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Passer sa vie à attendre

Posté par othoharmonie le 23 février 2014

 


  téléchargement Êtes-vous quelqu’un qui attend généralement ? Quel pour­centage de votre vie passez-vous à attendre ? Ce que j’appelle « l’attente à petite échelle », c’est faire la queue au bureau de poste, être pris dans un bouchon de circulation, ou à l’aéroport. Ou encore anticiper l’arrivée de quelqu’un, la fin d’une journée de travail, etc. « L’attente à grande échelle », c’est espérer les prochaines vacances, un meilleur emploi, le succès, l’argent, le prestige, l’illumination. C’est attendre que les enfants grandissent et qu’une personne vraiment importante arrive dans votre vie. Il n’est pas rare que des gens passent leur vie à attendre pour commencer à vivre.

       Attendre est un état d’esprit. En résumé, vous voulez l’avenir, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n’avez pas. Avec l’attente, peu importe sa forme, vous suscitez inconsciemment un conflit intérieur entre votre ici-maintenant, où vous ne voulez pas être, et l’avenir projeté que vous convoitez. Cela réduit grandement la qualité de votre vie en vous faisant perdre le présent. Il n’y a rien de mal à essayer d’améliorer vos conditions de vie, et vous pouvez le faire. Par contre, vous ne pouvez améliorer votre vie. La vie passe avant tout. La vie est votre Être intérieur le plus profond. Elle est déjà entière, complète, parfaite. Ce sont les circonstances et vos expériences qui constituent vos conditions de vie. Il n’y a rien de mal à aspirer à certains buts et à vous efforcer de les atteindre. L’erreur, c’est de substituer cette aspiration au sentiment de vivre, à l’Être. Le seul point d’accès à l’Être, c’est le présent. Vous êtes donc comme l’architecte qui ne prête aucune attention aux fondations d’un édifice, mais passe beaucoup de temps sur la superstructure.

     Par exemple, bien des gens attendent que la prospérité vienne. Mais celle-ci ne peut arriver dans le futur. Lorsque vous honorez, reconnaissez et acceptez pleinement votre réalité présente et ce que vous avez – c’est-à-dire le lieu où vous êtes, ce que vous êtes et ce que vous faites dans le moment -, vous éprouvez de la reconnaissance pour ce que vous avez, pour ce qui est, pour le fait d’Être. La gratitude envers le moment présent et la plénitude de la vie présente, voilà ce qu’est la vraie prospérité. Celle-ci ne peut survenir dans le futur. Alors, avec le temps, cette prospérité se manifeste pour vous de diverses façons. Si vous êtes insatisfait de ce que vous avez, ou même frustré ou en colère devant un manque actuel, cela peut vous motiver à devenir riche. Mais même avec des millions, vous continuerez à éprouver intérieurement un manque et, en profondeur, l’insatisfaction sera toujours là. Vous avez peut-être vécu de nombreuses expériences passionnantes qui peuvent s’acheter, mais elles sont éphémères et vous laissent toujours un sentiment de vide et le besoin d’une plus grande gratification physique ou psychologique. Vous ne vivez donc pas dans l’Être et, par conséquent, ne sentez pas la plénitude de la vie maintenant, qui est la seule véritable prospérité. Alors, cessez d’attendre, n’en faites plus un état d’esprit. Lorsque vous vous surprenez à glisser vers cet état d’esprit, secouez-vous. Revenez au moment présent. Contentez-vous d’être et dégustez ce fait d’être. Si vous êtes présent, vous n’avez jamais besoin d’attendre quoi que ce soit. Ainsi donc, la prochaine fois que quelqu’un vous dira : « Désolé de vous faire attendre », vous pourrez répondre : « Ça va. Je n’attendais pas. J’étais tout simplement là, à m’amuser ! »

Eckhart Tolle  : Le Pouvoir du Moment présent,  p. 83-84.

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Qu’est-ce que l’ETRE

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

 

L’être est votre moi le plus profond

Question : Vous avez souligné combien il est important d’être profondément enraciné ou d’habiter son corps. Pouvez-vous élaborer davantage ?

Eckhart Tolle : Le corps peut devenir un point d’accès au domaine de l’Être. Parlons-en plus en détail.

gifs pluieJe ne suis pas encore tout à fait certain de bien comprendre ce que vous entendez par l’Être.

Question : « De l’eau ? Qu’entendez-vous par là ? Je ne comprends pas. » Voilà ce que dirait un poisson s’il avait un esprit humain.

 Eckhart Tolle : S’il vous plaît, cessez de vouloir comprendre l’Être. Vous avez déjà eu des aperçus significatifs de ce qu’il est, mais le mental essaiera toujours de le faire entrer de force dans une petite boîte et de l’étiqueter. C’est impossible. Il ne peut devenir un objet de connaissance. Dans le fait d’Être, sujet et objet fusionnent.

 On peut sentir l’Être comme l’éternel Je suis qui est au-delà du nom et de la forme. Ressentir, donc savoir que vous êtes. Se maintenir dans cet état d’enracinement profond, c’est l’illumination, c’est la vérité par laquelle, selon Jésus, vous serez libéré.

 

Question : Libéré de quoi ?

 Eckhart Tolle : De l’illusion que vous n’êtes rien de plus que votre corps physique et votre esprit. Cette « illusion du moi », comme l’appelle Bouddha, constitue l’erreur fondamentale. Libéré de la peur sous ses innombrables déguisements, qui n’est, finalement, que l’inévitable conséquence de cette illusion et votre constant tortionnaire tant que votre sentiment d’identité provient uniquement de cette forme éphémère et vulnérable. Et libéré, aussi, du péché, qui est la souffrance que vous vous infligez inconsciemment à vous-même ainsi qu’aux autres, aussi longtemps que ce sentiment illusoire d’identité gouverne ce que vous pensez, dites et faites.

 

Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre six : Le corps subtil/L’être est votre moi le plus profond

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Emotions – souffrance

Posté par othoharmonie le 1 février 2012

 Emotions - souffrance dans APPRENDS-MOI 195px-Dramaten_mask_2008aHabituellement, une émotion est la manifestation amplifiée et ravivée d’une forme-pensée. Du fait que la charge énergétique en est souvent fulgurante, il n’est pas facile au début de rester suffisamment présent pour la remarquer. Elle veut prendre possession de vous et y parvient en général, à moins qu’il n’y ait suffisamment de présence en vous. Si vous êtes ramené à l’identification inconsciente à l’émotion par manque de présence, ce qui est normal, l’émotion devient temporairement « vous ». Souvent, un cercle vicieux s’installe entre la pensée et l’émotion : elles s’attisent l’une l’autre. Le schème de pensée crée une réflexion amplifiée de lui-même sous la forme d’une émotion et la fréquence vibratoire de l’émotion continue d’alimenter la pensée d’origine. En ressassant mentalement des idées sur la situation, l’événement ou la personne ayant causé l’émotion, la pensée alimente l’émotion, qui à son tour déclenche la forme-pensée, et ainsi de suite.

 Fondamentalement, toutes les émotions ne sont que des variantes d’une seule émotion primordiale et non particularisée dont l’origine remonte à la perte de conscience de ce que nous sommes, au-delà du nom et de la forme. En raison de sa nature non particularisée, il est difficile de trouver un terme pouvant la décrire précisément. Le mot « peur » est celui qui s’en rapprocherait le plus. Mais à une perpétuelle sensation de menace, s’ajoute aussi une profonde sensation d’abandon et d’incomplétude. Il vaut donc mieux employer un terme aussi peu distinctif que l’émotion elle-même, un terme tel que « souffrance ». Une des principales tâches du mental est de se défendre contre cette souffrance émotionnelle et d’essayer de l’éliminer. C’est une des raisons pour lesquelles il est sans cesse en activité. Cependant, tout ce qu’il réussit à faire, c’est l’éclipser temporairement. En fait, plus le mental s’efforce de se débarrasser de la souffrance, plus elle est grande. Le mental ne peut jamais trouver la solution ni se permettre de vous laisser la trouver, car il fait lui-même intrinsèquement partie du « problème ». Imaginez un commissaire de police essayant de mettre la main sur un pyromane alors qu’il est lui-même ce pyromane. Vous réussirez à vous libérer de cette souffrance seulement à partir du moment où vous cesserez d’assimiler le sens de votre moi à l’identification au mental, c’est-à-dire à l’ego. À partir de ce moment-là, le mental est destitué de sa position de pouvoir et votre vraie nature fleurit par l’Être qui apparaît.

 Oui, je sais ce que vous allez me demander.

 Question : J’allais demander ce qu’il en est des émotions positives comme l’amour et la joie.

 220px-Brooklyn_Museum_-_Soul_in_Bondage_-_Elihu_Vedder_-_overall dans APPRENDS-MOIEckhart Tolle : Elles sont inséparables de votre état naturel à être en rapport intime avec l’Être. Des aperçus fugitifs d’amour et de joie ou de brefs moments de profonde paix ne peuvent arriver que lorsqu’une interruption survient dans le flot des pensées. Chez la plupart des gens, de telles parenthèses se produisent rarement et seulement accidentellement, à des moments où le mental réagit par le mutisme. Celui-ci peut être parfois déclenché par une vision d’une grande beauté, un épuisement physique extrême ou même un grand danger. Soudain, une immobilité intérieure s’installe. Et au cœur de cette immobilité, il y a une joie subtile mais intense, il y a l’amour, il y a la paix. Habituellement, ces moments ne durent pas, car le mental reprend l’activité bruyante que nous nommons la pensée. L’amour, la joie et la paix ne peuvent fleurir à moins que vous ne vous soyez débarrassé de la prédominance du mental. Mais ce ne sont pas ce que j’appellerais des émotions. L’amour, la joie et la paix se situent au-delà des émotions, à un niveau beaucoup plus profond. Vous devez donc prendre pleinement conscience de vos émotions et les ressentir avant de pouvoir sentir ce qui se situe au-delà de celles-ci. Étymologiquement, « émotion » veut dire « dérangement ». Le terme vient du verbe latin emovere, qui signifie « déranger ».

 L’amour, la joie et la paix sont les états profonds de l’Être, ou plutôt trois aspects de cet état de rapport intime avec l’Être. En tant que tels, ils n’ont aucun opposé. Pourquoi ? Parce que leur origine se situe au-delà du mental. Par contre, comme les émotions appartiennent au monde de la dualité, elles sont soumises à la loi des opposés. Ceci sous-entend simplement que vous ne pouvez avoir ce qui est bon sans ce qui est mauvais. Donc, dans l’état de non-éveil et d’identification au mental, ce que l’on qualifie parfois à tort de joie n’est en fait habituellement que l’aspect plaisir, éphémère, du perpétuel cycle d’alternance souffrance-plaisir. Le plaisir est toujours provoqué par quelque chose d’extérieur à vous, alors que la joie émane de l’intérieur. Autrement dit, la chose qui vous procure du plaisir aujourd’hui vous fera souffrir demain. Ou bien le plaisir disparaîtra et son absence vous fera souffrir. Et ce que l’on qualifie souvent d’amour peut certes être agréable et plaisant pendant un certain temps, mais il s’agit d’une attitude de dépendance qui nous fait nous accrocher, d’un état d’extrême besoin pouvant se métamorphoser en son opposé en un clin d’œil. Une fois l’euphorie initiale dissipée, de nombreuses relations oscillent en fait entre « l’amour » et la haine, entre l’attirance et l’hostilité.

 220px-Antoin_Sevruguin_4_a_darvishL’amour véritable ne vous fait pas souffrir. Comment le pourrait-il ? Il ne se transforme pas soudainement en haine, pas plus que la véritable joie ne devient souffrance. Comme je l’ai mentionné auparavant, même avant de connaître l’illumination – avant de vous être libéré du mental –, il se peut que vous ayez quelques aperçus de ce que sont la joie et l’amour véritables, ou d’une profonde paix intérieure empreinte d’immobilité mais vibrante et vivante. Ce sont là des aspects de votre vraie nature, qui est en général masquée par le mental. Même dans le cadre d’une relation « normale » de dépendance, il peut y avoir des moments où la présence de quelque chose de plus authentique et d’inaltérable se fait sentir. Mais ces moments seront fugitifs, car ils seront vite évincés par l’activité interférente du mental. Vous aurez peut-être à ce moment-là l’impression d’avoir eu en votre possession quelque chose de très précieux et de l’avoir perdu. Ou bien votre mental essaiera de vous convaincre que, de toute manière, tout cela n’était qu’illusion. Mais la vérité, c’est que ce n’était pas une illusion et que cette expérience ne peut s’effacer. Elle appartient à votre état original qui peut certes être masqué par le mental, mais jamais être détruit par lui. Même lorsque le ciel est complètement couvert, le soleil ne disparaît pas. Il est encore là derrière les nuages.

 Question : Selon Gautama le Bouddha, la douleur et la souffrance naissent du désir ou des compulsions et pour s’en libérer, il faut éliminer la subordination au désir.

 Eckhart Tolle : Pour trouver un substitut à la joie, qui est le propre de l’Être, le mental cherche le salut ou la satisfaction en désirant des choses extérieures ou dans le futur. Aussi longtemps que je suis mon mental, je suis aussi ces envies, ces besoins, ces manques, ces attachements et ces aversions. À part ceux-ci, il n’y a pas de « je », sauf sous la forme d’une infime possibilité, d’un potentiel non réalisé, d’une graine qui n’a pas encore germé. Dans cet état-là, même mon désir de me libérer ou d’atteindre l’éveil n’est encore qu’une autre envie axée sur une satisfaction et un accomplissement futurs. Ne cherchez donc pas à vous libérer du désir ni à « atteindre » l’illumination. Apprenez à être présent. Soyez celui qui observe le mental. Au lieu de citer Bouddha, soyez Bouddha. Soyez « celui qui est éveillé ». C’est ce que le mot bouddha veut dire : éveillé.

 Les humains sont en proie à la souffrance depuis toujours, depuis qu’ils sont sortis de l’état de grâce, qu’ils sont entrés dans le règne du temporel et du mental, et qu’ils ont perdu la conscience de l’Être. Dès ce moment-là, ils ont commencé à se percevoir comme d’insignifiants fragments évoluant dans un monde étranger, coupés de la Source et des autres.

 La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtes identifié à votre mental, c’est-à-dire inconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou toute exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné.

 N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour « décoller » sait très bien que le « planage » se traduit forcément par un « atterrissage », que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelles facilités et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dit de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

 Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez maintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit. Maintenant, j’aimerais vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment dissoudre celle issue du passé.

 Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre un : Vous n’êtes pas votre mental/Les émotions, une réaction du corps au mental

 

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Fête des Lumières en Inde

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2010

Fête des Lumières en Inde dans Penserie mini_bougie Une petite pensée particulière aujourd’hui 5 novembre 2010 car nos amis indiens sont en train de fêter la FETE DES LUMIERES….. (nouvel an en Inde).

Lorsque nous avons quitté le sol Indien, cette grande fête était en préparation…..

 dans VOYAGE EN INDE

Dans toute l’Inde cette fête marque le début du nouvel an Hindou. C’est la fête de lumières, partout dans le pays, les fidèles allument des petites lampes à huile et des lampes électriques. Des milliers de lampes illuminent alors les rues et les maisons, pour indiquer la route à Rama, qui rentre d’exil. Mais de nos jours la fête est également dédié à Lakshmi, la déesse de la fortune, et au Bengale à Kali. C’est certainement la fête la plus gaie du calendrier hindou, et est de tradition de se vêtir de nouveaux habits à cette occasion, de s’échanger des sucreries et… de faire exploser des pétards jusqu’à tard dans la nuit. 

La légende raconte que cette célébration hindou a pris place pour la première fois en l’honneur du retour de Rama, après sa victoire face au démon Ravana. Elle correspond au nouvel an Indien selon le calendrier hindou Vikram utilisé en Inde du Nord. Une grande fête où l’on célèbre le renouvellement de la vie et la destruction du mal. 

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Parmi les nombreuses fêtes hindoues qui représentent symboliquement l’ascension de l’âme individuelle vers les sommets divins, Deepavali est la plus populaire et la plus significative. Deepavali se situe pendant le Krishna Paksha ou la moitié sombre du mois de Karthik (nouvelle lune d’Octobre-Novembre). L’obscurité représente l’ignorance ou la maya qui enveloppe l’existence terrestre des mortels, mais la lumière symbolise le moi intérieur, flamboyant de pureté et de splendeur grâce à la flamme de la sadhana, ou effort constant et sacrifice de soi, allumé par la mèche de la dévotion (Bhakti) et l’huile du Jnana, c’est-à-dire, la connaissance ou la sagesse. La lumière intérieure dissipe toute obscurité et permet au moi de se voir Lui-même dans toute sa splendeur et sa gloire. Alors la vie entière devient une vie de lumière, de sagesse et de réalisation personnelle. Ceci est Deepavali – « l’alignement de lumières ».   

Il existe de nombreuses histoires et légendes qui se rattachent à Deepavali, mais toutes présentent une unique vérité de façon allégorique. Narakasura, le fils de Bhoodevi la Terre-Mère, fût annihilé par Krishna, et c’est ce jour qui est célébré comme Deepavali. Bhoodevi représente Prakriti, la Mère Nature. Tout notre attachement aux biens de ce monde ne se situe que dans un plan éphémère. Le Moi Divin de Krishna annihile le démon de l’attachement matérialiste, Narakasura, le produit de Prakriti, la nature. 

    

 Dans certains endroits de l’Inde, la fête est célébrée comme le jour de la victoire de Rama sur Ravana. Rama est le moi qui se révèle en chaque être – « sarve ramante iti raamah ». Ravana avec ses dix têtes, qui représentent les dix sens parcourant le monde, toujours à la recherche des objets et des plaisirs sensuels, est l’incarnation de la sensualité. Le Moi annihile la force obscure de la sensualité et apporte la lumière dans la vie du jeeva individuel, représenté par Seeta.
    

 Certains célèbrent Deepavali comme le mariage de la Déesse Lakshmi et de Vishnu. Lakshmi représente tous les éléments favorables et le bien-être matériel. Le dieu Vishnu symbolise la béatitude spirituelle. Le mélange harmonieux du bien-être matériel – abhyudaya – et de l’élévation spirituelle – nishreyasa – est le but de la vie, et en allumant la lampe de la connaissance ou de la sagesse, les deux se réalisent. 

Au Bengale, Deepavali est célébré en tant que fête de Durga (une des formes de la Mère) – celle qui nous permet de franchir les forteresses de l’ignorance. Certains fêtent ce jour comme celui de la destruction de Lanka, terre de sensualité, par Hanuman, qui représente symboliquement l’âme illuminée qui disperse les ténèbres. 

Les Jaïns célèbrent Deepavali pour marquer l’avènement de Mahavira Jina, celui qui conquit les forces obscures avec la lumière de la sagesse. L’application d’huile sur la tête et le bain rituel de cette journée symbolisent le rafraîchissement du cerveau pour le rendre brillant, et le lessivage des mauvaises pensées de l’esprit. 

Le festival de Deepavali unifie les éléments variés de la population par les liens de la fraternité humaine. L’explosion des pétards et l’illumination de l’espace symbolisent la diffusion de la connaissance sur la société tout entière. Le port de vêtements neufs représente l’adoption d’une nouvelle vie spirituelle, après s’être défait de la basse existence matérielle. La distribution de sucreries parmi les gens symbolise la diffusion de la joie, de la paix, de l’amour mutuel et de l’harmonie.

Nivedita et Sarojini Naidu ont souligné que, avant la partition de l’Inde, même les musulmans du Bengale se joignaient aux hindous pour allumer et déposer les petites lampes flottantes sur le fleuve sacré, le Gange, marquant symboliquement l’illumination de Jiva Ganga, ou flux de vie, avec les lumières de connaissance, d’unité et de fraternité. Deepavali est un moment où la charité atteint ses sommets. Tout le monde cherche à faire plaisir aux autres par des cadeaux, même les maîtres offrent à leurs serviteurs des vêtements, des gâteaux, soulignant ainsi leur place au sein de l’unité familiale. 

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NOTA : Au Tamil Nadu, dans le Sud de l’Inde, Deepavali se situe à la même époque, mais dans le calendrier tamil, le nom du mois est « Aypassa ». C’est l’occasion de faire éclater d’innombrables pétards, d’offrir des cadeaux, et de sacrifier quelques animaux (chèvres, poules, lapins…) en l’honneur de Kali. 

Les petites lampes à huile illuminent le pays au mois tamil de Karthik, en Novembre-Décembre, pour « Karthik Deepam », la pleine lune. Pour de nombreux Tamouls, c’est également Karthik qui tua Narakasura.

 

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Où que vous soyez

Posté par othoharmonie le 27 août 2010

 Où que vous soyez dans A et B 000206AA OÙ QUE VOUS SOYEZ, SOYEZ-Y TOTALEMENT  000206AA dans A et B 

 

                                                           Eckart tollé 

 

000206ABEssayez de vous surprendre en train de vous plaindre, par des paroles ou en pensée, d’une situation dans laquelle vous vous trouvez, de ce que les autres font ou disent, de votre cadre de vie, de vos conditions de vie et même du temps qu’il fait. Se lamenter, c’est toujours et encore ne pas accepter ce qui est. Cette attitude comporte invariablement une charge négative inconsciente. Lorsque vous vous plaignez, vous adoptez une attitude de victime. Lorsque vous vous exprimez, vous reprenez votre pouvoir. Alors, changez la situation en passant à l’action ou en vous exprimant, si c’est nécessaire ou possible. Ou encore éliminez la situation de votre vie ou acceptez-la. Tout le reste n’est que folie. 

 

L’inconscience ordinaire est toujours reliée d’une certaine façon au déni du présent. Le présent, bien sûr, implique aussi l’ici. Êtes-vous en train de résister à l’ici-maintenant ? Certaines personnes voudraient toujours être ailleurs. Leur « ici » ne leur suffit jamais. En vous observant, tentez de voir si tel est le cas pour vous. Où que vous soyez, soyez-y totalement. Si vous trouvez votre ici-maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, trois possibilités s’offrent à vous : vous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement. Si vous voulez assumer la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces trois options, et tout de suite. Puis, acceptez-en les conséquences. Sans excuses. Sans négativité. Sans pollution psychique. Gardez votre espace intérieur dégagé. 

 

Si vous passez à l’action, c’est-à-dire que vous vous retirez de la situation ou que vous la changez, commencez si possible par laisser tomber la négativité. L’action qui résulte de la compréhension des besoins est plus efficace que celle qui découle de la négativité. 

 

Souvent, il vaut mieux passer à n’importe quelle action que de ne rien faire, surtout si on est piégé depuis longtemps dans une situation malheureuse. S’il s’agit d’une erreur, vous apprendrez au moins quelque chose et, dans ce cas, ce n’en sera plus une. Si vous restez dans le piège, vous n’apprendrez rien. La peur vous empêche-t-elle de passer à l’action ? Reconnaissez-la, observez-la, accordez-lui votre attention, soyez-lui pleinement présent. Ceci aura pour effet de rompre le lien entre la peur et la pensée. Ne laissez pas la peur vous venir à l’esprit. Utilisez le pouvoir du présent. La peur ne peut l’emporter sur lui. 

 

Si vous ne pouvez vraiment rien faire pour rectifier votre ici-maintenant ou pour vous retirer de la situation, alors acceptez totalement ce qui se passe actuellement en laissant tomber toute résistance intérieure. Le moi faux et tourmenté qui adore se sentir malheureux ou rancunier, ou s’apitoyer sur son sort, ne peut plus survivre. Cela s’appelle lâcher prise, ce qui n’est pas synonyme de faiblesse et recèle au contraire une grande force. Seule une personne qui lâche prise a du pouvoir spirituel. En agissant ainsi, vous serez intérieurement libéré de la situation et la verrez peut-être changer sans aucun effort de votre part. Chose certaine, vous serez libre. 

 

Ou bien y a-t-il quelque chose que vous « devriez » faire mais que vous ne faites pas ? Dans l’affirmative, levez-vous et faites-le tout de suite. Sinon, acceptez complètement votre inactivité, votre paresse ou votre passivité actuelles, si tel est votre choix. Allez-y à fond. Amusez-vous. Soyez aussi paresseux ou inactif que possible. Si vous y allez à fond et consciemment, vous en sortirez bientôt. Ou peut-être pas. D’une façon ou d’une autre, il n’y aura ni conflit intérieur, ni résistance, ni négativité. 

 

 

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Êtes-vous stressé ? Êtes-vous si pressé d’arriver au futur que le présent n’est plus qu’une étape ? Le stress est provoqué par le fait que l’on soit « ici » tout en voulant être « là », ou que l’on soit dans le présent tout en voulant être dans le futur. C’est une division qui vous déchire intérieurement. Il est malsain de la créer et de vivre avec. Le fait que tout le monde le fasse ne rend pas les choses moins malsaines. Au besoin, vous pouvez vous déplacer rapidement, travailler avec célérité ou même courir, sans vous projeter dans le futur ni résister au présent. Lorsque vous vous déplacez, travaillez, courez, faites-le totalement. Appréciez le mouvement et l’intensité de l’énergie à cet instant-là. À présent, vous n’êtes plus stressé, vous n’êtes plus en dichotomie. Vous ne faites que vous déplacer, courir, travailler et apprécier. Ou vous pouvez tout laisser tomber et vous asseoir sur un banc de parc. Mais si vous le faites, observez votre mental. Il vous dira peut-être : « Tu devrais être en train de travailler. Tu perds ton temps. » Observez-le. Souriez-lui. 

 

Le passé retient-il une grande partie de votre attention ? Vous arrive-t-il souvent d’en parler et d’y penser, en bien ou en mal ? S’agit-il des grandes choses que vous avez accomplies, de vos aventures ou de vos expériences ? Ressassez-vous votre passé de victime et les affreuses choses que l’on vous a faites ou que vous avez faites à quelqu’un ? Vos mécanismes mentaux sont-ils en train d’engendrer de la culpabilité, de l’orgueil, du ressentiment, de la colère, du regret ou de l’apitoiement sur vous-même ? Alors, non seulement vous renforcez un faux sentiment de moi, mais vous accélérez également le processus de vieillissement de votre corps en provoquant une accumulation de passé dans votre psyché. Vérifiez cela vous-même en observant autour de vous ceux qui ont une forte tendance à s’accrocher au passé. 

 

Laissez mourir le passé à chaque instant. Vous n’en avez pas besoin. N’y faites référence que lorsque c’est absolument de mise pour le présent. Ressentez le pouvoir de cet instant et la plénitude de l’Être. Sentez votre présence. 

 

Êtes-vous inquiet ? Avez-vous souvent des pensées anticipatoires ? Dans ce cas, vous vous identifiez à votre mental, qui se projette dans une situation future imaginaire et crée de la peur. Il n’y a aucun moyen de faire face à une telle situation, car celle-ci n’existe pas. C’est un ectoplasme mental. Vous pouvez mettre fin à cette folie corrosive qui sape votre santé et votre vie : il vous suffit d’appréhender l’instant présent. Prenez conscience de votre respiration. Sentez le mouvement de l’air qui entre et sort de vos poumons. Ressentez le champ énergétique en vous. Tout ce que vous aurez jamais à affronter et à envisager dans la vie réelle, c’est cet instant. Alors que vous ne pouvez le faire dans le cas de projections mentales imaginaires. Demandez-vous quel « problème » vous avez à l’instant, et non celui que vous aurez l’an prochain, demain ou dans cinq minutes. Qu’est-ce qui ne va pas en ce moment ? Vous pouvez toujours composer avec le présent, mais vous ne pourrez jamais composer avec le futur. Et vous n’avez pas à le faire. La réponse, la force, l’action ou la ressource justes se présenteront lorsque vous en aurez besoin. Ni avant, ni après. 

 

« Un jour, j’y arriverai. » Votre but monopolise-t-il une si grande part de votre attention que vous réduisez l’instant présent à un moyen vous permettant d’atteindre ce but ? Dénue-t-il votre action de toute joie ? Attendez-vous avant de commencer à vivre ? Si vous adoptez un tel scénario mental, peu importe vos réalisations et vos accomplissements, le présent ne sera jamais assez bien. Le futur semblera toujours meilleur. C’est là la recette parfaite pour concocter une insatisfaction ou un inassouvissement permanents, ne pensez-vous pas ? 

 

Êtes-vous quelqu’un qui attend généralement ? Quel pourcentage de votre vie passez-vous à attendre ? Ce que j’appelle « l’attente à petite échelle », c’est faire la queue au bureau de poste, être pris dans un bouchon de circulation, ou à l’aéroport. Ou encore anticiper l’arrivée de quelqu’un, la fin d’une journée de travail, etc. « L’attente à grande échelle », c’est espérer les prochaines vacances, un meilleur emploi, le succès, l’argent, le prestige, l’illumination. C’est attendre que les enfants grandissent et qu’une personne vraiment importante arrive dans votre vie. Il n’est pas rare que des gens passent leur vie à attendre pour commencer à vivre. 

 

 

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Attendre est un état d’esprit. En résumé, vous voulez le futur, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n’avez pas. Avec l’attente, peu importe sa forme, vous suscitez inconsciemment un conflit intérieur entre votre ici-maintenant, où vous ne voulez pas être, et le futur projeté que vous convoitez. Cela réduit grandement la qualité de votre vie en vous faisant perdre le présent. Il n’y a rien de mal à essayer d’améliorer vos conditions de vie, et vous pouvez le faire. Par contre, vous ne pouvez améliorer votre vie. La vie passe avant tout. La vie est votre Être intérieur le plus profond. Elle est déjà entière, complète, parfaite. Ce sont les circonstances et vos expériences qui constituent vos conditions de vie. Il n’y a rien de mal à aspirer à aspirer à certains buts et à vous efforcer de les atteindre. L’erreur, c’est de substituer cette aspiration au sentiment de vivre, à l’Être. Le seul point d’accès à l’Être, c’est le présent. Vous êtes donc comme l’architecte qui ne prête aucune attention aux fondations d’un édifice, mais passe beaucoup de temps sur la superstructure. 

 

Par exemple, bien des gens attendent que la prospérité vienne. Mais celle-ci ne peut arriver dans le futur. Lorsque vous honorez, reconnaissez et acceptez pleinement votre réalité présente et ce que vous avez – c’est-à-dire le lieu où vous êtes, ce que vous êtes et ce que vous faites dans le moment –, vous éprouvez de la reconnaissance pour ce que vous avez, pour ce qui est, pour le fait d’Être. La gratitude envers le moment présent et la plénitude de la vie présente, voilà ce qu’est la vraie prospérité. Celle-ci ne peut survenir dans le futur. Alors, avec le temps, cette prospérité se manifeste pour vous de diverses façons. Si vous êtes insatisfait de ce que vous avez, ou même frustré ou en colère face à un manque actuel, cela peut vous motiver à devenir riche. Mais même avec des millions, vous continuerez à éprouver intérieurement un manque et, en profondeur, l’insatisfaction sera toujours là. Vous avez peut-être vécu de nombreuses expériences passionnantes qui peuvent s’acheter, mais elles sont éphémères et vous laissent toujours un sentiment de vide et le besoin d’une plus grande gratification physique ou psychologique. Vous ne vivez donc pas dans l’Être et, par conséquent, ne sentez pas la plénitude de la vie maintenant, qui est la seule véritable prospérité. 

 

Alors, cessez d’attendre, n’en faites plus un état d’esprit. Lorsque vous vous surprenez à glisser vers cet état d’esprit, secouez-vous. Revenez au moment présent. Contentez-vous d’être et dégustez ce fait d’être. Si vous êtes présent, vous n’avez jamais besoin d’attendre quoi que ce soit. Ainsi donc, la prochaine fois que quelqu’un vous dira : « Désolé de vous faire attendre », vous pourrez répondre : « Ça va. Je n’attendais pas. J’étais tout simplement là, à m’amuser ! » 

 

Voilà seulement quelques-unes des stratégies habituelles qui font partie de l’inconscience ordinaire et que le mental utilise pour nier le moment présent. Elles font tellement partie de la vie normale, du « parasitage de fond » et de l’insatisfaction perpétuelle qu’il est facile de les ignorer. Mais plus on surveille son état mental et émotionnel intérieur, plus il est facile de savoir quand on s’est fait prendre au piège du passé ou du futur. Plus il est facile de se rendre compte qu’on a été inconscient et de sortir du rêve du temps pour revenir au présent. Mais attention : le moi faux, tourmenté et fondé sur l’identification au mental vit du temps. Il sait que le moment présent signe son arrêt de mort et se sent de ce fait très menacé par lui. Il fera tout ce qu’il pourra pour vous en éloigner. Il essaiera de vous maintenir à tout prix dans le temps. 

 

 

                                                                              Eckart Tollé

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Emotions – réaction

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2010

Emotions - réaction 00020694LE POUVOIR DU  

  MOMENT PRÉSENT  00020694 

 Guide d’éveil spirituel 

Vous êtes ici pour permettre  

à la mission divine de l’univers  

de se déployer.  

Voilà à quel point vous êtes important ! 

Eckhart Tolle

 00020694 LES ÉMOTIONS, UNE RÉACTION DU CORPS AU MENTAL  00020694 

  Qu’en est-il des émotions ? Je me laisse plus souvent prendre par mes émotions que par mon mental

 Dans le sens selon lequel j’emploie le terme, le mental ne fait pas seulement référence à la pensée. Il comprend également vos émotions ainsi que tous les schèmes réactifs inconscients mettant en rapport pensées et émotions. Les émotions naissent au point de rencontre du corps et du mental. Une émotion est la réaction de votre corps à votre mental, ou encore le reflet de votre mental dans le corps. Par exemple, une pensée agressive ou hostile crée dans le corps une accumulation d’énergie que nous appelons colère. Le corps s’apprête à se battre. La pensée d’être menacé physiquement ou psychologiquement occasionne une contraction dans le corps. C’est l’aspect physique de ce que nous appelons la peur. Les recherches ont prouvé que les émotions fortes peuvent même modifier la biochimie du corps. Ces modifications biochimiques constituent l’aspect physique ou matériel de l’émotion. Bien sûr, vous n’êtes généralement pas conscient de tous vos schèmes de pensée et ce n’est souvent qu’en observant vos émotions que vous pouvez les amener à la conscience. 

Plus vous vous identifiez à vos pensées, à vos goûts, à vos jugements et à vos interprétations, c’est-à-dire moins vous êtes présent en tant que conscience qui observe, plus grande sera la charge émotionnelle. Et ceci, que vous en soyez conscient ou non. Si vous ne réussissez pas à ressentir vos émotions, si vous en êtes coupé, vous en ferez l’expérience sur un plan purement physique, sous la forme d’un problème ou d’un symptôme physique. Étant donné qu’on a écrit énormément sur ce sujet au cours des dernières années, nous n’avons pas besoin de nous y attarder. Un profond schème émotionnel inconscient peut même se manifester sous la forme d’un événement qui semble simplement vous arriver. Par exemple, j’ai observé que les gens qui portent inconsciemment en eux une grande colère et qui ne l’expriment pas sont plus susceptibles de se faire attaquer verbalement ou physiquement par d’autres gens pleins de colère, souvent sans raison évidente. Il émane de ces premiers une forte vibration de colère qui entre en résonance avec la colère d’autres personnes et qui la déclenche

Si vous avez de la difficulté à ressentir vos émotions, commencez par centrer votre attention sur le champ énergétique de votre corps. Sentez votre corps de l’intérieur. Ceci vous mettra aussi en contact avec vos émotions. Nous explorerons cela plus en détail plus tard.

  

§

 Vous dites que l’émotion est la réaction corporelle du mental. Mais il existe parfois un conflit entre les deux : le mental dit « non » alors que l’émotion dit « oui ». Ou vice-versa

Si vous voulez vraiment apprendre à connaître votre mental, observez l’émotion, ou mieux encore, ressentez-la dans votre corps, car celui-ci vous donnera toujours l’heure juste. Si, apparemment, il y a un conflit entre les deux, la pensée mentira alors que l’émotion dira la vérité. Non pas la vérité ultime de votre essence, mais la vérité relative de votre état d’esprit à ce moment-là. 

Les conflits entre pensées superficielles et processus mentaux inconscients sont certes chose commune. Mais si vous n’êtes pas encore capable de conscientiser l’activité mentale inconsciente sous la forme de pensées, celle-ci sera toujours reflétée dans le corps sous la forme d’une émotion. Et de cela vous pouvez prendre conscience. Fondamentalement, on observe une émotion de la même façon qu’une pensée, comme je l’ai expliqué plus haut. La seule différence, c’est qu’une émotion est fortement reliée au physique et que vous la ressentirez principalement dans le corps, alors qu’une pensée se loge dans la tête. Vous pouvez alors permettre à l’émotion d’être là sans être contrôlé par elle. Vous n’êtes plus l’émotion : vous êtes le témoin, la présence qui observe. Si vous vous exercez à cela, tout ce qui est inconscient en vous sera amené à la lumière de la conscience.

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Cela revient-il à dire qu’il est aussi important d’examiner les émotions que les pensées ? 

 Oui. Prenez l’habitude de vous poser la question suivante : « Qu’est-ce qui se passe en moi en ce moment ? » Elle vous indiquera la bonne direction. Mais n’analysez pas. Contentez-vous d’observer. Tournez votre attention vers l’intérieur. Sentez l’énergie de l’émotion. S’il n’y a aucune émotion, soyez encore plus profondément attentif à votre champ énergétique, à l’intérieur du corps. C’est la porte d’accès à l’Être. 

§

  

Habituellement, une émotion est la manifestation amplifiée et ravivée d’une forme-pensée. Du fait que la charge énergétique en est souvent fulgurante, il n’est pas facile au début de rester suffisamment présent pour la remarquer. Elle veut prendre possession de vous et y parvient en général, à moins qu’il n’y ait suffisamment de présence en vous. Si vous êtes ramené à l’identification inconsciente à l’émotion par manque de présence, ce qui est normal, l’émotion devient temporairement « vous ». Souvent, un cercle vicieux s’installe entre la pensée et l’émotion : elles s’attisent l’une l’autre. Le schème de pensée crée une réflexion amplifiée de lui-même sous la forme d’une émotion et la fréquence vibratoire de l’émotion continue d’alimenter la pensée d’origine. En ressassant mentalement des idées sur la situation, l’événement ou la personne ayant causé l’émotion, la pensée alimente l’émotion, qui à son tour déclenche la forme-pensée, et ainsi de suite. 

Fondamentalement, toutes les émotions ne sont que des variantes d’une seule émotion primordiale et non particularisée dont l’origine remonte à la perte de conscience de ce que nous sommes, au-delà du nom et de la forme. En raison de sa nature non particularisée, il est difficile de trouver un terme pouvant la décrire précisément. Le mot « peur » est celui qui s’en rapprocherait le plus. Mais à une perpétuelle sensation de menace, s’ajoute aussi une profonde sensation d’abandon et d’incomplétude. Il vaut donc mieux employer un terme aussi peu distinctif que l’émotion elle-même, un terme tel que « souffrance ». Une des principales tâches du mental est de se défendre contre cette souffrance émotionnelle et d’essayer de l’éliminer. C’est une des raisons pour lesquelles il est sans cesse en activité. Cependant, tout ce qu’il réussit à faire, c’est l’éclipser temporairement. En fait, plus le mental s’efforce de se débarrasser de la souffrance, plus elle est grande. Le mental ne peut jamais trouver la solution ni se permettre de vous laisser la trouver, car il fait lui-même intrinsèquement partie du « problème ». Imaginez un commissaire de police essayant de mettre la main sur un pyromane alors qu’il est lui-même ce pyromane. Vous réussirez à vous libérer de cette souffrance seulement à partir du moment où vous cesserez d’assimiler le sens de votre moi à l’identification au mental, c’est-à-dire à l’ego. À partir de ce moment-là, le mental est destitué de sa position de pouvoir et votre vraie nature fleurit par l’Être qui apparaît. 

Oui, je sais ce que vous allez me demander.

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J’allais demander ce qu’il en est des émotions positives comme l’amour et la joie.

  

Elles sont inséparables de votre état naturel à être en rapport intime avec l’Être. Des aperçus fugitifs d’amour et de joie ou de brefs moments de profonde paix ne peuvent arriver que lorsqu’une interruption survient dans le flot des pensées. Chez la plupart des gens, de telles parenthèses se produisent rarement et seulement accidentellement, à des moments où le mental réagit par le mutisme. Celui-ci peut être parfois déclenché par une vision d’une grande beauté, un épuisement physique extrême ou même un grand danger. Soudain, une immobilité intérieure s’installe. Et au coeur de cette immobilité, il y a une joie subtile mais intense, il y a l’amour, il y a la paix. Habituellement, ces moments ne durent pas, car le mental reprend l’activité bruyante que nous nommons la pensée. L’amour, la joie et la paix ne peuvent fleurir à moins que vous ne vous soyez débarrassé de la pré-dominance du mental. Mais ce ne sont pas ce que j’appellerais des émotions. L’amour, la joie et la paix se situent au-delà des émotions, à un niveau beaucoup plus profond. Vous devez donc prendre pleinement conscience de vos émotions et les ressentir avant de pouvoir sentir ce qui se situe au-delà de celles-ci. Étymologiquement, « émotion » veut dire « dérangement ». Le terme vient du verbe latin emovere, qui signifie « déranger ». 

L’amour, la joie et la paix sont les états profonds de l’Être, ou plutôt trois aspects de cet état de rapport intime avec l’Être. En tant que tels, ils n’ont aucun opposé. Pourquoi ? Parce que leur origine se situe au-delà du mental. Par contre, comme les émotions appartiennent au monde de la dualité, elles sont soumises à la loi des opposés. Ceci sous-entend simplement que vous ne pouvez avoir ce qui est bon sans ce qui est mauvais. Donc, dans l’état de non-éveil et d’identification au mental, ce que l’on qualifie parfois à tort de joie n’est en fait habituellement que l’aspect plaisir, éphémère, du perpétuel cycle d’alternance souffrance-plaisir. Le plaisir est toujours provoqué par quelque chose d’extérieur à vous, alors que la joie émane de l’intérieur. Autrement dit, la chose qui vous procure du plaisir aujourd’hui vous fera souffrir demain. Ou bien le plaisir disparaîtra et son absence vous fera souffrir. Et ce que l’on qualifie souvent d’amour peut certes être agréable et plaisant pendant un certain temps, mais il s’agit d’une attitude de dépendance qui nous fait nous accrocher, d’un état d’extrême besoin pouvant se métamorphoser en son opposé en un clin d’oeil. Une fois l’euphorie initiale dissipée, de nombreuses relations oscillent en fait entre « l’amour » et la haine, entre l’attirance et l’hostilité. 

L’amour véritable ne vous fait pas souffrir. Comment le pourrait-il ? Il ne se transforme pas soudainement en haine, pas plus que la véritable joie ne devient souffrance. Comme je l’ai mentionné auparavant, même avant de connaître l’illumination – avant de vous être libéré du mental –, il se peut que vous ayez quelques aperçus de ce que sont la joie et l’amour véritables, ou d’une profonde paix intérieure empreinte d’immobilité mais vibrante et vivante. Ce sont là des aspects de votre vraie nature, qui est en général masquée par le mental. Même dans le cadre d’une relation « normale » de dépendance, il peut y avoir des moments où la présence de quelque chose de plus authentique et d’inaltérable se fait sentir. Mais ces moments seront fugitifs, car ils seront vite évincés par l’activité interférente du mental. Vous aurez peut-être à ce moment-là l’impression d’avoir eu en votre possession quelque chose de très précieux et de l’avoir perdu. Ou bien votre mental essaiera de vous convaincre que, de toute manière, tout cela n’était qu’illusion. Mais la vérité, c’est que ce n’était pas une illusion et que cette expérience ne peut s’effacer. Elle appartient à votre état original qui peut certes être masqué par le mental, mais jamais être détruit par lui. Même lorsque le ciel est complètement couvert, le soleil ne disparaît pas. Il est encore là derrière les nuages. 

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Selon Gautama le Bouddha, la douleur et la souffrance naissent du désir ou des compulsions et pour s’en libérer, il faut éliminer la subordination au désir

 Pour trouver un substitut à la joie, qui est le propre de l’Être, le mental cherche le salut ou la satisfaction en désirant des choses extérieures ou dans le futur. Aussi longtemps que je suis mon mental, je suis aussi ces envies, ces besoins, ces manques, ces attachements et ces aversions. À part ceux-ci, il n’y a pas de « je », sauf sous la forme d’une infime possibilité, d’un potentiel non réalisé, d’une graine qui n’a pas encore germé. Dans cet état-là, même mon désir de me libérer ou d’atteindre l’éveil n’est encore qu’une autre envie axée sur une satisfaction et un accomplissement futurs. Ne cherchez donc pas à vous libérer du désir ni à « atteindre » l’illumination. Apprenez à être présent. Soyez celui qui observe le mental. Au lieu de citer Bouddha, soyez Bouddha. Soyez « celui qui est éveillé ». C’est ce que le mot bouddha veut dire : éveillé. 

Les humains sont en proie à la souffrance depuis toujours, depuis qu’ils sont sortis de l’état de grâce, qu’ils sont entrés dans le règne du temporel et du mental, et qu’ils ont perdu la conscience de l’Être. Dès ce moment-là, ils ont commencé à se percevoir comme d’insignifiants fragments évoluant dans un monde étranger, coupés de la Source et des autres. 

La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtes identifié à votre mental, c’est-à-dire inconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou toute exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné. N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour « décoller » sait très bien que le « planage » se traduit forcément par un « atterrissage », que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelles facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dit de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état. 

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez maintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit. Maintenant, j’aimerais vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment dissoudre celle issue du passé.

 

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