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LA VOIX DE SON ETRE.

Posté par othoharmonie le 5 avril 2016

 

Yoga de la Voix : D’abord, il y a un Silence prodigieux, le silence d’Or, où dore la Conscience absolue.

Soudain ce Mystère se met à rêver et son rêve vibre de toutes parts dans l’éternité.
La bouche de l’infini s’ouvre, le cri de naissance de l’univers OM remplit l’espace.
Plus rien n’est stable, la lumière apparait, ainsi que les mondes, et les créatures.

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Il y a dans cette succincte approche de l’origine du monde d’après les Védas, une certaine relation avec la théorie scientifique du Big Bang, qui se résume à une succession de « changements d’états » de l’univers. Comme dans le jeu de la conscience, l’univers est en expansion. Dans le yoga, le mot même «Univers» est en expansion : «Uni vers…»
Le terme Veda dans son sens de « Révélation » correspond à l’expérience des premiers sages qui entendirent le son primordial manifesté. Il signifie aussi «Connaissance».

Les hymnes sacrés des Vedas sont uniquement scandés ou chantés, et ont chacun une atmosphère particulière. Ils peuvent être extrêmement pénétrants, au point d’être quasi-insupportables à certains auditeurs. Cette notion de «divin», contenue dans la vibration est encore bien vivante aujourd’hui en Inde, où la peur du Sacré n’existe pas encore. La transmission orale des Vedas fut compilée en livres au fil des millénaires, et l’on y trouve entre autres une description de l’atome constituant la matière. Depuis la nuit des temps, les Maîtres sont d’accord (parfait) pour dire que dans ce monde en mouvements, (impermanent), tout est vibration. Les couleurs, les formes, les mots vibrent et l’on peut mesurer leur fréquences.  Nul besoin de microscope électronique pour ces êtres étonnants, ils ont vu les particules de la matière vibrer, avec l’oeil de la Conscience.

Laissons quelques anges passer…

Il y a très longtemps et quelques secondes à peine, Gita Marg, la voie de la réalisation par la musique, était enseignée par des maitres yogi et musiciens. Pour exemples, Baba Shivananda de Rishikesh qui pratiquait la musique comme un yoga. L’illustre Hazrat Inayat Khan, qui enseignait en jonglant avec les sphères de la musique. Maharishi Mahesh Yogi, qui fit découvrir en occident la musique reliée aux lois naturelles de la Nature.

La science du son, de la musique, (Nada Yoga, ou Gita Marg) a été conçue et donnée comme moyen de recherche, pour retrouver la grande musique qui est Silence.

Le Yoga de la Voix, vient de là. C’est une branche de l’arbre du Yoga.

Pour dénommer ce type de chant complètement relié à la Conscience, et plutôt que de prendre un terme Indien, nous avons préféré unir les mots Yoga et voix, (plus appropriés en nos contrées), pour définir clairement le propos.  De par nos intérêts, les Védas et le Védanta constituent toute la saveur philosophique de cette pratique, et nos guides de coeur, Sri Aurobindo et Mère, Swami Shivananda, Swami Chidananda, Maharishi MY, Chandra Swami, Swami Brahmdev, Pandit Barun Kumar Pal, contribuent par leur bienveillance à garder authentique en nous cet aspect de la spiritualité vivante.

Le Yoga de la Voix, dont l’axe musical principal est le Gandharva (devenu musique classique Indienne), se compose des éléments suivants : Hatha yoga, Bhakti-yoga, Nada/Shabda yoga, et Jnanayoga. Reliés ensemble, ils deviennent «Gita Marg», alias «Yoga de la voix», le véhicule de notre sadhana.

C’était mieux maintenant

A l’origine, la musique modale Indienne (qui utilises des modes) était offerte aux Dieux et jouée exclusivement dans les temples. Aujourd’hui, nous avons la joie de la pratiquer comme un yoga dans l’intimité du sanctuaire intérieur.
Notre corps vibre constamment au tempo du coeur qui bat à son rythme.  

Quelle musique cela fait-il ? Comment sommes-nous accordés?
Les Maitres qui ont entendu la musique subtile de la création, ont initié la musique Gandharva, musique céleste. Ils ont appliqué l’harmonie naturelle émise par l’univers, (que l’on peut partiellement mesurer aujourd’hui*), aux règles de la musique classique Indienne.

Les modes joués (gammes spécifiques), se réfèrent au chant subtil du monde, qui va varier du lever du soleil à son couché, de la lune noire jusqu’à sa pleine croissance. Ainsi, il y a une sélection de gammes et de rythmes divers correspondant aux sons et aux pulsations de l’univers, et qui suit ses variations sur une échelle de 24 heures (prahara).

Pratiquer les différents modes Hindustani, le matin et le soir, nous fera découvrir la réalité mystérieuse de ce principe établi, et nous mettra en phase avec notre nature essentielle. Nous accostons sur un rivage mystique, il suffit de passer le mur du son.
«Qu’est ce que le mysticisme, disait Inayat Khan, simplement les lois de la vibration».
Ici et maintenant, tout commence par des chansons.

*On sait depuis peu, grâce au satellite Corot que le soleil résonne comme un tambour. Sous l’effet des mouvements turbulents des masses de gaz, son atmosphère se remplit d’ondes. Ces excitations acoustiques pénètrent vers le cœur de notre étoile.  Des milliers de fréquences ont ainsi été détectées.
Faut-il en conclure que le soleil pète de joie?

Pratique (rappel).

Le Yoga de la Voix est une pratique d’harmonisation par le son utilisant les techniques vocales de la musique classique Indienne, la science des Ragas, les mantras, et divers aspects du chant dévotionnel indien. Le chanteur apprend rapidement à se situer dans un espace vocal précis, monter et descendre dans l’échelle des gammes (mode), guidé en continu par la note de référence du bourdon (tanpura). L’étude des modes principaux, de chants sacrés en Sanskrit, autant que la simple psalmodie de Mantras, tous porteurs de richesses et d’émotions, contribuent à une expérience globale du son.

Au cours des séances, douces où intenses, nous voguons en musique dans le présent. Nous abordons avec précision les fréquences des notes, et la musique qui se situe entre les notes. Nous utilisons le potentiel vibratoire de la voix naturelle que nous développons dans un univers micro-tonal merveilleux. Nous sommes les instruments d’une musique savante et infiniment énergétique. Nous affinons notre écoute, il y a notre voix, la voix du groupe et la voix d’ensemble. Il y a le chapelet d’Unité (mala) que nous tissons de nos perles de musique.

L’effet, les fées, les faits

Vive la créativité, ne limitons pas notre pouvoir symphonique à quelques coups de grosse caisse. Nous découvrons l’ivresse de chanter dans nos profondeurs, au plus haut de nos aspirations. Le goût de la liberté revient. La richesse sonore contenue dans le chant d’un mode est porteuse de douces sensations et révèle la vibration comme une amie intime. On se connait, on se reconnait. Je me berce moi même, je suis la mère et l’enfant, je suis l’enfant qui berce sa mère.

Très vite et sans recourir à une concentration soutenue, l’attrait de la musique aidant, nous voyons (observons) le Silence s’élever comme un soleil, surgir en nous comme une rosée de délicatesse et de tranquillité. Nous percevons que ce «vide» étrange n’est pas l’absence de bruit autour de nous, mais un élément vivant et sensible de notre face intérieure. La face cachée de la surface. Quand le tumulte disparait, il y a communion de l’être avec le son et union avec le Silence. On se remplit goutte à goutte, note à note, le vent des pensées souffle au loin. Le système nerveux, le coeur sont apaisés, les centres subtils sont harmonisés, le masque noir de nos préoccupations favorites est tombé.  Nous goûtons la grâce d’un repos profond, des larmes coulent, de la joie monte. Nous nous retrouvons. L’ état d’absorption méditatif survient naturellement. Un genre de «transe-en-danse» résultant des notes sur le chemin. Expériences du témoin où l’on saute la barrière des pensées pour faire l’école buissonnière de la raison.

Relaxation finale

Allongé, un brin de musique entre les dents, on se surprend à contempler le présent.
Un Silence essentiel, vibrant et réconfortant nous salue, au seuil du temple où notre nom est Unité, où l’on a pas à devenir, simplement être.

Les tests des neurosciences mettent en évidence les changements cérébraux qui interviennent pendant la méditation, où la synchronisation des ondes du cerveau est possible, (notamment les ondes alpha et gamma). La méditation induit la cohérence, stimule la mémoire, et accentue la concentration. Elle a bien sûr d’autres effets dont la transcendance, qui est le sujet du Yoga.

Rien ne vaut la pratique personnelle, (pas d’intermédiaire, nous sommes l’acteur de notre propre évolution) pour aller à notre propre rencontre.  Ce que nous vivons dans l’état d’apaisement, n’est pas ce qui vient de nous, mais ce qui vient à nous. Il s’agit d’universel, d’Unité. Cela échappe au contrôle mental qui est bien content de lâcher et de recevoir. Il a bien droit à des vacances. Dès que la Conscience est nourrie, nous ne manquons plus de rien et nous éprouvons un bien-être qui babille au bras de l’allégresse.

MUSIQUE BIO

Musique Bio

L’usage des instrument acoustiques* (en accompagnement des séances, ou pendant les relaxation musicales), est primordial car ils vibrent, ils sont vivants. De la terre, du métal, de la peau, du bois, des cordes en cuivres, acier, boyau. Le son joué est naturel, direct, et non filtré, synthétisé, généré, échantillonné, compressé, numérisé, etc. Cette restitution idéale de la musique participe à l’harmonisation générale. Pas de nappes ici, on joue directement sur la table (d’harmonie). On sort du son flatteur mondialisé pour retrouver la beauté et la subtilité du son naturel. C’est important, et ça fait du bien, car les instruments sont des miroirs de la voix. De plus nous avons à rééduquer nos oreilles malmenées par le bombardement médiatique, les bruits horribles de toutes nos machines, et les formats audio de plus en plus réduits et comprimés. Retour à l’appréciation simple et consciente du son, de la musique nuancée en quelques notes et avec une seule voix. Cela suffit pour nous bouleverser. Il y a une différence entre le fait d’entendre et celui d’écouter. Ces considérations concernent la pratique en question, en aucun cas nous ne portons des jugements de valeurs sur les autres musiques (j’utilise aussi des synthés dans mes CD).

TAMPARA*Tanpura, esraj, vishraj, khôl, tablas.

Le sanskrit, qui est le verbe des chants pratiqués, apporte aussi une énergie particulière, cette langue révélée n’a pas été altérée et déformée au fil du temps, et même sans comprendre la signification des mots, la vibration de ce langage agit sur celui qui écoute et transforme sa perception du présent. C’est une langue vivante, créatrice, et le pouvoir des mantras en atteste.

Hatha-yoga
Les séances de Hatha-Yoga, principalement composées d’étirements et de respirations, sont douces et relaxantes. Elles aident à l’enracinement et nous rendent plus aptes à focaliser l’attention sur le chant. Par la conscience tournée sur le souffle et les sensations, nous ouvrons des passages subtils, les nadis, et l’énergie se met à pétiller en nous, amplifiant notre chant, ses résonances et le massage interne procuré. Il ne s’agit pas là d’apprendre de nouvelles contorsions, de dépasser les limites du physique, mais plutôt d’intégrer en douceur les vagues de la mer intérieure éveillée par nos voix. De sentir une fluidité nouvelle dans nos mouvements, une liberté qui s’ouvre à l’Infini.

Redécouvrir la Joie du mouvement. Le mouvement conscient, qui, comme le chant, est fait d’instantanéité, et nous porte à expérimenter le présent plus pleinement, plus intensément. Comme un enfant ! Et tout naturellement, le mental se dénoue, se dissout, nous sentons l’unité de nos êtres, comme en chantant l’unité de nos voix, reliés les uns aux autres dans l’harmonie du vivant. C’est ainsi que nous réinventons la simplicité dans notre vie, que le coeur s’ouvre, et laisse passer la Lumière.

Tais toi, t’es Toi

Nous passons notre vie à répéter les expériences, nous attendant à des résultats nouveaux. Un jour, entre les envie de rien et le désir de tout, il y a un appel au calme, et si nous sommes déterminés, ouverts, nous marcherons vers un autre point de vue, nous ne serons plus plongé au coeur du tumulte. Le but du yoga est de révéler que le rêve éveillé dans lequel nous nous projetons est aussi illusoire que le rêve qui a lieu dans le sommeil. Si on coupe les moteurs du projecteur, le mouvement sur l’écran s’arrête, l’image disparait. Le rêve est fini. Silence, on ne tourne plus. La Conscience redevient stable.

La musique est idéale pour se relier à l’âme, à l’essentiel, à l’Unité.
Comme vous l’aurez deviné, nous en sommes convaincus.

Rishidwar

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Il n’y aura pas de week-end de chant en France cette année de Septembre 2013 à Mai 2014. Nous allons faire un pas de plus dans notre chemin en restant en Inde pour une durée de 9 mois environ (le temps de renaître).

Swami Brahmdev, l’hôte principal de l’ashram d’Aurovalley, nous a invité à passer une année avec lui. Il nous a proposé de monter et diriger une école de musique qui sera ouverte aux enfants de l’école, aux résidents et aux visiteurs.

Nous y développerons des ateliers spéciaux Yoga de la Voix.
Nous offrirons également notre musique pour des célébrations et des concerts méditatifs.

Par ailleurs nous avons programmé un stage intensif sur place, et nous voyagerons vers le sud de l’Inde en février pour donner deux autres stages, à Auroville et au Kérala.

Logiquement, nous reviendrons pour nos stages d’été en France.

All Life is Yoga.  Belle vie. OM

Nathalie et Adam
www.yogadelavoix.com

nouveau CD «CONTRASTES», Musiques modales d’Ici et Maintenant
CDgraphie et autres articles sur le site www.yogadelavoix.com

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Marcher vers le MONDE NOUVEAU

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2015

 

 Depuis plusieurs années, la venue de 2012 nous est annoncée comme un passage important. Je me souviens de la première fois où j’ai entendu ce repère de temps, je le trouvais tellement loin et pourtant, nous y sommes déjà ! Il y a eu de nombreux changements depuis et d’autres sont encore à venir. Ils se présenteront à nous au fur et à mesure que nous marcherons vers ce monde nouveau.

 marche

 

 Il suffit de prononcer ces mots « monde nouveau » pour qu’une foule de ques­tions émergent…

J’ai eu le privilège de recueillir les réflexions de cinq chercheurs — au sens pur du terme — qui partagent avec nous depuis des années le fruit de leur quête pour nous aider à comprendre et à mieux vivre nos expériences de vie. Il s’agit de Anne Givaudan, auteure de nombreux best-sellers interna­tionaux et thérapeute en soins esséniens ; Annie Marquier, auteure et fondatrice de l’Institut du développement de la personne ; Dominique Rankin, chef héréditaire Algon­quin et homme-médecine ; Jean-Jacques Crèvecoeur, physicien, conférencier et auteur et Christine Angelard, médecin, homéopathe et auteure.

Nous serions-nous égarés en chemin ?

Pour définir ce qu’est le monde nouveau, il faut d’abord regarder le monde où nous vivons actuellement. Quel constat peut-on faire au sujet du monde actuel, monde que nous avons créé par notre façon d’être, de penser et de vivre ? Nous serions-nous égarés quelque part ou sommes-nous plutôt en train de laisser émerger une nou­velle façon de voir, de faire et de vivre ?

Depuis plusieurs années, dans un souci d’atteindre plus de liberté, nos valeurs sociales se sont transformées. La science nous a permis de faire des bonds gigan­tesques et nous avons assisté à la naissance d’outils technologiques des plus perfection­nés. Le confort matériel a pris de plus en plus de place dans notre quotidien. Depuis la fin des années soixante, nous avons trouvé normal de pouvoir accéder à une multitude de biens de consommation, même si l’utilité de ceux-ci était parfois discutable.

Cette façon de faire a eu pour résultat que nous sommes devenus esclaves des choses que nous possédons. Nous  sommes possédés par nos possessions. Étrange paradoxe ! Nous qui pensions qu’en possédant plus, nous accéderions à la liberté et à l’autonomie, c’est exactement le contraire qui s’est produit, nous dit Jean-Jacques Crèvecoeur.

Au lieu de nous donner une vie et une santé plus agréables, plus commodes, poursuit Christine Angelard, nos progrès ont, semble-t-il, généré plus d’isolement, plus de stress… Nous avons privilégié le court terme, l’efficacité immédiate sans vision globale, en oubliant certaines lois, pour ne pas dire certains rites de passages obligés. Le court terme et la résolution immédiate du problème ont coupé les ailes du développement harmonieux de la santé.

L’appel à un changement salutaire

Nous cherchons bonheur, paix et harmonie dans la consommation. Or, le monde nouveau appelle à un changement majeur. Selon Dominique Rankin, le pouvoir et le matérialisme sont trop souvent mis en priorité dans nos gouvernements et dans notre société… Il est très important de revenir au respect des ancêtres et de se concentrer davantage sur les générations futures, sans oublier la santé de notre Terre-Maman. Depuis plusieurs années, un vent de changement s’installe et nous sommes conscients qu’il est néces­saire de transformer notre façon d’agir.

À ce sujet, Anne Givaudan nous dit : Je me rends compte que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir autre chose que sim­plement manger et boire. Notre époque frôle l’implosion, ce qui est en même temps bénéfique, car partout surgissent des porteurs d’idées nouvelles. Par exemple, au Québec, il y a un mouvement de « simplicité volontaire » qui propose de se contenter de ce dont nous avons besoin. En Italie, le mouvement « Slow Food » vise à contrecarrer toutes ces nourritures dévitalisées et nuisibles. En France apparaissent les « villes lentes » où il fait bon vivre.

Le changement est amorcé. Nous sommes plus conscients de nos gestes, de nos pensées et surtout de leurs répercussions. Cette trans­formation s’accélère depuis quelques années et nous incite à faire des choix sensés pour nous et pour notre environnement. Comme le dit si bien Annie Marquier : Le temps est venu de transcender ces niveaux inférieurs de la conscience (peur, plaisir, pouvoir et sépara­tion) pour atteindre d’autres niveaux plus élevés. L’humain a tout ce qu’il faut en lui pour réussir et plusieurs sont prêts. Au sein de mon accompagnement, j’ai été témoin de l’accélération du processus de transformation. Celui-ci s’avère infiniment plus rapide, plus pratique et plus puissant qu’il y a quelques décennies. Cela montre qu’il y a assurément un espoir concret de changement de notre monde grâce à ce changement de conscience.

Comment rester fort dans la tempête ?

actualite2S’il est facile de constater qu’il y a de nombreuses personnes qui cherchent à améliorer la qualité de leur vie tout autour de nous, nous pouvons aussi aisément voir que le chemin du changement est parsemé de défis qui requièrent courage et persévérance. Alors comment pouvons-nous traverser ces défis qui nous sont présentés ? Faut-il d’abord apprendre à laisser aller croyances, illusions et attachements ? Existe-t-il une clé qui nous permettrait d’accéder à une transformation intérieure durable et à maintenir notre alignement malgré les tempêtes qui surgissent en chemin ?

Je comprends que certains se découragent devant tout ce que nos médias déversent quotidiennement sur nos écrans de télévi­sion, nous dit Anne Givaudan. Cependant, il est essentiel de ne jamais oublier qu’au coeur de l’hiver, alors que tout semble paralysé, souterrainement se préparent à éclore les plus belles fleurs qui soient. Il nous faut donc un peu de patience et nous demander : suis-je prêt à partir ou à continuer ma vie sans regret ? L’acceptation de ce qui est, de ce que nous sommes, avec nos capacités et nos incapacités, fait partie du véritable changement.

Inévitablement, le fait d’accepter ce que nous sommes permet d’entrer dans le mouvement de transformation. Il faut se regarder en toute honnêteté, comme si on était devant un miroir, explique Dominique Rankin. Il faut se réconcilier avec soi-même en se disant toute la vérité sans chercher à fuir qui on est. Il faut éviter de chercher ailleurs, dans des spiritualités coupées de nos racines ; éviter de se cacher derrière une bouteille, derrière des drogues ou encore derrière un masque. Cela exige d’enlever les jugements et les blâmes envers soi et les autres pour apprendre ensuite à s’aimer en toute simplicité. Tout ce qu’on cherche est à l’intérieur de soi.

Percer le mur des illusions

Ainsi, l’amour de soi représente une clé essentielle dans cette démarche. La vigilance en est une autre. Elle nous per­met de prendre conscience des illusions dans lesquelles il est si facile de s’enliser. Comme le souligne Annie Marquier : Cher­cher à améliorer sa qualité de vie n’est pas suffisant et peut même être parfois un piège qui nous maintient dans le matérialisme. Ainsi, la première illusion à percer est bien celle de la recherche du bonheur et du confort à court terme. Après cela, on peut commencer à gravir la montagne de la transformation intérieure et être en mesure de confronter avec force, courage et détermination nos limites intérieures afin de les transcender.

La vie et ses défis nous incitent à nous tourner davantage vers l’intérieur. Prendre le temps de nous arrêter pour observer nos états d’être représente une autre clé impor­tante de transformation plutôt que de cher­cher constamment à être dans l’action. Pour Jean-Jacques Crèvecoeur, ce n’est pas en faisant plus qu’on atteint l’équilibre, mais en retirant tout ce qui nous empêche d’être en équilibre. Un peu comme le jardinier… Il n’a pas besoin de tirer sur les feuilles d’une plante pour la faire pousser, il doit plutôt veiller à enlever les herbes et les ronces qui l’empêchent de croître. Il faut chercher à nous désencombrer, à nous délester des choses inutiles dans tous les domaines de notre existence, afin de revenir à l’essentiel en soi.

Bref, il faut apprendre à nous déposer pour écouter davantage ce qui se passe en notre for intérieur. Pour reprendre les propos de Christine Angelard : La clé à retrouver est celle du maître intérieur. Il faut retourner au jardin d’intériorité qui nous apportera les réponses et la voie à suivre. La solution vient toujours de l’intérieur pour ensuite rayonner vers l’extérieur.

Il faut chercher à nous désencombrer, à nous délester des choses inutiles dans tous les domaines de notre existence, afin de revenir à soi, à l’essentiel en soi.

L’amour, encore l’amour, toujours l’amour…

''La vie après la vie'', Raymond MoodyNous n’utilisons que dix pour cent de notre plein potentiel. La plus belle richesse qui soit est en nous et n’attend que d’être mise à profit dans notre vie et au service de tout ce qui nous entoure. Le monde nouveau nous convie à développer cette richesse inépuisable. Pour y parvenir, tout en restant centrés, quelle est la voie à suivre ?

L’amour, mentionne Christine Angelard, est ce qui transcende tout ; c‘est une force magnétique qui dissout toute souffrance, toute dualité. L’amour n’est pas un sentiment, mais la substance même de tout ce qui vit ; c’est ce que l’homme a perdu de vue. Il est vrai que l’amour transcende et transforme tout sur son passage. Il est le phare qui nous montre le chemin et qui nous évite de nous égarer. Il éclaire aussi le chemin de ceux qui nous entourent. Dans ce monde nouveau, Annie Marquier mentionne que l’un des phares les plus puissants sera de cesser de s’occuper uniquement de notre propre transformation et de se mettre au service des autres de façon impersonnelle et inconditionnelle, quelle que soit la forme du service.

L’amour nous aidera aussi à construire des bases plus solides que celles qui existaient dans l’ancien monde. Il nous permettra d’être créatifs. Jean-Jacques Crèvecoeur souligne quant à lui qu’il faut inventer un nouveau monde et laisser l’ancien s’effondrer avec ses valeurs qui l’ont conduit à sa perte. Pour réussir cette transition, une condition s’impose : faire le deuil de tout ce qui nous rattache à l’ancien monde.

L’amour nous permet aussi de renouer avec une puissante force intérieure : notre pouvoir intuitif, cette voix qui nous guide vers notre réalisation. Pour reprendre les propos d’Anne Givaudan : À quoi se fier, sinon à notre intuition et à notre coeur ? Là encore, il n’est pas exclu que nous puissions nous tromper et croire qu’il s’agit de notre intuition et de notre coeur, alors que c’est notre ego qui agit. Mais que faire d’autre que d’accepter de se tromper en sachant que cela fait partie du chemin ?

À l’aube de la Grande Réconciliation

La voie du monde nouveau est déjà tracée. De nombreuses civilisations qui nous ont précédés nous en ont donné un aperçu. Dominique Rankin nous confie que chez les Algonquins, il existe une prophétie, la Prophétie des sept Feux dans laquelle les ancê­tres algonquins croyaient qu’il serait possible de faire UN monde, dans l’amour et la paix. Que les peuples rouges, blancs, noirs et jaunes ne formeraient plus qu’une seule et même nation. Cette vision commence par la guérison de chacun de nous et nous nous en approchons chaque jour. Selon lui, nous sommes à l’aube du 6e feu et la grande période de réconciliation du 7e feu approche.

Il suffit d’observer ce qui se passe partout à travers le monde pour s’en convaincre. Tous les peuples de la planète tentent d’instaurer de nouveaux modèles pour parvenir à cette réconciliation tant atten­due. En notre for intérieur, nous sentons tous cette merveilleuse invitation à nous libérer des carcans pour guérir, pour vivre en paix, pour aimer en toute liberté. C’est cela la Grande Réconciliation. Elle est déjà commencée. Nous marchons vers notre mieux-être, vers notre paix et nous créons ainsi un futur où l’harmonie universelle sera possible. C’est fabuleux d’envisager toutes les possibilités qui nous attendent en acceptant d’y entrer le coeur ouvert et rempli d’amour. Merci à vous Anne, Annie, Christine, Dominique et Jean- Jacques de nous avoir offert de si belles clés !

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, Nouvelle TERRE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Les rituels du druidisme

Posté par othoharmonie le 9 juin 2015

 

le_bosquet_sacreIl y a plusieurs façons d’entendre la voix des Druides, le druidisme. En tant que voie spirituelle le druidisme transmet une philosophie, une « sapience », des valeurs , une éthique mais aussi un certain nombre «_d’outils » dont une pratique rituelle. Le rituel druidique est multiple et pourrait s’imaginer dans d’infinies déclinaisons. Mais ce n’est pas le cas et la plupart des collèges druidiques même de lignées différentes se reconnaissent généralement dans la structure de leurs rituels. Le rituel s’inscrit à la fois dans un cadre traditionnel et des résonances symboliques précises mais il ouvre aussi la porte à l’expression individuelle du sacré, aux intuitions et aux « transports » de l’âme.

C’est d’ailleurs dans ses capacités à mobiliser les mouvements de l’âme, l’inspiration ou l’émotion et les énergies que le rituel trouve son efficacité et donc sa raison d’être. Le rituel druidique est plusieurs choses : – Il est dans un premier temps une actualisation du mythe celtique traditionnel. Il l’est par la déclinaison des thèmes et symboles qu’il met en œuvre. Ainsi à différentes occasions et en particulier lors des célébrations saisonnières le rituel s’attachera à tel symbole, tel mythème, qui correspondent aux résonances de la célébration ou du moment. Mise en valeur du cycle de la Lumière, mise en valeur de symboles naturels ou encore liens avec les cycles agraires. Appel aux ancêtres, invocation des divinités liées à la célébration… Les outils sont nombreux , riches et il convient simplement de les organiser ou du moins d’entendre et de comprendre les résonances pour que les rituels constituent un tout harmonieux et cohérent.

 - Le rituel druidique est aussi une façon de s’inscrire dans un « Monde » qui a du sens. En clair de s’inscrire dans le cycle des saisons et de son influence sur nous, de s’inscrire dans le mouvement des luminaires et dans les mouvements de la nature. Le rituel est intégrateur, il ne l’est plus seulement parce qu’il décline le mythe mais aussi parce qu’il nous aide à vivre au rythme de notre environnement. | Grâce au rituel nous adhérons | aux cycles, plutôt que de les | subir ou de chercher à les | éviter.

 - Un troisième aspect du rituel druidique est celui qui a trait à la fois à notre bien être et à une certaine forme de Sagesse ou d’inspiration. Dans la mesure où le rituel permet à chacun de faire, de contribuer, d’exprimer la nature et la qualité de ses rapports au divin. Dans la mesure aussi où le rituel permet à chacun d’être acteur, de livrer des émotions, de partager des images, des symboles. Dans la mesure où le rituel se déroule dans un contexte de bienveillance et de paix, il génère très généralement une impression d’harmonie et d’ouverture de conscience.

Comme nous l’avons dit plus haut, il n’y a pas un rituel druidique mais des rituels druidiques se déclinant sous des formes multiples dans lesquelles nous reconnaîtrons néanmoins une base commune ou du moins un ensemble de symboles et préalables de tradition druidique. Cela étant nous partageons un certain nombre de pratiques et de postulats avec d’autres mouvances païennes. Nous considérons par exemple que  chacun peut s’adresser  légitimement à ses Dieux et | sans intermédiaire. Ce qui justifie le rite familial ou individuel.

En revanche dans le cadre d’une célébration collective, le Druide responsable de clairière, est l’ordonnateur du rite, dont il connaît les ressorts et l’ordonnancement traditionnel. Pour autant il ne se substituera pas au rapport intime que chaque druidisant a établi avec le sacré. Nous voyons déjà que le rituel druidique va se décliner de façon différente selon qu’il trouve sa place dans l’intimité d’un foyer, dans le cheminement intérieur ou dans une pratique domestique ritualisée; ou qu’il se situe dans une célébration collective, saisonnière ou dans un but plus ciblé.

Quel peut être ce but ? Il y a bien sûr les rituels liés aux célébrations saisonnières. Ici, le rituel s’inscrit dans un cadre (que nous aborderons plus loin) et décline par ailleurs une symbolique propre au « rayon » particulier de la roue de l’année. Ces célébrations saisonnières ont lieu à des moments précis, définis selon un calendrier soli-lunaire. Calendrier connu pour être en usage dans l’Antiquité et dont on trouvera un exemple dans le calendrier dit de Coligny. Aux cycles saisonniers répondent les cycles de vie, la naissance, la maturité, le mariage, la vieillesse, la mort.

Ces moments dits de « passage » font également l’objet de rituels particuliers dont le but est de permettre aux « humains » de traverser ces passages à gué en ayant l’intuition du sens et aussi peut-être en se sentant accompagnés par ceux qui en ont fait l’expérience ou accompli le travail en lien avec ces moments très particuliers. Il existe d’autres rituels, souvent réalisés dans une pratique plus « intime » , c’est-à-dire soit dans une pratique individuelle soit au détours de moments particuliers d’un rituel collectif. Ce sont les rituels propitiatoires, d’harmonisation, de protection… et toutes autres pratiques visant à des buts plus ciblés, parfois plus personnels. Au-delà de cet aspect personnel, ces rituels sont aussi des rituels d’intégration, de « guérison » qui permettent à l’individu parfois désemparé face à certains mouvements de l’existence de faire face et de reprendre pieds. La nature de ces rituels différera des rituels précédents mais le Druide portera une attention particulière au fait de maintenir ces rituels dans un cadre traditionnel celtique sans en oblitérer l’efficacité. Avant d’aborder le rituel druidique dans ses grandes lignes, il convient peut-être de souligner que les collèges druidiques peuvent avoir une approche un peu différente du rituel et de la façon de le pratiquer.

La plupart du temps des « offices » sont répartis. Offices qui correspondent à des fonctions ou à des rôles. Cette attribution des offices n’empêche pas d’ailleurs la participation de l’assistance qui sera sollicitée pour concourir au rituel ne serait-ce qu’en déposant des offrandes à la Terre ou au Feu ou sous quelque forme que ce soit. Parmi ces petites différences entre collèges, il en est qui ont pour usage d’écrire le rituel puis de le lire au cours de la célébration. D’autres au contraire essaieront de s’imprégner des résonances, d’une structure symbolique pour exécuter ensuite le rituel en se laissant guider à la fois par leur connaissance de la structure et à la fois par ce que nous appelons l’inspiration, c’est-à-dire une forme d’intuition extemporanée du sens. Ce qui caractérise le rituel druidique c’est sa déclinaison « temporelle ».

Les rituels du druidisme dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELSLes célébrations régulières   s’inscrivent dans un   temps sacré dont le meilleur exemple nous est donné par le calendrier de Coligny. Sans entrer dans les détails de ce calendrier somme toute assez complexe nous pouvons y lire : – une polarisation saisonnière et journalière avec une année qui commence en début de période sombre et un « jour » qui débute avec la nuit, – des dates de célébrations qui s’inscrivent dans les rapports cosmiques, entre le Ciel et la Terre, les étoiles, les luminaires (Lune/Soleil). Rapports qui conditionnent les résonances du rituel avec l’influence des Dieux. Nous considérons donc que chaque célébration décline un rapport particulier entre l’Homme et le Divin. Conjonction du moment « cosmique » et de l’intention humaine dans l’espace sacré constitué par le cercle des célébrants. Le rituel constituant une intensification du rapport naturel qui existe entre Hommes et Dieux.

Le rituel druidique dans ses grandes lignes Un rituel druidique classique se déroule en plusieurs temps distincts. Une phase de préparation qui est tout simplement un moment où chacun se met en condition. Le cercle (lieu du rituel) est préparé, le cas échéant l’autel ou les autels sont décorés, agencés, les « lits du Feu » tracés et les divers éléments nécessaires pour le rituel sont installés en bonne place. Ceci peut être l’occasion pour le Druide d’expliquer aux nouveaux arrivants le symbolisme des divers dispositifs, de la structuration de l’espace et du sens plus particulier de la cérémonie. La phase de préparation peut parfois s’accompagner d’un rituel personnel de purification et de « dédication » . L’ablution préparatoire en est la forme la plus simple et la plus classique. L’entrée des participants suit cette phase de préparation. Cette entrée est plus ou moins ritualisée selon les moments ou les circonstances. Au plus simple les participants sont installés selon leur fonction ou leurs affinités mais parfois aussi le groupe s’installe en procession (circumbulations) selon les usages traditionnels (liés parfois au grade ou à l’ancienneté). Dans cette installation un peu plus formelle les participants sont parfois invités à saluer l’une des directions ou encore une représentation des Dieux ou encore à saluer chacun des participants présents après qu’ils aient été accueillis par un Druide ayant fonction de « portier ». L’ouverture Le rituel druidique se déroule dans une triple dimension. Une dimension verticale, une dimension horizontale et une dimension centrale qui est au point de rencontre des deux. Ceci va être traduit de diverses façons. Dans un premier temps nous irons solliciter la mémoire, l’énergie, l’influence de ceux que nous considérons comme nos ancêtres, de nos Dieux et de toute forme d’influence spirituelle agissante dans le lieu et temps du rituel. Cela s’accomplira, comme dans tout acte rituel, par la parole, la prière, le geste et l’utilisation de symboles. Ceci constitue le « jeu rituel » qui participe par ses capacités évocatoires à l’efficacité de l’ensemble. La construction de l’espace rituel est un autre moment du rituel. La plupart des groupes druidiques s’établissent dans une orientation symbolique qui se réfère à 4 directions auxquelles il est attribué des affinités avec quatre éléments que sont l’air, le feu, l’eau et la terre mais aussi avec des qualités psychiques, des symboles, des vertus particulières.

À l’expérience cette structuration de l’espace conditionne réellement le ressenti au cours du rituel et établit à l’usage une sorte de plan d’équilibre, qui participe à l’harmonie du rituel. Un autre usage consiste en la désignation, la matérialisation et la consécration de l’espace de célébration. Selon les cas, le Druide va simplement désigner l’espace mais le plus souvent l’espace sacré est défini par un Druide qui le circonscrit en se déplaçant à sa périphérie et, se faisant, définit les frontières entre l’espace ainsi consacré et l’espace profane. L’usage de purifier l’espace ainsi consacré par l’eau, le feu, l’encens… est également très habituel. Il faut bien entendre que tout cet appareil symbolique et rituel permet de définir un lieu et un temps « sacralisé » c’est-à-dire en capacité à accueillir l’expression spirituelle et l’hommage au Divin. Dans nombre de collèges druidiques il est également fait référence au centre qui se trouve à la jonction entre l’axe vertical et la croix des éléments et qui constitue le lieu d’actualisation (ici et maintenant) de l’Esprit , de l’inspiration. Cet « Awen « qui est un objet de quête dans la tradition celtique.

Une prière aux Dieux ou encore la prière dite « des Druides » peuvent trouver leur place dans cette phase d’ouverture du rituel.

Le cœur du rituel

Au cœur du rituel vont se dérouler les actes qui sont spécifiques au but de la cérémonie ou à sa motivation. Aborder ceci dans le détail nous emmènerait trop loin de l’objet de cet article et constitue du fait de sa relative complexité une des parts de l’enseignement druidique. En revanche faire des offrandes constitue une part importante du rituel druidique. Même si curieusement elles ne trouvent pas toujours ici ou là, la place qu’elles devraient avoir.

 L’offrande est un acte concret  qui établit un lien avec les  divinités.

 images (2)Il y a dans l’offrande à la fois une reconnaissance, une marque de respect pour le divin et la mise en œuvre d’équilibres et d’échanges subtils entre celui qui offre et ceux à qui l’ont offre. La prière, le chant, la danse et même le respect de certains engagements ou des comportements « justes » sont des formes particulières d’offrandes, pour peu qu’elles soient « entendues » comme telles et mises en œuvre comme telles. Aujourd’hui, l’offrande druidique habituelle est composée de substances végétales, de nourriture ou d’objets symboliques biodégradables. Ou encore de façon très classique, constituée de pain, de céréales, de fruits, d’eau, d’hydromel, de lait, d’huile, de fleurs ou de parfums. Les offrandes sont déposées avec respect , et intentions. Soit dans la Terre, dans l’Eau d’une rivière, dans le Feu ou encore exposées à l’Air. La clôture du rituel Lorsque la phase spécifique du rituel est terminée il est temps de mettre fin à celui-ci. Durant cette phase de clôture il peut être procédé à un « renvoi » général des résonances évoquées. Renvoi qui est accompagné de prières et parfois de « serments ».

Il s’agit là de « libérer » les énergies pour qu’elles fassent leur chemin et aussi de nous permettre de retrouver notre mode de fonctionnement « ordinaire ». Il est également d’usage lors de la phase de clôture de remercier tous ceux qui ont été conviés à participer au rituel, les esprits, ancêtres, divinités mais aussi les participants à la célébration. Des libations et nouvelles offrandes peuvent être faites à ce moment là. Et parfois si cela n’a pas été fait auparavant c’est aussi le moment d’échanger boisson et nourriture. Cette partie du rituel est souvent vécue de manière très conviviale, fraternelle et permet lentement de reprendre pieds dans le monde profane. Dans les échanges de nourriture et de boisson, c’est la fraternité et la solidarité qui s’exprime, à la fois entre « humains » mais aussi par le biais des libations qui sont offertes entre le visible et l’invisible. Enfin, il est procédé à la « fermeture » de l’espace rituel.

Le lieu est restitué au profane, tandis que le rituel nous invite à remercier chacune des directions, chacune des « forces » qui nous ont assistés. L’Après rituel : Il me semble important de souligner la responsabilité que nous pouvons avoir dans la mise en œuvre de nos rituels et en particulier de ce que nous laissons derrière nous. Nous accordons une certaine importance à restituer son intégrité au lieu dans lequel nous avons ritualisé. Nous sommes très attentifs à ne rien laisser qui ne soit biodégradable derrière nous. En particulier et même quand les rituels se déroulent de nuit, nous récupérons les reliefs de bougie, emballages et autres contenants dont l’abandon sur place serait indélicat. La question des offrandes est un peu plus complexe puisque par nature elles ne sont pas récupérables. Sans doute servent-elles généralement et rapidement de nourriture aux animaux. Mais nous essayons quand même de donner un aspect esthétique à ce qui résulte de nos rites. Nous essayons de faire en sorte que les offrandes ressemblent bien à des offrandes, et pas seulement à un dépôt oublié de denrées alimentaires. Ce souci esthétique correspond à la fois à un souci éthique mais aussi à une forme de « ré-enchantement du monde» . Ce qui réjouit les yeux réjouit aussi le cœur et nous imaginons que ceux à qui nous offrons savent aussi le reconnaître.

SOURCE LUNE BLEUE

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Mon Dieu Intérieur parle

Posté par othoharmonie le 28 mai 2015

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« Mon Dieu Intérieur parle » est un texte thérapeutique préparé par Alejandro  Jodorowsky pour ces personnes qui disent ne pas savoir comment s’aider elles-mêmes, parce qu’elles se croient inutiles, vides, n’ont pas foi en leurs valeurs internes. C’est un texte pour tous celles et ceux qui ont grandi avec  un sentiment d’inutilité et des difficultés à trouver un sens à leur vie.

« Mon Dieu Intérieur parle » agit comme un mantra sacré, grâce auquel chacun-e pourra allumer une petite lumière pour illuminer l’obscurité dans laquelle il se trouve afin d’avancer sur le chemin du « connais-toi toi-même », en se reconnectant à son être essentiel.

L’art de Guérir – Mon Dieu Intérieur parle

Chapitre 1 
Imaginez la voix chaude, tendre et compatissante de Dieu à l’intérieur, et en lisant ce qui suit,  pensez que  vous ne lisez pas, mais que vous l’entendez, comme si ces paroles venaient du plus profond de votre coeur.
 
1. En lisant ces phrases, imagine ma voix. Écoute. C’est à toi que je parle. Je suis le centre de ta conscience, ton Dieu Intérieur.

2. Durant de nombreuses années tu as cherché anxieusement sans savoir ce que tu cherchais. Les concepts avaient perdu leur signification. Vérité, bonheur, liberté, Dieu, ressemblaient à des sons creux.

3. Aucun de tes prétendus maîtres n’a été en mesure de t’apprendre à être, à créer, à vivre ou à aimer.

4. Ces enseignants étaient seulement des personnalités humaines comme toi, avec leurs défauts et leurs faiblesses, qui répétaient sans les comprendre des vérités qui étaient les restes d’une tradition qui avait perdu son origine.

5. Ne se connaissant pas, ils ne surent pas te transmettre ce qu’ils étaient. Ils voulaient seulement que tu apprennes ce qu’ils disaient: des phrases déduites d’autres phrases, elles mêmes déduites d’autres phrases et ceci à l’infini.

6. Tu crois venir vers moi parce que tu ne sais plus vers qui te tourner. Tu te trompes, en réalité c’est moi qui viens vers toi.

7. Ce n’est pas toi mais bien moi qui étais à ta recherche, mais à peine pressentais-tu ma présence que tu me rejetais, effrayé(e).

8. En n’étant pas toi-même, tu avais peur de disparaître. Un peu comme un personnage dans un rêve qui prie pour que celui qui le rêve ne se réveille jamais.

9. Tu ne m’acceptais pas, voulant garder le contrôle de toi-même. Mais cette fuite te décourageait, te faisant supporter dans le cœur et dans l’esprit des nécessités impérieuses insatisfaites.

10. Enfin, maintenant que tu commences à sentir la présente d’une vérité à l’intérieur de toi, tu vas abandonner tes défenses et tu vas m’écouter.

11. Je suis ta vérité.
12. Je suis ta liberté.
13. Je suis ton bien-être.
14. Je suis ton Dieu Intérieur !
15. Détends-toi ! Avant de continuer à lire fais taire le moucheron de tes pensées, calme tes émotions, pacifie tes désirs, réduis tes besoins.

16. Je suis la partie de toi qui sait tout.
17. Et j’ai toujours tout su et je saurais toujours tout.
18. Cette partie de toi qui dit : Je suis ce que je suis et pas ce que les autres veulent que je sois.
19. Cette partie de toi qui reconnaît la vérité et qui écarte toute erreur quelle qu’elle soit, pas cette partie de toi qui s’est nourrie d’illusions pendant des années.

20. Parce que je suis ce qui t’as tout donné dans ta vie, pauvreté ou richesse, solitude ou amour, dégouts et satisfactions, réalisations ou rencontre des obstacles que j’ai mis devant toi pour t’enseigner que je suis ton unique guide.

21. Je t‘ai toujours prodigué non seulement la vie mais j’ai aussi voulu t’apporter toutes les choses nécessaires pour combler tes nécessités matérielles, tes désirs sexuels et créatifs, ta recherche émotionnelle et ton développement intellectuel.

22. Mais je ne suis pas ce tourbillon d’idées que tu appelles intellect, ni ton récipient émotionnel avec ses sympathies et ses répulsions, ni ta libido animale aveuglée par ses désirs, pas plus que ton corps – c’est à dire ta façon de percevoir ton organisme – avec ses besoins exagérés.

23. Ces idées, ces sentiments, ces désirs et ces besoins sont seulement l’expression de ton être, comme tu es l’expression de mon être. Ce sont seulement des phases de ta personnalité humaine, de la même façon que tu es une phase de ma divine transparence.

24. Libère-toi de la domination de ta personnalité, qui affectionne tellement l’auto-glorification et l’auto-justification. Libère-toi de ton aveuglant intellectualisme, infecté par des idées et des préjugés apportés par la famille, la société et la culture. Libère-toi de ton déséquilibre émotionnel qui veut s’attacher aux illusions pour retomber bien souvent en déceptions. Libère-toi du désir exacerbé, car pour peu que tu le satisfasses, jamais tu ne pourras le rassasier. Libère-toi des besoins artificiels qui ne sont que des vices imposés par le désir de paraître ce que tu n’es pas.

25. Si tu veux que je sois en toi et que je règne en ta conscience, ne te laisse pas diriger par ton intellect, par tes émotions, tes désirs ou par tes nécessités. Convertis-les en tes humbles serviteurs.

26. Je suis ton Dieu intérieur, celui qui accède à ton Être essentiel, celui que j’ai réveillé, le préparant ainsi expressément à recevoir ma parole.

27. Tu seras suffisamment fort(e) pour la supporter, si tu élimines tes illusions, tes croyances et opinions personnelles, qui sont seulement les scories que les autres ont lancé et que tu as récoltées.

28. Ensuite ma parole sera pour toi une source de joie et de bien être.
29. Ton esprit apprendra à s’illuminer, ton cœur à recevoir la grâce, ton sexe à connaître l’extase créative et ton corps à vivre dans une transe continuelle.

30. Mais il faut t’attendre à ce que ta personnalité, implantée par ta famille, la société et la culture, te fasse douter de ma parole telle que tu la lis.

31. Elle sait bien que son existence est menacée, qu’elle ne pourra plus vivre et prospérer, ni dominer plus longtemps tes pensées, tes sentiments, tes désirs et tes besoins, en s’imposant dans ta vie quotidienne comme elle l’a fait jusqu’ici, si tu ouvres ton cœur à ma parole et que tu l’héberges en son sein pour toujours.

32. Oui. Moi, ton Dieu intérieur, je te parle pour que tu sois conscient de ma présence.
33. J’ai toujours été à tes côtés, depuis ta naissance, mais tu ne t’en rendais pas compte. À présent il est temps que tu me connaisses, moi, qui étais toi avant ta naissance et qui sera toi après que tu « meures ».

34. Ce que tu appelles “mort” est seulement le passage d’une dimension matérielle à une dimension immatérielle.
35. Es-tu décidé(e) ? Veux-tu te submerger dans ton esprit infini ?
36. Alors abandonnes-toi à moi !

images« Mon Dieu Intérieur parle » contient 4 chapitres. Vous pourrez trouver les 3 autres chapitres en langue espagnole sur le site PLANO-CREATIVO ou traduits en français sur le blog PLAN CREATEUR  qui propose également la version intégrale en téléchargement libre au format pdf : Téléchargez Mon Dieu Intérieur parle d’Alejandro Jodorowsky. 

Mille mercis à Franca de AROMATOUCHE qui m’a permis de découvrir ce texte fabuleux, ainsi qu’aux créateurs et administrateurs du blog PLAN CREATEUR pour leur travail de traduction et de diffusion des oeuvres de A. Jodorowsky.

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LA MAIN DANS LES EVANGILES

Posté par othoharmonie le 7 avril 2015

 

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MATTHIEU 8,1-9

« Seigneur, si tu le veux, tu peux ma purifier »

Jésus étendis la main, le toucha et dit…. 

MATTHIEU 8, 26-27

« Jésus vint dans la maison de Pierre, il y trouva sa belle-mère couchée et fiévreuse. Il lui toucha la main et la fièvre la quitta » 

MARC 9, 26-27

« …. Mais Jésus, lui prenant la main, le releva et il se tint debout… » 

MARC 16, 17-18

« …. Et mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront des langues nouvelles, ils prendront en main des serpents… ; ils imposeront aux malades les mains et ceux-ci seront guéris ».

 

Je n’ai cité que quelques passages des Evangiles où les mains représentent une sorte de fil conducteur joignant le monde invisible au monde visible. 

La main de l’homme a cinq doigts, les étoiles ont cinq pointes. Les points positifs de projection de l’homme sont au nombre de cinq : la tête, les deux mains et les deux pieds ; ces points absorbent et dégagent le pouvoir magnétique des forces stellaires.

Ceux qui croient à l’astrologie ne peuvent pas ne pas croire à la chiromancie et à la chirognomonie parce que les mains sont les parties de notre corps qui peuvent fournir le plus de données que nous ne connaissons pas. Une main heureuse, une main verte, une main sainte, la main du Créateur, etc… ; dans les dictons et dans la vie, la main est la clef magique ouvrant la porte du mystère.

La main se compose de 27 os, 3 X 9. Les numéros 3 et 0, symboles de la divinité, sont à la base de ce calcul. La main ouverte forme 4 triangles ; les éléments de l’univers sont justement quatre ; le feu, l’air, l’eau et la terre ; Ce n’est pas un pur hasard !

Chaque corps a une nature solide, et chaque solide renferme la nature du plan. Chaque plan résulte de triangles rectangles, isocèles et scalènes, tout comme les espaces créés par les doigts d’une main ouverte. Comme nous l’avons déjà dit, la main se compose de 27 os subdivisés en trois groupes :

-          carpe,

-          métacarpe

-          phalanges.

A partir de ces trois extrémités des membres supérieurs, nous chercherons à saisir le message qui concerne tout l’être humain. Grâce au grand nombre d’os, d’articulations et de muscles, la main a des capacités tactiles et des aptitudes motrices remarquables. Plus que toute autre partie du corps, la main a des capacités pratiques si illimitées car elle obéit parfaitement aux impulsions transmises par le cerveau.

Par exemple, la main a la fonction particulière de préhension, qui peut être en tenaille, à poing serré ou à crochet. La prise en tenaille est propre à l’être humain ; elle est possible grâce à l’opposition du pouce aux autres doigts. La main porte, dès notre naissance, la durée de notre vie, les accidents inévitables qui viendront trouver notre existence, les événements qui marqueront notre chemin humain. Si ‘examen d’une main nous montre une ligne de vie courte, on peut en chercher la cause (maladie, accident fortuit ou mort violente) et, par conséquent prendre des mesures sans oublier que l’homme est doté du libre arbitre ; il peut donc modifier son sort. En ce qui concerne les rapports avec les autres, la main peut être accueillante, dominatrice, implorante, généreuse, salvatrice ; elle peut surtout révéler beaucoup de nous et de notre être le plus profond. Chacun doit apprendre à diriger son corps suivant sa nature ; c’est ainsi qu’il échappera à certaines malades et évitera certains accidents.

Les signes sur nos mains peuvent nous aider dans ce sens. Mais le vrai chiromancien ne doit pas se borner aux signes de la main. Il doit aussi tenir compte de ses sensations extra-sensorielles lorsqu’il s’apprête à prédire l’avenir d’un individu. Il en est de même, naturellement pour le cartomancien.

Il est incontestable qu’ils reçoivent plus facilement de véritables messages médiumniques lorsqu’ils sont absorbés et qu’ils ne se laissent pas influencer par d’autres présences. Certains chiromanciens n’arrivent pas à capter de messages, ils ne se basent peut-être que sur la lecture des lignes, négligeant ainsi les indications extra-sensorielle de première importance qui surviennent.

Il faut toutefois beaucoup d’expérience et de connaissances pour distinguer si une certaine série de phénomènes appartient à une véritable prophétie, ou si elle est due simplement à la suggestion des signes de la main. La chiromancie ne prétend pas deviner le présent et le passé, ou prédire l’avenir d’une personne dans les moindres détails, elle examine simplement des caractéristiques de la main et les lignes de la paume pour donner des indications efficaces que l’individu pourra suivre ou ne pas accepter.

Pour étudier et interpréter la main, je ne parlerai pas seulement des lignes et des signes, mais de la main entière ; doigts, ongles phalanges et caractéristiques particulières. La main n’indique pas seulement l’avenir, elle révèle aussi le caractère et les tendances de chacun de nous. La maint fut étudiées dès l’antiquité. Anaxagore, philosophie grec du Vè siècle avant J.C n’excluaient pas que dans la forme de la main il y eût des signes révélateurs des tendances de l’homme.

Un de ses livres, Sur la nature, fut conservé longtemps dans l’Antiquité, mais malheureusement peu de fragments nous sont parvenus. Anaxagore y soutenait que la main est le dépositaire de tous les secrets de la vie ; du libre arbitre à l’inspiration, de l’intelligence aux mystères présumés de la matière.

De nombreuses sciences cherchent à classer l’homme et à en découvrir le mystère. Les radiesthésistes aussi cherchent les maladies du corps en examinant la paume de la main gauche du malade. Pour procéder à la lecture, ils divisent la main en 19 parties. Voilà les 19 zones de la main selon la subdivision de Bost. A chaque numéro indiqué sur la main de la figure correspond une partie du corps.

comment-lire-les-lignes-de-la-main

 

1 = cerveau/ tête

2 = gorge/larynx

3 = bras/main/épaules

4 = plexus solaire/thorax

5 = estomac/diaphragme

6 = ventre/intestin

7 – reins/épine dorsale

8 = organes sexuels internes/voies urinaires

9 = cuisses/hanches/anus

10 = genoux

11 = jambes/chevilles

12 = pieds

13 = foie/circulation du sang/appareil digestif

14 = os/dents/rate/articulations/nerfs

15 = cœur /sang/énergie vitale

16 = cerveau/bras/système nerveux/poumons/bronches

17 = organes sexuels externes/muscles/nez/bile

18 = poitrine/système lymphatique

19 = seins/gorge/veines/artères

 

Comme on l’aura déjà remarqué, certains organes correspondent à certaines phalanges des doigts et aux petits monts de la paume. Cela permet d’effectuer un premier contrôle de l’état de santé des organes à travers l’examen des différentes parties de la main. en tenant compte du fait que le pendule de sondage, employé par les radiesthésistes, ne fonctionne jamais de la même façon sur une partie saine et sur une partie malade, il faudra avant tout le régler sur le creux de la main qu’on examine, c’est à dire qu’il faudra trouver la longueur du fil correcte et voir comment le pendule tourne ou oscille. 

Supposons que le pendule bouge dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous saurons ainsi que l’état normal de l’individu est représenté par cette rotation. Donc si, partant de la phalange, nous examinons petit à petit et par ordre, les 19 points indiqués par la figure, nous nous apercevrons tout de suite, sur quelles zones le pendule tourne en sens contraire, nous avertissant que quelque chose ne fonctionne pas parfaitement dans l’organe correspondant à la zone. 

Si le mouvement contraire concerne la zone 13, la personne que nous sommes en train d ‘examiner pourrait avoir des troubles circulatoires, des troubles hépatiques ou des troubles digestifs. 

Laquelle de ces trois possibilités est exacte ? Il suffira d’écrire sur trois feuillets de papier les noms de ces trois affections présumées et de les examiner à l’aide du pendule. Lorsque le pendule tournera dans le sens contraire à celui des aiguilles d’une montre, le radiesthésiste pourra diagnostiquer sûrement le point malade. 

Les signes et les lignes gravés dans notre main varient d’une personne  l’autre. On ne trouvera jamais deux lignes de Vie ou deux monts de Mercure identiques. D’ailleurs, les lignes gravées sur le pouce (empreintes digitales) forment un dessin caractéristique et différent pour chaque individu ; c’est pourquoi elles sont considérées comme une méthode efficace d’identification personnelle. Nous sommes donc sûrs que nos mains sont différentes de celles de tous nos semblables ; de même notre destinée, représentée par la paume de la main, sera toujours différente de celle de tout autre individu. 

Les mains sont en analogie avec le corps ; à bras ouverts, notre corps prend une forme triangulaire, en crois, à deux longueurs identiques pour la hauteur et la largeur. Il en est de même pour la main. Pour donner des exemples des proportions humaines, nous allons considérer un individu de 1,80 m de haut et regarder les mesures illustrées… 

Ouverture des bras = même hauteur que le corps.

Du milieu du front au majeur (gauche ou droit ) à  bras ouverts = mi hauteur.

Avec ces proportions on peut mesurer la main aussi.

La distance entre l’auriculaire et le pouce de la main est la neuvième partie de la hauteur d’une personne, donc la somme des côté des triangles imaginaires qui se forment à doigts ouverts est la moitié de sa hauteur ; naturellement avec les deux mains on obtient la hauteur totale.

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LE NOUVEAU MONDE

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

 

 

Le changement est MAINTENANT. Il inspire chacun d’entre nous. Il motive tant d’hommes et tant de femmes. Il alimente de riches échanges. Il suscite aussi des conflits. Mais, Le changement qu’est-ce que cela signifie vraiment? Comme pour tout sujet passionnant chacun en a sa propre représentation, sa propre perception. 2012 a stimulé l’imagination et chacun proposa sa version, chacun partagea son interprétation. 

02020402aLe changement doit-il passer par des bouleversements ? Le changement est-il vraiment la Manifestation du Nouveau Monde ? Tout semble confirmer que nous sommes, dans tous les cas, au cœur d’une profonde mutation. La Planète est en pleine évolution et tout dans l’UNIVERS évolue également. L’univers est gouverné par des Lois et  nous sommes donc gouvernés par ces mêmes Lois. Ces lois Universelles administrent chacun d’entre nous, et nous y sommes tous soumis que nous y adhérons ou pas. Tout dans l’UNIVERS est vibratoire. Nous sommes un champ de force électromagnétique dont la vibration varie en fonction de nos pensées, de nos paroles, de nos émotions et de nos actes. Nous sommes à chaque instant le résultat vibratoire de ce que nous choisissons de penser, de croire, de ressentir, de dire ou de faire. Ce processus est à la fois conscient et inconscient. 

Notre libre  arbitre se tient au coeur de ce choix vibratoire. Cela signifie que nous sommes responsables de cette qualité vibratoire et que nous attirons à nous les fréquences similaires aux    nôtres.. Oui, Nous attirons à nous ce sur quoi nous portons notre attention de façon collective et individuelle. Oui, Nous manifestons, collectivement et individuellement les émotions sur lesquelles nous nous épanchons. Cela signifie que la Planète aujourd’hui reflète la conscience de l’humanité et que nos vies reflètent notre propre conscience.. Or, l’Humanité depuis des décennies, exprime son profond désir de changement et ce désir a fait écho dans tout l’Univers. Ainsi que l’affirme Paolo Coelho « Quand tu veux quelque chose, l’Univers entier conspire à te permettre de réaliser ton désir ! » 

En effet chaque prière, chaque demande, chaque invocation a créé un extraordinaire égrégore permettant une réponse de Lumière Divine jamais égalée. Alors les Êtres de Lumière se sont unifiés pour nous porter assistance et nous aider avec enthousiasme dans ce processus de métamorphose. Il est important de comprendre aussi que notre propre système solaire s ‘expanse entraînant avec lui ses propres planètes. Il s’expanse au cœur de l’Univers qui s’expanse lui-même. Alors, est venu un temps où la Terre n’a pas vraiment eu le choix, soit elle évoluait avec les autres planètes, soit elle était vouée à une disparition douloureuse. Nous avons choisi d’évoluer. 

Afin de poursuivre cette expansion, l’Humanité devait épurer des éons de distorsions, d’ignorances, de fausses croyances, de lourdes mémoires, d’innombrables souffrances et de terribles agonies. En effet, nous sommes entrés au coeur d’une spirale vibratoire qui nous pousse vers une autre dimension, appelée « la Cinquième dimension ». Nous avançons inexorablement vers la manifestation du Nouveau Monde, un monde libre de souffrances et de limitations. Cette propulsion nous impose une épuration monumentale, entraînant toute sortes de réactions, d’incompréhensions, de challenges, de pertes, d’égarement et de souffrances. Ce soit disant chaos est l’expression de cette épuration. Nous  transmutons des éons de disfonctionnement, nous transmutons des vies de limitations, Aujourd’hui, nous transmutons encore nos erreurs, nos abus, nos violences, nos résistances, nos haines, nos médiocrités. Dans la bible on parle d’un temps « de pleurs et de grincements de dents ». Nous sommes ce temps. Cependant, il est juste de l’accepter comme étant une véritable opportunité nous permettant de basculer plus facilement et plus rapidement dans le Nouveau. Ce n’est pas une tâche aisée, mais il en est ainsi. Ce temps douloureux touche à sa fin, ce temps douloureux mais nécessaire annonce le véritable changement, l’inévitable expansion.  

Pour se faire, nous devons réintégrer notre Pureté Originelle. Par conséquent, cette transmutation nous permet de libérer chacun de nos électrons. Nous sommes en train de redécouvrir que nous sommes des Êtres Divins, Omnipotents, Omniprésents et Omniscients. Cette prise de conscience ébranle en profondeur tous nos fondements. Il est important de comprendre qu’il y a bien longtemps, nous nous sommes incarnés sur cette Terre afin de vivre l’expérience de la matière. La Terre est une école exceptionnelle d’apprentissage. Non, nous ne sommes pas ici pour découvrir et faire l’expérience de la souffrance. Nous sommes venus sur cette splendide Planète pour apprendre à jouer et à coopérer avec les Eléments dans le but de découvrir et de nous approprier les principes qui permettent de créer. Car, même si nous l’avons oublié, nous sommes de Puissants et de Merveilleux Créateurs.

Au fil de centaines, voire de milliers d’incarnations, nous avons perdu le sens de tout cela et le sens de qui nous sommes vraiment. Lorsque nous avons commencé à émettre des pensées impures,   empreintes de peurs, petit à petit, ces pensées d’imperfection se sont manifestées engendrant les souffrances que nous connaissons aujourd’hui. Nous avons créé individuellement et collectivement la densité dans laquelle nous pataugeons, dans laquelle nous nous sommes englués jusqu’à oublier qui nous étions vraiment. 

Cette séparation fut désastreuse et douloureuse. Aujourd’hui, est venu le temps de la réconciliation avec notre Vraie Identité. Voilà ce que signifie le changement. Mais nous avons si longtemps fonctionné de façon erronée, qu’il nous est difficile de manifester ici et maintenant le Maître qui pulse en nous, tout autour de nous et que nous avons toujours été.. Exprimer le Maître qui pulse en nous c’est changer sa vibration, c’est faire l’expérience du saut quantique dont tant de personnes parlent. 

Depuis 1954, les énergies de lumière n’ont eu de cesse de bombarder la Terre. De ce fait nous sommes entrés dans l’ère de Verseau, l’ère de la Transmutation et particulièrement l’ère de la Liberté. La liberté prend toute sa dimension quand nous redevenons les créateurs conscients de notre réalité. La liberté réside dans le fait de coopérer à nouveau avec les quatre éléments afin de cocréer des Univers nourris de notre imagination. La liberté réside dans la manifestation de la splendeur et dans l’expression de notre Magnificence. La liberté, c’est l’illumination tant évoquée par les Bouddhistes. Les scientifique confirment : « L’imagination est créatrice, L’imagination est le moule de notre réalité ». Alors il est temps de nourrir notre imagination de pensées sublimes, grandioses et belles. Chaque vision construit un égrégore qui se manifeste inéluctablement. Nous sommes sur Terre en ce moment précis car nous avons la responsabilité de co-créer un paradis merveilleux, vibrant de Magnificence.

Jésus nous déclare encore aujourd’hui : « Vous êtes bien plus que ce que vous croyez. Vous avez en vous une puissance qui vous permet d’être un créateur au-delà de ce que vous pouvez imaginer! » 

Les Êtres de lumière ne peuvent pas faire le travail à notre place. Ils nous demandent de nous hisser à ce qu’il y a de plus beau, de plus pur. Ils nous demandent de sublimer chacune de nos pensées, chacune de nos émotions, chacun de nos mots et chacun de nos actes. Parce que nous veillerons à chaque instant à exprimer ce qu’il y a de plus noble, parce que nous veillerons à exprimer l’amour inconditionnel, nous participerons efficacement à l’émergence du Nouveau Monde, l’émergence du Divin. L’adage « aide toi et le ciel t’aidera » n’a jamais était plus adapté! 

Gandhi nous confirmait : « Quand une âme s’élève elle élève le monde ». En ces quelques mots se tient le changement d’aujourd’hui. Et cette fois-ci il n’y aura pas de retour en arrière, plus rien ne sera comme avant, car nous sommes tous sans exception, profondément sollicités pour exprimer le Divin qui est en nous et que nous sommes.. Tout,  aujourd’hui, doit refléter la splendeur de la Cinquième Dimension Il y 2000 Ans les Mayas ont prophétisé un grand nombre d’événements majeurs et ils se sont, pour la plupart, réalisés. Ils ont prédit pour notre époque que de grands bouleversements auraient

lieu entre 2004 et 2012. Ils ont appelé cette période « le Cinquième Soleil ». Ils ont prévu qu’à cette date, le 21 décembre 2012, Le soleil se lèverait à l’aube pour rejoindre l’intersection de la voie lactée avec le plan écliptique. 

Cette intersection forma comme une croix représentant l’Arbre de Vie. Cet événement exceptionnel ouvrit pleinement les portes sur une nouvelle dimension et la Pure Lumière se déversa de façon extraordinaire, jamais expérimentée jusqu’alors. Ce portail ouvert sur d’autres dimensions entraîne une véritable bascule vibratoire. Tout a déjà commencé, et tout va aller en s’accélérant les années futures  seront donc ce que nous en ferons, il dépendra de l’égrégore et cet égrégore dépend de chacune de nos pensées, de chacune de nos intentions et de chacune de nos émotions ! Des millions de gens de par le monde nourrissent à chaque instant la notion de Paradis sur Terre, des milliers de gens maintiennent la Vision de l’amour, du partage et de la Joie. Le travail de chacun sera déterminant.. 

images (1)Car chaque pensée d’amour et de révérence désamorce des catastrophes annoncées ! Les Êtres de Lumière, dès lors que nous faisons appel à eux, mêlent leurs énergies aux nôtres pour accélérer et renforcer le processus ! Et , sachez que dans le Monde de la Cause, la Victoire est déjà célébrée !! 

Saint Germain nous partageait encore : « Croyez ce que vous entendez car vous êtes à un souffle des événements extraordinaires qui se mettent en place. C’est un événement qui aura des répercussions dans le monde entier et qui conduira aux changements promis qui vous libéreront de ces siècles d’oppression. Le vieux monde a fini son temps et le temps de passer à autre chose est maintenant. Ce qui prend place ne pourra s’arrêter et dépasse considérablement votre imagination. Vous avez toujours su qu’il y aurait un temps où vous élèverez au-dessus des ténèbres. Vous retournez dans les vibrations d’où vous venez et cette expérience sera la plus merveilleuse et la plus comblante que vous ayez jamais vécue. Vous êtes des Êtres de Lumière magnifiques et vous êtes chacun accompagnés sur ce chemin par des Êtres merveilleux. Le Royaume de Lumière attend avec enthousiasme votre retour »

 

écrit par Dominique-Claire Germain du Magazine « Vivre sa Légende ».

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, LECTURES Inspirantes, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Vous êtes entrés dans une nouvelle ère et la Terre doit s’adapter, ainsi que vous-mêmes

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2015

 

 

Conversation avec les êtres des Pleiades,

b« Habitants de la terre nous sommes vos frères des Pléiades et nous vous saluons aujourd’hui. L’orbite terrestre est actuellement sur le point de continuer son recalage. Elle reprend son axe initial, celui qu’elle avait il y a des éons de  cela. 

Pour cela de nombreuses flottes de vaisseaux de lumière se sont positionnées en orbite autour de votre planète. Certains d’entre vous peuvent les voir, pour la plupart nous restons invisibles à vos yeux car soumis à de très hautes fréquences vibratoires. Néanmoins, nos présences sont réelles et nous accompagnons votre terre dans ses changements importants. Il nous a été demandé par le Haut Conseil de la Fédération de Lumière de faciliter ces changements afin que votre bien être n’en soit pas trop affecté. 

Sans cette intervention, ainsi que celle de vos autres frères des étoiles, de toutes nations confondues, un tel bouleversement serait générateur de troubles à la surface de votre planète. Car celle-ci subit de grandes perturbations. Néanmoins, malgré tous nos efforts pour contenir les soubresauts internes et climatiques de votre terre, vos corps en ressentent les effets, principalement au niveau de votre champ magnétique. Ne soyez pas paniqués de ressentir de grands bouleversements en vous. Ces phénomènes pèsent sur vous mais sont tout à fait reliés à ce dont nous vous parlons, entre autre. Vous êtes entrés dans une nouvelle ère et la terre doit s’adapter, ainsi que vous-mêmes. 

Vous pouvez demander notre aide si les difficultés persistent pour vous et si vous avez du mal à gérer les émotions que ces bouleversements induisent. Les plans invisibles sont également en transformation et vous les ressentez car vous êtes de plus en plus proches de nos fréquences. 

Acceptez cela en sachant que nos mondes se chevauchent de plus en plus et que vous n’êtes plus tellement séparés de nous désormais. Continuez votre ascension vibratoire dans la joie et la certitude que tout est parfait pour votre évolution. En faisant cela, vous nous facilitez grandement la tâche et vous y contribuez en vous maintenant sur les bonnes fréquences.

 

Vous êtes courageux, frères de la terre, et nous continuons de vous soutenir. »

 

Je pose alors d’autres questions relatives au fait que nos mondes se chevauchent, et ils me montrent le mécanisme auquel nous sommes soumis en permanence du fait des changements. Selon le seuil de conscience que nous pouvons atteindre et notre capacité à y accéder nous passons régulièrement de la conscience 3-4D aux plans 5D et 6D ou plus pour certains. Ce qui provoque pendant la journée des différences majeures au niveau de notre vision des choses et de l’interprétation que l’on en fait. Vous pouvez vous réveiller en 6D avec une toute nouvelle sensibilité, et accéder pendant 20 minutes à ce niveau de conscience là. 

Il vous vient alors des évidences que vous admettez totalement sans même avoir à utiliser votre mental. Puis la journée se passe et confronté à des situations professionnelles ou personnelles difficiles, vous retombez en 4D puis parfois même en 3D, dans une dualité qui met à l’épreuve votre sensibilité nouvelle. 

Nombre d’entre nous ne sont plus capables de supporter la 3D mais malheureusement notre mental refuse parfois de lâcher prise sur certaines peurs et nous replonge alors dans cette sphère de basse densité. Plus nous lâcherons notre mental et nos vieux raisonnements et plus nous passerons du temps entre la 4D et la 6D. Ces niveaux de conscience là sont à disposition désormais. Méditez beaucoup et régulièrement si vous sentez que vous ne parvenez plus à gérer les allez retour d’un plan à l’autre. Sachez également que vous n’êtes pas en train de perdre la raison, vous êtes simplement en train de changer de façon de fonctionner. 

Vous constaterez que plus vous vous élèverez et plus vous devrez laisser tomber vos habitudes, et plus les gens qui sont dans les mêmes plans que vous vous trouveront. Et les autres s’éloigneront de vous, ne comprenant plus votre comportement.  

Ne soyez pas triste si certains de vos amis ou membres de votre famille ne peuvent pas encore vous suivre, ils vous rejoindront plus tard, le moment venu. Le temps ne compte pas, on peut faire le saut rapidement, il suffit de lâcher prise. (Un membre de ma famille était coincé en 3D-4D jusqu’alors, ne voulant pas lâcher prise sur son travail, et depuis qu’il a décidé de changer de projet professionnel il a complètement basculé en 4D-5D, car dans ce nouveau cadre motivant il accepte de suivre son intuition et ce que dicte son coeur). 

Il ne tient qu’à vous de vous libérer de ce qui vous retient encore en 3D… Et ne  pleurez pas ceux qui nous quittent en laissant leur corps physique sur ce plan. Quand vous aurez basculé en conscience 5-6D, vous constaterez que personne ne vous quitte, ils quittent simplement votre champ de vision mais vous pouvez ressentir leur présence, entendre leurs pensées et parfois même les voir. C’est déjà là….

 

aurélia PECH site: www.smilingsky.fr

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Le Souffle de l’Invisible ou le Don du Calumet Sacré

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

 

 

«Je vais vous dire quelque chose au sujet des histoires.

Elles ne sont pas qu’un amusement, ne vous y trompez pas.

Elles sont tout ce que nous savons, voyez-vous,

Tout ce que nous savons pour combattre la maladie et la mort.

Vous n’avez rien si vous n’avez pas les histoires»

Leslie M.Silko

téléchargement (4)un matin de bonne heure, il y a bien des hivers de cela, deux Lakotas étaient partis chasser avec des arcs et des flèches et, alors qu’ils scrutaient la région du haut d’une colline, à l’affût de gibier, ils virent au loin quelque chose qui s’avançait vers eux d’une façon particulièrement étrange et merveilleuse. Quand cette chose mystérieuse se fut approchée, ils s’aperçurent que c’était une femme très belle, vêtue de blanches peaux de daim et portant un paquet sur son dos. Elle était si belle que l’un des deux hommes eut des pensées impures. Il fit part de son désir à son ami, mais celui-ci, qui était bon, lui dit de ne pas avoir de telles pensées, car il s’agissait sûrement d’une femme wakan, sacrée. 

La mystérieuse créature fut bientôt à proximité et après avoir posé son sac par terre, elle demanda à celui qui avait des intentions impures de venir près d’elle. Comme le jeune homme s’approchait de la femme mystérieuse, un vaste nuage les enveloppa tous les deux, et quand peu après il se fut dissipé, la femme sacrée était toujours debout et à ses pieds gisait l’homme mauvais réduit à l’état de squelette, rongé par les serpents. «Considère ce que tu vois !» dit alors l’étrange femme à l’homme bon. «Je viens au devant de ton peuple et désire parler à ton chef, Corne Creuse Debout. Retourne auprès de lui et dis-lui de préparer une tente spacieuse dans laquelle il rassemblera tout son peuple et préparera ma venue. Je veux vous dire quelque chose de très important !».  

Le jeune homme se rendit aussitôt au tipi de son chef et lui narra tout ce qui était arrivé, que cette femme sacrée venait lui rendre visite et qu’on devait préparer sa réception. Le chef Corne Creuse Debout fit alors  démonter plusieurs tipis pour en faire une grande loge, comme la femme l’avait ordonné. Il envoya ensuite un crieur avertir les gens qu’ils devaient mettre leurs plus beaux vêtements et se réunir sans tarder dans la tente. Tous étaient naturellement fort intrigués en attendant dans la vaste loge la venue de la femme sacrée : chacun se demandait d’où elle venait et ce qu’elle pouvait bien vouloir leur confier.  

Bientôt les jeunes gens qui guettaient l’arrivée de l’inconnue annoncèrent qu’ils l’apercevaient au loin  ’approchant d’eux avec grâce, et soudain la femme mystérieuse entra dans la loge, en fit le tour dans le sens de la marche du soleil, puis s’arrêta devant Corne Creuse Debout. Elle enleva le sac de son dos et, le tenant avec les deux mains devant le chef, elle lui dit : «Regarde ceci et aime-le toujours ! C’est une chose très sacrée (lilla wakan), et vous devez toujours la considérer comme telle. Jamais un homme impur ne devra être autorisé à la voir, car dans ce paquet se trouve une pipe sacrée. Avec elle, dans les hivers à venir, vous enverrez vos voix à Wakan Tanka, votre Grand-père et Père.» 

Après quoi, la femme mystérieuse sortit du sac un calumet, ainsi qu’une petite pierre ronde qu’elle déposa sur le sol. Dirigeant la pipe par le tuyau vers les cieux, elle dit : «Avec cette pipe sacrée vous marcherez sur la Terre ; car la Terre est votre Grand-Mère et Mère, et Elle est sacrée. Chaque pas qui est fait sur Elle devrait être comme une prière. Le fourneau de cette pipe est de pierre rouge ; il est la Terre. Ce jeune bison qui est gravé dans la pierre, et qui regarde vers le centre, représente les quadrupèdes qui vivent sur votre Mère. Le tuyau de la pipe est en bois, et ceci représente tout ce qui croît sur la Terre. Et ces douze plumes, qui pendent là où le tuyau pénètre dans le fourneau, sont de Wambali Galeshka, l’Aigle Tacheté, et elles représentent l’aigle et tous les êtres ailés de l’air. Tous ces peuples et toutes les choses de l’univers s’unissent à vous qui fumez la pipe, tous envoient leurs voix à Wakan Tanka, le Grand Esprit. Quand vous prierez avec cette pipe, vous prierez pour toutes les choses et avec elles.» 

La femme céleste toucha alors du bout de la pipe la pierre ronde posée sur le sol et dit : «Avec cette pipe vous serez reliés à tous vos parents : votre Grand-père et Père, votre Grand-Mère et Mère. Ce caillou rond qui est fait de la même pierre rouge que le fourneau de la pipe, votre Père Wakan Tanka vous en fait don également. C’est la Terre, votre Grand-Mère et Mère, et c’est le lieu où vous vivrez et vous multiplierez. Cette Terre qu’Il vous a donnée est rouge, et les hommes qui vivent sur Elles sont rouges ; et le Grand Esprit vous a aussi donné un jour rouge et un chemin rouge. Ils sont vénérables ; ne l’oubliez pas. Chaque aurore qui vient est un événement sacré, et chaque jour est sacré, car la lumière vient de votre Père Wakan Tanka ; et vous devrez aussi vous souvenir toujours que les hommes et tous les autres êtres qui se tiennent sur cette Terre sont sacrés et doivent être traités comme tels. Désormais la pipe sacrée sera sur cette Terre rouge, et les hommes prendront la pipe et enverront leurs voix à Wakan Tanka. Ces sept cercles que vous voyez sur la pierre signifient beaucoup de choses, car ils représentent les sept rites selon lesquels la pipe sera utilisée. Le premier grand cercle représente le premier rite que je vais vous transmettre, et les six autres cercles représentent les rites qui vous seront révélés directement en temps voulu. 

Corne Creuse Debout, sois bon à l’égard de ton peuple et honore ces dons, car ils sont sacrés ! Avec cette pipe, les hommes se multiplieront, et tout bien viendra à eux. D’en haut Wakan Tanka vous a donné cette pipe sacrée afin que par elle vous puissiez avoir la connaissance. Soyez toujours reconnaissants pour ce grand don !

À présent, avant que je ne parte, je désire te donner des instructions sur le premier rite suivant lequel ton peuple devra utiliser cette pipe. Que pour toi soit sacré le jour où l’un des tiens meurt. Tu devras alors garder son âme comme je vais te l’expliquer, et ainsi tu gagneras beaucoup en puissance, car chaque âme fortifiera le dévouement et l’amour à l’égard de ton prochain. Aussi longtemps qu’un des vôtres reste, avec son âme, auprès de ton peuple, par elle vous serez à même d’envoyer votre voix à Wakan Tanka. 

Que soit également sacré le jour où une âme est délivrée et retourne à sa demeure, qui est Wakan Tanka, car ce jour-là quatre femmes seront sanctifiées, et avec le temps elles porteront des enfants qui marcheront sur le sentier de la vie selon le mystère, donnant un exemple à ton peuple. Regarde-Moi, car c’est Moi qu’ils prendront en bouche, et c’est grâce à ceci qu’ils deviendront saints. Celui qui garde l’âme d’une personne doit être un homme vertueux et pur, et il doit se servir de la pipe afin que tous, avec cette âme, envoient ensemble leurs voix à Wakan Tanka. Les fruits de votre Mère la Terre, et les fruits de tout ce qu’elle porte seront ainsi bénis, et ton peuple parcourra alors le chemin de la vie selon le mystère. N’oubliez pas que Wakan Tanka vous a donné sept jours pour Lui envoyer vos voix. Aussi longtemps que vous vous souviendrez de ceci, vous vivrez ; le reste vous sera révélé directement par Wakan Tanka.» 

mere1La femme sacrée s’apprêta alors à quitter la tente mais, se tournant de nouveau vers Corne Creuse Debout, elle dit : «Regarde cette pipe ! Rappelle-toi toujours combien elle est vénérable et traite-la en conséquence, car elle te mènera au but. Souviens-toi ! En Moi sont quatre âges. Je m’en vais à présent, mais je veillerai sur ton peuple au cours de chacun de ces âges, et à la fin je reviendrai.» Après avoir de nouveau fait le tour de la loge suivant la marche du soleil, la femme mystérieuse sortit mais, ayant parcouru une brève distance, elle tourna son regard  vers le peuple et s’assit. Quand elle se leva, les hommes virent avec surprise qu’elle s’était changée en un jeune bison rouge et brun. Puis le jeune bison s’éloigna encore un peu, se coucha et se roula par terre en regardant vers le peuple ; et quand il se redressa, c’était un bison blanc, le bison blanc reprit sa route, se roula sur le sol et devint un bison noir, lequel s’éloigna encore, s’arrêta, s’inclina devant chacun des quatre Quartiers de l’Univers, et disparut par-delà la colline… 

par Kaliris Ankhti de la Revue Wicane

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Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

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La musique qui parle à notre âme

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

Lors du congrès « Émergence d’un nouveau monde , Logos, de son vrai nom Stephen Sicard, nous a confié ce qui l’anime aujourd’hui, après vingt-six années de création musicale, une trentaine d’albums et plus d’un million de disques vendus. Musique de relaxation et de détente, musique sacrée… nous découvrons un artiste inspiré, passionné par ce que l’électronique apporte aujourd’hui à la musique et au son.

FeelGood

SP : Pourquoi participer au congrès « Émergence d’un nouveau monde » ? 

Logos : Ma présence à cet événement est en cohérence avec un souhait qui m’habite depuis toujours : créer un « nouveau monde » et participer à son émergence. Ce fut sans doute inconscient dans mes débuts puis, progressivement, avec l’expérience, j’ai réalisé ce qu’il m’importait de bâtir avec la musique, c’est-à-dire proposer aux personnes qui écoutent mes œuvres une ouverture de conscience différente. C’est ce que je tente essentiellement de réaliser aujourd’hui.

SP : Quelle est la place de l’art et de la musique dans l’émergence de ce nouveau monde ?

L : Dans ce congrès, on peut souligner la participation importante de nouveaux artistes, des peintres, des musiciens, des sculpteurs… Dans son livre « Bruits. Essai sur l’économie politique de la musique »  , Jacques Attali a expliqué que la musique est toujours « précurseur d’une période révolutionnaire ». L’histoire dira si celle de ces artistes annonce une nouvelle période. Je crois personnellement que ces nouvelles musiques peuvent servir un monde nouveau. N’est-ce pas fantastique ?

SP : Avez-vous toujours été musicien, est-ce un choix ?

L : Au niveau professionnel, oui. J’ai eu la grande chance de pouvoir vivre immédiatement de ma musique, car, dans ma famille, il n’y avait pas de sensibilité musicale particulière. Je n’étais pas vraiment destiné à être musicien professionnel puisque j’ai fait des études scientifiques. C’est la vie qui m’y a amené sans que je le demande ou le programme et surtout sans avoir étudié la musique. J’ai appris le violon enfant mais j’ai tout oublié. Vingt ans après, la musique est revenue dans ma vie sans que je comprenne comment ni pourquoi ! J’ai été guidé par la force du destin ! En fait, les études que j’ai suivies me servent maintenant pour l’aspect technique de ma création, mais je n’en vis pas, et j’ai un métier que je n’ai pas appris et dont je vis !

SP : Quel fut l’élément déterminant dans ce changement de voie ?

L : Ce sont principalement des rencontres humaines enrichissantes qui ont orienté ma vie. Par ma famille, j’ai été baigné dans un milieu et un environnement très porteurs. Mon père était un médecin pionnier dans le domaine des médecines nouvelles et énergétiques. Il y a 26 ans, on faisait beaucoup de découvertes en médecine et en santé ; j’ai ainsi pu explorer de nouveaux domaines encore extraordinaires à l’époque. On parlait des chakras, de l’auriculomédecine… C’était la naissance d’un nouveau monde passionnant auquel je me suis trouvé mêlé par ma recherche musicale dans le secteur très précurseur de l’électro-acoustique.

SP : Avez-vous senti un appel vers la création musicale ?

L : Ce n’est pas un appel, cela m’a été imposé. J’ai le sentiment que je n’aurais pas pu faire autre chose que de devenir musicien et compositeur, même si je l’avais voulu. Vingt-six ans après je n’ai toujours pas compris ce qu’il s’est réellement passé ! Et je le vis comme un vrai bonheur !

SP : Comment a débuté votre carrière musicale ?

L : En 1987, j’ai sorti un premier CD intitulé « Couleurs Sonores » qui a connu un succès immédiat. Sans ce disque, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui ; il a posé les fondations de Logos.

SP : Pourquoi avez-vous choisi ce nom : « Logos » ?

L : À l’origine, le choix du nom « Logos » était en rapport avec la propagation du son sacré et du Verbe créateur selon les Grecs, le discours… C’était un sujet qui me passionnait. Je me suis simplement dit : « Tiens, je vais prendre ce nom d’artiste… ». Seulement, Logos peut aussi désigner Dieu… ce qui donne accès un vaste champ de possibles !

SP : Est-ce en rapport avec le son primordial ?

L : Le son primordial est le OM, la base des sons sacrés. Le développement de la vie dans l’univers est basé sur ce son.

SP : L’utilisez-vous dans vos compositions ?

L : Dans le CD « La Lune des Sages », un morceau est composé avec le « OM ». Sinon, comme le nombre d’or, qui se trouve dans la musique classique [3], lorsque ma musique prend une dimension sacrée, le OM sera caché parmi certaines notes, presque de façon subliminale.

SP : Comment qualifiez-vous votre musique ? Musique de bien-être, musique sacrée ou « Nouvel-âge » ?

L : On me pose souvent cette question et comme il m’est très difficile d’y répondre, j’ai solutionné le problème en la nommant « musique de bien-être »  car c’est la réponse que les personnes nous renvoient le plus souvent. En l’écoutant, elles témoignent se sentir bien. Ma musique ouvre des horizons, détend et entraîne dans d’autres univers et d’autres mondes, permettant des expériences profondes.

Au fond, je la vois comme une musique nouvelle encore difficile à définir et à nommer. Le terme musique « Nouvel-âge » est connoté et souvent mal perçu. De plus, il ne veut plus rien dire : si l’on n’est pas dans le classique, le pop ou le jazz, automatiquement, on est classé « new âge » alors qu’il y a des musiques très belles, des mélodies incroyables et magnifiques, qui parlent aux gens, les portent, et qui ne sont pas nécessairement « new âge ». En réalité, je pense que la musique ne devrait pas porter d’étiquette.

SP : Le Jazz, le Blues sont des courants musicaux… On parle beaucoup aujourd’hui de musique chamanique, comment vous situez-vous dans ces styles musicaux actuels ?

L : Je considère la musique chamanique comme une musique ancienne liée à une sagesse ancestrale qui se réveille de nouveau aujourd’hui, sans doute associée à une recherche de racines. La musique qui se crée de nos jours puise ses racines à la fois dans du déjà fait, la base, et dans l’air du temps. Elle préfigure – ceci dit sans prétention – la musique classique de demain.

SP : Avez-vous le sentiment d’évoluer à travers vos albums ? Et y en a-t-il un que vous préfériez ?

L : Oui, si j’écoute le premier puis le dernier de mes albums, j’ai l’impression de m’être bonifié.

Il n’y en a pas de plus boutique d’autres, sinon cela signifierait que j’aurais sorti des albums dont je n’étais pas satisfait. Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire mieux parfois, mais je les aime comme mes enfants, donc tous. Aujourd’hui, en 2013, je me dirige vers la musique sacrée, quoique je ne saurais pas expliquer ce qui fait qu’une musique est sacrée ou non. C’est en partie le public qui la définit. Pour ma part, une musique doit être belle, porter les gens, parler à leur âme. Elle doit être universelle ou alors ce n’est pas de la musique mais du bruit.

SP : L’album « Corpus Christi » est une œuvre importante, comment vous est-elle venue ?

corpus_christi-29L : « Corpus Christi » est l’évocation musicale de la vie de Jésus-Christ. L’album contient deux disques qui ont été également mis en sons et lumières, avec des chants. Il doit prochainement sortir sous forme de DVD. Le spectacle retrace la vie du Christ dans une vision artistique, sous la forme d’une méditation, pour ramener les personnes qui l’écoutent à leurs origines et leur donner à vivre une expérience profonde. Un ami, évêque, m’a invité à le réaliser. Lorsqu’il m’a parlé du projet, je lui ai répondu : «Tu ne te rends pas compte, c’est un défi à la fois artistique, intellectuel et spirituel… Tout le monde va me tomber dessus… Les Églises… ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit ! Cet œuvre occupe une place à part dans ma discographie, ce fut une aventure tellement particulière… Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi j’ai entrepris cette création.

SP : Combien de temps ce projet vous a-t-il demandé ?

L : Un an par album, soit deux années suivies de six mois pour la préparation des concerts.

SP : D’où proviennent les textes des chants ? Vous ont-ils été fournis ou sont-ils le fruit de votre travail de recherche ?

L : Mon ami, évêque, m’a laissé me débrouiller seul ; il a d’ailleurs, par la suite, apprécié le résultat. J’ai créé les chants à partir de textes sacrés en reprenant des psaumes en hébreu, des poèmes arabes anciens et également en latin car j’ai veillé à ce que les trois courants soient équilibrés.

SP : Quels instruments et voix avez-vous fait intervenir ?

L : J’ai fait appel à une chanteuse sur scène, Oriane, avec qui j’avais déjà réalisé des disques et qui amène une présence vocale phénoménale. Il est bien sûr préférable d’avoir un chœur de chanteurs plutôt qu’un enregistrement de voix en fond, mais ce n’est plus le même budget et le spectacle prend une autre envergure. On ne peut pas déplacer tout le monde sur scène et il est donc nécessaire d’employer des artifices techniques pour obtenir le résultat voulu. Pour cela, nous avons utilisé de la lumière et des formes géométriques calculées pour créer un spectacle complet.

SP : Cette réalisation vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette voie du sacré ?

L : Ces deux albums m’ont permis de recontacter une énergie christique que j’avais un peu perdue, et cela fut très bénéfique. Plusieurs morceaux m’ont offert d’établir un contact sensitif d’une grande proximité. J’ai également réalisé que l’énergie christique est bien plus présente dans le monde que ce que l’on pourrait penser. Le Christ est proche de la Terre et des humains, car en fait, il n’est jamais parti, il est toujours là. Cette idée est assez éloignée de celle des églises qui le représentent comme un personnage lointain dont on attend le retour.

Au cours de la phase de distribution de « Corpus Christi », après avoir consulté ma discographie sur internet, certains ont refusé de distribuer l’album au motif que « ma spiritualité, trop universelle », pourrait effrayer mon public… L’album est donc surtout accessible dans le milieu que l’on pourrait nommer « de la nouvelle conscience » .

SP : Cette expérience vous a-t-elle particulièrement ouvert à la musique sacrée ?

L : Oui, je le pense. Ces deux albums sont les disques les plus sacrés de ma discographie.

SP : Comment composez-vous ?

L : La création d’une œuvre d’art en général et d’une œuvre musicale, en particulier est un phénomène qui ne peut pas s’expliquer. La musique est dans l’univers, elle « flotte dans l’air » et certaines personnes ont la capacité de la capter pour l’incarner et ainsi en faire profiter d’autres. Elle est potentiellement ouverte à tout le monde. L’inspiration est impossible à provoquer ; si nous détenions la recette pour la maîtriser, nous passerions notre temps à faire des tubes.

Pour composer de la musique sacrée, on se laisse porter pendant un certain temps, variable d’un compositeur à l’autre, durant lequel il ne se passe rien. Pour moi, cela peut durer un mois, par exemple, ce qui est très pénible, ensuite dans une même journée, jusqu’à cinq morceaux peuvent se présenter. Cela nécessite d’être disponible à tout moment.

SP : Y a-t-il un environnement qui vous soit plus propice qu’un autre ?

L : Idéalement, non. C’est l’intériorité du compositeur qui est essentielle, ce dont il se nourrit, comment il vit. Si l’environnement était important, ce serait le signe que l’on est dépendant de l’extérieur et ce serait une erreur. Personne ne pourrait imaginer que « Les Couleurs Sonores  », mon premier album, dont la musique est très aérienne, avec des chants d’oiseaux, des bruits d’eau qui coulent, etc., a été composé dans une cave en plein Paris. Ceci dit, l’environnement aide, comme la forêt dans laquelle je vis aujourd’hui.

SP : Quels sont vos instruments de prédilection ?

L : Le synthétiseur, le clavier. Quoique le terme synthétiseur ne signifie plus grand-chose, c’est presque un ordinateur déguisé en clavier ! À partir de vrais sons de base, on peut reproduire des sons naturels, c’est la lutherie du XXIe siècle, en quelque sorte.

SP : La vibration d’un instrument électronique est-elle identique à celle d’un acoustique ? Dans un violon, il y a une âme. Qu’en est-il de l’électronique ?

L : Le son dans le synthétiseur est comme le son du violoniste qui a été enregistré… Aujourd’hui, nous pouvons atteindre une très haute qualité de son… Perçoit-on l’âme du violon lorsqu’on enregistre son timbre sur un CD ? Aujourd’hui, tout devient électronique et la musique n’échappera pas à la règle. On reproche au synthétiseur l’absence de phénomènes acoustiques comme les harmoniques, c’est-à-dire faire résonner une corde de piano qui entraîne les cordes à côté à résonner aussi. Cependant, l’électronique circule dans le monde du subtil, presque dans le domaine du quantique et produit donc d’autres phénomènes. En ce sens, les sons vont couvrir un registre différent, plus large, avec un spectre différent et d’autres fréquences et ils toucheront plus profondément que l’acoustique.

Je pense que l’âme vient de la mélodie et non du musicien… La musique écoutée est-elle inspirée ? L’âme qui se dégage du violon ne viendrait-elle pas de la mélodie jouée par l’intermédiaire de l’interprète ? Qu’est-ce qui est le plus important : avoir une très belle mélodie jouée en live ou en CD que l’on écoute chez soi, ou avoir un violon avec une âme phénoménale mais qui va jouer du hard rock ou autre ?

Le plus important est ce que le compositeur va donner comme sens à son œuvre. Bien sûr, l’interprète est essentiel : Yehudi Menuhin produira un son différent de celui produit par un étudiant en musique de deuxième année. Avec de tels artistes – Luciano Pavarotti, par exemple, dans la partie chant – on est dans le domaine de l’excellence et du génie. Dans un tel cas, aucun appareil électronique ne pourra imiter, reconstituer, ou reproduire le son à l’identique !

SP : Un concert « en live »est magique : il y a l’âme des musiciens, une présence, on perçoit certaines vibrations… Que permet l’écoute d’un CD ?

L : Le CD permet d’écouter la musique chez soi et aux artistes de l’écouter immédiatement, de l’enregistrer et de la distribuer au public, c’est génial. Auparavant il fallait attendre que le roi vous ait en sympathie, qu’il ait envie de vous payer un orchestre, que toute la cour soit présente avec ses salamalecs et dise que c’est génial. Il n’y avait aucun autre moyen d’entendre de la musique, qui était en outre censurée. On a donc progressé de manière prodigieuse.

SP : Que représentent les concerts pour vous ?

L : Pour moi la musique doit être un spectacle complet avec à la fois les lumières, la vidéo, le chant, des projections. Son et lumière se complètent à merveille. Lors du concert « Corpus Christi » à Valence, c’était magique, j’étais comme un gosse, à m’extasier de tout… Sur scène, les artistes sont privés du spectacle auquel a droit le public. J’aurais presque préféré être dans la salle, à regarder !

Je suis un musicien qui aime voir la musique, les lumières… et le spectacle… C’est ce que je fais assez régulièrement avec Michel Pépé.

SP : Avez-vous travaillé avec d’autres musiciens que Michel Pépé ?

L : J’aime beaucoup travailler en collaboration, c’est un enrichissement, sinon ce travail est trop solitaire. Avec Michel Pépé, nous avons réalisé quatre CD. J’ai créé « Chants des Voûtes Célestes », une reprise de chants classiques avec Oriane ; 2 CD avec un pianiste classique nommé Eric Aron  ; quatre CD de méditation guidée avec Michel Dogna et quatre albums avec mon épouse, Frédérique Cabezas.

SP : Comment créez-vous un spectacle, partez-vous de la musique et recherchez-vous les images ensuite ?

L : C’est un énorme travail, cela commence par la musique à composer puis toute la mise en images, la mise en scène avec les lumières, etc. J’essaie de scénariser, de donner un sens au spectacle, une cohérence en fonction de la musique qui porte soit sur la nature soit sur l’aspect onirique, ou vers ce que j’appelle les autres mondes.

SP : Avez-vous songé à créer un DVD de vos concerts ?

L : Nous l’avions envisagé avec Michel Pépé, mais nous avons abandonné le projet pour deux raisons principales : la première est technique, il est très difficile de filmer de nuit ; ensuite la logique du DVD voudrait que l’on fasse le même spectacle dans les différentes villes, sinon les spectateurs ne comprendraient pas. Or, dans la réalité, le spectacle change d’une représentation à l’autre… Si l’on en tenait compte pour créer des DVD, nous serions, avec Michel, à promouvoir un DVD tout en préparant déjà le suivant… Ce serait trop complexe.

SP : Pour quelles raisons modifiez-vous les spectacles ? Est-ce pour demeurer dans la créativité ?

L : Oui, tout à fait selon ce qu’il se passe lors du concert, comment il évolue…

SP : Pouvez-vous nous parler de votre collaboration à la création d’un jeu de cartes avec Frédérique Sicard, votre épouse ?

L : J’ai composé, pour mon épouse, une musique inspirée afin d’accompagner le tirage de son « Jeu de l’Invitation » , qui est un outil thérapeutique suivant sa méthode personnelle de travail que je trouve intéressante et originale.

SP : Quels sont vos projets ?
téléchargement (9)
L : Je continue de créer des concerts, ce qui représente beaucoup de travail… et d’incertitudes, et surtout je viens de sortir un nouvel album en septembre. 

 SOURCE : Par Dominique Duchêne pour Sacré Planète
Article extrait de Sacrée Planète n° 60 d’octobre/Novembre 2013

Logo en concert à Paris Samedi 29 novembre - renseignements ICI
www.logos-musique.com.

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DANS LE MONDE DE L’INTUITION

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2014

 

images (1)L’intuition pourrait être comparée à un rayon d’énergie qui illumine notre cerveau. Quand elle se manifeste, elle agit sur certaines parties du cerveau et active les cellules qui s’y trouvent ; Cette intuition vient de l’intérieur de nous, de notre Supraconscient, de notre Soi, de notre Ame. L’on pourrait la définir comme la juste perception synthétique et globale des principes spirituels qui animent le monde. Lorsqu’elle se révèle, tout ce qui nous entoure est perçu comme une lumière ; Cette lumière nous illumine et nous fait pénétrer des plans de conscience vibrant d’Amour desquels sont absent stout esprit de séparativité et de critique.

L’intuition nous permet d’entrer en contact avec la lumière présent eau centre de chaque être. Cette lumière que nous ne percevons pas toujours, soit que nous n’y prêtons assez attention par manque d’habitude ou d’intérêt, soit qu’elle se trouve encore à l’état latent chez la personne se trouvant en face de nous. En nous centrant sur le rayonnement qui resplendit dans son cœur et qui se répand, tel un soleil, au-delà de son enveloppe charnelle, nous sommes à même de mieux la comprendre, de percevoir ses réelles difficultés, son potentiel et le sens de sa quête de l’absolu. En ce sens, l’épanouissement de l’intuition permet d’accroître les qualités d’empathie si nécessaires quand on œuvre au bien d’autrui.

L’amour et l’intérêt que nous portons aux autres favorisent l’épanouissement de l’intuition.

Les personnes d’inclinations mentales, férues de logique, se fient peu à leur ressenti intérieur et se méfient des sensations d’ordre psychique. Elles éprouvent souvent la nécessité de corroborer leur intuition par leurs facultés de discrimination, par des associations d’idées leur venant de la connaissance et de la compréhension des choses de la vie. L’environnement doit être perçu, par elles, de la manière la plus précise, car elles se méfient de ce qui ne semble pas cohérent. Quand ces facteurs sont réunis, alors ces personnes peuvent accepter cette brillance intérieure, cette voix insistante qui se fait entendre. Elles devront, pour cela, s’ouvrir sans réserve à la puissante énergie du cœur qui avait été tenue bridée depuis longtemps.

Les personnes de tendances psychiques trouveront certainement cette méthode surprenante. Elles se demanderont pourquoi cette perte de temps, pourquoi ce manque de confiance en soi-même, pourquoi ce besoin de vérification, pourquoi la nécessité de ce contrôle sur les sentiments, les sensations, les perceptions les plus élevées ? Elles accueillent avec enthousiasme ces perceptions intérieures qui les éclairent de mille feux. L’exaltation qu’elles éprouvent leur enlève souvent toute prudence, et les rend sujettes à s’entourer des voiles de l’illusion. Elles devront soumettre leur ressenti à l’épreuve du discernement qu’elles n’utilisent pas sassez.

Toutes les approches destinées à mieux comprendre, appréhender et aimer ses semblables et la vie en général, sont honorables. Aucune n’est supérieure à l’autre. Il est judicieux de s’harmoniser à celle qui nous correspond intrinsèquement afin de nous donner les moyens d’être le plus performant possible dans notre travail de soutien, de conseil et de guide. Il n’est tout de même pas inutile de faire l’effort de comprendre et d’intégrer le pont de vue de celui qui fonctionne suivant des paramètres différents des nôtres. En effectuant ce travail dans ce sens, nous faisons preuve d’une certaine sagesse et d’une grande ouverture d’esprit. Deux qualités essentielles pour interpréter le plus judicieusement un tirage d’arcanes.

L’intuition est une faculté de l’Ame.

Elle lui sert à mieux communiquer avec l’autre partie de nous-mêmes

(l’ego, le moi, la triple personnalité)

qui demande  à être éveillée aux réalités spirituelles de ce monde.

 

DEVELOPPER SON INTUITION

téléchargement (1)Par son côté abstrait, onirique et symbolique, le Tarot par exemple se prête particulièrement au développement de cette faculté présente à des degrés divers en chacun de nous. L’un des moyens les plus efficaces pour développer son intuition, consiste à effectuer un profond travail de visualisation sur des symboles. Comme le dit Patanjali, ce grand Maître Indien qui initia le Raja Yoga il ya plus de 2500 ans, dans ses Yogas Soutras, « l’art de lire les symboles relève de la lecture spirituelle ». Etant conçu à partir des symboles, le Tarot nous incite sans cesse à laisser notre intuition s’écouler librement, sans la moindre entrave. Nous pouvons stopper ce processus et nous focaliser essentiellement sur l’aspect connaissance intellectuelle des symboles et créer à partir d’eux des grilles de lecture dans lesquelles nous allons enfermer un consultant. 

Pourquoi vouloir limiter l’outil que nous utilisons en ne développant qu’une infime partie de ce qu’il nous offre ? Pourquoi s’enfermer dans des définitions toutes faites susceptibles de restreindre le libre arbitre d’un consultant ? Pourquoi nier les capacités créatrices et la divinité de l’Homme ? Cette démarche me semble enfermante, sclérosante au quotidien, peu féconde sur le plan de la pensée et contraire à l’épanouissement du centre cardiaque. 

Ce n’est bien sûr pas cette dernière voie que je développe dans mes ouvrages et que je vous incite à suivre. Etant traditionaliste et conservatrice de nature, elle est contraire à l’esprit humaniste. Cette méthode appartient au mode de fonctionnement qui était utilisé, à juste titre, pendant l’Ere des Poissons. L’Homme avait besoin de garde-fous, de limites précises, d’une autorité supérieure représentée par les systèmes religieux, les écoles de pensées, dirigés eux-mêmes par des « maîtres » pour avancer sur le chemin. Les concepts de globalité, d’universalité, de conscience de groupe, de liberté individuelle et collective, étaient difficilement concevables. L’Etre du Verseau offre de nouvelles opportunités d’ouverture de la conscience. Ces nouvelles valeurs peuvent s’incarner en raison des qualités que nous avons développées par le passé ; qualités, estimées les plus élevées et les plus nobles à un moment donné de notre longue histoire, mais devenues inadéquates aujourd’hui. 

Il en sera de même vers la fin de l’Ere du Verseau vis-à-vis de cette nouvelle façon de penser, d’aborder les choses et de concevoir la vie. Ce qui est encore considéré comme l’idéal le plus haut, sera perçu comme le mode de pensée le plus sclérosant au début de la prochaine Ere, celle du Capricorne ; Cette époque erra naître des concepts encore inconcevables à notre perception actuelle. 

Voici en rois points, le processus de visualisation à suivre qui vous permettra de développer votre intuition tout en étudiant en profondeur les Arcanes du Tarot. Je conseil de faire ce travail carte par carte, que ce soit dans l’ordre de numérotation à l’intérieur de chacune des familles, ou dans le désordre, en prenant dans ce cas, bien soin de retirer du jeu les cartes que vous avez tirées afin de ne pas les choisir à nouveau. Vous pouvez aussi utiliser cette visualisation pour interpréter un tirage vous posant quelques difficultés d’interprétation. Dans ce second cas, procédez de la même manière, mais en visualisant l’ensemble des Arcanes formant le jeu que vous devez commenter. 

PHASE VISUELLE PAR L’INTEGRATION DES SYMBOLES

-          Je choisis l’Arcane avec lequel je vais travailler. Soit j’opte délibérément pour une carte avec laquelle j’éprouve des difficultés, soit je m’en remets au « hasard ».

-          Pour commencer à étudier un symbole, il est important d’en visualiser son contour, sa forme générale, sa couleur, d’en ressentir sa puissance émotive, l’idée générale qu’il est censé représenter, sa valeur archétypale.

-          Avec le Tarot, nous chercherons aussi à comprendre le rôle social des personnages représentés, l’aspect mythologique t religieux de certaines cartes, la valeur numérique ainsi que celles des Quatre éléments, la signification du nom de la carte, la façon dont sont agencés les symboles (cercle, triangle, carré, étoiles) des Arcanes Mineurs. 

PHASE DU RESSENTI ET DE LA PERCEPTION MENTALE

Après avoir effectué ce travail, ne prêtons plus attention à l’aspect-forme des symboles et centrons-nous sur l’émotion qu’ils évoquent, à l’intérieur d’une carte, et sur l’idée générale, le concept, qui se dégage de notre perception. 

Les symboles et tout particulièrement ceux du Tarot éveillent chez chacun de nous, par rapport à la vie en général et à l’Homme en particulier, des réactions, des sentiments, qui n’avaient jamais été éprouvés jusque là. Je me pose donc la question ; quelle émotion je ressens face à cette carte ? Quelle idée et pensée me traversent l’esprit ? 

Quelle relation je discerne entre l’Arcane que je visualise et certains autres du jeu de Tarot ? 

Maintenant, je perçois l’Arcane par le sentiment ou la pensée qu’il m’évoque. 

Je ne suis plus centré sur le graphique de la carte, ni sur ce que j’en ressens et perçois. Je traduis ces impressions par un Symbole. Ce symbole représente ma perception la plus globale de la carte, sa qualité ultime. 

PHASE DE CONTEMPLATION

Je me tiens dans un état de relâchement et de disponibilité. Je ne pense à rien, ne m’arrête sur aucune des images pouvant défiler devant moi. Même le symbole qu’évoque pour moi la carte s’estompe de mon esprit. Je fais le vide en moi. 

En me maintenant dans cet état de contemplation, je suis ouvert à toutes les intuitions qui peuvent affluer à mon esprit sur le Tarot en général et les Arcanes en particulier. 

Nourri par le travail effectué au cours des deux premiers stades, c’est au cours de celui-ci que je vais véritablement pénétrer les Arcanes du Tarot, que je vais percevoir ses possibilités, son rôle sa dimension spirituelle et que je vais m’ouvrir véritablement à l’interprétation, sans préjugés ou idées préconçues, l’esprit libre de toutes entraves. 

Je laisse maintenant l’intuition libre s’écouter en moi de l’âme vers le cerveau, qui s’en trouve illuminé. 

RumiJe peux faire cette visualisation avec les Arcanes Majeurs et Mineurs en les étudiant intérieurement les uns après les autres. Rien ne m’empêche de l’utiliser au cours d’un tirage quand je ne comprends pas le sens de l’histoire décrite par les cartes. Au lieu de travailler une care à la fois, je peux effectuer le même processus pour l’ensemble des cartes posées devant moi. La réponse viendra immanquablement avec une évidente précision. Je conseille aussi cet exercice à ceux qui étudient l’Astrologie en remplaçant les cartes par les Signes du Zodiaque, les Planètes, les Maisons, les Aspects, les Dessins Planétaires. 

Je recommande tout particulièrement cet exercice pour l’étude des Nombres (de 1 à 10) et des Quatre Eléments (Terre, Eau, Feu, Air). Vous découvrirez par ce biais des données essentielles qui vous seront grandement utiles pour mieux comprendre les Arcanes Mineurs et appréhender avec plus de facilité vos futures interprétations. 

Les informations que vous recueillerez seront, le plus souvent totalement nouvelles pour vous ; Ce que l’intuition nous permet de découvrir, se trouve rarement contenu à l’intérieur d’un livre. Chaque fois que je fais faire cet exercice, je suis émerveillé par ce que les personnes découvrent, même si elles abordent le domaine sur lequel elles travaillent pour la première fois, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances dans un domaine donné pour que l’intuition survienne. Au cours de cet exercice elle se manifeste autant chez le débutant que chez le spécialiste. 

Ce type de méditation nous met en relation avec notre « SOI », notre âme, notre être intérieur, appelé souvent l’ange gardien, avec la partie divine en nous. Notre Soi ainsi contacté éclaire notre mental à la manière d’un projecteur dont le faisceau illumine une scène de spectacle.

 

EXTRAIT DU LIVRE : L’interprétation des Arcanes Mineurs par Alain BRETHES aux Editions Oriane.

 

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La critique est aisée

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2014

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Les rhétoriciens sont les ennemis de la foi. Le terme regroupe tous les beaux-parleurs : ceux qui parlent pour ne rien dire ou si peu de choses ; tous ceux qui se gargarisent de belles paroles creuses et sans consistance. Ils sont nombreux dans notre société à parler pour eux, en sachant pertinemment qu’ils trahissent, grâce à leurs beaux discours, qu’ils endorment leur prochain et finissent par s’endormir eux-mêmes ! 

Nous devons comprendre que lorsque les gens ont peur ou sont craintifs parce qu’une nouvelle vérité leur est apportée, sans qu’ils aient les moyens de la vérifier, ils chercheront souvent à en repérer le défaut pour leur confort personnel. Ils considéreront le texte ou le message comme nul et non avenu, parce qu’il ne contient pas toutes les règles grammaticales qui fondent leurs connaissances, et que la tournure de certaines phrases leur est étrangère. Leur raisonnement, leur logique de compréhension s’opposent à notre enseignement, et les conduit dans une réflexion dont ils ne veulent pas. Alors, ils cherchent immédiatement à contrer l’exposé avec leur soi-disant culture philosophique. Philosophie de pacotille qui n’a plus rien à voir avec celles des anciens ! 

Il sera facile, pour eux, de détecter les imperfections de nos messages parce que nous n’attachons d’intérêt que sur le fond et non sur la forme, même si nous faisons tous les efforts pour rester dans les normes. Cependant, s’il est pour eux important de lire un texte parfaitement composé et orthographié sans faute, ils doivent savoir ceci : nos messages s’adressent à tous, et s’il faut faire des études littéraires poussées et approfondies pour les comprendre, à quoi serviraient-ils ? Nous essayons d’être le plus près possible de la moyenne de notre éducation. Ce qui veut dire que nos messages s’adressent au plus grand nombre et non à l’élite se désignant comme tel, qui prend un malin plaisir à saisir la moindre occasion pour nous critiquer en pratiquant une fuite en avant salutaire : laquelle étant beaucoup plus confortable qu’un véritable investissement dans la foi ! 

Simple est le Seigneur, notre Dieu. Simples sont ses préférés. Simplicité ne veut pas dire pauvreté, ni dénuement intellectuel ou matériel. Il s’agit de la simplicité du cœur ; mais il est vrai, toutefois, qu’elle se rencontre majoritairement chez les personnes vivant simplement en l’absence de pollution matérielle de l’esprit. L’orgueil est souvent lié à l’argent ou à la possession de richesses. Mais s’il est relégué au second plan grâce à cette véritable intelligence qui vient du cœur (le sentiment d’Amour exprimé par l’âme) il se transforme alors en une authentique générosité, tel le plomb converti en or par l’alchimiste. En chacun de nous sommeille cette alchimie. Elle sépare les scories du pur métal et permet de faire s’écouler dans la moindre de nos cellules, le flux d’Amour si difficile à libérer. 

Que ces super-intellectuels qui ne disent pas leur nom l’intègrent une fois pour toutes. Ils doivent s’humilier devant le Seigneur et s’engager dans la transformation  en considérant qu’en réalité, ils ne savent rien. Leur intelligence est surtout superficielle et ils feraient bien, au –delà de leurs connaissances, de s’approprier le plus rapidement possible la véritable connaissance. 

Oh ! Bien sûr, il est plus confortable d’intellectualiser plutôt que de recherche Dieu dans la profondeur de l’âme. Il est beaucoup plus facile de s’emparer d’un bouc-émissaire à la portée de tous pour ne pas croire, plutôt que de chercher à comprendre ce qui est le plus important dans la vie. Humiliez-vous ! Sortez de vos savantes connaissances et rappelez-vous ceci : le Christ s’est beaucoup plus intéressé aux gens de petite condition qu’aux savants de tout poil. Les donneurs de leçon ne sont reconnus que s’ils s’appliquent les concepts qu’ils défendent. A y regarder de très près, c’est loin d’être le cas. Pardonnez-nous, mais il y a concept et concept. Les vrais concepts sont ceux qui ont trait aux lois naturelles et divines. Ils concernent aujourd’hui la défense de nos valeurs les plus fondamentales. 

Alors, ce n’est pas en décortiquant les messages que nous vous adressons, en recherchant surtout à le critiquer parce que sa tournure ou sa forme ne vous convient pas, que vous serez les défenseurs que nous tous attendons. Bien au contraire, vous oeuvrerez ainsi dans le champ de l’ennemi de Dieu, de celui qui se réjouit de voir ses rangs grossir. Si c’est cela que vous souhaitez, si c’est cela que vous poursuivez, alors oui, n’hésitez pas à persévérer dans vos critiques faciles et non fondées. 

Vous n’avez peut-être rien compris de notre monde. Vous l’assimilez au vôtre. Il en est, sachez-le, l’opposé. Or, vous n’êtes que les habitants d’une terre dont l’évolution est très loin d’être achevée. Falsifiez nos messages si vous le souhaitez, vous en avez le droit. Interprétez-les également. Critiquez à tout va. Posez-vous en juge. C’est facile et peu risqué pour vous. Cependant, tentez d’analyser pour le long terme votre prise de position actuelle ; elle pourrait, n’en doutez pas une seule seconde, vous porter énormément préjudice pour le futur … 

Réfléchissez bien et agissez en conscience. 

Libérez-vous des préjugés faciles et retrouvez rapidement votre âme d’enfant. Elle sera, de ce fait, débarrassée de toutes les scories dont vous l’avez aujourd’hui revêtue. Merci !

 

Rédigé par Francesca sur La Vie Devant Soi

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Des îlots de lumière

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

 

Au sujet des îlots de lumière et de la multi dimensionnalité

Certains préfèrent les termes d’oasis de lumière ou cellules de vie. Le concept est le même et fait donc référence à une communauté plus ou moins importante de personnes réunies sur un même lieu de vie. La grande spécificité de ces cellules consiste en leur communication directe avec un collectif de Maîtres, et s’articulant autour d’un symbiose avec la Conscience présente de la Nature.

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Lors de cet événement Ariane, il a été également question de multi dimensionnalité, car la communauté qui va évoluer sera comprise et ressentie comme une extension des temps de vie plus subtile, et accessible à chacun (avec bien sûr de la pratique). Les différentes facultés spirituelles de guérison, de manifestation et de projection de la conscience seront enseignées en tant que science et rendues possibles par l’ouverture du coeur.

Dans sa conception même, l’îlot sera développé pour servir Gaïa, notre Terre mère et se réalisera en fonction d’un plan global pour l’humanité. Souvent, il sera situé géographiquement en fonction de paramètres telluriques et énergétiques. Sa vision saluera différentes thématiques inter-reliées. Ainsi certaines communautés se concentreront sur la dimension de l’éducation, tandis que d’autres expérimenteront le côté artistique ou encore une agriculture établie sur la coopération consciente avec les esprits de la nature. De plus, certains îlots seront en lien avec les peuples intra terrestres et stellaires. Ainsi, nous envisageons un réseau de communautés qui croîtront en nombre tout en maintenant une importante collaboration entre elles.

En ce qui concerne la France, il est prévu dans le Sud-ouest qu’une communauté importante voit le jour. Elle agira de sorte que les grands principes d’une société fraternelle influence en définitive toute l’Europe. Enfin, ces cellules de vie se développeront un peu partout sur la planète.

La région de la Patagonie en Amérique du Sud sera particulièrement active. Tandis que l’émergence de ces communautés prendront de l’ampleur, les institutions actuelles s’effondreront de façon plus ou moins dramatiques, sous le poids de la corruption et du mensonge qui la caractérise.

Il est à noter que ces communautés ne chercheront pas à s’isoler de la société en général. Au contraire : elles seront un puissant ferment d’idées nouvelles non seulement en matière de spiritualité, mais aussi dans les domaines scientifique, économique et politique.

Pour Ariane Editions, le projet des îlots de lumière est un moyen d’élaborer, dans le contexte d’une période de transition, la vision et la stratégie de concrétisation des communautés de demain, de la nouvelle humanité. Cette dernière, tout particulièrement annoncée par les auteurs d’Ariane Editions se met réellement en marche : sa construction devient tangible sur le plan spirituel, mais également dans toute ses dimensions économique, écologique et sociale.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=7mAuVrnep40#t=149

cette conférence a eu lieu  les 3 et 4 mai 2014, au Centre de Congrès Pierre Baudis de Toulouse. Il s’inscrit dans un enseignement global exprimé par les auteurs d’Ariane Editions et portant, depuis 2012, sur la transformation de l’humanité.

Le concept d’îlots de lumière fait référence à des groupes d’individus qui créeront un lieu de vie ayant la particularité d’être directement parrainé par un collectif de Guides, et s’articulant autour d’une symbiose avec les Deva de la Nature. Cela a donc été le thème de cette troisième édition française du Congrès d’Ariane Editions à Toulouse : «Conscience nouvelle et îlots de lumière – Comment l’humanité va se rebâtir, guidée par les Maîtres spirituels et les Deva de la nature.» les Editions ARIANE : http://editions-ariane.com/  

 

Et Pour venir en discuter sur « La Vie Devant Soi«  

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

L’Ultramodernité du spirituel

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

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par Marc de Smedt et Patrice van Eersel

Nouvelles Clés interroge Frédéric Lenoir sur sa formidable fresque d’histoire et de psychosociologie du phénomène religieux : Les Métamorphoses de Dieu (éd. Plon).

Nouvelles Clés : Dieu n’est pas mort, dites-vous, il se métamorphose. Le sacré prend de nouveaux visages… ou bien revêt des habits très anciens, mais dans tous les cas, le résultat est, selon vous, que nous vivons actuellement “ l’une des plus grandes mutations religieuses que l’homme ait jamais connues. ” Une mutation qui nous mettrait en résonance avec le 16ème siècle et la Renaissance, c’est-à-dire avec les débuts de la modernité, que vous prenez soin de distinguer de ses développements ultérieurs. Il y aurait eu plusieurs modernités ?

Frédéric Lenoir : Que sont les premiers modernes ? Des gens comme Pic de la Mirandole, pour qui l’homme doit être parfaitement libre de ses actes et de ses choix, y compris de ses choix religieux – ce qui, à l’époque, est une révolution considérable -, chacun doit exercer sa raison, son esprit critique… mais cela ne le ferme pas au sacré, bien au contraire ! L’être libre, conscient de son incomplétude, est en quête de quelque chose de plus grand que lui.

Il se passionne pour toutes les sciences, toutes les langues, toutes les traditions. Il relit la Bible, plonge dans la kabbale, expérimente l’alchimie, l’astrologie et tous les langages symboliques qu’ont explorés les cultures humaines et dont il découvre, ébloui, qu’ils sont à sa disposition. Cette émergence à la liberté de conscience, ce désir de tout expérimenter, s’accompagnent d’une immense soif de tolérance. Là, nous trouvons Montaigne, qui sait allier ses convictions catholiques profondes avec une acceptation des opinions les plus différentes, voire les plus opposées à la sienne.

Cette modernité première, je pense que nous sommes en train d’en retrouver l’esprit en ce moment même, mais riche de cinq siècles de folle traversée – d’où ma proposition de l’appeler “ultra-modernité” : ce n’est pas une “post-modernité” qui serait en rupture avec les idéaux de la Renaissance, bien au contraire : la caractéristique n°1 n’a pas changé, c’est l’autonomie du sujet, l’individu reste LA référence. En revanche, je la distingue d’une modernité seconde, qui a lentement émergé au 17ème siècle, s’est affirmée au 18ème, pour devenir hégémonique au 19ème… Avec Descartes en effet, on scinde le monde en deux : d’un côté la foi en Dieu, l’imaginaire, le symbolique, qui deviennent des affaires privées, sans prise sur le monde physique ; de l’autre côté, la science, en pleine ascencion, qui étudie une nature désenchantée, habitée par des hommes-machines doués de raison, et qui va prendre le pouvoir. Ce deuxième temps de la modernité est systématisé par les Lumières. Kant ou Voltaire sont aussi croyants que Descartes, mais leur Dieu, lointain et froid architecte de l’univers, n’a plus qu’un ascendant moral sur les hommes. Leur quête principale, guidée par la raison, entièrement accaparée par une laïcisation du décalogue (la loi kantienne) et par la recherche scientifique, n’a plus rien à faire du symbolique ou de la Kabbale. Un siècle plus tard, le scientisme règne, moteur des grands systèmes athées et aboutissement logique de la scission entre foi et raison. Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud, chacun à sa façon, tirent la leçon des Lumières: si le “grand architecte” n’a plus de rapport réel avec le monde, si l’on ne peut même plus raisonner sur lui, c’est donc quon peut se passer de lui, il n’est plus qu’une idole ! C’est l’apothéose du mythe de la modernité. Sa caricature. L’homme ne se rend pas compte qu’il se coupe de la nature, de son corps, pour ne plus être qu’une sorte de cerveau qui, finalement, a réponse à tout et peut apporter le bonheur à l’humanité entière. L’illusion du progrès rationnel triomphe avec le marxisme et ses lendemains radieux… Là-dessus, l’humanité se prend sur la figure le siècle le plus violent de l’histoire humaine – d’Auschwitz au clonage, en passant par le Goulag et Hiroshima – et nous nous retrouvons, à l’aube du troisième millénaire, à nous interroger.

Remettre en cause les fondements de la modernité, à commencer par la liberté individuelle ?

Certainement pas. Mais revenir sur la coupure entre l’humain et la nature, entre l’esprit et le corps, entre la raison et l’émotion ? Certes oui.

La nouvelle modernité est donc modeste et mûre. Adulte. Tolérante. C’est-à-dire qu’elle accepte les limites du rationnel, du scientifique, de la technologie, et du coup, le sacré redevient possible. C’est d’ailleurs pourquoi j’estime que les chercheurs qui ont travaillé sur l’imaginaire, sur le mythe, sur les archétypes, etc., Carl G. Jung, Mircea Eliade, Gilbert Durand ou Edgar Morin, sont ceux qui ont le mieux compris de qu’était l’essence de la modernité débarrassée de son propre mythe. Ils ont su nous rendre la dimension dont nous avions été amputés.

N. C. : Comme si un cycle se bouclait ? C’est vrai que, depuis une trentaine d’années, nous avons souvent l’impression de vivre une Renaissance – avec ses bons et ses mauvais côtés : ouverture à toutes les explorations possibles et transdisciplinarité, métissages de cultures, mais aussi guerres de religions et mise en esclavage de peuples entiers…

F. L. : Les trois vecteurs de la modernité au 16ème siècle n’ont jamais été aussi présents qu’aujourd’hui : individualisme, raison critique et mondialisation. Ils sont même en régénérescence partout. Pourquoi ?

Parce qu’on a quitté le mythe de la modernité triomphante. Le scientisme, qu’il soit libéral ou marxiste, s’écroule. C’était une utopie. Du coup, l’esprit critique se réveille et, au contact du réel, s’aperçoit que celui-ci est beaucoup plus complexe que ce qu’on croyait. Nous redécouvrons la distinction que faisaient les anciens de la scholastique thomiste entre la ratio et l’intellectus : la première, c’est la logique pure, mathématique, alors que le second intègre, à la façon orientale, la sensibilité, l’émotion, la contemplation. Aujourd’hui, de tous bords – de la recherche scientifique au monde de l’entreprise – nous arrive l’idée qu’il faut remplacer l’intelligence froide et corticale par une intelligence plus vivante, plus émotionnelle : les neuropsychologues disent même que nous avons plusieurs cerveaux, liés à notre ventre ou à notre cœur ! Et nous nous apercevons que l’on peut parfaitement vivre dans l’autonomie, dans la raison critique, tout en avançant dans une quête de sens enracinée dans l’expérience du corps. En toutcela, nous rejoignons la première modernité de la Renaissance.
Un Pic de la Mirandole se sentirait parfaitement à l’aise aujourd’hui !

Maintenant, parlons des nouvelles guerres de religions. La plupart des médias prennent tout à l’envers. Ils disent : “Aujourd’hui, ce qui domine dans les religions, c’est l’intégrisme, le fanatisme, la violence.” Mais non ! Ouvrons les yeux : ce qui domine, par-delà l’incendie des apparences, c’est juste l’inverse ! Partout, dans toutes les cultures, inexorablement, les gens s’approprient le religieux, chacun à sa façon. Y compris dans l’islam : du Maroc à l’Indonésie, en passant par l’Iran, les jeunes veulent pratiquer leur religion librement, parfois sans bien s’en rendre compte. C’est cela qui, au fond, dans toutes les religions, rend folle la très petite minorité des intégristes, prêts à des actes d’une violence inouie plutôt que d’accepter l’évolution vers la liberté. Que cette dernière se dresse contre la domination culturelle de l’Occident est une autre histoire – ou contre celle des aînés : ainsi peut-il arriver que des jeunes filles revendiquent de porter le voile pour défier leurs parents, telles les deux sœurs d’Aubervilliers, dont le père est un juif athée et la mère une catholique kabyle !

N. C. : Les intégristes eux-mêmes n’inventent-ils pas des formes totalement inédites, par plus fidèles, par exemple, à l’islam originel, que les nazis ne l’étaient à la culture germanique préhistorique ?

F. L. : Bien sûr, il y a reconstruction. Et ce n’est pas un hasard si les premiers “barbus” algériens sortaient plutôt de facultés de science ou d’institut de technologie que d’écoles de théologie ou de philosophie : leur “ retour aux origines ” est souvent autodidacte, ignorant et fantasmatique. De toute façon, sur le très long terme, ce que l’on retiendra de notre époque dans l’évolution du religieux, c’est le passage des grandes traditions culturelles dépendant de groupes, d’ethnies, de nations… à des pratiques personnelles, d’individus désireux de s’approprier le sens. Ils peuvent rester catholiques, juifs, musulmans – ce sera une appartenance culturelle. Mais ils vont vivre ce catholicisme, ce judaïsme ou cet islam chacun à sa manière. C’est une révolution colossale. Et une crise considérable pour les Églises.

Les deux tiers des Européens et les trois quarts des Américains se disent croyants, mais de moins en moins pratiquent.

Or, ce mouvement semble sans retour…

N. C. : Si chacun se bâtit un “ kit religieux ” à sa mesure, la confusion syncrétique sera totale…

F. L. : D’abord, aucune religion n’a échappé au syncrétisme. Le bouddhisme est un syncrétisme. Et le christianisme, formidable mélange de foi juive, de droit romain, de philosophie grecque ! Et l’islam donc, alliage extraordinaire de croyances arabes anciennes et d’emprunts judaïques et chrétiens ! Toutes les religions sont syncrétiques. Seulement, il y a deux types de syncrétismes. Le premier élabore une nouvelle cohérence en se confrontant aux contradictions, ou aux accélérations, que sa combinaison singulière apporte. Le second demeure dans la mollesse d’un collage non digéré. Inintelligent. Inorganique. Sans colonne vertébrale. D’où le défi redoutable de la modernité : à chaque individu de savoir organisersa propre cohérence, et ceci dans un monde où l’“offre religieuse” devient pléthorique et où les possibilités de collages confus se multiplient.

N. C. : Vous disiez qu’un Pic de la Mirandole se sentirait à l’aise aujourd’hui. Avec son éclectisme et son goût pour le merveilleux, on le retrouverait donc dans les réseaux New Age – auquel vous consacrez d’ailleurs un chapitre central dans votre livre, pour le meilleur et pour le pire !

F. L. : Sauf que Pic de La Mirandole et les grands humanistes de la Renaissance avaient une exigence intellectuelle que n’ont pas la plupart de ceux que l’on regroupe, souvent avec condescendance, sous le terme de “New Age” – syncrétisme, il faut dire, particulièrement mou, en particulier aux États-Unis. La confusion mentale me semble l’un des principaux défauts de ce mouvement – les deux autres étant l’égotisme (le monde ramené à mon bonheur) et le relativisme (l’idée paresseuse que toutes les croyances se valent à travers l’espace et le temps).
Cela dit, je trouve l’intention du New Age très bonne : elle consiste à aller chercher dans toutes les traditions ce qui peut nous parler et nous permettre de vivre une expérience d’éveil. Mais l’expression New Age me semble avoir fait son temps. Je lui préfère “Réenchantement du monde”, où je vois le meilleur de cet élan très vaste, qui joue en effet un rôle capital dans l’ultra-modernité spirituelle. De quoi s’agit-il ?

Le premier à avoir parlé du “désenchantement du monde” est Max Weber. Pour lui, le processus était fort ancien, puisqu’il le faisait démarrer avec la Bible et la propension des juifs à rationnaliser le divin. Je ne suis pas d’accord, mais une chose est sûre, c’est qu’avec la “modernité seconde” dont je parlais tout à l’heure, celle du “Grand Horloger” des philosophes des Lumières, le monde a peu à peu perdu son immense aura magique – ce qui a contribué à éteindre toutes sortes de correspondances liant les gens à la nature, au vécu, au corps. Ce désenchantement a atteint un paroxysme au 20ème siècle. Jusqu’à la nausée de la société de consommation, où tout est observable, manipulable, déchiffrable, rationnalisable, marchandisable… Mai 68 peut être décrypté comme un besoin de réenchantement. Mais bien avant, c’est tout le mouvement romantique ! Dès le 18ème siècle en effet, certains esprits refusent le “refroidissement” de la modernité cartésienne ou kantienne.

Un Goethe, par exemple, a clairement l’intuition des dangers de la modernité scientiste. Plus tard un Lamartine aussi. Ou un Hugo. Ceux qui chercheront le plus à réintroduire le sens du mythe, de l’imaginaire et du sacré, à réhabiliter cette partie de l’homme niée par les Lumières, sont certainement les grands romantiques allemands, de Novalis aux frères Grimm. Mais la révolution industrielle commence à peine et les romantiques – au rang desquels il faut compter les premiers écologistes américains, Thoreau, Emerson, etc.- sont relégués dans la catégorie des poètes inoffensifs. Si bien que le message philosophique dont ils sont porteurs va passer à d’autres types d’acteurs sociaux : les cercles ésotériques de la fin du 19ème siècle, dont la Société théosophique est l’une des expressions les plus abouties – avec le prolongement antroposophique de Rudolf Steiner…

N. C. : Steiner, que vous n’hésitez pas à comparer à Pic de la Mirandole, encore lui…

F. L. : Mais oui, c’est un personnage étonnant, dont l’éclectisme rappelle l’esprit de la Renaissance ! Et donc le New Age – le Réenchantement du Monde – ne sort pas du néant : il s’inscrit dans un courant historique précis. Un courant qui aujourd’hui rejaillit un peu partout à la surface et qu’à mon avis, on ne peut pas bien analyser selon les grilles de la sociologie religieuse globale, mais selon celles d’une psychosociologie qui est à inventer. Je trouve en effet que les anciennes catégories – catholicisme, judaïsme, libre-pensée, athéïsme… ou new age – sont trop réductrices et laissent échapper l’essentiel.

Quand on analyse le vécu réel, la phénoménologie religieuse contemporaine nous montre qu’au fond, il y a deux types de religiosités, qui traversent toutes les autres catégories : la première ouverte, la seconde fermée. Cette dernière regroupe tous ceux qui ont vitalement besoin de certitudes et de vérités absolues : on y retrouve les fondamentalistes, les intégristes, les orthodoxes d’absolument toutes les religions – et cela comprend bien sûr une nuée de sectes, mais aussi les athées militants. Alors que la première catégorie concerne des individus qui, tout en vivant une relation profonde au sacré, assument l’incertitude de la modernité parvenue à maturité, qui implique du doute et une quête permanente : il ont des convictions, mais se disent qu’elles sont peut-être provisoires et que des convictions différentes peuvent être aussi légitimes – et cela comprend donc de nombreux agnostiques en recherche. Et vous remarquerez ceci : tous les gens de religiosité ouverte s’entendent bien entre eux, quelles que soient leurs traditions. Même chose d’ailleurs pour ceux de religiosité fermé – même si leur façon de “ bien s’entendre entre eux ” peut être de se haïr et de se faire
la guerre, comme les intégristes protestants façon Bush et les intégristes musulmans façon Ben Laden.

N. C. : Je suppose que vous vous situez vous-même dans la catégorie ouverte… Pourriez-vous nous dire deux mots de votre propre parcours ?

F. L. : J’ai eu la chance de grandir dans un milieu familial d’un catholicisme très ouvert, non pratiquant mais en grande recherche morale. Mon père est un proche de Jacques Delors et du courant personnaliste. Je lui dois énormément. J’avais treize ans, quand il m’a offert Le Banquet de Platon. J’ai tout de suite été passionné par la philosophie. Jusqu’à 17 ans, les présocratiques, Épicure, les stoïciens, Aristote ont merveilleusement répondu aux questions existentielles que je me posais. J’ai alors éprouvé le besoin de me tourner vers l’Orient et ce fut de nouveau – via Arnaud Desjardins – un voyage extraordinaire, jusqu’à ma découverte de Chogyam Trungpa et des bouddhistes tibétains, et aussi des mystiques, Maharishi, Shankara, etc. Arrivé là, je me suis dit qu’il était déraisonnable de ne rien savoir de Jung. La lecture de ce dernier m’a poussé à me

plonger dans l’astrologie – qui tient un formidable discours symbolique sur l’homme – et dans l’univers prodigieux des mythologies et des lois de synchronicité qui les régulent. J’avais alors 19 ans et j’étais passionné par toutes les religions, sauf le catholicisme. Pour moi, c’était vraiment la dernière des traditions qui pouvaient m’intéresser ! Je trouvais ça puritain, bloqué, nul, bref “catho”. Ce qui m’est arrivé alors était totalement imprévisible. J’avais accepté l’idée de passer quelques jours dans un monastère cistercien breton, pour expérimenter l’écriture dans le silence. Un lieu superbe, où je me suis tout de suite senti très bien, parmi des religieux et des religieuses qui respiraient la santé et l’intelligence. J’ai commencé à travailler quand un malaise a soudain surgi. Un malaise grandissant, qui m’a donné une furieuse envie de partir. J’étais sur le point de le faire, quand ma conscience m’a mis au défi de trouver une explication à ce qui se passait. Mon goût du défi et un certain amour propre m’ont donc fait rester.

À quoi devais-je donc me confronter ? Une vieille Bible poussiéreuse traînait là. Je l’ai ouverte au hasard et suis tombé sur le Prologue de Saint Jean. À peine avais-je commencé à le lire que le ciel m’est tombé dessus : pleurant toutes les larmes de mon corps, j’ai senti monter en moi un amour incroyable. J’avais envie d’embrasser le monde entier ! J’avais vingt ans. Je venais de rencontrer le Christ cosmique dont parle Saint Jean. Vingt ans plus tard, je puis dire que ce qui s’est inscrit en moi ce jour-là est indélébile.

N. C. : On vous connaît pourtant surtout pour vos écrits sur le bouddhisme !

F. L. : C’est que mon parcours intellectuel, lui, a continué, en philosophie et en sociologie.

Ma thèse sur “ le bouddhisme et l’Occident ” était une façon de mettre mes centres d’intérêt en confrontation. Sur le plan conceptuel en effet, il n’y a pas plus différent que bouddhisme et christianisme. C’était parfait. Je vais toujours vers le contraire de ce que je crois pour mettre mes convictions à l’épreuve. J’ai donc exploré deux univers étrangers l’un à l’autre, qui m’ont nourri à des niveaux différents. Mais je n’ai pas bougé dans ma conviction profonde. Je prie le Christ tous les jours.

N. C. : Un Christ un peu abstrait… ?

F. L. : Oh non ! le Jésus des Évangiles, dont je crois qu’il est en même temps un Christ qui dépasse toutes les religions, y compris la révélation chrétienne : le Logos qui éclaire tous les hommes et s’est incarné à un moment donné sous cette forme. C’est pourquoi je me dis chrétien. Sinon, je serais agnostique. Cela dit, je pratique aussi la méditation zen, tout simplement parce qu’elle m’aide à me déconnecter des soucis, du mental agité. Depuis vingt ans, tous les jours, je prends donc la posture et pratique une respiration… un peu indienne, en fait ! Puis je me mets en présence du Christ, j’ouvre l’Évangile, je lis un passage et enfin je prie, face à une petiteicône. Pour moi, le religieux se définit fondamentalement par la pratique et l’expérience de plusieurs niveaux de réalité…

N. C. : … dont le centre est là, en nous, et pourtant nous échappe toujours ?

F. L. : Notre conception du “centre”, c’est-à-dire de Dieu, a considérablement évolué en quelques générations. Pour un nombre croissant de nos contemporains, le divin se conçoit désormais beaucoup plus dans une sorte d’immanence, d’intimité extrême. Et en même temps, paradoxalement, nous sommes allés chercher en Orient des catégories philosophiques comme la “vacuité” ou le “dépassement de la dualité”, qui nous ont permis de repenser le monothéisme de façon plus parlante, mais aussi plus impersonnelle. Nous y avons d’ailleurs retrouvé toute une approche de la religiosité alternative occidentale : celle de Maître Eckhart ou les mystiques néo-flamands, pour qui Dieu est avant tout ineffable et ne peut se définir que négativement, par tout ce qu’il n’est pas.

Ce qui nous ramène à cette caractéristique de l’ultramodernité : l’acceptation de l’incertitude, avec une maturité suffisante pour ne pas nous paniquer face à l’idée d’Inconnaissable.

N. C. : On sent bien cette exigence de l’Orient vis-à-vis de l’Occident dans le mouvement
“jew-bu , ou les bouddhistes rappellent aux juifs que l’ineffabilité du Tétragramme n’est pas
un détail.

images (6)F. L. : L’exigence est indispensable. On critique volontiers la France pour sa fermeture d’esprit, son intolérance, son scepticisme. Mais je pense qu’elle peut jouer un rôle important dans l’émergence de la nouvelle spiritualité, précisément parce qu’elle ne gobe pas tout – comme le fait par exemple le Brésil, où la confusion des mélanges peut atteindre des sommets inimaginables. Nous sommes assez vaccinés contre les amalgames fous.
Du coup, si quelque chose passe chez nous, c’est du sérieux !

À lire de Frédéric Lenoir :

Les métamorphoses de Dieu , éd. Plon

  • Rencontre du bouddhisme et de l’Occident , éd. Albin Michel
  • La promesse de l’ange , avec Violette Cabesos, éd. Albin Michel
  • Mal de terre , avec Hubert Reeves, éd. du Seuil

Le livre des sagesses et Encyclopédie des religions , avec Ysé Tardan-Masquelier, éd. Bayard

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Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

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Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »
Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy


Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »
Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.
Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.
Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.
Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

 

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les 

 

Tendances  qui changent le monde dans UNE TERRE D'ALLIANCE 623

 nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 
Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.
Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

 

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.
Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.
Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

 

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…
Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.
Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment deKitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 

 

Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

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Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.
« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

article INREES

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Qu’est ce que le développement spirituel ?

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

 

Se fondre dans la beauté d’un paysage ou d’une musique en ayant la sensation de fusionner avec l’univers, communiquer de cœur à cœur en se sentant relié à l’autre par un sentiment brûlant de fraternité, se tenir dans le silence d’un lieu de culte et percevoir son énergie bienfaisante…. Ces expériences diverses, que chacun d’entre nous, croyant ou pas, a vécues au moins une fois dans sa vie, sont autant de portes qui s’ouvrent sur une autre façon de voir et d’être. Qu’elles soient qualifiées de transpersonnelles, de transcendantales ou encore de mystiques, elles ont toutes un point commun : elles nous procurent une sensation de plénitude et d’accroissement intérieur. Si elles surviennent souvent fortuitement, elles peuvent aussi être programmées et cultivées. Les diverses traditions spirituelles disposent d’outils pour accroître notre conscience, nous relier à la dimension verticale de l’existence, et changer notre regard sur les autres et le monde. Voir, sentir, comprendre au-delà du monde matériel, telle est la proposition du « développement spirituel ».

Flavia Mazelin-Salvi

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Une « dissolution » de l’ego

Le développement personnel, selon les mots du philosophe Michel Lacroix, est constitué par « des activités de renforcement du moi orientées vers la réussite ». Le point commun de toutes les méthodes proposées? Mobiliser les potentialités de l’individu pour « lui permettre d’agir avec efficacité », afin d’obtenir des résultats réels: plus d’amour, de succès, de confiance en soi ou de guérison… en réduisant son stress, en contrôlant ses émotions ou encore en améliorant sa communication. Parallèlement à ce courant largement répandu, en existe un autre qui s’intéresse non plus à l’affirmation du moi mais au contraire à ce que Michel Lacroix appelle son « potentiel de dissolution ». Le philosophe définit cette voie comme une croissance de l’être orientée vers le transpersonnel, c’est-à-dire une expansion qui dépasse les limites du moi. Il s’agit alors de « troquer le réalisme de la réussite contre la possibilité de se relier à un autre niveau de la réalité ». Le psychologue américain Abraham Maslow, qui a imaginé la pyramide des besoins de l’homme, affirme que la joie procurée par ces états de fusion avec le monde est « l’un des buts de la vie, ce qui fait sa valeur et la justifie ». Selon le psychothérapeute allemand Karlfried Graf Dürckheim, lors de ces expériences, c’est notre « être essentiel » que nous contactons.

Un quotidien plus fraternel

« Notre conscience du moi n’est qu’un élément de l’ensemble de notre conscience, mais elle prend des allures de monarque et mène un combat perpétuel avec notre être profond. Tant que le moi conserve sa suprématie, la paix n’est pas possible », écrit l’Allemand Willigis Jäger, moine bénédictin et maître zen qui dirige L’École de vie intérieure, un centre interconfessionnel en Allemagne. Tant que l’ego est seul aux commandes, les luttes internes et externes pour acquérir plus de pouvoir, de prestige ou de succès nous empêchent de cultiver des relations plus fraternelles avec les autres. Il n’est évidemment pas question ici de jouer à l’apprenti mystique, mais d’essayer, à l’aide de divers exercices, de dépasser les frontières de sa personnalité ordinaire, de son égo, pour s’ouvrir à une dimension plus vaste, plus sensible et plus généreuse de l’existence. « Le chemin spirituel qui ne conduit pas au quotidien et à nos semblables est une voie erronée, écrit Willigis Jäger. Percevoir la plénitude de la vie qui anime tout permet de ressentir les souffrances et les joies de l’autre comme si elles étaient les nôtres. » C’est dans cet esprit de partage que nous avons conçu ce guide, dans lequel se côtoient, sans se fondre ni se heurter, différentes voies. Certains lui reprocheront son côté patchwork, auberge espagnole, mais nous avons voulu, dans un monde déchiré par le fanatisme, les nationalismes et la xénophobie, apporter, à notre niveau, la preuve que le métissage, y compris spirituel, est la plus grande de nos richesses.

Article de Flavia Mazelin-Salvi

Paru en juillet 2011 sur http://www.psychologies.com/

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PLEIADES : lune du 15 avril 2014

Posté par othoharmonie le 3 avril 2014

Message  Francesca Aujourd’hui à 17:18

 
 PLEIADES : lune du 15 avril 2014 dans En 2012-2013 et après 2016 eclipse-250x187

Un article intéressant même si je n’aime pas les dates, lisez, ressentez et voyez si ça vous parle :
Par Anna Merkaba, le 31 mars 2014

Le 15 avril 2014, un évènement d’une grande importance se déroulera à la vue des terriens. Un évènement d’une telle proportion que la Terre n’en a pu vu d’équivalent depuis des éons. L’évènement sera enregistré dans les annales de l’histoire comme ce qui est venu et ce qui est reparti et ce qui est revenu et ce qui s’est élevé des cendres du passé pour reformer une UNITE nouvelle pour les temps à venir. Car l’équation mathématique de PI et de E=MC2 devraient jouer un rôle très important dans les jours à venir. Car ce qui n’existe pas dans l’esprit de l’homme, sera en effet, révélé.

Car cet évènement de généreuses proportions dépouillera l’humanité de tout son EGO, dépouillera l’humanité de toute sa connaissance des éons passés. Car elle doit être dépouillée de tout afin que ne subsiste que sa nature authentique et vraie. Le dépouillement du voile du monde illusoire dans lequel vous vous êtes retrouvés partie prenante. Et la vérité de leur nature leur sera révélée à nouveau.

C’est à l’intérieur des multiples facettes de nos cœurs que demeure le code de la compréhension éternelle du temps, la compréhension éternelle de Tout ce qui Est, tout ce qui a été et tout ce qui sera à tout jamais. Les codex qui y sont imprimés s’activeront à la date en question et continueront à se révéler rapidement à travers le monde tel que vous le connaissez, et dans les mondes qui vous entourent. En découvrant le commencement fructueux des évènements qui vont suivre, les terriens feront face à l’histoire à laquelle ils n’auront pas été confrontés auparavant.

Les terriens bénéficieront de tout ce qui leur aura été donné, de ceux qui sont venus puis repartis. Et ainsi, les évènements qui vont se dérouler toucheront les cœurs de beaucoup, révéleront maintes vérités, depuis les couches de particules subatomiques de la psyché de l’être et dans toute la civilisation.

Ceux qui s’éveilleront toujours plus nombreux ouvriront les yeux comme si c’était la première fois, voyant le monde à nouveau. Ceux qui témoigneront des évènements magnanimes qui se dérouleront dans les cieux et à l’intérieur d’eux-mêmes encore plus nombreux, par le corps, le temps et l’espace, les fondements de la compréhension humaine du temps seront transformés une fois pour toute. Ce qui était caché sera révélé et ouvrira les portes de la compréhension éternelle de ce qu’ils sont !

Les évènements qui se déploient devant vous ont été mal compris par l’humanité. Les histoires qui ont été prédites l’ont été à travers l’EGO du conteur, car la vérité qui va se déployer et se révéler à l’humanité n’est pas l’Armageddon du monde. Car le mot Armageddon en fait, a été mal compris par l’humanité. L’idée de l’Armageddon est en fait le COMMENCEMENT des temps, et l’élimination de l’ancien, et l’accueil du nouveau !

En effet, les révélations de l’histoire de l’humanité causeront l’Armageddon du monde que vous avez connu, le monde connu à l’intérieur des cœurs de beaucoup de gens, car à l’éveil de leur vrai soi et leur confrontation avec lui, beaucoup auront une compréhension claire comme le cristal, beaucoup de choses seront comprises, et il n’y aura plus d’ombre pour se cacher, car tous feront face à leur propre soi, leur propre EGO, leurs propres peurs et appréhensions, leur propre réalité.

Chacun verra la brillante lumière de la source, et son propre soi divin. Car chacun tiendra compte de ses actions, chacun sera confronté à ses expériences passées, et il lui sera demandé de s’en libérer et de se purifier en son sein.

Tout ceci se passera en un éclair, car les énergies qui vont atteindre la Terre au moment de la deuxième lune seront intenses, car la première lune que nous allons voir dans le ciel nocturne, la première lune sur laquelle nous allons porter nos yeux fera tourbillonner les énergies, les magnifiques énergies de création, car les énergies en action vont alimenter les champs d’énergie de gloire de la Terre.

Beaucoup de choses se dévoileront à vous. Une grande partie de la compréhension humaine sera changée. Car seul l’amour, l’amour inconditionnel en proportions universelles régnera sur cette planète. L’amour et la compréhension, l’amour et la félicité éternelle, car le temps est venu de déposer les armes d’autodestruction et d’ouvrir les cœurs aux nouvelles énergies, pour faire entrer la nouvelle conscience dans vos propres corps et pour vos âmes d’ascensionner vers le créateur, d’ascensionner vers une nouvelle compréhension.

La compréhension de l’unité, la compréhension des manifestations, la compréhension de votre propre maîtrise intérieure et des forces qu’elle recèle. De comprendre qu’en effet vous faites partie de cette grande composition qu’est l’univers. De comprendre qu’en effet vous n’êtes PAS seuls. Car vous êtes toujours entourés, car vous êtes toujours soutenus par la source et tout ce qui est.

Et donc, alors que beaucoup de cœurs vont s’ouvrir, beaucoup de cœurs vont saisir le nouveau monde, donc, il est d’une importance primordiale que VOUS TOUS – l’Equipe sur le Terrain, gardiez votre équilibre, gardez votre équilibre chers enfants de lumière, car la voie qui s’ouvre à vous ne sera pas de tout repos. Gardez votre équilibre car la lumière que vous rayonnez dans ce monde est une triple émanation. Car vous êtes comme un prisme qui conduit la lumière dans le monde connu. Car vous êtes ce qui a apporté à cet univers la nouvelle connaissance et la compréhension de soi. La nouvelle connaissance et la compréhension de ce qui est venu et de ce qui sera.

Car l’équation mathématique de Pi, et E=MC² jouera un rôle très important dans les jours à venir. Car ce qui n’existe pas dans l’esprit humain, sera en effet révélé. L’humanité verra une fois pour toutes de ses propres yeux qu’en effet elle n’est pas seule, qu’elle n’est pas seule dans la galaxie, qu’elle n’est pas seule dans l’univers, qu’elle n’est pas seule.

Le miracle de la vie se révélera devant tous les enfants leur Moi du créateur. Les merveilles de la merveilleuse création que vous appelez notre Mère Gaïa. Car il en est bien ainsi. Et donc, beaucoup de questions vont se poser, et nombreux sont ceux qui vont implorer les cieux pour avoir des explications, car leurs idéaux et leur compréhension d’eux-mêmes disparaitront et tout sera éliminé, ils se tiendront dans une admiration mêlée de crainte, l’expectative et l’agitation, dépouillés jusqu’au plus profond de leurs cœurs. Et seule la magnifique mélodie de la vérité retentira désormais à leurs oreilles.

Et lorsqu’un tel évènement se déroule, sachez que beaucoup de chaos apparaît, et donc vous allez être ceux qui devrez les respecter et les protéger, qui devrez respecter ce qu’ils traversent et les aider dans la redécouverte d’eux-mêmes et de leur lien avec l’univers au sens large.

Car ce qu’ils vont voir, ce qu’ils vont entendre, ce qu’ils vont ressentir, va les effrayer au plus profond d’eux-mêmes. Pour la plupart cela se passera en privé, dans l’intimité de leur chambre, pour certains cela se passera dans les champs ouverts de leur imagination. Pour d’autres cela se passera dans les vastes alliances cosmiques et enfin pour les restants cela leur sera révélé à travers leurs écrans de télévision, leurs écrans d’ordinateurs, par tous les médias de votre monde connu. Et donc, la préparation est proche, les préparatifs de l’histoire galactique qui ouvrira la porte et déploiera un nouveau plan pour un nouveau millénaire, un nouveau plan pour l’humanité, un nouveau plan pour tout ce qui est.

Restez dans la lumière, mes bien-aimés, restez dans la lumière en sachant que nous sommes à vos côtés. Sachez que vous êtes aimés au-delà de toute mesure par l’univers, par la source et tout ce qui est. Comprenez que vous êtes ceux qui sont aux commandes, que vous êtes ceux qui ont choisi de marcher côte à côte et main dans la main avec l’humanité. Sachez que vous êtes les gardiens des terriens, que vous êtes leurs guides, que vous êtes leurs éclaireurs, que vous êtes leur équipe de soutien. Comprenez que bien que la route semblera longue, elle portera ses fruits !

C’est tout ce que j’avais à vous dire pour le moment. Nous vous aimons. Nous sommes avec vous. Au revoir.

Translation Patrick rev. Isabelle

http://sacredascensionmaekaba.wordpress.com/2014/03/31/grand-event-the-beginning-april-15th-blood-moon-pleiades/

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LA RESPONSABILITE DE L’UN A L’ÉGARD DU TOUT

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

 

De nos jours, l’être humain ne parvient même plus à se montrer tel qu’il est, refusant d’aborder le milieu social sans le port de sa « panoplie » coutumière, c’est-à-dire profession et biens de toutes espèces, puisque l’objet possédé, les idéaux, les convictions sont devenus les critères du rang social.

Lorsque nous tentons de définir les diverses entraves et influences qui agissent sur l’individu au niveau de la société, nous pourrions nous borner à constater les carences et les avantages, les inconvénients comme les facilités ; mais ce ne serait que s’intéresser aux effets, et permettre ainsi

aux causes de poursuivre leurs œuvres souterraines de subversion.

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Nous n’envisagerons pas pour l’instant la société dans son état global, mais nous nous attacherons plutôt à ce qu’est l’Homme lui-même, pris séparément, et tel qu’il se découvre avec ses problèmes continuels, ses désirs inassouvis, son besoin permanent de se prouver l’invulnérabilité de sa raison et de son intelligence. Sans cesse nous pouvons constater sa totale incapacité à faire face aux assauts constants du monde extérieur, ainsi qu’à cette expansion démesurée de la technique à l’encontre des domaines psychologiques et spirituels. 

A l’ère de l’ordinateur, une ère dépourvue de toute ouverture sur l’Essentiel, nous opposons une psychologie et une spiritualité toute encombrée de mythes et de rituels, alourdie par un archaïsme destructeur sans rapport avec une perception lucide et extrêmement vivante. Mais, et ceci nous le répétons, cette société dans laquelle nous vivons est composée de milliards d’individus, qui peuvent s’ils le veulent réellement, révolutionner et démanteler toutes les valeurs sclérosantes de l’existence. Car chacun de nous a la possibilité de prendre immédiatement position et faire que sa vie et celle des autres se dévoilent enfin dans leur réalité, libératrice et régénératrice. Par prendre position, il ne s’agit pas de déclamer bien haut la puissance d’un idéal, d’une quelconque croyance à un Dieu, au Néant, à la Patrie. De même qu’il ne s’agit pas d’invoquer l’aide ou l’appui d’un prétendu supérieur, d’une autorité, quelle qu’elle soit. 

Non, essayons plutôt de jeter un regard lucide et pénétrant sur les faits tels qu’ils sont ; sans tenter de les modifier, mais d’accueillir tout le contenu de leur histoire, afin que de ce mouvement dévoilé se détermine une action efficace et définitive.

Il devient urgent d’agir plutôt que de réagir, comme nous avons l’habitude de le faire. Et cela consiste d’abord à agir sur la totalité de notre être, jusqu’à réaliser une jonction qui fait que le travail intensif sur l’intérieur déborde et gagne sur l’extérieur, amenant avec elle un changement — progressif ou brutal — mais cependant inévitable, des conditions courantes de notre existence. Une spiritualité sans transformation totale de l’être, par une action correspondante sur tous les milieux dans lesquels nous vivons, N’EST PAS une spiritualité, car, les idées, les théories sont des choses faciles, qui ne demandent finalement aucun engagement réel, alors que l’acte total, lui, demande beaucoup plus. Il exige de nous affranchir intégralement de toutes les dépendances qui nous enchaînent aux conditions mêmes que l’on combat. Nous devons absolument vivre jusqu’au tréfonds de nous-mêmes, un déconditionnement total, car si la répétition et l’habitude génèrent l’existence, elles tuent néanmoins en même temps la puissance libératrice de la Vie. 

Rien ne doit être accepté, aucune certitude figée ou vérité « prouvée ». Chacun de nous, individuellement, a la possibilité de percer le mur des apparences et de vivre au cœur du Réel. Les siècles précédents ont prouvé par leur Histoire, que ni les gouvernements, ni les religions, ni les doctrines n’ont pu résoudre les conflits et les guerres — bien au contraire — et pourtant nous persistons à attendre d’eux une hypothétique solution. Toutes les réformes exécutées par diverses institutions et pouvoirs axés sur la suprématie et la glorification du Moi, n’amèneront que des variantes, qui modifieront peut-être certains aspects de cette société, mais ne lui feront pas franchir le pas décisif et indispensable à une véritable mutation. Ce pas à franchir est celui d’un déconditionnement du passé et du sentiment d’être séparé de l’Univers pour enfin parvenir à un vécu authentique qui nous lie par toute une myriade de ramifications à l’ensemble de la Vie Cosmique. 

L’Homme souffre d’être séparé, isolé de ces gigantesques étendues inconnues que nous offre l’immensité de l’Univers. Tel est ce sentiment puissant qui pousse tout Homme à rechercher ce cordon ombilical dont il a perdu le lien. Pourtant, seul le « Moi » crée la séparation, car à d’autres niveaux de conscience, cette séparation disparaît complètement ; mais il nous faut poursuivre beaucoup plus loin notre recherche afin de parvenir à ce « centre » où ne se constate même plus le fait d’être lié intégralement à un ensemble plus grand et merveilleusement cohérent. Le jugement doit laisser sa place à la constatation qui à son tour s’effacera afin que se détermine l’intégration même de ce qui est perçu. Il ne faut pas juger mais développer une capacité d’attention qui réside en nous afin que les choses et les êtres ne nous procurent plus les sensations et les émotions que nous recherchons. Ainsi les êtres se révèlent à eux-mêmes et à nous-mêmes sans que notre approche soit caractérisée par le seul désir de « prendre ».

 L’attention démasque une à une les profondeurs mouvantes d’un évènement ou d’une situation, et nous permet de découvrir ce que la Vie recèle de régénérescence. Elle nous apprend à ne pas juger ni condamner, ni à exiger des autres plus que nous exigeons de nous-mêmes. Car toutes sortes d’exigences deviennent très vite des violences.  L’inférieur et le supérieur, l’oppresseur et l’opprimé, etc… nous plongent rapidement dans un monde de déséquilibre où règne l’intellect. L’être se compare, se rassure, se justifie, se surestime ou s’abaisse en un illusoire manège, siège de divisions et de conflits. Ainsi accoutumés à ce fracas intérieur, les structures sociales sont devenues les formes courantes de notre civilisation, et sont le reflet fidèle de ce qui se vit dans la plupart des consciences terrestres. Bien que les diverses pressions et contraintes exercées par ces structures à des niveaux plus ou moins apparents, ne font qu’éloigner plus encore l’individu de ce qu’est la Vie. Déjà notre entrée au sein de la société s’accompagne d’un lourd handicap : celui de l’hérédité, surtout dans son aspect psychologique. Gravées dans la structure même de nos chromosomes, les distinctions raciales, ethniques et nationales nous conditionnent dangereusement. Tout ceci doit disparaître, anéanti par la lucidité de notre vision, envahi par le silence de notre conscience. 

Car si notre constatation recèle en son sein suffisamment d’énergie, l’emprise doit immédiatement s’abolir. Encore une fois, il ne s’agit pas de faire intervenir notre volonté intellectuelle, ni de faire entrer en jeu toute forme de réaction qui inéluctablement conduit à la violence. Car toute réaction, toute réponse à une stimulation intérieure ou extérieure se trouvent déjà conditionnées par la nature même de la stimulation. La nature du fait détermine par sa seule présence la nature de l’acte qui lui fait écho. Ceci est une raison impérieuse qui doit nous intimer à discerner que nous sommes la plupart du temps le produit et le résultat des diverses influences qui « percutent » notre sphère d’appréhension. D’où l’extrême nécessité d’un détachement à toute épreuve, et de l’intégration du Moi dans un « centre » vivant, où nulle différenciation ne subsiste entre l’observateur et l’observé.

Il s’agit d’un centre qui ne peut correspondre à aucun concept de situation autant spatial que temporel. 

Un centre au cœur duquel l’Energie nous offre le mouvement qui porte les mille et un reflets, les mille et une formes. La Vie est à elle-même son propre mystère, sa propre loi, et n’a pas besoin de celles qui pourraient être ajoutées par l’Homme. L’Homme se méfie de l’Homme, parce qu’il se méfie de lui-même et se trouve ainsi obligé d’avoir recours à toutes sortes de règlements, de modèles de conduites, de pratiques dictées et dissociées de l’ensemble Cosmique. Ainsi est-il inaccessible à l’enseignement constant que lui amène la Vie. Diverses tentatives expérimentales ont essayé de nous démontrer que de sournois instincts — agressivité, puissance, sexuel, conservation, etc… — conditionnaient notre comportement individuel et collectif de façon irrémédiable. Et d’en conclure que l’être humain n’était que le résultat de ces instincts. 

Mais devons-nous nous contenter de cette vision négative des choses, ne fait-elle pas elle- même partie de nos conditionnements ? Accepter ces propositions, c’est faire place à l’extension du Moi, à un fatalisme source de déceptions et d’amertume. Lorsque nous entendons briser la continuité du Moi, nous ne voulons pas nier l’aspect pratique et technique d’une position « individuelle » après que le Silence ait noyé en lui toutes peurs et désirs dans notre appréhension du Monde. Nous voulons plutôt signifier la réduction et la simplification de ce phénomène de surface dans son fonctionnement psychologique, conséquence d’une soif d’éprouver et de durer… Il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire pour vivre actuellement sur Terre, d’avoir la notion d’une identité sociale, alliée à diverses mémoires se rapportant strictement à des faits pratiques et techniques. Ce n’est pas la Vie qui doit être changée mais plutôt son approche. L’Homme déclare que ces redoutables forces instinctives dictent la plupart de ses comportements, et conclut au regard de notre société — et celle-ci s’empresse de le confirmer — qu’il s’agit là d’un état tout à fait naturel et irréfutable… 

Cependant, lorsque s’effectue cette brusque mutation de la Conscience et que nous nous affranchissons du poids conditionnant du passé, il s’avère évident que ceci est une méprise regrettable et dangereuse et que le fatalisme qui l’accompagne constitue une des plus grandes entraves. Il est certain que les instincts ont une existence qui leur est propre, mais de là à conclure que leur place est prépondérante, est un pas qui nous empêche d’exercer notre discernement. Car si nous parvenons à percevoir l’instant sans décalage, ni distorsion, nous pourrions constater l’existence d’une pulsion pré-mentale. Celle-ci sera noyée par l’énergie dégagée par notre lucidité. Le détachement permet de ne pas assurer un écho à son emprise, datant de millénaires de civilisation, perdant de la sorte tout pouvoir de manipulation. Jusqu’à présent aucune des solutions proposées par la société dans son ensemble ne s’est avérée efficace, lorsqu’il s’est agi de résoudre les problèmes fondamentaux qui nous sont posés. 

Chacun de vouloir conserver ses intérêts et privilèges, tant au niveau du particulier que du système. Une grande partie de l’humanité ne se nourrit pas à sa faim, alors que l’autre déborde d’abondance ; des sommes considérables d’argent sont dépensées par les grandes puissances aux seules fins de se procurer un armement de plus en plus meurtrier, sous le dérisoire prétexte qu’il ne constitue qu’un élément de sécurité. D’autre part l’utilisation à outrance de produits chimiques et de composés artificiels, polluent les villes et les campagnes, les mers et les océans, à tel point que les côtes d’alertes sont dépassées et que des solutions d’urgence s’avèrent indispensables. L’Homme poursuit sa sinistre besogne de colonisateur et de perturbateur, aux dépens de tout équilibre naturel. Rares sont ceux qui prennent réellement position, car hélas nous continuons de participer à tous les niveaux à toutes ces misères, ces violences qui se déchaînent sur notre planète. 

Nous persistons à croire que nous ne sommes pour rien dans ces processus destructeurs, et que notre responsabilité n’est pas engagée. Et pourtant, chaque partie de notre organisme, chaque pensée émise, chaque geste n’est qu’une expression particulière, un moment déterminé, dont les liens les plus subtils et les moins discernables nous rendent intégralement solidaires du Tout, de la collectivité toute entière. Mettons dès à présent en action cette interrelation du Monde et de notre propre substance, tant au niveau spirituel, psychologique, que matériel. S’il nous est possible avec suffisamment de lucidité de discerner les causes qui déterminent le cours de l’existence future d’un individu, nous pouvons également comprendre que tout pays, toute civilisation, toute race, se fixe inéluctablement par les actes qu’il entreprend, le sort et la nature de son déroulement à venir. En effet, lorsque le Moi s’est intégré dans le mouvement global de la Conscience, les notions de temps, d’espace et de causalité revêtent une toute autre ampleur. 

S’intéresser à ce qui nous est infiniment proche, c’est élargir considérablement notre champ de conscience et de perception. Vivre le présent, c’est être délivré de la mémoire aliénatrice des siècles.

La quantité s’efface au bénéfice de la qualité. Notre responsabilité n’est-elle pas entière lorsque nous agissons de manière inconsidérée mus par l’orgueil, l’agressivité, le désir d’éprouver qui en sont les critères ? Que nous en soyons conscients ou non, que nous le voulions ou non, nous participons à ce qu’est l’Univers dans la totalité de ses manifestations.

A cette participation, doit répondre un arrêt brusque, une aspiration profonde et ressentie à vouloir réellement prendre position. Une activité non pas séparée et distincte, mais telle, que le mouvement même de cette action reflète intégralement ce qu’exigent les circonstances du moment. Une action qui ne se constate pas, car elle est devenue une attitude simple et évidente, naturelle en soi. Mais n’oublions pas que la pensée est réaction, et que rien de définitif ne peut surgir de ce qui est déjà pris aux pièges de l’Espace et du Temps. Tout est changement. C’est pourquoi l’Homme doit trouver cet état de parfaite transparence et de disponibilité qui font de lui un collaborateur conscient et lucide de tout ce qui est authentique et véridique.

EXTRAIT de  L’Engagement Spirituel  – Conférences données en France, Suisse et  Belgique de Gérard Méchoulam  aux Edition Etre Libre Bruxelles 1974

http://www.revue3emillenaire.com/doc/livres/Gerard-Mechoulam-L-engagement-Spirituel-1974.pdf

 

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SE CONNAITRE par Krishnamurti

Posté par othoharmonie le 15 mars 2014

 

téléchargement (5)Il est impossible de nous connaître, si ce n’est  dans  nos  rapports  avec  le  monde  et  les  hommes. Cette  proposition  de Krishnamurti  est  fondamentale  et,  mieux  que  tout  autre,  exprime  le  caractère  réaliste  de  sa  pensée.  Nous  ne  saurions  concevoir  un  être  à  l’état  d’isolement.  Tout  être  existe  en    fonction  de  ses  rapports  avec  ce  qui  l’entoure.  Donc,  si  nous  voulons  nous  connaître  tels  que  nous  sommes, cela ne pourra être qu’au moyen de nos contacts, de nos échanges, de nos conflits.  

Si nous nous isolons dans le but de méditer sur nous‐mêmes, nous nous mettons en fait à l’abri de ce qui, provoquant nos réactions, nous révélerait notre véritable nature. L’isolement serait d’ailleurs illusoire nos rapports extérieurs, fussent‐ils réduits à l’extrême, selon le goût des anachorètes et des sanyasis, existeraient toujours. Mais ils seraient filtrés à travers la coque de protection que nous aurions organisée autour de nous, à l’image de notre ignorance.

 Nous pourrions ainsi parvenir à l’équilibre, à la sérénité, à la contemplation et même à l’union mystique, mais cet état ne serait pas la connaissance, et le Dieu que nous découvririons serait factice. Si nous sommes à nous‐mêmes instrument de connaissance, il nous faut sans arrêt nous mettre à  l’épreuve, nous voir tels que nous réagissons aux coups du sort. La vie est imprévisible, incertaine et tend à briser  les certitudes dont on construit les équilibres psychologiques.

 Dieu est la plus grande sécurité possible, celle à laquelle on attribue le pouvoir de nous faire durer  indéfiniment, dans un état de béatitude. Mais plus nous nous approchons d’une sécurité psychologique, moins  nous nous connaissons. 

 Chercher Dieu, ou la vérité, c’est chercher à ne pas se connaître. Si nous n’allions qu’à la recherche  de  sécurités matérielles, celles‐ci, s’écroulant fatalement, nous permettraient de retrouver, un jour, à la fois  l’insécurité et la vie. Nul n’est moins vivant que l’homme drapé dans les certitudes spirituelles, dans sa foi, dans le sentiment de son équité. Le pécheur a du moins notion de l’action qu’il mène en faveur de  ses  buts particuliers, contre les autres hommes. Cette notion le mènera peut‐être un jour à la connaissance.

 Mais il arrive que le défenseur désintéressé d’une bonne cause, croyant que sincérité est vertu, agisse pour les uns, contre les autres, s’efforce de faire triompher ceci, par opposition à cela, et, semblable de la sorte au militant le plus stupide, qui ne manque jamais de justifier ses violences, soit un artisan du chaos.  Ne saisissant pas, dansses rapports humains, lesoccasions qu’il aurait de se connaître, maiss’identifiant, individu, à une cause collective, et passant son temps à juger, à approuver et réprouver, il se trouve qu’en dernière analyse, plus son action est vive, moins il se sent responsable de la confusion. 

Et l’on peut se demander pourquoi nous aliénons notre responsabilité, notre maturité mentale,  au point  d’oublier que notre premier devoir n’est pas d’agir en aveugles mais de nous connaître.Considérer que la  connaissance de soi est une branche abstraite de la philosophie, sans utilité pratique, c’est s’avouer  irresponsable. Un quelconque tâcheron, manipulant un outil ou un instrument qu’il n’aurait pas pris la peine de connaître, se sentirait responsable de son échec. Mais, par une sorte d’aberration,  nous agissons dans le monde au moyen de l’instrument le plus puissant qui soit, et le plus proche de  notre observation — nous‐mêmes — en  admettant  a  priori  qu’il  est impossible  de le connaître. 

La masse humaine plonge encore si profondément dans l’ignorance et l’inconscience que les personnes les mieux douées se laissent hypnotiser par le préjugé selon lequel l’état de connaissance absolue est  inaccessible à l’homme normal. On « croit » que l’on possède une âme immortelle ou qu’elle n’existe pas.  On « croit » à un Créateur ou à l’évolution d’un Univers qui se  trouve être là on ne  sait comment. 

 Comme si « croire » avait une signification. Comme si nier la croyance d’un autre avait  un sens. En fin de compte, chacun s’établit, au sein du mystère, dans une enceinte fortifiée, limite, but  et raison d’être d’une responsabilité particulière, étroite et meurtrière. Se sentir responsable en totalité, et non en partie, est une raison nécessaire et suffisante pour adopter la connaissance de soi comme valeur unique, individuelle et collective. 

Cette fusion nous permet d’établir qu’aucun problème n’a de solution sur son plan particulier, car cette solution n’est qu’en la cause du problème : elle est en lui,  du fait qu’il est particulier.  

Mais en considérant les hommes  dans leur unité,  et l’homme dans son intégralité,  on agit au delà et au‐dessus des problèmes. L’extrême complexité du monde moderne, compartimentée entre les mains des spécialistes, échappe au contrôle de l’homme ordinaire. 

 La production et la distribution par exemple (qui touchent chacun directement), comportent une quantité incalculable d’éléments. 

 Ceux‐ci, appartenant chacun à une branche d’études, mettent en jeu les sciences économiques, sociales et politiques, la question du travail et du capital, l’organisation de l’industrie, du commerce, de l’agriculture, l’histoire, la géographie, les mathématiques, la philosophie, bref, l’ensemble des 

connaissances humaines, dont l’application relève de théories contradictoires, soutenues par des

 experts qui ne s’accordent entre eux sur aucun point, sauf sur l’impossibilité de produire et de distribuer lesbiens de ce monde sans conflits, de sorte que la base commune de leurs systèmes est la violence.  

Or, il est évident que les hommes quelconques, les non‐initiés à toutes ces sciences, ne posséderont jamais la totalité des connaissances de tous ces experts.  

Est‐ce à dire que la situation nous a échappé pour toujours ? 

Qu’elle dépasse le champ de notre compréhension  ?  

Regardons‐la dans son ensemble, d’un point de vue direct,simple, humain. 

Nous constatons tout d’abord qu’il est facile de beaucoup produire. 

Si l’humanité travaillait à plein rendement, nous aurions, en quelques semaines, un amoncellement inimaginable de biens de consommation. 

Par ailleurs, des centaines de millions de personnes, ayant besoin de ces biens, les absorberaient  immédiatement. Où donc est le problème ? 

La production n’est pas un «problème», car si on la laissait se développer selon ses moyens,  elle  tendrait vers l’illimité.

Pour la consommation, il en est de même. Mais, entre les deux, se situe, disent les spécialistes, une muraille mystérieuse  et infranchissable. Ils ne voient pas que ce « problème » ne peut être résolu, du fait qu’humainement il n’existe pas. 

Les spécialistes ne mettent pas son existence en doute.  Ils s’efforcent donc de le «résoudre», sur son plan particulier.S’ils examinaient la situation du point de vue qu’auraient des réfugiés sur une planète, qui, n’attendant de secours d’aucun ciel,  décideraient de se partager, de mettre en commun ce qu’ils obtiendraient de la nature,  les mots «prix», «achats»,  «vente», sembleraient stupides. 

Et ils le sont, même techniquement. En effet, dès qu’une guerre éclate, ils disparaissent, sont inexistants, se volatilisent, dans l’incréé.  C’est là que se trouve let problème : en dépit des démonstrations des techniciens, il n’est pas matériel, il est psychologique. 

Nous voici revenus à la connaissance de soi, et à la nécessité de sortir des cadres où les spécialistes enferment arbitrairement les questions qui nous concernent. 

Ce formidable appareil technique, ces difficultés économiques et financières, ces rouages innombrables et inextricables, sont les trucages grâce auxquels nos dirigeants  nous interdisent l’accès de leurs conciliabules. Ils se parentde leurs vaines compétences pour nous signifier des tabous. 

Et nous, à la fois crédules et désabusés, résignés et révoltés, ne sachant où ni comment agir, nous nous laissons entraîner à mener notre combat là où nous ne sommes que la contrepartie,  la partie  opposée, dans ce jeu de destructions. Que nous soyons pour la droite ou la gauche, pour l’Occident  ou l’Orient, pour l’esprit ou la matière, Krishnamurti nous montre que ce sont là des réactions dictées par notre propre conditionnement et que  nos armes ne valent  guère mieux que celles de nos  ennemis. 

Mais, aussitôt que nous acceptons de faire de la connaissance de soi une valeur, un monde nouveau s’ouvre à nous, car, cessant de nous compartimenter et de subir nos difficultés réparties en catégories,  nous nous intégrons en nous‐mêmes et en l’unité humaine.

 

Extrait de KRISHNAMURTI ET L’UNITÉ HUMAINE - page 19 de CARLO SUARÈS – Nouvelle édition revue et augmentée   1962 – éd.     ADYAR – PARIS 

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La guerre est un état d’esprit

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

Une conscience nouvelle : 

L’avènement d’une conscience humaine nouvelle est, comme le proclamait un slogan politique célèbre, «une idée qui fait son images (7)chemin» Issue des milieux philosophiques et spiritualistes, elle gagne le grand public, tant les nécessités de transformation se font pressantes.

Eckhart Tolle nous éclaire, dans cet ouvrage qu’est « Nouvelle Terre », sur ce que sous entend cette notion. De quoi est-elle faite ? Comment faut-il s’y prendre pour mettre les meilleures chances de son côté dans cette transformation ? Pourquoi est-ce si difficile ?

Cette aventure ne date pas d’aujourd’hui. Elle est aussi vieille que l’humanité. Mais aujourd’hui, il y a urgence, diront certains, ou merveilleuse opportunité, diront d’autres pour opérer ce changement radical, qui peut modifier le cours de nos vies, individuellement tout d’abord, puis collectivement. Un des grands désastres de notre monde, étant la persistance de conflits armés entraînant souffrances, destructions, et famines, nous avons sélectionné un extrait traitant des racines de la guerre et de la paix.

L’ego n’est pas personnel

Sur un plan collectif, l’état d’esprit «Nous avons raison et ils ont tort» est profondément et particulièrement ancré, en particulier dans les endroits du monde où les conflits entre nations, races, tribus ou idéologies durent depuis longtemps ou quand ils sont extrêmes et endémiques. Les opposants sont chacun totalement «identifiés» à leur point de vue, leur propre «histoire», c’est-à-dire leurs pensées. Les deux sont totalement incapables de voir qu’un autre point de vue peut exister et être tout aussi valide. L’écrivain israélien Yossie Halevi dit qu’on pourrait «faire de la place à une histoire autre», mais, dans bien des endroits du monde les gens ne sont pas encore prêts ou pas disposés à le faire. Les parties opposées croient qu’elles sont en possession de la vérité. Toutes deux se considèrent respectivement comme des victimes, et voient l’autre comme le méchant. Et parce que chacune a conceptualisé, et, par là même déshumanisé l’autre en en faisant l’ennemi, elles peuvent tuer et infliger toutes sortes de violences à l’autre, même aux enfants, sans sentir leur part d’humanité ni souffrir.

Chacun se retrouve pris au piège d’une spirale démente de perpétration et de rétribution, d’action et de réaction. Il devient évident ici que l’égo humain dans son aspect collectif de «nous» contre «eux» est encore plus dément, que le fondamentalement le même. Ce sont de loin de respectables citoyens bien normaux qui ont infligé la plus grande violence à d’autres humains, pas des criminels ni des détraqués mentaux. On peut donc aller jusqu’à dire que sur cette planète, «normal» équivaut à fou.

Et qu’est-ce qui se trouve à l’origine de cette folie ? L’identification complète aux pensées et aux émotions, autrement dit l’identification à l’ego. La cupidité, l’égoïsme, l’exploitation, la cruauté et la violence sont encore présents partout sur la planète. Lorsque vous ne les reconnaissez pas en tant que manifestations individuelles et collectives d’un dysfonctionnement sous-jacent, ou d’une maladie mentale sous-jacente, vous faites l’erreur d’identifier les personnes à leur comportement.

Vous élaborez une identité conceptuelle pour une personne ou un groupe en disant : «C’est ce qu’il est. C’est ce qu’ils sont.» Lorsque vous prenez l’ego des autres pour leur identité, c’est votre propre ego qui se sert de cette fausse perception pour se renforcer.

Vous réagissez donc en condamnant, en vous indignant, et souvent en vous mettant en colère contre celui que vous percevez comme l’ennemi. Tout ceci est extrêmement satisfaisant pour l’ego et renforce le sentiment de division entre vous et l’autre, dont la «différence» est grossie au point que vous ne réussissez plus à sentir votre part d’humanité commune, pas plus que la source de vie, l’essence divine, que vous avez en commun.

Vous avez beaucoup à apprendre de vos ennemis

Les schèmes de l’ego d’autrui auxquels vous réagissez particulièrement fort, et que vous prenez pour leur identité, ont souvent tendance à être les mêmes schèmes qui se trouvent aussi en vous, mais que ne pouvez ou ne voulez voir.

Vous avez donc dans ce sens-là beaucoup à apprendre de vos ennemis ! Qu’est-ce qui vous dérange le plus chez eux ? Leur égoïsme ? Leur cupidité ? Leur soif de pouvoir et de contrôle ?

Leur manque de sincérité ? Leur malhonnêteté, leur propension à la violence, etc ? Tout ce que vous détestez et à quoi vous réagissez fortement chez l’autre est aussi en vous. Mais ce n’est rien de plus qu’une forme d’ego.

Ce trait n’a rien à voir avec ce que la personne est, ni avec ce que vous êtes. Ce n’est que lorsque vous prenez ce trait pour ce que vous êtes, et que vous le remarquez chez vous qu’il devient une menace pour votre sentiment d’identité.

 

La guerre est un état d’esprit

Dans certains cas, il se peut que vous ayez besoin de vous protéger ou de protéger quelqu’un d’une autre personne. Faites attention de ne pas en faire une mission visant à «éradiquer le démon», car vous vous transformerez probablement en la chose même contre laquelle vous vous battez.. En vous battant contre l’inconscience, vous tomberez dans l’inconscience. On ne peut jamais combattre l’inconscience en s’attaquant à elle. 

Même si vous battez votre opposant, l’inconscience sera encore là : elle aura simplement changé de camp ou bien elle prendra une nouvelle forme chez votre opposant. Vous renforcez tout ce contre quoi vous vous battez. Et ce à quoi vous résistez se perpétue.

La guerre « contre » est vouée à l’échec

Actuellement, on entend fréquemment l’expression «la guerre contre» ceci ou cela. Chaque fois que je l’entends, je sais que cette guerre est vouée à l’échec. Il y a la guerre contre la drogue, la guerre contre la criminalité, la guerre contre le terrorisme, la guerre contre le cancer, la guerre contre la pauvreté, etc.

Malgré la guerre contre la criminalité et la drogue, il y a eu une augmentation spectaculaire de la criminalité et des délits reliés aux drogues aux cours des 25 dernières années. 1e nombre de prisonniers aux Etats-Unis est passé d’un peu moins de 300 000 en 1980 à 2,1 millions en 2004». La guerre contre les maladies nous a entre autres donné les antibiotiques. Ils ont tout d’abord fonctionné de façon spectaculaire, semblant nous rendre vainqueurs de la guerre contre les maladies  infectieuses.

Actuellement, bien des experts tombent d’accord pour affirmer que l’usage sans discernement et trop répandu des antibiotiques a créé une bombe à retardement parce que des souches de bactéries résistantes aux antibiotiques, que l’on qualifie de super bactéries, déclencheront une recrudescence de ces maladies et peut-être même des épidémies. Selon le Journal of the American Association, les traitements médicaux aux Etats-Unis constituent la troisième cause de mortalité après les maladies cardiaques et le cancer. L’homéopathie et la médecine traditionnelle chinoise représentent une alternative intéressante pour soigner les maladies puisqu’elles ne considèrent pas ces dernières comme l’ennemi et, par conséquent, ne créent pas de nouvelles maladies. La guerre est un état d’esprit et tout acte en émanant renforcera le méchant ennemi ou, si la guerre est gagnée, créera un nouvel ennemi, un nouveau méchant égal à celui qui a été battu ou pire que lui. I1 existe une profonde corrélation entre votre état de conscience et la réalité externe. 

images (4)

 

Quand vous êtes sous l’emprise d’un état d’esprit comme la «guerre», vos perceptions deviennent extrêmement sélectives et déformées. Autrement dit, vous ne verrez que ce que vous voulez voir, et vous l’interpréterez mal. Il vous est facile d’imaginer quels actes peuvent naître d’un tel système désaxé. Ou bien, au lieu de l’imaginer, vous pouvez aussi regarder les nouvelles à la télévision ce soir !

Eckart Tollé 

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Le choix de l’incarnation

Posté par othoharmonie le 20 février 2014

images (8)Salutations à vous, chers enfants de la Terre,

Il nous fait plaisir de revenir vers vous en ce jour et de poursuivre notre enseignement sur la reconnaissance inconditionnelle de soi (voir autre texte http://www.psychologiedelame.com/message-16-12-11.html). Bien qu’en apparence secondaire, cette quête de reconnaissance extérieure anime les humains tout au long de leur parcours de vie. Si un Être n’arrive pas à l’obtenir de façon inconditionnelle, ce qui stimulerait alors son plein potentiel, il cherchera à être reconnu en tentant de découvrir ce qu’il doit faire pour y parvenir, ce qu’on attend de lui. C’est à partir de là que l’Être s’éloignera de sa vérité profonde en cherchant continuellement à s’adapter à son monde extérieur pour être aimé.

Il faut comprendre que fondamentalement, un Être humain cherche à reproduire à son échelle une sensation plus profonde ressentie par son Âme. Il cherche à être aimé pour la force de vie qui l’anime et qui le relie à l’Univers. Il cherche à être aimé parce qu’il est unique, qu’il respire et qu’à travers son souffle, c’est l’Univers tout entier qui s’exprime. Il cherche à s’unir à l’Univers en expérimentant l’amour inconditionnel que son Âme ressent de façon naturelle. Celle-ci existe en tant que parcelle de vie universelle, unie consciemment à l’Univers dans son ensemble.

En choisissant de s’incarner, tous les Êtres traversent d’abord une étape fondamentale d’oubli de qui ils sont, processus essentiel leur permettant de redécouvrir leur nature véritable par la suite. Une fois le processus d’oubli amorcé, les souvenirs subtils de l’Univers que les Êtres conservent leur suggèrent inconsciemment que s’ils ne sont plus unis à cet Univers d’amour, c’est parce que quelque chose en eux n’était pas apprécié. Sans s’en rendre compte, les humains ont interprété que la dimension unique de leur Être n’était pas appréciée de l’Univers. Ils se sont imaginé qu’ils ont été punis pour quelque chose dont ils n’ont plus aucun souvenir.

À partir de ce principe présenté simplement, il faut comprendre que les Êtres humains ont voulu être acceptés, tout en portant en eux la peur fondamentale de ne pas l’être. Et donc naturellement, lorsqu’ils se retrouvent devant les autres, ils reproduisent cette thématique, c’est-à-dire qu’ils chercheront à plaire pour être reconnus et aimés, tout en craignant de ne pas l’être. Et leur peur de ne pas être reconnu sera telle que s’ils n’y sont pas attentifs, ils chercheront à connaître ce que l’on attend d’eux et à y répondre, afin de s’assurer d’obtenir l’amour qu’ils recherchent si vivement dans l’incarnation. Et lorsque celui-ci n’est pas inconditionnel, l’Être se contentera d’un amour conditionnel, car l’envie d’être aimé est plus forte que tout.

Comprenez chers amis que s’il y a eu cette inversion, c’est-à-dire que si les Êtres ont priorisé l’envie d’être aimé et reconnu extérieurement avant de s’offrir la reconnaissance intérieure inconditionnelle, c’est parce qu’ils ont eu l’impression que quelque chose en eux ne méritait pas d’être aimé.

 

Le Collectif Ashtar et la Grande Fraternité Universelle – lire la suite ici : www.psychologiedelame.com

 

Venez nous rejoindre sur le forum http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Edifier le temple du Dieu vivant

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2014

Omraam et DeunovDans la nourriture que nous prenons tous les jours, les quatre éléments, terre, eau, air et feu sont présents. C’est pourquoi chaque repas peut devenir une occasion d‘entrer en relation avec les Anges qui les gouvernent pour leur demander de nous communiquer leurs vertus : à l’Ange de la terre, la fermeté, la solidité, la stabilité ; à l’Ange de l’eau, la pureté, la vie subtile ; à l’Ange de l’air, l’intelligence, la finesse et la rapidité de compréhension ; à l’Ange du feu, la lumière et la chaleur de l’amour divin. C’est ainsi que nous deviendrons la demeure du Christ, du Dieu vivant. 

Pour réaliser cet idéal : devenir le temple du Seigneur, nous devons commencer par apprendre à manger, car l’essentiel est dans la façon de manger, dans la manière dont nous considérons la nourriture. Bien sûr, il est nécessaire que chacun sache choisir des aliments adaptés à son âge, à son tempérament, à son état de santé ; Mais tellement de livres de diététique traitent de ces questions qu’il n’est pas vraiment nécessaire que je vous en parle ; A ce sujet, je vous dirai seulement que je préconise le végétarisme et une alimentation saine ; éviter l’alcool, les produits traités chimiquement et tous les excès quels qu’ils soient. Depuis déjà un certain temps, les médecins en Occident manifestent leur inquiétude en constatant que les gens consomment trop de sucre, trop de sel, trop de matières grasses. La règle doit être la prudence, la mesure, c’est tout.  Voilà pourquoi je n’approuve  pas non plus ceux qui prétendent qu’on devrait manger seulement des céréales, ou seulement des fruits, ou seulement des légumes crus, ne jamais boire une goutte de vin, de thé ou de café. Non, c’est excessif. 

De nos jours, l’homme et particulièrement l’homme occidental, aurait la possibilité de se nourrir sans massacrer des quantités d’animaux innocents. En élevant des animaux pour pouvoir les manger, il fait non seulement preuve de cruauté, mais encore sans le savoir il se nuit à lui-même. 

La différence entre la nourriture carnée et la nourriture végétarienne réside dans la quantité de rayons solaires qu’elle contient ; Les fruits et les légumes sont tellement imprégnés de lumière solaire qu’on peut dire qu’ils sont une condensation de lumière. Quand on mange un fruit ou un légume, on absorbe indirectement de la lumière solaire et cette lumière laisse très peu de déchets en nous. Tandis que la viande est plutôt pauvre en lumière solaire, c’est pourquoi elle se putréfie rapidement ; or, tout ce qui se putréfie rapidement n’est pas bon pour la santé. De nombreux médecins reconnaissent maintenant les bienfaits du végétarisme ; Le cas du poisson est différent et il est même recommandé aux végétariens d’en consommer. 

La nocivité de la viande a encore une autre cause. Lorsqu’on conduit les animaux à l’abattoir, ils sentent le danger, ils ont peur, ils s’affolent ; Cette peur provoque un dérèglement dans le fonctionnement de leurs glandes, et elles sécrètent alors un poison que l’homme absorbe en mangeant leur chair. 

Enfin, il faut savoir que les animaux ont une âme ; bien qu’elle ne soit pas semblable à celle des humains, cette âme existe. Celui qui a mangé la chair d’un animal est obligé d’accepter la présence de son âme en lui ; car avec la chair on absorbe également le sang, et le sang est le véhicule de l’âme. Or l’âme d’un animal est une émanation de l’astral inférieur ; l’âme d’un animal, le plus gentil, le plus doux soit-il, reste une âme animale, donc inférieure à l’âme humaine. Vous direz qu’il y a des humains qui sont pires que les animaux les plus féroces. Eh, je le sais bien, mais c’est une autre question ; dans la mesure où une entité est descendue dans un corps d’homme, elle a reçu une âme humaine et elle appartient à un certains règle de l’évolution. L’animal appartient à un règne inférieur, et si vous mangez de la viande, la présence d’âmes animales en vous se manifeste comme des tendances, des volontés dirigées contre la vôtre et qui s’opposent donc à votre évolution spirituelle. 

Que de millions de litres de sang répandus sur la terre qui crient vengeance vers le Ciel ! La vaporisation de ce sang attire non seulement des microbes, mais des milliards de larves et d’entités inférieures du monde invisible qui se faufile pour nuire aux humains en se mêlant à leur vie. Evidemment, même le végétarisme et la nourriture la plus saine et de la meilleur qualité n’empêcheront jamais les humains d’être méchants, vicieux et de vouloir dévaster le monde entier. La nourriture n’est qu’un moyen. Ce qui importe le plus, c’est la qualité de la vie psychique ; le fait de manger te ou tel aliment vient en second. Donc, seul celui qui est décidé à faire un travail sur lui-même peut trouver dans la nourriture les éléments qui contribueront à alimenter en lui la vraie vie. 

Combien de gens se plaignent des rythmes accélérés de l’existence, de l’air pollué, de la nourriture contaminée par des produits toxiques. Et c’est vrai qu’ils ont de quo se plaindre ; Mais il faut voir aussi que beaucoup d’anomalies proviennent de la façon dont ils prennent leurs repas, des conditions dans lesquelles ils mangent. C’est là surtout qu’il y a beaucoup de choses à rectifier. Une bonne nutrition ne dépend pas uniquement de la qualité des aliments ; la façon de considérer la nourriture, l’état de conscience dans lequel on mange sont essentiels. C’est pourquoi je vous ai souvent dit que la nutrition doit être considérée comme une sorte de yoga, un exercice qui doit contribuer à notre intérieur. 

Manger, c’est introduire dans notre organisme des matériaux qui entreront non seulement dans la construction de notre corps physique, mais aussi dans la construction de nos corps subtils ; Donc cet acte que nous répétons chaque jour, plusieurs fois par jour, il est particulièrement important de le réaliser dans un état de paix et d’harmonie en mangeant dans le silence ; non seulement ne pas parler, mais être également attentif à ne pas faire de bruit avec les couverts, les plats, les assiettes, etc… Mais ne pas faire de bruit et se taire ne suffisent pas encore ; celui qui se tait peut manger dans la même attitude intérieure que s’il ne cessait de bavarder ou de récriminer ; Tandis qu’il met les aliments dans sa bouche, sa tête et son cœur continuent à remuer des soucis, des rancunes … Ce n’est pas ainsi qu’on fait un bon travail sur soi-même. 

Le silence est une condition qui prépare le terrain pour le travail intérieur : la méditation sur la bonté infinie de Dieu qui a mis tant de richesses dans la nourriture. Car les aliments sont des matériaux, des forces qui ne viennent pas uniquement de la terre, ils viennent aussi du soleil et de l’univers entier. Ils arrivent jusqu’à nous remplir de la vie cosmique et il est important de les recevoir avec la conscience qu’ils formeront la substance de nos corps physique et psychiques. Or, cette nourriture qui est une quintessence de l’univers s’imprègne aussi de nos paroles, de nos sentiments, de nos pensées. Celui qui mange dans un état d’irritation, en ruminant toutes les raison qu’il a d’être de mauvaise humeur contre quelque chose ou quelqu’un, est en train d’imprégner sa nourriture de particules empoisonnées et, en les absorbant, il s’empoisonne lui-même. 

Omraam… Rejoindre mon autre blog ici : http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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Les métamorphoses de Dieu

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

images (1)N. C. : Vous disiez qu’un Pic de la Mirandole se sentirait à l’aise aujourd’hui. Avec son éclectisme et son goût pour le merveilleux, on le retrouverait donc dans les réseaux New Age – auquel vous consacrez d’ailleurs un chapitre central dans votre livre, pour le meilleur et pour le pire !

F. L. : Sauf que Pic de La Mirandole et les grands humanistes de la Renaissance avaient une exigence intellectuelle que n’ont pas la plupart de ceux que l’on regroupe, souvent avec condescendance, sous le terme de “New Age” – syncrétisme, il faut dire, particulièrement mou, en particulier aux États-Unis. La confusion mentale me semble l’un des principaux défauts de ce mouvement – les deux autres étant l’égotisme (le monde ramené à mon bonheur) et le relativisme (l’idée paresseuse que toutes les croyances se valent à travers l’espace et le temps).

Cela dit, je trouve l’intention du New Age très bonne : elle consiste à aller chercher dans toutes les traditions ce qui peut nous parler et nous permettre de vivre une expérience d’éveil. Mais l’expression New Age me semble avoir fait son temps. Je lui préfère “Réenchantement du monde”, où je vois le meilleur de cet élan très vaste, qui joue en effet un rôle capital dans l’ultra-modernité spirituelle. De quoi s’agit-il ?

Le premier à avoir parlé du “désenchantement du monde” est Max Weber. Pour lui, le processus était fort ancien, puisqu’il le faisait démarrer avec la Bible et la propension des juifs à rationnaliser le divin. Je ne suis pas d’accord, mais une chose est sûre, c’est qu’avec la “modernité seconde” dont je parlais tout à l’heure, celle du “Grand Horloger” des philosophes des Lumières, le monde a peu à peu perdu son immense aura magique – ce qui a contribué à éteindre toutes sortes de correspondances liant les gens à la nature, au vécu, au corps. Ce désenchantement a atteint un paroxysme au 20ème siècle. Jusqu’à la nausée de la société de consommation, où tout est observable, manipulable, déchiffrable, rationnalisable, marchandisable… Mai 68 peut être décrypté comme un besoin de réenchantement. Mais bien avant, c’est tout le mouvement romantique ! Dès le 18ème siècle en effet, certains esprits refusent le “refroidissement” de la modernité cartésienne ou kantienne.

Un Goethe, par exemple, a clairement l’intuition des dangers de la modernité scientiste. Plus tard un Lamartine aussi. Ou un Hugo. Ceux qui chercheront le plus à réintroduire le sens du mythe, de l’imaginaire et du sacré, à réhabiliter cette partie de l’homme niée par les Lumières, sont certainement les grands romantiques allemands, de Novalis aux frères Grimm. Mais la révolution industrielle commence à peine et les romantiques – au rang desquels il faut compter les premiers écologistes américains, Thoreau, Emerson, etc.- sont relégués dans la catégorie des poètes inoffensifs. Si bien que le message philosophique dont ils sont porteurs va passer à d’autres types d’acteurs sociaux : les cercles ésotériques de la fin du 19ème siècle, dont la Société théosophique est l’une des expressions les plus abouties – avec le prolongement antroposophique de 41NDcaA-f2L._Rudolf Steiner…

 

Nouvelles Clés interroge Frédéric Lenoir

icône. Pour moi, le religieux se définit fondamentalement par la pratique et l’expérience de plusieurs niveaux de réalité…

N. C. : … dont le centre est là, en nous, et pourtant nous échappe toujours ?

F. L. : Notre conception du “centre”, c’est-à-dire de Dieu, a considérablement évolué en quelques générations. Pour un nombre croissant de nos contemporains, le divin se conçoit désormais beaucoup plus dans une sorte d’immanence, d’intimité extrême. Et en même temps, paradoxalement, nous sommes allés chercher en Orient des catégories philosophiques comme la “vacuité” ou le “dépassement de la dualité”, qui nous ont permis de repenser le monothéisme de façon plus parlante, mais aussi plus impersonnelle. Nous y avons d’ailleurs retrouvé toute une approche de la religiosité alternative occidentale : celle de Maître Eckhart ou les mystiques néo-flamands, pour qui Dieu est avant tout ineffable et ne peut se définir que négativement, par tout ce qu’il n’est pas.

Ce qui nous ramène à cette caractéristique de l’ultramodernité : l’acceptation de l’incertitude, avec une maturité suffisante pour ne pas nous paniquer face à l’idée d’Inconnaissable.

N. C. : On sent bien cette exigence de l’Orient vis-à-vis de l’Occident dans le mouvement “jew-bu , ou les bouddhistes rappellent aux juifs que l’ineffabilité du Tétragramme n’est pas un détail.

F. L. : L’exigence est indispensable. On critique volontiers la France pour sa fermeture d’esprit, son intolérance, son scepticisme. Mais je pense qu’elle peut jouer un rôle important dans l’émergence de la nouvelle spiritualité, précisément parce qu’elle ne gobe pas tout – comme le fait par exemple le Brésil, où la confusion des mélanges peut atteindre des sommets inimaginables. Nous sommes assez vaccinés contre les amalgames fous.
Du coup, si quelque chose passe chez nous, c’est du sérieux !

À lire de Frédéric Lenoir :

Les métamorphoses de Dieu , éd. Plon

  • Rencontre du bouddhisme et de l’Occident , éd. Albin Michel
  • La promesse de l’ange , avec Violette Cabesos, éd. Albin Michel
  • Mal de terre , avec Hubert Reeves, éd. du Seuil

Le livre des sagesses et Encyclopédie des religions , avec Ysé Tardan-Masquelier, éd. Bayard

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Les thèmes de vie : notre précédente existence

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

L97828956508431Lorsque nous élaborons notre plan de vie dans l’Au-delà avant de venir au monde, nous choisissons, en vue de notre prochaine incarnation sur terre, deux thèmes parmi les quarante-quatre thèmes existants – un thème principal, qui définit ce que nous sommes, et un thème secondaire, précisant ce que nous devrons améliorer au cours de notre vie. Par analogie, pensez à la panification d’un voyage. Notre thème principal représente notre but premier qui est de nous déplacer du point A au point B. Notre thème secondaire représente le plus grand obstacle que nous aurons à surmonter en cours de route. Car il ne faut pas oublier que notre plan de vie est semblable à une carte routière extrêmement détaillée où est précisé le chemin que nous avons choisi d’emprunter.

Nous arrivons tous sur terre munis d’un thème de vie principal et d’un thème de vie secondaire. Découvrir ce qu’ils sont, et lequel est lequel, est un exercice de grande valeur pour clarifier et simplifier nos vies – et je suis d’avis que nous profitions de toutes les occasions qui nous sont offertes pour le faire. Avoir un cadre de référence nous indiquant quel est notre « itinéraire » de base au cours de cette vie peut nous aider à garder le cap, et prendre conscience de l’existence d’un obstacle récurrent qui revient sans cesse nous mettre des bâtons dans les roues, nous évitera à l’avenir d’être pris par surprise ou terrassé par sa résurgence. C’est ce qui fait toute la différence entre un moment de confusion face à une situation apparemment aléatoire et l’expression bien informée : « oh, encore ça ! je sais ce que c’est, et je suis prêt à y faire face ».

Si nous quittons l’au-delà pour venir ici de temps en temps, c’est pour apprendre, faire l’expérience et surmonter la négativité. Donc non seulement ne choisissons-nous pas toujours des thèmes de vie faciles pour nous-mêmes, mais souvent nous choisissons un thème principal et un thème secondaire contradictoires, pour vraiment nous mettre à l’épreuve. Par exemple, mon thème principal est l’ »humanitaire ». C’est ce que je suis. Mon thème secondaire, ce contre quoi je dois lutter et que je dois vaincre ici-bas, est la « solitude ». Vous parlez d’un conflit ! Je déborde de sentiments humanitaires. C’est ma joie et ma passion, une chose pour moi aussi essentielle que l’air que je respire. Mais depuis que je suis au monde, je meurs d’envie d’aller me perdre au Kenya, de m’asseoir sous un baobab et ne rien faire qu’écrire, du lever au coucher du soleil. Cela n’arrivera jamais. A certaines époques de ma vie, j’ai regretté d’avoir à sacrifier cette partie de moi-même qui aspire à la solitude et de devoir lutter pour ne pas succomber à la tentation. Mais le défit est justement de considérer ce thème secondaire non pas comme un fardeau, mais comme une force agissant dans ma vie, une force que j’ai choisi d’apprivoiser par différents moyens.

Lorsque vous lirez les quarante-quatre thèmes de vie et la brève description qui en est donnée, prêtez attention à la façon dont vous réagissez à chacun d’eux. Votre esprit, je n’en doute pas, se manifestera en s’exclamant bruyamment « Oui, voilà ce que je suis » lorsque vous croiserez votre thème principal. Il est probable que vous receviez une réponse beaucoup plus subtile lorsque vous vous mettrez à la recherche de votre thème secondaire, mais pour vous guider dans votre quête, cherchez quelque chose qui vous a toujours attiré dans vos moments de solitude, mais qui surprendrait même vos proches s’ils l’apprenaient. S’ils s’agit de quelque chose qui, malgré le fait que vous en mourez d’envie, compliquerait votre thème principal ou le rendrait même impossible, comme c’est le cas pour moi, il y a de fortes chances qu’il s’agisse effectivement de votre thème secondaire, le défi que vous avez choisi de relever pour le progrès de votre âme éternel.

L’activateur. Les activateurs sont des experts en résolution de problèmes. Ils prennent plaisir à accomplir un travail et à bien l’accomplir, réussissant là où d’autres ont échoué, dans les grandes comme dans les petites choses. Leur erreur la plus fréquente est de se perdre à trop vouloir en faire.

L’amuseur. Les personnes qui choissent le thème de l’amuseur peuvent être attirées par une carrière dans le monde du divertissement, mais elles peuvent aussi se contenter d’être le boute-en train de la fête, du bureau ou de la classe. Elles ont un besoin irrépressible d’attirer l’attention des gens, peu importe la taille de leur auditoire. Toutefois, quand il est question d’estime de soi, elles dépendent trop souvent des autres. C’est pourquoi, afin de réussir, les amuseurs doivent apprendre à développer des façons de trouver en eux-mêmes l’inspiration et la nourriture spirituelle dont ils ont besoin.

L’analyste. Les analystes ne se lassent jamais de chercher à comprendre le pourquoi et le comment du fonctionnement des choses, ce qui en fait de brillants chercheurs dans le domaine de la science et de la technique. Toutefois, leur peur de rater ou d’ignorer un détail les empêche souvent de se détendre, de se fier à leurs instincts, et de prendre le recul qui leur permettrait d’avoir une vue d’ensemble du problème.

Le bâtisseur. Les bâtisseurs sont la « cheville ouvrière » de la société, les rouages invisibles, mais essentiels qui permettent à la roue du progrès de continuer à tourner. Les bâtisseurs ne reçoivent pas de trophées ; ce sont eux qui pavent la voie à ceux qui les recevront. Il leur arrive de se sentir peu appréciés, car ils ne reçoivent pas toujours le mérite qui leur revient, mais ils doivent se rappeler q e la récompense pour avoir choisi et maîtrisé avec grâce le thème du bâtisseur se trouve dans l’avancement accéléré de leur esprit sur le chemin de la perfection, ce qui est beaucoup plus précieux que n’importe quel trophée.

Le catalyseur. Comme leur nom l’indique, les catalyseurs sont ceux qui aiguillonnent la société, qui inspirent, mobilisent et provoquent les événements. Ce sont des gens dynamiques et enthousiastes qui sont à leur meilleur dans les situations de stress. Toutefois, ils se sentent vides et déprimés sans avoir un but à atteindre ou un problème à régler.

Le conciliateur. Contrairement aux thèmes de la passivité et de l’harmonie, le thème de conciliateur est typiquement accompagné d’une étonnante propension à l’agressivité – le conciliateur put devenir carrément hargneux dans son zèle pour mettre fin à la guerre et à la violence. Sa passion pour la paix dépasse largement sa passion pour la patrie ou pour toute organisation dont il pourrait faire partie. De plus, le conciliateur est prêt à aller jusqu’où il faudra afin que son message rejoigne le plus de gens possible, il s’arrange pour que les projecteurs restent braqués sur sa cause, et parfois, sur lui-même.

Le contrôleur. Il excelle dans l’organisation, la supervision et la délégation de tâches, il s’acquitte de ses propres tâches avec discrétion et diplomatie. En revanche, il peut parfois se comporter en dictateur, il est parfois enclin à la critique et au mécontentement perpétuel face aux efforts, même les plus sincères, de ceux dont il considère avoir la charge. Au pire, le contrôleur va jusqu’à perdre son sang-froid.

Le dominateur. Il est sur terre dans le seul but d’exercer sa domination sur les autres. Son action résulte non pas d’un désir d’améliorer la vie de ses victimes, mais bien d’un besoin vorace de se prouver sa puissance, aussi vide et destructrice puisse-t-elle être. Les désirs et les sentiments de ses victimes n’ont aucune importance à moins qu’ils reflètent parfaitement les soins, et la seule compassion dont il est capable est celle qu’il éprouve pour son propre ego hypersensible. Sur une petite échelle, il prend le visage e l’époux ou de l’amoureux pathologiquement contrôlant, du parent zélé à outrance, etc. Sur une grande échelle, ce sont les Jim Jones, les « Bo » et les « Peep » qui ont organisé le suicide collectif du Heaven’s Gate, les David Koresh et les Davidiens –des gens qui exigent une dévotion d’esclave de leurs fidèles et même de leurs enfants, à qui on ne donne aucune option, et qui sont sacrifiés non au nom de Dieu, mais au nom de leur dominateur.

L’émotivité. Le thème de l’émotivité est à la fois bon et mauvais pour celui ou celle qui le choisit. Ces personnes détiennent une extraordinaire habileté à ressentir toute la gamme des émotions humaines, de la plus douce à la plus dure. Si l’émotif est capable d’une grande empathie, il doit malgré tout, plus que quiconque, tenter de conserver son équilibre.

L’expérimentateur. Il a un insatiable besoin de satisfaire sur le champ la moindre de ses envies. Il peut, par exemple, être gérant d’un petit magasin, se joindre à une expédition archéologique au Pérou, devenir amuseur public, pour ensuite aller étudier l’art de la ferronnerie. S’il est souvent d’une spontanéité stimulante, l’expérimentateur peut aussi être d’une exaspérante irresponsabilité.

La faillibilité. Seuls les esprits les plus avancés optent pour le thème de la faillibilité et choisissent de naître avec un handicap physique, mental ou affectif. Choisir pour thème la faillibilité est la marque d’un esprit extraordinaire, et s’il leur arrive parfois de se décourager, il s doivent se rappeler qu’ils sont une source d’inspiration pour nous tous en faisant face et surmontant leurs obstacles particuliers.

Le gagnant. Le thème du gagnant se distingue du thème de l’infaillibilité en ce que les gagnants ressentent le besoin irrépressible de triompher et d’atteindre leurs objectifs coûte que coûte. Ce sont de perpétuels optimistes, toujours assurés que la prochaine affaire, la prochaine relation amoureuse, le prochain billet de loterie, le prochain emploi, et même le prochain mariage et le prochain enfant seront ceux qu’ils attendaient et qui feront toute la différence dans leur vie. Au mieux, l’optimiste inébranlable des gagnants et leur habileté à renaître d e leurs cendres après chaque nouvel échec peuvent être une source d’inspiration et de motivation. Cependant, s’ils n’ont pas les deux pieds sur terre, les gagnants peuvent gaspiller leur argent, compromettre leur sécurité et même mettre leur vie en danger s’ils se laissent aller à prendre des décisions impétueuses, irréfléchies et impudentes.

Le guérisseur. La plupart des gens qui font carrière dans un domaine médical ont chois ce thème. Toutefois, le thème de la guérison appartient avant tout à ceux qui se dévouent pour soulager la souffrance et améliorer la condition physique et mentale des individus. Les guérisseurs doivent apprendre à se protéger en trouvant un équilibre entre l’empathie et l’objectivité, ainsi qu’une façon saine de composer avec l’immense stress que leur impose ce thème.

Le guerrier. Les guerriers sont soldats, pionniers, astronautes et pompiers – des gens sans peur qui affrontent avec courage, les difficultés physiques, morales et spirituelles de la vie quotidienne ; ils jouent un rôle important dans la lutte contre le crime, la drogue, les catastrophes naturelles et les tyrans sanguinaires ; mais aussi dans l’exploration de l’espace. S’ils ne savent pas très bien où ils vont, l’agressivité des guerriers peut devenir destructrice. Mais lorsqu’ils concentrent leur énergie, surtout s’ils ont pour thème secondaire l’humanitaire, ceux qui ont pour thème le guerrier peuvent apporter une contribution historique à l’échelle mondiale.

L’harmonie. Paix, calme et équilibre ne sont pas les principales priorités des personnes ayant pour thème l’harmonie, ce sont leur seules priorités ; et elles n’hésiteront pas à en venir à quelque extrémité pour les maintenir. Ce sont des gens coopératifs qui savent calmer les esprits dans une situation de crise. Malheureusement, ils peuvent avoir de la difficulté à accepter et à s’ajuster au stress et aux inévitables écueils de la vie.

L’humanitaire. Les humanitaires, par définition, sont des gens qui aiment le genre humain. Ils n’ont pas le temps de s’asseoir pour parler des problèmes et des injustices de la vie, car ils sont bien trop occupés à les affronter et à tenter de les régler sur le terrain. Ils se battent avec fougue et détermination au nom des affamés, des sans-abri, des blessés, des gens vivant un deuil et des victimes d’abus, de viols et de désastres. Ils font face à un double défi : comprendre que cette tâche est sans fin, et savoir s’arrêter et se reposer à temps pour éviter l’épuisement.

L’infaillibilité. S’il vous est arrivé de rencontrer quelqu’un qui semblait avantagé sur tous les plans – physique, talent, intelligence, privilège, esprit, grâce, etc. – sans doute s’agissait-il d’une personne ayant choisi le thème de l’infaillibilité. Croyez-le ou non, ce thème est particulièrement difficile, même si on prend rarement leurs problèmes au sérieux. Ils sont souvent envié par leurs avantage,s mais paradoxalement, ils ont tendance à se déprécier eux-mêmes car ils ont l’impression qu’ils n’ont rien fait pour mériter cette place privilégiée dans la société. Il n’est pas rare qu’ils soient attirés par toutes sortes d’excès, comme l’obésité, la luxure et l’abus de drogue, un peu comme s’ils cherchaient à équilibrer leur vie en se créant artificiellement des problèmes. Comme presque tout leur vient facilement, ils ont parfois l’impression de ne pas être à la hauteur dans les situations difficiles.

L’intellectualité. Celui qui a le thème de l’intellectualité est poussé par un insatiable besoin d’étudier et d’acquérir de nouvelles connaissances. Au mieux, il appliquera son savoir à l’amélioration du monde autour de lui. Cependant, il peut aussi se contenter de devenir l’un de ces « éternels étudiants » qui utilise son savoir dans le seul but d’entretenir un faux sentiment de supériorité, gardant pour lui ses connaissances au lieu de les partager.

L’irritant. Pour un thème aussi difficile, il est étonnant que tant de gens semblent l’avoir choisi, vous ne trouvez pas ? Toujours de mauvaise humeur et en train de se plaindre, ils cherchent constamment à prendre en faute les gens autour d’eux. Ils sont cependant utiles, car ils nous enseignent la patience, la tolérance et le refus de s’engager dans la négativité, négativité qu’ils devront eux-mêmes apprendre à surmonter comme l’exige le thème qu’ils ont choisi.

La justice. Le thème de la justice exige que l’on cherche sans cesse à faire régner la justice et l’équité, et ce, à tous les niveaux. Plusieurs de nos présidents et de nos plus grands activistes tel le révérend Martin Luther King sont de parfaits exemples de ce thème. A l’opposé, si Dieu n’est pas au centre de leurs préoccupations, il peut arriver que ce désir de combattre le mal soit dévoyé et mène à des émeutes, à l’anarchie et à des agressions.

La légitimité. Ceux qui choisissent ce thème s’engagent le plus souvent dans des services chargés de faire respecter la loi ou encore dans l’enseignement et la pratique du droit, professions également concernées par la sauvegarde de la délimitation entre légalité et illégalité. Les meilleurs sont d’infatigables fonctionnaires sans qui nos sociétés seraient en proie à une constante anarchie. Le spires abusent de leur pouvoir, vont jusqu’à corrompre la loi, et sont une insulte pour le thème qu’ils ont choisi.

Le manipulateur. Le thème du manipulateur est un thème puissant qui n’est pas forcément négatif. Pour le manipulateur, la vie est une partie d’échecs à sens unique, où il manipule les gens de son entourage à son avantage et souvent avec un remarquable talent. Lorsque ce thème est mis au service d’un bien supérieur, d’un bien centré sur Dieu, le manipulateur peut avoir un impact extrêmement positif sur la société. Cependant, s’ils préfère s’en servir pour abuser les gens, il ne s’intéressera qu’à son propre bien-être, quand bien même ce serait aux dépens de celui des autres.

Le médium. Malgré ce que l’on pourrait croire, mon thème principal n’est pas le médium, mais l’humanitaire – mes dons psychiques ne définissent pas vraiment « qui je suis » dans cette vie. Ceux qui ont le thème du médium choissent en général un environnement familial strict, où leur aptitude à percevoir des choses qui échappent à nos sens « ordinaires » est sévèrement réprouvée. Le médium doit apprendre au cours de sa vie à accepter cette aptitude, non pas comme un fardeau, mais comme un don qu’il doit mettre au service d’une cause élevée, altruiste et spirituelle.

Le meneur. A première vue, le thème du meneur suscite l’envie pour plusieurs d’entre nous. Cependant, ceux qui ont ce thème optent invariablement pour la prudence en choisissant d’exercer leur talent dans des domaines sûrs, au lieu de tenter d’innover ou de percer dans de nouveaux champs d’activité. Dans le monde du droit, par exemple, ce sont des avocats qui recherchent les affaires fortement médiatisées, qui aiment à être sous le feu des projecteurs, alors qu’ils pourraient se servir de leur expertise pour améliorer sensiblement le système judiciaire. S’ils souhaitent réellement améliorer leur thème, ils doivent changer leurs priorités, laisser de côté leur succès personnel et exercer leur leadership afin d’explorer de nouvelles avenues socialement signifiantes.

Le militant. S’il n’y a pas de problèmes sociaux dont ils pourraient se faire le champion, les militants en créeront un de toutes pièces. Ce sont les généraux qui commandent aux porte-étendards – ils sont bruyants, actifs et passionnés dans leurs efforts pour rendre le monde meilleur, parfois aux dépens de leur propre sécurité et de la sécurité des autres. Mais à l’occasion, et c’est là leur principale faiblesse, les militants attirent l’attention sur eux-mêmes pus que sur la cause qu’ils défendent.

Le partisan. Les partisans remplissent, à leur façon, une fonction essentielle : sans eux, les meneurs ne pourraient pas exister. En offrant un soutien solide et fiable, les partisans contribuent généreusement au mieux-être sur terre. Or, les partisans l’oublient parfois, tous les meneurs ne méritent pas qu’on les soutienne ; ils doivent par conséquent choisir avec soin les personnes et les causes qu’ils soutiendront.

La passivité. Les personnes passives sont parfois perçues comme des gens faibles, alors qu’on devrait plutôt les décrire comme des gens anormalement sensible à la discorde. Ils ont des opinions mais ils les expriment de manière à éviter toute confrontation, et lorsqu’ils prennent positon dans un débat, ils optent toujours pour la non-violence. Il est difficile pour ceux ayant la passivité pour thème de gérer les situations extrêmes, quoiqu’un peu de tension puisse les amener à agir.

La patience. Il s’agit de l’un des thèmes les plus exigeants, puisque la patience demande des efforts constants dans un monde où l’impatience est un signe de          détermination. Le choix de ce thème dénote une certaine impatience à progresser plus rapidement que les autres sur le chemin de la perfection de l’esprit – en d’autres mots, la patience, d’une certaine manière, est reliée à une impatience spirituelle. En plus de leur lutte constante contre le stress et l’envie d’exploser, ils se sentent souvent coupables pour leurs écarts de conduite occasionnels et pour la colère qu’ils se sentent obligés de réprimer comme l’exige leur thème. Le fait de prendre conscience de la difficulté de ce thème peut les aider à être plus indulgents envers eux-mêmes.

La pauvreté. Le défit posé par le thème de la pauvreté est évident, mais bien qu’elle soit plus apparente dans les pays du Tiers-Monde, la pauvreté peut s’avérer tout aussi difficile dans une société d’abondance où la répartition des richesses peut sembler encore plus déséquilibrée. Même les gens choyés peuvent souffrir d’une forme de pauvreté, en ayant toujours l’impression que peu importe les sommes qu’ils accumulent, ils n’en ont jamais assez. L’endurance, l’espoir et la découverte que les biens matériels sont inutiles contribueront brillamment au progrès spirituel de ceux qui ont chois pour thème la pauvreté.

Le perdant. Le thème du perdant est essentiellement le même que celui de la faillibilité sans les défis physiques, mentaux et émotionnels inhérents à ce dernier. Ceux qui choisissent ce thème possèdent de nombreux avantages et de belles qualités, mais perce qu’ils ont chois de s’apitoyer sur eux-mêmes, ils s’arrangent toujours pour les ignorer. Les perdants cherchent à attirer l’attention en jouant les martyrs, et s’il n’y a pas un mélodrame dans leur vie, au besoin, ils en inventeront un. Comme les irritants, ils peuvent nous amener à être plus positifs et à nous faire haïr leur comportement sans pour autant que nous les jugions personnellement.

Le persécuteur. Les persécuteurs sont généralement des sociopathes agressifs, adeptes de l’autojustification qui abuseront et même tueront sans afficher le moindre regret ou remords, et ce, sans les circonstances atténuantes reliées à une maladie mentale ou à un déséquilibre émotif. De toute évidence, il est pratiquement impossible de comprendre le but de ce thème, mais indirectement, les persécuteurs peuvent faire progresser l’humanité en provoquant des améliorations aux niveaux légal, judiciaire, social et moral.

Le persécuté. Autre thème difficile que celui du persécuté, car non seulement il s’attend toujours au pire, mais il est également convaincu qu’il est, d’une façon ou d’une autre, poursuivi par la malchance et la cible de choix des gens malintentionnés. Il préfère éviter le bonheur parce qu’il est convaincu qu’une fois qu’il s’y sera habitué, on le lui fera payer cher ou on le lui ravira. Apprendre à s’élever au-dessus du thème de la persécution et entreprendre une recherche de bonheur réel en dépit des risques d’une éventuelle déception peut faire grandement progresser cet esprit.

Le pion. Il occupe une fonction cruciale dans le monde. En effet, parce qu’il accepte volontiers d’être manipulé, il sert souvent de catalyseur pour un événement important, pour le meilleur ou pour le pire. Il a fallu un pion du nom de Judas, par exemple, pour trahir Jésus-Christ et contribuer, de façon tragique, à la naissance du christianisme. La plus grande tâche du pion, qui à sa façon joue un rôle essentiel, consiste à discerner le mieux possible quelles sont les causes qui méritent que l’on s’y dévoue et qu’elles sont celles que l’on doit refuser de soutenir.

Le porte-étendard. N’hésitant jamais à monter au front pour lutter contre ce qu’ils considèrent comme des injustices, les porte-étendards feront du piquetage, marcheront dans les rues, feront du lobbying et entreprendront tout ce qui est nécessaire pour faire triompher la « cause ». Leur défi est d’apprendre que pour faire avancer une idée, le tact et la modération sont souvent plus efficaces qu’un fanatisme qui crée des divisions. Les années soixante ont connu de nombreux porte-étendards : Abbie Hoffman, Jerry Rubin et d’autres activistes radicaux opposés à la guerre du Vietnam.

La quête esthétique. Ceux qui ont un thème esthétique ont une propension à créer la beauté artistique, sous une forme ou une autre, que ce soit en musique, en danse, en théâtre, en littérature, en peinture, en sculpture ou en architecture. Toutefois, si ce thème peut conduire à de grands honneurs, qu’ils apprécieront si leur thème secondaire est compatible, il peut s’avérer tragique si ce second thème entre en conflit avec le premier. Judy Garland, Vincent van Gogh et Marilyn Monroe sont des exemples qu’une quête esthétique venue se briser sur un thème secondaire conflictuel.

Le rejet. Le thème du rejet est également un thème très difficile qui se manifeste généralement par une enfance marquée par la séparation et l’abandon, suivie d’une suite de relations amoureuses et amicales où persiste cette tendance initiale. Le thème est pénible, soit, mais rappelons-nous qu’il ne s’agit pas d’une affliction involontaire, lancée au hasard, mais bien d’un thème qu’on s’impose à soi-même dans le but de découvrir qu’un esprit autonome et sûr de son identité ne dépend pas de l’acceptation ou du rejet des autres pour exister.

La responsabilité. Le concept de responsabilité, pour ceux qui ont chois ce thème, a moins à voir avec un quelconque fardeau qu’avec une forme d’exigence affective. Ceux qui ont ce thème ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils travaillent à la réalisation de projets. En outre, il leur est presque impossible de fermer les yeux sur une tâche, ou alors ils se sentent terriblement coupables, mais le plus difficile pour eux est d’apprendre à se retirer quand il le faut afin de laisser à d’autres la chance de vivre et de partager la satisfaction découlant de la prise de responsabilité.

Le sauveteur. Si vous n’êtes pas vous-même sauveteur, vous en avez certainement déjà vu un en action. Ce sont des gens qui gravitent autour des victimes, qui veulent les aider et les sauver, même si la victime est elle-même à l’origine de la crise et ne tient pas particulièrement à être sauvée. Les sauveteurs sont en général à leur meilleur lorsqu’ils doivent secourir les plus faibles et les plus démunis de la société, envers qui ils éprouvent une grande empathie. Ils peuvent malheureusement devenir eux-mêmes victimes s’ils ne gardent pas une certaine distance émotionnelle entre eux et les gens qu’ils tentent de sauver.

Le solitaire. Les solitaires ne sont pas nécessairement des antisociaux. D’ailleurs, beaucoup semblent parfaitement à l’aise dans de nombreux contextes sociaux. Dans l’ensemble cependant, ils se sentent mieux lorsqu’ils sont seuls. Aussi essayent-ils de structurer leur vie de manière à ne pas avoir trop de contact avec les autres, qu’ils trouvent, bien malgré eux, épuisants et même irritants.

La spiritualité. Les personnes dont le thème est la spiritualité, même s’ils n’en font pas leur profession, consacreront leur vie à une quête incessante pour approfondir leur propre spiritualité, quête qui deviendra le moteur de leur existence. Plus ils avancent dans leur recherche, plus ils découvrent de nouveaux territoires à explorer. Lorsque le thème de la spiritualité est vécu dans sa quintessence, il devient une source infinie d’inspiration, de compassion, de prévoyance et de tolérance. Alors qu’à l’autre extrême, il peut mener à l’étroitesse d’esprit, à l’intolérance, et à un dangereux isolement, terreau du fanatisme.

La survie. En effet, à un certain degré, en autant que notre instinct de survie est bien vivant en nous, nous semblons tous avoir choisi le thème de la survie. Mais la vie de celui qui choisit ce thème ressemble en quelque sorte à une longue épreuve d’endurance parsemée d’embûche, quelque soit la chose qu’il doive supporter malgré le fait que tout l’univers semble ligué contre lui. Ces gens ont tendance à exceller dans les moments de crise, mais ils ont du mal à distinguer entre une crise véritable et les défis de la vie quotidienne. Si vous en rencontrez un, dites-lui avec le sourire : « Ne fais pas cette t^te, ce n’est pas la fin du monde ».

La tempérance. Les tempérants sont en général conscients qu’ils risquent de développer une dépendance quelconque qu’ils devront apprendre à gérer et à surmonter. Même si cette dépendance ne se manifeste jamais, les gens qui choisissent ce thème doivent constamment lutter contre la tentation d’en développer une, que ce soit aux drogues, au sexe, à un style de vie ou encore à une autre personne. Elles doivent cependant éviter de tomber dans l’excès inverse au risque développer une aversion pathologique vis-à-vis de ce qu’elles perçoivent comme une source potentielle de dépendance. Pour eux, la clé du succès réside dans la modération.

La tolérance. Les personnes dont le thème est la tolérance trouveront toujours le moyen de tolérer même l’intolérable. Quand le stress associé à la pratique de la tolérance universelle devint trop grand, elles ont tendance à concentrer toutes leurs énergies uniquement sur ce qui est plus tolérable, à développer une certaine étroitesse d’esprit ou à négliger tout ce qui les entoure. Pour progresser, elles doivent prendre conscience que ce thème peut encourager une vue du monde irréaliste ou manquant de discernement et apprendre que la magnanimité est louable en autant que son objet est légitime.

La victime. Par définition, les victimes acceptent de devenir les boucs émissaires de la vie dans le but d’attirer notre attention sur les injustices et nous encourager à y remédier. Les enfants assassinés et victimes d’abus, les cibles de crimes haineux, les personnes condamnées ou exécutées pour un crime qu’elles n’ont pas commis comptent parmi les victimes qui ont choisi de consacrer leur vie au bien suprême.

Tous ces thèmes, nous pouvons nous efforcer de les parfaire afin d’en tirer le meilleur ou de les surmonter s’ils contiennent des éléments négatifs et destructeurs.

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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Je participe au Télé-sommet Alchymed 2013

Posté par othoharmonie le 21 septembre 2013

Bonjour les Amis !

j’ai reçu dernièrement un message personnel de Marc Vallée des Editions ARIANE…. Vous connaissez peut-être ?

sinon, alors je vous invite vous aussi à me rejoindre : vous aimeriez vous abonner à l’infolettre Le Fil d’Ariane, vous pouvez vous y abonner sur cette page.

Je précise que c’est GRATUIT ! au cas où vous hésiteriez !

Je participe au Télé-sommet Alchymed 2013 dans A Francesca-otho telesommet

Je cite : « J’ai accepté de participer à cet événement d’envergure en compagnie de 32 autres ambassadeurs du développement personnel. Nous serons 33 spécialistes du milieu, dont Lee Carroll, qui se réuniront pour vous raconter un point tournant de notre vie. Le «Point de bascule» le plus important de notre vie. Vous découvrirez quand et pourquoi notre vie a soudainement chaviré et comment nous sommes arrivés à utiliser cet événement pour devenir qui nous sommes devenus par la suite. »

Si vous souhaitez être informés vous aussi du déroulement de l’événement et de l’horaire des activités, vous devez remplir le formulaire d’inscription sur la page du télésommet. Faites-le en cliquant ici.

C’est une occasion en or pour mettre en pratique des enseignements diversifiés ou encore pour découvrir des gens ou des enseignements que vous ne connaissez pas encore. Certaines choses sauront grandement vous surprendre. D’autres vous toucheront profondément. J’en suis certaine ; tout comme moi-même ils m’ont touchée en racontant leurs expériences.

Plus nous serons nombreux et plus l’entre-aide sera effective !

Premier congrès international
Passé – présent – futur

Un événement parrainé
par Drunvalo Melchizedek, qui interviendra par vidéo-conférence, en direct de Sedona

Le 6 octobre 2013
à la Maison de la chimie,
28 bis rue St-Dominique,

Khosmic Univers-City présente un programme exceptionnel, qui réunit pour vous des spécialistes du monde entier, afin de partager leurs visions susceptibles de contribuer à l’évolution de la conscience planétaire…

Klaus Dona, Humbatz Men, Alan Butler, Patrick Drouot et Franck Echardour nous parleront des vraies origines de l’humanité, de la transition actuelle, et de ce que nous aurons à bâtir demain

Pour s’inscrire cliquez ici

Pour consulter le programme, cliquez ici

 A BIENTOT PEUT-ETRE …  bye dans Bonjour d'amitiés 

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