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UN TEMPS POUR LE SILENCE

Posté par othoharmonie le 15 avril 2016

 

 

Dieu nous parle. Il nous parle de différentes manières : par Sa parole écrite, la nature, son Esprit Saint, des circonstances, des livres et parfois par des gens autour de nous. Sa parole est vivante et comme les israélites dans le désert, nous devons chercher cette parole et la manger tous les jours pour vivre et pour vivre en bonne santé spirituelle. 

Je me lève tous les matins et je cherche la présence de Dieu (Il est Lui-même le pain de vie). Je l’écoute en sachant qu’Il parle aussi sans mots. Et dans mon expérience il est rare que Dieu crie. La plupart du temps Il nous parle doucement et il nous faut trouver des moments tranquilles et garder silence, choses qui sont de plus en plus rares dans le monde dans lequel nous vivons. Si vous en avez besoin, j’aimerais partager régulièrement avec vous un peu de ce pain, un peu de Lui qui me fait vivre. Quelqu’un a chanté ceci : 

Je suis un mendiant mais je sais où me trouver du pain.
Je suis un mendiant mais je suis bien nourri.

 

L

J’ai décidé de ne pas faire corriger mes fautes de grammaire et d’orthographe (je suis anglophone) parce que je veux que vous sachiez que je ne suis qu’un homme imparfait, ma vie étant un chantier du Seigneur, un vaisseau fragile dont Il en a fait Sa demeure. Pardonnes-moi mes offenses ! 

Le Père, le Fils et le Saint Esprit nous invite à la table qu’ils ont dressés pour nous. Venez manger, venez souvent.

-          Chris A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

UN TEMPS POUR LE SILENCE….

« Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche ; dites seulement des paroles utiles, qui répondent à un besoin et encouragent l’autre, pour faire ainsi du bien à ceux qui vous entendent. » Ephésiens 4 :29

Si nous mettions en pratique la première phrase de ce verset, il y aurait beaucoup plus de silence dans le monde…au moins jusqu’à ce qu’on apprenne à pratiquer le reste du verset.

Aimer ou ne pas aimer quelqu’un commence dans nos pensées ; que pensons- nous d’eux, quelle est notre « méditation » à leur sujet ? Quand la bouche parle, elle parle de l’abondance du cœur et c’est toujours révélateur. 

Parfois il est préférable de garder le silence, d’ « apprivoiser » sa langue, plutôt que de semer les mauvaises graines et la violence que nous avons laissé pousser dans nos pensées. Si nous constatons que dans nos pensées il y a des jugements, de la condamnation, de la haine ou du négatif (autant de graines qui s’enracinent si nous le permettons,) garder le silence est la meilleure des choses à faire par respect pour l’autre. Ce silence peut être perçu par l’autre comme de l’indifférence et le perturber parce que nous avons interrompu un cercle vicieux et négatif. Il est important d’expliquer pourquoi nous décidons de garder le silence ; pour sonder notre cœur et ne plus dire ni écouter des mauvaises paroles qui blessent.

 
Le silence, même pendant une période douloureusement longue, n’est pas toujours une mauvaise chose, même si dans notre culture occidentale nous n’avons pas cette habitude et ça nous rend mal à l’aise. « Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche… »Souvent nous parlons pour des raisons personnelles et égoïstes, pour « exorciser » le poison intérieur et nous décharger d’un poids, sans prendre garde à l’autre. Mais ce verset nous dit que nos paroles doivent répondre aux besoins de l’autre personne et non pas soulager notre égo. Quand j’étais enfant, on m’a appris tout simplement que « mauvaise parole » voulait dire gros-mots ! Souvent les gros-mots ne sont pas aussi blessants que nos jugements injustes, nos accusations et nos conclusions fausses ou à moitié vraies. En fait le mot grec employé dans ce verset veut dire « pourri, putréfié, corrompu, inutile, usé, sans valeur ».

Mais vous allez me dire : « Le mal que je vois dans mon frère/ma sœur n’est pas le fruit de mon imagination, je le vois vivre depuis des années, c’est évident pour moi et pour les autres, je suis objectif. » En êtes-vous sûr ? Etre objectif signifie voir l’autre comme Dieu le voit. L’homme regarde l’extérieur mais Dieu regarde le cœur. L’objectivité humaine n’est pas l’objectivité divine. Nous voyons la vie et les personnes du point du vue du temps et nous ne voyons pas tout. Dieu lui voit tout et Il le voit du point de vue de l’éternel présent. 

Qu’est-ce que ça veut dire? La Bible nous dit: « Si quelqu’un est en Christ il est (déjà) une nouvelle créature. » Voici comment Dieu te voit et comment Il voit l’autre. Et par ses paroles et son Esprit Il appelle à l’existence, non pas le « faux moi » qui est arrogant, égoïste et sur la défensive, mais le « vrai moi » déjà créé à son image et déjà existant, aussi dormant ou caché qu’il puisse être aux yeux humains. Savons-nous quand il faut parler et quand il faut se taire ? Sommes-nous capables de scruter nos propres cœurs suffisamment longtemps et profondément pour discerner nos motifs cachés et savoir si nous parlons par amour ou par intérêt personnel habilement déguisé ?

Permettez-moi d’aller plus loin. Par « mauvaises paroles » on peut aussi comprendre, verbaliser la vérité « objective » quand le moment n’est pas propice pour l’autre personne ou quand le motif n’est pas sain. Parfois il ne faut rien dire même si on pense que c’est bien et vrai, parce-que le maître potier est déjà à l’œuvre. Bien souvent on veut donner un coup de main pour que le travail se fasse plus vite, car on ne veut plus souffrir. Alors Dieu nous dit : « Laisse-moi agir, laisse cette personne entre mes mains. » Le temps de Dieu est toujours propice et souvent il n’a pas besoin de nous. 

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Quelqu’un qui prie régulièrement pour moi et qui savait que je passais par des moments très sombres m’a écrit il y a quelques semaines pour me dire : « Cher Chris, combien de fois mes doigts touchaient le clavier pour t’écrire et Dieu m’a dit non. Il fallait que Dieu seul s’occupe de toi. » Ceci est très difficile pour l’être humain. Que faire? Il nous faut apprendre la patience, veiller sur nos propres cœurs et prier. Pendant combien de temps ? Le temps qu’il faudra…tant que Dieu dira: « Laisse-moi faire. »

Imaginons un enfant qui regarde le potier à l’œuvre pour former un vase sur le tour. Nous sommes souvent comme l’enfant qui ne veut pas se contenter d’observer mais qui veut donner un coup de main. Dans notre imagination infantile nous nous disons : « Je peux le faire. » Le problème c’est que si nous n’avons pas appris le processus délicat de créer des choses belles dans d’autres personnes, nous risquons de mettre nos mains charnelles sur le vase et le déformer. Et combien de fois faisons-nous cela! Et puis le potier doit tout recommencer encore…et encore…et encore. Si nous sommes capables d’attendre pendant que Dieu travaille, le temps laissera monter à la surface nos propres défauts. Les défauts de l’autre peuvent nous aider à constater les nôtres. Ne soyons pas pressés de demander à Dieu de changer l’autre si nous n’avons pas encore compris ce qu’Il veut changer en nous.

Quelqu’un a dit : « J’ai entendu beaucoup de bons conseils mais pas beaucoup de bonnes nouvelles. » On a tous besoin de bons conseils mais la plupart du temps, avant tout, on a besoin de bonnes nouvelles, par exemple : Une accolade, un sourire, un pardon sincère, l’acceptation inconditionnelle ou des paroles comme « Dieu est à l’œuvre en moi aussi, sois patient. Dieu t’aime, il ne t’abandonnera jamais. Je t’aime aussi, je ne t’abandonnerai jamais.” Point.

Nos paroles ont une puissance terrible, presque créatrices de bon ou de mauvais. Ce qu’on dit devient réalité. Par sa Parole Dieu a fait exister ce qui n’existait. Et nos paroles ont ce même pouvoir d’engendrer le bien ou le mal. Les choses qu’on met en évidence dans l’autre s’enracinent plus profondément quand nous les verbalisons. Ces choses ne font pas partie de son identité véritable. Que veut-on voir s’amplifier dans l’autre ? Le « faux moi » qu’on déteste, ou le « vrai moi » créé à l’image de Dieu ; la nouvelle création ? Comment un enfant devient-il adulte ? En jouant, en faisant semblant d’être déjà adulte. Lorsqu’un petit garçon porte le chapeau de son père ou quand une petite fille porte les chaussures de sa maman, dans leur monde de fantaisie, ils arrivent à croire qu’ils sont déjà grands, surtout si on leur dit : « Mais qu’est-ce que tu es grand! » C’est comme ça que Dieu nous fait grandir en nous donnant « son grand chapeau et ses grandes chaussures », et oui, même en nous laissant nous mêler des chefs-d’œuvre qu’il sculpte de toi et de moi !!!

Ce genre d’autocritique, de prise de conscience et de maîtrise de soi que je viens de décrire semble impossible, aussi impossible que mettre fin à toute la violence dans le monde et toutes les guerres. J’échoue tous les jours alors que je vois d’autres échouer aussi. C’est douloureux. Les solutions de Dieu sont radicales mais seulement des solutions radicales peuvent générer des changements radicaux. Peut-être que vous me direz : « Attends-tu qu’on essaie d’être comme Dieu ? » Alors, est-ce que ce n’est pas ça le but ? « Si nous visons les étoiles aujourd’hui peut-être nous atteindrons la lune demain. » Je devrais plutôt dire : En regardant avec les yeux de l’éternel présent, nous y sommes déjà.

Pour revenir au point de départ, nos pensées verbalisées ont un pouvoir terrible. Notre silence aussi…
Chris

-          A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

 

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Disciples et Gourous

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

 

Les disciples ont besoin d’un gourou,
est-ce qu’un gourou a besoin de disciples ?

disciple et gourou

Réponse du mystique Osho à cette question fondamentale sur le chemin spirituel….

Le gourou n’existe que parce que les disciples ont besoin de lui. En ce qui concerne le gourou lui-même, le gourou n’existe pas : c’est seulement la projection du disciple. Quand le disciple a compris, il n’y a plus ni disciple, ni gourou. Quand le disciple a besoin de comprendre, il y a un disciple et il y a un gourou. Le gourou et le disciple existent tous les deux dans le mental du disciple.

Ceci doit être compris : en ce qui me concerne, je n’existe pas, j’existe dans votre mental. Vous aussi vous existez dans votre mental. C’est votre besoin de savoir qui projette l’état de gourou, qui fait que vous vous mettez à me voir comme le Maître, comme votre Maître – cela fait partie de votre état de disciple. Le jour où vous aurez compris, où vous vous serez éveillé et que votre état de disciple aura disparu, au même moment le gourou disparaîtra aussi.

De la même façon que les sommets existent, les vallées existent à côté d’eux. Quand les sommets disparaissent, les vallées disparaissent : aucune vallée ne peut exister sans des sommets. Vous voyez une grosse vague dans l’océan, elle est suivie par un creux, une vague-vallée, dans son sillage – elles sont ensemble. Quand la vague a disparu, le creux qui la suivait a disparu aussi.

Le silence existe avec le son. Si le son disparaît, le silence disparaît aussi. Le silence existe comme intervalle entre deux sons. Si ces deux sons disparaissent, le silence disparaîtra. Il y a le silence et il y a aussi un état au-delà des deux, silence et son. L’homme qui est réellement un maître – et quand je dis ‘réellement un Maître’ je veux dire quelqu’un dont la présence peut aider des disciples – non pas qu’il fasse quelque chose, sa présence est juste un agent catalytique – en sa présence des choses se passent.

Quand quelque chose se passe pour vous, je ne ressens pas que j’en suis l’auteur. Je ne suis pas ici pour faire cela. Je sais simplement que ça s’est produit. Vous pouvez vous sentir reconnaissant à mon égard, mais je sais parfaitement bien que ça s’est produit de soi-même : je ne l’ai pas fait. Je l’ai permis, je ne l’ai pas fait, et c’est arrivé. Cela dépend essentiellement du fait que vous l’ayez permis. Si vous le permettez, des choses se produiront en présence du maître. Si des choses se produisent en présence d’un Maître quand vous le permettez, alors il est un Maître. C’est ce que je veux dire quand je dis ‘un Maître’ – pas quelqu’un qui fait… c’est seulement sa présence qui aide à ce que des choses arrivent.

Le maître n’a aucun besoin du disciple, le leader par contre a besoin du partisan – c’est la différence entre un leader et un Maître. Un Maître n’est pas un leader. Un leader ne peut pas exister sans le militant, le leader a besoin du militant. En fait le leader a besoin du militant plus que le militant a besoin du leader. Le leader cherche à convaincre les militants : ‘Je suis tout à fait indispensable’, mais il dépend du militant. Un leader est le militant des militants. Il regarde les militants – ce qu’ils veulent – et c’est cela qu’il va faire. Rappelez-vous Jésus est un Maître, le Pape est un leader. Le premier Shankaracharya était un maître, le Shankaracharya de Puri, aujourd’hui, est un leader. Mahomet est un Maître, mais le Maulwi est un leader.

Un maître est quelqu’un dont les besoins ont disparu, quelqu’un qui a lui-même disparu… où les besoins pourraient-ils s’accrocher ? Les besoins ont besoin d’un ego auquel se raccrocher. Il n’a aucun besoin : que vous soyez là ou pas ne fait aucune différence.

Regardez les choses de cette façon : le soleil se lève le matin, les fleurs s’ouvrent et les oiseaux chantent. Si aucune fleur ne s’ouvre, cela ne fait aucune différence pour le soleil – il continuera à se lever. Il y a des millions d’étoiles où aucune fleur ne s’ouvre. Il y a des planètes où aucune fleur ne s’ouvre, mais le soleil continue à briller. La fleur ne peut pas s’ouvrir sans le soleil, c’est sûr – mais le soleil peut continuer à se lever sans qu’une fleur s’ouvre. Le Maître est juste une lumière. Si vous vous ouvrez, si votre fleur s’ouvre en sa présence – bien ! Si rien ne s’ouvre en sa présence, bien ! Il n’y a aucune différence entre les deux. S’il y a une différence, alors le Maître est un leader, pas encore un Maître.

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Osho

Une fleur s’ouvre dans la profondeur de la forêt. Personne ne passera jamais là. Le parfum continuera à se répandre. Il n’attend pas le promeneur, il n’attend pas que quelqu’un vienne et s’émerveille – ce n’est pas l’histoire du tout. Si quelqu’un passe et s’en réjouit – bien ! Si personne ne vient et que personne ne s’émerveille, c’est exactement aussi bien. Il n’y a pas de différence.

Le Maître et le disciple existent tous les deux à l’intérieur du disciple. Quand le mental du disciple s’éveillera, il rira et il découvrira qui est un disciple et qui est un Maître. Tout ce jeu devient alors ridicule. Mais tant que le disciple n’est pas en éveil, le jeu continue. Krishnamurti a raison quand il dit qu’aucun Maître n’est nécessaire. Oui, un jour, vous saurez aussi qu’aucun Maître n’est nécessaire, mais vous ne le saurez que lorsque quelqu’un vous aura réveillé ou que vous vous serez éveillé, grâce à la présence de quelqu’un. Alors vous saurez, vous direz ‘Krishnamurti a raison’. Mais si vous écoutez Krishnamurti tout de suite et que vous croyez qu’aucun Maître n’est nécessaire, vous ne saurez jamais que Krishnamurti a raison ! Vous resterez non éveillé.

Ça semble être un paradoxe. En écoutant et en croyant Krishnamurti, vous ne pourrez jamais vérifier qu’il a raison. Si vous voulez vérifier qu’il a raison dans tout ce qu’il dit, trouvez un Maître… et un jour vous saurez que le Maître n’est pas nécessaire, n’a jamais été réellement nécessaire. Mais ce ne sera compris qu’après l’éveil. Quand vous regarderez en arrière, vous pourrez alors dire ‘Oui, le Maître n’était pas vraiment nécessaire, j’aurais pu devenir éveillé…’ . Mais vous n’avez pas pu, rappelez-vous le !

Tout cela ressemble à un puzzle – ce n’en est pas un, c’est tout simple. N’avez-vous pas observé ceci parfois ? Vous essayez de résoudre une devinette, un puzzle, un mot croisé ou quelque chose de ce genre. Au moment où vous trouvez la solution, vous vous sentez ridicule. Pourquoi, pendant des heures, n’avez-vous pas pu trouver la solution ? Vous pouvez voir maintenant que c’était simple.

C’est si bête – s’acharner pendant trois heures et ne pas trouver la solution, et maintenant c’est tellement évident !
Une fois résolu, c’est vraiment simple, et vous pouvez voir que n’importe qui pouvait trouver la solution, mais vous savez aussi que pendant trois heures, vous vous êtes acharné en vain, ou pendant trois jours, et vous ne trouviez pas la solution. 

Cela arrive à chaque chercheur scientifique. Quand il fait une découverte, cela a pris parfois dix ans, vingt ans, avant d’aboutir. Le jour où la solution est trouvée, il ne peut pas croire qu’il l’ait autant ratée. C’était tellement simple ! Pourquoi a-t-il fallu perdre vingt ans ? Pourquoi cela ne s’est pas produit dès le premier jour ?

C’est vrai pour tout : une fois connu, ça semble si simple ! Mais ça paraît simple seulement après qu’on ait trouvé la solution. Une fois que vous savez, après l’avoir expérimentée, la vérité est si simple, si évidente, si ‘déjà là’ ! Mais tout de suite, quand vous êtes profondément endormi et perdu dans vos rêves, quelqu’un est nécessaire pour vous secouer et vous sortir de votre endormissement. Et ce besoin est le vôtre.

Le Maître n’a pas besoin du disciple. En fait, un homme n’est un Maître que lorsqu’il n’a plus aucun besoin d’un disciple. S’il rêve d’avoir des disciples, c’est qu’il est lui-même encore endormi et en train de ronfler ! Évitez-le ! Échappez-vous !

Osho : TAO: The pathless path vol. 1 #12 quest. 4 & 7 – 22/2/1977  Osho International Foundation
Pour en savoir plus sur Osho

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En cultivant la présence

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

Interview : 

Quel est l’origine de votre intérêt pour l’anxiété et la souffrance humaine ?

J’ai été confronté au stress et à l’anxiété depuis ma plus tendre enfance, j’ai ressenti très tôt la tension quai permanente qui habitait mon père. Cette tension se rependait dans toute la famille comme un virus et souvent s’en suivait des cris et des paroles regrettables. J’ai assisté impuissant à la mort lente et douloureuse de mon père rongé de l’intérieur par son stress et son anxiété qui lui pourrissaient la tête et le corps tel un véritable cancer. Je n’ai cessé de chercher une façon de l’aider à s’en sortir en lui achetant des livres qu’il ne lisait pas et en lui donnant des conseils qu’il ne pouvait entendre. Il n’a jamais accepté de se faire aider par un professionnel car il redoutait trop de voir ou de toucher à ce qui bouillait en lui. Les seules « aides » qu’il accepta et qui sont resté sa béquille jusqu’à sa mort furent des anxiolytiques et des antidépresseurs qui lui ont permis de survivre sans jamais se soigner réellement. Je pense que les anxiolytiques et antidépresseurs sont utiles pour commencer un traitement mais qu’ils ne peuvent en aucun cas être utilisés comme un traitement car ils ne traitent pas le problème de fond. Ayant été moi-même confronté à ce mal-être j’ai cherché à comprendre quel en était la cause profonde et comment m’en guérir.

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Quel est votre expérience de l’anxiété et de la souffrance ?

Avant que je comprenne que mon père était sous l’emprise de ses blessures et de son insécurité, j’ai souvent pris personnellement ses attaques et cela a contribué à construire en moi la source de ma propre anxiété. Ainsi la souffrance se transmet telle une maladie, Eckhart Tolle appelle cela le transfert intergénérationnel du corps de souffrance. Le stress, l’anxiété et les autres formes de souffrances ne se transmettent pas seulement de génération en génération, elles se transmettent dans toutes les formes de relations et souvent à notre insu car lorsque nous sommes persuadés que la cause de nos tensions sont à l’extérieur de nous, nous nourrissons inconsciemment notre propre souffrance en étant en position de victime dans les situations que nous vivons et dans nos relations. J’ai donc pendant des années blâmé mon père pour ses comportements, me coupant moi-même de ce qui vivait en moi et je constatais avec désarroi que je reproduisais ce que je lui reprochais. Plus je voyais mon père comme la cause de mes difficultés, plus la souffrance grandissait et plus j’étais impuissant face à elle.

Quel est votre chemin de libération ?

Mon expérience de libération des souffrances c’est produite lorsque j’ai commencé à les reconnaitre et à les accueillir en toute conscience, par une mise en lumière qui finalement me permit de les transcender. Ceci ne se produit pas souvent en un atelier ou en lisant un livre, c’est un travail de fond. Nos souffrances ont tant de facettes qu’il est rare d’en prendre conscience et de s’en libérer définitivement en une fois comme ce fut le cas pour Eckhart Tolle. Reconnaître mon opposition à mes souffrances et prendre conscience de cette dualité par la pratique de la présence ou de la pleine conscience me permet de les aborder avec une autre perspective et de commencer à les accueillir et à les transcender une à une dans le seul vrai atelier qu’est la vie. Dans l’atelier pratique  »La présence en relation : Les relations des révélateurs puissants  » nous voyons comment les défis du quotidien et les relations révèlent et mettent en évidence des parties de nous qui ne sont pas encore conscientisées ou mises en lumière et auxquelles nous nous étions inconsciemment identifié.

Accepter la souffrance n’est pas évident pour tout le monde…

Je comprends et je respecte les gens pour qui l’acceptation et l’accueil de leurs souffrances paraît tout simplement insupportable voir impossible. J’ai aussi pendant la plus grande partie de ma vie essayé de me couper de mes souffrances par tous les moyens possibles mais sans réel succès. J’étais loin d’imaginer que ce serait en les embrassant entièrement qu’elles se dissiperaient. Ceci ne m’a été accessible que lorsque j’ai cessé d’avoir peur de mes souffrances en en faisant une expérience consciente dans un cadre sécuritaire et accompagné par des gens qui eux-mêmes, avant moi, avaient fait cette audacieuse expérience de les accueillir pour les transcender. Avant cela, si quelqu’un m’avait invité à accepter ou accueillir mes souffrances, je l’aurais probablement traité de fou en lui rétorquant que je ne suis pas masochiste !

Il ne s’agit en aucun cas de faire l’éloge de la souffrance, le but de ce travail n’est effectivement pas de s’y complaire, mais de la reconnaître pour ce qu’elle est, en cessant de s’y identifier pour lui permettre de se libérer.

C’est en lisant le chapitre à propos du corps de souffrance dans le livre  »Le pouvoir du moment présent » que j’ai enfin pu faire la part des choses, la souffrance de mon père vivait en lui et la mienne en moi. La libération de la souffrance passe par la reconnaissance de ce qui souffre en nous, cette reconnaissance révèle un espace de conscience qui permet de l’accueillir. Nier la souffrance et se couper de cette partie essentielle de notre expérience de vie en voulant s’en débarrasser est vain, et de plus, si cela était possible ce serait passer à coté de ce qui nous permet d’élargir notre conscience et donc de nous éveiller et d’évoluer. Au contraire, la reconnaître entièrement et être en lien avec elle, m’a permis de la transcender et de devenir plus conscient donc plus libre.

Eckhart Tolle écrit à ce propos,  »le feu de la souffrance est la lumière de la conscience ». C’est en vivant entièrement ma souffrance dans le moment présent (le seul endroit ou je peux vraiment la rencontrer) et de façon consciente qu’elle se révèle, se démystifie et se dissout enfin.

Une fois vécue pleinement, elle n’est plus alimentée par des schémas inconscients (cela peut prendre un certain temps, ce n’est pas forcement instantané). Il n’y a donc pas dans cette pratique une volonté d’évitement ou de négation, bien au contraire, mais un accueil complet et inconditionnel de ce qui est vécu …

La souffrance se vit le temps qu’il faut, dans certains cas cela a pris plusieurs semaines pour véritablement transcender une souffrance puisqu’il fallait d’abord que j’accepte de la vivre pleinement. Dans d’autres cas cette alchimie de guérison se produisit plus rapidement. Dans les deux cas j’ai constaté que ce qui avant conditionnait ma vie n’en avait plus le pouvoir, j’en étais entièrement libéré.

Auparavant la souffrance ne pouvait pas être transcendée car j’essayais de l’éviter, de la nier, de ne pas la ressentir, et donc je la perpétuais inconsciemment en lui refusant l’attention bienveillante qu’elle réclamait (c’est une image). Il m’est arrivé aussi de prétendre que je l’accueillais mais avec l’intention de la faire disparaître, il va s’en dire qu’il ne s’agit pas dans ce cas d’un accueil complet et inconditionnel et donc cela ne permet évidement pas une réelle libération.

La libération passe-t-elle nécessairement par un chemin d’ouverture au ressenti et à l’intériorité?

En effet, c’est en portant mon attention à l’intérieur de moi que je fis pour la première fois l’expérience de l’auto-empathie, j’accueillais ma souffrance plutôt que de m’identifier à elle en blâmant les circonstances ou les autres.

Après avoir passé des années à chercher par tous les moyens d’éviter ou d’enterrer cette souffrance, je trouvais enfin la paix en la reconnaissant entièrement, en lui permettant de vivre en moi, de s’exprimer et faire son propre chemin de guérison. En d’autres mots, je laissais aller ce que j’avais retenu depuis des années et je connus dès lors un allègement constant qui a complètement transformé mon expérience de la vie.  Désormais le stress, l’anxiété et les autres formes de souffrances étaient devenus des alliés plutôt que des ennemis, des révélateurs de parties de moi qui étaient restées dans l’ombre ou des élans de vie que je n’écoutais pas.

Certes l’expression de ces souffrances et les manifestations physiques qui les accompagnent ne sont pas toujours plaisantes, et au début ce n’est pas évident de les accueillir. Le premier réflexe est le plus souvent de les repousser ou de se couper de ce qu’on ressent. Je l’ai fais pendant des années et force est de constater qu’au lieu de disparaître, ces souffrances reviennent régulièrement et souvent de plus en plus fort. De plus tout ce que nous refusons de voir et reconnaître en nous a le pouvoir de décider à notre place. Nous nous demandons ensuite ce qui nous a pris, mais ce qui nous a pris est en fait ces souffrances ignorées et accumulées qu’Eckhart Tolle appelle le corps de souffrance.

Thomas d’Ansembourg parle dans sont livre  »Cessez d’être gentil, soyez vrai » de la théorie de la marmite à pression, à force de mettre le couvercle sur nos émotions et sentiments, on fait monter la pression à l’intérieur et le couvercle menace de sauter à chaque. Au contraire, lorsque nous nous habituons à ouvrir le couvercle pour accueillir et laisser sortir un peu de pression, notre expérience de vie est globalement allégée et transformée. C’est en goutant à la joie de la libération que la confiance grandit et que ce chemin d’ouverture au ressenti se construit.

Pour résumer, mon travail s’adresse à celles et ceux qui souffrent et qui sont démunis face à leurs souffrances et sont souvent submergés par elles. J’ai le plus grand respect pour eux car mon père est mort dans cet état sans que je n’aie pu rien y faire et j’ai été de ceux-là la plus grande partie de ma vie. Je propose ce travail avec amour et empathie pour les humains que nous sommes, je souhaite partager une expérience humaine vécue qui peut résonner éventuellement pour d’autres. Je suis très touché lorsque je revois des participants aux ateliers ou à des séances d’accompagnement individuel qui me témoignent des changements profonds et durables qu’ils connaissent en pratiquant la présence dans leur vie.

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Qu’est-ce qui peut selon vous aider à se libérer de l’anxiété et d’autres souffrances ?

La pratique de la présence au quotidien permet de prendre conscience d’un espace de paix à l’intérieur duquel il est possible d’accueillir et de transcender nos souffrances. Nous devons développer notre habilité à être présent et ouvert à tout ce que la vie met sur notre chemin afin que notre état intérieur ne dépende plus des circonstances extérieures. C’est plus difficile d’être présent lorsque nous faisons face à de grands défis, ainsi la présence est une aptitude qui se développe par la pratique et comme pour toute nouvelle discipline, il vaut mieux choisir un contexte favorable pour s’y exercer. Par exemple, on ne commence pas à pratiquer le ski sur une piste noire mais plutôt une piste verte ou bleue et ensuite en développant une aisance, on peut l’utiliser pour faire face progressivement aux contextes plus difficiles. Ainsi dans l’atelier pratique  »La présence au quotidien » je propose des pratiques simples et concrètes qui peuvent être expérimentées et ensuite utilisées en toutes circonstances afin de faire de la présence une nouvelle façon de vivre. Il ne s’agit pas de pratiques contraignantes qui demandent du temps mais plutôt d’une autre façon d’être et de faire ce que l’on fait déjà en y mettant plus d’attention et donc, en élargissant le champ de notre présence à ce qui se passe non seulement à l’extérieur de nous mais aussi à ce qui se passe à l’intérieur du corps et ce, dans le même instant présent.

Il s’agit donc d’un processus de libération qui passe par la présence au ressenti ?

En effet cette aptitude à vivre en lien avec ce qui se passe dans le corps nous permet de comprendre de façon plus intuitive les enjeux réels des défis que nous rencontrons au quotidien et de retrouver notre pouvoir d’agir au lieu de réagir. En d’autres mots, nous pouvons agir plus consciemment et tendre vers une action juste et appropriée en lien avec nos besoins et nos aspirations au lieu de réagir de façon contre productive et inconsciente.

Ne vous êtes-vous pas déjà rendu compte que votre façon d’être vous apportait parfois le résultat contraire de celui escompté ?

L’apôtre Paul disait  » Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. » . En faisant ce constat moi-même j’ai cherché à comprendre ce qui semblait agir en moi à ma place et à mon insu. J’ai découvert que lorsque je ne suis pas présent à mes pensées et à mes conditionnements, ils prennent les commandes.

En mettant mon attention sur mon ressenti, je peux alors voir clairement ce jeux et choisir consciemment les actions en cohérence avec mes besoins, mes intentions et mes élans de vie. Je suis en lien avec ce que la vie attend de moi et y répond sans être détourné et parasité par le mental. Mon mental est alors au service de la conscience plutôt que le contraire. La relation à l’existence est plus directe et intuitive au-delà des interprétations et programmations inconscientes. Avec cette attention dans la présence, les impostures sont révélées et la vérité s’impose d’elle-même. De la même façon nos souffrances sont misent en lumière et reconnues pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire une interprétation personnelle d’une situation, un point de vue qui manque de recul et qui est aveuglé par son identification au soi-disant problème.

Le mental à fait d’un évènement SON problème et c’est bien ce rapport à MOI (ego) qui est la cause de la souffrance. Soumis à la lumière de la présence, ces schémas de l’égo et du corps de souffrance se déconstruisent et se dissolvent d’eux-mêmes ne laissant que la présence consciente en harmonie avec  »ce qui est ».

Concrètement, une séance commence par une pratique de pleine conscience suivi d’une observation neutre des impressions et ressentis corporels en lien avec ce qui semble être un problème à résoudre, une peur à dépasser, un mal-être dont nous pensons connaître l’origine ou non ou un choix important à faire dans notre vie.

Notre façon habituelle d’aborder une difficulté nous incite à générer des tas de pensées et d’hypothèses dans l’espoir de trouver une solution, une idée qui va nous aider à en sortir. Au fil de notre réflexion, les pensée se bousculent, se recoupent les unes les autres et rentrent souvent en contradictions. Alors que nous pensons approcher du dénouement, un doute s’installe et une autre pensée semble être plus appropriée, elle-même est remplacée par une autre et parfois 3 ou 4 pensées tournent en rond ainsi pendant des heures. Soudain par chance ou grâce à un léger relâchement du mental causé par la lassitude nous venons de toucher une pensée qui résonne en nous et là enfin nous ressentons physiquement une impression de soulagement, d’apaisement.

C’est donc notre ressenti qui nous indique la justesse de nos pensées, Eckhart Tolle dit  »si il semble y avoir un conflit entre le mental et le corps, la mental mentira alors que le corps dira la vérité ». Le processus d’accompagnement par la présence part des sensations et des impressions corporelles qui se traduisent ensuite en pensées, ce chemin est beaucoup plus direct et évite tous les méandres du mental. C’est une démarche plus intuitive qu’intellectuelle et c’est pour cela qu’elle me convient car elle me protège des  »embrouilles » de mon mental très productif.

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Quels sont selon vous les bénéfices retirés d’une telle démarche ?

Ils sont nombreux mais je pourrais dire en autre qu’elle nous permet d’être plus conscient de notre réalité, de faire la différence entre la réalité et nos perceptions conditionnées, d’être plus ancré dans notre corps et moins dans notre mental, d’être plus en lien avec qui nous sommes vraiment et nos intuitions, d’être en relation plus harmonieuse avec ceux qui nous entourent (conjoint, enfants, amis, patron, collègues de travail, etc.), de nous sentir vivant, heureux et libre, d’être plus créatif (dans nos relations, notre travail, notre expression), de vivre la plénitude de la vie que nous avons choisie, d’être surpris de découvrir tout ce que nous sommes capable d’accomplir que nous pensions jusque là impossible, de jouir d’un bien-être, d’une plénitude et d’une paix intérieure sans aucune raison extérieure.

Par Pascal Hastir sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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L’illumination, c’est s’élever au-delà de la pensée

Posté par othoharmonie le 26 mars 2016

La pensée n’est-elle pas indispensable pour survivre en ce monde ?

Votre mental est un outil, un instrument qui est là pour servir à l’accomplissement d’une tâche précise. Une fois cette tâche effectuée, vous déposez votre outil. Je dirais ceci : telles que sont les choses, environ quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent de la pensée chez l’humain est non seulement répétitive et inutile, mais aussi en grande partie nuisible en raison de sa nature souvent négative et dysfonctionnelle. Il vous suffit d’observer votre mental pour constater à quel point cela est vrai. La pensée involontaire et compulsive occasionne une sérieuse perte d’énergie vitale. Elle est en fait une accoutumance. Et qu’est-ce qui caractérise une habitude ? Tout simplement le fait que vous sentiez ne plus avoir la liberté d’arrêter. Elle semble plus forte que vous. Elle vous procure également une fausse sensation de plaisir qui se transforme invariablement en souffrance.

Pourquoi serions-nous des drogués de la pensée ?

Parce que vous êtes identifiés à elle et que cela veut dire que vous tirez votre sens du moi à partir du contenu et de l’activité du mental. Parce que vous croyez que si vous vous arrêtez de penser, vous cesserez d’être. Quand vous grandissez, vous vous faites une image mentale de qui vous êtes en fonction de votre conditionnement familial et culturel. On pourrait appeler ce « moi fantôme », l’ego. Il se résume à l’activité mentale et ne peut se perpétuer que par l’incessante pensée. Le terme « ego » signifie diverses choses pour différentes gens, mais quand je l’utilise ici, il désigne le faux moi créé par l’identification inconsciente au mental.

Aux yeux de l’ego, le moment présent n’existe quasiment pas, car seuls le passé et le futur lui importent. Ce renversement total de la vérité reflète bien à quel point le mental est dénaturé quand il fonctionne sur le mode « ego ». Sa préoccupation est de toujours maintenir le passé en vie, car sans lui qui seriez-vous ? Il se projette constamment dans le futur pour assurer sa survie et pour y trouver une forme quelconque de relâchement et de satisfaction. Il se dit : « Un jour, quand ceci ou cela se produira, je serai bien, heureux, en paix. » Même quand l’ego semble se préoccuper du présent, ce n’est pas le présent qu’il voit. Il le perçoit de façon totalement déformée, car il le regarde à travers les yeux du passé. Ou bien il le réduit à un moyen pour arriver à une fin, une fin qui n’existe jamais que dans le futur projeté par lui. Observez votre mental et vous verrez qu’il fonctionne comme ça.

livre tollé

Le secret de la libération réside dans l’instant présent. Mais vous ne pourrez pas vous y retrouver tant et aussi longtemps que vous serez votre mental.

Je ne veux pas perdre ma capacité d’analyse et de discernement. Je ne suis pas contre le fait d’apprendre à penser plus clairement, de façon plus pénétrante, mais je ne veux pas perdre ma tête. Le don de la pensée est la chose la plus précieuse que nous ayons. Sans elle, nous ne serions qu’une autre espèce animale.

La prédominance de la pensée n’est rien d’autre qu’une étape dans l’évolution de la conscience. Il nous faut passer à l’étape suivante de toute urgence. Sinon, le mental nous anéantira, car il est devenu un véritable monstre. Je reparlerai de ceci plus en détail un peu plus loin. Pensée et conscience ne sont pas synonymes. La pensée n’est qu’un petit aspect de la conscience et elle ne peut exister sans elle. Par contre, la conscience n’a pas besoin de la pensée.

Atteindre l’illumination signifie s’élever au-delà de la pensée, ne pas retomber à un niveau situé en dessous de la pensée, soit celui du règne végétal ou animal. Quand vous avez atteint ce degré d’éveil, vous continuez à vous servir de votre pensée au besoin. La seule différence, c’est que vous le faites de façon beaucoup plus efficace et pénétrante qu’avant. Vous vous servez de votre mental principalement pour des questions d’ordre pratique. Vous n’êtes plus sous l’emprise du dialogue intérieur involontaire, et une paix profonde s’est installée.

Lorsque vous employez le mental, en particulier quand vous devez trouver une solution créative à quelque chose, vous oscillez toutes les quelques minutes entre la pensée et le calme, entre le vide mental et le mental. Le vide mental, c’est la conscience sans la pensée. C’est uniquement de cette façon qu’il est possible de penser de manière créative parce que c’est seulement ainsi que la pensée acquiert vraiment un pouvoir. Lorsqu’elle n’est plus reliée au très grand royaume de la conscience, la pensée seule devient stérile, insensée, destructrice.

Essentiellement, le mental est une machine à survie. Attaque et défense face à ses « congénères », collecte, entreposage et analyse de l’information, voilà ce à quoi le mental excelle, mais il n’est pas du tout créatif. Tous les véritables artistes, qu’ils le sachent ou pas, créent à partir d’un état de vide mental, d’une immobilité intérieure. Puis, c’est le mental qui donne forme à l’impulsion ou à l’intuition créative.

Même les plus grands savants ont rapporté que leurs percées créatives s’étaient produites dans des moments de quiétude mentale. Une enquête effectuée à l’échelle nationale auprès des plus éminents mathématiciens américains, Einstein y compris, a donné des résultats surprenants. Questionnés au sujet de leurs méthodes de travail, ils ont répondu que la pensée ne « jouait qu’un rôle secondaire à l’étape brève et déterminante de l’acte créatif lui-même ». Je dirais donc que la simple raison pour laquelle la majorité des scientifiques ne sont pas des gens créatifs, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter de penser et non pas qu’ils ne savent pas comment penser !

Ce n’est pas la pensée, le mental, qui est à l’origine du miracle de la vie sur terre ou de votre corps. Et ce n’est pas cela non plus qui les sustente. De toute évidence, il y a à l’oeuvre une intelligence qui est bien plus grande que le mental.

Comment une seule cellule humaine mesurant 1/2500 de centimètre de diamètre peut-elle contenir dans son ADN des informations qui rempliraient un millier de livres de six cents pages chacun ? Plus nous en apprenons au sujet du fonctionnement du corps, plus nous réalisons le caractère grandiose de l’intelligence qui est à l’oeuvre en lui et la petitesse de notre savoir.

Lorsque le mental se remet en contact avec cette réalité, il devient le plus merveilleux des outils et sert alors une cause bien plus grande que lui.

Eckart TOLLE


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Par Eckhart Tolle sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Pourquoi se couper de nous-mêmes

Posté par othoharmonie le 17 mars 2016

se couper de soi

Si nous sommes déjà largement coupés de nos sentiments, nous le sommes presque tout à fait de nos besoins.

Nous avons parfois l’impression qu’une dalle de béton nous coupe de nos besoins. Nous avons plus appris à tenter de comprendre et de satisfaire les besoins des autres qu’à tenter de nous mettre à l’écouter des nôtres. S’écouter a été longtemps synonyme de péché mortel, en tout cas d’égocentrisme ou de nombrilisme : « Ce n’est pas bien de s’écouter comme cela… Oh ! c’est encore une personne qui s’écoute« … L’idée même que l’on puisse « avoir des besoins » est encore souvent perçue comme infamante.

Il est vrai que le mot besoin est souvent mal compris. Il ne s’agit pas d’une envie du moment, d’une pulsion passagère, d’un désir capricieux. Il s’agit de nos besoins de base, ceux qui sont essentiels à notre maintien en vie, ceux que nous devons satisfaire pour trouver un équilibre satisfaisant, ceux qui touchent à nos valeurs humaines les plus répandues : identité, respect, compréhension, responsabilité, liberté, entraide. En avançant dans ma pratique, je vois de plus en plus combien le fait de mieux comprendre nos besoins nous permet de mieux comprendre nos valeurs.

Pouvons-nous être vraiment et adéquatement à l’écoute des autres sans être vraiment et adéquatement à l’écoute de nous-mêmes ? Pouvons-nous être disponibles et bienveillants vis-à-vis des autres, sans l’être vis-à-vis de nous ? Pouvons-nous aimer l’autre dans ses différences et ses contradictions sans d’abord nous aimer profondément avec les nôtres ?

La coupure par rapport à nos besoins se paye de différentes façons. En voici les conséquences les plus fréquentes.

-          nous avons de la peine à faire des choix qui nous engagent personnellement. Dans les affaires, au travail, ça va bien. Mais dans notre vie affective, intime, dans les choix plus personnels, quelle difficulté. Nous dansons d’un pied sur l’autre, ne sachant que choisir, espérant finalement que les événements ou les gens décident pour nous. Ou alors, nous nous imposons un choix impuissants que nous somme s à écouter et à comprendre notre élan profond.

-          Nous sommes des accords du regard de l’autre. Incapables d’identifier nos vrais besoins, ceux qui nous appartiennent personnellement, nous allons souvent dépendre de l’avis des autres. Ou pire, nous nous coulons dans le moule de leurs attentes telle s que nous nous les imaginons, sans les vérifier et en nous adaptant et nous sur-adaptant à elles. Nous nous épuisons à cet exercice de dépendance à la reconnaissance des autres et à l’extrême, nous devenons la girouette d’une mode, d’un courant ou d’instructions formelles.

Ainsi, nous sommes épuisés d’essayer de faire valoir nos besoins sans aucun succès. Finalement, nous renonçons. Nous nous écrasons, nous démissionnons de nous-mêmes, on s’enferme ou on s’enfuit. Dans ce cas, nous nous faisons violence à nous-mêmes.

Le seul fait d’identifier notre besoin sans même qu’il soit satisfait apporte déjà un soulagement et un bien-être surprenant. En effet, lorsque nous souffrons, la première des souffrances est de ne pas savoir de quoi nous souffrons. Si nous pouvons identifier la cause intérieure de notre mal être, nous sortons de la confusion. Ainsi, si vous ne vous sentez pas bien physiquement, si vous avez des douleurs suspectes au ventre, à la tête ou au dos, vous vous affolez… Si vous allez voir votre médecin et qu’il pose un diagnostic sur votre mal-être, vous vous sentez rassurés, rassuré de savoir ce qui se passe, vous sortez de la confusion. Il en va de même du besoin : l’identifier permet de sortir de la confusion qui ajoute au mal être.

En indiquant à l’autre quelle est notre demande concrète, nous rendons le besoin moins menaçant parce que nous «l’incarnons » dans la réalité, dans le quotidien. Ce n’est pas un besoin virtuel, apparemment insatiable et donc menaçant. C’est une demande concrète, bien définie en termes d’espace et de temps, et par rapport à laquelle nous pouvons nous situer, adopter une attitude.

Tant que nous serons obnubilés par l’idée que notre besoin n’est pas reconnu, nous ne serons pas disponibles pour constater qu’il l’est. A force de ressasser l’impression de ne pas être compris(e) ou reconnu(e), de faire l’objet d’injustices ou de rejet, nous nous forgeons une nouvelle identité. Nous nous installons dans cette croyance de telle sorte  que le monde autour de nous peut bien nous envoyer des messages d’accueil, de compréhension, d’intégration, nous ne les entendons ni ne les voyons plus.

Un travail sur soi est nécessaire, et une fois notre besoin identifié, nous allons pouvoir formuler une demande concrète et négociable qui va dans le sens de nos satisfactions.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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La Sagesse nous ramène à la VERITE

Posté par othoharmonie le 16 février 2016

Avant, les enfants partaient en voyage explorer le monde, très jeunes, à 15 ans, 17 ans. Ce n’est pas parce qu’ils étaient vieux avant l’âge, non, c’est tout simplement parce qu’ils n’avaient pas de télé et pas de réseaux sociaux pour vivre par procuration au lieu de réaliser leurs missions de vie respectives. Nous vivons dans une société à la fois et de Labeur et de Divertissement. Un être humain aujourd’hui, soit travaille comme une abeille dans une ruche pour nourrir le système (en donnant ses idées et sa force vitale à une autre entreprise que la sienne), soit il se diverti (télévision, films, sports médiatiques, alcool, drogues, déviations sexuelles). A la fin de sa journée, il ne reste rien pour la Conscience. L’âme se meurtrie peu à peu, dans un véhicule qui fait tout sauf ce qu’il avait prévu de faire avant de venir. L’âme se meurtrie, car elle n’a plus aucun moyen de communiquer avec son véhicule, qui est totalement déconnecté d’elle. L’âme se meurtrie, elle envoie des signaux dans le corps physique, qui tombe malade, qui déclenche des maux pour attirer l’attention de son véhicule, mais celui-ci court chez le médecin pour acheter des substances chimiques qui enlèveront ces signaux, au lieu de traiter le mal à la racine, les raisons de cette alerte, le message derrière. Jusqu’au jour où l’âme ne peut tout simplement plus rester.

bouddha

Il faut bien comprendre que l’âme n’a pas d’intérêt à continuer à être dans un véhicule qui ne lui permet pas d’accomplir ce qu’elle souhaiterait accomplir. L’âme n’en a que faire de regarder la télé, de jouer aux jeux vidéos, d’aller travailler comme un esclave chaque matin, ou de rester au même endroit pendant des années à fréquenter des personnes qui ne nourrissent ni son cœur ni son esprit. L’être humain n’est pas un arbre ! Nous sommes des êtres vivants incarnés dans des corps physiques mobiles justement pour nous permettre de réaliser avec nos 2 mains et nos 2 jambes, dans la réalité physique, des choses que nous ne pourrions faire sous d’autres formes.

Et qu’est ce que la plupart des humains réalisent avec leurs 2 bras et leurs 2 jambes au long de leur vie ? Qu’est ce qu’ils laissent sur Terre après leur passage ? Quelle est leur ŒUVRE ?

 

J’ai toujours eu le souhait de ne pas quitter cette Terre dans le même état que je l’aurais trouvée. Que je laisserai une « trace », mais pas dans le sens de « l’ego », dans le sens qu’il ne peut en être autrement, plutôt mourir sinon. Qu’avant et après mon arrivée, il faudrait qu’il y ait une différence remarquable. Ca, je le ressens depuis toujours. Et aujourd’hui, je comprends pourquoi. C’est certes la raison pour laquelle les Indigos / Starseeds se sont incarnés sur Terre, mais imaginez si chaque humain avait cette intention ? 

Cette simple intention de quitter la Terre dans un meilleur état que lorsqu’ils y sont arrivés ? 

Imaginez la rapidité avec laquelle la civilisation humaine se restaurerait d’elle-même. Malheureusement, beaucoup d’humains viennent et quittent la Terre sans n’avoir du tout émis l’intention d’améliorer les choses autour d’eux mais plutôt en ayant pris, voire abîmé encore plus lors de leur passage la situation sur Terre. Combien d’humains acceptent pendant leur passage sur Terre de tuer d’autres humains, de massacrer des animaux, de mentir, de trahir, d’abuser, de ne pas respecter la Vie. 

Chaque être vivant a le choix de ce qu’il souhaite servir : la Vie, ou l’Anti-Vie ; l’Harmonie, ou la destruction. La source a créé la vie, mais cette force, peut être utilisée pour faire le bien, ou pour faire le mal. Elle peut être utilisée pour créer la Beauté, ou pour créer la laideur, elle peut être utilisée pour créer le chaud, ou le froid, pour créer le jour, ou la nuit. Mais la fatalité n’existe pas de son point de vue et c’est chaque élément de la création qui en chaque instant, de par ses intentions et ses choix, contribue à faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre. La balance a penché du côté de l’obscurité depuis des milliers d’années sur Terre, à cause de l’absence de Conscience de la civilisation humaine. Une civilisation ignorante de sa propre nature et de son propre pouvoir est une civilisation naïve et facilement contrôlable. Une civilisation qui a été habituée à être assistée et non responsabilisée est une civilisation dépendante d’une hiérarchie. Une civilisation qui a été habituée à croire en des dieux extérieurs à lui et à tuer au nom de ces dieux est une civilisation qui ne sait pas encore utiliser son discernement interne. Mais le système s’effrite. Voici un message qui m’a récemment été transmis par ceux avec qui je suis maintenant en communication pour le déroulement de ma mission (un indigo ne vient pas sur Terre seul sinon cela relève du suicide, nous sommes en équipe pour le bon accomplissement du plan ; et reconnecter avec cette équipe réellement en janvier 2015 pour moi fut une profonde « libération » – à défaut de trouver un mot plus fort) :

« La vérité commence à s’infuser sur la planète.

Elle est telle un virus que l’on ne peut difficilement stopper.

Les moyens de stopper la vérité deviennent de plus en plus compliqués.

Ils perdent du terrain et du contrôle.

Le virus de la Vérité, ou plutôt devrait-on l’appeler « l’antidote », se diffuse de l’intérieur au cœur même de cette matrice.

Cette antidote traite la gangrène de l’intérieur.

Les informateurs de vérité sont soumis à de fortes pressions de toutes part.

Nous entrons dans une ère où la réalité est mélangée à la fiction.

La sagesse universelle nous ramène à la résonance de la Vérité, c’est pour cela qu’elle doit être rendue à nos frères et sœurs.

Faites preuve de sagesse.

La sagesse ne trompe pas,

 La sagesse ne juge pas,

La sagesse ne contrôle pas;

La sagesse ne dupe pas,

La sagesse libère,

La sagesse renforce,

La sagesse sourit,

La sagesse sait,

La sagesse rend indépendant.

 

AUTEUR : LAURA MARIE

internet : www.LauraMarieTV.com

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La communication avec Dieu

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2016

 

Parlons de la prochaine « communication ». Pourquoi est-ce que vous voulez humaniser Dieu ? Il y a quelques instants, je vous ai dit que vous étiez parfois portés à placer Dieu en dehors ou à part vous, que vous lui donniez un genre masculin, portant une barbe et ayant une voix de stentor. Vous le voyez comme étant plus vieux que vous, comme un ancêtre, vous l’adorez et faites des statues de lui, ayant une forme humaine. Dieu est à l’intérieur ! Chaque parcelle de votre ADN a cette énergie en elle. Environ 100 billions de parcelles d’ADN [un billion = un million de millions, en français. En anglais, un billion est appelé un trillion]. Il y a une conscience et même une communication entre les molécules d’ADN, mais la science ne l’a pas encore constaté. Dieu est en vous ! Alors, pourquoi le fragmenter et lui construire des édifices où il sera restreint à cet environnement ?

autre dimension

Permettez-moi vous demander quelque chose. Imaginons que vous entrez dans l’un de vos organes. L’exercice du moment sera d’entrer dans l’un de vos reins, afin de lui parler. Est-ce que vous commenceriez par lui construire un édifice géant, afin de pouvoir l’adorer ? Pourquoi feriez-vous une telle chose, puisque vos reins sont en vous, à l’intérieur de votre propre corps physique ? C’est parce que vous voyez ou percevez Dieu comme étant une source extérieure qui vient vers vous, au lieu d’une source intérieure qui EST VOUS et qui provient de VOUS. De notre point de vue, la limitation 3-D de votre divinité en incarnation est très drôle, mais elle est très utile à la Création. Ne l’oubliez jamais. Donc, c’est une question de perception divine. Ne pensez-vous pas qu’il serait peut-être temps de changer la perception de votre propre Divinité Intérieure ? Lorsque vous le ferez, que vous ouvrirez vos yeux quantiques et que vous vous regarderez dans le miroir, vous direz :  » Je suis ce que je suis. Je suis Dieu, et tout le monde l’est !  » Oh oui ! Je sais que c’est plus facile à dire qu’à réaliser, lorsque vous êtes dans un corps physique limité à la 3-D. Chers Êtres Humains, cela demande que vous sortiez de l’ancienne réalité de « victimisation », de la réalité qui vous plaçait dans un état d’esclavage, auprès d’un Dieu quelconque.

Voyez-vous ce que je tente d’expliquer avec mes métaphores, adages ou axiomes, car ils vont plus loin que la limitation des mots 3-D ? Il est temps que vous changiez l’image que vous voyez de vous-mêmes ! Lorsque ce sera chose accomplie, vos yeux vont s’ouvrir. En vous regardant dans le miroir, vous direz :  » Je suis qui je suis. Dieu est en moi.  » Je sais que ce n’est pas une chose facile à faire et à comprendre pleinement, lorsque vous jouez le rôle d’un Être Humain. Cela demande de sortir de l’ancienne réalité qui dit que l’Être Humain est inférieur à Dieu et qu’il doit s’y soumettre, sous peine de damnation éternelle [selon certaines religions humaines].

Que dit votre culture au sujet de votre divinité ? Tout ce que vous voyez dans les médias vous dit, parfois indirectement et subtilement, que vous n’avez pas le plein contrôle de votre vie physique. Ils disent que vous avez besoin de ceci ou de cela. Avez-vous déjà vu une publicité où ils vous regardent et disent:  » Vous n’avez besoin de rien, sauf de vous-mêmes. Alors, qu’attendez-vous pour passer à l’action ?  » Non.

Quelle est la meilleure manière de communiquer avec l’Esprit ? Permettez-moi de vous faire une « p’tite » suggestion. Vous devez commencer par « tomber ou plutôt vous élever en amour » avec vous-mêmes. C’est la clé. C’est le portail. Il est normal d’avoir Dieu en vous. Vous n’êtes pas nés en état d’infériorité, de déchéance ou avec le « péché originel », selon certaines religions humaines. Vous naissez dans toute votre magnificence. Oui, dans toute votre magnificence ! Si vous avez découvert et appliqué votre magnificence, sachez que ce n’est pas le produit de l’égo. Vous êtes axés plutôt sur l’amour que sur l’ego, et cela fait toute la différence. Vous percevez et aimez votre vous-même de la même manière que vous le faites avec Dieu. Votre équilibre vous permet de maintenir votre lumière – même dans les endroits obscurs. Vous ne permettez plus que l’ancienne énergie et l’obscurité parviennent à faire diminuer votre lumière. En outre, vous ne permettez plus à l’ego d’avoir le contrôle de vos vies. Les maîtres l’ont fait et enseigné. Lorsque vous reconnaissez votre propre créativité divine, celle qui est en vous, alors, la communication avec Dieu devient un automatisme. Ceci ouvre le portail.

KRYEON – Extraits du channeling « L’humanisation de Dieu » sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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AU DEVANT DE LA CONSCIENCE DE SOI

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2016

 

SOURCESe servir objectivement nos cinq sens ouvre les chemins de la conscience de soi. J’étais un peu le paysage, le ciel, les nuages, la table en pin devant moi. Maintenant il ya la table et il y a moi. Elle existe et moi face à elle. J’étais prisonnière du jeu infini de mes perceptions, je suis libérée. Je deviens l’observateur, le « témoin neutre » de ma propre vie. Je cesse d’être l’actrice prise dans la mêlée. Ce retrait momentané est source de paix, induit la par la relaxation.

La conscience de soi peut être affinée, approfondie jusqu’à la perception subtile, l’intuition de notre « JE Essentiel » en deçà de toutes les attaches, les prisons multiples de l’ ego. Alors devient possible l’expérience de l’Absolu, la rencontre avec Dieu.

L’usage insolite nos sens, je veux dire, utilisés objectivement, librement, sans entraves ou émotion, a deux vertus : nous découvrir des horizons inconnus et nous mener en chemin de sérénité.

Vivre un corps réconcilié, c’est comme habiter son pays, rentrer chez soi.

Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie dit le proverbe chinois. Ecoutons-le. Pour connaître son corps il faut le regarder, le voir de l’extérieur, comme un acteur à qui l’on cesserait de s’identifier. Devenir un spectateur dans la salle, un témoin…  Faites le tour de votre corps, examinez-le avec lucidité et bienveillance. Souriez de tous ces mouvements inutile sou incongrus, des ces tensions parasitaires.

Notre corps a besoin de notre amour lucide, ferme et bienveillant à la fois. D’un amour intelligent sans parti pris, sans différences, d’un amour qui l’englobe tout entier. Nous n’aimons que des morceaux de nous-mêmes presque détachés comme des pièces de boucherie… Nous aimons volontiers ce qui nous flatte ou qui nous procure du plaisir, détestons ce qui nous dévalue ou nous fait souffrir et restons indifférents pour tout le reste.  Se connaître, s’accepter dans la clarté, et s’aimer tel que l’on est, est le meilleur moyen le plus sûr d’avancer en paix.

Une chose qui élève infiniment l’homme au-dessus de toutes les autres créatures qui vivent sur la terre, c’est d’être capable d’avoir la notion de lui-même. C’est par là qu’il devient une personne !

Les gens prétendent posséder toute sorte de connaissances : sur eux-mêmes, sur Dieu, sur la vie, sur la mort, sur l’univers, sur l’évolution, sur la politique, le sexe, sur n’importe quoi. En réalité, les gens ne savent même pas qui ils sont et ce qu’ils sont. La seule raison pour laquelle les humains ne sont pas en paix avec eux-mêmes est parce que nous sommes empêtrés dans de fausses croyances que les choses doivent être ‘bonnes ou mauvaises’. Ceci génère le jugement, qui produit la culpabilité. La réponse habituelle à la culpabilité est la projection – mettre cela sur le compte de l’autre – afin d’essayer de se débarrasser de cette culpabilité. Bien sûr ça ne marche pas, mais c’est à l’origine des guerres et donne aux gens un sentiment d’insécurité.

Les individus présentant des niveaux élevés de conscience de soi sont plus susceptibles de participer de façon plus active à leur programme de réadaptation, de vivre des relations plus solides et d’obtenir de meilleurs résultats de réadaptation en matière d’intégration communautaire.

A première vue, la cérémonie du thé japonaise tourne autour d’un acte très ordinaire, fait tous les jours : faire et boire une tasse de thé. C’est quelque chose que nous avons tous fait des centaines et des milliers de fois. Comment cela est-il fait dans la cérémonie du thé japonaise ? Cela est fait d’une façon très différente, car cela est fait avec prise de conscience.

Avec prise de conscience, la bouilloire est remplie d’eau.

Avec prise de conscience, elle est mise sur le feu de charbon de bois.

Avec prise de conscience on s’assied et on attend que l’eau bouille, écoutant le frémissement de l’eau et des bulles, et regardant danser les flammes.

Enfin, c’est avec prise de conscience que l’on verse l’eau bouillante dans la théière, avec prise de conscience que l’on verse le thé, qu’on l’offre, et qu’on le boit, observant pendant tout ce temps un silence complet.

D’un bout à l’autre, c’est un exercice de prise de conscience qui représente l’application de la prise de conscience aux choses de la vie quotidienne découlant sur la conscience de Soi.

Cette attitude, nous devrions l’avoir dans toutes nos activités. Elles devraient toutes être conduites sur le même principe que la cérémonie du thé japonaise, tout étant fait avec prise de conscience et attention, et donc avec tranquillité, calme et beauté, ainsi qu’avec dignité, harmonie et paix.

C’est le travail sur soi qui améliore la conscience de soi.

Conseil de Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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Rien ne Réussit Mieux que le Succès

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

 

L’inverse est aussi vrai, que lorsque nous vivons dans l’idée que nous ne pouvons pas réussir, nous mettons en échec toutes nos facultés et capacités; et nous pouvons de cette façon réduire notre puissance d’habileté et de travail considérablement.

En conséquence, nous trompons notre mental, nous-mêmes et les autres si nous tolérons la croyance que le succès n’est pas pour nous.

LE SUCCES

Dans la même veine, nous devrions nous souvenir que rien n’est plus efficace pour amener nos propres éléments mentaux à mieux travailler et à en faire plus que la conviction assurée que nous pouvons, le sentiment intérieur profond que nous “pouvons”.

Nous réalisons ainsi que lorsque nous vivons constamment dans cette attitude, sachant que “nous pouvons” et travaillant dans la compréhension du fait que le mental et toutes ses facultés peuvent se transposer à volonté sur une plus grande échelle, lorsque nous savons ces choses et que nous procédons dans notre travail et notre développement avec cette connaissance, il n’y a rien que nous ne pouvons accomplir, aucune limite à ce que nous pouvons réaliser.

La psychologie de tout cela: quand nous entrons dans la véritable dynamique du succès, nous obtenons de plus en plus de puissance, venant de mille et une sources différentes, et nous accroissons le volume et la capacité de notre dynamique du succès, prouvant ainsi la loi qui veut que rien ne réussit mieux que le succès et démontrant le fait que ce n’est que dans la vie, l’esprit et la force du “réel” succès que nous trouvons le secret qui mène à de plus grands succès encore.

Quand nous vivons et travaillons constamment dans le sentiment et la conviction que nous pouvons réussir, nous nous concentrons plus parfaitement et plus positivement sur le but à atteindre. Nous activons aussi en quelque sorte plus de “dynamique du succès”, appliquant ainsi une plus large mesure de la puissance que nous possédons. Ces choses aident énormément à la réalisation de plus grands succès maintenant et dans le futur.

Nos analyses de tous ces faits démontrent combien la “réalisation” du succès affecte les individus eux-mêmes et à quel point les talents et forces des individus sont amenés à faire de plus grands efforts quand ils “savent” qu’ils sont réellement devenus un succès et obtiennent encore plus de capacités à travers la présence vivante de l’esprit du succès dans le mental et dans l’âme de l’individu.

Nous pouvons tous apprécier la grande importance de ce gain pour l’individu lui-même, mais il existe un autre aspect de ce processus qui est aussi important, c’est l’effet que le succès de l’individu a tôt ou tard sur le monde en général et sur ses plus proches associés en particulier.

Dans tous les cas nous constatons le fait que l’individu qui a du succès devient le centre d’attraction de son monde et de tous les autres mentaux qui apprécient ses accomplissements.

L’avantage psychologique d’une telle situation est indéniable. Cette personne réalise qu’elle devient puissante dans sa sphère d’influence et ceci tend à accroître sa propre conscience de “puissance”, en éveillant ainsi encore plus dans son mental et dans son âme.

Cette personne devient plus puissante dans son propre monde et démontre l’évidence de la puissance dans sa vie et son travail. Mais encore, cette personne, à travers son propre succès, accroît la confiance des autres mentaux avec qui elle vient en contact. Cette confiance accrue ne fait pas qu’augmenter son prestige, mais lui amène aussi toutes sortes d’autres opportunités menant toujours vers de plus grands succès.

On dit que “à celui qui a déjà on donnera encore plus”. Tous les jours nous voyons l’évidence du fait que c’est l’individu qui a du succès qui obtient les meilleures chances de réussir à un plus haut niveau encore.

De plus, quand le monde commence à avoir plus de foi et de confiance en nous, nous commençons naturellement nous aussi à avoir plus de foi et de confiance en nous. Et plus nous avons de foi et de confiance en nous, plus nous accomplissons de grandes choses, quelles que soient les circonstances.

Alors, lorsque nous prouvons notre foi et notre mérite en produisant des résultats tangibles, qui ont une réelle valeur et qui sont appréciés par le monde, alors le monde, par sa plus grande foi en nous, nous aide, en augmentant notre propre foi, à produire d’encore plus grands résultats.

Et ce procédé d’accroissement peut continuer sur son élan et dans cette dynamique indéfiniment ou jusqu’à l’atteinte du pinacle de la réalisation et de l’accomplissement sur cette planète.

Nous devons ici, cependant, considérer un sérieux obstacle dans le chemin, celui de la tendance qu’a l’individu moyen à “perdre la tête” quand le succès arrive, qui fait qu’au lieu de saisir les avantages des plus grandes opportunités qui se présentent inévitablement sur la route du succès, il “tombe” et se redirige dans la mauvaise direction.

Pour éviter une telle calamité, il suffit de voir clairement la différence entre “l’ego exagéré” et la véritable confiance en soi. Il faut ensuite cultiver et développer la confiance en soi tout en éliminant “l’ego exagéré” par la négligence absolue.

Il est bon de se rappeler ici que “l’ego exagéré” vit à la surface des choses, est toujours sur-gonflé et jamais substantiel, alors que la véritable confiance en soi vient du plus profond de l’âme et est remplie de qualité, de supériorité et de valeur.

De plus, la personne qui a du succès, de par une tendance particulière à la nature humaine, recevra de l’aide directe, de l’encouragement et de la coopération d’une large part de ceux qui s’intéressent à son projet et son but. Car il est étrange mais vrai que l’humanité s’efforce d’aider ceux qui ont du succès afin qu’ils en obtiennent encore plus.

Les gens en général veulent s’associer au succès et préfèrent invariablement faire affaire là où ils trouvent le plus d’évidence du succès. Ils repoussent au contraire un individu ou une institution qui ne réussit pas.

En d’autres termes, l’espèce humaine travaille instinctivement du côté du succès, elle est vitalement intéressée à rendre un succès encore plus grand, mais pas du tout intéressée à aider à faire d’un échec un succès; et même si cela ne fait pas bien paraître le “grand coeur” de l’humanité, lorsqu’on considère sérieusement ce fait, il se trouve à être l’attitude adéquate.

C’est une des grandes lois de la vie qu’une personne ne doit pas s’attendre à obtenir de l’aide des autres tant qu’elle ne prouve pas qu’elle peut s’aider elle-même. En d’autres mots, il faut faire bon usage du talent que nous avons reçu avant de pouvoir compter sur la coopération de talents additionnels.

Il faut prouver notre puissance à réaliser de petites choses avant d’obtenir de l’autorité pour réaliser de plus grandes choses. Ceci est une loi et elle est absolument nécessaire à l’avancement de l’humanité.

Souvenons-nous du proverbe: “aides-toi et le ciel t’aidera”! C’est vrai tant pour l’humanité que pour la nature; tout dans la vie se conforme instinctivement à cette loi.

La vie supporte ceux qui avancent, ajoute de la puissance à ceux qui utilisent la puissance, accroît le bien ou le bien se produit, donne plus à ceux qui ont, aide à produire de plus grands succès là où est démontré positivement le succès et aide à construire là où une réelle construction est en cours.

Cette loi est-elle dure et sans coeur? Au contraire, elle incite l’humanité à travailler avec des forces constructives et ainsi à faire progresser davantage tout ce qui existe dans la vie.

Souvenons-nous qu’un individu qui fait le meilleur usage possible du talent et du pouvoir qu’il possède, se voit récolter les bénéfices de cette grande loi. Il obtient bientôt la coopération de toutes parts, il trouve toute l’aide et les opportunités nécessaires pour faire de son succès un plus grand succès encore.

D’abord prouvons que nous sommes méritants et dignes; démontrons le fait que nous pouvons régner seul dans notre petit royaume, alors toutes les forces de la vie viendront avec nous pour nous créer une place dans un plus large royaume.

Le premier pas revient donc à l’individu, et l’individu qui démontre vraiment qu’il est fidèle à son propre talent n’a pas à se soucier pour l’avenir. Toutes les forces constructives de la vie, ainsi que l’intérêt, la pensée et l’expression d’autres individus viennent le rencontrer. Mais dans toutes les circonstances, il doit continuer à faire de son mieux. Il doit continuer à être un succès intérieurement et le succès viendra aussi de toutes les sources du monde extérieur.

Lorsque nous envisageons la vie d’une manière superficielle, nous pouvons rencontrer de nombreuses exceptions à ces règles, mais ce ne sont que des apparences qui viennent soit de la négligence ou de l’application imparfaite des principes et méthodes.
D.LARRON
La règle première tient toujours bon même s’il y a ignorance et imperfection de l’application des lois de la vie.

L’individu qui a du succès reçoit donc invariablement, de la nature et de l’humanité, toutes sortes de moyens et d’opportunités afin de se créer pour lui-même plus grands succès encore.

Il existe plusieurs raisons psychologiques pour lesquelles ceci est véridique, et toute personne possède le privilège de profiter de cette situation. Nous pouvons devenir des centres vitaux autour desquels gravitent les grandes forces de la vie et de l’humanité.

En faisant cela, nous ne ferons pas que promouvoir notre propre avancement mais aussi celui de tout ce qui en vaut la peine sur cette planète.

de Christian D. Larson
Éditions Nouvelle Pensée (2009)

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La relation maître-disciple

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

A cœur ouvert, Lee Lozowick, disciple de Yogi Ramsuratkumar et représentant de la tradition Bâule en Occident, nous parle ici du chemin spirituel et du rôle du maître authentique.

maitre_et_discipleAvons-nous besoin d’un maître spirituel ?

Mon maître est mort l’année dernière et je n’en ai pas trouvé d’autre. Pour moi, mon maître est toujours vivant. Une chose à considérer, c’est que j’ai passé 27 ans auprès de mon maître, et que pendant toutes ces années, j’ai eu le temps d’apprendre à faire la différence entre ce qui venait de lui et ce qui venait de mon propre mental. Ce point est fondamental. Je ne suis pas très optimiste quand à la capacité qu’a l’être humain de faire preuve de discernement. Notre ego est tellement complexe et sophistiqué qu’il peut nous convaincre de n’importe quoi. J’avais l’habitude d’être cynique face à la condition humaine…mais pas autant qu’aujourd’hui.

Comment savoir si un maître a de l’intégrité ?

Il n’a pas d’autre vie que celle du Travail. Une fois franchie la ligne de démarcation, on ne peut plus rester centré sur soi même. L’ego n’est pas écrasé, brisé, tué. L’ego est tourné au service du divin, il n’est plus tourné exclusivement au service du soi séparateur.

Les soufis disent qu’il existe trois types d’élèves, et que chaque type a ses motivations propres. 

Le premier type d’élève part du principe que l’instructeur possède certaines informations et peut les lui transmettre. Il entre en relation avec l’instructeur pour obtenir ces informations. Il réalise rapidement que l’instructeur ne sait pas tout, il se sent déçu tout, se met à le critiquer, devient agressif, et finit par partir à la recherche d’un autre instructeur qui, lui, saura tout. Ce type d’élève n’est jamais satisfait.

Le deuxième type d’élève entre en relation avec l’instructeur car celui-ci répond à l’image qu’il se fait d’un instructeur authentique. Mais, tôt ou tard, l’instructeur fera quelque chose qui ne correspondra pas tout à fait à l’image de l’élève. 
Celui-ci sera déçu et partira, cherchera un autre instructeur qui correspond mieux à son image. Ce type d’élève n’est jamais satisfait.

Le troisième type d’élève entre en relation avec un instructeur parce qu’il veut la vérité. Il refuse de laisser quoi que ce soit créer un doute dans son esprit ou faire obstacle à la vérité. Même le manque de foi de son instructeur n’influencera pas la foi de l’élève. Ces élèves sont satisfaits dès le début, et ils le restent.

Question : Une certaine dimension de nous-même possède une intelligence divine. Il y a d’autres dimensions en nous prêtes à nous emmener en enfer. Comment faire la différence entre les dimensions subjectives et objectives ?

La différence, c’est le maître vivant. Mais, c’est le boulot de l’élève de surpasser le maître. Ce que le maître veut pour chacun de ses disciples, c’est qu’ils soient complètement indépendants de lui. Une indépendance parfaite équivaut à l’union à Dieu.

Le disciple doit donc découvrir le véritable guide intérieur. Sinon, il dépendra du maître pour les compliments que celui-ci lui fait, la sécurité qu’il représente. Nous devons finir par quitter le maître tout comme nos enfants finissent par quitter la maison familiale. La relation avec le maître ne se termine pas. Elle ne peut pas se terminer. Le maître reste le maître, et en même temps, c’est notre boulot de devenir complètement indépendant du maître.

Il y a quatre types d’instructeurs.

Le premier type d’instructeur est le seul authentique. Ce type d’instructeur peut offrir ce qu’un véritable instructeur est censé offrir.

Le deuxième type est quelqu’un de bien. Ce type d’instructeur fait preuve d’une solide intégrité dans toutes ses relations. Il essaie honnêtement d’aider les gens. Il s’imagine être beaucoup plus avancé qu’il ne l’est en réalité. Il est sincère, mais n’a pas les compétences requises pour réellement faire de ses élèves des disciples.

Le troisième type d’instructeur, le plus courant, est tellement inconscient des motivations négatives qui l’animent que même lorsqu’il pense avoir de l’intégrité et aider les gens, il les manipule, en fait, inconsciemment, et essaie de leur imposer son pouvoir.

Le quatrième type d’instructeur – assez rare – ment intentionnellement, trompe les gens, les vole, les manipule. Il y a deux façons de trouver un maître. La première est de nous mettre à en chercher un. Nous avons fait un certain travail sur nous-même, et nous réalisons que nous avons besoin d’un guide. La deuxième est d’en rencontrer un à l’improviste. Nous cherchons autre chose. 

Nous restons stupéfaits : chaque mot qui sort de sa bouche résonne en nous complètement.  C’est fou, mais nous avons le sentiment d’avoir attendu cette rencontre depuis toujours. Notre mental nous crie :  » Non ! Non ! S’il te plaît, ne ressens pas cela ! « Mais nous ne pouvons pas nous empêcher.

Tout maître cherche une chose et une seule chose : des disciples. Malheureusement ce qu’il trouve, ce sont des élèves. Les disciples sont plutôt rares. De temps en temps, comme par magie, un élève se transforme en disciple. Un jour c’est un élève, le jour suivant c’est un disciple ! Si vous êtes déjà un bon disciple, le maître vous trouvera. Lorsque l’élève est prêt, le maître apparaît. Il est vrai également que lorsque le maître est prêt, l’élève apparaît. La relation maître-disciple est une relation de complète réciprocité.

Question : Qu’est-ce que cela veut dire que d’être un bon disciple ?

Cela veut dire tenir ses promesses. Ne vous engagez pas à faire quelque chose si vous ne pouvez pas le mener à bien. Soyez capable d’agir rapidement. Soyez capable de vous réduire ou de vous élargir rapidement selon de ce que les circonstances demandent. Lorsque vous faîtes une erreur, n’essayez pas de la réparer. Dans la plupart des cas, lorsqu’on nous essayons de réparer nos erreurs, nous ne faisons qu’empirer les choses. Ne tirez pas des conclusions soudaines. Au lieu de tirer des conclusions sur le maître, contentez-vous de lui demander ce qui se passe dans cette tête-là ! 

Avant de tirer des conclusions que vous avez en compagnie du maître, assurez-vous de la justesse de vos perceptions. Développez votre pouvoir de discernement. Les gens pensent que les élèves qui sont proches de moi parlent en mon nom. Ils leur posent des questions à eux au lieu de me les poser à moi. De nombreux maîtres passent la moitié de leur temps à s’assurer que les erreurs de leurs élèves ne posent pas trop de dégâts. Ce n’est pas parce qu’un maître éprouve beaucoup d’estime et de respect pour quelqu’un que cette personne sait toujours faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. 

Comment arriver à développer la discrimination nécessaire ? Acceptez de tirer les leçons de vos expériences. C’est aussi simple que cela.

Interview de Lee Lozowick retranscrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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ETAPES DE L’HUMAIN AU DIVIN

Posté par othoharmonie le 14 juin 2015

 

DIVIN12Le fait de parler d’étapes progressives dans le passage de l’amour humain à l’amour divin est en soit un peu absurde. C’est une situation qui porte son empreinte sur notre langage et fait apparaître une foule de pseudo-problèmes.

Les Eveillés disent avec raison : « Il n’y pas d’étapes dans l’amour : l’amour est, ou bien il n’est pas ». C’est le mental qui corrompt l’amour ; à nos yeux tout au moins. En fait, l’amour véritable est incorruptible, mais nous nous mettons dans une condition d’ignorance telle que son incorruptibilité fondamentale nous est voilée.

Si des étapes existent, elles ne se situent pas au niveau de l’amour véritable, mais à celui du voile mental. Celui-ci peut avoir le sentiment de se dépouiller progressivement de son opacité ; Souhaitant mettre l’accent sur la puissance et le réalisme de l’état d’amour authentique ainsi que sur sa simplicité. Nous prendrons comme point de départ le cas d’un être de maturité psychologique nulle. Il n’a jamais réfléchi et ne se pose donc aucune question à aucun point de vue ; Il vit comme un animal de forme humaine. Une réalité, en lui, domine toutes les autres : ses appétits physiques, ses perceptions sensorielles et les satisfactions immédiates de son égoïsme.

Supposons qu’un tel homme accède à un autre sens des valeurs après une longue nuit d’indifférence totale. Dans la mesure où il tendrait à s’éveiller à une vie intérieure plus profonde et plus riche, capable de lui révéler un jour un état d’amour véritable, une transformation s’opère dans son psychisme.

L’amour authentique contient un potentiel tellement élevé d’énergies spirituelles que le simple effleurement de cette zone profonde de l’être humain apporte de nombreux bouleversements intérieures ; La qualité particulière de rayonnement d’un tel état d’amour peut donner à un débutant l’impression de partager une vie très différente, nettement distincte de la vie matérielle. Une perception d’un domaine étranger au monde matériel se révèlera progressivement. Cette expérience, ne durerait-elle qu’une seconde, apporte un épanouissement de conscience et une joie très grande. Un tel homme pourrait avoir le sentiment de vivre peu à peu et simultanément dans deux mondes différents. Ces deux mondes (le monde de l’esprit et celui de la matière) ne sont qu’un, mais leur fondamentale unité n’est pas encore perçue. Il aura donc provisoirement le sentiment de mener une vie double, le terme de « vie double » n‘étant pas ici employé péjorativement.

Parallèlement au jeu des phénomènes physiques, des perceptions sensorielles grossières, les vibrations d’un monde plus profond lui révèleront que son être fonctionne sur d’autres secteurs que ceux vers lesquels se concentraient antérieurement tout son intérêt et sa sensibilité. Cette sensibilité n’est pas la perception cérébrale ou la compréhension intellectuelle de quelque chose d’immatériel, d’étranger ou de lointain. Elle est aussi peu cérébrale que les fonctions du toucher. Dans la mesure où l’homme s’ouvre à la découverte des énergies spirituelles latentes en lui, des facultés nouvelles apparaissent.

Ces facultés nouvelles n’ont rien d ‘étrange ou e surnaturel. Leur développement constitue le signe distinctif de l’homme pleinement accomplit. La plus simple de ces facultés pourrait être comparée à celle du toucher. Il s’agit d’un toucher psychique. Par le sens du toucher nous pouvons apprécier le poli d’un fragment de marbre, la surface lisse d’un meuble bien ciré.

Lorsque l’homme s’éveille à la vie spirituelle non seulement par un travail cérébral, mais par l’exercice d’une sensibilité supérieure, celle-ci se caractérise par la perception d’une saveur émotionnelle particulière. Ceci ne concerne que les premiers pas du processus expérimental. Les étapes finales étant absentes de toute objectivation.

Les Indiens ont catalogué plusieurs nuances affectives depuis l’émotion amoureuse, sexuelle, jusqu’aux états émotifs les plus purs de l’amitié, de l’expérience mystique. Plus une perception psychique ou spirituelle est élevée, plus elle est puissante. Un homme ordinaire, accoutumé seulement aux vibrations engendrées par des émotions et des pensées s’inscrivant dans le cadre limité de son égoïsme, pourrait difficilement soutenir l’acuité des perceptions psychiques ou spirituelles élevées. Lorsqu’un homme, plongé dans la conscience de soi, parvient pour la première fois à se dégager quelques instants de l’emprise de ses tendances égoïstes, en éprouvant au contact de la nature ou en d’autres circonstances, une communion totale, des transformations profondes se réalisent dans le fonctionnement de son psychisme.

L’être humain est alors « touché » par une impression de joie ineffable et de dynamisme intérieur. Si l’expérience est spirituelle, son système nerveux peut à peine soutenir la présence d’un rythme vibratoire aussi intense et d’une saveur aussi pure. Les  émotions nobles et profondes peuvent nous arracher des larmes. Pour être valables, ces premiers états de communion – qui peuvent aussi bien s’éprouver dans un soleil couchant qu’au bord d’un océan ou dans un profond amour humain – doivent conserver leur spontanéité et n’être en aucun cas l’objet de l’analyse à laquelle nous procédons… Du point de vue des Eveillés, de telles préoccupations sont malsaines ; mais nous sommes dans l’obligation d’y recourir dans l’espoir de situer un climat peu familier.

Etre « Touché » veut dire que l’individuel en l’homme a coïncidé avec l’universel. Ces moments de coïncidence, dualistes dans leurs débuts finiront par disparaître au profit d’une intégration moniste dans laquelle l’universel occupera la place de priorité que par nature il doit avoir. Néanmoins, cet homme  encore plongé dans le monde des dualités, aura été profondément touché. Et le choc intérieur qu’il aura subi est bien plus impérieux que tous ceux qu’il aurait pu recevoir antérieurement.  De même que la réalité du monde matériel est saisie en ordre principal par le sens du toucher, la réalité du monde psychique se révèle à nous par une faculté de toucher psychique. Cette faculté tactile psychique est un sens du toucher subtil en vertu duquel la réalité – disons mieux ; la substantialité intrinsèque – des mondes psychiques et spirituels nous est perceptible.

images (1)Par cette expérience, le caractère simultané d’immanence et de transcendance du monde spirituel s’affirmera en nous avec une constance et une puissance progressive. Pour les mystiques, cette force est la « grâce ». La grâce est précisément pour la plupart d’entre eux, une sorte de « toucher divin ».

Par ce nouveau toucher subtil mais réel, tout un monde nouveau se révèle à nous. Disons plus exactement qu’l nous paraît nouveau, car ce monde a toujours fait partie de nous-mêmes ; Nous n’acquérons pas de nouveaux biens, mais nous devenons simplement conscients de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et seront de toute éternité. De même que dans la vie physique nous sommes éveillés au contact du milieu physique par les sens du corps matériel, de même sommes-nous éveillés aux mondes psychiques et spirituels  par un contact par un toucher psychique et spirituel. Pour ces raisons nous disons que pour l’homme ordinaire, les premiers éveils à la vie spirituelle donnent souvent l’impression d ‘une double vie.

Chaque perception matérielle est illuminée de sa contrepartie spirituelle. Parallèlement aux messages des sens physiques se révèle une richesse de vie intérieure surprenante. 

Francesca du Forum « La Vie Devant Soi » sur le blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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RITUEL de célébration / A la lueur de la CHANDELLE

Posté par othoharmonie le 30 mai 2015

 

ba9c17abLa bougie est allumée dans sa coupe décorative, nichée au creux de la mousse et des aiguilles de pin à même le couvert de la forêt. Assis quelques minutes, nous regardons la flamme prendre et grandir, sa danse reflétée dans le petit bol d’eau à ses côtés. Nous respirons profondément dans le silence du bois. Nos sens s’inclinent afin de toucher le sol spongieux et la roche dure qu’il recouvre; notre souffle s’ouvre au ciel qui nous surplombe, la pâle lumière du soleil d’un début de printemps coule à travers les arbres encore nus. Soudain, à l’ouest, voici un battement d’ailes.

Un pivert fond à travers notre espace sacré et se joint nous, en sautillant jusqu’à la souche pourrissante, juste à quelques pas de notre méditation silencieuse. Comme un seul homme, nous retenons notre souffle, ne pouvant pourtant pas masquer un sourire qui s’élargit. Le petit prêtre de la montagne coiffé de rouge est arrivé. Il bat son homélie d’un rythme syncopé et le tambour évidé de l’arbre mort lui répond. Sans un seul mot, notre rite a commencé. L’auteure Anne Lamott affirme qu’il y a trois prières essentielles :  À l’aide !, Merci, et Ouah ! Les théoriciens du rituel, de Durkheim à Turner en passant par Rappaport et Bell ont suggéré toutes sortes de manières de classifier l’activité rituelle.

Une approche commune distingue les rituels instrumentaux des rituels expressifs – en un mot, d’un côté les rituels dont le but est d’accomplir quelque chose, et de l’autre les rituels destinés à communiquer quelque chose. Durkheim a proposé une autre classification binaire : les rituels négatifs (qui séparent le règne humain du surnaturel par le biais de tabous et de restrictions du même ordre), des rituels positifs (qui mettent les êtres humains en contact ou en communion avec le sacré). D’autres théoriciens ont recherché des manières plus détaillées et plus complexes pour catégoriser l’activité rituelle. Bell a proposé six types de bases : les rites de passage; les rites calendaires et commémoratifs; les rites d’échange et de communion; les rites d’affliction; les rites de fête, de jeûne et de festivals, enfin, les rites politiques. Nous pouvons encore affiner ces classifications si nous le désirons. Par exemple, les rites de passage incluent les rites de naissance, de don de nom, les rites de passage à l’âge adulte, les cérémonies de mariage et les rites funéraires, entre autres.

Chacun de ces rites de passage, où une personne passe d’un stade à l’autre de cycle de vie, est la reconnaissance d’une tension entre le biologique et le social, le naturel et le culturel. Lincoln a vu ces tensions exprimées dans un motif de transformations (clôture, métamorphose et émergence), alors que van Gennep y a vu une sorte de parcours (séparation, liminarité, et réincorporation). Chacun de ces aspects peut être perçu comme l’une des dix sept étapes du parcours du héros comme l’a défini Campbell, et reflété dans de nombreux récits mythologiques à travers le monde; en fait, chacune des étapes de Campbell peut être mise en scène comme un rituel, personnel comme social. La liste des nombreuses manières dont les savants ont catégorisé et organisé la multitude désordonnée des formes et des activités rituelles dans la société humaine est presque sans fin. Mais malgré toute sa complexité, je pense que ce sont les trois lois de Lamott, simples et essentielles, que je préfère : À l’aide !, Merci, et Ouah ! Et de ces trois lois, Ouah ! est ma préférée.

Le rituel en tant que célébration Ma spiritualité est davantage tournée vers la célébration que vers l’expiation. Peut-être parce que je ne suis jamais très efficace quand il s’agit de demander de l’aide, même quand j’en ai besoin. Un jour, à l’université, une sandale usée et un bout de tapis mal tissé m’ont envoyé rouler le long d’un escalier – pendant ma chute, alors que mes os se brisaient et que ma peau se déchirait, et que le temps ralentissait jusqu’à durer une éternité, je n’eus pas la présence d’esprit de hurler. Je n’avais qu’une pensée en tête : Alors c’est ça, tomber dans un escalier… Ouah !*

Le monde est un endroit incroyable, même dans son désastre et son indifférence. Mais plus encore quand nous réalisons que cette indifférence apparente est un voile qui peut à certains moments s’écarter pour révéler une réalité intimement interconnectée. Ce battement d’ailes venu de l’ouest nous rappelle que chaque chose participe aux mélodies tortueuses et entremêlées de l’existence, une écologie du sacré.

Voilà le but premier du rituel dans ma vie. Je ne recule pas devant les mots « adoration » ou « dévotion » pour décrire ce que je fais, car je pense que le monde et sa somme d’êtres – les dieux, les chers disparus, les esprits de la terre, et les autres personnes, humains comme non-humains – sont profondément dignes d’amour et de respect. Lors d’un rituel, je prends un moment pour affirmer cet amour par le biais de l’attention et du mouvement, de la poésie dans le domaine des actes, afin de prendre pleinement part au monde autour de moi et à ceux qui le partagent avec moi. | Pour moi, le rituel est une sorte | de don de soi créatif. Récemment, je faisais des recherches sur l’idée de cultus, mot que l’on utilise souvent pour parler d’une forme spécifique de dévotion ou d’adoration tournée vers une déité (ou, dans le catholicisme romain, un saint – comme, par exemple, dans « le cultus de Sainte Anne »). Le mot cultus vient du latin, généralement utilisé pour traduire simplement l’adoration ou la révérence, mais il peut aussi évoquer l’idée de prendre soin et de nourrir. Il est lié à des mots tels que « culturel » et « cultiver ».

Cultus est le participe passé du verbe colere, signifiant « travailler la terre », mais aussi « habiter » et « se déplacer ». en remontant encore plus loin, ce verbe latin vient de la racine indo-européenne *kwell- – « rouler, déplacer, retourner » – qui a engendré une somme impressionnante de mots associés, tels que colonie, collier, cycle, poteau, polir, et même chakra, ainsi que que les mots signifiant roue en vieil anglais, en vieux norrois et en vieux russe. Ramener à la vie cette riche histoire linguistique me fait penser à ce vieux proverbe gallois : « Ce n’est pas en le retournant dans sa tête qu’un homme laboure son champ ». Le rituel n’est pas simplement une attitude ou une intention, tout comme l’amour n’est pas seulement un sentiment. Dans son acception la plus simpliste, le rituel est quelque chose que l’on fait. Un homme ne peut labourer un champ rien qu’en y pensant, il doit aller sur place et se mettre au travail. Toutefois, s’il est pleinement à son labeur et agit avec conscience et une attention pleine d’amour – en un mot, s’il s’y donne de tout son être – alors au moment où il retourne le sol riche sous sa charrue, il le retourne aussi dans son esprit et dans son cœur. Labourer la terre revient à labourer son âme. C’est là l’un des aspects essentiels du rituel de célé- bration. Quand nous allumons une bougie dans notre espace rituel, nous éveillons une flamme au fond de nous-mêmes. Quand nous répandons de l’eau, que nous faisons brûler de l’encens comme offrande, nous nous offrons aussi, pour couler dans la terre ou nous élever en douces volutes de fumée vers le ciel. L’imagination ne suffit pas – le travail exige que nous nous engagions non seulement avec notre esprit et notre cœur, mais aussi avec notre corps.

C’est là la signification originelle de la célébration : un rassemblement, un moment pour être ensemble. Nous en sommes venus à imaginer la célébration comme une occasion de bonheur et de joie, parce que ce sentiment de plénitude que nous trouvons en compagnie de nous-mêmes et des autres nous nourrit et nous rend profondément joyeux. Mais la spiritualité de cé- lébration signifie aussi être pleinement présent dans les moments de chagrin et de souffrance, nous donner totalement aussi bien dans le labeur et la discipline que dans le plaisir et le la joie. La spiritualité de célébration se résume à notre volonté d’être pleinement présents face au monde et à ses dieux. Mais il y a une autre raison pour laquelle il est si important de faire d’un rituel une activité qui engage le corps. Le rituel nous porte au-delà de nous-mêmes et nous met puissamment en phase avec le monde qui nous entoure. Ou plutôt, il nous rappelle que nous sommes toujours en phase avec ce monde et que nous y participons; il restaure en nous la conscience de cette interconnexion. Lorsque nous abordons le rituel avec des intentions pleines d’amour, nous rendant totalement présents et disponibles pour nos dieux et l’univers plus vaste, nous nous ouvrons au possible. Le rituel de célébration est une invitation. L’esprit jaillit de nulle part avec des ailes bruyantes (ou, parfois, cela ne se produit pas et nous nous retrouvons plongés dans le silence inconnu du mystère). Ceci n’est pas qu’une métaphore.

14Quiconque pratique depuis longtemps le polythéisme naturel ou quelque forme que ce soit de spiritualité centrée sur la terre sait ce qu’il en est quand un rituel parfaitement planifié est interrompu par une pluie torrentielle, ou quand le feu sur l’autel s’emballe ou s’éteint du fait d’une rafale de vent. Mais celui-là connaît aussi l’émerveillement de ces moments où les nuages s’écartent soudain pour révéler un coin de ciel clair, ou quand un animal sauvage surgit en plein milieu de l’espace sacré pour honorer la communauté de sa présence.

Dans ces moments, nous murmurons : Ouah ! – une prière frappée d’admiration. Quand nous sommes complètement investis dans un rituel, ces moments inattendus nous modèlent. Je crois que ce n’est pas un hasard si cultus, l’adoration, est le participe passé du verbe colère, cultiver. Non seulement nous nourrissons nos relations sacrées par le biais du rituel, mais ces relations nous nourrissent aussi. Lors d’un rituel, nous sommes en mouvement et sommes mis en mouvement. Nous retournons la terre afin de préparer l’âme à être ensemencée, et nous-mêmes sommes retournés et transformés. Nous connectons, et sommes connectés. Nous ouvrons, et sommes ouverts. Nous sommes présents de tout notre être, afin que notre être tout entier soit mis en leur présence.

Retrouvez les articles de Alison Leigh Lilly en anglais sur son site : http://alisonleighlilly.com

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APPRENDRE A VIVRE ENSEMBLE

Posté par othoharmonie le 6 mai 2015

 

images (1)Penchons-nous un seul instant sur l’idée même qu’il existe un esprit universel qui unit tout, une intelligence qui pénètre tout et considérons également son corollaire : il n’y a pas d’esprit qui soit séparé. Pour cela, nous pourrions imaginer l’univers comme un océan, il y a bien des vagues en surface mais ces vagues sont faites et composées de l’océan ou d’eau. Si l’une des vagues voulait brusquement quitter totalement l’océan il lui faudrait ne plus êtres composée d’eau et ne plus être reliée au mouvement de l’océan. Comment alors pourrait-elle survivre ? Le fait est simple : une vague ne pourrait se séparer du corps de toutes les vagues tout en restant un vague.

Chacun de nous est relié à tout ce qui vit, que nous en ayons conscience ou non, le fait même de ne pas en prendre conscience est la source de toutes nos souffrances. Nos pensées ne sont ni privées ni dépourvues d’effet à condition qu’elles soient vraies et réelles et si en tant qu’esprit je suis unie à tous les autres esprits, c’est que j’ai une influence sur les autres que je le veuille ou non.

Si je crois que je peux me séparer complètement de l’Esprit universel, je ne fais que m’illusionner car cela ne peut pas plus se faire qu’une vague pourrait se séparer de son océan.  Toutes les pensées et les émotions que j’ai et qui sont fondées sur la croyance selon laquelle je peux me séparer de la vie ne peuvent avoir aucun effet réel sur la vie elle-même. En d’autres termes, nos idées et nos sentiments négatifs ne changent pas la réalité et c’est la raison pour laquelle toutes les pensées de culpabilité n’ont aucun fondement et ne sont d’aucune utilité sur les jugements que nous portons.

Au lieu de cela, rappelons-nous chaque jour, chaque minute, chaque seconde, le matin au réveil que lorsque nous acceptons la paix pour nous-mêmes cette paix est reçue à un certain niveau par chacun d’entre-nous à travers le monde. C’est cela qui va transformer le monde, car nous ne transformerons pas le monde en attaquant ceux qui sont différents.

En regardant simplement les gens tels qu’ils sont dans l’instant, nous pratiquons continuellement le pardon. Au contraire, si notre regard sur eux est un prétexte pour faire ressortir leurs erreurs ou leurs défauts ils deviennent pour nous la cause de nos propres souffrances. Notre attitude de pardon doit purifier en permanence notre vision de toute chose, nous libérant ainsi à chaque instant de nos limitations.

Pardonner n’implique pas de se remarier avec son ex, de libérer les prisonniers, de revenir à notre ancien emploi ou toute autre chose de ce genre. L’ego croit que s’il pardonne à celui qui lui a fait mal il lui faut traduire ce pardon par un certain comportement approprié. Or, le vrai pardon n’exige du corps aucune action, même s’il peut s’accompagner d’un certain geste, le pardon est une correction intérieure qui soulage simplement le cœur. Avant tout il est là pour la paix. En étant en paix, nous pouvons donner la paix aux autres et c’est là le plus durable et le plus estimable des dons que nous puissions faire. Le pardon, comme tous les autres attributs spirituels n’implique pas de comportement particulier. Le vrai pardon voit plus loin que l’évidence telle qu’elle apparaît à un seul corps et se tourne vers la vérité universelle. La vérité de notre réalité est que chacun d’entre nous est innocent et totalement aimé de Dieu.

Nous avons fait d’innombrables erreurs et nous continuerons probablement à en faire pendant un certain temps, mais le vrai pardon fait une différence entre les appels profonds du cœur et les désirs superficiels de l’ego. Toutes les erreurs proviennent de l’ego et font partie d’un processus d’apprentissage par lequel nous devons tous passer. Le pardon est une vision bienveillante qui voit la maturité, la bonté du cœur et l’intégration qui se produiront pour chaque personne en temps utile. Par ailleurs, il reconnaît qu’il est impropre de condamner ce processus de croissance.

L’intolérance vient simplement du fait de ne pas vouloir regarder au-delà des apparences ; comme tous les sentiments dénués d’amour tels que la peur, l’impatience, la jalousie, la colère, la tristesse … l’intolérance n’a pas besoin qu’on la combatte, ni même qu’on lui résiste. Le but n’est pas de faire de l’esprit un champ de bataille ; le processus est souvent progressif, il n’est requis de nous que d’essayer doucement de pardonner chaque fois que nous avons du mal à comprendre un fait ou une situation que nous ne connaissons pas.

Une excellente habitude à prendre avant de porter un jugement consiste à marque un temps d’arrêt pour mieux évaluer la situation.

Rien de négatif ne peut résister à la Lumière.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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La science est basée sur des preuves

Posté par othoharmonie le 27 avril 2015



Beaucoup de créationnistes pensent qu’il n’y a aucune preuve convaincante pour l’évolution. Si vous avez l’esprit étroit et que vous êtes persuadé d’avoir raison, aucune des preuves ne fera la plus petite différence. Je pense que la vraie question est : quelles sont les preuves de la télépathie ?

Telepathie-Voyance

Personnellement, je pense qu’il y a beaucoup de preuves persuasives pour la télépathie et que les expériences qui ont été menées pour le prouver sont loin d’être pathologiques. Elles ont été réalisées, en grande partie, par des gens qui n’avaient pas de subventions… ils ont rencontré tout un tas d’obstacles sur leur chemin. Ce ne sont pas des gens appartenant aux institutions scientifiques le plus souvent et il me semble qu’il s’agit plus de science héroïque que pathologique. De toute façon, il y a différentes catégories de preuves. Pour moi, la plus importante et la plus convaincante est le fait qu’autant de gens pensent avoir vécu des expériences télépathiques. En effet, selon des études anglaises, européennes, américaines et d’un peu partout dans le monde, la plupart des gens croient qu’ils ont vécu ces expériences. Maintenant, certains diront qu’en réalité c’est une illusion, que ce sont des coïncidences que les gens prennent pour de la télépathie. Leur mémoire leur a joué des tours, les faisant oublier quand ils ont tort et se souvenir quand ils ont vu juste et ainsi de suite. Mais le fait est que des millions, des centaines de millions, en fait, des milliards de gens rationnels, tout à fait normaux croient qu’ils ont eu ces expériences. Auraient-ils tous tort et se feraient-ils des illusions si facilement ?

Deuxièmement, il y a eu beaucoup de recueils de cas, d’histoires d’expériences télépathiques. Elles sont généralement rejetées dans leur intégralité comme étant anecdotiques. Une anecdote est par définition une histoire non publiée. En grec « an » signifie « non » et « ekdot » publié. Beaucoup de branches de la science sont basées sur l’expérience. C’est le point de départ de la science. On ne peut pas le nier et il y a eu beaucoup de recueils de cas et si vous rassemblez des centaines d’anecdotes et qu’il y a beaucoup de gens qui ont vécu la même expérience… les anecdotes deviennent de l’histoire naturelle. J’ai moi-même des bases de données avec plus de 5000 cas et c’est la même histoire que vous entendez encore et toujours. Il pourrait y avoir des antécédents où les gens croyaient et se trompaient, néanmoins il y a une quantité énorme de ce genre de preuves.

Mais d’un point de vue scientifique, pour écarter l’objection manifeste qui a été soulevée depuis le tout début de la recherche sur la télépathie, à savoir qu’il ne s’agit que d’une histoire de coïncidences, vous devez mener des expériences pour réellement estimer la probabilité des coïncidences. Et en 1880, avec la création de la Society for Psychical Research, des méthodes statistiques ont été appliquées à cette recherche en commençant par le grand physicien sir William Barett. En réalité, ce fut l’un des premiers champs de la science où les statistiques furent réellement utilisées dans le cadre de recherche expérimentale. La recherche psi a en fait ouvert la voie à beaucoup de sciences à venir. La preuve statistique est importante car le seul moyen qu’on ait d’affirmer qu’une chose est une coïncidence est de connaître sa probabilité de se produire. On peut alors comparer ce qui se produit réellement par rapport à ce que l’on s’attend à obtenir par hasard.

Je vais vous parler maintenant principalement de la recherche expérimentale sur la télépathie qui se décline classiquement en 4 types. Le premier type comprend les expériences de divination de cartes développées par sir William Barrett. Si on se base sur une revue récente de toutes ces premières publications, il y a eu 186 articles publiés décrivant 3 600 000 essais. Cela donne, tout réuni, les résultats que vous voyez… sur l’ensemble des articles publiés dans des revues. Il y a 186 articles, plus de 30 investigateurs… la signification statistique est astronomique. P égal 1 fois 10^(-21) vous pouvez exprimer par cette formule la part de la chance, le résultat cumulatif étant dû au hasard. C’est basé sur une technique, largement utilisée en médecine appelée « meta-analyse » où l’on combine les résultats de nombreuses études différentes. C’est sur cette base que l’Institute for Clinical Excellence évalue l’efficacité clinique. C’est une sacrée référence en science qui permet de combiner différents types de données. De toute façon c’est la conséquence de la combinaison de tous ces articles. Le résultat est répétable. Il est vrai que dans le cas de la divination de cartes, on obtient un résultat plutôt minime mais quand un résultat minime est répété des centaines, des milliers, dans ce cas-ci, des millions de fois, cela devient très significatif.

La seconde sorte d’expériences sur la télépathie est la transmission de dessins. Beaucoup de gens ont fait des tests où une personne fait un dessin et une autre personne dans une autre pièce ou une autre ville doit essayer de reproduire ce dessin. Il y a eu des réussites spectaculaires avec ce genre d’expérience. Le résumé le plus célèbre est celui de l’écrivain américain Upton Sinclair qui a publié un livre intitulé Mental Radio en 1930. Ca a été un grand best-seller. Il est difficile de quantifier les similarités même si elles sont frappantes aussi cette voie n’a, dans l’ensemble, pas été poursuivie par les parapsychologues.

Dans les années 60, un nouveau genre de recherche a vu le jour en parapsychologie expérimentale impliquant des tests sur les rêves télépathiques

Beaucoup de gens ont vécu des expériences télépathiques en rêve et dans ces expériences, les gens venaient dormir dans un laboratoire. Quand ils commençaient à rêver, ce qui était mesuré par les mouvements rapides oculaires, un expérimentateur dans un bâtiment différent assez éloigné du rêveur regardait une image choisie au hasard et se concentrait pour voir s’il pouvait transmettre cette image au rêveur. Ces expériences ont donné des résultats positifs et hautement significatifs mis ensemble. Je vais vous montrer les résultats, une méta-analyse des données sur le rêve télépathique, qui ont été obtenus entre 1966 et 1973. 25 études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture, 450 essais, une signification statistique de 1,3×10-8 ou si vous préférez, 75 millions de chances contre 1 que ce ne soit pas dû au hasard. Et voici maintenant les résultats des tests individuels. Voici des graphes, le seuil de confiance est de 95 %, que l’on voit ici. Certains étaient en fait, en dessous du hasard, d’autres au même niveau mais la plupart étaient au-dessus du hasard. Et si on les combine tous, en utilisant des techniques statistiques standard, voici le résultat là avec un graphe qui montre que c’est significativement au-dessus du hasard. Il est faux de dire que ce n’est pas reproductible. La plupart le sont. Il y en a certainement quelques-uns qui n’ont pas suivi le modèle général. C’est très courant en science. C’est certainement le cas dans beaucoup d’essais médicaux, c’est pourquoi on utilise cette technique. Peu d’expériences marchent de la même façon à chaque fois. Peut-être que cela arrive dans les salles de classe mais dans la vraie science aux Frontières de la Recherche, c’est plus confus et ce genre de chose est assez normal dans beaucoup de domaines scientifiques.

Puis, il y a eu le développement d’une nouvelle sorte d’expérience, les tests télépathiques « Ganzfeld », qui ont eu lieu depuis les années 1970 dans les laboratoires de parapsychologie. Dans ces tests, le sujet est couché dans une pièce dans un état de privation sensorielle léger avec des moitiés de balles de ping-pong sur les yeux, un bruit blanc dans les écouteurs, une lumière rouge, une atmosphère détendue pendant que quelqu’un dans une autre pièce ou un autre bâtiment regarde une photo ou un vidéoclip, choisi au hasard parmi un groupe de photos ou de vidéos, la question est alors : le sujet peut-il dire, identifier parmi 4 images qui lui sont montrées à la fin, laquelle est celle que l’autre personne regardait. Si ce n’était que de la devinette, le taux de réussite serait de 25 %. Et bien, les expériences Ganzfeld conduites entre 1974 et 1985 ont été passées en revue en 1985 avec ces résultats. 25 études publiées, 762 essais… globalement la signification statistique (que vous voyez là) est de mille milliards contre un. Voici le résultat des études individuelles. Une fois encore, comme pour les essais sur le rêve télépathique, il y en a eu des négatifs et des sceptiques disent « ça n’est absolument pas réitérable, untel a obtenu des résultats négatifs. » Vrai, mais si vous regardez le schéma entier, la signification totale est donnée ici et vous voyez que c’est au dessus du seuil de hasard. Encore une fois c’est un assez petit résultat mais néanmoins, c’en est un. Si vous regardez les effets de l’aspirine dans la prévention des crises cardiaques, vous verrez des résultats beaucoup plus petits que ceux-là et ce sont des procédures médicales déjà recommandées.

En 1985, ces études furent passées en revue par un certain nombre de personnes qui s’autoproclamaient « sceptiques éclairés ». Ce sont des gens qui ont réellement étudié ces expériences, ils ont émis un certain nombre de critiques tout en admettant que le résultat était là… il se passait quelque chose. Ils ont avancé un certain nombre de critiques que les parapsychologues ont ensuite tenté de contrer en automatisant la procédure et en excluant diverses choses qui auraient pu mener à des fuites d’information. Bien évidemment, l’effet « Clever Hans » est connu depuis le tout début de la parapsychologie et tout cela se passe dans des pièces séparées. Ainsi il n’y a aucune possibilité de signaux subtils. Toutes ces expériences font l’objet d’un examen minutieux de la part de sceptiques extrêmement hostiles et irréprochables qui sont prompts à se jeter sur la moindre imperfection. C’est probablement le champ de recherche le plus rigoureux et le plus lourdement surveillé de toute la science. Les sceptiques ont relevé quelques points faibles éventuels et, tenant compte de ça, les tests d’auto-ganzfeld furent créés. Passés en revue en 1977, ils ont donné ces résultats. Dans 6 laboratoires… presque 2000 essais… et voici la signification… voilà les études détaillées et les résultats combinés. Cela inclut les tous premiers tests jusqu’en 1985. Les 10 tests les plus récents sur le Ganzfeld, dans une revue publiée en 2001, montrent de nouveau un résultat significatif, pas aussi important mais montrant une grande probabilité que ce ne soit pas du hasard.

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Bien qu’il me semble que ce genre de preuves recueillis par les parapsychologues grâce à des recherches menées en laboratoire soit assez impressionnantes et même convaincantes, elles ont pourtant un grand désavantage, celui d’être basé sur des situations extrêmement artificielles

En voulant être scientifiques, beaucoup de ces expériences se sont trop éloignées de la télépathie de la vie courante. En particulier, dans la vie courante, la télépathie se produit la plupart du temps entre personnes qui se connaissent bien. Cela arrive généralement entre partenaires, entre mère et enfant, jumeaux, meilleurs amis, parfois entre thérapeute et patient s’il y a transmission d’un lien émotionnel et ainsi de suite. Ca n’arrive pas entre étrangers dans la vraie vie ou du moins, si cela se produit, c’est très rare. Pour commencer, dans ces expériences de laboratoire, la manière typique de procéder et de demander à un couple d’étrangers (généralement des étudiants à l’heure du déjeuner) de deviner des cartes choisies pour leur absence de signification émotionnelle dans des pièces séparées. Ce qui me surprend, c’est qu’ils aient obtenu des résultats aussi positifs. Personnellement, je ne me serais pas attendu à des résultats aussi positifs que ceux que l’on vient de voir avec de si mauvaises conditions pour la télépathie. Dans un certain sens, je crois que les parapsychologues se sont fait du tort à eux-mêmes en travaillant avec des conditions si peu naturelles et autant éloignées de la réalité. Cependant, il y a eu des études expérimentales sur la télépathie dans des conditions beaucoup plus naturelles. Une que j’apprécie plus particulièrement, en fait c’est la toute première que j’ai pu lire, a été menée par Sir Rudolph Peters qui était professeur de biochimie à Oxford. Puis il est venu à Cambridge où je l’ai rencontré quand j’ai travaillé au Département de Biochimie de Cambridge. Un jour, dans le salon de thé du laboratoire, le sujet de la télépathie a été lancé et, à cette époque, j’étais un sceptique primaire standard et j’ai dit : « ce ne sont que des sottises, il s’agit de coïncidences ou d’illusion etc… » Sir Rudolph, qui était un collège très intelligent et charmant, dit « eh bien, je n’en suis pas si sûr. » Il a ajouté « j’ai examiné un cas qu’un ami a trouvé » et il me l’a raconté. C’était une mère qui vivait à Cambridge avec son fils, un attardé mental profond. L’histoire est parvenue jusqu’à Sir Rudolph par le biais d’un de ses amis ophtalmologiste. Ce garçon avait une très mauvaise vision. Quand il l’examina, le gamin eu de brillants résultats au test de la vue ce qu’il ne pouvait comprendre. Il fit sortir la mère de la pièce et le score du gamin chuta. Il n’y arrivait pas sans sa mère. Ils firent ensuite d’autres tests et trouvèrent que le garçon pouvait réussir toutes sortes de choses si sa mère était là. Bien sûr ils pensèrent que c’était dû à l’effet « Clever Hans ». Alors ils mirent la mère dans une autre pièce et ça continua à marcher. Puis, ils firent une série d’expériences contrôlées depuis le laboratoire de Cambridge jusqu’aux laboratoires de Babraham, à environ 5 miles de Cambridge, où l’on montrait à la mère une série de cartes avec des lettres ou des nombres, dans une séquence aléatoire et à l’autre bout du fil on disait au garçon quand l’essai commençait et il devait alors deviner quelle lettre ou chiffre c’était. Tout fut aussi enregistré sur bande au cas où quelqu’un aurait répliqué que des signaux subtils passaient par le téléphone. Les résultats de cet essai furent très différents des résultats d’essais de laboratoires de parapsychologie normaux. Voilà les 479 essais impliquant des nombres, le taux de réussite dû au hasard pour des nombres de 1 à 10 est de 10 %.

Il a obtenu un score de 32 %… la signification est là… 1×10-27 et avec les lettres, 163 essais… le taux dû au hasard est de 4 % car il y a 26 lettres. Score réel 32 % (10-75).

Ce sont des résultats incroyablement significatifs, beaucoup plus impressionnants que la parapsychologie de laboratoire standard. Ca n’est pas un cas isolé. La littérature de recherche psychique est pleine d’études de ce type. Personne n’a jamais relevé de point faible dans cette étude. Ils l’ont simplement ignorée et sir Rudolph Peters était très enthousiaste lorsqu’il m’en a parlé. (Cela a été publié dans un journal à comité de lecture). Il a dit : « aimeriez vous écouter les bandes pour voir si vous pouvez détecter un bruit de fond ? » Je les ai écouté… Je ne pouvais pas… il n’y avait aucun signe… Ca a été examiné par des illusionnistes et des magiciens professionnels. Personne n’a rien trouvé. Alors quelles ont été les suites ? C’est resté dans l’ombre comme la plupart des recherches à ce sujet car cela n’allait pas dans le sens du courant de la littérature scientifique, parce que c’est un domaine tabou. De toute façon, c’est l’exemple d’une étude qui montre, il me semble, des résultats assez nets.

J’ai moi-même mené des recherches dans des domaines plus proches des phénomènes de la vie quotidienne. En collectant un grand nombre d’histoires et en faisant des enquêtes, j’ai essayé d’identifier quels sont les domaines les plus courants où les gens vivent des expériences télépathiques et j’ai essayé de mettre au point des expériences pour le tester dans la réalité ou dans des conditions les plus proches possibles de celles de la vie quotidienne. On dit très couramment que les mères sont télépathes avec leur bébé et des mères qui allaitent prétendent être physiologiquement télépathes dans le sens où leur lait coule, leurs seins commencent à suinter si elles sont loin de leur bébé à faire, par exemple les courses dans un supermarché alors que le bébé a besoin d’elles. Ca n’avait jamais été étudié alors j’ai monté un essai comparatif où l’on a surveillé la perte de lait chez 9 mères allaitantes sur une période de 2 mois. Nous avons déterminé exactement quand leur lait coulait et avons également surveillé quand le bébé se réveillait, ils étaient à plusieurs kilomètres, pour voir si la perte de lait était corrélée avec les réveils du bébé. Ca l’était… elles n’avaient pas toujours raison mais la probabilité que ce soit une coïncidence était d’un milliard contre un. Aussi, vous pourriez penser que ce ne sont que des rythmes synchronisés. Eh bien ça ne l’était pas, ça ne suivait pas de schémas particuliers mais si vous analysez les statistiques pour éliminer tout rythme possible, vous obtenez toujours un résultat significatif. Beaucoup de mamans affirment en avoir fait l’expérience… les données montrent que cela semble se produire, davantage d’études sont certainement nécessaires mais voici un exemple de télépathie quotidienne qui semble être corrélée avec ce qui se passe.

Probablement le type le plus courant de télépathie manifeste dans le monde moderne est la télépathie en lien avec les appels téléphoniques et la réponse habituelle est : « c’est juste une coïncidence…

Vous vous souvenez quand vous avez vu juste et vous oubliez les millions de fois où vous vous êtes trompé et qu’il n’y avait rien. » 

J’ai fait des études qui montrent que c’est de loin le genre de télépathie le plus répandu du monde moderne. Les enquêtes montrent que pour une population moyenne, 80 % des gens affirment avoir fait l’expérience de penser à quelqu’un qui les a ensuite appelé d’une façon apparemment télépathique ou d’avoir appelé quelqu’un qui leur a dit « c’est marrant, je pensais justement à toi »  Maintenant, pouvons-nous ne pas en tenir compte si facilement? Cet argument facile qui a régné en sciences depuis 100 ans, depuis l’invention du téléphone n’a pas un soupçon de preuve en sa faveur. Personne n’a jamais fait de tests. Bon, c’est très bien d’avancer une hypothèse mais en science, émettre des hypothèses ne suffit pas. On doit les tester et il y a très peu de domaines scientifiques où les gens peuvent avancer des hypothèses sans aucune preuve et obtenir l’approbation universelle de la communauté scientifique. C’est un de ces domaines pathologiques de la science ordinaire, je pense, où il y a un déni de l’évidence, un refus des preuves et, en fait, une ignorance volontaire. Peut-on tout de même le tester ? Peut-on aller plus loin que de simples arguments de salon ? La réponse est oui, on peut faire des expériences sur la télépathie téléphonique et j’en suis maintenant, avec l’aide de ma collègue Pam Smart à plus de 800 de ces tests.

Voici comment se déroulent ces expériences : nous trouvons des gens qui disent que ça leur arrive, nous leur demandons de nommer 4 personnes avec qui cela serait susceptible de se produire, ce sont habituellement des amis proches ou des membres de la famille et ensuite ils restent assis à la maison. Ils sont filmés – le téléphone posé sur une table devant eux. Ce sont des fixes car, bien sûr, tous les mobiles ont des écrans d’identification du correspondant. Ils savent qu’ils vont recevoir un appel vers disons 10 h. A 10 h le téléphone sonne, c’est une de ces 4 personnes. Avant de décrocher, ils doivent deviner de qui il s’agit. Ils n’ont aucun moyen rationnel de le savoir car on l’a choisi au hasard 10 minutes plus tôt. Ainsi, c’est une démarche randomisée. La personne est à des kilomètres. Il n’y a pas d’effet « Clever Hans » en remarquant des signes de la tête ou quoi que ce soit d’autre… juste le téléphone qui sonne et ils doivent deviner qui. Au hasard, ils peuvent tomber juste une fois sur quatre soit 25 %. En réalité, le taux de réussite moyen est loin bien au dessus du hasard. Voici les résultats de nos expériences résumés sur cette feuille. Nos premières expériences n’étaient pas filmées et pouvaient, éventuellement, être ouvertes à la triche. Nous avions 63 sujets, moins rigoureux que les autres mais ici, le résultat dû au hasard est de 25 %, les vrais résultats : 40 %… significativité 4×10-16. C’est un résultat extrêmement significatif. Bien sûr, nous avons voulu éliminer la triche c’est pourquoi nous sommes passés à la version filmée et voici les résultats là. Les scores sont en fait plus élevés dans les expériences filmées que dans celles qui ne le sont pas : 45 % à 10-12 de signification. Ainsi ces expériences ont produit des résultats considérables. Elles sont actuellement reproduites dans 2 autres universités, Cape Town et Amsterdam. La télévision en a diffusé une version il y a quelques mois qui a été réalisé avec 5 personnes. Ils ont chois les Nolan Sisters, un groupe pop des années 80 car ils pensaient que si ils devaient faire des expériences à la télévision ce devait être avec des célébrités. Et bien les Nolan Sisters se sont bien débrouillées. Leur taux de réussite a été de 50 %, statistiquement significatif, et c’est passé sur Channel Five, certains d’entre vous l’ont probablement vu. Bien, maintenant la télépathie téléphonique, c’est assez facile de réaliser ces expériences. Elles font de bons projets scolaires mais maintenant je mène des expériences sur la télépathie par email. C’est un phénomène similaire. 

Beaucoup de gens ont dit qu’ils pensent à quelqu’un et qu’ensuite ils reçoivent un message d’eux.

Est-ce juste une coïncidence ? 
Le seul moyen de le savoir est de faire le test. Nous avons la même démarche pour les « emailers » potentiels. Ils sont choisis au hasard. Vous savez que vous allez avoir un message à un moment précis et juste avant, vous devez deviner de qui il s’agit. Le taux de réussite dû au hasard est de 25 %. Avec 50 participants dans des expériences non filmées, le taux de réussite est de 40 %, semblable à la télépathie téléphonique. Avec 5 participants dans des expériences filmées, le taux de réussite est de 46 %… encore une fois extrêmement significatif. Avec l’aide de Mike Lambert, cela a été mis en place sur Internet sous une forme automatisée et vous pouvez mener cette expérience vous-même en allant sur mon site. Vous pouvez faire 10 essais en moins de 20 minutes. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’amis qui acceptent d’être en ligne en même temps. Ainsi ce genre de recherche peut maintenant être testé par n’importe qui. Vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole.

Je voudrais parler de la télépathie des animaux. C’est extrêmement courant. Beaucoup de gens ont eu des expériences télépathiques avec des chiens ou des chats. Avec Pam Smart, nous avons fait des centaines d’expériences, filmé des expériences sur des chiens qui savent quand leur maître rentre à la maison. Ils se lèvent et vont attendre derrière une porte ou une fenêtre quand leur maître est sur le chemin du retour et nous avons montré que cela arrive même quand les gens rentrent à des moments aléatoires. Tout a été filmé, cela a été évalué de façon objective, cela arrive même quand ils prennent le taxi, ce n’est pas dû au hasard. C’est hautement significatif statistiquement et cela a été reproduit, plutôt à contrecoeur, par des sceptiques impatients de discréditer la chose et ils ont obtenus exactement les mêmes résultats. Je n’ai pas le temps de vous les montrer, étant donné mon temps limité, et je préfère vous parler maintenant des expériences que je mène actuellement sur un perroquet voyant qui vit à New York !

La propriétaire de ce perroquet a découvert qu’il captait ses pensées. Il semblait savoir ce qu’elle pensait. Il a un vocabulaire de 950 mots actuellement. C’est l’animal parlant le plus accompli au monde. Comme il a été maintenant prouvé que les perroquets peuvent parler de façon expressive. Ce perroquet fait des phrases et il capte ses pensées. Il interrompt même ses rêves quand il dort à côté d’elle. Il la réveille en commentant ses rêves ! La première fois que j’ai entendu ça, je n’y ai bien sûr pas cru. Je pensais que c’était loin du fin fond de tout ce que j’avais déjà pu faire ! Je suis allé la voir à Manhattan, à New York où elle habite. Nous avons de simples tests où je lui ai demandé de regarder des images dans une autre pièce et le perroquet disait ce qu’elle regardait. Je ne voyais aucun moyen possible ou imaginable de tricher. Alors, nous avons mis au point une expérience filmée avec toute une série d’images scellées dans des enveloppes cachetées dans un ordre aléatoire. Elle les ouvrait dans une pièce avec une caméra. Dans une autre pièce, le perroquet – sans personne d’autre, à un autre étage – était filmé tout le temps. Les transcriptions ont été faites indépendamment pour voir si il disait ce qu’elle regardait. Le taux de réussite était incroyable. En 71 essais, il a eu raison 23 fois, 32 % Il y avait 19 mots possibles. Ce résultat est énormément supérieur au hasard. Ces expériences ont été évaluées et transcrites séparément par trois personnes différentes. Les statistiques ont été faites par un statisticien indépendant, un professeur de statistiques d’Amsterdam, et tout a été décrit et publié dans un journal à comité de lecture. En fait, cela sort aujourd’hui dans le Journal of Scientific Exploration.

images (1)J’espère que j’en ai dis assez pour montrer qu’il y a en réalité plutôt beaucoup de preuves de la télépathie. Cela ne peut pas convaincre les gens qui ne veulent pas croire à la télépathie ou qui sont convaincus que c’est impossible car, par définition, toute preuve doit être défectueuse, frauduleuse ou je ne sais quoi d’autre mais pour beaucoup de gens qui sont plus ouverts d’esprit, je pense qu’il y a vraiment de quoi faire et que ce que nous voyons ici est de la science normale qui procède avec des conditions plutôt défavorables mais qui procède de façon normale avec des hypothèses, des tests, des preuves, des critiques, des techniques perfectionnées et ainsi de suite. 

Je pense qu’il y a beaucoup de preuves de télépathie de toutes sortes dont des preuves expérimentales dans des conditions bien définies

Il est extraordinaire que les scientifiques qui prétendent être rationnels ou rationalistes deviennent extraordinairement irrationnels lorsqu’il s’agit de télépathie. La confiance en les preuves part aussitôt en fumée. Cela réveille souvent de profondes émotions et je me demande souvent pourquoi la possible existence de la télépathie dérange autant les gens. Pourquoi est-ce quelque chose de si profondément dérangeant ? Je crois que les raisons sont historiques. Elles remontent au moins au siècle des lumières où la volonté était de faire avancer la science et la raison et de rejeter la religion et la superstition, la crédulité, le folklore etc… Ainsi la télépathie, à cette époque on n’appelait pas ça télépathie, mais d’une certaine façon, ces phénomènes psychiques ont été rejetés dans la catégorie superstition et depuis lors, les gens rationnels sont supposés ne pas y croire. Je pense que c’est pourquoi (en tant que fait sociologique) que vous ne trouverez pas d’articles sérieux à ce sujet dans les grands journaux ou sur les programmes horizon de la BBC car c’est inacceptable pour le discours rationnel et les gens instruits – pas seulement les scientifiques mais la plupart des diplômés universitaires – savent qu’ils sont censés faire partie de ce projet « d’éclaircissement » et, au moins en public, sont supposés nier la télépathie ou, du moins, de ne pas en parler. La sanction sinon est d’être considéré comme crédule, superstitieux ou stupide et personne ne veut perdre son rang intellectuel. Alors je pense que ce tabou a été établi assez tôt et qu’il est toujours en place depuis lors. Si vous regardez les controverses de la fin du 19ème siècle, vous verrez que ce sont les mêmes qu’aujourd’hui, le même type d’arguments. Les gens pour disaient « voici les preuves ». Les gens contre « ce n’est pas possible, les preuves ne sont pas crédibles ». C’est très étrange en science comme des idées nouvelles sont tout à fait acceptables. Par exemple, David Deutsch, un physicien d’Oxford a écrit un livre sur le voyage dans le temps. Il a aussi écrit un livre sur les univers multiples, l’idée qu’à chaque observation physique l’univers se divise et qu’il y a des milliards, des trillions, des quadrillions d’univers parallèles complètement inobservés. Il bénéficie d’une place respectable en physique à Oxford. Il n’y a aucune preuve de son postulat et cependant, c’est assez toléré en physique. Pourtant, au sujet de la télépathie, David Deutsch dit : « Ce sont des âneries, pas le moindre soupçon de preuves. ». Je sais qu’il n’a pas étudié les preuves mais pourtant la même personne peut avoir des théories complètement folles sur les univers paranormaux et malgré tout, ce tabou total de la télépathie coexiste au sein du même individu.

Personnellement, je pense que la télépathie n’est pas menaçante. Je crois que la télépathie est une aptitude naturelle des communautés d’animaux pour communiquer ensemble. Je pense que ça existe. Ma propre théorie, je n’en ai pas parlé faute de temps, ma théorie est que les membres d’un groupe ont ce que j’appelle un sens morphique qui les relie entre eux… des flopées d’oiseaux, des bancs de poissons. Je crois à un phénomène de champ. Les membres d’une communauté animale, lorsqu’ils sont séparés, restent connectés entre eux par ce champ qui s’étire au lieu de se briser… et chacun peut communiquer avec l’autre télépathiquement. Je pense que c’est un mode normal de communication animale. Pour finir, la nature de ce champ est, en réalité, assez proche d’un phénomène bien connu en physique quantique appelé « non-localité » où des particules faisant partie du même système quand elles s’éloignent, gardent une connexion non locale… un changement chez l’une affecte instantanément l’autre indépendamment de la distance. Peu importe leur éloignement. Il n’y a pas de loi quadratique inverse. Quand Einstein a d’abord réalisé cette implication de la théorie quantique, il a cru que la théorie quantique devait être fausse car si elle était juste, cela impliquerait « a spooky action at a distance » (effroyable action à distance). Il s’est avéré que la théorie quantique est juste, Einstein avait tort et ces particules ou systèmes qui appartiennent au même système quand ils sont séparés conservent cette connexion non locale. Des organismes qui appartiennent à un même groupe social ou un chien et son maître, des jumeaux, des parents, des mères et leurs bébés… peuvent s’éloigner. Je préfère ça. Si la théorie quantique est vraiment fondamentale, alors on peut voir des choses analogues, homologues même, au niveau des organismes. Dans la mesure où les gens ont des théories de la télépathie, c’est une des principales candidates.

62213208Dans la vie quotidienne, les cas de télépathies les plus impressionnants sont quand cela se produit. Les mères et les bébés en sont un exemple mais beaucoup de gens ont vécu l’expérience de voir soudain quelqu’un ou de l’entendre au moment où il meurt ou qu’il est en danger. Cela arrive aussi… J’ai fait des expériences avec des chiens qui le font. J’ai plus de 100 cas de données sur des chiens qui hurlent mystérieusement sans raison apparente et il s’avère par la suite que leur maître a subi un grave accident ou est mort, loin et sans que personne ne le sache dans l’entourage du chien. Beaucoup de ces cas sont en lien avec la mort et la détresse. Certains de ces cas impliquaient des chiens qui savaient leur maître en danger et qui se sont débrouillé pour sauver leur vie en forçant les gens à aller quelque part, ou dans certains cas, en empêchant des suicides. Je pense que dans beaucoup de cas la télépathie a à voir avec des choses qui ont une grande signification biologique. On ne peut pas, bien évidemment, faire d’expériences là-dessus. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de mourir à un moment aléatoire pour que vous puissiez observer le chien et si vous travaillez à l’Université, il y a des comités d’éthique et autres alors évidemment vous ne pouvez pas faire des choses qui impliquent des perturbations émotionnelles. La plupart des expériences de télépathie les plus puissantes sont celles de communication d’une nécessité ou d’un besoin. Elles concernent les nécessités, les besoins, les demandes… Elles concernent les appels silencieux. Les gens veulent que quelqu’un viennent à eux. Il y a parfois des informations plus détaillées qui sont transmises mais la télépathie est le bon terme. Télépathie veut dire « sensation distante », tele-pathie, distante sensation, comme l’empathie, la sympathie. Ce n’est pas de la transmission de pensées. Cela ne concerne pas à l’origine les pensées, les images. Cela concerne au départ les sensations, les besoins.

Quand vous dites « pouvons nous développer une plus grande sensitivité ? », je crois que la question est « Pourquoi avons-nous perdu autant de la sensitivité de nos ancêtres ? ». Il y a beaucoup d’histoires de voyageurs en Afrique qui disent qu’on considère comme normal dans de nombreuses régions d’Afrique que les membres d’une tribu savent quand quelqu’un arrive, quand quelqu’un a besoin de quelqu’un d’autre quelque part, ils partent et trouvent ce quelqu’un qui a besoin d’eux à 50 miles de là. Ils réagissent à ça tout le temps. Avant l’invention du téléphone, c’est ce que les gens faisaient et il y a des témoignages d’amérindiens, d’aborigènes australiens, d’explorateurs. Généralement, les anthropologues ne l’ont pas étudiés car ils étaient convaincus que c’est impossible. Ils sont venus avec un état d’esprit rationaliste et n’ont pas documenté les choses des cultures traditionnelles qui en sont les aspects les plus intéressants.

Alors je crois que si nous voulons savoir jusqu’à quel point cela peut être utile dans les sociétés humaines, nous devons regarder les sociétés traditionnelles, celles qui survivent encore, où elles n’ont pas encore été complètement balayées. Même dans notre société cela n’a pas complètement disparu, et il me semble que l’exemple du téléphone est une survivance résiduelle de la réponse aux appels à distance. Le téléphone nous permet d’appeler les gens à n’importe quelle distance. Nous formons l’intention avant de réaliser l’appel et je pense que c’est pour cela qu’ils réagissent. Je pense qu’être capable d’appeler les gens à distance n’est pas trivial et je crois que c’est une des racines évolutives de la télépathie.

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Extrait et condensé d’un débat sur la télépathie. L’avis de Rupert Sheldrake.
Source :
http://www.metapsychique.org

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L’être humain est un système énergétique

Posté par othoharmonie le 22 avril 2015

 

Comment comprendre l’efficacité des guérisseurs ? Lors des rencontres « Science et Conscience » organisées par les éditions Ariane en mai dernier , Lynne McTaggart est revenue sur ce sujet qu’elle a étudié en profondeur .

ascension01Au cours de vos recherches, avez-vous relevé des points communs entre les guérisseurs ?
J’en ai rencontré beaucoup pour écrire La Science de l’intention, et j’ai trouvé des points communs, même s’il y a des différences dans les pratiques. Tous ont un état d’esprit très concentré, énergisé. Cet « hyperétat » d’intense concentration pourrait expliquer la poussée d’énergie qu’on observe chez eux. Ils sont comme un laser. Un laser produit une lumière très cohérente et très focalisée. Ils atteignent le même genre d’état. Les chercheurs qui les ont étudiés – William Tiller, Gary Schwartz, Elmer Green – ont tous ont constaté chez eux de grandes décharges d’énergie électromagnétique. Gary Schwartz a même photographié des guérisseurs à l’aide d’une caméra capable de capter les émissions de biophotons (particules de lumière émanant des organismes vivants – NDLR) et a vu beaucoup de lumière émanant de leurs mains.

Quel rôle la concentration joue-t-elle dans le processus ?
Tous les maîtres en matière d’intention – qu’il s’agisse de guérisseurs, de maîtres qi gong, de moines bouddhistes – évoquent un degré extrême d’attention focalisée. Ce n’est pas un état de calme, c’est un état hyper chargé. L’étude de certains de ces moines a montré que leur cerveau ne fonctionne pas en mode alpha, mais en mode gamma, c’est-à-dire très rapidement, beaucoup plus qu’une conscience de veille ordinaire. J’ajoute que le guérisseur doit être très précis dans la désignation de la zone qu’il veut toucher. Si c’est la main gauche qui doit être soignée, c’est vers elle qu’il faut envoyer l’intention. On entend parfois des guérisseurs dire qu’ils ne veulent pas spécifier la zone et que « c’est le cosmos qui décide ». Mais les plus efficaces auxquels j’ai pu parler dirigeaient leur intention de manière précise.

Est-ce que selon vous les magnétiseurs utilisent les champs électromagnétiques pour guérir les personnes tandis que les guérisseurs à distance utilisent d’autres mécanismes d’une tout autre nature ?
Non, je ne le pense pas. Les deux utilisent la même chose. Certes, les études ont montré qu’il y a chez les guérisseurs en action une poussée d’énergie à la fois électrique et électromagnétique. Cette énergie est ce qui est observable. Mais cela ne signifie pas que c’est la source de la guérison. Pour preuve, les mêmes effets sont observés que le patient soit à proximité ou à 300 kilomètres de distance. Parfois, plus la distance est importante, plus l’effet est grand. Dans ce cas, les champs magnétiques ne peuvent expliquer la guérison. Il est donc nécessaire de faire appel à d’autres facteurs d’explication.

Des études ont montré que les fréquences électromagnétiques mesurées dans les mains des guérisseurs sont tout à fait spécifiques. Les basses fréquences sont utilisées dans les hôpitaux pour stimuler la réparation osseuse. Tout cela ne plaide-t-il pas en faveur d’une réelle efficacité de l’énergie électromagnétique ?
Je ne mets pas en question le fait que ce soit une partie du mécanisme à l’œuvre. On sait que le magnétisme et l’électromagnétisme sont tous deux de bons guérisseurs. Mais encore une fois, si c’était la seule source de guérison, ça ne fonctionnerait pas à distance. Je pense que c’est une manifestation du phénomène de guérison, mais que ce n’est pas cela qui explique la guérison. Le guérisseur pro- DOSSIER duit ces énergies en raison de sa concentration. Mais ce sont sans doute des effets quantiques qui opèrent.

Comment expliquez-vous ces effets ?
Nous savons que nous émettons en permanence un champ de lumière ténu – une émission de biophotons. Qu’est-ce que la guérison dont nous parlons ? C’est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Et les pensées sont aussi une forme d’émission de biophotons, elles sont une énergie qui émane de nous en permanence. Je pense que les guérisseurs ont été capables d’exploiter ces pensées pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons des instructions à l’univers en permanence sous forme de rayonnements. Les guérisseurs sont capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison.

Ces biophotons seraient donc les messagers de la guérison ?
Je pense que la guérison est une sorte d’accord biologique entre celui qui soigne et celui qui est soigné. Ce dernier joue un rôle important. Il n’est pas rare que le guérisseur ne fasse que donner au patient la permission de se guérir lui-même. Il y a une réorganisation d’information chez le patient. C’est une interrelation complexe entre les deux, plus compliquée qu’un simple transfert d’énergie de A vers B.

Mais ces biophotons peuvent-ils véhiculer les effets, parfois radicaux, qui sont observés ?
Il faut sortir du modèle de A qui va vers B. On s’imagine une relation unilatérale et statique : A (le guérisseur) envoie de l’information à B (le patient) et B est modifié. Mais c’est un dialogue qui a lieu au niveau quantique, c’est-à-dire un échange, une interaction, qui met en jeu les émissions de biophotons. Il y a le même problème de représentation avec la télépathie : je vous envoie une pensée et vous la recevez. Mais c’est beaucoup plus complexe que cela ; il est plus juste de parler de deux personnes qui se connectent à la même longueur d’onde et sont toutes les deux impactées par elle. On peut dire la même chose de la guérison : deux personnes entrent en relation au niveau quantique et cela implique que les deux soient transformées, modifiées par cette relation qui les unit.

Comment définiriez-vous cette relation au niveau quantique ?
Pensons à ce qui se passe entre deux particules au niveau subatomique : elles ne sont pas deux entités séparées, à l’image de deux petites balles. Ce sont des paquets vibrants d’énergie et d’information qui sont en commerce permanent, échangeant entre elles des informations qui les modifient l’une et l’autre à chaque instant. C’est une relation dynamique continuelle. C’est ainsi que nous fonctionnons tous. Lorsque nous tombons malade, l’information qui est envoyée au corps n’est plus cohérente. La relation avec le guérisseur est alors comme un rappel, ou une reprogrammation. Cette discussion pourrait intervenir au niveau des biophotons car c’est là que ce dialogue a lieu.

En quoi la cohérence, un état dans lequel s’appliquent les lois de la mécanique quantique, est-elle une notion importante pour la guérison ?
À un niveau quantique, la cohérence signifie que les particules individuelles se connectent et communiquent mieux, à tel point qu’elles se comportent comme une onde géante, perdant en quelque sorte leur individualité. J’aime comparer cela à un orchestre. Chaque musicien contribue individuellement à un grand son collectif, mais l’ensemble est indissociable. Un signal plus ample est créé. Tout devient plus clair et audible, plus puissant. C’est ainsi pour toute particule subatomique d’un organisme vivant. Nous savons qu’il y a un haut degré de cohérence dans un système vivant, un être humain par exemple. Quand il y a maladie, il y a moins de cohérence. Je pense que les guérisseurs contribuent à rétablir cette cohérence.

Dans quelle mesure le patient doit-il « résonner » avec le guérisseur ?
Dans une étude appelée Love Study, qui implique les deux partenaires d’un couple, l’un doit envoyer des pensées de guérison et de compassion à l’autre ; on observe alors entre eux plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leurs corps : leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leurs épidermes… Quand des jazzmen jouent ensemble, on a également constaté que leurs cerveaux se mettent en synchronie. Une étude, qui a été faite à Oxford, a permis de constater des effets similaires dans une équipe d’avironneurs, la synchronie augmentant alors la performance de chacun des membres. Si on étudiait les guérisseurs et leurs patients de manière systématique – et à part l’étude sur l’amour, cela n’a pas été fait à ma connaissance –, on trouverait sans doute que leurs cerveaux sont en synchronie, et sans doute aussi beaucoup d’autres parties de leurs corps.

Pourquoi la notion de champ quantique, à laquelle vous avez consacré beaucoup d’attention, peut-elle nous aider à comprendre ce processus de guérison ?
Parce que nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre ; à un niveau quantique, nous sommes vous et moi comme de petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information au champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. La guérison est compréhensible sans la notion de champ seulement si vous vous intéressez au niveau local. Mais la guérison à distance est incompréhensible sans cela. Parce que ce champ est le réservoir de l’information et c’est ce qui explique que vous pouvez avoir accès à cette information n’importe où.

88545150_oPourquoi le guérisseur doit-il mettre son ego de côté pour induire cette guérison ?
Il doit fusionner avec son sujet, et avec le champ. Il doit se fondre avec quelque chose de plus grand que lui et trouver une sensation d’unité. J’ai expérimenté cette force de l’unité dans des groupes de dix ou douze personnes comme vous et moi, qui ne sont pas des guérisseurs. Ces gens se rassemblent ; une personne est désignée pour être guérie, et ils forment un cercle autour d’elle en se tenant par la main, puis lui envoient une intention. Nous avons noté des améliorations parfois extraordinaires. Je ne prétends pas que ces techniques sont des techniques de guérison en soi. Mais le pouvoir de la communauté est si grand qu’il guérit. Sentir de la part d’étrangers de l’amour inconditionnel, faire l’expérience de l’unité crée une réaction chez les individus, qui reçoivent en quelque sorte la permission d’aller mieux. Les guérisseurs très doués ont un don, qu’ils ont reçu ou ont développé avec la pratique, mais de simples individus d’un groupe peuvent aussi générer la guérison.

De quel don s’agit-il ?
Je pense que certains guérisseurs sont des virtuoses, mais que potentiellement tout le monde a la capacité de guérir. La différence tient à l’ampleur des effets produits, en ce qui concerne les gens très talentueux. C’est aussi une différence d’expérience et d’apprentissage. Je pense que les guérisseurs apprennent à faire partie d’un champ unifié. Ils mettent leur ego de côté, ils apprennent à fusionner avec leur sujet. Et cette communion, ce processus chimique de connexion, crée la guérison. Pour cela, le guérisseur comme le patient doivent prendre leurs distances avec l’ego.

L’amour est souvent invoqué. A-t-il son importance ?
Il est très important pour aller de l’esprit vers le coeur. Tous les guérisseurs évoquent la nécessité de développer un sentiment de compassion pour le patient. Je pense que nous en revenons à la notion d’unité. Qu’est-ce que l’amour ? C’est l’unité. Que signifie le mot yoga ? L’union. C’est ce sentiment d’amour total et de connexion.

L’amour est-il une qualité du champ quantique ?
Beaucoup de gens aimeraient pouvoir dire que l’amour est le champ. Je préfère rester dans le domaine de la science.

Quelle vision de l’être humain découle de tout cela ?
L’être humain est un système énergétique complexe, fruit d’une union entre l’intérieur et l’extérieur. L’épigénétique nous apprend que nous ne sommes pas créés de l’intérieur. Nous sommes créés par la nourriture que nous mangeons, l’air que nous respirons, les amis que nous avons, notre mode de vie, tout cela ensemble impacte nos gènes et détermine si ces derniers seront exprimés ou non. Cela signifie que nous sommes une relation dynamique continuelle entre l’intérieur et l’extérieur. Je pense que nous sommes créés en permanence par les interactions de notre système énergétique avec celui des autres.

images (3)Il y a aujourd’hui beaucoup de machines qu’on dit quantiques, qui peuvent mesurer les champs électromagnétiques du corps humain et les rééquilibrer. Qu’en pensez-vous ?

Beaucoup de systèmes sont très intéressants et prometteurs, et beaucoup d’autres ne sont que de la camelote. Je reçois sans arrêt des coups de fil de gens qui veulent que je vante leur produit, et quand je regarde de plus près, je vois qu’il n’y a rien dedans. Il y a beaucoup de choses qui ne sont ni valides, ni légitimes, mais aussi beaucoup de systèmes et d’approches nouvelles qui sont riches de possibilités, comme par exemple l’EFT (Emotional Freedom Technology – une technique de psychologie énergétique, NDLR). La technologie o­ re des opportunités, à condition de rester vigilant, mais j’ai tendance pour ma part à revenir à des systèmes énergétiques anciens et qui ont fait leurs preuves, comme l’homéopathie ou l’acuponcture.

À quel point ces idées sur la guérison sont-elles jugées recevables par le corps médical et la science dominante ?

Je pense que les médecins y sont de plus en plus ouverts. Ils ont fait de très longues études et déployé beaucoup d’efforts pour pouvoir soigner les gens. Mais les outils dont ils disposent – en particulier les médicaments – ne sont pas si efficaces, à part les antibiotiques. Ils recherchent de nouvelles voies. J’ai assisté il y a quelque temps à une conférence sur les médecines énergétiques, et le public était essentiellement composé de médecins venus se renseigner, très intéressés par tous ces sujets. Quant au courant majoritaire en science, ceux qui font les recherches en physique dont je parle dans mes livres, en font partie, Anton Zeilinger par exemple, qui étudie les effets quantiques, travaille à l’université de Vienne. La plupart des scientifiques font partie du courant dominant, mais ils sont à la pointe. Ce que vous entendez par «science dominante », c’est une façon de penser académique qui a vingt ou même cinquante ans de retard.

source INREES 

Publié dans Etat d'être, L'Esprit Guérisseur, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Nature des pouvoirs spirituels

Posté par othoharmonie le 20 avril 2015

confiance-en-dieuLa nature et la qualité du sujet est essentielle. A moins que l’intention ne soit tout à fait pure, le spirituel se transforme en psychique, agit sur le plan astral et des résultats terribles peuvent en résulter. Les pouvoirs et les forces de la nature animale peuvent être employés par les égoïstes et les êtres portés à la vengeance, comme par les natures généreuses et magnanimes ; le pouvoir et la force de l’esprit ne s’acquièrent que par ceux qui sont de cœur parfaitement pur, et c’est la magie divine.

Dans un sens, ces pouvoirs manifestent quelque chose de l’omniscience et de l’omnipotence du Soi supérieur rayonnant – ce qui suppose que tous les instruments de l’homme intérieur soient accordés à ce genre de pouvoirs.

Dans les phases les plus élevées de l’activité de la perception spirituelle, le corps physique est en catalepsie complète, le mental et l’astral inférieur paralysés ; seul l’Ego supérieur, avec l’aspect purifié de l’astral personnel, vibre à l’unisson avec la racine divine de l’être. Dans les phases moins sublimes, le sujet dirige son sens spirituel dans les plans de la plus haute clairvoyance qui n’a plus rien à voir avec l’histoire personnelle des individus, la divination et le psychisme – et il y puise les éléments de sagesse universelle, ou même les connaissances qu’il cherche à découvrir dans l’ordre divin.

Dans les phases plus communes, si quelque chose de l’omniscience peut filtrer par le canal de l’intuition, il arrive que la voix de l’Esprit se fasse entendre comme une révélation, ou un commandement, qui disperse tous les doutes, ou comme une lumière directrice (avec les déformations et distorsions qui risquent toujours de dévier le sens du message, par l’effet du psychisme encore mal discipliné).

Dans l’être qui est entièrement ouvert à l’Esprit, toute démarche, toute utilisation des pouvoirs spirituels, est un acte d’amour universel ou de compassion, laquelle inspire l’imagination, et la foi.

Même si l’homme « éveillé » connaît les techniques, l’usage de pouvoirs universels comme le son (mantrika shakti,kundalini shakti) pour réaliser ses opérations magiques (qui passent par la sphère astrale pour produire des effets jusqu’au plan physique), il se pourrait bien que la maîtrise des pouvoiRs, quand l’Adepte invoque le Soi supérieur, lui confère une sorte d’omnipotence, sans qu’il ait à connaître exactement les processus qui vont être mis en œuvre pour réaliser l’ordre qu’il donne : le pouvoir qui «  déplace les montagnes  » n’exige pas que l’opérateur sache exactement comment ces masses de matière vont se déplacer, l’opération se fera par les processus et les moyens propres à la Nature qui sait, elle, comment s’y prendre pour obéir .

Au niveau de l’homme ordinaire, les vrais pouvoirs spirituels sont hors de portée, mais toute action entreprise avec amour désintéressé, pour se rapprocher des autres, comprendre leurs problèmes, les aider et les éclairer, imite à son échelle la démarche du Sage, et est de nature à recevoir une réponse de l’être profond spirituel, l’Ego divin.

Il faut bien insister sur la différence évidente entre ces pouvoirs et les pouvoirs psychiques, que beaucoup ont tendance à prendre pour spirituels, dès lors que le sujet fait des expériences de lumière, joie, harmonie, etc. qui sont généralement encore du domaine psychique, parfois cependant d’un niveau assez élevé et pur.

Condensé d’après un article théosophique sur http://www.francelecture.net/

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Les sept niveaux de l’évolution spirituelle

Posté par othoharmonie le 12 avril 2015

 

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Au cours de son évolution spirituelle, l’homme traverse sept étapes, chacune d’elle ayant certaines caractéristiques. La connaissance de celles-ci peut nous ouvrir la voie vers les niveaux supérieurs et nous conduire à la perfection.

 Premier niveau 

Le premier plan est le moins élevé. C’est celui de la conscience instinctive qui est proche de l’animal.

Le premier stade se caractérise par l’ignorance ou l’absence totale de connaissance et même d’information liées à la nature de l’esprit et de la réalité. Généralement parlant, c’est le cas de la plupart des êtres humains de l’époque actuelle, qui se limitent à croire aveuglement seulement à ce qu’ils peuvent percevoir à l’aide des cinq sens ou seulement à la science et la technologie abordées d’une manière mécaniciste.

Le premier niveau d’évolution est relativement rudimentaire au point de vue spirituel, puisque la personne qui s’y trouve est essentiellement matérialiste. Ses principales préoccupations (pour ne pas dire ses seules) sont la satisfaction de ses besoins primaires, l’assouvissement des plaisirs des sens, souvent avec excès (boire, manger, s’accoupler), et l’accumulation de biens. Pour cette personne, la préoccupation spirituelle n’existe tout simplement pas, à moins que celle-ci ne soit perçue comme un instrument pour leurrer ou pour tirer profit des autres. Selon elle, lorsqu’on meurt, c’est fini : on pourrit simplement dans un trou.

On peut comprendre que, dans cette perspective, l’existence de Dieu ou d’un Être suprême n’a que peu d’intérêt ; à quoi pourrait donc servir un dieu si, à la mort, tout est fini ? Ce genre de personne peut être agréable à rencontrer l’espace d’une soirée, à l’occasion d’une partie ou pour un bon repas par exemple. Mais comme le type de relations qu’on peut nouer tourne autour de l’assouvissement des besoins les plus primaires, on ne peut s’attendre à des contacts profonds. Cela dit, même si ces personnes sont menées par leurs émotions et leurs passions, cela ne signifie pas nécessairement qu’elles ne possèdent aucune morale, aucune conscience ; c’est simplement que leur expression est des plus sommaires.

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 Deuxième niveau 

Le deuxième plan est celui de la conscience collective. A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires, mais plusieurs peuvent lui convenir.

Le deuxième stade est marqué par une sensibilité plus ou moins accentuée aux autres états de conscience, qui peuvent apparaître soit de façon fortuite, soit d’une manière logique, traditionnelle (par exemple la pratique du yoga) ; parfois, l’éveil de l’intérêt pour des aspects spirituels peut se produire grâce au déclenchement de certains processus ineffables de résonance intérieure suite à la lecture d’un texte spirituel authentique, du témoignage d’un grand maître, ou alors via une expérience mystique ou même suite au paroxysme d’une crise existentielle douloureuse; ou encore, en fréquentant systématiquement un groupe d’êtres spirituels ou par l’adoption d’une thérapie efficace, moins conventionnelle, l’être humain peut éveiller progressivement des forces subtiles bénéfiques auparavant insoupçonnées..

Le deuxième niveau s’apparente au premier sous de nombreux aspects ; l’acquisition de biens matériels reste une motivation importante, voire la pierre angulaire de la vie, tout comme, d’ailleurs, l’assouvissement des plaisirs des sens. Les personnes qui s’y positionnent ont souvent tendance à croire que la valeur des gens est proportionnelle aux biens qu’ils possèdent. En revanche, dans la majorité des cas, les personnes qui se situent à ce deuxième niveau d’évolution (ou de conscience) croient en l’existence d’un Être suprême, mais trop souvent encore, elles ont tendance à créer un Dieu qui sert leurs intérêts.

L’un n’allant pas sans l’autre, on comprend dès lors que leur spiritualité est aussi rudimentaire que l’image qu’elles se font de leur Dieu. En un certain sens, on pourrait dire que ces personnes ont tendance à croire en Dieu, au cas où celui-ci existerait : pourquoi courir des risques ? N’est-il pas plus prudent de couvrir ses arrières ? Lorsqu’il leur arrive de s’attarder à de tels concepts – Dieu, la spiritualité, la vie, la mort, etc. – elles sont vite dépassées. Il s’agit de l’archétype de l’être qui est conscient de sa mortalité et s’en inquiète juste assez… pour croire en Dieu (on pourrait d’ailleurs ajouter, ici, qu’il le fait en espérant que c’est bien ce qu’il doit faire !). Sa conscience spirituelle n’est pas vraiment un sujet dont il se préoccupe vraiment ; il a la conviction que la spiritualité est l’affaire des autres et ne le concerne pas vraiment. Par contre, ces individus adoptent ou tentent d’adopter une ligne de conduite non dénuée de principes. Ils ont une conscience morale plus développée que les personnes du premier niveau. J’ajouterai aussi que lorsqu’ils adoptent une religion, c’est celle de leurs parents, celle dans laquelle ils ont été élevés ; toutefois, il arrive qu’ils s’ouvrent à d’autres spiritualités.

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 Troisième niveau 

Le troisième plan est celui du mental. Là, l’individu situe son JE. Il commence a s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leader. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé etc).

Le troisième stade marque la recherche pleine d’aspiration de certaines méthodes efficaces d’éveil, d’une voie spirituelle authentique. Ce stade est caractérisé le plus souvent par une recherche fébrile et souvent livresque. Nous ne pensons alors plus qu’à ce sujet, et quelque chose à l’intérieur nous dit parfois que nous nous approchons de la vérité, cet aspect nous étant ultérieurement confirmé par les lectures. C’est le moment où nous commençons à chercher avec ardeur un maître et parfois nous nous lançons vers ce qu’un grand yogi a nommé « un cocktail spirituel”, c’est-à-dire une combinaison de postures corporelles, de thérapies, de lectures « ésotériques”, plus ou moins mêlées à des techniques de méditations, arts martiaux ou pratiques genre tai-chi, passes biomagnétiques, etc. Il existe certaines personnes qui malheureusement restent définitivement cantonnées à ce stade et qui croient avec la force du semi-docte qu’elles ont trouvé la voie. De cette catégorie ne manquent pas ceux qui, après la première expérience spirituelle, se considérant complètement illuminés, s’y arrêtent. D’autres rencontrent au bout de ce périple la vraie voie et le maître spirituel. C’est seulement alors que commence pour eux la vraie aventure spirituelle.

À ce niveau, on rencontre des gens qui accordent encore une importance certaine à l’aspect matériel de l’existence, mais tout en croyant sincèrement en l’existence de Dieu. Ils ont découvert (ou entrevu) la relation qui existe entre Dieu et le reste de l’Univers.

On peut affirmer que la majorité des gens se situent à ce niveau d’évolution ou de conscience. Tirant toujours satisfaction et plaisir de l’acquisition de biens et de l’assouvissement des sens, bien qu’à un degré moindre que ceux des précédents niveaux, ils ne considèrent pas ces deux aspects comme une finalité en soi, comme l’objectif fondamental de leur existence. Ce qui est néanmoins paradoxal, c’est que leur niveau de spiritualité dodeline selon leurs intérêts du moment ; ils sont tour à tour profondément pieux ou totalement absorbés par le gain.

Ils adhèrent généralement à une religion quelconque et acceptent sans discussion la philosophie de celle-ci, ses dogmes et son code de bonne conduite. Ils comprennent le concept d’un Être supérieur car, pour eux, l’au-delà existe vraiment, bien que sa forme dépende essentiellement de la religion qu’ils pratiquent ou de la philosophie à laquelle ils adhèrent. Parfois, ces gens font preuve d’une certaine curiosité intellectuelle face à la spiritualité et ils se posent même certaines questions. Ils font malheureusement preuve de peu d’imagination et l’emprise que le monde matériel exerce toujours sur eux les empêche d’explorer la spiritualité à l’extérieur des limites imposées par leur pratique personnelle, voire leur religion. Idéalement, ils aimeraient profiter sans gêne et sans remord des bons côtés du matérialisme et, en même temps, approfondir et vivre une spiritualité satisfaisante mais sans faire d’efforts… Ils sont pour le pour et contre le contre, si l’on peut s’exprimer ainsi!

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 Quatrième niveau 

Le quatrième plan est causal. C’est le plan où nous pouvons nous connecter à notre âme. A ce niveau, nous pénétrons dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, nous pouvons vivre l’amour avec une âme-soeur.

Le quatrième stade se caractérise par le suivi persévérant et plein d’aspiration d’une voie spirituelle authentique. A ce stade, l’être humain découvre souvent progressivement toutes les barrières qui l’empêchent à accéder à la vraie connaissance et apprend petit à petit à dissoudre tous ces obstacles. Les méthodes spécifiques qui sont utilisées ici varient selon la voie choisie. Elles peuvent changer à un moment donné, selon l’évolution spirituelle personnelle et en conformité avec certaines conditions individuelles. Pourtant, si l’être humain en question envisage d’atteindre le stade spirituel ultime, il ne doit jamais arrêter la pratique spirituelle. Elle s’etendra progressivement à toute son existence quotidienne. Ce stade se prolonge et demeure pratiquement inchangé également au cours des étapes suivantes.

Le quatrième niveau marque le début de la spiritualité dans le vrai sens du terme. Les personnes qui atteignent ce niveau ne sont plus réellement préoccupées par l’accumulation de biens ; elles n’ont plus besoin de ce genre de preuve pour justifier leur existence. Elles apprécient certes les plaisirs des sens, sans toutefois se laisser dominer ou contrôler par leurs émotions ou leurs passions. Surtout, elles saisissent leur nature dans sa globalité et sont conscientes du lieu qui existe entre le physique, l’intellect, les émotions et la spiritualité.

Elles sont adultes dans le sens le plus noble du terme, parce qu’elles assument leurs responsabilités en ce qui touche leurs pensées, leurs sentiments et leurs actions. Il leur arrive fréquemment de peut-être trop intellectualiser leur processus de raisonnement mais, comme elles parviennent à décrypter leur intuition, cela équilibre en quelque sorte la balance. Elles ont conscience ou elles prennent conscience du reste de l’univers et de leur influence sur celui-ci. Ces personnes commencent aussi, habituellement, à chercher l’Etre suprême à travers différents textes sacrés, faisant fi de la confession de laquelle ils relèvent.
Cela marque en quelque sorte le début de l’universalité de la conscience. Les personnes arrivées à ce point de leur évolution ne se soucient plus des différences de religions. Elles ont conscience de la valeur spirituelle de chacun, sans sectarisme. Elles commencent aussi à s’intéresser au monde de l’invisible et, souvent, à communiquer avec les entités qui y vivent.

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 Cinquième niveau 

Le cinquième plan est celui de la super-conscience. L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau on peut se passer de sexualité. C’est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore etc… La(e) seul(e) partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir.

Le cinquième stade se caractérise par la stabilisation émotionnelle et la paix profonde intérieure. Au fur et à mesure que les obstacles se dissolvent et sont complètement éloignés du chemin de notre conscience, ce qui correspond ici à l’identification et au contrôle de l’origine intime des sentiments et de nos émotions destructives, l’agitation mentale des pensées diminue et une paix profonde et euphorique s’installe en nous. C’est une condition absolument nécessaire à ce qui suivra, bien qu’il existe des voies spirituelles qui profitent de tous les conflits qui apparaissent dans l’être humain, les utilisant comme des modalités directes et immédiates d’atteindre la transcendance. Ce stade est en général accompagné par une compréhension juste et profonde, tant de la nature du réel, que du mental. L’être humain en question aspire maintenant avec force à ce que cette paix euphorique englobe le monde entier. A ce stade, la capacité d’aimer est beaucoup amplifiée.

À ce niveau, les personnes sont dotées d’une sensibilité très aiguisée et elles perçoivent l’univers comme un tout. Pour elles, c’est quelque chose qui ne se discute pas, ça existe et c’est ainsi. Elles ne dédaignent pas tout ce qui concerne le matérialisme, mais, en revanche, l’accumulation de biens n’est plus une priorité. Si elles sont bien nanties, c’est sans se préoccuper de ce qu’elles amassent, mais, plutôt, parce qu’elles aiment ce qu’elles font et que cela leur vaut de connaître le succès.
Ces personnes ont atteint un niveau où leur intuition joue un rôle important ; elles arrivent d’ailleurs à développer assez rapidement et assez facilement leurs dons psychiques et s’en servent volontiers, principalement pour aider les autres. Elles communiquent aussi aisément avec leurs guides spirituels et ont pleinement conscience de leurs actions et des effets de celles-ci sur leur évolution. Elles pratiquent généralement plusieurs techniques, comme la méditation, et possèdent une très grande ouverture d’esprit qui leur permet de comprendre et d’aider les autres. Ces personnes s’appliquent de façon diligente à se débarrasser de leurs préjugés. Conscientes des lois gouvernant notre Univers, elles tentent de les respecter le mieux possible.

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 Sixième niveau 

Le sixième plan est celui de la conscience intuitive de l’âme. A ce niveau l’être n’a plus d’égo, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle.

Le sixième stade se réfère à l’atteinte de la non-dualité. Jusqu’à ce stade, l’être humain a été souvent le théâtre de déroulement de nombreux phénomènes,au sens grec du terme, qui désigne les „apparences” illusoires, telles les visions de forme et de lumière, l’audition intérieure de sons, la perception de certaines vibrations subtiles énergétiques qui donnent ensuite naissance à des manifestations parapsychologiques, des régressions dans les vies antérieures personnelles ou dans celles des autres êtres humains qui entrent en contact avec lui etc. Un maître spirituel compétent l’aidera à comprendre que presque tous ces phénomènes sont aussi illusoires que le rêve ou que l’univers physique habituel. Dans toutes ces expériences, existe encore, belle et bien vivante, l’illusion de la séparation entre le sujet et l’objet de sa perception, avec quelquefois même le risque du renforcement de la perpétuation de cette illusion de la séparation. La dissolution complète de ce fantasme conduit progressivement à l’apparition d’un état holistique a-conceptuel et ineffable. Du stade initial de non-connaissance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle et ineffable. Du stade initial d’ignorance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle où nous réalisons, pleins de surprise, qu’il n’existe plus personne d‘autre qui connaisse… L’amour envers tous les êtres humains devient alors la Lumière Divine et nous se révèle comme étant ce qu’elle a été en réalité, depuis toujours, dès le début sans début…

Arrivé à ce niveau, l’individu fusionne en quelque sorte ses sens et sa spiritualité. D’une certaine façon, le plaisir que lui procurent ses sens constitue une nouvelle manière de se réjouir de l’existence, voire de prier – le mot pris dans son sens le plus large et le plus noble. Cette personne s’est pratiquement libérée de ses passions ; ses émotions ne la dominent plus. Parallèlement, elle ne reconnaît plus les frontières des hommes et sa pensée devient universelle ; elle fait partie de la race humaine et ne voit plus les distinctions entre les races ; elle s’est complètement libérée des préjugés. Cette personne communique aisément avec les entités de l’au-delà, ainsi qu’avec son Moi supérieur ; elle connaît les raisons pour lesquelles elle s’est incarnée dans cette existence et comprend les leçons qu’elle est venue apprendre. H lui arrive de développer et de maîtriser ses facultés psychiques. Lorsqu’elle le fait, elle les met au service des autres ; elle peut d’ailleurs guider ceux et celles qui ont besoin d’elle, sans pour autant juger ou interférer dans leur évolution personnelle.

Elle est pleinement consciente de son évolution et du niveau de conscience qu’elle a atteint, et elle met en pratique les principes fondamentaux de l’Univers, incarnant du coup ce qu’il y a de mieux chez les hommes. Cette personne reste consciente de ce qu’elle est et de ce que la société est ; elle a également conscience des contraintes matérielles, mais elle assume tous ces aspects avec sérénité.

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 Septième niveau 

Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique. Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux ethériques et l’énergie divine nous transforme en ETRE DE LUMIERE. Nous tombons dans la conscience cosmique et l’illumination, et nous y restons pour l’éternité.

Le septième stade est celui de la libération spirituelle. Alors que dans le stade précédent la nature du réel était perçue sous la forme d’éclairs illuminateurs profonds, ici, la présence de Dieu ou la vraie Connaissance est définitivement installée et demeure constante, ne pouvant plus jamais être perdue. La dichotomie relatif-absolu est maintenant dépassée. Il n’existe plus des concepts et des conditionnements, mais seulement un Espace Suprême – Lumière, incommensurable et irradiant. En même temps nous découvrons avec surprise que l’amour océanique et la Connaissance qui englobe tout traversent ce corps sans être limités par celui-ci. Nous nous rendons compte seulement alors qu’il s’agissait d’un état primordial qui a existé dans notre être depuis toujours, mais qui a été caché en permanence par notre ignorance antérieure. Nous réalisons maintenant que le voile s’est complètement dissout.

Il s’agit du niveau le plus élevé de l’évolution humaine. La personne qui y accède a totalement réussi à occulter ses sens pour ne devenir qu’un être spirituel ; cette personne se situe ni plus ni moins entre notre réalité terrestre et Dieu. n n’est plus question, pour elle, de se plier aux lois divines puisqu’elles font littéralement partie de son être, de sa nature intrinsèque. Cet individu est ce qu’on appelle communément un maître un initié, qui a réussi la parfaite harmonisation entre le corps, l’âme et l’esprit, et cela lui permet d’exister tant dans l’au-delà que sur terre, car il est en constante communion avec l’univers. Soulignons toutefois que c’est un état aussi rarissime qu’exceptionnel. C’est le niveau où l’âme n’a plus besoin de s’incarner et peut continuer le voyage vers d’autres horizons inconnus pour le commun des mortels. Comme vous pouvez le constater, les niveaux d’évolution spirituelle ne sont pas très nombreux, mais on peut affirmer qu’il existe une grande différence entre le premier et le septième niveau..

Néanmoins, il ne faudrait pas croire qu’une personne qui se situe au premier niveau a moins de valeur ou est moins bonne qu’une autre qui a atteint le septième niveau ; il ne s’agit pas de valeur, mais bien d’expérience – car chaque niveau nous place face aux leçons que nous devons apprendre afin de continuer notre évolution.

. Tous ces préliminaires nous amènent maintenant à aborder le concept des niveaux d’évolution spirituelle, aussi appelés « niveaux de conscience ». Il ne s’agit pas, ici, d’un outil de notation ou d’évaluation, d’autant plus que ce niveau d’évolution spirituelle est changeant. Il serait donc à la fois puéril et vain de chercher à se servir de cette grille pour juger la valeur des gens. Chacun possède le niveau qui correspond aux expériences qu’il doit vivre pour continuer à apprendre, à cheminer, à évoluer.

Vous pouvez atteindre les niveaux les plus élevés, mais, à mesure que vous progresserez, il sera parfois nécessaire d’expérimenter des niveaux inférieurs afin de pouvoir tirer une leçon qui vous permettra de mieux comprendre non seulement ce que vous vivez, mais aussi ce que vivent ceux qui vous entourent.

En ce sens, il faut bien comprendre qu’un niveau n’est pas meilleur qu’un autre, il est simplement différent ; il reflète la position subjective de l’âme au moment présent. Le niveau spirituel d’une personne vous permet de jauger le genre d’interaction que vous pouvez ou pourriez avoir avec celle-ci. Par exemple, il est inutile de discuter de spiritualité et de méditation avec un individu dont la conscience se situe au premier niveau, tout simplement parce qu’il s’agit là d’un sujet qui ne l’intéresse pas. De la même façon, vous perdez votre temps à décrire votre nouvelle maison à une personne dont la conscience est au septième niveau, car celle-ci est détachée du monde matériel.

Lorsqu’on commence à pratiquer la méditation, il est évident que notre niveau d’évolution spirituelle change , ce niveau de conscience n’est pas fixe, il peut se transformer très rapidement ou rester stagnant. Dans certains cas, il peut même arriver que notre évolution se fasse en quelque sorte à l’envers et qu’au lieu de progresser, nous régressions pour retravailler des choses. Toutefois, à mesure qu’on se familiarise avec le principe de la méditation et sa pratique, il devient très difficile de résister à l’évolution de sa conscience, à l’éveil de sa spiritualité. Certaines formes de méditation favorisent une évolution rapide, alors que d’autres se contentent de nous faire progresser tout doucement. Par conséquent, c’est à chacun de faire ses choix.

.Pour rejoindre la Vie Devant Soi

Source : alliancespirite.org 

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Nos mains dressent notre portrait

Posté par othoharmonie le 7 avril 2015

 

On peut représenter une main comme on représente un visage car elle reflète, elle aussi, le portrait d’une personne ; elles t tout aussi surprenante que les lignes minces qui la sillonnent, semblables aux rides du visage, ou les lignes qu’elle peut tracer sur le papier, symboles d’un état d’âme, comme les expressions peintes sur le visage. La main peut exprimer tous les sentiments ; humanité, intelligence, esprit d’observation, générosité, égoïsme, cruauté .. La forme, la consistance et le mouvement d’une main suffissent à révéler un caractère.

Si une personne nous plaît à première vue, ou si nous nous méfions d’elle, c’est que les traits de son visage nous attirent ou nous repoussent. Si nous observons la main de notre prochain, nous éprouvons également à première vue, de l’attraction ou de la répulsion, mais nous ne restons jamais indifférents. Pour plus de commodité, nous pouvons classer la forme des mains en sept catégories qui, en réalité, l’une sur l’autre, comme il arrive pour le caractère de chaque individu. Nous aurons donc :

-          la main commune (paume développées, doigts et ongles courts et carrés)

-          la main nécessaire (doigts spatulés)

-          la main utile (doigts carrés et durs)

-          la main artistique (élégants doigts fuselé)

-          la main philosophique (doigts noueux)

-          la main physique (main idéale, en théorie)

-          la main mixte, de loin la plus commune, qui possède certaines caractéristiques des autres mains, par conséquent la plus difficile à déchiffrer.

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Voyons cela en détail :

MAIN COMMUNE

La paume est très développée et plutôt charnue, les doigts sont courts et ronds, les ongles sont courts et le pouce particulièrement court. C’est la main des individus peu sensibles, plutôt grossiers, qui ont des désirs élémentaires. En général l’individu qui possède ce type demain n’est pas très intelligent, n’a pas d’idéals et ne poursuit que son bien-être terre à terre. Il est destiné à faire des travaux grossiers. Toutefois la longueur des doigts corrige la disproportion de l’ensemble, et réduit ou accentue les caractéristiques qu’on vient de décrire.

MAIN NECESSAIRE

Elle est spatulée ; les doigts sont plats e t en spatule. La paume est large, le pouce développé ; Ce type de main appartient aux sujets doués d’une grande activité, d’esprit d’initiative et d’une intelligence instinctive ; Ils sont expansifs, résolus et audacieux, mais souvent trop orgueilleux ; Ils sont revêches et impulsifs et n’ont aucun sens artistique. Il s’agit de personnes tenaces et fidèles en amour et en amitié. C’est la main des commerçants, des navigateurs et des explorateurs. Ce sont des personnes très douées pour les sciences exactes et les mathématiques en particulier et, dans une moindre mesure, pour la mécanique. Lorsque la forme est moins marquée et que les doigts sont plus lisses, les qualités et les défauts s’avèrent atténués.

MAIN UTILE

En général, il s’agit d’une main de dimension moyenne. La paume est carrée et plate, les doits se terminent brusquement comme s’ils étaient tranchés, les ongles sont courts et carrés. C’est la main des individus pratiques, ponctuels, ordonnés et persévérants, qui ne se laissent guider que par la raison et ont un pôle d’intérêts limités et matériels. C’est une des formes plus communes ; en général elle appartient à des administrateurs d’entreprise, dirigeants de banque, cadres, militaires de carrière, instructeurs. Il s’agit de personnes très honnêtes dans toutes leurs manifestations, d’excellents pères et des maris fidèles. Si les doigts sont cours et carrés, le scepticisme et le calcul l’emportent. Si au contraire, les doits sont longs mais toujours carrés, le raisonnement et la capacité de déduction sont développés au maximum. Les doigts en spatule appartiennent aux sujets doués d’esprit créateur, qui ont un penchant pour la mécanique de précision. Les doigts noueux indiquent au contraire les sciences exactes, l’amour pour le détail et un perfectionnisme manique ; Les doigts effilés dénotent de l’imagination et de persévérance, mais s’ils sont attachés à une paume carrée et s’ils ont des ongles longs et parfaits, ils peuvent indiquer soit un sens inné pour l’art et le raffinement, soit l’inconstance, le caprice et l’illogique ; le type le plus commun de cette main a la paume carrée et les doigts mixtes. C’est là sans doute la main la plus positive du groupe ; elle dénote une intelligence vive, de l’équilibre entre l’instinct et la raison, des buts bien clairs à atteindre, de l’assurance.

MAIN ARTISTIQUE

La forme est conique bien proportionnée, d’une taille moyenne, les doigts se terminent en pointe, la paume se rétrécit à l’attache du poignet. Il ne faut pas confondre ce type de main avec la main physique. La main artistique est la main typique des impulsifs, dotés d’un tempérament artistique, d’imagination, de goût pour le beau. Cependant, les sujets qui possèdent ce type de main sont dominés par l’indolence, la luxure, le cœur. En général les sujets qui possèdent cette main ne font jamais rien de bon, car tout en ayant des qualités remarquables et des dispositions positives, ils sont imprévoyants et incohérents. Il s’agit d’amants passionnés mais inconstants, quine sont pas faits pour la famille. Ce sont des artistes, des poètes, des inventeurs. Les qualités et les défauts sont atténués par la longueur des phalanges, la nodosité des jointures et les lignes de la paume.

MAIN PHILOSOPHIQUE

C’est la main des grands penseurs, symbole de la logique, de l’équité, du penchant pour les sciences expérimentales et le raisonnement ; La forme est longue, anguleuse ; les doigts sont osseux, les phalanges grossies à la jointure, les ongles sont longs et ronds. Les nœuds entre la première et la deuxième phalange (point du doigt) dénotent une priorité psychique ; les noeuds entre la deuxième et la troisième phalange révèlent au contraire des priorités physiques et matérielles.

MAIN PHYSIQUE

C’est la main parfait au point de vue esthétique. La paume est petite et ovale, les doigts fragiles et lisses tendent à se rencontrer à une pointe idéale, les ongles sont longs et ronds à la base et au bout, le pouce est petit et élégant. Cette main, qui indique une nature toute spirituelle, sensible et élevée, ouverte à toute forme de beauté, n’est pas commune. Elle appartient à des sujets impressionnables, qui n’arrivent pas à affronter les batailles de la vie et à s’occuper de choses matérielles. Elle dénote le manque de toute idée d’ordre, de ponctualité et de discipline. Les sujets qui possèdent cette main sont des rêveurs, des idéalistes, prédestinés à la vie contemplative.  Ils sont rarement heureux.

MAIN MIXTE

C’est la main la plus complexe, donc la plus difficile à décrire et à interpréter. Elle présente certaines des caractéristiques déjà décrites et peut être facilement confondue. Une observation attentive seulement peut faire ressortir ces caractéristiques. Les mains mixtes appartiennent à des sujets qui ont des dispositions et des aptitudes diverses, des idées claires et précises, un esprit large et de la constance. Les sujets qui possèdent ce type de main ont facilement du succès. Toutes les  qualités et tous les défauts que nous venons de décrire subissent des modifications même considérables selon d’autres caractéristiques et détails qui modifient les lignes générales. Nous avons parlé de la forme de la main dans son ensemble. Reprenons le sujet plus en détail, en observant soigneusement toute la main, y compris la paume et les doigts. Même si deux mains peuvent paraître identique sou presque, une analyse plus soignée nous en montrera les différences.

Le sujet à la main dure sera attiré par le mouvement, la vie active et laborieuse ; Le sujet dont la main est flasque sera enclin à la paresse et se sentira mieux au lit qu’au travail. Cela arrive parce que le fluide énergétique traverse sans difficultés la  main sèche et dure, tandis qu’il s’attarde et se disperse dans la main flasque. Sans aucun doute, si une personne a plus de tendance à une activité intense, elle sera moins portée à l’extase, à la poésie et à la vie contemplative. D’ailleurs toutes les mains dures, de n’importe quelle forme, dénotent une personnalité non sédentaire. Toutefois, une main trop dure est le signe de  peu d’intelligence, alors qu’une main trop mole est propre aux personnes portées sur l’ésotérisme, l’étude et la pratique des sciences occultes puisqu’elles sont plus sensibles, plus impressionnables et plus enclines aux  rêveries.

Il y a aussi la main grassouillette t souple, presque en caoutchouc. Cette main exprime le désir et la volonté du plaisir. La main lisse, aux doigts presque pointus, avec des fossettes, à la paume charnue et ferme, au pouce court et au mont de Vénus (à la base du pouce) particulièrement développée est propre à celui qui est facilement induit en erreur et conditionné par la sexualité.

La personne dominée par le sexe ne peut pas être sensible  la charité, à l’amour et à la spiritualité. Ce sont les mains des matérialistes, de ceux qui ne se sentent aucunement attirés par les choses divines ; la vanité et le plaisir dominent les propriétaires de ces mains.

Ce sont des mains d’une couleur particulière ; elles sont nacrées et, comme nous l’avons déjà dit, elles dénotent un tempérament voluptueux, désireux de plaisirs matériels, peu affectueux. Peut-être parce que la nature veut faire ressortir le contraste, la personne qui possède une main souple mais rugueuse est sans doute franche, droite et juste.

Au contraire, une main dure t rugueuse, surtout si les ongles sont couverts à moitié de chair, met en évidence un caractère difficile, plutôt porté à tourmenter son prochain. Si la main voluptueuse appartient à une femme, et si les phalanges de la volonté et de la logique sont assez développées, on aura la certitude qu’il s’agit d’une femme dangereuse, car avec ces caractéristiques elle ne dégage pas d’énergie, mais en absorbe autour d’elle. Le sujet qui possède ce type de main sera porté à prendre sans jamais donner et à jeter ce qui ne sert plus. Mais il y a beaucoup d’autres types de mains, que nous avons appelées « mixtes » qui n’appartiennent pas à une seule catégorie ; elles ne sont pas complètement carrées ou complètement pointues ou spatulées, à la différence des mains à caractéristiques précises qu’on peut définir « authentiques ».

En ce qui concerne la main « simple » ou « commune », à première vue, elle a l’aspect d’une main forte, aux doigts très gros et apparemment souples, à la paume trop large ; C’est la main de ceux qui veulent exceller dans le domaine matériel, en courage, en force physique. L’intelligence et l’imagination sont très peu développées. Les doigts de cette main, y compris le pouce, sont très courts ; cela signifie qu’ils ne sauront pas affronter les malheurs de la vie. Le sujet qui possède cette main et un pouce très court est dominé par l’instinct animal, ce qui arrive – en partie – pour toutes lez mains à la paume large et aux doigts cours. Les doigts longs donnent une impression de souplesse te de délicatesse. Dans un certains sens, ils sont l’image de l’action, tandis que les doigts courts donnent l’image de la pondération, de la gêne, de la soumission.

Les doigts longs et effilés reçoivent plus facilement l’inspiration divine, guidée par la raison et contrôlée par la logique qui, avec le temps, se traduit en actes du plus grand intérêt. Dans les doigts cours ce passage  se fait trop vite, donc moins minutieusement. Les mains longues appartiennent, pour la plupart, à un inventeur ou à une personne qui se consacre avec passion aux arts, à la poésie  et aux oeuvres de fantaisie. Les secondes sont les mains d’une personne qui préfère les succès matériel à la fantaisie et à l’imagination.

Résumons les grands traits des différentes caractéristiques de la main.

Mains dures : activité

Mains molles : paresse

Mains molles et légèrement plates : amour pour les évasions spirituelles

Doigts courts : tendance à la synthèse

Doigts pointus : amour pour la poésie et l’art

Doigts trop pointus : tendance au mensonge

Doigts carrés : amour pour l’ordre et la réflexion

Doigts trop carrés : véritable manie de l’ordre

Doigts lisses : inspiration

Doigts trop lisses : distraction

Doigts noueux : personne calculatrice, qui raisonne trop

Doigts très noueux : personne égoïste. 

Premières phalanges de chaque doigt plates : intérêt pour tous les types de sport

La dernière phalange de chaque doigt représente le monde divin, le mysticisme.

La deuxième l’intelligence, la troisième l’instinct.

Dans le pouce la première phalange indique la volonté.

La deuxième le raisonnement.

La troisième (sur le mont de Vénus) l’amour sensuel.

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Le mythe de la communauté païenne

Posté par othoharmonie le 27 février 2015

balteL’idée que les « païens » forment une grande communauté est au mieux une Belle utopie, au pire, une cruelle illusion. Il n’y pas de Communauté Païenne. Il y a des communautés, des groupes qui évoluent les uns à côté des autres, avec leurs similitudes et leurs différences. Il y a des païens. Ce n’est que de l’extérieur que nous avons l’impression que tout est merveilleux, que les gens s’aiment et font avancer les choses ensemble, pour le plus grand bien. Imaginez une vitrine avec une étiquette sur la porte. De l’extérieur, tout à l’air harmonieux, intéressant, bien rangé et super chouette. Et puis de l’autre côté, vous vous posez des questions. Vous ouvrez la porte de la vitrine pour y voir de plus près, et là, c’est le drame. 

On regroupe souvent les pratiques sous de larges appellations : Le Druidisme, la Wicca, les Asatru, les Khémites, les machins, les trucs, les bidules. En fait, ce sont des termes extérieurs, et il n’y a qu’en étant à l’extérieur de la vitrine qu’on peut les employer, en pensant que ça reflète la réalité de son contenu. La porte ouverte, vous vous rendez compte que, non seulement c’est souvent effroyablement compliqué, mais que en plus, l’immense majorité des objets de la vitrine ne peuvent pas se sentir et qu’il y a une prolifération de groupements, sous-catégories et subtilités. C’est comme dire « les Chrétiens » :  Catholiques ? Protestants ? Orthodoxes ?

Et puis : Protestants oui, mais Adventistes du 7ème jour ? Luthériens ? Pentecôtistes ? Presbytériens ? Il n’y a que quand on ne connaît pas que l’on ne fait pas la différence, c’est tellement plus simple de tout simplifier (et que d’avouer qu’on n’y connaît en définitive pas grand chose). 

Je suis toujours mitigée quand je lis des critiques virulentes portant sur tel ou tel cheminement spirituel/axe religieux. Pas parce qu’on n’a pas le droit d’avoir un avis, au contraire, mais parce que souvent, j’ai l’impression que plus les avis sont virulents, plus ils masquent surtout une profonde méconnaissance du sujet attaqué. J’ai rarement lu de critiques constructives se présentant comme absolue, d’une part. D’autre part, j’ai l’impression que l’axe de critique est souvent uniquement bilatéral : il y a d’un côté de la ligne, le sujet attaqué et à l’autre bout, la pratique ou l’avis personnel de la personne. Rarement on voit entrer en ligne de compte d’autres types de pensée, d’expérience ou des « comparaisons théologiques complexes » alors que ça permettrait de placer la réflexion sur un angle plus large. 

L’axe de pratique le plus souvent attaqué se trouve être la Wicca. Parmi les reproches -justifiés ou non, je m’en fous c’est pas le propos- adressés, il y a « ce n’est pas une spiritualité, ça ne se base que sur des pratiques magiques » et on met en opposition une pratique plus dévotionnelle et mystique. Ok. Dans le postulat énoncé, « la pratique magique » c’est « mal » et la pratique dévotionnelle, c’est « bien » et présenté sans plus de contexte, ou  l’exemple, on tient une opposition qui se défend. Tout devient nettement plus complexe si on ajoute un autre axe. Par exemple, allez parler de pratiques dévotionnelles et mystiques sur un forum Asatru à tendance folkloriste, et là, le paradigme va vite se corser : on vous répondra que vous êtes, grosso modo, encore un de ces wiccans new-âgeux / chrétien (véridique). Qui est le lapin en tutu maintenant ? Vous ? Le « Wiccan de base » ? Ou l’Asatru qui  dit par ailleurs dans d’autres postes que, en substance, il a peur d’Odin et il préfère pas attirer son attention pour   pas crever de mort violente ? Plus on rajoute d’inconnus dans l’équation, plus elle devient complexe et moins on peut faire de catégorisations. (Note par rapport à l’exemple : j’ai eu l’occasion d’éplucher, par une sorte de  curiosité un peu maso un forum de ce type et j’ai vu texto ce type de réaction. Je précise folkloriste parce que certains membres de ce forum américain l’étaient, et que c’est d’eux que provenaient les réactions les plus virulentes. Voilà pour le contexte.) 

Dans le fond ce n’est pas grave, au pire, c’est chiant, c’est énervant, parfois c’est blessant. C’est surtout un peu triste parce qu’on est mal barrés. Parce que si je comprends ce qui peut susciter tous ces reproches, qui ont très souvent un fond de vérité -que la virulence d’un propos tend finalement à desservir-, vous ne pouvez pas changer les gens, et heureusement quelque part. On est obligé de composer avec toutes les catégories et on n’est pas obligé d’aimer tout le monde, d’être d’accord. 

Je pense qu’il y a une seule chose que l’on peut faire si l’on souhaite vraiment un jour une « communauté », si tant est que cela soit possible, si tant est que cela soit souhaitable : APPRENDRE.

téléchargement (1)Apprendre à connaître les autres religions, spiritualités, les autres sentiers, les autres points de vues. Je pense que c’est important, de ce point de vue là, de faire une distinction entre « son apprentissage au niveau pratique personnel » et « l’apprentissage extérieur ». Apprendre en sortant de son propre cadre. Ne pas se cantonner à ses propres pratiques, ne pas se contenter de se torturer les méninges pour savoir « comment on définirait tel ou tel concept » parce qu’en tant que telle, sans contexte, une définition ne veut rien dire. Une définition peut être établie, mais toujours en gardant à l’esprit qu’elle n’est jamais une vérité générale applicable à tous les possibles. Elle est seulement valable dans un contexte C si une situation S regroupe X aspects. 

Par contre, on peut apprendre les différentes religions du monde (‘païennes’ ou non), leurs cadres historiques, leurs évolutions, les cultures auxquelles elles se rattachent. S’intéresser aux différentes traditions païennes (si je puis dire) sans essayer de les travailler à sa sauce pour les intégrer dans sa pratique, sans forcément vouloir être d’accord avec elles, sans gommer ce que l’on aime pas puisqu’ici, apprentissage s’entend au sens d’« ouverture intellectuelle à l’autre ». Pas d’« appropriation/acceptation/compréhension du sentier de l’autre parce que ça j’aime bien et que je veux le même sur ma cheminée. » Cela éviterait déjà beaucoup d’accrochages : je ne fréquente plus les forums aujourd’hui, mais avec le recul, je comprends mieux pourquoi il m’est arrivé de voir certaines situations dégénérer ou de me faire claquer le beignet parce que je croyais que le peu que je savais s’appliquait à tout le monde. Ne partez pas du principe que l’autre voit ce que vous voulez dire ou qu’il pense comme vous. 

Plus on connaît quelque chose, plus on tend à nuancer, et avec la nuance, vient la possibilité de conversation, de discussion -sans pour autant avoir pour but de « ranger l’autre à son avis » et de maturation. Parce qu’en se montrant moins catégorique, on tend aussi à être moins gratuitement critique et plus constructif. Cela ne veut pas dire abdiquer son opinion personnelle : on a le droit de ne pas être d’accord avec tout, et le droit de le dire, mais à mes yeux il y a un monde entre dire « nous ne sommes pas d’accord avec cela et nous trouvons telle attitude dangereuse pour X raisons » et dire « on devrait obliger telle personne à fermer définitivement sa gueule. » Malheureusement, dès que l’on parle de communauté, on induit implicitement la notion d’amalgame, et comme de l’extérieur, il ne faut pas se faire d’illusions, nous sommes tous rangés sous l’étiquette de «païens», je comprends que certaines réactions se fassent virulentes, par peur d’être assimilées à telle ou telle frange avec laquelle on n’a rien à voir. (Mais ce genre d’assimilation/généralisation est en fait courante, c’est pratiquement le mécanisme de base par rapport à l’inconnu, notamment dès qu’il est question de religions. Pour le coup, l’étymologie du terme religion est méchamment ironique.) 

Personne ne « fera » l’hypothétique communauté païenne de demain.

Et heureusement. Ce n’est pas un groupe, un forum, un truc miraculeusement sorti de terre ou du web qui fera tout rentrer magiquement dans l’ordre. Je pense que la seule réponse, la seule solution, c’est d‘être avant de faire. 

Travailler à avoir l’attitude que l’on aimerait que les autres aient avec nous avant de vouloir « fédérer » ci ou ça.

« Pratiquer » avant de chercher comment on définirait sa pratique. Être un peu plus cool et prendre les choses sous un angle moins personnel. Ne pas tout ramener à soi. Accepter et reconnaître ses erreurs. Essayer de réfléchir avant d’écrire et préférer le factuel au personnel. S’étaler moins sur les réseaux sociaux. Trouver le juste milieu entre se laisser marcher sur les pieds et taper un scandale public au moindre pet de travers. Laisser les gens tranquilles si on ne les aime pas et du moment qu’ils ne viennent pas nous chier dans les bottes, ne pas aller chier dans les leurs. De toutes façons, vous ne ferez jamais l’unanimité, quoi que vous fassiez, disiez, pensiez. Quand vous l’ouvrez, pensez que vous l’ouvrez pour vous et laissez votre armure de paladin au placard, ne commencez pas à vouloir parler pour tous les X de France et de Navarre : beaucoup auront juste envie qu’on les laisse tranquille sans les inclure par extension dans un débat dont ils se foutent éperdument. 

 

Retrouvez les articles d’Aranna Renard sur son blog : http://lacailleach.wordpress.com

 

 

 

 

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Le sens des mots

Posté par othoharmonie le 22 février 2015

Interview de Silvain Decosterd

 

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Quel est ton parcours ?

Après un apprentissage de carreleur, j’ai pratiqué une dizaine de métiers différents avant de finalement vivre pleinement d’une passion. J’accompagne les Êtres au mieux-être. Un accident de ma fille cadette à l’âge de six ans m’a dirigé sur un chemin que je n’aurais jamais pensé prendre un jour. Ce fut un déclic : à partir de ce jour, j’ai observé le fonctionnement physique et psychique des gens et je me suis formé en anatomie, massage, méthode énergétique, etc.

Comment te définis-tu ? Ton métier ?

Je traduis le langage du mental, de l’ego et du cœur, tout en développant une écoute différente des mots que nous utilisons, ce qui m’amène à découvrir le verbe du cœur. Je quitte le savoir pour laisser la place à la connaissance. Cette observation est ensuite transmise en consultation et lors de stages pour que chacun puisse prendre conscience de la puissance du langage et de la pensée.

Tu n’utilises pas l’appropriation, peux-tu nous expliquer ce que c’est et pourquoi tu ne l’utilises pas ?

Il est devenu normal de s‘exprimer avec des mots pour informer que cette personne ou cette chose nous appartient, même si ce n’est pas forcément ce que je veux dire. Un dentiste ou une coiffeuse n’appartient aux clients et pourtant ne dit-on pas : « Je vais chez mon dentiste » ou « chez ma coiffeuse » ? C’est du même registre pour le mari ou les enfants, dans ce deuxième exemple, l’émotionnel est plus présent.

J’ai pris l’habitude d’écouter la vibration des mots que j’utilise, ce qui me permet de percevoir physiquement la différence. J’ai observé que ce langage de l’appropriation est un poison et nous n’avons même pas conscience de ses conséquences. Comme si nous tombions dans le piège du mental et de l’ego. Depuis que je n’utilise plus ce langage, j’ai l’impression que la porte de la cage de l’oiseau que je suis s’est ouverte pour que je retrouve la liberté.

Quels sont les problèmes rencontrés le plus fréquemment par les personnes qui viennent te consulter ?

Les demandes sont très variées, elles peuvent être d’origine physique, psychique et même spirituelle. Dans tous les cas, il n’est pas important, mais bien essentiel, de sortir de l’état de victime pour laisser place à une attitude responsable afin d’activer la régénérescence cellulaire. Responsable ne veut pas dire fautif ou coupable !

Quelle est la différence pour toi entre le mental et l’ego ?

Nous avons créé l’ego dès que nous avons choisi (pas en conscience) de vivre l’expérience de la dualité. « Juste ou faux, bien et mal etc.» Le mental, bras droit de l’ego qui est alimenté par le besoin du savoir, permet à l’ego de se servir de cette expérience pour nous séparer et créer les polarités.

Qu’est-ce qui nous empêche d’être pleinement en harmonie avec nous-même ?

Nous sommes amenés à reprendre le chemin de l’écoute avec soi-même. Ne pas comprendre une situation ou un message de Vie m’amène à dire que nous avons tout compris parce qu’il n’y a rien à comprendre. L’écoute de ce langage du cœur est basée uniquement sur le ressenti. Faire confiance à ce que nous percevons nous permet de découvrir pleinement l’harmonie de l’Être.

Comment réussir à aimer dans le détachement ?

Le détachement n’est pas encore perçu comme un acte de sagesse. Et pourtant ! Avoir la possibilité de respecter les Êtres que nous côtoyons, sans avoir le besoin de leur imposer une obligation ou une interdiction, leur permettra de vivre ce qu’ils ont à expérimenter. Je ressens que cette attitude nous dirige sur le chemin de l’amour sans condition. J’œuvre chaque jour pour avoir ce comportement que je partage.

Comment apprendre à s’aimer soi-même ?

J’utilise des pratiques simples pour endormir le mental et équilibrer l’ego. Pratiquées au quotidien  pendant quelques semaines, elles nous permettent une intégration qui développe une sensation intérieure de joie et de plaisir.

Pour le mental, j’invite à respirer en conscience le plus souvent possible, c’est-à-dire à penser à la respiration dans l’instant. Cela permet au mental de se reposer. Pour l’ego, j’invite à utiliser pendant quelques semaines une phrase le matin et le soir pour intégrer l’équilibre de cette balance. La phrase du matin est « Je fais du mieux que je peux » et celle du soir « J’ai fait du mieux que j’ai pu ». Elles  s’inspirent des quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz.

Comment se libérer des blessures des autres que nous endossons malgré nous ?

Mieux percevoir ce que je veux dire par Être « responsable » nous permet de ne plus porter les fardeaux du passé, dans le seul but d’expérimenter la souffrance. Prendre conscience de la situation invite l’énergie du moment à continuer le chemin, elle ne fait que de passer.

Pour toi, quel sens a la Vie ?

La Vie n’a pas un sens, mais elle est alimentée par un mouvement qui ne s’arrête pas. Ce mouvement peut se dérégler puisque qu’il est lié par l’attitude que nous avons avec nous-même. Réapprendre à vivre avec un comportement différent harmonise ce mouvement qui devient sens à la Vie !

Quelle est notre plus grande mission sur Terre ?

Rapprocher les polarités en aimant tout ce que nous ne désirons pas pour cesser de les repousser, ce qui permet d’éveiller la compréhension de n’être qu’un.

 

Découvrir les activités de Silvain Decosterd en Suisse et en France : www.silvain-decosterd.ch

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A quoi servent les rituels

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

9890481ceremonie-indien-jpgAu nom de la raison et de l’émancipation de l’individu, notre société a délaissé les rituels. Ils ont pourtant un rôle à jouer dans la progression de l’être. Décryptage avec Ghislaine Bourgogne, psychanalyste spécialiste des thérapies traditionnelles.

Quelle est la différence entre un rite et un rituel ? 

L’un et l’autre sont une série d’actes codifiés qui se reproduit et se transmet. Le rite n’est pas forcément chargé de symbolisme : on peut en avoir pour sa toilette, pour son petit déjeuner… Le rituel, lui, est chargé de sens. Il a pour fonction de mettre en œuvre le symbole, dans un cadre collectif. Tout le monde se trouve un jour confronté au sens de l’existence : qui suis-je ? Où dois-je aller ? Nous devons aussi affronter des angoisses, en lien notamment avec la maladie et la mort. Face à ces interrogations, surgit le besoin de se rassembler, de se relier en tant que semblables et de se refonder dans un sentiment d’appartenance à une nature commune, mais aussi de faire alliance avec un principe supérieur. Le rituel répond à ces besoins. 

En quoi nous connecte-t-il à un principe supérieur ? 

Pour qu’un individu puisse se sentir semblable à un autre, il y a besoin d’un tiers référent. Celui-ci va prendre la forme d’une unité supérieure fondatrice. Ce qui me permet de reconnaître un autre homme comme frère, c’est de considérer que nous avons un père commun. L’être humain est à la recherche de cette filiation, de cette reliance. Le rituel crée un espace-temps dédié, symbolique, pour s’y reconnecter. 

Peut-on parler d’espace sacré ? 

Le sacré, c’est ce qui crée en nous le sentiment d’un lien avec le divin. L’homme est doté d’un libre-arbitre, qui lui permet d’exercer un certain contrôle sur sa destinée. Ce libre-arbitre engendre des interrogations : est-ce que j’agis de manière juste ? Suis-je sur la bonne voie ? Sous-entendu : mon inspiration est-elle bonne ? Ce besoin d’inspiration est fondamental chez l’être humain, car il le relie à une source autre. Il est le signe que nos aspirations ne sont pas que matérielles. Les enjeux sociaux et environnementaux actuels mettent plus que jamais l’homme face à son futur. Pour trouver l’inspiration juste et se sentir en lien avec la source, il ne suffit pas de s’asseoir, de fermer les yeux et de battre des mains : nous devons nous mettre dans des conditions particulières, nous désencombrer des pensées parasites, nous rendre perméables. Là est aussi l’un des rôles du rituel. 

Comment savoir si l’on est en présence d’un rituel opérant, transcendant ? 

Le rituel puise normalement son origine dans une révélation. Une personne, à l’occasion d’un songe, d’une vision ou d’une illumination spontanée, se trouve en contact avec la source et reçoit l’inspiration de faire telle ou telle chose. Elle va appliquer ce qui lui a été recommandé, puis le transmettre de manière précise. Le rituel ne s’invente pas : il se reçoit. Il existe une technologie du sacré : on ne doit pas faire n’importe quoi. Inventer ses propres rituels, c’est courir le risque qu’ils soient inopérants, voire contre-productifs. Dans les sectes, par exemple, il existe pléthore de rituels, mais comme ils ne sont pas en lien avec une source véritable de fraternité et de reconnaissance de l’autre, ils ne sont qu’un outil d’emprise. Avant de participer à un rituel, il est important de se demander à quelle source on va se relier et quelle personne va le guider : a-t-elle reçu une transmission ? Dans le cadre de quelle filiation ? D’où lui vient son inspiration ? Est-elle suffisamment débarrassée de son ambition personnelle et de son désir de pouvoir ? 

Un autre élément important est l’intention avec laquelle on aborde le rituel…

On voit certaines personnes accomplir toutes sortes de rituels par superstition, pour se protéger. Leur intention alors est de conjurer leurs peurs, pas de grandir dans leur humanité. Tout est affaire d’intention. On peut accomplir des rituels sans en connaître la signification symbolique ; si on les accomplit en conscience, ils auront une portée, mais si on les suit de manière automatique ou sans s’y impliquer, ils resteront stériles. Dans le bouddhisme tibétain, par exemple, il existe des rituels très codifiés ; ils sont expliqués dans certains textes, mais ce n’est qu’en les expérimentant qu’ils finissent par prendre un sens. Les tibétains disent que sur un chemin de vie, il existe plusieurs types d’empêchements : les obstacles externes (un camion en travers de la route, par exemple), les obstacles internes (un blocage psychologique ou autre) et les obstacles secrets, d’ordre spirituel, qui entravent la compréhension tant que la connaissance n’est pas suffisante. En attendant, il faut se mettre dans la bonne intention. 

On sent une envie de renouer avec les rituels. Comment l’expliquez-vous ? 

Un être humain est doté d’une dimension physique, psychique, mentale, mais aussi symbolique. Un individu peut autant souffrir de troubles affectifs et psychologiques que de problèmes dans son architecture symbolique et de non prise en compte de ses besoins spirituels. Nos sociétés connaissent une perte de repères et d’identité profonde. Comme le souligne l’anthropologue David Le Breton, les avancées de la science ont parcellisé notre relation au monde et favorisé l’émergence de la notion d’individu. Il existe un lien entre la façon dont nous concevons le corps et celle dont nous nous percevons. Au Moyen-Age, le corps était perçu comme relié à la nature, au cosmos, aux éléments. La médecine médiévale parlait de maladies d’eau, d’air, de feu… Les rites et rituels étaient nombreux. En agriculture, une partie de la cueillette était offerte à la terre pour la remercier et la régénérer. A la Renaissance, la maîtrise de la dissection et de l’anatomie a rendu le corps sécable ; l’être humain a commencé à se couper de l’ensemble. En Occident, la séparation est aujourd’hui très marquée, la reliance s’est perdue. C’est elle que nous essayons de retrouver en nous intéressant à des pratiques rituelles. Avant-guerre, Jung avait déjà identifié que plus une société serait dévorée par le matérialisme, la consommation et la technologie, plus elle aurait besoin de se relier au symbolique. 

Les rituels ont disparu de nos sociétés. Où aller les chercher ? 

Des gens en recherche de sens se dirigent vers des cultures où les rituels de transmission ont perduré. On peut se questionner sur le bien-fondé de cette démarche – mieux vaudrait aller chercher du côté de nos propres racines –, mais il convient aussi de remarquer que les archétypes mis en œuvre sont universels. J’ai vu des occidentaux se révéler en Amazonie, dans le cadre de rituels initiatiques traditionnels, alors qu’ils n’avaient aucune connaissance de ces pratiques ni de ces cultures. L’important, alors, est de veiller à ce que les conditions soient claires et cadrées ; sinon, cela peut créer des désordres énergétiques. En Amazonie, les diètes de plantes psychoactives obéissent à des rituels d’ouverture, de déroulement et de fermeture précis. Si ces derniers ne sont pas respectés, les dégâts peuvent être conséquents. 

Faudrait-il réinstaurer des rituels de passage pour les adolescents ? 

Le besoin de marquer le passage à l’âge adulte est réel. Le rituel de passage a pour fonction de reconnaître quelqu’un dans sa croissance, de l’accueillir dans un monde. Si cette nécessité n’est pas incluse dans l’organisation sociale, elle risque d’émerger en marge de celle-ci, voire de se retourner contre elle. En l’absence de repères, les jeunes créent entre eux leurs propres rituels. Dans la consommation d’alcool et de drogue, il y a la recherche d’un inconnu et d’un état différent. On note aujourd’hui une radicalisation : avant, quand les jeunes buvaient, c’était à qui tiendrait le plus longtemps. Maintenant, c’est à qui comate le plus vite, comme pour se débarrasser d’eux-mêmes. 

images (1)Avons-nous besoin de rituels au quotidien, pour nous aider à vivre ? 

Ce qui peut nous aider à vivre, c’est d’avoir des repères. Nous avons tendance à balayer nos racines, au nom de l’individualité. Cela peut être source d’angoisse, car nous avons besoin de nous sentir reliés. Nous devons parler à nos enfants (à leur niveau) de leur place et de leur filiation ; c’est ainsi que se construit le symbolique. A chacun ensuite de cerner les repères dont il a besoin, que ce soit au niveau matériel, psychologique, affectif ou spirituel. Plus l’individu avance du matériel vers le subtil, plus il est confronté à une perte de repères, plus la conscience de son identité spirituelle, au-delà de son identité égotique, devra être claire. Sinon, il risquera de dériver. 

Cette démarche demande un engagement, là où la tendance est plutôt au zapping… 

Au-delà de l’impulsion de départ à explorer le champ spirituel, il faut accepter de persévérer. Il est tout à fait possible de se lancer sur ce chemin sans connaître son identité spirituelle. On peut la découvrir en explorant une voie ; si l’on en suit 20, ce sera plus compliqué ! La conscience interne, transcendante, ne peut émerger que d’un travail de confrontation, de mise à l’épreuve avec discipline, constance et discernement de ses motivations – y compris de son désir de pouvoir. Sinon, on pourra faire des expériences étonnantes, mais on ne sera relié à rien.

source INREES

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LE MEILLEUR SYSTEME IMMUNITAIRE de la psyché

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

 

 

renforcer-système-immunitaire-dien-chan2-300x232L’estime de soi est au cœur de la construction individuelle. Elle permet de s’inscrire dans un projet de vie dont on est acteur et se constitue, ou pas, au gré des expériences vécues par l’individu. De fait, sa carence induite par des échecs psycho-affectifs ou des épisodes traumatiques se place en amont des altérations psychiques.

L’estime de soi, haute ou basse, ne doit pas seulement être considérée comme une caractéristique de l’individu. Elle est un outil, voire une arme permettant de s’adapter efficacement à son environnement. Un instrument intelligent et protecteur, indispensable pour faire face à la vie, s’aimer et s’aider dans un premier temps, aimer et aider les autres dans un second temps.

 

Inadaptabilité

Il existe un lien fort entre estime de soi et résultats scolaires. On observe qu’elle permet à l’enfant confronté à des difficultés d’adopter des stratégies de résolution de problèmes les plus adaptées : recherche de soutien social auprès des proches, remise en question des comportements inadéquats, confrontation à la réalité. A contrario, une estime de soi faible est souvent associée à des stratégies inverses : repli sur soi, réticence à parler de ses soucis, autocritique excessive… Un lien étroit a pu être observé entre estime de soi et capacité d’autocontrôle, une stratégie qui fait défaut aux personnes qui s’estiment peu.

Dans cette même optique a pu être souligné un lien avec l’optimisme : les sujets optimistes sont capables, face à l’incertitude, d’imaginer qu’ils auront les ressources nécessaires pour faire face, au niveau comportemental (si l’événement est contrôlable) ou émotionnel (si l’événement ne dépend pas de la personne) aux aléas de l’existence. On voit donc combien l’estime de soi va influencer les capacités adaptatives.

Elle a également d’autres fonctions importantes. La première d’entre elles, et la plus facilement observable, concerne la capacité à s’engager dans l’action. La notion de confiance en soi, composante partielle de l’estime de soi, désigne le sentiment subjectif d’être ou non capable de réussir ce que l’on entreprend. La plupart des études soulignent que les sujets à basse estime d’eux-mêmes s’engagent avec beaucoup de réticences dans l’action. Ils renoncent plus vite en cas de difficultés et souffrent plus souvent de procrastination.

Miroir déformant

À côté des manifestations comportementales, il existe également des phénomènes cognitifs d’autoévaluation. En psychiatrie, des études ont démontré le lien entre basse estime de soi et un risque dépressif évolutif au fil des ans. Des travaux sur la stabilité de l’estime de soi, autre paramètre important, ont montré que les sujets à estime d’eux-mêmes instable sont très dépendants des événements extérieurs (opinion ou fait) et sont plus souvent victimes d’états émotionnels à polarité négative (peur, colère) que ceux dont l’estime d’eux-mêmes est stable et résistante.

Sans une solide estime de soi, il est compli­qué de ressentir le plaisir de vivre, de se sentir le droit de prendre sa place, de faire entendre sa voix… C’est aussi se croire inférieur aux autres et se maltraiter, ou se laisser maltraiter. Mais quand la dotation en estime de soi a été très réduite, comment peut-on s’en sortir ? Se constituer un « patrimoine psycho-affectif » tardivement est-il possible, alors que les coups du sort nous ont conduits à nous mésestimer ?
 

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S’estimer au bénéfice d’autrui

« Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devons être les gardiens de cet ange », écrivait Jean Cocteau. S’estimer, c’est prendre conscience de cela. Mais tout d’abord, il convient de se débarrasser de l’idée fausse qui consiste à assimiler la bonne estime de soi à de l’égoïsme. S’accorder de la valeur ne se pratique pas au détriment des autres, mais au contraire à leur bénéfice. En effet, être en paix, en grande camaraderie avec son être profond (corps et esprit) est le meilleur moyen d’être en paix avec les autres et en capacité de développer l’altruisme. Ensuite, il convient d’apprendre à adopter un regard positif, sur soi-même comme sur les autres, ce qui permet de voir le réel différemment, d’apercevoir de nouveaux horizons et d’envisager d’autres options pour son projet de vie, en construisant des relations positives avec soi-même et avec autrui. C’est aussi s’octroyer la juste dose d’enthousiasme et d’optimisme nécessaire à une vie harmonieuse, avec son soi profond et avec les autres. Enfin, reconnaître qu’il est parfois nécessaire de se faire aider par un psychothérapeute, c’est aussi faire un pas décisif dans l’acceptation de son mal-être et surtout dans la volonté de se faire du bien, celui que l’on mérite.

S’aimer tel que l’on est, s’accepter pleinement, et de là s’estimer profondément, constitue un projet non seulement légitime mais libérateur. Car, à ne pas s’accepter, la vie devient un combat épuisant, où s’engouffre et se perd notre énergie qui n’est alors plus mobilisable pour des actions positives.

De la pulsion au désir

Pour construire son estime de soi, il faut quitter le schéma pulsionnel qui consiste à se faire aimer pour s’autoriser à s’aimer soi-même. Il est indispensable de s’aimer pour que l’amour que nous voue autrui ne devienne pas suspect : pourquoi m’aime-t-on puisque je ne m’aime pas ? De même qu’il est salutaire de sortir des loyautés contraignantes. La découverte de « la fidélité à soi-même » est une rencontre fondamentale, qui devient possible après une maturation psychique, une meilleure connaissance de soi, une élucidation de ses peurs profondes, une réappropriation de sa parole propre et la détermination à ne plus se laisser définir par l’autre, à ne plus s’inscrire dans le désir de l’autre, mais à se couler dans son propre désir.

Dernier point, les psychothérapeutes comportementalistes (des thérapies cognitivo-comportementales, TCC) écoutent les mots qui disent la souffrance, mais ils s’attachent surtout à repérer les comportements qui nous font mal et nous enferment et proposer des schémas comportementaux alternatifs. La finalité étant bien sûr de les sortir de ce mauvais amour de soi qui interdit tout accès au plaisir.

L’estime de soi peut être vue comme un véritable système immunitaire du psychisme qui nous protège de l’adversité, des croyances contraignantes et contre-productives qui ne nous appartiennent pas. Elle agit même comme un amortisseur qui nous maintient en état de stabilité psychique, protégés des troubles occasionnés par les aléas extérieurs. Elle constituenotre plus grande richesse intérieure, que nous devons protéger et faire fructifier tout au long de notre vie, car elle nous assure une vie équilibrée, riche, entre autres bienfaits, d’une maturité psychique et d’une sexualité épanouie, où nous accueillons l’autre dans sa dimension de sujet, où nous louons sa différence, où enfin, nous acceptons qu’il soit partiellement insatisfaisant.

La TCC au secours de l’estime de soi

La thérapie cognitivo comportementale (TCC) permet de créer des cercles vertueux liés à la dynamique d’apprentissage, dont voici quelques étapes :

  • apprentissage d’un comportement nouveau
  • mise en marche d’une dynamique de changement comportemental
  • passage à l’action, avec l’aide du thérapeute
  • encouragements/renforcements par les premiers signes de réussite
  • validation/ajustement du nouveau comportement pour une efficacité maximale.

Nathalie Queyrel du site  http://www.principes-de-sante.com/

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La fécondité intérieure

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

 

Qui mieux que l’auteur du  Symbolisme du corps humain  (éd. Albin Michel) pouvait nous faire partager l’appel de la gestation intime  

Annick de Souzenelle : Nous avons tous à « Devenir »…

vision-quest-l-as-de-l-eau-3926552L’Homme d’aujourd’hui n’est pas l’Homme définitif. Pour l’instant l ‘Homme est très identifié à son inconscient…

Mais une lente montée de conscience se fait depuis le début des temps et se fera jusqu’à la fin des temps. L’Homme est comparable à un arbre qui grandit et dont la sève monte. Le thème de la fécondité est donc essentiel. Mais on a trop longtemps confondu le fruit de cet arbre, et donc l’objet même de la fécondité, avec l’enfant qu’un couple met au monde. L’enfant est béni, mais il n’est pas le but, il n’est pas le fruit. Dans mes ouvrages, j’ai souvent mis l’accent sur ce qui est dit de la création de l’Homme – de l’Adam – dans la Genèse: « A l’image de Dieu » et » mâle et femelle il est créé ». Il est bien entendu qu’à un tout premier niveau, celui du sixième jour qui voit aussi l’apparition des animaux de Terre, Adam est comme ces derniers, « mâle et femelle », dans les catégories biologiques, et voué à la procréation. Mais à un autre niveau qui fera l’objet du septième jour, l’Homme en tant qu’image de Dieu est appelé à faire un passage essentiel dans la réalisation de cette image, et le vocable « mâle et femelle » prend alors une tout autre signification: est « mâle » celui (ou cela) qui « se souvient » de cet autre « côté » de lui-même (et non d’une « côte » !) lourd de l’image divine; il s’agit dans ce pôle « femelle », d’un féminin intérieur à tout être humain, côté voilé de lui parce qu’encore inconscient mais riche d’un potentiel inouï.

Epouser ce féminin-là pour faire grandir « l’image » – comme grandit en effet un enfant dans un ventre maternel – pour atteindre à la « Ressemblance à Dieu », est alors la vocation réelle de l’Homme (hommes et femmes). Nous pouvons prolonger l’analogie et dire que l’état de « Ressemblance » est celui d’un enfant intérieur prêt à naître au neuvième mois d’une gestation essentielle. A ce terme, ce qui n’était que potentiel est réalisé, l’inconscient est transmuté en conscience. L’arbre a donné son fruit : l’Homme déifié.

Là est la vraie fécondité.

Malheureusement, je lis encore aujourd’hui de nombreux ouvrages de théologiens qui continuent de confondre ce féminin des profondeurs en chacun, avec la femme extérieure qu’alors on voile d’une façon ou d’une autre…

N C : L’humanité s’est donc arrêtée là, et les églises participent à ce réductionnisme !

A.D.S : Oui, les instances religieuses se sont dramatiquement arrêtées là ! En Occident, jusqu’au concile Vatican II, le mariage n’a eu pour finalité que la procréation. Un couple sans enfant était terriblement culpabilisé. Non moins culpabilisante était l’union accomplie hors de ce propos. Navrant !

N. C. : Vous venez de dire que l’homme est à devenir… à devenir Homme vraiment… A travers la rencontre amoureuse, sorte d’état d’illumination, n’a-t-on-pas, insconciemment, l’impression qu’enfin l’être aimé va nous aider à faire fleurir en nous ce germe d’humanité que nous n’arrivons pas à faire émerger seul ? La relation de couple peut-elle être une voie d’évolution vers ce Devenir dont vous parlez ?

A.D.S : Être amoureux tient d’une magie dont la folie, en l’homme ou en la femme, résulte de cette même « montée de sève » que j’évoquais tout à l’heure. Mais, en l’occurrence, cette montée de sève est totalement investie « à l’horizontal », récupérée dans les relations humaines ; elle ne fait plus l’objet du mariage intérieur qui,lui, assure la verticalisation de l’être et le conduit jusqu’à l’expérience de la « folie en Dieu ».

En l’Homme, cette sève est la puissance de l’Eros, de source et de finalité divine, mais dont une partie dessert, si j’ose dire, les étages intermédiaires: la vie génitale et l’ordre affectif s’en nourrissent, mais se voient transformés par un appel plus puissant encore, celui des épousailles divines. En profondeur, la vie de l’Homme n’est que nous ! Mais lorsque les ordres intermédiaires captent toute la sève et qu’ils s’octroient la dimension d’Absolu, qui n’est qu’en Dieu, les lendemains sont désenchanteurs, pour ne pas dire parfois très douloureux ; chacun des deux partenaires, coupé de lui-même – étranger à cet autre « côté » de lui-même – exige de l’autre un absolu et s’irrite de ce qu’il ne le lui apporte pas. Il s’agit là d’un jeu hélas
inconscient !

Mais lorsque l’Homme devient conscient, cette magie de l’amour de deux êtres peut admirablement contribuer à la transformation intérieure de chacun. Lors qu’ils replacent cette poussée de sève dans le souffle de l’appel divin, ils ne vivent pas là des forces contraires, mais des étapes différentes d’une même force, dont l’une illumine l’autre.

Une transcendance nous habite, qui transforme tout ; je dirais que nous devons nous laisser envahir par elle. En ce sens, le mariage n’est pas une moins grande ascèse que les autres formes de vie, celle du moine ou du célibataire; toutes ont le même but. Mais le mariage en est une icône directe.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de replacer toutes ces valeurs dans leur vraie lumière. Il nous faut une exigence autre…

N. C. : Peut-on voir à travers le symptôme du divorce, qui se développe de plus en plus, le symbole précisément,de cette autre exigence ? Par exemple, un début de prise de conscience que l’autre ne peut pas faire le travail intérieur à notre place, et que la recherche du bonheur à l’extérieur de soi n’est qu’illusion ?

A.D.S : Je ne sais si nous pouvons poser le problème de cette façon. Je crois que la multiplication des divorces est encore une réaction aux interdits d’autrefois. Nous arrivons à la fin d’un monde qui était basé sur une éthique morale. On ne divorçait pas, c’était interdit par l’Église d’Occident. Cette Loi faisait partie intégrante de l’éthique, mais celle-ci est en train de s’effondrer. On n’a pas encore reconstruit pour autant un autre paradigme. Aujourd’hui on ne veut plus obéir à une loi, mais comprendre le sens. Je crois que les divorces font partie de ces conflits auxquels on croit pouvoir donner une solution en les contournant.

N. C. : Je suis peut-être trop optimiste en disant cela…

A.D.S : Oui, peut-être. Si deux êtres qui se séparent ne se remettent pas totalement en question, ils risquent de reproduire la même situation par la suite. S’ils se remettent en question, ils peuvent parfois reconstruire une relation à un autre niveau de l’amour. Ce n’est plus la folle magie du premier jour, mais c’est beaucoup plus profond.

N. C. : Vu ainsi, le divorce est la preuve de notre grande irresponsabilité face à nous-mêmes… La seule aide véritable doit venir de nous…

A.D.S : Vous avez raison. Mais Je vous arrête sur le mot « aide » qui, justement, apparaît dans la Bible au 2ème chapitre de la Genèse. « Dieu dit: il n’est pas bon qu’Adafi soit seul, faisons une aide semblable à lui ». 

Cette traduction est mauvaise sous bien des aspects, mais surtout en ce qu’elle qualifie l’aide ; il n’est pas possible de traduire par « semblable à », il serait plus juste de parler d’une « aide capable de communiquer avec lui », ou encore « d’être son face à face ». C’est alors que Dieu fait découvrir à Adam cet autre « coté » de lui-même – et non sa « côte » comme je l’ai dit tout à l’heure – cette part de lui qu’il devra épouser, son féminin intérieur.
Adam – chacun de nous – ne peut que trouver aide en lui-même, en entrant en communication avec lui-même, avec cette part sacrée de ses profondeurs.

N. C. : En partant de ce constat, comment l’homme et la femme, dans la vie de couple, peuvent-ils cheminer ensemble et s’aider à réaliser ces épousailles intérieures ?

A.D.S : Ce n’est que dans la mesure où l’on communique avec soi-même que l’on peut communiquer avec l’autre à l’extérieur. Cet « autre extérieur » est toujours représentatif de « l’autre intérieur » à soi. L’accepter dans sa totale différence, c’est s’accepter soi-même. Seule cette vraie communication nourrit l’amour. Lorsqu’elle n’existe plus, l’amour meurt.

C’est ce que signifie le « ils n’ont plus de vin » – plus de réjouissances – que Marie fait discrètement remarquer à Jésus dans l’épisode des « Noces de Qanah » que rapporte l’évangéliste Jean. L’eau que Jésus transforme alors en vin pour continuer la fête, un vin d’un nectar incomparable, est symboliquement de l’inconscient transformé en conscient, un amour humain encore assez animal qui prend dimension divine.

Jésus vient alors renvoyer le Satan. Nous, de même, devons renvoyer tous nos démons, et tout d’abord accepter de les voir, de les nommer et de travailler à leur retournement. C’est cela, la communication avec soi-même, et le commencement d’un travail intérieur. Adam, laboureur de la Terre, doit travailler avec toute sa terre intérieure. Alors vient la fécondité !

N. C. : Nous vivons dans un siècle où, depuis la libération sexuelle, le corps est montré partout. Le corps est exposé, vendu, commercialisé… Par les films pornographiques, de plus en plus répandus, on peut « voir  » l’amour, « apprendre  » l’amour ; l’acte d’amour est devenu une « chose  » sans intimité, une image, un objet de consommation … Ne sommes-nous pas allés trop loin ? Cet étalage du « corps-chose  » n ‘est-il pas dangereux au point de nous faire totalement oublier l’Esprit qui vit à l’intérieur ?

A.D.S : Actuellement, nous vivons du réactionnel par rapport aux interdits d’avant, mais nous sommes aussi tombés dans une autre aliénation! Et vous avez raison, l’amour n’importe comment, avec n’importe qui, est aussi faux et aussi aliénant, si ce n’est plus, que les refoulements que dénonçait Freud. Je crois qu’il faut rendre au corps sa beauté, sa grandeur…

N. C. : Le poète Novalis, amoureux de l’amour, dit : « Il n ‘y a qu’un temple au monde et c’est le corps humain.. »

A.D.S : Je ne serais pas aussi absolue! Le cosmos aussi est un temple – la Maison que j’habite… Tout peut être temple si j’y contemple la présence divine.

Le corps ne doit pas être idolâtré; il sera transformé en corps spirituel avec la déification de l’Homme intérieur; il inscrit dans la moindre de ses cellules toute transformation de l’être ; il est un témoin.

N. C. : Alors, quelle est ta voie du milieu, celle qui chemine entre les interdits et la déification ?

A.D.S : C’est le « chemin qui a un coeur » dont parle l’autre poète, Daniel Pons : « Le chemin des profondeurs où chaque chose est reliée au Verbe divin qui la fonde. » Si nous ne voyons pas derrière le moindre brin d’herbe sa relation à l’archétype divin dont il procède, nous sommes dans un non-sens absolu. Avant tout, il nous faut retrouver la respiration qui unit la terre au ciel et l’Homme à Dieu.

3091315523_1_9_C9pfkbpNParce que nous ne sommes plus dans ce souffle, nous sommes dans une effroyable confusion. Coupés du monde divin, nous sommes dans la même situation que celle du déluge. « Maboul » est le déluge en hébreu. Nous sommes tellement concernés que nous en avons gardé le mot français! Il signifie l’anarchie la plus totale – l’Homes coupé des archétypes. Celui qui rentre dans l’arche, Noé – et nous sommes tous appelés à devenir des Noé, rentre dans le souffle, dans la respiration exaltante de la vie divine, et il s’accomplit.

Dans l’arche (notre arche intérieure), toute chose reprend sa vraie place, y compris le corps de l’Homme.

N. C. : Dans un couple, il arrive que l’homme ou la femme ( c’est le plus souvent la femme), ait un peu plus de conscience de la nécessité de ces noces intérieures… Une personne peut-elle, par contagion, transformer l’autre ?

A.D.S : Là est la grande difficulté ! Je dirais même l’Épreuve! On peut marquer une distance avec les amis quand on ne parle plus le même langage qu’eux, mais que faire avec le conjoint quand il n ‘y a plus cette communication possible parce qu’on ne participe plus du même niveau de conscience ? Un vrai mariage, dans le sens sacramental du terme, devrait résister à pareille épreuve. Il est alors essentiel que l’un des époux ne fasse pas pression réductrice sur l’autre, et que cet autre non seulement n’entre pas dans le piège du mépris, mais que son amour devienne patience, compréhension, acceptation…

C’est le but de son travail intérieur que de le conduire vers un degré de conscience plus élevé encore, car tel est le chemin ! Alors, en effet, plus celui-là développera cette qualité, plus le chemin se fera pour l’autre, car une sorte de « transfusion sanguine » unit les deux.

Mais, si l’un des deux n’a pas « décollé » de son labyrinthe d’inconscience et s’il ne supporte pas l’avancée de l’autre, il peut parfois être agressif, culpabilisant, voire destructeur. A ce moment-là une séparation est quelquefois nécessaire. Mais le chemin que poursuit « l’éveillé » peut aussi continuer de jouer un rôle pour la transformation de son conjoint.

Il est difficile de parler de ce sujet en termes de généralité ; seule une écoute intérieure à chacun, dans le secret de sa personne, peut dicter la route à suivre. Nul ne peut juger de la décision de l’autre, dont il est seul à être éclairé et seul responsable.

Mais, quand la décision et l’attitude sont justes, ce que vous appelez « contagion » et que j’appelle véritable « transfusion » d’un sang subtil, oeuvre d’une manière admirable. Dans notre génération actuelle c’est en effet la femme qui, généralement, s’éveille plus que l’homme. Il y a de nombreuses raisons à cela, de l’ordre de la nature ainsi que de la culture – pour reprendre des catégories chères à nos temps modernes ; quelquefois, c’est le cas contraire, mais en général l’homme fuit beaucoup cette exigence intérieure ; il se cache inconsciemment derrière ses fonctions familiales, professionnelles, voire « initiatiques » et sarcerdotales… Il fuit aussi la femme qui l’oblige à sortir des schémas rassurants d’autrefois.

Aujourd’hui la femme est très seule. Mais lorsque l’homme entendra enfin le message des profondeurs, l’humanité fera un grand bond. C’est la femme qui, pour l’instant, est génératrice du nouveau paradigme qu’il faut très vite mettre en place.

N. C. : « La femme est l’avenir de l’Homme » écrivait Aragon. . . Est-elle ta jardinière du Devenir ?

A.D.S : J’ai été longtemps thérapeute et je travaillais avec cette phrase qu’on trouve dans les actes des apôtres : « L’un sème, l’autre arrose, Dieu seul fait croître ». Et si nous croyons que nous pouvons faire croître quelque chose ou quelqu’un, nous sommes vraiment dans l’illusion.

Donc, continuons de semer et d’arroser, d’abord en nous-même, parcourons nous-mêmes le chemin…

N. C. : Parfois ta femme s’exaspère facilement de ce que l’homme ne veut jamais regarder au-dedans de lui- même et fuit sans cesse au-dehors… L’attaquer de front, lui faire remarquer que ce n’est pas la bonne méthode, il fuit plus encore… Quelle attitude faut-il avoir ?

A.D.S : Il est certain qu’on se trompe en l’agressant… C’est par toute notre féminité, notre douceur et beaucoup d’amour que les choses peuvent se faire, mais que c’est difficile! Quand on se trouve devant un homme qui ne comprend rien, il est difficile de ne pas être irritée et de manifester subtilité et douceur…

N. C. : Entre ma génération et la vôtre, trente années d’écart. Quels sont les vrais grands changements que vous avez observés dans la vie des femmes… Il y a bien sûr eu le féminisme…

A.D.S : D’après la forme qu’il s’est donné, le féminisme est lui aussi un phénomène réactionnel. Mais, en soi, l’éveil de la femme est dans l’ordre des choses. J’ai dit dans Le symbolisme du corps humain que, d’une part, une synchronicité liait cette émergence du féminin à une prise en compte de l’inconscient redécouvert par Freud – les Pères de l’Église en avaient déjà parlé – et que, d’autre part, l’arrivée de l’Homme sur la lune est un grand tournant de notre histoire. Pour reprendre une terminologie biblique, je dirais qu »‘une vapeur monte de terre », qui va commencer à arroser notre sécheresse d’intellect et de coeur! C’est pourquoi cette forme réactionnelle est en train d’évoluer vers plus de justesse. Les choses se mettent en place du fait même que la femme, par son éveil, trouve plus de justesse intérieure. Mais elle est aussi lucide et découvre les fuites, les multiples cachettes de ses partenaires; elle est souvent amenée à prendre plus qu’elle ne le voudrait la place de l’homme à cause des insuffisances de ce dernier !

Et puis, les vieux schémas ne sont pas encore évacués. J’animais l’autre jour un stage dont un participant me dit: « Mais moi, je permets à ma femme de faire ce qu’elle veut » !

Sans commentaire, n’est-ce-pas ? Il y a encore beaucoup de chemin à faire…

N. C. : Oui… Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus de femmes qui entreprennent un authentique travail intérieur, et, parfois, l’émergence de leur être fondamental demande encore une attention consciente et permanente afin qu’il ne soit plus étouffé sous le poids de ta responsabilité que les hommes ont fait porter aux femmes depuis le pêché originel !!!

A.D.S : Nous avons été jusqu’ici tellement identifiés à notre inconscient que, incapables de la voir et de la nommer, nous avons pris cette Ishah de la Genèse pour la femme, alors qu’elle est le « côté inaccompli » d’Adam, de chacun de nous donc, dont je vous ai parlé, c’est-à-dire l’inconscient. Dans le paradis terrestre, Adam est seul, mais un Adam Ish et Ishah, c’est-à-dire époux et épouse de lui-même à lui-même. De même aujourd’hui chacun de nous est seul et le serpent s’adresse d’abord images (3)à notre inconscient ; nous sommes alors piégés avant même de le savoir! Le jeu de séduction est subtil.

Je pense à la femme d’aujourd’hui comme à la lettre Shin de l’alphabet hébraïque: son idéogramme est un arc tendu à l’extrême avant le départ de la flèche. Son symbole est donc celui de l’extrême rétention mais aussi celui de la détente infinie. Nul ne peut dire où la flèche ira, mais elle est partie : sa course commence et l’axe dans lequel elle se dirige est celui de l’Absolu.

Site :   http://souzenelle.free.fr  

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Portrait d’une personne connectée au champ de l’intention

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2015

 

 

581118Les personnes qui vivent en union avec la Source de toute vie ne sont pas différentes des gens ordinaires. Elles ne portent ni auréole, ni vêtements  spéciaux pour afficher leurs qualités quasi-divines. Mais quand on voit leur bonne fortune et qu’on se met à discuter avec elles, on se rend tout de suite compte qu’elles se distinguent des gens qui vivent à des niveaux de conscience plus ordinaires. 

Prenez le temps de converser avec des gens en contact avec le pouvoir de l’intention et vous verrez à quel point ils sont uniques. Ces personnes, que  j’appelle les connectés pour marquer le lien harmonieux qui les unit au champ de l’intention, sont des individus ouverts au succès. Vous ne pourrez jamais leur  faire adopter un point de vue pessimiste quant à leurs chances d’obtenir ce qu’elles désirent. Au lieu d’utiliser un langage qui dénote que leurs désirs  pourraient ne pas se réaliser, elles parlent avec conviction, car elles savent que la Source universelle voit à tout. 

Elles ne disent jamais : Connaissant ma chance, cela ne fonctionnera jamais. Au contraire, il est probable que vous les entendiez dire : J’ai l’intention d’y arriver et je sais que tout ira bien. Même quand vous tentez de les dissuader en leur expliquant en détail pourquoi leur optimisme n’est pas de mise, elles semblent demeurer sourdes à toute confrontation avec la réalité. On dirait qu’elles vivent dans un autre monde, un monde où elles refusent d’entendre pourquoi leur projet ne pourra jamais se réaliser. 

Si vous leur en parlez, elles vous répondront probablement : Je refuse de penser à ce qui peut ne pas arriver, car étant donné que j’attire dans ma vie ce à quoi je pense, je pense seulement à ce qui arrivera. Pour eux, ce qui s’est passé auparavant n’a aucune importance. Elles n’accrochent pas aux concepts d’échec et d’impossibilité. Bref, elles semblent immunisées contre le pessimisme.  Elles sont ouvertes au succès et savent qu’elles peuvent faire confiance à la force invisible qui s’occupe de tout. En fait, elles sont si étroitement liées à la Source de toute chose qu’on dirait qu’une aura bloque naturellement l’accès à tout ce qui pourrait affaiblir le lien qui les unit à l’énergie créatrice du pouvoir de l’intention. 

Les connectés ne pensent pas à ce qu’ils ne veulent pas, car, comme ils comme ils communient avec la Source en exprimant  leur gratitude pour tout ce qui est présent dans leur vie, car ils savent que cela leur donne le pouvoir de manifester ce dont ils ont besoin. 

Les connectés se décrivent des gens doués pour l’appréciation et l’étonnement. On les entend rarement se plaindre. Ils ne cherchent jamais la petite bête. S’il pleut, ils s’en réjouissent, car ils savent qu’ils n’iraient pas là où ils ont envie  d’aller s’ils se déplaçaient uniquement lorsqu’il fait beau. C’est ainsi qu’ils réagissent aux caprices de la nature, en les appréciant et en demeurant en harmonie avec eux. La neige, le vent, le soleil et les bruits de la nature sont pour eux un rappel qu’ils font partie du monde naturel. L’air – quelles que soient sa température ou la vélocité du vent – est vénéré comme souffle de vie. Les connectés apprécient le monde et tout ce qui s ‘y trouve. Ils ressentent pour tous les êtres le même attachement qui les lie à la nature, y compris pour ceux qui ont vécu avant eux et ceux qui viendront après eux. Ils ont conscience de l’unité du genre humain, et ne font aucune différence entre eux et les autres. 

Pour un connecté, il n‘y a que le nous. Si vous pouviez jeter un coup d’oeil dans leur monde intérieur, vous découvririez que la souffrance que l’on inflige aux autres les blesse terriblement. Ils ignorent ce qu’est un ennemi, car ils savent que nous émanons tous de la même Source divine. Ils apprécient les modes et les coutumes qui diffèrent des leurs, au lieu de les détester, de les critiquer ou de se sentir menacés par elles. Le lien qui les unit aux autres est de nature spirituelle, mais ils ne se coupent jamais spirituellement des autres, quels que soient l’endroit où ils vivent, leur apparence physique ou leurs coutumes. Dans leur coeur, les connectés ressentent une affinité pour tout ce qui est vivant, de même que pour la Source de toute vie. C’est en raison de ce lien que les connectés ont tant de facilité à se valoir la coopération et l’assistance des autres lorsque vient le temps de réaliser leurs propres intentions. Dans l’esprit du connecté, personne sur cette planète n’est coupé des autres sur le plan spirituel. Par conséquent, en vivant dans le champ de l’intention, ils ont accès à tout ce qui existe dans l’univers, étant donné qu’ils sont déjà en contact avec ce système d’énergie vitale et tout ce qui en découle. Les connectés apprécient ce lien spirituel, et ne gaspillent jamais leur énergie à le déprécier ou à le critiquer. Ils ne se sentent jamais privés de l’aide que ce système générateur de vie peut leur offrir. 

Il s’ensuit que les connectés ne sont pas surpris lorsqu’une synchronicité ou une coïncidence leur apporte les fruits de leurs intentions. Ils savent dans leur coeur que ces soi-disant miracles ont été introduits dans leur espace vital parce qu’ils étaient déjà en contact avec eux. Parlez-en à un connecté et il vous répondra: Bien sûr, c’est la loi de l’attraction. Harmonisez vos vibrations avec celles de la Source de toute vie qui a voulu ici votre présence et celle des autres, et le pouvoir du champ de l’intention coopérera avec vous afin que vous obteniez ce que vous désirez. Ils savent que l’univers fonctionne ainsi. Certains diront que les connectés ont tout simplement de la chance, mais les gens qui jouissent du   pouvoir de l’intention savent de quoi il en retourne. Ils savent qu’ils peuvent négocier la réalisation de tout ce sur quoi ils portent leur attention, en autant que cela soit en accord avec les sept visages de l’intention. 

 Les connectés ne se vantent jamais de leur bonne fortune, mais ils sont toujours reconnaissants et d’une humilité radicale. Ils ont compris le fonctionnement de l’univers, et c’est avec joie qu’ils demeurent en harmonie avec celui-ci, au lieu de le défier et de lui trouver des défauts. Demandez-leur leur avis et ils vous diront que nous faisons tous partie d’un système énergétique en mouvement. Les énergies les plus rapides, vous expliqueront-ils, dissolvent et neutralisent les énergies inférieures les plus lentes. Ces gens ont choisi de vivre en harmonie avec l’énergie spirituelle invisible. Ils ont pris l’habitude d’entretenir des pensées qui se déplacent aux niveaux des vibrations supérieures, ce qui leur permet de se protéger des énergies lentes et inférieures. 

Les connectés ont un effet apaisant sur les gens qui vivent à des niveaux  d’énergie inférieure. Ils dégagent une énergie calme et sereine qui les tranquillise et les rassure. Il ne leur viendrait pas à l’idée de se disputer ou de chercher des alliés. Au lieu de chercher à vous persuader de penser comme eux, ils vous convaincront en vous mettant en présence de l’énergie qui émane d’eux. Les gens se sentent aimés par les connectés, parce que ceux-ci vivent en communion avec la Source de toute vie : l’amour. Les connectés vous diront sans hésiter qu’ils ont choisi de se sentir bien peu importe ce qui se passe autour d’eux ou ce que les autres pensent. Ils savent que se sentir mal est un choix qui n’est d’aucune utilité pour corriger les situations désagréables qui perdurent dans le monde. C’est pourquoi ils utilisent leurs émotions pour déterminer s’ils sont en harmonie avec le pouvoir de l’intention. 

S’ils ne sont pas dans leur assiette, ils y l’indice qu’il est temps de modifier leur niveau énergétique afin qu’il soit en accord avec l’énergie aimante et sereine de la Source. Ils se répètent alors: Je veux me sentir bien, et ils harmonisent leurs pensées avec ce qu’ils désirent. Si le monde est en guerre, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. Si l’économie pique du nez, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. Si le taux de criminalité grimpe en flèche ou si un ouragan dévaste un coin de la planète, ils choisiront néanmoins de se sentir bien. 

Si vous leur demandez pourquoi ils ne sont pas affectés par les catastrophes qui frappent notre planète, ils esquisseront un sourire et vous rappelleront que le monde de l’esprit d’où nous sommes tous issus oeuvre dans la paix, l’amour, l’harmonie, la bonté et l’abondance, et que c’est ainsi j’ai choisi de vivre. Si je me sentais mal dans ma peau, je ne ferais qu’attirer encore plus de sentiments négatifs dans ma vie. 

Les connectés refusent que leur bien-être dépende des aléas du monde extérieur, que ce soit la météo, la guerre, le paysage politique, l’économie ou le choix des autres de vivre à des niveaux d’énergie inférieure. Ils travaillent de concert avec le pouvoir de l’intention en imitant ce qu’ils savent être la Source créatrice de tout. Les connectés sont toujours en contact avec leur nature infinie. Ils ne craignent pas la mort et vous diront même, si vous leur posez la question, qu’ils ne sont jamais vraiment nés et qu’ils ne mourront jamais. Pour eux, mourir, c’est changer de vêtement ou passer d’une pièce à une autre. Bref, une simple transition. Ils vous parleront de l’énergie invisible qui a eu la première l’intention de créer tout ce qui existe et qu’ils considèrent comme leur véritable moi. Étant donné que les connectés sont alignés sur tout ce qui existe dans l’univers, ils ne se sentent jamais coupés des autres ou de ce qu’ils souhaitent attirer dans leur vie. Ce lien a beau être invisible et immatériel, ils ne doutent jamais de son existence, et c’est pourquoi ils font confiance à cette énergie spirituelle invisible qui circule en toute chose. Ils vivent en harmonie avec l’Esprit dont ils ne se sentent jamais coupés. Cette prise de conscience est la clé qui leur permet de voir le pouvoir de l’intention à l’oeuvre dans leur vie quotidienne. 

Vous ne pouvez tout simplement pas convaincre les connectés que leurs intentions ne se réaliseront pas, car rien ne peut ébranler la confiance qu’ils ont mise dans la Source énergétique. Ils vous inviteront à choisir les possibilités auxquelles vous souhaitez vous identifier, puis vous encourageront à vivre comme si elles s’étaient déjà concrétisées. Si vous en êtes incapable, si vous êtes rongé par le doute, la peur et l’inquiétude, ils vous souhaiteront bonne chance, mais continueront de faire ce qu’ils appellent penser en commençant par la fin. Ils peuvent voir ce qu’ils ont l’intention de rendre manifeste dans leur vie comme si cela s’était déjà matérialisé, et pour eux, ce souhait est si réel dans leurs pensées qu’il devient leur réalité. Ils vous diront sans ambages : Mes pensées, lorsqu’elles sont en harmonie avec le champ de l’intention, sont les pensées de Dieu, et c’est ainsi que je choisis de penser. Et vous verrez, si vous les observez attentivement, qu’ils ont un don inouï pour réaliser leurs intentions. 

Les connectés sont des gens extrêmement généreux. Ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, ils le veulent encore plus pour les autres. En fait, ils prennent un plaisir fou à donner. Certains se demanderont comment il leur est possible d’accumuler quoi que ce soit, et pourtant, ils vivent dans l’abondance et semblent ne jamais manquer de rien. Pour accéder au pouvoir de l’intention, vous diront-ils, vous devez penser et agir comme la Source qui pourvoit à tout et dont toute chose est issue. Cette Source veille à ce que je ne manque de rien, et j’ai choisi moi aussi de veiller à ce que les autres ne manquent de rien. Plus je donne, que ce soit de mon temps ou les choses qui surgissent dans ma vie, plus je reçois en retour. Les connectés sont des gens extrêmement inspirés. Ils vivent davantage dans le monde de l’esprit que dans le monde de la forme. Par conséquent, ce sont des gens inspirés et inspirants, par opposition à informés et submergés d’informations. 

Les connectés sont convaincus d’avoir une destinée. Ils savent pourquoi ils sont ici et ils savent qu’ils ne sont pas qu’un corps composé d’os, de sang et d’organes, recouvert de peau et de poils. Les connectés se consacrent avant tout à leur but et préfèrent éviter d’être distraits par les exigences de leur ego. Ils ont une grande vénération pour le monde de l’Esprit, et c’est en communiant avec cette Source qu’ils trouvent leur inspiration. Leur niveau d’énergie est exceptionnellement élevé. Cette énergie est ce qui les définit en tant que connectés. C’est l’énergie de la Source, une fréquence vibratoire extrêmement rapide qui apporte l’amour là où règne la haine et qui convertit cette haine en amour. Les connectés apportent la paix là où règne le chaos et la discorde, et convertissent les énergies inférieures en énergies supérieures. Quand vous êtes en présence de ceux qui vivent dans le champ de l’intention, vous vous sentez revitalisé, purifié, en meilleure santé et inspiré. Vous remarquerez qu’ils ne sont pas enclins à critiquer les autres et qu’ils ne se laissent jamais déstabiliser par les pensées et les actions des autres. 

papillon_intentioOn les dit souvent froids et distants, car ils évitent les échanges de banalités et les commérages. Ils vous diront que la Source est celle qui donne la vie et que tous les habitants de cette planète ont cet Esprit en eux comme une force toute puissante au service du bien. Ils y croient, ils en vivent, et ce faisant, ils inspirent ceux qui les entourent. Ils iront même jusqu’à dire que les déséquilibres naturels comme les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et les conditions météorologiques extrêmes sont la conséquence d’un déséquilibre dans la conscience collective de l’humanité. Ils vous rappelleront que votre corps est composé des mêmes éléments que ceux de la terre, que le fluide qui compose 98 pour cent de votre sang a déjà été de l’eau de mer, et que les minéraux qui composent vos os faisaient partie des ressources minérales du globe. Ces gens, qui ne font qu’un avec notre planète, sentent qu’il est de leur responsabilité de demeurer en harmonie avec le champ de l’intention afin de contribuer à stabiliser et harmoniser les forces de l’univers que nous déstabilisons en accordant une place démesurée à notre ego. Ils vous diront que toutes vos pensées et toutes vos émotions sont des vibrations, et que la fréquence de ces vibrations peut créer des perturbations; non seulement en nous, mais dans tout ce qui est composé des mêmes matériaux que nous. 

Les connectés vous encourageront à vivre en harmonie avec la Source, par souci pour notre planète et par souci d’imiter notre Source. Ce n’est pas une possibilité à laquelle ils pensent ou dont ils discutent d’un point de vue purement intellectuel; c’est quelque chose qu’ils ressentent profondément en eux-mêmes et qu’ils vivent tous les jours avec passion. Tandis que vous observez ces connectés, vous remarquerez qu’ils sont rarement malades. Ils traversent la vie comme si leur corps était toujours en parfaite santé. En fait, ils pensent et vivent comme si tout ce que nous appelons maladie n’existait pas, et que dans le cas contraire, ils en seraient, de toute façon, déjà guéris. Ils croient être responsables

de cette situation, car ils savent qu’il y a plusieurs dénouements possibles à une situation donnée, même si cette situation semble impossible à surmonter. Ils vous diront que vous avez la possibilité de guérir ici et maintenant, et que la progression d’une maladie dépend de la façon dont nous l’envisageons. Selon eux, si un système extérieur peut retrouver le calme quand nous le mettons en présence de notre sérénité, il en va de même de nos turbulences intérieures. 

Parlez-leur de leur pouvoir de guérison et ils vous répondront: Je suis déjà guéri, et j’ai choisi de penser et de vivre conformément à cette perspective. Souvent, vos maladies et vos douleurs physiques disparaissent quand vous êtes en présence d’un connecté dégageant une énergie exceptionnellement élevée. Pourquoi ? 

Parce que son énergie spirituelle neutralise et éradique les énergies inférieures de la maladie. Le simple fait d’être en sa présence vous procure un sentiment de bien-être, car il exulte et irradie une énergie de joie et d’appréciation qui vous guérira, vous aussi, si vous demeurez près de lui. 

Les connectés sont conscients qu’ils doivent éviter les énergies inférieures. Ils s’éloigneront en silence des gens bruyants, belliqueux et bornés en les et en poursuivant leur route sans faire d’histoire. Ils ne passent pas leur temps à regarder des émissions de télé violentes ou à prendre connaissance des dernières atrocités ou des statistiques de la guerre. Ils peuvent sembler dociles et faire peu de cas des gens qui baignent dans les horreurs qu’on diffuse sur les ondes. Mais puisque les connectés ne ressentent pas le besoin de gagner, d’avoir raison ou de dominer les autres, leur pouvoir tient au fait qu’ils remontent le moral des gens qu’ils croisent. Ils communiquent leur point de vue en étant en harmonie avec l’énergie créatrice de la Source. Rien ne peut les offenser, car leur ego n’a aucune part dans leurs opinions. 

Les connectés vivent leur vie en harmonie avec les vibrations du champ de l’intention. Pour eux, tout est énergie. Ils savent que l’hostilité, la haine et même la colère, lorsqu’elles sont dirigées contre des gens qui croient et s’impliquent dans des activités associées à des énergies inférieures et à des actes violents, ne font que contribuer à ce genre d’activités débilitantes dans le monde. Les connectés vivent en s’appuyant sur une énergie plus élevée et plus rapide qui leur permet d’avoir facilement accès à leurs pouvoirs intuitifs. Ils savent au fond d’eux-mêmes ce qui s’en vient. Si vous leur en parlez, ils vous diront : Je ne peux l’expliquer, mais je peux le sentir à l’intérieur de moi. Par conséquent, ils sont rarement étonnés quand les événements qu’ils avaient anticipés et eu l’intention de créer… se produisent. Au lieu d’être surpris, ils s’attendent à ce que tout se déroule bien. En demeurant en contact avec l’énergie de la Source, ils sont capables d’activer leurs intuitions et d’entrevoir ce qui est possible et comment y arriver. Ce savoir intime leur permet d’être d’une patience infinie, et c’est pourquoi ils ne se plaignent jamais de la façon dont leurs intentions se manifestent ou du temps qu’elles mettent à se manifester. 

Les connectés sont souvent le reflet des sept visages de l’intention dont je n’ai cessé de vous entretenir tout au long de ce livre. Vous verrez des gens d’une créativité extraordinaire qui ne ressentent ni le besoin de se conformer, ni de faire ce que les autres attendent d’eux. Ils tirent profit de leur individualité unique et vous diront qu’ils peuvent créer n’importe quoi s’ils y mettent toute leur attention et leur imagination. 

Les connectés sont des gens extrêmement bons et affectueux. Ils savent qu’en étant en harmonie avec l’énergie de la Source, ils reproduisent la bonté dont ils sont issus. Néanmoins, être bon ne leur demande aucun effort. Ils sont toujours reconnaissants de ce qu’ils reçoivent de la vie et savent qu’aimer la vie et notre petite planète est la meilleure façon d’exprimer cette gratitude. En étant bons avec les gens, ces derniers voudront leur rendre la pareille et deviendront des alliés qui les aideront à réaliser leurs intentions. Ils se lient avec un nombre illimité de gens affectueux, bons et généreux qui s’entraident afin de réaliser leurs désirs. 

Vous remarquerez également que les connectés savent apprécier la beauté de notre monde. Ils trouvent toujours quelque chose à apprécier. Pour eux, il n ‘y a rien comme se perdre dans la beauté d’un ciel étoilé ou contempler une grenouille sur un nénuphar. Ils voient la beauté dans les yeux des enfants, et  perçoivent l’éclat naturel et la splendeur des gens âgés. Ils n’ont aucune envie de juger les autres ou de les décrire en termes négatifs, et ils savent que la Source créatrice ne crée que de la beauté et que cette beauté sera toujours là pour nous. Les connectés n’en savent jamais assez ! Ils veulent tout savoir de la vie et s’intéressent à tous les secteurs de l’activité humaine. Quel que soit le type de créativité, ils trouvent toujours une raison de se réjouir et ne ratent jamais une occasion d’élargir leurs propres horizons. Cette ouverture d’esprit face à tout ce qui existe et tout ce qui est possible, de même que cette volonté de toujours se développer, expliquent en grande partie leur grande facilité à réaliser leurs désirs. En d’autres termes, ils ne disent jamais non à l’univers. Peu importe ce que la vie leur réserve, ils diront: Merci! Qu’ai-je à apprendre, et comment puis-je grandir avec ce que la vie m’a donné ? 

Ils refusent de juger ce que la Source leur envoie, et ce désir d’étendre leurs connaissances est finalement ce qui leur permet de se brancher sur l’énergie de la Source et d’ouvrir leur vie à tout ce que la Source veut bien leur donner. Les connectés sont toujours ouverts à toutes les possibilités, et cette qualité fait qu’ils sont toujours réceptifs à l’abondance intarissable de l’intention. Cet ensemble d’attitudes propres aux gens connectés est la raison pour laquelle ils semblent avoir tant de chance dans la vie. Quand vous êtes en leur compagnie, vous vous sentez revitalisé, utile, inspiré et entier. Ils vous donnent de l’énergie, mais aussi le sentiment que vous êtes en possession de tous vos moyens. Quand vous vous sentez bien dans votre peau, vous entrez dans l’abondance de la Source et invitez les autres, sans vous en rendre compte, à faire de même. Les connectés ne sont pas seulement liés à l’énergie de la Source, ils sont liés à tout ce qui existe dans l’univers. Ils sont alignés sur le cosmos et sur toutes les particules qui le composent. Et si le pouvoir de l’intention est possible et accessible, c’est grâce à ce lien. 

Ces gens qui sont parvenus à l’autoréalisation pensent en commençant par la fin. Ils expérimentent dans leur esprit ce qu’ils désirent avant que cela ne se manifeste sous forme matérielle et utilisent leurs émotions pour déterminer s’ils sont synchronisés avec le pouvoir de l’intention. S’ils se sentent bien, ils savent qu’ils vivent en harmonie avec leur Source. S’ils se sentent mal, ils y voient l’indice qu’ils doivent remonter à des niveaux d’énergie supérieure. Et finalement, en accord avec leurs pensées et leurs émotions, ils agissent comme si leurs désirs étaient déjà réalité. Si vous leur demandez ce que vous devez faire pour réaliser vos rêves, ils vous conseilleront sans hésiter de changer le regard que vous posez sur les choses, et les choses que vous regardez changeront. 

Je vous encourage à reproduire leur monde intérieur et à vous réjouir dans le champ infini du pouvoir de l’intention. Ça fonctionne, je vous le garantis! 

Texte extrait de : Le Pouvoir de l’intention, Dr Wayne W. Dyer, aux éditions Ada, http://www.ada-inc.com 

 

 

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Élever ses vibrations

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

saintgermain_violetflameMes chères Soeurs, chers Frères de lumière, je suis Maître St Germain, heureux de  venir vous parler. Je viens vous enseigner aujourd’hui sur l’importance de l’élévation vibratoire de vos différents corps. Comme nous avons pu déjà l’initier, vous faites trop de différences de valeur entre le corps physique et le corps émotionnel, le corps mental ou le corps spirituel. 

Je viens maintenant vous indiquer qu’il est temps de réunir tous ces différents corps pour l’ascension, car il est impératif que vous puissiez monter la vibration de tous vos corps pour ascensionner «entier». Certaines personnes sont axées uniquement sur la guérison du corps. Certains thérapeutes, certains enseignants trouvent toutes les techniques pour purifier le corps, pour détoxifier et ne pas ingérer tous ces poisons que la société moderne a inventé, pas toujours pour faire du mal mais pour savoir, pour apprendre, pour expérimenter. Et il y a des personnes qui sont spécialisées pour comprendre ce qui ne va pas à l’intérieur de vous et apportent des solutions. Ces thérapeutes du nouvel âge sont bienvenus. Il est très important pour vous de purifier, de nettoyer vos corps, et d’élever vibratoirement vos corps et d’élever votre taux immunitaire. 

Il y a de nombreuses techniques pour le faire et des spécialistes qui sont là pour vous indiquer comment faire. Mais cela ne s’arrête pas qu’au corps physique. Cela ne suffit pas d’avoir un corps en parfaite santé si votre mental est vicié ou si vos émotions sont mauvaises, ou encore si vous ne pensez même pas que l’esprit puisse avoir un impact sur vous. Il est très important de purifier et d’élever le taux vibratoire de tous vos corps.

Corps mental : votre intellect a besoin  aussi d’être purifié. Il a besoin aussi de faire du nettoyage et cela très peu le disent. Libérez tout ce qui ne vous convient plus mentalement. Exprimez des jolies phrases, réapprenez l’utilisation du verbe à bon escient. 

Aujourd’hui, beaucoup de chanteurs apportent leurs connaissances au monde. Mais combien font du bien aux autres ? Combien élèvent ce corps mental ? Au contraire, beaucoup déstructurent et apportent des connotations négatives. Et vos films et vos émissions à la télévision ? Tout ceci est fait pour vous bloquer, vous détruire, vous anéantir, vous diminuer et vous empêcher d’être qui vous êtes. Ce corps mental a besoin de nourriture saine, de beauté. Allez dans la nature retrouver les vraies valeurs. 

La poésie, le langage du verbe, du verbe sain, mélodieux. Il fut un temps où les hommes parlaient en alexandrins. Ils savaient la puissance des sons du verbe, des rythmes de la parole. Tout ceci s’est perdu. Aujourd’hui vous mangez vos mots, vous avez l’habitude de raccourcir les mots et toutes les technologies de communication écrite font que les jeunes aujourd’hui raccourcissent jusqu’à avoir une lettre ou deux lettres pour dire un mot entier. Où est la puissance du verbe, où est la puissance du son dans un mot raccourci ? Ce mot change, la vibration change et automatiquement le résultat change. Alors veillez bien à choisir ce que vous lisez, à ce que vous faites entrer en vous et sachez arrêter ce qui ne convient pas. Plus vous montez vos vibrations et plus il est important de stopper ce qui peut vous faire descendre. La nourriture du corps mental est importante, la guérison du corps mental est importante. Non pas par des psychothérapies qui n’en finissent pas. Inutile non plus d’aller chercher dans tous vos méandres de pensées celles qui peuvent vous bloquer, celles qui peuvent vous gêner. Ne nourrissez pas ce mental de difficultés, de peurs, de croyances, de conscience. Remplissez-le par de jolies pensées. La poésie est quelque chose de magnifique.

 

Apprenez à écrire, apprenez à penser comme avant. Apprenez à penser légèrement.                          

Apprenez à libérer tous ces mots qui ne servent à rien, ces élucubrations. Allez à l’essentiel même dans le verbe, même dans vos pensées. Émotionnellement, libérez toutes ces rancoeurs, ces rancunes, tout ce qui nourrit votre corps émotionnel et qui vous empêche de vous élever. Là aussi votre taux vibratoire doit être élevé. Libérez toutes ces colères. Il y a de nombreuses techniques qui vous sont données aujourd’hui pour le faire. Ces culpabilités qui ne servent à rien : vous ne pouviez pas faire autrement quand vous avez fait la chose. Pourquoi vous culpabiliser ? Vous ne pouvez vous culpabiliser que si vous faites consciemment   quelque chose qui ne vous correspond pas. Mais encore si vous êtes créateur, pourquoi allez vous culpabiliser ? 

Changez, modifiez, rectifiez, pardonnez, libérez, aimez. Votre corps émotionnel a autant besoin de nourriture que les autres corps. Aimez-vous, apportez-vous de la tendresse, apportez-vous de la sympathie. Parlez, communiquez, souriez. Voilà ce qui va apporter de nouveaux sentiments à l’intérieur de vous. Il y a de multiples aides naturelles qui peuvent vous aider : tous ces élixirs floraux, ces élixirs minéraux, ces élixirs de planètes, ces élixirs d’animaux. Vous avez moult possibilités de vous nettoyer, d’élever vos  vibrations. De nombreux cristaux sont là pour vous aider. La nature est votre richesse, la nature est là, merveilleuse pour vous aider, que ce soit dans un corps ou dans un autre corps. 

Vous avez tout ce qu’il faut pour apprendre,  comprendre, expérimenter et nettoyer, réparer ce qui n’est pas correct. La nature, c’est votre richesse, votre cadeau, votre soeur, votre mère nourricière. C’est celle qui vous héberge, qui vous loge, celle qui vous nourrit, qui vous enrichit. Respectez cette nature, respectez la nature extérieure et respectez votre nature, votre propre nature divine, votre propre nature spirituelle.

Car à l’essence même, à l’origine, vous êtes faits d’éther, faits de particules lumineuses qui sont là en vous, unies , mélangées, communiées pour pouvoir réaliser l’être que vous avez choisi d’être, pour pouvoir montrer à l’univers qui vous êtes. 

Vous êtes sur terre pour montrer aux autres qui vous avez réussi à être. Alors montrez la meilleure façon d’être, pas seulement dans votre physique. Certaines  personnes passent des heures, des heures à se faire belles mais oublient l’intérieur, oublient le corps mental, oublient le corps émotionnel, oublient le corps spirituel.

Certaines personnes ne pensent qu’au corps uniquement et oublient l’esprit. Certaines personnes ne pensent qu’à l’esprit et oublient le corps. Nous voyons toutes ces  personnes qui sont éthérées et qui oublient, oublient de venir réparer leur corps, oublient de venir entretenir ce corps, oublient aussi de venir travailler dans la matière ou relâchent cette matière. 

Aujourd’hui vous devez nourrir en même temps vos 4 corps pour pouvoir  rayonner l’être entier que vous êtes. Purifiez votre corps physique, il est fait de particules divines. Purifiez le, apportez lui de la lumière, apportez lui de bons éléments lumineux. Choisissez toujours le meilleur pour vous. Essayez au maximum d’éliminer tous ces poisons, toutes ces constructions chimiques faites par l’homme. Privilégiez toujours la nature si vous le pouvez. Faites des cures de nettoyage de vos organes, mais aussi parlez à vos cellules. Parlez à vos organes, dites à vos organes combien vous les aimez, combien vous les remerciez de si bien fonctionner. Apportez des nouvelles informations à votre corps. Votre corps entier, pas que l’extérieur, votre corps intérieur ! Apportez de nouvelles informations à votre mental, rapportez lui comme tout est faisable aujourd’hui, comme tout peut être modifié. Apportez-vous de l’amour pour tout transcender, tout nettoyer, tout augmenter comme vibrations. L’élévation de tous vos corps fait l’ascension, pas seulement d’une partie de vous-même.

 

Il y a de nombreuses techniques : vous avez des informations qui viennent maintenant de partout. Faites vos synthèses, réunissez-vous. Ne jugez pas «celui-là est comme ceci» ou «celui-là est comme cela». Non, réunissez vos savoirs, réunissez les personnes qui sont les plus compétentes dans un domaine et les personnes qui sont plus compétentes dans un autre domaine. Réunissez ces quatre corps, faites un travail holistique.  De la même manière la terre fait un travail holistique pour pouvoir s’élever. Nettoyage de son mental, du mental de tous les humains qui sont sur elle. Et ceci est un égrégore extraordinaire. Bien entendu cet égrégore est nettoyé et libéré par des forces, des entités qui sont extérieures à la terre, sinon, elle ne pourrait pas le faire. Les humains ne se suffisent pas pour s’auto-guérir pour l’instant. Il y a de plus en plus, une masse qui se multiplie à grande vitesse, ceci est exponentiel. C’est pour cela qu’il est important pour vous d’apporter la bonne nouvelle de la transformation et de l’apport de la lumière sur cette terre.

 A regarder le monde, il va mal, il souffre. Il est aussi bien dans une souffrance physique que dans une souffrance mentale, que dans une souffrance émotionnelle et que dans une souffrance spirituelle. L’homme ne sait plus, il a perdu, perdu son chemin, il a perdu sa vérité, il a perdu quelque chose qui en réalité n’a jamais été perdu, a toujours été dans son coeur, au coeur même de ses cellules : l’être qu’il est. Il cherche Dieu à l’extérieur, alors que Dieu est à l’intérieur, car il est lui-même partie Divine matérialisée. Réunissez, réunissez ces quatre corps en un pour Être. Et rayonnez cet amour, rayonnez cet amour christique, cet amour bouddhique, cet amour atmique qui est là et qui va permettre à ce monde de pouvoir s’élever. Priez, unissez-vous à l’intérieur, établissez le Un dans le Tout. 

Chères Soeurs, chers Frères, ne croyez pas que vous soyez isolés ou laissés pour compte. De nombreux êtres, de nombreuses entités de lumières sont là autour de vous, en vous également pour vous aider à franchir ce pallier. Ayez confiance en vous, travaillez sur vous. Nul ne peut le faire à votre place. Privilégiez ce que vous savez faire de mieux. Mettez le au service des autres. Mais surtout ne séparez pas un corps d’un autre. Re-coordonnez votre unité et ainsi vous serez la partie rayonnante, active de vous-même. 

Je vous souhaite, vraiment, de trouver cette communion, de trouver ce rayonnement intérieur qui vous propulse dans l’univers et qui va vous permettre de passer à un grade supérieur, une graduation supérieure. Avec la Fraternité Blanche Universelle, nous vous souhaitons à vous ici présent, à ceux qui liront ou entendront ce message de se réunir et de rayonner un style d’amour possible pour eux, pour l’humanité, pour la nature et pour le cosmos entier.

 

Soyez tous bénis. 

Message de Maitre Saint-Germain Canalisé par Joéliah amourdelumiere.fr 

http://etredelumiere.ordi-netfr.com/

 

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