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Lacs et étangs de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2010

LACS et ETANGS en Bourgogne 

Lacs et étangs de Bourgogne dans Traditions en Bourgogne Settons-2

Dans ma région, entourée de forêts fraîches, animé par les triangles de toiles multicolores qui glissent à la surface des flots au gré des vents, entraînant voiliers ou petites planches d’un bord à l’autre, le grand lac des Settons (photo ci-dessus)  s’est vu couronné en 1990 de la plus belle distinction possible pour un point d’eau, l’appellation station voile attribuée par France Station Voile

 

Belle preuve de la valeur touristique de ma région, criblé d’une multitude de plans d’eau. 

 

Pourtant, la vocation première du lac des Settons n’était certes pas du tout les loisirs. Bien au contraire, alors que le flottage du bois battait son plein, constatant l’insuffisance de débit des rivières pour porter les stères coupés jusqu’à Paris, il fallut concevoir un dispositif complémentaire. Ainsi naquit ce grand réservoir qui, périodiquement soulevait de ses flots lâchés vivement, les bûches échouées qui refusaient de prendre le chemin de la capitale. 

 

flocartpost dans Traditions en Bourgogne

Nombreuses furent les digues élevées pour les besoins de ce mode de transport ; ajoutées aux étangs naturels et à ceux construits pour d’autres utilisations, vous comprendrez mieux pourquoi cette région est si bien lotie. 

 

Nouvellement créé pour l’alimentation en eau potable de 23 000 habitants de Côte d’Or et Saône et Loire, auxquels il convient d’ajouter 46 000 bovins, Chamboux, 3 600 000 mètres cubes, 80 hectares séparés par une digue qui permet aux amateurs de sports nautiques de s’amuser tranquillement dans la partie Est. 

 

lac de Chamboux 

 

 

Souvent attachés à leurs légendes comme les curieuses pierres de la région, les étangs rafraîchissent le sous-bois d’une touche de vie où toute la faune se retrouve, mammifères des forêts et oiseaux de toutes espèces. 

 

Emportez le calme et le silence dans votre sac à dos, garnissez de douceur vos chaussures de marche, munissez-vous d’une petite paire de jumelles pour mieux profiter du spectacle et approchez-vous sans bruit d’un des miroirs scintillants qui vibrent aux caprices des brises. Il ne sera pas nécessaire de passer tout votre séjour en affûts pour admirer héron ou grèbe huppé traînant leur sillages en se glissant au milieu des roseaux. 

 

 

heron_bdx   et    grebe_huppe 

 

 

 

Vous découvrirez peut-être une de nos plantes carnivores innocemment installée au milieu de ses consoeurs et diffusant ses odeurs irrésistibles aux insectes. Surtout, ne la touchez pas. Plus encore que toute autre espèce, Drosera reste rare, fragile et encore pleine de secrets (visible également à la Maison du Parc : le lien  : http://www.parcdumorvan.org/fr/Le_Parc/L_espace_Saint-Brisson.php?rub=02&srub=01&ssrub=&sssrub=&lg=fr

 

Consolez-vous en dégustant mûres et framboises, cornouilles et prunelles suivant la saison, ou en récoltant les cynorrhodons délicieux en confitures. 

 

 

 

 

LACSMORVAN

 

 

Ceux qui ne souhaitent pas parcourir sentiers et chemins de traverse pourront se plonger avec nostalgie par exemple dans la lecture de : 

·         La Billebaude 

·         Le pape des escargots 

·         Les étoiles de Compostelle 

·         Le livre de raison de Glaude Bourguignon 

·         Le maître des abeilles 

 

Ces magnifiques histoires de ma Bourgogne écrites par un bourguignon bien connu : Henri Vincenot né à Dijon en 1912 et mort à Dijon le 21 novembre 1985

 

Je suis certaine que vous le connaissez déjà !!! 

 

Henri Vincenot a passé son enfance dans une famille d’employés du chemin de fer, plus précisément de la compagnie du PLM. Son père était ingénieur à la voie, son grand-père paternel mécanicien, son grand-père maternel était garde-barrière à Mâlain (à 16 km à l’ouest de Dijon), vous savez je vous en ai déjà parlé !!

 

La majorité de ses oncles étaient à la traction. Henri Vincenot a grandi dans le quartier cheminot de Dijon, le quartier des Perrières, proche de la gare de Dijon-Ville et du dépôt de Dijon-Perrigny. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon-morvandiau qui, d’après Vincenot, dérive tout droit du celtique. Les romans d’Henri Vincenot ne peuvent cependant le placer dans le groupe des écrivains du terroir tels que ceux de l’école dite de Brive. En effet, il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l’Histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu’il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s’est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fers et à l’automobile. 

 

 

 

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