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La Vie comme un rêve

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2015

 

consciousness 1Le vent transporte le sentiment d’une catastrophe imminente comme il gémit à travers les voiles – une voix envoûtante que les marins connaissent bien. Le embruns salés de l’océan pique nos visages que nous nous situons dans le rang et nous stabiliser sur le pont en bois se balançant, se préparant à faire face à notre destin. Le mouvement de notre grand navire est quelque chose que nous sommes habitués, mais il a augmenté dans les derniers instants mais notre capitaine continue de manœuvrer notre navire de guerre pour engager l’ennemi.

Nous avons tous peur – froid et très peur. Beaucoup autour de moi sont silencieux et prient. Je peux voir le mouvement de leurs lèvres comme ils disent leurs mots doux à leur Dieu. Certains apportent de petits jetons de leurs femmes et enfants, et les tiennent serrés … mais nous ne devons jamais lâcher nos armes … jamais. Certains pleurent, mais aucun homme n’est dans le jugement de cette aventure. Beaucoup d’entre nous vont mourir bientôt, et il n’y a pas de «règles» entre guerriers en ces derniers moments. Ce sont des moments personnels, et chaque homme a sa propre manière de faire face à la mort.

L’appel au combat est imminent. Dans la semi-obscurité de l’aube du matin, le vent balaie les vagues et est livré aux voiles du navire que nous continuons à diriger pour entrer en position avec un ennemi invisible qui est très proche, mais caché par le brouillard. En le guindant de voiles et en remplir les flèches du capitaine par le vent, en essayant de deviner la position de l’ennemi, nous sommes contre le vent, et le capitaine nous a donné avantage à la bataille. L’océan nous parle à nouveau, comme une forte houle du nord pousse contre notre côté bâbord, basculement de la plate-forme d’une manière qui prédit que nous manœuvrons vers la ligne de bataille.

Les livres sont remplis de ces moments, afin de se glorifier et de les rendre importants dans une sorte d’aventure. Mais la plupart ne connaîtront jamais le silence absolu, nous vivons avant la bataille entre les hommes sur la mer. Les navires doivent se réunir d’une manière qui permet l’embarquement, mais ils doivent rester en dehors de la « gamme de profil » des gros canons qu’ils portent à la fois au dernier moment possible. Aucune instruction ne crié ou cris de bataille sont entendues. Au lieu de cela, le silence est de rigueur pour émettre une voix non-émotionnelle constante du capitaine d’être entendue au cours du vent et des vagues, donnant des ajustements constants de gouvernail, et des instructions sur les garnitures de voile finales. Les tondeuses sont sur ​​les chantiers, avec les archers et des belvédères. Nous sommes plus d’une centaine sur le pont avec notre armure et des armes, et il n’y a pas un bruit, sauf pour ces voix hantent de navigation surréaliste et le craquement du navire comme il gémit contre la montée de la mer.

Sur le brouillard et la brume semble que les ennemis, et ils sont énormes! Leur navire est comme on nous l’a dit – beaucoup plus grande que la nôtre. Une nouvelle vague de froid de la peur descend sur nous comme nous voyons la réalité de ce qui est à venir et nous savons que les côtes sont proches. Aucun homme ne dit rien, comme nous regardons tout simplement notre sort. Nous observons que leurs voiles sont furieusement recueillies pour renverser le vent. Nous faisons la même chose.

Les explosions sont assourdissantes quand les canons des deux navires éclatent. Le rugissement des deux côtés est presque simultané, et la plate-forme inclinée immédiatement sous nos pieds comme notre navire Iron Clad sent le poids de la volée sur la coque. La plupart des canons visent à la coque de l’autre, mais certains des plus petits canons visent à l’agrément. Le résultat des dommages est le chaos sur les ponts des deux navires, et nous sommes au milieu de tout cela.

Nous devons nous concentrer pour rester en vie et nous protéger de notre peur. Tomber dans le pont où nous nous trouvons, et les lignes lourdes humides et l’outillage nous fouettait comme des serpents attaquant, destinés à nous embrouiller et nous garder de la lutte. Nous sommes maintenant hors du rang, les boucliers pointent vers le haut, en esquivant les débris qui volent et se déplacent furieusement.

Viennent ensuite les flèches. Nous voyons leurs archers attachés aux chantiers de mât de misaine de leur navire, leur permettant d’avoir un «premier choix» afin que leur navire accoste au nôtre. Lier les hommes de cette manière permet de stabiliser leur but, et beaucoup y mourront, suspendus dans leur harnais comme des poupées de chiffon, coloration lentement les voiles rouge. Nous observons que nos archers essaient de prendre les leurs. Nous entendons les cris de douleur des deux côtés par des flèches qui ont frappé leur marque. Puis la mort autour de moi commence. Les hommes sont en diminution partout. Concentrez-vous ! Faites ce pour quoi vous êtes formés ! Recherchez où les flèches viennent et gardez votre bouclier de cette façon. Ecoutez et regardez!

L’ordre vient rapidement à se déplacer à tribord, où de grandes sections de la rampe ont été retirés en prévision de la bataille. Nous devons être rapide ! Les rampes d’embarquement en bois ont été soulevées dans l’air, ce qui donne une certaine protection à la pluie de flèches et des lances qui continue à nous assaillir. Plus les hommes tombent, et plus nous allons de l’avant pour prendre leur place. Concentrer ! Ne pas aider les camarades tombés au combat. Ne pas les regarder ! Vous serez à côté si vous le faites.

Moins d’une minute a passé depuis le premier coup de canon, et un énorme cri de bataille soutenue qui sort de la gorge qui nous fait avancer en masse à l’assaut de la plate-forme de l’autre navire. Ceci est notre protocole. Nos commandants nous disent que le bruit effraie l’ennemi, mais nous savons que nos cris sont principalement destinés à couvrir les cris de douleur de ceux qui nous entourent et qui sont en diminution, et trébuchant de blessures horribles qui nous apprend à ne pas voir. Ne cherchez pas! FOCUS!

Les canons rugissent encore une fois, et ma mort est ce que mes supérieurs appellent une « mort stupide. » Il n’y a pas d’honneur. Dans tout ce chaos, le bruit et la confusion… je me rends compte que je suis positionné sur le bord de la passerelle d’embarquement. L’inertie de notre propre reprise de volée de canon coordonnée -  lancer notre terrasse et me jeter dans le chaos et l’agitation des deux navires de broyage l’un devant l’autre. Certains ont été déchirés et noyés dans le même temps. Je fus en échec total. L’océan se moquait de moi car il s’est immédiatement fermé sur mes parties démembrées et a capturé mon âme. Personne n’a entendu mes cris. ___________

Je me réveille dans une mare de sueur. Ce rêve encore ! Pourquoi dois-je revivre ce rêve si souvent? Était-ce un film que je voyais ou un livre que je lis ? Il était si réel!  Je pouvais entendre les sons!

Comme je me prépare pour le travail, vérifier mes courriels, et le texte à un ami sur mon téléphone intelligent, je réfléchis tout cela. Est-il possible que cette mémoire est quelque chose que je fais l’expérience? Peut-être cela explique mon anxiété de la mer? Toute ma vie, mes amis ont fait moquer de moi parce que je ne voudrais pas aller dans l’océan. Les piscines étaient très bien; lacs étaient bien, mais jamais l’océan. Il n’était pas raisonnable, mais la peur n’est pas logique. Je me suis rendu il y a quelque temps auprès de l’océan, je détestais ça. Je détestais le sentiment qu’il m’a donné, comme si elle me connaissait en quelque sorte. Je me fichais si je nageais dans le oui ou non. Je n’ai pas aimé – et aussi loin que la navigation de plaisance ou la croisière est allée, oubliez ça. Jamais ! Certains ont suggéré une thérapie, mais je devais ma propre réponse, et cela a fonctionné. Je viens de vivre aussi loin de la mer que je le pouvais.

Je sens encore la crainte résiduelle et l’anxiété de mon rêve lorsque je commence mon trajet au travail. Ma voiture commence à se déplacer sur la route. Je souris, et apprécie mon lecteur pacifique quotidiennement pour aller travailler dans les vastes plaines du Texas, très sûr de la mer. ___________

Kryeon a

De Lee Carroll

L’histoire ci-dessus est pas la mienne. Kryeon nous dit que ces étonnants rêves réels peuvent très bien être des expressions de nos vies passées comme elles sont reportées dans cette énergie mystérieuse appelée les Annales Akashiques. Certaines vies passées, qui sont particulièrement puissantes avec le drame environnant, semblent être gravés dans notre tissu cellulaire. Peuvent-ils nous affecter aujourd’hui ? Est-ce que ces résidus se portent encore et nous affectent où nous vivons et comment prendre des décisions ? La réponse est oui, et les potentiels de changement de vie sont profonds.

Ce livre parle de ces énergies incroyables Akashiques comme discuté par Kryeon dans les vingt-quatre dernières années. Cependant, il va beaucoup plus loin que la simple information sur les expériences passées de la vie. Dans cette nouvelle énergie, après 2012, on nous dit que nous pouvons réellement travailler avec nos propres énergies Akashiques de manière profonde. Nous pouvons même ré-écrire la peur et l’anxiété des expériences passées, et annuler le drame. Comment sur ​​l’exploitation minière nos propres talents se cachent dernières les attributs du corps ? Est-il possible de les utiliser dans notre vie actuelle ? Après tout, si elle est à l’intérieur de nous, alors pourquoi pas ? Intéressé ?

Ceci est le deuxième livre de l’objet-chassés de Kryeon, auteur et archiviste, Monika Muranyi. Le premier livre, L’Effet Gaia,  était une compilation de recherches minutieuses de tout ce que Kryeon a canalisé à propos de Gaia. Il a été si bien reçu, qu’elle savait qu’elle devait compiler et écrire sur au moins deux sujets. Le livre que vous tenez entre vos mains est le numéro deux dans la série.

L’Akash est complexe et souvent mal compris. Encore une fois Monika rassemble ce que Kryeon a canalisé sur ce sujet et l’entoure avec des explications et des commentaires. En outre, elle pose à Kryeon beaucoup de questions pour contribuer à préciser certains attributs. Ces questions apparaissent et sont uniques à ce livre.

Profitez de ce voyage dans un sujet qui est une étude de votre propre lignée sur la planète Terre!

Voir les têtes de chapitre!   Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme

Posté par othoharmonie le 31 mai 2014

 

C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage. 

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

téléchargement (5)Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable. Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers.

Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien. C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique – dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme.

A lire

La Force de l’amour (Albin Michel, 2008), livre dans lequel Soeur Chân Không raconte son parcours auprès de Thich Nhat Hanh.

Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral.

Soeur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et soeur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui. La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. »

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?

Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute ?

T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha, ndlr] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle…

T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience ». Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant ?

T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

Pouvez-vous me parler de vous enfant ?

T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires.]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé ? Vous êtes pourtant passé par des guerres…

T.N.H. : Des guerres terribles… Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles… Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?

T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

 

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ?

T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire ; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens.

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?

T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains… Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »…

T.N.H. : L’inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera.

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !

T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal…

Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources ?

T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

 

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise ?

T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?

T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?

T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

images (7)Vous n’avez pas d’héritier direct ?

T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit.]

En 2005, pour la première fois depuis trente-neuf ans, Thich Nhat Hanh a obtenu la permission de se rendre au Viêt Nam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement. 

 

A lire

Prendre soin de l’enfant intérieur 
Qui ne porte pas en lui ses blessures d’enfant ? Le grand maître du bouddhisme nous guide pas à pas pour apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion (Belfond).

 

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NOUVEAU CERVEAU et NIRVANA

Posté par othoharmonie le 9 novembre 2013

 

Le Dr Jill Bolte Taylor a fait une expérience peu ordinaire qui l’a amenée à comprendre les subtilités du fonctionnement du cerveau. Le témoignage « en direct » de son attaque cérébrale a été visionné par des millions d’internautes sur YouTube et nous vous proposons d’en découvrir la transcription intégrale.                                    

Image de prévisualisation YouTube

Je me suis intéressée à l’étude du cerveau parce que j’ai un frère à qui l’on a diagnostiqué une schizophrénie, une pathologie cérébrale. Et en tant que sœur, puis en tant que scientifique, je voulais comprendre pourquoi j’avais la possibilité de relier mes rêves à ma réalité et ainsi de les réaliser. Je voulais aussi comprendre ce qui empêche mon frère, à cause de sa schizophrénie, de relier ses rêves à une réalité commune et partagée, et ce qui fait que ses rêves restent en quelque sorte des illusions.

J’ai donc dédié ma carrière à la recherche sur les maladies mentales graves et j’ai déménagé de ma terre natale l’Indiana à Boston où je travaillais dans le laboratoire du Dr. Francine Benes, du département de psychiatrie à Harvard. Et dans le laboratoire, nous nous posions la question : « Quelles sont les différences biologiques entre le cerveau de témoins sains et le cerveau de sujets diagnostiqués de schizophrénie, de pathologies schizo-affectives ou bipolaires ? » Donc nous dressions avant tout la carte des micro-circuits du cerveau, quelles cellules communiquent avec quelles cellules, avec quels médiateurs chimiques, et en quelle quantité. Cela avait beaucoup de sens dans ma vie car j’effectuais ce genre de recherche pendant la journée tandis que le soir et les week-ends je me déplaçais en tant que représentante de l’ANMM, l’Alliance Nationale de la Maladie Mentale.

Pour ceux d’entre vous qui comprennent les ordinateurs, notre hémisphère droit fonctionne comme un processeur parallèle tandis que notre hémisphère gauche fonctionne comme un processeur linéaire. Les deux hémisphères communiquent à travers le corps calleux, qui est composé de 300 millions de fibres nerveuses. A part cela, les deux hémisphères sont complètement séparés, parce qu’ils traitent l’information différemment. Chaque hémisphère pense à des choses différentes, s’occupe de choses différentes et, si j’ose dire, a une personnalité très différente.

Le matin du 10 décembre 1996

NOUVEAU CERVEAU et NIRVANA dans APPRENDS-MOI images-91Mais, le matin du 10 décembre 1996, je me suis réveillée en réalisant que j’avais moi-même une pathologie cérébrale. Un vaisseau sanguin a éclaté dans la partie gauche de mon cerveau. Et durant quatre heures, j’ai pu observer mon cerveau dégénérer complètement dans sa capacité à traiter toute information. Le matin de l’hémorragie, je ne pouvais plus marcher, parler, lire, écrire ni me rappeler rien de ce que fut ma vie. J’étais quasiment devenue une enfant dans le corps d’une femme. Si vous avez déjà vu un cerveau humain, il est évident que les deux hémisphères sont complètement séparés l’un de l’autre. Et j’ai apporté pour vous un véritable cerveau humain (elle a entre les mains un cerveau humainNDLR). Ceci est un véritable cerveau humain. Voici l’avant du cerveau, l’arrière du cerveau duquel tombe la moelle épinière, et c’est ainsi qu’il se positionnerait dans ma tête. Et quand vous regardez le cerveau, il est évident que les deux cortex cérébraux sont complètement séparés l’un de l’autre.

Fonction de l’hémisphère droit

Notre hémisphère droit, c’est l’instant présent. C’est ici et maintenant. Notre hémisphère droit pense en images et s’informe de manière kinesthésique à travers le mouvement de notre corps. L’information sous forme d’énergie s’écoule simultanément à travers tous nos systèmes sensoriels, puis celle-ci explose en un immense collage de ce que l’instant présent donne à voir, à sentir comme odeur, ce qu’il donne à goûter, à ressentir et à entendre. Je suis un être d’énergie connecté à l’énergie tout autour de moi à travers la conscience de mon hémisphère droit. Nous sommes des êtres d’énergie connectés les uns aux autres à travers la conscience de notre hémisphère droit, telle une famille humaine. Et ici et maintenant, nous sommes tous frères et sœurs, ici sur cette planète pour en faire un monde meilleur. Et en ce moment même nous sommes parfaits. Nous sommes un tout et nous sommes magnifiques !

Fonction de l’hémisphère gauche

L’hémisphère gauche est un endroit très différent. Il pense linéairement et méthodiquement. Notre hémisphère gauche c’est le passé, c’est le futur. Il est conçu pour prendre cet immense collage de l’instant présent et commencer à extraire des détails et encore plus de détails à propos de ces détails. Puis, il classifie et organise toutes ces informations. Il les associe avec tout ce que nous avons appris dans le passé et projette dans le futur toutes nos possibilités. L’hémisphère gauche pense en langage. C’est ce bavardage mental permanent qui me connecte moi et mon monde intérieur avec mon monde extérieur. C’est une petite voix qui me dit : « Eh, tu dois te rappeler d’aller chercher des bananes sur le chemin du retour pour les manger le lendemain matin ». C’est cette intelligence calculatrice qui me rappelle quand je dois laver mon linge. Mais, peut-être plus important encore, c’est cette petite voix qui me dit : « Je suis. Je suis ». Et dès que mon hémisphère gauche me dit « Je suis », je deviens séparé. Je deviens un individu isolé, solide, séparé du flux d’énergie qui m’entoure et séparé de vous. Et c’est la partie de mon cerveau que j’ai perdue le matin de mon attaque cérébrale.

Attaque cérébrale : début de l’Expérience !

Le matin de mon attaque, je me suis levée avec comme un matraquage derrière mon œil gauche. C’était une douleur aiguë, comme lorsque l’on mord dans une glace. Elle me saisissait puis me relâchait, me saisissait encore, puis elle me relâchait. C’était la première fois que je ressentais une telle douleur. Alors, je me suis dit : « Ok, je vais continuer ma journée comme d’habitude ». Je me suis levée et je suis montée sur mon « cardio-glider », un appareil pour exercer l’ensemble du corps. Je me débats sur cette chose, et je réalise que mes mains ressemblent à des serres primitives agrippant la barre. J’ai pensé : « C’est très étrange ». J’ai regardé mon corps et j’ai pensé : « Ouah, j’ai l’air d’une chose bizzaroïde ». C’est comme si ma conscience s’était écartée de ma perception normale de la réalité et, plutôt que d’être une personne sur l’appareil, je me retrouve dans une sorte d’espace ésotérique où je me vois vivre cette expérience.

Tout était très étrange et mon mal de tête empirait. Je suis donc descendue de la machine et pendant que je traversais le salon, je réalisai que tout à l’intérieur de mon corps s’était considérablement ralenti. Chaque pas est très rigide et forcé ; pas de fluidité dans ma démarche avec diminution de mon champ de perception. Je suis juste focalisée sur mes systèmes internes. Puis je me tiens dans la salle de bain prête à passer sous la douche et je pouvais vraiment entendre le dialogue à l’intérieur de mon corps. J’ai entendu une petite voix qui disait : « Ok, vous les muscles là, vous devez vous contracter, vous là-bas, relâchez ». Et j’ai perdu mon équilibre et je me suis cognée contre le mur.


A l’intérieur d’un esprit silencieux

Et je regarde mes bras et je réalise que je ne peux pas déterminer les limites de mon corps. Je ne peux pas déterminer où je commence et où je finis, parce que les atomes et les molécules de mon bras sont mélangés avec les atomes et les molécules du mur. Et tout ce que je pouvais détecter était cette énergie. Energie. Et je me demande à moi-même : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi, qu’est-ce qui se passe ? ». A ce moment-là, mon bavardage mental s’arrêta net. Comme si quelqu’un avait pris une télécommande et avait appuyé sur le bouton « muet ». Silence total. D’abord j’étais choquée de me retrouver à l’intérieur d’un esprit silencieux. Mais ensuite, j’ai été immédiatement captivée par la magnificence de l’énergie autour de moi. Et parce que je ne pouvais plus identifier les limites de mon corps, je me suis sentie énorme et expansive. Je me suis sentie unie à toute cette énergie, et c’était magnifique.

Tout à coup, mon hémisphère gauche resurgit et me dit : « Eh ! nous avons un problème, nous devons aller chercher de l’aide ». Alors je me dis : « Oh, j’ai un problème, j’ai un problème, ok, ok, j’ai un problème ». Mais immédiatement, je suis à nouveau propulsée dans la « conscience ». J’ai surnommé cet espace par affection « Lala Land ». C’était un endroit très beau. Imaginez ce que serait d’être totalement déconnecté de votre bavardage mental qui vous relie au monde extérieur. Là, je suis dans cet espace et mon travail et tout le stress en rapport avec mon travail avaient disparu. Je me suis sentie plus légère dans mon corps. Imaginez que toutes les interactions dans le monde extérieur et les nombreuses causes de stress ont disparu. J’ai baigné dans un sentiment de paix. Et imaginez comment vous vous sentiriez si vous perdiez trente sept ans de bagages émotionnels ! J’étais dans l’euphorie ! L’euphorie… C’était si beau…

Dialogue étrange au cœur de l’expérience

Et le revoilà mon hémisphère gauche resurgit et dit : « Eh ! Tu dois te ressaisir et chercher de l’aide ». Alors, je me dis que je dois chercher de l’aide, que je dois me concentrer. Je sors de la douche, je m’habille mécaniquement tout en traversant mon appartement et je pense : « Je dois aller au travail, pourrais-je conduire ? ». A ce moment-là mon bras droit devint complètement paralysé et je me rends compte : « Ca alors, j’ai une attaque cérébrale ! J’ai une attaque cérébrale ! ». Et la seconde chose que mon cerveau me dit est : « Waouh ! C’est trop cool ! Combien de neuroscientifiques ont l’opportunité d’étudier leur propre cerveau de l’intérieur ? » Puis ça me traverse l’esprit : « Mais je suis une femme très occupée. Je n’ai pas le temps d’avoir une attaque cérébrale ! ». Alors, je me dis « Ok, je ne peux pas empêcher l’attaque d’arriver donc je le laisse pour une semaine ou deux, puis je retournerai à mon train train ».  Donc je dois appeler de l’aide, je dois appeler au travail. Je n’arrivais pas à me souvenir du numéro au travail, mais je me suis rappelée que, dans mon bureau j’ai une carte de visite avec le numéro dessus. Alors j’y vais et je prends un tas de six centimètres de cartes de visite. Je regarde la première et, bien que je voie très clairement par ma vision mentale à quoi ressemble ma carte de visite, je ne peux pas dire si c’est la mienne ou non, car je ne vois que des pixels. Et les pixels des mots étaient mélangés aux pixels du fond et des symboles. Je ne pouvais donc rien en faire. J’ai alors attendu ce que j’appelle une « vague de clarté ». Et à ce moment-là j’ai pu revenir dans la réalité normale et je pouvais dire : « C’est pas celle-là, c’est pas celle-là, c’est pas celle-là ». Cela m’a pris 45 minutes pour faire deux centimètres du tas de cartes.

Pendant cette période, l’hémorragie grossit dans mon hémisphère gauche. Je ne comprends pas les chiffres, je ne comprends pas le téléphone, mais c’est la seule solution que j’ai. Alors, je prends le combiné et je le mets là, je prends la carte de visite et je la mets là, et j’essaye d’associer la forme des gribouillis de la carte avec celle des gribouillis du combiné. Mais régulièrement je retombais en « Lala Land » sans pouvoir au retour me souvenir si j’avais déjà composé ce numéro.

Je devais placer mon bras paralysé de manière à cacher les nombres au fur et à mesure avant de composer, afin de pouvoir – à chaque fois je revenais dans la réalité normale – dire : « Oui, j’ai déjà composé ce numéro ». Enfin, je finis par composer le numéro en entier et j’écoute au téléphone, mon collègue décroche et me dit : « Wou, wou, wou, wou, wou ». Et je pense : « Ca alors, on dirait un chien ! ». Et je lui dis, en faisant le vide dans ma tête : « C’est Jill ! J’ai besoin d’aide ! ». Et ce qui sort de ma bouche est : « wou wou wou wou wou ». Et je pense : « Bon sang, j’aboie comme un Golden Retriever ». Donc je ne pouvais pas savoir… je ne savais pas que je ne pouvais pas parler ou comprendre un langage avant d’essayer.

Jill comprend que j’ai besoin d’aide et va chercher du secours. Un peu plus tard, je suis transportée dans une ambulance de l’hôpital de Boston à l’hôpital général du Massachussetts. J’ai adopté une position fœtale. Et comme un ballon ramolli qui laisse l’air s’échapper, j’ai senti mon énergie s’élever et mon esprit capituler. Et là, je savais que je n’étais plus la chorégraphe de ma vie. Soit les docteurs tiraient mon corps du péril et me donnaient une seconde chance à la vie, soit c’était peut-être le moment de la transition.

J’ai trouvé le Nirvana

Lorsque je me suis réveillée plus tard dans l’après-midi, j’étais choquée de découvrir que j’étais encore en vie. Lorsque j’ai senti mon esprit capituler, j’ai dit au revoir à ma vie et ma conscience est maintenant suspendue entre deux plans de réalité très opposés. La stimulation venant à travers mes systèmes sensoriels était de la souffrance pure. La lumière brûlait mon cerveau comme un feu de forêt et les sons étaient aussi bruyants et chaotiques que je ne pouvais pas distinguer une voix du bruit ambiant et je voulais juste m’enfuir. Parce que je ne pouvais pas identifier la position de mon corps dans l’espace, je me sentais énorme et expansive comme un génie tout juste libéré de sa bouteille. Et mon esprit planait librement comme une grande baleine évoluant librement dans la mer de l’euphorie silencieuse. Nirvana… J’ai trouvé le nirvana. Je me souviens m’être dit : « C’est impossible que mon être démesuré puisse retourner dans mon minuscule petit corps ». Mais je réalise que je suis encore en vie et j’ai trouvé le nirvana. Et si j’ai trouvé le nirvana et que je suis encore vivante, alors toute personne vivante peut trouver le nirvana ! Et j’ai imaginé un monde empli de personnes belles, paisibles, compatissantes et aimantes qui savent qu’elles peuvent venir dans cet espace à tout moment. Et qu’elles peuvent choisir délibérément de passer à droite de leur hémisphère gauche et de trouver cette paix. Puis j’ai réalisé quel incroyable cadeau cette expérience pouvait être, quelle vision pénétrante cela pouvait être sur la façon dont nous vivons nos vies.

Et cela m’a motivée pour guérir. Deux semaines et demie après l’hémorragie, les chirurgiens avaient enlevé un caillot de sang de la taille d’une balle de golf qui appuyait sur les zones du langage. Là je suis avec ma maman, qui est un vrai ange dans ma vie. Cela m’a pris huit ans pour guérir complètement.

Alors qui sommes-nous ?

Nous sommes la force vitale de l’univers, avec une dextérité manuelle et deux consciences cognitives. Nous avons la capacité de choisir, instant après instant, qui et comment nous voulons être dans le monde. Ici et maintenant, je peux passer dans la conscience de mon hémisphère droit où nous sommes – où je suis – la force vitale de l’univers, et la force de 50 billions de magnifiques génies moléculaires qui constitue mon corps. Une avec tout ce qui existe. Ou alors je peux choisir de passer dans la conscience de mon hémisphère gauche, où je deviens un individu isolé, solide et séparé du flux, séparé de vous. Je suis docteur Jill Bolte Taylor, intellectuelle, neuro-anatomiste. Ces derniers sont les « nous » à l’intérieur de moi. Que choisiriez-vous ? Lequel choisissez-vous ? Et quand ? Je crois que plus nous emploierons les circuits de la paix intérieure de l’hémisphère droit, plus nous projetterons de la paix dans le monde, et plus notre planète sera empreinte de paix. Et j’ai trouvé que c’était une idée qui valait la peine d’être partagée. Merci.

Sur le même sujet :
Le livre ABC de la Pensée créatrice

Le DVD Que sait-on vraiment de la réalité
La formation T.C.A.P.

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AU PRINTEMPS DE L’ÉTERNITÉ

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2013

AU PRINTEMPS DE L'ÉTERNITÉ dans APPRENDS-MOI v

En Juillet 1976, je feuilletais le Tao-Te-King (traité sur le Principe et son action), ouvrage chinois de Lao-Tseu , écrit voici vingt-cinq siècles, dont le sujet évoque le Principe originel ou Tao et sa force productive, Teï, mère de l’univers. Cette approche du monde fut tellement inédite pour moi que je perdis tous mes repères intérieurs et fus jeté, vide, sur la rive de l’inconnaissable. Je posai le livre et, par la fenêtre, contemplais le crachin monotone bruinant sur l’église Saint-Mathieu à Quimper, quand soudain la pensée s’arrêta. Dans ce corps figé, une immobilité intérieure totale se fit. Un silence insondable m’engloutit. Un flot transparent de conscience et d’amour imprégnait tout dans le champ de vision. On ne sentait aucune mesure, aucune limite, aucune séparation. Instant absolu d’atemporalité. Plénitude, béatitude, liberté, plus rien ne manquait…

C’était comme si tous ces toits luisants sous la bruine étaient conscience. L’impression de percevoir la transparente conscience en toute chose et tout être, sur un fond de bonheur à nul autre pareil.

Et d’écrire : Je pleure d’une immense joie : le ROC est touché. Croyant nager à la recherche du rocher salvateur, voici que je SUIS ce rocher. Dans cette recherche, je courais à l’Etre. La paix est au Non-Être, pas théoriquement, mais vraiment : quand je ne suis plus rien, alors je peux être un avec tout ; immobile dans la course, immobile dans l’amour. Non-agir… pour mieux agir… Non-aimer pour mieux aimer ! Que de vérité!

  Je me demandais pourquoi l’humilité? Et aujourd’hui c’est clair : n’être rien. Étant devenu rien, ayant constaté mon néant foncier, que peut-il m’arriver ? N’étant rien, tout s’accomplit à travers ce corps-ci, sans l’interférence de la personne peureuse et désireuse. La vie éclate alors de ses milles énergies !! Le cauchemar est fini. Le temps est arrêté. A présent, laid ou beau, riche ou pauvre, sain ou malade, qui reste-t-il pour souffrir encore ? Personne.

Tant et tant de préceptes, de commandements, de permissions et surtout d’interdits, de dualités pavaient mon chemin intérieur que le Tao-Te-King, dans sa limpidité naturelle est venu volatiliser tous ces conditionnements. Relier les paires de dualités, le chaud parce que le froid, le mal parce que le bien, le bien parce que le mal, le riche parce que le pauvre, le laid parce que le beau, le grand parce que le petit, le léger parce que le lourd, le plaisir parce que la souffrance, le désir parce que la peur, la peur parce que le désir… tout cela s’est articulé dans cette conscience brusquement infinie pour ne laisser qu’un champ vierge et transparent, une lumière intérieure doucement teintée d’amour, de compassion, d’une subtile radiance bienveillante, d’un sentiment de totale perfection.

Un rire joyeux se jouait de mes lourdes tentatives de comprendre Cela, l’Inaccessible, de mes méditations préhensives qui voulaient forcer la porte du Nirvana. Il n’y a que l’abandon, le si mal compris et surexprimé « lâcher-prise » qui ouvrent la porte du Nirvana, en effet. Mais je vous avoue que je n’étais pas vraiment dans une démarche de lâcher prise, mais juste concentré à comprendre cette dualité. Et c’est l’assemblage du puzzle duel qui me révéla (ce que je ne savais pas encore se nommer) la Non-Dualité. Le Tao m’était si nouveau à l’esprit que nul réseau ne venait enchaîner un envol vers l’inconditionné. Comment un tel esprit venait-il d’être touché par la Grâce ? Peut-on seulement parler de Grâce? N’est-ce pas simplement le Hasard ?…

Cette expérience semble sans cause, tellement loin de notre volonté et de nos capacités individuelles. Oui, on ne peut que constater sa propre impuissance en face de Cela. Mon regard était neuf, tel le nouveau né. Une nouvelle naissance, oui ; on peut dire cela. Et ce poids du passé, tous ces conditionnements sont soufflés comme une simple bougie par l’Éveil Soudain. Mille ans d’erreur sont dissipés en une seconde… Quel jeu, cette vie… Comme dit le Shin Jin Mei, « une fleur de vacuité…. pourquoi souffrir pour saisir cette illusion ? »

La particularité de cette révolution intérieure est qu’elle est incompréhensible. Ce que l’on cherche est ce que l’on EST depuis l’origine, sans le savoir, mais plus bizarrement encore, elle se livre dans un non-savoir, dans un vécu qui déconnecte toute tentative d’analyse et de compréhension intellectuelle. « On » ne comprend rien, réellement. Cela se saisit Soi-même dans une Union parfaite et absolue. Aucune trace d’illusion. Aucune trace d’ignorance non plus. Plus aucune ombre en Cela. Les tribulations humaines semblent des rêves d’enfants dans une cour d’école. Si le temps arrêté nous délivre de l’âge, il nous livre l’alpha et l’omega de tout ce qui est et sera à jamais. Nous sommes enfin libres de ne rien faire. Il n’y a plus rien vers quoi tendre. Quelle paix ! Mais quelle peur pour les troublions de l’activisme impénitent !! Il faut souvent qu’ils tombent pour entrevoir cette voie du milieu, du non-savoir, du non-être, du non-devenir et du non-agir…

 Existe-t-il une Voie pour « aller à Dieu »?

Vous commencez à l’entrevoir, mais il n’y a aucune voie pour aller à Dieu, parce qu’il n’y a pas de voie, mais ça tombe bien, vous êtes déjà « arrivés » , sauf qu’il n’y a pas réellement de « vous »…. C’est indispensable de bien intégrer cela. C’est ici précisément que la Non-Dualité se distingue pratiquement de toutes les autres approches dites progressives. Dans les voies progressives, le « je » n’est pas nié d’emblée, et donc ce je peut cheminer, oui…. faire des techniques, des méditations, des rituels pourquoi pas, en vue d’un but : la libération, le Nirvana, Sat -Chit Anand et autres éveils ….. ou simplement une place au Paradis des justes. Quand on se déshabille le soir, il n’est pas question de « voie du déshabillage, n’est-ce pas? Eh bien se déshabiller du « moi » ne demande pas plus de voie ou de moyen de transport, mais juste quitter ces fausses identifications. 

Comme Arnaud Desjardins disait « vous êtes déjà nus sous vos vêtements », signifiant que la nudité est déjà acquise, en quelque sorte, totalement, mais qu’elle n’est pas manifestée. Idem pour notre nature parfaite. Elle est déjà là, sous des voiles apparents auxquels nous nous identifions en général, et ne pourra pas être plus parfaite, que les voiles soient ou non par dessus. Il n’y a et ne pourrait pas y avoir de voie pour aller à ce que nous sommes déjà de toute éternité.

Et pourtant, n’est-il pas question de tout côté d’une voie, d’un moyen d’une technique pour sortir de notre modeste condition? En fait il est clair que les religions organisées ont perdu l’âme ; elles sont lettres mortes, cul de sac pour l’aspirant à l’Infini, quand elles ne nourrissent pas des nids de frelons intégristes. Les voies spirituelles foisonnantes des temps modernes s’alourdissent souvent de tradition, de techniques méditatives au lieu de promouvoir la «substantifique moelle», l’essence pure et simple ; certaines se révèlent être des sectes ; il est dur de trouver une Voie authentique dans ces spiritualités encombrées de savoir, où l’on peut se perdre avant de distinguer la moindre fronce de l’habit numineux du Créateur. Au milieu de cet écheveau, et en pleine époque de matérialisme commercial, une fleur endormie depuis des lustres a bourgeonné, toute nimbée de pureté: la non-dualité. C’est vraiment incroyable qu’aujourd’hui, cette voie, cette attitude intérieure pour mieux dire, trouve expression, alors qu’elle fut si longtemps gardée prudemment secrète. C’est donc une bénédiction sans égal d’en avoir connaissance aujourd’hui. Avouons quand même que la Non-Dualité est mise à toutes les sauces, surtout dans moultes voies new age. Et du coup cette perle incomparable, ce diamant nécessite souvent un petit nettoyage avant d’être apprécié dans sa pureté.

Pourtant la Non-Dualité constitue l’essence de toutes les religions vivantes, surtout en Asie, de l’Advaïta Vedanta, du Bouddhisme, du Chan, et enfin du Zen . Mais elle réside dans le temple sacré, au coeur de ses enseignements qui préfèrent la laisser goûter à quelques élus seulement. Ce n’est que tout récemment que le Dzogchen, joyau non-duel du Bouddhisme tibétain fut révélé entre autres par Sogyal Rinpoche. Il pense que les temps sont mûrs, pour semer les graines dans cette fange féconde que nous voyons quotidiennement. Si elle en constitue l’essence, la non-dualité , n’en garantit pas les doctrines qui peuvent très vite s’opposer en inconciliable, j’en veux pour preuve le Soi de l’Hindouisme, opposé à l’absence de Soi du Bouddhisme, alors qu’il est évident pour les praticiens de terrain que tous parlent de la même expérience de conscience fondamentale, qu’ils soient Bouddhistes, Taoïstes, Vedantistes, Yogis ou Soufis. C’est dire au passage combien les formes sont multiples dès que nous rentrons dans la manifestation, même pour évoquer notre Source à tous. Pour ce qui concerne cet exposé, nous éviterons de prêter le flanc à la faconde intellectuelle pour discerner l’indiscernable, et au contraire mettrons en avant l’unicité de toutes les voies.

Revenons sur ce qu’est la Non-Dualité : Ce n’est pas une Voie, car on ne chemine plus guère; plutôt une attitude, à la fois mentale, affective et physique devant la vie, fondée sur le constat de notre inexistence séparée. Et comment entrevoir cette inexistence? En observant la dualité justement. Cette position intérieure se conçoit comme le dépassement de toutes les paires de dualité, non par une volonté personnelle factice, mais par la compréhension. Cette soudaine relation entre toutes les paires de dualités nous happe en tant que personne. L’ego est fondé sur ces paires et leur mise en perspective réduit sa réalité « personnelle » à néant. Ce constat engendre un éveil abrupt, la découverte par l’individu de l’absence de « moi », de l’autre, et la fin de la souffrance morale d’être séparé du monde et des êtres vivants. Alors bien sûr, cela peut sembler bien incompréhensible. « J’existe bien, moi !! » « Comment pourrais-je bien découvrir que je n’existe pas?? » Par l’observation régulière de notre conscience. Par la mise en évidence que souvent, nous n’avons aucun sentiment d’être « je ». C’est dans l’après coup que nous nous réapproprions les actes et les pensées, les décisions pour les faire « nôtres ». Je me mets en colère, je deviens tout rouge et je débite des injures par wagonnets… pour finir penauds et nous excuser en disant que « cela nous a dépassé »… En fait, la colère nous a balayé comme un fétu de paille, normal puisque nous n’existons tout simplement pas… Nous nous pensons de temps en temps, voilà tout. Et puis nous généralisons notre existence comme certaine et continue. Comme nous généralisons bien d’autres opinions qui ne s’adressent qu’à des situations ponctuelles. « La colère s’est emparée de ce corps-ci et des paroles injurieuses ont été proférées en réponse à une situation particulière ». Voilà les faits au fond. Pas d’ego là dedans. D’ailleurs nous en avons presque l’intuition quand nous nous affirmons dépassés par les événements émotionnels. Mais il nous faut bien justifier la continuité du moi et endosser la responsabilité d’une colère qui nous est étrangère. Alors on entérine : je me suis mis en colère, je ne sais pas pourquoi et je te prie de m’excuser, je ne recommencerai plus !! »…. enfin, chacun sourira à lisant ces lignes, n’est-ce pas… ;-)

C’est bien là, dans cette observation du quotidien que nous pouvons nous démontrer l’inexistence d’une personnalité continue et stable. Ce n’est pas devenir schizophrène de renoncer à être quelqu’un, c’est juste observer ce qui est.

La non-dualité n’est pas inconnue des mystiques occidentaux; certains, comme Jean de La Croix, en ont parlé à mots couverts, « certes il faut vider l’esprit des choses mondaines, mais aussi des choses spirituelles… ». D’autres saints, Maître Eckhart pour ne pas le nommer, l’ont évoquée en termes impersonnels, propres à ne pas égratigner le dogme: la « Déité ». Bref, toutes les religions et toutes les voies spirituelles tendent vers la non-dualité, laquelle se goûte l’esprit innocent et inculte, pourrait-on dire, dépoussiéré des couches mortes de manuscrits savants concrétées par l’intellect accapareur de l’homme.

Chercher Dieu hors de soi, en observant l’univers, la vie, évoque une main divine créatrice, au bout du compte insaisissable. En revanche, scruter l’intérieur offre un début de réponse: présence en Soi, évidence de l’être. Il faudra finalement abandonner à la fois la notion d’extériorité et d’intériorité, car nous n’avons absolument aucun effort à faire pour être totalement nous-même et finalement l’introspection comme la concentration sur un objet extérieur ne sont qu’exercices du mental..

Au départ, nous sommes rivés aux sens extérieurs, noyés dans les phénomènes, et oublieux de l’Essence. Une mutation totale de notre façon d’envisager le monde et nous-mêmes peut nous réintégrer à notre source. Voyons comment. L’être est à la source des phénomènes, le monde des formes le fuit dans son mouvement universel. Aussi, retourner à l’origine suppose que nous abandonnions la poursuite effrénée où la vie nous entraîne. Au lieu de considérer l’objet de la conscience, tournez-vous vers le sujet, l’observateur. Non pas qu’il ait plus de réalité que l’objet observé, mais il cache la réalité non dualiste, laquelle découle de la disparition de l’idée « il y a bien un observateur ». Plus précisément: cet observateur est-il personnel, coloré d’envies et de peurs ? Vous êtes encore un ego, simple objet de l’esprit ; se révèle-t-il impersonnel, c’est-à-dire délivré des opinions individuelles ? Il est le Soi, lequel se conçoit comme le principe universel fondateur de l’univers, être, conscience impersonnelle (sans observateur personnel), source de l’énergie universelle et aussi, pour chacun de nous, notre nature profonde. A nous le dépouillement progressif de la personne jusqu’à l’impersonnalité, et l’éveil abrupt au dernier sous-vêtement! Et au fond, il n’y a pas plus d’intérieur que l’extérieur, n’est-ce pas….Ces notions de personnel et d’impersonnel, de sujet et d’objet constituent le nœud majeur de la dualité.

Le Soi ne s’oppose pas au « non-Soi », comme on le définit en psychologie. Il ne se distingue pas davantage de l’univers qu’il transcenderait d’une altitude métaphysique, tel un sujet absolu. Incluant tout sans limitation, le principe résume le lieu (ou non-lieu?) où se développe l’espace-temps, la « non-texture » qui donne le champ à l’énergie et la conscience. Le Soi est Tout! Non-être sur lequel fleurit l’être, la conscience et l’univers, le Principe prête vie à l’expérience humaine. Lao-Tseu disait: Le principe que l’on peut nommer n’est pas le principe originel. Ne nous attachons donc pas au terme « Soi », indifféremment remplacé par les termes impersonnels « Principe, Dieu, Tao, Shunyata, Sat-Chit-Ananda, Bouddha, Être, Non-Etre, Ainsité, Absolu, Infini, Purusha/Prakriti, Shiva/shakti, Brahman… », bien que des puristes savent faire des distinctions dans cette unité-là! Mais notre expérience vécue de la déité est impersonnelle. Il n’est donc pas question de relation personnelle entre Dieu le Père et nous, pauvres pêcheurs! L’impersonnel donne sans doute le vertige ; en revanche, il nous garantit la liberté! Il n’attend pas d’obéissance. Ses lois sont universelles et personne ne les gouverne !

pierre dans DIEU

Extrait de « Le bonheur est en Soi »expérience non-duelle d’un contemporain. Comment, pour la première fois, il ne vit dans la réalité que  » non-deux « , qu’un océan sans limite ni frontière, ni catégories, ni objet, ni sujet. Puis il décrit la nouvelle façon dont il perçoit la vie quotidienne, à la suite de ce bouleversement intérieur. Ce préambule indique comment il faut lire et recevoir ce qui est conté là. En particulier, avoir conscience que ces paroles s’adressent davantage à votre inconscient, à votre cœur, qu’à votre conscient ou votre tête… qu’est-ce à dire ? Qu’il faut laisser infuser dans votre cœur ces paroles qui alors peuvent planter des germes de non-dualité qui écloront plus tard… Si vous lisez intellectuellement, certes vous comprendrez un certain nombre de choses, mais l’essentiel va vous échapper. C’est ainsi. Si vous ouvrez votre cœur, laissez de côté l’esprit comparatif et critique, vous laisserez s’entrouvrir la porte de l’intériorité qui vibre à l’appel de l’autoperfection. Également quelques indications sur la façon dont l’esprit apparaît à l’auteur vous permettront de mieux saisir le texte. Ce que l’on nomme habituellement inconscient n’est aux yeux de l’auteur que l’aspect foncier, indifférencié ou peu différencié de l’esprit. Prenons l’image d’un arbre. Le tronc représente l’aspect foncier de l’esprit, tandis que les grosses branches, les branches puis les feuillages la façon dont l’esprit se scinde en profond et superficiel, les feuillages sont les pensées virevoltantes à la surface consciente de l’esprit. Ce qui est décrit dans les lignes qui suivent sont en fait la sève qui monte des racines et du tronc principal, avant même d’être différencié… si vous pouvez saisir les mots dans leur émergence naturelle, alors ces mêmes couches profondes vibreront en vous et vous comprendrez de l’intérieur ce dont il est question ici. Autant lire lentement, en laissant infuser les idées…

paroles du Zen.

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Histoire de ma région de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

Histoire du département de la Côte-d’Or

(Région Bourgogne)

 par LA RÉDACTION

 Histoire de ma région de Bourgogne dans Ma Bourgogne En détails 500px-autun_panoramic_photo-300x87

 

Autun

Par sa position géographique, la richesse et l’étendue de son territoire, l’importance de ses villes, le département de la Côte-d’Or est celui dans lequel se caractérise le plus la physionomie historique de l’ancienne Bourgogne. Avant la conquête romaine et l’invasion des Burgondes, qui ont laissé leur nom à la province où ils s’installèrent, cette contrée, comprise dans la Gaule celtiques était habitée par les Lingons, tribu vaillante, fort ancienne, et qui se partageait avec les Séquanais et les Éduens toute la région orientale de la France actuelle.

La religion, les mœurs des Lingons étaient celles des autres peuples de la Gaule ; ils croyaient à l’unité de Dieu et à l’immortalité de l’âme ; ils avaient une espèce de royauté élective et responsable, dont le pouvoir civil, judiciaire et militaire, était, en beaucoup de cas subordonné à l’autorité religieuse du grand prêtre, chef des druides. L’esprit belliqueux et entreprenant de ces populations les avait souvent entraînées dans de lointaines expéditions. Longtemps ils furent conquérants avant d’être conquis à leur tour. 590 ans avant l’ère chrétienne, Sigovèse avait établi des colonies dans la Bohème et la Bavière, et Bellovèse avait fondé plusieurs villes dans le nord et l’est de l’Italie. Brennus avait pris Rome. Deux autres chefs gaulois, Léonoius et Lutarius, avaient pénétré jusqu’à Delphes, en Asie, et y avaient constitué la tétrarchie des Galates. Les Linons avaient figuré dans toutes ces entreprises, et on leur attribuait spécialement la fondation des villes d’Imola et de Budrio.

Lorsque l’invasion des Helvètes les menaces d `Arioviste, chef des Suèves, et la rivalité entre les Êduens et les Arvernes eurent amené sur les bords de la Saône les Romains déjà maîtres de la Gaule Narbonnaise, les Lingons furent un des premiers peuples auxquels ils offrirent leur amitié. Le respect qu’ils professèrent dans les premiers temps pour les coutumes et l’indépendance de leurs nouveaux alliés établit entre les deux nations l’union la plus cordiale et la plus sympathique. Des volontaires lingons se joignirent aux Éduens, qui voulurent accompagner César dans sa descente en Grande-Bretagne. Dans la guerre même de l’indépendance, guerre dont Vercingétorix fut le héros et la victime, les Lingons restèrent fidèles à la foi promise, malgré l’exemple que leur donnaient les Éduens, ces vieux alliés de Rome, qui se repentaient, mais trop tard, d’avoir été les premiers à accepter le patronage de tels voisins.

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Kreuzwertheim, lieu d’implantation d’une fortification burgonde élevée

vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main

Les Lingons s’attachèrent plus étroitement à la fortune du conquérant des Gaules, qui sut avec tant d’habileté recruter ses légions parmi ceux qu’il venait de vaincre. Ils combattirent pour lui à Pharsale ; et si les trésors de la Gaule, si Vercingétorix enchaîné, figurèrent dans le cortège du triomphateur, on vit aussi plus d’un Gaulois quitter ses braies pour revêtir la toge du sénateur. C’est par les séductions de la paix que César voulait achever l’oeuvre de ses victoires. Les provinces gauloises furent administrées sous son règne avec la plus grande douceur. On n’enleva aux populations ni leurs terres ni leurs droits municipaux. Les grands furent dédommagés, par des titres et par des honneurs nouveaux, des dignités qu’ils avaient perdues. L’agriculture fut exercée dans les mêmes conditions qu’en Italie ; la navigation était libre sur le Rhône, la Saône, la Loire, même sur l’Océan.

Aussi les luttes du second triumvirat n’eurent-elles aucun retentissement dans la Gaule épuisée et assoupie. Auguste continua la politique de César. il fit plusieurs voyages et de longs séjours dans la Gaule, défendit ses frontières contre les Germains, y appela de nombreuses colonies, embellit les villes, en fonda de nouvelles, couvrit le pays de larges et magnifiques routes, imposa, enfin, sa domination avec tant d’habileté qu’à sa mort les vaincus avaient adopté les mœurs, les habillements, la religion et les lois des vainqueurs. La tyrannie, les exactions de Tibère et de Néron suscitèrent les révoltes promptement comprimées de Sacrovir et de Vindex. Le vieux sang gaulois était appauvri et vicié ; pour le rajeunir, il fallait d’autres éléments que l’influence d’une civilisation corruptrice et le contact des races abâtardies de la Rome des Césars.

Le seul épisode qui mérite d’arrêter les regards dans cette longue période de servitude et d’abjection est l’audacieuse tentative de Sabinus et le dévouement héroïque d’Éponine, son épouse. L’incendie du Capitole, qui avait marqué la mort de Vitellius, était représenté par quelques vieux druides comme un présage de ruine pour la puissance romaine. Les Lingons prirent les armes et choisirent pour chef Sabinus, leur compatriote, qu’on prétendait issu de Jules César. Ceux de Trèves se joignirent à eux ; mais les Séquanais et les Autunois, dont Sabinus avait autrefois pris d’assaut la capitale, marchèrent contre les révoltés et les défirent. Les Lingons se réconcilièrent avec Domitien en lui envoyant un secours de 70 000 hommes contre les barbares qui menaçaient les frontières romaines.

C’est vers cette époque, au moment même où l’oeuvre de dissolution semble accomplie, que commencent à apparaître les premiers symptômes de régénération. On fait remonter à la fin du ne siècle les premières prédications de l’Évangile en Bourgogne. La tradition la plus probable et la plus répandue donne à cette province pour premiers apôtres les disciples de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui, après avoir pénétré dans la Gaule par le Vivarais, et ayant trouvé l’Église de Lyon déjà florissante, grâce aux prédications de Pothin et d’Irénée, s’avancèrent jusqu’à Autun, et de là se partagèrent la gloire et les périls de la conversion du pays Autun eut pour martyr un des premiers néophytes, le jeune Symphorien. Andoche et Thyrse, ses maîtres dans la foi, périrent à Saulieu, et Bénigne, leur compagnon, à Dijon, vers 178, sous le règne de Marc Aurèle. Le sang des victimes fut une semence féconde de chrétiens, et lorsque, en 311, Constantin donna la paix à l’Église, chaque ville, après avoir eu son martyr, avait enfin son pasteur.

Pendant que ces germes de salut se développaient, pendant que cette force inconnue grandissait dans l’ombre, rien ne saurait donner une idée de l’horrible confusion au milieu de laquelle agonisait le vieil empire romain séditions des légions nommant chacune leur empereur, guerres civiles, déchirement des provinces, pestes, famines, exactions. Le vieux monde se précipitait dans le christianisme comme dans un, refuge ; mais ce monde était trop usé, trop fini, trop bien mort pour apporter à la foi nouvelle la force d’expansion nécessaire à la reconstitution d’une autre société ; c’est alors qu’arrivent les barbares.

Alains, Vandales, Suèves, Gépides franchissent le Rhin, descendent des Alpes, pénètrent jusqu’en Espagne, jusqu’en Afrique, sans que la Saône ou le Rhône les arrêtent, sans laisser d’autres traces de leur passage que des monceaux de ruines. Derrière eux s’avance lentement une lourde armée de géants ; c’étaient les Burgondes. Pline en fait la principale tribu des Vandales ; Procope et Zosime les disent également Germains d’origine et de nation vandale. Voici le tableau qu’en a tracé le savant et consciencieux historien de la Bourgogne, Courtépée :

« Ces peuples, nés au milieu des forêts, étaient ennemis de la contrainte ; la liberté faisait tout leur bonheur, la chasse leur occupation, les troupeaux et les esclaves leurs richesses. Sans patrie et sans demeure fixe, ils ne redoutaient que la servitude. Ils n’avaient aucun art agréable ; mais ils pratiquaient l’hospitalité et toutes les vertus des peuples sauvages. Ils n’avaient pour arme que la framée, espèce de lance ou de halle- barde, la fronde, l’épieu, la hache, qui servaient également pour attaquer, pour se défendre et pour bâtir leurs maisons. Ils marchaient toujours armés, usage qu’ils conservèrent après leur conquête.

« On dit qu’ils portaient la figure d’un chat sur leurs boucliers, emblème de la liberté qu’ils voulaient conserver partout. Ils avaient des chefs, mais ils n’avaient point de maîtres. Ces chefs, qui prenaient le titre de hendin, furent d’abord électifs. Leur autorité n’avait d’autre terme que celui du bonheur de la nation. Ils n’étaient pas seule ment comptables de leurs fautes personnelles, ils l’étaient aussi des caprices de la fortune ou des fléaux de la nature. On les déposait lorsqu’ils avaient perdu une bataille ou mal réussi dans leurs entreprises, ou dans un temps de stérilité. Leurs prêtres étaient traités bien plus favorablement. Le pontife, nommé sinist, était perpétuel ; son pouvoir surpassait celui du hendin, et s’étendait au droit de punir les coupables : le respect des peuples le mettait lui-même à l’abri de toute révolution. »

Tel était le peuple qui devait conquérir une partie si importante de la Gaule. Des bords de la Vistule et de l’Oder il arriva, vers 275, sur les bords du Rhin, fit plusieurs tentatives infructueuses pour le franchir, et s’établit sur la rive droite, où il demeura jusqu’en 407. C’est pendant les dernières années de ce séjour que la religion du Christ pénétra chez les Burgondes ; ils avaient entendu parler d’un Dieu puissant dont le culte s’était nouvellement établi dans les Gaules. Ils envoyèrent des députés aux évêques voisins pour se faire instruire ; et ceux-ci, ayant été baptisés, rapportèrent la foi à leurs compatriotes.

Quoiqu’on ignore la date précise de leur conversion, elle est généralement attribuée aux prédications de saint Sévère, évêque de Trèves en 401. Quelques années après, Stilicon, général des armées romaines, Vandale d’origine, devenu tuteur d’Honorius, fit alliance avec les Alains, les Suèves, les Vandales, et les appela dans les Gaules pour l’aider à placer sur le trône impérial son propre fils Euchérius. Les Burgondes franchirent alors le Rhin à la suite des autres barbares ; ils se rendirent maîtres, presque sans obstacle, des pays situées entre le haut Rhin, le Rhône et là Saône Impuissant à leur résister, le patrice Constance, général d’Honorius, fit avec eux un traité solennel, qui leur assurait à titre d’hôtes et deconfédérés la possession de presque tout le territoire dont ils s’étaient emparés.

Ils élurent alors un roi ; leur choix tomba sur Gondicaire, le même sans doute qui était hendin lors du passage du Rhin en 407, et qu’on peut regarder comme le fondateur de la première monarchie bourguignonne. Trois nations différentes vivaient donc alors sur le même sol – les Gaulois, les Romains et ces nouveaux conquérants, les Burgondes. C’est de la fusion de ces éléments divers que se forma la race régénérée.

Gondicaire justifia par sa conduite habile le choix de ses compatriotes. Sa capitale et sa résidence fut d’abord Genève, qui était alors au centre de ses États ; plus tard, ayant soumis toute la province lyonnaise, il transféra à Vienne, en Dauphiné, le siège de la monarchie, se rendit maître d’Autun et de toute la Séquanaise, porta ses armes jusque dans la Belgique et le pays de Metz, et ne fut arrêté dans ses conquêtes que par le patrice Aétius, qui, justement alarmé des envahissements de ses anciens alliés, leur déclara la guerre et les défit dans une sanglante bataille, en 435.

Vainqueurs et vaincus se réunirent bientôt contre un ennemi qui les menaçait tous ; les Huns se montraient de nouveau sur le Rhin ; Gondicaire avait été tué avec vingt mille des siens en s’opposant à leur passage ; Gondioc, son fils et son successeur, associa ses efforts à ceux d’Aétius pour combattre Attila, et partagea la gloire de la fameuse journée des plaines catalauniques. Fidèle aux traditions paternelles, il utilisa habilement les années de paix qui suivirent celte rude secousse.

C’est de ce règne que date la répartition territoriale et cette législation bourguignonne si profondément enracinée dans les moeurs du pays que, dans plusieurs de ses parties, elle a continué à régir la province jusqu’à la Révolution. de 1789. Gondioc se rit nommer patrice par les Romains, et obtint du souverain pontife le titre de fils. Il réunit à sa couronne le pays des Lingons, celui des Éduens, le Nivernais, le reste de la Lyonnaise et une partie de la Narbonnaise, de sorte que son empire avait au midi la Méditerranée pour limite. Il mourut à Vienne vers 470, laissant quatre fils qui se partagèrent ses vastes États.

La Bourgogne et la Comté échurent à Gondebaud, patrice et maître de la milice dès 473, arbitre des destinées à de l’empire qu’il fit donner à Glycérius, et, en 476, souverain indépendant lors de la ruine de la puissance romaine sous Augustule. Le bien qu’on pouvait attendre de la position ainsi simplifiée fut considérablement atténué par les dissensions qui éclatèrent entre Gondebaud et ses frères. Celui-ci, après avoir triomphé de toutes les agressions, ensanglante ses victoires par des violences que la barbarie du temps peut expliquer, mais que ne saurait justifier l’histoire.

Les représailles, au reste, ne se firent pas attendre. Clotilde, seconde fille de Chilpéric, un des frères de Gondebaud, qui avait eu en partage Genève, la Savoie et une partie de la Provence, après avoir échappé au’ massacre de sa famille vaincue et dépossédée, était devenue la femme de Clovis, chef des Francs. Cette princesse poursuivit avec une persévérance infatigable l’œuvre de vengeance qu’elle semblait s’être imposée, usant de toute l’influence qu’elle exerçait sur son époux pour l’armer contre son oncle, suscitant les scrupules du clergé de Bourgogne contre l’arianisme qu’avait embrassé Gondebaud, éveillant toutes les convoitises, envenimant toutes les haines contre celui dont elle s’était promis la perte. Gondebaud déjoua toutes les intrigues, repoussa toutes les attaques et lassa pour un temps cette implacable hostilité.

L’histoire de son règne peut se diviser en deux parties : la période belliqueuse, toute remplie des luttes dont nous venons d’énoncer l’origine et les résultats ; la période pacifique, consacrée à l’organisation administrative et judiciaire du royaume de Bourgogne. C’est dans cette dernière surtout qu’il faut chercher les titres de Gondebaud aux souvenirs de l’histoire ; il compléta, dans un esprit remarquable de justice et d’humanité, l’oeuvre commencée par son père ; il réunit ses ordonnances modifiées et les édits nombreux qu’il rendit lui-même dans une espèce de code devenu célèbre sous le nom de Loi Gombette. Ce règne, pendant lequel l’agriculture fut puissamment encouragée, les ruines des villes relevées, d’innombrables établissements ecclésiastiques fondés, marque l’apogée de la monarchie de Gondicaire.

Gondebaud mourut à Genève en 516 ; il eut encore deux successeurs, Sigismond et Gondemar ; mais l’inaction de l’un et la faiblesse de l’autre rendirent la tâche facile à la vengeance inassouvie de Clotilde et à l’ardeur conquérante des Francs. En 534, Clotaire et Childebert rassemblèrent leurs forces et envahirent la Bourgogne ; une seule bataille leur livra le pays. Gondemar alla s’enfermer dans Autun, où il tenta de résister aux fils de Clotilde ; mais ce dernier effort fut si peu vigoureux, si peu retentissant, qu’en enregistrant sa défaite, l’histoire reste muette sur les destinées du vaincu. En lui, s’éteignit la race de Gondicaire ; avec lui finit le royaume de Bourgogne, qui avait duré 120 ans.

Les princes francs se partagèrent les dépouilles de Gondemari Théodebert, roi de Metz, eut Besançon, Langres, Châlon, Genève et Viviers et Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, eurent le reste jusqu’au moment où ce dernier réunit sous son sceptre les États de ses frères. Un nouveau partage, qui eut lieu à sa mort en 562, constitua un second royaume de Bourgogne au bénéfice de son second fils, Gontran, possesseur en outre d’Orléans et du territoire de Sens.

150px-Philippe_III_de_BourgogneRien de plus lugubre à la fois et de plus confus que les annales de cette dynastie mérovingienne des rois de Bourgogne. La seule figure de Gontran repose le regard épouvanté de toutes les horreurs qui signalent la longue et sanglante rivalité de Frédégonde et de Brunehaut. Le peuple l’aimait, disent les chroniques du temps ; quand il approchait d’une ville, les habitants allaient au-devant de lui avec des bannières en criant : Noël ! Après sa mort,’ il fut mis au nombre des saints ; et, cependant, on rapporte que la dernière de ses trois femmes, la belle Austrégide, lui ayant demandé comme grâce en mourant de faire périr ses deux médecins, parce qu’ils n’avaient pas eu l’habileté de la guérir, il eut la faiblesse d’accomplir ce vœu barbare ; ajoutons que c’est le premier prince qui se soit fait entourer de gardes.

Childebert, sans changer son titre de roi d’Austrasie, hérita de la plus grande partie de la haute Bourgogne, qu’il conserva seulement trois ans et quelques mois. Thierry, son second fils, est le deuxième prince mérovingien qui soit désigné sous le nom de roi de Bourgogne et d’Orléans ; il se laisse diriger par Brunehaut, son aïeule ; l’histoire de son règne n’est qu’un tissu de trahisons, de massacres et d’atrocités de tout genre. Il meurt subitement à Metz d’un flux de sang, à l’âge de vingt-six ans, après en avoir régné dix-huit, et précédant. de quelques mois seulement dans le tombeau sa terrible aïeule, dont fait justice à son tour Clotaire II, fils de Frédégonde.

La première apparition des maires du palais à la cour de Bourgogne se rattache au règne de Thierry ; et ce sont les intrigues de Varnachaire II, revêtu de cette dignité, qui livrent Brunehaut à Clotaire et facilitent à ce prince, par la défaite des fils de Thierry, la réunion de la Bourgogne à la France. Les deux royaumes sont régis par le même sceptre et suivent les mêmes destinées jusqu’à la fin du IXe siècle, époque de la constitution des grands établissements féodaux sous les successeurs de Charlemagne.

Charles le Chauve avait trouvé dans la fidélité de la noblesse bourguignonne un précieux appui contre les attaques de Louis le Germanique ; mais toutes les leçons de l’expérience étaient perdues pour ce prince incapable. Son fils, Louis le Bègue, ne comprit pas davantage la nécessité. de réunir en faisceau les forces éparses de la monarchie défaillante. Sous son règne, la confusion et l’anarchie augmentèrent encore, le morcellement du territoire ne rencontra plus d’obstacle. Trois nouveaux royaumes furent formés avec les débris de l’ancien royaume de Bourgogne : celui de Provence ou de Bourgogne cisjurane, par Boson, élu roi au concile de Mantaille, en 879 ; celui de Bourgogne transjurane, par Rodolphe, couronné à Saint-Maurice, en Valais, en 888 ; et celui d’Arles, composé des deux premiers, en 930. Quant à la Bourgogne proprement dite, elle resta sous le gouvernement des ducs héréditaires, dont nous avons ici principalement à nous occuper.

L’origine des premiers ducs de Bourgogne était illustre, et ce qui vaut mieux encore, nous retrouvons là, comme à la souche de presque toutes les grandes dynasties féodales, un de ces hommes auxquels il n’a manqué qu’un autre théâtre pour que l’histoire les mette au rang de ses héros. Richard le Justicier, comte d’Autun, était fils de Beuves, comte d’Ardenne, frère de Boson, roi de Provence, et sa soeur Richilde avait épousé Charles le Chauve en 870.

Sans vouloir nier ce que ces hautes alliances durent ajouter à son crédit, on peut dire qu’il fut surtout le fils de ses œuvres. Sincèrement et loyalement dévoué au roi son bienfaiteur, il le défendit contre les entreprises de sa propre famille. Il battit, en 880, les troupes de son frère Boson près de la Saône, mit garnison dans Mâcon au nom des rois Louis et Carloman, et donna le gouvernement de cette ville à Bernard, dit Plantevelue, tige des comtes héréditaires de Mâcon. Après s’être emparé de Lyon, il assiégea Vienne, dont il chassa Boson, et emmena prisonnière à Autun sa femme Hermangarde avec ses enfants, en 882. Il secourut Charles le Simple contre Eudes, comte de Paris, défit une première fois, en 888, dans les plaines de Saint-Florentin, les Normands, qui avaient pénétré dans la Bourgogne et dévasté Bèze ; remporta de nouvelles victoires sur eux, avec l’aide des, Auxerrois conduits par leur évêque Géran, gagna, contre le fameux chef Rollon, une bataille décisive auprès de Chartres, et fit lever le siège de cette ville en 911.

Étant à l’agonie, et les évêques l’exhortant à demander pardon à Dieu d’avoir versé tant de sang humain : Quand j’ai fait mourir un brigand, répondit-il, j’ai sauvé la vie aux honnêtes gens, la mort d’un seul ayant empêché ses complices de faire plus de mal. Il mourut à Auxerre en 921, laissant de sa femme Adélaïde soeur de Rodolphe Ier roi de la Bourgogne transjurane, trois fils : Raoul, son successeur, qui devint ensuite roi de France, Hugues le Noir et Boson.

Les ducs bénéficiaires de Bourgogne furent au nombre de sept, et régnèrent, de 880 à 1032, dans, l’ordre suivant : après Richard, Raoul le Noble, qui fut roi pendant la captivité de Charles le Simple à Péronne ; il eut pour successeur son beau-frère, Gilbert de Vergy, qui maria sa fille aînée à Othon, fils de Hugues le Grand ; Hugues le Noir, second fils de Richard, occupa pendant quelque temps le duché à la mort de Gilbert, plutôt comme usurpateur que comme héritier ; il en fut dépossédé par Louis d’Outre-mer au profit de Hugues le Blanc ou le Grand, cinquième duc.

On connaît la haute fortune de cette maison : pendant que Hugues Capet mettait la couronne de France sur sa tête, ses deux frères, Othon et Henri, possédaient successivement le duché de Bourgogne. La mort du septième et dernier duc Henri fut le signal de violentes contestations, de luttes sanglantes et d’une nouvelle répartition territoriale. Il avait laissé un fils adoptif, Othe-Guillaume, qui, soutenu par une partie des populations et les sympathies de la noblesse, prétendait à la succession de Henri ; le roi Robert, neveu paternel du duc, revendiquait de son côté l’héritage comme étant son plus proche parent ; la guerre éclata ; enfin, après treize ans d’une lutte indécise et ruineuse, l’intervention de l’évêque d’Auxerre amena un arrangement en vertu duquel le duché de Bourgogne était restitué à Robert, tandis que Othe conservait viagèrement le comté de Dijon.

Par une singulière coïncidence, à peu près à la même époque où le duché bénéficiaire prenait fin par sa réunion au domaine de la couronne, le second royaume de Bourgogne s’éteignait, après cent cinquante ans de durée, dans la personne d’Eudes, comte de Troyes, tué dans sa lutte contre Conrad II. Des débris de ce royaume furent formés les comtés de Provence, de Savoie, de Viennois, de Bourgogne ou Franche-Comté ; le reste fut réuni par Conrad à l’Empire. Ce comté de Bourgogne fut donné aux descendants de Othe en échange du comté de Dijon, et Lambert, évêque de Langres, ayant remis au roi Robert tous les droits qu’il possédait sur cette ville, ce prince en fit, au préjudice d’Autun, la capitale du duché qu’il donna à son fils Henri.

Le règne de Robert forme donc une des époques les plus importantes de l’histoire de Bourgogne : démembrement et fin du second royaume de Bourgogne ; formation d’un comté et transformation du duché bénéficiaire fondé par Richard le Justicier en un duché héréditaire qui va devenir l’apanage des princes du sang royal. Tels sont les faits essentiels qui se rapportent à cette date.

Henri Ier, fils aîné de Robert, nommé duc de Bourgogne en 1015, et devenu roi de France en 1031, céda son duché à son frère Robert, tige d’une dynastie de douze ducs, qui possédèrent la province de 1032 à 1361. Les termes de la charte d’octroi portent que le duché est donné pour en jouir en pleine propriété et passer à ses héritiers. Robert Ier, premier duc de la première race royale, usa assez tyranniquement de sa souveraineté ; son règne fut tout rempli de violents démêlés avec les Auxerrois ; il mourut à FIeurey-sur-Ouche, en 1075, après un règne de quarante-trois. ans, d’un accident tragique et honteux que l’histoire n’explique pas.

Son petit-fils, Hugues Ier, s’appliqua, par la sagesse et la douceur de son administration, à faire oublier les violences de son aïeul ; il prêta volontairement serment de maintenir les droits et privilèges de la province, et commit à six barons l’autorité de réprimer, même par les armes, les empiétements de ses successeurs. Après avoir remis son duché à Eudes Ier, son frère, il se retira, en 1078, à Cluny, sous la discipline de saint Hugues, son grand-oncle. Le plus éloquent éloge des vertus de ce prince est dans les phrases suivantes d’une lettre que le pape Grégoire VII écrivait à l’abbé de Cluny, pour lui reprocher d’avoir encouragé la résolution de Hugues : « Vous avez enlevé le duc à la Bourgogne, et par là vous ôtez à cent mille chrétiens leur unique protecteur. Si vous ne vouliez pas exécuter mes ordres qui vous le défendaient, au moins eussiez-vous dû être sensible et céder aux gémissements des pauvres, aux larmes des veuves et aux cris des orphelins. »

Les ravages d’une peste horrible, qu’on appela le feu sacré, et la fondation de l’ordre des chartreux par saint Bruno sont les événements les plus importants qui se rattachent à ce règne. Eudes se croisa et alla mourir à Tarse, en Cilicie, en 1102. Hugues II, son fils, mérita le surnom de Pacifique. Il fut l’ami de saint Bernard et s’occupa beaucoup de pieuses fondations.

L’aîné de ses fils et son successeur, Eudes II, hérita de ses vertus. Quoiqu’il se soit décidé deux fois à faire la guerre, d’abord pour consacrer ses droits de suzeraineté sur Saint-Germain d’Auxerre, Saint-Florentin et le comté de Troyes, que lui contestait Thibaut, son beau-père, et ensuite pour aller délivrer des Sarrasins son cousin Alphonse de Portugal, il prouva qu’il estimait les bienfaits de la paix à. leur juste valeur en refusant de céder au grand entraÎnement qui poussait vers la terre sainte les rois, princes et seigneurs de son temps. Il préféra le bonheur de ses sujets à une gloire incertaine, s’appliqua à faire régner l’union et la prospérité autour de lui, et paya sa dette à la religion en fondant de nouveaux monastères, en dotant ceux qui existaient déjà, en achevant les constructions commencées, et notamment la cathédrale d’Autun.

Hugues III, son fils, dont le règne commença en 1168, sut moins bien résister à la contagion des exemples ; il guerroya contre les grands vassaux ses voisins, prit la croix en 1178. Rejeté en France par une violente tempête, il revint bâtir la Sainte-Chapelle de Dijon, en accomplissement d’un vœu qu’il avait fait au moment du danger. En 1190, il repartit avec Philippe-Auguste et assista à la prise de Saint-Jean-d’Acre, puis mourut à Tyr en 1192. Avant de quitter la Bourgogne, il avait constitué la commune de Dijon.

Hugues Ill semble revivre dans son fils Eudes III. Aventures lointaines, exploits guerriers, affranchissement des communes caractérisent ce règne comme le précédent. La participation à l’expédition qui plaça Baudouin sur le trône de Constantinople, la croisade contre les Albigeois avec Simon de Montfort, la glorieuse journée de Bouvines en sont les dates les plus éclatantes. Le règne de Hugues IV fut heureusement préparé par l’habile régence de sa mère, Alix de Vergy. Dès qu’il fut majeur, le prince confirma la commune de Dijon ; figura comme un des douze pairs au sacre de Louis IX, ajouta à ses domaines le comté d’Auxonne et fit reconnaître sa suzeraineté sur celui de Mâcon.

Hugues fut un des plus fidèles compagnons de saint Louis ; il partagea ses périls et sa captivité dans la première croisade. Le roi, de son côté, visita plusieurs fois la Bourgogne ; il y laissa de profonds souvenirs de sa sainteté et de sa justice. Hugues, après avoir refusé au pape Innocent IV fugitif un asile dans ses États, eut la faiblesse d’y accueillir, en qualité de. grand inquisiteur, un cordelier, Robert, fanatique et apostat, qui traînait avec lui une femme perdue ; ce ne fut qu’après de nombreuses exécutions et beaucoup de sang répandu que les impostures de ce misérable furent dévoilées. Cet épisode est une tache regrettable dans l’histoire de Hugues IV.

Robert II, troisième fils de Hugues, ne dut la tranquille possession du duché qu’à Philippe le Hardi, qui l’en déclara seul et légitime héritier, contre les prétentions de ses beaux-frères. Jamais liens plus étroits ne rattachèrent la maison de Bourgogne à celle de France. Robert avait épousé Agnès, fille de saint Louis, et il eut pour gendre Philippe de Valois, marié à Jeanne, sa fille, en 1315. L’intimité de ces alliances donnèrent à Robert une grande influence dans la direction des affaires de l’État. Après le mas sacre de s Vêpres siciliennes, il fat chargé d’aller secourir Charles de Naples. Philippe le Bel le nomma grand chambrier de France, gouverneur du Lyonnais, gardien du comté de Bourgogne, et, mission plus délicate, son principal intermédiaire dans ses démêlés avec Boniface VIII.

Quoique chargé de si graves intérêts, Robert ne négligea pas ceux de son duché ; un remaniement des monnaies et d’importants accroissements de territoire classent son règne parmi les plus glorieux de sa dynastie. Il eut neuf enfants, dont plusieurs moururent avant lui ; Hugues V, l’aîné des survivants, eut pour régente, pendant sa minorité, sa mère, Agnès. A peine majeur, il mourut, ne laissant de son règne si court que le souvenir de sa brillante réception comme chevalier, et comme date sanglante, la condamnation des templiers.

Eudes IV, son frère, prit aussitôt possession du duché. Agnès obtint qu’il transigeât avec les prétentions de Louis, son dernier frère, en lui abandonnant le château de Douesme avec une rente de 4 000 livres. A la mort de Louis le Hutin, Eudes, à défaut d’héritier mâle, voulut faire valoir les droits de Jeanne, sa nièce, fille du roi défunt. L’application de la loi salique, réclamée par Philippe le Long, régent du royaume, rendait vaines ses réclamations ; pour le dédommager, Philippe lui donna en mariage, avec 100 000 livres de dot, sa fille aînée, héritière par sa mère des comtés de Bourgogne et d’Artois. L’accord se rétablit, et la confiance royale valut dans la suite à Eudes une influence qu’il justifia par sa sagesse et sa capacité. Il mourut dans cette désastreuse année de laquelle un versificateur du temps a dit :

En trois cent quarante-neuf,
De cent ne demeuroient que neuf.

Son fils aîné était mort trois ans auparavant d’une chute de cheval au siège d’Aiguillon, laissant pour héritier unique son fils, Philippe de Rouvres, âgé de cinq ans. La tutelle fut confiée d’abord à Jeanne de Boulogne, mère du jeune duc, et ensuite au roi Jean, qui épousa la noble veuve. Jean vint à Dijon, en 1350, et il jura publiquement, dans l’église de Saint-Bénigne, de conserver et maintenir les franchises, immunités et privilèges de la province.

Cette période est tout entière remplie par les calamités entraînaient pour la France les envahissements des Anglais ; la Bourgogne n’était pas plus épargnée Châtillon avait été brûlé, Tonnerre pillé, Flavigny était devenu la place d’armes de l’ennemi ; tout le pays étant ou envahi ou menacé, les trois ordres -des deux Bourgognes s’assemblèrent à Beaune, et on vota 200 000 moutons d’or, c’est-à-dire plus de 2 000 000 de livres, somme énorme pour le temps, comme rançon de la province. Ce fut au milieu de ces calamités que Philippe, ayant atteint l’âge fixé pour sa majorité (quinze ans), prit, en 1360, le gouvernement du duché. A peine venait-il de contracter avec Marguerite de Flandre l’union arrêtée depuis longtemps et de ramener son épouse dans son château de Rouvres, près de Dijon, qu’un accident, une chute, mit fin à ses jours, en 1361. Beaucoup d’espérances reposaient sur cette jeune tête ; son coeur semblait animé des plus nobles sentiments : « Il vécut peu, a dit un historien du temps, et fut longtemps regretté ».

Il fut le douzième et dernier duc de-la première race royale, qui avait régné trois cent vingt-neuf ans. Dès que le roi Jean apprit sa mort, il prit possession de ses États, non comme roi de France, mais comme plus proche parent du duc : Ratione proximitatis, non coronae nostrae, hommage éclatant rendu à l’indépendance de la Bourgogne comme État. Après le traité de Brétigny, il se rendit à Dijon, et là, solennellement et officiellement, il unit et incorpora, le duché à la couronne.

Cette annexion, but d’une ambition à courte vue, ne devait point encore être définitive, la pensée de constituer l’unité française était alors encore loin des meilleurs esprits ; le roi Jean, qui avait une prédilection marquée pour Philippe, son quatrième fils, lequel d’ailleurs l’avait vaillamment défendu à la bataille de Poitiers en 1356, et avait partagé sa captivité en Angleterre, lui donna le duché de Bourgogne à titre d’apanage, réversible à la couronne faute d’hoirs mâles, l’institua premier pair de France, dignité dont s’étaient prévalus dans plusieurs occasions les ducs d’Aquitaine et de Normandie.

Philippe, surnommé le Hardi, inaugura donc, en 1363, la seconde dynastie royale des ducs de Bourgogne. Après avoir, selon l’usage, prêté serment de respecter les privilèges provinciaux, il prit possession de ses vastes domaines. Les temps étaient critiques, mais l’occasion de se poser en libérateur n’en était que plus favorable pour quiconque parviendrait à calmer l’orage et à éloigner le péril. Philippe, aidé de Du Guesclin, débuta par purger le pays des bandes indisciplinées de routiers, écorcheurs et malandrins, qui le dévastaient ; il dompta ensuite la terrible Jacquerie, et, déjà renommé par ses exploits militaires, il consolida et agrandit sa puissance par son mariage avec Marguerite de Flandre.

Cette alliance ajoutait à ses États les comtés de Bourgogne, d’Artois, de Flandre, de Rethel, de Nevers, et en faisait un des souverains les plus redoutables de l’Europe. Le roi de France eut recours à lui contre les attaques des Anglais et du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Philippe sut arrêter et contenir l’ennemi ; il triompha de, la patriotique révolte des Gantois, commandés par l’héroïque Artevelde. Il reçut, à Dijon, le roi Charles VI avec une magnificence qui devint traditionnelle à la cour de Bourgogne. Il acquit le Charolais, en 1390, au prix de soixante mille écus d’or. Il envoya son fils aîné, Jean, comte de Nevers, avec une armée au secours de Sigismond, roi de Hongrie, menacé par les musulmans. Pendant la maladie de Charles VI, il avait été choisi par les états généraux, en 1392, pour gouverner le royaume Cette préférence, en excitant la jalousie de la maison d’Orléans, devint la source d’une haine irréconciliable qu’en mourant il légua, héritage funeste, à son fils Jean sans Peur. Ce prince succéda à son père en 1406 ; il avait épousé, en 1385, Marguerite de Bavière, dont la dot grossissait ses États de trois comtés : le Hainaut, la Hollande et la Zélande. Ses premiers actes furent ceux d’un prince habile, mais peu scrupuleux.

Après avoir remis un pou d’ordre dans les finances, compromises par les prodigalités de son père, il donna satisfaction à la haine qui couvait dans son cœur. Le 23 novembre 1407, Louis d’Orléans, en sortant de l’hôtel Barbette, à Paris, où il avait soupé avec la reine Isabeau de Bavière, tombait, rue Vieille-du-Temple, sous les coups d’un gentilhomme normand, Raoul d’Octonville, écuyer du duc Jean.

La justice étant impuissante en face d’un si grand criminel, la guerre éclata entre Armagnac et Bourgogne ; le fils du duc d’Orléans avait épousé la fille du comte d’Armagnac, et celui-ci se posa en vengeur du duc d’Orléans La durée de cette triste guerre ne fut interrompue que par les périls extrêmes de la France et la désastreuse campagne qui aboutit à la journée d’Azincourt.

Ce jour-là les deux familles rivales combattirent encore sous le même drapeau ; mais la haine étouffa bientôt ce qui restait de patriotisme et de loyauté. Jean, par un traité secret signé en 1416, s’allia aux Anglais, et l’abandon de Rouen fut le gage de sa trahison. Une sédition payée (celle de Périnet-Leclerc, 1418) et un massacre lui ouvrirent même les portes de Paris, où il entra en triomphateur, salué par les acclamations du peuple égaré, qui criait sur son passage : Noël ! vive le duc de Bourgogne, qui abolit les impôts !

Mais ce triomphe fut de courte durée ; le crime appelait la vengeance ; elle fut digne du coupable, digne des mœurs du temps. Un projet de paix et de réconciliation générale fut proposé, une entrevue avec le dauphin fut convenue, et le rendez-vous fixé, pour le 10 septembre 1419, sur le pont de Montereau. L’entourage intime de Jean avait été gagné ; il partit donc sans défiance ; mais quand il se fut avancé sur le pont, escorté de dix chevaliers seulement, les complices du duc d’Orléans, Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan à leur tête, se précipitèrent sur les Bourguignons et percèrent Jean de leurs coups. Les assassins voulaient jeter son corps dans la Seine, mais le curé de Montereau obtint qu’il lui fût remis ; il le garda jusqu’à minuit, le fit alors porter dans un moulin voisin et le lendemain à l’hôpital, où on l’ensevelit dans la bière des pauvres.

La mort de Jean sans Peur mit Philippe, dit le Bon, en possession de ses États à l’âge de vingt-trois an§. Il était à Gand lorsqu’il apprit la fin tragique de son père. Brûlant du désir de le venger, il convoqua à Arras une assemblée de grands seigneurs,. à laquelle il invita le roi d’Angleterre, qui était à Rouen. C’est là que fut préparé, pour être conclu à Troyes en 1420, le monstrueux traité qui, de complicité avec Isabeau, épouse et mère dénaturée, déshéritait, au profit de l’étranger, le dauphin Charles VII, du vivant de son père en démence.

Les événements de cette période sont trop connus et d’un intérêt trop général pour que nous entrions ici dans leur récit détaillé. Philippe, qui par la fin de son règne racheta les fautes du commencement, fut alors le complice de tout ce qui se trama et s’exécuta contre la France. Son excuse est dans le souvenir encore récent du meurtre de son père ; mais on ne petit même pas lui faire un mérite de son repentir, car son retour à la. cause française fut déterminé surtout par les outrages dont les Anglais l’abreuvèrent dès qu’ils crurent ne plu s avoir besoin de lui.

C’est en 1434, et par l’intervention de Charles, duc de Bourbon, que furent posés les préliminaires d’une réconciliation trop tardive et cimentée définitivement par le traité d’Arras, le 21 septembre de l’année suivante. L’insolence des termes prouve à quel point la royauté de France était humble et faible devant ce vassal que dédaignaient les Anglais. Charles désavoue le meurtre de Jean, et Philippe, après l’énoncé des dédommagements qui lui sont accordés, s’exprime ainsi : A ces conditions, pour révérence de Dieu et pour la compassion du pauvre peuple, duc par la grâce de Dieu, je reconnais le roi Charles de France pour mon souverain. Hâtons-nous d’ajouter que jamais parole donnée ne fut mieux tenue, et qu’à dater de cette époque la conduite de Philippe fut aussi irréprochable qu’elle avait été jusque-là criminelle.

La prospérité de ses peuples, le développement des bienfaits de la paix devint son unique préoccupation. L’union des deux maisons de France et de Bourgogne fut resserrée par le mariage du comte de Charolais, héritier de Philippe, avec Catherine de France, fille de Charles VII. Lorsque Louis XI, dauphin, quitta la cour de son père, Philippe lui refusa un asile en Bourgogne, où ses intrigues pouvaient être un danger pour la couronne et lui offrit à Geneppe, dans ses terres de Flandre, une hospitalité digne de son rang. Lors de la sédition qu’occasionna, parmi les chefs de l’armée, la désorganisation de l’ancien système militaire, il intervint entre les rois et les rebelles, et obtint d’eux qu’ils renonçassent à leurs projets de guerre civile.

400px-carte_de_la_bourgogne_relief.svg_-270x300Quoique l’insubordination de ses sujets flamands le tînt le plus souvent éloigné de la Bourgogne, il y entretint toujours une administration éclairée et paternelle. Son règne fut l’apogée des prospérités de la province. « Il mit ses pays, dit Saint-Julien de Baleure, en si haute paix et heureuse tranquillité qu’il n’y avoit si petite maison bourgeoise en ses villes où on ne bût en vaisselle d’argent ». Ce témoignage naïf est un plus éclatant hommage à sa mémoire que toutes les splendeurs de sa cour et les magnificences de l’ordre de la Toison d’or, dont on sait qu’il fut le fondateur. Il mourut à Bruges d’une esquinancie, en 1467, à l’âge de soixante et onze ans ; son corps fut transporté plus tard aux Chartreux de Dijon. Peu de princes furent aussi profondément et aussi justement regrettés.

Charles le Téméraire, quoique son règne n’ait commencé qu’en 1467, suivait depuis plusieurs années une ligne de conduite indépendante et souvent même opposée aux intentions pacifiques de son père. Sa participation à la ligue du Bien public, ses violents démêlés avec Louis XI étaient certainement peu dans les vues de Philippe, déjà vieux et ami de la paix.

Aux qualités héréditaires de sa race, courage, franchise, générosité, Charles joignait des défauts qui lui étaient personnels et qui rendaient bien périlleuse la lutte engagée avec Louis, le plus habile politique de son temps. Charles était arrogant, présomptueux, plein de fougue et d’obstination, incapable de pressentir les pièges qui lui étaient tendus, plus incapable encore de tourner une difficulté ou de recourir à l’adresse pour sortir d’un mauvais pas. Il épuisa toute son énergie, toutes les ressources de sa puissance à lutter contre les embarras que lui suscitait le roi de France sans paraître soupçonner de quelle main parlaient les coups qui lui étaient portés.

Les révoltes de Gand et de Liège, victorieusement, mais trop cruellement réprimées, lui aliénaient les populations et ne lui laissaient pas la libre disposition de ses forces. Il eut en son pouvoir, à Péronne, son rival, convaincu de complicité avec les Liégeois rebelles, et au bout de trois jours il lui rendit sa liberté, se contentant d’une promesse de neutralité qu’il fut le seul à prendre au sérieux. Il s’empara des comtés de Ferrette et de Brisgau, sans se soucier de la rupture avec la Suisse, qui en était la conséquence inévitable ; l’hostilité de ce voisinage l’entraîna dans une guerre dont il n’entrevit pas un seul instant la portée. Battu à Granson, il lui fallut à tout prix une revanche, et la journée de Morat changea en désastre ce qui pouvait n’être qu’un échec. L’importance qu’il avait toujours donnée aux prestiges de l’apparat, aux formes extérieures de la puissance, devait rendre mortel l’affront que ses armes avaient reçu ; il le comprit bien, et on le vit périr de mélancolie et de chagrin plus encore que de sa dernière défaite sous les murs de Nancy.

Il avait été mortellement frappé le 5 janvier 1477 ; son corps, à demi engagé dans un étang glacé, ne fut reconnu que deux jours après à la longueur de ses ongles et à une cicatrice résultant d’une blessure qu’il avait reçue à la bataille de Montlhéry, en 1465. Avec lui finit le duché héréditaire de Bourgogne, dont les possesseurs avaient cinq duchés à hauts fleurons, quinze comtés d’ancienne érection et un nombre infini d’autres seigneuries, marchaient immédiatement après les rois, comme premiers ducs de la chrétienté, et recevaient des princes étrangers le titre de grands-ducs d’Occident.

Charles laissait pour unique héritière une fille, la princesse Marie. Louis XI s’en fit d’abord donner la tutelle ; puis, à force de séductions et de promesses, il obtint du parlement de Dijon la réunion du duché à la couronne de France. Une alliance du dauphin avec Marie aurait légitimé cette usurpation. Louis ne voulut pas y consentir ; c’est la faute la plus capitale qu’on puisse reprocher à sa politique ; d’ailleurs ce mariage eût été trop disproportionné, le jeune dauphin ayant à peine huit ans et Marie de Bourgogne étant dans sa vingt et unième année. L’archiduc Maximilien, étant devenu l’époux de la fille de Charles le Téméraire, revendiqua les droits de sa femme et- remit en question l’unité française, qu’il eût été si facile de constituer.

Mais ce qui échappa à la perspicacité des politiques, l’instinct public le comprit et la force des choses l’amena ; le lien qui venait de rattacher la Bourgogne à la France, quelque irrégulier qu’il fût, ne devait plus être rompu. Malgré les alternatives d’une longue lutte, malgré le péril qu’entretenait pour les frontières de la province le voisinage de la Comté demeurée en la possession de l’étranger, malgré l’espèce de consécration que donnait aux droits de Maximilien sa domination sur les Flandres, la Bourgogne demeura française, et ses destinées restent dès lors indissolublement unies à celles de la patrie commune. Le titre de duc de Bourgogne reste attaché à l’héritier direct de la couronne, et chaque jour, malgré la fidélité des souvenirs aux traditions de l’histoire provinciale, la similitude de langage, l’affinité des mœurs, la communauté des intérêts. rend plus complète la fusion des deux États.

La lutte de François Ier et de Charles-Quint, les guerres religieuses et les troubles de la Fronde sont les épisodes les plus marquants qui se rattachent à la période française des annales bourguignonne s. Les populations furent admirables de dévouement et d’héroïsme pendant la première de ces crises, luttant à la fois contre les Espagnols, l’Autriche et les Comtois, donnant par souscriptions volontaires des sommes considérables, outre celles votées par les états pour la rançon de l’illustre prisonnier de Pavie, et refusant d’accéder à la condition du traité de Madrid, qui cédait la Bourgogne à Charles-Quint, représentant à ce sujet qu’ayant par les droits de la couronne et par leur choix des maîtres nécessaires, il ne dépendait pas de la volonté du monarque de les céder ainsi. La noblesse ajouta que si le roi l’abandonnait, elfe prendrait le parti extrême de se défendre et de s’affranchir de toutes sortes de domination, et qu’elle répandrait pour ce dessein jusqu’à la dernière goutte de son sang.

La fierté de ces sentiments, puisés dans les glorieux souvenirs du passé, arrêta longtemps les progrès du protestantisme ; la Bourgogne voulait être la dernière à souffrir sur son sol une nouvelle religion, puisqu’elle avait été chrétienne avant tous les Français, qui ne l’étaient devenus que par le mariage de leur princesse Clotilde avec le fondateur de la monarchie française. Les fléaux que déchaîna le fanatisme sur tant d’autres provinces furent évités jusqu’à la déplorable organisation des ligues catholiques, et, grâce à l’intervention du digne président Jeannin, le plus grand nombre des villes de Bourgogne ne fut pas ensanglanté par les massacres de la Saint-Barthélemy. Cependant l’obstination de Mayenne prolongea jusqu’en 1595 les calamités de la guerre civile, à laquelle mit fin seulement la victoire remportée par Henri IV sur les Espagnols à Fontaine-Française. Le 6 juin de cette année, ce monarque fit son entrée à Dijon ; il assista à l’élection du maire, jura de respecter les privilèges de la ville, et se contenta de changer quelques magistrats municipaux et de faire fermer le collège des jésuites.

Les dernières épreuves que la Bourgogne eut à traverser furent, sous Louis XIII, une révolte des vignerons, qui se réunissaient au refrain, Lanturlu, d’une vieille chanson, ce qui fit désigner cette révolte, qui, d’ailleurs, fut bientôt apaisée, sous le nom de Révolte des Lanturlus. Puis vint l’invasion des Impériaux amenée par les révoltes de la noblesse contre Richelieu et le. siège mémorable de Saint-Jean-de-Losne, les agitations de la Fronde, auxquelles l’influence des Condé dans la province donna une certaine importance, mais auxquelles manqua, presque partout l’appui des populations.

Dans les époques plus récentes, la Bourgogne prit sa part de tous les événements heureux on funestes dont la France fut le théâtre. La Révolution de 1789 y fut accueillie comme’ une ère réparatrice, qui devait faire disparaître les tristes abus financiers des derniers règnes, et assurer à chacun les libertés que l’on réclamait depuis longtemps. Les gardes nationales s’y organisèrent avec une rapidité merveilleuse, et, oubliant les vieilles rivalités qui les divisaient sous l’ancien régime, elles s’unirent à celles de la Franche-Comté et demandèrent à marcher ensemble les. premières contre l’ennemi.

Le département de la Côte-d’Or fournit donc un large contingent aux phalanges républicaines qui, après avoir refoulé l’ennemi, promenèrent le drapeau national dans toutes les capitales de l’Europe ; et lorsque, moins heureux, les soldats de Napoléon jar expièrent par les désastres de 1814 et 1815 les triomphes passés, nulle part ils ne trouvèrent un plus vaillant appui et de plus patriotiques sympathies que dans les populations de la Bourgogne. Depuis que les luttes de l’industrie et des arts ont remplacé dans la vie des peuples modernes les vicissitudes des champs de bataille, la Côte-d’Or, grâce au génie de ses habitants et aux richesses de son sol, a su conquérir une importance et une prospérité qui lui permettent de ne rien regretter des gloires et des grandeurs de l’ancienne Bourgogne.

Pendant la néfaste guerre de 1870-71, le département de la Côte-d’Or eut d’autant plus à souffrir de l’invasion allemande que Dijon fut successivement pris pour centre d’opérations et par les Français et par les Allemands. À la nouvelle que le passage des Vosges avait été forcé par l’ennemi et que la ligne de défense de Vesoul à Lure venait d’être abandonnée par le général Cambriels qui s’était retiré à Besançon, la résistance s’organisa à Dijon sous la direction du docteur Lavalle, membre du conseil général, tandis que Garibaldi, autorisé par le gouvernement de la défense nationale, formait un corps d’armée composé de quatre brigades dont il confiait le commandement à Bossack, Marie, Menotti et Ricciotti. Le général de Werder, commandant du 4e corps allemand, marchait sur Dijon et, le 27 octobre 1870, repoussait, à Talmay, les troupes françaises commandées par Lavalle, qui ne se composaient guère que de quelques bataillons de mobiles et de gardes nationaux.

Pendant ce temps, Garibaldi se portait sur la droite du côté de Poutailler pour essayer de rejoindre les troupes du général Cambriels. L’ennemi, ayant passé la Saône à Gray, se porta sur Dijon ; les troupes qui s’opposaient à sa marche furent repoussées à la bifurcation des routes de Gray à Dijon et à Auxonne. À la suite d’un nouveau combat livré à Saint-Apollinaire le 30 octobre, les Allemands entrèrent à Dijon. Garibaldi qui avait en vain essayé d’accourir à la défense de la ville, ce qu’il ne put faire, parce que le pont de Pontailler avait été rompu, voulut du moins protéger les autres grandes villes de la Côte-d’Or ; il fit occuper Saint-Jean-de-Losne et Seurre et lui-même revint à Dôle. Le 2 novembre l’ennemi, maître de Dijon, marchait sur Beaune et Chagny. Les troupes de Garibaldi gardèrent les rives de l’Oignon et de la Saône ; le 5 novembre, elles repoussèrent l’ennemi près de Saint-Jean-de-Losne.

A la suite de cet échec, les Allemands revinrent à Dijon pour s’y reformer et firent de cette ville le centre de leurs opérations dans l’Est. Ils reprirent bientôt l’offensive et repoussèrent d’abord, le 30 novembre, les troupes de Garibaldi ; mais le 3 décembre, celui-ci, appuyé parle général Cremer, les battit complètement à Arnay-le-Duc et à Bligny-sur-Ouche, les rejetant presque sous les murs de Dijon. Cette double victoire, qui empêchait l’ennemi de dépasser Chagny, sauva le reste du département et peut-être même Lyon. Le général de Werder revint une fois encore à Dijon pour reposer ses troupes et les reformer ; mais les événements avaient marché Au nord-est ; il dut envoyer ses troupes sous les murs de Belfort qui se défendait avec acharnement, et il ne laissa à Dijon que le général Glumer avec deux bataillons et à Semur une brigade badoise. Ces troupes furent ellesmêmes bientôt rappelées et, le 6 janvier 1871, Garibaldi rentrait à Dijon, y organisait de nouveau la défense ; il était temps, car une armée de 70 000 AIlemands s’avançait pour empêcher Bourbaki de se porter à la défense de Belfort.

Trois corps de cette armée furent successivement attaqués et battus dans les journées des 21, 22 et 23 janvier, par le général Pélissier et Garibaldi, d’abord à Fontaine et à Talant, puis à Plombières, à Daix, à Hauteville et au Val-de-Suzon. D’habiles dispositions permettaient d’espérer des succès plus décisifs lorsque, le 29 janvier, on apprit la capitulation de Paris et la notification de l’armistice. Par une fatalité encore mal expliquée, les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura n’étaient pas compris dans cet armistice ; l’armée de l’Est était refoulée vers la Suisse, la continuation de la lutte devenait impossible, il fallut se résigner à abandonner Dijon qui ne fut évacué par l’ennemi qu’après la signature des préliminaires de paix. Quant à Garibaldi, qui le 28 janvier était parvenu à réunir à Dijon près de 50 000 hommes et 90 canons, il avait agi si habilement et avec tant de promptitude qu’il put opérer sa retraite sans rien perdre de son matériel. L’invasion allemande avait coûté au département de la Côte-d’Or 14 464 427 fr. 29.

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Kryeon – Le Retour

Posté par othoharmonie le 11 décembre 2010

Le Retour

Parabole de Kryeon 

 par Lee Carroll

Kryeon – Le Retour dans A et B 1563891_3398377

 

L’histoire Michaël Thomas 

Mike poussa sa corbeille de documents avec un peu trop de vigueur sur la cloison de son bureau. Des morceaux de plastique éclatèrent ici et là. Encore une fois, un objet à portée de sa main subissait l’expression de sa colère. La situation qu’il vivait lui semblait de plus en plus exaspérante. Tout à coup, une tête se pointa à travers les feuilles vertes d’une plante artificielle trônant à sa gauche. 

- Tout va bien ? demanda John, du module voisin. 

Les cloisons de chaque module étaient juste assez hautes pour donner l’impression que chacun disposait d’un bureau privé. 

Mike avait placé plusieurs articles en hauteur sur sa table de travail. Ainsi, il avait l’illusion d’être à plus de deux mètres de ses collègues. D’ailleurs, tous partageaient ce leurre d’être seuls et de pouvoir converser sans oreilles indiscrètes autour. Le reflet blanc des tubes fluorescents suspendus au-dessus des modules baignait Mike et les autres d’un éclairage artificiel que l’on ne trouve que dans les grands établissements ou les usines. La lumière absorbait tout le rouge du spectre et pâlissait tout ce qu’elle touchait, même sur le territoire de la Californie ensoleillée. 

Des années sans soleil direct avaient donné à Mike un teint blafard. 

- Un petit saut aux Bahamas pourrait tout régler rapidement, répondit Mike sans même se tourner vers John, qui reprit sa conversation téléphonique en haussant les épaules. 

Tout en prononçant ces paroles, Mike savait pertinemment qu’il n’irait pas aux Bahamas avec le salaire de commis aux commandes qu’il gagnait dans ce “ trou ”, ce moulin à ventes dans lequel tous les employés travaillaient. Il commença à ramasser les morceaux de plastique éparpillés et soupira… comme il le faisait de plus en plus souvent depuis quelque temps. Que faisait-il ici ? Pourquoi n’avait-il ni l’énergie ni la volonté de rendre sa vie plus intéressante ? Son regard se posa sur le stupide ourson en peluche qu’il s’était offert. Au cou du petit animal, on pouvait lire : “ Serre-moi ”. Tout près, Mike avait déposé sa caricature préférée : une illustration montrant un oiseau qui s’échappait d’un personnage qui le faisait toujours rire. 

Quant à lui, il se sentait plutôt habité par un oiseau de malheur. Mike avait beau épingler des visages souriants et des blagues autour de lui, il se sentait coincé. Son existence ressemblait à la reproduction répétée d’une même photocopie. Chaque journée se répétait inlassablement et semblait dépourvue de sens. La frustration et l’inutilité qu’il ressentait le mettaient en colère et le déprimaient. De plus, on commençait à le remarquer. Son supérieur y avait même fait allusion. 

Michaël Thomas était dans la mi-trentaine. Comme plusieurs de ses collègues, il était en “ mode de survie ”. Il occupait le seul poste qu’il avait pu trouver où il n’avait pas vraiment à se préoccuper de son rendement. Il n’avait qu’à être là pendant huit heures durant, puis à retourner chez lui, dormir, régler ses factures durant ses jours de congé et retourner au travail chaque lundi. 

Mike se rendit compte qu’il connaissait les noms de quatre personnes seulement dans ce bureau de Los Angeles, qui en comptait un peu plus de trente. Il s’en fichait. Pourtant, il était là depuis plus d’un an, depuis la rupture qui avait détruit sa vie pour toujours. Il n’en parlait jamais, mais ses souvenirs le hantaient presque toutes les nuits. 

Mike vivait seul, avec son poisson. Il aurait aimé avoir un chat, mais son propriétaire l’interdisait. Il se savait en train de jouer le rôle de la victime, mais son estime personnelle était nulle. Il continuait d’entretenir cette blessure, qui était toute sa vie, la gardant intentionnellement ouverte et vive de façon à pouvoir la ressentir à volonté. Il croyait ne pouvoir rien faire d’autre et n’était pas certain d’avoir l’énergie de changer quoi que ce soit, même en le souhaitant ardemment. Trouvant l’idée amusante, il avait appelé son poisson “ Le Chat ” et lui parlait chaque fois qu’il quittait l’appartement ou il y entrait. 

- Aie confiance, Le Chat, lui disait-il avant de partir. Bien sûr, le poisson ne répondait jamais. 

Mesurant plus d’un mètre quatre-vingt, Mike en imposait, jusqu’à ce qu’il sourie. Aussitôt, il faisait fondre tous les préjugés des gens d’abord impressionnés par sa stature. Ce n’était pas un hasard si son principal outil de travail était le téléphone. Ainsi, les clients ne pouvaient le voir. C’était là une façon commode de renier son meilleur attribut. En fait, il s’était emmuré pour mieux se donner le loisir de se délecter du mélodrame à l’image de sa situation actuelle. Il excellait en relations humaines, mais il utilisait rarement ses talents, sauf en cas de nécessité absolue dans le cadre de son travail. Mike n’entretenait pas facilement d’amitiés, et le sexe opposé n’avait aucune place dans son champ d’intérêt actuel, même si certaines de ses représentantes auraient souhaité le contraire ! 

- Mike, lui disaient parfois ses collègues masculins, quand as-tu été chanceux la dernière fois ? Tu as besoin d’une femme ; cesse de te ronger les sangs ! 

Puis, ils rentraient chez eux retrouver leur famille, leur chien, leurs enfants… parfois même un poisson! Mais Mike ne pouvait envisager l’idée de reconstruire sa vie affective. Ça n’en valait pas la peine, se disait-il. J’avais déjà trouvé ma compagne, mais elle ne le savait pas. Il avait été très amoureux et avait misé gros sur cet amour. Pour elle, ça n’avait été qu’un jeu. Quand Mike en avait finalement pris conscience, son avenir s’était en quelque sorte effondré. Il avait aimé cette femme d’une passion qu’il ne croyait jamais pouvoir revivre un jour. Il lui avait tout donné, mais elle avait tout rejeté. 

lire la suite ou le début ICI http://othoharmonie.unblog.fr/le-retour-de-michael-thomas/

 

 

 

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Conversation avec Dieu – livre 3

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2010

Chapitre 3

 

 

Conversation avec Dieu – livre 3

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Pouvons-nous parler de la mort un instant ? Tu as dit que ce troisième livre allait se rapporter à des vérités supérieures, universelles. Eh bien, au cours de notre conversation, nous n’avons pas tellement parlé de la mort et de ce qui se passe par la suite. Parlons-en. Venons-y. 

 

Très bien. Que veux-tu savoir ? 

 

Que se passe-t-il quand on meurt ? 

 

Que choisis-tu de faire arriver ? 

 

Tu veux dire que ce qui survient, c’est tout ce que nous choisissons de faire arriver ? 

  

Crois-tu que du seul fait d’être mort, tu cesses de créer ? 

 

Je ne sais pas. C’est pour ça que je te le demande. 

 

Bien. (Tu le sais, incidemment, mais Je vois que tu as oublié – c’est merveilleux. Tout se déroule selon le plan.) 

 

Quand tu meurs, tu n’arrêtes pas de créer pour autant. Est-ce assez certain pour toi ? 

 

Oui. 

 

Bien.  

À présent, la raison pour laquelle tu ne cesses de créer quand tu meurs, c’est qu’en fait tu ne meurs jamais. Tu ne le peux pas. Car tu es la vie même. Et la vie ne peut pas ne pas être la vie. Par conséquent, tu ne peux mourir. 

 

Alors… tu continues de vivre.  

Voilà pourquoi tant de gens qui sont «morts» ne le croient pas – car ils n’ont pas fait l’expérience de la mort. Au contraire, ils se sentent très vivants (car ils le sont). Il y a donc une confusion. 

 

Le Soi peut voir le corps étendu là, recroquevillé, immobile, mais le Soi bouge soudainement dans toute la pièce. II vole littéralement dans toute la pièce – puis se retrouve partout dans l’espace, en même temps. Et lorsqu’il désire un point de vue particulier, il se trouve soudainement à en faire l’expérience.  

Si l’âme (le nom que nous donnerons maintenant au Soi) se demande: «Eh, pourquoi mon corps ne bouge-t-il pas ?» elle se trouve exactement là, planant au-dessus du corps, en train d’en observer l’immobilité avec une grande curiosité. 

 

Si quelqu’un entre dans la pièce et que l’âme pense : «Qui est-ce ?» immédiatement, l’âme est devant ou à côté de cette personne. 

 

Ainsi, en un très court laps de temps, l’âme apprend qu’elle peut aller n’importe où – à la vitesse de sa pensée. 

 

Un incroyable sentiment de liberté et de légèreté s’empare de l’âme, et il faut habituellement un certain temps à l’entité pour «s’habituer» à tout ce rebondissement à chaque pensée.  

Si la personne avait des enfants, et qu’elle pense à eux, l’âme se trouve immédiatement en présence de ces enfants, où qu’ils soient. Ainsi, l’âme apprend que non seulement elle peut être partout où elle le veut à la vitesse de sa pensée, mais qu’elle peut aussi être à deux endroits en même temps. Ou trois. Ou cinq. Elle peut exister, observer et mener dans ces lieux des activités simultanées, sans difficulté ni confusion. Puis elle peut se «rassembler», revenir en un même endroit, tout simplement en refaisant le point. 

 

L’âme se rappelle dans l’autre vie ce qu’elle aurait mieux fait de se rappeler dans celle-ci – que tout effet est créé par la pensée et que la manifestation est un résultat de l’intention

  

Ce sur quoi je fais le point en tant qu’intention devient ma réalité. 

 

Exactement. La seule différence est la vitesse à laquelle tu expérimentes le résultat. Dans la vie physique, il peut y avoir un délai entre la pensée et l’expérience. Dans le royaume de l’âme, il n’y a aucun délai ; les résultats sont instantanés. 

 

Par conséquent, les âmes qui viennent de partir apprennent à surveiller très attentivement leurs pensées, car elles font l’expérience de tout ce à quoi elles pensent. 

 

J’utilise ici le terme «apprendre» d’une façon très large, plus comme une figure de style que comme une description réelle. L’expression «se rappeler» serait plus précise. 

 

Si les âmes matérialisées apprenaient à maîtriser leurs pensées aussi rapidement et aussi efficacement que les âmes spiritualisées, toute leur vie changerait. 

 

Dans la création de la réalité individuelle, tout est dans la maîtrise de la pensée, ce que certains appelleraient la prière

 

La prière ? 

 

La maîtrise de la pensée est la forme la plus élevée de la prière. Par conséquent, ne pense qu’à de bonnes choses, qu’à des choses justes. Ne t’arrête pas à la négativité et à l’obscurité. Et même dans les moments où les événements se présentent plutôt mal – surtout dans ces moments-là -, ne vois que la perfection, n’exprime que la gratitude et n’imagine que la manifestation de la perfection que tu choisis ensuite. 

 

Dans cette voie se trouve la tranquillité. Dans ce processus réside la paix. Dans cette conscience existe la joie. 

 

Voilà une information extraordinaire. Merci de la transmettre par mon intermédiaire. 

 

Merci de la laisser passer. À certains moments, tu es plus «dégagé» qu’à d’autres. Tu es plus ouvert – telle une passoire rincée qui devient plus «ouverte», qui laisse voir plus

 

Voilà une bonne image pour exprimer ce concept. 

 

Je fais de mon mieux.  

Alors, pour récapituler, disons ceci : les âmes rapidement libérées du corps se souviennent de surveiller et de maîtriser très soigneusement leurs pensées, car tout ce à quoi elles pensent, elles le créent et en font l’expérience. 

 

Je le redis, il en va de même pour les âmes qui résident encore dans un corps, sauf qu’en général, les résultats ne sont pas aussi immédiats. Et c’est le délai entre la pensée et la création – qui peut s’étaler sur des jours, des semaines, des mois ou même des années – qui crée l’illusion que les choses t’arrivent, et non que c’est toi qui les fais survenir. C’est une illusion qui te pousse à oublier que tu es en cause dans ce cheminement. 

 

Comme je l’ai décrit plusieurs fois, cet oubli est «intégré au système». Il fait partie du processus. Car tu ne peux créer qui tu es à moins d’oublier qui tu es. Ainsi, l’illusion qui provoque l’oubli est un effet délibérément créé. 

 

Lorsque tu quitteras ton corps, ce sera donc pour toi une grande surprise que de voir le lien instantané et évident entre tes pensées et tes créations. La surprise sera d’abord bouleversante, puis très agréable, lorsque tu commenceras à te rappeler que tu es en cause dans la création de ton expérience et non le simple récepteur des effets. 

 

Pourquoi ce délai entre la pensée et la création avant notre mort, et aucun délai après ? 

 

Parce que tu gardes l’illusion du temps. S’il n’y a aucun délai entre la pensée et la création lorsque tu es hors du corps, c’est que tu es également hors du paramètre du temps

 

En d’autres termes, comme tu l’as si souvent dit, le temps n’existe pas. 

 

Pas au sens où tu l’entends. Le phénomène du «temps» se résume vraiment à une question de perspective. 

 

Pourquoi existe-t-il alors que nous sommes dans le corps ? 

 

Tu as provoqué son existence en entrant dans ta perspective actuelle et en l’assumant. Tu utilises cette perspective comme un outil pour explorer et examiner à fond tes expériences une à une plutôt que d’un seul coup. 

 

La vie est un seul et même événement, un événement cosmique qui est en train d’arriver maintenant. Tout cela est en train d’arriver. Partout

 

II n’y a d’autre «temps» que maintenant. II n’y a d’autre «lieu» qu’ici.  

Ici et maintenant se trouve tout ce qui existe

 

Mais tu as choisi de faire l’expérience, dans ses moindres détails, de la magnificence de l’ici-et-maintenant et de ton Soi divin en tant que créateur, ici-et-maintenant, de cette réalité. II n’y avait que deux façons – deux champs d’expérience – à partir desquelles tu pouvais le faire : le temps et l’espace. 

 

Si magnifique était cette pensée, que tu as littéralement explosé de délice ! 

 

Dans cette explosion de délice fut créé l’espace entre les parties de toi et le temps qu’il fallait pour passer d’une partie de toi-même à une autre. 

 

Ainsi, tu t’es littéralement éclaté pour te voir en morceaux. On peut dire que tu étais si heureux que tu as éclaté en morceaux

 

Et depuis lors, tu les ramasses

 

C’est l’histoire de toute ma vie ! Je ne fais que rassembler les pièces en essayant de voir si elles se complètent. 

 

Et c’est par l’intermédiaire du stratagème appelé temps que tu as réussi à séparer les morceaux, à diviser l’indivisible et, ainsi, à le voir et à en faire une expérience plus complète, à mesure que tu la crées.  

Même lorsque tu regardes un objet solide au microscope et que tu vois qu’il n’est pas du tout solide, mais qu’il s’agit en fait de l’agglomération d’un million d’effets différents – de choses diverses qui arrivent en même temps et créent ainsi le grand effet -, ainsi utilises-tu le temps en tant que microscope de ton âme

 

Considère la parabole de la Roche.  

II était une fois une Roche pleine d’innombrables atomes, protons, neutrons et particules de matière subatomiques. Ces particules circulaient continuellement, en formant un pattern, chaque particule allant d’«ici» à «là» en prenant le «temps», mais si rapidement, que la Roche même semblait ne pas bouger du tout. Elle se contentait d’être. Elle était posée là, buvant le soleil, s’imbibant de la pluie, sans bouger.  

«Qu’est-ce qui bouge à l’intérieur de moi ?» demanda la Roche

 

«C’est toi», dit une voix lointaine. 

 

«Moi ?» s’exclama la Roche. «Mais c’est impossible. Je ne bouge pas du tout. Tout le monde peut le constater.» 

 

«Oui, de loin, admit la voix. De loin, d’ici, tu parais vraiment solide, fixe, immobile. Mais quand je me rapproche – quand je regarde très attentivement ce qui se passe réellement -, je vois que tout ce qui comprend ce que tu es bouge. Cela bouge à une vitesse incroyable, dans le temps et l’espace, en un pattern particulier qui te crée sous la forme de cette chose appelée «Roche». Alors, tu parais magique ! Tu bouges et tu es immobile en même temps.» 

 

«Mais, demanda la Roche, où est l’illusion ? L’unité, l’immobilité, de la roche, ou la séparation et le mouvement de ses parties ?» Ce à quoi la voix lointaine répondit : «Alors, quelle est l’illusion ? L’unité, l’immobilité de Dieu ? Ou la séparation et le mouvement de ses parties ?» 

 

Et Je te dis ceci : Sur cette pierre, Je bâtirai mon église. Car c’est la pierre de l’éternité. C’est la vérité éternelle qui ne laisse aucune pierre en place. Je t’ai déjà expliqué tout cela, dans cette petite histoire. C’est la cosmologie

 

La vie est une série de mouvements infinitésimaux d’une rapidité incroyable. Ces mouvements n’affectent aucunement l’immobilité et l’état d’être de tout ce qui est. Cependant, comme pour les atomes de la pierre, c’est le mouvement qui crée l’immobilité, sous ton regard même. 

  

À cette distance, il n’y a aucune séparation. Il ne peut y en avoir, car tout ce qui est est tout ce qu’il y a, et il n’y a rien d’autre. Je suis celui qui bouge sans bouger. 

 

De la perspective limitée à partir de laquelle tu vois tout ce qui est, tu te vois comme séparé et à part, non pas comme un même être impossible à bouger, mais comme un grand nombre d’êtres en mouvement constant. 

 

Les deux observations sont justes. Les deux réalités sont «réelles». 

 

Et quand je «meurs», je ne meurs pas du tout : je ne fais que me glisser dans la conscience du macrocosme – où il n’y a ni «temps» ni «espace», ici et là, avant et après. 

 

Précisément. Tu saisis

 

Voyons si je peux te le répéter. Voyons si je peux le décrire. 

 

Vas-y. 

 

D’une macroperspective, aucune séparation n’existe et de «loin là-bas», toutes les particules de tout ressemblent tout simplement au Tout. 

 

En regardant la pierre à nos pieds, on voit la pierre, ici même et tout de suite, entière, complète et parfaite. Mais même dans la fraction d’instant où l’on entretient cette pierre dans notre conscience, bien des choses se passent à l’intérieur de cette pierre – ses particules bougent à une vitesse incroyable. Et que font ces particules ? Elles font de cette pierre ce qu’elle est. 

 

Lorsqu’on observe cette pierre, on ne voit pas ce processus. Même si on en est conscients du point de vue conceptuel, pour nous, tout cela arrive «maintenant». La pierre n’est pas en train de devenir une pierre ; c’est une pierre, ici-et-maintenant. 

 

Mais si l’on était la conscience de l’une des particules submoléculaires à l’intérieur de cette pierre, on ferait l’expérience de bouger à une vitesse folle, d’abord «ici», puis «là». Et si une voix, à l’extérieur de la pierre, nous disait : «Tout cela se passe en même temps», on la croirait celle d’un menteur ou d’un charlatan. 

 

Mais, dans la perspective d’une distance par rapport à la pierre, l’idée que n’importe quelle partie de la pierre soit séparée d’une autre, et, en plus, se déplace à une vitesse folle, apparaîtrait comme un mensonge. À cette distance, on pourrait voir ce qu’on ne pourrait pas remarquer de près – que tout ne fait qu’Un et que ce mouvement n ‘a rien déplacé

 

Tu as bien compris. Tu en as une idée. Selon tes propos – et tu as raison -, toute la vie est une question de perspective. Si tu continues à voir cette vérité, tu commenceras à comprendre la macroréalité de Dieu. Et tu auras déverrouillé un secret de tout l’univers : tout cela est la même chose

 

L’univers est une molécule du corps de Dieu ! 

 

En fait, ce n’est pas si loin de la réalité

 

Et c’est à la macroréalité que nous retournons dans la conscience lorsque nous faisons l’acte de «mourir» ? 

 

Oui. Mais même la macroréalité à laquelle on retourne n’est qu’une microréalité d’une macroréalité encore plus grande, qui est une petite partie d’une réalité encore plus grande – et ainsi de suite, sans fin, pour toujours et encore toujours, dans les siècles des siècles. 

 

Nous sommes Dieu – le «Ça qui est» – constamment en train de créer notre Soi, constamment en train d’être ce que nous sommes maintenant… jusqu’à ce que nous ne soyons plus cela, mais que nous devenions autre chose. 

 

Même la pierre ne sera pas éternellement une pierre : elle n’en sera une que pour ce qui «paraît une éternité». Avant d’être une pierre, c’était autre chose qui s’est fossilisé dans cette pierre, à travers un processus exigeant des centaines de milliers d’années. Cela avait déjà été autre chose, et ce sera autre chose encore. 

 

II en va de même pour toi. Tu n’as pas toujours été celui que tu es maintenant. Tu étais autre. Et aujourd’hui, tel que tu es, dans ton extrême magnificence, tu es vraiment… «autre chose à nouveau». 

 

Terrible ! Étonnant ! En fait, c’est absolument étonnant ! Je n’ai jamais rien entendu de semblable. Tu as pris toute la cosmologie de la vie et tu l’as exprimée dans des termes que je peux saisir. C’est fabuleux. 

 

Eh bien, merci. J’apprécie. Je fais de mon mieux

 

Tu travailles diablement bien ! 

 

Ce n’est sans doute pas l’expression que tu aurais dû choisir ici

 

Houp ! 

 

Je plaisantais. Pour alléger les choses. Pour qu’on s’amuse un peu. En fait, Je ne peux pas être «offensé». Mais tes semblables humains se permettent souvent de l’être en mon nom

 

Oui, j’ai remarqué. Mais, pour revenir sur nos propos, je crois que je viens de saisir quelque 

 

[…] 

 

Et tu soulignais un point plus considérable : dans le macrocosme, l’âme est consciente de la relation directe entre la pensée et la création, entre les idées et l’expérience. 

  

Oui, au macroniveau, c’est comme la différence entre voir la roche et y voir le mouvement à l’intérieur. II n’y a pas de «temps» entre le mouvement des atomes et l’apparition de la roche qu’il crée. La roche «est», alors même que les mouvements ont lieu. En effet, parce que les mouvements ont lieu. Cette relation de cause à effet est instantanée. Le mouvement se produit, et la pierre est «en train d’être», tout en «même temps»

 

C’est ce que réalise l’âme au moment de ce que vous appelez la «mort». C’est un simple changement de perspective. Comme tu vois davantage, tu comprends davantage.  

Après la mort, tu n’es plus limité à ta compréhension. Tu vois la roche, et tu vois dans la roche. Tu regarderas ce qui semble être à présent les aspects les plus complexes de la vie et tu diras : «Bien sûr». Tout sera très clair pour toi

 

Puis, de nouveaux mystères s’offriront à ta contemplation. À mesure que tu te déplaceras sur la Roue cosmique, il y aura des réalités de plus en plus grandes – des vérités de plus en plus grandes.  

Mais si tu peux te rappeler cette vérité – selon laquelle ta perspective crée tes pensées, et que tes pensées créent tout, et si tu peux te la rappeler avant de quitter ton corps, et non après, toute ta vie changera

 

Et la façon de maîtriser les pensées, c’est de changer de point de vue. 

 

Exactement. Adopte une nouvelle perspective et tout te paraîtra différent. Ainsi, tu auras appris à maîtriser ta pensée : pour la création de ton expérience, tout est dans la maîtrise de cette pensée.  

Certaines personnes appellent cela la prière constante

 

Tu as déjà dit cela, mais je ne crois pas avoir songé à la prière de ce point de vue. 

 

Pourquoi n’examines-tu pas ce qui se passerait si tu le faisais ? Si tu imaginais que le fait de maîtriser et de diriger tes pensées est la forme la plus élevée de la prière, tu ne penserais qu’à de bonnes choses, qu’à des choses justes. Tu ne t’enfoncerais pas dans la négativité et l’obscurité, bien que tu puisses t’y baigner. Et lorsque les choses se présentent plutôt mal – peut-être surtout dans ces moments-là -, tu ne verrais que la perfection

 

Tu es revenu là-dessus à maintes reprises. 

 

Je te donne des outils. Avec ces outils, tu pourras transformer ta vie. Je répète les plus importants d’entre eux. Je les répète souvent, car la répétition engendrera la re-connaissance – «le fait de connaître à nouveau» – lorsque tu en auras le plus grand besoin. 

 

Tout ce qui se produit – tout ce qui s’est produit, se produit et se produira jamais – est la manifestation physique extérieure de tes pensées, de tes choix, de tes idées et de tes déterminations les plus intimes concernant qui tu es et qui tu choisis d’être. Par conséquent, ne condamne pas les aspects de la vie avec lesquels tu es en désaccord. Cherche plutôt à les changer, ainsi que les conditions qui les ont rendus possibles. 

 

Regarde l’obscurité, mais ne la maudis pas. Éclaire-la plutôt, et ainsi, transforme-la. Laisse luire ta lumière devant les hommes afin que ceux qui se tiennent dans l’obscurité soient illuminés par la lumière de ton être et que vous tous voyiez, enfin, qui vous êtes vraiment

 

Sois un Messager de la Lumière. Car ta lumière peut éclairer davantage que ton propre chemin. Elle peut vraiment éclairer le monde. 

 

Continue de briller, alors, ô luminaire ! Continue de briller ! Que le moment de ta plus grande obscurité puisse devenir ton plus grand cadeau. Et alors même que tu reçois un cadeau, ainsi, offre-le aux autres pour leur donner un trésor indicible : eux-mêmes. 

 

Que ce soit ta tâche, que ce soit ta plus grande joie : redonner les gens à eux-mêmes. Même à l’heure la plus sombre. Surtout à cette heure-là. 

 

Le monde t’attend. Guéris-le. Maintenant. Là où tu te trouves. Ton action peut être considérable.  

Car mes brebis sont perdues, et il faut maintenant les retrouver. Soyez donc de bons bergers et ramenez-les-moi.  

 

 

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La graduation des Temps

Posté par othoharmonie le 20 mai 2010

La graduation des Temps dans A et B kryeon1    KRYEON  - aux éditions ARIANE par Lee Caroll 

LIVRE 1er – page 18 : La Graduation des Temps 

mini_coeurs dans A et B

 

 QUI ETES-VOUS ? 

Avant de continuer à vous parler de mon travail auprès de vous, je dois m’arrêter pour tenter de vous expliquer pourquoi certains d’entre vous refusent d’admettre ce qu’ils lisent présentement. Lors d’une autre communication, je vous ai parlé d’une analogie où vous, en tant qu’humains, tentiez d’expliquer le fonctionnement d’une pièce complexe d’équipement à un animal terrestre. Cela est très semblable à ce que je fais en ce moment, c’est-à-dire tenter de vous expliquer ce qui se passe de ce côté du voile, alors que vous vous trouvez de l’autre côté. C’est ainsi cependant que cela doit être et c’est bien comme cela. En fait, une grande partie du travail a été utilisée à cette fin ! Votre intuition et votre discernement sont les seuls éléments qui vous permettront de choisir d’arrêter votre lecture ou non, car tout ce que vous possédez d’autre, biologiquement, a été altéré ! Comme je vous l’ai mentionné plus tôt, vous avez des implants qui ne vous permettront jamais de comprendre ce qui se passe de ce côté du voile par simple raisonnement. La seule façon, pour vous, de commencer à comprendre, consiste à harmoniser votre nature biologique avec votre nature spirituelle. Voyez-vous, votre nature spirituelle est pure et vierge ; elle est demeurée intacte sans aucune restriction. En apportant une dimension spirituelle à votre structure biologique (votre pensée biologique et votre corps physique), celle-ci sera plus limitée dans sa capacité de compréhension. Plusieurs d’entre vous appellent cet équilibre l’éveil de la Lumière intérieure. 

Je vais vous donner un exemple de vos restrictions, mais ce n’est pas pour que vous vous sentiez inférieurs (car vous ne l’êtes pas !). C’est plutôt pour que cela vous serve d’exercice d’application de raisonnement et de logique par rapport à ce que je vous révèle. En chaque être humain se trouvent de nombreux implants qui le limitent et restreignent sa pensée consciente. Par exemple, vous êtes tous conditionnés pour croire que toute chose doit avoir un début et une fin. Ainsi, si je vous dis que quelque chose a toujours été, vous aurez de la difficulté à me croire. Si je vous dis que non seulement quelque chose a toujours été mais qu’il sera toujours… vous direz peut-être que vous comprenez, mais vous ne le pouvez pas. Ces restrictions sont implantées en vous ; votre conception des choses veut que tout ait un début. Je ne peux pas, d’un seul coup, vous donner la possibilité d’abolir cette restriction, mais je peux vous amener à interroger votre perception des choses en vous demandant de réfléchir à ceci ; Imaginez-vous que vous êtes en ce moment à l’intérieur d’une grosse bulle. Pouvez-vous me montrer où la bulle commence et où elle finit ? Ou encore d’où elle a été formée ? Comment l’intérieur d’une sphère peut-il avoir un début ? C’est tridimensionnel ! Si vous prenez maintenant un crayon et tracez une ligne tout autour de l’intérieur de la bulle, vous comprendrez le but de ma leçon. Vous créez pour vous-mêmes un commencement et une fin (l’endroit où vous avez commencé votre ligne et celui où elle se termine) dans un environnement qui n’en a pas. Vous superposez actuellement vos limitations à quelque chose qui n’en a pas. C’est ce qui vous est arrivé. Vous avez été altérés pour penser et raisonner en deux dimensions dans un espace tridimensionnel. Vous êtes également conditionnés pour constamment rechercher la création ou le début d’une chose. Ce sont vos implants qui sont à l’œuvre. 

Ceci est relié à l’autre restriction de base qu’on vous a imposée : vous percevrez le temps d’une façon linéaire et constante, avec seulement deux dimensions, en avant et en arrière. Parce que le temps ne s’arrête jamais, vous ne pouvez jamais être dans le présent. C’est seulement au cours de ces dernières générations que vous avez réalisé que le temps était relatif (et qu’il n’est pas constant), mais vous n’avez toujours pas conscience de sa troisième dimension. Si je vous disais que le temps tel que vous le connaissez n’existe pas du tout, vous éclateriez probablement de rire. Et bien, riez. Le concept de temps tel que vous le comprenez a té créé à votre intention pour vous permettre d’apprendre et pour vous procurer une plate-forme linéaire et constante pendant que vous apprenez. Le temps constant fiable est un concept terrestre. Du côté où je me trouve, il y a une dimension temporelle bien différente, et tout se passe dans le présent. La troisième dimension du temps est verticale. Comme dans la bulle, il n’y a ni passé ni futur, seulement le présent. Tout converge vers un point central… exactement là où vous vous trouvez dans la bulle. 

Dans toutes vos expériences scientifiques, vous avez été limités à deux dimensions. Vous n’avez pas encore découvert l’équilibre dont je vous parlais et ne l’avez pas relié à la science. Les sciences spirituelles de l’univers sont logiques, prévisibles, et basées sur des nombres et des formules qui fonctionnent toujours. C’est une alliance du matériel et du spirituel, et une exécution appropriée apporte des changements consistants et perceptibles. Voilà mon service, et je connais ces choses. Ce qui vous manque, c’est l’équilibre avec la partie spirituelle qui permettra à votre science de bondir en avant d’une façon spectaculaire lorsque vous l’aurez atteinte.

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Durant le développement de l’humanité au cours des prochaines années, vous aurez l’occasion de voir les résultats de la fusion entre physique, le mental et le spirituel afin de faire avancer la véritable science. Vous n’avez pas présentement de véritable science. Votre science n’est que bidimensionnelle ; c’est une science humaine et non universelle. 

La partie manquante relative au spirituel a été rejetée par vos savants comme non scientifique, au fil des siècles. C’est paradoxal, puisque c’est dans le spirituel que se trouvent le vrai pouvoir de la véritable compréhension ! Vous ne réussirez jamais de voyages spatiaux prolongés dans l’espace sans lui. Vous n’arriverez jamais non plus à modifier ou à comprendre la gravité et, plus important encore, vous ne parviendrez jamais à transmuter la matière sans lui. Imaginez… Comment aimeriez-vous neutraliser tous vos déchets atomiques d’une manière si absolue qu’un enfant pourrait s’y amuser comme avec du sable ? Ce n’est pas difficile à réaliser, mais cela exige des connaissances que vous n’avez pas encore utilisées. Toutefois, vous avez maintenant le pouvoir et l’autorisation de les développer. Vous l’avez bien mérité !

De mon point de vue, le pouvoir que vous n’avez pas encore employé relève de mon domaine. Vous possédez d’immenses ressources de pouvoir brut qui se trouvent dans la compréhension et l’utilisation maîtrisée des champs magnétiques de votre planète. Toute l’énergie que vous n’avez jamais utilisée est là, sans parler du secret du vol passif qui recourt aux forces magnétiques, mais vous ne parviendrez pas à saisir cela sans l’équilibre d’une science tridimensionnelle. 

Présentement, les hommes sont comme d’infimes molécules collées à un aimant géant, un aimant qui peut, au besoin, faire bouger les choses avec une énorme puissance. Les hommes, toutefois, n’arrivent pas à faire mieux que de creuser de minuscules trous sous la surface de la Terre et d’en tirer de tous petits morceaux de minerai ou de brûler du fer pour obtenir chaleur et puissance. Vous êtes comme des fourmis sur une génératrice, souhaitant obtenir de l’électricité. Vous n’avez pas entrevu la forêt, concentrant tous vos efforts à consumer une feuille pour obtenir du combustible 

Avez-vous remarqué le thème du pouvoir du nombre trois qui se répète constamment ? Il n’y a rien de magique là-dedans, ce n’est que logique universelle. La vibration de ce nombre libère de la puissance et de l’énergie. L’équilibre du nombre trois vous est nécessaire pour agir de façon éclairée (sur les plans physique, mental et spirituel). La connaissance du trois vous est nécessaire pour utiliser la véritable puissance mise à votre disposition et libérer ainsi les secrets scientifiques que vous ignorez encore. Lorsqu’on s’en sert, le trois se transforme en un. C’est difficile à expliquer. Imaginez que vous employez trois parties inactives pour en créer une active, et vous comprendrez mieux. Plusieurs religions occidentales sont frondées sur le principe d’un Dieu en trois personnes. Cette information dévie un peu de son véritable sans mais demeure appropriée quant au concept de la puissance du trois combine en un. 

Je vous ai également parlé des trois parties de mon nom. Divisées, elles n’ont aucune signification ; réunies, elles forment ma signature. Le chiffre trois est très important, et on le retrouve partout dans l’univers.

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Autre point à souligner, de moindre importance cependant : si vous prenez les lettres de la partie sonore de mon nom Kryon… tel qu’il est écrit en anglais – et si vous leur attribuez une valeur telle que A = 1, B = 2, Z = 26, etc…, en additionnant ces nombres, vous obtiendrez 83. Additionnés, ces chiffres donnent 11. Ce nombre est significatif et décrit encore mieux qui je suis pour ceux qui possèdent un sens intuitif de la numérologie. Voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire mon nom de cette façon dans votre langage. Ce n’est pas l’auteur qui a décidé de l’orthographe de mon nom. Le nombre 11 vous révèlera mon caractère. Lorsque vous multipliez ce nombre par la puissance du nombre 3, vous obtenez 33. Cela vous donne un aperçu de la puissance de ma FONCTION. [En français, avec le mot Kryeon, on obtient le chiffre 88, un autre maître nombre à la symbolique importante offrant également une vibration complémentaire en 33 de Kryon. En le multipliant par trois, on obtient 264 = 12 = 3. (NDE)]. Je vous confie une importante formule de puissance : 9944. Votre discernement et votre intuition vous amèneront éventuellement à comprendre sa signification, mais sachez que cette formule est importante dans la transmutation de l’énergie. 

Je n’ai pas pour mission de vous donner une formation sur ce sujet. Je vous rapporte des faits qui relèvent de ma fonction magnétique. D’autres sont ici afin de vous aider à atteindre l’équilibre et pour vous fournir toutes les informations nécessaires. Nous sommes tous ici dans l’amour. 

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POURQUOI SUIS-JE ICI  ?

Avant de pouvoir vous dire exactement pourquoi je suis ici, je dois vous expliquer davantage la façon dont les choses fonctionnent pour vous. Vous comprendrez mieux alors la nature de mon service et la raison pour laquelle je suis ici. 

Plusieurs d’entre vous lisent présentement ces lignes avec l’espoir d’y trouver de précieuses informations, quelque chose de significatif peut-être. C’est un besoin qui provient de la soif de votre âme de connaître la vérité sur le monde. C’est le sens de votre spiritualité fraîchement éveillée. Vous réalisez qu’il y a autre chose dans la vie que la seule nécessité de vous nourrir et de vous protéger des périls (un autre implant). Peut être avez-vous toujours soupçonné qu’il y avait autre chose, mais vous n’aviez aucune idée de ce que cela était. Vous expérimentez, présentement, un changement graduel de conscience que vous avez mérité, et cela est approprié à votre époque. Continuez votre recherche. Elle vous mènera à ce que vous souhaitez ardemment – la paix de l’âme grâce à la puissance de l’Amour.

Les hommes ont toujours été à la recherche de Dieu. Vous vivez simplement un mal du pays reflétant l’absence de communication qui vous affecte pendant que vous êtes en apprentissage. C’est là un souhait primal et global inscrit dans vos cellules.

Les choses commencent à changer. Voilà pourquoi je suis ici. L’ancienne Terre, la Terre intermédiaire et la nouvelle Terre se référent aux trois niveaux primordiaux de conscience de l’humanité (à ne pas confondre avec l’époque de la création de l’humanité) depuis que les entités sont en apprentissage en ce monde. Nous accédons maintenant à un quatrième niveau ; il possède un potentiel incroyable et sera le dernier. C’est l’époque de la responsabilité, de la lumière. C’est le moment où vous prenez finalement les choses en main. 

Une raison justifie votre existence sur Terre : vous êtes en apprentissage en vue d’élever la fréquence vibratoire de l’ensemble. C’est la raison qui englobe tout, et on ne peut vous l’expliquer à fond pour le moment. Vous efforts pendant cette période d’apprentissage créent une énergie à travers vos incarnations et une élévation subséquente de la conscience terrestre. Cette énergie est valable pour l’ensemble et transmute la négativité. La négativité est l’absence de lumière et elle s’étendra de plus en plus, à moins qu’elle ne soit maîtrisée par la vigilance de ceux qui, comme vous, sont en formation dans l’univers. Vous êtes les instruments dans le changement de quelque chose de très vaste et de très complexe. S’il vous plaît, acceptez ceci. On ne vous en demandera pas beaucoup plus pendant votre séjour sur la Terre. Il ne s’agit pas d’une information planétaire mais d’une information universelle.

Plus près de vous, sur le plan planétaire, votre défi consistait à commencer à travailler dans le pénombre et à progresser graduellement par le biais de nombreuses leçons et incarnation jusqu’à ce que vous atteigniez l’illumination totale. Vous êtes sur la bonne voie et approchez rapidement de la fin du cycle. Une fois de plus, vos efforts tout au long de ce processus créent de l’énergie pour le reste de notre groupe. 

Plus important encore, en tant qu’humains, vous traversez au cours de vos vies plusieurs expériences de témoignages ou expressions, créant ainsi l’énergie nécessaire pour porter la vibration de la conscience planétaire à son niveau optimal. Ce faisant, chaque siècle devait en outre contribuer au cheminement spirituel de tous… et il en a été ainsi jusqu’à présent. Il y a 2000 ans, vous, dans le premier monde, avez mérité le cadeau du grand maître Jésus. Cette entité est aussi en service et elle est connue de nous tous dans l’univers comme l’une des plus grandes vibrations à l’œuvre. Sa visite a provoqué une très grande activité spirituelle sur la Terre, et ses répercussions se font sentir encore plus aujourd’hui. Le premier message transmis à mon partenaire expliquait ceci. Il expliquait également le message de Jésus avec plus de clarté que je ne le fais ici (voir le chapitre 6). 

Des messages transmis par d’autres grands maîtres en service ont aussi été reçus en d’autres parties de la Terre au cours de cette époque. Diverses cultures ont ainsi reçu la vérité à différentes périodes, au moment où elles étaient prêtres à la recevoir, mais tout ceci représentait un effort global. Tout le monde a reçu le même message, qui traitait de la puissance de l’homme en tant qu’être spirituel et de sa relation avec l’univers. A ce moment, vous avez tous été invités à porter l’éclatante lumière du fragment de Dieu avec vous en tout temps et à commencer votre témoignage en tant qu’entités de lumière sur la Terre. 

Au cours des siècles antérieurs, vous ne pouviez même pas contenir la charge complète de votre entité et ne pouviez la transporter avec vous qu’en partie seulement ! L’équilibre de votre pouvoir collectif se trouvait dans les centres et les temps d’énergie. Une de vos cultures passées de longue durée a même transporté avec elle l’énergie d’un endroit à l’autre. L’importance des temples dans la très ancienne histoire de la Terre était beaucoup plus significative qu’aujourd’hui parce que ceux-ci étaient en fait les centres de la puissance spirituelle et qu’ils pouvaient le prouver par des manifestions physiques. 

Actuellement, entre vos incarnations, vous profitez d’un court moment de repos pendant lequel vous entrez en contact et communiquez avec le Grand Tout. Vous pouvez ainsi planifier votre prochain témoignage, ou leçon de vie. Votre plan est souvent déterminé directement par ce qui est arrivé au cours de votre dernière incarnation. C’est ce qu’on appelle le karma. Vous vous engagez à honorer un contrat ou planifiez ce que vous apprendre et expérimenterez au moment où vous entamerez votre prochaine expression. Assez souvent, vous vous incarnez pendant un court moment : vous mourez au cours de l’enfance ou très jeune de maladie ou par accident. Cela peut vous sembler cruel ou illogique et difficilement acceptable, mais c’est juste et bénéfique pour l’ensemble. Le moment où vous vous incarnez à nouveau est déterminé par la leçon du groupe qui vous entoure, dont certains membres sont encore sur terre et d’autres pas. Parfois, votre incarnation sert presque entièrement à l’expression de quelqu’un d’autre, et elle est très rapide.

Cela semblerait indiquer qu’il y a une certaine forme de prédestination à l’œuvre. Mais tel n’est pas le cas. Cette question est souvent mal comprise. 

Toutes les incarnations sont comme une feuille blanche sur laquelle un but est inscrit (karma), comprenant différentes portes d’action offertes au cours du cycle (contrat). Le karma peut être réalisé ou ne pas l’être. S’il ne l’est pas, une autre possibilité surviendra dans une autre expression (incarnation). Un individu peut ouvrir les portes d’action proposées dans le contrat, ou ne pas les ouvrir, cela dépend de chacun et de l’endroit où il se trouve dans son processus de croissance à ce moment. Tout cela entre en interrelation avec les autres entités impliquées dans votre expression. En tant que groupe planétaire, vous avez franchi plusieurs bonnes portes. Vous avez fait cela collectivement, de votre côté du voile et, par là, avez réussi à élever l’ensemble. Une fois de plus, vous méritez d’être félicités. Je peux vous affirmer que ce n’est pas toujours le cas dans l’univers. Vous avez eu de nombreuses occasions d’échouer, mais vous vous en êtes bien tirés.

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Quelques précisions sur mon travail : Les champs magnétiques sont très importants pour votre biologie ! De plus, ils peuvent affecter (et ils le font) votre conscience spirituelle. Le champ magnétique de votre planète est essentiel pour votre santé biologique et il est réglé exactement pour s’ajuster à votre plan spirituel.

Le champ magnétique de votre planète a été soigneusement mis en place pour votre santé et votre apprentissage. Regardez autour de vous. Quelle autre planète en possède un ? Ce n’est pas une force naturellement présente. Il a été placé là à dessein et avec grand soin. Vous n’avez pu vous éloigner suffisamment de votre planète ni la quitter pendant assez longtemps pour réaliser cela, mais lorsque cela se produire, vous devrez transporter un champ magnétique avec vous pour préserver votre santé mentale et physique, et il devra être approprié. C’est une règle de base pour les humains. Si vous trouviez une autre planète ayant un champ magnétique, ce serait un premier indice vous indiquant qu’elle pourrait abriter une vie biologique, se préparer à en recevoir une ou en avoir déjà eu une. Quelle que soit la forme de vie biologique, elle devra être polarisée pour avoir une portée spirituelle. Prenez note de ceci : plus le champ magnétique est éloigné de l’axe de la planète, plus la forme de vie qui s’y trouve est éclairée. Cela n’est qu’une partie du processus et un signal à repérer. 

L’électricité est partout présente et vous avez déjà commencé à observer les effets nocifs des champs magnétiques artificiels sur votre santé. Votre corps devrait être protégé de tous les champs magnétiques artificiels. Vous possédez la technologie pour ce faire et devriez vous prémunir contre ceux-ci. Certaines maladies qui frappent exclusivement votre société occidentale bien nantie son directement reliées à l’effet des champs magnétiques artificiels qui vous entourent.

Depuis des années, vous avez compris que les procédés de base de la pensée sont de nature électrique (donc qu’ils possèdent des propriétés magnétiques). Par conséquent, vous savez aussi que votre système biologique tout entier, des nerfs jusqu’au muscles, est électrochimique dans ses fonctions. Chaque organe de votre corps est équilibré magnétiquement (polarisé) et reste sensible aux champs extérieurs. On soupçonne que certains troubles du cerveau, de la thyroïde, du cœur, du foie et des reins sont provoqués par une perturbation magnétique. Les métaphysiciens étudient votre propre champ magnétique (vous en avez tous un) ; plus précisément, ils perçoivent l’équilibre de votre champ. Et vos scientifiques branchent régulièrement des fils à votre corps pour enregistrer vos impulsions électromagnétiques.

De grâce, comprenez que la meilleure chose que vous puissiez faire pour vous-mêmes est de vous protéger. Laissez les propriétés magnétiques de la planète agir pour le bien de votre santé. N’utilisez pas de méthodes artificielles pour essayer de créer l’équilibre. Eloignez-vous des grands aimants statiques ou des aimants d’énergie électrique. Et surtout : regardez où vous dormez et placez les appareils électriques qui dégagent des ondes magnétiques à au moins trois mètres de vous. Ce peut être une horloge électrique (branchée dans la prise électrique), un téléviseur, un lecteur de cassettes, une enregistreuse, des haut-parleurs, un appareil de chauffage ou un ventilateur. N’utilisez jamais de couverture électrique pour vous réchauffer. N’employez pas non plus d’appareil électrique dans une pièce où il y a un lit d’eau. Aucun appareil doté d’un moteur ne devrait se trouver en permanence près de vous.

Une fois de plus, vos implants vous ont caché quelque chose qui aurait dû vous paraître évident : le magnétisme est le coussin sur lequel reposent la conscience et la biologie humaines depuis l’origine des temps. C’est mathématique et cela a été conçu ainsi. (C’est également en interrelation avec votre système d’implants). Si vous aviez été conscients de cela et y aviez accordé foi plus tôt, de nombreuses maladies terrestres seraient maintenant comprises et maîtrisées. Vous devez équilibrer magnétiquement ce que vous faites entrer dans votre corps ! Comment avez-vous pu ignorer cela ? Apporteriez-vous de puissants aimants dans un lieu minutieusement réglé et polarisé ? Le fléau de la déficience immunologique que vous combattez présentement sur terre est magnétiquement contrôlable. Consacrez quelque temps à modifier ses propriétés magnétiques et surveillez ce qui se passe. Repolarisez-le et vérifiez les résultats. Vous pourriez être surpris.

Sachant cela, êtes-vous étonnés maintenant lorsque je vous informe de la grande influence du champ magnétique de la Terre sur vous ?

Je suis Kryeon, du Service magnétique. J’ai créé le système du réseau magnétique de votre planète. La création de ce réseau a pris des éons terrestres. Il a été équilibré et rééquilibré pour s’adapter aux vibrations physiques de votre planète en évolution. Durant la période de mon séjour initial, ce que vous percevez maintenant comme la polarité négative et positive de la Terre a été modifié maintes et maintes fois. Votre science peut prouver cela : regardez les strates dans le sol, elles vous montrent plusieurs modification de la polarité nord et sud qu’a subies la Terre au cours de son développement. (La Terre n’a pas basculé sur son axe, seule sa polarité l’a fait). Tout cela s’est produit avant même que vous soyez autorisés à exister sur cette planète. Mon partenaire était là pour m’aider et relevait aussi du Service magnétique à ce moment. Sa relation avec moi est l’une des raisons pour lesquelles je m’adresse à vous par son intermédiaire. 

Je suis venu ici à deux reprises, par la suite, pour des ajustements majeurs. Cette mission représente le troisième ajustement auquel je participe, de même que ma quatrième et dernière visite. Les deux dernières fois où je suis venu, il était nécessaire et approprié de faire un ajustement global pour s’adapter à votre croissance. Dans chaque cas, l’humanité s’est éteinte dans ce but. Seules quelques entités ont survécu chaque fois pour reproduire la biologie. 

Ces mesures peuvent vous sembler sévères, mais elles étaient justes et ont été exécutées dans une parfait harmonie et avec amour. Vous avez tous approuvé ces décisions avant qu’elles ne soient appliquées et vous les avez célébrées, car elles permettaient à la Terre de croître. Je ne suis pas venu vous annoncer que ma troisième intervention exigera votre anéantissement. Cependant, une certaine compréhension sera nécessaire pour éviter que vous soyez nombreux à vous anéantir de toute façon. Ce troisième ajustement est déjà commencé, et ceux d’entres-vous qui s’intéressent à des phénomènes tels que le mouvement du nord magnétique savent de quoi je parle.

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Vous voulez savoir qui est Kryeon : lire ICI : http://othoharmonie.unblog.fr/kryeon-livre-1/

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