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Sagesse et Compassion

Posté par othoharmonie le 3 mars 2016

 

Mon point de vue n’est-il pas terriblement élitiste ? Mon Dieu, je l’espère. Si vous regardiez un match de basket ne préféreriez-vous pas voir jouer Michael Jordan que moi ? Si vous aimez la pop musique, pour qui êtes-vous prêt à payer pour écouter ? Moi ou Bruce Springsteen ? Lorsque vous lisez de la belle littérature, préférerez-vous passer du temps à lire Tolstoï ou moi ? Si vous payez 64 millions de dollars pour un tableau, le feriez-vous pour un Van Gogh ou pour un de mes tableaux ?

Sagesse et compassion

L’excellence est élitiste. Y compris l’excellence spirituelle. Mais l’excellence spirituelle, est un élitisme auquel nous sommes tous invités. Nous nous tournons d’abord vers les grands maîtres comme Padmasambhava, sainte Thérèse d’Avila, le Bouddha, Dame Tsogyal, Emerson, Eckhart, Maimonide, Shankara, Sri Ramana Maharshi, Bodhidharma, ou Garb Dorje. Mais leur message est toujours le même : laissez cette conscience qui est en moi être en vous. Vous commencez comme élitiste et vous finissez égalitaire, toujours.

Mais entre temps, il y a cette sagesse furieuse qui hurle dans nos cœurs; nous devons, tous, garder notre attention sur le but de la transformation ultime. Donc toute spiritualité intégrale ou authentique inclura forcément toujours un appel critique, intense et par moments polémique, de la part du camp de la transformation au camp purement translatif.

Si nous utilisons les pourcentages du chinois Ch’an comme exemple de base, cela veut dire que 0,0000001% de la population est engagé de façon active dans une authentique spiritualité, alors que 0,99999999 % de la population est impliqué dans des systèmes de croyances non transformatrices, non authentiques, purement translatives ou horizontales. Et cela veut dire, eh oui, que la grande majorité des aspirants spirituels dans ce pays comme partout ailleurs sont impliqués dans des pratiques qui sont loin d’être authentiques. Il en a toujours été ainsi; et c’est le cas maintenant. Ce pays ne fait pas exception.

Ce qui devient beaucoup plus dérangeant en Amérique aujourd’hui, est qu’une immense majorité d’adhérents de mouvements spirituels horizontaux prétendent souvent être à l’avant-garde de la transformation spirituelle, d’apporter le « nouveau paradigme » qui va changer le monde, la « grande transformation » dont ils sont les éclaireurs. Mais dans la plupart des cas ces nouveaux paradigmes ne sont pas transformateurs du tout. Ils sont purement et agressivement translatifs. Ils n’offrent pas de moyens efficaces pour démanteler le moi, mais proposent au moi de nouvelles façons de penser. Pas des moyens de transformation, mais des nouvelles façons de translater. En fait, ce que la plupart de ces mouvements proposent ce ne sont ni des pratiques ou des séries de pratiques, ni des sadhana, satsang, shikan-taza ou yoga. Ce que la plupart de ces mouvements offrent c’est : lisez mon livre sur le nouveau paradigme ! Tout cela est profondément dérangé et profondément dérangeant.

Ainsi les camps spirituels authentiques, tout en gardant le coeur et l’esprit des grandes traditions de transformation, feront coexister deux choses : une appréciation et un engagement pour les pratiques mineures et translatives (dont dépend leur succès généralement) et un cri du coeur tonitruant – hurlant que cette translation ne suffit pas en elle-même.

Par conséquent tous ceux qui ont été bousculés dans la profondeur de leur âme par la transformation authentique doivent, je le crois, en découdre avec le profond engagement moral, lancer cet appel du cœur – que ce soit tranquillement avec douceur et pleurant de réticence; ou avec un feu brûlant et une sagesse furieuse; ou par l’analyse lente et prudente; ou en étant un inébranlable exemple public. L’authenticité porte en elle de façon absolue une obligation et un devoir. Vous devez l’exprimer, secouer l’arbre de la spiritualité, braquer sur les yeux des complaisants les phares de votre réalisation au mieux de votre capacité. Vous devez laisser cette réalisation radicale déferler à travers vos veines pour ébranler ceux qui vous entourent.

Et si par malheur vous manquez à cet appel, vous trahirez votre propre authenticité. Vous dissimulerez votre état véritable. En refusant de déranger les autres, vous refuserez de vous déranger vous-même. Vous serez de mauvaise foi avec un mauvais relent d’infini.

Parce que, voyez-vous, ce qui est alarmant, c’est que toute réalisation porte en elle un terrible fardeau : ceux à qui il a été donné de voir sont simultanément harnachés à l’obligation de communiquer cette vision en termes très clairs. Tel est le contrat. Il vous a été permis de voir la vérité à la condition que vous la communiquiez aux autres (tel est en fait la signification des vœux du bodhisattva). Par conséquent, si vous avez vu, vous devez tout simplement le dire. Le dire avec compassion, le dire avec une folle sagesse, ou le dire par des moyens habiles, mais dire, il le faut.

Voilà le vrai et terrible fardeau, qui ne laisse aucune place à la timidité. Que l’on puisse se tromper n’est pas une excuse : que vous soyez juste ou non dans votre façon de communiquer n’a guère d’importance. Comme nous le rappelait si brutalement Kierkegaard, ce n’est qu’en parlant avec passion de votre vision que la vérité pourra pénétrer d’une façon ou d’une autre la réticence du monde. Il n’y a que cela qui compte. Que vous ayez raison ou que vous ayez tort, vous ne le découvrirez qu’à la force de votre passion. C’est votre devoir de mettre en avant cette découverte – de n’importe quelle façon – donc il est de votre devoir de dire votre vérité avec toute la passion et le courage que vous pourrez puiser dans votre coeur. Votre devoir est de crier comme vous le pouvez.

Le monde vulgaire hurle déjà et avec un vacarme tellement assourdissant que les voix plus justes sont à peine audibles. Le monde matérialiste déborde de publicités, d’attractions, d’incitations hurlantes, de commerce criard, de vagissements de bienvenue, d’invites aguichantes. Loin de moi l’intention d’être dur : il est important d’honorer les engagements mineurs, mais on ne peut ignorer que « âme » est devenu le mot le plus galvaudé dans les titres des meilleurs ventes en librairie. Cependant « l’âme » dont parlent ces livres n’est qu’un travestissement de l’ego. Dans l’appétit dévorant de l’avidité translative, le mot « âme » a pris le sens non pas de ce qui est éternel en nous, mais de ce qui en nous se débat à grands cris dans ce bas monde. Ainsi, aussi absurde que cela puisse paraître, « prendre soin de son âme » a fini par ne signifier rien d’autre que de se concentrer intensément sur notre moi ardemment séparé. Le mot « spirituel » est sur toutes les lèvres mais pour ne se référer généralement qu’à un sentiment profondément égotique, comme « coeur » finit par signifier toute sensation sincère de contraction intérieure.

Tout cela, en vérité, n’est que le bon vieux jeu de la translation sur son trente et un pour aller en ville. Cela serait plus qu’acceptable sans le fait alarmant que toutes ces manoeuvres translatives sont dotées agressivement du nom de transformation, lorsqu’en fait ce ne sont que de fringantes translations. En d’autres termes, il semble que dans ce jeu de faire de toute nouvelle translation une grande transformation, il y ait hélas une profonde hypocrisie. Et le monde dans son ensemble, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, est et a toujours été totalement sourd à cette calamité.

Ainsi donc si, devant l’amplitude de votre propre réalisation authentique, vous vous prépariez à murmurer gentiment à l’oreille de ce monde presque sourd, mon ami, je vous dis non. Vous devez hurler. Hurler depuis le tréfonds de votre vision, comme vous le pouvez.

Non sans discrimination pourtant. Procédons à ce cri transformateur avec prudence. Laissons les petites poches de spiritualité transformatrice radicale, de spiritualité authentique concentrer leurs efforts et transformer leurs étudiants. Laissons ces poches commencer à exercer leur influence doucement, avec prudence, responsabilité et humilité, et tout en embrassant une tolérance absolue pour tous les points de vue, tenter néanmoins de défendre une spiritualité authentique, véritable et intégrale, tout cela par l’exemple, par le rayonnement, par une évidente délivrance, une libération manifeste. Que ces poches de transformation persuadent le monde et ses individus réticents avec douceur, défient leur légitimité, leurs translations qui limitent, et suscitent l’éveil de la torpeur qui hante le monde dans son ensemble.

Que cela commence ici, maintenant – avec vous, avec moi – avec notre engagement à respirer dans l’infini jusqu’à ce que l’infini seul devienne l’unique affirmation que le monde reconnaisse. Qu’une réalisation radicale irradie de nos visages, hurle de nos cœurs et tonne de nos esprits, ce fait simple et évident : que vous, dans l’immédiateté même de votre conscience présente, êtes le monde dans sa totalité avec toute sa froideur et sa fièvre, toutes ses gloires et sa grâce, tous ses triomphes et ses larmes. Vous ne regardez pas le soleil, vous êtes le soleil; vous n’entendez pas la pluie, vous êtes la pluie; vous ne touchez pas la terre, vous êtes la terre. Et dans cette lumière simple et claire, que l’on ne peut remettre en cause, la translation a cessé en tous les domaines, et vous vous retrouvez transformé en Coeur du « Kosmos » lui-même et là, à ce moment précis, tout simplement, tout tranquillement, tout est défait.

L’émerveillement et le remords vous seront alors complètement étrangers, de même que le moi et les autres, le dedans et le dehors n’auront plus aucun sens pour vous. Et dans ce choc de la reconnaissance – lorsque mon Maître est mon Moi et le Moi est le « Kosmos » dans sa totalité – vous pénétrerez doucement le brouillard de ce monde et le transformerez totalement en ne faisant rien.
Et alors, et seulement alors – avec compassion, soin et clarté, vous écrirez enfin, sur la tombe d’un moi qui n’a jamais existé : Tout est Ati.

FIN


imagesKen Wilber n’a guère besoin d’être présenté. Génie reconnu de son vivant, cet auteur prolifique est universellement loué pour sa synthèse visionnaire des philosophies orientales et occidentales. Il est salué comme l’un des esprits les plus lumineux du monde spirituel moderne. Les personnes qui adhèrent à ses idées dont l’influence est grandissante viennent d’horizons idéologiques extrêmement divers, alors que lui-même, bouddhiste pratiquant, demeure farouchement indépendant et ne s’aligne qu’à la force de sa propre recherche. Prenant sans crainte le risque de la controverse, il a été durement critiqué pour sa remise en question franche et courageuse de beaucoup des idées les plus chères et les plus fermement défendues par le statu quo culturel et spirituellement progressiste d’aujourd’hui. Pourtant, c’est cette qualité même, sa passion indéfectible pour un questionnement authentique, une qualité bien trop rare dans le monde spirituel moderne, que nous trouvons si réconfortante. Dans l’essai original qui suit, Ken Wilber lance un cri du coeur implorant chacun d’entre nous a relever le défi d’embrasser une « spiritualité qui transforme ».


Cet article est extrait de la revue «Qu’est-ce que l’Eveil ?» liée à l’enseignement d’Andrew Cohen

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Les effets sur la santé à différents stades de l’Eveil

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2015

 

1 prièreDe nombreuses études ont constaté les effets bénéfiques sur la santé de pratiques spirituelles, ou simplement de la relaxation. Aujourd’hui, les neurosciences vont plus loin en identifiant ce qui se passe réellement dans le cerveau.

L’interface esprit/cerveau conserve l’essentiel de son mystère. C’est le « problème difficile » de la conscience, identifié par le philosophe australien David Chalmers. Perspective matérialiste ou pas, la façon dont les deux entités interagissent reste incomprise. Ce qui est certain, pour le neuropsychologue québécois Mario Beauregard, c’est que « dans l’effet placebo comme dans les thérapies cognitives, les croyances de la personne modifient la réponse du cerveau.

Or, si l’esprit était quelque chose d’impuissant, on ne pourrait pas observer ces résultats. » Par exemple, une personne atteinte de phobie ou de TOC (trouble obsessionnel compulsif) va être capable, grâce à une thérapie comportementale, de « reprogrammer » son cerveau en mobilisant son attention. De nouvelles pensées vont se substituer aux pensées intrusives ou phobiques, et un nouveau circuit neuronal va remplacer le circuit pathologique, comme on l’observe ensuite en imagerie cérébrale.

Pour Mario Beauregard, « l’interprétation la plus simple est de considérer que ce qui se passe au niveau psychique a une influence au niveau neurobiologique. » Prière « à l’insu de son plein gré » Ces observations viennent confirmer une quantité impressionnante d’études mettant en évidence que des activités telles que la méditation, la relaxation, la prière, etc., sont bénéfiques à la santé et favorisent la guérison. Edward Larson a effectué, dans son livre The Faith factor, une revue détaillée de 158 études médicales portant sur l’effet de la religion ou de la spiritualité sur la santé, dont 77 % faisaient état d’un bilan clinique positif.

Une autre étude portant sur 400 personnes âgées de plus de 64 ans a montré que des activités de nature spirituelle étaient associées à un meilleur taux de survie. À l’inverse, on a montré qu’une relation conflictuelle avec « la religion » augmentait le risque de décès chez des patients malades et âgés. Le lien de causalité n’est peut-être pas si évident et il ne s’agit pas de donner des gages définitifs aux croyants. Ce ne sont pas les croyances elles-mêmes qui sont bénéfiques, puisque différentes pratiques religieuses donnent des résultats semblables, mais bien les états mentaux qui en découlent. D’autres études ont été plus controversées, car elles portaient sur la « prière d’intercession », qui consiste à prier pour la guérison de quelqu’un d’autre, parfois à son insu.

Une étude portant sur 1 800 patients opérés du cœur n’a pas montré que les prières orientées vers leur guérison avaient un effet quelconque. Pire, ceux qui savaient que l’on priait pour eux se sentaient encore plus mal que les autres! Pourtant, William Harris avait montré en 1999 que « la prière d’intercession, complémentaire, à distance, en aveugle, produit une amélioration mesurable des indicateurs médicaux chez les patients gravement malades ».

Et d’autres études l’ont confirmé, mais dans le cas des opérés du cœur, il a été avancé que ceux qui savaient que l’on priait pour eux pouvaient s’en effrayer en se pensant réellement à l’article de la mort.

C’est ce qu’on appelle un effet nocebo, contraire au placebo. Éveil accéléré Une étape supplémentaire est franchie avec les études qui montrent que l’éveil induit par une forme de bénédiction produit des modifications dans le cerveau. Le chercheur allemand Christian Opitz s’est penché sur le cas de la « bénédiction d’unité » appelée deeksha, telle qu’elle est pratiquée par Sri Bhagavan au sein de la Golden Age Foundation, en Inde. Selon ce dernier, l’éveil peut être transmis comme une grâce, et se réaliser en quelques semaines.

Opitz a étudié les scans cérébraux de personnes à différents stades d’éveil et observé qu’ils présentaient des caractéristiques communes: baisse d’activité dans les lobes pariétaux, liés au sentiment de soi et à l’orientation dans l’espace ; et hausse d’activité dans les lobes frontaux, principalement le gauche, lié au sentiment de bonheur et de bien-être.

 Ceci confirme selon lui un processus d’éveil en marche, comme si le deeksha installait en premier lieu le « câblage » neuronal, puis que l’expérience subjective de la personne se transformait peu à peu. Opitz en déduit également que l’expérience mystique « sauvage » peut être déstabilisatrice et pathologique précisément parce que le cerveau n’est pas prêt pour l’intégrer. Chez des disciples indiens de Sri Bhagavan et Amma, Opitz a observé que la zone appelée « septum pellucidum », associée à l’humeur et la joie, était « énorme », alors qu’elle est sous-active chez la plupart des gens et très réduite chez les dépressifs. Au niveau hormonal, il note également l’augmentation de la production d’ocytocine, l’hormone de l’amour et de la confiance.

Sri Bhagavan insiste sur la nécessité d’avoir des relations sociales et personnelles harmonieuses, où l’on rejoint Maître Philippe et les « pensées justes » qui devaient accompagner ses soins. Nouveau cerveau Le chercheur danois Erik Hoffmann a étudié les tracés EEG (électroencéphalogramme) de douze personnes participant à un « séminaire d’éveil » en Inde. Il constate d’abord « une forte tendance des deux hémisphères à fonctionner de façon plus symétrique ».

Ensuite, il observe une augmentation des ondes cérébrales gamma dans les lobes frontaux, qu’il traduit par une activation du « nouveau cerveau », indispensable au processus d’éveil et à l’état d’unité. En effet, de telles ondes gamma ont été observées par Richard Davidson chez des méditants bouddhistes zen expérimentés.

Selon Mario Beauregard, ces ondes gamma seraient toutefois liées à l’effort d’attention qui est requis dans ces formes de méditation.

En revanche, il a lui aussi observé que certaines personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (NDE) conservaient également une trace dans le cerveau. D’ailleurs, plusieurs cas de guérisons spectaculaires ont été constatés après une telle expérience. Ainsi, le mystère demeure, mais le potentiel de la conscience semble illimité.

Issu du magazine Nexus Guérison 2010 sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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LE NOUVEAU MONDE

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

 

 

Le changement est MAINTENANT. Il inspire chacun d’entre nous. Il motive tant d’hommes et tant de femmes. Il alimente de riches échanges. Il suscite aussi des conflits. Mais, Le changement qu’est-ce que cela signifie vraiment? Comme pour tout sujet passionnant chacun en a sa propre représentation, sa propre perception. 2012 a stimulé l’imagination et chacun proposa sa version, chacun partagea son interprétation. 

02020402aLe changement doit-il passer par des bouleversements ? Le changement est-il vraiment la Manifestation du Nouveau Monde ? Tout semble confirmer que nous sommes, dans tous les cas, au cœur d’une profonde mutation. La Planète est en pleine évolution et tout dans l’UNIVERS évolue également. L’univers est gouverné par des Lois et  nous sommes donc gouvernés par ces mêmes Lois. Ces lois Universelles administrent chacun d’entre nous, et nous y sommes tous soumis que nous y adhérons ou pas. Tout dans l’UNIVERS est vibratoire. Nous sommes un champ de force électromagnétique dont la vibration varie en fonction de nos pensées, de nos paroles, de nos émotions et de nos actes. Nous sommes à chaque instant le résultat vibratoire de ce que nous choisissons de penser, de croire, de ressentir, de dire ou de faire. Ce processus est à la fois conscient et inconscient. 

Notre libre  arbitre se tient au coeur de ce choix vibratoire. Cela signifie que nous sommes responsables de cette qualité vibratoire et que nous attirons à nous les fréquences similaires aux    nôtres.. Oui, Nous attirons à nous ce sur quoi nous portons notre attention de façon collective et individuelle. Oui, Nous manifestons, collectivement et individuellement les émotions sur lesquelles nous nous épanchons. Cela signifie que la Planète aujourd’hui reflète la conscience de l’humanité et que nos vies reflètent notre propre conscience.. Or, l’Humanité depuis des décennies, exprime son profond désir de changement et ce désir a fait écho dans tout l’Univers. Ainsi que l’affirme Paolo Coelho « Quand tu veux quelque chose, l’Univers entier conspire à te permettre de réaliser ton désir ! » 

En effet chaque prière, chaque demande, chaque invocation a créé un extraordinaire égrégore permettant une réponse de Lumière Divine jamais égalée. Alors les Êtres de Lumière se sont unifiés pour nous porter assistance et nous aider avec enthousiasme dans ce processus de métamorphose. Il est important de comprendre aussi que notre propre système solaire s ‘expanse entraînant avec lui ses propres planètes. Il s’expanse au cœur de l’Univers qui s’expanse lui-même. Alors, est venu un temps où la Terre n’a pas vraiment eu le choix, soit elle évoluait avec les autres planètes, soit elle était vouée à une disparition douloureuse. Nous avons choisi d’évoluer. 

Afin de poursuivre cette expansion, l’Humanité devait épurer des éons de distorsions, d’ignorances, de fausses croyances, de lourdes mémoires, d’innombrables souffrances et de terribles agonies. En effet, nous sommes entrés au coeur d’une spirale vibratoire qui nous pousse vers une autre dimension, appelée « la Cinquième dimension ». Nous avançons inexorablement vers la manifestation du Nouveau Monde, un monde libre de souffrances et de limitations. Cette propulsion nous impose une épuration monumentale, entraînant toute sortes de réactions, d’incompréhensions, de challenges, de pertes, d’égarement et de souffrances. Ce soit disant chaos est l’expression de cette épuration. Nous  transmutons des éons de disfonctionnement, nous transmutons des vies de limitations, Aujourd’hui, nous transmutons encore nos erreurs, nos abus, nos violences, nos résistances, nos haines, nos médiocrités. Dans la bible on parle d’un temps « de pleurs et de grincements de dents ». Nous sommes ce temps. Cependant, il est juste de l’accepter comme étant une véritable opportunité nous permettant de basculer plus facilement et plus rapidement dans le Nouveau. Ce n’est pas une tâche aisée, mais il en est ainsi. Ce temps douloureux touche à sa fin, ce temps douloureux mais nécessaire annonce le véritable changement, l’inévitable expansion.  

Pour se faire, nous devons réintégrer notre Pureté Originelle. Par conséquent, cette transmutation nous permet de libérer chacun de nos électrons. Nous sommes en train de redécouvrir que nous sommes des Êtres Divins, Omnipotents, Omniprésents et Omniscients. Cette prise de conscience ébranle en profondeur tous nos fondements. Il est important de comprendre qu’il y a bien longtemps, nous nous sommes incarnés sur cette Terre afin de vivre l’expérience de la matière. La Terre est une école exceptionnelle d’apprentissage. Non, nous ne sommes pas ici pour découvrir et faire l’expérience de la souffrance. Nous sommes venus sur cette splendide Planète pour apprendre à jouer et à coopérer avec les Eléments dans le but de découvrir et de nous approprier les principes qui permettent de créer. Car, même si nous l’avons oublié, nous sommes de Puissants et de Merveilleux Créateurs.

Au fil de centaines, voire de milliers d’incarnations, nous avons perdu le sens de tout cela et le sens de qui nous sommes vraiment. Lorsque nous avons commencé à émettre des pensées impures,   empreintes de peurs, petit à petit, ces pensées d’imperfection se sont manifestées engendrant les souffrances que nous connaissons aujourd’hui. Nous avons créé individuellement et collectivement la densité dans laquelle nous pataugeons, dans laquelle nous nous sommes englués jusqu’à oublier qui nous étions vraiment. 

Cette séparation fut désastreuse et douloureuse. Aujourd’hui, est venu le temps de la réconciliation avec notre Vraie Identité. Voilà ce que signifie le changement. Mais nous avons si longtemps fonctionné de façon erronée, qu’il nous est difficile de manifester ici et maintenant le Maître qui pulse en nous, tout autour de nous et que nous avons toujours été.. Exprimer le Maître qui pulse en nous c’est changer sa vibration, c’est faire l’expérience du saut quantique dont tant de personnes parlent. 

Depuis 1954, les énergies de lumière n’ont eu de cesse de bombarder la Terre. De ce fait nous sommes entrés dans l’ère de Verseau, l’ère de la Transmutation et particulièrement l’ère de la Liberté. La liberté prend toute sa dimension quand nous redevenons les créateurs conscients de notre réalité. La liberté réside dans le fait de coopérer à nouveau avec les quatre éléments afin de cocréer des Univers nourris de notre imagination. La liberté réside dans la manifestation de la splendeur et dans l’expression de notre Magnificence. La liberté, c’est l’illumination tant évoquée par les Bouddhistes. Les scientifique confirment : « L’imagination est créatrice, L’imagination est le moule de notre réalité ». Alors il est temps de nourrir notre imagination de pensées sublimes, grandioses et belles. Chaque vision construit un égrégore qui se manifeste inéluctablement. Nous sommes sur Terre en ce moment précis car nous avons la responsabilité de co-créer un paradis merveilleux, vibrant de Magnificence.

Jésus nous déclare encore aujourd’hui : « Vous êtes bien plus que ce que vous croyez. Vous avez en vous une puissance qui vous permet d’être un créateur au-delà de ce que vous pouvez imaginer! » 

Les Êtres de lumière ne peuvent pas faire le travail à notre place. Ils nous demandent de nous hisser à ce qu’il y a de plus beau, de plus pur. Ils nous demandent de sublimer chacune de nos pensées, chacune de nos émotions, chacun de nos mots et chacun de nos actes. Parce que nous veillerons à chaque instant à exprimer ce qu’il y a de plus noble, parce que nous veillerons à exprimer l’amour inconditionnel, nous participerons efficacement à l’émergence du Nouveau Monde, l’émergence du Divin. L’adage « aide toi et le ciel t’aidera » n’a jamais était plus adapté! 

Gandhi nous confirmait : « Quand une âme s’élève elle élève le monde ». En ces quelques mots se tient le changement d’aujourd’hui. Et cette fois-ci il n’y aura pas de retour en arrière, plus rien ne sera comme avant, car nous sommes tous sans exception, profondément sollicités pour exprimer le Divin qui est en nous et que nous sommes.. Tout,  aujourd’hui, doit refléter la splendeur de la Cinquième Dimension Il y 2000 Ans les Mayas ont prophétisé un grand nombre d’événements majeurs et ils se sont, pour la plupart, réalisés. Ils ont prédit pour notre époque que de grands bouleversements auraient

lieu entre 2004 et 2012. Ils ont appelé cette période « le Cinquième Soleil ». Ils ont prévu qu’à cette date, le 21 décembre 2012, Le soleil se lèverait à l’aube pour rejoindre l’intersection de la voie lactée avec le plan écliptique. 

Cette intersection forma comme une croix représentant l’Arbre de Vie. Cet événement exceptionnel ouvrit pleinement les portes sur une nouvelle dimension et la Pure Lumière se déversa de façon extraordinaire, jamais expérimentée jusqu’alors. Ce portail ouvert sur d’autres dimensions entraîne une véritable bascule vibratoire. Tout a déjà commencé, et tout va aller en s’accélérant les années futures  seront donc ce que nous en ferons, il dépendra de l’égrégore et cet égrégore dépend de chacune de nos pensées, de chacune de nos intentions et de chacune de nos émotions ! Des millions de gens de par le monde nourrissent à chaque instant la notion de Paradis sur Terre, des milliers de gens maintiennent la Vision de l’amour, du partage et de la Joie. Le travail de chacun sera déterminant.. 

images (1)Car chaque pensée d’amour et de révérence désamorce des catastrophes annoncées ! Les Êtres de Lumière, dès lors que nous faisons appel à eux, mêlent leurs énergies aux nôtres pour accélérer et renforcer le processus ! Et , sachez que dans le Monde de la Cause, la Victoire est déjà célébrée !! 

Saint Germain nous partageait encore : « Croyez ce que vous entendez car vous êtes à un souffle des événements extraordinaires qui se mettent en place. C’est un événement qui aura des répercussions dans le monde entier et qui conduira aux changements promis qui vous libéreront de ces siècles d’oppression. Le vieux monde a fini son temps et le temps de passer à autre chose est maintenant. Ce qui prend place ne pourra s’arrêter et dépasse considérablement votre imagination. Vous avez toujours su qu’il y aurait un temps où vous élèverez au-dessus des ténèbres. Vous retournez dans les vibrations d’où vous venez et cette expérience sera la plus merveilleuse et la plus comblante que vous ayez jamais vécue. Vous êtes des Êtres de Lumière magnifiques et vous êtes chacun accompagnés sur ce chemin par des Êtres merveilleux. Le Royaume de Lumière attend avec enthousiasme votre retour »

 

écrit par Dominique-Claire Germain du Magazine « Vivre sa Légende ».

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, LECTURES Inspirantes, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

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La nouvelle Société sera compassionnelle ou ne sera pas

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

 

 

téléchargement (12)Le précepte de compassion, qui est au cœur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques, nous invite à toujours traiter autrui de la manière dont nous aimerions être traités nous-mêmes. La compassion nous enseigne à reconnaître le caractère sacré de chaque être humain, et à traiter chacune et chacun, sans aucune exception, avec un respect inconditionnel et dans un esprit de justice et d’équité. » 

C’est par ces phrases que débute la Charte de la Compassion, un écrit solennel lancé en 2008 à l’initiative de Karen Armstrong, essayiste britannique et historienne des religions, venue en présenter les contours à Paris, le 23 avril 2013, sur l’invitation de l’INREES 1 lors d’une Journée de la Compassion. Pour cette ancienne religieuse, si nous n’agissons pas de toute urgence afin que la compassion devienne une force dynamique et lumineuse à même de nous guider dans ce monde, ce dernier ne sera plus vivable pour qui que ce soit. Lassée de voir les différents responsables des grandes traditions religieuses condamner des actes, invectiver des comportements tels que l’homosexualité ou proférer des conseils haineux, elle a entrepris, avec des penseurs représentatifs de 6 courants majeurs de foi, la rédaction de cette charte de la Compassion. La charte est courte et tient en 350 mots. Tout le monde peut la signer. Mais surtout, tout un chacun peut la mettre en pratique et l’appliquer dans son quotidien, dans son entreprise, son école, sa ville. …/… 

Les cités de la compassion

« L’une de nos actions consiste à créer un réseau de cités de la compassion. Les maires de 12 villes ont déjà signé la charte. Cela ne signifie pas qu’ils sont pleins de compassion, mais qu’ils vont essayer de mettre en place cette notion dans leur cité, sur un plan pratique. Chaque année, ils s’engagent à travailler sur un projet précis en réponse à un besoin de leur communauté. L’idée est d’élever la compassion au rang de priorité dans l’esprit des gens. 80 villes sont déjà dans le processus pour devenir des cités de la compassion. Mon rêve est de jumeler certaines de ces cités, par exemple des villes américaines avec des villes du Moyen-Orient, afin qu’elles échangent des nouvelles, des mails, se rendent visite mutuellement et fassent tomber certaines des appréhensions qu’elles peuvent nourrir mutuellement. » 

La compassion est ce qui rassemble universellement les religions entre elles même si elles continuent à lutter les unes contre les autres.

Le guide de comportement, au coeur de toutes les foi, est résumé dans cette règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Karen Armstrong porte et portera cette éthique compassionnelle incarnée par la   règle d’or jusqu’à la fin de ses jours. Car, pour elle, le monde n’en a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui. 

La compassion est un programme d’action

La compassion est une attitude, un comportement mais certainement pas une idée, une doctrine ou encore moins, une émotion ou un  sentiment. La compassion a changé la vie de cette historienne dès l’instant où elle a fait l’effort, à  chaque instant de chaque jour, de mettre au centre de son monde autre chose qu’elle-même. « Au travers de mes recherches pour mes livres, j’ai réalisé que la compassion n’avait rien à voir avec le fait de ressentir de la pitié ou des bons sentiments, mais était bien le fait de se mettre, soi, à la place de l’autre. En adoptant une démarche de compassion, les choses ont commencé à changer. J’ai eu des moments de prise de conscience, de réalisation  profonde, de joie et j’ai été poussée à poursuivre mes recherches, quelles qu’elles soient, à partir de cette dimension de compassion. Je la vois davantage comme une discipline et une détermination à se mettre à la place de l’autre. » 

Les racines grecques et latines du mot « compassion » renvoient à cette idée de mettre au centre de votre monde autre chose que vous-mêmes. C’est également la conception chinoise de la compassion. Confucius 2 a d’ailleurs été le premier à énoncer cette règle d’or qui consiste à ne jamais traiter les autres comme nous n’aimerions pas être traités. Cela signifie qu’il faut revenir dans son coeur, identifier ce qui nous fait souffrir et se promettre de ne jamais infliger

cette même peine à d’autres. Dans les traditions musulmanes et judaïques, le terme compassion a pour racine « matrice », lui conférant une dimension d’amour maternel, un amour extrêmement exigeant. Une mère doit être responsable de son enfant chaque seconde de la journée mettant ses propres désirs et besoins de côté. Il existe également une prière bouddhiste qui conseille de prendre en compte tous les êtres comme une mère le ferait pour son unique enfant. Ainsi, dans l’approche bouddhiste, la compassion implique de prendre ce type de responsabilités pour la douleur qui existe  dans le monde et c’est ce qui nous est demandé aujourd’hui. 

Lorsque Jésus a dit « Aimez vos ennemis », l’amour en question doit être interprété avec son sens hébraïque premier.

Ce terme était utilisé dans la signature des traités internationaux avec pour signification, entre les dirigeants, d’être loyaux les uns envers les autres, de protéger leurs intérêts réciproques et de travailler à leur bien-être respectif. Toutes les principales croyances dans le monde ont décliné leur version de la règle d’or parfois exprimée positivement Traite les autres comme tu voudrais être traité toi-même », parfois négativement « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent » mais la règle est omniprésente. Et surtout, elle est vue comme un comportement, pas comme une croyance. 

L’idée que la religion est uniquement une question de « croyance » date seulement de la fin du XVIIe siècle, et fausse la perception qu’en ont les Occidentaux. À l’origine, toutes les soi-disant doctrines religieuses étaient essentiellement des programmes d’action. « Quoi qu’on fasse, on doit consacrer notre vie à soulager toute la peine que nous rencontrons autour de nous, c’est une responsabilité active », estime Karen Armstrong. « Nous sommes responsables les uns des autres et devons tenter de soulager cette souffrance. Car comme l’avait prédit Confucius, si nous ne le faisons pas, nous nous détruirons les uns les autres. » 

Toute violence résulte d’une violence antérieure

« Nous sommes si intensément connectés qu’il ne nous est plus possible de ne pas nous sentir concernés par ce qui se passe à l’autre bout du monde. » En faisant référence au colonialisme, Karen Armstrong développe : « Nous avons constitué un marché global et nous, en tant que britanniques, nous sommes coresponsables des événements du 11 septembre. Toutes nos actions ont des conséquences, parfois des générations plus tard ». Ses recherches l’ont conduite à travailler sur l’émergence des mouvements extrémistes de toute confession. La douleur et la colère ne viennent jamais de nulle part. Chacun de ces mouvements radicaux s’est manifesté sur le terreau d’un sentiment d’être agressé par le monde libéral. Et à chaque fois qu’ils sont attaqués, que ce soit au plan militaire ou simplement économique ou médiatique, ils deviennent encore plus actifs, plus extrêmes. Aussi devons-nous trouver une autre façon de nous exprimer lorsque nous énonçons cette cruauté, lorsque nous faisons allusion au terrorisme sans y associer d’animosité. Les limites de la compassion sont souvent évoquées lorsqu’il s’agit de réagir à des actes de cruauté. Peut-on demeurer dans la non-violence face aux atrocités, comme celles commises par Hitler en son temps, et n’y a-t-il pas des limites insoutenables à l’éthique compassionnelle ? 

Pour la philosophe, toute situation ne peut être qu’analysée en globalité, y compris la solution finale des nazis. « Si les autres États n’avaient pas pénalisé aussi durement l’Allemagne après la 1ère guerre mondiale, alors probablement Hitler n’aurait pas pu déployer de tels plans. Et s’il n’y avait pas eu, en Europe, une tradition millénaire de haine pour les juifs, vraisemblablement, ce génocide n’aurait pas pu faire son nid. Toutefois, face à l’insoutenable, fallait-il laisser faire Hitler ou combattre comme l’ont fait les Alliés ? Je ne vois d’autre solution que d’aller combattre dans un tel cas, mais il faut comprendre que le principe de la guerre a sa propre dynamique. Ainsi, les deux parties commencent à se livrer à des atrocités qui sont à l’encontre de ce qui les a motivés à entrer en guerre, comme ce qui s’est passé en Irak. »

« Il n’y a pas de réponse facile, mais tout acte de compassion demande d’être aussi accompagné d’une extrême intelligence, de tenir compte de toute l’histoire et de ne pas projeter sur d’autres peuples ce que nous voudrions pour les autres. 

La compassion, le plus puissant vecteur de paix et d’harmonie

Et pourtant, c’est bien face à ses ennemis qu’il faut faire preuve de compassion, des ennemis ou des collègues de travail, des voisins qui nous agressent. Car chacun de ces comportements extrêmes (guerres, violence) se retrouve aussi dans nos comportements quotidiens et dans notre attitude par rapport à des problèmes auxquels nous faisons face tous les jours. « Il est facile d’être compassionnel envers les dauphins ou les baleines mais beaucoup plus difficile envers les personnes que nous n’aimons pas », fait-elle remarquer. « Et pourtant, chaque fois que nous détestons une personne, chaque fois que nous nous autorisons à éprouver de la haine pour notre voisin, cela nous diminue. Quand nous faisons cela, nous méditons sur ses mauvaises qualités et de la sorte nous devenons son alter ego. C’est donc à nous, à vous, à chacun de commencer. En se mettant tous les jours à la place de l’autre, non seulement nous  développons sainement la compassion mais nous sortons de l’emprise de notre ego : nous nous transcendons.» 

téléchargement (13)Pourquoi une charte ?  

Karen Armstrong perçoit donc la compassion comme un impératif global urgent. Dans cette perspective, la Charte de la Compassion prend tout son sens. Il s’agit de susciter une mobilisation massive. « Depuis 2008, ceux qui m’ont le plus aidée dans la mise en application de la charte ne sont ni des religieux, ni des spirituels, mais des entrepreneurs. Ils ont bien compris que sans le développement urgent d’une attitude compassionnelle, c’est toute la société qui va s’effondrer. Parmi les pays les plus actifs dans l’application de la Charte figurent ceux que l’on n’attendait pas, à l’exemple du Pakistan  qui en train de monter un réseau d’écoles de la compassion initié par de jeunes entrepreneurs. Le projet pilote concentré sur quelques écoles est aujourd’hui inondé de requêtes d’écoles qui veulent les rejoindre. »…/….

 

A retrouver ici : http://othoharmonie.unblog.fr/2014/09/23/la-charte-de-la-compassion-2/

 

Extraits de l’article. Voir l’article complet dans Sacrée Planète n°59 page 6 à 10 par Nathalie Petit

 

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Dialogue avec mon Ange : L’homme, l’Ange ou la Bête ?

Posté par othoharmonie le 28 août 2014

La Vérité dépasserait-elle l’entendement humain ?

 

 ange

 

Il est désormais difficile pour Sand et moi de rédiger nos dialogues car nous remarquons bien que nous sommes de moins en moins atteints par les actualités de notre société. Cependant, nous sommes toujours stupéfaits de voir à quel point l’ignorance de l’homme dirige sa vie et jusqu’où il devient malléable dès qu’on touche à son émotionnel.

Les prises de conscience que nous avons réalisé jusqu’à présent, nous autorisent peu à peu à élever les fréquences de nos corps énergétiques et nous voyons bien que la perception que nous avons de notre propre univers s’en est vue considérablement modifiée. 

La raison qui nous motive à continuer de transcrire nos dialogues est pour témoigner, que pour nous libérer de ce monde de dualité*, une réelle porte de sortie existe. Toutefois, il ne faut pas se leurrer car cette « porte » est infiniment minuscule et très difficile à distinguer, tant les schémas d’illusion de l’humain sont bien ficelés et très structurés. 

Pour repérer cette porte de sortie, il nous a fallu tout d’abord prendre conscience de nos propres schémas de dualité, non seulement dans notre incarnation actuelle mais aussi dans celles de notre passé. Ces ouvertures de conscience nous ont permis un réel travail de libération de notre émotionnel afin de ne plus entrer en réaction face à des événements qu’on pourrait qualifier d’agréables ou de désagréables. Nous avons dû apprendre à voir le monde différemment afin de ne plus l’alimenter par notre propre dualité. Cela nous a demandé dans notre quotidien, une vigilance infiniment rigoureuse et une intégrité absolue envers nous-même, pour être capable de déceler jusqu’où pouvait nous emmener nos propres jeux duels. 

Ensuite à travers les expériences qui jalonnaient notre cheminement, nous avons fini par comprendre, accepter puis intégrer que nous étions nous-même à l’origine de l’univers duel dans lequel nous vivions. Nous avons dû admettre à nos dépends qu’il est nécessaire de comprendre que cette société que nous qualifions de détraquée, existe uniquement parce que chacun de nous, en tant qu’humain, autorisons et alimentons son fonctionnement.

C’est ainsi qu’il nous a fallut une extrême vigilance dans notre comportement, notre façon de penser et d’être, pour cesser d’alimenter cette croyance en un système sociétal perverti et diriger notre énergie de pensée vers une vision plus élevée de l’Être. 

Aujourd’hui, il nous est de plus en plus pénible de dépeindre le monde de 3ème dimension car cela nous demande de zoomer sur les actualités et nous y replonger alors que nous vivons déjà une toute autre réalité. Toutefois, pour démontrer et expliquer comment fonctionne le processus de dualité dans laquelle la société actuelle est immergée, il nous est nécessaire de pointer les aberrations de ce monde et nous sommes donc obligés d’avoir recours à un discours duel.  

La vérité de ce monde falsifié est extrêmement difficile à admettre car elle remet en cause l’intégralité de notre façon de penser, d’agir, de consommer, de vivre… Cela dit, si l’Homme veut sortir de sa léthargie millénaire, il n’a pas d’autre choix que de commencer véritablement à s’informer pour s’arracher de son ignorance.

Nous vous rappelons que la plus grande maladie de l’humanité est l’ignorance. Le plus difficile à admettre pour l’humain, est qu’il ne sait pas, qu’il est ignorant, puisque par la puissance de l’ego il croit déjà tout savoir. De ce fait, il y a de fortes probabilités que le descriptif qui suit, risque de provoquer un haut le cœur et un mouvement de rejet pour celui qui manque de recherches personnelles. 

Les sujets que nous allons pointer sont difficiles à accepter car l’humain dans sa naïveté ne pense pas un seul instant que sa psyché est totalement manipulée et que le monde dans lequel il évolue fonctionne à l’envers. Dans ses croyances, le monde qui l’entoure est absolument « normal » (norme-mal = norme mâle = norme du patriarcat) puisqu’il a toujours été ainsi, de génération en génération. L’humain a de ce fait perdu le réflexe de se remettre en question et de là vient toute son ignorance. Aujourd’hui, il a les moyens d’accéder à certaines connaissances, cependant a t’il le courage et le discernement nécessaire pour le faire ? 

La plus part des gens rejettent en bloc la possibilité que coexistent d’autres réalités et d’autres espaces temps. Par peur de découvrir que ces autres réalités le dépassent, l’individu profane préfère les renier ou les qualifier de fictions plutôt que d’admettre son ignorance.

Sand et moi expérimentons quotidiennement ces multiples réalités et il nous est absolument impossible de remettre en question l’existence de celles-ci. Ces expériences nous permettent à chaque instant de vivre notre multidimensionnalité et de comprendre la raison pour laquelle nous sommes incarnés actuellement. C’est d’ailleurs en ayant accepté de découvrir notre propre essence que nous avons pu découvrir la véritable nature des Êtres qui gouvernent le monde ainsi que leurs réelles motivations.

Nous savons pertinemment que ce monde de 3ème dimension est administré en très haut lieu par une poignée d’Êtres dénués d’émotions qui participent aussi à la grande Transition. Leur rôle malgré les apparences, est nécessaire et légitime pour l’équilibre du fonctionnement de l’univers de 3ème dimension de dualité. 

Ces Êtres « les Archontes Annuna » n’appartiennent pas à notre dimension terrestre actuelle mais proviennent d’autres réalités temporelles ou parallèles. Sur terre, ils sont représentés par des délégations de plusieurs groupes occultes connus sous la dénomination « Illuminati ». Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.  

Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.

En créant continuellement des situations de conflits, ils maintiennent de cette façon dans le subconscient de l’humain un égrégore de dualité, que l’humanité ignare nourrit automatiquement et sans relâche. Il suffit d’observer l’actualité politique et sociale avec un véritable détachement pour s’en rendre compte. 

Il nous arrive parfois de jeter un coup d’œil avisé sur les journaux locaux. Nous savons très bien que ces quotidiens ainsi que les journaux télévisés sont de remarquables outils de propagande et d’influence de la pensée, employés par cette élite occulte Illuminati. 

Jour après jour, les informations délibérément orientées distillées par les médias, contribuent à anesthésier la conscience de l’individu et à entretenir un climat de peur et d’insécurité parmi la population. Leurs contenus se limitent le plus souvent à des faits divers sociaux ou politiques qui n’apportent aucune information constructive. Non seulement, ils détournent le lecteur des connaissances déterminantes pour son évolution, mais ils empêchent celui-ci par une profusion de divertissements futiles et dérisoires, de prendre le temps de penser et de s’interroger sur des questions existentielles décisives. 

Nous savons clairement aussi, que cette stratégie de diversion est intentionnellement appliquée afin de pousser la psyché de l’individu à la colère et à la rébellion. De même, si internet peut être un puissant outil d’information et de communication au service de l’évolution humaine, il est aussi un puissant moyen de pouvoir et de contrôle au service de l’élite. Ainsi les réseaux sociaux participent à entretenir la propagande dualiste et uniquement dualiste, en manipulant l’individu à travers son émotionnel et en implantant dans son inconscient des informations subliminales l’éveillant à ses bas instincts et à ses pulsions de colère, de haine, de ségrégation en l’obligeant insidieusement à prendre un parti quelconque… Ces réseaux font donc office de remarquables indicateurs du niveaux de conscience de la société, mais jamais ne contribuent à dévoiler L’EXISTENCE D’UNE TROISIÈME ALTERNATIVE.   

C’est ainsi que par une adroite manipulation de sa pensée, l’humain est empêché de s’élever à autre chose que ce qu’il est, c’est à dire un être profane, doucement abruti par son ignorance et profondément endormi à sa nature divine.

Les médias alternatifs, comme leur nom l’indiquent, offrent une autre vision pour décrire les événements de ce monde. Cependant quelque soit leurs formes militantes, pacifistes, conspirationnistes ou anti-conspirationnistes… ils ne font que proposer l’autre revers de la même médaille et eux aussi, contribuent à entretenir irrémédiablement la dualité dans la psyché de leurs lecteurs. 

La plupart des gens restent aveuglés par les médias et n’ont toujours pas compris que par exemple les banques, depuis belle lurette ne prêtent plus d’argent mais leur vole. L’état ne représente pas le peuple mais le dépouille pour engraisser les grosses banques privées. La police n’a pas pour rôle de protéger mais de réprimer et effrayer la population. Les institutions de l’éducation, les universités ne sont pas là pour instruire mais pour formater… La majeure partie de ce qui se passe dans le monde lui est caché. Il est complètement ignorant de la Vérité, parce que rien dans ce monde fonctionne comme il l’imagine. Et tant bien que mal, lorsqu’il accède à une information qui dépasse sa connaissance ou qui est douloureuse à accepter, il s’empresse de la dénigrer. 

La majorité des individus n’ont aucune conscience que la structure complète de la société de ce monde, repose sur une combinaison adroitement coordonnée de mensonges et de manipulations de la pensée qui inéluctablement, oblige l’individu à prendre parti pour une cause en croyant lutter contre une autre. Ainsi quelque soit leur parti pris, ils s’astreignent inévitablement à amener leur conscience piégée dans une conception duelle pour continuer à servir l’élite, et au plus haut de l’échelle, les Maîtres de la lumière sombre : « les Annuna ».

Il suffit de prendre un peu de recul pour constater à quel point l’ignorance et le manque de discernement de l’humain deviennent affligeants. La dualité se reflète dans les joutes verbales entre politiciens de droite et de gauche, entre le gouvernement et le peuple, entre les musulmans et les juifs, entre les factions sionistes et les jésuites, entre quenellier et anti-quenellier… et cela sans fin. 

Et l’individu dans tout cela, a t-il encore une chance de sortir son épingle du jeu ? La réponse est oui, mais encore faut-il qu’il ait conscience qu’il évolue dans un jeu et que ce jeu, n’est rien d’autre qu’une illusion projetée et mise en scène par les fluctuations de ses propres champs d’énergie. 

Sand et moi sommes intimement persuadés que tant que l’individu ne s’interroge pas sur sa véritable identité et qu’il se réduit à travailler, sortir, s’amuser, suivre le football… il ne peut véritablement s’intéresser aux motivations de ces élites qui mènent le monde. Il restera englué dans sa routine quotidienne et sera condamné à les servir jusqu’à épuisement. 

Au vu de nos compréhensions et comme à l’accoutumé lorsque les événements semblent se précipiter et franchir un nouveau palier, nous avons donc questionné notre Ange.

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Question à notre Ange :

 En cette nouvelle année, peux-tu nous parler des perspectives d’avenir pour l’humanité ainsi que pour la planète ?  

En ce qui concerne l’univers de 3ème dimension dans lequel l’humanité se débat actuellement, il est évident que les choses ne vont pas en s’améliorant et les événements à venir répondent simplement à la loi de cause à effet universelle. Je précise que les évènements dont je vais vous parler sont vus à travers la lorgnette de la 3ème dimension duelle. 

Le tableau que vous venez de décrire l’illustre parfaitement. Cependant je peux vous révéler que la nouvelle année qui s’annonce sera celle qui amorce les grands changements sur votre planète terre. Gaïa est en train d’intégrer pleinement les nouvelles fréquences provenant de la ceinture de photons du soleil central, ce qui accélérera sa transformation et sa libération. Néanmoins cela ne se passera pas sans heurts puisque ces énergies influencent et intensifient uniformément les deux polarités de la dualité. 

Ainsi attendez-vous encore à des phénomènes météo de grande ampleur, soit à de grosses précipitations, soit à des phénomènes de marées exceptionnelles ou de gigantesques inondations. De même de gros bouleversements de la structure de son manteau risquent de se produire encore, afin qu’elle puisse se libérer des énergies qui l’ont pollué surtout depuis ce dernier siècle. Et pour répondre à la loi karmique de cause à effet, des accidents nucléaires risquent également d’ébranler votre pays.  

Je vais maintenant vous parler plus précisément du devenir de l’humanité de 3ème dimension purement dualiste et inconsciente. Comme vous le savez aujourd’hui, celle-ci est entrain de vivre les dernières années de son cycle d’incarnation dans la dimension de l’illusion matérialiste.  

Parmi les humains, la plupart n’ont pas encore compris leur propre fonctionnement et celui du monde qui les entoure. Ils n’ont pas vraiment pris conscience qu’ils sont conduits sur un chemin déclinant vers des événements qui vont rapidement modifier toute leur structure sociale et politique. De ce fait très peu sont déjà prêts à passer à une forme d’existence plus élevée. Même les individus bien renseignés n’ont pas idée de l’ampleur des changements qui arrivent. 

Ces bouleversements vont être déclenchés par l’influence des conformations astrologiques exceptionnelles et spectaculaires déjà connues de vos analystes. Les Archontes Annuna le savent aussi et cela depuis des années. Ils ont déjà préparé leurs serviteurs, l’élite Illuminati, à tirer parti des configurations astrologiques qui vont prendre place à partir de 2014. Ces chamboulements, même s’ils sont régentés par des configurations cosmiques, sont cependant annonciateurs de la fin du cycle de cette ancienne humanité. 

Ainsi, il est important que vous vous souveniez à chaque instant, qu’il se déroule actuellement et depuis plusieurs années déjà, une véritable guerre à l’échelle mondiale sur votre planète. Il s’agit d’une guerre silencieuse, insidieuse, sournoise dont l’enjeu n’est ni économique ni politique mais qui vise à ébranler la psyché de l’humain embrouillée dans son illusion. 

Elle a été planifiée pour que soit révélé ses abominations et pour que celles-ci soient littéralement « jetées » à la conscience de l’humanité sous la forme de révélations explosives et extrêmement choquantes, comme par exemple : les scandales sur la pédophilie gouvernementale, les rituels sataniques, les manipulations scandaleuses du monde de la finance, toute la panoplie des scandales médicaux et alimentaires, la révélation sur l’existence de la vie extraterrestre et des voyages interplanétaires, les technologies de pointes ultra-secrètes utilisées par le gouvernement secret…  

Ce programme de révélation « tous azimuts » a été rigoureusement planifié pour déstabiliser la psyché de l’humain et créer un climat de panique parmi sa population. Ainsi, les affrontements armés ou les manifestations qui ont lieu partout dans le monde, ne sont pour l’instant, qu’un écran de fumée pour dissimuler les raisons et l’ampleur du véritable conflit dont je vous parle. 

Cette guerre invisible et discrète, non seulement affecte votre liberté d’être et de penser, mais elle met en péril l’existence et la survie de votre âme. Il s’agit d’un programme de manipulation psychologique et de détournement de la pensée se déroulant au niveau mondial. Celle-ci consiste à emprisonner le plus de personnes possibles, à travers leurs propres vibrations mentales et émotionnelles, dans les basses densités de 3ème dimension. Par un chaos sociétal planifié, l’objectif final est d’amener les humains à chercher le salut dans la foi en l’existence d’un « sauveur les délivrant du mal », qui rétablirait la paix dans ce monde… 

Il est important de souligner que même parmi la population de la 4ème dimension de transition ayant déjà entamé le processus d’éveil, ceux qui s’évertueront à s’identifier à un plan matérialiste sécurisant pour l’ego, ne pourront pas échapper à ce leurre préfabriqué de l’idéologie « New-Age » qui les détourne du véritable enseignement Christique.

Les « adeptes du New-Age » ignorent d’ailleurs totalement qu’ils participent eux-mêmes au programme du Nouvel Ordre Mondial. Ils se rallient et s’activent afin de s’évertuer à vouloir créer un monde meilleur au sein de cette dimension duelle.  

Ils sont nombreux à être guidés par leur âme sur un cheminement spirituel. Cependant la plupart ont été déviés de leur recherche intérieure par la « Bête » qui a pour rôle de mettre à l’épreuve leur sincérité. Parmi ces « appelés » beaucoup préfèrent encore opter pour une spiritualité qui flatte leur ego, les maintenant inexorablement dans l’illusion et le confort d’une spiritualité de salon. Ils seront de ceux, qui vont donc être obligés de rejouer leur scène. Tout se déroule exactement comme l’avait prédit et rédigé St Jean dans les versets de l’Apocalypse : « Il y aura beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».  

Les médias au service de la « Bête » et à la solde de l’élite qui vous gouverne, ne font pour le moment que vous jeter de la poudre aux yeux afin de vous détourner du véritable danger. Ces médias sont les vecteurs subliminaux de cette nouvelle idéologie au service du Nouvel Ordre Mondial . Ils ont pour objectif d’influencer et transformer le comportement de l’humain, afin que celui-ci se complaise à penser qu’il est socialement acceptable d’agir d’une telle façon, plutôt qu’une autre. 

Ainsi les gens ont appris à RÉAGIR non pas à la guidance de leur âme comme ils le feraient instinctivement dans toute situation, mais plus volontiers à la façon dont leur personnalité-ego à été sournoisement programmée dans cette 3ème dimension. 

 C’est cette absurdité du comportement de l’homme coupé de son humanité qui régente actuellement votre structure sociale. L’immense majorité de la population humaine n’a même plus aucune notion de la liberté et du véritable sens du mot « vivre ». Elle a déjà sans le savoir vendu son âme à ces entités qui se prétendent « les Maîtres du monde ».

Certaines personnes commencent à comprendre que le monde dans lequel ils sont plongés va rapidement à la dérive, mais ils continuent pourtant à attribuer la cause de ce déclin, aux hommes politiques, aux banquiers, au système… sans penser un seul instant à remettre en cause leur propre personne. Il s’agit toujours d’attribuer la faute à quelqu’un. 

C’est ainsi que cette humanité prisonnière de sa conscience de 3ème dimension-densité matérialiste, non pas vivra, mais tentera de survivre jusqu’à la fin de son incarnation, sous le joug de l’élite au service de la Bête du Nouvel Ordre Mondial. Elle en sera uniquement libérée par la mort puis la renaissance dans un nouveau cycle plus adapté à son niveau de conscience. 

Trop peu de gens sont conscients de cela. Ils ne savent pas encore que rien de ce monde qu’ils voient, fonctionne comme ils le pensent. Ils ne savent encore moins que sa falsification à été minutieusement planifiée selon un agenda occulte qui est en cours sur cette terre depuis des milliers d’années, depuis la naissance de l’homme moderne. 

Pour ceux qui l’ont déjà compris, il est évident que l’homme ne descend pas du singe et que l’humanité de 3ème et 4ème dimension-densité, si elle reste empêtrée dans ses schémas de dualité, évoluera inévitablement vers son auto-destruction. Elle répondra immanquablement à la Loi de cause à effet qui régit l’Univers. 

Ainsi vous allez bientôt être témoins du réveil brutal de l’humanité qui est sur le point de se réaliser. Des scandales et des révélations dans tous les milieux de la politique, des banques, de l’industrie, du divertissement sont sur le point d’éclater. Chacun sera émotionnellement touché par l’un ou l’autre des vecteurs de ce collapsus sociétal qui se prépare, dont l’objectif sur un plan plus élevé est d’ébranler la résistance de l’ego. Il y aura une multitude d’événements adaptés au besoin de chaque âme, afin que l’individu dans lequel l’âme s’est incarnée en cette fin de cycle, puisse s’élever avec son corps physique à un plan de conscience supérieur.   

L’ego de chaque individu sera sournoisement amené à faire un choix déjà orienté :

- soit il s’inclinera face au matérialisme de la « Bête » en se résignant à porter la « marque de la peur »,

- soit il l’affrontera en essayant de lutter contre le système et l’ordre établi et entrera en rébellion.

 

Dans ces deux cas, il réagira en finissant par succomber à l’hégémonie de la peur et inévitablement nourrira la « Bête ».  

Ainsi tant que l’Homme n’aura pas compris qu’il existe UNE TROISIÈME ALTERNATIVE, il s’épuisera tout simplement dans son propre combat. 

Vous verrez bientôt l’humanité en proie à ses propres démons. Elle essayera de se retourner désespérément contre le mensonge, la pédophilie, le viol, le satanisme, le racisme… en utilisant elle aussi la haine, la violence, exactement comme ses tortionnaires.

C’est précisément ce que l’élite de la lumière sombre a planifié pour l’humanité, afin d’accroître son égrégore de colère. Même ceux qui se croient bien informés, pourront tomber dans ce piège. 

Dans les milieux Illuminati, le moment du collapsus de la société matérialiste est attendu avec impatience car c’est le moment où ce « piège » ce refermera définitivement sur ceux qui ne se sont pas extirpés de cette 3ème dimension de dualité. Ce moment est codifié par cette élite sous le terme « L’Aube d’un Jour Nouveau » et son déroulement a été planifié pour les années après 2012. Vous y êtes ! 

Cette élite a minutieusement orchestré ce « réveil » dans le but de provoquer un électro-choc dans les croyances de l’humanité pour ensuite semer le chaos et la confusion. Ce programme qui est déjà largement entamé, entre précisément dans l’agenda du projet Blue-Beam qui vise à instaurer une paix artificielle et vous proposer un pseudo sauveur après l’effondrement du système. Ayez toujours cela dans un coin de votre mémoire, même si cela vous paraît surréaliste et « tiré par les cheveux ». 

Cependant le grand plan de L’ÉVOLUTION est lui aussi en cours et les événements qui se déroulent sur votre planète ont leur raison d’être. Comme je vous l’ai déjà expliqué, les fortes énergies cosmiques qui déferlent sur terre sont exactement les mêmes pour tout le monde et alimentent indifféremment les deux polarités de la dualité. Elles deviennent donc amplement profitables pour toutes les formes de vie qui se soumettent aux lois de l’univers, mais détruisent irrémédiablement toutes celles qui croient pouvoir se soustraire à ces mêmes lois. La race humaine n’échappe pas aux Lois Universelles et ne pourra pas éviter ce qui se prépare. Ceux qui oublient les leçons de l’histoire sont condamnés à les répéter. 

En tant que porteur de Vérité vous avez votre place dans ce plan cosmique. Votre rôle est de rappeler aux gens leur humanité et les accompagner à retrouver leur essence et leur véritable nature divine. Votre mission sur terre n’est pas de sauver qui que ce soit. Vous œuvrez pour accompagner ceux et seulement ceux, qui veulent véritablement savoir ce qui se passe sur terre et découvrir qui ils sont réellement. Autant dire qu’ils ne sont qu’une poignée.

Parmi l’humain moderne, très peu sont ceux qui désirent vivre selon les véritables lois de l’existence, contrairement à son immense majorité qui est complètement plongée dans l’ignorance et noyée dans le confort matérialiste. Très peu sont en mesure de comprendre réellement le mécanisme des changements en cours et ce qui se passe dans votre société, car LA VÉRITÉ DÉPASSE L’ENTENDEMENT HUMAIN.

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Question à notre Ange : 

Comment l’humain peut-il arriver à comprendre et à accepter qu’il est inutile de se révolter pour que la société change, mais que la solution est ailleurs ?

 Il ne sert à rien de lutter. La lutte, la résistance, le combat ou la fuite proviennent d’un réflexe egotique du « je veux / je ne veux pas » qui implique indubitablement une peur sous-jacente. Il s’agit simplement d’un automatisme de la psyché contrôlé par l’ego, généralement en réaction à un événement agréable ou désagréable. Cette forme de contrôle n’est qu’une solution provisoire, mettant en jeu des croyances inhérentes à la dualité. Il ne s’agit nullement d’une impulsion de l’âme mais d’une réaction de l’ego indissociable du monde d’incarnation. 

L’Homme est incapable de comprendre qu’il existe autre chose que ce monde de dualité dans lequel il est immergé depuis des millions d’années. C’est comme si vous essayez de faire comprendre à un poisson dans l’eau qu’il est mouillé. 

Chaque humain quelque soit sa race, sa couleur, sa religion désire vivre en paix avec son prochain. Cependant, quelque soit l’événement heureux ou malheureux qui puisse arriver dans son quotidien, à l’exemple d’un flirt, une maladie, un divorce, un redressement judiciaire, un accident de voiture… est indéniablement provoqué par la guidance de son âme,comme tous les événements se présentant dans sa vie. L’humain est-ilprêt à accepter cela ? 

Ainsi tout personnage, qu’il soit banquier, policier, mendiant, charcutier, fleuriste, politicien… ami ou ennemi… qui, ne serait-ce qu’un instant entre dans sa vie, est simplement « déposé » sur son chemin par la guidance de son âme. Il ne s’agit absolument jamais d’un hasard ou d’une fatalité, mais uniquement une occasion unique de « grandir » sur son propre chemin d’Évolution. 

Ce chemin d’Évolution est un univers en perpétuel mouvement qui est caractéristique à chaque individu, en fonction des fluctuations de ses champs énergétiques. Le monde qu’il croit réel et qui l’entoure n’est qu’un hologramme mouvant, projeté par ses programmes ADN au travers de ses propres champs d’énergie. 

La science quantique commence doucement à découvrir cette vérité. Ce qui implique que les cinq sens de l’individu ne font que décoder à chaque instant dans son quotidien, les perceptions physiques sonores, lumineuses, tactiles… que lui retourne sa propre vibration. Et bien sûr cette vibration qui façonne son univers, résonne sur une fréquence à double polarité, celle de la dualité inhérente au monde de 3ème/4ème dimension.

Donc expliquer ceci à un simple quidam dans la rue ou ailleurs, est tout bonnement impossible et relève du défi. Même de nombreux sois-disant maîtres spirituels continuent, malgré leurs bonnes intentions de paix, de joie, de fraternité… à entretenir cette illusion.

Ils se complaisent à croire que le Nouveau Monde d’Unité se résume simplement à joindre deux forces, deux polarités opposées. 

Réunir les deux pôles de la dualité sur une même fréquence est tout simplement impossible. C’est pour cela qu’il est indispensable de vous extraire de cette fréquence de dualité en œuvrant, non pas pour essayer de modifier le film, l’illusion du monde qui vous entoure, mais en changeant toutes les cassettes-programmes dans votre ADN qui vous maintiennent dans l’illusion de la dualité. 

Je le répète une nouvelle fois ici. Il est indispensable de remettre au point zéro tous les programmes duels qui vibrent encore dans votre ADN. Pour ce faire, ayez le courage de visiter sincèrement vos programmes karmiques qui se reflètent très clairement dans votre comportement familial et social d’aujourd’hui. C’est seulement en comprenant les rôles que vous interprétez aveuglément dans votre quotidien, que vous pourrez définitivement stopper les jeux de rôles qui vous piègent encore dans la dualité.

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Question à notre Ange : 

 

Nous avons beaucoup de témoignages de personnes qui aspirent réellement à créer ce monde d’unité, mais malgré tous leurs efforts et leur bonne volonté ne comprennent pas comment s’extraire de la dualité. Qu’as-tu à nous dire à ce sujet ? 

Tout d’abord il est essentiel de savoir et d’accepter qu’IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE CRÉER UN MONDE D’UNITÉ DANS UN SYSTÈME DE DUALITÉ. Donc vouloir créer une « Nouvelle Terre » dans votre univers de 3ème ou 4ème dimension densité est totalement illusoire. Ce concept erroné véhiculé par les principes New-Age est foncièrement insensé car il défie les lois de l’univers. 

L’individu qui dans ses croyances croit pouvoir unifier un système duel est tout simplement encore englué dans ses propres schémas de dualité. Ce qui signifie que « l’architecture » des formes pensées émises par sa psyché, reste basée sur le principe bipolaire du bien et du mal. 

L’individu qui se prétend « être dans l’amour, la paix, la joie » est persuadé par son propre ego d’être libéré de la dualité. Il se leurre lui-même puisqu’à travers son comportement induit par ses convictions, il sublime une seule polarité de sa création au détriment de l’autre. Il est proprement piégé par ses croyances nourries par le dogme « New-Age ».

Il s’agit là d’un processus purement intellectuel constamment auto-alimenté par l’ego. Cet individu n’étant toujours pas libéré de ses formes pensées duelles, fatalement ne peut exprimer dans ses champs d’énergie, la neutralité nécessaire pour manifester dans son quotidien les croyances auxquelles il aspire. Là réside toute la résistance que l’individu ressent lorsqu’il tente d’insuffler sa créativité dans son propre univers.

Un monde d’unité ne se crée pas par l’intention de l’ego, le « je veux / je ne veux pas » mais à travers la vibration d’un nouveau champ d’énergie généré par un ADN libéré de son programme de dualité. 

Cet ADN libéré de ses codes binaires de bien et du mal, est celui qui vibre dans les champs d’énergie d’un maître ascensionné. Dans ce cas, l’individu ascensionné n’est plus à la merci de son ego et centré sur son bien-être, mais son ego a compris et intégré comment laisser passer le flux d’énergie de l’Intelligence supérieure qui elle, maîtrise parfaitement les Lois de L’Évolution.

Ainsi l’individu observera dans sa vie, de plus en plus d’événements en faveur d’un potentiel plus élevé pour le plus grand bien de son Être, puisque la guidance de son Soi supérieur provoquera les synchronicités à cet effet. 

Vous devenez créateur non pas lorsque l’ego réagit, mais lorsque l’Ange agit. 

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Question à notre Ange : 

Comment les personnes sincères dans leur démarche de recherche intérieure sont-elles déviées de leur cheminement ?  

En cette fin de cycle, pour répondre à la loi universelle de l’Évolution, l’individu est appelé par son âme à franchir un nouveau palier de conscience. Il peut être avantagé par les conjonctures cosmiques et planétaires qui sont actuellement très favorables à cette transition ou freiné par ces mêmes conjonctures, si ses résistances égotiques sont trop importantes. Il faut comprendre que les Archontes de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité n’a pas encore résolu. Ils sont les manifestations du karma non libéré de l’humanité.  

Ces Maîtres de la lumière sombre ont préparé l’élite Illuminati depuis des décennies déjà, à utiliser les effets de ces descentes d’énergie pour les détourner à leur avantage et s’en nourrir. Obligeant insidieusement l’humain à persister dans des schémas de croyances et des fonctionnements duels, celui-ci ne peut en aucune façon s’extraire de ce monde de 3/4ème dimension-densité.

C’est ainsi que pour l’individu en demande d’éveil, l’élite a instauré un nouveau mode de pensée induit par le concept « New-Age » pour le dérouter de son propre changement de conscience.

En conséquence, cette nouvelle idéologie consiste à occulter la Vérité originelle en détournant les véritables Lois Universelles de l’Évolution, afin de freiner et neutraliser l’impulsion d’éveil de l’humanité. 

Semant la confusion dans l’esprit des gens, cette idéologie cible l’émotionnel de l’individu en entretenant irrémédiablement le principe de la dualité de 3ème dimension-densité. Dans la psyché de ces individus, ce mode de pensée ne sublime que l’une des deux polarités qui régit les Lois de l’Univers. C’est ainsi que la polarité positive « la lumière » est valorisée à l’extrême au détriment de la polarité négative « la lumière sombre ».

Cela sans penser un seul instant que cette idéologie est contre nature, puisque je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Cela sous-entend que les deux polarités ne sont pas en opposition mais sont complémentaires pour permettre l’Évolution.

 Les concepts de bien-être tel que vivre en harmonie, dans la paix,dans la joie, dans l’amour inconditionnel qui glorifient exclusivement les émotions positives, deviennent dans la psyché des « adeptes » du New-Age, des valeurs idéalistes qu’ils projettent dans un futur illusoire. De ce fait, ils sont déviés de l’impulsion originelle de leur âme qui les appelle à se libérer de leur processus karmique. De même que leur ego se trouve rassuré de ne devoir aller visiter leurs côtés sombres.

Ces individus s’empêchent alors d’une véritable prise de conscience et se détournent de l’opportunité de se libérer de leur karma. Ceci les prive d’accéder à une nouvelle dimension de conscience et les maintient irrémédiablement dans la 3/4ème dimension de dualité. Ils sont tout simplement piégés par leur propre ego qui n’arrive pas à se dépêtrer de la résonance de l’égrégore égotique New-Age, vibrant à la même fréquence.

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Question à notre Ange :

 Peux-tu nous donner un exemple concret du fonctionnement de la psyché duelle et de ses implications ? 

 

Dans l’inconscient et le subconscient des personnes qui sont sur un cheminement spirituel, subsiste inévitablement la notion du bien ou du mal puisque leur mental-ego est originaire de la 3ème dimension-densité, c’est à dire d’une dimension duelle. Ce concept bipolaire est profondément ancré dans vos croyances judéo-chrétiennes. 

Prenons le cas d’une personne convaincue d’être gentille et de faire le bien. Étant donné que dans ses croyances, elle agit pour le bien, elle pense automatiquement qu’elle ne mérite pas le « mal ». Donc lorsqu’une situation déplaisante se manifeste dans son quotidien, elle se retrouve incapable de l’accepter car son mental-ego émet un jugement par rapport à cette situation.

Il lui sera alors très difficile d’accueillir cet événement tel qu’il se présente, puisque sa notion du bien et du mal l’empêche d’avoir le recul nécessaire pour comprendre la raison pour laquelle cet événement se manifeste. Elle n’aura pas saisi que cette difficulté se présente dans sa vie à ce moment-là, car elle vibre encore ce programme non résolu dans les champs d’énergie de son ADN.

La possibilité de comprendre un schéma de vie récurent vient de lui êtreofferte par son âme. Cette opportunité s’est présentée afin qu’elle puisse se libérer d’un schéma karmique encore actif dans les mémoires-programmes de son ADN. 

Chaque fois que cette personne rejette cette opportunité, son âme va lui reproposer indéfiniment des situations similaires dans son quotidien, jusqu’à ce qu’elle se remette en question et comprenne le sens de l’expérience qu’elle se créé par le biais de ses champs d’énergie. 

Cette personne comme la majorité des gens, n’a pas connaissance de ce processus. De ce fait, elle s’évertue à mettre toute son énergie à « faire le bien » afin de « mériter » et d’attirer par la loi d’attraction, le bien en retour.Ce processus de croyance n’aboutit jamais à une libération, mais enlise la personne dans ses propres schémas de dualité. De ce fait, elleentretient un perpétuel sentiment d’injustice et de culpabilité pouvant lamener jusqu’à une profonde dépression. 

Ce schéma psychique est bien connu de l’élite qui domine le monde. C’est pourquoi il est exploité par les religions qui y ont assis la notion de péché depuis deux millénaires. L’élite Illuminati s’en sert habilement pour enchaîner la conscience de l’humain dans ses propres schémas de dualité. C’est ainsi que la personne reste littéralement prisonnière de ses propres programmes d’incarnations qu’elle transporte de vie en vie dans ses champs énergétiques. 

L’élite Illuminati connaissant les conjonctures propices à l’éveil de l’humain en cette fin de cycle, oriente insidieusement son  »désir d’éveil », pour le diriger sur une « voie spirituelle » toute tracée pour l’ego, afin de l’amener dans une voie sans issue. 

C’est alors que la plupart des personnes dans des cas semblables partent à la recherche de quelqu’un qui puisse les aider. Cela peut être, un thérapeute, un chaman, un gourou indien, un maître bouddhiste, un religieux, un guérisseur, un channel… et là se trouve toute la difficulté. Tous ces  »thérapeutes » dont beaucoup sont de bonne volonté, sont souvent eux-mêmes limités par leurs propres croyances duelles. 

Ainsi le discours des thérapeutes, channels, guérisseurs appartenant au mouvement New-Age, dépeignent soit un monde archétypal de bien-être, de bonheur, des plans angéliques, des maîtres ascensionnés affirmant que la terre est en danger et qu’il faut se réveiller pour la sauver, soit que tout va bien, que tout est déjà réalisé, qu’il n’y a plus de karma, que le monde est amour, paix, lumière, etc… ou tend à le devenir.

Cependant la plupart d’entre-eux sont incapables d’expliquer que chaque individu quel qu’il soit, est simplement spectateur de son propre univers et que quoi qu’il puisse voir, entendre ou percevoir dans sa vie, il ne fait que décrypter le scénario que son programme d’incarnation vibre à travers ses propres champs d’énergie. 

C’est la découverte de cette Vérité qui représente le plus grand danger pour l’élite Illuminati. L’individu prenant conscience de cette réalité que la physique quantique est sur le point de percer, devient tout simplement un électron libre dans votre monde de dualité. Il se détachera alors automatiquement de l’illusion de cette matrice de 3/4ème dimension-densité falsifiée pour s’émanciper, et c’est seulement à ce moment-là, qu’il pourra devenir véritablement créateur de son nouveau monde unifié. 

Ainsi la tactique de manipulation du psychisme humain utilisée par l’élite qui domine ce monde est de mélanger les vérités, les non-dits et les mensonges, afin d’embrouiller l’individu dans sa recherche et l’obliger à prendre parti pour l’une des polarités (le bien ou le mal). De cette façon l’individu ne peut pas s’en sortir. Ce principe de propagande qui mélange le vrai et le faux est d’une efficacité redoutable. 

De cette façon l’humain perdu dans sa recherche spirituelle, va à la recherche d’une porte de secours pour trouver de l’aide. Il est ainsi attiré par l’idée d’une collectivité spirituelle, afin de « s’en sortir ensemble ». Fleurissent alors dans certains endroits sur la planète, des lieux appelés « communauté de lumière ou îlot de lumière ».

Même si certains de ces lieux ont une existence légitime et honorable, beaucoup d’autres sont administrés par des personnages complètement noyés dans leur propre illusion égotique. Sous des prétextes de co-création avec des entités angéliques, qui ne sont en fait que des illusions sortie de l’astral, ces personnages à coups de pendules co-créatifs se permettent d’exploiter leurs semblables à des fins personnelles. Ces îlots de lumière ne sont finalement qu’une version moderne des ghettos du Nouvel Ordre Mondial qui mettent en scène les bourreaux et les victimes du  »New-Age ».

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Question à notre Ange : 

Tout à l’heure, tu as parlé des jeux d’ombre, de lumière, de dualité mais aussi de la nécessité de l’équilibre. Y a-t’il un lien avec la recrudescence des révélations dans les médias, au sujet des rites sataniques, pédophiles et autres ?

 Effectivement la recrudescence de ce genre de révélation choc, fait parti du programme de manipulation de la pensée afin de heurter la psyché des gens (voir projet Blue-Beam). Ces pratiques sont largement répandues non pas seulement au Vatican, mais dans les hautes sphères élitistes de la plupart des religions et dans la majorité des gouvernements. Cependant je ne vais pas m’étendre sur le sujet, je vous invite à faire vos propres recherches et à y réfléchir.  

Selon une loi de la physique qui prétend que pour que deux forces restent en équilibre, elles doivent s’opposer avec la même force. Le fonctionnement de l’univers est toujours à la recherche de cet équilibre. Ainsi comme la physique le démontre, l’univers tend toujours vers l’équilibre, quelque soit les forces qui s’opposent.

De ce fait, les Archontes de la lumière sombre sont eux aussi des Maîtres de l’Équilibre. Leur rôle est de contrebalancer la croyance en la suprématie de la  »lumière ». 

Je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Je vous ai dit que le « New-Age » sublime la croyance que tout est amour, paix lumière… Le mouvement « Sataniste », lui prône l’opposé : l’ombre, l’horreur, la terreur… 

Ces deux courants de pensées ont leur raison d’être dans la psyché humaine afin de parachever l’équilibre dans les schémas de pensée qui entretiennent votre monde de dualité. 

En cette fin de cycle, l’effet de l’énergie cosmique étant accentuée, les croyances »New-Age » deviennent de plus en plus populaires. Les croyances « Satanistes », viennent alors « rappeler » dans la psyché de l’homme, que l’ombre existe aussi et ne doit pas être rejetée. Les croyances Satanistes viennent donc rétablir cet « oubli » en se présentant au grand jour afin de rééquilibrer dans la psyché, vos propres croyances duelles. 

Les rituels sataniques révélés intentionnellement au public, sont donc la représentation symbolique de  »l’ombre, du mal, du déséquilibre »que l’humanité à généré tout au long de son incarnation et qui se révèle à elle, en cette fin des temps en devenant « son miroir ». Ces rituels sont à l’image du karma non visité que beaucoup transportent encore dans leurs champs d’énergie et que leurs egos apeurés se refusent de visiter. 

Il faut comprendre que les Maîtres de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité transporte encore de vos jours. 

Pouvez-vous accepter cela ?  

Il ne s’agit pas d’accabler les Maîtres de l’ombre car ils ne sont que les porteurs de votre karma non libéré. Ils représentent la lumière sombre de l’humanité et existent uniquement parce que l’humain leur a permis d’exister.

Ainsi le satanisme, comme toutes les « abominations » qui subsistent encore dans votre civilisation humaine, disparaitra lorsque l’individu aura eu le courage d’accepter ses propres démons émergeant de son cursus karmique. 

Vous l’aurez compris. Il ne s’agit pas de condamner quiconque mais avant tout DE VOUS PARDONNER en leur accordant votre pardon sincère. Vous vous permettez ainsi de libérer votre multidimensionnalité d’Être de la totalité de son cycle karmique. 

Qui parmi les Hommes en est, ou en sera capable ? 

 

* définition de la dualité : caractère ou état de ce qui est double et qui comporte deux principes. Toute dualité quelle qu’elle soit oppose l’un des principes à l’autre. 

Transmis par Sand & Jenaël à Télécharger

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La pleine conscience

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

 

Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la pleine conscience pour prévenir les rechutes dépressives. Des études ont montré des effets de la pratique de la méditation chez les moines bouddhistes sur le fonctionnement cérébral en augmentant l’activité des zones des émotions positives, et peuvent en partie expliquer pourquoi cette thérapie peut aider les personnes qui souffrent de dépression.

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Dr Yasmine Lienard, psychiatre à Paris

Interview du Docteur Yasmine Lienard (photo ci-contre), psychiatre à Paris, spécialiste, entre autre, de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT-Mindfulness Based Cognitive Thérapy-). 

Comment peut-on définir la pleine conscience ?

Le terme vient de l’anglais « mindfulness ». Il s’agit d’un état d’esprit où l’on est véritablement présent, où l’on observe tout ce qui est dans l’instant, sans jugement de valeur et en acceptant tout ce qui se passe. Ainsi faisant, on se met en rapport aux choses. Cela se travaille avec la méditation : la pleine conscience peut durer une minute, mais bien plus longtemps si l’on s’aide de la méditation

Par exemple, peut-on se retrouver en pleine conscience sous la douche ?

Oui, tout à fait. On peut être en pleine conscience à tout moment. C’est tout simplement être là, présent à ce que l’on fait, aux sensations corporelles, aux sons et à ce qui nous environne dans l’instant présent.

Les enfants peuvent-ils être en état de pleine conscience ?

C’est vrai que l’état de pleine conscience peut donner l’impression de retourner en enfance, où l’on était très présent. On regardait un oiseau sans se demander s’il est beau ou laid, on le regardait en s’émerveillant, un point c’est tout. Je ne pense toutefois pas que les enfants soient continuellement en état de pleine conscience, car ils ont du mal à se fixer dans le moment présent. La pleine conscience est avant tout une démarche volontaire de porter son attention sur les choses en dehors de l’esprit.

En quoi la méditation peut développer cette aptitude de pleine conscience ?

Ce n’est pas naturel d’être en pleine conscience. L’humain a très vite fait de poser des hypothèses, réfléchir, raisonner, ce qui le coupe de la conscience de l’instant. Se maintenir en pleine conscience est un entrainement de l’esprit. Dans ce sens, plus l’on pratique la pleine conscience à travers la méditation, plus on peut être présent en dehors de la méditation.

A qui cela profite-t-il et quel bénéfice peut-on tirer de la pleine conscience ?

Le bénéfice est général, tout le monde a intérêt à être plus présent. Aujourd’hui, on a tendance à être beaucoup ailleurs et à avoir du mal à être en rapport aux choses mais aussi aux autres. La pleine conscience permet donc d’être plus présent et ouvert à ce qui est véritablement plutôt que dans les illusions de son esprit. Par exemple, lorsque l’on est face à un tableau, on se met  en rapport avec l’expérience que l’on est en train de vivre à l’instant, comme les vibrations ressenties par les couleurs que l’on voit, plutôt que de le juger ou de lui mettre une étiquette de beau ou de laid. La pleine conscience est donc une façon de sortir de la représentation conceptuelle qu’on a souvent des choses et de les voir vraiment.

Y a-t-il un rapport avec la spiritualité ou les énergies extérieures ?

Pas du tout ! La pleine conscience n’est pas de l’ésotérisme, c’est au contraire très élémentaire. Il s’agit d’être attentif à ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien ne vient de l’extérieur comme quelque chose de fabriqué. On ne fait que s’ouvrir à la réalité et non à créer un état de transe. Par contre vous parlez de spiritualité. On fourre tout dans ce terme, mais le spirituel est ce qui est en rapport à l’esprit, donc en ce sens pratiquer la méditation de pleine conscience a à voir avec un travail sur son esprit. Mais il n’y a aucune croyance à la quelle on s’accroche, c’est bien le contraire : on se détache de toutes ses croyances.

Comment aborder la pleine conscience la première fois ?

Il peut être utile de l’aborder avec des livres et des stages, mais ça dépend de notre but. D’une manière générale, mieux vaut être guidé, car au début, seul, c’est difficile. La pleine conscience est une voie développée dans certaines méthodes thérapeutiques de la dépression, car les dépressifs ont du mal à être dans le temps présent. Dans ce cas, le travail est très encadré et il est recommandé de le faire avec un professionnel de la maladie mentale car il y a un protocole strict à respecter. Mais on peut s’entraîner à la pleine conscience dans des stages de MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction Program) axé sur la gestion du stress ou alors dans un centre de méditation vipassana si c’est plutôt dans une optique de développement personnel ou de mieux être.

Vous parlez de thérapie, que soigne-t-on avec la pleine conscience ?

D’une manière générale, la pleine conscience peut être utile pour tous types de troubles anxieux ou dépressifs, ce que l’on appelle les névroses. Il peut être utile d’apprendre aux gens à être plus dans la réalité.
Elle est utilisée pour les troubles graves de la personnalité ou les problèmes d’addiction. Pour la schizophrénie, il existe une thérapie basée sur la pleine conscience qui a montré une diminution des hospitalisations mais encore une fois, cela doit être fait avec un professionnel et dans le cadre d’un protocole. Méditer n’est pas la panacée à toutes les maladies mentales !

Comment se développe la pleine conscience en France ?

Par rapport aux États-Unis, nous sommes très en retard. La pleine conscience peine à se développer en France, car nous sommes très, très, très stressés, mais aussi car nous sommes beaucoup plus cartésiens. Les Français sont imprégnés de l’esprit rationnel et scientifique et ont donc du mal à penser de manière plus nuancée. Nous avons également extrêmement peur des dérives sectaires.

téléchargement (12)Qu’aurait pensé Freud de la pleine conscience ?

Il aurait fallu que je puisse discuter avec lui ! Il y a aujourd’hui des psychanalystes qui sont beaucoup dans le « laisser parler ». Le patient s’installe et parle. La pleine conscience, c’est exactement l’inverse. On ne veut pas être  dans le mental, on veut apprendre à être dans son corps. Il y a tout de même des points communs, à commencer par le fait que le « moi » est au centre du travail. Il y donc un lien entre Freud et la pleine conscience, tout comme il y en a entre Freud et le bouddhisme. Car la méditation est une voie de libération de l’égo, de la représentation de soi qui nous enferme. On peut donc méditer en faisant une analyse, cela peut bien se compléter, je pense.

http://www.femininbio.com

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L’Ultramodernité du spirituel

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

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par Marc de Smedt et Patrice van Eersel

Nouvelles Clés interroge Frédéric Lenoir sur sa formidable fresque d’histoire et de psychosociologie du phénomène religieux : Les Métamorphoses de Dieu (éd. Plon).

Nouvelles Clés : Dieu n’est pas mort, dites-vous, il se métamorphose. Le sacré prend de nouveaux visages… ou bien revêt des habits très anciens, mais dans tous les cas, le résultat est, selon vous, que nous vivons actuellement “ l’une des plus grandes mutations religieuses que l’homme ait jamais connues. ” Une mutation qui nous mettrait en résonance avec le 16ème siècle et la Renaissance, c’est-à-dire avec les débuts de la modernité, que vous prenez soin de distinguer de ses développements ultérieurs. Il y aurait eu plusieurs modernités ?

Frédéric Lenoir : Que sont les premiers modernes ? Des gens comme Pic de la Mirandole, pour qui l’homme doit être parfaitement libre de ses actes et de ses choix, y compris de ses choix religieux – ce qui, à l’époque, est une révolution considérable -, chacun doit exercer sa raison, son esprit critique… mais cela ne le ferme pas au sacré, bien au contraire ! L’être libre, conscient de son incomplétude, est en quête de quelque chose de plus grand que lui.

Il se passionne pour toutes les sciences, toutes les langues, toutes les traditions. Il relit la Bible, plonge dans la kabbale, expérimente l’alchimie, l’astrologie et tous les langages symboliques qu’ont explorés les cultures humaines et dont il découvre, ébloui, qu’ils sont à sa disposition. Cette émergence à la liberté de conscience, ce désir de tout expérimenter, s’accompagnent d’une immense soif de tolérance. Là, nous trouvons Montaigne, qui sait allier ses convictions catholiques profondes avec une acceptation des opinions les plus différentes, voire les plus opposées à la sienne.

Cette modernité première, je pense que nous sommes en train d’en retrouver l’esprit en ce moment même, mais riche de cinq siècles de folle traversée – d’où ma proposition de l’appeler “ultra-modernité” : ce n’est pas une “post-modernité” qui serait en rupture avec les idéaux de la Renaissance, bien au contraire : la caractéristique n°1 n’a pas changé, c’est l’autonomie du sujet, l’individu reste LA référence. En revanche, je la distingue d’une modernité seconde, qui a lentement émergé au 17ème siècle, s’est affirmée au 18ème, pour devenir hégémonique au 19ème… Avec Descartes en effet, on scinde le monde en deux : d’un côté la foi en Dieu, l’imaginaire, le symbolique, qui deviennent des affaires privées, sans prise sur le monde physique ; de l’autre côté, la science, en pleine ascencion, qui étudie une nature désenchantée, habitée par des hommes-machines doués de raison, et qui va prendre le pouvoir. Ce deuxième temps de la modernité est systématisé par les Lumières. Kant ou Voltaire sont aussi croyants que Descartes, mais leur Dieu, lointain et froid architecte de l’univers, n’a plus qu’un ascendant moral sur les hommes. Leur quête principale, guidée par la raison, entièrement accaparée par une laïcisation du décalogue (la loi kantienne) et par la recherche scientifique, n’a plus rien à faire du symbolique ou de la Kabbale. Un siècle plus tard, le scientisme règne, moteur des grands systèmes athées et aboutissement logique de la scission entre foi et raison. Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud, chacun à sa façon, tirent la leçon des Lumières: si le “grand architecte” n’a plus de rapport réel avec le monde, si l’on ne peut même plus raisonner sur lui, c’est donc quon peut se passer de lui, il n’est plus qu’une idole ! C’est l’apothéose du mythe de la modernité. Sa caricature. L’homme ne se rend pas compte qu’il se coupe de la nature, de son corps, pour ne plus être qu’une sorte de cerveau qui, finalement, a réponse à tout et peut apporter le bonheur à l’humanité entière. L’illusion du progrès rationnel triomphe avec le marxisme et ses lendemains radieux… Là-dessus, l’humanité se prend sur la figure le siècle le plus violent de l’histoire humaine – d’Auschwitz au clonage, en passant par le Goulag et Hiroshima – et nous nous retrouvons, à l’aube du troisième millénaire, à nous interroger.

Remettre en cause les fondements de la modernité, à commencer par la liberté individuelle ?

Certainement pas. Mais revenir sur la coupure entre l’humain et la nature, entre l’esprit et le corps, entre la raison et l’émotion ? Certes oui.

La nouvelle modernité est donc modeste et mûre. Adulte. Tolérante. C’est-à-dire qu’elle accepte les limites du rationnel, du scientifique, de la technologie, et du coup, le sacré redevient possible. C’est d’ailleurs pourquoi j’estime que les chercheurs qui ont travaillé sur l’imaginaire, sur le mythe, sur les archétypes, etc., Carl G. Jung, Mircea Eliade, Gilbert Durand ou Edgar Morin, sont ceux qui ont le mieux compris de qu’était l’essence de la modernité débarrassée de son propre mythe. Ils ont su nous rendre la dimension dont nous avions été amputés.

N. C. : Comme si un cycle se bouclait ? C’est vrai que, depuis une trentaine d’années, nous avons souvent l’impression de vivre une Renaissance – avec ses bons et ses mauvais côtés : ouverture à toutes les explorations possibles et transdisciplinarité, métissages de cultures, mais aussi guerres de religions et mise en esclavage de peuples entiers…

F. L. : Les trois vecteurs de la modernité au 16ème siècle n’ont jamais été aussi présents qu’aujourd’hui : individualisme, raison critique et mondialisation. Ils sont même en régénérescence partout. Pourquoi ?

Parce qu’on a quitté le mythe de la modernité triomphante. Le scientisme, qu’il soit libéral ou marxiste, s’écroule. C’était une utopie. Du coup, l’esprit critique se réveille et, au contact du réel, s’aperçoit que celui-ci est beaucoup plus complexe que ce qu’on croyait. Nous redécouvrons la distinction que faisaient les anciens de la scholastique thomiste entre la ratio et l’intellectus : la première, c’est la logique pure, mathématique, alors que le second intègre, à la façon orientale, la sensibilité, l’émotion, la contemplation. Aujourd’hui, de tous bords – de la recherche scientifique au monde de l’entreprise – nous arrive l’idée qu’il faut remplacer l’intelligence froide et corticale par une intelligence plus vivante, plus émotionnelle : les neuropsychologues disent même que nous avons plusieurs cerveaux, liés à notre ventre ou à notre cœur ! Et nous nous apercevons que l’on peut parfaitement vivre dans l’autonomie, dans la raison critique, tout en avançant dans une quête de sens enracinée dans l’expérience du corps. En toutcela, nous rejoignons la première modernité de la Renaissance.
Un Pic de la Mirandole se sentirait parfaitement à l’aise aujourd’hui !

Maintenant, parlons des nouvelles guerres de religions. La plupart des médias prennent tout à l’envers. Ils disent : “Aujourd’hui, ce qui domine dans les religions, c’est l’intégrisme, le fanatisme, la violence.” Mais non ! Ouvrons les yeux : ce qui domine, par-delà l’incendie des apparences, c’est juste l’inverse ! Partout, dans toutes les cultures, inexorablement, les gens s’approprient le religieux, chacun à sa façon. Y compris dans l’islam : du Maroc à l’Indonésie, en passant par l’Iran, les jeunes veulent pratiquer leur religion librement, parfois sans bien s’en rendre compte. C’est cela qui, au fond, dans toutes les religions, rend folle la très petite minorité des intégristes, prêts à des actes d’une violence inouie plutôt que d’accepter l’évolution vers la liberté. Que cette dernière se dresse contre la domination culturelle de l’Occident est une autre histoire – ou contre celle des aînés : ainsi peut-il arriver que des jeunes filles revendiquent de porter le voile pour défier leurs parents, telles les deux sœurs d’Aubervilliers, dont le père est un juif athée et la mère une catholique kabyle !

N. C. : Les intégristes eux-mêmes n’inventent-ils pas des formes totalement inédites, par plus fidèles, par exemple, à l’islam originel, que les nazis ne l’étaient à la culture germanique préhistorique ?

F. L. : Bien sûr, il y a reconstruction. Et ce n’est pas un hasard si les premiers “barbus” algériens sortaient plutôt de facultés de science ou d’institut de technologie que d’écoles de théologie ou de philosophie : leur “ retour aux origines ” est souvent autodidacte, ignorant et fantasmatique. De toute façon, sur le très long terme, ce que l’on retiendra de notre époque dans l’évolution du religieux, c’est le passage des grandes traditions culturelles dépendant de groupes, d’ethnies, de nations… à des pratiques personnelles, d’individus désireux de s’approprier le sens. Ils peuvent rester catholiques, juifs, musulmans – ce sera une appartenance culturelle. Mais ils vont vivre ce catholicisme, ce judaïsme ou cet islam chacun à sa manière. C’est une révolution colossale. Et une crise considérable pour les Églises.

Les deux tiers des Européens et les trois quarts des Américains se disent croyants, mais de moins en moins pratiquent.

Or, ce mouvement semble sans retour…

N. C. : Si chacun se bâtit un “ kit religieux ” à sa mesure, la confusion syncrétique sera totale…

F. L. : D’abord, aucune religion n’a échappé au syncrétisme. Le bouddhisme est un syncrétisme. Et le christianisme, formidable mélange de foi juive, de droit romain, de philosophie grecque ! Et l’islam donc, alliage extraordinaire de croyances arabes anciennes et d’emprunts judaïques et chrétiens ! Toutes les religions sont syncrétiques. Seulement, il y a deux types de syncrétismes. Le premier élabore une nouvelle cohérence en se confrontant aux contradictions, ou aux accélérations, que sa combinaison singulière apporte. Le second demeure dans la mollesse d’un collage non digéré. Inintelligent. Inorganique. Sans colonne vertébrale. D’où le défi redoutable de la modernité : à chaque individu de savoir organisersa propre cohérence, et ceci dans un monde où l’“offre religieuse” devient pléthorique et où les possibilités de collages confus se multiplient.

N. C. : Vous disiez qu’un Pic de la Mirandole se sentirait à l’aise aujourd’hui. Avec son éclectisme et son goût pour le merveilleux, on le retrouverait donc dans les réseaux New Age – auquel vous consacrez d’ailleurs un chapitre central dans votre livre, pour le meilleur et pour le pire !

F. L. : Sauf que Pic de La Mirandole et les grands humanistes de la Renaissance avaient une exigence intellectuelle que n’ont pas la plupart de ceux que l’on regroupe, souvent avec condescendance, sous le terme de “New Age” – syncrétisme, il faut dire, particulièrement mou, en particulier aux États-Unis. La confusion mentale me semble l’un des principaux défauts de ce mouvement – les deux autres étant l’égotisme (le monde ramené à mon bonheur) et le relativisme (l’idée paresseuse que toutes les croyances se valent à travers l’espace et le temps).
Cela dit, je trouve l’intention du New Age très bonne : elle consiste à aller chercher dans toutes les traditions ce qui peut nous parler et nous permettre de vivre une expérience d’éveil. Mais l’expression New Age me semble avoir fait son temps. Je lui préfère “Réenchantement du monde”, où je vois le meilleur de cet élan très vaste, qui joue en effet un rôle capital dans l’ultra-modernité spirituelle. De quoi s’agit-il ?

Le premier à avoir parlé du “désenchantement du monde” est Max Weber. Pour lui, le processus était fort ancien, puisqu’il le faisait démarrer avec la Bible et la propension des juifs à rationnaliser le divin. Je ne suis pas d’accord, mais une chose est sûre, c’est qu’avec la “modernité seconde” dont je parlais tout à l’heure, celle du “Grand Horloger” des philosophes des Lumières, le monde a peu à peu perdu son immense aura magique – ce qui a contribué à éteindre toutes sortes de correspondances liant les gens à la nature, au vécu, au corps. Ce désenchantement a atteint un paroxysme au 20ème siècle. Jusqu’à la nausée de la société de consommation, où tout est observable, manipulable, déchiffrable, rationnalisable, marchandisable… Mai 68 peut être décrypté comme un besoin de réenchantement. Mais bien avant, c’est tout le mouvement romantique ! Dès le 18ème siècle en effet, certains esprits refusent le “refroidissement” de la modernité cartésienne ou kantienne.

Un Goethe, par exemple, a clairement l’intuition des dangers de la modernité scientiste. Plus tard un Lamartine aussi. Ou un Hugo. Ceux qui chercheront le plus à réintroduire le sens du mythe, de l’imaginaire et du sacré, à réhabiliter cette partie de l’homme niée par les Lumières, sont certainement les grands romantiques allemands, de Novalis aux frères Grimm. Mais la révolution industrielle commence à peine et les romantiques – au rang desquels il faut compter les premiers écologistes américains, Thoreau, Emerson, etc.- sont relégués dans la catégorie des poètes inoffensifs. Si bien que le message philosophique dont ils sont porteurs va passer à d’autres types d’acteurs sociaux : les cercles ésotériques de la fin du 19ème siècle, dont la Société théosophique est l’une des expressions les plus abouties – avec le prolongement antroposophique de Rudolf Steiner…

N. C. : Steiner, que vous n’hésitez pas à comparer à Pic de la Mirandole, encore lui…

F. L. : Mais oui, c’est un personnage étonnant, dont l’éclectisme rappelle l’esprit de la Renaissance ! Et donc le New Age – le Réenchantement du Monde – ne sort pas du néant : il s’inscrit dans un courant historique précis. Un courant qui aujourd’hui rejaillit un peu partout à la surface et qu’à mon avis, on ne peut pas bien analyser selon les grilles de la sociologie religieuse globale, mais selon celles d’une psychosociologie qui est à inventer. Je trouve en effet que les anciennes catégories – catholicisme, judaïsme, libre-pensée, athéïsme… ou new age – sont trop réductrices et laissent échapper l’essentiel.

Quand on analyse le vécu réel, la phénoménologie religieuse contemporaine nous montre qu’au fond, il y a deux types de religiosités, qui traversent toutes les autres catégories : la première ouverte, la seconde fermée. Cette dernière regroupe tous ceux qui ont vitalement besoin de certitudes et de vérités absolues : on y retrouve les fondamentalistes, les intégristes, les orthodoxes d’absolument toutes les religions – et cela comprend bien sûr une nuée de sectes, mais aussi les athées militants. Alors que la première catégorie concerne des individus qui, tout en vivant une relation profonde au sacré, assument l’incertitude de la modernité parvenue à maturité, qui implique du doute et une quête permanente : il ont des convictions, mais se disent qu’elles sont peut-être provisoires et que des convictions différentes peuvent être aussi légitimes – et cela comprend donc de nombreux agnostiques en recherche. Et vous remarquerez ceci : tous les gens de religiosité ouverte s’entendent bien entre eux, quelles que soient leurs traditions. Même chose d’ailleurs pour ceux de religiosité fermé – même si leur façon de “ bien s’entendre entre eux ” peut être de se haïr et de se faire
la guerre, comme les intégristes protestants façon Bush et les intégristes musulmans façon Ben Laden.

N. C. : Je suppose que vous vous situez vous-même dans la catégorie ouverte… Pourriez-vous nous dire deux mots de votre propre parcours ?

F. L. : J’ai eu la chance de grandir dans un milieu familial d’un catholicisme très ouvert, non pratiquant mais en grande recherche morale. Mon père est un proche de Jacques Delors et du courant personnaliste. Je lui dois énormément. J’avais treize ans, quand il m’a offert Le Banquet de Platon. J’ai tout de suite été passionné par la philosophie. Jusqu’à 17 ans, les présocratiques, Épicure, les stoïciens, Aristote ont merveilleusement répondu aux questions existentielles que je me posais. J’ai alors éprouvé le besoin de me tourner vers l’Orient et ce fut de nouveau – via Arnaud Desjardins – un voyage extraordinaire, jusqu’à ma découverte de Chogyam Trungpa et des bouddhistes tibétains, et aussi des mystiques, Maharishi, Shankara, etc. Arrivé là, je me suis dit qu’il était déraisonnable de ne rien savoir de Jung. La lecture de ce dernier m’a poussé à me

plonger dans l’astrologie – qui tient un formidable discours symbolique sur l’homme – et dans l’univers prodigieux des mythologies et des lois de synchronicité qui les régulent. J’avais alors 19 ans et j’étais passionné par toutes les religions, sauf le catholicisme. Pour moi, c’était vraiment la dernière des traditions qui pouvaient m’intéresser ! Je trouvais ça puritain, bloqué, nul, bref “catho”. Ce qui m’est arrivé alors était totalement imprévisible. J’avais accepté l’idée de passer quelques jours dans un monastère cistercien breton, pour expérimenter l’écriture dans le silence. Un lieu superbe, où je me suis tout de suite senti très bien, parmi des religieux et des religieuses qui respiraient la santé et l’intelligence. J’ai commencé à travailler quand un malaise a soudain surgi. Un malaise grandissant, qui m’a donné une furieuse envie de partir. J’étais sur le point de le faire, quand ma conscience m’a mis au défi de trouver une explication à ce qui se passait. Mon goût du défi et un certain amour propre m’ont donc fait rester.

À quoi devais-je donc me confronter ? Une vieille Bible poussiéreuse traînait là. Je l’ai ouverte au hasard et suis tombé sur le Prologue de Saint Jean. À peine avais-je commencé à le lire que le ciel m’est tombé dessus : pleurant toutes les larmes de mon corps, j’ai senti monter en moi un amour incroyable. J’avais envie d’embrasser le monde entier ! J’avais vingt ans. Je venais de rencontrer le Christ cosmique dont parle Saint Jean. Vingt ans plus tard, je puis dire que ce qui s’est inscrit en moi ce jour-là est indélébile.

N. C. : On vous connaît pourtant surtout pour vos écrits sur le bouddhisme !

F. L. : C’est que mon parcours intellectuel, lui, a continué, en philosophie et en sociologie.

Ma thèse sur “ le bouddhisme et l’Occident ” était une façon de mettre mes centres d’intérêt en confrontation. Sur le plan conceptuel en effet, il n’y a pas plus différent que bouddhisme et christianisme. C’était parfait. Je vais toujours vers le contraire de ce que je crois pour mettre mes convictions à l’épreuve. J’ai donc exploré deux univers étrangers l’un à l’autre, qui m’ont nourri à des niveaux différents. Mais je n’ai pas bougé dans ma conviction profonde. Je prie le Christ tous les jours.

N. C. : Un Christ un peu abstrait… ?

F. L. : Oh non ! le Jésus des Évangiles, dont je crois qu’il est en même temps un Christ qui dépasse toutes les religions, y compris la révélation chrétienne : le Logos qui éclaire tous les hommes et s’est incarné à un moment donné sous cette forme. C’est pourquoi je me dis chrétien. Sinon, je serais agnostique. Cela dit, je pratique aussi la méditation zen, tout simplement parce qu’elle m’aide à me déconnecter des soucis, du mental agité. Depuis vingt ans, tous les jours, je prends donc la posture et pratique une respiration… un peu indienne, en fait ! Puis je me mets en présence du Christ, j’ouvre l’Évangile, je lis un passage et enfin je prie, face à une petiteicône. Pour moi, le religieux se définit fondamentalement par la pratique et l’expérience de plusieurs niveaux de réalité…

N. C. : … dont le centre est là, en nous, et pourtant nous échappe toujours ?

F. L. : Notre conception du “centre”, c’est-à-dire de Dieu, a considérablement évolué en quelques générations. Pour un nombre croissant de nos contemporains, le divin se conçoit désormais beaucoup plus dans une sorte d’immanence, d’intimité extrême. Et en même temps, paradoxalement, nous sommes allés chercher en Orient des catégories philosophiques comme la “vacuité” ou le “dépassement de la dualité”, qui nous ont permis de repenser le monothéisme de façon plus parlante, mais aussi plus impersonnelle. Nous y avons d’ailleurs retrouvé toute une approche de la religiosité alternative occidentale : celle de Maître Eckhart ou les mystiques néo-flamands, pour qui Dieu est avant tout ineffable et ne peut se définir que négativement, par tout ce qu’il n’est pas.

Ce qui nous ramène à cette caractéristique de l’ultramodernité : l’acceptation de l’incertitude, avec une maturité suffisante pour ne pas nous paniquer face à l’idée d’Inconnaissable.

N. C. : On sent bien cette exigence de l’Orient vis-à-vis de l’Occident dans le mouvement
“jew-bu , ou les bouddhistes rappellent aux juifs que l’ineffabilité du Tétragramme n’est pas
un détail.

images (6)F. L. : L’exigence est indispensable. On critique volontiers la France pour sa fermeture d’esprit, son intolérance, son scepticisme. Mais je pense qu’elle peut jouer un rôle important dans l’émergence de la nouvelle spiritualité, précisément parce qu’elle ne gobe pas tout – comme le fait par exemple le Brésil, où la confusion des mélanges peut atteindre des sommets inimaginables. Nous sommes assez vaccinés contre les amalgames fous.
Du coup, si quelque chose passe chez nous, c’est du sérieux !

À lire de Frédéric Lenoir :

Les métamorphoses de Dieu , éd. Plon

  • Rencontre du bouddhisme et de l’Occident , éd. Albin Michel
  • La promesse de l’ange , avec Violette Cabesos, éd. Albin Michel
  • Mal de terre , avec Hubert Reeves, éd. du Seuil

Le livre des sagesses et Encyclopédie des religions , avec Ysé Tardan-Masquelier, éd. Bayard

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Croire rend la vie plus difficile

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

téléchargement (7)Christian Bobin :

Il perçoit Dieu dans la nature et le rire des enfants. Mais pour cet écrivain mystique hors norme, la foi est peu compatible avec la vie en société.

Psychologies : On dit que vous êtes un écrivain “qui croit”. Mais en quoi croyez-vous ?

Christian Bobin : Je crois en la  » présence  » même. Une présence entière et imprévue. Comme je ne suis pas délirant, je ne parle que de ce que je vois. Cette croyance qui me tient – et non que  » j’ai « , comme on possède un objet ou un livre dans sa bibliothèque – me permet de percevoir des correspondances, des échanges entre un rosier et un visage retourné à la terre, ou entre une phrase écrite dans un livre il y a deux siècles et le sourire surpris d’un passant aujourd’hui… En ce sens, ma foi est de l’ordre de la contemplation : c’est ne pas me remettre d’être sur Terre, c’est être étonné comme un nouveau-né, c’est avoir un appétit immense du  » jamais vu  » de la vie. Cela n’a rien à voir avec le Dieu enfermé dans les consignes automatiques des Eglises.

Ces correspondances apparaissent partout dans votre œuvre. On a l’impression que l’existence de Dieu vous apparaît dans les plus petites choses, à “ras de terre”, comme vous l’avez écrit dans “Le Très-Bas”. Mais est-ce que cela s’arrête parfois ?

Bien sûr ! A certains moments, je suis atteint, comme chacun de nous, par un manque de fraîcheur. Quand ça s’arrête, j’attends, c’est tout ce que je sais faire. J’ai l’espérance que quelque chose va revenir, et quelque chose toujours revient. Quelque chose dont je ne suis pas maître… D’ailleurs, j’accepte d’avoir très peu de maîtrise sur cette vie. Je trouve que la maîtrise d’une personne sur sa propre vie, ce qui est, hélas !, possible, donne à la vie une consistance pierreuse, voire funéraire.

Priez-vous ?

Je ne sais pas vraiment ce que c’est que prier. Ou, si c’est tout simplement  » regarder vraiment « , si c’est ce commerce sans phrases avec ce qui se présente à moi, alors oui, il m’arrive de prier.

Vous vous reconnaissez quand même comme chrétien…

J’aime lire parfois des pages de Lao-Tseu ou certaines pensées bouddhistes. Elles sont souvent très belles,  » pacifiantes  » comme des massifs d’hortensias bleus… Mais la manière vivante du Christ d’aller dans sa vie telle qu’elle nous a été racontée m’apparaît inégalable. Je m’appuie sur sa parole, et ce que je sais de Dieu, c’est ce que cet homme m’en a dit, rien d’autre. Dans les Evangiles, je ne trouve pas une technique, encore moins un modèle ou un dogme. Je trouve une vie lumineuse, qui est comme la vie même : traversée sans cesse d’événements, avec, tout de suite, des réponses à ces événements… Ça dure le temps d’une comète, à peine trente-trois ans, mais on en perçoit la lueur encore aujourd’hui.

Diriez-vous que croire aide à vivre ?

Je pense qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse vraiment aider à vivre, c’est la conscience de la mort. Et la croyance, pour moi, est inséparable de cette connaissance consciente : la certitude que ce jour va passer, que presque tout va passer – car je crois que tout passe, sauf le cœur – change notre perspective. C’est le socle sur lequel on peut, me semble-t-il, s’appuyer pour voir cette vie dans toute son étendue, et la goûter vraiment.

La croyance en Dieu ne rend-elle pas plus fort ?

Pour moi, Dieu a partie liée avec le plus faible de cette vie : la petite enfance, les mourants… Et il se présente dans tout ce qui nous sort de la convention sociale : ruptures, douleurs, joies. Là où  » c’est joli  » d’en parler, je ne crois pas qu’il y ait Dieu. Le Dieu auquel croient – entre autres – les Américains, celui qu’ils ont mis sur le dollar, propose, selon moi, une manière d’être  » cruellement optimiste « . C’est le petit Dieu mauvais du narcissisme, le Dieu magique de la toute puissance imaginaire, celui du nouveau-né qui pense que sa mère est une partie bienfaisante de lui et se met donc à hurler dès que cette partie s’éloigne ou ne répond pas à ses vœux. Je ne crois pas à ce Dieu-là, qui est comme un prolongement monstrueux de la personne. Celui auquel je crois est tout le contraire. Il est de l’ordre de la lézarde, du passage et du manque.

D’ailleurs, vous écrivez beaucoup sur les épreuves, la douleur de perdre ceux que l’on aime, la fragilité des choses…

Dans l’imaginaire courant, c’est un peu comme si ceux qui avaient la foi possédaient un compte en banque ! La confiance et la tranquillité en sortiraient à jets continus. Mais pour moi, la foi, ce n’est pas ça du tout. Elle se paie parfois cher et apparaît sur fond de ténèbres, de doutes ou de compassion. Arthur Rimbaud disait, dans Une saison en enfer :  » Je ne me crois pas embarqué dans une noce avec Jésus-Christ comme beau-père.  » Je suis assez d’accord avec ça. J’ai appris que cette vie n’est pas une noce. Elle est fabuleuse, mais elle est terrible aussi. Les deux aspects sont indissociables. Le Dieu auquel je crois n’est pas fort, mais il est aussi invincible qu’un courant d’air. C’est-à-dire qu’il rentre dans les têtes et dans les vies alors qu’elles se croyaient cloîtrées, comme bétonnées par la convention, par un faux repos, par de fausses certitudes. Donc, pour revenir à votre question précédente, c’est un Dieu qui est plus dérangeant qu’arrangeant, et je dis sans aucun masochisme que croire rend la vie, dans un sens, plus difficile.

Pourtant, on dit souvent que la foi aide à développer des qualités positives.

Justement ! Si vous développez des qualités comme la bonté ou la compassion, votre vie va, au contraire, devenir de plus en plus difficile ! Quelle bonne nouvelle, n’est-ce pas ? [Rires.] Cette difficulté est bien sûr fabuleuse mais, d’une certaine façon, votre vie sera de moins en moins compatible avec l’état social ordinaire qui repose, derrière la courtoisie, sur la lutte et le déchirement.

Vous avez écrit que “la plupart des gens sont tellement adaptés qu’ils en deviennent inexistants”. La foi serait-elle ce qui permet d’être vraiment au monde sans se perdre soi ?

Oui, c’est ça. C’est le contraire d’une adaptation. Quelqu’un qui est adapté à son milieu, c’est quelqu’un qui est en train de disparaître. La convention mange la plupart des vies comme une petite souris à petites dents et, au bout du compte, c’est la vie entière qui peut être mangée comme un gruyère. Ça se passe petit à petit : dans des politesses, dans la croyance qu’il y a des choses qui ne se font pas, dans la croyance qu’il existe des modèles pour vivre ou pour écrire. J’ai parfois été peiné de voir des gens qui avaient une pleine possession de leur talent à l’oral et qui, lorsqu’ils se mettaient à l’écriture, perdaient leur fraîcheur et leur intelligence parce qu’ils étaient en état de révérence par rapport à cette écriture. Ils pensaient qu’il fallait que leurs livres ressemblent aux précédents, à ce qui se fait couramment. Toute leur lueur disparaissait alors.

Aujourd’hui, tout le monde invoque Dieu pour justifier des actes terribles. Qu’en pensez-vous ?

J’ai l’impression que les peuples se lancent Dieu au visage comme des enfants se jettent des cailloux. D’un côté comme de l’autre, leur Dieu est aussi raide, aussi dur et menaçant qu’une pierre. A vrai dire, c’est plutôt leur croyance mortifère en eux-mêmes, c’est leur force qu’ils adorent et qu’ils balancent à la face de l’autre… Peut-être que Dieu s’amuse : au point d’étouffement où l’on en était, il lui fallait peut-être faire arriver des choses nouvelles entre les uns, repus et stupides, et les autres, affamés et remplis de ressentiment.  » Seule la terreur vous rendra intelligent « , dit le prophète Isaïe dans la Bible… Il est également possible que même cela ne suffise plus à nous réveiller. Alors, nos petites affaires reprendront : l’économique comme unique pensée, l’avidité, le narcissisme… Les affaires du monde, en somme.

Christian Bobin

Né en 1951 au Creusot, il n’en a pas bougé depuis. Après avoir exercé différents métiers, dont ceux de professeur de philosophie et d’infirmier psychiatrique, il se consacre, dès 1977, à l’écriture, et se fait remarquer, en 1985, pour Souveraineté du vide. Suivront une trentaine d’ouvrages. S’il a indéniablement rencontré le succès, Christian Bobin se tient éloigné des mondanités éditoriales pour mieux vivre solitude et inspiration, sources essentielles de son travail.

Extraits

“ […] Ce serait un Dieu meurtrier que celui qui élirait quelques-uns pour les mettre dans une protection totale jusqu’à leur mort. Si certains naissaient coiffés, mais coiffés par les anges, comme si le réel allait passer sous leurs yeux comme une toile peinte, sans doutes, sans souffrances, ce serait intolérable. La vie est difficile et éprouvante même pour la plus grande brute… Même pour un milliardaire la vie est déchirée, pleine d’angoisse et d’attente, avec à la fin le mur noirci de salpêtre de la mort, alors pourquoi les seules vies faciles seraient-elles celles de ceux qui cherchent le ciel ? […]

La Lumière du monde, paroles réveillées et recueillies par Lydie Dattas, page 38.

 

“[…] Les mères par instants cessent totalement d’aimer leurs enfants. Impatientes, épuisées ou déçues, elles sortent de l’amour une seconde puis y reviennent à la seconde suivante, comme on franchit d’un pas allègre un abîme qu’on n’a pas vu. Nous sommes la cause d’un tel désamour de Dieu : excédé, il nous a laissés à notre nuit pour une seconde qui semble durer des siècles. Il ne nous reste plus qu’à attendre la seconde suivante où il nous reprendra. […]

Ressusciter, page 129.

images (8) 

”[…] J’ai 6 ans. Je suis en vacances dans un village de la Bresse où mes parents viennent depuis plusieurs années. Mon père aide souvent les paysans pour la moisson. Pendant son absence, un jour, je tourmente ma mère. Quand mon père arrive à vélo devant la maison, elle lui fait part de son irritation. Il me regarde et me dit : je ne suis pas du tout content de toi. Puisque c’est comme ça je m’en vais et je ne reviendrai pas. Il enfourche son vélo et s’éloigne sur la route qui, à l’horizon, ondule sous la chaleur. Je me sens alors plus bas qu’aux enfers : par ma faute, je ne reverrai plus jamais mon père. Après quelques minutes passées dans les flammes, je trouve une solution, la seule qui soit à la hauteur de ma faute et puisse la réparer : m’engouffrer dans l’église proche et prier pour le retour de mon père. Je prends le chemin du salut. Il est encombré par un troupeau d’oies aussi hautes que moi qui me harcèlent et pincent mes jambes sans arrêter ma course. Mon père revient une heure plus tard et je devine très vite que mes prières ne sont pour rien dans ce retour. Quarante ans plus tard, demeure le charme des églises de campagne et du soleil caressant le battoir en fer forgé de leurs lourdes portes en chêne. Demeure aussi la douceur d’avoir un jour prié pour un vivant. […]

Ressusciter, pages 91-92.

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Religion : désormais, c’est chacun son kit

Posté par othoharmonie le 21 avril 2014

 

images (5)Les uns croient en Dieu, les autres pas. Leur point commun : tous se sont constitué un kit spirituel singulier. Sur leur autel, des objets variés qui les inspirent et les incitent à ne pas se contenter de la seule réalité matérielle.

Une vieille bible et un kouglof

Pierre Lassus, 54 ans, directeur d’une association de protection de l’enfance :

Sur son bureau, entre des piles de dossiers, une petite bible en cuir rouge racorni. Visiblement, elle sert beaucoup. « Je peux la saisir n’importe quand et lire un passage de l’Evangile, saint Jean par exemple, c’est mon préféré. » Ce texte peut-il encore aider Pierre, lui qui reçoit chaque jour de nouveaux signalements de maltraitance à enfants ? « Encore plus que ça : il m’inspire ! » Protestant d’obédience luthérienne, il croit d’abord en un homme, un rabbin nommé Jésus. « Grâce à lui, je me rappelle qu’il y a une part de divin en chacun d’entre nous, et que nous nous devons de la rechercher. » Pierre s’en rapproche au cours de cultes dépouillés. « L’été, près de la plage des Charentes où nous passons nos vacances, il y a une petite chapelle. Le dimanche, le pasteur vient de Rochefort pour célébrer le culte. Parfois, il y a à peine quatre ou cinq personnes. Mais toujours, après l’office, on boit l’apéritif ensemble et la femme du pasteur sert un kouglof qu’elle a fait cuire le matin. Pour moi, il n’est guère de moments plus spirituels que celui-ci. »

Une clé de sol en fil de fer et une bougie

Hélène Lafontaine, 37 ans, chanteuse :

« Je me suis vraiment acceptée comme chanteuse quand j’ai compris que ma voix était un talent qui m’avait été donné. » 
Un vrai don des dieux que cette voix de contre-alto, grave et puissante. Métisse originaire de Guadeloupe, fille d’une lignée de chanteuses pieuses, Hélène a d’abord été attirée par la chanson française avant de retourner aux chants sacrés. Dans les mariages et les baptêmes, chanter est pour elle l’occasion de vivre pleinement sa spiritualité. « On ne me voit pas, je suis près de l’organiste, je peux fermer les yeux. Le silence, dans les églises, est comme le sel de l’eau de mer qui vous porte. Il aide ma voix à se déployer. »

Bien que chrétienne, Hélène ne souscrit pas à toutes les formes de ce courant religieux. Elle aime se ressourcer chez elle, dans la solitude, en position du lotus. « Avec une bougie, car la lumière m’éclaire de l’intérieur. » Croit-elle ? « Oui. En la dimension sacrée des choses, même dans les actes quotidiens les plus banals. » Une manière de regarder différemment la réalité : « L’autre jour, je marchais, désespérée, dans la rue. Je me demandais si je devais continuer à chanter ou pas, si je ne me trompais pas de chemin, etc. Mon pied a buté sur un petit objet qui traînait sur le trottoir : une clé de sol en fil de fer ! J’avais la réponse à ma question. »

La photo d’un Indien tirant à l’arc et une tête de femme couronnée

Titien Gallen, 57 ans, écrivain et professeur de yoga :

Il a les épaules larges, du souffle, semble bien ancré dans son corps. Initié au yoga et à la sophrologie, le travail intérieur, pour lui, commence par le corps. « J’ai su très tôt qu’il faut respirer quand on a des problèmes. » « Inspiration » pourrait d’ailleurs être le mot clé de son parcours. « La poésie m’a servi de seconde mère », résume cet écrivain. Chez lui, une tête gothique de dame couronnée qui trône en haut de la bibliothèque le lui rappelle régulièrement : « Elle représente pour moi la source de la pensée. » Originaire d’une famille de catholiques pratiquants – dont deux prêtres –, Titien Gallen se définit aujourd’hui comme un spirituel laïc. « J’aime avant tout les symboles, qu’ils soient égyptiens, chrétiens ou soufis, ils entrent en résonance intime avec moi.  » Pour l’heure, tout son être est happé par le Grand Esprit des Indiens d’Amérique du Nord.

Pour ces peuples, l’homme est toujours en devenir, il doit apprendre à s’orienter, à entretenir des relations conscientes avec tous les éléments, tout en gardant le contact avec son centre. C’est ce que je vis au quotidien. » Attention et recentrage sont donc la base de sa pratique, ils lui permettent de « reprendre contact avec le Tout qui nous habite et qui est au cœur de chaque être vivant rencontré ». Dieu ? « Peu importe son nom. Il est la source du souffle et de la conscience. L’important est de s’y reconnecter. » Une question, pour lui, de « responsabilité spirituelle ».

“La Petite Voix” d’Eileen Caddy et un verre d’eau pure

Georgette List, 83 ans, ostéopathe :

Toute petite, elle croyait déjà à sa bonne étoile et s’émerveillait de l’ordre naturel des choses : « La danse si parfaite des planètes, le retour si régulier du printemps après l’hiver, etc. Comment ne pas se poser de questions ? » Elle a 16 ans lorsque son père lui donne à lire des ouvrages de la théosophe Helena Blavatsky. « Je les ai littéralement “bus” en deux jours, avec l’impression de connaître déjà tout ce qu’ils contenaient. » Débute alors une longue étude de l’enseignement ésotérique. Elle se marie quand même selon la tradition catholique : « Je l’ai fait avec un maximum de conscience et de joie. Pour moi, le Christ est un symbole de l’homme dans sa perfection. » D’ailleurs, Georgette croit en l’étincelle divine qui est en chacun de nous.

« Certains l’appellent leur ange gardien. A mes yeux, c’est l’âme ou le moi supérieur, une énergie positive qui m’aide, me soutient quand j’ai un désir sincère de participer à la force d’amour qui fait vivre le cosmos. » Pour Georgette, la pratique consiste à se mettre en contact avec cette puissance divine et à la remercier régulièrement. « Chaque matin, je bois au lever un verre d’eau pure. Je le fais consciemment, en remerciant la Terre pour cette source de vie qu’elle nous offre. » Puis elle lit une page de méditation de La Petite Voix d’Eileen Caddy (Souffle d’or) : « Je suis persuadée que l’on peut aider le monde rien que par la qualité de ses pensées. » Même si elle pense parfois à la mort, Georgette n’en a pas peur : « J’irai simplement me reposer de toutes ces expériences souvent difficiles qui ont enrichi ma vie. »

Une icône et un zafu

Olivier Jarreton, 29 ans, documentaliste :

« Chrétien de foi et bouddhiste de cœur ! » annonce-t-il joyeusement pour résumer sa vie spirituelle. Né dans le catholicisme, il avoue avoir connu de « grands moments de creux » avec sa religion d’origine, mais s’être rapproché d’elle grâce aux activités de groupe. « J’ai animé pour ma paroisse des après-midi de rencontres avec des enfants de toutes origines et je me suis découvert une passion : expliquer le christianisme à ceux qui n’en sont pas ! » Loin de la foi du charbonnier, il pratique avant tout l’exégèse et l’interprétation. « J’aime trouver un sens aux textes sacrés – la Bible, bien sûr mais aussi le Coran ou le Talmud – et suivre leurs implications dans la vie quotidienne. »

Au hit-parade de ses valeurs domine l’écoute. Il a fait des études de psychologie, participe à des groupes de développement personnel :  » Accueillir vraiment les mots de l’autre est une pratique hautement spirituelle. » Il y a dix ans, deux de ses meilleurs amis se sont convertis au bouddhisme. Se prenant au jeu de la confrontation d’idées, il s’est mis à aimer la philosophie du Bouddha. « L’idée que la réalité n’est pas vraiment la réalité m’enthousiasme. » Résultat : il se rend chaque mercredi soir au dojo de son quartier et médite une heure et demie. « C’est une expérience irremplaçable. Je suis très bavard de nature et sur mon zafu, dans la salle de méditation, j’apprends à ressentir la présence des autres sans leur parler. Mieux : le zen m’aide à être plus présent dans mes prières catholiques. » Car, pour Olivier, tous les chemins continuent à mener à Rome.

Une photo de mon frère disparu et un jeu de Yi-King

Eric Tong-Cuong, 37 ans, publicitaire :

Il tient entre ses mains la photo de son frère, mort d’un cancer à l’âge de 16 ans. « Sa mort a provoqué chez moi un rejet brutal du catholicisme. J’avais 19 ans. J’ai demandé à Dieu qu’il épargne mon frère. Il n’a pas daigné lever le petit doigt. » Suivent alors dix années de désarroi : « Puisque la mort pouvait survenir de manière si absurde, ma vie n’avait plus de sens. Mon athéisme était une révolte. » La reconstruction spirituelle d’Eric se fait au fil d’une série de rencontres qui le conduisent à reconsidérer la croyance au sens large. Dans le cadre de ses études de commerce, il suit des cours de parapsychologie. « Nous avions affaire à des phénomènes que la science ne parvenait pas à expliquer. Et pourtant, ça existe. » Plus tard, alors qu’il n’y croyait plus, il rencontre le grand amour. « Ça existe aussi ! » admet-il, émerveillé.

Dans le même temps, Eric noue un dialogue intime avec son frère. « Il m’accompagne. Sa présence non incarnée est pour moi le signe de l’existence de Dieu. » Réconcilié avec le catholicisme, Eric se sent également proche du bouddhisme. « Je me réfère souvent au Yi-King (le Classique des mutations, manuel de divination chinoise, ndlr) sans croire à la valeur prédictive des cartes, mais parce que l’ambivalence de leur contenu m’aide à choisir un chemin. « Au fond, le décès du frère d’Eric a agi comme un accélérateur de sa spiritualité. » Aujourd’hui, je peux comprendre cette phrase de la Bible : “Il est mort pour vous.”


« Le Banquet” de Platon et ma souris d’ordinateur

Florence Jagréaux, 30 ans, attachée commerciale :

Un grand-père grec, un proche franc-maçon : Florence ne pouvait pas échapper au culte de l’esprit sous toutes ses formes. « Pour moi, la spiritualité, c’est tout ce qui m’éloigne du matérialisme ambiant, de mon appétit jamais rassasié d’avoir plus. C’est tout ce qui m’aide à prendre du recul par rapport à ma vie. » Dans son panthéon, les livres : « Le Prophète de Khalil Gibran, Le Banquet de Platon que j’ai lu dans une collection à dix francs… Ils m’ont aidée à me poser les bonnes questions car ils parlent aussi de ma vie. Ce ne sont pas de pures digressions intellectuelles. » Et Internet : « Depuis deux mois, je surfe des heures entières et, à partir de mes trouvailles, je me constitue des dossiers personnalisés sur des thèmes qui m’intéressent. » Cette façon de « se déconnecter du quotidien tout en ayant les pieds sur terre » suffit-elle à son besoin de transcendance ? « Je sais que je crois en quelque chose, mais je ne sais pas encore la nommer. » On insiste, Florence s’essaye encore : « C’est la force qui nous pousse à faire les choses bien. »

Foire aux cultes sur le Net

ame indienneL’esprit de Dieu souffle-t-il sur Internet ? C’est ce que laisse entendre une enquête du Barna Research Group, un institut de sondage californien. Elle révèle en effet que de plus en plus de jeunes utilisent le web pour entreprendre une démarche religieuse et trouver des réponses à leurs questions existentielles. Et les (res)sources ne manquent pas : toutes les religions, Eglises et groupes spiritualistes ont compris qu’au troisième millénaire la bonne parole se propagerait forcément via la toile informatique mondiale. Exemple : l’Annuaire de la francophonie religieuse et spirituelle présente un listing organisé par catégories de 2 927 sites ! Techniques de méditation bouddhiste, versets bibliques commentés, exposés théologiques multiconfessionnels, forums animés par des pasteurs, prêtres, rabbins… rien n’est négligé. Bien sûr, il en est dans le monde virtuel comme dans la vie réelle : chacun prêche pour sa chapelle. Et dans ce que certains considèrent comme une « foire à la spiritualité », se glissent des sectes encore plus difficiles à repérer. Une bonne nouvelle : grâce au réseau planétaire, les nouvelles générations ne pourront plus croire en leur Dieu comme si celui des autres n’existait pas.

Erik Pigani

 

  • A lire
  • Mon âme indienne, Le Souffle d’Or

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Pourquoi le bouddhisme nous attire

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

Sans Dieu ni dogme, il séduit de plus en plus de Français. Ils le considèrent comme une philosophie et le trouvent mieux adapté à la vie moderne, explique le philosophe Frédéric Lenoir, auteur du Bouddhisme en France.

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Frédéric Lenoir

Philosophe de formation, il est docteur en sociologie et chercheur en sciences des religions. Il a dirigé, avec Y. Masquelier et M. Meslin, L’Encyclopédie des religions (Bayard éditions). Il a également publié plusieurs ouvrages sur le bouddhisme.

Le bouddhisme et les Français

En Occident, la France est le pays où le bouddhisme a pris l’essor le plus spectaculaire. Pourtant, si le nombre de ses sympathisants ne cesse de croître, ses pratiquants se limitent à quelques milliers. Un des nombreux paradoxes que tente d’expliquer Frédéric Lenoir dans son livre, Le Bouddhisme en France (Fayard). Son enquête – sans doute la plus fouillée menée auprès de tous ceux que touche le bouddhisme – a nécessité sept ans de travail. Au cœur de sa réflexion : les individus. D’où viennent-ils ? Pourquoi le sourire du Bouddha les a-t-il séduits ? Quels bénéfices tirent-ils de leur pratique ? Le bouddhisme peut rénover en profondeur nos systèmes de croyances, explique l’auteur.

Psychologies : Peut-on mesurer l’ampleur prise par le bouddhisme en France, ainsi que le nombre réel de pratiquants et sympathisants ?

Frédéric Lenoir : Si l’on excepte les deux à trois cent mille réfugiés du Sud-Est asiatique, c’est très difficile. La première chose à faire est d’établir diverses catégories de personnes plus ou moins impliquées dans le bouddhisme. J’ai donc été amené à distinguer sept grandes familles de bouddhistes français par ordre d’implication croissante. Les  » sympathisants  » représentent, d’après le sondage le plus récent, environ cinq millions de personnes. Ce sont, pour la plupart, des gens qui s’intéressent au bouddhisme, se sentent en affinité avec le dalaï-lama ou tel aspect des enseignements du Bouddha, mais ne sont pas impliqués dans une pratique.

Ensuite, ce que j’appelle les  » proches  » représentent entre cent et cent cinquante mille personnes à travers trois groupes très divers : les chrétiens qui pratiquent la méditation zen dans un contexte explicitement chrétien ; les bricoleurs spirituels qui ont appris à méditer, mais qui font leur propre religion en kit sans se sentir engagés dans le bouddhisme ; des intellectuels, le plus souvent agnostiques, qui se sentent très proches de la philosophie bouddhiste. Enfin, il y a la catégorie des gens les plus impliqués et qui fréquentent les centres de méditation, que j’appelle les  » pratiquants « . On peut les classer en trois catégories : les distants, les fidèles et les assidus. Ils représentent au total entre dix et quinze mille personnes en France, ce qui est finalement très peu.


Vu le petit nombre de pratiquants réels, ne peut-on parler d’une aura plus que d’une implantation du bouddhisme ? Pourquoi jouit-il d’une si bonne image en France ?

Il y a effectivement une distorsion spectaculaire entre sa notoriété et le nombre d’individus qu’il touche en profondeur. Cet écart tient beaucoup à la médiatisation survenue en France depuis 1993. Les médias se sont emparés du bouddhisme, qui progressait discrètement dans l’Hexagone depuis une trentaine d’années, le présentant comme une sorte de sympathique alternative au catholicisme intolérant du pape et à l’intégrisme religieux qui inquiète. Cela dit, les raisons de l’intérêt croissant des Français pour le message du Bouddha n’est pas sans fondement. Il apparaît ainsi à beaucoup, à l’inverse du catholicisme, comme parfaitement compatible avec le monde moderne.

En quoi le bouddhisme, pourtant plus ancien que le catholicisme, est-il si moderne ?

Cette image de modernité tient à plusieurs facteurs. Tout d’abord le caractère non dogmatique des enseignements du Bouddha, lequel affirmait que chacun de ses disciples ne doit suivre ses préceptes qu’après les avoir lui-même éprouvés. L’expérience individuelle est donc au cœur du bouddhisme. A l’inverse, le catholicisme apparaît comme un discours dogmatique sur ce qu’il faut croire et ne pas croire, faire et ne pas faire.

D’autre part, la philosophie et les techniques du bouddhisme élaborées au cours des siècles, notamment dans la tradition tibétaine, intéressent des scientifiques qui travaillent sur l’esprit humain ou des psychologues qui travaillent sur les émotions. Le bouddhisme constitue une véritable science du sujet qui n’existe pas en Occident. Les Occidentaux ont privilégié l’action sur le monde et la connaissance des phénomènes extérieurs, tandis que les sages bouddhistes ont appris à observer, dans une démarche quasi scientifique, l’esprit, la psychologie, le corps humain. En ce domaine, ils ont beaucoup à nous apprendre.

L’image personnelle du dalaï-lama explique-t-elle aussi l’intérêt pour le bouddhisme ?

Bien évidemment. Depuis qu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1989, le chef exilé des Tibétains a acquis une formidable notoriété en Occident, qui tient sans doute avant tout à son statut de représentant d’un peuple pacifique victime d’un terrible génocide, mais aussi à son charisme personnel et à son discours particulièrement ouvert et tolérant qui en fait une sorte d’ » antipape « . Bien qu’il ne soit que le représentant du bouddhisme tibétain, il est devenu, dans l’esprit des Occidentaux, le porte-parole de l’ensemble du monde bouddhiste, pourtant d’une extrême diversité.


Pour quelles raisons vient-on au bouddhisme ? Pour quels bénéfices y reste-t-on ?

J’ai posé la question à plus de neuf cents pratiquants du bouddhisme zen et tibétain dans un questionnaire. Les résultats font apparaître six facteurs d’attraction : les valeurs – compassion, liberté, respect de la vie, non-violence, tolérance – arrivent en tête (28 %). Viennent ensuite les bénéfices de la pratique (20 %) – travail sur le corps et les émotions, aide psychologique, sérénité. Les réponses ayant trait à la rationalité et au pragmatisme – religion sans Dieu ni dogme, place centrale de l’expérience, appui sur la raison – suivent de près (18 %). La philosophie et la doctrine – impermanence, karma (loi universelle de causalité selon laquelle chaque acte produit un effet.

Appliquée au plan de la destinée individuelle, elle stipule que certains événements de la vie présente sont des effets d’actes commis dans des vies antérieures), réincarnation, interdépendance, etc. – arrivent en quatrième position (14 %), avant le caractère traditionnel et ancien du bouddhisme, qui rassure et séduit par la présence de maîtres spirituels expérimentés (13 %). Enfin, le côté exotique et esthétique du bouddhisme ne recueille que 5 %. En ce qui concerne les bénéfices de la pratique, les pratiquants soulignent tous qu’ils ont le sentiment de progresser humainement et spirituellement grâce à des techniques psychocorporelles. Des mots comme sérénité, paix intérieure, unité reviennent le plus souvent.

Quelles ont été les évolutions marquantes du bouddhisme en France ? Quelles formes peut-il prendre à l’avenir ?

Le bouddhisme a des adeptes en France depuis la fin du siècle dernier. Alexandra David-Neel en est un bon exemple. Depuis les années 70 toutefois, on a assisté à un phénomène nouveau : celui de l’implantation de nombreux centres de méditation sur le sol français – plus de deux cents. Mais au fond, le nombre de personnes engagées dans une pratique est encore très restreint.

Pour l’avenir, il y a deux scénarios possibles : soit le flot des sympathisants va fortement grossir celui des pratiquants, faisant du bouddhisme la plus grande religion de l’Occident avec le christianisme ; soit le nombre des sympathisants ne va pas se convertir dans la catégorie des pratiquants, laquelle continuera de progresser de manière très lente. Je penche plutôt pour cette seconde hypothèse. Même en Orient, très peu pratiquent la méditation, et la voie bouddhique a toujours été réservée à une élite. Prise à la lettre, elle est très rigoureuse et exigeante. La plupart des Français touchés par le bouddhisme sont finalement peu impliqués ; ils sont surtout touchés par certains aspects simples et universels du message du bouddhisme, comme le karma et la transmigration (loi selon laquelle le karma d’un individu continue d’agir après sa mort et crée les conditions d’une renaissance. le processus ne s’arrête que lorsque le karma est épuisé. L’individu atteint alors le nirvana et cesse de renaître), non d’ailleurs sans de nombreux malentendus.

Vous dites dans votre livre que la diffusion du bouddhisme en France est un excellent laboratoire des métamorphoses de la religion dans la modernité. Pourquoi ?

Disons, pour aller très vite, que l’on peut observer deux grands mouvements à l’œuvre dans la modernité religieuse : un courant de décomposition, lié à l’individualisation et à la mondialisation, se traduisant par une « subjectivisation » et un bricolage des croyances et des pratiques qui minent la cohérence et l’autorité des grandes religions. Le deuxième mouvement, bien plus restreint, concerne des individus qui tentent de réagir contre cette individualisation en agrégeant leur parcours spirituel solitaire à une lignée croyante, à une tradition ancienne. Or le bouddhisme active ces deux mouvements : par sa souplesse, sa fluidité et son caractère non dogmatique, il se prête merveilleusement bien au bricolage et à la religion en kit. En même temps, il offre des gages d’ »authenticité » et d’ancienneté, ainsi que des maîtres spirituels expérimentés, qui rassurent un certain nombre d’individus peu tentés par une quête spirituelle solitaire.


Quelle est cette “pédagogie bouddhiste” dont vous parlez ?

Tandis que la plupart des dogmes chrétiens, comme l’Incarnation ou La Trinité, sont présentés comme des mystères qui échappent à l’entendement, la plupart des croyances bouddhistes sont présentées comme des solutions logiques. Par exemple face à la question du mal, le christianisme invoque le mythe du péché originel, tandis que le bouddhisme parle de la loi de causalité du karma, ce qui apparaît plus crédible et rationnel aux Occidentaux. D’autre part, les bouddhistes incarnent tout précepte dans une pratique corporelle. Ainsi, lorsqu’il est demandé à un adepte de pardonner à quelqu’un, son maître spirituel lui apprendra des techniques psychocorporelles qui l’aideront à gérer l’émotion négative et à la transformer positivement. C’est pourquoi on peut dire que la méditation bouddhiste est une véritable alchimie des émotions… assurément l’une des plus grandes lacunes de la civilisation occidentale, qui tend à nier le corps et les émotions.

Profil : les praticants français

L’enquête menée par Frédéric Lenoir auprès d’un millier de pratiquants français du bouddhisme zen et tibétain –les deux traditions présentes dans l’Hexagone–, permet de se faire une idée précise de leur profil.

Le bouddhisme zen attire surtout des hommes (60 %) – beaucoup y sont venus par les arts martiaux –, tandis que les femmes sont majoritaires dans le bouddhisme tibétain (60 %). Les adeptes de cette tradition étant plus nombreux, on obtient pour l’ensemble une dominante féminine.

Ce sont en majorité des citadins de 35 à 50 ans, cadres supérieurs, professions libérales, enseignants et, de manière générale, professions intellectuelles ou médico-sociales. Le niveau d’études est très élevé : 39 % des sondés ont un bac + 4 et 64 % un niveau bac + 2 et plus. Leur sensibilité politique se divise en trois grands blocs : 32 % sont écologistes, 24 % à gauche et 26 % affirment ne se sentir proches d’aucune famille politique.

La méditation est au cœur de leur pratique. Celle-ci peut avoir lieu de manière collective dans un centre tibétain ou un dojo zen, ou bien seul chez soi. La méditation assise silencieuse, qui apporte le calme mental en se concentrant sur sa respiration et en observant ses pensées avec détachement, est celle que préfèrent les Français.

Pièges à éviter

Idéaliser sans discernement cette nouvelle sagesse. Opposant le bouddhisme à la religion de leur enfance, de nombreux disciples occidentaux abandonnent tout esprit critique sous prétexte qu’ils ont affaire à des lamas tibétains ou à des maîtres zen. De nombreux scandales ont ainsi éclaté, autour notamment de questions d’argent, de sexualité et d’abus de pouvoir, qui révèlent tout autant une profonde immaturité de ces disciples que des pratiques assez douteuses de certains « maîtres » renommés.

Se forger un bouddhisme ajusté aux besoins de son ego. Ce deuxième piège est davantage lié à la manière dont les Occidentaux « consomment » la spiritualité, ce que le lama tibétain Chogyam Trungpa appelait le « matérialisme spiritue « . Au lieu de suivre la voie exigeante proposée par le Bouddha et d’abandonner ses dernières illusions, le nouvel adepte ne fera que renforcer les penchants narcissiques de sa personnalité. On rencontre cela chez certains adeptes du bouddhisme tibétain qui collectionnent les « grandes initiations » auprès des plus « grands maîtres », se donnant ainsi le sentiment illusoire d’atteindre un « haut degré d’élévation spirituelle », sans que cela ne s’incarne réellement dans leur vie quotidienne.

téléchargement (1)Se concentrer uniquement sur sa progression spirituelle personnelle, à travers la pratique de la méditation, en se détournant de plus en plus d’une véritable ouverture à autrui, faisant ainsi fi du message d’amour et de compassion qui donne un sens ultime aux enseignements du bouddhisme du Grand Véhicule (Bouddhisme qui s’est développé dans le nord de l’Asie à partir de l’ère chrétienne).

TEXTE de Frédéric Lenoir  Juillet 2009

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Les neurones de la spiritualité

Posté par othoharmonie le 17 avril 2014

 

Différentes études ont mis en évidence une activité spécifique de certaines régions du cerveau lors d’expériences mystiques. Une piste pour expliquer les révélations de Jeanne d’Arc, Thérèse d’Avila ou nos propres croyances.

David Servan-Schreiber

téléchargement (6)Entouré de scientifiques dans un laboratoire d’imagerie fonctionnelle cérébrale, à Philadelphie, aux Etats-Unis, un méditant bouddhiste décrit ce qu’il vient de ressentir en atteignant son niveau habituel de transcendance. « Il y avait une sensation d’énergie centrée en moi, qui s’éloignait vers l’espace infini puis me revenait. Un profond sentiment d’amour. Le sentiment que les frontières autour de moi se dissolvaient ; qu’une connexion s’établissait avec une énergie et un état d’être brillant de clarté, de transparence et de joie. Je me sentais profondément relié avec toute chose. »

Lors de la même expérimentation, une religieuse franciscaine a prié pendant trois quarts d’heure : « J’ai ressenti une communion, une paix, une ouverture. Le sentiment d’être tantôt centrée dans le silence et le vide absolu, tantôt remplie par la présence de Dieu, comme s’il infiltrait tout mon être. »

Minicrises d’épilepsie

La dizaine de participants à l’étude, principalement chrétiens et bouddhistes, ont tous fait état de sensations subjectives comparables, même si leur foi était différente. Lorsqu’ils signalaient le sommet de leur expérience en tirant sur une petite corde, une substance faiblement radioactive était injectée dans leurs veines pour marquer les régions de leur cerveau en activité. Résultat : une signature neurologique spécifique, la désactivation de la zone postéro-supérieure du lobe pariétal, proche du sommet du crâne. Cette région est nécessaire à l’orientation du corps dans l’espace, de soi par rapport aux autres et au monde. Il est possible qu’en la privant de stimulation extérieure – par une concentration intense – elle soit comme « anesthésiée » et induise la sensation de dissolution du soi dans l’espace et le temps décrite par les mystiques (Newberg et Alavi in Psychiatry Research : Neuroimaging n° 106, 2001).

 

Michael Persinger, de l’Université laurentienne, au Canada, travaille depuis vingt ans sur le rapport entre les activités électriques anormales repérées dans les lobes temporaux et les expériences spirituelles (Perceptual & Motor Skills, US, n° 76, 1993). Il est aujourd’hui persuadé que celles-ci correspondent avant tout à de minicrises d’épilepsie dans les aires spécialisées du langage et des émotions. Freud, déjà, dans une préface aux Frères Karamazov (Folio Gallimard, 1973), établissait un lien entre la maladie épileptique de Dostoïevski et sa préoccupation religieuse et morale. Le même argument a été utilisé pour expliquer les révélations de saint Paul, Jeanne d’Arc ou sainte Thérèse d’Avila. Idem quant à l’immersion presque obsessionnelle – mais si géniale – dans des états modifiés de conscience, qui permettent de vivre des événements sous l’aspect de l’éternité. Par exemple, dans le cas de la madeleine de Proust, où se télescopent passé et présent. Depuis une centaine d’années effectivement, une tendance marquée à la religiosité est décrite chez les malades qui souffrent d’épilepsie du lobe temporal.

Mysticisme électrique

Le docteur Persinger ne s’est pas contenté d’une spéculation historico-clinique. Il a créé un casque électromagnétique, qui permet d’induire une activité électrique anormale dans les lobes temporaux. Certains volontaires racontent qu’à chaque stimulation, ils vivent des expériences étranges, voire « supernaturelles », telle la sensation d’être sortis de leur propre corps et de s’observer de l’extérieur, ou simplement le sentiment de la « présence tangible du divin ». Pour le scientifique, c’est la preuve que les expériences spirituelles sont avant tout la manifestation de dysfonctionnements temporaires dans certaines aires cérébrales, dysfonctionnements qui peuvent être induits par diverses circonstances : stress émotionnel, baisse d’oxygène, hypoglycémie, ou simplement fatigue. Ce serait la raison pour laquelle les rites, qui facilitent les expériences mystiques, utilisent souvent une combinaison de ces facteurs. Exemple : la flagellation chrétienne ou les pratiques solitaires des moines tibétains dans les montagnes de l’Himalaya.

Un professeur de psychiatrie spécialisé dans le traitement par électrochocs tirait de ces observations une conclusion lapidaire : « Au fond, la transcendance mystique se résume à une petite décharge électrique du tronc cérébral. Et dire que depuis cinquante mille ans, les hommes s’égorgent pour ça… » Pour lui, comme pour beaucoup de scientifiques, « Dieu » et la transcendance sont une émanation du cerveau de l’Homo sapiens ; une hallucination à laquelle les neurones sont réceptifs, et autour de laquelle les humains ont créé des systèmes de pensée plus ou moins rationnels pour la justifier. Une conclusion logique et tentante. Surtout pour nos esprits matérialistes, beaucoup plus à l’aise avec ces données observables qu’avec l’idée d’une présence immatérielle, que nos instruments ne peuvent percevoir ni objectiver. En effet, pas d’enregistrement de Dieu, pas de trace sur papier millimétré, alors que cette capacité du cerveau à créer une expérience du spirituel, elle, est parfaitement démontrable.

Mais ce raisonnement peut aussi être retourné contre lui-même. La stimulation du cortex visuel évoque des images ; celle du cortex auditif, des sons ; celle du cerveau limbique, des émotions. Et cela ne remet aucunement en doute l’existence réelle d’objets à visualiser, de sons à entendre ou de situations à ressentir. Dans un autre registre, on constate chez les consommateurs d’ecstasy une tendance à éprouver une intense émotion amoureuse envers n’importe quel partenaire disponible. Ce produit active donc les zones du cerveau impliquées dans la véritable émotion amoureuse. Mais l’existence de telles zones et le fait qu’elles puissent être stimulées ne remettent pas en question l’existence même de l’amour. Une seule conclusion légitime s’impose : notre cerveau est prédisposé à certaines expériences, dont la vision, l’audition, l’amour et… la spiritualité.

Mystère persistant

Nous savons, depuis les travaux de David Hubel et Torsten Wiesel, lauréats du prix Nobel de physiologie et de médecine en 1981, sur le cortex visuel (Nature n° 299, 1982), que les aires cérébrales dont nous ne faisons pas usage s’atrophient. On peut imaginer que les aires de réception spirituelles de beaucoup d’entre nous ont connu le même scénario.

La démonstration scientifique de la propension du cerveau à la spiritualité viendra probablement soutenir le développement en Occident de traditions telles que le bouddhisme, l’hindouisme ou le soufisme, qui apportent une sorte de « technologie » de l’expérience spirituelle. Mais il y a toutes les raisons de croire que le mystère qui persiste au-delà de la science et de la théologie restera essentiellement le même : le cerveau a-t-il créé un Dieu qu’il est apte à percevoir, ou Dieu a-t-il créé le cerveau de l’homme pour qu’il reçoive son message…

La foi et la médecine

Jusqu’à l’avènement des antibiotiques – avec l’efficacité qu’on leur connaît –, la confiance du malade dans le traitement avait toujours semblé essentielle à son succès. Armand Trousseau, un grand médecin français du XIXe siècle, disait même à ses élèves : « Soignez le plus grand nombre de malades possible avec les nouveaux médicaments avant qu’ils ne perdent leur efficacité » ; sous-entendu : «… avant que les malades n’y croient plus. » Pour bon nombre de maladies, nous savons maintenant que « l’effet placebo » – la guérison induite par la confiance – est efficace dans près de 70 % des cas si trois conditions sont respectées : le malade y croit, le médecin y croit, et leur relation est basée sur une confiance réciproque. Et la médecine moderne commence à reconnaître l’existence de l’effet inverse : que le pessimisme peut tuer.

Au-delà de la simple confiance, la ferveur religieuse semble elle aussi induire une meilleure santé générale : moins d’anxiété et de dépression, moins d’hypertension, et une durée de vie plus longue. Jung, déjà, conseillait au fondateur des Alcooliques anonymes d’inclure dans ses fameuses « douze étapes » l’acceptation d’une « puissance supérieure ». Toutefois, quand elle devient excessive, cette ferveur n’a pas que des effets bénéfiques pour la santé. Les témoins de Jéhovah n’ont pas le droit aux transfusions de sang, ni les catholiques au divorce ou à la contraception. Et la culpabilité, sur laquelle les religions prennent trop souvent leur assise, est rarement la voie royale du développement personnel.

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Spiritualité d’aujourd’hui : des croyances à la carte

Posté par othoharmonie le 17 avril 2014

 

Christianisme, bouddhisme, chamanisme… sont quelques-unes des terres qu’explorent simultanément les aspirants à une spiritualité sur mesure. Dans Les Métamorphoses de Dieu, le sociologue Frédéric Lenoir analyse les nouvelles voies du sacré.

Propos recueillis par Laurence Lemoine

Sociologue et écrivain, Frédéric Lenoir a publié de nombreux ouvrages sur le monde religieux contemporain, notamment La Rencontre du bouddhisme et de l’OccidentLe Livre des sagesses (Albin Michel, 2001) et avec Ysé Tardan-Masquelier (Bayard, 2002).

Tandis que les églises se vident, le dalaï-lama remplit Bercy et les stars hollywoodiennes se pressent pour recevoir l’enseignement kabbalistique. Dans un monde asphyxié par le béton, le rationalisme scientifique et la loi du marché, on cherche à renouer avec le sacré, à retrouver du sens, à recréer du lien. Affranchi de l’emprise des dogmes et des institutions religieuses, le nouveau croyant est un nomade en quête de sa propre vérité. Artiste bricoleur, il compose et recompose sa spiritualité au gré de ses rencontres, de ses voyages, de ses évolutions.

téléchargement (5)Sommes-nous moins religieux qu’avant ?

Frédéric Lenoir : Non, nous le sommes autrement. Quand on interroge les Européens, on s’aperçoit que seulement 7 % d’entre eux se disent athées, pour 30 % de pratiquants assidus (enquête menée en 1999 et publiée dans la revue “Futuribles”). Donc, près des deux tiers d’entre nous, sans pour autant revendiquer un engagement dans une religion particulière, ne sont pas incroyants. Nous avons assisté au cours des dernières décennies à l’émergence d’une religiosité « hors piste » : ce ne sont plus les institutions religieuses qui imposent des normes de croyances et de comportements, mais les individus qui piochent dans différentes traditions pour se concocter une religion à la carte, en fonction de leurs intérêts et de leurs besoins.

Dans cette évolution, on voit bien l’œuvre des tendances de fond de la modernité : l’individualisme, l’esprit critique, le métissage. Aujourd’hui, on rencontre des juifs qui pratiquent la méditation bouddhiste et s’intéressent à l’astrologie, ou des chrétiens qui lisent les mystiques soufis et suivent des stages de chamanisme.

Quel est le profil du nouveau croyant ?

Frédéric Lenoir : Il tient avant tout à être maître de ses choix, à suivre son propre chemin, à trouver ses propres repères. En cela, dans sa spiritualité, il a intégré l’air du temps : l’accomplissement de soi, l’authenticité. D’où une religiosité qui ressemble de moins en moins à un système établi et de plus en plus à une quête, que l’on complète éventuellement par une psychothérapie ou des techniques corporelles de type yoga ou tai-chi. Sur le plan intellectuel, celui qui s’engage dans une démarche spirituelle affiche un scepticisme à la Montaigne : il ne prétend pas atteindre des certitudes absolues, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des convictions. Mais elles ne valent que pour lui.

En ce sens, sa « foi » est pragmatique et « clignotante » : tant que ses croyances ou ses pratiques s’avèrent efficaces au quotidien, il les conserve. Sinon, il s’en détourne. A la notion d’obéissance, il préfère celle de responsabilité individuelle. Au bonheur dans l’au-delà, le bonheur ici-bas. D’où le succès croissant du bouddhisme, qui travaille à l’éradication de la souffrance en ce monde, en incitant chacun à libérer son esprit de l’ignorance et à développer sa compassion.

Qu’est-ce qui conduit un individu à inventer sa spiritualité plutôt qu’à se conformer à une religion traditionnelle ?

Frédéric Lenoir : Sans doute, pour ne parler que des Occidentaux, une capacité plus ou moins grande à composer avec la solitude existentielle. Comment savoir, en effet, face à la multiplicité des modèles philosophiques et religieux, ce qui est juste pour soi, ce qui est vrai ? S’engager dans un parcours spirituel personnel est pour certains une aventure passionnante, pour d’autres, une source d’angoisses. Les premiers seront donc disposés à vivre une « religiosité ouverte », à explorer diverses croyances et pratiques en s’en remettant à leur propre jugement, les seconds auront davantage besoin de vivre une « religiosité fermée », faite de certitudes établies, de normes validées par une communauté d’appartenance.

Cette grille de lecture me paraît plus pertinente, pour s’approcher de la psychologie du sujet religieux, que les étiquettes traditionnelles. Il y a aujourd’hui presque autant de manières d’être juif, chrétien ou musulman que d’individus, et il y a sans doute plus de points communs entre un chrétien et un musulman modérés qu’entre un chrétien modéré et un chrétien traditionaliste.

On a l’impression que le sentiment religieux se développe à mesure que l’Occident est gagné par la dépression. Diriez-vous que la spiritualité peut être thérapeutique ?

Je crois effectivement qu’au XXe siècle, les Occidentaux ont perdu l’espoir que les progrès de la science et de la raison pouvaient leur apporter le bonheur. Il y a eu Auschwitz, la bombe atomique, puis la dégradation de la planète, le spectre du clonage… Au quotidien, ils font l’expérience que la réussite sociale ou l’accumulation de biens échouent à leur apporter une satisfaction profonde et durable. Sans doute que la nouvelle quête religieuse exprime le besoin d’un retour à l’essentiel. La spiritualité permet de retrouver des repères et du sens dans toute cette agitation. Mais en même temps, le travail spirituel est exigeant. Il expose au doute, il nécessite du courage. Comme le chemin psychanalytique, il est parsemé d’embûches, de moments de joie, mais aussi de désespoir.

A quel Dieu s’en remet-on ?

Frédéric Lenoir : Les représentations de Dieu ont considérablement évolué. A la figure d’un Dieu auquel on prête des traits de caractère humains se substitue progressivement celle d’un divin impersonnel, d’une énergie, d’une présence. Ce divin n’est plus conçu comme étant loin du monde. On cherche au contraire à l’éprouver en soi, à travers sa propre créativité, son propre souffle, sa propre grandeur d’âme. On cherche aussi à le retrouver dans ses manifestations cosmiques : grottes, arbres, étoiles… Après que les idéologies matérialistes ont vidé le monde de sa magie, les nouvelles spiritualités entendent le réenchanter : renouer avec des êtres invisibles (les esprits, les anges, les elfes…), avec « l’âme du monde », à l’instar des animistes ou des chamans. Au total, on quitte la représentation d’un Dieu auquel on attribuait des qualités paternelles – justice, omniscience, toute-puissance – pour une représentation plus maternelle du divin, toute de miséricorde et de bienveillance, dans laquelle on peut se réfugier ou croître.

Dans le même temps, on assiste à une montée de l’intolérance et du fondamentalisme. N’est-ce pas là l’évolution la plus importante ?

Frédéric Lenoir : Je ne crois pas. Depuis les événements du 11 septembre 2001, on s’est focalisé sur ce qui n’est peut-être qu’un épiphénomène au regard de la tendance générale. Pour aussi préoccupant qu’il puisse être, le fondamentalisme ne touche qu’une minorité au sein des monothéismes dans lesquels il prend naissance. Sa logique est à la fois politique et identitaire. Il surgit en réaction à la véritable lame de fond qui menace les communautés religieuses : l’autonomisation du sujet. Il est probable que, d’ici à la fin du siècle, aucune religion ne parviendra à maintenir les individus dans une pensée unique.

Vers une spiritualité laïque

La croyance en l’existence de mondes parallèles, de forces ou d’êtres invisibles est sans doute le point commun de toutes les religions, traditionnelles ou modernes. Cela dit, on assiste, ces dernières années, à l’émergence d’une forme de spiritualité laïque, qui se traduit par la recherche d’un accomplissement personnel : il s’agit de grandir en libérant sa créativité, en intensifiant ses engagements. Si le besoin de transcendance (le sentiment d’être traversé par une force qui nous dépasse et donne un sens à nos existences) n’est pas absent de cette démarche, il s’exprime à une échelle plus humaine : celle de l’amour, nouvelle figure du sacré, qui permet de repousser ses limites et de se sentir relié.

 

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CARBONE ET CRISTALLISATION

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

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AU CŒUR DE L’ADN – Héritage Pléiadien

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 L‘énergie bloquée à des fins de cristallisation se manifeste sous la forme de l’atome de carbone. Le carbone est au cœur des molécules de chaque être vivant de notre dimension, et il est à l’origine du processus de la cristallisation de la matière solide. Parmi les éléments que l’on recense dans notre dimension, le carbone est le seul capable de produire la variété de molécules nécessaires à la vie organique. Les atomes de carbone se lient les uns les autres pour former des maillages de chaînes ou de cristaux et existent à cause de notre désir d’appréhender les choses sous une forme solide. 

Une pensée, de même qu’une croyance, naît de l’intelligence d’une forme de vie. Les groupes d’atomes s’accumulent à la source universelle, bien qu’ils ne soient pas suffisamment liés pour former une masse solidifiée. Une croyance, lorsqu’elle apparaît, présente une structure fluide et génère une énergie considérable. Les atomes qui en constituent le support ne sont pas encore étroitement liés les uns les autres. Alors qu’elle pénètre notre système de pensées, chacun de nous décide de la rejeter ou de l’accepter. Un chrétien fervent, par exemple, à la lecture d’un enseignement bouddhiste peut en accepter les différents aspects mais les rejeter ensuite parce qu’ils contredisent ses propres convictions. Ces aspects peuvent pénétrer son esprit en raison de la fluidité de leur nature et, rejetés, retournent simplement à leur source. 

Une autre personne découvrant le même enseignement pourra décider d’en faire sa nouvelle philosophie. Ses nouvelles croyances demeurent d’une nature fluide pour quelque temps jusqu’à leur intégration complète à son système de pensée. L’énergie puissante qu’elles génèrent élève alors le niveau de vibration atomique des autres croyances déjà cristallisées chez cette personne. Parallèlement à une ouverture d’esprit ou à l’abandon des anciennes croyances, ce niveau de vibration plus élevé se traduit par une transformation passagère : les croyances cristallisées deviennent elles-mêmes d’une nature plus fluide. Ainsi, les nouvelles croyances, de par la fluidité de leur nature, fusionnent avec les anciennes – ou les remplacent, une nouvelle structure étant alors créée. Une fois cette structure consolidée, à savoir lorsque les énergies apportées par les nouvelles croyances ont été absorbées, un nouvel arrangement relie les atomes de carbone les uns aux autres dans une forme solidifiée.

La science physique appelle ces structures fluides de croyances des « cristaux liquides ». Dans la nature, ces cristaux sont des substances présentant des propriétés à la fois liquides et solides. Leurs molécules se meuvent avec fluidité, bien qu’elles présentent souvent la même orientation.

Le degré de fluidité ou de solidité des cristaux liquides est fonction de la température et de la pression auxquelles ils sont exposés. Lorsque la température est suffisamment élevée ou la pression suffisamment basse, ils se comportent comme des liquides. À l’inverse, lorsque la température est suffisamment basse ou la pression suffisamment élevée, ils se comportent comme des solides. 

LIAISON DES ATOMES DE CARBONE

ET OUVERTURE D’ESPRIT

 Les atomes de carbone, nés de notre désir de cristalliser nos expériences dans des structures physiques, se combinent à d’autres atomes de diverses façons. Les scientifiques ont observé que le carbone relie divers atomes les uns aux autres selon trois niveaux de liaison : une liaison étroite (liaison sigma), moyennement étroite (liaison pi/sigma) et lâche (liaison pi/pi/sigma).

Une liaison lâche (pi) permet aux atomes de se libérer aisément d’une structure donnée pour se relier à d’autres atomes. 

D’après ce principe, les structures de croyances cristallisées varient en densité d’un individu à l’autre. C’est l’intention qui détermine en nous le niveau de liaison des atomes. Ceux d’entre nous dont l’esprit est ouvert, présentent donc des structures de croyances plus fluides que ceux dont l’esprit ne l’est pas. Un innovateur sera capable de rejeter les croyances qui limitent son potentiel de créativité pour les remplacer par de nouvelles. Ces dernières sont souvent révolutionnaires par nature car elles n’existaient pas auparavant. 

Quant à celui qui s’accroche à des croyances qui limitent son potentiel de créativité, il présente une structure d’ADN très dense et, dans les cas extrêmes, il rejettera d’emblée toute nouvelle idée. Citons des pays tels que l’Arabie Saoudite et la Chine, où l’extrême intolérance des autorités à l’égard des autres religions et cultures mène à une censure sévère de la télévision et de la radio et à une restriction de l’accès à l’internet. Afin d’y maintenir le statu quo, les autorités interdisent toute activité bénéfique au potentiel profond de l’homme.

Leurs croyances sont très cristallisées et demeureront inchangées dans leurs structures à défaut de l’intégration d’une énergie suffisante.

 

Auteur : Yasmine ROONEY – LE PROJET PLEIADIEN – l’Assistance pléiadienne dans le vie humaine. 

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L’origine du Nouvel Âge

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

 

Les manipulations de la Grande Loge Blanche

Auteur: Joël Labruyère

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Le Nouvel Âge est une idéologie qui est apparue à la fin du 19ème siècle, au moment où l’humanité touchait le fond du matérialisme. L’impulsion vint essentiellement d’Helena Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique qui devint la matrice idéologique dont sont issus nombre de mouvements spirituels. A travers l’action de cette visionnaire inspirée, les ondes de l’ère du Verseau commençaient à se déverser sur la Terre. Ils s’amplifièrent au cours du 20ème siècle où beaucoup ressentirent l’appel à un changement intérieur. 

Mais cette impulsion – propre à l’influence de la planète Uranus – peine à s’exprimer dans un monde qui idéalise la vie matérielle et qui attend un sauveur qui réglerait nos problèmes à notre place… 

Une compréhension juste du Nouvel Âge impose d’en exposer les racines historiques. 

A ses débuts, le mouvement Théosophique fut inspiré par de mystérieux « Maîtres de Sagesse » dont le chef se faisait appeler Maitreya, d’après le nom que les bouddhistes accordent au « Bouddha du futur ». Cela donna naissance au mythe des « Maîtres de la Grande Loge Blanche » qui devint la référence des cercles spiritualistes. 

L’aristocrate russe Helena Blavatsky prétendait avoir rencontré ces personnages mystérieux, quasi immortels, aux confins de l’Inde et de l’Himalaya. Ils l’auraient chargée de diffuser leurs connaissances en Occident, afin de faire barrage au matérialisme. 

Selon Blavatsky, il s’agissait d’une rencontre avec des êtres réels et non d’un contact télépathique. Ces initiés n’avaient pas l’intention de se faire connaître publiquement, ni de créer une religion autour de leur image. Aussi, lorsqu’une idolâtrie se manifesta autour d’eux, ils coupèrent le contact. C’est après le retrait de ces instructeurs, que des « entités astrales » usurpèrent leur identité en trompant les médiums qui s’imaginèrent avoir été contactés par de soi-disant « maîtres ascensionnés ». 

Les premiers instructeurs de Blavatsky désiraient remettre en circulation des connaissances oubliées afin de compenser les dégâts de la religion décadente autant que de la science matérialiste. Helena Blavatsky créa la Société Théosophique – à partir d’un centre en Inde, pour diffuser ces enseignements qui furent rassemblés dans les six volumes de la Doctrine Secrète. Après sa mort, Blavatsky aurait chargé le clairvoyant Rudolf Steiner de révéler qu’elle s’était désolidarisée de cette Loge Orientale qui l’avait exploitée en raison de ses pouvoirs psychiques exceptionnels. Steiner communiqua le message suivant : « Madame Blavatsky, actuellement désincarnée, me prie de vous dire qu’elle a été trompée par les maîtres de La loge Orientale ». 

Il est facile de faire parler les morts, mais quoi qu’il en soit, Steiner rompit avec la Société Théosophique dont il était le secrétaire général en Allemagne. 

Alors qu’ils étaient aux premières « loges », ni Blavatsky et encore moins Steiner n’ont parlé d’un possible retour du Christ ou de la venue du Maitreya. Quant aux initiateurs de Blavatsky – les mystérieux Maîtres – ils n’ont jamais annoncé un retour du Christ sur la Terre, puisque cette opération avait déjà été accomplie au temps du Golgotha. 

La théorie sur la seconde venue du Christ est une interprétation de passages du Nouveau Testament, pris à la lettre, dans le but de sanctifier la politique du « nouvel ordre mondial ». 

Il apparaît donc que les enseignements théosophiques originaux – qui ne parlent ni de la seconde venue du Christ, ni d’un âge d’or pour les temps présents – doivent être dissociés des croyances apparues ultérieurement dans les cercles du Nouvel Âge.

C’est après la mort de Madame Blavatsky, lorsque Charles Leadbeater et Annie Besant prirent le contrôle de la Société Théosophique, que l’idée d’un retour du Christ se répandit avec succès. Leadbeater, un occultiste chevronné, travaillait pour le compte des loges anglo-saxonnes qui cherchaient une caution religieuse pour établir leur nouvel ordre mondial. Quoi de plus populaire que d’annoncer le retour du Christ ? Quoi de plus séduisant que de prédire un âge d’or en créant ainsi une émulation permettant d’instaurer ensuite l’ordre mondial ? 

Vers 1920, les Théosophes projetèrent de passer à l’acte en faisant endosser le rôle de messie planétaire à Krishnamurti, un jeune brahmane du sud de l’Inde, éduqué dans cette perspective en raison de sa pureté. Mais, parvenu à l’âge adulte, Krishnamurti rejeta cette « mission divine » en la dénonçant comme une entreprise politique opportuniste. Jusqu’à son dernier souffle dans les années 80, il mit en garde contre toute référence aux « maîtres », autant qu’aux illusions psychiques dont la quête spirituelle est truffée. 

Le programme d’un ordre mondial dirigé par « les maîtres de la hiérarchie planétaire » refit surface dans les années 40 avec Alice Bailey, une médium qui se disait inspirée télépathiquement par un personnage appelé « le Tibétain ». Ce dernier mit en place l’idéologie du nouvel ordre mondial, en prétendant, après la démission de Krishnamurti, que le Christ se présenterait en personne… à la télévision ! (« Le retour du Christ », Alice Bailey) 

Bailey fut la propagandiste du New Age moderne, prédisant l’apparition d’une civilisation où l’énergie nucléaire tiendrait lieu d’énergie divine ! ( « Extériorisation de la Hiérarchie ») 
Prédicatrice chrétienne de formation, Bailey a assumé avec zèle sa mission d’annoncer le retour du Christ, alors que Krishnamurti pressenti pour jouer ce rôle, affirma, en connaissance de cause, qu’il s’agissait d’un leurre politique. 

Au sujet de l’annonce du retour du Christ, on réalise que le « faux prophète » du Livre de l’Apocalypse – l’Antéchrist – ressemble étrangement au sauveur mondial du New Age. 

A la suite d’Alice Bailey, nombre de médiums, illusionnés par des entités lumineuses de la dimension astrale -la sphère du mirage- se croiront en contact direct avec Jésus, Bouddha ou un initié d’un rang supérieur. Pourquoi être modeste lorsqu’on peut joindre le Christ chaque matin pour lui demander quel temps il fera ? 

Nous voyons que l’impulsion spirituelle lancée par Blavatsky – trop forte pour être assimilée dans toutes ses conséquences – a été récupérée au profit d’une politique menée par ce que Steiner considérait comme des entités rétrogrades- les fameux « esprits lucifériens ». 

Pour ceux qui veulent aller au devant d’un véritable nouvel âge intérieur, il s’agit de retrouver l’impulsion favorisant une transformation de l’être – la mutation atomique du corps éthérique. C’est la clé de la civilisation énergétique du futur, laquelle devra être accordée avec les rayonnements de l’ère du Verseau – « l’eau vive » du renouvellement spirituel. 
On confond l’ère du Verseau avec l’Âge d’Or. Mais il faut savoir que l’ère du Verseau n’est qu’un épisode à l’intérieur du cycle du Kali Yuga – l’Âge Noir – qui a commencé il y a 5000 ans et qui doit durer… 400 000 ans. En attendant de voir le bout du tunnel, il est toujours possible de s’élever vers un âge d’or intérieur. Car le véritable Âge d’Or s’atteint par la libération hors du temps. 

Donc, selon la chronologie de l’Inde, nous sommes seulement en train d’amorcer la descente dans l’âge de fer – le Kali Yuga – cycle de décadence et de matérialisme, ce qui est facile à admettre pour ceux qui ont des yeux pour voir. 

Le retour cyclique de l’Âge d’Or aura lieu dans un lointain futur, mais sur une autre dimension que la Terre. Il apparaîtra sur le plan éthérique – le domaine céleste aux « nombreuses demeures ». Nous y vivrons dans des corps immortels et l’ancienne Terre aura disparu. Mais ceux qui veulent croire au mirage d’un Nouvel Âge dans le monde matériel, peuvent toujours attendre… Il n’est pas interdit de rêver, mais on peut aussi choisir de se réveiller.

Mise en Ligne: 20.10.11 | Extrait de V.I.T.R.I.O.L. 10

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Les métamorphoses de Dieu

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

images (1)N. C. : Vous disiez qu’un Pic de la Mirandole se sentirait à l’aise aujourd’hui. Avec son éclectisme et son goût pour le merveilleux, on le retrouverait donc dans les réseaux New Age – auquel vous consacrez d’ailleurs un chapitre central dans votre livre, pour le meilleur et pour le pire !

F. L. : Sauf que Pic de La Mirandole et les grands humanistes de la Renaissance avaient une exigence intellectuelle que n’ont pas la plupart de ceux que l’on regroupe, souvent avec condescendance, sous le terme de “New Age” – syncrétisme, il faut dire, particulièrement mou, en particulier aux États-Unis. La confusion mentale me semble l’un des principaux défauts de ce mouvement – les deux autres étant l’égotisme (le monde ramené à mon bonheur) et le relativisme (l’idée paresseuse que toutes les croyances se valent à travers l’espace et le temps).

Cela dit, je trouve l’intention du New Age très bonne : elle consiste à aller chercher dans toutes les traditions ce qui peut nous parler et nous permettre de vivre une expérience d’éveil. Mais l’expression New Age me semble avoir fait son temps. Je lui préfère “Réenchantement du monde”, où je vois le meilleur de cet élan très vaste, qui joue en effet un rôle capital dans l’ultra-modernité spirituelle. De quoi s’agit-il ?

Le premier à avoir parlé du “désenchantement du monde” est Max Weber. Pour lui, le processus était fort ancien, puisqu’il le faisait démarrer avec la Bible et la propension des juifs à rationnaliser le divin. Je ne suis pas d’accord, mais une chose est sûre, c’est qu’avec la “modernité seconde” dont je parlais tout à l’heure, celle du “Grand Horloger” des philosophes des Lumières, le monde a peu à peu perdu son immense aura magique – ce qui a contribué à éteindre toutes sortes de correspondances liant les gens à la nature, au vécu, au corps. Ce désenchantement a atteint un paroxysme au 20ème siècle. Jusqu’à la nausée de la société de consommation, où tout est observable, manipulable, déchiffrable, rationnalisable, marchandisable… Mai 68 peut être décrypté comme un besoin de réenchantement. Mais bien avant, c’est tout le mouvement romantique ! Dès le 18ème siècle en effet, certains esprits refusent le “refroidissement” de la modernité cartésienne ou kantienne.

Un Goethe, par exemple, a clairement l’intuition des dangers de la modernité scientiste. Plus tard un Lamartine aussi. Ou un Hugo. Ceux qui chercheront le plus à réintroduire le sens du mythe, de l’imaginaire et du sacré, à réhabiliter cette partie de l’homme niée par les Lumières, sont certainement les grands romantiques allemands, de Novalis aux frères Grimm. Mais la révolution industrielle commence à peine et les romantiques – au rang desquels il faut compter les premiers écologistes américains, Thoreau, Emerson, etc.- sont relégués dans la catégorie des poètes inoffensifs. Si bien que le message philosophique dont ils sont porteurs va passer à d’autres types d’acteurs sociaux : les cercles ésotériques de la fin du 19ème siècle, dont la Société théosophique est l’une des expressions les plus abouties – avec le prolongement antroposophique de 41NDcaA-f2L._Rudolf Steiner…

 

Nouvelles Clés interroge Frédéric Lenoir

icône. Pour moi, le religieux se définit fondamentalement par la pratique et l’expérience de plusieurs niveaux de réalité…

N. C. : … dont le centre est là, en nous, et pourtant nous échappe toujours ?

F. L. : Notre conception du “centre”, c’est-à-dire de Dieu, a considérablement évolué en quelques générations. Pour un nombre croissant de nos contemporains, le divin se conçoit désormais beaucoup plus dans une sorte d’immanence, d’intimité extrême. Et en même temps, paradoxalement, nous sommes allés chercher en Orient des catégories philosophiques comme la “vacuité” ou le “dépassement de la dualité”, qui nous ont permis de repenser le monothéisme de façon plus parlante, mais aussi plus impersonnelle. Nous y avons d’ailleurs retrouvé toute une approche de la religiosité alternative occidentale : celle de Maître Eckhart ou les mystiques néo-flamands, pour qui Dieu est avant tout ineffable et ne peut se définir que négativement, par tout ce qu’il n’est pas.

Ce qui nous ramène à cette caractéristique de l’ultramodernité : l’acceptation de l’incertitude, avec une maturité suffisante pour ne pas nous paniquer face à l’idée d’Inconnaissable.

N. C. : On sent bien cette exigence de l’Orient vis-à-vis de l’Occident dans le mouvement “jew-bu , ou les bouddhistes rappellent aux juifs que l’ineffabilité du Tétragramme n’est pas un détail.

F. L. : L’exigence est indispensable. On critique volontiers la France pour sa fermeture d’esprit, son intolérance, son scepticisme. Mais je pense qu’elle peut jouer un rôle important dans l’émergence de la nouvelle spiritualité, précisément parce qu’elle ne gobe pas tout – comme le fait par exemple le Brésil, où la confusion des mélanges peut atteindre des sommets inimaginables. Nous sommes assez vaccinés contre les amalgames fous.
Du coup, si quelque chose passe chez nous, c’est du sérieux !

À lire de Frédéric Lenoir :

Les métamorphoses de Dieu , éd. Plon

  • Rencontre du bouddhisme et de l’Occident , éd. Albin Michel
  • La promesse de l’ange , avec Violette Cabesos, éd. Albin Michel
  • Mal de terre , avec Hubert Reeves, éd. du Seuil

Le livre des sagesses et Encyclopédie des religions , avec Ysé Tardan-Masquelier, éd. Bayard

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EVOLUER, C’EST RECONNAITRE QU’ON S‘EST TROMPÉ

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2013

EVOLUER, C’EST RECONNAITRE QU’ON S‘EST TROMPÉ dans LECTURES Inspirantes historique2

Par Claude Traks

L’homme doit et est en train de faire un saut dans son évolution sans précédent, sinon il va s’autodétruire. Il va sauter de sa nature d’homme à celle d’être humain en « sautant » quelques étapes ! Un être humain, c’est un homme ou une femme qui a intégré son côté féminin, mais attention sur la notion de « féminin » car notre culture nous ment sur la nature même du féminin et du masculin. Je donne toutes les infos dans mon livre. 

  La question principale qui vient à mon esprit, lorsque je lis votre incroyable livre, c’est : comment avez-vous accès à autant d’informations ? 

Depuis toujours, je ne m’intéresse qu’à une chose : identifier les graines des problèmes de notre société. J’ai eu la chance d’approcher de nombreux chercheurs de vérité, et j’ai pu partager leur point de vue sur cette question. Les techniques chamaniques pour communiquer avec les êtres de l’invisible ont été une source déterminante. C’est grâce à elles que j’arrive à communiquer, de manière relativement précise, avec les Déesses qui sont en train de reprendre le pouvoir dans cette Humanité. Ce n’est pas du channelling car on ne nous « dicte » pas un message. Ce sont de réelles discussions ! 

Ces Déesses nous ont donné le feu vert pour lâcher ces informations, mais pas avant 2012. Le but était qu’un maximum d’âmes arrive à ces conclusions par elles-mêmes ! _Car ces infos font vraiment partie des conclusions auxquelles toute âme va arriver un jour ! Ce sont des clefs pour préparer nos Esprits à ce qui arrive. 

Que ce soit ou non en 2012, ce saut, de notre niveau de conscience à un autre, va se produire. L’accélération se fait d’ailleurs sentir très fort chaque jour. Ce qu’il faut changer c’est surtout nôtre État d’Esprit. 

Plus que jamais, la manière dont on voit le monde, dont on le comprend, influence la manière dont ce monde se présente à nous. 

Le moment est arrivé de vraiment vivre ses priorités et de « tâcher de n’avoir qu’une seule attache » : sa petite voix intérieure ; et ; au delà : ce qui fait l’identité de notre Soi, ce qui nous rend unique, notre propre Essence éternelle. Écouter sa petite voix c’est aussi mettre de l’ordre dans son intellect, dans ses croyances, dans ses priorités au jour le jour. Car notre Divinité intérieure est habituée à vivre dans un environnement, avec certaines croyances et Lois qui sont l’essence même de son identité éternelle. Et c’est de l’état d’Esprit de cet environnement dont ce livre parle. A la Lumière de la psychologie, ce livre nous explique en quoi les piliers des modes de vies qui sont à l’exact opposé des piliers de vie patriarcaux, sont les graines les plus saines pour une évolution optimum. 

C’est la compréhension de cela qui libère ! Car la vraie guérison inclut le fait de se guérir des croyances, modes de vie et logiques des cultures « dites » patriarcales. « Dites » car notre culture judéo-chrétienne-musulmano-bouddhiste nous donne une fausse image de ce qu’est la nature éternelle du patriarcat masculin ! 

  Que préconisez-vous pour un monde meilleur ? 
« Tu veux sauver le monde ? Sauve-toi, toi-même ! » Il faut évoluer au plus vite en vivant dans des conditions où l’on peut mettre son évolution en priorité. 

Chaque fois qu’un de nous fait un pas, il entraîne toute l’Humanité avec lui ! Nous sommes tous et toutes des petits Dieux et Déesses en vacances sur terre Gaïa. 

L’Eglise a modelé nos cultures afin de nous éloigner de nos pouvoirs Divins car elle trouve qu’il est trop dangereux pour le commun des mortels de développer ses pouvoirs. 

A nous de nous replonger dans ces cultures plus « Divines » afin de faire naître en nous nos pouvoirs psychiques surhumains qui feront la différence ! 

Quelques êtres peuvent changer le cours des choses, il en a toujours été ainsi ! Il est important de rêver le monde que l’on désire et de partager cette vision ! Cette vision doit être la plus précise possible, avec notamment des lois et des modes d’organisation pour l’accompagnement des enfants, qui soient les plus proches des lois divines (selon notre propre jugement). 

Bien sûr, il est important de vivre le plus en harmonie possible avec cette vision, même si on ne l’incarne pas totalement. L’idéal est de créer des petites tribus d’êtres à forte personnalité qui fabriquent ensemble un vaisseau de Lumière de groupe. Une tribu sans autre hiérarchie que celle du cercle, où chacun peut bénéficier d’autant d’isolement qu’il le désire. 

En ce qui concerne l’Ascension de l’Humanité qui entraînerait chaque individu dans l’Ascension, que cela soit en 2012 ou pas, l’essentiel de la préparation est intérieure. Vous pouvez fabriquer des bunkers et faire des provisions de nourriture, rien de nous évitera « la guérison de gré ou de force ». En effet, tout ce qui en vous est en harmonie avec la culture dite patriarcale sera transmutée. Cela sera comme un portail, un filtre par lequel nous passerons tous ! 

  Le titre de votre livre évoque directement 2012, quelle est votre vision sur cette année ? 
Nous vivons une période très spéciale qui n’arrive que tous les quelques milliards d’années. D’ici à décembre 2012, les fruits de tous nos efforts seront démultipliés. Chaque pas et choix nous rapprochera ou nous éloignera un peu plus de notre Divinité intérieure. Bien sur, chacun sa voie, mais le but ultime de chaque âme est d’un jour se reconnecter avec son Esprit originel après le long voyage de l’âme dans l’illusion de la dualité. 

La période que nous vivons est comme un escalator mécanique. L’énergie vitale (Bovis) va doubler entre le 21 décembre 2011 et 2012 ! Il suffit de se tenir debout (le plus en harmonie possible avec ses valeurs), d’être présent (en acceptant ses émotions et en leur parlant), de vivre nos priorités et nous évoluerons autant en quelques jours que nous ne l’aurions fait en quelques années dans une période classique. 

Le 21 décembre 2012 a été retenu comme date pour faire ce bond évolutionnnel, mais si le nombre de personnes prêtes à faire ce bond consciemment n’est pas suffisant, cette date sera repoussée. A cette date, l’augmentation de fréquence s’arrêtera ! A travers ce bond, nous sortirons du rêve (le maya) dans lequel nous sommes. 

Le maya est une espèce de jeu vidéo auquel sont raccordés tous nos sens, notre intellect et notre corps émotionnel. On pourrait comparer cela à un programme de simulation pour que les Divinités en herbe puissent apprendre à manier leurs pouvoirs sans créer de souffrances inutiles dans la création. 

Dans ce programme on nous fait vivre les souffrances qui pourraient être évitées si l’on vivait plus proche des Lois et modes de Vies de l’Amour. Il existe en effet des modes de vie, des moyens d’élever les enfants qui donnent au potentiel de chacun toutes ses dimensions. _ Ainsi, ce programme fonctionne en circuit fermé, on pourrait appeler ce réseau « la matrice ». Le jeu arrive au bout de ses programmations : nous entrons dans une période où c’est nous qui écrivons la suite. « Notre famille de Lumière » regarde ce jeu vidéo comme si c’était la série TV/jeu vidéo la plus passionnante qui soit. Elle crée des personnages, leur donne toutes sortes d’obstacles et d’opportunités afin qu’ils apprennent au mieux l’importance des Lois de l’amour. En effet, si on veut avoir le plus de pouvoirs Divins possible, il suffit, de se rapprocher le plus possible de l’environnement dans lequel l’être Divin est habitué à évoluer. 

Ce que nous pouvons faire maintenant, c’est la même chose que papa Dieu et maman Déesse en créant à l’intérieur de nous le monde que nous voulons à l’extérieur. Dans cette période unique, on peut donc… 
1/ Créer à l’intérieur la vision du monde dont on rêve. Pour cela, chacun doit comprendre que les « cultures » des mondes divins sont exactement à l’opposé des mondes à cultures patriarcales. 
2/ Être le plus conscient possible des différences qui existent entre notre rêve et notre « réalité » et bien sûr tendre vers le fait de limiter ces différences. 

3/ Mettre en harmonie le plus possible nos croyances, nos modes de vie et nos logiques avec les Lois de l’Amour et donc les modes de vie que nous appellerons « matriarcales androgynes ». Je continue d’employer le mot matriarcal vu que notre culture utilise ce mot pour faire référence aux cultures mariales. Dans cette société les hommes et les femmes étaient vraiment égaux. Le travail sur l’évolution constante, le respect de l’environnement et l’accompagnement des enfants étaient au centre de tout. 

4/ Préparer ses différents corps à des fréquences les plus élevées possibles, en échappant le plus possible à toutes ses habitudes, manger le plus léger possible. 

Il existe 3 moyens de passer dans les mondes Divins : 
a/ Avec son âme, son Esprit et avec ses différents corps. 
b/ Avec son âme son Esprit mais sans son corps physique. 
c/ Sans son âme et sans son corps physique mais avec son Esprit qui est éternel. 

L’idéal c’est de renforcer cette vision, en la visualisant dans des petits groupes de plus ou moins 13 personnes qui représentent chacune l’une des polarités de la création, l’un des 13 signes des zodiaques (Et oui, il y en a 13 !). 

Chacun de ces groupes va visualiser sa propre Humanité et si elle est assez proche des Lois de l’Amour et qu’assez d’êtres visibles ou invisibles avec une puissance de concentration y adhèrent, ce rêve deviendra réel. Bien sûr, la vision existe dès qu’une personne la porte, mais la force du groupe est l’une des clefs ! 

De telles visions peuvent vraiment influencer l’inconscient collectif et sont l’une des meilleures façons de « rendre ce monde meilleur » ici et maintenant. Car la plupart des hommes sont manipulés à partir de l’invisible, donc c’est là qu’il faut agir ! 

Alors, que tout ceci soit vrai ou pas, vivez cette année comme si c’était la dernière, OSEZ vous mettre en danger pour vivre toutes vos priorités en restant le plus proche possible de vos valeurs profondes… Et vous serez toujours gagnant ! 

Pour le reste, je vous conseille vraiment de lire ce livre… images-132 dans SPIRITUALITE c'est quoi ?

Si c’est trop cher pour vous, vous pouvez proposer ce que vous voulez sur www.claudetraks.com et je vous l’envoie… 

N’oubliez pas que votre Esprit est immortel et que le but du jeu est justement de déterminer : qu’est-ce qui en nous est immortel ? 

Malgré les apparences, nous nous aimons tous et toutes depuis et pour l’Eternité.

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2012, et l’homme devient Humain !

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013

 

2012, et l’homme devient Humain ! dans En 2012-2013 et après 2016 claude_traks

 

Au journal, nous connaissons Claude Traks depuis une douzaine d’années. C’est un chercheur, un homme engagé, épris de liberté, qui consacre sa vie à l’ouverture des consciences. Nous sommes heureux de lui donner la parole afin qu’il nous parle de son tout nouveau livre.

Propos recueillis par Marjolaine Watelle 

  Claude, en un mot, quel message principal souhaitez-vous passer avec ce nouvel ouvrage* ? 

Je prétends ni plus ni moins apporter un message nécessaire à la libération de l’Humanité ! Je comprends que cela puisse faire sourire, mais concentrez-vous plutôt sur le message, car il est d’une logique indestructible et compréhensible pour toutes intelligences. 

Attention toutefois car c’est un message très difficile à accepter : il remet en question quasi tous les fondements de notre culture judéo-chrétienne ! C’est donc très difficile à accepter pour l’orgueil car il nous demande de reconnaître que l’on s’est trompé ! 

EVOLUER, C’EST RECONNAITRE QU’ON S‘EST TROMPÉ ! _ L’homme doit et est en train de faire un saut dans son évolution sans précédent, sinon il va s’autodétruire. Il va sauter de sa nature d’homme à celle d’être humain en « sautant » quelques étapes ! Un être humain, c’est un homme ou une femme qui a intégré son côté féminin, mais attention sur la notion de « féminin » car notre culture nous ment sur la nature même du féminin et du masculin. Je donne toutes les infos dans mon livre. 

  La question principale qui vient à mon esprit, lorsque je lis votre incroyable livre, c’est : comment avez-vous accès à autant d’informations ? 

Depuis toujours, je ne m’intéresse qu’à une chose : identifier les graines des problèmes de notre société. J’ai eu la chance d’approcher de nombreux chercheurs de vérité, et j’ai pu partager leur point de vue sur cette question. Les techniques chamaniques pour communiquer avec les êtres de l’invisible ont été une source déterminante. C’est grâce à elles que j’arrive à communiquer, de manière relativement précise, avec les Déesses qui sont en train de reprendre le pouvoir dans cette Humanité. Ce n’est pas du channelling car on ne nous « dicte » pas un message. Ce sont de réelles discussions ! 

Ces Déesses nous ont donné le feu vert pour lâcher ces informations, mais pas avant 2012. Le but était qu’un maximum d’âmes arrive à ces conclusions par elles-mêmes ! _Car ces infos font vraiment partie des conclusions auxquelles toute âme va arriver un jour ! Ce sont des clefs pour préparer nos Esprits à ce qui arrive. 

Que ce soit ou non en 2012, ce saut, de notre niveau de conscience à un autre, va se produire. L’accélération se fait d’ailleurs sentir très fort chaque jour. Ce qu’il faut changer c’est surtout nôtre État d’Esprit. 

Plus que jamais, la manière dont on voit le monde, dont on le comprend, influence la manière dont ce monde se présente à nous. 

Le moment est arrivé de vraiment vivre ses priorités et de « tâcher de n’avoir qu’une seule attache » : sa petite voix intérieure ; et ; au delà : ce qui fait l’identité de notre Soi, ce qui nous rend unique, notre propre Essence éternelle. Écouter sa petite voix c’est aussi mettre de l’ordre dans son intellect, dans ses croyances, dans ses priorités au jour le jour. Car notre Divinité intérieure est habituée à vivre dans un environnement, avec certaines croyances et Lois qui sont l’essence même de son identité éternelle. Et c’est de l’état d’Esprit de cet environnement dont ce livre parle. A la Lumière de la psychologie, ce livre nous explique en quoi les piliers des modes de vies qui sont à l’exact opposé des piliers de vie patriarcaux, sont les graines les plus saines pour une évolution optimum. 

C’est la compréhension de cela qui libère ! Car la vraie guérison inclut le fait de se guérir des croyances, modes de vie et logiques des cultures « dites » patriarcales. « Dites » car notre culture judéo-chrétienne-musulmano-bouddhiste nous donne une fausse image de ce qu’est la nature éternelle du patriarcat masculin ! 

  Que préconisez-vous pour un monde meilleur ? 
« Tu veux sauver le monde ? Sauve-toi, toi-même ! » Il faut évoluer au plus vite en vivant dans des conditions où l’on peut mettre son évolution en priorité. 

Chaque fois qu’un de nous fait un pas, il entraîne toute l’Humanité avec lui ! Nous sommes tous et toutes des petits Dieux et Déesses en vacances sur terre Gaïa. 
L’Eglise a modelé nos cultures afin de nous éloigner de nos pouvoirs Divins car elle trouve qu’il est trop dangereux pour le commun des mortels de développer ses pouvoirs. 

A nous de nous replonger dans ces cultures plus « Divines » afin de faire naître en nous nos pouvoirs psychiques surhumains qui feront la différence ! 

Quelques êtres peuvent changer le cours des choses, il en a toujours été ainsi ! Il est important de rêver le monde que l’on désire et de partager cette vision ! Cette vision doit être la plus précise possible, avec notamment des lois et des modes d’organisation pour l’accompagnement des enfants, qui soient les plus proches des lois divines (selon notre propre jugement). 

Bien sûr, il est important de vivre le plus en harmonie possible avec cette vision, même si on ne l’incarne pas totalement. L’idéal est de créer des petites tribus d’êtres à forte personnalité qui fabriquent ensemble un vaisseau de Lumière de groupe. Une tribu sans autre hiérarchie que celle du cercle, où chacun peut bénéficier d’autant d’isolement qu’il le désire. 

En ce qui concerne l’Ascension de l’Humanité qui entraînerait chaque individu dans l’Ascension, que cela soit en 2012 ou pas, l’essentiel de la préparation est intérieure. Vous pouvez fabriquer des bunkers et faire des provisions de nourriture, rien de nous évitera « la guérison de gré ou de force ». En effet, tout ce qui en vous est en harmonie avec la culture dite patriarcale sera transmutée. Cela sera comme un portail, un filtre par lequel nous passerons tous ! 

  Le titre de votre livre évoque directement 2012, quelle est votre vision sur cette année ? 
Nous vivons une période très spéciale qui n’arrive que tous les quelques milliards d’années. D’ici à décembre 2012, les fruits de tous nos efforts seront démultipliés. Chaque pas et choix nous rapprochera ou nous éloignera un peu plus de notre Divinité intérieure. Bien sur, chacun sa voie, mais le but ultime de chaque âme est d’un jour se reconnecter avec son Esprit originel après le long voyage de l’âme dans l’illusion de la dualité. 

La période que nous vivons est comme un escalator mécanique. L’énergie vitale (Bovis) va doubler entre le 21 décembre 2011 et 2012 ! Il suffit de se tenir debout (le plus en harmonie possible avec ses valeurs), d’être présent (en acceptant ses émotions et en leur parlant), de vivre nos priorités et nous évoluerons autant en quelques jours que nous ne l’aurions fait en quelques années dans une période classique. 
Le 21 décembre 2012 a été retenu comme date pour faire ce bond évolutionnnel, mais si le nombre de personnes prêtes à faire ce bond consciemment n’est pas suffisant, cette date sera repoussée. A cette date, l’augmentation de fréquence s’arrêtera ! A travers ce bond, nous sortirons du rêve (le maya) dans lequel nous sommes. 

Le maya est une espèce de jeu vidéo auquel sont raccordés tous nos sens, notre intellect et notre corps émotionnel. On pourrait comparer cela à un programme de simulation pour que les Divinités en herbe puissent apprendre à manier leurs pouvoirs sans créer de souffrances inutiles dans la création. 

Dans ce programme on nous fait vivre les souffrances qui pourraient être évitées si l’on vivait plus proche des Lois et modes de Vies de l’Amour. Il existe en effet des modes de vie, des moyens d’élever les enfants qui donnent au potentiel de chacun toutes ses dimensions. _ Ainsi, ce programme fonctionne en circuit fermé, on pourrait appeler ce réseau « la matrice ». Le jeu arrive au bout de ses programmations : nous entrons dans une période où c’est nous qui écrivons la suite. « Notre famille de Lumière » regarde ce jeu vidéo comme si c’était la série TV/jeu vidéo la plus passionnante qui soit. Elle crée des personnages, leur donne toutes sortes d’obstacles et d’opportunités afin qu’ils apprennent au mieux l’importance des Lois de l’amour. En effet, si on veut avoir le plus de pouvoirs Divins possible, il suffit, de se rapprocher le plus possible de l’environnement dans lequel l’être Divin est habitué à évoluer. 

Ce que nous pouvons faire maintenant, c’est la même chose que papa Dieu et maman Déesse en créant à l’intérieur de nous le monde que nous voulons à l’extérieur. Dans cette période unique, on peut donc… 

1/ Créer à l’intérieur la vision du monde dont on rêve. Pour cela, chacun doit comprendre que les « cultures » des mondes divins sont exactement à l’opposé des mondes à cultures patriarcales. 

2/ Être le plus conscient possible des différences qui existent entre notre rêve et notre « réalité » et bien sûr tendre vers le fait de limiter ces différences. 

3/ Mettre en harmonie le plus possible nos croyances, nos modes de vie et nos logiques avec les Lois de l’Amour et donc les modes de vie que nous appellerons « matriarcales androgynes ». Je continue d’employer le mot matriarcal vu que notre culture utilise ce mot pour faire référence aux cultures mariales. Dans cette société les hommes et les femmes étaient vraiment égaux. Le travail sur l’évolution constante, le respect de l’environnement et l’accompagnement des enfants étaient au centre de tout. 

4/ Préparer ses différents corps à des fréquences les plus élevées possibles, en échappant le plus possible à toutes ses habitudes, manger le plus léger possible. 

Il existe 3 moyens de passer dans les mondes Divins : 
a/ Avec son âme, son Esprit et avec ses différents corps. 
b/ Avec son âme son Esprit mais sans son corps physique. 
c/ Sans son âme et sans son corps physique mais avec son Esprit qui est éternel. 

L’idéal c’est de renforcer cette vision, en la visualisant dans des petits groupes de plus ou moins 13 personnes qui représentent chacune l’une des polarités de la création, l’un des 13 signes des zodiaques (Et oui, il y en a 13 !). 

Chacun de ces groupes va visualiser sa propre Humanité et si elle est assez proche des Lois de l’Amour et qu’assez d’êtres visibles ou invisibles avec une puissance de concentration y adhèrent, ce rêve deviendra réel. Bien sûr, la vision existe dès qu’une personne la porte, mais la force du groupe est l’une des clefs ! 

De telles visions peuvent vraiment influencer l’inconscient collectif et sont l’une des meilleures façons de « rendre ce monde meilleur » ici et maintenant. Car la plupart des hommes sont manipulés à partir de l’invisible, donc c’est là qu’il faut agir ! 

Alors, que tout ceci soit vrai ou pas, vivez cette année comme si c’était la dernière, OSEZ vous mettre en danger pour vivre toutes vos priorités en restant le plus proche possible de vos valeurs profondes… Et vous serez toujours gagnant ! 

Pour le reste, je vous conseille vraiment de lire ce livre… L’auteur est : Claude Traks :  Si c’est trop cher pour vous, vous pouvez proposer ce que vous voulez sur www.claudetraks.com et je vous l’envoie… 

N’oubliez pas que votre Esprit est immortel et que le but du jeu est justement de déterminer : qu’est-ce qui en nous est immortel ? 

Malgré les apparences, nous nous aimons tous et toutes depuis et pour l’Eternité.

Publié dans En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaires »

Communiquer avec le divin

Posté par othoharmonie le 20 septembre 2013

 

par Claude Traks

 Communiquer avec le divin dans DIEU telechargement-32

  1/ Depuis la nuit des temps, les hommes veulent communiquer avec le Divin et nombreux sont ceux qui prétendent avoir LA connexion ! 

Mais comment savoir si on entend, reçoit, perçoit des messages qui proviennent bien du Divin ? Et puis qu’est-ce que c’est que le Divin ? En effet, même si les hommes modernes l’ont oublié, le but même de la vie pour une âme, c’est d’apprendre à communiquer avec les différentes dimensions (visibles ou invisibles) avec bien sûr une préférence pour les Mondes Divins. 

Les religions, les prêtres, médiums et autres shamans prétendent chacun « être connecté » au Divin, mais peuvent-ils le prouver ? 

  2/ Cette question est plus importante que vous le croyez, car le jour où l’on meurt (même si on appelle ça sortir de son corps physique), si on ne sait pas définir ce que sont les mondes divins, comment pourrez-vous le savoir quand vous serez rentré « à la maison » ? 

Certaines traditions bouddhistes nous disent que le but de la vie c’est d’apprendre à mourir afin de se libérer des cycles de réincarnation. 
Cela sous-entend bien qu’on va quelque part en « mourant » et que si on ne trouve pas ce « quelque chose » on va rester enfermé dans « quelque chose d’autre » ! Donc, je te conseille de bien lire ce qui suit, car un jour ou l’autre, tu en auras grand besoin ! Mais accroche-toi bien, car il va falloir remettre en question à peu près tout ce que tu as appris. 

En effet, si « après ta mort » tu pars à la recherche d’un barbu dans un nuage, d’un paradis et d’un enfer comme t’en parle la Bible, d’une hiérarchie bien structurée d’Anges et d’Archanges qui jouent de la trompette, ton âme risque de se perdre dans l’astral qui est une espèce de faux monde Divin où toutes les pensées des hommes prennent forme. La plupart des chercheurs de vérité ne dépassent pas vraiment le stade de l’astral ! 

  3/ Tu vas tomber de haut car j’affirme que la quasi totalité des prêtres, shamans, médiums et autres investigateurs de l’invisible, ne se connectent absolument pas aux mondes Divins, mais bien à de « faux mondes Divins »… Et la preuve que j’en donne, c’est qu’ils ne sont pas porteurs des valeurs/piliers Divins qui remettent en question les valeurs/piliers du patriarcat ! Et donc, j’affirme que le travail de la quasi totalité des enseignants et autres guérisseurs ne sont pas là pour libérer l’humanité mais bien pour peindre la prison en rose… Même s’ils sont persuadés du contraire

  4/ J’affirme que ces infos ne pouvaient pas être divulguées avant 2012, car il s’agit ni plus ni moins des conclusions auxquelles chaque âme qui veut se reconnecter à son Esprit devrait arriver un jour. Si elles sont divulguées aujourd’hui, c’est car il n’y a pas assez d’humains « guéris » (des virus patriarcaux) que pour reprendre cette planète en mains… Alors comme il y a urgence pour certains, la décision a été prise de lâcher cette clef, même si cela reviendrait un peu à donner les réponses d’un examen de manière prématurée… De toute façon, la majorité a été tellement conditionnée par la culture patriarcale qu’elle sera incapable de comprendre l’importance de cette clef. 

  5/ Ce message pourrait se résumer en quelques lignes : les modes de vies, valeurs, et logiques de pensée des mondes divins sont quasi exactement à l’opposé des valeurs, logiques et croyances des cultures dites « patriarcales ». 

Donc, lorsque vous voulez savoir si un être est proche du Divin, parlez lui de sa culture afin d’essayer de jauger sur quels piliers elle repose. Ceci peut avoir de nombreuses implications. L’une des plus importantes d’entre elles c’est que tout shaman, prêtres, guérisseur, médium qui ne dénonce pas le caractère anti naturel et pervers des modes de vie patriarcaux, ne peut pas aider une âme à vraiment se libérer, vu que le but c’est de se guérir des virus mentaux et émotionnels de ces mêmes cultures patriarcales. 

  6/A la lueur de la psychologie, analysons en quoi les piliers des cultures patriarcales sont bien là pour faire souffrir et diriger l’Humanité vers le Chaos. 

Dans les 2 articles qui suivent (Soleil Levant d’avril et de mai) je prendrais quelques exemples parmi les mensonges sur : la manière de se nourrir, de manger, de procréer, de donner naissance, d’élever, de dormir, de se guérir, de prier, de donner naissance, d’élever des enfants en famille nucléaire et de se marier… 

  7/ Une fois que vous aurez compris les mécanismes psychologiques qui font que la culture patriarcale nous enseigne exactement l’opposé des lois de la vie, de l’Amour et de l’évolution, alors vous aurez commencé à remettre des bases éternelles dans votre psyché afin que votre âme retrouve des piliers plus sains pour fonctionner. 

« Et la vérité vous libérera » ! Sache aussi que ce n’est pas trop grave (qui t’amène dans des fréquences plus basses, plus graves) si tu n’arrives pas à vivre tout à fait en harmonie avec les Lois de la Vie. Bien sûr, il est essentiel de « tendre vers » un maximum, pour justement se rapprocher de « l’essence du ciel », mais le plus important c’est que tu sois le plus en accord possible avec elles à l’intérieur de toi-même, que tu sois au moins d’accord en théorie ! Il est non seulement acceptable qu’il y ait des différences entre ce que tu ES et ce que tu voudrais être, mais c’est aussi extrêmement sain ! 

  8/ Il est possible que ton âme reconnecte son État d’Esprit originel éternel ici et maintenant ! 

Pour cela, elle doit tendre vers le fait d’enlever tout ce qui en elle soutient les piliers des cultures patriarcales. 
Lorsque l’âme rejoint son Esprit, on appelle cela une ascension, ou une descente de l’Esprit dans les corps, question de point de vue ! Cette connexion amène la Conscience à ce que la culture chrétienne appelle le niveau christique. On devient donc un christ. Nous expérimentons tous des instants de niveau christique au cours de notre vie. On devient un christ lorsque cette connexion se stabilise ! Comme il est difficile de développer cela en si peu de mots, lis mon livre « 2012 n’est pas une blague… ». Si t’a peu ou pas d’argent tu peux même proposer ce que tu veux sur claudetraks.com 

  9/ Un autre point de vue sur LA vérité c’est que nous vivons dans une sorte de jeu vidéo interactif qui est fait pour nous dégoûter à tout jamais des modes de vies éloignés des Lois de l’Amour. 
Lorsqu’une âme a vraiment compris et intégré cela, elle retrouve ses pouvoirs Divins qui ne peuvent pas se développer tant qu’un être ne vit pas en harmonie suffisante avec les Lois de l’Amour. Aucun de nous ne sera jamais puni, nous sommes tous immortels, mais tant que nous ne sommes pas en réelle Harmonie avec les Lois de l’Amour, « notre personnalité » re-mourra le nombre de fois nécessaire à ce que la graine prenne la bonne direction et la tienne ! 

Si l’ascension (reconnexion) de l’Humanité survient le 21 décembre 2012, tout ce qui dans ce monde n’est pas en harmonie avec les Lois de l’Amour (l’opposé des valeurs et modes de vie patriarcales) sera ramené de force dans la nature éternelle de la vie. D’ici là, comme depuis la nuit des temps, des âmes se reconnectent (ascensionnent) à leur Esprit et retrouvent l’immortalité tous les jours. 

  10/ Et si tout cela vous choque alors dites-moi ce qui définit pour vous le mieux un monde Divin ? Est-ce un monde où le but est de souffrir le plus possible ? Car n’oubliez jamais que notre culture judéo-musulmo-chrétienne repose sur le concept « au plus tu souffriras dans cette vie-ci au plus tu auras de chance d’aller au paradis ». 

Un jour un ET (un Extra-terrestre, t’as bien lu !) m‘a dit qu’il fallait vraiment être très « loin » pour laisser des êtres qui disent « au plus tu souffres dans cette vie-ci, au plus tu as de chance d’aller au paradis », nous dire comment élever nos enfants, comment s’aimer, comment se nourrir… C’est vrai mais je n’y avais jamais pensé avant ! C’est pourtant tellement simple et évident à comprendre ! Mais pour finir, peut-être que la manière de comprendre cette apologie de la souffrance c’est : « au plus tu souffriras à cause de cette culture patriarcale et au plus tu auras de chance d’en être tellement dégouté que tu ne voudras plus t’éloigner des Lois de l’Amour. » 

  11/ Mais ce n’est qu’en te souvenant d’où tu viens et pourquoi tu es venu ici que tu comprendras et que tu réaliseras les raisons mère veilleuses qui t’ont poussé à vivre cette expérience. Car non seulement le travail que tu fais sur Terre Gaïa est très important, mais en plus, que tu es un être unique, irremplaçable et la création t’aime et t’accompagne dune manière profonde et éternelle. 

  12/ Quasi toutes les traditions nous disent qu’on attend un message qui va libérer l’Humanité 

(LA CONNAISSANCE TE LIBÉRERA !). J’affirme que j’apporte une partie de ce message. Bien sur il faut l’étudier en profondeur afin de bien comprendre comment la culture dite patriarcale PROVOQUE DES SOUFRANCES INUTILES. En tout cas sachez que si vous n’êtes pas prêt au moins intellectuellement à accepter que des concepts comme le mariage, l’exclusivité dans le couple, le non apprentissage du sexe, l’élévation des enfants dans une famille nucléaire (papa, maman et les enfants) sont des modes de vie sados masos à éviter, alors comprenez que votre âme (dans le sens personnalité) devra être recyclée tôt ou tard. Ce n’est pas grave car ton Esprit est immortel, mais vous devrez un jour recommencer cette aventure jusqu’à ce que vous soyez prêt à mourir plutôt qu’à soutenir un système avec de telles valeurs qui hypothèquent l’avenir des enfants (petits et grands). Car comprenez bien la logique de l’école Terre Gaïa. Si on veut se rapprocher du paradis, comprenez bien que des modes de vies aussi éloignés de la nature des choses ne pourront plus exister. On ne peut plus accepter l’élévation des enfants dans un cadre où ils seront en manque d’attention car sinon, ils courront toute leur vie après l’amour des autres et les possessions matérielles, quitte à faire des guerres et à détruire la planète ! 

  13/ Mais ne négativisons pas, car la vie est bien faite, nous sommes tous immortels et nous évoluerons toujours. 

Tu es une partie unique et irremplaçable de la création. Chacun de nous est une Divinité dont les pouvoirs n’ont de limites que leur imagination. Pour de nombreuses raisons, notre Conscience a choisi de faire cette expérience de se « mettre en congé de sa Divinité intérieur ». Et c’est pour nous couper de ces pouvoirs que le Vatican (et leurs religions partenaires) nous offrent cet enseignement qui est fait pour empêcher notre être de Lumière de vraiment s’incarner. Donc, merci aux religions ! D’ailleurs ces religions ne sont pas « le mal » non plus… Elles font partie de l’école, même si la vraie Vie (dans le sens éternelle) est ailleurs. Donc, si tu choisis de suivre leurs conseils et de voir où ça te mène, c’est que c’est ta voie ! 

Cela n’empêche que nous visons une période extrêmement rare et précieuse (CF. mon interview dans Soleil Levant Février) Plus que jamais OSE vivre tes priorités là, tout de suite ! Je te jure sur la tête de mon âme – Même si je ne sais pas si ça existe, mais soit… – t’es un Dieu, t’es une Déesse… Vas-y, plonge, mets toi en danger si nécessaire, deviens le super héros que t’a toujours été ! 

C’est maintenant que ça se passe ! Il n’y a pas à avoir peur de tes peurs ! Si tu savais à quel point tout est mis en œuvre pour t’aider et que cette aide est démultipliée à l’infinie dès que tu fais tes premiers pas ! 
D’ailleurs, il paraît que lorsqu’on sait tout sur tout, le résultat est un immense fou rire. 

« Comment des piliers du patriarcat comme mariage et la famille nucléaire servent-ils la logique des religions qui disent : « au plus tu souffres dans cette vie-ci, au plus tu as de la chance d’aller au paradis ensuite… » 
  www.claudetraks.com

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La pensée de Gandhi

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

La Foi

La pensée de Gandhi dans APPRENDS-MOI 220px-gandhi_nehru_1929Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme tout hindou traditionnel, il voyait dans toutes les religions autant de chemins possibles pour atteindre la Vérité, et refusait de se convertir à une autre foi. Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi croyait que le cœur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

 « Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

Son hymne religieux préféré était le morceau chrétien Abide with me.

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabîndranâth Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts. Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

La Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

C’est en Afrique du Sud, en luttant pour les droits des Indiens que Gandhi découvrit l’importance du respect de la vérité. « Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. À l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. »

La Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, – silence) et shanti (paix). Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier.

Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Le Végétarisme 

La pratique du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïnes, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie politique de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society  dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les œuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres, voyant sa propagation comme une mission à réaliser ; il en vint ainsi à déclarer « que l’on reconnaît la grandeur d’une nation à la manière dont elle traite ses animaux ». En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus. Enfin, la production de viande demande une bien plus grande disponibilité de terres et d’eaux pour l’engraissement des animaux, instaure une monoculture qui favorise l’industrie alimentaire et les grands propriétaires terriens plutôt que les productions locales et variées des paysans indiens possédant de petites parcelles de terre cultivable.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya ; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, par compassion pour les vaches, déclarant au sujet de son abandon de tout laitage (faisant de lui un végétalien, puisque le « végétarisme indien » exclut les œufs) : « Les considérations religieuses avaient été les plus fortes, quand il s’était agi d’abjurer le lait. L’image des procédés barbares que les govâls de Calcutta employaient pour traire leurs vaches et leurs buffles jusqu’à la dernière goutte de lait, m’avait hanté alors. J’avais eu aussi le sentiment que, de même que la viande n’était pas nourriture humaine, le lait non plus ne pouvait l’être… » ; et, ce faisant : « je me refuse à prendre du lait, les produits dans lesquels entre du lait, et aucune viande. Si ce refus devait signer mon arrêt de mort, mon sentiment est que je n’y devrais rien changer. »

Brahmacharya 

gandhi_kasturba_1942 dans LECTURES InspirantesLe brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ». Ce contrôle passe par l’arrachement à la racine des passions que l’on veut détruire : donc, tout d’abord par la pensée même ; Gandhi considérait – dans la ligne droite de la sagesse hindoue – que celui qui était un vrai pratiquant du brahmacharya ne concevait même plus les passions, non seulement dans son esprit éveillé, mais aussi dans ses rêves, – ces pensées que l’on formule dans le sommeil et que l’on croit incontrôlables : le contrôle de soi conscient passe donc en premier lieu par une maîtrise même de son inconscient, chose qui est explicitée dans la philosophie classique hindoue du Yoga-sûtra de Patañjali.

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son vœu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « vœux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

 

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Apprendre la sagesse

Posté par othoharmonie le 23 avril 2013

 Apprendre la sagesse dans Chemin spirituel 29

Abhinavagupta vécu au Cachemire à partir de la fin du dixième au début du XIe siècle, AD Il était peut-être la figure spirituelle la plus importante vivant à cette époque et est crédité de synthétiser les canons disparates de Shaiva philosophie dans un système homogène. Abhinavagupta s’exprime pleinement que dans le système Tantraloka.

Une de ses grandes contributions à l’enseignement spirituel était son refus d’accepter les croyances établies que la liberté n’est disponible que pour certains et pas à d’autres. Il a catégoriquement nié les restrictions de caste et de genre que les pratiques orthodoxes de l’époque avaient expliqué, et a réfuté la croyance répandue que la pratique spirituelle n’est possible que dans les environnements «purs et monastique». Au lieu de cela, Abhinava appris qu’une personne d’une caste, le sexe ou circonstance pourrait atteindre la liberté spirituelle. Il a effectivement contredit l’idée que seuls les ascètes pourraient atteindre Samadhi, catégoriquement indiquant que les ménages ont le même droit et la capacité de libération. Le Tantraloka énonce le moyen par lequel cette liberté est atteint.

Les enseignements de Abhinavagupta étaient controversés de son temps, mais parce qu’il a parlé du niveau d’expérience directe, personne n’a été capable de le réfuter. Il était un maître de toutes les grandes traditions tantriques et c’est cette maîtrise qui a permis Abhinava de présenter les enseignements que nous connaissons maintenant comme le Tantraloka. Au fil du temps il est venu à être considéré comme l’autorité finale sur tous les aspects de Shaivism. À ce jour, les écrits et les enseignements de Abhinavagupta continuent d’influencer profondément toutes les personnes qui s’intéressent à Shaivism.

Abhinavagupta étudié aux pieds de nombreux enseignants, même bouddhistes et Vaisnava. Il a appris de Pratyabhijna de Laksmamagupta, un disciple direct de Utpaladeva et a contribué de longs commentaires complexes à l’œuvre de Utpaladeva. D’autres enseignants, il a étudié la critique littéraire et la dramaturgie. Il a écrit des commentaires vastes et faisant autorité sur la Dhvanyalocana (les Réflexions sur Suggestion) par le Cachemire Snandavardhana, l’une des plus grandes œuvres sur sanskrit poétique. Il a également écrit un long commentaire sur le Natyasatra, le texte de la racine sanscrite sur Drama. Sa plus grande contibution, cependant, était à Trika Shaivism. Il a reçu l’initiation à Trika de Sambhunatha, qui, nous dit-on, est venu de Jalandhara, qui peut avoir été dans le Punjab. Sambhunatha reçu l’initiation de Sumati qui vivait dans le Deccan (daskinapatha).Abhinavagupta croyait Trika être la plus grande tradition spirituelle en Inde. En accord avec un système de classement trouvée dans les tantras eux-mêmes, qu’il croyait toutes les Écritures, à partir de Védas, d’avoir été révélé par Siva. Abhinavagupta, supplié par ses disciples et inspiré par la divinité, a pris la tâche d’exposer le enseignements de cette pleine intégrante Trika, qu’il appelait Anuttara Trika Kula. Abhinavagupta expose les enseignements de Anuttara Trika Kula dans plusieurs textes importants et très riche dont la principale est sa grande Tantraloka la lumière des tantras - certainement l’un des livres les plus importants jamais écrits en Inde, et l’un des plus vaste et riche œuvres d’une école tantrique.

extrait de la sagesse de ABHINAVAGUPTA

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La Nature de l’Esprit

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Voici encore ce que disent les maîtres bouddhistes à propos de la nature de l’esprit :

 « Aucun mot ne peut la décrire. Aucun exemple ne peut la désigner. Le samsara [le monde] ne peut la dégrader. Le nirvana [le Royaume de Dieu] ne peut l’améliorer. Elle n’est jamais née. Elle n’a jamais cessé. Elle n’a jamais été libérée. Elle n’a jamais été victime de l’illusion. Elle n’a jamais existé. Elle n’a jamais été inexistante. Elle ne connaît aucune limite. On ne peut la ranger dans aucune catégorie. »  (Dudjom Rinpoché)

 Car il faut bien comprendre que la nature de l’esprit imprègne tout, absolument tout. Aucun phénomène ne pourrait exister si sa nature essentielle, réelle, était autre que la nature de l’esprit. En réalité, notre esprit, notre âme n’est jamais née, elle ne peut donc pas mourir, elle est sans commencement ni fin. Comme elle seule est réelle, les notions d’intérieur et d’extérieur ne peuvent s’appliquer à elle. Et pour la même raison on ne pas dire qu’elle est immobile ni qu’elle bouge. Elle n’a jamais fait l’expérience du plaisir ni de la souffrance (puisque plaisir et souffrances sont des phénomènes illusoires), elle ne fait l’expérience que d’elle-même, qui est une expérience de joie pure, d’une joie si pure qu’elle est au-delà du plaisir et de la souffrance.

 Voici comment Katie Byron, une américaine, s’est réveillée un matin après des années de dépression sévère :

« Il n’y avait pas de moi. C’était comme si quelque chose d’autre s’était éveillée. « Cela » avait ouvert les yeux. « Cela » regardait à travers les yeux de Katie. Rien n’était reconnaissable. Et « Cela » était si émerveillé. « Cela » était ivre de joie. Il n’y avait rien de séparé, rien d’inacceptable pour « Cela ». »

(Katie Byron) 

Et selon St-Thérèse d’Avila, fondatrice de l’ordre des carmélites :

«Pour revenir à ce que nous disions : lorsque Dieu a introduit l’esprit dans Sa demeure, qui est le centre de l’esprit lui-même, de même que le ciel paradisiaque où se tient Notre Seigneur ne se meut pas, dit-on, comme les autres, dès que cette âme y pénètre, tout mouvement cesse en elle ; ni les puissances, ni l’imagination, ne peuvent lui porter tort ni lui enlever la paix. (…)

10 Pour en revenir, donc, à ce que je disais, il ne faut pas croire que les puissances, et les sens, et les passions, jouissent toujours de cette paix ; l’âme, oui. Dans les autres Demeures, il est des combats, des moments d’épreuves et de fatigue, mais à l’ordinaire cela ne lui ôte ni sa paix, ni sa place. Ce centre de notre âme, ou cet esprit, est chose si difficile à décrire, il est même si difficile d’y croire, que je crains, mes soeurs, que faute d’avoir su m’exprimer vous ne soyez tentées de ne pas me croire ; car il est difficile de dire qu’il y a là des épreuves et des peines, mais que l’âme reste en paix. Je vais faire une ou deux comparaisons : plaise à Dieu qu’elles m’aident à expliquer quelque chose, mais si je n’y réussissais pas, je sais que je dis la vérité.


Le Roi est dans son Palais, la guerre et bien des choses pénibles sévissent dans son royaume, mais il n’en reste pas moins à sa place ; de même, ici ; bien qu’il y ait un grand tumulte, beaucoup de bêtes venimeuses, dans les autres Demeures, et que tout cela fasse grand bruit, rien ne pénètre dans cette Demeure-là, et ne force l’âme à en sortir ; les choses qu’elle entend, qui toutefois lui font un peu de peine, ne parviennent pas à l’agiter et à lui ôter la paix ; les passions, déjà vaincues, ont peur de pénétrer dans cette Demeure, car elles en sortent plus asservies. Le corps tout entier nous fait mal, mais si la tête est saine, nous n’aurons pas mal à la tête du fait que nous avons mal au corps. Je ris toute seule de ces comparaisons dont je ne suis pas satisfaite, mais je n’en trouve pas d’autres ; Pensez ce que vous voudrez : tout ce que j’ai dit est la vérité. »

La Nature de l'Esprit dans Etat d'être bouddha3

 On peut donc dire que ce je crois être « moi » n’a rien, mais alors rien du tout à voir avec ce que je suis vraiment. « Xavier » c’est le nom donné à mon corps, à ma monture. Je suis l’esprit, je suis le cœur ; mais ni l’esprit ni le cœur ne sont manifesté dans le monde. Ils sont présents dans le monde, mais de manière non-manifesté ! 

En fait notre esprit et notre cœur sont un soleil, un soleil de joie, de paix et d’amour. Nous recherchons la joie, la paix, etc, dans le monde, et nous nous trouvons sans cesse confronté à l’obscurité. Et dans notre délire, nous croyons que notre cœur et notre esprit souffrent à cause de ce monde obscur, violent et imparfait. Ce que je crois vivre n’a rien à voir avec ce que je vis vraiment, comme quelqu’un qui rêve qu’il est perdu au milieu de l’antarctique… mais qui en réalité est bien au chaud chez lui sous sa couette !

Le problème c’est que nous ne sommes jamais en contact avec rien, ni avec nous-mêmes, ni avec quoi que ce soit ! Nous sommes uniquement en contact avec nos projections sur le réel, et pas en mesure d’avoir un contact avec le réel lui-même. Nous sommes sans cesse en train de fuir le réel, j’en veux pour preuve le fait que quand nous sommes dans le train, dans une salle d’attente, dans l’ascenseur, etc, notre esprit tente par tous les moyens de fuir la situation, soit concrètement : on feuillette un magasine, on tape un sms, etc, soit nous fuyons intérieurement : on imagine ceci, on pense à cela, notre esprit pense à tout sauf à ce qui est ici et maintenant. Nous sommes dans un cercle vicieux : comme nous notre esprit n’est jamais paisible, mais toujours excité, se débattant constamment pour résoudre nos soi-disant problèmes, il est coupé du réel et souffre ; et comme il souffre, il trouve légitime de se battre, de s’agiter intérieurement, etc, pour enfin ne plus souffrir ! Si notre esprit entrait en contact avec le réel ne serait-ce que un instant, il aurait une merveilleuse surprise en réalisant que tout est Cela, pur, parfait, infini, etc.

 Comme aucun phénomène a plus la nature de Cela que un autre, comme ils ont de manière égal la nature de Cela, ça n’a pas de sens de rechercher le plaisir et de fuir la souffrance. Le bien et le mal existent pour celui qui ne perçoit que l’apparence ; mais pour celui qui réalise l’essence qui est Cela, le bien et le mal n’apparaissent pas (le Péché Originel, nous dit la Bible poétiquement, c cueillir le fruit qui pousse sur l’Arbre de la Croyance au bien et au mal…).

 Si nous ne passons plus notre temps à fuir les causes de souffrance et à rechercher les causes du bonheur dans le monde, qu’allons-nous faire ? Qu’elle sera notre activité principale ? Peut-être allons-nous nous ennuyer, si cessons d’être esclaves de nos conditions de vie et que nous nous  unissons à Cela ! 

Pour celui qui vit au niveau de l’esprit, il n’y a qu’une seule et unique activité : aimer ce qui est, aimer ce que je suis entrain de vivre ici et maintenant. Pas aimer ceci par opposition à cela, comme font les gens ordinaires, mais tout aimer

« Sur une île faite uniquement d’or, il est impossible de trouver un caillou ordinaire ! » 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

A retrouver sur le site : http://www.terre-inconnue.ch/

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La Nature de ce qui EST

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Maintenant se pose évidement la question : quelle est la nature de ce qui est ?

La Nature de ce qui EST dans Méditation images-1 Pour répondre à cette question, je parlerais brièvement de mon enfance. Parfois, j’avais l’impression en regardant le monde qui m’entourait, qu’il y avait quelque chose au-delà de ce que mes yeux voyaient. Quelque chose de complètement fou, d’inimaginable, d’incroyable, mais ce quelque choses était aussi pour moi totalement indéfinissable et insaisissable. Ce quelque chose était extrêmement subtil, à tel point que je ne pouvais dire si cette chose existait ou n’existait pas. Pourtant je sentais bien ce quelque chose m’attirait plus que tout, plus que toutes les joies du monde. Situation paradoxale : le truc qui touche le plus mon cœur est si subtil que je ne sais même pas si il existe vraiment ou non !

 Comme je ne pouvais pas définir ce truc, je l’ai appelé le « ça » ou « Cela ».

Et en fait, je crois que ce truc, « Cela », la nature de l’esprit… En fait, tous les phénomènes sont illusoires ; je dis qu’ils sont illusoires, pas qu’ils n’existent pas. Ils sont comme un mirage dans le désert, le mirage existe vraiment, mais il est illusoire dans le sens qu’il n’est pas ce qu’il a l’air d’être. Autrement dit, ce que nous appelons « réalité » est illusoire. La vraie réalité, c’est ce mystère que les enfants perçoivent parfois, mais que tous les adultes ont oublié. Le monde visible est le reflet de la réalité; mais l’ambiance indescriptible dégagée par le monde visible, c’est ça la réalité. Nous avons tendance à croire que le réel est soit glauque soit sympa ; mais c’est nos projections sur le réel qui sont soit glauques soit sympas ! En fait, la réalité est au-delà du bien et du mal ; elle remplit tout mais ne dépend de rien, elle voit tout mais ne juge rien.

Ce sentiment – que nous avons peut-être éprouvé enfant – qu’il y a un mystère indicible ou une présence subtile caché en toute chose, ce ressenti est lié à l’impression que l’univers tout entier est vivant, conscient, habité par une présence aimante, que tout l’univers a été spécialement créé pour nous… C’est ça le « Dieu-Amour » dont nous parle Jésus. L’impression que la vie nous aime, que la vie a un sens, que c’est une chance pour nous d’exister ici et maintenant, c’est le bonheur véritable, dont nous avons peut-être déjà eu un aperçu. Dans cet état peu nous importe d’être riche ou pauvre, seul ou entouré, puisque dans cet état, chaque atome de l’univers semble chanter un hymne à la vie, chaque atome de l’univers révèle dans le silence la quintessence de tous les enseignements religieux…

Les aliments remplissent notre ventre, notre corps ; les connaissances remplissent notre tête, notre intellect. Mais il n’y a que l’amour qui puisse remplir notre cœur !

  C’est peut-être ça le sens le plus important, la « Communion », liée aux paroles que Jésus a prononcé : « Celui qui ne me mange pas ne pourra pas accéder à la Vie !». Absorber Dieu signifie donc dire « Oui » à Dieu dans son cœur. Cela signifie que symboliquement nous demandons que notre vue, nos sens et notre perception du réel soit identique à celle de Jésus Christ, nous demandons que nos pensées, nos paroles et nos actes aient la même qualité, la même pureté que ses pensées, ses paroles et ses actes, bref, d’être continuellement connecté à la même source que lui.

 Mais pour que cela ait un sens il nous faut le percevoir dans notre quotidien, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous… Il nous faut donc changer notre perception des choses, accéder à une perception plus élevée et plus authentique de ce qui est.

 Lorsque « l’Amour » n’est pas ou plus présent dans notre vie, cela créé un vide, un trou dans notre cœur. Et donc, quand cette nourriture nous fait défaut, ce trou, ce néant dans notre cœur tend à tout engloutir : notre monde, notre moi, notre vie… Cette impression d’être englouti par le néant, cette impression de manque dans le cœur, c’est ce qu’il y a de plus insupportable pour un être vivant ! Alors, pour échapper à cela, nous nous débattons autant que possible.  En résumé, c’est quand nous n’avons plus accès à l’amour universel, l’amour inconditionnel, l’amour divin, que nous commençons alors à rechercher l’amour humain, et c’est là que tous les problèmes commencent.

 En effet, pour obtenir l’amour humain – contrairement à l’amour divin qui est donné « gratuitement » – il faut remplir certaines conditions, il faut être beau, riche, bien portant, faire ce que les autres attendent de nous, il faut être au bon endroit au bon moment, etc ! Et si les conditions qui nous permettraient d’obtenir une reconnaissance, une impression d’amour de la part de notre mère, de notre père, de notre conjoint, de nos amis, de notre psy ou de notre guide spirituel, etc, ne sont pas réunies, alors notre vie devient un cauchemar et nous sommes alors ravagés par les émotions négatives.

 N’ayant pas pu obtenir ni l’amour divin, ni même l’amour humain, nous cherchons alors la jouissance, le plaisir, c’est-à-dire que nous cherchons à obtenir de l’amour de la part des objets inanimés. Et c’est à ce moment que l’on touche le fond, que ça devient vraiment pitoyable, quand par exemple certaines personnes vont s’accrocher à la nourriture et manger sans cesse pour combler leur manque d’amour, elles vont alors enfler, devenir obèses et mener une existence lamentable. D’autres vont s’accrocher aux drogues, à l’alcool, au jeu, à la télé, etc, pour « anesthésier » leur cœur et ne plus ressentir (ce manque d’amour), avec pour conséquence là aussi une existence lamentable. Il s’agit là d’une vie d’ennui au sens le plus profond, en effet l’expression « s’ennuyer » signifie littéralement « être un objet de haine pour soi-même ».

 Bref, depuis que nous sommes sur terre, nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux : plus nous fermons notre cœur, plus nous souffrons, et plus nous souffrons, plus nous fermons notre cœur… il s’agit donc maintenant d’inverser cette tendance ! L’impression de ne pas être aimé est liée selon moi à l’impression d’être victime de la malchance. Les personnes qui ont traversé de nombreuses épreuves dans leur vie ont souvent l’impression d’être victime d’une certaine malchance. Leur cri du cœur c’est « Pourquoi moi ?! ».

 Mais comme l’a dit Dalaï-Lama : « Personne n’est né sous une mauvaise étoile ; il y a seulement des gens qui ne savent pas lire la carte du ciel ! ».

 

Ce qui brise intérieurement les gens, ce n’est pas les épreuves qu’ils subissent ; c’est le fait de ne pas pouvoir donner un sens à c’est épreuves. Ne pouvant pas donner un sens aux épreuves qu’ils ont vécu, ils pensent « La vie est bête, méchante et injuste ! ». Et c’est cette pensée qui détruit les gens, pas les épreuves de la vie ! Pour donner un sens aux épreuves que nous avons traversées, nous devons comprendre que celles-ci nous ont permis de grandir intérieurement, d’évoluer, de développer des qualités comme : l’humilité, l’empathie envers ceux qui souffrent, la patience, la persévérance, etc. Prenons l’exemple d’une vertu essentielle à mes yeux : le courage. Est-il possible de faire preuve de courage si nous sommes dans une situation confortable et facile à vivre ? Bien sûr que non. Pour développer le courage, il faut être confronté à des situations difficiles, c une évidence logique ! Et donc si, la vie, nous a fait subir plus d’épreuves que la moyenne des gens, ce n’est pas parce que ELLE nous aime moins que les autres.

C’est peut-être simplement parce que : ELLE attend beaucoup de nous…

L’amour universel correspond à ce que les bouddhistes appellent « la nature de l’esprit ». C’est ce que nous sommes vraiment, notre vraie nature, la « substance » de notre âme, que je décrirai comme une lumière sans couleur, une lumière vivante et intelligente.Le but de notre vie c’est de fusionner avec cet amour universel, c’est se dissoudre dans l’Océan de Joie… Et le moyen d’atteindre le but, c’est de remettre en question toutes nos certitudes, notre éducation, et de détruire toutes nos croyances illusoires, notamment la croyance en l’existence du bien et du mal. Pour cela, il faut se poser des questions du genre : 

 « La situation que je vis maintenant est-elle 100% réelle, 100% irréelle ou entre 2 ? ». Ou encore : « Qu’est-ce qui ce passe vraiment ici et maintenant ? Ce que je vis, ce que je perçois, existe-il indépendamment de moi ? ».

 

images2 dans Méditation « Ce que l’on a coutume d’appeler « esprit » est généralement très estimé et fait l’objet de nombreuses discussions, cependant, il demeure incompris, ou compris de manière erronée ou partielle. Parce qu’il n’est pas compris correctement, en tant que tel, voici que naissent, en nombre incalculable, idées et affirmations philosophiques. De plus, puisque les individus ordinaires ne le comprennent pas, ils ne reconnaissent pas leur propre nature ; ils continuent donc à errer au gré des situations dans différents états d’existence, à l’intérieur du temps et de l’espace, et connaissent ainsi la souffrance. En conséquence, ne pas comprendre son propre esprit est une très grave erreur. »

(Padmasambhava, fondateur du bouddhisme tibétain)

 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

A retrouver sur le site : http://www.terre-inconnue.ch/

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La Sagesse tombe souvent à point

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2013

 

Reconnaissons-le : la sagesse, ça ne swingue pas vraiment. Ça ferait même club du troisième âge. Rien à voir avec les grandes transes médiatiques, et rythmées, qui accompagnent les tournées papales. Ceux-là, au moins, habités par la foi, font l’économie des problèmes existentiels.

La Sagesse tombe souvent à point dans SAGESSE buddha05-300x276La sagesse, sous sa forme actuelle de « spiritualité laïque », illustrée par les livres de Jean Daniel comme Dieu est-il fanatique ? (Arléa), ainsi que La Sagesse des modernes (Robert Laffont) de Luc Ferry et André Comte-Sponville, nous renvoie à ce qui fut, il y a vingt-cinq siècles, commun aux philosophes grecs, aux premiers bouddhistes et à Confucius : pour mieux vivre, pour moins souffrir, pour accéder au bonheur, mieux vaut travailler sur soi-même plutôt que de tout miser sur une croyance extérieure ou sur un quelconque sauveur. C’est à la fois « connais-toi toi-même » et « compte d’abord sur toi ! ». Non que l’accès à la sagesse soit aisé. Qui serait assez fou pour se vanter d’être sage ? Mais elle ne fait pas de promesses vaines, elle se contente de proposer un cheminement, de décrire des attitudes et des pratiques. Elle ne nous garantit pas le bonheur, elle soutient juste que, s’il existe, c’est en nous-mêmes que, peut-être, nous le trouverons. Une proposition en harmonie avec notre époque déniaisée. La sagesse remet la question du bonheur entre les mains de chacun de nous. Et c’est en cela qu’elle est redevenue moderne, et qu’elle fait l’objet d’une grande curiosité de la part de jeunes de tous âges. Mais, concrètement, en quoi consiste-t-elle ?

Sagesse ! Spontanément, on visualise un noble vieillard à barbe blanche ou un ermite en haut d’une montagne. Bref, ce ne serait pas pour nous. Eh bien, si : elle est disponible pour tout un chacun, nous annoncent de plus en plus de personnages inspirants. La sagesse pourrait-elle devenir le bonheur à la portée de tous ?
La difficulté vient du flou de l’idée de sagesse qui, par définition, et à la différence de la philosophie, n’est pas une construction intellectuelle. Qu’elle nous fasse signe des hauts plateaux de l’Himalaya ou qu’elle s’incarne chez notre voisine de palier, la sagesse, c’est du vécu, de la pratique. Elle se constate, mais se théorise mal. On peut néanmoins dégager les attitudes communes à presque toutes les sagesses, sur tous les continents. 
Voici, par ordre croissant d’importance, en quelque sorte, les « sept piliers de la sagesse ».

1) Respect de son corps

Maltraiter son corps, c’est saboter le récepteur de nos sensations. Etre encombré par lui, c’est se rendre indisponible pour des communions essentielles : avec la nature, avec les autres. Même si l’on n’a pas envie d’aller jusqu’à l’ascèse, un entretien minimum de notre enveloppe charnelle, et le refus de tout ce qui l’abîme prématurément, constituent le premier pas indispensable vers un mieux-vivre.

2) Intériorité

Pour retrouver une disponibilité à soi-même, et aux autres, il faut pouvoir se protéger contre les dispersions bruyantes du monde contemporain. Savoir fermer les yeux pour regarder à l’intérieur de soi est l’étape concrète vers une nouvelle prise de conscience de notre vécu. Ce n’est pas un hasard si toutes les sagesses proposent des exercices (dont les plus connus sont la méditation et le yoga) destinés à nous remettre à l’écoute de nous-mêmes.

3) Disponibilité au réel

L’ennemi intime du sage, c’est l’illusion. Et même, selon certains, l’espoir. Car les deux nous font décoller du réel. Or, le réel, c’est le tout de ce que nous offre l’existence. Savoir l’admettre, le reconnaître tel qu’il est, quelle que soit notre envie de l’embellir, voire de le nier, est un précepte quasi sacré des sagesses.

Ce qui implique de cultiver sa disponibilité à tous les messages du réel, pour éviter que nos blocages psychologiques fassent écran entre nous et cette perception essentielle. On pourrait dire qu’il suffit de se rendre vulnérable à l’évidence.

4) Distanciation/détachement

Le monde (le réel) est trop puissant, trop multiple, trop complexe pour nos faibles capacités à l’appréhender, à le traiter. Si l’on se laisse emporter, il peut nous engloutir, ou nous laminer. Un pas de côté, salvateur, la distanciation, doit devenir un réflexe à cultiver. Un moyen précieux, en particulier, pour ne pas être l’esclave de ce qui nous offre, à la fois, nos plaisirs et nos souffrances : nos émotions. Et il nous permet de moins dépendre des turbulences de notre ego.

En complément, le détachement libère le sage des contingences, en particulier matérielles, qui aliènent la plupart de ses contemporains.

5) Ni préjugés ni jugements

C’est dans nos rapports aux autres, dont nous ne pouvons/voulons pas nous passer, que nos a priori sont les plus encombrants. L’éducation, quelle qu’elle soit, ne peut s’empêcher de nous barder de préjugés, d’idées préconçues, voire de sectarismes. S’en défaire pour accéder à nos semblables sans les juger implique un travail quasi permanent sur nous-mêmes. Notre réflexe instinctif est de nous faire instantanément une opinion sur ceux que nous croisons ou pratiquons. Au jugement, essayons de substituer l’effort de compréhension.

6) Vivre au présent

Le respect du réel, le refus de l’illusion, portent naturellement à reconnaître que le passé n’est plus, et que le futur n’est pas encore. D’où l’ancrage, fondamental, dans le moment, l’ici et maintenant. Il ne s’agit ni de nier l’expérience ni de promouvoir l’insouciance, mais d’exercer notre conscience de l’instant dans le but de le vivre pleinement. Pour mieux vivre, il faut d’abord vivre, c’est-à-dire agir. Et l’action se passe toujours au présent.

7) Apprivoiser la mort

Le réel ultime, indépassable, c’est la mort, qui nous est commune. Vouloir l’oublier, en avoir peur, faussent tout notre équilibre existentiel. Il n’est pas besoin de croire à une vie ultérieure, ou éternelle, pour s’accommoder de notre mortalité. Il faut dialoguer avec elle jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’elle seule peut donner ses vraies couleurs à la vie. C’est alors que le présent trouve sa dimension d’éternité.

Il n’y a pas de sagesse en kit. Les pistes ci-dessus ne sont pas, ne peuvent pas être des recettes de vie. Elles permettent cependant de mieux se repérer au milieu d’une littérature foisonnante sur la sagesse, qu’elle soit orientale, amérindienne ou issue de nos cultures proches. Les vrais sages sont bien peu nombreux, mais l’amour de la sagesse (philo-sophia) n’est-il pas le commencement de la sagesse ? Et ça, tout le monde peut y prétendre.

La sagesse ne garantit pas le bonheur, mais elle suppose que, s’il existe, c’est à l’intérieur de nous qu’il faut le chercher. Un cheminement qui repose sur des attitudes et une pratique quotidiennes. En voici les clés.

Jean-Louis Servan-Schreiber

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Faire sauter les croyances

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2012

 

Laurent Dureau - 19 octobre 2012


Notre vie, notre vision de la vie, n’est en fait que la projection du Divin à travers un cristal rempli uniquement de croyances. Le rayon qui vient le frapper est ce qui EST, et ce qui est projeté EST ce qui en découle. Ainsi, notre vie et ce que nous en comprenons ne sont que les ombres chinoises sur l’écran de notre conscience.

Faire sauter les croyances dans Zones erronées bambouseraie_-300x225Changer nos croyances influence donc la qualité de la projection sur l’écran. Si c’est une croyance sombre, l’écran s’obscurcira, et si c’est une croyance plus lumineuse (c’est-à-dire plus transparente à ce qui EST véritablement), l’écran deviendra plus clair tout en mettant en avant des sombritudes dont nous n’avions pas vraiment conscience préalablement.

C’est ainsi que tout marcheur sur la voie se voit contraint de remettre en cause les bases mêmes de ce qui était ses références. Ses vérités sont ainsi remises en cause au fur et à mesure de sa capacité à écouter son cœur. Il découvre que ses vérités n’étaient, en fait, que les vérités d’un système qui lui fut imposé dès sa naissance.

Ainsi untel se croit musulman, bouddhiste ou chrétien, homme esclave ou femme asservie, victime ou possédant un pouvoir quelconque afin de dominer les autres. Son intellect, ses connaissances sont directement issus d’un formatage en règle, et comme un mouton-perroquet, il répète une vérité qu’il croit sienne mais qui, en réalité, ne l’est pas du tout. Il s’est fait bluffer jusqu’au jour où une certaine petite voix est arrivée à se faire entendre…

À lire sur http://5d6d.fr/

 

 

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