manière qui vous serve.

A la suite de la critique, demandez-vous : «Ai-je mal ?» Si la réponse est «Oui», alors sachez que quelque part en vous, vous croyez en la critique aussi. Connaître cela vous donne l’occasion de guérir cette partie que vous trouvez inacceptable en vous.

Si vous voulez arrêter d’être vulnérable à la critique, alors soignez les critiques. Tel est le pouvoir ultime pour laisser tomber tout concept. Être vulnérable signifie que vous ne pouvez plus être manipulé puisqu’il n’y a plus de place pour planter la critique. 

C’est la liberté.

compilation de Mary Lynn Hendrix et Byron Katie     

 

POUR INFO d’un internaute sympa : 

Je voulais donc vous informer, si vous n’êtes pas déjà au courant, de la venue de Byron Katie à Paris le samedi 12 juillet 2014.

Pour promouvoir cet événement, un site dédié à été créé sur lequel il y a toutes les informations disponibles : www.byron-katie-paris-2014.com,

ainsi qu’une page Facebook : http://www.facebook.com/LeTravaildeByronKatie.

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Se faire à l’idée de Coïncidence

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

 

jour nuitC’est pendant que je vivais en pleine nature, sur la côte ouest du Canada que je commençai à réaliser ce qu’est cette idée de coïncidence ou de synchronisme parfait entre les choses, nous raconte ici Drunvalo Melchizédek.

Les deux anges nous étaient déjà apparus, à ma femme e et à moi, et nous étions constamment guidés par leurs conseils. Dès le début de notre association avec eux, ils nous avaient dit de ne pas nous inquiéter de questions d’argent, car ils nous procureraient tout ce dont nous avions besoin. Ils nous avaient expliqué que Dieu a créé « une loi naturelle » au bénéfice de l’homme. L’humanité peut soit compter sur Dieu pour la sustenter, soit compter sur elle-même. Si l’individu choisit la première option, tout ce dont il a besoin sera toujours « à sa portée immédiate ». Mais s’il ne compte que sur lui-même, Dieu ne pourra pas l’aider en fonction ses demandes.

A cette époque-là, j’énervais de plus en plus ma femme parce que nous avions besoin d’un bidon d’essence pour la voiture. Le réservoir était tombé à sec plusieurs fois alors qu’elle conduisait, et la station service la plus porche était à 32 kilomètres de chez nous. L’auto était encore tombée en panne le jour précédent, et ma femme avait du marcher longtemps pour rentrer à la maison. Elle était furieuse contre moi parce que je n’avais pas encore acheté un bidon, et le sujet revenait constamment dans la conversation, ce à quoi je lui rétorquai : « Fais confiance à Dieu ». Exaspérée, elle s’écria : « A dieu ? J’ai besoin d’un bidon »

Je tentai d’expliquer une fois de plus : « Tu te souviens de ce que les anges nous on dit. Pour l’instant, nous n’avons pas besoin de travailler, et ils vont toujours nous procurer tout ce dont nous avons besoin. Oui, c’est vrai, nous n’avons presque plus d’argent, ais s’il te plaît, continue à avoir la foi » Et c’était très vrai, nous avions vraiment tout ce dont nous avions besoin – sauf un bidon d’essence.

Tout au long de notre promenade au bord du lac, elle ne cessait de me le rappeler et de faire des remarques acerbes à ce sujet : « Retournons vivre en ville. Arrêtons-nous de ne vivre que par la foi. C’est trop difficile. Nous avons besoin d’argent ». Nous nous assîmes sur un rocher et contemplâmes ce beau lac entouré de montagnes majestueuses que Dieu nous avait donné, et ma femme continua à se plaindre de moi, de Dieu et des anges.

Alors qu’elle parlait encore avec animation et beaucoup d’émotion, mon regard se porta soudain sur un objet qui semblait posé là sur le sol, entre deux grosses pierres, à une dizaine de mètres de l’endroit où nous étions assis. Bien sûr c’était, devinez quoi… un bidon d’essence. Quelqu’un avant dû tirer son bateau à terre, camper, puis quitter les lieux en laissant l’objet derrière lui. Mais ce n’était pas un simple bidon, il n’avait rien d’ordinaire, croyez-moi ! Oh non, celui-là était incroyablement beau ; je n’en avais jamais vu de semblable. Je ne savais même pas qu’on pouvait en trouver de tels. Il était fait d’un cuivre épais recouvert d’une belle laque rouge, mis à part les poignées qui, elles, étaient bien poncées et reluisaient comme de l’or. Si j’avais dû l’acheter, il m’aurait coûté plus de 100 euros, à coup sûr !

J’interrompis gentiment ma femme : « Attends une minute », puis je me levai, allai chercher le bel objet et le posai nonchalamment devant elle : « Est-ce que tu penses que celui-là fera l’affaire ? » Abasourdie, elle se calma immédiatement et resta silencieuse pendant deux semaines.

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Où en sommes-nous !

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2013

Que sera demain ?

Conférence sur l’internet

de Monique Mathieu

mardi 22 octobre 2013 à 14 h 30 (h. du Québec) et à 20 h 30 (h. de Paris)

Où en sommes-nous ! dans Nouvelle TERRE 350px-90_mile_beach

On croit, on ne croit pas… 
Et pourtant, depuis 29 ans, Monique est « canal » et, infatigablement, elle nous retransmet les enseignements des Êtres de Lumière…

Pour beaucoup la fin du monde est pour demain…
Pour beaucoup la 3e guerre mondiale est imminente…
Pour beaucoup la lumière n’est qu’un rêve pieux…

Et pourtant…

Où en sommes-nous ?

À l’heure où la planète se déchire, où les valeurs politiques, religieuses et morales tombent les unes après les autres, il est réconfortant de savoir qu’autour de nous, auprès de nous existent des Êtres merveilleux prêts à nous aider, à nous soutenir dans nos épreuves. Mais ne croyez pas qu’il suffit de s’ouvrir à eux et de se laisser guider, ce n’est pas aussi simple que cela, pour nous humains. Beaucoup de voiles devront se déchirer, beaucoup de croyances devront être abandonnées, beaucoup de doutes devront se surmonter et de peurs être éradiquées.

C’est un long travail intérieur de chaque instant avant de pouvoir spiritualiser notre vie matérielle. Chacun a son propre cheminement. Mille sentiers mènent au sommet de la montagne, vers la lumière. Les Êtres de Lumière par leur enseignement répété sans cesse avec Amour, nous montrent une voie à parcourir. Grâce à Eux les portes de la Connaissance et de la Sagesse s’entrouvrent, et l’on s’aperçoit avec émerveillement que TOUT, enfin ce que notre conscience actuelle peut assimiler, prend place au sein d’un plan gigantesque et qu’il faut absolument reprendre contact avec la partie invisible de la vie, avec Dieu.

Où allons-nous ?

Dans cette expérience de vie que nous expérimentons, la guerre entre l’ombre et la lumière fait rage depuis des millénaires. Cette guerre n’a pas de nombre, mais un nom : la dualité.

Finalement, l’ombre va-t-elle gagner la partie, ou la lumière dissoudra l’ombre ? Cela dépend de chacun d’entre-nous, car la solution est en nous. Cette Lumière, nous la portons au plus profond de notre cœur…

Déroulement de la conférence

Au cours de cette conversation, nous parlerons du chemin de l’humanité qui se situe, aujourd’hui, à un point crucial de son existence.

La Terre qui nous a accueillie, qui nous porte, évolue et se prépare à effectuer un véritable saut quantique, vibratoirement parlant. Au plus profond de notre cœur, souhaitons-nous ou pas l’accompagner dans cette ascension ?

La réponse nous appartient et c’est nous qui ferons le « demain » de notre vie.

Monique Mathieu

C’est en 1984 que Monique est devenue canal après avoir été choisie en fonction de critères très spéciaux tels son refus d’un trop grand intellectualisme, son intégrité morale, sa grande neutralité religieuse.

Il faut entendre par canal quelqu’un qui peut établir une communication avec un être vivant hors de notre réalité de la 3e dimension terrestre. Monique est aussi depuis son plus jeune âge un médium doué de capacités de psychométrie et de voyance (elle a vécue une préparation spéciale par des Entités Spirituelles).

En channeling, elle entre en relation avec des plans très élevés où se trouvent les Êtres de Lumière, et dans cet état, elle peut transmettre un Enseignement Spirituel et philosophique qui s’adresse à l’humanité. Les Entités Spirituelles ou Êtres de Lumière disent d’elle : « Si nous avons choisi ce canal, c’est pour qu’elle ouvre les cœurs, pour qu’elle fasse prendre conscience à ses frères de la Terre de ce qu’ils sont réellement, pour leur faire prendre conscience de leur partie Divine, de leur réalité sur le plan cosmique. » Devant l’importance considérable de l’enseignement reçu, une association s’est constituée afin de pouvoir le diffuser.

images-141 dans Nouvelle TERREMonique Mathieu
Canal, transmetteur d’enseignements célestes
www.ducielalaterre.org

Conférence, accessible en deux clics

Le mardi 22 octobre 2013 à 14h30 (heure du Québec) et 20h30 (heure de Paris)

 

Conférence en accès libre

Pour obtenir le lien d’accès à la salle virtuelle où se déroulera la conférence, il n’est pas nécessaire d’être déjà « Membre Energie-Santé« , mais simplement de s’inscrire. Par contre, l’enregistrement de la conférence ne sera accessible qu’aux »Membres Energie-Santé«  dont le compte est actif, pour visionnement en différé …

Si vous aussi, souhaitez vous exprimer et être présent sur Energie-Santé, Contactez-nous

 

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Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique dans APPRENDS-MOI guerissant

Chaque fois que vous posez les yeux sur un nouveau-né ou un bambin, essayez de vous rappeler qu’à l’intérieur de ce tout petit corps à peine capable de prononcer quelques mots, vit un esprit sage, complet et expérimenté et l’un des êtres les plus  doués sur le plan psychique ? Comme ils viennent tout juste d’arriver de l’AU-DELA, ils ont souvent un souvenir extrêmement vivace de leur plan de vie, de leur Guide Spirituel et de leurs Anges, de leurs vies passées. S’ils ont de la chance, personne n’aura eu l’occasion de les mettre mal à l’aise, de les ridiculiser ou de les réprimander lorsqu’ils veulent en parler.

Croire que les bébés arrivent dans ce monde avec un dossier vierge ! Si c’était le cas, comment se fait-il que des enfants naissent avec une passion innée pour les trains, la guerre d’Indépendance, la biologie marine, les grands voiliers, la médecine ou l’archéologie alors qu’ils n’y ont jamais été exposés ne serait-ce qu’une seconde ? es enfants peuvent venir au monde avec différentes phobies, comme la peur des hauteurs ou de l’eau, des endroits exigus, des araignées ou du tonnerre, même si personne autour d’eux n’exprime le même genre de crainte. Comment cela est-il possible ?

Des gens « ordinaires » donnent naissance à des enfants prodiges dont les extraordinaires réalisations bouleverseront le monde des arts, du sport, de l’éducation et de la musique. Comme cela est-il possible ? Franchement, comparée à mon explication parfaitement logique basée sur l’influence des vies passées, l’idée que tout se décide par un coup du sort n’est-elle pas la plus invraisemblable des deux ?

-  Un enfant de cinq ans regarde sa mère droit dans les yeux après qu’elle lui eut servi son repas préféré et lui dit : « tu es la meilleure des quinze mères que j’ai eues jusqu’à présent ».

- Un enfant de six ans n’arrive pas à garder son sérieux tandis que son père le gronde. Son père lui demande ce qu’il y a de si drôle, et l’enfant répond : « Tu te souviens quand j’était ton père et que tu étais mon enfant et que je te grondais comme tu le fais aujourd’hui ?

 - Un couple initie leur petit garçon de quatre ans à la randonnée pédestre. Arrivé près d’un pont enjambant un ruisseau, le petit garçon s’arrête et annonce : « Oh, non ! Je ne veux plus jamais traverser le pont ». A leur connaissance, non seulement il n’avait jamais vu de pont auparavant, mais il ne savait même pas ce que c’était.

 Beaucoup de parents ont envisagé toutes les explications possibles (les rêves, la télévision, les camarades de jeux précoces et même le redoutable « imaginaire débordant »), pour essayer de comprendre l’origine de ces remarques inattendues. Ils ont envisagé toutes explications à l’exception de celle qui est la plus sensée, à savoir, que leur enfant se souvent de ses vie passées, et cela en dépit du fait que ces parents croient également que notre esprit survit après la mort. Vos enfants ne font que vous confirmer ce que vous saviez déjà. Pourquoi tenter désespérément de trouver une autre explication ?

 Les parents demandent souvent ce qu’ils doivent répondre à leur enfant la prochaine fois qu’il leur fera un commentaire aussi « étrange ». Je leur demande alors ce qu’ils ont répondu la première fois. Bien sûr, il faut tenir compte du fait qu’ils ont été pris par surprise, mais en général, ils ont répondu : « Arrête ! », « Tais-toi, tu me donnes la chair de poule ! » ou « les gens vont penser que tu es fou si tu continues à dire des choses pareilles ! » Seulement vingt pourcent des parent voient dans ces commentaires fascinants une occasion unique d’explorer l’esprit et les souvenirs passés de leur enfant, sans parler de discuter avec quelqu’un fraîchement débarqué de l’au-delà.

 Encouragez vos enfants à partager avec vous ce qui leur trotte dans la t^te, apprenez à les écouter et montrez-vous toujours ouvert d’esprit ; c’est de toute évidence un excellent conseil dont devraient tenir compte tous ceux qui ont des enfants. Mais je voudrais aussi que vous les encouragiez dès leur plus jeune âge à vous expliquer les allusions que vous ne comprenez pas. Posez-leur des questions du genre : « Où étais-tu avant de venir ici ?  ou « Qui parmi nous connaissais-tu avant de venir au monde ?  sans juger leurs réponse sou laisser voir votre scepticisme. Vous renforcerez ainsi leur confiance en vous, justifierez la notion voulant que tout ce qu’ils ont à dire est important, et créerez entre vous un espace de dialogue qui durera toute votre vie si vous y prenez garde.

Je suis également prête à parier qu’au cours de ces conversations vous serez étonné de découvrir à quel point vos enfants sont fascinants et tout ce dont ils se souviennent, et que vous vous rappeliez également à leur âge, jusqu’à ce qu’on vous dise qu’il ne faut pas parler de ces choses.

 Les jeunes enfants perçoivent plus facilement que les adultes les esprits, les fantômes, les Guides Spirituels, les Anges et toutes les autres entités qui habitent dans la dimension de l’AU-DELA. Une fois encore, cela tombe sous le sens, car après tout, ils arrivent tout juste de là-bas. S’ils disent voir des gens que vous ne voyez pas ou entendre des vois que vous n’entendez pas, ne leur demandez pas simplement de vous en parler – assoyez-vous ensemble et préparez-vous à avoir une discussion captivante. Demandez-leur de vous décrire leurs « amis imaginaires » pendant que vous y êtes. Il y a de fortes chances qu’ils ne soient pas du tout imaginaires et que vous ayez la chance de côtoyer des petits êtres qui ont l’oreille du monde des esprits.

En fait, l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre propre éducation et pour que votre enfant développe sa confiance en lui-même est d’éliminer de votre vocabulaire la phrase « Tu t’imagines des choses ». Premièrement, il est probable que vous vous trompiez. Deuxièmement, je ne sais ce que vous en pensez, mais je n’apprécie pas tellement qu’on me dise que j’imagine des choses quand pour moi ces choses sont bien réelles. Pourquoi les enfants ne souffriraient-ils pas comme nous de se le faire dire constamment ? Je tiens à le répéter : les enfants comptent sur terre parmi les êtres les plus doués sur le plan psychique. Ne l’oubliez pas la prochaine fois que vous tenterez de vous faire convaincre qu’il ne faut jamais se disputer ou se chamailler devant les enfants, comme si un enfant pouvait ne pas savoir ce qui se passe entre ses parents. Ils savent très bien ce qui se passe, même lorsqu’ils dorment – mais je devrais dire – surtout lorsqu’ils dorment, alors que leur esprit spirituel est complètement éveillé. Qu’ils vous entendent consciemment ou non, cela n’a pas d’important. Leur petit esprit subconscient est toujours au courant de tout.

C’est pourquoi je crois qu’il est si important de parler à vos enfants pendant qu’ils dorment. Ne vous inquiétez pas ; ils comprendront ce que vous leur direz. Leur vocabulaire conscient est peut-être limité en raison de leur âge, mais l’esprit auquel vous vous adressez via leur subconscient est éternel et s’exprime avec la même facilité que vous. La sérénité, la sécurité et la guérison que vous pouvez apporter à votre enfant durant son sommeil seront bénéfiques non seulement pour lui, mais aussi pour le lien entre votre esprit divin et le sien. Je sais que cela semble un peu tiré par les cheveux. Mais essayez quand même, tous les soirs pendant deux semaines, lorsque vous vous arrêtez près de leur berceau ou de leur lit pour voir si tout va bien ; cela ne peut pas faire de mal et ne vous prendra que quelques instants, et si j’ai effectivement raison, imaginez tout ce que vous en retirerez !

Tout ce que vous avez à faire est de vous approcher de votre enfant endormi afin qu’il ou elle puisse entendre votre chuchotement sans pour autant se réveiller, puis réciter la prière suivante – ou inventez-en une en choisissant les mots qui vous viennent naturellement : 

« Mon cher enfant, je suis honoré que tu m’aies choisi comme guide et gardien de ton esprit sacré au moment où il entreprend une nouvelle vie sur terre. Je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois toujours en sécurité, en santé, joyeux et en contact avec le Dieu qui t’a créé et qui vit en toi à chaque battement de ton cœur. Je te souhaite de conserver toute la sagesse et le bonheur accumulés au cours de tes vies passées, et de te libérer de la tristesse, de la peur, de la maladie et de la négativité contenues dans ces mêmes vies, afin qu’elles soient dissoutes pour toujours dans la blanche lumière de l’Esprit Saint« . 

Il faut vraiment tout un village pour élever un enfant. Tâchons donc d’inclure tous les enfants du monde dans nos prières et travaillons chaque jour à faire de notre village un endroit meilleur, plus sûr et plus accueillant. 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   page 118 – de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

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Un tiers de notre vie à rêver

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2013

Un tiers de notre vie à rêver dans Rêves riziere Une fois la journée terminée, nous allons au lit. En fait, nous passons le tiers de notre vie au lit, ce que Dieu à génialement prévu, car le sommeil nous ouvre à un tout autre monde où notre âme peut se nourrir, s’informer et grandir. Durant notre sommeil, notre esprit conscient fait une pause – n’est-ce pas reposant lorsqu’il se tait enfin ? – et permet à notre esprit subconscient, où vit notre esprit spirituel, de prendre les commandes.

Et bien sûr, les rêves sont l’un des principaux moyens utilisés par notre subconscient pour s’exprimer.

Il existe des centaines de théories sur l’interprétation des rêves, et des milliers d’études ont été menées sur le sujet, mais personne jusqu’à ce jour n’a résolu ne serait-ce qu’une fraction du mystère qui les entoure. J’ai lu, étudié, enseigné et scruté ces théories sur l’interprétation des rêves. En général, j’ai tendance à penser que la théorie de la Gestalt (une approche psychologique développée en Allemagne) est celle qui se rapproche le plus de la vérité. Selon cette théorie, tous les éléments de vos rêves sont des parties de vous, séparées en symboles, afin que vous puissiez les examiner et travailler sur eux.

Les rêves se divisent en trois catégories : de libération, de souhait et de prémonition.

Les rêves libérateurs sont un moyen pour votre esprit subconscient de se libérer de toutes les émotions que votre esprit conscient n’arrive pas à gérer et à  exprimer. Lorsque vous faites un rêve où semble s’exprimer une émotion très forte – de la colère, du chagrin, de la peur, de la confusion, de l’embarras, etc. – il s’agit assurément d’un signal envoyé par votre subconscient vous disant qu’il est temps de faire face à cette émotion et d’y remédier durant vos heures de veille. Les rêves libérateurs agissent un peu comme une valve de sécurité, et ils peuvent vous aider à régler certains problèmes émotionnels importants qui méritent votre attention.

Les rêves de souhait, comme leur nom l’indique, servent à exprimer ce que souhaite réellement notre cœur. Il y a quelques années, une personne me raconta un rêve dans lequel elle se trouvait seule avec Robert Redfort. Ils se trouvaient dans un salon aménagé avec goût, lui en smoking, elle dans une vaporeuse robe de bal, dans le style de Gatsby le Magnifique, et ils valsaient. Le simple fait de le raconter lui donnait encore des frissons, et je suis sûre qu’elle entretenait quelques maigres espoirs que j’allais effectivement lui confirmer qu’elle et Robert Redford allaient être réunis par le destin. Pas de chance ! La véritable signification de son rêve fit surface lorsque je lui demandai comment elle se sentait dans son rêve pendant qu’elle valsait avec lui.

Elle répondit : « Belle, gracieuse, aimée, désirée et en sûreté ». Tous les sentiments que son âme aurait aimé éprouver mais que son mariage lui refusait. Si nous ne commettons par l’erreur de prendre les rêves de souhait trop au pied de la lettre, ils peuvent projeter un éclairage fort pertinent sur les désirs que nous n’arrivons pas encore à verbaliser. Les rêves à caractère sexuel, par exemple, n’impliquent pas nécessairement un désir sexuel ou une attirance profonde pour le partenaire de vos rêves. Ils correspondent habituellement à un souhait d’une plus grande intimité, ce qui n’implique pas forcément une plus grande intimité physique. Si vous rêvez d’une nouvelle maison, cela ne veut pas dire que le lendemain matin au saut du lit vous déviez mettre votre maison en vente. Ce rêve porte peut-être sur quelque chose que vous souhaitez changer en vous (vous êtes là où vous vivez après tout, peu importe la maison où vous habitez). Si vous rêvez que vous donnez naissance à un enfant, ce n’est pas un indice que vous allez tomber enceinte. Cette « nouvelle vie » peut symboliser la vôtre, une bonne idée que vous allez faire fructifier ou la découverte de nouvelles profondeurs spirituelles en vous. En d’autres mots, attardez-vous toujours à la vue d’ensemble plutôt qu’aux détails de vos rêves de souhait. Vous serez étonné de voir tout ce que vous pouvez apprendre sur vous-mêmes et sur ce que vous désirez vraiment.

Le troisième type, les « rêves prémonitoires », sont des rêves dans lesquels certains événements ou conversations futurs sont anticipés. J’ai du mal à tenir le compte de tous les gens qui m’ont dit : « Je ne peux pas prédire l’avenir dans mes rêves – je ne suis pas médium ». Même si vous n’êtes pas conscient d’être médium, l’esprit spirituel logé dans votre subconscient peut néanmoins révéler à tout moment son extraordinaire pouvoir et sa conscience permanente du passé – y compris de vos vies passées, de votre présent et de votre avenir.

N’oubliez pas, votre esprit spirituel ne connaît pas seulement votre plan de vie, il l’a créé. Donc ne sous-estimez jamais ce dont vous êtes capable lorsque vous dormez. En fait, avant de conclure que les rêves prémonitoires ne sont pas de votre registre, essayez ceci pendant un mois : chaque fois que vous vous rappelez un rêve qui semble avoir un certain contenu prémonitoire, prenez-le en note, rangez votre compte rendu et ne le relisez pas avant un mois. Si vous en prenez l’habitude et si vous êtes patient, vous aurez droit à de belles surprises.

 Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà de Sylvia Browne aux éditions Ada.

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LES GUIDES SPIRITUELS DE L’AU DELA

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2013

LES GUIDES SPIRITUELS DE L’AU DELA dans Expériences images-1

Nous avons tous un Guide Spirituel, quelqu’un dont nous sommes très proches, à qui nous avons littéralement confié notre âme dans l’au-delà, et qui a accepté d’être notre fidèle et vigilant compagnon lorsque nous avons décidé de revenir sur terre pour y vivre une nouvelle expérience. Notre Guide Spirituel est le meilleur ami que nous n’aurons jamais : seulement il vit dans une autre dimension.

Tous les Guides Spirituels ont passé au moins une vie sur terre, c’est pourquoi ils sont capables de s’identifier à nous et de comprendre les inévitables problèmes, erreurs, tentations, peurs et faiblesses du monde humain. En fait, la majorité d’entre nous a été ou sera le Guide Spirituel de quelqu’un d’autre au cours de son existence. Plus rarement, votre Guide Spirituel sera un ancêtre ou une personne avec qui vous avez partagé une vie passée. Mais puisque votre relation avec votre Guide Spirituel a débuté entre votre esprit et le sien dans l’au-delà avant que vous ne veniez au monde, il ne peut s’agir d’une personne que vous avez connue au cours de votre vie actuelle.

Le travail des Guides Spirituels est de nous conseiller, nous encourager, nous exhorter et nous soutenir, et comme leur nom l’indique, de nous guider sur le chemin de la vie. De plus, ils possèdent de nombreux avantages qui facilitent grandement leur travail. Premièrement, ils sont en étroite relation avec notre esprit – l’essence même de ce que nous sommes. Ils ont étudié et mémorisé notre plan de vie, contrairement à nous qui perdons le souvenir de ce plan durant notre séjour sur terre et qui nous nous écartons trop souvent de ce que nous avions prévu. Ils peuvent nous aider à retomber sur nos rails. Leur point de vue privilégié dans l’au-delà leur procure un accès direct au savoir divin… et ils jouissent de l’habilité fort enviable de pouvoir se trouver à plusieurs endroits en même temps, ‘étant pas encombrés par ces corps que nous tenons tant à posséder sur terre. Ils peuvent ainsi assister à une conférence, faire la fête dans le monde des esprits ou visiter un autre être cher sur terre tout en continuant à nous surveiller.

Incidemment, au cas où vous les imagineriez comme une bande de voyeurs, à l’affût de nos moindres gestes et s’immisçant jusque dans notre intimité, pour ne pas en dire plus, laissez-moi vous rassurer. On les appelle des « Guides Spirituels » et non des « Guides Corporels ». ils se préoccupent de notre esprit et seulement de notre esprit. Nos diverses fonctions vitales ne les intéressent pas.

Une autre chose que les Guides Spirituels ne font jamais – croyez moi sur parole – c’est d’interférer avec les choix que nous faisons ou nous priver de notre libre arbitre. Au mieux, ils nous proposeront une alternative ou nous donneront un avertissement, car l’accord qui nous lie précise que nous sommes ici pour apprendre et grandir, et ils savent que cela ne peut se faire s’ils nous protègent constamment des leçons que nous devons apprendre.

Les Guides Spirituels communiquent avec nous de diverses manières, si seulement nous pouvions nous taire un instant et les écouter. Vous pensez peut-être que c’est facile pour certains … et bien non, il arrive de ne pas prêter attention et de se retrouver dans de beaux draps. Le fait d’entendre son Guide Spirituel témoigne de patience et de solidité du lien qui nous unit. Ne vous croyez pas désavantagés si votre Guide Spirituel ne vous parle pas de vive voix. Il vous envoie néanmoins quantité de messages, le plus souvent en faisant directement appel à votre esprit subconscient. Ce que vous avez toujours accepté comme étant votre instinct, votre conscience ou des rêves particulièrement réalistes sont probablement des signaux que vous envoie votre Guide Spirituel. Ces expériences sont choses courantes. Contrairement à votre habitude, vous empruntez une autre route pour revenir à la maison et découvrez plus tard que vous avez ainsi évité un incident. Vous téléphonez à un ami sur un coup de tête et apprenez qu’il a justement besoin de votre aide. Vous vous endormez avec un problème et vous vous réveillez avec la solution. Vous pensez : « quelque chose me dit que… » et vous vous dites maintenant « quelqu’un me dit que… » En fait, vous recevez les signaux de votre Guide Spirituel, et vous agissez en conséquences.

Au sujet des signaux que vous envoyez à votre Guide Spirituel, vous pouvez et vous devriez demander aide, conseil et réconfort aussi souvent que vous en ressentez le besoin. Mais rappelez-vous ceci si vous ne voulez pas l’apprendre à vos dépens – peu importe ce que vous voulez savoir, soyez spécifique dans vos demandes. Notre Guide Spirituel connaît notre plan de vie, mais ce plan de vie est loin de contenir la description de tous les moments où nous ressentirons brièvement de la peur au cours de notre vie. De plus, on ne peut pas lire dans les pensées des gens. Votre Guide Spirituel est disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et compte, avec Dieu, parmi vos plus fidèles alliés, si seulement vous laissez de côté les généralités et lui dites exactement ce dont vous avez besoin.

Pas besoin d’être devin pour entendre une prière non ? Mais lorsque nous nous adressons directement à Dieu, nous sommes automatiquement entourés d’un « dôme d’intimité ». Le caractère privé de nos conversations avec Dieu est si sacré que même notre Guide Spirituel ne peut les entendre. Dieu fait partie de nous. Nous faisons partie de Lui. Personne ne peut s’immiscer entre nous et Dieu pour espionner nos conversations puisque nous  ne faisons qu’un.

N’oubliez pas de parler à votre guide spirituel même si vous ignorez qui il est. N’oubliez pas qu’ils ont tous déjà été humains au moins une fois au cours de leur existence. Ils ne s’attendent donc pas à ce que nous nous souvenions d’eux, sachant pertinemment que nous ne gardons presque aucun souvenir de nos vies dans l’au-delà. Si vous n’avez pas eu la chance de rencontrer le vôtre ou si un médium ne l’a pas encore identifié pour vous, inventez un nom et appelez-le ainsi. Vous aurez ainsi l’impression de connaître votre Guide Spirituel plus intimement, et celui-ci se fera un plaisir d’adopter le nom que vous inventerez, heureux de voir que vous avez finalement reconnu son existence et décidé de vous rapprocher de lui. Croyez-en ‘expérience d’une femme qui a changé le nom de son Guide Spirituel pour des raisons pratiques lorsqu’elle était enfant – leur amour est aussi patient, éternel et inconditionnel que l’au-delà lui-même. Un jour, nous serons tous réunis là-bas et je sus sûre que nous rirons de bon cœur en repensant à ce long et étrange voyage que nous avons entrepris ensemble.

 Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà de Sylvia Browne aux éditions Ada – page 38.

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La puissance de la pensée

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


pourquoi ce sentiment de solitude ?

La puissance de la pensée dans Penserie images-28J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering de krishnamurti le 30 Aout 1977.

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LES ENFANTS DE DIEU

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

LES ENFANTS DE DIEU dans Beaux textes 06echelle

 Depuis le début des temps, les médiums, les voyants, les «ultra-sensitifs » parlent de « l’aura », ce champ d’énergie qui entour non seulement les êtres humains, mais tout ce qui vit sur terre : créatures, plantes et arbres ; de nombreux savants et sceptiques ont manifesté du dédain à l’égard de ceux qui prétendent voir ce champ d’énergie et se sont ouvertement moqués d’eux, jusqu’aux jours où un couple Russe, Valentina et Simon Kirlean a inventé un appareil capable de photographier « l’aura ». Cette méthode est connue sous le nom de photographie Kirlean. Les Kirlean, qui avaient entamé leurs travaux en 1939, ont dût attendre jusqu’en 1960, lorsque le gouvernement russe a pu leur allouer des fonds pour perfectionner leur invention.

 Cette « aura » ; ou champ d’énergie, apparaît au-dessus et au-delà de la surface de la peau et peut envelopper le corps humain sur une distance de plusieurs mètres. Elle est composée de nombreuses couches, couleurs, formes et dessins. Ses caractéristiques varient selon l’état mental, physique et spirituel ou intérieur d’une personne.

 En résumé, l’aura est le reflet de l’être. Nous avons ensuite le corps éthérique. De même taille et forme que le corps physique, mais diffèrent de lui, le corps éthérique (ou de l’esprit) ne peut pas être détruit. Il est plus réel et plus solide. Il est celui que nous utilisons, nous, les voyageurs astraux, ainsi que les nombreuses personnes qui ont vécu des expériences de « sorties du corps » au cours desquelles elles regardent leur corps physique d’en haut, tout en gardant une forme corporelle. Cette forme étant le corps éthérique. A notre mort, c’est le corps éthérique que nous utilisons, c’est lui qui nous transport d’ici-bas au monde des esprits.

 Nous perdons beaucoup de monde : parents, époux, grands-parents, ami, sœur, frère, oncle… Mais à mes yeux, sans doute la perte l’a plus difficile à supporter est celle d’un enfant.

 Dans le monde des esprits, que nous ne pouvons qu’imaginer pour la plupart d’entre nous, notre vie continue ; les enfants rient et jouet, grandissent et apprennent. Dans l’au-delà, nos connaissances s’élargissent et nous nous éveillons au besoin de développement de l’âme. Un travail nous y attend si nous le désirons et de nombreux habitants du monde des esprits confient qu’ils mènent une existence active, remplie et passionnante. 

Combien de fois ai-je entendu prononcer ce vieil adage : « laissez les morts reposer en paix ». Il sous-entend une inactivité absolue dans « l’après-vie », dont nous avons du mal à concevoir la réalité. Mes conversations avec d’innombrables âmes indiquent l’inverse. La poursuite de la vie signifie la poursuite du vécu… dans le plein sens du terme. Et c’est exactement ce que nous faisons.

 Les animaux aussi survivent à la mort. A ceux d’entre vous qui les aiment, ou qui ont vécu avec une ou plusieurs petites créatures de dieu et ont éprouvé la plus vive affection pour elle.

 Extrait de « Une longue échelle vers le ciel » de Rosemary Altea – page 118 à 120.

L’extraordinaire témoignage d’une femme qui dialogue avec les défunts.

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Phénomène Channeling

Posté par othoharmonie le 22 avril 2013

 

l’improbable dialogue

Prêter son corps et sa voix à des entités désincarnées, c’est ce qu’on appelle le « channeling », qui séduit des millions de lecteurs.

Décryptage d’un phénomène.

Lire quelques passages ici 

Phénomène Channeling dans Channeling 12

A plus de 70 ans, Neale Donald Walsch incarne le phénomène du « channeling », sa popularité comme ses ambiguïtés. Originaire du Wisconsin, animateur radio puis journaliste avant de monter sa propre société de relations publiques, il a été sans domicile fixe pendant un an. Alors qu’il avait retrouvé un petit boulot dans une radio locale, il s’est réveillé en pleine nuit, à la veille de ses 50 ans, en proie à une angoisse profonde. « Tout foutait le camp, ma relation amoureuse, ma santé ; et je me suis dit : se lever le matin, aller au boulot, payer ses factures, autant rester dans la rue. Quel est le sens de tout cela ? Que dois-je faire, mon Dieu, pour devenir un bon être humain ? » C’est alors que Dieu lui a répondu, ou du moins une voix si présente qu’il dit avoir mis un certain temps avant de réaliser qu’il était seul dans la pièce. Il a pris un crayon sur sa table de nuit et s’est mis à noircir des pages sous la dictée. Rassemblées dans le premier tome de Conversations avec Dieu, l’ouvrage paru en 1995 a été traduit en trente-sept langues et vendu à 7,5 millions d’exemplaires.

Suivront huit autres tomes de conversations, auxquels s’ajoutent une douzaine de produits dérivés : questions et réponses, méditations, guides d’utilisation, etc. Inspiré par ces conversations, Neale Donald Walsch a signé, sans être en channeling, près d’une vingtaine d’ouvrages ayant trait à la spiritualité. Il a fondé une école, et parcourt le monde pour répandre les messages des Conversations. Tournées, best-sellers en série, ateliers et conférences, tout cela n’est-il pas devenu un business ? « Je comprends qu’on puisse le penser. Mais si c’est un business, c’est le business de Dieu, y en a-t-il de meilleur ? », interroge Neale Donald Walsch avant d’ajouter : « Quinze millions de personnes ont lu mes livres. Quand vous pensez que vous avez touché quinze millions de personnes de manière positive, vous vous dites que c’est vraiment arrivé pour une raison. »

Cette raison, justement, interroge. Pourquoi des millions de gens accordent-ils du crédit à des écrits émanant de parfaits inconnus ? Sans doute parce que le phénomène exerce une forme de fascination. Dans la version nord-américaine moderne que représente Neale Donald Walsch, le channeling – littéralement canalisation – désigne un contact avec une « entité » qui s’exprime par la voix de son « channel », momentanément incarnée. L’approche est différente de la médiumnité classique qui consiste à entrer en relation avec l’esprit d’un défunt. Cette « entité » peut se présenter, à travers les propos du channel, comme une énergie, un être d’autres dimensions, voire un groupe à l’origine indéterminée.

Qui parle ?

Le canadien Pierre Lessard, collaborateur du psychanalyste Guy Corneau, canalise le maître Saint Germain,« un principe énergétique qui a toujours accompagné les êtres humains à travers le temps, en particulier les grands changements d’étape. C’est comme s’il y avait dans l’air, dans l’atmosphère, une lumière, une pure connaissance qui parlaient par une voix intérieure. » Selon lui, le channel entend ces voix et les retransmet ; consciemment ou inconsciemment. « Je vais parler un moment, me laisser guider dans une improvisation, en état d’éveil, puis canaliser en état altéré ; je ne suis alors plus conscient. »

Pour cet ancien professeur de gestion, la nouvelle compétence n’a pas été facile à accepter…

article de http://www.inrees.com/articles/Une-nouvelle-conscience/

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