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Les sept niveaux de l’évolution spirituelle

Posté par othoharmonie le 12 avril 2015

 

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Au cours de son évolution spirituelle, l’homme traverse sept étapes, chacune d’elle ayant certaines caractéristiques. La connaissance de celles-ci peut nous ouvrir la voie vers les niveaux supérieurs et nous conduire à la perfection.

 Premier niveau 

Le premier plan est le moins élevé. C’est celui de la conscience instinctive qui est proche de l’animal.

Le premier stade se caractérise par l’ignorance ou l’absence totale de connaissance et même d’information liées à la nature de l’esprit et de la réalité. Généralement parlant, c’est le cas de la plupart des êtres humains de l’époque actuelle, qui se limitent à croire aveuglement seulement à ce qu’ils peuvent percevoir à l’aide des cinq sens ou seulement à la science et la technologie abordées d’une manière mécaniciste.

Le premier niveau d’évolution est relativement rudimentaire au point de vue spirituel, puisque la personne qui s’y trouve est essentiellement matérialiste. Ses principales préoccupations (pour ne pas dire ses seules) sont la satisfaction de ses besoins primaires, l’assouvissement des plaisirs des sens, souvent avec excès (boire, manger, s’accoupler), et l’accumulation de biens. Pour cette personne, la préoccupation spirituelle n’existe tout simplement pas, à moins que celle-ci ne soit perçue comme un instrument pour leurrer ou pour tirer profit des autres. Selon elle, lorsqu’on meurt, c’est fini : on pourrit simplement dans un trou.

On peut comprendre que, dans cette perspective, l’existence de Dieu ou d’un Être suprême n’a que peu d’intérêt ; à quoi pourrait donc servir un dieu si, à la mort, tout est fini ? Ce genre de personne peut être agréable à rencontrer l’espace d’une soirée, à l’occasion d’une partie ou pour un bon repas par exemple. Mais comme le type de relations qu’on peut nouer tourne autour de l’assouvissement des besoins les plus primaires, on ne peut s’attendre à des contacts profonds. Cela dit, même si ces personnes sont menées par leurs émotions et leurs passions, cela ne signifie pas nécessairement qu’elles ne possèdent aucune morale, aucune conscience ; c’est simplement que leur expression est des plus sommaires.

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 Deuxième niveau 

Le deuxième plan est celui de la conscience collective. A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires, mais plusieurs peuvent lui convenir.

Le deuxième stade est marqué par une sensibilité plus ou moins accentuée aux autres états de conscience, qui peuvent apparaître soit de façon fortuite, soit d’une manière logique, traditionnelle (par exemple la pratique du yoga) ; parfois, l’éveil de l’intérêt pour des aspects spirituels peut se produire grâce au déclenchement de certains processus ineffables de résonance intérieure suite à la lecture d’un texte spirituel authentique, du témoignage d’un grand maître, ou alors via une expérience mystique ou même suite au paroxysme d’une crise existentielle douloureuse; ou encore, en fréquentant systématiquement un groupe d’êtres spirituels ou par l’adoption d’une thérapie efficace, moins conventionnelle, l’être humain peut éveiller progressivement des forces subtiles bénéfiques auparavant insoupçonnées..

Le deuxième niveau s’apparente au premier sous de nombreux aspects ; l’acquisition de biens matériels reste une motivation importante, voire la pierre angulaire de la vie, tout comme, d’ailleurs, l’assouvissement des plaisirs des sens. Les personnes qui s’y positionnent ont souvent tendance à croire que la valeur des gens est proportionnelle aux biens qu’ils possèdent. En revanche, dans la majorité des cas, les personnes qui se situent à ce deuxième niveau d’évolution (ou de conscience) croient en l’existence d’un Être suprême, mais trop souvent encore, elles ont tendance à créer un Dieu qui sert leurs intérêts.

L’un n’allant pas sans l’autre, on comprend dès lors que leur spiritualité est aussi rudimentaire que l’image qu’elles se font de leur Dieu. En un certain sens, on pourrait dire que ces personnes ont tendance à croire en Dieu, au cas où celui-ci existerait : pourquoi courir des risques ? N’est-il pas plus prudent de couvrir ses arrières ? Lorsqu’il leur arrive de s’attarder à de tels concepts – Dieu, la spiritualité, la vie, la mort, etc. – elles sont vite dépassées. Il s’agit de l’archétype de l’être qui est conscient de sa mortalité et s’en inquiète juste assez… pour croire en Dieu (on pourrait d’ailleurs ajouter, ici, qu’il le fait en espérant que c’est bien ce qu’il doit faire !). Sa conscience spirituelle n’est pas vraiment un sujet dont il se préoccupe vraiment ; il a la conviction que la spiritualité est l’affaire des autres et ne le concerne pas vraiment. Par contre, ces individus adoptent ou tentent d’adopter une ligne de conduite non dénuée de principes. Ils ont une conscience morale plus développée que les personnes du premier niveau. J’ajouterai aussi que lorsqu’ils adoptent une religion, c’est celle de leurs parents, celle dans laquelle ils ont été élevés ; toutefois, il arrive qu’ils s’ouvrent à d’autres spiritualités.

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 Troisième niveau 

Le troisième plan est celui du mental. Là, l’individu situe son JE. Il commence a s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leader. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé etc).

Le troisième stade marque la recherche pleine d’aspiration de certaines méthodes efficaces d’éveil, d’une voie spirituelle authentique. Ce stade est caractérisé le plus souvent par une recherche fébrile et souvent livresque. Nous ne pensons alors plus qu’à ce sujet, et quelque chose à l’intérieur nous dit parfois que nous nous approchons de la vérité, cet aspect nous étant ultérieurement confirmé par les lectures. C’est le moment où nous commençons à chercher avec ardeur un maître et parfois nous nous lançons vers ce qu’un grand yogi a nommé « un cocktail spirituel”, c’est-à-dire une combinaison de postures corporelles, de thérapies, de lectures « ésotériques”, plus ou moins mêlées à des techniques de méditations, arts martiaux ou pratiques genre tai-chi, passes biomagnétiques, etc. Il existe certaines personnes qui malheureusement restent définitivement cantonnées à ce stade et qui croient avec la force du semi-docte qu’elles ont trouvé la voie. De cette catégorie ne manquent pas ceux qui, après la première expérience spirituelle, se considérant complètement illuminés, s’y arrêtent. D’autres rencontrent au bout de ce périple la vraie voie et le maître spirituel. C’est seulement alors que commence pour eux la vraie aventure spirituelle.

À ce niveau, on rencontre des gens qui accordent encore une importance certaine à l’aspect matériel de l’existence, mais tout en croyant sincèrement en l’existence de Dieu. Ils ont découvert (ou entrevu) la relation qui existe entre Dieu et le reste de l’Univers.

On peut affirmer que la majorité des gens se situent à ce niveau d’évolution ou de conscience. Tirant toujours satisfaction et plaisir de l’acquisition de biens et de l’assouvissement des sens, bien qu’à un degré moindre que ceux des précédents niveaux, ils ne considèrent pas ces deux aspects comme une finalité en soi, comme l’objectif fondamental de leur existence. Ce qui est néanmoins paradoxal, c’est que leur niveau de spiritualité dodeline selon leurs intérêts du moment ; ils sont tour à tour profondément pieux ou totalement absorbés par le gain.

Ils adhèrent généralement à une religion quelconque et acceptent sans discussion la philosophie de celle-ci, ses dogmes et son code de bonne conduite. Ils comprennent le concept d’un Être supérieur car, pour eux, l’au-delà existe vraiment, bien que sa forme dépende essentiellement de la religion qu’ils pratiquent ou de la philosophie à laquelle ils adhèrent. Parfois, ces gens font preuve d’une certaine curiosité intellectuelle face à la spiritualité et ils se posent même certaines questions. Ils font malheureusement preuve de peu d’imagination et l’emprise que le monde matériel exerce toujours sur eux les empêche d’explorer la spiritualité à l’extérieur des limites imposées par leur pratique personnelle, voire leur religion. Idéalement, ils aimeraient profiter sans gêne et sans remord des bons côtés du matérialisme et, en même temps, approfondir et vivre une spiritualité satisfaisante mais sans faire d’efforts… Ils sont pour le pour et contre le contre, si l’on peut s’exprimer ainsi!

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 Quatrième niveau 

Le quatrième plan est causal. C’est le plan où nous pouvons nous connecter à notre âme. A ce niveau, nous pénétrons dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, nous pouvons vivre l’amour avec une âme-soeur.

Le quatrième stade se caractérise par le suivi persévérant et plein d’aspiration d’une voie spirituelle authentique. A ce stade, l’être humain découvre souvent progressivement toutes les barrières qui l’empêchent à accéder à la vraie connaissance et apprend petit à petit à dissoudre tous ces obstacles. Les méthodes spécifiques qui sont utilisées ici varient selon la voie choisie. Elles peuvent changer à un moment donné, selon l’évolution spirituelle personnelle et en conformité avec certaines conditions individuelles. Pourtant, si l’être humain en question envisage d’atteindre le stade spirituel ultime, il ne doit jamais arrêter la pratique spirituelle. Elle s’etendra progressivement à toute son existence quotidienne. Ce stade se prolonge et demeure pratiquement inchangé également au cours des étapes suivantes.

Le quatrième niveau marque le début de la spiritualité dans le vrai sens du terme. Les personnes qui atteignent ce niveau ne sont plus réellement préoccupées par l’accumulation de biens ; elles n’ont plus besoin de ce genre de preuve pour justifier leur existence. Elles apprécient certes les plaisirs des sens, sans toutefois se laisser dominer ou contrôler par leurs émotions ou leurs passions. Surtout, elles saisissent leur nature dans sa globalité et sont conscientes du lieu qui existe entre le physique, l’intellect, les émotions et la spiritualité.

Elles sont adultes dans le sens le plus noble du terme, parce qu’elles assument leurs responsabilités en ce qui touche leurs pensées, leurs sentiments et leurs actions. Il leur arrive fréquemment de peut-être trop intellectualiser leur processus de raisonnement mais, comme elles parviennent à décrypter leur intuition, cela équilibre en quelque sorte la balance. Elles ont conscience ou elles prennent conscience du reste de l’univers et de leur influence sur celui-ci. Ces personnes commencent aussi, habituellement, à chercher l’Etre suprême à travers différents textes sacrés, faisant fi de la confession de laquelle ils relèvent.
Cela marque en quelque sorte le début de l’universalité de la conscience. Les personnes arrivées à ce point de leur évolution ne se soucient plus des différences de religions. Elles ont conscience de la valeur spirituelle de chacun, sans sectarisme. Elles commencent aussi à s’intéresser au monde de l’invisible et, souvent, à communiquer avec les entités qui y vivent.

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 Cinquième niveau 

Le cinquième plan est celui de la super-conscience. L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau on peut se passer de sexualité. C’est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore etc… La(e) seul(e) partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir.

Le cinquième stade se caractérise par la stabilisation émotionnelle et la paix profonde intérieure. Au fur et à mesure que les obstacles se dissolvent et sont complètement éloignés du chemin de notre conscience, ce qui correspond ici à l’identification et au contrôle de l’origine intime des sentiments et de nos émotions destructives, l’agitation mentale des pensées diminue et une paix profonde et euphorique s’installe en nous. C’est une condition absolument nécessaire à ce qui suivra, bien qu’il existe des voies spirituelles qui profitent de tous les conflits qui apparaissent dans l’être humain, les utilisant comme des modalités directes et immédiates d’atteindre la transcendance. Ce stade est en général accompagné par une compréhension juste et profonde, tant de la nature du réel, que du mental. L’être humain en question aspire maintenant avec force à ce que cette paix euphorique englobe le monde entier. A ce stade, la capacité d’aimer est beaucoup amplifiée.

À ce niveau, les personnes sont dotées d’une sensibilité très aiguisée et elles perçoivent l’univers comme un tout. Pour elles, c’est quelque chose qui ne se discute pas, ça existe et c’est ainsi. Elles ne dédaignent pas tout ce qui concerne le matérialisme, mais, en revanche, l’accumulation de biens n’est plus une priorité. Si elles sont bien nanties, c’est sans se préoccuper de ce qu’elles amassent, mais, plutôt, parce qu’elles aiment ce qu’elles font et que cela leur vaut de connaître le succès.
Ces personnes ont atteint un niveau où leur intuition joue un rôle important ; elles arrivent d’ailleurs à développer assez rapidement et assez facilement leurs dons psychiques et s’en servent volontiers, principalement pour aider les autres. Elles communiquent aussi aisément avec leurs guides spirituels et ont pleinement conscience de leurs actions et des effets de celles-ci sur leur évolution. Elles pratiquent généralement plusieurs techniques, comme la méditation, et possèdent une très grande ouverture d’esprit qui leur permet de comprendre et d’aider les autres. Ces personnes s’appliquent de façon diligente à se débarrasser de leurs préjugés. Conscientes des lois gouvernant notre Univers, elles tentent de les respecter le mieux possible.

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 Sixième niveau 

Le sixième plan est celui de la conscience intuitive de l’âme. A ce niveau l’être n’a plus d’égo, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle.

Le sixième stade se réfère à l’atteinte de la non-dualité. Jusqu’à ce stade, l’être humain a été souvent le théâtre de déroulement de nombreux phénomènes,au sens grec du terme, qui désigne les „apparences” illusoires, telles les visions de forme et de lumière, l’audition intérieure de sons, la perception de certaines vibrations subtiles énergétiques qui donnent ensuite naissance à des manifestations parapsychologiques, des régressions dans les vies antérieures personnelles ou dans celles des autres êtres humains qui entrent en contact avec lui etc. Un maître spirituel compétent l’aidera à comprendre que presque tous ces phénomènes sont aussi illusoires que le rêve ou que l’univers physique habituel. Dans toutes ces expériences, existe encore, belle et bien vivante, l’illusion de la séparation entre le sujet et l’objet de sa perception, avec quelquefois même le risque du renforcement de la perpétuation de cette illusion de la séparation. La dissolution complète de ce fantasme conduit progressivement à l’apparition d’un état holistique a-conceptuel et ineffable. Du stade initial de non-connaissance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle et ineffable. Du stade initial d’ignorance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle où nous réalisons, pleins de surprise, qu’il n’existe plus personne d‘autre qui connaisse… L’amour envers tous les êtres humains devient alors la Lumière Divine et nous se révèle comme étant ce qu’elle a été en réalité, depuis toujours, dès le début sans début…

Arrivé à ce niveau, l’individu fusionne en quelque sorte ses sens et sa spiritualité. D’une certaine façon, le plaisir que lui procurent ses sens constitue une nouvelle manière de se réjouir de l’existence, voire de prier – le mot pris dans son sens le plus large et le plus noble. Cette personne s’est pratiquement libérée de ses passions ; ses émotions ne la dominent plus. Parallèlement, elle ne reconnaît plus les frontières des hommes et sa pensée devient universelle ; elle fait partie de la race humaine et ne voit plus les distinctions entre les races ; elle s’est complètement libérée des préjugés. Cette personne communique aisément avec les entités de l’au-delà, ainsi qu’avec son Moi supérieur ; elle connaît les raisons pour lesquelles elle s’est incarnée dans cette existence et comprend les leçons qu’elle est venue apprendre. H lui arrive de développer et de maîtriser ses facultés psychiques. Lorsqu’elle le fait, elle les met au service des autres ; elle peut d’ailleurs guider ceux et celles qui ont besoin d’elle, sans pour autant juger ou interférer dans leur évolution personnelle.

Elle est pleinement consciente de son évolution et du niveau de conscience qu’elle a atteint, et elle met en pratique les principes fondamentaux de l’Univers, incarnant du coup ce qu’il y a de mieux chez les hommes. Cette personne reste consciente de ce qu’elle est et de ce que la société est ; elle a également conscience des contraintes matérielles, mais elle assume tous ces aspects avec sérénité.

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 Septième niveau 

Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique. Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux ethériques et l’énergie divine nous transforme en ETRE DE LUMIERE. Nous tombons dans la conscience cosmique et l’illumination, et nous y restons pour l’éternité.

Le septième stade est celui de la libération spirituelle. Alors que dans le stade précédent la nature du réel était perçue sous la forme d’éclairs illuminateurs profonds, ici, la présence de Dieu ou la vraie Connaissance est définitivement installée et demeure constante, ne pouvant plus jamais être perdue. La dichotomie relatif-absolu est maintenant dépassée. Il n’existe plus des concepts et des conditionnements, mais seulement un Espace Suprême – Lumière, incommensurable et irradiant. En même temps nous découvrons avec surprise que l’amour océanique et la Connaissance qui englobe tout traversent ce corps sans être limités par celui-ci. Nous nous rendons compte seulement alors qu’il s’agissait d’un état primordial qui a existé dans notre être depuis toujours, mais qui a été caché en permanence par notre ignorance antérieure. Nous réalisons maintenant que le voile s’est complètement dissout.

Il s’agit du niveau le plus élevé de l’évolution humaine. La personne qui y accède a totalement réussi à occulter ses sens pour ne devenir qu’un être spirituel ; cette personne se situe ni plus ni moins entre notre réalité terrestre et Dieu. n n’est plus question, pour elle, de se plier aux lois divines puisqu’elles font littéralement partie de son être, de sa nature intrinsèque. Cet individu est ce qu’on appelle communément un maître un initié, qui a réussi la parfaite harmonisation entre le corps, l’âme et l’esprit, et cela lui permet d’exister tant dans l’au-delà que sur terre, car il est en constante communion avec l’univers. Soulignons toutefois que c’est un état aussi rarissime qu’exceptionnel. C’est le niveau où l’âme n’a plus besoin de s’incarner et peut continuer le voyage vers d’autres horizons inconnus pour le commun des mortels. Comme vous pouvez le constater, les niveaux d’évolution spirituelle ne sont pas très nombreux, mais on peut affirmer qu’il existe une grande différence entre le premier et le septième niveau..

Néanmoins, il ne faudrait pas croire qu’une personne qui se situe au premier niveau a moins de valeur ou est moins bonne qu’une autre qui a atteint le septième niveau ; il ne s’agit pas de valeur, mais bien d’expérience – car chaque niveau nous place face aux leçons que nous devons apprendre afin de continuer notre évolution.

. Tous ces préliminaires nous amènent maintenant à aborder le concept des niveaux d’évolution spirituelle, aussi appelés « niveaux de conscience ». Il ne s’agit pas, ici, d’un outil de notation ou d’évaluation, d’autant plus que ce niveau d’évolution spirituelle est changeant. Il serait donc à la fois puéril et vain de chercher à se servir de cette grille pour juger la valeur des gens. Chacun possède le niveau qui correspond aux expériences qu’il doit vivre pour continuer à apprendre, à cheminer, à évoluer.

Vous pouvez atteindre les niveaux les plus élevés, mais, à mesure que vous progresserez, il sera parfois nécessaire d’expérimenter des niveaux inférieurs afin de pouvoir tirer une leçon qui vous permettra de mieux comprendre non seulement ce que vous vivez, mais aussi ce que vivent ceux qui vous entourent.

En ce sens, il faut bien comprendre qu’un niveau n’est pas meilleur qu’un autre, il est simplement différent ; il reflète la position subjective de l’âme au moment présent. Le niveau spirituel d’une personne vous permet de jauger le genre d’interaction que vous pouvez ou pourriez avoir avec celle-ci. Par exemple, il est inutile de discuter de spiritualité et de méditation avec un individu dont la conscience se situe au premier niveau, tout simplement parce qu’il s’agit là d’un sujet qui ne l’intéresse pas. De la même façon, vous perdez votre temps à décrire votre nouvelle maison à une personne dont la conscience est au septième niveau, car celle-ci est détachée du monde matériel.

Lorsqu’on commence à pratiquer la méditation, il est évident que notre niveau d’évolution spirituelle change , ce niveau de conscience n’est pas fixe, il peut se transformer très rapidement ou rester stagnant. Dans certains cas, il peut même arriver que notre évolution se fasse en quelque sorte à l’envers et qu’au lieu de progresser, nous régressions pour retravailler des choses. Toutefois, à mesure qu’on se familiarise avec le principe de la méditation et sa pratique, il devient très difficile de résister à l’évolution de sa conscience, à l’éveil de sa spiritualité. Certaines formes de méditation favorisent une évolution rapide, alors que d’autres se contentent de nous faire progresser tout doucement. Par conséquent, c’est à chacun de faire ses choix.

.Pour rejoindre la Vie Devant Soi

Source : alliancespirite.org 

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Apprendre à se tenir droit

Posté par othoharmonie le 23 août 2014

 

tumblr_mxcmc5nWwM1qef4pfo1_500Manochhaya, alias Katia Légeret, a appris la danse sacrée du Bharata-natyam, dans les plus grands temples du Tamil Nadu, en Inde. Son vieux maître de musique l’a surprise en disant qu’en Occident, il ne voyait plus de femmes, ni d’hommes. Il explique cette dissolution par le manque de verticale dans nos vies. Se tenir droit suppose une certaine « qualité de présence »…

La danseuse indienne Manochhaya, Katia Légeret pour l’état civil français, a été initiée à la danse sacrée du bharata-nâtyam par Amala Devi, dépositaire de l’enseignement d’une ancienne et célèbre lignée, transmise par le maître Ram Gopal. Elle a eu le privilège de danser aux côtés de Swarnamukhi, danseuse d’État du Tamil Nadu, dans les plus grands temples de l’Inde, et de recevoir la transmission des cent huit pas appelés karanas. Par ailleurs ancienne élève de l’École Normale Supérieure en philosophie, docteur en science de l’art, elle est habilitée à diriger des recherches en esthétique à l’université de Paris I-Sorbonne4. Bref, ses mots sont pesés. Rencontre.

« Dans la danse, dit Manochhaya, l’émerveillement commence par une dissolution de ce que nous croyons être notre forme corporelle. Aussi bien en entrant sur scène que dans le travail quotidien de la danse, c’est ce que les Indiens appellent pushpanjali, l’offrande de fleurs. La danseuse arrive avec des pétales de rose dans la main, qu’elle offre à la divinité en se prosternant sur le sol. Cela signifie qu’elle fait une offrande de son corps, comme à la naissance du monde dans l’hindouisme, où l’homme cosmique se démembre pour que l’univers puisse exister dans toutes ses formes. C’est l’idée shivaïte de la métamorphose incessante des formes. Tout est mouvement. Il ne faut pas s’attacher à des formes corporelles. À ce niveau, la richesse est infiniment grande – une heure, on se sent poisson, l’heure d’après, oiseau, dans une fusion avec les éléments de la nature, ou avec des idées.

Comment lier cette métamorphose spirituelle et artistique à la vraie vie ? Comment imaginer que ces visions puissent inspirer la condition humaine ?

Mais se lever chaque matin, et se redresser, comme un petit enfant à la recherche de son identification, constitue le foyer même de notre créativité. Il n’y a rien de plus triste que de se lever le matin, de se rasseoir pour déjeuner et de se sentir exactement comme la veille. La créativité qui nous est demandée pour devenir humain consiste à nous sentir nouveau dans chaque geste, chaque parole, chaque respiration. Parce que le corps, je pense, nous permet de sentir ce que cela signifie d’être autre. Cela n’est pas contradictoire avec la quête d’être soi-même – mais c’est autre chose, qui se joue au niveau du cœur… C’est une alchimie, un centre, la verticale dont il est question quand on parle du propre de l’homme. Plus je maîtrise mon corps physique, plus j’ai le sentiment d’être en contact avec le tout autre. La rectitude est contagieuse. Je vois quelqu’un qui se tient droit, j’ai envie de l’imiter, même malgré moi.

Comment de grands danseurs traditionnels voient-ils les humains modernes évoluer ?

Quand j’ai rencontré mon vieux maître de danse, je connaissais tout un répertoire que j’étais fière de lui présenter, en espérant qu’il me choisirait comme disciple. Mais il m’a simplement demandé de traverser la pièce en marchant naturellement. Pour moi, c’était presque une humiliation. Puis il m’a demandé si toutes les femmes de mon pays marchaient comme ça. Je lui ai dit qu’après tout le travail que j’avais fait, je me sentais un peu différente. Alors il m’a parlé de la “verticalité masculine” qui émanait de moi, tout en me faisant bien comprendre qu’il ne s’agissait pas de l’axe sacré Ciel-Terre-Humain, mais d’une raideur volontariste, d’une fausse verticale, imbibée d’horizontalité : en Occident, nous savons ce que nous voulons et nous nous dressons pour marcher vers ce but. Les femmes comme les hommes.

« Là, sous ses yeux, j’avais traversé la pièce dans le but précis de le convaincre, avec une farouche volonté. Plus tard, il est venu en Europe et il a été frappé par le fait qu’ici, nous sommes tous et toutes comme ça. “En un mois de voyage, m’a-t-il dit, je n’ai vu qu’une ou deux vraies femmes, c’est tout.” Je lui ai demandé ce qui nous manquait. Il m’a répondu : “Le principe de complémentarité.” D’après lui, c’est un manque qui touche les deux sexes : les femmes marchent comme des hommes, mais les hommes eux-mêmes ne savent plus marcher non plus. Ce qu’il faut comprendre, c’est la complémentarité. Alors, nous pouvons marcher dans la verticale, dans ce centre, que j’avais commencé à bien installer en moi à cette époque-là… mais pas suffisamment et le maître m’a dit : “Je ne vois pas en vous la liane qui grimpe autour de l’arbre”.

Ce qui signifiait quoi ?

Physiquement, une fois que l’on sait placer son dos, il faut apprendre à travailler au niveau du diaphragme, du plexus, de tout ce qui est “onde”. C’est sans arrêt le jeu des forces contraires. Puis, petit à petit, il s’agit de les minimiser le plus possible, pour que cela ne se voie pas. Il y a des styles qui vont accentuer le déhanché, quand c’est féminin, ou l’ouverture des épaules, quand c’est masculin, mais je brosse là une caricature. Mon maître, au début, me faisait exagérer ces mouvements. Plus les années ont passé, plus il m’a demandé de rendre ces gestes invisibles.

« On retrouve cette idée dans la musique indienne, quand on travaille sur l’intervalle. Je pense que c’est aussi ce qui permet de concevoir le saut de conscience : on ne va d’un point à un autre, mais on s’intéresse à ce qu’il y a entre eux – en musique, c’est le micro-ton, à la limite du silence, parce qu’on ne l’entend presque pas ; en danse, c’est le micro-mouvement, qui passe par des sensations, des sensibilités, qui approchent, pourrait-on dire, la cellule. C’est le travail de recomposer la rose à partir de ses pétales. Il faut partir d’un mouvement tout petit. C’est assez fou. Plus on entre dans cette exploration, plus on comprend qu’une vie entière ne nous suffirait pas à explorer totalement un seul de nos gestes. Et cela permet de se détacher intérieurement du monde, de son spectacle, de l’extériorisation des énergies, pour en faire une sagesse intérieure. Et c’est communicatif. Les élèves le sentent et vont ensuite rechercher eux-mêmes cette sensation de l’infini que leur a transmis le maître. »

Propos recueillis par Patrice van Eersel

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Pourquoi le bouddhisme nous attire

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

Sans Dieu ni dogme, il séduit de plus en plus de Français. Ils le considèrent comme une philosophie et le trouvent mieux adapté à la vie moderne, explique le philosophe Frédéric Lenoir, auteur du Bouddhisme en France.

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Frédéric Lenoir

Philosophe de formation, il est docteur en sociologie et chercheur en sciences des religions. Il a dirigé, avec Y. Masquelier et M. Meslin, L’Encyclopédie des religions (Bayard éditions). Il a également publié plusieurs ouvrages sur le bouddhisme.

Le bouddhisme et les Français

En Occident, la France est le pays où le bouddhisme a pris l’essor le plus spectaculaire. Pourtant, si le nombre de ses sympathisants ne cesse de croître, ses pratiquants se limitent à quelques milliers. Un des nombreux paradoxes que tente d’expliquer Frédéric Lenoir dans son livre, Le Bouddhisme en France (Fayard). Son enquête – sans doute la plus fouillée menée auprès de tous ceux que touche le bouddhisme – a nécessité sept ans de travail. Au cœur de sa réflexion : les individus. D’où viennent-ils ? Pourquoi le sourire du Bouddha les a-t-il séduits ? Quels bénéfices tirent-ils de leur pratique ? Le bouddhisme peut rénover en profondeur nos systèmes de croyances, explique l’auteur.

Psychologies : Peut-on mesurer l’ampleur prise par le bouddhisme en France, ainsi que le nombre réel de pratiquants et sympathisants ?

Frédéric Lenoir : Si l’on excepte les deux à trois cent mille réfugiés du Sud-Est asiatique, c’est très difficile. La première chose à faire est d’établir diverses catégories de personnes plus ou moins impliquées dans le bouddhisme. J’ai donc été amené à distinguer sept grandes familles de bouddhistes français par ordre d’implication croissante. Les  » sympathisants  » représentent, d’après le sondage le plus récent, environ cinq millions de personnes. Ce sont, pour la plupart, des gens qui s’intéressent au bouddhisme, se sentent en affinité avec le dalaï-lama ou tel aspect des enseignements du Bouddha, mais ne sont pas impliqués dans une pratique.

Ensuite, ce que j’appelle les  » proches  » représentent entre cent et cent cinquante mille personnes à travers trois groupes très divers : les chrétiens qui pratiquent la méditation zen dans un contexte explicitement chrétien ; les bricoleurs spirituels qui ont appris à méditer, mais qui font leur propre religion en kit sans se sentir engagés dans le bouddhisme ; des intellectuels, le plus souvent agnostiques, qui se sentent très proches de la philosophie bouddhiste. Enfin, il y a la catégorie des gens les plus impliqués et qui fréquentent les centres de méditation, que j’appelle les  » pratiquants « . On peut les classer en trois catégories : les distants, les fidèles et les assidus. Ils représentent au total entre dix et quinze mille personnes en France, ce qui est finalement très peu.


Vu le petit nombre de pratiquants réels, ne peut-on parler d’une aura plus que d’une implantation du bouddhisme ? Pourquoi jouit-il d’une si bonne image en France ?

Il y a effectivement une distorsion spectaculaire entre sa notoriété et le nombre d’individus qu’il touche en profondeur. Cet écart tient beaucoup à la médiatisation survenue en France depuis 1993. Les médias se sont emparés du bouddhisme, qui progressait discrètement dans l’Hexagone depuis une trentaine d’années, le présentant comme une sorte de sympathique alternative au catholicisme intolérant du pape et à l’intégrisme religieux qui inquiète. Cela dit, les raisons de l’intérêt croissant des Français pour le message du Bouddha n’est pas sans fondement. Il apparaît ainsi à beaucoup, à l’inverse du catholicisme, comme parfaitement compatible avec le monde moderne.

En quoi le bouddhisme, pourtant plus ancien que le catholicisme, est-il si moderne ?

Cette image de modernité tient à plusieurs facteurs. Tout d’abord le caractère non dogmatique des enseignements du Bouddha, lequel affirmait que chacun de ses disciples ne doit suivre ses préceptes qu’après les avoir lui-même éprouvés. L’expérience individuelle est donc au cœur du bouddhisme. A l’inverse, le catholicisme apparaît comme un discours dogmatique sur ce qu’il faut croire et ne pas croire, faire et ne pas faire.

D’autre part, la philosophie et les techniques du bouddhisme élaborées au cours des siècles, notamment dans la tradition tibétaine, intéressent des scientifiques qui travaillent sur l’esprit humain ou des psychologues qui travaillent sur les émotions. Le bouddhisme constitue une véritable science du sujet qui n’existe pas en Occident. Les Occidentaux ont privilégié l’action sur le monde et la connaissance des phénomènes extérieurs, tandis que les sages bouddhistes ont appris à observer, dans une démarche quasi scientifique, l’esprit, la psychologie, le corps humain. En ce domaine, ils ont beaucoup à nous apprendre.

L’image personnelle du dalaï-lama explique-t-elle aussi l’intérêt pour le bouddhisme ?

Bien évidemment. Depuis qu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1989, le chef exilé des Tibétains a acquis une formidable notoriété en Occident, qui tient sans doute avant tout à son statut de représentant d’un peuple pacifique victime d’un terrible génocide, mais aussi à son charisme personnel et à son discours particulièrement ouvert et tolérant qui en fait une sorte d’ » antipape « . Bien qu’il ne soit que le représentant du bouddhisme tibétain, il est devenu, dans l’esprit des Occidentaux, le porte-parole de l’ensemble du monde bouddhiste, pourtant d’une extrême diversité.


Pour quelles raisons vient-on au bouddhisme ? Pour quels bénéfices y reste-t-on ?

J’ai posé la question à plus de neuf cents pratiquants du bouddhisme zen et tibétain dans un questionnaire. Les résultats font apparaître six facteurs d’attraction : les valeurs – compassion, liberté, respect de la vie, non-violence, tolérance – arrivent en tête (28 %). Viennent ensuite les bénéfices de la pratique (20 %) – travail sur le corps et les émotions, aide psychologique, sérénité. Les réponses ayant trait à la rationalité et au pragmatisme – religion sans Dieu ni dogme, place centrale de l’expérience, appui sur la raison – suivent de près (18 %). La philosophie et la doctrine – impermanence, karma (loi universelle de causalité selon laquelle chaque acte produit un effet.

Appliquée au plan de la destinée individuelle, elle stipule que certains événements de la vie présente sont des effets d’actes commis dans des vies antérieures), réincarnation, interdépendance, etc. – arrivent en quatrième position (14 %), avant le caractère traditionnel et ancien du bouddhisme, qui rassure et séduit par la présence de maîtres spirituels expérimentés (13 %). Enfin, le côté exotique et esthétique du bouddhisme ne recueille que 5 %. En ce qui concerne les bénéfices de la pratique, les pratiquants soulignent tous qu’ils ont le sentiment de progresser humainement et spirituellement grâce à des techniques psychocorporelles. Des mots comme sérénité, paix intérieure, unité reviennent le plus souvent.

Quelles ont été les évolutions marquantes du bouddhisme en France ? Quelles formes peut-il prendre à l’avenir ?

Le bouddhisme a des adeptes en France depuis la fin du siècle dernier. Alexandra David-Neel en est un bon exemple. Depuis les années 70 toutefois, on a assisté à un phénomène nouveau : celui de l’implantation de nombreux centres de méditation sur le sol français – plus de deux cents. Mais au fond, le nombre de personnes engagées dans une pratique est encore très restreint.

Pour l’avenir, il y a deux scénarios possibles : soit le flot des sympathisants va fortement grossir celui des pratiquants, faisant du bouddhisme la plus grande religion de l’Occident avec le christianisme ; soit le nombre des sympathisants ne va pas se convertir dans la catégorie des pratiquants, laquelle continuera de progresser de manière très lente. Je penche plutôt pour cette seconde hypothèse. Même en Orient, très peu pratiquent la méditation, et la voie bouddhique a toujours été réservée à une élite. Prise à la lettre, elle est très rigoureuse et exigeante. La plupart des Français touchés par le bouddhisme sont finalement peu impliqués ; ils sont surtout touchés par certains aspects simples et universels du message du bouddhisme, comme le karma et la transmigration (loi selon laquelle le karma d’un individu continue d’agir après sa mort et crée les conditions d’une renaissance. le processus ne s’arrête que lorsque le karma est épuisé. L’individu atteint alors le nirvana et cesse de renaître), non d’ailleurs sans de nombreux malentendus.

Vous dites dans votre livre que la diffusion du bouddhisme en France est un excellent laboratoire des métamorphoses de la religion dans la modernité. Pourquoi ?

Disons, pour aller très vite, que l’on peut observer deux grands mouvements à l’œuvre dans la modernité religieuse : un courant de décomposition, lié à l’individualisation et à la mondialisation, se traduisant par une « subjectivisation » et un bricolage des croyances et des pratiques qui minent la cohérence et l’autorité des grandes religions. Le deuxième mouvement, bien plus restreint, concerne des individus qui tentent de réagir contre cette individualisation en agrégeant leur parcours spirituel solitaire à une lignée croyante, à une tradition ancienne. Or le bouddhisme active ces deux mouvements : par sa souplesse, sa fluidité et son caractère non dogmatique, il se prête merveilleusement bien au bricolage et à la religion en kit. En même temps, il offre des gages d’ »authenticité » et d’ancienneté, ainsi que des maîtres spirituels expérimentés, qui rassurent un certain nombre d’individus peu tentés par une quête spirituelle solitaire.


Quelle est cette “pédagogie bouddhiste” dont vous parlez ?

Tandis que la plupart des dogmes chrétiens, comme l’Incarnation ou La Trinité, sont présentés comme des mystères qui échappent à l’entendement, la plupart des croyances bouddhistes sont présentées comme des solutions logiques. Par exemple face à la question du mal, le christianisme invoque le mythe du péché originel, tandis que le bouddhisme parle de la loi de causalité du karma, ce qui apparaît plus crédible et rationnel aux Occidentaux. D’autre part, les bouddhistes incarnent tout précepte dans une pratique corporelle. Ainsi, lorsqu’il est demandé à un adepte de pardonner à quelqu’un, son maître spirituel lui apprendra des techniques psychocorporelles qui l’aideront à gérer l’émotion négative et à la transformer positivement. C’est pourquoi on peut dire que la méditation bouddhiste est une véritable alchimie des émotions… assurément l’une des plus grandes lacunes de la civilisation occidentale, qui tend à nier le corps et les émotions.

Profil : les praticants français

L’enquête menée par Frédéric Lenoir auprès d’un millier de pratiquants français du bouddhisme zen et tibétain –les deux traditions présentes dans l’Hexagone–, permet de se faire une idée précise de leur profil.

Le bouddhisme zen attire surtout des hommes (60 %) – beaucoup y sont venus par les arts martiaux –, tandis que les femmes sont majoritaires dans le bouddhisme tibétain (60 %). Les adeptes de cette tradition étant plus nombreux, on obtient pour l’ensemble une dominante féminine.

Ce sont en majorité des citadins de 35 à 50 ans, cadres supérieurs, professions libérales, enseignants et, de manière générale, professions intellectuelles ou médico-sociales. Le niveau d’études est très élevé : 39 % des sondés ont un bac + 4 et 64 % un niveau bac + 2 et plus. Leur sensibilité politique se divise en trois grands blocs : 32 % sont écologistes, 24 % à gauche et 26 % affirment ne se sentir proches d’aucune famille politique.

La méditation est au cœur de leur pratique. Celle-ci peut avoir lieu de manière collective dans un centre tibétain ou un dojo zen, ou bien seul chez soi. La méditation assise silencieuse, qui apporte le calme mental en se concentrant sur sa respiration et en observant ses pensées avec détachement, est celle que préfèrent les Français.

Pièges à éviter

Idéaliser sans discernement cette nouvelle sagesse. Opposant le bouddhisme à la religion de leur enfance, de nombreux disciples occidentaux abandonnent tout esprit critique sous prétexte qu’ils ont affaire à des lamas tibétains ou à des maîtres zen. De nombreux scandales ont ainsi éclaté, autour notamment de questions d’argent, de sexualité et d’abus de pouvoir, qui révèlent tout autant une profonde immaturité de ces disciples que des pratiques assez douteuses de certains « maîtres » renommés.

Se forger un bouddhisme ajusté aux besoins de son ego. Ce deuxième piège est davantage lié à la manière dont les Occidentaux « consomment » la spiritualité, ce que le lama tibétain Chogyam Trungpa appelait le « matérialisme spiritue « . Au lieu de suivre la voie exigeante proposée par le Bouddha et d’abandonner ses dernières illusions, le nouvel adepte ne fera que renforcer les penchants narcissiques de sa personnalité. On rencontre cela chez certains adeptes du bouddhisme tibétain qui collectionnent les « grandes initiations » auprès des plus « grands maîtres », se donnant ainsi le sentiment illusoire d’atteindre un « haut degré d’élévation spirituelle », sans que cela ne s’incarne réellement dans leur vie quotidienne.

téléchargement (1)Se concentrer uniquement sur sa progression spirituelle personnelle, à travers la pratique de la méditation, en se détournant de plus en plus d’une véritable ouverture à autrui, faisant ainsi fi du message d’amour et de compassion qui donne un sens ultime aux enseignements du bouddhisme du Grand Véhicule (Bouddhisme qui s’est développé dans le nord de l’Asie à partir de l’ère chrétienne).

TEXTE de Frédéric Lenoir  Juillet 2009

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En finir avec la souffrance

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2013

 

 

Dans ses quelques paragraphes, Eckhart Tolle partage avec nous son expérience d’illumination et la nécessité de comprendre et d’accepter ce qu’il nomme le corps de souffrance, c’est-à-dire toutes les douleurs et souffrances qui viennent de notre identification au mental et à l’ego et qui nous empêchent de vivre totalement !

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Un nouveau texte fondamental de cet auteur… à lire tranquillement…

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie. La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est.

Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d’identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper.

Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l’énoncer ainsi : PLUS ON EST A MEME DE RESPECTER ET D’ACCEPTER LE MOMENT PRESENT, PLUS ON EST LIBERE DE LA DOULEUR, DE LA SOUFFRANCE ET DU MENTAL.

D’après certains enseignement spirituels, toute souffrance est en définitive une illusion, et c’est juste. Mais est-ce vrai pour vous ? Le simple fait d’y croire n’en fait pas une vérité. Voulez-vous éprouver de la souffrance pour le reste de votre vie en continuant de prétendre qu’elle est illusoire ? Cela vous libère-t-il de la souffrance ? Ce qui nous préoccupe ici, c’est comment actualiser cette vérité, c’est-à-dire comment en faire une réalité dans sa vie.

La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtesidentifié à votre mental, c’est-à-direinconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, ladépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou tout exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné.

N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour  » décoller  » sait très bien que le  » planage  » se traduit forcément par un  » atterrissage « , que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelle facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dite de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créezmaintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit. Maintenant, j’aimerai vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment résoudre celle issue du passé.

Tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Celui-ci fusionne avec la douleur du passé, qui était déjà là, et se loge dans votre mental et votre corps. Bien sûr, cette souffrance comprend celle que vous avez éprouvée enfant, causée par l’inconscient du monde dans lequel vous êtes né. 
Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. Si vous la considérez comme une entité invisible à part entière, vous n’êtes pas loin de la vérité. Il s’agit du corps de souffrance émotionnel.

Il y a deux modes d’être : latent et actif. Un corps de souffrance peut être latent 90 % du temps. Chez une personne profondément malheureuse, cependant, il peut être actif tout le temps. Certaines personnes vivent presque entièrement dans leur corps de souffrance, tandis que d’autres ne le ressentent que dans certaines situations, par exemple dans les relations intimes ou les situations rappelant une perte ou un abandon survenus dans leur passé, au moment d’une blessure physique ou émotionnelle.

N’importe quoi peut servir de déclencheur, surtout ce qui écho à un scénario douloureux de votre passé. Lorsque le corps de souffrance est prêt à sortir de son état latent, une simple pensée ou une remarque innocente d’un proche peuvent l’activer.

LECTURE MEDITATIVE 

En somme, le corps de souffrance ne désire pas que vous l’observiez directement parce qu’ainsi vous le voyez tel qu’il est. En fait, dès que vous ressentez son champ énergétique et que vous lui accordez votre attention, l’identification est rompue. 
Et une dimension supérieure de la conscience entre en jeu. Je l’appelle la présence. Vous êtes dorénavant le témoin du corps de souffrance. Cela signifie qu’il ne peut plus vous utiliser en se faisant passer pour vous et qu’il ne peut plus se régénérer à travers vous. Vous avez découvert votre propre force intérieure.

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Plusieurs corps de souffrance sont exécrables mais relativement inoffensifs, comme c’est le cas chez un enfant qui ne cesse de se plaindre. D’autres sont des monstres vicieux et destructeurs, de véritables démons . Certains sont physiquement violents, alors que beaucoup d’autres le sont sur le plan émotionnel. Ils peuvent attaquer les membres de leur entourage ou leurs proches, tandis que d’autres préfèrent assaillir leur hôte, c’est-à-dire vous même.

Les pensées et les sentiments que vous entretenez à l’égard de votre vie deviennent alors profondément négatifs et autodestructeurs. C’est ainsi que les maladies et les accidents sont souvent générés. Certains corps de souffrance mènent leur hôte au suicide.

Si vous pensiez connaître une personne, ce sera tout un choc pour vous que d’être pour la première fois confrontée soudainement à cette créature étrange et méchante. 
Il est cependant plus important de surveiller le corps de souffrance chez vous que chez quelqu’un d’autre.

LECTURE MEDITATIVE 

Remarquez donc tout signe de morosité, peu importe la forme qu’elle peut prendre. Ceci peut annoncer le réveil du corps de souffrance, celui ci pouvant se manifester sous forme d’irritation, d’impatience, d’humeur sombre, d’un désir de blesser, de colère, de fureur, de dépression, d’un besoin de mélodrame dans vos relations, et ainsi de suite. Saisissez-le au vol dès qu’il sort de son état latent.

Le corps de souffrance veut survivre, tout comme n’importe quelle autre entité qui existe, et ne peut y arriver que s’il vous amène à vous identifier inconsciemment à lui. Il peut alors s’imposer, s’emparer de vous,  » devenir vous  » et vivre par vous.

Il a besoin de vous pour se  » nourrir « . En fait, il puisera à même toute expérience entrant en résonance avec sa propre énergie, dans tout ce qui crée davantage de douleur sous quelque forme que ce soit : la colère, un penchant destructeur, la haine, la peine, un climat de crise émotionnelle, la violence et même la maladie. Ainsi, lorsqu’il vous aura envahi, le corps de souffrance créera dans votre vie une situation qui reflétera sa propre fréquence énergétique, afin de s’en abreuver. La souffrance ne peut soutenir qu’elle même. Elle ne peut se nourrir de la joie, qu’elle trouve vraiment indigeste.

Lorsque le corps de souffrance s’empare, vous en redemandez. Soit vous êtes la victime, soit le bourreau. Vous voulez infliger de la souffrance ou vous voulez en subir, ou bien les deux. Il n’y a pas grande différence. Vous n’en êtes pas conscient, bien entendu, et vous soutenez avec véhémence que vous ne voulez pas de cette souffrance. Mais si vous regardez attentivement, vous découvrez que votre façon de penser et votre comportement font en sorte d’entretenir la souffrance, la vôtre et celle des autres. Si vous en étiez vraiment conscient, le scénario disparaîtrait de lui-même, car c’est folie pure que de vouloir souffrir davantage et personne ne peut être conscient et fou en même temps.

En fait, le corps de souffrance, qui est l’ombre de l’ego, craint la lumière de votre conscience. Il a peur d’être dévoilé. Sa survie dépend de votre identification inconsciente à celui-ci et de votre peur inconsciente d’affronter la douleur qui vit en vous. Mais si vous ne vous mesurez pas à elle, si vous ne lui accordez pas la lumière de votre conscience, vous serez obligé de la revivre sans arrêt. Le corps de souffrance peut vous sembler un dangereux monstre que vous ne pouvez supporter de regarder, mais je vous assure que c’est une fantôme minable qui ne fait pas le poids face au pouvoir de votre présence.

LECTURE MEDITATIVE 

Lorsque vous commencez à vous désidentifiez et à devenir l’observateur, le corps de souffrance continuera de fonctionner un certain temps et tentera de vous amener, par la ruse, à vous identifier de nouveau à lui. Même si la non identification ne l’énergise plus, il gardera un certain élan, comme la roue de la bicyclette continue de tourner même si vous ne pédalez plus. A ce stade, il peut également créer des maux et des douleurs physiques dans diverses parties du corps, mais ceux-ci ne dureront pas.
Restez présent, restez conscient. Soyez en permanence le vigilant gardien de votre espace intérieur. Il vous faut être suffisamment présent pour pouvoir observer directement le corps de souffrance et sentir son énergie. Ainsi, il ne peut plus contrôler votre pensée.

Dès que votre pensée se met au diapason du champ énergétique de votre corps de souffrance, vous y êtes identifié et vous le nourrissez à nouveau de vos pensées. 

Par exemple, si la colère en est la vibration énergétique prédominante et que vous avez des pensées de colère, que vous ruminez ce que quelqu’un vous a fait ou ce que vous allez lui faire, vous voilà devenu inconscient et le corps de souffrance est dorénavant  » vous-même « . La colère cache toujours de la souffrance.

Lorsqu’une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif en vous disant combien votre vie est affreuse, votre pensée s’est mise au diapason de ce corps et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques.

Le mot  » inconscient « , tel que je l’entends ici, veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l’observateur.

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Extrait de Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle ; ed ARIANE, 2002 – Pour acheter ce livre, allez sur www.amazon.com

 

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Reconnaître le solitaire du solidaire

Posté par othoharmonie le 5 février 2013

Reconnaître le solitaire et le solidaire en chacun d’entre nous par Yvan Amar

Yvan Amar nous a reçus dans la simplicité du coeur qui lui est propre. Il a bien voulu replacer sa vision de la tradition spirituelle dans le contexte du monde actuel.

  Question : Peux-tu nous parler du parcours spirituel qui est original et différent pour chaque individu ? 

En fait, c’est la source même de la liberté de chacun. Le parcours de chacun est plus qu’original, il est unique et incomparable, et c’est en cela qu’il doit être l’occasion pour chacun de recouvrer sa liberté d’origine. 

Reconnaître le solitaire du solidaire dans AUTEURS A CONNAITRE a-petit-symLe chemin n’est pas un chemin pour aller vers la liberté ; c’est un chemin dont la nature est la liberté, et ce n’est que dans la mesure où, au travers de ce chemin, on peut vivre ce qu’il y a d’unique, d’incomparable, que non seulement on peut témoigner de cette réalité universelle de façon unique, mais aussi entrer en relation vivante avec tous les êtres, tous les témoignages uniques de cette même réalité. 

Quand je reconnais ma propre façon unique, incomparable, de témoigner de la réalité universelle, je peux d’autant mieux accueillir – et entrer en relation avec – tous les autres témoignages uniques existants.

 
La beauté de cette prise de conscience, c’est qu’à la fois elle m’oblige dans la liberté à l’impeccabilité, l’excellence, et la rigueur de ce dont je dois témoigner moi-même, mais elle m’oblige aussi à reconnaître cette même pensée qui anime tous les êtres autour de moi dans leur originalité et leur liberté. 

La conscience du caractère unique de chacun engendre à la fois le respect, la tolérance, et aussi le sentiment de la nécessité de se relier à tous les êtres : qu’on ne peut grandir que tous ensemble. On a quelque chose à assumer en propre, on ne peut l’assumer que seul, mais on ne peut grandir qu’ensemble. Reconnaître le solitaire et le solidaire en chacun de nous voilà le grand paradoxe 

Les faire se rencontrer relève d’un exercice d’équilibre très particulier. Nous connaissons l’équilibre facile ; comment tenir sur un espace restreint. 

Mais celui-là est d’une autre nature ; il est le plus délicat d’entre tous : comment tenir en équilibre sur un non espace ! Il est l’équilibre du Fils de l’Homme. 

Seul le coeur connaît cet équilibre-là. Voilà la leçon importante de toutes les époques : l’égoïsme ne peut jamais être le chemin, qu’il soit individuel ou collectif, scientifique ou religieux. 

La seule façon de témoigner, c’est d’être libre de toutes les croyances illusoires, de toutes les appropriations illusoires, et nous sommes dans une telle confusion spirituelle aujourd’hui. 

Ce n’est déjà pas facile de se sortir du fatras du quotidien égoïste, mais quand on nous propose, pour en sortir, un nouveau fatras spirituel, celui-là, nous passons de Charibde en Scylla, nous passons d’un bazar relativement connu à quelque chose de quasiment pire ! 

Si, à notre époque, il y a un rappel de la dénonciation traditionnelle de l’égoïsme, ce doit être un rappel dans la modernité. La tradition s’actualise toujours en fonction du temps et du lieu où elle s’exprime. La vérité d’un enseignement, fût-il éternel, n’a de valeur que si elle est formulée selon le temps et le lieu où l’on se trouve. 

Seulement il faut faire la distinction entre une modernité traditionnelle et le “Big Bazar” du “New Age” (nouvel âge). Le New Age est trop souvent un fatras d’approches plus ou moins sauvages, sans organisalion ni principe de cohérence, alors que la spiritualité moderne, la tradition dans la modernité, est un langage moderne imprégné d’une rigueur. 

Il y a une vérité éternelle qui est la tradition, et pour que la spiritualité ait un sens aujourd’hui, il faut qu’avec les éléments du monde moderne, il y ait constamment la présence d’une intelligence, d’une cohérence, d’une rigueur qui relèvent de l’expérience de cette dimension éternelle. Seule cette qualité-là peut constamment ramener à une exigence, à une intégrité, à une qualité jamais corrompue, jamais corruptible. Ce qu’elle énonce en priorité, c’est ce qui est au-delà de la corruption, qui est incorruptible. Quand Jésus bazarde les marchands du Temple, il rappelle un nettoyage que l’on doit faire à l’intérieur de nous-mêmes. Ce principe premier “JE SUIS” doit “bazarder” tout ce qui, en nous, peut corrompre cette qualité d’origine. Le temple que nous sommes doit être complètement débarrassé de tout ce qui peut corrompre cette dimension d’origine. 
Il est important dans le cheminement de faire la part de ce qui relève en nous de la concession à la mécanique corruptrice, car on est très complice de cette corruption-là. On est ravi de se laisser corrompre par les peurs, les habitudes, les acquis de toutes sortes. 

Il n’y a qu’une seule façon de pouvoir dénoncer cette corruption, c’est d’être en contact intime, soit avec cette intelligence en nous, soit avec cette intelligence vivante dans un homme qui, lui, peut nous obliger à la voir en nous. Cet homme-là ne nous permet pas de la voir, il nous oblige à la voir. Et c’est dans la mesure où l’on veut bien coopérer, où l’on veut bien faire face, dans cette vision, à ce qui en nous est la corruption d’origine, qu’un travail authentique peut s’accomplir. 

Dans le grand supermarché de la spiritualité New Age, si ce principe n’est pas là, nous sommes à nouveau avec les marchands du temple ; toutes les corruptions, toutes les déformations sont possibles. 

Dès lors, on prête le flanc à toutes les critiques du monde que l’on prétend transformer. On prête le flanc à toutes les accusations, parce que nous-mêmes ne nous comportons pas de la façon digne et impeccable dont ce principe doit témoigner dans le monde. Cela est important et doit être dit, surtout dans le cadre d’un journal d’annonces où tant est proposé. Et il est important qu’il y ait là, plus que n’importe où, une immense rigueur. 

Nous sommes sur un chemin de transformation, tout notre itinéraire, c’est la transmutation du plomb en or. Il y a une chose que la pierre philosophale nous fait découvrir, dès qu’on entre en contact avec elle : c’est que le plomb, c’est de l’or. devenir de l’or ; le plomb révèle l’or qu’il est déjà. L’or, c’est le plomb qui a grandi. Ce n’est pas du plomb qui a changé de nature. C’est du plomb qui a déployé sa nature d’origine. Le plomb est un moment du grandir de l’or. Le plomb c’est de l’or “premier âge’’, et en fait, quand on rencontre la pierre philosophale, elle nous fait reconnaître que l’on est de l’or, même si, apparemment, on en témoigne qu’au niveau du plomb. C’est là que commence ce que j’évoquais précédemment  : la nature même du chemin est liberté. 

Quand on reconnaît, grâce à la pierre philosophale, qu’on est déjà de l’or, cette reconnaissance-là apporte une très grande liberté. Mais y sont associées aussitôt deux choses : la première, une responsabilité. Suis-je prêt à assumer cette vision : je suis de l’or qui doit grandir ? Vais-je faire ce qu’il faut pour faire grandir cet or-là, et non pas simplement dire : « le plomb c’est déjà de l’or », et vivre au niveau du plomb que je suis. 
Et la seconde, c’est que la pierre philosophale est en même temps élixir de vie. De même le sage, par la vision de sagesse, nous dit ce que l’on est, et par la vision de compassion s’adresse à notre souffrance ; il ne fait pas que parler de réalité ultime, il vient souffrir avec nous. 

La pierre philosophale, la “poudre de projection” est jetée dans le feu, dans le creuset, en même temps que le plomb. Le maître de compassion vient avec nous dans la souffrance. Il vient souffrir avec nous pour pouvoir nous réconcilier avec l’état du grandir que l’on est ; la souffrance dans laquelle on se trouve, parce que cette souffrance-là, seule, est notre porte d’accès à la réalité. Notre plomb est notre seule porte d’accès à l’or. 

Cela est le deuxième aspect de renseignement : c’est d’être réconcilié avec sa propre souffrance, d’être réconcilié avec son propre mensonge, parce que le chemin de la vérité passe par notre mensonge conscient. C’est donc de travailler sur ce que l’on est, mais avec le principe de cohérence et la rigueur issus du témoignage ultime. 

Voilà à quoi nous oblige une démarche, voilà à quoi nous oblige la rencontre avec le réel.

Fondateur des Editions du Relié 
www.editions-du-relie.com 

Yvan AMAR (1950-1999) est un philosophe novateur considéré comme un des sages qui ont éclairé la fin du XXème siècle. 

  Il a publié au Relié : 

“Les béatitudes” 
“Les nourritures silencieuses” 
“La pensée comme voie d’éveil” 
“L’Obligation de conscience” 
“La conscience corporelle” 
“L’Alchimie de l’homme”. 

  Chez Albin Michel : 
“L’effort et la grâce” 
“Les dix commandements intérieurs” 
“Le maître des béatitudes”. 

Marie de Hennezel lui a consacré un livre entier : “Mourir les yeux ouverts” réédité chez Pocket.

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La spiritualité est une expérience naturelle

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012

La spiritualité n’est pas un système religieux, mais une expérience naturelle qui permet à l’être de s’épanouir dans sa véritable grandeur

Résumé: La spiritualité n’est pas un système religieux ou une philosophie culturelle. Elle est une fonction naturelle vivante de l’être humain. Elle est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle consiste à reconnaitre l’existence de notre Moi véritable, de notre ESSENCE, et à apprendre à nous laisser guider par elle. C’est donc la découverte d’une autre dimension de nous-même, une partie lumineuse, puissante et grandiose, qui ne demande qu’à être développée par l’expérience. Lorsque nous sommes en connexion avec elle, elle transforme notre état intérieur qui se caractérise alors par la joie et la liberté. Elle transforme aussi nos sensations corporelles, car elle agit comme une Source d’énergie et élève notre état vibratoire. Nous sommes invités à réaliser cet état en observant les jeux de l’égo, ses résistances, et en cultivant la confiance et le lâcher-prise. Des clés pratiques telles que l’observation de nos sentiments et la méditation sont suggérées.

La spiritualité est une expérience naturelle dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 230px-Le_vol_du_chamaneIl règne une grande confusion dans les esprits sur ce qu’est la spiritualité. Cet article a pour vocation de contribuer à la dissiper. La spiritualité n’est pas une religion. Elle n’est pas non plus un sujet d’étude culturelle sur les croyances des peuples primitifs. La spiritualité est une fonction vivante naturelle de l’être humain.

Le mot spiritualité recouvre des sens bien différents selon les personnes.

  • Pour certaines personnes, la spiritualité désigne un système de croyances et de rituels religieux. La spiritualité d’un chrétien passe par le respect des dogmes et des rituels de l’église chrétienne.

  • D’autres considèrent la spiritualité comme un ensemble de coutumes sociales que les populations ont élaborées pour trouver la force de dépasser les épreuves de la vie et se rassurer. Elle donne un sens à leur existence et offre des exutoires à leur crainte des puissances naturelles et à leur peur de la mort. Ce serait donc une sorte d’habillage culturel un peu artificiel et puéril que chaque civilisation s’est inventé.

  • On dit aussi parfois de quelqu’un qu’il est spirituel, ce qui signifie qu’il a de l’esprit, qu’il nous amuse.

Aucun de ces aspects ne sera développé ici. Mon but n’est pas de réaliser une enquête encyclopédique, linguistique, ethnologique ou sociologique à ranger dans un coin du cerveau ou sur une étagère. Il est d’apporter une connaissance vivante qui nous permette de nous épanouir pleinement. Dans cet article, la spiritualité est envisagée comme une autre dimension de nous-mêmes, une fonction naturelle comme manger, boire ou penser, que nous avons à découvrir et à développer, comme on peut développer son intellect ou sa mémoire. La spiritualité est une voie d’éveil et de croissance, une façon d’explorer nos dimensions à la fois plus profondes et plus élevées.

Nous vivons un moment où l’humanité évolue spirituellement de façon spectaculaire en se dirigeant vers la réalisation de son essence et de sa raison d’être. Il est donc urgent que ces connaissances soient mises à la disposition de tous. C’est le rôle qu’on pourrait logiquement attendre de la part de l’éducation publique, médiatique ou religieuse, mais c’est en vain. Heureusement, il existe de nombreux ouvrages et écoles de sagesse qui traitent de cette question, auxquels nous pouvons nous abreuver. En voici une synthèse introductive.

Alain Boudet

Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant : http://www.spirit-science.fr/doc_spirit/spiritualite.html

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Vous croyez être de chair et d’os…

Posté par othoharmonie le 23 février 2012

 

Alors que vous êtes en réalité une combinaison de signaux électromagnétiques intelligents.

 L’évolution dont vous faites présentement l’expérience implique un processus exigeant l’élaboration et l’intégration d’un corps de lumière. Ce corps de lumière doit être ajusté, soumis à l’exercice et élargi afin d’être amené doucement à sa propre conscience en vous. Une intention claire quant à ce que vous souhaitez être dans votre réalité constitue l’une des premières clés dans l’élaboration du corps de lumière.

Vous croyez être de chair et d'os... dans Etat d'être 220px-Henri_Rousseau_-_The_Football_Players Votre corps de lumière sait qu’il créée par la pensée ; il vous lie à trame de la création. Ce corps de lumière vous ouvre des lignes temporelles rendant accessibles des scénarios à plusieurs niveaux, et vos défis prennent alors de l’ampleur à mesure que vous confrontez un territoire inexploré et pourtant familier. Vous êtes reliés à la totalité de l’existence et votre avancée évolutive consiste à saisir le sens de cette conscience nouvelle et à l’utiliser dans votre présent.

 Soyez assurés, chers amis, qu’il existe un ordre de choses ainsi qu’un dessein supérieurs. Votre tâche consiste à traduire votre dessein dans votre corps et sur la Terre. Ce dessein active une réorganisation sur plusieurs plans de l’existence partageant tous le même présent. Au centre de cette exploration de divers aspects de la réalité se trouve le composant essentiel qui consiste à regarder de plus près votre véhicule, votre corps physique.

 Votre corps de lumière comporte en essence votre identité multidimensionnelle accessible par ce désir de vous unifier à une identité plus vaste que vous ressentez comme vôtre. Grâce  aux variations de votre intention consciente dirigée d’une perspective à l’autre, le corps de lumière pourra jongler avec des réalités, comme s’il s’agissait de changer les chaînes sur un téléviseur. Votre corps de lumière contient des informations encodées. Il reproduit jusqu’à vous des communications corporelles en provenance d’autres mondes et réalités à travers votre corps physique. Votre tâche consiste à noter les subtilités et les synchronicités qui vous font signe. Afin d’acquérir une meilleure compréhension de vous-même, imaginez un être constitué de plusieurs niveaux, chacun ayant un corps distinct respirant et relié aux autres corps. Vous êtes un être d’ordre physique, mental, émotionnel, spirituel, relié par un corps de lumière qui irradie de l’énergie et vous rattache à une progression finie d’être de lumière.

 La matière n’est que de la lumière limitée. Une réorganisation de la structure moléculaire se produit à mesure que vous élaborez votre corps de lumière, vous libérant du matérialisme de façon qu’une compréhension spirituelle éclaire votre vie quotidienne. Seul l’esprit peut vous expliquer ce qui se passe dans e monde. L’élaboration de votre corps de lumière permet à de la matière moins limité de se recombiner comme lumière et de devenir vous. Ceci vous permet de vous exprimer plus librement et de rechercher votre source.

 Vous serez témoins de changements concrets dans votre corps. Il deviendra plus vibrant, plus beau, plus fort et davantage capable d’accomplissements. Il deviendra le processeur d’une multitude d’informations.

 Vous devez pouvoir fonctionner avec un courant électrique supérieur dans votre corps. Ceci apportera des solutions aux défis grandissants que vous confrontez. L’énergie déployée en vous activera des talents cachés et provoquera une renaissance des facultés psychiques ; clairvoyance, clairaudiance, télépathie, ainsi qu’une lucidité perceptuelle qui permettra de « connaitre » bien au-delà de vos capacités actuelles. Le courant électrique fusionnant avec votre corps permettra d’éviter les structures traditionnelles qui vous obligent à la communication et à l’change d’informations suivant des modes limités. Vous allez vous élever sur une échelle et percevoir une perspective différente d’où interpréter la réalité.

 Dans les années à venir, chaque personne, enfant, bébé, vieillard, sera touché par ce courant électrique. Un des bienfaits qui lui est associé est un rajeunissement de votre corps physique en aidant à guérir toute scission encore présente en vous. Plus vous comprendrez et intégrerez le concept de créer la vie par la pensée, plus livre vous deviendrez car le stress de vivre dans l’impuissance disparaîtra. Maintenez la vision et laissez le corps de lumière rendre éloquent tout ce que vous faites.

 320px-The_Great_Wave_off_Kanagawa dans Etat d'êtreComme préparation à cette énergie, asseyez-vous dans le calme, fermez les yeux et visualisez votre corps rempli de lumière en imaginant cette lumière scintillant et purifiant vos cellules ; demandez ensuite à toutes les parties de votre corps d’opérer ensemble sous leur forme idéalisée. Si votre corps travaille en harmonie à l’intérieur, il vous sera plus aisé, en tant qu’individu, de travailler avec les autres à l’extérieur. Ceux qui sont malades intérieurement, souvent ne fonctionnent pas très bien extérieurement. Servez les mécanismes internes de votre corps en visualisant ce que vous désirez.

 Votre corps physique existe comme un dispositif à fréquence. Vous croyez être fait de chair et d’or, mais vous êtes en réalité une combinaison de signaux électromagnétiques intelligents. Ces signaux se traduisent en une vie éloquente dans le corps physique et mangeant, vivant, usant de vos facultés sensorielles, ayant des rapports sexuels – toutes ces choses. Voilà comment vous interprétez le sens des signaux électromagnétiques, qui se manifestent à vous sous forme d’impulsions. De l’extérieur de votre système, vous pouvez être perçu de plusieurs façons. Certains êtres vous interprètent simplement comme une fréquence, un ensemble d’informations émettant l’intelligence, et certaines fréquences basées sur l’émotion. D’autres emploient à plusieurs fins les fréquences psychiques et émotives que vous émettez. Comme la fréquence de l’or employée pour transformer votre conscience et celle de l’eau utilisée pour vous laver ou apaiser votre soif, la fréquence humaine possède des usages cachés que vous découvrez maintenant.

 Extrait de Terre, clés pléiadiennes de la Bibliothèque vivante – Les Pléiadiens canalisés par Barbara Marciniack page 113.

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Le Manuscrit de Marie-Madeleine

Posté par othoharmonie le 8 mai 2011

M’étant procuré le livre de TOM KENYON et JUDI SION, sorti en 2008 aux éditions Ariane,  une constatation troublante m’a donné envie de reproduire ici la partie intitulée « Le Manuscrit transmis par Marie Madeleine » en page 15 de ce livre. Oui, effectivement, la pratique de la MAGIE d’ISIS et l’ALCHIMIE d’HORUS décrits dans ce Manuscrit, est tout à fait ce que nous appelons aujourd’hui le TAO de la sexualité (ou tantrisme) que j’ai expérimenté moi-même, avec l’aide des explications de MANTAK CHIA dans ses deux livres dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog :

Le Manuscrit de Marie-Madeleine dans La Sexualité Sacrée flecheici pour le féminin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-2/ .

fleche dans La Sexualité SacréeEt également ici pour le masculin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-1/

Enfin, lisez et vous me donnerez vos impressions …

Voici donc le contenu : pages 15 à 61

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE 

(initiation à la Magie sexuelle d’Isis)  flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

flecheDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

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L’intuition

Posté par othoharmonie le 23 mai 2010

L'intuition dans A et B intuition3   L’intuition                   gif  

L’intuition est le carburant de la vie, un carburant qu’on a cessé d’utiliser il y a longtemps. L’intuition nous procure de l’aisance et de la joie, des réponses instantanées et une vaste connaissance. Il suffit de lui en faire la demande. Vivre par intuition est un art exaltant, pareil à aucun autre, dès lors qu’on parvient à le maîtriser. C’est à cette expérience de vie et de perception intuitive que la spiritualité veut vous convier. 

Notre intuition est le catalyseur du développement personnel et de la réalisation de soi, car lorsque le moment est mûr pour nous d’apporter à notre vie des transformations durables, l’expérience subjective seule, et non pas les faits, nous semble vraie. 

Vous découvrirez que l’intuition n’est pas le contraire de la logique ; il s’agit d’un processus cyclique, d’une connaissance globale de la vie qui repose à la fois sur la pensée analytique et sur la communion. On a donné de nombreux noms à ce processus extraordinaire : créativité, autoguérison, évolution, transformation et même illumination. Au bout du compte, l’intuition est une voie vers la spiritualité. 

Obéissez à votre intuition et, un beau jour, vous serez conscient de la présence, dans votre corps, de votre âme, tout autant que de votre personnalité. L’intuition est le moyen le plus puissant à notre disposition pour combler la brèche douloureuse entre notre moi terrestre et social et notre moi divin, éternel. Lorsque nous prenons conscience du fait que la connaissance spirituelle fait partie de nous depuis toujours, la lumière nous envahit : notre esprit, allégé, s’élève. 

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La première étape du développement de l’intuition consiste à nettoyer la lentille de votre perception. Si les lentilles de vos jumelles sont sales ou recouvertes d’un capuchon de protection, peu importe la beauté du panorama, vous n’en jouirez pas. En matière d’intuition, une lentille propre équivaut à un esprit lucide.

 Pour ce faire, il convient tout d’abord de faire abstraction de la somme des données que nous recueillons ici et là, si nous nous contentons de faire appel à notre rationalité, nous n’utilisons qu’un faible pourcentage de notre potentiel et nous resserrons les limites de notre univers. La perception de notre hémisphère gauche est terne et ennuyeuse si on la compare à la connaissance directe, à la révélation et à la sagesse. Ces modes de connaissance éclosent comme par magie en surgissant d’une puissance plus vaste. L’intuition correspond à 90 % de nos facultés cérébrales. L’intuition nous donne un tableau plus complet de la situation, elle nous permet d’accéder à cette compréhension simultanée qui nous place, en même temps que les faits, en relation avec un univers situé au-delà de nous-mêmes. 

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APPRENDRE A RECONNAITRE ET A INTENSIFIER LA SENSATION INTUITIVE

 1.     Pendant quelques instants, remémorez-vous les détails sensoriels reliés à une occupation qui vous captive. En vous les remémorant, vous recréerez les sensations et les émotions agréables que cette occupation vous fait vivre.

  2.     Remémorez-vous maintenant une activité qui vous déplaît, par exemple, parler en public. Imaginez les sensations qui naissent de votre anxiété.

3.     Enfin, tout en vous imaginant en train de prononcer un discours, recréez les sensations agréables que vous associez à la première situation et juxtaposez-les à cette activité déplaisante. Remarquez comme vous vous sentez alors plus détendu.

4.     Décrivez votre attitude et les conditions que vous avez su recréer qui vous mettent à l’aise, qui vous donnent de la souplesse et vous rendent plus intuitif.  L’intuition nous permet de savoir ce que nous devons savoir, quand nous devons le savoir. L’univers n’a pas de temps ni d’énergie à perdre. Notre intuition nous procure l’information dont nous avons besoin quand cela s’avère nécessaire, jamais trop tôt ni trop tard ; tous les moyens sont bons pour qu’elle parvienne à nous atteindre.

   

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SI JE PARVENAIS A DEVELOPPER MON INTUITION….

Notez dix choses que vous feriez si vous jouissiez d’une intuition active, disponible, prête à vous rendre service, ex. : « Je saurais qui m’appelle avant même de répondre au téléphone. Je guérirais les gens par simple imposition des mains. Je me souviendrais de mes rêves et je serais en mesure de les influencer. Je peindrais davantage. » Activez votre imagination et visez les étoiles.

 L’intuition n’est pas un tour de passe-passe. Nous négligeons d’apprendre à maîtriser une façon de vivre plus enrichissante. Pour maîtriser le processus intuitif, vous devez vous recueillir et vous harmoniser avec les vérités universelles. Vous devez faire en sorte qu’émergent les appréhensions qui freinent la sensibilité naturelle de votre corps pour que la douceur et la compréhension de votre cœur puissent les dissoudre. La perception juste ne se cultive qu’au prix de nos efforts et de notre patience. 

Nous sommes sur terre pour participer pleinement à la vie et pour nous préoccuper des détails. Nous vivons dans un monde d’action et de réussite ; faire et avoir, tout comme être, font intégralement partie du processus créateur. La logique, le compartimentage et la gestion de notre avenir auront toujours leur place. Mais le processus intuitif étend le champ de notre compréhension, clarifie chaque étape du processus créateur, en simplifie la logistique, nous procure du plaisir et nous fait bénéficier, dans chacune de nos tâches et chacun de nos accomplissements, d’une vision unificatrice du monde.

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Combien de fois avez-vous obéi à votre instinct ? 

De quelle façon vous êtes-vous fié à votre instinct cette semaine ? 

Avez-vous reçu une révélation au sujet d’une situation donnée ?

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 L’information intuitive emprunte un si grand nombre d’avenues pour parvenir jusqu’à nous que j’en viens à me demander pourquoi nous avons si peu confiance en nous-mêmes. Nous disposons de naissance, de tous les instruments nécessaires pour tout savoir, n’importe quand et n’importe où. Nos aptitudes inhérentes seront toujours plus perfectionnées que nos ordinateurs, nos satellites ou nos téléphones, surtout si nous nous consacrons à les raffiner, autant de soin et d’effort que nous en consacrons au développement de la haute technologie. 

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SOYEZ INTUITIF AUJOURD’HUI MEME !

 1.     Prenez une décision en vous fondant sur les apparences extérieures d’un événement. Est-il baigné de lumière ? Est-il rempli de couleurs ? Sa forme est-elle agréable ? 

2.     Prenez une décision en vous fondant sur la sonorité d’un événement. Vous semble-t-il criard, aigu, mélodieux, doux, creux ou harmonieux ? 

3.     Prenez une décision en vous fondant sur la sensation physique que vous procure un événement. Vous semble-t-il lisse, rugueux, piquant, doux, froid, chaud, glissant ou gluant ?

 

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OPTER POUR UNE VISION INTUITIVE DU MONDE

Il existe un moyen très simple pour vous aider à intégrer votre intuition à votre vie de tous les jours : adopter une attitude positive et confiante. Rappelez-vous sans cesse que l’état intuitif est l’état naturel de l’âme. La confusion mentale et psychologique, le chaos, ne vous ont pas été donnés en partage à la naissance. Sachez que votre intuition vous sera rendue derechef quand elle semble vous avoir quitté. Si vous choisissez simplement de poser sur le monde le meilleur regard possible, un regard qui accroît votre sentiment de participation, de confiance et d’amour, votre intuition sera toujours prête à entrer en action.

 Chacun de nous possède sa vision personnelle du monde, chacun de nous possède un point de vue, dicté par ses idées préconçues sur l’amour et la peur, qui contribue à orienter son avenir. Pour parvenir à développer une intuition claire et consciente, nous devons nous familiariser avec cette structure mentale inconsciente, apte à étendre ou à limiter notre expérience de la vie. 

Vous seuls êtes responsable de votre humeur et de votre attitude. Dans l’exercice précédent, vous avez pu isoler quelques-unes des idées qui influencent ces deux attitudes. Quand vous serez parvenus à décrire votre posture intérieure et vos réactions corporelles, vous pourrez décider d’en sortir et d’adopter l’attitude positive qui, comme un robinet, permet à l’intuition de circuler. Lorsqu’on est conscient de son corps, il est plus facile de se laisser porter agréablement par le mouvement naturel que favorise une attitude positive. 

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Jésus a dit (Evangile selon Saint Thomas) : « Si vous faites émerger ce qui est au plus profond de vous, ce qui est au plus profond de vous, vous sauvera ».

Retrouvez-moi en page suivante pour définitions ICI : cliquez : http://othoharmonie.unblog.fr/lintuition/cest-quoi-lintuition/

Forumintuitions dans A et B

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