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La magie des fils d’Enoch

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

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La Magie sacrée des Fils d’Enoch est encore vivante aujourd’hui. Elle se renouvelle d’âge en âge au sein de la tradition la plus ancienne du monde : la Tradition Primordiale ou essénienne. Celui ou celle qui veut s’approcher des saints mystères du Père et de la Mère et traverser les portails de l’Initiation ; celui ou celle qui veut entrer dans le cercle intérieur de l’Alliance de Lumière ne peut y pénétrer comme un homme, une femme, mais uniquement comme un serviteur du monde divin, comme une Mère pour Dieu. Le candidat doit donc apprendre à séparer le subtil de l’épais, le vrai du faux, le mortel de l’immortel en lui et dans le monde qui l’entoure, de peur d’être capturé dans les filets de l’oiseleur, de celui qui va venir le tester pour voir si ses intentions sont vraiment claires et s’il sait répondre aux questions essentielles de la vie : A qui appartiens-tu ? Es-tu vraiment prêt à abandonner les forces de la décomposition du monde des hommes qui ne peuvent entrer dans le Temple et qui pourtant constituent l’essentiel de l’existence mortelle ? Sais-tu vraiment qui tu es ? 
 
L’homme qui vit dans la vallée et celui qui se tient au sommet de la montagne ne sont pas du tout les mêmes. En apparence, ils sont identiques. Mais en réalité, ils ne voient pas du tout le monde de la même façon. Le premier vit dans sa bulle, prisonnier d’une vision limitée où tout est séparé de tout, où toute la vie n’est qu’une conséquence du « hasard », du « rien », le Dieu des hommes. Au mieux, l’homme est un spiritualiste, un religieux qui va penser que tout a une raison d’être et contient une sagesse, mais cela reste bien souvent une philosophie et une abstraction. L’autre, celui qui connaît la vision des hauts sommets, voit tous les chemins et tous leurs aboutissements. Il voit une chose, un événement, un être, mais il voit en même temps la cause première qui les a engendrés, tout le chemin, toutes les étapes qui ont été parcourues pour donner naissance à cette chose, à cet être ou à cet événement. Rien de mal ne peut arriver à un tel individu qui possède la vision du sommet, car même s’il lui arrive quelque chose de « mal », il s’éveillera et comprendra qu’il y avait une raison à cela. Il s’apercevra que ce « mal » lui est arrivé pour qu’il en découvre la cause et puisse agir en conséquence. L’homme qui cultive cette vision supérieure devient alors un magicien, un créateur conscient de sa vie, en accord avec la destinée lumineuse de son âme, car il sait qui il est, pourquoi il s’est incarné sur la terre et ce qu’il doit y faire.
 
De l’homme ordinaire à l’homme-Ange L’un des buts majeurs de l’Initiation est de transmettre au candidat, de nourrir en lui les pensées, les états d’âme et les forces magiques qui lui permettront de s’élever au-dessus de sa condition d’homme ordinaire passif jusqu’à atteindre l’Ange – celui qui se tient derrière et au-delà de la montagne du monde. Si l’initié parvient à réaliser cette alliance avec l’Ange, il lui apportera la vision juste qui lui permettra de maîtriser sa destinée et de conduire sa vie tout entière dans la Lumière. Alors, quand il aura atteint le sommet de cette montagne (appelée Montagne des six Lunes dans la Tradition) et après avoir contemplé la lumière de son Ange, il sera une créature nouvelle, un homme nouveau. Par la force et la vision divines qu’il aura reçues d’un monde supérieur, il sera enfin prêt à accomplir sa destinée en servant l’oeuvre du Père et de la Mère.
 
Méditer sur le hiéroglyphe de la montagne Celui qui se tient au sommet de la montagne a un recul, une vision qu’il ne pouvait pas avoir en restant dans la vallée. Tout ce à quoi il donnait tant d’importance dans la vallée devient inexistant. Il n’y pense même plus et peut se demander comment il pouvait être attaché à des choses aussi inutiles et éphémères. De même, tant qu’il n’aura pas traversé les méandres de la vallée de son corps et tous les brouillards psychiques qui l’empêchent de sortir de son emprise ; tant qu’il n’aura pas affronté et triomphé de tous les animaux sauvages et guéri toutes les ombres de la nuit qui séparent son corps de son Ange et de son âme, le candidat ne pourra pas savoir qui il est et n’aura aucune force pour accomplir sa destinée. Elle demeurera un rêve lointain, une chimère insaisissable. Le chemin de la montagne ou des 6 lunes lui montrera qu’il est lui-même une montagne et que le but de la vie est de se gravir soi-même, en se libérant progressivement de tout ce qui nous enchaîne à la mort et nous empêche de respirer dans la grandeur de notre âme. La montagne invite le pèlerin à sortir de l’esprit de la vallée pour vivre ses propres expériences et goûter la vie supérieure de son âme, mais elle demeure cachée pour celui qui ne veut pas marcher sur ses pentes escarpées et s’élever au-dessus de l’illusion de ce qui est mortel.
 
La richesse de l’expérience Il ne s’agit pas de croire, mais d’expérimenter la réalité des mondes invisibles supérieurs. Aujourd’hui, dans la Tradition Essénienne, cela se fait par la pratique de la Ronde des Archanges et par le chemin des Formations Esséniennes. S’élever vers le sommet de l’existence est une expérience intime. Il faut d’abord s’élever au-dessus de la vie du corps physique, puis au-dessus des désirs du corps, puis des sentiments nés du monde de la vallée, puis des pensées mécaniques nées de la culture de la vallée pour enfin entrer dans le royaume de la clarté, de l’harmonie supérieure, de l’impersonnel, de l’universel, de l’intelligence supérieure. Ceux qui ont gravi une haute montagne ont vécu cette expérience de s’élever au-dessus de tous les autres sommets et d’entrer dans le royaume du silence et de la pureté. Ils pouvaient alors contempler de haut les montagnes des problèmes du monde en s’en sentant délivrés. 
 
Ils pouvaient puiser une force pour changer les choses,  pour les améliorer. La montagne est le lieu de l’initiation  et de l’ennoblissement. Elle commence dans la vallée  et s’élève jusqu’au ciel. Elle unit les deux mondes des  ténèbres inconscientes et de la pleine lumière du jour.  Elle ne favorise pas l’un au détriment de l’autre, mais  les protège et les harmonise. Ainsi, il ne s’agit pas de  remplacer une nature par une autre, de supprimer  « la nature inférieure » pour faire vivre « la nature  supérieure ». Une telle attitude équivaudrait à faire  descendre le sommet dans la vallée. Et pour cela, il  faudrait détruire la montagne de Dieu. Or, il ne s’agit  pas de détruire mais de construire. Dieu le Père, caché  dans le sommet, doit s’unir à Dieu la Mère, cachée  dans la vallée. C’est le travail de l’homme d’unir en lui  les deux pôles.  S’élever vers le sommet, c’est laisser derrière soi le  confort de la vallée. Il ne faut emporter avec soi que  l’essentiel… Car ceux et celles qui connaissent la  montagne le savent bien : il est impératif de voyager  léger ! Ainsi, il faut se détacher de certains désirs,  de certaines préoccupations… Plus l’on s’approche  du sommet, plus il faut lâcher du lest au niveau des  pensées, des préjugés, des croyances… D’autres  sentiments, d’autres pensées, d’autres sensations  peuvent alors venir vers soi. Tel est le chemin de  l’Initiation des 6 lunes, de la résurrection des Mystères  d’Enoch. Il s’agit d’une transformation qui peut être  douloureuse et difficile, mais qui conduit finalement  vers un grand allègement et une grande purification, en  ouvrant le chemin vers de vastes horizons, jusqu’alors  inconnus et insoupçonnés…
 
Les trois étapes de l’alchimie  des 6 lunes : de la chenille au papillon  Une autre image que nous offre le grand livre de  la nature vivante peut nous aider à comprendre le  processus que le candidat devra vivre et traverser au  cours de l’initiation des 6 lunes : celle de la chenille  qui devient papillon, après être passée par toutes les  métamorphoses de la chrysalide. Dans son psaume  42 de l’Evangile Essénien, l’Archange Ouriel décrit à la  perfection les processus intérieurs et les épreuves que  doit nécessairement rencontrer l’initié aux 6 lunes, à  l’image de la chenille qui se transforme et travaille sur  elle pour devenir un papillon :  « Dans la faiblesse et l’espoir, l’homme se tourne  naturellement vers la Lumière.[…] Les hommes veulent  vivre avec le monde divin et attendent la libération. Ils  aimeraient pouvoir vivre en Dieu et se sentir libres dans  leur être. Sache que tout cela est une illusion. Rappelle-toi  que la Tradition de la sagesse associe l’homme  au papillon. L’homme est avant tout une chenille. En  cela, il est très limité dans ses déplacements, dans  ses perceptions. Il est dépendant du monde qui  l’entoure et n’importe quel animal peut l’attraper et le  manger. L’homme doit accepter d’être une chenille et  comprendre le processus de transformation exigé. »  L’Archange Ouriel parle ici aux êtres qui veulent  travailler sur eux et se transformer, aux Enfants de la  Lumière sans équivoque. Il commence par leur montrer  que se tourner vers la Lumière pour avoir des réponses  est déjà en soi une faiblesse qui révèle un manque de  compréhension élémentaire des lois de la vie. Il laisse  entendre que l’homme est totalement inconscient  des forces qui vivent en lui et qu’il n’y a pour ainsi dire  rien en lui qui puisse rencontrer la Lumière. Il affirme  que l’homme n’a pas compris et mis en application  la première des lois, la loi des affinités selon laquelle  « qui se ressemble, s’assemble » ou dit autrement : « on  attire à soi ce que l’on est ». Il ne voit pas que de par  son hérédité, le climat social et culturel de la nation qui  l’a formé et par l’état général du monde dans lequel il  vit, il est totalement impossible que la Lumière vienne  partager sa vie avec lui. Pour les mondes de la Lumière,  l’homme – même l’Enfant de la Lumière – qui cherche  à entrer en communication avec eux, est semblable à  la chenille : un être nuisible qui ne peut ni recevoir, ni  donner la Lumière, mais qui cherche à l’attraper par  quelque moyen que ce soit.
 
 « La chenille ne peut pas recevoir la Lumière et vivre en  elle. Elle doit prendre le chemin d’être enfermée dans  un cocon, coupée du monde pour un certain temps. » 

Extrait : Par Olivier Manitara sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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RETROUVER le chemin de la LUMIERE

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 

SF002_signatures-frequentiellesLa « nuit noire de l’âme » est une expérience peu connue, et qui serait pourtant très répandue, en témoignent les nombreux récits sur le sujet. Elle se caractérise par une perte profonde de sens, sur notre vie et nos croyances ; une sorte de « dépression » de l’âme, qui plonge au cœur de nos peurs les plus profondes, et prépare à une véritable transformation intérieure. L’égo se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

Ce sentiment de désolation spirituelle a été largement relaté à travers les siècles. Dans les écoles des mystères de l’Égypte antique, on essayait de le créer artificiellement, pour tenter d’atteindre un éveil « en accéléré ». Enfermé dans un sarcophage, l’expérimentateur était confronté à ses peurs intimes: l’obscurité, la solitude, la mort. Après quelques jours, le sarcophage était ouvert. Les survivants avaient réussi l’initiation. Dans la mythologie, on retrouve d’autres récits similaires, parfois appelés « voyage au bout de la nuit » ou encore « descente aux enfers »

Le premier à avoir utilisé l’expression est le mystique Jean de la Croix, au XVIème siècle, dans son livre « La nuit obscure ». Les récits de nuit noire ont de nombreux dénominateurs communs. Elle touche très souvent des personnes qui cheminent, par le biais du développement personnel ou de la spiritualité, et qui pensent avoir trouvé une forme de vérité, de sérénité. Selon Jean de la Croix: « Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l’âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l’âme qui n’est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles. » 

Ainsi, à l’image des premiers rayons de soleil qui viennent réchauffer la terre et chassent la pénombre, la nuit noire de l’âme crée une dynamique, un mouvement de vie, elle génère un changement en profondeur. Pour Fanny, une consultante en webmarketing âgée de 28 ans, « ça a commencé après un épisode extrêmement fort, ou j’avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil, et d’avoir trouvé ma place. Puis ce sentiment s’est évanoui. Et toutes mes peurs sont ressorties. J’ai pensé que je serais comme ça toute ma vie, dans une tristesse, une colère omniprésente. Je me suis désintéressée de mon cheminement spirituel. J’ai eu l’impression que tout ce que j’avais appris était « n’importe quoi ». 

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tolle, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps. 

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n’arriverai à rien, j’ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation. 

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

D’après les récits, la manière dont une nuit obscure de l’âme se termine est souvent la même. On vit dans sa chair ce qui est souvent relaté dans les enseignements spirituels, ou les récits d’éveil : lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions. Eckart Tolle explique: « (les personnes) s’éveillent à quelque chose de plus profond qui n’est plus basé sur des concepts dans leur tête : un sentiment plus profond de but ou de connexion avec une vie plus grande qui ne dépend plus des explications, ni de rien de conceptuel. » 

Alors que des peurs profondes s’évanouissent et que les jeux du mental s’apaisent, on éprouve une énorme gratitude, un sentiment de libération très puissant. 

Par la suite, même si des pans entiers de croyances sont tombés, l’apprentissage n’est pas terminé. Mais notre regard sur les jeux de l’égo a changé, et les leçons de vie semblent plus directes, plus rapides à intégrer. On se laisse moins happer par les vagues. Un espace de sérénité s’est ouvert et l’on peut continuer de le nourrir en soi.

source INREES 

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L’ART DU DÉTACHEMENT ET L’AMOUR INCONDITIONNEL

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

L’amour inconditionnel réside dans le sein de la déesse. Et pourquoi trouvai-je cela la chose la plus magnifique qui soit? Parce que cela signifie que cette femme possède plus d’amour que d’association; là où était l’association, rien n’existe que l’amour, parce que cela seul vous reste lorsque vous retirez tout ce qui soutient vos sentiments de victime à chacun des niveaux de votre vie. Et maintenant je dis que la déesse est florissante car, de son sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé ; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est l’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

l'art du détachement

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce démon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de raison de vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle journée à suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ont vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez-vous?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement?

Ce n’est pas difficile du tout; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc sein, ne coule que l’amour. Cet amour n’est pas forcé; il est, car il n’existe là rien d’autre. Et pourquoi ceci est-il si important? Parce que c’est la qualité qui fait un Christ. C’est I’amour qui guérit. C’est l’amour qui relie et l’amour qui soutient. Et l’amour ne peut exister dans un état d’attachement. Combien d’entre vous comprennent? Tournez-vous vers votre voisin et expliquez.

Eh bien, une des raisons pour lesquelles vous gardez ce demon intact, ce démon dont vous commencez à comprendre un peu mieux la nature, une des raisons est que – regardons les choses ainsi – si vous neutralisiez l’ombre du soi en vous, vous avez peur de ce que vous pourriez être sans lui. Autrement dit, quel serait le stimulus à vos conversations ? Combien d’entre vous comprennent? Et vous craignez aussi de ne pas avoir de .raiso~ d~ vous lever tous les matins, prêt à passer une nouvelle Journee a suer sang et eau sans sombrer dans une dépression nerveuse. Réfléchissez-y. Les gens craignent de se retrouver nus, sans aucun attachement, parce qu’ils ont une peur réelle de ce qu’ils pourraient être ou de ce qu’ils pourraient devenir parce qu’ils ?nt vécu une camaraderie véritable et fructueuse avec ce que l’on appelle l’ombre du soi. Ils sont attachés aux attachements. Combien d’entre vous comprennent?

Voilà un concept déconcertant! Je ne souhaite pas en dire plus là-dessus dans notre conversation unilatérale, parce que je ne veux pas que vous vous endormiez avant la fin et créiez un attachement vis-à-vis de l’enseignement que je viens de vous donner, ce qui est toujours un risque. Que dire de l’idée que la raison pour laquelle vous ne laissez pas volontiers tomber votre passé est peut-être que celui-ci a été un tel compagnon de votre présent, ce qui impliquerait que vous devriez devenir une autre personne en quelque sorte, et, comme vous êtes quelqu’un qui veut toujours contrôler ses attachements, cela vous empêche quelque peu d’exercer ce contrôle. Combien d’entre vous comprennent? Je vous le dis, les saints naissent d’un tel feu – c’est la vérité – et les maîtres aussi, qui sont des personnes authentiques et vraies engagées dans une divine mission, celle de découvrir le défaut qui a inhibé leur progrès depuis des millénaires. Ils veulent vraiment le découvrir. C’est ce qu’ils veulent vraiment.

Ainsi, vous savez, vous n’avez pas tant de karma que cela. Ce que vous avez, c’est un défaut – un défaut – que vous pouvez maîtriser, et il s’agit du défaut le plus évident dans votre vie. Vous pouvez le maîtriser en prenant une épée et en renversant les béquilles qui le soutiennent, et vous découvrirez qu’il est vide. Ce sont les béquilles qui vous font revenir vie après vie après vie. Comprenez- vous ?

Nous savons bien qu’un enseignement de cet ordre ne va pas être entendu par certains d’entre vous. Vous entendez de façon sélective et éludez de grandes parties de mes enseignements. Il existe de grands espaces où rien n’a été retenu, alors que je suis un orateur bien meilleur que cela. Votre ouie devient sélective lorsque vous ne voulez pas entendre ce que je vous dis, mais, je vous le dis, vous êtes ici pour l’entendre. Vous êtes venu ici afin d’entendre ce que vous n’avez jamais auparavant voulu entendre.

Le premier pas permettant de résoudre ceci est qu’il a fallu toutes ces années pour vous amener à un point où votre connaissance est parvenue au-delà de la superstition et au-delà du fanatisme, à un point où nous pouvons maintenant nous approcher du centre sans causer d’hystérie. Je vais encore rencontrer quelques personnes hystériques parce qu’elles n’écoutent pas. Elles n’écoutent pas l’enseignement dans son intégrité, elles ne le contemplent pas pleinement jusqu’à voir par elles-mêmes que tous ces blocs sont en réalité vides et que la seule chose qui soit réelle à leur sujet est le blâme. Et une fois que nous nous sommes débarrassés de lui, il n’y a rien d’autre et ce qui existe à sa place est l’amour. Telle est la qualité divine dont nous sommes à la recherche. C’est ce pouvoir qui déplace les montagnes. Eh bien, il m’a fallu tout ce temps pour vous amener dans ce petit endroit où vous puissiez écouter ce simple message. Et c’est aussi simple que cela.

Est-il donc si difficile de vous détacher de votre attachement? Ce n’est pas difficile du tout ; si vous vous appliquez à vous concentrer sur le manque en dehors des gens, lieux, temps et événements, le manque ne peut se maintenir en tant que manque, il n’existe pas. Et lorsque se produira cette illumination, le cerveau fera tout son possible pour redéfinir ses connections conformément à cette compréhension. Que se passe-t-il donc lorsque vous prenez conscience qu’en vous n’existe rien que l’on puisse appeler manque, peur, maladie ou mal – ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser – ou ignorance ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous savez cela? L’espace entier de cette contemplation est balayé parce qu’il ne peut se maintenir seul. Il est balayé et un pouvoir prend sa place : le pouvoir de l’espace libre, l’amour. C’est dans un tel lieu que le miraculeux se produit. Le miraculeux ne se produit pas dans le passé, il ne se produit pas non plus dans le futur. Il a lieu au moment où vous êtes présent, lors de votre contemplation; c’est à ce moment que le miracle a lieu. C’est le seul espace dans lequel il peut se produire. Quel est le miracle? Le miracle est que le mensonge est aboli et qu’à sa place apparaît l’abondance. Elle avait toujours été là, elle a toujours été là. Ceux d’entre vous qui n’entendent pas très bien, vous allez continuer à préserver votre sale petite conscience et vos sales petits modes de pensée et à être ceux qui possédez votre passé parce que celui-ci vous offre une raison de vous plaindre et quelque chose sur quoi travailler, tout cela parce que vous ne me croyez pas, moi, mais croyez assurément en votre manque.

Ceux d’entre vous qui tiennent par-dessus tout à leur tourments – vos tourments imaginaires, votre trahison imaginaire, vos réactions méchantes imaginaires – ceux d’entre vous qui vont y tenir par-dessus tout, votre vie ne va être rien d’autre que l’enfer non seulement pour le reste de cette vie-ci, mais également pendant toutes vos vies à venir. Quel est le prix à payer pour votre attachement à l’ «ombre du soi» ? Le prix en est que l’amour que vous portez à cet être erroné vous séduit plus que l’amour de la vie et les opportunités qui font que chaque jour l’amour de cette bête est plus important que l’amour de la vie – et la participation à cet amour de quelque manière que ce soit, dans chaque action, dans chaque pensée, ce qui nous permettrait de dire que nous sommes réellement en vie, et en vérité, que nous avons réellement vécu. Vos manières de pensées, petites et erronées, ne vous permettront jamais de faire l’expérience de la vie, malheur à vous. Et vous ne serez jamais un maître dans cette école car le salaire de la maîtrise est très strict. Non seulement il requiert la conquête de soi, mais il requiert aussi l’absolution du divin en nous. Ceci signifie la liberté de notre divinité. Et cette divinité, où réside-t-elle? Elle réside précisément là où vous imaginez que réside votre manque. Notre divinité, c’est la volonté. C’est l’épée de la volonté qui nous permet, comme un législateur, de déterminer quelle vie nous voulons. Moi, je dis qu’aucun ennemi, ni aucun homme, ni aucune femme, ni aucun parent n’est assez imposant pour me priver de ma vie et de mon pouvoir de faire ce que je veux de ma vie. Personne n’a eu une telle importance dans ma vie. Pourquoi en serait-il ainsi pour vous?

Ainsi, ceux parmi vous qui ont des oreilles, écoutez ce que je viens de dire et n’y apportez aucune interprétation qui changerait le sens de mon enseignement. Ceux parmi vous qui veulent savoir, votre liberté est à portée de main; votre légèreté d’être absolue est à portée de main. Et peu importe qui vous êtes – et peu importe quelle langue vous parlez, si vous savez lire, si vous savez écrire ou pas – nous sommes tous égaux en Dieu. Et lorsque nous prenons un moment pour nous regarder droit dans les yeux, pour regarder nos limitations et pour définir notre manque par ce qui lui sert de support, lorsque nous retirons ensuite ces mêmes supports, je jure que nous mettons en œuvre le divin, chose que nous avons tous la faculté de faire. L’amour est un aimant. Il est magnétique et puissant. Le manque est artificiel, limité et destructeur. Le merveilleux véritable, nous ne l’avons pas encore appris dans l’école; on ne peut l’apprendre avant d’avoir appliqué et maîtrisé cette leçon. Combien d’entre vous comprennent? Qu’il en soit ainsi.

Notre premier pas dans cette entreprise eut donc lieu avant cette vie-ci; s’ensuivit notre rencontre, vous et moi, et cette école. Tel fut le premier pas : faire en sorte que vous demandiez, que vous exigiez que l’âme requiert que vous recherchiez dans cette vie une solution significative à votre dilemme, à ce petit et unique problème qui est le vôtre. Et lorsque nous donnons satisfaction à l’âme, nous sommes libres d’aller où bon nous semble. Ce soir, j’ai satisfait l’âme en donnant à celui qui la porte l’information qui lui est nécessaire en sorte qu’il puisse prendre les décisions qui conviennent à propos de cette petite attitude, ainsi que la manière de l’éliminer. Je ne peux l’éliminer pour vous – ce n’est pas mon chemin – mais je suis votre professeur et je vous assure que cette discipline est la plus rapide, la plus radicale de toutes. Elle va vous lancer dans l’espace libre plus rapidement que tout ce que je vous ai enseigné jusqu’à présent. Ce pas est à la portée de ceux qui veulent bien le prendre.

coeur

Cela peut ne pas sembler tâche bien ardue, mais, je vous le promets, renoncer à votre fierté est en vérité très difficile à faire. Être humble est difficile pour un homme ou une femme. L’acte de pardonner et la prostration de soi dans l’acte de pardonner – pour en donner une image, se prosterner, signifie que l’on se met la face à terre, que l’on s’étende sur le sol comme un aigle à la merci de quelque chose de plus grand – c’est cela l’image. Cela signifie que l’on accepte de renoncer à ce que l’on est pour quelque chose de plus grand et de le sacrifier. Ceci n’est pas facile mais on peut aussi dire que ça l’est.

Et au moment où vous allez vous concentrer sur ce petit problème ou sur cette attitude, vous allez découvrir que – et je vous abjure de ne le relier en aucune manière avec le passé, ni avec aucune personne de quelque manière que ce soit, ni à aucun événement quel qu’il soit, non plus qu’à aucun temps, je vous en abjure – si vous vous concentrez sur cette petite attitude selon ces recommendations, vous allez découvrir que ce ne sera rien. Vous voilà maintenant à apprendre le secret. Il suffit en premier lieu d’acquérir la connaissance, et vous possédez désormais cette connaissance. En second lieu, vous devez accepter de faire ce que je vous ai enseigné.

Quand allez-vous faire cela? Quand vous voulez : ce soir, demain matin, demain après midi ? À vous de choisir. Et vous découvrirez cette chose en vous, et je vous promets qu’avec un peu d’aide de votre ami, elle va faire surface. Comme toujours, vous avez alors le choix d’agir à son encontre ou de la laisser courir. Si vous êtes décidé à agir, il vous suffit d’aller quelque part, de fermer les yeux – mettez un bandeau sur vos yeux si possible – installez-vous dans un endroit tranquille, mettez cette étoile, roulez vos yeux en arrière, serrez, soufflez, et commencez à faire monter l’énergie. Et quand vous êtes prêt, prenez cette petite attitude et placez-la ici ( le lobe frontal) dans votre concentration sans y mettre aucun autre attachement. Alors que vous allez le maintenir là pendant un certain temps, il va essayer de se dérober; vous allez alors devoir souffler et le ramener dans votre concentration, et cela sans attachement. Quand vous ferez cela, je vous promets que votre monde va changer – votre vie, le flux de votre énergie et votre liberté – et lors de notre prochaine rencontre, vous aurez acquis de la sagesse. Vous comprenez? Qu’il en soit ainsi.

Tout le monde à travers les âges a posé cette question proverbiale : Maître, qu’est-ce que l’amour inconditionnel ? L’amour inconditionnel est ce qui toujours est. S’il n’existe pas d’attachement, il apparaît dans tout son éclat. Ce n’est pas quelque chose qu’il vous faille être; c’est ce que déjà vous êtes. À sa place sont maintenus illusions et mensonges. Ceux-ci enlevés, l’amour est là. Il n’est nul besoin d’y apporter d’efforts. C’est la nature de notre être, mes bien-aimés. Nous avons été conçus dans l’amour ; nous y demeurons donc. Point Zéro est l’amour, et tout le pouvoir qui a formé toutes les dimensions, tous les plans et tous les cieux est ce même pouvoir. Ayant été conçus dans la matrice d’un tel amour, ce dernier se doit d’être l’aspect de notre nature véritable. Etre autre que cela est un artifice par rapport à cette nature. Telle la raison d’être de ce qu’on appelle la roue de la réincarnation…

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini p. 49  aux éditions Adda. Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Un nouveau visage du Christ

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2015

 

 

christPlus de 2 000 années se sont maintenant écoulées depuis la naissance d’un être dont l’influence et le rayonnement allaient se faire sentir pendant des siècles et qui, encore aujourd’hui, ne laisse personne indifférent. Près d’un quart de siècle s’est aussi écoulé depuis que l’Américain Eugene E. Whitworth mettait la dernière touche à un roman mystique retraçant ce qu’aurait pu être la vie de ce personnage incontournable de notre histoire collective. Il est difficile de décrire toute la magie qui s’empare du lecteur et la beauté et la profondeur des révélations que ce livre apporte sans en diminuer un peu à l’avance l’éclat pour qui n’a pas encore eu la chance de tenir entre ses mains « Les neufs visages du Christ ». Ouvrir les pages de cet ouvrage rédigé à mi-chemin entre la fiction et la réalité, c’est se faire prendre peu à peu au jeu d’une fabuleuse histoire qui, fondée sur les personnages historiques de Jeshua, fils de Joseph le charpentier et de Marie la Vierge immaculée, nous entraîne, à travers une profusion de détails extrêmement précis, à revivre la lointaine époque où l’histoire de notre civilisation judéo-chrétienne a vu le jour.

Qui était vraiment Jésus et quelle préparation a-t-il pu au juste recevoir au cours des premières années de sa vie et jusqu’à l’âge de trente ans avant d’entreprendre sa vie publique rapportée avec plus ou moins de précision dans la Bible ? L’histoire officielle est quasi silencieuse là-dessus si ce n’est certains éléments portant sur les prodiges associés à sa naissance et sur la marque profonde que ce jeune enfant doué laissa dans les esprits de l’époque par ses paroles de sagesse prononcées lors d’une cérémonie juive à la synagogue. Ce livre, « Les neuf visages du Christ » soulève en bonne partie le voile de mystère entourant le sujet depuis toujours en nous révélant un être à la fois très humain et très humble, mais aussi troublé par les doutes qui l’habitent devant le fardeau colossal de la mission qui l’attend, celle du Messie dont la venue est attendue de tous. Loin d’être le fruit d’un hasard divin, la formation de cet être unique fut confiée aux soins d’un groupe au mysticisme très avancé, les Esséniens, des gens fort discrets dont l’histoire officielle n’a retenu que l’apparente pauvreté extérieure et le dévouement à soulager les souffrances d’autrui. Son père était lui-même un maître de sagesse rattaché à la hiérarchie spirituelle de l’humanité alors que sa mère avait été préparée depuis sa plus tendre enfance à sa vocation de servante de Dieu.

Mais, encore une fois, les mots ne peuvent arriver que bien imparfaitement à faire justice à la qualité du récit et à la profondeur de son enseignement adroitement tissé au fil de sa trame. Déjà on pourra avoir un réflexe de recul à la vue des mots « Dieu » et « Christ ». Mais bien vite on dépasse ce premier niveau pour accéder au sens le plus élevé et à une vision des plus spirituelles, au-delà de tout ce qui peut limiter ou catégoriser. Car nous sommes bientôt plongés au coeur de ce que le cheminement d’une âme qui s’éveille au pourquoi son existence incarnée peut offrir de plus précieux à chacun de nous, aujourd’hui même. Nous sommes, chacun de nous, ce Christ qui, d’étape en étape, progresse vers la pleine manifestation de sa perfection divine immanente. Neuf initiations, neuf grands passages d’une réalité à une autre, encore et toujours plus grande, constituent l’architecture chronologique de ce récit prodigieux.

Quelle voie l’âme d’un être choisi pour incarner à la perfection le potentiel divin suit-elle ? Celle de l’initiation aux grands mystères de la vie. Quels guides peuvent aider cette âme à progresser à travers toutes les embûches parsemant la voie de l’éveil jusqu’à sa parfaite expression divine ? Les écoles de mystère de l’ancienne antiquité qui, à travers le monde et personnifiées par des maîtres enseignants impitoyables mais justes, ont toujours existé jusqu’à ce jour pour aider l’élève lorsqu’il est prêt à entreprendre le voyage le plus important de toutes ses existences successives. Quel but est visé par ce cheminement incroyablement long et ardu ? La création d’un corps de lumière immortel, transcendant toutes les limitations de la matière et capable de miracles en apparence inexplicables. Mais surtout, quelle mission le Christ réalisé s’était-il vu confier jadis pour sauver l’humanité? Créer la véritable religion universelle, celle qui allait ouvrir la Voie de l’illumination divine à tous les êtres qui voudraient s’y engager, une Voie que les structures de la religion chrétienne n’ont pas su incarner et qui n’étaient pas celles souhaitées à l’origine par l’être divin dont cette chrétienté a voulu utiliser la grandeur pour masquer ses propres imperfections.

Car c’est un accès direct au divin, sans intermédiaire ni “inter-prêtre”, que de sa vie Jésus voulait être l’exemple vivant. C’est aussi par l’incarnation dans chaque aspect de la vie, autant dans l’amour ressenti envers un conjoint, ses enfants, ses frères et soeurs et parents, autant dans la passion du coeur que la logique de la raison, que doit s’exprimer cette quête sacrée du divin, et non par d’interminables privations qui, si elles sont nécessaires parfois, ne peuvent être un but en soi. La vie et l’évolution du mystique passe par tous les volets de l’existence car la matière première de l’éveil de la conscience, c’est justement ce que nous sommes : des humains de chair et de sang, avec des émotions et des élans de passion. Voilà quelques-uns des enseignements parmi bien d’autres qu’une lecture de ce livre vous permettra de retirer.

Mais l’essentiel, le plus important, la quintessence de ce que vous retiendrez de l’expérience profondément bouleversante d’une identification complète avec les pensées et les émotions les plus secrètes de Jésus livrées à travers ces pages, c’est une profonde transformation de votre perception de ce personnage historique. Jamais plus n’entendrez-vous ou ne lirez-vous les paroles célèbres que l’histoire a retenues de Lui sans en comprendre en même temps une nouvelle dimension chargée d’une toute nouvelle signification. Ce qu’il a fait, et ce livre vous permettra de mieux l’apprécier, vous pouvez véritablement le faire vous aussi! Et le temps de réaliser ceci est enfin arrivé! Voilà sans doute pourquoi vous ne voudrez pas manquer, à l’instar de millions d’autres lecteurs et lectrices, de lire et relire « Les neuf visages du Christ ».

Présentation/synthèse réalisée par Jean Hudon, traducteur pour la version française.

 

Eugene E. Whitworth, l’auteur de ce livre, est originaire de San Francisco en Californie. Toute sa vie, il s’est passionné pour la religion et ses innombrables expressions à travers le monde. Lui et son épouse ont voyagé dans tous les coins et recoins de la planète à la découverte des rites religieux et des danses et chants sacrés. On dit que sa connaissance des religions est encyclopédique. Président-fondateur de la Great Western University aux États-Unis, il s’est spécialisé dans livrel’enseignement de la psychologie de la gestion en affaires à l’intention de directeurs de compagnies et d’étudiants. Il poursuit son oeuvre aujourd’hui en donnant des conférences partout dans le monde, faisant mieux connaître l’importance de l’universalité de la pensée religieuse afin de contribuer ainsi à l’avènement de la paix mondiale.

Voici en terminant ce que l’auteur de ce livre nous en dit sans sa préface: « Le personnage principal n’est pas Jésus. Des événements ressemblant à ceux rapportés sur Sa vie sont utilisés dans ce livre, mais ils sont également semblables à ceux entourant la vie des Avatars d’autres religions. Il n’existe aucune preuve écrite historique et officielle de Sa vie, ne l’oubliez pas. (…) Le personnage central de ce livre ne peut être autre que le grand Aspirant à l’Initiation éternelle — l’Esprit-Soi de la personne qui lit ! »

Pour commander Les Neuf Visages du Christ : http://ow.ly/eiCpk

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L’influence des gemmes

Posté par othoharmonie le 30 juin 2015

 

gemmesDepuis l’aube des temps, pierres précieuses et semi-précieuses sont reconnues comme de puissants véhicules de guérison et de protection. Des groupes tribaux les plus primitifs jusqu’aux grandes civilisations de la Grèce et de l’ancienne Egypte, cette connaissance, qui a franchi les siècles, se retrouve dans toute société humaine. 

L’homme éprouve un amour inné pour les gemmes, un amour qui jaillit de leur résonance avec les states minérales de son être. En quelque manière, les pierres forment une partie intégrante de notre être, puisque nous sommes faits de la substance des étoiles et reliés à l’univers par les fréquences d’énergie du monde minéral. 

On comprendra que lorsque ces minéraux s’organisent en groupements spécifiques afin de créer des pierres précieuses, leur influence sur notre santé et notre bien-être soit considérable. 

L’homme préhistorique utilisait les gemmes afin d‘obtenir une protection et de se rendre invisible à l’œil « intérieur » des prédateurs. Tenus en haute estime pendant plus de quarante mille ans, les cristaux ont été employés comme objets de pouvoir ou à des fins divinatoires. Lors de son initiation, le chaman aborigène est littéralement rempli de nombreux cristaux, placés à l’intérieur de son corps par des moyens magiques ; un cristal est « frotté » à l’intérieur de son front afin qu’il obtienne le pouvoir de longue vue pour le troisième œil. 

Pharaons, Aztèques et Incas, mandarins de l’ancienne Chine, voyants et sages de l’Inde éternelle connaissaient la force ésotérique des gemmes en tant qu’objets de pouvoir ; Les anciens astrologues qui croyaient aux influences planétaires spécifiques des gemmes, utilisaient les pierres brutes pour lutter contre les énergies planétaires maléfiques. Au XVIIè siècle, les médecins pensaient que des influences bénéfiques était placées dans les pierres précieuses par la grâce de Dieu, afin de protéger les hommes du danger et d’ « attirer » la richesse et la réussite. Nombreux étaient les pouvoirs attribués aux pierres à cette époque ; si elles vous apportaient la richesse, elles passaient aussi pour protéger les hommes du tonner et de la foudre, des épidémies et maladies de toutes sortes, annoncer l’avenir, guérir l’insomnie, prévenir la paresse et la sorcellerie, garder les êtres chastes et les rendre invisibles. 

A l’évidence, on peut contester les pouvoirs attribués aux gemmes par les médecins du XVIIè siècle. En revanche, nous possédons des preuves intéressantes dès le début du XIXè siècle, lorsque des expériences furent conduites avec une sensitive, Frederike Hauff (née en 1801), surnommée « la voyante de Prevorst », et douée d’extraordinaires pouvoirs de clairvoyance. Le cristal de roche avait le pouvoir de la mettre en transe, mais placé sur son estomac, il raidissait tous ses muscles et la jetait dans un état épileptique, ses muscles devenant si rigides qu’ils résistaient à tous les efforts visant à faire mouvoir ses articulations. 

L’illustration des effets que certains minéraux peuvent avoir sur les sensitifs montre à quel point nous devrions faire attention dans le choix des pierres que nous portons. Il ya bien des années, un ami à moi décidé de porter autour de son cou un authentique tiki maori fabriqué à partir d’une stéatite verte. Peu de temps après, il ressentit des douleurs à la poitrine, sans faire le rapprochement avec le tiki. Finalement, il décida de consulter un docteur au sujet de ces douleurs persistantes. Afin de ne pas paraître bizarre ou anticonformiste face au docteur, il enleva le tiki ; la douleur disparut en un clin d’œil. Nous avons appris par la suite qu’en Nouvelle Zélande, le tiki était une amulette portée par les femmes enceintes, il réalisa l’erreur grossière qu’il avait commise. Le tiki retourna dans un tiroir, où il avait reposé des années durant, et ne fut plus porté depuis. 

Au regard de l’usage répandu des pierres précieuses et semi-précieuses dans les plus grandes de nos civilisations, il semble difficile de nier les nombreuses affirmations de leurs pouvoirs. La plus grande partie du discours des Anciens quant aux qualités protectrices et thérapeutiques des pierres est promptement considérée par l’homme moderne comme le fruit d’une superstition fondée sur l’ignorance et la peur. Et pourtant, nombre d’entre nous continuent de porter des pierres, des gemmes et des métaux afin de se protéger des malades. A preuve, le bracelet de cuivre porté couramment par les hommes comme les femmes pour éviter l’arthrite et les rhumatismes. 

Durant des milliers d’années, les pierres ont été utilisées à des fins thérapeutiques. Selon certaines hypothèses, les médecins et chamanes indiens faisaient un tel usage des gemmes que les Européens finirent par s’intéresser à leurs recherches thérapeutiques. Les gemmes sont employées de multiples façons. L’une des méthodes les plus communes consiste naturellement à porter la pierre sur soi, afin que celle-ci influence directement nos champs d’énergie. En Inde, les médecins ayurvédiques brûlaient les gemmes et les réduisaient en poudre pour fabriquer des médecines. Plus récemment, les pierres étaient conservées dan des flacons d’alcool, dans une obscurité complète, jusqu’à ce que le fluide absorbe les fréquences vibratoires des gemmes ; le liquide étai alors donné sous forme de gouttes pour guérir diverses maladies. 

imagesAlors que les voyants et les guérisseurs du passé étaient conscients de l’importance de l’aura, et de la protection par les gemmes et les différentes amulettes et formes talismaniques, nous avons perdu cette conscience et cette connaissance. Pourtant, certains faits nouveaux laissent penser que ces anciennes pratiques réapparaissent aujourd’hui sous une forme moderne, et sans doute allons-nous assister à une résurgence de la conscience quant à l’importance de l’aura et de la protection qu’elle apporte contre les influences débilitantes. 

S’il est évident que la meilleure façon de maintenir une aura saine est de se centrer sur les plus hauts niveaux de la conscience, et d’équilibrer ce trajet vertical avec l’expression horizontale pratique de la conscience du plan physique, il n’en est pas moins vrai que l’homme a toujours cherché à augmenter sa force et son harmonie au moyen d’un objet extérieur, qu’il s’agisse d’un bracelet ou d’un collier de pierres semi-précieuses, d’une structure talismanique, d’une bague de métal précieux, ou du moderne Pulsor. Tant que nous n’oublions pas que notre véritable pouvoir réside à l’intérieur de nous-mêmes, ces objets peuvent être considérés comme des supports utiles dans le maintien de l’équilibre de nos champs auriques.

 

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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AU SUJET DU TANTRA ARC EN CIEL

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

Pourquoi as-tu nommé ton approche du Tantra, le Tantra Arc-en-Ciel ?

382882La première raison est l’influence sur ma vie d’un séjour de près de dix ans que j’ai effectué à Hawaï de 2002 à 2012. En effet, si les îles d’Hawaï évoquent souvent des clichés de plages ensoleillées peuplées de surfers, en vérité la moitié de ces îles montagneuses est exposée à la pluie ! D’où une abondance d’arc-en-ciel, qu’il m’est arrivé de contempler jusqu’à deux ou trois fois par jour, me laissant absorber par la beauté et le mystère de ces manifestations colorées dans le ciel. 
Dans les années qui ont précédé mon départ à Hawaï j’avais donné à l’ensemble de mes stages l’appellation « Tantra du cœur », pour bien indiquer que cette approche est centrée sur le cœur et non pas sur le sexe comme le croient certains. Mais pendant les années où j’étais loin du pays, d’autres personnes ont repris cette expression. Aussi en rentrant en France j’ai senti de choisir ce nom « Tantra Arc-en-ciel », symbolisant l’ouverture de ce que l’on appelle « la flûte intérieure » (pour plus d’informations sur ce processus, on peut se reporter à mon article « du jardin du Tantra au Tantra Arc-en-Ciel« ).

En effet, chacune des sept couleurs de l’arc-en-ciel, du rouge au violet, représente l’un de nos principaux chakras et toutes les qualités qui lui sont associées. Le chakra du cœur (la couleur verte) se trouve juste au centre et symbolise notre capacité d’amour et notre humanité, avec les trois chakras du bas représentant notre énergie vitale, animale, et les trois du dessus donnant accès au monde subtil et à notre essence divine. Le chemin du Tantra consiste en la prise de conscience et l’ouverture progressive de ces centres d’énergie, ce qui nous amène à la réalisation de notre potentiel infini d’amour, de conscience et d’extase. 

On associe généralement les pratiques tantriques à l’amélioration des qualités relationnelles dans le couple, ce qui n’est pas faux, mais correspond plus à ce que j’appellerais la cerise sur le gâteau. Pour moi, le fondement du Tantra repose sur un développement intérieur qui ne dépend pas du fait d’être ou non dans une relation amoureuse. Il est vrai que le Tantra intègre positivement la relation à l’autre comme un miroir de notre propre énergie. Mais c’est un mythe de croire qu’il est indispensable d’être impliqué dans une relation amoureuse pour pratiquer le Tantra. En fait, toute situation est parfaite, que l’on soit seul, dans une relation de couple, ou dans des relations multiples, car l’essentiel c’est la conscience de plus en plus grande de notre trésor intérieur. Et lorsque cette conscience se maintient et se cristallise, on cesse d’être un mendiant; on devient un empereur…

Tu travailles aussi avec le Rebirth, en quoi cela complète la pratique du Tantra Arc-en Ciel ?

 
Le Rebirth est merveilleuse technique de travail sur l’énergie grâce à la respiration connectée. C’est une méthode à la fois simple et puissante pour libérer les tensions et les nœuds émotionnels hérités du passé, ainsi que pour s’ouvrir à des états de conscience élargis, y compris des expériences d’amour inconditionnel et d’extase. 

J’ai découvert le Rebirth en 1979 et pratiqué une centaine de séances dans les deux années qui suivirent. Cela m’a donné une confiance en moi et dans l’existence suffisante pour sortir des cadres traditionnels et me consacrer entièrement à la recherche intérieure, et au partage avec les autres grâce à l’animation de stages. Le Rebirth a en commun avec le Tantra d’être basé non pas sur le contrôle mais sur le lâcher-prise. Cela permet d’aller au-delà des limites de la personnalité ordinaire, et d’avoir accès à des prises de conscience et des réalisations de plus en plus larges.

Je me sers du Rebirth comme d’une préparation à la pratique du Tantra Arc-en-Ciel afin de dissoudre les peurs, crispations et croyances limitatives qui nous empêchent de nous ouvrir véritablement. Il est fascinant de voir à quel point l’énergie du groupe a changé après un Rebirth, et de sentir combien les personnes sont ouvertes, vibrantes, confiantes… Il devient alors beaucoup plus aisé de rentrer dans la profondeur des méditations tantriques, que ce soit avec soi-même ou avec un partenaire.

Il me semble que dans ton approche du Tantra, la célébration a une place importante….quel est le sens pour toi de ce mot « célébration » ? Et peux-tu donner des exemples dans ta vie personnelle ?

L’art de la célébration est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de mon maître spirituel, Osho. Lorsque je suis arrivé dans son Ashram à Poona, en Inde,  au mois de janvier 1980, j’étais un jeune homme bien sérieux, « dans la tête » et avec une vision de la religion empreinte de gravité. J’ai été trés touché par l’alternance des moments de silence avec ceux aussi intenses et nombreux de danse, de rire, et de célébration. Il faut dire qu’il y avait une pléiade d’excellents musiciens dans l’Ashram, d’Annhubava (Peter Makena) à Milarepa, de Deuter à Karunesh, à Miten et plus tard sa compagne Deva Premal, et tant d’autres, connus ou inconnus… Que de merveilleux moments où la musique inondait peu à peu le « Buddha Hall », donnait des ailes à nos pieds et nous emportait dans un tourbillon de danses où tout l’être pouvait s’abandonner sans aucune crainte du regard de l’autre. Chacun se laissait immerger dans la dynamique de son propre mouvement aussi bien que dans la puissante énergie du groupe… 

J’ai aussi été très marqué par les paroles d’Osho alors qu’il expliquait la différence entre le « Sannyas » traditionnel et son « néo-Sannyas ». La voie multi-millénaire en Inde du Sannyas était basée sur le renoncement : renoncement au plaisir des sens et aux relations amoureuses, renoncement à la vie pour se consacrer uniquement à une recherche intérieure basée sur l’ascétisme et le détachement. Les sannyasins traditionnels, encore très nombreux en Inde, vont sur les routes en mendiant leur nourriture et n’ont pas le droit, sauf pendant la saison des pluies, de rester au même endroit pendant plus de trois jours. Mon maître-mot, disait Osho, n’est pas la renonciation mais la célébration. Il a proposé  une nouvelle forme de recherche intérieure basée sur la créativité et un total « oui » à la vie, ce qui s’est exprimé plus tard dans la formule « Zorba le Buddha ». Zorba le grec représente l’amour de la vie terrestre, et la capacité à la célébrer complètement à travers la musique, la danse, le rire, la nourriture, l’appréciation de la nature et de tous ses cadeaux… Et Buddha incarne la conscience pure à l’intérieur de nous, le témoin innaffecté qui se cristallise au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit.
 
Il est un peu triste de voir qu’aujourd’hui de nombreuses personnes associent « célébration » avec la consommation immodérée de nourritures sucrées de mauvaise qualité, de tabac, d’alcool et autres agents intoxicants. Et c’est une grande joie de pouvoir co-créer à l’intérieur des stages de Tantra d’authentiques espaces de célébration grâce à l’ouverture du cœur, à l’énergie du souffle, aux danses et rituels de rencontre hommes-femmes… sans avoir recours à aucune substance nocive.
Pour moi la méditation et la célébration se complètent parfaitement, comme le font le jour et la nuit ou l’inspire et l’expire. L’intensité de joie vécue dans la célébration permet de goûter encore plus à la beauté du silence et de la sérénité qui émane de la méditation. Et dans cette paix et ce silence se trouvent les graines des célébrations à venir…

Tu co-animes en ce moment avec différents intervenants, je pense à Bruno Giuliani avec qui tu animes des stages de Tantra et de biodanza. Mais aussi avec le chanteur et musicien Abel Millot avec qui tu proposes un stage Tantra et Mantras. Il y aussi le stage La Danse Sacrée de Shiva et Shakti co-animé avec  Antoine van Limburg.


Peux-tu nous parler de ces rencontres et de ces stages qui ont des thèmes différents? 

J’ai eu la chance de rencontrer Bruno Giuliani et Antoine van Limburg au cours du dernier festival Festi-spirit organisé à Trimurti par mon ami Emmanuel Moulin. J’ai participé à un atelier de « Joïa » animé par Bruno, et j’ai eu la surprise de ressentir ses paroles comme venant d’une source qui m’était intimement connue … Le partage que nous eûmes ensuite a confirmé que nous étions bien des frères d’âmes, engagés sur le même chemin d’évolution avec des techniques un peu différentes (la Biodanza et le Tantra) mais très complémentaires. Après avoir participé avec bonheur chacun à un stage animé par l’autre, nous avons naturellement décidé de co-animer des groupes. ce qui à conduit entre autres à la co-création d’un merveilleux passage à l’année 2015 avec une soixantaine de participants… Et l’aventure continue avec un stage « les voies de l’amour sacré, Biodanza et Tantra » les 8, 9 et 10 mai aux Damias, prés d’Eourres.
 
En partageant avec Antoine van Limburg, nous nous sommes rendus compte que nous portions un projet très similaire de création d’un grand lieu d’accueil de stages, tout autant que de vie au quotidien, entièrement dédié au Tantra et à la méditation, dans le sud-est de la France.
Ce projet, que nous avons appelé « Shamballah », est en cours de développement et toute personne intéressée est bienvenue à nous rejoindre. Antoine est déjà le fondateur du gite de « Belles Ombres » en Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry, où nous allons co-animer notre premier stage « Tantra, la Danse Sacrée de Shiva et Shakti » le week-end du 30/31 mai.
 
Abel Millot est venu participer à un groupe l’été dernier avec moi, et comme j’ai souffert d’un rhume pendant quelques jours, je l’ai invité à animer des sessions de chants sacrés et mantras, au grand bonheur de tous les participants. Quelle beauté, quelle force d’évocation et quelle joie puissante dégagent ces chants, qu’Abel sait si bien partager dans la douceur et la simplicité ! Je suis très heureux de proposer un stage « Tantra et mantras » en co-animation avec lui le WE des 20/21 Juin, au moment de la fête de la musique et du passage à l’été…

Quels sont les trois livres sur le Tantra que tu conseillerais si il fallait n’en sauver que trois ? 

Le livre des secrets (tome 1) de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho). C’est le livre qui a changé ma vie et m’a incité à partir dans l’Ashram d’Osho il y a 35 ans ! Traduit à la fin des années 70 par Michel Sokolof, le fondateur du centre Trimurti, ce livre décrit les 24 premières techniques parmi les 112 méthodes de transformation intérieure attribuées à Shiva. Osho jette une lumière éclatante sur ce texte vieux de 5000 ans : le « Vigyana Bhaivara Tantra ».

L’Art de l’extase sexuelle de Margot Anand. C’est le livre le plus complet sur les techniques tantriques à destination des couples, écrit par la personne qui a sans doute animé le plus grand nombre de stages et de formations en Tantra dans le monde.

Tantra, connaissance suprême par Osho. Au-delà des techniques, Osho partage dans ce livre une grande vision spirituelle liée à l’essence profonde du Tantra. Un marchepied vers l’éveil…

Comment vois-tu l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel ?

Au-delà des stages d’initiation à la pratique du Tantra, je vois l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel dans la co-création d’un mode de vie tantrique avec les personnes souhaitant approfondir cette approche. Cela peut prendre deux formes principales : la création d’un lieu de vie permanent et la formation d’animateurs.

J’ai eu à trois reprises au cours de ma vie la chance de pouvoir créer un lieu dédié à l’accueil de stages ainsi qu’au développement d’un art de vivre fondé sur la partage, la méditation ei la célébration. J’y ai vécu chaque fois des moments extrêmement précieux, et un certain nombre de personnes m’ont témoigné des changements considérables que ces expériences leur avaient apporté. Je souhaite maintenant créer un lieu permanent dans le sud-est de la France, suffisamment étendu pour que puissent y vivre un groupe de résidents dans de bonnes conditions de confort et d’espace, et bien sûr y accueillir des stagiaires et des visiteurs. Face à tous les défis que connaît notre société, il me semble crucial Joel-leveque-copied’arriver à développer un mode de vie inspiré par le Tantra et la méditation ici, aujourd’hui, en Occident. Je vois un tel lieu comme une sorte d’Oasis pouvant aider de plus en plus de personnes à approfondir leur cheminement.

Il me tient aussi à cœur de transmettre tout ce que j’ai reçu au cours de mes 35 années de recherches et d’expérimentation en Tantra. Pour cela je pense proposer à partir du mois d’août une formation individualisée d’animateurs en Tantra Arc-en-Ciel, en trois cycles successifs pouvant être réalisé à son rythme, en une année ou plus. Pendant le troisième cycle les personnes en formation seront encouragées à approfondir un thème lié à l’émergence du Tantra dans notre société, et à partager leur recherche dans un mémoire ou une création audio-visuelle. Transmettre les enseignements du Tantra est à mes yeux le plus beau métier au monde, et je serais profondément heureux d’aider des personnes à aller sur ce chemin. 

Chetan Joël Samarpan Interview réalisée par Emmanuel Moulin www.tantra-arc-en-ciel.com

Stages : « tantra célébrer l’arc-en-ciel de la vie » et « Méditation, Massage et Tantra »
avec Chetan Joël Samarpan et Formation « Tantra, l’Eveil des Lotus »
Lieux: Ardèche et Cévennes

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La jonction entre le mental et le mental supérieur

Posté par othoharmonie le 24 mai 2015

 

kundaliniDans le mental nous avons, comme dans l’astral, une dimension inférieure et une dimension supérieure ; il y a donc un mental inférieur et un mental supérieur. 

Il faut examiner les rapports existants entre les fonctions du mental inférieur, qui s’occupe de l’organisation rationnelle de l’existence, et les fonctions du mental supérieur, pour engager un processus d’accord de plus en plus précis avec les dimensions supérieures, et réussir l’ensemble de l’opération d’initiation et de transfert sur un dimensionnel plus élevé. Il faut essayer de préciser les impératifs du mental inférieur et en quelque sorte les aspirations du mental supérieur. 

Cette opération est particulièrement délicate parce que cette planète est déconnectée, et que dans la majorité des cas, les conditions d’existence des êtres humains ne sont pas favorables à une mise en situation de jonction facile avec la dimension cosmique. Les impératifs matériels freinent toujours l’individu dans l’aménagement d’une liberté de temps, de l’énergie et de la conscience, pour un accord avec sa dimension supérieure. Rares sont les individus sur cette planète qui peuvent s’octroyer les conditions d’existence qui leur permettent de s’approcher d’un rythme leur donnant les moyens d’une conformité exacte avec leur dimension supérieure. 

Lorsqu’un individu se trouve dans des conditions de contact avec les dimensions supérieures et qu’il a le temps et l’énergie pour perfectionner ce contact, il est effectif qu’il va représenter une porte, mais en même temps, un élément délicat à intégrer et à gérer pour ceux qui sont attachés au continuum du mental concret pour mener des opérations d’adaptation du corps à la vie sur la Terre. 

Si on veut réaliser une jonction entre ces deux dimensions, il faut parvenir à une conceptualisation ressemblant un peu à celle qui s’effectue dans le cosmos. La dimension spirituelle intrinsèque, la conscience paradisiaque, l’état énergétique idéal et spirituel, vers lesquels on tend à se diriger, se trouvent relayés à l’heure actuelle, pour ceux qui n’arrivent pas à concevoir uniquement cette dimension spirituelle idéale, dans le céleste, par l’existence de ce qu’on appelle les anges, les extraterrestres, ou mieux les supra-terrestres, c’est-à-dire des entités, soit d’un niveau de conscience supérieur, soit d’un haut degré de civilisation, qui sont, en quelque sorte, un palier de conscience avant l’atteinte d’un idéal transcendant. 

Pour réaliser une jonction entre le mental concret et le mental supérieur, un Terrien avancé qui a réussi avec son mental concret à gérer son existence dans les meilleures conditions possible sur une planète déconnectée, s’il veut se mettre en liaison avec la dimension idéale et abstraite du mental supérieur, puis des véhicules spirituels plus élevés, va être obligé de faire un saut vers une dimension extraterrestre, puis angélique. 

Mais comment faire la liaison entre l’engagement poursuivi à un haut niveau et les impératifs concerts ? Par l’accès à un style d’existence qui soit le plus proche possible de ce que peut être le vie d’un équipage dans un vaisseau et qui permette de passer progressivement d’une dimension terrienne avancée à une dimension extraterrestre, puis à une dimension angélique, et enfin à une dimension idéale de principe. 

Les êtres humains ayant atteint un certain niveau de confort et de culture ont la possibilité d’envisager le monde spirituel, par l’intermédiaire des religions et des traditions sans pour cela appréhender une dimension extraterrestre. Mais souvent, celles-ci transportent une sorte de schisme à l’intérieur d’elles-mêmes, parce qu’elles donnent des notions de type supérieur, spirituel et des codes de moralité, quelque fois des menaces d’enfer et de purgatoire. Quand on regarde l’exemple de ceux qui ont vécu ces religions, il n’est pas toujours très enviable ; on n’a pas forcément envie de vivre la vie de ceux qui ont prophétisé telle ou telle religion. On peut transporter à l’intérieur de soi des images d’existences plus harmonieuses et moins torturées. 

Le monde est lié à la gravitation qui limite l’envol de l’être humain dans beaucoup de niveaux. Cette gravitation joue sur le corps physique, sur la vitalité, sur la vie affective, et même sur le mental concret. Le phénomène de la déconnexion apparaît même à travers cette transmission. On transmet des notions idéales, mais on se trouve dans un monde qui est à l’anti-pôle et comporte toutes sortes d’imperfections. Ce qui est poursuivi, c’est un acte de jonction cosmique. 

Il faut essayer, dans notre existence actuelle, de refaire la connexion et de reconnaître que, s’il y a un effort à faire de notre part, c’est celui de cautériser la déconnexion, qui fait qu’on est soit au-dessus en train de rêver à des dimensions idéales, soit en dessous écrasé par la gravitation de la vie ; Il faut organiser, pour cette jonction cosmique, un certain nombre de prothèses d’étaiement de notre faiblesse intermédiaire, prothèses qui sont d’ordre mentale, affectif, vital, substantiel, financier et matériel, pour que nous puissions vivre notre vie en continuité, et préserver notre faisceau de jonction spirituelle supérieure. Si on a réussi à émerger la base de son faisceau, de sa limite inférieure, il faut aussi qu’on mette une prothèse en dessous de sa limite pour garder une relation avec le monde matériel plus ou moins déconnecté, mais en apprenant à ne pas être directement impliqué dans les créodes spatio-temporelles d’enfermement et de limitation, grâce à l’organisation de prothèses entre sa limite t le plan de l’abîme. 

Le mental doit être en permanence en activité créatrice pour pallier notre faiblesse, et pour créer des prothèses nous permettant de réparer la disjonction qui existe entre notre situation déconnectée et une existence en continuité. C’est ainsi que nous devons travailler sans arrêt mentalement pour imaginer les moyens qui nous permettraient de vivre le plus connecté possible à notre conscience supérieure. 

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en indiquer son auteure et la source  : http://othoharmonie.unblog.fr/  

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L’homme lui-même est un élément du divin

Posté par othoharmonie le 18 avril 2015

 

angeli3gC’est donc en Afrique que l’on rencontre les manifestations contemporaines du polythéisme. Et, malgré leur diversité, les religions traditionnelles africaines possèdent des caractères communs. Même si les croyances et les formes rituelles varient selon les cultures et selon les lieux, elles veulent toutes répondre aux besoins les plus immédiats de l’homme tout en approchant le mystère de la divinité.

La religiosité naturelle de l’homme apporte une réponse aux inquiétudes et aux angoisses de celui qui affronte le monde naturel dans ses préoccupations les plus quotidiennes. C’est ainsi qu’il existe des religions de chasseurs, des religions de pasteurs, des religions de cultivateurs… Chaque système s’est constitué un panthéon, des croyances, des classes sacerdotales, des rites, des pratiques et des symboles qui lui sont propres. Tout en étant des expressions du besoin utilitaire de l’homme, ces religions reposent sur une organisation sociale et tribale : ainsi ne peuvent participer au culte que les seuls membres qui ont reçu l’initiation adéquate.

Chaque peuple se forge ainsi un Dieu à son image, il imagine un monde surnaturel tel qu’il souhaiterait le monde naturel. La croyance première trouve son origine dans une force vitale qui exerce son influence dans l’ordre minéral aussi bien que dans l’ordre végétal, dans le monde animal aussi bien que dans le monde humain. L’affirmation de l’existence de cette force vitale est le principe sur lequel s’appuient toutes les religions traditionnelles. C’est la raison pour laquelle on a donné un nom générique à toutes ces formes de religions dites primitives : l’animisme, qui a été présenté comme la croyance en une âme pour toutes les choses ou encore comme la croyance en un monde des esprits, en un monde d’êtres spirituels.

L’homme conçoit l’existence de ces êtres spirituels d’après son expérience du sommeil et de la mort, qui sont des réalités-frontières dans son existence. Entre le monde des vivants et celui des morts s’établit une sorte de communion mystique qui maintient l’ensemble du monde dans un état d’harmonie et d’ordre. C’est dire que la croyance en l’immortalité de l’âme se trouve affirmée par le fait même, justifiant le culte des ancêtres. Ce culte repose sur l’assurance que la mort n’est pas une fin définitive, qu’elle n’est pas l’annihilation complète de l’homme. Le défunt survit, d’une manière ou d’une autre, dans un monde qui lui est propre, et il entretient avec le monde des hommes vivants des relations d’un mode particulier. De plus, ce culte pose implicitement l’axiome que l’homme lui-même est un élément de la puissance divine répandue à travers l’univers.

Hors du monde africain, les anciens Hébreux croyaient aussi que les défunts, descendus au Schéol, continuaient de mener une existence particulière et de s’intéresser au sort et à la destinée de leurs descendants. Ainsi, l’évangéliste Matthieu cite très librement le prophète Jérémie, quand il parle du massacre des innocents dans la ville de Bethléem : Dans Rama, une voix se fait entendre, des pleurs et une longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus (Mt. 2, 18). La mère des Israélites du Nord pleurait sur ses enfants exilés à l’époque de la déportation en Babylonie, sous le prophète Jérémie. Elle continue de pleurer, mais cette fois sur ses enfants exécutés par la colère du roi Hérode, au moment de la naissance de Jésus.

A la frontière du visible et de l’invisible, le masque africain permet à l’homme de participer à la réalité profonde l’univers : le surnaturel devient présent à la communauté réunie pour le rituel liturgique. Roger Garaudy, dans son Appel aux vivants, souligne l’importance du masque dans la culture africaine : Le masque lui-même ne prend tout son sens que comme heaume ou comme cimier pour exécuter une danse qui est doublement sacrée, d’abord parce que son rythme est l’expression même de la victoire sur le chaos, de l’homme sur l’informe, mais aussi parce qu’en elle la communauté prend conscience de son unité profonde avec elle-même et avec le monde qui l’entoure, de la force accrue que donne à son action la cohésion du groupe. Que ce soit dans les rites agraires ou que ce soit dans les rites funéraires, le masque permet de capter et de contrôler la force vitale répandue dans le monde et qui, libérée par l’agriculture ou par la mort, pourrait se retourner contre les vivants. Il s’agit donc pour l’homme de se protéger contre une puissance surnaturelle dont l’énergie a été libérée. Et, comme dans le même mouvement le masque dévoile une présence divine, la communauté retrouve sa cohésion et sa force dans la représentation des événements mythiques qui ont présidé à la naissance du groupe. Car c’est bien la tribu ou le clan qui est concerné dans les conduites religieuses, bien plus que l’individu dans une recherche purement personnelle d’une relation avec la divinité.

Puisqu’elles ignorent jusqu’à la possibilité même d’un salut personnel, les religions primitives ne peuvent que favoriser l’expression de conduites collectives visant à l’apaisement et à la satisfaction des besoins et des désirs les plus urgents du groupe social. Le primitif ne se pense pas comme individu en dehors du groupe auquel il participe et appartient. Son expérience de l’univers est de plus pénétrée par une intuition mystique qui lui vient notamment de sa conception d’une perpétuité des traditions ancestrales. Sa saisie du monde réel est directement en communion avec les forces surnaturelles qui dirigent son univers Celui-ci est habité de forces spirituelles qui peuvent être favorables ou défavorables selon les différentes activités que cet homme peut exercer à un moment ou à un autre de son existence.

Extrait Source : http://ilmsil.free.fr/branche6/les_grandes_religions

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DE LA CONNAISSANCE DU MONDE SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 23 mars 2015

 

aaaaspirit.-300x219Un moyen de se faciliter l’intelligence des résultats de la science occulte consiste à diriger les facultés ordinaires de l’âme sur ce qui fournit des concepts susceptibles d’être élargis et transformés au point d’atteindre peu à peu les phénomènes et les êtres du monde spirituel. Si l’on manque de patience pour choisir ce chemin, on sera sujet à se représenter le monde spirituel comme par trop semblable au monde physique ou sensible ; bien plus, on restera incapable de se faire une idée correcte de l’esprit et de ses rapports avec l’homme.

Les phénomènes et les êtres spirituels se manifestent à l’homme quand son âme est préparée à les percevoir, mais la façon dont ils se manifestent n’est pas celle des faits et des êtres physiques. On peut se faire une idée de cette différence essentielle en portant son attention sur la nature du souvenir. On a été, par exemple, il y a quelque temps, mêlé à un événement. Ce dernier, à un moment donné, émerge de la subconscience.

On sait que ce qui émerge ainsi correspond à un événement réel et on l’y rapporte. Mais ce qui est présent, au moment du souvenir, c’est uniquement l’image-souvenir dudit événement. Qu’on se représente maintenant, surgissant dans l’âme, une image semblable, il est vrai, à une image-souvenir, mais exprimant toutefois un contenu étranger à l’âme, c’est-à-dire quelque chose ne provenant pas d’expériences faites antérieurement — et l’on aura compris comment, dans une âme dûment préparée, le monde spirituel commence à apparaître. Puisqu’il en est ainsi, quelqu’un qui ne connaît pas assez bien les lois du monde spirituel objectera toujours que les soi-disantes expériences spirituelles ne sont autre chose que des images-souvenirs plus ou moins distinctes, prises à tort pour des révélations du monde occulte. Il faut bien concéder qu’il n’est pas facile, dans ce domaine, de distinguer l’illusion de la réalité.

Bien des personnes, en effet, s’imaginent avoir des perceptions du monde suprasensible, alors que de simples images-souvenirs — qu’elles ne savent pas discerner comme telles — occupent leur esprit. Pour être tout à fait à l’abri de l’erreur, il faut être instruit de ce qui peut engendrer l’illusion. Ainsi, par exemple, un incident visuel fugitif qui a à peine effleuré la conscience, peut surgir plus tard — même tout à fait modifié — en forme d’image vivante, et, celle-ci, à défaut de souvenir précis, sera tenue pour une véritable inspiration. Ceci et beaucoup d’autres raisons encore expliquent fort bien pourquoi ceux qui ne connaissent guère les méthodes particulières de la science occulte, trouvent les données de la clairvoyance extrêmement discutables.

Mais si l’ont veut bien tenir un compte exact de ce que j’ai dit du développement de la clairvoyance dans mon livre L’Initiation, on arrive pourtant à pouvoir distinguer dans ce domaine, l’illusion de la vérité. À cet égard, il sera permis de faire remarquer encore ceci. Il est vrai que les phénomènes spirituels se manifestent d’abord comme images ; c’est-à-dire qu’ils surgissent sous cette forme des profondeurs de l’âme dûment préparée. Or, ce qui importe, c’est de savoir acquérir la juste appréciation de ces images. Car, pour la perception spirituelle, elles n’ont de valeur que quand, par toutes les façons dont elles se présentent, elles ne prétendent pas s’imposer comme des réalités en soi ; autrement, elles ne vaudraient guère plus que des rêves ordinaires. Elles doivent, comme les lettres de l’alphabet, être considérées comme des signes. Quand on a devant soi des lettres, on ne s’attache pas à leur forme, mais on les lit pour savoir ce qu’elles veulent exprimer. De même qu’un écrit n’invite pas à décrire les caractères dont il se compose, les images qui forment le contenu de la clairvoyance, ne doivent pas être saisies pour elles-mêmes, mais elles incitent l’âme à faire abstraction de leur apparence et à se concentrer sur le phénomène ou l’être spirituel qui s’exprime par elles.

Il ne vient à l’idée de personne de faire remarquer qu’une communication épistolaire contenant des nouvelles inédites ne se compose après tout que d’une série de lettres connues depuis longtemps. Il serait tout aussi déplacé de dire que les images de la clairvoyance ne contiennent que des éléments empruntés à la vie ordinaire. Certes, de pareils éléments s’y trouvent ; mais ce qui importe pour la conscience véritablement clairvoyante, ce ne sont pas ces emprunts à la vie ordinaire, mais bien ce que les images expriment.

La première tâche de l’âme est de se préparer à voir surgir de telles images à l’horizon spirituel ; mais, il faut de plus que l’âme cultive en soi l’instinct de ne pas s’attarder aux images, mais de les rapporter comme il convient au monde suprasensible. Il est tout à fait juste de dire que la vraie clairvoyance ne consiste pas seulement dans la faculté de contempler en soi un monde d’images, mais, avant tout dans cette autre faculté comparable dans le monde sensible à la lecture d’un texte. Il faut commencer par se représenter le monde suprasensible comme se trouvant tout à fait en dehors de la conscience ordinaire. Rien, dans cette conscience, ne lui permet d’approcher ce monde.

Grâce à la méditation les forces de l’âme grandissent et créent un premier contact avec le monde spirituel, ce qui fait que les images dont nous avons parlé émergent des flots de la vie intérieure. Elles forment un tableau qui est, en somme, tissé tout entier par l’âme elle-même, c’est-à-dire par les forces que l’âme s’est acquises dans le monde sensible. En tant qu’assemblage d’images ce tableau ne contient vraiment que du souvenir. Pour l’intelligence de la conscience clairvoyante il est bon de se rendre compte de tout cela autant que possible.

Non seulement on se garantira alors contre toute illusion concernant la nature des images, mais on s’acquerra aussi par là un sentiment juste de la manière dont il faut rapporter les images au monde suprasensible. On apprendra par les images à lire dans le monde spirituel. Il est dans la nature des choses que par les sensations du monde sensible on est beaucoup plus près des êtres et des phénomènes de ce monde qu’on ne l’est du monde suprasensible par les images de la conscience clairvoyante. On pourrait même dire que ces images ne sont d’abord que comme un rideau que l’âme place devant le monde suprasensible quand elle sent le contact établi entre elle et ce dernier. Il faut se familiariser peu à peu avec la manière dont les phénomènes occultes atteignent l’âme. De l’expérience spirituelle résultera une interprétation de plus en plus correcte, une lecture de plus en plus juste de ces phénomènes. Si ces derniers ont un caractère particulièrement important, il apparaîtra avec évidence qu’ils ne peuvent provenir d’images-souvenirs de la vie ordinaire. Malheureusement parmi ceux qui, à tort ou a raison, croient s’être acquis des convictions de certaines connaissances suprasensibles, on rencontre bien des affirmations absurdes.

Combien de personnes, pour être convaincues de la réalité de la réincarnation, s’empressent de rapporter aux expériences d’une vie terrestre antérieure certaines images surgissant dans leur âme ! On devrait toujours se méfier quand ces images semblent indiquer des vies précédentes telles qu’elles ressemblent sous certains rapports à la vie actuelle ou qu’elles se manifestent de telle façon que la vie actuelle puisse être intellectuellement comprise par ces soi-disant vies antérieures. Quand, dans une véritable expérience occulte, la vraie impression de la vie précédente ou d’incarnations antérieures surgit, elles apparaissent comme fort différentes de tout ce que l’imagination, les désirs et les aspirations orientés vers la vie actuelle eussent jamais été capables ou désireux de produire. Il peut arriver, par exemple, que l’impression de la vie terrestre précédente se présente dans un moment de la vie actuelle où il est impossible de s’assimiler les facultés ou qualités que l’on avait possédées dans cette vie antérieure.

Non seulement les images qui se présentent lors de pareilles expériences spirituelles particulièrement importantes sont loin de rappeler des faits de la vie ordinaire, mais elles en sont généralement tellement différentes qu’on aurait été incapable de les concevoir. Cela est bien plus encore le cas pour les impressions véritables provenant des mondes tout à fait transcendants. Ainsi, il est souvent radicalement impossible de former des images dérivant de la vie ordinaire et se rapportant à l’existence entre les vies terrestres, c’est-à-dire à la période entre le dernier décès de l’homme dans la vie antérieure et sa naissance à la vie actuelle. On peut alors faire l’expérience que, pendant la période vécue dans le monde spirituel, on a développé en soi des sympathies et des penchants complètement opposés à ceux qu’on est en train de développer dans la vie terrestre. On reconnaît que, dans la vie terrestre, on a souvent été amené à s’intéresser avec amour à des choses qu’on a repoussées ou évitées dans la vie spirituelle précédente (entre la mort et la naissance). Tout ce qui pourrait émerger des expériences ordinaires en forme de souvenir devrait être différent de l’impression reçue par la véritable perception occulte. Celui qui ne connaît pas à fond la science occulte pourra toujours faire des objections, même quand la description qui vient d’être donnée est juste.

Il pourra dire : « Eh bien, oui ; j’aime une chose. La nature humaine est compliquée. À toute sympathie est mêlée une secrète antipathie. À un moment donné cette dernière surgit et je la prends pour un phénomène prénatal, alors que, peut-être, elle peut très naturellement s’expliquer par les données de la subconscience. » Il faut reconnaître en général qu’une pareille objection est certainement à sa place dans nombre de cas. C’est qu’il n’est pas facile d’acquérir les connaissances de la conscience clairvoyante de façon à ce qu’elles soient à l’abri de toute objection. Mais s’il est vrai qu’un prétendu clairvoyant peut se tromper et rapporter une donnée de la subconscience à une expérience spirituelle prénatale, il est tout aussi vrai que la discipline occulte amène à une connaissance de soi-même telle, que cette dernière embrasse jusqu’au domaine de la subconscience et puisse, à ce point de vue aussi, être affranchie de toute illusion.

41GfWND2FUL._SY344_BO1,204,203,200_Tout ce que nous voulons affirmer ici, c’est que nos connaissances suprasensibles ne sont vraies qu’à la condition qu’au moment où nous les élaborons, nous sachions distinguer entre ce qui provient des mondes suprasensibles et ce qui est simplement formé par notre propre représentation. Mais en se familiarisant avec les mondes suprasensibles on s’approprie une telle faculté de discernement qu’on finit par distinguer, dans ce domaine, la perception de l’illusion aussi bien que, dans le monde physique, on distingue un fer chaud qu’on touche du doigt d’un fer chaud simplement imaginé.

EXTRAIT du livre : LE SEUIL Du MONDE SPIRITUEL de RUDOLF STEINER aux Editons ALICE SAUERWEIN

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Extase musicale : Un cadeau de guérison à l’Humanité

Posté par othoharmonie le 4 mars 2015

 

Extase Musicale « Âmes précieuses, j’aimerai partager avec vous cette information concernant cette musique sacrée et magnifique, véritable cadeau offert à l’Humanité. Le but divin de cette musique consiste à assister chacun d’entre nous alors que nous faisons tous face à différents challenges. Merci de laisser couler ces mots dans votre coeur et merci de garder une ouverture d’esprit. Nous avons tous attendu ce grand moment où La Terre et les Royaumes Eclairés seraient de nouveau unis afin de nous aider dans notre mission, mission qui participe à ce processus de transformation. C’est le moment ! 

Mais revenons sur l’historique de cette musique. 2011 a débuté sous une avalanche de Lumière. Le 21 décembre 2010, nous avons vécu un solstice couplé d’une puissante éclipse de lune. La synchronicité de ces deux événements ne s’est produite qu’une seule fois lors des 2000 ans écoulés. L’éclipse de lune s’est produite à deux degrés du centre de la Galaxie ce qui a créé l’ouverture d’un portail de Lumière phénoménale. Ce portail de Lumière a permis à cette Energie de se déverser du coeur de la Création jusqu’au centre de  la Terre. Cette Lumière Divine qui s’est déversée considérablement a engendré une bascule pour toute vie évoluant sur terre. 

Une fois le portail ouvert, la Lumière a formé un puissant égrégore qui s’est renforcé jusqu’à la pleine lune et l’éclipse solaire du 4 Janvier 2011. Lors de ces flots intenses d’énergie, les Artisans de Lumière du monde se sont unis dans le coeur et se sont unis aux Êtres des Royaumes supérieurs afin de co-créer une toute nouvelle empreinte d’Amour dans le monde de la Cause. Cette incroyable Lumière a baigné la Planète pendant deux semaines, propulsant chaque particule atomique et subatomique dans une autre spirale d’évolution. Cet événement a préparé le chemin pour que 2011 soit victorieuse dans la Lumière. Car 2011 a été déclarée par les Maîtres Ascensionnés comme étant l’année : « de la Transfiguration, du Renouveau et de la Renaissance ». 

Le jour de Noël, alors que nous étions au coeur de cet influx d’énergie, notre fils Joao est tombé malade. Le 29 décembre, il quittait notre Terre, emporté par une pneumonie foudroyante. Joao avait 42 ans. Il avait une femme et trois merveilleux enfants. Depuis sa transition, Joao nous a fait savoir que sa période sur cette planète était accomplie et qu’il avançait librement dans la Lumière. Il a précisé qu’il travaillait à ce jour aux côtés de l’Archange Michaël et les Anges de la Guérison. Il a fait également savoir qu’il lèguerait à l’Humanité un « cadeau », un cadeau qu’il ne pouvait pas offrir tant qu’il était en incarnation. Quand Frédéric Delarue, un merveilleux musicien français, a reçu mon email lui annonçant le départ de Joao, il sentit une profonde connexion à l’âme de Joao. Frédéric percevait que Joao voulait communiquer avec lui et il pressentait qu’il était important qu’il soit présent lors de la cérémonie honorant sa vie. Cette cérémonie a eu lieu le 8 janvier 2011 à Tucson dans l’Arizona. Après que Frédéric se soit engagé à être présent, Joao n’a eu de cesse de communiquer avec lui. Joao lui a alors demandé s’il voulait bien accepter de recevoir une musique afin de l’offrir à sa famille. 

Frédéric a accepté sans savoir quel était l’objectif réel de cette musique. De retour en Californie, Joao a commencé à expliquer au musicien ce que représentait cette musique : « Un cadeau à l’Humanité ». (Au cours de l’année de ses douze ans, Frédéric a fait l’expérience d’une mort imminente. Suite à cela, il a pris conscience qu’il pouvait écrire de très belles musiques. A 13 ans, alors qu’il était en train de jouer une musique populaire, un ange, venu  des sphères de musiques angéliques, s’est présenté et a posé ses mains sur les siennes. Frédéric est resté serein, il s’est effacé et la musique d’une âme présente a coulé au travers de ses mains.) Après les mois qui suivirent la cérémonie de Joao, celui-ci se présentait à Frédéric et lui donnait les consignes à propos de cette musique à offrir à l’humanité. 

Puis, peu avant Pâques, Frédéric s’est réveillé avec le désir ardent d’aller en France. Pendant le mois de Mai, il s’est rendu à Rennes-le-Château plusieurs fois. Rennes-le-Château est un vortex particulier où pulsent les énergies de Marie-Madeleine. En ce mois de Mai, Marie-Madeleine travaillait avec Marie et tous les aspects féminins de notre Père/Mère Divin pour renforcer dans le monde la conscience du Féminin Sacré, la conscience de notre Mère Divine. L’aspect Féminin est maintenant associé à « l’Esprit Saint ». Frédéric raconte que lorsqu’il était dans l’église à Rennesle- Château, contemplant le tableau de Marie-Madeleine, il fit une expérience  miraculeuse qui a transformé sa vie. En rentrant chez lui, il se sentit très différent. Il comprit que l’expérience vécue avec Marie-Madeleine était une  expérience prépondérante le préparant à recevoir cette musique, musique qui devait aider à guérir l’Humanité. Pendant le mois de Mai, alors que Frédéric recevait cette initiation en France, Marie assistait chacun d’entre nous de façon miraculeuse. Il y a un peu plus de 40 ans, Marie a établi un accord avec chaque homme, chaque femme et chaque enfant de la Planète. Elle a affirmé que dans un futur proche, quand l’humanité serait prête à recevoir ces influx de Lumière d’Amour provenant de notre Mère Divine, (l’Esprit Saint), Elle nous escorterait dans son Temple du Coeur Immaculé et assisterait notre Présence JE SUIS à expanser la Triple Flamme qui bat en nos coeurs, car il est fondamental de restituer à la Triple Flamme sa taille initiale. Cette expansion nous aiderait à assimiler bien plus facilement les fréquences raffinées de l’Amour Divin, fréquences de la Cinquième Dimension. 

La Triple Flamme qui scintille en nos coeurs, à son origine, enveloppait nos corps mental, physique, émotionnel et éthérique. Elle représentait l’équilibre parfait entre le Masculin Sacré du Pouvoir Divin et le Féminin Sacré de l’Amour Divin. Au coeur de ces Deux Flammes,  vibre de splendeur la Flamme Jaune-Or de la Sagesse et de l’Illumination, fruit de notre Père/Mère Divin. Ce que certains appellent « la Sainte Trinité ». Lors de la « chute » nous avons fermé nos coeurs. Cette fermeture a verrouillé le portail par lequel notre Mère Divine déversait son Amour Pur. C’est alors que notre Triple Flamme a vécu un déséquilibre qui nous a fait oublier la puissance et l’existence de notre Mère Divine. Notre Triple Flamme s’est étriquée au point de ne plus être qu’une petite étincelle dans nos coeurs. 

Or, depuis que nous avons co-créé l’empreinte d’un Amour Nouveau dans le monde de la Cause, tout a changé !! Par conséquent, ce mois de Mai, dans notre sommeil, notre Présence Divine JE SUIS, nous a escortés dans le Temple Immaculé de Marie. En ce Temple, Marie et notre Présence Divine JE SUIS, ensemble, ont nourri la Triple Flamme afin de l’étirer telle qu’elle l’était au tout début. C’est l’acte sacré dans lequel s’était engagé Marie avant l’incarnation de chacun d’entre nous. Le 10 Juin, Frédéric me contacte afin de partager ce qu’il a compris à propos de la musique de Joao. J’ignorais tout du voyage de Frédéric en France et il ignorait cet engagement de Marie et le travail qu’elle effectuait avec Marie Madeleine pendant ce mois de Mai. Il me confie alors que depuis son retour, Joao est à ses côtés car Joao lui souffle l’urgence d’offrir cette musique au monde. 

Frédéric me demande alors de contacter Joao pour être sûr qu’il ne se méprend pas concernant ces informations. Je m’adresse donc à Joao et je lui demande de m’éclairer à propos de cette musique. Joao m’a alors confirmé que tout était prêt et qu’il était temps que cette musique voit le jour. C’est ainsi qu’il me demande de dire à Frédéric, le jour suivant, le 12 juin, jour de la Pentecôte, fête qui célèbre la descente de l’Esprit Saint (notre Mère Divine) qu’il y aurait sur Terre, en ce jour particulier, une déferlante d’Amour Divin provenant de notre Mère Divine. C’est alors que Joao me transmet avec le titre, les informations à ajouter à la musique : Le titre : « Extase Musicale, un Cadeau de Guérison pour l’Humanité » 

Musical-Rapture-Cover-CDMusique Céleste de Joao Cota-Robles par Frédéric Delarue. « Les Fréquences de cette musique céleste communiquent avec l’Intelligence Divine du corps à un niveau cellulaire élevant ainsi la conscience de chaque cellule. Alors que la musique apaise et réconforte la cellule, la capacité du corps à se guérir lui-même est accrue. Cette musique sacrée est compatible avec « tout ce qui est » et travaille en harmonie avec toute procédure ou traitement  médical propre à chacun. Cette musique est une bénédiction, elle entre en résonnance avec toute forme de grâces et vient accroitre l’efficacité de tout traitement et particulièrement le cancer. Cette musique est un cadeau des Royaumes Supérieurs et ne doit pas être vendue ou achetée. Merci de partager cette information avec tous ceux et celles qui  pourraient accueillir les bénéfices de ce Cadeau Céleste. » Joao Cota-Robles Le matin suivant, je reçois un email de Frédéric qui disait : « Ce jour est le jour ». C’était la Pentecôte. C’est alors que Frédéric me fait part du décès du docteur Florence Phillips, seul médecin qui l’avait autorisé à utiliser sa musique angélique dans le monde médical et ce, sans condition. (Ce médecin est mort des suites d’un cancer après un long coma). 

Juste après avoir reçu cet email, le Père de Joao m’appelle dans la cuisine afin de me montrer qu’une Magnifique Colombe d’un blanc éclatant s’était posée dans le jardin. Nous sommes dans cette maison depuis 45 ans et jamais une colombe ne s’y était posée. Frédéric s’est donc préparé. Au moment juste, Marie-Madeleine a enveloppé Frédéric et Joao et les a inondés de sa resplendissante Lumière. Les mains de Joao se sont superposées à celles de Frédéric. Joao a rappelé que cette musique renfermait une fréquence de guérison qui n’avait pas été accessible à l’humanité jusque-là. Ces fréquences ont été possibles grâce à l’expansion de la Triple Flamme de l’Humanité, le retour de notre Mère Divine, et l’énorme influx d’Amour Divin qui Transfigure. La résolution technique de cette musique devait être la meilleure possible afin que toute vibration de guérison soit respectée, et qu’aucun nouveau son guérissant ne manque. Cette musique doit être totalement accessible. Tout est dans l’Ordre Divin et nous mettons tout en oeuvre pour que cette musique circule dans le monde entier et que chacun en fasse une extraordinaire expérience.

 

Ce CD « Extase musicale » dure 62 minutes. Vous pouvez la télécharger de ces sites : www.eraofpeace.org  &  www.FredericDelarue.com

 

Afin de protéger l’intégrité de cette Musique Céleste, elle possède un copyright sous le nom de Frédéric Delarue. Vous pouvez également accéder à 15 minutes de musique sur YouTube Video afin que tous ceux que vous aimez ainsi que votre famille puissent jouir de quinze minutes de ce cadeau. 

 

Il n’y a pas de hasard. Souvenez-vous, nous sommes au coeur d’un déferlement de Lumière jamais égalé. Cet été, les Royaumes Supérieurs se tiennent encore plus en alerte afin de répondre promptement à nos appels et à nos invitations à intervenir dans nos vies. Des alignements célestes auront lieu  et nous permettront de déposer tout ce qui nous a retenus prisonniers des  dysfonctionnements créés par l’Humanité. Ce temps est puissant et sacré. Juin a offert d’incroyables alignements (éclipses solaires, lunaires et le solstice). Ces éclipses ont favorisé les ouvertures de coeurs et accru l’amour. 

Tout ceci nous prépare à d’autres activités lumineuses et luminiques qui sécuriseront pour toujours dans le plan terrestre : L’Amour Divin. Ces activités seront renforcées du 13 au 18 Août 2011. Un séminaire est organisé dans l’Arizona afin que les Artisans de Lumière puissent former une coupe pure et oeuvrer avec les Royaumes Célestes. Ces alignements catapulteront la Planète et ses habitants dans une autre spirale d’évolution. Cela nous permettra de faire un bond monumental dans des fréquences plus raffinées et atteindre ainsi notre but ultime : l’Ascension dans les délices de la Cinquième Dimension : Royaume de l’Amour Divin et de l’Unité ! En Août, sera sécurisée dans le coeur de chacun l’empreinte de l’Amour Divin qui vibre dans le Monde de la Cause. 

Patricia Diane Cota-Robles Vous trouverez d’autres textes de Patricia sur le site de Dominique-claire : www.dominique-claire-germain.com (archives magazines)

 

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Le rôle des Masques Sacrés

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

Masque-sacreJ ai assisté pour vous à une conférence et un atelier sur le théâtre sacré et les masques proposés par Thierry François. Le forum 104, qui a accueilli cette manifestation, est une association 1901 qui anime un espace culturel et inter-spirituel au coeur de Paris. Thierry François, sculpteur, comédien et metteur en scène de masques nous a exposé les fonctions et évolutions des masques. Nous avons ensuite pu en porter quelques uns et constater leurs effets. 

De quel visage de notre identité commune les  masques peuvent-ils témoigner aujourd’hui ?

Toutes les grandes civilisations ont eu recours au masque. Celui-ci constitue en quelque sorte un double de l’homme. Il était probablement impliqué autrefois dans les initiations, avant d’être utilisé au théâtre. Quelles fonctions peut-il avoir aujourd’hui ? 

Le masque cache et dévoile

La première fonction du masque qui nous apparaît est de cacher le visage de la personne qui le porte.

Mais paradoxalement, il révèle également cette personne. Celle-ci apporte au masque sa présence et sa force vitale. Les masques relativement neutres permettent d’exprimer diverses émotions. Ils agissent comme des catalyseurs, intensifiant chaque geste. Le visage est considéré comme l’emblème du corps, le portrait suffit à représenter la personne, et il constitue le principal moyen de communication via les mimiques. En figeant l’expression du visage, le reste du corps se trouve sur-investi, il vibre telle une caisse de résonance. Le masque aide celui qui le porte à habiter son corps, et l’on gagne alors en présence et en émotion.

 

Les fonctions des masques

Les masques sont issus d’une tradition populaire rituelle, avant d’’avoir été adoptés par le théâtre.

Chaque masque avait une fonction déterminée. Par exemple, un masque d’esprit morse inuit servait à inciter les troupeaux de morses à s’approcher des humains, pour que l’un d’entre eux accepte de se laisser tuer. Arlequin, personnage de la commedia dell’arte au masque noir, aurait pour origine Hellequin, le roi des enfers à la tête d’une cohorte de diables chargée de récupérer les âmes errantes. Ces âmes demeurent dans la voie lactée, mais reviennent auprès des hommes à la période du carnaval. Ils seraient liés à la fertilité de la terre et des femmes. La fonction du carnaval serait de rétablir l’ordre des choses en mimant le désordre. Ainsi à cette période on vit la nuit, on marche à reculons, on porte ses habits à l’envers, les femmes s’habillent en hommes et inversement, les enfants deviennent les bourgmestres… Il s’agit d’une conjuration rituelle visant à assurer le retour du printemps.

Les masques de sorcières figurent une énergie crainte. Cette énergie irait alors se loger dans le masque et n’embêterait plus les humains. Le principe consiste à représenter ce qui est craint pour calmer, amadouer, exorciser. 

Le théâtre nô est un style traditionnel de théâtre japonais très codifié. Il s’est développé dès le XIIIème siècle à partir de rites populaires. Les acteurs de nô travaillent toujours sans masque. Il leur est mis rituellement le jour du spectacle juste avant leur entrée en scène.

 

Par Siannan pour le magazine Lune Bleue

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Initiation, Coven et Wicca

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

Man climbs to heavensCet article naît de la nécessité profonde de mettre les choses au clair, car Valentina Voxifera Ferracioli s’est souvent retrouvée impliquée dans de folles discussions sur les réseaux sociaux et en général sur les plateformes de partage (forum etc). Et, lors de ces entretiens virtuels, elle s’est aperçue du manque absolu d’information quand on parle de certains sujets, en particulier quand on touche les concepts d’initiation, de Coven et de Wicca dite « traditionnelle » (donc en général Wicca gardnerienne et/ou alexandrienne) qui semblent mystérieusement être la première préoccupation de beaucoup d’éclectiques et les ennemis de certains. Vous pouvez donc imaginer ma souffrance, étant gardnerienne/alexandrienne, en voyant défiler devant ses yeux une série de fantasmes, de clichés et de mythes infondés. Ses raisons expliquées, elle commencera par le concept d’initiation qui semble être le plus controversé.

 

Mode d’emploi : INITIATION Wicca… CETTE INCONNUE

 

Dans l’ère des sorcières virtuelles, je ne peux pas m’empêcher de remarquer l’utilisation toujours plus fréquente de mots grandiloquents souvent accompagnés par des titres assez discutables : prétendus Grands Magiciens et Sorcières ou Prêtres et Prêtresses avec un tas d’initiations, et qui changent leur tradition comme ils changent leurs vêtements ; Initiés réincarnés d’Isis qui passent au mysticisme christo-païen pour ensuite arriver à mêler traditions religieuses et mouvements politiques (ça existe je vous le jure !), et qui se sentent de grands élus. Donc, initiés, initiés, initiés partout. C’est bien facile de se cacher derrière un pseudo et de se faire passer pour quelqu’un d’autre. 

Comme d’habitude la vie réelle  est bien différente. Je reste assez perplexe devant l’abus du mot « initiation », un terme qui est utilisé abusivement par certains non-initiés et même par certains initiés, quelle ironie ! J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui disaient chercher désespérément une initiation wiccane, quand je leur ai posé la question « dans quelle tradition ? » la réponse a été « je ne sais pas, je cherche simplement une initiation », et là j’ai compris qu’à la base il n’y avait pas une véritable recherche d’un chemin ni une véritable conscience, mais un simple désir de broder en or « le canevas banal » de leur existence, atteints par une fièvre initiatique. Quand on leur donne ce qu’ils cherchent, souvent ils deviennent des « accumulateurs compulsifs d’initiations », donc l’important c’est d’accumuler et on cherche partout et n’importe où pour en avoir d’autres. Il y a une véritable course à l’initiation. 

De l’autre côté il y a chez certains initiés (heureusement pas beaucoup) la tendance à considérer l’initiation comme un titre honorifique, quelque chose qui les détache de la « plèbe », une occasion pour essayer de donner un sens à leur vie. Je suis désolée de vous contredire, mais l’initiation n’est pas un titre glorieux ni un titre à collectionner, c’est avant tout une question de responsabilité, au début envers nous puis quand on passe les autres degrés c’est aussi une responsabilité plus « large », envers nos initiés. 

Et donc, vous ne vous êtes jamais demandés qu’est-ce que c’est l’initiation? Avant tout il faut un prémisse : en rentrant dans le cadre des expériences humaines subjectives on ne pourra jamais être exhaustif au sujet de l’initiation, donc je ne prétends pas vous donner une image complète d’une expérience si vaste mais juste un aperçu général. L’initiation, au sens large et selon le dictionnaire de l’Académie française, est l’ « Admission à la connaissance de mystères religieux et à la participation au culte sacré. » en tout premier résultat, et puis encore : « Action de délivrer ou d’acquérir les premiers éléments d’un art, d’une technique, d’une science, les rudiments d’une discipline ». Parfait, comme définition de base c’est assez satisfaisant, mais l’initiation est bien plus qu’une admission officielle. L’initiation peut se passer sur deux niveaux : le niveau personnel/intérieur et le niveau collectif. Quand on parle au niveau personnel il s’agit d’un réveil intérieur, « un réveil de l’âme à une conscience supérieure » comme défini par R. Steiner dans La Science de l’Occulte2, c’est la rencontre entre le Soi et le Divin, notre expérience personnelle et intime avec les Dieux.

 

Cette rencontre peut arriver de manière spontanée sans qu’il y ait une cérémonie

et sans nous introduire dans une tradition religieuse précise, ce sera donc un auto-réveil pendant lequel on découvre notre côté divin, même si une initiation traditionnelle peut aider à accélérer le processus bien sûr. Ce phénomène est à la base de toute expérience mystique (qu’elle soit chrétienne, juive, islamique, païenne, etc.). Si l’on pense par exemple aux expériences des grands mystiques on pourra sûrement retrouver une base commune : l’étincelle divine, le contact et l’union avec Dieu. 

L’initiation collective appartient plus spécifiquement à des traditions religieuses, pour comprendre ce point il faut introduire un concept très cher à l’ésotérisme occidental : le concept d’ « esprit du groupe ». L’origine du mot « religion » est latine et dérive du verbe religo, religare qui signifie « lier, connecter, unir », donc on peut dire qu’une religion unit principalement l’homme à dieu et sur un niveau plus humain, elle unit les gens. Selon le concept « d’esprit du groupe » qui est à la base de toute religion, quand un certain nombre de personnes se    regroupent en partageant une même idée, une même croyance, un même but, il se crée une entité ou égrégore qui s’alimente au fur et à mesure que les gens pratiquent ensemble, et dans le temps cette entité devient toujours plus forte et identitaire (pensez seulement au Judaïsme). 

Pour avoir accès à cet égrégore et pour rentrer dans l’esprit du groupe d’une religion il faut passer par une cérémonie de passage, d’initiation qui change selon la tradition de référence et qui réveille dans la conscience du postulant le sens d’appartenance et la volonté d’entreprendre un nouveau cheminement. Dans la Wicca cela s’applique au concept de Coven qui est plus petit en terme numérique mais également puissant. 

images (4)Chaque Coven a son « esprit du groupe »

qui se construit avec la pratique constante, le partage et la transmission des connaissances, traditions et croyances entre les membres. Pour avoir accès à ce corpus il faut être initié, donc être admis à ce grand esprit commun, qui marche comme un grand moteur dans lequel chaque membre met une partie de ses énergies. 

En magie l’union fait la force et quand dans un Coven l’harmonie et la Volonté règnent, tous les travaux magiques deviennent effectifs et donnent de grands résultats sans trop d’efforts.

Bien sûr on n’atteint pas un tel niveau tout de suite, mais après une longue période de pratique et de travail en groupe.

 

LE COVEN

Dans le dernier paragraphe on a introduit le concept de Coven, pour ceux qui ne s’y connaissent pas bien en terminologie, au sens large ce mot désigne des sorcières qui se regroupent pour fêter et pour célébrer des rituels, mais tout comme pour l’initiation, c’est plus que cela. 

Le Coven est assimilable à une famille, une famille spirituelle dans laquelle on a été adopté et qui appartient elle-même à une plus grande famille qui est la tradition d’appartenance, et dans laquelle les membres ont construit un rapport très fort entre eux au-delà du degré d’initiation de chacun et dont l’intensité peut être comprise seulement en la ressentant (donc croyez-moi sur parole). Je vois qu’il y a une tendance, alimentée par la désinformation, à considérer le Coven comme quelque chose de sectaire où la liberté de chacun est constamment menacée par la présence des deux Grands Prêtres qui semblent assumer dans ce cas toutes les caractéristiques d’un couple de tyrans. Rien de plus faux, chaque Coven est autonome donc cela pourrait bien se passer, il faut être réaliste, mais ce n’est pas la norme. Les Grands Prêtres sont comme des « parents » spirituels, ce sont des guides et ils nous montrent un des chemins possibles mais au final c’est à nous de marcher, chaque membre a sa démarche et on la respecte. 

D’habitude on préfère avoir un Coven bien assorti avec différents points de vue et différentes habilités afin que chacun puisse enrichir le groupe en apportant sa propre expérience et en la partageant. Le mot clé est vraiment « partager », seulement en partageant on peut alimenter l’égrégore ou esprit du groupe dont on parlait auparavant. Le fait de rentrer dans l’esprit du groupe implique déjà le partage de quelque chose : à l’intérieur du Cercle chaque membre enlève ses barrières psychiques et instaure un rapport d’union et de coopération avec la psyché des autres en un acte extrême de confiance, c’est pour cela qu’au premier degré d’initiation on rentre pour la première fois dans le Cercle avec deux mots parfaits « Parfait Amour et Parfaite Confiance », et quand on s’engage longtemps en ce sens, cela peut se passer de manière tout à fait spontanée même à l’extérieur du Cercle sous la forme de petits phénomènes de télépathie, de synchronicité, de rêves synchronisés, etc. 

Comme le dit si bien Vivianne Crowley dans son livre Wicca, The Old Religion in the New Millennium : « Il est plus facile que tout cela se passe dans un groupe coopératif que dans un groupe compétitif, quand le groupe n’est pas autoritaire et quand les gens s’aiment bien ». C’est aussi pour cette simple raison qu’il y a une sélection plus ou moins stricte pour entrer dans un Coven. 

SEXUALITÉ, SKYCLAD ET AUTRES FANTASMES

Il n’y a pas longtemps, je me suis retrouvée au sein d’une discussion très animée sur un groupe virtuel français dédié à la Wicca, dans laquelle quelqu’un disait que les gardneriens et les alexandriens étaient des pervers sexuels parce qu’ils pratiquent skyclad. Étant gardnerienne et alexandrienne à la fois je me suis sentie doublement impliquée. Encore une fois je vais expliquer pour ceux qui ne connaissent pas la terminologie: skyclad est un terme anglais qui signifie « vêtu de ciel », une manière poétique et très british de désigner la nudité rituelle. À l’intérieur de la Wicca presque tout le monde sait que dans les branches traditionnelles (mais ce n’est pas exclusif à ces branches) la nudité rituelle est très pratiquée, et c’est problématique pour certains païens d’abandonner la vieille forma mentis qui lui a été inculquée dans l’enfance et pendant la jeunesse selon laquelle un corps nu est nécessairement un instrument sexuel, et donc il faut le cacher à tout prix. Pour comprendre à fond cette pratique il faut abandonner les préjugés et comprendre qu’il n’y a aucune implication sexuelle à la base de la nudité et surtout à l’ère de la pornographie virtuelle et des clubs privés je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir recours à la religion et à la spiritualité:  si on veut « s’amuser » il n’y a pas de soucis, on peut toujours organiser une soirée informelle chez soi tranquillement sans honte, et donc on n’a pas besoin de se justifier en ce sens.

 

La pratique skyclad donc sert principalement à rapprocher les membres d’un Coven en créant une intimité profondeon montre aux autres notre vraie nature en Parfaite Confiance, en laissant derrière nous notre quotidien, notre condition sociale dont les vêtements sont un symbole et nos soucis par rapport à notre corps, puisqu’à l’intérieur du Cercle tous les membres sont égaux. En même temps, être familiarisé avec son corps nous aide à avoir un rapport meilleur avec nous-mêmes et à considérer notre corps dans sa beauté puisque « belles sont pour les Dieux toutes les choses ». La pratique skyclad fut introduite par Gerald Gardner qui avait longtemps fréquenté les milieux intellectuels naturistes anglais, dans les années 1940 donc bien avant la révolution des années 1960 (pour ceux qui nous prennent pour des hippies), et qui a tout simplement décidé d’insérer cet aspect dans la liturgie wiccane : selon sa théorie les sorcières ont toujours pratiqué nues parce que les vêtements empêcheraient les énergies dégagées par les corps lors des rituels de se répandre à l’intérieur du cercle. 

téléchargement (2)En tout cas, qu’elle soit une pratique attestée ou non, il y a ceux qui utilisent une robe rituelle et il y a ceux qui se déshabillent mais le but principal est le même: abandonner le quotidien pour se plonger dans le sacré. 

Un autre grand souci sur lequel je vois le plus souvent fantasmer c’est la question du Grand Rite, en effet il y a des rituels sexuels à l’intérieur de la Wicca mais c’est normal dans une religion qui célèbre la nature et le Divin dans la nature : la sexualité ne fait-elle pas partie de la nature ? L’énergie qui se produit lors d’un rapport sexuel peut être utilisée pour des finalités magiques bien sûr, mais le Grand Rite qui est un rituel d’une beauté étonnante peut être effectif ou symbolique et surtout n’est pas un rituel que l’on fait en légèreté quand on n’a rien à faire ou simplement pour s’amuser. Bien que de nos jours le Rite symbolique, le geste de plonger l’athamé dans la coupe, soit le plus utilisé, s’il y un couple déjà uni dans la vie qui est proprement préparé, au bon degré et donc conscient de ce que cela implique, le Rite effectif peut bien être effectué. 

INITIÉS VS. ÉCLECTIQUES

Quand on discute sur les plateformes virtuelles de partage, j’ai souvent l’impression qu’il y a idéalement deux grandes factions : les éclectiques et les initiés. 

J’avoue que je n’aime pas trop cette impression, ayant été éclectique pendant 5-6 ans de ma vie, je ne comprends pas cette « guerre virtuelle ». D’un côté il faut dire qu’il y a certains éclectiques qui n’ont pas encore une idée précise de la Wicca mais qui s’élèvent déjà au degré de maître, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un maître inconscient surtout pour ceux qui commencent à s’approcher de ce chemin. De l’autre côté il y a chez certains initiés un esprit « identitaire » trop fort qui empêche l’ouverture vers les non-initiés, et pour la Wicca initiatique il n’y a rien de plus dangereux que la fermeture. Entre ces deux extrêmes, comme je le dis souvent, la bonne route passe au milieu. Il faut se rappeler que l’on est tous des êtres humains, l’initiation ne nous rend pas plus grands, plus forts ou plus savants que les autres, mais en même temps il faut se rappeler que cette spiritualité n’est pas un jeu où il faut démontrer qui sont les plus grandes et puissantes sorcières comme celles des séries télévisés. Ce qui est important c’est de ne pas tomber dans la vision « je-m’en-foutiste » qui considère un parcours éclectique sérieux et un parcours initiatique comme équivalents, ce sont deux chemins différents et ils doivent le rester. Chacun a sa démarche. 

La Wicca est un parcours expérimental, même si l’on est en « compagnie » chacun marche de ses propres pieds, chacun construit son rapport personnel avec le Divin, pour arriver à un même but commun par des chemins très différents. Ce n’est pas une compétition à qui arrive le premier, en tout cas courir sur une route en amont ce n’est pas sage.

 

Références:

Butler, W. E. – Magic: Its Ritual, Power and Purpose, Thoth publications Crowley, Vivianne – Wicca: A Comprehensive Guide to the Old Religion in the Modern World, Element Books Ltd Fortune, Dion – Applied Magic, RedWheelWeiser

Steiner, Rudolf – La Science de l’Occulte, Triades

1. v. 27 “Au lecteur” Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

2. Rudolf Steiner (1861-1925), membre et conférencier de la Société Théosophique et puis fondateur de l’anthroposophie.

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TRANSMUTATION CELLULAIRE POUR L’HUMAIN SOLAIRE

Posté par othoharmonie le 2 février 2015

téléchargement (3)« De tout mon coeur, j’invoque ma Présence Divine JE SUIS et je la remercie de m’entourer de toute sa lumière et de descendre dans tous mes corps subtils, jusqu’à mon corps physique. 

Ainsi, j’oriente toutes les cellules de mon corps vers le Grand Soleil central et vers Sirius, afin qu’elles s’imprègnent de tous les merveilleux programmes encodés contenus dans les particules subatomiques qui « bombardent » notre belle Terre. 

Je remercie mes cellules :

• de s’organiser pour absorber le plus de prana et le plus de lumière possible.

• D’oeuvrer pour manifester la Santé parfaite, la Paix, l’Abondance, la Joie et l’Amour inconditionnel.

• de se restructurer pour manifester, ici et maintenant le rajeunissement.

• de se synchroniser en elles afin d’activer les sceaux divins nécessaires à mon ascension.

• de s’harmoniser afin qu’ensemble nous fassions merveilleusement écho au Plan Divin de Toute ce qui EST.

 

Je remercie :

• toutes les particules subatomiques provenant de Tout l’Univers,qui m’inondent et transmutent harmonieusement tous les programmes dégénératifs inscrits dans mes cellules..

• toute les particules de Lumière dorée qui pénètrent toutes les cellules de mon être, et ainsi offre à ma conscience tous les potentiels, toutes les initiations indispensables à mon processus d’ascension.

• ces particules de Lumière dorée qui transfigurent ma structure ADN, et qui consument tout karma résiduel, tous les implants, tous les accords, tous les voeux et tous les contrats ne vibrant pas de beauté et de révérence pour toute vie.

• ces particules de Lumière dorée qui à chaque instant rééquilibrent divinement le féminin et le masculin en moi.

• ces particules encodées provenant du Grand Soleil central, Sirius, qui me révèlent les moyens pour me libérer de tout asservissement qui pourrait encore m’enfermer dans l’illusion de la dualité. 

Je suis :

• la libération totale de mon Être car je m’en remets à la puissante volonté de ma Présence JE SUIS, sachant que nous co-Créons ensemble et à chaque instant

• la guérison, le renouvellement et l’intégration de ma Matrice Solaire.

• l’activation de l’épée de L’Archange Michael en moi et autour de moi qui me libère et consolide ma protection.

• La libération et l’unification de toutes les parties multidimensionnelles de mon Être, et ainsi ma Divine Présence exprime toute sa Splendeur à travers moi !

• La fusion de mon Être Solaire avec la totalité de mon Être.

• Le rayonnement de ma Divine Présence qui se réjouit d’accompagner la Terre dans ses changements et ses transmutations.

• l’Union de toutes les cellules de mon être et cette unité entre en résonnance avec toutes les cellules de mes frères et soeurs cosmiques incarnés sur terre et ensemble, nous formons La magnifique Matrice de Lumière de la Nouvelle Humanité, de la Nouvelle Terre.

• Le corps de gloire unifié qui rayonne et transmute toutes les forces dégénératives agissant encore sur Terre, afin que celles-ci retrouvent pour toujours le chemin de la Lumière.

• Un des liens par lequel j’accueille les nouvelles Âmes solaires qui s’incarnent sur Terre et ensemencent le nouvel ADN humain, ADN auréolé de toutes les couleurs de l’Univers.

rosanna-narducci• L’Enthousiasme qui propulse cette Terre dans les fréquences vibratoire du Paradis, JE SUIS ainsi : L’AMOUR, LA BEAUTE, LA VICTORE, LA PLENITUDE, LA JOIE ET L’ABONDANCE DIVINE

 

Proposé par Rolland Gicquel et inspiré de Rosanna NARDUCCI

 

 

 

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L’homme est issu de la Matrice Divine

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2015

Matrix1_smallCertains sages expliquent que dans un premier temps l’homme est issu de la matrice Divine. Il a été attribué à cette matrice différent noms : Dieu/Mère Divin, Yin/Yang, Alpha et Omega, La source, … Or, une des particularités de la Source ou de cette matrice est de créer. Elle crée et croît à chaque instant. Nous sommes donc nés de cette matrice appelée très souvent :  Père/Mère Divin, ce qui fait de nous des Êtres Divins. Nous avons été impulsés par l’Univers Divin, appelé aussi le « Grand Grand soleil central ». Nous étions à l’origine tel un Feu Sacré et au coeur de ce Feu Sacré pulsait la réplique de notre Père/ Mère Divin, à savoir, nous avions en nous les énergies masculine et féminine en parfait équilibre. Ces deux forces équilibrées et unies, permettaient d’en créer une troisième, référencée comme étant la Kundalini. Quand ce champ de force que nous étions à l’origine était en harmonie, nous étions dans notre Puissance Divine, investis d’une grande Sagesse, Libres et Omnipotents. 

Ce champ d’énergie divine que nous étions avait donc la capacité de créer en conscience, dans l’ici et maintenant. Puis cette très belle entité de lumière que nous étions a choisi de vivre l’expérience de la matière. Pour se faire nous avons choisi Gaia. Cette aventure dans le système solaire devait nous permettre d’expérimenter notre extraordinaire pouvoir créateur. Notre Terre Mère était le lieu idéal pour vivre cet Apprentissage, cette formidable Initiation. L’homme est donc venu sur Gaia pour apprendre à jouer avec les éléments, coopérer avec eux et créer les univers dont il rêvait… Afin de parfaire ce processus et pouvoir vivre la dimension matière, nous avons dû suivre  différentes initiations. Ces initiations sont au nombre de douze et correspondent aux douze chakras principaux. Les Chakras sont des centres d’énergie qui font circuler une vibration correspondant à des enseignements et des vertus spécifiques. Ainsi, pour manifester son corps de chair et faire l’expérience de la matière, l’homme devait intégrer ces douze champs de force. Il lui était également nécessaire de coopérer avec les quatre éléments : l’eau, la terre, le feu et l’air. Chacun de ces éléments constitue l’un de nos quatre corps. L’eau est rattachée au corps émotionnel, la terre au corps physique, le feu est rattaché au corps mental et l’air est rattaché au corps éthérique (siège de toutes les mémoires). Ainsi l’homme avait le pouvoir de créer à chaque instant une vie merveilleuse au moyen de ses pensées, de ses émotions, de ses actes, de ses intentions. 

Aujourd’hui, l’homme est toujours le créateur de sa propre réalité mais hélas, il l’a oublié. Il a oublié que l’homme crée à chaque instant sa propre réalité. 

Coopérer avec sa Présence « JE SUIS » : clef de toutes les solutions

Aujourd’hui, l’homme crée toujours sa réalité, mais, depuis trop longtemps, il en a totalement ignoré les principes de base. Par ignorance, l’humanité s’est rendue prisonnière de limitations affligeantes et s’est engluée dans des souffrances insoutenables. Depuis toujours des Êtres Eclairés ou Initiés  ont tenté en s’incarnant de transmettre cette Connaissance Sacrée. Ils ont enseigné à l’homme qu’il avait en lui un pouvoir dépassant son entendement. Ils ont évoqué notre héritage Divin. Ils ont tenté de souffler à l’Homme qu’il était bien plus que ce qu’il croyait. 

Des enseignements véhiculant d’extraordinaires informations ont fait le tour de la terre afin de provoquer un réveil des consciences. Le résultat de ces enseignements fut long à se  manifester mais aujourd’hui, ceux qui ont oeuvré pour cette réparation tant attendue vont enfin savourer le fruit de leur précieux travail. Parce que la planète évolue au sein d’un système solaire qui évolue également au cœur même d’un autre système, nous n’avons pas d’autres choix que celui de nous tourner vers d’autres vérités bien plus éclairées et d’autres possibilités bien plus vastes. Trop longtemps sous le joug de la cupidité, de la médiocrité et de la violence, nous en sommes arrivés à un point de non retour. Malgré nous et poussés par nos Consciences Supérieures, nous nous sommes engagés dans un processus de transmutation  et de transformation. Nous allons redécouvrir, collectivement et individuellement que nous sommes des Essences Divines,  Omnipotentes, Omniprésentes et Omniscientes. 

 De ce fait les vieux archétypes vont s’effondrer et s’effondrent laissant la place à la Matrice du Nouveau Monde. Nous sommes au coeur de ce processus d’épuration et de réajustement.  Nous déposons consciemment et inconsciemment tout ce qui nous a encombrés, tout ce qui nous a limités et tout ce qui nous englue depuis des millénaires. Petit à Petit, malgré nos résistances, Notre Divinité reprend les commandes et extirpe de nos atomes tout ce qui ne reflète pas la Pureté et L’AMOUR imagesUNIVERSEL. Au coeur de nos atomes pulse notre perfection Divine, celle-ci émerge sous l’avalanche de Lumière Universelle, nous laissant entrevoir notre extraordinaire beauté, toute notre Magnificence. Il est donc urgent et très puissant de laisser délibérément les commandes à notre Présence « JE SUIS ». Le « JE SUIS » est l’expression pure de notre divinité, l’expression parfaite de ce que nous sommes vraiment. 

Notre présence JE SUIS détient toutes les solutions. Elle est notre Sagesse, notre, Source, notre Beauté, notre Jeunesse, notre Force, notre Abondance, notre Joie, notre Suprématie, notre Richesse, notre Héritage Divin… Elle EST Tout ce que nous pouvons imaginer, tout ce que nous pouvons concevoir et tout ce que nous désirons. 

CD de méditation sur la Présence «JE SUIS»

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Les ésotéristes ont une éthique

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2014

 

téléchargement (5)Les notions signifiantes de bon et de bien sont loin d’être étrangères à une discipline qui a pour sens de déceler le sens caché des manifestations visibles. L’initiation à l’ésotérisme nécessite, de fait, une éthique.

La quête du Graal – clin d’œil au mythe moyenâgeux et à l’alchimie – reste un chemin initiatique dont l’objectif consiste à acquérir davantage de sagesse. Cette voie est plus que jamais d’actualité au moment où les valeurs exotériques, impulsées jusqu’ici par les dogmes politiques et religieux, ont tendance à s’effriter. Des clés d’interprétation quant à la destinée humaine sont désormais accessibles à tous, via les spécialistes de l’ésotérisme. Cependant, ils s’appuient sur une tradition solide et restent fidèles aux pensées élevées de leur illustre prédécesseur qu’était Pythagore… Son enseignement spirituel a traversé les âges, enseignement retrouvé dans les travaux de chercheurs de vérité comme le mystique René Guénon, l’occultiste Papus ou encore l’anthroposophe Rudolf Steiner…

Les lois du symbole

L’une des qualités que doit cultiver l’ésotériste consiste à maîtriser le langage symbolique, ancrage qui lui permet de ne pas s’égarer dans des élucubrations fantasmatiques. Ainsi en est-il du tarologue, du numérologue ou de l’astrologue. Ces spécialistes se doivent d’avoir intégré les lois du symbole qui les rattachent à la lignée ésotérique remontant à ce que René Guénon et le psychologue analytique Carl Gustav Jung nomment « La Tradition Primordiale », pour le premier, et « L’archétype » pour le second.

Une voie adaptée

L’ésotérisme n’aurait aucun sens s’il n’était applicable au vivant et donc sans cesse réactualisé. Aussi, bien que relevant d’une source unique, la vérité ésotérique se décline en plusieurs voies, de même qu’elle a donné naissance à plusieurs traditions. La nouveauté de l’ésotérisme actuel consiste à redécouvrir l’unicité de chaque être et la multiplicité des voies qui lui sont proposées. Pour l’un, il s’agira d’approfondir la sagesse du Tarot initiatique, pour un autre la pratique de l’astrologie deviendra un authentique engagement vers la quête du Soi. L’apport des spiritualités orientales, comme le Reïki, correspondra peut-être plus à la sensibilité de certains, l’essentiel étant la sincérité de la démarche suivie, tout en se gardant de penser que l’une serait supérieure à une autre. L’authenticité correspond toujours à l’aspect ésotérique d’un enseignement, c’est-à-dire le contenu, la forme qu’il prend ne relevant, in fine, que de la partie émergée de l’iceberg…

L’importance de la guidance

Afin de ne pas se perdre dans le dédale de la pensée ésotérique, il s’avère nécessaire d’être relié à un aîné sur le chemin et de ne pas rester isolé. C’est d’ailleurs là un des avantages d’une consultation de type ésotérique, même si elle prend des dimensions peu conventionnelles. Ainsi, l’écrivain Hermann Hesse, auteur du roman « Sidhartha » (1922) qui a influencé, dans les années 1960, une grande partie de la jeunesse mondiale en quête de spiritualité existentielle, avait été au préalable suivi et guidé par Carl Gustav Jung, spécialiste des profondeurs et féru de science hermétique…

 

Herbert Gasquet du magazine http://www.signesetsens.com/

 

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Témoignage d’un apprenti wiccan solitaire

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2014

 

Par Kazh ar c’hoad

Bonjour Kazh ar c’hoad. Peux-tu nous présenter ton parcours et les raisons qui ont fait que tu te diriges vers la wicca actuellement ? 

téléchargement (3)Bien sûr. J’avais entamé une voie spirituelle paienne au sein d’un groupe druidique en Bretagne il y a une dizaine d’années. J’y ai reçu une initiation au 1er degré et j’avais donc suivi pendant ce temps les rituels de l’année qui avaient beaucoup de points commun avec ceux pratiqués par la wicca (appel aux éléments, cercle etc.). Puis une longue période de traversée du désert après avoir quitté ce groupe jusque récemment où j’ai eu de nouveau le désir, le besoin, de me remettre en harmonie avec moi-même en me ré-engageant sur la voie d’un certain accomplissement spirituel, en allant jusqu’où les dieux et la Déesse me guideront… Il y a peu, je ne connaissais pas la wicca. Mais en lisant certains ouvrages, dont «Shiva et Dionysos» d’Alain Danieloù et «Les mythes celtes» de Robert Graves, j’ai découvert, ou redécouvert, que je me sens plus proche de l’aspect très naturaliste de la Très Ancienne Religion, la religion de la Déesse et du Dieu ancien (Cernunnos…), que d’autres formes de spiritualités. Et c’est ainsi en faisant des recherches sur le web à propos du paganisme ancien que je suis «tombé» sur des sites consacrés au paganisme contemporain, ou néo-paganisme, et que j’y ai découvert l’existence de la wicca. 

Cela m’a tout de suite beaucoup captivé, et il m’a semblé que j’y avais trouvé au moins une réponse à mes questions : est-il possible de nos jours de revivre une spiritualité qui tendrait à se rapprocher de la très ancienne voie spirituelle de nos ancêtres lointains ? 

Qu’est-ce qui t’as incité à le faire et penses-tu qu’il te sera possible à l’avenir de changer de position ? 

Eh bien, il y a plusieurs raisons à cela. La principale est liée à ma personnalité, mon état de conscience actuelle. J’ai vécu comme je vous l’ai dit tout à l’heure, un travail en groupe il y a une dizaine d’années.  Lorsque j’y pense maintenant avec le recul, je n’y étais en fait pas très à l’aise. Ma participation, spirituellement parlant, surtout bien sûr lors des rituels car c’est de cela dont il s’agit, me semble aujourd’hui avoir été superficielle du fait que j’étais trop absorbé par mon positionnement vis-à-vis des autres. Ceci était dû je pense à une timidité qui m’habitait ainsi qu’à un manque d’assurance en compagnie d’autrui. Bien que j’ai quelque peu évolué depuis, avec l’âge probablement… et l’expérience de la vie, je choisis aujourd’hui de travailler en solitaire afin de pouvoir vivre vraiment sereinement des expériences spirituelles lors de rituels et méditations. J’ai besoin d’apprendre. J’ai  surtout besoin de m’affirmer. 

Et j’ai donc besoin de réaliser un très gros travail sur moi-même, me connaître pour mieux accepter les autres. Lors d’un rituel, il y a une intimité spirituelle qu’il faut être prêt à partager avec d’autres… Et  puis il y a la vie familiale, ma compagne qui ne partage pas mes convictions religieuses et avec laquelle je dois composer en sachant avancer au rythme de sa compréhension et de sa tolérance. ans l’avenir ? Oui, peut-être que je tenterai d’entrer au sein d’un coven, si j’en trouve un dans mon coin, car ça, c’est encore un autre problème qui fait que tant de wiccans de nos jours travaillent en solo ! 

Ne penses-tu pas qu’il y ait un danger de t’isoler et de laisser tomber petit à petit la voie sur laquelle tu t’étais engagé sans l’émulation que peut apporter un groupe ou coven ? 

Je suis bien conscient qu’une voie solitaire demande bien plus de rigueur, de persévérance que lorsque l’on travaille en groupe. Mais voyez-vous, j’ai travaillé en groupe et cela ne m’a pas empêché de le quitter et de cesser ensuite tout travail spirituel, alors… Quant à être isolé, non, j’agis justement pour que cela ne se fasse. Je suis conscient de faire partie d’une communauté et à ce titre d’avoir vis-  à-vis d’elle des droits et des devoirs. C’est bien pourquoi j’ai demandé à être affilié à la Ligue Wiccane Eclectique (et vous remercie une fois de plus de m’y avoir accueilli) afin de pouvoir en son sein échanger, partager, apporter et prendre aussi. Il me semble très important, et d’autant plus lorsque l’on est un adepte isolé comme moi, d’avoir des liens solides, chaleureux et amicaux avec d’autres adeptes, même via le web, dans le but de toujours se rappeler que l’on est un membre d’une  communauté et qu’en elle on peut aussi trouver à se réaliser même si cela peut sembler parfois un peu… euh… virtuel, mais peut-être est-ce un don de notre époque ? 

Où en es-tu en ce qui concerne les rituels ? Comment réalises-tu ton apprentissage spirituel ? 

Eh bien, j’ai fêté récemment Lughnasadh, puis Mabon, en organisant des petits rituels wiccans ; je m’étais inspiré pour ce faire de textes présents sur certains sites comme paganisme.fr de Morgane   Lafey ou les Portes du Sidh. J’y ai ressenti du bien être. Un peu de stress aussi, c’était seulement les deuxième et troisième rituels que j’organisais tout seul dans mon bureau, alors bien sûr… Je pense bientôt organiser des rituels dans la nature, dans une forêt, lieu que j’affectionne particulièrement   depuis mon enfance, afin de vivre différemment ces moments forts. Et pourquoi pas faire venir à moi les êtres du «petit» peuple avec lesquels j’ai toujours souhaité la rencontre. Je suis un rêveur  sentimental, j’aime la vie, les arbres, les cavernes… et les fées ! En ce qui concerne mon  apprentissage spirituel, je lis beaucoup, livres et textes sur des sites internet, et j’envisage sérieusement de m’inscrire à des cours par correspondance afin là aussi de pouvoir échanger autant que de profiter de l’expérience d’autrui. 

Merci Kazh ar c’hoad pour tes réponses à nos questions. Puisse la Déesse et les dieux t’accompagner sur ton chemin.

SOURCE :  Mag des Païens d’Aujourd’hui

 

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« Le Discernement » Un attribut Divin et clef du Nouveau Monde

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Par Dominique-Claire Germain

 

Where-is-the-Key-to-Paradise-71287Cette transition que traverse l’humanité, nous pousse chaque jour à faire preuve de Discernement. Et Saint Germain, grand sage et grand enseignant, nous guide toujours vers cet aspect de nous-même, celui qui nous permet d’avoir une perception belle, sage, noble et juste en toute situation. 

Voilà un mot, plus exactement une vertu qui mérite que l’on s’y arrête, que l’on prenne le temps de découvrir les trésors qui se cachent derrière ce concept. Face à aux divers torrents d’informations qui circulent sur la planète, il est parfois difficile de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le sage du fou. Alors, afin d’aiguiser notre perception, il est sain de prendre le temps d’affiner sa réceptivité et son Discernement afin de mieux appréhender les qualités vibratoires de ce qui nous anime et de ce qui nous environne. 

Parmi les 12 initiations spirituelles (les 12 aspects de la Déité), se tient celui du Discernement et de la  Clarté :  Huitième aspect de la Déité. Vertu peu évoquée, mais pourtant si précieuse dans notre processus d’évolution. 

Le discernement nous pousse à évaluer quelqu’un, quelque chose ou une situation, sans jamais, jamais basculer dans le jugement. Discerner, c’est pouvoir différencier des vérités entremêlées et extraire la vérité la plus élevée.. Cela signifie que l’on ne va pas basculer dans la simplicité du binaire : vrai ou faux, du bien ou du mal, mais que l’on va pouvoir capturer des nuances, saisir ce qui est bon de ce qui est nocif. C’est cerner avec clarté toutes les facettes de ce qui se présente sans jamais sombrer dans le processus réactif. C’est estimer avec justesse les vibrations qui nous animent et qui nous entourent. 

Le Discernement évite les processus réactionnels d’adaptation, ou de protection, ainsi nous pouvons aisément nous positionner avec justesse : CREER et non de Réagir. Le discernement évite les pièges, de se fait, il guide sainement celui qui aime à l’utiliser. Le discernement s’oppose à la confusion, car la confusion est source de peurs et engendre bien souvent le désordre et le chaos. Et parce que le Nouveau Monde est affranchi de confusion, ce Nouveau Monde peut, grâce au Discernement s’épanouir dans la confiance souveraine. 

Enfin, le Discernement c’est la voix (voie) du coeur, celle qui ouvre et trace des chemins conduisant à une profonde sérénité. Le Discernement c’est toujours le chemin de L’AMOUR. Le chemin de l’Amour est toujours le bon chemin. C’est pour cette raison que cette vertu qu’est le Discernement se veut si indispensable dans la mise en place de ce Nouveau Monde ! 

J’ai déjà évoqué les 12 aspects de la Déité, les douze qualités Divines qui sont les matrices de notre Présence JE SUIS. Le Huitième aspect de la Déité est celui de la Clarté, de la Perception Divine, de la Lucidité (lucidité =lumière), de la Noblesse et du DISCERNEMENT. Sa couleur, d’un limpide aigue marine, chasse tout type de confusion et déchire bien des voiles. Par le prisme du Discernement, il n’y a plus de bien, ni de mal, de bon et de mauvais mais uniquement une qualité vibratoire. Le Discernement élargit la compréhension d’une situation, d’une personne ou de circonstances. Le Discernent favorise le recul, l’analyse, et engendre bien souvent la compassion. 

Le Discernement divin c’est le regard bienveillant de celui qui créé en conscience une situation nouvelle. Notre humanité s’est érigée petit à petit sur des systèmes de croyances et de fonctionnements qui l’ont propulsée dans une réalité illusoire. Cette illusion l’a éloignée de La Vérité Eclairée et nous avons perdu notre capacité à « voir » clair tant nos pensées, nos émotions, nos actes et nos paroles étaient brouillés par des dysfonctionnements multiples.

« L’ignorance est la source de tous les maux » et le manque de discernent aussi. 

Le Discernement s’oppose à l’Illusion !

En ces temps si instables, beaucoup d’informations circulent, beaucoup de messages sont proposés, trop de vérités sont assénées et il est difficile au coeur de ce brouhaha d’informations de distinguer où se tient la Vérité. La Vérité est un recueil de vérités..et les vérités restent des vibrations. Mais La Vérité qui semble essentielle aujourd’hui est bien celle qui nous rappelle que nous sommes puissants et que nous créons à chaque instant notre réalité, réalité qui devient vite vérité. Nous créons individuellement et collectivement.et le choix de notre création va être façonné par notre capacité à discerner ce qui est juste et bon pour nous, ce qui est beau et élévateur pour nous. Il est si facile de se tromper, ou de croire que l’on s’est trompé.. Si nous croyons que nous nous sommes trompés, c’est bien qu’à un moment donné, nous avons manqué de Discernement, de Clarté et que des éléments nous ont brouillé les pistes. Si nous voulons faire preuve de bien plus de Discernement, si nous désirons apprendre à discerner divinement, la solution est de faire appel à notre PRESENCE DIVINE « JE SUIS ». 

images (4)Car si notre « moi extérieur » patauge parfois dans le doute et l’incertitude, notre Présence, Elle, sait et sait toujours où se tient notre vérité. Elle créera alors des avenues d’opportunités pour que nous puissions saisir la vérité du moment et avancer dans la Lumière. Faire appel au Huitième rayon, et se sentir envelopper de lumière aigue-marine facilite considérablement la clarification d’une situation. Ce Huitième rayon nous aide à dissoudre le voile de l’illusion. 

Il est également judicieux de faire appel à L’Archange Michaël afin qu’il nous aide à nous libérer d’éléments qui nous empêchent de faire preuve de perception fine ! 

Le Discernement Divin, renforce notre aptitude à être des êtres très responsables, sages, sereins et puissamment Créateurs.

 

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Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

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La porte et son symbole

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2014

 

Celtic-trompe-loeilLa porte se distingue de toutes les composantes ordinaires d’un paysage. On la remarque, on la cherche, elle balise notre regard. 

On sait qu’on devra en passer par là. Elle coïncide avec les limites et fonctionne stratégiquement avec elles. Une porte seule, dans le vide, apparaît comme le point unique du franchissement. Passage approprié, naturel ou tactique. La porte organise l’espace et marque le temps. 

 L’incitation au passage oblige ensemble le corps et l’esprit. L’un s’acquittant du mouvement, l’autre du sentiment d’accéder à l’inconnu. Se questionner sur la porte, c’est travailler sur la définition de l’espace sacré, sur le dedans et le dehors pour ainsi prendre conscience que cet élément d’architecture reste un élément majeur et incontournable. Percevoir au présent les deux directions du temps est un don offert à Janus par Saturne chassé de l’Olympe en remerciement de son hospitalité dans le Latium. 

Cette faculté conduit naturellement Janus à présider au destin des Portes. Celui au visage ridé regarde le soleil décliner au fil des jours, au solstice d’été, celui au visage jeune tourné vers la remontée du soleil, au solstice d’hiver. Janus était craint et respecté comme étant le maître du temps qui détruit ce qu’il a produit. Il était considéré comme le gardien des portes célestes, celles qui ouvrent le chemin vers la Lumière, devient le guide des âmes en quête d’un chemin. Il était paré des emblèmes du portier : le bâton et les clés. 

Dans la vieille Étrurie, « janua » désigne la porte domestique, « janus » un passage à double entrée, « januarius » le premier mois de l’année. 

À Rome, le temple de Janus ouvrait ses larges portes en temps de paix, les fermait en temps de guerre. Si l’on retourne aux premiers versets de la Bible, au chaos initial dont Elohim a tiré  successivement, en quelques jours, les couples Ténèbres/ Lumière, Terre/Ciel, etc, on s’aperçoit que tandis que le Temps fut immédiatement mesuré et partagé en jour et nuit, puis en semaine, l’Espace, lui, demeurait infini, sans limite, un immense territoire de montagnes, de plaines, d’océans peuplés de plantes et d’animaux. Elohim ne s’est pas occupé de partager l’Espace. Il a laissé aux hommes cet espace terrestre : à eux d’en faire ce qu’ils voudraient. 

Les hommes groupés en tribus se sont installés ici ou là. Impressionnés par les forces de la Nature bienfaisante, ou malfaisante (le Soleil, la Pluie, la Tempête, les frimas…) ils ont délimité des espaces sacrés pour rendre grâce ou amadouer ces divinités capricieuses. Au début du Paléolithique supérieur, l’homme préhistorique, observant le soleil sortir de la terre le matin et y rentrer le soir, constata vite qu’il le faisait en des points différents, que le chemin parcouru dans le ciel est différent chaque jour, qu’il ne brille pas avec la même force et la même durée, que cela varie selon les époques et que les jours et les nuits n’ont pas la même longueur sauf à quelques moments qui reviennent périodiquement. Il remarqua également que le soleil éclaire et réchauffe le jour, qu’il chasse l’obscurité et qu’avec la lumière disparaissent les dangers de la nuit et les angoisses des ténèbres. 

Cela étant, du soleil, l’homme en fit un Dieu et il chercha à en prévoir la venue. Il commença à repérer, d’abord avec des cailloux, puis des bâtons, puis encore des pierres levées, les positions des levers et des couchers de soleil. Il érigea ensuite des colonnes aux positions extrêmes, deux pour les levers et deux pour les couchers. En observant les saisons, l’homme primitif créa sans le savoir les portes solsticiales, mais il comprit vite que les solstices sont à la fois des limites et des portes. Cette assimilation, et les fêtes qui les accompagnent remontent aux traditions les plus reculées de l’humanité et sont communes à tous les peuples anciens et à tous les cultes. 

L’espace commence à se géométriser au sens étymologique du mot, au sens où l’arpenteur est un géomètre, un mesureur de terre. Ainsi, cette géométrisation favorise et entraîne la  sacralisation des choses. Le temple est consacré parce que bien délimité, coupé du monde extérieur. Il est un centre et un axe qui stabilise le groupe. L’espace, une fois clos, détermine un dehors et un dedans, un extérieur et un intérieur (et quand il s’agit du Temple, le profane et le sacré). Ainsi, chez les grecs s’opposaient Hestia et Hermès. À Hestia, le dedans, le fixe, la maison : à Hermès,  le dehors, le mobile, les chemins. Ce n’est pas un hasard si le dedans est symbolisé par Hestia, une déesse, et le dehors par un Dieu, Hermès. 

Biologiquement, la femme dont l’énergie reproductrice est interne valorise l’intime, le refuge, la protection, la maison. L’homme, au contraire, dont l’organe reproducteur est externe, valorise l’extérieur, l’exploration, la chasse, la défense de son environnement. 

Il n’y a pas de porte sans seuil. Il ouvre d’un côté sur le passé, de l’autre sur l’avenir. C’est un petit espace qui précède la porte. Sur le seuil nous ne sommes plus tout à fait dehors et pas encore dedans. C’est un espace de liaison entre les deux. Cette notion de dehors/dedans est une notion duelle (comme extérieur/intérieur) car l’une des parties n’existe que dans sa relation avec l’autre et par rapport à un lieu déterminé. C’est à partir de ce moment où il y a un lieu clos par une porte qu’il y a un seuil. Car la porte et le seuil sont liés bien évidemment puisque c’est par la porte que se fait le passage du dehors au-dedans et vice versa. 

Quand il s’agit d’entrer pour la première fois dans un lieu sacré, l’aventure, l’imprévisible se situe à l’intérieur, de l’autre côté de la porte. Sur le seuil, on est pris d’angoisse à l’idée de s’engager dans un monde clos, d’avoir à répondre de soi, de participer, de perdre ce que l’on croit être sa liberté ou une partie de sa liberté. Le seuil est lié à la notion de passage, en quelque sorte d’initiation (du latin initium, qui veut dire entrée). Tous les rites sont des rites d’entrée, du passage dehors/dedans et non l’inverse. C’est qu’entrer dans un lieu fermé est une sorte d’intrusion qu’il importe d’annoncer, de rendre bienveillante et acceptable, qu’il s’agisse d’un lieu sacré ou d’un lieu profane. Ces rites permettent de passer du profane au sacré en respectant leur étanchéité. 

Le monde profane, est un monde de substances stables dont nous connaissons la matière, le  fonctionnement, les règles. Le monde sacré est un monde d’énergies mystérieuses dont nous saisissons mal le sens, les finalités. Certaines choses, certains êtres, certains espaces, certains temps lui appartiennent. 

Pour progresser, il ne suffit pas de transgresser les règles et les lois. Il faut « se transgresser » soi-même, se dépasser. C’est l’enseignement que nous proposent d’innombrables mythes et contes ou le héros affronte les monstres gardiens des seuils, symboles agressifs  des interdits. Ils provoquent a la transgression, mais aussi a la domination de la peur, au courage, a l’abnégation. C’est face a ces dragons, serpents a sept tètes, cyclopes, méduses, ogres, sorcières de toutes sortes que le sujet fera ses preuves, donnera la mesure de ses capacités d’intelligence, de force physique et morale, d’ingéniosité. Le faible sera terrassé par la bête : le fort, vainqueur, aura progressé dans l’amélioration de lui-même. 

Les monstres sont aussi gardiens de trésors, signal du sacré. Accroupis au seuil des lieux sacrés, ils veillent. Que ce soient les Pommes d’Or des Hespérides, dans les douze travaux d’Heracles/Hercule, la Toison d’Or de Colchide ravie par Jason, ou tous les trésors de perles et de diamants de la terre, tous sont gardés par des monstres. Et peut-être faut-il considérer le Serpent de la Genèse comme le monstre gardien de l’Arbre de la Connaissance, un gardien pervers qui au lieu de rugir ou de cracher des flammes, séduit, pour mieux triompher. Les voies de la richesse, de la gloire, du savoir, de l’immortalité sont très bien surveillées : on ne s’en empare pas facilement : il faut en être digne, se dépasser. 

Toujours associé au seuil et a la porte, le monstre relevé aussi de la symbolique du passage. Il dévore le vieil homme pour que naisse l’homme nouveau. Le monde qu’il garde ici n’est pas celui des biens matériels mais plutôt le monde intérieur et spirituel auquel on n’accède que par une transformation intérieure. 

Tout être traverse les ténèbres avant de découvrir la Lumière. L’initiation comme la mort, comme l’extase mystique, comme la grâce de la foi équivalent a un passage d’un mode d’être a un autre et opèrent une véritable mutation de la personne. En somme c’est le moment de réflexion qui impose un choix, une décision car on ne demeure pas sur le seuil… Un pas de plus et c’est le passage, l’initiation à l’autre, à l’ailleurs, a l’autrement. La porte est la devant nous, il suffit de tirer la bobinette et la chevillette cherrera. Le seuil, la porte, le passage sont si liés entre eux qu’il est difficile de les séparer comme on démonterait un objet en ses différentes pièces. Ce que nous avons dit du seuil peut se répéter pour la porte car elle se présente aussi comme une limite, une frontière. Mais elle est plus que cela et, en y réfléchissant, d’autres thèmes se précisent qui prolongent et enrichissent la réflexion. 

En architecture, les portes sont toujours l’objet d’une attention particulière. Elles annoncent la nature, la fonction et même le statut social du bâtiment. Selon qu’elle est fermée, ouverte, entrouverte, fermée a clé, battante, une porte est, sans changer de nature, présence ou absence, appel ou défense, perspective ou plan aveugle, innocence ou faute… 

L’homme qui le premier bâtit une hutte créa un espace limité, distinct de l’illimité du reste du monde. En perçant une porte, il créait une communication entre le dehors et le dedans, entre l’extérieur et l’intérieur. La porte fermée est mur : ouverte, elle devient issue, accès, passage. Elle se métamorphose sans cesse, tantôt apparaissant solide, infranchissable, tantôt glissant dans ses gonds, elle s’efface, disparaît pour laisser passage. Elle apparaît et disparaît jouant de la métamorphose mécanique suivant les besoins.

La porte peut s’ouvrir et se fermer : c’est sa fonction. Les possibles ne peuvent être réalisés en même temps ; ils sont là en puissance, latents, mais en acte, un seul possible à la fois se réalisera en alternative avec l’autre. Le et entre ouvrir et fermer indique la complexité des fonctions de la porte, ses capacités possibles : le ou situe chacune d’elles en acte dans le temps. Le et le ou ne s’opposent pas ; ils indiquent des niveaux différents. 

Par contre, l’idée de dehors/dedans, soit séparé soit communiquant par la porte fermée ou bien ouverte, nous entraîne dans la dialectique des oppositions oui/non, je veux/je ne veux pas, ici et la… ici bas/ au-delà. Dans sa signification duelle, la porte, figure paradoxale, implique la coexistence des contraires et leur harmonisation dans le temps. 


Le fait de pouvoir jouer avec ces deux fonctions opposées, confère à la porte une grande richesse symbolique qui exprime à travers elle des sentiments et des espoirs. La clé qui verrouille et cadenasse la porte insiste sur le « fermé » ; la porte entr’ouverte, ouverte, grande ouverte nuance le degré de communication, d’accueil possible. L’entr’ouvert inspire l’hésitation, puis incite à la tentation, au désir.

Janus n’est pas la seule figure symbolique de la porte. Les chrétiens ont St-Pierre et la clé du Paradis. Tous ont pour mission de contrôler les entrées et parfois les sorties, de veiller à l’ordre établi, d’empêcher toute intrusion indésirable. Janus est à la fois le portier et le gardien : il contrôle, sélectionne et protège la porte. 

Avec le bâton, il chasse les intrus, avec la clé, il ouvre, ferme… mais peut aussi enfermer, retenir  prisonnier. Ainsi la porte étroite, celle qui nous fait plier les genoux, baisser la tête et resserrer le corps pour passer de l’autre côté de son battant, symbolise la difficulté du passage, d’un monde dans un autre. Mais elle évoque aussi le sablier : sa forme en deux vases égaux reliés par un étroit goulot montre l’analogie entre le haut et le bas. Sablier et porte nous invitent a méditer sur la fuite du temps, sur  l’éphémère. Nous ne faisons que passer dans l’infini du temps. A l’entrée et à la sortie de la vie, les portes entre le ciel et la terre, entre l’esprit, la matière et la chair, s’ouvrent. Au moment de la naissance, l’enfant est expulsé du ventre chaud et douillet. Son séjour aquatique terminé, c’est par un cri que le nouveau-né s’annonce dans le monde aérien. Première initiation. Première perte pour devenir un être distinct. Le prix à payer… la séparation d’avec le corps de la mère. 

Dans les litanies de l’Immaculée Conception, l’Église donne a la Vierge les épithètes de « Porte close d’Ezechiel », « Porte d’Orient », et « Porte du Ciel ». Marie est même parfois représentée, dans l’iconographie médiévale sous l’aspect d’une porte fermée (Stalles d’Amiens). La porte du Temple maçonnique est désignée sous le nom de « Porte d’Occident » : en effet, c’est à son seuil que le soleil se couche, c’est-à- dire que la lumière s’éteint. Au-delà, règnent les Ténèbres du monde profane. Pour les Alchimistes, la porte donne accès à la connaissance. Relation cherchée ou perdue, révélation, accès à la Lumière ou à la connaissance, il s’agit toujours d’une étape nouvelle, d’un changement de niveau, de  milieu, de vie. 

On termine quelque chose pour commencer autre chose : c’est l’initiation, le point de départ d’une expérience neuve. On a quitté un lieu pour en rejoindre un autre. Le passage est un mi-lieu, un entre-lieu, un tiers-lieu entre le départ et l’arrivée. Mais il est aussi un temps, un entre-temps, un tiers-temps entre la naissance et la mort. On passe d’un endroit a l’autre, d’un moment a l’autre, d’une question a l’autre… c’est toujours un passage. 

Le cycle des saisons toujours recommencé nous a familiarisé avec ces passages de l’automne/hiver/mort au printemps/été/vie… et puis on recommence. Nous savons que le grain sec et apparemment mort, enfoui dans la terre, renaîtra en moisson dorée ; que si le soleil meurt derrière l’horizon, il renaîtra demain, à l’aube. Mourir ici, renaître ailleurs. 

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L’année dans son rythme régulier et perpétuellement recommencé évoque le cercle ou l’Ouroboros grec, le serpent qui se mord la queue dont une moitié est blanche et l’autre noire symbolisant, selon les astrologues, les six mois masculins et spirituels (de l’équinoxe d’automne a celui de printemps) et dont le milieu (le  solstice d’hiver) est la porte des dieux, et les six mois féminins et matériels (de l’équinoxe de printemps a celui de l’automne) et dont le centre (le solstice d’été) est la porte des hommes. 

Chaque société fixe son 1er de l’an en fonction de son climat, de sa religion et cette date peut changer. Ainsi en Europe occidentale, jusqu’en 1564, l’année civile commençait à Pâques (le 25 mars) et, c’est pour évincer le culte de Mithra, dieu solaire fêté au solstice d’hiver, que l’Église fixa la naissance du Christ au 25 décembre. 

La vieille année s’en va avec un vieillard – le père Noël – tandis que naît la nouvelle année avec un enfant – Jésus – qui sera la Lumière. Dans la tradition des bâtisseurs, les porches et portails extérieurs ne représentent pas seulement l’entrée dans le monde céleste, le début du chemin, ils en révèlent également le mystère et l’accomplissement. 

La porte annonce ce qui est au-delà d’elle-même, si bien que réfléchir sur ce symbole demande de s’interroger sur la nature et la forme du temple que l’on veut construire. Parce que l’être humain naît inachevé, incomplet, imparfait, mortel, il avance dans la vie pas a pas, en se transformant, s’adaptant, se complexifiant. Pour franchir chaque étape, chaque seuil, il faut qu’il ait acquis une certaine expérience, une certaine maturité. La prise de conscience de la limite provoque un sentiment de crainte et de fascination, proche du sentiment du sacré. 

«Le rituel de passage canalise tout ce qui semble échapper au contrôle de l’homme» est tentative de maîtriser la transgression, une sorte de mise en scène dans laquelle l’interdit est approché mais de manière symbolique. C’est en passant de matrice en matrice par des portes successives que nous nous souviendrons de ce que nous sommes. Ces portes se font de plus en plus étroites, elles impliquent le dépouillement de tous les systèmes dans lesquels nous nous installons et dont nous nous rendons d’autant plus esclaves qu’ils sont cohérents et satisfaisants. 

Bien d’autres portes existent. Porte de l’imaginaire qui resserre l’espace visible dans la mesure de ses ouvrants, au point parfois de le rendre infime. Par le détournement audacieux de nos rêves d’enfants, Lewis Carroll en ouvre les portes inattendues. Portes éphémères qui existent le temps d’un geste ou d’une cérémonie, construites et déconstruites sur le rythme des calendriers magiques, messianiques ou solaires.

Portes du silence, le clic d’un judas, le frottement lourd sur le sol, un raclement ou le battement sur ses gonds, ces portes la s’ouvrent et se ferment avec fracas : à cause du silence ! 

Portes automates qui ont perdu leur âme et leur portier. Portes frontières, postes de guet, bastions pour surveiller les arrivants. Portes des cathédrales qui lorsqu’elles sont franchies rendent l’esprit et le corps soumis. On baisse la voix, ou même on se tait. Les sons se transforment en chuintements, ils tapissent les voutes et se perdent au pied des vitraux. Chacun prie ou essaie. Rien de plus mystérieux que le  recueillement. Il est impossible de savoir sur quelles dérives s’engage la petite nuit intime que chacun s’offre en fermant les yeux. La porte menant jusqu’ici ne serait-elle qu’un entonnoir de la pensée ? Une conduite forcée pour un passage facile dans l’au-delà ? 

Portes des sites sacrés devant lesquelles il nous faut demander la permission d’entrer. Certains livres sont aussi de véritables portes. On y trouve des paroles sésames qui arrivent au bon moment pour répondre a un besoin, pour éclairer une part de soi jusque là inconnue. L’oeuvre d’art ouvre elle aussi sa porte, par la création, sur l’au-delà des apparences en accueillant l’étincelle de l’émotion, de l’intuition et du rêve. 

Certaines encore, non palpables comme celles franchies par les mediums, porte ouverte sur un autre monde, sur un ailleurs dont on veut croire ou ne pas croire, sur un au-delà. Porte du temps où celui-ci n’existe plus. Et puis, les portes du coeur, par un mot, un regard, un sourire, porte étroite qui mené a l’amour divin. L’être s’épure pour n’être plus qu’un élan spirituel.

 

Pour terminer, je vous citerai un passage de l’Évangile de Thomas commenté par OSHO : « Il existe un tableau célèbre de William Hunt. Lorsqu’il fut exposé pour la première fois à Londres, les critiques posèrent une question. C’est un tableau de Jésus, l’un des plus beaux. Jésus se tient devant une porte fermée, qui semble close depuis une éternité car de l’herbe a poussé contre elle ; personne, semble-t-il, ne l’a ouverte depuis des siècles. Elle a l’air très vieille, défraîchie et Jésus se tient devant elle ; le tableau s’intitule – voici, je suis devant la porte – Il y a un heurtoir sur la porte, et Jésus a le heurtoir en main. 

Le tableau est magnifique, mais les critiques cherchent toujours l’erreur, tout leur mental se porte sur ce qui manque. Et effectivement, ils trouvèrent une erreur : il y a bien un heurtoir à la porte, mais pas de poignée. Hunt se mit à rire et dit – c’est une porte qui s’ouvre de l’intérieur ! – Jésus se tient devant la porte de l’homme, devant son coeur. Elle ne peut pas s’ouvrir de l’extérieur, toute poignée est donc inutile ; il n’y a qu’un heurtoir. La porte du cœur s’ouvre de l’intérieur. Jésus vient frapper à votre porte, mais vous vous mettez à penser. Vous n’ouvrez pas la porte ; au contraire, peut-être aurez-vous peur et vous la verrouillez davantage. Qui sait quelle sorte d’homme se tient dehors ? Il a l’air d’un clochard. Qui sait ce qu’il fera, une fois la porte ouverte ? Dès que vous ouvrez votre coeur, vous devenez vulnérable, vous n’êtes plus aussi à l’abri qu’avant. Et cet homme a l’air d’un parfait inconnu. Vous ne pouvez pas avoir confiance. C’est pourquoi lorsque Jésus se présente à la porte, vous le manquez. 

A la vérité celui qui a peur en vous, ce n’est pas vous. C’est l’égo, ce que vous avez accumulé du passé, votre identité. Cet égo qui va être totalement mis en pièces par cet étranger ».

source Lune Bleue

Publié dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS, Philosophie de la VIE | 1 Commentaire »

Les DOUZE FLAMMES SACREES

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2014

 

 

Par Dominique-Claire Germain Texte que vous trouverez dans le nouveau CD

 

voyage20through20the20chacras La nouvelle Terre nous saupoudre chaque jour de sa douce et puissante lumière.

Même si l’éclat de son rayonnement reste pour certains, invisible, ses effets dans le monde de la forme sont spectaculaires. Chacun d’entre nous est pétri, malaxé, secoué de soubresauts étonnants. Nos corps se transforment, nos esprits s’élargissent, notre ADN mute et nos âmes se régalent de cette métamorphose. Nous nous transformons au plus profond afin de manifester ce que nous sommes vraiment : nous sommes des Êtres solaires et lumineux capables de co-créer à chaque instant des univers d’une extrême beauté. 

Le moment de l’éveil est donc venu, le paradis sur terre s’infiltre à tous les niveaux. C’est ainsi que Le nouveau monde s’impose bousculant tout ce qui est. Sa vibration encercle et pénètre chaque particule de vie sollicitant tout ce qui n’est plus en phase avec les énergies de la Cinquième Dimension. Mais que se passe-t-il vraiment ? 

Pendant bien longtemps nous avons fonctionné de façon limitée et médiocre car nous avons ignoré les lois universelles. Nous nous sommes laissé piéger dans les limitations de la troisième dimension, dimension de l’illusion. Aujourd’hui, nous sommes en train de déchirer le voile et de redécouvrir la puissance divine qui bat en nos atomes et en nos coeurs. Cette réintégration et cette ré initialisation de notre divinité se met en place étape après étape et chacune d’elles est essentielle dans le processus d’évolution. Nous ne pouvons pas forcer notre illumination, cela serait dangereux. En revanche, Ascensionner est un travail de tous les jours, une discipline de l’être qui peut se colorer de joie et de légèreté. 

Afin de permettre cette bascule et la mise en place du Nouveau Monde, beaucoup d’évènements cosmiques ont été orchestrés depuis plus de cinquante ans. Ces événements sont la réponse offerte par Tous les êtres de Lumière, c’est l’assistance qui intervient dès lors que nous sollicitons le soutien des forces divines. Même si les circonstances extérieures semblent prouver le contraire, grâce à l’intervention Céleste et grâce au magnifique travail des Artisans de Lumière, la Terre a formidablement progressé. 

En effet depuis la Convergence Harmonique en Aout 1987, la planète et l’humanité ont amorcé le merveilleux processus d’ascension. Ce processus d’ascension n’est rien d’autre que la réappropriation de notre véritable identité Divine. L’ascension est donc une bascule vibratoire, bascule qui nous hisse vers de plus pures et de plus lumineuses fréquences. 

En 1987 Lors de la Convergence Harmonique nos deux polarités Masculines et féminines se sont parfaitement équilibrées. Cet équilibre a bouleversé notre condition d’être. Chaque particule de vie a été hissée à un nouveau degré de conscience. Au même moment notre épine solaire qui superpose notre épine planétaire a été réactivée sollicitant ainsi nos douze chakras solaires. (Aurélia Louis Jones, dans l’un de ces ouvrages évoque les 12 flammes sacrées) 

Le mot chakra signifie « roue » en sanskrit et leurs rôles consistent à faire circuler  l’énergie dans le corps physique et dans nos corps subtils. Ces vortex ont longtemps été « endormis » ou bloqués. La faible activité de ces centres d’énergie ont conduit à la maladie, à la dégénérescence et à l’atrophie. Pendant des millénaires, seuls les chakras planétaires ont fonctionné, couvant en leur sein l’embryon du chakra solaire. Car, en effet nous avons plusieurs chakras : 7 chakras planétaires et les 12 chakras solaires. 

Les chakras planétaires correspondent aux couleurs de l’arc en ciel. Ils sont ancrés dans les glandes endocrines.. Les chakras solaires sont les écrins des 12 flammes sacrées, ce que certains appellent : les 12 aspects de la déité. Les 12 chakras solaires, sont donc ancrés sur l’épine dorsale solaire qui s’aligne à l’épine dorsale planétaire. Dès lors que les 12 chakras solaires reprennent de l’activité (grâce au travail d’amour) nous amorçons véritablement un processus de transfiguration. Leur énergie est puissante mais très subtile, et vibre aux fréquences de la cinquième dimension. 

Leur teintes luminescentes mais très douces se présentent différemment des chakras planétaires.. Le maitre Adama, lors de ses enseignements, nous rappelle qu’il est important que nous maitrisions la connaissance de ces vortex d’énergie afin de mieux appréhender notre évolution. Il nous dit : « Vous devez maitriser les attributs divins des 12 rayons sacrés. Il n’y en a pas un plus importants que les autres. Ces aspects de la Déité demandent à être compris car chacun d’eux est un trésor de sagesse, une initiation qui ouvre les portes de la Cinquième Dimension ». 

La Vérité nous libérera et c’est pour cette raison que je vous propose une méditation sur les douze flammes sacrées afin que vous puissiez en conscience vous unir à leurs belles vibrations et raviver en vous toutes les vertus dont elles sont magnifiquement porteuses. Les douze flammes sacrées sont le souffle cosmique de la Nouvelle Terre. Inspirer ces souffles nous conduit inéluctablement à un plus haut niveau de compréhension, d’ouverture, d’amour, de liberté, de joie et de sagesse. 

Le premier aspect de la déité, véhiculé par le premier rayon est bleu saphir, ses attributs sont les suivants : volonté divine, perfection divine, pouvoir divin, et force, Il est la force du pouvoir créateur. C’est l’expression du Masculin sacré. Cette Flamme ancrée dans la gorge, est puissamment portée par L’archange Michael et lady Foi. 

Le deuxième aspect de la déité est brillant comme un puissant soleil, ses racines sont ancrées dans le chakra de la couronne. Ses attributs sont les suivants : Illumination, sagesse, constance, conscience christique. L’archange Jophiel et lady Constance attendent de faire flamboyer ce rayon en nos cellules et en nos vies. 

Le troisième aspect de la déité vibre d’Amour, cet amour divin est ancré dans le coeur et resplendit d’un rose cristallin. Ses attributs sont : l’amour divin, la tolérance, la révérence pour toute vie, l’humanisme et la beauté. C’est la source du féminin sacré. L’archange Samuel et lady Charité rayonnent cet amour inconditionnel. 

Le quatrième aspect de la déité scintille d’un blanc immaculé, son ancrage se situe au chakra de la racine. Ses attributs divins sont la pureté, l’ascension, la résurrection, le souffle sacré et le concept immaculé. L’archange Gabriel et sa polarité féminine lady Espérance déversent en nous cette pure énergie et redonnent vie à tout ce qui est. 

Le cinquième aspect de la déité flamboie d’un vert émeraude localisé sur la région du troisième oeil. Ses attributs sont les suivants : Vérité éclairée, Guérison, Vision intérieure, perception divine et concentration. L’archange Raphael et Marie en sont les magnifiques gardiens. 

Le sixième aspect de la déité contient toutes les nuances du rubis et de l’or. Son essence est véhiculée par le chakra du plexus solaire. Ses attributs sont les suivants : Paix, service divin, guérison et conscience christique. L’archange Uriel et lady Grâce nous invitent à ressentir et à intégrer leur très belle lumière rubis or. 

Le septième aspect de la Déité resplendit de toutes les nuances de pourpre au plus pâle des lavandes. Son ancrage est situé sous le nombril .Ses attributs sont les suivants : Liberté, transmutation, pardon, compassion et purification.  L’archange Zadkiel et lady Améthyste se réjouissent dès lors que nous faisons appel à leur service. 

Le huitième aspect de la Déité nous subjugue de sa magnifique lumière Aigue

Marine. Cette Flamme sacrée offre les attributs suivants : Perception Divine, discernement, clarté, lucidité et dignité. L’archange Aquariel et Lady Clarté frémissent de joie dés lors qu’ils oeuvrent à nos cotés. 

Le neuvième aspect de la Déité nous caresse de sa chaleur dont la couleur est magenta. Les attributs divins de cette flamme sacrée sont : L’harmonie, l’équilibre, la confiance. Ce rayon oeuvre également avec les 4 éléments. L’archange Anthriel et lady Harmonie se réjouissent dès lors qu’ils nous enveloppent de leur si belle Harmonie. 

Le dixième aspect de la Déité Scintille à l’infini d’une couleur Or jamais égalée. Ses attributs divins sont les suivants : LA Paix éternelle, l’Abondance, la force du Grand Silence, Le calme et la sérénité. L’archange Valeoel et lady Paix nous soufflent en permanence et en abondance leur éblouissant rayon en nos coeurs. 

Le Onzième aspect de la Déité virevolte en une danse nappée de couleur pèche. Ses attributs divins sont : la Joie, l’ordre Divin, l’enthousiasme, l’accomplissement, l’engagement et la Victoire. L’archange Perpetiel et lady Joie s’extasient dès lors qu’ils déversent en nos cellules cette qualité divine. 

Le douzième aspect de la Déité scintille de milles reflets opalins. Ses attributs divins sont : La transformation, l’Unité de toute vie, la régénérescence, la renaissance et la Transfiguration. L’archange Omniel et lady Opalescence nous drapent à chaque instant et avec finesse de cette vibration souveraine. 

téléchargement (5)Ces outils merveilles nous assurent la Victoire et nous relient aux fréquences de la Cinquième Dimension. Nous sommes venus créer un paradis sur terre, nous sommes venus sculpter ce nouveau monde à l’aide de la Substance Universelle, substance vibrante des 12 aspects de la Déité. Notre Présence JE SUIS nous accompagne et nous guide dans cette extraordinaire opportunité.. Notre gratitude envers la Lumière est infinie. Je salue en vous l’Artiste et que votre oeuvre soit un kaléidoscope multicolore, un portail vers l’infinie et merveilleuse création. 

Le CD des « Douze Flammes Sacrées » est un outil qui va « re –tisser » la matrice solaire, celle de la cinquième Dimension, qui a tant été endommagée. La douceur et la force de la méditation vous restaure et renforce votre propre matrice solaire, vous permettant ainsi de réintégrer toutes les vertus des 12 aspects de la Déité ! L’ascension devient plus aisée!

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TOUTES QUETES MENENT-ELLES A L’EVEIL

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2014

 

301801_351409564914517_100001364302666_906493_250051953_nLa plupart des épopées spirituelles s’achèvent sur l’illumination ou l’éveil. Mais que se passe-t-il ensuite ? A quoi ressemble la vie après l’extase ? Une mort peut-elle nous inviter à renaître ? Extrait du livre de Jack Kornfield, Après l’extase, la lessive.

Dans de nombreux récits initiatiques, la recherche de ce qui est au-delà de la mort est décrite comme un héros traversant les grandes eaux, escaladant l’inaccessible montagne, affrontant les dragons ou faisant face aux armées de Mara qui personnifie les forces du mal. Dans chacune de ces images, il faut risquer la vie que nous avons connue pour découvrir quelque chose de nouveau.

Peut-être ces comparaisons nous impressionnent-elles : le territoire inconnu de l’initiation ne s’ouvrira à nous que dans la mesure où nous tournons tout notre être courageusement vers lui. En affrontant l’inconnu de notre plein gré, nous accordons notre confiance à une raison de vivre plus large. Puis nous devons nous aventurer là où la route nous conduit, quel que soit l’endroit, malgré l’obscurité, malgré les palpitations de notre cœur.

Faire résolument face à l’inconnu nécessite le soutien de la pratique ou du rituel auquel nous nous sommes confiés. Pour Nachiketa, cette aide résulta de sa constante méditation et de son assise immobile trois jours trois nuits durant. pour d’autres ce sera une prière ininterrompue au milieu des crises ou un rituel initiatique traditionnel conduit par des Aînés. L’intensité de l’aspiration et de la résolution à nous diriger vers l’inconnu va nous conduire au royaume du seigneur Yama.

La rencontre avec la mort peut prendre de nombreuses formes. A l’image des forêts lointaines dans lesquelles pénétra Nachiketa, les monastères thaïlandais où je fis mon apprentissage de moine bouddhiste étaient à dessein situés dans des régions réputées pour leurs animaux sauvages, leurs grottes obscures et leurs fantômes. L’entraînement incluait le fait de s’assoir seul toute la nuit, de méditer dans des lieux de crémation dans la forêt, de rester auprès des cadavres qui avaient été brûlés jusqu’à ce que le feu s’éteigne à l’aube.
Dans le déroulement naturel de nos vies quotidiennes, la maladie ou la naissance d’un enfant peut nous amener à rencontrer la mort et modifier ainsi le cours de notre vie. lorsque ma femme accoucha de notre fille Caroline, cela dura trois nuits et trois jours comme l’épreuve de Nachiketa. Nous respirions ensemble, nous nous tenions la main et attendions. Peu à peu, au fil des heures, elle devint de plus en plus épuisée et résignée, jusqu’à ce que la dernière phase intense de l’accouchement lui ouvre le monde de la maternité.

Dans une initiation, donnons naissance à nous-mêmes. Une nonne du bouddhisme tibétain d’origine anglaise, qui passa douze ans de retraite dans des grottes himalayennes, raconte comment elle dut s’en remettre à sa pratique spirituelle pour rester en vie le jour où une énorme avalanche recouvrit sa grotte et la vallée, tuant de nombreuse personnes. Après avoir creusé un trou pour l’air, elle médita des jours et des nuits dans une longue obscurité hivernale.

Chaque initiation nous propose une épreuve dans laquelle il nous est demandé d’abandonner ce qui est ancien et de nous ouvrir à une plus large vision. Parfois l’initiation se déroule en privé mais, dans d’autres cas, elle peut nous demander de prendre part à un rituel collectif de transformation et d’accomplir un acte public courageux. Pendant les mouvements en faveur de la démocratie dans les années 70 en Thaïlande, les étudiants et la police militaire se battirent des jours entiers dans les rues de Bangkok, à coups de pierres, faisant des centaines de morts et de blessés parmi les étudiants. Un matin, après une journée sanglante la veille, un maître de méditation de Bangkok rassembla ses moines et ses nonnes et leur dit qu’il était temps de mettre à l’épreuve ce qu’ils avaient développé. Puis prenant la tête de cette centaine de personne en robe avec leur bol d’aumône, il les mena en file indienne vers le conflit. Ils avancèrent dans le no man’s land entre les barricades. Les fusils s’abaissèrent et les tensions diminuèrent tandis qu’ils restaient là, hommes et femmes en robe pour la paix, rappelant à tous ceux qui étaient présents une autre possibilité. Ce matin-là, le processus graduel de réconciliation commença véritablement.

Après l’extase, la lessive…, Jack kornfield
Pocket (Novembre 2010) 

 

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A CHACUN SA SPIRITUALITE

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

 

Le choix des activités et l’importance relative donnée à chacune permettent d’approcher la «spiritualité » qui diffère selon chaque courant spirituel.

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Témoignage : Hubert Boumendil

Brièvement quel est votre parcours spirituel ?

J’ai commencé mon parcours en recevant très jeune les initiations des principales traditions initiatiques spirituelles occidentales et en les pratiquant intensivement. Aujourd’hui, je transmets les enseignements d’une tradition ancienne issue du désert d’Egypte et donne des formations qui portent sur la connaissance et la compréhension élargies de ce qu’est la spiritualité. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Ce sont les moyens, fiables, efficaces et complets qui nous permettent d’éveiller notre conscience, d’accéder au sens profond de notre vie par la réalisation intérieure et de matérialiser cette richesse dans notre vie quotidienne. Ces moyens sont transmis par les traditions spirituelles qui ont toujours existé, en plus des religions, et sont à notre disposition pour atteindre cette réalisation. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

La spiritualité lorsqu’elle est pratiquée, apporte la liberté dans la manière d’appréhender la vie, au quotidien, dans les petites comme dans les grandes choses, ce qui change tout : comprendre ce que l’on vit, choisir la direction que l’on prend en fonction du sens qui nous parait correct, c’est considérablement différent que de « subir » sa propre vie, vous ne trouvez pas ? 

Témoignage : Pierre-François de Bethune

Brièvement, quel est votre parcours spirituel ?

J’étais moine bénédictin depuis 15 ans quand j’ai découvert le bouddhisme grâce à la cérémonie du thé (chadô) et au zazen. J’ai beaucoup investi pendant plusieurs années dans une recherche sur cette voie. C’est ainsi que, vingt ans après être entré au monastère chrétien, je suis entré dans un monastère zen, pour quelques mois à peine, mais, avec ma formation préalable et la préparation intense, je crois avoir pu établir un contact vrai. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Le mot ‘spiritualité’ est piégé. Je préfère chercher l’unité. En effet, il ne s’agit pas de privilégier une partie de notre être, l’esprit, — éventuellement même au détriment du corps, — mais au contraire de permettre à tous les éléments qui nous constituent (sensations, sentiments, volonté, pensée, instinc, mémoire, habitudes, etc.) de s’accepter, de s’harmoniser. Il s’agit finalement de réussir une belle synergie au service de l’essentiel : l’amour. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

Je ne puis pas dire en quoi la ‘spiritualité’ change ma vie. Car, d’après mon expérience, la ‘spiritualité’ n’est pas un élément extérieur qui serait venu un jour s’ajouter, avec plus ou moins de succès, à ma vie-tout court, pour la changer, la qualifier, etc. Mais je constate que mon souci d’harmoniser toute mon existence apporte une grande paix. Dans la vie monastique, tout se joue dans le quotidien. La devise des bénédictins est : «Qu’en tout Dieu soit glorifié». L’important n’est pas de réaliser des performances remarquables, mais de vivre toute sa vie comme une ‘voie’ (dô, en japonais) ou une unité (yoga), à la gloire de Dieu. 

Témoignage : Ilios Kotsou

Brièvement quel est votre parcours spirituel ?

Je suis tombé dans la marmite tout petit : j’ai découvert la méditation et le bouddhisme tibétain dans une communauté ou ma maman avait été vivre. Après en être sorti, j’ai pris mes distances avec l’aspect religieux qui y était vécu tout en restant connecté à la dimension spirituelle. Enfin, il y a quelques années je m’y suis connecté sous un autre angle : celui de la recherche scientifique sur les thérapies dites de 3ème vague qui englobent la méditation de pleine conscience et  l’acceptation. J’essaie de me relier au quotidien à cette manière d’habiter de manière concrète le moment présent. 

Comment définiriez-vous la spiritualité ?

Pour moi, la spiritualité c’est avant tout cultiver une vie intérieure, mais c’est aussi les liens : le lien avec soi, les autres, la nature. La spiritualité n’est pas un exercice intellectuel : c’est une pratique, une expérience. A titre d’exemple, la méditation de pleine conscience propose, notamment par l’attention au souffle, d’habiter de manière plus consciente notre expérience du présent. Elle nous rapproche et nous rend plus sensible aux autres, en apprenant à cultiver davantage la bienveillance et la compassion. 

En quoi la spiritualité change-t-elle votre vie ?

La spiritualité éclaire et change ma vie, c’est ce qui me permet de rester connecté au monde et aux autres, plus spécialement lorsque les moments sont difficiles et où la tendance naturelle serait de se replier. Elle me permet d’apprendre à accepter ce qui vient et de cultiver une joie qui ne dépend pas des circonstances extérieures de la vie, mais de notre ouverture à la vie.

 

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Des chemins spirituels tracés par les sages

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 


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Dans les Andes, l’histoire des civilisations pré-incas est exemplaire. A cette époque, les Hommes vivaient en interdépendance avec la Terre Mère – la Pachamama – et entretenaient avec elle une connexion intense et consciente. Grâce à leur clairvoyance et leur respect de la nature, ces sages ont tracé un chemin concret et tangible pour les âmes des générations à venir. Se rendre sur ces lieux hautement énergétiques, se tenir devant les portes dimensionnelles, au sein d’une nature magique et de montagnes célestes, est un pèlerinage passionnant, profondément instructif et curatif. 

J’ai réalisé cette exploration qui m’a guidé vers la beauté et la sagesse de la vie. Je me suis senti en communion avec la Terre et les gens de cette cordillère sacrée, dont l’histoire témoigne de la beauté du passé, du souhait de vivre le présent ensemble, vers un avenir prometteur. J’ai suivi les rites initiatiques que les maîtres de sagesse perpétuent depuis des millénaires. En plus d’une reconnaissance cosmique, cette expérience a activé en moi l’aspiration à unir ma voix à celle des autres pour un monde meilleur. 

Dans les centres d’initiation, les maîtres conçoivent l’Etre dans son ensemble, en le définissant comme  » Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas « . Il y a de nombreuses façons d’envisager la réalité. Rien n’est absolument noir ou blanc mais un mélange de couleurs. Hommes et femmes ne sont pas différents les uns des autres mais partagent de nombreux traits. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers « . En ces termes les enseignants et les maîtres de sagesse indiquent qu’il nous faut  » connaître une seule vérité et sa multiplicité «  

Sur les sites péruviens, les initiés assimilent les secrets de la nature, développent leur intuition, leur clairvoyance et leur capacité à créer et à transformer l’énergie dans le but d’apporter la paix à l’humanité.

Activer les énergies de la Terre pour trouver l’équilibre
Un des aspects les plus intéressants des enseignements est la récente ouverture de portes cosmiques. Ces accès à de nouvelles dimensions de la conscience apparaissent en raison de la venue de temps nouveaux appelés  » Pachakuti « , ou cycle cosmique. 

L’histoire Andine connaît une période de transformation tous les 500 ans environ. Il y a un peu plus de 500 ans, l’Inca visionnaire Pachacutec a conçu la construction de la ville de Cusco, centre de la société Inca, selon la forme d’un Puma. Or, dans la mythologie Inca, cet animal apporte à tous les habitants et tous les pèlerins la force et l’illumination. Pachacutec a ainsi symbolisé l’éveil progressif de la conscience des êtres humains sur Terre. 

Des portes spirituelles et psychiques fermées pendant des siècles sont maintenant ouvertes, nous accueillant et nous propulsant vers de nouvelles responsabilités en connexion avec notre planète. 

Le lac Titicaca est une des portes dimensionnelles les plus importantes d’Amérique du Sud, et joue un rôle unique. Les sages sont appelés à participer à l’ »activation » énergétique du Lac Titicaca. Ceci est un aspect de la prophétie hopi appelée « l’Aigle et le Condor ». En activant les énergies, le but est d’atteindre un équilibre vital pour la planète. 

Etant aujourd’hui dans une période de transition, redécouvrir la vision et la clairvoyance de nos ancêtres est primordial. La tolérance et le respect entre les cultures, la reconnaissance des nombreux aspects du divin, la capacité de dégager de façon constructive les points d’accord et de désaccord, sont les missions et les étapes majeures de notre évolution dans cette nouvelle ère. Le simple fait de se trouver sur des lieux sacrés tels que ceux de la cordillère des Andes permet dès à présent de se reconnecter à l’énergie de la terre et à nos capacités intérieures de façon à franchir les évènements à venir de façon consciente. Cela marquera le renouveau de l’équilibre entre l’humanité et les autres règnes de la nature. 

En découvrant le Pérou, j’ai donné à ma démarche intérieure une approche ésotérique bien différente de tout ce que j’avais appris par ailleurs. J’ai imaginé le sentiment de vénération des milliers de précolombiens et d’incas qui ont fait ce pèlerinage au cours des siècles passés. Il est certain que leur ferveur religieuse a été imprimée ici, dans la fibre de la matrice énergétique. 

Nous abordons un moment important d’éveil et de réveil de toute l’humanité. Voir la réalité sous un nouvel angle, spirituel et ésotérique, sera particulièrement important, spécialement pour les voyageurs empruntant les antiques chemins des sages Andins. Une expérience profonde et puissante à la découverte de notre héritage et de notre avenir si proche. 

Par Eric Grange

images (2)De nombreuses civilisations ont marqué de leur empreinte le Pérou et les Andes… développant une Connaissance et une relation harmonieuse avec la Terre Mère. De nombreuses personnes sentent un appel de ces lieux « sacrés » qui murmurent parfois des mémoires remontant jusqu’à la Lémurie. Eric Grange partage ses découvertes et son expérience auprès du chamane Arevalo.

Extrait de l’Article paru sur SACREE PLANETE n° 50

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Provoquer les esprits

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

images (9)De celui que la postérité a fini par nommer simplement “Monsieur Gurdjieff”, on a dit énormément de choses ; pour autant, plus les informations s’accumulent, plus il devient clair que, de cet étrange Caucasien au regard magnétique, nous ne savons rien. La vie n’est réelle que lorsque “Je suis”, ainsi s’intitule la troisième et dernière partie de son opus magnum, Du tout et de tout. Or, l’étude de sa biographie tourmentée donne le tournis, tant il semble se plaire à multiplier les masques et les identités contradictoires. La période la plus fascinante de sa vie, la plus environnée de merveilleux, est sans conteste sa jeunesse. D’elle, nous ne connaissons que ce qu’il a bien voulu en laisser transparaître à travers ses récits contradictoires où le factuel se noie dans l’allégorique et le burlesque. Né, selon les recoupements les plus cohérents, au début de l’année 1866 dans le quartier grec d’Alexandropol, ville arménienne alors située en territoire russe, près de la frontière turque, Gurdjieff entame son itinéraire spirituel au sein de l’Église d’Arménie. Au début des années 1880, après avoir échappé par deux fois à la mort, celui qu’on surnomme alors “Tatah” ou “le Basané” comprend qu’il est sur Terre pour percer le secret de la vie humaine et organique. De 1885 à 1907, il parcourt alors le Monde ancien, de la Crète au Tibet, d’Alexandrie aux confins du Caucase, en quête d’une tradition spirituelle authentique. À Constantinople et en Anatolie, il fréquente les tekkes (“monastères”) de divers ordres soufis : les mevlevis d’une part, héritiers du grand maître persan Djalâl al-Dîn Rûmî, plus connus sous le nom de “derviches tourneurs” ; les bektashis ensuite qui, par leur pensée cosmologique et leurs rituels, se rattachent aux cultes angéliques du Kurdistan rural. On sait que Gurdjieff, dans sa jeunesse, a été très impressionné par les rites d’un de ces groupes kurdes, les yézidis. Ces derniers, un des rares groupes non islamisés de la région, vénère l’ange suprême, Malâk Tawûs ou “Ange-Paon”, à qui Dieu a délégué la direction du monde. L’identification de cet ange de lumière à Lucifer a valu aux yézidis le surnom extrêmement hostile d’“adorateurs du diable”.

Il semble que Gurdjieff soit ensuite allé à Jérusalem tenter de rencontrer des cercles esséniens, ainsi qu’en Égypte.

Une initiation multiforme

Au début du XXe siècle, on croit retrouver sa trace dans les monastères des “Bonnets rouges”. On surnomme ainsi les lamas de l’école bouddhique la plus ancienne du Tibet, les Nyingmapa, par opposition aux “Bonnets jaunes” de l’école réformée ou Gelugpa.

Ils se caractérisent par un enseignement tantrique et ésotérique très profond, à la symbolique souvent mortuaire. Mais la tradition de laquelle se réclame explicitement Gurdjieff est une mystérieuse “confrérie des Sarmoung”, qui aurait été fondée à Babylone au milieu du troisième millénaire avant l’ère commune, aurait perduré en Asie centrale jusqu’à aujourd’hui et dont Gurdjieff aurait retrouvé la trace grâce à des manuscrits découverts dans un monastère d’Ani, l’antique capitale arménienne. Du point de vue historique, l’existence de ce groupe n’est attestée que dans les écrits de Gurdjieff lui-même. À partir de 1908, il s’installe en Russie et mène une double vie. D’une part il amasse une fortune confortable à travers des trafics divers : tapis, caviar, bétail…

De l’autre il se présente sous les traits outrés d’un instructeur en sciences surnaturelles, afin de tester la réceptivité du public russe. Simultanément, il élabore son propre système philosophique et symbolique et attire à lui son premier cercle de disciples : l’écrivain Ouspensky, auteur d’un Tertium Organum qui présente des affinités troublantes avec ses propres idées ; le médecin clinique et psychologue Stjoernval et son épouse ; le compositeur Thomas de Hartmann et son épouse Olga ; Alexandre et Jeanne Salzmann ; ou encore le mathématicien Andrei Zaharoff. À ce groupe, dont l’effectif varie de six à trente, il transmet l’intégralité de son enseignement entre 1916 et 1920, notamment à l’été 1917, dans la station thermale caucasienne d’Essentouki, où est entreprise une session de six semaines d’expérimentation psychosomatique intensive qui restera comme l’événement fondateur de la diffusion de cet enseignement. C’est également durant cette période, à l’automne 1919, que le groupe reçoit un nom : l’Institut pour le développement harmonique de l’homme.

Un enseignement radical 
L’enseignement qui est délivré sous l’égide de cet institut comporte deux aspects, l’un théorique, l’autre pratique, et l’équilibre entre les deux est déterminant pour comprendre la physionomie des différents groupes gurdjieviens qui apparaîtront par la suite. Le constat de principe est simple et radical : l’être humain, dans son état de veille habituel, est un être en sommeil qui n’atteint pratiquement jamais la conscience. L’homme est une machine qui réagit mécaniquement aux stimuli du monde extérieur, sans être maître ni du monde ni de lui-même. Il se trompe lorsqu’il dit “Je”, parce qu’il ne possède en général pas ce point fixe et éternel d’où il pourrait envisager l’ensemble de son existence. Il n’est fait que de moi-s éparpillés, inconsistants et souvent contradictoires qui se manifestent au gré des circonstances. S’il n’atteint pas la conscience, cette multitude de personnalités qui l’habite se désagrège avec la mort, atteinte du même pourrissement que le corps.

Cet impermanence du moi, à laquelle seule l’habitude fournit un semblant de réalité, est une vérité observée aussi bien par le bouddhisme et le soufisme que par la philosophie européenne, d’Augustin à Husserl, en passant par Descartes, Hume, Kant et bien d’autres, bien que l’enseignement qui est dispensé sur ces penseurs passe systématiquement sous silence la portée existentielle et mystique de cette recherche d’un « Je » transcendantal.

Les quatre corps 
Gurdjieff, à la suite de la majorité des systèmes religieux, identifie quatre niveaux de l’expérience humaine, quatre “corps” : le corps charnel, support des sensations ; le corps astral, support des émotions ; le corps mental, support des pensées ; et le corps causal, support de la volonté et de la (vraie) conscience. À partir de là, il définit quatre voies de travail sur soi-même pour parvenir à la conscience : la voie du fakir, qui consiste à devenir maître de son corps ; la voie du moine, qui travaille sur ses émotions ; la voie du yogi, qui enseigne la vacuité des productions intellectuelles ; et enfin la Quatrième Voie, ou “Voie de l’homme rusé”, qu’il se propose d’enseigner au monde après l’avoir lui-même menée jusqu’à son terme. Contrairement aux trois premières, elle n’exige pas de se retirer du monde, bien au contraire : pour la suivre, il faut, au sein même de la réalité quotidienne, effectuer un travail de détachement vis-à-vis de son corps, de ses émotions, de ses pensées. Le “travail”, ainsi que Gurdjieff nomme simplement sa méthode, commence par des “exercices de sensation” ou “rappel de soi” qui consiste à focaliser son attention sur différentes parties du corps, afin d’en obtenir une conscience détachée. À ce travail s’ajoutent rapidement d’autres exercices de maîtrise des émotions ou de calcul mental compliqué, l’étape la plus élevée consistant à effectuer simultanément cette focalisation de l’attention sur le corps, les émotions et les pensées, afin de déconstruire les automatismes qui affectent ces trois centres. Ce travail trouve son expression la plus complète dans les danses symboliques élaborées par Gurdjieff et De Hartmann. Celles-ci sont assez clairement inspirées des rituels soufis, et de nombreuses représentations furent par la suite mises sur pied, avec l’intention avouée de lever des fond pour l’Institut. Les effets du travail sont aisés à deviner : épuisement physique et mental produisent des états de conscience modifiée permettant une perception dépersonnalisée du monde et de l’individu. La déconstruction de la personnalité est une donnée constante du travail, Gurdjieff imposant à ses élèves les tâches qui les rebutaient le plus, forçant les aristocrates à s’astreindre aux travaux les plus ingrats, privant de boisson les bons vivants et forçant les tempérants à boire des quantités phénoménales d’alcool. Au-delà de cette discipline simultanément fakirique, monastique et yogique, on trouve chez Gurdjieff un système symbolique d’une grande complexité, centré sur une compréhension de l’univers à partir de l’octave musicale et de l’ennéagramme. Ce dernier symbole synthétise la « loi de trois », qui régit l’éternité, et la “loi de sept”, qui gouverne l’ensemble des phénomènes du monde. Riche en enseignements arithmétiques et harmoniques, ce symbole joue chez Gurdjieff un rôle analogue à l’arbre séphirotique chez les cabalistes ou à la croix de lumière chez les mystiques chrétiens ; et, comme eux, il a été abondamment récupéré par divers groupuscules occultistes ou parapsychologiques.

Des livres rares 
Tout ce système théorique est décrit avec force détails dans les Fragments d’un enseignement inconnu d’Ouspensky, dont Gurdjieff approuva la publication.

images (10)En surimpression de ce symbolisme vient se greffer une riche mythologie, oscillant entre le profond et le grotesque, qui est développée dans les Récits de Belzébuth à son petit-fils. Truffé jusqu’à la moelle de néologismes abscons, c’est un livre provocateur : il offense les bonnes mœurs et le goût littéraire, mais peut aussi être l’occasion d’un choc initiatique. Mais ces deux œuvres majeures, les Fragments et le Belzébuth, ne parurent que l’année de la mort de Gurdjieff, en 1949 ; durant les trente années qui précèdent, l’enseignement fut essentiellement oral. En 1922, alors qu’Ouspensky, qui s’est désolidarisé de la personne de Gurdjieff mais non de sa pensée, anime déjà à Londres des cercles d’étude à l’orientation clairement théorique, le maître fait acheter à Avon, dans la forêt de Fontainebleau, un ensemble de bâtisses dénommé Le Prieuré des Basses-Loges où se rassemblent quantité d’élèves ainsi qu’une foule d’émigrés russes. Une vie communautaire s’instaure, faite de travail et d’activités manuelles éprouvantes, qui attire curieux et enthousiastes de tous âges et de toutes classes. Parmi eux, on croise Alfred Richard Orage, brillant autodidacte britannique fondateur de l’influente revue New Age, ou Katherine Mansfield, écrivain néo-zélandaise de notoriété mondiale qui mourra au Prieuré, persuadée d’avoir gagné l’immortalité, ou tout du moins le repos de l’âme ; même Aleister Crowley, l’infâme occultiste anglais fondateur du satanisme moderne, y fut reçu quelques heures avant de se faire éconduire comme un malpropre. Jusqu’à sa fermeture en 1935, le Prieuré est le centre de l’activité gurdjievienne. Orage commence, au début de l’année 1925, à enseigner aux États-Unis. Cette période est féconde autant que brouillonne : l’enseignement gagne chaque semaine de nouveaux adeptes des deux côtés de l’Atlantique, mais le maître est visiblement insatisfait. Il se brouille avec Orage et Ouspensky, navigue entre l’apparence du maître vénérable et mystérieux et celle du charlatan infréquentable. Alors que son enseignement est médiatiquement très exposé, il joue à brouiller les pistes, d’autant qu’il a commencé d’écrire Du tout et de tout. Après la fermeture du Prieuré, et en l’absence d’autre point de chute pour l’Institut, Gurdjieff s’installe à la fin des années trente dans un Paris bientôt soumis à l’occupation allemande. Là, dans son petit appartement, il pourvoit aux besoins des nécessiteux de tous bords grâce aux ressources du marché noir et inaugure un nouveau rituel, le « toast aux idiots ». Chaque soir ou presque, lors d’agapes surréalistes, chacun doit lever son verre aux quelque seize catégories d’idiots accessibles aux humains – Dieu étant l’Unique Idiot. À cette époque, le maître n’enseigne plus directement, se contentant en général de superviser de loin les groupes qui se réclament de lui. Quand il meurt, le 3 novembre 1949, il laisse derrière lui des centaines d’adeptes et une littérature abondante.

Il a laissé une empreinte profonde dans la spiritualité contemporaine. De nombreux mouvements, des plus ouverts aux plus sectaires, s’en réclament ou recyclent ses idées. Son influence musicale, à travers De Hartmann puis Schaeffer, le fondateur de la musique concrète, reste son legs le plus précieux.

En fin de compte, c’est bien en “Maître de danse” provocateur et éveilleur, que Gurdjieff aura marqué le plus durablement notre siècle.

G.-I. Gurdjieff : Figure hautement charismatique de la première moitié du XXe siècle, celui qui voulait qu’on se souvienne de lui comme d’un “maître de danse” déchaîne aujourd’hui encore la controverse. Très habile à confondre les indélicats, sachant prêcher outrageusement le faux pour forcer ses disciples à se mettre en quête de la vérité, perçu par les observateurs de passage comme par ses élèves les plus proches, tour à tour, comme le détenteur d’une sagesse profonde ou comme un illusionniste machiavélique, Georges Ivanovitch Gurdjieff n’a pas fini de provoquer les esprits

À lire :

  • Gurdjieff parle à ses élèves , éd. du Rocher.
  • Récits de Belzébuth à son petit-fils , éd. du Rocher.
  • Rencontres avec des hommes remarquables , éd. du Rocher.
  • La vie n’est réelle que lorsque « Je suis » , éd. du Rocher.
  • Fragments d’un enseignement inconnu , P. D. Ouspensky, éd. du Rocher.
  • Gurdjieff, J. Moore, éd. du Seuil : la meilleure biographie parue.

Monsieur Gurdjieff , Louis Pauwels, éd. Albin Michel.

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LES LETTRES HÉBRAÏQUES

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

En parcourant le net je suis tombée sur cette lecture, je me suis souvenue que nous avions abordés le sujet ici et donc je vous fais partager ma lecture sur le site de référence :  http://www.lalou.net/

Voici donc un langage qui vous intéressera peut-être ! 

images (2)L’alphabet hébraïque fascine par la profondeur de son symbolisme. Son histoire en fait de plus la matrice de nombreux autres alphabets. Mais en quoi ces vingt-deux signes nous interpellent-ils ? Est-ce une mémoire qui demande à révéler en nous un domaine secret de notre inconscient ? Percevons-nous en eux, outre leur beauté toute carrée, un univers sacré interdit ? Ou, pour le chrétien, une connaissance taboue qui le pousse à retrouver la chair des lettres de son Messie, Jésus ? L’auteur a choisi de présenter les lettres par couples et d’évoquer ainsi l’entre-deux des choses : « Au lieu de parler de l’Aleph, puis du Beth, ce qui me passionne, est plutôt ce qui se passe quand les deux lettres se confrontent, s’accouplent ou se disputent. « Une pensée hébraïque commune au judaïsme et au christianisme, une initiation très réussie et foisonnante de symboles… 

Et si l’alphabet hébraïque nous aidait à mieux nous connaître ? 

ALEPH

 Aleph est le symbole de l’unité. Il est présent dans toute créature. Il est l’énergie qui préexistait avant la création du monde. Il est la stabilité, la continuité. Nous avons tous la nostalgie de cette unité et désirons tous la continuité des belles choses qui nous habitent. Aleph c’est aussi l’enseignement. Aleph nous questionne sur la nécessité de la transmission.

 BETH

 Beth c’est la maison. Par extension il exprime toutes les valeurs liées à l’intimité. Par sa forme, on dit que cette lettre est enceinte et qu’elle est l’ouverture vers l’avenir. Première lettre de la Bible, elle exprime les grands commencements. Avec le mot brakha, Bénédiction, elle bénit le monde. Elle conserve avec sa petite queue une nostalgie du Un Aleph. Beth dans un degré d’abstraction supérieure : l’ésotérisme. 

GUIMEL 

Guimel, le Chameau symbolise le voyage, le déplacement, le mouvement. Il est signe de la richesse intérieure. Sans l’intimité procurée par le Beth, il n’est rien. Guimel est aussi l’exotérisme nécessaire à la diffusion de la spiritualité. Avec la racine GML il est aussi le sevrage nécessaire pour se réaliser. 

DALETH 

Daleth, la porte. Lettre initiatique. Passé son seuil, on accède à la dimension qui favorise la réalisation des oeuvres dans l’existence. Elle est la première épreuve de l’alphabet. Épreuve qui exige un retour à la pauvreté, l’humilité. Pour passer ce cap il ne faut pas avoir peur de perdre (Dal, perdre en hébreu). 

 

Hé c’est le souffle, la prière. Lettre deux fois présente dans le Tétragramme YHVH. Prière pour la réalisation des actions dans ce monde. Le Hé est aussi la force féminine créatrice. 

VAV 

Vav signifie crochet. Cette lettre est le symbole de l’Unification. Elle relie les mondes, les contraires. Elle est aussi notre coordination ET qui relie les éléments des phrases. Par extension, elle est un élément mâle qui féconde, qui crée. En grammaire elle change le passé en futur et le futur en passé. Face au Zayin des armes, elle est la pacification, la paix. 

ZAYIN 

Zayin, l’épée. 2e arme de l’alphabet après le Vav et avant le Tsadé, le harpon. Cette arme sert à tuer les humains, pour la guerre et pour se défendre. Elle est l’acier nécessaire pour maintenir le moi, l’individu. Outil de la séparation pour éviter les symbioses et les annexions. Elle est liée au Vav. Si le Vav est la paix, le Zayin est la guerre. En hébreu, Zayin signifie aussi le Phallus. Dans la tradition il évoque Zekhor, la mémoire. 

‘HETH

 2e épreuve de l’alphabet après le Daleth et avant le Qof,‘Heth, la barrière. Elle est le signe de la séparation. Elle répond au Zayin précédent. Lettre fermée, pour passer cette étape il faut reculer pour mieux sauter. Sinon on bute à jamais sur la 8e case. Elle est aussi le ‘Heth de l‘Hayim la vie. La vie ne peut s’exprimer que parce que le dehors et le dedans, le même et l’autre, sont clairement définis. Associé au Teth qui suit, il donne le mot faute. 

TETH 

Teth, le bouclier, le serpent. Son dessin originel est un disque contenant une croix. Certains y voient le serpent qui se mord la queue. Cette lettre est symbole de protection, de cercle de sécurité. Elle est aussi le signe de la Bonté de la Création, le Tov. Dans le Genèse le monde est foncièrement bon. 

YOD 

Yod, la main qui donne, qui crée. Elle est le signe de la puissance de Dieu. Plus petite lettre de l’alphabet mais présente dans toutes. Elle commence le nom sacré de Dieu, YHVH. Graine de toute manifestation. 

KHAF 

Khaf est la paume. En général, il indique toutes sortes d’objets concaves : la cassolette, le creuset, la coupe, le canal. Le Khaf est la lettre féminine des gestations, des changements, des mutations alchimiques. Il transforme la matière en esprit. Lettre gravide des projets de nos vies. 

LAMED 

Lamed est l’aiguillon et curieusement l’étude. L’étude doit être l’aiguillon qui nous tire vers la découverte des autres et du monde. Le Lamed est la plus haute lettre. Toute cette élévation pour porter le Yod divin qui nous guide dans le monde multiple. La lettre est le symbole du désir. Sans désir pas de projet, pas d’humanité. Mais un désir qui nous pousse au dépassement, dans des réalisations concrètes et spirituelles. 

MEM 

Mem est Mayim, l’eau. Comme tout ce qui est lié à l’eau est lié au féminin matriciant. Mem est le ventre de la femme gravide. Autre lettre des transformations, des mutations et des gestations lentes dans le secret et l’ombre. Mem avec Ma, Mi, quoi et qui, est la lettre du questionnement. Il ne peut y avoir de véritable méditation sur l’être sans des questions faisant naître d’autres questions. 

NOUN 

Noun est le serpent d’eau. Noun nous apprend qu’il est possible de vivre dans d’autres dimensions. Que là où il vit nous mourrions aussitôt. Noun est un secret caché au fond des eaux. Noun est le symbole du mystérieux féminin. Il est la part qui sera à jamais étrangère à l’homme. 

SAMEKH 

Samekh, le Soutien. Très vieux symbole d’origine égyptienne en forme de pilier. Samekh est la lettre des certitudes qui nous ancrent dans notre vie, sur lesquelles nous ne revenons pas. Sa forme ronde inquiète car elle nous fait comprendre que les soutiens nous enferment, nous font tourner en rond. Vav et Zayin sont des attributs sexuels mâles, Samekh féminin. 

‘AYIN

 Ayin, c’est à la fois l’oeil et la source. ‘Ayin c’est le discernement qui nous éloigne de la confusion. La lucidité qui remonte toujours à la source des choses. L’oeil par ses paupières mobiles permet le regard intérieur et la contemplation du monde extérieur. Cet oeil est le symbole de la tradition écrite en opposition à la tradition orale représentée par la lettre qui suit : Pé. 

 

Pé, la bouche, par extension, la parole, le Logos. C’est par la parole que Dieu créa le monde. Pé est composé du Khaf, récipient féminin et du Yod masculin, il est un équilibre créatif du Masculin et du Féminin. 

TSADÉ

 Tsadé, le harpon, la sagesse. Avec ses 2 Yod, cette lettre symbolise la cohabitation de 2 dimensions complémentaires : la terrienne et la céleste. De l’équilibre de ces deux pôles naîtra la sagesse. On peut y voir aussi la polarité du masculin et du féminin. Certains voient en elle la figure de l’androgyne. Le symbole du harpon exprime aussi cet équilibre de la chaîne alimentaire. Il faut savoir prélever de son biotope le nécessaire pour maintenir l’équilibre écologique, manifestation de la complexité de la vie. 

QOF 

Qof, le chas de l’aiguille. Dernière épreuve de l’alphabet qu’il faut passer presque en rampant. Cette porte étroite, ce boyau, mène à la lettre suivante le Rech, la figure humaine riche de projets. Pour accéder à cette purification il faut avoir connu l’extrême humilité. Qof est aussi une lettre sainte car initiale de Qédousha, le Sainteté. Qof veut dire aussi singe, le singe chez les Égyptiens était le dieu suprême Thot de l’écriture, la plus grande invention de l’homme. 

RECH 

Rech, la tête humaine de profil, regardant l’avenir, tournant le dos au passé. Tête ayant le courage de tous les commencements. Cette lettre affirme : Voici l’Homme, acceptant toutes ses dimensions. Associé au Shin qui suit il donne le mot pauvreté, synonyme du Daleth très proche de lui graphiquement. Accepter de vivre toute la grandeur de l’homme demande d’intérioriser la pauvreté, la fragilité de notre condition. 

SHIN

 Shin, la dent. Pénultième lettre de l’alphabet. Shin est la machine à broyer. Ses mastications et ses manducations transforment la matière en pensée, en prière, en projet, pour mener à la dernière lettre Tav, celle de l’affirmation de l’exception humaine en mouvement : le signe. La lettre est le symbole de l’unification de la matière et de l’esprit. Elle est l’initiale d’un nom sacré de Dieu : Sheddaï. 

TAV 

Tav, le signe. Ultime lettre de l’alphabet. Elle nous donne la leçon de ce vaste jeu de l’oie : le signe abstrait qui affirme l’unicité du projet de l’Homme. Elle vient comme la signature de l’artiste au bas de sa création. Préparé par la machine aux mutations du Shin, Tav est le symbole de l’absolu, du terme. Certains y voient aussi le Tav de Mavet la mort. Mais dans ce monde des dimensions, la mort n’est qu’un nouveau commencement à condition d’avoir su achever le travail commencé. 

Lecture sur http://www.lalou.net/

A SUIVRE SUR LE FORUM LA VIE DEVANT SOI

 http://devantsoi.forumgratuit.org/t1074-les-22-lettres-hebraiques?highlight=lettres

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