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FAIRE PARLER LE CORPS

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2014

 

par Nicolas Bernard

Nicolas Bernard est un ancien élève de Normal’sup Ulm. Passionné par la compréhension de la pensée, il a étudié le fonctionnement du cerveau avant de basculer dans une autre vision de l’humain suite à des expériences d’ouverture de conscience. En recherche d’un sens de la vie bon pour soi, au-delà de la compréhension scientifique, extérieure, il a expérimenté la méditation, le chamanisme, la danse et s’est confrontation au monde en temps que thérapeute. Ses recherches personnelles sont à l’origine d’une nouvelle approche du corps, la Thérapie des Neuf Souffles, dont les bases sont exposées dans son livre, « le Corps au Cœur de l’Homme » aux éditions Le Souffle d’Or.

 

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Faire parler les corps

Suite à mon parcours, je suis aujourd’hui thérapeute manuel. Thérapeute dans le sens le plus ancien : non pas celui qui « remet en place », mais celui qui se met à l’écoute de ce qui se dit là et qui en favorise l’émergence par son écoute. Jamais je ne manipule : à l’image d’une sage-femme, je me met à côté de l’autre et accompagne, d’abord par ma présence.
La découverte fabuleuse que j’ai faite, progressivement, est que le corps est intelligent. Il fait des choix, il interagit avec notre environnement… il est à lui seul un monde complexe, riche, surprenant. Et ce corps parle, avec son langage… et lorsque nous apprenons ce langage, il semble toujours prêt à nous révéler les merveilles qu’il recèle. 
Je reçois des gens de tous bords pour toutes sortes de problématiques, physiques, émotionnelles, mentales, relationnelles… dont l’attente principale est d’être entendu et accompagnés dans ce qui se joue à l’intérieur d’eux-mêmes.
Je fais parler les corps : je suis une espèce de confesseur des corps, qui, à la manière de certains prêtres orthodoxes, ne questionne pas la personne pour qu’elle parle, mais qui lit en elle et lui redonne le contenu de ce qu’elle porte comme poids, afin de soulager son âme et lui permettre de s’élancer dans un chemin nouveau.

Je considère en effet que tous les déséquilibres du corps ont des raisons et qu’exercer une action pour « ré-équilibrer » est en fait une violence. Mon expérience thérapeutique me montre que de très nombreux symptômes, même soi-disant non physiques peuvent disparaître dès lors que le corps livre ses raisons de les avoir créés et que l’on sait les accueillir correctement.
Le corps est un être intelligent, sensible.

 

La conscience

Cette façon de considérer les liens entre la personne et son corps sont le résultat d’un long parcours de questionnement. 
Très jeune, déjà, je me posais la question de la nature de la pensée, ce qui m’a orienté vers une carrière de chercheur. Je me suis intéressé de manière générale aux sciences cognitives (ce qui touche à la compréhension des mécanismes de la pensée) et je me passionnais en particulier pour le thème de la conscience.
Qu’est-ce que la conscience ?
Je croyais que je trouverai des explications dans le champs de la science, mais celle-ci ne sait pas quoi faire de cet objet qui n’en est pas un, au point de se demander si celle-ci existe, ou s’il elle sert à quelque chose… mais comment faire rentrer dans la boîte de la logique un phénomène qui ne semble être « transpersonnel » ?

Comme d’autres chercheurs, je me cassais la tête sur ce mur, et poussé par ma curiosité, j’accédai, par des moyens délibérés, à ce que l’on nomme des « états de conscience modifiés ».
Ce fut pour moi une révélation : j’étais vaste comme l’univers, je fusionnais avec les étoiles, je plongeais dans l’histoire des pierres et des lieux, je goûtais dans des grains de poussière à la fontaine de l’éternité… en expérimentant une conscience élargie, mes concepts matérialistes éclatèrent me montrant la vraie nature de ma recherche de connaissance.

La réalité de nos besoins et le corps

Au travers de ces expériences, je ne faisais pas que m’ouvrir à une dimension vaste de l’être : j’ouvrai aussi la boîte de pandore, inconnue de moi jusque là dans laquelle se trouvaient refoulées mes souffrances personnelles, comme si aller vers le plus grand, m’avait fait redescendre vers le plus petit. La vie m’avait descendu du piédestal de savant qui observe, classe et juge de tout en haut, à celui de petite chose prise dans la machine à laver !

En réalité, c’est bien dans le corps et sa réalité que m’ont reprécipité ces vécus transpersonnels.
Lorsque l’on expérimente que la conscience est plus vaste que notre corps (en tout cas ce que nous entendons habituellement par corps), il y a une forte tentation à se désintéresser de celui-ci pour partir à l’exploration des « royaumes célestes ». J’ai eu la chance pour ma part de cheminer sur des voies qui ont maintenu mon attention dans la direction inverse : le chamanisme, la danse, et la thérapie manuelle.

Dans toutes ces approches, c’est le placement dans le corps qui est primordial : chaque petite chose qui se trame en soi, chaque petite sensation est une porte vers un univers magique, le monde de dedans. Que ce soit dans le « voyage chamanique » ou dans le voyage dansé, la confiance apportée à ce qui monte de dedans est le début d’une grande aventure à la rencontre de soi-même. Notre fonction est juste de dire « oui », et de plonger dans un vaste réservoir de merveilleux qui est là en nous.

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Accompagner la croissance de l’être par le corps

Pendant des années ma pratique de soins ostéopathiques, bien que basée sur l’écoute du corps, ne cadrait pas avec ce vécu magique. Je ressentais que rééquilibrer, même en douceur, les « déséquilibres » du corps n’était pas juste, que pour les personnes qui venaient consulter il s’agissait d’une perte d’informations précieuses.
Au travers de cas de plus en plus en plus fréquents, je fortifiais ma conviction que les symptômes ne sont pas des « accidents » ou des signes de dégradation du corps, mais des signaux, des appels à écouter quelque chose de profond.

Pourtant, malgré mon vécu personnel, je ne disposais que de moyens limités pour entrer dans un véritable dialogue avec cet univers, et surtout de moyens qui permettent de témoigner de la dynamique interne de la personne dans des termes accessibles, dans lesquels elle puisse non seulement se sentir reconnue, mais également accompagnée dans son évolution.

Derrière les symptômes, c’est bien d’évolution dont il s’agit : si nous avons tous un corps, c’est pour grandir, pour évoluer. Par le fait d’être incarné, notre âme peut se nourrir de nos expériences et croître. Il n’est donc pas question de faire taire les symptômes, fut-ce par des moyens doux : ma conviction est que le corps est un creuset alchimique, un athanor, et que chaque corps, chaque être est différent dans sa façon d’accomplir cela : veiller sur lui, c’est donc lui permettre de réaliser sa fonction du mieux possible, et non pas de l’emmener dans une direction d’équilibre stéréotypée.

Pour accompagner l’être dans son évolution, il m’a fallu, au-delà de toutes les techniques et savoirs que j’avais reçu, trouver des clefs pour engager ce dialogue personnalisé avec le corps et entrer en intimité dans son univers, ce qui reste selon moi le socle de toute guérison véritable.

 

Ouvrir le corps au dialogue

Le corps est un espace fabuleux, mais qui se protège… en réalité, qui nous protège : en considérant que c’est en lui et par lui que notre accomplissement et notre survie sont assurés, il m’est devenu clair qu’il était strictement impossible d’entrer en lui et de comprendre ses raisons juste par curiosité et encore moins par intrusivité.
Le corps ne nous révèle ses trésors que lorsque nous sommes clairement là pour le soutenir dans son propre fonctionnement.

Pour établir ce dialogue-là, il m’a fallut au fil des années, désapprendre à vouloir agir sur le corps… puis il m’a fallut apprendre à me laisser guider par lui : lorsque nous sommes respectueux, l’être vient nous prendre par la main à la porte du symptôme et nous emmène pas à pas dans la découverte de ce qui est là, de ce qui à besoin d’évoluer, et des ressources qui ont besoin de s’activer.

Il est très difficile de s’enfoncer dans cette lecture sans jalons. Les moyens que j’ai été amené à déployer permettent de progresser pas à pas dans cette exploration. 
Il s’agit d’abord d’une compréhension de comment l’être est structuré et évolue et qui permet de le questionner par étapes, sans jamais le contraindre : « en quoi as-tu besoin d’aide ? », « comment te protèges-tu ? », « de quoi te protèges-tu ? », « qu’est-ce que tu protèges ? », « quelles interactions établies-tu avec l’environnement ? », « quels sont les ressources disponibles en toi pour évoluer ? », « quel chemin se dessine ? », « de quoi as-tu besoin pour installer ce chemin ? ».

En avançant pas à pas avec ces questions, le corps montre par des images, des sensations, des impressions les choix et l’organisation qui sont en lui aussi bien que les moyens d’évolution disponibles.

Un symbolisme corporel au service de l’alchimie qui œuvre en nous
Toujours en recherche de moyens de dialogues plus directs et plus parlants, j’ai regardé de près la constitution du corps sous l’angle de sa dimension alchimique. J’ai pour cela appliqué un modèle développé par G.I.Gurdjieff pour décrire des lois universelles de processus (l’ennéagramme des processus) et me suis aperçu que non seulement l’anatomie humaine renvoie directement à ces lois, mais également la dynamique interne du corps.

Il est né de ces observations un modèle symbolique unique du corps, la vision des Neuf Souffles, qui décrit neuf familles principales d’archétypes qui ont pour fonction d’interagir avec le cosmos.
Écouter le corps, dans la thérapie des Neuf Souffles consiste à cheminer avec les questions que j’ai énumérées plus haut en dialoguant avec ces archétypes. À chaque pas, chaque archétype se révèle sous un jour particulier qui parle de la place qu’il a prise, pour des raisons de survie, dans l’univers intérieur de la personne : il peut être en position de protecteur, de se cacher, de se mettre au service, ou bien de potentiel de changement.

L’application en séance individuelle ou en stage de cette façon de dialoguer avec le corps ne cesse de m’émerveiller et de me montrer sa richesse. Elle amène une réelle résonance avec le vécu intime des personnes, à un niveau souvent quasi subconscient, et cette résonance provoque un profond soulagement : celui d’être entendu, sans avoir à faire d’effort pour se montrer. Cette écoute continue aussi à m’émerveiller dans sa capacité à révéler et à accompagner avec poésie les ressources disponibles en chacun.

C’est cette vision cohérente, et les pratiques qui en découlent (la thérapie manuelle, mais aussi la méditation et avec mon épouse AnneEna, la danse) que je transmets aujourd’hui en stage, en consultations et sous forme de formations… comme des moyens de permettre à chacun d’accoucher de soi-même par le corps.

C’est aussi ce qui est exposé dans mon dernier ouvrage : « Le Corps au Cœur de l’Homme » paru cet automne aux éditions Le Souffle d’Or.

Plus d’infos sur l’auteur : Nicolas BERNARD
www.caravanedesneuf.fr
« Le Corps au Cœur de l’Homme », Editions Le Souffle d’Or 
Cliquez ici pour plus d’information sur ce livre.

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Né pour Guérir

Posté par othoharmonie le 8 avril 2014

 - Extraits :

 

imagesIntroduction 

Il est des cadeaux que l’on ne peut garder pour soi. Les enseignants que j’ai reçus en tentant de sauver mon fils Charles-Antoine d’une mort certaine font partie des trésors que l’on ne peut que souhaiter partager. 

Cet enfant, que l’on disait atteint dès la naissance d’une maladie pulmonaire aussi rare qu’incurable, jouit maintenant d’une santé florissante. La détérioration de ses poumons, que même les corticostéroïdes et la chimiothérapie ne parvenaient pas à enrayer, a pourtant mystérieusement régressé au fil des mois, pour notre plus grand bonheur. 

Rémission complète, guérison miraculeuse ou victoire des médecines douces ? À vous de juger. J’espère seulement que ce témoignage émouvant, au-delà8du sensationnalisme qu’il inspire, alimentera votre réflexion sur les choix disponibles actuellement en matière de santé et de mieux-être. Je souhaite aussi, modestement, insuffler une lueur d’espoir dans le cœur d’autres personnes malades ; voire même, peut-être, les inciter à explorer pour elles-mêmes ces voies moins « traditionnelles » que sont les médecines alternatives… 

            Tout ce que vous lirez dans les pages qui suivent est vrai. De la première à la dernière ligne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les thérapies alternatives ont pris le relais là où les spécialistes du génie biomédical se sont avoués vaincus. A mes yeux, ce n’est pas une question de chance, mais les résultats concrets d’une longue démarche très exigeante tant sur le plan physique qu’émotionnel – et même, oserais-je dire, spirituel. 

            Si vous croyez vous aussi que la maladie est le cri d’alarme d’un corps qui aspire à une transformation radicale de vos habitudes de vie pour mieux répondre à vos réels besoins, vous serez enchanté de découvrir les moyens concrets que nous avons choisis pour tenter l’impossible: ramener un enfant dont les poumons étaient détruits à 70 % à une vie saine, sans médicament et sans oxygénothérapie. Impossible, me direz-vous : les poumons ne se régénèrent pas. Ainsi qu’il est, semble-t-il, impossible de se sevrer de la cortisone lorsqu’on en a pris des doses massives et que les surrénales ont cessé de fonctionner pendant plus d’un an… 

Or, Charles-Antoine, avec une volonté de fer et une soif de vivre incomparable, a accompli ces prodiges naturellement, sans se poser de question. Et, par le fait même, il nous a prouvé à tous qu’impossible est un mot que nous devrions définitivement rayer de notre vocabulaire ! 

            Dès le départ, il s’est montré beaucoup plus coopératif envers les praticiens alternatifs qu’avec les médecins – qui sans doute l’effrayaient avec leurs sarraus blancs et leur attirail impressionnant. Cependant, tout petit qu’il était, dès l’âge de deux ans il se prêtait volontiers aux massages et aux visualisations que nous faisions avec lui avant de l’endormir. Par la suite, et ce jusqu’à l’adolescence, il a insisté pour que nous fassions chaque soir une « chaîne d’énergie », toute la famille réunie. 

            Cet extraordinaire cheminement a bouleversé complètement ma perception du quotidien et du monde qui nous entoure. J’ai été littéralement transformée par cette expérience dans toutes les sphères de ma vie : dans mes relations avec les autres, dans ma façon de penser, de m’alimenter, de m’occuper de moi, de me « connecter » avec le divin…  

En outre, j’ai choisi de réorienter ma carrière vers des disciplines plus épanouissantes et valorisantes à mes yeux : le développement personnel, le coaching et la promotion de la santé globale sous toutes ses formes. C’est dans cette visée que je vous propose la biographie de Charles-Antoine, qui relate aussi ma propre évolution comme femme et comme mère. Puisse ce récit éveiller en vous des perspectives nouvelles qui vous permettront de vous engager vous aussi sur la voie de cette guérison « personnelle » à laquelle vous n’auriez jamais osé rêver…

 Diane LeBlanc                                             

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Premier chapitre (début)                Une naissance difficile           

Les premiers rayons de l’aube pointaient à peine à l’horizon et pourtant il faisait déjà une chaleur accablante dans la chambre à coucher. La canicule persistait depuis plusieurs semaines et l’air ne parvenait pas à circuler dans notre petit appartement tout en longueur situé dans un immeuble quelconque et anonyme de Brossard, en banlieue sud de Montréal. Parvenue au terme de ma grossesse, avec l’impression d’être gonflée comme un ballon dirigeable, j’abhorrais mon corps qui lui, s’épuisait à transpirer à grosses gouttes. 

Pourtant, en ce matin d’août 1988, c’est en frissonnant que je m’éveille, émergeant en sursaut d’un terrible cauchemar. La sueur qui plus tôt me collait à la peau, me glace maintenant l’échine. Suffoquée par les sentiments d’horreur qui coulent encore dans mes veines, j’ouvre les yeux en cherchant mon souffle, aspirant goulûment l’air ambiant, tel un plongeur sous-marin qui aurait épuisé toutes ses réserves d’oxygène. 

Bouleversée, je sens que qu’il me sera impossible d’étrangler le long sanglot qui monte dans ma gorge. Ne souhaitant aucunement réveiller Serge, mon merveilleux époux qui dort encore paisiblement à mes côtés, je quitte le lit en courant et me réfugie sur le canapé du salon, une boîte de papiers mouchoirs sur les genoux. 

            Toute ébranlée par ce rêve sinistre, je ne peux m’empêcher de revoir les images macabres déferler devant mes yeux, me retenant à nouveau prisonnière de ce cauchemar qui n’en finit plus de me hanter depuis quelques mois. 

 Je me vois étendue sur le lit blanc d’un hôpital inconnu, accouchant en douceur d’un beau garçon aux yeux et aux cheveux très foncés. Le bébé me sourit en m’adressant un regard tendre, quoiqu’un peu triste (sans doute sait-il déjà ce qui va suivre). 

Tandis que je lui caresse amoureusement la tête, frôlant ses douces joues rosées, jouant avec ses petites mains délicates et ses petits pieds encore tous flétris par le liquide amniotique, je le vois soudain se mettre à se recroqueviller sur lui-même. Là, dans mes bras, mon nouveau-né semble tout à coup se dégonfler comme un ballon troué. Il diminue rapidement de volume, devient de plus en plus minuscule – de la grosseur d’une tête d’épingle – pour ensuite disparaître complètement. 

Totalement désemparée, d’un seul bond, je m’élance hors du lit. Je me mets aussitôt à fouiller la chambre de maternité de fond en comble. Dans un excès de panique, je me précipite vers la pouponnière, vêtue d’une simple blouse d’hôpital qui laisse entrevoir ma nudité, tout comme mes cuisses encore recouvertes du sang de l’accouchement.

 Or, je me fous royalement de ce que les gens peuvent penser : je veux retrouver mon fils.  Après avoir parcouru l’hôpital dans ses moindres recoins sans déceler la moindre trace du bébé, je m’écroule en larmes au beau milieu d’un corridor, effondrée et impuissante… 

            Le sentiment d’effroi qui m’a traversée à mon réveil est revenu. Une impression confuse de danger, de malheur, m’oppresse la poitrine. La panique s’infiltre par tous les pores de ma peau. Je suis rongée par l’inquiétude : Mon bébé serait-il à l’agonie en mon sein ? Va-t-il mourir à la naissance ? Et si je n’étais pas une bonne mère ? Ai-je fauté de quelque façon que se soit durant ma grossesse ? Peut-être suis-je en train de perdre la raison ? 

Emmurée dans mon apitoiement sur moi-même, je ne me suis pas rendue compte que je sanglote maintenant bruyamment. Serge s’est approché en silence. Il s’assoit tout près de moi et m’ouvre affectueusement ses bras pour que je m’y réfugie. Comme je ne parviens pas à lui communiquer mes peurs et cette angoisse qui m’étreint, il tente de me réconforter avec douceur : 

- Tu sais, c’est parfaitement normal d’être inquiète quand on attend son premier bébé. À seulement quelques jours de l’accouchement, je comprends que tu sois anxieuse. Tu verras, ça va bien aller… 

- Mais tu ne comprends pas ! Mon rêve, je sens que c’est un avertissement. J’ai le pressentiment qu’il va arriver quelque chose de terrible. 

- Tu t’en fais pour rien ! Ta gynécologue t’a dit encore hier que tout se déroulait parfaitement bien. D’ici maximum une semaine, tu berceras un merveilleux petit garçon ou une adorable petite fille dans tes bras et tu oublieras vite tous ces cauchemars de femme enceinte. 

- Je n’en peux plus, tu sais… 

            Et voilà que je me remets à pleurer. La date de « délivrance », prévue initialement pour le 2 août, a été retardée parce que mon col était à peine dilaté à la quarantième semaine de grossesse. Quoique cela paraisse habituel lors d’une première gestation, la chaleur harassante qui avait perduré tout l’été était venue à bout de toutes mes ressources intérieures. Chaque nouvelle journée sans manifestation de signes précurseurs m’épuisait davantage. 

- Que dirais-tu de sortir aujourd’hui, histoire de se changer les idées ? On ne va pas rester dans cet appartement étouffant tout le week-end… Puisque tu ne vas pas accoucher aujourd’hui, on pourrait aller faire un tour au camping ? 

            Je n’hésite pas très longtemps. Comme toujours mon mari a raison : aller rejoindre mes beaux-parents sur le terrain de camping de mon beau-frère Michel ne peut que me faire du bien ! Séchant mes larmes, j’embrasse Serge et décide d’aller rassembler quelques vêtements tandis qu’il prépare le déjeuner. Celui-ci, à la fois moqueur et attendri, ne peut résister à l’envie de me lancer ses dernières recommandations : 

-  Emporte donc ta valise d’hôpital avec toi… On ne sait jamais ! 

J’essaie de me montrer optimiste moi aussi, me disant qu’en effet, si mes contractions se déclenchent, ce pourrait être agréable d’accoucher à Joliette, là où habitent nos familles respectives…

SOURCE http://www.biancagaia.com

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Sexualité et spiritualité

Posté par othoharmonie le 19 février 2014

 

Cette canalisation a été présentée à une séance publique le 17 Avril 2005 à Haaren, Pays-Bas,). Le texte a été légèrement remanié pour une meilleure lecture.

Pamela Kribbe

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Le sujet dont j’aimerais parler aujourd’hui a eu un grand impact sur vous tout au long de votre histoire terrestre. Il s’agit de la sexualité et comment elle est vécue par les hommes et par les femmes.

Ce n’est pas un sujet facile. La sexualité s’est chargée de beaucoup de jugements, de peurs et d’émotions. Il n’y a presque plus d’aspects en elle qui soit spontané et évident. Cela revient à dire que l’aspect candide de la sexualité, celui de l’enfant innocent qui explore librement, a été perdu. Vous êtes pleins de peurs et d’émotions quand il s’agit de vous exprimer sexuellement.

C’est de ce fardeau que je veux parler dans ce message, mais j’aimerais d’abord dire un mot sur ce que signifie la sexualité dans une perspective spirituelle.

La sexualité, ce sont les énergies masculine et féminine qui dansent ensemble. A l’origine, c’était plus qu’un acte physique. Elle était conçue pour être une danse où tous les niveaux ou aspects de vous-même et de votre partenaire participent.

Je distinguerai quatre niveaux ou aspects qui peuvent jouer un rôle dans cette danse des énergies.

Les quatre aspects de l’expérience sexuelle

D’abord, il y a le niveau physique, l’aspect du corps physique. Le corps est innocent. Il connaît l’attirance et le désir sexuels et cela est présent spontanément dans le corps. Le corps cherche la gratification de ses désirs et c’est l’humain, ou la conscience de l’âme dans l’humain, qui détermine le mode d’application et de manifestation du désir sexuel. Là encore, le corps est innocent. Il connaît l’attirance et le désir. Il n’y a rien de mal à cela. Ce peut être une source de plaisir, de jeu et de réjouissance. Mais le corps ne peut choisir par lui-même de quelle façon il va exprimer son énergie sexuelle. C’est vous, l’être humain, qui en avez la charge et le corps a besoin de votre direction.

Si vous voulez vivre la sexualité de la manière la plus aimante, le siège de la direction sera placé dans le coeur. Quand vous laisserez votre coeur s’occuper de votre énergie sexuelle, elle trouvera son expression la plus joyeuse. L’alternative est de laisser vos pensées (jugements) ou vos émotions diriger le courant sexuel et vous verrez que cela causera divers blocages dans votre énergie, mais j’en parlerai par la suite.

Le second aspect de la danse sexuelle que je distinguerai est le niveau émotionnel. L’union sexuelle est un acte profondément émotionnel. Si vous ignorez cet aspect, vous ne serez pas pleinement présent dans l’acte et vous vous couperez de la signification réelle de la sexualité.

Dans le message précédent « Gérer les émotions », nous avons beaucoup parlé du sujet des émotions. Nous avons mis en lumière les puissantes énergies de la peur, de la colère et de la tristesse et vu comment elles pouvaient vous déstabiliser. Quand l’une de ces puissantes émotions est à l’oeuvre dans une relation entre deux personnes et n’est pas reconnue consciemment et exprimée, elle surgira lorsqu’ils seront dans l’intimité. Peut-être que ces émotions causeront de puissantes réactions de résistance ou de fermeture au moment de votre intimité physique, ou bien le corps sera incapable de ressentir de l’attirance ou de l’excitation.

Chaque fois qu’il y a ces blocages physiques ou psychologiques, il est important de les gérer au niveau où ils sont apparus : au niveau émotionnel. Si vous essayez d’enlever des symptômes physiques sans tenir compte de la dynamique émotionnelle sous-jacente, vous ne respectez pas votre corps ni vous-même. Quand votre corps refuse l’intimité, il vous dit purement et simplement qu’il y a un blocage émotionnel. C’est peut-être dû à un problème entre votre partenaire et vous, ou bien à un choc émotionnel du passé. Peu importe, il est nécessaire de s’en occuper avec une attention bienveillante avant que l’énergie sexuelle puisse circuler librement.

Après le niveau émotionnel, il y a le niveau du coeur, qui est le siège de la sensibilité. Dans le même message, nous avons fait la distinction entre les émotions et les sentiments. Ceux-ci relèvent de l’intuition et de la sagesse intérieure. Vos sentiments vous parlent en doux murmures, emplis de sagesse et de compassion. Les émotions sont de nature plus spectaculaire et nous les appellons des réactions d’incompréhension, car c’est essentiellement ce qu’elles sont : des explosions dues à l’incompréhension de ce qu’il vous arrive.

Lorsque le coeur est ouvert entre deux partenaires sexuels, il y a entre eux de la confiance, de l’amour et de la sécurité. Lorsque le coeur est présent dans une rencontre sexuelle, vous permettez à votre intuition de percevoir ce qu’il se passe entre vous au moment de votre intimité physique. Vous ne cachez pas vos émotions, vous parlez d’elles ouvertement. De vieilles douleurs peuvent remonter à la surface et sont acceptées comme telles. Vous êtes accepté tel que vous êtes et ce genre d’acceptation est la plus grande puissance de guérison qui existe. Lorsque vous reliez l’énergie de votre coeur à celle de votre sexe, cela apporte la guérison à un endroit qui en a bien besoin.

Cependant, le coeur peut aussi jouer un rôle subtil en vous empêchant de vivre la sexualité de manière joyeuse et aimante. Le coeur a pu se fermer aux joies de la sexualité pour diverses raisons. Premièrement, il peut y avoir dans le coeur un désir de s’élever au-dessus de la réalité physique de la terre. Deuxièmement, il peut y avoir des dogmes religieux à l’oeuvre qui empêchent le coeur de s’ouvrir à ce qu’est réellement la sexualité. Je vais maintenant parler de ces deux éventualités.

Le coeur peut avoir une forte inclination à s’élever au-dessus du plan dense de la réalité matérielle. C’est une sorte de nostalgie. Il peut y avoir là un rêve d’unité qui ne vise pas du tout à l’union sexuelle, mais recèle en fait un rejet subtil des réalités de la terre (ainsi que de la sexualité). Nombre d’entre vous ont la mémoire de l’énergie d’amour et d’harmonie vécue sur des plans immatériels avant de s’incarner sur terre. Votre coeur réclame à grands cris l’aisance et la légèreté de cette vibration. Vous essayez d’absorber cette énergie en méditant. Bien souvent, les chakras du haut (le coeur, la gorge, le troisième oeil et le chakra-couronne) sont activés de cette façon. Ils s’ouvrent, alors que les chakras du bas (le plexus solaire, le nombril et le coccyx) vitaux pour votre vie terrestre, sont plus ou moins laissés à l’abandon.

De manière moins naturelle, cela se produit aussi quand vous prenez des drogues. Quand vous prenez des substances qui favorisent l’expansion du mental, les chakras du haut sont artificiellement déchirés et il vous est possible de vivre une expérience temporaire d’extase et de béatitude qui vous fait oublier l’aspect dense et lourd de la réalité terrestre.

Même si le désir et l’aspiration à la transcendance sont compréhensibles, il est important de faire la paix avec la réalité terrestre. Autrement, vous allez créer une séparation artificielle entre les parties supérieure et inférieure de votre champ d’énergie. Vous allez préférer rester avec votre conscience dans la partie supérieure de votre aura et vous allez développer une résistance subtile ou manifeste envers la réalité du corps, des émotions et de la sexualité. Cela crée un déséquilibre dans votre champ d’énergie. Lorsque vous êtes ainsi nostalgiques, essayez de ressentir la raison et le but de votre présence sur terre maintenant. Votre raison d’être ici n’est pas de transcender la terre mais d’amener le Foyer ici-bas. C’est un voyage sacré.

La seconde raison qui pousse le coeur à fuir la sexualité, ce sont les dogmes religieux, souvent en provenance de vies passées. Il y a eu probablement des vies où vous avez prononcé des voeux de chasteté, où l’on vous a enseigné à vous sentir coupable ou honteux des plaisirs du corps et de la sexualité. Ces énergies peuvent encore traîner dans votre coeur. A cause d’elles, vous pouvez avoir des jugements négatifs ou une résistance à l’intimité physique. Ces jugements et ces sentiments ne reposent pas sur la vérité. Une fois encore, je souhaite dire que le corps est innocent. L’attirance, le désir et tous les processus physiques qui vous font désirer l’union physique sont sains et naturels. Les déséquilibres qui se produisent dans le domaine de la sexualité sont presque toujours dus à des aspects non-physiques dont je viens de parler.

Le quatrième et dernier aspect est mental. Au niveau mental, il peut y avoir des croyances morales ou spirituelles qui vous empêchent d’apprécier la sexualité. La plupart sont de nature religieuse.

Au niveau spirituel, vous pouvez avoir l’impression que le corps physique est une prison. La réalité non-physique des « plans supérieurs » (comme vous les appelez), est si glorifiée que la réalité physique est sous-évaluée. C’est fréquent chez les artisans de Lumière. C’est surtout parmi eux qu’il y a une résistance au plaisir et à la jouissance que peut donner la sexualité. Cela provient en partie des croyances morales et religieuses et en partie d’une simple inexpérience de cet aspect de la vie. La plupart des âmes d’artisans de Lumière ont passé de nombreuses vies comme prêtres, religieuses ou analogues, retirés de la communauté, sans partenaire ni famille. Ils se sont tellement concentrés sur le spirituel qu’ils ont négligé la sexualité.

Chez les gens spirituels ou religieux, il y a souvent un manque de respect pour le corps dans son expression naturelle. C’est vraiment regrettable car de notre côté, c’est l’expression dans la matière qui est considérée comme le voyage le plus sacré qu’une âme puisse entreprendre. Semer et récolter les graines de votre divinité si loin de votre Foyer dans la réalité de la matière et de la forme est une entreprise sacrée. C’est un acte créateur divin des plus élevés.

Peut-être avez-vous déjà été présent au chevet d’un mourant ou avez-vous été témoin d’une naissance. A ces moments, l’âme entre ou sort de la danse avec la matière. Ces deux instants sont entourés d’une atmosphère sacrée. Vous pouvez percevoir cela comme un silence profond et enveloppant, empli de dignité, qui annonce l’arrivée ou le départ de l’âme. De notre côté du voile, il y a le respect le plus profond pour ce que vous faites à ces moments. La danse avec la matière est sacrée. Et vous la détestez si souvent !

La sexualité dans sa vraie signification est une danse dans la matière qui en même temps, s’élève au-dessus de la matière. Dans une expression sexuelle équilibrée, vous transcendez la réalité matérielle sans l’ignorer ou la refouler, sans abandonner les trois chakras du bas et sans chercher l’extase uniquement à travers les chakras du haut. Une sexualité complète intègre tous les niveaux de votre être. La sexualité comble le fossé entre la matière et l’Esprit.

Lorsque deux personnes sont physiquement intimes de manière aimante, toutes les cellules de leur corps vibrent un peu plus vite, elles commencent à danser un peu. Une voie d’accès est ouverte vers une réalité énergétique qui a une vibration légèrement plus élevée et un sentiment plus léger. Après une union sexuelle où votre être tout entier participe (votre corps, votre mental et votre âme), vous vous sentez en paix et joyeux. C’est une extase paisible. Les cellules de votre corps ont goûté l’énergie de l’amour et à cet instant, vous avez rapproché de vous la réalité de l’amour. Vous avez canalisé l’énergie divine de l’Amour qui souhaite si ardemment s’écouler en vous et qui a le plus grand respect pour votre nature sexuelle.

Si l’énergie des quatre niveaux s’écoule ensemble lors d’une union sexuelle, c’est un acte de création divin. Il est tout naturel que des enfants naissent d’une telle union. Quand la danse du masculin et du féminin s’accomplit de façon si joyeuse, seules la bonté et la douceur peuvent naître d’elle. Si un enfant est conçu de cette façon, il entre dans les réalités de la terre sur une piste d’amour et de lumière. C’est l’accueil le plus aimant qu’une âme puisse recevoir sur terre.

Parce que les énergies sexuelles sont si précieuses, nous vous demandons : s’il vous plaît, gérez votre sexualité avec respect. Quand il y a des problèmes, des peurs ou des tensions autour d’elle, ne jugez pas la sexualité elle-même, n’y renoncez pas, car c’est une parcelle de vous qui est naturelle et sacrée.

Vu sur http://www.choix-realite.org/

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Oui, la souffrance a une fin

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2014

2014

Nous abordons la vie en fonction de ce qui nous plaît et nous déplaît. Cette attitude est à l’origine de toutes les formes de souffrances psychiques, car elle génère un conflit entre celui qui vit l’expérience et ce qui survient. Le désir de fuir l’évènement ou de vivre autre chose que ce qui est, crée une division entre celui qui expérimente et la réalité des choses. Il y a alors volonté de dépasser cette contradiction, en l’évitant ou en tentant d’agir sur l’évènement. Pour comprendre la souffrance, nous devons découvrir ce conflit, cette dualité entre celui qui rejette, contrôle, ou même accepte, et l’évènement tel qu’il est. Dans cette division, le temps intervient et la souffrance commence à courir le long de cette distance créée par la pensée.

Le contact avec la réalité de l’évènement est rompu, car c’est à partir de la mémoire que la pensée surgit. Tout est alors regardé à partir de cette mémoire, c’est-à-dire d’un savoir et d’expériences du passé, et ce sont eux qui dictent leur loi à la réalité du moment présent. Il n’y a plus de contact direct avec ce qui est. Toute notre existence devient une suite de conflits entre ce qui est et ce qui devrait être, ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire pour satisfaire nos désirs de bonheur. Cette agitation mentale nous empêche de regarder l’évènement tel qu’il se présente, la situation telle qu’elle est, mais aussi la souffrance telle qu’elle a pris forme en nous, et qui n’est souvent devenue qu’une idée que nous nous en faisons…

Nous nous voyons comme un paquet d’expériences accumulées qui s’oppose à tout ce qui pourrait le perturber. Cette empreinte mémorisée fait que nous nous pensons en termes de temps, d’évolution, de devenir. Donc, la frustration et la peur sont là. La souffrance est étroitement liée à la peur. La peur nous emprisonne dans une structure mentale sécurisante qui n’est pas digne de ce que l’être humain est appelé à vivre. Chacun de nos actes est entaché d’anxiété, accompagné d’émotions perturbantes créées par une pensée qui s’affole devant l’inconnu. Notre esprit résiste, bataille contre l’incertitude, se raccroche obstinément au connu, se met en fuite de crainte de perdre ce qu’il connaît, par peur de souffrir et… nous mène tout droit à la souffrance !

Nos vies sont sous l’emprise de nos esprits submergés de bavardages, imprégnés de théories et de croyances qui édifient et consolident nos détresses. Nous nous infligeons à nous-mêmes de la souffrance en laissant le mental nous diriger. Nous ne voyons plus que ce que notre esprit nous autorise à voir, à travers le voile tissé du flot ininterrompu des pensées. Il se produit une fausse perception de ce qui est vécu, car ce n’est pas la vraie réalité qui est vue mais sa représentation mentale, fruit de nos multiples conditionnements. Le défilement des pensées qui reviennent sans cesse pour condamner ou répéter les expériences qui nous sont proposées recouvre la pure perception de ce qui est. Notre mental vient sans cesse se surimposer au simple fait de voir ou de sentir. Il exerce une pression sur chaque chose, saisit la vie à l’aide de concepts au lieu de la laisser s’accomplir en nous. Il voudrait que tout soit certain dans les théories qu’il échafaude, dans tous les aspects de la vie quotidienne. Il est incapable d’affronter l’incertitude et fuit le présent à chaque instant renouvelé, dans une perpétuelle et illusoire poursuite d’un devenir stable. Il n’y a jamais de contact profond avec la vie, qui est ainsi traversée sans que nous soyons véritablement conscients de sa beauté. Elle est sans arrêt fragmentée, divisée par notre esprit en bien/mal, bonheur/malheur, moi/autre. Toute notre douleur – et celle de l’humanité entière – est contenue dans cette fausse conception de la vie.

La cause principale de nos douleurs psychiques est la résistance mentale que nous créons face aux changements proposés par la vie. Notre souffrance se nourrit de nos réactions de fuite ou d’opposition, de nos angoisses et de nos espoirs, conséquences de tous nos conditionnements. Elle repose sur la croyance que quelque chose nous manque et qu’il faut l’obtenir, ou que quelque chose de mauvais s’impose à nous et qu’il faut s’en débarrasser. Cette illusion que nous devons modifier ou supprimer ce qui est fait partie de notre processus mental, et la souffrance engendrée n’appartient donc qu’à lui. Elle est une spéculation mentale. Ce qui ne signifie pas qu’elle est une chose abstraite : elle est bien réelle pour celui qui la vit. Lorsque nous souffrons, nous souffrons. Tant que nous ne parvenons pas à laisser notre esprit en paix, à observer simplement ce qui nous est proposé, sans implication mentale entrainant jugement, résistance, fuite ou culpabilité, nos souffrances nous apparaissent réelles. 

C’est par le sentiment d’un moi solide, mais aussi vulnérable, donc craintif, qu’apparaît la souffrance. Tant qu’il y a ce moi rempli de peurs, qui se prend pour l’acteur de la vie, il y a division et conflit. Ce sentiment d’une identité qui existe à travers une histoire nous fait vivre sans cesse dans un rapport conflictuel avec les autres, mais aussi à l’intérieur de nous-mêmes. Tout est vu et vécu à partir de ce centre .Or ce moi si précieux n’a pas d’existence indépendante. Il apparaît seulement dans le champ de la conscience comme une fonction mentale en rapport avec une situation et a vocation à y retourner. Découvrir ce qu’il est exactement, le connaître pour comprendre ses peurs et ses angoisses, revient à découvrir les racines de notre souffrance.

La première chose à voir est que notre petit moi veut durer, à l’abri de toute insécurité, de tout changement, alors que vivre c’est mourir à chaque instant à toute chose. Ainsi, nous n’osons plus vivre, nous ne sommes plus en contact direct, intense, avec la vie. La mort à chaque chose vécue est la nature même de la vie, qui ne peut être qu’en se renouvelant. Nous ne savons pas intégrer ce mouvement continu, nous tenir prêt à mourir à notre plaisir, à notre chagrin, à l’expérience proposée, à notre histoire personnelle, à notre moi. Vivre, c’est accepter la perte de nos proches, de nos biens, de notre travail, de notre réputation… la perte de tout, qui sera à la fin inévitable. Nous devons consentir à vivre avec la mort à chaque seconde afin que notre esprit ne soit pas entrainé à donner une continuité aux choses, inéluctablement emportées dans le courant d’énergie. C’est notre désir de permanence au sein du mouvement d’apparitions et de disparitions qui nous fait tant souffrir.

Il nous faut découvrir ce qu’est ce moi, l’observer et le comprendre. Tant que nous n’aurons pas vu que c’est cette entité sous influence, éduqué socialement pour la lutte et la compétition, à la recherche constante d’innombrables plaisirs, que nous prenons pour notre véritable identité, nous souffrirons. La souffrance signifie que nous vivons à partir de ce que nous ne sommes pas. Nous ne sommes ni la succession de nos désirs, ni l’addition de nos expériences. Tant que nous vivrons avec une représentation personnelle de la vie à travers des pensées, des émotions et des actes, nous connaitrons la souffrance. Or, il n’y a rien de personnel que ce moi puisse faire, si ce n’est s’insérer dans le flux de la vie, accueillir le mouvement, consentir au changement. Tout est vécu alors à partir d’un espace qui se révèle en nous, paisible et libre. C’est son mouvement universel qui nous anime, et sa liberté devient notre liberté. Notre essence est cette énergie de la vie, cette réalité pure, immuable, infinie, vide et lumineuse à sa source. Comment découvrir ce qu’est la réalité, comment remonter jusqu’à la source de la vie si nous avons peur de la puissance du flot d’énergie qui porte notre existence ? Osons vivre, soyons passionnés, ressentons chaque chose intensément, la beauté comme la misère, embrassons chaque occasion que la vie nous donne de comprendre et d’aimer. Ainsi la vie prend son véritable sens, qui n’est pas celui d’un progrès, d’un avantage ou d’un gain quelconque. 

Notre esprit trop rempli déborde d’idées, juge, condamne selon d’innombrables fluctuations mentales qui sont autant d’identifications réflexes. Mais si nous arrivons à nous placer dans une position d’extrême attention à ces automatismes de la pensée, si nous les observons, sans nous engager, sans chercher à nous en débarrasser, les regardant simplement, notre mental s’apaise peu à peu, de lui-même. Il calme son fonctionnement parasite et ne nous emporte plus dans ces réactions amplifiées de peur, d’agressivité ou d’abattement que nous connaissons habituellement. Seule la partie fine, sensible, pénétrante de l’esprit est alors utilisée, et elle nous place dans une vraie réceptivité. Les pensées n’ont plus d’emprise sur notre conduite et se révèlent telles qu’elles sont en réalité : des impressions qui apparaissent dans le vide de la conscience. Il ne s’agit pas d’essayer de les supprimer, car elles sont un moyen d’expérimenter la vie et cet effort produirait un autre conditionnement, mais de cesser de les entretenir et de les considérer comme réelles, solides, permanentes.

Vivons avec attention. L’attention n’est autre que la prise de conscience de l’apparition puis de la résorption de chaque chose, à l’instant où cela se produit. Par le regard pénétrant dirigé vers la source du flot mental, nous entrons en résonance avec le point d’origine de la vie, avec la réalité ultime. Cette réalité est hors de portée de la pensée liée au temps et soumise aux désirs de l’ego. Elle est un espace silencieux, vide. Elle est ce qui, en nous, accueille comme une coupe largement ouverte, ce qui, affranchi du corps/mental, a la capacité de voir, d’intégrer et de guérir. En ce lieu de paix, les peines et les angoisses se dissipent d’elles-mêmes, sous l’effet de notre ouverture, de notre vision intégrale, de notre conscience totale de ce qui est. Il n’y a plus la moindre distance créée par la pensée, mais contact direct avec les faits tels qu’ils sont proposés par la vie. S’ouvre alors un espace immense de liberté où il n’y a plus le moindre conflit possible entre ce qui est et ce qui devrait être, et donc plus de souffrance possible. Cette fusion entre l’observateur et l’évènement proposé ne peut avoir lieu que lorsque l’esprit est calme, immobile, sans effort pour essayer de l’être. Ce n’est pas quand le penseur n’existe plus, mais quand la pensée s’est libérée de toute réaction générée par ses conditionnements. 

Aucun évènement qui survient n’est en lui-même souffrance, pas même la grave maladie ou le handicap. Toutes les circonstances de la vie sont l’occasion d’une silencieuse découverte de la paix inhérente à chaque expression de la réalité. C’est notre regard alourdi par nos pensées et nos émotions qui est porteur de souffrance. Nous sommes incapables de poser sur les évènements une attention profonde et aimante. Nous aimerions tellement que la réalité soit autre ! Par exemple, dès que notre corps devient faible ou douloureux, notre esprit génère aussitôt une angoisse due à notre identification au corps et à la peur de ne plus pouvoir contrôler notre vie comme nous l’entendons. Nous regrettons l’état de santé antérieur, nous imaginons le pire et nous nous infligeons une fuite ou une bataille désespérée devant ce qui est. Vouloir guérir à tout prix est signe que nous refusons le changement, l’impermanence au sein de tout phénomène. Pourquoi le corps, qui n’est rien d’autre qu’une forme apparente et limitée de notre être véritable, ne connaitrait-il que l’état de santé ? Même dégradé, il est un moyen par lequel la vie s’expérimente, avec une finesse de perception qui va bien au-delà de cette forme. Il s’agit de l’accepter changeant, d’admettre sa dégradation, de l’aimer aussi et, bien sûr, de le soigner. A notre mort, l’abandon de ce corps vient nous rappeler que seule la conscience demeure, de toute éternité. C’est lors d’une grave maladie, tandis que je me tenais dans un état de disponibilité totale, sans attente de quoi que ce soit, que j’ai pu découvrir la réalité de notre nature véritable. Mon corps sur le point de périr fut l’instrument par lequel l’énergie cosmique investit ma conscience, la déploya jusqu’à ce qu’elle se fonde dans l’espace infini.

Nous avons tous la capacité de percevoir la maladie exactement telle qu’elle s’exprime à travers ses symptômes, sans l’interférence de pensées parasites. Nous pouvons tous comprendre la maladie, c’est-à-dire la prendre en nous, l’intégrer, afin d’abolir tout conflit, toute dualité, source de souffrance. La lutte, l’attente obstinée de la guérison provoquent tensions et angoisses. Allégeons-nous, apaisons ce qui en nous recherche un but, ne nous attachons pas à notre douleur, nous ne sommes pas elle. Il existe une dimension qui n’est jamais dégradée. Au niveau absolu, celui de notre véritable nature, la maladie n’existe pas. Il n’y a rien à guérir. Sur le plan de notre destinée terrestre, la maladie nous offre l’occasion d’avoir une générosité d’abandon de soi, sans condition, sans exigence. Nous ne la voyons plus alors comme une manifestation pénible, mais comme une invitation à creuser au plus profond de la vie, à découvrir son sens au plus intime de notre être. Nous ne voyons plus seulement la déchéance physique mais notre véritable nature qui se tient derrière, intacte, vide de toute croyance en une souffrance. Quelle que soit l’évolution de la maladie, nous acceptons qu’elle fasse partie de notre voyage terrestre car nous savons que notre nature fondamentale demeure inchangée. Ainsi vue, la maladie développe notre capacité de patience, de douceur, de sagesse, de compassion envers tous ceux qui souffrent. Elle a un sens profond, comme chaque chose que nous expérimentons ici. La maladie est toujours porteuse d’un message qui nous indique une voie de transformation, de réajustement à ce que nous sommes ou de libération de notre identification au corps. Quelle que soit la dégradation de celui-ci, ne nous sentons pas misérables, car nous sommes aimés tels que nous sommes… 

La douleur physique est une réaction nerveuse et nous disposons maintenant de moyens pour l’adoucir. La douleur psychologique survient lorsque nous nous accrochons à notre petit tas personnel d’accumulations, constitué de savoirs et d’expériences que nous avons fait nôtres, et que nous nous opposons à tout ce qui vient le déranger. Il faut parfois de nombreux coups pour que nous acceptions d’être dérangés et de nous interroger sur l’origine et la nature de notre souffrance. Ce que nous appelons épreuve nous est proposé pour nous sortir de notre torpeur, nous bousculer dans nos certitudes, nous arrêter dans nos conquêtes extérieures et nous placer sur la voie qui mène à soi. Les évènements sont parfaitement accordés à ce que nous devons vivre, à notre intériorité, mais par notre incompréhension, nous préférons fuir ou nous isoler, nous replier sur nous-mêmes ou nous révolter. L’épreuve est une proposition d’ajustement ou de dépouillement qui nous est faite, mais nous l’accueillons rarement comme une invitation à nous transformer, à faire retour sur ce que nous sommes véritablement. Nous ne la comprenons pas car nous voulons y échapper, en comptant sur un sauveur ou un idéal, en nous étourdissant dans les distractions, en nous réfugiant dans le travail ou en sombrant dans une névrose… Alors la souffrance finit par engourdir notre esprit, insensibiliser notre cœur. Nous nous y habituons et devenons indifférents, autant à notre propre souffrance qu’à celle des autres. Nous ne la reconnaissons plus et nous nous fermons à toute compréhension profonde de ce qu’elle est, et donc à toute possibilité de nous en libérer.

Car oui, la souffrance a une fin, et sa fin donne la paix… Elle se trouve dans sa rencontre, dans son contact direct, sans l’intermédiaire d’un moi séparé qui la rejette ou l’accepte. Si je peux comprendre ce qu’elle est véritablement, c’est-à-dire l’intégrer totalement, la regarder sans division, sans la verbaliser, sans émettre de jugements dessus, l’esprit complètement vide à son sujet, elle se dissout. Dans le contact direct avec elle, sans fuite, sans évasion, sans explications ni espoirs non plus, sans tout ce processus mental complexe qui se met en route, il n’y a plus de place pour la peur. C’est cela, la vraie libération, et non le refuge dans des solutions superficielles qui ne satisfont que nos egos.

La vie nous manifeste sans cesse son amour, même à travers le pire des malheurs. Mais nous, nous avons pris l’habitude de sélectionner ce qu’elle nous offre, nous lamentant si elle ne satisfait pas nos désirs égotiques… Il s’agit d’arriver à nous abandonner à son énergie de compassion, avec une confiance absolue en tout ce qu’elle nous présente. Il n’est pas d’autre intelligence.

extrait de Vivre en Conscience Christiane Singer http://www.laconscience-espace.com/index_fr.html Revue 3e Millénaire n° 99  

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, Nouvelle conscience | Pas de Commentaires »

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Traditions Spirituelles / Chants des Vibrations

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Article de Jean-Bernard Cabanès paru sur SACREE PLANETE 2007

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De nombreuses traditions attribuent l’origine de l’univers et la genèse du monde manifesté au Verbe de Dieu. La Conscience suprême, immobile et figée dans une éternité sans espace, proféra le Verbe créateur issu d’elle-même sous une mystérieuse impulsion surgie d’outre-temps. Ce son primordial, exhalé dans un souffle divin, précipita l’Infini dans le temps et l’espace, donnant naissance à la matière même des trois mondes, de la plus subtile à la plus dense. 

La Bible et les Upanisads hindous se rejoignent à l’instant de la création de l’Univers manifesté en accordant l’acte créateur au Son divin, au Verbe, dont la vibration profonde assure la cohésion des particules élémentaires et transforme l’énergie latente en matière, en mouvement et en vie, « …. Et le Verbe s’est fait chair ». La science le confirme… 

La science contemporaine confirme le rôle de la vibration des ondes sonores dans le maintien de la cohésion des constituants subatomiques de la matière. D’autre part, l’astrophysique amis en relief le bruit de fond de l’univers, vibrant sourdement à travers l’espace cosmique : la Musique des sphères décrite par un des plus grands initiés, Pythagore. Actuellement, les physiciens quantiques tentent d’amener toutes les lois de la physique à la vibration des « supercordes » dans une dimension spatiale supérieure. Selon cette nouvelle approche, chaque particule est une corde qui produit sa propre musique en même temps que les autres particules. A l’échelle du cosmos, selon Ervin Lazlo, des étoiles et des galaxies entières vibrent à l’unisson. Le défit des scientifiques consiste à découvrir l’équation permettant de décoder la musique universelle qui constitue l’harmonie la plus vaste et la plus fondamentale de l’univers. De son côté, la NASA a enregistré les fréquences sonores émises par les planètes, et des musiciens contemporains (Vincent Baetig ou Laurent Danis) utilisent ces sonorités cosmiques dans leurs compositions, parfaite illustration de la « musique des sphères ». Lesquelles compositions sont, par ailleurs utilisées, par certains thérapeutes afin de réharmoniser les réseaux énergétiques du corps et de la psyché.

 

L’ETRE HUMAIN DANS LA « DIVINE PARTITION »

L’Inde antique avait aussi entendu ce son primordial, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans la genèse permanente du cosmos ; c’est le célèbre son AUM, chanté par tous les yogis, qui introduit la récitation de presque tous les mantras bouddhistes et hindous. Ainsi, le son primordial serait l’origine et le substrat de l’Univers. Or nous, être humains, sommes composés de matière imprégnée de cette vibration de Vie issue du souffle et du Verbe Divin, nous sommes une note particulière dans la symphonie de l’univers et notre conscience individuelle s’inscrit sur les harmoniques d’un chant cosmique. Mais l’homme a oublié ses origines et n’entend plus la douce vibration de vie qui le prote et le relie au souffle de Dieu. Nous nous sommes aliénés à une fausse idée de nous-mêmes et nous demeurons prisonniers de nos identités virtuelles qui nous coupent de l’Harmonie universelle. Nous nous sentons déracinés, privés de la source de vie et chassés du Paradis. Depuis l’aube des âges de l’humanité, par tous les moyens, nous tentons désespérément de nous raccorder à cette divine partition afin de retrouver notre plénitude d’être et notre place dans l’hymne de la Vie. Nikos Kazantzakis écrivait : « La Liberté est la capacité de s’abandonner à un rythme qui nous est supérieur ». La musique des sphères, le chant du Verbe divin. 

RYTHMES ET SONS CHAMANIQUES 

Dès que l’homme prit conscience de son déracinement, il se sentit exilé de l’harmonie naturelle. Afin de tenter de sortir de cet isolement, il inventa alors le rythme, puis la musique. Son instinct lui soufflait de rechercher la connexion perdue à travers le son rythmé, le chant et la danse, en frappant sur des tronc creux, il redécouvrit la pulsation rythmée qui sous-tend la vie et il prit plaisir à se couler dans le rythme des origines, accompagné de son aigre des flûtes de roseau et des chants incantatoires qui lui montaient spontanément de la gorge. Les pères de nos pères utilisèrent cette découverte essentielle comme une porte vers les autres mondes dont ils se sentaient exclus. Une profonde nostalgie des origines les poussa à réintégrer la grande pulsation de vie, à se couler dans le chant du Monde. L’utilisation des vibrations  rythmées était un réflexe de survie car il était urgent de retrouver la communion sacrée avec le rythme de l’Univers. 

Ces cultures originelles eurent leurs prêtres : les chamans. Ils connaissaient les portes secrètes et en possédaient les clés. Ils ont transmis jusqu’à nos jours, au sein de très nombreuses cultures, l’art d’entrer en communication avec les mondes invisibles et les forces de la Nature. Pour ce faire ils utilisent le son, le rythme et le chant. Ils ont inventé le seul instrument de musique permettant d’émettre le son primordial : le rhombe, toujours utilisé par les Aborigènes d’Australie. Une simple pièce de bois que l’on fait tournoyer au bout d’une ficelle et qui chante le AUM des brahmanes… Le chaman se coule alors dans la danse, porté par une vibration qui le dépasse et entre dans les états de conscience modifiés. Hors de son enveloppe identitaire habituelle, il se laisse porter par l’incantation, voit s’ouvrir des portes improbables et s’envole vers l’extase d’une communion secrète en s’unissant au rythme sacré de l’Univers, aux vibrations de l’arbre, de l’oiseau, de l’ours ou du grand cerf. Le chaman réintègre son unité avec le Monde et il y puise une connaissance nouvelle, des énergies inconnues, des pouvoirs de guérison, des messages et des enseignements issus des plantes ou des hôtes de mondes parallèles.

  

CHANT, RELIGION ET MAGIE

C’est ainsi que le chant et la musique sacrés sont devenus les instruments privilégiés de la pratique de toutes les religions, qu’elles soient animistes ou monothéistes. Aucun rituel ne saurait se priver d’un univers harmonique et d’instruments musicaux ; la musique est l’art sacré par excellence. Le fil d’or permettant à la conscience humaine de réintégrer le plan cosmique demeure, sur l’ensemble de la planète, l’utilisation et l’expression des harmonies musicales sous toutes leurs formes. Bien commun à l’humanité entière, la musique est le tapis volant vers les mondes paradisiaques, la voie royale vers l’immersion dans la Conscience Cosmique.

Lorsque les grandes religions organisées se déployèrent au sein des cultures humaines, les prêtres comprirent le pouvoir de transformation spirituel des chants et des sons. Ils utilisèrent leur puissance pour faire descendre le Pouvoir divin sur Terre. Ils devenaient les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Ils asseyaient dans les sanctuaires une position privilégiée qu’ils surent conserver pendant des millénaires. Les hymnes religieux firent résonner les salles des tempes et les voûtes des cathédrales. L’appel des fidèles vers les divinités était chants, tintements de cloches de bronze, grandes orgues ou trompes de cuivre. L’influence du son sur notre coloration psychique est une expérience que nous traversons quotidiennement. Notre perméabilité émotionnelle est extrêmement sensible à toute forme de musque. La musique sacrée porte parfois l’âme à ses sommets et le chant religieux ouvre les chemins secrets de l’extase. Lorsqu’ils s’enrobent de la douceur de la dévotion, les hymnes permettent l’union de l’Etre, l’hôte sacré du cœur, à son essence qui est pur amour. 

Si la magie du son n’échappa point aux prêtres et aux initiés, elle est aussi l’outil, voire l’arme, des sorciers et des magiciens pour lesquels les vibrations sonores associées à la puissance de la pensée ont un réel pouvoir sur la matière, sur le temps et sur autrui. C’est la voie de la main gauche, utilisant une énergie lunaire. C’est aussi une des voies des écoles tantriques d’Asie, qu’elles soient hindoues ou bouddhistes, lorsqu’elles utilisent la puissance du son pour le pouvoir et non pour l’Eveil. Le même son peut conduire au Ciel de la Conscience ou vers des mondes infernaux ; seule l’intention de celui qui les profère fera la différence, il en est de même pour la prière. 

 

LA PUISSANCE ENERGETIQUE DES MANTRAS 

En Inde, la tradition rapporte que le sanskrit, langue sacrée de l’Hindouisme, fut révélé aux antiques rishis, hommes de sagesse et de connaissance. Ce don des dieux offrait aux mortels les sons d’un langage divin et l’alphabet sanskrit serait le reflet des harmonies célestes. Le législateur mythique, Manu fut le premier à parler du pouvoir des mantras, ces noms divins sont toujours récités et chantés par les brahmanes lors des rituels au sein des temples. Ils font aussi partie des pratiques yogiques et dévotionnelles de millions d’Hindous et de Tibétains….

LIRE LA SUITE CHEZ FRANCESCA ICI…..

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La méthode Simonton au service de l’Etre

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2013

 

imagesCette méthode a été développée à son origine pour les malades atteints de cancer en tant que soutien complémentaire aux traitements médicaux existants. Actuellement, elle est utilisée non seulement pour les personnes atteintes de maladies diverses, mais aussi pour les personnes souhaitant rester en bonne santé. Elle s’adresse à l’être humain sans sa globalité, à son corps, son âme et son esprit intimement liés et interdépendants et qui forment un tout. (Propos de Inge Bergmeister)

La philosophie de la méthode Simonton

Elle est basée sur une prise de conscience et la recherche d’une meilleure qualité de vie, comprenant la joie et la douceur. Pour ce faire, les points importants sont :

  1. Se centrer sur ce qui va et non sur ce qui ne vas pas, sans s’attacher au résultat – Lâcher prise, intégrer vie et mort, santé et maladie.
  2. Reconnaître ses besoins essentiels et chercher à les satisfaire – Valoriser et respecter ses propres limites et accepter la réalité.
  3. Identifier ses émotions, développer une compétence émotionnelle – Reconnaître ses émotions et les croyances dont elles découlent et apprendre à les transformer.

La psycho-neuro-immunologie a démontré que le stress est défavorable à la santé. Si des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc, peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs ou d’autres maladies, en revanche la joie, la recherche du bien-être à travers le calme, la paix, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne et influencer favorablement sa guérison et sa qualité de vie.

Cette méthode est fondée sur quatre axes principaux :

  1. Détente, relaxation et visualisation – Prendre contact avec son corps, trouver la paix intérieure, visualiser, imaginer les processus de guérison.
  2. Gestion du stress – Identifier les sources de stress et apprendre à les gérer plus efficacement.
  3. Emotions, croyances et certitudes – Reconnaître ses croyances malsaines et les transformer en croyances saines. Les peurs face à la maladie et à la vie en général, les révoltes, la culpabilité, la mésestime de soi sont des émotions issues de croyances ou de certitudes. La mise à jour de ces croyances malsaines puis leur transformation en croyances saines fondées sur la réalité permet de porter un regard différent sur les événements. Les ressentis émotionnels se modifient alors agréablement et offrent la possibilité de vivre plus sereinement.
  4. Objectifs de vie – Définir sa ou ses raisons de vivre, donner un sens à la vie et établir un plan fixant des objectifs agréables atteignables sur 2 ans ; cette façon de faire met en relief les éléments susceptibles d’amener de la joie dans sa vie tout en respectant un rythme adapté à chacun.

La méthode Simonton propose des outils pour (re)découvrir son être profond, ses aspirations, ses valeurs et vivre en accord avec soi-même dans un climat incluant la joie et la douceur. Se relier à sa nature profonde offre au corps la possibilité de fonctionner d’une manière plus naturelle et plus saine et peut influencer favorablement la guérison. Aux personnes en bonne santé, cette méthode propose un outil de prévention et de connaissance de soi, aux personnes maladies, un chemin vers la guérison et à tous, une amélioration de la qualité de vie.

MAGIC MATIERE

Un travail supplémentaire sur la mise à jour des valeurs personnelles et leur développement accompagne favorablement la recherche de son être profond.

Pourquoi agir sur nos émotions? Le dialogue corps-esprit:

Au cours de son histoire, la science avait identifié et étudié deux systèmes qui tissent des connections entre corps et esprit: le système nerveux et le système endocrinien. C’est assez récemment que le système immunitaire, qui joue un rôle prépondérant dans le maintien de la santé, a été mieux compris car il se compose de cellules qui parcourent l’ensemble de l’organisme et de médiateurs chimiques difficiles à localiser. Le maillage des liens entre la conscience (psycho), le système nerveux (neuro) et les mécanismes de défense de l’organisme (immunologie) est aussi complexe.

Au début des années 70, l’équipe de Carl Simonton avec son étude sur la survie des patients et deux chercheurs américains, Ader et Cohen, produisirent des travaux remarquables sur la psycho-neuro-immunologie. Cette discipline récente vise à mettre en lumière les interactions existant entre les pensées, les émotions, le psychisme et le corps physique dans le processus thérapeutique. Cette science étudie et démontre le lien très étroit existant entre les systèmes immunitaire, endocrinien et neurologique, les molécules, le fonctionnement psychologique ou la psyché (à voir!) et comment ces différents domaines sont étroitement reliés et dépendants les uns des autres.

Une certitude scientifique

Dans les plus grands laboratoires du monde et les universités les plus prestigieuses, on a pu démontrer clairement que le cerveau influence le système immunitaire et qu’à son tour, celui-ci agit sur le cerveau. Le Dr. Michael Irwin, directeur du centre de psycho-neuro-immunologie de l’Université de Los Angeles (UCLA) déclare: “le dialogue corps-esprit occupe désormais une place essentielle dans la compréhension de l’homme”. Le langage de ce dialogue biologique a été décodé. Il s’agit de petites molécules appelées neuropeptides qui sont libérées et capturées aussi bien par les cellules nerveuses que par les cellules immunitaires et endocrines.

Les scientifiques constatent que la psyché dialogue en d’incessants allers et retours avec le corps par d’innombrables messages. L’équilibre de l’organisme est dynamique et non statique, par conséquent, il doit s’adapter aux changements de son environnement. Stress, contraintes, peurs, douleurs, émotions agréables ou désagréables bousculent l’équilibre de l’organisme à un niveau très subtil, en deçà de la molécule et de la biochimie. On sait désormais que le stress négatif contribue à affaiblir ou à dérégler le système immunitaire et donc qu’il exerce une influence défavorable sur la santé. On a pu observer par exemple que des personnes sous stress chronique sont beaucoup plus sensibles au virus de la grippe que les autres.

Le corps, mémoire intelligente

Depuis la fin des années 80, des techniques sophistiquées, regroupées sous le nom d’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique IRM, permettent de “voir” ce qui se passe quand le cerveau travaille sous différents modes: détente, stress, peur, prière, souvenir, émotion, etc. Grâce à cette technologie de pointe, il a finalement été prouvé de manière tout à fait scientifique ce que tant de savants et de chercheurs d’antan avaient pressenti ou découvert empiriquement sans pouvoir le démontrer d’une façon absolue. Le “cerveau émotionnel” (système limbique, hypophyse, hypothalamus) contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique et une bonne part du bien-être corporel. Mais ce cerveau émotionnel est extrêmement sensible et, par conséquent, vulnérable. Il peut entraîner des dysfonctionnements sérieux. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé. Ces expériences sont imprimées dans l’inconscient et influencent le ressenti, le comportement, l’état général de la personne. Le cerveau et le corps n’oublient rien. Les émotions non exprimées sont mémorisées, stockées, encapsulées et peuvent ressurgir à n’importe quel moment, même des années après l’évènement traumatique, provoquant malaise et maladie, voire la mort dans les cas graves.

La pensée créatrice

Le cerveau émotionnel est peu perméable au langage et à la raison. Il l’est beaucoup plus aux images, aux produits de l’imagination. Tout ce qui tourne en permanence dans la tête − images, pensées, sentiments − influence le rapport au monde, les humeurs, les émotions et sensibilise plus ou moins aux agents stressants, externes ou internes. C’est pourquoi la méthode Simonton utilise la relaxation, la visualisation, l’imagination, la pensée saine, etc.

En psycho-neuro-immunologie, la découverte la plus récente et la plus importante est celle du lien entre notre système nerveux et nos globules blancs (nos cellules de défense, aussi appelées lymphocytes); ceux-ci portent à leur surface des récepteurs nerveux directs qui répondent aux stimulations nerveuses, les neurorécepteurs. Grâce à ces neurorécepteurs, un message peut être transmis instantanément du cerveau à nos globules blancs, autrement dit aux mécanismes de défense de base de notre organisme.

Outre cette connexion neurologique à effets immédiats, il existe aussi un autre système aux effets plus lents et plus variables: le système endocrinien qui fonctionne par le canal des voies hypothalamo-hypophysaire et adrénalique. Par conséquent, le système nerveux et les substances chimiques libérées dans le flux sanguin par le système endocrinien provoquent la libération de diverses substances (corticoïdes et autres hormones actives) qui influencent l’activité cellulaire et le fonctionnement génétique. C’est à travers cette voie biochimique stable et continue que nos émotions, nos pensées et nos attitudes influencent directement l’activité de nos globules blancs.

Si l’on admet que des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc., peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs, la joie, le bien-être et le calme, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne, influencer favorablement le cours de sa maladie et l’amener vers la guérison.

La Méthode Simonton permet de mieux comprendre comment influencer sa santé et la guérison et comment se donner les moyens d’y parvenir.

 

La revue de l’ULV www.universit-libre-des-valeurs.com

Parue dans la revue MEDI@ME n°4

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LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

images-1 dans Créativité

Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

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Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

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Le corps universel

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2012

 

Le corps universel dans Etat d'être c-300x300Plusieurs expériences, et plusieurs indices semblent nous conduire vers le Corps Universel, ce corps collectif qui nous inclus tous dans le UN, à la fois en tant qu’humain et divin. Le Corps Universel est donc un corps unifié, le point de rencontre de l’humain avec sa réalité divine, mais surtout le point où l’homme se rejoint, se reconnaît, se reconnecte avec lui-même. En reconnaissant que le divin et l’univers sont des parties de lui-même, qu’il est un avec le grand tout; l’homme, l’humain, la créature, retrouve son créateur et du coup son Unité. Lorsqu’il redécouvre sa nature profonde, il irradie vers l’extérieur et devient co-créateur de son monde, de ses pensées et maître de son destin. Un pour tous et tous pour Un.

L’homme prend alors toute la place qui lui revient, son expression devient joie, il s’envole et transcende ses limitations, car il comprend le pourquoi de sa dualité, il épouse son contraire, il élargit son territoire.  L’expansion de sa conscience élève ses vibrations et il retrouve le chemin vers son Créateur, vers sa Source, vers le JE SUIS qu’il est de toute éternité.

Dans cet espace, l’homme dieu est roi en son royaume, il est couronné, fortifié, solide sur son socle, il rayonne sur son trône, il est un avec le tout, il est joie, il est amour, il est LE CENTRE.

Mais l’Homme Universel n’est pas encore apparu. L’Homme Universel, c’est celui qui s’est d’abord connecté à son centre sacré, à sa divinité intérieure, celui qui a relié son centre, sa source, il est la goutte d’eau qui se fond dans la grande Source Divine et Éternelle. Là, cet être humain unifié et dans sa plénitude, doit accueillir le Corps Universel, l’Être Universel, l’accomplir et le révéler jusqu’à ce que naisse celui que l’on attend, ce Christ, le JE SUIS.

L’être unifié comprend que tous font partie de lui, qu’il est tous les humains de la terre ainsi que tout ce qui y vit, qu’il porte et transporte tous les êtres, pouvant ressentir en même temps les émotions, les désirs et les douleurs des hommes, des règnes et des éléments. C’est la grande unification qui devient l’acceptation du tout et la certitude absolue que tout est parfait et en harmonie avec le plan divin.

Cette révélation évolue rapidement vers une grande responsabilité, cette conscience élargie devient un terrain fragile où l’intégrité et la simplicité font la différence et où la pureté et l’amour inconditionnel peuvent œuvrer ensemble. Car pour oser pénétrer dans ce nouveau monde, ce nouvel espace, cet univers, l’âme et l’amour doivent s’unir pour créer ensemble. Dans ce lieu, tout est indicible, car tout est divinisé, ici la main de l’homme est le prolongement de la main de Dieu dont la volonté prend forme dans l’action; nous devenons LUI et IL devient NOUS.

Le Corps Universel présenté ici est inspiré de cette conscience, il est engendré grâce à cette « co-naissance », il se redéfinit continuellement et révèle tous ses attributs.

 

Le Corps Universel

Le Corps Universel est d’abord une œuvre de création. Il s’offre à nous, il s’ouvre à nous pour nous accompagner dans ce monde de grandeur, avec la simplicité d’une main obéissante et d’un cœur pur, sincère et généreux, animé par un sentiment d’amour et de gratitude. C’est le dessin du corps de lumière qui nous a conduit à ce grand Corps Universel et des lignes de libération ont envahi la construction pour en livrer l’information. C’est maintenant que vous devez offrir cela, et oser entrer dans d’autres espaces, voyager avec confiance dans les êtres et dans les mondes.

Sur cette grille universelle construite avec plusieurs formes géométriques, cette trame comprenant plusieurs mandalas, nous offre le support sécuritaire pour suivre sans difficulté le schéma du corps humain, les lignes droites et les cercles ainsi que les points révèlent  et soutiennent le diagramme de l’anatomie du corps. Un geste libérateur, une ligne d’ajustement, une courbe d’unification, un cercle de protection, une structure équilibré, une spirale d’énergie, une forme rassurante, une forme enveloppante exprimée par des couleurs régénératrices. Car avec la couleur, cela nous touche davantage et nous réconforte avec douceur. Elle agit en toute simplicité et en toute sagesse; le rouge libérateur de force et de vitalité, de puissance et de  matérialité. Le jaune unificateur, rayonnant, régénérateur et généreux. Le bleu de soulagement et de protection englobant et rassurant. Le vert de vérité et de confiance, un vert tout ouvert. Le turquoise de récapitulation, de guérison, d’action et de co-création. Le rose magenta de respect et de grandeur, d’amour et de délivrance. Le bleu indigo fort et intelligent, il offre ses directives et sa science sans contrôle ni abus, il est neutre et sincère. Ainsi les formes et les couleurs font équipe pour favoriser la guérison, l’adaptation et la concordance du nouvel être qui se présente maintenant sur cette effigie.

La représentation de ce Corps Universel permet à tous ceux qui le verront ou qui seront touchés par son image, d’être changés, harmonisés, libérés et soulagés.

Ceci est le grand souhait, ceci est le grand objectif, bien que demeurant conscient que cela représente aussi une grande responsabilité, j’offre cette expertise, cette expérience et ces espoirs au monde, et j’espère qu’avec la grâce divine cela pourra grandir, se propager, s’épanouir et surtout agir en toute impunité, avec simplicité et sainteté pour le mieux être de l’humanité. Humanité qui se dirige présentement vers l’Humain-Divin Unifié.

Par cette intervention à distance sur les corps humains, nous souhaitons soulager le corps de souffrance, harmoniser et libérer les corps émotionnel et éthérique, unifier le corps causal et alléger le corps astral. Le but ultime est d’activer le corps de lumière, de révéler le corps de gloire dans sa beauté afin d’ouvrir la voie au corps de l’androgynie et réaliser la grande unification.

Bientôt, nous exposerons ici même le Corps Universel pour la fusion, la communion et la reconnexion de l’humanité à sa source d’origine…

À bientôt !

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Science et Conscience des thérapies énergétiques

Posté par othoharmonie le 7 août 2012

Science et Conscience des thérapies énergétiques dans Nouvelle conscience les-coquelicots-225x300Comme une éponge qui emmagasine les liquides, la mémoire de nos cellules enregistre nos chocs émotionnels, qu’ils soient constitués de douleurs, de colères, de joies, de peines ou de toutes autres sortes. Sans pour autant me faire passer comme experte en biologie, nous savons que la cellule est l’unité fondamentale, fonctionnelle et reproductrice de tout être vivant. Nous savons tous que notre corps n’est autre que des groupes de cellules unies et coordonnées pour remplir une ou des fonctions vitales. La cellule est la plus petite représentation de l’être vivant. D’ailleurs, certains êtres sont faits d’une seule cellule. Au sein de la cellule, il y a un noyau dans lequel les informations sont traitées et exécutées (ADN/RNA). Sans aller plus loin dans nos détails, il est un fait scientifique que la cellule représente l’être humain dans sa plus petite forme.

En dépit de cette évidence scientifique de l’importance de la cellule, on tend à minimiser son rôle dans la compréhension de nos maux. On oublie souvent que l’être humain, avant de devenir ce colosse, n’a été qu’une cellule qui s’est divisée et multipliée. En un mot, au sein de notre cellule, il y a toutes les informations nécessaires pour reconstruire un être humain si ce dernier devait disparaitre. Cette connaissance a permis aux scientifiques de développer ce qu’on appelle le clonage qui consiste à dupliquer un être en utilisant une de ses cellules. Elle a permis également aux thérapeutes d’apporter une guérison en profondeur de nos maux et douleurs. En conclusion, nos cellules sont dotées de mémoire et d’intelligence.

En tant qu’organisations intelligentes de notre corps, nos cellules prendront aussi en compte le vécu légué par nos aïeux tels que les maladies, les problèmes congénitaux, les douleurs irascibles etc. et se verront rangés méthodiquement dans notre cerveau comme le ferait un libraire méticuleux, soucieux de tenir à jour sa grande bibliothèque. Maintenant que nous avons une idée du fonctionnement et du rôle de nos cellules, notre prochaine question serait d’où viennent nos maux ?

Tout mal résulte de l’accumulation d’énergie superflue canalisée dans une partie déterminée du corps provoquant une tension dans le système nerveux. Ces énergies devront être ré-harmonisée et redirigée par des modes opératoires tels que des exercices de gymnastiques ou respiratoires afin de lutter efficacement contre les douleurs symptomatiques. Les maux peuvent se représenter sous plusieurs formes et je compte en énumérer quelques-uns uns :

  • Le négativisme, le doute ou encore la non-croyance peuvent être associés à l’effet boule de neige, ils ne constituent pas une menace immédiate avant que la boule ne se transforme en avalanche. Ce mode de pensée interagit sur le système nerveux et contribue à l’affaiblissement et à l’épuisement complet de l’organisme (cerveau, poumons, foie, cœur, vitalité générale).
  • Le positivisme quant à lui peut réaliser des miracles et émettre des ondes bénéfiques constituant le ’’fluide magnétique’’. L’amour, la compassion, le désir et la volonté de secourir, l’intention de donner le meilleur de soi-même, tous ces facteurs renforcent et augmentent les innombrables possibilités et la puissance de ce transfert d’énergie vitale.

Les moyens utilisés pour palier à ces maux sont nombreux. Qui, dans son proche entourage ou dans ces relations, n’a pas entendu parler d’un guérisseur ayant la faculté de soigner les brûlures, les douleurs, l’eczéma, les migraines, les verrues et autres affections du corps et de l’esprit?

Qu’il soit magnétiseur, guérisseur, rebouteux, radiesthésiste, géobiologiste, naturopathe, bio-énergéticien, aromathérapeute, tous utilisent l’énergie vitale universelle et naturelle par le biais de diverses techniques (magnétisme, reiki, massage, relaxation, réflexologie, kinésiologie, argilothérapie, radiesthésie, cristallothérapie, chromothérapie, musicothérapie, phytothérapie, aromathérapie, élixirs de fleurs ou de pierres précieuses, prières etc.…) et ont pour objectif commun de redonner équilibre physique, psychique, joie de vivre et harmonie du corps tout en apportant une dimension humaine, spirituelle et harmonisante aux soins divulgués. Ces épithètes pompeuses données à ces guérisseurs révèlent souvent un caractère initiatique et intimidant, pourtant ils n’ont rien de surnaturel. Les habilités qu’ils possèdent, souvent considérées comme des « dons », sommeillent en chacun d’entre nous et ne demandent qu’à émerger du plus profond de notre conscience afin de s’exprimer à travers nous. Un thérapeute n’est autre qu’un individu conscient de ses capacités de se guérir et de guérir ou soulager les maux de ceux qui viennent à son contact.

Nous sommes comme la fleur qui a besoin de lumière pour s’épanouir, certains d’entre nous se ressourcent en se connectant à l’énergie du cosmos, d’autres à l’énergie de la terre, d’autres encore se ressourcent dans la nature : l’air, l’eau, le sol, les montagnes, les arbres, les plantes… 

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Cas réels de guérison

Posté par othoharmonie le 4 août 2010

Afficher l'image en taille réelle Votre esprit peut vous guérir – Le principe universel de la guérison(si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

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 Cas réels de guérison 

Il serait bon à présent de se détourner de la théorie de la guérison pour se tourner vers ses aspects pratiques. Ce qui suit concerne quelques cas qui furent traités et les décisions sur la marche exacte à suivre dans chacun de ces cas. S’il est vrai qu’il n’y a pas de pouvoir magique dans les mots en eux-mêmes, et si les formules de guérison qui suivent ne sont pas données pour être répétées à l’identique dans des cas similaires, elles ont néanmoins valeur de guides lorsqu’on applique un traitement mental ou spirituel. 

  

1.     Les mots guérissent 

La simple répétition des mêmes mots employés contre une autre affection est souvent sans effet à moins qu’on n’investisse ces mots de la pensée appropriée. Lorsqu’une terminologie entièrement différente est employée avec succès dans un même genre de traitement, ces mots sont sans doute puissants parce que la pensée qui leur donna naissance était claire et puissante. Si nous retenons cela, nous pouvons observer la manière dont les premières personnes furent traitées et conformer alors notre méthode à celle utilisée avec succès dans ces cas. Dans les exemples ci-après, nous protégerons par des noms fictifs l’identité des personnes traitées. 

2.     Chassez l’amertume et la rancune 

Madame Hill, veuve, souffrait d’une éruption eczémateuse de la tête et du corps depuis plusieurs années. Elle avait essayé différentes sources d’eaux chaudes, avait employé des pommades et des onguents en plus de traitements avec et sans drogues. Notre conversation révéla qu’il existait beaucoup de points de friction entre elle et une cousine qui avait vécu avec elle pendant quinze ans. Finalement, chacune avait suivi son chemin séparément, mais il existait beaucoup d’animosité refoulée. La pensée même de cette cousine provoquait une profonde amertume dans l’esprit de la malade. 

Je démontrai à Mme Hill qu’il était nécessaire qu’elle éliminât l’amertume et l’irritation engendrées par le souvenir de cette cousine. Elle se montra peu disposée à le faire. Je lui déclarai alors assez fermement qu’il serait futile de sa part de s’attendre à une guérison à moins qu’elle ne consentît à « pardonner à son débiteur ». 

Jésus fit ressortir cela en plusieurs occasions. La prière dominicale n’est pas une prière pour le pardon éternel de péchés théoriques. Lorsque Jésus disait : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés« , il en référait à un principe fondamental : celui que toute rancune gardée dans le cœur exclut automatiquement toute manifestation de perfection spirituelle. Voilà pourquoi une amertume à laquelle on permis de séjourner dans la pensée a souvent fait échouer l’habileté d’un marchand ou ruiné un homme d’affaires, aussi bien qu’elle peut affecter la santé d’un individu. 

Finalement, Mme Hill se montra prête à se placer au point de vue de l’Esprit qui ne condamne personne. Cela ne s’accomplit pas en un moment. Deux mois passèrent avant qu’elle revint me dire qu’elle voyait à présent la stupidité de son attitude. Alors, la méthode de traitement suivante lui fut suggérée : 

« Moi, Mary Hill, suis entourée à présent de l’Intelligence subjective universelle. Ma cousine, Jane Jones, est également entourée de cette Intelligence. Toutes deux nous pensons en elle et avec elle à ce moment même. Il ne peut y avoir deux courants hostiles de la pensée en cette Intelligence Une. Je prononce cette parole qui est la Loi à laquelle obéit mon esprit, que seul un état paisible peut exister en l’Intelligence ; que ma cousine et moi sommes toutes deux entièrement en paix en cette Intelligence. Je me pardonne et lui pardonne l’aveuglement qui fit surgir une discorde tout d’abord inexistante. J’élimine complètement et j’efface et dissous tout sentiment de tort à mon égard, toute colère, toute irritation. Il n’est rien nulle part qui ait le pouvoir de m’irriter, parce que j’habite dans le calme éternel de l’Esprit. Je suis la personnification de l’Esprit qui ne dispense rien que la paix, l’harmonie, la perfection. J’étreins Jane Jones et l’entoure de mon affection la plus profonde et la plus chaude. J’entoure tout le monde de ce même amour divinement inspiré. Je prononce ma parole pour la suppression complète de tout sentiment d’irritation envers quoi que ce soit, en tout lieu, dans le monde qui m’environne, et je répands ma paix afin qu’elle enveloppe toutes choses avec laquelle j’entre en contact. » 

« Mon corps est substance spirituelle et ne peut être limité par rien d’irritant. Ma peau est la demeure de l’Esprit et ne connaît que paix, douceur et beauté. Je dirige à présent la Loi d’Intelligence afin qu’elle manifeste en mes états mentaux, en mon corps et en ma peau cette perfection spirituelle que revêt toujours l’apparence de l’Esprit. Je livre maintenant consciemment ce corps à l’activité parfaite de la Loi parfaite, conformément à mes paroles affirmant la perfection. Et je me réjouis en sa parfaite réalisation, parce que je sais, qu’à l’instant même, ce que je dis s’accomplit« . 

Ces mots étaient prononcés calmement trois fois par jour, après quinze minutes de lecture et de méditation sur des sujets spirituels. En quelques semaines, l’eczéma avait entièrement disparu et n’est jamais revenu. 

Quand Jésus déclarait à ses auditeurs que, apportant devant l’autel leur offrande en se souvenant d’un ressentiment entre eux et un autre ils devaient laisser là leur offrande, se réconcilier avec leur frère et venir ensuite présenter leur requête, il enseignait une loi spirituelle fondamentale. Il n’est pas toujours nécessaire d’entrer personnellement en rapport avec ce frère pour aplanir la difficulté. C’est une bonne chose à faire lorsqu’elle est faisable, mais l’essentiel est de nous réconcilier avec lui en nous-mêmes. Effaçons l’amertume de notre côté et au fond de nos états mentaux. Non pour que Dieu baisse vers nous son regard et dise : « Cela est bon ; à présente Je vais guérir« , mais parce que cette façon d’agir nous rétablit mentalement dans l’harmonie universelle, ce qui est le seul état d’esprit dans lequel la perfection spirituelle puisse être manifestée. 

Nous ne pouvons jamais manifester un bon état physique alors que nous entretenons un état mental opposé. Le mental et le physique doivent être amenés à une harmonie et un accord complets. 

!!!!

3.     Complexe de persécution 

M.Smith souffre de sinusite depuis ses années d’école secondaire. Ses sinus furent drainés ; il se servit de vaporisateurs contenant de tout, depuis l’éphédrine jusqu’à la soude et l’eau. Une consultation révéla le fait qu’il s’irritait de la discipline exercée à son bureau par son supérieur. Pendant ses années d’école, il avait senti que son professeur de football « avait quelque chose contre lui », faisant une différence entre lui et les autres, dépréciant ses capacités d’athlète. Son état mental était celui qu’un psychologue eût qualifié de « complexe de persécution ». 

Je lui démontrai que selon toute probabilité ces personnes n’avaient pris aucun plaisir personnel à le tourmenter ; qu’il y a toujours lieu de critiquer et que le signalement d’éléments de faiblesse est un service pour lequel nous devrions être reconnaissants, parce qu’un autre peut toujours voir en nous des défauts qui font tellement partie de nous-mêmes que nous ne les remarquons plus. Nous devrions donc admettre que la personne ayant un droit d’autorité fait ces remarques dans le but de nous rendre plus compétent et non pour se réjouir à nos dépens. 

Mais, même si quelque personne désirait nous blesser, elle ne le pourrait jamais à moins que nous n’acceptions ce mal. Il n’est jamais dans le pouvoir d’un autre de nous infliger un mal. Cela arrive lorsque nous frémissons et pensons : « Cela m’était destiné et c’est un vilain tour à me jouer ». Sans aucun doute, chaque jour de notre vie quelqu’un que nous connaissons éprouve de l’antipathie pour nous et dit de nous quelque chose de désobligeant. Mais si nous n’en entendons jamais parler, il n’y a pas de mal, ce qui prouve que les paroles ou les pensées d’autrui n’ont en elles-mêmes aucun pouvoir sur notre bonheur. Si la chose fut dite plusieurs semaines auparavant, et que nous ne nous sommes pas senti malheureux depuis lors, pourquoi alors nous en occuperions-nous au moment où elle est portée à notre connaissance ? Nous sommes les seules personnes capables de nous blesser nous-mêmes par notre propre réaction mentale à des choses dites ou faites. 

Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux pour nous adopter l’attitude suivante ; « Si cet autre veut réellement me blesser par cette chose, je refuse de l’accepter, et s’il n’avait pas l’intention de me blesser, pourquoi l’accepterais-je comme blessante ? » 

Examinons maintenant les rapports entre la sinusite et l’état mental. Des sentiments d’irritation entraînant une activité limitée, aussi bien à l’école secondaire qu’au bureau, se reflétèrent probablement dans l’irritation des sinus menant à l’obstruction du passage nasal. Les suggestions suivantes furent observées et aboutirent à la guérison. 

« Moi, John Smith, suis une expression entière et libre de l’Esprit. Je fus mis au monde ayant de naissance le droit de croître et de donner à mon être une expression de plus en plus large. De même, toute chose dans l’univers est une expression de l’Esprit, chacun cherche une plus grande liberté, et je me traite afin de reconnaître que l’Esprit accorde à toute chose vivante une liberté et un développement plus vastes. Je sais donc que rien ne désire me limiter. Toute chose et toute personne avec lesquelles je fus jamais en relation connaît ma valeur véritable et désire que j’exprime cette valeur ». 

« Je me traite afin de reconnaître que rien dans l’univers ne pourrait me limiter même si quelque chose désirait le faire. Je sais que je possède en ce moment même toute la liberté dont je juge bon de faire usage. J’efface maintenant consciemment de ma pensée toute croyance en le désir de qui que ce soit ou de quoi que ce soit de m’entraver, je me traite afin de reconnaître que l’Esprit, ignorant Lui-même toute restriction, afflue en ce moment même dans ma pensée et dans chaque cellule de mon corps. Je me réjouis à l’idée qu’il existe pour moi une liberté illimitée dans la vie de ma pensée, dans mes sentiments, dans mon corps entier, et particulièrement dans mes sinus et le conduit nasal ». 

« Je le déclare et je le décrète, et j’abandonne cette certitude à mon Serviteur, l’Intelligence subjective Universelle, m’attendant pleinement à la voir manifester en moi cette liberté parfaite que je sais posséder. Et je concède à toute autre personne cette même liberté que je possède, spécialement à mon supérieur, Albert Brown, et à mon ancien professeur, Sam Green ». 

Restriction ou obstruction dans n’importe quelle partie du corps sont associées d’habitude à une idée similaire dans la vie de la pensée. Soyons honnête envers nous-mêmes afin de nous libérer de la pensée qui limite. Car c’est toujours la pensée qui nous limite la première ; la manifestation physique de cette pensée apparaît plus tard. Donc, pour dégager l’état physique, il nous faut d’abord dégager l’état mental et spirituel.

  

4.     Chassez toute image de faiblesse 

Angus Mac Tavish avait été ingénieur sur des vapeurs britanniques, mais s’était établi finalement aux Etats-Unis. Peu après sa retraite, il commença à remarquer que ses jambes tremblaient. Enfin, il perdit la faculté de se mouvoir et dut se servir d’un fauteuil roulant. De ce qu’il me dit, ressortit que dans son enfance en Ecosse, il avait rencontré un vieux marin paralysé qu’il fallait promener dans un appareil rudimentaire. Le jeune garçon, en sa vie débordante et sa force juvénile, frissonnait à la pensée d’une pareille impuissance. Quelque fois, par pitié pour le vieillard, il lui faisait faire un petit tour pour lui faire prendre l’air. Sans aucun doute, la vue répétée de l’impuissance de cet homme et sa violente réaction personnelle à celle-ci firent sur lui une impression subjective profonde. Les années passèrent, et la vie rude et dure en pleine mer lui fit oublier le vieil informe. 

Mais nous n’oublions jamais rien de ce que nous avons vu ou entendu. D’autres images chassent du conscient les choses qui sont mises en réserve dans les vastes profondeurs du subconscient et, dans ce cas, ce fut sur un fil saillant de l’image-modèle subjective de la pensée que travailla la Loi de l’Intelligence, produisant finalement en cet homme, lorsqu’il eut lui-même atteint l’âge du vieux paralytique, une manifestation similaire. « Ce que j’avais tellement craint a fondu sur moi« . 

Puisque c’était une pensée inaperçue qui avait travaillé en secret, il fut décidé que le malade, délibérément et consciemment, tendrait sur le métier les fils de l’image opposée. Il commença par rappeler en sa mémoire le souvenir du vieux matelot, mais non pour le voir tel qu’il lui était apparu en sa jeunesse. Il commença par le voir clairement comme un vieux loup de mer endurci et ayant bravé toutes les intempéries, parcourant ses bruyères natales et contant des histoires de jours tumultueux sur mer. Chaque fois que le malade sentait la vieille horreur juvénile se glisser en lui, il en riait, soutenant que le vieux marin était l’individu le plus actif pour son âge qu’il eût jamais vu, attaquant ainsi l’ancienne association de peur dans sa propre mémoire. Ensuite, il se voyait lui-même et le vieux matelot partageant la même vitalité illimitée et la même activité de l’Esprit. La forme du traitement suit. 

« Moi, Angus Mac Tavish, suis un avec toute la vie et toute la vitalité dans l’univers. Je me réjouis de posséder maintenant cette force. Je vois tous les hommes saturés de ces courants dans lesquels affluent les forces spirituelles. Rien ne pourrait jamais tarir cette inépuisable réserve. Ce flot coula pour moi dans ma jeunesse, il ruissela pour moi par les grands vents en mer, il coule pour moi et à travers moi en ce moment. La faiblesse dans une partie quelconque du corps n’est qu’une illusion des sens et la loi de l’Esprit de Vie en Christ m’a libéré de la Loi spécieuse du péché et de la mort. » 

« Je me traite maintenant afin d’effacer et de détruire toutes les images de faiblesse et d’impuissance dans l’univers et en moi-même. Je nie la réalité de toute image d’impuissance formée dans ma jeunesse et gardée dans mon subconscient. Je choisis consciemment de reconnaître que ces images sont fausses et que l vérité de mon être parfait me libère maintenant de toute fausse croyance. Je crois en Dieu Parfait, en l’homme Parfait, en l’Etre Parfait, et je sais, dans les profondeurs de moi-même, que rien de contraire à cette conviction n’a aucun pouvoir de se manifester dans les expériences que je fais. Je sais maintenant que la perfection de l’Esprit cherche à se manifester en moi, j’éloigne toutes pensées entravant cette manifestation, et je m’efface afin de permettre à cette perfection d’apparaître. Ce n’est pas par la force de ma volonté que cela s’accomplit. « Que Ta volonté soit faite et non la mienne« . Je laisse la volonté parfait de Dieu suivre sa voie parfait dans tout mon corps, dans mon cerveau, ma moelle épinière et dans tous les nerfs qui contrôlent l’activité de mes jambes. Je prononce ces paroles en vue d’une activité complète et les confie à la Loi parfaite de l’Intelligence parfait, mon Serviteur, afin qu’elles soient exécutées. Je sais que mes paroles sont accomplies et qu’elles ne reviendront pas vides vers moi. Elles accompliront ce pour quoi je les ai envoyées. » 

Cela fut fait trois fois par jour, chaque traitement étant donné comme le seul qui dut être appliqué, étant complet en lui-même. Le malade recouvra graduellement l’emploi de ses jambes ; il cultiva et travailla son propre jardin et obtint une guérison remarquable pour des années. 

5.     Les états de peur 

Les états de peur s’accrochent à l’homme avec ténacité ; souvent, il lui faut un certain temps pour les faire disparaître. Le théoricien demande quelquefois : « Pourquoi cela ne pourrait-il pas se faire instantanément ? » 

Voici la réponse : 

Cela pourrait se faire instantanément si la conscience était toujours parfaite. Mais l’Intelligence agit par habitude, et la personne à laquelle il faut plus de temps qu’à une autre pour changer les habitudes mentales de toute une vie devrait être encouragée à continuer, plutôt que d’être découragée par la remarque que « Dieu peut agir instantanément« .  Dans le dernier cas, lorsque le malade se laisse influencer par cette remarque, il se traite – ou se fait traiter par un praticien – une fois, puis renonce ensuite au traitement parce que la guérison n’est pas instantanée. Toute guérison, vue du côté de Dieu, est instantanée ; du côté de l’homme un certain temps s’écoule souvent à cause de la conscience obscurcie qui se rend compte vaguement de la vérité et qui suit avec persistance, la lueur perçue jusqu’au moment où elle se trouve en plein soleil de midi. 

Quiconque se sent dans son élément dans le monde mental, a vu de nombreux cas de guérison instantanée. Il vaut mieux néanmoins, présenter des cas où un certain temps s’est écoulé avant l’obtention du résultat, afin d’encourager le débutant à mettre en pratique cette parole ; « Ne vous lassez pas dans les bonnes œuvres, car la saison venue vous moissonnerez si vous ne faiblissez point« . C’est de ce point de vue que furent choisis les exemples précédents. 

On avait averti Mme Bell, vu l’état de son cœur, elle pouvait mourir à tout moment. Elle resta bien portante de longues années. Un jour, assise dans son petit appartement, elle se sentit glisser. Les cris des enfants jouant dans un terrain vague avoisinant parurent s’évanouir, le chant de deux canaris dans son appartement se fit indistinct et tout devint noir. Elle pensa : « Est-ce la fin ? » Puis elle se ressaisit et dit : « Dieu est tout ce qui est, il n’y a rien que l’Esprit et je suis Esprit. Mon cœur est le cœur de l’Esprit, mon corps est le corps de l’Esprit. Paix, mon cœur, sois calme« . La crise passa. Ce fut l’un de ces traitements rapides qui sont à notre disposition en cas d’urgence. Un traitement plus court encore est celui-ci : « Dieu est. Il n’y a rien que Dieu. » Le cri de Pierre : « Seigneur sauve-moi » fut suffisant devant le péril qui le menaçait. 

6.     Niez la maladie 

John White avait un ulcère d’estomac. Il souffrait de douleurs atroces à moins qu’il ne s’en tînt à un régime presque liquide. Le traitement fut ainsi conduit : 

« Moi, John White, sais que je ne puis éprouver de malaise, à moins que mon esprit ne m’en informe. Sous l’effet d’un anesthésique il me serait impossible d’éprouver une douleur. Par conséquent, je nie qu’il existe en moi un malaise quelconque parce qu’il n’est rien en mon corps qui puisse de quelque manière causer ce malaise. Je suis bien portant et je participe de l’intégrité de l’Esprit, mon estomac est la demeure de l’Esprit, il est substance spirituelle manifestée en une forme tangible, mais il est vivant de la vie de l’Esprit, et puisqu’il est impossible que l’Esprit éprouve une douleur, mon estomac n’en éprouve point. Mon estomac se sent pénétré par la présence entière de l’Esprit. Il est en état parfait. Rien d’inférieur à l’Esprit n’a le pouvoir d’agir à travers moi ni de se manifester en moi. Je ne crois pas en ces forces intérieures parce que je crois que l’Esprit est la seule Réalité. Je prononce mes paroles qui sont loi à l’égard de mon corps, pour une intégrité absolue de ce dernier, non par la force, ni par la puissance, mais par Mon Esprit, dit le Seigneur. Perfection Divine, apparais dans mon corps entier et dans mon estomac maintenant, selon cette Loi parfaite« . 

Sa guérison fut instantanée. Il sortit pour dîner d’un bifteck et a mangé depuis lors tout ce qu’il désire. 

7.     La lutte entre la peur et la foi 

Un enfant souffrait depuis des semaines d’une inflammation d’un genou ; il était fortement enflé et les ligaments étaient contractés de sorte que la jambe ne pouvait ni être redressée ni pliée. Le traitement qui produisit une guérison instantanée ne consistait qu’en quelques mots ; « La Présence de l’Esprit qui guérit est dans ce genou en ce moment« , répétés tranquillement plusieurs fois. L’enfant n’entendit pas ces mots car ils furent répétés imperceptiblement. La jambe se détendit, se redressa et la douleur disparut instantanément. L’enfant cessa de pleurer et, cinq minutes plus tard, jouait dans la cour. 

Une fois de plus il faudrait insister sur le fait que ce n’est pas tant la forme des mots que la conscience de la personne qui traite qui importe. La fausse apparence de maladie doit être niée fermement. Il faut qu’il y ait la foi que la Loi d’Intelligence est assez puissante pour venir à bout de quoi que ce soit. Il doit y avoir un transfert précis du travail effectif à cette Intelligence cosmique. Si quelque doute persiste dans la conscience du praticien, il doit être écarté. Cela se fait d’habitude mieux par des raisonnements que l’on se tient à soi-même, destinés à soutenir la parole prononcée et à amener chez le praticien une conviction du fait que cette conception de la perfection spirituelle et physique est à présent un fait accompli

A mesure que l’on gagne de l’expérience, la foi s’accroît. Au début, le traitement ne réussit pas toujours parce que la peur lutte contre la foi nouvelle. Mais à mesure qu’on avance, qu’une expérience suit l’autre, on finit par avoir en soi la conviction que le traitement pratiqué est une chose réelle. Il est un mouvement défini de l’Intelligence. Les résultats le prouvent, car ils dépassent de beaucoup ce que la volonté humaine pourrait bien produire. 

Afin de repousser d’emblée tout découragement possible chez le débutant, qu’il soit dit que fréquemment le meilleur traitement qui fut jamais donné est le premier, alors qu’on se trouve dans les langes de la croyance nouvelle. On n’en est pas nécessairement réduit à suivre maladroitement son chemin, dans l’espoir qu’un jour le traitement appliqué guérira. Le premier traitement que j’ai donné en faveur d’une autre personne, il y a de cela vingt-cinq ans – alors que je n’étais encore qu’un enfant dans cette science – aboutit à la guérison instantanée d’une homme tuberculeux auquel on avait dit qu’il lui restait moins d’un poumon. Occasionnellement, dès lors, lorsque je n’ai pas été satisfait du résultat d’un certain traitement, j’ai cherché à retrouver cet état de conscience particulier que j’au dû avoir au moment de ce premier succès. 

!!!! 

8.     Ne vous découragez jamais 

Dans mon propre cas, lorsque le diagnostic d’un laboratoire révéla que je souffrais… je fus initié à la conception développée ici par des livres sur ce sujet. Je ne connaissais personne qui y croyait, par conséquent j’eux à chercher à tâtons ma propre voie le long de la piste découverte. Il me fallut quatre ans pour arriver au point d’un abandon complet au courant de l’Esprit, non parce que je m’opposais à Lui consciemment, mais parce que la conception nouvelle était si loin de ce qu’on m’avait enseigné à croire que je manquai ce point essentiel à plusieurs reprises. Cependant, il dut y avoir quelque lueur de vérité dans tout ce que je fis, car je connus une certaine amélioration dès le début. 

Les analyses de laboratoire servirent semaine après semaine à vérifier les résultats. Quelquefois le réactif montrait une absence presque complète de substance puis, pour quelque raison inconnue, la quantité en était très élevée. Il en fut ainsi pendant quatre années entières, mais peu à peu une tendance vers la normale se manifesta. Cela était probablement dû au développement graduel de ma conscience, à ma compréhension plus claire aboutissant à un abandon plus complet de tout le travail à la Loi d’Intelligence. Maintenant, depuis plus de vingt ans, j’ai vécu sans aucun retour de la maladie. 

Cette expérience personnelle est intercalée ici dans le seul but d’encourager quiconque pourrait se trouver dans une situation similaire. Si vous ne pouvez obtenir une manifestation parfaite immédiate, avancez courageusement, sachant que vous êtes sur la bonne voie, celle qui vous conduira finalement au but. 

9.     Fuyez la contamination mentale 

C’est un bon exercice de voir la perfection où que l’on aille. Il se peut que notre vie passée ait été largement remplie de conversations sur des amis malades ou des êtres chers décédés. Jusqu’à ce que nous maîtrisions et analysions nos pensées, nous pouvons ne pas remarquer combien nous remplissons notre conscience de l’idée de maladie. C’est une chose sage, surtout pendant les premiers jours, d’éviter la compagnie de gens dont maladies et funérailles sont le principal sujet de conversation. Ce n’est pas du snobisme, mais une protection de soi. Beaucoup de gens évitent avec soin la compagnie d’une personne qu’ils soupçonnent d’avoir une maladie contagieuse. Pourquoi n’éviterions-nous pas la compagnie de ceux qui sont contaminés mentalement ? ils sont davantage à éviter ! 

En parcourant les rues et apercevant ceux que jadis nous qualifiâmes d’aveugles, de sourds, d’infirmes et ainsi de suite, nous devrions les regarder attentivement et nier cette apparence d’infirmité. Nous devrions le faire comme un exercice nous permettant de voir à travers eux jusqu’à l’homme intérieur parfait. Nous pouvons refuser d’accepter les jugements du monde les concernant. Nous pouvons nous dire à nous-mêmes qu’il nous faut nous placer sur le plan spirituel. En cultivant l’habitude de nous refuser à voir la laideur et la difformité, et en nous servant de nos yeux spirituels afin de pénétrer à travers elles jusqu’à la perfection, notre effort même est un traitement pour chaque individu que nous considérons ainsi. Ce n’est donc pas de notre part un exercice égoïste ayant pour seul but de développer des muscles spirituels. C’est bien cela en partie mais, pour ces infirmes, c’est un gain, car chacune de nos pensées est reçue par l’Intelligence qui la met à exécution. Il est des personnes dont la seule présence a un effet qui guérit ; ce sont celles qui s’exercent avec persévérance à voir la perfection de l’Esprit en toute chose, même en ceux que le monde appelle infirmes ou malades. 

S’il y a eu des sujets d’irritation dans notre entourage, nous devrions prendre l’habitude de regarder ces sujets avec des yeux nouveaux. Nous devrions nous exercer à nous rendre compte en nous-mêmes, profondément, en notre propre conscience, qu’il n’est là aucune irritation. Il se peut que l’apparence extérieure de cette dernière se montre encore, mais l’homme regarde ce qui paraît à ses yeux alors que le Dieu-homme regarde le cœur. Lorsque nous apprenons à entourer tout ce que nous voyons de l’image que voit Dieu, nous sommes plus proches de la réalité que ceux qui voient l’opposé, car ils vivent encore dans le monde des sens alors que nous avons pénétré au cœur de la Réalité. 

Ainsi, lorsque arrive le moment de traiter un état quelconque, nous n’avons pas besoin de nous arracher à une attitude négative et d’essayer de nous élever nous-mêmes jusqu’à la vision spirituelle. Il n’est pas raisonnable de supposer que nous pouvons nous entourer de pensées et de paroles de maladie, de lutte, de dégoût, de pauvreté, d’envie, de critique, de jalousie et de cupidité pendant vingt-trois heures et demi par jour, pour ensuite, pendant l’autre demi-heure, essayer de mettre en mouvement la loi spirituelle. Lorsque Jésus dit à ses disciples qu’ils ne pouvaient porter de fruits à moins de rester en la vigne, Il énonçait ce principe. C’est le fait de rester fermement et constamment en la vigne qui permet à la sève donnant la vie de couler en quantité suffisante pour produire beaucoup de fruit. 

Cela ne signifie pas qu’il faille se décourager lorsqu’on n’a pas réussi à rester dans la vigne. A certains moments, nous sommes tous loin d’être conscients de demeurer en elle. Mais nous devrions faire un effort délibéré pour remplir, dans la mesure du possible, la conscience de pensées de perfection. Nous devrions essayer de changer nos attitudes antérieures et de voir délibérément dans les autres la perfection, que leur difformité appartienne au cours ou au caractère. 

10.            Le poison de la critique 

Pour cette raison, nous devons cultiver consciemment l’esprit d’amour et de tolérance envers ceux qui sont différents de nous ou avec qui nous ne nous entendons pas. Rien ne tue aussi aisément la conscience de pouvoir guérir que l’habitude de la critique. La critique est une forme atténuée de haine, et quelque fois même pas aussi atténuée qu’elle le paraît. Ce serait une mesure sage pour un débutant de décider de s’abstenir absolument de critiquer qui que ce soit, si justifiée que puisse paraître cette critique. Les cas où celle-ci pourrait être justifiée sont si peu nombreux eus égard au grand nombre de cas où elle est injustifiée, que le praticien n’aura rien perdu par sa réserve. D’autre part, cette habitude développera en lui un état spirituel puissant pour guérir. 

Cette suggestion est la plus pratique faite jusque-là dans ce livre. La personne possédant une connaissance technique beaucoup moins étendue de l’art de guérir que d’autres, mais qui a beaucoup d’amour pour chaque être qu’elle rencontre, guérira plus souvent que celle « qui a toute la connaissance, mais point d’amour« . Même d’un point de vue spirituel égoïste, on devrait se baigner dans l’amour et dispenser de l’amour à tous ceux qu’on rencontre. On devrait ne jamais en parler, car il n’est rien de plus « exaspérant » que la personne assurant sans cesse à tous combien elle aime tout le monde. Mais on devrait cultiver avec soin l’art d’aimer les gens jusqu’au plus profond de soi-même. L’amour ne critique jamais. La critique empoisonne, mais l’amour guérit. 

Ne pensez pas qu’il s’agit là d’un sermon. Mes plus tristes souvenirs sont ceux des temps où je critiquais les autres. J’aimerais beaucoup pouvoir dire que depuis vingt-cinq ans je n’ai jamais permis à un mot de critique de passer mes lèvres. Je serais coupable de malhonnêteté si j’affirmais pareille chose, mais j’admets franchement qu’aujourd’hui je serais plus capable de guérir instantanément si je pouvais faire sincèrement une telle déclaration. C’est avec chagrin que je dis : « Ne faites pas comme j’ai fait. Faites ce que je dis ». 

La seule chose désirable en suivant ce conseil est que, même au cas où une personne commencerait à se servir de ce procédé pour obtenir plus de succès dans ses traitements, elle en arriverait à dépasser finalement cette idée. Elle trouvera que cela aplanit son chemin et rend ses relations avec chacun plus agréables. En fait, ce développement sera plus profitable à cette personne qu’aux autres, parce que cela l’amènera à éprouver en elle-même la paix et l’harmonie les plus intenses et, tel un fleuve qui ne s’arrête de couler, la joie jaillira en bouillonnant du sein de ses profondeurs… la joie que les richesses ne peuvent jamais donner, ni leur absence ne peut enlever. Elle est le but ultime de l’existence

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LIVRE II – page 136….

Posté par othoharmonie le 4 juin 2010

  

LIVRE II – page 136…. dans A et B 41GC2M035WL._SL500_AA300_KRYEON  - aux éditions ARIANE par Lee Caroll

  

Aller au-delà de l’humain 

Je voudrais que vous sachiez la chose suivante. Pour tous les guérisseurs présents dans ce groupe (et lisant ces paroles), ce qui va suivre ne vise nullement à vous entraîner à effectuer quelque changement que ce soit dans ce que vous faites. Si votre travail donne des résultats, alors il n’y a rien à rajouter ! Ce qui va suivre a pour but d’améliorer ce que vous faites. Si vous effectuez quelque changement que ce soit, ce seront des changements positifs. Ce seront des changements éclairés. Ils donneront de meilleurs résultats ! Rien dans l’information qui vous sera communiquée ne sera de nature à juger qui que ce soit (ou à fausser un bon processus). 

Voici une chose que vous devriez réaliser et comprendre : 

La vérité demeure la vérité, peu importe ce que vous choisissez de croire. Cela signifie que la vérité d’Abraham, et la vérité d’Elisée, est demeurée la même vérité tout au long des siècles. Par conséquent, la seule variable dans cette scène, c’est vous. Vous êtes l’aspect relatif. La vérité demeure immuable. La raison pour laquelle je vous dis ceci deviendra plus claire à mesure que ce message vous sera transmis.

J’aimerais savourer un moment, l’amour que j’ai pour vous, car j’ai amené avec moi ceux qui seront aux côtés de vos guides et qui leur parleront avec amour de qui vous êtes. Il y a de l’effervescence ici chaque fois que Kryeon a la possibilité de s’asseoir devant des gens comme vous, ou chaque fois que ces messages sont lus par des gens comme vous. (Rappelez-vous que vous êtes dans le moment présent tout autant que ceux et celles qui étaient présents à cette séance de channeling). Il y a une grande douceur dans cette salle. 

Maladie et déséquilibre : Je désire vous parler de maladie et de déséquilibre. Sachez ceci… c’est quelque chose de très important qui doit être dit à ceux et celles qui doutent encore de ce qu’ils sont en train de voir : L’Esprit ne vous juge pas en tant qu’humain incarné pour recevoir sa leçon de vie. L’Esprit n’est pas là pour vous donner des punitions négatives ; rien de tel n’existe. Nous voulons que vous sachiez d’où provient la maladie. Plusieurs parmi vous connaissent déjà cette réponse, car elle a déjà été donnée et communiquée auparavant. La maladie émane directement de VOUS ; vous l’avez vous-mêmes choisie. Voyez-vous, avant même de venir vous incarner, vous avez accepté de la créer ou de permettre qu’elle soit. Elle est fondée sur un jugement logique et sur le karma d’une vie entière. Vous en êtes donc entièrement responsable. L’Esprit ne vous a rien fait. Elle est intrinsèquement vôtre, tout comme vos bras et vos jambes le sont. Vous l’avez demandée à l’avance, et maintenant elle est là. Il peut vous sembler étrange que – d’une position différente alors que vous n’étiez pas ici – vous ayez demandé à avoir quelque chose d’apparemment si négatif, de si effrayant, quelque chose qui soit la cause de tant de peurs. Cela n’est-il pas en totale harmonie avec les leçons du karma ? (telles qu’énoncées dans un channeling de mars 1993), qui sont également effrayantes et à l’origine de tant de peurs ? Car tout cela est lié ensemble. La cause des infirmités de votre biologie est simplement le karma. C’est le langage du corps de votre nature humaine en apprentissage. 

Laissez-moi vous parler maintenant de quelques-uns des attributs du corps humain dont vous n’êtes peut-être pas conscients. 

                                                               barre-separation-4615172fc9 dans A et B

Polarités : Je désire d’abord vous parler de la polarité des organes. Mes très chers, lorsque vous allez dans vos centres médicaux modernes, nulle part n’y retrouvez-vous quelqu’un qui mesure la polarité de vos organes et votre équilibre magnétique. Vous n’y retrouverez jamais quelqu’un qui se charge de l’ajuster. Pourtant, cette polarité des organes et cet équilibre sont essentiels pour votre santé ! (Comment se fait-il que vos scientifiques négligent cet aspect alors qu’ils peuvent mesurer l’activité électrique de vos muscles et de votre cerveau ?… et alors qu’ils peuvent dresser la carte du système nerveux de votre corps et observer le fonctionnement des synapses dans vos processus biologiques de pensée ? Tout cela est pourtant de nature magnétique !)

Je vous ai déjà parlé lors d’une précédente séance de channeling du cocon magnétique où vous vous trouvez, et dont je suis responsable. Je vous ai dit que sans ce denier vous ne pourriez vivre, car il a été conçu et créé pour votre biologie. Je vous ai dit que les voyageurs interplanétaires doivent l’amener avec eux, à défaut de quoi ils iraient vers une mort certaine ; et pourtant, cela n’est pas encore reconnu ni compris. La polarité de votre corps humain sert de point de contact avec la polarité de la Terre. Si vous êtes parfaitement équilibrés, et si les polarités sont correctes, alors vous ne laisserez pas la maladie s’installer. La clé n’entrera pas dans la serrure (comme il en est fait mention dans le chapitre portant sur la guérison dans le premier livre de Kryeon intitulé LA GRADUATION DES TEMPS). C’est donc à vous qu’il incomberait de découvrir ce qu’il en est à propos de cette polarité !

 Chaque organe possède sa propre polarité, qui est en interaction avec celle de l’organe voisin. Il s’agit d’une question complexe ici, car il y a deux sortes de polarité : celle qui est absolue et celle qui est relative. La polarité absolue est comme un dipôle, c’est-à-dire que l’alignement positif et l’alignement négatif demeurent inchangés, peu importe l’inclinaison physique de l’humain. Deux des principaux organes ont une polarité relative : la peau humaine et le cerveau. Tous les organes polarisés réagissent à la polarité de la planète, et ceux dont la polarité est relative réagissent également à l’inclinaison physique de l’humain. 

La polarité peut être mesurée pour des fins de santé. La façon de procéder n’est pas un mystère. Vous savez comment faire depuis plus de 15 ans de vos années terrestres. On la mesure par le bout des doigts… ce qui ne constitue nullement une surprise pour bon nombre de ceux assemblés ici. L’appareil nécessaire pour mesurer ceci est actuellement disponible dans le pays de votre planète que vous appelez l’Allemagne. Je pourrais faire une digression ici, et vous en dire plus à propos de l’Allemagne. Permettez-moi de dire simplement ceci, une chose que beaucoup parmi vous soupçonnent déjà : l’Allemagne est un des endroits de cette planète qui possède certaines des plus fortes similitudes et qui a des attributs en commun avec l’époque d’avant la glaciation, et l’endroit que vous appelez l’Atlantide. L’Atlantide, vous vous en souvenez peut-être, disposait de certaines des connaissances scientifiques channelées du plus haut niveau que l’humanité ait jamais connues… qui existaient parallèlement à l’esclavage. 

Les personnes en Allemagne qui disposent de cet appareil de mesure de la polarité sont encouragées, si elles lisent ces mots, à faire connaître l’existence de cet appareil et à laisser la science médicale moderne en faire l’essai. C’est le temps de le faire. 

Une partie de cette information peut sembler ridicule ou peu scientifique à beaucoup d’entre vous. La vérité demeure la vérité, peu importe ce que vous choisissez de croire. (Il n’y a pas si longtemps, vous ne croyiez pas encore à l’existence des germes ?… Se laver les mains avant de faire une chirurgie était considéré comme ridicule. La vérité en matière de santé demeure inchangée. Seule votre acceptation de cette vérité a fait en sorte que de ridicule qu’elle semblait, elle soit devenue réelle). 

[…]

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Le dessus et le dessous : Ce qui suit est pour vous, les guérisseurs ; je vais vous parler de quelque chose qui vous aidera dans votre travail. Prenez d’abord pour acquis que l’être humain est polarisé. Lorsque vous choisissez de faire l’imposition des mains sur un humain, ou si vous décidez de vous servir de vos mains, mais en ne touchant pas à la personne, faites-le d’une façon qui tienne compte de l’existence de la polarité dipolaire. Autrement dit, placez vos mains de chaque côté de la personne, une en-dessus et une en-dessous – ou par en avant et par en arrière. Considérez l’énergie à travers la personne à guérir. Vous allez pouvoir constater que quelle que soit la méthode utilisée à cet égard, elle aura un meilleur effet. Ceci peut également vous obliger à reconcevoir la table utilisée pour dispenser vos soins. Il est important que les personnes soient étendues de telle façon que vous puissiez les toucher à la fois par en avant et par en arrière, sans que leur poids ne porte sur vos mains. Ou encore, par le dessus et le dessous !   

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 Nouveaux médicaments : Vous allez voir apparaître sur le marché des médicaments et des appareils qui sont très particuliers. Laissez-moi vous donner de l’information à leur sujet. Les médicaments du Nouvel âge seront ceux qui contiendront la vie, soit une substance encore vivante ou une substance qui l’a été. Voilà où entre en jeu la nouvelle tendance de la guérison. L’intention est la chose la plus importante, et c’est le catalyseur de nombreuses choses. Il ne s’agit pas là d’une nouvelle information, puisque vous l’aviez déjà reçue auparavant par voie de channeling. Alors même que vous tournez sur vous-mêmes, il vous faut avoir une intention pour créer l’équilibre ou la guérison. A présent, je vous dis que VOUS DEVEZ ACCUEILLIR les nouveaux médicaments pendant que vous les prenez. Il doit y avoir une responsabilité. Aucun des nouveaux médicaments véritablement fabriqués à l’aide d’une science tridimensionnelle ne fonctionnera sans l’expression d’une intention. Vous devez les accueillir et les aimer. Si vous avez une attitude d’indifférence à leur égard, s’ils vous inspirent des craintes, espérant qu’ils vont donner des résultats malgré tout – les laissant entrer dans votre organisme, les laissant agir alors que vous devriez prendre une part active – ils demeureront simplement en veilleuse et inactifs. Vous devez les prendre avec un plaisir évident (pour qu’ils donnent le moindre résultat). Certaines des choses dont je vais vous parler ici auront l’air ridicules et peu scientifiques. La vérité demeure la vérité, peu importe ce que vous choisissez de croire. 

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 Nouveaux appareils : Il y aura sur le marché de nouveaux appareils qu’il vous faudra également accueillir, puisqu’ils ne fonctionneront pas à moins que vous n’ayez l’intention de coopérer pleinement avec eux. Ils s’agit d’une nouvelle sorte de science, dans laquelle l’être humain doit être interactif, un terme que beaucoup parmi vous comprennent déjà. 

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 Guérisseurs en général : Je désire maintenant vous parler de quelques-uns des attributs des guérisseurs de cette planète. Ceci inclura nombre de ceux qui sont assis maintenant devant Kryeon, ainsi que certains parmi ceux qui lisent ceci dans leur propre moment présent. Un vrai guérisseur, un guérisseur qui obtient régulièrement des résultats et qui a fait de cet art le travail de sa vie, est porteur d’un des karmas les plus lourds de la planète. Un vrai guérisseur a un cycle de longue durée qui ne change pas aisément. Beaucoup d’entre vous se trouvent également en pleine rétention. La rétention signifie que vous conservez beaucoup de ce qui déborde dans votre travail de guérison. Vous en êtes affectés de maintes façons. Certains prennent du poids. D’autres en viennent à éprouver de l’anxiété, à se faire du souci pour la planète. Beaucoup parmi vous, ceux qui sont de vrais guérisseurs, vivent avec le fantôme de l’anxiété en s’imaginant qu’il ne reste plus assez de temps ! Il semble y avoir tant de gens à guérir, et si peu de temps pour le faire. Beaucoup d’entre vous ont peur de perdre leur pouvoir. Ce sont tous là des attributs que possèdent les véritables guérisseurs… partout sur la planète. Ce sont ceux que ne dérange pas le fait de recevoir un appel au beau milieu de leur sommeil de la part d’humains en besoin, ceux qui vont rapidement s’habiller de bon cœur pour aller se consacrer à leur tâche.

C’est leur lourd karma qui a créé ces attributs. Vous tentez tous de compenser pour quelque chose qui a été créé précédemment pour vous. De tous les humains qui sont sur cette planète, vous avez reçu le plus grand don dispensé par la nouvelle énergie. Le don qui vous est accordé est merveilleux lorsque vous demandez à recevoir l’implant neutre, ou même lorsque vous faites appel à un nouveau guide ! Le don que vous recevez alors est le fait de pouvoir maintenant côtoyer des êtres sombres, des gens troublés, des humains parmi les plus déséquilibrés, et de toucher l’un ou l’autre d’entre eux sans jamais à nouveau faire de rétention. Plus jamais n’aurez-vous alors à vous inquiéter du risque d’absorber leurs attributs déséquilibrés, même s’il y avait contact physique. C’est le nouveau don que transmet l’implant neutre. C’est aussi le nouveau don que vous confère le fait de changer de guide. Cela fait partie de votre nouveau pouvoir. Il y en aura certains parmi vous qui refuseront d’admettre ceci, et qui se feront du souci jusque dans leur tombe. Ceux et celles qui l’acceptent sauront de quoi je parle. 

[…]

Pour lire la suite, cliquez ICI : http://othoharmonie.unblog.fr/kryeon-livre-2/

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L’intuition

Posté par othoharmonie le 23 mai 2010

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L’intuition est le carburant de la vie, un carburant qu’on a cessé d’utiliser il y a longtemps. L’intuition nous procure de l’aisance et de la joie, des réponses instantanées et une vaste connaissance. Il suffit de lui en faire la demande. Vivre par intuition est un art exaltant, pareil à aucun autre, dès lors qu’on parvient à le maîtriser. C’est à cette expérience de vie et de perception intuitive que la spiritualité veut vous convier. 

Notre intuition est le catalyseur du développement personnel et de la réalisation de soi, car lorsque le moment est mûr pour nous d’apporter à notre vie des transformations durables, l’expérience subjective seule, et non pas les faits, nous semble vraie. 

Vous découvrirez que l’intuition n’est pas le contraire de la logique ; il s’agit d’un processus cyclique, d’une connaissance globale de la vie qui repose à la fois sur la pensée analytique et sur la communion. On a donné de nombreux noms à ce processus extraordinaire : créativité, autoguérison, évolution, transformation et même illumination. Au bout du compte, l’intuition est une voie vers la spiritualité. 

Obéissez à votre intuition et, un beau jour, vous serez conscient de la présence, dans votre corps, de votre âme, tout autant que de votre personnalité. L’intuition est le moyen le plus puissant à notre disposition pour combler la brèche douloureuse entre notre moi terrestre et social et notre moi divin, éternel. Lorsque nous prenons conscience du fait que la connaissance spirituelle fait partie de nous depuis toujours, la lumière nous envahit : notre esprit, allégé, s’élève. 

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La première étape du développement de l’intuition consiste à nettoyer la lentille de votre perception. Si les lentilles de vos jumelles sont sales ou recouvertes d’un capuchon de protection, peu importe la beauté du panorama, vous n’en jouirez pas. En matière d’intuition, une lentille propre équivaut à un esprit lucide.

 Pour ce faire, il convient tout d’abord de faire abstraction de la somme des données que nous recueillons ici et là, si nous nous contentons de faire appel à notre rationalité, nous n’utilisons qu’un faible pourcentage de notre potentiel et nous resserrons les limites de notre univers. La perception de notre hémisphère gauche est terne et ennuyeuse si on la compare à la connaissance directe, à la révélation et à la sagesse. Ces modes de connaissance éclosent comme par magie en surgissant d’une puissance plus vaste. L’intuition correspond à 90 % de nos facultés cérébrales. L’intuition nous donne un tableau plus complet de la situation, elle nous permet d’accéder à cette compréhension simultanée qui nous place, en même temps que les faits, en relation avec un univers situé au-delà de nous-mêmes. 

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APPRENDRE A RECONNAITRE ET A INTENSIFIER LA SENSATION INTUITIVE

 1.     Pendant quelques instants, remémorez-vous les détails sensoriels reliés à une occupation qui vous captive. En vous les remémorant, vous recréerez les sensations et les émotions agréables que cette occupation vous fait vivre.

  2.     Remémorez-vous maintenant une activité qui vous déplaît, par exemple, parler en public. Imaginez les sensations qui naissent de votre anxiété.

3.     Enfin, tout en vous imaginant en train de prononcer un discours, recréez les sensations agréables que vous associez à la première situation et juxtaposez-les à cette activité déplaisante. Remarquez comme vous vous sentez alors plus détendu.

4.     Décrivez votre attitude et les conditions que vous avez su recréer qui vous mettent à l’aise, qui vous donnent de la souplesse et vous rendent plus intuitif.  L’intuition nous permet de savoir ce que nous devons savoir, quand nous devons le savoir. L’univers n’a pas de temps ni d’énergie à perdre. Notre intuition nous procure l’information dont nous avons besoin quand cela s’avère nécessaire, jamais trop tôt ni trop tard ; tous les moyens sont bons pour qu’elle parvienne à nous atteindre.

   

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SI JE PARVENAIS A DEVELOPPER MON INTUITION….

Notez dix choses que vous feriez si vous jouissiez d’une intuition active, disponible, prête à vous rendre service, ex. : « Je saurais qui m’appelle avant même de répondre au téléphone. Je guérirais les gens par simple imposition des mains. Je me souviendrais de mes rêves et je serais en mesure de les influencer. Je peindrais davantage. » Activez votre imagination et visez les étoiles.

 L’intuition n’est pas un tour de passe-passe. Nous négligeons d’apprendre à maîtriser une façon de vivre plus enrichissante. Pour maîtriser le processus intuitif, vous devez vous recueillir et vous harmoniser avec les vérités universelles. Vous devez faire en sorte qu’émergent les appréhensions qui freinent la sensibilité naturelle de votre corps pour que la douceur et la compréhension de votre cœur puissent les dissoudre. La perception juste ne se cultive qu’au prix de nos efforts et de notre patience. 

Nous sommes sur terre pour participer pleinement à la vie et pour nous préoccuper des détails. Nous vivons dans un monde d’action et de réussite ; faire et avoir, tout comme être, font intégralement partie du processus créateur. La logique, le compartimentage et la gestion de notre avenir auront toujours leur place. Mais le processus intuitif étend le champ de notre compréhension, clarifie chaque étape du processus créateur, en simplifie la logistique, nous procure du plaisir et nous fait bénéficier, dans chacune de nos tâches et chacun de nos accomplissements, d’une vision unificatrice du monde.

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Combien de fois avez-vous obéi à votre instinct ? 

De quelle façon vous êtes-vous fié à votre instinct cette semaine ? 

Avez-vous reçu une révélation au sujet d’une situation donnée ?

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 L’information intuitive emprunte un si grand nombre d’avenues pour parvenir jusqu’à nous que j’en viens à me demander pourquoi nous avons si peu confiance en nous-mêmes. Nous disposons de naissance, de tous les instruments nécessaires pour tout savoir, n’importe quand et n’importe où. Nos aptitudes inhérentes seront toujours plus perfectionnées que nos ordinateurs, nos satellites ou nos téléphones, surtout si nous nous consacrons à les raffiner, autant de soin et d’effort que nous en consacrons au développement de la haute technologie. 

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SOYEZ INTUITIF AUJOURD’HUI MEME !

 1.     Prenez une décision en vous fondant sur les apparences extérieures d’un événement. Est-il baigné de lumière ? Est-il rempli de couleurs ? Sa forme est-elle agréable ? 

2.     Prenez une décision en vous fondant sur la sonorité d’un événement. Vous semble-t-il criard, aigu, mélodieux, doux, creux ou harmonieux ? 

3.     Prenez une décision en vous fondant sur la sensation physique que vous procure un événement. Vous semble-t-il lisse, rugueux, piquant, doux, froid, chaud, glissant ou gluant ?

 

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OPTER POUR UNE VISION INTUITIVE DU MONDE

Il existe un moyen très simple pour vous aider à intégrer votre intuition à votre vie de tous les jours : adopter une attitude positive et confiante. Rappelez-vous sans cesse que l’état intuitif est l’état naturel de l’âme. La confusion mentale et psychologique, le chaos, ne vous ont pas été donnés en partage à la naissance. Sachez que votre intuition vous sera rendue derechef quand elle semble vous avoir quitté. Si vous choisissez simplement de poser sur le monde le meilleur regard possible, un regard qui accroît votre sentiment de participation, de confiance et d’amour, votre intuition sera toujours prête à entrer en action.

 Chacun de nous possède sa vision personnelle du monde, chacun de nous possède un point de vue, dicté par ses idées préconçues sur l’amour et la peur, qui contribue à orienter son avenir. Pour parvenir à développer une intuition claire et consciente, nous devons nous familiariser avec cette structure mentale inconsciente, apte à étendre ou à limiter notre expérience de la vie. 

Vous seuls êtes responsable de votre humeur et de votre attitude. Dans l’exercice précédent, vous avez pu isoler quelques-unes des idées qui influencent ces deux attitudes. Quand vous serez parvenus à décrire votre posture intérieure et vos réactions corporelles, vous pourrez décider d’en sortir et d’adopter l’attitude positive qui, comme un robinet, permet à l’intuition de circuler. Lorsqu’on est conscient de son corps, il est plus facile de se laisser porter agréablement par le mouvement naturel que favorise une attitude positive. 

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Jésus a dit (Evangile selon Saint Thomas) : « Si vous faites émerger ce qui est au plus profond de vous, ce qui est au plus profond de vous, vous sauvera ».

Retrouvez-moi en page suivante pour définitions ICI : cliquez : http://othoharmonie.unblog.fr/lintuition/cest-quoi-lintuition/

Forumintuitions dans A et B

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Astrologie

Posté par othoharmonie le 21 avril 2010

Astrologie dans Expériences roue_astro2ASTROLOGIE….. à caractère spirituel !

 

L’autre jour, mon ami Gérard me disait : » mais avec ta vision des choses, toi, tu crois que les astrologues vont avoir encore des adeptes et gagner leur beurre ?? » 

Ah ! alors là, j’étais bien trop contente de pouvoir lui parler de ma vision des choses à ce sujet là… Le côté spirituel des choses n’étant pas son objectif à lui, j’ai dû bien lui casser les oreilles, mais tant pis, j’étais trop contente de pouvoir lui parler de mes aptitudes à ce niveau là… 

Ma façon à moi de faire de l’astrologie est plutôt spirituelle, comme vous pouvez vous en douter ; et c’est ce que je lui ai déjà répondu ! Etre spirituel c’est avant tout avoir des qualités intérieures très simples : calme, relaxation, sagesse, humour, courage, sensibilité, douceur… qui dépassent les époques et les cultures et grâce à cela, notre intériorité peut se révéler. 

J’ai donc expliqué à Gérard que je pense très sincèrement que notre carte du ciel à notre naissance nous met sur le chemin pour nous connaître, afin de pouvoir DÉVELOPPER ensuite NOTRE POTENTIEL… si on veut bien s’y attarder comme je l’ai fait moi-même. Même si c’est encore un peu voilé pour certains, nous ressentons intuitivement que nous sommes reliés à un grand tout. C’est pourquoi, que dis que l’astrologie aide à répondre à nos questionnements, en nous aidant à mieux comprendre le fonctionnement de notre personnalité, que ce soit au niveau du corps et/ou  du mental. Lorsque nous naissons, nous venons au monde humain dans une certaine constellation des planètes et des étoiles.

Etant persuadée que la vie d’une personne est reliée à l’univers tout entier, au cosmos. Il existe une certaine harmonie en ce tout. L’homme n’est pas isolé, séparé mais en réalité il est connecté à l’existence toute entière. Tout ce qui se passe dans l’univers, lui est soit bénéfique, soit il l’affecte d’une certaine façon, mais rien n’est irrémédiable. L’astrologie sous sa forme spirituelle est, je dirais donc sacrée… et peut nous aider pour notre évolution de conscience et notre volonté de reprendre le pouvoir de notre vie, à retrouver les clés de notre vraie nature, le chemin de notre conscience supérieure.

Grâce à l’astrologie nous pouvons re-découvrir notre unicité !  Les astres, soit plus de 10 planètes qui ont une place bien déterminée dans le ciel le jour de notre naissance influencent forcément notre personnalité ; comme à l’image de notre bagage énergétique de naissance ; notre nature profonde. 

Contrairement à une astrologie qui cherche à définir de point en point tout ce qui va arriver, et d’enfermer chaque individu et chaque chose dans une prédiction hypothétique déterminante, l’astrologie à vision spirituelle elle,  met en évidence la façon de traiter nos situations de départ (notre ciel natal) et de les canaliser afin d’obtenir notre liberté créatrice, pour le meilleur de notre élévation spirituelle terrestre.

 

Je crois très sincèrement que l’astrologie à caractère spirituel est plus qu’un moyen pour communiquer avec votre être profond. Et peut nous aider à améliorer nos états d’âme pour que la guérison puisse se faire. « Pour être en harmonie avec son âme, il faut être en harmonie avec l’Univers ».

Partant de ce principe, tout est à construire, rien n’est figé ni arrêté d’avance comme pourrait le faire croire l’astrologie traditionnelle. Prendre conscience qu’en tant que créateur de notre vie, nous avons toutes les réponses à nos questions à l’intérieur de nous, nous sommes alors armés d’une Sagesse Intérieure qui est toujours là pour nous guider et elle tente de communiquer avec nous de différentes façons, l’astrologie en est l’un des moyens ; ce que je nomme les « signes » que nous recevons lorsque nous dormons, ainsi que ce que nous appelons les coïncidences dans notre quotidien. 

Ceci étant, il est tout à fait normal de ne pas toujours être capable de bien déchiffrer seul ces signes. C’est par le biais de notre thème natal, et de toutes ses déclinaisons (transits, révolution solaire, etc.)  que l’on peut accéder à notre âme, qui est une Source Infinie d’informations. Je pense très sincèrement  qu’une consultation en astrologie spirituelle et intuitive peut nous aider. Car c’est un excellent outil pour répondre à n’importe laquelle de nos questions, de la plus quotidienne à la plus existentielle, dans la mesure où nous acceptons notre responsabilité dans nos propres créativités.  

Quelque  soit l’étape de notre vie, si nous souhaitons connaître notre raison d’être ici, nos intentions d’évolution, nos points faibles et avec quel bagage énergétique nous sommes arrivés ici (nos conditionnements inconscients) ; et pouvoir ainsi connaitre et développer nos voies d’accès personnelles à atteindre notre Liberté d’Être…  Alors, j’encourage qui que ce soit à effectuer une démarche de renseignements !

D’ailleurs pour illustrer tout cela, je tenterai d’expliquer la façon dont j’ai étudié moi-même mon thème astrologique personnel sous l’angle spirituel, et vous en ferai part sur ce blog ! 

 astrologie-chinoise dans Expériences

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