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La place des vaisseaux de cristal sur le chemin de l’initié

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

De la psychothérapie à la spiritualité en passant par le développement personnel : Pascal Lacombe

Pour vous guider dans la compréhension des sons et de leurs usages, nous vous invitons dans un parcours initiatique. Celui que nous prenons tous à un moment donné de notre légende personnelle et qui nous mène à la réalisation de notre nature spirituelle.

vaisseau de cristal

Un individu, vous, moi, traverse sa vie pendant de longues années, ignorant sa nature profonde et engendrant souffrance pour lui et pour tant d’autres, répétant sans cesse ses blessures dans tous les registres de sa vie.

Combien de temps avant qu’il consulte les ouvrages de ses pairs qui ont déjà traité de la difficile condition humaine ?

Combien de doutes et de marchandage avec soi pour oser franchir la porte d’un professionnel de la relation d’aide?

Combien de médicaments, de poudre de perlimpinpin et de gris-gris avant d’accepter l’inacceptable?

La souffrance reste encore sur le plan de la matière et malgré un changement pré senti, LE moteur de notre évolution.

Tout est duel comme vous le savez.
Blanc/noir, chaud/froid…Tout est polarisé… plus/moins.

Rencontre avec sa souffrance.

La souffrance est la polarité négative qui va pousser l’humain à se remettre en question pour trouver une solution à son malheur.

Il va devoir retrouver en lui les blessures originelles qui l’oppriment inconsciemment et qui l’obligent à revivre abandon-trahison-rejet-injustice-humiliation sur trois niveaux : avec ses référents parentaux, avec les autres et envers lui-même.

Sur chacun de ses niveaux, il va apprendre à pardonner et à se pardonner. Premier pas vers l’Amour inconditionnel. Être capable d’être une bonne Mère pour soi ; prendre en charge ses blessures et grandir en humanité tout au long de son processus d’individualisation.

D’un « Nous » sans réel existence personnelle issu du troupeau, de la tribu, de la lignée, de la Nation, l’Homme construit péniblement son identité et peut enfin dire « Moi je »
Moi je pense, moi je crois, moi je sens que je suis le digne héritier de la douleur du monde transmise de générations en générations.

La psychothérapie donne à l’Homme ses premières clés qui le libèreront de ses peurs, de ses hontes, de ses culpabilités, de ses colères, de ses peines et de tant d’autres parasitages relationnels.

Rebirth, sophrologie, psycho généalogie, dialogue intérieur, astrologie (pour ne citer qu’elles) et tout le panel des fabuleuses techniques dont le genre humain dispose pour guérir sa psyché et entreprendre le chemin de la connaissance de soi. Se libérer de son ignorance et de ses dommages collatéraux.

Si le traitement de sa souffrance le soulage progressivement de son malheur, l’individu va devoir pourtant continuer sa route et explorer la polarité positive de son Être pour trouver un état de bonheur.

La patience, la persévérance et l’endurance vont animer ses jours et éclairer ses nuits.

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Rencontre avec ses valeurs.

Nous n’héritons pas seulement de nos blessures mais aussi de nos valeurs.

Réussite, aventure, profit, justice, beauté, spiritualité…plus d’une centaine de valeurs et pourtant chacun(e) n’en porte qu’une petite poignée.

Ce sont nos moteurs de vie, nos principes actifs qui sous-tendent tous nos choix, consciemment ou inconsciemment.
Nos valeurs vécues en conscience dans notre quotidien rendent notre vie si riche, si pleine. C’est ce qui nous donne ce sentiment si doux d’avoir de la valeur. Cela construit l’estime de soi.

Estimer la valeur de son « moi » c’est comme soupeser l’or pour l’apprécier et lui donner un prix.
Identifier et vivre ses valeurs c’est donner du poids à sa vie, offrir de la valeur à son existence. Commencer à donner corps à son Essence.

Faut il pour cela faire aussi un tri avec nos croyances. Ces dernières nous font vivre nos valeurs d’une certaine manière. Souvent enfermantes et limitantes, nous pouvons choisir des croyances facilitantes et rendre notre vie harmonieuse pleine de nos valeurs.

Si la valeur « réussite » par exemple m’a été transmise avec les croyances qu’il faut être meilleur que l’autre pour réussir. Où qu’il faut tout lui consacrer, tout sacrifier pour la gagner, où mieux encore, que la réussite se conquière après tellement d’effort ; alors je vais vivre inconsciemment cette valeur selon son mode d’application prédestinée, programmée.

Par un travail d’introspection, l’individu peut reconnaître ses valeurs souvent héritées et se choisir des croyances adaptées à sa vraie nature, selon son environnement et les acteurs de sa vie, non plus selon les conditions du passé de nos aïeux.

Réussir c’est faire confiance par exemple. La Réussite vient en partageant. Réussir sans effort est possible…

Ce travail sur nos valeurs est le cœur du Développement Personnel.

Cette voie offre à l’Humain la possibilité d’exprimer ses besoins, ses sentiments et de grandir plus loin encore dans son individualisation en pouvant dire « Je »
Je pense, je crois, je sens.

Systémique, PNL, Analyse Transactionnelle, Gestalt et bien d’autres outils dans la boite du coach pour aider la personne à accoucher d’elle-même.

L’individu développe ainsi son assertivité et retrouve en lui l’énergie du Père.

Deviens qui tu es ! Ressent-il au fond de lui dorénavant.

Cette affirmation l’amène après tant de décennies à se découvrir et à entreprendre le chemin de sa réalisation personnelle.

Chemin faisant, Il a constaté que ces polarités ne sont que le double visages d’un personnage en lui qui fonctionne, agit, réagit d’une manière automatique, réflexogène et inconsciente.

Un être de surface qu’il apprend à reconnaître à travers son mental, son affect, ses sentiments, ses émotions et même dans ses postures et maux physiques.

En psychologie, on l’appelle la personnalité. En spiritualité, l’ego.
Et paradoxalement, pour découvrir qui nous sommes, nous devons semble t’il, rencontrer celui ou celle que nous ne sommes pas.

Cet aspect de nous limité, autocentré, en besoin de reconnaissance permanente et dans un état de manque inassouvi.

Plongeant alors dans les profondeurs de sa psyché, l’individu en quête de lui, porté par le « qui suis-je ? » ancestral, re-découvre alors un visage de sa nature profonde, un aspect de lui jusqu’alors inconnu ou oublié. Un espace en soi immobile, silencieux et observateur qui ne participe pas aux phénomènes mais qui peut sanctionner leur existence.

Ce phare dans la tempête qui garde le cap dans une foi et une certitude inébranlable.

Voilée par le parasitage de la personnalité, la vraie Personne se découvre progressivement. L’âme en nous. Notre Être essentiel reprend les rennes de notre existence.

Alors commence l’émerveillement !
La magie divine opère en acceptant de lâcher et d’offrir, dans un surrender complet, toutes les identifications qui ont construites de vies en vies, notre identité illusoire.

Toutes les dualités vont passées au filtre de cet être central pour unifier les polarités et retrouver ce sentiment d’infinie unité.

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Le retour à Soi.

Les retrouvailles avec le maître en devenir que nous sommes tous. Maître de notre mental et de ses pensées. Maître de nos sentiments, de nos émotions, de notre physicalité et même de nos énergies.

La maîtrise devient notre but, notre réalisation propre.
La maîtrise pour créer, créer un monde à l’image de Dieu en nous.

L’Être arpente dès lors le chemin de sa vie spirituelle.
Entendons Spiritualité dans son sens le plus large : la science de l’Esprit et la connaissance de l’état divin.

Car à ce « qui suis-je ? » qui hante la pensée humaine depuis des lunes et des lunes, peut-être pouvons nous nous poser la question suivante : suis-je un corps avec un esprit ou un esprit dans un corps ?

Après avoir éveillé l’énergie du Père et de la Mère en nous, le Maître intérieur se présente pour consciemment prendre la direction de notre vie.

Jusqu’alors il oeuvrait derrière la personnalité à laquelle nous donnions tant de pouvoir, tout notre crédit, toute notre
re-connaissance.

La « dés identification » d’avec ce personnage transforme le chemin d’individualisation en quête d’individuation.

D’un « moi je » à un « je » l’Être peut dorénavant dire «JE SUIS»
Et ce que « JE SUIS » je le suis, au-delà des rôles et des fonctions sociales, du genre et des attributs humains.

Être simplement, quand l’ego vit dans l’avoir.

Un Moi permanent sans aucun attachement aux sens et aux objets des sens.

Pour cela, nous disposons de moyens habiles comme le yoga, la prière, la répétition de mantras, le tai-chi….
Toutes ses techniques qui nous ramènent à l’essentiel, en l’essence-ciel.

Le son fait partie de ses dons que la Nature donne à l’Homme pour retrouver l’essence de son existence.


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Publié dans APPRENDS-MOI, Chemin spirituel, En 2012-2013 et après 2016, Exercices simples | Pas de Commentaires »

Sagesse et Compassion

Posté par othoharmonie le 3 mars 2016

 

Mon point de vue n’est-il pas terriblement élitiste ? Mon Dieu, je l’espère. Si vous regardiez un match de basket ne préféreriez-vous pas voir jouer Michael Jordan que moi ? Si vous aimez la pop musique, pour qui êtes-vous prêt à payer pour écouter ? Moi ou Bruce Springsteen ? Lorsque vous lisez de la belle littérature, préférerez-vous passer du temps à lire Tolstoï ou moi ? Si vous payez 64 millions de dollars pour un tableau, le feriez-vous pour un Van Gogh ou pour un de mes tableaux ?

Sagesse et compassion

L’excellence est élitiste. Y compris l’excellence spirituelle. Mais l’excellence spirituelle, est un élitisme auquel nous sommes tous invités. Nous nous tournons d’abord vers les grands maîtres comme Padmasambhava, sainte Thérèse d’Avila, le Bouddha, Dame Tsogyal, Emerson, Eckhart, Maimonide, Shankara, Sri Ramana Maharshi, Bodhidharma, ou Garb Dorje. Mais leur message est toujours le même : laissez cette conscience qui est en moi être en vous. Vous commencez comme élitiste et vous finissez égalitaire, toujours.

Mais entre temps, il y a cette sagesse furieuse qui hurle dans nos cœurs; nous devons, tous, garder notre attention sur le but de la transformation ultime. Donc toute spiritualité intégrale ou authentique inclura forcément toujours un appel critique, intense et par moments polémique, de la part du camp de la transformation au camp purement translatif.

Si nous utilisons les pourcentages du chinois Ch’an comme exemple de base, cela veut dire que 0,0000001% de la population est engagé de façon active dans une authentique spiritualité, alors que 0,99999999 % de la population est impliqué dans des systèmes de croyances non transformatrices, non authentiques, purement translatives ou horizontales. Et cela veut dire, eh oui, que la grande majorité des aspirants spirituels dans ce pays comme partout ailleurs sont impliqués dans des pratiques qui sont loin d’être authentiques. Il en a toujours été ainsi; et c’est le cas maintenant. Ce pays ne fait pas exception.

Ce qui devient beaucoup plus dérangeant en Amérique aujourd’hui, est qu’une immense majorité d’adhérents de mouvements spirituels horizontaux prétendent souvent être à l’avant-garde de la transformation spirituelle, d’apporter le « nouveau paradigme » qui va changer le monde, la « grande transformation » dont ils sont les éclaireurs. Mais dans la plupart des cas ces nouveaux paradigmes ne sont pas transformateurs du tout. Ils sont purement et agressivement translatifs. Ils n’offrent pas de moyens efficaces pour démanteler le moi, mais proposent au moi de nouvelles façons de penser. Pas des moyens de transformation, mais des nouvelles façons de translater. En fait, ce que la plupart de ces mouvements proposent ce ne sont ni des pratiques ou des séries de pratiques, ni des sadhana, satsang, shikan-taza ou yoga. Ce que la plupart de ces mouvements offrent c’est : lisez mon livre sur le nouveau paradigme ! Tout cela est profondément dérangé et profondément dérangeant.

Ainsi les camps spirituels authentiques, tout en gardant le coeur et l’esprit des grandes traditions de transformation, feront coexister deux choses : une appréciation et un engagement pour les pratiques mineures et translatives (dont dépend leur succès généralement) et un cri du coeur tonitruant – hurlant que cette translation ne suffit pas en elle-même.

Par conséquent tous ceux qui ont été bousculés dans la profondeur de leur âme par la transformation authentique doivent, je le crois, en découdre avec le profond engagement moral, lancer cet appel du cœur – que ce soit tranquillement avec douceur et pleurant de réticence; ou avec un feu brûlant et une sagesse furieuse; ou par l’analyse lente et prudente; ou en étant un inébranlable exemple public. L’authenticité porte en elle de façon absolue une obligation et un devoir. Vous devez l’exprimer, secouer l’arbre de la spiritualité, braquer sur les yeux des complaisants les phares de votre réalisation au mieux de votre capacité. Vous devez laisser cette réalisation radicale déferler à travers vos veines pour ébranler ceux qui vous entourent.

Et si par malheur vous manquez à cet appel, vous trahirez votre propre authenticité. Vous dissimulerez votre état véritable. En refusant de déranger les autres, vous refuserez de vous déranger vous-même. Vous serez de mauvaise foi avec un mauvais relent d’infini.

Parce que, voyez-vous, ce qui est alarmant, c’est que toute réalisation porte en elle un terrible fardeau : ceux à qui il a été donné de voir sont simultanément harnachés à l’obligation de communiquer cette vision en termes très clairs. Tel est le contrat. Il vous a été permis de voir la vérité à la condition que vous la communiquiez aux autres (tel est en fait la signification des vœux du bodhisattva). Par conséquent, si vous avez vu, vous devez tout simplement le dire. Le dire avec compassion, le dire avec une folle sagesse, ou le dire par des moyens habiles, mais dire, il le faut.

Voilà le vrai et terrible fardeau, qui ne laisse aucune place à la timidité. Que l’on puisse se tromper n’est pas une excuse : que vous soyez juste ou non dans votre façon de communiquer n’a guère d’importance. Comme nous le rappelait si brutalement Kierkegaard, ce n’est qu’en parlant avec passion de votre vision que la vérité pourra pénétrer d’une façon ou d’une autre la réticence du monde. Il n’y a que cela qui compte. Que vous ayez raison ou que vous ayez tort, vous ne le découvrirez qu’à la force de votre passion. C’est votre devoir de mettre en avant cette découverte – de n’importe quelle façon – donc il est de votre devoir de dire votre vérité avec toute la passion et le courage que vous pourrez puiser dans votre coeur. Votre devoir est de crier comme vous le pouvez.

Le monde vulgaire hurle déjà et avec un vacarme tellement assourdissant que les voix plus justes sont à peine audibles. Le monde matérialiste déborde de publicités, d’attractions, d’incitations hurlantes, de commerce criard, de vagissements de bienvenue, d’invites aguichantes. Loin de moi l’intention d’être dur : il est important d’honorer les engagements mineurs, mais on ne peut ignorer que « âme » est devenu le mot le plus galvaudé dans les titres des meilleurs ventes en librairie. Cependant « l’âme » dont parlent ces livres n’est qu’un travestissement de l’ego. Dans l’appétit dévorant de l’avidité translative, le mot « âme » a pris le sens non pas de ce qui est éternel en nous, mais de ce qui en nous se débat à grands cris dans ce bas monde. Ainsi, aussi absurde que cela puisse paraître, « prendre soin de son âme » a fini par ne signifier rien d’autre que de se concentrer intensément sur notre moi ardemment séparé. Le mot « spirituel » est sur toutes les lèvres mais pour ne se référer généralement qu’à un sentiment profondément égotique, comme « coeur » finit par signifier toute sensation sincère de contraction intérieure.

Tout cela, en vérité, n’est que le bon vieux jeu de la translation sur son trente et un pour aller en ville. Cela serait plus qu’acceptable sans le fait alarmant que toutes ces manoeuvres translatives sont dotées agressivement du nom de transformation, lorsqu’en fait ce ne sont que de fringantes translations. En d’autres termes, il semble que dans ce jeu de faire de toute nouvelle translation une grande transformation, il y ait hélas une profonde hypocrisie. Et le monde dans son ensemble, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, est et a toujours été totalement sourd à cette calamité.

Ainsi donc si, devant l’amplitude de votre propre réalisation authentique, vous vous prépariez à murmurer gentiment à l’oreille de ce monde presque sourd, mon ami, je vous dis non. Vous devez hurler. Hurler depuis le tréfonds de votre vision, comme vous le pouvez.

Non sans discrimination pourtant. Procédons à ce cri transformateur avec prudence. Laissons les petites poches de spiritualité transformatrice radicale, de spiritualité authentique concentrer leurs efforts et transformer leurs étudiants. Laissons ces poches commencer à exercer leur influence doucement, avec prudence, responsabilité et humilité, et tout en embrassant une tolérance absolue pour tous les points de vue, tenter néanmoins de défendre une spiritualité authentique, véritable et intégrale, tout cela par l’exemple, par le rayonnement, par une évidente délivrance, une libération manifeste. Que ces poches de transformation persuadent le monde et ses individus réticents avec douceur, défient leur légitimité, leurs translations qui limitent, et suscitent l’éveil de la torpeur qui hante le monde dans son ensemble.

Que cela commence ici, maintenant – avec vous, avec moi – avec notre engagement à respirer dans l’infini jusqu’à ce que l’infini seul devienne l’unique affirmation que le monde reconnaisse. Qu’une réalisation radicale irradie de nos visages, hurle de nos cœurs et tonne de nos esprits, ce fait simple et évident : que vous, dans l’immédiateté même de votre conscience présente, êtes le monde dans sa totalité avec toute sa froideur et sa fièvre, toutes ses gloires et sa grâce, tous ses triomphes et ses larmes. Vous ne regardez pas le soleil, vous êtes le soleil; vous n’entendez pas la pluie, vous êtes la pluie; vous ne touchez pas la terre, vous êtes la terre. Et dans cette lumière simple et claire, que l’on ne peut remettre en cause, la translation a cessé en tous les domaines, et vous vous retrouvez transformé en Coeur du « Kosmos » lui-même et là, à ce moment précis, tout simplement, tout tranquillement, tout est défait.

L’émerveillement et le remords vous seront alors complètement étrangers, de même que le moi et les autres, le dedans et le dehors n’auront plus aucun sens pour vous. Et dans ce choc de la reconnaissance – lorsque mon Maître est mon Moi et le Moi est le « Kosmos » dans sa totalité – vous pénétrerez doucement le brouillard de ce monde et le transformerez totalement en ne faisant rien.
Et alors, et seulement alors – avec compassion, soin et clarté, vous écrirez enfin, sur la tombe d’un moi qui n’a jamais existé : Tout est Ati.

FIN


imagesKen Wilber n’a guère besoin d’être présenté. Génie reconnu de son vivant, cet auteur prolifique est universellement loué pour sa synthèse visionnaire des philosophies orientales et occidentales. Il est salué comme l’un des esprits les plus lumineux du monde spirituel moderne. Les personnes qui adhèrent à ses idées dont l’influence est grandissante viennent d’horizons idéologiques extrêmement divers, alors que lui-même, bouddhiste pratiquant, demeure farouchement indépendant et ne s’aligne qu’à la force de sa propre recherche. Prenant sans crainte le risque de la controverse, il a été durement critiqué pour sa remise en question franche et courageuse de beaucoup des idées les plus chères et les plus fermement défendues par le statu quo culturel et spirituellement progressiste d’aujourd’hui. Pourtant, c’est cette qualité même, sa passion indéfectible pour un questionnement authentique, une qualité bien trop rare dans le monde spirituel moderne, que nous trouvons si réconfortante. Dans l’essai original qui suit, Ken Wilber lance un cri du coeur implorant chacun d’entre nous a relever le défi d’embrasser une « spiritualité qui transforme ».


Cet article est extrait de la revue «Qu’est-ce que l’Eveil ?» liée à l’enseignement d’Andrew Cohen

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Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même

Posté par othoharmonie le 16 janvier 2016

 

 
Avez-vous parfois l’impression de tourner en rond dans votre cheminement personnel ? Vous arrive-t-il de voir resurgir un problème que vous pensiez avoir résolu ? Peut-être ne cherchez vous pas au bon endroit. L’auteur démontre que tous les problèmes d’ordre physique, émotionnel ou mental proviennent de cinq blessures fondamentales : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Grâce à la description très détaillée de ces blessures et des masques que vous avez développés pour ne pas les voir, les sentir et surtout pour ne pas les connaître, vous arriverez à identifier la vraie cause de chacune de ces difficultés personnelles. Lise Bourbeau vous propose également une solution pratique pour transformer vos problèmes quotidiens en tremplin pour grandir et pour prendre conscience que vous êtes un dieu créateur.
 
Lorsqu’un enfant naît, il sait au plus profond  de lui que la raison pour laquelle il  s’incarne, c’est d’être lui-même tout en  vivant de multiples expériences. Son  âme a d’ailleurs choisi la famille et l’environnement  dans lesquels il naît avec un but très  précis. Nous avons tous la même mission en venant  sur cette planète : celle de vivre des expériences  jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à  nous aimer à travers elles. Tant qu’une expérience  est vécue dans la non acceptation, c’est-à-dire dans  le jugement, dans la culpabilité, la peur, le regret ou  toute autre forme de non-acceptation, l’humain s’attire  sans cesse les circonstances et les personnes  qui lui font revivre cette expérience.

Certains, non  seulement expérimentent le même type d’événements  plusieurs fois au cours d’une vie, mais doivent  se réincarner une ou plusieurs fois afin d’arriver à  l’accepter complètement. Accepter une expérience  ne veut pas dire que celle-ci représente notre préférence  ou que nous soyons d’accord avec elle. Il  s’agit plutôt de nous donner le droit d’expérimenter  et d’apprendre à travers ce que nous vivons. Nous  devons surtout apprendre à reconnaître ce qui est  bénéfique pour nous et ce qui ne l’est pas.

Le seul  moyen pour y arriver est de devenir conscients des  conséquences de l’expérience. Tout ce que nous décidons  ou non, ce que nous faisons ou pas, ce que  nous disons ou non et même ce que nous pensons  et ressentons entraînent des conséquences. 

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DE L’EXPÉRIENCE À LA TRANSFORMATION  L’être humain veut vivre de façon de plus en plus intelligente.  Lorsqu’il se rend compte qu’une expérience  provoque des conséquences nuisibles, au lieu de se  reprocher quelque chose ou d’en vouloir à quelqu’un  d’autre, il doit tout simplement apprendre à accepter  de l’avoir choisie (même inconsciemment) pour  réaliser qu’elle n’était pas intelligente pour lui. Il s’en  souviendra pour plus tard. C’est ainsi qu’on vit une  expérience dans l’acceptation. Par contre, je te rappelle  que même si tu te dis : « Je ne veux plus vivre  cela », ça recommence. Tu dois te donner le droit de  répéter plusieurs fois la même erreur ou l’expérience  désagréable avant d’arriver à avoir la volonté et le  courage nécessaires pour te transformer. Pourquoi  ne comprenons-nous pas du premier coup ? À cause  de notre ego entretenu par nos croyances.  Nous avons tous de nombreuses croyances qui nous  empêchent d’être ce que nous voulons être. Plus  ces façons de penser ou croyances nous font mal,  plus nous essayons de les occulter. Nous parvenons  même à croire qu’elles ne nous appartiennent plus.  Arriver à les régler exige donc que nous nous incarnions  à plusieurs reprises. C’est seulement lorsque  nos corps mental, émotionnel et physique seront à  l’écoute de notre DIEU intérieur que notre âme sera  totalement heureuse. Tout ce qui est vécu dans la  non-acceptation s’accumule au niveau de l’âme.  Celle- ci, étant immortelle, revient sans cesse sous  différentes formes humaines avec le bagage accumulé  dans sa mémoire d’âme.  Avant de naître, nous décidons de ce que nous voulons  venir régler durant cette prochaine incarnation.  Cette décision et tout ce que nous avons accumulé  dans le passé ne sont pas enregistrés dans notre  mémoire consciente, c’est-à-dire celle qui relève de  l’intellect. Ce n’est qu’au fil de la vie que nous devenons  graduellement conscients de notre plan de vie  et de ce que nous devons régler.
 
LES 5 BLESSURES  Avant même de naître, ton DIEU intérieur attire ton  âme vers l’environnement et la famille dont tu auras  besoin dans ta prochaine vie. Cette attirance magnétique  et ces objectifs sont déterminés, d’une part,  par ce que tu n’as pas encore réussi à vivre dans  l’amour et l’acceptation dans tes vies précédentes  et, d’autre part, par ce que tes futurs parents ont à  guérir à travers un enfant comme toi. Voilà ce qui explique  que les enfants et les parents ont en général  les mêmes blessures à guérir. En naissant, tu n’es  plus conscient de tout ce passé, car tu te concentres  surtout sur les besoins de ton âme qui veut que tu  t’acceptes avec tes acquis, tes défauts, tes forces,  tes faiblesses, tes désirs, ta personnalité, etc.  Nous avons tous ce besoin. Cependant, peu après  notre naissance, nous nous apercevons que lorsque  nous osons être nous-mêmes, cela dérange le  monde des adultes ou celui de nos proches. Nous  en déduisons qu’être naturel n’est pas bien, n’est  pas correct. Cette découverte est douloureuse et  provoque surtout chez l’enfant des crises de colère.  Celles-ci deviennent tellement fréquentes que nous  venons à croire qu’elles sont normales. 
 
On les appelle les « crises d’enfance » ou les « crises  d’adolescence ». Elles sont peut-être devenues normales  pour les humains, mais elles ne sont certainement  pas naturelles. Un enfant qui agit naturellement,  qui est équilibré et qui a le droit d’être lui-même ne fait  pas ce genre de crises. Malheureusement, ce genre  d’enfant n’existe presque pas. J’ai plutôt observé que  la majorité des enfants passent par les quatre étapes  suivantes : Après avoir connu la joie d’être lui-même, première  étape de son existence, il connaît la douleur de ne pas  avoir le droit d’agir ainsi, qui est la deuxième étape.  Vient ensuite la période de crise et la révolte, la troisième  étape.

Afin de réduire la douleur, l’enfant se  résigne et finit par se créer une nouvelle personnalité  pour devenir ce que les autres veulent qu’il soit. Certaines  personnes demeurent enlisées à la troisième  étape durant toute leur vie, c’est-à-dire qu’elles sont  continuellement en réaction, en colère ou en situation  de crise. C’est durant les troisième et quatrième  étapes que nous créons plusieurs masques (nouvelles  personnalités) qui servent à nous protéger contre la  souffrance vécue lors de la deuxième étape.

imagesCes  masques sont au nombre de cinq et correspondent à  cinq grandes blessures de base vécues par l’humain.  Mes nombreuses années d’observation m’ont permis  de constater que toutes les souffrances de l’humain  peuvent être condensées en cinq blessures. Les voici  par ordre chronologique, c’est-à-dire dans l’ordre où  chacune d’elles apparaît dans le cours d’une vie…

Par Lise Bourbeau sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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À l’intérieur de Dieu

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2015

           

 

Nécessairement, le sens du Mal s’évanouira, puisque le Temps n’existera plus et que sera perçue la totalité des choses. Ce n’est pas que nos fautes nous seront remises, ce n’est pas que le pardon nous sera consenti, qu’une amnis­tie générale sera accordée. C’est que, la linéarité du Temps ne jouant plus pour notre conscience, un événe­ment cessera d’en susciter un autre : la causalité ne sera plus ce qui réunit les choses, nous ne jugerons plus en termes de Bien et de Mal, nous ne verrons plus que l’unité, ne vivrons plus que l’intégralité. Nous ne serons plus nous-mêmes au sens où nous le sommes aujourd’hui — séparés du reste et opposés à lui —, nous serons fondus dans le Tout, nous serons tout, et, ayant la conscience de Dieu, nous serons Dieu. Comme lui sans début et sans fin, nous serons comme lui sans cause. Et cela même, qui est la signature de l’Éternité, prouvera notre affranchissement de ce Bien et de ce Mal qui n’existaient pas sur la Terre avant qu’une créature ne s’y avisât du passage du Temps.

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De cet état de conscience, l’extase des mystiques donne un aperçu sidérant où est d’un seul coup arraché le voile des perceptions habituelles. À quelque pays, quelque siècle, quelque culture qu’ils appartiennent, l’expérience est identique, même si, par la suite, au moment d’être expri­mée, elle se recouvre d’un vocabulaire ethnique parti­culier et semble se référer au canon d’une Église.

L’expérience peut s’emparer d’un laïc autant que d’un religieux, d’un athée autant que d’un croyant, d’un réprouvé autant que d’un homme de bien, d’une victime autant que d’un bourreau, d’un enfant autant que d’un vieillard, car, en vérité, rien ne peut la provoquer. Les macérations, les rites, les systèmes de yoga ne sont d’aucun secours : ils peuvent éclairer la nature extérieure, l’embellir, la sanctifier en termes strictement humains, ils ne sauraient donner l’expérience de Dieu, laquelle se situe dans un plan où ils n’ont pas accès.

D’ailleurs, pour celui qui a vu Dieu, l’impression est toujours la même : il n’y est pour rien — comment la ché­tive force humaine pourrait-elle soulever à elle seule l’insoupçonnable dalle qui nous cache la Réalité de notre être ? Comment effacerions-nous d’un regard l’immensité stellaire ? Comment passerions-nous de la conscience étroite où nous vivons, déchirés par les dualités, à cette conscience sans limites où, soudain, et depuis toujours, et pour toujours, et tout naturellement, nous sommes l’essence de tout ce qui est, a été ou sera ?

Cette conscience dont l’unité manifeste et constitue tout espace et toute durée, comment oserions-nous dire, si nous l’avons touchée et nous y sommes immergés, que c’est grâce à nos efforts ? Nous savons bien, désormais, que la chose est impossible, même s’il nous semble que l’expérience était le fruit d’une inlassable purification.

Et nous sourions de notre ancienne naïveté qui nous insufflait la ferveur au moyen de laquelle nous nous imagi­nions pouvoir déplacer les montagnes sans savoir au juste ce qu’étaient ces montagnes — nous croyions qu’elles appartenaient à notre monde, qu’elles étaient faites d’une même matière, et maintenant que nous sommes passés de l’autre côté, nous savons bien que non, car nous avons vécu ce qu’aucune langue ne peut laisser soupçonner, avons été possédés de ce dont nul ne peut se douter, dépris de nous-mêmes, de notre corps, de nos sentiments, de nos pensées, de notre foi, même — des mille images brisées qui composent notre univers. Nous avons été effacés et, alors, non pas anéantis, mais rendus infinis, éternels, omni­scients d’une omniscience silencieuse et absolue qui, après coup, nous a peut-être donné à comprendre qu’il n’y a rien à savoir.

Du moins n’y a-t-il rien que la pensée puisse savoir, ana­lyser, comprendre et mettre en application. Rien que l’esprit humain puisse ensuite prétendre posséder en propre. À supposer qu’il le veuille, il ne le pourrait pas. Mais il ne le veut pas. Il est comblé par son annulation. Il abdique en faveur d’une autre forme d’intelligence. La seule chose qu’il puisse affirmer dorénavant, c’est que « cela » existe, et incomparablement plus que n’importe quoi au monde. Il insiste pour le dire d’une manière ou d’une autre, et tout, autour de lui, mystérieusement, se fait l’écho de l’oracle qui, en lui, déchiffre la vérité : « Cela est, et il n’y a que cela, je suis cela, tu es cela, je suis toi, tu es moi, depuis toujours et à jamais. Les myriades d’existences qui, à travers l’univers, naissent et meurent à chaque instant ne sont en réalité que cela. Atomes ou galaxies, elles ne sont que l’existence unique que je suis moi-même dans l’Éternité. »

Or, c’est à l’homme qu’est procurée l’expérience : elle fait partie du champ de nos possibilités. Elle nous définit autant que le don de composer de la musique, d’écrire de la poésie, ou de recenser les nébuleuses spirales. Elle ne nous est pas étrangère. Même si elle n’est accordée qu’à certains, elle ne peut être rejetée par les autres sous pré­texte que son contenu est invérifiable : en shlôkas, en sou­rates, en soutras, en versets, ce contenu nous est transmis de par le monde au fil des siècles, comme nous sont communiqués d’autres savoirs en formules scientifiques dont la valeur ne nous apparaît vraiment que si nous les mettons nous-mêmes à l’épreuve.

Ce dont témoigne le voyant, c’est que quelque chose a été à jamais détruit en lui, au cours de l’expérience, qu’il a atteint un point de non-retour, qu’il lui est, à l’avenir, impossible de penser comme il pensait, de croire ce qu’il croyait, quoi que cela ait pu être, si vertigineuse qu’ait pu être sa pensée, si profonde sa foi. Cela même qui le dis­tingue à présent du reste des hommes indique ce que l’humanité — dont il continue de partager les coutumes — a la puissance de réaliser demain.

C’est un homme comme les milliards d’autres hommes qui a vu s’effondrer le mur inexpugnable de la Nuit pour alors devenir la Lumière. C’est un représentant de l’espèce humaine et non un être appartenant à une race différente, que mouvraient d’autres lois, c’est une cellule de la grande masse des hommes qui a vu, qui a vécu, qui a connu et qui, par là, a montré que toutes les autres cellules sans exception peuvent, à son exemple, voir, connaître et vivre ce que cache l’illusion cosmique.

D’ailleurs, il ne revient au monde que pour révéler cette identité, cette ressemblance, cette fraternité. Il ne se réclame pas de cette vision pour s’emparer du pouvoir. Il ne demande pas qu’on l’adore. Même si une poignée de disciples ou des foules entières se prosternent devant lui, il ne peut rechercher les marques de l’adoration. Devant lui, il n’y a que lui-même. À ses pieds, il n’y a que des êtres qui, essentiellement, sont lui et qui, un jour, seront, comme lui, libérés de la conscience humaine pour laquelle l’écoulement temporel est tout, avec son sens de la causa­lité, du Bien, du Mal, de la Mort et de Dieu.

Et lui que l’on voudrait parfois vénérer comme un Dieu, il sait qu’un jour il n’y aura plus de Dieu. Ou qu’il n’y aura plus que Dieu, ce qui revient au même, car cela veut dire qu’il n’y aura plus de différence entre Créateur et création. Et ce jour-là, la Mort aura été vaincue, le Temps dépassé, nul Bien n’aura plus à compenser nul Mal, tout sera au-delà de ce qu’aujourd’hui nous vivons. Les contraires disparaîtront. Il y aura autre chose. Il n’y aura plus qu’une chose.

Lui-même n’est donc, en quelque sorte, qu’un messager du futur. Il ne sait, bien entendu, quelle physionomie arborera vraiment l’avenir de la Terre. Mais du moins peut-il affirmer qu’il existe une autre forme de conscience pour laquelle ce qui fait notre quotidien n’est absolument d’aucun poids. Du moins peut-il enseigner que cette conscience, étant infinie et éternelle, appartient à tous et à chacun depuis toujours et à jamais, qu’aucune forme d’être passée, présente ou à venir ne peut en être retran­chée : en effet, si une seule forme de vie était rejetée de l’éternité, condamnée au nom d’une morale quelconque à vivre en dehors de l’infini, cette éternité cesserait d’exis­ter, cet infini serait annulé, le Dieu au nom duquel le juge­ment aurait été prononcé serait dénaturé.

De sa propre illumination, le voyant peut déduire que tout le monde sera donc fatalement illuminé. D’où son amour pour chacun, sa compassion pour tous. D’où son sourire, et la légèreté de son rire. Nul châtiment n’est à craindre. Nul enfer à redouter. Et regardant ses sem­blables, ceux que l’on dit les pires comme ceux que l’on considère les meilleurs, il ne voit plus que des enfants qui, à leur insu même, s’ébattent dans la lumière.

Pourtant, il est conscient de leurs souffrances, il souffre avec eux, et même, parfois, plus qu’eux. Mais il sait, et sa connaissance est inaliénable. Rien ne peut l’oblitérer ni la lui dérober. Il est lui-même sa connaissance, pour ainsi dire. Il ne la trouve ou ne la retrouve dans aucun livre en particulier. Les livres les plus beaux ne sont que paroles inspirées ou recueillies. Lui est Vie vivante, et tout devient vrai à ses yeux sans recours aux Écritures. Il n’a besoin de rien ni de personne. Il se suffit à lui-même. Il ne désire rien. Il n’a pas de cause, pas d’origine et pas de fin. Lui, l’homme sur la Terre, il est infini et se meut doucement dans l’immense mouvement des astres, fondu dans leur splendeur et la contenant. Il est seul, et l’univers est en lui. Il est un et il est tout. Et il sourit.

Suivant les nations et les siècles, selon l’étape que la pensée humaine a déjà conquise, ce qu’il éprouve se colore d’une manière ou d’une autre, définit son époque en même temps qu’elle ouvre les portes d’un âge nouveau, d’un nou­veau progrès. Le voyant qui vient après le Bouddha et le Christ possède, grâce à eux, le sens de valeurs qui, avant eux, n’existaient pas et peut, dès lors, poursuivre plus loin la découverte de l’âme humaine. C’est toujours la même chose avec laquelle il s’identifie, lors de l’extase suprême, mais la pensée dont il usera ensuite pour la traduire est de plus en plus élaborée.

 

(Extrait de Alexandre Kalda: Le Dieu de Dieu. Flammarion 1989)

 

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Nécessairement, le sens du Mal s’évanouira

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

Le sens du Mal disparaitra puisque le Temps n’existera plus et que sera perçue la totalité des choses. Ce n’est pas que nos fautes nous seront remises, ce n’est pas que le pardon nous sera consenti, qu’une amnis­tie générale sera accordée. C’est que, la linéarité du Temps ne jouant plus pour notre conscience, un événe­ment cessera d’en susciter un autre : la causalité ne sera plus ce qui réunit les choses, nous ne jugerons plus en termes de Bien et de Mal, nous ne verrons plus que l’unité, ne vivrons plus que l’intégralité. Nous ne serons plus nous-mêmes au sens où nous le sommes aujourd’hui — séparés du reste et opposés à lui —, nous serons fondus dans le Tout, nous serons tout, et, ayant la conscience de Dieu, nous serons Dieu. Comme lui sans début et sans fin, nous serons comme lui sans cause. Et cela même, qui est la signature de l’Éternité, prouvera notre affranchissement de ce Bien et de ce Mal qui n’existaient pas sur la Terre avant qu’une créature ne s’y avisât du passage du Temps.

Prendre conscience

De cet état de conscience, l’extase des mystiques donne un aperçu sidérant où est d’un seul coup arraché le voile des perceptions habituelles. À quelque pays, quelque siècle, quelque culture qu’ils appartiennent, l’expérience est identique, même si, par la suite, au moment d’être expri­mée, elle se recouvre d’un vocabulaire ethnique parti­culier et semble se référer au canon d’une Église.

L’expérience peut s’emparer d’un laïc autant que d’un religieux, d’un athée autant que d’un croyant, d’un réprouvé autant que d’un homme de bien, d’une victime autant que d’un bourreau, d’un enfant autant que d’un vieillard, car, en vérité, rien ne peut la provoquer. Les macérations, les rites, les systèmes de yoga ne sont d’aucun secours : ils peuvent éclairer la nature extérieure, l’embellir, la sanctifier en termes strictement humains, ils ne sauraient donner l’expérience de Dieu, laquelle se situe dans un plan où ils n’ont pas accès.

D’ailleurs, pour celui qui a vu Dieu, l’impression est toujours la même : il n’y est pour rien — comment la ché­tive force humaine pourrait-elle soulever à elle seule l’insoupçonnable dalle qui nous cache la Réalité de notre être ? Comment effacerions-nous d’un regard l’immensité stellaire ? Comment passerions-nous de la conscience étroite où nous vivons, déchirés par les dualités, à cette conscience sans limites où, soudain, et depuis toujours, et pour toujours, et tout naturellement, nous sommes l’essence de tout ce qui est, a été ou sera ?

Cette conscience dont l’unité manifeste et constitue tout espace et toute durée, comment oserions-nous dire, si nous l’avons touchée et nous y sommes immergés, que c’est grâce à nos efforts ? Nous savons bien, désormais, que la chose est impossible, même s’il nous semble que l’expérience était le fruit d’une inlassable purification.

Et nous sourions de notre ancienne naïveté qui nous insufflait la ferveur au moyen de laquelle nous nous imagi­nions pouvoir déplacer les montagnes sans savoir au juste ce qu’étaient ces montagnes — nous croyions qu’elles appartenaient à notre monde, qu’elles étaient faites d’une même matière, et maintenant que nous sommes passés de l’autre côté, nous savons bien que non, car nous avons vécu ce qu’aucune langue ne peut laisser soupçonner, avons été possédés de ce dont nul ne peut se douter, dépris de nous-mêmes, de notre corps, de nos sentiments, de nos pensées, de notre foi, même — des mille images brisées qui composent notre univers. Nous avons été effacés et, alors, non pas anéantis, mais rendus infinis, éternels, omni­scients d’une omniscience silencieuse et absolue qui, après coup, nous a peut-être donné à comprendre qu’il n’y a rien à savoir.

Du moins n’y a-t-il rien que la pensée puisse savoir, ana­lyser, comprendre et mettre en application. Rien que l’esprit humain puisse ensuite prétendre posséder en propre. À supposer qu’il le veuille, il ne le pourrait pas. Mais il ne le veut pas. Il est comblé par son annulation. Il abdique en faveur d’une autre forme d’intelligence. La seule chose qu’il puisse affirmer dorénavant, c’est que « cela » existe, et incomparablement plus que n’importe quoi au monde. Il insiste pour le dire d’une manière ou d’une autre, et tout, autour de lui, mystérieusement, se fait l’écho de l’oracle qui, en lui, déchiffre la vérité : « Cela est, et il n’y a que cela, je suis cela, tu es cela, je suis toi, tu es moi, depuis toujours et à jamais. Les myriades d’existences qui, à travers l’univers, naissent et meurent à chaque instant ne sont en réalité que cela. Atomes ou galaxies, elles ne sont que l’existence unique que je suis moi-même dans l’Éternité. »

Or, c’est à l’homme qu’est procurée l’expérience : elle fait partie du champ de nos possibilités. Elle nous définit autant que le don de composer de la musique, d’écrire de la poésie, ou de recenser les nébuleuses spirales. Elle ne nous est pas étrangère. Même si elle n’est accordée qu’à certains, elle ne peut être rejetée par les autres sous pré­texte que son contenu est invérifiable : en shlôkas, en sou­rates, en soutras, en versets, ce contenu nous est transmis de par le monde au fil des siècles, comme nous sont communiqués d’autres savoirs en formules scientifiques dont la valeur ne nous apparaît vraiment que si nous les mettons nous-mêmes à l’épreuve.

Ce dont témoigne le voyant, c’est que quelque chose a été à jamais détruit en lui, au cours de l’expérience, qu’il a atteint un point de non-retour, qu’il lui est, à l’avenir, impossible de penser comme il pensait, de croire ce qu’il croyait, quoi que cela ait pu être, si vertigineuse qu’ait pu être sa pensée, si profonde sa foi. Cela même qui le dis­tingue à présent du reste des hommes indique ce que l’humanité — dont il continue de partager les coutumes — a la puissance de réaliser demain.

C’est un homme comme les milliards d’autres hommes qui a vu s’effondrer le mur inexpugnable de la Nuit pour alors devenir la Lumière. C’est un représentant de l’espèce humaine et non un être appartenant à une race différente, que mouvraient d’autres lois, c’est une cellule de la grande masse des hommes qui a vu, qui a vécu, qui a connu et qui, par là, a montré que toutes les autres cellules sans exception peuvent, à son exemple, voir, connaître et vivre ce que cache l’illusion cosmique.

D’ailleurs, il ne revient au monde que pour révéler cette identité, cette ressemblance, cette fraternité. Il ne se réclame pas de cette vision pour s’emparer du pouvoir. Il ne demande pas qu’on l’adore. Même si une poignée de disciples ou des foules entières se prosternent devant lui, il ne peut rechercher les marques de l’adoration. Devant lui, il n’y a que lui-même. À ses pieds, il n’y a que des êtres qui, essentiellement, sont lui et qui, un jour, seront, comme lui, libérés de la conscience humaine pour laquelle l’écoulement temporel est tout, avec son sens de la causa­lité, du Bien, du Mal, de la Mort et de Dieu.

Et lui que l’on voudrait parfois vénérer comme un Dieu, il sait qu’un jour il n’y aura plus de Dieu. Ou qu’il n’y aura plus que Dieu, ce qui revient au même, car cela veut dire qu’il n’y aura plus de différence entre Créateur et création. Et ce jour-là, la Mort aura été vaincue, le Temps dépassé, nul Bien n’aura plus à compenser nul Mal, tout sera au-delà de ce qu’aujourd’hui nous vivons. Les contraires disparaîtront. Il y aura autre chose. Il n’y aura plus qu’une chose.

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Tout est Dieu, et Dieu n’est rien

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

tout est dieuDepuis toujours, pour lui, il en sera ainsi. À jamais, il en sera ainsi. Le plus énorme nombre ne suffirait pas à définir sa durée, que la plus infime fraction contient aussi bien tout entière : n’importe quel instant, pour « cela », contient non seule­ment l’histoire de notre univers depuis sa naissance, il y a quinze milliards d’années, jusqu’à sa dissolution éven­tuelle, mais aussi la manifestation de tous les autres uni­vers qui, pour une conscience temporelle, ont précédé le nôtre ou doivent lui succéder. Tout existe d’avance et à jamais. En Cela et pour Cela, toute vie, immesurablement grande ou incommensurablement petite, est une, est infi­nie, est éternelle, est à la fois radicalement illusoire et réelle. Rien n’existe vraiment. Et tout a toujours existé.

Comment, dès lors, parler de Bien, ou de Mal ? Com­ment, même, parler de Dieu? Nous nous figurons une Per­sonne qu’il nous faut prier pour nous la rendre propice et qui attendrait quelque chose de nous, qui voudrait quel­que chose. Mais, nous l’avons déjà vu, cette volonté suppo­sée est en contradiction avec le sens même de l’Éternité. Il ne peut y avoir de volonté dans ce qui est éternel, cela est en soi satisfait depuis toujours et à jamais. Cela ne peut être rendu propice, cela n’a pas besoin d’être prié, cela ne peut juger ni louer ni sévir. Cela est éternellement ce que cela doit être — et il n’y a que cela, ici et au-delà, en sorte que tout est d’avance accompli dans l’Éternité, que tout est immuable et parfait.

De cette vision unique et toujours semblable, nous avons noté que sont issues des religions si variées qu’elles semblent contradictoires. Un enseignement a d’abord été donné par le voyant primordial ou, comme dans le cas des rishis de l’Inde ou des prophètes d’Israël, par un collège d’illuminés. Et pour être plus facilement assimilable, l’expérience a été coulée dans le moule de formules répu­tées conduire à l’état divin, alors qu’au maximum elles ne pouvaient en être qu’un compte rendu.

La silhouette du maître s’est parée, aux yeux des foules, d’un prestige supérieur, alors que lui, sachant ce que Dieu est en vérité, pénétrait leur erreur tout en voyant qu’il était vain de vouloir les détromper.

L’exemple le plus manifeste est celui du Bouddha pour qui la perception de la Transcendance absolue aboutit à la négation de Dieu au sens où nous entendons le mot et à l’affirmation du Vide, mais dont on fit une divinité. Pour lui, tout se désintégra dans l’illumination : le monde devint une illusion et, dans ce monde, lui-même ne pouvait être qu’illusoire, et de même tout homme. Plus subtilement, l’expérience de l’Être suprême qu’il avait eue ne pouvait dès lors être qu’illusoire, puisqu’il n’y avait, en réalité, personne pour rien éprouver : rien n’est réel, pas même le Rien.

De sa vision, est issue la vertu essentielle du boud­dhisme : la compassion étendue à toutes les créatures, toutes étant victimes de cette illusion que nous prenons pour la réalité.

Vécue et interprétée différemment, la même vision a donné le taoïsme en Chine pour la sagesse duquel le Tao pénètre, imprègne, soutient toutes les formes du monde. A donné les différents courants de la pensée indienne où, tantôt, tout est Dieu, comme dans les Oupanishads et, tan­tôt, rien n’existe vraiment, sauf Dieu, comme dans le védânta médiéval de Shankara.

C’est la même vision, encore, qui est à la racine des reli­gions sémitiques : du monothéisme mosaïque où se réflé­chit l’expérience de l’Un, de l’universalité chrétienne où cette unicité divine se mue en unité humaine, de l’islam et de son ivresse d’abstraction ineffable où se reproduit l’informel de la Transcendance.

C’est elle, enfin, qui inspire la prophétie de l’Apoca­lypse et annonce que cette splendeur divine qui enfante infiniment le monde et en est le support doit en être aussi le terme et se révéler aux yeux des hommes une fois fran­chies les portes de la Mort universelle et conquise l’immortalité non au-delà, mais ici-bas, sur cette Terre elle-même transfigurée par la descente de son archétype sacré, la Jérusalem céleste qui est, pour ainsi dire, l’âme de la planète ou sa divinité tutélaire.

Et il n’est sans doute pas de prophétie qui soit allée plus loin que celle-là, dont le déchiffrement est malaisé, car, suivant le canevas des apocalypses précédentes, Jean de Patmos s’y est servi d’un langage qui se reporte constamment aux codes et à l’iconographie judaïques. L’idée du Royaume appartient en propre à la pensée juive, et Jésus lui-même, en sa mission, ne fait pas autre chose qu’annoncer la victoire sur la Mort — thème que sou­lignent les diverses résurrections qu’il opère et que rap­portent les Évangiles et que, pour finir, exalte la sienne. Il n’est donc pas étonnant que l’Apocalypse, sur quoi se clôt le Livre, promette sans ambiguïté l’immortalité terrestre.

Mais le langage a de quoi nous égarer. Tout comme les anciens Juifs, en lisant Isaïe ou Osée, pouvaient voir des races ennemies qu’il fallait abattre, nous voyons des images infernales quand il s’agit de la Bête. Nous imagi­nons le diable — sans savoir au juste ce qu’il est — là où, en réalité, il s’agit de nature inférieure, du règne animal auquel, par tant de traits, nous appartenons encore, mam­mifères que nous sommes en tenant de notre espèce vieille de deux cents millions d’années jusqu’à la façon de nous reproduire et de prendre soin les uns des autres — de nous aimer.

De cette espèce et de ses lois, nous ne cessons de perce­voir les limites et de vouloir nous affranchir. Mais elle a mis sur nous son empreinte, et c’est elle la Bête qui est à l’origine de tant de nos faims et de nos impulsions, de nos violences et de nos hideurs, comme aussi de ces gestes où nous attirons à nous le corps auquel nous unir pour nous prolonger en un être dont nous entourerons la naissance de notre émerveillement d’âge en âge renouvelé.

 

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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L’ANGOISSE : Etat des lieux

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2015

 

« Personne n’a le monopole de l’angoisse ». Ces mots d’Henry Kissinger nous rappellent que l’anxiété est indissociable de notre existence d’êtres mortels. Comme les autres émotions elle a son utilité, mais lorsque ses manifestations nous débordent, elle entrave lourdement l’existence jusqu’à créer un handicap ; une véritable maladie de l’angoisse.

reflexion3

Aujourd’hui, les classifications internationales des troubles psychiques authentifient l’existence de plusieurs affections dues à l’angoisse, nommées troubles anxieux. Parmi eux, il existe les troubles paniques (qu’on appelait jadis crises de tétanie ou de spasmophilie), l’anxiété généralisée (faites d’un souci excessif et d’une crainte de l’incertitude incontrôlables), les états de stress post-traumatique (qui font suite à un événement source de peur intense ou d’horreur), la phobie sociale (qui est une forme maladive de timidité où le sujet a peur d’être soumis à la honte), l’agoraphobie (qui est la peur irraisonnée de se sentir mal dans un lieu sans pouvoir en fuir ou être secouru), le trouble obsessionnel-compulsif (où le sujet a peur que ses pensées ou ses actes aient des conséquences catastrophiques),les phobies spécifiques (peur déclenchée par une situation ou un objet ; animaux, hauteurs, tunnels …) Pour soigner ces problèmes, la psychiatrie moderne a mis en place des traitements médicamenteux et des méthodes psychothérapiques qui ont fait la preuve d’une certaine efficacité…

Cependant si l’on se tourne du côté des techniques méditatives… Tous les enseignements traditionnels signalent que l’acte d e contemplation a une vertu apaisant (certaines spiritualités la nomment samatha), même si les explications données sont variables selon le contexte d’origine. Par exemple, le Bouddhisme avance que la peur puise sa source dans les « trois poisons » qui empêchent l’esprit d’être limpide : l’ignorance, l’aversion et le désir. Et c’est en suivant les préceptes du Bouddha que l’on s’en détache pour se diriger vers l’illumination, notamment en prenant conscience de la fausseté du moi. Un moyen de se désangoisser plein de noblesse et d’ambition, amis pas simple à suivre en vérité…

Les Védas, ces textes datant de l’Antiquité indienne, on peut-être inspiré le Bouddha. En effet, leur enseignement mentionne le yoga comme un excellent procédé de se soulager des angoisses, en expliquant qu’il permet lui aussi de s’écarter des attachements nocifs que notre monde nous procure. Quant aux grandes figures mystiques de la chrétienté, leur angoisse se dissous, d’après elles, dans l’union qu’elles vivent avec Dieu par leur foi et leur pratique.

Mais aujourd’hui, il n’est pas donné à tout le monde de vivre une telle extase mystique pour aller mieux. Tentons donc de mieux comprendre comment la méditation a de réelles vertus anti-angoisse, en écoutant la version que propose la médecine moderne. Comme toutes les émotions, l’anxiété comporte schématiquement deux composantes :

-          une composante psychologique, dite aussi cognitive. Elle est représentée par les images mentales et les pensées de toutes sortes – ruminations, anticipations, certitudes imprégnées de pessimisme, jugements à l’emporte-pièce, etc. qui nous intoxiquent l’esprit quand nous sommes anxieux.

-          une composante physique. Elle est faite des symptômes corporels ; tremblements, agitation, palpitations, rougeur ou pâleur, troubles digestifs… Ces manifestations sont dues à l’activation du système nerveux sympathique et à la mise en tension de tous nos muscles. Bien sûr, ces deux aspects de l’angoisse ne sont pas indépendants ; plus l’angoisse est intense dans le corps, plus elle imprègne notre façon de réfléchir.

Or, méditer c’est bien plus que se relaxer, ainsi les méditations qui savent apaiser l’angoisse sont celles qui savent déclencher la réponse de relaxation. C’est-à-dire toutes, du moment qu’elles sont pratiquées à bon escient. Sur ce point, les études sont formelles : méditer inhibe le système nerveux sympathique et mobilise le parasympathique, comme en témoignent les résultats ; diminution de la consommation d’oxygène et de la fabrication de gaz carbonique, a  baissement de la tension artérielle et des hormones du stress, amélioration des défenses immunitaires etc… En même temps, les muscles se décontractent et l’acide lactique qu’ils fabriquent diminue dans le sang, soulageant tout un cortège de signes liés aux crispations prolongées : crampes, céphalées de tension, douleurs, troubles de la posture, contractures, irritabilité, troubles respiratoires.

Mais également, le cerveau en méditation fonctionne davantage en ondes alpha, caractéristiques d’un état de veille tranquille et de l’attention intérieure que développent les méditants. Et même en cas de situation difficile, les méditants montrent une meilleure capacité à maintenir le calme dans leurs ondes cérébrales, comme en témoigne l’étude des ondes EEG d’un groupe de pratiquants en yoga acceptant de visualiser un film déclencheur d’émotions négatives.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Une certaine Magie dans la perception du Monde

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2015

nouvelle perception

 

Aujourd’hui, nous parlons de magie lorsque nous cher­chons à définir le mode de vie que nous prêtons à nos ancêtres. Mais pourquoi devrions-nous juger en termes culturels une chose que nous induisons du comportement des derniers sauvages ? Qui nous dit que, pour eux, il se soit agi de magie et non d’une perception naturelle du monde ? Et à quoi bon nous donner des frissons faciles en supposant que, plus intuitifs et spontanés, moins logiciens que nous, nos ancêtres nous étaient sûrement supérieurs ?

Il se peut qu’ils aient possédé des pouvoirs, et même de grands pouvoirs, leur permettant de réaliser ce qui nous est à présent devenu impossible, du moins sans le recours à la machine. Mais devons-nous compter pour rien le pou­voir de la pensée telle que nous la captons et sommes peut-être les seuls à la capter ?

Il se peut que ce qui nous paraît surnaturel ait été en ce temps-là naturel pour des hommes qui, au contraire, trou­veraient surnaturel tout ce qui nous parait le plus naturel. Nous-mêmes, infirmes que nous sommes à nos propres yeux, ferions figure de mages, le plus démuni d’entre nous semblerait un être quasi divin à ces hommes d’autrefois, à ces races d’avant le Déluge dont notre imagination exalte le charme sorcier.

Une certaine stimulation des cellules du cerveau, une variation dans les sécrétions glandulaires, et nous passons d’un côté ou de l’autre. Telle faculté vient en avant, telle autre disparaît à l’arrière-plan. Ce qui, en nous, voit le monde selon un angle particulier, le veut selon cette vision, l’utilise selon cette volonté, peut n’avoir compté pour rien chez les hommes qui nous ont précédés, aux yeux desquels tout se présentait différemment, pour d’autres fins et d’autres joies.

On dit assez que l’homme de Cro-Magnon était en tout point notre semblable, notre moi antérieur, identique et sauvage. Sauf en cela, justement, que l’on oublie tou­jours : son être pouvait être tourné dans un autre sens, le fonctionnement s’en avérer différent ; les sens et l’intel­ligence, tout en étant homologues des nôtres, pouvaient comprendre le monde selon d’autres perspectives qui ne rendaient en rien nécessaire ce qui nous est indispensable.

Même à cette heure, il existe, d’une race à l’autre, des différences colossales. Une nation aussi énorme que l’Inde ne voit pas l’univers comme le voient les autres pays. Elle vit dans ce qui peut sembler un imaginaire forcené, en compagnie de dieux dont rien ne lui prouve qu’ils existent et que, pourtant, elle vénère et qu’elle choie, ou bien dans l’idée — qui l’a matériellement érodée — que rien n’existe vraiment. D’aucuns affirment qu’elle ne s’en relèvera pas. Il n’empêche que, depuis des millénaires, sa culture se déploie dans une dimension où les autres n’ont générale­ment pas accès. Rien ne sert de condamner sa philosophie qui rejette ce monde, ni rien ne sert d’en faire le sommet de la sagesse. C’est un point de vue. Il y en a d’autres, tout aussi valables, qui vont dans un sens ou un autre. Et force nous est de constater que tout semble possible à notre esprit et que, finalement, rien n’est sûr.

Par exemple, si les Indiens vivent facilement dans l’idée que l’univers est le jeu de la Divinité, dont ils sont en quel­que sorte les partenaires, et s’ils n’ont aucun mal à croire que cette Divinité créatrice des milliards de systèmes de notre galaxie et des milliards d’autres galaxies s’incarne régulièrement dans un avatar, s’ils peuvent demander en toute candeur à un tel homme comment il a créé le monde, s’ils vivent dans un Temps qui n’a pas de valeur historique et où la réalité des héros, des rois et des saints ne se prouve pas par des dates mais par l’impression qu’ils laissent dans la conscience populaire, l’attitude des boud­dhistes est toute différente. Bien qu’ils se soient eux aussi entourés de tout un panthéon auspicieux, il n’existe pour eux pas de Dieu, le monde n’est pas une imagination ludique comme pour l’Hindou, mais une illusion radicale, la personnalité humaine n’est elle-même qu’un leurre. De ce triple mirage sans cause et sans objet, il faut s’affran­chir en se dissolvant dans le nirvâna. Si aucune attitude religieuse ne va plus loin que la pensée hindoue, il n’est pas de nihilisme qui soit plus absolu que celui du boud­dhisme [2].

L’Occidental, lui, voue un culte à la raison et à la Matière. Le réel est cette Matière physique que sa raison peut saisir et pourchasser jusqu’en le plan où elle se trans­mue en énergie. Né de la confluence des courants juif et grec, il croit au monde visible, il croit aux hommes, il croit aux lois, décalogue, nombre d’or ou relativité, et que tout peut s’expliquer, se conquérir, se mettre en formules, le Temps comme l’Espace qu’en dépit de leur évanescence il veut s’approprier. Son investigation du monde extérieur ou objectif est aussi éblouissante et rigoureuse que l’inves­tigation indienne du monde intérieur ou subjectif ou que la réduction bouddhique de l’être illusoire au non-être réel.

Ce sont là des conceptions nées du génie humain, qui conviennent à des tempéraments particuliers, et il serait aussi vain d’en trouver une meilleure que les autres que de vouloir donner la préférence à un groupe sanguin. Le groupe A est plus répandu en Europe, le groupe B davan­tage en Asie. Cela n’entraîne aucune prééminence de l’un sur l’autre. Les conditions climatériques font que l’élé­phant d’Asie a de petites oreilles et que celui d’Afrique les a très larges. Mais on n’en conclut pas que l’un est plus éléphant que l’autre. Les conceptions du matérialisme, du bouddhisme et de l’hindouisme ne sont, de même, que trois façons d’envisager actuellement le monde. Il a dû y en avoir d’autres avant. Il y en aura sans doute d’autres après.

Comment, dès lors, pourrions-nous appliquer nos conceptions — façonnées par l’époque et la race — à des cultures dont nous ne savons rien, juger les peuples d’avant le Déluge selon des normes sémitiques et pré­tendre que le Yahvé du Sinaï soit le Dieu qui gouvernaitÉden ?

Or, depuis que nous sommes capables de penser, un seul problème semble nous accaparer, un seul désir nous brû­ler : savoir d’où nous venons, et c’est, croyons-nous confu­sément, qu’il doit exister un « ailleurs » dont nous nous sommes détachés par un phénomène inexplicable.

Tendant éperdument notre esprit, nous cherchons à déterminer cet ailleurs. Depuis des millénaires, nous ne cessons de l’évoquer d’une manière ou d’une autre. Et par­fois, nous en effleurons un reflet, auquel va notre nostal­gie, se consacre notre amour, aspire aveuglément notre âme. Et nous fondons des religions, car cela, dans notre langue, porte le nom de Dieu. Ou bien nous créons des sys­tèmes philosophiques, car cela s’appelle aussi l’Être. Ou bien nous disons que cela ne peut être décrit, que cela est ineffable et suprême, éternel et infini, pur et immuable, que cet être « ne fut ni ne sera, parce qu’il est, en sa tota­lité, maintenant et seulement maintenant [3] ». Et cette éva­sion sublime en une autre dimension où le Temps n’existe pas et où l’Espace, en conséquence, ne peut se concevoir, à la fois nous stupéfie et nous exaspère.

Si près du but, faut-il que nous voyions se volatiliser l’objet de notre quête ? Tant de cérémonies propitiatoires, ou de macérations ou d’études fastidieuses pour en arriver à ce seuil où se désagrège la vision de ce monde, où tout ce que nous vivions d’habitude est frappé de vanité, où, par un jeu de passe-passe, ce qui est n’est plus et où, seul, existe ce qui n’existe pas ?

Dans ce renversement de la vision où s’annule son contenu habituel, réside l’extase de ceux que l’on appelle les voyants. C’est la béatitude dont, à mots couverts, parlent les sages, la connaissance qui, sans donner à pro­prement parler de réponse, désagrège toutes les questions. La patrie perdue est retrouvée, l’être reconquis, Dieu découvert, qui ne ressemble à aucune des images de la Divinité proposées par les religions et les philosophies, car il est toujours autre que les paroles ne peuvent le décrire.

Qu’importe le reste ? Le monde peut bien aller à vau-l’eau. Il y a cette réalité foudroyante qui rend aveugle à l’univers et ne permet de voir que son origine éternelle et abstraite. Quelle importance, si le vol, le mensonge, le meurtre sont partout répandus, si l’on emprisonne et si l’on torture et si l’on exécute, si les attentats, les révolu­tions et les guerres font rage ? Tout cela est-il encore réel ? Les hommes doivent être victimes d’une hallucination, disent les uns. Ou avoir commis de bien grands péchés, disent les autres. Ne voient-ils pas que tout cela n’est que fantasmagorie ? insistent les premiers. Qu’ils détruisent l’harmonie primitive ? soulignent les seconds. Et les hommes, effrayés, baissent la tête. En tremblant, nous continuons de fouiller la terre de notre bagne afin d’en arracher une nouvelle réponse à l’énigme.

 

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Les trois feux qui nous constituent

Posté par othoharmonie le 12 août 2015

 

hampi48Les pieds ancrés dans le sol, l’homme est en contact permanent avec le feu du centre de la Terre. Ce feu est rattaché à la notion de Dieu le Père (il est aussi difficile d’accéder au centre de la Terre que de regarder Dieu, et Moïse sur la montagne sacrée n’a vu qu’une des faces de Dieu). Il est le feu principiel qui monte de la Terre accompagné de deux autres feux qui, selon la tradition hindoue, sont Idâ et Pingalâ. Les énergies yin et yang ou les deux serpents entrelacés autour du bâton d’olivier ailé, symbole du caducée.

La Terre sur le corps de l’homme correspond au ventre. L’utérus de la femme est semblable à une grotte très vascularisée où le sang est comme du feu. Et que met-elle dans son ventre ? Le germe masculin, le principe le plus yang du yang, le feu. Le ventre de la femme est exactement fait à l’image de la Terre.

Lorsque les pieds sont en relation avec la Terre, le ventre reçoit les énergies du feu principiel. Symboliquement on représente cette partie du corps par un triangle inversé qui signifie la terre et l’eau, et un autre triangle pointe en haut qui représente la force, et un autre triangle point en haut qui représente la force la plus masculine la plus yang, le potentiel de vie, le feu. Ces deux triangles forment une étoile à six branches, mariage de l’eau et du feu.

L’eau correspond à la loge reins en acupuncture. Les reins ont deux polarités, l’énergie ancestrale et la volonté de l’individu. Il faut se mettre debout pour dire je veux. On se met alors en relation avec ses énergies ancestrales. On reste couché quand la volonté est annihilée. La terre est liée à l’au. Les Celtes vouaient un culte à la Terre, déité féminine, et ce culte se faisait autour d’un puits, car l’eau est symbole de vie et a un rôle purificateur.

La tradition ésotérique décrit trois feux :

Le feu serpent ou principiel, extrêmement puissant, enroulé à la base de la colonne vertébrale, monte le long de celle-ci, arrive au cœur, capte par les bras les deux autres feux ; l’énergie du Ciel à travers le Soleil Idâ ; et la matière ignée Pingalâ. Le Soleil est rattaché au Christ qui est Dieu manifesté. La matière ignée est l’expression de Dieu sur Terre, elle constitue chaque chose.

Cette montée du feu détermine l’œuvre au noir, l’œuvre au rouge et l’œuvre au blanc. L’œuvre au noir concerne les trois premiers chakras, c’est à dire la vitalité, la sexualité, l’émotionnel, tout ce qui exacerbe la dualité et provoque la multiplication d es conflits. C’est peut-être pour cette raison que la Vierge de la cathédrale de Chartes est noire car elle a été conçue pour travailler l’œuvre au noir, elle purifie l’émotionnel et on ne peut que conseiller en cas de conflit d’aller prier à ses pieds.

Le noir est obtenu en additionnant toutes les couleurs. La lumière blanche contient toutes les couleurs dans une seule teinte, c’est-à-dire qu’elle réalise l’unité et la transparence. Ainsi tout chemin spirituel commence par l’œuvre au noir, purification de la personnalité, qui transforme les forces égotiques par le cœur dans l’œuvre rouge.

C’est à ce stage que l’homme passe d e l’amour humain à l’amour spirituel. Vous me direz qu’elle différence y-a-t-il entre les deux ?

en-couleurs

L’amour humain est ressenti avec des hauts et des bas. Par exemple, alors que la personne aimée est physiquement près de vous et vous assure de ses sentiments, un simple regard, une attitude ou un malentendu suffisent à chambouler ou remettre en cause le sentiment qui unit. Ceci illustre toutes les fluctuations du comportement humain.

L’amour spirituel, lui, est ressenti au niveau du cœur de façon très intense et le sentiment éprouvé est caractérisé par une stabilité à toute épreuve pour une durée illimitée dans le temps.

La transformation due à la montée des feux s’achève dans l’unité et la purification de l’œuvre au blanc. Cette dernière œuvre concerne les trois derniers chakras, c’est à dire le centre laryngé, la glande pituitaire, plus connue sous le nom de troisième oeil, et le chakra coronal.

A ce stade, l’homme a acquis l’unité et la transparence. Il est capable de fonctionner en tant que pur canal qui répand la lumière divine dans le monde (l’anagramme de monde est démon), tout en continuant, cette fois, à éprouver et maîtriser les sentiments qui l’habitent.

La bouche, ou plutôt la sphère buccale est en mouvement même la nuit puisque la plupart des personnes qui grincent des dents le font la nuit. Ce mouvement est visible lors de la mastication, mâcher les aliments est un acte mécanique. Les dents broient, cassent, désintègrent les aliments. Ce stade peut être mis en relation avec l’œuvre au noir. La transformation de l’aliment (al : racine de l’âme) est une alchimie qui se fait à partir de la matière physique pour en dégager les essences, les principes chimiques et les qualités subtiles.

Puis la salive amène les perceptions, les sens sont éveillés ; goût, odeur, toucher, bruit, tout ce qui donne de l’appétit entre en scène, mastiquer devient mordre dans la vie, développer ses perceptions, sa sensualité, aimer. L’œuvre au blanc est en action.

La bouche nous permet de respirer, les enfants qui respirent bouche ouverte n’utilisent pas leur nez, les conséquences sont des malpositions dentaires dues à une position de la langue qui ne rejoint pas le haut du palais, mais reste horizontale comme une crêpe et se laisse couler entre les arcades. L’odorat chez l’homme est dû à 1,5 cm² de cellules qui descendent du cerveau, tandis que le chien à 15 cm². L’homme n’a pas le même flaire que le chien qui renifle les odeurs physiques, nous sentons les choses sur un plan plus subtil, psychique. Les parfums nourrissent l’âme, et rassasie l’estomac. le cuisinier qui es penché au-dessus de ses marmites connaît cela.

Les poumons, la respiration et la verticalité nous donnent la possibilité de parler. Si nous étions à quatre pattes nous ne pourrions qu’émettre des sons pour communiquer, la parole est créatrice, elle peut tuer ou guérir, selon la force du cœur présent entre les deux poumons. La parole est attribuée à l’homme afin qu’il puisse nommer son créateur. Sans dents il est plus difficile d’articuler, le bébé, le vieillard édenté n’ont pas une élocution performante. Ce stade correspond à l’oeuvre au rouge, la communion avec l’esprit est en chemin.

Dans le calendrier, il y a une période très favorable pour observer la montée des feux et faire ce travail. Elle début quarante jours avant le printemps et finit à la Pentecôte. Ainsi, durant environ cent jours, l’homme peut réaliser un chemin initiatique entier. L’énergie du printemps arrive, nous sommes en rapport avec la nature et le feu du centre de la Terre. Jusqu’au samedi de Pâques nous sommes dans l’oeuvre au noir. Durant cette période le feu monte. Il peut parfois être très brûlant, il réveille les instincts sexuels, bouleverse l’émotionnel et la vitalité prend un nouvel essor. Aussi est-ce pour cette raison que le Carême a été instauré à ce moment.

En général, ces périodes sont difficiles et douloureuses, car lorsque les énergies montent, on se trouve en état conflictuel avec l’émotionnel. Toutes les structures se trouvent ébranlées. Il faut renoncer aux anciennes croyances, essayer de comprendre et prendre en compte les nouvelles forces pour devenir libre intérieurement. Il y a une période de dix jours de préparation entre la mi-février (point de départ des quarante jours avant le printemps) et mardi gras ; puis encore dix jours entre l’Ascension et la Pentecôte qui achève le cycle des cent jours.

A partir de mardi gras, tous les douze jours le feu monte d’un chakra. A Pâques il ya un allongement du temps, car les deux énergies Idâ et Pingalâ arrivent entrent par les mains, pénètrent et se mélangent au niveau du cœur. A cette période il y a extériorisation. Nous sommes alors à l’œuvre rouge, l’intersection de la croix qui se situe au niveau du cœur. La cathédrale de Bourges a été particulièrement conçue pour ce moment.

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L’énergie continue sa remontée tous les douze jours, passe du cinquième chakra au sixième, puis au septième. C’est l’œuvre au blanc, la purification du mental en relation avec la cathédrale de Guingamp. A la Pentecôte le cycle est achevé. Le cycle de cent jours donne une impulsion particulière au cycle annuel dans lequel l’homme se restructure et grandit.

A la Saint le jour le plus long de l’année, on élimine par le rituel du feu toutes les scories, symboliquement représentées par la flambée du vieil homme en paille. L’homme est investi de toute la lumière spirituelle qu’il a assimilée.

L’alliance de Dieu entre le Ciel et la Terre est scellée par la naissance du Christ et durant le mois d’août, le mois de Marie, l’homme la célèbre en redonnant à la Terre les énergies célestes qu’il a reçues.

Nous allons vers Noël pour préparer une nouvelle naissance et c’est au milieu de la nuit, la plus longue que le germe d’un nouvel enfant divin va être déposé de nouveau. Ainsi chaque cycle annuel est une nouvelle naissance qui nous permet de croître en réalisant notre partie divine et d’atteindre la sagesse. 

  par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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LA POLLUTION PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

Posté par othoharmonie le 6 août 2015

 

4207726001hkL’aura humaine est dotée d’une qualité magnétique ; elle attire et rejette les différentes énergies. Elle absorbe un flux continuel d’impressions provenant des mondes physique, émotionnel et mental. Cette attraction est modifiée et conditionnée par notre état d’esprit, la tendance générale de nos émotions et la façon dont nous alimentons et considérons notre corps physique. Le bavardage continuel de l’esprit emplit l’aura de formes pensées floues et incomplètes ; à celles-ci s’ajoutent les courants d’énergie émotionnelle qui tendent à brouiller le flux des pensées. Dans ce ressac fluctuant d’énergies dissonantes, les ressentiments flamboient sous la forme de couleurs brutales.

Les affronts imaginaires deviennent le centre de scénarios mentaux-émotionnels. Nous construisons ainsi autour de nous un monde  chargé de menace, d’anxiété et de stress. L’aura reflète alors un chaos de couleurs désordonnées et tourbillonnantes, régi par un flux d’émotions et de pensées incontrôlables. Dans cet état, qui est aujourd’hui le lot de la plupart des gens, l’aura se dévitalise et ouvre ainsi le passage à des influences malsaines. Si elles ne sont pas maîtrisées, ces influences hostiles peuvent provoquer des états dépressifs et des comportements névrotiques qui rendent l’individu inefficace, et détruisent généralement les joies et les merveilles que la vie devrait apporter.

Les sages de l’ancien temps connaissaient parfaitement ce semi-aveuglement de la condition humaine. Mais auraient-ils su prévoir les pressions et le stress que l’homme moderne doit affronter ? Il y a des siècles, de tels troubles survenaient à l’échelle locale ; aujourd’hui, ils se développent sur le plan planétaire, et chacun de nous y est soumis par le biais des médias, qui insistent continuellement sur les aspects négatifs du monde contemporain. Ce qui équivaut à un bombardement constant de l’aura de l’individu et de l’humanité sans son ensemble par un déluge de menaces économiques et sociales transmises par les journaux, les radios et les télévisons. Rares sont ceux qui échappent à ce conditionnement, lequel modèle les processus de pensée et les réactions émotionnelles de millions de gens. Les médias montent les nations les unes contre les autres, et les émissions politiques manipulent les corps émotionnels d’innombrables personnes, créant des attitudes de peur et de division.

Le simple fait de regarder un écran induit une forme de transe hypnotique, car les lignes scintillantes de l’image annihilent l’esprit, le laissent passif et ouvert à toute suggestion. Le monde de la publicité, naturellement conscient de ce phénomène, sait l’exploiter, et vous avec. Fondamentalement, toute publicité vise le corps astral ou émotionnel, sa fonction consistant à éveiller le désir. S’y ajoute une présentation habile qui fait appel à l’esprit inférieur et pénètre l’aura mentale. La musique renforce la puissance de ces images. Afin d’imposer le message malgré vos facultés de discrimination, les points de lumière flashent et scintillent, les images vibrent à une certaine vitesse et les scènes se succèdent rapidement dans tous les sens. Ces dispositifs subliminaux sont destinés à vaincre votre résistance, s’il vous en reste une, à certaines idées, certains produits et évidemment certains politiciens.

La prochaine fois que vous percevrez un point de lumière étincelant dans une publicité télévisée, ou un point lumineux scintillant accompagné d’une seule note de musique stridente, souvenez-vous que le publiciste cherche à implanter une directive dans votre inconscient ; il pollue votre aura avec une énergie de pacotille. Nous sommes à présent conscients des dangers de la nourriture industrielle, mais les implants d’énergie mentale constituent un concept plus récent et plus insidieux dans son influence sur l’aura et, en conséquence, sur notre vie. Idem en ce qui concerne certaines personnes qui viennent vous saper le moral. Si vous êtes suffisamment sensible pour enregistrer leur approche, la seule méthode de combat consiste à « fermer » votre corps astral. Quoi qu’ils puissent vous dire, adoptez une attitude détachée ; ne marquez pas votre sympathie et ne vous impliquez dans aucune réaction. Si nécessaire, imaginez un bouclier invisible contre le sapeur – une barrière mentale. Dites-lui silencieusement qu’il ne peut prendre votre énergie ; s’il s’attarde en votre compagnie, vous devrez répéter votre refus plusieurs fois, en particulier s’il poursuit son bavardage.

Nous connaissons tous de telles personnes, qui nous pompent littéralement l’énergie. Il est bon de savoir se protéger contre elles, car cette forme de contact, souvent désagréable, est aussi une pollution de l’aura.

Les bavardages futiles constituent le plus sûr moyen de  pollution psychique, notamment si la conversation comporte des critiques envers une personne absente, et tout particulièrement si cette dernière est malade. « Qui sème le vent récolte la tempête » dit un vieux proverbe – le « vent » des critiques et des bavardages oiseux revient en tempête dans l’aura de celui qui l’a semé, la déformant et la colorant de verts et de jaune-brun visqueux.

Vous devez laisser mourir d’épuisement les formes-pensées de la colère, de l’envie, de la peur et du ressentiment. Ne luttez pas conte elles, laissez-les s’évanouir en les remplaçant par la toute puissance de la compassion. Purifier quotidiennement sa pensée, ses paroles et ses actes clarifie non seulement l’aura plus efficacement que toute autre technique, mais encore favorise notre développement intérieur. Sur le plan physique, nous devons contrôler la qualité de notre nourriture et déterminer notre temps de repos et de loisirs. Nous devons éviter de polluer notre psychisme pal r le tabac et l’alcool ; le premier contracte l’aura alors que le second peut la dilater jusqu’au point où elle perd son élasticité et permet aux entités obsessionnelles d’en prendre le contrôle. La possession est un danger réel lorsque l’alcool ou les drogues sont utilisées avec excès ; ils ouvrent des barrières et brisent des couches protectrices au sein de l’aura, lesquelles servent à préserver l’intégrité du champ d’énergie.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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PARLER DE L’EVEIL AVEC LE MAITRE ADYASHANTI

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

8716_243843828Mon enseignement vise l’illumination, il cherche à éveiller du rêve de séparation de la réalité qui est l’Un. En bref, mon enseignement vis à vous inciter à réaliser ce que vous êtes. Vous y découvrirez peut-être d’autres éléments qui découlent simplement d’une réaction aux besoins particuliers des gens sur le moment, mais à la base, je ne m’intéresse qu’à votre Eveil.

L’illumination, c’est s’éveiller à ce que l’on Est vraiment et puis être ce que l’on est vraiment. Réaliser et être, réaliser et être. La réalisation seule ne suffit pas. Parachever la réalisation de Soi, c’est être, ce qui signifie agir, faire et exprimer ce que vous réalisez. La question est extrêmement profonde, il s’agit d’un mode de vie inédit – de vivre dans la réalité et comme réalité au lieu de vivre selon des idées, des croyances et des pulsions programmées de votre mental qui rêve.

En vérité, vous êtes déjà ce que vous cherchez. Vous cherchez Dieu avec ses propres yeux. Cette vérité est si simple, si bouleversante, si radicale et si tabou qu’il est facile de ne pas la voir au milieu de votre quête frénétique. Vous aurez peut-être déjà entendu ce type de propos et vous y accordez peut-être même foi, mais ma question est : « l’avez-vous réalisé de tout votre être ? Le vivez-vous ?

Mes paroles visent à vous ébranler pour vous éveiller, non à vous dire comment mieux rêver. Vous savez comment mieux rêver. Selon votre état mental ou émotionnel du moment, je serai très doux et souple avec ovus, ou alors, ni très doux ni très souple. Après m’avoir lu, vous vous sentirez peut-être mieux, mais c’est accessoire à l’Eveil. Réveillez-vous !

Vous êtes tous des bouddhas vivants. Vous êtes la divine vacuité, cet espace de conscience pure, l’inexistence infinie. Je le sais parce que je suis ce que vous êtes, et vus êtes ce que je suis. Délaissez toutes les idées et images dans votre mental, elles vont et viennent et ne sont même pas générées par vous. Pourquoi donc prêter tant d’attention à votre imagination lorsque vous pouvez réaliser la réalité dès maintenant ?

Ne croyez pas que l’Eveil soit la fin. L’Eveil est la fin d’une quête, la cessation de celui qui cherche, mais c’est le début d’une vie vécue depuis votre nature essentielle. C’est une tout autre découverte – une vie vécue depuis l’unité, à incarner ce que vous êtes, à être l’expression humaine de l’unité. Il n’est pas question de devenir l’Un ; vous êtes l’Un. La question c’est, êtes-vous l’expression conscient de l’Un ? L’Un s’est-il éveillé à lui-même ? Vous êtes-vous souvenu de ce que vous êtes vraiment ? Et si vous vous en êtes souvenu, le vivez-vous ? Vivez-vous vraiment consciemment en tant que l’Un ? Tous mes propos concernent l’Eveil ou la vie après l’Eveil. Peu importe ce sur quoi semblent porter mes paroles, je ne parle essentiellement que de ces deux choses.

Il y a plusieurs années, avant mon Eveil ultime, je cherchais l’illumination à corps perdu. Il faut en effet être un peu cinglé pour s’adonner sérieusement au zen. Mon maître disait toujours, « Seuls les fous restent ». L’une des formes que prenait ma folie, c’était qu’avant d’aller méditer parmi le groupe de mon maître pendant une heure ou deux les dimanches matins, je me levais tôt, à 5 h ou à 5 h 30, pur une méditation supplémentaire. Je restais assis dans une pièce minuscule à méditer, transi de froid.

Assis là, un de ces matins, il se passa deux choses, l’une après l’autre ; deux événements en apparence très paradoxaux. La première, ce fut de constater spontanément que tout ne faisait qu’n. pour moi, cela prit la forme d’un chant d’oiseau, un gazouillis dans le jardin et intérieurement, une question s’éleva, « Qu’est-ce qui  entend le son » ? je ne m’étais jamais posé cette question auparavant. J’ai soudain réalisé que j’étais tout autant le son et l’oiseau, que celui qui entendait cet oiseau ; que le fait d’entendre le son et l’oiseau étaient les manifestations d’une seule et même chose. Je ne peux dire ce qu’elle est, sauf de dire que c’est une seule chose.

J’ai ouvert les yeux, et j’ai découvert que le même phénomène se produisait dans la pièce – le mur et celui qui voyait le mur étaient une seule chose. J’ai songé que c’était inouï et j’ai réalisé que celui qui avait cette pensée était une autre manifestation de cela. Je me suis levé et je me suis mis à me déplacer dans la maison en quête de quelque chose qui ne soit pas partie de l’Un. Mais tout était un reflet de cette chose unique. Tout était le divin. J’ai pénétré dans la salle de séjour. Au beau milieu d’un pas, la conscience ou la perception, s’évanouirent, objets matériels, physiques ou choses de ce monde.

En l’espace d’un pas, tout avait disparu. Ce qui s’éleva ensuite fut l’image de ce qui me semblait être un nombre infini d’incarnations passées, des têtes alignées les unes après les autres aussi loin que portait mon regard. Ma conscience comprit quelque chose du genre, « Mon Dieu, je me suis identifié à diverses formes pendant un nombre incalculable de vies ». A cet instant, la conscience – l’Esprit – réalisa qu’elle s’était identifié à toutes ces formes au point de croire qu’elle était une forme jusqu’à l’existence actuelle.

Soudainement, la conscience n’était plus confinée à une forme, elle existait indépendamment. Elle ne se définissait plus par une forme quelconque, que ce soit celle du corps, d’un mental, d’une existence, d’une pensée ou d’un souvenir. Bien que j’aie vu cela, je pouvais à peine le croire. Comme si l’on m’avait fourré un million de dollars dans la poche et que je devais le regarder sans cesse pour en croire mes yeux ; c’était cependant impossible à nier. Même si j’emploie le terme « je » il n’y avait aucun « je », seulement l’UN.

Pendant environ trois mois, je n’ai rien divulgué à mon maître au sujet de cette expérience parce que je n’en voyais pas la raison. Pourquoi quelqu’un devrait-il en prendre connaissance ? Je ne ressentais nul besoin de me confier à quiconque, ni de glaner des félicitations. L’expérience semblait se suffire à elle-même. Ce ne fut que plus tard que je compris qu’elle correspondait à ce dont parlait mon maître depuis le début. J’ai réalisé que tous ses enseignements portaient sur cet Eveil. D’une manière bien tangible, cette expérience, qui se poursuit et demeure inchangée à ce jour, est la fondation sur laquelle reposent tous mes propos.

Lorsque nous examinons de près ce que nous croyons être, nous sommes sujets à la grâce. Nous constatons que les pensées, les croyances et les identités que nous entretenons ne définissent pas qui nous sommes, individuellement ni collectivement. Un mystère demeure ; nous comprenons que lorsque nous nous observons clairement et minutieusement, il est étonnant de constater à quel point nous, les humains, nous définissons d’après le contenu de notre mental, de nos sentiments et de nos antécédents.

Plusieurs courants de spiritualité tentent de supprimer les pensées, les sentiments et les souvenirs – de rendre l’esprit vierge, comme si c’était là un état spirituel ou souhaitable. Mais avoir l’esprit vide n’est pas forcément sagesse. Il est plus utile de percer à jour les pensées et de reconnaître qu’une pensée n’est qu’une pensée, une croyance, un souvenir ; nous pouvons dès lors cesser d’associer la conscience, ou l’Esprit, à nos pensées ou à nos états mentaux. Avec ce premier pas, quand j’ai compris que ce qui voyait par mes yeux et mes sens était l’état éveillé, ou l’Esprit, plutôt qu’un conditionnement ou un souvenir, j’ai constaté que le même Esprit voyait par toutes les autres paires d’yeux. Il n’importait nullement qu’il voie au travers d’autres conditionnements ; c’était exactement la même chose. La conscience se percevait elle-même partout, pas uniquement dans les yeux, mais aussi dans les arbres, les pierres, le sol.

L’obstacle le plus important qui s’oppose à cet Eveil, c’est la conviction que c’est quelque chose de rare. Une fois cet obstacle dissipé, ou du moins lorsque vous songez enfin : « J’ignore vraiment si ma conviction que l’Eveil est difficile à atteindre est réelle ou pas » alors tout se trouve instantanément à votre portée. Puisque c’est tout ce qui existe, il ne peut être rare et difficile à moins que nous nous en persuadions. La base de tout cela n’est pas théorique, elle repose sur l’expérience. Personne ne me l’a enseignée, et personne ne peut vous l’enseigner.

L’Eveil a ceci de merveilleux : lorsque vous ne fonctionnez plus suivant votre conditionnement, alors le sentiment du « moi  » qui vivais cette vie disparaît ; la plupart des gens ont ce sentiment d’un mi qui vit cette vie. si on le perce à jour cependant, on s’aperçoit que ce qui régit et fait fonctionner cette vie c’est l’amour, et ce même amour réside en chacun à tout instant. Lorsqu’il se manifeste par vos états d’âme personnels, il se dissipe, mais il est toujours présent. Personne ne détient cet amour. Chaque être est essentiellement une manifestation de cet amour.

Que vous en ayez conscience ou pas, vous avez vécu des instants où vous aviez oublié le « je » auquel vous vous identifiez. Cela peut se produire spontanément devant un paysage merveilleux, ou en raison d’un oubli de la part de l’ego. On ne tient généralement pas compte de tels événements. Après ces « instants merveilleux », votre sentiment d’identité familier se reconstitue. Ces occasions sont pourtant des trous permettant d’épier l’expérience authentique de la Vérité. Si vus y prêtez attention, vous les remarquerez. Soudainement, le mental cesse de penser à son histoire. Vous remarquerez peut-être que votre identité en soi ou que le sentiment d’un moi s’est estompé et que ce que vous êtes vraiment n’a pourtant pas disparu. Puis, interrogez-vus : « Qu’est-ce que le vrai moi ? Si mon identité peut faire une pause et que je ne disparais pas, que suis-je donc ? Ou plutôt : Que suis-je quand je disparais » ?

C’est alors que la spiritualité devient non seulement concrète, mais audacieuse et amusante. Vous commencez à ressentir ou à pressentir que vous approchez de quelque chose qui n’est pas une fabrication de la pensée, de la croyance ou de la foi. Et assimiler cette présence éveillée exempte de toute identité est ahurissant. La tradition zen l’appelle « l’incréé » ; c’est la seule chose que le mental ne fabrique pas.

Le paradis, c’est cette expérience qui survient après avoir pénétré notre propre vacuité. Nous réalisons notre propre état éveillé pur et constatons que nous sommes purs esprits exempts de forme. Nous reconnaissons que l’Esprit dépourvu de forme est l’essence, la présence qui anime tout. Voilà ce qu’est le paradis, car à chaque pas, l’Esprit et l’essence occupent notre corps. C’est le sens véritable de naître de nouveau. Renaître ne se limite pas à une conversion religieuse très émotionnelle. C’est peut-être agréable, mais ce n’est rien de plus que de changer de vêtements. Renaître c’est naître encore, pas de se procurer un nouveau vêtement spirituel. Plus précisément, c’est de ne pas être né encore au moment où nous réalisons que l’éternel néant vit cette vie nommée « ma vie ».

hqdefaultNéanmoins, ce n’est pas parce que vous réalisez votre vérité et que vous vous éveillez spirituellement que votre vie connaîtra des bonheurs sans fin. Ce ne serait pas la paix qui transcende toute compréhension. Tant que notre vie est heureuse, il est facile d’être en paix. La vie agit toutefois selon sa nature, tel un océan en mouvement. Que les vagues soient hautes ou petites, elle est toujours aussi sacrée. Au sein de cet état éveillé réside la paix qui transcende toute compréhension et votre vie n’a pas forcément à produire quelque chose de mieux. Elle fait ce que la vie fait ; elle s’écoule doucement. Cela n’a plus aucune importance pour vous.

Extrait de Conscience pure et méditation véritable du Maître Adya 

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L’influence des gemmes

Posté par othoharmonie le 30 juin 2015

 

gemmesDepuis l’aube des temps, pierres précieuses et semi-précieuses sont reconnues comme de puissants véhicules de guérison et de protection. Des groupes tribaux les plus primitifs jusqu’aux grandes civilisations de la Grèce et de l’ancienne Egypte, cette connaissance, qui a franchi les siècles, se retrouve dans toute société humaine. 

L’homme éprouve un amour inné pour les gemmes, un amour qui jaillit de leur résonance avec les states minérales de son être. En quelque manière, les pierres forment une partie intégrante de notre être, puisque nous sommes faits de la substance des étoiles et reliés à l’univers par les fréquences d’énergie du monde minéral. 

On comprendra que lorsque ces minéraux s’organisent en groupements spécifiques afin de créer des pierres précieuses, leur influence sur notre santé et notre bien-être soit considérable. 

L’homme préhistorique utilisait les gemmes afin d‘obtenir une protection et de se rendre invisible à l’œil « intérieur » des prédateurs. Tenus en haute estime pendant plus de quarante mille ans, les cristaux ont été employés comme objets de pouvoir ou à des fins divinatoires. Lors de son initiation, le chaman aborigène est littéralement rempli de nombreux cristaux, placés à l’intérieur de son corps par des moyens magiques ; un cristal est « frotté » à l’intérieur de son front afin qu’il obtienne le pouvoir de longue vue pour le troisième œil. 

Pharaons, Aztèques et Incas, mandarins de l’ancienne Chine, voyants et sages de l’Inde éternelle connaissaient la force ésotérique des gemmes en tant qu’objets de pouvoir ; Les anciens astrologues qui croyaient aux influences planétaires spécifiques des gemmes, utilisaient les pierres brutes pour lutter contre les énergies planétaires maléfiques. Au XVIIè siècle, les médecins pensaient que des influences bénéfiques était placées dans les pierres précieuses par la grâce de Dieu, afin de protéger les hommes du danger et d’ « attirer » la richesse et la réussite. Nombreux étaient les pouvoirs attribués aux pierres à cette époque ; si elles vous apportaient la richesse, elles passaient aussi pour protéger les hommes du tonner et de la foudre, des épidémies et maladies de toutes sortes, annoncer l’avenir, guérir l’insomnie, prévenir la paresse et la sorcellerie, garder les êtres chastes et les rendre invisibles. 

A l’évidence, on peut contester les pouvoirs attribués aux gemmes par les médecins du XVIIè siècle. En revanche, nous possédons des preuves intéressantes dès le début du XIXè siècle, lorsque des expériences furent conduites avec une sensitive, Frederike Hauff (née en 1801), surnommée « la voyante de Prevorst », et douée d’extraordinaires pouvoirs de clairvoyance. Le cristal de roche avait le pouvoir de la mettre en transe, mais placé sur son estomac, il raidissait tous ses muscles et la jetait dans un état épileptique, ses muscles devenant si rigides qu’ils résistaient à tous les efforts visant à faire mouvoir ses articulations. 

L’illustration des effets que certains minéraux peuvent avoir sur les sensitifs montre à quel point nous devrions faire attention dans le choix des pierres que nous portons. Il ya bien des années, un ami à moi décidé de porter autour de son cou un authentique tiki maori fabriqué à partir d’une stéatite verte. Peu de temps après, il ressentit des douleurs à la poitrine, sans faire le rapprochement avec le tiki. Finalement, il décida de consulter un docteur au sujet de ces douleurs persistantes. Afin de ne pas paraître bizarre ou anticonformiste face au docteur, il enleva le tiki ; la douleur disparut en un clin d’œil. Nous avons appris par la suite qu’en Nouvelle Zélande, le tiki était une amulette portée par les femmes enceintes, il réalisa l’erreur grossière qu’il avait commise. Le tiki retourna dans un tiroir, où il avait reposé des années durant, et ne fut plus porté depuis. 

Au regard de l’usage répandu des pierres précieuses et semi-précieuses dans les plus grandes de nos civilisations, il semble difficile de nier les nombreuses affirmations de leurs pouvoirs. La plus grande partie du discours des Anciens quant aux qualités protectrices et thérapeutiques des pierres est promptement considérée par l’homme moderne comme le fruit d’une superstition fondée sur l’ignorance et la peur. Et pourtant, nombre d’entre nous continuent de porter des pierres, des gemmes et des métaux afin de se protéger des malades. A preuve, le bracelet de cuivre porté couramment par les hommes comme les femmes pour éviter l’arthrite et les rhumatismes. 

Durant des milliers d’années, les pierres ont été utilisées à des fins thérapeutiques. Selon certaines hypothèses, les médecins et chamanes indiens faisaient un tel usage des gemmes que les Européens finirent par s’intéresser à leurs recherches thérapeutiques. Les gemmes sont employées de multiples façons. L’une des méthodes les plus communes consiste naturellement à porter la pierre sur soi, afin que celle-ci influence directement nos champs d’énergie. En Inde, les médecins ayurvédiques brûlaient les gemmes et les réduisaient en poudre pour fabriquer des médecines. Plus récemment, les pierres étaient conservées dan des flacons d’alcool, dans une obscurité complète, jusqu’à ce que le fluide absorbe les fréquences vibratoires des gemmes ; le liquide étai alors donné sous forme de gouttes pour guérir diverses maladies. 

imagesAlors que les voyants et les guérisseurs du passé étaient conscients de l’importance de l’aura, et de la protection par les gemmes et les différentes amulettes et formes talismaniques, nous avons perdu cette conscience et cette connaissance. Pourtant, certains faits nouveaux laissent penser que ces anciennes pratiques réapparaissent aujourd’hui sous une forme moderne, et sans doute allons-nous assister à une résurgence de la conscience quant à l’importance de l’aura et de la protection qu’elle apporte contre les influences débilitantes. 

S’il est évident que la meilleure façon de maintenir une aura saine est de se centrer sur les plus hauts niveaux de la conscience, et d’équilibrer ce trajet vertical avec l’expression horizontale pratique de la conscience du plan physique, il n’en est pas moins vrai que l’homme a toujours cherché à augmenter sa force et son harmonie au moyen d’un objet extérieur, qu’il s’agisse d’un bracelet ou d’un collier de pierres semi-précieuses, d’une structure talismanique, d’une bague de métal précieux, ou du moderne Pulsor. Tant que nous n’oublions pas que notre véritable pouvoir réside à l’intérieur de nous-mêmes, ces objets peuvent être considérés comme des supports utiles dans le maintien de l’équilibre de nos champs auriques.

 

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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Les formes Spiritualisées de l’Amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

tillmanLe problème des rapports existant entre les formes spiritualisées de l’amour, l’amour mystique dés-anthropomorphisé, l’amour mystique anthropomorphisé, l’amour tendresse et la sexualité, apparaît d’autant plus compliqué que nous le sommes nous-mêmes.

Ceci résulte non seulement d’une attitude mentale pervertie, mais aussi de la complexité de notre constitution. Cette dernière étant à la fois corps, âme et esprit, selon la fameuse trilogie traditionnelle. Les valeurs qu’il fut accorder à ces trois éléments de base varient beaucoup suivant les écoles philosophiques et les civilisations. Toujours est-il que les tendances analytiques de notre esprit occidental et notre habitude invétérée d’étiquetage, de mise en catégories ont érigé arbitrairement une foule de cloisons étanches et de coupes illusoires au cœur d’une Réalité suprêmement UNE et homogène. A cette réalité qui ne peut être pensée, nous avons donné le nom « Amour »….

Il n’y a pas un amour suprême qui soit distinct ou opposé à l’amour humain. Qu’il se manifeste sur le plan psychologique ou sexuel, l’amour est UN.

Pour l’être humains spirituellement éveillé, la réalité une de l’amour englobe et domine à la fois tous les secteurs de notre constitution : les activités spirituelles, psychologiques, physiques, sexuelles.

Dans cette optique, il n’y a pas de problème.

Les problèmes résultent en grande partie de l’abus du mental et des fausses valeurs qu’il nous suggère à tout instant et à tout propos. Mais la compréhension et la réalisation d ‘un tel point de vue sont plutôt exceptionnelles. L’importance exagérée que l’on accorde à la sexualité en ce siècle résulte à la fois d’une réaction aux interdits  du passé et d’une émancipation engendrée indirectement par les progrès foudroyants de la technique.

L’évolution psychologique de l’humanité semble obéir de tous temps à ce que l’on appelait les « mécanismes pendulaires de l’esprit ». Les mouvements d’opinion politique, les attitudes mentales et émotionnelles des individus et des collectivités, leur sens des valeurs suivent la trajectoire des balanciers oscillant périodiquement d’un extrême à l’autre.

L’ampleur des révolutions sexuelles de la fin des siècles est telle qu’elle dépasse par ses excès les sévérités du puritanisme le plus strict. L’érotisme, et son corollaire inévitablement commercialisé ; la pornographie, atteignent des proportions dont nous pourrions trouver difficilement l’équivalent dans l’histoire. En effet, l’ampleur des problèmes actuels de la sexualité au niveau psychologique et social résulte en grande partie de la puissance de suggestion de la publicité moderne. Cette dernière est elle-même engendrée par le développement de la technique.

Loin de nous aider à résoudre les problèmes de la sexualité et de la spiritualité, les extrémismes du puritanisme et de l’érotisme privent l’homme moderne d’une optique équilibrée, raisonnable et naturelle. Ces faits méritent toute notre attention et méritent d’être analysés de façon objective, c’est à dire sans à priori. 

L’orgasme sexuel est, sur le plan physique, la manifestation et le parachèvement de suggestions spirituelles et psychologiques dépassant infiniment le cadre du corps matériel auquel l’occidental s’est identifié de façon excessive et unilatérale.

L’organisme n’est pas une fin en soi. Il n’est que l’écho ici en « surface », de richesses spirituelles « des profondeurs ». L’orgasme pour l’orgasme est une aberration. La Nature sanctionne le mal fondé d’une telle optique par un pressentiment obscur de tristesse, de sursaturation e t parfois de dégoût. C’est à un tel climat que s’applique la fameuse expression « post coitem animal triste ». Nous avons constaté effectivement que l’abus de la sexualité a pour conséquence d’émousser toute qualité supérieure de sensibilité.  Il semble que ce soit véritablement à l’échelle planétaire que les jeunes autant que les adultes ont été sensibilisés à de telles expériences.

« Sensibilisés » n’est peut-être plus le terme adéquat à de nombreux cas individuels. « Traumatisé » serait peut-être exact. Pour tous ces motifs, il semble urgent de présenter à ce vaste problème de l’amour, du sexe et de la spiritualité les solutions équilibrées, naturelles, originales et profondes d’une psychologie nouvelle.

L’amour authentique est empreint de simplicité, de spontanéité, de gratuité, de détente. Il résulte de la dissolution de nos tensions psychiques et des faisceaux de tendances contradictoires inhérents à l’égoïsme humain. Ceci nous montre à quel point il est important que chacun reconnaisse d’abord en lui-même le processus opérationnel de cet égoïsme pour le dépasser ensuite.

Il est bien entendu indispensable de se connaître avant de se dépasser. Pour cela, le travail intérieur consiste en un effort de décontraction, en un non agir, opposé à nos agitations intérieures réflexes. C’est une simplicité opposée à notre complexité naturelle et le Zen insiste souvent sur cette simplicité, cette détente. Malheureusement, l’immense majorité du monde actuel, déformée par le prestige des progrès techniques, semble chaque jour davantage s’écarter de cette simplicité fondamentale en laquelle réside le secret d’un bonheur durable et le charme infini de l’amour. En fait la prétendue civilisation moderne, hautement technicienne est l’organisation la lus puissante de la dégradation et de la destruction de l’amour, et ce à tous les niveaux.

Imbus de leur supériorité monstrueuses et arrogante, beaucoup d’Hommes modernes sourient ironiquement en s’entendant énoncer l’antique parole du Christ : »En vérité, je vous le dis : « quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas » .  

Privée de l’inspiration du véritable amour, la sexualité perd non seulement sa signification profonde, sa beauté , mais aussi sa saveur la plus réelle. Mais nous ne savons plus ce qu’est l’amour véritable. Nous énonçons ce terme à la légère en ne soupçonnant pas l’immensité de ce qu’il implique. Ce n’est qu’un mot et depuis Korzybski nous savons que « le mot n’est pas la chose ».

Il est évident que le mot « amour » lu ou entendu, suscite dans l’esprit de la plupart, consciemment ou inconsciemment, des associations d’images sexuelles enrobées dans on contenu émotionnel plus ou moins trouble ; Pour l’immense majorité, le mot « amour » possède une résonance nerveuse, épidermique. En raison du climat d’émancipation sexuelle, on parle tout naturellement de « faire l’amour » comme on évoque la pluie ou le beau temps. Certes, l’activité sexuelle est aussi naturelle que la pluie et le beau temps, mais nous voulons souligner à quel point les mots « amour » et « sexe » sont indissociablement unis dans notre esprit.

Au Danemark par exemple, on déclare « faire l’amour » comme on respire ou comme on éternue. Les spécialistes de physiologie sexuelle déclarent d’ailleurs que les processus de l’orgasme sexuel et de l’éternuement sont identiques.

L’amour véritable donne à la sexualité sa pleine signification et révèle le charme inconnu d’une lumière intérieure. La magie de celle-ci abolit la dualité des amants et les plonge dans une insondable communion. Nous vivons la plénitude d’une des plus hautes possibilités que la Nature destine dans les relations humaines ; le fait qu’un tel climat se trouve rarement atteint n’est pas une raison suffisante pour affirmer son impossibilité.

Francesca du forum « La Vie devant Soi« 

Nous avons les moyens de changer nos comportements… Simplement en se connaissant soi-même. Vous pouvez rejoindre mon autre blog pour savoir comment s’y prendre : http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/category/tao-et-sexualite/  

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Les rituels du druidisme

Posté par othoharmonie le 9 juin 2015

 

le_bosquet_sacreIl y a plusieurs façons d’entendre la voix des Druides, le druidisme. En tant que voie spirituelle le druidisme transmet une philosophie, une « sapience », des valeurs , une éthique mais aussi un certain nombre «_d’outils » dont une pratique rituelle. Le rituel druidique est multiple et pourrait s’imaginer dans d’infinies déclinaisons. Mais ce n’est pas le cas et la plupart des collèges druidiques même de lignées différentes se reconnaissent généralement dans la structure de leurs rituels. Le rituel s’inscrit à la fois dans un cadre traditionnel et des résonances symboliques précises mais il ouvre aussi la porte à l’expression individuelle du sacré, aux intuitions et aux « transports » de l’âme.

C’est d’ailleurs dans ses capacités à mobiliser les mouvements de l’âme, l’inspiration ou l’émotion et les énergies que le rituel trouve son efficacité et donc sa raison d’être. Le rituel druidique est plusieurs choses : – Il est dans un premier temps une actualisation du mythe celtique traditionnel. Il l’est par la déclinaison des thèmes et symboles qu’il met en œuvre. Ainsi à différentes occasions et en particulier lors des célébrations saisonnières le rituel s’attachera à tel symbole, tel mythème, qui correspondent aux résonances de la célébration ou du moment. Mise en valeur du cycle de la Lumière, mise en valeur de symboles naturels ou encore liens avec les cycles agraires. Appel aux ancêtres, invocation des divinités liées à la célébration… Les outils sont nombreux , riches et il convient simplement de les organiser ou du moins d’entendre et de comprendre les résonances pour que les rituels constituent un tout harmonieux et cohérent.

 - Le rituel druidique est aussi une façon de s’inscrire dans un « Monde » qui a du sens. En clair de s’inscrire dans le cycle des saisons et de son influence sur nous, de s’inscrire dans le mouvement des luminaires et dans les mouvements de la nature. Le rituel est intégrateur, il ne l’est plus seulement parce qu’il décline le mythe mais aussi parce qu’il nous aide à vivre au rythme de notre environnement. | Grâce au rituel nous adhérons | aux cycles, plutôt que de les | subir ou de chercher à les | éviter.

 - Un troisième aspect du rituel druidique est celui qui a trait à la fois à notre bien être et à une certaine forme de Sagesse ou d’inspiration. Dans la mesure où le rituel permet à chacun de faire, de contribuer, d’exprimer la nature et la qualité de ses rapports au divin. Dans la mesure aussi où le rituel permet à chacun d’être acteur, de livrer des émotions, de partager des images, des symboles. Dans la mesure où le rituel se déroule dans un contexte de bienveillance et de paix, il génère très généralement une impression d’harmonie et d’ouverture de conscience.

Comme nous l’avons dit plus haut, il n’y a pas un rituel druidique mais des rituels druidiques se déclinant sous des formes multiples dans lesquelles nous reconnaîtrons néanmoins une base commune ou du moins un ensemble de symboles et préalables de tradition druidique. Cela étant nous partageons un certain nombre de pratiques et de postulats avec d’autres mouvances païennes. Nous considérons par exemple que  chacun peut s’adresser  légitimement à ses Dieux et | sans intermédiaire. Ce qui justifie le rite familial ou individuel.

En revanche dans le cadre d’une célébration collective, le Druide responsable de clairière, est l’ordonnateur du rite, dont il connaît les ressorts et l’ordonnancement traditionnel. Pour autant il ne se substituera pas au rapport intime que chaque druidisant a établi avec le sacré. Nous voyons déjà que le rituel druidique va se décliner de façon différente selon qu’il trouve sa place dans l’intimité d’un foyer, dans le cheminement intérieur ou dans une pratique domestique ritualisée; ou qu’il se situe dans une célébration collective, saisonnière ou dans un but plus ciblé.

Quel peut être ce but ? Il y a bien sûr les rituels liés aux célébrations saisonnières. Ici, le rituel s’inscrit dans un cadre (que nous aborderons plus loin) et décline par ailleurs une symbolique propre au « rayon » particulier de la roue de l’année. Ces célébrations saisonnières ont lieu à des moments précis, définis selon un calendrier soli-lunaire. Calendrier connu pour être en usage dans l’Antiquité et dont on trouvera un exemple dans le calendrier dit de Coligny. Aux cycles saisonniers répondent les cycles de vie, la naissance, la maturité, le mariage, la vieillesse, la mort.

Ces moments dits de « passage » font également l’objet de rituels particuliers dont le but est de permettre aux « humains » de traverser ces passages à gué en ayant l’intuition du sens et aussi peut-être en se sentant accompagnés par ceux qui en ont fait l’expérience ou accompli le travail en lien avec ces moments très particuliers. Il existe d’autres rituels, souvent réalisés dans une pratique plus « intime » , c’est-à-dire soit dans une pratique individuelle soit au détours de moments particuliers d’un rituel collectif. Ce sont les rituels propitiatoires, d’harmonisation, de protection… et toutes autres pratiques visant à des buts plus ciblés, parfois plus personnels. Au-delà de cet aspect personnel, ces rituels sont aussi des rituels d’intégration, de « guérison » qui permettent à l’individu parfois désemparé face à certains mouvements de l’existence de faire face et de reprendre pieds. La nature de ces rituels différera des rituels précédents mais le Druide portera une attention particulière au fait de maintenir ces rituels dans un cadre traditionnel celtique sans en oblitérer l’efficacité. Avant d’aborder le rituel druidique dans ses grandes lignes, il convient peut-être de souligner que les collèges druidiques peuvent avoir une approche un peu différente du rituel et de la façon de le pratiquer.

La plupart du temps des « offices » sont répartis. Offices qui correspondent à des fonctions ou à des rôles. Cette attribution des offices n’empêche pas d’ailleurs la participation de l’assistance qui sera sollicitée pour concourir au rituel ne serait-ce qu’en déposant des offrandes à la Terre ou au Feu ou sous quelque forme que ce soit. Parmi ces petites différences entre collèges, il en est qui ont pour usage d’écrire le rituel puis de le lire au cours de la célébration. D’autres au contraire essaieront de s’imprégner des résonances, d’une structure symbolique pour exécuter ensuite le rituel en se laissant guider à la fois par leur connaissance de la structure et à la fois par ce que nous appelons l’inspiration, c’est-à-dire une forme d’intuition extemporanée du sens. Ce qui caractérise le rituel druidique c’est sa déclinaison « temporelle ».

Les rituels du druidisme dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELSLes célébrations régulières   s’inscrivent dans un   temps sacré dont le meilleur exemple nous est donné par le calendrier de Coligny. Sans entrer dans les détails de ce calendrier somme toute assez complexe nous pouvons y lire : – une polarisation saisonnière et journalière avec une année qui commence en début de période sombre et un « jour » qui débute avec la nuit, – des dates de célébrations qui s’inscrivent dans les rapports cosmiques, entre le Ciel et la Terre, les étoiles, les luminaires (Lune/Soleil). Rapports qui conditionnent les résonances du rituel avec l’influence des Dieux. Nous considérons donc que chaque célébration décline un rapport particulier entre l’Homme et le Divin. Conjonction du moment « cosmique » et de l’intention humaine dans l’espace sacré constitué par le cercle des célébrants. Le rituel constituant une intensification du rapport naturel qui existe entre Hommes et Dieux.

Le rituel druidique dans ses grandes lignes Un rituel druidique classique se déroule en plusieurs temps distincts. Une phase de préparation qui est tout simplement un moment où chacun se met en condition. Le cercle (lieu du rituel) est préparé, le cas échéant l’autel ou les autels sont décorés, agencés, les « lits du Feu » tracés et les divers éléments nécessaires pour le rituel sont installés en bonne place. Ceci peut être l’occasion pour le Druide d’expliquer aux nouveaux arrivants le symbolisme des divers dispositifs, de la structuration de l’espace et du sens plus particulier de la cérémonie. La phase de préparation peut parfois s’accompagner d’un rituel personnel de purification et de « dédication » . L’ablution préparatoire en est la forme la plus simple et la plus classique. L’entrée des participants suit cette phase de préparation. Cette entrée est plus ou moins ritualisée selon les moments ou les circonstances. Au plus simple les participants sont installés selon leur fonction ou leurs affinités mais parfois aussi le groupe s’installe en procession (circumbulations) selon les usages traditionnels (liés parfois au grade ou à l’ancienneté). Dans cette installation un peu plus formelle les participants sont parfois invités à saluer l’une des directions ou encore une représentation des Dieux ou encore à saluer chacun des participants présents après qu’ils aient été accueillis par un Druide ayant fonction de « portier ». L’ouverture Le rituel druidique se déroule dans une triple dimension. Une dimension verticale, une dimension horizontale et une dimension centrale qui est au point de rencontre des deux. Ceci va être traduit de diverses façons. Dans un premier temps nous irons solliciter la mémoire, l’énergie, l’influence de ceux que nous considérons comme nos ancêtres, de nos Dieux et de toute forme d’influence spirituelle agissante dans le lieu et temps du rituel. Cela s’accomplira, comme dans tout acte rituel, par la parole, la prière, le geste et l’utilisation de symboles. Ceci constitue le « jeu rituel » qui participe par ses capacités évocatoires à l’efficacité de l’ensemble. La construction de l’espace rituel est un autre moment du rituel. La plupart des groupes druidiques s’établissent dans une orientation symbolique qui se réfère à 4 directions auxquelles il est attribué des affinités avec quatre éléments que sont l’air, le feu, l’eau et la terre mais aussi avec des qualités psychiques, des symboles, des vertus particulières.

À l’expérience cette structuration de l’espace conditionne réellement le ressenti au cours du rituel et établit à l’usage une sorte de plan d’équilibre, qui participe à l’harmonie du rituel. Un autre usage consiste en la désignation, la matérialisation et la consécration de l’espace de célébration. Selon les cas, le Druide va simplement désigner l’espace mais le plus souvent l’espace sacré est défini par un Druide qui le circonscrit en se déplaçant à sa périphérie et, se faisant, définit les frontières entre l’espace ainsi consacré et l’espace profane. L’usage de purifier l’espace ainsi consacré par l’eau, le feu, l’encens… est également très habituel. Il faut bien entendre que tout cet appareil symbolique et rituel permet de définir un lieu et un temps « sacralisé » c’est-à-dire en capacité à accueillir l’expression spirituelle et l’hommage au Divin. Dans nombre de collèges druidiques il est également fait référence au centre qui se trouve à la jonction entre l’axe vertical et la croix des éléments et qui constitue le lieu d’actualisation (ici et maintenant) de l’Esprit , de l’inspiration. Cet « Awen « qui est un objet de quête dans la tradition celtique.

Une prière aux Dieux ou encore la prière dite « des Druides » peuvent trouver leur place dans cette phase d’ouverture du rituel.

Le cœur du rituel

Au cœur du rituel vont se dérouler les actes qui sont spécifiques au but de la cérémonie ou à sa motivation. Aborder ceci dans le détail nous emmènerait trop loin de l’objet de cet article et constitue du fait de sa relative complexité une des parts de l’enseignement druidique. En revanche faire des offrandes constitue une part importante du rituel druidique. Même si curieusement elles ne trouvent pas toujours ici ou là, la place qu’elles devraient avoir.

 L’offrande est un acte concret  qui établit un lien avec les  divinités.

 images (2)Il y a dans l’offrande à la fois une reconnaissance, une marque de respect pour le divin et la mise en œuvre d’équilibres et d’échanges subtils entre celui qui offre et ceux à qui l’ont offre. La prière, le chant, la danse et même le respect de certains engagements ou des comportements « justes » sont des formes particulières d’offrandes, pour peu qu’elles soient « entendues » comme telles et mises en œuvre comme telles. Aujourd’hui, l’offrande druidique habituelle est composée de substances végétales, de nourriture ou d’objets symboliques biodégradables. Ou encore de façon très classique, constituée de pain, de céréales, de fruits, d’eau, d’hydromel, de lait, d’huile, de fleurs ou de parfums. Les offrandes sont déposées avec respect , et intentions. Soit dans la Terre, dans l’Eau d’une rivière, dans le Feu ou encore exposées à l’Air. La clôture du rituel Lorsque la phase spécifique du rituel est terminée il est temps de mettre fin à celui-ci. Durant cette phase de clôture il peut être procédé à un « renvoi » général des résonances évoquées. Renvoi qui est accompagné de prières et parfois de « serments ».

Il s’agit là de « libérer » les énergies pour qu’elles fassent leur chemin et aussi de nous permettre de retrouver notre mode de fonctionnement « ordinaire ». Il est également d’usage lors de la phase de clôture de remercier tous ceux qui ont été conviés à participer au rituel, les esprits, ancêtres, divinités mais aussi les participants à la célébration. Des libations et nouvelles offrandes peuvent être faites à ce moment là. Et parfois si cela n’a pas été fait auparavant c’est aussi le moment d’échanger boisson et nourriture. Cette partie du rituel est souvent vécue de manière très conviviale, fraternelle et permet lentement de reprendre pieds dans le monde profane. Dans les échanges de nourriture et de boisson, c’est la fraternité et la solidarité qui s’exprime, à la fois entre « humains » mais aussi par le biais des libations qui sont offertes entre le visible et l’invisible. Enfin, il est procédé à la « fermeture » de l’espace rituel.

Le lieu est restitué au profane, tandis que le rituel nous invite à remercier chacune des directions, chacune des « forces » qui nous ont assistés. L’Après rituel : Il me semble important de souligner la responsabilité que nous pouvons avoir dans la mise en œuvre de nos rituels et en particulier de ce que nous laissons derrière nous. Nous accordons une certaine importance à restituer son intégrité au lieu dans lequel nous avons ritualisé. Nous sommes très attentifs à ne rien laisser qui ne soit biodégradable derrière nous. En particulier et même quand les rituels se déroulent de nuit, nous récupérons les reliefs de bougie, emballages et autres contenants dont l’abandon sur place serait indélicat. La question des offrandes est un peu plus complexe puisque par nature elles ne sont pas récupérables. Sans doute servent-elles généralement et rapidement de nourriture aux animaux. Mais nous essayons quand même de donner un aspect esthétique à ce qui résulte de nos rites. Nous essayons de faire en sorte que les offrandes ressemblent bien à des offrandes, et pas seulement à un dépôt oublié de denrées alimentaires. Ce souci esthétique correspond à la fois à un souci éthique mais aussi à une forme de « ré-enchantement du monde» . Ce qui réjouit les yeux réjouit aussi le cœur et nous imaginons que ceux à qui nous offrons savent aussi le reconnaître.

SOURCE LUNE BLEUE

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Ne courons pas après les faits dits : merveilleux

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 

N’essayons même pas de voir des miracles authentiques. Ne courons pas après les faits dits merveilleux…. Quand nous en aurions constaté un, il nous en faudrait encore d’autres, pour confirmer le premier et cela nous détournerait de l’immense miracle qui nous entoure de toute part et que, aveuglés que nous sommes par le souci de nous-mêmes, nous n’apercevons pas. 

 imagesSi nous faisions taire toutes les voix de l’orgueil en nous, nous entendrions l’« Ami » qui est là, qui frappe à la porte de notre coeur et qui nous répète :  

 » Heureux les pauvres en esprit,   
 » Heureux ceux qui pleurent,   
 » Heureux les débonnaires,   
 » Heureux les affamés de justice,   
 » Heureux les miséricordieux,   
 » Heureux ceux dont le coeur est pur,   
 » Heureux les pacificateurs,   
 » Heureux les affligés et persécutés pour la justice. » 

 Quand nous aurons vraiment entendu ces paroles, car la foi vient par l’ouïe, quand nous les aurons incorporées dans notre vie, quand elles seront devenues la substance même de notre chair et de notre sang spirituels, un jour ou plutôt au milieu d’une de ces terribles nuits de désolation que connaissent parfois les mystiques, le Très Miséricordieux nous dira : « Venez maintenant hériter le Royaume qui vous a été préparé dès le début, ainsi qu’il a plu au Père de vous le donner! »  

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LA CULTURE DE LA VOLONTE

Posté par othoharmonie le 31 mai 2015

 

 images (3)Le grand œuvre spirituel comporte la culture de nos forces physiques. Le corps est un serviteur ; on lui doit l’entretien et le repos L’esprit et l’âme vivent tout mêlés avec lui et, à son tour, il se mêle à eux. En nous, comme au sein de la Nature, tout influe sur tout.

   La volonté doit donc devenir maîtresse du corps, dans celles de ses parties qu’anime le système nerveux conscient. Il faut contrôler peu à peu les gestes, les paroles, les regards ; il faut résister à la faim, à la soif, à la fatigue, au sommeil, quand il y a utilité ; il faut accepter, si besoin est, l’aliment, ou la boisson, ou le travail qui ne plait pas à ce corps. Mais inutile de lui imposer des peines arbitraires, sinon dans les cas exceptionnels. Quand nous nous sommes privés de dîner ou de dormir, le lendemain, nous faisons mal notre besogne ; la matière est encore trop forte chez presque tous. Seuls les êtres d’élite, chez lesquels l’esprit a recouvré sa place – la première -, peuvent jeûner, veiller, et que personne ne s’en aperçoive ensuite ; eux seuls peuvent supporter la grande fatigue et la douleur sans que leur moral s’en ressente.

   La vitalité physique est très sensible aux dispositions du caractère. La mauvaise humeur, l’anxiété, le pessimisme l’affaiblissent ; la bonne humeur, l’entrain, l’optimisme la renforcent. On doit se maintenir en joie ; et, comme les occasions d’être joyeux ne sont pas toujours très fréquentes, l’entraînement systématique à un heureux caractère est excellent. Le vrai disciple n’est pas un individu morose, grincheux et enfoncé dans de sombres méditations. Il sait sourire, il sait être gai ; il sait que toutes les forces ont besoin de détentes, et qu’à la faveur du repos, la volonté, comme le muscle, se renouvelle et se rajeunit. Une récréation peut devenir une re-création.

   À l’extrémité supérieure du Moi fonctionne notre intellect. Lui aussi doit passer sous le contrôle du libre-arbitre; lui aussi, comme le corps, est un serviteur à qui, après le travail, la détente et le repos sont nécessaires.

   Certes, l’effort moral vers la sainteté fait faire les progrès les plus décisifs à la maîtrise de nous-mêmes. Mais du mépris de l’intelligence ne faisons jamais une des conditions de cette sainteté ; cultiver l’intelligence afin de mieux servir le prochain pour obéir au Christ, voilà ce qui est juste. Mais mépriser le savoir est aussi faux que d’en faire une idole, quoique la dignité du savant digne de ce beau nom soit infiniment au-dessus de la vanité du sot.  

   La même règle de convenance et de juste équilibre s’applique aux recherches de l’Art. La Beauté, pas plus que la Science ou la Force, ne doit être prise pour un but ; elle est une route. L’Art mène à Dieu, comme la Pensée, comme le Travail, à condition de ne s’en approprier ni les fruits ni la noblesse.

   C’est encore en suivant la loi commune que doit se mouvoir la sphère des sentiments. La culture de la volonté, quelque intensive qu’on la souhaite, ne demande pas qu’on arrache de son cœur les affections saines dont Dieu lui a confié les germes. Aimer sa famille, sa cité, sa patrie, l’humanité, ce ne sont pas des faiblesses, mais bien d’excellentes écoles pour le Moi ; car on ne peut pas aimer sans agir ; et plus intimement nous vivons avec les objets de nos affections, plus ardue devient la tâche de rendre cet amour vivant dans nos paroles, dans nos actes et dans notre caractère. Un amour qui ne se sacrifie pas n’est qu’un égoïsme.

   Aimer l’humanité, ce n’est pas très difficile; l’humanité, c’est loin, c’est vague, et puis, c’est trop grand; on ne voit pas grand-chose à faire pour elle. Aimer sa patrie, c’est déjà moins facile, parce qu’il y a la guerre, et l’opposition de nos intérêts particuliers avec l’intérêt collectif. Mais le plus difficile, c’est d’aimer nos voisins, nos camarades, à la personnalité desquels notre personnalité se heurte chaque jour. Là, les occasions de se maîtriser abondent. Si l’on veut suivre l’entraînement à fond, il faut toujours accepter, sauf si l’on veut nous induire à mal faire, toujours s’effacer, toujours se laisser mettre à la dernière place, toujours donner ses aises et ses, préférences : voilà le meilleur des exercices ; il vainc nos défauts, il transforme nos travers, il nous oblige à nous dépasser nous-mêmes. 

Ce n’est pas tout que d’accepter. Il ne faudrait pas seulement laisser prendre ; on devrait donner à qui demande, offrir à ceux qui n’osent pas solliciter. Ceci, c’est la perfection. Ne visons pas si haut du premier coup. Allons pas à pas, et nous nous tiendrons pour satisfaits si nous parvenons à ne jamais faillir aux devoirs, aux exercices qui se présentent. Le Ciel saura bien, à mesure que notre force volitive croît, nous conduire vers les choses difficiles

Telles sont, rapidement indiquées, les règles très générales de la culture spirituelle. Ce sont les manières d’être, ce sont les travaux.

Extrait des Lettres Mystiques 

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Mon Dieu Intérieur parle

Posté par othoharmonie le 28 mai 2015

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« Mon Dieu Intérieur parle » est un texte thérapeutique préparé par Alejandro  Jodorowsky pour ces personnes qui disent ne pas savoir comment s’aider elles-mêmes, parce qu’elles se croient inutiles, vides, n’ont pas foi en leurs valeurs internes. C’est un texte pour tous celles et ceux qui ont grandi avec  un sentiment d’inutilité et des difficultés à trouver un sens à leur vie.

« Mon Dieu Intérieur parle » agit comme un mantra sacré, grâce auquel chacun-e pourra allumer une petite lumière pour illuminer l’obscurité dans laquelle il se trouve afin d’avancer sur le chemin du « connais-toi toi-même », en se reconnectant à son être essentiel.

L’art de Guérir – Mon Dieu Intérieur parle

Chapitre 1 
Imaginez la voix chaude, tendre et compatissante de Dieu à l’intérieur, et en lisant ce qui suit,  pensez que  vous ne lisez pas, mais que vous l’entendez, comme si ces paroles venaient du plus profond de votre coeur.
 
1. En lisant ces phrases, imagine ma voix. Écoute. C’est à toi que je parle. Je suis le centre de ta conscience, ton Dieu Intérieur.

2. Durant de nombreuses années tu as cherché anxieusement sans savoir ce que tu cherchais. Les concepts avaient perdu leur signification. Vérité, bonheur, liberté, Dieu, ressemblaient à des sons creux.

3. Aucun de tes prétendus maîtres n’a été en mesure de t’apprendre à être, à créer, à vivre ou à aimer.

4. Ces enseignants étaient seulement des personnalités humaines comme toi, avec leurs défauts et leurs faiblesses, qui répétaient sans les comprendre des vérités qui étaient les restes d’une tradition qui avait perdu son origine.

5. Ne se connaissant pas, ils ne surent pas te transmettre ce qu’ils étaient. Ils voulaient seulement que tu apprennes ce qu’ils disaient: des phrases déduites d’autres phrases, elles mêmes déduites d’autres phrases et ceci à l’infini.

6. Tu crois venir vers moi parce que tu ne sais plus vers qui te tourner. Tu te trompes, en réalité c’est moi qui viens vers toi.

7. Ce n’est pas toi mais bien moi qui étais à ta recherche, mais à peine pressentais-tu ma présence que tu me rejetais, effrayé(e).

8. En n’étant pas toi-même, tu avais peur de disparaître. Un peu comme un personnage dans un rêve qui prie pour que celui qui le rêve ne se réveille jamais.

9. Tu ne m’acceptais pas, voulant garder le contrôle de toi-même. Mais cette fuite te décourageait, te faisant supporter dans le cœur et dans l’esprit des nécessités impérieuses insatisfaites.

10. Enfin, maintenant que tu commences à sentir la présente d’une vérité à l’intérieur de toi, tu vas abandonner tes défenses et tu vas m’écouter.

11. Je suis ta vérité.
12. Je suis ta liberté.
13. Je suis ton bien-être.
14. Je suis ton Dieu Intérieur !
15. Détends-toi ! Avant de continuer à lire fais taire le moucheron de tes pensées, calme tes émotions, pacifie tes désirs, réduis tes besoins.

16. Je suis la partie de toi qui sait tout.
17. Et j’ai toujours tout su et je saurais toujours tout.
18. Cette partie de toi qui dit : Je suis ce que je suis et pas ce que les autres veulent que je sois.
19. Cette partie de toi qui reconnaît la vérité et qui écarte toute erreur quelle qu’elle soit, pas cette partie de toi qui s’est nourrie d’illusions pendant des années.

20. Parce que je suis ce qui t’as tout donné dans ta vie, pauvreté ou richesse, solitude ou amour, dégouts et satisfactions, réalisations ou rencontre des obstacles que j’ai mis devant toi pour t’enseigner que je suis ton unique guide.

21. Je t‘ai toujours prodigué non seulement la vie mais j’ai aussi voulu t’apporter toutes les choses nécessaires pour combler tes nécessités matérielles, tes désirs sexuels et créatifs, ta recherche émotionnelle et ton développement intellectuel.

22. Mais je ne suis pas ce tourbillon d’idées que tu appelles intellect, ni ton récipient émotionnel avec ses sympathies et ses répulsions, ni ta libido animale aveuglée par ses désirs, pas plus que ton corps – c’est à dire ta façon de percevoir ton organisme – avec ses besoins exagérés.

23. Ces idées, ces sentiments, ces désirs et ces besoins sont seulement l’expression de ton être, comme tu es l’expression de mon être. Ce sont seulement des phases de ta personnalité humaine, de la même façon que tu es une phase de ma divine transparence.

24. Libère-toi de la domination de ta personnalité, qui affectionne tellement l’auto-glorification et l’auto-justification. Libère-toi de ton aveuglant intellectualisme, infecté par des idées et des préjugés apportés par la famille, la société et la culture. Libère-toi de ton déséquilibre émotionnel qui veut s’attacher aux illusions pour retomber bien souvent en déceptions. Libère-toi du désir exacerbé, car pour peu que tu le satisfasses, jamais tu ne pourras le rassasier. Libère-toi des besoins artificiels qui ne sont que des vices imposés par le désir de paraître ce que tu n’es pas.

25. Si tu veux que je sois en toi et que je règne en ta conscience, ne te laisse pas diriger par ton intellect, par tes émotions, tes désirs ou par tes nécessités. Convertis-les en tes humbles serviteurs.

26. Je suis ton Dieu intérieur, celui qui accède à ton Être essentiel, celui que j’ai réveillé, le préparant ainsi expressément à recevoir ma parole.

27. Tu seras suffisamment fort(e) pour la supporter, si tu élimines tes illusions, tes croyances et opinions personnelles, qui sont seulement les scories que les autres ont lancé et que tu as récoltées.

28. Ensuite ma parole sera pour toi une source de joie et de bien être.
29. Ton esprit apprendra à s’illuminer, ton cœur à recevoir la grâce, ton sexe à connaître l’extase créative et ton corps à vivre dans une transe continuelle.

30. Mais il faut t’attendre à ce que ta personnalité, implantée par ta famille, la société et la culture, te fasse douter de ma parole telle que tu la lis.

31. Elle sait bien que son existence est menacée, qu’elle ne pourra plus vivre et prospérer, ni dominer plus longtemps tes pensées, tes sentiments, tes désirs et tes besoins, en s’imposant dans ta vie quotidienne comme elle l’a fait jusqu’ici, si tu ouvres ton cœur à ma parole et que tu l’héberges en son sein pour toujours.

32. Oui. Moi, ton Dieu intérieur, je te parle pour que tu sois conscient de ma présence.
33. J’ai toujours été à tes côtés, depuis ta naissance, mais tu ne t’en rendais pas compte. À présent il est temps que tu me connaisses, moi, qui étais toi avant ta naissance et qui sera toi après que tu « meures ».

34. Ce que tu appelles “mort” est seulement le passage d’une dimension matérielle à une dimension immatérielle.
35. Es-tu décidé(e) ? Veux-tu te submerger dans ton esprit infini ?
36. Alors abandonnes-toi à moi !

images« Mon Dieu Intérieur parle » contient 4 chapitres. Vous pourrez trouver les 3 autres chapitres en langue espagnole sur le site PLANO-CREATIVO ou traduits en français sur le blog PLAN CREATEUR  qui propose également la version intégrale en téléchargement libre au format pdf : Téléchargez Mon Dieu Intérieur parle d’Alejandro Jodorowsky. 

Mille mercis à Franca de AROMATOUCHE qui m’a permis de découvrir ce texte fabuleux, ainsi qu’aux créateurs et administrateurs du blog PLAN CREATEUR pour leur travail de traduction et de diffusion des oeuvres de A. Jodorowsky.

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APPRENDRE A VIVRE ENSEMBLE

Posté par othoharmonie le 6 mai 2015

 

images (1)Penchons-nous un seul instant sur l’idée même qu’il existe un esprit universel qui unit tout, une intelligence qui pénètre tout et considérons également son corollaire : il n’y a pas d’esprit qui soit séparé. Pour cela, nous pourrions imaginer l’univers comme un océan, il y a bien des vagues en surface mais ces vagues sont faites et composées de l’océan ou d’eau. Si l’une des vagues voulait brusquement quitter totalement l’océan il lui faudrait ne plus êtres composée d’eau et ne plus être reliée au mouvement de l’océan. Comment alors pourrait-elle survivre ? Le fait est simple : une vague ne pourrait se séparer du corps de toutes les vagues tout en restant un vague.

Chacun de nous est relié à tout ce qui vit, que nous en ayons conscience ou non, le fait même de ne pas en prendre conscience est la source de toutes nos souffrances. Nos pensées ne sont ni privées ni dépourvues d’effet à condition qu’elles soient vraies et réelles et si en tant qu’esprit je suis unie à tous les autres esprits, c’est que j’ai une influence sur les autres que je le veuille ou non.

Si je crois que je peux me séparer complètement de l’Esprit universel, je ne fais que m’illusionner car cela ne peut pas plus se faire qu’une vague pourrait se séparer de son océan.  Toutes les pensées et les émotions que j’ai et qui sont fondées sur la croyance selon laquelle je peux me séparer de la vie ne peuvent avoir aucun effet réel sur la vie elle-même. En d’autres termes, nos idées et nos sentiments négatifs ne changent pas la réalité et c’est la raison pour laquelle toutes les pensées de culpabilité n’ont aucun fondement et ne sont d’aucune utilité sur les jugements que nous portons.

Au lieu de cela, rappelons-nous chaque jour, chaque minute, chaque seconde, le matin au réveil que lorsque nous acceptons la paix pour nous-mêmes cette paix est reçue à un certain niveau par chacun d’entre-nous à travers le monde. C’est cela qui va transformer le monde, car nous ne transformerons pas le monde en attaquant ceux qui sont différents.

En regardant simplement les gens tels qu’ils sont dans l’instant, nous pratiquons continuellement le pardon. Au contraire, si notre regard sur eux est un prétexte pour faire ressortir leurs erreurs ou leurs défauts ils deviennent pour nous la cause de nos propres souffrances. Notre attitude de pardon doit purifier en permanence notre vision de toute chose, nous libérant ainsi à chaque instant de nos limitations.

Pardonner n’implique pas de se remarier avec son ex, de libérer les prisonniers, de revenir à notre ancien emploi ou toute autre chose de ce genre. L’ego croit que s’il pardonne à celui qui lui a fait mal il lui faut traduire ce pardon par un certain comportement approprié. Or, le vrai pardon n’exige du corps aucune action, même s’il peut s’accompagner d’un certain geste, le pardon est une correction intérieure qui soulage simplement le cœur. Avant tout il est là pour la paix. En étant en paix, nous pouvons donner la paix aux autres et c’est là le plus durable et le plus estimable des dons que nous puissions faire. Le pardon, comme tous les autres attributs spirituels n’implique pas de comportement particulier. Le vrai pardon voit plus loin que l’évidence telle qu’elle apparaît à un seul corps et se tourne vers la vérité universelle. La vérité de notre réalité est que chacun d’entre nous est innocent et totalement aimé de Dieu.

Nous avons fait d’innombrables erreurs et nous continuerons probablement à en faire pendant un certain temps, mais le vrai pardon fait une différence entre les appels profonds du cœur et les désirs superficiels de l’ego. Toutes les erreurs proviennent de l’ego et font partie d’un processus d’apprentissage par lequel nous devons tous passer. Le pardon est une vision bienveillante qui voit la maturité, la bonté du cœur et l’intégration qui se produiront pour chaque personne en temps utile. Par ailleurs, il reconnaît qu’il est impropre de condamner ce processus de croissance.

L’intolérance vient simplement du fait de ne pas vouloir regarder au-delà des apparences ; comme tous les sentiments dénués d’amour tels que la peur, l’impatience, la jalousie, la colère, la tristesse … l’intolérance n’a pas besoin qu’on la combatte, ni même qu’on lui résiste. Le but n’est pas de faire de l’esprit un champ de bataille ; le processus est souvent progressif, il n’est requis de nous que d’essayer doucement de pardonner chaque fois que nous avons du mal à comprendre un fait ou une situation que nous ne connaissons pas.

Une excellente habitude à prendre avant de porter un jugement consiste à marque un temps d’arrêt pour mieux évaluer la situation.

Rien de négatif ne peut résister à la Lumière.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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La Maîtrise de notre Mental

Posté par othoharmonie le 29 mars 2015

 

thinkingLorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander : « A qui sont elles venues ? ». Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse sera « à moi ». Si vous poursuivez alors l’investigation « qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental, qui lui est subtil, s’extériorise à travers le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes du monde grossier apparaissent ; s’il demeure dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais le maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle « intériorisation » (antar-mûka). Si le mental quitte le Cœur, on appelle cela « extériorisation » (bahir-mûka). Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le « je », origine de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours présent resplendit. Quoique l’on fasse, on doit le faire sans le faux « je ». Si l’on agit de telle manière, tout se révèle comme étant de la nature de Shiva (Dieu).

Il n’y a que l’investigation comme moyen adéquat. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens il paraîtra maîtrisé, mais il s’élèvera à nouveau. C’est ainsi que le mental peut être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci; quand elle reprend, le mental se met, lui aussi, à s’agiter et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et la respiration ont la même source. Le mental est constitué de pensées. La première qui surgit dans le mental est la pensée « je » ; c’est l’ego.

L’ego a son origine à l’endroit même d’où s’élève la respiration. Ainsi, quand le mental s’apaise, la respiration est contrôlée, et quand la respiration est contrôlée, le mental s’apaise. Mais dans le sommeil profond, bien que le mental soit tranquille, la respiration ne s’arrête par pour autant. Ceci est dû à la volonté divine et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il soit pris pour mort. En état de samâdhi , et en état de veille lorsque le mental est tranquille, la respiration est contrôlée. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu’au moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps ; et quand le corps meurt le mental emmène le souffle avec lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n’est qu’une aide pour dompter le mental (manonigraha) ; elle n’apporte pas l’extinction du mental (manonâsha).

Comme la pratique du contrôle de la respiration, ainsi la méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser le mental. Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental se fixe sur un seul point. La nature du mental est précisément d’errer. Tout comme la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient une chaîne, car il ne cherche plus à saisir autre chose, de même le mental quand il est occupé à méditer sur des noms et des formes ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le mental se déploie sous forme d’innombrables pensées, chacune d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire, les pensées s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient fort. Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile. De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restreint à la nourriture sattvique en quantité modérée est la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvique du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

EXTRAIT du livre : « Qui suis-je? » Les enseignements de Sri Ramana Maharshi

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Le soleil brille toujours au-dessus des nuages

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

images (2)L’analogie symbolique de l’expression métaphorique faisant état de nuages cachant momentanément le soleil se retrouve dans toutes les traditions ésotériques et spirituelles. L’âme, principe de vie par excellence, reste toujours active, malgré les vicissitudes de l’existence. Cette certitude reste bien ancrée chez celui dont le regard se situe au-delà des apparences…

Certaines pratiques méditatives issues du Zen associent les formes pensées à des nuages. La méthode consiste à les laisser passer sans s’y identifier, sachant qu’elles ne sont pas représentatives de ce que nous sommes vraiment. Facile à dire mais beaucoup plus difficile à réaliser. Pourtant, il est intéressant de prendre appui sur cet enseignement lorsque certains évènements de l’existence viennent assombrir notre ciel…

Se connecter à la lumière


Tous les enseignements ésotériques sont unanimes : il existe en chaque être humain une instance supérieure et lumineuse que les diverses traditions ont nommé de différentes manières (Dieu pour les religions, Atma pour les yogis, Qi pour la sagesse chinoise, etc.). Prendre l’habitude de s’en remettre à cette force de vie qui habite chacun, c’est déjà passer au-dessus des nuages, à l’endroit où le soleil brille toujours. S’il est évident que cette attitude relève de la foi, cette certitude des choses invisibles, il est important de s’enquérir d’une méthode. Il en existe plusieurs qui vont de l’engagement sur une voie spirituelle classique, aux techniques de Pensée Positive, en passant par des pratiques parapsychologiques (voyance, astrologie, cartomancie) qui aident à dissiper les inquiétudes. Ainsi, la méthode des sept rayons sacrés, appelée également sept rayons des maîtres ascensionnés, s’inspire de l’angéologie christique et du pouvoir des couleurs lié aux différents chakras. Nombre de spécialistes de la prédiction et de magnétiseurs aident efficacement leurs consultants en utilisant cette technique, que l’on peut s’approprier également soi-même.

Adopter la juste attitude


Alors que l’Église du IVème siècle était assombrie par de fortes querelles théologiques et que son entourage se plaignait des attaques de la doctrine arienne, Saint-Athanase garda la bonne attitude en faisant remarquer, avec le sourire, que le soleil brille toujours au-dessus des nuages Autrement dit, lorsque l’on reste solidement confiant en la vie, les recherches de conflits ne peuvent pas nous atteindre. Ce qui ne signifie pas qu’il faille faire preuve de laxisme. Saint-Athanase resta sereinement ancré à ses travaux théologiques sans se laisser distraire et, surtout, sans s’identifier à l’agresseur. Résultat : l’arianisme est reconnu aujourd’hui par tous les théologiens comme incompatible avec le message chrétien, tel qu’il est transmis en tout cas par la Bible. Adopter la juste attitude face aux aléas consiste donc à ne pas se laisser déstabiliser, mais à accueillir toute situation comme un moyen d’avancer. Le philosophe et spiritualiste Ivan Amar, atteint d’une très grave maladie, avait cette phrase très juste : Nous ne devrions jamais être les victimes des situations. Soyons plutôt les disciples des situations Autrement dit, il ne sert à rien de lutter contre la réalité. Par contre, il est toujours possible, après avoir accepté ce qui est, d’agir en conséquence de manière à faire évoluer les événements dans le bon sens. Tout concourt à celui qui aime Dieu, affirment de leur côté les Évangiles. Ce qui ne dispense pas d’agir. Un athée optimiste initié à la Pensée Positive peut d’ailleurs reprendre à son compte la même phrase en étant persuadé que tout concourt à celui qui aime la vie… Et puis, heureusement que les nuages existent ! Ne transportent-ils pas sous forme éthérée l’eau, élément sans lequel aucune existence ne serait possible ?

 

Sylvie Fanjon du Magazine SIGNES et SENS

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Clin d’oeil Divin

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

images6Un nouveau Pasteur et sa femme nouvellement affecté à leur premier ministère qui est de rouvrir une église dans la banlieue de Brooklyn sont arrivés début octobre tout excité au sujet de leurs opportunités. Quand ils ont vu leur église, elle était très délabrée et nécessitait beaucoup de travail. Ils se sont fixés un objectif, d’avoir tout fait pour leur premier service à la veillée de Noël. 

Ils ont travaillé dur, réparé les bancs, plâtré les parois, peint les murs, etc. et le 18 décembre, ils étaient en avance sur leur planning et venaient juste de finir. Le 18 décembre, une terrible tempête, un orage a ravagé la région et a duré deux jours. 

Le 21, le Pasteur se dirigea vers l’église. Son Coeur se serra quand il vit que le toit s’était envolé provocant un grand trou dans le mur dans le fond de l’église juste derrière la chaire. Le Pasteur nettoya le désordre sur le plancher et ne sachant quoi faire d’autre décida d’annuler la veillée de Noël. Il se dirigea vers sa maison. Sur le chemin, il remarqua que les entreprises locales avaient ouvert une sorte de marché aux puces de la charité et il s’arrêta. Il vit une belle nappe, couleur ivoire dont le travail était exquis, belle couleur et une croix brodée dans le centre. C’était juste la taille pour fermer le trou dans le fond de l’église. Il l’acheta et se dirigea vers l’église. 

Pendant ce temps, il avait commencé à neiger. Et une vieille femme venant dans le sens opposé essayait de rattraper le bus qu’elle manqua. Le pasteur lui proposa alors de venir attendre le prochain bus dans l’église afin de pouvoir se réchauffer. Elle s’assit sur un banc et ne fit pas attention au Pasteur qui attrapa une échelle, un cintre, etc., pour mettre la nappe comme une tapisserie murale. Le pasteur pouvait à peine croire quand il regarda comment c’était beau. Elle couvrait entièrement la zone de problème. 

Puis il remarqua la femme marchant dans le centre de l’allée. Son visage était devenu comme une feuille. « Pasteur » dit-elle : « où avez-vous eu cette nappe ? » Le pasteur lui expliqua et la femme lui demanda de vérifier le coin inférieur droit si les initiales EBG avaient été tricotées. C’était les initiales de la femme et elle avait fait la nappe 35 ans avant en Autriche. La femme pouvait à peine y croire quand le Pasteur lui raconta comment il avait obtenu la nappe. La femme expliqua qu’avant la guerre elle et son mari vivaient à l’aise en Autriche. 

Quand les Nazis arrivèrent, elle fut forcée de partir, son mari devait la suivre la semaine d’après. Il fut capturé et mis en prison et plus jamais elle ne revit son mari ou leur maison. Le Pasteur voulut lui remettre sa nappe mais elle demanda au Pasteur de la garder pour l’église. Le Pasteur insista pour la reconduire à la maison, c’était le moins qu’il pouvait faire. Elle vivait de l’autre coté de Staten Island et venait à Brooklyn tous les jours pour son travail de femme de ménage. Quel excellent service ils ont eu pour la veillée de Noël. L’église était presque pleine, la musique et les esprits étaient formidables. A la fin du service, le pasteur et sa femme saluèrent tout le monde à la porte et beaucoup promirent de  revenir. 

Un homme plus âgé que le Pasteur restait assis et regardait ; le Pasteur se demandait pourquoi il ne partait pas. L’homme lui demanda où il avait obtenu la nappe sur la paroi avant, car elle était identique à une nappe que sa femme avait faite il y a longtemps de cela lorsqu’ils vivaient en Autriche avant la guerre et comment pourrait-il y avoir deux nappes se ressemblant autant? 

Il dit au pasteur comment avec l’arrivée des nazis, sa femme fut forcée de fuir pour sa sécurité et qu’il était censé la suivre mais qu’il fut arrêté et mis en prison. Il n’a jamais plus revu sa femme ou son domicile depuis 35 années. Le pasteur lui demanda s’il lui permettait de l’emmener faire un petit tour. Il le conduisit à Staten Island à la maison même où le pasteur avait déposé la femme trois jours plus tôt.

Il aida l’homme à monter les trois marches de l’escalier de l’appartement de la femme, frappa à la porte et vécut le plus grand de Noël qu’il n’avait jamais imaginé. » 

Lorsque la route sur laquelle vous voyagez semble difficile, rappelez-vous que JE SUIS ici, adressez-vous à cette Présence Divine et elle agira au mieux. Quand il ne reste plus rien, vous découvrez que La Présence JE SUIS se révèle de façon inattendue, Elle se cache derrière un CLIN D’OEIL ! 

Histoire vraie – présentée par le pasteur Rob Reid qui dit que Dieu agit de façon mystérieuse.

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Origines du Druidisme actuel

Posté par othoharmonie le 28 février 2015

 

druide-foretSur la base des document constitutifs du « Comarlia » par Eber , Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, Druide du bosquet Altitona (Grand Est) 

Nous (druidisants) avons l’habitude de poser comme principe que le Druidisme est une tradition spirituelle « première », une foi européenne « native » mais aussi une tradition qui honore l’inspiration, l’intuition et qui est connue pour avoir refusé de figer l’esprit dans la lettre. 

C’est dire qu’elle est à la fois dans la Tradition, transmise de façon régulière et l’inspiration vivante et adaptée à notre environnement, à nos rythmes, à nos sensibilités. Le druidisme actuel veut situer son origine dans la tradition des Druides antiques de l’âge du fer dont il se considère héritier, ne serait ce que sur le plan des symboles et des mythes. 

Nous (druidisants) sommes les héritiers de nos Ancêtres, directement ou indirectement, nous allons sur les mêmes lieux, nous prions les mêmes Divinités, nous nous nourrissons des mêmes énergies et des mêmes symboles. D’un point de vue plus factuel : la grande majorité des groupes druidiques actuels tirent leur filiation de l’un ou l’autre des « re-fondateurs » du druidisme moderne c’est à dire, Iolo Morganwg, Henry Hurle et John Toland. 

Ces trois courants de pensée diffèrent par leur forme, leur approche et combinent parfois leur influence au sein des collèges druidiques actuels. On peut considérer que le druidisme actuel résulte de la combinaison de ces différentes influences , y compris d’ailleurs d’influences plus récentes, issues des recherches de certains groupes :

- Le Druidisme des Bardes, de l’île de Bretagne, souché sur la transmission d’un mythe, d’une tradition populaire et qui met l’accent sur le côté culturel du druidisme ;

- Un Druidisme associatif, mutualiste que l’on pourrait qualifier d’humaniste, visant l’entraide et la fraternité ;

- Un Druidisme que l’on qualifierait d’ésotérique, dans la lignée « Toland » et qui s’attache à la philosophie, à la spiritualité, aux symboles, aux rites du druidisme. 

Ces différentes influences aux origines des néodruidismes ne sont pas les seules. Il est assez aisé de trouver des points communs entre druidisme et franc- maçonnerie, entre druidisme et hindouisme, entre druidisme et wicca.

Ces influences croisées résultent à la fois des contacts entre ces différents courants et des liens et appartenances parfois multiples des Druides ayant charge de groupes. Elles reposent également sur le fait que le Druidisme se veut adogmatique et qu’il n’est pas « figé » sur sa forme. Même et c’est normal quand on parle de courant spirituel, si la plupart des groupes s’entend pour oeuvrer à la recherche de racines communes en particulier celles qui se déclinent dans les mythes celtiques. 

Disons d’emblée qu’il ne s’agit pas ici, dans ce petit écrit d’établir un catalogue des groupes et collèges et de leurs spécificités. Le monde des druidisants est vaste et riche de ses diversités. Il serait peu pertinent d’établir une liste de groupes et encore plus de la commenter. 

Ces listes existent toutefois, en particulier sur l’excellent forum du Druide Auetos1. Ces réserves étant posées et malgré l’apparente diversité des sensibilités des collèges clairières, l’ensemble des groupes actuels s’entend a minima sur la structure et la symbolique générale de leurs rites et sur leurs mythes de référence. S’il fallait établir une typologie des groupes druidiques nous pourrions différencier les groupes selon la conception « religieuse » qu’ils se font du druidisme. Pour les uns le druidisme est une religion, au sens premier, c’est-à-dire un ensemble de pratiques qui visent à établir un contact avec le divin et entrer en relation avec lui. Pour d’autres collèges le druidisme est assimilé à une pratique spirituelle, voire un ensemble de pratiques spirituelles. Cette dernière conception expliquant le fait un peu déroutant de prime abord qui permet à des Druides de se dire chrétiens, agnostiques etc. 

Autre différence entre collèges druidiques, si la plupart des groupes et collèges se disent actuellement « païens » ce ne fut pas toujours le cas historiquement, en particulier dans les lignées « bardiques ». Le druidisme se rassemble également sur le respect qu’il accorde à la Terre aux liens quasi charnels qu’il entretient avec la Terre, les Lieux, supports de vie et de mémoire. 

Certains groupes seront donc très liés à leur environnement, à leur « terroir » d’autres pourront avoir une vision plus globale, une conception plus générale de la Terre, lieu de Vie, lieu d’Esprit. Une autre pratique qui peut différencier les groupes et collèges est celle qui est liée au « culte des ancêtres ». Pour les uns, la référence aux ancêtres fait effectivement l’objet de pratiques, d’un culte. Pour d’autres collèges, la référence aux ancêtres est plus générale et peut se limiter à considérer l’existence de liens philosophiques et/ou spirituels avec les Druides anciens. Considérés dès lors comme ancêtres « mythiques » des Druides actuels. Si nous interrogeons les collèges actuels, certains vont décliner leur enseignement comme un cheminement initiatique, c’est-à-dire qui vise à l’épanouissement, la réalisation, la transformation des personnes et qui disposent donc à la fois des rites et des structures (et contenus) nécessaires pour accompagner ce cheminement. 

D’autres collèges ne se considèrent pas comme porteurs d’un parcours initiatique et vont dispenser un enseignement sous un aspect plus formel. Ces différences peuvent s’exprimer et se manifester dans la nature, le sens et le contenu de l’enseignement ou de l’accompagnement qui est proposé par les différents collèges. Cela va de l’enseignement formalisé et construit comme un cours gradué à l’accompagnement en présence, oral, individuel et personnalisé. De nombreuses nuances existent mais la tendance actuelle est quand même celle d’un contenu formel, augmenté d’un tutorat qui permet à ceux qui font leur chemin d’être accompagnés, et de recevoir une proposition de parcours plus adaptée à ce qu’ils sont. 

Il y aurait sans doute d’autres particularités à considérer. Des différences sur la forme pourraient opposer les groupes entre eux et nuire ainsi à cohérence que devrait offrir le Druidisme. Cette propension à se concentrer sur ce qui sépare plutôt que sur ce qui nous rassemble semble être une maladie consubstantielle des groupes  druidisants et plus encore des groupes « gaulois » dont la motivation à se chamailler semble confirmer la vision un peu caricaturale qu’en donne la pensée ordinaire. 

Cela étant il a existé et il existe aujourd’hui des initiatives qui visent justement à résoudre les équations des différences apparentes pour proposer une vision plus homogène de ce que nous sommes et des fondamentaux sur lesquels nous nous entendons. L’expérience montre que malgré la diversité des approches (celle que nous avons effleuré plus avant), il est assez facile et finalement rassurant de trouver des points communs, des rituels communs, des sujets d’échanges communs entre les différents groupes et collèges druidiques. 

Et cette mise en commun, cette opportunité de partage fraternel est sans doute une nécessité pour nous. Et au moins une occasion de « grandir en créativité, en compréhension et en Sagesse mis au service des Dieux des Hommes, de la Vie et de l’Esprit. » 

D’une manière générale, ceux qui pratiquent le Druidisme se caractérisent par le sentiment qu’ils ont de leurs liens avec leurs racines, leur ancrage à la Terre, ses énergies, à la Vie, à l’esprit du temps, à ses cycles, et au divin dans toute la richesse de ses expressions. 

Ils considèrent le plus souvent qu’il n’y a pas de Vérité Unique et Universelle mais de multiples façons de concevoir le Monde et d’honorer les Dieux. Ces diversités enrichissent nos parcours spirituels, nous incitent à la réflexion, à l’analyse, à la compréhension, et à la tolérance. Le Druidisme est en capacité d’exprimer toutes les nuances de conception du divin. Qui sont autant de facettes d’une réalité inexprimable. Ce petit travail ayant quand même un objectif pratique. Quelle pourrait être la démarche de quelqu’un qui s’intéresserait au Druidisme ? 

Peut-être d’abord de s’assurer qu’il est en phase avec les fondamentaux que nous venons de décliner. S’il cherche une pratique et/ou un enseignement en présence, il y a quelque intérêt à rejoindre un groupe géographiquement proche. S’il cherche simplement un contenu, un enseignement alors l’enseignement « à distance » peut être une opportunité. Sachant que même dans le cas de structures qui disposent d’un enseignement à distance, il y a toujours la possibilité de rejoindre des clairières « locales » issues de ces structures. Viennent ensuite les critères qui permettent de savoir comment fonctionne un groupe, quelles sont ses options et ses « façons ». 

images (1)Est-ce que le groupe s’inscrit dans une lignée, une transmission traditionnelle ?

Quelle est la langue ou les langues pratiquées ? Quels sont les symboles utilisés, les mythes de référence, la nature des références ( paganisme, polythéisme , respect de la terre , des ancêtres…) ? 

Existe-t-il des conditions d’admissions ? Des incompatibilités ? Existe-t-il des conditions d’initiation ?

Y a-t-il des conditions pour assister aux cérémonies et rituels, quelle est la fréquence des célébrations ?

Sur le parcours : le groupe fonctionne-t-il sur la base d’un parcours gradué ? Lequel ? Existe-t-il des rites d’initiation ? Attribution d’un nom initiatique ? 

Tenue , serment etc…

Toutes ces questions dont les réponses sont parfois affichées explicitement par certains collèges permettent de déterminer, au moins sur le fond si le chercheur peut se trouver en accord avec ce qui est proposé par tel ou tel groupe. L’étape suivante est la rencontre et l’intégration dans un groupe avec tous les moments de chaude fraternité qu’on peut y trouver et c’est ce que nous souhaitons à chaque « cherchant » de trouver. 

Source Magazine LUNEBLEUE…

 

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Les quatre centres du Paganisme

Posté par othoharmonie le 27 février 2015

 

71335553Il n’y a pas de définition claire et généralement acceptée du paganisme. C’est parce que le paganisme n’est pas une institution, c’est un mouvement. Les institutions ont des limites : des distinctions définissant clairement qui en fait partie ou non. Les mouvements sont amorphes, ils n’ont pas de limites. Au lieu de cela, ils ont des centres. Vous n’êtes pas dans ou en dehors d’un mouvement, vous êtes plus ou moins proche du centre. 

Le mouvement païen a quatre centres, quatre concepts et pratiques clés autour desquels se rassemblent les païens  modernes. Ceux-ci sont la Nature, les Divinités, le Soi et la Communauté. Le modèle des Quatre Centres a été proposé pour la première fois par John Halstead* l’année dernière. Je l’ai trouvé très utile pour la compréhension du paganisme moderne ; et je l’ai incorporé à mes propres écrits et enseignements. Si vous n’êtes pas familiers du paganisme, ou si vous ne savez pas bien comment le décrire, lisez ceci. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un  exercice de prosélytisme. Mon travail consiste à parler du paganisme, mais au final, ce sont les Dieux qui appellent qui Ils appellent. 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA NATURE

Le paganisme centré sur la Nature trouve le Divin dans la Nature : il s’intéresse principalement au monde naturel et à notre relation à celui-ci. Vous pourrez rencontrer les termes « centré sur la Terre » (Earth Centered en anglais), « embrasseur des arbres » (tree hugger) et « adorateur de la boue » (dirt worshipers). Il peut s’agir d’une pratique non théiste, mais pas nécessairement. Elle inclut l’animisme, l’idée que ce qui anime vous et moi, les oiseaux et les abeilles anime également le vent, la pluie et même les montagnes. Nous savons que la vie sur terre est issue de l’évolution, que tous les êtres vivants sont issus d’un ancêtre commun et sont donc liés. Les païens centrés sur la nature comprennent que la Terre est sacrée en elle-même, sa valeur ne dépend pas de son utilité aux humains, et donc nous traitons la Terre avec honneur et respect. 

Bien qu’aucun d’eux ne se revendiquent païen (et certainement pas au sens dans lequel le terme est utilisé aujourd’hui), on retrouve des idées du paganisme centré sur la Nature dans les travaux de Ralph Waldo Emerson, Henry David Thoreau, Walt Whitman et John Muir. On le retrouve exprimé pour notre époque dans Dark Green Religion de Bron Taylor, Professeur de Religion et Nature à l’université de Floride. 

Les pratiques centrées sur la Nature commencent par la science, l’étude de la Nature. Leurs mythes de création incluent le Big Bang et l’évolution. Les pratiques quotidiennes incluent l’observation du soleil, de la lune, des arbres, des animaux et tout simplement de passer du temps dans le monde naturel. De nombreux païens centrés sur la Nature sont des militants environnementaux. Quant à moi, je n’ai pas d’engagement envers la nature parce que je suis païen. Je suis païen car j’ai une responsabilité envers la Nature. 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA DÉITÉ

images (6)Les païens centrés sur la Déité trouvent le divin dans les nombreuses Déesses et nombreux Dieux. Il s’agit habituellement d’une pratique polythéiste, bien que nous ayons un débat ou deux au sujet de ce que signifie « polythéiste ». Le paganisme centré sur la déité se préoccupe de former et maintenir des relations avec les Dieux, les ancêtres et les esprits. L’essentiel de cela est réalisé par des actes de dévotion : le culte, les offrandes, les sacrifices, les prières et la méditation. Certaines traditions enseignent l’expérience extatique des divinités, tandis que d’autres sont plus réservées et formelles. 

Les monothéistes clament que leur Dieu est le seul Dieu et qu’Il (c’est toujours un Il) est infini. Les polythéistes voient le monde tel que nous l’expérimentons réellement et voient peu de preuves d’une divinité toute-puissante et toute-bienfaisante. Mais de nombreuses divinités aux pouvoirs et à la portée limités correspondent très bien à notre monde. Le paganisme centré sur la Déité comprend la plupart des reconstructionnistes éthiques : les groupes tels que les nordisants, hellénistes et khémites qui tentent de reconstruire et repenser les religions de nos ancêtres pré-chrétiens. Ils accordent une grande importance à l’étude, à la fois pour apprendre comment nos ancêtres honoraient ces divinités et pour trouver les meilleurs moyens de les honorer ici et maintenant. 

Nous lisons Leurs histoires, mais nous étudions aussi l’histoire générale, l’archéologie et l’anthropologie. Un engagement envers les Dieux est une responsabilité d’incarner Leurs vertus. La plupart de nos divinités ont le titre « Dieu ou déesse de quelque chose ou d’autre ». Ce n’est pas tout ce qu’ils sont, pas plus que « artiste », « ingénieur » ou « mère » ou aucun autre de vos rôles et identités ne décrivent totalement qui vous êtes. Cependant, c’est une part importante de qui Ils sont et de ce qu’Ils ont à nous apprendre. Ils sont différents de nous, mais pas si différents que cela. 

Plus nous incarnons Leurs vertus, plus nous devenons comme Eux.

Tandis que la Nature m’a appelé vers le paganisme, je n’ai jamais pu me dévouer complètement à cette voie, et je n’ai jamais pu m’extraire de la religion fondamentaliste de mon enfance, avant d’expérimenter les Dieux moi-même. 

 

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LE SOI

Le paganisme centré sur le Soi ne veut pas dire qu’il s’agisse uniquement de vous et votre égo. Ça signifie que l’on trouve de Divin en soi-même. Ça signifie que le but de la pratique spirituelle est de vous rendre plus fort, plus sage, plus compatissant, et plus magique, pour que vous puissiez rendre de plus grands services au monde.

La Wicca, du moins dans sa forme traditionnelle gardnerienne et alexandrienne est centrée sur le Soi. C’est aussi le cas pour l’essentiel de la magie cérémonielle, la sorcellerie traditionnelle et la sorcellerie féminine. On dit qu’au temps des débuts du Reclaiming Starhawk disait à ses étudiantes : 

« Maintenant je vais vous montrer une Déesse. Tournez-vous et regardez la femme à côté de vous ».

Le paganisme centré sur le Soi est parfaitement décrit par le sous-titre du livre de Lon Milo Du Quette Low Magic : « Tout Est Dans Votre Tête… Vous N’avez Juste Aucune Idée A Quel Point Votre Tête Est Grande ». C’est également illustré par la fameuse citation du temple d’Apollon de Delphes : gnothi seautón : connais-toi toi-même. 

Le paganisme centré sur le Soi peut être non théiste, panthéiste ou moniste. Il s’intéresse souvent à la magie, que le légendaire et célèbre Aleister Crowley a définie comme « la Science et l’Art de provoquer les Changements qui se produisent en conformité avec la Volonté ». Votre Volonté n’est pas ce que vous pensez que vous voulez ou ce que vous pensez que vous êtes supposés vouloir, mais pourquoi vous êtes ici dans ce monde. 

Je suis un païen centré sur le Soi car je ne peux pas rendre justice à mon engagement envers la Nature et les Dieux sans engagement à exceller dans ma vie spirituelle. 

images (7)

LE PAGANISME CENTRÉ SUR LA COMMUNAUTÉ

Le paganisme centré sur la Communauté trouve le Divin dans la famille et la tribu, quelque soit le terme choisi pour définir des groupes. Les anciennes religions tribales portaient (et portent, dans les quelques lieux où elles existent toujours) sur le maintien de relations harmonieuses et la préservation de la façon dont les choses ont toujours été. Les individus sont secondaires à la famille, et l’immortalité se trouve dans la continuité de la famille, non dans la continuité de l’individu. 

On trouve habituellement une forme de culte des ancêtres, et parfois des offrandes au Daimon Agathos, le « bon esprit » ou esprit gardien de la maisonnée. Les ancêtres et les esprits de la famille sont généralement considérés plus accessibles que les Déesses et Dieux. Un proverbe païen dit : si vous sentez une tape sur votre épaule, c’est probablement votre grand-père, pas le Père-tout-Puissant ». Les humains sont des animaux sociaux : nous vivons ensemble, pas comme des loups solitaires. Nos familles de sang et de choix nous procurent des encouragements, du renfort et de la responsabilité. 

Les communautés sont leurs propres entités, ce sont plus qu’un ensemble d’individus. Les communautés existent pour remplir leurs missions et poursuivre leurs traditions, pas pour répondre à nos besoins. Faire partie d’une communauté c’est faire partie de quelque chose de plus grand que soi. 

Les païens centrés sur la Communauté enseignent l’hospitalité envers les hôtes, y compris les hôtes divins. Et ils enseignent la réciprocité : donnez-vous au moins autant que ce que vous recevez ? Les communautés sont utiles et enrichissantes, mais elles requièrent du travail de tous ces membres. L’évitement des parties déplaisantes de la communauté vous désigne comme un consommateur religieux au lieu de quelqu’un d’engagé envers les objectifs de la communauté. 

Sans les communautés religieuses actives, bienveillantes et parfois frustrantes dans lesquelles je vis, travaille et célèbre, ma pratique et ma vie seraient diminuées. 

SYNTHÈSE ET EXCEPTIONS

En pratique, la plupart d’entre nous s’identifie à plus d’un centre. Nous nous sentons appelés par la nature, mais nous intéressons aussi à la magie. Nous honorons les Dieux, mais nous préférons le faire avec d’autres païens. En général il vaut mieux se plonger dans un ou deux centres plutôt que de survoler les quatre. Vous ne vous y prenez certainement pas mal parce que vous n’êtes pas dévoué totalement aux quatre. Je suis à la base un païen centré sur la Nature et la Déité, mais je participe au paganisme centré sur le Soi et sur la Communauté. 

Tous ceux qui font ces choses ne sont pas tous païens. Il y a des athées qui révèrent la Nature, des Hindous qui célèbrent de nombreuses divinités, des chrétiens  qui pratiquent la magie et des juifs qui aiment la communauté. Et il y a des gens dont je pense qu’ils sont clairement dans la Grande Tente du Paganisme qui n’aiment juste pas le terme et qui préfèrent s’appeler autrement. 

CECI EST LE PAGANISME

Il n’y a pas de définition de la religion païenne moderne, mais ces quatre centres décrivent bien ce que les gens qui vont à des évènements païens, qui achètent des livres païens, qui écrivent et commentent sur des blogs païens ont en commun. C’est ce que les païens pensent et font : honorent la Nature, célèbrent les Dieux, affinent leur Soi et supportent la Communauté. 

Qu’en est-il de vous ? Y a-t-il un centre qui vous appelle ? Si vous êtes curieux, il y a presque six ans de matière sur Under the Ancient Oaks, et bien plus sur les autres blogs de la chaîne païenne Patheos. Regardez autour de vous et voyez ce qui semble convenir, et qui ne convient pas. Et si rien ne semble vous vous convenir, c’est bien aussi. Ils appellent qui Ils appellent. Tant que vous faites les bonnes choses et tant que vous traitez les autres personnes et créatures avec dignité et respect, ça n’a pas d’importance quelque soit le Dieu ou la Déesse que vous honorez ou non. 

par John Beckett, traduit par Siannan Source Magazine Lunebleue Chris Scott@Flickr 

 

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L’intelligence de Dieu

Posté par othoharmonie le 26 février 2015

Jesusterre-okLes croyants disent que Dieu est un être qui a crée le Monde et qui a imposé des lois aux hommes. Les athées disent que le Monde est apparu tout seul et que la vie sur Terre est le fruit des simples lois de la chimie. L’objet de ce texte est de proposer un point de vue qui permet de comprendre les positions des uns et des autres.

Un point important pour moi est que Dieu est un symbole. Qu’est-ce qu’un symbole ? Pour l’expliciter, prenons comme exemple un symbole moderne : la Croix Rouge. La Croix Rouge symbolise la volonté de millions de personnes de venir en aide à ceux qui sont blessés. Cette institution est connue de tous et joue un rôle très important. Pensez à un père de famille perdu dans une guerre, dont l’enfant est en train de mourir dans ses bras, pensez à ce qu’il ressent en voyant au détour d’une rue une tente blanche marquée d’une croix rouge. La Croix Rouge est un symbole fort. Mais elle ne symbolise pas quelque chose qui ressemblerait à une essence subtile qui imprégnerait le monde. Elle ne symbolise que la volonté et le talent des médecins, des infirmiers et des fonctionnaires qui travaillent pour la Croix Rouge. Si vous êtes blessé, peindre une croix rouge sur un mur et allumer des bâtons d’encens au pied du mur ne vous apportera rien. Si le sigle de la Croix Rouge n’existait pas, cela n’empêcherait pas les hommes de se porter assistance entre eux. Le sigle a été crée pour symboliser cette assistance, parce que cela permet aux hommes de mieux penser l’assistance. C’est un symbole fédérateur. Il suffit de dire « Croix Rouge » et toute le monde a compris exactement de quoi vous voulez parler. C’est une convenance d’esprit.

Dieu est le symbole de l’intelligence et de la volonté, de toutes les formes d’intelligence et de volonté. Il symbolise tout autant l’intelligence et la volonté des humains, que celles des animaux ou celles de la Nature. Il symbolise celles d’un parent attentif qui devine ce dont un enfant a besoin et celles d’un savant qui construit une nouvelle machine. Il est le symbole universel de l’intelligence et de la volonté.

La Nature a-t-elle donc une intelligence ? Si je regarde une souris et que je vois ce dont elle est capable, je dis que oui. La Nature a produit cette souris. A l’heure actuelle, aucun savant humain ne pourrait assembler quelque chose d’aussi performant qu’une souris. Les robots les plus au point ne lui arrivent pas à la cheville. Comment la Nature s’y est-elle prise pour créer, pour penser cette souris ? Cela, par contre, nous le savons. Charles Darwin, les paléontologues, les chimistes et les thermodynamiciens nous l’ont expliqué. C’est la Sélection Naturelle et les lois de la chimie. La Nature est comme un gigantesque cerveau dans lequel des millions d’hypothèses sont testées en même temps. Une souris naît par erreur avec une queue plus longue… si cela lui permet de mieux survivre, zou, elle aura plus de descendants. Ces descendants hériteront de cette queue plus longue. Après quelques centaines d’années toutes les souris de la région auront la queue un peu plus longue et seront plus performantes, améliorées. C’est ainsi que la Nature « pense » les animaux.

Mais cette Nature a-t-elle une conscience ? Ma réponse est non. La Nature ne sait pas ce qu’elle fait. Elle n’a ni plan d’action, ni intention. On ne peut pas dialoguer avec elle, on ne peut pas lui poser de questions. Elle est un énorme mécanisme aveugle, inconscient et très lent. Elle a mis des centaines de millions d’années pour créer les souris, en utilisant ce « laboratoire » démesuré qu’est la surface de la Terre. La Nature est prodigieuse, mais elle n’est pas très efficace. Dans quelques dizaines d’années, les savants seront capables de créer de toutes pièces des êtres plus performants que les souris, en seulement quelques mois de travail.

La Nature a-t-elle une volonté ? Ma réponse est oui. Elle n’a pas de but, car elle n’a pas de conscience. Mais elle a une volonté, dans le sens où elle a un moteur. Ce moteur, c’est l’énergie de la lumière qui vient du soleil et la tendance spontanée des éléments chimiques à dilapider cette énergie. Les souris existent parce qu’elles détruisent les plantes qui ont poussé grâce à la lumière du soleil. Les plantes existent parce qu’elles permettent une absorption plus rapide de la lumière et sa dégradation en lumière infra-rouge. Irrépressiblement, la lumière du soleil pousse les produits chimiques présents à la surface de la Terre à créer une Vie biologique sans cesse plus efficace dans l’art de dilapider l’énergie contenue dans cette lumière.

La Nature a-t-elle conscience du bien et du mal ? Non, puisqu’elle n’a pas de conscience. Tout ce qui arrive n’est que le fruit de ce gigantesque mécanisme aveugle. Il n’a ni haine ni pitié. Quand un ouragan dévaste une région, la Nature n’a pas eu l’intention de nuire. Elle avance sur son chemin, c’est tout. Ce sont les humains qui ont inventé les principes de bien et de mal, parce que cela leur permet de tenter de définir certaines choses.

Lors du Big Bang, l’Univers avait-il une volonté et une intelligence ? Une volonté, certainement. La même que celle d’un explosif. Une volonté monstrueuse, irrépressible. L’intelligence, par contre, je n’en vois aucune, même aveugle. L’Univers me semble parfaitement bête à sa naissance. Juste après le début du Big Bang, on peut peut-être parler d’une forme extrêmement rudimentaire d’intelligence, puisque les particules comme les électrons et les protons sont capables de se localiser réciproquement dans l’espace pour s’attirer ou se repousser. Ensuite, lentement, l’intelligence va se construire. L’intelligence simple de la Sélection Naturelle, d’abord, puis les mécanismes de réaction basiques des unicellulaires, puis l’intelligence de plus en plus structurée des animaux… pour en arriver à un maximum actuel qui est l’intelligence de l’homme. Enfin, quand je dis l’homme, c’est parce que je ne connais rien de mieux. Peut-être y a-t-il des extraterrestres plus doués que nous ? Et même si l’on ne tient pas compte des extraterrestres, définir l’homme comme un sommet est délicat. Pour certaines choses bien précises, des animaux comme les dauphins, ou tout simplement les ordinateurs, sont remarquablement plus performants que l’homme. Mais, globalement, tous hommes, dauphins, ordinateurs et extraterrestres confondus, la capacité d’intelligence ne fait qu’augmenter dans l’Univers. D’après les astrophysiciens, notre univers finira sous forme d’un ensemble froid d’astres morts, donc dénué de volonté. La volonté diminue-t-elle dans l’univers depuis le Big-Bang ? L’intelligence augmente-t-elle dans l’Univers alors que la volonté diminue ? Cela mériterait une étude scientifique. A priori, si toute volonté disparaît, il ne peut pas subsister d’intelligence active, seulement une mémoire.

« Dieu » est le symbole de tous ces mécanismes d’intelligence et de volonté, que ce soit la force du Big Bang ou la réflexion d’un joueur d’échecs, la pulsion l’un vers l’autre de deux êtres amoureux ou l’amour d’un ami. Il représente l’ensemble. Dieu, c’est nous, la Croix Rouge, les animaux, la Nature… Ce symbole est nécessaire aux humains, pour mener leurs réflexions, pour se parler entre eux. Par exemple, une part importante du travail d’un chef d’entreprise est de réussir à canaliser les intelligences et les volontés de ses collaborateurs. Pour cela il doit comprendre, savoir reconnaître et savoir assembler toutes les formes différentes d’intelligence et de volonté. Les textes de religion qui parlent de Dieu sont donc pour lui une base d’informations techniques. En psychanalyse, on utilise les notions de « Mère symbolique » et de « Père symbolique » pour parler de l’intelligence et de la volonté. Ces symboles ont permis à de nombreux psychiatres de mieux percevoir l’esprit de leurs patients et de parler de ces choses avec eux.

2943619977-1-3Le symbole de Dieu joue donc un rôle important chez les hommes. Il est pour eux un support de réflexion, un concept générique, une façon de penser. Mais la Nature et l’Univers, eux, n’en ont cure. Ils se portaient très bien avant que l’homme invente Dieu et considère la force d’expansion du Big Bang comme une forme de volonté. Le principe de fonctionnement de l’intelligence de l’homme veut qu’il trouve des liens, des similitudes, entre des multitudes de choses différentes. Cela lui permet de ranger ces choses « dans un panier commun ». Cela lui permet de mieux mémoriser ces choses ou de les associer plus facilement entre elles pour inventer des machines. Par exemple, le mécanisme de la Sélection Naturelle de Darwin est utilisé dans certains programmes informatiques pour « inventer » des systèmes. On a ainsi donné le mécanisme de l’intelligence de la Nature à des ordinateurs. Tout comme la Nature, ces ordinateurs font leurs calculs sans avoir de but ou de conscience. Ils sont simplement poussés par les commandes que leurs donnent les hommes et par le courant électrique qui les traverse. Il n’y a que les hommes pour considérer que les ordinateurs et la Nature font ainsi preuve d’intelligence. Les ordinateurs et la Nature, eux, ne considèrent rien du tout. Ils procèdent. Dieu n’est pas l’Univers. Dieu est une façon pour les hommes de décrire l’Univers, de le comprendre. Ou, mieux encore : de le ressentir.

Le symbole de Dieu est aussi la source de beaucoup d’abus. L’histoire des religions en est un terrifiant ossuaire. Combien de fadaises affligeantes n’a-t-on pas fait gober à des milliards de personnes et combien de choses vides ou criminelles ne leur a-t-on pas fait faire ? Il appartient à chacun d’entre nous d’être assez intelligent et d’avoir la volonté d’éviter ces dérives. Une erreur que font souvent les religieux est de croire, parce que Dieu est entre autres le symbole de l’intelligence et de la volonté des hommes, que l’Univers à sa création a été gouverné par une intelligence semblable ou supérieure à celle des hommes. C’est un amalgame.

Quel est l’avenir de l’intelligence ? Dans l’immédiat, ce sont les ordinateurs. Les ordinateurs sont déjà capables de mémoriser plus d’informations que n’importe quel homme. Déjà maintenant, un Système Expert Médical peut permettre à un médecin de diagnostiquer chez un patient une maladie dont il n’avait jamais entendu parler et d’ébaucher en quelques minutes un traitement approprié. Bientôt, les ordinateurs seront capables d’utiliser les informations avec plus d’inventivité et d’efficacité que les hommes. Ils seront plus intelligents que nous et plus rapides. Dans les années à venir, l’augmentation de l’intelligence dans notre partie de l’Univers sera donc due aux ordinateurs, construits par les hommes. Cela représente de grands avantages pour les hommes. Mais aussi de grands risques. Tout comme le feu, les ordinateurs intelligents pourront servir à construire ou à détruire. Si les ordinateurs sont bien programmés et que nous en faisons un usage sage, ils nous permettront d’avoir des choses merveilleuses. Si les ordinateurs sont mal programmés ou utilisés par des personnes dangereuses, ils seront les instruments de choses horribles. Un ordinateur intelligent peut permettre à un organisme malintentionné d’inventer de nouvelles armes. Il peut permettre de prendre le contrôle de toute une population simplement par la parole. Imaginons un séducteur sans scrupules qui se sert d’un ordinateur intelligent pour analyser les moindres gestes et les moindres odeurs de ses proies et qui utilise les conseils de l’ordinateur pour arriver à ses fins. Il y a des pays où beaucoup de gens possèdent une arme de guerre et où les accidents sont rarissimes. Et il y a des pays où quelques personnes possèdent une simple arme de poing et où les accidents sont légions. Les hommes doivent atteindre un niveau d’éducation suffisant pour que chacun ne risque plus d’être victime d’un ordinateur intelligent. Et puisse disposer d’un ordinateur intelligent sans être une menace pour les autres. Que ce soit notre intelligence ou celle des ordinateurs, « Dieu » est à la fois un outil pour nous et une responsabilité.

Si nous avons été conçus par un Dieu aveugle et sans conscience, quelles sont les lois qu’il nous impose ? A mon sens, simplement les lois qui sont contenues dans nos gênes. Ces gênes qui ont été lentement sculptés par la Nature, au fil de centaines de millions d’années. L’expression de ces gênes fait que naissons avec un ensemble de pulsions. Tout comme un mixer sort d’usine avec la pulsion de tourner dès qu’on presse le bouton. Nous avons la pulsion de manger, celle de boire, celle de procréer, celle de respecter notre voisin, celle de ne pas manger quand nous n’avons plus faim, celle de rejeter l’eau quand nous savons qu’elle est empoisonnée, celle de ne pas procréer si nous ne sommes pas dans un bon environnement pour accueillir nos enfants et celle de demander justice quand notre voisin commet des abus. Une pulsion intéressante est celle qui nous pousse à croire en Dieu. Il y a un très grand nombre de pulsions en nous, plusieurs pages ne suffiraient pas à en faire le détail. Il faut beaucoup de temps à un homme pour faire un inventaire de ses différentes pulsions, apprendre à les vivre et lever les contradictions qui peuvent exister entre elles.

Pour reconnaître et structurer nos pulsions, nous disposons d’une grande quantité de textes oraux, écrits et informatisés. Ils sont le précieux héritage que nous ont légué nos ancêtres. Ils contiennent nombre de renseignements et de conseils pour nous permettre de cultiver nos pulsions et trouver un équilibre entre elles. Beaucoup de ces textes ont été écrits avec l’intention explicite d’aider ou de guider les générations futures. Ces textes présentent aussi un danger. Ils ont toujours leurs limites et sont souvent mal interprétés. Nous ne connaissons pas toujours l’état d’esprit de leurs auteurs et les contraintes auxquelles ils étaient soumis. Parfois ils sont écrits par des personnes malveillantes ou irresponsables. Ils peuvent être utilisés par des personnes malintentionnées qui jouent de nos pulsions immatures pour nous exploiter.

Qu’en est-il de l’âme ? Pour moi, toute chose qui a une volonté ou une intelligence possède une âme. La mémoire étant une forme d’intelligence, une pierre a donc une âme, puisqu’elle porte en elle toute son histoire. La matière de cette pierre, sa couleur, sa dureté, par là l’usage qu’on peut en faire, tout cela découle de son passé et constitue son âme. Une porte a une âme, puisqu’elle a été conçue pour jouer un rôle précis. Si elle a été conçue intelligemment, elle sera agréable d’emploi. Elle porte cette intelligence en elle. Les oeuvres d’art ont beaucoup d’âme, puisqu’elles reflètent la volonté et l’émotion que leur créateur a voulu exprimer. Nous pouvons ressentir l’âme de tout ce qui nous entoure. Celle des objets inanimés, celle des animaux comme celle de nos semblables. Notre éducation compte pour beaucoup dans cette perception. Deux personnes différentes peuvent percevoir l’âme d’une chose de façon différente. Mais en communiquant entre nous, nous pouvons comprendre nos perceptions réciproques. Qu’advient-il de l’âme d’une chose après sa mort, après sa destruction ? En soi, rien. Ce qui est détruit est détruit. Mais il perdure les conséquences du fait que cette âme a existé. Un reflet de l’âme des écrivains que nous avons lu vit en nous. Il n’est pas nécessaire que nous nous souvenions de l’origine d’un âme pour qu’elle perdure. Si un village est fleurit, c’est parce qu’un jour, peut-être il y a cent ans, un des habitants de ce village a décidé de images (3)fleurir sa maison.

Personne ne se souvient de lui, mais c’est son âme qui perdure au travers de la floraison de tout le village. L’âme de toutes choses, aussi insignifiante soit-elle, perdure au travers des temps. Un simple caillou sur lequel nous avons trébuché entraînera des conséquences pour l’infinité des temps. « Dieu », qui est l’Univers entier, est donc la somme de toutes les âmes au fil des temps. On peut donner un sens aux notions de paradis et d’enfer, mais uniquement de notre vivant. Un homme heureux est au paradis, son âme est sereine. Un homme angoissé est en enfer, son âme est torturée. Un homme malhonnête entraînera un enfer pour d’autres personnes et cet enfer peut perdurer au-delà de sa mort. Un homme bon entraînera le paradis pour d’autres personnes et ce paradis peut perdurer au-delà de sa mort. Ces notions sont souvent très relatives. La jungle est « l’enfer vert » pour certains et « le paradis écologique » pour d’autres…

SOURCE / http://www.4p8.com/eric.brasseur

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Initiation, Coven et Wicca

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

Man climbs to heavensCet article naît de la nécessité profonde de mettre les choses au clair, car Valentina Voxifera Ferracioli s’est souvent retrouvée impliquée dans de folles discussions sur les réseaux sociaux et en général sur les plateformes de partage (forum etc). Et, lors de ces entretiens virtuels, elle s’est aperçue du manque absolu d’information quand on parle de certains sujets, en particulier quand on touche les concepts d’initiation, de Coven et de Wicca dite « traditionnelle » (donc en général Wicca gardnerienne et/ou alexandrienne) qui semblent mystérieusement être la première préoccupation de beaucoup d’éclectiques et les ennemis de certains. Vous pouvez donc imaginer ma souffrance, étant gardnerienne/alexandrienne, en voyant défiler devant ses yeux une série de fantasmes, de clichés et de mythes infondés. Ses raisons expliquées, elle commencera par le concept d’initiation qui semble être le plus controversé.

 

Mode d’emploi : INITIATION Wicca… CETTE INCONNUE

 

Dans l’ère des sorcières virtuelles, je ne peux pas m’empêcher de remarquer l’utilisation toujours plus fréquente de mots grandiloquents souvent accompagnés par des titres assez discutables : prétendus Grands Magiciens et Sorcières ou Prêtres et Prêtresses avec un tas d’initiations, et qui changent leur tradition comme ils changent leurs vêtements ; Initiés réincarnés d’Isis qui passent au mysticisme christo-païen pour ensuite arriver à mêler traditions religieuses et mouvements politiques (ça existe je vous le jure !), et qui se sentent de grands élus. Donc, initiés, initiés, initiés partout. C’est bien facile de se cacher derrière un pseudo et de se faire passer pour quelqu’un d’autre. 

Comme d’habitude la vie réelle  est bien différente. Je reste assez perplexe devant l’abus du mot « initiation », un terme qui est utilisé abusivement par certains non-initiés et même par certains initiés, quelle ironie ! J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui disaient chercher désespérément une initiation wiccane, quand je leur ai posé la question « dans quelle tradition ? » la réponse a été « je ne sais pas, je cherche simplement une initiation », et là j’ai compris qu’à la base il n’y avait pas une véritable recherche d’un chemin ni une véritable conscience, mais un simple désir de broder en or « le canevas banal » de leur existence, atteints par une fièvre initiatique. Quand on leur donne ce qu’ils cherchent, souvent ils deviennent des « accumulateurs compulsifs d’initiations », donc l’important c’est d’accumuler et on cherche partout et n’importe où pour en avoir d’autres. Il y a une véritable course à l’initiation. 

De l’autre côté il y a chez certains initiés (heureusement pas beaucoup) la tendance à considérer l’initiation comme un titre honorifique, quelque chose qui les détache de la « plèbe », une occasion pour essayer de donner un sens à leur vie. Je suis désolée de vous contredire, mais l’initiation n’est pas un titre glorieux ni un titre à collectionner, c’est avant tout une question de responsabilité, au début envers nous puis quand on passe les autres degrés c’est aussi une responsabilité plus « large », envers nos initiés. 

Et donc, vous ne vous êtes jamais demandés qu’est-ce que c’est l’initiation? Avant tout il faut un prémisse : en rentrant dans le cadre des expériences humaines subjectives on ne pourra jamais être exhaustif au sujet de l’initiation, donc je ne prétends pas vous donner une image complète d’une expérience si vaste mais juste un aperçu général. L’initiation, au sens large et selon le dictionnaire de l’Académie française, est l’ « Admission à la connaissance de mystères religieux et à la participation au culte sacré. » en tout premier résultat, et puis encore : « Action de délivrer ou d’acquérir les premiers éléments d’un art, d’une technique, d’une science, les rudiments d’une discipline ». Parfait, comme définition de base c’est assez satisfaisant, mais l’initiation est bien plus qu’une admission officielle. L’initiation peut se passer sur deux niveaux : le niveau personnel/intérieur et le niveau collectif. Quand on parle au niveau personnel il s’agit d’un réveil intérieur, « un réveil de l’âme à une conscience supérieure » comme défini par R. Steiner dans La Science de l’Occulte2, c’est la rencontre entre le Soi et le Divin, notre expérience personnelle et intime avec les Dieux.

 

Cette rencontre peut arriver de manière spontanée sans qu’il y ait une cérémonie

et sans nous introduire dans une tradition religieuse précise, ce sera donc un auto-réveil pendant lequel on découvre notre côté divin, même si une initiation traditionnelle peut aider à accélérer le processus bien sûr. Ce phénomène est à la base de toute expérience mystique (qu’elle soit chrétienne, juive, islamique, païenne, etc.). Si l’on pense par exemple aux expériences des grands mystiques on pourra sûrement retrouver une base commune : l’étincelle divine, le contact et l’union avec Dieu. 

L’initiation collective appartient plus spécifiquement à des traditions religieuses, pour comprendre ce point il faut introduire un concept très cher à l’ésotérisme occidental : le concept d’ « esprit du groupe ». L’origine du mot « religion » est latine et dérive du verbe religo, religare qui signifie « lier, connecter, unir », donc on peut dire qu’une religion unit principalement l’homme à dieu et sur un niveau plus humain, elle unit les gens. Selon le concept « d’esprit du groupe » qui est à la base de toute religion, quand un certain nombre de personnes se    regroupent en partageant une même idée, une même croyance, un même but, il se crée une entité ou égrégore qui s’alimente au fur et à mesure que les gens pratiquent ensemble, et dans le temps cette entité devient toujours plus forte et identitaire (pensez seulement au Judaïsme). 

Pour avoir accès à cet égrégore et pour rentrer dans l’esprit du groupe d’une religion il faut passer par une cérémonie de passage, d’initiation qui change selon la tradition de référence et qui réveille dans la conscience du postulant le sens d’appartenance et la volonté d’entreprendre un nouveau cheminement. Dans la Wicca cela s’applique au concept de Coven qui est plus petit en terme numérique mais également puissant. 

images (4)Chaque Coven a son « esprit du groupe »

qui se construit avec la pratique constante, le partage et la transmission des connaissances, traditions et croyances entre les membres. Pour avoir accès à ce corpus il faut être initié, donc être admis à ce grand esprit commun, qui marche comme un grand moteur dans lequel chaque membre met une partie de ses énergies. 

En magie l’union fait la force et quand dans un Coven l’harmonie et la Volonté règnent, tous les travaux magiques deviennent effectifs et donnent de grands résultats sans trop d’efforts.

Bien sûr on n’atteint pas un tel niveau tout de suite, mais après une longue période de pratique et de travail en groupe.

 

LE COVEN

Dans le dernier paragraphe on a introduit le concept de Coven, pour ceux qui ne s’y connaissent pas bien en terminologie, au sens large ce mot désigne des sorcières qui se regroupent pour fêter et pour célébrer des rituels, mais tout comme pour l’initiation, c’est plus que cela. 

Le Coven est assimilable à une famille, une famille spirituelle dans laquelle on a été adopté et qui appartient elle-même à une plus grande famille qui est la tradition d’appartenance, et dans laquelle les membres ont construit un rapport très fort entre eux au-delà du degré d’initiation de chacun et dont l’intensité peut être comprise seulement en la ressentant (donc croyez-moi sur parole). Je vois qu’il y a une tendance, alimentée par la désinformation, à considérer le Coven comme quelque chose de sectaire où la liberté de chacun est constamment menacée par la présence des deux Grands Prêtres qui semblent assumer dans ce cas toutes les caractéristiques d’un couple de tyrans. Rien de plus faux, chaque Coven est autonome donc cela pourrait bien se passer, il faut être réaliste, mais ce n’est pas la norme. Les Grands Prêtres sont comme des « parents » spirituels, ce sont des guides et ils nous montrent un des chemins possibles mais au final c’est à nous de marcher, chaque membre a sa démarche et on la respecte. 

D’habitude on préfère avoir un Coven bien assorti avec différents points de vue et différentes habilités afin que chacun puisse enrichir le groupe en apportant sa propre expérience et en la partageant. Le mot clé est vraiment « partager », seulement en partageant on peut alimenter l’égrégore ou esprit du groupe dont on parlait auparavant. Le fait de rentrer dans l’esprit du groupe implique déjà le partage de quelque chose : à l’intérieur du Cercle chaque membre enlève ses barrières psychiques et instaure un rapport d’union et de coopération avec la psyché des autres en un acte extrême de confiance, c’est pour cela qu’au premier degré d’initiation on rentre pour la première fois dans le Cercle avec deux mots parfaits « Parfait Amour et Parfaite Confiance », et quand on s’engage longtemps en ce sens, cela peut se passer de manière tout à fait spontanée même à l’extérieur du Cercle sous la forme de petits phénomènes de télépathie, de synchronicité, de rêves synchronisés, etc. 

Comme le dit si bien Vivianne Crowley dans son livre Wicca, The Old Religion in the New Millennium : « Il est plus facile que tout cela se passe dans un groupe coopératif que dans un groupe compétitif, quand le groupe n’est pas autoritaire et quand les gens s’aiment bien ». C’est aussi pour cette simple raison qu’il y a une sélection plus ou moins stricte pour entrer dans un Coven. 

SEXUALITÉ, SKYCLAD ET AUTRES FANTASMES

Il n’y a pas longtemps, je me suis retrouvée au sein d’une discussion très animée sur un groupe virtuel français dédié à la Wicca, dans laquelle quelqu’un disait que les gardneriens et les alexandriens étaient des pervers sexuels parce qu’ils pratiquent skyclad. Étant gardnerienne et alexandrienne à la fois je me suis sentie doublement impliquée. Encore une fois je vais expliquer pour ceux qui ne connaissent pas la terminologie: skyclad est un terme anglais qui signifie « vêtu de ciel », une manière poétique et très british de désigner la nudité rituelle. À l’intérieur de la Wicca presque tout le monde sait que dans les branches traditionnelles (mais ce n’est pas exclusif à ces branches) la nudité rituelle est très pratiquée, et c’est problématique pour certains païens d’abandonner la vieille forma mentis qui lui a été inculquée dans l’enfance et pendant la jeunesse selon laquelle un corps nu est nécessairement un instrument sexuel, et donc il faut le cacher à tout prix. Pour comprendre à fond cette pratique il faut abandonner les préjugés et comprendre qu’il n’y a aucune implication sexuelle à la base de la nudité et surtout à l’ère de la pornographie virtuelle et des clubs privés je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir recours à la religion et à la spiritualité:  si on veut « s’amuser » il n’y a pas de soucis, on peut toujours organiser une soirée informelle chez soi tranquillement sans honte, et donc on n’a pas besoin de se justifier en ce sens.

 

La pratique skyclad donc sert principalement à rapprocher les membres d’un Coven en créant une intimité profondeon montre aux autres notre vraie nature en Parfaite Confiance, en laissant derrière nous notre quotidien, notre condition sociale dont les vêtements sont un symbole et nos soucis par rapport à notre corps, puisqu’à l’intérieur du Cercle tous les membres sont égaux. En même temps, être familiarisé avec son corps nous aide à avoir un rapport meilleur avec nous-mêmes et à considérer notre corps dans sa beauté puisque « belles sont pour les Dieux toutes les choses ». La pratique skyclad fut introduite par Gerald Gardner qui avait longtemps fréquenté les milieux intellectuels naturistes anglais, dans les années 1940 donc bien avant la révolution des années 1960 (pour ceux qui nous prennent pour des hippies), et qui a tout simplement décidé d’insérer cet aspect dans la liturgie wiccane : selon sa théorie les sorcières ont toujours pratiqué nues parce que les vêtements empêcheraient les énergies dégagées par les corps lors des rituels de se répandre à l’intérieur du cercle. 

téléchargement (2)En tout cas, qu’elle soit une pratique attestée ou non, il y a ceux qui utilisent une robe rituelle et il y a ceux qui se déshabillent mais le but principal est le même: abandonner le quotidien pour se plonger dans le sacré. 

Un autre grand souci sur lequel je vois le plus souvent fantasmer c’est la question du Grand Rite, en effet il y a des rituels sexuels à l’intérieur de la Wicca mais c’est normal dans une religion qui célèbre la nature et le Divin dans la nature : la sexualité ne fait-elle pas partie de la nature ? L’énergie qui se produit lors d’un rapport sexuel peut être utilisée pour des finalités magiques bien sûr, mais le Grand Rite qui est un rituel d’une beauté étonnante peut être effectif ou symbolique et surtout n’est pas un rituel que l’on fait en légèreté quand on n’a rien à faire ou simplement pour s’amuser. Bien que de nos jours le Rite symbolique, le geste de plonger l’athamé dans la coupe, soit le plus utilisé, s’il y un couple déjà uni dans la vie qui est proprement préparé, au bon degré et donc conscient de ce que cela implique, le Rite effectif peut bien être effectué. 

INITIÉS VS. ÉCLECTIQUES

Quand on discute sur les plateformes virtuelles de partage, j’ai souvent l’impression qu’il y a idéalement deux grandes factions : les éclectiques et les initiés. 

J’avoue que je n’aime pas trop cette impression, ayant été éclectique pendant 5-6 ans de ma vie, je ne comprends pas cette « guerre virtuelle ». D’un côté il faut dire qu’il y a certains éclectiques qui n’ont pas encore une idée précise de la Wicca mais qui s’élèvent déjà au degré de maître, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un maître inconscient surtout pour ceux qui commencent à s’approcher de ce chemin. De l’autre côté il y a chez certains initiés un esprit « identitaire » trop fort qui empêche l’ouverture vers les non-initiés, et pour la Wicca initiatique il n’y a rien de plus dangereux que la fermeture. Entre ces deux extrêmes, comme je le dis souvent, la bonne route passe au milieu. Il faut se rappeler que l’on est tous des êtres humains, l’initiation ne nous rend pas plus grands, plus forts ou plus savants que les autres, mais en même temps il faut se rappeler que cette spiritualité n’est pas un jeu où il faut démontrer qui sont les plus grandes et puissantes sorcières comme celles des séries télévisés. Ce qui est important c’est de ne pas tomber dans la vision « je-m’en-foutiste » qui considère un parcours éclectique sérieux et un parcours initiatique comme équivalents, ce sont deux chemins différents et ils doivent le rester. Chacun a sa démarche. 

La Wicca est un parcours expérimental, même si l’on est en « compagnie » chacun marche de ses propres pieds, chacun construit son rapport personnel avec le Divin, pour arriver à un même but commun par des chemins très différents. Ce n’est pas une compétition à qui arrive le premier, en tout cas courir sur une route en amont ce n’est pas sage.

 

Références:

Butler, W. E. – Magic: Its Ritual, Power and Purpose, Thoth publications Crowley, Vivianne – Wicca: A Comprehensive Guide to the Old Religion in the Modern World, Element Books Ltd Fortune, Dion – Applied Magic, RedWheelWeiser

Steiner, Rudolf – La Science de l’Occulte, Triades

1. v. 27 “Au lecteur” Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

2. Rudolf Steiner (1861-1925), membre et conférencier de la Société Théosophique et puis fondateur de l’anthroposophie.

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