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LA NEGATIVITE DES PAROLES ET ATTACHEMENT AUX VALEURS SPIRITUELLES

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2016

 

Etre conscient d’un défaut en soi est plus utile que d’être conscient d’un millier de défauts chez un autre. Plutôt que de parler en mal des autres, d’une façon propre à créer la friction et le trouble dans leur existence, nous devrions apprendre à les percevoir purement, et quand nous parlons d’eux, nous ne devrions parler que de leurs bonnes qualités. Si vous vous surprenez à médire sur qui que ce soit, remplissez votre bouche d’excréments. Cela vous débarrassera bien assez vite de cette habitude.

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Eviter ces activités négatives et pratiquer leurs opposés donne naisse à un état d’harmonie mentale qui peut servir de base pour toutes les pratiques plus élevées, telles que la concentration méditative, l’esprit d’éveil et les différents yogas tantriques. Mais si l’on n’ a pas suffisamment de force d’esprit pour persévérer dans des entraînements aussi fondamentaux que d’éviter les actes négatifs, il y a peu d’espoir que l’empli de techniques supérieures se révèle très efficace.

L’efficacité d’une méthode dépend de celle de la personne qui l’utilise. Au lieu de courir dans tous les sens à la rechercher d’un yoga tantrique le plus élevé et le plus secret, nous devrions nous examiner sincèrement et déterminer quel est le niveau de pratique le plus approprié à notre niveau spirituel. Nous devrions commencer par travailler sur les fondations, c’est à dire l’observance des lois à travers la pratique des disciplines.

Autrement, tout ce que nous faisons, c’est tricher avec nous-mêmes. Nous parlons du nombre de textes que nous avons étudiés, du nombre d’heures où nous méditons chaque jour et du nombre de retraites que nous avons faites ; mais nous ferions mieux de calculer combien de fois par jour nous oublions les disciplines. C’est une pratique utile que de s’asseoir chaque soir dans le calme pour passer en revue des activités de la journée, en reconnaissant silencieusement tous ses manquements et en prenant la résolution de surmonter ses difficultés lorsqu’elles se représenteront.

La négativité de la parole est l’emploi de paroles blessantes, de mots qui font de la peine dans le cœur des gens. Même les mots les plus doux sont blessants qu’ils sont dits pour faire mal. Le sarcasme méprisant est une autre forme de parole blessante. Ces types de paroles causent tous de l’inconfort dans les esprits des êtres vivants et doivent donc être évités. Il est mieux de ne rien dire plutôt que de dire quelque chose de cruel. La vie humaine est assez courte ; quelle utilité à mal employer ou à gâcher le peu de souffle que nous avons…

Le bavardage futile est une négativité de la parole. Bien qu’il soit plutôt inoffensif à première vue, il finit toujours, au fur et à mesure que la conversation dérive, par nous amener sur un sujet qui alimente les émotions négatives et nous vide de notre temps et de notre énergie. En soi, ce n’est pas destructif, mais comme cela révèle les graines de la vanité, c’est une contradiction avec l’entreprise spirituelle.

D’autres négativités de l’esprit comme l’attachement, la malveillance et la possession de vues en contradiction avec la réalité, sont les sources de toutes les négativités du corps et de la parole ; leur relation est semblable à celle d’un cheval et d’une charrette. L’attachement est un désir ardent pour les choses qui ne sont pas les nôtres. Il donne cours à des négativités sans nombre du corps et de la parole ; De l’attachement jaillissent la jalousie, la colère et toutes les formes d’émotions conflictuelles.

La malveillance est la plus immédiatement destructrice des afflictions mentale,s résultant dans la violence, la malfaisance et même le crime. Tenir des vues en contradiction avec la réalité, c’est croie qu’il n’y a pas de relation entre nos activités présentes et nos expériences futures, ou qu’il n’y a pas d’éveil ou de chemin y menant. Ce genre de vues nous empêche de mener une vie saine et d’entrer dans la voie spirituelle.

Pour atteindre la Sagesse, il faut employer une méthode puissante. Par la pratique de la méditation sur la vacuité, on génère une réserve de Sagesse ; par les autres pratiques, telles qu’être bénéfique aux autres et méditer sur la compassion, on produit une grande réserve d’énergie créative ; La protection de cette énergie créative repose essentiellement sur la pratique de disciplines d’esprit. En mettant ces disciples en application, nous créons une harmonie dans cette vie qui nous apporte de la paix et du bonheur et qui pourra nous mener à des pratiques spirituelles plus élevées ; et nous posons dans notre esprit des forces qui nous aideront à obtenir les causes d’une renaissance auspicieuse, dotée des qualités favorable au progrès spirituel.

Chaque fois que nous nous apercevons que nous avons contredit l’une des disciplines pour lesquelles nous voulons nous améliorer, nous devons utiliser des méditations purificatrices telles que la visualisation où l’on imagine des lumières purifiant notre courant mental cependant que nous récitons un mantra par exemple ou une lecture saine. Dans ce genre de pratique, on se remémore les négativités, on contemple leur nature, puis on engendre une appréciation de leurs conséquences et l’on se résout à purifier son esprit des traces négatives.

Sur la base de cette résolution, on prend refuge, on développe l’esprit d’éveil et on entreprend la méditation ou toute autre méthodes. On peut aussi faire des exercices tels que les prosternations etc… Cette concentration d’énergie purificatrice détruit la charge des empreintes négatives comme le germe d’une graine d’orge rôtie dans un feu. Il est important de commencer la session de méditation par une méditation contemplative et de la transformer ensuite en une méditation fixe pour une période de temps prolongée.On demeure dans la méditation fixe jusqu’à ce qu’elle commence à perdre de son intensité, puis on revient temporairement à la méditation contemplative afin de revigorer l’esprit, pour retourner à la médiation fixe une fois qu’une atmosphère contemplative a été rétablie.

Notre esprit à l’habitude de concentrer toute son énergie vers des choses qui bénéficient à cette vie seule, des choses dénuées de conséquences spirituelles ; En effectuant ces types de méditations, l’attachement habituel pour les activités futiles de notre vie présente se calme et l’on commence à ressentir un sentiment d’appréciation intérieur pour les valeurs spirituelles.

Quand l’esprit apprécie spontanément les buts spirituels plutôt que mondains, on est devenu un pratiquant actif !

 Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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L’ART DU DÉTACHEMENT ET L’AMOUR INCONDITIONNEL

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

L’amour inconditionnel réside dans le sein de la déesse. Et pourquoi trouvai-je cela la chose la plus magnifique qui soit? Parce que cela signifie que cette femme possède plus d’amour que d’association; là où était l’association, rien n’existe que l’amour, parce que cela seul vous reste lorsque vous retirez tout ce qui soutient vos sentiments de victime à chacun des niveaux de votre vie. Et maintenant je dis que la déesse est florissante car, de son sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé ; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est l’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

l'art du détachement

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce démon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de raison de vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle journée à suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ont vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez-vous?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement?

Ce n’est pas difficile du tout; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est I’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce demon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de .raiso~ d~ vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle Journee a suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ?nt vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez- vous ?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.

Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement? Ce n’est pas difficile du tout ; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc lorsque vous prenez conscience qu’en vous n’existe rien que l’on puisse appeler manque, peur, maladie ou mal – ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser – ou ignorance ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous savez cela? L’espace entier de cette contemplation est balayé parce qu’il ne peut se maintenir seul. Il est balayé et un pouvoir prend sa place : le pouvoir de l’espace libre, l’amour. C’est dans un tel lieu que le miraculeux se produit. Le miraculeux ne se produit pas dans le passé, il ne se produit pas non plus dans le futur. Il a lieu au moment où vous êtes présent, lors de votre contemplation; c’est à ce moment que le miracle a lieu. C’est le seul espace dans lequel il peut se produire. Quel est le miracle? Le miracle est que le mensonge est aboli et qu’à sa place apparaît l’abondance. Elle avait toujours été là, elle a toujours été là. Ceux d’entre vous qui n’entendent pas très bien, vous allez continuer à préserver votre sale petite conscience et vos sales petits modes de pensée et à être ceux qui possédez votre passé parce que celui-ci vous offre une raison de vous plaindre et quelque chose sur quoi travailler, tout cela parce que vous ne me croyez pas, moi, mais croyez assurément en votre manque.

Ceux d’entre vous qui tiennent par-dessus tout à leur tourments – vos tourments imaginaires, votre trahison imaginaire, vos réactions méchantes imaginaires – ceux d’entre vous qui vont y tenir par-dessus tout, votre vie ne va être rien d’autre que l’enfer non seulement pour le reste de cette vie-ci, mais également pendant toutes vos vies à venir. Quel est le prix à payer pour votre attachement à l’ «ombre du soi» ? Le prix en est que l’amour que vous portez à cet être erroné vous séduit plus que l’amour de la vie et les opportunités qui font que chaque jour l’amour de cette bête est plus important que l’amour de la vie – et la participation à cet amour de quelque manière que ce soit, dans chaque action, dans chaque pensée, ce qui nous permettrait de dire que nous sommes réellement en vie, et en vérité, que nous avons réellement vécu. Vos manières de pensées, petites et erronées, ne vous permettront jamais de faire l’expérience de la vie, malheur à vous. Et vous ne serez jamais un maître dans cette école car le salaire de la maîtrise est très strict. Non seulement il requiert la conquête de soi, mais il requiert aussi l’absolution du divin en nous. Ceci signifie la liberté de notre divinité. Et cette divinité, où réside-t-elle? Elle réside précisément là où vous imaginez que réside votre manque. Notre divinité, c’est la volonté. C’est l’épée de la volonté qui nous permet, comme un législateur, de déterminer quelle vie nous voulons. Moi, je dis qu’aucun ennemi, ni aucun homme, ni aucune femme, ni aucun parent n’est assez imposant pour me priver de ma vie et de mon pouvoir de faire ce que je veux de ma vie. Personne n’a eu une telle importance dans ma vie. Pourquoi en serait-il ainsi pour vous?

Ainsi, ceux parmi vous qui ont des oreilles, écoutez ce que je viens de dire et n’y apportez aucune interprétation qui changerait le sens de mon enseignement. Ceux parmi vous qui veulent savoir, votre liberté est à portée de main; votre légèreté d’être absolue est à portée de main. Et peu importe qui vous êtes – et peu importe quelle langue vous parlez, si vous savez lire, si vous savez écrire ou pas – nous sommes tous égaux en Dieu. Et lorsque nous prenons un moment pour nous regarder droit dans les yeux, pour regarder nos limitations et pour définir notre manque par ce qui lui sert de support, lorsque nous retirons ensuite ces mêmes supports, je jure que nous mettons en œuvre le divin, chose que nous avons tous la faculté de faire. L’amour est un aimant. Il est magnétique et puissant. Le manque est artificiel, limité et destructeur. Le merveilleux véritable, nous ne l’avons pas encore appris dans l’école; on ne peut l’apprendre avant d’avoir appliqué et maîtrisé cette leçon. Combien d’entre vous comprennent? Qu’il en soit ainsi.

Notre premier pas dans cette entreprise eut donc lieu avant cette vie-ci; s’ensuivit notre rencontre, vous et moi, et cette école. Tel fut le premier pas : faire en sorte que vous demandiez, que vous exigiez que l’âme requiert que vous recherchiez dans cette vie une solution significative à votre dilemme, à ce petit et unique problème qui est le vôtre. Et lorsque nous donnons satisfaction à l’âme, nous sommes libres d’aller où bon nous semble. Ce soir, j’ai satisfait l’âme en donnant à celui qui la porte l’information qui lui est nécessaire en sorte qu’il puisse prendre les décisions qui conviennent à propos de cette petite attitude, ainsi que la manière de l’éliminer. Je ne peux l’éliminer pour vous – ce n’est pas mon chemin – mais je suis votre professeur et je vous assure que cette discipline est la plus rapide, la plus radicale de toutes. Elle va vous lancer dans l’espace libre plus rapidement que tout ce que je vous ai enseigné jusqu’à présent. Ce pas est à la portée de ceux qui veulent bien le prendre.

coeur

Cela peut ne pas sembler tâche bien ardue, mais, je vous le promets, renoncer à votre fierté est en vérité très difficile à faire. Être humble est difficile pour un homme ou une femme. L’acte de pardonner et la prostration de soi dans l’acte de pardonner – pour en donner une image, se prosterner, signifie que l’on se met la face à terre, que l’on s’étende sur le sol comme un aigle à la merci de quelque chose de plus grand – c’est cela l’image. Cela signifie que l’on accepte de renoncer à ce que l’on est pour quelque chose de plus grand et de le sacrifier. Ceci n’est pas facile mais on peut aussi dire que ça l’est.

Et au moment où vous allez vous concentrer sur ce petit problème ou sur cette attitude, vous allez découvrir que – et je vous abjure de ne le relier en aucune manière avec le passé, ni avec aucune personne de quelque manière que ce soit, ni à aucun événement quel qu’il soit, non plus qu’à aucun temps, je vous en abjure – si vous vous concentrez sur cette petite attitude selon ces recommendations, vous allez découvrir que ce ne sera rien. Vous voilà maintenant à apprendre le secret. Il suffit en premier lieu d’acquérir la connaissance, et vous possédez désormais cette connaissance. En second lieu, vous devez accepter de faire ce que je vous ai enseigné.

Quand allez-vous faire cela? Quand vous voulez : ce soir, demain matin, demain après midi ? À vous de choisir. Et vous découvrirez cette chose en vous, et je vous promets qu’avec un peu d’aide de votre ami, elle va faire surface. Comme toujours, vous avez alors le choix d’agir à son encontre ou de la laisser courir. Si vous êtes décidé à agir, il vous suffit d’aller quelque part, de fermer les yeux – mettez un bandeau sur vos yeux si possible – installez-vous dans un endroit tranquille, mettez cette étoile, roulez vos yeux en arrière, serrez, soufflez, et commencez à faire monter l’énergie. Et quand vous êtes prêt, prenez cette petite attitude et placez-la ici ( le lobe frontal) dans votre concentration sans y mettre aucun autre attachement. Alors que vous allez le maintenir là pendant un certain temps, il va essayer de se dérober; vous allez alors devoir souffler et le ramener dans votre concentration, et cela sans attachement. Quand vous ferez cela, je vous promets que votre monde va changer – votre vie, le flux de votre énergie et votre liberté – et lors de notre prochaine rencontre, vous aurez acquis de la sagesse. Vous comprenez? Qu’il en soit ainsi.

Tout le monde à travers les âges a posé cette question proverbiale : Maître, qu’est-ce que l’amour inconditionnel ? L’amour inconditionnel est ce qui toujours est. S’il n’existe pas d’attachement, il apparaît dans tout son éclat. Ce n’est pas quelque chose qu’il vous faille être; c’est ce que déjà vous êtes. À sa place sont maintenus illusions et mensonges. Ceux-ci enlevés, l’amour est là. Il n’est nul besoin d’y apporter d’efforts. C’est la nature de notre être, mes bien-aimés. Nous avons été conçus dans l’amour ; nous y demeurons donc. Point Zéro est l’amour, et tout le pouvoir qui a formé toutes les dimensions, tous les plans et tous les cieux est ce même pouvoir. Ayant été conçus dans la matrice d’un tel amour, ce dernier se doit d’être l’aspect de notre nature véritable. Etre autre que cela est un artifice par rapport à cette nature. Telle la raison d’être de ce qu’on appelle la roue de la réincarnation…

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini p. 49  aux éditions Adda. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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LA TERRE VEUT NOUS PARLER

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2015

 

LA TERRE

Pour bien des gens, l’idée que la Terre est un être vivant, sensible et conscient n’est rien de nouveau ; c’est tout simplement un fait. Pour d’autres, ce n’est qu’une histoire à dormir debout.

Dans de nombreuses cultures antérieures à la nôtre, on croyait que la Terre est en quelque sorte douée de conscience. C’est également le cas dans certaines cultures aujourd’hui. Demandez à des sorciers amérindiens ou à des chefs aborigènes, par exemple, et plusieurs affirmeront que la Terre est vivante et qu’elle communique consciemment avec les humains. Ils le diront non seulement parce que cela fait partie du système de croyances dans lequel ils ont grandi, mais aussi en raison des expériences qu’ils ont personnellement vécues.

Si nous avions la conviction que la Terre sur laquelle nous marchons est un être vivant et sensible, notre attitude à son égard serait bien différente. Si nous avions également conscience que la Terre peut nous « voir », qu’elle a un lien intime avec nous et que nous pouvons communiquer avec elle, nous en prendrions davantage soin et ferions preuve de plus de respect envers elle. Ce genre de prise de conscience et de comportement à l’égard de la Terre aurait des effets salutaires immédiats à la fois sur la planète et sur les êtres humains.

ynn Margulis (portrait)

Dans les années 1970, James Lovelock et Lynn Margulis ont présenté l’hypothèse Gaïa qui, même si elle ne va pas jusqu’à affirmer que la Terre est un être vivant et conscient, montre qu’à bien des égards, la Terre est un système qui s’autorégule et présente des comportements similaires à ceux d’un système vivant. Mais ils ne sont pas allés jusqu’à la considérer comme douée de conscience : « Je ne pense pas, comme le ferait un animiste, que la planète soit un être sensible et conscient ».

Toutefois, bien des gens pensent exactement cela aujourd’hui. La conception que l’on a du monde de nos jours semble cheminer lentement vers la possibilité que la Terre puisse, en un sens, être considérée comme véritablement vivante.

L’une des rares personnes à avoir pris au sérieux l’idée que la Terre soit non seulement douée de sensibilité et de conscience, mais aussi capable et désireuse de communiquer avec les humains, est l’auteur John Lamb Lash. Pour lui, l’affirmation selon laquelle la Terre est consciente n’est pas une question qui doit être acceptée ou rejetée aveuglément en raison de sa nature non scientifique ; il estime plutôt qu’il s’agit d’une proposition à soumettre à l’épreuve des faits. Il poursuit en disant : « Notre perception de Gaïa n’évoluera pas si nous ne pouvons admettre que celle-ci peut communiquer avec nous dans un langage que nous connaissons. A moins de nous ouvrir à cette possibilité, nous n’arriverons jamais à confirmer le fait qu’elle est douée de sensibilité au même titre que les animaux le sont et que nous le sommes« .

C’est précisément cette idée qui est à la base de cette réflexion. Nos communications avec la Terre se produisent et incluent la transcription d’une série de « conversations » … Si l’on interprète au pied de la lettre les communications, la Terre nous dit qu’elle est vivante et qu’elle désire tous nous contacter consciemment, à la fois individuellement et collectivement. Elle va même jusqu’à proposer la fabrication d’un appareil grâce auquel elle pourrait communiquer avec nous dans notre propre langage. Elle explique également que c’est à nous, les humains, d’établir une communication avec elle, et que ce ne sera donc possible que si nous sommes ouverts à cette possibilité et si nous cherchons activement ce contact….

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/   soumet à votre lecture : « JE SUIS AVEC VOUS » de Sten Linnander aux Editions Ariane 2012

Site à consulter : http://www.gaia-terre-vivante.com/menu-2.html

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Se souvenir de la Famille

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

120805arbreVous souvenir de votre famille spirituelle et avoir des contacts avec des êtres de même vibration que vous est  ce qui vous permet d’avancer le plus facilement. Réclamer votre pouvoir signifie vous rappeler qui vous êtes en vérité. Vous pouvez vous le rappeler le plus facilement en vous voyant à travers les yeux des membres de votre famille spirituelle originelle.

Ce sont ceux avec qui vous avez commencé le Jeu. Le système de comptage des points du Karma a fait qu’il a été nécessaire que les gens s’incarnent ensemble au même moment et dans les mêmes lieux. Au bout de longues périodes de temps, vous avez pu annuler votre karma avec cette famille et faire de nouvelles expériences avec une nouvelle famille. Ce mélange stimule le flux naturel d’énergie universelle et a été très important pour l’efficacité globale du Jeu. Maintenant, il est temps de réclamer votre pouvoir et de le détenir à l’intérieur de votre bulle biologique; le meilleur moyen de le faire est de retourner au contact de ces êtres particuliers qui formaient votre famille spirituelle originelle. Vous voir à travers leurs yeux vous aide à vous rappeler qui vous êtes en réalité et à réclamer le pouvoir qui est votre droit de naissance.

Trouvez ces personnes particulières. Vous les verrez entrer dans votre cercle de diverses manières. Faites de la place pour qu’ils vous trouvent et recherchez-les aussi. Tout comme les fourmis dont nous avons parlé, vous pouvez gagner en force en vous reliant les uns aux autres. En ce moment, et plus qu’à aucun autre, ceci est le moyen le plus efficace d’élever vos propres vibrations. Ne pensez pas qu’il soit nécessaire de vivre avec ces êtres sur un plan quotidien. Souvent, cette attirance vers une reconnexion est prise pour un appel à vivre en retraite avec une famille hautement avancée de vibration similaire à la vôtre. Nous vous affirmons que ceci couperait effectivement votre connexion au Tout.

L’Humanité est arrivée à un point où il lui est nécessaire de rayonner la lumière dans de nombreux domaines. Limiter les lieux où cette lumière peut rayonner n’est pas du plus grand intérêt. Recherchez le contact avec ceux de même vibration que vous et permettez à ces contacts de trouver leur propre niveau.  Votre côté humain pourrait vous faire penser que si un peu est bon, beaucoup est meilleur. Nous vous disons que ceci n’est pas vrai, et un contact même momentané avec votre famille spirituelle originelle accomplira le démarrage que votre Esprit recherche.

Dans l’action

La communication avec l’Esprit est toujours possible et pourtant, sans l’action, elle ne se produira jamais. Cela nous amuse beaucoup de vous entendre dire que vous souhaiteriez dialoguer avec l’Esprit. Combien de fois vous êtes-vous assis dans l’intention d’avoir un tel dialogue ? Même si vous le faites, n’êtes-vous pas rapidement découragés ? L’Esprit repose à votre côté à tout moment et chuchote à votre oreille. C’est votre droit de naissance et pourtant, même lorsque vous entendez la voix, votre égo vous dit que ce doit être votre imagination. Nous souhaitons vous dire très clairement : oui, c’est votre imagination, car c’est le moyen que nous utilisons le plus souvent pour vous parler. Le flux d’énergie que vous recherchez est le flux même qui atteint le peintre au moment où il prend son pinceau pour le tremper dans ses couleurs. C’est le même flux d’énergie qui court à travers les doigts du musicien lorsqu’il touche les notes de son piano. C’est encore le même flux qui souvent vous fait dire des paroles de profonde vérité lorsque vous entretenez une conversation avec quelqu’un. Dans votre tête, vous vous demanderez d’où est venue l’information, juste pour nous entendre rire doucement. C’est le fait de vous mettre dans une situation où l’énergie peut affluer qui augmente le flux d’énergie. Combien de fois donnez-vous à l’Esprit le temps d’affluer à travers vous ? Si vous désirez vraiment augmenter votre communication avec l’Esprit, cela vous demandera de la pratique. Exactement comme vous n’attendriez pas d’un enfant qu’il parle une langue sans faire de fautes, nous vous demandons de ne pas vous juger vous-même lorsque vous commencez le processus. Etirez le muscle et voyez-le se renforcer. Faites plus de place à l’information pour lui permettre d’affluer et elle augmentera de façon magique .

Il est temps maintenant que vous preniez sur vous de faire le pas. En exprimant votre intention, vous vous alignerez avec l’énergie nécessaire pour faire le saut. Même ainsi, c’est à vous seul de traverser la porte. Nous pouvons vous encourager et vous tenir la main, mais personne ne peut prendre contact avec l’énergie tant que vous n’aurez pas fait le premier pas. Cimentez votre intention de co-création en la faisant suivre de l’action. Dans la plupart des cas, le premier pas est tout ce qu’il faut pour faire démarrer le flux d’énergie. Ne craignez pas d’exprimer votre vérité en toute situation parce que souvent, c’est l’action qui est demandée pour que démarre le flux. Tenez-vous fermement dans la connaissance de votre coeur et ne remettez votre pouvoir à personne. Faites de la place au courant d’énergie de l’Esprit et il vous atteindra .

Et maintenant

Se souvenir de la Famille dans En 2012-2013 et après 2016 220px-Stammbaum_BluntschliCe que vous choisissez maintenant de faire vous appartient. Le Jeu s’est encore modifié et vous écrivez maintenant votre rôle juste avant de le jouer. Ce sont des moments passionnants, aussi bien pour vous que pour nous, parce que la signification des rôles que vous jouez maintenant dépasse de loin votre compréhension. En apprenant à parcourir chaque étape en unisson et reliés à l’Esprit, la création du Ciel sur Terre se fera bien plus facilement .

Vous dirigez l’issue du Grand Jeu vers de très hautes possibilités. Rapprochez-vous les uns des autres et aidez-vous mutuellement à trouver les réponses que vous cherchez. Rappelez-vous que vous êtes tous dans le même jeu. Lorsque vous tendez les bras à votre connexion à l’Esprit, n’oubliez pas de regarder dans les yeux de votre voisin. S’il vous arrive par moments de vous sentir seul et perdu, écoutez le rire doux et aimant qui résonne dans le lointain. Suivez-le et vous trouverez votre propre coeur. Nous sommes avec vous à chaque pas. Vous n’êtes jamais seuls. Ne perdez pas de vue qui vous êtes réellement, car vous portez déjà les couleurs de notre famille. Portez-les fièrement et sachez que nous sommes toujours à vos côtés – - – avec le sourire .

C’est avec le plus grand Amour que nous vous demandons de vous traiter mutuellement avec respect, de prendre soin les uns des autres et de bien jouer ensemble.

- – - Le Groupe

Steve Rother Gardien de l’Epée – retranscrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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LA POLLUTION PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

4207726001hkL’aura humaine est dotée d’une qualité magnétique ; elle attire et rejette les différentes énergies. Elle absorbe un flux continuel d’impressions provenant des mondes physique, émotionnel et mental. Cette attraction est modifiée et conditionnée par notre état d’esprit, la tendance générale de nos émotions et la façon dont nous alimentons et considérons notre corps physique. Le bavardage continuel de l’esprit emplit l’aura de formes pensées floues et incomplètes ; à celles-ci s’ajoutent les courants d’énergie émotionnelle qui tendent à brouiller le flux des pensées. Dans ce ressac fluctuant d’énergies dissonantes, les ressentiments flamboient sous la forme de couleurs brutales.

Les affronts imaginaires deviennent le centre de scénarios mentaux-émotionnels. Nous construisons ainsi autour de nous un monde  chargé de menace, d’anxiété et de stress. L’aura reflète alors un chaos de couleurs désordonnées et tourbillonnantes, régi par un flux d’émotions et de pensées incontrôlables. Dans cet état, qui est aujourd’hui le lot de la plupart des gens, l’aura se dévitalise et ouvre ainsi le passage à des influences malsaines. Si elles ne sont pas maîtrisées, ces influences hostiles peuvent provoquer des états dépressifs et des comportements névrotiques qui rendent l’individu inefficace, et détruisent généralement les joies et les merveilles que la vie devrait apporter.

Les sages de l’ancien temps connaissaient parfaitement ce semi-aveuglement de la condition humaine. Mais auraient-ils su prévoir les pressions et le stress que l’homme moderne doit affronter ? Il y a des siècles, de tels troubles survenaient à l’échelle locale ; aujourd’hui, ils se développent sur le plan planétaire, et chacun de nous y est soumis par le biais des médias, qui insistent continuellement sur les aspects négatifs du monde contemporain. Ce qui équivaut à un bombardement constant de l’aura de l’individu et de l’humanité sans son ensemble par un déluge de menaces économiques et sociales transmises par les journaux, les radios et les télévisons. Rares sont ceux qui échappent à ce conditionnement, lequel modèle les processus de pensée et les réactions émotionnelles de millions de gens. Les médias montent les nations les unes contre les autres, et les émissions politiques manipulent les corps émotionnels d’innombrables personnes, créant des attitudes de peur et de division.

Le simple fait de regarder un écran induit une forme de transe hypnotique, car les lignes scintillantes de l’image annihilent l’esprit, le laissent passif et ouvert à toute suggestion. Le monde de la publicité, naturellement conscient de ce phénomène, sait l’exploiter, et vous avec. Fondamentalement, toute publicité vise le corps astral ou émotionnel, sa fonction consistant à éveiller le désir. S’y ajoute une présentation habile qui fait appel à l’esprit inférieur et pénètre l’aura mentale. La musique renforce la puissance de ces images. Afin d’imposer le message malgré vos facultés de discrimination, les points de lumière flashent et scintillent, les images vibrent à une certaine vitesse et les scènes se succèdent rapidement dans tous les sens. Ces dispositifs subliminaux sont destinés à vaincre votre résistance, s’il vous en reste une, à certaines idées, certains produits et évidemment certains politiciens.

La prochaine fois que vous percevrez un point de lumière étincelant dans une publicité télévisée, ou un point lumineux scintillant accompagné d’une seule note de musique stridente, souvenez-vous que le publiciste cherche à implanter une directive dans votre inconscient ; il pollue votre aura avec une énergie de pacotille. Nous sommes à présent conscients des dangers de la nourriture industrielle, mais les implants d’énergie mentale constituent un concept plus récent et plus insidieux dans son influence sur l’aura et, en conséquence, sur notre vie. Idem en ce qui concerne certaines personnes qui viennent vous saper le moral. Si vous êtes suffisamment sensible pour enregistrer leur approche, la seule méthode de combat consiste à « fermer » votre corps astral. Quoi qu’ils puissent vous dire, adoptez une attitude détachée ; ne marquez pas votre sympathie et ne vous impliquez dans aucune réaction. Si nécessaire, imaginez un bouclier invisible contre le sapeur – une barrière mentale. Dites-lui silencieusement qu’il ne peut prendre votre énergie ; s’il s’attarde en votre compagnie, vous devrez répéter votre refus plusieurs fois, en particulier s’il poursuit son bavardage.

Nous connaissons tous de telles personnes, qui nous pompent littéralement l’énergie. Il est bon de savoir se protéger contre elles, car cette forme de contact, souvent désagréable, est aussi une pollution de l’aura.

Les bavardages futiles constituent le plus sûr moyen de  pollution psychique, notamment si la conversation comporte des critiques envers une personne absente, et tout particulièrement si cette dernière est malade. « Qui sème le vent récolte la tempête » dit un vieux proverbe – le « vent » des critiques et des bavardages oiseux revient en tempête dans l’aura de celui qui l’a semé, la déformant et la colorant de verts et de jaune-brun visqueux.

Vous devez laisser mourir d’épuisement les formes-pensées de la colère, de l’envie, de la peur et du ressentiment. Ne luttez pas conte elles, laissez-les s’évanouir en les remplaçant par la toute puissance de la compassion. Purifier quotidiennement sa pensée, ses paroles et ses actes clarifie non seulement l’aura plus efficacement que toute autre technique, mais encore favorise notre développement intérieur. Sur le plan physique, nous devons contrôler la qualité de notre nourriture et déterminer notre temps de repos et de loisirs. Nous devons éviter de polluer notre psychisme pal r le tabac et l’alcool ; le premier contracte l’aura alors que le second peut la dilater jusqu’au point où elle perd son élasticité et permet aux entités obsessionnelles d’en prendre le contrôle. La possession est un danger réel lorsque l’alcool ou les drogues sont utilisées avec excès ; ils ouvrent des barrières et brisent des couches protectrices au sein de l’aura, lesquelles servent à préserver l’intégrité du champ d’énergie.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Qu’est-ce qu’un contrat sacré ?

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2015

 

Un contrat ne vous sert pas à résumer vos engagements, mais à les assumer. OLIVER WENDELL HOLMES (1809-1894), médecin, poète et humoriste 

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Mon Contrat comprend les archétypes de l’Enseignant et du Guérisseur, qui se sont manifestés à travers les événements de ma vie, même si je n’ai jamais reçu de formation académique de guérisseuse ou d’enseignante. J’ai étudié le journalisme et la théologie, mais mon travail d’ « intuitive médicale » s’est « manifesté », tout simplement. Ma première lecture intuitive d’une personne s’est produite presque par hasard, suivie d’une autre, puis d’une autre. Tout le voisinage s’est passé le mot  et bientôt, j’en faisais de dix à quinze par semaine. Ma réputation grandissante m’a valu des invitations à prononcer des conférences et, en retour, on m’a conviée à animer des ateliers. Le plus étonnant, dans mon apprentissage de l’anatomie de l’énergie, c’est la précision avec laquelle s’est organisée ma formation. Elle aussi s’est « manifestée ». Sur une période de sept à dix jours, trois personnes atteintes de la même maladie firent appel à moi. Elles étaient aux prises avec des problèmes similaires, à quelques variantes près, qui avaient contribué au développement de leur condition. Après avoir fait la lecture de ces trois individus, j’avais l’impression d’avoir saisi les facteurs de stress énergétique majeurs qui sous-tendaient leur condition. Peu après ce premier trio, trois autres personnes vinrent me voir coup sur coup. Elles aussi souffraient d’une même maladie. Ma compréhension de l’anatomie énergétique m’amena peu à peu à réaliser que notre biographie devient notre biologie. 

Lorsque je compris ce principe, mon éducation sembla prendre une autre direction. Tandis que mes lectures précédentes retraçaient la chronologie physique et émotionnelle d’un individu, je me mis à percevoir des images sans rapport apparent avec la personne. Face à une femme qui cherchait à comprendre sa douleur au cou, par exemple, je vis dans son champ d’énergie l’image d’un pirate. Comme c’était une ménagère du Midwest, cette information ne lui disait absolument rien. Mais plus tard, en se soumettant à des exercices de relaxation et de visualisation avec un hypnothérapeute, elle sentit elle aussi l’énergie du pirate dans son champ. Elle le « vit » lui trancher la gorge avec son sabre. Curieusement, elle établit aussi des effets plus positifs, comme l’affranchissement et la libération sexuelle. Ces impressions conflictuelles lui disaient qu’elle était étranglée ou dominée par sa situation, aspirant à une liberté qu’elle ne pouvait exprimer consciemment. Peu après, faisant lecture d’une autre femme, torturée par de l’arthrite aux mains, je retrouvais sans cesse l’image d’un artiste.

Quand je le lui dis, elle resta perplexe, affirmant qu’elle n’avait aucun talent artistique. Je lui suggérai néanmoins de faire de la poterie pour se soigner. Elle commença par confectionner de petits vases de terre cuite et, avec le temps, devint une potière douée. Elle produit maintenant des pièces d’art. Enfin, procédant à la lecture d’un représentant des ventes australien nommé Jimmy, en grave dépression depuis des années, je vis apparaître un grand acteur dans son champ d’énergie. Jimmy n’avait aucune expérience du jeu théâtral, même s’il s’y sentait attiré, car, il était gay, se trouvait encore « dans le placard » et craignait de faire son coming out en jouant. En fait, il jouait déjà (à l’hétéro!), mais le blocage de son talent et la dissimulation de son identité avaient produit chez lui un effondrement émotionnel. Quelques années plus tard, j’appris avec reconnaissance que Jimmy s’était tiré de sa dépression et qu’il jouait dans des théâtres d’été. Il prend son travail d’acteur au sérieux et ne cache plus son orientation sexuelle. Lorsque ces images étranges se mirent à émerger, elles semblaient si décalées, si dissociées des gens que je lisais, que je croyais avoir plus ou moins perdu la justesse de mon intuition. Mais ces lectures s’avéraient utiles à chaque personne. Puis, un jour de 1991, tout me parut clair. Au cours de l’un de mes ateliers, j’écoutais une  conversation entre deux femmes. Cinq minutes après avoir fait connaissance, elles s’étaient déjà révélé les détails banals de leurs vies, tels leur lieu d’habitation et leur occupation. Après ces menus propos, elles se mirent à parler des expériences de vie qui les avaient attirées dans un atelier spirituel. Soudainement, elles se découvraient un modèle de vie commun, un lien énergétique immédiatement recon naissable à l’intensité de leur réaction mutuelle. Leurs enfants avaient grandi, leur mariage était réussi et leur vie se trouvait à un stade de transition naturel : elles en avaient assez d’être la « servante » de tout le monde. Elles voulaient à présent se servir elles-mêmes. Retraitées et libérées, elles comptaient cultiver leurs propres intérêts et développer leur âme. En écoutant ces douces personnes décrire leur modèle de vie, je déchiffrais leur conversation sur le plan symbolique. En tant que bonnes mères et conjointes, elles avaient passé la majeure partie de leur vie au service des autres, mais ayant complété cette première mission, elles volaient de leurs propres ailes, comme doit le faire le Serviteur du mythe et de la légende.

 

 Dans la Bible, par exemple, lorsque Joseph est vendu en esclavage par ses frères, il attend le moment opportun en passant des années à accomplir les tâches qu’on exige de lui. Mais par la suite, en utilisant ses dons singuliers pour l’interprétation des rêves, il conquiert sa liberté et devient un grand chef de la nation ; de Serviteur, il devient Maître.Les images vives mais intrigantes que j’avais recueillies au cours de mes dernières lectures prenaient soudain un sens. Le Pirate, l’Artiste, l’Acteur et le Serviteur ne faisaient pas partie de la chronologie individuelle et physique, celle que j’avais l’habitude de lire. Ces images formaient plutôt des aspects de la chronologie spirituelle de chaque individu, une mythologie personnelle existait avant même son incarnation. Ces images étaient des archétypes, des guides énergétiques qui indiquaient à l’individu sa raison d’être spirituelle, son Contrat. La légendaire lanterne qui s’alluma cet après-midi-là luit toujours. Depuis lors, chacune de mes lectures s’ouvre sur une évaluation de la chronologie spirituelle d’une personne, des modèles archétypaux qui  s’expriment à travers sa personnalité et ses expériences de vie. Et tout comme les trois personnes atteintes des mêmes maladies physiques qui m’avaient demandé des lectures intuitives, des personnes partageant des vies semblables  s’adressèrent à moi en un temps relativement court, mais étalé sur des mois plutôt que sur des jours. Par exemple, je fis certaines de mes premières lectures sur des gens dont l’archétype était celui de l’Enfant Blessé, celui qui a tendance à garder des cicatrices émotionnelles depuis l’enfance. Puis, je rencontrai quelques personnes ayant en commun un archétype dominant de Victime. Là encore, chacune d’elles reflétait des aspects légèrement différents de cet archétype, selon leur personnalité et leur expérience.

Lorsque je me mis résolument à travailler les archétypes, dans mes lectures et mes ateliers, je recueillis d’autres observations sur leur fonctionnement dans notre psyché. Lorsque Jung proposa sa théorie de l’inconscient collectif, il signala que ce dernier était peuplé d’innombrables modèles psychologiques tirés de rôles historiques, tels que la Mère, l’Escroc, le Roi et le Serviteur. En plus de notre inconscient individuel et unique, dit-il, « il existe un second système psychique, d’une nature collective, universelle et impersonnelle, identique distinguent de ce grand inconscient collectif pour jouer un rôle beaucoup plus signifiant dans la vie des gens, et que chacun de nous possède son propre assortiment d’archétypes-clés.

 Après un processus de recherche, de réflexion et de tâtonnements, je conclus qu’une combinaison unique de douze modèles archétypaux, correspondant aux douze maisons du zodiaque, est à l’oeuvre en chacun de nous et soutient notre développement personnel. Ces douze modèles affectent tous les domaines de notre vie. Ils peuvent être particulièrement vivants et perceptibles lorsque nous éprouvons des difficultés, ou un sentiment de défaillance ; et particulièrement tout aussi utiles pour guérir des souvenirs pénibles, donner une nouvelle direction à notre vie ou trouver une façon d’exprimer notre potentiel créatif inexploité.

 En un sens, chacun de ces archétypes représente un « visage » et une « fonction » du Divin qui se manifeste  individuellement en chacun de nous. L’humanité a toujours donné des noms aux nombreuses puissances du Ciel et tenté d’identifier les qualités inhérentes à chacune. La puissance archétypale féminine, par exemple, s’exprime sous des formes diverses, de la Vierge Marie à Mère Nature. Les Romains et les Grecs voyaient les puissances féminines universelles dans les traits d’Athéna (déesse du conseil), Vénus (déesse de l’amour) et Sophia (déesse de la sagesse). En Inde, la culture hindoue a donné à la Déesse des noms incarnant divers attributs de la maternité divine, tels que Laxmi (la prospérité), Durga (la fertilité), Uma (l’unité) et Kâli (la destruction et la renaissance). Comme si Dieu s’était présenté en maints aspects  différents pour nous permettre d’aborder ce pouvoir. Puisqu’il portait un nom, nous pouvions l’invoquer, l’assimiler et l’exprimer.

 

Les schémas archétypaux réveillent notre potentiel divin. Ils peuvent nous libérer des limites de nos pensées et sentiments, nous aider à éclairer les coins sombres ou peu connus de notre âme, et amplifier notre éclat et nos forces. Les archétypes constituent une source de pouvoir émotionnel, physique et spirituel, et peuvent nous aider à nous libérer de la peur, même si parfois, certains d’entre eux peuvent, au départ, déclencher des peurs en nous. Chaque archétype (ou peur) nous lance un défi spirituel : celui de l’affronter et d’y reconnaître une occasion d’apprentissage et une chance de développer un aspect de notre pouvoir. Lorsqu’un archétype nous paraît difficile ou même malveillant, notre tâche consiste à le reconnaître, à surmonter la faiblesse qu’il souligne et à nous approprier son potentiel divin. La déesse Kâli, par exemple, représente l’énergie destructrice. Elle a le pouvoir de l’archétype du Saboteur, présent en chacun de nous. Mais quel est le revers de la destruction, sinon la reconstruction et la renaissance ? Dans le langage symbolique des Contrats, l’archétype du Saboteur peut nous désarçonner si nous ne résistons pas à son pouvoir, qui est considérable. Nous pouvons aussi utiliser cette énergie consciemment, pour revisiter des lieux de notre vie qu’il nous faut parcourir, aménager ou assainir. Chaque archétype présente toujours deux faces, qui peuvent toutes deux servir à notre avantage. 

images (2)Nous avons tendance à nous percevoir, de même que notre univers, sous des aspects doubles : bon ou mauvais, intérieur ou extérieur, moi ou vous, bien ou mal, symbolique ou littéral, joyeux ou triste. Nos forces et nos peurs divisent notre esprit en polarités (ou en dualité, selon la terminologie orientale) : voilà pourquoi la foi et le doute se livrent d’éternelles batailles dans notre psyché. Mais en identifiant et en utilisant nos archétypes, nous pouvons apprendre à consolider les aspects de notre âme et à insuffler sa force à notre vie quotidienne afin d’orienter nos pensées et actions. Ces guides énergétiques nous permettent d’agir d’une façon attentive et honorable ; ils nous aident à gérer notre pouvoir et à nous montrer dignes de notre potentiel divin. Pour ma part, chaque lecture m’a révélé que mon travail archétypal contribuait à ma croissance spirituelle. Les expériences et les révélations que j’ai reçues pendant ces lectures m’ont permis de raffiner mon intuition   médicale et de prendre conscience de mes propres archétypes, et m’ont même aidée en périodes difficiles. Mes rencontres avec ces gens (étudiants, participants à mes ateliers, lecteurs) n’ont rien de banal. Tout comme la façon extraordinairement avisée dont j’ai appris l’anatomie énergétique et, plus tard, la lecture des schémas archétypaux, l’ordre divin se manifeste dans tous les domaines de notre vie.

 

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

 

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L’équilibre entre destin et liberté dans le Contrat sacré

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

 

432110Dans d’autres cultures et à d’autre époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple:  » Le moment était venu pour lui « ,  » Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou  » C’est l’emploi pour lequel elle était née « . La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelles. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts…

Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine. Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir: lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels.

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie…

En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté d’entreprendre…

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire…

Les rêves ont renforcé ma croyance qu’un dessein sous-tend les événements, que notre vie est tracée, que ses étapes et ses stades nous donnent toujours l’occasion d’une transformation spirituelle, qui est le but ultime du travail avec notre Contrat. La transformation spirituelle survient lorsque, ne voyant plus les choses en termes strictement physiques et matériels, on s’aperçoit que leur déroulement s’appuie sur une logique, qu’elles sont comprises dans un vaste plan. Notre Contrat sacré nous offre d’innombrables chances de croissance et de changement, qui ne dépendent que de notre volonté de saisir les indices et les signaux subtils apparaissant en cours de route. Les rêves, les intuitions, les coïncidences apparentes et les rencontres aléatoires ne sont que quelques-uns des indices qui nous guident sur la voie de la transformation véritable.

Le but de la transformation spirituelle

La plupart d’entre nous avouerions probablement que le changement positif (et le fait d’aider les autres) est l’une de nos raisons d’être. Sans cette possibilité d’apprendre, de grandir ou d’être une force bénéfique, la vie serait plutôt stagnante. La connaissance de votre Contrat sacré vous permet de voir comment des événements et des rencontres apparemment aléatoires (positifs ou négatifs) font partie, en réalité, d’un scénario de vie qui vous fournit d’innombrables occasions de transformation spirituelle.

On croit souvent à tort que la transformation spirituelle doit être déclenchée par un traumatisme ou une tragédie : une maladie grave, la perte d’un être cher, une catastrophe financière ou personnelle. La plupart d’entre nous avons de la difficulté à croire qu’un changement de perspective majeur puisse être motivé par le simple contenu d’un livre ou par les sujets de conversation d’un déjeuner entre amis…

Contrats sacrés et relations humaines

Parce que la vie est si complexe et qu’il y a tant à « voir » (de nous-même, du monde et du Divin), nous avons des Contrats avec bien des gens dans notre vie. Imaginez qu’en s’incarnant, chaque âme se divise en innombrables fragments qui passent instantanément à l’exploration de l’âme globale. Vous le savez quand vous rencontrez des gens qui dégagent quelque chose de profondément attirant pour vous, et vous vous sentez peut-être « vide » lorsqu’ils partent. Le terme populaire âme-sœur, appliqué à un partenaire romantique idéal, reflète à peine cette vérité; en fait, nous avons plusieurs âmes~sœurs qui jouent des rôles fort différents dans la vie. Noble ami est peut-être un meilleur terme. Ce sont les gens que vous êtes non seulement destiné à rencontrer mais que vous devez rencontrer. Peu importe le nombre d’occasions de les rencontrer qui vous échapperont, si vous avez un Contrat, vous finirez par les rencontrer, peut-être plusieurs fois, jusqu’à ce que vous ayez complété tout ce que vous aviez à régler dans l’échange de vos âmes…

D’un point de vue symbolique, de même que de la position traditionnelle d’une grande part de la pensée orientale, personne ne se trouve dans votre vie par hasard. Cela étant dit, cependant, il semble que certaines personnes comptent davantage. Vos intimes, tels que votre famille, vos amis, vos partenaires, vos amants, vos collègues proches, et même vos adversaires, font tous partie de vos ententes d’apprentissage sur terre. Mais parce que votre Contrat concerne l’ensemble de votre vie, on ne peut qualifier d’insignifiantes certaines autres relations qui semblent brèves ou banales…

À l’inverse, vous avez probablement déjà tenté de « provoquer » une relation sans que, malgré tous vos efforts, le lien ne se forme. Il y a des gens avec qui vous êtes censé vous trouver, et d’autres qui, quoi que vous fassiez, ne seront pas de votre vie. De même, certains ont beau frapper bruyamment à la porte de notre vie, mais malgré leurs efforts pour nous plaire ou attirer notre attention, nous ne sommes pas ouvert à l’idée de les accueillir. Aucun d’entre nous n’appartient à la vie d’un autre. Voici un indice qui vous aidera à déterminer si quelqu’un a sa place dans votre vie: devenez sensible à ce que j’appelle le facteur d’ »animation ». J’entends par le mot animation une sorte de courant électrique qui circule entre deux personnes lorsque l’énergie vitale fait irruption, comme entre des amants qui s’adorent absolument…

L’absence d’électricité entre les gens est aussi évidente que sa présence. Sans ce courant, rien ne pourrait vous rapprocher pour former une relation. Vous serez peut-être à même d’établir un lien temporaire, mais à moins qu’il ne circule un flux naturel entre vous, votre lien sera instable et embrouillé.

Parmi les liens riches en animation, mentionnons les relations avec des gens pour qui vous ressentez une aversion immédiate ou avec qui vous tombez dans une forme instantanée de jeu de pouvoir. Dans ces cas, vous pouvez être assuré d’avoir également quelque chose à apprendre d’eux, bien que ce soit plus difficile que l’attraction mutuelle…

Selon les termes de votre Contrat, les petits tyrans de votre vie sont aussi utiles et importants que vos nobles amis les plus chers. Vous avez des accords à conclure de part et d’autre, car tous ont à vous enseigner sur vous-même quelque chose que vous ne pourrez apprendre nulle part ailleurs…

imagesCaractéristiques d’un Contrat sacré

Votre Contrat, de même que toutes les ententes de sous-traitance qui le constituent, n’est pas une fin en soi. C’est un moyen, un plan destiné à vous aider à développer votre potentiel divin. Vous pouvez considérer votre Contrat sacré comme un « cours sur la vie » dont vous êtes censé tirer nombre d’enseignements…

En bref, c’est une entente que votre âme conclut avant la naissance. Vous promettez d’accomplir certaines choses pour vous-mêmes et pour les autres, de même qu’à des fins divines. Une partie de votre mission vous oblige à découvrir ce que vous êtes venu faire sur Terre. Le Divin, en retour, promet de vous fournir les indications nécessaires à travers votre intuition, vos rêves, vos prémonitions, les coïncidences et autres indices…

Votre Contrat sacré vous assujettit aux lois… du Divin. En fait, toute la création obéit à des règles qui gouvernent et entretiennent le flux de l’énergie et de la vie, de la loi de la gravitation à celles de la thermodynamique. Depuis l’aube de la civilisation, l’humanité reçoit des directives et accepte la nécessité de les respecter…

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

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Changer de regard sur ce qui nous entoure

Posté par othoharmonie le 13 juin 2014

 

images (1)Vivre différemment, oui, mais par où commencer ? Dans son livre « La spirale initiatique », Maud Séjournant nous propose de changer notre regard sur la Terre afin de renouer avec la nature… Loin d’un ensemble de choses statiques, la nature regorge de vie et de merveilles dans lesquelles nous, en tant qu’êtres vivants, trouverons toujours bonheur à plonger.

Le rapport au temps est totalement à l’inverse chez les mayas qui disposent de deux calendriers, l’un de deux cent soixante jours et un autre basé sur les mouvements de la Terre par rapport au Soleil de trois cent soixante jours, plus cinq jours « pour rien », hors temps. Les deux calendriers fonctionnent simultanément. Tous les cinquante-deux ans, ils recommencent le même jour. Je n’entrerai pas dans les détails de ces cycles très complexes, disons seulement que tout mouvement fait partie d’un plus grand mouvement et nous rappelle ainsi la notion de fractale mais dans le temps et non dans l’espace.

 
Les prophéties des diverses traditions de toute l’Amérique annoncent en tout cas une période de purification intérieure et de grand changement de conscience. Le cycle du Cinquième Soleil se termine pour voir l’avènement du Sixième Soleil. De nombreux mondes ont disparu avant celui qui est le nôtre, mais comme pour les cérémonies de reconsécration des temples balinais ou de célébration des esprits alliés qui ont fait un pacte avec nous, il est peut-être nécessaire maintenant de renouveler en conscience notre accord avec les esprits de la nature qui nous entourent pour recréer une alliance. Il est essentiel que nous les traitions en alliés et non pas comme des objets utilisables et corvéables sans fin. Nous le voyons se manifester au travers de nouvelles recherches scientifiques qui examinent la nature pour apprendre ce qu’elle sait si bien faire naturellement et l’adapter à notre monde humain. 
La situation présente de la Terre ouvre enfin les yeux de l’homme occidental. S’il n’était pas prêt, il y a quelques centaines d’années, à écouter les enseignements de ses frères rouges, il semble maintenant disposé à s’asseoir avec eux pour apprendre une nouvelle manière de se relier aux énergies de la nature. Ils allumeront le feu qui pourra éclairer les peuples, disent certaines prédictions, et créeront ensemble une alliance pour une nouvelle Terre. C’est l’automne. Cette année, l’été indien se prolonge étonnamment tard dans la saison. Nous sommes début novembre, et les arbres sont dans leur phase flamboyante ; les bouleaux en haut sur la montagne sont presque nus et plus bas les cottonwoods, sorte de peuplier aux branches épaisses dont la peintre Georgia O’Keefe a su magnifiquement rendre l’esprit dans ses peintures du Sud-Ouest américain devenues célèbres. Ces arbres énormes poussent en général autour des rivières ou des arroyos car ils ont besoin de beaucoup d’eau. Leurs feuilles arrondies répondent au vent par un frissonnement dont le bruit ressemble à de l’eau qui coule. Ils passent en automne par une phase dorée, je dirais même jaune d’or pur. 

Je pratique ce que m’a enseigné mon ami chasseur : voir la nature non pas comme les choses ou des objets autour de moi, mais comme un ensemble mouvant dont je fais partie et qui est en relation avec moi. J’ouvre ma porte intérieure pour que les arbres, les animaux, les pierres puissent entrer en moi, communiquer, et donc me toucher. Les cadeaux sont prêts pour ceux qui savent être vulnérables et les accepter. Je vais en recevoir un de taille. Il y a un cottonwood majestueux au bord de la route que je prends pour aller au centre-ville ; à chaque passage, il accroche mon regard d’abord par sa forme à la fois puissante et élégante, majestueuse et douce en même temps, puis par sa couleur d’or qui se détache sur le ciel bleu roi si typique de Santa Fe, un bleu qui tire sur le pourpre avec une densité que seul l’air de la montagne à deux mille mètres sans pollution peut offrir ; de tous les lieux de la Terre que j’ai visités, je n’ai pas vu un seul autre endroit qui offre un ciel pareil. 


L’or s’étale sur le bleu, un léger frémissement de feuilles légères et mouvantes. Tout est là, rien à imaginer de plus : la perfection de la beauté. Y rentrer, et se laisser pénétrer ; se taire et ne plus entendre de discours, être avec cet arbre, tout simplement ; plus de description, juste de l’appréciation, un silence de bonheur total ; le temps n’existe plus.

Autrefois, je l’aurais peut-être entendu me parler, se lancer dans une conversation, prise dans la compréhension que j’avais alors de la communication chamanique. Maintenant, seul le silence existe, au-delà de tout mot, de tout message, de tout enseignement ; car lentement je deviens lui, je réalise que je suis cet arbre, que je suis cet or qui frémit dans le soleil automnal ; je suis riche à jamais de cet or qui va disparaître dans quelques jours, personne ne peut m’arracher cette abondance extrême qui déborde dans des larmes si douces. Le monde s’arrête comme dit Castaneda, les apparences tombent comme ces feuilles pour laisser briller l’essence ; l’essence de l’arbre, l’essence de l’espèce, l’essence du végétal, l’essence des saisons qui passent et se renouvellent, l’essence du temps qui devient alors éternel. Je suis cela ; je suis cela, et résonne à mes oreilles la prière de la Voie bénite de la Beauté : Je marche dans la Beauté, Devant moi, la Beauté, derrière moi, au-dessus de moi, sous mes pas.

Changer de regard sur ce qui nous entoure dans Nouvelle conscience couv_1233La spirale initiatique, Maud Séjournant
Albin Michel (Mai 2013 ; 350 pages) 

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Développement personnel à l’époque de Montaigne

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Les « Essais » de Montaigne se révèlent un étonnant manuel de développement personnel. L’anglaise Sarah Bakewell a décortiqué la pensée du philosophe et en a extrait 20 leçons de bonheur.

220px-Montaigne-DumonstierLiriez-vous une biographie de Montaigne ? Peut-être pas. Mais vous seriez probablement alléché par un titre du genre : « Comment vivre ? » C’est celui qu’a choisi Sarah Bakewell, au risque de passer pour une moraliste à deux sous. Mais le sous-titre révèle la vraie nature de l’objet : « Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse».

Attention, il ne s’agit pas de savoir comment on doit vivre : la question morale, ici, est délibérément absente. Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) se souciait uniquement de bien vivre, c’est-à-dire de manière pleinement humaine, aussi satisfaisante, intelligente et heureuse que possible. Il ne défendait pas des thèses, mais se contentait de dire ce qu’il avait fait, dans telle ou telle circonstance, sans jamais se donner en exemple.

Sarah Bakewell l’a découvert par hasard, il y a une vingtaine d’années. A court de lecture, à Budapest, elle est tombée sur une traduction des « Essais » dans une boutique de livres d’occasion. C’était le seul ouvrage disponible en anglais. Elle l’a ouvert et ne l’a plus lâché… Il faut dire que les livres, cest son affaire. Cette Anglaise de 50 ans a passé une partie de son enfance en Australie où son père était libraire et sa mère bibliothécaire. Après des études de philosophie, elle est devenue conservatrice au département des incunables de la Wellcome Library, à Londres.

« Comment vivre ? » n’est pas une biographie à proprement parler. Sarah Bakewell a plutôt voulu tirer les leçons du parcours de Montaigne et explorer, si l’on peut dire, ses vies posthumes. Car l’auteur des « Essais » passionne des générations de lecteurs depuis plus de quatre siècles.

Montaigne a inventé un genre littéraire. Il s’observe, se raconte parfois de manière osée (la petite taille de son sexe le tourmente…), alors qu’au XVIe siècle un auteur ne se livrait que pour évoquer de hauts faits. « Chacun regarde devant soi, constate-t-il. Moi, je regarde dedans moi : je n’ai affaire qu’à moi, je me considère sans cesse, je me contrôle, je me goûte […]. Je me roule en moi-même. » Se raconter lui permet de tendre à ses lecteurs un miroir dans lequel ils se reconnaissent. Chacun a l’impression d’avoir vécu de telles scènes, et même d’avoir écrit ces textes. « Il me semble que c’est moi-même », disait André Gide, grand admirateur des « Essais ».

De son vivant, Montaigne réussit la prouesse d’enchanter des lecteurs indépendants d’esprit sans choquer les hommes d’Eglise les plus orthodoxes. Sa règle est en effet de « tout remettre en question », mais avec une seule exception : sa foi religieuse, qu’il déclare au-delà du doute. Il prône la sou- mission à Dieu et à la doctrine catholique. Cette foi du charbonnier est bien vue par les autorités ecclésiastiques, dans la mesure où elle s’oppose au protestantisme qui fait passer le raisonnement privé et la conscience avant le dogme. Mais au siècle suivant, le fidéisme sera mis en question, et on commencera à reprocher à Montaigne toutes sortes de choses, à commencer par ses délicieuses histoires animalières qui semblent mettre hommes et bêtes dans le même panier. Il insupporte Descartes et fait bondir Bossuet, tandis que Pascal le considère comme « le grand adversaire ». Mis à l’Index le 28 janvier 1676, les « Essais » le resteront jusqu’au 27 mai 1854, pendant près de cent quatre-vingts ans.Voltaire puis Nietzsche, eux, s’enthousiasment pour Montaigne qui apparaît comme un précurseur des Lumières. Les romantiques en font un romantique, et les moralistes victoriens un allié, publiant des versions abrégées, expurgées et aseptisées de son oeuvre. Toutes ces lectures et contre-lectures font vivre les « Essais » et assurent l’immortalité littéraire de leur auteur.

L’éloge du doute

Très inspiré par les philosophies de l’Antiquité grecque (stoïcisme, scepticisme et épicurisme), vouant une admiration sans borne à Plutarque dont il a recopié des passages entiers, Montaigne laisse courir sa plume : il écrit ce qui lui passe par la tête, sans souci de cohérence. D’ailleurs, il voyage de la même façon : les personnes qui l’accompagnent en Europe le voient changer de route chaque fois qu’il entend parler d’une chose intéressante. « Montaigne assurait qu’il était impossible de s’écarter du chemin : il n’y avait point de chemin », commente Sarah Bakewell. Lui-même explique : « S’il ne fait pas beau à droite, je prends à gauche ; si je me trouve peu apte à monter à cheval, je m’arrête… Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi ? J’y retourne ; c’est toujours mon chemin. Je ne trace à l’avance aucune ligne déterminée. » 

Ses « Essais » sont truffés de « peut-être », de « je crois » ou de « ce me semble ». Souvent, un « encore ne sais-je » met en doute ce qu’il vient d’affirmer. Il est persuadé que toute chose a plusieurs faces et que tout est relatif. Ce scepticisme et cette humilité, cet éloge du doute sont d’autant plus remarquables qu’il vit dans un siècle où catholiques et protestants sont capables des pires horreurs pour défendre une simple formulation théologique. Vivre dans l’incertitude : c’est l’une des vingt « réponses » repérées par Sarah Bakewell. Les autres ne sont pas toujours aussi parlantes. Si l’on comprend d’emblée le sens de « S’arracher au sommeil de l’habitude », « Tout remettre en question » ou « Vivre avec tempérance », il faut découvrir ce que signifie « Se ménager une arrière-boutique », « Ne philosopher que par accident » ou « Faire du bon boulot sans trop ». Pourquoi vingt réponses, d’ailleurs ? Ce chiffre rond a quelque chose d’artificiel. Pour sa part, Stefan Zweig avait tiré huit leçons de cette oeuvre qu’il admirait – huit manières d’être libre…

L’une des « réponses » de Montaigne est qu’on peut traverser une guerre inhumaine en restant humain. Il condamne la torture, à une époque où celle-ci se banalise et prend les formes les plus monstrueuses. Sans être forcément héroïque – on l’a vu fuir son domaine lors d’une épidémie de peste – il est capable de ne pas se salir les mains. Et, mieux encore, de chercher à réconcilier les pires ennemis, en se mettant à la place des uns et des autres. « Au Gibelin j,étais Guelfe et au Guelfe Gibelin », dit-il joliment.

C’est un autre de ses traits – et une autre « leçon », tirée par Sarah Bakewell : multiplier les points de vue. Montaigne se documente sur les coutumes de peuples lointains pour s’émerveiller de leur étrangeté et souligner le caractère aléatoire de toute chose. « Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie, écrit-il, que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages. » Changer de perspective, c,est aussi, à la manière des sages de l’Antiquité, prendre les choses de très haut pour les relativiser. Vues du ciel, nos petites ambitions évoquent des fourmis qui s’agitent dans tous les sens. Et « au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul ».

Faire diversion face à la douleur

Montaigne a perdu, en 1563, Etienne de la Boétie, qui était pour lui comme un frère. Cette amitié profonde, il l’a exprimée par une phrase devenue célèbre : « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi. » La Boétie est mort en parfait stoïcien, avec courage, sagesse et dignité. Mais à partir de ce jour-là, Montaigne a éprouvé la nécessité de se protéger de la douleur qui naîtrait de la perte d’un être cher, lui qui a vu mourir en bas âge cinq de ses six enfants. Il est devenu un fin connaisseur des techniques de diversion. Par exemple, pour chasser la crainte du vieillissement, il se concentre sur un souvenir d,enfance. Pour consoler une veuve, il lui parle de son époux, mais fait doucement dériver la conversation : « Je lui dérobai imperceptiblement cette pensée douloureuse, et la tins en bonne contenance et du tout apaisée autant que j’y fus. »

Sarah Bakewell a choisi des citations dans la langue originale, l’ancien français. Cela gagne en saveur, mais perd parfois de sa force, car il faut relire à deux fois pour saisir la justesse du propos. Son livre est cependant une excellente introduction à Montaigne. Le lecteur n’a plus qu’une hâte en le refermant : se plonger dans une version modernisée des « Essais ».

Autre leçon de Montaigne, et non la moindre : « Ne pas se soucier de la mort. » Jeune homme, en bon stoïcien, il pensait que la grande affaire de l’homme était de se préparer à bien mourir. Mais un accident de cheval, qui a failli lui ôter la vie à l,âge de 36 ans, lui a fait voir les choses tout autrement. Un paysan passe-t-il son temps à réfléchir sur la façon dont il passera sa dernière heure ? « La Nature lui apprend à ne songer à la mort que lorsqu’il est en train de mourir. » Mieux vaut vivre pleinement, dans l’instant : « Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; et même quand je me promène solitairement dans un beau verger, si mes pensées se sont occupées de choses étrangères pendant quelque partie du temps, une autre partie du temps je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. »

Les coaches du bonheur ne disent pas autre chose quand ils conseillent de goûter l’instant, de faire le vide dans ses pensées, de se détacher du bruit du monde. Avec quelques siècles d’avance, Montaigne a incité chacun à être témoin de ce qui se passe en soi. Les « Essais » sont une précieuse leçon de liberté, pour se détacher des poisons que sont la vanité, l’avidité, la routine ou le fanatisme. Et une invitation au bonheur de vivre. 

par par Robert Solé sur http://www.cles.com/enquetes

 

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Faut-il connaître notre avenir ?

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

Les authentiques Messagers de l’Au-Delà révèlent qu’il est illusoire de prétendre aider les humains en leur dévoilant leur avenir.

Les changements que la planète doit subir ont commencé à se manifester à travers différents signes avant-coureurs en apparence inquiétants : dérèglement rapide des algorithmes de notre biosphère, détérioration importante de la qualité de notre environnement, pollution massive de l’ensemble des écosystèmes terrestres, accélération du réchauffement climatique, multiplication des cataclysmes naturels, disparition de nombreuses espèces animales et végétales, accroissement brutal du nombre d’humains vivant en dessous du seuil de pauvreté, remise en question soudaine des fondements idéologiques, moraux, culturels et religieux de nos sociétés, incertitude générale quant à l’avenir et sentiment inconfortable de précarité dont plus aucun habitant de la surface de la Terre n’est désormais à l’abri. 

Face à ces effets de l’accélération vibratoire cosmique dont nous avons tendance à subir les premiers effets plutôt qu’à les comprendre, face aux difficultés existentielles auxquelles nous sommes tous, à des degrés divers, confrontés, beaucoup choisissent de se mettre en quête de nouveaux repères et d’informations concernant leur avenir. Certains consultent des voyants, des télépathes, des thérapeutes, d’autres des astrologues, des tarologues, des chiromanciens dont ils espèrent recevoir des clés qui les aideraient à décrypter les causes de leur mal-être et à redonner un sens à leur vie. 

Sylvie Lorain-Berger fait partie de ces êtres exceptionnels vers lesquels les autres habitants de la Terre ont naturellement tendance à se tourner, dès lors qu’ils « ne savent plus à quel saint se vouer ». Médium authentique depuis sa plus tendre enfance, ses conversations avec l’au-delà (retranscrites dans son bouleversant livre « Les Messagers de l’Au-Delà » – Éd. Alphée) sont aussi réelles et chaleureuses que les échanges que nous entretenons avec nos familles et nos proches; elles apporteront de multiples et précieuses informations à tous ceux qui s’interrogent actuellement sur l’orientation à donner à leur vie. 

Sylvie a en effet tenu à rendre publiques certains des conseils transmis par les êtres qui l’accompagnent quotidiennement dans les plans invisibles, car ils éclairent d’un jour nouveau les sujets liés à l’éveil des consciences et à l’accès à l’information en provenance de l’au-delà. 

Voici comment Armandine, l’une de ses guides, répond, avec une touchante simplicité, à la question : « Que faut-il penser de cette tendance actuelle de l’homme à vouloir absolument connaître son avenir ? »

Connaitresonavenir

 

« Ne crois pas que tu vas rendre service aux autres en dévoilant leur avenir… Tu les rendras dépendants psychiquement, et ils deviendront incapables de prendre seuls une quelconque décision. Connaissant les lois de la responsabilité, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même. Tant que tu n’as pas une assise spirituelle, tu peux faire plus de mal que de bien. Occupe-toi de ta propre maison en désordre avant d’aller faire le ménage chez les autres… 

Je ne connais que trop ce pouvoir attrayant qui consiste à vouloir ôter les pierres du chemin d’autrui… Te substituer aux guides peux t’apporter beaucoup de déboires. À cause de toi, ces êtres régressent. Tu deviens un poteau indicateur qu’ils suivent aveuglément. Et eux t’influencent négativement avec leur étroitesse d’esprit. Ils t’aspirent vers le bas sans que tu ne t’en aperçoives… C’est très ennuyeux… 

- Mais la voyance a toujours existé. Elle apporte souvent des indications précieuses qui influencent positivement la personne demandeuse. 

Armandine, patiente, m’explique : 

- Le terme « influence » que tu viens d’utiliser est bien choisi. Et tu n’as pas à « influencer » qui que ce soit. Les expériences d’un être déterminent sa force de penser, sa volonté de se battre et de faire des choix. Lui prédire son avenir, c’est l’infantiliser, le priver de son travail personnel. L’être humain doit simultanément se servir de son intellect et de son intuition. Seul l’équilibre entre ces deux forces fera de lui un être en progression constante. Les guides n’interviennent que pour amener l’âme à son futur épanouissement. 

- Pourtant, certaines personnes ont besoin d’un éclairage à un moment bien précis de leur vie pour mieux distinguer le bon chemin… 

- Chacun de vous a le pouvoir de distinguer, sans aide extérieure, s’il est sur le bon ou le mauvais chemin… La conscience a été donnée à l’homme dans ce but. Comme je l’ai maintes fois expliqué, l’invisible passe par la conscience pour vous guider. Les mener à être à l’écoute d’eux-mêmes libérerait les hommes de fausses croyances dans la limitation de leur existence. Ils découvriraient que les épreuves découlent de la loi de la réciprocité des effets que je t’ai déjà expliquée, il me semble. 

Tu es trop jeune pour te charger des tourments des autres. Ton regard doit se fixer sur ton propre horizon. Quand tu seras prête, tu pourras te servir des tarots qui, eux, reposent sur la connaissance initiatique spirituelle. Leurs symboles, révélateurs d’un certain niveau de conscience, sont des messages de l’âme. C’est une lecture intérieure… C’est très différent! 

Armandine paraît vraiment contrariée. Elle voudrait, comme tout guide qui se respecte, m’éviter les écueils qu’elle a sûrement subis. Son message est clair :intervenir dans le destin des autres peut s’avérer lourd de conséquences…

Je reste malgré tout hésitante. Cependant, Armandine ne lâche pas prise. 

- Tu dois savoir que toute question sur l’avenir terrestre t’éloignera de la Lumière… Ce n’est pas ton objectif…

Messagersdelau-dela

Les questions concernant l’avenir terrestre nous éloignent de la Lumière.

- Mais quel est mon objectif ? Je ne le sais pas moi-même et tu m’en parles rarement. Je ne sais pas ce que je dois faire… 

- Essaie déjà d’entendre ce que tu ne dois pas faire! Sélectionner avec précision ce qui nourrit ton âme est nécessaire pour que je t’en dise un peu plus. Vois-tu, c’est comme la voyance… Te révéler ce que tu es amenée à devenir t’embrouillerait plus les idées qu’autre chose. 

- Mais le destin existe. Je le vois bien dans les lignes des mains. On y voit les bonheurs et malheurs à des dates relativement précises. Enfreint-on une loi en les lisant ? 

Si tu les lis à des personnes qui ne sont pas aptes à saisir la portée de tes prédictions, que ce soit par les cartes ou les lignes de la main, elles peuvent aboutir à une inertie pernicieuse. Beaucoup attendront les bonheurs annoncés comme un dû. Si tu n’annonces pas à la personne les malheurs et dures épreuves qui la guettent, elle s’attendra à une vie de rêve. Mais lui révéler ses futures épreuves peut la traumatiser et la freiner dans son évolution terrestre. Le moindre détail peut perturber une âme sensible. 

L’autre jour, je t’ai entendue lire les lignes de la main à une amie de ta famille. En apparence, tu ne lui as dit que des choses très positives. Tu as fait attention… Donc cette femme a déjà un enfant et tu as lu dans sa main qu’elle en aurait deux. Tu ne t’en es pas rendue compte, mais tu l’as extrêmement troublée en lui faisant cette prédiction. Cette femme ne veut plus d’autres enfants… Elle s’est d’ailleurs faite avorter il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi tu as vu ces deux enfants dans sa main… 

Pourtant, le libre-arbitre existe toujours, ne l’oublie pas! Cette femme a cru qu’elle devrait absolument avoir deux enfants. C’est inexact! Si elle le désire, elle pourrait en avoir un deuxième, ce qui est très différent! Du coup, elle en a oublié le positif de tout le reste et ne pense plus qu’à ça… Tu lui as gâché sa journée et bien d’autres à venir… À cause d’une seule affirmation! Tu croyais lui faire plaisir, mais elle, elle t’en veut de lui avoir affirmé cela… 

Comprends-tu la difficulté de prédire ? Même lorsque l’on agit avec une certaine sagesse humaine et une grande bonté, cela ne suffit pas toujours. Seule la sagesse spirituelle est représentative de la justice et du véritable Amour. C’est vers celle-ci que tu dois tendre. Elle est messagère des plans subtils élevés. Ne perds pas de temps avec la voyance. C’est une énergie néfaste pour les médiums auditifs comme toi. Ce n’est pas le même canal. Pourquoi crois-tu que les guides agissent dans l’ombre, pour la plupart des humains ? Notre rôle principal est de chuchoter quelques conseils judicieux pour guider discrètement chaque être vers l’apogée de ses possibilités tout en respectant son libre choix. 

Vous ne devez jamais perdre la maîtrise de votre propre existence. Chacun de vous est né à cette période avec un objectif très précis à atteindre. Nous sommes là pour vous aider à le « mettre en lumière », mais à vous de le réaliser avec audace. C’est un jeu de piste très élaboré. Nous, les guides, nous vous envoyons constamment des signes… À vous de les interpréter grâce a votre perspicacité. Et plus vous serez attentifs, plus vous aurez de signes… Si Dieu a masqué la destinée de l’homme qui naît, c’est pour qu’il vive en paix dans son présent. «À chaque jour suffit sa peine.» Croire à la fatalité de son destin peut amener à la résignation, une triste indifférence. Seuls les guides possèdent une sagesse assez subtile pour dévoiler certaines vérités sans pour autant « manipuler » le libre-arbitre des êtres auxquels ils s’adressent. 

La voyance détourne les êtres de leur Lumière intérieure, ils réagissent en fonction des informations données avec précision. Tu crois bien faire, mais les mettre devant un fait accompli leur fait croire en un destin tracé d’avance, alors qu’il n’en est rien. Ils peuvent le transformer en une seconde… De plus, la voyance fatigue tes surrénales et ta glande thyroïde pour pas grand-chose ! 

- Ah, c’est pour ça que j’ai le visage qui enfle soudainement. Mais, Armandine, les décédés proches qui m’entourent connaissent certains événements à venir… Toi-même, je sais que tu as une idée de ce qui m’attend… dans quelle mesure peux-tu me le dévoiler? 

- Il faut faire très attention, car plus les décédés sont proches de la Terre, moins ils en savent… Ils font surtout des déductions à partir de votre pensée du moment. Ainsi, ils se trompent, et ces erreurs causent des préjudices à ces âmes qui tentent de vous aider. Vos questions matérialistes les rattachent a la Terre qu’ils ont quittée ; ils se servent souvent de ce qu’ils ont vécu personnellement pour vous répondre, et s’ils sont restés si proches de la Terre, c’est qu’ils ne sont pas capables de s’élever plus haut. Je ne parle pas des décédés qui décident de protéger leurs proches par amour, de même que ceux qui t’ont toujours entourée pendant ton enfance. Ceux-là restent discrets sur l’avenir. 

ClairvoyancespirituellePlus les décédés sont évolués, moins ils vous en diront sur ce que vous avez à expérimenter. Ils vous soutiennent et cherchent plutôt à vous orienter en passant par votre conscience individuelle, comme nous, les guides. C’est la plupart du temps grâce à ces intuitions fulgurantes que vous changez d’idée et que vous échappez à quelques ennuis. Plus vous avez d’entités lumineuses qui vous aiment et vous assistent, plus vous avez de signes… Nous ressentons tous une joie intense quand l’intuition est suivie… Les guides sont prioritaires pour se servir de ce canal, mais certains d’entre vous sont plus réceptifs à des êtres décédés qu’ils ont aimés. Nous œuvrons tous en parfaite harmonie. Seul compte pour nous le résultat… Mets-toi en tête que la voyance et la clairvoyance spirituelle sont opposées. La voyance est une initiation mineure…

Nous, nous t’offrons l’Initiation qui te mènera directement vers les hauteurs. Ton aide sera alors bien plus efficace… Tu serviras essentiellement d’intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Les guides et les êtres de Lumière ont besoin des médiums comme toi pour délivrer certains messages, certaines mises en garde envers leurs protégés… comme je le fais avec toi. À toi de savoir si tu veux perdre du temps dans la vallée… Les épreuves doivent rester cachées a ceux et celles qui les fuient. Peu d’êtres sont à même d’entendre, sans un immense sentiment d’effroi, tout ce qu’ils auront à subir. Comme tu le sais, la peur est mauvaise conseillère. Les lois divines demandent de la patience, un effort permanent face à l’adversité ou l’inconnu… »

Extrait de « Les Messagers de l’Au-Delà » de Sylvie Lorain-Berger (Éd. Alphée – 2006) 
Bibliographe – Janvier 2007

« Ils sont là mais je n’ai jamais peur. Ils sont tendres et prévenants. Je les vois et je les entends comme si nous nous parlions au téléphone. Je les aime infiniment. » 

Voici le témoignage profondément humain d’une médium qui, dès son enfance, constate qu’elle n’est pas comme les autres. Outre ses dons de voyance, elle communique avec des guides et en particulier avec son arrière grand-mère qui jouera le rôle d’ange gardien et de première initiatrice. Car ce récit est aussi l’histoire d’une initiation, d’un parcours singulier avec ses questions, ses épreuves et ses extraordinaires révélations.Son livre « Les Messagers de l’Au-Delà » est disponible CliquezICI

 

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Conversation de l’au-delà avec une personne suicidée

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

 

« Je m’appelle Ricky » a-t-il dit.

images (13)En désignant sa mère près de Rosemary Altea, il a alors éclaté en sanglot, soulagé d’avoir enfin pu franchir la barrière séparant les deux mondes. Quand il s’est calmé, il a pu s’exprimer. Peu à peu, il a vaincu sa répugnance et il s’est montré très direct, doté d’une forte personnalité.

Ricky a commencé par décrire un appentis de jardin qui se dressait depuis des années sur le terrain de sa maison de famille. La maison elle-même ancienne, était construite en briques. Il adorait cette bâtisse…

Les personnes qui se sont suicidées ont souvent du mal à expliquer comment elles s’y sont prise, car elles ignorent encore la plupart du temps la raison de leur geste. Le suicide ne résout rien, même lorsque l’on est malade, car les problèmes rencontrés dans la vie quotidienne sont des obstacles à franchir. Quoi que nous fassions, qui que nous soyons, que nous nous trouvions de ce côté ou de l’autre, ces problèmes se dresseront devant nous. C’est notre manière de les affronter, notre état d’esprit, qui déterminent la taille de ces obstacles ou leur caractère plus ou moins insurmontable. La mort ne nous change pas et nos problèmes nous accompagnent.

Nous devrions tous essayer de réfléchir de façon positive. Notre vie sur terre a un but : apprendre, faire le plus de découvertes possibles sur la véritable nature de notre esprit et sur l’importance de notre moi spirituel. Ricky aurait dû le réaliser et comprendre que sa bataille serait d’autant plus difficile qu’il avait infligé une peine terrible à sa famille par son acte.

Ricky s’intéressait beaucoup à la mode. Les vêtements avaient beaucoup d’importance à ses yeux. Le jour de sa mort, il se souvenait de la maire de chaussures qu’il avait achetée une semaine avant sa mort et qu’il décrit avec précision, ce qui a fourni à sa mère la preuve indubitable qu’il était encore en vie. Des chaussures très particulières, en raison de leur couleur très pâle que Ricky trouvait splendide. Ce détail a éclairé le visage de mère, jusque-là douloureux, d’un sourire larmoyant. Très vite, elle s’est mise à rire de la description que faisait Ricky de ses excentricités. Détendu, beaucoup plus confiant, Ricky a alors pu confier beaucoup de choses sur lui et sa famille. Il n’a pas dit que son suicide était une erreur. On percevait ses remords, l’inquiétude que lui inspirait sa famille et on comprenait que son évolution, le développement de son âme, allaient être entravés tant qu’il n’accepterait pas son geste. Mais il faut savoir que nombreux sont ceux dans le monde des esprits désireux de l’aider à vaincre ses difficultés et que lorsqu’il sera prêt à recevoir leur aide, il lui suffira de la leur demander.

Madame Jones, la mère de Ricky sait dorénavant que son fils est vivant, mais la tristesse ne l’a pas quittée. Elle et son mari vivent dans l’obscurité car la lumière s’est éteinte dans leurs vies. De temps en temps, cette lumière est cependant ranimée, lorsqu’ils souviennent du fils qu’ils aimaient, qu’ils ont perdu, mai qui vit toujours ailleurs. Ce sont des détails triviaux, apparemment sans importance, qui ont montré à Madame Jones que son fils est toujours vivant. Sa lumière brille toujours dans un autre monde et elle sait qu’un jour, elle e retrouvera.

Extrait du livre : Une Longue Echelle vers le Ciel – de Rosemary Altea – pages 164-169 – L’extraordinaire témoignage d’une femme qui dialogue avec les défunts.

 

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Envier l’animal – pourquoi

Posté par othoharmonie le 11 février 2014

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     Le sort des autres animaux paraît plus supportable que celui de l’homme. Examinons de plus près l’un et l’autre. Sous quelques formes variées que l’homme poursuive le bonheur ou cherche à éviter le malheur, tout se réduit, en somme, à la jouissance ou à la souffrance physique. Combien cette base matérielle est étroite : se bien porter, se nourrir, se protéger contre le froid et les intempéries, et enfin satisfaire l’instinct des sexes ; ou bien, au contraire, être privé de tout. Par conséquent, la part réelle de l’homme dans le plaisir physique n’est pas plus grande que celle de l’animal, si ce n’est que son système nerveux, plus susceptible et plus délicat, agrandit l’impression de toute jouissance comme aussi de toute douleur. Mais combien ses émotions surpassent celles de l’animal ! A quelle profondeur et avec quelle violence incomparable son cœur est agité ! pour n’obtenir à la fin que le même résultat : santé, nourriture, abri, etc. Cela vient en premier lieu de ce que chez lui tout s’accroît puissamment par la seule pensée du passé et de l’avenir, d’où naissent des sentiments nouveaux, soucis, crainte, espérance; ces sentiments agissent beaucoup plus violemment sur lui que ne le peuvent faire la jouissance et la souffrance de l’animal, immédiates et présentes. L’animal, en effet, n’a pas la réflexion, ce condensateur des joies et des peines ; celles-ci ne peuvent donc s’amonceler, comme il arrive pour l’homme, au moyen du souvenir et de la prévision : chez l’animal la souffrance présente a beau recommencer indéfiniment, elle reste toujours comme la première fois une souffrance du moment présent, et ne peut pas s’accumuler. De là l’insouciance enviable et l’âme placide des bêtes.

Chez l’homme, au contraire, la réflexion et les facultés qui s’y rattachent, ajoutent à ces mêmes éléments de jouissance et de douleur que l’homme a de communs avec la bête, un sentiment exalté de son bonheur ou de son malheur qui peut conduire à des transports soudains, souvent même à la mort ou bien encore à un suicide désespéré. Considérées de plus près, les choses se passent comme il suit : ses besoins qui, à l’origine, ne sont guère plus difficiles à satisfaire que ceux de l’animal, il les accroît de parti pris dans le but d’augmenter la jouissance : d’où le luxe, les friandises, le tabac, l’opium, les boissons spiritueuses, le faste et le reste. Seul aussi il a une autre source de jouissance, qui naît également de la réflexion, une source de jouissance et par conséquent de douleur d’où découleront pour lui des soucis et des embarras sans mesure et sans fin, c’est l’ambition et le sentiment de l’honneur et de la honte : -autrement dit, en prose vulgaire, ce qu’il pense de ce que les autres pensent de lui. Tel sera, sous mille formes souvent bizarres, le but de presque tous ses efforts qui tendent bien au delà de la jouissance ou de la douleur physiques. Il a sur l’animal, il est vrai, l’avantage incontesté des plaisirs purement intellectuels, qui comportent bien des degrés divers, depuis les plus niais badinages ou la conversation courante, jusqu’aux travaux intellectuels des plus élevés: mais alors comme contre-poids douloureux apparaît sur la scène l’ennui, l’ennui que l’animal ignore, du moins à l’état de nature, car les plus intelligents parmi les animaux domestiques, en soupçonnent déjà les légères atteintes : chez l’homme, c’est un véritable fléau ; en voulez-vous un exemple ?

Voyez cette légion de misérables gens qui n’ont jamais eu d’autre pensée que de remplir leur bourse et jamais leur tête, et pour qui le bien-être devient alors un châtiment, parce qu’il les livre aux tortures de l’ennui. On les voit, pour s’y soustraire, galoper de côtés et d’autres, s’informer avec angoisse des lieux de plaisir et de réunion d’une ville dès qu’ils y arrivent comme le nécessiteux des endroits où il trouvera des secours, – et, en effet, la pauvreté et l’ennui sont les deux pôles de la vie humaine. Enfin il reste à rappeler que dans les plaisirs de l’amour, l’homme a des choix très particuliers et très opiniâtres, qui parfois s’élèvent plus ou moins jusqu’à l’amour passionné. C’est là encore pour lui une source de longues peines et de courtes joies …

Pensées, maximes et fragments, traduction Burdeau. De Schopenhauer   

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21 leçons pour demeurer en paix

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

BYRON KATIE

BYRON KATIE

 


Introduction. Ce qui suit représente des pratiques simples mais puissantes qui peuvent vous offrir de nouvelles manières de considérer les circonstances de votre vie et, par cela, de créer de nouvelles possibilités de réalisation de soi.

1. Inverser les jugements
Remarquez dans la pratique lorsque vous jugez ou critiquez quelqu’un ou quelque chose. 
Par exemple, au rayon de l’épicerie, vous êtes impatient et pensez que la personne devant vous est mal organisée et impolie.  

Rapidement, renversez votre jugement et demandez-vous :

- Est-ce que cela est vrai aussi pour moi ?

- Suis-je impoli ?

- Suis-je parfois impoli ? Envers les autres ou envers moi-même ?)

- Suis-je impoli en moi-même lorsque je pense que les autres sont impolis ?

 Cet exercice amène votre attention en dehors de l’autre et place votre attention sur vous-même. Le pardon en résulte naturellement.
 
Placer la responsabilité ou le jugement sur quelqu’un d’autre vous ôte tout pouvoir de changer votre expérience.

 Accepter la responsabilité de vos croyances et de vos jugements vous accorde  le pouvoir de les changer. 
 
Souvenez-vous, au-delà de l’apparence de celui que vous regardez, il s’agit toujours de Dieu qui est camouflé, debout devant vous, pour que vous puissiez vous connaître. Renverser ses jugements permet le pardon total. Le pardon mène à la conscience de soi et rétablit l’intégrité personnelle.

2.  Les trois formes d’affaires

Remarquez, lorsque vous blessez, que vous êtes intellectuellement en dehors de vos affaires. Si vous n’êtes pas certains, arrêtez-vous et demandez-vous : «Intellectuellement, dans quelle affaire est-ce que je me trouve ?». 

Il existe trois sortes d’affaires dans l’univers : les miennes, les vôtres et celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il lorsqu’un tremblement de terre se produit ? Celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il si le voisin d’en bas de la rue a une vilaine pelouse? Celles de votre voisin.

- De quelles affaires s’agit-il si vous êtes en colère contre votre voisin d’en bas de la rue parce qu’il a une vilaine pelouse ? Vos affaires.

La vie est simple, c’est à l’intérieur.

Comptez, dans des intervalles de cinq minutes, combien de fois vous vous mêlez mentalement des affaires d’autrui. Notez lorsque vous donnez un conseil non demandé ou offrez une opinion sur quelque chose (à haute voix ou silencieusement).

Demandez-vous :

- Est-ce que je me mêle de ses affaires ?

- M’a-t-il demandé mon conseil ?

Et, le plus important :

- Puis-je prendre le conseil que j’offre et l’appliquer dans ma vie ?

3. Etre dans les affaires de personne

Après avoir travaillé sur la pratique de demeurer en dehors des affaires des autres, essayez de demeurer aussi en dehors de vos propres affaires. 

Considérez sans gravité tout ce que vous croyez savoir sur vous-même. 

«Je suis contenu et limité dans ce corps physique».

- Est-ce vrai ?

- Puisque savoir absolument que cela est vrai ?

- Qu’est-ce que j’obtiens en maintenant cette croyance?

- Il y a une croyance répandue que nous sommes notre corps et que nous mourrons. Qui serais-je sans cette croyance ?

4.   Se détacher de son corps, de son histoire

Essayez de parler de vous-même, durant un moment, à la troisième personne plutôt que je ou moi.  

Au lieu de dire «Je vais déjeuner», dites «Elle/il va déjeuner» (en se référant à vous-même) ou «Celle-ci/celui-ci va déjeuner».

Faites cela avec un ami durant une heure, l’après-midi ou la journée entière. Éliminez l’utilisation de tous les pronoms personnels (je, moi, nous).

Par exemple :

- Comment va celui-ci (ou celui-là) aujourd’hui ?

- Veut-il aller au parc ?

Faites l’expérience du corps de manière impersonnelle, ainsi que des histoires et des préférences que vous croyez incarner.
 

5. Parler au présent

Devenez conscient de la fréquence de vos conversations centrées sur le passé ou le futur. Soyez conscient des verbes que vous utilisé : était, faisait, fera, va faire etc. Parler du passé dans le présent, c’est le ré-éveiller et le recréer complètement dans le présent, pas seulement dans nos esprits, ce qui nous éloigne à ce que le présent représente pour nous en ce moment.

Parler du futur, c’est créer et vivre avec un fantasme. Si vous voulez faire l’expérience de la peur, pensez au futur. Si vous voulez faire l’expérience de la honte et de la culpabilité, pensez au passé.

6. Faire la vaisselle 

«Faire la vaisselle» est une pratique d’apprentissage de l’amour de l’action en face de vous. Votre voix intérieure ou intuition vous guide toute la journée dans des tâches simples tels que faire la vaisselle, conduire au travail ou nettoyer le sol. Autoriser la sainteté de la simplicité. Écouter votre voix intérieure et ensuite agir selon ses suggestions avec une confiance implicite crée une vie avec plus de grâce, sans effort et miraculeuse.

7. Écouter la voix du corps

Le corps est la voix de notre esprit et il vous parle à travers des mouvements physiques tels que les contractions musculaires -tels que les tics, les élancements, les chatouillements et la tension-, pour n’en nommer que quelques-uns uns. 

Devenez conscient de la fréquence à laquelle vous vous éloignez de la paix ou de la tranquillité. 

Pratiquez la tranquillité et laissez votre corps vous parler à partir de l’endroit où votre esprit se contracte, peu importe la subtilité de la contraction vacillante. Lorsque vous remarquez une sensation, enquêtez à l’intérieur.

- Quelle situation ou pensée contractée déclenche cette sensation physique ?

- Suis-je hors alignement de mon intégrité dans cette circonstance, et si oui, où ?

- Suis-je désireux de laisser partir cette croyance ou cette pensée qui fait se contracter mon corps ?

Écoutez et permettez aux pensées de vous guider et retournez à la paix et la clarté intérieure.

8. Faites-vous un rapport

Cet exercice peut aider à soigner la peur et le sentiment de terreur. 

Pratiquez l’élaboration de rapports sur les évènements comme si la circonstance dans laquelle vous vous trouviez était en fait une nouvelle et que vous en soyez le reporter itinérant. Décrivez exactement l’environnement et ce qui se passe « sur la scène » au moment précis. La peur est toujours le résultat de la projection d’une re-création du passé dans le présent ou le futur. 

Si vous vous découvrez être dans la peur, trouvez la croyance qui en est au cour et enquêtez :

- Est-il vrai que je dois avoir peur dans cette situation ?

- Que se passe-t-il réellement en ce moment-même, physiquement ?

- Où se trouve mon corps (mains, bras, pieds, jambes, tête) ?

- Que vois-je (arbres, murs, fenêtres, ciel) ?
 
La dépersonnalisation de nos histoires nous offre une occasion de considérer les circonstances plus objectivement et de choisir nos réponses à ce que nous apporte la vie. Vivre dans nos esprits, croire nos pensées fausses est une bonne manière de nous effrayer à mort et cela peut apparaître sous la forme de la vieillesse, du cancer, de la dégénérescence, de l’hypertension artérielle, etc.

9.   L’écoute fidèle

Pratiquez l’écoute des autres au sens le plus littéral, croyant exactement ce qu’ils disent et faites le mieux possible pour résister à l’envie de tomber dans vos propres interprétations de l’information qu’ils partagent avec vous.

Par exemple, quelqu’un peut vous faire des compliments sur votre beauté, et vous l’interprétez comme une insinuation que cette personne a des motifs inavoués. Nos interprétations sur ce que nous entendons dire de nous par les autres sont souvent de loin plus douloureuses ou effrayantes que ce que les autres disent réellement. Nous pouvons nous blesser par nos idées fausses et notre habitude à penser à la place des autres. Essayez de croire que ce qu’ils disent est exactement ce qu’ils veulent dire : ni plus, ni moins.

Ecoutez les autres jusqu’au bout. 

Rattrapez-vous lorsque vous désirez achever une phrase pour quelqu’un, soit à haute voix soit dans votre esprit.

Ecoutez. Il peut être étonnant d’entendre ce qui vient lorsque nous permettons aux autres d’aller jusqu’au bout de leurs pensées sans interruption. Et lorsque nous sommes occupés à penser à ce qu’ils vont dire, nous manquons alors ce qu’ils disent réellement.

Vous pouvez considérer ces questions :

- Qu’est-ce qui peut être menacé si j’écoute et entends de manière littérale ?

- Est-ce que j’interromps parce que je ne veux pas réellement savoir ce que l’autre a à dire ? Est-ce que j’interromps  pour convaincre que j’en sais plus que lui ?

- Est-ce que j’essaie de dresser une image de confiance en soi et de maîtrise ?

- Qui serais-je sans le besoin de posséder ces qualités ?

- Est-ce la peur d’apparaître comme non intelligent ?

- Est-ce que les autres me quitteraient si je les écoutais fidèlement et ne m’engageais plus dans des jeux manipulateurs ?

10. Parler honnêtement et fidèlement
Parlez fidèlement, littéralement. Dites ce que vous voulez dire sans justification, sans aucun désir de manipuler et sans vous inquiéter sur comment l’autre va interpréter vos paroles. Exercez-vous à ne pas être prudent. Faites l’expérience de la liberté que ceci apporte.

11. Observer la pièce
Imaginez-vous au balcon, regardant votre drame favori sur vous et ce qui vous bouleverse. Contempler l’histoire sur la scène en dessous. Observez comment vous avez assisté à ce drame des centaines, peut-être des milliers de fois. Observez cela  jusqu’à ce que vous vous ennuyiez.

Les acteurs doivent exagérer leur rôle pour conserver votre attention. Notez le moment où vous devenez honnête avec votre ennui, où vous vous levez de votre siège, quittez le balcon, sortez du théâtre et allez dehors. Sachez que vous pouvez toujours y retourner. Qui seriez-vous sans votre histoire ?

12. Regarder une deuxième version de la pièce
Ecrivez votre histoire à partir des yeux et de l’esprit d’une autre personne. Ecrivez autant de versions avec autant de résultats que vous le voulez. Remarquez ce que vous remarquez.

13. S’entraîner à la polarité
Si vous vous trouvez demeurer avec une pensée négative, entraînez-vous à aller vers l’extrême ou la polarité positive opposée. Lorsque vous vous surprenez à glisser à nouveau dans la négativité, choisissez à nouveau de retourner à la polarité positive et demeurez présent à votre choix conscient.

Percevez-en la vérité. Il n’y a que l’amour, et ce qui n’apparaît pas en tant qu’amour est un appel déguisé pour l’amour. 

C’est notre droit de naissance que de vivre dans la polarité positive d’amour et de vérité.

14. Le processus d’amour de soi
Dressez la liste de tout ce que vous aimez chez une personne et partagez-le avec elle. Puis, accordez-vous tout ce qui est sur la liste. Vous pouvez aussi reconnaître que ce que vous aimez chez quelqu’un d’autre est aussi vrai chez vous. Puis laissez la plénitude s’exprimer dans votre vie.

15. Etre dans l’honnêteté
Entraînez-vous à bouger et à répondre à partir de l’honnêteté. Riez, pleurez, criez et parlez tel que cela est véritablement vrai pour vous en  chaque instant. Soyez à nouveau un enfant ; agissez en complète honnêteté avec vos sentiments. Ne laissez pas les croyances compromettre votre intégrité. Par exemple, entraînez-vous à quitter une pièce honnêtement sans manipuler ceux que vous laissez derrière vous avec une excuse polie. Vivez votre vérité sans chercher à vous expliquer.

16.Demandez ce que vous voulez – Accordez-vous ce que vous voulez
Demandez ce que vous voulez, même si vous vous sentez intrépide ou maladroit. Les autres ne savent pas ce que vous voulez avant de le leur demander. L’acte de demander est une validation de la prise de conscience que vous méritez d’obtenir ce que vous désirez. Si les autres sont incapables ou non disposés à répondre à votre demande, accordez-vous la vous-même.

17.La conscience de vous
Reconnaissez que celui en face de vous est vous. Au-delà de toutes les apparences et personnalités réside l’essence de la bonté, qui est vous. Vous souvenir de votre présence sous toutes les formes vous ramène immédiatement au moment présent, dans la crainte mêlée d’admiration de la plénitude intérieure. La personne  en face de vous va devenir une occasion de vous connaître. Le coeur déborde d’amour et de gratitude, annonçant humblement : « Oh ! Oui, cette personne ou situation est là pour que j’apprenne qui je suis ».

18. La gratitude pour soi
Durant 24 heures, cessez de regarder en dehors de vous pour une validation.
L’autre aspect en cela est que vous devenez l’expérience de la gratitude.

19. Le miroir de la vanité
Si vous voulez voir qui vous n’êtes pas, regardez dans le miroir. Utilisez le miroir une seule fois dans la journée seulement. Qui seriez-vous sans votre miroir ?

20. Au-delà de la justification
Commencez à remarquer à quelle fréquence vous vous expliquez ou vous vous justifiez, vous justifiez vos paroles, vos actions, vos décisions, etc. 

- Qui essayez-vous de convaincre ?

- Et quelle histoire perpétuez-vous

Prenez conscience de votre utilisation du mot «parce que» ou «mais» lorsque vous parlez. Interrompez votre phrase immédiatement. Recommencez-la. La justification est une tentative pour manipuler l’autre personne ; décidez d’être tranquille et sachez.

21. Le cadeau de la critique
La critique est une occasion incroyable de progresser. Voici quelques points sur comment recevoir la critique et en tirer bénéfice. 

Lorsque quelqu’un dit que vous êtes mauvais, épouvantable, mou, etc., dites (soit dans votre
esprit, soit de vive voix à la personne) «Merci». 

Cette pensée nous porte immédiatement dans un espace où vous êtes disponible pour entendre et utiliser l’information d’une manière qui vous serve.

A la suite de la critique, demandez-vous : «Ai-je mal ?» Si la réponse est «Oui», alors sachez que quelque part en vous, vous croyez en la critique aussi. Connaître cela vous donne l’occasion de guérir cette partie que vous trouvez inacceptable en vous.

Si vous voulez arrêter d’être vulnérable à la critique, alors soignez les critiques. Tel est le pouvoir ultime pour laisser tomber tout concept. Être vulnérable signifie que vous ne pouvez plus être manipulé puisqu’il n’y a plus de place pour planter la critique. 

C’est la liberté.

compilation de Mary Lynn Hendrix et Byron Katie     

 

POUR INFO d’un internaute sympa : 

Je voulais donc vous informer, si vous n’êtes pas déjà au courant, de la venue de Byron Katie à Paris le samedi 12 juillet 2014.

Pour promouvoir cet événement, un site dédié à été créé sur lequel il y a toutes les informations disponibles : www.byron-katie-paris-2014.com,

ainsi qu’une page Facebook : http://www.facebook.com/LeTravaildeByronKatie.

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Se faire à l’idée de Coïncidence

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

 

jour nuitC’est pendant que je vivais en pleine nature, sur la côte ouest du Canada que je commençai à réaliser ce qu’est cette idée de coïncidence ou de synchronisme parfait entre les choses, nous raconte ici Drunvalo Melchizédek.

Les deux anges nous étaient déjà apparus, à ma femme e et à moi, et nous étions constamment guidés par leurs conseils. Dès le début de notre association avec eux, ils nous avaient dit de ne pas nous inquiéter de questions d’argent, car ils nous procureraient tout ce dont nous avions besoin. Ils nous avaient expliqué que Dieu a créé « une loi naturelle » au bénéfice de l’homme. L’humanité peut soit compter sur Dieu pour la sustenter, soit compter sur elle-même. Si l’individu choisit la première option, tout ce dont il a besoin sera toujours « à sa portée immédiate ». Mais s’il ne compte que sur lui-même, Dieu ne pourra pas l’aider en fonction ses demandes.

A cette époque-là, j’énervais de plus en plus ma femme parce que nous avions besoin d’un bidon d’essence pour la voiture. Le réservoir était tombé à sec plusieurs fois alors qu’elle conduisait, et la station service la plus porche était à 32 kilomètres de chez nous. L’auto était encore tombée en panne le jour précédent, et ma femme avait du marcher longtemps pour rentrer à la maison. Elle était furieuse contre moi parce que je n’avais pas encore acheté un bidon, et le sujet revenait constamment dans la conversation, ce à quoi je lui rétorquai : « Fais confiance à Dieu ». Exaspérée, elle s’écria : « A dieu ? J’ai besoin d’un bidon »

Je tentai d’expliquer une fois de plus : « Tu te souviens de ce que les anges nous on dit. Pour l’instant, nous n’avons pas besoin de travailler, et ils vont toujours nous procurer tout ce dont nous avons besoin. Oui, c’est vrai, nous n’avons presque plus d’argent, ais s’il te plaît, continue à avoir la foi » Et c’était très vrai, nous avions vraiment tout ce dont nous avions besoin – sauf un bidon d’essence.

Tout au long de notre promenade au bord du lac, elle ne cessait de me le rappeler et de faire des remarques acerbes à ce sujet : « Retournons vivre en ville. Arrêtons-nous de ne vivre que par la foi. C’est trop difficile. Nous avons besoin d’argent ». Nous nous assîmes sur un rocher et contemplâmes ce beau lac entouré de montagnes majestueuses que Dieu nous avait donné, et ma femme continua à se plaindre de moi, de Dieu et des anges.

Alors qu’elle parlait encore avec animation et beaucoup d’émotion, mon regard se porta soudain sur un objet qui semblait posé là sur le sol, entre deux grosses pierres, à une dizaine de mètres de l’endroit où nous étions assis. Bien sûr c’était, devinez quoi… un bidon d’essence. Quelqu’un avant dû tirer son bateau à terre, camper, puis quitter les lieux en laissant l’objet derrière lui. Mais ce n’était pas un simple bidon, il n’avait rien d’ordinaire, croyez-moi ! Oh non, celui-là était incroyablement beau ; je n’en avais jamais vu de semblable. Je ne savais même pas qu’on pouvait en trouver de tels. Il était fait d’un cuivre épais recouvert d’une belle laque rouge, mis à part les poignées qui, elles, étaient bien poncées et reluisaient comme de l’or. Si j’avais dû l’acheter, il m’aurait coûté plus de 100 euros, à coup sûr !

J’interrompis gentiment ma femme : « Attends une minute », puis je me levai, allai chercher le bel objet et le posai nonchalamment devant elle : « Est-ce que tu penses que celui-là fera l’affaire ? » Abasourdie, elle se calma immédiatement et resta silencieuse pendant deux semaines.

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ITINÉRAIRE D’UN VÉTERINAIRE PEU ORDINAIRE

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2013


ITINÉRAIRE D’UN VÉTERINAIRE PEU ORDINAIRE  dans Expériences images-7Après l’article de Marc Legros paru dans medi@me 3

(www.veterinairebuissondescaves.com), nous avons souhaité en savoir plus sur sa manière d’aborder la pathologie de l’animal.

Nous voulions comprendre comment et pourquoi un vétérinaire, au parcours classique, s’était orienté vers la médecine énergétique dans sa pratique quotidienne.

MEDI@ME: Dans tout processus, quel qu’il soit, il existe un déclencheur, quel a été le vôtre?

Marc Legros: C’est un accident, la ruade d’un jeune taureau, à la veille de mes quarante ans, le jour de l’enterrement de François Mitterrand. J’avais effectué des tuberculinations sur de jeunes taureaux dans une ferme. Trois jours après, j’y suis retourné afin de contrôler les réactions. Ce jour-là a marqué le reste de ma vie. Dans la boue, les bouses et sous la pluie, je devais faire avancer les jeunes taureaux dans un couloir à l’aide d’une baguette. A un moment, le chien du fermier a voulu à sa manière − un coup de croc! − faire avancer l’animal devant moi. Le taureau a alors envoyé une soudaine et violente ruade qui m’a touché en plein plexus.

Je suis resté KO, debout, sans pouvoir respirer, pendant quelques secondes. Puis, le réflexe de la respiration a de nouveau fonctionné, j’ai inspiré et la vie est revenue. Plus tard, le fermier, plein d’humour, m’a dit dans la voiture: «A l’heure actuelle, Mitterrand doit avoir de meilleures couleurs que vous!». Un jour, tu remercieras… J’ai souvent répété: «J’ai eu mal trois jours et j’ai été mal trois ans». Ce choc au plexus (chakras du cœur et solaire) avait en fait ébranlé toute ma vie. Dans les jours qui ont suivi l’accident, un malaise grave m’a obligé à m’arrêter de travailler.

Alors, durant toutes ces années, s’est installé le cortège de la dépression et du mal-être. C’est ce qui m’a permis, au travers de rencontres et de lectures, de m’ouvrir peu à peu à d’autres thérapeutiques. J’appelle ça mon clin d’œil du destin! Je pense notamment à cette sculptrice, rencontrée lors d’un congrès d’homéopathie quelques mois plus tard, Ute Bauer. Cette artiste allemande sculptait les représentations des types de personnalité des remèdes. En effet, chaque remède homéopathique est en liaison avec un certain type de personnalité: on est Pulsatilla, Phosphorus, etc. Quand je lui ai raconté ce qui m’était arrivé, elle m’a dit: «Un jour, tu remercieras ce taureau d’avoir touché ton chakra».

Dis-moi où tu as mal… Jusque-là, je n’avais eu aucune approche particulière de la médecine énergétique et l’homéopathie, que j’utilisais déjà, était seulement une pratique médicamenteuse alternative. J’étais dans une mauvaise passe, ma vie personnelle et ma vie professionnelle, pour des raisons différentes, étaient en pleine crise, peut-être celle de la quarantaine. Je décidai de faire établir mon thème astral par une dame vivant près de Tonnerre. Ce fut, là aussi, une rencontre marquante.

Elle me «prescrivit» la lecture de deux livres : le premier de Michel ODOUL «Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi» et le second «Message des hommes vrais au monde des mutants» (une initiation chez les aborigènes), de Marlo Morgan. A partir de ce moment-là, ma vie a complètement changé et ma médecine aussi. J’ai compris qu’avec «rien», simplement mes mains, je pouvais agir. Mais ce «rien» c’était de l’énergie. Je me suis aussi rendu compte de l’importance et de la force de la pensée dans le processus de guérison et je me suis tourné vers d’autres techniques thérapeutiques comme la pranathérapie, l’ostéopathie, etc.

M@: Qu’est-ce qui a motivé cette ouverture sur les médecines énergétiques?

ML: La réussite thérapeutique plutôt que l’échec. Avec l’homéopathie, je n’étais pas entièrement satisfait.

J’améliorais le mal-être mais sans réussir totalement à le traiter. Quand quelque chose est «déglingué», ça l’est vraiment. Puis, un jour, je me suis inscrit à une formation d’ostéopathie. Parmi les enseignants, il y avait ceux qui étaient structurés, purs. Il y avait aussi des énergéticiens dont un qui m’a particulièrement intéressé et dont j’ai suivi les enseignements. Il préconisait, par exemple, de se mettre à distance de l’animal pour comprendre ce qui lui arrivait…

Parmi les élèves, des ostéopathes équins venus chercher des recettes rapides et efficaces, il a créé un certain malaise.

En revanche, c’est cette approche différente qui m’a le plus apporté et je l’ai progressivement maîtrisée.

M@: Vous posiez-vous des questions avant cet accident? Aviez-vous déjà des doutes sur votre pratique?

ML: Il est vrai que cet évènement a été le tournant de ma vie, mais je n’étais pas toujours satisfait de ma pratique vétérinaire. Tout jeune, comme je l’ai raconté dans le précédent article (medi@me n°3), j’avais été choqué par l’impuissance et le diagnostic d’échec d’un vétérinaire à propos d’un animal malade. Déjà, à ce moment-là, j’avais ressenti le besoin d’explorer d’autres voies possibles de compréhension du mal-être de l’animal et de sa pathologie. Rien, je ne donne rien! Souvent, les gens viennent consulter chez moi en désespoir de cause. Ils sont surpris de constater que ma manière de pratiquer est efficace et je suis satisfait de voir que, quand je m’intéresse à l’être, à son unicité, je peux avoir des résultats. Il faut bien comprendre que ce n’est pas la patte de Bobby ou le nez de Médor que je soigne, mais un être à part entière. Je prends surtout en compte le couple formé par le maître et l’animal. L’animal est, bien souvent, le révélateur du mal-être enfoui du maître. Quand on me demande: «Pour mon chien qui a mal au bout du nez, qu’est-ce que tu me donnes?» Je réponds: «Rien, je ne donne rien». Il est vrai que, par rapport aux autres vétérinaires, je suis un être à part. Je préconise d’aller au-delà du soin de l’animal, rétribué, et de penser que l’on vit avec des êtres reliés entre eux dans un monde d’énergies interactives. Mon expérience personnelle parmi les animaux domestiques m’a permis de constater que le chat me semble être le plus avancé sur une échelle subtile. J’appelle cela mon échelle du divin. J’appelle cela mon échelle du divin. Un chat n’a pas mal à la patte, il est mal tout court. Je suis intimement persuadé qu’avec cette capacité à ressentir ce qu’éprouve son maître, le chat est très évolué. Il existe de tels liens entre la pathologie déclarée et la relation maître-animal que, dans ce cas, je commence l’interrogatoire par le maître. Cela existe aussi chez le cheval, moins chez le chien. Je l’ai constaté dans ma pratique et j’en suis persuadé, dans certains cas, le chat vient sauver son maître au détriment de lui-même. Il est dans la pensée de son maître qui va mal. Quel est le plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime? C’est au-delà de l’animalité, c’est divin.

M@: On peut alors se poser la question suivante: dans le processus de guérison, qui guérit?

ML: Soi-même, grâce à l’énergie qui vient d’en haut et qui va provoquer un déclic. Le thérapeute joue le rôle du déclic, il est l’élément déclencheur.

Je suis convaincu que ma parole et mes mains sont des instruments au service de la guérison mais sans l’aide d’énergies supérieures, rien ne serait possible. C’est le maître qui détient la clé. Il m’est arrivé de dire à quelqu’un: «Pourquoi voulez-vous que votre animal aille mieux, puisque vous n’avez rien changé dans votre vie?». Cela met en évidence tout le cycle des maladies idiopathiques, appelées autrefois psychosomatiques, qui minent autant les animaux que leurs maîtres. Les maîtres parviennent plus ou moins bien à cacher de lourds secrets, aux autres, parfois à eux-mêmes mais pas à leur animal. Ça ne fonctionne pas.

Leur intuition est si développée qu’ils ressentent intensément ce poids sur le cœur (le chakra). Ils sont si sensibles à la psyché profonde du maître qu’ils expriment son mal-être en de nombreuses maladies (le mal a dit). Michel ODOUL nous dit ceci: «Savoir où ils ont mal pour trouver pourquoi le maître va mal». Malheureusement, le maître refuse souvent d’accomplir des changements dans sa propre vie car les dommages collatéraux que ce changement entraîne sont quelquefois perçus comme trop violents et ne peuvent être acceptés. Pourtant, quand le maître comprend et agit sur lui-même, l’amélioration est instantanée et c’est une telle source de libération et de bien-être, pour l’animal, le maître et l’environnement proche, que cela en vaut vraiment la peine d’essayer!

M@: Quelle explication pouvez-vous donner à un échec ou une résistance à la guérison?

ML: Toutes les problématiques ne trouvent pas obligatoirement de solution, certaines sont trop lourdes à assumer pour le maître et pour l’animal. Quand je vois un animal dont la maladie récidive et le conduit à la mort, je ne peux que constater. Il existe des secrets si lourds à porter que les personnes ne peuvent se confier qu’à des thérapeutes spécialisés. Quand un maître amène son animal en consultation – mais ne devrait-on pas dire quand un animal malade amène son maître en consultation −, ce dernier est inquiet, envahi par des peurs et pas forcément ouvert à une approche énergétique du soin. En général, parlant de son animal domestique, il me prévient: «Vous allez voir, il est stressé, agressif, on ne peut pas le prendre dans les bras, etc.».

Je reçois beaucoup de chats en consultation. Ce ne sont pas des rebelles mais, comme je l’ai déjà dit, ils sont hypersensibles. Quand je les sors de leur cage de transport afin de les mettre sur ma table d’auscultation, ils entrent dans ma sphère d’énergie. C’est magique car juste avec mes mains, des paroles apaisantes et quelques soins énergétiques, ils commencent à se détendre et curieusement, leur maître en fait autant. Ensuite, le dialogue peut commencer. Les gens n’en reviennent pas, je n’ai jamais eu de morsures. Quand le chat est vraiment très atteint, très agressif, je lui prodigue quelques soins à travers la cage et je le garde à la clinique.

Ainsi, tout en m’occupant de lui, je lui laisse du temps. Cette séparation d’avec la cause de ses perturbations est nécessaire. Le maître voit que,s ans médication particulière et quelquefois de façon spectaculaire, le chat se porte mieux ce qui peut provoquer le déclic qui libèrera une compréhension chez lui. Quelquefois aussi, ce processus nécessite davantage de temps et de soins.

M@: Voyez-vous une évolution dans la prise en charge des animaux domestiques ces dernières années?

ML: Certainement. Pour nous, vétérinaires, il y a 40 ans, nous soignions principalement des animaux de ferme. Ils avaient une utilité, un travail, et devaient être soignés pour être capables de l’exécuter: les chevaux pour le labour, les chiens pour la chasse ou les troupeaux, les chats pour manger les souris et les rats dans les greniers! Les animaux de compagnie existaient peu dans les campagnes. Quand la rage est apparue et a été prise en compte, les propriétaires de chiens ont été obligés de les faire vacciner. Ils se sont alors rendus compte que médicaliser, c’était s’occuper de leurs animaux, prendre soin d’eux. Peu à peu, leur regard a changé. Je me souviens, au début de ma carrière, j’ai vu un fermier amener un chat très abîmé par une machine, pour le faire soigner.

Autrefois, on l’aurait achevé d’un coup de fusil. Mon patron m’a fait remarquer: «Le monde est en train de changer!». Maintenant, les animaux investissent de plus en plus la sphère intime de leur maître. Ils rentrent dans la maison, sont plus petits pour être transportés partout et vivent de plus en plus dans l’intimité de la famille. Les maîtres sont bien davantage attentifs au bien-être de leur animal. Les interrelations sont plus importantes, chacun vivant ou ressentant la vie de l’autre.

M@: En conclusion, vous arrive-t-il de parler aux animaux, d’avoir des «conversations»?

ML: (rires !) Non pas encore! Je ressens plutôt les réponses, quand j’approche la réalité de ce qui se passe, je reçois alors des regards qui me disent: «Merci, tu m’as compris et tu vas enfin me libérer». Il est évident aussi que je parle en pensée à l’animal. Je connais la force de la pensée et je fais passer des messages. Le chat semble toujours être le plus réceptif, comme s’il comprenait que je prends en compte ce qu’il exprime dans sa pathologie. Il secoue la tête et évacue les mauvaises énergies accumulées. C’est intuitif de part et d’autre. L’animal est authentique dans son fonctionnement, il ressent le véritable problème de son maître et sa souffrance. Il ne s’attache pas aux fausses bonnes raisons données (travail, stress, fatigue etc.) mais au problème racine qui resurgit sous ses différentes formes. Les gens essaient souvent de “noyer le poisson” (rires), mais l’animal ne s’y trompe pas car il ressent intensément le véritable problème enfoui. Aux maîtres responsables de découvrir et d’accepter qu’un thérapeute leur fasse découvrir cette raison première, même si cela doit entraîner quelques inconvénients auxquels il faut faire face avant d’en recueillir tous les bienfaits!

Tout cela fonctionne naturellement. Pour le thérapeute, il suffit simplement d’être à l’écoute, d’être dans cette dimension d’amour qui appelle tous les talents, qui déclenche les intuitions, les compréhensions. Il faut être dans la présence.

source : La revue de l’U.L.V. www.universite-libre-des-valeurs.com

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Un Maître Homme

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013


Graf Dürckheim (par Jacques Castermane) SON SITE / http://www.centre-durckheim.com/v2/voie.html

 

Un Maître Homme dans LECTURES Inspirantes kgdecharpew

L’un des grands disciples du sage allemand qui a quitté son vêtement de chair, nous donne ici son feeling sur l’enseignement et l’héritage de cet homme qui se servait des états d’âme quotidiens comme matière première de la transformation intérieure.

Nouvelles Clés : Graf Dürckheim est mort le 28 décembre 1988. Vous dirigez le Centre qui porte son nom. Vous étiez donc très proches ?

Jacques Castermane : Rien, mais alors rien ne semblait devoir aboutir à cette rencontre, à ces vingt- deux ans de travail avec lui et à cette sorte de filiation. Sans doute est-ce le hasard qui s’écrit destin ? Notre rencontre date de l’année 1967. C’était à Bruxelles à la Maison d’Erasme, où Graf Dürckheim participait à un colloque. Tout de suite le courant est passé. J’étais profondément touché par ce qu’il disait et surtout par sa façon d’être là. Et comme il a bien voulu l’écrire dans la préface de mon livre « je vois encore Jacques Castermane à la Maison d’Erasme, dans son habit bleu, assis sur ma droite. Et, comme cela arrive parfois lorsqu’on fait une conférence, j’avais l’impression que je parlais plus particulièrement pour lui, impressionné par sa capacité d’écouter. »

N. C. : Vous êtes devenu son disciple ?

J. C. : Je ne savais rien de ce que pouvait être une relation entre maître et disciple. Mais il est vrai que quelques années plus tard je ne pouvais plus l’appeler autrement. Après cependant beaucoup d’hésitations, au point de lui demander un jour comment il voyait la différence entre les deux. « La différence entre celui qu’on appelle le maître et celui qu’on appelle le disciple ?

Il n’y en a pas, tous deux sont sur le même chemin, si ce n’est que chez celui qu’on appelle le maître cela se voit déjà un peu plus ! »

N. C. : Il était difficile d’être le disciple de Graf Dürckheim ?

J. C. : Par rapport à lui, non. Par rapport à moi-même, oui. Parce que je me suis senti accompagné, jamais dirigé. Autrement dit j’avais l’impression que ma responsabilité était totale, que jamais il ne me dirait faites ceci ou ne faites pas cela. Dans son beau livre sur le Maître intérieur il dit clairement que le maître est en nous-même, que c’est notre noyau profond, ce qu’il appelle notre Etre essentiel. Pendant ces années d’accompagnement il ne m’a jamais demandé d’obéir à sa voix mais il m’a appris à écouter et à prendre au sérieux ma voix intérieure.

N. C. : Avez-vous un souvenir qui domine les autres ?

J. C. : Mille ! Et sans doute est-ce normal après sa mort, ils sont plus vivants que jamais, précis. Mais il est vrai qu’il en est deux qui sans doute dominent les autres. Le premier est la rencontre, déjà évoquée plus haut, le second est le jour où il m’a invité à travailler en son nom.

N. C. : Comment cela s’est-il passé ?

. C. : C’était en juin 1980. Depuis quelques années j’avais pris la décision d’aller voir Graf Dürckheim une fois par mois, dans la mesure du possible. Mille deux cents kilomètres pour être une heure ou deux avec lui ! Je me réjouissais chaque fois de cette rencontre et je sais qu’il était heureux de ce moment passé ensemble. Ce jour-là il m’a reçu dans sa petite maison en haut du village. Son lieu, son refuge du soir et du dimanche. Un véritable petit musée composé des objets qui l’accompagnaient depuis plus d’un demi-siècle. Une maison où peu de personnes sont entrées ; les leçons se donnaient dans une autre maison au centre du village, le Doktorhaus. Bien que malade d’une sérieuse bronchite il aimait être seul. Tout à coup le cours de la conversation a changé et il m’a dit : « Je fais confiance à votre façon de me comprendre et j’aimerais que vous travailliez en mon nom. »

N. C. : Vous vous y attendiez ?

J. C. : Pas du tout. J’avais l’impression curieuse de recevoir sur mes épaules un seau d’eau glacée qui en même temps était chaude ! Un long silence a profondément relié sa proposition et ma réponse. Je l’ai remercié et je me souviens exactement des mots que j’ai prononcés : « C’est un cadeau que je ne mériterai jamais et, en même temps, je m’en sentirai responsable le temps qui me reste à vivre. » Graf Dürckheim a inauguré le Centre qui porte son nom le 12 juillet 1981.

N. C. : Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris sa mort ?

J. C. : Des amis allemands m’ont téléphoné en fin de soirée le 28 décembre. Ce n’ était pas inattendu, au contraire. Je savais pour l’avoir revu quelques semaines plus tôt que cela pouvait arriver à chaque instant. Il n’empêche que ce qui m’a envahit, doucement, c’est une profonde tristesse. La tristesse de la séparation définitive de l’être proche. Mais en même temps je peux dire que j’ai reçu cette nouvelle très calmement parce que dans l’ordre des choses, c’est-à-dire qu’un travail sur le Chemin vous invite à intégrer ce qu’on appelle la vie et ce qu’on appelle la mort. Nous avions bien souvent envisagé le thème de la mort.

N. C. : Que vous disait-il de la mort ?

J. C. : Là encore me reviennent en mémoire quantité de souvenirs. Le 29 décembre, Christina et moi avons pris la route à quatre heures du matin pour le revoir une dernière fois. Graf Dürckheim reposait dans son bureau, là où je l’avais rencontré si souvent. Dès l’instant où je pénétrais dans cette petite pièce de quatre mètres sur quatre, je me sentais touché par une ambiance pénétrante et enveloppante : un silence.

Et dans cette dernière rencontre s’imposait le souvenir de ce qu’il disait du silence : « il y a le silence de la mort, où plus rien ne bouge ; et il y a le silence de la vie où plus rien n’arrête le mouvement de la transformation ». Ce silence impressionnant était celui de la vie. Ou, comme il aimait à le dire, le silence de la grande Vie ?

Dans le cadre d’une leçon, Graf Dürckheim me pose une question inattendue : « Jacques, pensez-vous à la mort chaque jour ? » Il ne me faut pas réfléchir longtemps pour répondre que non. « Quel âge avez-vous ? » J’avais quarante-deux ans. « Si à quarante-deux ans on ne pense pas à la mort chaque jour c’est l’expression d’un manque de maturité ! »

N. C. : Graf Dürckheim avait accepté sa mort ?

J. C. : Oui. Non seulement sa mort mais son mourir. « La mort, cette amie qui vous prend par la main pour vous conduire sur le seuil d’une nouvelle vie… » Voilà encore une phrase qui remonte à ma mémoire. Je ne l’oublierai jamais, bien que je ne l’ai entendu prononcer qu’une seule fois. A entendre les proches qui l’ont accompagné les derniers jours il s’est laissé prendre par la main sereinement. Mais pendant plus d’un an Graf Dürckheim était entré dans ce que j’appelle le mourir. Il était alité, il a été hospitalisé, il a souffert.

durkheim-643a5 dans SAGESSESe mettant en Chemin, beaucoup espèrent pouvoir éviter ces ennuis. Le maître est alors cette sorte de superhomme qui a le droit de vieillir mais en gardant une apparence jeune et en restant en super-santé ! C’est mettre le Chemin au service du petit moi qui a peur de souffrir. Ce qui m’a touché, profondément, chez Graf Dürckheim c’est combien il est resté humain, tout simplement humain, jusqu’au bout. Le 25 octobre, au lendemain de son quatre-vingt-douzième anniversaire j’allai le voir à la clinique de Schopfheim. Savez-vous ce qu’il me dit ? « Le dernier danger pour le moi est de vouloir mourir héroïquement » ! Voilà ce qu’il expérimentait à deux mois de son départ. Le danger de rester encore prisonnier du moi-façade, du moi-rôle.
Un mois plus tôt il m’avait dit quelque chose de très touchant : « Je souffre assez fort. Mais c’est curieux, en acceptant cette souffrance autant qu’il m’est possible, j’ai chaque fois l’impression que ce qui en sort est quelqu’un de plus mûr ! »

Ceux qui idéalisent le maître à leur convenance en imaginant qu’il va se retirer du monde dans une ultime méditation et droit comme un I doivent être déçus. En ce qui me concerne je suis bouleversé par ce témoignage authentiquement humain, profondément humain. Je sais aujourd’hui que le chemin n’a pas pour sens un surhomme mais qu’il peut faire d’un homme… un homme.

N. C. : Si vous aviez à choisir entre les qualités qui caractérisent la vie de tel ou tel homme, quelle est celle que vous choisiriez pour Graf Dürckheim ?

J. C. : Sans hésiter je choisis la bonté. Maria Hippius, sa compagne depuis une quarantaine d’année a annoncé le décès de Graf Dürckheim de la façon suivante – un grand coeur a cessé de battre. C’est très beau et c’ est tellement vrai. La chaleureuse humanité qui émanait de Graf Dürckheim est sans doute la qualité qui a le plus touché ceux et celles qui l’ont approché.

N. C. : Il avait aussi beaucoup d’humour ?

J. C. : Oui, toute rencontre avec Graf Dürckheim aboutissait plus tôt ou plus tard à un grand éclat de rire. Il y a une dizaine d’années un petit groupe était réuni autour du Père Lassalle et de Graf Dürckheim. Afin de se présenter, chaque personne était invitée à se nommer puis à dire ce qui lui était facile et, au contraire, ce qui lui était particulièrement difficile. Arrive le tour du Père Lassalle qui dit : « Ce qui m’est facile c’est de me taire… ce qui m’est difficile c’est de parler. » Vient ensuite Graf Dürckheim qui sourit déjà et en regardant le Père Lassalle annonce: « Ce qui m’est facile c’est de parler… ce qui m’est difficile, par contre, c’est de me taire ! »

Une autre fois, en Belgique, nous étions à table. Graf Dürckheim avait à sa droite Marie-Madeleine Davy. Un garçon s’approche d’elle et lui présente un plateau garni de mets variés. Cet immense plateau était lourd de bonnes choses. Madame Davy arrête le garçon alors qu’il a à peine posé sur son assiette deux morceaux de carottes et une petite feuille de salade.

Le garçon présente le plateau à Graf Dürckheim et lui demande ce qu’il désire. Après avoir regardé, successivement et plusieurs fois ; l’assiette de Marie- Madeleine Davy et l’immense plateau, il regarde le garçon et lui dit : « Tout ce que Madame n’a pas pris ! »

Cet humour il l’a manifesté jusqu’à la fin de sa vie, encore sur son lit à l’hôpital il arrivait à faire éclater de rire la personne qui lui rendait visite. Je crois qu’il manifestait de cette façon un état d’être au-delà des conditions, une sorte de détachement tout en étant au coeur des circonstances difficiles qu’il avait à vivre.

{{{« La vie ne peut plus être ennuyeuse dès qu’un fil d’or
vous relie à votre profondeur »}}}

N. C. : Graf Dürckheim est reconnu comme étant un maître spirituel de notre temps. il était lui-méme très religieux ?

J. C. : Il faut savoir, lorsqu’on évoque la dimension religieuse de Graf Dürckheim, que sa première préoccupation est l’homme et pas telle ou telle religion. Il est lui-même très clair sur ce sujet : « m’intéresse l’homme dans sa profondeur, dans son Etre essentiel ». Pour Graf Dürckheim, l’homme est prédisposé à l’expérience de l’Etre non pas parce qu’il est chrétien ou bouddhiste mais parce qu’il est un homme ! Il n’a jamais fait l’amalgame entre religiosité et confession religieuse. Lorsque nous avons travaillé ensemble à l’ébauche de mon livre
Les leçons de Dürckheim , c’est lui qui m’a proposé d’y insérer son article intitulé « L’expérience religieuse au-delà des religions ». Peu lui importait votre appartenance à tel ordre conceptuel ou philosophique, que vous soyez croyant ou incroyant. « N’oubliez jamais que dans notre travail ne doit nous préoccuper que ce que l’homme devient, et pas ce qu’il est. « Lorsque vous me demandez si lui-même était un homme religieux il est clair que je dois répondre oui ! Marie-Madeleine Davy , déjà citée, me disait un jour en désignant Graf Dürckheim qui était avec d’autres personnes « vous avez vu ses yeux ? Des yeux lavés par la grande expérience » ! C’est en ce sens que je réponds par l’affirmative. Il était nourri par ces expériences religieuses qui n’appartiennent à aucune religion particulière. Expériences qui sont au centre de son enseignement. Je l’ai vu accompagner sur ce qu’il appelait lui-même « le chemin vers l’essentiel » des hommes et des femmes de confessions différentes aussi bien que d’autres qui confessaient un athéisme réfléchi. Au fond il s’intéressait à ce qui en chaque personne est au-delà de ces différences tout en acceptant chacun dans sa différence. Il est dommage que certains, bien inconsciemment sans doute, enferment Graf Dürckheim dans leur différence. Respecter sa mémoire exige sur ce plan d’être très conscient.

N. C. : Cet homme religieux est un thérapeute de l’âme ?

J. C. : Un thérapeute de l’homme, de l’homme entier. Graf Dürckheim reconnaît les maladies physiques, psychiques, psychosomatiques et, en regard de celle-ci, les thérapies pragmatiques qui peuvent aider l’homme a retrouver la santé, c’est- à-dire l’état d’équilibre relatif qui précède la maladie. Mais il envisage ce qu’il appelle lui-même la thérapie initiatique sur un tout autre plan. L’homme en bonne santé, sur les plans qui viennent d’être évoqués, peut être malade de ne pas être celui qu’il est au fond. Dans un langage bouddhiste, on dirait sans doute que l’homme est malade de la distance qu’il a prise avec sa vraie images-12nature. Graf Dürckheim parle de la distance qui nous sépare de notre Etre essentiel. Les symptômes de cette maladie sont le désordre intérieur, le manque de calme intérieur, le sentiment d’insécurité qui conduit à une angoisse existentielle et aussi, il insistait beaucoup sur ce point, un manque de joie de vivre. Lorsque je dis que ce qui m’a touché lors de notre rencontre est sa façon d’être là, c’est bien de ces qualités dont il s’agit. J’avais là, devant moi, un homme de plus de soixante-dix ans duquel émanait une intense joie de vivre. De sa façon d’être là émanait la confiance, un état de confiance. Et il était calme, en ordre. Enfin il avait du temps, cette denrée si rare aujourd’hui. Non pas qu’il était inactif, au contraire. Il était à la fois un homme du monde, un écrivain, un orateur. Chaque jour il recevait huit personnes. A ces huit heures s’ajoutait l’assise en silence quotidienne. Et c’était ainsi toute l’année ! Lorsque j’évoquais son être là et son faire existentiel il revenait toujours à la dimension de l’essentiel. « L’essentiel est présent au fond de nous-même. C’est la lumière qui traverse le jade. Dès que l’homme est plus transparent à l’Etre présent dans son Etre essentiel, un premier critère est l’ouverture à une force qui ne le lâche plus. Cette force est à l’origine d’un ordre intérieur qui s’impose de lui-même. Et cette force a son origine et son aboutissement dans l’unité universelle. Vous vous sentez alors bien en vous- même, sans vous enfermer, et ouvert au monde, sans vous y perdre. » Lorsque je lui dis qu’il avait bien de la chance, que plus rien ne le touchait, que plus rien ne pouvait lui faire perdre l’équilibre, l’énerver, il sourit et dit : « J’aimerais assez qu’il en soit ainsi ! Mais croyez bien que chaque jour encore il y a quelque chose qui me dérange. Le travail sur le chemin n’élimine pas l’insupportable mais il vous permet de le supporter. »

N.C Un facteur important de l’enseignement de Graf Dürckheim est l’exercice. il était lui- méme un homme d’exercice ?

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Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique dans APPRENDS-MOI guerissant

Chaque fois que vous posez les yeux sur un nouveau-né ou un bambin, essayez de vous rappeler qu’à l’intérieur de ce tout petit corps à peine capable de prononcer quelques mots, vit un esprit sage, complet et expérimenté et l’un des êtres les plus  doués sur le plan psychique ? Comme ils viennent tout juste d’arriver de l’AU-DELA, ils ont souvent un souvenir extrêmement vivace de leur plan de vie, de leur Guide Spirituel et de leurs Anges, de leurs vies passées. S’ils ont de la chance, personne n’aura eu l’occasion de les mettre mal à l’aise, de les ridiculiser ou de les réprimander lorsqu’ils veulent en parler.

Croire que les bébés arrivent dans ce monde avec un dossier vierge ! Si c’était le cas, comment se fait-il que des enfants naissent avec une passion innée pour les trains, la guerre d’Indépendance, la biologie marine, les grands voiliers, la médecine ou l’archéologie alors qu’ils n’y ont jamais été exposés ne serait-ce qu’une seconde ? es enfants peuvent venir au monde avec différentes phobies, comme la peur des hauteurs ou de l’eau, des endroits exigus, des araignées ou du tonnerre, même si personne autour d’eux n’exprime le même genre de crainte. Comment cela est-il possible ?

Des gens « ordinaires » donnent naissance à des enfants prodiges dont les extraordinaires réalisations bouleverseront le monde des arts, du sport, de l’éducation et de la musique. Comme cela est-il possible ? Franchement, comparée à mon explication parfaitement logique basée sur l’influence des vies passées, l’idée que tout se décide par un coup du sort n’est-elle pas la plus invraisemblable des deux ?

-  Un enfant de cinq ans regarde sa mère droit dans les yeux après qu’elle lui eut servi son repas préféré et lui dit : « tu es la meilleure des quinze mères que j’ai eues jusqu’à présent ».

- Un enfant de six ans n’arrive pas à garder son sérieux tandis que son père le gronde. Son père lui demande ce qu’il y a de si drôle, et l’enfant répond : « Tu te souviens quand j’était ton père et que tu étais mon enfant et que je te grondais comme tu le fais aujourd’hui ?

 - Un couple initie leur petit garçon de quatre ans à la randonnée pédestre. Arrivé près d’un pont enjambant un ruisseau, le petit garçon s’arrête et annonce : « Oh, non ! Je ne veux plus jamais traverser le pont ». A leur connaissance, non seulement il n’avait jamais vu de pont auparavant, mais il ne savait même pas ce que c’était.

 Beaucoup de parents ont envisagé toutes les explications possibles (les rêves, la télévision, les camarades de jeux précoces et même le redoutable « imaginaire débordant »), pour essayer de comprendre l’origine de ces remarques inattendues. Ils ont envisagé toutes explications à l’exception de celle qui est la plus sensée, à savoir, que leur enfant se souvent de ses vie passées, et cela en dépit du fait que ces parents croient également que notre esprit survit après la mort. Vos enfants ne font que vous confirmer ce que vous saviez déjà. Pourquoi tenter désespérément de trouver une autre explication ?

 Les parents demandent souvent ce qu’ils doivent répondre à leur enfant la prochaine fois qu’il leur fera un commentaire aussi « étrange ». Je leur demande alors ce qu’ils ont répondu la première fois. Bien sûr, il faut tenir compte du fait qu’ils ont été pris par surprise, mais en général, ils ont répondu : « Arrête ! », « Tais-toi, tu me donnes la chair de poule ! » ou « les gens vont penser que tu es fou si tu continues à dire des choses pareilles ! » Seulement vingt pourcent des parent voient dans ces commentaires fascinants une occasion unique d’explorer l’esprit et les souvenirs passés de leur enfant, sans parler de discuter avec quelqu’un fraîchement débarqué de l’au-delà.

 Encouragez vos enfants à partager avec vous ce qui leur trotte dans la t^te, apprenez à les écouter et montrez-vous toujours ouvert d’esprit ; c’est de toute évidence un excellent conseil dont devraient tenir compte tous ceux qui ont des enfants. Mais je voudrais aussi que vous les encouragiez dès leur plus jeune âge à vous expliquer les allusions que vous ne comprenez pas. Posez-leur des questions du genre : « Où étais-tu avant de venir ici ?  ou « Qui parmi nous connaissais-tu avant de venir au monde ?  sans juger leurs réponse sou laisser voir votre scepticisme. Vous renforcerez ainsi leur confiance en vous, justifierez la notion voulant que tout ce qu’ils ont à dire est important, et créerez entre vous un espace de dialogue qui durera toute votre vie si vous y prenez garde.

Je suis également prête à parier qu’au cours de ces conversations vous serez étonné de découvrir à quel point vos enfants sont fascinants et tout ce dont ils se souviennent, et que vous vous rappeliez également à leur âge, jusqu’à ce qu’on vous dise qu’il ne faut pas parler de ces choses.

 Les jeunes enfants perçoivent plus facilement que les adultes les esprits, les fantômes, les Guides Spirituels, les Anges et toutes les autres entités qui habitent dans la dimension de l’AU-DELA. Une fois encore, cela tombe sous le sens, car après tout, ils arrivent tout juste de là-bas. S’ils disent voir des gens que vous ne voyez pas ou entendre des vois que vous n’entendez pas, ne leur demandez pas simplement de vous en parler – assoyez-vous ensemble et préparez-vous à avoir une discussion captivante. Demandez-leur de vous décrire leurs « amis imaginaires » pendant que vous y êtes. Il y a de fortes chances qu’ils ne soient pas du tout imaginaires et que vous ayez la chance de côtoyer des petits êtres qui ont l’oreille du monde des esprits.

En fait, l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre propre éducation et pour que votre enfant développe sa confiance en lui-même est d’éliminer de votre vocabulaire la phrase « Tu t’imagines des choses ». Premièrement, il est probable que vous vous trompiez. Deuxièmement, je ne sais ce que vous en pensez, mais je n’apprécie pas tellement qu’on me dise que j’imagine des choses quand pour moi ces choses sont bien réelles. Pourquoi les enfants ne souffriraient-ils pas comme nous de se le faire dire constamment ? Je tiens à le répéter : les enfants comptent sur terre parmi les êtres les plus doués sur le plan psychique. Ne l’oubliez pas la prochaine fois que vous tenterez de vous faire convaincre qu’il ne faut jamais se disputer ou se chamailler devant les enfants, comme si un enfant pouvait ne pas savoir ce qui se passe entre ses parents. Ils savent très bien ce qui se passe, même lorsqu’ils dorment – mais je devrais dire – surtout lorsqu’ils dorment, alors que leur esprit spirituel est complètement éveillé. Qu’ils vous entendent consciemment ou non, cela n’a pas d’important. Leur petit esprit subconscient est toujours au courant de tout.

C’est pourquoi je crois qu’il est si important de parler à vos enfants pendant qu’ils dorment. Ne vous inquiétez pas ; ils comprendront ce que vous leur direz. Leur vocabulaire conscient est peut-être limité en raison de leur âge, mais l’esprit auquel vous vous adressez via leur subconscient est éternel et s’exprime avec la même facilité que vous. La sérénité, la sécurité et la guérison que vous pouvez apporter à votre enfant durant son sommeil seront bénéfiques non seulement pour lui, mais aussi pour le lien entre votre esprit divin et le sien. Je sais que cela semble un peu tiré par les cheveux. Mais essayez quand même, tous les soirs pendant deux semaines, lorsque vous vous arrêtez près de leur berceau ou de leur lit pour voir si tout va bien ; cela ne peut pas faire de mal et ne vous prendra que quelques instants, et si j’ai effectivement raison, imaginez tout ce que vous en retirerez !

Tout ce que vous avez à faire est de vous approcher de votre enfant endormi afin qu’il ou elle puisse entendre votre chuchotement sans pour autant se réveiller, puis réciter la prière suivante – ou inventez-en une en choisissant les mots qui vous viennent naturellement : 

« Mon cher enfant, je suis honoré que tu m’aies choisi comme guide et gardien de ton esprit sacré au moment où il entreprend une nouvelle vie sur terre. Je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois toujours en sécurité, en santé, joyeux et en contact avec le Dieu qui t’a créé et qui vit en toi à chaque battement de ton cœur. Je te souhaite de conserver toute la sagesse et le bonheur accumulés au cours de tes vies passées, et de te libérer de la tristesse, de la peur, de la maladie et de la négativité contenues dans ces mêmes vies, afin qu’elles soient dissoutes pour toujours dans la blanche lumière de l’Esprit Saint« . 

Il faut vraiment tout un village pour élever un enfant. Tâchons donc d’inclure tous les enfants du monde dans nos prières et travaillons chaque jour à faire de notre village un endroit meilleur, plus sûr et plus accueillant. 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   page 118 – de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

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La puissance de la pensée

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


pourquoi ce sentiment de solitude ?

La puissance de la pensée dans Penserie images-28J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering de krishnamurti le 30 Aout 1977.

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Expérience pour éveiller l’inconditionné

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2013

Extraits de « Le dos au Mur »

INTRODUCTION
Vous connaissez peut-être Jiddhu Krishnamurti? Mais il n’est pas « le » K. dont nous parlons ici. U.G., comme on nomme l’autre Krishnamurti est un franc-tireur de la spiritualité. Il dénie toute appartenance à l’enseignement de son homonyme. Il critique parfois même certaines affirmations de Jiddhu K. Cela ne manque pas de piquant… Et malgré tout, tous deux cherchent à éveiller l’inconditionné en chacun de ses interlocuteurs.Voici quelques extraits brefs qui vous permettront d’approcher les dires décapants d’U.G.. Des commentaires pertinents de J.M. Terdjman accompagnent en italique les dialogues.

Expérience pour éveiller l’inconditionné dans LECTURES Inspirantes images-18

Question U.G., est-ce qu’on peut dire que vous vivez dans un état sans conflit?

U.G. : Je ne suis pas en conflit disons au moins avec la société. Le monde, tel qu’il est actuellement, est ma seule réalité. La réalité ultime que l’homme a inventée n’a absolument rien à voir avec la réalité de ce monde. Vous cherchez de tous les côtés et dans tous les sens à comprendre cette réalité, que vous qualifiez d’ultime » mais ne vous gênez pas, donnez-lui tous les noms que vous voudrez; c’est cette recherche effrénée tous azimuts qui vous empêche de voir et d’accepter la réalité de ce monde tel qu’il est. Tous vos efforts pour fuir le monde tel qu’il est rendent impossible l’harmonie véritable avec les choses qui vous touchent directement.

Nous nous faisons une idée de cette harmonie. Comment vivre en ayant la paix intérieure -voilà l’idée que nous créons, mais ce n’est qu’une idée. La paix est déjà là, elle est extraordinaire. Mais vous ne pouvez jouir de cette paix intérieure parce que vous vous êtes fait une idée de ce que vous appelez « paix intérieure » qui n’a absolument rien à voir avec le fonctionnement harmonieux de ce corps. Débarrassez-vous de ce fardeau, n’essayez pas d’atteindre cette réalité, d’en faire l’expérience, de la vivre; vous verrez alors qu’il est impossible de faire l’expérience de quoi que ce soit, mais au moins vous ne vivrez pas dans l’illusion. Alors, vous accepterez qu’il n’y a rien, absolument rien, que vous puissiez faire pour avoir une expérience de quoi que ce soit -en-dehors de la réalité que nous impose la société.

Nous n’avons d’autre choix que d’accepter ce moule que la société nous impose, parce qu’il est vital de fonctionner dans ce monde d’une manière saine et intelligente. Si nous n’acceptons pas cette réalité imposée par la société, c’en est fini de nous, on termine au cabanon. Il faut donc accepter cette réalité telle qu’elle nous est imposée par la culture, la société, appelez-la comme vous voudrez; mais en même temps Il faut se rendre compte qu’on ne peut rien faire pour avoir l’expérience de la réalité [au lieu de son concept]. Acceptez tout cela et vous ne serez plus en conflit avec la société, et le désir d’être quelque chose d’autre que ce que vous êtes actuellement prendra fin aussi.

Ce but que vous vous êtes fixé, cet idéal qu’il vous faut réaliserce besoin d’être quelque chose d’autre, tout cela disparaît. Le problème n’est pas d’accepter quelque chose d’autre, d’autres valeurs ou d’autres croyances. Simplement, la quête n’est plus. Ces objectifs que la société et la culture ont placés devant nous, et que nous avions considérés comme désirables, ne sont plus. Ce besoin d’atteindre cet objectif, lui aussi n’est plus. Alors, vous êtes ce que vous êtes, sans plus.

Quand vous ne cherchez plus à devenir autre chose que ce que vous êtes, le conflit intérieur n’est plus. Si intérieurement vous n’êtes plus en conflit, il vous devient impossible de l’être avec la société. Tant que vous n’êtes pas intérieurement en paix, vous ne pouvez l’être avec autrui. Bien sûr, on peut être soi-même en paix, sans que son voisin le soit. Mais, voyez-vous, cela ne vous concernera pas. Voilà la situation : quand vous êtes sans conflit intérieur, vous devenez une menace pour la société actuelle. Vous devenez une menace pour vos voisins, parce qu’ils ont accepté le monde [le monde qu'ils connaissent et qu'ils conçoivent] comme étant la réalité -et aussi ils ont en tête un objectif bizarre qu’ils appellent « la paix ». Vous devenez une menace pour leur existence telle qu’ils la conçoivent et telle qu’ils en font l’expérience. Alors vous êtes complètement seul -pas la solitude que les gens redoutent simplement vous êtes seul.

On croit s’intéresser à la réalité ultime, à l’enseignement des gurus et des saints, aux innombrables techniques qui doivent éveiller en vous cette énergie que vous recherchez quand le mouvement de la pensée cesse que cette énergie, qui est déjà là, est libérée. L’enseignement du saint n’y fait rien, toutes les techniques imaginables non plus.

Simplement le conflit [engendré par la pensée] n’est plus. Vous ne pouvez pas comprendre.

Le mouvement là [il désigne son interlocuteur] et le mouvement ici [il se désigne ] sont une seule et même chose. Pas de différence entre cette machine humaine et tout autre machine. Elles existent ensemble. C’est la même énergie qui s’exprime là-bas et ici. En fait toute énergie que vous ressentez en pratiquant toutes ces techniques est une énergie de friction, de conflit. Cette énergie-là est créée par la friction de la pensée -le besoin de faire l’expérience de cette énergie est la cause directe de l’énergie que vous ressentez. Mais on ne peut absolument pas faire l’expérience de cette énergie-ci [cette énergie indifférenciée dont je parle]. Elle est simplement une expression, une manifestation de la vie. Vous n’avez rien à faire pour ça.

Tout ce que vous faites pour avoir l’expérience de cette énergie entrave cette énergie, qui est l’expression et la manifestation de la vie, et l’empêche de fonctionner. On ne peut pas évaluer cette énergie à l’aune de nos valeurs habituelles -différentes techniques, méditation, yoga, etc. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre. Mais toutes ces techniques ne vous permettront pas d’atteindre votre objectif -l’objectif lui-même est un leurre. Si c’est la souplesse du corps que vous recherchez, c’est sûr que le yoga vous aidera. Mais ça ne sert à rien pour atteindre l’illumination, la libération, appelez ça comme vous voudrez. Même les techniques de méditation sont des activités de concentration sur soi [et d'exclusion du reste]. Vous utilisez des mécanismes qui continuent sur eux-mêmes, qui se maintiennent par eux-mêmes. Ces techniques vont à l’encontre de votre recherche de la réalité ultime; elles ne sont que des instruments d’auto-continuité. Un jour vous vous apercevrez, ou plutôt vous vous éveillerez au fait que la quête même d’une réalité ultime n’est qu’un mécanisme d’auto-continuité. Il n’y a rien à atteindre, rien à gagner, rien à réaliser.

Lorsque vous agissez en vue d’atteindre votre objectif, un mécanisme d’auto-continuité se met en place. J’utilise les mots 44 mécanisme d’auto-continuité » mais je ne veux pas dire par là qu’il y a un soi, un moi, une entité quelconque. J’utilise le mot « soi » parce qu’il n’y en a pas d’autre. C’est comme le démarreur dans votre voiture. Elle démarre toute seule, elle se maintient automatiquement dans son existence de voiture. Ce mécanisme n’existe pour rien d’autre. Tout ce que vous voulez accomplir est basé sur le moi. Je dis « basé sur le moi » et vous pensez aussitôt « attention, à éviter », parce que votre idéal est l’absence du moi. Mais tant que vous agissez en vue du non-moi, vous êtes ancré dans le moi. Quand l’énergie du désir d’aller au-delà du moi n’est plus, alors le moi n’est plus et il n’y a plus d’activité fondée sur le moi. Ces techniques, ces systèmes, ces méthodes pour atteindre l’état de non-moi, tout cela est au centre du moi.

Malheureusement, la société considère l’abnégation de soi comme l’idéal le plus élevé; l’altruiste est un atout pour la société, et la société ne se préoccupe que de sa propre continuité -maintenir le statu quo. Ainsi toutes ces valeurs, que nous acceptons et honorons, sont des inventions de l’esprit humain pour assurer sa propre continuité.

Le fait même d’avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n’arrivez nulle part. Seulement l’espoir est là qu’un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu’en fait vous n’alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d’autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n’en sort, et vous verrez que c’est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l’ombre d’un doute.

Il vous plain de vous engager dans un certain nombre de choses; à un moment donné, il vous faut bien voir que tout cela ne mène à rien. Tant que vous avez quelque chose en tête, vous suivez votre idée. [Notre "volonté", nos "décisions", loin d'être décidées librement, sont simplement la prise de conscience de nos obsessions, de notre conditionnement mental, de nos pensées. À rapprocher de la réponse de Sri Nisargadatta Maharaj le 9 janvier 1981, dans "Conscience et Absolu " (Les Deux Océans, Paris, 1998, p.49: "Que sont les pensées? -Elles sont le résultat de conditionnements antérieurs). Voir aussi plus loin, p. 75, l'identité entre pensée et volonté]. Il faut être lucide. Que voulez-vous? Je pose tout le temps la même question : « Que voulez-vous »? Vous dites : « Je cherche la paix intérieure ». Voilà un but impossible à atteindre, une contradiction dans les termes : tout ce que vous faites pour y parvenir détruit la paix qui est déjà là. Vous voyez, vous avez mis en marche un mouvement de pensée qui détruit la paix qui est déjà là. Il vous est très difficile de comprendre (ou d’accepter) que toutes vos tentatives vont précisément à l’encontre de la paix et l’harmonie qui sont déjà là. Tout mouvement de pensée, quelle que soit sa direction, quel que soit son niveau, est un facteur de destruction du fonctionnement calme et paisible de cet organisme vivant -qui n’a que faire de vos aspirations spirituelles. Il n’a que faire de vos expériences spirituelles, même les plus extraordinaires.

Une fois que vous avez eu une expérience spirituelle vous en désirerez forcément une autre, puis une autre, et finalement vous allez vouloir vivre en permanence dans cet état. Il n’y a rien de tel, le bonheur éternel, la félicité éternelle n’existent pas. Vous y croyez, parce que c’est ce qu’on vous a dit dans tous ces livres que vous lisez. Pourtant vous savez parfaitement que votre quête n’aboutit à rien. C’est ce mécanisme qui a été mis en route, cet instrument que vous utilisez, qui vous fait continuer dans cette direction parce que c’est la seule chose qu’il puisse faire. Il est le résultat de tant d’années de dur travail, d’effort et d’exercice de volonté. Vous voulez que vos efforts amènent un état au-delà de l’effort; ça ne marchera pas. Ne vous mettez pas martel en tête à propos de J’état au-delà de l’effort : il n’y a rien de tel. Vous voulez atteindre le sans-effort par l’effort -comment diable allez-vous y arriver? Vous oubliez que tout ce que vous faites, tout mouvement (de pensée), tout besoin, tout désir de quoi que ce soit, est effort.

On ne peut pas arriver à l’état-sans-effort par l’effort. Essayer de ne plus faire d’efforts est un effort en soi. C’est à devenir fou, en vérité! Vous ne vous êtes pas (encore) mis dans cette impasse. Si ça arrive pour de bon, alors vous allez vraiment devenir fou -et ça vous fait peur. Rendez-vous compte que tout ce que vous faites pour arriver à cet état-sans-effort, pour quelque raison que ce soit, est un effort. Même le désir d’éviter l’effort est aussi effort. On peut appeler état sans effort l’absence totale de volonté et d’effort -mais ce n’est pas quelque chose qu’on peut atteindre par l’effort.

Si seulement vous pouviez comprendre l’absurdité de votre quête! Changez de techniques, changez de maîtres, vous n’arriverez à rien; l’obstacle qui vous bloque n’est rien d’autre que la méthode en quoi vous mettez tous vos espoirs, voilà votre problème. Peu importe le maître que vous suivez. Si vous remettez en question son enseignement, vous n’aurez pas d’autre choix que de le remettre en question lui aussi. Mais le doute vous saisit alors : « C’est de ma faute, [si je persévère] un jour j’y arriverai ». Si vous n’y comprenez rien aujourd’hui, demain ce sera la même chose. On comprend quand le besoin de comprendre n’est plus là -maintenant ou la semaine prochaine.

Il n’y a rien à comprendre, voilà. Comprendre ne sert qu’à comprendre ce qui va arriver demain -mais pas la réalité de l’instant. Dans l’instant, il n’y a rien à comprendre du tout.

Ça peut paraître drôle, mais c’est comme ça. Vous voulez comprendre quoi? Vous n’arrivez pas à me comprendre. Ça fait vingt jours que je vous parle, et on peut continuer, mais vous ne comprendrez toujours rien. Ce n’est pas que c’est difficile. C’est tellement simple. La structure complexe [la pensée] que vous utilisez est précisément incapable de cette simplicité. Voilà le vrai problème. « Ce ne peut pas être aussi simple que ça », pensez-vous; la structure est si compliquée qu’il lui est impossible de considérer pour un instant que ça pourrait être aussi simple. Alors on va comprendre plus tard, pas maintenant. Mais demain ce sera la même chose, et dans dix ans ce sera toujours la même chose. Alors que faire? On est tous passés par là. On bascule ou on fout le camp. Si vous forcez suffisamment vous avez une bonne chance de basculer [dans la folie ] Mais vous allez vous arrêter avant.

Vous voulez comprendre quoi? Je ne dis rien de profond. Je répète la même chose tout le temps, jour après jour. Pour vous, c’est rempli de contradictions. Je dis quelque chose -que vous ne comprenez pas- et puis je dis le contraire. Vous y voyez une contradiction. En fait, il n’y en a pas. Ce que j’ai dit en premier lieu n’a pas exprimé ce que je voulais dire, alors la deuxième affirmation est une négation de la première; et la troisième est une négation des deux premières; et la quatrième une négation des trois premières. Non que j’aie quelque chose à dire. Non quej’aie dans l’idée de vous communiquer quoi que ce soit. Il n’y a rien à transmettre. Seulement une suite de négations. Non qu’il y ait quelque chose à dénier. Vous voulez comprendre. Voyez-vous, vous voulez comprendre. Il n’y a rien à comprendre. Chaque fois que vous croyez y voir un sens quelconque, j’attire votre attention sur le fait que ça n’est pas ça. Ce n’est pas non plus la doctrine du neti-neti.

Vous savez, en Inde, ils ont mis au point cette approche négative. Mais cette soi-disant approche négative est en fait une approche positive, parce qu’ils ont quand même un but en tête. Ça n’a pas marché avec l’approche positive, alors ils ont inventé ce qu’on appelle l’approche négative. « Pas ceci, pas cela ». On ne peut pas atteindre l’inconnaissable, voyez-vous, et on ne peut pas non plus en faire l’expérience par l’approche positive. Cette approche soi-disant négative ne l’est pas vraiment, parce qu’il y a toujours un but tangible -connaître l’inconnaissable, ou le désir de faire l’expérience de quelque chose- et ce quelque chose est au-delà de l’expérience. C’est une pure supercherie -on s’amuse. Tant qu’il y a un but tangible, quel qu’il soit -et on peut appeler ça approche positive ou négative c’est une approche positive.

D’accord, on s’amuse, c’est intéressant, mais soyons sérieux, ‘l’au-delà », « l’inconnaissable », il n’y a rien de tel. Si vous acceptez l’idée d’un au-delà, vous allez chercher à le connaître -à connaître l’inconnaissable. Votre intérêt est de chercher à connaître. Ce mouvement [de la pensée] va persister tant qu’il y aura le désir de faire l’expérience de quelque chose qui n’est pas du domaine de l’expérience. Il n’y a pas d’au-delà, point final. Qu’est-ce qui me permet d’affirmer qu’il n’y a rien de tel ? Comment puis-je me permettre d’être aussi catégorique? Vous comprendrez plus tard. Tant que vous êtes en quête de l’au-delà, ce mouvement persiste. C’est quelque chose qui est à votre portée, qui vous donne l’espoir que peut-être un jour par un heureux hasard vous allez avoir l’expérience de l’au-delà. Comment l’inconnaissable pourrait-il être du domaine du connu? Vous pouvez toujours courir. Même si ce mouvement (pour connaître l’inconnaissable) n’est pas là, vous ne saurez jamais ce qui est. Vous ne pouvez pas savoir ce qui est, vous n’avez aucun moyen de le saisir, d’en faire l’expérience, aucun moyen de l’exprimer.

C’est pourquoi toutes ces histoires de félicité éternelle, d’amour éternel, c’est du pipi de chat. Il est strictement impossible de saisir cette réalité, de la contenir, de l’exprimer. Un jour peut-être vous vous éveillerez au fait que cet instrument [la pensée] ne peut pas vous aider à comprendre quoi que ce soit, et qu’il n’y en a pas d’autre. Il n’y a donc rien à comprendre. Je ne veux pas donner une conférence. Aidez-moi.Vous voyez, vous auriez tort d’interpréter mes mots selon vos valeurs, selon certains codes de conduite, vous seriez complètement à côté de la cible. Je n’ai rien contre un code de moralité -les codes de conduite ont une utilité sociale, sans eux la société ne pourrait pas fonctionner. Un certain code de conduite est nécessaire pour fonctionner intelligemment dans le monde. Sinon, c’est le chaos. C’est uniquement un problème de société, pas une question d’éthique ni un problème religieux. Il faut séparer les deux choses, le monde a changé. Il faut trouver quelque chose d’autre [que les vieux interdits religieux ou moraux] pour pouvoir vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. Tant qu’il y aura conflit intérieur, en vous, vous ne pourrez pas vivre en harmonie avec la société. C’est à vous de faire le premier pas, en vous-même.

N’essayez pas d’interpréter mes mots dans un contexte religieux. Ce que Je dis n’a rien à voir avec la religion. Loin de moi l’idée que vous devriez devenir quelque chose d’autre que ce que vous êtes déjà. C’est impossible. Il n’est pas dans mon intention de vous libérer de quoi que ce soit. Franchement, notre conversation n’a aucun sens. Vous pouvez rejeter ce que Je dis, n’y voir qu’un non-sens, je n’y vois aucun inconvénient. Peut-être qu’un jour vous verrez clairement que l’objectif que vous avez en tête, ce but à quoi vous aspirez par tous vos efforts et la tension de la volonté, peut-être qu’un jour vous verrez que tout ça n’a absolument rien à voir avec ce dont je parle. L’ état que je décris n’est pas ce que vous voulez.

Je vous disais l’autre jour que j’aimerais vous donner juste un aperçu de cet état. Pas un aperçu dans le sens visuel. Juste vous faire toucher ça du doigt. Mais vous n’auriez aucune envie de vous en approcher, encore moins de le toucher. En revanche, ce que vous voulez, ce qui vous intéresse vraiment, n’existe pas. Vous pouvez avoir un tas d’expériences insignifiantes, si ça vous chante. Allez-y, méditez, faites ce qui vous plaît, vous en aurez des expériences. En fait, c’est encore plus facile en se droguant. Je ne préconise pas l’utilisation des drogues, mais le résultat est le même, exactement le même. Les docteurs disent que les drogues vont vous abîmer le cerveau, mais la méditation -si on fait ça sérieusement- va aussi vous abîmer le cerveau. [Ceux qui l'ont pratiquée sérieusement] sont devenus fous, ils se sont fichus dans la rivière et sont morts. Ils ont fait mille choses -ils se sont emmurés dans des cavernes- parce qu’ils ne pouvaient y faire face.

Voyez-vous, il est impossible d’observer ses propres pensées, de s’observer à chaque pas qu’on fait. Vous en deviendriez fou, vous ne pourriez pas faire un pas. Ce n’est pas ce qu’on veut dire quand on parle d’être conscient de tout -d’observer chaque pensée- comment vous serait-il possible d’observer toutes vos pensées, une à une- et pour quelle raison, je vous prie, voudriez-vous observer vos pensées? Pour quelle raison? Dans un but de contrôle? Vous ne pouvez pas contrôler la pensée. Elle a une force fantastique.

Vous pouvez vous imaginer que vous avez réussi à contrôler vos pensées, et que vous avez senti un certain espace entre ces pensées, une sorte d’état sans pensée; vous croyez alors que vous avez fait un pas en avant. Mais cet état-sans-pensée se fonde lui-même sur la pensée, il représente un espace entre deux pensées. Faire l’expérience de l’espace entre deux pensées -l’état-sans-pensée- est la preuve que la pensée était là, bien là. Elle refait son apparition après, comme le Rhône, en France, qui disparaît et réapparaît. Il est toujours là, mais souterrain. Il n’est pas navigable, mais finalement il réapparaît. De la même manière toutes ces choses que vous refoulez (avec le sentiment d’avoir eu une expérience extraordinaire) reviennent à la surface, -et alors vous sentez vos pensées revenir avec une force accrue.

Vous n’êtes pas conscient de votre respiration en ce moment. Vous n’avez pas besoin d’en être conscient. Pourquoi en auriez-vous besoin? Si c’est pour contrôler votre respiration, accroÎtre votre capacité respiratoire, etc, d’accord. Mais pourquoi être conscient du mouvement respiratoire du début jusqu’à la fin? Soudain, vous êtes conscient de votre respiration. Respiration et pensée sont étroitement liées. C’est pourquoi vous voulez contrôler votre respiration. Ainsi, d’une certaine manière, vous allez contrôler votre pensée, pendant un certain temps. Mais si vous retenez votre souffle trop longtemps, vous allez étouffer et tomber raide mort; de la même manière, si vous retenez ou bloquez le flot de pensées, vous allez étouffer et tomber raide mort, littéralement, ou au moins il y aura de sérieux dégâts. La pensée est une vibration très forte, une extraordinaire vibration. C’est comme l’atome. Il ne faut pas jouer avec ces choses-là.

Vous voulez maîtriser le flot de pensées, mais vous n’y arriverez pas. La pensée doit fonctionner à sa manière, de façon discontinue, sans suite. Cet état existe de lui-même, vos efforts ne peuvent en aucun cas le provoquer. [U. G. décrit « l’état naturel  » qui est le sien, une fois que le carcan de la structure mentale a disparu]. La pensée doit trouver son rythme naturel. Le fait même de vouloir lui donner son rythme naturel ajoute une impulsion au flot de pensées. La pensée a sa vie propre-, malheureusement, elle a créé un mouvement parallèle à l’intérieur de la vie. Ces deux mouvements, de la vie et de la pensée, sont dans un conflit perpétuel , qui ne prendra fin que lorsque le corps cessera de fonctionner.

La pensée s’est emparée du corps. Elle est le maître de la place. Elle essaye toujours de tout contrôler. C’est un domestique qu’on ne peut plus mettre à la porte, quoi qu’on fasse. Si vous l’expulsez par la force, il va tout brûler, même s’il doit périr dans les flammes lui aussi. [Il est très dangereux d’essayer de contrôler ou de bloquer la pensée. On risque la folie]. Il n’a rien à y gagner, mais c’est ce qui va vous arriver si vous essayer de le contrôler. Ne prenez pas cette image littéralement, voyez par vous-même, ne jouez pas avec tout ça. Ou alors, allez-y, jouez. Tout ça, pour vous, ce sont des jouets. 

Extrait de l’Auteur : Le Dos au Mur par Uppaluri Gopala Krishnamurti

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une thérapie du deuil

Posté par othoharmonie le 17 mai 2013

EMDR : une thérapie du deuil

Perdre un être cher… La douleur d’une vie pour de nombreuses personnes. Comment apaiser sa peine et revivre normalement ? Et s’il était possible de communiquer avec l’esprit d’un défunt ? La méthode Allan Botkin, basée sur l’EMDR, change notre façon d’envisager la thérapie du deuil.

 

une thérapie du deuil dans Auto-Guérison 32Alors que l’on croyait la possibilité de communiquer avec des défunts uniquement réservée à certains médiums, la méthode américaine Allan Botkin, basée sur l’EMDR, permettrait à des patients ayant des difficultés à faire le deuil d’un proche, ou témoins de morts violentes, d’entrer en contact avec un défunt. Une méthode « révolutionnaire »« aux bénéfices immédiats », selon le Dr Olivier Chambon, médecin, psychiatre et psychothérapeute, et qui change la façon d’envisager la thérapie du deuil.

Psychologue américain, le Dr Allan Botkin s’occupe de vétérans de guerre souffrant de stress post-traumatique. En 1990, il découvre l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing : Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), une technique psychothérapeutique utilisée pour le traitement des traumatismes psychiques. Le patient se concentre sur un souvenir douloureux, une émotion telle que la tristesse, la colère, ou encore le sentiment de culpabilité. Il suit ensuite des yeux les doigts du thérapeute sans bouger la tête et réalise ainsi des mouvements oculaires rapides permettant « un retraitement inconscient des données par le cerveau. Les patients adoptent spontanément un point de vue nouveau sur leur traumatisme, beaucoup plus positif. L’EMDR possède la particularité de mettre le patient en état modifié de conscience, afin d’ouvrir les canaux de perception sur d’autres niveaux de réalités » explique le Dr Olivier Chambon, formé par le regretté Dr David Servan-Schreiber qui a popularisé cette méthode américaine en France.

Le Dr Allan Botkin se met donc à pratiquer l’EMDR et constate des résultats spectaculaires. Puis il se l’approprie et, en 1995, lors d’une séance, un de ses patients lui raconte avoir eu un contact avec un défunt. Il affirme l’avoir vu, entendu lui parler, et avoir même senti sa présence physique autour de lui. Des confidences qui le laissent d’abord sceptique. Mais d’autres patients lui font part de récits similaires. Par ailleurs, ces contacts semblent leur apporter beaucoup d’apaisement et de réconfort. Le Dr Allan Botkin poursuit ses expériences pendant plusieurs années et met au point sa méthode, qu’il baptise IADC (Induced After-Death Communication : Communication induite avec les défunts). Il la teste sur plus de 3000 patients. Les résultats sont impressionnants : la très grande majorité d’entre eux disent avoir eu un contact avec un défunt. Il l’enseigne à une trentaine d’internes en milieu hospitalier qui obtiennent le même type de résultats.

La communication induite avec les défunts

Durant ses années d’expérimentations, le Dr Allan Botkin constate que ses patients ressentent généralement trois types d’émotions : la colère, la culpabilité et la honte. Il s’aperçoit que derrière se cache souvent une profonde tristesse et que le travail sur cette émotion en particulier agit également sur les autres. Il demande donc à ses patients de se focaliser principalement sur la tristesse. 

Une fois que celle-ci a diminué, et après le balayage oculaire, le thérapeute demande au patient de garder les yeux fermés. Il a ainsi plus de facilité à se mettre en état de réceptivité sans attente particulière afin d’être ouvert à toute information pouvant provenir du défunt. D’après le Dr Olivier Chambon, le contact s’établit dans environ deux tiers des cas. Le patient reçoit alors des informations « sous forme de contact physique, de voix entendues télépathiquement et de visions qui tout à coup se sont imposées à lui », peut-on lire dans son livre. Pour lui qui a expérimenté cette technique sur lui-même avec l’aide d’un autre thérapeute et l’emploie sur des patients ayant des difficultés à se remettre d’un deuil, il ne s’agit « ni d’hallucination, ni de rêve, ni de mécanisme de défense, ni même de désir inconscient. ». Les messages des défunts peuvent d’ailleurs aller à l’encontre de ce qu’attend le patient. Il peut s’agir d’informations extrêmement précises concernant par exemple une assurance vie, rangée dans tel tiroir dont le vivant ignorait l’existence, ou d’avertissement sur une situation à venir comme un problème de santé. Le Dr Olivier Chambon aime à dire que les défunts sont « de bons psychothérapeutes ». La plupart du temps, « ils précisent qu’ils vont bien, qu’ils sont pleins d’amour pour les vivants, qu’ils leur ont pardonné ceci ou cela ou qu’ils demandent pardon pour certaines choses faites de leur vivant et qu’ils regrettent maintenant. » C’est ce qu’a vécu Priscilla il y a tout juste un an. Agée de 28 ans au moment des faits, elle consulte le Dr Olivier Chambon pour des crises d’angoisse. Au cours d’une séance d’EMDR, elle travaille sur une problématique de sentiment d’abandon. Son angoisse diminue et soudainement, l’image de sa grand-mère maternelle lui apparaît. Priscilla la voit seule, dans sa chambre, couchée dans la position du fœtus. C’est ainsi qu’elle a été découverte 5 ans plus tôt après son décès. Priscilla s’adresse à elle et s’excuse au nom de sa famille de ne pas avoir été plus présents de son vivant, pensant que cela aurait pu changer les choses. A ce moment précis, elle réalise qu’elle porte en elle une culpabilité dont elle ne soupçonnait aucunement l’existence. Elle sent ensuite comme une présence sur sa droite et entend mentalement les propos de sa grand-mère : « Je ne vous en veux pas. Mon heure était arrivée et de toute façon, même si vous aviez été là, cela n’aurait rien changé. »Priscilla voit ensuite l’image de son grand-père, décédé 15 ans plus tôt. Sa grand-mère se tourne vers lui et s’adresse de nouveau à sa petite-fille : « Aujourd’hui je suis avec mon papy (c’est de cette manière qu’elle appelait son mari) là où je suis. Même si j’en avais la possibilité, pour rien au monde je ne voudrais revenir. Dis à tes frères et à ta mère que je les aime et que je ne leur en veux pas. » Priscilla a du mal à réaliser ce qu’il vient de se produire. Pourtant, au plus profond d’elle-même, elle sait qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Et même si ce contact est plutôt furtif, ces paroles réconfortantes lui apportent beaucoup. Elle se sent immédiatement libérée de la culpabilité dont elle n’avait pas conscience. Elle observe par ailleurs que le sentiment d’abandon qu’elle ressentait très fortement dès qu’elle se retrouvait seule la quitte progressivement. « Depuis cette séance, j’ai le sentiment d’avoir grandi, de mieux me connaître » analyse-t-elle.

Une transformation instantanée pour le patient

La technique de l’IADC est une « super thérapie du deuil » estime le Dr Olivier Chambon. Dans son livre, il observe que les spécialistes de la thérapie du deuil reconnaissent que les anciennes recommandations consistant à oublier le défunt, ne pas conserver d’objets lui appartenant, et à ne pas entretenir de conversations intérieures « étaient inadaptées et potentiellement dommageables. Au contraire, il faut entretenir la relation qui a finalement changé de niveau : cette relation est devenue plus subtile, mais les liens d’amour peuvent être cultivés plus profondément. » Ainsi, selon lui, la méthode Allan Botkin « accélère incroyablement le processus de deuil ». Les personnes qui vivent cette expérience « en retirent du réconfort, de la compréhension, et une bien meilleure acceptation de la mort. La relation est maintenue, elle n’est pas finie, elle est juste d’une autre nature, elle reste dynamique, interactive, et les gens s’aperçoivent que leurs défunts n’ont pas souffert. » Leur rapport à la mort change: « guand ils ont un contact avec un défunt, les patients savent qu’ils le retrouveront. Ils ont moins peur de la mort et de leur propre mort » confie le Dr Olivier Chambon.

Une expérience « transpersonnelle » bouleversante pour les patients comme pour les thérapeutes. La méthode Allan Botkin permet d’ajouter de nouveaux témoignages de contacts avec des défunts aux milliers d’autres déjà recueillis à travers le monde lors d’autres phénomènes péri-mortels tels que les EMI (Expériences de mort imminente). La vie après la vie, une hypothèse pour certains, une réalité pour de plus en plus de thérapeutes et de personnes.

Issu du MAGAZINE INREES

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Je Suis !

Posté par othoharmonie le 1 avril 2013

Je Suis ! dans APPRENDS-MOI nigVous croyez le monde objectif alors qu’il n’est qu’une projection de votre psyché. Voilà la confusion fondamentale, et ce n’est pas une explosion qui vous guérira. Vous devez vous penser en dehors. Il n’y a pas d’autre voie.

 Comment pourrais-je me penser en dehors quand mes pensées vont en viennent à leur gré. Ce bavardage sans fin me distrait et m’épuise.

 Regardez vos pensées comme vous regarderiez le trafic de la rue. Les gens vont et viennent ; vous enregistrez, mais sans réponse. Au début, ce n’est pas facile, mais avec de la pratique vous vous apercevrez que votre mental peut fonctionner sur plusieurs plans à la fois, et que vous pouvez être conscient de tous. Ce n’est que vous portez un intérêt particulier à un plan précis que votre attention s’y laisse prendre et que les autres plans sont obscurcis. Mais, même alors, ces autres plans continuent à fonctionner, mais hors du champ de conscience. Ne vous battez pas contre vos souvenirs et vos pensées ; essayez seulement d’inclure dans le champ de votre attention les autres questions, plus importantes, telles que :

 « Qui suis-je ? Comment se fait-il que je sois né ? D’où vient cet univers qui m’entoure ? Qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui est transitoire ? »

 Nul souvenir ne persistera si vous ne leur attachez aucun intérêt ; c’est l’attachement émotionnel qui perpétue l’esclavage. Vous êtes toujours à la recherche du plaisir, à vouloir éviter la souffrance, toujours à la poursuite de la paix et du bonheur. Ne voyez-vous pas que c’est la quête même du bonheur qui vous rend misérable. Essayez l’autre voie : indifférent à la souffrance et au plaisir, ne demandant rien, ne refusant rien, donnez une totale attention au plan où le « je suis » est intemporellement présent. Très vite, vous réaliserez que la paix et le bonheur sont inhérents à votre nature, et que les perturbations viennent du fait que vous les recherchez au travers de certaines filières. Evitez les perturbations, c’est tout. Il est inutile de chercher ; vous ne chercheriez pas ce que vous avez déjà. Vous êtes Dieu, la réalité suprême.

 Pour commencer, faites-moi confiance, ayez confiance en votre maitre. Cela vous permettra de faire le premier pas et puis votre confiance trouvera sa justification dans votre propre expérience. Dans la vie la confiance de départ est essentielle à toute démarche. Sans elle on fait peu de choses. Toute entreprise est un acte de confiance. Même manger votre pain quotidien est un acte de confiance. En vous souvenant de tout ce que je vous ai dit, vous réussirez en tout. Je vous le répète à nouveau : vous êtes la réalité omniprésente, transcendant tout. Conduisez-vous en conséquence : pensez, sentez, agissez en harmonie avec le tout, et très vite l’expérience réelle de ce que je vous dis se fera jour en vous. Aucun effort n’est nécessaire. 

Ayez la foi, prenez appui sur elle. Je vous en prie, rendez-vous compte que je n’attend rien de vous. Je parle dans votre intérêt. Parce que vous vous aimez par-dessus tout,  vous voulez pour vous-même la sécurité et le bonheur. N’en ayez pas honte, ne le niez pas. Il est naturel et bon que vous vous aimiez. Mais il faudrait que vous sachiez exactement ce que vous aimez. Ce n’est pas le corps, c’est la vie que vous aimez : percevoir, sentir, penser, agir, aimer lutter ; cette vie qui est tout. Réalisez-là dans sa totalité, au-delà de toute division et de toute limitation, et tous vos désirs se fondront en elle car le plus grand contient le plus petit.

 Trouvez-vous donc, parce qu’en vous trouvant, vous trouvez tout. Tout le monde est heureux d’exister, mais peu en savent la plénitude. Vous parviendrez à la connaitre en demeurant dans l’esprit, dans le « je suis, je sais, j’aime », avec la volonté de pénétrer le sens le plus profond de ces mots. 

Sri Nisargadatta Maharaj – « Je suis » – Extrait de la conversation N° 51.

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CHOISIR SA VIE !

Posté par othoharmonie le 16 mars 2013

 

Tiré du livre : Choisir la Joie de Sayana Roman

CHOISIR SA VIE ! dans Etat d'être nature2L’aptitude à regarder toutes les situations, les personnes et les événements dans une perspective positive vous aidera à vous élever au-dessus des formes-pensées les plus courantes pour atteindre ainsi des niveaux plus denses d’énergie afin de poursuivre le chemin de la joie. Vous pouvez partager dans votre entourage la croyance que tout ce qui arrive est là pour le plus grand bien de chacun. Nous entendons souvent les gens se plaindre, se porter en victimes, discourir sur tous les événements négatifs dont ils sont le théâtre. La plupart des conversations et des informations – à la télévision, dans les restaurants, les moyens de transport ou les endroits publics – tournent autour de ce qui est faux et mauvais. Une certaine façon de penser et d’être en rapport avec les autres s’est développée autour d’un point commun de vertu, de ce qui est bien ou mal, en mettant l’accent plus particulièrement sur l’aspect négatif. Cet état de choses trouve ses racines dans votre système de polarité, où quelque chose doit être bon ou mauvais, positif ou négatif, orienté vers le haut ou vers le bas. Transformer le négatif en positif appartient à la croyance dans le meilleur.

Parce que vous existez dans cette croyance de polarité, je ne peux m’exprimer de façon adéquate qu’en utilisant ce principe. Vous pouvez prendre la responsabilité d’enseigner à vos proches l’art de voir les raisons positives des événements qui se présentent.

Si vous désirez être conscient du meilleur,

apprêtez-vous à abandonner les perspectives

limitées et à agrandir votre vision de la vie.

Pour de multiples raisons, votre passé pèse comme une ancre tant que vous ne relâchez ni n’abandonnez toutes les croyances négatives que s’y rapportent, ainsi que la mémoire qui vous en reste. Certains d’entre vous gardent l’impression de ne pas avoir vécu au mieux certaines relations et peut-être subsiste-t-il une vieille blessure dans leur cœur ou un sentiment d’avoir été déçu. Vous pouvez retourner dans le passé et changer ces souvenirs négatifs en prenant conscience des cadeaux que ces personnes vous ont faits et le bien que vous leur avez procuré. Ensuite, vous pouvez transmettre télépathiquement à ces personnes le pardon et l’amour, en les visualisant à l’âge qu’elles avaient lorsque vous les avez connues. En agissant de la sorte, vous vous guérirez tout en guérissant ces personnes. Cette guérison s’opérera dans le temps présent et éliminera toute projection de schémas négatifs dans votre futur.

Je commence en parlant du passé parce que nombre d’entre vous en conservent des images négatives. Chaque jour vous grandissez, vous évoluez et vous apprenez de nouvelles manières de canaliser votre énergie ; pourtant, si ces incidents passés ne s’étaient pas produits, vous ne seriez pas celui que vous êtes maintenant.

Tout ce qui arrive vous permet

d’évoluer vers votre être supérieur.

Maintenant que vous avez atteint un nouvel état d’être, il se peut que vous ayez tenté de regarder vers le passé avec regret. Vous pouvez penser à maintes manières, plus évoluées et plus chaleureuses, avec lesquelles vous auriez pu agir lors de ces événements. Pourtant, ce sont précisément ces incidents qui vous ont permis d’évoluer et vous permettent aujourd’hui d’entrevoir les meilleures manières d’agir. Certaines leçons peuvent être plus pénibles que d’autres, et cela dépend de votre volonté de les confronter. Pour élargir votre champ de vision, vous devez être capable de sortir du moment présent pour voir votre vie comme un tout et non pas comme une suite d’événements indépendants les uns des autres.

Lorsque moi, en tant qu’Orin, je vois une personne, c’est sa vie entière qui se déroule sous mes yeux et je regarde chaque incident non pas comme un petit événement séparé, mais comme une partie de son chemin. Vous disposez aussi de cette faculté. Vous pouvez résister ou sentir que vous ne désirez pas y consacrer de votre temps. Pourtant, les cadeaux qui vous attendent sont grands si vous acceptez de regarder votre vie d’une plus large perspective. Pour reconstruire en positif, l’esprit conscient devra disposer d’un champ très large. Le corps spirituel voit nécessairement cette large perspective. Vous pouvez apprendre à vous porter vers ce point de vue panoramique, et à sortir des limites du corps émotionnel et du mental. Cela vous aidera à envisager votre vie sous un angle positif.

Chez la plupart des êtres, le corps émotionnel est beaucoup plus jeune que le corps spirituel ou mental ; ils sont manifestement plus prisonniers d’une énergie dense. Le niveau émotionnel de la plupart des habitants de ce pays est en pleine évolution, mais il est encore jeune. Son évolution est freinée par la croyance générale aux systèmes de peur et de pessimisme. Notre objectif est de cultiver l’optimisme et l’espoir, dans l’atmosphère émotionnelle et dans les systèmes de croyance des gens, par la paix et l’amour.

Les journaux et tous les médias diffusent largement cette atmosphère de catastrophe qui envahit les images mentales et le climat émotionnel du pays. Lorsque je parle de reconstruction positive, je dois ajouter qu’il existe de bonnes raisons pour que cela se fasse. Si vous regardiez votre pays d’une plus large perspective, vous pourriez vous observer en train de changer de vote, simplement à cause de ces messages basés sur la peur. Les gens répondent à certains types de messages et la plupart d’entre eux réagissent aux messages négatifs qui sont diffusés, en particulier les avertissements et ceux qui provoquent la peur. Jusqu’à ce jour, vous avez décrété que la peur est plus efficace que l’espoir pour transformer les êtres. Pourtant, lorsque le temps sera venu, une nouvelle communication, basée sur l’espoir et l’optimisme, fera son apparition.

choisir-la-joie2 dans Travail sur soi !Lorsque vous regardez autour de vous, soyez conscient de la façon dont les gens parlent ; observez la manière dont ils reçoivent les enseignements de leur énergie. Transmettez-leur votre foi en une évolution positive. Il existe plusieurs système de croyance en pleine mutation et je vous les indiquerai afin que vous puissiez contribuer à la mise en œuvre rapide de ces systèmes plus élevés de la réalité.

Un de ces systèmes est basé sur le postulat qu’il est nécessaire de souffrir et de se battre pour évoluer. Vous êtes prêt à réfuter cela sur un plan général. Malgré tout, nombre de gens ne sont pas encore prêts à vivre sans douleur et sans lutte, aussi doivent-ils garder la possibilité de vivre dans tout ce théâtre jusqu’à ce qu’ils décident d’évoluer.

La croyance, généralement répandue, que le monde extérieur prédomine sur le monde intérieur, est aussi en pleine mutation. De même, la croyance dans le manque est très populaire, et chacun pense qu’il n’y a pas assez pour tous. Il s’agit d’une croyance omniprésente dans cette civilisation ; elle est responsable de l’esprit de compétition et des luttes de pouvoir. Ces observations sont dépourvues de tout jugement, mais révèlent seulement que ces êtres apprennent de telle manière qu’ils rendent leur vie difficile à vivre.

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Mariage dans le Morvan

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

Mariage dans le Morvan au XIXe siècle :
deux journées de festivités et de rituels

(D’après « Revue de folklore français », paru en 1933)

 

Il existait encore au XIXe siècle, dans le Morvandes coutumes particulières à ce pays et qui, à travers bien des siècles, étaient venues jusqu’à nous, sans presque s’altérer, se révélant surtout saisissantes aux noces. Celles-ci étaient marquées par des festivités et rituels se déroulant sur deux jours, de la « capture » de la mariée aux danses rythmées par le musettier, en passant par l’incontournable trempée

Dans cette Ecosse du Nivernais, la nature est énergique et précoce, les habitants sont formés de bonne heure. A peine, sorti du hasard et des épreuves de la conscription, le Morvandeau se cherche une compagne et son choix fait, il charge son père, un de ses parents ou une personne âgée de sa connaissance, de boulayer pour lui, de demander pour lui la jeune fille en mariage. Puis, la proposition agréée, à quelques jours de là, il se rend, endimanché et accompagné de son boulayeur, chez le père de celle qu’il aime.

Ils ont grand soin de remarquer ce qui se passe autour d’eux, à leur arrivée. Si on trace des croix dans les cendres avec les pincettes, c’est mauvais augure : on ne leur servira à déjeuner que du caillé et des crapiaux, du fromage et des œufs délayés avec de la farine : à leur départ, on dressera en l’air les tisons du feu, ce qui signifie de ne point revenir. Mais si, au contraire, ils sont reçus avec empressement, le succès de leur démarche est assuré : on se met en cuisine ; on sert l’omelette au lard, la tranche de jambon, le fromage à la crème et le vin des jours de fête ; puis, quelques paroles échangées, on passe à table.

Mariage dans le Morvan dans Traditions en Bourgogne depart-300x185
Noces morvandelles : le départ

Le futur beau-père fait placer à dessein les deux jeunes gens l’un près de l’autre, et pendant que lui s’entretient, avec le boulayeur, de bétail et de culture, nos deux amoureux ne cessent de chercher à découvrir dans leurs regards qui se croisent les sentiments qu’ils n’ont pu s’exprimer encore ouvertement. Cet accueil bienveillant et cordial du chef de la famille, ces apprêts extraordinaires du repas, ces regards de la jeune fille qui se forment langoureux sous sa paupière, tout cela est de bon augure, tout cela remue profondément l’âme du jeune homme ; mais rien ne lui dit encore qu’il est aimé.

Pour le savoir, il remplit son verre à pleins bords ; il boit, puis il le passe à la jeune fille à moitié bu : usage évidemment conservé des Gaulois, et qu’on est surpris de retrouver au sein de nos campagnes, comme un précieux débris de la nationalité gallique, dispersée et perdue sous le vent de la conquête ; gage d’amour, qui, chez nos pères comme chez les Morvandeaux, était l’épanchement de deux cœurs, le lien qui les attachait indissolublement. Si la jeune fille consent à boire le reste du verre, si elle le met à sec, oh ! il est heureux, il est aimé : dès lors, elle est sa fiancée ; il la prend sur ses genoux, il l’inonde de baisers et de caresses et de brûlants propos d’amour.

Souvent, pour lui, le soleil ne s’arrête pas assez longtemps à l’horizon frangé que dessinent les montagnes boisées du Morvan ; l’approche de la nuit vient trop tôt l’arracher à ces doux épanchements, à ces voluptés du cœur que sentent mille fois mieux que l’homme du monde, d’ordinaire blasé si jeune, ces hommes faits à une vie dure et laborieuse. Avant de se quitter, on convient de tout : on remet au dimanche suivant l’écrit des bans et l’achat des habits de noce ; on s’embrasse, on se dit adieu. Jamais, peut-être, le jeune homme n’a senti son cœur battre à tant d’émotions ; il reprend à pas lents et pensifs le chemin de sa demeure et rentre chez lui avec la nuit d’un des plus beaux jours de sa vie.

Le rendez-vous de cet heureux dimanche est donné sur le parvis de l’église du village, au sortir de la messe. L’épouseur y attend sa fiancée avec toute l’impatience d’un amour de vingt ans. Dès qu’il l’a distinguée au milieu de ses compagnes, il va à elle et lui jetant le bras autour de la taille, il la distrait de la foule pour l’entretenir à part jusqu’à l’arrivée des parents. Alors, on se rend successivement à la Maison Commune, au presbytère, chez le marchand, puis les emplettes faites, au cabaret, où nos deux jeunes gens boivent encore dans le même verre. Cette journée à moitié dépensée au village, s’achève, comme celle de la première entrevue, chez la future, où son épouseur l’a accompagnée. Le temps qui s’écoule entre le jour où s’écrivent les bans et le jour où l’hymen se fait est employé, de part et d’autre, aux préparatifs de la noce. Chacun invite ses parents, ses amis ; tous les conviés font venir chez eux lecoudré ; tout le monde ordonne sa toilette. Les jeunes à marier font leurs présents.

Mais, peu à peu, l’attente diminue ; le crépuscule de la dernière nuit est venu. Dans chaque famille, on se presse autour de longues tables chargées de viande, on circule autour du foyer brûlant et encombré d’ustensiles de cuisine. On mange, on boit, on cause, on rit, on chante et, par intervalle, le musettier joue des airs du pays. Les jeunes garçons chez l’épouseur, chez sa future, les jeunes filles, se livrent chacun à leur plaisir favori : la table ou la danse. Tous les fronts s’épanouissent de gaieté, tous les cœurs débordent de joie. Cependant, l’aiguille de l’horloge n’est plus éloignée de minuit que du temps nécessaire pour franchir la distance qui sépare l’habitation du jeune homme de celle de sa fiancée. Tous les grands garçons, deux à deux, bras dessus, bras dessous, l’épouseur en tête et conduit par ses deux meilleurs amis, prennent joyeux, au son de la musette, le chemin qui y mène.

Rien n’est aussi doux à voir et à entendre que ces noces qui passent à travers les ombres et le silence de la nuit, comme ces troupes de bienheureux qui vont du Purgatoire au Paradis, dans les contes religieux dont les grand-mères bercent l’esprit de l’enfance. Les airs montagnards de la musette, la flamme brillante des torches qui s’agitent dans l’air, ces jeunes gens qui accompagnent leur ami, et semblent être heureux de son bonheur, tout porte à l’esprit de bien agréables pensées.

A peine arrivés, ils tirent plusieurs, coups de pistolet, puis ils frappent à la porte et la secouent de toutes leurs forces. La porte est solidement fermée. Au bruit qu’ils font, le personnel de l’intérieur leur demande :

– Qui est là ? Que voulez-vous ? Ce n’est point à cette heure que d’honnêtes gens se présentent : vous êtes des malfaiteurs. Passez votre chemin.

– Nous ne sommes pas des malfaiteurs, répond l’un d’eux, ordinairement un garde, nous sommes des chasseurs. Nous avons tiré une caille : elle est tombée par le cornet de votre cheminée ; nous venons vous la demander.

– Nous n’avons point vu votre caille, reprennent les autres d’un ton mécontent.

Alors, il se fait quelques moments de silence ; puis, on entonne la chanson des idées, mot par lequel on désigne les cérémonies de la nuit qui précède le jour des noces. Cette chanson est par demandes et par réponses. Après chaque couplet, la musette joue un air, absolument comme dans nos cathédrales l’orgue, après chaque verset d’un psaume.

Un des grands garçons, pour l’épouseur :

Ouvrez-moi la porte,
La belle, si vous m’aimez.

Une des grandes filles, pour la jeune à marier :

Je n’ouvre point ma porte
A l’heure de minuit :
Passez par la fenêtre
La plus proche de mon lit.

Le même :

Si vous saviez, la belle,
Comment nous sommes ici.
Nous sommes dans la neige,
Dans l’eau jusqu’aux genoux ;
Une petite pluie fine
Qui nous tréfoule tous…

La même :

Allez donc chez mon père :
Il y a de bons manteaux,
Ainsi que des couvertes
Pour vous couvrir le dos.

Le même :

Les chiens de votre père
Ne font que d’aboyer,
Disant, dans leur langage :
Galant, tu fais l’amour,
Galant, tu perds ton temps.

Il y a encore là quelques instants de silence, après lesquels la jeune fille, qui parle pour la fiancée, demande sur un autre air :

Galant qui êtes à la porte,
Quel présent nous apportez-vous ?

Le jeune homme :

Le présent que je vous apporte,
Belle, le recevrez-vous ?

La jeune fille :

S’il est beau et présentable,
Pourquoi le refuserions-nous ?

Cette chanson, les airs que jouent alternativement la musette des jeunes gens et celle des jeunes filles, ne rappellent-ils pas encore quelques traits caractéristiques des noces des Gaulois ? Les deux musettiers ne sont-ils pas les deux bardes qui, dans les chants contradictoires, défendaient, l’un la virginité de la mariée, l’autre les droits du mari ? Quand la chanson est finie, encore un silence que vient briser une personne de l’intérieur, par ces paroles prononcées d’une voix forte : « Ah ! ça, vous autres ! nous aimons à croire que vous n’êtes pas des étrangers ; mais, puisque vous êtes si appris, voyons si vous répondrez à nos questions ? »

C’est vraiment plaisir d’entendre les rires francs et sonores qu’arrache à ces jeunes filles l’ignorance de ceux dont elles clouent ainsi l’impatience à la porte. Et, le plus longtemps qu’elles peuvent, elles les retiennent par des questions, par des énigmes toujours neuves, toujours improvisées sur-le-champ, toujours naïves et quelquefois par trop grivoises, qu’elles multiplient jusqu’à ce qu’on en ait deviné une. Alors, la place est forcée : elles capitulent. La chevillette qui ferme la porte est ôtée, et tous les jeunes gens se précipitent, se ruent dans la maison, à la recherche de la future, qui s’est cachée de son mieux, pendant que ses compagnes leur faisaient compter, sans chandelle, les clous de la porte. Dans quelques cantons, ce n’est point par des énigmes qu’on retient les jeunes gens à la porte. Pour être introduits, on leur demande un otage. Leur attente est proportionnée à leur nombre. Chacun d’eux se nomme successivement et on n’ouvre qu’au dernier, à l’épouseur, quand il a décliné son nom.

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Noces morvandelles : le repas

En un clin d’œil, les jeunes gens se répandent par toute la maison ; ils cherchent partout, furètent partout, remuent partout ; pas un lit qu’ils ne bousculent, pas un meuble qu’ils n’ouvrent, pas un meuble qu’ils ne dérangent ; ils ne respectent rien ! Quelques minutes leur suffisent pour explorer tous les coins et recoins de l’appartement et quelque soin qu’ait pris là jeune fille de se bien cacher, elle est découverte, à moins que, déguisée en homme, comme je l’ai vu faire, elle ne se soit mêlée aux grands garçons et ait feint de chercher avec eux.

A celui qui l’a trouvée sont réservés d’insignes honneurs : c’est lui qui, dans quelques instants, dansera avec elle la première bourrée ; c’est lui qui portera, à la noce, la bouteille de vin et le verre, la couronne de brioche pendue par une serviette à son côté, comme un sabre en bandoulière, et le rameau – nom que je crois devoir donner à une petite branche d’arbre dépouillée de ses feuilles et chargée de rubans, de bonbons et de fruits, absolument semblable à celle qu’on donne aux enfants le dimanche des Rameaux, et que pour cela on appelle un Rameau – ; c’est lui encore qui ira, ce soir, offrir aux mariés la trempée. Il conduit aussitôt la jeune fille à son épouseur. Celui-ci, après avoir remercié son ami de l’agréable cadeau qu’il lui fait, la prend sur ses genoux, la presse contre son cœur, l’embrasse et lui dit à voix basse quelques doux mots d’amour.

Cependant, le musettier qui n’a cessé de jouer pendant la recherche comme la musique de l’armée, pour soutenir le courage des combattants au milieu d’une bataille, le musettier a quitté la maison pour se rendre à la grange où déjà les danses s’organisent. Le jeune à marier remet alors sa fiancée à celui qui la lui a amenée et toute la noce suit la musette.

Si vous n’avez jamais assisté à un bal champêtre, si vous n’avez jamais dansé le gracieux rigodon et la lourde bourrée dans une grange, à la lueur blafarde d’une seule lampe suspendue à une poutre, et dont les rayons, loin d’être réfléchis, comme dans d’aristocratiques salons, par des glaces limpides, sont absorbés par la teinte sombre des murailles, vous ne pourrez que très imparfaitement comprendre tout ce qu’il y a de poétique dans cette scène que seuls rendent exactement les frais et suaves tableaux de Téniers.

Dans un coin, on a improvisé une table avec deux tonneaux et quelques planches ; on l’a couverte de verres et de grands brocs de vin. A l’entour, sur des bancs improvisés comme elle, se sont assis les vieux ; ils boivent et, tout près d’eux, à l’extrémité de la table, debout sur un tonneau comme sur un piédestal, le musettier se dandine, aussi altéré que l’outre de sa musette ; puis, sur l’aire, les jeunes filles, les jeunes garçons, qui dansent joyeux et gais : toute la noce est là. Mais pendant qu’on danse à la grange, à la maison on hâte la collation et, quand tout est prêt, quand l’horloge vivante du domaine annonce qu’il n’y a plus que quelques heures de nuit, la noce revient.

On se range autour de là table-comme on arrive, chaque garçon à côté de sa danseuse. Les gaietés les plus franches, les chansons les plus bachiques et les plus nuptiales, les conversations les plus animées, les plus vives, les plus naïves assaisonnent le repas. Puis, la collation faite, chacun cherche une place où poser sa tête un peu lourde ; on s’entasse nombreux dans les lits, les hommes dans les uns, les femmes dans les autres. Les deux fiancés s’embrassent et se souhaitent bonne nuit. Quelques instants après, le silence le plus épais enveloppe la maison : le sommeil a passé sur toutes les têtes.

Tout dort encore que les premiers rayons du jour, descendus par la vaste cheminée, seul endroit de la maison par lequel ils puissent pénétrer, blanchissent l’âtre qui fume. Alors, les femmes chargées de la cuisine s’agitent sur les chaises où elles se sont endormies et se mettent bientôt à rallumer le foyer. Elles se sont éveillées, ces femmes, dont la lumière n’avait qu’à traverser la paupière, pour arriver à leurs yeux ; mais ceux qui dorment à l’ombre d’un épais rideau de serge, il n’y a que l’habitude qui puisse les arracher au sommeil que donne une longue nuit de fatigue et d’insomnie. Cependant, au grand jour, tout le monde se lève ; tout le monde, comme à l’ordinaire, va respirer dehors l’air frais du matin. Les premières heures de cette journée sont dépensées en causeries oiseuses, éparpillées çà et là jusqu’au déjeuner, après lequel les jeunes à marier se parent de leurs habits de noce.

Ce sont les filles d’honneur qui habillent la fiancée : elles lui placent sur la tête, quand elle est jugée vierge, une petite couronne de différentes couleurs et lui attachent au côté un bouquet et une touffe de rubans, cadeaux qu’elles lui ont faits à frais communs. Le plus souvent, son vêtement n’est pas blanc. Quant à l’épouseur, il n’est guère plus endimanché qu’un autre jour, sauf que ses habits sont de drap, sauf que la cravate, la chemise et le mouchoir de poche donnés par sa future, sont d’une étoffe plus fine. Ce n’est qu’à la touffe, de rubans, que les grands garçons ont suspendu à sa boutonnière, qu’on le distingue des autres jeunes gens.

Puis tout le monde se marque, se noue un ruban rose autour du bras gauche. Les grands garçons marquent leurs grandes filles ; les jeunes à marier marquent successivement leurs nouveaux parents. Dans certains endroits, quand la noce est sur le point de quitter la maison, la jeune à marier s’assied dans la porte par où tout le monde doit sortir, place une chaise à côté d’elle, et une assiette dessus. Puis, elle étend sa jambe et relève sa jupe jusqu’au genou. Le premier homme qui passe lui ôte sa jarretière et la dépose dans l’assiette avec ses générosités ; le second rattache la jarretière à la jambe de la jeune fille et laisse aussi son présent dans l’assiette ; le troisième détache la jarretière, le quatrième la renoue et chacun fait son cadeau de noce. Cet exercice et cette offrande se continuent jusqu’au dernier. Et l’on part.

La noce, musique en tête, se déploie en colonne, comme toutes les noces ont fait ; mais ce. qu’elle n’a point dé commun avec celles que vous voyez ordinairement passer sous vos regards, c’est la manière de se donner le bras : les femmes conduisent les hommes ; c’est encore de voir, sur un des flancs et hors rang, l’homme au rameau l’élever en l’air, en signe de triomphe. Tout le long du chemin, on chante les chansons dont le musettier joue l’air, et le bruyant, le joyeux passage de cette noce appelle les curiosités au seuil de toutes les portes.

On arrive enfin à la Maison Commune. Après là célébration du mariage, on offre à l’officier de l’état-civil un morceau de brioche et un peu de vin. Puis, on reprend sa marche pour l’église, où va se consommer le second acte. A la porte, la musette s’est tue ; tous se sont arrêtés, tous ont fait silence : la jeune à marier attache sa jarretière. Pour cela, il ne faut qu’un instant, et l’on entre. Les deux époux, conduits par leurs parents, vont s’agenouiller devant l’autel, puis les chants d’églises commencent ; puis, le prêtre donne la bénédiction nuptiale.

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Noces morvandelles : la trempée

Et, pendant ce temps-là, tous les yeux sont fixés sur les cierges des mariés. On remarque celui des deux qui brûle le plus vite. Ils sont l’emblème de la vie des époux ; celui-là doit mourir le premier dont le cierge s’use davantage. Et lorsque le jeune homme passe au doigt de sa femme la bague d’argent, premier anneau de la chaîne indissoluble qui lie leurs existences, elle ferme son doigt : car moins la bague sera descendue avant, plus elle aura d’empire sur son mari.

Mais les cérémonies religieuses sont finies : on a replié ce voile mystérieux qui rappelle clairement le rideau du lit nuptial ; on a fait crier, pendant que les mariés étaient dessous, la poule, emblème de la fécondité, qu’on a apportée exprès de la maison et qui sera, au dîner du soir, la pièce d’honneur : l’hymen est fait. Alors, tous les grands garçons se précipitent vers la mariée : c’est à qui arrivera le premier, c’est à qui aura la gloire de détacher sa jarretière. Il y a, parmi eux, confusion, cohue. Le reste de la noce s’écoule lentement jusqu’à la porte, où l’heureux grand garçon qui a dénoué la jarretière en distribue une fraction à chaque convié, qui reçoit aussi un morceau de brioche et un peu de vin. Cette jarretière est toujours un ruban d’un ou plusieurs mètres.

Quand toute la noce s’est ainsi de nouveau marquée, en fixant à son habit par une épingle une fraction de la jarretière, on se rend au presbytère. On y reste peu de temps ; puis, comme, chez le Morvandeau, en tout, le profane touche de près au sacré, cette noce, tout à l’heure agenouillée, pieuse et fervente au pied de l’autel, cette noce qui versait dans l’église des larmes et des prières comme une jeune fille au sein de sa mère, cette noce s’en va, rieuse et folâtre, du presbytère au cabaret où l’attendent des tables chargées de vin.

Là, pendant plusieurs heures, on danse et on boit, on boit et on danse, encore, toujours ; là, c’est la fête mondaine, dévergondée, aux allures lascives ; là, c’est l’orgie dégoûtante. Chacun en sort la jambe avinée. Et tout le long du chemin, les chants, les conversations, tout se ressent de la station faite à la taverne : la conséquence est mathématique ; mais rien de plus saillant, à moins que quelqu’un n’ait planté un bouquet au milieu de la route. Alors, on s’arrête et l’on danse en rond autour du bouquet ; on donne un morceau de brioche et un verre de vin à la personne qui vous a fait l’honneur de ce bouquet qu’on emporte. Et tout est dit ; on reprend son chemin sans halte, si on ne rencontre pas encore quelques honneurs.

Cependant, toute cette gaieté est quelquefois attristée par des rencontres fâcheuses : si une pie traverse le chemin, superstition qu’on rencontre dans les bucoliques de Virgile et dans l’esprit des Morvandeaux, c’est mauvais augure, un malheur traversera la vie des mariés. Si l’on rencontre des voitures ou un mort qu’on mène en terre, c’est un malheur encore que l’avenir leur garde. La superstition, dans le Morvan, exploite la moindre chose, le moindre événement. On ne se marie jamais dans le mois de mai ; on l’appelle le mois des ânes.

Mais la noce arrive au domaine. Les personnes restées à la maison pour veiller aux apprêts du repas ont été averties par les chants joyeux et les sons de la musette de l’approche de la noce qu’elles ont vu, il y a déjà quelque temps, descendre le penchant de la colline. Elles se sont portées à la porte de la maison, et quand la mariée est sur le point d’en franchir le seuil, une d’elles lui jette au visage une poignée de graine de chanvre ou de navette, et la force à donner un coup de dent au morceau d’éponge qu’elle lui présente. Pour éprouver si elle aura de l’ordre, on étend sous ses pas, en travers de la porte, le balai qu’elle doit ramasser et mettre à sa place accoutumée.

Par cette pluie de graines dont on l’inonde, on souhaite à la jeune femme beaucoup d’enfants, seule richesse du pauvre cultivateur ; si ce sont des enfants mâles qu’on lui souhaite, c’est de la graine ronde qu’on lui a lancée à la tête ; pour les filles, c’eût été de la graine longue, du seigle, de l’avoine, par exemple. Quant au morceau de pain mordu, c’est le symbole de la communauté, sa signification étant enfouie sous une couche de siècles. Maintenant, conduisez votre regard dans l’intérieur de la maison : les jeunes mariés embrassent en pleurant tout le monde ; chacun d’eux reconnaît comme siens les membres de sa nouvelle famille, et à ces embrassements expansifs succède un silence pieux, touchant, solennel, mais de courte, durée : le jeune marié s’est coiffé de son bonnet de coton blanc, sa nouvelle marque distinctive ; le dîner fume sur la table.

Si les mets qu’on y sert ne sont point succulents, ils sont abondants du moins : y a d’quoé m’zer ! dit en cette circonstance le patois du Morvan. Pour cette noce, on a décimé la basse-cour, on a attaqué la bergerie, attaqué l’étable. Le vin de Bourgogne coule dans tous les verres à pleins bords. Rien ne manque à ce repas, où tous les convives mettent de côté leur sobriété naturelle. On reste longtemps les pieds sous la table ; on se leste presque toujours trop l’estomac. Au dessert, on chante tous en chœur, avec les inflexions de voix sonores, traînantes, saccadées, des chansons du pays, composées dans la langue du terroir. C’est à étourdir, à briser les oreilles.

Les mariés choisissent le moment où tous les esprits sont aux chansons pour gagner furtivement le lit qu’on leur a préparé dans une pièce isolée. Leur absence n’est, remarquée que longtemps après, lorsque la noce est rassasiée de chants, comme elle l’était auparavant de viandes. Un seul cri s’échappe alors de toutes les bouches : la trempée ! la trempée ! Et l’on prépare la trempée. Celui qui a eu le bonheur aux Iolées de trouver l’épousée, s’en va, une pleine jatte de vin à la main, quêtant le sucre que chaque grand garçon donne à sa générosité ; puis, le sucre fondu, on jette dans le vin deux tranches de pain, et, musique en tête, toute la noce se rend à la chambre, des mariés. Mais la porte est fermée et ne s’ouvrira que lorsque auront cessé les airs gais de la musette et les gaies chansons des grands garçons.

La mariée porte la première ses lèvres à la trempée ; la première elle prend sa part du pain qu’on lui offre. Ils boivent tour à tour jusqu’à la dernière goutte et, à chaque reprise, un des grands garçons leur passe sous le nez, pour leur essuyer les lèvres, une aile de volaille, un pieumas. Puis, celui qui a apporté la trempée, si son monsieur n’est à la noce, prend sur ses deux bras la jeune femme, qui, jusqu’ici, ne s’est point déshabillée, la fait danser quelque temps et la remet auprès de son mari de la manière dont il l’y a prise.

Et la foule se retire. Les danses vont se former dans la grange où vous les avez vus tourbillonner la nuit précédente, les mêmes danses à côté des mêmes libations. Elles se prolongent ordinairement jusqu’au jour, dont les frais rayons viennent se refléter sur des toilettes en désordre, des visages pâles et fatigués. On se couche. Le peu de temps donné au sommeil entre les danses et le déjeuner, où se doivent m’zer las rechtes de la noce, a calmé l’effervescence, disons l’ébullition des conviés. A part quelques propos légers qui traversent encore la table en tous sens, à part quelques bons mots aux dépens de la mariée et qu’on se permet dans les villes, bien que moins crûment dits, on est plus sérieux, plus posé. Une chose seulement préoccupe tous les esprits : chacun tient à savoir quel est celui des deux mariés qui s’est endormi le premier : car celui qui s’est endormi le premier dans la nuit de ses noces doit le premier aussi s’endormir dans la nuit du trépas.

La fête se termine avec ce déjeuner, à moins que les apprêts n’aient excédé le nombre et l’appétit des conviés. En ce cas, la noce continue jusqu’à l’entière consommation des vivres. Puis, après cette excursion gastronomique, chacun rentre dans sa sobriété, chacun reprend sa vie de travail et de fatigue.

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L’échange et le Don

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2012

Réflexion sur l’échange et le don que vous pouvez suivre en cliquant ici

Conversation intuitive avec ERENA

« Nous, Lumière, apportons sur la Terre des enseignements qui vous aident à monter vos vibrations, à élargir vos points de vue, à relativiser l’importance donnée aux valeurs matérielles, et nous vous prions de recevoir nos engagements à vous mobiliser pour élever le taux de chacun, puisque certains êtres sont « formés » pour l’aide à autrui… Nul ne peut dire qu’il est moins bien ou meilleur que l’autre… Nul ne peut se vanter d’être le maître sans être aussi l’élève… Et si cela était, il aurait tôt ou tard à changer sa manière de penser son service à la Vie… Car il s’agit bien d’un service rendu à la vie de tous, soyez-en conscients…

L'échange et le Don dans En 2012-2013 et après 2016 jardin_japonais_-200x300Plus vous évoluez, en votre âme, en votre conscience, plus vous donnez d’importance à l’amour qui se manifeste spontanément entre vous… Soyez clairs et ouverts, et dites-vous tout simplement que chacun vit le chemin qu’il a souhaité, prédéfini, construit, validé, et chacun va à ses rythmes et possibles… Nous vous voyons fonctionner ; Nous sommes en vous et ressentons vos attentes, vos besoins, vos campagnes, vos sollicitations, chacun étant à sa juste place, dans les progrès qu’il peut réaliser… N’oublions pas d’être « ensemble » sur ce chemin de la transformation, et n’oubliez pas, vous, de comprendre que vous êtes guidés, conseillés de l’intérieur, à l’écoute intuitive de votre conscience… Vous ne pouvez demander le don gratuit de vos oeuvres si vous n’avez aucune contrepartie financière vous permettant d’aller de l’avant… Comment pourriez-vous survivre ?… Cela démontre simplement que les systèmes encore en place ne se démobilisent pas rapidement pour laisser la place à d’autres concepts réalisables ici-bas…

Prenez l’exemple d’un thérapeute… Il a, lui aussi, besoin de l’aide de ses consultants, et vice-versa, le consultant a besoin de ses soutiens… ce qui engendre un échange vibratoire… Pourquoi ne pas considérer que le temps consacré à cet échange est également vibratoire, un concept de l’idée même de juste retour des temps que l’être humain vit ici-bas, ce qui lui donne la possibilité d’utiliser une énergie reconnaissant son oeuvre, donc l’argent, comme un moyen de réaliser d’autres oeuvres, encore d’autres, et encore d’autres…

L’argent est bien une énergie, une loyauté servant deux personnes quand chacun est consciente de cette énergie, un pouvoir sur autrui si l’être utilise l’argent comme moyen de pression, ce qui ne peut être le cas de l’être qui aide avec amour… Nous proposons que l’amour circule naturellement et simplement entre vous, mais une personne en difficulté n’est pas à même de s’aimer vraiment, et donc peut avoir besoin de consulter, du moins encore en ces temps… Elle est donc prête à donner une somme, nul ne la manipule, elle choisit de demander l’aide, donc l’énergie du thérapeute, elle choisit aussi de donner la somme demandée… Ce qui revient à dire que lorsqu’elle va mieux, tout le monde va mieux autour d’elle et partout sur la terre… L’argent a donc servi cette élévation du concept de l’amour, et s’il est lui aussi une énergie comme l’amour, fusionnons les deux, et laissons le temps vous apprendre que vous êtes des êtres de paix, de lumière, et donc d’amour… Mais tant qu’existe la dualité sur la Terre, le concept d’unification n’est pas atteint ; et donc l’argent n’est pas porté vibratoirement parlant, à la somme des fréquences que l’amour distribue dans l’unification des mondes et des modes de pensées…

Ami(e)s de la Terre, pour lier argent, capacités, aide à l’autre, et échanges, il est nécessaire que l’unité soit rendue possible par un grand nombre de personnes de votre planète… Ce qui demande une unification de la pensée, par la tendresse que l’on se doit, l’amour et l’estime de soi… Une personne en difficultés financières, malgré son bon vouloir, son coeur, son énergie, peut avoir encore à admettre son immensité, sa lumière, sa puissance créatrice, et donc cela l’oblige à fonctionner dans un mode de pensée séparée, bien qu’elle ne le souhaite pas du tout… Cela dépend des paramètres de sa conscience, sur lesquels elle ne peut agir avec le conscient ou la seule pensée… Celle-ci, dit-on, est créatrice, mais elle ne l’est que si l’intime conviction, donc la croyance utilisée, est totalement unifiée au concept qu’elle prend comme vrai ou utilisable… Si elle doute d’elle-même, autant d’ailleurs les thérapeutes que d’autres personnes, elle ne peut attirer que des personnes qui lui correspondent, et sont donc prêtes à faire un bout de chemin avec elle, telle qu’elle est, là où elle en est, telles qu’elles sont toutes les deux…

Ainsi, tout a son sens, tout est réel, par le mode de fonctionnement inconscient utilisé, l’inconscient étant composé de paramétrages codés, qui s’entremêlent et sont connectés entre eux, mais aussi aux croyances ancestrales, et aux nouvelles croyances… Ce qui crée actuellement une somme d’énergies confuses et non encore unifiées… Vous en êtes là !…

Nous vous prions de ne pas « rêver » votre ascension, mais de la concrétiser réellement, en développant vos dons intuitifs, vos capacités, vos perceptions, vos conceptions, en ouvrant vos portes et vos coeurs… Donneront de leur temps, de leurs moyens ceux qui le peuvent ou le pourront… Les autres essaieront de suivre le mouvement, et parfois, seront surpris de ce qu’ils seront, de ce qu’ils recevront, ou échangeront… Nous vous prions d’aimer ce que vous êtes, c’est déjà votre don généreux à la Terre et à l’ensemble humain…

L’argent, les capacités, l’aide, l’échange, seront possibles quand vous aurez franchi le 4e niveau vibratoire, dont peu parlent… Certains semblent vouloir passer de la 3eDimension à la 5e, en omettant la 4e !… Que cela signifie-t-il pour vous ?… alors que le 4e niveau de votre être demande la ré-harmonisation de vos énergies, la guérison de vos émotions, l’intégration de la responsabilité à part entière de votre parcours !… Donc, sortir de la victimisation, de la culpabilité, des peurs, des manques… Vous n’en êtes pas encore là !…

Soyez bénis, bénissez-vous les uns les autres, vous entrez seulement dans la 4eDimension, et cela, déjà, demande une belle concentration sur l’instant présent !…

L’impulsion sera donnée au moment juste, aux justes personnes, pour cette alliance entre les mondes intérieurs et les modes de pensées, afin de favoriser les passages en vibrations plus hautes… Chacun est co-responsable… Un thérapeute qui demande de l’argent contre son oeuvre d’aide est en toutes les personnes ; les plaignants, ceux qui ont besoin sont également en tous… Vous êtes miroirs et reflets les uns des autres en permanence, et cette notion est également à intégrer dans les processus d’évolution de la conscience globale… 

Puissiez-vous, mes ami(e)s bien-aimé(e)s, vous rendre compte que chacun peut aider autour de lui, avec les moyens qu’ils possèdent, avec ses sentiments, avec ses modes de fonctionnements, et vous aurez tous à intégrer le vrai sens de la fraternité, le vrai partage des biens, des possessions, des objets, disons de tout ce qui est sur la Terre, puisque rien ne vous appartient vraiment ; et donc, tout sera mis en exergue, afin que vous vous rendiez compte de la pensée que vous véhiculez, globalement et individuellement…

Internet est un moyen de communication, tout évolue, vous vous en rendrez compte… L’Unification ne peut être réfléchie, elle sera spontanée, suite à vos prises de conscience… Que cela soit !…
En ne jugeant de rien, vous ne clivez rien, et vous permettez l’évolution… Que cela soit !…

En vous aimant davantage, vous aimerez mieux les autres, et vous permettrez les prises de conscience… Que cela soit !…

Commençons par ce chemin, ensemble, vous et nous la Lumière en vous, vous et nous l’Amour en vous !…  Vous n’aurez pas de regrets, et vous serez de vrais « maîtres » les uns pour les autres, car vous serez de vrais « élèves » de l’Amour, porteurs de Vie… Que cela soit !…

Ici et maintenant, nous vous bénissons, vous prions de rester neutres de tout ce qui se passe autour de vous, car en n’étant ni juge ni partie, vous serez à même d’aimer le monde et vous-mêmes sans restriction, et dans cet aspect de vos sentiments, l’argent sera effectivement amour… Les systèmes bancaires s’effondrent progressivement, les manques s’effondreront de la même façon… Soyez ouverts à cela, et laissez la Vie se charger de vous apprendre Qui est Qui, et Qui fait Quoi en Qui…

Nous vous remercions de l’attention que vous portez à nos guidances et enseignements, et vous remercions de faire du mieux que vous le pouvez, d’être ce que vous pouvez être, dans l’instant de votre respiration et de votre présence ici, en tant que vérité inspirant autrui…

Que la Paix soit votre seul but !…

Amour et Joie ne seront qu’une seule énergie que si vous êtes totalement réalisés….papillon-2 dans Nouvelle conscience

Paix en vous tous et sur la Terre !…

Avec amour…

ERENA »

Reproduction autorisée à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le blog ci-après :
http://centregalactique.blogspot.ca/p/erena.html
michelerena@orange.fr

 

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