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UN TEMPS POUR LE SILENCE

Posté par othoharmonie le 15 avril 2016

 

 

Dieu nous parle. Il nous parle de différentes manières : par Sa parole écrite, la nature, son Esprit Saint, des circonstances, des livres et parfois par des gens autour de nous. Sa parole est vivante et comme les israélites dans le désert, nous devons chercher cette parole et la manger tous les jours pour vivre et pour vivre en bonne santé spirituelle. 

Je me lève tous les matins et je cherche la présence de Dieu (Il est Lui-même le pain de vie). Je l’écoute en sachant qu’Il parle aussi sans mots. Et dans mon expérience il est rare que Dieu crie. La plupart du temps Il nous parle doucement et il nous faut trouver des moments tranquilles et garder silence, choses qui sont de plus en plus rares dans le monde dans lequel nous vivons. Si vous en avez besoin, j’aimerais partager régulièrement avec vous un peu de ce pain, un peu de Lui qui me fait vivre. Quelqu’un a chanté ceci : 

Je suis un mendiant mais je sais où me trouver du pain.
Je suis un mendiant mais je suis bien nourri.

 

L

J’ai décidé de ne pas faire corriger mes fautes de grammaire et d’orthographe (je suis anglophone) parce que je veux que vous sachiez que je ne suis qu’un homme imparfait, ma vie étant un chantier du Seigneur, un vaisseau fragile dont Il en a fait Sa demeure. Pardonnes-moi mes offenses ! 

Le Père, le Fils et le Saint Esprit nous invite à la table qu’ils ont dressés pour nous. Venez manger, venez souvent.

-          Chris A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

UN TEMPS POUR LE SILENCE….

« Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche ; dites seulement des paroles utiles, qui répondent à un besoin et encouragent l’autre, pour faire ainsi du bien à ceux qui vous entendent. » Ephésiens 4 :29

Si nous mettions en pratique la première phrase de ce verset, il y aurait beaucoup plus de silence dans le monde…au moins jusqu’à ce qu’on apprenne à pratiquer le reste du verset.

Aimer ou ne pas aimer quelqu’un commence dans nos pensées ; que pensons- nous d’eux, quelle est notre « méditation » à leur sujet ? Quand la bouche parle, elle parle de l’abondance du cœur et c’est toujours révélateur. 

Parfois il est préférable de garder le silence, d’ « apprivoiser » sa langue, plutôt que de semer les mauvaises graines et la violence que nous avons laissé pousser dans nos pensées. Si nous constatons que dans nos pensées il y a des jugements, de la condamnation, de la haine ou du négatif (autant de graines qui s’enracinent si nous le permettons,) garder le silence est la meilleure des choses à faire par respect pour l’autre. Ce silence peut être perçu par l’autre comme de l’indifférence et le perturber parce que nous avons interrompu un cercle vicieux et négatif. Il est important d’expliquer pourquoi nous décidons de garder le silence ; pour sonder notre cœur et ne plus dire ni écouter des mauvaises paroles qui blessent.

 
Le silence, même pendant une période douloureusement longue, n’est pas toujours une mauvaise chose, même si dans notre culture occidentale nous n’avons pas cette habitude et ça nous rend mal à l’aise. « Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche… »Souvent nous parlons pour des raisons personnelles et égoïstes, pour « exorciser » le poison intérieur et nous décharger d’un poids, sans prendre garde à l’autre. Mais ce verset nous dit que nos paroles doivent répondre aux besoins de l’autre personne et non pas soulager notre égo. Quand j’étais enfant, on m’a appris tout simplement que « mauvaise parole » voulait dire gros-mots ! Souvent les gros-mots ne sont pas aussi blessants que nos jugements injustes, nos accusations et nos conclusions fausses ou à moitié vraies. En fait le mot grec employé dans ce verset veut dire « pourri, putréfié, corrompu, inutile, usé, sans valeur ».

Mais vous allez me dire : « Le mal que je vois dans mon frère/ma sœur n’est pas le fruit de mon imagination, je le vois vivre depuis des années, c’est évident pour moi et pour les autres, je suis objectif. » En êtes-vous sûr ? Etre objectif signifie voir l’autre comme Dieu le voit. L’homme regarde l’extérieur mais Dieu regarde le cœur. L’objectivité humaine n’est pas l’objectivité divine. Nous voyons la vie et les personnes du point du vue du temps et nous ne voyons pas tout. Dieu lui voit tout et Il le voit du point de vue de l’éternel présent. 

Qu’est-ce que ça veut dire? La Bible nous dit: « Si quelqu’un est en Christ il est (déjà) une nouvelle créature. » Voici comment Dieu te voit et comment Il voit l’autre. Et par ses paroles et son Esprit Il appelle à l’existence, non pas le « faux moi » qui est arrogant, égoïste et sur la défensive, mais le « vrai moi » déjà créé à son image et déjà existant, aussi dormant ou caché qu’il puisse être aux yeux humains. Savons-nous quand il faut parler et quand il faut se taire ? Sommes-nous capables de scruter nos propres cœurs suffisamment longtemps et profondément pour discerner nos motifs cachés et savoir si nous parlons par amour ou par intérêt personnel habilement déguisé ?

Permettez-moi d’aller plus loin. Par « mauvaises paroles » on peut aussi comprendre, verbaliser la vérité « objective » quand le moment n’est pas propice pour l’autre personne ou quand le motif n’est pas sain. Parfois il ne faut rien dire même si on pense que c’est bien et vrai, parce-que le maître potier est déjà à l’œuvre. Bien souvent on veut donner un coup de main pour que le travail se fasse plus vite, car on ne veut plus souffrir. Alors Dieu nous dit : « Laisse-moi agir, laisse cette personne entre mes mains. » Le temps de Dieu est toujours propice et souvent il n’a pas besoin de nous. 

corps-de-cristal

Quelqu’un qui prie régulièrement pour moi et qui savait que je passais par des moments très sombres m’a écrit il y a quelques semaines pour me dire : « Cher Chris, combien de fois mes doigts touchaient le clavier pour t’écrire et Dieu m’a dit non. Il fallait que Dieu seul s’occupe de toi. » Ceci est très difficile pour l’être humain. Que faire? Il nous faut apprendre la patience, veiller sur nos propres cœurs et prier. Pendant combien de temps ? Le temps qu’il faudra…tant que Dieu dira: « Laisse-moi faire. »

Imaginons un enfant qui regarde le potier à l’œuvre pour former un vase sur le tour. Nous sommes souvent comme l’enfant qui ne veut pas se contenter d’observer mais qui veut donner un coup de main. Dans notre imagination infantile nous nous disons : « Je peux le faire. » Le problème c’est que si nous n’avons pas appris le processus délicat de créer des choses belles dans d’autres personnes, nous risquons de mettre nos mains charnelles sur le vase et le déformer. Et combien de fois faisons-nous cela! Et puis le potier doit tout recommencer encore…et encore…et encore. Si nous sommes capables d’attendre pendant que Dieu travaille, le temps laissera monter à la surface nos propres défauts. Les défauts de l’autre peuvent nous aider à constater les nôtres. Ne soyons pas pressés de demander à Dieu de changer l’autre si nous n’avons pas encore compris ce qu’Il veut changer en nous.

Quelqu’un a dit : « J’ai entendu beaucoup de bons conseils mais pas beaucoup de bonnes nouvelles. » On a tous besoin de bons conseils mais la plupart du temps, avant tout, on a besoin de bonnes nouvelles, par exemple : Une accolade, un sourire, un pardon sincère, l’acceptation inconditionnelle ou des paroles comme « Dieu est à l’œuvre en moi aussi, sois patient. Dieu t’aime, il ne t’abandonnera jamais. Je t’aime aussi, je ne t’abandonnerai jamais.” Point.

Nos paroles ont une puissance terrible, presque créatrices de bon ou de mauvais. Ce qu’on dit devient réalité. Par sa Parole Dieu a fait exister ce qui n’existait. Et nos paroles ont ce même pouvoir d’engendrer le bien ou le mal. Les choses qu’on met en évidence dans l’autre s’enracinent plus profondément quand nous les verbalisons. Ces choses ne font pas partie de son identité véritable. Que veut-on voir s’amplifier dans l’autre ? Le « faux moi » qu’on déteste, ou le « vrai moi » créé à l’image de Dieu ; la nouvelle création ? Comment un enfant devient-il adulte ? En jouant, en faisant semblant d’être déjà adulte. Lorsqu’un petit garçon porte le chapeau de son père ou quand une petite fille porte les chaussures de sa maman, dans leur monde de fantaisie, ils arrivent à croire qu’ils sont déjà grands, surtout si on leur dit : « Mais qu’est-ce que tu es grand! » C’est comme ça que Dieu nous fait grandir en nous donnant « son grand chapeau et ses grandes chaussures », et oui, même en nous laissant nous mêler des chefs-d’œuvre qu’il sculpte de toi et de moi !!!

Ce genre d’autocritique, de prise de conscience et de maîtrise de soi que je viens de décrire semble impossible, aussi impossible que mettre fin à toute la violence dans le monde et toutes les guerres. J’échoue tous les jours alors que je vois d’autres échouer aussi. C’est douloureux. Les solutions de Dieu sont radicales mais seulement des solutions radicales peuvent générer des changements radicaux. Peut-être que vous me direz : « Attends-tu qu’on essaie d’être comme Dieu ? » Alors, est-ce que ce n’est pas ça le but ? « Si nous visons les étoiles aujourd’hui peut-être nous atteindrons la lune demain. » Je devrais plutôt dire : En regardant avec les yeux de l’éternel présent, nous y sommes déjà.

Pour revenir au point de départ, nos pensées verbalisées ont un pouvoir terrible. Notre silence aussi…
Chris

-          A découvrir sur le site : http://www.exogroupe.com/Pages/index.php

 

 

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Comprendre les aspects de notre forme de vie

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2015

 

177 CORPS PHYSIQUE : Le corps physique solide est l’aspect inférieur de notre forme de vie. En ses divisions, nous percevons un reflet des niveaux intérieurs de la conscience. Dans certains textes, il est appelé « Temple du corps », et nous pouvons effectivement constater qu’à l’instar d’un temple, il possède trois divisions. Premièrement, la cavité abdominale, la cour extérieure du temple, qui contient les organes d’assimilation et de procréation et reflète les fonctions du monde le plus élémentaire. Au dessus, réside la grande frontière du diaphragme, voile symbolique entre les niveaux inférieurs et supérieures de la conscience ; La cavité pulmonaire représente la cour intérieure du temple, contenant le coeur et les poumons dont la fonction consiste à faire circuler la force de vie. Alors que la cavité abdominale symbolise le corps, la cavité pulmonaire désigne l’âme. Sur le pont étroit du cou, réside la tête, ou le saint des saints, la demeure de l’esprit. Ici nous trouvons les organes de la perception spirituelle, les glandes pinéale et pituitaire ; ainsi sommes-nous, comme l’affirme certains, le temple du Dieu vivant. Chaque organe et chaque fonction constituent un symbole ou une métaphore de vérités spirituelles profondes et complexes. L’oracle de Delphes n’annonçait-il pas : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras Dieu et l’Univers ».

CORPS ETHERIQUE : Entre le corps et l’esprit réside l’âme, et entre le corps physique et son monde et les plus subtils corps mentale t émotionnel et leurs mondes, réside le corps éthérique. Symbole de l’âme et corps de lumière, il est, come l’âme, un corps médian et vitalisant. La Bible l’appelle « le Rameau d’Or » et dans un mouvement continu, il irradie véritablement un flux de lumière dorée dans les ténèbres du royaume physique. Le corps éthérique est la charpente sur laquelle se construit le corps physique ; il transmet les énergies au corps physique qu’il vitalise avec le Prâna. Il y a sept chakras majeurs au sien du corps éthérique ; par le truchement de ceux-ci, le jeu des différentes énergies construit et soutient les glandes endocrines et le système nerveux, et active, galvanise nos systèmes organiques. La rate constitue un autre chakra d’importance majeure dans le corps éthérique. Par l’intermédiaire de ce centre, le corps éthérique reçoit et distribue le Prâna, et cela, en retour, énergétise le corps physique. Les cinq sens oeuvrent par le biais du corps éthérique, ce qui permet à l’individu de fonctionner dans le temps et dans l’espace au niveau physique. Le corps éthérique est en réalité le champ au sien duquel se rencontrent les mondes physique et spirituel. Il donne naissance à ce que l’on appelle communément l’aura de santé, cette bande d’énergie plutôt étroite qui étreint la forme physique.

VIDEO CONFERENCE DE TECKAEL

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CORPS EMOTIONNEL : Le corps émotionnel, comme l’implique un tel terme est cette forme subtile en laquelle prend place le jeu des énergies émotionnelles. Les alchimistes l’appelaient « corps astral » en raison de son aspect étincelant à l’oeil intérieur. Dans ce corps, nous faisons l’expérience des contradictions – bonheur et dépression, calme et colère. Il s’agit de notre ciel – ou enfer – personnel au sien duquel nous menons la bataille, tiraillés entre ce monde et le monde spirituel. Les peurs et les désirs égoïstes, les colères et les irritations excessives mettent le corps astral dans une activité fiévreuse, avec des effets importants sur le corps éthérique, qui produisent une fatigue, voire des lésions organiques dans la forme physique. Le symbole du corps astral est l’eau, et lorsque nous nous montrons capables de clamer le corps astral comme un lac par un jour sans vent, sa surface reflète alors une profonde vérité intérieure et le sens de la paix. Nous disons ici de deux métaphores intéressantes : l’eau pour le corps astral et l’air pour le corps mental. Le corps astral et mental s’influencent réciproquement comme l’eau et le vent, l’un se nourrissant de l’autre. L’histoire biblique de Jésus marchant sur l’eau et réprimandant l’orage n’est rien moins qu’une démonstration de son contrôle sur les aspects mental et astral de sa nature. La Bible regorge de telles métaphores qui malheureusement ont été interprétées trop littéralement. Il est réconfortant, néanmoins d’être assurés que nous pouvons faire de telles choses, et de plus grandes encore. Aujourd’hui, la majorité des humains est centrée sur le corps astral et soumise à toutes les secousses émotionnelles qui en résultent. Les disciplines de la prière et de la méditation visent à vaincre les forces du plan astral et à soustraire le chercheur aux orages qui balaient cette zone de la conscience.

L’aura astrale tend à être de forme ovoïde et se tient à une distance de trente à cinquante centimètre du corps physique. Elle se présente aux yeux du clairvoyant comme un champ multicolore. Si la personne concernée es sujette à un conflit émotionnel, ces couleurs auront un aspect discordant, chaotique, et même trouble. Le corps astral duquel émane cette aura est souvent désigné sous le nom de « double astral ». C’est ici que les expériences de sortie hors du corps se manifestent. Dans les moments de grande tension physique, ou sous anesthésie, et même dans les états de rêve ou au moment de la mort, il arrive qu’une personne apparaisse sous sa forme physique et se tienne devant un ami ou un parent, signifiant ainsi son besoin d’aide, voire sa mort proche. Bien des gens ont fait l’expérience du dédoublement et se sont retrouvés brusquement en train de voir leur propre corps du dessus. Lors de graves interventions médicales, certains patients peuvent répéter mot pour mot ce que disent les médecins et les infirmières et décrire leurs actions en détail. Le retour au corps, souvent brusque, s’accompagne d’un état inconscient.

CORPS MENTAL : Les théosophes divisent l’esprit ou le corps mental en plusieurs niveaux. Premièrement, l’esprit inférieur concret, c’est à dire le principe raisonnant qui applique la logique et le sens commun. C’est le dépositaire du savoir acquis et de la capacité à discriminer. S’il devient trop actif, il met le corps astral dans un état d’agitation. De trop nombreuses pensées négatives dans l’esprit inférieur peuvent polluer le corps astral. Il obéit à des tendances contradictoires, et dans certains textes anciens, il est appelé « l’esclave du réel » ; autrement dit, il traite en grand seigneur les corps éthérique et émotionnel, à tel point que la part de lumière provenant de l’esprit intuitif qui peut y pénétrer se révèle bien faible, sinon inexistantes. Un autre aspect du corps mental et l’esprit abstrait supérieur, le convoyeur des vérités spirituelles et le reflet de l’amour divin. Ici, reposent les facultés intuitives et la capacité de raison pure. L’aura mentale est perçue comme une forme  ovoïde. Aux yeux d’un clairvoyant, l’aura mentale apparaît comme un nuage de particules à grande vitesse. Les processus de la pensée mettent ce champ en activité, et se manifestent sous la forme de modèles appelés formes pensées. Celles-ci circulent au sien de l’ovoïde et s’expriment en une variété de couleurs. Les pensées négatives, la haine, les préjugés, l’égoïsme et l’envie créent des formes qui par leur nature même tendent à s’accumuler  dans la partie inférieure de l’aura et se déploient en couleur ternes et grossières. Au contraire, les pensées élevées se déplacent vers la partie supérieure de l’aura et sont perçues comme des couleurs claires et brillantes, vivantes et rayonnantes. D’une manière assez curieuse et même sans don de clairvoyance, il est possible d’enregistrer ces couleurs et ces modèles dans un sens général. C’est ce que nous faisons inconsciemment la plupart du temps ; A partir de ces signaux, nous nous formons une impression sur les autres gens, et même sur les lieux. Lorsque vous jugez rapidement quelqu’un comme étant « ennuyeux comme un jour de pluie », vous le faites à partir des couleurs de son aura mentale, laquelle s’accord parfaitement à cette description. Les gens ternes et stupides ont des aura ternes et stupides, avec des couleurs troubles et des formes pensés indistinctes circulant autour d’eux. Dans l’aura mentale, le bleu correspond à une haute spiritualité, aux sentiments religieux et à la dévotion envers des idéaux élevés. Le jaune et l’orange clairs désignent les plus hautes formes de l’intellect. Lorsque ces couleurs sont ternes ou mêlées de nuances plus sombres, cela indique que la clarté de pensée et de décision s’est perdue. Clarifier notre processus mental est l’un des premiers pas sur le sentier de la délivrance des activités de notre esprit inférieur. Nous vivons dans l’âge de la domination du cerveau gauche, où les processus rationnels, la logique et l’intellect sont devenus de dieux. Ceux-ci tendent à écraser les fonctions intuitives, holistiques et transcendantes du cerveau droit.

En conclusion : Pour toutes ces fonctions, il se révèle donc indispensable de localiser les chakras, de la base de la colonne vertébrale jusqu’au front. Lorsqu’ils sont bien équilibrés, vous obtenez un type d’individu rayonnant d’énergie. Vivacité féminine ou charisme masculin. Une inactivité, au contraire, engendrera un état dans lequel l’individu réprimera les énergies de sa personnalité, inclinera à l’introversion et échouera à s’exprimer pleinement.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Et POUR REJOINDRE LA VIE DEVANT SOI ….. http://devantsoi.forumgratuit.org/

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LES 3 CATEGORIES D’EXPERIENCES SPIRITUELLES

Posté par othoharmonie le 17 juin 2015

 

Les traditions indiennes nous enseignent l’existence de trois catégories d’expériences spirituelles ou « samadhi » :

Meditation-Anahata

1 – Le Savikalpa samadhi

C’est une expérience mystique au cours de laquelle le dévot contemple, soit ses propres créations mentales, soit celles de  l’inconscient collectif. Dans la mesure de sa ferveur, le dévot tend à provoquer la matérialisation du symbole adoré. Il se peut aussi que la nature mentale de ses préoccupations le mette en contact avec les archétypes de l’inconscient collectif dont l’interférence avec son propre psychisme détermine un afflux puissant d’énergie spirituelle. Il est en effet reconnu que certaines « forme-pensées » collectives ou archétypes sont littéralement nourris depuis des millénaires par les élans dévotionnels des foules. Ils jouent le rôle de véritables accumulateurs de forces psychiques et les personnes évoquant les symboles archétypiques reçoivent fréquemment une décharge psycho-magnétique considérable. La plupart des dévots attribuent l’origine de ces expériences émotionnellement exaltantes à une intervention divine.

2 – Le Nirvikalpa samadhi

Voici l’état de contemplation pure où l’âme s’est dégagée du Nama (les noms) et du Rupa (les formes). Elle plonge éperdument dans les abîmes insondables du « sans-forme ». Dans cette expérience toute dualité se trouve abolie. Les oppositions « sujet-objet », « adorateur et symbole adoré » semblent évanouies pour faire place à la plénitude d’une essence de pure lumière. Dans cet état d’Etre, le mystique est littéralement arraché à la conscience normale du monde matériel et vit intensément au niveau psychique par l’immersion dans l’océan insondable de l’Etre Divin. Tout en accordant plus de valeur à ce mode extatique qu’au précédent, les maîtres indiens nous enseignent que l’expérience  du Nirvikalpa samadhi n’entraîne pas automatique l’état de réalisation ou d’Eveil parfait. La magie des contacts béatifiques qu’elle apporte est tellement prestigieuse qu’il arrive à certains de s’y complaire. Cette complaisance forme l’obstacle le plus subtil et le plus difficile à surmonter. Elle indique la persistance d’un égoïsme supérieur.

3 – La Sahaja samadhi

Il s’agit là de l’état d’Eveil intégral ou simplement de l’Etat Naturel par excellence. Après s’être abreuvé aux sources ultimes des grandes profondeurs le chercheur revient vers « la surface ». Il réalise que l’esprit et la matière sont les faces opposées mais complémentaires d’une seule et même Réalité. D’une part il vit sur le plan matériel selon les données de l’échelle d’observation physique qui nous est familière. Il est pleinement attentif aux circonstances du milieu ambiant avec toutes leurs particularités. Il est toujours présent, d’instant en instant, les yeux grand ouverts. Mais parallèlement à cette vie « de surface » il en est une autre, infiniment plus vaste et profonde, qui sans être séparée de la première en constitue à la fois le support et l’essence intime. L’état de Sahaja samadhi est celui au cours duquel, parallèlement à la vie matérielle « de surface », une autre vie « de profondeur », est expérimentée dans un champ de conscience universelle.

L’Homme Eveillé est pleinement attentif aux circonstances de la matière mais cette dernière intervient à titre second et dérivé devant une essence spirituelle commune. Cet Eveil comporte un caractère extatique en raison de l’Amour qui s’y révèle.

Il est important de signaler que la réalisation de l’état Naturel ou Sahaja samadhi ne nécessite pas obligatoirement le passage par les diverses phases du Savikalpa samadhi et du Nirvikalpa samadhi. La réalisation de l’Etat Naturel a pour condition sine qua non l’élimination de toute confection mentale, de tout symbole, de toute conscience égoïste.

Francesca du Forum « La Vie Devant Soi » sur le blog http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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Ne pas confondre l’ego et confiance en soi

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

 

L’ego est une construction de l’esprit qui nous rend extrêmement vulnérables. Si vous vous débarrassez du sentiment exacerbé de l’importance de soi, et que vous n’êtes pas hypersensible à la critique, à la louange, au gain ou à la perte, vous ne vous sentirez pas menacé à chaque instant et vous serez disponible aux autres. 

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En 900 pages, votre « Plaidoyer » révèle l’extraordinaire somme de recherches menées dans toutes les disciplines sur l’empathie, la coopération, la bienveillance… D’où vient ce boum étonnant ? 
 
La vision pessimiste a commencé à vraiment s’effriter dans les années 1970-1980 avec la neuro-imagerie et l’étude de ce qui se passe dans la « boîte noire » de notre cerveau. En très bref, une personne habituée à cultiver des sentiments altruistes crée en elle des réseaux neuronaux spécifiques, plus denses, plus actifs, connectés à davantage d’aires cérébrales. Il s’avère que ces changements sont bénéfiques aussi bien à la santé mentale que physique. Les recherches montrent en effet que l’altruisme constitue le summum des émotions positives, dont on sait combien les retombées sont profitables. 
Si j’ai eu besoin de consacrer 900 pages à ce sujet, c’est que je tenais à faire état des innombrables objections à la thèse de l’altruisme, de la part de sceptiques qui, devant chaque exemple d’altruisme, disaient : « Oui, mais c’est de l’égoïsme déguisé. » J’ai eu la chance de me lier d’amitié avec la plupart des grands chercheurs dont je cite les travaux, le psychologue Daniel Batson, par exemple, qui n’a pas mené moins de trente-cinq études consécutives, pendant trente ans, à l’université du Kansas, pour invalider un à un les arguments des sceptiques, ainsi que les neurologues Richard Davidson et Antoine Lutz, à l’université de Madison, Tania Singer, directrice du département de neurosciences sociales de l’Institut Max Planck à Leipzig, Paul Ekman, spécialiste des émotions, à l’Université de San Francisco, Barbara Fredrickson, de l’Université de Caroline du Nord, Frans de Waal à l’Université d’Emory et bien d’autres. Quand on en arrive à l’altruisme de la personne qui se rue dans les flammes, ou plonge dans une rivière glacée, pour en sauver une autre, ou qu’on étudie les motivations des « justes » qui cachèrent des juifs pendant la guerre, il devient difficile de prétendre que c’était pas égoïsme ou par narcissisme déguisés. 
 
Cela dit, aussi admirable de tels actes soient-ils, il n’est pas toujours facile de mettre en évidence l’ensemble des motivations qui entrent en jeu afin de convaincre ceux qui entretiennent des vues pessimistes sur la nature humaine. L’expérimentation scientifique était donc nécessaire. Aujourd’hui, nous avons la preuve qu’un égoïste absolu tomberait malade et mourrait de solitude, après avoir rendu son entourage malheureux. C’est pourquoi ce « Plaidoyer pour l’altruisme » s’inscrit dans la continuation du « Plaidoyer pour le bonheur » que j’avais publié en 2004. Altruisme et bonheur vont de pair. La recherche d’un bonheur égoïste est vouée à l’échec. 
 
Les preuves scientifiques les plus fortes viennent d’expériences étonnantes sous scanner. Et vous êtes tombé dessus parce que les neurologues s’intéressaient à votre cerveau de grand méditant…

Voilà une vingtaine d’années en effet que les neurosciences explorent le cerveau en méditation et les effets de l’entraînement de l’esprit à court et à long terme. On sait que cette dernière active spécifiquement certaines zones et en désactive d’autres. Mais les chercheurs sont allés beaucoup plus loin, en demandant à leurs « cobayes » de se concentrer sur des émotions spécifiques. Par exemple juste sur l’empathie, qui consiste à se mettre en résonance avec le ressenti d’autrui ; ou juste sur la compassion, qui consiste à souhaiter de tout cœur que l’autre soit affranchi de la souffrance ; ou bien sur l’amour altruiste qui souhaite le bonheur de l’autre et l’enveloppe de bienveillance. Chacun de ces états active des réseaux neuronaux différents.

Ce crescendo, qui va de la simple résonance émotionnelle à l’altruisme véritable, en passant par l’empathie et la compassion, nous mènerait vers des états de plus en plus actifs ? 
 
Être ému par la souffrance de l’autre, ressentir soi-même de la souffrance parce qu’il souffre, être joyeux lorsqu’il est en joie et triste lorsqu’il est affligé relève de la résonance émotionnelle. Les chercheurs ont constaté qu’une partie du réseau cérébral associé à la douleur est activée chez les sujets qui ne font qu’observer quelqu’un en train de souffrir. Ils souffrent donc de voir la souffrance de l’autre. La résonance empathique avec la douleur peut conduire, lorsqu’elle est maintes fois répétée, à un épuisement émotionnel et à la détresse. C’est ce que vivent souvent les infirmières, les médecins et les soignants qui sont constamment en contact avec des patients en proie à de grandes souffrances. 

Au cours de discussions avec Tania Singer, nous avons constaté que la compassion et l’amour altruiste étaient associés à des émotions positives. Nous en sommes donc venus à l’idée que le burn-out était en fait une « fatigue de l’empathie » et non de la compassion. Cette dernière, en effet, loin de mener à la détresse et au découragement, renforce notre force d’âme, notre équilibre intérieur et notre détermination courageuse et aimante à aider ceux qui souffrent. En essence, de notre point de vue, l’amour et la compassion n’engendrent ni fatigue ni usure, mais aident au contraire à les surmonter et à les réparer, si elles surviennent. Tania a maintenant effectué des recherches qui confirment ce point de vue. 
 
Ces trois dimensions – l’amour de l’autre, l’empathie et la compassion – sont naturellement reliées. Au sein de l’amour altruiste, l’empathie se manifeste lorsque l’on se trouve confronté aux souffrances des êtres, confrontation qui engendre la compassion — le désir de remédier à ces souffrances et à leurs causes. Ainsi lorsque l’amour altruiste passe au travers du prisme de l’empathie, il devient compassion. Je discutais récemment avec une infirmière qui, comme la plupart de ses collègues, est continuellement confrontée aux souffrances et aux problèmes des patients dont elle s’occupe. Elle me disait que dans les nouvelles formations de personnel soignant, l’accent était mis sur la « nécessité de garder une distance émotionnelle téléchargement (12)vis-à-vis des malades » pour éviter le fameux burn-out qui affecte tant de professionnels de la santé. Cette femme très chaleureuse, dont la simple présence rassure, me confia ensuite : « C’est curieux, j’ai l’impression de gagner quelque chose lorsque je m’occupe de ceux qui souffrent, mais je me sens un peu coupable de ressentir quelque chose de positif. » Ce qu’elle avait constaté c’est que, contrairement à la détresse empathique, l’amour et la compassion sont des états d’esprit positifs, qui renforcent la capacité intérieure à faire face à la souffrance d’autrui. L’amour altruisme et la compassion peuvent se cultiver. Il faudrait donc introduire un tel entraînement dans les études médicales. Cela permettrait de réduire considérablement les problèmes de burn-out. 

Extrait de l’entretien de Matthieu RICARD et Nouvelles Clés.fr

 

 

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

 Golden magic wand

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

images (5)

Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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Faire un BON USAGE DE LA PAROLE

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de maîtrise des pensées et, par suite, du discours.  Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer. 

Marie-Claire Daupale Enseignante de Philosophie

téléchargementCar le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés.  Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin.  Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots.  Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent: la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance…  Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui.  Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors «pour ne rien dire», d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse.  Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible.

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique.  Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable.  Il est en effet possible de devenir artiste dans l’échange verbal, c’est-à-dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice.  Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis!  La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrite dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter.  En effet, 
les belles pensées appellent des paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

«Poiésis» en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer.  L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème.  Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’Esprit.  «L’alchimie du Verbe», dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable.  Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec des personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats!

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus.  Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs.  Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats.  Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée.  La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles.  Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux.

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole: «Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit».  Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même.  Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purificateur à effectuer avec attention: il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi- même.  Evoquons des exemples significatifs: l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi.  Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux.  Un autre travers dans lequel il est facile de tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie: dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu.  Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel.

Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques: en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis.  Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion.  Ces monologues abrupts sont dommageables.  Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive.  Saint François d’Assise procède, dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon: il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent.  Il y a donc un tri à effectuer pour que «seules» ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes.  Prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance.  Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active.  Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur.

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression.  On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre….  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers.  Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers des prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité.  En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices.

Et la parole jaillit du silence

«Seul le silence est grand», constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant ainsi souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin, Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut.  A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création.  Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables.  L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon («Et Il vit que cela était bon», Genèse).  Pour que les paroles des hommes deviennent créatrices, bienfaisantes, cristallines, il importe qu’elles découlent d’un esprit serein, ayant trouvé du calme, du repos «à l’ombre du Tout-Puissant» (Psaume 91).  En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures que creuses.  Cela est particulièrement visible pour des états de colère, de tristesse ou de jalousie.

Un retour à l’équilibre

Lorsque qu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu.  L’adage populaire qui dit qu’«il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler» prend ici tout son sens.  Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur.  En se reliant à l’Amour Infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre.  Si la prière est intense et sincère, confiante et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme.  Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur.

Une intériorité régénérante

Socrate affirmait qu’il fallait «prendre soin de son âme», c’est-à-dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure.  Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique.  Le rythme trépidant des vies, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante.  La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc., voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses, aimables.


Il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles.

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs.  Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile de l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses) pour effectuer des «promenades immobiles» (Plotin) dans les contrées métaphysiques, plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien.  Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes.  Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements.  Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations.  «Je suis la voie, la vie, la vérité», annonçait-il.  En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux.

images (1)Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine.  Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle.  Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne.  Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comme sanction divine face à la vanité humaine.
Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance.  Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exercices spirituels élevants, les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous: de fait, le langage de l’Amour est universel.  Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié.  Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs.  Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemplaire.  Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

extrait du magazine MEDI@ME n° 7 

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Le détachement, un parfum de Paix

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

 

images (15)L’idéal prôné par les Sages de la Grèce antique était de parvenir à une vie apaisée, libérée des tourments intérieurs. Parvenir à cette félicité nécessite selon eux de pratiquer des exercices cathartiques ou de purification, au nombre desquels compte en particulier l’apprentissage du détachement. Découvrons ce qu’il faut entendre pas « détachement ».

Marie-Claire Daupale – Enseignante de philosophie

Le terme « détachement » est explicite, il s’agit de rompre les liens qui nous attachent et donc, restreignent notre liberté. De quels types de liens faut-il se déprendre ? De tous ceux qui reposent sur des sentiments possessifs ou égoïstes, sur des désirs immodérés ou vains, des pensées perturbantes ou néfastes, bref se libérer de tous les éléments psychiques qui, en nous décentrant de notre Esprit ou Moi profond, génèrent illusions et disharmonie. Un cheminement spirituel commence par l’expérience vécue d’une « conversion » ou d’un retournement intérieur qui s’accompagne d’un changement de regard. Ce changements se manifeste par un éveil s’apparentant à un envol : il convient de se délester de poids inutiles et encombrants qui alourdissent les ailes de la conscience afin de pouvoir se hisser vers des réalités métaphysiques radieuses. Voilà pourquoi il importe d’apprendre à se détacher. Une double question peut être soulevée concernant le sens même du détachement, ainsi que les moyens mobilisés pour l’actualiser.

Devenir transparent

Nous allons tout d’abord évoquer ce que le détachement serin n’est pas, afin d’éviter des malentendus. La prise de recul inhérente au détachement ne s’apparente pas à une froide indifférence, émanant d’un cœur sec ou aigri. Le retrait ou l’intériorisation du sage n’est ni mouvement de fuite craintive, ni passivité de la paresse ou de l’inaction. Un détachement lumineux est sensible, profondément empathique, présent au monde et à autrui, il évite la dispersion d’un activisme décentré, ainsi que les méandres des labyrinthes intérieurs où la pensée s’égare et les sentiments se fourvoient. Se détacher demande de s’exercer à devenir transparent ou pur en cultivant un attachement profond à Dieu, père de toutes les bontés, pour accueillir Sa lumière douce et puissante qui propulse la volonté dans des actes porteurs de beauté car portés par la Grâce. Le détachement est ce qui permet de soulever la tête du disciple trop souvent courbée vers la terre en lui dévoilant le ciel étoilé, cet infini de perfections silencieuses, pour lui signifier combien les préoccupations « humaines, trop humaines » sont médiocres, futiles, insignifiantes ; il n’est pas sensé de s’en soucier tant. Se défier des servitudes et emprisonnements multiples, aussi bien intérieurs qu’extérieurs, condamnant l’homme à s’identifier à son petit moi ou ego, ce qui le prive des ressources infinies de son Esprit et le même inévitablement à la souffrance, voilà le mérite du détachement authentique.

Audace et intégrité

Le détachement n’est pas non plus une forme de résignation triste ou de renoncement subi. Les mécontents se donnent parfois l’apparence du détachement pour essayer de faire passer pour sagesse ce qui n’est qu’un défaut, une incapacité à orienter librement le cours de leur vie. L’indécision et la lâcheté, deux formes d’irresponsabilité trop largement répandues, mènent effectivement à une attitude distante vis-à-vis d’autrui ou des événements, mais il s’agit-là d’une démission qui n’a rien en commun avec la vocation lumineuse d’un homme accompli. L’impassibilité du sage ne résulte ni de l’accumulation de déceptions solidifiées, en amertume, ni d’une abdication résignée devant les efforts nécessaires à fournir afin de se construire un caractère audacieux et intègre. Sa calme confiance résulte de sa capacité à ramener toute réalité  une cause divine et ainsi, à lui donner un sens sacré. Comment être morne, froid, désenchanté ou désabusé lorsque la présence continuelle de Dieu dans la conscience se manifeste comme une réenchantement permanent ? Les louanges de saint François d’Assise au Créateur n’illustrent-elles pas cette profonde joie qui resplendit dans le cœur de l’homme habité par la présence divine ? « Que je sois si bienveillant et joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence » demandait le poverello dans sa prière matinale.

Un état de conscience adaptable

Le détachement éclairé n’est pas campé sur une posture rigide, un ascétisme mortifère ou une austérité excessive. Malmener volontairement le corps ne peut conduire à l’ »aponie » (absence de troubles physiques), constitutive de la sérénité du sage. Si le cheminement spirituel invite à une ascèse mesurée et à une discipline sérieuse, la finalité n’est autre qu’un équilibre dynamique, intelligemment et noblement adapté aux circonstances. « Rien de trop », disaient les sages grecs, signifiant ainsi que la démesure est rarement bénéfique. Le détachement ascétique, s’il peut s’apparenter à une déprise à l’égard des plaisirs matériels, ne reçoit ses lettres de noblesse que s’il est transfiguré par l’éclat resplendissant  de l’union de conscience à Dieu, donc relié à des degrés mystiques très élevés. Ces voies de spiritualité ardues sont le plus souvent réservées à des vocations en retrait du monde, consacrées à la sainteté. Mais pour l’homme de nos sociétés postmodernes, les renoncements à effectuer afin de se forger une conscience libérée sont plus en adéquation avec les obligations de sa condition. La privation exagérée qui rend inapte à remplir ses devoirs est contraire aux attentes spirituelles. Ainsi, le détachement tentateur qui reviendrait à abandonner le poste dans lequel Dieu nous a placés (situation personnelle et professionnelle) est raisonnable et illusoire. En effet, c’est au sein de nos obligations humaines que nous avons à travailler pour nous perfectionner et découvrir ainsi le vrai détachement qui est un état de conscience adaptable à toutes les situations de vie. Si la méditation ou le recueillement contribuent grandement à instaurer un apaisement et un resourcement intérieur, ils doivent être pratiqués en harmonie avec une vie active et responsable. Le détachement authentique est donc moins un retrait de l’action ou du monde qu’un recul intérieur qui permet de se relier à son Esprit et ainsi, de dédramatiser les situations auxquelles nous sommes confrontés, en les évaluant avec justesse.

Quelques outils simples

Nous allons maintenant envisager quelques moyens qui permettent de parvenir à un détachement véritable, solide et stable, épanouissant et fécond. Il convient tout d’abord d’essayer d’éviter d’être obnubilé par des désirs et des passions qui, ainsi que le dit la sagesse populaire, « tournent la tête », autrement dit, détournent du droit chemin. Bien des convoitises fascinent nos consciences en focalisant notre attention sur des objectifs extérieurs. Soumis aux désirs insatiables, l’homme décentré s’épuise et s’empêtre dans d’inextricables complications. Cette constante insatisfaction matérielle, affective ou intellectuelle, si elle n’est pas mesurée et maîtrisée par la raison, se transforme en tourment, en sentiments destructeurs et en pensées obscurcies, autant de dérives qui déstabilisent la conscience et la font souffrir. Une dépression n’est autre qu’un accablement où toutes les facultés sont immobilisées par les idées sombres, récurrentes, durcis en habitude. Il convient donc d’avoir du discernement et d’effectuer un tri dans nos habitudes psychiques. Se détacher de tout ce qui, en nous, constitue une tendance néfaste, voilà une petite clé en or pour ouvrir la porte du bonheur. Remarquons d’ailleurs que bien souvent les hommes se trompent quant à l’origine de leurs désagréments ; ce sont moins les situations en elles-mêmes que les jugements négatifs qu’ils se forgent à leur sujet, c’est à dire leurs interprétations nocives qui constituent une difficulté. Les stoïciens demandaient de distinguer ce qui dépend de nous (nos représentations) de ce qui n’en dépend pas (les faits) et d’agir en sorte de maîtriser ce qui est de notre ressort, sans s’inquiéter de ce qui nous échappe inévitablement. Pourquoi associer systématiquement un jugement qui nous perturbe à telle ou telle situation que nous ne pouvons de toute façon pas changer ?

Ta volonté soit faite.

Un second moyen pour actualiser un détachement bienfaisant, c’est de consentir à ce qui est, plutôt que de la subir en regimbant. Seul le fou se révolte contre sa condition ou se lamente sur son sort, enseignent les sages stoïciens. Quelle que soit l’épreuve : un décès, une maladie, un échec, une rupture, voilà autant de faits qui s’imposent, à nous de les accepter humblement, de les transformer patiemment pour en faire des occasions de perfectionnement. L’univers est orchestré de façon parfaite par le Logos (ou la Raison cosmique), si bien que tout a sa raison d’être, même si nous ne le comprenons pas toujours vu nos limitations. Nous voudrions que le monde se soumettre à nos désirs pour pouvoir enfin accéder au bonheur ; notre relation à la création divine est donc conditionnelle : si.. alors ce serait bien. Pourtant, le Christ nous enseigne dans sa prière (« que Ta volonté soi faire sur la Terre comme au Ciel ») qu’il faut offrir à Dieu une acceptation inconditionnelle ; tout est bine, même si… Les sages de l’Antiquité prônaient l’amor fati, l’amour du destin, ce qui ne revient pas à adopter une attitude fataliste en suivant l’argument paresseux « tout est déjà joué d’avance, il est donc inutile de faire des efforts », mais à découvrir une science joyeuse qui réinscrit notre marge de liberté dans les plans de la volonté divine ; « Dieu me demande de m’ennoblir et me présente des occasions pour m’y exercer ». La Providence guide et oriente les destinées tout en laissant à l’homme l’usage de son libre arbitre si bien qu’il lui est possible d’acquiescer à la volonté divine ou de lui résister. Le détachement spirituel est donc fidèle à un engagement sacré, il est à l’écoute d’un appel transcendant qui invite à voir les événements autrement : découvrir un ses profond derrière les apparences trompeuses permet de consentir à ce qui est en transformant ce qui s’impose en occasions de perfectionnement.

Ce qui revient à Dieu

Un troisième moyen pour mettre en pratique un vrai détachement, c’est d’apprendre à se décentrer. « Le moi est haïssable », disait Pascal. Effectivement, le petit moi susceptible, autocentré et barricadé dans ses peurs, ses dévergondages et autres déviances, doit être attelé au service volontaire du Divin, ce qui permet une sublimation progressive des pulsions et impulsions. Ainsi, le détachement conçu comme abnégation radieuse permet de mettre en pratique un amour désintéressé et généreux, dégagé des vicissitudes et des oscillations, des atermoiements et des contradictions. La plénitude radieuse qui émane du visage du sage provient de son aptitude à se libérer des « filets de l’oiseleur », c’est à dire des entraves du moi. Il s’agit de ne pas ramener à soi ce qui revient à Dieu ; comme toute perfection en nous participe d’un attribut divin, lorsque nous agissons bine, nous devons être conscients que le mérite en revient à Dieu présent en nous. Le vrai détachement est en fait un attachement constant et humble au service du Très Haut. Il en résulte une libération bienheureuse qui permet, ainsi que l’indique Spinoza, de considérer toute choses « subspecie aetermitatis » : du point de vue de l’Eternité.

Un parfum de paix

Pourquoi importe-t-il d’apprendre à se détacher ? Pour laisser l’Esprit agir à travers nous et, ce faisant, obtenir une sérénité stable, affranchie de bien des troubles. Le détachement constitue une ascèse spirituelle qui permet de prendre du recul face aux situations générant des perturbations mentales et affectives, tout en nous obligeant à rester fidèles à Soi et présents au monde. Cet état d’esprit dégagé et souriant, ouvrant l’âme à la béatitude, ne peut advenir que progressivement grâce aux enseignements et initiations qui jalonnent le cheminement d’une vie. C’est à travers les événements d’une vie engagée au service du bien commun, par amour de Dieu et des hommes, que se construit doucement en état de conscience lumineux, serein, détaché. Cette impassibilité créatrice, qui confère un parfum de paix à toute action tout en comblant l’âme de joie, n’est autre que l’apanage de la Sagesse.

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Pratiquer les fêtes sacrées pour Guérir la Nature

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2013

 par Pierre Lassalle

Pratiquer les fêtes sacrées pour Guérir la Nature dans Guérir en douceur natura

Vous aimez la Nature ? Vous voulez retrouver la paix avec elle et l’aider à guérir ? Si vous souhaitez aller bien plus loin que l’écologie, c’est possible ! Grâce à l’écosophie, trouvez des réponses concrètes à toutes vos questions : que peut faire l’être humain pour remédier à la destruction de la Nature ? Quels sont les outils pratiques à mettre en oeuvre dès aujourd’hui ?

Notre mode de vie détruit la Nature 
Aujourd’hui, la majorité des individus reconnaît que la Nature est en danger et qu’il faut faire « quelque chose ». 
Mais cependant rien n’est fait pour arrêter la destruction de la Nature, et plus les pays détruisent, et moins ils veulent faire d’efforts pour stopper le massacre ! 

L’humain est tellement coupé de la Nature qu’il ne se sent pas responsable de sa destruction, et qu’il trouve normal d’utiliser la Nature pour ses besoins sans se poser de question. 

La première prise de conscience à réaliser est que nous ne sommes pas séparés de la Nature. L’intellectualisme et l’individualisme forcenés du consom – mateur lui font croire qu’il y a « lui » d’un côté et la « Nature » de l’autre. Mais, si l’être humain se croit séparé de la Nature, donc du vivant, alors pour qui se prend-il puisqu’il détruit le vivant ? Il se range du côté de la mort ! 

Il est urgent que l’humain se range dans le camp de la vie, à savoir celui de la Nature, dont il fait partie. La deuxième prise de conscience à réaliser est que notre mode de vie matérialiste, utilitariste nous sépare de la Nature, et nous fait croire qu’elle existe uniquement pour satisfaire nos désirs égoïstes. 

Nous devons transformer notre mode de vie, afin qu’il respecte la Nature et permette l’expression de notre gratitude envers elle. 

Enfin, la troisième prise de conscience à réaliser est que si nous nous sommes coupés de la Nature, à cause de notre mode de vie, nous devons nous reconnecter à elle… avec un nouveau mode de vie ! 

   La pratique des fêtes sacrées 
L’un des meilleurs moyens pour se relier à la Nature, et ressentir que l’on en fait partie, est d’entrer dans son rythme annuel, de le vivre en soi, grâce à la compréhension et à la pratique de ses fêtes sacrées. 

Pratiquer les fêtes sacrées c’est un mode de vie. 
Ce que je propose dans la pratique des fêtes sacrées demande réflexion, méditation, voire un travail intérieur. J’ai créé certains exercices visant à vous « plonger » dans l’atmosphère de la fête sacrée en question. Ils vous proposeront d’effectuer des recherches, et d’accomplir certains actes dans votre vie. Cela vous aidera à instaurer un rythme à votre mode de vie, en accord ou en harmonie avec la Nature. 

Ces exercices font partie intégrante de ce que j’appelle l’écosophie, et ils peuvent contribuer à un plus grand respect de la Nature, et même lui offrir des forces de régénération et de guérison. Chaque année, tout au long des saisons, vous pouvez comprendre les forces qu’apporte la Nature. Ensuite, vous pouvez vous y relier et les cultiver en vous. Ce chemin vous amènera à communier avec la Nature. 

  La vision christique du rythme de l’année 
Habituellement, l’automne est présenté en tant que troisième saison de l’année, après le printemps et l’été. Ce n’est pas faux, dans le sens où l’année commence véritablement à l’équinoxe du printemps, lorsque le Soleil semble entrer dans le signe astrologique du Bélier (vers le 20 mars). D’un point de vue spirituel, c’est le début de l’année. 

Toutefois, lorsque l’on s’intéresse aux fêtes sacrées il est essentiel de saisir qu’il y a… avant Noël et après Noël. Et la fête de Noël réfère à la naissance de l’enfant Jésus qui intervient juste après le solstice d’hiver. 

Donc, l’automne se déroule « avant »… 
En d’autres termes : tout ce qui se passe avant le solstice d’hiver fait référence au lointain passé pré-christique. 
Ainsi, l’automne est la saison qui nous rappelle un passé antérieur de plus de deux mille ans ! 
Or, de nos jours, nous vivons dans une période post-christique. Ainsi, chaque année, durant l’automne, nous sommes, en quelque sorte, projetés en arrière dans une époque pré-christique. Pourquoi ? Justement, pour nous débarrasser de tout ce qui n’est pas « christique » en nous ! 

Le mot « christique » ne fait aucunement référence à une religion. Il s’agit de l’impulsion que le Christ, a placée au sein de l’humanité, il y a deux mille ans, et qui s’adresse à chaque être humain, dans le temps et l’espace. 

Ainsi, quels que soient le moment de votre incarnation et son lieu, vous pouvez décider de saisir cette impulsion divine (peu importe le nom que vous lui donnez), et évoluer avec elle. Ceci n’a rien à voir avec la religion. L’impulsion christique est pour tous les êtres humains : elle est universelle. 

  Le combat et… la victoire de l’automne 
Puisque nous sommes dans l’automne en ce moment, voyons plus ce qu’elle nous propose de vivre. Que signifie « ce qui n’est pas christique » ? C’est ce qui n’est pas humain-divin en soi : les vices, l’égoïsme, le mensonge, l’individualisme, l’agressivité, la petitesse, le reniement de soi, fuir ses responsabilités, imiter ou copier (au lieu de créer), la trahison, la lâcheté, etc.

Au cours de la saison de l’automne, il est essentiel de comprendre qu’il se joue un véritable combat dans le but d’être meilleur, plus pur et davantage vertueux à la période de Noël, afin d’accueillir l’enfant Jésus dans la crèche de notre coeur ! 

Il n’est donc pas étonnant que l’automne soit la saison de l’Archange Michaël : le chef des armées célestes ! 
C’est le champion de l’automne, et il nous apprend à combattre nos ennemis : avec une pensée claire, du discernement, on peut voir en face ce que l’on doit transformer en nous ; puis, avec une volonté motivée par le bien, nous devenons héroïques en combattant aux côtés de Michaël, pour la victoire du vrai, du beau et du bien. 

C’est la victoire à viser pour l’Automne ! 

  Quelques fêtes sacrées de l’automne :
  2 octobre – Fête des Anges : méditer sur le fait de « penser comme son Ange ». Renforcer sa vie intérieure pour prendre conscience des Imaginations envoyées par l’Ange et les recréer avec la substance de vie de ses pensées. 

  9 octobre – Fête de Denys L’Aréopagite (St Denis) : mage-astrologue, disciple de St Paul, il fonda l’École d’Athènes, donna le premier enseignement christique sur le Monde Spirituel (Astrosophie). Décapité, il posa sa tête sur son coeur, signe hautement symbolique. 

  9 novembre – Fête des Mères et de Déméter : vraie « fête des mères », fête des Déesses-mères et de la principale pour les Grecs : Déméter (« terre-mère »). Déméter est la Mère de la Nature cultivée (agriculture, par exemple). 

  Début de l’Avent (pendant 4 semaines), avec l’entrée du Soleil dans le signe du Sagittaire (vers le 22 novembre) : période de purification et préparation à Noël. Dernière semaine de novembre et les trois premières semaines de décembre, pendant le transit du Soleil en Sagittaire. Chaque semaine peut faire l’objet d’un travail sur soi spécifique. 

  Pour en savoir plus… 

Découvrez dans le livre “Natura ou les secrets du livre de la Nature” (Pierre Lassalle aux Ed. terre de Lumière),

la mise en pratique de l’écosophie, notamment l’explication détaillée des fêtes sacrées de chaque saison : bien comprendre leur signification ; comment les mettre en pratique ; se relier avec l’Archange de la saison et les différents êtres de la Nature,… 
Retrouvez aussi toutes les fêtes sacrées dans l’Agenda « Horizon 2014 », créé par Céline Lassalle et Lucidaëlle, et inspiré du livre Natura.

Pierre LASSALLE est l’auteur d’une trentaine de livres, dont plusieurs best-sellers et traductions. 

A l’occasion de la sortie du livre « Natura », il donnera, avec Céline Lassalle, une conférence exceptionnelle, « La Nature et Nous », le Samedi 30 Novembre 2013 à Paris. 

Renseignements et réservations 
www.editions-terre-de-lumiere.com/natura

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Un homme nouveau

Posté par othoharmonie le 23 juin 2013


 

par Osho – 2ème partie
Pour lire la 1ère partie cliquez ici

 

Un homme nouveau dans Chemin spirituel petit-111

J’ai fait l’expérience d’un nouveau type de bonheur, un bonheur qui ne vient jamais des autres. Le bonheur ne peut jamais venir d’autrui. Ce qu’on crée, c’est uniquement l’espoir d’un bonheur futur. En fait, on ne reçoit que l’ombre du bonheur. La situation est exactement l’inverse quand on se rencontre soi-même pour la première fois. Quand on se rencontre soi-même, au début, on fait l’expérience du malheur, mais progressivement, alors que ce face à face se poursuit, le bonheur authentique se déploie. Par contre, rencontrer l’autre procure du bonheur au début, mais le malheur suit.

Pour moi donc, être renvoyé à soi-même, c’est le début du voyage spirituel. La façon dont on est renvoyé à soi-même est une autre affaire. La vie nous en offre de nombreuses opportunités. Mais plus nous sommes malins, plus nous nous empressons d’échapper à de telles opportunités. Dans ces moment-là, nous sortons de nous-mêmes. Si ma femme meurt, je me mets immédiatement à la recherche d’une autre et je l’épouse. Si je perds mon ami, j’en cherche un autre, je ne laisse aucun espace. En remplissant cet espace, je perds instantanément l’opportunité que j’aurais eue de revenir à moi-même, ainsi que les immenses possibilités que cela représente.

Si je m’étais intéressé à l’autre, j’aurais perdu l’opportunité de ce voyage vers moi-même. Face aux autres, je devins une sorte d’étranger. Généralement, c’est à cet âge tendre qu’on entre en relation avec les autres, qu’on est admis dans la société. On pourrait dire que c’est à cet âge-là qu’on est initié par cette société qui veut nous absorber. Mais cela ne m’est jamais arrivé.
Cette initiation n’a pas été possible.

Quand je suis entré dans la société, j’y suis entré en tant qu’individu et je suis resté distant, séparé, comme une île. Je ne me souviens pas d’avoir jamais eu une quelconque amitié, même si ceux qui souhaitaient être mes amis étaient nombreux. Bien des gens se lièrent d’amitié avec moi, et ils aimaient le faire, car il était impossible de faire de moi un ennemi. Mais je ne me souviens pas d’avoir été vers quelqu’un de moi-même dans le but de m’en faire un ami. Si quoiqu’un m’approchait, c’était une autre affaire. Ce n’est pas que je n’aie jamais accueilli l’amitié. Si quoiqu’un faisait de moi son ami, je l’accueillais de tout mon coeur. Mais même dans ce cas-là, je ne pouvais pas devenir un ami au sens ordinaire. Je suis toujours resté distant.

En bref, même lorsque j’étudiais à l’école, je suis resté distant. Je n’ai jamais pu développer un type de relation qui puisse me noyer ou m’empêcher d’être une île, pas plus avec mes professeurs, qu’avec mes camarades étudiants, qu’avec qui que ce soit d’autre. Des amis sont venus et sont restés avec moi. J’ai rencontré beaucoup de gens; j’avais beaucoup d’amis. Mais pour ma part, il n’y avait rien qui puisse me rendre dépendant d’eux ou qui puisse faire que je me sou vienne d’eux.

Il est très intéressant de noter que je ne me rappelle de personne. Il ne m’est jamais arrivé de m’asseoir et de penser à quelqu’un en ayant le sentiment qu’il serait très plaisant de le rencontrer. Si quelqu’un me rencontre, cela me rend très heureux, mais ne pas rencontrer quelqu’un ne me rend pas malheureux. Je crois que seule la mort de mon grand-père est responsable de cet état de joie ultime. Cette mort m’a renvoyé à moi-même de façon définitive. Je n’ai plus été capable de revenir en arrière, je n’ai plus pu quitter le centre. Le fait d’être un étranger, quelqu’un d’extérieur, m’a fait faire l’expérience d’une dimension nouvelle. Dans cette condition, bien que je sois au milieu de tout, je continue de rester à l’extérieur. Je devins un univers à moi-même. Cette nouvelle expérience – étrange de surcroît – m’a procuré une sorte de douleur, mais cette douleur était joyeuse.

À ce jeune âge, j’ai commencé à faire l’expérience d’une sorte de maturité, je me sentais plus âgé. Dans cette expérience, l’ego n’était pas impliqué, mais une individualité était toujours présente. Cela m’a mis dans des situations embarrassantes. Par exemple, je ne pouvais accepter personne comme professeur, alors même que j’étais toujours prêt à être un étudiant. Mais je ne trouvais personne que je puisse appeler mon maître. Tous ceux que j’ai trouvés étaient très impliqués dans la vie. Quelqu’un qui n’avait pas fait face à la mort n’aurait jamais pu devenir mon maître. Je voulais éprouver du respect, mais je n’y parvenais pas. Je pouvais respecter les rivières, les montagnes et même les pierres, mais pas les êtres humains. C’était une situation très embarrassante et cela me causa de grandes difficultés.

Je n’ai pas rencontré de maître que je puisse respecter spontanément, car je n’ai jamais eu le sentiment que quel qu’un connaissait une vérité à telle point absolue que sans elle, la vie ne pourrait pas avoir de sens. Souvent, j’ai eu le sentiment que des maîtres faisaient et disaient des choses qui me semblaient infantiles – des choses que même moi, à cet âge-là, je n’aurais jamais faites ou dites. C’est pourquoi, je n’ai jamais senti que j’étais un petit enfant ni que je devais rester sous la protection, la guidance de quelqu’un. Ce n’est pas que je n’allais pas vers les autres: je me suis approché de bien des gens, mais j’en suis toujours revenu les mains vides et avec le sentiment que je connaissais déjà tout ce qu’ils avaient à partager. Il n’y avait rien que je puisse apprendre d’eux.

C’est pourquoi, une difficulté s’est présentée: les autres avaient souvent le sentiment que j’étais égoïste. C’était naturel qu’ils ressentent cela, car je n’étais pas capable de respecter, d’honorer, ni d’obéir aux ordres de qui que ce soit. Tout le monde avait l’impression que j’étais un rebelle séditieux qui manquait de modestie.

Jusqu’à un certain âge, j’ai été pris pour quelqu’un de discourtois, rebelle, séditieux et égoïste par mes maîtres, mes aînés, par tout le monde, et ils n’avaient aucun espoir que je puisse être d’une quelconque utilité à qui que ce soit dans la vie.

Lire la suite ici….. 

 

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Comment mesurer le progrès spirituel ?

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

Comment mesurer le progrès spirituel ? dans Chemin spirituel a1 

par M. Govindan Satchidananda

Comment mesurer le progrès spirituel ? C’est une question importante à laquelle chaque personne attirée par la spiritualité doit pouvoir répondre. De plus, la réponse n’est pas facile à donner car le chemin spirituel est progressif et l’esprit est sans forme ce qui rend le progrès spirituel difficile à mesurer. C’est pourquoi, avant de définir ce qu’est la progression, nous devons définir ce que nous entendons par « spirituel ».

Dans le yoga nous parlons de la dualité de l’égo, de l’identification avec le corps et l’esprit. Nous nous référons aux cinq corps : le corps physique (anna maya kosha, littéralement le corps de nourriture), le corps vital (prana maya kosha, qui anime le physique et est le siège des émotions), le corps mental (man omaya kosha, qui comprend le subconscient, le mémoire, les cinq sens et les facultés de discernement), le corps intellectuel (vinjnana maya kosha, qui comprend les facultés de raisonnement) et le corps spirituel (ananda maya kosha, littéralement, le corps divin, ou l’âme, qui est pure conscience, le Témoin).

Pour cette raison, le « progrès spirituel » implique une identification progressive à l’ananda maya kosha ou corps spirituel et nécessite de se détacher progressivement de l’identification aux corps physique, émotionnel, mental et intellectuel ou aux dimensions de l’existence. Cependant, comme nous le verrons par la suite, une fois que l’état de réalisation de soi est maîtrisé, il commence à descendre dans les corps intellectuel, mental, vital et physique et les transforme. Notre développement spirituel ne nécessite pas d’être au-delà et hors de ce monde. Il peut, comme nous le verrons, impliquer un développement qui intègre les cinq plans de l’existence.

Au départ, cependant, notre capacité à progresser spirituellement dépend de notre capacité à nous identifier de manière croissante avec cette partie de nous-mêmes qui est pure conscience, ou le Témoin. C’est ce qu’on appelle le processus de Réalisation de Soi.

Cela se produit dans les étapes suivantes :

1. L’état de calme s’installe. Le calme n’est pas l’absence de pensées mais le fait d’être présent avec elles. Ainsi, au fur et à mesure que nous progressons dans cette première étape, nous prenons graduellement l’habitude de remplacer notre façon de réagir habituelle comme la colère ou l’anxiété par un état de calme. L’illusion mentale, ou maya, s’affaiblit au fur et à mesure que l’on cultive un état de calme. Toutes les ascèses de yoga, c’est-à-dire les postures, la respiration, les mantras, la méditation et le bhakti yoga nous aident à ce stade à diminuer l’agitation et l’activité inutiles (rajas) et à affaiblir l’inertie, le doute, la paresse (tamas) avec tranquillité, calme, sérénité (sattva). Cela amène la présence, l’existence (sat). En pratiquant le détachement, nous commençons à lâcher prise par rapport à notre besoin d’être absorbé par notre vie.

2. Le Témoin, ou Chit, pure conscience prend place. Nous adoptons une nouvelle façon de voir les choses en gardant une partie de notre conscience en retrait, en état d’observation. Le Témoin ne fait ou ne pense rien. Il regarde simplement les actions se dérouler, les pensées ou émotions surgir et s’en aller. Une partie de notre conscience est impliquée dans les activités, une autre est passive, en retrait. Nous commençons cette étape avec la pratique de Nityananda Kriya, ou le témoin en continu pendant des durées relativement courtes ou bien en continu du début à la fin d’une activité. Cela est surtout possible lorsque nous réalisons des activités de routine qui ne requièrent pas beaucoup de concentration ou pour lesquelles nous sommes conditionnés. Par la suite, nous le pratiquons lors d’activités qui demandent davantage d’efforts ou bien lorsque nous vivons quelque chose pour la première fois, par exemple quand nous avons un accident, si nous tombons. Cette pratique demande de moins en moins d’efforts et s’intègre aux activités de notre vie quotidienne.

3. « Je ne suis pas l’acteur». Au fur et à mesure que notre conscience Témoin se développe, nous n’avons plus l’impression que nous faisons quelque chose car nous ne nous identifions plus avec les mouvements du corps et du mental. Nous sommes plutôt un simple observateur et notre corps et notre esprit sont des instruments. Une partie de notre conscience est impliquée dans les faits et gestes que nous faisons, que ce soit marcher, parler, travailler, manger, etc., mais maintenant une partie de notre conscience est en retrait. Elle ne fait rien. Elle observe un état passif qui ne juge pas. Nous avons l’impression d’être un instrument et que le Divin fait tout. Nous sentons qu’il n’y a pas d’acteur impliqué. Et pourtant, tout est fait. Nous apprécions l’enchaînement des évènements, leur harmonisation et leurs conséquences. Nous sommes de plus en plus sensibles à la façon dont les actions, les mots et les pensées entraînent des conséquences, ou karma et comment cette loi peut être utilisée pour apporter de la joie plutôt que de la souffrance aux autres. Avec ce nouveau sens du Soi élargi, nous avons l’impression que les besoins des autres sont nos propres besoins. Nous ressentons de l’amour pour les autres, nous les aidons à trouver le bonheur.

4. « Je suis celui qui est ». En méditation profonde nous devenons conscients de ce qui est conscient. La conscience même devient l’objet. Nous sentons que «Je suis dans tout » et « Tout est en moi ». Par la suite, progressivement, la réalisation du Soi commence à imprégner nos actions quotidiennes. La réalisation de Dieu nous vient avec l’intensification de cette étape. Les Saints et les mystiques de toutes les traditions spirituelles ont essayé de décrire cette expérience, mais les mots leur ont généralement manqué. En fait, plus nous essayons de le décrire, plus nous nous en éloignons car en décrivant, ou même en y pensant, nous en venons à le restreindre à quelques idées. Comme « celui qui est » surpasse tous les noms ou formes, imprègne tout et est infini et éternel, tout autre expérience ne peut s’y mesurer. Tous ceux qui en ont fait vraiment l’expérience préfèrent garder le silence plutôt que d’en parler. Comme Swami Rama Tirtha, le premier Yogi à introduire le yoga en Amérique à la fin du 19ème siècle l’a dit d’une manière convaincante : « Un Dieu défini, est un Dieu limité. Tout ce qu’il y a à dire à son sujet ne peut être raconté ni même loué ».

Les étapes ci-dessus ne représentent pas une ligne droite. Nous pouvons fréquemment zigzaguer entre elles du fait de la nature instable de l’esprit et de nos habitudes (samskara), du karma, de maya et de l’action des gunas. Mais de manière générale, c’est le cheminement que nous suivons si nous progressons spirituellement. Notre identification au corps, aux émotions et aux mouvements de l’esprit diminue et est remplacée par l’identification avec celui qui est, qui est sans nom, sans forme, qui est le Soi, Pure conscience et qui est finalement Divin.

Phases de la réalisation de Dieu

36 dans ExpériencesNotre conception de Dieu ou de l’Etre Suprême se développera aussi de manière progressive par des phases qui sont parallèles aux étapes mentionnées ci-dessus concernant le développement spirituel. Que nous considérions Dieu comme « quelque chose complètement en dehors de nous » ou comme « ce qui est à l’intérieur de nous », il est intéressant d’analyser comment nous concevons Dieu et ce que nous identifions en soi, évolue au fur et à mesure que nous avançons sur le chemin spirituel. En faisant cela, nous évitons de rester bloqués à un niveau inférieur. Les Théologiens ont classifié les différentes conceptions de Dieu selon les religions. Chaque religion et même chaque groupe culturel considère que sa conception de Dieu est la seule qui soit bonne. Il est évident que notre conception de Dieu est limitée par notre éducation, notre compréhension de la nature, notre expérience personnelle, notre imagination, nos désirs et peurs. La situation humaine est projetée sur notre conception de Dieu. Ce qui suit illustre ce propos.

Phase 1 : Dieu est le Protecteur. Je suis le corps physique.

La croyance en un être suprême apparaît lorsque nous devenons conscients de la peur et la plus grande peur est la peur de mourir. Les hommes primitifs cherchaient à surmonter les peurs en attribuant aux événements qui se produisaient des sources supra mentales. Afin d’apaiser leurs craintes, ces derniers offraient des sacrifices dans l’espoir que cela calmerait les esprits en colère responsables des orages, inondations, sécheresses, guerres, maladies et de la mort. Dans les premières religions polythéistes, les être surnaturels, qu’ils soient malveillants ou bienveillants pouvaient être des ennemis ou des alliés. Les croyants cherchaient la protection des dieux et déesses pour écarter le mal, les forces maléfiques et les souffrances engendrées. Les forces surnaturelles pouvaient être capricieuses et même vindicatives. La vie était courte, bestiale et la survie était la chose la plus importante, la protection était plus que tout nécessaire. Dans cette phase, nous nous identifions tout d’abord avec le corps physique et la survie est la première chose recherchée. Si je suis le corps, alors le mal est ce qui menace ma survie. Le bon est celui qui apporte la sécurité, la nourriture et le logis. L’ignorance qui fait partie de notre identité et par conséquent l’égoïsme est profondément ancré dans le corps physique.

Phase 2 : Dieu est omnipotent. Je suis l’esprit et la personnalité.

Une fois que la société a trouvé une certaine stabilité et que la survie n’est plus la préoccupation première, les humains cherchent à établir des lois pour régir leur vie sociale. L’autorité est attribuée à un Dieu « Tout Puissant ». Dieu est alors à l’origine de tout pouvoir et toute autorité. Ceux qui prennent le pouvoir le font parce que Dieu leur a donné. Les chefs de tribu deviennent rois, les juges deviennent prêtres. Mais le pouvoir finit par les enivrer car plus nous en avons, plus nous en devenons avides. L’être humain maintenant libéré de sa préoccupation de survie s’identifie à son esprit et ses désirs vitaux. L’égo, l’habitude de s’identifier à son corps et son esprit, englobe maintenant un éventail presque illimité de possibilités au fur et à mesure que les désirs augmentent. L’un concurrence les autres. Nous sommes égoïstes. Avec le pouvoir, nous cherchons à accomplir des choses, à dominer les autres, à réaliser ses ambitions. Nous le faisons, tout en essayant de respecter les lois définies par Dieu, craignant néanmoins d’être punis si nous les transgressons.

Phase 3 : Dieu est Imperturbable : « soit en paix et sache que je suis Dieu ». Je suis Témoin.

De nombreuses personnes atteignent cette phase quand, pour une raison ou une autre, elles découvrent leur être intérieur, qui est au-delà des mouvements du corps, des sens et de l’esprit. Ce peut être au cours d’une expérience spirituelle spontanée, dans laquelle nous transcendons notre nature, ce peut être à la suite d’une pratique de méditation définie, cela peut arriver à la suite d’une expérience physique intense accompagnée de douleur ou qui a nécessité une concentration intense au cours de laquelle nous nous détachons de notre état mental ordinaire. Par la suite, nous commençons à réaliser que les conceptions que nous avions de Dieu sont juste des concepts, c’est-à-dire que nous nous rendons compte que jusqu’à présent, nous avons créé un Dieu pour nous servir, pour faire face à nos peurs et satisfaire nos désirs. Mais dans cette phase, nous trouvons la paix, et Dieu est la paix. Nous nous rendons compte de la vérité contenue dans les Psaumes : « sois en paix et sache que je suis Dieu ». Nous réalisons que c’est seulement en développant la perspective intérieure de son vrai Soi, un Témoin conscient, que nous parvenons à surmonter l’agitation du monde extérieur. Dans la paix de l’esprit nous découvrons la pure conscience. C’est comme une pièce baignée de lumière. Trop préoccupés jusqu’à présent par les objets réfléchis par la lumière, nous ignorons la lumière elle-même Au début, nous observons une tension entre la vie intérieure et la vie extérieure qui peut conduire à l’un rejetant l’autre. Au fur et à mesure que cette phase évolue, nous cherchons à cultiver le calme, la conscience méditative à travers chaque moment de la journée que nous vivons. Nous ne rejetons pas le monde. Selon les paroles de Jésus, nous sommes dans ce monde, mais pas de ce monde.

Phase 4 : Dieu est sage. Je suis intuitif.

Une fois que nous nous sommes affranchis de la peur et du désir et que nous avons trouvé la paix intérieure, nous réalisons que Dieu nous aime, qu’il nous pardonne, qu’il comprend. Il est par conséquent sage. Dieu est toute connaissance et en écoutant Dieu je connais aussi. Je l’écoute en étant calme, réceptif et en laissant mon intuition s’exprimer. Je commence à m’identifier à celui qui connaît, non pas parce que j’ai appris quelque chose à l’école, mais simplement parce que je connais. La compréhension arrive spontanément, à chaque fois que mon attention se fixe sur quelque chose, « ça coule de source ». Les choses deviennent claires. Je vois la vérité sous-jacente derrière toute chose et la sagesse grandit. Je parviens à distinguer ce qui est permanent de ce qui est impermanent, ce qui amène la joie et ce qui cause la souffrance, et Qui Je Suis vraiment, l’âme éternelle, la pure conscience. Nous ne sommes plus soucieux de nous conformer aux lois et d’éviter ce qui fait souffrir, particulièrement dans l’agitation du monde « extérieur », comme dans les phases précédentes. Nous nous tournons vers un Dieu aimant transcendantal en toute confiance, en chérissant Celui qui est dans notre cœur constamment, nous nous sentons intuitivement aimés, purifiés et guidés par le Seigneur. A la fin de cette phase, nous nous sentons complètement innocents, nous lâchons prise sur toutes notions de bon et de mauvais, de culpabilité et d’orgueil. Nous nous identifions aux autres, nous les aimons et nous les aidons à trouver le bonheur.

Phase 5 : Dieu est mon co-créateur. Je crée.

A ce niveau de développement spirituel, nous réalisons que nous détenons la possibilité et la responsabilité de créer notre propre vie. Nous allons au-delà de l’état ordinaire de « rêver les yeux ouverts » à celui de visionnaire. Nous devenons un visionnaire. Nous restons fidèles à nos rêves, les rêves qui, nous le savons, sont en accord avec notre chemin vers la sagesse et la Réalisation de Soi. Le Seigneur n’est plus distant et nous sentons que nous sommes un « co-créateur » avec le Seigneur. Le Seigneur donne gracieusement. Le Seigneur inspire. Lorsque nous avons l’intention de manifester quelque chose, par voie de conséquence, l’univers fait en sorte de nous soutenir afin que nos intentions se réalisent. Nous pouvons avoir à travailler beaucoup pour atteindre nos objectifs, mais nous sentons que nous ne sommes plus l’acteur, juste un instrument. Nous devenons patients quant aux résultats car nous savons que l’univers s’en charge. Nous demeurons dans le moment présent et les choses se font quel que soit ce qui doit être fait. Nous nous alignons de plus en plus avec la volonté du Seigneur au fur et à mesure que nous purifions l’égo. Quel que soit le résultat, nous nous sentons bénis.

Phase 6 : Dieu est un miracle. Je suis radieux et conscient.

En considérant Dieu notre co-créateur, nous commençons à voir le monde comme un miracle de la création et nos vies sont une aire de jeux. Les miracles abondent. Dieu est « une joie sans cesse renouvelée » comme le disait Yogananda, tellement grandiose est chaque moment, chaque évènement. Nous percevons le Seigneur comme ce qui est au-delà de toute cause, non affecté par la création, la lumière de la conscience. Nous réalisons que notre Soi le plus profond est le même : radieux et conscient. La lumière est une métaphore pour la conscience, mais c’est aussi ce que les mystiques expérimentent au fond de leur âme. Le Seigneur est au-delà du temps, de l’espace, non limité par quoi que ce soit. A ce stade, la grâce du Seigneur apporte de nombreuses choses merveilleuses. Nous voyons le sacré dans le banal. Nous voyons avec les yeux d’un mystique l’omniprésence du Seigneur. La Grâce, contrairement au karma, ne se mérite pas, et ne dépend pas de la qualité de nos actions, bonnes ou mauvaises ; c’est la réponse du Seigneur à l’appel de celui qui veut s’unir avec Celui qui est, qui est sans nom, sans forme, un appel à l’abandon de la dualité de ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, d’avoir et de perdre, de la réussite et de l’échec, du succès ou de la honte. Nous reconnaissons que le jeu de l’égo avec tous ses désirs est un grand piège et nous nous en remettons au Seigneur non seulement mentalement mais consciemment. Nous cherchons à nous libérer des jeux de l’égo. Nous nous plongeons dans ce qui est au-delà du mouvement du mental, la source fondamentale, la lumière de la conscience.

Phase 7 : Dieu est l’Etre, la Conscience et la Béatitude Absolue. « Je suis »

Ayant vaincu la dualité de l’esprit, nous atteignons l’état de non dualité « satchidananda » ou l’être, la conscience et la béatitude absolue. Cet état est inconditionnel en ce qu’il ne dépend de rien. Il est simplement et nous réalisons : « ce que je suis ». Nous ne devenons rien de particulier ; nous n’expérimentons rien de particulier. Car particulier implique que nous sommes séparés et à ce stade nous avons dépassé les opposés et réalisé l’unité avec tout. A ce stade, que les théologiens classifieraient de monisme, il n’y a qu’un et un seul. Dans le théisme, il y a l’âme et le Seigneur, ils sont séparés. Pour les monistes, il n’y a qu’un et un seul. L’un est infini, intact, éternel, indéfinissable, la source de tout. Nous atteignons Celui qui est en état de méditation profonde, le mental devient silencieux et la conscience s’élargit. Lorsque Moïse a demandé à Dieu « Qui est tu ? » Dieu s’est exprimé par le buisson ardent et a répondu « Je suis celui qui est ». Ce qui exprime à la fois les états ultimes de la vie, qu’ils soient objectifs ou subjectifs. « Je » est le sujet et « Celui » est l’objet. Ce n’est pas le vide. C’est la source de tout ; c’est l’intelligence suprême elle-même. Être ici maintenant devient par conséquent la seule façon d’être ! Être, et non pas faire, devient notre véhicule et notre but. Être présent, quelles que soient les circonstances, apporte la conscience et la conscience amène l’extase : « satchidananda ». Il n’est alors plus possible de répondre à la question « Qui es-tu ? » si ce n’est par la réponse « Je suis ». Toute autre réponse serait l’expression d’une fausse identification, le jeu de l’égo. Nos vieilles habitudes, goûts et dégoûts s’évanouissent et le sentiment de « Je suis » prévaut. Il n’existe plus « autre ». Cette réalisation, que l’on nomme « samadhi » en yoga, se produit lors d’expèriences méditatives profondes et pendant de nombreuses années cette réalisation peut être évasive car nous avons tellement l’habitude de nous identifier à nos mémoires, notre corps et notre esprit. Mais en retournant continuellement à cet état, l’ignorance, l’égoïsme, l’illusion et le karma se dissipent progressivement dans la réalisation de soi.

Lire la suite ici ….   

M. Govindan enseigne le Kriya Yoga de Babaji. Il habite en Estrie, au Québec, et il donne des conférences et des séminaires régulièrement en France.
Son site web est: www.babajiskriyayoga.net
courriel : info@babajiskriyayoga.net

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Signe Balance

Posté par othoharmonie le 17 février 2012

 leur devise : « nous sommes »
23 septembre – 22 octobre
2ième signe d’Air – 3ième signe Cardinal (Equinoxe d’automne) – Masculin

En analogie avec Vénus son maître et la Maison 7

Fichier:Libra.svgLa Balance maîtrise les reins et la vessie.

Sa couleur est le bleu ou le rouge (pas trop vif), son minéral l’opale, son jour le vendredi, son style raffiné, élégant, sophistiqué, ses métiers, la beauté, le luxe, la mode, la musique, la création artistique, avocat, médiateur…

 

Si vous êtes du signe de la Balance, ou Ascendant Balance :

Psychologiquement, vous êtes d’une nature sanguine et communicative ou bien d’une nature nerveuse et introvertie selon que Vénus, principe d’harmonie, d’extraversion, de désir de plaire, de communication facile et aérienne dans la Balance, ou Saturne, principe de rigueur, d’introversion, de retenue, de concentration, de méditation l’emporte. Vénus étant prédominant dans la plupart des cas sauf si Saturne est très puissant dans le reste du thème, la Balance est délicate, charmante, sait s’adapter facilement en société, notamment par sa recherche perpétuelle du compromis. C’est pour cette raison d’ailleurs que parfois vous pouvez apparaître comme hésitant et faible, n’osant pas trop grossir le trait ou affirmer votre  opinion ; vous préférez agir comme facteur d’entente, de rassemblement, d’équité même si c’est au détriment de votre propre affirmation individuelle. Vous avez horreur de la violence et agissez de toutes vos forces pour pacifier les choses, arrondir les angles, vous adapter en souplesse et avec charme à la situation.

Vous êtes sentimental, charmeur, poli, délicat, raffiné, loyal, pacifiste, équitable, distingué, léger, romantique, cultivé, aérien, sympathique, soigné, perfectionniste, prévenant, doux, calme, ordonné, mondain, artiste, esthète, tolérant, indulgent, sociable, séducteur, élégant, gentil, respectueux, équilibré, mais vous pouvez être aussi hésitant, faible, velléitaire, égoïste, fragile, indécis, peureux, indolent, froid ou même insensible.

Voici quelques associations traditionnelles avec le signe de la Balance : Pays : Japon, Canada, Indochine, Iles du Pacifique Sud, Birmanie, Argentine, Haute-Egypte, Tibet.

Villes : Lisbonne, Vienne, Francfort, Leeds, Nottingham, Johannesburg, Anvers, Fribourg.

Signe Balance dans Astrologie et EsotérismeAnimaux : Lézards et petits reptiles.

Aliments : Baies, Pommes, poires, raison, artichauts, asperges, haricots, épices, blé et autres céréales. Herbes et aromates : Menthe, poivre de Cayenne.

Fleurs et plantes : Hortensia, grosses roses, fleurs de couleur bleue ainsi que les fleurs associées au signe du Taureau également maîtrisé par Vénus, c’est-à-dire coquelicot, digitale, violette, primevère, ancolie, pâquerette.

Arbres : Frêne, peuplier, pommier, poirier, figuier, cyprès.

Pierres Métaux et Sels : Saphir, jade, cuivre, phosphate de potassium et phosphate de sodium.

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Comment faire face à la peur ?

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

- par Lama Tsoknyi  : Article publié dans le magazine Tricyle Automne 2006. Traduction Christian Ousset. Comment méditer quand on est trop effrayé pour s’asseoir sur son coussin de méditation ?  

 

gifs hiverQuestion :
Récemment j’ai été confronté à beaucoup de peur pendant ma méditation. Elle semble surgir de nulle part, et soit elle se concentre sur un attachement particulier, soit elle se manifeste comme quelque chose de plus existentiel, sans identification précise. Comment puis-je y faire face ?

 

Lama Tsoknyi Rinpoche :

La peur arrive quand la réalité entre en collision avec nos fictions personnelles. Notre pratique est basée sur des attentes – des attentes vis-à-vis de qui nous sommes, de pourquoi nous pratiquons, et de ce que notre pratique devrait-être. Quand nos espoirs se désintègrent, ils peuvent provoquer l’apparition de la peur. Nos caractéristiques, notre personnalité, tous nos beaux plans et nos belles idées sont comme des flocons de neige qui vont tomber sur la pierre chaude de notre pratique de méditation.

Peut-être avez-vous déjà gouté à la sensation d’espace qui se manifeste quand on réussit à déchirer le voile de l’ennui. Tant que votre expérience ne s’est pas stabilisée, la peur demeure que vos rêves, votre vie et la base même de notre existence s’écroulent. Plus vous contemplez l’espace, plus vous êtes conscient de la dissolution de tout ce que vous avez présumé être réel, durable, et fiable – y compris votre motivation et votre pratique. Maintenant tout cela semble passager et peu fiable. Cette crise, basée sur une dissolution, se traduit par l’émergence de la peur.

C’est un moment crucial de notre pratique. Chaque fois qu’elle se manifeste, chaque fois que nous sommes conscients de la peur, nous sommes face à un choix : nous pouvons admettre notre problème et y travailler, ou nous pouvons le fuir et chercher refuge ailleurs, dans les distractions, les médicaments, les ateliers de développement personnel et de bien-être, ou quoique ce soit d’autre. Nous sommes libres de refuser l’inconfort et la dissolution. Nous pouvons décider de ne pas nous replacer dans une situation dans laquelle les fondements de notre être sont bouleversés par l’expérience de l’impermanence et du vide.

Mais si nous décidons de persévérer, si nous sommes convaincus du caractère fondamentalement sain des Quatre Nobles Vérités et que nous décidons de prendre refuge dans le Dharma du Bouddha, il nous faut être courageux. Nous pouvons choisir de prendre refuge dans la brillante santé de l’éveil, le Bouddha; avoir confiance dans le processus du chemin, le Dharma; et nous reposer sur l’expérience de ceux qui nous guident le long du chemin, le Sangha. Nous pouvons choisir d’explorer notre esprit, d’en apprendre plus sur ses zones d’ombre et ses trésors cachés, mais ce ne sera pas confortable. Les conseils d’un ami spirituel ou d’en enseignant sont cruciaux à cette étape de notre pratique.

En même temps, il nous faut être doux avec nous-mêmes, nous devons nous accepter tels que nous sommes et laisser tomber ce que nous prétendons être. Notre crise est une phase normale. Nous entrons tous sur le chemin spirituel avec notre égo, et nos espoirs et nos peurs proviennent de l’égo. La pratique correspond rarement à nos attentes. Quelquefois nous pensons que nous avons tout faux : « Plus je médite, pire je deviens ». Mon maître, Gendun Rinpoche, y répondait en disant :

« Quand vous voyez vos propres défauts, c’est l’aube des qualités. Si vous ne voyez que vos qualités, il y a un problème ».

gifs hiverSi le but de notre pratique est d’essayer de créer notre nirvana personnel, nous allons souffrir encore davantage. Si nous utilisons les outils de la pratique, qui développent l’intelligence et la clarté, avec une motivation confuse, égoïste, la réalité va inévitablement entrer en collision avec notre fiction. C’est là que la pratique est censée nous mener. C’est la preuve que le Dharma fonctionne. C’est la fin de notre monde confus, fictif, et la naissance de la vérité.

Quand la peur apparait dans notre méditation, nous appliquons un antidote. En reconnaissant comme un produit du mental ce qui surgit à chaque instant, nous restons dans le présent. Il est important de se souvenir que nous ne sommes pas condamnés à reproduire éternellement nos vieux schémas. En restant dans le présent, nous pouvons laisser aller le passé et le futur – les quartiers généraux de nos peurs. Nous reconnaissons ce qui se passe et nous lâchons prise, en revenant au point focal de notre méditation – la posture, la respiration, la visualisation – ou à l’espace non conceptuel. Par la motivation, l’honnêteté, et la confiance nous pouvons pratiquer avec nos peurs et aller au delà d’elles d’une façon que nous n’aurions jamais crue possible.

 

 

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Est-ce égoïste de Méditer ?

Posté par othoharmonie le 28 mai 2011

Méprise n° 9 sur la méditation : la méditation est égoïste.

On pourrait vraiment le croire. Voyez un méditant assis sur son petit coussin. Est-il en train de faire don de son sang? Non. Est-il en train de s’affairer pour sauver les victimes de la dernière tragédie? Non. Mais examinons ses motivations. Son intention est de purger son esprit de la colère, des préjugés et de la malveillance. Il est engagé dans le processus menant à se débarrasser de la convoitise, des tensions et de l’insensibilité, c’est-à-dire des éléments mêmes qui bloquent sa compassion envers les autres. Jusqu’à ce qu’ils soient partis, ses bonnes actions ont une forte chance de n’être d’aucune aide véritable à longue échéance. Le mal au nom du bien est l’une des plus vieilles histoires du monde. Le Grand Inquisiteur tuait avec les plus nobles motifs. Les procès des sorcières de Salem furent menés pour le bien public. Examinez la vie personnelle de méditants avancés et vous les trouverez souvent engagés dans le service humanitaire. Vous les trouverez rarement partant en croisade, prêts à sacrifier quelques individus pour l’amour d’un mieux idéal. Le fait est que nous sommes plus égoïstes que nous le croyons. L’ego possède le moyen de transformer les plus nobles activités en horreurs si on le laisse en liberté. Par la méditation, nous devenons conscients de nous-mêmes, exactement tels que nous sommes. Nous nous éveillons aux nombreux moyens subtils que nous utilisons pour manifester notre propre égoïsme. Alors commençons-nous à être véritablement sans ego. Se purifier de l’égoïsme n’est pas une activité égoïste. 

 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

Est-ce égoïste de Méditer ? dans Noble Silence-Vipassana journee_meditation

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Méditation pour tous

Posté par othoharmonie le 27 mai 2011

Méprise n° 6 sur la méditation: la méditation est faite pour les saints et les religieux, pas pour les gens ordinaires

 

Cette attitude est très répandue en Asie, où moines et religieux font l’objet d’une grande révérence ritualisée. Dans une certaine mesure, elle est apparentée à l’attitude américaine consistant à idéaliser les stars de cinéma et les vedettes du football. Ces personnes sont stéréotypées, idéalisées, dotées de caractéristiques que peu d’êtres humains seraient capables d’incarner. En Occident même, nous partageons en partie cette opinion envers la méditation. Nous imaginons qu’une personne qui médite est extraordinairement pieuse, incapable de faire le moindre mal. Quelques contacts avec de telles personnes auront bien vite raison de ces illusions. Elles se révèlent généralement pleines d’énergie et d’enthousiasme, vivant leur vie avec une vigueur incroyable. Il est vrai, naturellement, que la majorité des saints méditent, mais ils ne méditent pas parce qu’ils sont saints. C’est le contraire. Ils sont saints parce qu’ils méditent. C’est par la méditation qu’ils sont parvenus à cette qualité. Et ils ont commencé à méditer avant de devenir saints, sinon ils ne le seraient pas. C’est un point important. Imaginer qu’une personne doive être complètement vertueuse avant de commencer à méditer est une stratégie qui ne marche pas. La moralité requiert un certain degré de contrôle mental. C’est une condition préalable. Vous ne pouvez pas suivre quelque ensemble de préceptes moraux que ce soit, sans avoir un peu de contrôle sur vous-même. Si votre mental est perpétuellement en train de tourner à pleine vitesse, il est hautement improbable que vous puissiez vous contrôler. Aussi le développement du mental doit-il venir en premier.

Il y a trois facteurs constitutifs dans la méditation bouddhique: moralité, concentration et sagesse. Ces trois facteurs se développent ensemble, à mesure que votre pratique s’approfondit. Chacun influence l’autre, de sorte que vous les cultivez ensemble, et non un à un. Lorsque vous avez la sagesse de vraiment comprendre une situation, la compassion envers toutes les parties concernées est automatique, et compassion veut dire que vous repérez automatiquement toute pensée, parole ou action qui pourrait vous nuire ou nuire aux autres. Ainsi votre comportement est-il automatiquement moral. C’est seulement lorsque vous ne comprenez pas les choses profondément que vous créez des problèmes: si la perception des conséquences de vos propres actes vous manque, alors vous commettez des fautes. La personne qui attend d’être complètement morale pour méditer attend un « si» qui ne viendra jamais. Les anciens sages disaient qu’elle est comme un homme qui attendrait que l’océan devienne immobile pour se baigner. Afin de préciser ce point, disons qu’il y a différents niveaux de moralité.

Le niveau le plus bas consiste à adhérer à un ensemble de règles et de réglementations instituées par quelqu’un d’autre. Ce peut être le prophète que vous respectez. L’Etat, le patriarche de votre communauté, ou votre père. Qu’importe celui qui établit les règles, il vous suffit de les connaître et de les suivre. Un robot pourrait le faire. Même un chimpanzé, pourvu que les règles soient suffisamment simples et qu’il soit puni chaque fois qu’il commet une infraction. Ce niveau ne demande aucunement de méditer. Vous avez seulement besoin des règles et de quelqu’un pour manier le bâton.

Le niveau suivant consiste à obéir aux mêmes règles, même en l’absence de celui qui est chargé de vous punir. Vous obéissez parce que vous avez intégré les règles. Vous vous réprimandez vous-même chaque fois que vous commettez une infraction. À ce niveau, il faut un peu de contrôle mental. Si votre schéma de pensée est chaotique, votre comportement le sera également. La culture mentale réduit le chaos mental.

Il existe un troisième niveau de moralité, mais il serait sans doute préférable de l’appeler «éthique». Il représente un tout autre degré dans l’échelle, un véritable changement de modèle. Au niveau éthique, vous ne suivez pas des règles pures et dures dictées par l’autorité. Vous définissez votre propre comportement selon les besoins de la situation. Ce niveau requiert une intelligence réelle et une capacité de jongler avec tous les facteurs de chaque situation pour arriver à chaque fois à une réponse unique, créative et appropriée. De plus, celui qui prend de telles décisions doit s’être extrait de son propre point de vue personnel limité. Il doit voir toute la situation d’un angle objectif, donnant un poids égal aux besoins des autres et aux siens. En d’autres termes, il doit être libéré de la convoitise, de l’aversion, de la jalousie et de tout le reste de la panoplie égoïste qui empêche de voir le point de vue des autres. Seulement alors est-il possible de choisir l’ensemble exact d’actions justes, véritablement optimal dans chaque situation. Ce niveau de moralité requiert absolument la méditation, à moins que vous ne soyez né saint. Il n’y a pas d’autre façon d’en acquérir la capacité. Le processus de tri requis est épuisant. Si vous essayiez de jongler avec tous les facteurs de chaque situation au moyen du mental conscient, vous vous épuiseriez. L’intellect ne peut pas maintenir en l’air autant de boules à la fois. Heureusement, un niveau de conscience plus profond peut effectuer le travail avec aisance. La méditation peut accomplir le tri pour vous. C’est une sensation troublante.

Disons qu’un jour vous avez un problème à résoudre: le dernier divorce de l’oncle Henri. La situation paraît absolument insoluble. Le jour d’après, vous êtes en train de laver la vaisselle, et de penser complètement à autre chose. Soudain la solution est là. Elle surgit du mental profond. Vous dites «Ah ah!» et tout est résolu. Cette sorte d’intuition ne peut se produire que quand vous débranchez les circuits logiques et donnez au mental profond une chance de concocter la solution. Le mental conscient fait obstruction. La méditation vous apprend comment vous débrancher du mécanisme de la pensée. C’est l’art mental de mettre les pieds hors de votre propre chemin, et une capacité joliment utile dans la vie quotidienne. La méditation n’est pas une pratique faite seulement pour les ascètes et les ermites. C’est une capacité pratique qui concerne les événements de chaque jour et qui a des applications immédiates dans la vie de chacun.

Malheureusement, ce fait même constitue un handicap pour certains étudiants. Ils abordent la pratique en s’attendant à une révélation cosmique instantanée, complète, avec des chœurs angéliques. Ce qu’ils obtiennent en général est une façon plus efficace de faire le ménage et de s’occuper de l’oncle Henri. Ils sont déçus sans raison. Faire le ménage vient en premier. Les chœurs angéliques demandent un peu plus de temps. 

 

 

Extrait de l’ouvrage « Méditer au quotidien » Bhante Henepola Gunaratana, Robert Lafond 1995 et Marabout 2003

Méditation pour tous dans Noble Silence-Vipassana meditation-leaf

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Cas réels de guérison

Posté par othoharmonie le 4 août 2010

Afficher l'image en taille réelle Votre esprit peut vous guérir – Le principe universel de la guérison(si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

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 Cas réels de guérison 

Il serait bon à présent de se détourner de la théorie de la guérison pour se tourner vers ses aspects pratiques. Ce qui suit concerne quelques cas qui furent traités et les décisions sur la marche exacte à suivre dans chacun de ces cas. S’il est vrai qu’il n’y a pas de pouvoir magique dans les mots en eux-mêmes, et si les formules de guérison qui suivent ne sont pas données pour être répétées à l’identique dans des cas similaires, elles ont néanmoins valeur de guides lorsqu’on applique un traitement mental ou spirituel. 

  

1.     Les mots guérissent 

La simple répétition des mêmes mots employés contre une autre affection est souvent sans effet à moins qu’on n’investisse ces mots de la pensée appropriée. Lorsqu’une terminologie entièrement différente est employée avec succès dans un même genre de traitement, ces mots sont sans doute puissants parce que la pensée qui leur donna naissance était claire et puissante. Si nous retenons cela, nous pouvons observer la manière dont les premières personnes furent traitées et conformer alors notre méthode à celle utilisée avec succès dans ces cas. Dans les exemples ci-après, nous protégerons par des noms fictifs l’identité des personnes traitées. 

2.     Chassez l’amertume et la rancune 

Madame Hill, veuve, souffrait d’une éruption eczémateuse de la tête et du corps depuis plusieurs années. Elle avait essayé différentes sources d’eaux chaudes, avait employé des pommades et des onguents en plus de traitements avec et sans drogues. Notre conversation révéla qu’il existait beaucoup de points de friction entre elle et une cousine qui avait vécu avec elle pendant quinze ans. Finalement, chacune avait suivi son chemin séparément, mais il existait beaucoup d’animosité refoulée. La pensée même de cette cousine provoquait une profonde amertume dans l’esprit de la malade. 

Je démontrai à Mme Hill qu’il était nécessaire qu’elle éliminât l’amertume et l’irritation engendrées par le souvenir de cette cousine. Elle se montra peu disposée à le faire. Je lui déclarai alors assez fermement qu’il serait futile de sa part de s’attendre à une guérison à moins qu’elle ne consentît à « pardonner à son débiteur ». 

Jésus fit ressortir cela en plusieurs occasions. La prière dominicale n’est pas une prière pour le pardon éternel de péchés théoriques. Lorsque Jésus disait : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés« , il en référait à un principe fondamental : celui que toute rancune gardée dans le cœur exclut automatiquement toute manifestation de perfection spirituelle. Voilà pourquoi une amertume à laquelle on permis de séjourner dans la pensée a souvent fait échouer l’habileté d’un marchand ou ruiné un homme d’affaires, aussi bien qu’elle peut affecter la santé d’un individu. 

Finalement, Mme Hill se montra prête à se placer au point de vue de l’Esprit qui ne condamne personne. Cela ne s’accomplit pas en un moment. Deux mois passèrent avant qu’elle revint me dire qu’elle voyait à présent la stupidité de son attitude. Alors, la méthode de traitement suivante lui fut suggérée : 

« Moi, Mary Hill, suis entourée à présent de l’Intelligence subjective universelle. Ma cousine, Jane Jones, est également entourée de cette Intelligence. Toutes deux nous pensons en elle et avec elle à ce moment même. Il ne peut y avoir deux courants hostiles de la pensée en cette Intelligence Une. Je prononce cette parole qui est la Loi à laquelle obéit mon esprit, que seul un état paisible peut exister en l’Intelligence ; que ma cousine et moi sommes toutes deux entièrement en paix en cette Intelligence. Je me pardonne et lui pardonne l’aveuglement qui fit surgir une discorde tout d’abord inexistante. J’élimine complètement et j’efface et dissous tout sentiment de tort à mon égard, toute colère, toute irritation. Il n’est rien nulle part qui ait le pouvoir de m’irriter, parce que j’habite dans le calme éternel de l’Esprit. Je suis la personnification de l’Esprit qui ne dispense rien que la paix, l’harmonie, la perfection. J’étreins Jane Jones et l’entoure de mon affection la plus profonde et la plus chaude. J’entoure tout le monde de ce même amour divinement inspiré. Je prononce ma parole pour la suppression complète de tout sentiment d’irritation envers quoi que ce soit, en tout lieu, dans le monde qui m’environne, et je répands ma paix afin qu’elle enveloppe toutes choses avec laquelle j’entre en contact. » 

« Mon corps est substance spirituelle et ne peut être limité par rien d’irritant. Ma peau est la demeure de l’Esprit et ne connaît que paix, douceur et beauté. Je dirige à présent la Loi d’Intelligence afin qu’elle manifeste en mes états mentaux, en mon corps et en ma peau cette perfection spirituelle que revêt toujours l’apparence de l’Esprit. Je livre maintenant consciemment ce corps à l’activité parfaite de la Loi parfaite, conformément à mes paroles affirmant la perfection. Et je me réjouis en sa parfaite réalisation, parce que je sais, qu’à l’instant même, ce que je dis s’accomplit« . 

Ces mots étaient prononcés calmement trois fois par jour, après quinze minutes de lecture et de méditation sur des sujets spirituels. En quelques semaines, l’eczéma avait entièrement disparu et n’est jamais revenu. 

Quand Jésus déclarait à ses auditeurs que, apportant devant l’autel leur offrande en se souvenant d’un ressentiment entre eux et un autre ils devaient laisser là leur offrande, se réconcilier avec leur frère et venir ensuite présenter leur requête, il enseignait une loi spirituelle fondamentale. Il n’est pas toujours nécessaire d’entrer personnellement en rapport avec ce frère pour aplanir la difficulté. C’est une bonne chose à faire lorsqu’elle est faisable, mais l’essentiel est de nous réconcilier avec lui en nous-mêmes. Effaçons l’amertume de notre côté et au fond de nos états mentaux. Non pour que Dieu baisse vers nous son regard et dise : « Cela est bon ; à présente Je vais guérir« , mais parce que cette façon d’agir nous rétablit mentalement dans l’harmonie universelle, ce qui est le seul état d’esprit dans lequel la perfection spirituelle puisse être manifestée. 

Nous ne pouvons jamais manifester un bon état physique alors que nous entretenons un état mental opposé. Le mental et le physique doivent être amenés à une harmonie et un accord complets. 

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3.     Complexe de persécution 

M.Smith souffre de sinusite depuis ses années d’école secondaire. Ses sinus furent drainés ; il se servit de vaporisateurs contenant de tout, depuis l’éphédrine jusqu’à la soude et l’eau. Une consultation révéla le fait qu’il s’irritait de la discipline exercée à son bureau par son supérieur. Pendant ses années d’école, il avait senti que son professeur de football « avait quelque chose contre lui », faisant une différence entre lui et les autres, dépréciant ses capacités d’athlète. Son état mental était celui qu’un psychologue eût qualifié de « complexe de persécution ». 

Je lui démontrai que selon toute probabilité ces personnes n’avaient pris aucun plaisir personnel à le tourmenter ; qu’il y a toujours lieu de critiquer et que le signalement d’éléments de faiblesse est un service pour lequel nous devrions être reconnaissants, parce qu’un autre peut toujours voir en nous des défauts qui font tellement partie de nous-mêmes que nous ne les remarquons plus. Nous devrions donc admettre que la personne ayant un droit d’autorité fait ces remarques dans le but de nous rendre plus compétent et non pour se réjouir à nos dépens. 

Mais, même si quelque personne désirait nous blesser, elle ne le pourrait jamais à moins que nous n’acceptions ce mal. Il n’est jamais dans le pouvoir d’un autre de nous infliger un mal. Cela arrive lorsque nous frémissons et pensons : « Cela m’était destiné et c’est un vilain tour à me jouer ». Sans aucun doute, chaque jour de notre vie quelqu’un que nous connaissons éprouve de l’antipathie pour nous et dit de nous quelque chose de désobligeant. Mais si nous n’en entendons jamais parler, il n’y a pas de mal, ce qui prouve que les paroles ou les pensées d’autrui n’ont en elles-mêmes aucun pouvoir sur notre bonheur. Si la chose fut dite plusieurs semaines auparavant, et que nous ne nous sommes pas senti malheureux depuis lors, pourquoi alors nous en occuperions-nous au moment où elle est portée à notre connaissance ? Nous sommes les seules personnes capables de nous blesser nous-mêmes par notre propre réaction mentale à des choses dites ou faites. 

Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux pour nous adopter l’attitude suivante ; « Si cet autre veut réellement me blesser par cette chose, je refuse de l’accepter, et s’il n’avait pas l’intention de me blesser, pourquoi l’accepterais-je comme blessante ? » 

Examinons maintenant les rapports entre la sinusite et l’état mental. Des sentiments d’irritation entraînant une activité limitée, aussi bien à l’école secondaire qu’au bureau, se reflétèrent probablement dans l’irritation des sinus menant à l’obstruction du passage nasal. Les suggestions suivantes furent observées et aboutirent à la guérison. 

« Moi, John Smith, suis une expression entière et libre de l’Esprit. Je fus mis au monde ayant de naissance le droit de croître et de donner à mon être une expression de plus en plus large. De même, toute chose dans l’univers est une expression de l’Esprit, chacun cherche une plus grande liberté, et je me traite afin de reconnaître que l’Esprit accorde à toute chose vivante une liberté et un développement plus vastes. Je sais donc que rien ne désire me limiter. Toute chose et toute personne avec lesquelles je fus jamais en relation connaît ma valeur véritable et désire que j’exprime cette valeur ». 

« Je me traite afin de reconnaître que rien dans l’univers ne pourrait me limiter même si quelque chose désirait le faire. Je sais que je possède en ce moment même toute la liberté dont je juge bon de faire usage. J’efface maintenant consciemment de ma pensée toute croyance en le désir de qui que ce soit ou de quoi que ce soit de m’entraver, je me traite afin de reconnaître que l’Esprit, ignorant Lui-même toute restriction, afflue en ce moment même dans ma pensée et dans chaque cellule de mon corps. Je me réjouis à l’idée qu’il existe pour moi une liberté illimitée dans la vie de ma pensée, dans mes sentiments, dans mon corps entier, et particulièrement dans mes sinus et le conduit nasal ». 

« Je le déclare et je le décrète, et j’abandonne cette certitude à mon Serviteur, l’Intelligence subjective Universelle, m’attendant pleinement à la voir manifester en moi cette liberté parfaite que je sais posséder. Et je concède à toute autre personne cette même liberté que je possède, spécialement à mon supérieur, Albert Brown, et à mon ancien professeur, Sam Green ». 

Restriction ou obstruction dans n’importe quelle partie du corps sont associées d’habitude à une idée similaire dans la vie de la pensée. Soyons honnête envers nous-mêmes afin de nous libérer de la pensée qui limite. Car c’est toujours la pensée qui nous limite la première ; la manifestation physique de cette pensée apparaît plus tard. Donc, pour dégager l’état physique, il nous faut d’abord dégager l’état mental et spirituel.

  

4.     Chassez toute image de faiblesse 

Angus Mac Tavish avait été ingénieur sur des vapeurs britanniques, mais s’était établi finalement aux Etats-Unis. Peu après sa retraite, il commença à remarquer que ses jambes tremblaient. Enfin, il perdit la faculté de se mouvoir et dut se servir d’un fauteuil roulant. De ce qu’il me dit, ressortit que dans son enfance en Ecosse, il avait rencontré un vieux marin paralysé qu’il fallait promener dans un appareil rudimentaire. Le jeune garçon, en sa vie débordante et sa force juvénile, frissonnait à la pensée d’une pareille impuissance. Quelque fois, par pitié pour le vieillard, il lui faisait faire un petit tour pour lui faire prendre l’air. Sans aucun doute, la vue répétée de l’impuissance de cet homme et sa violente réaction personnelle à celle-ci firent sur lui une impression subjective profonde. Les années passèrent, et la vie rude et dure en pleine mer lui fit oublier le vieil informe. 

Mais nous n’oublions jamais rien de ce que nous avons vu ou entendu. D’autres images chassent du conscient les choses qui sont mises en réserve dans les vastes profondeurs du subconscient et, dans ce cas, ce fut sur un fil saillant de l’image-modèle subjective de la pensée que travailla la Loi de l’Intelligence, produisant finalement en cet homme, lorsqu’il eut lui-même atteint l’âge du vieux paralytique, une manifestation similaire. « Ce que j’avais tellement craint a fondu sur moi« . 

Puisque c’était une pensée inaperçue qui avait travaillé en secret, il fut décidé que le malade, délibérément et consciemment, tendrait sur le métier les fils de l’image opposée. Il commença par rappeler en sa mémoire le souvenir du vieux matelot, mais non pour le voir tel qu’il lui était apparu en sa jeunesse. Il commença par le voir clairement comme un vieux loup de mer endurci et ayant bravé toutes les intempéries, parcourant ses bruyères natales et contant des histoires de jours tumultueux sur mer. Chaque fois que le malade sentait la vieille horreur juvénile se glisser en lui, il en riait, soutenant que le vieux marin était l’individu le plus actif pour son âge qu’il eût jamais vu, attaquant ainsi l’ancienne association de peur dans sa propre mémoire. Ensuite, il se voyait lui-même et le vieux matelot partageant la même vitalité illimitée et la même activité de l’Esprit. La forme du traitement suit. 

« Moi, Angus Mac Tavish, suis un avec toute la vie et toute la vitalité dans l’univers. Je me réjouis de posséder maintenant cette force. Je vois tous les hommes saturés de ces courants dans lesquels affluent les forces spirituelles. Rien ne pourrait jamais tarir cette inépuisable réserve. Ce flot coula pour moi dans ma jeunesse, il ruissela pour moi par les grands vents en mer, il coule pour moi et à travers moi en ce moment. La faiblesse dans une partie quelconque du corps n’est qu’une illusion des sens et la loi de l’Esprit de Vie en Christ m’a libéré de la Loi spécieuse du péché et de la mort. » 

« Je me traite maintenant afin d’effacer et de détruire toutes les images de faiblesse et d’impuissance dans l’univers et en moi-même. Je nie la réalité de toute image d’impuissance formée dans ma jeunesse et gardée dans mon subconscient. Je choisis consciemment de reconnaître que ces images sont fausses et que l vérité de mon être parfait me libère maintenant de toute fausse croyance. Je crois en Dieu Parfait, en l’homme Parfait, en l’Etre Parfait, et je sais, dans les profondeurs de moi-même, que rien de contraire à cette conviction n’a aucun pouvoir de se manifester dans les expériences que je fais. Je sais maintenant que la perfection de l’Esprit cherche à se manifester en moi, j’éloigne toutes pensées entravant cette manifestation, et je m’efface afin de permettre à cette perfection d’apparaître. Ce n’est pas par la force de ma volonté que cela s’accomplit. « Que Ta volonté soit faite et non la mienne« . Je laisse la volonté parfait de Dieu suivre sa voie parfait dans tout mon corps, dans mon cerveau, ma moelle épinière et dans tous les nerfs qui contrôlent l’activité de mes jambes. Je prononce ces paroles en vue d’une activité complète et les confie à la Loi parfaite de l’Intelligence parfait, mon Serviteur, afin qu’elles soient exécutées. Je sais que mes paroles sont accomplies et qu’elles ne reviendront pas vides vers moi. Elles accompliront ce pour quoi je les ai envoyées. » 

Cela fut fait trois fois par jour, chaque traitement étant donné comme le seul qui dut être appliqué, étant complet en lui-même. Le malade recouvra graduellement l’emploi de ses jambes ; il cultiva et travailla son propre jardin et obtint une guérison remarquable pour des années. 

5.     Les états de peur 

Les états de peur s’accrochent à l’homme avec ténacité ; souvent, il lui faut un certain temps pour les faire disparaître. Le théoricien demande quelquefois : « Pourquoi cela ne pourrait-il pas se faire instantanément ? » 

Voici la réponse : 

Cela pourrait se faire instantanément si la conscience était toujours parfaite. Mais l’Intelligence agit par habitude, et la personne à laquelle il faut plus de temps qu’à une autre pour changer les habitudes mentales de toute une vie devrait être encouragée à continuer, plutôt que d’être découragée par la remarque que « Dieu peut agir instantanément« .  Dans le dernier cas, lorsque le malade se laisse influencer par cette remarque, il se traite – ou se fait traiter par un praticien – une fois, puis renonce ensuite au traitement parce que la guérison n’est pas instantanée. Toute guérison, vue du côté de Dieu, est instantanée ; du côté de l’homme un certain temps s’écoule souvent à cause de la conscience obscurcie qui se rend compte vaguement de la vérité et qui suit avec persistance, la lueur perçue jusqu’au moment où elle se trouve en plein soleil de midi. 

Quiconque se sent dans son élément dans le monde mental, a vu de nombreux cas de guérison instantanée. Il vaut mieux néanmoins, présenter des cas où un certain temps s’est écoulé avant l’obtention du résultat, afin d’encourager le débutant à mettre en pratique cette parole ; « Ne vous lassez pas dans les bonnes œuvres, car la saison venue vous moissonnerez si vous ne faiblissez point« . C’est de ce point de vue que furent choisis les exemples précédents. 

On avait averti Mme Bell, vu l’état de son cœur, elle pouvait mourir à tout moment. Elle resta bien portante de longues années. Un jour, assise dans son petit appartement, elle se sentit glisser. Les cris des enfants jouant dans un terrain vague avoisinant parurent s’évanouir, le chant de deux canaris dans son appartement se fit indistinct et tout devint noir. Elle pensa : « Est-ce la fin ? » Puis elle se ressaisit et dit : « Dieu est tout ce qui est, il n’y a rien que l’Esprit et je suis Esprit. Mon cœur est le cœur de l’Esprit, mon corps est le corps de l’Esprit. Paix, mon cœur, sois calme« . La crise passa. Ce fut l’un de ces traitements rapides qui sont à notre disposition en cas d’urgence. Un traitement plus court encore est celui-ci : « Dieu est. Il n’y a rien que Dieu. » Le cri de Pierre : « Seigneur sauve-moi » fut suffisant devant le péril qui le menaçait. 

6.     Niez la maladie 

John White avait un ulcère d’estomac. Il souffrait de douleurs atroces à moins qu’il ne s’en tînt à un régime presque liquide. Le traitement fut ainsi conduit : 

« Moi, John White, sais que je ne puis éprouver de malaise, à moins que mon esprit ne m’en informe. Sous l’effet d’un anesthésique il me serait impossible d’éprouver une douleur. Par conséquent, je nie qu’il existe en moi un malaise quelconque parce qu’il n’est rien en mon corps qui puisse de quelque manière causer ce malaise. Je suis bien portant et je participe de l’intégrité de l’Esprit, mon estomac est la demeure de l’Esprit, il est substance spirituelle manifestée en une forme tangible, mais il est vivant de la vie de l’Esprit, et puisqu’il est impossible que l’Esprit éprouve une douleur, mon estomac n’en éprouve point. Mon estomac se sent pénétré par la présence entière de l’Esprit. Il est en état parfait. Rien d’inférieur à l’Esprit n’a le pouvoir d’agir à travers moi ni de se manifester en moi. Je ne crois pas en ces forces intérieures parce que je crois que l’Esprit est la seule Réalité. Je prononce mes paroles qui sont loi à l’égard de mon corps, pour une intégrité absolue de ce dernier, non par la force, ni par la puissance, mais par Mon Esprit, dit le Seigneur. Perfection Divine, apparais dans mon corps entier et dans mon estomac maintenant, selon cette Loi parfaite« . 

Sa guérison fut instantanée. Il sortit pour dîner d’un bifteck et a mangé depuis lors tout ce qu’il désire. 

7.     La lutte entre la peur et la foi 

Un enfant souffrait depuis des semaines d’une inflammation d’un genou ; il était fortement enflé et les ligaments étaient contractés de sorte que la jambe ne pouvait ni être redressée ni pliée. Le traitement qui produisit une guérison instantanée ne consistait qu’en quelques mots ; « La Présence de l’Esprit qui guérit est dans ce genou en ce moment« , répétés tranquillement plusieurs fois. L’enfant n’entendit pas ces mots car ils furent répétés imperceptiblement. La jambe se détendit, se redressa et la douleur disparut instantanément. L’enfant cessa de pleurer et, cinq minutes plus tard, jouait dans la cour. 

Une fois de plus il faudrait insister sur le fait que ce n’est pas tant la forme des mots que la conscience de la personne qui traite qui importe. La fausse apparence de maladie doit être niée fermement. Il faut qu’il y ait la foi que la Loi d’Intelligence est assez puissante pour venir à bout de quoi que ce soit. Il doit y avoir un transfert précis du travail effectif à cette Intelligence cosmique. Si quelque doute persiste dans la conscience du praticien, il doit être écarté. Cela se fait d’habitude mieux par des raisonnements que l’on se tient à soi-même, destinés à soutenir la parole prononcée et à amener chez le praticien une conviction du fait que cette conception de la perfection spirituelle et physique est à présent un fait accompli

A mesure que l’on gagne de l’expérience, la foi s’accroît. Au début, le traitement ne réussit pas toujours parce que la peur lutte contre la foi nouvelle. Mais à mesure qu’on avance, qu’une expérience suit l’autre, on finit par avoir en soi la conviction que le traitement pratiqué est une chose réelle. Il est un mouvement défini de l’Intelligence. Les résultats le prouvent, car ils dépassent de beaucoup ce que la volonté humaine pourrait bien produire. 

Afin de repousser d’emblée tout découragement possible chez le débutant, qu’il soit dit que fréquemment le meilleur traitement qui fut jamais donné est le premier, alors qu’on se trouve dans les langes de la croyance nouvelle. On n’en est pas nécessairement réduit à suivre maladroitement son chemin, dans l’espoir qu’un jour le traitement appliqué guérira. Le premier traitement que j’ai donné en faveur d’une autre personne, il y a de cela vingt-cinq ans – alors que je n’étais encore qu’un enfant dans cette science – aboutit à la guérison instantanée d’une homme tuberculeux auquel on avait dit qu’il lui restait moins d’un poumon. Occasionnellement, dès lors, lorsque je n’ai pas été satisfait du résultat d’un certain traitement, j’ai cherché à retrouver cet état de conscience particulier que j’au dû avoir au moment de ce premier succès. 

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8.     Ne vous découragez jamais 

Dans mon propre cas, lorsque le diagnostic d’un laboratoire révéla que je souffrais… je fus initié à la conception développée ici par des livres sur ce sujet. Je ne connaissais personne qui y croyait, par conséquent j’eux à chercher à tâtons ma propre voie le long de la piste découverte. Il me fallut quatre ans pour arriver au point d’un abandon complet au courant de l’Esprit, non parce que je m’opposais à Lui consciemment, mais parce que la conception nouvelle était si loin de ce qu’on m’avait enseigné à croire que je manquai ce point essentiel à plusieurs reprises. Cependant, il dut y avoir quelque lueur de vérité dans tout ce que je fis, car je connus une certaine amélioration dès le début. 

Les analyses de laboratoire servirent semaine après semaine à vérifier les résultats. Quelquefois le réactif montrait une absence presque complète de substance puis, pour quelque raison inconnue, la quantité en était très élevée. Il en fut ainsi pendant quatre années entières, mais peu à peu une tendance vers la normale se manifesta. Cela était probablement dû au développement graduel de ma conscience, à ma compréhension plus claire aboutissant à un abandon plus complet de tout le travail à la Loi d’Intelligence. Maintenant, depuis plus de vingt ans, j’ai vécu sans aucun retour de la maladie. 

Cette expérience personnelle est intercalée ici dans le seul but d’encourager quiconque pourrait se trouver dans une situation similaire. Si vous ne pouvez obtenir une manifestation parfaite immédiate, avancez courageusement, sachant que vous êtes sur la bonne voie, celle qui vous conduira finalement au but. 

9.     Fuyez la contamination mentale 

C’est un bon exercice de voir la perfection où que l’on aille. Il se peut que notre vie passée ait été largement remplie de conversations sur des amis malades ou des êtres chers décédés. Jusqu’à ce que nous maîtrisions et analysions nos pensées, nous pouvons ne pas remarquer combien nous remplissons notre conscience de l’idée de maladie. C’est une chose sage, surtout pendant les premiers jours, d’éviter la compagnie de gens dont maladies et funérailles sont le principal sujet de conversation. Ce n’est pas du snobisme, mais une protection de soi. Beaucoup de gens évitent avec soin la compagnie d’une personne qu’ils soupçonnent d’avoir une maladie contagieuse. Pourquoi n’éviterions-nous pas la compagnie de ceux qui sont contaminés mentalement ? ils sont davantage à éviter ! 

En parcourant les rues et apercevant ceux que jadis nous qualifiâmes d’aveugles, de sourds, d’infirmes et ainsi de suite, nous devrions les regarder attentivement et nier cette apparence d’infirmité. Nous devrions le faire comme un exercice nous permettant de voir à travers eux jusqu’à l’homme intérieur parfait. Nous pouvons refuser d’accepter les jugements du monde les concernant. Nous pouvons nous dire à nous-mêmes qu’il nous faut nous placer sur le plan spirituel. En cultivant l’habitude de nous refuser à voir la laideur et la difformité, et en nous servant de nos yeux spirituels afin de pénétrer à travers elles jusqu’à la perfection, notre effort même est un traitement pour chaque individu que nous considérons ainsi. Ce n’est donc pas de notre part un exercice égoïste ayant pour seul but de développer des muscles spirituels. C’est bien cela en partie mais, pour ces infirmes, c’est un gain, car chacune de nos pensées est reçue par l’Intelligence qui la met à exécution. Il est des personnes dont la seule présence a un effet qui guérit ; ce sont celles qui s’exercent avec persévérance à voir la perfection de l’Esprit en toute chose, même en ceux que le monde appelle infirmes ou malades. 

S’il y a eu des sujets d’irritation dans notre entourage, nous devrions prendre l’habitude de regarder ces sujets avec des yeux nouveaux. Nous devrions nous exercer à nous rendre compte en nous-mêmes, profondément, en notre propre conscience, qu’il n’est là aucune irritation. Il se peut que l’apparence extérieure de cette dernière se montre encore, mais l’homme regarde ce qui paraît à ses yeux alors que le Dieu-homme regarde le cœur. Lorsque nous apprenons à entourer tout ce que nous voyons de l’image que voit Dieu, nous sommes plus proches de la réalité que ceux qui voient l’opposé, car ils vivent encore dans le monde des sens alors que nous avons pénétré au cœur de la Réalité. 

Ainsi, lorsque arrive le moment de traiter un état quelconque, nous n’avons pas besoin de nous arracher à une attitude négative et d’essayer de nous élever nous-mêmes jusqu’à la vision spirituelle. Il n’est pas raisonnable de supposer que nous pouvons nous entourer de pensées et de paroles de maladie, de lutte, de dégoût, de pauvreté, d’envie, de critique, de jalousie et de cupidité pendant vingt-trois heures et demi par jour, pour ensuite, pendant l’autre demi-heure, essayer de mettre en mouvement la loi spirituelle. Lorsque Jésus dit à ses disciples qu’ils ne pouvaient porter de fruits à moins de rester en la vigne, Il énonçait ce principe. C’est le fait de rester fermement et constamment en la vigne qui permet à la sève donnant la vie de couler en quantité suffisante pour produire beaucoup de fruit. 

Cela ne signifie pas qu’il faille se décourager lorsqu’on n’a pas réussi à rester dans la vigne. A certains moments, nous sommes tous loin d’être conscients de demeurer en elle. Mais nous devrions faire un effort délibéré pour remplir, dans la mesure du possible, la conscience de pensées de perfection. Nous devrions essayer de changer nos attitudes antérieures et de voir délibérément dans les autres la perfection, que leur difformité appartienne au cours ou au caractère. 

10.            Le poison de la critique 

Pour cette raison, nous devons cultiver consciemment l’esprit d’amour et de tolérance envers ceux qui sont différents de nous ou avec qui nous ne nous entendons pas. Rien ne tue aussi aisément la conscience de pouvoir guérir que l’habitude de la critique. La critique est une forme atténuée de haine, et quelque fois même pas aussi atténuée qu’elle le paraît. Ce serait une mesure sage pour un débutant de décider de s’abstenir absolument de critiquer qui que ce soit, si justifiée que puisse paraître cette critique. Les cas où celle-ci pourrait être justifiée sont si peu nombreux eus égard au grand nombre de cas où elle est injustifiée, que le praticien n’aura rien perdu par sa réserve. D’autre part, cette habitude développera en lui un état spirituel puissant pour guérir. 

Cette suggestion est la plus pratique faite jusque-là dans ce livre. La personne possédant une connaissance technique beaucoup moins étendue de l’art de guérir que d’autres, mais qui a beaucoup d’amour pour chaque être qu’elle rencontre, guérira plus souvent que celle « qui a toute la connaissance, mais point d’amour« . Même d’un point de vue spirituel égoïste, on devrait se baigner dans l’amour et dispenser de l’amour à tous ceux qu’on rencontre. On devrait ne jamais en parler, car il n’est rien de plus « exaspérant » que la personne assurant sans cesse à tous combien elle aime tout le monde. Mais on devrait cultiver avec soin l’art d’aimer les gens jusqu’au plus profond de soi-même. L’amour ne critique jamais. La critique empoisonne, mais l’amour guérit. 

Ne pensez pas qu’il s’agit là d’un sermon. Mes plus tristes souvenirs sont ceux des temps où je critiquais les autres. J’aimerais beaucoup pouvoir dire que depuis vingt-cinq ans je n’ai jamais permis à un mot de critique de passer mes lèvres. Je serais coupable de malhonnêteté si j’affirmais pareille chose, mais j’admets franchement qu’aujourd’hui je serais plus capable de guérir instantanément si je pouvais faire sincèrement une telle déclaration. C’est avec chagrin que je dis : « Ne faites pas comme j’ai fait. Faites ce que je dis ». 

La seule chose désirable en suivant ce conseil est que, même au cas où une personne commencerait à se servir de ce procédé pour obtenir plus de succès dans ses traitements, elle en arriverait à dépasser finalement cette idée. Elle trouvera que cela aplanit son chemin et rend ses relations avec chacun plus agréables. En fait, ce développement sera plus profitable à cette personne qu’aux autres, parce que cela l’amènera à éprouver en elle-même la paix et l’harmonie les plus intenses et, tel un fleuve qui ne s’arrête de couler, la joie jaillira en bouillonnant du sein de ses profondeurs… la joie que les richesses ne peuvent jamais donner, ni leur absence ne peut enlever. Elle est le but ultime de l’existence

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Les couleurs

Posté par othoharmonie le 4 mai 2010

Le choix des bonnes couleurs !

 Les couleurs dans Tests de personnalité etoilecouleurlegende50

  

Le fait de voir des couleurs influence notre humeur ; certaines couleurs nous donnent de l’énergie, tandis que d’autres sont perçues comme dérangeantes. 

Sans que nous ne nous en rendions compte, la luminosité et les couleurs influent sur notre état d’esprit. De par leur propriété et leur signification spécifique, les couleurs constituent donc un outil psychologique très efficace. Dès que nous avons compris de quelle manière les couleurs agissent sur nous et sur notre environnement, nous pouvons en effet les utiliser à notre avantage ! 

Personnellement, je suis un être qui ne porte que trois couleurs depuis de nombreuses années : le noir, le rouge et le blanc…. Avec d’autres couleurs que celles-ci, je me sens très mal à l’aise. J’ai donc essayé de comprendre plus en profondeur ; je suis ainsi, j’aime comprendre le pourquoi des comportements.  Et pour ce faire, j’ai même réalisé un test de personnalité…. 

J’ai fait le Test des couleurs :    Le langage de mes couleurs préférées SUR CE SITE : www.testcouleur.com         

 

 

Résultat du test : Mes résultats indiqueraient qu’ils présentent un excellent rendu de mes émotions et mes qualités du moment.

Pour décrire ce résultat :  Je serais donc extravertie à 49 % et introvertie à 51 %. (Pas mal équilibré tout de même !) 



On me dit : Sans ordre d’importance, vous êtes inventif, vous avez toujours des idées nouvelles et vous savez les mettre en application. 
Vous êtes également volontaire, vos actions sont déterminées par votre volonté propre, par les objectifs que vous vous êtes fixés, et par votre besoin d’agir et d’avancer. 
Enfin, vous êtes profond, vous réfléchissez avant d’agir, et vous savez communiquer vos connaissances.  

118378686 dans Tests de personnalité

 

Les qualités qui décrivent le mieux ma personnalité en ce moment

Votre inventivité 

à 21 %  vous êtes inventif, vous avez toujours des idées nouvelles et vous savez les mettre en application. 
Votre énergie.  à 21 %  vous êtes volontaire, vos actions sont déterminées par votre volonté propre, par les objectifs que vous vous êtes fixés, et par votre besoin d’agir et d’avancer. 
Votre créativité.  à 20 %  vous êtes créatif, vous savez voir le beau, vous êtes intuitif et votre inspiration vient de l’intérieur. 
Votre capacité intellectuelle.  à 19 %  vous êtes intelligent, vous vous interrogez et vous vous renseignez avant de poser vos actes. 
Votre dynamisme.  à 17 %  vous êtes dynamique, vous avez de l’énergie et vous savez entraîner les groupes de personnes. 

Conclusion :


Enfin vous êtes profond, vous réfléchissez avant d’agir, et vous savez communiquer vos connaissances, également vous êtes communiquant, vous savez dialoguer, échanger, séduire et entraîner les personnes. 

Je vais donc tenter de donner quelques indications sur les couleurs en général, en commençant par mes préférences personnelles bien sur :

Le Noir 


Le noir est la couleur des affaires. La personne qui porte du noir dégage une impression d’importance. D’autre part, le noir crée sans que l’on s’en aperçoive une distance par rapport aux autres. Cette couleur sera moins adaptée lorsque l’esprit d’équipe et les aptitudes sociales revêtent une grande importance. Dans les métiers créatifs, le noir dénote un côté rebelle.  C’est la couleur de la distinction et du design.  Cette couleur agit favorablement sur le cœur et sur le sommeil et c’est donc une couleur à oser dans la chambre à coucher par exemple.  C’est une couleur à éviter cependant  à ceux qui ont des tendances dépressives ou qui sont superstitieux.  

 Le Noir dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon : 

Le noir, négation de la lumière, est le symbole du néant, de l’erreur, de ce qui n’est pas et s’associe à la nuit, à l’ignorance, au mal, à ce qui est faux. Il indique « l’ignorance enfantée par le mal et par toutes les passions égoïstes et haineuses« . Couleur du charbon, il évoque le processus de la combustion, prélude à la régénération et renferme une idée de résurrection. Les rites initiatiques de l’antiquité comportaient des épreuves nocturnes : le postulant traversait une mort symbolique dans un lieu obscur, pour devenir un homme nouveau et renaître à la vie spirituelle. 

On peut y voir l’expression du complexe d’abandon, inséparable de la mélancolie et souvent accompagné de la peur de la vie et du désespoir, tendance reflétées dans les rêves, ainsi que le besoin d’indépendance. 

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Le Rouge 


En rouge, vous ne passerez pas inaperçu. Cette couleur possède en effet une grande valeur d’attraction de l’attention. En excès, le rouge fait néanmoins penser à un signal d’avertissement ; songez par exemple aux pompiers. Ne vous présentez à un rendez-vous dans une tenue rouge que si vous êtes vraiment sûr de vous car, dans cette couleur, vous devrez être à la hauteur.

  C’est la couleur du dynamisme, de la chance, du bonheur, de la beauté et du courage. N’en abusez cependant pas. Appliquez-la par petites touches car elle a un pouvoir excitant qui empêche de dormir et de se relaxer. A moins que vous n’ayez toute une pièce exclusivement réservée aux activités… toniques !   En conclusion, le rouge est couleur de la passion, de l’ambition ou encore de l’excitation. Couleur chaude par excellence, le rouge peut être accueillant, mais aussi provocant, voire agressif !  Le rouge capte l’attention, il surprend et invite à l’action plutôt qu’au repos. 

Le Rouge, dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

En Egypte, le rouge symbolisait l’amour divin. C’est la couleur du sang frais et du feu qui, selon les anciennes croyances a créée le monde et le détruira. Il symbolise la vie, la chaleur et la génération, mais aussi la destruction. Le rouge vif, ou clair est la force vitale, la richesse et l’amour. Mais, sous son aspect infernal, le rouge correspond à l’égoïsme, à la haine et à l’amour infernal. 

Dans les textes sacrés des Chrétiens, des Egyptiens, des Hébreux et des Arabes, cette couleur a toujours été associée au feu et à l’amour divin, et a symbolisé la divinité et le culte. Couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens et des empereurs à Rome, les cardinaux ont hérité de ce symbole de la souveraineté. Au Pérou, elle était liée à la guerre et désignait les soldats. 

Au niveau psychologique, le rouge représente la joie de vivre, l’optimisme, la vigueur, l’instinct combatif et ses tendances agressives, la pulsion sexuelle, le désir amoureux, la passion, le besoin de conquête…

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Le blanc évoque généralement la pureté, la propreté et augmente l’activité organique. Et ce n’est pas un hasard si c’est la couleur dominante dans la plupart des hôpitaux. C’est également la couleur de la luminosité et du froid qu’il convient d’associer à une autre couleur. 

Utilisez-la pour agrandir une pièce mais essayez autant que possible de la mixer avec d’autres couleurs, soit sur les murs, soit avec le linge de maison (rideaux, coussins, nappes…). 

Le Blanc dans sa symbolique religieuse  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Synthèse de toutes les couleurs, le blanc est la lumière, et les anciens en avaient fait la couleur de la divinité : les Egyptiens enveloppaient les défunts dans un linceul blanc pour montrer que la mort délivre l’âme pure de son enveloppe charnelle périssable. Chez les Hébreux, la tunique de lin blanc représentait la pureté du Sacrificateur et la justice divine. A Rome, le blanc était la couleur des vestales (prêtresses qui étaient brûlées vivez lorsqu’elles manquaient à leur vœux de chasteté…). C’était aussi le couleur des druides, des initiés… Participent de la symbolique du blanc et emblèmes de pureté, vertu et chasteté : la robe blanche de la communiante et de la mariée, le bouquet de fleur d’oranger, le lis, la colombe, le lin, l’ivoire, le diamant, la neige… Par extension, c’est aussi parfois la couleur du deuil d’un enfant, d’un être pur… Sous son aspect maléfique : la lune (le blanc lunaire est celui de la lividité cadavérique et du linceul).

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Le Gris (pour info) 

Union du blanc de l’innocence et du noir de la culpabilité, le gris fut l’emblème chrétien de la mort terrestre et de l’immortalité spirituelle, de l’innocence calomniée, noircie, condamnée par l’opinion ou les lois. C’est aussi la tonalité de la tristesse, de l’anxiété, de la rêverie vague. Dans la Bible, c’est la couleur de la cendre, symbole de pénitence et de deuil.

 Couleur équivoque, le gris traduit le manque de vigueur des asthéniques, des déprimés, l’égoïsme, le refus de l’engagement, l’enclos narcissique, et, dans les rêves, l’excès d’indifférence, l’ennui, la froideur, le besoin de tranquillité. 

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Le Marron 

Le marron ou Brun dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon  Le marron est une excellente couleur si vous occupez une fonction de support ou si vous souhaitez favoriser la collaboration entre collègues. Cette couleur dégage un sentiment de complicité et de stabilité. Si vous êtes régulièrement amené à vous mettre en avant, le marron sera moins approprié. Le brun, couleur de la terre, de la boue et du feuillage d’automne renferme des idées de dégradation et de mort. Dans la symbolique chrétienne, le rouge-noir, mélange de feu, de fumée, de cendre et de suie est le symbole de l’amour infernal et de la trahison. Couleur de la matérialité, le brun correspond à l’agressivité latente ou déclarée, la méchanceté, l’obstination, l’avarice, l’égoïsme. Dans les rêves, il traduit le besoin de confort et de sécurité. 

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Le Mauve

 
Le mauve est un bon choix, surtout pour les femmes. Il s’agit d’une couleur osée et pas trop sage. 

Le Violet : couleur pour exprimer une forte sensibilité. Le violet évoque délicatesse, splendeur, intériorisation et profondeur des sentiments.

  Le violet dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon …Le bleu et le rouge s’équilibrent dans le violet qui signifie l’amour de la vérité et la vérité de l’amour. Il fut le symbole des noces mystiques du Seigneur et de l’Eglise, de la passion et des martyrs, et représente l’identification totale du Père et du Fils. C’est aussi la couleur des veuves, des évêques et des martyrs, et un symbole de mort pour les Chinois.  En psychologie, le violet, couleur de la fusion amoureuse, de la soumission, traduit le besoin d’union, d’approbation et d’identification à un être aimé. Mais ce rouge refroidi renferme quelque chose d’éteint et peut exprimer un étant d’esprit mélancolique, s’accompagnant du besoin de tendresse et de douceur. 

 

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Le Bleu 

Le bleu (foncé) se prête à quasiment toutes les circonstances. Il s’agit d’une couleur sûre. Le bleu foncé est la couleur de la fiabilité et du pragmatisme. Portez du bleu si vous ignorez comment votre interlocuteur sera habillé. Pour les professions créatives, le bleu sera par contre une option moins judicieuse, car trop prévisible.  C’est la couleur de la détente, de la paix et de la sérénité. Elle agirait favorablement sur le système nerveux en apportant à la fois détente et concentration. 

Le bleu est une couleur fraîche et apaisante, la couleur bleue est la couleur de la sensibilité et de la créativité. Elle invite au calme et à la détente, à l’affection. A privilégier pour les chambres d’enfants et dans le bureau.  

 Le Bleu dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Le bleu est associé à la divinité dans toutes les mythologies : à Amon-Râ, dieu du soleil levant dans l’ancienne égypte ; en Grèce à Jupiter, père des dieux et des hommes, et à Junon, incarnation de la féminité féconde et épanouie ; en Inde, à Vishnou le justicier… En Chine, il symbolise le Tao, la Voie sacrée, le principe insondable des êtres. Le bleu jupitérien, couleur froide du vide, est celle de la vérité ; pour les Égyptiens, de la vérité éternelle, de l’immortalité ; la fidélité, la chasteté, la loyauté et la justice dans la tradition chrétienne. Identifié à l’air, au vent, il symbolise la spiritualité, la contemplation, la passivité et favorise la méditation, le repos. Le bleu clair reflète l’inaccessible, le merveilleux, l’évasion.  Sur le plan psychologique et dans les rêves, le bleu est la couleur de la tolérance et représente l’équilibre, le contrôle de soi, les tendances à la générosité, à la bonté, un comportement réfléchi et le besoin de sérénité. 

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Le Vert 

Le vert est la couleur du calme et de la tranquillité, mais peut également donner lieu à une interprétation négative dans la mesure où il dénote aussi dépendance et hypersensibilité. Une couleur bleu-vert, telle que le turquoise, rayonnera tout autant mais dégagera plus de puissance. 

C’est la couleur du tonus et de l’équilibre. Elle apporte le calme aux gens anxieux. C’est la couleur de l’espoir et de l’enthousiasme, la couleur de la sérénité en communion avec notre mère nature. A adopter dans le bureau et les chambres à coucher.

 

Le vert est une couleur symbolisant le calme, l’attention, la fraîcheur, la sécurité. On dit que c’est la couleur la plus reposante pour les yeux. 

Le Vert dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Le vert, couleur de la nature, est doué d’un pouvoir de régénération, car il capte l’énergie solaire et la transforme en énergie vitale. Il est le symbole de le régénération spirituelle. Couleur des bourgeons printanier, signalant la fin de l’hiver, il symbolise l’espérance. En Egypte, la couleur verte est attribuée à Phtah, le créateur et le stabilisateur, et à l’eau, parce que dans la cosmogonie égyptienne, l’eau était l’élément primordial de la création. Elle désignait la fondation du temps, la création du monde et symbolisait la naissance matérielle et spirituelle, c’est à dire les mystères de l’initiation. 

 

Produit de l’association du jaune et du bleu, le vert possède une dualité : c’est la couleur de Vénus, symbole de renouveau, mais aussi de la vengeance ; du dieu-serpent aztèque, inventeur des arts, identifié au Thot-Mercure égypto-latin et au Lug gaulois, médecin, magicien, satiriste et artisan ; du Kirs musulman qui avait pour fonction de concilier les extrêmes (fonction synthétisée par le Caducée). En Chine, le vert désigne l’Est, le printemps, le bois et la charité ; dans le christianisme, la régénération dans les actes, c’est à dire la charité, et par antinomie la dégradation morale et la folie, le désespoir. Teinté de jaune (la couleur des yeux du dragon et des serpents) le vert est la couleur des eaux mortes, de la putréfaction et a une influence néfaste. 

Sur le plan psychologique et dans les rêves, le vert, couleur de la vigueur sexuelle, reflète le besoin d’épanouissement, d’estime, de valorisation, de culture et de connaissance.

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Le Jaune 

Le jaune est la couleur par excellence de l’énergie, de la légèreté, de la spontanéité, de la sagesse, de la gaieté et de la richesse. Dans un environnement d’affaires, vous ne serez pas vraiment pris au sérieux dans une tenue jaune.   

Elle stimule l’appétit et convient donc parfaitement aux cuisines et salles à manger. Pour booster l’intellect, recouvrez-en également les murs de votre bureau. Ses dérivés, appliqués dans un salon, favorisent la convivialité.  Couleur caractéristique du printemps, le jaune éclaire et donne l’impression d’avancer.  Le Jaune,  dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon.

 

Couleur de la lumière, emblème de l’or, associé au miel, le jaune était la couleur de la lumière céleste révélée aux hommes et de la doctrine religieuse enseignée dans les temples. Mais le jaune lunaire, couleur de l’or terni est du soufre symbolise l’inconstance, la jalousie, les passions dépravés, l’adultère, la culpabilité, la trahison (dans l’iconographie, Judas est vêtu de jaune ; dans plusieurs pays, les juifs devaient porter des vêtements jaunes parce que Judas avait trahi le Christ , ou une étoile jaune… ; en France, on barbouillait de jaune la porte des traîtres, les « briseurs de grève » étaient appelés des « jaunes« …)  Au point de vue psychologique, et dans les rêves, le jaune est la couleur de l’intuition et symbolise la capacité de renouvellement, l’entrain, la jeunesse et l’audace, mais aussi souvent l’instabilité et la vanité. Il révèle un besoin de supériorité et à l’extrême, la volonté de puissance aveugle manifestée en prétentions exagérées à une supériorité factice (souvent compensation d’un sentiment d’infériorité mal liquidé ou inconscient). 

 

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L’orange 

Couleur riche et joyeuse, aux vertus stimulantes. Elle correspond à l’énergie mais à l’impatience aussi. Dans ses nuances plus foncées de rouille, terre ou de brun, elle évoque le confort et la sécurité. 

C’est la couleur de l’organisme. Elle est en effet réputée pour ses effets étonnamment positifs sur le cœur, la respiration et la digestion. Elle relaxe et comme le jaune, favorise l’appétit. A appliquer dans les pièces de détente et dans les coins repas. 

L’ Orangé dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

L’orangé qui procède du rouge et du jaune désigne la révélation de l’amour divin à l’âme humaine et fut le symbole du mariage indissoluble, mais aussi, par renversement du symbole, de l’adultère, de la luxure, et dans la langue héraldique, de la dissimulation et de l’hypocrisie. 

Dans les rêves, cette tonalité chaude et brillante, emblème de la luxure, exprime un intense besoin de jouissance et d’expansion, et reflète un équilibre fragile et la nécessité de contrôler ses impulsions.  Attribut de Typhon (le monstre qui, en s’attaquant aux dieux de l’Olympe, engagea la lutte entre la lumière et les forces souterraines, le roux a symbolisé dans toutes les mythologies les tendances animales de l’homme, la fécondité extravagante, la perversion, la concupiscence et leurs conséquences : intempérance, débauche, violence, égoïsme… 

 

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le Rose 

Evitez le rose lors d’entretiens importants ou de circonstances formelles. Vous n’obtiendrez certainement pas l’augmentation salariale que vous souhaitez aborder si vous portez cette couleur. Le rose n’est pas une couleur sérieuse et donne à l’autre partie le sentiment qu’elle peut marcher sur vos pieds. 

C’est la couleur de l’optimisme, du bonheur et de la joie de vivre. Elle favoriserait la procréation. C’est donc une couleur à adopter exclusivement pour la chambre à coucher conjugale.

Le Rose,  dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Association du rouge et du blanc, le rose, couleur de la chair, de la rosée régénératrice, de la séduction, symbolise l’amour, la pureté, la fidélité (comme la fleur du même nom).

Le symbole des couleurs, Selon les disciplines que nous exerçons dans notre quotidien….

  

Blanc  Rouge  Vert  Jaune  Bleu  Noir 
Symbole de  INNOCENCE  PASSION  SANTÉ  OPTIMISME  LOYAUTÉ  ASSURANCE 
Objet rappel  Neige  Sang  Nature  Soleil  Ciel, mer  Nuit, ténèbres 
Général  Clarté Pureté  Stérilité Innocence  Interdiction Négatif  Destruction Horreur  Écologie Fertilité  Positif Espoir  Chance Soins  Éclat Vivacité  Avenir  Espace Paix  Tranquillité Sécurité  Tristesse Morbidité  Malheur Mauvais présage 
Social  Mariage Propreté  Santé (clinique)  Passion  Révolte  Jeunesse Croissance  Prospérité  Gaîté Traîtrise  Cocu  Aristocrate  Noble  Mort 
Humeur  Angoisse  Audacieux  Optimisme  Envie  Lâcheté Cupidité  Jalousie Maladif  Froideur  Discipliné  Mélancolie Pessimiste  Désespoir 
Religion  Lumière Pureté  Mort (Chine)  Feu et sang  Charité      Cieux Vérité  Immortalité (Chine)  Mort 
Sexe  Virginité  Idylle passionnée  Inexpérimenté  Adultère  Garçon  Puissance 
Mode    Liberté ou  Provocation    Éclat  Évanescence  Élégance  Contemporain 
Politique  Royalisme  Communisme      Conservateur  Anarchisme  Piraterie 
Héraldique  Fidélité  Pureté  Bravoure  Courage  Jeunesse  Espoir  Honneur  Loyauté    Chagrin  Tristesse 
Internet    Orthographe  Anomalie  (Ondulation)    Lien  Normal 
Code de la route    Interdiction  Secours  Avertissement  Obligation   
Cartes routières    Nationales  Touristiques  Départementales     
Rédaction des cartes  Glaces  Repères  Végétation  Forêts  Déserts  Hydrographie Mers  Rivières  Contours 
Finances    Perte        Gain 
Chimie    Chaud      Froid   

Suite : 

Gris  Rose  Orange  Brun  Violet  Pourpre 
Symbole de  FORCE  AMITIÉ  PRÉVENANCE  HONNÊTETÉ  SPIRITUALITÉ  MAÎTRISE 
Objet rappel    La rose  L’orange  Feuilles en automne  Terre  Violette  Cardinaux 
Général  Neutralité  Harmonie  Amour  Chaleur  Flamboyance  Foyer  Trouble  Mystère 
Social    Bébé  Enfance  Énergie  Équilibre  Confort Fiabilité  Fermeté  Spiritualité  Religion  Richesse  Puissance 
Humeur  Équilibre  Douceur  Joyeux  Stabilité  Simplicité  Préciosité  Créativité 
Religion            Chagrin Souffrance  Deuil 
Sexe    Fille  Homosexualité         
Mode  Design  (métallisé)  Raffinement      Mystère   
Politique    Socialisme         
Héraldique      Force Résistance      Royauté  Dignitaire 
Code de la route      Prudence  Sacrifice  (Rouge cramoisi)     
Cartes routières             
Rédaction des cartes      Localités  Zones très résidentielle  Zones industrielles   
Finances             
Chimie             

Suite et fin

  Doré  Argenté  Beige  Indigo 
Objet rappel  Dorure  Argenterie     
Général        Instinct 
Social         
Humeur        Perspicace 
Religion         
Sexe         
Mode  Style château  Design (métallisé)     
 Politique         
Héraldique         
Code de la route         
Cartes routières         
Rédaction des cartes         
Finances         
Chimie         

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Voici le résultat de mes recherches, je comprends beaucoup mieux pourquoi j’aime porter les couleurs que j’ai choisies et j’espère vous avoir aidé un petit peu, vous aussi, dans vos choix !   Une couleur peut agir seule sur notre comportement. La proximité d’une couleur sombre exalte une couleur claire. Deux couleurs complémentaires sont en harmonie pour l’œil. L’expression naît du choix des couleurs, de leur forme, de leur grandeur et de leurs positions relatives.  Suivant les domaines, les lieux ou les époques, les réponses sont semblables ou différentes, voire contradictoires, car chaque civilisation, chaque groupe, s’est forgé un symbolisme émanant de sa propre culture. En outre, il apparaît que les couleurs ont un pouvoir physique, physiologique et psychologique sur tout ce qui vit (voir l’utilisation qu’en font les caméléons et certains insectes pour leur défense, le paon et le publiciste pour la séduction, etc…)

  Les couleurs occupent une place exceptionnelle dans la symbolique traditionnelle depuis le début de l’humanité. Elles eurent la même signification chez tous les peuples de la haute antiquité. Leur langage, intimement lié à la religion, passe dans l’Inde, en Chine, en Egypte, en Grèce, à Rome… reparaît dans le Moyen Âge, et les vitraux des cathédrales gothiques trouvent leur explication dans les livres zends, les Vedas, et les peinture des temples égyptiens… Elles ont joué une fonction cosmique et ont représenté des divinités dans diverses cosmogonies : chez les Amérindiens (Mayas, Aztèques, Incas…), le rouge est associé à l’Est, pays du soleil ; le bleu ou le blanc au Nord (pays du froid) ; le Noir à l’Ouest (pays de l’ombre) ; le jaune ou le blanc au Sud… 

Les Japonais reconnaissent aux couleurs « des significations particulièrement délicates dépassant ce que l’homme est capable de décrire« . Les écoles shintoïstes enseignent à leurs initiés les correspondances suivantes par exemple : 

 

Noir et Violet  Nord – Primitif, origine, paradis. 
Bleu ou Vert  Est – Vie, création. 
Rouge  Sud – Harmonie et expansion. 
Blanc  Ouest – Intégration et propulsion. 
Jaune  Centre – Créateur, unité 

Cette série de cinq couleurs domine le rituel au japon : lorsque l’Empereur fait à un dieu un don d’étoffes, il doit y en avoir au moins une pièce de chaque couleur ; les bannières sont composées de bandes de cinq couleurs ; les bandelettes de cinq couleurs pendent aux grelots portés par les danseurs lors de certaines danses sacrées… Voilà, je pense qu’il y en a pour tout le monde et surtout pour toutes les croyances ….. 

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Dimanche 25 avril 2010 (la pensée)

Posté par othoharmonie le 27 avril 2010

Dimanche 25 avril 2010 (la pensée) dans Entre amis petite_fille_noir_et_blanc_1                         Sujet : ……Arrêter de penser 

Dimanche dernier, j’ai eu une conversation avec l’une de mes amies sur MSN et mon amie pense que c’est impossible d’arrêter de penser… pour elle, on peut transformer sa façon de penser mais pas stopper complètement la pensée. Bien sûr je lui ai dit le contraire, puisque j’ai pratiqué cette méthode d’hygiène mentale, difficile de dire autrement… j’affirme que c’est possible !

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Mon amie n’en est pas convaincue, comme je la comprends, tant que l’on a pas essayé, on ne peut pas savoir et être aussi affirmative que je pourrais l’être … je respecte sa position  ! encore faut-il savoir à quoi l’on pense…. Alors, c’est en pensant un peu, voir même beaucoup à elle, que je me suis mise à rédiger ces quelques lignes… non pas pour prouver quelque chose mais tout bonnement pour donner envie d’essayer… 

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Arrêter de penser n’est pas utopique, loin de là, c’est seulement et simplement ETRE CONSCIENT pour ensuite apprendre à diriger sa pensée. Je dirais que le silence de l’esprit est d’or. Comme je l’ai déjà expliqué pour la relaxation, la méditation et l’introspection, arrêter de penser c’est être conscient de ce qui nous arrive à l’esprit, c’est astreignant peut-être…  car cela demande une forte concentration sur soi-même à tous les instants de la journée, mais à force d’habitude, cela devient une hygiène de vie mentale et comme on se lave les dents, on nettoie son cerveau… 

Mais cette attention portée sur soi est la seule façon que je connaisse et que j’ai expérimentée afin de rester lucide et de prendre réellement conscience de ce à quoi s’occupe notre esprit lorsque l’on ne reste pas assez vigilent. Bien sûr, il convient d’être assidus. Et c’est grâce à cette conscience lucide accrue,  que l’on se garde en éveil, et que l’on est à même de capter instantanément un sujet qui arrive à notre esprit … comme par exemple, se rendre compte que le sujet qui nous arrive à l’esprit ne nous convient pas, être alors en mesure de dire : « mais, ceci ou cela ne m’appartient pas » ;  une façon de savoir refuser qu’une idée vienne envahir votre esprit et vous empêche de vous laisser disponible pour le seul et unique moment présent. 

Ce moyen permet également d’éviter de penser à tord et à travers et de donner de l’énergie à un sujet qui risquerait même de nous mettre mal à l’aise par la suite … c’est pourquoi je dis que dans ces cas là, la neutralité est de rigueur. Penser Juste et à bon escient. Surveillance, vigilance et maîtrise de soi ; de ses pensées !  Cela peut mettre beaucoup de temps avant que cette hygiène mentale ne soit devenue mécanique, comme celle notre façon de respirer…. Mais il faut savoir ce que l’on veut ; un chemin vers le bonheur ça se travaille, on a toute la Vie pour y arriver ! Moi-même, je crois avoir mis plus d’un an pour maîtriser correctement mes pensées ; car on est jamais à l’abri d’une rechute… c’est tellement vite fait de se laisser envahir l’esprit par n’importe quelles images. Au début, lorsque j’expérimentais, que je me rendais compte que ma pensée s’était échappée, j’avais tendance à ramener mon conscient en prononçant « Je suis, je suis, ici et maintenant » et cette pratique m’a bien aidée à rester dans le présent. De toute façon, je voulais être libre… et je puis vous assurer que je ne regrette pas mon assiduité… c’est une réelle libération lorsque les premiers agissements font leur preuve ; nous devenons beaucoup plus disponibles pour le moment présent, débarrassés de tout jugement, de tout à priori, de toute anticipation…Que du bonheur en quelque sorte, une liberté d’interagir avec le moment présent sans discontinu. Seulement être présent à soi-même ! 

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Afin de préserver sa santé psychique nous avons le divertissement qui permet d’avoir le cerveau disponible ; la culture qui permet d’avoir un cerveau en bon état de marche, et pour une réflexion éclairée, on peut  faire de la marche pendant une heure chaque jour, mais tout cela je vous l’ai déjà expliqué dans la relaxation et la méditation…. 

Après cela, il n’est plus alors question d’une pratique amenant le silence de l’esprit, mais de l’épanouissement spontané du silence dans la vie quotidienne. Toute la vie ne devient en quelque sorte que méditation ! La pensée est le résultat d’un système d’énergie permettant d’utiliser des images que l’on appelle des idées… et chaque fois que nous pensons, nous devons avoir conscience que l’on met en jeu une force comparable à de l’énergie électrique. Dès que la pensée descend vers des idées désorganisées, sentencieuses  ou égoïstes il faut savoir que toutes les pensées du même ordre qui planent dans l’univers vont venir se joindre aux nôtres… 

L’importance est d’apprendre à contrôler nos pensées et savoir choisir ensuite entre celles qui nous conviennent et celles qui ne nous appartiennent pas.  Etant convaincue que l’esprit est la plus haute vibration de l’être humain, car l’homme peut accomplir la matérialisation de ce que son esprit a créé au niveau des formes pensées, je crois très sincèrement que relever en soi les erreurs commises pour s’en corriger demande un travail constant mais reste très bénéfique. Il convient de s’intéresser de près à ce mécanisme de la pensée car son importance croît avec l’évolution de notre conscience.  Le corps mental est un organe merveilleux qui a besoin lui aussi de son hygiène car plus l’intelligence se développe dans un but pur, plus il gagne en splendeur et en beauté dans sa plus pure liberté de mener l’humanité toute entière au bonheur ! 

Trop de gens encore se rendent malheureux tout simplement parce qu’ils refusent encore de prendre conscience des superstitions qui planent et qui encombrent leurs pensées… celles qu’ils ont accepté de recevoir jusqu’à maintenant. Certes c’est un travail, et il nécessite d’atteindre un nouveau niveau de connaissance ; tout passe par là comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler, ainsi que d’avoir la volonté de s’en débarrasser, ce qui est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît de prime abord j’en convient. Car s’il peut paraître accessible à la volonté qui s’active pour dominer les asservissements que tente de nous imposer le destin – ce n’est là que ruse de nos petits rituels anodins et familiers que sont les superstitions d’une normalité comportementale de la société – ; prendre conscience de soi, est autrement plus difficile pour s’affranchir de ses superstitions collectives dont nous ne voulons plus, et qui ont su habilement se travestir pour se faire oublier en tant que comportement dit « normal ». 

Enfin voilà, je pense avoir fait le tour de ce qui m’anime dans cette conversation avec mon amie car  cette attention portée sur soi est la seule façon que je connaisse et que j’ai expérimentée afin de rester lucide, non parasitée par les pensées collectives.

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