• Accueil
  • > Recherche : lacher prise spirituel

Résultats de votre recherche

L’intuition et les sens spirituels

Posté par othoharmonie le 7 février 2016

 

Levons un premier voile : si nous possédons des sens physiques, notre perception s’établie aussi sur des sens plus subtils ; les sens spirituels. A côté de la vision offerte par nos simples yeux de chair, nous pouvons contacter une vision profonde offerte par notre esprit. Les recherches en imagerie médicale démontrent que loin d’être opposés le mental et l’intuition seraient deux modes de perception juxtaposés qui concernerait des câblages neuronaux différents. Désormais, mental et intuition apparaissent même aux yeux des scientifiques les plus matérialistes comme deux modes de perception permettant une réalité augmentée. Biologiquement, nos 5 sens physiques – tous reliés les uns aux autres – seraient captés par notre cerveau gauche dont le but est de réfléchir(situer notre sentiment du moi ou, en d’autre termes, alimenter notre fameux Ego). C’est dans le cerveau droit que la Conscience serait générée : l’action de ressentir s’y ferait par nos cinq sens spirituels que sont la claire vision, la claire audition, la télépathie, la prémonition, et la préscience ; autant de facettes qui constituent le diamant de l’intuition ; appelée aussi « voie du cœur » par de nombreuses traditions spirituelles.

Intuition

La voie du cœur et ses mystères révélés

Selon Pascal, « le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas ». Parler avec son cœur, avoir le cœur sur la main, voir avec le cœur ; lorsqu’il s’agit de cœur notre langage ne manque pas d’expression nous encourageant à l’écouter. Suivre son cœur serait –il la clef pour construire une vie pleine de sens ? Le cœur est le siège de l’âme. On ne dit pas je t’aime de toute ma tête ! Le cœur est la graine de l’âme, les messages arrivent déjà dans le cœur puis circulent vers le mental et le corps. Cela transcende la personnalité ! Comme le dit Amit Goswami qui étudie la résonnance quantique. Vous avez une intention, identifiez d’ou elle vient ? Qui lui parle : votre égo (mental) ou votre cœur (intuition) ? 

Le cœur devrait être le maître et le mental le serviteur.

Le cœur devrait être le maître et le mental le serviteur. Si c’est le cœur qui vous guide vous expérimenterez la synchronicité des événements ! En effet, comme le démontrent les recherches de l’Institut Heath Math, de façon subliminale le cœur perçoit l’intensité des images avant leur arrivée. L’intelligence du cœur est formée par le flux intelligent de conscience et d’intuition que nous ressentons lorsque le mental et les émotions se trouvent dans un état d’équilibre… L’intuition serait alors, comme le confie le docteur Paul Bernstein une « intelligence qui commettrait un excès de vitesse » !

Levée du deuxième voile : par sa fulgurance l’intuition permet de rejoindre l’essence du monde. Tel que le résume Fréderic Lenoir : « le monde est constitué d’éléments invisibles et subtils que nous ne pouvons percevoir qu’avec notre cœur, ou notre intuition ». Comment affiner cette claire vision ? Comment y parvenir si ce n’est en retournant à l’essentiel ? En tant que prédateurs convaincus de notre supériorité, nous avons des rapports difficiles avec notre environnement naturel. Saturés par des environnements dénaturés devenus des terrains propices à la rumination mentale; Il semblerait que le chemin le plus long à emprunter soit celui qui nous fasse redescendre de la tête vers le cœur… 

Intuition et intelligence du vivant

De tout temps les chamanes et les mystiques se sont retrouvés dans la nature pour se trouver en se connectant à l’âme du monde (Anima Mundi) ; cependant la voie du cœur n’est pas l’apanage de quelque uns… Selon Eckart Tolle de plus en plus de personnes sont reliées dans le cœur. « Il n’y a rien de plus important que de trouver sa mission de vie ; et cette mission ne se pense pas, il faut la ressentir. 

Il n’y a rien de plus important que de trouver sa mission de vie.

Pour la ressentir ; il faut la vivre par le cœur. La question principale est qu’est ce que je souhaite dans ma vie ? Ou plutôt qu’est ce que la vie veut de moi ? Et pour trouver cette réponse, il faut trouver le calme. Comment ? Allez au cœur de la nature » ! L’intuition serait comme un diamant brut – et tel que le partage Leila Del Monte qui pratique la Communication Animale (en se mettant en empathie grâce à son intuition) - « Cela prends du temps pour en faire un joyau ! Ne pas projeter ses opinions et pensées : cette recherche de clarté est avant tout un travail de conscience et de quiétude intérieure dont la nature est le meilleur exemple ».

En effet, pourquoi les humains seraient-ils les seuls à posséder une intelligence et à prendre des décisions en toute autonomie ? A l’instar d’un nombre croissant de recherches croisant la science et le chamanisme dans Intelligence dans la nature Jeremy Narby montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d’une étonnante propension à prendre des décisions déterminant leurs actions. Ils savent, sans pour autant réfléchir… Des moisissures visqueuses unicellulaires peuvent résoudre des labyrinthes. Les abeilles, dont le cerveau a la taille d’une tête d’épingle, font usage de concepts abstraits… La nature fourmille d’exemples montrant le rôle prépondérant de la Conscience. S’inspirer du vivant, respirer dans le vivant pour recréer en nous une harmonie perdue? Pour rejoindre des mondes plus subtils la nature nous permet de retrouver la spontanéité du non réfléchir. Relaxons-nous tout n’a pas besoin d’être sous contrôle ! 

Jouer avec la musique du hasard

Levée du dernier voile : l’intuition fait partie de notre nature, l’intuition se retrouve dans la nature ; mais surtout l’intuition est un jeu. En nous permettant de nous pacifier, de franchir la barrière de l’intellect, elle fait de nous des magiciens. Selon Jean-François Vézina, psychothérapeute : « Nous sommes en permanence situés dans le pôle nord du mental, là où tout est froid et gelé. Or connecter son intuition, c’est rencontrer la capacité à jouer la vie, plutôt qu’être jouée par elle. » L’histoire de Jean Baptiste Pape réalisateur du film L’infinie puissance du cœur est éloquente. A 30 ans cet avocat réputé se voit proposé une promotion internationale ; cependant sa vie manque de sens. Il se donne une semaine pour méditer à sa mission de vie. « J’avais entendu le message de Eckart Tolle.

Il me fallait aller dans la nature. Dans un grand parc, j’ai posé la question qu’est-ce que la vie veut de moi ? Rien. Je me suis mis à répéter cette phrase comme un mantra. Toujours rien ; je rageais ! Un orage s’est mis à éclater. Je me suis réfugié sous d’immenses arbres. J’ai entendu dans mon cœur un bruit assourdissant, comme un os qui se cassait. J’ai cru mourir. Et j’ai pensé ça doit être ce que la vie attends de moi… Seul je me suis mis à pleurer comme jamais, j’étais envahi par un sentiment de clarté, d’amour, j’avais l’impression d’être revenu chez moi. C’est naturellement que m’est venu l’idée de faire un documentaire sur l’infinie puissance du cœur. J’ai commencé rencontrer des producteurs. Ils me croyaient fou. Un avocat qui veux faire des films ! Je me suis pris au jeu… Que d’aventures. Cela m’a pris 5 ans ; c’était le temps nécessaire pour que je me reconnecte à mon cœur. Vous êtes sur une rivière le cerveau, voit le prochain tournant, or le cœur voit la rivière de la source à la mer ; c’est cela la sagesse du cœur : un jeu de la nature qui invite à lâcher prise » !

Vous aimez cet article ?

Partagez-le… http://www.inrees.com/articles/intuition-mental-nature/

Publié dans APPRENDS-MOI, LECTURES Inspirantes, TRANSFORMATION INTERIEURE, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Le détachement intérieur et l’ouverture au divin

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2016

 

le divinJ’aimerais ici vous raconter une petite histoire allégorique, tirée du plus récent livre de Peter Russell, The White Hole in Time, qui exprime fort joliment de quelle façon l’être humain peut arriver à se libérer de ses peurs et de ses conditionnements pour enfin goûter à la véritable liberté d’esprit d’un être illuminé. Nous sommes tous un peu, écrit Russell, comme un homme à qui on aurait dit toute sa vie de se tenir fermement à une corde et de ne pas la lâcher sous aucun prétexte au risque de tomber et mourir. Arrive un sage qui lui dit que la sécurité offerte par la corde est illusoire et que s’il consentait à prendre le risque de la relâcher un peu, il en éprouverait une joie profonde et une réelle sécurité. Un seul doigt d’abord lui suggère-t-il… Après quelques hésitations, l’homme se dit qu’il ne risque pas grand chose après tout pour goûter à un peu de béatitude et il tente le coup.

Comme promis il en ressent une grande joie, mais ce n’est pas suffisant pour amener un bonheur durable. Après avoir été ainsi encouragé par le sage à relâcher graduellement sa prise sur la corde, un doigt après l’autre, l’homme en arrive enfin à surmonter la grande peur qu’on lui avait inculquée et il relâche le dernier doigt qui le retenait à la corde. Son bonheur est total et, à sa grande surprise, plutôt que de tomber, il réalise qu’il est simplement debout sur le sol ferme et qu’il est enfin libre d’aller où bon lui semble. Il en est de même pour nous. Il suffit de relâcher peu à peu notre adhésion à la transe culturelle qui nous maintient dans une illusoire sécurité, pour accepter enfin le risque de découvrir l’univers d’un oeil différent et ainsi changer totalement notre perception sur tout ce qui nous entoure et surtout sur nous-même.

Ce lâcher-prise, si l’on s’y abandonne de tout notre coeur, nous ouvrira la porte sur un univers merveilleux où nous vivrons des instants véritablement divins. Survenant parfois comme par magie, par la grâce d’une conjonction unique de circonstances et de disponibilité intérieure, ces moments d’extase, toujours trop courts mais d’une indescriptible intensité fulgurante, marquent à tout jamais la conscience et laissent entrevoir l’extraordinaire conscience d’être et l’ineffable paix de l’âme qui nous attendent lorsque nous aurons retrouvé le Chemin qui mène à Dieu. Après avoir vécu de tels instants, l’on ne peut ensuite que trop bien réaliser à quel point nous sommes attachés à nos désirs, à nos craintes, à nos opinions et à tout ce qui nous maintient dans l’illusion.

La pratique du détachement, surtout le détachement du fruit de nos actions, et la découverte du Soi profond que de telles expériences nous amènent à faire, nous mettent alors sûrement sur la Voie royale menant à l’illumination de l’être. Nous cultivons l’art de vivre le moment présent, laissant de côté les souvenirs passés préoccupants et toute inquiétude face à l’avenir, demeurant indifférents au bavardage omniprésent de notre incessant dialogue intérieur, pour centrer toute notre attention au sein de la pure essence de notre être, dans la conscience du veilleur silencieux qui sait, observe et est. Ainsi libéré du fardeau de tout ce qui le retenait dans le monde phénoménal de la matière, notre esprit peut alors se tourner vers le véritable service, rire sereinement grâce à tous les petits bonheurs que la vie apporte et resplendir d’un amour inconditionnel et communicatif pour tous les êtres qui habitent l’univers où nous avons la joie de vivre.

Ce tableau idyllique ne doit cependant pas nous faire oublier où nous en sommes. Le chemin à parcourir est long. Une des meilleures façons de mettre à l’épreuve notre nouvelle conscience spirituelle naissante et de renforcer notre capacité d’harmonisation avec notre lumière intérieure, consiste à appliquer dans nos relations avec nos proches la compréhension plus large de la vie que nous découvrons. Ainsi, nous pouvons prendre conscience à quel point l’amour que nous professons pour notre partenaire de vie est souvent conditionnel à ce qui nous satisfait chez cette personne, spéciale à nos yeux : son apparence physique, sa manière de s’habiller, ses talents, son comportement, etc., toutes conditions qui font qu’elle comble nos attentes.

L’expression d’un amour dénué de toute forme de jugement, empreint de compassion et d’acceptation, durable et désintéressé, dans le contexte d’une relation de couple ou envers n’importe quel autre être, est à maints égards semblable à l’amour que Dieu nous porte – selon la conception que chacun de nous a de cet être. Toute relation entre deux êtres humains constitue donc le laboratoire où peut se faire notre propre libération des attaches et illusions qui nous emprisonnent. Notre conjoint peut en effet nous aider à devenir conscient de nos peurs cachées et de nos divers attachements psychologiques et ainsi favoriser notre croissance vers une plus grande maturité intérieure.

Il peut également nous aider à voir nos réactions négatives face aux conséquences de nos rêves illusoires, nous aider à reconnaître nos erreurs et nous éveiller à notre vérité intérieure. En pratiquant le pardon avec notre conjoint, nous apprendrons aussi à nous détacher de la croyance voulant que nos états émotifs, nos colères et nos sautes d’humeur soient causés par l’autre. Nous accepterons alors d’assumer la responsabilité de notre propre détresse et changerons notre perception face à la notion de faute de l’autre, qui n’est après tout rien de plus qu’une banale erreur d’apprentissage d’une personne encore prise au piège de l’illusion – tout comme nous d’ailleurs. De même, cette capacité de pardonner appliquée envers soi-même pourra atténuer tout sentiment de blâme démesuré contre nous ou de honte destructrice, et nous aidera à mieux se comprendre et s’aimer.

Extrait de L’ÉVEIL DE LA CONSCIENCE INTÉRIEURE par JEAN HUDON sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

La synchronisation avec l’énergie source qui vous recharge

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

mystèreOù que vous en soyez rendus dans votre développement et dans la découverte de vous-mêmes, vous pouvez vous formuler de nouveau en préparation du moment où vous vous développerez avec plus d’aisance. Au début, vous aurez l’impression de vous forcer à imaginer ou à accomplir des actions difficiles ou apparemment irréelles. En vous débarrassant de vos fardeaux et en libérant votre esprit, vous serez plus dirigés par votre âme et le processus deviendra plus facile. Fondamentalement, vous exercerez votre musculature pour la rendre apte à gérer davantage d’activités, mais sur le plan spirituel qui dépend moins des manipulations physiques directes. Ou plutôt: la manipulation s’effectuera surtout au niveau énergétique, de sorte que tout se passera en douceur au plan physique.

Où que vous soyez présentement sans voir que vous pouvez devenir le soi idéal que vous imaginez, viendra un temps où vous deviendrez facilement et exactement ce que vous imaginez. Votre âme est capable de créer en harmonie avec l’énergie universelle à laquelle elle appartient, et donc toutes les forces qui sont en harmonie avec sa fréquence vibratoire travailleront à l’unisson avec sa création, contrairement à votre ego qui essaie d’aller à l’encontre de ces forces.

Votre âme est capable de se mettre littéralement en harmonie avec l’énergie environnante. En partageant sa lumière avec d’autres aspects de la création, elle peut agir facilement. Il se produira un partage d’énergie de sorte que tous les éléments d’un environnement donné ou d’une situation donnée s’attiseront mutuellement et se déploieront aisément vers un objectif commun. En découvrant le potentiel de votre âme, vous découvrirez également son aptitude à créer en synchronie avec le reste de l’univers. Dans ce cas, l’énergie de votre atmosphère ne sera plus caractérisée par la saisie de ressources énergétiques limitées au bénéfice du soi, mais plutôt par la réception et le partage équilibré d’une énergie source illimitée.

Quand il existe un équilibre et une synchronie des fréquences vibratoires au niveau moléculaire fondamental, on puise à une source de carburant intarissable. Votre corps et votre âme manquent d’énergie quand vous êtes dans l’état d’esprit vous incitant à voler les ressources limitées des autres. Dans cette fréquence de conscience, la connexion à la source illimitée est rompue et il se crée un monde où l’on se bat pour des ressources. Un état de conscience équilibré mettra fin à tout besoin de cupidité et de pénurie.

Votre âme sait que sa source d’énergie est inépuisable et que sa conscience ne meurt pas comme votre corps physique. Elle sait qu’il n’est nul besoin de voler l’énergie des autres et que si elle renonce à ce besoin, elle trouvera une énergie illimitée à partager. Lorsque vous serez capables de recueillir cette connaissance de votre âme et d’abandonner votre peur de manquer d’énergie si vous ne saisissez pas votre part de butin, votre pile sera constamment rechargée. Quand vous vous rechargerez ainsi continuellement, vous pourrez poursuivre votre bonheur et devenir vraiment ce que vous devez être. Vous partagerez alors ce que vous devez partager dans ce monde et vous en serez à jamais enrichis.

Nous sommes conscients que cela semble simpliste et que l’abandon de ce à quoi vous êtes attachés depuis plusieurs vies requiert du temps. Vous tentez de lâcher prise depuis des millénaires et vous approchez, d’un point de vue temporel, de la fin de ce long processus ardu. L’ère dans laquelle vous vivez vous fournit l’occasion d’abandonner tout ce qui, dans le passé ou dans le futur, vous a empêchés ou pourrait vous empêcher d’évoluer jusqu’à devenir des créateurs au niveau de l’âme.

Si vous désirez passer des octaves, il faut alors effectuer un saut. Vous devez consentir à sauter dans ce qui semble un abysse d’inconnu. Si vous voulez bien allumer votre propre lumière, vous verrez qu’il y a dans cet abysse un monde infiniment créateur à découvrir. Il vous semble sombre et étrange uniquement parce que vous vous dissimulez dans vos propres ombres et que vous avez peur des démons que vous avez créés vous-mêmes. Quand vous réaliserez que ces démons n’existent même pas, vous pourrez allumer votre lumière et voir un futur plus reluisant. Votre âme activée, vous verrez que vous pouvez créer votre route devant vous avec votre vision intérieure. Vous verrez que l’abysse est en réalité un canevas de couleur sur lequel vous pouvez peindre avec le pinceau de votre conscience créatrice.

Créer un nouveau soi fondé sur sa nature multifacette, voilà la première étape de la création d’un monde nouveau pour votre espèce et pour votre planète. Chaque âme nouvellement révélée et développée s’ajoute à la précédente dans la création d’une existence considérablement élargie. Alors que chaque âme évolue et crée à partir de l’énergie fondamentale, l’environnement dans lequel elle vogue évolue également. L’élévation de votre âme éclaire tout l’ensemble. Vous vivrez tous bientôt la grande expérience dimensionnelle, et la création à l’unisson deviendra captivante. Si vous vous cachez encore, vous verrez peut-être les autres comme s’ils cherchaient à obtenir ce qui est vôtre. Vous pourrez aussi penser que ce que fait l’autre n’est pas important, à moins que cela ne vous affecte personnellement. On perçoit ainsi le monde uniquement quand la vision de l’âme est obstruée. Toutes ces interprétations sont fondées sur le manteau d’illusions qui disparaîtra lorsque l’âme aura créé une nouvelle version matérielle d’elle-même. Lorsque vous verrez tous au-delà de votre manteau et que vous enlèverez votre déguisement, la vision de tout et de tous sera renouvelée. Vous pourrez alors vous élever mutuellement plutôt que de vous voler mutuellement votre énergie. Il est important que vous vous focalisiez tous sur l’élévation de votre perception extrasensorielles, car il s’ensuivra une élévation globale.

Extraits du livre « Les clés de l’évolution de l’âme », de JILL MARA p. 133 à 150
Ariane Edition, 2010 – sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans APPRENDS-MOI, Chemin spirituel, En 2012-2013 et après 2016, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaires »

RETROUVER le chemin de la LUMIERE

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 

SF002_signatures-frequentiellesLa « nuit noire de l’âme » est une expérience peu connue, et qui serait pourtant très répandue, en témoignent les nombreux récits sur le sujet. Elle se caractérise par une perte profonde de sens, sur notre vie et nos croyances ; une sorte de « dépression » de l’âme, qui plonge au cœur de nos peurs les plus profondes, et prépare à une véritable transformation intérieure. L’égo se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

Ce sentiment de désolation spirituelle a été largement relaté à travers les siècles. Dans les écoles des mystères de l’Égypte antique, on essayait de le créer artificiellement, pour tenter d’atteindre un éveil « en accéléré ». Enfermé dans un sarcophage, l’expérimentateur était confronté à ses peurs intimes: l’obscurité, la solitude, la mort. Après quelques jours, le sarcophage était ouvert. Les survivants avaient réussi l’initiation. Dans la mythologie, on retrouve d’autres récits similaires, parfois appelés « voyage au bout de la nuit » ou encore « descente aux enfers »

Le premier à avoir utilisé l’expression est le mystique Jean de la Croix, au XVIème siècle, dans son livre « La nuit obscure ». Les récits de nuit noire ont de nombreux dénominateurs communs. Elle touche très souvent des personnes qui cheminent, par le biais du développement personnel ou de la spiritualité, et qui pensent avoir trouvé une forme de vérité, de sérénité. Selon Jean de la Croix: « Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l’âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l’âme qui n’est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles. » 

Ainsi, à l’image des premiers rayons de soleil qui viennent réchauffer la terre et chassent la pénombre, la nuit noire de l’âme crée une dynamique, un mouvement de vie, elle génère un changement en profondeur. Pour Fanny, une consultante en webmarketing âgée de 28 ans, « ça a commencé après un épisode extrêmement fort, ou j’avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil, et d’avoir trouvé ma place. Puis ce sentiment s’est évanoui. Et toutes mes peurs sont ressorties. J’ai pensé que je serais comme ça toute ma vie, dans une tristesse, une colère omniprésente. Je me suis désintéressée de mon cheminement spirituel. J’ai eu l’impression que tout ce que j’avais appris était « n’importe quoi ». 

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tolle, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps. 

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n’arriverai à rien, j’ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation. 

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

D’après les récits, la manière dont une nuit obscure de l’âme se termine est souvent la même. On vit dans sa chair ce qui est souvent relaté dans les enseignements spirituels, ou les récits d’éveil : lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions. Eckart Tolle explique: « (les personnes) s’éveillent à quelque chose de plus profond qui n’est plus basé sur des concepts dans leur tête : un sentiment plus profond de but ou de connexion avec une vie plus grande qui ne dépend plus des explications, ni de rien de conceptuel. » 

Alors que des peurs profondes s’évanouissent et que les jeux du mental s’apaisent, on éprouve une énorme gratitude, un sentiment de libération très puissant. 

Par la suite, même si des pans entiers de croyances sont tombés, l’apprentissage n’est pas terminé. Mais notre regard sur les jeux de l’égo a changé, et les leçons de vie semblent plus directes, plus rapides à intégrer. On se laisse moins happer par les vagues. Un espace de sérénité s’est ouvert et l’on peut continuer de le nourrir en soi.

source INREES 

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, LECTURES Inspirantes, TRANSFORMATION INTERIEURE, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Nos guides Attendent Notre collaboration

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2015

nos guides

« Nos guides sont toujours là, à nous observer, à œuvrer de concert avec notre Présence JE SUIS pour co-créer notre réalité. Ils peuvent être angéliques, Maîtres Ascensionnés, ou autre, mais dans tous les cas, Ils sont pur amour. Ils nous aiment inconditionnellement. Leur bonté, leur bienveillance sont infinies.

Ils font preuve de profonde compassion. Ils facilitent la connexion à notre multidimensionalité et ainsi nous aident à nous relier aux plans supérieurs. En faisant appel à nos guides et à notre Présence Divine, ils nous aident ainsi, à mieux comprendre notre «mission de vie ».

De ce fait, Ils nous poussent à agir de façon juste afin de réaliser notre mission. Nos guides sont une pure caresse d’amour. Ils sont attentifs à notre évolution, à nos projets, à nos questionnements. Ils sont toujours avec nous et ils nous accompagnent, prêts à intervenir instantanément, dès lors que nous faisons appel à leur assistance. Nous pouvons avoir plusieurs guides. Certains nous aident à maintenir un équilibre en nous et d’autres se réjouissent quand ils nous aident à révéler notre magnifique potentiel. Leurs différents soutiens offrent la force qui nous permet de surmonter les épreuves et de faire des choix. Nos guides sont à nos côtés, et entreprennent le nécessaire pour induire la pensée, l’émotion ou l’action les plus belles et les plus justes. Quoi qu’ils mettent en place pour nous épauler, ils respectent pleinement notre libre arbitre, nos choix, nos décisions, nos relations, même si ceux-là manquent encore de lumière. Un guide n’interviendra jamais de « force », ni même ne poussera son protégé à faire des choix contre son gré.

 Cependant, nos choix conscients semblent parfois fabuleusement inspirés. Ces inspirations, si elles sont auréolées d’impeccabilité, sont souvent l’expression de leur intervention. Unis à Notre Présence Divine, ensemble, ils mettent des plans et des stratégies en place. Ces plans ont pour objectif de nous extraire de notre « zone de confort «, créant une instabilité afin de nous faire réfléchir et ainsi grandir. Ou bien, ces plans, en fonction du travail que nous avons entrepris, s’expriment de façon surprenante en nous présentant de magnifiques cadeaux! Comme le dit si justement Paolo Coehlo : «Rien dans ce monde n’arrive par hasard!».. Même s’il nous arrive de nous sentir « abandonné » par nos guides ou par la hiérarchie céleste, cela n’est jamais vrai.

Quand ce sentiment là se présente, c’est que nous sommes prêts à franchir une étape de plus dans notre processus d’évolution et que nos guides et notre Présence JE SUIS, ont co-créé cette situation afin de répondre à un désir profond de purification, de guérison ou d’évolution. Le langage des guides est le langage de l’Amour. En parlant avec le langage du Cœur, des liens plus profonds s’établissent et notre intuition se développe.

Tout peut aller très vite et notre sincérité est alors divinement récompensée. Grâce à l’amour que nous leur témoignons, nul besoin de rituel particulier. La relation devient plus consciente et notre perception de la Vérité Eclairée s’affine. Nous comprenons alors, que même si nous nous sommes cru « égaré », cela n’a jamais été le cas, car ils ont toujours et à chaque seconde veillé sur nous. Il est de notre intérêt de communiquer étroitement et quotidiennement avec eux. Plus nous nous appliquons à chérir ces relations, plus notre épanouissement spirituel se développe. De ce fait, notre conscience s’accroit et plus vite nous Ascensionnons. Parce que leur aide est très précieuse, ils nous évitent bien souvent de terribles cocréations.

Sachez que leur réponse se fait toujours. En revanche, la réponse qu’ils nous proposent peut se tenir à mille lieux de ce que nous avions imaginé. Ils se « régalent » à nous surprendre, c’est une façon de nous maintenir curieux et attentif. Quelque soit notre interrogation du moment, ils trouveront toujours un moyen de nous glisser une information ou un indice nous mettant sur la voie la plus juste. Ils agissent de manière douce, efficace et très appropriée. Souvent ils manifestent des «signes «dont le but est bien de baliser de lumière notre parcours. Ces signes sont perceptibles au quotidien dès lors que nous restons alertes : Une chanson qui passe à la radio au moment propice, un dialogue de film qui arrive au bon moment, un ami qui vous donne la réponse que vous cherchiez, un slogan publicitaire.. .

En effet, Albert Enstein nous dit « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito !» Nous sommes tous capables de recevoir des réponses encore plus directes et évidentes. Pour cela, il nous est demandé de nous ouvrir à la finesse de ce qui nous entoure et de leur exprimer toute notre gratitude pour le soutien inconditionnel dont ils font preuve depuis la nuit des temps. Nos guides attendent notre collaboration…

Clothaire : www.guidesspirituels.fr.  

Ce que les guides nous enseignent:

• Tout ce qui vous agace, vous enseigne la patience.

• Tout abandon ressenti, vous enseigne à trouver la force en vous.

• Tout ce qui vous met en colère vous enseigne le pardon et la compassion.

• Tout ce qui exerce une emprise sur vous, vous enseigne qu’il est temps de reprendre votre propre pouvoir.

• Tout ce que vous « haïssez », vous enseigne l’Amour Inconditionnel.

• Tout ce que vous redoutez, vous enseigne à aller au-delà de vos peurs.

• Tout ce que vous ne pouvez maîtriser, vous enseigne le lâcher-prise

• Tout ce qui vous rend malheureux, vous enseigne qu’il est temps de vous aimer davantage.

source : http://www.dominique-claire-germain.com/

Publié dans Nouvelle conscience, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

Si les sages du monde dialoguaient entre eux

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

 

 Auel ? serait leur ­enseignement ? 

Frédéric Lenoir répond à cette question, en nous conviant à une étrange rencontre au sommet !

 p055_1_06

Qu’est-ce que vous appelez l’âme du monde ? 

Ce concept philosophique désigne une force qui maintient l’harmonie de l’univers. On le trouve chez Platon, il a ensuite été repris par les stoïciens puis par les néoplatoniciens, et traduit au Moyen Âge par Anima Mundi. Il signifie que dans cet univers, les choses ne sont pas agencées par hasard. Toutes les parties y sont ordonnées, comme nous pouvons dire qu’en l’homme il y a une âme qui maintient l’harmonie entre le corps, la psyché et le mental. L’âme du monde est une intelligence ou une force qui n’est pas extérieure à nous. Nous sommes immergés en elle. Cela signifie aussi que notre vie a du sens, que ce qui nous arrive n’est pas lié au hasard. 

Les huit sages qui se réunissent dans votre livre sont issus de traditions différentes : chrétienne, musulmane, bouddhiste, chamaniste, etc. Ce concept d’âme du monde pourrait-il réellement les satisfaire tous ? 

Toute la difficulté de ce livre est d’arriver à faire passer un message commun à des sages qui appartiennent aux grands courants spirituels de l’humanité. Le concept d’âme du monde peut les réunir car il est à la fois philosophique et religieux. 

Plusieurs philosophes y adhèrent (prenez l’exemple de Spinoza), mais aussi tous les courants panthéistes comme le chamanisme. Les courants bouddhistes, chinois et hindous admettent eux aussi qu’il y a une harmonie dans l’univers. Quant aux monothéismes – judaïsme, Christianisme, islam – pour qui il y a un dieu créateur, ils acceptent l’idée d’un ordre dans l’univers ; ils vont simplement ajouter que cet ordre vient de Dieu. Pour les uns, le sens est dans la nature, pour les autres, c’est un dieu extérieur qui l’a créé. Mais tous s’accordent sur le fait que ce sens ou cette harmonie existent. 

Toutes les sagesses et traditions religieuses ont-elles en commun de prôner la même posture existentielle ? 

Il ne s’agit pas d’une posture, mais d’un regard. Elles éclairent l’homme sur ce qu’est une vie bonne. Toutes les sagesses et les spiritualités s’accordent sur les moyens de réussir sa vie. Je ne parle pas des religions dogmatiques, mais des traditions mystiques reposant sur des expériences spirituelles. Parmi les sages qui se rencontrent dans mon livre, il y a un mystique soufi et non un imam, un kabbaliste et non un rabbin, un moine et non un évêque…C’est pour cela que le dialogue est possible. 

Vous pensez qu’un tel colloque serait envisageable dans la réalité ? 

Des mystiques et des sages de toutes les cultures du monde pourraient se réunir et avoir des discours à peu près similaires. Bien sûr, le fait qu’il s’agisse d’un conte m’a permis de faire une synthèse très libre. Ainsi dans le livre, lorsque l’un ou l’autre s’exprime, on ne sait pas si c’est un bouddhiste, un musulman, ou un chrétien qui parle. Et cela n’a pas d’importance. 

Pourquoi avoir situé l’action au Tibet ? 

Il est évident que tous les Tibétains ne sont pas des sages. Mais le Tibet représente dans l’imaginaire collectif une sorte de mythe de la terre spirituelle et sacrée. C’est un pays qui a été consacré à la spiritualité pendant plus de mille ans, et qui symbolise aujourd’hui la résistance à la puissance matérialiste chinoise. Par ailleurs, l’exil des maîtres tibétains suite à l’invasion chinoise a joué un rôle déterminant dans le développement de la sagesse bouddhiste en Occident. Ce sont les maîtres vivants qui ont transmis ses enseignements. 

Dans votre livre, les personnages sont mus par leurs intuitions. écouter son intuition, est-ce écouter l’âme du monde ? 

Je pense que nous sommes une partie de l’âme du monde, que notre esprit est relié à cette âme cosmique. Nous faisons parfois des choses sans nous soucier des conséquences pour autrui et pour le monde. Ce que nous faisons inspiré par l’âme du monde est juste pour nous, pour les autres et pour le monde. 

C’est ce que vous pensez profondément ? 

C’est ma conviction. Ce livre est pour moi la quintessence de la sagesse telle que je l’ai comprise à travers trente ans de réflexion, de rencontres, de lectures et d’expériences personnelles. 

2270032087_1

Suivre cette intuition permet-il de se réaliser soi-même ? 

Je pense qu’en suivant notre intuition la plus profonde, celle qui est inspirée par l’âme du monde, nous allons réaliser ce qu’il y a à la fois de plus singulier, de plus personnel en nous, et de plus transpersonnel, de plus universel. C’est là le paradoxe. Plus on parvient à identifier qui nous sommes vraiment – par un travail à la fois psychologique, philosophique et spirituel –, plus on est à notre place dans le monde. On ne fait alors qu’accomplir notre destin, on se relie à l’âme du monde et à ce qu’elle a voulu pour nous. Mais cela ne peut se  faire sans notre libre arbitre, notre soif de vérité, sans avoir fait l’effort d’aller vers cela. Beaucoup de gens, en restant à un niveau narcissique d’ego, de paresse, de satisfaction des désirs immédiats, passent à côté d’une destinée profonde, d’une réalisation intérieure. 

Votre description du chemin à suivre est limpide. Mais n’est-ce pas l’Himalaya à gravir ? 

C’est l’Himalaya à gravir, mais on a toute la vie pour le faire ! La quintessence de cette réalisation, c’est lâcher l’ego. Et cela se fait au quotidien.

 

extrait du Magazine Inexploré N°15 – JUILLET – AOUT – septembre 2012

Publié dans APPRENDS-MOI | Pas de Commentaires »

La Vigilance au quotidien

Posté par othoharmonie le 3 août 2015

francesca

Un des axes central, présent dans toutes Voies spirituelles quelles qu’elles soient, est la Vigilance ou Présence. Selon les grandes traditions, on la retrouve sous différents vocables tels que la Présence à soi-même, la Vigilance, le Rappel de Soi, la Présence à Dieu, la Pratique du souvenir (dikr) etc. Tous ces termes désignent cette Pratique qui est à la fois le Chemin et le But : être, pleinement, ici et maintenant, au-delà de l’ego et du mental.

C’est à la fois le Chemin et le But, dans le sens où, d’un certains point de vue tout est déjà présent, ici et maintenant. Nous sommes déjà ce But, cette Conscience en Paix sans contraire. La Conscience est au plus profond de nous. Mais celle-ci est recouverte par le flot incessant des pensées émanant du mental et de l’illusion d’un moi séparé du Tout : l’ego. Nous avons certains blocages en nous qui freinent le fait d’être pleinement Présent, ici. C’est donc également un Chemin pour dé-couvrir cette Conscience en ôtant les voiles qui la couvrent. Être Présent, ou Vigilant, nous amène peu à peu à vivre dans le monde de manière fondamentalement différente.

La question qui est souvent posée sur ce thème de la Vigilance est sur les blocages qui empêchent précisément d’être pleinement en Présence. Une raison à cela est qu’il est fréquent qu’au départ, nous abordions d’abord la Vigilance qu’avec le seul niveau intellectuel. Nous abordons la Vigilance avec la tête. Nous pouvons comprendre, intellectuellement parlant, qu’en étant complètement présent, nous sortons précisément du domaine du mental et des pensées, et que nous pouvons nous désidentifier de l’ego. Car ce sont les pensées et les émotions qui nous exilent de l’instant présent. Toutefois, lorsque nous tentons de manière concrète d’être plus Vigilant, au cœur même du quotidien, nous pouvons sentir que nous n’y parvenons pas complètement. Notre Présence va et vient. Nous sommes vigilants, puis au bout d’un moment (variable en heure ou en jour parfois au début) nous nous surprenons à être non-vigilant…

Bien sûr ces fluctuations sont normales et il convient de ne pas se juger soi ni ce qui se présente, mais de simplement revenir à cette vigilance avec une grande détermination. Alors comment solutionner cela ? Simplement en s’exerçant. C’est là une part de la Pratique : s’exercer à revenir à la Vigilance. Bien que nous soyons déjà cette Paix et cette Conscience d’éveil au fond de nous, la Voie nous propose d’éroder les voiles qui nous empêchent de nous établir dans cet état d’être radicalement différent.

La pratique de la Vigilance demande une forme particulière d’effort de notre part. Une bonne part de celui-ci est d’ordre énergétique. C’est une forme d’Intention. Cet effort à une conséquence au niveau des trois corps, ou « ensembles énergétiques » : physique, émotionnel et mental. La Vigilance englobe et touche l’ensemble. C’est n’est donc pas uniquement une Vigilance qui touche ce que nous pensons (ou précisément notre discrimination de la pensée). La Présence à soi est globale.

D’autre part, il y a ce que nous expérimentons en nous. Souvent, on se dit qu’on ne parvient pas à demeurer en Présence à cause de nos pensées ou d’émotions trop fortes qui se présentent et nous « emportent » etc. Mais c’est précisément dans ces moments de « difficultés » de notre Pratique de la Vigilance que nous devons être encore plus présent. Car c’est véritablement au coeur même de notre quotidien, et non seulement pendant une retraite ou un stage intensif de méditation, que se joue le plus important sur la Voie. Revenir et intensifier notre Vigilance dans ces moments est comme braquer une lumière sur l’objet qu’on souhaite éclairer, quel qu’il soit celui-ci: une émotion, un trouble intérieur, une sensation etc. Cela demande d’affiner cette qualité d’être au fur et à mesure. 

De s’exercer dans ces moments de troubles permet au contraire d’avancer et d’approfondir la Voie, et de transformer et de purifier nos émotions. Du point de vue énergétique de la Voie, ce faisant, nous gagnons beaucoup d’énergie car nous transformons ce qui se présente en nous au départ comme étant à priori « négatif » et nous en faisons une énergie nouvelle. Cette énergie peut alors être réinvestie pour la poursuite du Chemin.

La Vigilance est comme une force, une lumière qui peu à peu grandit à mesure qu’on s’y exerce. Elle se développe simplement et s’affine parce qu’en vérité c’est le mental qui diminue. C’est aussi la force d’identification de l’ego qui s’érode.

Pour être très concret, nous pouvons prendre l’exemple d’une émotion qui se présente. Si nous ne sommes pas en Présence à nous-même, lorsque l’émotion monte en nous, alors, nous sommes simplement happé et identifié par l’émotion. L’émotion prend toute la place dans notre champs de conscience, investi notre corps et la mécanicité de nos habitudes physico- émotionnel se met en route. Sans la Vigilance, nous ré-agissons, sans conscience. Si par contre nous pratiquons la Vigilance, nous avons la possibilité de vivre cette émotion de manière fondamentalement différente : la vivre en pleine conscience, en état de Présence.

Dans cet état de Vigilance, lorsque l’émotion monte en nous, nous pouvons accroître notre Présence de manière à ce que l’émotion soit accueillie. Soyons clairs : ce n’est pas l’ego qui accueille l’émotion. C’est la Présence en nous, ou ce qu’on nomme la Vigilance. Dans ce nouveau mode d’être, la place qui se fait en nous, grâce à la Présence, permet d’accueillir l’émotion. Ce n’est plus l’émotion qui nous prend voire nous dévore, c’est nous qui la laissons être ce qu’elle est en vérité : une énergie brute.

Il faut reconnaître qu’une certaine audace est nécessaire pour s’appliquer à accueillir cette part de nous, plus ou moins désagréable, qu’est l’émotion, d’autan plus si celle-ci se présente sous un aspect fort et dérangeant. Mais dans ce processus d’accueil, nous n’avons pas à juger. Ce qui est, est. L’émotion qui se présente en nous, est malgré tout, d’une certaine façon, du point de vue relatif (et non pas du point de vue de l’Absolu) une part de nous. « Ce qui est », est TOUT ce qui EST. Donc, si ici et maintenant une émotion se présente et que je suis Vigilant à ce moment-là, il s’offre à moi la possibilité de me positionner de manière toute nouvelle : en conscience. Ainsi, il s’offre à nous d’être désidentifier d’elle. Etant ainsi désidentifié de l’émotion, un espace apparaît, un espace ouvert d’accueil où ‘’je’’ peux agir ou être (sans agir si cela n’est pas intuitivement considéré comme nécessaire) de manière nouvelle.

La Vigilance n’est pas qu’un aspect lié à ce qu’on voit. La lucidité de l’esprit n’est pas le seul facteur composant la Vigilance, car en vérité la Vigilance est globale. Elle touche le corps physique, le corps énergétique, l’émotionnel et la pensée. Lorsque nous sommes pleinement présent, ancré dans le corps, la pensée s’estompe et s’espace. Nous pouvons nous y exercer par le biais de la méditation par exemple (ou certains exercice de chi gong ou de Yoga aussi).

D’autre part, la Vigilance, passant donc par les cinq sens, est aussi à la fois orienté vers l’intérieur de nous (pensées, émotions, sensations) autant que vers l’extérieur (environnement). En état de Présence, pour l’aspect de notre monde intérieur, nous pouvons accueillir nos propres émotions, mais aussi nos fluctuations d’énergies internes, etc. Pour ce qui est de l’aspect de l’environnement, nous pouvons également accueillir l’autre, quel qu’il soit. Il s’agit là de l’autre, au sens très large : l’autre être humain, mais aussi n’importe quel autre forme de vie, face à soi ainsi que les événements.

sagesse-cruzille2

Tout cet ensemble (intérieur/extérieur, qui sont en fait non-séparé), découlant de la Présence à soi-même et au monde, engendre donc une dynamique d’être au monde totalement nouvelle.

Par la croissance de la Présence à soi et au monde, c’est notre maître intérieur qui grandit. D’abord petit, faible et fluctuant, venant et disparaissant fréquemment de notre scène intérieur, il finit par gagner en force et donc en Présence. L’inverse est également vrai puisque les deux sont liés et font en fait référence à la même réalité intérieure.

C’est ce maître intérieur, qui est la même chose que ce qu’on nomme la Présence, qui peut accueillir ce qui est, tel que c’est, ici et maintenant. Sans lui, pas d’accueil ni de Présence. Et sans Présence, pas de Voie. Peu à peu, en étant en état de Présence, vous appréhenderez le lâcher prise, la Confiance et la non-résistance intérieure (qui n’a rien à voir avec la résignation). Nous en arrivons en fait au cœur de la Voie et de son aspect alchimique, le cœur de la transformation de soi.

Un des critères précieux pour vous guider dans cette Pratique de la Présence, et ce goût précis de l’Accueil, est votre détente (à tous niveaux). Tout ce qui va dans le sens d’une détente dans l’instant (ce qui ne veut pas dire mou ni amorphe bien sûr) va dans le sens d’un OUI à la Vie. La non résistance, face à une émotion intérieure par exemple, peut vous amener momentanément à traverser des sensations parfois très désagréables. Cependant, si vous rester en Présence et que vous lâcher intérieurement, vous trouverez quelque temps après (selon l’intensité de votre Pratique), un espace de Paix. C’est ainsi que vous accueillez ce qui est en vous. 

Non résistance est un lâcher prise intérieur, et non de la passivité laxiste. Certains maîtres, exerçant ce parfait lacher prise intérieur sont parfois très actif dans le monde. Cela n’a donc rien à voir. Une s’agit là d’une posture intérieure, d’un espace d’Accueil qui n’empêche nullement d’agir. Au contraire, partant cette Vigilance détendue, vous pourrez agir d’une manière beaucoup plus fine et juste, au-delà du mental ou tout du moins, avec une conscience d’être différente.

Une résistance se présente en vous ? Une colère ? Une tristesse ? Ok : c’est ce qui est en vous, maintenant. Ne résistez pas. Accueillez, tant que vous pouvez, sans juger, sans vouloir autre chose que ce qui est maintenant. Si vous êtes dans cette forme de non résistance à ce qui est, vous pouvez transformer ce « non » en un « oui ». Vous pouvez transformer ce mal être en une forme de Paix ou tout du moins au début en une sensation nettement moins désagréable. Plus vous résisterez, plus l’émotion durera et remuera votre corps. Moins vous résisterez intérieurement, moins longtemps durera votre émotion.

Plus vous lâcherez intérieurement, moins vous serez identifié à l’émotion et à la sensation qui l’accompagne ainsi que son cortège de pensées et de croyances. Votre ego ne peut suivre cette direction. Il ne connaît pas l’accueil et la non résistance. En accueillant ce qui se produit en vous, vous restez en Présence et inversement. C’est un processus semblable à l’alchimie de la transmutation du plomb en or, le plomb étant l’émotion et l’or, la Conscience qui se révèle au-delà du trouble, une fois la transmutation effectuée.

C’est extrêmement riche au niveau de la purification du psychisme, du cœur et de votre énergie globale. Toute cette Pratique de Vigilance et d’accueil de ce qui est, érode l’ego, « jusqu’à la corde ». C’est ainsi, qu’en s’appliquant à cela, jour après jour, heure après et minute après minute, une certaine forme d’énergie fine et de taux vibratoire élevé s’accumule, en même temps qu’une Conscience nouvelle qui finit par cristalliser. Lorsque celle-ci cristallise, nous passons à une nouvelle étape du Chemin spirituel. Cependant, avant même qu’elle cristallise votre éveil à ce qui est se fait et votre énergie globale s’élève, s’affine. Toutes les émotions qui sont autant de refus de ce qui est, peuvent être transformées en Oui. Et ce « Oui » est, au niveau énergétique, un nœud d’énergie qui était bloqué et qui se dénoue. En se dénouant, l’énergie qui était stagnante se libère et reprend sa liberté. Cette énergie qui était figée retourne donc à la libre circulation dans le corps et en dehors du corps (lien avec le monde qui nous entoure, digestion, air, transpiration, échange énergétique de tous ordres). C’est un mouvement qui reprend, comme lorsqu’on ouvre les écluses d’un barrage.

Il faut voir et sentir (donc expérimenter) à quel point les émotions sont de l’énergie brute mais qui est comme contrée (c’est le refus). Lorsqu’on ne résiste plus à ce qui se présente dans le monde manifesté, la transformation du blocage (refus) en souplesse (le « Oui »), l’énergie recircule peu à peu. Même les pensées sont une forme matérielle et donc énergétique, bien qu’elles soient plus subtiles que les émotions. Plus on libère ce qui est bloqué, plus on va dans le sens même du mouvement de la Vie plus l’énergie se fait lumineuse et transparente. Ceux qui sont proches de la mort, de leur propre disparition et qui l’ont acceptée en profondeur laissent passer en eux cette forme de luminosité, cette lumière de la Réalité Ultime. Le sage aussi dégage parfois cette forme de lumière, à dose plus ou moins forte.

Lorsque vous êtes pleinement Présent, il n’y a que l’instant qui est. Votre histoire, créé par le mental, n’est plus. Le Passé est à sa place et vous pouvez laisser l’avenir libre. Bien sûr, vous pouvez continuez de vous référer à vos souvenirs, mais ils ne prennent plus toute la place. Vous avez cette possibilité de vous désidentifier d’eux en revenant à la Vigilance. Cette Vigilance se travaille, s’affine comme l’énergie, avec le temps.

D’autre part, vous pouvez aussi continuer de faire des projets, naturellement, et d’utiliser la pensée pour construire ces projets mais à la manière simplement d’un outil. Si vous avez par exemple un billet de train à réserver, vous utilisez la pensée pour le faire, prévoir, payer etc. Mais pendant et une fois l’action effectuée, vous avez l’espace de la Présence qui demeure, d’autant plus si vous vous y exercer au fil des jours.

En étant en pleine Présence, vous vous préparez peu à peu à la culmination de l’effort, la transformation de soi, le non-effort, la révélation de votre véritable Être, la Paix non dépendante.

Par Lionel Cruzillle, enseignant spirituel

Site web : www.lionel-cruzille.com
Article paru dans la Revue 3e millénaire en décembre 2013

Publié dans Chemin spirituel, En 2012-2013 et après 2016, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaires »

Le 6e sens…Un pont vers l’infini

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2015

 

La vie peut être redoutable, particulièrement lorsque nous n’en comprenons pas le sens. L’être humain a besoin de repères pour lâcher prise et accepter de poursuivre sa route. C’est encore plus criant lorsque nous traversons des passages de vie éprouvants. Vers quoi se tourner quand le brouillard intérieur s’installe? L’aide que nous cherchons pourrait-elle être plus près que nous le croyons? Notre corps pourrait-il être dépositaire de la solution?

 image

En mars dernier, j’ai eu le privilège d’assister aux Deuxièmes Rencontres Internationales sur les expériences de mort imminente (EMI) à Marseille. J’ai interviewé quelques-uns des conférenciers sur la relation qui unit le corps à nos six sens : Vanessa Charland-Verville, neuropsychologue au Centre de recherche Hospitalier Universitaire Sart Tilman de Liège, le Dr Olivier Chambon, médecin psychiatre et psychothérapeute à Lyon et Éric Dudoit, psychologue clinicien et responsable de l’Unité de Soins et de Recherche sur l’Esprit du Chu La Timone. Je me suis aussi entretenue avec Sonia Barkallah, organisatrice de l’évènement, productrice et réalisatrice du film Faux départ. 

Le sixième sens, vous connaissez? 

Pour la plupart des gens, le corps physique est un acquis. Tant qu’il fonctionne, bien peu s’en soucient. Nos six sens — l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat, le goût et le ressenti — sont rarement vus comme des alliés pouvant être mis au service de notre cheminement, mais plutôt comme des serviteurs nous permettant d’accomplir nos tâches quotidiennes. Et pourtant… Trop occupés par la course folle de la vie, nous ne voyons pas à quel point nos sens sont précieux et tout le potentiel qu’ils recèlent. Prendre le temps de les écouter pourrait nous éviter bien des détours. Éric Dudoit nous dit à ce sujet que « Nous, les êtres humains, sommes des êtres très singuliers et cette partie de nous que nous croyons la plus importante — notre moi — peut parfois éteindre cette partie de nous, qu’on pourrait appeler l’âme ou la psyché. » C’est par l’intermédiaire de nos sens, principalement le sixième, le ressenti, que la psyché — ou ce que certains appellent la conscience intuitive — s’exprime. C’est elle qui nous livre notre raison d’être sur Terre. En l’écoutant, nous nous alignons sur notre mission de vie et notre existence prend tout son sens.

 

Quand le corps ne réagit plus, qu’advient-il de nos sens?

 

Consciemment ou inconsciemment, de gré ou de force, nos sens sont actifs tout au long de notre vie. Mais quand le corps est dans le coma, qu’il ne réagit plus, est-ce que les sens, eux, s’éteignent? 

Vanessa Charland-Verville nous explique de prime abord qu’il est difficile d’établir un bon diagnostic en matière de coma, car le terme est souvent employé de façon générale pour parler des patients en état de conscience altérée. Le vrai coma, dit-elle, est un état où le patient ne peut plus être éveillé, où il ne réagit plus à son environnement. Les patients en état de conscience altérée sont premièrement évalués de façon comportementale avec des échelles standardisées prévues à cet effet. On leur demandera par exemple de nous serrer la main, de bouger les jambes ou de suivre des yeux leur reflet dans un miroir pour nous montrer qu’ils sont conscients. Pour complémenter ces évaluations, nous employons des techniques comme l’Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle afin d’identifier des signes de conscience qui ne seraient pas observables au chevet du patient. On lui demande alors de s’imaginer en train de jouer au tennis. S’il réagit à la demande, on verra la zone associée à l’activité prémotrice s’activer dans son cerveau. On peut aussi lui demander de s’imaginer à la maison. S’il répond, le gyrus hypocampique s’active. On peut donc dire qu’il a compris puisqu’il a « effectué » la tâche, et ce même si son corps ne bouge plus. Cependant, chez un patient qui est dans le coma, on n’observe plus aucune activation dans le cerveau. Donc, dans l’état de coma, il n’y a plus aucune réaction ni du corps ni du cerveau. Et si le coma persiste, devient irréversible, on dira qu’il y a mort cérébrale.

 

La conscience peut-elle s’éteindre? 

Mais la mort cérébrale signifie-t-elle la mort de la conscience, de l’âme ou de la psyché? Selon des recherches actuellement en cours, plusieurs scientifiques affirment que la conscience peut se manifester en dehors du corps physique, sans l’intervention du cerveau, sans même avoir besoin des sens, et qu’elle survit à la mort cérébrale. On peut donc se demander comment on se sent lorsqu’une telle situation se produit. Les personnes qui ont vécu une EMI affirment qu’elles se sentaient légères, qu’elles ressentaient une impression de bien-être profond, qu’elles étaient capables de voir les choses avec une vision périphérique de 360 degrés ou encore de voir à distance ce qui se passait ailleurs. Ces mêmes observations sont rapportées par ceux qui ont vécu une sortie de corps, comme Sonia Barkallah qui en a vécu une à l’âge de quatorze ans. « J’ai pu créer des interférences avec la radio qui était pourtant éteinte, dit-elle avec émerveillement. J’ai eu l’impression de me connecter à un Tout.

J’ai développé certaines sensibilités et je pense que ça fait partie des choses qui m’ont ouverte à la spiritualité et à tous ces phénomènes qui entourent l’inexplicable. »

 images (1)

Quand les sens s’affinent 

Si le corps et les sens sont touchés lorsque surviennent une maladie, une perte ou encore une épreuve, c’est encore plus probant lorsqu’on s’approche des frontières de la mort. Étonnamment, alors que le corps périclite, les sens, eux, s’affinent. 

En effet, selon le Dr Chambon, les études démontrent qu’entre 30 et 60 % des personnes en fin de vie relatent l’apparition d’un proche décédé au moment du trépas. C’est un phénomène qui s’observe partout sur la planète. Il se manifeste grâce à un accroissement de la sensibilité, donnant ainsi accès aux perceptions extrasensorielles et au monde de l’au-delà. Les personnes en fin de vie peuvent alors voir ou entendre des défunts, des guides ou des êtres spirituellement élevés. Elles peuvent accéder à des paysages d’une beauté grandiose ou encore entendre des musiques célestes. Selon Éric Dudoit, ces expériences « servent inévitablement à aider la personne à partir plus sereinement, à vivre moins de résistance. Je pense que l’univers est très pédagogue pour les soignants. À travers ces expériences, nous aussi apprenons des choses ».

 

Libérer le corps pour mieux l’entendre 

La fin de la vie nous enseigne donc que nos sens sont importants pour nous aider à mieux vivre cette grande transition qu’est la mort. Ils nous permettent d’accéder à d’autres niveaux de conscience. Mais doit-on attendre la fin de la vie pour découvrir ce potentiel latent en nous? 

Pourquoi ne pas le laisser émerger alors que nous sommes vivants? Mais comment?  me direz-vous.

Le Dr Olivier Chambon explique qu’il faut d’abord libérer le corps des informations qui y sont emprisonnées pour retrouver la paix en soi. « Par exemple, dans les thérapies reichiennes, par le massage, l’intervention du toucher ou lors des mises en mouvements appelées “acting”, on demande à la personne de reproduire des séquences motrices, émotionnelles ou verbales associées à des interactions particulières qu’ils ont eues étant enfant, soit avec leur environnement ou avec leurs parents. Ça fait remonter plein de souvenirs, des parties de soi qui sont comme des enfants intérieurs qu’on reconnait et qui peuvent à nouveau exister ; des petits bouts de soi qui s’actualisent par cette mise en acte et que j’appelle des recouvrements d’âme. » Une fois le corps libéré, il devient plus facile d’accéder à des niveaux de conscience plus élevés. 

Bien enraciné, mieux connecté

Alors comment, au quotidien, pouvons-nous vivre pleinement les évènements en évitant de refouler des petits bouts de soi? Bonne question! La solution est simple, mais requiert de la discipline. 

Il faut bien s’enraciner et intégrer des temps de silence pour prendre régulièrement contact avec notre corps et nos ressentis, comme nous l’enseignent les grands maîtres depuis toujours. « C’est extrêmement important de se connecter à nos racines, nous dit le Dr Chambon. Lorsqu’on dit de dépasser l’ego, ça ne signifie pas de le dépasser pour aller se réfugier dans les sphères spirituelles supérieures, dans le “skying”, ou la reconnexion au  ciel. Il faut aussi pratiquer le “grounding”, la reconnexion à la terre. Le corps est fait des quatre éléments. La présence au corps est donc importante pour retrouver notre animalité, notre matérialité. Le “grounding” est un exercice qui nous permet de refaire le plein d’énergie en se plaçant contre un arbre, en position de Ji Qong, soit les deux pieds bien à plat, les jambes légèrement fléchies, la colonne vertébrale bien droite, en respirant, en récupérant l’énergie de la terre et en la faisant circuler dans tout le corps. »

 

Vivre, à tous les niveaux!

Quand j’ai demandé à ces quatre personnes ce que signifiait Vivre pour elles, elles m’ont d’emblée parlé de l’importance de la place de l’amour dans l’expérience humaine et de l’importance d’être là, ici et maintenant. Voilà pourquoi le corps et les six sens sont des clés essentielles à notre réalisation, car c’est grâce à eux que le mouvement de la vie circule en nous. « L’être humain est d’abord un être spirituel, conclut Éric Dudoit. Nous avons autant besoin de respirer, de boire et de manger que d’être spirituel. » 

Qu’est-ce que la spiritualité, si ce n’est une voie pour goûter une dimension encore plus profonde de la vie? 

Mais cette vie, qui défile à vive allure, est quand même fragile. Comme en témoigne madame Charland-Verville, « Le seul fait de travailler en soins intensifs permet de prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil et qu’il faut absolument vivre à fond, ne pas avoir peur de vivre pour ne pas craindre la mort. La peur de la mort est en effet un frein qui nous empêche de vivre une vie riche et épanouie. Comme nous le rappelle le Dr Chambon, le bonheur est dans les petites choses terrestres. On n’est pas sur terre pour être dans le ciel par des méthodes spirituelles, sinon ça ne sert à rien de descendre ici-bas. On vient sur terre pour se rendre compte qu’on peut faire des choses qu’on ne pourrait faire nulle part ailleurs. La vie à tous les niveaux sensoriels vaut la peine d’être vécue, car même si elle est par moments difficile, n’empêche qu’elle possède une saveur incomparable. »

 

Cette saveur incomparable, ce sont nos sens qui nous y donnent accès. C’est en étant présent à notre corps que nous pouvons goûter pleinement la saveur de la vie. Quand on est véritablement enraciné, on peut toucher à notre raison d’être sur terre. Cette connexion entre la conscience intuitive et le corps nous donne accès à l’infini potentiel que nous portons tous : l’amour inconditionnel. « Par moment, dit Sonia Barkallah, je crois que l’être humain peut connaître ce qu’est l’amour inconditionnel, c’est-à-dire aimer sans retour, sans calcul. Aimer pour tout simplement faire plaisir; aimer et aider les gens. Je pense ceux qui y parviennent sont épanouis. » 

téléchargement

Honorer ce temple…

Ce corps, si précieux, est donc la clé qui nous permet d’accéder au sens de notre existence par l’intermédiaire de nos sens, le sixième gagnant vraiment à être mieux connu. Pas étonnant que les grands sages qualifient le corps de temple! Honorons-le, bénissons-le et écoutons-le pour qu’il nous livre toute la grandeur et la beauté de la vie.

 

Je remercie Vanessa Charland-Verville, Dr Olivier Chambon, Éric Dudoit et Sonia Barkallah pour leur grande générosité et leur merveilleuse contribution à cet article.

Publié dans LECTURES Inspirantes, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

AU SUJET DU TANTRA ARC EN CIEL

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

Pourquoi as-tu nommé ton approche du Tantra, le Tantra Arc-en-Ciel ?

382882La première raison est l’influence sur ma vie d’un séjour de près de dix ans que j’ai effectué à Hawaï de 2002 à 2012. En effet, si les îles d’Hawaï évoquent souvent des clichés de plages ensoleillées peuplées de surfers, en vérité la moitié de ces îles montagneuses est exposée à la pluie ! D’où une abondance d’arc-en-ciel, qu’il m’est arrivé de contempler jusqu’à deux ou trois fois par jour, me laissant absorber par la beauté et le mystère de ces manifestations colorées dans le ciel. 
Dans les années qui ont précédé mon départ à Hawaï j’avais donné à l’ensemble de mes stages l’appellation « Tantra du cœur », pour bien indiquer que cette approche est centrée sur le cœur et non pas sur le sexe comme le croient certains. Mais pendant les années où j’étais loin du pays, d’autres personnes ont repris cette expression. Aussi en rentrant en France j’ai senti de choisir ce nom « Tantra Arc-en-ciel », symbolisant l’ouverture de ce que l’on appelle « la flûte intérieure » (pour plus d’informations sur ce processus, on peut se reporter à mon article « du jardin du Tantra au Tantra Arc-en-Ciel« ).

En effet, chacune des sept couleurs de l’arc-en-ciel, du rouge au violet, représente l’un de nos principaux chakras et toutes les qualités qui lui sont associées. Le chakra du cœur (la couleur verte) se trouve juste au centre et symbolise notre capacité d’amour et notre humanité, avec les trois chakras du bas représentant notre énergie vitale, animale, et les trois du dessus donnant accès au monde subtil et à notre essence divine. Le chemin du Tantra consiste en la prise de conscience et l’ouverture progressive de ces centres d’énergie, ce qui nous amène à la réalisation de notre potentiel infini d’amour, de conscience et d’extase. 

On associe généralement les pratiques tantriques à l’amélioration des qualités relationnelles dans le couple, ce qui n’est pas faux, mais correspond plus à ce que j’appellerais la cerise sur le gâteau. Pour moi, le fondement du Tantra repose sur un développement intérieur qui ne dépend pas du fait d’être ou non dans une relation amoureuse. Il est vrai que le Tantra intègre positivement la relation à l’autre comme un miroir de notre propre énergie. Mais c’est un mythe de croire qu’il est indispensable d’être impliqué dans une relation amoureuse pour pratiquer le Tantra. En fait, toute situation est parfaite, que l’on soit seul, dans une relation de couple, ou dans des relations multiples, car l’essentiel c’est la conscience de plus en plus grande de notre trésor intérieur. Et lorsque cette conscience se maintient et se cristallise, on cesse d’être un mendiant; on devient un empereur…

Tu travailles aussi avec le Rebirth, en quoi cela complète la pratique du Tantra Arc-en Ciel ?

 
Le Rebirth est merveilleuse technique de travail sur l’énergie grâce à la respiration connectée. C’est une méthode à la fois simple et puissante pour libérer les tensions et les nœuds émotionnels hérités du passé, ainsi que pour s’ouvrir à des états de conscience élargis, y compris des expériences d’amour inconditionnel et d’extase. 

J’ai découvert le Rebirth en 1979 et pratiqué une centaine de séances dans les deux années qui suivirent. Cela m’a donné une confiance en moi et dans l’existence suffisante pour sortir des cadres traditionnels et me consacrer entièrement à la recherche intérieure, et au partage avec les autres grâce à l’animation de stages. Le Rebirth a en commun avec le Tantra d’être basé non pas sur le contrôle mais sur le lâcher-prise. Cela permet d’aller au-delà des limites de la personnalité ordinaire, et d’avoir accès à des prises de conscience et des réalisations de plus en plus larges.

Je me sers du Rebirth comme d’une préparation à la pratique du Tantra Arc-en-Ciel afin de dissoudre les peurs, crispations et croyances limitatives qui nous empêchent de nous ouvrir véritablement. Il est fascinant de voir à quel point l’énergie du groupe a changé après un Rebirth, et de sentir combien les personnes sont ouvertes, vibrantes, confiantes… Il devient alors beaucoup plus aisé de rentrer dans la profondeur des méditations tantriques, que ce soit avec soi-même ou avec un partenaire.

Il me semble que dans ton approche du Tantra, la célébration a une place importante….quel est le sens pour toi de ce mot « célébration » ? Et peux-tu donner des exemples dans ta vie personnelle ?

L’art de la célébration est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de mon maître spirituel, Osho. Lorsque je suis arrivé dans son Ashram à Poona, en Inde,  au mois de janvier 1980, j’étais un jeune homme bien sérieux, « dans la tête » et avec une vision de la religion empreinte de gravité. J’ai été trés touché par l’alternance des moments de silence avec ceux aussi intenses et nombreux de danse, de rire, et de célébration. Il faut dire qu’il y avait une pléiade d’excellents musiciens dans l’Ashram, d’Annhubava (Peter Makena) à Milarepa, de Deuter à Karunesh, à Miten et plus tard sa compagne Deva Premal, et tant d’autres, connus ou inconnus… Que de merveilleux moments où la musique inondait peu à peu le « Buddha Hall », donnait des ailes à nos pieds et nous emportait dans un tourbillon de danses où tout l’être pouvait s’abandonner sans aucune crainte du regard de l’autre. Chacun se laissait immerger dans la dynamique de son propre mouvement aussi bien que dans la puissante énergie du groupe… 

J’ai aussi été très marqué par les paroles d’Osho alors qu’il expliquait la différence entre le « Sannyas » traditionnel et son « néo-Sannyas ». La voie multi-millénaire en Inde du Sannyas était basée sur le renoncement : renoncement au plaisir des sens et aux relations amoureuses, renoncement à la vie pour se consacrer uniquement à une recherche intérieure basée sur l’ascétisme et le détachement. Les sannyasins traditionnels, encore très nombreux en Inde, vont sur les routes en mendiant leur nourriture et n’ont pas le droit, sauf pendant la saison des pluies, de rester au même endroit pendant plus de trois jours. Mon maître-mot, disait Osho, n’est pas la renonciation mais la célébration. Il a proposé  une nouvelle forme de recherche intérieure basée sur la créativité et un total « oui » à la vie, ce qui s’est exprimé plus tard dans la formule « Zorba le Buddha ». Zorba le grec représente l’amour de la vie terrestre, et la capacité à la célébrer complètement à travers la musique, la danse, le rire, la nourriture, l’appréciation de la nature et de tous ses cadeaux… Et Buddha incarne la conscience pure à l’intérieur de nous, le témoin innaffecté qui se cristallise au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit.
 
Il est un peu triste de voir qu’aujourd’hui de nombreuses personnes associent « célébration » avec la consommation immodérée de nourritures sucrées de mauvaise qualité, de tabac, d’alcool et autres agents intoxicants. Et c’est une grande joie de pouvoir co-créer à l’intérieur des stages de Tantra d’authentiques espaces de célébration grâce à l’ouverture du cœur, à l’énergie du souffle, aux danses et rituels de rencontre hommes-femmes… sans avoir recours à aucune substance nocive.
Pour moi la méditation et la célébration se complètent parfaitement, comme le font le jour et la nuit ou l’inspire et l’expire. L’intensité de joie vécue dans la célébration permet de goûter encore plus à la beauté du silence et de la sérénité qui émane de la méditation. Et dans cette paix et ce silence se trouvent les graines des célébrations à venir…

Tu co-animes en ce moment avec différents intervenants, je pense à Bruno Giuliani avec qui tu animes des stages de Tantra et de biodanza. Mais aussi avec le chanteur et musicien Abel Millot avec qui tu proposes un stage Tantra et Mantras. Il y aussi le stage La Danse Sacrée de Shiva et Shakti co-animé avec  Antoine van Limburg.


Peux-tu nous parler de ces rencontres et de ces stages qui ont des thèmes différents? 

J’ai eu la chance de rencontrer Bruno Giuliani et Antoine van Limburg au cours du dernier festival Festi-spirit organisé à Trimurti par mon ami Emmanuel Moulin. J’ai participé à un atelier de « Joïa » animé par Bruno, et j’ai eu la surprise de ressentir ses paroles comme venant d’une source qui m’était intimement connue … Le partage que nous eûmes ensuite a confirmé que nous étions bien des frères d’âmes, engagés sur le même chemin d’évolution avec des techniques un peu différentes (la Biodanza et le Tantra) mais très complémentaires. Après avoir participé avec bonheur chacun à un stage animé par l’autre, nous avons naturellement décidé de co-animer des groupes. ce qui à conduit entre autres à la co-création d’un merveilleux passage à l’année 2015 avec une soixantaine de participants… Et l’aventure continue avec un stage « les voies de l’amour sacré, Biodanza et Tantra » les 8, 9 et 10 mai aux Damias, prés d’Eourres.
 
En partageant avec Antoine van Limburg, nous nous sommes rendus compte que nous portions un projet très similaire de création d’un grand lieu d’accueil de stages, tout autant que de vie au quotidien, entièrement dédié au Tantra et à la méditation, dans le sud-est de la France.
Ce projet, que nous avons appelé « Shamballah », est en cours de développement et toute personne intéressée est bienvenue à nous rejoindre. Antoine est déjà le fondateur du gite de « Belles Ombres » en Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry, où nous allons co-animer notre premier stage « Tantra, la Danse Sacrée de Shiva et Shakti » le week-end du 30/31 mai.
 
Abel Millot est venu participer à un groupe l’été dernier avec moi, et comme j’ai souffert d’un rhume pendant quelques jours, je l’ai invité à animer des sessions de chants sacrés et mantras, au grand bonheur de tous les participants. Quelle beauté, quelle force d’évocation et quelle joie puissante dégagent ces chants, qu’Abel sait si bien partager dans la douceur et la simplicité ! Je suis très heureux de proposer un stage « Tantra et mantras » en co-animation avec lui le WE des 20/21 Juin, au moment de la fête de la musique et du passage à l’été…

Quels sont les trois livres sur le Tantra que tu conseillerais si il fallait n’en sauver que trois ? 

Le livre des secrets (tome 1) de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho). C’est le livre qui a changé ma vie et m’a incité à partir dans l’Ashram d’Osho il y a 35 ans ! Traduit à la fin des années 70 par Michel Sokolof, le fondateur du centre Trimurti, ce livre décrit les 24 premières techniques parmi les 112 méthodes de transformation intérieure attribuées à Shiva. Osho jette une lumière éclatante sur ce texte vieux de 5000 ans : le « Vigyana Bhaivara Tantra ».

L’Art de l’extase sexuelle de Margot Anand. C’est le livre le plus complet sur les techniques tantriques à destination des couples, écrit par la personne qui a sans doute animé le plus grand nombre de stages et de formations en Tantra dans le monde.

Tantra, connaissance suprême par Osho. Au-delà des techniques, Osho partage dans ce livre une grande vision spirituelle liée à l’essence profonde du Tantra. Un marchepied vers l’éveil…

Comment vois-tu l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel ?

Au-delà des stages d’initiation à la pratique du Tantra, je vois l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel dans la co-création d’un mode de vie tantrique avec les personnes souhaitant approfondir cette approche. Cela peut prendre deux formes principales : la création d’un lieu de vie permanent et la formation d’animateurs.

J’ai eu à trois reprises au cours de ma vie la chance de pouvoir créer un lieu dédié à l’accueil de stages ainsi qu’au développement d’un art de vivre fondé sur la partage, la méditation ei la célébration. J’y ai vécu chaque fois des moments extrêmement précieux, et un certain nombre de personnes m’ont témoigné des changements considérables que ces expériences leur avaient apporté. Je souhaite maintenant créer un lieu permanent dans le sud-est de la France, suffisamment étendu pour que puissent y vivre un groupe de résidents dans de bonnes conditions de confort et d’espace, et bien sûr y accueillir des stagiaires et des visiteurs. Face à tous les défis que connaît notre société, il me semble crucial Joel-leveque-copied’arriver à développer un mode de vie inspiré par le Tantra et la méditation ici, aujourd’hui, en Occident. Je vois un tel lieu comme une sorte d’Oasis pouvant aider de plus en plus de personnes à approfondir leur cheminement.

Il me tient aussi à cœur de transmettre tout ce que j’ai reçu au cours de mes 35 années de recherches et d’expérimentation en Tantra. Pour cela je pense proposer à partir du mois d’août une formation individualisée d’animateurs en Tantra Arc-en-Ciel, en trois cycles successifs pouvant être réalisé à son rythme, en une année ou plus. Pendant le troisième cycle les personnes en formation seront encouragées à approfondir un thème lié à l’émergence du Tantra dans notre société, et à partager leur recherche dans un mémoire ou une création audio-visuelle. Transmettre les enseignements du Tantra est à mes yeux le plus beau métier au monde, et je serais profondément heureux d’aider des personnes à aller sur ce chemin. 

Chetan Joël Samarpan Interview réalisée par Emmanuel Moulin www.tantra-arc-en-ciel.com

Stages : « tantra célébrer l’arc-en-ciel de la vie » et « Méditation, Massage et Tantra »
avec Chetan Joël Samarpan et Formation « Tantra, l’Eveil des Lotus »
Lieux: Ardèche et Cévennes

Publié dans La Sexualité Sacrée | Pas de Commentaires »

La Spiritualité dans l’inconscient collectif

Posté par othoharmonie le 2 avril 2015

Mont-sinai-300x233La Spiritualité dans l’inconscient collectif est désormais synonyme de « secte » ou d’une énième religion. A tort, et à raison… A tort, car la spiritualité c’est simplement se reconnecter à sa vraie nature, multidimensionnelle, existant sur différents plans, physiques et invisibles, tangibles et intangibles; c’est se débarrasser de tous nos schémas destructeurs et basés sur l’ego « négatif », c’est s’ouvrir à d’autres réalités, c’est tout simplement élargir son champ de conscience. Et à raison, car une fois qu’on a mis le pied dedans, on se rend vite compte des nouveaux « codes » qu’il faut adopter si l’on veut être considéré comme véritablement « spirituel » auprès de ceux qui sont déjà présents dans cette communauté… On s’aperçoit rapidement qu’il faut à nouveau correspondre à un « moule », à une autre forme de formatage, avec de nouveaux codes de conduite, de façons de parler, de styles de musiques à écouter, de façons de s’habiller, d’alimentation, d’endroits où partir en voyage, d’activités à faire, de livres à lire, de guru à suivre.. et que toute personne ne correspondant pas à l’un de ces critères sera jugée négativement voire exclue de cette nouvelle «matrice».

N’ayons pas peur de le dire, le domaine de la « spiritualité » s’est tellement démocratisé et est devenu tellement populaire ces dernières années que maintenant il est devenu également une « mode », un autre moyen de ressentir son appartenance à quelque chose, en dehors de la matrice et des religions, mais sans se rendre compte que l’on applique les mêmes systèmes, jugements et comportements destructeurs que dans les deux autres… Encore une fois, ne quittons pas une matrice pour entrer dans une autre, et surtout, ne reproduisons pas les mêmes erreurs que nous effectuons ailleurs !

Non, « être spirituel » cela ne veut pas obligatoirement dire s’habiller en guenilles, ne plus s’épiler, ne plus se maquiller, ne plus prendre soin de soi, faire du yoga, se nourrir de prana, faire des calins aux arbres, dire Namasté, boire de la spiruline, faire des retraites où l’on ne parle pas pendant 3 semaines, faire voeu de chasteté, être pauvre, sentir le patchouli, mettre de l’encens chez soi, méditer, dire « ommm », et utiliser les termes « amour inconditionnel », « égo », « lâcher-prise », « enfant intérieur », et « focalises-toi sur le positif » à chaque fois qu’on le peut, peu importe la question posée ou le sujet évoqué. Pendant combien de temps encore allons-nous subir cette image dans l’inconscient collectif ? A partir du moment où l’on répète les mêmes choses que les autres et que l’on fait les choses pour correspondre à un « moule », alors on sait qu’on est entré dans une autre matrice, on a été à nouveau formaté, on répète les mêmes erreurs, on s’éloigne à nouveau de qui on est vraiment, et on va totalement à l’encontre de la VRAIE spiritualité, qui est celle de l’authenticité et non de l’apparence. C’est tout à fait OK pour ceux qui aiment réellement cela, mais il ne peut y avoir qu’une seule façon d’incarner sa spiritualité (la reconnection avec soi), et il y en aura forcément autant que d’êtres humains.

C’est dans la nature profonde de l’être humain que de vouloir se sentir appartenir à une communauté, et la communauté spirituelle semble être la communauté « idéale » puisqu’elle nous promet « amour inconditionnel », « compassion », et « absence de jugement »: l’opposé de tout ce que nous avons fuit de l’autre « matrice » et espérions ne jamais plus revoir. Normal que nous soyons séduits ! : « Enfin, tous mes soucis vont disparaître, tout le monde va me comprendre et m’aimer, je vais me faire plein d’amis, je vais être dans le rire et la joie et l’innocence tous les jours et ne plus jamais rencontrer quoi que ce soit de « négatif » ou de contrariant car tout le monde est beau et gentil ! Et puisque tout est paix et Amour, Namasté ! » :)

Oui, vous venez certainement de sourire car vous êtes peut-être passés par là et vous vous reconnaissez, ou vous avez été témoins de personnes étant tombées dans le « panneau ». La vérité est que les mêmes schémas humains existent dans ce domaine, simplement ils sont plus durs à repérer car ils sont plus « édulcorés » et « enrobés ». On se juge non seulement encore sur nos apparences, mais en plus sur notre « niveau d’éveil », « niveau spirituel », « capacités extra-sensorielles », en clair, on recommence encore et encore les mêmes erreurs… Au final, on se perd à nouveau dans une seconde matrice qui chaque jour nous formate un peu plus pour enfin ne plus savoir du tout qui nous sommes… ne plus savoir ce que l’on aime, n’aime pas, ce que l’on ressent, veut, ne veut pas, pour être devenu si neutre, invisible et faible psychologiquement que nous ne sommes pour le coup plus du tout une menace pour le système, ni pour la 1ère matrice, ni pour la 2ème, car nous sommes tout simplement et clairement : désactivés. Au lieu de s’être reconnectés à la Source (notre conscience supérieure) nous nous sommes au contraire totalement déconnectés pour suivre des enseignements extérieurs au détriment total de nos propres ressentis, mais surtout, pour correspondre à un moule, pensant que ce que nous étions n’était pas ok. Autrement dit, on en revient toujours au même, nous tentons de « paraître spirituel » pour être accepté par la communauté spirituelle, car nous ne voulons pas risquer d’être aussi rejeté que nous l’avons été dans la 1ère matrice… Car si nous ne sommes pas non plus acceptés dans la communauté spirituelle, où irons-nous ?…

Cela demande un courage énorme d’oser être pleinement soi, être assez fort mentalement et émotionnellement pour être totalement différent surtout dans une communauté aussi « formatée » que la communauté spirituelle (idem pour les religions). Je pense que si les enseignants spirituels / Emblèmes de Dieux du passé pouvaient revenir et nous parler aujourd’hui (cette fois-ci directement, sans que leurs paroles soient détournées), la première chose qu’ils nous diraient serait : « Mais pendant combien de temps encore allez-vous essayer de nous ressembler ou de vouloir que tout le Monde nous ressemble, au lieu d’être pleinement VOUS et de les laisser être pleinement EUX, et de remplir le rôle que VOUS êtes sensés remplir sur Terre ? Pendant combien de temps encore allez-vous chercher à vous noyer dans une masse, à être le plus neutre et invisible possible, d’aduler des personnages externes et de leur donner tout votre pouvoir, au lieu d’explorer votre propre grandeur ? Pendant combien de temps encore allez-vous cultiver l’idée que nous avons besoin d’être adulés et servis, au point de renier vos propres semblables et même votre propre personne ? Pendant combien de temps encore allez-vous maintenir l’idée que vous devez rester petits, si petits, pauvres et misérables comparé à la grandeur de Dieu au lieu d’INCARNER la grandeur de Dieu ! Pendant combien de temps allez-vous condamner la beauté et la féminité sous prétexte que certains humains ont décidé, pour pervertir et détruire votre société, qu’elles n’étaient pas pures ou pas « spirituelles » ?

Pendant combien d’années encore allez-vous encourager tous ces dogmes et toutes ces croyances qui détruisent des millions de gens ? Pensez-vous réellement, que c’est cela, la VIE ? La Spiritualité ? La spiritualité doit être l’expansion de la vie en vous… son exacerbation… sa libération, et non sa restriction ! 

Par Laura Marie

Extrait pris de l’article complet que vous pouvez lire sur son site :
Les Dangers du New Age 2 : Les Déviations Dangereuses des Enseignements Principaux

Publié dans Philosophie de la VIE, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

Petit guide pour mener une vie heureuse

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

guide-du-bonheurComment mener une vie heureuse et harmonieuse avec soi-même et avec les autres ? C’est à cette question que répond Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, historien des religions, écrivain, dans son livre « Petit traité de vie intérieure » en apportant des connaissances pratiques au lecteur. Extraits.

La foi est l’une des dimensions les plus importantes de la vie intérieure. Je ne parle pas de la foi telle qu’on l’entend à propos des religions monothéistes, c’est-à-dire la croyance en Dieu sans preuve de son existence, mais de cette foi, que l’on pourrait qualifier de confiance, sans laquelle on ne peut avancer, progresser dans la vie. Les spiritualités orientales utilisent d’ailleurs indifféremment les mots de foi et de confiance pour parler de cet état d’être. Le bouddhisme, par exemple, part d’un constat empirique : sans une foi-confiance préalable dans ledharma, l’enseignement du Bouddha, tout progrès spirituel est impossible. Et sans une foi-confiance préalable dans le maître, on ne peut pas intégrer ses enseignements. La raison en est simple : si nous n’avions pas foi que ce que nous allons étudier va nous être profitable, nous ne l’étudierions pas sérieusement. Les enfants connaissent cette vérité et ils l’appliquent spontanément : ils ont foi en leurs parents, ils les croient, et apprennent ce qu’ils leur transmettent. Cela vaut aussi bien pour la transmission de la culture et des valeurs que pour tous les autres apprentissages. C’est d’ailleurs ainsi que, comme la plupart d’entre nous, j’ai appris à faire du vélo : mon père derrière moi me maintenait en équilibre, je ne le voyais pas et j’avais peur, je lui ai dit de ne pas me lâcher, il m’a demandé de lui faire confiance. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçu que je pédalais tout seul. J’avais réussi à me lancer grâce à la foi-confiance que j’avais en lui. […]

La foi est donc tout d’abord indispensable pour progresser par la confiance que nous faisons à d’autres individus qui en savent plus que nous (parents, éducateurs, scientifiques, sages), ensuite parce qu’elle nous aide à vivre et à nous développer en nous fiant au monde et à la vie. Nous sommes motivés pour progresser, pour apprendre, pour avancer, pour chercher, pour nous engager, pour créer, parce que nous croyons qu’il y quelque vérité et quelque bonté dans le monde et dans la vie. Sinon, à quoi bon se lever le matin ?

Cette foi varie selon les individus. Chez certains, le désespoir, la peur, le ressentiment, la colère l’emportent. L’existence devient alors douloureuse. La vie au quotidien peut se transformer en enfer quand elle est dénuée de confiance. Le monde apparaît hostile, dangereux. La peur remplace la confiance. On n’ose plus prendre un avion de peur qu’il ne s’écrase, on n’ose plus pas entrer dans une relation amoureuse de peur d’être trahi ou abandonné, on n’ose pas postuler à un emploi de peur que notre candidature ne soit rejetée. Et, au lieu de progresser, on reste paralysés dans notre vie professionnelle, affective et sociale. Notre existence devient impossible si on n’a pas un minimum de confiance. En soi, dans les autres, dans la vie. […]

Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique, même si les apparences sont tout autres, développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance. Plus nous voyons les « cadeaux » de la vie, plus ils viennent à nous. Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. […]

Sans aller jusqu’à cette mystique de l’abandon de toute volonté, admettons qu’il nous est impossible d’exercer une maîtrise totale sur notre vie : les failles par lesquelles l’impromptu surgit sont imprévisibles. En voulant à tout prix contrôler cette part d’impondérable, nous nous condamnons à vivre dans l’angoisse permanente. Nous ne pouvons pas non plus contrôler autrui : nous devons accepter qu’il nous échappe toujours, y compris quand il s’agit de son conjoint ou de son enfant. Comme l’écrit Khalil Gibran si justement dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les enfants de la vie. » Nous ne pouvons pas davantage contrôler totalement notre vie professionnelle soumise à tant d’aléas externes, ni nous obstiner à vivre dans l’illusion de stabilité et de sécurité.

couvmax_813Alors, faisons de notre mieux pour maîtriser ce qui peut l’être, à commencer par nos désirs et nos passions, mais armons-nous psychologiquement à accepter l’imprévu, à nous y adapter et à en tirer le meilleur parti. Les sagesses indiennes utilisent une expression que l’on pourrait traduire par « lâcher-prise » pour qualifier cette attitude intérieure d’abandon au réel. Mais on ne peut véritablement lâcher prise que lorsqu’on a confiance en la vie. La première fois que nous sommes amenés à le faire, c’est toujours une épreuve : nous avons peur de l’inconnu, nous sommes angoissés. Et puis l’expérience positive du lâcher-prise – détente, joie, conscience que rien de grave ne nous est arrivé – augmente la confiance et nous aide à aller encore plus loin dans l’abandon.

Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir
PLON/Perrin/Presses de la Renaissance (Novembre 2010 ; 193 pages) 

 

 

Publié dans LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

Simple comme bonheur

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2014

 

images (10)Dans le cadre de la série « Des Valeurs à Vivre », j’ai rencontré Alain Williamson, un éditeur québécois à succès, Le Dauphin Blanc. Cet homme anime la chronique « Simple comme bonheur » dans le magazine Vivre (Québec). C’est ce qui m’a décidé à lui proposer cet entretien. Pourquoi cette valeur plus qu’une autre ?

Alain Williamson : La simplicité est pour moi une qualité innée, non une valeur à acquérir. Je pense que le cœur humain est simple et que seul le mental complique les choses. Retrouver notre simplicité nous ramène donc à notre source, à nous-mêmes et à nos racines profondes. Tout individu possède cette capacité naturelle à se connecter à son essence profonde. Le travail consiste donc à la retrouver et, pour cela, à retourner en soi. 

Nous aimons nous compliquer la vie et cela engendre beaucoup de difficultés et de souffrance. Nous ne cherchons pas à l’intérieur de nous-mêmes l’éclairage qui nous permettrait de faire la part de ce qui vient de nous et ce que le mental nous dicte. Certains affirment gagner en simplicité en quittant la ville pour vivre à la campagne, cultiver leurs légumes et se couper du progrès. Pourquoi pas, mais on peut rester compliqué si on n’agit pas avec le cœur. As-tu remarqué la force incroyable dont on dispose lorsque l’on est simple ? C’est parce que cela nous permet d’être avant tout nous-mêmes. Et, dans cette énergie, non seulement nous profitons pleinement de la vie, mais nous accomplissons notre mission et nous donnons aux autres. Pour moi, l’enfant incarne parfaitement cette qualité. Je me souviens d’une soirée passée en famille à écouter des musiciens. Tout à coup, ma fille de trois ans s’est levée et s’est mise à danser au milieu de la foule qui la regardait. Je ne l’aurais jamais fait. Elle a suivi son élan et les gens ont trouvé cela très touchant. Elle leur a donné quelque chose en suivant son élan intérieur. 

Cette simplicité intérieure est-elle un don ?

Non, c’est l’essence même de tout être humain. Je suis persuadé que l’âme qui naît est simple et que c’est le jeu de l’incarnation qui complique les choses. C’est pourquoi l’enfant est plus spontané. Plus tard, il faut vraiment faire un effort de conscience au quotidien pour revenir à l’essentiel. Pour m’aider, je me projette dans mon futur et j’observe ce que je vis aujourd’hui avec le regard du vieil homme que je serai. Cela me ramène invariablement à l’essentiel de l’expérience que je vis et me fait lâcher prise sur les épiphénomènes pour me concentrer sur ce qui est utile. Je simplifie l’expérience et les émotions qui en découlent et c’est tellement plus agréable… 

La simplicité impliquerait donc un certain lâcher prise ?

Oui, parce qu’elle offre cette capacité de dédramatiser des choses. Elle nous fait comprendre qu’en dehors du rôle que l’on se donne, on ne contrôle pas tout. Si l’on reconnaît notre être profond, notre place et notre mission, on lâche prise plus facilement sur les événements, sur les gens et sur l’aspect matériel des choses. 

La simplicité permet-elle une meilleure relation entre les êtres ?

Elle rend moins prétentieux (rires !) et maintient en dehors des jeux de pouvoir. Cela change donc toute la relation à l’autre car elle nous relie plus à notre être profond. La relation à l’autre passe à un autre niveau que celui « de surface » que l’on entretient ordinairement. L’ouverture se fait alors plus directe et partager devient une façon d’être. Quelqu’un qui manque de simplicité est difficilement compréhensif ou empathique. Pour moi, la simplicité est une nécessité. On dit que le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas. Je crois que ce sera le siècle du retour vers soi et que la simplicité est un moteur de ce renouveau. L’extérieur est une illusion qui réagit à ce que l’on est intérieurement. Il faut donc comprendre que c’est en changeant notre vision de nous-mêmes que nous pouvons transformer ce qui semble extérieur à nous. 

La simplicité est-elle une voie vers le bonheur ?

Je dirai que nous devons nous entraîner à laisser parler notre cœur, à laisser s’exprimer cet élan intérieur spontané. Vivre, c’est comme jardiner : là où on ne sème pas de fleurs, ne poussent que des ronces. Il faut sarcler, revenir souvent, enlever les mauvaises herbes, arroser… Il faut symboliquement penser à l’orientation pour avoir le plus de soleil possible. Il faut laisser agir notre bon sens qui est notre jardinier intérieur. Il sait laisser pousser la plus belle des fleurs, la simplicité.

 

Lire l’article ICIhttp://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=28

Publié dans Beaux textes | Pas de Commentaires »

Tarot Humaniste

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2014

Tarot Humaniste dans APPRENDS-MOI tarot-de-marseille    Bonjour à tous et toutes            0002044C dans Entre amis 

Ces derniers jours, j’ai reçu quelques messages de mes amies, qui se reconnaîtront d’ailleurs, me demandant à peu de choses prêt la même chose au sujet du TAROT HUMANISTE dont j’exécute les tirages depuis quelques années maintenant …  

Alors je me suis dit, finalement pourquoi je ne ferais pas un post spécifique sur mon blog afin d’expliquer ma façon personnelle d’utiliser le Tarot de Marseille.  

Et bien voilà, c’est parti …  

Le tirage du Tarot Humaniste me suit depuis 1998, j’ai appris à effectuer les assemblages à l’aide du livre d’Alain Brêthe intitulé :  

L’INTERPRETATION DES TIRAGES : – Le Tarot Humaniste – Réédition grandement revue et augmentée des 462 assemblages Aux éditions Alain Brêthe. 

Je vous reporte donc ici les questions que j’ai reçues dernièrement :  

« Francesca, Je suis en train de lire des tirages humanistes que tu as fait sur ton Forum « La Vie Devant Soi » 

Quelle(s) question(s) poses-tu pour faire ce tirage ?

Utilises-tu un conditionnement psychologique particulier ? 

Tu prends le prénom de la personne et puis ?  

Ce tirage est valable sur quelle période ?     

Pourquoi tu fais des tirages gratuitement, ça t’apporte quoi ? 

Pourquoi 642 combinaisons ? 

A quel rythme peut-on exécuter des tirages ?

Dans quels buts autres que spirituels peut-on s’en servir ?

tarot-marseille dans Tarots et tirages Cartes

Donc  voici, je vais tenter de répondre joyeusement, sans rien oublier, à toutes ces gentilles questions :

  Tout d’abord, je vous mets le lien pour vous procurer cette méthode, je l’ai retrouvée moi-même sur le site PRICEMINISTER :   Le Tarot Humaniste consiste en un tirage de 2 lames seulement, sur les 22 Arcanes Majeurs du Tarot de Marseille

1 TETE DE CHAT MINI

 

En réalité, LE TAROT HUMANISTE vous amène à une meilleure connaissance de vous-mêmes, vous révèle votre potentiel créateur et vous propose une voie d’accomplissement. Il est une invitation au changement et au mieux-être. C’est un peu comme si vous étiez mis en possession de clés pour votre évolution. Ce peut être celle de votre problématique passée, présente ou bien encore future. Le Tarot Humaniste vous amène à une meilleure connaissance de vous-mêmes en vous révélant votre potentiel créateur dont parfois nous n’avons pas conscience.  

En explorant tous les assemblages possibles avec deux Arcanes (soit 462 assemblages possibles) on y trouve une interprétation sur le plan général, professionnel, sentimental et spirituel ; sous l’angle de la psychologie et de la symbolique.  

De très bons conseils… des pistes de réflexion… un regard plus objectif sur ses difficultés personnelles et surtout, comment y remédier pour attendre nos objectifs avec une certaine lucidité.  

Je sais que quelques uns d’entres-vous connaissent déjà le tirage du Tarot Humaniste et je les en remercie ! 

Et rien n’empêche de le refaire puisqu’en effet, il est évolutif, au gré de vos humeurs du moment présent ! L’utilisation correcte en serait d’à peu près un tirage à intervalle d’un trimestre…  

Pourquoi 462 combinaisons ?

 Tout simplement parce que 22 Arcanes Majeurs associées par 2 = 462 possibilités de lecture. Si Alain Brêthe les avait assemblées par exemple par trois, il y en aurait eu alors 9240 et impliquerait un ouvrage de 700 pages : dit-il lui-même

Il arrive qu’une carte soit mal aspectée (explication dans le livre) dans ce cas là, j’utilise une carte que l’on appelle de recouvrement. 

Et pourquoi je fais ça ? Et qu’est-ce que cela m’apporte ? 

ben ! tout simplement le plaisir de pouvoir rendre service…  le plaisir de renseigner quelqu’un …    la réponse est : que cela m’apporte même BEAUCOUP, car la personne qui reçoit un tirage du tarot humaniste a entre les mains les clés de son évolution, et mon plus grand plaisir c’est de voir quelqu’un qui se donnera la peine afin de prendre sa Vie en main pour évoluer. 

Car le tarot humaniste, c’est par le fait une invitation au changement et au mieux-être, il donne des pistes de lâcher-prise, nous libère du passé et touche également au profil psychologique pour mieux atteindre notre objectif spirituel.

D’ailleurs, je vous en avais fait une petite démonstration sur mon blog, à cet endroit exactement : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/11/le-tarot/  lorsque j’ai fait une interprétation pour moi-même. 

Un seul prénom me suffit pour interpréter un assemblage, je n’ai nul besoin d’en savoir plus, moins j’en sais sur une personne et plus cela me met à l’aise. La seule résonnance du prénom me suffit. J’intègre au plus profond de mon être sa consonance et je pose la seule et unique question :   « qui est …. Untel ? «  

On peut également utiliser le tirage du Tarot Humaniste pour une question précise touchant un seul sujet (travail – amour etc…) mais après c’est au consultant d’interpréter la vision que j’en ressortirai, car n’oublions pas que ce Tarot est symbolique, il faudra donc savoir lire entre les lignes !! 

Et je signale au passage que le TAROT HUMANISTE n’est absolument pas prédictionnel, mais c’est un outil de développent personnel !

Je ne pose jamais de questions à la personne qui me demande un tirage !! 

Il peut arriver que les réponses tirées ne correspondent pas à l’attente du consultant. Personnellement je dis tout ce que je « ressens » et non ce que le consultant aimerait entendre. C’est à lui ensuite de se donner la peine de comprendre ou de « laisser tomber » …. Chacun a son libre-arbitre ! 

Il m’est arrivé d’ailleurs sur le forum que quelqu’un me dise : « j’aurais préféré avoir le même tirage que… untel a eu ! »  Or, nous avons tous nos bagages, notre personnalité, c’est à chacun de savoir utiliser son potentiel pour évoluer dans de meilleures conditions possibles ! 

Pour ceux que cela intéresse, rejoignez La Vie Devant Soi 

Il suffit d’être membre actif au Forum afin de pouvoir en bénéficier.

Merci de votre compréhension !

Le Tarot Humaniste est un support que j’aime beaucoup en terme de symbolique, c’est un fabuleux outil de développement personnel ! 

voilà, j’espère n’avoir rien oublié, et si toutefois vous avez d’autres questions, n’hésitez surtout pas à demander … 

 tarot dans Travail sur soi !

 

 

Publié dans APPRENDS-MOI, Entre amis, Tarots et tirages Cartes, Travail sur soi ! | 17 Commentaires »

La pionnière du grand passage

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

images (4)

Guidée par un instinct sûr, cette psychiatre fait partie des femmes qui ont paradoxalement sauvé l’Occident devenu mégalo, en lui réapprenant l’art le plus humain et le plus mystérieux qui soit : accompagner les mourants.

Avec passion, elle voulait s’occuper de bébés en Afrique ou en Inde. Le sort l’a entraînée aux Etats-Unis où la terreur de la plupart des gens, médecins inclus, vis-à-vis de la mort l’a tant sidérée qu’elle dut en quelque sorte s’occuper non des naissants, mais des mourants.

A 16 ans, elle avait spontanément découvert les grandes phases du deuil en aidant un ophtalmologue à consoler ses patients de la perte de leurs yeux. Peu après, elle avait reçu son baptême du feu aux portes des camps de la mort, où certains rescapés lui enseignèrent sans un mot la plus ancienne des sagesses. Devenue professeur de psychiatrie, elle se retrouve, malgré ses supérieurs, pionnière de la redécouverte de l’art de mourir. Un art paradoxalement vital pour tous, qui exige de ceux qui le pratiquent d’avoir effectué un profond travail introspectif sur leur propre mortalité.

Amour inconditionnel
Son métier de psychiatre n’a fait que confirmer ce que son travail d’assistante médicale et de secouriste lui avait appris depuis l’adolescence : il n’existe pas de thérapie ni de mouvement vrai vers l’autre sans amour inconditionnel. Il est fait d’écoute, d’acceptation, de sollicitude active, et comporte un refus de monnayer l’affection (le « refus de la prostitution »). Cet amour se caractérise par la capacité à dire « non ». Aimer s’apprend et structure. 
 
La mort, question vitale
Aucune société humaine ne peut faire l’économie d’un art de mourir. Peur de mourir et peur de vivre sont les deux faces d’une même réalité. Le déni de la mort est hautement pathogène. Entouré d’amour et d’ouverture (ce qui suppose de chacun un profond travail sur soi), l’être humain retrouve la sagesse de l’art de mourir des plus anciennes traditions. La plus belle preuve en est donnée par les enfants : quand les adultes autour d’eux ne sombrent pas, les petits humains se comportent souvent de façon étonnante aux portes de la mort. Elisabeth Kübler-Ross les appelle « mes véritables professeurs ».

Les cinq phases du deuil
La fin de la vie nous fait connaître le paroxysme d’une situation que nous côtoyons quasiment tous les jours : la perte, le deuil. Toute perte passe schématiquement par cinq phases, qu’il est utile de reconnaître et de distinguer pour mieux s’aider les uns les autres à les traverser : le déni, la révolte, le marchandage, la dépression, et enfin l’acceptation. Le travail d’Elisabeth Kübler-Ross, alias EKR, sur les grandes phases de l’agonie est devenu un guide précieux pour toutes les infirmières et pour tous les accompagnateurs en soins palliatifs. 
 
Les quatre quadrants
Chacun d’entre nous se présente sous quatre aspects fondamentaux : physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. Pour aider l’autre de façon efficace, surtout s’il est au plus mal, il est essentiel de tenir compte de chacun de ces « quadrants », si possible dans l’ordre qui va du plus physique au plus immatériel. Ainsi convient-il plutôt de commencer par soulager la souffrance physique avant de se préoccuper des peines affectives, et ces dernières doivent avoir été dissoutes avant que l’on puisse sérieusement aborder un accompagnement spirituel.

La métamorphose
Dans les baraques de Maïdanek, les enfants déportés avaient dessiné des centaines de papillons. C’est devenu le totem d’EKR. Pour elle, une vie bien vécue vous apprend au moins une chose : « Nous sommes tous des chrysalides ; au moment de mourir, notre cocon s’ouvre et nous devenons papillons. » Ce sont les enfants qui, selon elle, comprennent le mieux les règles de la métamorphose : « La mort, lui ont-ils suggéré, est un nouveau soleil. » Pour les adultes, il faut tout un travail sur soi, ardu et douloureux, pour parvenir à « achever le business inaccompli».

  
images (5)Tel est l’objectif des stages « Vie, mort et transition », organisés jadis par l’association Shanti Nilaya et aujourd’hui, entre autres, par l’association EKR-France. On y apprend à pardonner aux autres et à soi-même.

Je sais bien que je dois encore travailler la patience, l’indulgence, le lâcher-prise. Ensuite seulement, j’aurai le droit de mourir.

Elisabeth Kübler-Ross

Publié dans LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme

Posté par othoharmonie le 31 mai 2014

 

C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage. 

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

téléchargement (5)Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable. Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers.

Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien. C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique – dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme.

A lire

La Force de l’amour (Albin Michel, 2008), livre dans lequel Soeur Chân Không raconte son parcours auprès de Thich Nhat Hanh.

Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral.

Soeur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et soeur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui. La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. »

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?

Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute ?

T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha, ndlr] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle…

T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience ». Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant ?

T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

Pouvez-vous me parler de vous enfant ?

T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires.]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé ? Vous êtes pourtant passé par des guerres…

T.N.H. : Des guerres terribles… Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles… Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?

T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

 

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ?

T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire ; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens.

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?

T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains… Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »…

T.N.H. : L’inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera.

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !

T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal…

Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources ?

T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

 

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise ?

T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?

T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?

T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

images (7)Vous n’avez pas d’héritier direct ?

T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit.]

En 2005, pour la première fois depuis trente-neuf ans, Thich Nhat Hanh a obtenu la permission de se rendre au Viêt Nam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement. 

 

A lire

Prendre soin de l’enfant intérieur 
Qui ne porte pas en lui ses blessures d’enfant ? Le grand maître du bouddhisme nous guide pas à pas pour apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion (Belfond).

 

Publié dans Philosophie de la VIE | Pas de Commentaires »

En chemin vers l’éveil

Posté par othoharmonie le 29 mai 2014

 

Qui n’a jamais rêvé de tailler la route ? Chemins de Compostelle, voyages au long cours… Loin d’être un simple temps d’exotisme ou de repos, ces expériences ouvrent sur l’extraordinaire. Que découvre-t-on au fil des pas ? Témoignages.

Imaginez que du jour au lendemain, vous disparaissiez dans la nature. Adieu habitudes, repères, relations, engagements, responsabilités : vous partez. Pourquoi ? Pour où ? Cela ne concerne que vous. Puis un beau matin, vous revenez, et reprenez le cours de votre vie comme si votre initiative n’avait rien d’insolite. Utopique ? Chez les Aborigènes d’Australie, le walkabout est une tradition ancestrale. 

Image de prévisualisation YouTube

« Il s’agit d’abord d’un parcours initiatique, explique Laurent Dousset, directeur du Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie. Entre 16 et 24 ans, les jeunes garçons sont écartés pendant un temps de leur communauté, afin de se débrouiller par eux-mêmes. » Vivre dans le bush, chasser, pêcher, trouver de l’eau, aller de campements en campements… Et s’initier aux mystères de leur environnement. « Seuls les vieux les accompagnent, pour leur transmettre les mythologies liées aux différents lieux », poursuit l’anthropologue. Car dans la culture aborigène, chaque pierre, chaque arbre, chaque lac, chaque interaction avec le monde matériel, revêt une dimension spirituelle, depuis le temps où « des êtres mythologiques ont créé la Terre, au gré de leurs pérégrinations. Les paysages sont les traces de leur passage »

Plusieurs fois dans leur vie, les Aborigènes repartent en walkabout. Des mois durant, parfois des années, afin de poursuivre leur apprentissage en se rendant, le long des parcours ancestraux, sur des sites sacrés, et en y accomplissant certains rituels. « En chemin, ils rendent aussi visite à des parents », souligne Laurent Dousset. Car pour eux, la relation humaine aussi est sacrée, « chaque individu étant la réincarnation d’une figure mythologique ». Le walkabout honore donc ces connexions. Mieux : il est un outil « chamanique » d’ouverture aux messages et à la sagesse des esprits de la terre, de l’univers, des êtres créateurs, ainsi que de celui qui vit en chacun de nous. 

La force de l’appel

Est-ce cette forme de rapport au monde que nous cherchons à retrouver quand nous décidons de partir sur les routes, de devenir un temps l’un de ces « clochards célestes » chers à Kerouac ? Profond, existentiel, le besoin continue de sourdre, comme le prouve le nombre croissant de gens tentés par une retraite spirituelle ou quelques mois autour du monde, ainsi que la fréquentation grandissante – au rythme de 10% par an – des chemins de Compostelle, qui n’ont jamais attiré autant de pèlerins. 

« Souvent, on ne sait pas vraiment pourquoi on part », note Gaële de la Brosse, journaliste spécialiste du voyage à pied et coordinatrice éditoriale du Passeur Editeur. Certes, on peut se parer de motivations rationnelles, mais « on sent surtout qu’il faut qu’on le fasse, qu’on est prêt ». Comme un appel, une inexplicable nécessité, dont l’écrivain Jean-Christophe Rufin témoigne dans Immortelle randonnée, récit de ses semaines sur la route de Compostelle (et best-seller de l’été). Alors qu’il avait juste envie au départ d’une« longue marche solitaire », que Compostelle n’est pas la plus belle des grandes randonnées, avec ses parties monotones, « déprimantes », mal tracées, il a fini par céder à son attraction. « Le chemin est vivant, écrit-il. Chaque fois qu’il s’est agi de prendre une décision, je l’ai senti agir puissamment en moi et me convaincre, pour ne pas dire me vaincre. En partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l’ai trouvé. »

S’ouvrir à l’inconnu

Gaële de la Brosse se souvient très bien de cette fin d’après-midi où elle a atteint Fisterra, la « fin des terres », ce cap de Galice qui prolonge le chemin de Compostelle jusqu’à la mer. « Dans ce moment, en voyant le soleil se coucher sur l’océan pour renaître ailleurs, j’ai compris ce qu’était l’aboutissement d’un chemin : un nouveau départ. » Après deux mois et demi de marche, le ressenti n’a rien d’intellectuel. Dans cet « aboutissement de l’alchimie de l’être », le mental se tait, les interrogations se dissolvent, pour laisser place à la pureté de l’instant. « Autour de moi, tout s’unissait, poursuit Gaële de la Brosse : le soleil, l’eau, l’air, la roche… Comme un écho à la propre harmonie de mon corps, mon âme et mon esprit. »

Pour en arriver là, le chemin n’est pas de tout repos. Première étape : oser partir, s’émanciper des barrières qui peinent à autoriser ce temps « hors du temps ». « Tout est question d’état d’esprit, souligne Gaële de la Brosse. Partir, c’est faire la démarche de s’ouvrir, prendre le risque de sortir de sa zone de confort et devenir étranger, accepter que le chemin nous défasse et nous transforme. »

Une fois la décision prise, mieux vaut ne pas trop planifier ni se documenter. « Déambulez dans les rues, aventurez-vous dans les impasses, laissez-vous envahir par la liberté d’être à la recherche de quelque chose sans trop savoir quoi, mais en ayant la certitude que vous le trouverez et que cela changera votre vie »,conseille l’écrivain Paulo Coelho, profondément marqué par son pèlerinage à Compostelle en 1986. « Cette pratique est intéressante parce qu’elle est un abandon volontaire aux mystères de la vie, à ses hasards, à ses rencontres, confirme un jeune ingénieur qui a passé un an sur les routes, puis trois mois en retraite de yoga et méditation. Nos vies sociales, dans leur rythme, leurs normes et leur récurrence, émoussent nos visions, nous rendent indisponibles à l’extraordinaire. S’extraire permet de retrouver une fraîcheur de perception. » 

Lâcher prise

Alors en avant : premières étapes, premiers étonnements. La diversité des hommes et des paysages, le changement d’ambiance, de repères, de rapport au temps, sont déjà l’indice d’un « autre possible ». Les sens et l’esprit en éveil, l’immensité devant soi, on avance, on observe, on s’imprègne. Mais au-delà des premiers enthousiasmes, de la joie un peu fanfaronne d’être parti pour des mois, la réalité du terrain se révèle différente de l’image qu’on s’en était faite. « Le Chemin est plein de contrastes et douche régulièrement les élans d’imagination », confirme Jean-Christophe Rufin. La vie devient plus prosaïque, les journées s’enchaînent avec leur lot de hauts et de bas, les conditions sont parfois éprouvantes, l’altérité déstabilise, on se surprend à juger, comparer…

C’est pourtant là que tout se joue. Quand on comprend que pour continuer d’avancer, il faut se dépouiller. « Matériellement, d’abord, en renvoyant par la Poste tout ce qui surcharge le sac à dos », sourit Gaële de la Brosse – une expérience partagée par bien des voyageurs ! Symboliquement, ensuite, en reconsidérant tout ce qu’on pensait être ou savoir. « Je comprenais combien il était utile de tout perdre, pour retrouver l’essentiel », écrit Jean-Christophe Rufin. 


Le secret du chemin puise alors dans la capacité à dépasser ses peurs, se défaire de son identité présumée, plonger en soi pour y trouver d’autres ressources. « Un jour, pendant le deuxième mois de ma retraite de yoga, j’ai failli tout plaquer, raconte le jeune ingénieur. Mon genou me faisait horriblement souffrir, j’en avais ras-le-bol. Le professeur, d’ordinaire très froid, est venu me dire un mot gentil. Mon esprit s’est apaisé, j’ai compris à quel point toutes les pensées et émotions, bonnes ou mauvaises, sont passagères. Alors j’ai passé un peu d’eau sur mon corps endolori et je suis resté. » Un pas de plus vers l’émergence d’une conscience, détachée des cogitations ordinaires. 

« Le chemin est une métaphore de la vie, complète Gaële de la Brosse. En cours de route, on avance pas à pas, les étapes s’enchaînent, les bons moments compensent les difficiles. Dans l’instant, on ne s’en aperçoit pas, mais tous ont leur raison d’être, tous tendent vers un sens et une cohérence. »

La voie de l’immobilité

Le temps, ensuite, installe autre chose. L’esprit calme et disponible, le corps et les sens aiguisés par l’effort et le grand air, irrigués par une énergie et une fluidité d’être que les aléas et les intempéries n’ébranlent plus, certains gestes deviennent des rituels, le bonheur se niche dans l’infime : faire une halte, dénouer ses chaussures, prendre un thé, se blottir près du feu, partager un repas, croiser un regard, contempler les étoiles… Jusqu’à ce qu’éclosent ces moments de grâce où tout se cristallise, d’autant plus saisissants qu’ils sont inattendus ou étrangement opportuns : un paysage sublime, une rencontre lumineuse, un paysan qui indique le chemin ou offre l’hospitalité, quand on est perdu ou affamé… « Pendant le tournage, la providence était à nos côtés, raconte le réalisateur du film The Way, consacré au pèlerinage de Saint-Jacques. Depuis, je ne crois plus aux coïncidences, mais aux miracles qui sont arrivés régulièrement, et nous ont permis de tourner dans d’aussi bonnes conditions ! »

L’alchimiste Patrick Burensteinas connaît bien ces chemins : « Compostelle, Compost- Stella, les étoiles à l’intérieur du sol… A un moment, nos pas croisent un lieu extraordinaire, qui nous plonge dans l’intensité de l’in

stant présent. » Le temps se fige, on se retrouve subitement « immobile, silencieux, aligné », dans un état suspendu de plénitude, en osmose avec soi et tout le reste. « Parfois, on sent aussi l’énergie de ceux qui ont suivi le chemin avant nous, l’ont imprégné de leur quête, de la force de ce qu’ils y ont vécu, note Gaële de la Brosse. A l’arrivée, quand on pose sa paume sur la statue du saint, à l’endroit où des milliers d’autres l’ont érodée, surgit une impression, ineffable, de connexion. »

Le voyageur est alors « prêt à voir surgir quelque chose de plus grand que lui, de plus grand que tout, en vérité », confesse Jean-Christophe Rufin. C’est le moment, « sinon d’apercevoir Dieu, de sentir son souffle », et de ressentir intimement « l’Unité, l’Essence, l’Origine ».

Enchanter le quotidien

images (2)

 

Bien évidemment, le retour est déstabilisant. Retrouver les siens, même avec bonheur, n’est pas toujours aisé : « Pendant ces premiers moments de retrouvailles avec quelqu’un qui est accoutumé à votre être d’avant, vous mesurez avec acuité les changements que le pèlerinage a opérés en vous », écrit Jean-Christophe Rufin. Posé là, dans un décor aussi familier qu’étranger, on se sent d’abord à part, décalé. Reprendre le volant de son traintrain paraît impossible. Pourtant, ça revient vite… Mais telle est la nouvelle étape du chemin : ne pas faire du voyage une fuite ou une parenthèse enchantée, mais trouver le moyen « d’en incarner l’esprit et la substance dans les petites choses du quotidien », confirme Gaële de la Brosse. 

« Pendant des mois, je me suis fondue dans le monde, témoigne Claire, qui a passé un an autour du globe.A mon retour, de rencontres et heureux hasards, ma vie s’est dessinée naturellement, avec une grande justesse. Est-ce une clarté d’intention ? Suis-je guidée, accompagnée ? Je n’en sais rien, mais cette magie, je la dois à la route, aux perceptions qu’elle a engendrées, à la confiance qu’elle m’a donnée. Depuis, il suffit que je me mette en mouvement pour que le moment s’épaississe, ma conscience s’élargisse. » 

The Way, la route ensemble, un film d’Emilio Estevez, avec Martin Sheen. Au cinéma le 25 septembre 2013

Publié dans Chemin spirituel, Expériences, Philosophie de la VIE | Pas de Commentaires »

HISTOIRE DES HOMMES

Posté par othoharmonie le 25 mars 2014

 

 

imagesNous vivons dans un univers de mots et de symboles, souvenirs et mémoires qui masquent la véritable signification des êtres et des choses. Si nous persistons à vivre à leur périphérie, prisonniers des lois de l’habitude et de l’inertie, la Vie ne pourra jamais nous révéler sa force régénératrice d’Amour et d’épanouissement. 

Car la Vie est liberté, totale, inconditionnelle et notre marge de libre-arbitre sera directement proportionnelle à notre capacité de détachement à l’égard de la matière de surface, transitoire et changeante. Une quantité innombrable de forces et d’énergies naissent et s’expriment au niveau de l’Univers, alimentées et utilisées ensuite par notre conscience. Puis elles s’actualisent sur notre planète selon une répartition, une distribution, devenant des situations, des événements, devenant ce que nous nommons l’Histoire. 

L’Histoire est l’expression directe de ce que l’Humanité dans son ensemble élabore, puis génère sur un plan certes plus abstrait, mais cependant actif, c’est-à-dire celui des zones profondes de la psyché. A ce niveau, comme à bien d’autres, se pose de nouveau la question de la responsabilité de l’Homme ; nous constatons ici encore que la position individuelle et particulière de chaque constituant de cette humanité conditionne, de par ses nombreuses répercussions, la nature même et le contenu du déroulement historique. Ce déroulement qui nous semble parfois si déroutant et imprévisible — mis à part les facteurs économiques et toutes les notions de gloire ou d’orgueil — s’éclaire différemment à la lumière de notre lucidité. 

Nous percevons alors des mobiles tout autres qui au cœur même des choses, forment la trame d’un gigantesque écheveau. Il devient alors nécessaire de découvrir avec sérieux ce que nous montre et nous suggère le simple, ce qui implique le fait de ne plus nous considérer comme une entité inéluctablement séparée et distincte d’une totalité. Prenons cet exemple. Si nous lançons un pavé sur un plan d’eau nous distinguons tout autour du point d’impact, une série de cercles concentriques de plus en plus éloignés, qui se fondent ensuite au sein paisible de la surface. Ce pavé a exercé ce que nous pourrions appeler un « pouvoir d’influence » sur un rayon de dix mètres, mais cette distance une fois franchie, celui-ci n’a existé que d’une façon quasi imperceptible pour le restant du plan d’eau. Enfin, si nous nous écartons de quelques mètres de ce point d’impact nous pourrions admettre que le pavé ne participe pas à « l’Histoire » de ce restant de superficie. 

L’Histoire se matérialise et prend position dans notre monde dimensionnel — ceci, nous n’en sommes pas conscients — par le canal des énergies et des forces qui s’expriment à leur tour au travers des symboles, que nous font parvenir les couches profondes du psychisme. 

Ces énergies sont si nombreuses et diverses que nous ne reviendrons jamais assez sur la nécessité d’une remise en question continuelle. Le Moi inventera pour durer, des stratagèmes, plus subtils encore que ceux que nous avons déjà démasqués et anéantis. Ces stratagèmes ont pour repère les zones profondes de la Conscience. Ils se nomment : mythes, idées-forces, archétypes, croyances de toutes sortes et leur puissance de suggestion et d’hypnose est considérable. Ils imprègnent de leur aura les structures inconscientes de l’Homme et l’entraînent à commettre les pires erreurs. II nous faut préciser que ces puissances du monde intérieur — et nous serons amenés à en découvrir d’autres — ne sont dangereuses que dans la mesure où leur approche s’effectue de manière inappropriée et inadéquate. Car l’Homme a un fâcheux penchant utilisé à profusion : la mythification. 

En effet, tout ce qui est loin de lui dans le Temps comme dans l’Espace, tout ce qui est apte à s’auréoler de mystère, trouve en lui un prétexte de plus pour éprouver une quelconque signification qui permettra au Moi de conserver son autorité. Dans toute chose nous cherchons à nous prolonger, et c’est pourquoi nous vivons dans une sorte de vampirisme continuel, qui fait que tout être, tout objet appréhendés, deviennent un moyen de survie et de subsistance intérieure. 

Découvrir la substance même de nos démarches, la raison intime de nos faits et gestes, c’est simplifier à l’extrême notre approche de l’Autre, du Monde, de l’Univers tout entier. La pensée emprisonnée par la mémoire de l’expérience crée sans cesse la constatation d’un échelonnement spatio-temporel. Mais cet étalement n’est que fictif ; une simple illusion produite par toutes les accumulations de mémoires qui figent notre mental révélant notre incapacité de vivre la puissance inestimable du présent. Une perception intense de ce qui est, à tous les niveaux, entraîne donc une libération du milieu historique. Mais ce détachement ne se fait pas dans le sens d’un désintéressement ou d’une indifférence à l’égard de l’actualité historique au contraire, il tend à dévoiler sans équivoque possible son contenu comme ses causes profondes et véritables. Le milieu historique, comme les milieux familiaux et sociaux contribuent de façon plus ou moins discernable à endiguer tout processus de libération, nous contresignant — par faiblesse et fatalisme — à suivre le long cheminement de l’Évolution, qui, comme nous le verrons par la suite n’a pas plus de tangibilité que les concepts d’Espace, de Temps et de Pensée. 

Car l’Évolution est avant tout issue d’une approche nettement anthropomorphique du Moi et ne peut-être justifiée que par rapport à celui-ci. Car vue globalement, la conduite de ce dernier se détermine toujours en fonction d’un devenir, d’un perfectionnement, notions qui impliquent la création d’une certaine échelle de durée, d’Espace et de vitesse, tous trois résultants de la pensée. Il nous faut donc discerner avec une acuité extrême les répercussions et les conséquences que peuvent receler l’édification d’un décalage entre le présent, exprimant sa fulgurante authenticité des profondeurs, et cette retranscription et utilisation imparfaites des énergies, au niveau superficiel, pelliculaire de la Matière. 

C’est dans ce décalage que s’élaborent ce que nous appelons précisément le Temps, l’Espace et l’Évolution. D’ailleurs, si nous vivons totalement l’intensité même du présent, toutes ces notions relatives et subjectives de devenir, de but, d’évolution, disparaissent, balayées au niveau d’un « espace » existant par delà les couches ultimes de la Conscience, un « espace » où tout est Silence, compréhension et Amour. 

L’Univers agit entre autre selon le principe d’affinité faisant que le semblable attire le semblable. Donc, et comme nous l’avons déjà vu ces énergies en s’actualisant se manifestent par l’intermédiaire de situations et d’événements qui constituent l’Histoire. Quoiqu’il en soit, celle-ci fait partie d’un ensemble immensément plus grand qui est celui de l’Univers, et la direction qu’elle implique à la totalité du genre humain ne peut que nous intimer à poursuivre plus loin notre investigation. Ainsi, l’Homme est-il ce témoin silencieux, sans participation effective, demeurant de ce fait le jouet manipulé par l’orientation de son flot et de ses exigences. Complètement lié à son déterminisme rigoureux, à sa durée conditionnant, aux remous constants que les idées-forces et les énergies issues de la psyché collective, dispensent sans interruption. A moins que stimulé par des conditions éprouvantes, il ne se trouve dans l’obligation de réagir, de se révolter, mais hélas, cette action, qui sur le moment aura peut-être une certaine efficacité, perdra son impact au fur et à mesure qu’un idéal ou une doctrine l’emprisonneront dans son carcan. 

Il n’est pas question ici de discréditer, ni de porter un jugement sur une conduite, un comportement déterminé. Nous nous référons simplement au fait tel qu’il est sans y greffer de préférence particulière et subjective. Laissons plutôt les faits parler d’eux-mêmes afin qu’ils nous instruisent du contenu de leur histoire. Le domaine des idées est impuissant à changer l’Homme et le Monde dans son aspect fondamental, s’il n’est pas accompagné d’une purification et d’une simplification parallèle. Son efficacité se révèle dans la possibilité qu’elle nous offre d’exprimer et d’intégrer le mieux possible ce mouvement, cette Action pure et régénératrice. Cette intégration amène automatiquement l’Homme à se « décoller » progressivement du milieu historique — du moins dans cet aspect de surface, cette succession ininterrompue d’effets — et à casser ainsi tous processus de devenir qui nous enchaînent inévitablement à cette pseudo-évolution. Les tâtonnements, conquêtes et défaites de celle-ci demeurent un foyer continuel de douleurs et de déchirements.

Il nous est indispensable, autant au niveau individuel que collectif, de nous détacher de tout ce qui nous permet de durer, pour au contraire ressentir ce qui est réellement présent. La qualité se vit dans l’instantanéisation, dans la relation profonde au cœur du Temps et de l’Espace. Car c’est en elle seule que réside l’Action juste. Si nous n’acceptons pas de révolutionner totalement ce que nous sommes et le contenu de notre existence, alors, nous imaginerons des théories sur la Vie ; mais rien, absolument rien ne pourra remplacer cette capacité qui réside au cœur de chaque être, celle d’être ce Tout où il ne se différencie plus de l’Un. 

Un « lâcher-prise » intégral, décisif pour le Moi, se ressent alors à l’intérieur de notre conscience, allié à une vigilance de chaque instant. Une perception qui a le pouvoir de nous révéler dans toute son ampleur le déroulement de tout processus issu des profondeurs de l’Univers, de la profondeur même du psychisme. Si chaque être avait le courage de démasquer ainsi ce qui se vit en lui, avec lucidité et toute l’énergie qu’elle demande, alors, certainement, sa position serait-elle résolument engagée et responsable. 

Mais malheureusement, nous préférons profiter de ce que l’extérieur et le superficiel des choses peut nous apporter, malgré tout leur fardeau de contradictions, d’angoisse et de souffrance.

EXTRAIT de  L’Engagement Spirituel  – Conférences données en France, Suisse et  Belgique de Gérard Méchoulam  aux Edition Etre Libre Bruxelles 1974

http://www.revue3emillenaire.com/doc/livres/Gerard-Mechoulam-L-engagement-Spirituel-1974.pdf

Publié dans LECTURES Inspirantes, Philosophie de la VIE | Pas de Commentaires »

Qu’est-ce que la divinité intérieure ?

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

AD-PHOTOSC’est le noyau énergétique de l’âme, vous pouvez aussi l’appeler soleil intérieur. L’expression « divinité intérieure » peut devenir un obstacle lorsqu’elle vous rend incapable de comprendre les choses dans leur nature énergétique fondamentale, et lorsqu’elle vous induit à envisager votre développement intérieur d’une manière qui confine au moralisme métaphysique ou au moralisme spiritualiste. Votre divinité intérieure n’est ni une abstraction doctrinale, ni une sorte d’imprécateur intérieur édictant des lois morales à propos du bien et du mal, du bon et du mauvais, du beau et du laid, du lumineux et de l’obscur, du gentil et du méchant… Votre divinité intérieure est un soleil énergétique dont la nature qualitative intrinsèque peut être désignée comme étant la quintessence absolue de la joie, de laquelle découlent toutes les qualités spirituelles que vous connaissez : l’amour inconditionnel, la paix inconditionnelle, la compassion inconditionnelle, etc. 

L’expression « divinité intérieure » est trompeuse lorsque votre subconscient la vide de son essence énergétique et l’interprète automatiquement d’une manière abstractionniste, qualitativiste, sacrale ou moraliste. Devant votre soleil intérieur, les catégories morales et métaphysiques n’ont aucun fondement, et les concepts mystiques et spirituels apparaissent seulement comme le résultat de vos seules opérations psychologiques quand vous essayez de peindre la réalité avec les couleurs de vos besoins émotionnels. La réalité est énergie, votre divinité intérieure est énergie, il n’existe rien d’autre que de l’énergie. Votre structure psychologique, qui est elle-même un complexe énergétique sophistiqué, a le pouvoir de produire des représentations de la réalité qui comportent des catégories morales, des abstractions métaphysiques et des conceptions mystiques. 

Mais vous commettez assurément une erreur lorsque vous croyez que ces représentations sont précisément la réalité. Et vous commettez une erreur similaire lorsque vous croyez que les catégories, les abstractions et les conceptions qui tapissent vos représentations psychologiques ont une existence per se. Ces choses existent essentiellement comme des schémas énergétiques dans vos structures psychologiques, et n’ont point d’existence véritable en dehors de ces structures. 

Avant d’être la présence intérieure mystique de l’amour inconditionnel, de la paix inconditionnelle, de la compassion inconditionnelle, etc… votre divinité intérieure est essentiellement le noyau énergétique de l’âme que vous êtes. Les qualités spirituelles sont des modulations qualitatives de son énergie intrinsèque, c’est-à-dire des aspects qui émanent des caractéristiques de l’énergie intrinsèque. L’énergie est première, les qualités spirituelles en sont des expressions et des manifestations. Et la qualité intrinsèque de la divinité intérieure est la quintessence énergétique de la joie. Qu’est-ce que vous êtes ? Vous êtes une individualité énergétique immortelle dont la quintessence qualitative est la joie éternelle. Et au cœur de cette individualité se trouve le soleil intérieur. Mais pour réaliser le bonheur transcendant et la liberté transcendante, il ne suffit pas de prendre conscience de votre nature essentielle immortelle, il ne suffit pas de ressentir la présence éternelle de votre divinité intérieure, vous devez éveiller votre soleil intérieur, vous devez réaliser l’Eveil divin. 

L’éveil psychologique peut vous tomber dessus de manière accidentelle, sans que vous ayez fait quoique ce soit pour le rechercher. Il s’agit d’une sorte d’état d’alignement neuromagnétique qui peut se produire au hasard, à travers des processus involontaires ou subconscients qui sont eux-mêmes générés par les interactions ordinaires que vous avez avec le monde. D’une manière générale, vos activités mentales volontaires habituelles empêchent cet alignement de se produire, et entretiennent vos circuits neuronaux dans un état complexe de flux dynamiques. Pour favoriser l’émergence de l’éveil psychologique, ou simplement la manifestation d’un état provisoire d’éveil psychologique, il est donc mieux indiqué de lâcher prise, de relâcher les activités mentales, de se déconnecter du flux des pensées, de s’éloigner de tout effort mental, d’abandonner toute sollicitation de la volonté mentale… 

L’éveil extatique peut vous tomber dessus de manière inattendue, mais il découle toujours d’une pratique plus ou moins régulière de la méditation semi-passive, qui est elle-même une recherche consciente et explicite du silence intérieur ou de l’immobilité intérieure, et quelques fois une manière de concentrer l’esprit sur le vide ou sur l’infini, non pas à travers l’usage de la pensée, mais à travers une forme d’attention ou d’intention silencieuses. L’aboutissement le plus significatif de l’éveil psychologique et de l’éveil extatique se trouve essentiellement dans l’acquisition d’un état de paix intérieure ou d’un sentiment d’amour universel, mais rien qui puisse se comparer au bonheur transcendant et à la liberté transcendante. Mais quand l’éveil psycho-extatique entraîne une anesthésie de votre aspiration à la transcendance et un affaiblissement drastique de votre capacité générale à vouloir, il devient un puissant obstacle par rapport à votre réelle évolution intérieure. 

L’Eveil divin obéit à une autre logique : celle de l’effort du cœur. Comprenez que l’effort du cœur est l’élément moteur qui permet d’éveiller le soleil intérieur. Mais pour ressentir votre divinité intérieure, pour vous laisser imprégner de son rayonnement naturel, pour prendre conscience de son existence… vous n’avez pas besoin de faire un effort, vous pouvez juste vous détendre, vous glisser dans le non-effort, vous glisser dans le non-vouloir, vous glisser dans le simple fait d’être… Vous n’avez besoin d’aucun effort pour ressentir votre divinité intérieure. Mais si vous aspirez à éveiller votre divinité intérieure, se contenter de ressentir ne rime à rien, la seule chose qui soit capable d’éveiller la divinité intérieure, c’est l’effort de rayonnement de la joie solaire, c’est le travail intérieur de rayonnement de la joie solaire. Les doctrines qui vous enjoignent de bannir l’effort et la volonté, qui vous exhortent à vous en tenir au non-effort et au non-vouloir, et qui vous encouragent à simplement ressentir ou à simplement être, sont des doctrines anesthésiantes qui caressent habilement la partie paresseuse de votre personnalité psychologique et qui militent pernicieusement pour le prolongement indéfini du sommeil énergétique de votre divinité intérieure. La véritable voie vers l’Eveil divin est fondamentalement simple : rayonner la joie solaire avec toute l’intensité et toute la volonté de cœur dont vous êtes capables.

  Rejoindre le forum « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Extrait de La clé de l’Ascension Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

Le site internet : http://iwen.free.fr/

 

Publié dans DIEU, Etat d'être | Pas de Commentaires »

La Voie Royale de l’Amour

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

DE: MELKI RISH



« Pour pouvoir recevoir, il faut donner. Il faut donner généreusement tout en sachant que vous aller recevoir, non pas donner pour recevoir, mais donner par amour et accepter de recevoir par Amour ». - Joéliah


  images (14)

Vivre dans l’Amour est la Voie Suprême. L’Amour n’est pas seulement l’affection entre personne, mais envers toute chose. Cet Amour est la flamme de notre âme. Cette flamme intérieure qui nous électrise et qui purifie tout sur son passage. Cette flamme est l’affection et la vivacité que l’on a pour toute chose. L’amour est cette ferveur pour la vie, pour notre propre existence, pour nos occupations, pour notre famille, pour nos amis et connaissances, et pour notre Créateur.

 L’Amour est une Force très puissante ; il est une force magnétique. Aimer c’est aimanter les choses ; c’est attirer l’objet de nos désirs purs et charmer positivement tous ceux qui sont en contact avec nous.

 Ce Pouvoir de l’Amour est dans nos pensées positives et lumineuses, dans nos idées positives, dans notre imagination positive, et dans notre conscience et perception évidente des choses extérieures et des choses intérieures. C’est l’apprentissage et la compréhension de la nature des choses, dans les principes de la vie terrestre et céleste qui sont en harmonie perpétuelle. C’est être sensible et avoir un esprit ouvert et lucide sur le monde et sur notre vie.

 L’Amour c’est l’estime de soi et des autres. S’estimer c’est s’appréciez, tel que l’on est; c’est de s’évaluer à  sa juste valeur. Notre valeur est dans notre courage, dans notre résolution – à vivre notre vie selon ce que l’on a décidé d’être et d’accomplir de tout notre cœur et de tout notre esprit. L’Amour de Soi, c’est accepter que nous sommes bien plus que ce que nous croyons être, et que nous avons en nous une parcelle de Vie qui représente en fait notre véritable identité divine.

 L’Amour c’est la communion avec l’univers ; avec la Nature, avec nos semblables, avec les objets, avec les animaux, avec les éléments. Soyons en accord avec tout-ce qui existe, échangeons et partageons nos joies et nos peines. Unissons nos cœurs dans l’exaltation et dans l’enchantement du flambeau de l’Amour.

 L’Amour est le respect, c’est l’égard et la considération pour tout ce qui nous entoure. C’est d’avoir de la politesse et de l’attention en toutes choses. Soyons aimables envers nos semblables, bienveillants et courtois.  Notre prochain est de la même nature que nous, c’est notre frère, voyons-le comme tel.

 C’est d’observer et de réfléchir dans le calme et avec concentration à la vie. De méditer sur ce que nous sommes, et ce dont nous sommes est divin. Nous sommes des êtres faits de lumières, chaque particule de notre corps est énergie et est connectée avec les étoiles, avec l’univers, avec la Terre, notre Mère et avec le Ciel, notre Mère Céleste.

 Aimer ce n’est pas de se croire supérieur aux autres, ce n’est pas le Pouvoir sur les autres, car cela est folie et va à l’encontre des principes de notre Créateur, de la Source de Vie. Le pouvoir sur les autres ou sur les choses est illusoire, il est destructeur et néfaste. Le pouvoir sur les autres est parasitaire. Sommes-nous de la vermine ?

 L’Amour est le vrai Pouvoir. Ce pouvoir est intérieur, c’est la maîtrise sur soi, c’est un droit, c’est sa propre liberté personnelle et cette valeur de laisser la liberté aux autres. C’est cette aptitude, cette capacité de vivre pleinement dans la Force de l’Amour dans le zèle et l’effusion de notre cœur-esprit.

 L’Amour n’est pas dans l’argent, mais dans la philanthropie, dans l’altruisme, dans la générosité sans bornes de notre personne et de nos biens. Partageons nos ressources qu’elles soient financières ou personnelles. Soyons bons, pleins de compassion et charitables. Soyons sensibles aux besoins d’autrui et à nos propres besoins.

 Aimons la Terre, notre chère Mère, qui nous fournit nourriture, vêtement et logement. Notre corps est fait du sable de la terre et retourne en son sein. La terre donne généreusement. Ce qu’elle nous demande c’est d’en prendre soin comme la prunelle de nos yeux. La terre est notre vaisseau, notre maison, notre vie. La destruction de notre environnement amène notre propre destruction. Quelle arrogance de croire que l’on peut détruire Mère Nature sans conséquence!

 L’Amour est désir et aspiration, mais ce désir doit être fermement encadré dans l’Amour véritable et non dans l’envie, l’antipathie, l’indifférence et la jalousie qui sont des sentiments contraires à l’Amour.

 Aimons et honorons notre vie, tel est le secret de la joie du cœur et la paix de l’esprit. Savourons chaque moment qui passe, apprécions d’être en vie même dans l’adversité, car la force de l’Amour ne peut qu’attirer ce qu’il y a de mieux pour nous.

 Ouvrons notre Esprit qui est la Force du Cœur. Comprenons et intégrons la Puissance de l’Amour, faisons la rejaillir du centre de notre être pour qu’elle se diffuse et rayonne dans toutes les directions comme un Soleil. Sentons cette force en nous, concentrons-là, tel un rayon lumineux.

 L’Amour est le Pardon, c’est l’indulgence, la compréhension. Pardonner aux autres c’est se pardonner soi-même, car nous commettons tous des erreurs et continuerons à en faire. Le pardon ne coûte rien et il nous libère du poison du ressentiment. L’important est d’apprendre de nos erreurs et de s’efforcer de faire mieux dans le futur et a visé l’excellence de notre être comme but suprême.

 C’est cela la vie, c’est une école d’où l’on apprend à chaque jour à se maîtriser, à vaincre nos faiblesses. Le Pardon est signe de courage et non de faiblesse, car il est facile de ne pas pardonner, mais cela demande une force de caractère pour pardonner et cela s’apprend et se pratique. Sans pardon nous sommes pires que les bêtes, nous ne sommes pas mieux qu’un ver de terre.

 L’Amour est le lien qui unit tout être vivant, il suffit de lâcher prise à nos peurs, à nos confusions, de les comprendre, et de les transcender. Prenons un temps de réflexion en rechargeant notre cœur d’Amour, en faisant le vide en nous, pour que de ce vide – la lumière y pénètre et se niche dans notre corps et âme. Ne fermez pas votre esprit en croyant que cela est trop difficile à faire. Méditez sur ces paroles, allez au plus profond de votre être, pardonnez-vous et faites la paix en vous.

Relisez et méditez sur ce savoir jour et nuit. Partager et répandez la connaissance de la voie Royale de l’Amour.

Copyright © 2011 – 2013 Melki Rish - Tout Droits Réservés Dans Tous Les Pays

P.S. Vous pouvez copier ou distribuer ce texte en autant que vous citez l’auteur et mettez un lien vers cette page.  http://messagerspirituel.com/la_voie_amour.htm

Publié dans APPRENDS-MOI, Beaux textes, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

Et si la lumière…

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2014

480301_405441562858395_909917165_n

La Lumière, au sens spirituel de l’Esprit, la Lumière, au sens physique et donc visible, vient vous rappeler le serment de retourner à la Lumière si tel était votre désir. Ce processus appelé « ascension » n’est que la réintégration en votre Grâce, en votre Unité, en votre Divinité. L’heure est enfin venue, mes enfants, de retrouver votre héritage, de retrouver ce que vous avez perdu en expérimentant ces plans de la dualité que vous avez pourtant acceptés de parcourir afin de fortifier en vous, non pas les forces incarnantes, mais la Lumière de votre âme. Bien-aimés, les manifestations élémentaires que vous observez à la surface de cette planète, comme sur la surface des autres planètes de ce système solaire, n’en est qu’à ses prémices. Votre seule sauvegarde, votre seule persistance de l’intégrité de ce que vous êtes, ne peut s’obtenir à travers des précautions de nature matérielle. Il ne sert strictement à rien d’être prévoyant sur le plan matériel. Seule votre foi, votre détermination à retrouver la Lumière que vous êtes, sera votre garant du retour à la Lumière. Vous ne devez compter sur personne d’autre que vous-mêmes avec la Lumière. Aucune aide extérieure ne peut vous mener à la Lumière. Certes, vous n’êtes pas seuls. Certes, vous êtes entourés, encadrés, guidés, aimés comme jamais vous ne l’avez été. Mais néanmoins, vous et vous seul pouvez faire le pas, le grand saut du retour à votre Unité. Ainsi en est-il dans les mondes des mondes, lors de ce passage terrifiant et magnifique, du passage de la dualité à l’Unité.

Vous êtes, certes, tous, enfants de la Lumière, même ceux qui à votre regard se présenteraient comme des forces de l’obscur et du multiple ne sont que des enfants qui expérimentent la multiplicité, la division et qui ne sont pas prêts à faire le retour à l’Unité. Mais, cela, comme vous le savez, est leur liberté fondamentale. En cela, il vous est demandé de ne pas juger ni les évènements, ni les êtres mais de rester affermis dans votre Unité, dans votre foi et dans votre Lumière. Il n’y a pas d’autre alternative. Le Christ disait : « qu’il vous soit fait selon votre foi » et cela se passera exactement comme cela. La foi en la Lumière est le moteur de votre ascension. La paix de votre être et de votre cœur face aux bouleversements élémentaires en cours et votre garant de retour à l’Unité. Vous êtes dans les derniers moments de la dualité, vous êtes dans les moments les plus durs que vous avez à vivre dans la dualité. Ce moment est le moment où la dualité s’aperçoit qu’elle n’existe pas et qu’elle vient de l’Unité. Certes, beaucoup d’âmes, beaucoup de peuples renonceront, par égoïsme ou par peur, à ce retour à la Lumière. Ne jugez pas, ne condamnez pas, contentez-vous de vivre en votre intérieur la Lumière qui vient. Le meilleur service que vous puissiez rendre à vos frères dans la douleur n’est que d’être vous-mêmes affermi dans votre foi, dans la Lumière et dans la Vérité. Nulle autre attitude, nul autre comportement ne peut mieux aider que cela.

La Lumière, si vous l’acceptez, vous nourrira physiquement, psychologiquement, spirituellement. La Lumière, si vous l’acceptez, irradiera de vous et elle se suffit à elle-même car elle est capable, si vous irradiez au travers de votre être, de conférer la Paix, de conférer l’Amour et de conférer la recherche de l’Unité envers les autres êtres humains qui auront la chance de se trouver en face d’un tel être. Votre périple de l’incarnation prend fin. Ce qui signifie que c’est la fin, tout simplement, de la réalité telle que vous la connaissez. Vous allez retrouver votre héritage divin. Vous allez retrouver vos potentiels divins, en totalité. La séparation d’entre les dimensions (qui était l’une des caractéristiques de ce monde en dualité) n’existera plus, non plus. Certains d’entre vous perçoivent, ressentent et voient les mondes invisibles. Certains d’entre vous pressentent, vivent le contact avec leur Ange. Cela est Vérité. Cela est la voie de l’Unité. Comme cela vous a déjà été dit par les énergies Archangéliques, les signes sont nombreux et ils seront de plus en plus nombreux à l’intérieur de vous et au niveau du ciel. Ne vous préoccupez pas des réactions de la dualité à cette Unité qui vient. La peur nourrit l’ombre. La Lumière nourrit la Lumière. Vous êtes enfants de Lumière. Vous êtes sur le point de vivre l’expérience la plus divine que puisse vivre une âme en ses différents chemins. Bien-aimés enfants, vous avez marché, emprunté de nombreux corps, vous avez participé, chacun à sa manière, à l’évolution de ces mondes, de ce système solaire. Rappelez-vous les paroles du Christ : « vous êtes sur ce monde mais vous n’êtes pas de ce monde ». Là, se trouve une clé capitale au lâcher prise, à la maîtrise et à l’abandon à la Lumière. Vous devez, plus que jamais, au fur et à mesure que les manifestations élémentaires voulues et déclenchées par l’Archange Mikaël et par votre soleil seront assourdissantes, au fur et à mesure que cet assourdissement, ce vacarme tel que je l’ai nommé grandira, au fur et à mesure, vous devrez rentrer en votre espace intérieur, en votre Unité, en votre Divinité.

Lire la suite sur le site d’origine 

Publié dans Beaux textes, Chemin spirituel, PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS | Pas de Commentaires »

La civilisation énergétique

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

images (10)

Tout le monde parle d’énergie. Il faut en déduire que nous n’en avons plus beaucoup. Plutôt que de s’interroger sur la cause de cette pénurie, on veut nous vendre des succédanés sous l’étiquette « thérapies » et « remise en forme ». Jadis, les milieux naturistes ne juraient que par les régimes alimentaires mais, aujourd’hui, il suffit de tendre la main et l’on vous promet une rémission immédiate. La maladie a été déclarée ennemi public numéro un. C’est devenu une obsession… maladive, tellement les gens vendraient leur âme pour aller mieux. 

La recherche de la santé disparue est le signe d’une pénurie d’énergie vitale et d’une dégradation du système immunitaire par surcharge de pollution électromagnétique et chimique. Notre état découle surtout de notre confusion émotionnelle et mentale. D’un point de vue plus profond, nous sommes déconnectés de la source universelle depuis si longtemps qu’aucune amélioration n’est possible si nous n’entreprenons pas une démarche pour nous relier à nouveau à l’énergie fondamentale. Il faut se remettre en question, et quiconque prétend entreprendre un cheminement spirituel doit savoir assumer les conséquences de ses actes sans chercher à leur échapper. 

La maladie et plus généralement la souffrance sont inhérentes à l’existence terrestre. Celui qui nie cette vérité va rechercher des solutions bancales à tous ses problèmes avant qu’il ne découvre un jour l’art du lâcher prise. Alors, sans prétendre parvenir à la santé parfaite, il découvrira un état de conscience qui amène de lui-même une immunité thérapeutique. 

Tant que le karma accumulé depuis des temps lointains n’est pas liquidé, ou transmuté en bonté et sagesse, la charge négative des actes passés imprimés dans l’être détermine l’existence. En l’absence d’une prise de conscience de notre responsabilité dans ce processus, les soulagements apportés par les systèmes de guérison compliquent plutôt la situation. C’est ce que tout thérapeute sincère devrait dire à ses patients s’il voulait véritablement les aider. Or, les gens exigent des recettes faciles et ne veulent pas changer en profondeur. 

Dans une civilisation dénuée de sagesse, il faut que nous parvenions à une crise pour que de nouvelles possibilités apparaissent. Il est important de comprendre que la vieille civilisation s’achemine inexorablement vers sa destruction. Tout sera rasé et il faudra reconstruire sur de nouvelles bases, sinon l’enfer risque de se refermer pour de longs siècles, avec pour échéance finale une crise et une destruction encore plus violente. Toutes les forces rétrogrades sont à l’œuvre pour maintenir en place l’édifice vermoulu grâce à des leurres technologiques et des systèmes de contrôle de l’humanité. De plus, certaines hiérarchies spirituelles qui orientent l’histoire de l’humanité dans un sens qui leur est favorable, résistent au grand changement et, par conservatisme, ces entités se sont alliées avec les puissances obscures pour établir un ordre mondial centralisé par lequel elles conserveraient un contrôle étroit sur l’humanité. 

Ces puissances ne sont « blanches » que par opposition aux « forces noires » mais procèdent du même instinct d’auto-conservation. Elles avaient pris en charge certaines civilisations du passé, mais elles ne peuvent plus assumer le grand bouleversement qui vient et, au lieu de se retirer, ces forces rétrogrades tentent de maintenir un ordre révolu. 
Certaines personnes sont ébahies lorsqu’on leur apprend que des puissances spirituelles peuvent être égarées au point de refuser un changement de cycle. Mais, si l’on analyse cette question avec un sens politique, on comprend pourquoi ces hiérarchies spirituelles sont aux abois. Dans le nouveau cycle, elles sont également contraintes de muter, ce qui leur est aussi pénible que pour l’humanité ordinaire. Alors, elles s’organisent pour appliquer un plan de survie. 

Des rayonnements très puissants venus de dimensions supérieures opèrent actuellement une rectification et un renouvellement du plan terrestre. Toute résistance est donc condamnée à l’échec. L’ancien ordre des choses est remué de fond en comble. La loi universelle veut empêcher l’humanité de se recroqueviller, en l’aidant à desserrer l’étreinte qui l’attache à une situation terrestre dépassée. Les humains qui entrent dans le courant seront libérés de leurs chaînes mais les autres vont descendre de niveau. 

De nombreuses personnes ont accepté l’idée d’un changement grâce à la prise de conscience de la souffrance qui règne ici-bas. Le cœur rempli de compassion, elles supplient le « ciel » d’accélérer les processus de renouvellement. D’autres supplient Dieu de retarder ou d’empêcher le jugement, démontrant ainsi qu’elles s’opposent aux lois universelles et quelles n’ont pas confiance en Dieu. À quoi ressemblera la civilisation qui va remplacer le vieux monde ? Ce sera assurément une vie complètement différente. Pour l’imaginer, il faut oublier tout ce que nous avons connu en matière d’organisation sociale. La vie communautaire sera fondée sur l’utilisation de l’énergie cosmique. Aujourd’hui, c’est de la science-fiction car notre existence dépend de systèmes qui bloquent l’énergie libre tant au plan individuel que technologique. Notre société ne peut pas capter et diffuser l’énergie libre. 

Depuis de nombreux siècles, la civilisation n’est qu’un bricolage qui nous permet de survivre tant bien que mal en étant déconnectés de l’énergie cosmique. Les idéologies, la théologie et la science sont des rafistolages qui donnent l’impression d’un ordre cohérent mais ils découlent d’une erreur fondamentale. Les humains s’acharnent à vouloir perpétuer ce système, comme s’il était le produit d’une évolution normale, alors qu’il engendre toujours plus de décadence et de misère morale et matérielle. C’est le progrès que l’on n’arrête pas… 

Les pontifes se gaussent en parlant de « La » science ou de « La » médecine, mais ces disciplines sont aussi grossières que les explications théologiques sur l’origine de la vie. Par contraste, les génies dont la société est si fière, les grands esprits qui reposent dans les mausolées ne font que mettre en lumière la médiocrité générale. 

Une civilisation digne de ce nom ne produit pas des génies isolés mais permet à chacun de découvrir sa véritable individualité. Les apports, au demeurant remarquables de ces grands esprits, ont permis au système mensonger de survivre en cristallisant la civilisation dans le matérialisme, à l’exception de l’effort de grands artistes en vue de faire descendre un peu de lumière dans cet enfer. Trop souvent, l’œuvre de ces génies a donné au système des forces pour se perpétuer. Combien d’artistes et de penseurs n’ont-ils pas été niés ou persécutés avant de devenir les phares du système ? 

Il n’y a aucun souci à se faire, après une période de grande tension, les puissances attachées à leurs privilèges tenteront d’imposer l’empire mondial totalitaire, ou bien elles appliqueront la politique de la terre brûlée si elles doivent plier bagages. Comme nous ne pouvons pas nous y opposer, il suffit d’attendre que la crise arrive à son terme. Le plus vite sera le mieux. 

Soyons rassurés sur l’issue des événements, sans nous risquer à avancer des dates, ce qui serait une manière perverse de contrarier le destin en le plombant avec des pseudo prophéties. Il y a des échéances, mais « nul ne connaît le jour et l’heure ». Le grand chambardement pourrait s’étaler sur de longues périodes, et il est hors de question d’espérer un « âge d’or », ou une forme de Renaissance historique. Cela signifierait simplement que les autorités mondiales veulent gagner du temps. Il sera impossible aux masses en détresse de résister à la tentation appelée « Antéchrist », et les foules acclameront le premier sauveur qui leur promettra la « sécurité et la paix ». C’est pourquoi, on dit que cette période est celle d’un « jugement », un test à l’échelle mondiale pour sélectionner les âmes qui aspirent à la vérité et qui ne sont pas prêtes à la sacrifier pour un peu de confort. 

Parallèlement à l’écroulement de l’ancien système qui résistera avec l’énergie du désespoir, on assistera à l’émergence de foyers de civilisations isolées, sans centralisation ni organisation apparente. Nous sommes les germes de ces sociétés du futur qui formeront de nouvelles nations libres. Ne projetons pas nos vieux critères car les modèles idéalistes ont été pensés dans le cadre ancien, en réaction au vieux monde dont ils sont le produit. 

Depuis les années soixante du XXe siècle, les expériences alternatives se sont englouties dans ce paradoxe : on a voulu faire du neuf avec du vieux. Les possibilités nouvelles ont été noyées dans les anciens cadres idéologiques qu’ils soient matérialistes ou spiritualistes. Aujourd’hui, le contrat est clair : il n’y a rien à garder. On ne risque pas de perdre quelque chose de précieux car ce qui est vrai est inattaquable. En rejetant l’erreur, on n’a pas à craindre de nuire à la vérité. Ceux qui ressentent le frémissement d’une nouvelle conscience n’éprouveront aucune crainte en tournant le dos à l’enfer matérialiste, sachant qu’ils sont appelés à bâtir un monde nouveau. Mais, répétons-le, il faudra d’abord se débarrasser d’un fantasme tenace : celui d’une civilisation planétaire unifiée et centralisée. 

Pourquoi l’universel se refléterait-il dans la standardisation ? 
Bien au contraire, l’universel recherche la plus grande diversité pour épanouir ses possibilités infinies ainsi que le démontre la surabondance des formes de vie dans les règnes naturels. L’idéologie de type internationaliste est une grossière tentative pour masquer notre impuissance à faire vivre en harmonie des sociétés diversifiées. Cela dénote en outre notre violence et notre volonté de tout réduire à notre image. Nous voulons une civilisation diversifiée, la seule qui permette à des communautés libres d’exister et d’expérimenter des modes de vie différents. Que ceux qui veulent vivre dans une termitière en fassent l’expérience dans un cadre limité si tel est leur idéal, mais qu’on les empêche d’étendre leur administration totalitaire aux quatre horizons. Or, aujourd’hui les partisans de la termitière veulent tout le territoire planétaire. 

La nouvelle civilisation ne sera ni collectiviste ni « libérale ». Elle sera à l’image des nouvelles possibilités énergétiques qui vont apparaître. Elle permettra à de nombreux groupes humains de s’épanouir dans des systèmes sociaux fort différents mais qui auront tous comme dénominateur commun la conscience du lien entre l’homme et l’univers. Il faudra abandonner totalement l’idée de constituer un empire mondial homogène et centralisateur, qui serait inévitablement tyrannique envers les minorités. L’énergie universelle se manifeste sur de nombreuses fréquences, et une civilisation nouvelle devrait permettre à des groupes énergétiques de se connecter sur la fréquence de leur choix. 

Pour ceux qui sont contaminés par le rêve collectiviste ou la « conscience planétaire », l’idée d’une atomisation de la société humaine peut paraître inquiétante. Ils sont attachés à une image conformiste du monde. Lorsqu’on a été gavé par la propagande internationaliste, aucune autre alternative n’est imaginable. 

Beaucoup verront dans l’idée d’une constellation de communautés indépendantes un retour à l’anarchie et à la barbarie. Ils ne peuvent concevoir une civilisation centrée autour de l’énergie universelle où l’intervention politique ou administrative serait inutile. Ils ne peuvent imaginer un réseau planétaire de nouvelles « tribus », et ce mot pourrait même déclencher une réaction de panique tant il est connoté avec le primitif. Nous éviterons donc de parler de tribu, mais plutôt de communauté. 

Pour initialiser une société fondée sur l’usage individuel et collectif de nouvelles énergies, il faut être d’abord branché sur une source énergétique. Nous ne voulons pas théoriser à la manière des utopistes qui ont toujours mis la charrue avant les bœufs, et se sont retrouvés fort dépourvus au moment de passer à l’acte. Un changement de société doit être précédé d’un changement de conscience. La civilisation nouvelle dépend donc de notre état de conscience. C’est pourquoi, notre effort préliminaire doit se concentrer sur les moyens pratiques qui permettent de se connecter à la source de l’énergie libre. Nous verrons plus tard s’il est besoin d’imaginer une technologie. C’est notre orientation de conscience qui fournira le circuit de distribution de l’énergie. 

Oublions les appareils de Tesla confisqués par la CIA. Le seul appareil à énergie libre qui compte, c’est nous-même. La purification de la planète a commencé sur des plans invisibles sous l’effet des ondes cosmiques qui véhiculent de nouvelles informations. Il faut s’harmoniser avec ces forces de régénération ou bien elles accompliront leur travail malgré nous. Une mauvaise assimilation est cause de cancers et d’autres maladies. Les anciennes habitudes seront attaquées avec, pour résultat, une intensification des tensions nerveuses, et peut-être aussi un durcissement de nos traits de caractère les plus déplaisants. Individuellement ou collectivement, c’est un temps d’épreuves, et c’est pourquoi la psychose de la sécurité est aussi forte. 

Durant cette phase de test, un groupe de pionniers émergent sur toute la surface de la Terre. Ils ne peuvent exprimer clairement ce qui les attend, mais ils savent qu’ils ne veulent plus du vieux monde. Les pionniers de l’ère nouvelle devront affronter un nouveau travail. Il s’agit d’une activité modeste et sans éclat. Ce travail de préparation s’opère dans l’intimité de la conscience. C’est aussi peu spectaculaire que de planter des graines. Pas de vision grandiose ni de découverte prodigieuse, mais simplement une remise en ordre des composantes de notre individualité. 

Ce ne sont pas les anges ni les machines non-polluantes qui nous délivreront, mais seulement notre effort de transformation intérieure. Cette transformation concerne tout notre potentiel : mental, physique, émotionnel et vital. Il faut travailler sur soi-même à travers les épreuves et les résistances qui nous sont offertes comme des occasions d’élévation. Il n’y a pas de chemin en dehors de l’épreuve acceptée et dépassée. La société nouvelle aura une double fonction : organiser l’existence physique pour tous les membres de la communauté et offrir à ceux qui le désirent un cadre pour s’élever spirituellement. 

Ces deux cercles ont fondé les sociétés traditionnelles qui, au temps de leur apogée, furent des marchepieds vers le Ciel. Depuis le début de l’âge noir, il y a plusieurs millénaires, la civilisation est globalement incapable de satisfaire harmonieusement les besoins du corps et ceux de l’esprit, à cause de la double trahison des clercs et des élites gouvernantes. L’ancienne caste des guerriers s’est transformée progressivement en gangs de politiciens retors. Quant aux prêtres, ayant perdu les clés de l’initiation, ils ont sombré dans la magie formelle avant d’être réduits à n’être que des marchands de rites désacralisés. Entre ces deux castes décadentes,  la noblesse et le clergé,  le peuple désorienté a été embrigadé par des sociétés secrètes révolutionnaires et, finalement, tout le monde s’est retrouvé dans la confusion. 

Ces vicissitudes sociales sont inhérentes à la descente de l’humanité dans l’âge noir mais la raison originelle de la décadence des civilisations réside dans la rupture de l’humanité avec la source centrale de l’univers. Nous ne croyons pas que les conditions planétaires s’amélioreront comme par enchantement, mais à travers les chutes successives que nous subissons, il apparaît des opportunités de redressement. 

Positivement parlant, en quoi consistera le travail des pionniers qui ont conscience des possibilités offertes par les nouveaux rayonnements qui balaient le champ terrestre ? Sur la base de leur intuition d’une nouvelle ère, qui n’est pas le « nouvel âge », et grâce à leur rejet de l’ordre ancien, ils se regrouperont naturellement par affinité, en petites unités. 

Ces unités de conscience et de vie formeront des lentilles où une nouvelle énergie – que nous nommons « énergie libre » – pourra s’emmagasiner et s’enflammer pour de multiples usages. Ces communautés n’ont pas besoin de s’appuyer sur des doctrines ou des croyances communes, car elles partagent déjà l’essentiel : la conscience et la foi en l’Univers. 

extrait de l’article paru sur C.R.O.M : Petit Manifeste pour une Action Spirituelle http://www.crom.be/fr/documents/nouvelle-civilisation

Publié dans Humeur, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

Publié dans Nouvelle conscience, Nouvelle TERRE, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

De l’énergie mentale à l’énergie spirituelle

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2013

images (5)

 

Question : Renoncer à la résistance, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je ne réussis pas encore clairement à voir comment laisser aller. Si c’est par le lâcher-prise comme vous le dites, la question reste entière : « Comment ? » 

Eckhart Tolle :

– EXERCICE –

 Commencez par reconnaître qu’il y a résistance. Soyez présent lorsque cela arrive. Observez la façon dont votre mental la crée, comment il étiquette la situation, vous-même ou les autres. Attardez-vous au mental qui entre en jeu. Sentez l’énergie de l’émotion. En vous faisant le témoin de cette résistance, vous verrez qu’elle ne sert à rien. En concentrant toute votre attention sur le présent, la résistance inconsciente est conscientisée et c’en est fait d’elle. 

Il vous est impossible d’être conscient et malheureux, conscient et dans la négativité. Peu importe leur forme, la négativité, le tourment et la souffrance veulent dire résistance, et la résistance est toujours inconsciente. 

Question : Je peux certainement être conscient de mes émotions tourmentées. 

Eckhart Tolle : Choisiriez-vous vraiment le tourment ? Si vous ne le choisissez pas, alors comment se produit-il ? Quelle est sa raison d’être ? Qui le maintient en vie ? 

Vous dites être conscient de vos émotions tourmentées, mais la vérité, c’est que vous êtes identifié à elles et que vous entretenez ce processus par la pensée compulsive. Et tout cela est inconscient. Si vous étiez conscient, c’est-à-dire totalement présent à l’instant, toute négativité disparaîtrait presque instantanément. Celle-ci ne pourrait pas survivre en votre présence. Elle ne peut y arriver qu’en votre absence. 

Même le corps de souffrance ne peut survivre longtemps en votre présence. Vous maintenez donc votre tourment en vie par le temps. C’est son oxygène. Remplacez le facteur temps par la conscience intense du moment présent, et le temps meurt. Mais voulez-vous vraiment qu’il meure ? En avez-vous vraiment eu assez ? Qui voudrait s’en passer ? 

À moins de mettre en pratique le lâcher-prise, la dimension spirituelle est quelque chose qu’on lit dans les manuels, dont on parle, qui nous enthousiasme, sur lequel on écrit des livres, on réfléchit, auquel on croit ou non, selon le cas. Cela ne fait aucune différence.

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

 

Du moins, pas avant que le lâcher-prise devienne une réalité concrète dans votre vie. Quand c’est le cas, l’énergie qui émane de vous et mène votre vie a une fréquence vibratoire beaucoup plus élevée que l’énergie mentale qui contrôle encore notre monde, c’est-à-dire l’énergie à l’origine des structures sociales, politiques et économiques de notre civilisation. Cette énergie mentale est aussi celle qui se perpétue en permanence par l’intermédiaire des médias et de l’éducation. C’est ainsi que l’énergie spirituelle advient dans ce monde.
Cette énergie n’occasionne aucune souffrance pour vous, les autres humains, ou n’importe quelle autre forme de vie planétaire.
 

À l’inverse de l’énergie mentale, elle ne pollue pas la Terre et n’est pas assujettie à la loi des contraires selon laquelle rien ne peut exister sans son contraire, qu’il ne peut y avoir de bien sans le mal. Ceux qui fonctionnent avec l’énergie mentale, c’est-à-dire la grande majorité de la population terrestre, restent inconscients du fait que l’énergie spirituelle existe. Celle-ci appartient à un ordre différent de réalité et créera un monde différent quand un nombre suffisant d’humains connaîtront le lâcher-prise et seront ainsi totalement libérés de la négativité. Si la planète Terre doit survivre, telle sera l’énergie de ceux qui l’habiteront. 

C’est à cette énergie que Jésus faisait référence quand il fit sa célèbre et prophétique déclaration du Sermon sur la montagne : « Bénis soient les faibles, car la Terre leur appartiendra. » 

Cette énergie est une intense mais silencieuse présence qui dissipe les structures inconscientes du mental. Peut-être resteront-elles actives pendant un certain temps, mais elles ne mèneront certainement plus votre vie. Les circonstances extérieures auxquelles vous résistiez tendront à se modifier ou à se dissiper rapidement grâce au lâcher-prise. Ce dernier a la puissante capacité de transformer les situations et les gens. Si les circonstances ne changent pas immédiatement, l’acceptation de l’instant présent vous permet de vous élever au-dessus d’elles. D’un côté comme de l’autre, vous êtes libéré. 

Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre dix : La signification du lâcher-prise/De l’énergie mentale à l’énergie spirituelle

 

 

Publié dans APPRENDS-MOI | Pas de Commentaires »

Ce que veut l’ego

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2013

 

 

images (18)L’ego désire plus que tout garder le contrôle parce qu’il est terrifié. Il s’identifie avec des images qui ne proviennent pas de l’âme mais vous sont fournies par le monde extérieur. L’ego est dans une course permanente pour préserver l’image de lui-même, que ce soit celle d’un homme d’affaires prospère, d’une mère de famille dévouée ou d’un bon thérapeute. 

Il veut maintenir cette image pour garder le contrôle sur les pensées que les autres ont à son sujet. Il y a malgré tout des moments où l’ego échoue et perd, ce qui est le cas lorsque vous êtes surmené ou malade ou que votre relation se brise. L’ego considère de telles crises qui vous forcent à lâcher prise et vous abandonner comme des coups mortels. Il associe donc « abandon » avec « crise ». Il vit une alternance continuelle de contrôle et de crise. Souvent, dans les moments de vraie crise, vous êtes invité à regarder le trésor caché à l’intérieur. Il y a toujours un élément positif qui se cache dans la crise, qui vous invite à vous rapprocher de votre cœur. De cette façon, la vie vous amène à vous rapprocher de vous-même, de votre sagesse et de votre connaissance intérieure, même si vous vivez selon les dictats de l’ego. Car il y aura toujours dans votre vie des situations qui vous mettront au défi de vous soumettre tôt ou tard. La vie vous offre toujours des opportunités de choisir l’abandon comme style de vie. Vous connaissez bien cela. Vous connaissez tous ces moments d’abandon après une crise, ces moments précieux de clarté et de présence consciente, où vous réalisez que vous êtes porté par le flux d’un souffle divin invisible. Vous réalisez que ce flux divin de vie veut le meilleur pour vous, et que vous pouvez lui faire confiance, même s’il ne vous apporte pas nécessairement ce que vous attendiez. Ce dont vous rêvez tous c’est de vivre selon cette conscience plus élevée de façon plus permanente; d’incorporer cette manière d’être dans votre vie quotidienne, sans avoir à y être poussé par une crise profonde ou par désespoir. Vous rêvez tous d’adopter l’abandon comme style de vie.

 Vous êtes tous des guerriers usés. Vous avez fait une longue route. Parfois, vous vous sentez très vieux et fatigués, mais il est plus juste de dire que vous êtes fatigués de ce qui est vieux. Vous êtes à la recherche d’une manière d’être sans effort, inspirante, légère et fluide. La clé est de ne pas vous vider de votre énergie dans vos relations, votre travail ou ailleurs, au point de vous effondrer et que la crise vous force à vous abandonner. Faites un pas en avant, ou plutôt, en arrière, et focalisez-vous sur un style de vie qui est toujours caractérisé par le lâcher-prise, la confiance et l’abandon. S’abandonner signifie: ne pas se battre, ne pas résister, mais au contraire accompagner le flux de la vie, être confiant que la vie vous offrira précisément ce dont vous avez besoin. Que vos besoins sont connus et seront comblés. Acceptez ce qui est dans votre vie en cet instant et soyez-y présent. Je souhaite vous parler de ce mode de vie, car votre aspiration est profonde et sincère. C’est une aspiration spirituelle qui vient de votre âme, le flux divin en vous.

 Message de Jeshua canalisé par © Pamela Kribbe  Site: http://www.jeshua.net/fr/

  

Venez nous rejoindre sur le forum http://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans Etat d'être | Pas de Commentaires »

Créer des liens pour exister

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2013


 

Créer des liens pour exister dans Bonjour d'amitiés telechargement-6L’erreur est douloureuse quand nous faisons de notre histoire familiale notre seule histoire personnelle, sans comprendre les traumatismes qu’elle nous a légués, les enseignements sains qu’elle nous a transmis, et les compétences qu’elle a omis de nous transmettre.

Conséquence: la quiétude interne, qui mériterait d’être construite et étanchéifiée, est ébranlée et le système émotionnel fortement perturbé.

Les heures de travail sont des heures de notre vie. Nous venons de comprendre que nous vivons professionnellement à partir de notre personnalité. Cette personnalité possède des compétences à entretenir et des incompétences à identifier pour les combler.

La souffrance au travail est un symptôme, une plainte. Décrire ce que l’on vit, en identifier les conséquences, trouver des mots pour mieux préciser et classifier tout ce que l’on observe est fondamental pour s’alerter soi-même et alerter les autres, mais peut laisser aussi se développer une passivité observationnelle toxique. Il est certes utile d’avoir des mots pour se plaindre, mais construisons-nous une démarche résolutive en se limitant à cet exercice? Non.

Exemple de définition observationnelle médicale de la souffrance au travail: «La souffrance au travail peut aller du simple malaise (remise en question de son orientation professionnelle) à la mise en danger de sa santé morale (harcèlement). Face à cela, le médecin du travail joue le rôle de médiateur entre l’entreprise et le salarié. Il peut, à la demande du salarié, et si la situation le justifie, établir un arrêt de travail.»

C’est comme dire: «J’ai le pneu avant droit qui s’use sur ma voiture. Il faut que je le change», et oublier d’en décrire la cause: «C’est un défaut de parallélisme». A mes yeux donc, il est préférable de décrire les causes, d’énoncer les faits par des éléments décrivant l’origine des troubles.

Un autre exemple: «Un chef me harcèle, il me dévalorise, je n’en dors plus, je me sens mal à mon poste» devient: «A six reprises sur ces derniers quinze jours, le chef du second service comptable m’a dit «Un escargot déshydraté avancerait plus vite que vous, je n’ai pas choisi de vous avoir comme secrétaire, vous êtes mollasse, quand allez-vous bouger? Faut-il que je vous dé-mollasse?» car il exige que je lui fournisse les tableaux d’amortissement que ma collègue, actuellement en congé maternité, n’avait pas eu le temps d’élaborer. Or, je suis toujours confrontée à la charge de travail de mon service, et je consacre l’intégralité de mon temps restant à la découverte des dossiers de ma collègue. Ces tableaux lui sont nécessaires pour la clôture de l’exercice comptable dans deux mois. J’estime pouvoir les produire dans un délai de deux à trois semaines.

 Ce chef, ne connaissant pas mon sérieux et ma capacité de travail, est probablement inquiet, il pense qu’en les exigeant il les obtiendra plus vite.

Il se sentira alors en sécurité.»Mais aujourd’hui la communication qu’il mène avec moi comporte de sa part des exigences irréalistes et improductives. A notre prochain entretien, je pourrai lui témoigner deux choses: d’une part ma compréhension de sa nécessité et de sa crainte, et d’autre part mon besoin de sérénité et de confiance pour être performante.

Accueillir et nommer avec bienveillance sa vulnérabilité me permettront de créer du lien entre nous ce qui favorisera de sa part l’écoute de mes besoins. Nous pourrons alors développer une stratégie commune.»

Commentaire: Évidemment, c’est très idyllique comme propos, mais pas irréaliste ni irréalisable. Professionnellement, on serait en droit d’attendre cela du manager plus que de l’employée. Idéalement, des deux. Certains chefs d’entreprise ont réalisé ce challenge. Ils ont ouvert leur conscience et ont compris que l’homme n’est pas une ressource mais une finalité. Des formations de Communication Non-Violente ont été suivies par le personnel et la hiérarchie, aboutissant à un épanouissement de tous.

Identifier l’agression…La souffrance au travail est une réalité, mais toute souffrance provient d’une agression. Je raisonnerai dès lors à partir de cette nouvelle vision: l’agression au travail. Selon ma classification personnelle, l’agression au travail provient de trois domaines qui peuvent se cumuler et interagir entre eux par la voie de leurs conséquences: domaine physique, domaine physiologique, domaine psychologique.

J’entends par causes physiques d’agression: les charges matérielles manipulées (le poids), la sédentarité, l’ergonomie défaillante, la cadence de travail excessive, les objets contondants, l’exposition au froid, à la chaleur, à l’humidité, à la sécheresse, au vent, aux radiations, aux rayonnements lumineux, au bruit, aux allergènes, aux bactéries, aux virus, aux parasites, aux champignons, aux toxiques. Tous ces éléments agissent sur notre corps, directement, d’autant plus qu’il est inadapté à ces fonctions professionnelles (constitution insuffisante ou corps mal entretenu). J’entends par causes physiologiques d’agression: les amplitudes horaires (longues), les décalages horaires (travail constant de nuit), les variations d’horaires (les trois huit), les rythmes alimentaires bouleversés (sources d’hypoglycémies avec leur cortège secondaire de troubles d’humeur ou de concentration et de troubles physiques), les erreurs alimentaires (excès et insuffisances), les carences en micronutriments, le manque de sommeil, l’excès de repos, le manque de luminosité, le tabac, l’alcool, les autres drogues ou dépendances.

J’entends par causes psychologiques d’agression: le manque de sens ou d’utilité du travail, les harcèlements moraux ou sexuels, le manque de valorisation, le manque de reconnaissance verbale ou pécuniaire, le manque de communication de qualité, le manque de capacité à gérer sa motivation ou ses émotions ou son estime personnelle, le manque de capacité à communiquer de manière constructive.

Pour en traiter les conséquences. Ces diverses causes s’entremêlent. Un manque de sommeil peut créer une compensation alimentaire sucrée qui provoque dans les deux heures une hypoglycémie réactionnelle qui ensuite diminue la tolérance au stress et laisse émerger une agressivité, orientant vers de mauvais choix alimentaires et perturbant le sommeil. La boucle est bouclée. Et la qualité de ce que j’offre au travail est faussée. Donc, on peut soi-même se mettre en mauvaise condition physique, physiologique ou psychologique pour travailler.

Nos collègues ou supérieurs peuvent faire les mêmes erreurs. L’effet miroir fonctionne alors en amplificateur. Quel que soit le point de départ, moi ou le/les autres, les réactions maladroites se succèdent. Un cumul d’incompétences crée rarement la vertu, plus facilement la médiocrité. Petit mode d’emploi de la vie. Pour Christophe Dejours «Les stratégies collectives de défense contribuent de façon décisive à la cohésion du collectif de travail, car travailler n’est pas seulement avoir une activité c’est aussi vivre: vivre le rapport à la contrainte, vivre ensemble, affronter la résistance au réel, construire ensemble le sens du travail, de la situation et de la souffrance».

L’origine de tout cela est encore antérieure: c’est le manque d’éducation à vivre. Le système d’éducation nationale est défaillant actuellement. Les familles le sont parfois aussi. Les médias le sont pleinement. A mes yeux, l’éducation d’un être humain (d’un enfant par des adultes, d’un adulte par d’autres adultes ou par lui-même) se définit ainsi : Eduquer un être humain, c’est l’aider à:

– devenir autonome dans la gestion de son estime personnelle,

– percevoir sa zone de quiétude émotionnelle intérieure inébranlable (la sérénité spirituelle),

– comprendre comment communiquer avec les autres de manière constructive et bienveillante (à partir de cette zone de quiétude),

– connaître ses besoins nutritionnels et corporels et en même temps, l’aider à:

– acquérir les capacités d’exploiter son environnement à son profit sans que cela ne se fasse au détriment d’autrui ou de la Nature.

L’éducation nationale enseigne et n’éduque pas. Elle enseigne des matières souvent stériles et provenant d’une perception archaïque de l’existence humaine à travers notre historique, sans laisser de place à un futur. Le passé est le chemin de l’expérience. Nos erreurs nous indiquent d’agir autrement. Cet autrement, à nous de l’imaginer. C’est pour cela que notre origine est notre futur.

Ainsi, voici une liste de compétences contenues dans ce que je considère être «le petit mode d’emploi de la vie»:

Compétences physiques: assouplissements, activité cardio-pulmonaire d’endurance, activité pour développer la tonicité des muscles posturaux et des muscles moteurs, hygiène corporelle, ergonomie fonctionnelle. Compétences physiologiques: suppression des irritants (agents infectieux, allergisants, rayonnements (son, lumière, radiation), équilibre alimentaire (le bon aliment, en bonne quantité, au bon moment et de bonne humeur), entretien du système immunitaire, régularité des horaires de vie, bonne gestion du repos et du sommeil, utilisation de la lumino-thérapie, comblement des carences micro nutritionnelles (Fer, Vitamine D, Iode, Magnésium, Acides Gras Essentiels, Acides Aminés Essentiels, …).

Compétences psychologiques: connaissance et pratique de la gestion de la motivation, des émotions et de l’estime personnelle, compréhension de l’origine des blocages dans l’enfance et connaissance des étapes pour s’en libérer, connaissance et pratique de la communication autour des sentiments et des besoins (avec les autres, en couple et avec soi -même), connaissance et pratique des cinq langages de l’amour, perception de la sérénité par la libération du conditionnement négatif des acteurs médiatiques.

Il est évidemment nécessaire d’associer à ces compétences personnelles des compétences techniques professionnelles spécifiques. Ainsi, on pourra exercer son métier en pleine conscience, en tant qu’individu fonctionnel en rapport avec des individus eux aussi fonctionnels, en communion autour d’une activité productive, créatrice pour le genre humain.

Je suis ce que je pense

En résumé, le travail étant en fait inclus dans notre vie, nous y projetons nos maladresses qui deviennent des agressions envers nous-mêmes ou envers les autres, et nous recevons des agressions par les maladresses des autres. Nous souffrons de nos incompétences à vivre sur le plan personnel (physiquement, physiologiquement, psychiquement) et nous y subissons les incompétences des autres à vivre leur personnalité, et aussi l’effet miroir de nos incompétences que nous exerçons sur eux.

On ne vit pas ce que l’on fait, on vit la manière dont on le fait. On le fait en fonction de ce que l’on est. Je suis ce que je pense! Penser, dans sa forme de raisonnement philosophique et spirituel, me fait «être». «Etre» a des besoins. Il est fondamental de déterminer ce que l’on veut «avoir» (en restant vigilant au contentement de ce que l’on a déjà et en quoi le nouveau participera à notre bonheur).

Puis de «faire» pour l’obtenir. Donc, en partant de la qualité d’ «être», on peut définir quoi «avoir» et quoi «faire» pour l’obtenir, dans le contentement et la qualité de vie.

Le malheur provient du ressenti de la frustration de possession. On regarde le vide de ce que l’on n’a pas et on fait pour «avoir» en oubliant l’utilité à l’«être». Alors c’est «avoir» qui détermine ce que nous sommes et qui nous fait paraître (=«pas être»). Nos pensées (philosophiques ou spirituelles), devenues inutiles par l’éloignement de nos préoccupations et par l’oubli, nous déshabitent. Ainsi, nous appauvrissons l’esprit et nous souffrons. La souffrance de vie se retrouve alors au travail. Pour aider quelqu’un en souffrance, nul besoin d’écouter l’intégralité de son discours. Son besoin d’expression est chronophage et une vidange totale est improductive. Il peut en ressentir un soulagement réel et cela s’impose souvent en première étape d’écoute. Mais il reste dans son manque d’habileté à se comprendre et à se soulager. En décryptant le récit, on repère les outils dont la personne a besoin pour avancer. Et à la première opportunité, après avoir validé son autorisation, on lui enseigne. J’appelle cela: partir du factuel pour monter au niveau éducatif conceptuel, puis redescendre analyser le factuel grâce au nouvel outil.

Le factuel est mal vécu par manque de connaissance conceptuelle. De suite, le soulagement se produit. Pour finir, j’observe que le pire dans la souffrance, c’est de l’évaluer en terme d’injustice. En psychologie, l’injustice se définit comme un mécanisme mental d’interprétation empêchant le processus de résolution personnel. La justesse des habiletés remplace favorablement l’évaluation prenant forme d’injustice.

Apportons-nous plus de douceur, ne serait-ce que pour montrer l’exemple. Identifions nos manques et mettons en œuvre les compétences personnelles et relationnelles en pleine conscience de nos responsabilités. C’est un chemin de bonheur.

Laurent Delachery – Médecin – La REVUE de l’U.L.V. www.universite-libre-des-valeurs.com

Publié dans Bonjour d'amitiés, Etat d'être, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

123
 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...