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Changement intérieur pour un meilleur être

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013


Changement intérieur pour un meilleur être dans Travail sur soi ! images-8Laurent Delacherie exerce depuis dix ans la médecine de vile, l’ostéopathie, la nutrition et pratique l’autonomisation psychologique. Dix ans d’énergie bienveillante investie dans l’aide de l’humain, souvent avec un désir d’accompagner la personne sur son propre chemin, parfois pour l’aider à sortir d’une impasse. Il nous propose ici une manière nouvelle d’aborder et de traiter les addictions, notamment celle du tabac.

Mon expérience de la vie a été soutenue par la pratique et l’enseignement d’une vie de famille et le développement de mon respect personnel. C’est d’ailleurs plus récemment, grâce à l’immersion dans les enseignements de Jiddu Krishnamurti, Eckhart Tollé et la Communication Non-violente, que j’ai pu prendre en charge et intégrer mes propres traumatismes nous dit L.Delacherie.

Soyez vous-même le changement que vous voudriez voir dans le monde (Gandhi).

Au lieu d’attendre que notre environnement comble nos attentes et que nos compagnons comprennent et satisfassent des besoins que nous ne nous reconnaissons parfois pas nous-mêmes ou que nous ne savons pas exprimer, il est préférable d’intégrer dans notre for intérieur les règles fonctionnelles de  l’existence. Nous pouvons alors exploiter les possibles de la vie à notre guise. Ces règles régissent nos trois plans de vie : physique, physiologique et psychologique.

« Etre heureux ? Et pourquoi pas, ne serait-ce que pour montrer l’exemple ».

En développant une attitude fonctionnelle de vie, nous pouvons offrir aux autres de la douceur et l’opportunité de changer. C’est efficace, même lorsque la personne ou le groupe en face de vous n’y participe pas de son côté. C’est une responsabilité qui nous incombe du fait de notre condition de vivant.

« Ce n’est pas le temps qui fait les choses, mais les choses qui mettent un certain temps pour être faites ».

Ce n’est pas une conviction, c’est la nature même du fonctionnement mental. Le temps psychologique est infini ou immédiat. Ces deux états ne sont pas opposés mais successifs, comme un interrupteur on/off : nous pouvons nous souvenir qu’il y a deux états au choix, mais un seul existera dans l’instant présent.

« La vie offre tout mais ne donne rien »

Couper un câble à mains nues ou le faire avec un tournevis prendra du temps. Avec des tenailles, c’est immédiat. Par cette image, j’introduits ici la notion d’outil. Psychologiquement, l‘outil et l’argumentaire reçu ou la prise de connaissances née de l’observation. L’avantage d’un argument ou d’une connaissance, c’est que nous pouvons les partager, les donner sans les perdre. La Terre en propose à foison, de différentes sources (livres, CD, DVD ou humains directement). Il sera cependant nécessaire de faire le tri dans la qualité de ces sources. Ensuite, le receveur en fera l’usage qu’il peut, s’il le veut ; le mode d’emploi est dans le manche de l’outil et la réflexion est la force mise en œuvre pour l’utiliser.

« Apprendre à parler ? Oui, mais pour dire la vérité. Apprendre à écrire ? Oui mais pour écrire la vérité. Apprendre à lire ? Oui, mais pour lire la vérité ».

Le seul véritable outil est celui qui est aidant. Il ne pourra donc qu’être brut et véritable, c’est-à-dire résistant à l’épreuve de toute conception erronée de personnes, familles, école,s université, collectivités, groupements, gouvernements, sociétés, religions ou corporations.

« Vrai besoin, grand bonheur »

Se connecter à nos vrais besoins en s’ouvrant à l’interaction entre la discipline et la liberté apporte un grand bonheur qu ele plaisir peut agrémenter avec du sens. Notre société s’en est bien écartée, cultivant isolément le plaisir par le divertissement inculte et corrompu, nous conduisant a point extrême d’être inattentifs à notre propre chemin de vie alors accessoirisé et malheureux. Dans cette situation, être aidé est aussi un besoin fondamental. Un élan me pousse naturellement à contribuer au bien-être des autres. je développe donc une des plus belles choses à mes yeux : les moyens authentiques d’aider les personnes. Ces moyens sont : les connaissances honnêtes à partager, la qualité de communication équilibrée entre bienveillance et fermeté, l’amélioration de mon positionnement personnel et de ma congruence. Pour concrétiser ces propos, je vais prendre l’exemple d’une des plus grandes impasses de la vie, celle du tabac.

« Le non-violent s’oppose à la violence et donc la pérennise. Pour effacer la violence, il suffit d’être doux ».

L’objectif principal est d’amener la personne à dire simplement « oui » à la respiration saine et à sortir de « ne pas fumer ». Le but est de l’aider à retrouver son état de quiétude et à penser simplement « bénéfices » au lieu de « frustrations » (qui ne sont, par ailleurs, que des illusions mentales).

La conscience comme déclencheur

Le tabac ? Dix ans d’observation d’échecs des méthodes médicales et paramédicales d’aide à l’arrêt du tabac. Mais aussi, dix ans de recueil de témoignages de réussites pour des personnes ayant décidé seules de ne plus jamais fumer et qui arrêtent donc, sans jamais reprendre.

Un constat et une déduction s’imposent. Il existe une unique différence, simple et puissante, entre le désir d’arrêter de fumer et le fait de ne plus vouloir fumer. Cette différence, c’est la prise de conscience qui va conduire au succès total. Dans le premier cas, on se force et on lutte contre des résistances incomprises en restant exposé à de nombreuses failles. Cela perdure un certain temps. Dans le second cas, on a réfléchi ou exploré par l’expérience négative et compris, jusqu’à changer de point de  vue. La décision est alors permanente, sans effort. C’est comme un déclic intérieur qui se fait alors, instantanément. Ce n’est pas une méthode extérieure qui permet l’arrêt, mais le changement interne d’attitude, réalisable uniquement par la personne elle-même. C’est à elle que revient la construction de sa propre autonomie et son changement de point de vue. là encore, ce changement profond d’attitude n’est pas une méthode, mais le résultat de la réflexion éclairée par des connaissances fonctionnelles, acquises par soi-même au fil du temps ou apportées en condensé par un guide extérieur (comme celui qui éclaire le chemin de sa lampe afin que le voyageur avance facilement). La réflexion est la méthode et elle exerce son action dans l’immédiateté du temps psychologique.

La capacité de réflexion humaine est rapide. Lorsque j’apporte des connaissances constructives, la déduction agit rapidement et l’acquisition est complètement personnalisée du fait même que la personne la réalise elle-même. En outre, en donnant des arguments honnêtes permettant d’effacer les pensées erronées et limitantes, je constate que la peur, le doute et les blocages s’effacent. Aucune injonction ni jugement donc, aucun propos aversif de ma part. il est important d’instituer une coopération dans le raisonnement et un accompagnement respectant l’autonomie psychique.

Un processus mental intelligent

Voici ce qui m’a poussé à élaborer des conférences dédiées à ce mécanisme cérébral en trois volet,s regroupés sous ces termes : compétence, conscience, décision.

En première partie, j’ »habille » l’auditeur avec les compétences de la vie qui concernent, sur le plan physique, la gestion de l’activité corporelle de santé, sur le plan physiologique, la gestion de l’alimentation et des neuromédiateurs et enfin, sur le plan psychologique, la gestion de la motivation, des émotions, de l’estime personnelle, de la communication et des valeurs.

En seconde partie, je « déshabille » le tabac, avec une invalidation de toutes les raisons de fumer (toutes les unes après les autres), puis j’explique le fonctionnement de la nicotine et de sa grande illusion.

En troisième partie, j’explore le processus de décision afin de démasquer et dénouer ce mécanisme d’indécision.

Mes exposés durent moins d’une heure et laissent place à l’interaction. Une période de réflexion et d’assimilation espace chaque présentation.

En six séries de trois exposés, douze personnes en ont bénéficié (sessions de 1 à 3 personnes). Je suis conscient du fait que ce nombre est insuffisant pour en déduire une quelconque interprétation statistique. Mais les impressions immédiates en fin de cycle ont été similaires : clair, utile, aidant, avec évocation d’un ressenti personnel de changement de point de vue.

J’effectue un suivi téléphonique à trois mois qui m’a permis, entre autres, d’observer une évolution de conscience chez tous les participants. Une interprétation de bon sens des différents résultats obtenus me laisserait supposer que les corrections et les améliorations apportées au fil des exposés ont pu contribuer à ce niveau d’efficacité.

Conférence de Laurent Delacherie dans MEDi@ME N° 3.

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Tranche de vie de Krishnamurti (partie 1)

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013


 Tranche de vie de Krishnamurti (partie 1) dans APPRENDS-MOI 220px-jiddu_krishnamurti_01

Mardi 19 avril 1983

Cet hiver, il a plu presque constamment depuis trois mois. La Californie a un climat assez extravagant. La terre y est noyée de pluies ou subit une sécheresse absolue. Il y a eu de grands orages et quelques rares jours de soleil. Hier il a plu toute la journée et ce matin les nuages sont bas et le temps est plutôt triste. La pluie d’hier a battu toutes les feuilles. La terre est très mouillée. Les arbres et ce magnifique chêne doivent se demander ce qu’est devenu le soleil. Ce matin, alors que les nuages cachent les montagnes et les collines presque jusqu’au fond de la vallée, surgit la question: que signifie être sérieux ? À quoi correspondrait un esprit ou un cerveau très calme et sérieux? Sommes-nous jamais sérieux? Ou vivons-nous toujours dans un monde de superficialité, allant de-ci de-là, nous battant, nous disputant violemment au sujet de choses triviales.

Que serait un cerveau très éveillé, non limité par ses propres pensées, ses souvenirs, ses évocations ? Qui serait libre de toute l’agitation de la vie, de la douleur, de l’angoisse et de la souffrance sans fin ? Pourrait-il exister un esprit totalement libre, qui ne soit pas déformé par les influences, par l’expérience et par l’immense accumulation de savoir ? Le savoir est du temps ; apprendre exige du temps. Pour apprendre à jouer du violon, il faut une patience infinie, des mois d’exercices, des années de concentration fervente. Acquérir un savoir-faire, devenir un athlète, créer un bon moteur ou se rendre sur la lune, tout cela exige du temps. Mais y a-t-il quelque chose à apprendre au sujet de la psyché, de ce que nous sommes, toutes les inconstances, les complexités de nos actions, de nos réactions, l’espoir, l’échec, la peine et la joie, qu’y a-t-il à apprendre dans tout cela ? Ainsi que nous l’avons dit, dans un certain domaine de notre existence physique, il faut du temps pour recueillir le savoir et agir à partir de celui-ci. Serait-ce que nous utilisons ce même principe, ce même mouvement du temps, dans le monde psychologique ? Là aussi, nous nous disons que nous devons apprendre ce qui se passe en nous, nos réactions, notre comportement, nos exaltations et nos dépressions, nos idéations; nous pensons que cette connaissance aussi exige du temps.

On peut étudier ce qui est limité, mais pas l’illimité. Et nous nous essayons alors à étudier le champ entier du psychisme, et disons que cela exige du temps. Mais dans ce domaine le temps est peut-être une illusion, il peut être un ennemi. La pensée crée l’illusion, et cette illusion évolue, grandit et s’étend. Il est probable que l’illusion de toute l’activité religieuse a commencé très simplement, et maintenant voyez où elle en est, avec cet immense pouvoir, ces possessions, cette grande accumulation d’oeuvres d’art, de richesses, et cette hiérarchie religieuse qui exige l’obéissance et vous exhorte à une plus grande foi. Tout cela est l’évolution de l’illusion, son expansion et sa culture qui se sont développées au cours des siècles. Et le psychisme est tout le contenu de la conscience, la mémoire de toutes choses passées et mortes. Nous attachons une telle importance à la mémoire ! Le psychisme est mémoire. Toute tradition n’est en fait que le passé. Nous nous y attachons désespérément, cherchons à la connaître dans tous ses aspects, pensant que cette étude exige du temps, comme celle des autres domaines.

Je me demande si nous nous posons jamais la question d’un arrêt possible du temps – le temps de devenir, le temps de s’accomplir. Y a-t-il quoi que ce soit à apprendre à ce sujet ? Ou peut-on voir que le mouvement entier de cette mémoire illusoire, qui semble si réelle, peut prendre fin ? Si le temps peut s’arrêter, quelle est alors la relation entre ce qui est au-delà du temps et toutes les activités physiques du cerveau, telles que la mémoire, le savoir, les souvenirs et les expériences ? Quel rapport y a-t-il entre ces deux domaines ? Comme nous l’avons souvent dit, le savoir et la pensée sont limités. Ce qui est limité ne peut avoir de relation avec l’illimité. Toutefois, l’illimité peut avoir une sorte de rapport avec ce qui est limité, mais cette communication sera toujours partielle, étroite et fragmentaire. Si l’on a l’esprit mercantile, on peut se demander l’utilité de tout ceci, l’utilité de l’illimité, en quoi cela peut être utile à l’homme. Nous voulons toujours une récompense. Nous vivons sur le principe de la punition et de la récompense, comme des chiens dressés que l’on récompense quand ils obéissent. Et nous sommes presque semblables à eux puisque nous voulons être récompensés pour nos actions, notre obéissance, etc. Une telle exigence naît du cerveau limité.

Le cerveau est le centre de la pensée, laquelle est toujours limitée, en toutes circonstances. Elle peut inventer l’extraordinaire, le théorique, l’incommensurable, mais son invention sera toujours limitée. Voilà pourquoi il faut être complètement libre à l’égard du travail et du labeur de la vie, comme de l’activité égocentrique, pour que l’illimité puisse être. L’incommensurable ne peut se mesurer par des mots. Nous essayons toujours de l’inclure dans le cadre des mots, pourtant le symbole n’est pas ce qui est. Mais nous vénérons le symbole, vivant ainsi toujours dans une condition limitée. Comme les nuages sont en suspens au-dessus des arbres et que les oiseaux se taisent dans l’attente de l’orage, ce matin convient à une réflexion sérieuse, remettant en question l’existence toute entière, les dieux eux-mêmes et toute l’activité humaine. Nos vies sont si courtes, et durant ce petit laps de temps il n’y a rien à apprendre sur le champ du psychisme, le mouvement de la mémoire ; nous ne pouvons que l’observer. L’observer sans mouvement de la pensée, l’observer sans le temps, sans savoir passé, sans l’observateur qui est l’essence du passé. Simplement regarder. Regarder ces nuages qui se forment et se reforment, les arbres, les petits oiseaux. Tout cela fait partie de la vie.

Quand on regarde attentivement, assidûment, il n’y a rien à apprendre. Il n’y a que cet immense espace, le silence et le vide, l’énergie dévorante.

Extrait du « Dernier Journal » De J. Krishnamurti 
(Editions du Rocher)

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Un dialogue avec soi-même

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

Un dialogue avec soi-même dans APPRENDS-MOI jiddu-krishnamurti

Je me rends compte qu’il ne peut y avoir amour quand il y a jalousie, qu’il ne peut y avoir amour quand il y a attachement. Mais peut-on être libre de jalousie et d’attachement ?

Je m’aperçois que je n’aime pas. C’est là un fait. Pourquoi me moquer de moi-même ; pourquoi prétendre à ma femme que je l’aime. Je ne sais pas ce qu’est l’amour.

En revanche je sais fort bien que je suis jaloux, et je sais que je lui suis terriblement attaché et que, dans l’attachement, il y a de la crainte, il y a de la jalousie, de l’angoisse ; il y a un sentiment de dépendance. Je n’aime pas être dépendant, mais je le suis parce que je me sens solitaire. On me bouscule au bureau, à l’usine et, quand je reviens chez moi, je veux trouver du réconfort, une présence, je veux échapper à moi-même. Alors je me de­mande : comment puis-je être libre de cet attachement ? Je parle d’attachement à titre d’illustration, comme je pourrais parler d’autre chose.

Au début, je cherche à fuir la question. Je ne sais pas où tout ça pourrait me mener avec ma femme. Si je me détache vraiment d’elle, nos relations risquent de changer. Elle pourrait me rester attachée, tandis que moi je ne le serais plus, ni à elle ni à une autre femme. Néanmoins, je vais m’enquérir. C’est dire que je ne vais pas fuir ce que j’imagine pouvoir être les conséquences d’une libération totale de tout attachement. Je ne sais pas ce qu’est l’amour, mais je vois très clairement, avec une certitude absolue, que l’attachement que je porte à ma femme va de pair avec la jalousie, avec l’esprit de possession, avec la crainte et l’anxiété, et je veux être libre de tout cela. Alors je commence mon enquête ; je cherche une méthode, et je me fais piéger par un système. Un quelconque gourou dit : « je vais vous mettre sur la voie du détachement, faites ceci et cela ; adonnez-vous à tel ou tel exercice ». J’accepte ce qu’il me dit sachant combien il importe d’être libre et parce qu’il me promet qu’en suivant la ligne de conduite qu’il me fixe j’aurai ma récompense. Je constate alors, qu’en agissant ainsi, je suis en quête d’une récompense. Je découvre ma sottise : voulant être libre, je m’attache à l’espoir d’une récompense.

Je ne veux pas me lier, or, me voici, prêt à m’attacher à l’idée que quelqu’un, quelque livre ou quelque méthode me récompensera en me libérant de l’attachement. Ainsi la récompense devient une chaîne. Alors je me dis : « regarde ce que tu as fait ; fais attention ; ne te laisse pas prendre à ce piège ». Qu’il ait pour objet une femme, une méthode ou une idée, ce n’en est pas moins de l’attachement. A ce stade, je suis très attentif, car j’ai appris quelque chose ; j’ai appris à ne pas renoncer à un attachement au profit d’autre chose, qui se révèle être encore un attachement.

Je me dis : « Que dois-je faire pour être libre de tout attachement ? » A quel mobile est-ce que j’obéis quand je veux être libre de tous liens. N’est-ce pas au désir de parvenir à un état où il n’y a ni attaches, ni crainte, et ainsi de suite ? Et tout à coup je me rends compte que tout mobile dicte une orientation et que celle-ci ne pourra que peser sur ma liberté. Pourquoi avoir un mobile ? Qu’est-ce qu’un mobile ? Un mobile est un espoir, ou un désir, de réaliser quelque chose. Je constate que je tiens à un mobile. Outre ma femme, mon idée, la méthode, voici que mon mobile est lui aussi devenu objet de mon attachement !

Ainsi, je fonctionne tout le temps dans la sphère de l’attachement – à l’épouse, à la méthode et au mobile qui me pousse à atteindre un objectif ultérieur. A tous trois, je suis attaché. Je m’aperçois que j’ai abordé une question de la plus haute complexité ; je ne m’étais pas rendu compte qu’être libéré de l’attachement impliquait tout cela. Maintenant je le vois tout aussi clairement que les autoroutes, les routes communales et les villages marqués sur une carte ; rien ne m’apparaît plus évident. Alors je me dis : « M’est-il possible d’être libre de ce grand attachement que j’éprouve à l’égard de ma femme, comme à l’égard de la récompense que je pense obtenir, et à l’égard de mon mobile ? » Je tiens à tout cela. Pourquoi ? Est-ce parce que je ne trouve pas assez en moi-même ? Est-ce parce que j’ai un épouvantable sentiment de solitude, auquel je cherche à échapper en m’accrochant à une femme, à une idée, à un mobile, comme s’il me fallait me cramponner à quelque chose ?

C’est bien cela ; je suis solitaire et j’échappe à ce sentiment d’isolement extrême en m’attachant à quelque chose.

Je voudrais donc comprendre le pourquoi de mon sentiment de solitude, car c’est lui qui est cause de mon attachement. Il m’a contraint à fuir, en me raccrochant à ceci ou à cela ; et tant qu’il persistera, cette succession de réactions en chaîne se reproduira. Qu’est-ce que se sentir délaissé ? Comment en arrive-t-on là ? Le sentiment de solitude est-il instinctuel, ou héréditaire ? Ou résulte-t-il de mon activité quotidienne ? Dans les deux premiers cas, il est inscrit dans ma destinée et je n’y suis pour rien. Comme je n’accepte pas cette explication, je la mets en doute, et demeure avec mon interrogation. J’observe, sans essayer de trouver une réponse intellectuelle. Je n’essaie pas de dire au sentiment de solitude ce qu’il devrait faire, ni ce qu’il est : je l’observe pour que lui-même me le dévoile.

Un état d’attention vigilante s’instaure pour que lui se révèle. Il ne se révélera pas si je fuis ; si j’ai peur ; si je lui résiste. Alors je l’observe. Je l’observe, de sorte qu’aucune pensée ne fait irruption. L’observation est beaucoup plus importante que l’immixtion de la pensée. Et comme toute mon énergie est centrée sur l’observation de ce sentiment de solitude, la pensée n’intervient pas du tout. L’esprit est confronté à un défi, et il doit y répondre. Ce défi le met en état de crise. En situation de crise on développe une immense énergie et celle-ci se maintient sans ingérence de la pensée. Il y a là un défi qui exige une réponse.

J’ai commencé par dialoguer avec moi-même. Je me suis demandé ce qu’était cette étrange chose qu’on appelle l’amour ; tout le monde en parle, l’évoque – songez à tous les poèmes romantiques, aux films, à la sexualité et à tous ses divers autres aspects. Je me dis : l’amour existe-t-il ? et constate qu’il n’existe pas dès lors qu’il y a de la jalousie, de la haine, ou de la crainte. Alors je laisse l’amour de côté pour me préoccuper de ce « qui est », de ma crainte, de mon attachement. Pourquoi me suis-je attaché ? Une des raisons – pas nécessairement l’unique – est que je me sens désespérément seul, mis à l’écart. Plus j’avance en âge, plus ce sentiment s’amplifie. Alors je l’observe. Je suis au défi de découvrir et comme il y a défi, toute l’énergie est là pour y répondre. Cela, c’est bien simple. En effet, s’il se produit une catastrophe, un accident, que sais-je, je me trouve confronté à un défi et l’énergie requise afflue pour y faire face. Je n’ai pas besoin de demander « comment est-ce que je peux trouver l’énergie voulue ? » Quand la maison brûle, je trouve la force de réagir, j’ai une énergie extraordinaire, je ne m’abandonne pas en disant : « Eh bien ! Il faut que je trouve cette énergie », et en attendant qu’elle vienne. Si je le faisais, le feu aurait tout le temps de réduire la maison en cendres.

Jiddu Krishnamurti et son enseignement

 

 

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L’Amour définition par Jiddu Krishnamurti

Posté par othoharmonie le 13 août 2013

 

  L'Amour définition par Jiddu Krishnamurti dans APPRENDS-MOI dieu10

Qu’est-ce que l’amour ? Tout le monde parle de l’amour : tous les périodiques, tous les journaux et les missionnaires parlent d’un amour éternel « J‘aime mon pays. j’aime mon roi, j’aime tel livre, j’aime cette montagne, j’aime le chocolat, j’aime le plaisir, j’aime ma femme, j’aime Dieu » L’amour est-il une idée ? Dans ce cas on peut le cultiver, le nourrir, le chérir, le promouvoir, le déformer de toutes les façons. Parce que nous ne trouvons pas de solution à l’amour entre humains, nous avons recours à des abstractions.

L’amour pourrait bien être l’ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leurs peines, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c’est ? En le définissant ? L’Eglise le définit d’une façon, la société d’une autre, et il y a, en outre, toutes sortes de déviations et de perversions ; adorer quelqu’un, coucher avec quelqu’un, échanger des émotions, vivre en compagnie, est-ce cela que nous appelons l’amour ? Mais oui, c’est bien cela, et ces notions sont, malheureusement, si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l’existence d’un amour transcendantal. En ce qu’elles appellent l’amour humain, elles constatent du plaisir, de la jalousie, un désir de s’affirmer, de posséder, de capter, de dominer, d’intervenir, dans la pensée d’autrui, et voyant toute cette complexité, elles affirment qu‘existe un autre amour, divin, sublime, infrangible, impollué. Des hommes saints, partout dans le monde, soutiennent que regarder une femme est mal ; qu’il est impossible de se rapprocher de Dieu si l’on prend plaisir à des rapports sexuels ; et, ce faisant, ils refoulent leurs désirs qui les dévorent, en niant la sexualité, ils se bouchent les yeux et s’arrachent la langue, car ils nient toute la beauté de la terre. Ils ont affamés leur coeur et leur esprit. Ce sont des êtres déshydratés, ils ont banni la beauté, parce que la beauté est associée à la femme.

Peut-on diviser l’amour en sacré et profane, divin et humain, ou est-il indivisible ? Se rapporte-t-il à une personne et pas au nombre ? Lorsqu’on dit : « je t’aime », cela exclut-il l’amour pour d’autres ? L’amour est-il personnel ou impersonnel ? Moral ou immoral ? Est-il réservé à la famille ? Et si l’on aime l’humanité, peut-on aimer une personne ? Est-ce un sentiment ? Une émotion ? Un plaisir ? Un désir ? Toutes ces questions indiquent, n’est-ce pas, que nous avons des idées au sujet de l’amour, des idées sur ce qu’il devrait être ou ne pas être, en somme un critérium ou un code élaboré par la culture à laquelle nous appartenons. Pour voir clair en cette question, il nous faut donc, au préalable, nous libérer des incrustations des siècles, mettre à l’écart tous les idéaux et idéologies au sujet de ce qu’il faut ou de ce qu’il ne faut pas que soit l’amour. Créer une séparation entre ce qui est et ce qui devrait être, est la façon la plus illusoire de considérer la vie. Comment saurai-je ce qu’est cette flamme qu’on appelle l’amour ? Je ne cherche pas à savoir comment exprimer l’amour, mais je veux comprendre en quoi il consiste. Je commence donc par écarter tout ce que m’ont dit à ce sujet les Églises, la société, mes parents, mes amis. Et toutes les personnes que j’ai rencontrés et les livres que j’ai lus, car c’est par moi-même que je veux savoir.

Voici donc un énorme problème, qui englobe l’humanité toute entière. Il y a eu des milliers de façons de le définir et je suis moi-même pris dans le réseau des choses qui me plaisent et dont je jouis dans l’instant. Ne devrais-je pas, pour comprendre ce problème, commencer par me libérer de mes inclinations et de mes préjugés ? Me voici dans un état de confusion, déchiré par mes désirs, et je me dis : commence par te vider de cette confusion ; alors, peut-être, découvriras-tu ce qu’est l’amour, par le truchement de ce qu’il n’est pas. L’État nous dit d’aller tuer par amour de la patrie. Est-ce cela, l’amour ? La religion nous dit de renoncer, à notre sexualité par amour pour Dieu. Est-ce cela l’amour ? L’amour est-il désir ? Ne dites pas non ! Il l’est pour la plupart d’entre nous : c’est un désir et son plaisir, le plaisir des sens, de l’attachement sexuel, d’une plénitude. Je ne suis pas contre les pratiques sexuelles, mais voyez ce qu’elles impliquent : elles vous mettent momentanément dans un état de total abandon de vous-mêmes, et lorsque vous vous retrouvez plongés dans vos désordres habituels, vous désirez que se répète encore cet état en lequel vous n‘aviez pas de soucis, pas de problèmes, pas de moi. Vous prétendez aimer votre femme. Cet amour comprend un plaisir, plaisir d’avoir quelqu’un à la maison pour s’occuper de vos enfants, pour faire la cuisine. Vous avez besoin de cette femme qui vous a donné son corps, ses émotions, ses encouragements, un certain sens de sécurité et de bien-être. Puis elle se détourne de vous, par ennui, ou pour partir avec quelqu’un, et tout votre équilibre est détruit. Ce désagrément, vous l’appelez jalousie ; il comporte une souffrance, une inquiétude, de la haine, de la violence. Ce qu’en réalité vous dites à votre femme c’est : « Quand vous m’appartenez je vous aime, dès l’instant que vous ne m’appartenez pas je vous hais. Tant que je peux compter sur vous pour satisfaire mes exigences, sexuelles et autres, je vous aime ; dès que vous cessez de me fournir ce que je demande vous me déplaisez ». Et voici créé entre vous deux un antagonisme et une séparation qui excluent l’amour. Si, cependant, vous pouvez vivre avec votre femme sans que la pensée crée ces états contradictoires, sans entretenir en vous-même ces perpétuelles querelles, alors peut-être, peut-être… saurez-vous ce qu’est l’amour, et vous serez libre, et elle le sera aussi, car nous sommes esclave de la personne dont dépendent nos plaisirs.

Ainsi lorsqu’on aime il faut être libre, non seulement de l’autre personne, mais par rapport à soi. Le fait d’appartenir à quelqu’un, d’être nourri psychologiquement par cette personne, cet état de dépendance, comporte toujours de l’inquiétude, des craintes, de la jalousie, un sens de culpabilité. La peur exclut l’amour. Un état douloureux, sentimental ou émotionnel, le plaisir et le désir n’ont rien de commun avec lui. L’amour n’est pas un produit de la pensée. La pensée, étant le passé, ne peut pas le cultiver. L’amour ne peut pas être enclos dans le champ de la jalousie. La jalousie est le passé et l’amour le présent actif. Les mots « j’aimerai », ou «J’ai aimé » n’ont pas de sens. Si l’on sait ce qu’est aimer, on n’est tributaire de personne. L’amour n’obéît pas. Il est en dehors des notions de respect ou de familiarité. Ne savez-vous pas ce que veut dire aimer réellement une personne, sans haine, ni jalousie, ni colère, sans vouloir vous mêler de ce qu‘elle fait ou pense, sans condensation ni comparaison ? Ne le savez-vous pas ? Lorsqu’on aime, compare-t-on ? Lorsqu’on aime de tout son coeur, de tout son corps, de son être entier, compare-t-on ? Lorsqu’on s’abandonne totalement à cet amour, l’autre n’est pas. En réalité, on ne nous aime pas, parce que nous ne savons pas aimer. L’amour a-t-il des responsabilités et des devoirs, et se sert-il de ces mots ? Lorsqu’on agit par devoir, y a-t-il de l’amour ? La notion de devoir ne l’exclut-elle pas ? La structure du devoir emprisonne l’homme et le détruit. Tant qu’on s’oblige à agir par devoir, on n’aime pas ce que l’on fait. L’amour ne comporte ni devoir ni responsabilité. La plupart des parents se sentent, malheureusement, responsables de leurs enfants, et ce sens de responsabilités les pousse à leur dire ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils ne doivent pas faire, ce qu’ils doivent devenir. Les parents veulent que leurs enfants aient une situation, se « rangent » dans la société. Ce qu’ils appellent responsabilité fait partie de cette « respectabilité » pour laquelle ils ont un culte, et il me semble que là où est cette respectabilité il n’y a pas d’amour. Ils n’aspirent en fait, qu’à devenir de parfaits bourgeois. Lorsqu’ils éduquent leurs enfants en vue de les « adapter » à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité. Est-ce cela que vous appelez protection et amour ? Protéger l’enfance avec amour, c’est se comporter à la façon du jardinier qui soigne ses plantes, les arrose, étudie avec douceur et tendresse leurs besoins, le sol qui leur convient le mieux. Mais lorsque vous préparez vos enfants à être « adaptés » à la société, vous les préparez à se faire tuer. Si vous aimiez vos enfants, vous n’auriez pas de guerres.

Lorsqu’on perd un être aimé, on verse des larmes, sont-elles pour vous, ou pour la personne qui vient de mourir ? Pleurez-vous pour vous-même ou pour quelqu’un ? Avez-vous jamais pleuré pour qui que ce soit ? Avez-vous jamais pleuré pour votre fils, tué sur un champ de bataille ? Vous avez pleuré, bien sûr, mais était-ce parce que vous vous preniez en pitié ou parce qu’un être humain avait été tué ? Si l’on pleure parce qu’on se prend en pitié, ces larmes, versées sur soi, n’ont aucun sens. Si l’on pleure parce qu’on est privé d’une personne en qui l’on a placé beaucoup d’affection, c’est que ce n’était pas de l’affection. Lorsque vous pleurez votre frère que ce soit donc pour lui. Il vous est facile de pleurer pour vous en pensant qu’il est parti. En apparence, vous pleurez parce que votre coeur est blessé, mais ce n’est pas pour votre frère que vous souffrez, c’est pour vous, car vous vous prenez en pitié, et cette pitié vous endurcit, vous replie sur vous-même, vous rend terne et stupide. Pleurer sur soi, est-ce de l’amour ? Pleurer par solitude, parce qu’on a été abandonné, ou parce qu’on a perdu son prestige, ou parce qu’on se plaint du sort, ou parce qu’on accuse le milieu, c’est toujours ce vous-même en pleurs. Comprenez-le, entrez aussi directement en contact avec cette réalité que si vous touchiez un arbre, un pilier, une main, et vous verrez que cette douleur est auto-engendrée, qu‘elle est produite par la pensée. La douleur est le produit du temps.

«J’avais un frère il y a trois ans, maintenant il est mort, et me voici seul, affligé, sans personne qui vienne me consoler et me tenir compagnie ; et c’est cela qui me fait venir les larmes aux yeux» : c‘est tout cela que vous pouvez voir se produire en vous, dès que vous l’observez ; vous pouvez le voir complètement, totalement, d’un seul coup d’oeil, sans prendre du temps pour l’analyser. On peut voir en un instant toute la structure et la nature de cette pauvre petite chose appelée le « moi », avec ses larmes, sa famille, sa nation, ses croyances, sa religion, avec toute cette laideur : tout cela est en nous, et lorsqu’on le voit du plus profond du coeur et non par le seul intellect, on tient la clé qui met fin à la douleur. La souffrance et l’amour ne peuvent aller de pair, mais dans le monde chrétien on a idéalisé la douleur. On l’a mise sur une croix et on l’adore, entendant par là qu’il est impossible d’y échapper, sauf par cette porte particulière. Telle est toute la structure d’une société qui exploite religieusement.

Lorsqu’on demande ce qu’est l’amour, il arrive que l’on soit trop effrayé par la réponse pour l’accepter, car elle peut provoquer un bouleversement complet, rompre des liens familiaux. On peut découvrir que l’on n’aime pas sa femme, son mari, ses enfants… (Les aimez-vous ?)…on peut aller jusqu’à démolir l’édifice que l’on a construit autour de soi ; ne plus jamais aller au temple. Si, malgré cela, vous voulez le savoir, vous verrez que la peur n’est pas l’amour, que la jalousie n’est pas l’amour, que la possession et la domination ne sont pas l’amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l’amour, que se prendre en pitié n’est pas l’amour, que la grande souffrance de n’être pas aimé n’est pas l’amour. L’amour n’est pas plus l’opposé de la haine que l’humilité n‘est l’opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes ces choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave la feuille chargée de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent. Tant que vous n‘aurez pas d’amour, non en petite dose mais en grande abondance, tant que vous n’en serez pas remplis, le monde ira vers des désastres. Vous savez, cérébralement, que l’unité de l’homme est essentielle et que l’amour est la seule voie, mais qui vous apprendra à aimer ? Est-ce qu’aucune autorité, aucune méthode, aucun système vous diront comment aimer ? Si qui que ce soit vous le dit, ce n’est pas l’amour. Pouvez-vous dire : Je m’exercerai à aimer ; j’y penserai jour après jour, je m’entraînerai à être doux et charitable, je m’efforcerai de me pencher sur les autres ? Pouvez-vous vraiment me dire que vous vous disciplinerez, que vous appliquerez votre volonté à aimer ? Si vous le faisiez, l’amour s’enfuirait par la fenêtre. Par la pratique de quelque méthode ou de quelque système en vue d’acquérir de l’amour, vous pourriez devenir extraordinairement habiles ou un peu plus bienveillants, ou parvenir à un état de non-violence, mais tout cela n’aurait aucun rapport avec l’amour. 

Dans le déchirant désert de ce monde, l’amour est absent, parce que le plaisir et le désir y jouent les rôles principaux. Pourtant, sans amour la vie quotidienne n’a aucun sens. Et il ne peut exister d’amour sans beauté. La beauté n’est pas dans ce que l’on voit : elle n’est pas celle dont on dit : c’est un bel arbre, un beau tableau, un bel édifice, une belle femme. Il n’y a de beauté que lorsque le coeur et l’esprit savent ce qu’est l’amour. Sans l’amour et sans cette beauté, il n’y a pas de vertu, et vous savez fort bien que, quoi que vous fassiez : que vous amélioriez la société, ou nourrissiez les pauvres, vous ne feriez qu’ajouter au chaos, car sans amour il n’y a que laideur et pauvreté dans votre coeur et votre esprit. Mais avec la présence de l’amour et de la beauté, tout ce que l’on fait est bien fait, ordonné, correct. Si l’on sait aimer, on peut faire ce que l’on veut, parce que cela résoudra tous les autres problèmes. Nous arrivons au point suivant ; peut-on entrer en contact avec l’amour sans disciplines, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l’intervention de la pensée ? Le rencontrer, en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil ? Une chose me semble-t-il, est nécessaire à cet effet : une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d’ordre sensuel.

Ne pas connaître cette qualité de passion c’est ne pas savoir ce qu’est l’amour, car l’amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi. Chercher l’amour – ou la vérité – n’est pas le fait d’un esprit réellement passionné. Rencontrer l’amour sans l’avoir cherché est la seule façon de le trouver ; le rencontrer sans s’y attendre, non en tant que résultat d’efforts, ni parce que l’on a acquis de l’expérience. Un tel amour n’est pas tributaire du temps, il est à la fois personnel et impersonnel, il s’adresse à la fois à l’individu et au nombre. Semblable à la fleur qui a son parfum, on peut s’en délecter ou passer outre. Cette fleur-là est pour tous, tout autant que pour celui qui prend la peine de la respirer profondément et de la regarder avec joie. Que l’on soit tout près d’elle dans un jardin, ou qu’on en soit éloigné, cela importe peu à la fleur, car elle est remplie de son parfum et le partage avec tout le monde. L’amour est toujours neuf, frais, vivant. Il n’a pas d’hier et pas de demain. Il est au-delà des mêlées qu’engendre la pensée. Seul l’esprit innocent sait ce qu’est l’amour et un esprit innocent peut vivre dans ce monde qui n’est pas innocent. Cette chose extraordinaire que l’homme a toujours cherchée, par le sacrifice, l’adoration, les rapports sexuels, par des plaisirs et des peines de toutes sortes, ne peut être trouvé que lorsque la pensée, se comprenant elle-même, arrive à sa fin naturelle. Alors l’amour n’a pas d’opposé, alors l’amour n’a pas de conflit.

Vous vous demandez peut-être : si je trouve un pareil amour, qu’adviendra-t-il de ma femme, de mes enfants, de ma famille, il leur faut une certaine sécurité. Si vous vous interrogez de la sorte, c’est que vous ne vous êtes jamais trouvés au-delà du champ de la pensée, au-delà du champ de la conscience. Si vous vous y trouviez une seule fois, vous ne poseriez pas de telles questions, car vous sauriez ce qu’est l’amour, en lequel il n’y a peu de pensée, donc pas de temps. Aller au-delà de la pensée et du temps, ce qui veut dire au-delà de la douleur, c’est se rendre compte qu’il existe une autre dimension qui s’appelle l’amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n’est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas vous voilà, intérieurement, complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref qu’il n’y a plus de moi du tout. Alors l’amour est là ».

« Première et dernière liberté » par Krishnamurti

Vu sur http://gracedelamour.blogspot.fr

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Où finit l’attachement naît l’intelligence

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2012


 

L’esprit libre est humble

Où finit l'attachement naît l'intelligence dans APPRENDS-MOI ble-contrejoursAvez-vous déjà examiné la question de la dépendance psychologique ? Si vous l’approfondissez vraiment, vous constaterez que nous sommes presque tous terriblement seuls. Nous avons le plus souvent un esprit tellement superficiel et vide ! Nous ignorons le plus souvent ce que signifie l’amour. C’est cette solitude, cette insuffisance, cette privation de vie, qui nous incite à nous attacher à quelque chose; nous sommes attachés à la famille;  nous dépendons d’elle. Et lorsque notre mari ou notre femme se détourne de nous, nous sommes jaloux. La jalousie n’est pas l’amour; mais l’amour devient respectable quand la société le légitime dans la famille. C’est encore une autre forme de défense, une nouvelle fuite face à nous-mêmes. Toute forme de résistance engendre une dépendance. Et l’esprit qui est dépendant ne peut jamais être libre.

Il faut que vous soyez libres, car vous verrez qu’un esprit qui est libre a en lui l’essence de l’humilité. Cet esprit-là, qui est libre et par conséquent plein d’humilité, est capable d’apprendre, contrairement à l’esprit qui résiste. Apprendre est une chose extraordinaire – apprendre, et non accumuler des connaissances. L’accumulation du savoir est une tout autre affaire. Ce que nous appelons le savoir est relativement facile, car c’est un mouvement qui va du connu vers le connu. Mais apprendre est un mouvement du connu vers l’inconnu – c’est seulement ainsi que l’on apprend, n’est-ce pas ?

Une dépendance jamais remise en cause

Pourquoi sommes-nous dépendants ? Psychologiquement, intérieurement, nous sommes dépendants d’une croyance, d’une philosophie; nous attendons d’autrui des directives pour notre conduite; nous cherchons des maîtres qui nous offriront un mode de vie capable de nous conduire à quelque espoir, à quelque bonheur. Nous sommes donc toujours à la recherche d’une forme de dépendance, de sécurité. Est-il possible que l’esprit puisse jamais se libérer de ce sentiment de dépendance ? Ce qui ne signifie pas que l’esprit doive atteindre à l’indépendance – qui n’est qu’une réaction par rapport à la dépendance.
Nous ne parlons pas ici d’indépendance, de liberté par rapport à un état particulier. Si nous parvenons à explorer – mais sans chercher, par manière de réflexe, à nous libérer d’un quelconque état de dépendance -, alors nous pourrons creuser la question beaucoup plus profond… Nous admettons la nécessité de la dépendance; nous la disons inéluctable. Mais jamais nous n’avons remis en cause l’ensemble du problème, jamais nous ne nous demandons pourquoi chacun d’entre nous est en quête d’une certaine forme de dépendance. N’est-ce pas parce qu’il y a au plus profond de nous cette exigence réelle de sécurité, de permanence ? Plongés dans un état de confusion, nous voulons que quelqu’un d’extérieur nous tire de cet état. Nous cherchons donc sans cesse le moyen de fuir ou d’éviter l’état dans lequel nous nous trouvons. Ce processus d’évitement nous amène immanquablement à susciter une forme de dépendance, qui devient l’autorité qui nous gouverne. Si, pour notre sécurité, notre bien-être intérieur, c’est de quelqu’un d’autre que nous dépendons, cette dépendance est source d’innombrables problèmes que nous nous efforçons alors de résoudre, et qui sont liés à l’attachement. Mais jamais nous ne remettons fondamentalement en question le problème de la dépendance en soi. Si nous parvenons à explorer le cœur de ce problème, de manière intelligente et pleinement lucide, alors peut-être découvrirons-nous que la dépendance n’est pas du tout le vrai problème – ce n’est qu’un moyen de fuir une réalité plus profonde.

Les causes profondes de la dépendance

spirales dans Beaux textesNous savons que nous sommes dépendants – de notre relation aux autres ou d’une idée, d’un système de pensée. Pourquoi cette dépendance ?

…En réalité, je ne crois pas que la dépendance soit le vrai problème : je crois que ce sont des facteurs beaucoup plus profonds qui font de nous des êtres dépendants. Et si nous savons démêler ces causes, alors la dépendance et la lutte pour s’en libérer ne compteront plus guère; alors tous les problèmes issus de cette dépendance s’évanouiront. Quel est donc le problème fondamental ? Est-ce la haine et la crainte qui hantent l’esprit à l’idée d’être seul ? Mais cet état qu’il essaye d’éviter, l’esprit le connaît-il ? Tant que la solitude n’est pas réellement comprise, ressentie, pénétrée, dissipée – peu importe le terme -, tant que persiste ce sentiment de solitude, la dépendance est inévitable, et on ne peut jamais être libre; on ne peut jamais découvrir par soi-même ce qu’est la vérité, ce qu’est la religion.

une conscience plus profonde

La dépendance déclenche un double mouvement de distance et d’attachement, un conflit perpétuel et sans issue, s’il n’est pas compris. Il faut que vous preniez conscience du processus d’attachement et de dépendance, mais sans condamnation ni jugement; alors vous percevrez la signification de ce conflit des contraires. Si vous devenez intensément perceptif, et si vous attelez consciemment votre pensée à la compréhension de la pleine signification du besoin et de la dépendance, votre esprit conscient sera ouvert et lucide à ce sujet; alors le subconscient, avec ses mobiles cachés, ses exigences et ses intentions occultes, se projettera dans le conscient. C’est alors le moment où il faut étudier et comprendre tous les messages de votre inconscient. Si vous le faites de manière assidue, si vous prenez conscience des projections du subconscient après que l’esprit conscient a élucidé le problème le plus clairement possible, alors, même si votre attention est occupée ailleurs, le conscient et le subconscient résoudront ce problème de la dépendance, ou tout autre problème. Ainsi s’installe une conscience permanente, qui, avec patience et douceur, apportera l’intégration; et pour peu que votre santé et votre alimentation soient correctes, cela vous apportera en retour la plénitude totale.

L’attachement est l’illusion du Moi

Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons. Il n’y a aucune noblesse dans l’attachement. L’attachement au savoir ne diffère en rien de toute autre forme de dépendance agréable. Dans l’attachement, le moi s’absorbe en lui-même, que ce soit au niveau le plus bas ou le plus élevé. L’attachement est l’illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi. Les choses auxquelles nous sommes attachés – biens, personnes, idées – deviennent de la plus haute importance, car, privé des multiples choses qui comblent sa vacuité, le moi n’existe pas. La peur de n’être rien incite à posséder, et la peur engendre l’illusion, l’asservissement aux conclusions. Les conclusions, matérielles ou idéologiques, font obstacle à l’épanouissement de l’intelligence, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour; et sans cette liberté, l’habileté passe pour de l’intelligence. Les voies de l’habileté sont toujours complexes et destructrices. C’est cette habileté, protectrice du moi, qui conduit à l’attachement; et lorsque l’attachement cause la souffrance, c’est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l’orgueil et de la vanité de la renonciation. La compréhension des voies de l’habileté, des voies de l’ego, est le commencement de l’intelligence.

Jiddu Krishnamurti.

Extraits saisis dans Le livre de la méditation et de la vie – Le Livre de Poche.

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La méditation

Posté par othoharmonie le 27 août 2011

 

Ce texte est extrait du livre intitulé « de la connaissance de soi », par Krishnamurti, éditions Le Courrier du Livre

 

La méditation dans Méditation Qu-est-ce-que-la-meditation,3084944-MDonc, le commencement de la méditation est la connaissance de soi, ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion, connaitre toutes les couches de ma conscience – non seulement les couches superficielles, mais les activités cachées, secrètes, profondes. Mais pour connaître les activités profondément cachées, les mobiles secrets, les réponses, les pensées et les sentiments, il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ; c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient. L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes : gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes – toutes les activités quotidiennes de notre existence. Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même. Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline. Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités, en les observant, en en étant conscient, en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc. Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités, par cette compréhension, il devient spontanément calme (non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés) et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions, les suggestions de l’inconscient, de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux, les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes. Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire, quelle qu’elle soit, qu’elle est en état de recevoir l’éternel. 

 

Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation. Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient, pleinement informé de vos activités quotidiennes, vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou, de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion. Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens, quelle que soit la noblesse de vos intentions. La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ; mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte. Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire. Un homme pleinement lucide est en état de méditation ; il ne prie pas, parce qu’il ne veut rien. Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste, vous pouvez amener une certaine tranquillité ; mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le coeur à un état de lassitude. C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité – aucune exclusion ne peut jamais le faire. Ce qui engendre la compréhension est la connaissance de soi, et il n’est pas très difficile d’être lucide si l’on en a réellement l’intention. 

 

med1 dans MéditationSi cela vous intéresse de découvrir le processus total de vous-même – non simplement la partie superficielle, mais le processus total de votre être entier – c’est relativement facile. 

 

Si vous voulez réellement vous connaître, vous sonderez votre coeur et votre esprit afin de connaître tout leur contenu ; et lorsqu’il y a l’intention de savoir, on sait. L’on peut alors suivre, sans condamnation ni justification, chaque mouvement de la pensée et de l’émotion; et en suivant chaque pensée et chaque sentiment à mesure qu’ils surgissent, on donne lieu à une tranquillité qui n’est pas imposée, qui n’est pas enrégimentée, mais qui provient de ce que l’on n’a pas de problèmes, pas de contradiction. C’est comme l’étang qui devient paisible, tranquille, un soir où il n’y a pas de vent. Et lorsque l’esprit est immobile, ce qui est immesurable entre en l’être. 

 

Signé Jiddu Krishnamurti 

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Le sens du bonheur

Posté par othoharmonie le 13 avril 2011

 

Titre 

 

  Le sens du bonheur  

 

Auteur

 

 

Krishnamurti  Jiddu  

 

Le sens du bonheur

 

Présentation de l’éditeur

 

 Jiddu Krishnamurti est un penseur à part dans l’histoire des mouvements spirituels. La base de son enseignement repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu’au terme d’une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n’aura de cesse de répéter que le bonheur ne peut passer que par le refus de tout type d’autorité. C’est le sens des multiples conférences qu’il a données pendant des dizaines d’années, partout dans le monde.  » Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité.  » Le Sens du bonheur – un best-seller mondial jusqu’à présent inédit pour le public français et publié ici à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de l’auteur – nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et ceux de la société qui nous entoure. Il nous apprend l’art de voir et d’écouter avec notre cœur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous. 

 

L’auteur nous pousse à réviser toutes nos habitudes, nos pensées, nos actes, afin d’avoir un libre arbitre sur chaque situation de notre vie. On découvre alors un nombre très important de détails qu’on ignorait avant. Tout est expliqué dans ce livre afin de réussir à sentir notre paix interne et ainsi avoir la capacité de bien penser, donc de bien vivre. Un esprit libre se crée alors en nous, et c’est là que le Bonheur commence à se faire sentir. Le Bonheur est un long voyage, pas une destination. Très bon livre, car il nous apporte ce que l’école ne nous a jamais enseigné. 

 

Il s’agit d’une succession de causeries classées en 27 thèmes partant de la fonction de l’éducation pour terminer sur la quête de Dieu. Elles sont dédiées principalement à des étudiants et l’idée force est que nous sommes le seul et unique filtre par delà lequel toute pensée doit être analysée, filtrée, ce qui peut nous permettre d’appréhender une vérité aussi pure que possible car non entachée des scories et des vérités imposées par autrui. Somme toute, s’il doit y avoir une quête de sens, que ce ne soit pas celle voulue par d’autres que nous mêmes, Partis politiques, Sages et Philosophes de tout crin, en passant par les chapelles religieuses. Krishnamurti enseigne à penser et vivre en Homme libre avec pour seul maître : la Vie. 

 

Retrouver d’autres textes en cliquant sur cette ligne…  

 

 

L’auteur  :                            Le sens du bonheur dans E à  K Jiddu-krishnamurti2

 

Jiddu Krishnamurti, né à Mandanapalle (Andhra Pradesh) le 11 mai 1895 et décédé à Ojai, (Californie), le 17 février 1986, est un philosophe et promoteur d’une éducation alternative d’origine indienne. Apparu au sein de la théosophie et de la contreculture des années 1960, l’influence de sa pensée sur des auteurs et des personnalités de différentes disciplines est notable pour un auteur de sa catégorie. 

 

D’abord présenté dès son adolescence par la société théosophique de l’époque comme un messie potentiel, il a opéré un revirement un peu plus tard pour développer une thèse radicalement opposée, reposant principalement sur l’idée qu’une transformation de l’humain ne peut se faire qu’en se libérant de toute autorité. Sa conviction était qu’un tel changement devait passer par une transformation de ce qu’il appelait le « vieux cerveau conditionné de l’homme » (« mutation de la psyché ») afin d’accéder à une liberté que ni les religions, ni l’athéisme, ni les idéologies politiques ne seraient capables de produire, puisque, selon lui, elles ne font que perpétuer les conditionnements. 

 

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si vous aussi vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez ICI : http://www.amazon.fr/sens-du-bonheur-Jiddu-Krishnamurti/dp/2234058368

Europe_terre dans E à  K

 

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Diverses formes de méditations

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2010

http://leloom.free.fr/galerie/final/meditation.jpg Différentes formes de méditations

Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent, mais pas nécessairement, en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d’en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence . 

 

Néanmoins l’utilisation d’un objet particulier ou d’une référence n’est pas nécessaire à la méditation. 

 

La méditation est au cœur de la pratique du Bouddhisme, de l’hindouisme, du Taoisme, du Yoga, de l’Islam, de la Chrétienté ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité mais également médicale. C’est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés ou l’apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d’observation : qu’il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l’esprit ou un concept, voire l’absence de concept). 

 

 

Diverses formes de méditations dans A et B jk2 Jean Klein : la lucidité silencieuse sans support 

 

Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti ou Jean Klein, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ils ont dessiné quelques directions de méditation :

 

 

  • « l’attention » : Cette investigation requiert une attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente. Ce matin nous sommes paisiblement assis. C’est une méditation sans sujet pour méditer, et sans objet sur quoi méditer. C’est notre tranquillité naturelle. ; 

 

  • « l’observation » : L’enseignement repose principalement sur la compréhension, il s’agit plutôt d’être compréhension. Comprendre est le résultat d’une juste observation. C’est une observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver. Nous ne pouvons la situer dans l’espace, parce qu’elle est hors du temps. Le temps est une création de la pensée, tandis que l’observation qui émane de la totalité du corps relève, elle, de l’intemporel. ; 

 

 

  • « Le temps » : La pensée est le temps, la pensée est une fonction. Le temps est une expression de l’intemporel. Le temps doit cesser pour que puisse vivre l’intemporel. Et quand la pensée a découvert ses limites, alors nous sommes ouverts à l’intemporel, au présent éternel. ; 

 

  • « La liberté » : La liberté dont vous faites l’expérience en ces moments-là ne peut jamais être objectivée, ni définie. Vous ne pouvez jamais la formuler. La compréhension peut bien se situer dans votre tête, mais être la compréhension n’a plus rien à voir avec la tête ; c’est votre perception globale. ; 

 

 

Rudolf-Steiner dans A et B  Rudolf Steiner : la méditation comme science de l’esprit

 

 Dans d’autres enseignements modernes comme par exemple ceux de Rudolf Steiner, la vision de la méditation répond a un besoin intérieur inhérent à la nature humaine. En effet, la conscience de soi de l’être humain actuel a été gagnée au prix de la perte de la perception de notre nature spirituelle et de la nature spirituelle du monde. Les questions existentielles de l’être humain proviennent de la perte de cette perception. Leur résolution n’est complète que lorsque l’âme humaine est à nouveau abreuvée par le monde spirituel. Par la méditation basée sur la pensée, l’être humain peut rendre cette faculté, qui est la plus élevée qu’il possède, autonome et libérée du corps. C’est par la pensée que tout être humain peut à nouveau faire l’expérience objective du monde spirituel. Ce contact avec le monde spirituel s’en trouve métamorphosé car il est désormais conscient et libre, chose qui n’était pas possible dans le passé de l’humanité

 

 

 

meditation

 

Posture de méditation dans le Yoga 

 

 

Le New Age 

Le New Age a rassemblé ou mélangé toutes sortes de pratiques méditatives en un patchwork, puisant dans la religion ou les spiritualités des peuples premiers, y ajoutant plus récemment les cristaux ou des musiques spécifiques pour la relaxation composées à cet effet. Le terme et la pratique sont entrés dans le langage courant, en partie par le biais du Hatha yoga qui est globalement bien accepté en Occident. Le mouvement raélien a même développé une méthode de méditation sensuelle dont les principes sont assez éloignés des pratiques méditatives traditionnelles. 

 

 

La méditation naturelle 

 

La phénoménologie du développement moral et spirituel (dans la lignée de recherche Jean Piaget > Lawrence Kohlberg > Robert Kegan) se basant sur l’aspect inné de l’empathie confirme que la respiration naturelle (base de toute technique de méditation) permet d’intégrer l’empathie dans la résolution de conflits dans lesquels on est soi-même impliqué. Cela permet un développement moral selon la résolution des problèmes existentiels clés que chaque étape de notre vie sociale nous pose. 

 

  0002063A 0002063E ET BIEN EVIDEMMENT….

 

 

Critiques de la méditation 

 

Si la plupart des pratiques de méditation, dans leurs principes, sont généralement bien acceptées, il existe cependant deux critiques principales : 

 

  • La méditation pratiquée trop longtemps ou trop intensément peut conduire à des problèmes psychologiques ; l’apport des pratiques méditatives orientales au milieu du XXe siècle en Occident n’a pas toujours tenu compte de la différence de contexte culturel et social ; des études ont été menées afin de déterminer les effets secondaires indésirables de la pratique de la méditation ; des symptômes de l’ordre de sensations inconfortables dans le corps ou de dissociation mentale ont pu apparaître ; lors d’une étude clinique sur 27 sujets pratiquant la méditation depuis de nombreuses années, des phénomènes de désorientation, de confusion mentale, ou le sentiment de « planer » ont été identifiés chez quelques-uns des sujets ; lorsque l’objectif recherché d’une thérapie est de renforcer l’identité (l’ego), la méditation serait alors déconseillée ;

 

  • En dehors de la valeur éventuelle d’une pratique, certains groupes spirituels controversés sont parfois accusés d’utiliser la méditation comme un paravent à des activités condamnables (Aum Shinrikyo par exemple).

visuel_meditation

 

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Index

Posté par othoharmonie le 3 juin 2010

 Index dans LIVRES de Travail 0002043BVoilà, comme promis, j’ai reconstitué ici un panel de mes lectures à caractère spirituel et de développement personnel.

 Cela pourra peut-être vous guider pour un choix dans vos futures lectures. C’est ce que je vous souhaite de tout coeur ! 

barre-separation-4615172fc9 dans LIVRES de Travail

 

 00020490 

Abrezol           Dr. Raymond  Tout savoir sur la sophrologie 
Abelar  Taïsha  Le passage des sorciers 
Aird  kishori  l’ADN démystifiée 
Aïvanhov  Omraam M.  Pensées quotidiennes Vous êtes des Dieux Cherchez le royaume de Dieu et sa justice Et il me montra un fleuve d’eau de la vie 
Albert  Laurence  Les grands Saints 
Albom  Mitch  Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut 
Allemann  Daniel  La puissance secrète de votre personnalité 
Altea  Rosemary  Une longue échelle vers le ciel 
André  Christophe  L’estime de soi 
Anderson  Marie-Noëlle  Nous les Celtes du Verseau 
Arcan  Pascale  Le temps des Maîtres 2012 Au cœur de l’amour 2012 Adonaï 2012 

 

 ——-->     n’oubliez pas de lire aussi Les Extraits : sous l’en-tête du blog 

+   la collection de Conversation avec Dieu et celle de Kryeon dans la marge de droite     —————>

mais également rendez-vous sur le lien de Diane Leblanc : Bianca Gaia

 00020491 

 

Barbarin 

Georges  Comment on soulève les montagnes 
Bardet  Solenn  Pieds nus sur la terre rouge 
Basset Chercot  Pascal  Toine 
Becker  Gavin de  La peur qui vous sauve 
Bellotto  Henri  La porte du silence 
Bennett  J.G  Sexualité et développement spirituel 
Benoit  Pierre  L’Atlantide 
Bercholz et Chödzin Kohn  Samuel Sherab                                Little Bouddha 
Bernoux  Philippe  La sociologie des organisations 
Bernstein  M.  A la recherche de Bridey Murphy 
Bertolino  Jean 

Chaman

Bettelheim  Bruno 

L’amour ne suffit pas

Beyala  Calixthe 

La plantation

Billon  Pierre 

Un bâillement du diable

Bloom  Howard 

Le principe de Lucifer – Tome I

Le principe de Lucifer – Tome II

Blunt  Gilles 

Le témoin privilégié

Boissière  Bernard de 

Maurice Zundel

Bottéro              et Ouaknin                   et  Moingt 

Jean  

                          Marc Alain                              Joseph

 La plus belle histoire de Dieu 
Bouchard   Nicolas 

L’hymne des démons

Bourdin  Jeanne 

Très sage Héloïse

Braibant  Daniel 

Les vérités interdites

Braudeau  Michel 

L’interprétation des singes

Bro  Bernard 

Thérèse de Lisieux, sa famille son Dieu, son message

Bromberg            et Trognon 

Marcel     

Alain  

Psychologie sociale et communication

Bromfield  Louis 

La mousson

Brown  Dan 

Anges et démons

Brown  Frédric 

Martiens, go home

Browne  Sylvia 

Aller – retour dans l’au-delà

Brunel  Henri  Guide de relaxation pour ceux qui n’ont pas le  temps 

barre de séparation

 00020492 

Cameron 

J.  La veine d’or 
Camus  Dominique  Voyage au pays du magique 
Camut               et   Hug  Jérôme                                  Nathalie  Les éveillés 
Caradeau  Jean-Luc  L’aventure spirituelle des sociétés initiatiques 
Cardinal  Marie  Les grands désordres 
le Carré  John  Une amitié absolue 
Cauwelaert  Didier Van  L’évangile de Jimmy 
Cesbron  Gilbert  Les Saints vont en enfer 
Chandra  Vikram  Le seigneur de Bombay 
Chattam  Maxime  Les Arcanes du chaos 
Chercot  Richard  Ma vie parmi les ombres 
Chia                          et  A.Arava  Mantak                                          Douglas  L’énergie sexuelle masculine 
Chia                             et  Chia  Mantak                Maneewan        L’énergie sexuelle féminine 
Chouraqui  André  La Bible Entête 
Clément  Catherine  Le voyage de Théo 
Coe  Jonathan  La maison du sommeil 
Comby  Bruno  Stress contrôle 
Condé  Bernard-Georges  Utilisation des énergies secrètes 
Corraze  Ghislaine  Eric  la voie intérieure 
Coulonges  Georges  La fête des écoles 
Crozier                    et Friedberg  Michel                                 Erhard  L’acteur et le système 

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 00020493 

 

Dalaï lama 

Le  La voie de la lumière 
    La grande Paix de l’esprit 
      L’art du bonheur 
Dahlquist  Gordon  Les mangeurs de rêves 
Dalke  Rüdiger  Mandalas 
d’Ansembourg  Thomas  Cessez d’être gentil, soyez vrai 
Declerck  Michèle  Le schéma corporel en sophrologie et ses applications thérapeutiques 
Denryck  Christiane  Comment développer votre puissance mentale 
Desarzens        et Humbert   Claude                  Jenny  Les thérapeutes de l’invisible 
Delaroche  Dr Patrick  Adolescence à problème 
Donner  Cécil  Le choc en retour 
Doty  Betty  Colère et agressivité 
Dubois  Geneviève  La radiesthésie 

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 00020494 

 

Egan 

Jennifer  L’envers du miroir 
Eliacheff           et Heinich  Caroline                      Nathalie  Mères-filles, une relation à trois 
Encausse  Gérard Dr  La Cabbale 

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 00020495 

 

 Frèches 

José  L’impératrice de la soie. Tome I : Le toit du monde 
     L’impératrice de la soie. Tome II : Les yeux de Bouddha 
     L’impératrice de la soie. Tome III : L’usurpatrice 
      Moi, Bouddha 
Fiore  Edith  Les esprits possessifs 
Follett  Ken  Les piliers de la Terre 
Fontana  David  Apprenez à mieux rêver 

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  00020496 

Gaarder 

Jostein  Le Monde de Sophie 
Gange  Françoise  Jésus et les femmes 
G.Dantec  Maurice  Villa vortex 
Genel  Jean Claude  Les jardins d’Anahmhr 
Gray  John  Mars et Vénus se rencontrent 
Gros  Patrick  L’art et la pratique spirituelle du Reiki 
Guitton                  et Antier  Jean                          J.Jacques  Le livre de la sagesse et des vertus retrouvées 

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  00020497 

Haaland 

Matlary  Quand raison et foi se rencontrent 
Hicks  Esther et Jerry  La loi de l’attraction 
Hoefler  Angelika  Karma, la chance de la vie 
Houel  Alain  Comment faire face aux gens difficiles 
Houellebecq  Michel  La possibilité d’une île 
Hubbard  L.Ron  La dianétique 
Hutin  S.  Hommes et civilisations fantastiques 
Huvet  Michel  Les années Decourtray 

 

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 00020499 

 

Jagot 

P.Clément  L’influence à distance 
      Le pouvoir de la volonté 
Jampolsky  dr. Gérald  N’enseigner que l’amour 
Japrisot  Sébastien  Un long dimanche de fiançailles 
Jeury  Michel  Les yeux géants 
Jones  Aurélia Louis  Révélatons de la nouvelle Lémurie -Télos 
    Messages pour l’épanouissement d’une humanité en transformation 
    Protocoles pour la cinquième dimension -Télos 

 

barre de séparation

 0002049A 

  

Kahn                          et Jacquard 

Axel                              Albert  L’avenir n’est pas écrit 
Kahn  Axel  L’homme, le bien, le mal 
Kardec  Allan  Le livre des médiums 
      Le livre des esprits 
Kastenbaum     La réincarnation est-elle possible ? 
Kenyon                  et Sion  Tom                          Judi  Le manuscrit de Marie Madeleine 
Klein  Jean  Transmettre la lumière 
Kramer  Edward L.  Chemins vers la puissance 
Krishnamurti  Jiddu  Le sens du bonheur 
Kübler-Ross  Elisabeth  Mémoires de vie, mémoires d’éternité 
Kurth  Hans  Connaîs-toi toi-même pour connaître les autres 

barre de séparation

 0002049B 

Laborit 

Emmanuelle  Le cri de la mouette 
Lapierre  Dominique  La cité de la joie 
Laporte  Muriel  Les écrits de Lumière 
     Vers un nouveau regard 
      Le Pont d’Or 
Lefevre  Clémence  Chakras 
Lenoir                     et Cabesos  Frédéric                          Violette  La promesse de l’ange 
Linn  Denise  L’âme se nourrit de Vérité 
Linssen  Amour, sexe et spiritualité 
Loevenbruck  Henri  Le testament des siècles 
Loussouarn  Thierry  Initiation au yoga 
Louvigny  Philippe de  Les nombres, reflet de l’âme, clé du devenir 
Lowenstein  Tom  L’éveil du Bouddha 

barre de séparation

 0002049C 

Mam 

Ramathis  Les cités de lumières intraterrestres 
Marciniak  Barbara  Terre 
     Messagers de l’Aube 
     Famille de Lumière 
      Sagesse des pléiades 
Marquis  S.  Guide pratique des vies antérieures 
Martel  Jacques  Le grand dictionnaire des malaises et des maladies 
Maurer  Martine  Comment choisir son psychothérapeute 
Mc Gowan  Kathleen  Marie Madeleine 
Meurois              et Givaudan  Daniel                      Anne  De mémoire d’Essénien - tome I 
      De mémoire d’Essénien  - tome II 
Meyer  Catherine  Le livre noir de la psychanalyse 
Michel                          et  Thirion  Michel                     J.François  Des jeux et des ressources 
Millard  Josèph  L’homme du mystère 
Moody                    et Carroll  Harry                                David  Les chemins de l’harmonie 
Mora  Eveil du 3ème œil 
Morchain  Patrice  Mieux voir, mieux vivre 
Morse  Dr Melvin  La divine connexion 
Moryason  Alexandre  La lumière sur le Royaume 
Mosse  Kate  Labyrinthe 
Myss  Caroline  Contrats Sacrés 

 

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  0002049D 

Ndiaye 

Marie  La sorcière 
Neville  Katherine  Le cercle magique 
Nicole  Michel  Initiation au magnétisme curatif 
Nisargadatta  Maharaj  Je Suis 
Niffenegger  Audray  De toute éternité 

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Ottenheimer        et Lecadre 

Ghislaine                       Renaud  Les frères invisibles 

 

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   0002049F

Paillardy 

Pierre            Mon code de vie 
Péan                                 et Cohen  Pierre                                Philippe  La face cachée du « monde » 
Peck  Scott  Le chemin le moins fréquenté 
Perrin                           et Jacob  Jean             M.Madeleine  Vers un monde d’amour 
Petit  jean-Pierre  Le mystère des ummites 
      L’année du contact 
      On a perdu la moitié de l’univers 
Pisani  Isola  Mourir n’est pas mourir 
Portelance  Colette  La guérison intérieure 
Pullman  Philip  A La croisée des mondes 

  

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  000204A1 

Rabanne 

Pacco  Le temps présent – les chemins des grands initiés 
Rampa  T.Lobsang  La caverne des anciens 
      Le troisième œil 
Ramtha     Une réflexion du maître sur l’histoire de l’humanité 
      Découverte de la perle de Sagesse ancienne 
Raquin  Bernard  Vous pouvez sortie de votre corps 
Ravalec  Vincent  L’effacement progressif des consignes de sécurité 
Redfield  James  La prophétie des Andes 
Reeves               et De Rosnay            et  Coppens          et Simonnet  Hubert                   Joël                       Yves                             Dominique  La plus belle histoire du monde 
Reynaud  Michel  L’amour est une drogue douce… en général 
Rosenfeld  Dr.Frédéric  Méditer, c’est se soigner 
Rother  Steve et le Groupe  R-appelez-vous 
Rouet  Marcel  La maîtrise de votre subconscient 
Rougier  Stan  Les rendez-vous de Dieu 
     Dieu écrit droit avec des lignes courbes 
      Dieu était là et je ne le savais pas 
Rubinstein  Jacques  Le grand livre de la Wica 
     Un sorcier vous parle 

 

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  000204A2 

Sahebjam 

Freidoune  Je n’ai plus de larmes pour pleurer 
Salaün  Françoise  Message d’espoir 
Sapienza  Goliarda  L’art de la joie 
Sardou  Romain  L’éclat de Dieu 
Saura  Denis  La religion des Géants 
Secondé  J.Claude  Guide initiatique de la radiesthésie 
Stora  Philippe  Les douleurs du dos 

barre de séparation

  000204A3

Talec 

Pierre  La sérénité 
      La solitude douce Amère 
Tansley  David  L’aura le corps de lumière 
Tartt  Donna  Le maître des illusions 
Theobald       Saugier         Leroy                    Le Maire      Grésillon  Christophe                         Bernard                              Jean                                   Marc                      Dominique  L’univers n’est pas sourd 
Tipping Thorton Colin C. Betty Le pouvoir du pardon total Les douze lois cosmiques
Twist  Lynne  L’âme de l’argent 

 

 barre de séparation

  000204A6

Watson 

Lyall  Histoire naturelle du surnaturel 
W.Dyer  Dr Wayne  Vos zones erronées 
      Inspiration 
Werber  Bernard  Le papillon des étoiles 
      L’ultime secret 
      Nous les Dieux 
      Le souffle des Dieux 
      Le mystère des Dieux 
      Les Fourmis 
Wood  Barbara  La dernière chamane 

barre de séparation

  0002060B

Zimmer Bradley 

Marion  Les ancêtres d’Avalon 
Zundel  Maurice  Je parlerai à ton cœur 
      Quel homme et quel Dieu 
      Le problème que nous sommes 

 

 

 

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* Jiddu Krishnamurti

Posté par othoharmonie le 7 mai 2010

* Jiddu Krishnamurti  dans A et B sanstitre3copie00Ami, ne vous préoccupez pas de savoir qui je suis, vous ne le saurez jamais. »
Krishnamurti – 7ème camp d’Ommen- 1928

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l’impérative nécessité de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi la clé de son impact charismatique sur un public des plus variés.

Krishnamurti poursuivit ses causeries dans le monde entier jusqu’à sa mort à l’âge de quatre-vingt-onze ans. Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres ont été rassemblés en plus de soixante volumes.

animation-bougies dans A et B

 

 

Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

(Notes de Krishnamurti)

 

La plupart des livres de Krishnamurti sont des retranscriptions d’enregistrements de causeries, de dialogues, d’entretiens, de séances de questions / réponses. Seuls quelques livres ont été rédigés par Krishnamurti : les Carnets, les Commentaires sur la vie, le Journal, le Dernier journal et les Lettres aux écoles. Voici un autre écrit de sa main non publié en dehors des bulletins de la KFT et de l’ACK.

Le passage suivant est la retranscription de sept pages manuscrites rédigées par Krishnamurti entre 1967 et 1969 ; la ponctuation originale et les tirets séparant les différents passages ont été respectés. Les paragraphes initiaux ont déjà été inclus dans certains des premiers Bulletins ; le reste est inédit.

La méditation, si elle implique la moindre forme d’effort, n’est plus de la méditation. La méditation n’est pas un accomplissement, une pratique quotidienne répétitive soumise à un système, ni une méthode où l’on vise à atteindre un but recherché. Toute notion d’imagination et de mesure doit être définitivement bannie. La méditation n’est pas le moyen d’accéder à une fin : c’est une fin en soi. Mais pour qu’il y ait méditation, celui qui médite doit cesser d’exister.

La méditation n’est pas une expérience, une accumulation de souvenirs en vue d’un plaisir futur. Celui qui vit l’expérience suit un itinéraire qui reste toujours limité par le cadre de ses propres projections, du temps et de la pensée. Dans cet environnement confiné de la pensée, la liberté est un concept, une formule et, dans ce cadre-là, jamais le penseur ne peut être en contact avec le mouvement de la méditation. Un mouvement n’a ni commencement ni fin, mais pour le penseur le centre demeure.

La méditation, c’est toujours le présent ; or la pensée appartient toujours au passé. La conscience, dans sa totalité, est pensée, et ses limites étroites excluent l’état de méditation. La méditation consciente, c’est l’appréhension de plus en plus précise de ces limites, et la destruction de toute liberté ; tant que demeurent les frontières de l’esprit, il n’est point de liberté. Et ce n’est que dans la liberté qu’est la méditation.

Sans la méditation, vous serez à jamais esclaves du temps et de son ombre portée — la souffrance. Le temps, c’est la souffrance.

Le silence et l’amour sont indissociables. Pour comprendre, soyez silencieux.

Méditer, c’est être vulnérable, d’une vulnérabilité qui n’a ni passé ni futur, ni hier ni lendemain. N’est vulnérable que ce qui est neuf.

La méditation n’est pas la voie d’accès à des expériences uniques, exceptionnelles : de telles expériences mènent à l’isolement, aux processus d’enfermement liés aux souvenirs assujettis au temps, faisant obstacle à la liberté.

La vallée était nappée de fleurs ; sur ses flancs un tapis de fleurs de toutes les couleurs possibles et imaginables s’étalait avec la richesse, la profusion qu’a la terre elle-même — avec tout son foisonnement de villes, d’usines et de prairies verdoyantes, de forêts et de verts pâturages — égalant en richesse et en beauté cette vallée. Pourtant cette abondance qui, grâce à la nature et à l’homme, foisonne à la surface du globe, est vouée à mourir pour se reconstituer à nouveau. La richesse de la méditation n’est pas le fait de la pensée ou du plaisir que suscite la pensée ; elle est ailleurs, de l’autre côté, sur l’autre versant de la fleur et du nuage. D’où jaillit une richesse incommensurable, comme celle de l’amour et de la beauté — or jamais pareilles choses ne se trouvent de ce côté-ci de la fleur et du nuage.

Le temps, c’est la mémoire. L’extase est hors du temps. La félicité de la méditation ne s’inscrit pas dans la durée. La joie devient plaisir dès qu’elle a une continuité. A l’aune du temps des horloges, la félicité de la méditation n’est rien qu’une seconde, mais dans cette seconde s’inscrit le mouvement global de la vie hors le temps, mouvement qui n’a ni commencement ni fin. Dans la méditation, une seconde, c’est l’infini.

 

 

Soyez loin. Loin de cet univers de chaos et de malheur, tout en vivant en son sein, sans pour autant qu’il vous atteigne. Cela n’est possible qu’à condition d’avoir l’esprit méditatif, un esprit qui tourne son regard de l’autre côté de la fleur, vers l’autre versant du nuage. L’esprit méditatif n’est lié ni au passé ni au futur, tout en jouissant de la pleine capacité de vivre en toute clarté et en toute raison dans ce monde. Le monde n’est que désordre : il n’a pour seul ordre que le désordre et pour seule morale que l’immoralité. Dans un tel univers, vaine est la quête d’une clarté et de sa mise en ordre au profit de ce monde. A peine mise en Ïuvre, elle se change en ténèbres. La nature de cette clarté est sa vacuité même. C’est parce qu’elle est vide qu’elle est claire ; c’est parce qu’elle est négative qu’elle est positive. Sans savoir où vous êtes, soyez loin. Là où la notion de vous et moi n’a plus cours.

La mort ne concerne que ceux qui possèdent, ceux qui ont une sépulture où reposer. La vie est un mouvement évoluant dans la relation et l’attachement ; la négation de ce mouvement est la mort. N’ayez ni refuge extérieur, ni refuge intérieur ; ayez une chambre, une maison, ou une famille, mais n’en faites pas une cachette, un moyen de vous fuir vous-même. Le havre que s’est créé votre esprit, en cultivant la vertu, en se livrant à la superstition des croyances, en s’exerçant à la maîtrise habile du savoir-faire ou se lançant dans l’activité, débouchera inévitablement sur la mort. Impossible d’échapper à la mort si vous appartenez à ce monde, à cette Société dont vous faites partie. Cet homme, qui est mort, là, tout près de chez vous, ou à des milliers de kilomètres, c’est vous ; depuis des années, il prépare sa mort avec le plus grand soin, comme vous. C’est ce qu’il appelle vivre — comme vous — que ce soit une vie d’efforts, une vie de souffrance, ou une plaisante comédie. Mais la mort est toujours présente, aux aguets, à l’affût. Celui qui meurt chaque jour, en revanche, est au-delà de la mort.

Mourir, c’est aimer. La beauté de l’amour n’est ni dans les souvenirs passés ni dans les images projetées dans l’avenir. L’amour ne possède ni passé ni futur. Tout ce qui possède est mémoire, et la pensée, c’est le plaisir — qui n’est point l’amour. L’amour, avec sa passion, est juste au-delà de cette zone où évolue la société — c’est-à-dire vous. Mourez — et il est là.

La méditation est à la fois un mouvement de l’inconnu et dans l’inconnu. Ce n’est pas vous qui êtes là, mais rien que le mouvement. Vous êtes trop insignifiant, ou trop grand pour ce mouvement que rien précède ni ne suit. Il est cette énergie avec laquelle la pensée-matière ne peut entrer en contact. La pensée est perversion car elle est le produit du passé ; elle est prisonnière des vicissitudes de tous les siècles passés, d’où son caractère confus et incertain. Quoi que vous fassiez, le connu ne pourra jamais accéder à l’inconnu. La méditation, c’est mourir au connu.

Il faut puiser aux sources du silence pour regarder et écouter. Le silence, ce n’est pas la cessation du bruit ; le silence, ce n’est pas l’arrêt du vacarme incessant de l’esprit et du cÏur ; ce n’est pas le produit ni le résultat du désir, pas plus qu’un effet de la volonté. La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu’elle s’impose elle-même. Dans ce cadre-là, tout silence ou immobilité est la cessation momentanée du bavardage, mais c’est un silence touché par le temps. Le temps, c’est la mémoire, et pour elle, le silence est de plus ou moins longue durée ; le temps et la mémoire peuvent le mesurer, lui offrir un espace, lui donner une continuité — il devient alors un jouet de plus. Mais le silence, ce n’est pas cela. Tout ce qui est élaboré par la pensée reste du domaine du bruit, et la pensée ne peut absolument pas faire silence. Elle peut se forger une image du silence et s’y conformer, la vénérer, comme elle fait pour tant d’autres images de sa fabrication. Ayant fait du silence une formule, elle le nie par là-même ; les symboles qu’elle élabore sont la négation même de la réalité. Pour que soit le silence, la pensée elle-même doit être immobile et silencieuse. Le silence, à l’opposé de la pensée, est toujours neuf. La pensée, étant toujours vieille, ne peut en aucun cas pénétrer le silence, qui est toujours neuf. Ce qui est neuf devient vieux dès que la pensée le touche. C’est en puisant aux sources de ce silence qu’il faut regarder et parler. L’anonymat véritable est issu du silence ; nulle autre humilité n’existe. Les vaniteux seront toujours des vaniteux, même s’ils se drapent dans l’humilité, ce qui fait d’eux des êtres durs et cassants. Jailli de ce silence, le mot amour prend un tout autre sens. Ce silence n’est pas là-bas quelque part : il est là où n’est point le bruit que fait l’observateur absolu.

Seule l’innocence peut être passionnée. Les innocents ignorent la douleur, la souffrance, même s’ils ont vécu des milliers d’expériences. Ce ne sont pas les expériences qui corrompent l’esprit, mais les traces qu’elles laissent, les résidus, les cicatrices, les souvenirs. Ils s’accumulent, s’entassent les uns sur les autres, c’est alors que commence la souffrance. Cette souffrance, c’est le temps. Le temps ne peut cohabiter avec l’innocence. La passion ne naît pas de la souffrance. La souffrance, c’est l’expérience, l’expérience de la vie quotidienne, cette vie de tortures, de plaisirs éphémères, de peurs et de certitudes. Nul ne peut échapper à ces expériences, mais rien n’oblige à les laisser s’enraciner dans le terreau de notre esprit. Ce sont ces racines qui suscitent les problèmes, les conflits et les luttes incessantes. La seule issue, c’est de mourir chaque jour au jour précédent. Seul un esprit clair peut être passionné. Sans passion, on ne voit ni la brise qui joue dans le feuillage, ni l’eau éclaboussée par le soleil. Sans passion, point d’amour.

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Voir et faire, c’est tout un. L’intervalle entre le voir et le faire est un gaspillage d’énergie, énergie qui est nécessaire pour voir — autrement dit pour faire.

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L’amour ne peut exister que lorsque la pensée est silencieuse, immobile. La pensée est tout à fait incapable de produire ce silence. Elle peut seulement élaborer des images, des formules, des idées, mais ce silence immobile ne peut en aucun cas être touché par la pensée. La pensée, à l’opposé de l’amour, est toujours quelque chose de vieux.

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L’organisme physique a son intelligence propre, qui s’émousse sous l’effet des habitudes de plaisir. Ces habitudes détruisent la sensibilité de l’organisme, et ainsi la finesse de l’esprit se trouve à son tour émoussée. Cet esprit peut être vigilant dans une mesure étroite et limitée, tout en étant insensible. Un tel esprit, très mesurable quant à sa profondeur, est la proie des images et des illusions. C’est à sa superficialité même qu’il doit d’être brillant. La méditation requiert un organisme délié et intelligent. L’interrelation entre l’esprit méditatif et son organisme est un jeu de réajustement perpétuel de la sensitivité. Car la méditation exige la liberté. La discipline qui lui est propre, c’est la liberté. L’attention ne peut exister que dans la liberté. Etre attentif, c’est prendre conscience de l’inattention. L’attention totale, c’est l’amour. Lui seul a la capacité de voir, voilà pourquoi voir et faire sont une seule et même chose.

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La souffrance est l’aboutissement ultime du désir et du plaisir. Or l’amour est incompatible avec la souffrance. Ce qui est porteur de souffrance, c’est la pensée, la pensée qui donne une continuité au plaisir, qui nourrit le plaisir, le renforce. La pensée est perpétuellement en quête de plaisir, ouvrant ainsi la voie à la douleur. La vertu que cultive la pensée, c’est la voie du plaisir, qui implique l’effort et la réussite. Ce n’est pas dans le terreau de la pensée que fleurit l’ultime bien, mais dans la libération, la délivrance de toute souffrance. La fin de la souffrance, c’est l’amour.

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L’ambition isole. Individuelle ou collective, l’ambition, quelle qu’en soient les formes, mène inévitablement aux antagonismes et aux haines poussant au repli sur soi. Lorsque la famille prend de l’importance, c’est au détriment, à l’encontre du voisin — qu’il soit tout proche où à des milliers de kilomètres ; c’est à l’encontre de l’humanité toute entière. Qu’elle soit en quête des biens de ce monde ou d’un « autre » univers, l’ambition est la même, sous des jours dissemblables. La voie de l’ambition, c’est le conflit, et le conflit, sous quelque forme que ce soit, met fin à l’essence du beau et du bon, à l’amour. L’ambition et l’amour ne peuvent cohabiter. Comment la beauté peut-elle être du côté des ambitieux ? La beauté n’existe que lorsque l’Ïil n’est pas contaminé par la pensée, car la beauté est l’essence même de la non-pensée. La beauté n’est pas une sensation, un plaisir. La beauté, comme l’amour, est l’abandon total du centre, de l’ego. La beauté est inséparable de l’amour et de la mort. Qui en elle sont contenus.

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L’austérité n’a rien de dur, d’agressif, de brutal. Son expression extérieure n’est pas nécessairement décelable ; si elle l’est, alors c’est qu’elle est partie prenante dans tout ce cirque que l’homme cultive depuis toujours avec tant de diligence. L’austérité est un mouvement intérieur, pas une condition requise ; toute chose vivante est difficile à étudier, contrairement à une chose morte, qui peut être copiée. Une austérité intérieure profonde est indispensable pour pouvoir abandonner totalement tout le mécanisme du conflit – l’ego. Sans cette liberté-là, point d’amour ; et sans l’amour, il n’est point de beauté.

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L’exclusion et la solitude ne sont pas synonymes ; là où il y a solitude, il n’y a pas exclusion. S’isoler, c’est élever tout autour de soi un mur de résistance, mais cela ne vous apporte nullement la solitude, qui, elle, est nécessaire. Car c’est dans la solitude que l’on commence à découvrir les mouvements de ses propres pensées-sentiments. C’est dans cette solitude que sont grandes ouvertes les portes de la perception.

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Il est une beauté au-delà de la beauté visible aux yeux. Ce que voit le regard est assez pauvre et superficiel ; son jugement reste étroit, limité ; ce qu’il voit est conditionné par les souvenirs ; c’est une vision comparative. Mais la beauté qui ne concerne pas simplement le regard ne se trouve ni dans la nature, ni dans les livres, ni dans aucun temple, dans aucune église. Elle est en dehors et au-delà de tout cela. Pour la rencontrer, situez-vous plus loin que la pensée et le plaisir.

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L’amour n’est jamais le plaisir. Dans le plaisir il entre toujours de la douleur et de la peur. Le plaisir n’est jamais beau. L’esprit en quête des félicités de l’amour ne trouvera que l’excitation de la pensée, les images qu’elle a façonnées. L’amour n’est pas suscité par la pensée, et lorsque tel est le cas, il n’est que sensation, désir. Le désir n’est jamais l’amour. Le désir est quête de satisfaction, sensuelle ou intellectuelle ; ce n’est pas de l’amour. La pensée et l’amour ne peuvent jamais se rejoindre ; ce sont deux mouvements différents, dont l’un détruit l’autre.

 

 

Les croyances ne sont que superstition. Ce qui est — c’est-à-dire le fait — n’a nul besoin de croyances, de conclusions qui empêchent de voir ce qui est. Le fait est beaucoup plus important que les conclusions que l’on tire de lui. L’acte de tirer des conclusions est totalement différent de l’action liée à ce qui est. Cette action-là est porteuse de liberté, alors que la première nous soumet au joug du temps.

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La méditation n’est pas la voie de l’expérience. Si vous êtes en quête d’expériences plus larges, plus profondes, il faut vous soumettre, obéir. Toutes les expériences ont une fin, mais la douleur et l’attente demeurent. L’abolition, l’achèvement de la souffrance est le commencement de la sagesse, qui n’est pas le fruit de l’expérience. L’expérience ne fait que renforcer, amplifier le savoir. L’amour et la sagesse ne peuvent cohabiter.

––––––––––––––

Se connaître soi-même — les activités, les interminables dialogues , les fantasmes, les illusions sans fin de l’ego, le réseau des mouvements qui lui sont propres — c’est cela, abolir la souffrance. La souffrance fait obstacle à la clarté. La méditation est cette clarté dans laquelle n’entre nulle division. L’opposé est le résultat de la confusion.

––––––––––––––

Le sentiment est de l’ordre de la pensée ; il n’existe aucun sentiment d’où la pensée soit exclue. Mais le sentiment existe-t-il vraiment ? L’amour est dénué de sentiments car qui dit sentiment dit sensiblerie, sentimentalisme, dévotion, attachement, colère, etc. L’amour est dénué de qualités, d’attributs. L’amour n’est ni sensation ni plaisir, et dans l’amour n’entre point tout le travail du temps. L’amour est à lui-même sa propre action, sa propre éternité.

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Les croyances ne sont que superstition. Ce qui est — c’est-à-dire le fait — n’a nul besoin de croyances, de conclusions qui empêchent de voir ce qui est. Le fait est beaucoup plus important que les conclusions que l’on tire de lui. L’acte de tirer des conclusions est totalement différent de l’action liée à ce qui est. Cette action-là est porteuse de liberté, alors que la première nous soumet au joug du temps.

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La méditation n’est pas la voie de l’expérience. Si vous êtes en quête d’expériences plus larges, plus profondes, il faut vous soumettre, obéir. Toutes les expériences ont une fin, mais la douleur et l’attente demeurent. L’abolition, l’achèvement de la souffrance est le commencement de la sagesse, qui n’est pas le fruit de l’expérience. L’expérience ne fait que renforcer, amplifier le savoir. L’amour et la sagesse ne peuvent cohabiter.

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Se connaître soi-même — les activités, les interminables dialogues , les fantasmes, les illusions sans fin de l’ego, le réseau des mouvements qui lui sont propres — c’est cela, abolir la souffrance. La souffrance fait obstacle à la clarté. La méditation est cette clarté dans laquelle n’entre nulle division. L’opposé est le résultat de la confusion.

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Le sentiment est de l’ordre de la pensée ; il n’existe aucun sentiment d’où la pensée soit exclue. Mais le sentiment existe-t-il vraiment ? L’amour est dénué de sentiments car qui dit sentiment dit sensiblerie, sentimentalisme, dévotion, attachement, colère, etc. L’amour est dénué de qualités, d’attributs. L’amour n’est ni sensation ni plaisir, et dans l’amour n’entre point tout le travail du temps. L’amour est à lui-même sa propre action, sa propre éternité.

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Etre présent au monde, c’est éviter le monde.

Traduction extraite du bulletin de l’ACK n° 69 – Deuxième bulletin 1995(1996).

Krishnamurti

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Etat de santé

Posté par othoharmonie le 19 avril 2010

 Etat de santé dans Nouvelle conscience 0002024A Texte de : Jiddu Krishnamurti

et son enseignement 

 

 

L’état de santé psychologique est de beaucoup plus important que la santé physique

 

Question : Pourquoi ne faites-vous pas de miracles ? Tous les instructeurs en ont fait ?

Krishnamurti : Que voulez-vous dire par miracles ? Guérir les malades corporellement, et ceux qui sont malades psychologiquement ? Les deux choses ont été faites. D’autres l’ont fait et moi aussi je l’ai fait. Mais cela n’est d’aucune importance, n’est-ce pas ? Être guéri psychologiquement est plus important qu’être guéri physiquement, parce qu’être malade psychologiquement affecte le corps, qui, à son tour, devient malade. Par conséquent, l’état de santé psychologique est de beaucoup plus important que la santé physique – ce qui ne veut pas dire que nous devions refuser le bien-être physique ; mais se concentrer simplement sur la santé physique ne provoquera pas un bien-être psychologique. Tandis que, s’il y a une transformation dans la psyché, dans l’esprit, cela agira inévitablement sur le bien-être du physique.

Le miracle que nous voulons tous, que nous espérons tous voir arriver, est en réalité un signe de paresse, d’irresponsabilité. Nous voulons que l’on fasse notre travail pour nous. Si je puis me permettre de parler de moi-même, il fut un temps où moi aussi je faisais le guérisseur ; mais j’ai découvert qu’il était bien plus important de guérir l’esprit, l’état intérieur de l’individu. Car, lorsque chacun de nous pourra trouver ses richesses intérieures, il y aura une amélioration des maladies physiques. Celui qui se borne à se concentrer sur les guérisons physiques peut devenir populaire, attirer des foules, mais cela ne mènera pas l’homme au bonheur. Donc, nous devrions nous concentrer sur la guérison du vide intérieur, la maladie interne, la corruption interne, la déformation interne – et cela ne peut être fait que par vous. Personne ne peut vous guérir intérieurement, et c’est cela le miracle de la chose. Un docteur peut vous guérir extérieurement, un psychanalyste peut vous aider à être normal, à être adapté à la société ; mais aller au-delà de cela, ce qui veut dire être réellement bien portant, intérieurement vrai, clair, entièrement non corrompu – cela, vous seul pouvez le faire et personne d’autre que vous ; et je crois que se guérir soi-même complètement et sûrement est le plus grand des miracles.

De la connaissance de soi.
Ed. Le Courrier du Livre, Paris, 1967.

  nnn3je8ddn4 dans Nouvelle conscience

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L’introspection

Posté par othoharmonie le 17 avril 2010

L'introspection dans Travail sur soi ! rosePOESIEPas facile de se lancer seule dans une introspection car il faut être lucide vis-à-vis de soi-même. Mais j’avais envie de me comprendre alors…  

J’vous raconte ……… 

l’introspection  l’acte par lequel nous percevons directement ce qui se passe en nous, nos pensées, nos souvenirs, nos émotions… se connaître et surtout se comprendre en toute lucidité !  Grâce à la conscience, l’homme dispose d’une faculté qui lui permet d’avoir connaissance de toute son activité intellectuelle. Si la conscience est bien une sorte de « connaissance intérieure » possible, il faut bien s’avouer que de se livrer à une psychologie à la première personne peut paraître un peu critiquable… ce  qu’on appelle introspection, à savoir : la connaissance de soi par soi, l’exploration de « l’espace du dedans » comme le disait H.Michaux ….

 

Nous vient donc ce questionnement :  Ce que je suis et ce que je crois être, d’après les informations livrées par ma conscience, coïncident-ils forcément ? 

C’est une forme de Conscience morale….  Pour obtenir cette lucidité j’avais commencé par avance à dresser la liste de mes qualités et de mes défauts,  puis j’ai vérifié auprès de mon entourage les jugements de caractère qu’ils m’attribuaient…. Afin de déterminer ce que je voulais changer, ce que je pouvais améliorer ! 

L’introspection ne consiste pas a vouloir aller quelque part. L’ introspection est le fait de regarder en soi-même car on a le désir de modifier, de changer les réactions du « moi », de devenir autre chose que ce que l’on est. Pour s’améliorer ….. par conséquent nous pouvons dire que  l’introspection est égocentrique.  Mais toutefois, introspection, pas n’importe comment. Car pour que l’introspection soit une réelle connaissance de soi, elle doit cibler La Vérité. D’ailleurs, bien souvent beaucoup confondent « introspection » et introspection lucide….  Donc, il y a un mais, car dans « introspection » il y a identification et condamnation ; le « je » examinant quelque chose dans le but de le changer…. 

Exemple : Je suis en colère … 

 je me livre à l’ »introspection », je m’examine afin de me débarrasser de la colère ou de la modifier, voire de la changer.

 Dans ce cas lorsque nous nous livrons à l’ »introspection », lorsque nous regardons en nous-mêmes en vue de nous changer, il y a toujours une sensation désagréable, une espèce de vague, une sorte de dépression, tout simplement parce que cette façon de faire nous met de mauvaise humeur et nous tombons dans le cercle vicieux de se réexaminer à nouveau afin de dominer cette humeur, et ainsi de suite…. Pourquoi vous allez me dire …

Tout simplement parce que si je suis en colère et que je m’efforce de ne pas l’être, ou fais semblant de ne pas l’être, je serai dans un état de conflit. Mais si je dis : « Je vais observer ce que c’est que cette colère, sans chercher à la fuir, ni à la raisonner  », alors j’obtiens l’énergie qu’il me faut pour la comprendre et y mettre fin ! L’introspection est un processus qui consiste à transformer ce qui « est » en quelque chose qui n’est pas. Et oblige donc à être lucide, lucide face à soi-même et par ce fait, elle nous entraîne vers une fin : celle du moi . 

C’est seulement en ayant pratiqué sérieusement avant, la relaxation et la méditation, que nous sommes alors déjà habitués à être lucide vis-à-vis de soi-même, par cette sérieuse pratique en amont, nous avons par avance élagué nos pensées parasites et sommes beaucoup plus clairvoyant. Cette  lucidité, forme de sincérité obtenue par le biais de la méditation nous permet de s’observer sans se condamner. La lucidité engendre la compréhension, car elle ne comporte ni condamnation ni identification, mais seulement une observation silencieuse. Pour comprendre, je dois observer, et pour observer il est nécessaire d’être silencieux, je veux dire sans à priori, sans jugement d’aucune nature… être lucide tout simplement…. Ceci est la réelle introspection….. notre libération vers la connaissance ! 

L’introspection en toute lucidité est une constante observation de tout, de chaque pensée, de chaque sentiment et de chaque acte, à mesure qu’ils surgissent en nous-mêmes. C’est comprendre les activités du « moi », du « je  » dans ses rapports avec les gens, avec les idées, avec les choses. 

Aucun exercice particulier ne nous fera entrer en introspection. C’est un comportement à avoir, une habitude de vie, une hygiène…. Vouloir s’améliorer en étant lucide ; cette lucidité qui exige une continuelle souplesse et pour ce faire, il convient de s’occuper de soi par le biais de la relaxation, la méditation, puis immanquablement découle l’introspection !    

Observer sans condamnation, sans identification un peu comme si on regardait un petit enfant jouer dans le bac à sable … La phrase de Socrate : «Connais-toi toi-même» n’a de sens que si l’on comprend à la fois ce que c’est que connaître et ce que c’est que soi-même. 

Et il n’y a que l’âme qui connaît ! 

S’accorder soi-même la liberté simple de regarder en soi-même chaque fois que nous en avons la possibilité…. 

Une fois ce processus enclenché, croyez-moi vous n’aurez plus à y revenir… c’est une hygiène de vie ; cela devient un état d’Etre…. l’esprit a perdu sa capacité de créer des illusions.  vous aurez alors découvert qu’essayez de faire une introspection, ne sert à rien, ce serait comme  s’éloigner une fois de plus de la vérité profonde. Chaque tentative entraine une orientation vers l’extérieur et non un regard vers l’intérieur. 

Vous ne pouvez pas  »aller » en vous car vous êtes déjà en vous.

 

Lorsque le désir ne vient plus occulter l’esprit, nous restons en nous-mêmes. C’est l’introspection.

Immanquablement nous nous retrouvons face à la vérité.
Tournez le regard vers l’intérieur, c’est simplement ne plus le tourner vers l’extérieur. 
J’avais relevé quelque part une phrase de Jiddu Krishnamurti qui m’avait beaucoup plu ; la voici :  « la responsabilité de chacun est d’opérer un changement radical en soi, parce qu’on EST le reste de l’humanité. » 

                                                                          Etre en soi, c’est faire l’expérience de soi et rien de plus !

                                    497_e8520f1766c6cd3bfa2434e17ae33496%5B1%5D dans Travail sur soi !

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