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QUE RESTE-T-IL QUAND TOUT S’EST ÉCROULÉ ?

Posté par othoharmonie le 31 mars 2016

 

Tous les jours nous entendons parler de crise dans les médias : crise économique, politique, financière et diplomatique. Plus près de nous, nous entendons aussi parler de crise dans les entreprises, chez les couples et les individus. Ceux-ci sont confrontés à des situations difficiles telles que la maladie, décès, perte d’emploi, violence, incompréhension, insatisfaction, etc.

Les crises sont des moments charnières où l’on se rend compte que ce qui était satisfaisant jusque-là ne l’est plus. Les crises sont des occasions de passer à un niveau de conscience supérieur. À chaque crise nous perdons, puis retrouvons nos repères et nous réalisons des apprentissages.

La première grande crise que nous avons vécue fût le passage de l’utérus chaud et douillet à un monde froid et, peut-être hostile. Puis il y eut le passage de la maison à la garderie, à l’école, au travail, puis à la retraite. À chaque fois, il a fallu lâcher quelque chose pour accéder à d’autres expériences et à d’autres niveaux de conscience.

Il y a une crise qui est différente de toutes les autres. Lorsque vous passez au travers, elle vous transforme complètement. C’est radical. Cette crise ne concerne pas quelque chose d’extérieur à vous, mais quelque chose de très intime. Je parle de l’effondrement complet de votre système de croyances, de l’anéantissement de qui vous croyez être.

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Que reste-t-il lorsque tout s’est écroulé ?

Vous contactez un champ de forces si puissant et si aimant que vous en êtes subjugué. Vous basculez dans un niveau de conscience absolue. Vous retrouvez votre visage originel, sans forme et sans limite. Quand tout s’est écroulé, il ne reste rien. Non pas un rien qui soit en opposition avec quelque chose, mais un Rien qui contient tout. C’est l’Unité. Il n’y a plus moi et le reste, il y a Cela qui est et Cela est ma nature véritable.

Vous êtes invité à lâcher prise complètement pour vous libérer de vos chaînes et retrouver votre liberté d’être ?

Abandonnez-vous à la Vie qui vous attend depuis toujours. Lâchez prise à l’idée que vous avez de vous-même et découvrez qui vous êtes vraiment, une conscience radieuse et immaculée.

ÊTRE UNE PRÉSENCE AIMANTE

Comme beaucoup de gens vous voulez sans doute trouver la paix intérieure et, être habité en permanence par cette paix. Vous voulez être dans le moment présent et ressentir de l’amour pour vous et les autres.

Vous savez que ces possibilités existent parce que vous en avez l’intuition ou parce que vous en avez déjà fait l’expérience, ne serait-ce que quelques instants.

L’être humain aspire à expérimenter autre chose que les limitations et la souffrance dans laquelle il est plongé quotidiennement. Être constamment à la merci des émotions que peuvent déclencher une situation, parfois banale, n’est pas acceptable. Si vous vous sentez souvent menacé ou en danger, c’est que quelque chose ne va pas chez vous.

Il est inconcevable que l’être humain souffre autant et qu’il passe sa vie à chercher des distractions pour occulter sa souffrance.

Vous avez entendu des gens dire qu’ils vivent dans la plénitude. Ils parlent de joie et de sérénité. Avez-vous rencontré quelqu’un qui vit sans désir, dans l’accueil de ce qui est ? Si oui, vous avez remarqué que cette personne est détendue, accueillante et aimante ? Elle ne réagit pas à ses peurs, elle est habitée par une douceur de vivre. C’est une présence aimante.
Comment vivre en tant que présence aimante ?

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner pour vous. Il existe cependant une voie simple, puissante et libératrice. Cette voie c’est accueillir ce qui est là pour vous, en ce moment; que ce soit du découragement, de la peine ou quelqu’émotion que ce soit. Ouvrez la porte de votre coeur et invitez ce qui est là. Laissez-vous toucher par les émotions qui vous habitent sans vous y attacher. Comme le vent entre par une fenêtre et sort par une autre, ouvrez portes et fenêtres de votre coeur. Lorsque votre coeur est ouvert, prenez conscience de ce qui est là et soyez présent à cette émotion, ressentez-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchez pas à vous débarrasser de quoique ce soit. Soyez présent et laissez-vous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein, pas vous.

Pour vivre votre spiritualité au quotidien, vous n’avez rien à ajouter à ce que vous êtes déjà. Il s’agit plutôt de vivre à partir de votre présence aimante. Cette présence n’est pas quelque chose que vous avez, c’est ce que vous êtes. Ce que vous êtes se manifeste à travers vous lorsque vous êtes ouvert et disponible.

Si vous n’êtes pas heureux, c’est simplement que vous vous êtes éloigné de vous, la présence aimante. Revenez ici et maintenant, l’éternité vous attend !

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Conférences – Retraites – Satsang
En France, Belgique et au Québec avec Claudette Vidal

« Vous êtes invités à découvrir un joyau d’une inestimable beauté. Ce joyau ne peut être capturé ni possédé. Il est d’une vastitude infinie. Ce trésor n’est rien d’autre que vous, ici et maintenant. Ce « vous » est Source. La plus grande merveille du monde est juste là lisant ce texte. Le réalisez-vous ? » Claudette Vidal

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RETROUVER le chemin de la LUMIERE

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 

SF002_signatures-frequentiellesLa « nuit noire de l’âme » est une expérience peu connue, et qui serait pourtant très répandue, en témoignent les nombreux récits sur le sujet. Elle se caractérise par une perte profonde de sens, sur notre vie et nos croyances ; une sorte de « dépression » de l’âme, qui plonge au cœur de nos peurs les plus profondes, et prépare à une véritable transformation intérieure. L’égo se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

Ce sentiment de désolation spirituelle a été largement relaté à travers les siècles. Dans les écoles des mystères de l’Égypte antique, on essayait de le créer artificiellement, pour tenter d’atteindre un éveil « en accéléré ». Enfermé dans un sarcophage, l’expérimentateur était confronté à ses peurs intimes: l’obscurité, la solitude, la mort. Après quelques jours, le sarcophage était ouvert. Les survivants avaient réussi l’initiation. Dans la mythologie, on retrouve d’autres récits similaires, parfois appelés « voyage au bout de la nuit » ou encore « descente aux enfers »

Le premier à avoir utilisé l’expression est le mystique Jean de la Croix, au XVIème siècle, dans son livre « La nuit obscure ». Les récits de nuit noire ont de nombreux dénominateurs communs. Elle touche très souvent des personnes qui cheminent, par le biais du développement personnel ou de la spiritualité, et qui pensent avoir trouvé une forme de vérité, de sérénité. Selon Jean de la Croix: « Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l’âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l’âme qui n’est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles. » 

Ainsi, à l’image des premiers rayons de soleil qui viennent réchauffer la terre et chassent la pénombre, la nuit noire de l’âme crée une dynamique, un mouvement de vie, elle génère un changement en profondeur. Pour Fanny, une consultante en webmarketing âgée de 28 ans, « ça a commencé après un épisode extrêmement fort, ou j’avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil, et d’avoir trouvé ma place. Puis ce sentiment s’est évanoui. Et toutes mes peurs sont ressorties. J’ai pensé que je serais comme ça toute ma vie, dans une tristesse, une colère omniprésente. Je me suis désintéressée de mon cheminement spirituel. J’ai eu l’impression que tout ce que j’avais appris était « n’importe quoi ». 

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tolle, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps. 

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n’arriverai à rien, j’ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation. 

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

D’après les récits, la manière dont une nuit obscure de l’âme se termine est souvent la même. On vit dans sa chair ce qui est souvent relaté dans les enseignements spirituels, ou les récits d’éveil : lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions. Eckart Tolle explique: « (les personnes) s’éveillent à quelque chose de plus profond qui n’est plus basé sur des concepts dans leur tête : un sentiment plus profond de but ou de connexion avec une vie plus grande qui ne dépend plus des explications, ni de rien de conceptuel. » 

Alors que des peurs profondes s’évanouissent et que les jeux du mental s’apaisent, on éprouve une énorme gratitude, un sentiment de libération très puissant. 

Par la suite, même si des pans entiers de croyances sont tombés, l’apprentissage n’est pas terminé. Mais notre regard sur les jeux de l’égo a changé, et les leçons de vie semblent plus directes, plus rapides à intégrer. On se laisse moins happer par les vagues. Un espace de sérénité s’est ouvert et l’on peut continuer de le nourrir en soi.

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Si les sages du monde dialoguaient entre eux

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

 

 Auel ? serait leur ­enseignement ? 

Frédéric Lenoir répond à cette question, en nous conviant à une étrange rencontre au sommet !

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Qu’est-ce que vous appelez l’âme du monde ? 

Ce concept philosophique désigne une force qui maintient l’harmonie de l’univers. On le trouve chez Platon, il a ensuite été repris par les stoïciens puis par les néoplatoniciens, et traduit au Moyen Âge par Anima Mundi. Il signifie que dans cet univers, les choses ne sont pas agencées par hasard. Toutes les parties y sont ordonnées, comme nous pouvons dire qu’en l’homme il y a une âme qui maintient l’harmonie entre le corps, la psyché et le mental. L’âme du monde est une intelligence ou une force qui n’est pas extérieure à nous. Nous sommes immergés en elle. Cela signifie aussi que notre vie a du sens, que ce qui nous arrive n’est pas lié au hasard. 

Les huit sages qui se réunissent dans votre livre sont issus de traditions différentes : chrétienne, musulmane, bouddhiste, chamaniste, etc. Ce concept d’âme du monde pourrait-il réellement les satisfaire tous ? 

Toute la difficulté de ce livre est d’arriver à faire passer un message commun à des sages qui appartiennent aux grands courants spirituels de l’humanité. Le concept d’âme du monde peut les réunir car il est à la fois philosophique et religieux. 

Plusieurs philosophes y adhèrent (prenez l’exemple de Spinoza), mais aussi tous les courants panthéistes comme le chamanisme. Les courants bouddhistes, chinois et hindous admettent eux aussi qu’il y a une harmonie dans l’univers. Quant aux monothéismes – judaïsme, Christianisme, islam – pour qui il y a un dieu créateur, ils acceptent l’idée d’un ordre dans l’univers ; ils vont simplement ajouter que cet ordre vient de Dieu. Pour les uns, le sens est dans la nature, pour les autres, c’est un dieu extérieur qui l’a créé. Mais tous s’accordent sur le fait que ce sens ou cette harmonie existent. 

Toutes les sagesses et traditions religieuses ont-elles en commun de prôner la même posture existentielle ? 

Il ne s’agit pas d’une posture, mais d’un regard. Elles éclairent l’homme sur ce qu’est une vie bonne. Toutes les sagesses et les spiritualités s’accordent sur les moyens de réussir sa vie. Je ne parle pas des religions dogmatiques, mais des traditions mystiques reposant sur des expériences spirituelles. Parmi les sages qui se rencontrent dans mon livre, il y a un mystique soufi et non un imam, un kabbaliste et non un rabbin, un moine et non un évêque…C’est pour cela que le dialogue est possible. 

Vous pensez qu’un tel colloque serait envisageable dans la réalité ? 

Des mystiques et des sages de toutes les cultures du monde pourraient se réunir et avoir des discours à peu près similaires. Bien sûr, le fait qu’il s’agisse d’un conte m’a permis de faire une synthèse très libre. Ainsi dans le livre, lorsque l’un ou l’autre s’exprime, on ne sait pas si c’est un bouddhiste, un musulman, ou un chrétien qui parle. Et cela n’a pas d’importance. 

Pourquoi avoir situé l’action au Tibet ? 

Il est évident que tous les Tibétains ne sont pas des sages. Mais le Tibet représente dans l’imaginaire collectif une sorte de mythe de la terre spirituelle et sacrée. C’est un pays qui a été consacré à la spiritualité pendant plus de mille ans, et qui symbolise aujourd’hui la résistance à la puissance matérialiste chinoise. Par ailleurs, l’exil des maîtres tibétains suite à l’invasion chinoise a joué un rôle déterminant dans le développement de la sagesse bouddhiste en Occident. Ce sont les maîtres vivants qui ont transmis ses enseignements. 

Dans votre livre, les personnages sont mus par leurs intuitions. écouter son intuition, est-ce écouter l’âme du monde ? 

Je pense que nous sommes une partie de l’âme du monde, que notre esprit est relié à cette âme cosmique. Nous faisons parfois des choses sans nous soucier des conséquences pour autrui et pour le monde. Ce que nous faisons inspiré par l’âme du monde est juste pour nous, pour les autres et pour le monde. 

C’est ce que vous pensez profondément ? 

C’est ma conviction. Ce livre est pour moi la quintessence de la sagesse telle que je l’ai comprise à travers trente ans de réflexion, de rencontres, de lectures et d’expériences personnelles. 

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Suivre cette intuition permet-il de se réaliser soi-même ? 

Je pense qu’en suivant notre intuition la plus profonde, celle qui est inspirée par l’âme du monde, nous allons réaliser ce qu’il y a à la fois de plus singulier, de plus personnel en nous, et de plus transpersonnel, de plus universel. C’est là le paradoxe. Plus on parvient à identifier qui nous sommes vraiment – par un travail à la fois psychologique, philosophique et spirituel –, plus on est à notre place dans le monde. On ne fait alors qu’accomplir notre destin, on se relie à l’âme du monde et à ce qu’elle a voulu pour nous. Mais cela ne peut se  faire sans notre libre arbitre, notre soif de vérité, sans avoir fait l’effort d’aller vers cela. Beaucoup de gens, en restant à un niveau narcissique d’ego, de paresse, de satisfaction des désirs immédiats, passent à côté d’une destinée profonde, d’une réalisation intérieure. 

Votre description du chemin à suivre est limpide. Mais n’est-ce pas l’Himalaya à gravir ? 

C’est l’Himalaya à gravir, mais on a toute la vie pour le faire ! La quintessence de cette réalisation, c’est lâcher l’ego. Et cela se fait au quotidien.

 

extrait du Magazine Inexploré N°15 – JUILLET – AOUT – septembre 2012

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Le 6e sens…Un pont vers l’infini

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2015

 

La vie peut être redoutable, particulièrement lorsque nous n’en comprenons pas le sens. L’être humain a besoin de repères pour lâcher prise et accepter de poursuivre sa route. C’est encore plus criant lorsque nous traversons des passages de vie éprouvants. Vers quoi se tourner quand le brouillard intérieur s’installe? L’aide que nous cherchons pourrait-elle être plus près que nous le croyons? Notre corps pourrait-il être dépositaire de la solution?

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En mars dernier, j’ai eu le privilège d’assister aux Deuxièmes Rencontres Internationales sur les expériences de mort imminente (EMI) à Marseille. J’ai interviewé quelques-uns des conférenciers sur la relation qui unit le corps à nos six sens : Vanessa Charland-Verville, neuropsychologue au Centre de recherche Hospitalier Universitaire Sart Tilman de Liège, le Dr Olivier Chambon, médecin psychiatre et psychothérapeute à Lyon et Éric Dudoit, psychologue clinicien et responsable de l’Unité de Soins et de Recherche sur l’Esprit du Chu La Timone. Je me suis aussi entretenue avec Sonia Barkallah, organisatrice de l’évènement, productrice et réalisatrice du film Faux départ. 

Le sixième sens, vous connaissez? 

Pour la plupart des gens, le corps physique est un acquis. Tant qu’il fonctionne, bien peu s’en soucient. Nos six sens — l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat, le goût et le ressenti — sont rarement vus comme des alliés pouvant être mis au service de notre cheminement, mais plutôt comme des serviteurs nous permettant d’accomplir nos tâches quotidiennes. Et pourtant… Trop occupés par la course folle de la vie, nous ne voyons pas à quel point nos sens sont précieux et tout le potentiel qu’ils recèlent. Prendre le temps de les écouter pourrait nous éviter bien des détours. Éric Dudoit nous dit à ce sujet que « Nous, les êtres humains, sommes des êtres très singuliers et cette partie de nous que nous croyons la plus importante — notre moi — peut parfois éteindre cette partie de nous, qu’on pourrait appeler l’âme ou la psyché. » C’est par l’intermédiaire de nos sens, principalement le sixième, le ressenti, que la psyché — ou ce que certains appellent la conscience intuitive — s’exprime. C’est elle qui nous livre notre raison d’être sur Terre. En l’écoutant, nous nous alignons sur notre mission de vie et notre existence prend tout son sens.

 

Quand le corps ne réagit plus, qu’advient-il de nos sens?

 

Consciemment ou inconsciemment, de gré ou de force, nos sens sont actifs tout au long de notre vie. Mais quand le corps est dans le coma, qu’il ne réagit plus, est-ce que les sens, eux, s’éteignent? 

Vanessa Charland-Verville nous explique de prime abord qu’il est difficile d’établir un bon diagnostic en matière de coma, car le terme est souvent employé de façon générale pour parler des patients en état de conscience altérée. Le vrai coma, dit-elle, est un état où le patient ne peut plus être éveillé, où il ne réagit plus à son environnement. Les patients en état de conscience altérée sont premièrement évalués de façon comportementale avec des échelles standardisées prévues à cet effet. On leur demandera par exemple de nous serrer la main, de bouger les jambes ou de suivre des yeux leur reflet dans un miroir pour nous montrer qu’ils sont conscients. Pour complémenter ces évaluations, nous employons des techniques comme l’Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle afin d’identifier des signes de conscience qui ne seraient pas observables au chevet du patient. On lui demande alors de s’imaginer en train de jouer au tennis. S’il réagit à la demande, on verra la zone associée à l’activité prémotrice s’activer dans son cerveau. On peut aussi lui demander de s’imaginer à la maison. S’il répond, le gyrus hypocampique s’active. On peut donc dire qu’il a compris puisqu’il a « effectué » la tâche, et ce même si son corps ne bouge plus. Cependant, chez un patient qui est dans le coma, on n’observe plus aucune activation dans le cerveau. Donc, dans l’état de coma, il n’y a plus aucune réaction ni du corps ni du cerveau. Et si le coma persiste, devient irréversible, on dira qu’il y a mort cérébrale.

 

La conscience peut-elle s’éteindre? 

Mais la mort cérébrale signifie-t-elle la mort de la conscience, de l’âme ou de la psyché? Selon des recherches actuellement en cours, plusieurs scientifiques affirment que la conscience peut se manifester en dehors du corps physique, sans l’intervention du cerveau, sans même avoir besoin des sens, et qu’elle survit à la mort cérébrale. On peut donc se demander comment on se sent lorsqu’une telle situation se produit. Les personnes qui ont vécu une EMI affirment qu’elles se sentaient légères, qu’elles ressentaient une impression de bien-être profond, qu’elles étaient capables de voir les choses avec une vision périphérique de 360 degrés ou encore de voir à distance ce qui se passait ailleurs. Ces mêmes observations sont rapportées par ceux qui ont vécu une sortie de corps, comme Sonia Barkallah qui en a vécu une à l’âge de quatorze ans. « J’ai pu créer des interférences avec la radio qui était pourtant éteinte, dit-elle avec émerveillement. J’ai eu l’impression de me connecter à un Tout.

J’ai développé certaines sensibilités et je pense que ça fait partie des choses qui m’ont ouverte à la spiritualité et à tous ces phénomènes qui entourent l’inexplicable. »

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Quand les sens s’affinent 

Si le corps et les sens sont touchés lorsque surviennent une maladie, une perte ou encore une épreuve, c’est encore plus probant lorsqu’on s’approche des frontières de la mort. Étonnamment, alors que le corps périclite, les sens, eux, s’affinent. 

En effet, selon le Dr Chambon, les études démontrent qu’entre 30 et 60 % des personnes en fin de vie relatent l’apparition d’un proche décédé au moment du trépas. C’est un phénomène qui s’observe partout sur la planète. Il se manifeste grâce à un accroissement de la sensibilité, donnant ainsi accès aux perceptions extrasensorielles et au monde de l’au-delà. Les personnes en fin de vie peuvent alors voir ou entendre des défunts, des guides ou des êtres spirituellement élevés. Elles peuvent accéder à des paysages d’une beauté grandiose ou encore entendre des musiques célestes. Selon Éric Dudoit, ces expériences « servent inévitablement à aider la personne à partir plus sereinement, à vivre moins de résistance. Je pense que l’univers est très pédagogue pour les soignants. À travers ces expériences, nous aussi apprenons des choses ».

 

Libérer le corps pour mieux l’entendre 

La fin de la vie nous enseigne donc que nos sens sont importants pour nous aider à mieux vivre cette grande transition qu’est la mort. Ils nous permettent d’accéder à d’autres niveaux de conscience. Mais doit-on attendre la fin de la vie pour découvrir ce potentiel latent en nous? 

Pourquoi ne pas le laisser émerger alors que nous sommes vivants? Mais comment?  me direz-vous.

Le Dr Olivier Chambon explique qu’il faut d’abord libérer le corps des informations qui y sont emprisonnées pour retrouver la paix en soi. « Par exemple, dans les thérapies reichiennes, par le massage, l’intervention du toucher ou lors des mises en mouvements appelées “acting”, on demande à la personne de reproduire des séquences motrices, émotionnelles ou verbales associées à des interactions particulières qu’ils ont eues étant enfant, soit avec leur environnement ou avec leurs parents. Ça fait remonter plein de souvenirs, des parties de soi qui sont comme des enfants intérieurs qu’on reconnait et qui peuvent à nouveau exister ; des petits bouts de soi qui s’actualisent par cette mise en acte et que j’appelle des recouvrements d’âme. » Une fois le corps libéré, il devient plus facile d’accéder à des niveaux de conscience plus élevés. 

Bien enraciné, mieux connecté

Alors comment, au quotidien, pouvons-nous vivre pleinement les évènements en évitant de refouler des petits bouts de soi? Bonne question! La solution est simple, mais requiert de la discipline. 

Il faut bien s’enraciner et intégrer des temps de silence pour prendre régulièrement contact avec notre corps et nos ressentis, comme nous l’enseignent les grands maîtres depuis toujours. « C’est extrêmement important de se connecter à nos racines, nous dit le Dr Chambon. Lorsqu’on dit de dépasser l’ego, ça ne signifie pas de le dépasser pour aller se réfugier dans les sphères spirituelles supérieures, dans le “skying”, ou la reconnexion au  ciel. Il faut aussi pratiquer le “grounding”, la reconnexion à la terre. Le corps est fait des quatre éléments. La présence au corps est donc importante pour retrouver notre animalité, notre matérialité. Le “grounding” est un exercice qui nous permet de refaire le plein d’énergie en se plaçant contre un arbre, en position de Ji Qong, soit les deux pieds bien à plat, les jambes légèrement fléchies, la colonne vertébrale bien droite, en respirant, en récupérant l’énergie de la terre et en la faisant circuler dans tout le corps. »

 

Vivre, à tous les niveaux!

Quand j’ai demandé à ces quatre personnes ce que signifiait Vivre pour elles, elles m’ont d’emblée parlé de l’importance de la place de l’amour dans l’expérience humaine et de l’importance d’être là, ici et maintenant. Voilà pourquoi le corps et les six sens sont des clés essentielles à notre réalisation, car c’est grâce à eux que le mouvement de la vie circule en nous. « L’être humain est d’abord un être spirituel, conclut Éric Dudoit. Nous avons autant besoin de respirer, de boire et de manger que d’être spirituel. » 

Qu’est-ce que la spiritualité, si ce n’est une voie pour goûter une dimension encore plus profonde de la vie? 

Mais cette vie, qui défile à vive allure, est quand même fragile. Comme en témoigne madame Charland-Verville, « Le seul fait de travailler en soins intensifs permet de prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil et qu’il faut absolument vivre à fond, ne pas avoir peur de vivre pour ne pas craindre la mort. La peur de la mort est en effet un frein qui nous empêche de vivre une vie riche et épanouie. Comme nous le rappelle le Dr Chambon, le bonheur est dans les petites choses terrestres. On n’est pas sur terre pour être dans le ciel par des méthodes spirituelles, sinon ça ne sert à rien de descendre ici-bas. On vient sur terre pour se rendre compte qu’on peut faire des choses qu’on ne pourrait faire nulle part ailleurs. La vie à tous les niveaux sensoriels vaut la peine d’être vécue, car même si elle est par moments difficile, n’empêche qu’elle possède une saveur incomparable. »

 

Cette saveur incomparable, ce sont nos sens qui nous y donnent accès. C’est en étant présent à notre corps que nous pouvons goûter pleinement la saveur de la vie. Quand on est véritablement enraciné, on peut toucher à notre raison d’être sur terre. Cette connexion entre la conscience intuitive et le corps nous donne accès à l’infini potentiel que nous portons tous : l’amour inconditionnel. « Par moment, dit Sonia Barkallah, je crois que l’être humain peut connaître ce qu’est l’amour inconditionnel, c’est-à-dire aimer sans retour, sans calcul. Aimer pour tout simplement faire plaisir; aimer et aider les gens. Je pense ceux qui y parviennent sont épanouis. » 

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Honorer ce temple…

Ce corps, si précieux, est donc la clé qui nous permet d’accéder au sens de notre existence par l’intermédiaire de nos sens, le sixième gagnant vraiment à être mieux connu. Pas étonnant que les grands sages qualifient le corps de temple! Honorons-le, bénissons-le et écoutons-le pour qu’il nous livre toute la grandeur et la beauté de la vie.

 

Je remercie Vanessa Charland-Verville, Dr Olivier Chambon, Éric Dudoit et Sonia Barkallah pour leur grande générosité et leur merveilleuse contribution à cet article.

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La Spiritualité dans l’inconscient collectif

Posté par othoharmonie le 2 avril 2015

Mont-sinai-300x233La Spiritualité dans l’inconscient collectif est désormais synonyme de « secte » ou d’une énième religion. A tort, et à raison… A tort, car la spiritualité c’est simplement se reconnecter à sa vraie nature, multidimensionnelle, existant sur différents plans, physiques et invisibles, tangibles et intangibles; c’est se débarrasser de tous nos schémas destructeurs et basés sur l’ego « négatif », c’est s’ouvrir à d’autres réalités, c’est tout simplement élargir son champ de conscience. Et à raison, car une fois qu’on a mis le pied dedans, on se rend vite compte des nouveaux « codes » qu’il faut adopter si l’on veut être considéré comme véritablement « spirituel » auprès de ceux qui sont déjà présents dans cette communauté… On s’aperçoit rapidement qu’il faut à nouveau correspondre à un « moule », à une autre forme de formatage, avec de nouveaux codes de conduite, de façons de parler, de styles de musiques à écouter, de façons de s’habiller, d’alimentation, d’endroits où partir en voyage, d’activités à faire, de livres à lire, de guru à suivre.. et que toute personne ne correspondant pas à l’un de ces critères sera jugée négativement voire exclue de cette nouvelle «matrice».

N’ayons pas peur de le dire, le domaine de la « spiritualité » s’est tellement démocratisé et est devenu tellement populaire ces dernières années que maintenant il est devenu également une « mode », un autre moyen de ressentir son appartenance à quelque chose, en dehors de la matrice et des religions, mais sans se rendre compte que l’on applique les mêmes systèmes, jugements et comportements destructeurs que dans les deux autres… Encore une fois, ne quittons pas une matrice pour entrer dans une autre, et surtout, ne reproduisons pas les mêmes erreurs que nous effectuons ailleurs !

Non, « être spirituel » cela ne veut pas obligatoirement dire s’habiller en guenilles, ne plus s’épiler, ne plus se maquiller, ne plus prendre soin de soi, faire du yoga, se nourrir de prana, faire des calins aux arbres, dire Namasté, boire de la spiruline, faire des retraites où l’on ne parle pas pendant 3 semaines, faire voeu de chasteté, être pauvre, sentir le patchouli, mettre de l’encens chez soi, méditer, dire « ommm », et utiliser les termes « amour inconditionnel », « égo », « lâcher-prise », « enfant intérieur », et « focalises-toi sur le positif » à chaque fois qu’on le peut, peu importe la question posée ou le sujet évoqué. Pendant combien de temps encore allons-nous subir cette image dans l’inconscient collectif ? A partir du moment où l’on répète les mêmes choses que les autres et que l’on fait les choses pour correspondre à un « moule », alors on sait qu’on est entré dans une autre matrice, on a été à nouveau formaté, on répète les mêmes erreurs, on s’éloigne à nouveau de qui on est vraiment, et on va totalement à l’encontre de la VRAIE spiritualité, qui est celle de l’authenticité et non de l’apparence. C’est tout à fait OK pour ceux qui aiment réellement cela, mais il ne peut y avoir qu’une seule façon d’incarner sa spiritualité (la reconnection avec soi), et il y en aura forcément autant que d’êtres humains.

C’est dans la nature profonde de l’être humain que de vouloir se sentir appartenir à une communauté, et la communauté spirituelle semble être la communauté « idéale » puisqu’elle nous promet « amour inconditionnel », « compassion », et « absence de jugement »: l’opposé de tout ce que nous avons fuit de l’autre « matrice » et espérions ne jamais plus revoir. Normal que nous soyons séduits ! : « Enfin, tous mes soucis vont disparaître, tout le monde va me comprendre et m’aimer, je vais me faire plein d’amis, je vais être dans le rire et la joie et l’innocence tous les jours et ne plus jamais rencontrer quoi que ce soit de « négatif » ou de contrariant car tout le monde est beau et gentil ! Et puisque tout est paix et Amour, Namasté ! » :)

Oui, vous venez certainement de sourire car vous êtes peut-être passés par là et vous vous reconnaissez, ou vous avez été témoins de personnes étant tombées dans le « panneau ». La vérité est que les mêmes schémas humains existent dans ce domaine, simplement ils sont plus durs à repérer car ils sont plus « édulcorés » et « enrobés ». On se juge non seulement encore sur nos apparences, mais en plus sur notre « niveau d’éveil », « niveau spirituel », « capacités extra-sensorielles », en clair, on recommence encore et encore les mêmes erreurs… Au final, on se perd à nouveau dans une seconde matrice qui chaque jour nous formate un peu plus pour enfin ne plus savoir du tout qui nous sommes… ne plus savoir ce que l’on aime, n’aime pas, ce que l’on ressent, veut, ne veut pas, pour être devenu si neutre, invisible et faible psychologiquement que nous ne sommes pour le coup plus du tout une menace pour le système, ni pour la 1ère matrice, ni pour la 2ème, car nous sommes tout simplement et clairement : désactivés. Au lieu de s’être reconnectés à la Source (notre conscience supérieure) nous nous sommes au contraire totalement déconnectés pour suivre des enseignements extérieurs au détriment total de nos propres ressentis, mais surtout, pour correspondre à un moule, pensant que ce que nous étions n’était pas ok. Autrement dit, on en revient toujours au même, nous tentons de « paraître spirituel » pour être accepté par la communauté spirituelle, car nous ne voulons pas risquer d’être aussi rejeté que nous l’avons été dans la 1ère matrice… Car si nous ne sommes pas non plus acceptés dans la communauté spirituelle, où irons-nous ?…

Cela demande un courage énorme d’oser être pleinement soi, être assez fort mentalement et émotionnellement pour être totalement différent surtout dans une communauté aussi « formatée » que la communauté spirituelle (idem pour les religions). Je pense que si les enseignants spirituels / Emblèmes de Dieux du passé pouvaient revenir et nous parler aujourd’hui (cette fois-ci directement, sans que leurs paroles soient détournées), la première chose qu’ils nous diraient serait : « Mais pendant combien de temps encore allez-vous essayer de nous ressembler ou de vouloir que tout le Monde nous ressemble, au lieu d’être pleinement VOUS et de les laisser être pleinement EUX, et de remplir le rôle que VOUS êtes sensés remplir sur Terre ? Pendant combien de temps encore allez-vous chercher à vous noyer dans une masse, à être le plus neutre et invisible possible, d’aduler des personnages externes et de leur donner tout votre pouvoir, au lieu d’explorer votre propre grandeur ? Pendant combien de temps encore allez-vous cultiver l’idée que nous avons besoin d’être adulés et servis, au point de renier vos propres semblables et même votre propre personne ? Pendant combien de temps encore allez-vous maintenir l’idée que vous devez rester petits, si petits, pauvres et misérables comparé à la grandeur de Dieu au lieu d’INCARNER la grandeur de Dieu ! Pendant combien de temps allez-vous condamner la beauté et la féminité sous prétexte que certains humains ont décidé, pour pervertir et détruire votre société, qu’elles n’étaient pas pures ou pas « spirituelles » ?

Pendant combien d’années encore allez-vous encourager tous ces dogmes et toutes ces croyances qui détruisent des millions de gens ? Pensez-vous réellement, que c’est cela, la VIE ? La Spiritualité ? La spiritualité doit être l’expansion de la vie en vous… son exacerbation… sa libération, et non sa restriction ! 

Par Laura Marie

Extrait pris de l’article complet que vous pouvez lire sur son site :
Les Dangers du New Age 2 : Les Déviations Dangereuses des Enseignements Principaux

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Petit guide pour mener une vie heureuse

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

guide-du-bonheurComment mener une vie heureuse et harmonieuse avec soi-même et avec les autres ? C’est à cette question que répond Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, historien des religions, écrivain, dans son livre « Petit traité de vie intérieure » en apportant des connaissances pratiques au lecteur. Extraits.

La foi est l’une des dimensions les plus importantes de la vie intérieure. Je ne parle pas de la foi telle qu’on l’entend à propos des religions monothéistes, c’est-à-dire la croyance en Dieu sans preuve de son existence, mais de cette foi, que l’on pourrait qualifier de confiance, sans laquelle on ne peut avancer, progresser dans la vie. Les spiritualités orientales utilisent d’ailleurs indifféremment les mots de foi et de confiance pour parler de cet état d’être. Le bouddhisme, par exemple, part d’un constat empirique : sans une foi-confiance préalable dans ledharma, l’enseignement du Bouddha, tout progrès spirituel est impossible. Et sans une foi-confiance préalable dans le maître, on ne peut pas intégrer ses enseignements. La raison en est simple : si nous n’avions pas foi que ce que nous allons étudier va nous être profitable, nous ne l’étudierions pas sérieusement. Les enfants connaissent cette vérité et ils l’appliquent spontanément : ils ont foi en leurs parents, ils les croient, et apprennent ce qu’ils leur transmettent. Cela vaut aussi bien pour la transmission de la culture et des valeurs que pour tous les autres apprentissages. C’est d’ailleurs ainsi que, comme la plupart d’entre nous, j’ai appris à faire du vélo : mon père derrière moi me maintenait en équilibre, je ne le voyais pas et j’avais peur, je lui ai dit de ne pas me lâcher, il m’a demandé de lui faire confiance. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçu que je pédalais tout seul. J’avais réussi à me lancer grâce à la foi-confiance que j’avais en lui. […]

La foi est donc tout d’abord indispensable pour progresser par la confiance que nous faisons à d’autres individus qui en savent plus que nous (parents, éducateurs, scientifiques, sages), ensuite parce qu’elle nous aide à vivre et à nous développer en nous fiant au monde et à la vie. Nous sommes motivés pour progresser, pour apprendre, pour avancer, pour chercher, pour nous engager, pour créer, parce que nous croyons qu’il y quelque vérité et quelque bonté dans le monde et dans la vie. Sinon, à quoi bon se lever le matin ?

Cette foi varie selon les individus. Chez certains, le désespoir, la peur, le ressentiment, la colère l’emportent. L’existence devient alors douloureuse. La vie au quotidien peut se transformer en enfer quand elle est dénuée de confiance. Le monde apparaît hostile, dangereux. La peur remplace la confiance. On n’ose plus prendre un avion de peur qu’il ne s’écrase, on n’ose plus pas entrer dans une relation amoureuse de peur d’être trahi ou abandonné, on n’ose pas postuler à un emploi de peur que notre candidature ne soit rejetée. Et, au lieu de progresser, on reste paralysés dans notre vie professionnelle, affective et sociale. Notre existence devient impossible si on n’a pas un minimum de confiance. En soi, dans les autres, dans la vie. […]

Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique, même si les apparences sont tout autres, développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance. Plus nous voyons les « cadeaux » de la vie, plus ils viennent à nous. Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. […]

Sans aller jusqu’à cette mystique de l’abandon de toute volonté, admettons qu’il nous est impossible d’exercer une maîtrise totale sur notre vie : les failles par lesquelles l’impromptu surgit sont imprévisibles. En voulant à tout prix contrôler cette part d’impondérable, nous nous condamnons à vivre dans l’angoisse permanente. Nous ne pouvons pas non plus contrôler autrui : nous devons accepter qu’il nous échappe toujours, y compris quand il s’agit de son conjoint ou de son enfant. Comme l’écrit Khalil Gibran si justement dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les enfants de la vie. » Nous ne pouvons pas davantage contrôler totalement notre vie professionnelle soumise à tant d’aléas externes, ni nous obstiner à vivre dans l’illusion de stabilité et de sécurité.

couvmax_813Alors, faisons de notre mieux pour maîtriser ce qui peut l’être, à commencer par nos désirs et nos passions, mais armons-nous psychologiquement à accepter l’imprévu, à nous y adapter et à en tirer le meilleur parti. Les sagesses indiennes utilisent une expression que l’on pourrait traduire par « lâcher-prise » pour qualifier cette attitude intérieure d’abandon au réel. Mais on ne peut véritablement lâcher prise que lorsqu’on a confiance en la vie. La première fois que nous sommes amenés à le faire, c’est toujours une épreuve : nous avons peur de l’inconnu, nous sommes angoissés. Et puis l’expérience positive du lâcher-prise – détente, joie, conscience que rien de grave ne nous est arrivé – augmente la confiance et nous aide à aller encore plus loin dans l’abandon.

Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir
PLON/Perrin/Presses de la Renaissance (Novembre 2010 ; 193 pages) 

 

 

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Les 4 principes de la spiritualité

Posté par othoharmonie le 8 août 2014

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http://www.youtube.com/watch?v=-5PZb_1trgA

Premier Principe : Quiconque vous rencontrez est la bonne personne !

Ceci signifie que personne n’arrive dans votre vie par hasard. toute personne près de nous, toute personne avec qui nous entrons en contact, est là pour nous enseigner quelque chose ou pour nous aider à améliorer une situation présente.

Deuxième Principe : Peu Importe ce qui est arrivé, c’est la seule chose qui pouvait arriver.

Rien, absolument rien de ce que nous avons expérimenté n’aurait pu être autre chose, même le moindre détail. Il n’y a pas de  » Si seulement j’avais agi différemment… ça aurait été différent ».

2hld-2oinnb0g6kgf-76a1vNon. Ce qui s’est passé est la seule chose qui avait pu et a dû prendre place dans notre vie pour apprendre la leçon et avancer. Chacune des circonstances de notre vie est absolument parfaite, même si cela défie notre compréhension et notre égo.

Troisième Principe : Chaque Moment est le bon moment.

Toute chose commence exactement au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. Quand nous sommes prêts pour quelque chose de nouveau dans notre vie, c’est là, prêt à débuter.

Quatrième Principe : Ce qui est terminé est terminé

C’est simple, lorsque quelque chose se termine dans notre vie, cela aide notre évolution. C’est pourquoi, enrichis par l’expérience, il vaut mieux lâcher prise et avancer.

Ce N’est Pas Un Hasard Si Vous lisez ceci !

 

 

 

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Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme

Posté par othoharmonie le 31 mai 2014

 

C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage. 

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

téléchargement (5)Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable. Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers.

Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien. C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique – dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme.

A lire

La Force de l’amour (Albin Michel, 2008), livre dans lequel Soeur Chân Không raconte son parcours auprès de Thich Nhat Hanh.

Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral.

Soeur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et soeur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui. La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. »

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?

Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute ?

T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha, ndlr] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle…

T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience ». Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant ?

T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

Pouvez-vous me parler de vous enfant ?

T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires.]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé ? Vous êtes pourtant passé par des guerres…

T.N.H. : Des guerres terribles… Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles… Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?

T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

 

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ?

T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire ; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens.

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?

T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains… Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »…

T.N.H. : L’inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera.

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !

T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal…

Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources ?

T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

 

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise ?

T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?

T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?

T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

images (7)Vous n’avez pas d’héritier direct ?

T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit.]

En 2005, pour la première fois depuis trente-neuf ans, Thich Nhat Hanh a obtenu la permission de se rendre au Viêt Nam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement. 

 

A lire

Prendre soin de l’enfant intérieur 
Qui ne porte pas en lui ses blessures d’enfant ? Le grand maître du bouddhisme nous guide pas à pas pour apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion (Belfond).

 

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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AU PRINTEMPS DE L’ÉTERNITÉ

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2013

AU PRINTEMPS DE L'ÉTERNITÉ dans APPRENDS-MOI v

En Juillet 1976, je feuilletais le Tao-Te-King (traité sur le Principe et son action), ouvrage chinois de Lao-Tseu , écrit voici vingt-cinq siècles, dont le sujet évoque le Principe originel ou Tao et sa force productive, Teï, mère de l’univers. Cette approche du monde fut tellement inédite pour moi que je perdis tous mes repères intérieurs et fus jeté, vide, sur la rive de l’inconnaissable. Je posai le livre et, par la fenêtre, contemplais le crachin monotone bruinant sur l’église Saint-Mathieu à Quimper, quand soudain la pensée s’arrêta. Dans ce corps figé, une immobilité intérieure totale se fit. Un silence insondable m’engloutit. Un flot transparent de conscience et d’amour imprégnait tout dans le champ de vision. On ne sentait aucune mesure, aucune limite, aucune séparation. Instant absolu d’atemporalité. Plénitude, béatitude, liberté, plus rien ne manquait…

C’était comme si tous ces toits luisants sous la bruine étaient conscience. L’impression de percevoir la transparente conscience en toute chose et tout être, sur un fond de bonheur à nul autre pareil.

Et d’écrire : Je pleure d’une immense joie : le ROC est touché. Croyant nager à la recherche du rocher salvateur, voici que je SUIS ce rocher. Dans cette recherche, je courais à l’Etre. La paix est au Non-Être, pas théoriquement, mais vraiment : quand je ne suis plus rien, alors je peux être un avec tout ; immobile dans la course, immobile dans l’amour. Non-agir… pour mieux agir… Non-aimer pour mieux aimer ! Que de vérité!

  Je me demandais pourquoi l’humilité? Et aujourd’hui c’est clair : n’être rien. Étant devenu rien, ayant constaté mon néant foncier, que peut-il m’arriver ? N’étant rien, tout s’accomplit à travers ce corps-ci, sans l’interférence de la personne peureuse et désireuse. La vie éclate alors de ses milles énergies !! Le cauchemar est fini. Le temps est arrêté. A présent, laid ou beau, riche ou pauvre, sain ou malade, qui reste-t-il pour souffrir encore ? Personne.

Tant et tant de préceptes, de commandements, de permissions et surtout d’interdits, de dualités pavaient mon chemin intérieur que le Tao-Te-King, dans sa limpidité naturelle est venu volatiliser tous ces conditionnements. Relier les paires de dualités, le chaud parce que le froid, le mal parce que le bien, le bien parce que le mal, le riche parce que le pauvre, le laid parce que le beau, le grand parce que le petit, le léger parce que le lourd, le plaisir parce que la souffrance, le désir parce que la peur, la peur parce que le désir… tout cela s’est articulé dans cette conscience brusquement infinie pour ne laisser qu’un champ vierge et transparent, une lumière intérieure doucement teintée d’amour, de compassion, d’une subtile radiance bienveillante, d’un sentiment de totale perfection.

Un rire joyeux se jouait de mes lourdes tentatives de comprendre Cela, l’Inaccessible, de mes méditations préhensives qui voulaient forcer la porte du Nirvana. Il n’y a que l’abandon, le si mal compris et surexprimé « lâcher-prise » qui ouvrent la porte du Nirvana, en effet. Mais je vous avoue que je n’étais pas vraiment dans une démarche de lâcher prise, mais juste concentré à comprendre cette dualité. Et c’est l’assemblage du puzzle duel qui me révéla (ce que je ne savais pas encore se nommer) la Non-Dualité. Le Tao m’était si nouveau à l’esprit que nul réseau ne venait enchaîner un envol vers l’inconditionné. Comment un tel esprit venait-il d’être touché par la Grâce ? Peut-on seulement parler de Grâce? N’est-ce pas simplement le Hasard ?…

Cette expérience semble sans cause, tellement loin de notre volonté et de nos capacités individuelles. Oui, on ne peut que constater sa propre impuissance en face de Cela. Mon regard était neuf, tel le nouveau né. Une nouvelle naissance, oui ; on peut dire cela. Et ce poids du passé, tous ces conditionnements sont soufflés comme une simple bougie par l’Éveil Soudain. Mille ans d’erreur sont dissipés en une seconde… Quel jeu, cette vie… Comme dit le Shin Jin Mei, « une fleur de vacuité…. pourquoi souffrir pour saisir cette illusion ? »

La particularité de cette révolution intérieure est qu’elle est incompréhensible. Ce que l’on cherche est ce que l’on EST depuis l’origine, sans le savoir, mais plus bizarrement encore, elle se livre dans un non-savoir, dans un vécu qui déconnecte toute tentative d’analyse et de compréhension intellectuelle. « On » ne comprend rien, réellement. Cela se saisit Soi-même dans une Union parfaite et absolue. Aucune trace d’illusion. Aucune trace d’ignorance non plus. Plus aucune ombre en Cela. Les tribulations humaines semblent des rêves d’enfants dans une cour d’école. Si le temps arrêté nous délivre de l’âge, il nous livre l’alpha et l’omega de tout ce qui est et sera à jamais. Nous sommes enfin libres de ne rien faire. Il n’y a plus rien vers quoi tendre. Quelle paix ! Mais quelle peur pour les troublions de l’activisme impénitent !! Il faut souvent qu’ils tombent pour entrevoir cette voie du milieu, du non-savoir, du non-être, du non-devenir et du non-agir…

 Existe-t-il une Voie pour « aller à Dieu »?

Vous commencez à l’entrevoir, mais il n’y a aucune voie pour aller à Dieu, parce qu’il n’y a pas de voie, mais ça tombe bien, vous êtes déjà « arrivés » , sauf qu’il n’y a pas réellement de « vous »…. C’est indispensable de bien intégrer cela. C’est ici précisément que la Non-Dualité se distingue pratiquement de toutes les autres approches dites progressives. Dans les voies progressives, le « je » n’est pas nié d’emblée, et donc ce je peut cheminer, oui…. faire des techniques, des méditations, des rituels pourquoi pas, en vue d’un but : la libération, le Nirvana, Sat -Chit Anand et autres éveils ….. ou simplement une place au Paradis des justes. Quand on se déshabille le soir, il n’est pas question de « voie du déshabillage, n’est-ce pas? Eh bien se déshabiller du « moi » ne demande pas plus de voie ou de moyen de transport, mais juste quitter ces fausses identifications. 

Comme Arnaud Desjardins disait « vous êtes déjà nus sous vos vêtements », signifiant que la nudité est déjà acquise, en quelque sorte, totalement, mais qu’elle n’est pas manifestée. Idem pour notre nature parfaite. Elle est déjà là, sous des voiles apparents auxquels nous nous identifions en général, et ne pourra pas être plus parfaite, que les voiles soient ou non par dessus. Il n’y a et ne pourrait pas y avoir de voie pour aller à ce que nous sommes déjà de toute éternité.

Et pourtant, n’est-il pas question de tout côté d’une voie, d’un moyen d’une technique pour sortir de notre modeste condition? En fait il est clair que les religions organisées ont perdu l’âme ; elles sont lettres mortes, cul de sac pour l’aspirant à l’Infini, quand elles ne nourrissent pas des nids de frelons intégristes. Les voies spirituelles foisonnantes des temps modernes s’alourdissent souvent de tradition, de techniques méditatives au lieu de promouvoir la «substantifique moelle», l’essence pure et simple ; certaines se révèlent être des sectes ; il est dur de trouver une Voie authentique dans ces spiritualités encombrées de savoir, où l’on peut se perdre avant de distinguer la moindre fronce de l’habit numineux du Créateur. Au milieu de cet écheveau, et en pleine époque de matérialisme commercial, une fleur endormie depuis des lustres a bourgeonné, toute nimbée de pureté: la non-dualité. C’est vraiment incroyable qu’aujourd’hui, cette voie, cette attitude intérieure pour mieux dire, trouve expression, alors qu’elle fut si longtemps gardée prudemment secrète. C’est donc une bénédiction sans égal d’en avoir connaissance aujourd’hui. Avouons quand même que la Non-Dualité est mise à toutes les sauces, surtout dans moultes voies new age. Et du coup cette perle incomparable, ce diamant nécessite souvent un petit nettoyage avant d’être apprécié dans sa pureté.

Pourtant la Non-Dualité constitue l’essence de toutes les religions vivantes, surtout en Asie, de l’Advaïta Vedanta, du Bouddhisme, du Chan, et enfin du Zen . Mais elle réside dans le temple sacré, au coeur de ses enseignements qui préfèrent la laisser goûter à quelques élus seulement. Ce n’est que tout récemment que le Dzogchen, joyau non-duel du Bouddhisme tibétain fut révélé entre autres par Sogyal Rinpoche. Il pense que les temps sont mûrs, pour semer les graines dans cette fange féconde que nous voyons quotidiennement. Si elle en constitue l’essence, la non-dualité , n’en garantit pas les doctrines qui peuvent très vite s’opposer en inconciliable, j’en veux pour preuve le Soi de l’Hindouisme, opposé à l’absence de Soi du Bouddhisme, alors qu’il est évident pour les praticiens de terrain que tous parlent de la même expérience de conscience fondamentale, qu’ils soient Bouddhistes, Taoïstes, Vedantistes, Yogis ou Soufis. C’est dire au passage combien les formes sont multiples dès que nous rentrons dans la manifestation, même pour évoquer notre Source à tous. Pour ce qui concerne cet exposé, nous éviterons de prêter le flanc à la faconde intellectuelle pour discerner l’indiscernable, et au contraire mettrons en avant l’unicité de toutes les voies.

Revenons sur ce qu’est la Non-Dualité : Ce n’est pas une Voie, car on ne chemine plus guère; plutôt une attitude, à la fois mentale, affective et physique devant la vie, fondée sur le constat de notre inexistence séparée. Et comment entrevoir cette inexistence? En observant la dualité justement. Cette position intérieure se conçoit comme le dépassement de toutes les paires de dualité, non par une volonté personnelle factice, mais par la compréhension. Cette soudaine relation entre toutes les paires de dualités nous happe en tant que personne. L’ego est fondé sur ces paires et leur mise en perspective réduit sa réalité « personnelle » à néant. Ce constat engendre un éveil abrupt, la découverte par l’individu de l’absence de « moi », de l’autre, et la fin de la souffrance morale d’être séparé du monde et des êtres vivants. Alors bien sûr, cela peut sembler bien incompréhensible. « J’existe bien, moi !! » « Comment pourrais-je bien découvrir que je n’existe pas?? » Par l’observation régulière de notre conscience. Par la mise en évidence que souvent, nous n’avons aucun sentiment d’être « je ». C’est dans l’après coup que nous nous réapproprions les actes et les pensées, les décisions pour les faire « nôtres ». Je me mets en colère, je deviens tout rouge et je débite des injures par wagonnets… pour finir penauds et nous excuser en disant que « cela nous a dépassé »… En fait, la colère nous a balayé comme un fétu de paille, normal puisque nous n’existons tout simplement pas… Nous nous pensons de temps en temps, voilà tout. Et puis nous généralisons notre existence comme certaine et continue. Comme nous généralisons bien d’autres opinions qui ne s’adressent qu’à des situations ponctuelles. « La colère s’est emparée de ce corps-ci et des paroles injurieuses ont été proférées en réponse à une situation particulière ». Voilà les faits au fond. Pas d’ego là dedans. D’ailleurs nous en avons presque l’intuition quand nous nous affirmons dépassés par les événements émotionnels. Mais il nous faut bien justifier la continuité du moi et endosser la responsabilité d’une colère qui nous est étrangère. Alors on entérine : je me suis mis en colère, je ne sais pas pourquoi et je te prie de m’excuser, je ne recommencerai plus !! »…. enfin, chacun sourira à lisant ces lignes, n’est-ce pas… ;-)

C’est bien là, dans cette observation du quotidien que nous pouvons nous démontrer l’inexistence d’une personnalité continue et stable. Ce n’est pas devenir schizophrène de renoncer à être quelqu’un, c’est juste observer ce qui est.

La non-dualité n’est pas inconnue des mystiques occidentaux; certains, comme Jean de La Croix, en ont parlé à mots couverts, « certes il faut vider l’esprit des choses mondaines, mais aussi des choses spirituelles… ». D’autres saints, Maître Eckhart pour ne pas le nommer, l’ont évoquée en termes impersonnels, propres à ne pas égratigner le dogme: la « Déité ». Bref, toutes les religions et toutes les voies spirituelles tendent vers la non-dualité, laquelle se goûte l’esprit innocent et inculte, pourrait-on dire, dépoussiéré des couches mortes de manuscrits savants concrétées par l’intellect accapareur de l’homme.

Chercher Dieu hors de soi, en observant l’univers, la vie, évoque une main divine créatrice, au bout du compte insaisissable. En revanche, scruter l’intérieur offre un début de réponse: présence en Soi, évidence de l’être. Il faudra finalement abandonner à la fois la notion d’extériorité et d’intériorité, car nous n’avons absolument aucun effort à faire pour être totalement nous-même et finalement l’introspection comme la concentration sur un objet extérieur ne sont qu’exercices du mental..

Au départ, nous sommes rivés aux sens extérieurs, noyés dans les phénomènes, et oublieux de l’Essence. Une mutation totale de notre façon d’envisager le monde et nous-mêmes peut nous réintégrer à notre source. Voyons comment. L’être est à la source des phénomènes, le monde des formes le fuit dans son mouvement universel. Aussi, retourner à l’origine suppose que nous abandonnions la poursuite effrénée où la vie nous entraîne. Au lieu de considérer l’objet de la conscience, tournez-vous vers le sujet, l’observateur. Non pas qu’il ait plus de réalité que l’objet observé, mais il cache la réalité non dualiste, laquelle découle de la disparition de l’idée « il y a bien un observateur ». Plus précisément: cet observateur est-il personnel, coloré d’envies et de peurs ? Vous êtes encore un ego, simple objet de l’esprit ; se révèle-t-il impersonnel, c’est-à-dire délivré des opinions individuelles ? Il est le Soi, lequel se conçoit comme le principe universel fondateur de l’univers, être, conscience impersonnelle (sans observateur personnel), source de l’énergie universelle et aussi, pour chacun de nous, notre nature profonde. A nous le dépouillement progressif de la personne jusqu’à l’impersonnalité, et l’éveil abrupt au dernier sous-vêtement! Et au fond, il n’y a pas plus d’intérieur que l’extérieur, n’est-ce pas….Ces notions de personnel et d’impersonnel, de sujet et d’objet constituent le nœud majeur de la dualité.

Le Soi ne s’oppose pas au « non-Soi », comme on le définit en psychologie. Il ne se distingue pas davantage de l’univers qu’il transcenderait d’une altitude métaphysique, tel un sujet absolu. Incluant tout sans limitation, le principe résume le lieu (ou non-lieu?) où se développe l’espace-temps, la « non-texture » qui donne le champ à l’énergie et la conscience. Le Soi est Tout! Non-être sur lequel fleurit l’être, la conscience et l’univers, le Principe prête vie à l’expérience humaine. Lao-Tseu disait: Le principe que l’on peut nommer n’est pas le principe originel. Ne nous attachons donc pas au terme « Soi », indifféremment remplacé par les termes impersonnels « Principe, Dieu, Tao, Shunyata, Sat-Chit-Ananda, Bouddha, Être, Non-Etre, Ainsité, Absolu, Infini, Purusha/Prakriti, Shiva/shakti, Brahman… », bien que des puristes savent faire des distinctions dans cette unité-là! Mais notre expérience vécue de la déité est impersonnelle. Il n’est donc pas question de relation personnelle entre Dieu le Père et nous, pauvres pêcheurs! L’impersonnel donne sans doute le vertige ; en revanche, il nous garantit la liberté! Il n’attend pas d’obéissance. Ses lois sont universelles et personne ne les gouverne !

pierre dans DIEU

Extrait de « Le bonheur est en Soi »expérience non-duelle d’un contemporain. Comment, pour la première fois, il ne vit dans la réalité que  » non-deux « , qu’un océan sans limite ni frontière, ni catégories, ni objet, ni sujet. Puis il décrit la nouvelle façon dont il perçoit la vie quotidienne, à la suite de ce bouleversement intérieur. Ce préambule indique comment il faut lire et recevoir ce qui est conté là. En particulier, avoir conscience que ces paroles s’adressent davantage à votre inconscient, à votre cœur, qu’à votre conscient ou votre tête… qu’est-ce à dire ? Qu’il faut laisser infuser dans votre cœur ces paroles qui alors peuvent planter des germes de non-dualité qui écloront plus tard… Si vous lisez intellectuellement, certes vous comprendrez un certain nombre de choses, mais l’essentiel va vous échapper. C’est ainsi. Si vous ouvrez votre cœur, laissez de côté l’esprit comparatif et critique, vous laisserez s’entrouvrir la porte de l’intériorité qui vibre à l’appel de l’autoperfection. Également quelques indications sur la façon dont l’esprit apparaît à l’auteur vous permettront de mieux saisir le texte. Ce que l’on nomme habituellement inconscient n’est aux yeux de l’auteur que l’aspect foncier, indifférencié ou peu différencié de l’esprit. Prenons l’image d’un arbre. Le tronc représente l’aspect foncier de l’esprit, tandis que les grosses branches, les branches puis les feuillages la façon dont l’esprit se scinde en profond et superficiel, les feuillages sont les pensées virevoltantes à la surface consciente de l’esprit. Ce qui est décrit dans les lignes qui suivent sont en fait la sève qui monte des racines et du tronc principal, avant même d’être différencié… si vous pouvez saisir les mots dans leur émergence naturelle, alors ces mêmes couches profondes vibreront en vous et vous comprendrez de l’intérieur ce dont il est question ici. Autant lire lentement, en laissant infuser les idées…

paroles du Zen.

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Comment mesurer le progrès spirituel ?

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

Comment mesurer le progrès spirituel ? dans Chemin spirituel a1 

par M. Govindan Satchidananda

Comment mesurer le progrès spirituel ? C’est une question importante à laquelle chaque personne attirée par la spiritualité doit pouvoir répondre. De plus, la réponse n’est pas facile à donner car le chemin spirituel est progressif et l’esprit est sans forme ce qui rend le progrès spirituel difficile à mesurer. C’est pourquoi, avant de définir ce qu’est la progression, nous devons définir ce que nous entendons par « spirituel ».

Dans le yoga nous parlons de la dualité de l’égo, de l’identification avec le corps et l’esprit. Nous nous référons aux cinq corps : le corps physique (anna maya kosha, littéralement le corps de nourriture), le corps vital (prana maya kosha, qui anime le physique et est le siège des émotions), le corps mental (man omaya kosha, qui comprend le subconscient, le mémoire, les cinq sens et les facultés de discernement), le corps intellectuel (vinjnana maya kosha, qui comprend les facultés de raisonnement) et le corps spirituel (ananda maya kosha, littéralement, le corps divin, ou l’âme, qui est pure conscience, le Témoin).

Pour cette raison, le « progrès spirituel » implique une identification progressive à l’ananda maya kosha ou corps spirituel et nécessite de se détacher progressivement de l’identification aux corps physique, émotionnel, mental et intellectuel ou aux dimensions de l’existence. Cependant, comme nous le verrons par la suite, une fois que l’état de réalisation de soi est maîtrisé, il commence à descendre dans les corps intellectuel, mental, vital et physique et les transforme. Notre développement spirituel ne nécessite pas d’être au-delà et hors de ce monde. Il peut, comme nous le verrons, impliquer un développement qui intègre les cinq plans de l’existence.

Au départ, cependant, notre capacité à progresser spirituellement dépend de notre capacité à nous identifier de manière croissante avec cette partie de nous-mêmes qui est pure conscience, ou le Témoin. C’est ce qu’on appelle le processus de Réalisation de Soi.

Cela se produit dans les étapes suivantes :

1. L’état de calme s’installe. Le calme n’est pas l’absence de pensées mais le fait d’être présent avec elles. Ainsi, au fur et à mesure que nous progressons dans cette première étape, nous prenons graduellement l’habitude de remplacer notre façon de réagir habituelle comme la colère ou l’anxiété par un état de calme. L’illusion mentale, ou maya, s’affaiblit au fur et à mesure que l’on cultive un état de calme. Toutes les ascèses de yoga, c’est-à-dire les postures, la respiration, les mantras, la méditation et le bhakti yoga nous aident à ce stade à diminuer l’agitation et l’activité inutiles (rajas) et à affaiblir l’inertie, le doute, la paresse (tamas) avec tranquillité, calme, sérénité (sattva). Cela amène la présence, l’existence (sat). En pratiquant le détachement, nous commençons à lâcher prise par rapport à notre besoin d’être absorbé par notre vie.

2. Le Témoin, ou Chit, pure conscience prend place. Nous adoptons une nouvelle façon de voir les choses en gardant une partie de notre conscience en retrait, en état d’observation. Le Témoin ne fait ou ne pense rien. Il regarde simplement les actions se dérouler, les pensées ou émotions surgir et s’en aller. Une partie de notre conscience est impliquée dans les activités, une autre est passive, en retrait. Nous commençons cette étape avec la pratique de Nityananda Kriya, ou le témoin en continu pendant des durées relativement courtes ou bien en continu du début à la fin d’une activité. Cela est surtout possible lorsque nous réalisons des activités de routine qui ne requièrent pas beaucoup de concentration ou pour lesquelles nous sommes conditionnés. Par la suite, nous le pratiquons lors d’activités qui demandent davantage d’efforts ou bien lorsque nous vivons quelque chose pour la première fois, par exemple quand nous avons un accident, si nous tombons. Cette pratique demande de moins en moins d’efforts et s’intègre aux activités de notre vie quotidienne.

3. « Je ne suis pas l’acteur». Au fur et à mesure que notre conscience Témoin se développe, nous n’avons plus l’impression que nous faisons quelque chose car nous ne nous identifions plus avec les mouvements du corps et du mental. Nous sommes plutôt un simple observateur et notre corps et notre esprit sont des instruments. Une partie de notre conscience est impliquée dans les faits et gestes que nous faisons, que ce soit marcher, parler, travailler, manger, etc., mais maintenant une partie de notre conscience est en retrait. Elle ne fait rien. Elle observe un état passif qui ne juge pas. Nous avons l’impression d’être un instrument et que le Divin fait tout. Nous sentons qu’il n’y a pas d’acteur impliqué. Et pourtant, tout est fait. Nous apprécions l’enchaînement des évènements, leur harmonisation et leurs conséquences. Nous sommes de plus en plus sensibles à la façon dont les actions, les mots et les pensées entraînent des conséquences, ou karma et comment cette loi peut être utilisée pour apporter de la joie plutôt que de la souffrance aux autres. Avec ce nouveau sens du Soi élargi, nous avons l’impression que les besoins des autres sont nos propres besoins. Nous ressentons de l’amour pour les autres, nous les aidons à trouver le bonheur.

4. « Je suis celui qui est ». En méditation profonde nous devenons conscients de ce qui est conscient. La conscience même devient l’objet. Nous sentons que «Je suis dans tout » et « Tout est en moi ». Par la suite, progressivement, la réalisation du Soi commence à imprégner nos actions quotidiennes. La réalisation de Dieu nous vient avec l’intensification de cette étape. Les Saints et les mystiques de toutes les traditions spirituelles ont essayé de décrire cette expérience, mais les mots leur ont généralement manqué. En fait, plus nous essayons de le décrire, plus nous nous en éloignons car en décrivant, ou même en y pensant, nous en venons à le restreindre à quelques idées. Comme « celui qui est » surpasse tous les noms ou formes, imprègne tout et est infini et éternel, tout autre expérience ne peut s’y mesurer. Tous ceux qui en ont fait vraiment l’expérience préfèrent garder le silence plutôt que d’en parler. Comme Swami Rama Tirtha, le premier Yogi à introduire le yoga en Amérique à la fin du 19ème siècle l’a dit d’une manière convaincante : « Un Dieu défini, est un Dieu limité. Tout ce qu’il y a à dire à son sujet ne peut être raconté ni même loué ».

Les étapes ci-dessus ne représentent pas une ligne droite. Nous pouvons fréquemment zigzaguer entre elles du fait de la nature instable de l’esprit et de nos habitudes (samskara), du karma, de maya et de l’action des gunas. Mais de manière générale, c’est le cheminement que nous suivons si nous progressons spirituellement. Notre identification au corps, aux émotions et aux mouvements de l’esprit diminue et est remplacée par l’identification avec celui qui est, qui est sans nom, sans forme, qui est le Soi, Pure conscience et qui est finalement Divin.

Phases de la réalisation de Dieu

36 dans ExpériencesNotre conception de Dieu ou de l’Etre Suprême se développera aussi de manière progressive par des phases qui sont parallèles aux étapes mentionnées ci-dessus concernant le développement spirituel. Que nous considérions Dieu comme « quelque chose complètement en dehors de nous » ou comme « ce qui est à l’intérieur de nous », il est intéressant d’analyser comment nous concevons Dieu et ce que nous identifions en soi, évolue au fur et à mesure que nous avançons sur le chemin spirituel. En faisant cela, nous évitons de rester bloqués à un niveau inférieur. Les Théologiens ont classifié les différentes conceptions de Dieu selon les religions. Chaque religion et même chaque groupe culturel considère que sa conception de Dieu est la seule qui soit bonne. Il est évident que notre conception de Dieu est limitée par notre éducation, notre compréhension de la nature, notre expérience personnelle, notre imagination, nos désirs et peurs. La situation humaine est projetée sur notre conception de Dieu. Ce qui suit illustre ce propos.

Phase 1 : Dieu est le Protecteur. Je suis le corps physique.

La croyance en un être suprême apparaît lorsque nous devenons conscients de la peur et la plus grande peur est la peur de mourir. Les hommes primitifs cherchaient à surmonter les peurs en attribuant aux événements qui se produisaient des sources supra mentales. Afin d’apaiser leurs craintes, ces derniers offraient des sacrifices dans l’espoir que cela calmerait les esprits en colère responsables des orages, inondations, sécheresses, guerres, maladies et de la mort. Dans les premières religions polythéistes, les être surnaturels, qu’ils soient malveillants ou bienveillants pouvaient être des ennemis ou des alliés. Les croyants cherchaient la protection des dieux et déesses pour écarter le mal, les forces maléfiques et les souffrances engendrées. Les forces surnaturelles pouvaient être capricieuses et même vindicatives. La vie était courte, bestiale et la survie était la chose la plus importante, la protection était plus que tout nécessaire. Dans cette phase, nous nous identifions tout d’abord avec le corps physique et la survie est la première chose recherchée. Si je suis le corps, alors le mal est ce qui menace ma survie. Le bon est celui qui apporte la sécurité, la nourriture et le logis. L’ignorance qui fait partie de notre identité et par conséquent l’égoïsme est profondément ancré dans le corps physique.

Phase 2 : Dieu est omnipotent. Je suis l’esprit et la personnalité.

Une fois que la société a trouvé une certaine stabilité et que la survie n’est plus la préoccupation première, les humains cherchent à établir des lois pour régir leur vie sociale. L’autorité est attribuée à un Dieu « Tout Puissant ». Dieu est alors à l’origine de tout pouvoir et toute autorité. Ceux qui prennent le pouvoir le font parce que Dieu leur a donné. Les chefs de tribu deviennent rois, les juges deviennent prêtres. Mais le pouvoir finit par les enivrer car plus nous en avons, plus nous en devenons avides. L’être humain maintenant libéré de sa préoccupation de survie s’identifie à son esprit et ses désirs vitaux. L’égo, l’habitude de s’identifier à son corps et son esprit, englobe maintenant un éventail presque illimité de possibilités au fur et à mesure que les désirs augmentent. L’un concurrence les autres. Nous sommes égoïstes. Avec le pouvoir, nous cherchons à accomplir des choses, à dominer les autres, à réaliser ses ambitions. Nous le faisons, tout en essayant de respecter les lois définies par Dieu, craignant néanmoins d’être punis si nous les transgressons.

Phase 3 : Dieu est Imperturbable : « soit en paix et sache que je suis Dieu ». Je suis Témoin.

De nombreuses personnes atteignent cette phase quand, pour une raison ou une autre, elles découvrent leur être intérieur, qui est au-delà des mouvements du corps, des sens et de l’esprit. Ce peut être au cours d’une expérience spirituelle spontanée, dans laquelle nous transcendons notre nature, ce peut être à la suite d’une pratique de méditation définie, cela peut arriver à la suite d’une expérience physique intense accompagnée de douleur ou qui a nécessité une concentration intense au cours de laquelle nous nous détachons de notre état mental ordinaire. Par la suite, nous commençons à réaliser que les conceptions que nous avions de Dieu sont juste des concepts, c’est-à-dire que nous nous rendons compte que jusqu’à présent, nous avons créé un Dieu pour nous servir, pour faire face à nos peurs et satisfaire nos désirs. Mais dans cette phase, nous trouvons la paix, et Dieu est la paix. Nous nous rendons compte de la vérité contenue dans les Psaumes : « sois en paix et sache que je suis Dieu ». Nous réalisons que c’est seulement en développant la perspective intérieure de son vrai Soi, un Témoin conscient, que nous parvenons à surmonter l’agitation du monde extérieur. Dans la paix de l’esprit nous découvrons la pure conscience. C’est comme une pièce baignée de lumière. Trop préoccupés jusqu’à présent par les objets réfléchis par la lumière, nous ignorons la lumière elle-même Au début, nous observons une tension entre la vie intérieure et la vie extérieure qui peut conduire à l’un rejetant l’autre. Au fur et à mesure que cette phase évolue, nous cherchons à cultiver le calme, la conscience méditative à travers chaque moment de la journée que nous vivons. Nous ne rejetons pas le monde. Selon les paroles de Jésus, nous sommes dans ce monde, mais pas de ce monde.

Phase 4 : Dieu est sage. Je suis intuitif.

Une fois que nous nous sommes affranchis de la peur et du désir et que nous avons trouvé la paix intérieure, nous réalisons que Dieu nous aime, qu’il nous pardonne, qu’il comprend. Il est par conséquent sage. Dieu est toute connaissance et en écoutant Dieu je connais aussi. Je l’écoute en étant calme, réceptif et en laissant mon intuition s’exprimer. Je commence à m’identifier à celui qui connaît, non pas parce que j’ai appris quelque chose à l’école, mais simplement parce que je connais. La compréhension arrive spontanément, à chaque fois que mon attention se fixe sur quelque chose, « ça coule de source ». Les choses deviennent claires. Je vois la vérité sous-jacente derrière toute chose et la sagesse grandit. Je parviens à distinguer ce qui est permanent de ce qui est impermanent, ce qui amène la joie et ce qui cause la souffrance, et Qui Je Suis vraiment, l’âme éternelle, la pure conscience. Nous ne sommes plus soucieux de nous conformer aux lois et d’éviter ce qui fait souffrir, particulièrement dans l’agitation du monde « extérieur », comme dans les phases précédentes. Nous nous tournons vers un Dieu aimant transcendantal en toute confiance, en chérissant Celui qui est dans notre cœur constamment, nous nous sentons intuitivement aimés, purifiés et guidés par le Seigneur. A la fin de cette phase, nous nous sentons complètement innocents, nous lâchons prise sur toutes notions de bon et de mauvais, de culpabilité et d’orgueil. Nous nous identifions aux autres, nous les aimons et nous les aidons à trouver le bonheur.

Phase 5 : Dieu est mon co-créateur. Je crée.

A ce niveau de développement spirituel, nous réalisons que nous détenons la possibilité et la responsabilité de créer notre propre vie. Nous allons au-delà de l’état ordinaire de « rêver les yeux ouverts » à celui de visionnaire. Nous devenons un visionnaire. Nous restons fidèles à nos rêves, les rêves qui, nous le savons, sont en accord avec notre chemin vers la sagesse et la Réalisation de Soi. Le Seigneur n’est plus distant et nous sentons que nous sommes un « co-créateur » avec le Seigneur. Le Seigneur donne gracieusement. Le Seigneur inspire. Lorsque nous avons l’intention de manifester quelque chose, par voie de conséquence, l’univers fait en sorte de nous soutenir afin que nos intentions se réalisent. Nous pouvons avoir à travailler beaucoup pour atteindre nos objectifs, mais nous sentons que nous ne sommes plus l’acteur, juste un instrument. Nous devenons patients quant aux résultats car nous savons que l’univers s’en charge. Nous demeurons dans le moment présent et les choses se font quel que soit ce qui doit être fait. Nous nous alignons de plus en plus avec la volonté du Seigneur au fur et à mesure que nous purifions l’égo. Quel que soit le résultat, nous nous sentons bénis.

Phase 6 : Dieu est un miracle. Je suis radieux et conscient.

En considérant Dieu notre co-créateur, nous commençons à voir le monde comme un miracle de la création et nos vies sont une aire de jeux. Les miracles abondent. Dieu est « une joie sans cesse renouvelée » comme le disait Yogananda, tellement grandiose est chaque moment, chaque évènement. Nous percevons le Seigneur comme ce qui est au-delà de toute cause, non affecté par la création, la lumière de la conscience. Nous réalisons que notre Soi le plus profond est le même : radieux et conscient. La lumière est une métaphore pour la conscience, mais c’est aussi ce que les mystiques expérimentent au fond de leur âme. Le Seigneur est au-delà du temps, de l’espace, non limité par quoi que ce soit. A ce stade, la grâce du Seigneur apporte de nombreuses choses merveilleuses. Nous voyons le sacré dans le banal. Nous voyons avec les yeux d’un mystique l’omniprésence du Seigneur. La Grâce, contrairement au karma, ne se mérite pas, et ne dépend pas de la qualité de nos actions, bonnes ou mauvaises ; c’est la réponse du Seigneur à l’appel de celui qui veut s’unir avec Celui qui est, qui est sans nom, sans forme, un appel à l’abandon de la dualité de ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, d’avoir et de perdre, de la réussite et de l’échec, du succès ou de la honte. Nous reconnaissons que le jeu de l’égo avec tous ses désirs est un grand piège et nous nous en remettons au Seigneur non seulement mentalement mais consciemment. Nous cherchons à nous libérer des jeux de l’égo. Nous nous plongeons dans ce qui est au-delà du mouvement du mental, la source fondamentale, la lumière de la conscience.

Phase 7 : Dieu est l’Etre, la Conscience et la Béatitude Absolue. « Je suis »

Ayant vaincu la dualité de l’esprit, nous atteignons l’état de non dualité « satchidananda » ou l’être, la conscience et la béatitude absolue. Cet état est inconditionnel en ce qu’il ne dépend de rien. Il est simplement et nous réalisons : « ce que je suis ». Nous ne devenons rien de particulier ; nous n’expérimentons rien de particulier. Car particulier implique que nous sommes séparés et à ce stade nous avons dépassé les opposés et réalisé l’unité avec tout. A ce stade, que les théologiens classifieraient de monisme, il n’y a qu’un et un seul. Dans le théisme, il y a l’âme et le Seigneur, ils sont séparés. Pour les monistes, il n’y a qu’un et un seul. L’un est infini, intact, éternel, indéfinissable, la source de tout. Nous atteignons Celui qui est en état de méditation profonde, le mental devient silencieux et la conscience s’élargit. Lorsque Moïse a demandé à Dieu « Qui est tu ? » Dieu s’est exprimé par le buisson ardent et a répondu « Je suis celui qui est ». Ce qui exprime à la fois les états ultimes de la vie, qu’ils soient objectifs ou subjectifs. « Je » est le sujet et « Celui » est l’objet. Ce n’est pas le vide. C’est la source de tout ; c’est l’intelligence suprême elle-même. Être ici maintenant devient par conséquent la seule façon d’être ! Être, et non pas faire, devient notre véhicule et notre but. Être présent, quelles que soient les circonstances, apporte la conscience et la conscience amène l’extase : « satchidananda ». Il n’est alors plus possible de répondre à la question « Qui es-tu ? » si ce n’est par la réponse « Je suis ». Toute autre réponse serait l’expression d’une fausse identification, le jeu de l’égo. Nos vieilles habitudes, goûts et dégoûts s’évanouissent et le sentiment de « Je suis » prévaut. Il n’existe plus « autre ». Cette réalisation, que l’on nomme « samadhi » en yoga, se produit lors d’expèriences méditatives profondes et pendant de nombreuses années cette réalisation peut être évasive car nous avons tellement l’habitude de nous identifier à nos mémoires, notre corps et notre esprit. Mais en retournant continuellement à cet état, l’ignorance, l’égoïsme, l’illusion et le karma se dissipent progressivement dans la réalisation de soi.

Lire la suite ici ….   

M. Govindan enseigne le Kriya Yoga de Babaji. Il habite en Estrie, au Québec, et il donne des conférences et des séminaires régulièrement en France.
Son site web est: www.babajiskriyayoga.net
courriel : info@babajiskriyayoga.net

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S’abandonner en confiance

Posté par othoharmonie le 25 avril 2013

S'abandonner en confiance dans La Sexualité Sacrée 4

Pour Catherine Bensaid, la sexualité sacrée ne peut exister que dans l’abandon, « si l’on accepte d’être vraiment nu, au propre et au figuré, sans gêne, face à l’autre. Quand les deux amants sont dans cette qualité de relation, ils entrent dans un “au-delà du corps”, où c’est l’être tout entier qui fait l’amour ». S’abandonner corps et âme, sans attentes – mushotoku, « sans but ni esprit de profit », disent les maîtres zen lorsqu’ils décrivent l’état d’esprit qui favorise la venue de l’éveil. Car il s’agit bien de désirer sans projeter, de se montrer activement passif et passivement actif, comme le préconisait le maître spirituel indien Swâmi Prajnânpad. Si une telle posture n’est pas facile à adopter spontanément, c’est parce que « nous sommes davantage dans la culture du contrôle que dans celle du lâcher-prise, note Alain Héril. L’abandon nécessaire à cette célébration du corps et de l’esprit exige de la confiance, à la fois en soi et dans son partenaire ».

Brigitte Martel suggère, dans un premier temps, de repérer nos freins intérieurs. Ces derniers peuvent prendre la forme de préjugés sur la sexualité, provenir d’échecs, de trahisons, d’expériences douloureuses qui ont mené à la fermeture du corps et du cœur. Puis ceux de notre partenaire : est-il dans le jugement, l’inhibition, la répétition ? Sans confiance ni connivence, l’abandon est impossible, et les explorations érotiques sont vouées à la domination ou à la manipulation.

Célébrer son couple au quotidien

Se désirer dans un émerveillement renouvelé ne se décrète pas. Le désir est volatil, lunatique, mystérieux, c’est aussi ce qui fait son charme et son prix. Mais pour s’épanouir, ou ne pas s’évanouir, il a besoin d’un climat propice. « L’une des expressions les mieux partagées de la spiritualité est la gratitude, remarque Alain Héril. Rendre grâce à l’univers pour sa beauté et son abondance grandit l’être et lui fait contacter ce qu’il a de meilleur en lui. Il en va de même pour le couple. Le désir meurt de trop de reproches ou de trop d’indifférence distraite. » Il ne s’agit pas de se noyer mutuellement sous un flot de tendresse, mais de dire – par l’écoute, le réconfort, une attention, un compliment – à quel point l’autre compte pour soi. « L’énergie sexuelle ne tombe pas du ciel, affirme Alain Héril. Plus le quotidien du couple est stimulant et amoureux, plus l’énergie de la rencontre sexuelle sera joyeuse et créative. La spiritualité dans la sexualité, c’est aussi cesser de cloisonner, de séparer les choses, de les diviser. »

S’initier à l’échange des rôles

L’un des pièges de la sexualité contemporaine est, selon Brigitte Martel, la tentation égalitariste : « Le postulat est que l’homme et la femme étant égaux, ils doivent agir de la même façon sur le plan sexuel. Cela n’est tout simplement pas possible. Comment être passif ou actif simultanément ? » La thérapeute donne à ses patients un exercice destiné à explorer alternativement les polarités yin (accueil) et yang (action) de leur sexualité. Dans ce qu’elle nomme « le jeu du roi et de la reine », il s’agit d’occuper, un soir, le rôle du passif, puis celui de l’actif. Cela permet de mettre les partenaires à égalité, tout en faisant appel à l’imaginaire de chacun.

La docteure Mireille Bonierbale rappelle que le célèbre duo de sexologues américains Masters et Jonhson proposait aux couples un exercice au cours duquel l’un explorait, par des caresses, le corps de son partenaire, lequel devait lui communiquer ses sensations. Le but était d’apprendre à se donner un plaisir « sur mesure ». « Nous vivons trop souvent la sexualité de notre partenaire comme une prolongation de la nôtre, constate Mireille Bonierbale. C’est illusoire à double titre : parce que femmes et hommes sont différents, et parce que nous sommes tous le fruit d’une construction psychoaffective unique. Nous avons tendance à oublier que ce qui est stimulant dans l’érotisme, c’est la différence, la part d’inconnu que nous convoitons et qui nous trouble. » Le sentiment de communion grandit quand, dans le plaisir donné et reçu, nous avons le sentiment d’approcher cet univers étranger et de le partager, quelques instants au moins…

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Le lâcher-prise de votre ancien « VOUS »

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2013

 

Comme nous l’avons vu, la transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur progresse selon les étapes suivantes :

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.       

2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.

3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.

4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Le lâcher-prise de votre ancien Nous allons maintenant parler de la troisième étape. Mais avant cela, nous souhaitons insister sur le fait que cette transition ne s’effectue pas selon un cheminement strict et linéaire. Par moments, il se peut que vous retombiez à un stade que vous aviez déjà dépassé. Mais cette régression peut aussi vous mener plus tard à un grand pas en avant. Ainsi, certains détours peuvent s’avérer être des raccourcis. Et le chemin spirituel de toute âme est unique et individuel. Donc, voyez ce résumé en quatre étapes que nous vous proposons comme une simple manière d’éclaircir certains moments décisifs du processus. Les résumés et les catégories sont de simples instruments pour rendre visible une réalité qui ne peut être saisie par votre mental.

Après que vous ayez accepté vos blessures intérieures et guéri les parties traumatisées de votre conscience, ainsi que nous l’avons décrit au chapitre précédent, votre énergie change. Le lâcher-prise d’un ancien « vous » est en cours. Vous faites de la place pour une manière d’être et de vivre entièrement nouvelle. Dans ce chapitre, nous aimerions vous expliquer ce qu’il se passe énergétiquement lorsque vous lâchez-prise de la conscience fondée sur l’ego. Lorsque vous passez de la domination de l’ego à la conscience fondée sur le coeur, le chakra du coeur prend la préséance sur la volonté, le troisième chakra.

Les chakras sont des roues d’énergie en rotation, localisées le long de votre colonne vertébrale. Chacun de ces centres d’énergie est  relié à un thème de vie spécifique ; par exemple, la spiritualité (chakra-couronne), la communication (chakra de la gorge), les émotions (chakra du nombril). Les chakras participent d’une réalité matérielle jusqu’à un certain point, car ils sont reliés à des endroits précis de votre corps. Mais ils ne sont pas visibles à l’oeil physique, alors on peut dire qu’ils sont quelque part entre l’esprit et la matière ; ils forment un pont entre les deux. Ils sont la porte d’accès de votre esprit (la conscience de votre âme), lui permettant ainsi de prendre une forme physique et de créer les évènements de votre vie.

Le chakra du coeur, localisé au centre de votre poitrine, est le siège de l’énergie de l’amour et de l’unité. Le coeur porte des énergies qui unifient et harmonisent. Lorsque vous mettez votre attention quelques instants sur ce centre, vous allez ressentir de la chaleur ou de l’ouverture. Si vous ne ressentez rien, laissez, essayez peut-être plus tard.   

Le chakra en-dessous du coeur, le « plexus solaire », est situé près de votre estomac. C’est le siège de la volonté. C’est le centre qui focalise votre énergie en une réalité physique. C’est donc le chakra connecté aux questions de créativité, de vitalité, d’ambition et de pouvoir personnel.

L’ego et la volonté sont intimement liés. La faculté de volonté vous permet de vous focaliser sur quelque chose, soit au-dehors, soit au-dedans. Votre perception de la réalité, à la fois de vous-même et des autres, est très influencée par ce que vous voulez, par vos désirs. Vos désirs sont souvent entremêlés de peur. Souvent, vous voulez quelque chose parce que vous avez l’impression que vous en avez besoin. Il y a là derrière une sensation de manque ou de besoin. A cause des peurs présentes dans nombre de vos désirs, le plexus solaire est souvent mené par l’énergie de l’ego. L’ego s’exprime surtout par le plexus solaire.

A travers la faculté de volonté, l’ego met littéralement une pression sur la réalité. Celle-ci doit entrer de force dans ce que l’ego veut que vous croyiez. L’ego se comporte selon un ensemble de suppositions de base sur la façon dont la réalité fonctionne, et qui reposent toutes sur la peur. Il vous présente une image de la réalité très sélective, puisque sa façon de regarder est orientée vers ses besoins et ses peurs. De même, il a besoin d’émettre des jugements sur tout ce qu’il remarque. Il n’y a pas de place pour simplement constater les choses. Tout doit être divisé en catégories, être étiqueté bon ou mauvais.

Quand on vit selon le coeur, il n’y a pas de critères fixes pour évaluer ou interpréter les faits. On ne se cramponne plus à de fortes convictions. On devient davantage un observateur. On reporte tout jugement moral car il se pourrait bien que l’on n’ait pas tout compris d’une situation. Les jugements ont toujours quelque chose de définitif mais les définitions n’intéressent pas le coeur. Il essaie toujours d’aller au-delà de ce qui semble sûr et certain. Le coeur est ouvert, il explore, il est prêt à réexaminer et à pardonner.

Quand vous utilisez la force de volonté centrée sur l’ego, vous pouvez ressentir un tiraillement sur le chakra de votre plexus solaire. Cet usage de votre volonté est un fait énergétique dont vous pouvez avoir conscience, si vous le voulez. Lorsque vous ressentez ce tiraillement, accompagné d’un désir intense que les choses aillent comme vous le voulez, c’est que vous essayez de modeler la réalité selon vos desideratas. Vous essayez d’imposer vos croyances à la réalité.

Quand vous agissez à partir du coeur, vous accompagnez le cours des choses tel qu’il se présente ; vous ne poussez ni ne forcez.

Si vous travaillez très dur pour accomplir quelque chose et que vous échouez de façon récurrente, s’il vous plaît, demandez-vous de quel chakra, de quel centre énergétique cela provient. Vous pouvez aussi vous mettre à l’écoute de votre coeur et demander pourquoi cela ne marche pas ou pourquoi vous devez y mettre autant d’énergie.

Vous essayez souvent de réaliser des objectifs sans être vraiment allé en vous et avoir vérifié si cela vous sert réellement sur votre chemin vers la sagesse et la créativité. Et même si vos objectifs représentent vos désirs les plus sincères, il se peut que vous ayez des attentes irréalistes au sujet de leur déroulement  temporel. Il se peut que vous soyez sur une ligne de temps qui n’est pas celle du coeur mais celle de la volonté personnelle.

Il y a un rythme naturel pour toutes choses et ce n’est pas nécessairement celui que vous pensez être désirable. La réalisation de vos objectifs requiert un changement dans l’énergie. Les changements d’énergie  prennent souvent plus de temps que vous ne vous y attendiez ou le souhaitiez. En fait, les changements d’énergie ne sont rien d’autre que votre changement.

Quand vous aurez atteint vos objectifs, vous ne serez plus le même. Vous serez devenu une version agrandie de votre soi actuel, empli de plus de sagesse, d’amour et de force intérieure. Le temps nécessaire pour accomplir vos objectifs est celui qui est nécessaire pour changer votre conscience de façon à ce que la réalité désirée puisse entrer dans votre réalité effective. Donc si vous voulez accélérer les choses, mettez votre attention sur vous et non pas tant sur la réalité.

Bien souvent, il vous faut même lâcher-prise de vos objectifs, pour vous ouvrir à recevoir. Cela peut sembler paradoxal. Mais en fait nous disons simplement que vous avez besoin d’accepter complètement votre réalité  actuelle avant de pouvoir faire un pas en avant dans une nouvelle réalité. Si vous n’acceptez pas votre réalité actuelle et que vous vous cramponnez à vos objectifs de façon crispée, vous n’avancez pas.

Rien ne quittera votre réalité, à moins que vous ne l’aimiez. Aimer équivaut à  libérer.

A moins que vous n’étreigniez votre présente réalité et que vous l’acceptiez comme votre création, elle ne peut pas vous quitter, sinon vous reniez une partie de vous-même. Vous dites « non » à la partie de vous qui a créé cette réalité pour vous. Vous aimeriez couper cette partie dont vous ne voulez plus et avancer.

Mais ce n’est pas possible de créer une réalité qu’on aime mieux à partir de la haine de soi. Vous ne pouvez pas vous faire entrer de force dans une nouvelle réalité en repoussant les parties dont vous ne voulez plus. Ce dont vous avez besoin, c’est d’entrer en contact avec votre coeur. Les énergies de compréhension et d’acceptation sont les matériaux requis pour construire une réalité nouvelle et plus plénifiante.

Quand vous avez des interactions avec la réalité à partir du coeur, vous permettez à la réalité d’être ce qu’elle est. Vous n’essayez pas de la changer ; vous constatez simplement et attentivement ce qu’elle est.

Quand le coeur devient le régisseur de votre être, le centre de la volonté (le plexus solaire) l’accompagne. L’ego (la faculté de volonté) n’est pas éliminé, car il sert naturellement d’énergie de transmission de la conscience à la réalité physique. Quand cette transmission ou manifestation est guidée par le coeur, l’énergie de la volonté crée et circule sans effort. Il n’y a pas de pression ni de forçage. C’est là que se produit la  synchronicité : une coïncidence remarquable d’évènements qui accélère grandement la réalisation de vos objectifs. Lorsque les choses s’arrangent ainsi, cela vous semble miraculeux. Mais en fait, c’est ce qui arrive  tout le temps lorsque l’on crée à partir du coeur. L’absence d’effort est la caractéristique de la création à partir du coeur.                                                                         

 

Issu du livre de Pamela Kribbe :   De L’ego au coeur tome III : www.jeshua.net/fr


 

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Manifestez votre réalité !

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2012

 

Manifestez votre réalité ! dans Méditation ParamahamsaParamahamsa Nithyananda est un enseignant international dans les domaines du yoga, de la méditation, des sciences védiques de l’Eveil. Clairs, dynamiques et modernes dans leur approche, les enseignements de Nithyananda ont déjà transformé 15 millions de personnes dans le monde.

Il visitera la France et la Guadeloupe en Novembre pour une série de discours ouverts à tous sur le thème des mystères de la vie et de la mort, de la science et de la spiritualité en 2012 et parlera de la transformation de la conscience engendrée par 2012. Il offrira également 3 programmes de méditation en Métropole puis en Guadeloupe. 

  Paramahamsa Nithyananda, quelle est votre vision de la spiritualité ? 
Etre spirituel, c’est « vivre l’éveil », c’est vivre la vie à son maximum avec succès et abondance dans le monde extérieur, une joie et un contentement profond dans le monde intérieur. Une personne spirituelle rayonne tellement de qualités : la bonne santé, une configuration mentale claire, des centres d’énergie purs, un être « unclutched », le sentiment que tout est propice sans raison. Ces choses peuvent être vécues au quotidien. L’homme est de par sa nature, créé pour l’éveil de la conscience. A moins que vous ne vous relaxiez dans l’éveil, vous continuerez à vous sentir frustrés. Toutes vos dépressions, votre stress ne sont rien d’autre que l’appel de votre être qui cherche à retourner à sa source. 

  Qu’est-ce que la méditation pour vous ? 

Le mental n’est pas une entité solide comme nous le pensons ce n’est qu’un flot de pensées continu, chaque pensée remplaçant la précédente. Nous n’avons aucun contrôle sur la pensée qui va suivre celle que nous avons à l’instant car ces pensées s’écoulent de manière illogique et chaotique. Cependant, nous accordons tout pouvoir à ce mental chaotique ! Lorsque nous apprenons à lâcher prise sur nos pensées, nous nous libérons des petits jeux du mental. Nous sommes alors prêts à vivre dans le moment présent, sans idées préconçues. 

Alors, nous attirons des personnes et des situations nouvelles dans notre vie. La méditation c’est « être », tout simplement. C’est faire l’expérience de l’instant présent sans résistance. C’est aussi une compréhension qui vous offre un sentiment de paix solide grâce à laquelle il devient possible de résoudre vos problèmes et trouver des solutions claires à appliquer. Elle prépare votre espace intérieur à analyser objectivement les choses, à considérer et peser vos décisions, à reconsidérer vos désirs, vos peurs, vos soucis et à réévaluer tout ce que vous considérez essentiel dans votre vie. J’enseigne des techniques comme « l’unclutching » et initie des processus spirituels qui établissent une personne dans l’expérience de l’espace silencieux. 

  En quoi consistent les programmes que vous proposez ? 
Les programmes offrent une connaissance technique et l’introduction à un concept spirituel particulier. Cette connaissance technique éclaircie vos doutes et vous inspire à entrer dans la technique de kriya ou de méditation. Les programmes offrent toujours une initiation qui est un processus énergétique puissant éveillant ces dimensions en vous que vous ne connaissez pas encore ! 

L’initiation aide votre corps et votre esprit à conserver la transformation psychologique qui s’opère en vous, lorsque vous travaillez avec la connaissance technique et la technique. L’initiation éveille l’énergie Kundalini et vous donne l’expérience de l’espace silencieux en soi. Intégrer cette expérience dans votre corps de manière permanente, c’est ce que j’appelle l’initiation. 

A VOIR….. http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=990

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Vivre en conscience

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

Il suffirait des fois de si peu de choses pour que le Monde dans lequel vous vivez soit davantage spirituel. Il suffirait de 5 minutes en plus dans votre journée pour vous tourner vers vous-même, vers votre étincelle divine. 5 minutes pour prier et se reconnecter à votre source. Ce n’est pas beaucoup 5 minutes mais cela peut changer beaucoup de choses au niveau des énergies de la Terre et de vos propres énergies. C’est en méditant que l’on comprend le pourquoi d’une méditation. Avant, ce Vivre en conscience dans Nouvelle conscience 6n’est qu’un concept qui reste dans le domaine du mental. Une fois des méditations effectuées, vous comprendrez le bienfait que cela a sur vous. Mais comme beaucoup de domaines dans la spiritualité, il faut être patient et persévérant. 

Le coeur humain est trop souvent pris par ses passions, ses soucis, ses angoisses, ses colères, qu’il en oublie l’essentiel : lui-même. A force de se laisser mener par ses émotions, l’Homme oublie qui il est et oublie qu’il peut agir sur ses émotions, non pas en les brimant mais en apprenant à les connaître pour les maîtriser ensuite à leur racine. Le coeur humain, trop souvent ignoré, laissé de côté par votre train-train quotidien, manque d’une nourriture spirituelle. Or votre être, dans sa globalité, contient un domaine spirituel important. Négliger ce côté-là de sa vie, c’est occulter une partie importante de sa personne. Et cela s’en ressent dans votre vie de tous les jours.

Qui cherche un sens à sa vie ? Qui a compris les tenants et les aboutissements de sa vie ? Qui sait et comprend pourquoi il vit telle ou telle situation ? Qui se prépare au passage de l’au-delà ? Toutes ces questions se sont pas anodines. Tôt ou tard, vous vous les poserez mais souvent il est trop tard et c’est sur votre lit de mort que vous vous direz : »Je suis passé à côté de l’essentiel, je suis passé à côte de la Vie ». Cela peut paraître dur de dire ça alors que c’est un fait qui est malheureusement bien triste à constater. Qui a oeuvré dans sa vie avec un objectif qui soit divin ? Quelle place a le divin dans votre vie ? Car au moment du passage, vous verrez que c’est cela qui était finalement le plus important. Alors bien sûr, vous avez accompli une vie qui a ses côtés plus ou moins bons, en vous efforçant d’avoir fait de votre mieux, mais avez-vous vécu en conscience cette vie ?

C’est la conscience de qui nous sommes qui fait que Dieu peut s’exprimer par nos paroles et nos actes. Il ne s’agit pas de faire des choses extraordinaires mais de vivre en conscience votre nature divine, d’être vous-même et de vous exprimer tels que vous êtes. Ainsi, une fois votre vie terminée, vous ne regretterez rien car vous aurez vécu tel que devrait vivre votre être profond.

Ne remettez pas à plus tard ce que vous pouvez changer maintenant. Plus vous serez prêt à affronter la Vie et la Mort, plus vous serez prêt à vivre votre nature divine et plus vous connaîtrez la joie. Car se préparer à la mort, ce n’est pas vivre de façon triste et angoissée. Au contraire, considérer la mort comme un processus naturel de toute vie, c’est accepter notre état impermanent. c’est arriver à lâcher prise.

Article 97 – source-lumiere.net – 2002-2008 

 

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Le lâcher-prise

Posté par othoharmonie le 21 août 2012

 

Lâcher prise, c’est lâcher notre emprise sur nos activités et nos attitudes. C’est discerner celles qui ne nous conviennent pas, mais auxquelles nous nous accrochons, et nous laisser guider par notre Essence. C’est nous détacher de nos aspirations illusoires et souvent vaines soufflées par l’égo pour son profit. Lâcher prise, c’est accepter de ne plus être le conducteur et le seul maitre à bord, et de passer le volant à l’élan de vie intérieur.

Le lâcher-prise dans Nouvelle conscience 50657746-300x300Par exemple, c’est renoncer à avoir une vie programmée et annoncée d’avance. Dans un roman de Henri Gougaud, L’homme à la vie inexplicable, le personnage principal voit sa vie s’orienter chaque jour vers des aventures qu’il ne souhaitait pas. Il avait d’autres projets. Mais les circonstances en ont décidé autrement. En acceptant de se laisser guider par elles, il a découvert une vie bien plus formidable que celle qu’il avait programmée.

Dans le quotidien, c’est renoncer à vouloir obtenir un résultat à tout prix (obtenir tel poste, obtenir que quelqu’un vous cède quelque chose, ..), basé sur la volonté farouche de réussir (je veux y arriver). Car par une écoute attentive de soi, nous pourrions nous rendre compte que vouloir n’est pas notre vrai objectif. Par exemple, nus voulons réussir pour être apprécié, donc le vrai objectif, c’est être apprécié, et il provient de notre peur d’être rejeté. Cette peur est dictée par l’égo, la personnalité. Lorsque nous donnons place à l’Essence, elle disparait. Bien entendu, la persévérance en vue d’un objectif est une vertu très appréciable; mais il est judicieux de l’appliquer à la direction indiquée par l’Essence, qui nous mène vers la joie et le bonheur, au lieu de la peine et du ressentiment.

Parce qu’elles n’ont cessé de remplir leurs fonctions familiales et sociales contraignantes, certaines personnes ont l’impression qu’elles ont travaillé toute leur vie, et qu’elles se sont oubliées. Mais qui en nous a oublié qui? Notre personnalité a oublié notre être profond, notre Essence, tout simplement. En réalité, elle nous a régulièrement envoyé ses signaux, ses appels, mais nous les avons ignorés, nous n’avons pas voulu les entendre, nous avons même lutté contre (pas le droit de craquer, d’être fatigué,..). Or la bonne nouvelle est celle-ci. Si vous percevez cette impression de vous être oublié, c’est une nouvelle conscience de vous qui émerge. C’est signe que vous commencez à vous écouter. Vous entrez à nouveau en relation avec votre Essence. Toutefois, restez en conscience, ne l’oubliez pas le lendemain, commencez à faire de cette écoute de vous-même une des lignes de conduite principales de votre vie. Il se pourrait que cela vous apporte du bonheur!

Dans votre vie, à quel moment avez-vous eu l’occasion de ressentir les signaux et appels de votre Essence?

Tout d’abord, nous percevons des sentiments de lassitude, d’insatisfaction, d’oubli de soi, de décalage. Si alors nous nous autorisons un peu de temps pour sentir et être à l’écoute, si nous renonçons un moment à vouloir agir coute que coute, même si c’est sous l’effet de la fatigue, si nous cessons de vouloir remplir notre programme, nous percevrons ce à quoi nous aspirons vraiment. C’est le moment crucial du lâcher-prise.

Nous aspirons peut-être à nous reposer, peut-être à réaliser quelque chose qui nous semble un rêve trop beau. En tout cas, c’est quelque chose qui nous fait du bien, et qui n’apparait pas comme une contrainte, comme une tache à accomplir. C’est quelque chose qui procure de la joie, de la sérénité ou peut-être l’enthousiasme de créer. Malheureusement, nous repoussons souvent ces idées issues de notre Essence profonde comme quelque chose d’irréalisable ou de fantaisiste.

 EXTRAIT du site  référence : http://www.spirit-science.fr/doc_spirit/spiritualite.html

 

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Vivre son être spirituel

Posté par othoharmonie le 13 août 2012

Vivre son être spirituel dans SPIRITUALITE c'est quoi ? meteo-paysages-00031-288x300Vivre son être spirituel, c’est oser vivre sa spiritualité de façon accomplie, enthousiaste et sereine. C’est vivre la personne spirituelle que vous êtes tous. Chacun est spirituel car chacun a l’esprit comme source mais tout le monde reconnaît-il son esprit en le faisant vivre, le montrant aux autres tel qu’il est ? Connaissez-vous votre Lumière ? Ce ne sont pas des questions que l’on pose généralement aux gens pourtant elles sont essentielles dans votre chemin. Celui qui écarte la spiritualité de sa vie s’écarte de lui-même car il ne considère pas assez important l’esprit qu’il est pour passer du temps à le connaître. Quel dommage! Il passe à côté de lui-même.

Croire que la connaissance de son être spirituel peut attendre est un leurre. Cela signifie que vous le faites passer au second, voire troisième ou quatrième plan dans votre vie or la base de toute vie devrait être l’esprit, l’énergie, la force. Si votre esprit n’est pas ce qui guide votre vie, par qui ou quoi est-elle guidée ? Naviguez-vous au gré du vent ? Si c’est le cas, êtes-vous bien sûrs de votre base ? Sachant que tout dans l’Univers est impermanent, sauf cette force, l’esprit, n’avez-vous pas peur que votre base, si ce n’est pas l’esprit, s’écroule un jour ou l’autre ? Voilà pourquoi vivre son être spirituel devrait être la première préoccupation de chacun.

C’est à partir de votre esprit, de ce qu’il est, de ce qu’il recherche que votre vie prendra sens. Vos bases seront sûres et vous avancerez avec sécurité dans votre vie car vous saurez. Vous aurez la connaissance de qui vous êtes maintenant et cela n’attend pas car vous ne savez pas de quoi demain sera fait, vous ne pouvez pas savoir car vous ne vivez pas selon votre esprit. Il n’y a pas de méthodes toutes faites pour connaître votre source mais il y a la foi et la détermination. Ces deux facteurs vous aideront à connaître la Lumière qui est en vous. La foi est cette étincelle qui vous dit : « Je crois en toi et en ce que tu fais », la détermination vous apportera le courage et la constance dans un travail régulier. Grâce à la foi et à la détermination, vous pourrez allez au bout de vos projets et s’ils sont animés des aspirations de votre âme alors ils réussiront.

Une vie accomplie peut difficilement se concevoir sans la marque de votre être spirituel car, que vous le vouliez ou non, vous êtes spirituels. Finalement il n’y a qu’à ouvrir les yeux sur votre nature, sur ce que vous êtes. Ne vous découragez pas avant d’avoir commencé ! Rien n’est difficile car c’est dans le lâcher prise que vous obtiendrez des résultats. Mais ayez confiance en vous et au fait que Dieu n’est pas aussi loin que vous le pensiez. Il est même tout près, mais le voyez-vous ? 

Article 102 – source-lumiere.net – 2002-2008 

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Incarner sa spiritualité

Posté par othoharmonie le 3 juin 2012

par Mantha

Comment incarner sa spiritualité ? 

Croire à cette réalité que les scientifiques qualifient aujourd’hui de « quantique » et que les hommes ont toujours nommé le « monde invisible » ? Ils le craignent pour ne pas l’avoir compris, car ils savent à quel point il est puissant, comme le tonnerre, la foudre ou les éclairs…Ils ont appris à maîtriser la Nature jusqu’à l’asservir, canalisé les eaux des rivières, déplacé les montagnes, creusé des tunnels, défriché les forêts, au mépris des éléments, le vent, la terre et l’eau. Seul le feu leur résiste encore, alors ils l’apprivoisent, faute de le maîtriser, et « jouent avec le feu » niché au cœur de l’atome, sans en assumer les conséquences… 

Malgré ce pouvoir illusoire sur la Nature, l’homme reste un enfant sans défense face aux forces de l’invisible, qu’il entrevoit grâce à la technologie moderne, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du moins une infime partie, car il n’y a aucune limite ! Comment concevoir l’infini avec un intellect qui définit ? C’est avec leur 6ème sens que visionnaires, médiums ou clairvoyants appréhendent cet aspect de la réalité. Elargir sa conscience, développer son intuition, dépasser nos limites permet de basculer dans cette « autre réalité » non visible, le monde de l’Esprit, d’où émane la Lumière. 

Au commencement était la foi 

belles imagesCroire qu’il y a un champ de conscience plus vaste que nos 5 sens est notre logique. Que se produisent des miracles sans cause apparente, cette dernière étant cachée au cœur de l’être : pour récolter bonheur, santé, ou abondance, c’est bien dans ce jardin fertile mais inexploré qu’il faut planter une graine. Lorsqu’elle est arrosée, choyée, chérie avec beaucoup d’amour, de patience, d’humilité, et si l’on accepte de lâcher-prise en confiance, se détacher du résultat, il pourra alors se manifester dans le monde physique. On l’appellera miracle, bienfait, bénédiction,… C’est un principe spirituel qui permet de vivre sa foi sereinement. D’être un exemple vivant de ce que l’on prêche, sans ressasser des préceptes rigides ou se plier à des dogmes rassurants auxquels on s’identifie par « conformité ». A l’heure de la pensée unique et des modèles infantilisants, il est urgent d’accéder à cette maturité spirituelle : être LIBRE. C’est le courant de la pensée créatrice, le cœur étant relié au corps mental : croire est un acte qui commence dans le cœur et se prolonge en pensée. Il doit ne rencontrer aucune résistance et circuler librement sur différents plans pour alimenter cette graine dans le cœur. S’il y a la moindre résistance ou jugement de valeur, c’est comme un filet d’eau traversant plusieurs entonnoirs : si l’un d’eux est obstrué, la graine meurt. Il y a souvent des contradictions dans notre manière de croire et d’espérer, sur un plan ou un autre, car la prière est nécessaire, mais pas suffisante ! Se croire digne d’être aimé, heureux et en bonne santé alors que l’émotionnel refuse de l’être, c’est opposer un « bouclier énergétique » à la réception du bienfait. Si le corps éthérique est pollué ou le physique stressé, l’information est rejetée. Or c’est bien de cela qu’il s’agit : une simple information. La plupart du temps on réfute ce dont on a besoin ! On s’en protège, on oppose des forces destructrices, on fonctionne en résonance avec le monde matériel qui renie la Nature. Notre propre nature s’en trouve ainsi bafouée, dénigrée, dévalorisée ; Il s’agit donc de retrouver notre nature profonde qui est pure énergie, pure lumière, pure conscience, et au final une concentration d’atomes (dont la racine est curieusement analogue à ATMA, l’âme en sanskrit…). 

  MANTHA, énergéticienne   Infos : 04 67 09 34 92 site www.mantha-eden.net

 

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Spiritualité de la non-pratique

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012


Confrontés à la mort et la souffrance extrême, nous pouvons avoir une ouverture… mais cette ouverture est perdue quand les conditions changent.

Spiritualité de la non-pratique dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 51841766Baser son bonheur sur la recherche de la souffrance et la fuite du plaisir, c’est juste faire le contraire de ce que font les gens ordinaires, c’est passer d’un extrême à l’autre. Bon, d’un point de vue didactique c’est peut-être excellent, car voir les choses de 2 manières extrêmes et opposées, ça peut nous donner l’intuition de la Voie du Juste Milieu. Autrement, on reste prisonnier de l’attachement à un bonheur conditionné, alors que le vrai bonheur ne peut pas dépendre de causes et de conditions.

Quel est le but de l’existence ? Se dissoudre dans ce que l’on peut appeler le grand « Oui ». C’est la Vie Eternelle, le Nirvana des bouddhistes, et pour y arriver il ne faut pas essayer de changer le monde (jusqu’à aujourd’hui personne n’a réussi !) car c’est la voie de ceux qui croient à l’utopie matérielle (généralement ceux qui s’intéressent à la politique) ; il ne faut pas non plus essayer de changer de monde car c’est la voie de ceux qui croient à l’utopie spirituelle (généralement ceux qui s’intéressent à la religion). Tout ce qu’il faut, c’est transformer notre perception afin d’accepter pleinement ce qui est ici et maintenant.

Pour ceux qui accomplissent cet exploit, car il s’agit bien-là de quelque chose de subtil et de difficile à faire, la récompense est une félicité insurpassable. Mais cet exploit s’accomplit au-delà de notre volonté ; simplement un jour cela advient, plus rien ne fait obstacle à la dissolution de notre être dans le grand « Oui », qui est la nature véritable du réel.

Ce grand « Oui » naît dans notre ventre (le centre de notre être) et se déploie dans l’espace jusqu’à remplir tout l’univers. Il s’agit d’une présence merveilleuse, d’une présence aimante qui pénètre tout, imbibe tout… il s’agit de la quintessence de la beauté, de la pureté, et du mystère…

Il s’agit d’un Oui total, inconditionnel et sans limite à ce qui est… Et dans cette ouverture, dans ce Oui, apparaît une joie surhumaine, qui ne va pas de l’extérieur vers l’intérieur, comme les joies ordinaires, les joies mondaines ; mais une joie qui part du cœur, de l’intérieur, et rayonne vers l’extérieur… Etre dans cet état, c’est être véritablement heureux…

Voici les conséquences :

Quand nous sommes heureux nous n’avons plus peur de la mort. En effet, si nous avons peur de la mort, c’est parce que nous sentons intuitivement que si nous mourons sans avoir le cœur en paix, en étant dans le refus de ce qui est, cet état continuera après. Et donc ce dont nous avons peur, c’est donc d’être éternellement malheureux. Celui qui est vraiment heureux ne peut pas avoir la moindre peur de la mort, car mourir en ayant le cœur ouvert, en étant dans le Oui, n’est aucunement problématique ni affligeant.

Celui qui est vraiment heureux n’a pas non plus la moindre inquiétude pour autrui. Quand tout l’univers est remplit par la Joie Vivante, jouissance et souffrance, bien et mal, sont perçus comme les 2 pôles d’une illusion, d’une hallucination…

Celui qui est vraiment heureux n’est plus préoccupé par la recherche des causes du bonheur. Plus besoin de se demander « qu’est-ce que je dois faire ? », « qu’est-ce que je ne dois pas  faire ? ». Plus besoin de s’inquiéter pour l’avenir, de se demander de quoi demain sera fait. Plus besoin d’imaginer l’avenir, plus besoin de faire constamment un effort pour contrôler notre vie. Quand nous sommes pleinement heureux, pourquoi essaierions-nous de contrôler notre vie, notre destin… Plus besoin de s’obsessionner sur notre histoire personnelle, plus besoin de penser sans cesse à notre petite vie, à nos petits problèmes et à nos petites solutions… C’est le grand lâcher-prise, la fin de l’attachement à notre histoire personnelle, la fin de toutes les crispations, la fin de toutes les tensions (physiques et mentales). C’est la grande paix, le grand repos, auquel notre cœur et notre esprit aspirent depuis le commencement.

Celui qui est vraiment heureux n’est plus séparé de quoi que ce soit. C’est ça le grand miracle du Oui !

Celui qui vit dans le monde d’En-Haut, si par exemple il regarde une montagne à l’horizon, il ne la voit pas comme étant « loin » de lui, mais au contraire comme étant infiniment proche, en quelque sorte « collée » à lui, comme si nos yeux et ce que perçoivent nos yeux étaient sur le même plan.

Et si il n’y a plus rien au loin, si tout est infiniment proche, alors les notions de distance et de mouvements tombent. Si il n’y plus de mouvement, il n’y plus de temps (c’est le mouvement de l’aiguille de la montre qui créé la notion de temps).

Mais surtout il n’y plus de souffrance ni de peur. La souffrance et la peur apparaissent quand nous sommes confrontés à une situation qui est selon notre jugement « une mauvaise situation ». Nous essayons alors de mettre de la distance entre cette situation et nous. C’est cette folle tentative pour mettre de la distance entre la situation et nous, qui fait naître la souffrance et la peur en nous. En effet, il est évidement impossible de créer une séparation entre moi et ce qui est.

Quand notre esprit perçoit quelque chose de douloureux, il commence à s’agiter et essaye de se séparer de ce quelque chose de douloureux. Et c’est cette attitude qui permet à la souffrance de nous nuire.  Si au contraire, quand notre esprit perçoit quelque chose de douloureux, il reste uni et « collé » à ce quelque chose de douloureux, tout en restant calme et paisible, la souffrance « reste seule avec elle-même » et se dissout. C’est « la folie du Oui » selon l’expression de A. Desjardins.

En résumé, si nous disons Oui à quelque chose, cette chose devient notre amie ; si nous disons Non à quelque chose, cette chose devient notre ennemi.

Et c’est valable pour n’importe quoi… Un coup est douloureux parce que nous croyons qu’il l’est, et que nous le refusons ; une caresse est agréable parce que nous l’acceptons. Mais si nous disions Oui aux coups et Non aux caresses, les coups nous seraient agréables et les caresses pénibles !

Donc, 1000 ou 10 000 fois par jour, nous devons face aux différentes situations qui se présentent et choisir de dire Oui  ou Non à ce qui se présente. Si nous disons Oui, le monde apparaît comme Nirvana et nous comme des éveillés ; si nous disons Non, le monde apparaît comme Samsara et nous comme des non-éveillés. Comme l’a dit Sogyal Rinpoché, le Nirvana et le Samsara sont co-émergeants, et à chaque instant nous devons choisir entre les 2.

Donc, l’éveil n’existe pas comme on le croit, et la réalisation suprême… c’est juste la fin d’une sale habitude, la fin de l’habitude de dire non à certaines choses. Par la grâce du maître intérieur, puissé-je être définitivement délivré de cette mauvaise habitude, et puisse tous les êtres aspirer à une telle délivrance !

En fait, comme l’a bien dit Karl Renz, tous nos efforts, toutes nos techniques, nos pratiques, etc, pour réaliser Cela sont vaines. La réalisation de Cela, la totale dissolution dans le réel advient non pas grâce à nos tentatives pour y parvenir, mais malgré nos tentatives pour y parvenir. Selon K. Renz :

« Reconnaître spontanément que l’existence précède rien et tout. Sans aucune préparation, en dépit de – et non à cause de – la recherche de la connaissance. La révélation du présent éternel. L’absence du  » moi  » et donc l’absence de tout concept de séparation et d’union, de naissance et de mort, de Dieu et du monde, de jaillissement et de disparition, etc.

L’absolu est conscient de lui-même, c’est pourquoi il est ce qui est. Pure connaissance de Soi, en découvrant que tout ce qui peut être connu est une fausse connaissance. La disparition définitive du temps et de tout ce qui paraît s’inscrire dans le temps. Et cela s’applique également à ce que je viens de dire sur la libération, la vérité, etc. »

Ces descriptions ne font qu’indiquer ce qu’il n’est pas nécessaire de connaître ou de réaliser pour être ce qui est. Et c’est ce que tu es : l’Etre absolu, éternellement harmonieux. »

Donc, fondamentalement il n’y a rien à faire ! Quand nous disons Oui à ce qui est, nous progressons vers le but de l’existence (d’une manière joyeuse); quand nous disons Non à ce qui est, nous progressons vers le but de l’existence, mais d’une manière douloureuse ! En fait, c’est quand nous prenons clairement conscience que les effets du Non sont toujours pires que ses causes, que nous abandonnons définitivement l’habitude de dire Non à ce qui est.

Toute nos expériences de vie nous conduisent, que nous en soyons conscients ou non, que nous voulions le provoquer ou l’empêcher, vers le but de l’existence, qui l’acceptation sans condition de ce qui est, la capacité d’aimer les choses telles qu’elles sont et d’être constamment en totale adhésion avec le réel.

La non-pratique ne conduit pas à l’éveil, mais au non-éveil. Il ne s’agit pas d’une voie, mais d’une non-voie puisque dans cette non-voie, que l’on nomme aussi voie immédiate, la cause et l’effet, le moyen et le but, le travail et le salaire, etc, ne sont aucunement séparés.

Voici un exemple pour illustrer cela : un petit enfant joue à un jeu vidéo à l’ordinateur et s’identifie au personnage principal, le « héro ». Ses parents l’ont appelé il y a déjà longtemps pour qu’il vienne manger. Malgré le fait qu’il ait faim, qu’il soit fatigué, nerveux et tendu par le jeu, il continue à jouer… Pour quitter le jeu, il n’a pas quelque chose de spécial à faire, il doit juste reprendre conscience et se désidentifier du personnage auquel il s’identifie.

la-puret%C3%A9-de-l-esprit dans SPIRITUALITE c'est quoi ?Le but de la voie progressive c’est de terminer le jeu, vaincre tous les monstres et les démons, franchir tous les niveaux et conclure glorieusement en sauvant la princesse ! Le petit enfant dit à ses parents qui l’appellent : « Je quitterai le jeu lorsque ma partie sera finie », sous-entendu lorsque j’aurais gagné. Mais même si il arrive à franchir tous les niveaux et à obtenir la victoire finale, qu’est-ce qui nous dit que le petit enfant ne va pas recommencer une nouvelle partie ?

Le but de la voie immédiate, c de quitter le jeu ici et maintenant. Pour ce faire, il n’y rien de spécial à accomplir. Il s’agit juste de reprendre conscience de ce qui se passe ici et maintenant, ce qui détruit notre identification au personnage que nous jouons habituellement. Il faut bien comprendre que lorsque le petit enfant abandonne le jeu et retourne vers ses parents, il revient dans son état normal, habituel. Etre un avec ce qui est, vivre dans la lumière sans subir la peur et la souffrance, c’est notre état normal, notre état habituel. Par contre, ce que nous vivons en ce moment, cette identification à un personnage qui n’a rien à voir avec ce que nous sommes réellement, notre pauvre esprit enfiévré qui est constamment en proie au délire et à l’hallucination et se débat dans un monde qui n’est pas du tout perçu pour ce qu’il est, voilà  bien un état extraordinaire et anormal !

Jésus Christ a réussi l’exploit de s’incarner dans notre rêve délirant, comme un père à la fois bon et tout-puissant qui aurait compris que son fils est en quelque sorte « piégé » par le jeu, et qui aurait réussi à s’incarner dans le jeu pour aider son fils. Hélas, les gens ne perçoivent pas du tout Jésus pour ce qu’il est, ils le perçoivent seulement comme un personnage faisant partie du jeu, un personnage un peu spécial peut-être… Comme ils ne perçoivent pas Jésus pour ce qu’il est, ils ne peuvent pas interpréter ni comprendre correctement son enseignement. Jésus déclare : « Voilà, je suis venu dans le monde pour apporter mon enseignement aux hommes. Mais ceux-ci ne me comprennent pas, car leur esprit est enivré avec du vin mauvais ; plus tard, lorsqu’ils auront vomi ce vin, ils me comprendront. »

Notre esprit est tout-puissant. C’est lui qui a créé tout ce qui nous semble bon et tout ce qui nous semble mauvais dans l’univers : c’est bien pour cela qu’il est tout-puissant ! Mais ayant créé le bien et le mal, il est lui-même au-delà du bien et du mal.

Il est ce qui est. C’est lui qui joue tous les rôles, rien ni personne n’existe hors de lui, séparément de lui. Il joue le rôle de celui qui enseigne et de celui qui apprend, il joue le rôle du sage et le rôle de l’idiot, il joue le rôle du père et le rôle de l’enfant. C’est lui qui a écrit ce texte, et c’est lui qui est train de le lire…

 

 Extrait Tiré du site d’origine de Xavier Plantefol, créateur de Terra Incognita – Rejoignez la totalité de ses écrits sur : http://www.terre-inconnue.ch/

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Boulimie spirituelle

Posté par othoharmonie le 7 avril 2012

 

Boulimie spirituelle dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 0191-300x225« Nous aimerions parler un peu des petits problèmes que vous rencontrez au niveau de votre corps physique.

Nous vous avions dit que vous auriez des énergies très puissantes à intégrer. Bien évidemment chacun les intègre en fonction de la préparation qu’il a faite et de sa capacité à nettoyer, à évacuer.

Plus vous avez nettoyé et évacué, plus vous intégrez ces puissantes énergies de transition. Ce ne sont pas des énergies de transformation, ce sont des énergies de transmutation.

Nous aimerions aussi vous dire ceci: il ne faut absolument pas faire de la boulimie spirituelle !

Lorsque vous absorbez de la nourriture solide, il faut un temps de la digestion. Avant de prendre un deuxième repas, il est nécessaire que vous ayez digéré le premier ! Au niveau de la spiritualité il en est exactement de même, sauf que les énergies ne sont pas quelque chose de solide comme les aliments que vous absorbez.

Vous ne vous rendez absolument pas compte de ce que peuvent représenter les énergies que votre Terre et tout ce qui vit reçoivent actuellement ! Comme nous vous l’avons déjà dit, chacun les intègre en fonction de son évolution et en fonction de façon dont il a préparé le « terrain ».

Evitez de faire de la boulimie spirituelle en voulant aller trop vite ! A partir du moment où vous avez intégré une énergie, que vous en soyez conscients ou non, il faut la digérer ; tout doit se faire par palier. A vouloir aller trop vite, vous pouvez parfois « manquer une marche » et au lieu d’avancer vous pouvez un petit peu reculer. Nous disons bien : un petit peu reculer !

Actuellement, vous avez tous beaucoup avancé au niveau de la conscience et votre corps de matière a un tout petit peu plus de mal à suivre votre envol. Cet envol est la conséquence de votre lâcher prise, de votre acceptation de ce qu’est l’autre, de l’acceptation de ce que vous êtes, de l’Amour que vous offrez, de tout ce que vous offrez à ceux qui vous entourent. Vous ne vous en rendez compte, mais il y a une accélération !

Ne soyez surtout pas désolés s’il y a des moments pendant lesquels vous avez l’impression que vous n’avancez plus. Cela signifie que votre corps doit digérer ces nouvelles énergies, cette élévation de la conscience ; lorsqu’il les aura totalement digérées, vous verrez que vous aurez encore et encore plus envie d’avancer, et ce que vous ferez sera encore mieux fait.

Nous vous disons souvent que vous n’avez plus beaucoup de temps. Nous aimerions dire également : prenez tout de même le temps qui est nécessaire à votre évolution, au cheminement extraordinaire que vous faites.

Vouloir aller trop vite, lorsque vous sentez que vous vous envolez et que tout se passe merveilleusement bien en vous, vouloir accélérer le mouvement ne vous fera pas aller beaucoup plus vite, cela pourra même vous freiner ! »

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

  • qu’il ne soit pas coupé
  • qu’il n’y ait aucune modification de contenu
  • que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org
  • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

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L’univers et le divin

Posté par othoharmonie le 22 mars 2012


En résumé la spiritualité peut se définir comme:L'univers et le divin dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 220px-Veles_Slavic_god

  • une fonction naturelle de l’être humain
  • le développement de la dimension divine en soi
  • la reconnection à notre Essence
  • la confiance et le lâcher-prise
  • la simplicité, l’authenticité et la spontanéité
  • la conscience claire de notre réalité
  • l’abandon à la joie
  • vivre l’instant présent
  • réaliser la liberté intérieure en se faisant sa propre vérité
  • maitriser ses sentiments, ses pensées et ses actes
  • la création consciente et responsable de sa vie
  • l’élévation vibratoire des corps physique et énergétiques

Mais ce n’est pas tout. La spiritualité nous évoque aussi les notions du divin, de Dieu ou des dieux, de l’au-delà, de la mort, de la réincarnation, du paradis. Ces notions ont-elles un rapport ou un lien avec notre définition de la spiritualité en tant que développement de notre dimension intérieure? Oui, en partie, à condition de les aborder avec prudence, l’esprit ouvert, non comme des vérités établies, mais plutôt comme une expérience ressentie et éprouvée qui se dévoile progressivement au fur et à mesure de notre évolution. Avec cette condition, elles peuvent se révéler bien différentes de ce que décrivent les religions et les dogmes.

Au-delà de la matière

En élevant la qualité de notre énergie, autrement dit notre niveau de conscience ou notre niveau vibratoire, nos perceptions et notre sensibilité s’affinent et nous devenons réceptifs à d’autres réalités. C’est comme si nos sens deviennent plus performants. Un sixième sens se développe, nous permettant de percevoir ce que nos sens ne captent pas. Nous entrons en communication avec des réalités du monde qui sont en résonance avec notre propre niveau vibratoire et ne sont pas perçues dans l’état ordinaire. C’est un peu comme si nous apprenons à voler en parapente et que nous entrons en communication avec un autre monde dans le ciel et sur terre.

L’idée qu’il existe des réalités invisibles ne devrait pas nous surprendre puisque nous sommes bien familiers avec certaines d’entre elles, telles que les ondes électromagnétiques qui nous entourent. La réalité de ces ondes ne fait aucun doute par leurs conséquences pratiques dans les télécommunications. De même, par une sorte d’extension dans des domaines plus subtils, d’autres dimensions de nous-même et de l’univers deviennent perceptibles lors de notre évolution. C’est ainsi que les chakras et les corps énergétiques (voir article à ce sujet) deviennent tangibles. Certaines personnes se mettent à percevoir visuellement ou tactilement les auras autour des corps, ou des sons subtils accompagnant des présences et des ambiances. L’intuition se développe, comme si des idées nouvelles nous sont soufflées, des informations, des certitudes, que pourtant nous ne pouvons pas avoir inventé nous-mêmes. Ces phénomènes ont été depuis longtemps rapportés, par exemple dans les textes anciens traitant du yoga.

150px-Yemaya-NewOrleans dans SPIRITUALITE c'est quoi ?Ces réalités sont parallèles à notre monde, et y sont en même temps bien imbriquées et entremêlées. Nous sentons la présence d’êtres, de consciences, dont la nature semble proche de nos corps énergétiques, mais qui ne sont pas entrés dans la densité de la matière.

La réalité des dimensions parallèles est étudiée dans un autre article de ce site: Les mondes au-delà du voile

Le sens de la vie

La découverte de notre dimension divine et la compréhension que nous avons la possibilité de la développer n’est pas sans susciter en nous bien des questions. Pourquoi devons-nous parcourir ce chemin, passer par ce processus? Quel est le sens de cette évolution, de notre vie sur terre? Qui sommes-nous donc et que faisons-nous dans l’univers?

Le sens de la vie et notre place dans l’univers sont étudiés dans un autre article de ce site: Le sens de la Vie

La spiritualité est une fonction intrinsèque et éternelle du SOI en quête de son origine, de son lien et de la communication avec la supraconscience ou Divinité. C’est une science et une méthode qui doivent être apprises. Le processus d’évolution spirituelle a toujours existé en tant que moyen d’atteindre un niveau de purification, de connaissance, de compréhension et de communion avec votre essence divine et votre Divinité. (Ramathis-Mam, Révélations d’Arcturus )

http://www.spirit-science.fr/doc_spirit/spiritualite.html

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La spiritualité est une expérience naturelle

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012

La spiritualité n’est pas un système religieux, mais une expérience naturelle qui permet à l’être de s’épanouir dans sa véritable grandeur

Résumé: La spiritualité n’est pas un système religieux ou une philosophie culturelle. Elle est une fonction naturelle vivante de l’être humain. Elle est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle consiste à reconnaitre l’existence de notre Moi véritable, de notre ESSENCE, et à apprendre à nous laisser guider par elle. C’est donc la découverte d’une autre dimension de nous-même, une partie lumineuse, puissante et grandiose, qui ne demande qu’à être développée par l’expérience. Lorsque nous sommes en connexion avec elle, elle transforme notre état intérieur qui se caractérise alors par la joie et la liberté. Elle transforme aussi nos sensations corporelles, car elle agit comme une Source d’énergie et élève notre état vibratoire. Nous sommes invités à réaliser cet état en observant les jeux de l’égo, ses résistances, et en cultivant la confiance et le lâcher-prise. Des clés pratiques telles que l’observation de nos sentiments et la méditation sont suggérées.

La spiritualité est une expérience naturelle dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 230px-Le_vol_du_chamaneIl règne une grande confusion dans les esprits sur ce qu’est la spiritualité. Cet article a pour vocation de contribuer à la dissiper. La spiritualité n’est pas une religion. Elle n’est pas non plus un sujet d’étude culturelle sur les croyances des peuples primitifs. La spiritualité est une fonction vivante naturelle de l’être humain.

Le mot spiritualité recouvre des sens bien différents selon les personnes.

  • Pour certaines personnes, la spiritualité désigne un système de croyances et de rituels religieux. La spiritualité d’un chrétien passe par le respect des dogmes et des rituels de l’église chrétienne.

  • D’autres considèrent la spiritualité comme un ensemble de coutumes sociales que les populations ont élaborées pour trouver la force de dépasser les épreuves de la vie et se rassurer. Elle donne un sens à leur existence et offre des exutoires à leur crainte des puissances naturelles et à leur peur de la mort. Ce serait donc une sorte d’habillage culturel un peu artificiel et puéril que chaque civilisation s’est inventé.

  • On dit aussi parfois de quelqu’un qu’il est spirituel, ce qui signifie qu’il a de l’esprit, qu’il nous amuse.

Aucun de ces aspects ne sera développé ici. Mon but n’est pas de réaliser une enquête encyclopédique, linguistique, ethnologique ou sociologique à ranger dans un coin du cerveau ou sur une étagère. Il est d’apporter une connaissance vivante qui nous permette de nous épanouir pleinement. Dans cet article, la spiritualité est envisagée comme une autre dimension de nous-mêmes, une fonction naturelle comme manger, boire ou penser, que nous avons à découvrir et à développer, comme on peut développer son intellect ou sa mémoire. La spiritualité est une voie d’éveil et de croissance, une façon d’explorer nos dimensions à la fois plus profondes et plus élevées.

Nous vivons un moment où l’humanité évolue spirituellement de façon spectaculaire en se dirigeant vers la réalisation de son essence et de sa raison d’être. Il est donc urgent que ces connaissances soient mises à la disposition de tous. C’est le rôle qu’on pourrait logiquement attendre de la part de l’éducation publique, médiatique ou religieuse, mais c’est en vain. Heureusement, il existe de nombreux ouvrages et écoles de sagesse qui traitent de cette question, auxquels nous pouvons nous abreuver. En voici une synthèse introductive.

Alain Boudet

Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant : http://www.spirit-science.fr/doc_spirit/spiritualite.html

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Etre spirituel aujourd’hui

Posté par othoharmonie le 3 février 2012

 Etre spirituel aujourd'hui dans SPIRITUALITE c'est quoi ? voyage-spirituel-thumb17457092Etre spirituel c’est avant tout avoir des qualités intérieures très simples : calme, relaxation, sagesse, humour, courage, sensibilité, douceur… qui dépassent les époques et les cultures !

 

Nous pouvons vivre dans ce monde moderne, travailler, profiter des plaisirs de la vie moderne et être spirituel, c’est-à-dire intégrer ces qualités intérieures pour vivre plus pleinement !

 

En réalité, il n’existe pas de contradiction entre le matériel et le spirituel, efficacité et bien-être, entre l’amour et la solitude et entre la danse et la méditation Zen !

 

Selon une enquête du magazine Psychologies, les Français sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la spiritualité et il est vrai que nous avons tous des questions importantes dans notre vie, en voici quelques unes :

Qu’est-ce que la souffrance et
comment y mettre fin ?

Qu’est-ce qu’être heureux ?
Qu’est-ce que le lâcher Prise ?
Comment faire l’amour avec méditation ?
Etre en colère ? Et pourquoi pas ?
Comment rester zen au bureau ?
Croyance en un Dieu ou pratique de la méditation?
Changer le monde, quelle belle idée !
Mais par où commencer ?

Pourquoi la blessure a un sens spirituel ?
En quoi la sexualité est-elle reliée au spirituel ?
Être Gentil ou Naturel ?
Comment se débarrasser des peurs
et vivre vraiment ?

Est-ce que la méditation peut aider
les adolescents ?

Comment transformer les peurs ?
Quelle aide peut apporter la méditation ?
Que faire de nos émotions ?

Cliquez sur le thème qui vous parle et bonne lecture.

Cliquez sur la phrase ci-dessous pour voir d’autres questions importantes qui ont été publiées sur cette page auparavant : Qu’est-ce que être un homme, une femme, comment relaxer, qu’est-ce que l’ego, les qualités d’une personne mature, etc. etc.

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Etre Spirituel

Posté par othoharmonie le 28 janvier 2012

fond automneVivre son être spirituel, c’est oser vivre sa spiritualité de façon accomplie, enthousiaste et sereine. C’est vivre la personne spirituelle que vous êtes tous. Chacun est spirituel car chacun a l’esprit comme source mais tout le monde reconnaît-il son esprit en le faisant vivre, le montrant aux autres tel qu’il est ? Connaissez-vous votre Lumière ? Ce ne sont pas des questions que l’on pose généralement aux gens pourtant elles sont essentielles dans votre chemin. Celui qui écarte la spiritualité de sa vie s’écarte de lui-même car il ne considère pas assez important l’esprit qu’il est pour passer du temps à le connaître. Quel dommage! Il passe à côté de lui-même.

Croire que la connaissance de son être spirituel peut attendre est un leurre. Cela signifie que vous le faites passer au second, voire troisième ou quatrième plan dans votre vie or la base de toute vie devrait être l’esprit, l’énergie, la force. Si votre esprit n’est pas ce qui guide votre vie, par qui ou quoi est-elle guidée ? Naviguez-vous au gré du vent ? Si c’est le cas, êtes-vous bien sûrs de votre base ? Sachant que tout dans l’Univers est impermanent, sauf cette force, l’esprit, n’avez-vous pas peur que votre base, si ce n’est pas l’esprit, s’écroule un jour ou l’autre ? Voilà pourquoi vivre son être spirituel devrait être la première préoccupation de chacun.

C’est à partir de votre esprit, de ce qu’il est, de ce qu’il recherche que votre vie prendra sens. Vos bases seront sûres et vous avancerez avec sécurité dans votre vie car vous saurez. Vous aurez la connaissance de qui vous êtes maintenant et cela n’attend pas car vous ne savez pas de quoi demain sera fait, vous ne pouvez pas savoir car vous ne vivez pas selon votre esprit. Il n’y a pas de méthodes toutes faites pour connaître votre source mais il y a la foi et la détermination. Ces deux facteurs vous aideront à connaître la Lumière qui est en vous. La foi est cette étincelle qui vous dit : « Je crois en toi et en ce que tu fais », la détermination vous apportera le courage et la constance dans un travail régulier. Grâce à la foi et à la détermination, vous pourrez allez au bout de vos projets et s’ils sont animés des aspirations de votre âme alors ils réussiront.

Une vie accomplie peut difficilement se concevoir sans la marque de votre être spirituel car, que vous le vouliez ou non, vous êtes spirituels. Finalement il n’y a qu’à ouvrir les yeux sur votre nature, sur ce que vous êtes. Ne vous découragez pas avant d’avoir commencé ! Rien n’est difficile car c’est dans le lâcher prise que vous obtiendrez des résultats. Mais ayez confiance en vous et au fait que Dieu n’est pas aussi loin que vous le pensiez. Il est même tout près, mais le voyez-vous ?

Article 102  GDL – source-lumiere.net – 2002-2008

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Comprendre l’Abondance…

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

Comprendre l'Abondance... dans APPRENDS-MOI stock-illustration-4107025-thanksgiving-bannersBeaucoup de choses ont changé. La difficulté rencontrée par les travailleurs de lumière tient au fait que seuls quelques-uns des encodages établis avant leur naissance sont encore actifs. Vous avez tous désormais la possibilité de découvrir qui vous êtes. Ce que vous appelez l’abondance ne correspond pas à une accumulation d’objets et d’argent, car il y a une limite à ce que l’on peut ainsi amasser. Je le répète, vous êtes des êtres infinis. Tout ce dont vous avez besoin pour créer se trouve à votre disposition.

 Abordons ici certains aspects plus complexes. C’est votre Moi supérieur, ou plus précisément votre âme, qui commande et qui sait ce que vous souhaitez vivre. D’autres n’ont nul désir de compliquer ainsi les choses, mais leur personnalité est perpétuellement en lutte contre leur Moi supérieur. Ce sont eux qui, après avoir appris comment procéder, vont préciser leurs intentions, les transmettre à l’univers, et lâcher prise.

 Tout le chaos qui règne sur la Terre crée-t-il des interférences ? Assurément.

Rendez-vous compte que le chaos a toujours existé sur cette planète. Toutefois, il ya tellement de gens sur terre aujourd’hui que l’intensité de ce chaos s’est considérablement accrue. Voilà pourquoi il est essentiel de demeurer tous centrés dans votre cœur. Quand vous y êtes focalisés, la peur qui vous entoure, y compris celle que vous ressentez, ne parvient pas à prendre le dessus en vous. En vous incarnant, vous avez décidé de faire l’expérience de certaines limites, dont la peur. La clé consiste à ne pas laisser cette peur vous dominer. Voilà pourquoi vous devez vous efforcer de rester centrés dans votre cœur.

 Vous vivez dans une société au sein de laquelle diverses autorités passées maîtres dans l’art du marketing ne cessent de vous dicter comment vivre votre existence ; leurs messages vous disent que pour réussir dans la vie vous devriez avoir tels biens de consommation, telle quantité d’argent, tel type de maison, telles relations. Sans même en avoir conscience, vous avez permis que d’autres vous apprennent ce qu’est l’abondance. L’abondance, très chers, est simplement le fait que tout ce dont vous avez besoin se trouve déjà à votre disposition. C’est là. Mais si vous cesser de croire, vous en bloquez alors la reconnaissance et l’accueil. Vous êtes nombreux à vous inquiéter de vivre au jour le jour, incapables de voir comment vous pourriez payer plus que vos comptes mensuels, si même vous y arrivez, et vous êtes donc persuadés que vous ne vivez pas dans l’abondance. Toutefois, tant que vous avez un endroit où dormir et que vous disposez de l’essentiel pour vivre, manger et vous vêtir, vous avez accès à cette abondance. Vous êtes les créateurs de votre abondance. J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’un concept difficile à saisir pour plusieurs. Vous considérez favorablement mes paroles, mais vous ne comprenez pas ce qu’elles signifient réellement n’est-ce pas ?

 Le plus grand service que vous puissiez rendre chacun à l’humanité,  à la planète et à vous-même, c’est tout simplement d’agir en toutes choses à partir du cœur. Le travail spirituel ne donne pas toujours l’impression d’être spirituel. Peu importe où vous êtes, si vous êtes centré dans votre cœur, vous aidez à ancrer l’amour en ce monde. Vous le faites pour vous-même, pour les gens qui vous entourent, pour la planète et pour l’univers entier. Quand vous faites une place à l’amour en vous, vous êtes une lumière en ce monde. Tout l’amour que vous pouvez ainsi ancrer, contrebalance également les énergies vibratoires basses. C’est-à-dire que lorsque vous ancrez l’amour, vous émettez une vibration d’amour qui a pour effet de neutraliser la vibration de peur autour de vous.

 Restez en lien avec votre Moi supérieur, parlez-lui des expériences que vous désirez vivre. Soyez à l’écoute des impressions et des messages que vous recevrez alors de lui. Si vous ne croyez pas pouvoir entendre, sentir ou percevoir sa réponse, prêtez simplement attention à ce qui se passe dans votre environnement et vous y trouverez le message qui vous est destiné.

 De plus, vous êtes pour la plupart sous l’influence d’illusions de manque, de souffrance et de frustration. Demandez à vos techniciens-encodeurs de couper tout lien en vous avec ce type d’énergie et de vous rattacher à une énergie apte à vous révéler votre véritable nature infinie.

 Quand vous prenez conscience de la présence en vous de ces systèmes de croyances devenus inutiles – comme de croire que les personnes qui s’adonnent à la spiritualité ne peuvent accéder à l’abondance financière – demandez à vos techniciens encodeurs de vous aider à modifier vos encodages. Demandez-leur d’abord de désactiver les encodages artificiels responsables de telles croyances. Cependant, si vous faites partie de ceux qui ne savent pas que ce genre de travail peut entraîner des conséquences physiques, vous feriez bien de demander d’abord à connaître les conséquences d’une telle désactivation. Vous pouvez toujours demander que le changement effectué soit annulé, mais cela ne changera rien aux conséquences que vous aurez vécues entre-temps. Puis demandez-leur ce qui surviendra s’ils rectifient les encodages naturels endommagés ou modifiés qui sont également responsables de ces croyances. Après avoir obtenu l’information désirée sur ces conséquences, invitez-les à effectuer les réparations nécessaires. Examinez chaque nouvelle croyance dès son apparition. Comment saurez-vous qu’une autre croyance se forme ? Vous éprouverez de la peur. Identifiez la croyance s’y rattachant, puis répétez le processus.

 Voilà pourquoi il est bon d’établir vos intentions, de faire votre travail d’encodage pour chaque croyance qui se dorme, et de ne pas avoir d’attente à l’égard du résultat. Vous êtes des êtres animés d’une grande énergie, et vous n’êtes certainement pas des marionnettes. Néanmoins, c’est la dimension plus vaste de votre être, celle qui ne s’est pas incarnée, qui dirige l’énergie.

 Vous 300px-Corne_d'abondance_au_naturel.svg dans APPRENDS-MOIallez constater que certaines personnes parviennent, grâce au processus, à connaître une extraordinaire abondance sur le plan financier ou relationnel, mais que d’autres éprouvent plus de difficulté. Est-ce à dire que certains suivent correctement ce processus, et d’autres pas ? Non, très chers, cela signifie simplement que c’est ainsi que vous avez choisi de vivre les choses au cours de cette incarnation. Vous êtes des êtres infinis, puissants et merveilleux.

 Le temps que vous passez sur cette planète est très limité, et accepter véritablement les choses telles qu’elles sont fait partie du processus. Vos peurs, qui ne font que révéler la nature de vos systèmes de croyances, peuvent entraver la manifestation de ce que vous désirez le plus. Certains d’entre vous parviendront à réaliser ce qu’ils désirent, et ce, en dépit de leurs peurs, mais ils craindront ensuite de perdre ce qu’ils auront obtenu. La  peur surgit lorsque toute votre attention est centrée sur les limitations que vous aviez acceptées avant de vous incarner. Vos peurs et vos systèmes de croyances sont tout simplement les habits que vous portez pour cette expérience. Très peu de gens arrivent à connaître l’abondance sans être d’abord parvenus à se libérer de leurs peurs, c’est à dire de leurs systèmes de croyances.

 Je vous engage tous à vivre centrés dans votre cœur, à faire votre travail avec les encodages, à exprimer vos intentions et à lâcher prise.

 

Au-delà du voile de l’illusion et de la confusion – 2008 Année de l’Unité – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – Editions Ariane – page 297.

 

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