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L’ART DU DÉTACHEMENT ET L’AMOUR INCONDITIONNEL

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

L’amour inconditionnel réside dans le sein de la déesse. Et pourquoi trouvai-je cela la chose la plus magnifique qui soit? Parce que cela signifie que cette femme possède plus d’amour que d’association; là où était l’association, rien n’existe que l’amour, parce que cela seul vous reste lorsque vous retirez tout ce qui soutient vos sentiments de victime à chacun des niveaux de votre vie. Et maintenant je dis que la déesse est florissante car, de son sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé ; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est l’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

l'art du détachement

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce démon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de raison de vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle journée à suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ont vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez-vous?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement?

Ce n’est pas difficile du tout; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est I’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce demon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de .raiso~ d~ vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle Journee a suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ?nt vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez- vous ?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.

Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement? Ce n’est pas difficile du tout ; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc lorsque vous prenez conscience qu’en vous n’existe rien que l’on puisse appeler manque, peur, maladie ou mal – ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser – ou ignorance ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous savez cela? L’espace entier de cette contemplation est balayé parce qu’il ne peut se maintenir seul. Il est balayé et un pouvoir prend sa place : le pouvoir de l’espace libre, l’amour. C’est dans un tel lieu que le miraculeux se produit. Le miraculeux ne se produit pas dans le passé, il ne se produit pas non plus dans le futur. Il a lieu au moment où vous êtes présent, lors de votre contemplation; c’est à ce moment que le miracle a lieu. C’est le seul espace dans lequel il peut se produire. Quel est le miracle? Le miracle est que le mensonge est aboli et qu’à sa place apparaît l’abondance. Elle avait toujours été là, elle a toujours été là. Ceux d’entre vous qui n’entendent pas très bien, vous allez continuer à préserver votre sale petite conscience et vos sales petits modes de pensée et à être ceux qui possédez votre passé parce que celui-ci vous offre une raison de vous plaindre et quelque chose sur quoi travailler, tout cela parce que vous ne me croyez pas, moi, mais croyez assurément en votre manque.

Ceux d’entre vous qui tiennent par-dessus tout à leur tourments – vos tourments imaginaires, votre trahison imaginaire, vos réactions méchantes imaginaires – ceux d’entre vous qui vont y tenir par-dessus tout, votre vie ne va être rien d’autre que l’enfer non seulement pour le reste de cette vie-ci, mais également pendant toutes vos vies à venir. Quel est le prix à payer pour votre attachement à l’ «ombre du soi» ? Le prix en est que l’amour que vous portez à cet être erroné vous séduit plus que l’amour de la vie et les opportunités qui font que chaque jour l’amour de cette bête est plus important que l’amour de la vie – et la participation à cet amour de quelque manière que ce soit, dans chaque action, dans chaque pensée, ce qui nous permettrait de dire que nous sommes réellement en vie, et en vérité, que nous avons réellement vécu. Vos manières de pensées, petites et erronées, ne vous permettront jamais de faire l’expérience de la vie, malheur à vous. Et vous ne serez jamais un maître dans cette école car le salaire de la maîtrise est très strict. Non seulement il requiert la conquête de soi, mais il requiert aussi l’absolution du divin en nous. Ceci signifie la liberté de notre divinité. Et cette divinité, où réside-t-elle? Elle réside précisément là où vous imaginez que réside votre manque. Notre divinité, c’est la volonté. C’est l’épée de la volonté qui nous permet, comme un législateur, de déterminer quelle vie nous voulons. Moi, je dis qu’aucun ennemi, ni aucun homme, ni aucune femme, ni aucun parent n’est assez imposant pour me priver de ma vie et de mon pouvoir de faire ce que je veux de ma vie. Personne n’a eu une telle importance dans ma vie. Pourquoi en serait-il ainsi pour vous?

Ainsi, ceux parmi vous qui ont des oreilles, écoutez ce que je viens de dire et n’y apportez aucune interprétation qui changerait le sens de mon enseignement. Ceux parmi vous qui veulent savoir, votre liberté est à portée de main; votre légèreté d’être absolue est à portée de main. Et peu importe qui vous êtes – et peu importe quelle langue vous parlez, si vous savez lire, si vous savez écrire ou pas – nous sommes tous égaux en Dieu. Et lorsque nous prenons un moment pour nous regarder droit dans les yeux, pour regarder nos limitations et pour définir notre manque par ce qui lui sert de support, lorsque nous retirons ensuite ces mêmes supports, je jure que nous mettons en œuvre le divin, chose que nous avons tous la faculté de faire. L’amour est un aimant. Il est magnétique et puissant. Le manque est artificiel, limité et destructeur. Le merveilleux véritable, nous ne l’avons pas encore appris dans l’école; on ne peut l’apprendre avant d’avoir appliqué et maîtrisé cette leçon. Combien d’entre vous comprennent? Qu’il en soit ainsi.

Notre premier pas dans cette entreprise eut donc lieu avant cette vie-ci; s’ensuivit notre rencontre, vous et moi, et cette école. Tel fut le premier pas : faire en sorte que vous demandiez, que vous exigiez que l’âme requiert que vous recherchiez dans cette vie une solution significative à votre dilemme, à ce petit et unique problème qui est le vôtre. Et lorsque nous donnons satisfaction à l’âme, nous sommes libres d’aller où bon nous semble. Ce soir, j’ai satisfait l’âme en donnant à celui qui la porte l’information qui lui est nécessaire en sorte qu’il puisse prendre les décisions qui conviennent à propos de cette petite attitude, ainsi que la manière de l’éliminer. Je ne peux l’éliminer pour vous – ce n’est pas mon chemin – mais je suis votre professeur et je vous assure que cette discipline est la plus rapide, la plus radicale de toutes. Elle va vous lancer dans l’espace libre plus rapidement que tout ce que je vous ai enseigné jusqu’à présent. Ce pas est à la portée de ceux qui veulent bien le prendre.

coeur

Cela peut ne pas sembler tâche bien ardue, mais, je vous le promets, renoncer à votre fierté est en vérité très difficile à faire. Être humble est difficile pour un homme ou une femme. L’acte de pardonner et la prostration de soi dans l’acte de pardonner – pour en donner une image, se prosterner, signifie que l’on se met la face à terre, que l’on s’étende sur le sol comme un aigle à la merci de quelque chose de plus grand – c’est cela l’image. Cela signifie que l’on accepte de renoncer à ce que l’on est pour quelque chose de plus grand et de le sacrifier. Ceci n’est pas facile mais on peut aussi dire que ça l’est.

Et au moment où vous allez vous concentrer sur ce petit problème ou sur cette attitude, vous allez découvrir que – et je vous abjure de ne le relier en aucune manière avec le passé, ni avec aucune personne de quelque manière que ce soit, ni à aucun événement quel qu’il soit, non plus qu’à aucun temps, je vous en abjure – si vous vous concentrez sur cette petite attitude selon ces recommendations, vous allez découvrir que ce ne sera rien. Vous voilà maintenant à apprendre le secret. Il suffit en premier lieu d’acquérir la connaissance, et vous possédez désormais cette connaissance. En second lieu, vous devez accepter de faire ce que je vous ai enseigné.

Quand allez-vous faire cela? Quand vous voulez : ce soir, demain matin, demain après midi ? À vous de choisir. Et vous découvrirez cette chose en vous, et je vous promets qu’avec un peu d’aide de votre ami, elle va faire surface. Comme toujours, vous avez alors le choix d’agir à son encontre ou de la laisser courir. Si vous êtes décidé à agir, il vous suffit d’aller quelque part, de fermer les yeux – mettez un bandeau sur vos yeux si possible – installez-vous dans un endroit tranquille, mettez cette étoile, roulez vos yeux en arrière, serrez, soufflez, et commencez à faire monter l’énergie. Et quand vous êtes prêt, prenez cette petite attitude et placez-la ici ( le lobe frontal) dans votre concentration sans y mettre aucun autre attachement. Alors que vous allez le maintenir là pendant un certain temps, il va essayer de se dérober; vous allez alors devoir souffler et le ramener dans votre concentration, et cela sans attachement. Quand vous ferez cela, je vous promets que votre monde va changer – votre vie, le flux de votre énergie et votre liberté – et lors de notre prochaine rencontre, vous aurez acquis de la sagesse. Vous comprenez? Qu’il en soit ainsi.

Tout le monde à travers les âges a posé cette question proverbiale : Maître, qu’est-ce que l’amour inconditionnel ? L’amour inconditionnel est ce qui toujours est. S’il n’existe pas d’attachement, il apparaît dans tout son éclat. Ce n’est pas quelque chose qu’il vous faille être; c’est ce que déjà vous êtes. À sa place sont maintenus illusions et mensonges. Ceux-ci enlevés, l’amour est là. Il n’est nul besoin d’y apporter d’efforts. C’est la nature de notre être, mes bien-aimés. Nous avons été conçus dans l’amour ; nous y demeurons donc. Point Zéro est l’amour, et tout le pouvoir qui a formé toutes les dimensions, tous les plans et tous les cieux est ce même pouvoir. Ayant été conçus dans la matrice d’un tel amour, ce dernier se doit d’être l’aspect de notre nature véritable. Etre autre que cela est un artifice par rapport à cette nature. Telle la raison d’être de ce qu’on appelle la roue de la réincarnation…

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini p. 49  aux éditions Adda. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Définition du hasard et est-il forcément nécessaire

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

histoire de hasardLe terme hasard désigne pour moi ce que le mathématicien Antoine-Augustin Cournot en a dit : La rencontre de deux séries causales indépendantes.
Le hasard deviendra un hasard nécessaire (synchronicité) lorsque cette rencontre sera liée par un sens pour l’individu (critère 1), qu’elle aura une forte charge émotionnelle (critère 2), qu’elle proposera une nouvelle direction ou traduira une transformation (critère 3). Ce hasard nécessaire ou cette synchronicité est susceptible de se produire dans les entre-deux de notre vie (critère 4).
Le hasard est nécessaire et il y a des hasards qui sont plus nécessaires que d’autres. Un hasard ou une coïncidence peut ainsi exister et être banale si elle ne répond pas aux 4 critères mentionnés.

Pourquoi cette notion fascine t’elle autant l’homme ?

Parce qu’elle nous invite à nous questionner sur le pouvoir que nous avons de changer notre vie ou de la subir. De tous les temps, nous avons tenté de trouver des moyens de nous donner des illusions de contrôler la vie. Ces illusions sont nécessaires tant que nous arrivons à bien délimiter où se trouve notre pouvoir et où se trouve le pouvoir de la vie de nous déstabiliser. C’est comme d’apprendre à jouer avec les règles dans un jeu. Si je joue en croyant que je peux contrôler l’issue des dés, ou si je modifie les règles pour que je ne joue que si j’ai une paire de 6, cela rend le jeu de la vie terriblement ennuyeux. Le hasard nous offre cette possibilité de redonner du jeu au jeu de la vie !


Quelle était votre démarche en écrivant votre premier livre « Les Hasards Nécessaires » ?
 

J’ai voulu simplement développer un art de la rencontre. Apprendre à sortir de nos zones de conforts pour rencontrer véritablement de l’altérité et des symboles qui peuvent nous transformer.

La synchronicité concerne t’elle les rencontres de tout ordre? 

Oui, toutes les rencontres peuvent être ou non synchronistiques. Dans le livre collectif de Michel Cazenave, (« La synchronicité, l’âme et la science », Editions Albin Michel) il y est même fait mention de la dimension biologique des rencontres qui ont fait muté les espèces au cours de l’évolution, dans un chapitre intitulé « L’évolution en tant que continu synchronistique ».


Est-ce qu’une synchronicité a toujours un sens, un « message » à transmettre ?
 

La vie est une longue conversation et la synchronicité en est un de ses canaux privilégié. La synchronicité n’a jamais un sens précis. Son langage est comme le symbole, il est multi sens et s’adresse donc aussi à tous les sens de l’être pour le garder vivant dans sa conversation avec le vivant.


Si on ne comprend pas ou que l’on résiste aux sens de ces signes, que se passe-t-il ?
 

Il existe une obsession de trouver le bon signe, de trouver toujours le sens des synchronicités. La clé consiste à rester visible et disponible. Si le sens n’a pas été saisi, la vie continuera sa conversation avec nous d’une manière ou d’une autre.


Est-ce que lorsque l’on a, comme vous, autant écrit et réfléchi sur ce thème, on arrive à déceler et accepter davantage ces signes ?
 

Le but est d’accepter la vie et non les signes. Imaginons un être qui se promènerait sur la route en collectionnant les panneaux de signalisation et les emmagasinant dans sa voiture pour se sécuriser. Tout dépend des endroits où l’on circule dans la vie. Certes dans certains aspects de notre vie, nous pouvons développer des capacités à mieux lire les signes. Mais la signalisation de type symbolique est toujours à réapprendre, surtout dans les autres pays…. !

Comment arriver à faire la distinction entre reconnaître certains symboles et en voir partout ? Ne serait-ce pas là qu’interviendrait l’intuition ? 

Tout à fait. Selon Jung, l’intuition est la capacité à voir avant la courbe. Autrement dit, c’est notre capacité à nous fier à notre sens intérieur et à répondre aux appels intérieurs qui nous indiquent par exemple de tourner à gauche alors que tout à l’extérieur nous pousse à tourner à droite. Par exemple, lorsque vous vivez une synchronicité ou une rencontre, demandez-vous simplement : Qu’est-ce que cette rencontre me pousse à faire ? Qu’ai-je envie de découvrir, de lire, de voir suite à telle rencontre ? Quelles nouvelles actions cette rencontre me propose d’entreprendre ?


La synchronicité semble aussi très liée à la notion de créativité…

Effectivement, et le plus difficile dans la véritable créativité est d’accepter de détruire ou transformer quelque chose ailleurs dans notre vie pour faire de la place à la nouveauté. La vraie créativité est une transformation et nécessite souvent l’aide d’une rencontre avec l’inconnu et l’inattendu.


Existe-t-il une loi de la synchronicité comme il existerait une loi de l’attraction ?
 

Lorsque le Christ est arrivé dans le monde, il a proposé quelque chose de totalement révolutionnaire pour l’époque : Le principe d’amour gratuit. Cela a choqué considérablement les tenants des lois de tout acabit. La synchronicité est un peu comme l’amour gratuit et il peut choquer des théories comme la loi d’attraction qui est toujours sous le registre de la causalité. La synchronicité tente de nous libérer d’un monde où la loi et la causalité dominent pour nous faire entrevoir des mondes plus complexes où le sens peut lier les événements et non la cause.


Dans votre dernier livre « Danser avec le chaos » (Editions de l’Homme – 2012), vous abordez le thème de l’inattendu et le génie des rencontres qui peuvent en être issues. L’inattendu est un parent très proche du hasard, qu’avez-vous voulu transmettre en abordant à ce thème ?
 

Une ouverture sincère à la créativité qui peut se cacher dans l’inattendu. Mon livre est une invitation à « inattendre » ce qui arrive dans nos vies et à danser avec l’inattendu plutôt que de lutter contre.J’ai voulu aussi tenter de remettre un peu de gratuité qui est une notion déstabilisante, dans le vaste shopping existentiel qui existe dans le développement personnel de nos jours. J’ai souhaité insister sur un message essentiel : celui d’aimer et d’accepter pleinement de ne pas attendre, et de respecter la gratuité de ce geste.


Vous faites également une large place dans votre livre à une figure archétypale ; le Trickster. Qui est-il et quel est son rôle exactement ?
 

C’est l’archétype des transitions et du chaos, le personnage farceur et rusé rencontré dans toutes les mythologies, notamment dans la mythologie grecque, avec Hermès. Le Trickster symbolise le renversement de l’ordre établi. À ce titre, il incarne la dynamique de l’ombre dans une conscience unilatérale dominée par la rationalité. Sa survenue dans les rêves, les synchronicités, les lapsus, les actes manqués, voire dans des situations vécues comme chaotiques, signale la libération d’une énergie compensatrice. Il fait partie du quatrième critère pour qu’une synchronicité se produise. C’est le principe déstabilisateur dans nos vies et dans nos histoires. Il survient pour remettre de la vie dans un système qui s’est rigidifié.

Sommes tous le trickster de quelqu’un, et donc qu’un trickster sommeille en chacun de nous ? 

Nous sommes surtout et avant tout les grand tricksters de la vie…. Une vie qui a besoin de nous pour la pousser à se dépasser, même si on a tendance à lui mettre de gros bâtons dans les roues par les temps qui courent…..

Interview Jean-François Vézina

Pour en savoir plus sur les activités de Jean-François Vézina, ou se procurer ses différents livres en version audio, je vous invite à visiter son site : http://www.jfvezina.net

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Qu’est-ce qu’un contrat sacré ?

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2015

 

Un contrat ne vous sert pas à résumer vos engagements, mais à les assumer. OLIVER WENDELL HOLMES (1809-1894), médecin, poète et humoriste 

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Mon Contrat comprend les archétypes de l’Enseignant et du Guérisseur, qui se sont manifestés à travers les événements de ma vie, même si je n’ai jamais reçu de formation académique de guérisseuse ou d’enseignante. J’ai étudié le journalisme et la théologie, mais mon travail d’ « intuitive médicale » s’est « manifesté », tout simplement. Ma première lecture intuitive d’une personne s’est produite presque par hasard, suivie d’une autre, puis d’une autre. Tout le voisinage s’est passé le mot  et bientôt, j’en faisais de dix à quinze par semaine. Ma réputation grandissante m’a valu des invitations à prononcer des conférences et, en retour, on m’a conviée à animer des ateliers. Le plus étonnant, dans mon apprentissage de l’anatomie de l’énergie, c’est la précision avec laquelle s’est organisée ma formation. Elle aussi s’est « manifestée ». Sur une période de sept à dix jours, trois personnes atteintes de la même maladie firent appel à moi. Elles étaient aux prises avec des problèmes similaires, à quelques variantes près, qui avaient contribué au développement de leur condition. Après avoir fait la lecture de ces trois individus, j’avais l’impression d’avoir saisi les facteurs de stress énergétique majeurs qui sous-tendaient leur condition. Peu après ce premier trio, trois autres personnes vinrent me voir coup sur coup. Elles aussi souffraient d’une même maladie. Ma compréhension de l’anatomie énergétique m’amena peu à peu à réaliser que notre biographie devient notre biologie. 

Lorsque je compris ce principe, mon éducation sembla prendre une autre direction. Tandis que mes lectures précédentes retraçaient la chronologie physique et émotionnelle d’un individu, je me mis à percevoir des images sans rapport apparent avec la personne. Face à une femme qui cherchait à comprendre sa douleur au cou, par exemple, je vis dans son champ d’énergie l’image d’un pirate. Comme c’était une ménagère du Midwest, cette information ne lui disait absolument rien. Mais plus tard, en se soumettant à des exercices de relaxation et de visualisation avec un hypnothérapeute, elle sentit elle aussi l’énergie du pirate dans son champ. Elle le « vit » lui trancher la gorge avec son sabre. Curieusement, elle établit aussi des effets plus positifs, comme l’affranchissement et la libération sexuelle. Ces impressions conflictuelles lui disaient qu’elle était étranglée ou dominée par sa situation, aspirant à une liberté qu’elle ne pouvait exprimer consciemment. Peu après, faisant lecture d’une autre femme, torturée par de l’arthrite aux mains, je retrouvais sans cesse l’image d’un artiste.

Quand je le lui dis, elle resta perplexe, affirmant qu’elle n’avait aucun talent artistique. Je lui suggérai néanmoins de faire de la poterie pour se soigner. Elle commença par confectionner de petits vases de terre cuite et, avec le temps, devint une potière douée. Elle produit maintenant des pièces d’art. Enfin, procédant à la lecture d’un représentant des ventes australien nommé Jimmy, en grave dépression depuis des années, je vis apparaître un grand acteur dans son champ d’énergie. Jimmy n’avait aucune expérience du jeu théâtral, même s’il s’y sentait attiré, car, il était gay, se trouvait encore « dans le placard » et craignait de faire son coming out en jouant. En fait, il jouait déjà (à l’hétéro!), mais le blocage de son talent et la dissimulation de son identité avaient produit chez lui un effondrement émotionnel. Quelques années plus tard, j’appris avec reconnaissance que Jimmy s’était tiré de sa dépression et qu’il jouait dans des théâtres d’été. Il prend son travail d’acteur au sérieux et ne cache plus son orientation sexuelle. Lorsque ces images étranges se mirent à émerger, elles semblaient si décalées, si dissociées des gens que je lisais, que je croyais avoir plus ou moins perdu la justesse de mon intuition. Mais ces lectures s’avéraient utiles à chaque personne. Puis, un jour de 1991, tout me parut clair. Au cours de l’un de mes ateliers, j’écoutais une  conversation entre deux femmes. Cinq minutes après avoir fait connaissance, elles s’étaient déjà révélé les détails banals de leurs vies, tels leur lieu d’habitation et leur occupation. Après ces menus propos, elles se mirent à parler des expériences de vie qui les avaient attirées dans un atelier spirituel. Soudainement, elles se découvraient un modèle de vie commun, un lien énergétique immédiatement recon naissable à l’intensité de leur réaction mutuelle. Leurs enfants avaient grandi, leur mariage était réussi et leur vie se trouvait à un stade de transition naturel : elles en avaient assez d’être la « servante » de tout le monde. Elles voulaient à présent se servir elles-mêmes. Retraitées et libérées, elles comptaient cultiver leurs propres intérêts et développer leur âme. En écoutant ces douces personnes décrire leur modèle de vie, je déchiffrais leur conversation sur le plan symbolique. En tant que bonnes mères et conjointes, elles avaient passé la majeure partie de leur vie au service des autres, mais ayant complété cette première mission, elles volaient de leurs propres ailes, comme doit le faire le Serviteur du mythe et de la légende.

 

 Dans la Bible, par exemple, lorsque Joseph est vendu en esclavage par ses frères, il attend le moment opportun en passant des années à accomplir les tâches qu’on exige de lui. Mais par la suite, en utilisant ses dons singuliers pour l’interprétation des rêves, il conquiert sa liberté et devient un grand chef de la nation ; de Serviteur, il devient Maître.Les images vives mais intrigantes que j’avais recueillies au cours de mes dernières lectures prenaient soudain un sens. Le Pirate, l’Artiste, l’Acteur et le Serviteur ne faisaient pas partie de la chronologie individuelle et physique, celle que j’avais l’habitude de lire. Ces images formaient plutôt des aspects de la chronologie spirituelle de chaque individu, une mythologie personnelle existait avant même son incarnation. Ces images étaient des archétypes, des guides énergétiques qui indiquaient à l’individu sa raison d’être spirituelle, son Contrat. La légendaire lanterne qui s’alluma cet après-midi-là luit toujours. Depuis lors, chacune de mes lectures s’ouvre sur une évaluation de la chronologie spirituelle d’une personne, des modèles archétypaux qui  s’expriment à travers sa personnalité et ses expériences de vie. Et tout comme les trois personnes atteintes des mêmes maladies physiques qui m’avaient demandé des lectures intuitives, des personnes partageant des vies semblables  s’adressèrent à moi en un temps relativement court, mais étalé sur des mois plutôt que sur des jours. Par exemple, je fis certaines de mes premières lectures sur des gens dont l’archétype était celui de l’Enfant Blessé, celui qui a tendance à garder des cicatrices émotionnelles depuis l’enfance. Puis, je rencontrai quelques personnes ayant en commun un archétype dominant de Victime. Là encore, chacune d’elles reflétait des aspects légèrement différents de cet archétype, selon leur personnalité et leur expérience.

Lorsque je me mis résolument à travailler les archétypes, dans mes lectures et mes ateliers, je recueillis d’autres observations sur leur fonctionnement dans notre psyché. Lorsque Jung proposa sa théorie de l’inconscient collectif, il signala que ce dernier était peuplé d’innombrables modèles psychologiques tirés de rôles historiques, tels que la Mère, l’Escroc, le Roi et le Serviteur. En plus de notre inconscient individuel et unique, dit-il, « il existe un second système psychique, d’une nature collective, universelle et impersonnelle, identique distinguent de ce grand inconscient collectif pour jouer un rôle beaucoup plus signifiant dans la vie des gens, et que chacun de nous possède son propre assortiment d’archétypes-clés.

 Après un processus de recherche, de réflexion et de tâtonnements, je conclus qu’une combinaison unique de douze modèles archétypaux, correspondant aux douze maisons du zodiaque, est à l’oeuvre en chacun de nous et soutient notre développement personnel. Ces douze modèles affectent tous les domaines de notre vie. Ils peuvent être particulièrement vivants et perceptibles lorsque nous éprouvons des difficultés, ou un sentiment de défaillance ; et particulièrement tout aussi utiles pour guérir des souvenirs pénibles, donner une nouvelle direction à notre vie ou trouver une façon d’exprimer notre potentiel créatif inexploité.

 En un sens, chacun de ces archétypes représente un « visage » et une « fonction » du Divin qui se manifeste  individuellement en chacun de nous. L’humanité a toujours donné des noms aux nombreuses puissances du Ciel et tenté d’identifier les qualités inhérentes à chacune. La puissance archétypale féminine, par exemple, s’exprime sous des formes diverses, de la Vierge Marie à Mère Nature. Les Romains et les Grecs voyaient les puissances féminines universelles dans les traits d’Athéna (déesse du conseil), Vénus (déesse de l’amour) et Sophia (déesse de la sagesse). En Inde, la culture hindoue a donné à la Déesse des noms incarnant divers attributs de la maternité divine, tels que Laxmi (la prospérité), Durga (la fertilité), Uma (l’unité) et Kâli (la destruction et la renaissance). Comme si Dieu s’était présenté en maints aspects  différents pour nous permettre d’aborder ce pouvoir. Puisqu’il portait un nom, nous pouvions l’invoquer, l’assimiler et l’exprimer.

 

Les schémas archétypaux réveillent notre potentiel divin. Ils peuvent nous libérer des limites de nos pensées et sentiments, nous aider à éclairer les coins sombres ou peu connus de notre âme, et amplifier notre éclat et nos forces. Les archétypes constituent une source de pouvoir émotionnel, physique et spirituel, et peuvent nous aider à nous libérer de la peur, même si parfois, certains d’entre eux peuvent, au départ, déclencher des peurs en nous. Chaque archétype (ou peur) nous lance un défi spirituel : celui de l’affronter et d’y reconnaître une occasion d’apprentissage et une chance de développer un aspect de notre pouvoir. Lorsqu’un archétype nous paraît difficile ou même malveillant, notre tâche consiste à le reconnaître, à surmonter la faiblesse qu’il souligne et à nous approprier son potentiel divin. La déesse Kâli, par exemple, représente l’énergie destructrice. Elle a le pouvoir de l’archétype du Saboteur, présent en chacun de nous. Mais quel est le revers de la destruction, sinon la reconstruction et la renaissance ? Dans le langage symbolique des Contrats, l’archétype du Saboteur peut nous désarçonner si nous ne résistons pas à son pouvoir, qui est considérable. Nous pouvons aussi utiliser cette énergie consciemment, pour revisiter des lieux de notre vie qu’il nous faut parcourir, aménager ou assainir. Chaque archétype présente toujours deux faces, qui peuvent toutes deux servir à notre avantage. 

images (2)Nous avons tendance à nous percevoir, de même que notre univers, sous des aspects doubles : bon ou mauvais, intérieur ou extérieur, moi ou vous, bien ou mal, symbolique ou littéral, joyeux ou triste. Nos forces et nos peurs divisent notre esprit en polarités (ou en dualité, selon la terminologie orientale) : voilà pourquoi la foi et le doute se livrent d’éternelles batailles dans notre psyché. Mais en identifiant et en utilisant nos archétypes, nous pouvons apprendre à consolider les aspects de notre âme et à insuffler sa force à notre vie quotidienne afin d’orienter nos pensées et actions. Ces guides énergétiques nous permettent d’agir d’une façon attentive et honorable ; ils nous aident à gérer notre pouvoir et à nous montrer dignes de notre potentiel divin. Pour ma part, chaque lecture m’a révélé que mon travail archétypal contribuait à ma croissance spirituelle. Les expériences et les révélations que j’ai reçues pendant ces lectures m’ont permis de raffiner mon intuition   médicale et de prendre conscience de mes propres archétypes, et m’ont même aidée en périodes difficiles. Mes rencontres avec ces gens (étudiants, participants à mes ateliers, lecteurs) n’ont rien de banal. Tout comme la façon extraordinairement avisée dont j’ai appris l’anatomie énergétique et, plus tard, la lecture des schémas archétypaux, l’ordre divin se manifeste dans tous les domaines de notre vie.

 

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

 

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L’équilibre entre destin et liberté dans le Contrat sacré

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

 

432110Dans d’autres cultures et à d’autre époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple:  » Le moment était venu pour lui « ,  » Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou  » C’est l’emploi pour lequel elle était née « . La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelles. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts…

Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine. Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir: lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels.

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie…

En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté d’entreprendre…

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire…

Les rêves ont renforcé ma croyance qu’un dessein sous-tend les événements, que notre vie est tracée, que ses étapes et ses stades nous donnent toujours l’occasion d’une transformation spirituelle, qui est le but ultime du travail avec notre Contrat. La transformation spirituelle survient lorsque, ne voyant plus les choses en termes strictement physiques et matériels, on s’aperçoit que leur déroulement s’appuie sur une logique, qu’elles sont comprises dans un vaste plan. Notre Contrat sacré nous offre d’innombrables chances de croissance et de changement, qui ne dépendent que de notre volonté de saisir les indices et les signaux subtils apparaissant en cours de route. Les rêves, les intuitions, les coïncidences apparentes et les rencontres aléatoires ne sont que quelques-uns des indices qui nous guident sur la voie de la transformation véritable.

Le but de la transformation spirituelle

La plupart d’entre nous avouerions probablement que le changement positif (et le fait d’aider les autres) est l’une de nos raisons d’être. Sans cette possibilité d’apprendre, de grandir ou d’être une force bénéfique, la vie serait plutôt stagnante. La connaissance de votre Contrat sacré vous permet de voir comment des événements et des rencontres apparemment aléatoires (positifs ou négatifs) font partie, en réalité, d’un scénario de vie qui vous fournit d’innombrables occasions de transformation spirituelle.

On croit souvent à tort que la transformation spirituelle doit être déclenchée par un traumatisme ou une tragédie : une maladie grave, la perte d’un être cher, une catastrophe financière ou personnelle. La plupart d’entre nous avons de la difficulté à croire qu’un changement de perspective majeur puisse être motivé par le simple contenu d’un livre ou par les sujets de conversation d’un déjeuner entre amis…

Contrats sacrés et relations humaines

Parce que la vie est si complexe et qu’il y a tant à « voir » (de nous-même, du monde et du Divin), nous avons des Contrats avec bien des gens dans notre vie. Imaginez qu’en s’incarnant, chaque âme se divise en innombrables fragments qui passent instantanément à l’exploration de l’âme globale. Vous le savez quand vous rencontrez des gens qui dégagent quelque chose de profondément attirant pour vous, et vous vous sentez peut-être « vide » lorsqu’ils partent. Le terme populaire âme-sœur, appliqué à un partenaire romantique idéal, reflète à peine cette vérité; en fait, nous avons plusieurs âmes~sœurs qui jouent des rôles fort différents dans la vie. Noble ami est peut-être un meilleur terme. Ce sont les gens que vous êtes non seulement destiné à rencontrer mais que vous devez rencontrer. Peu importe le nombre d’occasions de les rencontrer qui vous échapperont, si vous avez un Contrat, vous finirez par les rencontrer, peut-être plusieurs fois, jusqu’à ce que vous ayez complété tout ce que vous aviez à régler dans l’échange de vos âmes…

D’un point de vue symbolique, de même que de la position traditionnelle d’une grande part de la pensée orientale, personne ne se trouve dans votre vie par hasard. Cela étant dit, cependant, il semble que certaines personnes comptent davantage. Vos intimes, tels que votre famille, vos amis, vos partenaires, vos amants, vos collègues proches, et même vos adversaires, font tous partie de vos ententes d’apprentissage sur terre. Mais parce que votre Contrat concerne l’ensemble de votre vie, on ne peut qualifier d’insignifiantes certaines autres relations qui semblent brèves ou banales…

À l’inverse, vous avez probablement déjà tenté de « provoquer » une relation sans que, malgré tous vos efforts, le lien ne se forme. Il y a des gens avec qui vous êtes censé vous trouver, et d’autres qui, quoi que vous fassiez, ne seront pas de votre vie. De même, certains ont beau frapper bruyamment à la porte de notre vie, mais malgré leurs efforts pour nous plaire ou attirer notre attention, nous ne sommes pas ouvert à l’idée de les accueillir. Aucun d’entre nous n’appartient à la vie d’un autre. Voici un indice qui vous aidera à déterminer si quelqu’un a sa place dans votre vie: devenez sensible à ce que j’appelle le facteur d’ »animation ». J’entends par le mot animation une sorte de courant électrique qui circule entre deux personnes lorsque l’énergie vitale fait irruption, comme entre des amants qui s’adorent absolument…

L’absence d’électricité entre les gens est aussi évidente que sa présence. Sans ce courant, rien ne pourrait vous rapprocher pour former une relation. Vous serez peut-être à même d’établir un lien temporaire, mais à moins qu’il ne circule un flux naturel entre vous, votre lien sera instable et embrouillé.

Parmi les liens riches en animation, mentionnons les relations avec des gens pour qui vous ressentez une aversion immédiate ou avec qui vous tombez dans une forme instantanée de jeu de pouvoir. Dans ces cas, vous pouvez être assuré d’avoir également quelque chose à apprendre d’eux, bien que ce soit plus difficile que l’attraction mutuelle…

Selon les termes de votre Contrat, les petits tyrans de votre vie sont aussi utiles et importants que vos nobles amis les plus chers. Vous avez des accords à conclure de part et d’autre, car tous ont à vous enseigner sur vous-même quelque chose que vous ne pourrez apprendre nulle part ailleurs…

imagesCaractéristiques d’un Contrat sacré

Votre Contrat, de même que toutes les ententes de sous-traitance qui le constituent, n’est pas une fin en soi. C’est un moyen, un plan destiné à vous aider à développer votre potentiel divin. Vous pouvez considérer votre Contrat sacré comme un « cours sur la vie » dont vous êtes censé tirer nombre d’enseignements…

En bref, c’est une entente que votre âme conclut avant la naissance. Vous promettez d’accomplir certaines choses pour vous-mêmes et pour les autres, de même qu’à des fins divines. Une partie de votre mission vous oblige à découvrir ce que vous êtes venu faire sur Terre. Le Divin, en retour, promet de vous fournir les indications nécessaires à travers votre intuition, vos rêves, vos prémonitions, les coïncidences et autres indices…

Votre Contrat sacré vous assujettit aux lois… du Divin. En fait, toute la création obéit à des règles qui gouvernent et entretiennent le flux de l’énergie et de la vie, de la loi de la gravitation à celles de la thermodynamique. Depuis l’aube de la civilisation, l’humanité reçoit des directives et accepte la nécessité de les respecter…

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

Publié dans Channeling, En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaires »

L’Homme dans l’Univers

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2014

images (9)Lorsque l’on arrive pour la première fois dans un lieu où l’on va séjourner, on fait le tour de ce lieu. On entre dans les pièces, on furète, on va au jardin. Bref, on se rend compte de ses caractéristiques. Quelle est sa composition ? Est-il aéré ? Chaud ? Frais ? Lumineux ? Facile d’accès ? Puis, on fait le tour du voisinage. De façon quasi-instinctive comme les animaux, nous délimitons et prenons connaissance de notre territoire. 

En tant qu’être humain, notre territoire commun est la Terre. Cette notion est maintenant revendiquée par tout un chacun. Ne parlons-nous pas de «village global» ? Nous habitons ce magnifique village, la Terre. Les images des plus lointaines contrées sont devenues accessibles et nous pouvons même, si nous le souhaitons, chatter avec leurs habitants. Par ailleurs, cette Terre fait partie d’un ensemble plus vaste qui est l’univers. L’expression «planète Terre» fait d’ailleurs partie du langage courant des médias. 

Nous savons – pour la plupart, vaguement – que notre planète est l’une des millions de planètes qui peuplent l’univers. Nous savons cela, mais nous ne l’intégrons pas. Notre regard reste braqué sur notre quotidien terrestre, nos préoccupations, nos émotions, notre famille, notre travail, nos intérêts. 

Nous donnons à ces choses matérielles ou psychologiques un statut essentiel dans nos vies. L’univers n’entre pas, ou peu, ou mal intégré, dans notre conception de nous-mêmes en relation avec un environnement plus vaste que nos seules préoccupations.

 

images (8)Les voiles du réel

Pourtant, penser le cosmos, ses immensités, ses paradoxes, ses inconnues, aboutit inévitablement à changer notre représentation des choses. Nous nous agrandissons de notre pensée du cosmos. Nous agrandissons notre représentation de l’être humain. Nous agrandissons notre représentation du réel. Car c’est le réel que nous questionnons encore et toujours lorsque nous questionnons le cosmos. Quelles sont ces lois ? Qu’est-ce qui anime tout cela ? Pourquoi la connaissance de son fonctionnement ne nous est-elle pas donnée d’emblée, de façon limpide, avec évidence ? Nous devons chercher. 

Nous ne pouvons pas -pas encore- appréhender directement le réel : il se cache derrière d’innombrables voiles. Ainsi en est-il de la matière dont est fait l’univers, cette matière dont on sait maintenant qu’elle n’a de solide que son apparence…

 

L’invisible en question

La science questionne, autant que la philosophie ou la religion, l’invisible des choses. Les planètes lointaines ne se voient pas à l’oeil nu, et la masse noire n’émet aucun rayonnement. Dieu, quant à lui, est tout aussi invisible. Dieu ou la Matière, sont-ce d’ailleurs vraiment, à l’heure actuelle, deux langages incompatibles ?

Déjà, début XX è, Teilhard de Chardin ne conjuguait-il pas d’admirables intuitions scientifiques et spirituelles dans sa recherche : «Quand je pense à Vous, Seigneur, je ne puis dire si je vous trouve davantage ici que là, si vous êtes plutôt pour moi Ami, Force ou Matière…» ? C’est en tous cas toutes les modalités de l’invisible qui sont questionnées de toutes parts à notre époque, invisible qui se décline du plus petit au plus grand, dans des approches multiples de plus en plus foisonnantes et riches.

 

D’une idée…à une quête 

Ceci dit, l’espace intersidéral a toujours fait rêver autant les poètes que les scientifiques. Les uns ont chanté ses énigmes, les autres ont tenté de les déchiffrer. D’innombrables mythes expliquant l’origine de la Terre et de l’univers ont été écrits. Quant aux premières tentatives de description de la Terre dans l’espace, elles montrent celle-ci comme étant une surface plane. On est bien loin de la description d’une terre plate actuellement. Nous sommes peu outillés si nous voulons réellement avancer dans le savoir de ce territoire cosmique dont nous faisons partie. Car pour  se situer quelque part, dans la culture dont nous sommes, il est nécessaire de se faire une idée du lieu. 

Outre le fait que nous puissions regarder le ciel, le contempler, nous laisser imprégner de sa mystérieuse beauté, nous allons élaborer mentalement une représentation de l’univers. Elle va se construire de façon quasi-inconsciente par les apports de la culture et du monde audiovisuel dans lequel nous baignons, ou par le biais d’une démarche plus consciente. Cette représentation de l’univers, et donc de la matière et espace de l’énergie, va donner naissance à des croyances. Les croyances ayant trait à l’univers sont directement reliées à des questions métaphysiques aussi importantes que : 

«Qui suis-je ? De quoi suis-je fait ? Quelle est mon origine ? Où est-ce que je vais ? Pourquoi est-ce que je vis ?».

 La question du sens posée par la philosophie et la spiritualité, se nourrit de la question du «comment» à laquelle la science et les astrophysiciens tentent de répondre. Il est terminé le temps où on laissait aux seules religions ces questions qui font partie de la destinée même de l’espèce humaine et de chacun individuellement. C’est à travers la chimie, la biologie, la physique, l’astrophysique, mais aussi l’anthropologie, l’archéologie,  l’histoire, l’esthétique qu’elles se posent. A cela, on peut ajouter toutes les approches qui questionnent nos systèmes de représentations, nos niveaux de langage, nos productions artistiques et intellectuelles. Et, last but not least, tout ce qui a trait à l’intériorité et à l’étude de la conscience : la psychologie personnelle et transpersonnelle, et les neurosciences. Le monde extérieur et le monde intérieur se rencontrent…

 

Comprendre l’espace

Il y a quelque chose d’admirable dans la quête scientifique. Quête de la science ?

Oui, car elle est d’abord une aventure de l’esprit pour comprendre le monde. Les astrophysiciens vont d’abord tenter de comprendre l’espace. Et cette tentative, le mot le dit bien, est composé d’erreurs, de révisions, de corrections. 

Le modèle élaboré par Ptolémée, selon lequel la Terre était le centre de l’univers autour de laquelle tournaient les planètes et les astres, a duré plus d’un millier d’années. On a cru pendant plus de 1500 ans que la Terre était le centre de l’univers ! C’est beaucoup, 1500 ans. Puis la révolution de Copernic au 16ème siècle eut lieu et renversa totalement les rôles : ce n’est plus la Terre qui est au centre, mais le Soleil. 

Et un nouveau modèle eut lieu et est encore actuel. Tout le monde connaît ces grands tournants scientifiques qui élaborent un nouveau paradigme, un nouveau socle de croyances pour une période plus ou moins longue, ici plus d’un millier d’années.

 

Un casse-tête mathématique

Sachant cela, il nous appartient de chercher quels sont les grands paradigmes scientifiques qui sous-tendent notre siècle. Pour élaborer cette recherche, nous disposons, entre autres approches, de la pensée scientifique. La pensée scientifique, mais vulgarisée. Il est évident que nous ne pouvons pas avoir accès à la source même des recherches en astrophysique, vu que les symboles mathématiques en font intégralement partie. Qui peut se targuer de comprendre ce que sont les opérateurs hermitiens, les matrices densité, les espaces de Hilbert, les vecteurs d’état ? Qui sait ce qu’est exactement l’équation

de Maxwell, faisant partie de la théorie dite de «jauge», forme élaborée de la théorie quantique des champs ? C’est à s’y perdre, et cela d’autant plus quand on sait que le prix Nobel de physique en 1965, le pédagogue Richard Feynman, avoua qu’il lui était impossible d’expliquer à quiconque la loi quantique relativiste des champs…

D’un savoir multidisciplinaire à une connaissance transdisciplinaire…

On entre ici dans la difficulté qui consiste à produire de la bonne vulgarisation, difficulté que Valéry, cité par Etienne Klein(3), a très bien énoncée : «Tout ce qui est simple est faux, tout ce qui est complexe est inutilisable» ! Nous devons donc bien nous rendre compte que les informations scientifiques dont nous disposons pour nous faire une idée de l’univers sont, dès le départ, sujettes à des interprétations et des transformations. Songeons aussi que chaque théorie va se modifier en fonction de nouvelles données. 

Bref, sachons que l’idée que nous allons nous faire de l’univers via les informations scientifiques que nous aurons peu ou prou intégrées sera nécessairement subjective. La synthèse de toutes ces données peut cependant s’effectuer à partir d’un espace de pensée autre, qui résout les contradictions, une sorte d’espace où les savoirs multidisciplinaires se résolvent dans une connaissance transdisciplinaire, espace  intérieur où des formes de révélations ont lieu [Eurêka !] et des certitudes métaphysiques éclosent. Sachant la relativité mais aussi la beauté de cette démarche, avançons…

 

Des milliards de fois plus petit qu’un atome…

Car il existe de superbes écrits destinés au grand public. Ce sont, par exemple, les écrits de l’astrophysicien Hubert Reeves, ou encore ceux de Trinh Xuan Thuan, astrophysicien et professeur à l’université de Virginie. Dans ces écrits, on peut retracer une aventure qui va du plus élémentaire au plus complexe. Aventure qui commence avec le Big Bang, déflagration cosmique à l’origine de l’univers qui fait actuellement l’unanimité des scientifiques. Et on s’émerveille lorsque l’on pense que tout a commencé dans un espace minuscule, des milliards de fois plus petit qu’un atome, et que cet espace minuscule a commencé à s’étendre. 

Car l’univers n’est pas immuable, mais en expansion, selon l’hypothèse émise début des années 1920 par Friedmann et Lemaire. 

Le minuscule espace des débuts a continué à s’accroître pour atteindre les gigantesques proportions du cosmos actuel. L’histoire n’est pas finie, bien évidemment. L’univers continue à grandir et en même temps, il refroidit. 

Ce refroidissement est nécessaire pour que la complexité continue à voir le jour. En effet, la chaleur donne lieu au mouvement. Dans un univers trop chaud, les formes structurées en mouvement entrent en collision les unes avec les autres et se détruisent. Dans un univers plus froid, tout se stabilise. 

Ce «Un» qui fait la différence

Par ailleurs, l’univers est composé d’énergie et de lumière. L’Univers est né d’un vide quantique, donc baratté d’énergie et rempli de particules qui naissent et meurent à des cadences infernales. Cette énergie du vide est essentielle puisqu’elle donne lieu à la matière. C’est ici que la formule bien connue d’Einstein prend tout son sens : E = mc2. 

On parle souvent de la « soupe primordiale », expression parlante entre toutes qui illustre bien la constante et bouillonnante activité du vide d’où particules et antiparticules ont surgi. Celles-ci entrent en collision, se rencontrent et s’annihilent pour se transformer en lumière qui elle-même se transforme en matière et antimatière. Mais, au cours de l’évolution, l’antimatière a disparu. C’est assez fascinant. Il y a, selon  l’explication du physicien russe renommé Andreï Sakharov mort en 1989,(1) «une minuscule partialité» de l’univers en faveur de la matière. 

Cette minuscule partialité fait qu’il y a un milliard et UN électrons face à un milliard d’antiélectrons. Ce «un» a fait toute la différence. On ne peut que poser ici la question du hasard et de la nécessité… 

Ce «un» est-il seulement effet de hasard ou fait-il partie d’un inexorable processus de développement ?

 

Big Crunch

On n’en a pas fini avec la question de la matière et de l’énergie. Les scientifiques se heurtent jusqu’à maintenant à des énigmes concernant la matière dit «noire». Qu’est-ce ? Il faut d’abord comprendre qu’une gigantesque lutte est à l’oeuvre entre la gravité qu’exerce toute la matière de l’univers, gravité qui arrête l’expansion de celui-ci, et la force du Big Bang initial qui continue à diluer l’univers. Si la gravité gagne, c’est très simple : il y aura ce qu’on appelle un «Big Crunch», à savoir une fermeture de l’univers sur lui-même qui, ne pouvant croître, mourra.

 

Matière noire et énergie sombre

images (7)Or, il se fait que la matière ordinaire, que nous pouvons recenser, est minoritaire, l’autre partie étant constituée de ce que les astrophysiciens appellent la matière noire, ou encore «la masse noire». Celle-ci a un rôle important car sa gravitation permet de faire tenir les amas de galaxies ensemble. Mais les astrophysiciens ne savent pas sous quelle forme se dissimule cette matière noire. 

Pour corser le tout, il apparaît que la matière, qu’elle soit noire ou ordinaire, ne constitue elle-même que 30% du contenu de l’univers, les 70% restants étant une autre forme d’énergie que les savants ont appelée «énergie sombre». L’existence de cette énergie sombre, nommée ainsi en 1998, a été établie grâce au fait que l’on s’est aperçu que l’expansion de l’univers ne ralentissait pas, mais au contraire s’accélérait, ce qui fait qu’on a bien dû admettre l’existence d’une force anti-gravité. Une force inimaginable, totalement noire qui n’émet ni n’absorbe aucun rayonnement. 

Immenses énigmes que celles-là, qui montrent les limites de la science actuelle, en dépit des apparences.

 

Le principe de complémentarité

Par ailleurs, les données de la physique quantique posent question quant aux «outils de mesure» utilisés pour percevoir et comprendre les mystères de l’univers. En effet, la physique quantique a révolutionné la manière dont les scientifiques appréhendaient la réalité. 

La physique quantique qui, rappelons-le, s’exerce dans un univers infiniment petit, le monde des atomes subatomiques, montre qu’un électron dans un atome prend l’aspect d’une onde. Dès que le scientifique observe cet électron avec des instruments de mesure, l’électron quitte son habit d’onde et devient particule. Ce phénomène, que le physicien Niels Bohr, un des pères de la physique quantique, a appelé «principe de complémentarité» explique une interaction évidente entre la réalité et l’observateur. 

Autrement dit, le réel est façonné par l’observation que nous en avons. On ne peut pas parler d’une réalité en dehors de l’observation, vu que cette réalité ne sera jamais appréhendée.

 

Ondes porteuses d’infos

Par ailleurs, dans le monde quantique, les ondes sont porteuses et codeuses d’informations et, se cognant les unes aux autres, elles emmagasinent des informations de façon quasi infinie. Il y constamment échange et interconnectivité… même si les particules ne se touchent pas ! Cela pose évidemment question, d’où le postulat de l’existence du champ du point zéro, «où les informations sur tous les aspects de la vie, allant de la communication cellulaire aux processus de l’ADN, sont transmises au niveau quantique»(2), ce champ étant par ailleurs défini par certains scientifiques à tendance spiritualiste comme «une sorte de gigantesque état fondamental auto-régénérateur de l’univers» (ibid).

 

Univers parallèle ? Je donne ma langue aux deux chats…

Ce que l’on peut remarquer, c’est que dans la culture scientifique d’aujourd’hui, l’imaginaire est roi. Les modèles et les hypothèses se multiplient, et l’on avance, médusé, dans des propositions toutes plus désarçonnantes les unes que les autres. La physique quantique n’est pas facile à intégrer, elle donne lieu à beaucoup de débats, de controverses et de variantes dans le discours scientifique. Ainsi, un groupe de physiciens, relativement restreint, propose la théorie des univers parallèles, dont la première version, que l’on doit à l’américain Hugh Everett, date de 1957. Cette théorie s’est établie à partir d’une expérience de pensée où un chat est enfermé dans une boîte et meurt,[cette expérience qui produit différentes interprétations complexes est appelée le «paradoxe du chat de Schrödinger», du nom d’Erwin Schrödinger, l’inventeur de l’équation de base de la mécanique quantique]. Dans la théorie des «univers parallèles» existeraient, le cas échéant, deux univers : l’un où le chat est vivant et l’autre où le chat est mort…

 

Des propriétés un rien différentes : vous n’existeriez pas

Il importe, pour notre croissance, de laisser émerger de façon tout à fait personnelle, sans avoir recours aux innombrables «prêt-à-penser » qui jalonnent notre route, il importe, oui, de laisser émerger une intuition de réponse face à la question qui ne manque pas de se poser, à un moment ou l’autre : l’évolution de l’univers est elle fortuite ? 

Cette magnifique odyssée d’un univers jalonné d’étapes de plus en plus précises serait-elle l’effet seulement du hasard ? Si certaines propriétés de l’univers avaient été un tout petit peu différentes, je ne serais pas là, écrivant cet article et il n’y aurait ni éditeur pour l’éditer, ni lecteur pour le lire, vu que l’être humain n’existerait tout simplement pas.

 

«L’omniprésent levainde la complexité croissante»

Sur des centaines de milliers d’années, après le Big Bang, des objets de plus en plus complexes sont apparus : la voie lactée et les planètes, les premières cellules de vie, le sexe, les organismes pluricellulaires, l’oxygène, puis les espèces avec les premiers poissons, les reptiles, les insectes, les plantes et les fleurs. Il y eut ensuite la catastrophe de la percussion de la Terre par un astéroïde géant, la disparition des dinosaures, l’apparition des primates, le singe, l’homme. 

Puis, de plus en plus complexe, le développement du cerveau… De paliers en paliers, l’évolution du vivant a eu lieu, comme poussée de l’intérieur par «l’omniprésent levain de la complexité croissante» dit Hubert Reeves. Cette poussée vers un «plus» de vie tire parti des hasards. Quoiqu’imprévisibles, les événements issus du hasard entrent dans une progression comme si le programme d’une complexité croissante était déjà là, en germe, au tout début de l’univers, ce qui fait dire au physicien F. Dyson : «L’univers savait quelque part que l’homme allait venir» [Les dérangeurs d’univers, Payot, 1987].

 

Espace intérieur et extérieur 

Alors, l’univers est-il un «hasard ou une nécessité» ? L’expression de Monod pèche par trop de dualisme. Et si la logique de l’univers ne se conjuguait pas en «ou», mais en «et» ? Et si on disait hasard ET nécessité ? Si on disait hasard ET nécessité, on se trouverait tout simplement dans une vision non-duelle des choses. Au même titre qu’une voie spirituelle, il peut y avoir une voie scientifique, pourvu qu’elle nous mène vers un changement. Cela peut être un élargissement du cadre de notre représentation de la réalité. 

Cela peut aussi être un changement de croyances et de vision.

Ainsi, dans la physique quantique, il existe à la fois une chose et son contraire [puisque l’électron est à la fois onde et particule]. Ce sont deux possibilités en apparence inconciliables : comment peut-on être à la fois une chose ET son contraire ? Il n’y a pas de comment. C’est comme cela. 

Une chose Et son contraire peuvent exister simultanément. Le Tao l’avait déjà admirablement énoncé. Mais

pour que cette vison soit rendue possible, et que le réel devienne un peu moins opaque, il est nécessaire que le regard reçoive le réel d’un autre niveau que celui où il se situe habituellement. 

images (6)Cet autre niveau fait le lien entre l’information «un électron est une onde» et l’information «un électron est une particule», il va au-delà d’une vision qui choisit l’une ou l’autre proposition. Nous ne sommes  évidemment pas habitués à ce type de vision qui demande de se déplacer intérieurement quelque part où les contradictions ne sont pas un problème… Où est donc ce quelque part ? L’espace, s’il est cosmique et extérieur, n’est pas moins vaste à l’intérieur. Quelquefois, l’être humain peut faire une expérience d’ouverture intérieure. 

Elle se produit lorsque tout s’ouvre de plus en plus profondément en lui, par exemple grâce à l’amour, la création, la méditation, la concentration dans un travail, la pratique d’un sport, ou de toute autre chose, pourvu que la personne soit unie à ce qu’elle fait, sent, ressent et pense. Cette expérience de l’espace intérieur a lieu lorsque le coeur, le corps, l’esprit font un et que la coupure entre le «je» et le monde s’abolit. Elle peut se produire parfois à la faveur d’un hasard : une feuille qui tombe, un caillou qui roule, une étoile filante, le reflet d’un rayon de soleil dans l’eau, un chien qui aboie… 

Il se peut alors que l’espace intérieur et extérieur soit non-séparé, et que l’un ou l’autre devienne soudainement, avec l’évidence d’un changement de point de vue radical : l’un EST l’autre… 

Marie-Andrée Delhamende

(1) reprise dans «Origines»

(2) Cfr Lynne Mc Taggart

(3) in «Conversations avec le Sphynx»,Albin Michel, 1991. 

LIVRES

- Lynne Mc Taggart, «Le Champ», Editions Ariane.

- Trinh Xuan thuan, «Origines», Folio Essais.

- Hubert Reeves, «Intimes convictions»,

Editions Paroles d’aube.

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

 Golden magic wand

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

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Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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Développement personnel à l’époque de Montaigne

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Les « Essais » de Montaigne se révèlent un étonnant manuel de développement personnel. L’anglaise Sarah Bakewell a décortiqué la pensée du philosophe et en a extrait 20 leçons de bonheur.

220px-Montaigne-DumonstierLiriez-vous une biographie de Montaigne ? Peut-être pas. Mais vous seriez probablement alléché par un titre du genre : « Comment vivre ? » C’est celui qu’a choisi Sarah Bakewell, au risque de passer pour une moraliste à deux sous. Mais le sous-titre révèle la vraie nature de l’objet : « Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse».

Attention, il ne s’agit pas de savoir comment on doit vivre : la question morale, ici, est délibérément absente. Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) se souciait uniquement de bien vivre, c’est-à-dire de manière pleinement humaine, aussi satisfaisante, intelligente et heureuse que possible. Il ne défendait pas des thèses, mais se contentait de dire ce qu’il avait fait, dans telle ou telle circonstance, sans jamais se donner en exemple.

Sarah Bakewell l’a découvert par hasard, il y a une vingtaine d’années. A court de lecture, à Budapest, elle est tombée sur une traduction des « Essais » dans une boutique de livres d’occasion. C’était le seul ouvrage disponible en anglais. Elle l’a ouvert et ne l’a plus lâché… Il faut dire que les livres, cest son affaire. Cette Anglaise de 50 ans a passé une partie de son enfance en Australie où son père était libraire et sa mère bibliothécaire. Après des études de philosophie, elle est devenue conservatrice au département des incunables de la Wellcome Library, à Londres.

« Comment vivre ? » n’est pas une biographie à proprement parler. Sarah Bakewell a plutôt voulu tirer les leçons du parcours de Montaigne et explorer, si l’on peut dire, ses vies posthumes. Car l’auteur des « Essais » passionne des générations de lecteurs depuis plus de quatre siècles.

Montaigne a inventé un genre littéraire. Il s’observe, se raconte parfois de manière osée (la petite taille de son sexe le tourmente…), alors qu’au XVIe siècle un auteur ne se livrait que pour évoquer de hauts faits. « Chacun regarde devant soi, constate-t-il. Moi, je regarde dedans moi : je n’ai affaire qu’à moi, je me considère sans cesse, je me contrôle, je me goûte […]. Je me roule en moi-même. » Se raconter lui permet de tendre à ses lecteurs un miroir dans lequel ils se reconnaissent. Chacun a l’impression d’avoir vécu de telles scènes, et même d’avoir écrit ces textes. « Il me semble que c’est moi-même », disait André Gide, grand admirateur des « Essais ».

De son vivant, Montaigne réussit la prouesse d’enchanter des lecteurs indépendants d’esprit sans choquer les hommes d’Eglise les plus orthodoxes. Sa règle est en effet de « tout remettre en question », mais avec une seule exception : sa foi religieuse, qu’il déclare au-delà du doute. Il prône la sou- mission à Dieu et à la doctrine catholique. Cette foi du charbonnier est bien vue par les autorités ecclésiastiques, dans la mesure où elle s’oppose au protestantisme qui fait passer le raisonnement privé et la conscience avant le dogme. Mais au siècle suivant, le fidéisme sera mis en question, et on commencera à reprocher à Montaigne toutes sortes de choses, à commencer par ses délicieuses histoires animalières qui semblent mettre hommes et bêtes dans le même panier. Il insupporte Descartes et fait bondir Bossuet, tandis que Pascal le considère comme « le grand adversaire ». Mis à l’Index le 28 janvier 1676, les « Essais » le resteront jusqu’au 27 mai 1854, pendant près de cent quatre-vingts ans.Voltaire puis Nietzsche, eux, s’enthousiasment pour Montaigne qui apparaît comme un précurseur des Lumières. Les romantiques en font un romantique, et les moralistes victoriens un allié, publiant des versions abrégées, expurgées et aseptisées de son oeuvre. Toutes ces lectures et contre-lectures font vivre les « Essais » et assurent l’immortalité littéraire de leur auteur.

L’éloge du doute

Très inspiré par les philosophies de l’Antiquité grecque (stoïcisme, scepticisme et épicurisme), vouant une admiration sans borne à Plutarque dont il a recopié des passages entiers, Montaigne laisse courir sa plume : il écrit ce qui lui passe par la tête, sans souci de cohérence. D’ailleurs, il voyage de la même façon : les personnes qui l’accompagnent en Europe le voient changer de route chaque fois qu’il entend parler d’une chose intéressante. « Montaigne assurait qu’il était impossible de s’écarter du chemin : il n’y avait point de chemin », commente Sarah Bakewell. Lui-même explique : « S’il ne fait pas beau à droite, je prends à gauche ; si je me trouve peu apte à monter à cheval, je m’arrête… Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi ? J’y retourne ; c’est toujours mon chemin. Je ne trace à l’avance aucune ligne déterminée. » 

Ses « Essais » sont truffés de « peut-être », de « je crois » ou de « ce me semble ». Souvent, un « encore ne sais-je » met en doute ce qu’il vient d’affirmer. Il est persuadé que toute chose a plusieurs faces et que tout est relatif. Ce scepticisme et cette humilité, cet éloge du doute sont d’autant plus remarquables qu’il vit dans un siècle où catholiques et protestants sont capables des pires horreurs pour défendre une simple formulation théologique. Vivre dans l’incertitude : c’est l’une des vingt « réponses » repérées par Sarah Bakewell. Les autres ne sont pas toujours aussi parlantes. Si l’on comprend d’emblée le sens de « S’arracher au sommeil de l’habitude », « Tout remettre en question » ou « Vivre avec tempérance », il faut découvrir ce que signifie « Se ménager une arrière-boutique », « Ne philosopher que par accident » ou « Faire du bon boulot sans trop ». Pourquoi vingt réponses, d’ailleurs ? Ce chiffre rond a quelque chose d’artificiel. Pour sa part, Stefan Zweig avait tiré huit leçons de cette oeuvre qu’il admirait – huit manières d’être libre…

L’une des « réponses » de Montaigne est qu’on peut traverser une guerre inhumaine en restant humain. Il condamne la torture, à une époque où celle-ci se banalise et prend les formes les plus monstrueuses. Sans être forcément héroïque – on l’a vu fuir son domaine lors d’une épidémie de peste – il est capable de ne pas se salir les mains. Et, mieux encore, de chercher à réconcilier les pires ennemis, en se mettant à la place des uns et des autres. « Au Gibelin j,étais Guelfe et au Guelfe Gibelin », dit-il joliment.

C’est un autre de ses traits – et une autre « leçon », tirée par Sarah Bakewell : multiplier les points de vue. Montaigne se documente sur les coutumes de peuples lointains pour s’émerveiller de leur étrangeté et souligner le caractère aléatoire de toute chose. « Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie, écrit-il, que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages. » Changer de perspective, c,est aussi, à la manière des sages de l’Antiquité, prendre les choses de très haut pour les relativiser. Vues du ciel, nos petites ambitions évoquent des fourmis qui s’agitent dans tous les sens. Et « au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul ».

Faire diversion face à la douleur

Montaigne a perdu, en 1563, Etienne de la Boétie, qui était pour lui comme un frère. Cette amitié profonde, il l’a exprimée par une phrase devenue célèbre : « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi. » La Boétie est mort en parfait stoïcien, avec courage, sagesse et dignité. Mais à partir de ce jour-là, Montaigne a éprouvé la nécessité de se protéger de la douleur qui naîtrait de la perte d’un être cher, lui qui a vu mourir en bas âge cinq de ses six enfants. Il est devenu un fin connaisseur des techniques de diversion. Par exemple, pour chasser la crainte du vieillissement, il se concentre sur un souvenir d,enfance. Pour consoler une veuve, il lui parle de son époux, mais fait doucement dériver la conversation : « Je lui dérobai imperceptiblement cette pensée douloureuse, et la tins en bonne contenance et du tout apaisée autant que j’y fus. »

Sarah Bakewell a choisi des citations dans la langue originale, l’ancien français. Cela gagne en saveur, mais perd parfois de sa force, car il faut relire à deux fois pour saisir la justesse du propos. Son livre est cependant une excellente introduction à Montaigne. Le lecteur n’a plus qu’une hâte en le refermant : se plonger dans une version modernisée des « Essais ».

Autre leçon de Montaigne, et non la moindre : « Ne pas se soucier de la mort. » Jeune homme, en bon stoïcien, il pensait que la grande affaire de l’homme était de se préparer à bien mourir. Mais un accident de cheval, qui a failli lui ôter la vie à l,âge de 36 ans, lui a fait voir les choses tout autrement. Un paysan passe-t-il son temps à réfléchir sur la façon dont il passera sa dernière heure ? « La Nature lui apprend à ne songer à la mort que lorsqu’il est en train de mourir. » Mieux vaut vivre pleinement, dans l’instant : « Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; et même quand je me promène solitairement dans un beau verger, si mes pensées se sont occupées de choses étrangères pendant quelque partie du temps, une autre partie du temps je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. »

Les coaches du bonheur ne disent pas autre chose quand ils conseillent de goûter l’instant, de faire le vide dans ses pensées, de se détacher du bruit du monde. Avec quelques siècles d’avance, Montaigne a incité chacun à être témoin de ce qui se passe en soi. Les « Essais » sont une précieuse leçon de liberté, pour se détacher des poisons que sont la vanité, l’avidité, la routine ou le fanatisme. Et une invitation au bonheur de vivre. 

par par Robert Solé sur http://www.cles.com/enquetes

 

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Faire un BON USAGE DE LA PAROLE

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de maîtrise des pensées et, par suite, du discours.  Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer. 

Marie-Claire Daupale Enseignante de Philosophie

téléchargementCar le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés.  Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin.  Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots.  Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent: la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance…  Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui.  Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors «pour ne rien dire», d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse.  Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible.

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique.  Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable.  Il est en effet possible de devenir artiste dans l’échange verbal, c’est-à-dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice.  Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis!  La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrite dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter.  En effet, 
les belles pensées appellent des paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

«Poiésis» en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer.  L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème.  Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’Esprit.  «L’alchimie du Verbe», dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable.  Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec des personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats!

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus.  Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs.  Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats.  Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée.  La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles.  Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux.

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole: «Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit».  Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même.  Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purificateur à effectuer avec attention: il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi- même.  Evoquons des exemples significatifs: l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi.  Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux.  Un autre travers dans lequel il est facile de tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie: dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu.  Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel.

Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques: en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis.  Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion.  Ces monologues abrupts sont dommageables.  Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive.  Saint François d’Assise procède, dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon: il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent.  Il y a donc un tri à effectuer pour que «seules» ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes.  Prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance.  Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active.  Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur.

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression.  On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre….  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers.  Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers des prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité.  En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices.

Et la parole jaillit du silence

«Seul le silence est grand», constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant ainsi souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin, Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut.  A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création.  Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables.  L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon («Et Il vit que cela était bon», Genèse).  Pour que les paroles des hommes deviennent créatrices, bienfaisantes, cristallines, il importe qu’elles découlent d’un esprit serein, ayant trouvé du calme, du repos «à l’ombre du Tout-Puissant» (Psaume 91).  En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures que creuses.  Cela est particulièrement visible pour des états de colère, de tristesse ou de jalousie.

Un retour à l’équilibre

Lorsque qu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu.  L’adage populaire qui dit qu’«il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler» prend ici tout son sens.  Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur.  En se reliant à l’Amour Infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre.  Si la prière est intense et sincère, confiante et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme.  Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur.

Une intériorité régénérante

Socrate affirmait qu’il fallait «prendre soin de son âme», c’est-à-dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure.  Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique.  Le rythme trépidant des vies, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante.  La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc., voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses, aimables.


Il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles.

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs.  Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile de l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses) pour effectuer des «promenades immobiles» (Plotin) dans les contrées métaphysiques, plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien.  Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes.  Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements.  Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations.  «Je suis la voie, la vie, la vérité», annonçait-il.  En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux.

images (1)Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine.  Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle.  Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne.  Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comme sanction divine face à la vanité humaine.
Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance.  Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exercices spirituels élevants, les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous: de fait, le langage de l’Amour est universel.  Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié.  Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs.  Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemplaire.  Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

extrait du magazine MEDI@ME n° 7 

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Faut-il connaître notre avenir ?

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

Les authentiques Messagers de l’Au-Delà révèlent qu’il est illusoire de prétendre aider les humains en leur dévoilant leur avenir.

Les changements que la planète doit subir ont commencé à se manifester à travers différents signes avant-coureurs en apparence inquiétants : dérèglement rapide des algorithmes de notre biosphère, détérioration importante de la qualité de notre environnement, pollution massive de l’ensemble des écosystèmes terrestres, accélération du réchauffement climatique, multiplication des cataclysmes naturels, disparition de nombreuses espèces animales et végétales, accroissement brutal du nombre d’humains vivant en dessous du seuil de pauvreté, remise en question soudaine des fondements idéologiques, moraux, culturels et religieux de nos sociétés, incertitude générale quant à l’avenir et sentiment inconfortable de précarité dont plus aucun habitant de la surface de la Terre n’est désormais à l’abri. 

Face à ces effets de l’accélération vibratoire cosmique dont nous avons tendance à subir les premiers effets plutôt qu’à les comprendre, face aux difficultés existentielles auxquelles nous sommes tous, à des degrés divers, confrontés, beaucoup choisissent de se mettre en quête de nouveaux repères et d’informations concernant leur avenir. Certains consultent des voyants, des télépathes, des thérapeutes, d’autres des astrologues, des tarologues, des chiromanciens dont ils espèrent recevoir des clés qui les aideraient à décrypter les causes de leur mal-être et à redonner un sens à leur vie. 

Sylvie Lorain-Berger fait partie de ces êtres exceptionnels vers lesquels les autres habitants de la Terre ont naturellement tendance à se tourner, dès lors qu’ils « ne savent plus à quel saint se vouer ». Médium authentique depuis sa plus tendre enfance, ses conversations avec l’au-delà (retranscrites dans son bouleversant livre « Les Messagers de l’Au-Delà » – Éd. Alphée) sont aussi réelles et chaleureuses que les échanges que nous entretenons avec nos familles et nos proches; elles apporteront de multiples et précieuses informations à tous ceux qui s’interrogent actuellement sur l’orientation à donner à leur vie. 

Sylvie a en effet tenu à rendre publiques certains des conseils transmis par les êtres qui l’accompagnent quotidiennement dans les plans invisibles, car ils éclairent d’un jour nouveau les sujets liés à l’éveil des consciences et à l’accès à l’information en provenance de l’au-delà. 

Voici comment Armandine, l’une de ses guides, répond, avec une touchante simplicité, à la question : « Que faut-il penser de cette tendance actuelle de l’homme à vouloir absolument connaître son avenir ? »

Connaitresonavenir

 

« Ne crois pas que tu vas rendre service aux autres en dévoilant leur avenir… Tu les rendras dépendants psychiquement, et ils deviendront incapables de prendre seuls une quelconque décision. Connaissant les lois de la responsabilité, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même. Tant que tu n’as pas une assise spirituelle, tu peux faire plus de mal que de bien. Occupe-toi de ta propre maison en désordre avant d’aller faire le ménage chez les autres… 

Je ne connais que trop ce pouvoir attrayant qui consiste à vouloir ôter les pierres du chemin d’autrui… Te substituer aux guides peux t’apporter beaucoup de déboires. À cause de toi, ces êtres régressent. Tu deviens un poteau indicateur qu’ils suivent aveuglément. Et eux t’influencent négativement avec leur étroitesse d’esprit. Ils t’aspirent vers le bas sans que tu ne t’en aperçoives… C’est très ennuyeux… 

- Mais la voyance a toujours existé. Elle apporte souvent des indications précieuses qui influencent positivement la personne demandeuse. 

Armandine, patiente, m’explique : 

- Le terme « influence » que tu viens d’utiliser est bien choisi. Et tu n’as pas à « influencer » qui que ce soit. Les expériences d’un être déterminent sa force de penser, sa volonté de se battre et de faire des choix. Lui prédire son avenir, c’est l’infantiliser, le priver de son travail personnel. L’être humain doit simultanément se servir de son intellect et de son intuition. Seul l’équilibre entre ces deux forces fera de lui un être en progression constante. Les guides n’interviennent que pour amener l’âme à son futur épanouissement. 

- Pourtant, certaines personnes ont besoin d’un éclairage à un moment bien précis de leur vie pour mieux distinguer le bon chemin… 

- Chacun de vous a le pouvoir de distinguer, sans aide extérieure, s’il est sur le bon ou le mauvais chemin… La conscience a été donnée à l’homme dans ce but. Comme je l’ai maintes fois expliqué, l’invisible passe par la conscience pour vous guider. Les mener à être à l’écoute d’eux-mêmes libérerait les hommes de fausses croyances dans la limitation de leur existence. Ils découvriraient que les épreuves découlent de la loi de la réciprocité des effets que je t’ai déjà expliquée, il me semble. 

Tu es trop jeune pour te charger des tourments des autres. Ton regard doit se fixer sur ton propre horizon. Quand tu seras prête, tu pourras te servir des tarots qui, eux, reposent sur la connaissance initiatique spirituelle. Leurs symboles, révélateurs d’un certain niveau de conscience, sont des messages de l’âme. C’est une lecture intérieure… C’est très différent! 

Armandine paraît vraiment contrariée. Elle voudrait, comme tout guide qui se respecte, m’éviter les écueils qu’elle a sûrement subis. Son message est clair :intervenir dans le destin des autres peut s’avérer lourd de conséquences…

Je reste malgré tout hésitante. Cependant, Armandine ne lâche pas prise. 

- Tu dois savoir que toute question sur l’avenir terrestre t’éloignera de la Lumière… Ce n’est pas ton objectif…

Messagersdelau-dela

Les questions concernant l’avenir terrestre nous éloignent de la Lumière.

- Mais quel est mon objectif ? Je ne le sais pas moi-même et tu m’en parles rarement. Je ne sais pas ce que je dois faire… 

- Essaie déjà d’entendre ce que tu ne dois pas faire! Sélectionner avec précision ce qui nourrit ton âme est nécessaire pour que je t’en dise un peu plus. Vois-tu, c’est comme la voyance… Te révéler ce que tu es amenée à devenir t’embrouillerait plus les idées qu’autre chose. 

- Mais le destin existe. Je le vois bien dans les lignes des mains. On y voit les bonheurs et malheurs à des dates relativement précises. Enfreint-on une loi en les lisant ? 

Si tu les lis à des personnes qui ne sont pas aptes à saisir la portée de tes prédictions, que ce soit par les cartes ou les lignes de la main, elles peuvent aboutir à une inertie pernicieuse. Beaucoup attendront les bonheurs annoncés comme un dû. Si tu n’annonces pas à la personne les malheurs et dures épreuves qui la guettent, elle s’attendra à une vie de rêve. Mais lui révéler ses futures épreuves peut la traumatiser et la freiner dans son évolution terrestre. Le moindre détail peut perturber une âme sensible. 

L’autre jour, je t’ai entendue lire les lignes de la main à une amie de ta famille. En apparence, tu ne lui as dit que des choses très positives. Tu as fait attention… Donc cette femme a déjà un enfant et tu as lu dans sa main qu’elle en aurait deux. Tu ne t’en es pas rendue compte, mais tu l’as extrêmement troublée en lui faisant cette prédiction. Cette femme ne veut plus d’autres enfants… Elle s’est d’ailleurs faite avorter il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi tu as vu ces deux enfants dans sa main… 

Pourtant, le libre-arbitre existe toujours, ne l’oublie pas! Cette femme a cru qu’elle devrait absolument avoir deux enfants. C’est inexact! Si elle le désire, elle pourrait en avoir un deuxième, ce qui est très différent! Du coup, elle en a oublié le positif de tout le reste et ne pense plus qu’à ça… Tu lui as gâché sa journée et bien d’autres à venir… À cause d’une seule affirmation! Tu croyais lui faire plaisir, mais elle, elle t’en veut de lui avoir affirmé cela… 

Comprends-tu la difficulté de prédire ? Même lorsque l’on agit avec une certaine sagesse humaine et une grande bonté, cela ne suffit pas toujours. Seule la sagesse spirituelle est représentative de la justice et du véritable Amour. C’est vers celle-ci que tu dois tendre. Elle est messagère des plans subtils élevés. Ne perds pas de temps avec la voyance. C’est une énergie néfaste pour les médiums auditifs comme toi. Ce n’est pas le même canal. Pourquoi crois-tu que les guides agissent dans l’ombre, pour la plupart des humains ? Notre rôle principal est de chuchoter quelques conseils judicieux pour guider discrètement chaque être vers l’apogée de ses possibilités tout en respectant son libre choix. 

Vous ne devez jamais perdre la maîtrise de votre propre existence. Chacun de vous est né à cette période avec un objectif très précis à atteindre. Nous sommes là pour vous aider à le « mettre en lumière », mais à vous de le réaliser avec audace. C’est un jeu de piste très élaboré. Nous, les guides, nous vous envoyons constamment des signes… À vous de les interpréter grâce a votre perspicacité. Et plus vous serez attentifs, plus vous aurez de signes… Si Dieu a masqué la destinée de l’homme qui naît, c’est pour qu’il vive en paix dans son présent. «À chaque jour suffit sa peine.» Croire à la fatalité de son destin peut amener à la résignation, une triste indifférence. Seuls les guides possèdent une sagesse assez subtile pour dévoiler certaines vérités sans pour autant « manipuler » le libre-arbitre des êtres auxquels ils s’adressent. 

La voyance détourne les êtres de leur Lumière intérieure, ils réagissent en fonction des informations données avec précision. Tu crois bien faire, mais les mettre devant un fait accompli leur fait croire en un destin tracé d’avance, alors qu’il n’en est rien. Ils peuvent le transformer en une seconde… De plus, la voyance fatigue tes surrénales et ta glande thyroïde pour pas grand-chose ! 

- Ah, c’est pour ça que j’ai le visage qui enfle soudainement. Mais, Armandine, les décédés proches qui m’entourent connaissent certains événements à venir… Toi-même, je sais que tu as une idée de ce qui m’attend… dans quelle mesure peux-tu me le dévoiler? 

- Il faut faire très attention, car plus les décédés sont proches de la Terre, moins ils en savent… Ils font surtout des déductions à partir de votre pensée du moment. Ainsi, ils se trompent, et ces erreurs causent des préjudices à ces âmes qui tentent de vous aider. Vos questions matérialistes les rattachent a la Terre qu’ils ont quittée ; ils se servent souvent de ce qu’ils ont vécu personnellement pour vous répondre, et s’ils sont restés si proches de la Terre, c’est qu’ils ne sont pas capables de s’élever plus haut. Je ne parle pas des décédés qui décident de protéger leurs proches par amour, de même que ceux qui t’ont toujours entourée pendant ton enfance. Ceux-là restent discrets sur l’avenir. 

ClairvoyancespirituellePlus les décédés sont évolués, moins ils vous en diront sur ce que vous avez à expérimenter. Ils vous soutiennent et cherchent plutôt à vous orienter en passant par votre conscience individuelle, comme nous, les guides. C’est la plupart du temps grâce à ces intuitions fulgurantes que vous changez d’idée et que vous échappez à quelques ennuis. Plus vous avez d’entités lumineuses qui vous aiment et vous assistent, plus vous avez de signes… Nous ressentons tous une joie intense quand l’intuition est suivie… Les guides sont prioritaires pour se servir de ce canal, mais certains d’entre vous sont plus réceptifs à des êtres décédés qu’ils ont aimés. Nous œuvrons tous en parfaite harmonie. Seul compte pour nous le résultat… Mets-toi en tête que la voyance et la clairvoyance spirituelle sont opposées. La voyance est une initiation mineure…

Nous, nous t’offrons l’Initiation qui te mènera directement vers les hauteurs. Ton aide sera alors bien plus efficace… Tu serviras essentiellement d’intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Les guides et les êtres de Lumière ont besoin des médiums comme toi pour délivrer certains messages, certaines mises en garde envers leurs protégés… comme je le fais avec toi. À toi de savoir si tu veux perdre du temps dans la vallée… Les épreuves doivent rester cachées a ceux et celles qui les fuient. Peu d’êtres sont à même d’entendre, sans un immense sentiment d’effroi, tout ce qu’ils auront à subir. Comme tu le sais, la peur est mauvaise conseillère. Les lois divines demandent de la patience, un effort permanent face à l’adversité ou l’inconnu… »

Extrait de « Les Messagers de l’Au-Delà » de Sylvie Lorain-Berger (Éd. Alphée – 2006) 
Bibliographe – Janvier 2007

« Ils sont là mais je n’ai jamais peur. Ils sont tendres et prévenants. Je les vois et je les entends comme si nous nous parlions au téléphone. Je les aime infiniment. » 

Voici le témoignage profondément humain d’une médium qui, dès son enfance, constate qu’elle n’est pas comme les autres. Outre ses dons de voyance, elle communique avec des guides et en particulier avec son arrière grand-mère qui jouera le rôle d’ange gardien et de première initiatrice. Car ce récit est aussi l’histoire d’une initiation, d’un parcours singulier avec ses questions, ses épreuves et ses extraordinaires révélations.Son livre « Les Messagers de l’Au-Delà » est disponible CliquezICI

 

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Ton âme s’exprime

Posté par othoharmonie le 2 février 2014

 

bannière - CopieTu ne fais qu’un avec moi. Tu as oublié qui tu étais. Il est temps de retrouver la mémoire. Il est temps, très cher, de te voir comme tu es à l’origine, un être divin. Ressens l’énergie source, celle qui t’a créé, celle qui t’a façonné, celle qui circule en toi. Il est temps de s’identifier à cette énergie, ton énergie. 

Comme tu le sais, ton corps physique n’est qu’une partie de toi, un véhicule qui te sert à vivre dans ce monde terrestre. Il te sert à vivre l’expérience de l’incarnation. Souvient toi que tu es bien + que ce corps. Il y a aussi le mental en toi, l’égo qui t’accompagne dans cette incarnation. Ne laisse pas le mental entrer dans le Je, c’est seulement moi, ton âme qui doit te parler. Je sais ce qui est bon pour toi. Je sais mieux que ton mental, je sais mieux que les gens extérieurs. Je sais aussi ce que tu as besoin. Je connais ton parcours et tes expériences. Je te souffle les meilleurs choix pour que tu vives les expériences les plus constructives et évolutives pour ton être. Mais m’écoutes tu ? ou écoutes tu ton mental ? Je te le redis donc, débranche ton mental, médite ou relaxe-toi quelques minutes par jour au minimum, en t’allongeant ou en étant assis, ceci en étant accompagné d’une musique douce ou dans le silence si tu préfères. Déconnecte de temps en temps de ta réalité terrestre pour faire du bien à ton âme et ton corps. Fais le vide dans ta tête au moins quelques minutes par jour pour ressentir un peu de paix et de bien être en toi. Prends l’habitude de le faire et tu sentiras moi, ton âme de + en + souvent. 

Tu as établi un plan, tracé une route pour rejoindre l’entité divine que tu es. Ce parcours est semé d’embuches et parfois tu tombes mais tu te relèves, je t’aide à te relever. Moi, ton âme, je suis heureux de faire la route avec toi, rappelles toi que nous sommes qu’UN. Aimes la vie, pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle t’apporte. Cette vie matérielle n’est qu’un petit passage sur le plan terrestre, je te le redis, tu es bien plus que cela, ne l’oublie jamais. Profite de ce petit passage pour faire des grandes choses pour ton âme. Tu sais qu’il faut évoluer et tu le fais à ton rythme. . Continue ainsi, dans la joie, l’amour et la lumière et ce à chaque seconde. Sens toi porter par le flux divin qui coule en toi et ne laisse pas ton mental te faire douter. Ne soit pas dans l’attente, mais crée. Suis ton chemin, suis ta route que tu as devant toi et que tu as construite. 

Très cher, je suis toi, tu es moi. Nous sommes UN. Ecoute la voix de sagesse qui est en toi, la petite voix, c’est la mienne. , je suis ton meilleur compagnon de route. je m’exprime donc par la petite voix de sagesse que tu entends parfois en toi. Mais tu ne fais pas pas toujours attention à cette voix intérieure ou tu ne l’écoutes pas. Pourtant, je te le redis, je sais mieux quiconque ce qu’il y a de meilleur pour toi. Ecoutes ma petite voix et ta vie changera. Rappelle-toi que tu es un guerrier de lumière car c’est la lumière que tu as choisi d’incarner. Tu as parfois expérimenté l’ombre mais c’est pour mieux apprécier la lumière, pour mieux juger ce qui est bon pour toi. 

Est-ce que tu es un ange de lumière ? la réponse est en toi…tu le sais que tu es un ange, un ange magnifique. Il n’est pas possible d’être autre chose puisque tous, vous êtes des anges magnifiques qui ont perdu la mémoire. Mais, vous tous les humains, vous allez la retrouver, il ne tient qu’à vous à savoir quand et comment. Tous, vous pouvez vivre dans la lumière et choisir des expériences agréables, tous pouvez faire UN avec votre âme. Si vous êtes capable de vous remettre en cause, si vous avez la volonté de changer ce que vous jugez mauvais en vous, alors vous prenez un bon chemin pour votre âme. 

Je suis ton âme et je t’aime infiniment. Remplis-toi de la lumière que je t’envoie en permanence. Cette lumière, cet amour est disponible tout le temps en toi. A toi de la ressentir, à toi d’être assez fort pour contrôler les énergies et ressentir l’amour au quotidien, tu en es capable. Il suffit juste d’avoir + de volonté et de contrôle. La puissance de le faire, tu l’as, tu sais déjà faire tout cela car tu l’as fait, il y a bien longtemps. Encore une fois, il est temps que tu retrouves la mémoire. 

Très chers habitants de la Terre, Les énergies présentes en ce moment sur votre planète font que vous pouvez ressentir à nouveau votre âme, alors ressentez la pleinement, et une Terre de lumière se matérialisera. Ne croyez pas que c’est impossible, ne croyez pas que vous ne pouvez pas le faire. Ne croyez pas que le monde est perdu. C’est vous, les humains, qui pouvez changer ce monde pour le rendre lumineux, vous en êtes capables. Encore une fois, commencez par écouter la petite voix de sagesse qui s’exprime en vous. Écoutez-la et donnez le meilleur de vous-même. 

Les êtres intergalactiques, les êtres de l’espace vous regardent et vous aiment pour ce que vous êtes , sans jugement. Ils attendent le retour de la lumière sur Terre. Il est temps de mettre en action les enseignements donnés dans beaucoup de livres comme par exemple « conversations avec Dieu ». Il n’y a jamais eu autant d’enseignements dans vos livres qu’aujourd’hui, sur cette planète, alors maintenant il faut les mettre en pratique. Pour cela, commencez par changer vos pensées, en éliminant toute négativité en vous, en remettant en cause vos croyances et schémas limitatifs enseignés par vos religions, gouvernements mais aussi vos parents qui vous enferment dans leurs croyances depuis des décennies et des décennies. Renversez les barrières, cherchez les vérités par vous-même et osez penser par vous-même. 

Ensemble, ressentons l’unité de toute chose, de chaque être vivant. Ensemble ressentons l’amour à chaque instant, cette énergie inépuisable et en abondance. Envoyons un amour infini à tous les êtres vivants dans toutes les dimensions, dans toutes les directions du temps. Envoie aussi de l’amour infini à tes toi des autres vies, à ton soi dans toutes les directions du temps. 

Que l’amour et la lumière inondent vos cœurs ne permanence 

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Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique dans APPRENDS-MOI guerissant

Chaque fois que vous posez les yeux sur un nouveau-né ou un bambin, essayez de vous rappeler qu’à l’intérieur de ce tout petit corps à peine capable de prononcer quelques mots, vit un esprit sage, complet et expérimenté et l’un des êtres les plus  doués sur le plan psychique ? Comme ils viennent tout juste d’arriver de l’AU-DELA, ils ont souvent un souvenir extrêmement vivace de leur plan de vie, de leur Guide Spirituel et de leurs Anges, de leurs vies passées. S’ils ont de la chance, personne n’aura eu l’occasion de les mettre mal à l’aise, de les ridiculiser ou de les réprimander lorsqu’ils veulent en parler.

Croire que les bébés arrivent dans ce monde avec un dossier vierge ! Si c’était le cas, comment se fait-il que des enfants naissent avec une passion innée pour les trains, la guerre d’Indépendance, la biologie marine, les grands voiliers, la médecine ou l’archéologie alors qu’ils n’y ont jamais été exposés ne serait-ce qu’une seconde ? es enfants peuvent venir au monde avec différentes phobies, comme la peur des hauteurs ou de l’eau, des endroits exigus, des araignées ou du tonnerre, même si personne autour d’eux n’exprime le même genre de crainte. Comment cela est-il possible ?

Des gens « ordinaires » donnent naissance à des enfants prodiges dont les extraordinaires réalisations bouleverseront le monde des arts, du sport, de l’éducation et de la musique. Comme cela est-il possible ? Franchement, comparée à mon explication parfaitement logique basée sur l’influence des vies passées, l’idée que tout se décide par un coup du sort n’est-elle pas la plus invraisemblable des deux ?

-  Un enfant de cinq ans regarde sa mère droit dans les yeux après qu’elle lui eut servi son repas préféré et lui dit : « tu es la meilleure des quinze mères que j’ai eues jusqu’à présent ».

- Un enfant de six ans n’arrive pas à garder son sérieux tandis que son père le gronde. Son père lui demande ce qu’il y a de si drôle, et l’enfant répond : « Tu te souviens quand j’était ton père et que tu étais mon enfant et que je te grondais comme tu le fais aujourd’hui ?

 - Un couple initie leur petit garçon de quatre ans à la randonnée pédestre. Arrivé près d’un pont enjambant un ruisseau, le petit garçon s’arrête et annonce : « Oh, non ! Je ne veux plus jamais traverser le pont ». A leur connaissance, non seulement il n’avait jamais vu de pont auparavant, mais il ne savait même pas ce que c’était.

 Beaucoup de parents ont envisagé toutes les explications possibles (les rêves, la télévision, les camarades de jeux précoces et même le redoutable « imaginaire débordant »), pour essayer de comprendre l’origine de ces remarques inattendues. Ils ont envisagé toutes explications à l’exception de celle qui est la plus sensée, à savoir, que leur enfant se souvent de ses vie passées, et cela en dépit du fait que ces parents croient également que notre esprit survit après la mort. Vos enfants ne font que vous confirmer ce que vous saviez déjà. Pourquoi tenter désespérément de trouver une autre explication ?

 Les parents demandent souvent ce qu’ils doivent répondre à leur enfant la prochaine fois qu’il leur fera un commentaire aussi « étrange ». Je leur demande alors ce qu’ils ont répondu la première fois. Bien sûr, il faut tenir compte du fait qu’ils ont été pris par surprise, mais en général, ils ont répondu : « Arrête ! », « Tais-toi, tu me donnes la chair de poule ! » ou « les gens vont penser que tu es fou si tu continues à dire des choses pareilles ! » Seulement vingt pourcent des parent voient dans ces commentaires fascinants une occasion unique d’explorer l’esprit et les souvenirs passés de leur enfant, sans parler de discuter avec quelqu’un fraîchement débarqué de l’au-delà.

 Encouragez vos enfants à partager avec vous ce qui leur trotte dans la t^te, apprenez à les écouter et montrez-vous toujours ouvert d’esprit ; c’est de toute évidence un excellent conseil dont devraient tenir compte tous ceux qui ont des enfants. Mais je voudrais aussi que vous les encouragiez dès leur plus jeune âge à vous expliquer les allusions que vous ne comprenez pas. Posez-leur des questions du genre : « Où étais-tu avant de venir ici ?  ou « Qui parmi nous connaissais-tu avant de venir au monde ?  sans juger leurs réponse sou laisser voir votre scepticisme. Vous renforcerez ainsi leur confiance en vous, justifierez la notion voulant que tout ce qu’ils ont à dire est important, et créerez entre vous un espace de dialogue qui durera toute votre vie si vous y prenez garde.

Je suis également prête à parier qu’au cours de ces conversations vous serez étonné de découvrir à quel point vos enfants sont fascinants et tout ce dont ils se souviennent, et que vous vous rappeliez également à leur âge, jusqu’à ce qu’on vous dise qu’il ne faut pas parler de ces choses.

 Les jeunes enfants perçoivent plus facilement que les adultes les esprits, les fantômes, les Guides Spirituels, les Anges et toutes les autres entités qui habitent dans la dimension de l’AU-DELA. Une fois encore, cela tombe sous le sens, car après tout, ils arrivent tout juste de là-bas. S’ils disent voir des gens que vous ne voyez pas ou entendre des vois que vous n’entendez pas, ne leur demandez pas simplement de vous en parler – assoyez-vous ensemble et préparez-vous à avoir une discussion captivante. Demandez-leur de vous décrire leurs « amis imaginaires » pendant que vous y êtes. Il y a de fortes chances qu’ils ne soient pas du tout imaginaires et que vous ayez la chance de côtoyer des petits êtres qui ont l’oreille du monde des esprits.

En fait, l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre propre éducation et pour que votre enfant développe sa confiance en lui-même est d’éliminer de votre vocabulaire la phrase « Tu t’imagines des choses ». Premièrement, il est probable que vous vous trompiez. Deuxièmement, je ne sais ce que vous en pensez, mais je n’apprécie pas tellement qu’on me dise que j’imagine des choses quand pour moi ces choses sont bien réelles. Pourquoi les enfants ne souffriraient-ils pas comme nous de se le faire dire constamment ? Je tiens à le répéter : les enfants comptent sur terre parmi les êtres les plus doués sur le plan psychique. Ne l’oubliez pas la prochaine fois que vous tenterez de vous faire convaincre qu’il ne faut jamais se disputer ou se chamailler devant les enfants, comme si un enfant pouvait ne pas savoir ce qui se passe entre ses parents. Ils savent très bien ce qui se passe, même lorsqu’ils dorment – mais je devrais dire – surtout lorsqu’ils dorment, alors que leur esprit spirituel est complètement éveillé. Qu’ils vous entendent consciemment ou non, cela n’a pas d’important. Leur petit esprit subconscient est toujours au courant de tout.

C’est pourquoi je crois qu’il est si important de parler à vos enfants pendant qu’ils dorment. Ne vous inquiétez pas ; ils comprendront ce que vous leur direz. Leur vocabulaire conscient est peut-être limité en raison de leur âge, mais l’esprit auquel vous vous adressez via leur subconscient est éternel et s’exprime avec la même facilité que vous. La sérénité, la sécurité et la guérison que vous pouvez apporter à votre enfant durant son sommeil seront bénéfiques non seulement pour lui, mais aussi pour le lien entre votre esprit divin et le sien. Je sais que cela semble un peu tiré par les cheveux. Mais essayez quand même, tous les soirs pendant deux semaines, lorsque vous vous arrêtez près de leur berceau ou de leur lit pour voir si tout va bien ; cela ne peut pas faire de mal et ne vous prendra que quelques instants, et si j’ai effectivement raison, imaginez tout ce que vous en retirerez !

Tout ce que vous avez à faire est de vous approcher de votre enfant endormi afin qu’il ou elle puisse entendre votre chuchotement sans pour autant se réveiller, puis réciter la prière suivante – ou inventez-en une en choisissant les mots qui vous viennent naturellement : 

« Mon cher enfant, je suis honoré que tu m’aies choisi comme guide et gardien de ton esprit sacré au moment où il entreprend une nouvelle vie sur terre. Je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois toujours en sécurité, en santé, joyeux et en contact avec le Dieu qui t’a créé et qui vit en toi à chaque battement de ton cœur. Je te souhaite de conserver toute la sagesse et le bonheur accumulés au cours de tes vies passées, et de te libérer de la tristesse, de la peur, de la maladie et de la négativité contenues dans ces mêmes vies, afin qu’elles soient dissoutes pour toujours dans la blanche lumière de l’Esprit Saint« . 

Il faut vraiment tout un village pour élever un enfant. Tâchons donc d’inclure tous les enfants du monde dans nos prières et travaillons chaque jour à faire de notre village un endroit meilleur, plus sûr et plus accueillant. 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   page 118 – de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

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Un tiers de notre vie à rêver

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2013

Un tiers de notre vie à rêver dans Rêves riziere Une fois la journée terminée, nous allons au lit. En fait, nous passons le tiers de notre vie au lit, ce que Dieu à génialement prévu, car le sommeil nous ouvre à un tout autre monde où notre âme peut se nourrir, s’informer et grandir. Durant notre sommeil, notre esprit conscient fait une pause – n’est-ce pas reposant lorsqu’il se tait enfin ? – et permet à notre esprit subconscient, où vit notre esprit spirituel, de prendre les commandes.

Et bien sûr, les rêves sont l’un des principaux moyens utilisés par notre subconscient pour s’exprimer.

Il existe des centaines de théories sur l’interprétation des rêves, et des milliers d’études ont été menées sur le sujet, mais personne jusqu’à ce jour n’a résolu ne serait-ce qu’une fraction du mystère qui les entoure. J’ai lu, étudié, enseigné et scruté ces théories sur l’interprétation des rêves. En général, j’ai tendance à penser que la théorie de la Gestalt (une approche psychologique développée en Allemagne) est celle qui se rapproche le plus de la vérité. Selon cette théorie, tous les éléments de vos rêves sont des parties de vous, séparées en symboles, afin que vous puissiez les examiner et travailler sur eux.

Les rêves se divisent en trois catégories : de libération, de souhait et de prémonition.

Les rêves libérateurs sont un moyen pour votre esprit subconscient de se libérer de toutes les émotions que votre esprit conscient n’arrive pas à gérer et à  exprimer. Lorsque vous faites un rêve où semble s’exprimer une émotion très forte – de la colère, du chagrin, de la peur, de la confusion, de l’embarras, etc. – il s’agit assurément d’un signal envoyé par votre subconscient vous disant qu’il est temps de faire face à cette émotion et d’y remédier durant vos heures de veille. Les rêves libérateurs agissent un peu comme une valve de sécurité, et ils peuvent vous aider à régler certains problèmes émotionnels importants qui méritent votre attention.

Les rêves de souhait, comme leur nom l’indique, servent à exprimer ce que souhaite réellement notre cœur. Il y a quelques années, une personne me raconta un rêve dans lequel elle se trouvait seule avec Robert Redfort. Ils se trouvaient dans un salon aménagé avec goût, lui en smoking, elle dans une vaporeuse robe de bal, dans le style de Gatsby le Magnifique, et ils valsaient. Le simple fait de le raconter lui donnait encore des frissons, et je suis sûre qu’elle entretenait quelques maigres espoirs que j’allais effectivement lui confirmer qu’elle et Robert Redford allaient être réunis par le destin. Pas de chance ! La véritable signification de son rêve fit surface lorsque je lui demandai comment elle se sentait dans son rêve pendant qu’elle valsait avec lui.

Elle répondit : « Belle, gracieuse, aimée, désirée et en sûreté ». Tous les sentiments que son âme aurait aimé éprouver mais que son mariage lui refusait. Si nous ne commettons par l’erreur de prendre les rêves de souhait trop au pied de la lettre, ils peuvent projeter un éclairage fort pertinent sur les désirs que nous n’arrivons pas encore à verbaliser. Les rêves à caractère sexuel, par exemple, n’impliquent pas nécessairement un désir sexuel ou une attirance profonde pour le partenaire de vos rêves. Ils correspondent habituellement à un souhait d’une plus grande intimité, ce qui n’implique pas forcément une plus grande intimité physique. Si vous rêvez d’une nouvelle maison, cela ne veut pas dire que le lendemain matin au saut du lit vous déviez mettre votre maison en vente. Ce rêve porte peut-être sur quelque chose que vous souhaitez changer en vous (vous êtes là où vous vivez après tout, peu importe la maison où vous habitez). Si vous rêvez que vous donnez naissance à un enfant, ce n’est pas un indice que vous allez tomber enceinte. Cette « nouvelle vie » peut symboliser la vôtre, une bonne idée que vous allez faire fructifier ou la découverte de nouvelles profondeurs spirituelles en vous. En d’autres mots, attardez-vous toujours à la vue d’ensemble plutôt qu’aux détails de vos rêves de souhait. Vous serez étonné de voir tout ce que vous pouvez apprendre sur vous-mêmes et sur ce que vous désirez vraiment.

Le troisième type, les « rêves prémonitoires », sont des rêves dans lesquels certains événements ou conversations futurs sont anticipés. J’ai du mal à tenir le compte de tous les gens qui m’ont dit : « Je ne peux pas prédire l’avenir dans mes rêves – je ne suis pas médium ». Même si vous n’êtes pas conscient d’être médium, l’esprit spirituel logé dans votre subconscient peut néanmoins révéler à tout moment son extraordinaire pouvoir et sa conscience permanente du passé – y compris de vos vies passées, de votre présent et de votre avenir.

N’oubliez pas, votre esprit spirituel ne connaît pas seulement votre plan de vie, il l’a créé. Donc ne sous-estimez jamais ce dont vous êtes capable lorsque vous dormez. En fait, avant de conclure que les rêves prémonitoires ne sont pas de votre registre, essayez ceci pendant un mois : chaque fois que vous vous rappelez un rêve qui semble avoir un certain contenu prémonitoire, prenez-le en note, rangez votre compte rendu et ne le relisez pas avant un mois. Si vous en prenez l’habitude et si vous êtes patient, vous aurez droit à de belles surprises.

 Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà de Sylvia Browne aux éditions Ada.

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LES GUIDES SPIRITUELS DE L’AU DELA

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2013

LES GUIDES SPIRITUELS DE L’AU DELA dans Expériences images-1

Nous avons tous un Guide Spirituel, quelqu’un dont nous sommes très proches, à qui nous avons littéralement confié notre âme dans l’au-delà, et qui a accepté d’être notre fidèle et vigilant compagnon lorsque nous avons décidé de revenir sur terre pour y vivre une nouvelle expérience. Notre Guide Spirituel est le meilleur ami que nous n’aurons jamais : seulement il vit dans une autre dimension.

Tous les Guides Spirituels ont passé au moins une vie sur terre, c’est pourquoi ils sont capables de s’identifier à nous et de comprendre les inévitables problèmes, erreurs, tentations, peurs et faiblesses du monde humain. En fait, la majorité d’entre nous a été ou sera le Guide Spirituel de quelqu’un d’autre au cours de son existence. Plus rarement, votre Guide Spirituel sera un ancêtre ou une personne avec qui vous avez partagé une vie passée. Mais puisque votre relation avec votre Guide Spirituel a débuté entre votre esprit et le sien dans l’au-delà avant que vous ne veniez au monde, il ne peut s’agir d’une personne que vous avez connue au cours de votre vie actuelle.

Le travail des Guides Spirituels est de nous conseiller, nous encourager, nous exhorter et nous soutenir, et comme leur nom l’indique, de nous guider sur le chemin de la vie. De plus, ils possèdent de nombreux avantages qui facilitent grandement leur travail. Premièrement, ils sont en étroite relation avec notre esprit – l’essence même de ce que nous sommes. Ils ont étudié et mémorisé notre plan de vie, contrairement à nous qui perdons le souvenir de ce plan durant notre séjour sur terre et qui nous nous écartons trop souvent de ce que nous avions prévu. Ils peuvent nous aider à retomber sur nos rails. Leur point de vue privilégié dans l’au-delà leur procure un accès direct au savoir divin… et ils jouissent de l’habilité fort enviable de pouvoir se trouver à plusieurs endroits en même temps, ‘étant pas encombrés par ces corps que nous tenons tant à posséder sur terre. Ils peuvent ainsi assister à une conférence, faire la fête dans le monde des esprits ou visiter un autre être cher sur terre tout en continuant à nous surveiller.

Incidemment, au cas où vous les imagineriez comme une bande de voyeurs, à l’affût de nos moindres gestes et s’immisçant jusque dans notre intimité, pour ne pas en dire plus, laissez-moi vous rassurer. On les appelle des « Guides Spirituels » et non des « Guides Corporels ». ils se préoccupent de notre esprit et seulement de notre esprit. Nos diverses fonctions vitales ne les intéressent pas.

Une autre chose que les Guides Spirituels ne font jamais – croyez moi sur parole – c’est d’interférer avec les choix que nous faisons ou nous priver de notre libre arbitre. Au mieux, ils nous proposeront une alternative ou nous donneront un avertissement, car l’accord qui nous lie précise que nous sommes ici pour apprendre et grandir, et ils savent que cela ne peut se faire s’ils nous protègent constamment des leçons que nous devons apprendre.

Les Guides Spirituels communiquent avec nous de diverses manières, si seulement nous pouvions nous taire un instant et les écouter. Vous pensez peut-être que c’est facile pour certains … et bien non, il arrive de ne pas prêter attention et de se retrouver dans de beaux draps. Le fait d’entendre son Guide Spirituel témoigne de patience et de solidité du lien qui nous unit. Ne vous croyez pas désavantagés si votre Guide Spirituel ne vous parle pas de vive voix. Il vous envoie néanmoins quantité de messages, le plus souvent en faisant directement appel à votre esprit subconscient. Ce que vous avez toujours accepté comme étant votre instinct, votre conscience ou des rêves particulièrement réalistes sont probablement des signaux que vous envoie votre Guide Spirituel. Ces expériences sont choses courantes. Contrairement à votre habitude, vous empruntez une autre route pour revenir à la maison et découvrez plus tard que vous avez ainsi évité un incident. Vous téléphonez à un ami sur un coup de tête et apprenez qu’il a justement besoin de votre aide. Vous vous endormez avec un problème et vous vous réveillez avec la solution. Vous pensez : « quelque chose me dit que… » et vous vous dites maintenant « quelqu’un me dit que… » En fait, vous recevez les signaux de votre Guide Spirituel, et vous agissez en conséquences.

Au sujet des signaux que vous envoyez à votre Guide Spirituel, vous pouvez et vous devriez demander aide, conseil et réconfort aussi souvent que vous en ressentez le besoin. Mais rappelez-vous ceci si vous ne voulez pas l’apprendre à vos dépens – peu importe ce que vous voulez savoir, soyez spécifique dans vos demandes. Notre Guide Spirituel connaît notre plan de vie, mais ce plan de vie est loin de contenir la description de tous les moments où nous ressentirons brièvement de la peur au cours de notre vie. De plus, on ne peut pas lire dans les pensées des gens. Votre Guide Spirituel est disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et compte, avec Dieu, parmi vos plus fidèles alliés, si seulement vous laissez de côté les généralités et lui dites exactement ce dont vous avez besoin.

Pas besoin d’être devin pour entendre une prière non ? Mais lorsque nous nous adressons directement à Dieu, nous sommes automatiquement entourés d’un « dôme d’intimité ». Le caractère privé de nos conversations avec Dieu est si sacré que même notre Guide Spirituel ne peut les entendre. Dieu fait partie de nous. Nous faisons partie de Lui. Personne ne peut s’immiscer entre nous et Dieu pour espionner nos conversations puisque nous  ne faisons qu’un.

N’oubliez pas de parler à votre guide spirituel même si vous ignorez qui il est. N’oubliez pas qu’ils ont tous déjà été humains au moins une fois au cours de leur existence. Ils ne s’attendent donc pas à ce que nous nous souvenions d’eux, sachant pertinemment que nous ne gardons presque aucun souvenir de nos vies dans l’au-delà. Si vous n’avez pas eu la chance de rencontrer le vôtre ou si un médium ne l’a pas encore identifié pour vous, inventez un nom et appelez-le ainsi. Vous aurez ainsi l’impression de connaître votre Guide Spirituel plus intimement, et celui-ci se fera un plaisir d’adopter le nom que vous inventerez, heureux de voir que vous avez finalement reconnu son existence et décidé de vous rapprocher de lui. Croyez-en ‘expérience d’une femme qui a changé le nom de son Guide Spirituel pour des raisons pratiques lorsqu’elle était enfant – leur amour est aussi patient, éternel et inconditionnel que l’au-delà lui-même. Un jour, nous serons tous réunis là-bas et je sus sûre que nous rirons de bon cœur en repensant à ce long et étrange voyage que nous avons entrepris ensemble.

 Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà de Sylvia Browne aux éditions Ada – page 38.

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Phénomène Channeling

Posté par othoharmonie le 22 avril 2013

 

l’improbable dialogue

Prêter son corps et sa voix à des entités désincarnées, c’est ce qu’on appelle le « channeling », qui séduit des millions de lecteurs.

Décryptage d’un phénomène.

Lire quelques passages ici 

Phénomène Channeling dans Channeling 12

A plus de 70 ans, Neale Donald Walsch incarne le phénomène du « channeling », sa popularité comme ses ambiguïtés. Originaire du Wisconsin, animateur radio puis journaliste avant de monter sa propre société de relations publiques, il a été sans domicile fixe pendant un an. Alors qu’il avait retrouvé un petit boulot dans une radio locale, il s’est réveillé en pleine nuit, à la veille de ses 50 ans, en proie à une angoisse profonde. « Tout foutait le camp, ma relation amoureuse, ma santé ; et je me suis dit : se lever le matin, aller au boulot, payer ses factures, autant rester dans la rue. Quel est le sens de tout cela ? Que dois-je faire, mon Dieu, pour devenir un bon être humain ? » C’est alors que Dieu lui a répondu, ou du moins une voix si présente qu’il dit avoir mis un certain temps avant de réaliser qu’il était seul dans la pièce. Il a pris un crayon sur sa table de nuit et s’est mis à noircir des pages sous la dictée. Rassemblées dans le premier tome de Conversations avec Dieu, l’ouvrage paru en 1995 a été traduit en trente-sept langues et vendu à 7,5 millions d’exemplaires.

Suivront huit autres tomes de conversations, auxquels s’ajoutent une douzaine de produits dérivés : questions et réponses, méditations, guides d’utilisation, etc. Inspiré par ces conversations, Neale Donald Walsch a signé, sans être en channeling, près d’une vingtaine d’ouvrages ayant trait à la spiritualité. Il a fondé une école, et parcourt le monde pour répandre les messages des Conversations. Tournées, best-sellers en série, ateliers et conférences, tout cela n’est-il pas devenu un business ? « Je comprends qu’on puisse le penser. Mais si c’est un business, c’est le business de Dieu, y en a-t-il de meilleur ? », interroge Neale Donald Walsch avant d’ajouter : « Quinze millions de personnes ont lu mes livres. Quand vous pensez que vous avez touché quinze millions de personnes de manière positive, vous vous dites que c’est vraiment arrivé pour une raison. »

Cette raison, justement, interroge. Pourquoi des millions de gens accordent-ils du crédit à des écrits émanant de parfaits inconnus ? Sans doute parce que le phénomène exerce une forme de fascination. Dans la version nord-américaine moderne que représente Neale Donald Walsch, le channeling – littéralement canalisation – désigne un contact avec une « entité » qui s’exprime par la voix de son « channel », momentanément incarnée. L’approche est différente de la médiumnité classique qui consiste à entrer en relation avec l’esprit d’un défunt. Cette « entité » peut se présenter, à travers les propos du channel, comme une énergie, un être d’autres dimensions, voire un groupe à l’origine indéterminée.

Qui parle ?

Le canadien Pierre Lessard, collaborateur du psychanalyste Guy Corneau, canalise le maître Saint Germain,« un principe énergétique qui a toujours accompagné les êtres humains à travers le temps, en particulier les grands changements d’étape. C’est comme s’il y avait dans l’air, dans l’atmosphère, une lumière, une pure connaissance qui parlaient par une voix intérieure. » Selon lui, le channel entend ces voix et les retransmet ; consciemment ou inconsciemment. « Je vais parler un moment, me laisser guider dans une improvisation, en état d’éveil, puis canaliser en état altéré ; je ne suis alors plus conscient. »

Pour cet ancien professeur de gestion, la nouvelle compétence n’a pas été facile à accepter…

article de http://www.inrees.com/articles/Une-nouvelle-conscience/

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Mariage dans le Morvan

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

Mariage dans le Morvan au XIXe siècle :
deux journées de festivités et de rituels

(D’après « Revue de folklore français », paru en 1933)

 

Il existait encore au XIXe siècle, dans le Morvandes coutumes particulières à ce pays et qui, à travers bien des siècles, étaient venues jusqu’à nous, sans presque s’altérer, se révélant surtout saisissantes aux noces. Celles-ci étaient marquées par des festivités et rituels se déroulant sur deux jours, de la « capture » de la mariée aux danses rythmées par le musettier, en passant par l’incontournable trempée

Dans cette Ecosse du Nivernais, la nature est énergique et précoce, les habitants sont formés de bonne heure. A peine, sorti du hasard et des épreuves de la conscription, le Morvandeau se cherche une compagne et son choix fait, il charge son père, un de ses parents ou une personne âgée de sa connaissance, de boulayer pour lui, de demander pour lui la jeune fille en mariage. Puis, la proposition agréée, à quelques jours de là, il se rend, endimanché et accompagné de son boulayeur, chez le père de celle qu’il aime.

Ils ont grand soin de remarquer ce qui se passe autour d’eux, à leur arrivée. Si on trace des croix dans les cendres avec les pincettes, c’est mauvais augure : on ne leur servira à déjeuner que du caillé et des crapiaux, du fromage et des œufs délayés avec de la farine : à leur départ, on dressera en l’air les tisons du feu, ce qui signifie de ne point revenir. Mais si, au contraire, ils sont reçus avec empressement, le succès de leur démarche est assuré : on se met en cuisine ; on sert l’omelette au lard, la tranche de jambon, le fromage à la crème et le vin des jours de fête ; puis, quelques paroles échangées, on passe à table.

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Noces morvandelles : le départ

Le futur beau-père fait placer à dessein les deux jeunes gens l’un près de l’autre, et pendant que lui s’entretient, avec le boulayeur, de bétail et de culture, nos deux amoureux ne cessent de chercher à découvrir dans leurs regards qui se croisent les sentiments qu’ils n’ont pu s’exprimer encore ouvertement. Cet accueil bienveillant et cordial du chef de la famille, ces apprêts extraordinaires du repas, ces regards de la jeune fille qui se forment langoureux sous sa paupière, tout cela est de bon augure, tout cela remue profondément l’âme du jeune homme ; mais rien ne lui dit encore qu’il est aimé.

Pour le savoir, il remplit son verre à pleins bords ; il boit, puis il le passe à la jeune fille à moitié bu : usage évidemment conservé des Gaulois, et qu’on est surpris de retrouver au sein de nos campagnes, comme un précieux débris de la nationalité gallique, dispersée et perdue sous le vent de la conquête ; gage d’amour, qui, chez nos pères comme chez les Morvandeaux, était l’épanchement de deux cœurs, le lien qui les attachait indissolublement. Si la jeune fille consent à boire le reste du verre, si elle le met à sec, oh ! il est heureux, il est aimé : dès lors, elle est sa fiancée ; il la prend sur ses genoux, il l’inonde de baisers et de caresses et de brûlants propos d’amour.

Souvent, pour lui, le soleil ne s’arrête pas assez longtemps à l’horizon frangé que dessinent les montagnes boisées du Morvan ; l’approche de la nuit vient trop tôt l’arracher à ces doux épanchements, à ces voluptés du cœur que sentent mille fois mieux que l’homme du monde, d’ordinaire blasé si jeune, ces hommes faits à une vie dure et laborieuse. Avant de se quitter, on convient de tout : on remet au dimanche suivant l’écrit des bans et l’achat des habits de noce ; on s’embrasse, on se dit adieu. Jamais, peut-être, le jeune homme n’a senti son cœur battre à tant d’émotions ; il reprend à pas lents et pensifs le chemin de sa demeure et rentre chez lui avec la nuit d’un des plus beaux jours de sa vie.

Le rendez-vous de cet heureux dimanche est donné sur le parvis de l’église du village, au sortir de la messe. L’épouseur y attend sa fiancée avec toute l’impatience d’un amour de vingt ans. Dès qu’il l’a distinguée au milieu de ses compagnes, il va à elle et lui jetant le bras autour de la taille, il la distrait de la foule pour l’entretenir à part jusqu’à l’arrivée des parents. Alors, on se rend successivement à la Maison Commune, au presbytère, chez le marchand, puis les emplettes faites, au cabaret, où nos deux jeunes gens boivent encore dans le même verre. Cette journée à moitié dépensée au village, s’achève, comme celle de la première entrevue, chez la future, où son épouseur l’a accompagnée. Le temps qui s’écoule entre le jour où s’écrivent les bans et le jour où l’hymen se fait est employé, de part et d’autre, aux préparatifs de la noce. Chacun invite ses parents, ses amis ; tous les conviés font venir chez eux lecoudré ; tout le monde ordonne sa toilette. Les jeunes à marier font leurs présents.

Mais, peu à peu, l’attente diminue ; le crépuscule de la dernière nuit est venu. Dans chaque famille, on se presse autour de longues tables chargées de viande, on circule autour du foyer brûlant et encombré d’ustensiles de cuisine. On mange, on boit, on cause, on rit, on chante et, par intervalle, le musettier joue des airs du pays. Les jeunes garçons chez l’épouseur, chez sa future, les jeunes filles, se livrent chacun à leur plaisir favori : la table ou la danse. Tous les fronts s’épanouissent de gaieté, tous les cœurs débordent de joie. Cependant, l’aiguille de l’horloge n’est plus éloignée de minuit que du temps nécessaire pour franchir la distance qui sépare l’habitation du jeune homme de celle de sa fiancée. Tous les grands garçons, deux à deux, bras dessus, bras dessous, l’épouseur en tête et conduit par ses deux meilleurs amis, prennent joyeux, au son de la musette, le chemin qui y mène.

Rien n’est aussi doux à voir et à entendre que ces noces qui passent à travers les ombres et le silence de la nuit, comme ces troupes de bienheureux qui vont du Purgatoire au Paradis, dans les contes religieux dont les grand-mères bercent l’esprit de l’enfance. Les airs montagnards de la musette, la flamme brillante des torches qui s’agitent dans l’air, ces jeunes gens qui accompagnent leur ami, et semblent être heureux de son bonheur, tout porte à l’esprit de bien agréables pensées.

A peine arrivés, ils tirent plusieurs, coups de pistolet, puis ils frappent à la porte et la secouent de toutes leurs forces. La porte est solidement fermée. Au bruit qu’ils font, le personnel de l’intérieur leur demande :

– Qui est là ? Que voulez-vous ? Ce n’est point à cette heure que d’honnêtes gens se présentent : vous êtes des malfaiteurs. Passez votre chemin.

– Nous ne sommes pas des malfaiteurs, répond l’un d’eux, ordinairement un garde, nous sommes des chasseurs. Nous avons tiré une caille : elle est tombée par le cornet de votre cheminée ; nous venons vous la demander.

– Nous n’avons point vu votre caille, reprennent les autres d’un ton mécontent.

Alors, il se fait quelques moments de silence ; puis, on entonne la chanson des idées, mot par lequel on désigne les cérémonies de la nuit qui précède le jour des noces. Cette chanson est par demandes et par réponses. Après chaque couplet, la musette joue un air, absolument comme dans nos cathédrales l’orgue, après chaque verset d’un psaume.

Un des grands garçons, pour l’épouseur :

Ouvrez-moi la porte,
La belle, si vous m’aimez.

Une des grandes filles, pour la jeune à marier :

Je n’ouvre point ma porte
A l’heure de minuit :
Passez par la fenêtre
La plus proche de mon lit.

Le même :

Si vous saviez, la belle,
Comment nous sommes ici.
Nous sommes dans la neige,
Dans l’eau jusqu’aux genoux ;
Une petite pluie fine
Qui nous tréfoule tous…

La même :

Allez donc chez mon père :
Il y a de bons manteaux,
Ainsi que des couvertes
Pour vous couvrir le dos.

Le même :

Les chiens de votre père
Ne font que d’aboyer,
Disant, dans leur langage :
Galant, tu fais l’amour,
Galant, tu perds ton temps.

Il y a encore là quelques instants de silence, après lesquels la jeune fille, qui parle pour la fiancée, demande sur un autre air :

Galant qui êtes à la porte,
Quel présent nous apportez-vous ?

Le jeune homme :

Le présent que je vous apporte,
Belle, le recevrez-vous ?

La jeune fille :

S’il est beau et présentable,
Pourquoi le refuserions-nous ?

Cette chanson, les airs que jouent alternativement la musette des jeunes gens et celle des jeunes filles, ne rappellent-ils pas encore quelques traits caractéristiques des noces des Gaulois ? Les deux musettiers ne sont-ils pas les deux bardes qui, dans les chants contradictoires, défendaient, l’un la virginité de la mariée, l’autre les droits du mari ? Quand la chanson est finie, encore un silence que vient briser une personne de l’intérieur, par ces paroles prononcées d’une voix forte : « Ah ! ça, vous autres ! nous aimons à croire que vous n’êtes pas des étrangers ; mais, puisque vous êtes si appris, voyons si vous répondrez à nos questions ? »

C’est vraiment plaisir d’entendre les rires francs et sonores qu’arrache à ces jeunes filles l’ignorance de ceux dont elles clouent ainsi l’impatience à la porte. Et, le plus longtemps qu’elles peuvent, elles les retiennent par des questions, par des énigmes toujours neuves, toujours improvisées sur-le-champ, toujours naïves et quelquefois par trop grivoises, qu’elles multiplient jusqu’à ce qu’on en ait deviné une. Alors, la place est forcée : elles capitulent. La chevillette qui ferme la porte est ôtée, et tous les jeunes gens se précipitent, se ruent dans la maison, à la recherche de la future, qui s’est cachée de son mieux, pendant que ses compagnes leur faisaient compter, sans chandelle, les clous de la porte. Dans quelques cantons, ce n’est point par des énigmes qu’on retient les jeunes gens à la porte. Pour être introduits, on leur demande un otage. Leur attente est proportionnée à leur nombre. Chacun d’eux se nomme successivement et on n’ouvre qu’au dernier, à l’épouseur, quand il a décliné son nom.

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Noces morvandelles : le repas

En un clin d’œil, les jeunes gens se répandent par toute la maison ; ils cherchent partout, furètent partout, remuent partout ; pas un lit qu’ils ne bousculent, pas un meuble qu’ils n’ouvrent, pas un meuble qu’ils ne dérangent ; ils ne respectent rien ! Quelques minutes leur suffisent pour explorer tous les coins et recoins de l’appartement et quelque soin qu’ait pris là jeune fille de se bien cacher, elle est découverte, à moins que, déguisée en homme, comme je l’ai vu faire, elle ne se soit mêlée aux grands garçons et ait feint de chercher avec eux.

A celui qui l’a trouvée sont réservés d’insignes honneurs : c’est lui qui, dans quelques instants, dansera avec elle la première bourrée ; c’est lui qui portera, à la noce, la bouteille de vin et le verre, la couronne de brioche pendue par une serviette à son côté, comme un sabre en bandoulière, et le rameau – nom que je crois devoir donner à une petite branche d’arbre dépouillée de ses feuilles et chargée de rubans, de bonbons et de fruits, absolument semblable à celle qu’on donne aux enfants le dimanche des Rameaux, et que pour cela on appelle un Rameau – ; c’est lui encore qui ira, ce soir, offrir aux mariés la trempée. Il conduit aussitôt la jeune fille à son épouseur. Celui-ci, après avoir remercié son ami de l’agréable cadeau qu’il lui fait, la prend sur ses genoux, la presse contre son cœur, l’embrasse et lui dit à voix basse quelques doux mots d’amour.

Cependant, le musettier qui n’a cessé de jouer pendant la recherche comme la musique de l’armée, pour soutenir le courage des combattants au milieu d’une bataille, le musettier a quitté la maison pour se rendre à la grange où déjà les danses s’organisent. Le jeune à marier remet alors sa fiancée à celui qui la lui a amenée et toute la noce suit la musette.

Si vous n’avez jamais assisté à un bal champêtre, si vous n’avez jamais dansé le gracieux rigodon et la lourde bourrée dans une grange, à la lueur blafarde d’une seule lampe suspendue à une poutre, et dont les rayons, loin d’être réfléchis, comme dans d’aristocratiques salons, par des glaces limpides, sont absorbés par la teinte sombre des murailles, vous ne pourrez que très imparfaitement comprendre tout ce qu’il y a de poétique dans cette scène que seuls rendent exactement les frais et suaves tableaux de Téniers.

Dans un coin, on a improvisé une table avec deux tonneaux et quelques planches ; on l’a couverte de verres et de grands brocs de vin. A l’entour, sur des bancs improvisés comme elle, se sont assis les vieux ; ils boivent et, tout près d’eux, à l’extrémité de la table, debout sur un tonneau comme sur un piédestal, le musettier se dandine, aussi altéré que l’outre de sa musette ; puis, sur l’aire, les jeunes filles, les jeunes garçons, qui dansent joyeux et gais : toute la noce est là. Mais pendant qu’on danse à la grange, à la maison on hâte la collation et, quand tout est prêt, quand l’horloge vivante du domaine annonce qu’il n’y a plus que quelques heures de nuit, la noce revient.

On se range autour de là table-comme on arrive, chaque garçon à côté de sa danseuse. Les gaietés les plus franches, les chansons les plus bachiques et les plus nuptiales, les conversations les plus animées, les plus vives, les plus naïves assaisonnent le repas. Puis, la collation faite, chacun cherche une place où poser sa tête un peu lourde ; on s’entasse nombreux dans les lits, les hommes dans les uns, les femmes dans les autres. Les deux fiancés s’embrassent et se souhaitent bonne nuit. Quelques instants après, le silence le plus épais enveloppe la maison : le sommeil a passé sur toutes les têtes.

Tout dort encore que les premiers rayons du jour, descendus par la vaste cheminée, seul endroit de la maison par lequel ils puissent pénétrer, blanchissent l’âtre qui fume. Alors, les femmes chargées de la cuisine s’agitent sur les chaises où elles se sont endormies et se mettent bientôt à rallumer le foyer. Elles se sont éveillées, ces femmes, dont la lumière n’avait qu’à traverser la paupière, pour arriver à leurs yeux ; mais ceux qui dorment à l’ombre d’un épais rideau de serge, il n’y a que l’habitude qui puisse les arracher au sommeil que donne une longue nuit de fatigue et d’insomnie. Cependant, au grand jour, tout le monde se lève ; tout le monde, comme à l’ordinaire, va respirer dehors l’air frais du matin. Les premières heures de cette journée sont dépensées en causeries oiseuses, éparpillées çà et là jusqu’au déjeuner, après lequel les jeunes à marier se parent de leurs habits de noce.

Ce sont les filles d’honneur qui habillent la fiancée : elles lui placent sur la tête, quand elle est jugée vierge, une petite couronne de différentes couleurs et lui attachent au côté un bouquet et une touffe de rubans, cadeaux qu’elles lui ont faits à frais communs. Le plus souvent, son vêtement n’est pas blanc. Quant à l’épouseur, il n’est guère plus endimanché qu’un autre jour, sauf que ses habits sont de drap, sauf que la cravate, la chemise et le mouchoir de poche donnés par sa future, sont d’une étoffe plus fine. Ce n’est qu’à la touffe, de rubans, que les grands garçons ont suspendu à sa boutonnière, qu’on le distingue des autres jeunes gens.

Puis tout le monde se marque, se noue un ruban rose autour du bras gauche. Les grands garçons marquent leurs grandes filles ; les jeunes à marier marquent successivement leurs nouveaux parents. Dans certains endroits, quand la noce est sur le point de quitter la maison, la jeune à marier s’assied dans la porte par où tout le monde doit sortir, place une chaise à côté d’elle, et une assiette dessus. Puis, elle étend sa jambe et relève sa jupe jusqu’au genou. Le premier homme qui passe lui ôte sa jarretière et la dépose dans l’assiette avec ses générosités ; le second rattache la jarretière à la jambe de la jeune fille et laisse aussi son présent dans l’assiette ; le troisième détache la jarretière, le quatrième la renoue et chacun fait son cadeau de noce. Cet exercice et cette offrande se continuent jusqu’au dernier. Et l’on part.

La noce, musique en tête, se déploie en colonne, comme toutes les noces ont fait ; mais ce. qu’elle n’a point dé commun avec celles que vous voyez ordinairement passer sous vos regards, c’est la manière de se donner le bras : les femmes conduisent les hommes ; c’est encore de voir, sur un des flancs et hors rang, l’homme au rameau l’élever en l’air, en signe de triomphe. Tout le long du chemin, on chante les chansons dont le musettier joue l’air, et le bruyant, le joyeux passage de cette noce appelle les curiosités au seuil de toutes les portes.

On arrive enfin à la Maison Commune. Après là célébration du mariage, on offre à l’officier de l’état-civil un morceau de brioche et un peu de vin. Puis, on reprend sa marche pour l’église, où va se consommer le second acte. A la porte, la musette s’est tue ; tous se sont arrêtés, tous ont fait silence : la jeune à marier attache sa jarretière. Pour cela, il ne faut qu’un instant, et l’on entre. Les deux époux, conduits par leurs parents, vont s’agenouiller devant l’autel, puis les chants d’églises commencent ; puis, le prêtre donne la bénédiction nuptiale.

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Noces morvandelles : la trempée

Et, pendant ce temps-là, tous les yeux sont fixés sur les cierges des mariés. On remarque celui des deux qui brûle le plus vite. Ils sont l’emblème de la vie des époux ; celui-là doit mourir le premier dont le cierge s’use davantage. Et lorsque le jeune homme passe au doigt de sa femme la bague d’argent, premier anneau de la chaîne indissoluble qui lie leurs existences, elle ferme son doigt : car moins la bague sera descendue avant, plus elle aura d’empire sur son mari.

Mais les cérémonies religieuses sont finies : on a replié ce voile mystérieux qui rappelle clairement le rideau du lit nuptial ; on a fait crier, pendant que les mariés étaient dessous, la poule, emblème de la fécondité, qu’on a apportée exprès de la maison et qui sera, au dîner du soir, la pièce d’honneur : l’hymen est fait. Alors, tous les grands garçons se précipitent vers la mariée : c’est à qui arrivera le premier, c’est à qui aura la gloire de détacher sa jarretière. Il y a, parmi eux, confusion, cohue. Le reste de la noce s’écoule lentement jusqu’à la porte, où l’heureux grand garçon qui a dénoué la jarretière en distribue une fraction à chaque convié, qui reçoit aussi un morceau de brioche et un peu de vin. Cette jarretière est toujours un ruban d’un ou plusieurs mètres.

Quand toute la noce s’est ainsi de nouveau marquée, en fixant à son habit par une épingle une fraction de la jarretière, on se rend au presbytère. On y reste peu de temps ; puis, comme, chez le Morvandeau, en tout, le profane touche de près au sacré, cette noce, tout à l’heure agenouillée, pieuse et fervente au pied de l’autel, cette noce qui versait dans l’église des larmes et des prières comme une jeune fille au sein de sa mère, cette noce s’en va, rieuse et folâtre, du presbytère au cabaret où l’attendent des tables chargées de vin.

Là, pendant plusieurs heures, on danse et on boit, on boit et on danse, encore, toujours ; là, c’est la fête mondaine, dévergondée, aux allures lascives ; là, c’est l’orgie dégoûtante. Chacun en sort la jambe avinée. Et tout le long du chemin, les chants, les conversations, tout se ressent de la station faite à la taverne : la conséquence est mathématique ; mais rien de plus saillant, à moins que quelqu’un n’ait planté un bouquet au milieu de la route. Alors, on s’arrête et l’on danse en rond autour du bouquet ; on donne un morceau de brioche et un verre de vin à la personne qui vous a fait l’honneur de ce bouquet qu’on emporte. Et tout est dit ; on reprend son chemin sans halte, si on ne rencontre pas encore quelques honneurs.

Cependant, toute cette gaieté est quelquefois attristée par des rencontres fâcheuses : si une pie traverse le chemin, superstition qu’on rencontre dans les bucoliques de Virgile et dans l’esprit des Morvandeaux, c’est mauvais augure, un malheur traversera la vie des mariés. Si l’on rencontre des voitures ou un mort qu’on mène en terre, c’est un malheur encore que l’avenir leur garde. La superstition, dans le Morvan, exploite la moindre chose, le moindre événement. On ne se marie jamais dans le mois de mai ; on l’appelle le mois des ânes.

Mais la noce arrive au domaine. Les personnes restées à la maison pour veiller aux apprêts du repas ont été averties par les chants joyeux et les sons de la musette de l’approche de la noce qu’elles ont vu, il y a déjà quelque temps, descendre le penchant de la colline. Elles se sont portées à la porte de la maison, et quand la mariée est sur le point d’en franchir le seuil, une d’elles lui jette au visage une poignée de graine de chanvre ou de navette, et la force à donner un coup de dent au morceau d’éponge qu’elle lui présente. Pour éprouver si elle aura de l’ordre, on étend sous ses pas, en travers de la porte, le balai qu’elle doit ramasser et mettre à sa place accoutumée.

Par cette pluie de graines dont on l’inonde, on souhaite à la jeune femme beaucoup d’enfants, seule richesse du pauvre cultivateur ; si ce sont des enfants mâles qu’on lui souhaite, c’est de la graine ronde qu’on lui a lancée à la tête ; pour les filles, c’eût été de la graine longue, du seigle, de l’avoine, par exemple. Quant au morceau de pain mordu, c’est le symbole de la communauté, sa signification étant enfouie sous une couche de siècles. Maintenant, conduisez votre regard dans l’intérieur de la maison : les jeunes mariés embrassent en pleurant tout le monde ; chacun d’eux reconnaît comme siens les membres de sa nouvelle famille, et à ces embrassements expansifs succède un silence pieux, touchant, solennel, mais de courte, durée : le jeune marié s’est coiffé de son bonnet de coton blanc, sa nouvelle marque distinctive ; le dîner fume sur la table.

Si les mets qu’on y sert ne sont point succulents, ils sont abondants du moins : y a d’quoé m’zer ! dit en cette circonstance le patois du Morvan. Pour cette noce, on a décimé la basse-cour, on a attaqué la bergerie, attaqué l’étable. Le vin de Bourgogne coule dans tous les verres à pleins bords. Rien ne manque à ce repas, où tous les convives mettent de côté leur sobriété naturelle. On reste longtemps les pieds sous la table ; on se leste presque toujours trop l’estomac. Au dessert, on chante tous en chœur, avec les inflexions de voix sonores, traînantes, saccadées, des chansons du pays, composées dans la langue du terroir. C’est à étourdir, à briser les oreilles.

Les mariés choisissent le moment où tous les esprits sont aux chansons pour gagner furtivement le lit qu’on leur a préparé dans une pièce isolée. Leur absence n’est, remarquée que longtemps après, lorsque la noce est rassasiée de chants, comme elle l’était auparavant de viandes. Un seul cri s’échappe alors de toutes les bouches : la trempée ! la trempée ! Et l’on prépare la trempée. Celui qui a eu le bonheur aux Iolées de trouver l’épousée, s’en va, une pleine jatte de vin à la main, quêtant le sucre que chaque grand garçon donne à sa générosité ; puis, le sucre fondu, on jette dans le vin deux tranches de pain, et, musique en tête, toute la noce se rend à la chambre, des mariés. Mais la porte est fermée et ne s’ouvrira que lorsque auront cessé les airs gais de la musette et les gaies chansons des grands garçons.

La mariée porte la première ses lèvres à la trempée ; la première elle prend sa part du pain qu’on lui offre. Ils boivent tour à tour jusqu’à la dernière goutte et, à chaque reprise, un des grands garçons leur passe sous le nez, pour leur essuyer les lèvres, une aile de volaille, un pieumas. Puis, celui qui a apporté la trempée, si son monsieur n’est à la noce, prend sur ses deux bras la jeune femme, qui, jusqu’ici, ne s’est point déshabillée, la fait danser quelque temps et la remet auprès de son mari de la manière dont il l’y a prise.

Et la foule se retire. Les danses vont se former dans la grange où vous les avez vus tourbillonner la nuit précédente, les mêmes danses à côté des mêmes libations. Elles se prolongent ordinairement jusqu’au jour, dont les frais rayons viennent se refléter sur des toilettes en désordre, des visages pâles et fatigués. On se couche. Le peu de temps donné au sommeil entre les danses et le déjeuner, où se doivent m’zer las rechtes de la noce, a calmé l’effervescence, disons l’ébullition des conviés. A part quelques propos légers qui traversent encore la table en tous sens, à part quelques bons mots aux dépens de la mariée et qu’on se permet dans les villes, bien que moins crûment dits, on est plus sérieux, plus posé. Une chose seulement préoccupe tous les esprits : chacun tient à savoir quel est celui des deux mariés qui s’est endormi le premier : car celui qui s’est endormi le premier dans la nuit de ses noces doit le premier aussi s’endormir dans la nuit du trépas.

La fête se termine avec ce déjeuner, à moins que les apprêts n’aient excédé le nombre et l’appétit des conviés. En ce cas, la noce continue jusqu’à l’entière consommation des vivres. Puis, après cette excursion gastronomique, chacun rentre dans sa sobriété, chacun reprend sa vie de travail et de fatigue.

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Le Contrat Sacré

Posté par othoharmonie le 18 avril 2012


par
CAROLINE MYSS

Extraits de son livre CONTRATS SACRÉS, p. 16-57
Ariane Éditions, 2002

Contrats sacrés et potentiel divin

Notre Contrat sacré, le plan guide de notre vie, ce Contrat que nous co-créons en tenant compte des indications du Divin, comprend de nombreuses ententes individuelles (ou accords de sous-traitance) qui nous feront rencontrer certaines personnes et travailler avec elles, à certains endroits, à certains moments…


Le Contrat Sacré  dans Chemin spirituel movie27Ces expériences et ces relations, nous sommes destiné à les vivre avec nos parents, nos enfants, nos amis intimes et toute personne avec laquelle nous partageons une passion. Ces gens (de même que nos adversaires) se trouvent dans notre vie parce qu’au préalable, nous avons conclu avec eux un accord de soutien mutuel concernant notre croissance spirituelle. En effet, chaque relation et chaque expérience est une occasion de croissance et de transformation. Certaines relations peuvent même nous en fournir plusieurs. Pour chacune, nous devrons déterminer de quelle façon exercer notre pouvoir…

Ce choix est vraiment notre plus grand pouvoir. Il est encore plus grand que l’amour, car pour aimer, il faut d’abord le vouloir. Prenons un cas simple: quelqu’un s’excuse de vous avoir parlé d’une façon irréfléchie ou blessante. À cet instant, le pouvoir de transformation est entre vos mains. Vous pouvez transcender l’intensité de votre colère et choisir de pardonner, et métamorphoser cet instant en un échange qui rétablisse l’énergie entre vous deux. Ou vous pouvez réprimer votre nature divine et faire de cette chance de guérison une transaction énergétique négative. La décision d’agir en fonction de votre potentiel divin consolide le pouvoir de vos nombreux  » visages « , de vos mondes, intérieur et extérieur.

Notre potentiel divin se fait souvent entendre par l’intermédiaire de notre conscience morale, qui nous signale nos gestes inopportuns. Nous avons tous ressenti la lourde et poignante sensation de culpabilité qui vient du fait d’avoir jugé quelqu’un, trahi notre parole ou laissé passer une bonne occasion. En observant ce sentiment, nous devinons qu’il nous vient du fait d’avoir réprimé notre potentiel divin, ou d’y avoir fait obstacle. Nous reconnaissons inversement le sentiment d’équilibre qui ressort d’un geste d’amour, de compassion, de générosité et d’amitié.

Grâce à notre intuition, notre potentiel divin nous procure toujours un surcroît d’énergie au moment d’un choix contractuel, ou lorsque nous reconnaissons une personne avec laquelle nous avons une entente. Chaque relation contractuelle porte un fragment de notre âme, tout comme nous portons un fragment de l’âme des autres: ainsi, lorsque nous réagissons fortement à une personne, à un endroit ou à une situation, c’est que nous avons rencontré une part de notre âme à l’extérieur de notre être. L’atmosphère autour de nous et en nous s’intensifie! Nos émotions et notre pouls s’accélèrent, et notre raison s’éclaire ou fonce dans le brouillard. Notre corps transmet des signaux éloquents…

Notre potentiel divin nous parle aussi à travers nos rêves. C’est un désir de vivre plus intensément, mais au-delà de la performance ou du gain matériel, bien que ces choses fassent souvent partie de l’accomplissement de notre potentiel. Notre potentiel divin est l’expression intégrale de notre âme; c’est la découverte de notre profonde capacité à créer et à exprimer l’amour, la compassion, le pardon, la générosité et la sagesse. Notre potentiel divin devient plus sensible à mesure que nous étanchons notre soif de comprendre. Il devient plus perceptible lorsque nous décidons de dépasser l’aspect matériel de la vie, ce que les Hindous et les Bouddhistes appellent la maya ou l’illusion. Ne révélant jamais sa pleine mesure d’un seul coup, notre potentiel nous incite à découvrir la raison d’être et la signification supérieures de votre vie. Nous ne savions pas, à la naissance, à quel point nous pouvions aimer et prendre soin de quelqu’un. Nous devons apprendre à agir avec foi, courage et confiance en nous. Ce potentiel, nous devons le découvrir en nous-mêmes. Ces qualités spirituelles doivent se mériter…

L’équilibre entre destin et liberté dans le Contrat sacré

Dans d’autres cultures et à d’autres époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple:  » Le moment était venu pour lui « ,  » Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou  » C’est l’emploi pour lequel elle était née « . La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelles. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts…

Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine. Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir: lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels.

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie…

En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté d’entreprendre…

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire…

Les rêves ont renforcé ma croyance qu’un dessein sous-tend les événements, que notre vie est tracée, que ses étapes et ses stades nous donnent toujours l’occasion d’une transformation spirituelle, qui est le but ultime du travail avec notre Contrat. La transformation spirituelle survient lorsque, ne voyant plus les choses en termes strictement physiques et matériels, on s’aperçoit que leur déroulement s’appuie sur une logique, qu’elles sont comprises dans un vaste plan. Notre Contrat sacré nous offre d’innombrables chances de croissance et de changement, qui ne dépendent que de notre volonté de saisir les indices et les signaux subtils apparaissant en cours de route. Les rêves, les intuitions, les coïncidences apparentes et les rencontres aléatoires ne sont que quelques-uns des indices qui nous guident sur la voie de la transformation véritable.

Le but de la transformation spirituelle

La plupart d’entre nous avouerions probablement que le changement positif (et le fait d’aider les autres) est l’une de nos raisons d’être. Sans cette possibilité d’apprendre, de grandir ou d’être une force bénéfique, la vie serait plutôt stagnante. La connaissance de votre Contrat sacré vous permet de voir comment des événements et des rencontres apparemment aléatoires (positifs ou négatifs) font partie, en réalité, d’un scénario de vie qui vous fournit d’innombrables occasions de transformation spirituelle.

On croit souvent à tort que la transformation spirituelle doit être déclenchée par un traumatisme ou une tragédie : une maladie grave, la perte d’un être cher, une catastrophe financière ou personnelle. La plupart d’entre nous avons de la difficulté à croire qu’un changement de perspective majeur puisse être motivé par le simple contenu d’un livre ou par les sujets de conversation d’un déjeuner entre amis…

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Enfant intérieur, es-tu là ?

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2011

Je vous recommande d’amorcer ce contact avec votre enfant intérieur en créant un temps et un espace sereins, sans danger et reposants. Je suggère également qu’au début, vous vous exprimiez à voix haute en énonçant vos intentions.

 angeVoici, par exemple, à quoi cela pourrait ressembler ; « J’invoque Dieu, l’Esprit et l’amour divin afin qu’ils emplissent mon être. Je demande en toute pureté de faire apparaître mon enfant intérieur ». Employez des paroles qui ont un sens pour vous. Il ne s’agit pas d’une déclaration religieuse, mais d’une affirmation de vos sentiments spirituels intimes afin de démontrer que, dans cette quête de trésor potentiel, votre intention est sans tache.

 Je pense aussi qu’il est important de faire table rase, pour ainsi dire. Donc, informez votre enfant intérieur que vous amorcez désormais une nouvelle forme de communication avec lui. Demandez-lui pardon pour les moments où vous l’avez ignoré, où vous ne l’avez pas protégé, où vous l’avez abandonné. Avouez tout ce que vous croyez que cette partie de vous veut et a besoin d ‘entendre. Peut-être souhaiterez-vous aussi lui pardonner tous les maux et toutes les douleurs physiques qu’il vous aura infligés ainsi que les blocages qu’il a semés dans votre vie. Ne précipitez pas cette étape du processus puisque la communication, la clarté et la confiance contribueront au succès de l’entreprise.

 Lorsque vous sentez que la mise en scène est achevée – verbalement ou silencieusement – et que vous êtes prêt à dialoguer, demandez d’abord le nom de votre enfant intérieur. Accueillez la première chose que vous entendrez, pressentirez ou comprendrez ; ne vous étonnez de rien. Poursuivez cette conversation par des requêtes simples, par exemple son mets préféré, la couleur qu’il aime. Parlez de tout et de rien. En d’autres mots, passez du temps à apprendre à communiquer et tissez une atmosphère de confiance. Avec le temps, vous pourrez entamer des investigations plus en profondeur et plus révélatrices. Votre rôle consiste à entourer cet enfant d’un sentiment de sécurité et à l’assurer de votre amour et de vos soins. Il contribuera grandement à éveiller la joie, l’harmonie, la santé et le bien-être en vous, et même à susciter quelques miracles si vous leur ouvrez la porte.

 Passez au moins un petit moment à imaginer la manière dont vous auriez aimé être traité dans votre enfance. Vous découvrirez ainsi des clés valables qui vous permettront d’être un parent aimant et efficace pour votre propre enfant ou tout autre jeune dont vous avez la charge. Je vous garantis que tout effort consacré à cet enfant intérieur sera porteur de grands bienfaits pour tous. Si votre indigo vous met à l’épreuve, appliquez ces nouvelles aptitudes afin d ‘établir une communication plus claire. Si vous êtes un parent merveilleux à ses yeux, songez à ce que vous faites pour lui et que vous négligez peut-être de faire pour votre enfant intérieur.

 Encore une fois, je souligne que l’importance de ce travail réside dans votre croissance personnelle, de même que dans l’harmonie de votre foyer et du monde.

 Extrait du livre Célébration des Enfants Indigo par Lee Carroll et Jan Tober aux Editions Ariane – pages 148.

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Jacques Rubinstein 2 titres

Posté par othoharmonie le 5 août 2011

 

2 Titres 

 

·        Le grand livre de la Wicca  

·        Un sorcier vous parle  

 

Auteur

 

 

Jacques Rubinstein  

Le grand livre de la sorcellerie et de la wicca

Je ne souhaite pas que mon très Cher Ami Jacques tombe dans l’oubli et pourtant je m’aperçois que ses écrits sont dorénavant très difficiles à trouver… et pourtant ! 

 

En mémoire de Jacques qui m’a guidé au début de mes recherches spiritualistes, voici 2 livres qui m’ont appris à le connaître mieux encore que nos diverses conversations autour des repas échangés ensemble… Quel Homme ; et mes mémoires l’accompagnent toujours…. 

 

 Drag and drop me  Jacques Drag and drop me

 

 

Dans l’ESPRIT WICCA Sorcellerie, il n’est jamais question de vengeance, il n’est jamais question d’attaquer, d’envoûter, de lancer des sorts, de se livrer à des maléfices. Notre ami dans les propos que je reproduis pour vous a certes sous entendu tout cela mais ce n’est pas suffisant. Je vous dis clairement que chez les Sorciers, Sorcières en Wicca ou groupe, cela n’existe pas. Je veux vous éviter ainsi des écueils qui peuvent un jour se trouver sur votre route. 

Magie, sorcellerie, sexe, amour sont des états qui donnent lieu à des manifestations «Psi».
Au fil des chapitres, l’auteur dévoile une quantité de «secrets».
Le premier livre sur les Wiccas (groupement de gens se disant sorciers et sorcières) qui démystifie le sujet et remet un peu d’ordre dans le dédale des idées reçues.
Un grand livre pour un Grand Homme comme son titre l’indique. 

Achetez ici :  http://www.amazon.fr/grand-livre-sorcellerie-wicca/dp/2909606031/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1311759374&sr=1-2  

 

 

 

 

 

Jacques Rubinstein 2 titres dans O à  R 7752__Un_sourcier_vous_parle__1991

 Ouverture d’esprit, objectivité : l’incident apparemment sans importance, l’idée qui passe, seront peut-être la grande idée de demain ; l’idée préconçue peut toujours être remise en question avec profit ; si elle est juste, elle se reconstruit, si elle est fausse, elle tombe. Nous vivons dans un monde réellement merveilleux où le miracle est quotidien pour celui qui sait regarder et voir la vie. La machine électronique est un outil admirable destiné à  libérer l’homme des corvées fastidieuses et à lui permettre de s’évader vers des tâches plus nobles. Prenez conscience des pouvoirs qui sont en vous et sachez en user pour votre bien et le bien de tous. (extrait page 173) 

achetez ici : éditions Dynapost  http://www.alarecherchedutempsperdu.fr/33_livres_spiritualite_surnaturel_spiritisme_3.htm 

 

Lorsque sa parole, avec le temps,
finira par ne plus exprimer
que la vérité qu’il contient,
il sera alors le maître de la parole…

citation de Jacques Rubinstein
 

 

 

L’auteur 

Jacques Rubinstein auteur ésotérique connu, révèle pour la première fois au monde les Rites secrets… ces rites, d’origine psychosexuelle emporteront le lecteur vers un Univers étrange. Jacques Rubinstein restera incontestablement le Grand Sorcier délivré de toutes contraintes, qui met un point d’honneur dans toutes ses œuvres à mettre à disposition la vrais sorcellerie, sans diables, sans souffre, ni marmites, mais avec quelle force, quelle conviction ! et surtout quel Amour pour le genre Humain et également pour les chevaux dont il guérissait les souffrances par des impositions magnétiques jusqu’à son dernier souffle le 27 janvier 1997. 

 

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Le Manuscrit de Marie-Madeleine

Posté par othoharmonie le 8 mai 2011

M’étant procuré le livre de TOM KENYON et JUDI SION, sorti en 2008 aux éditions Ariane,  une constatation troublante m’a donné envie de reproduire ici la partie intitulée « Le Manuscrit transmis par Marie Madeleine » en page 15 de ce livre. Oui, effectivement, la pratique de la MAGIE d’ISIS et l’ALCHIMIE d’HORUS décrits dans ce Manuscrit, est tout à fait ce que nous appelons aujourd’hui le TAO de la sexualité (ou tantrisme) que j’ai expérimenté moi-même, avec l’aide des explications de MANTAK CHIA dans ses deux livres dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog :

Le Manuscrit de Marie-Madeleine dans La Sexualité Sacrée flecheici pour le féminin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-2/ .

fleche dans La Sexualité SacréeEt également ici pour le masculin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-1/

Enfin, lisez et vous me donnerez vos impressions …

Voici donc le contenu : pages 15 à 61

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE 

(initiation à la Magie sexuelle d’Isis)  flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

flecheDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

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Conversation avec Dieu – nouvelles révélations

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2010

Nouvelles Révélations 

« Une conversation avec Dieu » 

 

Neale Donald Walsch 

 

Conversation avec Dieu - nouvelles révélations dans A et B Neale-Donald-Walsch

S‘il te plaît, Dieu, viens ici. Nous avons besoin d’aide

 

Je suis là

 

Nous avons besoin d’aide. 

 

Je sais. 

 

Maintenant. 

 

Je comprends

 

Le monde est au bord du désastre. Et je ne parle pas d’un désastre naturel, mais d’une calamité engendrée par l’homme. 

 

Je sais. Tu as raison. 

 

Écoute, les humains ont déjà vécu des désaccords, parfois graves, mais à présent, nos divisions et désaccords peuvent mener non seulement à des guerres (ce qui est déjà funeste) mais à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. 

 

C’est exact. Tu as bien évalué la situation. Tu saisis la gravité du problème, mais c’est sa nature qui t’échappe. N’en connaissant pas la cause, tu continues de chercher à la résoudre sur tous les plans, sauf le bon

 

Lequel ? 

Le plan de la croyance

 

Le monde actuel est confronté à un problème spirituel. 

 

Ce qui vous tue, ce sont vos conceptions de la spiritualité

 

Vous persistez à vouloir résoudre le problème du monde comme s’il était d’ordre politique, ou économique, ou même militaire, et ce n’est rien de tout cela. C’est un problème spirituel, le seul que les humains ne semblent pas savoir résoudre

 

Alors, aide-nous. 

 

C’est ce que je suis en train de faire

 

Comment ? 

 

De bien des façons

 

Nommes-en une. 

 

Ce livre

 

Ce livre va nous aider? 

 

C’est possible

 

Qu’avons-nous à faire? 

 

Le lire. 

 

Et ensuite? 

 

En tenir compte

 

C’est ce qu’ils disent tous. «Tout est dans le Livre, affirment-ils. Lisez-le et tenez-en compte. C’est tout ce que vous avez à faire.» L’ennui, c’est qu’ils brandissent tous des livres différents

 

Je sais

 

Et chaque livre énonce quelque chose de différent. 

 

Je sais. 

 

Alors, maintenant, nous devons «lire et tenir compte» de ce livre

La question n’est pas de savoir ce que vous devez faire, mais bien ce que vous pourrez faire si vous le choisissez. C’est une invitation, et non une exigence

 

Pourquoi voudrais-je lire cet ouvrage, puisque je me suis déjà fait préciser par des croyants véritables que toutes les réponses se trouvent dans les autres livres – ceux-là mêmes dont ils me demandent de tenir compte

 

Parce que vous n’en avez pas tenu compte

 

Mais oui, nous l’avons fait. Enfin, nous croyons. 

 

Voilà pourquoi vous avez besoin d’aide, à présent. Vous croyez l’avoir fait, mais ce n’est pas le cas. 

 

Vous persistez à déclarer que vos textes sacrés (vos cultures en ont un grand nombre, et ils sont différents) vous accordent l’autorité nécessaire pour agir ainsi, pour vous traiter mutuellement comme vous le faites. 

Si vous alléguez cela, c’est seulement parce que vous n’avez pas vraiment tenu compte du message profond de ces livres. 

 

Vous les avez lus, mais vous ne les avez pas vraiment écoutés

 

Mais oui, nous l’avons fait. Nous faisons ce qu’ils nous disent

 

Non. Vous faites ce que VOUS dites qu’ils vous disent

 

Qu’est-ce que ça signifie? 

 

Tout simplement que tous les textes sacrés transposent le même message fondamental. Ce qui diffère, c’est l’interprétation qu’en font les humains. 

 

Il n’y a rien de « mal » à avoir des interprétations différentes. Ce qui peut vous nuire, cependant, c’est de vous diviser à propos de ces différences, de vous blâmer les uns les autres à cause de ces différences, et de vous entretuer à la suite de ces différences. 

 

C’est ce que vous faites maintenant. 

Ce que vous faites depuis assez longtemps. 

 

Vous ne pouvez même pas vous entendre au sein d’un groupe précis, encore moins entre groupes, sur le message et la signification d’un tel livre, et vous utilisez ces désaccords pour justifier ensuite de massacres. 

 

Vous vous disputez sur ce que dit le Coran, sur le sens de ses paroles. 

Vous vous disputez sur ce que dit la Bible, sur le sens de ses paroles. 

 

Vous vous disputez sur ce que disent le Veda, la Bhagavad-Gita, le Lun-yü, le canon pali, le Tao-tôking, le Talmud, le Hadith, le Livre de Mormon… 

  

Et que dire des Upanishad, du Yi-king, de l’Adi Granth, du Mahâbhârata, des Yoga-sutra, du Mathnawi, du Kojiki? 

 

Ça va, on comprend. 

 

Non, en fait, vous ne comprenez pas. Justement. Il y a bien des textes sacrés, mais vous faites comme s’il n’y en avait qu’un

 

C’est votre texte sacré qui est vraiment sacré. Tous les autres sont, au mieux, de médiocres substituts, au pire, des blasphèmes. 

 

Non seulement il n’y a qu’un seul texte sacré, mais il n’y a aussi qu’une interprétation: la vôtre. 

 

Cette arrogance spirituelle, c’est ce qui a causé le plus de douleur à votre espèce. Vous avez souffert davantage (et fait davantage souffrir les autres) avec vos idées sur Dieu qu’avec vos idées sur tout le reste de l’expérience humaine. 

 

Vous avez fait de la source de joie suprême celle de votre plus grande douleur

 

C’est débile. Pourquoi donc? Pourquoi avons-nous fait cela

 

Parce qu’il y a une chose, une seule, pour laquelle les humains semblent vouloir tout sacrifier. 

 

Ils sacrifient volontiers l’amour, la paix, la santé, l’harmonie et le bonheur, tout comme la sécurité et même leur équilibre mental, à cette seule et unique chose

 

Laquelle? 

 

Le fait d’avoir raison. 

Vous êtes prêts à céder tout ce pour quoi vous avez jamais lutté, tout ce que vous avez jamais désiré, tout ce que vous avez jamais créé, afin d’avoir « raison ». 

 

En fait, pour cela, vous êtes prêts à sacrifier la Vie même

 

Mais n’est-ce pas dans l’ordre des choses? Écoute, il faut bien défendre quelque chose dans la vie. Et la Parole de Dieu, c’est ÇA qui est juste

 

Quel Dieu? 

 

Quel Dieu? 

 

Oui, quel Dieu? 

 

Adonaï? Allah ? Élohim ? Dieu ? Hari ? Jéhovah ? Krishna? Le Seigneur Jésus ? Bouddha ? Rama ? Vishnou ? Yahvé ? 

 

Le Dieu dont la parole nous a été rapportée avec clarté par le Maître et les prophètes.   

 

Quel Maître et quels prophètes? 

 

Quel Maître et quels prophètes? 

 

Oui

 

Adam? Noé? Abraham? Moïse? Confucius? Siddharta Gautama? 

Jésus? Patanjali? Mahomet? Baha’Ullah? Jalal al-Din Rumi? Martin Luther

Joseph Smith? Paramahansa Yogananda? 

 

Tu ne mets pas tout ce monde-là sur le même pied, dis? 

 

Pourquoi pas? L’un d’eux est-il plus grand que les autres? 

 

Certainement! 

 

Lequel ? 

 

Celui en qui je crois! 

 

Exactement. Maintenant, tu saisis

 

Alors, que veux-tu que je fasse? Que je sacrifie mes croyances? 

 

Je ne te demande rien. L’important, c’est ce que tu veux faire

 

Je veux trouver un moyen de dépasser toutes ces croyances confuses qu’entretiennent les humains. 

 

Il y en a un

 

Lequel ? 

 

Les transcender

 

Qu’est-ce que ça veut dire? 

 

Transcender signifie aller au-delà, dépasser, et non rejeter ou détruire complètement. Il n’est pas nécessaire d’éliminer une chose pour la surpasser.

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Une conversation avec Dieu

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2010

Le Dieu de demain 

 

Une conversation avec Dieu 

 

Neale Donald Walsch 

 

Une conversation avec Dieu dans A et B Neale-Donald-Walsch

LE PLUS GRAND BLASPHÈME 

 

Nous avons besoin d’un nouveau Dieu. 

 

Je sais. 

 

Non, écoute, je suis sérieux. Nous avons besoin d’un nouveau Dieu. L’ancien ne tient plus debout. 

 

L’ancien n’a jamais tenu debout

 

Certains affirment que si. 

 

Ils ne regardaient pas le monde autour d’eux

 

Ah non? 

 

Pas d’une façon honnête ni complète. Ils ne voyaient que ce qu’ils voulaient bien voir. 

Ils ne voyaient ni la cruauté, ni le conflit, ni le meurtre qui avaient cours au nom de Dieu. Ils ne remarquaient ni la séparation, ni l’oppression, ni la peur, ni la dysfonction absolue. 

 

Ou pire encore, ils voyaient cela et jouaient le jeu. Ils utilisaient cela afin d’asservir le peuple. 

 

En vérité, l’ancien Dieu, le Dieu d’Hier, a peut-être permis à des individus de fonctionner ici et là – peut-être même à beaucoup d’entre eux -, mais il n’a jamais pu créer de société juste ni de civilisation joyeuse, harmonieuse, encore moins de monde en paix. Et ce Dieu ne peut le faire, 

même aujourd’hui. 

 

Malgré toutes vos capacités de communication instantanée, d’accès intégral, de compréhension avancée, de conscience élargie, de technologie évoluée et de miracles à tout casser, vous ne pouvez toujours pas produire la simple et humble expérience à laquelle l’humanité aspire depuis le début des temps. 

 

Vous ne pouvez instaurer la paix

 

Je sais. 

 

Vous ne pouvez créer une joie durable

 

Je sais. 

 

Et le Dieu auquel vous croyez ne peut pas, lui non plus

 

Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi tous les plus grands efforts de l’humanité et toute l’aide que nous avons implorée et reçue de Dieu ne permettent-ils pas d’y arriver ? 

 

Parce que le Dieu en qui vous croyez n’est pas réel. Il est inventé. C’est un Dieu que vous avez créé de toutes pièces et qui n’a rien à voir avec l’ultime réalité

 

Eh bien, c’est une idée difficile à accepter. C’est presque le plus grand des blasphèmes. 

 

Toute grande vérité commence sous forme de blasphème. 

Le moment de mettre à l’épreuve vos croyances les plus sacrées est à votre portée. Si vous ne le faites pas bientôt, ce sont elles qui s’y appliqueront. 

 

Ce livre est une mise à l’épreuve. 

Il est destiné à sauver le monde

 

Le fera-t-il? 

 

Cela dépend du monde

 

Pourquoi? Pourquoi pas de toi? Puisque tu es Dieu, pourquoi cela ne dépend-il pas de toi? 

 

Parce que ma fonction n’est pas de sauver le monde, mais de le créer

 

Et après l’avoir créé, tu ne te préoccupes pas de ce qu’il advient de lui? 

 

Je me préoccupe autant que vous de ce qui lui arrive

 

Non, ce n’est pas vrai, Si tu te souciais autant que nous de son sort, tu ne permettrais pas que le monde se détruise. 

 

Tu veux dire si je me souciais plus que vous de ce qui arrive. Si je m’en souciais autant que vous, je laisserais vraiment le monde se détruire, car c’est exactement ce que vous êtes en train de faire. 

 

Comme je m’en soucie seulement autant que vous, le monde dans lequel vous vivez pourrait très bien être détruit. 

 

Tout au moins, la vie telle que vous la connaissez maintenant pourrait changer irrévocablement. Dans ce cas, je vais le permettre

 

Pourquoi? Pourquoi ne veux-tu rien faire pour l’arrêter? 

 

Parce que vous ne voulez pas

 

Nous ne pouvons pas. Toi, tu peux. Tu es Dieu. Tu peux accomplir ce que les humains ne peuvent pas

 

Ton affirmation est inexacte. Je peux, et VOUS pouvez. 

 

Mais je ne le ferai pas si vous ne le faites pas

 

Pourquoi pas? Quelle espèce de Dieu es-tu ? 

 

Un Dieu de la meilleure espèce qui soit. La seule espèce qui soit. Le genre de Dieu qui vous laisse le libre arbitre et qui n’interférera jamais, jamais

 

Pas même pour nous sauver de nous-mêmes ? 

 

Si je vous sauvais de vous-mêmes, alors vous ne seriez pas «vous-mêmes» mais mes esclaves. Vous n’auriez ce que vous enfreigniez ma volonté. Alors, j’arrêterais l’exercice de votre libre arbitre et vous amènerais à faire ce que je veux

 

Sans blague. Si tu étais même à moitié le Dieu auquel croient les humains, tu nous empêcherais de nous détruire. Tu ferais et nous amènerais à faire ce qu’il y a de mieux pour nous

 

Selon l’appréciation et la définition de qui? 

 

Comment? 

 

Le «mieux» d’après l’appréciation de qui, et «nous» d’après la définition de qui? 

 

Selon la tienne. Selon ton appréciation, ta définition. Tu définirais ce qu’on entend par le terme « nous », tu déterminerais ce qui vaut « mieux » pour nous, et tu le ferais advenir pour « nous» tous. Nous dépendons de ton action. C’est à ça que sert Dieu. 

 

Vraiment? C’est ce que vous croyez?

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Conversation avec Dieu – livre 1

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2010

Chapitre 11 

Conversation avec Dieu – livre 1 

 

Conversation avec Dieu - livre 1 dans A et B ihio1mc7

  

 

  

J’aimerais revenir à ma liste de questions. J’aimerais les revoir en détail. Nous pourrions consacrer tout un livre aux relations personnelles; je suis bien placé pour le savoir. Mais alors, je n’arriverais jamais à mes autres questions. 

 

II y aura d’autres moments, d’autres lieux et même d’autres livres. Je suis avec toi. Passons à autre chose, nous y reviendrons si nous en avons le temps

 

D’accord. Voici ma question suivante : Pourquoi est-ce que je n’attire jamais suffisamment d’argent dans ma vie? Suis-je destiné à économiser sur tout à tout jamais? Qu’est-ce qui m’empêche de réaliser mon plein potentiel à cet égard? 

 

Cet état ne se manifeste pas seulement chez toi, mais chez un grand nombre de gens

 

Tout le monde me dit que c’est un problème d’estime de soi; un manque d’estime de soi. Une douzaine d’enseignants du Nouvel Âge m’ont dit que tout manque peut toujours être relié à un manque d’estime de soi. 

 

C’est une simplification commode. Dans ce cas, tes enseignants ont tort. Tu ne souffres pas d’un manque d’estime de soi. En vérité, ton plus grand défi, toute ta vie, a été de contrôler ton ego. Selon certains, c’est un cas d’excès d’estime de soi! 

 

Eh bien, je me sens à nouveau gêné et peiné, mais Tu as raison. 

 

Tu dis sans cesse que tu es gêné et peiné chaque fois que Je te dis tout simplement la vérité à ton propos. La gêne est la réaction d’une personne qui a encore un investissement de l’ego dans la façon dont les autres la voient. Invite-toi à dépasser cela. Essaie une nouvelle réaction. Essaie le rire

 

D’accord. 

 

Ton problème n’est pas l’estime de soi. Tu es doté d’une abondante estime de soi, comme la plupart des gens. Vous avez tous une opinion très élevée de vous-mêmes, à raison d’ailleurs. Alors, pour la très grande majorité des gens, le problème n’est pas là

 

Quel est-il, alors? 

 

Le problème est un manque de compréhension des principes d’abondance, habituellement ajouté à un très grand manque de jugement à propos de ce qui est «bon» et de ce qui est «mauvais».  

Permets-moi de te donner un exemple

 

S’il Te plaît. 

 

Tu entretiens la pensée que l’argent est mauvais. Tu entretiens également la pensée que Dieu est bon. Mille fois merci! Par conséquent, dans ton système de pensée, Dieu et l’argent ne font pas bon ménage.  

Ce qui rend les choses intéressantes, c’est que tu peux difficilement considérer l’argent comme une bonne chose

 

C’est-à-dire que si tu trouves qu’une chose est très «bonne», tu lui accordes une valeur moindre en termes monétaires. Alors, «meilleure» elle est (c’est-à-dire plus grande est sa valeur), moins elle vaut en termes d’argent. 

 

Tu n’es pas le seul dans ce cas : toute ta société entretient cette croyance. Par conséquent, vos enseignants reçoivent un salaire dérisoire et les strip-teaseuses, une fortune. Vos leaders font si peu, en comparaison des vedettes du sport, qu’ils se croient obligés de voler pour compenser la différence. Vos prêtres et vos rabbins vivent de pain et d’eau alors que vous lancez de l’argent aux vedettes du spectacle. 

 

Penses-y : si tu accordes à une chose une valeur intrinsèque élevée, tu insistes pour qu’elle soit bon marché. Le chercheur scientifique solitaire qui cherche un remède au sida quémande sans cesse de l’argent, tandis que la femme qui écrit un livre sur les cent nouvelles façons de faire l’amour et produit des cassettes et des séminaires de fins de semaine pour l’accompagner… récolte une fortune. 

 

Cette façon de penser contradictoire est une propension que vous avez; elle vient d’une idée fausse.  

Cette idée fausse, c’est celle que vous entretenez sur l’argent. Vous aimez l’argent, mais vous dites que c’est la racine de tout mal. Vous l’adorez, mais vous l’appelez «fric». Vous dites qu’une personne est «salement riche». Et si une personne devient vraiment riche en faisant de «bonnes» choses, elle devient immédiatement suspecte. Vous dites que c’est «mauvais». 

 

Ainsi, un médecin ne doit pas gagner trop d’argent, à moins d’apprendre à être discret sur ce point. Et un pasteur — holà! Il vaut vraiment mieux qu’il ou elle ne gagne pas beaucoup d’argent (en prenant pour acquis que vous laisseriez une femme être pasteur), sinon, il ou elle aura à coup sûr des problèmes.  

Tu vois, dans ton esprit, une personne qui choisit la vocation la plus élevée doit être la moins bien payée… 

 

Hmmm. 

 

Oui, «hmmm», tout à fait. Penses-y comme il faut, car c’est une idée complètement fausse

 

Je croyais que le bien et le mal n’existaient pas. 

 

C’est vrai. Il n’y a que ce qui te sert et ce qui ne te sert pas. Les termes «bon» ou «mauvais» sont relatifs, et les seules fois où Je les utilise, c’est ainsi. Dans ce cas-ci, en relation avec ce qui te sert (par rapport à ce que tu dis vouloir), tes idées sur l’argent sont fausses.  

Rappelle-toi, les pensées sont créatives. Alors, si tu crois que l’argent est mauvais mais que tu te crois bon… eh bien, tu peux voir le conflit. 

 

Alors toi, en particulier, Mon fils, tu agis carrément en fonction de cette conscience collective. Pour la plupart des gens, le conflit n’est pas aussi énorme que pour toi. Comme la plupart des gens font des choses qu’ils détestent pour gagner leur vie, ils n’ont pas d’objection à recevoir de l’argent en retour. Un «mal» pour un «mal», pour ainsi dire. Mais toi, tu aimes ce que tu fais de ta vie. Tu adores les activités dont tu la remplis à craquer. 

 

Donc, le fait de recevoir de grosses sommes d’argent en échange de tes services serait, dans ton système de pensée, recevoir un «mal» pour un «bien» et c’est inacceptable à tes yeux. Tu préférerais crever de faim plutôt que de recevoir du «fric» pour un pur service… comme si, d’une certaine façon, le service perdait sa pureté si tu recevais de l’argent en échange. 

 

On obtient alors cette véritable ambivalence à propos de l’argent. Une part de toi le rejette et une part de toi a du ressentiment de ne pas en avoir. L’univers ne sait pas quoi faire de cela, car il a reçu deux pensées différentes de ta part. C’est pourquoi ta vie, en ce qui concerne l’argent, connaît des hauts et des bas, car tu vas de haut en bas à propos de l’argent. 

 

Ton point de vue n’est pas clair; tu n’es pas vraiment certain de ce qui est vrai pour toi. Et l’univers n’est qu’une grande photocopieuse; elle ne produit que des copies multiples de tes pensées. 

 

Par conséquent, il n’y a qu’une façon de changer tout cela : tu dois changer l’idée que tu t’en fais

 

Comment changer mon idée? Mon idée, c’est mon idée. Mes pensées, mes attitudes, mes idées ne se sont pas créées instantanément. J’imagine qu’elles sont le résultat d’années d’expé-riences, d’une vie de rencontres. Tu as raison à propos de l’idée que je me fais de l’argent, mais comment puis-je changer cela? 

 

C’est peut-être la question la plus intéressante du livre. La méthode habituelle de création, pour la plupart des humains, est un processus en trois étapes impliquant la pensée, la parole et l’action.  

D’abord vient la pensée : l’idée formatrice, le concept initial. Puis vient la parole. La plupart des pensées finissent par former des paroles, écrites ou orales. Cela donne un supplément d’énergie à la pensée et la pousse dans le monde où elle peut être remarquée par d’autres. 

 

Finalement, dans certains cas, les paroles sont mises en action, et on obtient ce qu’on appelle un résultat : une manifestation, dans le monde physique, de ce qui a commencé par une pensée.  

Tout, autour de toi, dans le monde que l’homme a créé, est né ainsi, ou d’une variante. Les trois centres de création ont été utilisés. 

 

À présent vient la question : comment changer une pensée racine? 

 

Oui, c’est une très bonne question. Elle est très importante, car si les humains ne changent pas quelques-unes de leurs pensées racines, l’humanité pourrait se condamner elle-même à l’extinction.  

La façon la plus rapide de changer une pensée racine, ou une idée qui parraine, est d’inverser le processus pensée-parole-action

 

Explique-moi. 

 

Pose le geste à propos duquel tu veux avoir la nouvelle pensée. Puis, prononce les paroles à propos desquelles tu veux avoir la nouvelle pensée. Si tu fais cela assez souvent, tu formeras le mental à penser d’une nouvelle façon

 

Former le mental? N’est-ce pas du contrôle mental? N’est-ce pas de la manipulation mentale? 

 

Sais-tu dans quelle mesure ton mental a engendré les pensées qu’il entretient maintenant? Sais-tu que c’est ton monde qui a manipulé ton mental pour qu’il pense comme tu le fais? Ne vaudrait-il pas mieux que ce soit toi qui manipules ton mental, plutôt que le monde? Ne vaudrait-il pas mieux, pour toi, de former les pensées que tu veux avoir, plutôt que celles des autres? N’es-tu pas mieux armé avec des pensées créatives plutôt qu’avec des pensées réactives? 

 

Mais ton mental est rempli de pensées réactives – de pensées qui naissent de l’expérience des autres. Un très petit nombre de tes pensées naissent de données que tu as produites, encore moins de préférences que tu as produites. 

 

Ta propre pensée de base à propos de l’argent en est un exemple primordial. Ta pensée à propos de l’argent (c’est mauvais) va directement à l’encontre de ton expérience (c’est magnifique d’avoir de l’argent!). Alors, afin de justifier ta pensée racine, tu dois courir dans tous les sens et te mentir à propos de ton expérience. 

 

Tu es tellement enfoncé dans cette pensée qu’il ne te vient jamais à l’esprit que l’idée que tu te fais à propos de l’argent puisse être incorrecte. 

 

Le moment est maintenant venu de produire ta propre information. C’est ainsi que nous changeons une pensée de base, et que nous en faisons ta pensée de base et non celle d’un autre.  

En passant, tu as une autre pensée, à propos de l’argent, que Je n’ai pas encore mentionnée

 

Quelle est-elle? 

 

Qu’il n’y en a pas assez. En fait, tu entretiens cette pensée de base à propos d’à peu près tout. Pas assez d’argent, pas assez de temps, pas assez d’amour, pas assez de nourriture, d’eau, de compassion dans le monde… Peu importe ce qu’il y a de bon, il n’y en a tout simplement pas assez. 

 

Cette conscience de race, établie autour du «pas assez», crée et recrée le monde tel que tu le vois

 

D’accord, alors j’ai deux pensées de base (pensées racines) à changer à propos de l’argent. 

 

Au moins deux et probablement bien davantage. Voyons… l’argent est mauvais… l’argent est rare… on ne peut recevoir d’argent pour accomplir l’oeuvre de Dieu (c’est une pensée importante pour toi)… l’argent n’est jamais gratuit… l’argent ne pousse pas dans les arbres (alors qu’en fait, il y pousse)… l’argent corrompt… 

 

Je vois que j’ai un long chemin à parcourir. 

 

Oui, c’est vrai, si tu n’es pas heureux de ta présente situation financière. D’autre part, tu dois comprendre que tu es malheureux de ta présente situation financière parce que tu es malheureux de ta présente situation financière

 

Tu es parfois difficile à suivre. 

 

Tu es parfois difficile à guider

 

Écoute, c’est Toi le Dieu, ici. Pourquoi est-ce que Tu ne formules pas cela de telle façon que ce soit facile à comprendre? 

 

C’est ce que j’ai fait

 

Alors, pourquoi est-ce que Tu ne fais pas en sorte que je comprenne, si c’est ce que Tu veux vraiment? 

 

Ce que Je veux vraiment, c’est ce que tu veux vraiment — ni plus, ni moins. Ne vois-tu pas que c’est le plus grand cadeau que Je t’aie fait? Si Je voulais que tu aies autre chose que ce que tu veux, puis si Je faisais en sorte que tu l’obtiennes, où serait ton libre choix? Comment peux-tu être un être créatif si Je dicte ce que tu seras, feras et auras? Ma joie est dans ta liberté, non dans ton obéissance

 

D’accord. Que voulais-Tu dire en affirmant que je suis malheureux de ma situation financière parce que je suis malheureux de ma situation financière? 

 

Tu es ce que tu crois être. Quand ta pensée est négative, cela devient un cercle vicieux. Tu dois trouver une façon de briser le cercle.  

Une grande part de ton expérience actuelle est fondée sur ta pensée antérieure. La pensée mène à l’expérience, qui mène à la pensée qui mène à l’expérience. Lorsque la pensée racine est joyeuse, cela peut produire une joie constante. Lorsque la pensée racine est infernale, cela peut provoquer, et cela provoque, un enfer continuel.  

Le truc, c’est de changer la pensée racine. J’étais sur le point de te montrer comment

 

Vas-y. 

 

Merci.  

Il faut d’abord inverser le paradigme pensée-parole-action. Te rappelles-tu le vieil adage : «Pense avant d’agir»? 

 

Oui. 

 

Eh bien, oublie-le. Si tu veux changer une pensée de base, tu dois agir avant de penser.  

Exemple: tu marches dans la rue et tu rencontres une vieille dame qui demande des sous. Tu t’aperçois que c’est une sans-abri et qu’elle vit au jour le jour. Tu sais instantanément que, même si tu as peu d’argent, tu en as sûrement assez pour partager avec elle. Ta première impulsion, c’est de lui donner de la monnaie. Il y a même une part de toi qui est prête à fouiller dans ta poche pour y chercher un billet, une petite coupure, peut-être un billet de cinq. Peu importe, fais en sorte que ce soit un moment grandiose pour elle. Comble-la. 

 

Alors, la pensée intervient. Quoi, t’es fou? On n’a qu’une poignée de billets pour passer la journée! Tu veux lui en donner un? Tu commences alors à fouiller dans ta poche. 

 

Encore la même pensée : eh, eh, allons, tu n’es pas riche au point de pouvoir tout simplement donner tes billets! Donne-lui des sous, pour l’amour du ciel, et allons-nous-en. 

 

Tu fouilles rapidement dans l’autre poche pour essayer d’en sortir des pièces. Tes doigts ne trouvent que des sous. Tu es gêné. Te voilà, tout habillé, bien nourri et tu marchandes avec cette pauvre femme qui n’a rien. 

 

Tu essaies en vain de trouver une ou deux pièces de monnaie convenables. Oh, il y en a une, au fond de ta poche. Mais maintenant, tu l’as dépassée, en souriant faiblement et il est trop tard pour revenir sur tes pas. Elle n’en retire rien. Tu n’en retires rien, toi non plus, au lieu d’avoir la joie de connaître ton abondance et de la partager, tu te sens à présent aussi pauvre que cette femme

 

Pourquoi ne lui as-tu pas tout simplement donné les billets de banque! C’était ta première impulsion, mais ta pensée s’est soudainement mise en travers. 

 

La prochaine fois, décide d’agir avant de penser. Donne l’argent. Vas-y! Tu en as et il en viendra bien davantage. C’est la seule pensée qui te sépare de cette sans-abri. Tu sais clairement qu’il en viendra davantage mais elle, elle ne le sait pas. 

 

Lorsque tu voudras changer une pensée de base, agis selon la nouvelle pensée que tu as. Mais tu dois agir rapidement, sinon ton esprit va tuer l’idée avant que tu t’en rendes compte. Je veux dire littéralement que l’idée, la nouvelle vérité, sera morte en toi avant que tu aies la chance de la connaître.  

Alors, lorsque l’occasion se présentera, agis rapidement, et si tu fais cela assez souvent, ton esprit va bientôt saisir l’idée. Ce sera ta nouvelle pensée

 

Oh, je viens de saisir quelque chose! Est-ce ce qu’on entend par le Mouvement de la pensée nouvelle? 

 

Si ce n’est pas cela, ce devrait l’être. La pensée nouvelle, c’est ta seule chance. C’est ta seule véritable occasion d’évoluer, de grandir, de vraiment devenir Qui Tu Es Vraiment. 

 

À présent, ton esprit est rempli de vieilles pensées. Non seulement de vieilles pensées, mais surtout les vieilles pensées de quelqu’un d’autre. Il est important, à présent, il est temps de changer d’idée à propos de certaines choses. C’est cela, l’évolution

 

 

 dans A et B

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Conversation avec Dieu – livre 2

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2010

Chapitre 6 

Conversation avec Dieu – livre 2 

 

  

Conversation avec Dieu - livre 2 dans A et B 69758851jesus-est-vivant-gif

 

Parle-moi de l’espace. 

 

L’espace, c’est le temps… démontré. 

 

En vérité, l’espace pur et «vide», sans rien dedans, n’existe pas. Tout est quelque chose. Même l’espace «le plus vide» est rempli de vapeurs si minces, si étalées sur des régions infinies, qu’elles semblent ne pas exister. 

 

Puis, une fois les vapeurs disparues, il y a de l’énergie. De l’énergie pure. Cela se manifeste sous forme de vibrations, d’oscillations, de Mouvements du Tout à une fréquence particulière. 

 

L’«énergie» invisible est l’«espace» qui retient la «matière».  

Jadis, pour suivre le modèle de ton temps linéaire, toute la matière de l’univers était condensée en un seul point minuscule. Si tu ne peux en imaginer la densité, c’est parce que tu crois en la densité de la matière telle qu’elle existe maintenant. 

 

En réalité, ce que tu appelles matière, c’est surtout de l’espace. Tous les objets «solides» sont composés de 2 pour cent de «matière» solide et de 98 pour cent d’«air»! Dans tous les objets, l’espace entre les particules les plus minuscules de matière est énorme. Il est comparable à la distance qui sépare les corps célestes dans votre ciel nocturne. Mais, pour vous, ces objets sont solides

 

À une époque, l’univers entier était vraiment «solide». II n’y avait à toutes fins pratiques aucun espace entre les particules de matière. Toute la matière était dépourvue d’«espace», et puisque l’énorme «espace» avait disparu, cette matière occupait une zone plus petite que la tête d’une épingle. 

 

En réalité, il y eut un «temps», avant ce «temps»-là, où la matière n’existait pas, sinon sous la forme la plus pure de l’Énergie Vibratoire La Plus Élevée, que vous appelleriez antimatière

 

C’était le temps «avant» le temps, avant l’univers physique tel que vous le connaissez. Rien n’existait sous forme matérielle. C’est ainsi que certaines personnes s’imaginent le paradis, ou le «ciel», parce qu’«il n’y avait aucun problème»

 

(Ce n’est pas un hasard si, en anglais, lorsqu’on soupçonne que quelque chose va mal, on parle de matière.) 

 

Au commencement, l’énergie pure (Moi!) vibrait, oscillait, si vite qu’elle forma de la matière, toute la matière de l’univers

 

Toi aussi, tu peux accomplir le même tour de force. En fait, c’est ce que tu fais chaque jour. Tes pensées sont pure vibration; elles peuvent créer de la matière physique et elles le font! Si un nombre suffisant d’entre vous entretenez la même pensée, vous pourrez avoir un impact sur des portions de votre univers physique et même en créer. Cela t’a été expliqué en détails dans le Tome 1

 

L’univers est-il encore en expansion? 

 

Tu ne peux t’imaginer à quelle vitesse! 

 

Va-t-il toujours prendre de l’expansion? 

 

Non. Un temps viendra où les énergies qui propulsent l’expansion se dissiperont et où les énergies qui retiennent les choses prendront la relève pour tout «réunir» à nouveau

 

Tu veux dire que l’univers se contractera? 

 

Oui. Tout va, littéralement, «tomber en place»! Et ce sera à nouveau le paradis. Sans matière. De l’énergie pure. 

 

Autrement dit : Moi

 

À la fin, tout cela va revenir à moi. C’est l’origine de votre expression : «Tout revient à cela.» 

 

Ça veut dire que nous n’existerons plus! 

 

Pas sous forme physique. Mais tu vas toujours exister. Tu ne peux pas ne pas exister. Tu es ce qui Est

 

Que se passera-t-il après l’«effondrement» de l’univers? 

 

Tout le processus va recommencer! II y aura un autre soi-disant Big Bang, et un autre univers naîtra.  

II va prendre de l’expansion et se contracter. Puis, il va recommencer, à nouveau. Et encore. Et encore. À jamais. Un monde sans fin. 

 

C’est l’inspiration et l’expiration de Dieu

 

Eh bien, une fois de plus, tout cela est très intéressant, mais ça n’a presque aucun rapport avec ma vie quotidienne. 

 

Comme Je te l’ai déjà dit, le fait de passer un temps considérable à tenter de démêler les plus profonds mystères de l’univers n’est probablement pas la façon la plus efficace d’utiliser ta vie. Mais il y a des avantages à tirer de ces simples allégories et descriptions pour les profanes du Grand Processus

 

Comme quoi? 

 

Comme de comprendre que tout est cyclique, y compris la vie. Le fait de comprendre la vie de l’univers t’aidera à comprendre la vie de l’univers qui se trouve en toi. 

 

La vie se déroule par cycles. Tout est cyclique. Tout. Lorsque tu comprendras cela, tu seras mieux à même d’apprécier le Processus, au lieu de te contenter de le supporter. 

 

Tout se déroule de façon cyclique. La vie a un rythme naturel et tout suit ce courant. Ainsi, il est écrit : «Pour chaque chose, il est une saison; et un temps pour chaque Dessein sous le Ciel.» 

 

Sage est celui qui comprend cela. Habile est celui qui l’utilise.  

Les gens qui comprennent le mieux les rythmes de la vie, ce sont les femmes. Les femmes passent toute leur vie dans le rythme. Elles sont en phase avec la vie même. 

 

Les femmes sont davantage capables de «suivre le courant» que les hommes. Les hommes veulent pousser, tirer, résister, diriger le courant. Les femmes en font l’expérience, puis s’y fondent pour produire de l’harmonie. 

 

La femme entend la mélodie des fleurs dans le vent. Elle voit la beauté de l’Invisible. Elle sent les saccades, les tiraillements et les poussées de la vie. Elle sait quand il est temps de courir, et de se reposer; de rire et de pleurer; de s’accrocher et de lâcher prise. 

 

La plupart des femmes quittent leur corps avec grâce. La plupart des hommes résistent au départ. Les femmes traitent aussi leur corps d’une façon plus gracieuse, lorsqu’elles sont dans leur corps. Les hommes traitent leur corps d’une façon horrible. De la même façon qu’ils traitent la vie. 

 

Bien entendu, il y a des exceptions à toute règle. J’exprime ici des généralités. Je parle de la façon dont les choses se sont passées jusqu’ici. Je parle dans les termes les plus généraux. Mais si tu considères la vie, si tu t’avoues à toi-même ce que tu vois, ce que tu as vu, si tu reconnais ce qui est, tu trouveras peut-être de la vérité dans ces généralités. 

 

Mais ça m’attriste. Ça me donne l’impression que les femmes sont, d’une certaine façon, des êtres supérieurs. Qu’elles ont davantage d’«étoffe» que les hommes. 

 

Une part du glorieux rythme de la vie est le yin et le yang. Un Aspect de l’«Être» n’est ni «plus parfait» ni «meilleur» qu’un autre. Les deux aspects sont tout simplement, et merveilleusement, cela : des aspects. 

 

De toute évidence, les hommes incarnent d’autres reflets de la Divinité, que les femmes considèrent avec tout autant d’envie. 

 

Mais on a dit que le fait d’être homme était votre terrain d’épreuve, votre période probatoire. Lorsque tu auras été un homme suffisamment longtemps; lorsque tu auras suffisamment souffert à cause de ta propre stupidité; lorsque tu auras infligé suffisamment de douleur à cause des calamités que tu auras créées, lorsque tu auras suffisamment blessé les autres pour faire cesser tes propres comportements, pour remplacer l’agressivité par la raison, le mépris par la compassion, l’obsession de gagner par l’attitude qui consiste à ne faire perdre personne, alors tu pourras devenir une femme. 

 

Lorsque tu auras appris que la raison du plus fort n’est pas la «meilleure»; que la force ne consiste pas à avoir du pouvoir sur, mais du pouvoir avec; que le pouvoir absolu n’exige absolument rien des autres; lorsque tu auras compris ces choses, alors tu pourras mériter de porter un corps de femme, car au moins, tu auras compris son Essence

 

Donc, une femme est vraiment meilleure qu’un homme. 

 

Non! Pas «meilleure» : différente! C’est toi qui émets ce jugement. Rien n’est «meilleur» ni «pire», dans la réalité objective. Il n’y a que ce qui Est, et ce que tu veux Être. 

 

Le chaud n’est pas meilleur que le froid, ni le haut meilleur que le bas; c’est un aspect que j’ai déjà expliqué. Par conséquent, le féminin n’est pas «meilleur» que le masculin. II est tout simplement ce qu’il Est. Tout comme tu es ce que tu es. 

 

Mais aucun d’entre vous n’est restreint, plus limité qu’un autre. Vous pouvez Être ce que vous souhaitez Être, choisir ce dont vous souhaitez faire l’expérience, en cette vie, dans la prochaine ou la suivante après celle-là, tout comme tu l’as fait dans la vie précédente. Chacun de vous a toujours le choix. Chacun de vous est composé de Tout. Il y a du masculin et du féminin en chacun de vous. Exprimez et éprouvez l’aspect de vous-même qu’il vous plaît d’exprimer et d’éprouver. Mais sachez que tout cela est ouvert à chacun de vous

 

Je ne veux pas passer à d’autres sujets. Je veux rester un moment sur ce paradigme masculin-féminin. Tu as promis, à la fin du dernier livre, de parler de façon plus détaillée de tout l’aspect sexuel de cette dualité. 

 

Oui. Je crois qu’il est temps que nous parlions, toi et Moi, de sexe.  

 

 

Dieu dans A et B

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Conversation avec Dieu – livre 3

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2010

Chapitre 3

 

 

Conversation avec Dieu – livre 3

Conversation avec Dieu - livre 3 dans A et B 0tto0lsr

 

Pouvons-nous parler de la mort un instant ? Tu as dit que ce troisième livre allait se rapporter à des vérités supérieures, universelles. Eh bien, au cours de notre conversation, nous n’avons pas tellement parlé de la mort et de ce qui se passe par la suite. Parlons-en. Venons-y. 

 

Très bien. Que veux-tu savoir ? 

 

Que se passe-t-il quand on meurt ? 

 

Que choisis-tu de faire arriver ? 

 

Tu veux dire que ce qui survient, c’est tout ce que nous choisissons de faire arriver ? 

  

Crois-tu que du seul fait d’être mort, tu cesses de créer ? 

 

Je ne sais pas. C’est pour ça que je te le demande. 

 

Bien. (Tu le sais, incidemment, mais Je vois que tu as oublié – c’est merveilleux. Tout se déroule selon le plan.) 

 

Quand tu meurs, tu n’arrêtes pas de créer pour autant. Est-ce assez certain pour toi ? 

 

Oui. 

 

Bien.  

À présent, la raison pour laquelle tu ne cesses de créer quand tu meurs, c’est qu’en fait tu ne meurs jamais. Tu ne le peux pas. Car tu es la vie même. Et la vie ne peut pas ne pas être la vie. Par conséquent, tu ne peux mourir. 

 

Alors… tu continues de vivre.  

Voilà pourquoi tant de gens qui sont «morts» ne le croient pas – car ils n’ont pas fait l’expérience de la mort. Au contraire, ils se sentent très vivants (car ils le sont). Il y a donc une confusion. 

 

Le Soi peut voir le corps étendu là, recroquevillé, immobile, mais le Soi bouge soudainement dans toute la pièce. II vole littéralement dans toute la pièce – puis se retrouve partout dans l’espace, en même temps. Et lorsqu’il désire un point de vue particulier, il se trouve soudainement à en faire l’expérience.  

Si l’âme (le nom que nous donnerons maintenant au Soi) se demande: «Eh, pourquoi mon corps ne bouge-t-il pas ?» elle se trouve exactement là, planant au-dessus du corps, en train d’en observer l’immobilité avec une grande curiosité. 

 

Si quelqu’un entre dans la pièce et que l’âme pense : «Qui est-ce ?» immédiatement, l’âme est devant ou à côté de cette personne. 

 

Ainsi, en un très court laps de temps, l’âme apprend qu’elle peut aller n’importe où – à la vitesse de sa pensée. 

 

Un incroyable sentiment de liberté et de légèreté s’empare de l’âme, et il faut habituellement un certain temps à l’entité pour «s’habituer» à tout ce rebondissement à chaque pensée.  

Si la personne avait des enfants, et qu’elle pense à eux, l’âme se trouve immédiatement en présence de ces enfants, où qu’ils soient. Ainsi, l’âme apprend que non seulement elle peut être partout où elle le veut à la vitesse de sa pensée, mais qu’elle peut aussi être à deux endroits en même temps. Ou trois. Ou cinq. Elle peut exister, observer et mener dans ces lieux des activités simultanées, sans difficulté ni confusion. Puis elle peut se «rassembler», revenir en un même endroit, tout simplement en refaisant le point. 

 

L’âme se rappelle dans l’autre vie ce qu’elle aurait mieux fait de se rappeler dans celle-ci – que tout effet est créé par la pensée et que la manifestation est un résultat de l’intention

  

Ce sur quoi je fais le point en tant qu’intention devient ma réalité. 

 

Exactement. La seule différence est la vitesse à laquelle tu expérimentes le résultat. Dans la vie physique, il peut y avoir un délai entre la pensée et l’expérience. Dans le royaume de l’âme, il n’y a aucun délai ; les résultats sont instantanés. 

 

Par conséquent, les âmes qui viennent de partir apprennent à surveiller très attentivement leurs pensées, car elles font l’expérience de tout ce à quoi elles pensent. 

 

J’utilise ici le terme «apprendre» d’une façon très large, plus comme une figure de style que comme une description réelle. L’expression «se rappeler» serait plus précise. 

 

Si les âmes matérialisées apprenaient à maîtriser leurs pensées aussi rapidement et aussi efficacement que les âmes spiritualisées, toute leur vie changerait. 

 

Dans la création de la réalité individuelle, tout est dans la maîtrise de la pensée, ce que certains appelleraient la prière

 

La prière ? 

 

La maîtrise de la pensée est la forme la plus élevée de la prière. Par conséquent, ne pense qu’à de bonnes choses, qu’à des choses justes. Ne t’arrête pas à la négativité et à l’obscurité. Et même dans les moments où les événements se présentent plutôt mal – surtout dans ces moments-là -, ne vois que la perfection, n’exprime que la gratitude et n’imagine que la manifestation de la perfection que tu choisis ensuite. 

 

Dans cette voie se trouve la tranquillité. Dans ce processus réside la paix. Dans cette conscience existe la joie. 

 

Voilà une information extraordinaire. Merci de la transmettre par mon intermédiaire. 

 

Merci de la laisser passer. À certains moments, tu es plus «dégagé» qu’à d’autres. Tu es plus ouvert – telle une passoire rincée qui devient plus «ouverte», qui laisse voir plus

 

Voilà une bonne image pour exprimer ce concept. 

 

Je fais de mon mieux.  

Alors, pour récapituler, disons ceci : les âmes rapidement libérées du corps se souviennent de surveiller et de maîtriser très soigneusement leurs pensées, car tout ce à quoi elles pensent, elles le créent et en font l’expérience. 

 

Je le redis, il en va de même pour les âmes qui résident encore dans un corps, sauf qu’en général, les résultats ne sont pas aussi immédiats. Et c’est le délai entre la pensée et la création – qui peut s’étaler sur des jours, des semaines, des mois ou même des années – qui crée l’illusion que les choses t’arrivent, et non que c’est toi qui les fais survenir. C’est une illusion qui te pousse à oublier que tu es en cause dans ce cheminement. 

 

Comme je l’ai décrit plusieurs fois, cet oubli est «intégré au système». Il fait partie du processus. Car tu ne peux créer qui tu es à moins d’oublier qui tu es. Ainsi, l’illusion qui provoque l’oubli est un effet délibérément créé. 

 

Lorsque tu quitteras ton corps, ce sera donc pour toi une grande surprise que de voir le lien instantané et évident entre tes pensées et tes créations. La surprise sera d’abord bouleversante, puis très agréable, lorsque tu commenceras à te rappeler que tu es en cause dans la création de ton expérience et non le simple récepteur des effets. 

 

Pourquoi ce délai entre la pensée et la création avant notre mort, et aucun délai après ? 

 

Parce que tu gardes l’illusion du temps. S’il n’y a aucun délai entre la pensée et la création lorsque tu es hors du corps, c’est que tu es également hors du paramètre du temps

 

En d’autres termes, comme tu l’as si souvent dit, le temps n’existe pas. 

 

Pas au sens où tu l’entends. Le phénomène du «temps» se résume vraiment à une question de perspective. 

 

Pourquoi existe-t-il alors que nous sommes dans le corps ? 

 

Tu as provoqué son existence en entrant dans ta perspective actuelle et en l’assumant. Tu utilises cette perspective comme un outil pour explorer et examiner à fond tes expériences une à une plutôt que d’un seul coup. 

 

La vie est un seul et même événement, un événement cosmique qui est en train d’arriver maintenant. Tout cela est en train d’arriver. Partout

 

II n’y a d’autre «temps» que maintenant. II n’y a d’autre «lieu» qu’ici.  

Ici et maintenant se trouve tout ce qui existe

 

Mais tu as choisi de faire l’expérience, dans ses moindres détails, de la magnificence de l’ici-et-maintenant et de ton Soi divin en tant que créateur, ici-et-maintenant, de cette réalité. II n’y avait que deux façons – deux champs d’expérience – à partir desquelles tu pouvais le faire : le temps et l’espace. 

 

Si magnifique était cette pensée, que tu as littéralement explosé de délice ! 

 

Dans cette explosion de délice fut créé l’espace entre les parties de toi et le temps qu’il fallait pour passer d’une partie de toi-même à une autre. 

 

Ainsi, tu t’es littéralement éclaté pour te voir en morceaux. On peut dire que tu étais si heureux que tu as éclaté en morceaux

 

Et depuis lors, tu les ramasses

 

C’est l’histoire de toute ma vie ! Je ne fais que rassembler les pièces en essayant de voir si elles se complètent. 

 

Et c’est par l’intermédiaire du stratagème appelé temps que tu as réussi à séparer les morceaux, à diviser l’indivisible et, ainsi, à le voir et à en faire une expérience plus complète, à mesure que tu la crées.  

Même lorsque tu regardes un objet solide au microscope et que tu vois qu’il n’est pas du tout solide, mais qu’il s’agit en fait de l’agglomération d’un million d’effets différents – de choses diverses qui arrivent en même temps et créent ainsi le grand effet -, ainsi utilises-tu le temps en tant que microscope de ton âme

 

Considère la parabole de la Roche.  

II était une fois une Roche pleine d’innombrables atomes, protons, neutrons et particules de matière subatomiques. Ces particules circulaient continuellement, en formant un pattern, chaque particule allant d’«ici» à «là» en prenant le «temps», mais si rapidement, que la Roche même semblait ne pas bouger du tout. Elle se contentait d’être. Elle était posée là, buvant le soleil, s’imbibant de la pluie, sans bouger.  

«Qu’est-ce qui bouge à l’intérieur de moi ?» demanda la Roche

 

«C’est toi», dit une voix lointaine. 

 

«Moi ?» s’exclama la Roche. «Mais c’est impossible. Je ne bouge pas du tout. Tout le monde peut le constater.» 

 

«Oui, de loin, admit la voix. De loin, d’ici, tu parais vraiment solide, fixe, immobile. Mais quand je me rapproche – quand je regarde très attentivement ce qui se passe réellement -, je vois que tout ce qui comprend ce que tu es bouge. Cela bouge à une vitesse incroyable, dans le temps et l’espace, en un pattern particulier qui te crée sous la forme de cette chose appelée «Roche». Alors, tu parais magique ! Tu bouges et tu es immobile en même temps.» 

 

«Mais, demanda la Roche, où est l’illusion ? L’unité, l’immobilité, de la roche, ou la séparation et le mouvement de ses parties ?» Ce à quoi la voix lointaine répondit : «Alors, quelle est l’illusion ? L’unité, l’immobilité de Dieu ? Ou la séparation et le mouvement de ses parties ?» 

 

Et Je te dis ceci : Sur cette pierre, Je bâtirai mon église. Car c’est la pierre de l’éternité. C’est la vérité éternelle qui ne laisse aucune pierre en place. Je t’ai déjà expliqué tout cela, dans cette petite histoire. C’est la cosmologie

 

La vie est une série de mouvements infinitésimaux d’une rapidité incroyable. Ces mouvements n’affectent aucunement l’immobilité et l’état d’être de tout ce qui est. Cependant, comme pour les atomes de la pierre, c’est le mouvement qui crée l’immobilité, sous ton regard même. 

  

À cette distance, il n’y a aucune séparation. Il ne peut y en avoir, car tout ce qui est est tout ce qu’il y a, et il n’y a rien d’autre. Je suis celui qui bouge sans bouger. 

 

De la perspective limitée à partir de laquelle tu vois tout ce qui est, tu te vois comme séparé et à part, non pas comme un même être impossible à bouger, mais comme un grand nombre d’êtres en mouvement constant. 

 

Les deux observations sont justes. Les deux réalités sont «réelles». 

 

Et quand je «meurs», je ne meurs pas du tout : je ne fais que me glisser dans la conscience du macrocosme – où il n’y a ni «temps» ni «espace», ici et là, avant et après. 

 

Précisément. Tu saisis

 

Voyons si je peux te le répéter. Voyons si je peux le décrire. 

 

Vas-y. 

 

D’une macroperspective, aucune séparation n’existe et de «loin là-bas», toutes les particules de tout ressemblent tout simplement au Tout. 

 

En regardant la pierre à nos pieds, on voit la pierre, ici même et tout de suite, entière, complète et parfaite. Mais même dans la fraction d’instant où l’on entretient cette pierre dans notre conscience, bien des choses se passent à l’intérieur de cette pierre – ses particules bougent à une vitesse incroyable. Et que font ces particules ? Elles font de cette pierre ce qu’elle est. 

 

Lorsqu’on observe cette pierre, on ne voit pas ce processus. Même si on en est conscients du point de vue conceptuel, pour nous, tout cela arrive «maintenant». La pierre n’est pas en train de devenir une pierre ; c’est une pierre, ici-et-maintenant. 

 

Mais si l’on était la conscience de l’une des particules submoléculaires à l’intérieur de cette pierre, on ferait l’expérience de bouger à une vitesse folle, d’abord «ici», puis «là». Et si une voix, à l’extérieur de la pierre, nous disait : «Tout cela se passe en même temps», on la croirait celle d’un menteur ou d’un charlatan. 

 

Mais, dans la perspective d’une distance par rapport à la pierre, l’idée que n’importe quelle partie de la pierre soit séparée d’une autre, et, en plus, se déplace à une vitesse folle, apparaîtrait comme un mensonge. À cette distance, on pourrait voir ce qu’on ne pourrait pas remarquer de près – que tout ne fait qu’Un et que ce mouvement n ‘a rien déplacé

 

Tu as bien compris. Tu en as une idée. Selon tes propos – et tu as raison -, toute la vie est une question de perspective. Si tu continues à voir cette vérité, tu commenceras à comprendre la macroréalité de Dieu. Et tu auras déverrouillé un secret de tout l’univers : tout cela est la même chose

 

L’univers est une molécule du corps de Dieu ! 

 

En fait, ce n’est pas si loin de la réalité

 

Et c’est à la macroréalité que nous retournons dans la conscience lorsque nous faisons l’acte de «mourir» ? 

 

Oui. Mais même la macroréalité à laquelle on retourne n’est qu’une microréalité d’une macroréalité encore plus grande, qui est une petite partie d’une réalité encore plus grande – et ainsi de suite, sans fin, pour toujours et encore toujours, dans les siècles des siècles. 

 

Nous sommes Dieu – le «Ça qui est» – constamment en train de créer notre Soi, constamment en train d’être ce que nous sommes maintenant… jusqu’à ce que nous ne soyons plus cela, mais que nous devenions autre chose. 

 

Même la pierre ne sera pas éternellement une pierre : elle n’en sera une que pour ce qui «paraît une éternité». Avant d’être une pierre, c’était autre chose qui s’est fossilisé dans cette pierre, à travers un processus exigeant des centaines de milliers d’années. Cela avait déjà été autre chose, et ce sera autre chose encore. 

 

II en va de même pour toi. Tu n’as pas toujours été celui que tu es maintenant. Tu étais autre. Et aujourd’hui, tel que tu es, dans ton extrême magnificence, tu es vraiment… «autre chose à nouveau». 

 

Terrible ! Étonnant ! En fait, c’est absolument étonnant ! Je n’ai jamais rien entendu de semblable. Tu as pris toute la cosmologie de la vie et tu l’as exprimée dans des termes que je peux saisir. C’est fabuleux. 

 

Eh bien, merci. J’apprécie. Je fais de mon mieux

 

Tu travailles diablement bien ! 

 

Ce n’est sans doute pas l’expression que tu aurais dû choisir ici

 

Houp ! 

 

Je plaisantais. Pour alléger les choses. Pour qu’on s’amuse un peu. En fait, Je ne peux pas être «offensé». Mais tes semblables humains se permettent souvent de l’être en mon nom

 

Oui, j’ai remarqué. Mais, pour revenir sur nos propos, je crois que je viens de saisir quelque 

 

[…] 

 

Et tu soulignais un point plus considérable : dans le macrocosme, l’âme est consciente de la relation directe entre la pensée et la création, entre les idées et l’expérience. 

  

Oui, au macroniveau, c’est comme la différence entre voir la roche et y voir le mouvement à l’intérieur. II n’y a pas de «temps» entre le mouvement des atomes et l’apparition de la roche qu’il crée. La roche «est», alors même que les mouvements ont lieu. En effet, parce que les mouvements ont lieu. Cette relation de cause à effet est instantanée. Le mouvement se produit, et la pierre est «en train d’être», tout en «même temps»

 

C’est ce que réalise l’âme au moment de ce que vous appelez la «mort». C’est un simple changement de perspective. Comme tu vois davantage, tu comprends davantage.  

Après la mort, tu n’es plus limité à ta compréhension. Tu vois la roche, et tu vois dans la roche. Tu regarderas ce qui semble être à présent les aspects les plus complexes de la vie et tu diras : «Bien sûr». Tout sera très clair pour toi

 

Puis, de nouveaux mystères s’offriront à ta contemplation. À mesure que tu te déplaceras sur la Roue cosmique, il y aura des réalités de plus en plus grandes – des vérités de plus en plus grandes.  

Mais si tu peux te rappeler cette vérité – selon laquelle ta perspective crée tes pensées, et que tes pensées créent tout, et si tu peux te la rappeler avant de quitter ton corps, et non après, toute ta vie changera

 

Et la façon de maîtriser les pensées, c’est de changer de point de vue. 

 

Exactement. Adopte une nouvelle perspective et tout te paraîtra différent. Ainsi, tu auras appris à maîtriser ta pensée : pour la création de ton expérience, tout est dans la maîtrise de cette pensée.  

Certaines personnes appellent cela la prière constante

 

Tu as déjà dit cela, mais je ne crois pas avoir songé à la prière de ce point de vue. 

 

Pourquoi n’examines-tu pas ce qui se passerait si tu le faisais ? Si tu imaginais que le fait de maîtriser et de diriger tes pensées est la forme la plus élevée de la prière, tu ne penserais qu’à de bonnes choses, qu’à des choses justes. Tu ne t’enfoncerais pas dans la négativité et l’obscurité, bien que tu puisses t’y baigner. Et lorsque les choses se présentent plutôt mal – peut-être surtout dans ces moments-là -, tu ne verrais que la perfection

 

Tu es revenu là-dessus à maintes reprises. 

 

Je te donne des outils. Avec ces outils, tu pourras transformer ta vie. Je répète les plus importants d’entre eux. Je les répète souvent, car la répétition engendrera la re-connaissance – «le fait de connaître à nouveau» – lorsque tu en auras le plus grand besoin. 

 

Tout ce qui se produit – tout ce qui s’est produit, se produit et se produira jamais – est la manifestation physique extérieure de tes pensées, de tes choix, de tes idées et de tes déterminations les plus intimes concernant qui tu es et qui tu choisis d’être. Par conséquent, ne condamne pas les aspects de la vie avec lesquels tu es en désaccord. Cherche plutôt à les changer, ainsi que les conditions qui les ont rendus possibles. 

 

Regarde l’obscurité, mais ne la maudis pas. Éclaire-la plutôt, et ainsi, transforme-la. Laisse luire ta lumière devant les hommes afin que ceux qui se tiennent dans l’obscurité soient illuminés par la lumière de ton être et que vous tous voyiez, enfin, qui vous êtes vraiment

 

Sois un Messager de la Lumière. Car ta lumière peut éclairer davantage que ton propre chemin. Elle peut vraiment éclairer le monde. 

 

Continue de briller, alors, ô luminaire ! Continue de briller ! Que le moment de ta plus grande obscurité puisse devenir ton plus grand cadeau. Et alors même que tu reçois un cadeau, ainsi, offre-le aux autres pour leur donner un trésor indicible : eux-mêmes. 

 

Que ce soit ta tâche, que ce soit ta plus grande joie : redonner les gens à eux-mêmes. Même à l’heure la plus sombre. Surtout à cette heure-là. 

 

Le monde t’attend. Guéris-le. Maintenant. Là où tu te trouves. Ton action peut être considérable.  

Car mes brebis sont perdues, et il faut maintenant les retrouver. Soyez donc de bons bergers et ramenez-les-moi.  

 

 

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